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iqS z w e. Z W I.
fon retour, Rodolphe Duc de Lignitz le fit Gentilhomme de faChambre; mais il fe démit de cet Office lorsqu’il fe maria en1623, & futémployé dans les principales affaires. En 1627, ilfut envoyé à la Diète de Breflau, en qualité de Plénipotentiai-re ordinaire. L’année fuivante le Duc le fit Confeiller de Ré-gence, & l’envoya vers l’Empereur Ferdinand II, pour des af-faires importantes. En 1631, le Duc lui conféra la charge deCapitaine général de la Principauté de Wolaw. Deux ansaprès, les troubles de la guerre & la pelle qui affligeoient laSiléfie, ayant obligé les Ducs de Lignitz & de Brieg de fe reti-rer en Pologne & d’y faire quelque l'éjour, il eut ordre de les yaccompagner. A leur retour, il fut envoyé en ambaffade versUladiflas, Roi de Pologne, & quelques années après vers lesElecteurs de Brandebourg. Pendant fa réfidence auprès de cesPrinces, la ruine de fa Terre de Seifersdorf & le trille état dela Siléfie l’obligèrent de fe bannir volontairement de fa patrie,& de fe retirer en Pologne & en Pruffe où il demeura jufques• à l’an 1650, que le Duc George - Rodolphe le rappella dans fonConfeii. En 1651, il fut fait Juge de la Cour, & après la mortde ce Duc, arrivée en 1653, les trois Princes fes frères le char-gèrent Je l’adminillration des Duchez de Lignitz & de Wolaw.En 1654, I e Duc Louis auquel le Duché de Lignitz étoit échuen partage, le fit Confeiller de Régence & Juge de la Cour; &en 1657, il lui conféra la dignité de Capitaine général de ceDuché. Il mourut le 27 mars 1667. Ses occupations ne l’em-pêchérent pas de trouver du teins pour compofer les Ouvragesfuivans, Solilcquia de Examine ConJ'cientia ; Bouclier contre la mé-lancolie, en Allemand; Cantiques Spirituels, en Allemand; Priè-res tirées des Pfeaumes de David, en Allemand; Cent MéditationsEvangéliques fur la Mort, en Allemand; Abbrégè de la Bible , enAllemand. Il renferme dans cet Ouvrage, en quatre vers feu-lement ce qu’il y a d’hiltorique dans chaque chapitre. * Gr.Diü. Univ. Holl.
Z W E I N S B U R G. Voyez ZWYNSBURG.
* Z W E N C K A, petite ville d’Allemagne dans le Cerclede la Haute Saxe, en IVIifnie, efl fur la rive droite del’Elfter,au fud de Leipfic, tirant vers l’oueff, & en eit éloignée d’envi-ron trois lieues.
* ZWENDI ou SCHWENDI (Lazare) fameux Gé-néral de l’Empereur Charles - Quint, après avoir fait de bonnesétudes, prit le parti des armes, & s’avança par degrez Jufquesaux plus hauts emplois. En 1547» il prit Gotha qu’il rafa, &mit en liberté Albrecht, Markgrave de Brandebourg, qui y étoitprifonnier. En 1552, il fervit au fiége de Magdebourg, d’où ilalla fervir en Hongrie en qualité de Général. En 1557, il fetrouva à la bataille de Saint - Quentin & l’année fuivante à cel-le de Gravelines, & il y aquit une fi haute réputation par fa va-leur , que l’Empereur Maximilien II, du confentement de Phi-lippe II, Roi d’Efpagne, l’envoya en 1564, à la tête d’une ar-mée de dix mille hommes depié & de deux mille chevaux, con-tre Jean Sigifmond deZapolya, avec un pouvoir illimité. Onlui donna pour fécond André Bathori, parce qu’il connoiffoitle pals, mais il ne put vivre en bonne intelligence avec lui. En1565, il ouvrit la campagne par la conquête de Tockay aprèsun fiége de huit jours. Enfuite il fe rendit maître de Serent-fchin, de Zatmar, d’Erdodi, de Kowar, de Bathori, d’Uhiba-nia & de Senderew, & finit la campagne par la prife de Neu-fladt, de léno & de Sendero. L’année fuivante, les Turcsayant pris fous leur proteftion le Prince de Tranffylvanie, ilfut d’avis qu’on n’agît que défenfivement. En 1567, il s’empa-ra de quelques places du rebelle George Bébéci, entre autresdu fort château de Saduara qui fit une vigoureufe réfillance.Peu de tems après, la fortereffe de Mongatz fe rendit auffi à lui.Enfuite il fe retira à Cafchaw ou Caffovie. Comme on négli-gea de lui envoyer les fecours dont il avoit befoin, il eut le cha-grin de voir que les ennemis fe rendirent maîtres des environsde cette place. A quelque tems de là, on conclut une trêve dehuit ans, & auffi - tôt après Zwendi fe démit volontairement defa charge & fe rendit auprès de l’Empereur, qui lui fit un ac-cueil fort gracieux. Après cela il fe retira fur fes Terres où ilmourut fubitement en 1584, & dans la 62 année de fon âge.
Z W E N K V E L D T. Voyez SCHWENKFELD.
ZWENTIBOLD. Voyez ZUENTIBOLD.
Z W E' R I N. Voyez S W E'R I N.
Z W E T. Voyez S C H W E T.
* ZWETZ, SCHWETS, SCHWIETZ, petiteville de la Pomerélie, contrée de la Pruffe Royale, fur la rivegauche de la Villule, efl au fud de Dantzick, dont elle elt éloi-gnée d’environ dix-neuf lieues.
ZWICKAU ou Z WI C K A W, ville, château & Bail-liage d’Allemagne, dans le Cercle de la Haute Saxe, efl fur laMulde vers les frontières de Voigtland, appartenant à l’Ele-fteur de Saxe. L’Empereur Charlemagne, ou du moins Henri,I. du nom, fortifia la ville & y mit garnifon. Othon, I. dunom, améliora en bien deschofes l’état de cette ville, qui dansla fuite devint ville Impériale. L’Empereur Frédéric Barbe-rouffe y a fouvent féjourné & y a tenu diverfes affemblées.Zwickau vint enfin entre les mains des Markgraves de Mifnie.La ville efl environnée de murailles & de foffez d’eau. Il yavoit autrefois fix Egiifes, mais quelques unes ont été confu-mées par le feu. Les maifons des Bourgeois font bien bâties &prefque toutes de pierres. On y fait fur tout un commerce dedraps, d’ais, de fer, de bière, de charbon, de pierre & detoute forte de grains. Le Surintendant des Egiifes a 48 Paroif-fes fous fon infpeftion. Cette ville a au relie beaucoup fouffertpar la guerre, par les incendies, les inondations & la pelle. En1633 • il y mourut 5000 âmes de la contagion. * DictionnaireAUemomd
Z WI C K E R (Daniel) fameux Unitaire, né à Dantzick le
Z W I.
42 janvier 1612, étudia la Médecine & en prit le degré deDofteur. Quoiqu’il eût quitté le parti des Réformez pour fejetter dans celui des Sociniens, il ne fut pourtant pas générale-ment dans les fentimens des derniers, mais il approuvoit fort lesaffemblées des Frères de Moravie, qui avoient introduit la com-munauté des biens & qui defapprouvoient toute forte de guerres.Il alla les joindre & entra dans leur Communauté, en fe referVantfeulement la liberté dans fes autres fentimens. M. Ruar fit biendes efforts pour le ramener dans le parti des Sociniens. Il eltAuteur de l 'Irenicum Irenicorum , dans lequel il tâche de conci-lier toutes les Seftes Chrétiennes & de décider toutes les Con-troverfes fans l’autorité des Conciles. II a donné dans la fuiteNova Confirmatio Irenici contra A. Comenium. Dans ces deux Ou-vrages il a déclaré qu’il n’étoit ni Luthérien, ni Calviniile, niRemontrant, ni Grec, ni Catholique Romain, ni Socinien, niMennonite; que cependant il ne fe féparoit d’aucune Eglifeou Sefte, parce que chez toutes il avoit trouvé du bon ôt enavoit appris quelque chofe. Il difoit qu’il avoit reçu le com-mencement de la Réformation & de la liberté Chrétienne, desFrères de Bohème & des Luthériens; l’ufage de la raifon dansla Théologie, des Réformez; la continuation ou les progrèsdans la liberté Chrétienne, des Remontrans; les Reliques, del’ancienne vérité ; la Bible & les Pères, des Grecs; la néceflitédes bonnes œuvres & quelques Pères Latins, de l’Eglife Romai-ne; la dextérité dans le jugement, des Sociniens; & la Vie deJefus-Chrifl mieux expliquée, des Mennonites. A caufe decette inconfiance par rapport à la Religion, il y en a qui l’ontappellé Monjlrum Religiojum, irregulare (J mirabile. Il a outrecela publié, Henoticum Cbrijtianum; Irenico - Majlix ; Ecclefia an-tiqua inermis, {Je. Il mourut à Amllerdam le dixiéme novembre1678. * Sandii, Bibliotb. Antitr. Arnold. Bentheim. RuariEpifi. Cent. 1. Dictionnaire Allemand de Bâle.
ZWINBORG ou ZWINEBÜRG. Voyez SCHWIN-B O R G.
Z WI N F U R T. Voyez S C H W E I N F U R T.
•ZWINGEquSCHWINGE, rivière du Cercle dela Baffe Saxe en Allemagne dans le Duché de Brème, prend fafource vers les confins du Duché deLunebourg, coule dufud-fud-elt au nord-nord-oued, puis du fud-fud-ouelt au nord-nord-efl, arrofe Stade, & ferend dans l’Elbe entre Hambourir& Glukfladt. s
ZWINGENBERG, petite ville d’Allemagne, efl dansle Landgraviat de Darmlladt, à trois lieues de la ville de Darm-fladt vers le midi. * Maty, Dià. Géogr.
Z WI N G E R (Théodore) favant Médecin, naquit de pa-rens pauvres, le huitième août 1533. Léonard, fon père, étoitPelletier de fon métier & Bourgeois de Bâle, & Cbrijtine, famère, étoit fœur de Jean Oporin, ce fameux & favant Impri-meur. Son père l’auroit volontiers deftiné à fa profeffion ; maiselle lui déplut, & il alla â Lyon, où il demeura pendant troisans chez un Imprimeur, donnant fes heures de loifir aux étu-des. Il paffa enfuite à Paris & étudia la Philofophie fous PierreRamus, après quoi il alla en Italie & étudia la Médecine pen-dant fix ans à I’adoue. De retour en Allemagne, il enfeignad’abord le Grec, à Bâle après la mort de Sébaftien Caltalion, &enfuite la Morale & la Politique. II fut depuis nommé Profef-feur en Médecine, & ne reçut jamais aucune récompenfe desmalades pauvres qn’il vifitoit. 11 mourut d’une fièvre au moisde mars 1588, âgé de 54 ans, après deux jours de maladie, &laiffa un fils nommé Jaques, dont l’article fuit. Le plus fameuxde fes Ouvrages efl le Tbeatrum Vite Humana. Conrad Lyco-fthéne, le mari de fa mère, avoit commencé cet Ouvrage & yavoit déjà travaillé pendant 15 ans. Etant dans fon lit de mort,il pria fon beau-fils de le finir: il le fit & le mit dans ifn tel étatque pendant fa vie il eut le piaifir d’en voir la troifiéme édi-tion. Voici la lifle de fes autres Ouvrages, In Artem Medici-nalem Galeni Tabula C? Commentant; Hippocratis viginti duo Com-mentarii Tabulés illujlrati; Sententiœ injignes per Locos communesDigejlœ ; Pbyjîologia Medica; Metbodus rujiica Catonis atque Var-ronis praceptis Apborijlicis per Locos communes digejîis typice deli-neata; Confilia Epiflola Medica; Morum Pbilofopbia Poëtica ;Eufebii Epifcopi Opéra Tabulés illujlrata; Tabula perpétua in Arijlo-telis libres de Moribus ad Nicomacbum; Gracus contextus emenda-tus; Latina Verjto Cornari innumeris locis correSta; SimilitudinumMetbodus Apodemica ; In Arijlotelis Politica Scbolia ; SomniumNautileum; de Hiftoria. Le fameux de Thou, qui avoit vuThéodore Zwinger à Bâle, fe loua beaucoup dans la fuite desagrémens de fa converfation. * De Thou, Hift. Teiffier, Elo-ges des Hotmnes Savons, tome 3. p. 447 {ffuiv. édit de Hollande1715. Melchior Adam, in Vit. Medicor. Freher, Tbeatrum , a.1289. DiBionnaire Allemand. r
ZWINGER (Jaques) favant Médecin & fils du précé-dent, naquit le 13 août 1569. Pierre Ramus, qui fe trouvaalors à Bâle, fut fon Parrain. Il reçut fes premières inilruftionitant de fon père que de Pierre Rothe de Freyllatt en Siléfie.En 1585, il alla en Italie, étudia à Padoue la Logique & laPhyfique fous Jaques Zabarella, la Morale fous François dePiccolomini, & la Médecine fous Hercule Saxonia & HoraceAugenius. Saxonia l’aima tellement que fi la différence de Re-ligion ne l’eût arrêté, il l’auroit nommé l’héritier univerfel defes grands biens. De retour à Bâle en 1593, il fut aggrégé auCollège des Médecins, & reçut le dégré de Dofteur. Le Pro-feffeur en Grec étant mort, il lui fuccéda, & expliqua Homèredans fes Leçons. Il donnoit dans fa maifon des Leçons de Mé-decine, étant fort verfé dans les Ecrits des anciens Médecins &dans la Chymie. Il devoit fa Science Chymique 1 Guillau-me Arragbfe, perfonnage fort expérimenté dans la Philofo-phie Platonicienne & dans la Médecine Spagirique , & quiayant été Médecin de trois Rois de France, & de i’Eœpereur
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