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ris la ville & le Comté de Bade, les villes de Rapperfchweil,de Bremgarten & de Mellingen , & les Bailliages Libres au def-fous des limites établis en 1712. Avec les anciens Cantons ellepoiféde la Thurgovie, les Bailliages Libres au deffus des limitesétablis en 1712, leRheinthal & Sargans, & avec les XII Can-tons les quatre Bailliages des SuilTes en Italie. La Bourgeoifiede Zurich eft divifée en 13 Tribus dont la première elt celledes Nobles. De ces Tribus font tirez les Membres du Gouver-nement de l’Etat qui confifte dans le grand & dans le petit Confeil. Les Chefs de la ville font deux Bourguemeftres qui alternent pour la préfidence tous les fix mois. Après les Bourgueineftres viennent quatre Lieutenants ou Tribuns, & deuxThré-foriers qui demeurent 12 ans en charge, & alternent tous les anspour être régnans. Les Membres du petit Confeil font au nom-bre de 50. On ne peut y être admis avant l'âge de 36 ans. Lamoitié de ce Confeil eft régnante pendant fix mois & l’autremoitié pendant le refte de l’année. Le changement de Confeilfe fait les jours de S. Jean Batifte & de S. Jean l’Evangélifte.Le Confeil s’affemble trois fois la femaine, le Lundi, le Mé-credi & le Samedi. Le grand Confeil eft de 212 perfonnes,& félon les loix fondamentales de cette ville, il eft en poffeffiondu pouvoir fuprême & légifiatif. Il y a outre cela à Zurich di-vers autres Confeils & Tribunaux fubalternes, comme le Con-feil Privé; la Chambre des Comptes; la Chambre de la Réfor-me des mœurs; le Confiftoire matrimonial;.la Juftice pour lesaffaires civiles, préfidée par un Préteur, &c. * Bullinger.
Tfchudi. Haller. Stumpf. Stettler. Rahn. Simler. Hottinger.Bluntfchli. Dyrfteler. Voyez auffi l’Etat & les Délices delà Suif-fe , tome 2. p. 1-69. édit d’Amfterdam 1730, l'Hift. de la Ré-formation par M. Ruchat. DiSionnaire Allemand de Bâle.
ZURICH (Le Lac de) l’un des plus grands Lacs de laSuiffe, eft prefque tout entier dans le Canton de Zurich, qu’ilfépare vers le midi oriental de celui de Schwits. Sa longueureft d’environ huit lieues; mais il n’en a pas deux de large. Larivière dé Limmat le traverfe dans toute fa longueur, & on lepalTe à Raperfchweil, fur un pont de 1850 pas de long. * Ma-ty, DiS. Géogr.
ZURICHGOW, étoit anciennement l’une des contréesdu païs des Helvétiens , prenoit fon nom des Tiguriens qui 1 oc-cupoient, & renfermoit toute la partie de la Suiffe, qui eft en-tre le Rhin, le Limmat, & cette partie du Mont-Jura, qui s’é-tend depuis le confluent du Limmat & de l’Aar, jufqu’au Rhin.* Maty, DiS. Géegr.
* Z U RI E L , SURIEL, TSURIEL.fils d’Abi-haïl, fut mis à la tête des Mérarites dans le Défert. * Nom-bres, cb. 3. v. 35.
* Z U R I T A, petite ville d’Efpagne dans la Caftille Nou-velle, au nord-eft de Tolède, dont elle eft éloignée d’environvint lieues.
Z U R I T A (Jérôme) Cherchez S U R I T A.ZUROBARA, ville de la Dacie, eft aujourd’hui, félonquelques uns, Téméfwar, dans la Haute Hongrie. Zurobarafut autrefois prife par l’Empereur Trajan, fur Décébale, quien étoit Roi. * Ptolomée. Niger, &c.
Z U R Z A CH, bourg de la Suiffe, fur le Rhin, dans leBailliage de Baden, & dans le diocéfe de Confiance, eft célébré,à caufe de deux foires qui s’y tiennent tous les ans, & qui y at-tirent quantité de Marchands, non feulement de la Suiffe & del’Allemagne, mais aufli de la France. Il y a auffi une richeAbbaïe de Bénédiétins, fondée par les Rois de France de la fé-condé race, que l’on nommoit Carlovingiens, & qui fut cédée àl’Evêque de Confiance l’an 1231. * Jofias Simler, DefcriptioHelvetiæ.
Les foires de Zurzach fe tiennent le Lundi après le DimancheTrinitatis, St le premier feptembre. C’eft un lieu fort ancien.Il y avoit autrefois trois ponts fur le Rhin ; il y a longtemsqu'il n’y en a plus. Mais il y a toûjours des Bateliers prêts àpaffer les Voyageurs. Il y a plufieurs monumens d’antiquité,diverfes Médailles, & les ruines d’une vieille fortereffe, qu’oncroit avoir été l’une des 40 que Drufus fit conllruire fur le Rhin.Les deux Religions font tolérées à Zurzach. Quoique cetteville appartienne à l’Evêque de Confiance & foit fous la dépen-dance d’un Baillif, que l’Evêque établit à Klingnau, cependantni dans l’un ni dans l’autre de ces endroits, le Baillif n’a pointle droit de glaive.» Mais quand on y a condamné quelque cri-minel à mort, on le remet entre les mains du Baillif de Baden.Pendant le tems de la foire toute jurifdiélion de l’Evêque cef-fe, & le Baillif de Baden y a une autorité abfolue. * Etat £5*Délices de la Suiffe, tome 3. p. 135. édit. d’Amfterdam 1730.
ZUSKI ou BASILOWITZ, Kneez, c’eft à dire,Seigneur, de la Cour de Mofcovie, reconnoiffant la fourbe del’Impofteur Griska, qui avoit ufurpé le titre de Grand-Duc,parla à quelques autres Seigneurs, qui écoutèrent fesavis, &confpirérent avec lui pour faire périr ce faux Démétrius. Maisaprès que la conjuration eut été découverte, Zuski fut condam-né à la mort, qu’il ne fouffrit pas, parce que fur le point del’exécution, le Grand-Duc lui envoya fa grâce. Quelque temsaprès, ne pouvant fouffrir l’ufurpation de Griska, il affemblachez lui plufieurs Kneez & Bojars, & les engagea à fecouer lejoug de cet Impofteur. Pendant la cérémonie des noces de cePrince, fachant qu’il étoit ivre, & endormi dans fon château,& que ceux de fa compagnie n’étoient pas en état de faire beau-coup de réfiftance, Zuski fit fonner le toefin fur le minuit, &entra à la tête des Conjurez dans le château, où ils tuèrent d’a-bord les Gardes Polonoifes. Après avoir forcé les portes, ils fejettérent dans la chambre du Grand-Duc, qui fe fauva en fau-tant par la fenêtre; mais Zuski l’ayant pris, lui fit donner uncoup de piftolet dans la tête. Cette entreprife ayant fi bienréüffi, les Seigneurs & le peuple élurent Zuski Grand-Duc, &
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le couronnèrent le premier de juin ifloé. Mais à peine étoit - ilmonté fur le thrône, qu’un autre Impofteur lui en difputa lapoffeffion. Il s’appelloit Kneez Grégori Scbacopski. Il étoit pro-duit par un Polonois nommé Grégoire Scbacopski, & prit le nomde Démétrius, voulant faire accroire qu’il étoit le Grand-Duc,que l’on croyoit avoir été tué, & qu’on avoit pris un autrepour lui, pendant qu’il fe fauvoit. Un troifiéme faux Démé-trius parut dans le même tems, & s’aida de la même impoflure.Ce bruit fut caufe de plufieurs defordres, que les Polonois fo-mentèrent, pour fe reffentir de l’affront qu’ils avoient reçu desMofcovites dans l’entreprife de Zuski. Les événemens de laguerre qui s’éleva alors, furent fi funeftes aux Mofcovites,qu’ils s’imaginèrent que ces malheurs leur arrivoient, parce quela domination de Zuski étoit injufte. Dans cette penfée, lesSeigneurs, appuyez du peuple, dépouillèrent ce Prince de fadignité, l’enfermèrent dans un cloître, & le firent rafer. LesPolonois favorifoient toûjours les armes du fécond Démétrius,& avoient contraint la veuve du premier à le reconnoltre pourfon mari. Enfin les Mofcovites, pour calmer ces defordres, é-lurent Grand-Duc Uladiflas, fils aîné de Sigifmond, Roi dePologne, qui confentit à cette éleétion, à la charge qu’on luimettroit entre les mains Zuski: ce qui fut fait l’an 1610. Zuskifut conduit fur les frontières de Pologne, où il mourut l’an1611, dans la ville de Smoiensko. * Oléarius, Voyage de Mo-fcovie. Voyez D E’M E'T R I U S.
* Z U T P H E N (Gérard Zerbold de) célébré dans le XIVfiécle, compofa divers Ouvrages de piété pour ceux que l’onappelloit les Frères de la Vie commune. C’étoit une fociété com-pofée d’hommes diftinguez par leur favoir & par leur piété.Dans le cinquième tome de la Bibliothèque des Pères, ontrouve de cet Auteur un Ouvrage myllique, divifé en deux li-vres , dont le premier traite des vices de l’ame & de la réforma-tion intérieure, & le fécond des élévations fpirituelles. Il mou-rut en T398. On lui attribue encore les Ouvrages fuivans, desLibris Teutonicalibus ; de Utilitate LeSionis Sacrarum Literarum;de Frecibus Vemaculis ; de Vejlibus pretiojis ; In quendam inordinategradus ecclejiafticos £? prœdicatioms officium ajfeSantem. * Gr,DiS. Univ. Holl. Valére André, Biblioth. Belgica, p. 287.
* Z U T P H E N (Gérard) un des plus habiles Théologiensde fon tems, fut Proleffeur en Théologie à Cologne. Il florif-foit vers l’an 1390. On a de lui, Quœjliones Sententiarum nom-biles ; Sermonum variorum liber unus ; Quœjliones Quodlibetarice ,ifc. * Gr. DiS. Univ. Holl. Sweertius, Atbence Belgicte. ValéreAndré, Biblioth. Belgica, p. 287.
Z U T P H E N, ville du Comté de même nom, à trois lieuesdeDoesburg, à quatre de Déventer, & â fix d’Arnhem, en LatinZutpbania, iituée fur l’Iffel, eft un lieu naturellement fort,ayant du côté de l’Occident cette rivière, & du côté du Levantla petite rivière de Berckel ou Borckel, qui tournoyé autourde la ville, & la divife avant qu’elle fe décharge dans l’Iffel,formant de profonds foffez & des marécages, qui affûrent fesmurailles. C’eft une allez grande ville, riche , bien peu-plée, forte & confidérable, tant pour fes maifons particulièresque pour fes Eglifes. La principale, dédiée â Sainte-Waibur-ge, eft un temple fomptueux, & d’une itrufture très - ancienne.11 y a auffi une Eglife Collégiale avec Prévôt & Doyen. Elleeft de l’Evêché de Munller pour ce qui regarde le fpirituel, &fortifiée de neuf baftions, prefque tous revêtus de quatre demi-lunes, & de deux ouvrages à cornes, avec un avant- foffé lar-ge de huit toifes. Celui du corps de la place en a vint-cinq. Ilsfont remplis d’eau & leur profondeur eft de huit â neuf piez.Sa vieille enceinte, traverfée par un canal, eft environnée d’unautre foffé. Ces fortifications n’empêchérent point Philippe deFrance, Duc d’Orléans, frère unique du Roi Louïs XIV, dela prendre en très-peu de jours l’an 1672, quoiqu’elle fe trou-vât pourvue abondamment de munitions de guerre & de bouchepour foutenir un long fiége, & défendue par une garnifon dedeux mille cinq cens fantaffins, & de quatre compagnies decavalerie, fans lesHabitans. Deux ans après, elle fut abandonnéeà fes anciens Maîtres, après qu’on en eut démoli les fortifica-tions. Zutphen, vint fous lapuiffance des Comtes de Gueldrepar le mariage d’Othon, premier Comte de Gueldre, avec lafille d’un Comte de Zutphen en 1082. Le Comté de Zutphenqui fait aujourd’hui la troifiéme partie des Etats de Gueldre, aété la demeure des Ufipétes. Ses bornes font le Bétau & le Vé-lau à l’Occident, l’Overiffel au feptentrion, l’Evêché de Mun-fter â l’Orient, & le Duché de Cléves au midi. Il a pour lieuxprincipaux, outre la ville de Zutpjien qui en eft la capitale,Doesbourg, Grolle, Borkeloo, Lochem, Dotekum, Burg &Anholt. * Maty, DiS. Géogr. Le Père Bouffingaut, Voyagedes Païs-Bas. Th. Corneille, DiS. Géogr. Guichardin Hitldu Païs-Bas. ’ J '
ZUYDERZEE, Golfe de là Mer d’Allemagne, entrele Comté de Hollande, la Seigneurie d’Overiffel, & la Seigneu-rie de Frife. De ce Golfe il fe détache une anfe, qui va ga-gner le terrain d’Amfterdam, & y forme un abri très-fûr; maisen y venant du Texel, il y a fi peu de fond pour les grandsvaiffeaux, que l’on eft obligé de les décharger des plus péfantesmarchandifes avant que d’y entrer. * Blaeuw, Tbeat. Belg.
ZUYD-SCHANS, eft un Fort du Brabant-Hollandois,conftruit à l’embouchure du Zoom dans l’Efcaut, vis à vis duNord-Schans, qui eft un autre Fort. Ils font tous deux prèsdelà ville de Berg-op-Zoom, & deitinez à fadéfenfe. * Ma-ty, DiS. Géogr.
ZUYLICHEM (Conftantin Huygens, Seigneur de) Sé-cretaire & Confeiller des Princes d’Orange, & l’un des beauxefprits & des bons Poètes du XVII fiécle, naquit â la Haye lequatrième de feptembre 1596. 11 étoit le fécond fils de Chri-Itian Huygens, Sécretaire du Confeil d’Etat de la République
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