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Beatrix Paloméque, Dame de Cilla & de Jantos, dontï! eut t. Die'*oue qui fuit ; 2. cinq autres fils & trois filles, en tous neuf enfans.
XV. Die'gue de Zuniga, Seigneur de Cifla-Aldehuéla&FIorès-Davila, époufa Antoinette Cabéza de Vaca, Dame d'Arenillas,d’où defcendoit Pierre de Zuniga, qui fut créé Marquis de Flo-res-Davila, par Philippe III, Roi d’Efpagne, dont il fut Ecuyer,& qu’il fervit dans fes Confeils d’Etat & de Guerre, n’ayantpoint laiffé d’enfans de Jeanne de Mendoza, fille de Bernardin,Comte de Corugna. Catherine de Zuniga fa nièce, qui avoit é-poufé Bernard - Ramirès de Vargas & Mendoza, lui fuccéda, 5 ceut pour fille Majora - Ramira de Zuniga, Marquife de Florès*Davila, qui époufa Antoine de La Cuéva, frère de François,Duc d’Albuquerque, dont elle eut des enfans qui ont continué labranche des Marquis de Floke’s - Davila. * Voyez IinhofT, enJss vint Familles a’ EJ pagne.
ZUNIGA (Jean de) Cardinal, fils d’AnvARE de Zuniga,Comte, puis Duc de Placentia, & de Leonore Pimentel fa fécon-dé femme, fut reçu Chevalier de l’Ordre d’Alcantara, & en futbientôt après élu Grand-Maître. Son courage & fon zèle pa-rurent avec éclat au fîége de Malaga, de Baëça, & de quelquesautres places de Grenade, que les Maures occupoient. Il con-tribua beaucoup à la conquête de ce Royaume fur ces Infidèles,& remit enfuite fa charge de Grand - Maître entre les mains deFerdinand V, Roi de Caftille, qui la réünità la Couronne. Zu-niga fe retira à Villeneuve de la Séréna, où il fit bâtir un cou-vent pour y vivre folitairement avec quelques autres Cheva-liers, fous la régie de faint Benoît, qui étoit celle de cet Ordrede Chevalerie; mais il fut bientôt obligé de quitter cette folitu-de, pour gouverner l’Archevècbé de Séville, que Ferdinandlui donna. II fut honoré du Chapeau de Cardinal par Jules II,l’an 1503. C’eft aux foins de ce Prélat que l’Efpagne eft rede-vable d’avoir poffédé Antoine de Lébrixa, qui chaffa la barbariede ce Royaume, & qui y enfeigna la Langue Latine & les BellesLettres. Le Cardinal de Zuniga mourut le 25 juillet de l’an1504, & fut enterré dans le célébré monaftére de Notre-Damede Guadaloupe. * Hifl. de Los Reyes Godas. Hift. S. Ord. Milit.Onuphre. Aubéry, Hifloire des Cardinaux.
* Z U N I G A (Diégue de) iiTu d’une famille de Comtes enEfpagne, vivoit vers la fin du XVI fiécle. Il entra dans l’Ordredes Hermites, & fut fait Profeffeur en Théologie à Urfao ou Ur-fon qui porte aujourd’hui le nom à'Offone ou Offuna. On a delui, Philojopbite pars prima ; De Fera Religione libri très ; Commen-tarius in librum Jobi ; Commentarius in Zachariam Propbetam, (Je.La mort l’empêcha de publier la fécondé partie du premier Ou-vrage, & l’Explication des autres livres de l’Ecriture Sainte.» Gr. Diü. Univ. Hall. Bibliotb. Hifp.
ZUNIGA (Diégo Lopèsde) Cherchez LOPE'S.
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Z U R E N D , ville de la Perfe dans la Province de Ker-man, à 73 degrez 40 minutes de longitude, & à 31 degrez15 minutes de latitude. Il fe fait dans cette ville de très - bellepoterie qui furpaffe la fayence. On y trouve quantité de ban-ne, qui ell une couleur rouge dont les Perfes fe teignent les on-gles , ce qu’ils regardent comme un grand ornement. * Taver-nier, Voyage de Perfe, tome 1. I. 3. Th. Corneille, Diü. Géogr.Z U RI, ifle du Golfe de Venife. Cherchez A Z U RI.ZURICH, en Latin Tigurum, Tburicum, ÔC Tburegum,ville & Canton Protellant de la Suiffe, eft le premier en rangparmi les XIII Cantons, & le plus puiffant après celui de Ber-ne. Le Canton de Zurich eft borné vers le Levant par le Tog-genbourg, & les Seigneuries d’Utznach & de March, apparte-nantes aux Cantons de Schwitz & de Glaris; vers le midi parles Cantons de Lucerne & de Zug, & par les Bailliages libres;vers le Couchant par le Comté de Bade & le Klettgow, & versle nord par le Canton de Schaffhoufe & la Thurgovie. La vil-I e de Zurich, fituée dans une contrée aulïï agréable que fertileà l’endroit où le Limmat fort du lac, eft fans contredit unedes plus anciennes & des plus célébrés de la Suiffe. Le Limmatla divife en deux parties inégales, qui font jointes par deuxbeaux ponts , fur lefquels il - y a des machines qui pompentl’eau de la rivière pour le fervice de la ville. Ce qu’il y, a deplus remarquable dans Zurich, c’eft, 1. la Cathédrale, dédiéeaux Saints Félix & Régule, & ornée de deux tours très-belles.Elle fut commencée en 680, par Ruprecht, Duc d’Allemagne, &achevée en 769, par Charlemagne qui la dota & y établit unChapitre de Chanoines. Les ftatues de pierre des deux Fonda-^e^J*s fe - voyent-encore placées aux tours de cette Eglife.2. L Eglife Paroiifiale de Notre-Dame qui n’a été parfaitementachevée que depuis peu de tems. Avant la Réformation il yavoit une Abbaie de Religieufes nobles, fondée par le RoiLouis le Germanique. Hildegarde & Berthe, fes deux filles,( î. f 1 qu’on prétend, les premières Abbeffes. 3. L’E-
ghfe de S. Pierre. 4. L’Eglife des Dominicains, s- Une autreEglife qui a fon nom de 1 Eau; la voûte en eft admirable & il yrégne tout autour deux grandes galeries pofées l’une fur Tau-tre. Dans l’inférieure eft placée la bibliothèque publique quicontient quelques mille volumes. La fupérieure renferme unriche cabinet de Médailles, de machines, & de curiofitez desAlpes & de la mer. 6. La Maifon-de-ville achevée en 1699, &fondée fur des arcades, placées dans la rivière. Ce bâtimenteft fuperbe tant par la richeffe de fon Architefture que par la ma-gnificence intérieure qui y régne. 7. Les cinq arfenaux, très-bienpourvus de toute forte de munitions de guerre. Les Zurichois,ouïes Tigurins, font déjà connus dans t’Hiftoire Romaine parJe fecours qu’ils donnèrent aux Cimbres. Le Fondateur de laville de Zurich eft néanmoins fort incertain. ' Ce que Stumpf,Gutlliman 5 c quelques autres avancent, qu’elle fut fondée par
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Thuricus, Roi du Royaume d’Arles, du tems d’Abraham, 4aggrandie 250 ans après par Suénon, Roi de Germanie & deSouabe, n’eft fondé que fur des conjectures deftituées de touteprobabilité. On croit communément qu’à la place où eft au-jourd’hui la Ville de Zurich, il y avoit anciennement une villedont les anciens Tigurins prirent le nom 5 c que fes Habitansbrûlèrent du tems de Jules Céfar, 35 ans avant la naiffance deJefus Chrift, lorsque d’autres peuples Helvétiques réfolurent des’établir par la force de leurs bras dans les fertiles contrées dela Provence & de Languedoc. Ayant enfuite été battus par Ju-les Céfar & forcez à retourner dans leur patrie, il y a apparen-ce que Zurich, auifi- bien que les autres villes brûlées, fut re-bâtie par fes Habitans avec le fecours des Romains, & que de-puis ce tems-là elle s’eft élevée, peu à peu, au degré où ellefe trouve aujourd’hui. L’Empereur Dioclétien l’aggrandit & lafortifia l’an de Jefus Chrift 287. Cette époque n eft pourtantpas trop bien fondée dans I’Hiftoire. En 498, cette ville futbrûlée & ravagée par les Souabes & les Bavarois, & rétablieenfuite par Clovis I, en 499. Avant que les Tigurins fuffencfubjuguez par Céfar & Cécinna, ils étoient un Etat libre & in-dépendant. Elle appartint depuis fuccelfivement aux Roisd’Allemagne & de France, & à l’Empire. Charlemagne y fit en-fuite quelque féjour & l’orna de beaux bâcimens. En 1218,l’Empereur Frédéric la prit fous la proteétion de l’Empire & luiaccorda le privilège que dans la fuite elle ne pourroit être ni hy-pothéquée , ni aliénée de l'Empire. 11 accorda aufli à la Bour-geoifie de fe gouverner par elle même. De cette manière Zu-rich devint peu à peu ville Impériale. En 1230, les Bourgeoismunirent la ville de remparts 5 c defoffez. Enfin, en 1642, el-le fut fortifiée 5 c augmentée fur le plan qu’en donna le Grand-Maître d’Artillerie VVerdmuller. Le Clergé de Zurich ayant re-fufé de contribuer fa part aux fortifications de 1230, futchafféde la ville en 1240, & demeura onze ans dans cet exil. L’Em-pereur Rodolphe I confirma à la ville de Zurich fes privilèges;mais depuis la mort de cet Empereur, cette ville fut fruftrée dela bienveillance de la Maifon d’Autriche pour deux raifons,premièrement parce qu’elle avoit pris le parti de l’Empereur A-dolphe deNaffau, contre Albert, fils de Rodolphe I; en fé-cond lieu, parce quelle avoit attaqué en 1292 les troupes Autri-chiennes, placées près de Winterthour. En 1298, l’EmpereurAlbert alfiégea Zurich, croyant s'en rendre aifément le maî-tre, vu le petit nombre de Bourgeois qui s’y trouvoient. Maisles Zurichois ayant armé leurs femmes 5 c leurs filles, ils les mê-lèrent parmi les hommes & les firent ainfi marcher en revuedans un lieu élevé de la ville d’où ils étoient vus de l’Empe-reur. Ce Prince, ayant apperçu ce grand nombre de prétenduscouibattans, perdit aulfi-tôt courage & leva le liège. Adolphede Naffau ayant perdu la vie dans la bataille de Dornberg, lesZurichois reconnurent l’Empereur Albert, 5 c demeurèrent de-puis ce tems-là attachez à la Maifon d’Autriche. Une partiedu Confeil de la ville en ayant été bannie en 1336, les exilezfe retirèrent auprès de Jean de Habfpourg, qui forma enfinavec eux le deffein de s’emparer fecrettement de la ville de Zu-rich. Le jour choifi pour l’exécution étoit le 23 de février1350; mais la trame ayant été heureufement découverte, onpara ce coup funefte. Huit cens hommes des ennemis s’étoientdéjà gliffez dans la ville; la meilleure partie en fut tuée; Jeande Habfpourg fut pris & le refte chaffé. Là-deffus les Zuri-chois, avec leurs Alliez, marchèrent dans le païs du Comte deHabfpourg, prirent Rapperfchweil en trois jours, raférent di-vers châteaux 5 t firent en général un terrible ravage. Cette ex-pédition leur ayant attiré à dos Frédéric & Albert, Ducs d’Au-triche, & diverfes villes Impériales, ils s’allièrent en 1351 avecles Cantons de Lucerne, d’Ury, de Schwitz & d’Underwald,qui accordèrent en même tems le pas à Zurich. Là - deffus, aumois de feptembre de la même année, le Duc Albert alfiégeaZurich avec 20000 hommes d’/nfanterie, & 2000 chevaux. Lefiége fut levé en conféquence de la paix qui fe fit. La ville deZurich n’ayant pas voulu fe laiffer détourner de l’alliance desSuiffes par l’Empereur lui même qui s’y étoit rendu en perfon-ne en 1334, il en forma le liège dans la même année, conjoin-tement avec le Duc Albert. Une mélintelligence, gliffée parmiles Alfiégeans par une rufe des Zurichois, fut caufe que le liè-ge fut levé. Le même Empereur Charles IV fit avec Zurichen 1362, une alliance particulière & ratifia l’alliance de cetteville avec les Cantons Suiffes. En 1618, la ville de Zurich en-tra en alliance avec la République de Venife. Ce traité fut re-nouvellé en 1705. En 1280, 1313 & 1469, cette ville fouffricbeaucoup par le feu. Elle doit avoir reçu de bonne heure lado&rine de l’Evangile par les foins de Félix & de Régule, deuxMartyrs de la Légion Thébaine. Ce Canton fait profelfion dela Religion Réformée qu’il reçut en 1517. Il y a à Zurich unGymnafe pourvu d’un bon nombre de Profeffeurs qui, de temsen tems, a produit de grands hommes pour la Théologie, lesLangues, l’Hiftoire naturelle & les autres Sciences. Les Gef-ners, les Ileydeggers, les Hottingers, les Scheuchzers, lesMuralts, Sc plufieurs autres, en font tout autant de preuves.Le païs eft très-fertile; 5 c dans la ville fleuriffent le négoce octoute forte de manufaétures de foye, de laine, 6c degotton, cequi fait que l’ancien proverbe fe trouve encore vrai, JyobtleTburegum multarum copia rerum. Tout le Canton eft divifé enBailliages, qui fe diftinguent en intérieurs Sc extérieurs» H yen a 19 de la première forte qui font adminiftrez par des Mem-bres du petit Confeil & qui font à vie. Les Bailliages extérieursfont au nombre de 18, & obligent à réfidence. Dans les unsles Baillifs font élus pour fept ans, en d’autres pour neuf & end’autres pour dou2e. La ville de Zurich a aufli fous fa domi-nation les villes de Winterthour & de Stein fur le Rhin. Ellepofféde auifi en commun avec les Cantons de Berne 6c de Gla-
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