Z A B.
Il mourut le Dimanche 26 feptembre 1417. * Jaques Lenfant,Concile de Confiance 1714.
ZABARELLÀ (Barthélemi) neveu du précédent & fonhéritier, profefla le Droit Canon à Padoue avec beaucoup defuccès. On I’appella à Rome, où il donna des preuves de fongrand favoir, foit dans les difputes, foit dans les confultations.Il fut enfuite élevé à l’Evêché de Spalato, puis à l’Archevêchéde Florence * enfin à la dignité de Référendaire de l’Eglife : &il feroit monté plus haut, fi la mort ne l’eût prévenu le 12 août1446, pendant l’ambaffade dont Eugène l’avoit honoré vers leRoi d’Efpagne & le Roi de France. Il n’avoit encore alors que46 ans. * Les mêmes que cy - dejfus.
ZABARELLA (Jacques) fils du précédent portoit le ti-tre de Comte de l’Empire , que l’Empereur Maximilien avoit ac-cordé à fes ancêtres. Il étoit favant dans toutes les Mathéma-tiques; mais il excelloit fur tout dans l’Aftrologie & dans laPhilofophie, qu’il profeflà longtems à Padoue. il fut Auteurde plulîeurs Ouvrages, favoir, Commentaria in libres PbyjicorumAriftotelis, (ÿ de Animai de Naturalis Scientia Conftitutione ; deTribus prxcognitis ; de Medio Demonfirationis ; de Rebus naturalibuslibri XXX; Tabula Logicœ ; de Natura Logicce; Apologie de doürinaordine, qua objeiïionibus Picolominai fatisfecit; de Converfione De-monftrationumin definitionem; de Propofitionibus necejjariis ; de Spe-ciebus Demonfirationis ; & un petit livre de Inventione ceterni Mo-toris. Angélus Poftenari rapporte que Zabarella avoit attiré tantd’Ecoliers à Padoue qu’ils ne pouvoient pas être tous contenusdans l’auditoire oùii enfeignoit. Sigifmond, Roi de Pologne,tenta vainement de l’attirer à fa Cour. Il harangua fouventdans le Sénat de Venife, qui avoit beaucoup de bienveillancepour lui, & qui outre fes appointemens lui donna mille écusd’or, pour payer la dote qu’il avoit promife à fa fille. JeanImpériali dit in Muj'œo Hiftorico, que ce Profefleur fut foupçonnéde combattre l’immortalité de l’ame; mais en le rapportant ilréfuté en quelque manière ce foupçon, car il dit que Zabarella s’enjuftifia devant les Inquifiteurs, qui fe contentèrent des déclara-tions qu’il fit de fon Orthodoxie fur cet article, encore que lesraifons naturelles, & les principes d’Ariftote lui panifient tropfoibles pour former en lui une entière perfuafion. On affureque pluiieurs de fes prédirions furent vérifiées par l’événement:& l’on rapporte que peu de tems avant fa mort il montra à fesEcoliers une étoile, dont les influences lui dévoient être fune-ftes; & qu’incontinent après il fut attaqué d’une violente mala-die, qui l’emporta en peu de jours. 11 mourut à Padoue l’an1589, âgé de 56 ans. Il y a un autre Jacques Zabarella,qui étoit Chevalier de S. George, & qui a donné au public plu-fieurs Ouvrages, entre autres les Eloges des Illufires Padouans.
ZABARELLA (Jules) fils de Jacques Zabarella , dontnous venons de parler , fut un fameux Mathématicien ; maisqui s’abandonna à la débauche des femmes avec tant d’excès,qu’il en contraéla une grande foiblefle de nerfs, qui l’obligeade garder le lit cinq ans avant fa mort. Il a compofé quelquesOuvrages.
Z A B A S , Général de la Reine Zénobie. Voyez Z AB DA S.
* Z A B B A I, Ifraëlite, qui après le retour de la Captivitéde Babylone fut contraint de renvoyer fa femme, parce qu’ellen’étoitpas Juive. * EJdras ou I. Efdras, cb. ro. v. 22.
* Z A B B U D , fils de Bigveï : lui & fon frère Huthaï revin-rent de la Captivité de Babylone, à la tête de foixante & dixhommes de leur famille. * EJdras, ou I. Efdras, cb. 8. v. T4.
* Z A B D A S, Evêque de Jérufalem, fur la fin du troiiiémefiécle. * Eufébe, Hijl.
* Z A B D A S étoit un des Généraux des armées de Zéno-bie. Il fut envoyé par cette Princefle avec une armée de 70000hommes, compofée de Palmyréniens, de Syriens & de Barba-res , contre les Egyptiens. Ceux - ci lui oppoférent 50000 hom-mes que Zabdas battit. Ce Général laifla 5000 hommes pour lagarde du palais, & fe retira. Les troupes de Zénobie ayant étémifes en déroute par Aurélien, Zabdas s’avifa d’un ftratagêmefingulier pour engager les Habitans d’Antioche à bien recevoirles fuyards. Il prit un homme qui refiembloit à peu près à Au-rélien , & fit courir le bruit que c’étoit l’Empereur qu’il ame-noit prifonnier. Les Habitans d’Antioche n’oférent lui refuferl’entrée de leur ville. Dès la nuit fuivante, il fe retira avecZénobie & le refte des troupes à Raméfe. * Voyez Zozime, l. 1.Vopifcus, qui parle aulfi de ce Général dans la Vie d’Aurélien,le nomme Z abos. Pollion dans la Vie de Claude, dit Sabas.
* Z A B D I, fils de Zara de la Tribu de Juda, père de Car-mi & ayeul de ce Hacan, qui prit l’interdit, après la prife deJéricho. * Jofué, ch. 7. v. 1.
* ZABDI ou ZABDIAS, Sçiphmien, étoit Commis furles Caves de David, Roi d’Ifraëi. * I. Cbron. ou Paralip. cb. 27.v. 27.
* ZABDI EL, père de Jafçobham, lequel commandoitvint-quatre mille hommes, & avoit le premier département,du tems de David, Roi d’Ifraël. * I. Cbron. ou Paralip. cb. 27.v. 2.
* ZABDIEL, Prince Arabe, chez qui Alexandre Vélès,fils d’Antiochus fe retira, après fa défaite l’an du monde 3908.Mais ce Prince lui coupa la tête & l’envoya à Ptolémée Pbilome-tor. * I. Macchabées, cb. ri. v. 13.
Z ABE'S, ville de Tranflylvanie, nommée Millembacb parles Allemands, eftfituée fur la Marife, à fix milles de Weiflem-bourg, au midi. Quelques uns croyent que c’eft la même quele 7 eugma des Anciens. * Baudrand.
* Z ABE'ENS , peuples très - anciens, fi l’on en croitMaimonide, puisqu’Abraham avoit été élevé dans leurs fenti-mens. Ils ne reconnoiiToient point d’autre Dieu que les étoiles.Leurs livres étoient pleins de fables fur l’ancienne Hiftoire desPatriarches. * Voyez Maimonide dans fon livre intitulé, More
Z A B. ZAC; 87
Nevochim, partie 3. c. 29. Perfonne n’a traité plus do élémentni avec plus d’étendue tout ce qui regarde ces idolâtres, queSpencer dans le onzième livre de Ion Traité De Legibus Uebrae-rum,
* Z A B U L, fils de Nathan, étoit un des principaux Officiersde Salomon, Roi d’Ifraël, & l’un de fes Favoris. * I. ouIII. Rois, cb. 4. v. 5.
ZABULON, fixiéme fils de Jacob & de Lia ou Léa, naquitvers l’an 2289 du monde, le 1746 avant Jefus Chriil, < 5 c mourut âgéde 124 ans. 11 a été Chef d’une des Tribus d’Ilraël. Les terres decette Tribu entre la mer & le Mont-Carmel, comprenoient lesvilles de Cana, deBethfaïde, de Nazareth, &c.avec leMont-Tha-bor, & une partie de la Galilée. * Genefe, cb. 30. Torniel &Salian, in Annal. Vet. Teji. Bochart, Dejcr. Terra SanSa.
ZABULON ou A N û R O N : c’étoit anciennement uneville de Judée dans la Galilée. Elle étoit dans la Tribu de Za-bulon, entre le Mont - Carmel & la ville de Ptolémaïde. Cetteville, qui étoit belle & forte, fut prife & brûlée au commence-ment de la fameufe guerre des Juifs, par Ceilius Gallus, Généraldes armées Romaines en Syrie. * Joféphe, Guerre des Juifs ,l. 2. cb. 37. Maty, Diiï. Geogr.
Z A C A (La) efi: le nom que les Turcs donnent à l’aumônequ’ils font d’une partie de leurs biens pour la nourriture & l’en-tretien des pauvres. Il n’elt pas exprelfément dit dans l’Alearance que les Mahométans doivent donner; mais leurs Doéteursprétendent qu’un bon Mufulman ou F’idéle, doit donner la di-xiéme partie de fon revenu. Quelques Auteurs ne font montercette aumône qu’à la quarantième ou à la cinquantième partiedu revenu; d’autres difent qu’elle efi d’un pour cent. Quoiqu'ilen foit, l’avarice & la politique des Turcs ne permettent pas auxriches de s’aquitter exaétement de ce devoir ; car l’avarice lesempêche de donner beaucoup de leur bien ; & la politique leurfait craindre le danger où ils s’expoferoient, en faifant paroltreleurs richefies, par un calcul exaél de leurs aumônes à propor-tion de la quantité de leur revenu. * Ricaut, de l'Empire Ot-toman.
* ZACAGNI (Laurent - Alexandre) Garde de la biblio-thèque du Vatican, mort vers l’an 1715, qui fut chargé par le Car-dinal Cafanate, Bibliothécaire du Pape, de donner au Publicles monumens des Anciens qui fe trouveroient manuferits dansla Bibliothèque du Vatican, & qui n’avoient point encore étépubliez, en mit au jour un volume in quarto, intitulé ColletîaneaMonumentorum Veterum Ecclefia Gracæ ac Latina. Ce premiervolume comprend des Opufcules d’Archélaiis, de S. Ephrem,de S. Grégoire de Nyfle & d’Euthalius, en Grec & en Latin, avecdes Notes de l’Editeur. C’étoit un homme fort obligeant, &qui fans avoir égard à la différence des Religions, faifoit partaux Savans de fes recherches & de fes découvertes, * Voyez leSupplément de Paris 173 6.
Z A C A R A T. Voyez A Y O L A.
Z A C A T E'C A S ou L O S Z A C A T EX A S, provin-vince de l’Amérique feptentrionale dans la Nouvelle Gallice.Elle a pris fon nom des Sauvages qui l’habitent, & efi féparéede la Province d’Uxitipa par un petit efpace, entre le nord &l’oueft. Cette contrée efi fort riche en mines d’argent, maisl’eau y manque en beaucoup d’endroits, ainfi que le maïs & lefroment. Il y a trois villes qu’habitent les Efpagnols, outrequatre ou cinq bourgades avec leurs mine? d’argent. La princi-pale des villes efi appellée Nuefira Senmra de Los Zacatécas, dunom de la province. Elle efi à quarante lieues de celle de Gua-dalajara vers le nord, & à quatre-vints de la MétropolitaineMexique. Il y a un Monaftére de Cordeliers & un Officier duRoi, du Gouvernement de Guadalajara. Cinq cens Efpagnolsenviron y demeurent avec un pareil nombre d’Efclaves. Les mi-nes nommées à'Avinno font les plus eltimées après celles de LosZacatécas. Elles furent découvertes en 1554, par Francifco deYbarra, qui trouva premièrement celles de Saint-Martin, éloi-gnées de vint-fept lieues des mines de Zacatécas; puis celle deSaint-Lucas, & enfuite celles d’Avinno. Le même Ybarra dé-couvrit les mines qu’on nomme del Somberiete dans les limites deSaint-Martin, auprès du lieu où l’on voit préfentement la villed’Eréna, éloignée de vint-cinq lieues de Zacatécas vers le nord-oueft; & enfin celles de Los Ranchos, de Los Chalcuites, & deLas Nieves, dont on tire une grande quantité d’argent. Lors-qu’il eut découvert ces mines, le Viceroi Louïs de Vélafco, luiordonna d’y mener des Habitans & d’y bâtir des forterefles con-tre les Sauvages qui demeuroient dans les lieux voifins. Onmena une Colonie d’Efpagnols aux mines d’argent de Saint-Mar-tin, & comme le Viceroi envoya des Religieux pour aller por-ter plus avant les principes de la Religion Chrétienne, Ybarra,qui voulut les accompagner avec des Soldats armez, alla jufqu’enla Vallée de S. Juan, & à la rivière de Las Nacas, & s’étant faitami des Sauvages qui demeuroient fur les frontières, il bâtit lapetite ville de Nombre de Dios, à foixante & huit lieues de cel-le de Guadalajara, & à dix des mines de Saint-Martin, dansun terroir fertile en froment, & en maïs, & riche en veinesd’argent. Pour augmenter cette ville, comprife dans les païs parlui découverts, dont le Roi d’Efpagne lui avoit lafifé le Gou-vernement, il donna gratuitement, tant aux naturels qu’aux E-fpagnols, les mines qui font dans le quartier d’Avinno, & qu’ilavoit achetées, ce qui attira dans çette ville une grande multi-tude d’Habitans. Après cela Ybarra fit mener une Colonie en laVallée de Guadiana par le Capitaine Alphonfe Pachéco, quidonna le nom à la ville de Durango, fur les frontières des mi-nes de Saint-Martin. Il y a encore une ville dans la provincede Los Zacatécas. Les Efpagnols nomment cette ville Xérès dela Frontéra. * Laët, Defcript. des Indes Occidentales, l. 6. cb. 8,Th. Corneille, Di£t. Géogr.
* Z A C C AI, Ifraëlite, dont les enfans revinrent de la ca-
ptivi-