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8 (1740) Lettres SEH - Z
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xui. xun. xuo. &c.

kîng. Son territoire produit de forts bons fruits, comme rai- ,ifins, citrons, oranges, châtaignes, &c. * Gr. DiÛ. Univ. Holl. \

X U 1 C H E U, ville de la Chine. Elle eft la dixiéme de laprovince de Kiangfi, & n’a que deux autres villes fous fa jurif-diétion. * Maty, üict. Géogr. !

XUNCK 1 NG, ville de la Chine. Elle eft près de la ri-vière de Kian dans le Suchuen. Elle y tient le troiiiéme rang,

& elle a neuf autres villes fous fa jurifdiétion. * Maty, Diâ.Géogr.

X LT N N I N G, ville de la Chine, qui n’a point de jurifdi-ftion & qui eft la douzième capitale de la Province de Junnan.Elle faifoit autrefois partie du Royaume de Junchang. Les 'far-tares de la race d’Ivéna s’en font rendus les maîtres. Son terri-toire eft affreux, de fort difficile accès, & fiérile pour la plusgrande partie. On n’y peut entrer que par un endroit à traversdes vallées fort étroites. Les montagnards qui l’habitent mar-chent piez nuds, dévorent toute forte d’infectes, & ne s’enve-lopent que d’un méchant drap pour fe garantir du froid, n’ayantpoint l’adreffe de fe tailler des habits. * AmbaJJade des Hollandaisi la Chine, ch. 52. Th. Corneilie, DiS. Géogr.

X U N T E, ville de la Chine, cinquième capitale de la pro-vince de Péking. Elle a huit autres villes fous fa dépendance,Xaho, Nanho, Pinghiang, Quancung, Kiulo, Tangxan, Gin& Nuikicu. Elle a un territoire fort agréable & environné dehautes montagnes. Les Chinois y viennent quérir des pierres detouche pour éprouver l’or, avec d’autres fort eftimées pour leurcouleur & leur dureté. * AmbaJJade des Hollandais à la Chine,tb. 51. Th. Corneille, DiBt. Géogr.

X U N T I E N, ville de la Chine, fituée à l’extrémité dece Royaume vers le nord, environ à trente lieues de la grandemuraille. Elle doit fa grandeur àTaicung, quivivoit au commen-cement du quinziéme fiécle, & qui transféra en cette ville lefiége de l’Empire, qui étoit établi auparavant à Nanking. C’eftla même que Marc Paolo nomme Cambalu, & que les Tartarespoffédoient en ce tems-lâ. * Mandeflo, Voyage des Indes, l. 2.Th. Corneille, D.ct. Géogr. Voyez CAMBALU.

XUONIGRAD. Voyez J U O N I G R A D.

XU T H US, fils d’Heilen, & petit-fils de Deucalion, vintde la Pthiotide à Athènes, fous le régne de Pandion, époufaCréüfe, fille de ce Roi, & adopta le fils qu’elle avoit d’Apol-lon, nommé Ion, d’où les Grecs croyent que font venus les Io-niens. * Hérodote.

XYLANDER (Guillaume) Allemand, naquit i Aus-bourg en 1538. Son nom étoit Holtzman, qu’il changea en celuide Xylander. En 1558, il obtint à Heidelberg la charge de Pro-fefreur en Grec, vacante par la mdrt de Jacques Micylle. Com-me il étoit né d’un père pauvre, il fut entretenu dans les Aca-démies par les Magiftrats de Strasbourg, & pafla toute fa viedans une grande pauvreté: cependant il étoit digne d’une fortu-ne plus heureufe, car il excelloit dans la connoiffance de la Lan-gue Gréque, delà Latine, & de l’Hébraïque. D’ailleurs, il é-toit Poète, Muficien, Hiftorien, Philofophe & Mathématicien;& a donné au public un grand nombre de doftes Ecrits. Si l’ony remarque quelques fautes, on doit les excufer, par rapport ifa pauvreté; car comme le mauvais état de fes afFaires l’obli-geoit de vendre aux Imprimeurs fes Ouvrages, & qu’il n’étoit

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payé qu’à proportion des feuilles qu’il leur mettoit entre le*mains, il tâchoit défaire beaucoup de travail, & n’employoitpas à la compofition de fes livres tout le tems qui étoit néceifai-repour leur donner une entière perfection. Au relie, par l’in-tempérance, que le Préfident de i’hou dit avoir abbrégé le»jours de Xylander, il ne faut pas entendre un excès dans le boi-re & dans le manger; mais un trop grand attachement à l’étude,qui lui caufa la maladie, dont il mourut à Heidelberg l’an 1576,âgé de 44 ans, fuivant Melchior Adam. Voici les titres de fe»principaux Ouvrages , Geomstrica AJlronomica Varia; Dialeüi-cce Injtitutiones Apborifticce Logices & Mathematicarum ; Annotatio-nes in Sleidanum de quatuor Imperiis ; Plutarchi Opéra cum Annota ■tionibus ; Strabonis Geograpbia , è? Dionis Caffli Hijloria cum Anno-tationibus ; Variarum Letlionum libri; Tabula: Grammatica ; Alge-bra Euclidea; Annotationes in Horatium ; Scbediafma de Horologio Ar-gentinenfi ; Dialeüica ; Poëmatum volwr.en ; Commentarii in Home -rum; Cajligationes m Euripidem, £fc. ; Annotationes in Paufaniamide Pbilofopbid Carmen; In Obitum Xijli Buteleii. Il a traduit An-tigoni Carjjïii Hijloriarum mirabilium Calleüanea ; Pfelli Opufculumcum Annotationibus ; Cedreni Hijloria; Diopbanti Alexandrini re-ruA Aritbmeticarum, libri f'ex ; Liber Polygonis de numeris ; M. Anto-ninus de VitaJua; Trypbiodori TA*k ccXu^tf , traduite en vers hexa-mètres, que Xylander mit au jour à l'âge de 16 ans. 11 a aullifait quelques Traductions en Allemand, comme celle de l’Hi-ftoire de Polybe, &c. les fix premiers livres d’Euclide, &c. * DeThou, Hift. Melchior Adam. Teiffier, Eloges des Hommes Sa-vans, tome 3. p. ü^&fuiv. édit, de Hollande 1715, où, à l’oc-cafion de la pauvreté de Xylander, il donne une bonne lifte deSavans, qui ont vécu & qui font morts miférables.

XYLOPHAGES, peuples anciens d’Ethiopie qui fenourriffoient des plus tendres branches des arbres, ce qui leur afait donner ce nom. Ils partoient avec leurs femmes & leurs en-fans, & quand ils avoient trouvé des arbres, ils montoient def-fus & fautoient de branche en branche, & d’arbre en arbre. Ilsalloient tout nuds, & comme ils avoient leurs femmes commu-nes, leurs enfans étoient de même, lis combattoîent quelque-fois pour certains lieux entre eux mêmes, ayant des bâtons pourtoutes armes. Ceux qui avoient l’avantage déchiroient leurs en-nemis. * Davity. Diodore de Sicile. Th. Corneille, DiÜion.Géogr.

XYLOPHORIE, Fête des Juifs, dans laquelle chacunportoit du bois au temple, pour l’entretien du feu facré, quidevoit brûler continuellement. Elle fe célébroit au mois defeptembre, à la fin de la Fête des Tabernacles. Ce mot de X»-lopborie , vient du mot Grec IjéAov bois , & de (pé pw je porte.* Joféphe, Guerre des Juifs, l. 2. cb. 31.

Selden veut que la provifion de bois pour le Temple fe fîtdans le mois Ab, qui revient à peu près au mois de juillet.D’autres la remettent au mois Elul, qui répond au mois d’août.Les Rabbins enfeignent qu’on préparoit avec grand foin le bois,qui devoit être brûlé fur l’Autel, qu’on le nettoyoit très-pro-prement, & qu’on n’y laiflbit, ni pourriture, ni rien de gâté Scde vermoulu. * Dom Calmet, Di£t. de la Bible.

♦XYSTARQUE, celui qui tenoit dans les Jeux Gymni-ques le fécond rang après le Gymnafte. * Hofman , Lexic .Univ,