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8 (1740) Lettres SEH - Z
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VAL.

VAL.

Nerviens. Quelques-uns difent que ce n’étoit autrefois qu’unchâteau, appellé le Val aux Cignes, de fa fituation dans uneplaine où l’on voit beaucoup de cignes , & que ce châteauayant été ruiné, l’Empereur Valentinien, vers l’an 367 > y fitbâtir une ville, à laquelle il donna fon nom. Cette ville s’é-tant fort accrue après fa fondation , la forme de fon Gouver-nement parut fi bonne, qu’elle fervit de modèle â plufieursRépubliques, & entre autres à celle de Nuremberg, qui luienvoya des Députez pour en recueillir les Loix. Elle fut fousles deux premières races des Rois de France , comme uneTerre féparée du Hainaut, & capitale d’un Comté dont lesSeigneurs faifoient battre monnoye à leur coin. Le territoi-re de Valenciennes ne comprend que la troifiéme partie duComté de ce nom, que Regnier au long col, Comte de Hai-naut , aquit l’an 1030 , en époufant Mathilde, Comteffe deValenciennes. Lambert , Comte de Louvain , frère de Re-gnier, qui en poffédoit une partie, n’ayant point laiffé d’en-fans, Richilde, fille de Regnier, porta ce Comté en dot à Bau-douin, Comte de Flandre. Marguerite d’Avennes le fit pafferdans la Maifon de Bavière en 1346, par fon mariage avec l’Em-pereur Louis de Bavière. Quoiqu’il ait été uni depuis au Hai-naut, il n’y a été confidéré que comme un territoire enclavé,qui avoit fes Loix à part , & qui reflortiflbit immédiatementau Grand-Confeil de Malines. Ce territoire a la forêt de Mor-mal pour bornes au Nord , le territoire de Bavay à l’Orient, laSelle au Midi, & l’Efcautà l’Occident. *Jouvin de Rochefort,Voyages clés Païs-Bas. Audiffret, Géogr. Ane. & Mod. tome 2.Th. Corneille, DiB. Géogr.

VALENGIN. Voyez VALLANGIN.

VALENS (Publius Valerius) Proconful d’Achaïe , pro-clathé Empereur par fes Légions, du teins de Gallien vers l’an260, défit d’abord Lucius Calpurnius Pifo, qu’on avoit envoyécontre lui, & quelque tems après il fut maffacré par fes pro-pres foldats. * Trébeilius Pollio, Vies des Trente Tyrans, c. 19.

VALENS (Flavius) Empereur, fils de Gratien furnomméCordier, non que fon père fût Cordier, mais parce que cinqSoldats, malgré tous leurs efforts, ne purent lui arracher unecorde qu’il tenoit entre les mains. 11 naquit près de Cibale enPannonie, & fut aiïbciéà l’Empire l’an 364, par fon frère Valen-tinien , qui lui donna le Gouvernement de l’Orient. D’abord,effrayé par la révolte de Procope, il eut deffein de quitterl’Empire; mais il fut plus heureux l’année fuivante: car il dé-fit fon ennemi, lui fit couper la tête , & l’envoya à Valentiniendans les Gaules. Enfuite il réfolut de faire la guerre auxGoths,qui avoient donné du fecours à Procope, & fit de grands pré-paratifs contre eux. Il reçut le batême par le miniltére d’Eu-doxe de Conftantinople, Arien, qui l’obligea par ferment defoutenir fes erreurs. Sa femme Albia Dominica, qui étoit Hé-rétique, l’y engagea auffi, & le rendit complice de fon héré-fie, & perfécuteur de la Foi Orthodoxe, dont il s’étoit mon-tré zélé défenfeur. En effet, ce Prince n’eut pas fi tôt termi-né la guerre des Goths, par un accord avec leur Roi, qu’ilpublia un Edit pour exiler les Prélats Catholiques, ce qui futexécuté avec de grandes cruautez. Il alla lui-même à Céfaréede Cappàdoce, pour en chafier Saint Bafile; à Antioche, oùil exila Méléce; â Edeffe, & ailleurs, où il perfécuta cruelle-ment les Orthodoxes. Ceux d’Egypte furent tout à fait mal-traitez. Au refte, il fut loué d’avoir puni plufieurs PhilofophesMagiciens, qui avoient trouvé que le fucceffeur du Prince de-voit être un homme dont le nom Commenceroit par Tbéod. Ilss’imaginèrent qu’un homme de grande qualité nommé Théodore,Payen de Religion, étoit appellé à l’Empire. On affure mêmequ’il en étoit digne, & peut-être y fongeoit-il fur cette prédi-ftion. Mais Valens en étant averti, fit brûler cet Empereurprétendu, & couper la tête aux Devins. Il fit auffi mourirtous Ceux dont le nom eommençoit par ces lettres Tbéod. &Théodofe, père de l’Empereur de ce nom, ne fut pas épar-gné. Valens avoit permis aux Goths de s’établir dans la Thra-ce. Ils y furent fuivis de divers autres Barbares; & comme laProvince ne pouvoit fuffire pour leur entretien, ils commen-cèrent de ravager les païs voifins. Lupicin, Général de l’Ar-mée Romaine, ayant été battu, Valens y vint, & ne les putchafier. Il fe retira à Conftantinople, & lui-même eut le cha-grin de voir les Goths faire des courfes jufques à fes faux-bourgs. Voyant que les peuples murmuroient hautement, &l’accufoient de lâcheté & de négligence, il fe mit en campa-gne , & refufa la paix que les Goths lui offrirent. 11 perditune bataille près d’Andrinople, & fut contraint de prendrela fuite. En fe fauvant, il fut blefie d’un coup de flèche , cequi obligea les liens de le porter dans une cabane, qui fe trou-va dans le chemin. Les ennemis ne fachant pas qu’il y fût en-fermé , y mirent le feu, & l’y brûlèrent tout vif le neuvièmeAoût de l’an 378, en la 30 année de fon âge. Il n’avoit euqu’un fils nommé Valentinien Galatis, parce qu’il étoit né dansla Galatie, mort dès l’an 866. Thémillius le Philofophe fitpour lui fa IX Oraifon. Sa veuve, quoiqu’elle eût fervi l’Etaten repouflant vivement les Goths, qui après la viétoire s’é-toient avancez jufqu’aux portes de Conftantinople, eut de lapeine à obtenir de Théodofe, la permiffion de demeurer danscette ville. * Ammien Marcellin, Hifi. I. 31. Rufin. Socrate.Sozoméne. Théodoret. Orofe. &c.

VALENS, Evêque de Murfe ou Murfie en Mœfie, Difci-ple d’Arius, & ami d’Urface de Singidunum, du même parti,fut un cruel ennemi de la confubftantialité du Fils de Dieu,& un des perfécuteurs de Saint Athanafe. Voyez l’Articled’URSACE.

VALENS, Evêque de Milan, Arien, s’emporta à defi grands excès contre les Orthodoxes , que les Pères dûConcile d’Aquilée , dans une Lettre qu’ils écrivirent aux

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Empereurs Valentinien & Gratien l’an 381, les prièrent déréprimer l’infolence de cet homme. Il avoit ufurpé le nomd’Evêque , perfécutoit l’Eglife de Milan , & fcandalifoit lesFidèles par fa manière de vie tout à fait corrompue, par feshabits indignes d’un Chrétien , & par le foin qu’il avoitd’afiembler les Difciples de fon impiété, d’établir des Sémi-naires d’Ariens, & de corrompre les plus floriffantes Villesd’Italie, par des Ordinations facriléges.

VALENS, Médecin, connu par fes adultères avec Mefla-line, femme de l’Empereur Claude.

VALENS, célébré Mathématicien du tems de Conftan-tin le Grand , eft cité par Zonaras & Cédréne. QuelquesAuteurs fe perfuadent qu’il pourroit être ce Vettius Va-lens d’Antioche, dont parle Joachim Camerarius , Florid .I. 1 .

* VALENS (Pierre) naquit à Groningue l’an 1561. A-près avoir fait fes études dans fa patrie , il alla vers l’an1588 à Paris. 11 a dû commencer à y enfeigner lui-mêmeles autres vers l’an 1593. Il a été le feiziéme Profelfeur enGrec à Paris, où il mourut en 1641 âgé de 80 ans. On ade lui les Ouvrages fuivans, Gripbi Cœnomanui Interpretatio ;de Munere Ojficioque Prœceptorum ac Difcipulorum, deque difeendivia ac ratione Uratio ; Janus Patulcius Argus, Centimanus Strenipe-ta ; Erricca, five Henrici IV, Galliarum & Navarrœ Regis , felistin urbem Parifiorum ingrejfus ; Panegyricus P auto Boudât , Vira Re-Borio, S. Tbeologi* Licentiato diBus ; de Honoris Prarogativa Ale-xandri Magni , P. Scipionis Africani & HannibaHs P cent Certamen ;Telemacbus, five de profeBu in virtute & feientia; ABio in B. Ja-cobum Minorent ; Ejufdem & B. Philippi Encomia ; Fondus Nuptia-rum mutuum Gallict & Hijpanice ; Aphthonii Progymnafmato in Epi-tomen redaBa; Le Mercure des Arts & Sciences avec un brief Dïf-cours de la Dignité Royale ; Pro Libertate contra Servitutem Ûratio}Theodori Marcilii ProfeJJoris Eloqucntiœ Régit Elogium ; de LaudibusHomeri Oratio; Oratio j'olemnis en prenant poflelfion de la Chai-re Royale dans le Collège deCambray; Lacrymarum Heracliti& rifus Dcmocriti Scena; Univerjé francia ad Stepkanum Hali-grctum Cancellarium Gratulatio ; Votum Deo O. M. pro J'alute RégisLudovici XIII ; Elogia aterna memori* Ludovici XIII ob captant Ru -pellam, ob auBum confervatumque francicum Imperium; de Rege acRegno Oratio ; Palladium Francit ,, Oratio ; de Homine lapfo ac refli -Mo; de Natali Dominïco. * Le Père Niceron, Mémoires pourfervir à P Hifi. des Hommes Illufires, tome 36. p. 382 & Juiv.

VALENS AC 1 DAL 1 US. Cherchez ACIDALIUSVALENS.

VALENTANO. C’étoit autrefois une ville Epifcopale;maintenant ce n’eft qu’un bourg d’Italie dans le Duché de Ca*ftro. 11 eft près du Lac de Bolféna, à trois lieues de la villed’Aquapendente, vers le midi. * Maty, DiBion. Géogr.

VALENTIA (Grégoire de) Jéfuite Efpagnol, natif deMedina-del-Campo, dans la Caftille Vieille, fe rendit très ha-bile en Théologie, & devint un des plus grands hommes defa Compagnie. On l’envoya en Allemagne, où il enfeigna a*vec un grand applaudiflement dans l’Univerfité d’Ingolftadt, &où il fit des controverfes contre les Proteftans. Il compofa àce fujet divers Traitez, qu’on recueillit en un volume in folio ,imprimé à Lyon l’an 1391, & quatre autres volumes in folio deCommentaires fur la Somme de Saint Thomas, imprimez en1591. Le Pape Clément VIII le fit venir à Rome, où fes é-tudes & fes grands travaux le jettérent dans une langueur quile rendit valétudinaire. 11 fut envoyé à Naples pour y chan-ger d’air, & y mourut le 25 Avril de l’an 1603,âgé de 34 ans.

* Ribadeneira & Alegambe, Bibhotb. Script Societ. Jefu. NicolasAntonio, Biblioth. Hifp. Le Mire, de Script, facul. XVI.

VALENTIA ou VALENTIA-FORT eft un Fortd’Irlande, dans la Mommonie. Il eft fitué dans l’Jfle de Va-lentia, qui fe trouve fur la côte occidentale, vers le 52 degréde latitude.

VALENTIA, Iile d’Irlande. Voyez l’Article précédent.

VALENTIN, Pape, Romain de nation, fuccéda à Eu-gène II, & mourut quarante jours après fon éleélion, le 21Septembre de l’an 827. Il eut pour fucceffeur Grégoire IV.

* Baronius, in Annal.

VALENTIN (Saint) Prêtre & Martyr de l’Eglife de Ro-me, dans le troifiéme fiécle , a été honoré folemnellementdans l’Eglife Romaine; mais lesAttes de fon martyre ne méri-rent aucune créance. On fait fa fête au 14 de Février. * Mar-tyrolog. Rom. ABa apud Bollandum.

VALENTIN, Héréfiarque, Chef dès Valentiniens,qui femoit fes erreurs dans le fécond fiécle, étoit Egyptien,dofte, éloquent, & faifoit profeflion de la Philofophie de Pla-ton. Indigné de ce qu’un autre lui avoit été préféré pour l’E-pifeopat, il s’écarta de la fimplicité de la foi de Jéfus-Chrift ,êt imagina une Généalogie d’Æons,dont il compofoit la Divi-nité, qu’il appelloit Plérome, ou Plénitude, a.u deflous de laquel-le étoit le Fabricateur de ce Monde, & les Anges aufqUels ilen attribuoit le gouvernement. Ces Æons font mâles & fe-melles, & il les partageoit en différentes claffes. Le premiereft le Proarcbos, ou Propator, c’eft à dire, le premier Principe *qu’il nommoit Bytbos, C’eft à dire, Profondeur; & à ce Bythosil joignoit Sige, c’eft à dire, le Silence, dont étoit forti Nus ,ou P Intelligence, qui avoit pour fœur Alethie, c’eft â dire, la Vé-rité. De Nus & d’Aléthie font fortis Logos & Zoé, c’eft à dire,le Verbe & la Vie; & ces deux-ci en ont produit deux autres,favoir, Antbropos & Eccltfia, l’Homme & l’Eglife. Ce font-là leshuit premiers Æons, qui en ont produit d’autres jufqu’au nom-bre de trente, qui compofoient le Plérome. La Sophie, der-nière de ces Æons, produifit 1 ’Acbamot, ou VEntbyméje, c’eftà dire, l 'Invention, hors du Plérome; & dans le Plérome, leChri/l & le Srint Éfprit. Tous les Æons ont contribué à la pro»* B 3 duétion

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