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proclamer Empereur par les troupes qu'il avoit fous fon com-mandement, & ils fe partagèrent ainfi le pouvoir fuprême. Voicileurs noms comme Trébellius Poli ion lesraporte, i. Cyriade ;2. Pojibumius l'aîné; 3. Pofibumius le jeune; 4. Lollianus ; 5.ViÜorin l’ainé; 6. Victorin le jeune; 7. Marins ; 8. Ingenuus •
ion ms; 10. jxivcwum j, j./. --- .
penar; 20. Calpurnius Pifon ; 21 . Æmilien; 22. Saturnin ; 23. le-trécus; 24. Tetricus le jeune; 25. Trebellianus; 26. Herennianus;27. Timolaüs; 28. Celfus ; 29 .Zénobie; 30. ViÜorine ou Viüoire.Cette dernière étoit femme de Viftorin l’ainé, & mère du jeu-ne, & Zénobie étoit veuve d’Odénat. Ces deux femmes ontant montré de valeur ôc de courage, qu’elles ont mérité rangparmi les Trente Tyrans. * DiÜ. Allemand de Bâle.
T Y R A S. Voyez NI E S T E R.
T Y R A T H A B A , bourg de la Paleftine dans la Tribud’Ephraïm, près du Mont-Garifim. Il eft célébré par le maf-facre que Pilate y fit faire d’un grand nombre de Samaritains:ce qui • fut caufe de fa perte ; car ce peuple en ayant été por-ter fes plaintes à Viteliius , Gouverneur de Syrie, il envoyaMarcellus en Judée pour en informer, & faire commandementà Pilate de s’aller juftifier devant Tibère. Ainfi étant contraintd’obéïr, il prit le chemin de Rome, après avoir gouverné dix ansla Judée; mais Tibère mourut avant qu’il y arrivât. C’eft decette aétion de Pilate que parle Jefus-Chrift, S. Luc, ch. 13. v. x.TYRCONEL. Cherchez TALBOT.TYRCONNEL, château 6c Comté dans l’Ultonie en Ir-lande, bordé au fud-oueft & au nord par la mer, â l’occidentpar les Comtez de Tyrone & de Colraine. On l’appelle aulfi leComté de Dungball. Le païs eft plat, & a beaucoup de havres.
J 1 s’étend plus de 80 milles Anglois du nord-eft au fud-oueft,
& en a près de 30 de large: en forte qu’il femble être un desplus grands Comtez d’Irlande ; mais il n’y a point de lieu con-lîdérable, queDunghall. La rivière de Dirgh 6c le Lac deFoy-le le féparent du relie de l’üitonie. * Di£t. Anglois. Voyez auiliD U N G A L L.
T Y R E I. Voyez K I R EI.
T Y R E L. Voyez l’article de POIX, famille.
TYRI ou ECHELLE DE TYR, château en Pale-fiine au delà du Jourdain près d’Effédon, fur les frontières del’Arabie & de la Judée. Il étoit extrêmement fort, 6c fes murs,depuis le pié jufqu’à l’entablement, étoient de marbre blanc , 6cpleins de figures d’animaux plus grands que le naturel. Il étoitenvironné d’un folfé large 6c profond, plein d’eau. Il y avoitau dedans de grandes falles, de grandes chambres avec tous lesaccompagnemens néceflaires, ôc tant de fontaines jailliflantes,que rien ne pouvoir être plus beau, ni plus agréable. Il fut bâ-ti par Hircan. * Joféphe, Antiq. Judaïq. I. 12. cb. 5.
T Y R I M N E, en Latin Tyrimnus, eft le nom d’un Dieu,autrefois adoré à Thyatire, ville de Lydie, appellée maintenantAk-Hiffar. M. Spon nous a donné la connoiflance de ce Dieupar une Infcription qu’il a tirée des ruines de Thyatire; 6c il pa-roît par cette infcription que ce Dieu avoit un temple au devantde la ville, 6c qu’on lui faifoit des facrifices 6c des Jeux: puis-que c’eft l’Infcription d’une ftatue érigée par le Sénat de cetteville à un Magiftrat qui s’étoit aquitté avec honneur de ces cho-fes, 6c d’autres charges qu’on lui avoit confiées. * Jacob Spon,Voyage du Levant, en 1675, tome i.p. 293. édit, de Lyon 1678.
T Y R I O L O, Tyrus, Tirus étoit anciennement une peti-te ville de la Grande Grèce; ce n’eft plus maintenant qu’un pe-tit bourg de la Calabre Ultérieure, fitué à trois lieues de Squil-lace. * Maty, Diît. Géogr.
T Y R N, D Y R N , T Y R N A ou TYRNAW, villede la Haute Hongrie, fur un fleuve de même nom, dans leComté de Tranfchin, a été la réfidence des Archevêques de Stri-gonie, pendant que les Turcs ont été maîtres de cette place. Cefut en cette ville que l’an 14x4, douze Juifs , avec deux femmesprirent un enfant Chrétien, 6c l’ayant amené par adreffe en leurmaifon, exercèrent fur lui une cruauté, dont on a vu de temsen tems des exemples dans les fiécles paffez. Après avoir ferréétroitement la gorge à cet enfant, ils lui ouvrirent les veinespendant qu’il rendoit les derniers foupirs ; & lui ayant tiré toutle fang, ils en burent une partie, 6c fe réfervérent l’autre pourquelque autre ufage. Ils coupèrent enfuite le corps en mor-ceaux, & l’enterrèrent dans une cave; mais ce crime ne demeu-ra pas impuni. Comme on avoit vu cet enfant dans la rue desJ uifs, les Officiers de la Juftice y firent une recherche exa&e • ôcayant remarqué quelques gouttes de fang en plufieurs endroitsd’une des maifons, ils fe faifirent de tous ceux qui y demeu-roient. Après avoir été convaincus, ils furent condamnez à êtrebrûlez vifs: ce qui fut exécuté dans la place publique de la vil-le de Tyrn. On leur demanda dans les interrogatoires 6c dansla queftion, ce qui les poufloit à cette horrible cruauté, 6c l’onremarqua qu’ils en rapportoient quatre raifons, la premièreparce que le fang d’un Chrétien étoit, à ce qu’ils avoient apprisde leurs ancêtres, un puifiant remède pour arrêter le fang dansla circoncifion; la fécondé, parce que c’étoit un philtre quidonnoit de l’amour à ceux qui mangeoient de la viande trempéedans ce fang; la troifîéme, d’autant que ce fang étant bu ar-rêtait le flux extraordinaire des femmes, ou des hémorrhoïdes •& la quatrième, afin d’obferver l’ancienne coutume qu’ils a -voient de préfenter à Dieu tous les ans le fang d’un Chrétienajoûtant que ceux de cette ville étoient obligez de faire en cetems - là ce facrifice. * Bonfinius, l. 4. Dec. 5.
TYR O N, vieux Cavalier, étoit extrêmement brave, maisfi brutal qu’U ne gardoit aucune mefure quand il parloit auxGrands, fur tout lorsqu’il parloit à Hérode le Grand, Roi deJudée, ou que le difcours toinboit fur ce Prince en fon abfence.
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Il condamnoit principalement la haine de ce Prince pour fesdeux.fils, Alexandre 6c Arifiobule, ôc la cruauté qu’il exerçoiccontre eux. Un jour ayant demandé audience â Hérode, cePrince la lui donna, l’écouta avec beaucoup de douceur; 6c fiTyron avoit eu un peu plus de refpect, il l’auroit afTûrément tou-ché. Mais comme il le prefla avec trop de liberté, Hérode feperfuada qu’il ne lui tenoit ce difcours que par manière de re-proche: ce qui l’irrita fi fort, qu’il le fit mettre en prifon 6c ap-pliquer à la torture. Tryphon l’accufa de l’avoir follicité à couperia gorge au Roi, quoiqu’il n’y eût rien de plus faux. Tyronavoit un fils du même nom que lui, qui ne pouvant fouffrir devoir fon père fi fort tourmenté, crut qu’il finiroit fes tourmens,s’il dépofoit contre lui. Il le fit, cela avança effectivement lamort de fon père, la fienne propre, & celle de trois cens Offi-ciers, que Tyron enveloppa dans fa dépofition avec le miférablcBarbier Tryphon, qui fut la caufe de tous ces malheurs. * Jo-féphe, Antiq. Judaïq. I. 16. cb. 17.
TYRONE ou TYR-OEN, Comté d’Irlande dansl’Ultonie Ultérieure, en Latin TyronenfisComitatus. Sa longueureft de quinze lieues, 6c fa largeur à peu près de douze. CeComté, qui confine avec ceux de Fermanagh, de Tyrconnel, deLondonderri, de Colraine, d’Armagh 6c de Monaghan, 6c quieft fameux par les O - Neals, fes anciens Seigneurs, avoit autre-fois plus d’étendue; mais au commencement du dernier fiécle,on en démembra la partie fupérieure pour l’incorporer au Com-té de Londonderri. C’eft un païs difficile, bordé d’un côté pardes montagnes inacceffibles , 6c arrofé de l’autre par le LacNeaugh , qui le fépare du Comté de Downe. Dungannon,Clogher, Agher 6t Straban font ceux de fes bourgs qui ont leprivilège de députer au Parlement. * Audiffret, Géogr. Ancienne& Moderne, tome 1. 1 . 2. cb. 3. p. 272. édit, de Hollande 1694,où par une faute d’impreffion on a mis üonegal pour Dungannon.
T Y R R H E' N I E N S, peuples qui félon Denys d’ITalicar-naffe , habitoient autrefois la Tofcane, contrée d’Italie. Laplupart croyent que les Lydiens 6c les Pélafges leur avoient don-né l’origine. La fable, rapportée par Ovide, des NautonniersTyrrhéniens changez par Bacchus en Monftres marins, confirmeleur antiquité, 6c montre qu’ils fe fonc appliquez dès les pre-miers tems à la navigation, avant même que les Pélafges fe fuf-fent établis en Italie dans leur voifinage, 6c qu’ils euffent faitprefque une même nation avec eux. Selon quelques uns, cespeuples fe rendirent maîtres de la mer, 6c établirent le principalfiége de leur domination dans leur port de Lune : d’autrescroyent que leur domination fur mer ne s’étendit pas jufqu’auxparties orientales de la Mer Méditerranée. Denys d’Halicarnaffeeft perfuadé qu’ils ont par leur commerce perfeftionné les Pé-lafges dans la fcience navale : fentiment qui eft oppofé à ceuxqui (comme nous l’avons déjà remarqué) loutiennent qu’ils ontdonné l’origine aux Tyrrhéniens. M. Huet, Hift. du Commerce
de la Navigation des Anciens, cb. 15. p. 86: & cb. 21. p. 121 ,dit que ces peuples avoient exercé de grandes pirateries, par iacommodité que leur donnoit le port de Lune; que les Cartha-ginois, les Siciliens, 6c principalement Agathoclès, leur Ty-ran , avoient abaiflfé leur puilfance maritime; cb. 45. p. 248,qu’avant même le régne de Minos, ils avoient été longtemsMaîtres de la plus grande partie de la Mer Méditerranée, 6cavoient donné leur nom à la Mer Tyrrhénienne, fur laquelleils font fituez.
T Y R R 1 F, Tyriffus, Tyriffa, eft une des ifles d’Ecoiïe, fi-tuée entre les Wefternes, à cinq lieues de celle deMula, versle Couchant. Elle n’a que trois ou quatre lieues de long, &une ou deux de large, abonde en blé, en beftiaux, 6c en gi-bier, 6c fert de retraite aux vaififeaux que le mauvais tems fur-prend dans la mer voifine. On y trouve un lac d’eau douce &les ruines d’une forterefie, conftruite par un Prince qui com-mandoit anciennement à toutes les Welternes. Keandavar, Kil-kanie ou Kilkainie 6c Kirkabol en font les lieux principaux.
* Maty, Dicc. Geogr. Buchanan.
* T Y R T E'E, Poète de grande réputation étoit Athénien.Il fit une grande figure dans la fécondé guerre de Mefline qui aduré 18 ans, 6c qui félon Eufébe, commença dans la quatrièmeannée de la XXXV Olympiade. Les Lacédémoniens confulté-rent l’Oracle de Delphes, qui leur répondit de chercher chezles Athéniens un homme capable de les aider de fes avis. Surcette réponfe on fit partir des Ambafladeurs pour Athènes, 6cTyrtée reçut ordre de les accompagner. A fon arrivée, il re-cita, en préfence des Magirtrats, des Elégies, & quelques piè-ces compofées en vers Anapeftes. Comme il y louoit beaucoupl’amour de la patrie, 6c l'intrépidité dans les combats, ces Poc-fies firent de vives impreffions fur l’efprit des Lacédémoniensqui réfolurenc de marcher à l’ennemi. Les Lacédémoniens fu-rent d’abord défaits, mais Tyrtée fut fi bien les ranimer qu’ilsretournèrent à la charge, 6c taillèrent en pièces les MelTéniens.Us affiégérent enfuite Ira, dontlaprifefut l’ouvrage de Tyrtée,à qui les Lacédémoniens, par reconnoiflfance, accordèrent ledroit de bourgeoifie, titre qui ne fe prodiguoit pas à Lacédémo-ne , 6c qui par là devenoit très - honorable. Il fixa fa demeure àLacédémone où les Magiftrats 6c les particuliers le regardoientcqmme leur Libérateur. Suidas dit que Tyrtée a publié en fa-veur des Lacédémoniens un Traité du Gouvernement, des Pré-ceptes en vers élégiaques & cinq livres de Chants guerriers. Ho-race ne craint pas de le placer immédiatement après Homère.
* Voyez le Supplément de Paris 1736 .
* TYSENACQ (Charles) Dotteur en Droit Civil 6c Ca-non, Confeiller d’Etat de Philippe II, Roi d’Efpagne, ôc Préfi-dent du Confeil Secret des Païs-Bas, a laiflfé Commentaria decaufis initiis turbarum Belgicarum. * Valére André, Biblotb.Belgica, p. 127 -
T Y S T A D T ou THYSTEDT, bourg avec une cita-is 1 3 delle.