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TUS.
TUS TUT.
muti Neftoriano. Rivet & Blondel a (lurent que Turriân eft 1 Au-teur de dix-huit Serinons, qu’il a citez fous le nom dEufébed’Alexandrie. * Teiffier, Eloges des Hommes Savons, tome 3. p.,02 fuiv. édit, de Hollande, 1715- Le Père Ntceron, Mémoi-pour Jervir à l’Hiftoire des Hommes Jllujlres , tome 29.
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* x U R R. I U S (Jean) de Bruges, Doéteur en Jurispruden-ce Civile & Canonique a donné une Explication de l’Enigme an-cienne oui commence par ces mots Ælia Lælia Crisfis. 11l’entend^de la matière première. * Valére André, Bibkotb. Bel-
£ *T’uk 5 S EL I N (Horace) Jéfuite natif de Rome, où il en-feiena pendant 20 ans, mourut l’an 15 99 . ainfi que le porte laBibliothèque des Ecrivains de la Compagnie de Jefus, aprèsavoir donné au Public en Latin, un Abbrégé de l’Hiftoire Univer-felle , depuis le commencement du monde ; la Vie de faintXrançois Xavier, & l’Hiftoire de Notre-Dame de Lorette, &c.Les Particules de la Langue Latine, qu’il fit paroître fous fonnom ne font point de lui. Voyez ce qui a été remarqué fur celadans l’article de SCAURUS, Grammairien. L’Hiftoire Uni-verfelle eft devenue beaucoup plus utile depuis qu’elle a étébien traduite en François, & accompagnée de bonnes NotesGéographiques, par M. de Lagneau, & publié à Paris l’an 1701s.
* Janus Nicius Erythræus , Pimcotb. 2.
T U R S I, ville & Duché du Royaume de Naples, dans laBafilicate, & Grandeffe d’Efpagne , appartenante à la Maifonde Doria. Cette ville a aulfi un Evêché qui y a été transféréd’Anglona, & qui eft fuffragant de Cirenza, Cérenza ou Acé-renza. Elle eft au fud-eft de cette derniere ville, dont elleeft éloignée de 13 à 14 lieues.
T U R Y ou T H U RI, petite ville de France dans la Nor-mandie'. Elle eft fur l’Orne, à fix lieues au deffus de Caen.On conjeéture que Tury peut être l’ancien lieu de la GauleLyonnoife , nommé Auguftodurus. * Maty, Diiï. Géogr.
* TURZO ou T H U R Z O, famille de Comtes * origi-naire de Tartarie, & venue de là en Pologne & en Hongrie,il s’en étoit établi à Ausbourg une branche qui eft retournéeen Hongrie, & qui fous l’empire de Ferdinand I, fe tranfpor-ta en Autriche, où elle acheta la Seigneurie de Graveneck prèsdu Danube. Cette famille a produit plufieurs grands hommes.
* Gr. Diü. Univ. Hall. &c.
TUS. TUT. T U Y.
T U SC O (Dominique) Cardinal, natif de Reggio, ville duRoyaume de Naples , dans la Calabre Ultérieure. Aprèsavoir été Capitaine d’infanterie fous les ordres de Louïs Sigis-mond, Marquis d’Eft , Gouverneur de Pavie, il quitta les ar-mes pour étudier le Droit dans Pavie, où il fut reçu Doéteures Loix: de là il pafla à Rome , & s’attacha au Cardinal Céfi,dont il fut Auditeur pendant fa légation de Bologne. Il de-vint enfuite Vice - Légat de la même, puis Gouverneur; aprèsquoi le Cardinal Ferdinand de Médicis l’attira à Florence enqualité de fon Auditeur: il y fut auffi Confeiller d’Etat; maisil quitta ces emplois, & retourna à Rome, où le Pape le fitPrélat de la Confulte, puis Evêque de Tivoli en 1595, Gou-verneur de Rome, & enfin Cardinal en 1598. Il fe démit defon Evêché en 1606 , en faveur de Jean - Bapüjle Tufco, fonneveu , qui étoit Evêque de Narni. Ce Cardinal auroit étéélevé au fouverain pontificat après la mort de Léon XI, fi leCardinal Baronius ne s’y fût oppofé, à caufe de quelques pa-roles un peu trop libres, aufquelles Tufco s’étoit accoutumé.Depuis il s’appliqua à mettre en lumière huit volumes , danslefquels il a réduit toutes les matières du Droit Civil & duDroit Canon, dans un ordre Alphabétique , & dans une mé-thode fort aifée. Il les dédia à Paul V, fucceffeur de LéonXI. Il mourut l’ah 1620, âgé de 90 ans & fut enterré dans l’é-glife de faint Pierre de Monte • Aureo, dont il portoit le titre.Thomafini, Elog. Viror. Illujl. Michel Juftiniani, Hijt. de Evê-ques de Tivoli.
TÜSCULUM, maintenant FRESCATIj petite vil-le delà Campagne de Rome, dans l’Etat Eccléfiaftique, eft leSiège d’un Evêque , qui retient le nom de Tufculanus Epifco-pus, & qui eft toûjours l’un des fix Cardinaux anciens. La vil-le de Tufculum fut détruite du tems du Pape Céleftin III, par-ce que fes Habitans avoient donné du fecours aux Imperiali-Ites; & Frefcati fut bâti au même lieu, il y a près de cinq censans. On y voit un grand nombre de palais, & de maifons deplaifance. * Baudrand. Cherchez FRESCATI.
T U S C U S (Balerus) pafla pour l’Auteur d’un livre qui futcondamné par l’Inquifition l’an 1622, & qui étoit intitulé , Pe-la Catbolica contra judicia erronea ; parce que l’on crut y recon-noître fon ftyle. Ange de la Purification, Hiftoriographe desCarmes Déchauffez, fe fervit de cet exemple, pour autoriférles foupçons qu’il eut que Conrad Jannigus étoit l’Auteur d’u-ne lettre qui couroit fous le nom de l’Empereur à fa MajeftéCatholique l’an 1696 , & il allégua aufii que faint Jérôme re-connut à cette conformité de ftyle que Jean de Jérufalem étoitAuteur d’une lettre. Il eft certain que la lettre qui courutfous le nom de l’Empereur fut effeétivement écrite par fa Ma-jefté Impériale. Le P. Pâpebroch , qui a inféré dans l’un defes livres la plainte portée au Tribunal de l’Inquifition par cetHiftoriographe, rapporte que l’Ambaffadeur de fa Majefté Im-périale à Madrid demanda que l’auteur de cette plainte fûtchâtié, & qu’on difoit que ce Carme n’évita la peine qu’en defa-vouant la délation. D’ailleurs il ajoûta qu’il n’a trouvé le nomde Balerus Tufcus dans aucune lifte des Ouvrages condamnezpar 1 inquifjtion, & il foupçonne que ce Tufcus ayant mis fon
nom â la tête de quelque livre, où les réglemens dé la Compagme des Indes Occidentales étoienc blâmez , les Minièresde Hollande le cenfurérent, & que l’Auteur fans fe nommer joppofa à cette Cenfure fes Tela Catbolica , &c. qui furent aulllcondamnez. * Lambertus Batavus, in Arte Nautica Catbolic 1 ,1.2. cap. 9. apud Pâpebroch. Elucidât. Hi/tor. p. 149.
T U S I N (Les Chevaliers de) eft un Ordre üe Chevaleriedont l’on ignore l’origine, & pourquoi on lui a donné ce nom.L’Abbé Juftiniani, tome 2. ch. 79. p. 794, dit que les Archiducsd’Autriche en étant les Fondateurs, l’on doit conjecturer qu’ilfut établi l’an 1562, parce que, continue t’-il, ce ne fut quedans ce tems-là qu’on donna le titre d’Archiduc à Ferdinand& à Charles, neveux de l’Empereur Charles-Quint. Ce qu’ilavance fans avoir fait réflexion que Ferdinand n’eut que le ti-tre d’Archiduc d’Infpruck, & que fon frère n'eut que celui d'Ar-chiduc de Gratz; que leur père Ferdinand, frère de Charles-Quint, avoit été Archiduc d’Autriche dès l’an 1520, & quel'Autriche avoit été érigée en Archiduché par Maximilien I.Ces Chevaliers, félon lui, portoient un manteau rouge, furlequel il y avoit une croix verte; faifoient vœu de chafteté èc! d’obéïlfance au faint Siège & à leur Souverain; & fuivoient làj Régie de faint Bafile; mais cet Auteur a fournis à cette Régie| & à d’autres, tant d’Ordres de Chevalerie qui n’en ont eu au-cune, que l’on peut douter avec raifon de ce qu’il dit de cesChevaliers, qu’il confond peut-être avec les Chevaliers d’unautre Ordre, qui fubflftoient en Hongrie, & donc Ménénius aparlé fur le rapport de Jérôme Mégiffer, Hiftoriographe del’Archiduc d’Autriche,& dont Joffe Ananus & quelques autresont décrit l’habillement, fans avoir parlé de leur origine, &leur donnant feulement le nom de Chevaliers Hongrois. * 11 e-lyot, tome 8. c. 51.
T U S I S, beau bourg à marché dans la Haute Ligue des Gri-fons, à cinq lieues au deflus de Coire fur la grande route d’I-talie , & fur le bord gauche du Rhin, eft le lieu principal de laCommunauté de Tufis, quia quelques villages dans fa Jurisdi-étion, Romuglia, Mazein, Katz. Les Latins l'appelloient Tufcia& les Italiens par corruption TojJ'ana au lieu de Tofcana. Cebourg doit fon origine aux Tufciens ou Tvfcans , les anciens Ha-bitans de la Tofcane, qui, étant chaffez parles Gaulois, cher-chèrent une retraite dans les montagnes & s’arrêtèrent d’aborden cet endroit, où ils bâtirent, & lui donnèrent le nom de lapatrie qu’ils avoient été obligez de quitter. Il y a toute appa-rence que Tufis fut ancienement environné de murailles , qui,étant ruinées dans la fuite, n’ont jamais depuis été relevées.On voit encore dans cet endroit des très beaux bâtitnens & l’ony tient toutes les femaines un marché fort fréquenté. Non loinde Tufis, fur l’autre bord du Rhin, il y avoit autrefois, fur unrocher fort élevé, le château de Rbætia Atta , bâti par Rhætus,le Général des Tufciens. On en voit encore aujourd'hui qua-tre tours bien fortes & d’autres mafures allez confidérables. Der-rière Tufis paffe un torrent, nommé la Noll , qui, de tems entems, eft tellement groflî par les eaux de pluye, qu’il caufe desdommages confidérables. Ses eaux font alors toutes noires &donnent une nuance de noirceur à tout le Rhin. * Guller, Hijl.Rbxt. p. 4. Sprecher, Cbron. Rbcet. p. 264. Campell, Hijl. Rbcet.manuje. 1. c. 6. Diüion. Allemand dé Bdie. Etat çÿ Délices dela Suijje, tome 4. p. 25. fous le mot T H U S I S.
* T U S P A, petite mais agréable ville de l’Amérique fepten-trionale , fur une rivière du même nom, qui fe jette dans leGolfe de Mexique, au nord-nord-eft de la ville de Mexique,dont elle eft éloignée d’environ 50 lieues.
TUTELLE, nom d’un ancien & magnifique édifice quel’on appelloit le Palais ou les Piliers de Tutelle. Ce bâtimentqui fe voyoit dans la ville deBourdeaux, & dont les relies ontété abattus depuis quelques années, étoit apparemment un tem-ple confacré par les Payens aux Dieux Tutélaires de cette ville:ce qui lui avoit donné le nom de Tutelle. Il étoit quarré , de87 piez de long, & de 63 de large , fans couverture, mais ilétoit voûté par le bas à l’antique. On voyoit huit Caryatidesou figures de femmes, fervant de colomnes à chaque côté fur lalongueur, & fix fur la largeur à chaque bout, c’eft à dire,quatre entre les deux derniers de chaque côté : ce qui faifoitle nombre de vint-quatre piliers, dont il en reftoit encore dix-huit, lorsque cet édifice à été démoli. Ceux du pais les ap-pelloient vulgairement les Pilas de Tutelle. * Elie Vinet, An-tiquité z de Bourdeaux.
T U TI A; TU CI A & T U CCI A, Veftale Romaine,étant accufée d’incefte, & dédaignant de faire connoltre foninnocence par des moyens ordinaires, porta, dit-on, à la ri-vière du Tibre , un crible, qu’elle plongea dans l’eau. Enfui-te elle pria la Déeffe Vefta, que pour montrer qu’elle étoit in-nocente du crime dont on l’accufoit, elle lui fît la grâce depouvoir porter à fon temple de l’eau dans ce crible : ce qu’elleexécuta, au rapport de Tite - Live , in Epitome, l. 20. & deValére Maxime, /. 8- c. 1. Ex. 5. .
TUTTLINGEN. Voyez D U T L I N G U E.TUTUCORY ou TUTUCORIN, en Latin Tutu-corium, eft une ville des Indes fur la côte de la Pêcherie. El-le eft capitale d’un petit Royaume, & n’eft qu’à trois lieues dePunical. Il y avoit un fort beau Collège de Jéfuites, qui ayantété pillé par le Roi de Tutucorin & par le Naïque de Madu-ré, fut tranfportéen l’Ifie des Rois, voifine de cette ville. C’eftà Tutucory qu’on tient tous les ans la foire des perles qui com-mence à la mi-Juin, & qui dure jufqu’à la fin de Septembre, &quelquefois même pendant tout le mois d’Octobre. On achet-te & on vent dans la Patare, qui eft une maifon comme unedouane , par l’entremife des Courtiers que le Naïque de Madu-ré y a établis; & ce Naïque a quatre pour cent de tout ce quife vend. L’Acheteur eft franc, & s’il n’eft pas content de fouL1 àehat i