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8 (1740) Lettres SEH - Z
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lieues deMeflîne, du côté du midi. Les François la prirent 1 an1676; mais ils l’abandonnèrent enfuite, de meme que Mefline.

♦Maty, Dict. Géogr. . .

T A P A C R I .Province du Pérou qui appartient au Diocéfede la l’iata. Elle a vint lieues de long & plus de douze de lar-ge , & fes champs font fort fertiles. On y voit un grand nombrede brebis. Entre cette Province & celle de Gollao il y a un dé-fert fort fpacieux. qu’on dit être large de trente lieues, il y aquantité de fources très - chaudes. Tapacn ell a huit lieues de aVallée de Cochabamba. Le Père de l’Hiltorien Uarcilaflo de laYéga eut Tapacri pour fon premier Gouvernement. * HijtoiredesTncas, tome 1. p. 28 6. Laët, Description des Indes Occidenta-

* C1 * x A P A Y O S O S , peuple de l’Amérique méridionale,très - guerrier & très - nombreux, habite vers les bords de la riviére des l’apayfos, fous le cinquième degré de latitude méridionale. * M. Deliflc, Carte du Brefü cf du Pais des Amazones

T A P A Y S E, province de l’Amérique méridionale , la premiére de celles qu’arrofe le grand Amazone du côté du midiaprès qu’il elt forti du Bofphore, & qu’il a repris fa largeur ordinaire. Elle a été aiufi appellée d’une grande & large rivière dece même nom que M. Deiifle dans fa Carte du Breiil & du Païsdes Amazones, appelle rivière des Tapayfos, & dont on ignoreencore l’origine. Elle n’elt pas moins coniidérable par l’abondan-ce de fes fruits, & de fes moiffons, que par la courageufe na-tion qui l’habite & qui fe fert de flèches empoifonnées, ce qui lafait extrêmement redouter de fes voifins. Entre les Habitationsde cette Province, les Portugais à leur retour de la rivière desAmazones, en trouvèrent une de plus de quinze cens familles.Cette nation, quoique barbare, leur vendit tout ce dont ils a-voient befoin. * Le Comte de Pagan, Rél. Hijî. cf Géogr. delàRivière des Amazones. Th. Corneille, Diü. Géogr.

T A P A Y S O S. Voyez l'article précédent,

* T A P H A T, fille de Salomon, Roi d’Ifraël. Elle époufale fils d’Abinadab. * I. Samuel ou I. Rois, c'a. 4. v. 11.

T A P II f E, ifle de la Mer Ionienne, proche des Echinades,entre l’Achaïe à l’orient, & la Leucadie à l’occident. Ce nomlui a été donné de Taphus, fils de Ptérélas, qui étoit fils de Ne-ptune, & d'Hippothoé, fille de Neftor. Ce Taphus avoit pourfrère Téléboüs ; & les Iiabitans s'appelaient également Tèléboens& Tapbiens. 11 arriva que les fucceffeurs de Taphus & de Télé-boüs demandèrent à Eleètryon une fomme d’argent qui avoit ap-partenu à Hippothoé, leur ayeule. Eleétryon ayant refufé de la don-ner , ils en vinrent aux mains, enlevèrent les troupeaux d’Ele-étryon, & le tuèrent, avec fes enfans. Alcmène, fille d’Ele-ftryon, qui étoit reliée feule, étant dans la réfolution de ven-ger la mort de fon père, époufa Amphitryon, Thébain, hom-me très-puiffant, qui fit la guerre aux Téléboens, ruina entière-ment leur pais, & donna le Royaume à Céphale, Athénien,Général de fon armée. Il elt parlé des Taphiens dans Homère,comme d’un peuple fort adonné au brigandage. Strabon & Plinefont mention d’autres Taphiens, peuples de la Scythie Euro-péenne. * Homère, Odyjfce, O ou l. 15. v. 426: & H ou /.16. v. 426. Strabon, /. 10. Pline, l. 4. c. 12.

T A P H I E S, ville de la Cherfonéfe Taurique , à préfentPrécop, & la ville royale des Tartares Précopes, fituée à trentemilles de l’emboûchure du Tanaïs. Cette ville fut prife par Tra-jan. Etienne de Byzance, l’appelle Taphri, & dit que les Habi-tans de cette ville en étant fortis pour faire la guerre aux Thra-ces, leurs Efclaves eurent commerce avec leurs femmes, & s’em-parèrent de cette ville. Voyez PRE'COP. * Pline, l. 4.

T A P H N A. Voyez T A P H U A.

T A P IIN E S. Voyez T A C H P E' N E S.

T A P II N I S, ville d’Egypte. Cherchez T A N I S.

T A P II R A. Voyez T A P H U A.

T A P H S A, nom d’une ville au delà du Jourdain, termi-noit le Royaume de Salomon du côté du Levant. * I. ou III.Rois, ch. 4. v. 24.

T AP H U A, ville près du Jourdain, dans la Tribu d’E-phraïm. Elle avoit un Roi qui fut tué par Jofué, ch. 12. v. 17.11 y avoit aufïï une ville de ce nom dans la Tribu de Juda. * Jo-Jué, ch. 15. v. 34.

TAPI, rivière. Voyez T A P Y.

T AP I A (Pierre de) né au mois de mars de l’an 1582, deparens nobles, à Villoria, dans le diocéfe de Salamanque, é-tant déjà reçu Bachelier en Droit, entra dans l’Ordre de faintDominique, où il fit profeifion le 28 février 160a, enfeigna laThéologie en 1618 à Placentia, en 1620 à Ségovie, en 1622 àTolède; obtint en 1623, la Chaire du foir dans l’Univeriitéd’Alcala, & en 1630, la première du matin; & refufa les pre-mières Chaires de Salamanque & de Coïinbre, ainfi que la Su-périorité dans la maifon de fon Ordre à Salamanque. Ce favantReligieux voulut aufli s’éloigner des dignitez eccléfialliques ;mais, pour éviter un refus pareil à celui qu’il avoit fait d’un E-vêché dans le Royaume de Naples, le Roi Catholique, en lenommant l’an 1640, à celui de Ségovie, lui fit donner un ordreprécis du Pape de l’accepter. On voulut enfuite le transférer àCompoilelle, mais il ne le voulut pas; & néanmoins il ne putfe défendre au mois d’avril 1644, de quitter fon Evêché pour ce-lui de Siguença. En 1648, le Roi Chatholique s’efforça inutile-ment de lui faire accepter l’Archevêché de Valence avec la Vi-ceroyauté ; mais il n’eut aucune peine l’année fuivante à le ré-foudre pour celui de Cordoue, parce que la pefle y faifant degrands ravages, il fe flatta d’y trouver dequoi fatisfaire fon zélé.U fut encore transféré le feptiéme mars 1651, fur le Siège Ar-chiépifcopal de Séville; & ce fut dans cette ville qu’il mourutle 25 août 1657, âgé de 7 6 ans. Il fit imprimer en 1654 &1657, à Séville, deux volumes, in folio, d’une Somme de Mora-le , fous le titre de Catina Moralis Doürince, & il les devoit fai-

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re fuivre de trois autres, qui étoient prêts. Le Üue dé Médi-na-Céli, fon intime ami, les demanda après fa mort à fes Do-meftiques, qui les lui donnèrent, dans le deffein de les faire im-primer à lès dépens ; mais il ne le fit pas : & les Religieux del’Ordre de faint Dominique le preiférent inutilement de leur re-mettre ces Manufcrits. Le Père Antoine de Loréa a publié laVie de ce pieux & favant Archevêque, l'an 1676,,à Madridr* Echard, Script. Ordin. FF. Froid. tome 2, qui remarque fort àpropos,/). 588, que le Père Pacichelli l’amal appellé François ; âcnéanmoins , p. 753, il ne fait qui eil le François Tappia, qu’il atrouvé dans les Mémoires du Père Quétif.

T A P I A W, petite ville de la FrulTe Ducale, fur le Prégelau confluent de la Déme, & à fept lieues au deflùs de Konigs-berg. Tapiaw a un bon château où Albert de Brandebourg,premier Duc de PruiTe, mourut en 1568. * Maty, DiclioiuGeogr.

T A P I R I E N S. Voyez T A P Y R I E N S.

T A P O U Y T A P E' R E S, Province de l’Amérique méri-dionale vers l’oued de Pille de Maragnan, dont elle ed à troiîou quatre lieues. C’ed une partie du Continent, féparée de Pillepar un canal qui va jufques dans la Baye de Maragnan. Cetteprovince n’ed pas fi forte de fa nature que l’Ifle, mais elle eltplus belle & plus fertile. Les Toupinambas , qui l’habitent, ontquinze villages mieux peuplez que ceux de l’jfle de Maragnan.Quoiqu’on la voye toute environnée de la mer dans les hautesmarées, elle ed jointe à la balle marée avec la terre-ferme, dontil n’y a qu’une vallée fablonneufe qui la fépare. * Laët, De-scription des Indes Occidentales , l. 16. c. 17. Th. Corneille, Dict.Géogr.

T A P P E R (Ruard) l’un des plus célébrés Théologiens ditXVI fiécle, étoit d’Enchuyfen en Hollande, & étudia à Lou-vain, où. après avoir reçu le Bonnet deDofteur, il profelTa laThéologie pendant 39 ans, fut Chancelier de l’Univerfité, &Doyen de l’églife de faint Pierre. Ce favant homme donna desmarques de fon érudition & de fon zèle, en s’oppofant aux Pro-tedans par fes Ecrits & par fes entretiens. L’Empereur Charles-Qidnt, & Philippe II, Roi d’Efpagne, fon fils, eurent beaucoupd ellime pour Tapper, qu’ils employèrent dans les affaires de Re-ligion, & fur tout au Concile de Trente, où il fut envoyé en1551, avecjoffe Ravedein & Jean-Léonard Haffels. Il en re-vint en 1552 , & mourut à Bruxelles le deuxième mars 2559, âgéde 71 ans.- Voici deux vers qui marquent le jour & l’année de famort. La lettre D n’y ed pas regardée comme lettre numérale.

adJUperos ablens MaVortls LUCeSeCUnda

ULtro paUperlbUs SOd dat bona CUnCta RUardUs.

Il faut remarquer que les lettres numérales de ce didique ne fontque 1558 quoique l’on mette fa mort à Pan 1559. Son corps fucporté à Louvain. Il laifla fa bibliothèque à l’Univerfité, & fesbiens aux pauvres. On a divers Traitez de fa façon, comme,une Explication des Articles controverjèz ; des Ora’Sons Tbéologiques 4de la Providence de Dieu £? de la Prèdejîination. Ce fut Tapperqui en qualité d’Inquifiteur, fit déclarer Ange Mérula héréti-que relaps, en conféquence de quoi Mérula fut condamné à êtrebrûlé. * Voyez l’article de M E' R U L A- Gérard Brandt, Hijl.de la RéSormation, tome 1. p. 93 97. Valére André, Bibliotb.

Belgica, p. 803 ef 804.

* T A P P I U S (Jacques) né à Hildesheim en 1603 , fils deJacques Tappius , Padeur & Surintendant de Schoning , futcréé Dofteur en Médecine dans l’Univeriité de Helmfiadt eu163t. L’année fuivante il fut fait dans la même ville Profefîeurpublic en Médecine, & dans la fuite le Séréniflime Augude fonPrince le choifit pour fon premier Médecin. Il mourut à Helm-fladt en 1680, âgé de 77 ans. En 1653, il publia un DifcoursLatin fur le Tabac & fur l’abus que l’on en fait aujourd’hui. CeDifcours imprimé d’abord à Helmdadt, in quarto, a été réimpri-mé au même lieu en 1673, aufli in quarto. En 1676, il donnades Differtations Latines fur les bleffùres qui peuvent nuire auxfondions des fens internes, fur leurs caufes, & fur la manièrede les guérir, âHelmdadt, inquarto. * Manget, Bibliotbeca Scri-ttorum Medicorum, l. 19.

T A P P U A H. Voyez T A P H U A.

TAPROBANE. Cherchez C E IL A N.

T A P S E ou THAPSE, TapSus ou Tbapfus, ville d’Afri-que, dans la région Byzacéne, fur la côte où ed maintenant leRoyaume de Tunis, fut afliégée par Céfar, qui vouloit obligerScipion de combattre en la venant fecourir. Après un combat,où le dernier fuc défait, la ville étant preffée de tous les côtez,fut contrainte de fe rendre. * Hirtius, de Bello Africano.

* TAPUAGUASU, Contrée du Paraguay propre, dansl’Amérique méridionale, vers le Lac de Zarayes & le Païs del’Amazone. * Maty, Dict. Géogr.

TAPUYAS ou TAPUYES, nom commun de diver-fes nations de Sauvages de l’Amérique méridionale dans le Bre-fil. Quelques uns d’entre eux s’appellent Guaymures. Ces peu-ples font voifins des Tupinaquins, & demeurent à huit lieues dela mer, s’étendant fort avant dans le païs. Ils font d’une grandetaille, ont la peau fort dure, & réfîftent beaucoup au travail.Ce font gens hardis & très inconftans. Leurs cheveux font noirs& longs, & n’ayant ni villages ni bourgades, ils errent fans au-cune demeure certaine, & caufent de grands dommages dans leslieux où ils s’arrêtent. Ils ont de grands arcs difficiles à ban-der, & des maffues de pierre avec lefquelles ils caffent la tête àleurs ennemis, quand ils peuvent les furprendre. Leur cruautéles fait redouter non feulement des autres Sauvages, mais auflides Européens. Ils ne cultivent aucunes terres, & mangent lemanioc crud. La chair humaine eft un mets friand pour eux. II»reconnoiffent deux Principe*, l’un bon & l’autre mauvais. * Laët „