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velle pratique des maladies aiguës c? de celles qui dépendent de lafermentation des liqueurs ; Traite des Médicamens, &c, * DiÜion.Allemand.
* T A N O T, petite rivière d'Angleterre dans la Principau-té de Galles. Elle eft dans le Comté de Montgomery vers lenord. & coule de l’ouell à l’eft. * Beevereli, Délices d’Angle-terre, p. 404.
T A N U E R E L (Jean) Bachelier de Sorbonne, ofa fousle régne de Charles IX, l’an 1561, foutenir des Théfes, où ilavançoit que le Pape avoit tout pouvoir fur les Rois, aulîî-bienpour ie temporel que pour le fpirituel; & par conféquent, qu’illes pouvoit dépofer s’ils le méritoient. Le Parlement de Parisle condamna à faire amende honorable; & parce qu’il s’étoitabfenté, on ordonna que le Bedeau de la Faculté la feroit pourlui dans l’Ecole de Sorbonne, en préfence d’un Préfident, dedeux Confeillers , du Procureur général, du Doyen & desDoéteurs de la Faculté de Théologie, qui furent obligez de s’ytrouver, lous peine d’être déchus de tous les privilèges quiavoient été accordez à la Faculté, par les Rois prédéceffeursde fa Majtllé. * Mézeray, Vie dit Roi Charles IX.
* T A N R O D E, petite ville d’Allemagne dans le Cerclede la Plaute Saxe, en Thuringe, eft fituée fur l’Ilm, au fud-fud-outllde Weimar, dont elle eft éloignée de près de deux lieues.
T A N S I L L O (Louis) né à Noie vers l’an 1510, fe renditilluttre par fes Poëfies. La première qui lui lit de la réputation ,fut ceiie qu’il intitula II Vindemmiatore, c’eft à dire, Le Vendan-geur, qu’il coropofa au mois de feptembre de l'an 1534, n’étantpas encore âgé de vint-cinq ans, & qu’il communiqua à un deles amis, qui la fit imprimer la même année à Naples. Elle parutd’abord fous le titre de Stanza délia Coltura de gli orti delle Donne.On en a fait depuis diverfes éditions, mais très - infidèles, fousdivers titres ; & il y en a quelques unes où l’on n’a fait qu’unPoème de celui-ci, & d’un autre qui parut en 1540, à Venife,fous le titre, Stanse in Iode délia Menta, & qu’on a attribué àTanfillo. Ces Stances font remplies de chofes qui bleffent l’hon-nêteté, auffi-bien que le Vendangeur, où le Poète s’étoit pro-pofé de répréfenter l’abus qui régnoit dans la campagne de Noiependant les vendanges, les Païfans fe donnant alors la liberté,lorsqu'ils étoient montez fur les arbres, pour détacher les grap-pes, de dire toutes fortes de groffiéretez aux paffans, & auxVendangeufes. L’avidité du public pour une pièce de cet-te nature, attira l’attention des Supérieurs eccléfiaftiques, &pour punir fon Auteur par un endroit fenfible , on défen-dic en 1559, la lecture de toutes fes Poëfies, qui étoient alorseu a fiez grand nombre. Tanfillo s’étoit déjà condamné lui mê-me, & pour réparer fa faute, il avoit entrepris dès avant 1538,un Poème d’une nature bien différente , auquel il donna le titre,Le Lagrime di San- Pietro ; cependant il fupporta avec peine lacondamnation générale de tous fes Ouvrages, entre lefquels il yen avoit de férieux, & d’autres où les fentimens, quoique ten-dres, n’avoient rien qui pût ofFenfer: ce qui l’engagea à préfen-ter au Pape Paul IV , une belle & longue Requête en vers, quiproduifit cet effet, que dans les éditions qu’on fit enfuite del’Index, on ne fit plus mention que du Vendangeur. Ce Poètes’étoit attachéà la Maifon de Tolède, & paffa une grande partiede fa vie auprès de Dom Pierre de Tolède, Marquis de Villafran-ca, qui futlongtems Viceroi de Naples, & deDomGarfias de To-lède, Général des galères du même Royaume. On ne fait pasprécifément quand il mourut , mais feulement qu’étant Jugeroyal à Gayette en 1569, il reçut chez lui Scipione Ammirato,qui affure qu’il étoit alors d’une fanté très-foible, & qu’il nevécut que très-peu de tems depuis. Scs Poëfies diverfes, c’eftà dire, fes Sonnets & fes Chanfons qui étoient éparfes, ont étérecueillies par Dominique Bagnari, & imprimées l’an 1711, àBologne. Elles font fi eftimées en Italie, qne quelques uns ontprétendu qu’en ce genre Tanfllo a furpaffé Pétrarque. Pour fongrand Poëme des Larmes de S. Pierre, il n’y avoit pas encore misla dernière main lorsqu’il mourut, & même il n’y avoit quequelques mois, qu’avec l’aide de Scipione Ammirato il avoit ran-gé les morceaux compofez en divers tems, qui y dévoient en-trer; d’où vient qu’on y trouve diverfes époques, comme dansle Chant IV, la retraite de Bembo à Bologne avant fon Cardina-lat, ce qui répond â l’an LS38 ; & dans la vint-feptiéme Stancele pontificat de Pie IV, dans la trente-quatrième l’an 1561.Après fa mort fes compatriotes s’intéreffant à la confervationd’un Poëme, auquel il avoit travaillé plus de trente ans, enga-gèrent Jean-Batifte Attendolo, deCapoue, à le mettre en étatd’être donné au public, ce qu’il fit à fa manière, en s’y donnantbeaucoup de libertez; & ce fut fur la copie qu’il fournit qu’onimprima pour la première fois ce Poëme l’an 1585, à Vico-E-ouenfe, fous les yeux d’un homme qui n’avoit aucune connoif-fance de la Poëfie Italienne. Les éditions qui en furent faites de-puis en 1589, 1592 & 1599. à Venife, font entièrement confor-mes à la première; mais depuis, Barezzi, Libraire de la mêmeville, ayant trouvé une copie plus ample & plus exa&e, la fitrevoir par Thomas Cofto, homme habile, qui ne put s’empê-cher de retoucher quelques endroits, & en donna l’an 1606, àVenife, une nouvelle édition, qui a beaucoup d’avantage furiesprécédentes, & à laquelle Lucrèce Marinella a ajoûté des fom-maires. On a encore quelques Stances de Tanfillo dans le recueildes Poëfies de divers Auteurs, imprimé à Gênes, en 1582, &on ne peut douter qu’il n’c-n ait fait plufieurs autres, qui fe fontperdues, Charles - Quint ayant fait fupprimer quelques unes defes Poëfies, pour des raifons politiques. Du nombre de cellesquitte font pas venuesjufqu’à nous, eft une Paltorale, dont larépréfentation dura près de trois heures, & qu’il avoit faite en1539, pour la Fête des noces de D. Garfias de Tolède, avecDona-Antonia de Cardone, fille du Comte de Collefano; maisJes trois Comédies, il Finto, il Cavalarizzo, & il Sofijla , qu’on a
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imprimées en 1601 & en 1610 à Vicence fous fon nom ,' nefont pas de lui. Jacques Doronéti qui les a publiées, n’a pris leparti de les lui attribuer, que parce quelles n’autoient pu êtredébitées fous le nom de Pierre Arétin qui en étoit le véritableAuteur, à la réferve des Prologues, & des titres des pièces qu’ilavoit données autrefois fous ces noms, l'Bipocrita, il Marejcalco ,il Filojofo. On 11e doit pas oublier que le Poëme des Larmes de S.Pierre, a été donné en François par Malherbe, & en P.fpagnolpar Jean Gédégno & par Damien Alvarès, ce qui montre l’elli-me qu’on en a faite. Divers Auteurs ont parlé de Tanfillo & defes Poëfies: elles font citées toutes par les Auteurs des Jour-naux des Savans de Venife, qui en ont donné en 1719, un long& excellent article fur lequel celui - ci a été dreffé.
TANTALE, Tantalus, Roi de f hrygie & de Paphlago-nie , fut félon les Poëtes, fils de JupitA, & de la Nymphe Ploté,& fut le feul de tous les Princes voifins que Tros n’appella point àla première folemnité qui fefit dans la ville de Troye. Pourfevenger de ce Roi, il enleva Ganyméde fon fils, pendant qu’il fedivertiffoit à la chaffe. Ilus, autre fils de Tros, leva une puif-fante armée, & contraignit Tantale de fe retirer dans ie Pélo-ponnéfe. L’Hiftoire fabuleufe rapporte que Tantale reçut unjour à fa table Jupiter, & les autres Dieux, & que pour éprou-ver leur divinité, il fit tuer fon fils Pélops, le coupa en mor-ceaux, & le fit fervir parmi les autres viandes. Les Dieux s ap-perçurent de ce meurtre, & n’y voulurent point toucher, à laréferve de Cérès, qui ne fongeant qu’à fa iiile Proferpine, man-gea fans ypenfer, l’épaule gauche. Jupiter raffembla tous lesmembres de Pélops; & l’ayant reffufeité, il lui donna une épau-le d’ivoire, à la place de celle de chair, qui avoit été mangée.A l’égard de Tantale, il fut condamné à être tourmenté dans lesEnfers, par une faim & une loif excelfive & perpétuelle. Onl’enchaîna dans un lac, dont l’eau lui alloit jufqu’au menton, & oùune branche d’arbre, chargée de fruits, defeendoit jufques fur feslèvres; mais lorsqu’il vouloit prendre de ce fruit, la branche 1eredreffoit en haut, & lorsqu’il vouloit boire, l’eau fe retiroit.Hygin dit que Tantale fouffroit cette peine, pour avoir révéléaux hommes les fecrets que Jupiter avoit coutume de lui confier.D’autres difent que c’étoit un châtiment de fon avarice infatia-ble. Ovide en parle ainlî, Amorum, l. 2. Eieg. 2. v. 43.
Quærit aquas in aquis , e? poma fugacia captatTantalus, hoc illi garrula lingua dédit.
Voici l’application qu’Horace en fait à un Avare, Serm. I. 1. S.1. v. 68 cÿ faiv.
Tantalus a làbrisJitiens fugientia captatFlwnina. Quid rides ? mutato nomme, de teFabula narratur : congejlis undique faccisIndormis inbians, £? tamquam parcere facrisCogeris, aut piElis tamquam gaudere tabellis.
Hygin ajoûte que ce malheureux Roi avoit toûjours au deffusde fa tête une groffe pierre fufpcndue en l’air, qui fembloit l’al-ler écrafer. Lucrèce, l. 3. v. 993 , en fait auffi mention,
Nec mifer impendens magnum timet aère faxumTantalus.
On dit qu’il fit bâtir la ville de Smyrne, & qu’il eut trois fils,Pélops, Dafcylus, & Brocas, & une tille appellée Niobé. * Hy-gin, Fabul. 82. Diodore, l. 4.
TANT E'E, Tanteus, Roi des Affyriens, fuccéda à Tau-tanes, & pofféda le thrône pendant quarante ans. Il laiffa facouronne à Tiune'e. Voyez ASSYRIE. * Eufébe, in Coron.Ces Rois font du nombre de ceux qui ont été fuppofez par Ctéfias.
TANUSIUS GEM 1 NUS, ami de Cicéron, qui par-le avantageufement de lui, avoit écrit une Hiftoire, qui eft citéepar Suétone. On croit que c’eft le même que Tamisius, ouTamusius, dont parle Sénèque, Epift. 93.
T AN Y OXARCE’S, fécond fils de Cyrus & d’Amytis,eut de fa fucceflion le Gouvernement de la Baftriane, de la Cho-ramnie, de la Parthyéne, & de la Carmanie, avec le pouvoird’en recevoir tous les fruits, & la feule obligation d’être fournisà Cambyfe fon frère, & de lui fournir fon contingent de troupes.Un Mage , que ce Prince avoit fait frapper de verges, l’accufade former des deffeins fur la vie de fon frère, qui y ajoûta foitrop légèrement, & le fit mourir, mais fi fecrettement, qu’il n’yeut que trois Officiers du palais qui le furent. Sphendadate,(c’étoit le nom du Mage) qui reffembloit parfaitement à Tanyo-xarcès, prit fa place, & gouvernant en fon nom, ne fut recon-nu que d’un de fes Eunuques, qui en donna avis à Amytis. Lesefforts que cette Reine fit pour en tirer vengeance, furent inuti-les; le fecret ne fut éventé qu’après la mort de Cambyfe, & leMage qui régnoit fous le nom de Tanyoxarcès, étant enfin re-connu pour ce qu’il étoit, fut tué par les fept Conjurez. C’eftainfi que Ctéfias parle du fécond fils de Cyrus : Hérodote l’ap-pelle Smerdis, & raconte fon Hiftoire d’une manière un peu dif-férente. Voyez aulfi SMERDIS.
T A O. T A P. T A R.
T AOCARA, TAOCHARA, anciennement Arjinoê,ancienne ville de la Cyrénaïque. Elle eft: dans le Royaumede Barca en Barbarie, fur le Golfe de Sidra, entre Bernicho &Tolométa, à treize lieues de la première, & à neuf de la derniè-re. * Maty, Diü. Géogr.
TAORMINA, ville autrefois épifcopale. Elle eft en Si-cile dans la Vallée de Démona, fur la câite orientale, à neuf
lieues