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V c * Al Schannabi. Ebn Chalecan. Pococke. Elmacini, Hifl.Saracenicacum Frœf. Golii. Clenardi, Epift. Diüionnmn Allemand
A B ARQUE, Tabarca , ville d’Afrique, vers la Mer Mé-diterranée fur la côte du Royaume de Tunis, a été autrefoisîe Siége é d : un Evêque. Aujourd’hui elle n’eil confidérable quepar fon port, qui appartient à la Maifon de Lomellmi, de Ge-nes. Voyez auili T A B R A C A, & les citations. .
* T A B A R Y (Jean) de Médecin devint Chanoine d Arras,ftenfuite Evêaue. 11 eft Auteur d’un livre intitulé de Ane Medica,en fix livres, & dédié à Charles VI, Roi de France. * Valére
André, Bibliotb. Belgica, p. 5 69-
T A B A S C O, Province de l’Amérique feptentrionale, dansla Nouvelle Efpagne, & au Gouvernement de Mexique, a pourville capitale Tabafco , ou Notre- Dame de la Viftoire, que lesEfpagnols nomment Nueftra Senora de la Fittoria, en mémoire del’heureux fuccès d’un combat que Cortès foutint proche de celieu contre les naturels du païs. Elle eft à foixante & dix lieuesde Ciudad Réal. La Province de Tabafco confine vers le Le-vant avec l’Yucatan, vers l’Occident avec le Gualzacoalco ; vers lefud, elle eft féparée du Chiapa & de la Vera Crux par des monta-gnes, & vers le Nord, elle a la mer feptentrionale ou le Golfede Mexique. Sa longueur fuivant la côte de la mer eft d’envi-ron 4.0 lieues entre l’eft & l’oueft, & elle a prefque autant delargeur depuis la côte jufques aux montagnes de la Province deChiapa. Comme il y pleut prefque neuf mois de fuite, l’air yeft fort humide, mais chaud; ce qui y produit un grand nom-bre de moucherons fort incommodes. * Laët, Defcript, des In-des Occidentales, l. 5. cb. 30. Th. Corneille, D'A. Géogr.
T A B A T E, bourg qui eft fitué du côté du midi, à cinqmilles ou environ de Gaza, ville de la Paleftine. C’étoit la pa-trie de Saint Hilarion, fameux Solitaire. * Les Fies des Saints
Pères du défert, tome i.p. 128.
* TABBAHOTH, Néthinien. Ses enfans revinrent de lacaptivité de Babylone avec Zorobabel. * Efdras ou I. EJdras,cb- 2. v. 43.
* T A B B A T, ou TEBBATH, ville des Madianttes. •* Juges, cb. 7. v. 2.2.
TABE'EL, fut un de ceux qui écrivirent à Artaxerxèscontre les Juifs, & qui s’oppoférent au rétabliiïement du tem-ple. * Efdras ou I. Efdras, cb. 4. v. 7.
T A B E N N A , ifle d’Egypte dans la Thébaïde, où eftmaintenant la partie orientale de Saïd, proche l’ancienne villede Syéne, que l’on croit être Afna ou Afuan. Il y avoit un pe-tit bourg appellé Tabennis, dont il eft parlé dans la Vie de faintPachome. Foyez P A C H O M E (Saint)
jg, Cette ville étoit autrefois fameufe par la réputation desMoines aufquels elle donna le furnom de Tabenniofitce. * Palla-dius, Hift. Tripart.
TABERNACLE, eipéce de tente que Moïfe fit conftruire,fuivant l’ordre de Dieu pour fervir de temple aux Ifraëlites dansle Défert, & même dans la Terre-Sainte, jufqu’à la fondationdu temple de Salomon. Il eft ainfi appellé du Latin, Tabernacu-lum, quifignifie une Tente, parce que fa ftru&ure répréfentoità peu près une tente de guerre. Il avoit trente coudées delong, & douze en largeur & en hauteur. Les planches dont ilétoit conftruit, étoient revêtues de lames d’or. Vers le fond duTabernacle, Moïfe aVoit fait drefler quatre colomnes de bron-ze, dont les corniches étoient d’argent, & les bafes de bronzedoré. Les Sacrificateurs pouvoient aller dans tout le refte duTabernacle; mais il ne leur étoit pas permis d’entrer dans l’efpa-ce enfermé entre ces quatre colomnes, que l’on regardoit com-me Un ciel, où la Majefté de Dieu habitoît; & il n’y avoit quele Grand - Pontife, qui y entroit une fois l’an. Tout le Taber-nacle portoit le nom de Saint; mais cet endroit féparé étoitnommé le Saint des Saints. Il y avoit à l’entrée du Taber-nacle cinq colomnes d’or, pofées fur des bafes de bronze. Pro-che de ces colomnes defcendoit un voile de lin , attaché au hautdu Tabernacle. Ce voile étoit de couleur de pourpre, d’hya-cinthe & d’écarlate, & brodé de toutes fortes de fleurs, & d’au-tres ornemens, à l’exception des animaux. Pour le conferver,on le couvroit d’un autre voile, fait d’une étoffe propre à réfi-fter à la pluye. Le Saint des Saints étoit caché à la vue des Sa-crificateurs , par un voile de même tiiTure & de même couleurque le premier. Le haut & les côtez du Tabernacle, étoient or-nez de riches tapifleries ; & les dehors étoient couverts de peauxde chèvres, pour les préferver contre la pluye & les grandes ar-deurs du foleil. Le Tabernacle étoit dreffé au milieu d’une en-ceinte , qui formoit un quarré long de cent coudées, & largede cinquante. Il y avoit de chaque côté de cette enceinte,vint colomnes de bronze, & dix dans le fond fur la largeur. Laface étoit auffi large que le fond; mais la difpofition en étoit dif-férente, à caufe de l’entrée, qui étoit ornée d’une double colom-ne de bronze revêtue d’argent, & accompagnée au dedans detrois autres colomnes, rangées des deux côtez en droite ligne,pour former un veftibule, proche duquel il y avoit un grandvaifleau de cuivre fur une bafe de même métal, où les Sacrifica-teurs prenoient de l’eau pour laver leurs mains, & pour arroferleurs piez. Toute cette enceinte étoit environnée d’un grandvoile de lin tendu à l’entour, & qui lui fervoit comme de mur.Le voile de l’entrée étoit de lin de couleur de pourpre & d’hya-cinthe , & embelli de diverfes figures.
Moïfe renferma dans le Tabernacle, l’Arche de l’Alliance, la ta-ble des Pains de Propofition, le chandelier d’or & les autels.L’Arche de l’Alliance étoit une efpéce de coffre, fait d’un bois in-corruptible, que les Hébreux nomment Haron, & étoit entière-ment couverte de lames d’or, dedans & dehors. Il y avoit audeflus de l’Arche deux figures de Chérubins avec des ailes, fé-lon que Moïfe les avoit vus proche du thrône de Dieu. Cette
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Arche où Moïfe avoit mis les deux Tables de la Loi fur lef-queiles étoient écrits les dix Commandemens de Dieu, avoitfon lieu deftiné dans le Sanctuaire. La cable étoit ordinairementplacée du côté du feptentrion, alfez près du Sanctuaire, & onmettoit delTus douze pains fans levain, faits de pure fleur de fa-rine, rangez les uns lur les autres, fix d’un côté, & fix de l’au-tre; & fur ces pains étoient deux vafes d’or pleins d’encens.Chaque jour de Sabbath on ôtoit ces douze pains, pour en met-tre douze autres en leur place. Vis à vis de cette table, du cô-té du midi, il y avoit un chandelier à fept branches, dont chacuneportoit une lampe; le pié & les branches étoient d'or, a labeauté du travail égaloit ou furpaffoit le prix de la matière, ilétoit enrichi de petites boules rondes, de lis, de pommes degrenades, & de petites figures en façon de talfes, julquau nom-bre de foixante & dix, qui formoient les fept brandies. Entre•la table & le chandelier, étoit un petit autel quarré, fur lequelon brûloit des parfums en l’honneur de Dieu. Cet autel étoitrevêtu d’une lame de cuivre, & il y avoit delfus un brafier d’orenvironné de couronnes de même métal. A l’entrée du Taber-nacle étoit un autre autel plus grand , fur lequel, au lieu de bra-fier , il y avoit une grille, au travers de laquelle les charbons& la cendre de ce qu'on y brûloit tomboient à terre; car il n’a-voit point de piédellal. * Joféphe, Hift. des Juifs, l. 3. c. 7,qui l’a tiré de 1 ’Exode, cb. 25. (ÿ fuiv. en y changeant quelquechofe.
TABERNACLES. Les Juifs ont une Fête qu’ils nom-ment la Fête des Tabernacles ou des Tentes, en mémoire de cequ’ils campoient ainfi dans le Défert, à la fortie d’Egypte. Onl’appelle Scénopégie, Zxwxr.y'm en Grec, qui eft un mot compo-fé deEjctjvij, tente, & de erriyvveiv, conftruire, faire, planter. Ellefe célébré le 15 dumoisdelïfri, qui répond à celui de feptembre.Cette Fête eft commandée dans le cbap. 23. du Lévitique, où ileft dit, Fous habiterez fept jours dans des Tabernacles ou Tentes.Léon de Modéne dit que chacun fait chez foi en un lieu décou-vert, une cabane couverte de feuillages, tapilfée à l’entour, &ornée autant qu’on le peut, ils boivent & mangent là-dedans,& quelques uns même y couchent; du moins ils y paffent toutle tems du jour & de la nuit, qu’ils ont accoutumé d’être à lamaifon, & cela pendant fept jours. Le huitième jour eft folem-nifé avec de grandes cérémonies, dans une affemblée publique.La Fête de la réjouïffance de la Loi, Laetitia Legis, qui fe célé-bré le lendemain, fait partie de la Fête des Tabernacles, laquel-le dure ainfi neuf jours. Les deux premiers jours, & les deux:derniers de cette Fête, font folemnels; mais les cinq qu’ils ren-ferment ne le font pas tant. Ils font fi bien, qu’ils recouvrentpour ce tems-là, une branche de palmier, trois de myrte, deuxde faule, une de citronnier; & lorsque dans la Synagogue onrécite les Heaumes Hallel, ils prennent dans leur droite toutes-ces branches liées enfemble, excepté celle de citronnier, qu’ilstiennent à la gauche; & en les approchant les unes des autres,ils les agitent vers les quatre parties du monde, comme il eft ditau Lévitique, cb. 23. v. 40. Et vous prendrez au premier jour unbeau fruit d’arbre & palmes de dattiers. Puis chantant quelquesCantiques, ils font une fois chaque jour le tour de ce petit au-tel ou pupitre, qui eft dans la Synagogue, tenant en leurs mainsces branches d’arbres ; parce qu’autrefois on faifoit la même cé-rémonie dans le temple autour de l’autel. * Foyez Léon de Mo-déne, Traité des Cérémonies, partie 3. cb. 7.
TABERNÆMONTANUS (Théodore-Jacob) étoitde Bergzabern, petite ville dans le Duché de Deux-Ponts. Ilprofefla d’abord la Pharmacie, & étant allé en France, il reçutà Paris les degrez de Dofteur en Médecine. De retour dans farpatrie il exerça la Médecine, &fut Médecin de l’Eledeur Pala-tin, de l’Evêque de Spire, & d’Adolphe, Comte de Naflau-Sar-brug. 11 exerça auffi la Médecine à Worms, d’où il pafla àHeidelberg, où il mourut en IS90. Il fe fervoit de peu de re-mèdes étrangers, croyant que la bonne Providence faifoit croîtredans chaque païs les plantes néceffaires aux Habitans. On a delui, Herbarium 36 annorumfpatio congejtum, inquo ultra 30CO Jim-plicium continentur; Thefaurus Tbermarum & Acidularum ; Confi-lium curandœ febris , & pra&ica de cavenda pefte. * Ex Fitis Me-dicor. Melchioris Adami. Freheri Theatrum, p. 1292.
T A B E U, petite Province d’Afrique au dedans du païs desNègres. Elle eft au Nord d’Autin, au Sud & à l’Eft d’Adon»& au Couchant de Guafo. Les Habitans portent leurs denréesà Sama, où les Hollandois ont un Fort. Pendant que les Por-tugais étoient Maîtres du château de la Mire, ils alloient au mê-me lieu de Sama faire leurs provifions de volaille & de grains.* De la Croix, Rélation de l’Afrique, tome 3. Th. Corneille»DiEt. Géogr.
TABIENSIS, ou Jean de Tabie. Cherchez C A G N AZ-ZO.
T A B I N (Le Cap de): c'eft un Cap que les Anciens met-toient dans la Scythie, à l’endroit qui avance le plus dans l’O-céan feptentrional. M. Witfen dans fa Carte des parties fepten-trionales de l’Europe & de l’Afîe, place ce Cap fous le 152 de-gré de longitude, & environ fous le 75 de latitude, & il avertitqu’on ne fait pas combien il avance vers le nord, parce qu’onn’a jamais fait voile autour de ce Cap, ni des côtes voifines. LesHollandois ont Jongtems cherché un chemin par l’Océan fe-ptentrional pour aller à la Chine, n’ayant pu palier au delà du107 degré de longitude, à caufe des glaces.
T A B I T H A, autrement nommée DORCAS, veuvedévote, que faint Pierre reflùfcita à Joppé. * AEtes des Api-très , cb. 9. v. 56 & fuiv.
TABLE-RONDE, forte de joûte ou combat fîngulier,ainfi nommé, parce que les Chevaliers qui y avoient combattu,venoient au retour fouper chez celui qui étoit l’auteur de la joû-te, ou ils étoient alfig à une table ronde. Les anciens RomainsA a don-