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8 (1740) Lettres SEH - Z
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414 S U R. S U S.

fabelle, fuccéda au premier en 1163. Sa poftérité demeura enpoiTefijonde ce titre jufques à la quatrième génération en 1347,où la poftérité mâle finit. Richard Fitz-Alan, Thréforier duRoyaume, fut alors nommé Comte de Surrey. En 1398, Tho-mas Holland, Comte de Kent, fut créé Duc de Surrey & depuisdécapité. Thomas Fitz-Alan, fils de Richard, mourut Comtede Surrey en 1414. En 1450, Jean, LordMowbray, fut crééComte de Warren & de Surrey, & enfuite Duc de Norfolck.En 1483, Thomas, Lord Howard, Thréforier du Royaume,& enfuite Duc de Norfolck, fut nommé Comte de Surrey, &c’eft dans cette Maifon que ce titre réfide encore aujourd’hui. *DiBion. Allemand.

S U R S E'E, petite ville de SuilTe, dans le Canton de Lu-cerne, fur la rivière de Sur, à l’endroit où elle fort du Lac deSempach, entre la ville de Lucerne & celle d’Araw, environ àcinq lieues de chacune. Surfée eft une ville, quife gouvernepar elle-même, fous la proteétion des Lucernois, aufquels fonAvoyer, qui eft le premier Magiftrat, prête ferment de fidélité.

* Maty, DiB. Géogr.

* SUR S IN (Jean) Dotteur en Médecine, étoit de No-gent - le- Rotrou dans le Perche. Il fut d’abord Régent de Rhé-torique dans le Collège de la Fromagerie à Angers, & il en futle Principal en 1596- Ce fut dans la même année qu’il fit im-primer en un petit volume in folio une Grammaire Gréque, avecun Lexicon des Racines Gréques. Quelque tems après il prit àAngers le Bonnet de Doéteur en Médecine, & en cette qualitéil fut Recteur de l’Univerfité en 1611. Il fit tous fes efforts pourfaire établir dans la même Univerfité une Ecole d’Hébreu. *Mémoires du tems.

SURUNGA ou SURANGA, ville capitale d’unRoyaume de même nom, vers la côte méridionale du Quanto ,dans l’Ifle de Niphon, une des Ifles du Japon. ♦Maty, DiB.Géogr. Surunga étoit fort peuplée pendant que les Empereursdu Japon y faifoient leur réfidence. Mais après que Toxogun-fama, qui fut élevé à l’Empire en 1620, eut condamné fon frèreà fe fendre le ventre pour quelque mécontentement qu’il enavoit reçu, la plupart des Bourgeois l’abandonnèrent pour fe re-tirer en d’autres places, & le commerce y étant tombé en déca-dence, la ville déchut entièrement de fon premier luflre. Voicide quelle manière fe fait le fupplice auquel Toxogunfama con-damna fon frère. Le Criminel s’ailîed à terre fur les genouxdans une place publique & devant un temple, ayant les piezcroifez fous lui, & l’eftomach découvert jufques au deflous dunombril. Il y a un homme derrière lui pour lui aider â fe tueren cas qu’il tombe d’abord en foiblefTe, & un autre devant quilui préfente le couteau. Douze de fes plus proches parens &amis font ailis à terre, â fes côtez â une diltance égale. SixPrêtres, aufli aflïs derrière celui qui doit prêter fa main pourl’éventrer s’il en a befoin, prennent foin de l’encourager enmourant,- & de l’enterrer quand il eft mort. Ce genre de fup-plice s’étend quelquefois fur les parens du coupable quoi qu’in-ïiocens, dans quelque endroit de l’Empire qu’ils fe trouvent.

* Ambaffade des Hollandais au Japon, partie 1. Th. Corneille,DiB. Géogr.

S U R Y, eft une famille très - ancienne & fort illuftre enSuilTe , qui de tout tems a occupé les premières charges du Can-ton de Soleurre; fur tout dans les trois derniers fiécles. Ellecompte fix Avoyers tirez de fon fein. C’eft la première chargede ce Canton. * Mémoire manufcrit.

SUR YNAME, forterefle des Hollandois fituée dans laGuyane, dans l’Amérique méridionale , à l’emboûchure de larivière de Suryname dans la Mer du nord. 11 y a dans ce lieuune bonne Colonie de Hollandois & de François. On en tireune grande quantité de fucre.

sus.sur.suv.suz.

S U S, grande rivière de Barbarie en Afrique. Elle prend fafource dans de grandes montagnes, aux confins du Darha,traverfe le Guzula, province du Royaume de Maroc, enfuiteentrant dans celui de Sus, elle y baigne Tejeuta, Méfia & A-goanarba, où elle fe décharge dans la mer. * Maty, Diüion.Géogr.

SUS, Principauté dans le Biledulgérid en Afrique, à laquel-le quelques-uns donnent le nom de Royaume, & mêmed’Em-pire, étoit une province du Royaume de Maroc, du tems queSainte - Croix étoit aux Portugais. Depuis que les Efpagnols fefurent rendus maîtres de Portugal, vers l’an 1580, & que lesPortugais eurent abandonné cette place, aufli-bien que cellesde Safie & d’Arzille fur les mêmes côtes, les Barbares des envi-rons s’y établirent; & s’y étant fortifiez refuférent l’obéïflancequ’ils dévoient au Roi de Maroc, pour fe foumettre à un Prin-ce choifl entre eux, qui réfida à Illec, capitale de ce pais. Cet-te Principauté fubfifta jufqu’à l’arrivée de Mouley-Archy, quifubjugua ces peuples. Ils lui obéirent pendant tout fon régne ,

& fous les deux premières années de celui de Muley - Séméïn ;mais enfuite ils fe révoltèrent, & fe donnèrent à Muley-HametMéhérez. Il y a deux provinces, dont Tune eft Sus, où fontles villes de Tarudant, & de Sainte-Croix, nommée par lesBarbares Agader - Aguer ; & l’autre eft Schel, où eft la ville d’Il-lec , qui eft grande, riche, & bien peuplée. Ces provincesfont féparées du Royaume de Maroc, par des montagnes très-hautes, & prefqueinacceflîbles; & du Royaume de Tafilet, pard’autres montagnes aufli élevées. Sainte-Croix & Aguilou,font les lieux où les vaifleaux viennent négocier. Le terroir deSus eft fertile en mines, en grains, en fruits & en pâturagespour les troupeaux. On en tire aufli le bon Indigo, qui fertaux teintures, l’alun & le meilleur laiton, que Ton nomme fu-fi; outre l’or de Tibar, que les Nègres appellent mcnaqui. On

SUS.

y voit beaucoup de châteaux & de villages, où les Barbares fefont fortifiez. Les Sufis font plus adroits aux armes, & plusguerriers que tous les autres peuples de l’Afrique. Us ont toutce qui leur eft néceffaire pour vivre, excepté la laine, qui leureft apportée de beaucoup d’endroits par les Marchands Chré-tiens. * Mouette , Hiftoire du Royaume de Maroc.

S U S A , ville du Royaume de Tunis en Barbarie, entre Ha-mamétha & El - Média, fur la côte, où elle a un bon port. Ellea aufli une bonne citadelle. Quelques Géographes la pren-nent pour l’ancienne Siagul, & d’autres pour l’ancienne Rufpina .* Maty, DiB. Géogr.

S U S A, nom d’homme. Voyez S A U S Ç A.

S U S A N N E, fille d’Helcias ou Helcia, que Ton croit avoirvécu dans la Judée du tems de Jofias, Roidejuda, & femmede Joakim, eft célébré dans l’Ecriture par fa chafteté. Elle avoittant de charmes, qu’elle fit naître une violente & criminelle paf-paflion dans le cœur de deux vieillards qui étoient Juges &Conduéteurs des Ifraëlites. La pudeur. étouiFa affez longtemsla paflion criminelle de ces deux infames'vieillards. Mais enfinils fe découvrirent l’un à l’autre leurs penfées fecrettes, & for-mèrent un déteftable complot entre eux, pour furprendre Sufan-ne lorsqu’elle fe baigneroit feule dans fon jardin: car s’y étantenfermez en fecret, ils prirent l’occafion que fes fervantes étoientallées quérir les chofes dont elle fe devoit fervir dans le bain.Us coururent à elle, lui découvrirent leur infâme paflion, & lamenacèrent, fi elle réfiftoit, de dépofer publiquement qu’ilsavoient trouvé avec elle un jeune homme pour la corrompre.Sufanne répondit qu’elle aimoit mieux tomber entre leurs mains,étant inno'cente, que de commettre un péché devant Dieu. Larage fuccéda à l’amour de ces vieillards, qui l’accuférent d’avoircommis un adultère, & la condamnèrent à perdre la vie. Lors-qu’on la menoit au fupplice, pour être lapidée, Dieu fufcitaDaniel qui fit examiner de nouveau cette affaire. Celle quiavoit été condamnée fut trouvée innocente, & fes Juges ayantété convaincus d’impudicité & de calomnie, fouffrirent la mê-me peine qu’ils lui vouloient faire fouffrir, vers Tan du monde3428, & le 607 avant Jefus-Chrift. * Daniel, c. 13. ou Hi-ftoire de Sufanne dans les livres que les Prateftans tiennent pour Apo-cryphes.

S U S A N NE, une des femmes qui fuivoient Jefus- Chrift& Tifllftoient de leurs biens. * Luc , ch. 8. v. 3.

S U S A N N E, Vierge & Martyre à Rome dans le troifiémefiécle, eft célébré dans TEglife Romaine; mais les Aftes de faVie & de fon Martyre font fabuleux. On la fait nièce du PapeCaius, & parente de Dioclétien. On dit qu’il la voulut marierà Maximien, & que fur le refus qu’elle fit d’époufer un hommemortel, parce qu’elle avoit fait vœu d’être époufe de Jefus-Chrift, elle fut condamnée à mort par Dioclétien; mais toutecette. Hiftoire eft feinte, & ne s’accorde point avec la véritableHiftoire du tems. Cependant on honore une fainte SufanneVierge & Martyre l’onzième août. * ABa apwiBollandum.

SUSARION, étoit deMégare. C’étoit un Poète Comi-que extrêmement médifant. 11 reprenoit les défauts des hom-mes avec tant de liberté qu’il falut porter desloix pour reprimerfa licence. Si l’on en croit Clément Alexandrin, Stromat. I. 1,Sufarion fut l’Inventeur de la Comédie. On trouve quelquesuns de fes vers, dans Stobée, Sermoôp. Etant mal marié on ditqu’il prononça ces vers fur le théâtre ;

Audite populus, Sufarion bcec dicit,

Malum funt mulieres, verurn tamen, i populares,

Hoc fine malo domum inhabitare non licetNam iÿ uxorem ducere non ducere malum eft.

* Raguf* Elogia Siculorum.

SUSCHITZ, petite ville de Bohême. Elle eft dans leCercle ou la Préfeélure de Prachen, fur la rivière d’Ottawa,environ à douze lieues de Pilfen vers le midi. * Maty, DiB.Géogr.

S U S D A L, ville archiépifcopale de Mofcovie. Elle eft ca-pitale du Duché de Sufdal, & fituée fur la rivière de Clefma ou *Klefma.à vint-fept lieues de la ville de Mofcou vers le nord-eft.Cette ville n’eft bâtie que de bois; ce qui lui eft commun avecla plupart de celles de Mofcovie. * Maty, DiB. Géogr.

S U S D A L (Le Duché de) province de Mofcovie. Elleeft entre celles de Wologda , de Wolodimer, de Rézan, deMofcow, de Rofthow, & de Jéroflaw. Le Sufdal eft un païsplat, &fort fertile, mais prefque tout couvert de forêts. Il aeu longtems fes Princes particuliers ; mais le Czar Jean Bafilas’en rendit le maître. La ville de Sufdal, fur la rivière deKlef-ma, en eft le feul lieu confidérable. * Maty, DiB. Géogr.

SUSE, ville de Perfe, capitale de la Sufiane, étoit bâtie âl’entrée d’une grande plaine, qui s'étendoit à perte de vue ducôté du midi, & étoit arrofée par le fleuve Eulæus ou Choafpès,aujourd’hui Tiritiri. Strabon dit qu’elle fut bâtie par Tithon ,père de Memnon ; & Pline ajoûte que Darius la répara. Ellefutleféjour des Rois de Perfe, qui y paffoientleprintems. De-puis, Alexandre le Grand Payant prife, y époufa Statira, maisaujourd’hui cette ville eft entièrement ruinée. A peine fait-onle lieu où elle a été bâtie ; cependant quelques Géographes mo-dernes aflurent que fon nom moderne eft Soufter. * Strabon,l. 15. Ptolomée. Pline. Quinte-Curce, &c.

SUSE ou SUZE, ville du Piémont, fur la Doire, eft lacapitale du Marquifat de même nom, au pié des Alpes, nom.mées anciennement Alpes Cottiennes,. aujourd’hui le Mont-Cénis,

& le Mont-Genévre, qui fépare le Piémont d’avec le Dauphiné.Plufieurs croyent que ce fut à Suze qu’on éleva un Trophée il’Empereur Augufte Tan 740 de la fondation de Rome, & 14 ansavant Jefus-Chrift. L’Infcription y fubfifte encore fur un Arc

triom-