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8 (1740) Lettres SEH - Z
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S U N. S U 0 . S U P.

jufques au delà des cafcades du Zaïre, le long de fes deux rive*jufques à Anfico vers le feptentrion. Au midi elle a la provin-ce de Pango, & c’eft entre ces deux provinces, & près des ca-fcades du Zaïre qu’eft bâtie Sundo, la principale habitation dupais, & le fiége du Viceroi. Les Habitans font grand trafic defel & de toiles colorées qu’on leur apporte des Indes & du Por-tugal , & fournifient en échange des toiles de palme, des dentsd’éléphant, des fourrures de martres, & des ceintures, faites defeuilles de palmes, dont ils font grand cas. On trouve aufli danscette province beaucoup de cryftal & d’autres métaux entrelefquels le fer eft celui qu’ils eftiment davantage, parce qu’onen fait des couteaux & des épées. * Linfchoten, Defcript. delàGuinée, cb. 5. De La Croix, Rélat. de l’Afrique, tome 3. Th.Corneille, Diiï. Géogr.

SUNGK 1 AN G, ville de la Chine, dans la province deNanking, eft tout à fait marchande: deux autres villes en dé-pendent.

* SUNI ou SÇUNI, troiiiéme fils de Gad l’un des dou-ze Patriarches. Il fut le Chef d’une famille, qui fut appelléedefon nom la famille des Sunites. * Nombres, cb. 2 6 . v. 15.

S U NI E LH, femme , qu’Erinanaric ou Hermenric, Roides Suéves en Efpagne dans le cinquième fiécle, fit mourir avecbeaucoup d'injuftice. Ce Roi tranfporté de fureur, parce qu’ilne pouvoit fe venger fur la perfonne d’un Capitaine, qui s’étoitenfui , après avoir quitté fon parti, fit prendre Sunielh fa fem-me, & la fit attacher à deux chevaux indomtez qui la mirent enpièces. Sarus & Ammius, frères de cette innocente femme ,vengèrent fa mort, & blefférent Ermanaric-, qui mourut quel-que tems après. * Procope, de Reb. Gotborum, &c.

SUNNEBERG, petite ville de la Nouvelle Marche deBrandebourg, eft iituée dans le Duché de Sternberg, entre desmontagnes fort hautes, près du confluent de la Warte & de l’O-der, environ à trois lieues de Cultrin. Sunneberg eft un Bail-liage dçs Chevaliers de Malte, duquel dépendent plufieurs Com-manderies ficuées dans la Marche de Brandebourg, la Poméra-nie, la Luface, & les Duchez de Saxe & de Meckelbourg. L’E-lefteur de Brandebourg, maintenant Roi dePrufle, élit le Baillifde Sunneberg; mais l’Ordre de Malte , pour conferver le fouve-nir de fon droit, nomme aufli un de fes Chevaliers Baillif titulai-re de Sunneberg. * Maty, DiB. Géogr.

S U N NI N G , petit bourg d’Angleterre , qui donne fonnom à une contrée du Comté de Berk, à trois milles Anglois deReading au nord-eit. Il eft furlaTamife, remarquable pouravoir été le Siège de huit Evêques, avant qu’il eût été tranipor-té à Sherbourg, & de là à Salisbury. * Dift. Anglois.

SUNNIS, nom de la Sefte des Mahométans Turcs, en-nemie de celle des Schiais, c'eût à dire , des Mahométans de Per-de. Les Sunnis foutiennent que Mahomet eut pour légitimefucceflèur Abubéker , auquel fuccéda Omar, puis Ofinan, &Mortuz-Ali, neveu & gendre de Mahomet. Ils difentqu’Of-man étoit Sécretaire de Mahomet, & homme de grand efprit;que les trois autres étoient non feulement des gens fort éclairez,mais aufli de grands Capitaines ; & qu’ils ont plus étendu leurLoi par la force des.armes, que par les raifons. C’eft pourquoi,dans cette Secte des Sunnis, il n’eft pas permis de difputer de laReligion, mais feulement de la maintenir par les armes. Dansl’Empire du Grand’MogoI, & dans le Royaume de Vifapour, onfuit la Seéte des Sunnis ou Turcs; & celle des Schiais ou Per-fans. à Golconde. * Tavernier, Voyage de Perfe.

SUN T GA W , SUNDGAW ou SUNDGOW.Voyez S U N D G A U.

S U O L A, petite ville de la Livadie en Grèce, fur le Golfede Lépante, au pié du Mont-Parnaffe, & à fix lieues des rui-nes de Delphes vers le midi. Cette ville eft l’ancienne Anticyraou Anticyrrba, ville delaPhocide, différente d’une autre Anti-cyre, qui étoit dans le païs des Locres Epicnémidiens, à l’em-bouchure de l’Agrioméla , dans le Golfe de Zeiton, près delàpetite Ifle d’Anticyre, célébré par le bon ellébore qu’elle pro-duifoit. * Maty, Dict. Géogr.

S U P A R A, petite ville, capitale d’un Royaume de mêmenom. Elle eft; fur la côte occidentale de Pille de Célébès en A-fie. * Maty , DIB. Géogr.

^SUPE’RIEUR, le Lac Supe'rieur ou le Lac de Trâcy :c’eft un des plus grands Lacs de la Nouvelle France, dans l’Amé-rique méridionale. Le Père fîennepin Recollet aifûre.qu’il acent cinquante lieues du Couchant au Levant, & foixante dunord au fud; & qu’en plufieurs endroits on ne peut pas en trou-ver le fonds. Ce Lacfe décharge dans celui desldurons, ou deCarégnondi , par un canal peu long, mais fort large.

* S U P E R S A X (George) fe diftingua par fes talens dansle Valais ou il étoit né, & dans les guerres d’Italie. Aidé desFrançois, il fit une rude guerre à Matthieu Cardinal & Evêquede^Sion, qui eut le crédit de le faire mettre en prifon dans leChateau-S. Ange. Mais le Roi François, I. du nom, nefedon-na point de repos, qu’il ne l’eût fait mettre en liberté, & qu’iln’eut fait chaffer du Valais le Cardinal. Il mourut en 1529. Ileut d’ue feule femme 12 fil s & onze fi j[ eS- * Gr _ Univ _

S' m ^ er > T P^ ï cr - Vallejiœ. Guicciardin. Pauljove.

* ,°i* T ,*-* ” nor n du païs où étoit Ràmath. On

croit que c eft le même pais que Sopbim : ce qui a fait donner lenom de Ramatb - Sopbim à la ville dont étoit Samuel. * I. Samuelou I. Rois, cb. 9. v. 5.

S U P H, nom d’homme. Voyez T S U P H

S U P H A. Voyez T S O P H A H.

*SUPHAM, SÇUPHAMouSÇEPHUPHAM,

nis de Benjamin, l’un des douze Patriarches. Il fut Chef d’unelamille, qu’on nomma de fon nom la famille des Suphamites. *Nombres, cb. 26. v. 39.

S U P H 1 s I, Roi des Memphites, fuccéda à Méfociis, l’an

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2094 avant Jefus - Chrift. C’eft lui que Manéthon fait Auteurd’un livre très-ancien fur la Religion. 11 a régné 16 ans. *Manéthon.

SUPHIS II, Roi des Memphites, commença à régner l’aii1932 avant Jefus- Chrift. C’eft lui qui bâtit la grande pyramide.Il régna 63 ans. * Hérodote, i. 2. Diodore, 1.1. Manéthon& Africanus, apud Eufeb. inCbron. Marsham, Canon. Cbronicus.M. Du Pin, Bibliotb. Univerf. des Hift. Prof.

S U P I N O, ancien bourg des Samnites. 11 eft maintenantdans le Comté deMolife, province du Royaume de Naples, àfept lieues de Bénévent vers le nord. * Maty, Diiï. Géogr.

SUPPLICES. Les Juifs avoient quatre efpéces de fup-plices capitaux, le lapidement, l’occifion par l’épée, brûler Stétrangler. Le crucifiement étoit un fupplice des Romains. Ileft vrai que les Hébreux pendoient au bois, mais c’étoit une dé-endance de la lapidation principalement. Quand un hommevoit été lapidé ou tué par l’épée, ils lui iioient les deux main*enfemble, plantoient un bois tout droit, d’où fortoit.un autrebois de traverfe ; ils pafloient ce bois traverfant entre les deuxmains du mort, & le laifloient pendre là jufques au foir. Pourcouvrir abfolument le péché du fupplicié & comme pour en abo-lir la mémoire, on enfeveliffoit, à ce que dit Maimonides, l’é-pée avec laquelle on l’avoit mis à mort, la pierre avec laquelleil avoit été lapidé, ou la ferviette avec laquelle il avoit été é-tranglé.

Les Rabbins racontent plufieurs formalitez qui accompa-gnoient & quifuivoient la décifion des Juges en matière crimi-nelle. Quand il-étoit queftion de décider de la vie, ou delàmort d’un homme , on y procédoit avec beaucoup de foin.Lorsque les témoins avoient été ouïs, on renvoyoit l’affaire aulendemain; les Juges fe retiroient chez eux, mangeoient peii& ne buvoient point de vin. Le lendemain ils fe raflembloientdeux à deux, pour examiner de nouveau les circonftances duprocès. Après cet examen on pouvoit encore réformer lejuge-mentj de .'manière que celui qui avoit voté pour la condamna-tion pouvoit abfoudre, mais celui qui avoit abfous ne pouvoitplus changer. La fentence étant prononcée , le Criminel étoitconduit au fupplice. Un homme placé à la porte de la cour, te-nait un mouchoir à fa main, un peu plus loin étoit pofté un Hé-raut à cheval. S’il fe préfentoit quelqu’un pour parler en fa-veur du condamné, la première fentinelle faifoit figne de fonmouchoir, & le Cavalier couroit pour faire ramener le coupa-ble. Deux Juges marchoient à fes côtez pour entendre s’il avoitlui même quelque chofe à dire pour fa juftification. On pouvoitramener le criminel jufques à cinq fois pour entendre ceux quivouloient produire quelque chofe pour fa juftification. S’il n’yavoit rien qui arrêtât l’exécution, on publioit à haute voix : Uiitel eft abandonné tour un tél crime. Tels £? tels ont dépofé contre lui.Si quelqu’un a des preuves de fon innocence qu’il les produife. * Ju-rieu, Hiftoire des Dogmes, £j?c. p. 389. Dom Calinet, Dict. dtla Bible.

♦SUPPLIMBURGouSUPPLINGENBURG,château d’Allemagne dans le Duché de Brunswick, fur le Schon-ter. Il eft à l’eft de la ville de Brunswick, tirant vers le fud, &en eft éloigné de fix à fept lieues

SUPRASAX. Voyez SUPERS AX.

SUR.

S U R: c’étoit anciennement un grand défert de l’Arabie Pé-trée. Les Ifraëlites y entrèrent lorsqu’ils eurent pafifé làMer Rouge. Il étoit au nord de la ville, qu’on nomme main-tenant El Tor. * Maty, Diiï. Géogr.

SUR, nom d’homme. Voyez T S U R.

SUR, rivière. Voyez SAUVER.

S U R A, ville des Indes. Elle eft dans l’Ifle de Java, fur leDétroit de la Sonde, dans une prefqu’ifle qui joint la côte occi-dentale avec la méridionale. * Maty, DiCt. Géogr.

S U R A , ville de la Syrie, près de l’Euphrate, autrefoi*Epifcopale, fous la métropole de Hiérapolis. * Maty, Dict.Géogr.

S U R A, bourg dans la Lycie, province de l’Afie Mineure,entre Strumida & Bhellos, étoit fameux autrefois par les Oraclesque les Prêtres ou les gens du pars y rendoient en confidérahtles poiflons. * Voyez Plutarque.

S U R A, rivière, maintenant le SOU R. Voyez S O U R.S U R A (Æmilius) a écrit un Traité des années du peupleRomain, où il marquoit l’ordre des Magiftratures, comme nousl’apprenons de Velleius Paterculus, l. 1. c. 8. Plufieurs dou-tent fi ce n’eft pas ce Mamilius Sura, dont parle Pline, l. 8.xo. 17. 18 & 19. Cherchez aufli PALPHUItlUS SURA;S U R A B A I A. Voyez S U R B A I À.

SURATE, ville du Royaume de Guzarate, dans l’Empiredu Grand Mogol, fur le Golfe de Cambaye. Toutes les mai-fons y font fort belles, particuliérement celles des François, desAnglois, des Hollandois & des Arméniens. Le négoce y eft fortcohfîdérable; car on y trouve quantité de diamans, que l’on re-çoit du Roi de Golconde, tributaire dû Grand Mogol ; desper-les qui fe pêchent au Cap Comorin, & en plufieurs endroits dtiGolfe Perfique,- de l’ambre gris que les côtes qui font vers leCap de Bonne-Efpérance, produifent abondamment; du muflequi vient de la Chine ; & de la civette, que l’on recueillé de l’a-nimal qui porte ce nom. Il y a auIC de toutes fortes d’étoffeSde foye & d’or, des toiles de coton extrêmement belles, de l’in-digo , & quantité de drogues pour la Médecine, quicrcifîentdans le païs, ou y font apportées d’Arabie. Les épices fe tirentdes Indes; la mufeade vient de Malaca; le girofle de Macaçar;la canelle de Pille de Ceylan; & le poivre de toute la côte deMalabar. Ainfi il n’y a rien de rare que les magaüns de SurateF f f à*

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