DE MATHÉMATIQUES. 2-79
latitude ; & l’autre du changement d b en déclinaifon ; maisque l’une fe calcule par des opérations femblables à cellesqui donnent l'autre, en changant le mot latitude en celui 'de déclinaifon , & réciproquement.
2°. Que chacun de ces deux termes peut croître jufqu’àl’infini par l’augmentation de la latitude, depuis o° jufqu’àço° ; enforte que la formule devient infuffifante lorfqu’onfe trouve près du pôle ; mais dans ce cas , on auroit recoursà la folution générale (331).
Additions à ce qui a été dit dans la troifihne Sec-tion ,fur la manière de trouver la longitude enmer , par l’obfervation de la diftance de la Luneaux Etoiles.
333. Nous avons dit (284") que lorfque l’arc de la dif-tance de la Lune à l’étoile eft petit, les correélions quel’on fait à la diftance apparente, par la méthode expofée(28o),devenoient douteufes. 11 faut'donc alors , ou employerune étoile plus éloignée , ou trouver un moyen de calculerplus exaéîement la correftion qu’on doit faire à la diftance.Nous nous arrêterons d’autant plus volontiers fur ce der-nier objet, qu’il devient fouvent indifpenfable lorfqu’onfait ufage du Mégamètre. Cet infiniment, dans la conftruc-tion duquel Al. de Charnières , Lieutenant de vaiflcau , s’eftpropofé de rendre l’éliomètre de Al. Bouguer applicable àla mefure des diftance d’étoiles à la Lune, a l’avantage demefurer ces diftances avec une précifion beaucoup plus gran-de qu’on ne peut le faire avec l’oélant. Mais comme lesarcs qu’il peut mefurer dans fon état aéluel, ne vont guèresau-delà de 8 à 10 degrés, il faut pour calculer la correélionde la diftance, une méthode plus rigoureule que celle quenous avons donnée (280). Entre piufieurs que l’on peutaifément trouver, nous nous arrêterons à la fuiyante.
356. Par l’heure de l’obfervation de la diftance de la Luneà l’étoile, on a l’angle horaire du Soleil ; Si. par la diffé-rence d’afeenfion droite entre l’étoile & le Soleil, on al’angle au pôle, entre l’étoile & le Soleil; on aura doncfacilement l’angle horaire de l’étoile. Alors dans le triangleZPS ( fig. 68 ) où l’on connoît le complément ZP de lalatitude, la diftance PS de l’étoile au pôle ( par le .ca>