DE MATHÉMATIQUES. 2.1S
Lune à ce même inftant fous un autre méri-dien : puifqu’d ne s’écoule aucun intervalle detemps entre l’inftant pour lequel on a calculé,& celui auquel on obferve , on ne doit apper-cevoir entre le lieu calculé , & le lieu obferve,d’autre différence que celle que peut occafion-ner la parallaxe , la réfraétion & la hauteur del’œil au-deffus de l’horizon ( 166 & fuiv.
Mais fi par le défaut de connoiffance de lalongitude du lieu où l’on obferve , on a cmfaulfement faire l’obfervation à l’heure pour la-quelle on a calculé ; ou ce qui revient au mê-me , fi ayant fait l’obfervati n à une certaineheure comptée fous le méridien où l’on eft, ona mal eflimé l’heure que i’on doit compter àParis à ce même inftant ; alors outre la diffé-rence due aux caufes que nous venons de rap-peler , on en trouvera une autre qui fera pré-cifement le chemin que la Lune aura fait parfou mouvement propre, pendant l'efpace detemps dont on s’eft trompé; donc fi l’on con-noit la vîteffe aéluelle de la Lune , on pourrapar cette dernière différence & par la viteffe ,connoîrre l’erreur dans laquelle on étoit fur letemps , ou fur la longitude.
26(5. Tel eft le fondement des méthodes qu’orta imaginées jufqu’ici pour trouver les longiLuduspar les mouvemens de la Lune. Mous 11e lesexpliquerons pas toutes; mais lorfqu’une foison aura bien faifi celle que nous allons expofer,il lera bien facile d’entendre & de fuivre lesautres fi on le juge à propos.
270. D’après ce que nous venons de dire , onvoit que nous avons deux objets à remplir;
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