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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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Vertut.

Pomade deiafrain.

Pomaderougeponrles levres.

Pom ade deraifins ra-te (ans feu.

9 yg PHARMACOPE'E

laiflerpeiidaiudixoudoiueheures, oujufqu'aconfomption Je prefque touteVhu-midite aqueufe , on coulera la pomade avec expreffion, on la punfiera de les fe-ces Sc on la eardera au befoin.

Ons'en fert pom les eievures du nez Sc de la bouche,pour lesfentes & crevafTesdes levres, des mammeles, des mains, des pieds, pour ramolir lapeau.

La pomade tire ibn nom & une partie de fa vertu des pommes ; mais on preparebeaueoup d'aurrcs efpeces de pomades , ouil n'entre point de pommes.

La pomade de jalmin n'eft qu'une graifTe de porc bien lavee, ä laquelle l'on aempreint l'odeur des fleurs de jafmin par plufieurs ftratifications j eile lert plus pourle partum que pour les remedes :onpeut l'employer pour ramolir, pour adoucir Scpour reToudre.

La pomaderouge dont on fe fert pour l'aridite des levres, fe compofe en la ma-niere fuivante.

Prenez trois onces de g'raiflc qui fe trouve proche des roignons du veau , fepa-rez-en les peaux , faites-la fondre , coulez-la , & Payant lavee par plufieurs eauxSc egout^e> liquefiez-la par un tres-petit feu avec autant de cire blanche , deuxonces d'huile des quarre grandes femences froides tiree fans feu par expreffion , 8cdemi-once de racine de nature de baieine ; ajoutez-y un petit morceau d'orcanetteecrafec , laiffant environ demie heure la matiere fondue für un petit feu afin qu'ellefe rougiiTe : vous la coulerez enfuite par un finge für une alliete de fayance bienpropre , 8C PayanrlaiiTee rerroidir fans la remuer , vous la couperez par tablettes.On en oint les levres pour les amolir & les adoucir. Si l'on veut cette compofitionplus ou moins ferme, on n'a qua. ajouter ou diminuer de l'huile des quarre femen-ces froides.

On fair une autre pomade pour les levres fans feu , avec de la cire jaune rapee ;qu'on bat long-tems dans un mortier de marbre avec des raifins meures recents pe-les Sc mondes de leurs pepins, & ce qu'il faur d'huile d'amande douce tiree fansfeu. Elle humecte beaueoup les levres, & les adoucir.

Onne pourroirpas rapportericitoutes les efpeces de pomades qu'on prepare,car chaeun les invente a fa mode , il fuffit d'en avoir donne quelques modeles.

Ongttent d'Agnppn , ou de Bryonc.

Trenez, des racines nouvelles de bryone, une demi livre ,Du concombre fauvage , trois onces ,

De U falle , une once & demie , De la racine d'iris, Jix dragmes ,De celle d'jeble , de feugere & d'arum , de ebaeunes demi once ,De l'huile d'olivts , une livre & demie , De la cire jaune . quatre onces & demie.

Toutes les racines mondees, conpees & pilees, refteronten macer ation dans Pbuilepen'dam vingt-quatre heitres : apres cela cuifei~-les a petit feu , coulex,-les & les expri-mez. , puis njoutex* la cire a la colature , & faites-en un onguent felon l'an.

R E M A R Q^U E S.

On räpera les racines de bryone & d'iris, on coupera Sc l'on concaiTera les autresracines, on les mettra dans une cruche , on verfera deffiis l'huile d'olive, on bou-cherale vaiffeau ,on le placera dansle furnier ou au bain marie chaudpour y lädierla mariere en digeftion pendanr vingt-quatre heures; enfuite l'on fera bouillir len-f erneut h matiere, on coulera l'huile avec expreffion, onla punfiera de fes feces, Sc

l'on