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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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tTN "I V E R S E L L E. 97 7

Ton y fera fondre la cire qu'on aura ccupee par petits morceaux \ pour faire" un on-guent qu'on gardera.

Il eft propre pour refoudre lesrumeurs, on en frotte le vcntre pour l'hydropifie Vertus»&c la rcgion de la ratre , pour lcs obltru&ions de ce vifcere. On en applique fürl'eftomach Sc für le nombril, pour lächer le venrre.

Le nomd'Agrippa qu'on a donne acet onguent, vient de ce qu'on acru que le"Roy Agrippa en avöir ete l'inventeur , & celui de Diabryonias, d caufe de la racinede bryonc qui y cntre en bonne quantite.

Plufieurs employent dans certe defcription le fruit du tribulus aquaticus , a laplace de la racine d'arum.

Touces les meines qui enttent dans la compofition de l'onguent Agrippa etanr pe-netrantes , purgatives & aperitives , quelque parrie de leur vertu peut paffer par lespores , Sc exciter une rarefa&ion dans les humeurs qui produife un eftet de purga-tif ; mais ce n'eft que pour les perlonnes aifees a emouvoir-

Onguent Styptiquc.

Trenet. de l'huile commune , deux iivres , >

Des myrtilles feches concaffees , neufonces ,

Des fucs de myrülles & de forbes Avant leur matunte , de chMun une demi-üvre ,De l'alun de röche , trois ences.

Melez* le tout& le cuife^ jufqu'a U confomptitn des fucs ; coulc% enfuite la deco-clion , pmsfahes fondre dans l'huile purifie'e de toutes [es feces ,De la cire jaune , cinq onces.

Et quand la matter e^fera a moit'te refroidie , rnelcz.-) les fuivantes; feavoir >Des notx de cypres , des mjrtilles, des balaufles, des gravis de raißns , des e'corces degrenades & de gl and , des os de cuiffe de beeuf calcinez., des grams de fumach , dumaflich t de Facacu , de l'alun brule , de l'ecorce moyenne de chaflaigne , de chaeunJix dragmes.

Taites-en un onguent felon l'art.

R E U A K QJÜ E S.

On concaffera les myrtilles feches, on pulverifera l'alun, on les metträ enfembledans un pot de terre verniffe , on verfera deilus, les fucs Sc l'huile , on melerä bienle tout, on couvrira le pot, 5c l'on fera cuire la matiere a petit feu jutqu'a conlom-tion des fucs, on coulera l'huile avec expreffion, on la lanlera repoler & on la ver-fera par inclination pour la depurer de les feces on y mettra fondre la cire apresl'avoir coupee par petits morceaux, Sc quand l'onguent (era a. demi rerreidi ; l'on ymelera exadkement les poudres , on gardera cet onguent pour le beioin.

Il eft propre pour empecher lcs delcentes , Sc l'avortement, il artete le vomiffe-ment, il fortifie Sc remet les parties apres l'accouchement. «"

Gommc il eil bien difficile de tirer du fuc des myrtilles, on pourra en ecraferSc en faire une forre ddcodtion.

Pour calciner l'os de la cuiffe du beeuf, il ne faut que le mettre au feu Sc le reti-rcr quand il nc brulera plus, Sc qu'il (era devenu blanc Sc leger.

Pour calciner ou brufer l'alun , on le mettra für une pelle a feu , laquelle ontien-dra für des charbons ardents, jufqu'a ce que toute l'humidite aqueufe de celel mi-«eral foit confumee.

f Hhhhhh

Vertus.

Calrnn-tion de l'osAs h ciuiTfidu beeuf.

Caicina-tion de l'a-lun.