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74 S PHARMACOPE'E
On fem dißiller de U meme maniere Us Eaux fuivantes, comme par exemple „
l'eau de centinode, depeurpier, de laitue ,De fempervivum oujoubarbe ,t de grande confottde,De bügle , de telepbium , de jufquime ,De mandragore , de mauve,De birrache , de buglofe , de morelle ,De quintefeuüle, d 'alk.ek.enge ; de bouillonblatte ' rD'aigremoine , de nenupbar , d'argenttne ,D'eufraife , de cbelidoine , de coquehcoq >D'alchimille t de fanicle, de pervenche , de brunelle ,De millefeuille , d'txil de boeuf , &c.
R E M. A R Q^U E S.
On aura une oudeux hottees de grand plantain nouvellement cueilli quandil eft;cn fa plus grande vigueur, on en pilera dans un morcict ce qu'il faudra pour en rem»plir a moitie une grande eneurbire de cuivre eramee en dedans. On rirera parexpreflionenlamaniereordinaire , dix-huit ou vingt-livresdefuc dauereplantain,,Sc on le verfera für le planrain pile pour le bien humecter, en forte qu'il ne s'attachepas au fond du vai/Teau pendanr la diftillation, on placera Jacueurbite (ur unfour-neau , on la couvrirade fa tete de more eramee en dedans Sc gamiede fon refrige-ranr qu'en remplira d'eau fraichejon adaptera a fon bec un recipient, puis on mercradu feu de charbon dans le fourneau , pour faire diftiller l'humidite moyennvite , en forte qu'unc goutte ne tarde pas a fuivre l'autre.
Quand on aura tire environ la moitie de la liqueur, on laifTera eteindre le feu Scles vaifteaux etant refroidis, on exprimera le marc de la plante Sc on le rejettera : unremettra le lue exprime dans le meme vaifleau &i'on recommencerala diftillation,laquelle on continuera jufqu'a ce qu'il ne refte plus gueres de liqueur: on expoferal'eau de plantain diftiliee quelques jours au foleil dans des boucedies de gresou deverre debouchees pour faire di/fiper fodeur d'empireume qui vient du feu , puis oubouchera les boureiJies Sc on la gardera pour s'en fervir au befoin.
Elle eft deterlive, aftringente, raf raichiflante, propre pour arrerer les cours deventre , les hemorhagies, les gonorrhees , les fleurs blanches. La dofe en eft depuisune once jufqu'a fix, on s'en fert aufii exrerieurement pour laver des yeux dans lesophtalmies , pour les injections cleterfives Sc aftringenres.
Onpeut faire diftiller de lameme maniere, les eaux de routes les planresquiabondent en un phlegme humeclant & rafraichifTant, Sc fi qnelques-unes d'enrr'el-les ne rendenrpas leur lue aifement, on en fera une forte decoction dont on humec-tera les herbes pilees.
Si les vaifteaux de cuivre par lefquels on fait diftiller les plantes n eroient pascramez, iis communiqueroient aux eaux une impr eflion de verd de gns qui leur fe-roir fort nuifible, parce que le- cuivre eft un metal des plus dillölubJes. L'etain nel'eft pas tant, il ne donne nen aux eaux a moins qu'elles ne ibient chargees d'acide :mais (i l'on avoit quelque fcrupule de faire parier ces eaux par im alembic de metal,on peut faire diftiller les iuesdes planres feuls au feu de fable dans des cueurbi-tes de gres ou de verre des plus grandes garnies de leurs chapiteaux de verre,
moyennement