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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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Vertus.Dufc

x66 PHARMACOPE'E

Toutes ces plante s coupees & (eneajfees, feront mifes dans im matras, & l'on verferapar deljus trols chopines d'eau de cenfes tuiret , & autant de celle de fleurs de titki ;puis le matras etant bien bouche , on l.üffera macer er le tout ptndant 24. htures dans lebain m.irietiede , apres quoi on les mertra dans un bain tres-cbaui pendant deux ohtrois beures ; l'on coulera enfuitt cette infußon , on expnmera & on clanfiera la cola-ture avec quatre livres de fucre , on Li < iura enfutte en fjrop que Von parfnmera avectrois gouttes d'ejjence de luvende , & autant de celle de canelk mcorporees avec du fucrepulvert Je*

R E M A R OJJ E S.

On choifira toutes les drogucs eu leur force 8c vigueur , on les incifera , on lesconcaflera 8c on les mettra dans un grand matras, on vetfera dellusles eaux de cerifenoire & de fleur de tillot, on bouchera exattement le vaiffeau , & on ie placera aubain marie tiede , pour faire digerer la matiere pendant vingt-quatrc heiues , puison fcra bonillir l'eau du bain deux ou trois heures; enfuire l'on coulera l'infufion&on l'exprimera, on y melerale fucre } on clarifiera le nielange avec un blanc d'ceuf 8cpar un petit feu on le fera cuire en fyrop , on l'aromarif era quand il fera froid avecles eflences reduires en oleofaccharum par l'intennede d'une quantite fuftiiaute defucre candi fubtilement pulverife.

Ce fyrop eft propre contre l'cpilepfie, l'apoplexie , la paralifie & contre les autrcsmaladics du cerveau ; h dofe en eft depuis demi once jaCaa a une once 8c demie.

Quoiqu'on prenne quelques mefuresen faifant l'infufion des drogues qui entrentdans cette compoiition pour eviter l'evaporation des fubftances , on en laifle beau-coup echaper des plus volatiles&: effentielles lorfqu'on fak bouillir l'infufion coulecavec le fucre; je ierois d'avis que pour remedier a cet accident, on mit l'infufionapres quelle auroit digere fuftifamment dans une cucurbite de verre, qu'on la cou-vrit de fon chapireau , qu'on y adaptät un recipient 8c qu'on en fitdilldlev au bainmarie ou au bain de vapeur environ une livre de liqueur fpirirueuie , qu'on laiffätenfuite refroidir les vaifTeaux > & qu'apresles avoir dckutcs & fepares, on bouchäcbien le recipient: qu'on fit bouillir legercmcnt ce qui feroit demeure dans la cu-curbite, qu'on l'exprimar fbrrement, qu'on y melät le fucre, qu'on clarihät lemelange avec un blanc d'ceuf, qu'on le fit cuire en conu.ft.ence d'opiate , puis qu'onle decuüit quand il feroit refroidi, en y melant exadtement avec un biftortier l'eaufpiritueufe, puis les eflences aromatiques.

Par ce moyen on communiqueroit au fyrop toutes les fubftances des mixtes dontil eft compofe.

Quand on a retire par la diftilation le plus fpiritueux de l'infufion , on ne doitpoint craindre qu'en faifant bouillir ce qui refte dans la cucurbite , il fe falle beau-coup de diffipation , car il n'y demeure que des fubftances fixes , 8c il eft befoin deles faire un peu bouillir afin qu'elles fe dilTblvenr.

Syrop antinephritique de M. Daquin.Trenez, des racines de guimauve , d'ariete-loeuf , de fraißer , de bardane, de ne~nupbar , des cinq racines aperitives , de cbacunes une once & demie ,Des fruits d'alkekenge & de cynirrhodon> de chacun trois onces >J)es femences de bardane, de gremil , de fermontaine , & des quatregrandes fernen-

ces froides mondees s des nojaux de nefles & de peches, de chacun une once ,Des feuilles de faxtfrage , de pimpernelle , de cerfeuü , de verge doree, de milleper-tms & de cafillaires de Msntpi liier, de cbacunes une poignee >