Choix.
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i<5« PHARMACOE'E
tnorceaux de cire qui fe Com elevez avec 1 efprit. De plus quand il fe rencontre desvers ou des mouches dans le miel, la prelle les ecrafe Sc les y mele, ce qui n'-atrivepoint quand on le fair fans expreilion; il faut le mettre enfuite dar.s im lieu frais,afin qu'il s'y fige, ce qui reftera dans le fac quand il ne coule plus rien peut-etre misa ia prelle & gar de a part.
Les Anciehs avoient le miel beaucoup plus en ufage que nous ne l'avons, parceque le (ucre ri'etbit pas-alors fi commun qu'il eft prefentemcnr : On le prefere pour-taat encore au fucre dans plufieurs compofitions, & en effet il eft meiileur en quel-ques rencontres , par exemple, il purge dans les lavements, & le fiicre ne purgcpoint, il deterge les playes plus que le iucre, c eft pourquoi Ton en mele dans lesdigeftifs y il lie & conferve mieux les compofitions ou il entre, que le (ucre a caufed'onc partie vifqueufe qu'il conrienr , c'cft par cette railon qu'on l'employe dans Iatheriaque , dans le mithridat.
Sil'on confidere encore l'originc du miel, on fe determinera aifement a le prefe-rer au fucre , car il eft propremenr compofe de la fubftance la plus eflenrielle desfleurs que les abeilies ramaüent, ainii Ton peut dire qu'il conrient la quinteiTencedes planres.
Le meiileur miel eft celuy qu'on fait-en Dauphine, en Languedoc, aux environsde Narbonne , parce que les fleurs du chym , du romarin , du muguet, de la vio-lette , Sc les autres piantes dont lesabeiltes tiient du miel, y fönt beaucoup plusodoranres Sc plus remplies d'efprits qu'ailleurs, a caufe de L'ardeur du foleil. Nousvoyons aufli que le miel qui eft fair iur ies montagnes oü le foleil donne a plomb,eft comiderahlement plus beau Sc plusipiritueux que lautre.
Quand on employe le miel pour la bouche , il faut fe fervir de celui de Narbonne,parce qu'il eftle plus beau, le plus fpiritueux Sc le plus agreabie au goüt, mais pourles lavements Sc pour les remedes exterieurs, je prefcrerois lemieljaune ordinaire,parce qu'il a un peu d'acrete qui le rend plus purgatif Sc plus deteiiif que le blanc ,il faut le choiiir d'une conliftence entre dure Sc liquide, bien US en fes parties.
Le miel eft un bon aliment pour ceux qui ont long-temps jeune , car il eft leger,il £b diftribne tres-faciienient, Sc il fepand dans les vaifteaux un fuc doux Sc legerqui eft comme un bäume de la vie ■, c'eft ce qui failoit dire a Democrite, que pourvivre long-temps, il falioit s'arroler par dedans de miel & s'oindte d'huile par de -bors, il faut poartant remarquer que les temperaments bilieux ne fe trouvent pasbien de l'ufage du miel par la bouche, parce qu'il fe lie faciiement avec h bile , Scil lernble qu'il fe convertifle en cette humeur: En effet la faveur douce fe changefaciiement en amertume, car nous voyons que lorfqu'on fair cuire trop le miel, lareglifle , le fucre Sc plulleurs autres marieres douces, elles deviennent ameres, ilfe pouroit faire que la chaleur trop grande des entrailles en f eroit de meine.
Le miel lache le ventre, il eft bon pour les maladics de la poitrine & du poulmon,on en fait des hydromels, il detergepuiuamment, on l'employe dans les lavements.
J'ay traite dans mon Livre de Chimie , de la diftillation du miel, je ne parleraiici que des Operations dont on fe fert dans la Pltarmacie Galenique,
Hyifomel vineux.
Prenez, de treshn miel blatte , quatre livres , de Venu commune, dixpintes.Fmtes-les bouillir enfemble dans im vaiffeau de cuivre e'tame& bien bouche , jtifqu'%U confomption du tiers 3 oujufqu'a ce qu'un auf que Ion yjsttera recemment nage für
Ia üqHeur.
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