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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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UNIVERSELLE. i&ß

atvxte-t'on fouvent des cours de ventre gar des aperitifs , &c l'on excite les urinestpar leswxftaügents.

Conferve d'ache folide.-

Fretirt- des fommitet. d'ache nouvellement cueillies , deuxonces,

Coupet.-ies& lesreduifcTL en forme de pulpe en les pilant dtms un mortier de mar-hei melex.-les enfuite avec une livre de fucre hUnc cmt a conjtßence de tablettes, &fätes-enune conferve fclide felon l'art.

R E M A X QJÜ E S.

On cueillera des fomrnitez d'ache les plus tendres lorfque la plante eft dans fa vi-«uieur, on les hachera menu , & on les battra dans un mortier de raarbre jufqu'a cequ'elles foient reduites en pulpe , qui etant mife dans la bouche , s'y fonde : on -fera cependant cufte une livre de fucre blanc dans de l'eau jufqu'a connftence de fu-cre rofat, on y melera hors du feu , l'ache pilee , puis ayant remis le melange fürun petit feu, on le fera clelTecher jufqu'a ce qu'il foit allez dur , on le jettera alotspar morceauxfur du papier oingt d'huile d'amande douce , c'eft la conferve d'ache,on la gardcra dans une boete.

Ehe eft propre pour exciter le crachat, ponr fortifier les poulmons, pour facili-ter la refpiration , pour chafTer les vents , pour exciter l'urine & les mors au fem-taes, pour refifter au venin. La dofe en eft depuis deux dragmes jufqu'a une once.

Quand on voudra faire une conferve d'ache reguliere liquide , ll faut procedercomme en la conferve de capillaire, mais parce que le gout en eft fort ingrat, on.peiit faire celle-ci qui a la verite n'a pas tant de vertu, mais qui fupieera au defautde l'autrepour les perfonnes delicatcs.-

Vem-.svDofe?

C H A E I T R E III.

Dumiel i? de jus prej>arations.

LEMiel eft unaftemblage de lameilleure fubftance des fieufs 5c de quelquesfruits , laquehe les mjuches a mielamaifent dans leuis ruches.Pline dk que le premier qui trouva le miel fut un certain Anftee Athenien , lesCurettes furent lespreuüers peuples qui s'en fervuent a ce-que rapportent quelquesHillorieos.

Les faifons dans lefquelles on raraaiTe le miel cn France fönt le Prinrems &c V Au-tomne , les Abeilles cn ce rerns-la fönt leur proviiion de miel pour l'Efte & pourl'Kyver , car dans l'Efte la iechereüc empörte la fubftance des fleurs, ScdansPHy-ver il n'y a rien dont eiles puiüent rirer du miel.

Lolqu'on voit une allez grande quanrire de miel dans les ruches, on en retireunepartie des tablettes , mais il ne laut pas orer rour, car les abeilles n'y retourneroientplus, on leur enlaifle une partie pour leur fubhftance: Ces tablettes fönt difpofeesen petits hexagones de che qui contiennent du miel, on les met dans un fac de toileä la prelle , le miel fort & la che rette en gäteau dans le fac , mais quand 011 veutfaire de beau miel, il faut fulpendte le lac au foleil & ayant misun vaiileau def-lous, lailfer couler le mielfansle prelTcr. De cette maniereil eft ncn-feulement plusbeau Sc de meilleur goüt, mais il eft plus net que celui qui a ete prefTe , la prefjefait fouvent couler de la cire avec le miel, c'eft la raifon pourquoi plufieurs miels! entern la che , &dans la diftillation qu'on en fait par la Chymie , on rerire- dts*>