II
Porphyr«,Ecaiiles demer.Molette.
Enrons
noirs.
61 V H A R M ACOPE'E
Les petks mortiers de la meme maticre iont de difFerentes grandeurs & capaci-tez , ils fervent Jes ans pour reduire en poudre une petite quantite de drogues faci-lcs a etre pulverifees, les autres ppur dilloudre les compofitions qui entrent dans lespjtions, dans les lavements , dans les collyres, dans les injeetions •, on faic aufli depetits mortiers d'argent, d'etain, de cuivre qu'on fait fervir aux memes ufages queles precedents.
Les mortiers de plomb fönt employez pour faire l'onguent nutrirum , le beute deSaturne , les linimenrs deilicatifs, oü Ton veut que le metal communique fön im-preiiion.
Les mortiers de fer fönt grands Sc petits , les grands fervent ä reduire en poudreplufieurs Ingrediens qui entrent dans les remedes qu'on applique exterieuremem: lespetits (ont employez pour recevoir les matieres en fufion qu'on y jette, Sc a faire lefoye d'antimoine , quand on n'en veut faire qu'une quantite medioere.
Les mortiers de marbre fönt grands Sc petits; les grands ferventa battre les aman-des, les noix , les avelines, les femences dont on veut tirer l'huile par exprefiion , aecrafer les plantes dont on veut tirer le fuc : les petits fervent ä battre les amandes ,les femences froides pour faire les emulfions.
Les mortiers de pierre bien propres pourroient fervir au defaut de ceux de mar»bre , mais on ne les employe guere que pour les poudres corrodves, coinme quandon pulverife le preeipite rouge , 011 quand on mele le mercure crud avec le fubUmecorrofif pour faire le Iublime doux; les mortiers de verre Sc de marbre peuvent ler-vir aux memes ufages.
Les porphyres Sc lesecailles de mer fönt employez pour reduire en poudre impal-
paö.
l ' .
Seriögues.
Efpatulesi
les drogues les plus dures, comme les pierres precieufes, le corail, les perles,la tuthie : on les broye avec une mollette qui eft un petit billot de porphyre ou d'e-caille de mer poli en deilbus , rond ou de figure propre a etre empoigne facilemenr.
Les entonnoirs lont de cuivre , de fer blanc i de rerre, de gres Sc de verre, ils fer-vent pour mettre les liqueurs dans les bouteilles & pouributenir lefiltre : mais com-me les entonnoirs de metal (ont fujets a ferouiller, 8c a communiquer leur odeur ouleur impreilion aux liqueurs qui y pailent, on doit leur preferer les entonnoirs deverre ou de gres , foit dans la Glrymie , foit dans la Galeuique.
Les feringues fönt ou d'argent, ou d'etain , ou de cuivre; on en fait de grandes Scde petitesdes grandes doivent contenir une livre de liqueur, elles fervent pour don-ner des lavemens ; les petites doivent contenir deux ou trois onces de liqueur, ellesfervent pour les injeetions qu'on fair dans la verge , dans la matrice, dans les playes.
Les feringues d'argent fe trouvent rarement chez les Apoticaires, ä caufe de leurprix , ils fe fervent ordinairement de celles d'etain qui fear aufli bonnes. Celles decuivre ne fönt gucre uiitc'es a caufe du verdet qui fe forme dedans , Sc qui peut femeler dans les liqueurs; on peut neanmoins les employ er pour les inje&ions vulne-raires, ou le verd de gris ne nuit poinr.
Les efpatules fönt ou d'argent ou d'etain lönnant , ou de fer ou d'aeier , ou decnivi-c . ou d'yvoire ( ou de bois de gayac , ou de buis, ou de bois commun.
Les efpatules d'argent fönt rares a caufe de leur valeur 3 mais elles fönt plus pro-pres que celles des autres metaux , parce qu'elles ne fönt point fujettes a fe rouiiler,on les employe pour les confeeiions cordiales ; les efpatules d'etain fonnant peuventfuppleer a leur defaut.
Les efpatules d'aeier doivent etre preferees a celles de fer , parceque la matiereen etanrpliis compa&e , eile fe roüiile moins, Sc eile imprime par confequent moins