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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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UNIVERSELLE. 6t

cme (Tailleurs les differences des terres ne fönt ici aucun prejudicc confiderable 3 cmpeur fe fervir en place , de la fayance , ou des terres vernillees.

On prefere la fayance aux autres terres chez les Apoticaires, a caufe de fa beaute

& de fa nettere ; ils en font faire des efpeces-de pots qu'ils appellent cltevrettes pour

y Härder les fyrops , les miels, les huiles : d'autres qu'ils appellent pots a cation, a

caufe de leur forme, pour y mettre les electuaires, les baumes, les ongaents: d'autres

plus perits qu'ils appellent piluliers, a caufe qu'ils y gardent les malles des pilules.

Le plomb n'eft. gucre employe pour les vaifleaux , li ce n'eft lorfqu'on veut empe-

cher qu'un mixte ou une compoiition ne ie durciffe 5 ou ne fe defleche trop; par exem-

ple, on conferve le mufe dans des boetes de plomb , ahn qu'etant plus- fraichement

dans ce metal qu'aillcurs , il fe diftipe moins de fes parties. Plufieurs employent des

boetes de plomb peferablevnentad'autres, pour conferver la theriaqae, l'orvietan ,

le mithridat, parce que ces compofitions y retiennent mieux une jufte conliftence ,

que dans des pots d'une autre mutiere; mais il y a a craindre que quelques particules

du plomb ne fe detaehent , & ne fe meiern: dans les antidotes , ce qui pourroit en 1

quelque manieve les alterer.

Le verre & le cryftal font les plus belles matieres, & les plus propres qu'on puifleemployer pour les vaifleaux de Pharmacie; ils onrla nettete qu'U eft tres-racile d'en-tretenir;la tranfparence qui fait qu'on voit lesdroguesrenfermees dans le vaifleau,fans qu'il foir befoin de l'ouvri-r , & la petitefle des pores qui empeche la diflipa-rion des parties fubtiies des medicaments : mais la fragilire de ces vaifleaux empe-che qu'on ne les employe auiTi frequemrnent qu'on voudroit.

On fait des poudriers de verre, ce font des efpeces de pots oblongs ou ovales at-racfiez für des pieds femblables a ceux des verres a boire-, on y garde les poudres com-poßes, les trochifques. On fait des bouteilles de toutes facons & de routes <n-an-deurs, pour y garder les eaux Ipiritueufes , les teintures, les elixyrs, les efprits, leseflences, & des pors pour y garder drverfes Operations de Chymie , les precipite.Ä,les fublimez , les preparations d'Antimoine.

Les cruches font ordinairement de terre de gres, elles fervent aux infuiions desbuiles.

Les boetes doivent etre fakes d'un bois le moins fujet aux vers, on leur donnerelle figute qu'on veut, mais la carree eft la plus ordinaire ; elles font employeespour y ferrer les drogues limples feches , comme le fenne , l'agaric , la rhubarbe.

Les infhiimenrs dont onle iert en Pharmacie font lesmortiers de bronzc avec leurspilons proportionnez , les mortiers de cuivre, d'etain, de plomb,de verre avec leurspilons de la meine inatiere : les mortiers de marbre 8c de pierre avec leurs pilons debois, les porphyres, les ecailles de mer avec leurs molettes pour broyer les pierre-ries, les preffes avec leurs plaques & leur barre de fer , les foumeaux , les pincettes ,les poeies a feu > les entonnoirs , les feringues, les efpatule3, les biftortiers , les ra-pes, les cuilleres > les ecumoires, les biberens ou cuilleres pereees, les toiles fortes& deliees, les etamines, les tamis , les blanchers , les chaufles d'hypocras , les lan-guettes a filtrer , les mefures , les poids, les balances, les marteaux, les coüiteaux ,les eifeaux, les carrelets, les difpeniaires.

Les mortiers de bronze font grands & petits, les grands fervent a faire prefqueroutes les poudres, a malaxer les malles des pilules & des trochifques, a eteindre levif argent, leurs pilons font de fer ; & comme pour les tres-grands mortiers, il eft ne-ceflaire d'avoir des pilons de grandeur proportionnee , & par confequent fort pe-fants , on les fufpend quelquefois par une corde liee a une eipece d'arc pliant, queVon attache au plancher, ahn de foulagcr 1'ArtiltG. H ii}

ChevrettesPots ä ca-non

Piluliers.

Boetes deplomb

Ufa<re,

Poudriersde verre.

Büuteülesde verre-

Cruches.

Inltru-ments de1 haimaci«

Mörders& leurs Vbrlonsi