UNIVERSELLE. 6^
de fa quaiite aux medicamens, mais on les fair ordinairement He fe*, Sc l'on en voitpeu d acier : a la vente ia faute n'eft pas grande , car ce metal ne pcut commnni-quer aux remedes ancune qualite maligne.
Quant aux efpatules de cuivrc , eiies ne doivent point eu'eemployees pour les me-dicaments qui fervent mterieurement, parce qn'elies peuvenc leur communiquer imgoiit & une odeur de verdet qui ne Jcuc toiiViCnt poittt.
Les eipatules d'yvoire fönt tort propres pour les confe&ions ; celles de gayac, debnis & de bois commun iervent pour remuer Sc enfoncer les herbes Sc les autresingredien? qui entrent dans les infufions ou dans les decoctions , pour tirer despulpes.
Les biftortiers fönt des rouleaux de bois qui fervent pour melanger les medica-ments , & pour etendre les tablettes.
Les rapes ou rapoires fönt de f er blanc attächees für du bois , on s'en fert pourraper l'agaric qu'on veut mectre en poudre , pour raper les fruits &; les racines donton veut tirer le lue.
Les cuilleres fo'nt d'ot, d'argent, de cuivre > de fer , de bois, de nacre de perle's,d'yvoire , d'ecaille de tortue.
Les cuilleres d'or fönt rares, a caufe de leur valeur , celies d'argent fuppleent aIeur defaut, les grandes cuilleres Sc les ecumoires fönt ordinairement de cuivre, maiscetix qui aiment la proprere Sc l'exactitude en ont d'argent, car ie cuivre peut iaiflerde fjü odeur aux liqueurs oü on le trempe.
Les cuilleres de fer a manche long fervent fouvent en Chymie } pour porter lesmatieres pulverilees dans les creufets rougis au feu.
Les cuilleres de bois peuvent fervir pour tirer les pulpes.
Les cuilleres de nacre de perles, d'yvoire , d'ecaille de tortue fonr fort propres äfaire prendre des fyrops, des potions t ou d'autres liqueurs aux malades.
Les biberons ou cuilleres couvertes lont d'argent ou d'etain t ils fervent pour faireprendre aux malades les bouillons, les tizanes, les remedes liquides avec plus de fa-cilite que par les ecuelles.
Les preffes fe fönt de difFerentes figures , leur matiere eft toiijours du bois fortSc compacte •, mais quand on veut preller des ingrediens dont le fuc ou l'hiiile eftdifficile ä dkacher , on les met entre deux plaques de fer, ou de bois garnies defer blanc ; on fe fert aufli de plaques de bois de noyer fimples , pour tirer les hui-lesd'amande, denois , deben , les fucs des plantes. On employe aufli une barrede fer ronde 5 qu'on met dans les trous de la prelle pourla faire tourner avec plusde Force.
On enveloppe les matieres qu'on veut paffer, dans des toiles forres.
Les etamines coupees en carre fervent a couler les medecines , les emullions , lestizanes.
Les tamrs fönt couverts ou decouverts; les couverts fönt de crin ou de foyc, i!sfervent pour paffer les poudres fubtiles ; les decouverts fönt de crin , ils fönt em-ployez tantot pour paffer les poudres groiTieres-,commeles farines, les poudres fter-nutatoires, tantot pour pafler les puipes.
Les blanchets fönt des morceaux de drap blanc taillez en carte , ils fervent pourpaffer les fyrops & les autres liqueurs qu'on veut clariüer.
Les chaulfes ou manches d'hypocras fönt aufli faites de drap blanc t leur figureeft large par haut, Sc allant fucceflivement en pointe comme un capuchon , afinque les liqueurs coulent plus facilement ; on les employe aux meines ufages que lesblanchets.
Billorüers,
Rapes.Rapoires.
Biberons,Cuiiliercscouvertes.
Preßes.
Plaques.
Barredefer.
Toilds for-ccs.Etamines.
Tamis»
Bianchec
ChaufTcaou man-che, dnyvp&cras»