So
PHARMACOPE'E
Vaifleauxfervant enPiiaimacie.
Matiercdes vaif-feaux.
C H A P l T R E V.
DES VAISSEAUX
ET
DES INSTRUMENTS
QUI SERVENT EN PHARMACIE.
LE S Vaifleaux qui fervent a la cuite des compofitions de la Pharmacie, föntles bafllnes de cuivre fimples ou etamees., les chaudieres , les poe'les , les.poelons, les marmices, les coquemarcs, les bafllns d'etam , les rerrines , lesplats, les ecueiles, les pots de terre, les cucurbites de vcrre & de gres, les Cucurbi-tas de cuivre etamees en dedans avec leurs refrigerants, les cornues de verre & degres, les creulets.
On doit, aurant qu'on peut, preTerer les vaifleaux de terre ou de verre a ceux decuivre, pour les preparions qu'on employe parla bouche , parceque la terre nile verre ne communiquent aueune impretlion aux drogues , & le cuivre en peutdonner ■, mais- comme les vaifleaux de terre & de verre font ordinairement petits,qu'ils caflent facüement au feu , & que ceux de terre font aflez fouvent penetrezpar les Jiqueurs ; on peut fe lervir des vaifleaux de cuivre etamez , fans craindreque le metal fe communique au medicament ; car l'ctain ne fe rarefie pas facile-ment comme le cuivre. De plus ll faut remarquer qu'une bafline de cuivre , quandeile ne feroit pas etamee , ne donne ni goiit ni odeur aux Jiqueurs qu'on fait bouil-lir dedans, pourvü qu'on ait ioin de les verfer dans une terrine en meine tempsqu'onretirecette bafline de defliis le feu,- car pendant qu'elle eft für le feu , lespetits corps ignes qui paflent au rravers du cuivre, foulevent tellement la liqueur ,qu'ils l'empechent de toucher au fond dela baffine , & par confequent de prendrel'odeur & le goüt de l'airain , comme je Tai remarque plus au long dans mon Coursde Chymie , au Chapitre du cuivre. On trouvera dans le meme Li vre , les def-criptions 8c les figures des cueurbites, des cornues , des creulets qui fervent beau-coup plus en Chymie qu'en Galenique-
Les vaifleaux employez aux infulions , &t ä garder les compofitions Galeniques ,font les pots d'or, d'argent, d'etain, de plomb , de terre, de gres, de terre vernif-fee, de fayance, de verre , de cryftal , les bouteilles, les cruches , les boetes.
L'or , l'argent & l'etain font les metaux les plus convenables pour la fabrique desvaifleaux qui doivent fervir aux infufions, 8c a conferver les remedes; mais commeils ne font pas impenerrables a plufieurs {eis , & a la plüpart des efprits des mixtes ,ils peu vent communiquer quelque legere impreflion aux compofitions qu'on met de-dans ; c'eft pourquoi je prefererois a ces metaux en cette occalion , le verre & la terrequi ne peuvent rien donner . le gres entre toutes les terres , eft celle qui fereit la plusconvenablepour ces vaifleaux, car outre qu'elle eft toujours fort nette , eile eft lamoins poreufe & la plus propre pour empecher la diffipation qui fe pouroit faire desparties fubtiles des remedes, mais comme le gres n'eft pas commun en tous pays, St