Druckschrift 
Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
Entstehung
Seite
VIII
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Vllj

P R F F A C E.

i

Medecin, continueliementappelle chezdifFerents malades, & horsd'etat par la de fuivre chez foi toutes les Operations differenres dela Pharma ie , &. de vaquer avec afliduke 6c exa&itude ä toac cequi fait L'emploi du Pharniacien.

D'aiüeurs fi la pratique de la Medecine lai/Te quelques momencsde libres au Medecin, il en doit faire le meillcur ufage qu'il eftpoffible pour le bien meme de (es malades 5 & ce meilleur ufage neonfifte pas dans le manuel de la Pharmacie dont d'autres peuvencs'acquiterauffi bien que lui, mais dans l'etude conftante detouteslesparnesdela Medecine, qui parlesnouveaux progres qui s'y fönt dejourenjour, neceflentde pre/enter de nouvelles lumieres, que leMedecin fage&eclaire fc^ait meecre a proflc dans la prarique de fonart: Car ileftä propos defaire remarquerici quequelqu'ideequ'onaic en general, Sc avec raifon , du feavoir d'un Medecin , 1 immen-fitedes differenrs objets defes etudes lui faic appercevoir en touctems, quece qu'il ic ic eft toujoursfortau-deflous decequi/uire/tea r cavoir, de maniere que comme les connoiflances qu'il a de-jaacquifesdans chaeune des parcies de Medecine, ne lui fonc quemieux fentirle befom d'en acquerir de nouvelles, les moments defavie,doncla pratique de faprofeffionle laiilent le maitre, fetrou'vencpar-la confacrez a une etude continuelle dontil n'appercoit Jamalsleterme&quM n'abandonne qu'avecla vie.

Il etoit donc importa it pour le bien public quele Medecin dejatrop oecupe d'ailleurs, fe dechargeät für d'autres d$ l'execution defesordonnances h maisfice manuel a pafle en d'autres mains, laPharmacie lui eft toujoiusrefteeen propre , la connoiflance lui enetoit indifpenfablementneceflaire. b'il l'ignoroit, comment pour-roit il mettre en ceuvre des remedes dont la compofition , la pre-paration & lesvertus lui feroient inconnues ? Ne font-ce pas /esordonnances qu'on execute ? Ne font-ce pas für les formules qu'il aimagine'es ou adoptees, que fe fönt les differentes Operations de laPharmacie? Plufieurs Facultesde Medecine nedefignent-elles pasaux Apotiquaires les preparations chimiques & galeniques qu'ilsdoivent faire & tenir dans leurs Boutiques ? Le Medecin eft l'ame ,le mobile &lefondateur de la Pharmacie , ainfi que de toutes lesautres parties de la Medecine: Elle lui appartient donc en entier yauffi n'y a t'ii que lui qui foit capable & qui ait droit de la profefler& de l'enfeigner.

Par confequent l'Apotiquairepeut Sc doit etreregarde commeJeSubftitut du Medecin par rapportau manuel de la Pharmacie $ils doivent concounr enfemble chaeun dans leurs fonetions au fou-

lagement