P R E' F A C E. vij
Dictionaire de Drogues, dans lequel on crouvera kurs noms, kursethymologies, leurs origines, leur chcix , kurs qualitez & leursprincipes Chymiques.
Quoique la Pharmacie ne foit qu'une partie de la Medecine, F te l dueeile eil pourtant d'une vafte etendue, eile apour objec les mine- ^ae. **"'raux, les vegetaux 6c les animaux 5 eile devoile la compofition dungrand nombrc de mixtes naturels, non-feulement par la voye del'analyfe ou de la decompofition, mais encore par celle de la com.pofition, c'eft ädire,en formantdenouveaux compofestout-a-fair,femblables a plufieurs de ceux de la nature : eile choifit, fepare ,affemble, prepare, mele 5c fait un grand nombrede remedes ex-cellens 6c de differentes vercus pour les maladies de toute efpece quele Medecin a a combattre.
Au rede quoiqu'il fernble que la Pharmacie appartienne fpecia-lemental'Apotiquaire, elleappartient cependanc encore davan-tageau Medecin. Sa connoifiance fuppo/e celle de lamatiere me-decinale , des proprietez des drogues fimples, de l'alliage qu'onpeuc faire de plufieurs de ces drogues par rapport a certaines vucs,des akerations donc elles Tone fufeeptibks en confequence de cemelange 6c des preparations par lefquelles on juge ä propos de lesfaire paffer ^ de l'executionou du manuel de ces preparations, Scenfin de l'ufäge qu'on doit faire dans les maladies, des remedesfimples 6c des differentes compofitions 6c preparations galeniques 6cchimiques
Dans les premier s tems depuis l'origine de la Medecine, l'cxpe-rience n'avoit point encore fait connoiere le nombre des remedesqui fe fontintroduitsenfuite dans lapratique. Les Medecins de cespremiers tems fefervoientparticulierement, ainfiquil a deja etedie, d'une certaine quantite de drogues fimples 5 6c comme le nom-bre des compofitions qu'ils imaginoient, n'avoit point encore eu letems de fe multiplier beaueoup , 6c qu'ü repondoit d'ailleurs acelui des drogues connues pour lors , ils trouvoient le tems devoir leurs malades & de preparer les remedes qu'ils leur ju-geoient neceflaires; mais depuis que ce nombre s'eft fi fort aceru,non-feulement par la connoiilänee d'une tres grande quantite dedrogues fimples, ma's encore .par la multitude de compofitions ßcdepreparations differentes imaginees fucceffivement, ßemifes enceuvre avec fucces, le manuel de la Pharmacie de beaueoup aug-mente 6c devenu tel, qu'il ademande pour lors un homme touteritier, fedentaire Scuniquement oecupe de cette efpece de travaiJ,ce manuel, dis-je, n'a plus etc compatible avec la profeflion du