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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ÉCONOMIE PHARMACEUTIQUE.

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est chargé des rapports habituels avec le pu-blic, de ta tenue des livres et de la comptabi-lité de l'officine. Le proviseur doit être unhomme de vingt-quatre à trente-six ans. Il estreçu pharmacien ou a subi au moins des exa-mens spéciaux. Sa responsabilité est légale-ment reconnue et dégage celle du pharmacienpour les faits qui lui sont personnels.

Des élèves. Les élèves seraient divisés endeux classes, les aides pharmaciens et les ap-prentis. Il serait désirable que la loi nouvelleconsacrât la nécessité d'un examen tout pra-tique pour passer d'une classe dans l'autre.

Des manipulateurs. Dans l'état normalque nous concevons , les conditions de savoirexigées des élèves devraient être forl élevées.Leur nombre serait peu considérable et nesuffirait pas aux besoins des officines, réduitesà un petit nombre, il est vrai, mais toutestrès-chargées d'occupation. Il y aurait uneclasse d'agents qui, sous un titre plus élevéque ce que nous appelons actuellement hom-mes de peine ou garçons de laboratoire, se-raient chargés des manipulations qui exigentplus de talent et d'habileté de main que desavoir théorique, telles que les sirops cou-rants, les tablettes, les pâtes, les grandes dis-tillations, etc., etc. Ils seraient à côté desélèves, comme les sous-officiers dans l'armée,les maîtres de timonnerie dans la marine,obéissant toujours, mais pouvant éclairer, aubesoin, par les conseils autorisés d'une longuepratique.

De Vof(idne. Notre officine normale neserait plus une boutique; elle tiendrait à larue, parce qu'il le faut ainsi pour la plusgrande commodité du public, mais elle n'yprendrait pas d'entrée directe. Elle serait di-visée en deux parties : la première, destinéeà recevoir le public ; la seconde, ou l'officineproprement dite, séparée de celle-ci par unebalustrade à hauteur d'appui, servirait pour lapréparation des formules et la dispensationdes médicaments. Un de nos confrères a pro-posé, ainsi que cela se voit dans quelquespays étrangers, que ces deux parties soienttotalement séparées en deux pièces distinctes.Il peut être bon, sans doute, d'éviter, pendantla préparation des médicaments, les observa-tions oiseuses du public et les causeries inu-tiles qui peuvent être la cause d'erreurs gra-ves; mais ceci ne sera guère à craindre dansun établissement organisé comme celui quenous proposons. Je suis plutôt porté à penserque la présence du public est une garantiepour lui et pour le chef de la maison, parcequ'elle est une raison de meilleure tenue pour

les élèves; d'ailleurs, les prescriptions, lesdemandes écrites ou orales de médicamentssont loin d'être constamment claires et pré-cises ; le préparateur a besoin, pour se guider,pour dissiper les doutes qui surviennent, derenseignements que le malade ou son envoyépeuvent seuls lui donner. Le lieu destiné à lapréparation des formules, quoique séparé decelui réservé au public, resterait en commu-nication facile avec lui; il renfermerait, outreles comptoirs de service, un bureau pour leproviseur et un pour le caissier dans les éta-blissements assez considérables pour distin-guer ces deux emplois, qui autrement pour-raient rester confondus. Le bureau du caissierrenfermerait naturellement les livres de créditet de comptabilité ; et celui du proviseur, leCodex, les Manuels et Formulaires d'un usagecourant, l'armoire aux poisons, les clefs desmagasins, une paire de balances sous verrepour les pesées délicates, et tous les objetstrop précieux et trop facilement detériorablespour être abandonnés aux employés inférieurs.

Cette partie de la pharmacie, destinée auxtravaux, deit être spacieuse et renfermertoutes les tables, instruments et appareilspropres à les faciliter. Comme le public n'yaura pas accès , il dispensera de l'adjonctionde la pièce ordinairement appelée anière-pharmatAe.

Immédiatement après la pharmacie, et entrecette dernière et le laboratoire, se trouverontla laverie et la pilerie, qui serviront en mêmetemps de magasins pour la poterie et la ver-rerie. Les garçons de service s'y occuperontde la pulvérisation et des nettoyages, toujoursprêts à recevoir les ordres du chef ou desélèves qui auront le droit d'en donner pour lestravaux de force ou les commissions à faire audehors. Ils y tiendront toujours dans un grandétat de propreté toute la verrerie nécessaireau service du jour, ainsi que les mortiers, spa-tules, molettes, porphyres, moutoirs, étami-nes, etc., au furet à mesure du besoin.

Cette pièce servirait de centre et d'entréeau laboratoire, aux cours, aux magasins supé-rieurs; le cabinet du chef, dont nous n'avonspas encore parlé, aurait un principal accès surla pharmacie, mais il aurait vue sur le centrecommun, de telle sorte qu'aucun mouvementne pourrait lui échapper, et que ses ordres se-raient facilement transmis partout.

Le laboratoire se divisera aussi en deuxparties formant deux pièces distinctes, l'uneconsacrée au travail journalier, l'autre aux es-sais et à la chimie pure, avec un cabinet des-tiné aux instruments de physique et aux col-lections diverses ; cette dernière partie devraitcommuniquer directement avec le cabinet duchef.