SÊ L'OFFICINE on RÉPERTOIRE GÉNÉRAL DE PHARMACIE PRATIQUE contenant 1° LE DISPENSAIRE PHARMACEUTIQUE OU CONSPECTUS DES PHARMACOPÉES LÉGALES ET PARTICULIÈRES, ALLEMANDES, AMÉRICAINES, ANGLAISES, BELGES, BRÉSILIENNES, ESPAGNOLES, FRANÇAISES. HOLLANDAISES, ITALIENNES, POLONAISES, POIITL GAISES, RUSSES, SUEDOISES, ETC.; Des Formulaires, MATIÈRES MÉDICALES ET RECUEILS DIVERS DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DES MÊMES PAYS; précédé, sous forme de prolégomènes, DE TABLEAUX PRESENTANT LA CONCORDANCE DES POIDS ET MESURES EN USAGE DANS LES DIVERSES NATIONS DU MONDE; D'UNE INSTRUCTION SUR LES ARÉOMÈTRES ET LES THERMOMÈTRES; DE TABLEAUX OU SYNOPSIS CHIMIQUES, MINÉRALOGIQUES, BOTANIQUES, ZOOLOGIQUES; D'UN CALENDRIER PHARMACEUTIQUE; D'UN APERÇU SUR LES OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. L'ÉLECTION ET LA CLASSIFICATION DIS MÉDICAMENTS. LES SUCCÉDÂMES3 De l'art de Formuler; 2° LA PHARMACIE LÉGALE comprenant La législation pharmaceutique OU RECUEIL DE LOIS, DÉCRETS; ARRÊTÉS ET PIÈCES DIVERSES CONCERNANT LEXERCICE DE LA PHARMACIE; mai Toxicologie OU PETIT TRAITÉ DES MOYENS PROPRES A FAIRE RECONNAITRE LES POISOHS ET A COMBATTRE LEURS EFFTT- I/Essal pharmaceutique DES MÉDICAMENTS SIMPLES ET COMPOSÉS, OU PETIT TRAITÉ DES MOYENS PROPRE-- A FAIRE RECONNAITRE LEUR NATURE ET LEUR FALSIFICATION ; 3° L'APPENDICE PHARMACEUTIQUE, compreuant LA PHARMACIE VÉTÉRINAIRE, LA PHARMACIE HOMOEOPATII1QUE, LA CHIMIE PHARMACEUTIQUE (ANALYSE) LE MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE, UN MISUELLANÉE D ARTICLE QUI INTÉRESSENT LA PHARMALIE PRATIQU1 4" LE TARIF GÉNÉRAL SE PHARMACIE ET DES BRANCHES ACCESSOIRES Frétdé du Tarif dis manipulations DORVAULT Fondateur de la Pharmacie centrale de France, Officier db la Légion d'honneur, etc., etc. DOUZIEME ÉDITION Entièrement revue et augmentée. — Figures intercalées dans le teite. — Nomenclature étrangère PARIS ASSELIN & HOUZEAU Libraires de la Faculté de Médecine, place de rËcole-de-Méiecine ET A LA PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE 7, rue de jour, 7 1889 La publication de la nouvelle édition du Codex et les nombreux et intéressants médicaments nouveaux dont s'est enrichi l'arsenal thérapeutique dans ces dernières années, nécessitaient une revision de Y Officine. Ce travail était d'autant plus urgent que la dixième édition était épuisée depuis quelque temps et qu'il nous était impossible de répondre aux nombreuses demandes qui nous en étaient faites de toutes parts. Pour cette revision, nous n'avons cru pouvoir mieux nous adresser qu'à M. Frédéric Wcrtz qui, pendant sept années, a été chef des laboratoires de la Pharmacie Centrale de France sous la direction de Dorvault. (1) Pharmacien de première classe, ex-interne des hôpitaux, ancien préparateur de l'École supérieure de pharmacie de Strasbourg, membre de la Société de pharmacie de Paris, de la Société de thérapeutique, de la Société royale des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, etc., M. Wurtz était tout préparé pour reviser l'œuvre du regreité auteur de YOffîcine. ASSELIN et HOUZEAU. (1; Cette note est celle de la onzième édition de l'Officine, dont la révision avait déjà été confiée à M. F. Wiistz. F.-L.-M. DORVAULT Notice par M. Lefrànc (du Havre) Labor omnia vlncit.. Dorvault, François-Laurent-Marie, est né en 1815, à Saint-Eticnne-de- Montluc (Loire-Inférieure). Ses parents, sans fortune, ne purent que lui donner une instruction incomplète. En 1836, il arriva à Paris avec un maigre bagage scientifique, mais avec un immense désir de parvenir. A force de travail et de persévérance, il finit par se faire recevoir interne des hôpitaux. Ce premier pas franchi, rien ne sera capable de l'arrêter avant qu'il n'ait atteint le sommet de l'édifice. Et pour cela, il redouble d'ardeur, devient lauréat de l'École de pharmacie de Paris, puis pharmacien. En 1841, il s'établit au coin de la rue de la Feuillade, 7, dans un des centres les plus fréquentés de Paris, auprès de la Banque de France. Ce serait étrangement se tromper que de croire qu'il va, comme tant d'autres, se reposer après une étape déjà si brillamment parcourue. Son ambition est plus vaste II lui faut d'autres lauriers. Le Codex ne renferme qu'un nombre de formules insuffisant pour les besoins du pharmacien. A chaque instant, le médecin fait une prescription qui ne s'y trouve pas ; d'où la nécessité de recourir aux nombreux ouvrages qui s'occupent de thérapeutique. Dorvault avait compris qu'il y avait là une grande lacune à combler, et combien il serait avantageux pour le pharmacien de trouver réuni dans un seul volume tout ce qui a trait à sa profession. Il se met résolument à l'œuvre, n'ayant ni repos ni trêve jusqu'au jour où il lui est donné de publier Y Officine ou Répertoire général de pharmacie pratique. La première édition parut en 1844. Dorvault avait 29 ans. Trois ans plus tard, il produit un travail très remarquable : YJodognosie: monographie chimique, médicale et pharmaceutique des iodiques en général, de l'iode et de l'iodure de potassium en particulier. Cette œuvre fut récompensée par les sociétés de médecine de Lyon et du Hainaut. Il collabora longtemps à la Gaze/te médicale, à Y Union médicale et au Journal de Gaffe. A peu près à la même époque, il commença la publication de la Revue pharmaceutique qui, depuis 1860, fut remplacée par le journal Y Union pharmaceutique. Au milieu de ses travaux scientifiques, Dorvault suivait avec inquiétude le dépérissement rapide de la pharmacie. L'élévation du niveau des études avait amené la rareté des élèves; le commerce de la droguerie, presque entièrement concentré en des mains étrangères, laissait beaucoup à désirer. Guidé par les sentiments les plus élevés, entraîné par une conviction profonde, il veut régénérer la pharmacie française par elle-même; il rêve de réunir les pharmaciens dans une grande association ayant pour but de fonder une maison à eux, qui sera tout à la fois le centre de leurs intérêts matériels et moraux, une droguerie et un laboratoire, établissement modèle auquel ils pourront demander avec une légitime confiance et en toute sécurité, les drogues simples et les médicaments composés qu'ils ne peuvent préparer eux-mêmes. Ce rêve prend un corps ; un manifeste adressé aux pharmaciens, reçoit des adhésions empressées de toutes les parties du pays, et la Pharmacie centrale de France est fondée. Cette création avait sa raison d'être, comme le prouve cette lettre du professeur Chevallier à Dorvault : « Vous me demandez, mon cher confrère, si je « suis toujours d'avis que les pharmaciens doivent établir une pharmacie cen- « traie où ils trouveront tous les produits destinés à être employés comme « médicaments. « Je vous réponds que je regarde cette mesure comme une de celles qui, « mises en pratique, peuvent sauver la pharmacie de sa ruine. » Dorvault avait 37 ans, quand la Pharmacie Centrale fit ses débuts rue des Marais-St-Germain, en 1852. Cette eréationestundesesplus beaux titres professionnels.Notonsàsalouange et à celle des premiers actionnaires qu'elle constituait dans le mouvement coopératif un type particulier. Jusqu'alors, en effet, les sociétés coopératives ne s'étaient entendues que des associations entre ouvriers, donnant entre eux leur travail, ou se concertant pour acheter en commun les objets de consommation de première nécessité. Or, notre institution à nous, disait-il, est une association coopérative, capitaliste et de consommation à la fois entre patrons. Dorvault avait épousé la fille de M. Garot, l'un des pharmaciens les plus honorables et les plus estimés de Paris. Vainement sa nouvelle famille et quelques amis cherchaient à le dissuader de se mettre à la tête de l'institution. 11 ne suffit pas en effet de se faire le promoteur d'une idée nouvelle; c'est presque un devoir, pour celui qui l'a conçue, d'en protéger les débuts et d'en poursuivre les résultats. La responsabilité encourue et un sentiment qu'on peut qualifier de paternel, devaient entraîner Dorvault à accepter le mandat qui lui était confié, mandat qu'il a conservé pendant plus d'un quart de siècle. Ce sera l'honneur de Dorvault d'avoir le premier arboré le drapeau de l'association pour la défense des intérêts matériels et moraux de la profession . En 1863, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur. Le gouvernement ne voulut pas seulement récompenser le savant auteur de X Officine, il voulait prouver qu'il admettait la grande pensée qui avait inspiré la création de la Pharmacie centrale, et honorer dans son chef le dévouement aux intérêts matériels, moraux et scientifiques de la profession. A la suite du brillant tournoi pacifique qui eut lieu au Champ-de-Mars, en 1878, une des plus hautes distinctions fut accordée à la Pharmacie centrale de France, et son fondateur-directeur fut promu au grade d'Officier de la Légion d'honneur. Encore quelques mois, et Dorvault allait enfin prendre un repos dont il avait tant besoin et qu'il avait si bien mérité. Mais la Providence en avait jugé autrement, et cette grande personnalité pharmaceutique française disparaissait le 16 février 1879, comme emportée par un coup de foudre. Deux œuvres immortaliseront Dorvault. La première, son Officine, arrivée aujourd'hui à la douzième édition, a popularisé son nom dans le monde entier. Aussi est-il inscrit dans toutes les sociétés de pharmacie de France et de l'étranger : il est membre des sociétés pharmaceutiques de l'Allemagne du Nord, de la Grande-Bretagne, de Bruxelles, de Bucnos-Ayres, de Lisbonne, de Madrid, de Saint-Pétersbourg, de Turin, etc., etc. La seconde lui assure à jamais la reconnaissance des pharmaciens, parce qu'elle dérive d'un principe fécond, l'association convergeant vers un noble but : la satisfaction des intérêts matériels, moraux et scientifiques de la pharmacie française. La génération actuelle a fait ériger dans la cour de l'Hôtel de la Pharmacie centrale un monument à sa mémoire, pour rappeler aux générations futures le nom du fondateur delà Pharmacie centrale de France. PRÉFACE a) Un livre qui résumerait tous les ouvrages nécessaires à l'exercice de la pharmacie; un volume qui, a lui seul, pourrait être considéré comme une petite bibliothèque pharmaceutique, où le pharmacien trouverait rassemblés tous les renseignements nécessaires aux besoins journaliers de sa profession, serait, sans aucun doute, de la plus grande utilité pour lui : tel est le livre que nous soumettons au jugement de nos confrères, sous le nom de l'Officine. Un livre d'utilité, et surtout un livre de tous les instants, n'atteint parfaitement son but qu'autant que les parties qui le composent sont disposées avec méthode, que les recherches y sont promptes et faciles. C'est ce que nous avons cherché à réaliser en divisant l'Officine en quatre parties : la première, sorte de pharmacopée universelle, porte le nom de Dispensaire pharmaceutique; la deuxième, qui comprend la législation pharmaceutique, la toxicologie, l'essai des médicaments, nous l'avons nommée Pharmacie légale; la troisième, formée de matériaux divers, est intitulée Appendice pharmaceutique; la quatrième, enfin, principalement consacrée à donner le prix de vente des médicaments simples et composés, est intitulée Tarif général de pkarmacie et des branches accessoires. Ces différentes parties pourront être indiquées sur la tranche, comme celles des Codes de jurisprudence, chacune par une coloration particulière (2). Notre ouvrage date de trente-cinq ans, et, dans ce laps de temps, il a eu dix éditions à grand nombre. Un succès aussi rapide et aussi complet prouve qu'il répond à un besoin réel. L'appel que nous avons fait à nos Confrères dans la préface de la première édition, pour solliciter leurs remarques et leurs critiques, a été entendu par un plus grand nombre encore, pour cette nouvelle édition que pour les précédentes. Les Sociétés pharmaceutiques des départements y ont répondu de leur côté, en nous envoyant les bulletins de leurs travaux. De sorte que, outre les lacunes et incorrections que nous avons reconnues par nous-même, nous avons pu profiter de toutes les idées et observations qui nous sont ainsi parvenues de tous les points de la France, et, ajoutons, de beaucoup de pays étrangers. Les travaux faits au point de vue de la revision du Codex et le Codex revisé lui-même, ont apporté un contingent de matériaux des plus précieux. On y trouvera toutes les formules de la Pharmacopée légale, et, le plus souvent, avec des notes et commentaires que celle-ci ne pouvait donner. En effet, contrairement à ce que beaucoup souhaiteraient, le Codex ne peut donner les formules que d'une manière simple et magistrale, ne peut enregistrer que celles consacrées par l'expérience, ne peut être, en un mot, qu'un livre officiel ; il prononce et ne (1) Cette préface est la reproduction de celle des dixième et onzième éditions. Nous n'avons cru devoir lien y changer, car elle indique parfaitement le plan du livre. (2) Voir l'A\is au relieur, page 2. 8 PRÉFACE discourt pas. Les auteurs particuliers, au contraire, peuvent aller aussi loin que leur initiative les conduit et qu'ils se sentent soutenus par l'opinion. C'est ce que nous avons fait, pour notre compte, dans l'exécution de l'Officine, où nous avons fait entrer les documents les plus divers de nature et d'origine ; aussi mériterait-elle, peut-être, à bon droit, le titre de Pharmacopée universelle, que nous lui avons déjà appliqué plus haut. Si celle-ci vient un jour à être exécutée officiellement, nous croirons avoir beaucoup contribué à produire ce résultat. Depuis longues années, se trouvant dans les mains des Pharmaciens de tous les pays et servant déjà de lien entre eux, n'a-t-elle pas, en effet, insensiblement éveillé l'idée d'un livre qui, consignant les types communs des principaux médicaments, constituerait ainsi un Codex international dont l'illustre Président de la commission de la Pharmacopée française de 1866 a si bien et avec tant d'autorité fait ressortir les avantages pratiques? Par sa base primitive et le fait des divers concours que nous venons d'énumérer, l'Officine est devenue le centre du mouvement de la pharmacie pratique, l'inventaire ou compendium de tout ce qui est acquis en notre art, et, marquant par conséquent la limite, le point de départ des progrès ultérieurs, elle est devenue enfin, sous beaucoup de rapports, ce que nous demandions pour le Codex sous un seul, celui des formules, le guide et l'oeuvre de tous. Dispensaire. — Toutes les parties de l'Officine ont reçu dans les éditions successives de nombreuses additions. Pour en citer quelques-unes, nous signalerons d'abord la Revue des faits et découvertes qui honorent le plus la profession, mise comme introduction en lête de l'ouvrage, et que l'on pourrait appeler, à bon droil, les fastes de la pharmacie. Les Prolégomènes du Dispensaire qui, dans la troisième édition, avaient reçu les articles : Élection ou choix des drogues simples, Succédanés, Classifications d'histoire naturelle, Nomenclature pharmaceutique, Classifications thérapeutiques, ont reçu dans la sixième édition de nouveaux documents, parmi lesquels nous citerons des tableaux chimiques, dont nous devons les principaux à l'obligeance de l'une de nos illustrations scientifiques, à notre savant maîlre M. Balard, un Synopsis général du règne végétal, le Manuel des opérations pharmaceutiques, articles donnant à ce chapitre une véritable importance. En effet, ces tableaux, que l'on chercherait vainement aussi complets dans les ouvrages spéciaux, synoptisant les sciences, servent ainsi de mémento précieux en épargnant de longues recherches. Le Dispensaire lui-même, principale partie de l'ouvrage, augmenté de l'histoire des substances ou des formules nouvellement introduites dans la matière médicale, a reçu d'amples additions, et surtout de nombreux compléments d'articles. Pharmacie légale. — La Législation pharmaautico-médïcale contient tous les documents que le pharmacien peut avoir intérêt à connaître. Outre les lois, décrets et arrêtés relatifs à la profession, nous avons inséré de nombreuses noies qui donnent l'état de la jurisprudence sur les questions douteuses (1). Une table spéciale 1res détaillée, placée en têle de la table générale des matières, permet de consulter cette partie de Y Officine utilement et rapidement.— (1) La revision de toute cette partie a été confiée à M c Bogelot, avocat de la Société de prévoyance des pharmaciens de la Seine, et l'un des jurisconsultes les plus compétents sur la matière. PRÉFACE 9 Dans la Toxicologie, nous avons donné quelques notions sur l'absorption des poisons, fait connaître les méthodes générales de recherche des principaux toxiques et les nouveaux antidotes, et dressé un tableau synoptique pour la recherche des poisons. — Dans VEssai des médicaments, nous avons enregistré les moyens proposés dans ces derniers temps pour constater l'identité des substances médicinales, ou pour déceler les adultérations qu'on leur fait subir, ainsi que celles des principales substances alimentaires. C'est surtout pour ces dernières que nous avons fait d'importantes additions. Appendice. — La Pharmacie vétérinaire contient à peu près toutes les formules utiles. Beaucoup sont tirées des auteurs étrangers les plus estimés. — La Pharmacie homœopa- thique, complètement remaniée dans les précédentes éditions, contient toutes les notions nécessaires à la préparation et à la dispensation des remèdes bahnemanniens. — Les pharmaciens ont journellement occasion de faire des recherches qui tou-lient à l'analyse chimique; recherches pour lesquelles, faute d'un guide, ils sont souvent fort embarrassés. En effet, tous les jours, ils peuvent avoir à rechercher la composition d'un alliage, d'un minerai, d'un sol arable, d'un composé salin, d'une eau minérale ; avoir à faire l'essai d'objets d'économie industrielle ou domestique; c'est à eux que les médecins s'adressent pour connaître l'état ou constater l'identité des fluides humoraux (sang, bile, urine), analyser des productions morbides (tumeurs, calculs, gravelle, etc.). Il était donc de la plus grande utilité que V Officine, adoptée par la plupart des pharmaciens, contînt les renseignements propres à les aider dans la solution de ces problèmes de chimie analytique. C'est celte considération qui nous a conduit à composer l'article intitulé : Chimie pharmaceutique, dont nous espérons qu'on appréciera comme nous l'importance. Cette édition a été enrichie des procédés d'analyse les plus récents et les plus sûrs (i). — Les Misceilanées, chapitre où sont insérés, ainsi que l'indique son nom, les articles d'accessoires de pharmacie les plus variés, les plus disparates, ont reçu un grand développement (2). Tahif. — < ette partie de VOfficine nécessitait une révision complète, tant les conditions de la pratique ont été modifiées depuis quelques années par les droits nouveaux d'une part, et par la concurrence d'autre part. Les prix actuels représentent une moyenne tout à fait courante, et sur laquelle on peut se baser en toute sécurité. Tous les produits nouveaux, aussi bien ceux qui avaient fait l'objet du supplément de la onzième édition, que ceux qui ont été plus récemment introduits dans la thérapeutique, ont trouvé place dans ce nouveau tarif (3). Quant aux nombreux (1) La Pharmacie Centrale a créé un Laboratoire spécial d'analyses, auquel les pharmaciens peuvent avoir aussi recours dans ces cas. (2) Nos lecteurs trouveront dans l'Union pharmaceutique, journal de la Pharmacie centrale et dans son annexe, le Bulletin commercial, de nombreux renseignements de cette nature. Aussi ce supplément mensuel à V Officine leur est-il aujourd'hui indispensable pour se tenir au courant de tous les progrès qui les intéressent. (3) Ce travail a été confié à M. Crinon, qui connaît à fond le sujet, et qui est l'un des principaux auteurs du tarif de la Société de prévoyance des pharmaciens de la Seine, à l'usage des Sociétés de secours mutuels. (10 e édition.) ( 10 PRÉFACE objets qui ne peuvent guère figurer dans un tarif pharmaceutique, on aura utilement recours, pour en établir le prix de vente, au Catalogue prix-courant général de la Pharmacie Centrale. En un mot, et sans comprendre ici les compléments d'articles qu'il nousaété permis de faire, par suite de l'agrandissement de l'Officine, nous croyons n'avoir omis aucun de ces cent et un produits, de ces cent et un modes opératoires et de ces mille et une formules qui ont été mises au jour dans l'intervalle qui sépare la dernière édition de la nouvelle. Afin de voir notre livre se répandre parmi les médecins, autant qu'il l'est parmi les pharmaciens, et d'obtenir, ainsi que nous en avons exprimé ailleurs le désir, entre la prescription et la préparation des médicaments, une corrélation qui est loin d'exister aujourd'hui, nous avions déjà eu soin, dans la deuxième édition, d'indiquer à la suite de l'histoire de toutes les substances les doses auxquelles elles sont employées, et d'ajouter un document important: l'Art de formuler. Pour atteindre plus complètement notre but, et faire de VOfficine un livre aussi indispensable au médecin praticien qu'au pharmacien, nous avions déjà ajouté dans la précédente édition la Classification des médicaments, d'après leurs effets dans les maladies, et un Mémorial thérapeutique. D'un autre côté, nous avions insisté plus que précédemment sur le mode d'administration des médicaments. Dans la nouvelle édition, nous n'avons point oublié l'intérêt de ces chapitres. Dans les précédentes éditions, la Bibliographie avait été de notre part l'objet d'une grande attention •; dans la présente édition, afin d'être encore plus utile et de faciliter les recherches aux auteurs de travaux spéciaux, nous avons augmenté le nombre des citations de cette nature. Le succès de notre livre ne s'est pas borné à la France. VOfficine, nous l'avons déjà dit, est en effet aujourd'hui répandue dans les pays les plus lointains. Une traduction en langue espagnole a eu un grand succès local. La nomenclature polyglotte, qui suit la nomenclature française et la latine, et qui a été révisée dans la présente édition avec un très grand soin, rend compte de ce résultat. Des figures d'appareils en beaucoup plus grand nombre, et les figures des principales plantes actives dont aucune n'existait dans les deux premières éditions, ont été intercalées dans le texte, dont elles aideront l'intelligence. Comme nouveauté sur ce point, nous signalerons des figures représentant des drogues simples, dans leurs contenants d'origine. C'est un complément descriptif qui n'existait pas encore dans les ouvrages d'histoire naturelle. La table en sommaires de la première édition avait soulevé de nombreuses réclamations, en ce qu'elle rendait les recherches longues et fastidieuses. Dans celle des suivantes, quelques inexactitudes nous ont été signalées. Attachant une grande importance à ce couronnement de notre œuvre, nous avons mis tous nos soins à le rendre exact, liais on comprendra que dans une table comme celle de l'Officine, qui contient près de trente mille indications, il est difficile qu'il ne se glisse pas quelques erreurs. PRÉFACE 11 Trente mille indications, venons-nous de dire! Cette énonciation n'est-elle pas par elle-même tout un programme? ne donne-t-elle pas la mesure de l'extrême variété des matériaux du livre? En effet, nous y avons rassemblé, de la manière la plus substantielle possible, tout ce qui peut être utile, en quoi que ce soit, à l'exercice complet de la Pharmacie, depuis les documents scientifiques les plus relevés jusqu'aux choses de l'économie industrielle et domestique les plus vulgaires, mais étant encore du domaine du Pharmacien ou se rapportant à ses connaissances. En résumé, nous croyons n'avoir rien négligé pour donner à notre livre ce cachet d'utilité générale, et atteindre le but que nous nous sommes proposé tout d'abord, savoir : faire de YOfficine un guide pratique de tous les instants, et qui fût entre les mains de tous les membres de la famille médicale. Bien qu'on n'ait pas toujours usé du même procédé envers nous, rendant à chacun ce qui lui appartient, YOfficine abonde en citations d'Auteurs. Ce fait nous suscite une réflexion : cette circonstance ne serait-elle pas l'origine d'une appréciation inexacte de notre livre? En effet, lors des premières éditions, quelques confrères, n'admettant pas qu'un jeune auteur pût beaucoup tirer de lui-même dans l'exécution d'un ouvrage de longue haleine et qui semblait exiger une vieille expérience, ne voulaient considérer YOfficine que comme une œuvre de compilation, à laquelle ils reconnaissaient seulement le mérite d'une heureuse réussite. Notre esprit de justice à l'égard des autres avait rendu injuste envers nous ; on n'avait pas voulu voir qu'entre les nombreuses citations du bien d'autrui, nombreuses aussi étaient les parcelles de notre bien propre, considérable était notre apport. Mais aujourd'hui il n'est plus personne qui ne reconnaisse que, neuve dans sa conception, ce qui est déjà quelque chose, aucun traité de pharmacie, aucune pharmacopée ne contient plus de documents et d'aperçus originaux que YOfficine; qu'aucun ne peut faire progresser davantage la pharmacie théorique et pratique; qu'aucun ne peut donner aux médecins des notions de pharmacologie proprement dite plus étendues et pouvant aider davantage au progrès de la thérapeutique. Nous venons de faire ressortir les richesses et les avantages de notre livre, mais s'ensuit-il que nous le croyions à l'abri du blâme? Assurément non. Le Codes, qui seul serait autorisé à cette prétention, à peine venait-il de paraître, que déjà il était l'objet de reproches : des erreurs, des lacunes, des inconséquences y ont été signalées. Loin donc d'ajouter à ces critiques, nous en prenons texte, au contraire, pour réclamer l'indulgence pour nous-même. En effet, YOfficine contenant des matériaux en bien plus grande quantité, touchant à de nombreux sujets restés étrangers au livre officiel, bien plus grandes et nombreuses sont ses imperfections. DORVAULT. ; "■* INTRODUCTION A l'occasion de la question des réformes demandées par les Pharmaciens français au gouvernement, par la pétition générale du 7 novembre 1850, nous publiâmes deux opuscules, l'un sur la réglementation de l'exercice proprement dit de la pharmacie, l'autre intitulé : Organisation, de la pharmacie en France, considérée dans ses rapports avec la propagation des sciences d'application. Un double but nous avait conduit à exécuter ce dernier travail : appuyer d'abord les réformes demandées par la pétition, en faisant connaître au gouvernement les services que, par l'organisation extra-pharmaceutique que nous proposions, la profession, en retour des améliorations spéciales qu'elle réclamait, pouvait lui rendre à lui-même et aux populations ; puis faire ressortir les titres de l'a pharmacie à la considération publique. C'est le fond de cet opuscule que nous donnons pour introduction à Y Officine. Nous ne pouvions trouver un meilleur frontispice pour un ouvrage aussi éminemment professionnel. Nous eussions pu aussi trouver d'amples compléments à cette introduction dans le travail intitulé : La Pharmacie française en présence de ses réformes (1), que nous avons publié il y a dix ans, à l'époque où l'avènement d'une nouvelle législation pharmaceutique paraissait imminente, et dans lequel nous exposons avec plus de détails encore les services rendus par la pharmacie à la société ; mais ce travail encore récent est dans la mémoire de tous nos confrères (2). (1) Union pharmaceutique numéros de janvier et mars 18G5. (2) Dans ce travail, tout d'abord nous posons cette question de principe : La Pharmacie est-elle d'une utilité, et plus, d une nécessité sociale? Non, répondons-nous, dans une socirté en état d'enfance, d'anarchie ou de décadence ; oui, dans une société bien ordonnée, prospère ; puis, remontant à l'origine des choses, nous avons fait voir la foi innée de tous les peuples dans les médicaments, an fond de la croyance la plus raisonnée comme de la pins naïve; que, comprise d'une manicre incomplète chez les nations non encore policées, la science des médicaments se parfait, se classe, se spécifie en raison directe de la civilisation; nous avons montré la séparation dj la Pharmacie de la Médecine s'effectuant sous cette même influence; mis hors de doute les avantages de cette séparation, au double point de vue de la morale et du progrès; démontré que le Pharmacien remplissant un ministère de confiance, tout doit Être disposé pour ne pas altérer ce caractère; nous avons exposé les services que la Pharmacie a rendus à la société, en montrant les noms des siens attachés à toutes les grandes découvertes qui ontfait progresser l'humanité ; que les pharmaciens répandus au milieu des populations constituent 14 INTRODUCTION C'était pour nous autant un devoir de reconnaissance que de conviction, de chercher à faire honorer la pharmacie. En effet, si depuis longtemps déjà nous lui consacrons nos efforts, nous devons reconnaître que nous avons été récompensé assurément au delà de nos mérites; le succès de nos ouvrages, la prospérité de l'Œuvre commune à la tête de laquelle la confiance de nos pairs nous a placé, sont pour nous la plus haute faveur que nous puissions ambitionner. une classe de savants pratiques qu'aucune autre, fût-elle officielle ou rétribuée, ne pourrait remplacer, et que non-seulement il ne faut pas laisser péricliter, mais qu'il faut au contraire encourager, rendre même plus instruite, afin qu'elle puisse rendre plus de services encore ; que suivre toute autre voie serait compromettre bénévolement des avantages d'avenir considérables pour une nation qui veut se tenir à la tête des autres sous tous les rapports. On s'émeut déjà d'une décadence dans les arts et surtout dans les lettres; les sciences progressent encore : éviter de les voir, elles aussi, décliner en assurant une position honorable, et rien qu'honorable, à leurs modestes et en même temps leurs plus ardents pionniers, serait le fait d'une administration prévoyante. Mais reprenons notre analyse. Nous avons établi que le Pharmacien ne vend point une marchandise, mais reçoit des honoraires pour l'application de ses connaissances spéciales à la confection des médicaments; montré, au point de vue de la santé et de la morale publiques, les dangers du principe de la liberté commerciale appliquée à la Pharmacie, et même les graves inconvénients de la liberté de la concurrence avec le diplôme ; que la concurrence qui vivifie l'industrie et le commerce tue la Pharmacie lorsqu'elle sort de l'émulation scientifique ; nous avons prouvé qu'une meilleure répartition des officines sur le territoire aurait l'avantage d'empêcher leur accumulation dans certains centres et d'assurer les secours pharmaceutiques à des populations qui en manquent; qu'une officine en superfétation est, jusqu'à un certain point, un établissement nuisible; que la Médecine a le plus grand intérêt à une bonne organisation de la Pharmacie. Nous avons dit combien il serait périlleux, injuste, de livrer une part quelconque du droit d'exercer la Pharmacie à d'autres qu'à des hommes ayant titre régulier pour cela; démontré par l'exemple que, contrairement à l'opinion de quelques économistes, le prix des médicaments est plus bas dans les pays où le principe de la limitation existe que dans les pays à concurrence; montré, avec statistique à l'appui, que l'on s'exagère beaucoup les dépenses des malades en médicaments; qu'une tarification sage et obligatoire protégerait à la fois les intérêts du public contre l'arbitraire, et la dignité du Pharmacien ; qu'on s'est trompé sur la question de la Pharmacie en Angleterre ; qu'en Allemagne, si des abus existent, c'est néanmoins le pays où les Pharmaciens sont le plus instruits, le mieux considérés, et où l'intérêt des malades trouve le mieux son compte ; que d'ailleurs les abus de la réglementation allemande peuvent être évités dans une loi future. Par suite de ces considérations, ayant cherché la norme de la Pharmacie, et ayant cru la trouver dans la limitation, nous l'avons formulée ainsi : A des besoins limités par eux-mêmes et par l'intérêt public, profession limitée; ou bien comme suit : Le nombre des officines doit être limité, les besoins que la Pharmacie a mission de servir étant et devant être limités. A l'appui de cette prétention, nous avons établi que les autres professions pouvaient toutes adopter la formule contraire; que le principe économique de Voffre et de la demande n'était applicable à la Pharmacie que dans son dernier terme et encore avec restriction ; que la Pharmacie n'est pas et ne peut pas être libre; qu'elle seule fait encourir à celui qui l'exerce une responsabilité terrible, incessante, qu'elle seule ne peut exciierà la consommation, attendu qu'on ne peut engager les personnes à se rendre malades ni à prendre un médicament sans l'être, qu'elle seule ne peut délivrer ses produits au premier venu, et qu'étant ainsi une profession exceptionnelle, tout comme la maladie est elle-même l'exception dans la vie de l'homme, elle exigeait des compensations d'exception; que le malade étant un mineur à protéger, la limitation ne serait pas plus une atteinte à la liberté que les garde-fous placés aux bords des précipices pour retenir les imprudents; qu'elle serait au contraire la consécration du grand principe qui régit la société moderne ; qu'en cela il ne faut pas confondre licence I INTRODUCTION 15 Pour faire rendrejustice à la pharmacie, pouvions-nous mieux trouver que de la faire juger sur ses œuvres mêmes? N'en offre-t-elle pas un assez beau contingent? Certes le cadre que nous avons choisi eût pu de beaucoup être agrandi et servir à élever un monument plus digne d'elle. Des matériaux plus nombreux eussent été facilement collectés, et les faits présentés avec plus de détails eussent certainement gagné en intérêt et en clarté. Mais pour trouver place ici, notre travail devait être nécessairement limité. Tel qu'il est, néanmoins, nous espérons que nos confrères le considéreront comme un document important de l'histoire de la pharmacie, et qu'ils nous pardonneront ses imperfections en faveur de l'intention qui nous a guidé : servir notre chère profession et en même temps lui rendre hommage. La pharmacie remplit officieusement, au sein de la Société, une mission scientifique qui lui donne un aspect sous lequel, si ce n'est incidemment, elle n'a point encore été envisagée. C'est ce point de vue que nous allons essayer de faire ressortir. Le pharmacien, en raison de ses connaissances polytechniques, remplit déjà officieusement dans les populations artistiques, industrielles et agricoles au milieu desquelles il se trouve placé, une mission qu'il suffit d'indiquer pour la faire reconnaître et en faire apprécier l'importance. Il est en effet le savant modeste, éminemment pratique, éminemment abordable par toutes les classes de la société. « S'il y a un vin frelaté, une eau malsaine, un air méphitique, un aliment dangereux, à qui peut-on mieux s'adresser qu'au pharmacien-chimiste pour y remédier? Un minéral contient-il des substances métalliques ou des sels qu'on puisse exploiter ? Telle plante est-elle utile comme aliment, comme médicament, pour la teinture, pour les arts? Comment extraire de tel fruit ou de telle racine, du sucre ou une fécule nourrissante? Comment neutraliser tel poison, analyser telle liqueur? Qui ne se connaît mieux, dans les arts ou la technologie, que le pharmacien vraiment digne de ce titre?» (Virey.) avec liberté, et que rétrograder n'est pas progresser; nous avons répondu à toutes les objections prétendant qu'une telle mesure serait en contradiction avec le courant actuel de l'opinion, et interprété, par le défaut de protection et d'une bonne répartition, les découragements qui se manifestent de plus en plus dans nos rangs et produisent le mercantilisme avec toutes ses nuances et conséquences ; nous avons établi encore que, mince comme chiffre, la question pharmaceutique a une importance spéciale très-grande et qu'il est du devoir d'un Gouvernement éclairé de la bien étudier afin de lui donner sa véritable solution ; que tout autre système qu'une limitation proportionnelle aux besoins réels ne donnera qu'une organisation bâtarde, pleine d'ennuis et de difficultés, ne sera qu'un compromis provisoire; qu'avant d'être avantageuse pour la Pharmacie cette mesure est surtout d'intérêt public; que, quant au Pharmacien qui pourrait craindre de devenir ainsi fonctionnaire, cette crainte n'a pas de fondement sérieux, tandis qu'il gagnerait certainement en dignité et en indépendance; qu'enfin, la question des élèves en pharmacie, si difficile à résoudre, si épineuse aujourd'hui, aura seulement par la limitation sa solution normale. J6 INTRODUCTION Le public a tellement l'habitude d'avoir recours au pharmacien dans cette foule de circonstances qui l'embarrassent ou l'intéressent, que c'est pour lui une chose toute naturelle et dont il use en quelque sorte comme d'un droit. Aussi croyons-nous être autorisé à dire qu'il est peut-être bien peu de ces applications des sciences amenées et faites on ne sait comment par des personnes étrangères à toute notion scientifique qui n'aient pour origine ou fin le conseil plus ou moins catégorique d'un pharmacien. « Partout le pharmacien est l'homme utile, éclairé, remarquable par son zèle désintéressé et son dévouement. Le voyageur, le savant ou le naturaliste qui visite pour la première fois des contrées éloignées, s'approche d'une petite ville : où trouvera-t-il des renseignements sur les objets qui l'intéressent au milieu du pays qu'il parcourt? L'administrateur est d'un abord difficile et froid; des soins divers retiennent ou préoccupent le médecin, l'homme de loi, le pasteur du lieu. Le pharmacien est toujours disponible. Reconnaissant de l'estime qu'on lui témoigne en s'adressant à lui, il indique avec empressement les objets remarquables, les ressources que présentent les localités ; il vous aidera dans vos recherches; il vous accompagnera dans vos excursions; et, flatté de se trouver en contact avec le mérite, la science ou la célébrité, il vous laissera convaincu que le goût d'apprendre, le désir d'être utile, sont entre vous et lui comme un lien de confraternité, un sentiment qu il est heureux et fier de partager avec vous. » (cap.) Déjà aussi, dans les départements, le pharmacien remplit-il les fonctions officielles d'expert chimiste devant les tribunaux civils ou criminels, d'essayeur de matières d'or et d'argent, de membre des comités d'hygiène (1) ou de comices agricoles. Sans doute, dans l'état actuel des choses, tout pharmacien n'est pas apte à résoudre avantageusement les problèmes scientifiques et pratiques susceptibles de lui être soumis. Mais rien n'est plus aisé que de lui donner cette aptitude, toutes les voies sont disposées pour cela; il suffit d'une simple addition au programme de ses études. Aujourd'hui, une instruction première, plus solide que par le passé, est exigée du jeune homme qui veut obtenir le diplôme de pharmacien. Les jurys médicaux ont fait leur temps, et les écoles supérieures ont été appelées à conférer seules le diplôme. Les études théoriques et pratiques, par cela même, vont devenir plus solides. En dehors des cours exclusivement con- (1) A Paris, la moitié des membres du Conseil général de salubrité est composée de pharmaciens. INTROB0CTION 17' sacrés à la pharmacie, des chaires de chimie, de physique, de minéralogie, de zoologie, de botanique, et, comme conséquence, des laboratoires pour les manipulations chimiques, des cabinets de physique, des collections d'histoire naturelle, existent déjà dans les écoles supérieures de pharmacie. Qu'au programme des examens pour le pharmacopolat, on ajoute l'obligation d'analyses chimiques technologiques, d'expériences avec les instruments de physique, de reconnaissances d'objets d'histoire naturelle plus sérieuses, plus étendues, et le pharmacien sera ainsi mis à même de répondre à toute réquisition officielle ou officieuse. Le Gouvernement pourra lui demander des statistiques hydrologiques, miné- ralogiques, phytologiques, zoologiques, agricoles, manufacturières; les tribunaux, des expertises chimico-légales, des arbitrages; l'autorité municipale, la visite et l'essai des substances alimentaires dont aujourd'hui on ne doit plus tolérer la falsification, des rapports de commodo et incommoda ; elle le déléguera annuellement pour faire des leçons, ici aux ouvriers des fabriques, là aux laboureurs sur les questions élémentaires qui les intéressent le plus immédiatement (1). On lui demandera mille autres genres de services encore que nous ne pourrions énumérer, et qui résulteront d'ailleurs des besoins nouveaux que le fait même de leur création aura fait naître. Dans cet aperçu, ne voilà-t-il pas toute une révélation d'un point important d'économie sociale ? Quels avantages, en effet, le Gouvernement ne retirera-t-il pas d'une pareille institution : les différents produits et richesses de la France connus par départements, les autorités judiciaire et municipale sûrement renseignées et secondées, tels sont les résultats généraux que peut produire une bonne organisation de la pharmacie. Quelle autre profession est à même de rendre gratuitement de pareils services aux intérêts du pays? Sans en excepter les professions privilégiées actuelles, qui ne rendent et ne peuvent rendre de services qu'à elles- mêmes, il n'en est absolument aucune. Il n'y a qu'à vouloir pour que tous ces avantages se réalisent. Nous espérons qu'on voudra bien ne pas considérer comme problématiques les résultats que nous annonçons. Déjà des pharmaciens isolés, à leurs frais personnels, placés dans les conditions les moins avantageuses, ont, de nos (I) Quelques leçons, chaque année, le dimanche en plein air ou dans des bâtiments appartenant aux communes. Dans le courant de ces leçons, qui seraient lues ou débitées, quelques expériences simples et propres à frapper l'auditoire seraient d'un grand secours pour commander son attention. Dans le département delà Seine-Inférieure, M. Girardin, professeur de chimieà Rouen,puis doyen de la Faculté des sciences de Lille et Recteur de l'Académie de Clermont-Ferrand, parcourait annuellement les campagnes pour donner aux paysans quelques notions de chimie agricole mise à leur portée 18 INTRODUCTION jours, exécuté des travaux qu'ils savaient ne devoir profiter qu"à leur pays ; ces travaux peuvent donner une idée de ce que l'on pourrait attendre de l'institution dont nous demandons la création. Les uns ont publié la flore (1), la géologie (2),l'hydrologie (3), l'œnologie (A) de leurs départements; d'autres, la monographie des substances alimentaires delà France (5); d'autres enfin, dans les mêmes conditions de précarité, ont ouvert des cours pour l'instruction professionnelle (6) et hygiénique (7) des classes ouvrières. Beaucoup de ces travaux ne sont sans doute que des ébauches; mais, entrepris par une institution, ils deviendraient des travaux importants. Paris (8), Rouen, Lyon, Nantes, Bordeaux, Lille, Valenciennes, Clermont, Nîmes, ont confié leur enseignement industriel à des pharmaciens. Oui, par une bonne organisation, la pharmacie résoudra le problème de la diffusion des sciences appliquées à la pratique, et cela plus efficacement, plus sûrement que toute institution spéciale que l'on pourrait créer à cet effet (9). Les places officielles, par cela même que les titulaires n'ont qu'une responsabilité fictive, n'ont point à compter avec le stimulant des chances aléatoires d'un établissement particulier, ni même avec beaucoup de charges de la vie ordinaire; les places officielles, disons-nous, deviennent facilement chez nous des sinécures. Le pharmacien, établi à ses risques et périls, stimulé par cette condition même, pourvu qu'elle n'aille pas jusqu'à le décourager, à paralyser (1) Moisan de Nantes. Flore de la Loire-Inférieure. — Vandarame. Flore de l'arrondissement d'Ha- zebrouck. (2) Husson. Géologie et anthropologie de l'arrondissement de Tout. — Parisot. Géologie et Flore de l'arrondissement de Belforl. — Marchand. Climatologie de la ville de Féeamp. (3) Henry, Boudet et Boutron-Charlard. Etudes sur les eaux qui alimentent Paris. — Dupasquier. Recherches sur les eaux qui alimentent la ville de Lyon. — Monde et Bobiorrc, de Nantes. Recherches sur les cours d'eau qui alimentent la Loire-Inférieure et de la Vendée. — Fauré. Eaux de la Gironde. __Marchand, de Féeamp. Recherches sur les eaux courantes et stagnantes. — Filhol. Eaux minérales des Pyrénées. — Robinet, de Paris. Etude générale des eaux potables de la France. (4) Fauré. Vins du Bordelais. — Batilliat père. Traité des vins de France. — Bouchardat. Cépages de la Bourgogne. (5) Mouchon. Bromalologie Française. — Braconnot. Des plantes alimentaires qui croissent spontanément dans les lieux incultes. — Chevallier. Falsifications des substances alimentaires. (6) Gosselet, de Landrecies. Cours aux cultivateurs. — Oudart, de Troyes. Instructions sur les engrais. (7) Boudet. Cours d'hygiène aux ouvriers de son quartier. — Robinet. Etudes sur les vers à soie et les magnaneries. — Lepage. Cours de chimie et de physique le dimanche aux habitants de Gisors. — Ce sont des pharmaciens qui, en 1848,prirent l'initiative de sortir les ouvriers du désœuvrement produit par la révolution de février, en les appelant à des cours de science appliquée, et donnèrent ainsi naissance aux sociétés polytechniques et philotechniques, si florissantes et si utiles aujourd'hui. (V. La Pharmacie française en présence de ses réformes.) (8) Persoz. Cours de chimie appliquée à la teinture, au Conservatoire des arts et métiers. (9) Dans le travail originel nous donnons le plan de cette organisation [Revue pharm., 1851-52). 19 INTRODUCTION son élan, et assuré par une bonne gestion de sa maison de pouvoir vivre honorablement, rien qu'honorablement, sera heureux d'utiliser ses connaissances au profit du progrès. Le pharmacien est en effet un travailleur désintéressé. C'est dans ses rangs qu'il faut aller chercher ceux qui cultivent la science pour elle-même. Combien en connaissons-nous, pour notre part, qui, au milieu des privations de toute aature, ne se plaignent que d'une chose, ne pouvoir se livrer à l'étude! Une concurrence sans frein, les besoins matériels de chaque jour à satisfaire le lui interdisent absolument. Que cherche-t-il? De quoi se préoccupe-t-il encore dans ces réformes qu'il réclame aujourd'hui? Avant tout, de sa dignité professionnelle. A une époque de positivisme comme la nôtre, une profession qui se préoccupe tant de ses intérêts moraux est assurément deux fois digne. C'est à cet amour de la science que la pharmacie inspire à ceux qui l'embrassent qu'elle doit d'être une pépinière de savants des plus fécondes. L'Institut de France, que les savants de tous les pays s'accordent à considérer comme l'expression la plus élevée, le cycle le plus complet des connaissances humaines, a toujours compté des pharmaciens dans ses rangs (1), et aujourd'hui même un grand nombre de ses membres ont titre de pharmaciens ou ont débuté dans la carrière par la pharmacie (2). Combien d'autres occupent les places de nos institutions scientifiques secondaires ? Ce que nous disons de notre époque et de la France, nous pouvons l'étendre à tous les âges et à tous les pays (3). C'est à un pharmacien de Paris, Nicolas Houel, que l'on doit la création du premier jardin botanique en France. Le jardin des simples de l'École de pharmacie de Paris précéda de soixante ans la création du Jardin des Plantes, aujourd'hui Muséum d'histoire naturelle. Dès le commencement du xvn e siècle ce fut aussi un pharmacien allemand, Basile Besler, apothicaire de Nuremberg' qui dota l'Allemagne de ses trois premiers jardins botaniques. Au commence- (1) Quand Napoléon fonda l'Académie des sciences, troi<= membres, sur six qui composaient la section de chimie, étaient des pharmaciens : Bayen, B. Pelletier, Vauquelin. L'École polytechnique a toujours eu des pharmaciens soit comme professeurs, soit comme répétiteurs. (2) Dix membres nationaux : Balard, Dumas, Milne-Edwards, Frémy, Bussy, Girardin Trécul Chatin, réduits à huit par la mort de Pelouzo et de Lecoq. Parmi les conférences scientifiques du soir, faites au point de vue des gens du monde par les pro fesseurs des facultés dans différentes villes de France, celles qui ont eu le plus de succès sont celles de Clermont-Ferrand, faites par Mil. Aubergier et Lecoq ; ce dernier a même été app3lé à faire des conférences à la Sorbonne, en raison de ce succès. (3) Presque tous les chimistes allemands de quelque réputation, Liebig en tête, sont pharmaciens ou d'origine pharmaceutique. {0 INTRODUCTION ment du xvn e siècle, ce fut Albert Seba, pharmacien d'Amsterdam, qui créa le riche cabinet d'histoire naturelle dont la Hollande se glorifia si longtemps et que possède aujourd'hui l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. La Société royale de Londres et l'Académie des sciences de Paris se réunissaient, avant d'être constituées, la première chez un apothicaire d'Oxford, nommé Cross, la seconde chez Geoffroy le père, apothicaire de Paris, dont les fils figurèrent parmi les premiers membres de cette compagnie. U faut mettre sur le même rang Cadet-Gassicourt, qui, vers la même époque, réunissait chez lui les savants et les beaux esprits du temps, et qui fut lui-même membre de l'Académie des sciences (1). La pharmacie peut revendiquer une grande part des découvertes humaines, découvertes sans lesquelles toutes ces industries, tous ces arts qui florissent de nos jours et qui ont tant contribué à accélérer la marche de la civilisation seraient encore au néant. Que l'on se reporte par la pensée au temps où aussi bien ces mille et une créations grandioses que ces millions d'objets infimes qui doivent à des applications scientifiques d'être produits chaque jour sous nos yeux avec une si merveilleuse facilité n'existaient pas, et que l'on compare; on sera forcé de reconnaître que nous jouissons d'un bien-être général comparativement très-grand. Qu'un pouvoir occulte, une cause quelconque, anéantissent toutes ces choses et les moyens de les reproduire; nous le demandons aux plus prévenus contre la civilisation actuelle, pourvu qu'avant de prononcer ils les rejettent d'autour d'eux et les suppriment de leur usage, ne serait-ce pas retourner à la barbarie des premiers âges? Non, désormais la cause sociale est intimement liée aux progrès des sciences physiques et naturelles. C'est par les sciences, les arts et l'industrie, personne ne le contestera, que l'Europe s'est acquis cette suprématie que nous lui voyons aujourd'hui sur le reste de l'univers. Cette revendication par la pharmacie d'une partie des progrès humains se justifie facilement. La chimie, cette science aujourd'hui si belle, si profonde, qui fait oser à l'homme les plus sublimes découvertes dans l'étude de la nature, cette science par laquelle il explique maintenant les faits qui, il n'y a pas longtemps encore, étaient réputés pour lui mystères impénétrables, cette science qui de toutes descend le plus facilement de la sphère des hautes spéculations (") En Italie,la célèbre Académie de Florence a pris naissance chez un pharmacien : (x^wo), je coule, je fonds. (2) Dumas. Philosophie chimique. — Hœfer. Histoire de la chimie. (3) L'alchimie, dit Roger Bacon, dans son Thésaurus chimicus, est spéculative lorsqu'elle cherche à approfondir la génération, la nature et les propriétés des êtres inférieurs; elle est, au contraire, pratique lorsqu'elle s'occupe artificiellement d'œuvres utiles aux individus et aux États, comme de la transmutation des métaux vils en or et en argent, de la composition de l'a&ufur et autres couleurs, de la dissolution des cristaux, des perles et autres pierres précieuses, mais surtout de la préparation des remèdes propres à la conservation de la santé, à la guérison des maladies et ad prolongationem vitie mirabilem et potentem. ■ 23 INTRODUCTION ne parvinrent point à faire de l'or ni à trouver la panacée universelle, ce qui, selon nous, était une seule et même chose, on ne peut disconvenir, du moins, que leurs travaux ne furent pas en pure perte : leurs découvertes, parmi lesquelles nous citerons les acides sulfurique et azotique, l'eau régale, l'antimoine, l'arsenic, le bismuth, le zinc, le phosphore, l'ammoniaque, les principaux sels métalliques, l'alcool, l'étirer, la poudre à canon, la porcelaine (1), de nombreux procédés métallurgiques, le démontrent suffisamment. Disons même que si leur immense labeur n'a pas été plus fécond, peut-être faut-il s'en prendre un peu aux tribulations auxquelles ils étaient en butte comme entachés de sorcellerie. Nul doute que s'il fût arrivé à l'un d'eux de faire une découverte qui eût semblé ébranler un dogme de la foi, la décomposition de l'eau, par exemple, il n'eût été pendu ou brûlé vif. Pour une découverte moins importante qu'il ne voulut pas renier, Roger Bacon lut enfermé pour le reste de ses jours. Le langage allégorique des alchimistes, qui nous cache tant de faits précieux, prend autant sa source dans les sévérités dont ils étaient l'objet que dans l'amour du merveilleux qu'on avait à cette époque. L'idée de la transmutation des métaux vils en métaux nobles, pour laquelle on les a tant conspués, n'est-elle pas en quelque sorte réhabilitée par des chimistes contemporains du plus haut mérite ? L'étude des poids atomiques des métaux, qui de plus en plus amène à les considérer comme des mulliples les uns des autres, ne porte-t-elle pas au moins le doute dans les esprits? Mais l'isomérisme n'y conduit-il pas tout droit ? Eux les premiers, marchant hors des sentiers communs, ont fouillé les arcanes de la science et en ont extrait les premiers matériaux, préparé, sinon posé, les premiers jalons. Eh ! mon Dieu, n'est-ce pas à cette race de rêveurs, de fous, d'enthousiastes adeptes de l'idéal, que l'on doit les plus hautes découvertes de l'intelligence, les systèmes philosophiques qui nous régissent, la physique céleste, le nouveau monde^ l'imprimerie, la vapeur, le magnétisme, l'électricité, race qui comprend en effet aussi bien Pythagore, Platon, Démo- crite, Leibnitz, Descartes, Archimède, Galilée, Newton, Christophe Colomb, Gutenberg, Papin, Volta, que les alchimistes proprement dits? Est-ce à dire que nous voulions innocenter l'alchimie, que nous ne trouvions rien à reprendre dans ses actes? Non. Mais si des jongleries indignes (1) Bottichcr, entré en apprentissage, âgé de 19 ans, chez Zom, apothicaire de Berlin, est l'auteur de cette découverte. Il la fit de 1701 à 1710. Quelques années après, les célèbres manufactures de porcelaine de Saxe furent créées. De ce moment la Chine et le Japon n'eurent plus le privilège exclusif de la fabrication de cette poterie par excellence. (Figuier. Alchimie.) 23 INTRODUCTION souillent ses fastes, une gangue infime n'accompagne-t-elle pas toujours, dans leurs gîtes naturels, les pierres les plus fines, les métaux les plus pré- eieux ? Après Paracelse, l'alchimie continue son règne. Ses disciples immédiats étendent considérablement le nombre des adeptes de l'art spagyrique (1) jusque vers la fin du xvn e , disons même jusqu'au milieu du xvm" siècle. Mais à mesure que l'on approche davantage de cette époque, on voit les vapeurs de l'alchimie se dissiper et poindre de plus en plus l'aurore de la véritable science : Lux erit. A partir de cette période, parmi les ouvriers ardents de la science et plus exclusivement pharmaciens, nous trouvons Béguin, qui découvrit le calomel ; Glauber, qui découvrit l'acide chlorhydrique, le sulfate de soude, le kermès minéral, et qui le premier songea à utiliser les résidus des opérations chimiques ; Nicolas Lefebvre, fondateur de l'enseignement officiel de la chimie, d'abord en France, puis en Angleterre, où il fut appelé par Jacques II ; Gla- zer, qui lui succéda dans la chaire du Jardin des Plantes et fit connaître le sulfate de potasse ; Lemery, le grand Lemery, l'humble pharmacien de la rue Galande, dont les cours de chimie attiraient des auditeurs de tous les pays ; Homberg, qui découvrit l'acide borique ; Tachenius, un des hommes les plus érudits de son temps, qui s'occupa si fructueusement des sels lixiviels ou potasses ; Klaproth, qui reconnut la nature de la plupart des pierres précieuses et créa ainsi l'art de les imiter (2) ; Bucholz ; Geoffroy ; Margraff, qui distingua l'alumine, fit connaître l'acide phosphorique, et à qui l'on doit l'importante découverte du sucre de betteraves ; les deux Rouelle, dont l'aîné fut le maître de Lavoisier; Boulduc; Demachy; Diesbach, pharmacien de Berlin, qui découvrit le bleu de Prusse. Ralentissons cette rapide énumération en faveur de deux hommes éminents qui brillèrent, non, qui vécurent à la même époque, car ainsi que beaucoup d'autres vrais savants, ils brillent aujourd'hui d'une gloire posthume. L'un est Wenzel, natif de Dresde, qui à 15 ans s'échappe de la maison paternelle, vagabonde, passe en Hollande où il apprend la pharmacie à Amsterdam, et qui meurt en 1793 directeur des célèbres mines de Freyberg. Wenzel eut des idées remarquablement nettes, remarquablement élevées de synthèse chimique géné- (1) De G7tïv et de àyeipeiv, extraire et rassembler (analyse et synthèse). (2) 11 découvrit ensuite l'ura'ie, le titane, le tellure, la zircone, la strontiane. (Cuvier. Rapport Mit. sur le progrès des sciences depuis 1789. Patïs, 1810.) 24 INTRODUCTION raie (1). Le premier il émit catégoriquement les notions du poids et du nombre en chimie ; le premier il reconnut que dans la double décomposition des sels rien ne se crée, rien ne se perd soit comme matière, soit comme force chimique, tous principes sur lesquels sont établies la théorie chimique de Lavoisier, la théorie atomique ou des équivalents de Dalton, la statique chimique de Berthollet, les ingénieuses méthodes d'analyse par la voie humide de Gay-Lus- sac. A Wenzel donc l'honneur des premières assises de la véritable philosophie chimique. L'autre chimiste, contemporain de Wenzel, est à la fois l'humble et illustre Schèele. Né de parents pauvres, il entre dès l'âge de 12 à 13 ans comme apprenti dans une pharmacie de Gothenbourg ; à 20 ans, il parcourt la Suède comme élève en pharmacie ; mal apprécié des académiciens de Stockholm, auxquels il soumit ses premiers travaux, il est plus heureux à Upsal, où, grâce à un incident fortuit, Bergmann le découvre et le prend en amitié. Trop hum ble pour briguer une position officielle, il accepte la gérance de la pharmacie d'une veuve à Kœping, et meurt en 1786 à l'âge de 44 ans (2) ! Autant Schèele est inférieur à Wenzel comme esprit génôralisateur, comme théoricien, autant il lui est supérieur comme praticien, comme homme du fait brut. C'est de lui qu'on peut dire qu'il eut le génie des découvertes. Énumérer tous les corps qu'il a fait connaître serait parcourir tout le domaine de la chimie. C'est lui qui découvrit le chlore, dont l'importance industrielle est si grande ; le manganèse, le tungstène, le molybdène, la baryte, les acides cyanhydrique, citrique, tartrique, oxalique, fluorhydrique,la glycérine, etc., etc. Il reconnut l'oxygène en même temps et peut-être même avant Priestley, mais ne le fit connaître qu'après. Et comment fit-il toutes ces découvertes importantes? Quelques creusets, des fioles, des verres à bière, qui ne sont pas rares en Allemagne, quelques vessies, sont tous les appareillages avec lesquels il décèle et étudie les corps; (1) Thénard. Traité de chimie. Thénard, de qui nous empruntons cette citation, fut d'abord destiné à la pharmacie , passa ses premières années d'études scientifiques parmi les pharmaciens et eut pour maître Vauquelin. (2) « Tandis que vers la fin de sa vie Schèele faisait l'admiration de l'Europe savante, il était presque inconnu dans son pays. On raconte même que le roi de Suède, dans un voyage, qu'il fit hois de ses États, entendant sans cesse parler de Schèele comme d'un homme des plus êminents, fut peiné de n'avoir rien fait pour lui. Il crut nécessaire à sa propre gloire de donner une marque d'estime à un homme qui illustrait ainsi son pays, et il s'empressa de le faire inscrire sur la liste des chevaliers de ses ordres. Le ministre, chargé de lui conférer ce titre, demeura stupéfait. Schèele ! Schèele ! c'est singulier! dit-il. L'ordre était clair, positif, pressant, et Schèele fut fait chevalier. Mais, vous le devinez, ce ne fut pas Schèele, l'illustre chimiste, ce ne fut pas Schèele, l'honneur de la Suède, ce fut un employé de l'administration, du nom de Schèele, qui se vit l'objet de cette fateur. » (Dumas Pkilv- sophie chim.) INTRODUCTION 25 une cuiller en fer lui suffit pour reconnaître l'existence et les lois du calorique rayonnant ; et pourtant aucune de ses découvertes ne s'est démentie ; dans toutes ses expériences il est infaillible ! Pour terminer cette énumération des pharmaciens-chimistes de cette génération, nous avons encore à citer Bayen (1), qui, par ses belles recherches sur la calcination des métaux, ruina jusqu'à la base l'ingénieuse fiction du phlo- gistique de Stahl, et prépara, plus immédiatement encore que ne l'avait fait Wenzel, le terrain au grand législateur de la chimie. C'est en effet à la suite des premières communications de Bayen que l'immortel Lavoisier, par sa théorie de l'oxydation, donna la loi sur laquelle repose principalement la chimie actuelle : Lux facta est. A la fin du xvm e siècle, et tout au commencement du xix e , parmi les pharmaciens qui se sont fait remarquer par des travaux ayant un caractère général, nous trouvons en France : Baume, fondateur et vulgarisateur de l'aréo- métrie; Descroizilles, d'abord pharmacien à Dieppe, auteur de l'alcalimétrie, de la chlorométrie, de l'alcoométrie et d'une foule d'autres applications industrielles importantes ; Arvers, pharmacien de Rouen, qui en 1785 fit connaître le moyen d'aviver le rouge de l'Inde à l'aide du sel d'étain ; Cadet, dont le nom est intimement mêlé au mouvement scientifique de l'époque (2) ; Chaptal, homme d'État et auteur de nombreux travaux sur les arts chimiques; Parmen- tier, philanthrope éminent, qui introduisit, malgré les préjugés du peuple, la culture de la pomme déterre en Europe, apporta d'heureuses améliorations dans la meunerie et la boulangerie (3), et qui, avec Deyeux, autre pharmacien éminent, améliora et répandit l'industrie des fromages ; B. Pelletier, Figuier, de Montpellier, qui partage avec Lovvitz, pharmacien russe, l'honneur de la découverte des propriétés décolorantes et désinfectantes du charbon ; Proust, émule heureux de Berthollet, qui faillit reconnaître avant Dalton la loi des proportions multiples, qui distingua le sucre de raisin et qui avec Pilâtre de Rozier, fut un des premiers qui s'élevèrent en ballon ; Yauquelin, qui de simple (1) Peut-être avant Bayen faudrait-il citer Brun, pharmacien à Bergerac, qui ht connaître à Jean Rey, médecin périgourdin, l'augmentation de poids du plomb et de rétain chauffés au contact de l'air. (V. J. Iïev, Ebsay>> sur la rech. de la cause pour laquelle Yestain et le plomb augm. de poids quand on les calcine, 1030.) (2) Cadet-Gassicourt était à la fois savant, poëte et homme politique (v. p. 19). Quoique moins connu, nous pourrions mettre sur le même rang que lui son contemporain, C. Opoix, pharmacien de Provins, comme lui, savant, poète et homme politique. Il était membre de l'Académie des sciences et delà plupart des sociétés savantes de l'époque, auteur d'un traité des eaux minérales, de la minéralogie de Provins et de ses environs, etc., de poésies diverses; il était membre de la Convention nationale, où il tint une place distinguée. Ne en 1743, il mourut en 1840, soit à 95 ans. (3) Le Parfait boulanger, 1 vol. in-8". 26 INTRODUCTION garçon de laboratoire devint directeur de l'École de pharmacie, et à qui l'on doitle chrome et des travaux importants, au point de vue industriel, sur l'alun, ledésuintage des laines, etc. (1); Courtois, plus connu comme salpêtrier, qui découvrit l'iode, métalloïde appelé à de si hautes destinées, et sans lequel l'admirable découverte de Niepce et Daguerre serait encore à faire; Bouillon- Lagrange, qui reconnut que la torréfaction transformait l'amidon en une matière gommeuse soluble, laquelle, sous le nom de léiocomme, est aujourd'hui employée dans les indienneries à l'apprêt des étoffes. C'est cette même substance qui, par des transformations successives, dues aux travaux d'autres pharmaciens, est devenue l'objet de fabrications et d'applications importantes sous les noms de dextrine et de glucose. C'est cette dernière génération de pharmaciens-chimistes, disons-le à sa gloire et à celle de notre pays, qui répondit à l'appel que, dans sa détresse, le gouvernement de notre première République fit aux savants. Les ennemis envahissaient nos frontières et les munitions manquaient pour les repousser. Nos chimistes se précipitent à l'œuvre et créent aussitôt des ressources inépuisables en soufre, en salpêtre, en bronze ; remplacent les procédés longs par des procédés expéditifs, et fournissent ainsi, à temps, à nos soldats, de la poudre, des armes, des vêtements, en même temps qu'ils éclairent leur marche par le ballon de Fleurus. Ce sont ces mêmes chimistes qui, quelques années plus tard, pour remédier aux rigueurs du blocus continental, surent trouver dans nos champs ce qu'autrefois on demandait au sol étranger, et arrivèrent de la sorte à suppléer l'indigo, le sucre, les soudes (2) et tant d'autres produits exotiques. Écrions-nous donc avec Fourcroy : « Les fastes de la Révolution française diront au monde tout ce que la guerre de la liberté doit aux lumières et aux ressources de la chimie 1 » La guerre, grâce àDieu, paraît devenir bientôt un anachronisme. Les peuples s'aperçoivent que, quelquefois utile aux ambitieux, elle est finalement et toujours une cause de misère pour eux et un crime de lèse-humanité (3). Mais que, (1) Les différents mémoires analytiques de Vauquelin remplissent certaines années des Annales de chimie (Cuvier, Rapport sur le progrès des sciences). — Vauquelin fut essayeur de la monnaie, directeur de l'École des mines, etc. (V. Union pharm., 1864, p. 217.) (2) La fabrication de la soude artificielle est due à Leblanc et Dizé. (3) Il ne doit plus y avoir d'autres batailles que celles livrées dans les congrès scientifiques et les expositions industrielles. Ce sont là, à rencontre des autres, des batailles vivifiantes pour les vaincus, comme pour les vainqueurs, pour les nations comme pour les citoyens. —Telles étaient nos illusions: hélas ! il a fallu que deux monarques ambitieux vinssent nous donner le démenti le plus cruel en LVniUJJUUKJ.N malheureusement, une suite de mauvaises années arrive pour les biens de la terre, et qu'on fasse appel aux savants, on verra si les pharmaciens seront les derniers à répondre, et s'ils seront impuissants à créer des ressources! Si nous poussons notre revue des pharmaciens dont les travaux ont été utiles à la société en général, jusque dans la génération actuelle, mais revue des morts d'entre les vivants, nous aurons à évoquer les noms de Laugier, qui fut professeur de chimie au Jardin des Plantes ; de Lesson et de Guillemin, voyageurs naturalistes ; de Serullas, qui se complut dans la recherche des composés détonants ; de Robiquet, qui fit faire des progrès à l'art de la teinture par ses travaux sur la garance, l'orseille, l'indigo; de J. Pelletier, coauteur de la découverte du sulfate de quinine (1), mais que nous ne devons citer ici que pour ses recherches sur la carminé, matière colorante de la cochenille ; de Derosne, qui contribua tant au perfectionnement des appareils pour la distillation des alcools et l'évaporation des jus sucrés ; de Dupasquier, professeur de chimie industrielle à l'école de la Martinière de Lyon ; de Labarraque, qui vulgarisa remploi des hypochlorites dans l'hygiène publique, en commençant par l'assainissement des boyauderies ; enfin, d'Houzeau-Muiron, de Reims, qui a résolu un des plus beaux problèmes d'économie industrielle et hygiénique à la fois, de ces derniers temps. Les eaux d'une fabrique de tissu de laine passaient dans le ruisseau devant la porte de son officine; un jour il les détourne, les fait arriver dans un réservoir, les décompose et en retire du gaz de l'éclairage, des alcalis et divers produits pyrogénés. Aujourd'hui, cet essai en petit est devenu une grande opération industrielle, et d'un caput mortimm, d'une cause d'immondices et d'effluves insalubres, a surgi une source de richesses pour les cités manufacturières (2). lançant leurs peuples dans l'arène la plus sanglante qui se vit jamais, et dont les conséquences seront peut-être le retour de l'Europe civilisée à un état sauvage, aussi sans exemple. (1) Est-il nécessaire de rappeler qu'il eut pour collaborateur,dans cette découverte, M. Caventouî (2) Si, dans cette partie de notre travail, nous nous occupions des pharmaciens savants étrangers, nous pourrions citer l'auteur de ['Esprit de ta nature, Ocrstedt, l'un des plus illustres physiciens de notre époque. Il commença ses études scientifiques dans le laboratoire de son père, pharmacien distingué de F.udkjceping (Danemark), qui dirigea lui-même ses premiers pas dans la carrière. Oerstcdt, ainsi que quelques autres savants que nous citons, n'a pas, que nous sachions, été reçu pharmacien. Mais il suffit, selon nous, qu'un homme qui s'illustre dans les sciences ait débuté parla pharmacie pour que celle-ci puisse le revendiquer. N'est-il pas certain, en effet, que si au lieu de la pharmacie il eût embrassé, par exemple, le droit ou le commerce, il n'eût jamais été amené à faire les découvertes qui s'attachent à son nom? A ce titre, la pharmacie peut encore revendiquer trois importantes célébrités : Dante Alighieri, le premier poète de son siècle, a été inscrit sur le registre des médecins et apothicaires de Florence. Lorsqu'il se réfugia en France, c'est à un pharmacien de Paris qu'il demanda l'hospitalité. Newton a été apprenti chez un pharmacien de Grantham nommé Clarcke. Humphry Davy fut de même apprenti chez un pharmacien de Penzance, nommé Borlase, 28 INTRODUCTION La découverte récente des alcaloïdes (1), celle plus récente encore de la xyloïdine (2) qui devait devenir, dans ces dernières années, le fulmi-coton, celle du chloroforme (3), cet anesthésique par excellence, appartiennent à la pharmacie. Mais la chimie organique elle-même, plus variée encore dans ses produits que la chimie minérale, plus ardue dans ses problèmes par la subtilité du jeu de ses éléments, la transmutabilité de ses combinaisons, née d'hier et déjà si grande, si pleine de faits de tous ordres, mais qui, il est vrai, n'a encore trouvé que ses Schèele et ses Wenzel, n'est-elle pas, pour la plus grande partie, l'œuvre des chimistes-pharmaciens (4)? Le brome est une découverte pharmaceutique (5); chose singulière, le chlore, le brome, l'iode, et si l'on veut, le fluor, entrevu par Schèele, lesquels constituent toute la classe si naturelle et si importante des corps halogènes, ont été découverts par des pharmaciens. La méthode d'épuisement des substances par déplacement, qui rend de si grands services à l'industrie, soit qu'on la fasse remonter à Tachenius, soit qu'on en fasse honneur à P. Boullay et llobiquet, est d'origine pharmaceutique. 11 en est de même de la galvanoplastie (6) ; de la daguerréotypie (7) ; de la photographie (8) ; de la gravure électro-chimique (9). Le blanchiment des étoffes à la vapeur, seul procédé suivi aujourd'hui dans les grands établissements, est l'œuvre de Cadet de Vaux et de Curaudeau(lO). Ce luxe d'appareils d'éclairage à huile, que nous voyons de nos jours, a pris naissance de l'invention d'un pharmacien de Paris, dont le nom est resté à l'appareil : nous avons nommé Quinquet. C'est l'occasion de rappeler que l'épuration des huiles à (1) Sertuerner, pharmacien allemand, commença cette série de découvertes, en 1810, par celle de la morphine. (2) Découverte par Braconnot, qui, à plus d'un titre, peut être considéré comme le Schèele français. Il s'occupa des corps gras en même temps que M. Chevreul, et arriva par une autre voie au même résultat que ce dernier dans la séparation de leurs différents principes. Ses travaux sur la gélatine, le ligneux et le caséum ont déjà des applications et en auront de bien plus grandes par la suite. (3) Par Soubeiran. (4) Dumas, Liebig, Wohler, Robiquet, etc., etc. (5) Par M. Bâtard, en 1826. (6) La galvanoplastie est l'application des données fort explicites du pharmacologiste italien Brugna- telli, élève et collaborateur du célèbre Voila. (7) On pourrait, sans altérer en rien les honneurs dus à INiepce et à Daguerre, considérer les remarques de Schèele sur la coloration du chlorure d'argent à la lumière, comme le point de départ de cette importante découverte. (8) Vérignon, pharmacien à Hyères, élève alors chez Pelletier, qui on présenta le travail à l'Institut, doit être considéré comme ayant ouvert la voie à Talbot qui rendit la photographie pratique. (9) M. Via!, pharmacien de Paris (Un. ph., 1864, p. 312) ; Boyer, de Nîmes [Oméograpkie, Un. pli., 1860, p. 353). (10) Cuvier (Rapport sur le progrès des sciences) l'attribue à Chaptal. INTRODUCTION -29 brûler, à l'aide de l'acide sulfurique, procédé suivi encore maintenant et qui date de la même époque, est due à un autre pharmacien de Paris, nommé Carreau. C'est de l'officine du pharmacien que sont sortis les chocolats, les sirops et liqueurs d'agrément, les eaux gazeuses artificielles, devenues aujourd'hui objets de première nécessité et l'occasion d'industries distinctes importantes. Les ouvrages de pharmacie sont une branche active de la librairie scientifique. Recherchés à l'étranger, ils contribuent, pour leur part, à donner de la prépondérance à nos habitudes et à notre langue. Si nous voulions épuiser la liste des travaux d'utilité générale accomplis par les pharmaciens, nous aurions encore une longue énumération à faire ; mais nous devons clore nos citations. Cependant nous ne pouvons nous dispenser de mentionner, en raison de leur importance, des applications scientifiques récentes, savoir : l'extraction, sur une très-large échelle, des sels de potasse, de soude et de magnésie, des eaux-mères des marais salants (1), la fabrication du prussiate jaune de potasse au moyen de l'azote de l'air (2), l'extraction des 45 '100 es de sucre cristallisable des mélasses (3), la révolution opérée dans la fabrication de l'amidon. Les eaux sûres des amidonneries, qui étaient une cause d'embarras et d'insalubrité, sont évitées, et le gluten dont elles occasionnaient la destruction est aujourd'hui soigneusement conservé et utilisé pour le plus grand avantage des fabricants et des consommateurs (4). Les moyens de destruction modernes à l'usage de la guerre ont l'un des nôtres comme inventeur (5). Enfin, n'est-ce pas un pharmacien qui, de nos jours, tient, développe une découverte qui explique, rend pratiques les faits les plus extraordinaires de la magie antique et de la sorcellerie du moyen âge ; une découverte dont le principe, peut-être un quatrième état de la matière, doit, dans un avenir prochain, recevoir les applications les plus originales, ouvrir des voies encore inconnues aux investigations et aux ressources humaines (6)? Voilà les noms que la pharmacie peut mettre en avant, voilà son apport social, voilà enfin ce dont elle est capable et ce qu'elle promet. A la suite de cet exposé, qu'on nous permette une digression. Dans l'ordre (1; Industrie du plus haut avenir, due à M. Balard. (2) Par MM. Boisaière et Possoz, dont le procédé est suivi par quelques fabricants français et anglais. (3) Par M. Leplay, en collaboration avec M. Dubrunfaut. (Il) M. E. Martin, auteur d'un travail également couronné sur la panification de la pomme de terre. (5) M. Fontaine, de Paris, composition pour bombes incendiaires, adoptée par l'armée et la marine; poudre explosive dont on connaît les effets par l'explosion produite dans ses magasins de la place de la Sorbonne, en mars 1869, qui fit plusieurs victimes, parmi lesquelles son fils, et d'où il n'échappa lui-même que miraculeusement. (6) M. Boutigny, d'Évreux. Nouvelle branche de physique. — Etat sphéroïdal des corps. — Homme incombustible. 30 INTRODUCTION des sciences physiques comme dans celui des sciences morales, les hommes vraiment utiles ne sont pas encore, à notre époque, suffisamment honorés. On sait dans toutes les classes de la société les noms des grands foudres de guerre, des acteurs célèbres, tandis que l'on ignore ceux d'hommes qui, par de rudes travaux, dans le silence du cabinet ou les dangers du laboratoire, ont doté l'humanité de bienfaits beaucoup plus réels, beaucoup plus grands et surtout beaucoup plus durables que ceux qui peuvent résulter de batailles gagnées ou de scènes théâtrales bien mimées. A Dieu ne plaise qu'il entre dans notre pensée de nier le mérite de qui que ce soit, remplissant avec distinction une mission utile ; ce que nous voulons établir, c'est une proportion ; ce que nous voudrions voir mettre en pratique, c'est le grand principe : à chacun selon ses œuvres. Eh bien 1 nous le répétons,, le savant, l'inventeur, ne sont pas honorés en raison des services qu'ils rendent. On jouit des fruits de leur génie sans leur en faire honneur, sans se préoccuper des luttes quelquefois si dramatiques qu'ils durent soutenir, d'abord pour discipliner la matière, puis pour vaincre nos propres préjugés. Pour nous en tenir à notre sujet, si nous nous reportons au tableau que nous venons d'esquisser rapidement des travaux des pharmaciens, ayant un caractère d'intérêt général, on reconnaît que presque pas une découverte quelque peu importante ne s'est effectuée dans le domainejle la chimie, sans qu'un pharmacien n'y ait participé comme auteur ou vulgarisateur. Eh bien encore ! chose pénible à constater parce qu'elle est peut-être un vice inhérent à notre nature, le pharmacien qui a tant fait pour les progrès humains, et qui dit progrès humains dit à la fois bonheur matériel, émancipation des idées, liberté de l'homme, le pharmacien, disons-nous, seul n'a pas profité de ces progrès, seul il n'a pas fait de moisson qui puisse le récompenser de ses sacrifices et de ses peines : Sic vos non vobis mellificatis apes. Sous le rapport moral, c'est un esclave au milieu de citoyens libres ; au point de vue matériel, par la position qui lui est faite, il ne peut plus vivre honorablement, chacun empiète sur les droits que la loi lui avait concédés, en un mot, la pharmacie est en détresse (1). Cependant une profession qui donne de tels résultats mérite assurément la sollicitude d'un gouvernement éclairé. Nous nous berçons de l'espérance qu'un jour prochain elle l'obtiendra. (1) Aujourd'hui les trois quarts des pharmaciens n'ont pas d'élèves ou aides, parce qu'ils ne peuvent en supporter les charges. Or, l'exercice de la pharmacie dans cette condition est le pire des esclavages qu'on puisse s'imaginer à notre époque. Un pharmacien dans cette position, indépendamment de la perte de sa liberté, n'a ni le loisir, ni la tendance de s'occuper de travaux scientifiques. Il y a intérêt général à faire cesser cet état de choses. AVIS ESSENTIEL Afin de pouvoir faire entrer dans le Dispensaire à peu près toutes les formules connues, nous avons dû disposer les noms des substances sur deui, sur trois, et quelquefois même sur quatre colonnes, et supprimer à la suite des quantités les mots grammes ou parties qui spécifient ces quantités. Cette disposition n'existant pas encore dans les ouvrages de pharmacie, nous devons en donner ici l'explication, afin d'éviter tout embarras qui pourrait en résulter, Toutes les quantités exprimées en chiffres dans les formules ou dans le texte, doivent être considérées comme des grammes ou fractions de grammes. Premier exemple. Dière aiitiscorbuiique (p. 303). Feuilles de coebléaria, 30 Bourgeons de sapins, 30 Racine de raifort, 60 Bière simple récente, 2000 Est pour Feuilles de cochléaria, 30 grammes. Racine de raifort, 60 grammes. Bourgeons de sapins, 30 grammes. Bière simple récente, 2000 grammes. Deuxième exemple. Poudre stcrnulatoire [p. 818). Asaret, Bétoine, Marjolaine, Muguet, âa 100. Est pour Asaret, Bétoine, Marjolaine, Muguet, 100 grammes. 100 grammes. 100 grammes. 100 grammes. Troisième exenple. Sirop pectoral (Lescure, p. 918). Quina rouge, 8 Poly#aia, 2 Réglisse, 4 Pavots, no 3 Quinquina rouge, Polygala, Régisse, Pavots, Ipécacuanha, Lierre terrestre, Hysope, Pouhot, Sucre, Eau, Ipécacuanha, 1,2 Sucre, Lierre terrestre, 15 Eau, Hysope, 15 Pouliot, 15 Est pour 500 O.S. s grammes. 2 grammes. 4 grammes. 3 têtes ou capsules. 1 gramme 2 déeigranimes. 15 grammes. 15 grammes. 15 grammes. 500 grammes. Quantité suffisante. Après cette explieatïon, qui se trouve complétée par l'instruction sur les poids et mesures (page 33), il ne peut y avoir d'embarras: les chiffres représentent toujours des grammes ou leurs fractions. Cependant, presque toujours ces quantités peuvent aussi être considérées comme des parties, ce qui est surtout commode pour quelques préparations officinales, et les produits chimiques que l'on prépare tantôt en petites, tantôt en grandes quantités. Nous venons de dire que les quantités indiquées en chiffres pouvaient presque toujours être considérées comme des parties : cette réticence était nécessaire ; en effet, avec une formule qui contient une quantité indiquée eu nombre, comme pavots dans le troisième exemple, il ne peut en être ainsi, à moins qu'on ne prenne le peids de la substance indiquée en nombre, car alors on rentie dans le cas général. MM. les médecins qui se serviront d« Y Officine feront bien, dans la reproduction des formules, de ne mettre qu'une seule substance à la ligne, et d'écrire les quantités en toutes lettres, ou au moins la nature de ces quantités. On ne saurait prendre trop de précautions dans les prescriptions magistrales. MANIÈRE DE CONSULTER L'OFFICINE On nous a signalé comme faisant défaut, dans les premières éditions, des articles ou formules qui s'y trouvaient cepen dant bien. Ces erreurs ont été causées, d'un côté, par l'impression excessivement serrée du livre, chose à laquelle on n'était pas accoutumé jusqu'à présent, et, de l'autre, par des recherches insuffisantes. Sous ce dernier rapport, nous indiquerons la manière suivante de procéder lorsque, pour larechercho d'un article, on sera obligé d'avoir recours à la table. lo Lorsqu'une substance simple aura plusieurs noms, on la cherchera d'abord sous celui qui est le plus technique et, à défaut de résultat, sous les autres noms. 2o Pour une préparation susceptible, par sa forme, de porter différents noms de genre, comme l'eau apoplectique des/Jacobins de Rouen, qui porte également Les noms d'éiixir des Jacobins, d'alcoolé de cannelle et de santaui composé, on devra la chercher sous ces deux dernières dénominations génériques si la première fait défaut. 3o Lorsqu'on ne trouvera pas une préparation dont le nom générique est suivi de plusieurs noms spécifiques, on devra la chercher sous un de ces derniers noms,exemple: Pâte acétique alumineuse de Leibulon. Ou trouvera cette préparation, soit sous la dénomination que nous venons de donner, soit tout simplement sous l'une des suivantes: pâte alumineuse, pâte acétique, pâte de Lefoulon. 4o Si l'on ne se rappelle que le nom de l'auteur de la préparation que l'on cherche, on se reportera à la table des auteurs. 5° Enfin, à défaut de résultat dans la table française, on consulterait la table polyglotte pour peu que le nom cherché ait quelque chose d'insolite. Pour les recherches dans le Tarif, afin qu'ils n'attribaent pas à des substances des prix qui appartiennent à d'autres, nous engageons nos confrères à régler au crayon cette partie de l'Officine. Vh AVIS ESSENTIEL EXPLICATION DES ABRÉVIATIONS EMPLOYÉES DANS L'OFFICINE (dans le dispensaire. — Formules.) Arn. — The Pharmacopœa of the United-States uf America. Ams. — Pharmacopœa amstclodamensis. Anc.Cod.~- Codex de 1837. Aug. — Augustin, .Pharmacopœa extemporanea. Aust, — Pharmacopœa austriaca. Bat. — Pharmacopœa bataya. Reîg. — Pharmacopœa belgica. Bèr. — lierai, Nomenclature et Classification pharmac. fior. — Bories, Formulaire de Montpellier. Boruss. — Pharmacopœa borussica, Boiick. — Bouchardat, Nouveau formulaire magistral. Brer. — Brera, fticettario olinico. Brit. — British puarmacopœia. Bruns. — Dispensât, pharm. Brtmsvicensé. Cad. — Cadet de Gassicourt, Formulaire magistral. Christ. — Ghristison, A. Dispeasatory. Gofi. ou Codex* — Codex ou Pharmacopée française, 1884. Cot. — Gottereao, Traité élément.de pharmacologie. Ihut. — Pharmacopée danoise. Deiaf. et Lassaig. — ltelafond et Lassaigne, Médecine des animaux domestiques, Edimb. — Pharmacopœa edimburgensis. Exp. — Pharmacopœa hispanica. /■'. //. M. — Formulaire dea Hôpitaux militaires. F. II. P. — Formulaire des hôpitaux de Paris. Ferr. — Farmacopea ferrarese, d'Antoine Campana. Foy. — Formulaire des praticiens. — Dispensatorium fuldense. — Pharmacopœa genevensis. — Pharmacopœa Gertnanias, — Giordano, Farmacologîa, ossia Trattato di farmacia teorico e prâtico. — Pharmacopée grecque, 1837. — Çruibonrt, Pharmacopée raisonnêe. — Victor Guibtrt. Hist. nat. des nouv. médicam. — Codex mefbcamentarius hambourgensis. — Pharmacopœa ffir Hanover. — Formulaire international, de Jeannel. — Jourdan, Pharmacopée universelle. — Lebas. Pharmacie vétérinaire. — Dis pensât ormm [ippiacum. — Pharmacopée de Londres(aujourd*hw Brit.ph*) — Magendie, Formulaire pour la préparation et l'emploi de plusieurs nouveaux médicaments. — Mialhe, Traite di- l'Art dp fArmuler. — Moiroud, Pharmacologie vétérinaire. — Mouchon, Trait/' des saccharolés liquides. — Pharmacopée norwégienne. — l'aria, Pharmacologie. — Phœbus, liandbuch der ArzneiverordnuDgs- lehre. — Tidcrit, Pharmacia rationalis. Fui,/. Gêner. Germ. G ti) m. Grec. Gu/ 1 '. \. Guib Uamb. H an. Jeann. Jonrd. Lefo Lip. tond. Ma;/. Nia. Moir. MOitch. fiorw. Par. Phœb. Pid. Pier, — Pierquin, Mémorial pharmaceutique. Pal. — Pharmacopœa regni Poloniae. Fort. — Codigo pharmaceutico lusitano, o tratado de pharmaçonomia. Prodk. — Formulaire anglais, de Prodhomuie. î'ths. — Pharmacopœa borussica (V. Boruss.). Rad. — Radius, Auserlesene Heilformeln. Hat. — Ratier, Formulaire pratique des hôpitatu civils de Paris. Red. — Red. Redwood (Gray's Dispensatory). Rick. — Richard, Formulaire de poche. S.-M* — Sainte-Marie, Nouveau Formulaire médu et pharmaceutique. Sari. — Pharmacopœa sardoa. >'a,r. — Pharmacopœa saxohïra. Slesv. //.— Pharmacopœa Slesvico-hoUatica. Soub. — Soubeiran, Traité de pharmacie. Spiel. — Spielmann, Pharmacopœa generalis. S«. — Pharmacopœa suecica. Siuéd. — Swedia.nr, Pharmacopœa medici pratici uni- versalis. 'l'iid. — Taddei, Farmacopea générale. 7'r.el PVtf.— Trousseau etPidoux, Traité de thérapeutique. Tr. et Rêv. — Trousseau et Réveil, L'art de formuler. Tuf. — Pharniacopça Taurin en sis. Wtrt. — Pharmacopœa "Wurtembergica. Van-M. — Van-Mons, Pharmacopée usuelle et pratique. Vir. — Vire\. Traité de Pharmacie. Uu'-t. — Pharmacopœa fur Wurtemberg. Ab. — Abeille médicale, Bull. th. — Bulletin général de thérapeutique. Dirt.ch. W.— Dictionnaire de chimie de Ad. Wurtz. Enoyct. — En cyclographie médicale. Gaz. II. — Gazette des hôpitaux. Gaz. m. — Gazette médicale. J. eh. m. — Journal de chimie médicale et de toxicologie. J.m.pb. — Journal des connaissances médicales et de pharmacologie. /. Ph. — Journal de pharmacie et de chimie. l'h. /. — Pharmaceutieal Journal. Rcp.ch. — Répertoire de chimie appliquée, de Barre s*wil. Rép. ph. — Répertoire de Pharmacie. Pur. pli. — Revue pharmaceutique. Soc. eh. — Bulletin de la Société chimique de Paris. Vit.wrd. — Union médicale. Un. ph. — Union pharmaceutique. Bail, de l'Un. ph. — Bulletin commercial, annexe du l'Un. pb. Rem. pat. ang. — Remède patenté anglais. Br. Ci /'. — lïrr\ et e\piré. B.-M. _ Bain-Marie. PP. — Proportion. Ai. — Allemand. Ans. — Anglais. Ah. — Arabe. Beng. — Bengali. Hiiii. — 1! iheinien. Iiiu:s. — Brésilien. Ch. — Chinois. COCH. — Cuchinehinois. Synonymie étraWgère.) ];. — Italien. lit. — Japon lis. Jiv. — Javanais. 31 ih. — Mahratte. M\L. - Malais. Mex. --- 31''\i 6 6 50 d» argent 2 5 50 » do » 16 14 1 frane do 5 » 100 » d» » 32 22 i do do 10 » Lors donc que vous aurez un nombre quelconque de grains à prescrire, pensez à ce que le même nombre de sous donnerait de centimes, et le nombre de centimes sera celui des centigrammes correspondant a la quantité de grains en question. On a dit aussi : Le gros vaut 4 grammes. Donc en multipliant les gros par quatre, on a tout de suite le nombre des grammes que l'on recherche. 7 gros valent 28 grammes; 5 gros valent 20 grammes. Cette méthode facile est d'une exactitude suffisante dans la plupart des cas. Figures de poids et balances en usage en pharmacie. (Fiy. 1. (Fù/. 2.) (Fi,. 3.) (Fin- II.) I POIDS ET MESURES. uo Poids anciens. Nous devons faire connaître le rapport qui existe entre les anciens poids et les nouveaux, autant parce que les premiers sont encore en usage dans le langage, que parce qu'ils sont les seuls qui figurent dans les traités de pharmacie antérieurs a 1840. Les médecins français ont longtemps fait usage, dans leurs prescriptions, de la livre romaine, composée de 12 onces, Xonce de 8 drachmes, la drachme de 3 scrupules ou deniers, et le scrupule de 20 grains, le grain supposé égal au poids d'un grain moyen d'orge ou de blé.... Mais, pendant que les phar na- ciens se conformaient aux Codex, où les formules étaient rédigées suivant le poids romain, les épiciers et droguistes se servaient du poids de marc, ce qui augmentait les doses des médicaments d'un sixième s'ils étaient livrés a l'once, et de 3 huitièmes lorsqu'on les vendait par livre. Pour prévenir les accidents que pouvait entraîner l'emploi simultané de ces deux espèces de poids, la Faculté de Paris adopta dans la 3 e édition de son Codex, publiée en 1732, l'usage exclusif du poids de marc, sauf la substitution du nom de drachme à celui de gros; mais les médecins de Montpellier et de quelques autres provinces de France conservèrent l'ancien poids médicinal, parce qu'il différait peu de celui du commerce usité dans leur pays. Consultée relativement à l'application des nouveaux poids et mesures aux usages de la pharmacie, la Société de médecine a arrêté, le 27 pluviôse an x, que le système métrique devait être admis exclusivement pour déterminer les doses de médicaments, en adoptant la nomenclature méthodique, de préférence aux dénominations vulgaires autorisées par le décret du 13 brumaire an ix. Cependant, en 1812, le gouvernement avait autorisé une licre dite usuelle ou métrique, et qui était la moitié exacte du kilogramme ; ses divisions n'étaient pas décimales; elle conservait l'once, le gros, le grain, et ses rapports avec le kilogramme ne pouvaient s'exprimer que par des fractions. La livre poids de marc n'était donc plus usitée depuis 1812, et les pharmaciens ne se servaient que de la livre métrique et de ses divisions. En 18i0, le système décimal fut rendu obligatoire pour tout le monde, conformément aux lois du 28 germinal an m, et du U juillet 1837. RAPPORT DE LA LIVRE ANCIENNE ET DE SES FRACTIONS AUX POIDS DÉCIMAUX Grammes. 1/50 grain...... 0,001 1/25............ 0,002 Grammes. 1/16............ 0,003 1/10............ 0,003 Grammes. 1/9............. 0,006 1/8............. 0,007 1/7............. 0,008 1/6............ 0,009 1/5............. 0,010 1/4............. 0,013 1/3............. 0,017 1/2(1).......... 0,025 2/3............. 0,034 3/4............. 0,039 1 grain........ 0,053 2.............. 0,106 3.............. 0.139 4.............. 0,212 8=2 serupuli rj 7.. 9.. 0,531 0,584 12= 13.. /2 scrupule, 0,637 16.. 17.. 18.. 20.. 21.. 22.. 1 168 1 221 25.. 1 scrupule.. 1,274 26. .. 27.. 28.. 29... 30... 31... 1 646 32... 1 699 33... 34... 35... 1 839 36=1 37... /2 gros .... 1,912 38.. 39.. 2 071 i0.. 2 124 il .. 2,177 '<>... 2,337 63. 64. 65. 66. 67. 69.............. 70 .............. 71 .............. 1 gros=72 grains 2.............. 3............. 4= 1 /2 once ... 5.............. 6.............. 7.............. 1 once ......... 2=1/2 quart... 3.............. 4=3 1 quart ou t quarteron..... 8 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 1 I 2. 3. 1 /2 livre . iv.=16 onces. Grammes. 2,390 2,413 2,496 2,549 2,602 2,663 2,701 2,708 2,8t5 2,868 2,921 2,974 3,027 3,080 3,13 3,186 3,2* 3,29 3,34 3,399 3,452 3,505 3,558 3,611 3,664 3,718 3,771 3,824 7,648 Il,472 13,297 19.121 22,945 26,769 30,594 61,188 91,782 122,376 i:>2,970 183,564 214,158 244,752 275,347 305,941 336,535 367,127 397,721 428,315 458,909 489,303 979,007 1168,311 Ce tableau est le rapport, aussi exact que possible, des anciens poids aux nouveaux, en dehors de toute idée d'application aux formules médicinales. I.ors de la mise en vigueur du système décimal, il fallut traduire les poids des anciennes formules par les nouveaux. Les auteurs du Codex de 1837, qui les premiers firent cette conversion, recherchèrent le rapport, non pas exact, mais le plus rapproché selon eux, en nombres ronds et facilement divisibles. Us ont représenté : (1) Le 1/2 grain, dans la pratique, est rarement représenté en milligrammes; mais il l'e>t en centigramme*,de cette manière : 0,02(1/2 grain iatblei, 0,03 (1/2 graiu fort). Chaque Fois que ce cas s'est présenté daus les formules du dispensaire, nous avons pris 0,03. ■i 36 POIDS ET MESURES. 1/2 grain par. 0,025 1 once............ 32 1 grain par..... 0,05 1 1/2 once par..., 48 2.............. 0,10 2................. 6 4 18 ............ 36 ou 1/2 gros. 1 gros....... 2............ 1 3................. 96 2 4................. 125 * 8................. 250 8 1 liv. (dite mïtriq.) 500 4.............. 16 2................. 1000 Mais ce mode de réduction, à l'exception des deux premiers poids et des quatre derniers, force les valeurs, et quelquefois même de beaucoup. On se rapproche davantage des divisions de l'ancienne livre en réduisant l'once à 30 grammes, comme l'a proposé l'Académie de médecine, comme l'ont adopté la plupart des auteurs de formulaires, enfin comme nous l'avons adopté nous-mêine pour notre Dispensaire. Les rapports sont donc les suivants : Gram. 1/2 once ou 4 gros.. 15 1 once............. 30 1 once 1/2......... 45 Gram Poids étrangers. Les pays étrangers n'ont point encore tous adopté le système décimal français (1); mais il est à croire que la simplicité et la rectitude de ce système pondéral le feront tôt ou tard universellement adopter. Bien que ces pays aient chacun leurs poids, il est à remarquer qu'en définitive il y a en général un fond qui est presque partout le même, ainsi que nous le ferons voir en nous occupant de la posologie des principaux États de l'Europe. Une autre chose digne de remarque, c'est qu'à peu près chez tous les peuples il y a deux espèces de poids : le poids marchand, et le poids médicinal, qui est toujours assez régulièrement plus faible d'un quart que l'autre. Angleterre. — On emploie deux sortes de poids: l'un sert pour l'or et l'argent, l'autre pour la plupart des marchandises. Ce dernier est la livre avoir du poids (avoir-du-poids, , weight). Mais c'est le premier qui est en usage dans les pharmacies; il porte le nom de poids troy (troy weight ou apothecarie's weight). La livre (pouud) médicinale se partage en 12 onces. Chaque once (ounce) en 8 gros, chaque gros (drachm) en 3 scrupules et chaque scrupule (scruple) en 20 grains. L'once, qu'il ne faut pas confondre avec la fluidonce, mesure dont nous parlerons plus loin, a la valeur de la nôtre ; il en est ainsi du gros. ({) Depuis 1860. il est obligatoire en Espagne et dans ses colonies. Un acte du Parlement anglais, du 29 juillet 1861, a autorisé l'usage du système métrique des poids et mesures dans tout le Royaume-Uni. L'Autriche a adopté le système métrique tel qu'il est en vigueur en France. Son adoption a été prescrite aussi dans la l'Allemagne du Nord, par une loi du 17 août 1868, qui a dû entrer en vigueur le 1 er janvier 1872. Les États-Unis ont la même posologie que l'Angleterre. Cependant, le système métrique des poids et mesures vient d'être rendu obligatoire dans le service de santé de la Marine militaire des États-Unis, plusieurs journaux de Pharmacie Américains ont déjà adopté le même système. (1879.) Autriche. — La livre médicinale (pfund), qui diffère de la livre marchande, se divise, comme dans toute l'Allemagne et l'Italie autrichienne, en 12 onces, l'once (unie) en 8 gros, le gros (drachme) en 3 scrupules, et le scrupule (scrupel) en 20 grains. La livre médicinale autrichienne, qui est usitée dans Y Autriche proprement dite, la Bohême, la Moravie, la Hongrie, la Transylvanie. le Tyrol, vaut 98080,5 richtpfennigs; le richt- pfennig équivaut à 0,00/|28 grammes. A Venise, les pharmaciens se servent de la livre dite sottile ou petite, qui, du reste, se divise en onces, gros, scrupules et grains; c'est la plus faible de toutes les livres ; elle ne vaut que 301 gr., 2297. Bwiére. — La livre médicinale se divise en 12 onces, l'once en 8 gros, le gros en 3 scrupules et le scrupule en 20 grains. Belgique. — Mêmes poids qu'en France. Chine. — La livre chinoise km équivaut à 006 grammes : elle se subdivise en 16 Mans: Le lé an, ou once chinoise.......... équivaut à 37.875 Le tsièn, qui est le dixième du léan. = 3.787 Le fèn, — dixième du tsièn. = 0.378 Le Ll, — dixième du fèn . = 0.037 Le hao, — dixième du li----- = 0.003 Notre kilogramme équivaut à 26 léans et 260 tsièns. 11 résulte de l'examen de ce tableau qu'à part le kin ou livre qui ne s'y rapporte pas, la posologie chinoise est établie d'après le système décimal, et qu'elle descend bien au-dessous de notre ancien grain, puisque la valeur du hao n'est que de 3 milligrammes. Danemark. — Les poids de Nuremberg. Espagne. — 1 marc 1/2 de Castille forme la livre médicinale espagnole, qui se divise en 12 onces, l'once (onza) en 8 gros, le gros (draema) en 3 scrupules, le scrupule (escru- pulo) en 2 oboles, l'obole (060/0) en 3 siliques, et chaque silique (siliiua) en 4 grains (granos); ce qui fait le scrupule de 2/i grains. 2 marcs ou 16 onces forment la livre de Castille, dont 25 font un arrobe, et 100 un quintal. Grèce. — La même livre qu'en Bavière. Hollande. — La livre médicinale est de 12 onces, l'once de 8 gros, le gros de 3 scrupules de 20 grains chacun. Autrefois on se servait en Hollande de la livre aujourd'hui en usage à Lubeck et qui vaut 7,680 as (369 grammes), ce qui, divisé POIDS ET MESURES 37 par 12, fait l'once de 640 as, le gros de 80 as et le scrupule de 26 as 2/3. I»0Oustak. —Les poids médicinaux de l'In- doustan, d'après le docteur Heyne, sont : Le Visïtm, qui est le grain de riz, équivaut a 0,03 4 Visums = 1 Gl'LiviNOAOupatilca. 0,12 2 Gulivindas = 1 Addaga ............ 0,25 2 Addagas — 1 Chiwdm ........... 0,5 2 1/2 Chinums = ITsavila ........... 1,23 î Tsavilas = 1 Dhauanum ......... 2,50 3 P/haranums = 1 Mada .............. 5,25 6 Mada* = ITolam ............ 13,50 4 Tulams = 1 Pava-sikc ......... 93,0 2 Pavas = 1 Siru ............... 3:3,0 5 Sirns = 1 VlSO.............. 1863,0 Visas = 1 Yettd ............. 3730,0 2 Yetfus = 1 Aiida-Mancoudu. .. 71-60,0 2 Ardas-manugudus 1 àIanucudu ......... 14920,0 2 Jlanugudus = 1 Yaiium ............ 74600,0 5 Yadums = 1 Pamddm ........... Iisi200,0 2 Pandums = 1 Pulodoo-Candy ____ 298400,0 11 faut croire que ces poids sont ceux des parties de l'Inde non soumises à la domination anglaise, car nous voyons dans la Bengal pharmacopœa, que les poids adoptés par la compagnie anglaise des Indes orientales sont les suivants, dont nous indiquons comme ci- dessus la valeur en grammes : L'unité fondamentale est la Tola ou Rupée (roupie). 1 D'h\n représente 0,028 4 D'hans font 1 RuTTEK (Routtie)... 0,12 5 Ruttees = iMisiia ............ 0,96 12 Masha = Tola ou Rupée ..... 11,5 -, Tola = 1 Chitak ............ 38,0 16 Chitak — 1 SrasB.............. 930,0 3 Seers = 1 Pusserek .......... 4650,0 3 Pusserees = 1 Mun ou Moud . 23230,0 Naples. — La livre est de 12. onces, l'once, par exception, est de 10 gros, et le gros de 3 scrupules de 20 grains l'un. 33 onces 1/3 forment le rotolo, poids général du royaume, et qui vaut 891 grammes. Norwège. — Les poids de Nuremberg. Nuremberg. — Pendant longtemps cette ville fournit toute l'Allemagne de poids fondus. Cette particularité fait que beaucoup de cercles de ce dernier pays se servent encore de la livre de Nuremberg. Cette livre se divise en 12 onces, l'once en 8 gros et le gros en 3 scrupules de 20 grains. Les principaux pays allemands où elle est usitée, sont le duché de Bade, celui de Brunswick , Francfort-sur-le-Mein, Hambourg , le Hanovre, le duché de Nassau, le grand-duché de Hesse, ceux d' 'Oldenbourg, de Weimar, le Wurtemberg, etc. Mais, chose à remarquer, cette livre n'est plus en usage à Nuremberg même, qui se sert de la livre de Bavière. Piémont. — La livre se divise en 12 onces, Tonce en 8 gros ou drachmes, et le gros en 3 scrupules de 2/t grains. La livre de la principauté de Lucques et celle du duché de Parme sont, à 2 ou 3 grammes près, la livre piémontaise. Pologne. — La livre médicinale est de 12 onces, l'once (uneyi) de 8 gros, le gros (drachm) de 3 scrupules, le scrupule (skrupuloiv) de 24 grains (granow). Portugal. — La livre médicinale se partage en 12 onces, l'once (onca) en 8 gros, le gros (dramu ou oitava) en 3 scrupules, et le scrupule (escrupolo) en 24 grains (grào). Prusse. — La livre se divise comme celle d'Autriche. C'est l'ancienne livre de Cologne adoptée également en Saxe. La livre des deux duchés de Mecklembourg en dilfère à peine. Rome. — La livre se divise comme celle du Piémont. Les poids médicinaux des autres villes des Etats de l'Eglise en diffèrent peu. La livre du duché de Modcne se divise comme celle de Rome, avec laquelle elle n'offre une différence que d'un gramme en plus. Russie. — La livre de Saint-Pétersbourg est formée de 16 onces ou de 128 drachmes du Péloponèse, ou encore de 96 solotniks, le solotnik de 96 doli. Elle a été évaluée à Zi08,99 grammes. Cette livre n'est pas usitée dans la médecine russe, mais bien celle de Nuremberg (Voy, ce mot), qui y a été introduite par les médecins allemands, comme le constate la pharmacopée russe de 1782. Suède. — La livre médicinale vaut 7,416 as troy, et comme elle se divise en 12 onces, chacune de celles-ci vaut 618, chacun des 8 gros 77,25, chacun des 3 scrupules 2ô,75, et chacun des 20 grains 1,29 as. Le congé médicinal égale 8 livres médicinales, et vaut 2831 grammes. Suisse. — La livre de Nuremberg. Toscane. — Poids romains. Turquie. —Le poids de Turquie esl \eKan- tar ou cantaro, qui se divise en 44 okas ou ûques, dont chacun contient 4 tcheky. C'est le icheky qui sert à peser les drogues, à Constan- tinople et à Smyrne. L'oque est de 400 drachmes, chaque drachme se divise en 16 killos ou karats et chaque killo en 4 grains; le dra- che vaut 3 grammes. En récapitulant les diverses valeurs et les divers modes de division de la livre médicinale en Europe, on voit : 1° que cette livre, partout ailleurs qu'en France, où elle valait 16 onces (1) et en Turquie où l'on suit un (1) En la faisant de 12 onces, comme on le faisait autrefois dans quelques provinces de la France, elle se trouve en conformité. 38 POIDS ET MESURES. fractionnement particulier, n'a que 12 onces ; 2° que partout l'once se divise en 8 gros, excepté à Naples où elle en comprend 10 ; 3° que partout le gros comprend 3 scrupules; k" que le scrupule n'a que deux degrés : il est de 20 ou de 24 grains. Cette dernière circonstance fait varier en grains la valeur du gros, de l'once, et par suite celle de la livre. Ensuite, le grain n'ayant pas partout le même poids, il en résulte que les livres et leurs divisions n'ont pas la même valeur en grammes : c'est ce que démontrera le tableau suivant : PAYS (1). Angleterre et États-Unis d'Amérique----- Autriche.............................. Bavière, Grèce........................ Espagne.............................. Hollande.............................. Naples................................ Nuremberg, quelques cereles allemands, Russie, Danemark, Norwége, etc....... Piémont (2)............................ Pologne............................... Portugal.............................. Prusse, Saxe........................... Home et les Etats de l'Eglise (4), Toscane. Suède, Suisse.......................... Venise............................... VALEUR de la livre grammes. 373 420 360 3 375 320 357 331 358 3i4 3S0 339 356 301 ,246 009 000 ,820 000 ,761 914 961 ,511 190 7.SI 191 350 230 VALEUR de l'once grammes. 31,104 35,069 30,000 28,735 31,225 26,730 29,830 27,063 29,876 28,683 29,238 28,330 29,697 25,102 VALEUR du gros en grammes. 3,888 4,384 3,750 3,592 3,906 2,673(3) 3,729 3,458 3,734 3,585 3,653 3,533 3,712 3,138 VALEUR du scrupule en grammes. 1,298 1,161 1,250 1,197 1,302 0,89t 1 ,243 1,153 1,2*8 1,195 1,218 1,178 1,237 1,046 NOMBRE de grains au scrupule. 20 20 20 24 20 20 20 2 4 20 24 20 24 20 20 VALEUTl du grain en grammes. 0,005 0,073 0,063 0,049 0,065 0,045 0,062 0,048 0,062 0,050 0,061 0,049 0,061 0,052 Pour l'Angleterre et les Etats-Unis, le rapport en grammes donné dans ce tableau est celui de la livre Troy, et de ses divisions, mais voici, pour ces deux pays, le rapport avec le gramme de la livre auot'r du poïds et de ses divisions, qui sont adoptées par la pharmacopée Britannique et par la pharmacopée de Dublin : Angleterre et États-Un LfM'C en grammes 133,58 Once en grammes 28 ,-35 Gros Scrupule grammes grammes 3,54 1,098 (V. J. P/i. 1865). Grain grammes 0,065 Poids antiques, Chez les anciens Romains Vas , pondu ou libra, valait environ 365 grammes. Elle se divisait en 12 onces, l'once (tendu) en 8 gros, le gros [drachma) en 3 scrupules, le scrupule (1) Nous rappelons que les divers pays ont généralement deux sortes de poids, celui du commerce et celui des pharmaciens on médicinal, et qu'ici nous ne faisons connaître que ce dernier. (2) Guibouii et Soobeiran représentent celte livre par 307, 418, et font le scrupule rie 20 grains: c'est qu'ils ont agi sur la li\re de Coni, et nous sur celle de Turin. (3) Nous avons vu qu'à Naples l'once se divise en 10 gros. (4) La livre rie Bologne est de 13 gr. 4073 moins forte que celle de Rome. (scriptulum) en 2 oboles, l'obole (obolus) en 3 siliques, le silique (siliius) en !\ grains. Le grain s'appelait tens ou primus. On trouve aussi dans les ouvrages latins les dénominations suivantes pour les fractions de la livre : Sescnnx..... 1 once 1/2 Septunx..... 7 once^ Sextans..... 2 Bes, bessis .. 8 Triera...... 3 Dodrans..... 9 Quidians... 4 Dextans ou Quincnnx... 5 decunx . .. 10 Semis, selibra 6 Deunx...... 11 (V. J. Ph. 1866). Chez les anciens Grecs le talent (raXavrov) valait environ 27 l>ilog.; la mine (u.vô), 450,0; la drachme (Spaxfttn), 4,5; Yobole (èto*<), 0,60 le chalcos (xaXxôs), 0,1. RÉDUCTION APPROXIMATIVE EN GRAMMES DES PRINCIPALES LIVRES DE 6912 GRAINS. 39 ESPAGNE. PARME. PORTUGAL. TOSCANE. TURIN 1 grain............................. 0,05 2.................................. 0,1 3.................................. 0,15 4.................................. 0,2 5.................................. 0,25 6.................................. 0,3 7.................................. 0,35 8.................................. 0.4 9.................................. 0,/i5 10 .................................. 0,5 Il.................................. 0,55 12 .................................. 0,6 13 .................................. 0,65 14.................................. 0,7 15 .................................. 0,75 16 .................................. 0,8 17.................................. 0,85 18 .................................. 0,9 19 .................................. 0,95 20.................................. 1 21 .................................. 1,05 22.................................. 1,1 23.................................. 1,15 1 scrupule.......................... 1,2 1/2 gros............................ 1^8 2 scrupules.......................... 2,4 1 gros.............................. !x 1 1/2 gros.......................... 5,8 2.................................. 7 2 1/2.............................. 8,8 3.................................. Il 'i .................................. 14 5.................................. 18 6.................................. 21 7.................................. 25 1 once............................. 29 11/2.............................. 43 2.................................. 57 2 1/2.............................. 71 3.................................. 86 4.................................. 115 5.................................. 1 ',4 6.................................. 172 7.................................. 201 8.................................. 230 9.................................. 259 10 .................................. 287 11 .................................. 316 1 livre............................. 3/,5 1 1/2.............................. 518 2.................................. 690 0,05 0,05 0,05 0,04 0,09 0,1 0,1 0,0 0,14 0,15 0,15 0,18 0,19 0,2 0,2 0,24 0,24 0,25 0,25 0,2 0,28 0,3 0,3 0,34 0,33 0,35 0,35 0,3 0,38 0,4 0,4 0,39 0,43 0,45 0,45 0,48 0,47 0,5 0,5 0,44 0,52 0,55 0,55 0,5 0,57 0,6 0,6 0,58 0,62 0,65 0,65 0,6 0,66 0,7 0,7 0,67 0,71 0,75 0,75 0,7 0,76 0,8 0,8 0,77 0,81 0,85 0,85 0,8 0,85 0,9 0,9 0,86 0,90 0,95 0,95 0,9 0,95 1 1 0,96 1 1,05 1,03 1 1,04 1,10 1,08 1,05 1,09 1,15 1,13 1,1 1,14 1,2 1,18 1,1 1,7 1,75 1,75 1,1 2,28 2,5 2,35 2,3 3,4 3,5 3,55 3,4 5,10 4,8 5 5 6,8 7 7 7 8,5 8,75 9 8,8 10,2 11 11 10 14 14 14 14 17 18 18 17 20,5 21 21 21 24 25 25 24 27 2) 28 28 40 43 42 42 55 57 56 55 68 71 70 69 82 86 85 83 107 115 113 111 137 143 141 138 164 172 170 166 190 200 198 194 220 229 226 221 246 258 255 249 273 286 283 277 300 315 311 304 328 344 340 332 494 516 510 496 656 688 680 66 i io RÉDUCTION APPROXIMATIVE EN GRAMMES DES PRINCIPALES LIVRE? DE 3760 GRAINS. 1 gmin........ 0,06 2............. 0,13 8............ 0,2 k ............. 0,25 5............. 0,3 6............. 0,4 7............. 0,45 8............. 0,5 9............. 0,6 10 ............. 0,65 H............. 0,7 12 ............ 0,8 13 ............. 0,85 14............. 0,9 15 ............. 0,95 16 ............. 1 17 ............. 1,1 18 ............. 1,15 19 ............. 1,2 1/scrupule..... 1,25 1 2 gros...... 2 2 scrupules___ 2,5 1 gros........ 4 1 1/2......... 9 2 8 2 1/2'. ........ 10 3............. 12 4............. 15 5............ 19 6............. 23 7............. 27 1 once........ 31 1 1/2......... 46 2............. 62 2 1/2......... 77 3............. 95 4............. 125 5............. 155 6............. 190 7............. 220 8............. 250 9............. 280 10 ............. 310 11 ............. 340 1 livre........ 373 1 1/2......... 590 2............. 746 E. AUTRICHE. BA.VIÈR1 . HOLLANDE. LUBECK NUREMBERG. POLOGNI . PKUSSE. 0,07 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,06 0,14 0,13 0,13 0,13 0,12 0,12 0,12 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,3 0,25 0,25 0,26 0,25 0,25 0,25 0,4 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,45 0,4 0,4 0,4 0,35 0,35 0,35 0,5 0,45 0.45 0,45 0,4 0,4 0,4 0,6 0,5 0.5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,7 0,55 0.0 0,6 0,55 0,55 0,55 0,75 0,6 0.65 0,64 0,6 0.6 0,6 0,8 0,7 0.7 0.7 0,65 0,65 0,65 0,9 0,75 0,8 0,77 0,7 0,7 0,7 0,95 0,8 0,85 0,8 0,8 0,8 0,8 1 0,85 0,9 0,9 0,85 0,85 0,85 1,1 0,9 0,95 0,96 0,9 0,9 0,0 1,15 1 1 1 1 1 0,95 1,25 1,05 1,1 1,1 1,05 1,05 1 1,3 1,1 1,15 1.15 1,1 1,1 1,1 1,4 1,2 1,2 1,2 1,2 1,15 1,15 1,45 1,25 1,3 1,3 1,25 1,2 1,2 9 2 2 0 2 2 2 3 2,5 2.5 2.6 2,5 2,5 2,5 4 4 4 4 4 4 4 6 6 6 6 6 6 6 9 8 8 8 7 7 7 11 10 10 10 9 9 9 13 11 11 12 11 11 11 17 15 15 15 15 15 15 22 19 19 19 19 19 18 26 22 23 23 22 22 22 30 26 27 27 26 26 25 35 30 31 31 30 30 29 52 45 46 46 45 45 44 70 60 62 61 60 60 58 87 75 77 67 75 75 105 90 93 92 90 90 140 120 125 123 120 119 116 175 150 156 154 150 149 146 210 180 187 184 180 179 175 245 210 218 215 210 209 205 280 240 250 246 240 239 234 315 270 280 277 270 269 263 350 300 312 308 300 299 292 385 330 344 339 330 329 321 420 360 375 369 360 358 350 630 540 560 554 540 538 525 840 720 750 738 720 717 701 POIDS ET MESURES. MESURES FRANÇAISES. Les mesures de longueur et - h I i A de capacité n'ont pas, à beaucoup près, la même importance que les poids, sous le point de vue pharmaceutique ; nous en dirons cependant quelques mots. Mesures de longueur et de solidité. Le mètre, ainsi que nous l'avons vu plus haut, en est l'imité fondamentale. Il est égal à 3 pieds il lignes, 29G de l'ancienne mesure. Un étalon prototype en platine, déposé aux archives, le à messidor an vu, donne la longueur légale du mètre à la température 0°. Les fractions du mètre sont : Le décimètre, ou dixième partie du mètre; Le centimètre, qui est la centième partie du mètre et la dixième du décimètre ; Le millimètre, qui est la millième partie du mètre, la centième du décimètre et la dixième du centimètre. Les multiples du mètre sont : Le décamètre, qui vaut dix mètres ; L'hectomètre, qui vaut cent mètres ou dix décamètres; Le kilomètre, qui vaut mille mètres, cent décamètres ou dix hectomètres ; Le myriamétre, qui vaut dix- mille mètres, mille décamètres, cent hectomètres ou dix kilomètres. Myriamètro . Kilomètre... Hectomètre . Décamètre .. Mètre...... Décimètre... Centimètre.. Millimètre.. 1006e mètres. 1000 100 10 1 0.1 0,01 0,001 LICNES, POUCES ET PIEDS (dits DE ROl) EN MÈTRES mètres. 1 ligne vaut................. 0,002 2 — valent............... 0,005 ................ 0,007 4 — 5 — 6 — 1 — 8 — 9 — 10 — 0,009 0,011 0,014 0,016 0,018 0,020 0,023 me 5 on brasse....... i 6 on toise........ 1 7 — .......... 2 9 — .......... 2 10 — .......... 3 20 ou perche.....• 6 30 40 iiO PO 70 80 90 100 41 très. ,624 ,949 ,274 ,599 ,924 ,248 .497 ,743 ,994 ,242 490 7 39 ,987 236 484 mètres. Il lignes valent ... 0,025 1 poucevaut...... 0,027 2 — valent____ 0,054 3 — .......... 0,081 4 — .......... 0.108 3 — .......... 0,135 6 — .......... 0,162 7 — .......... 0,189 8 — .......... 0,217 9 — .......... 0,211 10 — .......... 0,271 11 — .......... 0,298 1 pied vaut....... 0,323 2 — valant____ 0.650 3 — .......... 0,'975 4 — .......... 1,299 (V. l'échelle ci-contre, divisée d'un côté en centime* très et millimètres; de l'autre, en pouces et lignes.) La lieue moyenne est de 2ÔG5 toises, c'est exactement la moitié du myriamètre ; mais pour l'estimation légale des distances parcourues par le médecin, la lieue de poste (2000 toises) ne vaut que 3898 mètres. Dans la pratique, on la compte comme valant h kilomètres. Le kilomètre vaut 513 toises. L'aune de Paris valait 3 pieds 5 pouces 6 lignes. Mesures agraires. L'unité de mesure agraire est l'are ou carré de 10 mètres décote, comprenant 100 mètres carrés. La fraction usitée de l'are est : Le centiare qui est la centième partie de l'are et vaut un mètre carré. Les multiples usités de l'are sont : L'hectare ou cent ares, ou dix mille mètres carrés ; Le myriare ou dix mille ares, ou un million de mètres carrés. ANCIENNES MESURES AGRAIRES f de 22 pieds de côté (arpent des L'arpent valait 100 ) eaux et forêts). perches carrées i de 18 pieds de côté (arpent de ' Taris). L'arpent de Paris vaut........... 0,3419 hectares L'arpent des Eaux et Forêts, vaut. 0,5107 — (2.925 arpents de Paris. (1.958 arpent des Eaux et Forêts. L'hectare vaut.. Mesures de solidité. L'unité pour les bois de chauffage est \e stère ou mètre cube; c'est un cube ou dé à jouer ayant 1 mètre de longueur, 1 mètre de largeur et 1 mètre de hauteur. La fraction usitée du stère est : Le décistère, qui est la dixième partie du stère, ou le dixième d'un mètre cube, ou cent décimètres cubes. Le multiple usité du stère est : Le décastêre ou dix stères, ou dix mètres cubes. ANCIENNES MESURES DE SOLIDITÉ La Corde valait........... 3,8391 stères. Le Stère vaut............ 0,2603 corde. 42 POIDS ET MESURES. Mesures de capacité. L'unité fondamentale est le litre, qui équivaut à un déci nëtre cube ou mille grammes d'eau distillée prise a son maximum de densité. Les fractions du litre sont : Le décilitre ou la dixième partie du litre, qui équivaut à rent centimètres cubes; Le centilitre ou la centième partie du litre et la dixième du décilitre, qui équivaut à dix centimètres cubes ; Le millilitre ou la millième partie du litre, la centième du décilitre et la dixième du centilitre, qui équivaut à un centimètre cube. Les multiples du litre sont : Le décalitre ou dix litres, ou dix décimètres cubes ; l'hectolitre ou cent litres, ou cent décimètres cubes ; Le kilulitre ou mille litres, ou mille décimètres cubes = un mètre cube; Le mijcinlitre ou dix mille litres, ou dix mètres cubes. ANCIENNES MESURES DE CAPACITÉ La pinte valait...................... 2 chnpinos. La chopine ou setier................. 2 1/2 setiers. Le 1/2 setier....................... 2 poissons. Le poisson (pot ou poisson)........... 4 roquilles. Le Muni était rii;:;(j veltrsetla velte de 7 pintes 1/2. Le boisseau était sensiblement de.... 14 pintes. RAITORT DU LITRE. A LA PINTE La pinte équivaut à.............. 0,031 litres (I) La cliopine ou setier.............. 0,466 — Le denii-setier.................... 0,233 — Le canon........................ 0,200 — Le petit-canon................... 0,100 — Le poisson....................... 0,î!6 — La coquille....................... 0,029 — La bouteille de Sèvres ou de Paris. 0,750 — Le boisseau..................... 13,000 — Lemuid......................... 251,370 — Mesures de capacité étrangères. Angleterre. — L'unité est le gallon (4,534 litres). Mais pour les usages pharmaceutiques, c'est l'ancien gallon de vin que l'on emploie el que. l'on divise comme il suit : le gallon (congius) = 4550 grammes, en 8 pintes ; la pinte (octarius) = 568 grammes, en 20 Oui- don es; la fluidonce (fluidoncia, mesure de ca- paeilé représentant 2«,35 centimètres eu!, es d'eau) = 28grammes, en 8 fluigros ; le fluigros (fluidrachma) = 35 décigrammes, en 60 minimes; le minime = 59 milligrammes. La pinte anglaise peut donc être considérée comme étant notre demi-litre faible. Autriche. — L'unité est la mass ou kunne (1,4 litre). On la divise en 3 seitel, et 40 mass font un eimer. Dans quelques cercles de l'Allemagne la mass est divisée en 4 schoppen; alors (1) Aujourd'hui, on ne fait plus de différence entre la pinte et le litre, la cliopine et le demi-litre, le demi-setier et le quart de litre, le canon et le cinquième de litre, le petit canon et le dixième de litre, le poisson et le huitième de litre. elle est à peu près juste d'un litre (Bavière), ou de 1,5 litre ( grand-duché de Bade), ou équivaut à 1,8 litre (Wurtemberg), ou correspond exactement à 2 litres ( grand-duclié de Messe). Chine. —Les Chinois ne paraissent pas avoir de mesures de capacité ; mais ils ont des mesures de longueur et de superficie. Les voici : Le tche ou pied chinois équivaut à....... 0°* 370 Le tsouen, dixième du tche.............. 0 037 Le fen, dixième du Isouen............... O 003 Le tchan, ou perche chinoise............ 3 218 Comme on le voit, les mesures cbinoises , comme les poids, sont établies sur le système décimal. Indostan. — 1 dub équivaut à 15,0 (en gr.). 4 dubs a 1 gidda 62,0 2 giddas 1 arasola 123,0 2 arasolas 1 sola 250,0 2 solas 1 tavadu 500,0 2 tavadus 1 manika 1000,0 2manikàl addada 2000,0 2 addad. 1 coni.hum 4060,0 2 conch. 1 trasa 8000,0 2trasas, 1 lu» 16000,0 5tums, 1 YADUM 80000,0 Danemark. — L'unité est lepott (0 lit., 96) qui contient 4 page!. Espagne. —L'unité est Varroba (16 litres). Naples. — C'est le baiile (43,62 litres). Portugal. — Valmvde (16 litres 1[2.) Prusse. — La quarte (1,145 litres). Home. — Le barile (58,3 litres). Russie. — Le. wedro (12,30 litres) que l'on divise en 10 stof, et le stof en 10 tscharh. Suède. — La kaana (2,62 litres) que l'on divise en 2 stop, le stop en 4 quarter, et celui- ci en 4 jumjfrar. Toscane. — Le barile (45,58 litres). Turin. — La brada (49,284 litres). Mesures antiques. — Chez, les anciens Romains, V amphore ou quadrantal contenait environ 28 kilog. L'amphore se divisait en 2 urnes; l'urne, en 4 congius; le congrus, en 6 sea?- tarius. h'acetabulum valait environ 75 grammes. MESURES MONÉTAIRES ou MONNAIES. La monnaie est un instrument d'échange. Nous ne parlerons ici que de la monnaie métallique d'or, (Yurgcnt, de billuu, ou de cuivre, marquée au coin d'un prince ou d'un Elat souverain, à laquelle les gouvernements assignent une valeur déterminée el qui a cours dans le commerce. Monnaies françaises. L'unité monétaire est le franc, en argent, du poids de 5 grammes, contenant 9/10 de métal pur et 1/10 de cuivre : c'est donc un alliage au litre de 9/10 ou à 900/1000 de fin. Les fractions du franc sont : Le décime ou dixième de franc. Le centime ou centième de franc. Le millime ou millième de franc. ( Monnaie POIDS ET MESURES. 43 île compte.) Quant aux multiples, on les compte avec les nombres ordinaires; on dit 10 fr., 100 fr.. 1,000 fr., etc. Or. Pièces de 100 f., 50 fr., 20 f., 10 f., et 5 fr. Argent. Pièces de 5 fr., 2 fr., 1 fr., 1/2 fr., ou 50 c, 1/5 ou 20 c. Cuivre (1). Décime ou 10c, 5c, 2 c, 1 c. Le tableau suivant indique le poids, le diamètre, etc., de ces monnaies : (1) Nouvelle monnaie de cuivre, ou plutôt de bronze, composée de : 93 cuivre, 4 étain et 1 zinc, créée conformément à la loi du 6 mai 1852. POIDS EXACT TOLÉRANCE DIAMÈTRE MONNAIES ou en ou module DROIT MILLIÈMES DU POIDS EN MILLIMÈTRES Il résulte de ce tableau, que: 4 pièces de 5fr. arg.i pèsent : OR MILLIÈMES MILLIMÈTRES 100 fr. 32 gr. 238 1 35 ou 10 de 2 — ( 100 gr. 50 16 129 1 28 20 6 13161 2 21 10 3 22580 2 19 135 piècesde 20 fr. or,jpèsent : 5 1 61290 • 3 17 ou 40 de 5 f. arg. \ 1 k il. ARGENT 5 fr. 2 23 gr. » 10 3 5 37 19 pièces de 5 fr. argent, et 1 5 » 5 23 11 de 2 fr. ou 0 50 0 20 2 50 1 » 7 10 18 16 20 pièc. de 2 f. et 20 de 1 fr. CUIVRE donnent 1 mètre. 0 10 10 gr. 10 30 0 05 5 S 10 25 0 02 2 » 15 20 0 01 1 » 13 15 Monnaies étrangères (1) ("Valeur courante des plus usuelles) ALGERIE. — Or : Dinar ou Soultani — 9 fr: environ; Argent : Douro d'Espagne ou Douro- bou-Medfa = 5 fr. 40, Mai douro = 3 fr. 60, Rial baceta = 2 I'r. 50, Mal Boudjou=lfir. 80; Mal frank on 1/2 boudjou = 0 fr. 90; Mal Drahem-Sr'ar = 0 fr. 60.1/4 et 1/8 boudjou à proportion. Cuivre : F/ot : 20 Marks = 24 fr. 72; 10. ô, à proportion. Argent : Mark = 1 fr, 10; 5, 2 1/2 ou 50 pfennigs, 1/5 ou 20 pfennigs, à proportion; Thaler de 30 silbergross = 3 fr. 75; Florin ou Guidai de 60 kreuzers = 2 fr. 10 ; Gros {silbergroschen) = 0 fr. 125. Cuivre : Kreuzer = 0 i'r. 035; 1/4 ou pfennig = 0 fr. 011. Monnaie de compte. — Mark = 1 fr. 23. (1) Par suite d'une convention monélaire conclue le 23 décembre l8iïo, entre laFranre, la Belgique, 1 Italie et la Suisse, les monnaies d'or et d'argent de ces pays deviennent exactement les mêmes ; elles sont frappées désormais au même titre; depuis cette époque, la Grèce a adhéré à cette convention. ANGLETERRE. — Or : Guinée = 26 fr. 45 ; 1/2, 1/4, à proportion; Souverain {Sovereign) = 25 fr. 20; 1/2 Souver. Argent: Couronne {Crown) = 5 I'r. 75, 1/2 cour.; Scbelling (Shilling) = 1 fr. 12; 2 ou florin, 1/2 scbelling ou 6 pence, 4 pence, 3 pence, à proportion. Cuivre : Penny ou denier sterling = 0 i'r. 10 ; 1/2 pence, Farthing = 0 fr. 025. Monnaie de compte (1). — Livre sterling (pound sterling) = 25 fr. 20. AUTRICHE. — Or : Quadruple ducat = 47 fr. 21 ; ducal impérial (ad legem imperii) = 11 I'r. 75 ; 8 florins (loi du 9 mus 1870) = 19 fr. 95; 4 florins, à proportion. Argent : 2 florins = 4 fr. 90; 1/2 écu ou florin = 2 fr. 45; 1/4 florin, à proportion; 10 kreuz. = 0 fr. 22; 5 kreuz., à proportion. Cuivre : 3, 1, 1/2 Kreuzer. Monnaie de compte. — Florin d'Autricke = 2 fr. 50. BELGIQUE. — Système monélaire français. Elle a, en outre, une monnaie de nickel. BRESIL. — Or : 5000 Reis = 14 fr. 07, 20000, 10000 reis, à proportion. Argent : (Loi du 26 septembre 1867) 500 reis = 1 fr. 14; 2000, 1000 reis, à proportion. Monnaie de compte. —■ Mille reis = 3 fr. CHILI. — Or : Piastre ou peso = 4 fr. 72; 10 ou condor, 5 ou doblon, 2 ou escudo, à profil La monnaie de compte n'existe pas en espèces réelles; on en emploie la dénomination pour faciliter les comptes commerciaux, en l'établissant d'une manière invariable. 44 POIDS ET MESURES. portion. Argent : Peso de 100 centavos = 4 fr. 96; 1/2, 1/5, 1/10 ou (fccmw, 1/20, à proportion. DANEMARK. — (Convention monétaire du 18 décembre 1872). Op. : 20 krones — 27 fr. 7) : 10, à proportion. Argent : liront 1 = 1 fr. 32 ; 2, à proportion; 50 ore = 0 fr. 66; 40, 25, 10, n proportion ; Rtgsdàler = 2 fr. 77. Cuivre: 1 skilling = 0 fr. 12. Monnaie de compte. — Krone = 1 fr. 38. EGYPTE. — Or : 25 piastres = 6 fr. 39; 50,100 piastres, à proportion. Argent: piastre = 0 fr. 25 ; 2 1/2, 5,10 piastres, à proportion. ESPAGNE. — Or : Onza = 81 fr. Dobten de 10 escudos = 25 fr. 95. Argent : Piastre ou douro = 5 fr. 15; Escudo ou 1/2 duro, piécette (peseta) = 0 fr. 92 ; réal de Veillon = 0 fr. 23. Cuivre : Cuartttlo de 1/4 réal = 0 fr. 06; décimas de 1/10 réal, 1/2 décimas. Monnaie de compte. — Réal de 0 fr. 26. ÉTATS-UNIS. — Or : Aigle de 10 dollars = 51 fr. 71; double, 1/2, 1/4, 1/10 ou dollar d'or, 1/20, à proportion. Argent : Dollar ou 100 cents = 5 fr. 31; 1/2, 1/4, 1/10 ou dime 1/20, à proportion. Cuivre: Cent ou 1/100 dollar, 1/2 cent (le cent est en nickel). ÉTATS-UNIS DE COLOMBIE. — (Loi du 9 juin 1871). Or : 20 pesos = 99 fr. 79; 10 ou condor, a proportion. Argent : Peso = 4 fr. 96; decimo = 0 l'r. 46; 2, 1/2, à proportion. GRÈCE. — Or : 20 drachmes {kosi draehm.) = 20 fr.; 10, 5 drachmes, à proportion. Argent : Drachme de 100 lepla = 1 fr.; 2,1/2, 1/4 drachme, à proportion. Cuivre : Letton = 0 fr. 01 ; 2, 5 et 10 lepta, à proportion. HOLLAXDE. — Or : Guillaume = 20 fr. 79; 2, 1/2, à proportion; ducat = 11 fr. 74; double ducat, à proportion. Argent : Florin ou Gulden de 100 cents = 2 fr. 08; 3, 2 1/2 ou rixdaler, 1/2, 1/4, 1/10, 1/20, à proportion. Billon: Cent = 0 fr. 02; 5, 10 et 25 cents, à proportion. Monnaie de compte. — Florin ou 100 cents de 2 fr. 44. INDES BRITANNIQUES. — Or : Roupie = 36 fr. 40; pagode = 9 fr. 18; double ou 1/2 moliur, quadruple ou mohur à proportion. Argent : Roupie (rupee) = 2 fr. 36; 1/2,1/4, 1/8 ou 2 annas, à proportion. ITALIE. — Système monétaire français en Piémont, depuis 1827, et dans les autres parties de l'Italie (Lombardie, Naples, Toscane, etc.), depuis l'annexion (1859 et suiv.) Or : 100, 50, 20 (doppia) et 10 livres {lire). Argent : 1 livre (lira) ou franchi, 5ou scudi, 2. 1/2,1/4. Cuivre : l,2et5centimes (centesimi). JAPON. — Or, : Yen = 5 fr. 16; 20,10, 5, 2, à proportion. Argent : Yen = 5 fr. 39 ; 5 Sen — 0 fr. 22 ; 50, 20, 10, à proportion. MEXIQUE. — Or. : Pistole = 20 fr. 29 : double, quadruple, 1/2, 1/5, à proportion. Argent : piastre de 8 réaux = 5 fr. 35 ; 1/2, 1/4,1/8 ou real de Plata 1/16, à proportion. PÉROU. — Or : Sol = 4 fr. 99 ; 2, 5, 10, 20, à proportion. Argent : Sol = 4 fr. 96 ; 1/2, 1/5, 1/10 ou Dincro, à proportion. PORTUGAL. — Op. : Couronne (Coroa) de 10 milreis =55fr. 88; 1/2,1/5,1/10 ouMilrei, à proportion. Argent : Tes/on ou testao de 100 reis = 0 fr. 50; 5, 2 1/2, à. proportion. CniTBI : Rei = 0 fr. 006; 10, 20 ou vintcm, à proportion. Monnaie de compte. — Mille reis = 6 fr. environ. ROUMANIE. - Or : 20 Lr-ys = 19 fr. 95; 10, 5, à proportion. Argent : Letj = 0 fr.92: 2, 1/2 ou 50 banis, à proportion. Cuivre : Boni = 0 fr. 01. RUSSIE. — Or : Impériale de 10 roubles = 41 Ir. ; 1/2 impér. Argent: Rouble de 100 kopecks = 4 fr. ; 1/2 ou poltinik, 1/4 ou tchet- vertak, 1/5,1/10,1/20, à prop. Cuivre : Kopeck ou Copeck = 0 fr. 04 ; 3,2,1 /2,1 /4, à prop. SUÈDE. — (Convention monétaire du 18 décembre 1872). Or et argent comme pour le Danemark. Argent : Rixdaler-spceies=ôh'. 61. Cdivre: Skilling = 0Ïr. 12;Runsliken=0k. 01; oere = 0 fr. 014; 5, 2, 1/2, à proportion. Monnaie de compte. — Krone = 1 fr. 38 : de même pour la Nonvège. NORWÉGE. — (Loi monétaire du 4 juin 1873). Or, comme pour la Suède et le Danemark. Argent : Krone = 1 fr. 32 ; 2, à proportion ; 24 skillings = 1 fr. 05 ; 15, 12, 3 skillings, à proportion; Specie daler = 5 fr. 54. Cuivre : Skilling = 0 fr. 05. SUISSE. — Système monétaire français depuis 1850. Arge'nt: 5, 2,1 etl/2 fr.; Billon : 5, 10 et 20 cent, ou rappes. Or français (loi du 31 janvier 1860). TURQUIE. — Or. Bourse (Kitze) de 30,000 piastres; double sequin de 100 piastres ou 1 livre turque ou Medjidieh = 22 fr. 50 ; 500, 200 piastres, sequin de 50 piastres, 25 piastres, à proportion. Argent : Bourse (liefer) de 500 piastres; piastre (Krouch) = 0 fr. 22 ; 20,10, 5, 2, 1/2 ou yaremlik, à proportion. Cuivre : Para = 0 fr. 005 ; piastre ou Krouch = 0 fr. 20; 1/2, 1/4, 1/8, k proportion. DOCUMENTS PHYSICO-TECHNIQUES. DENSITE. — AREOMETRIE. La densité ou pesanteur spécifique d'un corps est le rapport du poids au volume ; c'est la quantité de matière sous un volume déterminé. Les corps pris ordinairement, comme terme de comparaison, sont l'eau distillée à son maximum de densité, c'est-à-dire à + /j° pour les solides et les liquides; et l'air atmosphérique, à 0" et 0 m ,76 de pression, pour les gaz. Plusieurs modes peuvent être suivis pour prendre la densité d'un corps. Le plus connu est l'emploi de la Balance ou Aréomètre de Nichol- son (fig. 6); mais en voici un plus simple applicable aussi aux corps plus lourds comme aux corps plus légers que l'eau : on prend un flacon qui, bouché à l'émeri, contienne exactement 1000 grammes d'eau distillée ; on y introduit, par exemple, 100 gr. de calomcl ; on remplit le vase d'eau jusqu'au bord, et on le ferme avec le bouchon de verre qui chasse l'excès d'eau. On trouve alors que le vase contient en poids 1083,7; déduisant le poids du calomel, 100, le reste 983,7 sera le poids de l'eau entrée dans le vase, et la différence 16,3 entre 983,7 et 1000 est le poids d'un volume d'eau égal au volume du calomel. Pour trouver la pesanteur spécifique de ce dernier, il ne reste plus qu'à faire le calcul suivant. 16, 3 : 1 :: 100 : X. D'où il suit que le poids spécifique x du calomel=6.]3. Si un corps solide est soluble ou altérable dans l'eau, il faut remplacer celle-ci par un liquide qui soit sans aclion sur le corps. Dans ce cas, on -détermine d'abord le poids de ce véhicule relativement à l'eau ; on évalue ensuite le poids spécifique du corps par rapport à celle-ci : on multiplie ces deux poids l'un par l'autre, et leur produit est le poids spécifique cherché. Pour prendre la densité d'un liquide, on a un vase dont la contenance en eau distillée est exactement connue, et on y introduit le liquide dont on veut prendre la densité. On trouve, par exemple, que ce vase plein d'eau contient 27,150, et plein d'acide sulfurique 50,226. Ces données acquises, il ne s'agit plus que de faire une proportion : ÎIjISO : S0,îi6 :: 1 : X, D'où X = 1,8ii, poids spécifique de l'acide sulfurique. Pour les gaz ou vapeurs, on suit la même marche. Seulement, en raison de leur très- grand volume sous un petit poids, on préfère comparer leur densité à celle de l'air, qui est par rapport à l'eau de 0,00129, omis qu'alors on prend pour unité. Pour la même raison, on se sert de ballons d'au moins h ou 5 litres de capacité. • En pharmacie, on a souvent besoin de con- naîlre l'état de concentration d'un liquide par la densité ; niais à cet effet on suit généralement un procédé différent de celui que nous venons d'indiquer : on a recours a l'uréo- métrie. L'aréomètre (de âpaio';, léger, et de u.îTfcy, mesure) est basé sur ce principe de physique : qu'un corps /luttant sur un liquide eu déplace un volume dont le poids est égal au sien propre, ce qui revient à dire, en appliquant ce principe à l'aréomètre, que celui-ci s'enfoncera d'autant plus dans les liquides qu'ils seront plus légers, et d'autant moins qu'ils seront plus denses. L'aréomètre (fig. 7) prend le nom spécial de pèse-sels, de pèse-addes, de pèse-sirops, quand il sert ta prendre la densité de liquides plus pesants que l'eau, et celui de pèse-liqueurs, de (Fia. 7. ) pèse-esprits , de pèse-alcools, de pèse- A ' éthers, A'oléométre, etc., pour les liquides an contraire moins denses. Un même aréomètre, avec une tige assez longue, pourrait servir dans tous les cas; mais les inconvénients attachés à une trop longue lige ont fait renoncer a cet avantage. Ces aréomètres à poids constant sont généralement des tubes en verre soufflé, et lestés a la partie intérieure avec de la grenaille de plomb ou du mercure; mais on en fait aussi en métal. L'aréomètre de Baume seul est en usage pour les liquides plus pesants que l'eau. On connaît, au contraire, plusieurs pèse-liqueurs : celui de Baume encore, celui de Cartier et l'alcoomètre centésimal de Gay-Lussac. (V. Alcool.) Une chose dont il faut bien tenir compte, c'est que les degrés donnés par les aréomètres ne sont vrais qu'autant qu'on expérimente à la température à laquelle ils ont été établis. Une autre observation à faire, c'est qu'il ne faut considérer comme véritable point d'affleurement que le prolongement idéal de la surface du liquide, et non le sommet de la courbe que l;i capillarité détermine contre les parois de la tige. Comme le nouveau Codex, nous proposons de substituer aux aréomètres ordinaires dont les indications sont souvent peu comparables, les aréomètres à poids constant ou densi- mètres {fig. 8) de Brisson, construits et gra- I I Wm 46 DOCUMENTS f (Fig. 8.) dues de manière à donner la densité du liquide dans lequel on les plonge. Pour les liquides plus lourds que Peau (si'ls, acides, sirops, etc.), le point d'affleurement dans l'eau distillée à 4-4"° est vers le sommet de la tige et marqué 1000 ; les divisions tracées au-dessous de celle-ci correspondent à des densités croissantes par dixièmes, depuis 1000 jusqu'à 2000. Ainsi un liquide dans lequel le densimètre s'enfonce jusqu'au point marqué 1840 a pour densité 1840; 1 litre de ce liquide, pèsera donc 1 k ,840 ; on pourra ainsi vérifier par la pesée de ce fitre, la bonne construction de l'instrument. Pour les liquides plus légers que. l'eau (alcooli, ithers, huiles, essences, etc.), le principe de l'instrument et la valeur des divisions de son échelle sont les mêmes; seulement celle échelle est inverse, c'est-à-dire que le point d'affleurement dans l'eau dislillée, marqué 1000, esl au bas de la tige, et les divisions I racées au-dessus correspondent à des densités décroissantes par division ¥de 100») a 900, de 900 à 800, etc. Ainsi le liquide dans lequel le densimètre s'enfonce jusqu'au point marqué 925, par exemple, a pour densité 0,925; 1 litre de ce liquide pèsera 0 k , 925. Dans la pratique, pour ne pas surcharger l'échelle du densimètre, on supprime le demi -r zéro des nombres, et 1000, 1100, 900, etc., sont représentés par 100,110, 90, elc. On fait aussi des densimètres portant l'échelle de Cartier, par comparaison. lUrr IRT DKS DEGRÉS DE L'AREOMETRE DE BuMÉ (poulies liqti des p us lourds que l'eau) avec la densité, DES LIQUIDES. egrés Densité Degrés Densité Degrés Densité 0 1000 , 26 1221 52 1563 1 1007 27 1211 53 1580 2 1013 28 121:' 54 1597 3 1022 29 12 2 5., 1615 4 1029 30 1202 56 1634 5 1036 31 12:5 57 1662 6 1044 32 1286 58 1611 7 lo:>2 33 1290 59 1691 8 1000 34 1309 60 1111 9 1001 35 1320 61 1132 10 I07S 36 1332 62 1753 11 1DS3 37 1345 63 1774 12 1091 38 131)7 61 1196 13 1100 39 1370 65 1819 14 1108 40 1383 66 18)2 15 IMS 41 1397 07 1812 16 1125 42 1410 68 1897 17 1134 43 1424 69 1921 18 1113 44 1438 70 1942 19 1152 45 1453 71 1914 20 Il 01 46 141)3 72 2000 21 1171 47 1483 73 2031 22 1180 48 149S 74 2059 23 Il 90 49 1514 75 2081 24 Il 19 50 1330 76 2116 23 1210 51 1546 pas exactes, elles doivent être remplacées par celles que nous donnons ci-dessous; nous n'a\ons pas cru devo r supprimer le ta.deau piécédent que l'on trouve dans la plupart des traités classiques, parce que sa publication permet d'apprécier imméd atement les différences entre les nombres vrais et ceux qui onl été longtemps considérés comme exacts. TADLE DES DENSITÉS A -(- 1 8«,5, COK.B "SP NDxNT AUX DE GRÉS DE l'aéR MÈTRE DE RAUMÉ(;). AVEC: LE POIDS Dl LITRE Dl LIQUIDE PESÉ DANS L AIR. SoUS LA PRESSION DE 0^.700 ET A LA MÊME TEM PEU ATIRt. (Celle table peut lerïir à -f- t.) deg es et < loilr, l ■ n..éralBre ïoisÏDc) ;+ !+ 1+ ë f ? 0.'19940 0 99S.404 1,211 26 1210 1 , >37 5-2 1536 1.0001 1 1005 1,221 27 1220 1 55 ;'• 3.1 1552 1,0131 2 1012 1.231 2S 1230 1 ,570 54 1569 1.0201 3 1019 1.211; 29 I2Î0.5 ! ,587 55 1386 1.0211 4 1026 1 ,1 1,4335 45 1432,5 1 .9149 71 1114 1,1551 20 1154 1,4475 i'i 1446,5 1 ."3S9 72 193" 1,164 21 1163 1.4615 47 1 460,5 1 .1649 73 1964 1,173 22 1172 1.410 48 1 4~i> 1 ,9009 74 1990 1 .182.) 21 1181, 5 1,491 49 I4"0 1 .01793 75 2017 1.192 24 1191 1,506 50 1505 — — — 1,2013 23 1200,5 1.3215 51 1520.5 — Pour les pèse-légers employés jusqu'ici dans le arts, et en particulier pour les pese-alcools. nous renvoyons au mot ubuol, oit nous donnons la concordance des dif'èr ls alioométi'rs en usage. PESANTEUR SPÉCIFIQUE DES SOMMES, CELLE DE l'eAU ÉTANT 1 (à ISO»). D ' Laminé .3 S Fondu . S f Passé à ^ Forgé.. Iridium fondn..... î- \ Forgé......... O) Fondn........ Uranium fondu..., Tungstène......... Plomb fondu...... Palladium........ Rhodium.......... Argent fondu...... Bismuth fondu.... Cuivre en fil...... Cuivre rouge fondu Cadmium......... Bronze trempé.... Mailieehort....... Cuivre jaune...... Nickel fondu...... Acier n%.■/:, chaleur, et fts-rpov, mesure). 11 est basé sur la propriété que possèdent les corps d'augmenter de volume par la chaleur et d'en diminuer au contraire par le froid. On fait des thermomètres à air ou à liquide (huile, alcool), mais le thermomètre à mercure {fia. 9) est le plus employé. Les pi/riimètres sont des thermomètres d'un genre particulier, destinés à faire connaître les températures très-élevées. I.es thermomètres en usage en France sont celui de Réaumur, adopté en 1731, et le thermomètre dit centigrade ou de Celsius, physicien suédois, mort en 1744. Ce dernier est de plus en plus adopté : C'est 'le thermomètre officiel. En Allemagne, en Angleterre, en Hollande et dans l'Amérique du Nord, on se sert du thermomètre adopté en 1714 par Fahrenheit, physicien de Dantzick. La division des différents thermomètres n'est pas la même pour tous. Le Rèaumur marque (1° à la glace et 80 à l'ébullit, Le centigrade...... oo do et 100 do Le Fahrenheit...... 32» d» et 212 do {Fiij. 9.) I.e zéro de ce dernier est pris dans un mélange île glace pilée ou de neige et de sel ammoniac, à parties égales. I.e thermomètre de, Drtisle, en usage en Russie, a sa graduation renversée : le point de l'ébullition de l'eau est marqué 0, et celui de la congélation 150. H est facile de transformer les degrés d'un thermomètre en ceux d'un autre. Ainsi, pour réduire les degrés Réaumur en degrés centigrades, on multiplie les premiers par 5 et on divise par k ; exemple : 32 R* X j = Zi0" c . Pour réduire les degrés centigrades en ceux de Réaumur, on multiplie par à et on divise par 5 ; ex. : [x0«o x , = 32 R<\ Pour réduire les degrés Fahrenheit en degrés centigrades, on retranche 32, on multiplie le reste par 5 et on divise par 9 ; ex. : 10/j Fahr. — 32 X } = à0°\ Pour - 48 DOCUMENTS transformer, au contraire, les degrés centigrades en ceux de Fahrenheit, on multiplie par 9, on divise par 5 et on ajoute ou on retranche 32, de manière à compter la température à partir du zéro Fahrenheit ; ex. : 4Qoc y i _|_ 30 = loi Fah. Pour réduire les degrés Fahrenheit en ceux de Réaumur, on retranche 3'2, on multiplie par k et on divise par 9 ; ex. : 10/j Fahr. — 32 X f = 32 U% et vice versa. On peut encore transformer les degrés d'un thermomètre, en ceux d'un autre, en multipliant ses degrés par le nombre qui établit leur rapport : ainsi 10 oc = 10 multipliés par 0,8 ou 8" I! e : ils valent 10 multipliés par 1,8 -f- 32 ou 50 Fahr. Concordances des thermomètres. Centig .Réaumui .Fahrenheit. Centig Réaumur Fahrenheit —40 - - 32 • - 40 + 16 12,8 60,8 39 31,2 38,2 11 13,6 62,6 38 30,4 36,4 18 11,t 64,4 31 29,6 34,6 19 13,2 66,2 36 28,8 32,8 20 16 68 35 28 31 21 16,8 69,8 34 21,2 29,2 22 17,6 71 ,6 33 20,4 21,4 23 18,4 73,1 32 25,6 23, li 24 19,2 15,2 31 24,8 23,8 25 20 77 30 24 22 26 20,8 18,8 29 23,2 20,2 27 21,6 80,6 28 22 4 18, i- 28 22,4 82,4 21 âî'o 16,6 29 23,2 81,2 26 20,8 14,8 30 24 86 25 20 13 31 21,8 81,8 24 19,2 11,2 32 25,6 89,6 23 18,4 9,4 33 26,4 91,4 22 17,6 1,6 34 27,2 93,2 21 16,8 5,8 35 28 95 20 16 4 36 28,8 96,8 19 15,2 2,2 37 29,6 98,6 18 14,4 + 0,4 38 30,4 100,4 11 13,6 1,* 39 31,2 102,2 16 12,8 3,2 40 32 104 13 12 5 11 32,8 105,8 14 11 ,2 6,8 42 33,6 101,6 13 10,4 8,6 43 31 , i 109,4 12 9,6 10, t 44 35,2 111,2 11 8,8 12,2 45 36 113 10 8 14 46 36,8 114,8 9 1,2 15,8 41 37,6 116,6 8 6,4 11,6 48 38,4 118,4 1 5,6 19,4 •19 39,2 120,2 6 4,8 21,2 aO 40 122 5 4 23 51 40,8 123,8 4 3,2 24,8 32 41,6 125,6 3 2,4 26,6 53 42,4 121,4 2 1,6 28,4 54 43,2 129,2 1 0,8 30,2 55 41 131 0 0 32 56 44,8 132,8 i + 0,8 33,8 51 45,6 134,6 2 1,6 35,6 58 46,4 136,1 3 2,4 37, t 59 47,2 138,2 4 3,2 39,2 60 48 140 5 4 41 61 48,8 141,8 6 4,8 42,8 02 49,6 143,6 1 5,6 11,6 63 50,4 115,4 8 6,4 46.4 64 51,2 147, i 9 7 2 4S,2 65 52 149 !0 8' 50 66 52,8 150,8 11 8,8 51,8 07 53,6 152,6 12 9,6 53,6 68 54,4 loi-,4 13 10,4 53, i- 69 5S,2 136,2 14 11,2 31,2 10 56 138 15 12 59 11 50,8 lo9,8 Centig. Réaumur. Fahrenheit.Centig.Réaumur. Fahrenheit. 12 13 16 11 18 19 80 81 82 83 84 85 86 81 88 89 90 91 92 93 94 95 96 91 51,6 38.4 ..9,2 60 60,8 61,6 62,4 63,2 64 64,8 65,6 66,4 61,2 68 68,8 69,6 10,1 11,2 11 12,8 13,1, 14,4 13,2 16 16,8 11,6 78,4 161,6 163,4 105,2 161 168,8 170,6 112,4 114,2 116 171,8 119,6 181,4 183,2 185 186,8 188,6 190,4 192.2 194 195,8 191,6 199,4 201,2 203 204,8 206,6 208,4 99 100 110 120 130 140 150 160 110 180 190 200 220 210 250 260 280 300 325 350 375 400 450 500 610 710 810 19,S 80 88 96 104 112 120 128 136 144 152 160 176 192 200 208 224 240 260 280 300 320 360 400 488 568 648 210,2 212 230 248 266 284 302 320 338 336 374 392 428 464 482 500 536 572 • 617 662 701 152 842 932 1130 1310 1190 Point de fusion de quelques corps L> DLuRES Glace............ 0 Huile d'olives..... 2,5 Leurre de cacao.. 26 à 30 Axonge.......... 20 a 31 H tlile de palme ... 27 à 57 Beurre ordinaire.. Beurre de muscad. Cire végétale..... Phosphore........ Blanc de baleine.. Suif de mouton... Potassium........ Stéarine.......... Cire blanche..... Acide stéarique... Cire jaune....... Sodium........... Alliage de d'Arcet Sucre de raisin... Iode............. 30 32,5 2 à 1-7 44 19 i,l 09 70 70 90 94 100 107 CENTIGRADES Soufre........... Quinine a il éqim. d'eau ( aoutchouc....... Butta- Percha..... Quinidîne........ Sucre de canne... Camphre du Japon Azotate d'argent.. Etain............ Phosphore rouge Bismuth........ Plomb........... Azotate de potasse Antimoine........ Zinc............. A uminium....... Argent pur....... Cuivre........... Or ............... Fer.............. 114, 120 125 130 160 160 173 198 233 250 265 535 350 440 450 60ii tûOO 1050 1250 1500 Point d'ébullilion de quelques liquides. EN Di GRES CENTIGRADES ET Acide sulfureui... —10 Acide cyanhydrîq.-|- 26,5 OUS LA PHKSSION DE Û IU ,760 Sirop de sucre.... 103 Pétiole........... 106 Ac. nitrique (densité 1,42)....... 123 Ess. de térébent.. 157 Iode............. 176 Huile de ricin. ... 20.i Acide suifnrique.. 325 Huile de lin...... 387 .Mercure.......... 350 Soufie.......... 400 (D'après les expériences de Despretz, il n'esi aucuc corps qui ne puisse ètie fondu ou volatilisé.) Point d'ébullition de qq. solutés salins saturés Etbersulfurîque Sulfure de carb... 35 61 63 78 81 Ac. nitrique (den- Eau distillée 100 Tart. (bi-) dépôt.. 99 Sulfate de soude.. 100 Acétate de plomb. 103 Oxai. (bi-) de pot. 102 Cfarom.(lM-)depot. 103 Chrom. dépotasse. lOi Chlorate de pot... 104 Clilnr. dp baryum. lOï. Carbon, de soude. 104. Phospb. de soude. J 06 ^ (..LNTinHAUKS Sulfate d ammon.. 107 Clilumrede potass. 108 Cblor. de sodium.. 109 Chlor. d'. mmon .. 11 î Tart. de potasse.. 11-. Azolfite de potasse 11.» Cblor. de stront.. 117 Azotate de soude.. 121 Acétate de soude.. l_i Carb. de potasse.. 13j PHYSICO-TECHNIQUES. Chlor. de calcium. 179,5 Azotate d'ammon. 180 Azotate de chaux. 151 Acét. de potasse.. 169 Dilatation de quelques corps, de 0 à 100. Solides (Dilatation linéaire). Verre en tubes......................... 0,0000086133 Platine................................ 0,0000088420 Fonte................................. 0,0000112300 Fer................................... 0,0000118210 Acier trempé.......................... 0,0000123936 Or de départ.......................... 0,0000146606 Cuivre rouge.......................... 0,0000171820 Bronze................................ 0,0000184920 Cuivre jaune........................... 0,0000187820 Argent au titre de Paris................ 0,0000190868 Etain de Malacca...................... 0,0000193763 Plomb................................ 0,0000281836 Zinc.................................. 0,0000294167 Liquides (dans le verre). Mercure.................................... 0,01343 Eau........................................ 0,04386 Eau saturée de sel marin.................... 0,05 Acide sulfurique............................ 0,06 Etber sulfurique............................ 0,07 Essence de térébenthine..................... 0,07 Alcool..................................... 0,11 Huile d'olive.............................. 0,0833 Huile de lin................................ 0,0833 Huile de baleine............................ 0,100 Huile d'œillette............................. 0,080 Huile de colza.............................. 0,0893 Huile de noix.............................. 0,0909 Tension de la vapeur d'eau, CORRESPONDANCE DE LA PRESSION ET DU DEGRÉ DE CHALEUR POUR LES TEMPÉRATURES COMPRISES DANS LES VARIATIONS DE h' ATMOSPHÈRE. 40 Densité. Deg. cent. p empérat. Press, en mi 1. Tempérât. Press, en mill. — 20» 0,916 8 8,017 — 19 0,999 9 8,374 — 18 1,089 - 10 9,163 — 17 1,186 - 11 9,792 — 16 1,290 - 12 10,457 — 15 1,403 - 13 11,062 — 14 1,523 - 14 11,806 — 13 1,633 - 15 12,699 — 12 1,766 _ - 16 13,635 — 11 1,947 - 17 11,421 — 10 2,078 - 18 15,357 — 9 2,261 - 19 16,346 8 2,456 - - 20 17,391 — 7 2,000 - 21 18,493 — 6 2,800 - 22 19,659 — 5 3,131 - 23 20,888 — 4 3,387 - 24 22,134 — 3 3,662 - 23 23,550 — 2 3,953 - 26 24,998 — 1- 4,207 - 27 26,503 0 4,600 - 28 28,101 + i + 2 4,940 - 29 29,782 5,302 - - 30 - 31 31,548 X 3 5,687 - 33,405 + 4 6,097 - - 32 35,339 T. 5 6,334 _ - 33 h 3* 37,410 i * 6,998 - 39,563 7,492 - - 35 41,821 Températi ires AUXQUELLES CERTAINS LIQUIDE S SE CONGÈLENT OU S co NCRÈTEI T. Densité. Deg.cent Acide nitrique Etber sulfuriq Ammoniaque Acide nitrique 1,510 — 50 — 43,33 „ — 43.33 1 ,123 — 43,55 1,6413 — 42,77 1,407 - 39,44 Acide nitriqui — sulfuric — nitriqu — 31,50 1 ,8004 1,3830 1,2583 — 32,22 — 27,83 — 27,65 Acide nitrique.............. 1,3290 — Eau-de-vie................... » — Acide sulfurique............. 1,8376 — — prussique pur.......... » — Sel commun 25 -f- eau 75..... » — — 22.2 -f- eau 77.2.. » — Mur. d'ammon. 20 -f- eau 80... » — Sel commun 10 + eau 9u ..... » — Vin fort.................... » — Huile de térébenthine......... » — Tart. de potasse et de soude 50 -f- eau 50.................. » — Huile de bergamotte.......... » — Sang........................ ,, — Nitre 12,50 -f- eau 87,50...... . — Couperose 41.16 -\- eau 58.4... » — Vinaigre..................... » — Sulfate de zinc 53,3 -f- eau 46,7. « — Lait......................... » — Eau......................... Huile d'olives............... Soufre et phosph., part, égale Acide sulfurique.............. 1,741 — sulfurique.............. 1,7 Huile d'anis.................. — Acide acétique concr.......... — Suif (Thomson)............... _ Phosphore................... — Stéarine de saindoux.......... — Spermaceti................... — Suif (Nicholson).............. — Acide margarique............ — Potassium.................... — Cire jaune................... — — blanche................. — Sodium...................... — Soufre (Thomson)............. — — (Ilope)................ Etain........................ — lîisrnuth..................... — Plomb...................... — + Zinc........................ — -i- Antimoine................... — -f- 19,6 21,66 17,22 15,55 15,55 13,77 13,33 12,50 6,66 10,00 6,11 5, 3,89 3,33 2,22 2,22 2,5 1,11 0 2,22 4,44 5,56 7,78 10,00 10,00 33,33 42,22 42,78 44,44 52,78 56,67 56,88 61,11 68,33 90,00 103,33 112,22 227,77 246,66 322,22 370,00(?' 431,66 Classification des métaux usuels selon leur ordre de DUCTILITÉ.MALLÉA- TÉNACITÉ. CONDUCTI- C0NDUCTI81- CALOR. LITÉ ÉLECT. Fer. Cuivre. Platine. Argent. Alumiu. Or. Platine. Argent. Alumin. Fer. Nickel. Cuivre. Or. Zinc. Etain. Plomb. HILITÉ. Or. Argent.. Alumin. Cuivre. Etain. Plomb. Zinc. Platine. Fer. Nickel. Etain. Zinc. Plomb. BIL. Or. Platine. Argent. Alumin. Cuivre. Fer. Zinc. Etain. Plomb. Argent. Aluminium. Cuivre. Or. Zinc. Etain. Fer. Plomb. Platine. Mercure. Potassium. Mélanges frigorifiques ou réfrigérants. Thermom. Acide chlorhydrique.... 1 ) Sulfate de zinc pulvérisé. 1 \ Acide sulfurique à 45o .. 3 1 Sulfate de soude pulvér.. 4 \ Phosphate de soude..... 9 l Nitrate d'ammoniaque... 6 ' Acide nitrique dilué .... 4 ] Sulfate de soude pulv... 6 Nitrate d'ammoniaque... 5 Acide nitrique dilue..... 4 Phosphate de soude..... 9 Acide nitrique dilué..... 4 Sel ammoniac........... 5 Sel de nitre............ S Eau................... 16 Degrés de froid. Produit. de + 10 à - de -f 10 à ■ de -f- 10 à ■ de + 10 à ■ de + 10 à ■ 10=20 de + 10 a - 12 = 22 ! 50 Nitrate d'ammoniaque... 1 Carbonate de soude..... 1 DOCUMENTS PHYSICO-TECHNIQUES. Eau. ^^^^^^^^^ Nitrate d'ammoniaque... Eau................... Sulfate de soude....... Ac. chlorhyd. du coram. Sulfate de soude pulv... Acide nitrique dilué..... Heige ou glace pilée.... Sel marin.............. Heige................. Alcool à 70°........... Heige.................. Potasse................ Sulfocyan. d'ammonium de -f 10 à — 13 = 23 de -1- 10 à — 16 = 26 de + 10 à — 17»=« de + 10 à — 19 = 29 de 8 à 20 = 20 de 0 à — 20 = 20 0 à — 28 = i de -f 17 à — 12 = ■i'j j de de 0 à _ 30 = 30 de d,! ■ 0 à ■ 0 à 33 = 33 34 = 34 0 à — 40 20 à 55 = 35 de — 55 à — 68 = 13 Eau.......... I (Clotvks). Heige.................. 3 Acide aulfur. étendu..... 2 Heige.................. 8 Acide chlorhydrique.... 5 Heige.................. 7 Acide nitrique étendu... 4 Heige.................. 4 Chlorure de calcium..... 5 Chlorure calcique séché eu masse blanche po- ■reuse. ............... 3 Heige.................. 2 Heige.................. 8 Acide sulfurique... 4 ) Eau.............. 2 I 10 Alcool ............ 4 ) ^^^^^^^^^^^^^ Si l'on place un vase contenant de l'eau au milieu de l'un de ces mélanges, on peut se procurer de la glace à volonté. A l'aide de l'évaporation de l'acide sulfureux liquide, de mélanges d'acide carbonique solidifié et d'alcool ou d'éther, et l'adjonction d'une certaine pression, on est arrivé aujourd'hui à solidifier tous les liquides et tous les gaz, regardés jusqu'alors comme incoercibles. {Cailletet et Pictet 1878.) D'après les expériences de M. Hanamann, on observe des abaissements de température assez forts, en mél mgeant, en certaines proportions, l'eau avec un, deux ou trois sels. Ainsi, il a obtenu : 1" Avec partie égale d'eau et de Abaiss. de temp. Azotate d'ammoniaq. 23° Chlorhyd. d'ammon.. 14° Chlorure de potass... 12° Azotate de potasse... 10° Abaiss. de temp. Azotate de soude— 9° ,5 Sulfate d'ammoniaq. 8° — de soude___7° ,5 — de potasse... 4° ,5 Chlorure de sodium. 4° 2° Avec 1 p. d'eau et 1/2 p. de chacun des deux sels suivants : Abaiss. de temp. Azot. d'amm. 22° lAzot. dépôt. 19° 'Suif, desoud. 19° .Az. de soude. 17° Azotate de soude et chlorure de potass. 11° Sel ammoniac et Abaiss. de temp. Azot. (Suif, de soude. 26° d'amm.]Azot. de pot.. 22° et (Chlor. dépôt. 20° A_ zotat , e \Chlor. desod. 10° de P°t-, Suif, de soude. 10° 3° Avec partie égale de chacun des 3 sels suivants, et une quantité d'eau égale à la somme de leur poids. Abaissem. de tempér. Azotate ( Sulfate de soude, azot. d'amm.. 17 à 26° de potasse < Sulfate de soude, sel ammoniac. 17 à 23° et f Azot. de soude, azot. d'ammon. 16 à 27° Quant aux applications qu'on peut faire de ces divers mélanges réfrigérants, voyez Appendice. Mélanges calorifiques. Certains corps solides ou liquides produisent, au contraire, une élévation de température par leur simple mélange ou par suite d'une réaction chimique qui se manifeste lorsqu'on les met en contact. C'est ainsi que dès que l'acide sulfurique et l'ammoniaque, l'acide chlorhydrique et l'acide azotique, l'acide sul- furique et l'eau, l'acide sulfurique et la baryte caustique, l'acide azotique et l'eau, etc., etc., sont mis en contact à la température ordinaire, on observe une élévation de température, quelquefois très-grande, produite par une combinaison chimique entre chacun de ces corps. Certains sels en cristallisant dégagent aussi une chaleur sensible. Voici quelques exemples dans lesquels cette élévation de température a été déterminée : Acide sulfurique........ 4 ) Eau .................... 1( Acide sulfurique Neige ou glace pilée___ li Acide sulfurique........ 1) Eau................... i\ Chaux vfcve ............. » i Eau................... »! Ether.................. 1] Chloroforme............ 1 Alcool (1 équivalent).... 30j 150 j Eau (12 équivalents).... 70J ' 7> lcoo i- •;•;,••" ........... î 22° Eau distillée........... 1 \ Chloroforme (1 équival.). 39) ^ 0 ™ Alcool (4 équivalents)... 61} ' Ether.................. lj Eau ................... loi Chloroforme ............ 1 n no , Alcool ................. l| •* Acétate do soude en cristallisant ................... Acétate de plomb en cristallisant ................... 11° 30° 36°,4 24°, 2 29°,3 23°,5 23° Temp. de cristallisât. 54° 560,25 Elévation de tempérât. 120o 100° 95o 300° 14°, 4 9°, 1 7°, 3 4o,65 30 2°, 9 43° 26o,25 (0 L'alun, fondu dans son eau de cristallisation, ainsi que le phosphate de soude, offrent des phénomènes analogues à l'acétate. (V. Un. pharm., 1865-1866.) (1) La chaleur développée est suffisante pour enflammer le soufre, la poudre; souvent même les chaufourniers mettent à profit cet échauffement considérable de la chaux vive, pour allumer de petits tas de matières combustibles sèche et légères. DOCUMENTS CHIMIQUES. 51 DOCUMENTS CHIMIQUES. Les pharmaciens ont fréquemment occasion de faire des recherches qui touchent à l'analyse chimique et pour lesquelles, faute d'indications, ils sont souvent fort embarrassés. En effet, tous les jours ils sont susceptibles d'avoir à rechercher la composition d'un minerai, d'une terre, d'un produit salin, d'une eau minérale; à faire des essais sur des objets d'économie industrielle ou domestique. C'est à eux que les médecins s'adressent pour connaître la nature de productions pathologiques diverses. 11 était donc important que VOfficine, aujourd'hui entre les mains de la plupart des pharmaciens, contînt des renseignements propres à les aider dans la résolution de ces problèmes de chimie analytique pratique. C'est à cette fin que nous insérons le présent chapitre que nous divisons en deux parties : la première, plus théorique, que nous plaçons ici; l'autre, plus technique, que l'on trouvera à l'Appendice. NOTATION CHIMIQUE. Depuis quelques années, la notation chimique a éprouvé de telles modifications, que beaucoup de nos confrères pouvant être mis dans l'impossibilité de lire avec fruit certains travaux de chimie, nous croyons leur être utile en donnant, à titre de mémento, des notions succinctes sur ce sujet. On est convenu de désigner chaque proportion ou équivalent d'un corps simple, par un symbole particulier qui est ordinairement la lettre initiale de son nom latin; dans le cas où plusieurs corps ont la même initiale, on fait suivre celle-ci de la deuxième lettre. C'est ainsi que S désignant le soufre, on prend Si pour le silicium, Si pour le strontium, etc. Quelquefois au lieu des deux premières lettres on prend la première et une de celles qui se trouvent dans le corps du mot français ou latin. On a pris, par exemple, As pour l'arsenic, Ag pour l'argent, Su pour l'étain (Stawtum), Sb pour l'antimoine {SHbium). Hg pour le mercure (Hydrargyrum) ; il en est, comme le tungstène, pour qui le symbole W est tiré de l'allemand (Wolfram). Les cembinaisons sont représentées par les symboles des éléments constituants placés les uns à la suite des autres. Ex. : HO (Eau) signifie un équivalent d'hydrogène (H) avec un équivalent d'oxygène (0) (1). Si dans le comf1) Souvent on représente l'eau par Aq, premières lettres d'A.QUA, nom latin de l'eau; on formule ainsi très-souvent, dans les sela, l'eau dite de cristallisation. posé il y a plusieurs équivalents du même corps, on écrit le chiffre représentant le nombre d'équivalents, à la droite et en haut du symbole, sous forme d'exposant, ou en bas sous forme d'indice, mais ce chiffre comme exposant n'a pas la valeur d'un exposant algébrique et ne se rapporte qu'au signe qui le précède; de plus on se dispense de le mettre lorsqu'il est égal à 1. Ainsi CO 2 ou C0 2 représente un équivalent d'acide carbonique formé par la combinaison d'un équivalent de carbone avec deux équivalents d'oxygène. Plusieurs auteurs notant en atomes, on emploie le symbole barré au tiers inférieur de la lettre (G O 2 ) lorsqu'on le prend avec sa valeur atomique et seulement pour éviter la confusion. Ainsi S signifie un double atome desoufre, etc. Le plus généralement on écrit le premier, celui des composants qui est le plus électro-positif, mais cette règle n'est exactement suivie que pour les composés qui ne contiennent que deux éléments. Lorsque le chiffre est placé à gauche comme coefficient, il multiplie tous les signes devant lesquels il est placé, y compris leurs expo- sauts. Ainsi 2 CO' signifie 2 fois CO 2 , c'est-à- dire 2 C + k 0 ou C s 0 '. Lorsqu'un même coefficient multiplie plusieurs composés, on réunit leurs formules entre deux parenthèses; dans 3 (SOî, 110+PbO, MO), le chifrre 3 placé à gauche de la parenthèse, ou à sa droite comme un exposant algébrique (SO 3 , KO) 8 multiplie tout ce qui se trouve enfermé par les deux parenthèses; cela revient à 3 S0 ! , 3 110+3 Pbû. 3 HO ; 3 SO 3 , 3 KO. En modifiant la position des signes, on peut, avec la notation chimique, représenter jusqu'à un certain point les idées systématiques relatives à l'arrangement des parties constituantes des composes. Ex. : le sulfate de potasse SO 3 , KO, peut être formulé de trois autres manières différentes (S0 4 K — SO'i, K — S0 2 0, KO), suivant les opinions émises par divers chimistes. Une notation due à Berzélius, usitée uniquement en chimie minérale, consiste à indiquer chaque équivalent d'oxygène par un point placé au-dessus du signe représentant ce corps combiné avec l'oxygène. Ainsi on écrit les formules H, S K, Az Ag, qui correspondent à nos formules HO; S0 ! , KO; AzO 5 , AgO; etc. Dans les combinaisons sulfurées, les équivalents de soufre sont représentés par des virgules: ainsi le sulfure de cuivre SGu sera représente par Cu. Lorsque deux équivalents d'un même 52 DOCUMENTS CHIMIQUES. corps sont unis à l'oxygène, Berzélius l'indique par le symbole de ce corps, barré en travers ; Ex. : Fe = Fe 2 O 3 . En chimie organique, les équivalents des acides et des alcaloïdes, sont souvent représentés par un symbole formé de l'initiale du nom, surmontée d'un trait horizontal pour les acides, du signe -f- ou o pour les alcaloïdes. Ex. : A = ac. acétique ; O = Ac. oxalique, Ci = ac. citrique, etc. Br ou Br = brucine ; Mo ou Mo = morphine, etc., etc. On désigne aussi sous le nom de radical, en chimie organique, un simple atome (radical simple comme Cl, H, etc.) ou un groupe d'atomes (radical composé, comme C 2 H 4 , C 4 H 5 , etc.) susceptibles de se transporter d'un composé dans un autre, par \ oie de double décomposition, ou d'exister à l'état de liberté et d'entrer directement en combinaison. On exprime leur capacité de saturation, c'est-à-dire le nombre d'atomes d'hydrogène ou d'un autre radical simple avec lesquels ils se combinent ou dont ils tiennent la place, eu surmontant les symboles qui les représentent, d'un même nombre d'apostrophes ('). Ex. : Cl exprime que le radical simple chlore ne se combine qu'à un atome d'hydrogène, ou en tient la place, il est dit monoatomique (dansce cas, on ne met aucun signe) ; O" exprime que l'oxygène est biatomi- ipxe, c'est-à-dire peut se combiner à deux atomes d'hydrogène ou d'un autre corps monoatomique ou en tient la place; Az'", que l'azote est triatomique lorsqu'il s'unit à 3 atomes d'hydrogène; C"", exprime que le carbone est té- tratomique, dans le gaz des marais oii il est uni à k atomes d'hydrogène; et ainsi de suite. Pour ne pas multiplier le nombre des apostrophes, on les remplace souvent, quand elles sont au-delà de trois ou quatre, par les chiffres romains iv, v, vi, etc., et on écrit : C' v , <>', etc. Les produits d'une réaction sont séparés par le signe de l'égalité (=), des corps mis en présence ; et l'on forme ainsi une équation chimique : SO 3 + KO = SO 3 , KO, qui signifie que l'acide sulfurique en se combinant avec la potasse, donne du sulfate de potasse. En résumé, c'est à Berzélius que l'on doit l'idée première de représenter les corps simples par des symboles pour établir des formules indiquant les proportions des différents corps qui entrent dans les composes chimiques. Ces symboles représentent le poids atomique ou l'équivalent, dans les deux systèmes, aujourd'hui en présence, établis pour interpréter le mode de formation ou plutôt la disposition moléculaire des composés chimiques, nous voulons parler du Dualisme (ou méthode dualis- tique, ou théorie binaire), et du système unitaire. La doctrine dualistique introduite dans la science par Lavoisier et généralisée par Berzélius dans son système de l'électrochimie, est encore aujourd'hui généralement admise et enseignée. Dans ce système, les sels sont regardés comme des composés binaires, formés par la combinaison d'un acide avec une base. La notation est établie suivant les poids atomiques, comme l'a admis Berzélius, ou suivant les équivalents ; celte dernière notation est adoptée encore par la plupart des chimistes. Ainsi dans la notation atomique, les formules de l'eau, de l'acide carbonique, de l'azotate d'argent, etc., qui s'écrivent : H 2 0; C 2 02; Az 2 0 5 , AgO; ou dans la notation par points, H, G, A"z Ag, etc., sont représentées par HO ; CO 2 ; AzO'', AgO, etc., dans la notation par les équivalents. Dans le système unitaire qui a été adopté d'abord par Gerhardt et Laurent, la principale différence consiste dans la manière d'envisager les sels qui sont considérés comme des systèmes uniques, comme des groupements moléculaires, dans lesquels le métal peut être échangé pour un autre métal, sans que le système moléculaire en soit altéré. Les acides sont regardés commodes sels dans lesquels le métal est représenté par de l'hydrogène ; de mémo les oxydes, les sulfures, sont des sels au même titre que les sulfates, les azotates, etc. La notation en équivalents est celle qui est adoptée ; seulement Gerhardt et Laurent ont pris le^ équivalents du carbone, de l'oxygène, du soufre, doubles des équivalents généralement admis pour ces corps ; ainsi : l'acide sul- fhydrique, l'acide sulfurique, l'acide azotique, le sulfate de potasse, l'azotate d'argent, qui s'écrivent : SH 2 ; SO 3 , IFO ; Az'-Ô 3 , H 2 0; SO 3 , KO; Az 2 0\ AgO dans la notation de Berzélius, sont représentés par : S (H^) ; SO ' (H') ; AzO 3 (IL); SO 4 (K 2 ) ; AzO 3 (Ag) dans la notation de Gerhardt et Laurent. L'on met habituellement le symbole du métal entre parenthèses. Dans le système unitaire, on admet qu'un seul et même corps peut avoir deux ou plusieurs équivalents ; ainsi dans le pcrsulfate de 1er il n'y a que les 2/3 du fer contenu dans le sulfate de protoxyde ; mais comme ces 2/3 de Fe sont l'équivalent de l'hydrogène, du potassium, etc., Gerhardt et Laurent ont désigné ces symboles fractionnaires par les lettres grecques a, S, f, S, etc., qui remplacent les coefficients; ainsi, au lieu de 2/3 Fe, on écrit Fe S, et ainsi de suite. Vers 1840, M. Dumas appliqua pour la pre- REACTIFS. 53 mière fois l'idée de type à la chimie ; cette théorie des types, grâce aux recherches de Laurent, de M. Williamson, et surtout de Ch. Gerhardt fut considérablement simplifiée. Gerhardt reconnut que tous les composés peuvent être rapportés à à types simples ; ou en dériver par substitution ; ces U types sont : le type hydrogène, le type acide chlorhydrique, (qui peut rentrer dans le précédent), le type eau et le type ammoniaque. Ces types se formulent ainsi : Cl II o Az. Dans les formules typiques on peut substituer à une quantité variable d'hydrogène une quantité variable d'un autre radical simple ou d'un groupe organique. Outre ces types simples, Gerhardt créa les types condensés, qui ne sont que les quatre précédents doublés, triplés, etc., et représentés d'une manière générale par : S | s i s |*|| «- Ce système unitaire, l'antagoniste du dualisme, commence à être adopté par un certain nombre de chimistes, par M. Wurtz notamment. (V. pour plus de détails, Un. ph. 1870, p. 69 et 103). RÉACTIFS. On dénomme ainsi des corps simples et composés dont les effets, constants et Lien connus à l'avance, permettent de reconnaître les corps avec lesquelles on les met en contact. A la rigueur, tous les produits chimiques sont des réactifs. Les réactifs les plus usités dans les laboratoires de chimie, et que le pharmacien doit avoir toujours, sous la main, dans le plus grand état de pureté, sont les suivants : Acide acétique. — azotique. — chlorhydrique. — oxalique. Soluté de : Ammoniaque. Acétate de plomb. Azotate d'argent. — mercureux. Baryte. Bicarh. de potasse ou de soude. Carbonate de potasse ou de soude. Chaux. Chlorure d'ammonium. — de baryum. ~ de calcium. — (proto) d'étain. Chlorure (bi) de mercure. — d'or. Teintures aqueuses ou alcooliques d'iode, de tournesol, de noix de galle (1). Infusé de noix de galle. Papiers de tournesol, de curcuma (2). Il faut avoir à sa disposition les dissolvants simples : eau distillée, alcool, éther, chloroforme, benzine, sulfure de carbone, étheracé- tique. Outre les réactifs précédents, qui doivent composer la boite à réactifs (fig. 9), il y en a un certain nombre d'autres, d'une utilité plus ou moins directe dans un laboratoire d'analyse et d'essai, et que nous indiquons dans le tableau suivant : Acide sulfureux. — sulfurique. — sulfhydrique — tartrique. Chlorure de platine. — de sodium. Chromate de potasse. Cyanure jaune de fer et de potassium. Cyanure rouge de potassium et de fer. Iodure de potassium. Oxalate d'ammoniaque. Phosphate de soude. Potasse ou soude à l'alcool Sulfate de cuivre. Sulfate (proto) de fer. Sulfate de soude. Suifhydrate d'ammoniaq. (1) Dans certains cas, on peut employer comme réactifs des acides et des alcalis : les teintures de fleurs de mauve , de fleurs de dahlia, de feuilles de chou rouge ; le sirop de violettes, qui rougissent par les acides et verdissent par les alcalis ; la teinture de racine de curcuma qui brunit au contact des alcalis ; les teintures de bois de campêche, de Fernamhouc, qui rougissent aussi par les acides et deviennent couleur lie de vin par les alcalis. (2) Aujourd'hui on trouve, toutes disposées, des boîtes contenant six sortes de papiers réactifs, coupés en lanières: tournesol bleu, tournesol rougi, curcuma, acétate de plomb, amidon, noix de galle; on pourrait ajouter : dahlia, mauve, Uguline, cyanure jaune, iodure de potassium, sulfocyanure de potassium, etc. Le papier de liguline , qui est rouge , bleuit au contact des eaux qui contiennent du bicarbonate de chaux en dissolution (Nicklès). Le papier de mauve, préparé avec la décoction violette de fleurs de mauve, prend une teinte gris-verdâtre au contact des eaux calcaires; vire au vert au contact de l'acide azoteux ou des azotites, dont il serait un réactif très-sensible; et prend une teinte violette, sous l'influence des suc végétaux et des sécrétions animales (urine, sang, bile, lait.) (Goppelshoeder) ; le papier de CokiiSy qui est rouge, devient d'un beau vert au contact des alcalis. (Bqettger).— (Y. Un. phàrm., 1864,1869 et 1872). 54 DOCUMENTS CHIMIQUES. RÉACTIF. Acide chromique........ Acide fluorhydrique...... — fluosilicique ........ — iodique........... — perchlorique....... — phospho-molybdiq.. — picrique........... — pyrogallique....... — tannique.......... Eau régale.............. Acétate de baryte........ — de cuivre........ — (sous) de plomb.. — de potasse....... — de soude........ Antimoniate de potasse grenu................. Arséniate de potasse ou de soude ................. Azotate d'arg. ammoniac. — de baryte....... — ac. de bismuth... — de cobalt........ — de palladium___ — de plomb........ — de potasse....... — d'urane......... Azotite dépotasse....... Benzcate de soude ou d'ammoniaque......... Carbonate d'ammoniaque. Chlore (hydrochlore).... Chlorure de chaux....... Ghlorure (proto) de cuivre. Chlorure (per) de fer..... — de magnésium... — d'or............ — de palladium.... — de potassium.... — de soude ........ Cuivre (limaille) .......... Cuivre (lames) ........... Cyanure de potassium..,. Empois d'amid. ou de fée. Etain (lames)............ Fer (lames).............. Formiate de soude....... ffyposulfite de soude..... Indigo (sulfate d')........ Iodobismuthates alcalins . Iodure de mercure et de potassium............. Iedure de cadmium et de potassium............. Ied. de potassium ioduré.. M&lybdate d'ammoniaque. Nitroprussiate de soude.. Nitrosulfure (bi) de fer... Or (feuilles) ............. Permanganate de potasse. CORPS SIMPLES OU COMPOSÉS qu'il sert à reconnaître. Eau oxygénée (Schœnbein). Silicates. Sels de potasse, de baryte. Morphine. Sels de potasse. Ammoniaque, alcaloïdes et leurs sels. Sels de potasse, cyanures (EIlasiwetz). Oxygène (absorption) (Doebe- reiner). Sels de fer au maximum. Agent de cbloruration. Magnésie, acide sulfurique. Acides créniq. et apocréniq. — sulfhydr., carbonique. — tartrique. Phosphates. Sels de soude (Frémi). Acide sulfhydrique libre ou combiné. Acides arsénieux et arséniq. Acide sulfurique. — phosphorique. Alumine, magnésie, oxyde de zinc. Iodures(LASSATG., Henry). Sulfates, carbonates, phosphates, iodures, chromâtes. Agent d'oxydation. Acide phosphoriq. (Leconte). Cobalt, nickel. Sels de fer. Baryte, strontiane, chaux. Brome, iode. Aniline. Oxyde de carbone (absorption). Iode (Bouis); morphine, ferroeyanures. Acide phosphorique. Bromures alcalins (Bill). Iodures (Lassaig., Henry). Acide tartrique. Sels de fer. Acide azotique. Sels de mercure, de bismuth, d'argent, de platine. Agent de réduction. Iode, iodures. Sels d'antimoine, de plomb. Sels de cuivre, de mercure, d'antimoine, de bismuth, de plomb, de platine. Agent de réduction. Alumine, oxyde de chrome. Acide azotique libre. Alcaloïdes (Draggendorff). Alcaloïdes (Winckler); Ammoniaque (Nessler). Alcaloïdes (Marmé). Alcaloïdes. Acide phosphorique (Svan- berg et Struve); arsenic (Struye); soufre. Sulfures alcalins (Playfair); alcalis (Oppermann). Chloroforme pur (Roussin). Acides azotiq. et chlorhydr. Sels de fer au minimum, dis- Phosphate d'ammoniaque. Phosphate de soude et d'ammoniaque......... Phosph. et sulfure de carbone, émulsionnés avec de l'eau............... Succinate d'ammoniaque.. Sulfate d'alumine........ — d'alumine et de potasse (alun) ..... — d'aniline......... de chaux......... de cuivre ammon. (per) de fer....... — de magnésie...... — (proto) de mangan. et sulfate de zinc. — de potasse........ — (hi) de potasse----- Suîfhydrate de sulfure de sodium ................ Sulfite de platine et de potasse ............... Sulfocyanure de potassium. Sulfure de sod. ou de pot. Tartrate de potasse et d'antimoine (émétique).. Teinture alcooliq. de cam- peche ................. Teint, alcoolique de gaïac (résine) ................ Teinture alcoolique de gayac (résine) et sulfate de cuivre............. Teint, alcooliq. de savon. Tungstate de soude. Zinc (lames) ........ CORPS SIMPLES OU COMPOSÉS qu'il sert à reconnaître. tingués des mêmes sels au maximum (Margueritte) ; Eau oxygénée(ScHŒNBEiN) Nickel, cobalt, magnésie. Sels de magnésie. Sels métalliques (Schmid). Sels de fer. Acide phosphorique. Acide phosphorique. Acide azotique (Braun); Chlorates (Boettger). Baryte, strontiane. Acide arsénieux. Acide cyanhydriq., gommes, morphine et ses sels. Acide phosphorique. Princip. sulfur. dans les eaux. Sels de baryte, de stronti;me ; de plomb. Brome, iode, ac. borique. Brucine (Cotton). Sels de soude (Birnbàum). Sels de fer au maximum. Sels en général. Principes sulfurés libres ou combinés dans les eaux. Bicarbonates dans les eaux (Dupasquier). Acide azotique. Acide cyanhydrique(ScHOEN- bein). Sel de chaux soluble ou sulfate de magn. dans les eaux. Chaux(ANTHON, Sonstadt). Sels d'étain, d'antim., de plomb, de cuivre, de cadmium, d'argent, de pla- ^^^^^^^^^^^^^^^i tine. Limite de sensibilité de quelques réactifs. Les réactifs suivants peuvent déceler des substances indiquées en tête : Acide sulfurique. Chlor. de cale. 1/230 Chl. de baryum.. 1/60000 Acét. de plomb.. 1/40000 Pap. tournesol... 1/50000 Acide azotique. Acide chlorhydrique et or en feuilles........ 1 /240 Acide sulfurique et protosulfate de fer...... 1/24000 Acide phosphorique. Acét. de plomb.. 1/20000 Eau de chaux... 1/20000 Acide arsénieux. Eau de chaux.... 1/4000 Acide sulfhyd... 1/200000 Sulfat. decuiv. am. 1/8000 Azot. d'arg. am. 1/400000 Appareil de Marsh. ( 500000 (Moh ; (Devergie). ^^^^^^^^^^^^^^ 10O0000 ] ^^^^^ Potasse. Chlorure de platine. 1/205 Acide tartrique.... 1/220 Chaux Oxalate d'ammoniaque...................... 1 /400000 Baryte. Acide fluo-siliciq.. 1/3800 Sulfate de soude. 1/71000 % RÉACTIFS. Magnésie. ■ S.-phosph. d'amm.. 1/200000 Ammon. liq.. Iode. Amidon (et acide sulfurique)............... Amidon (et acide nitrique nitreuï)...... i/6000 1/5S0OOO 1/1000000 Antimoine. Eau de chaux............................ Potasse, soude, ammon. et carbon. d'amm.. Acide sulfhydr. et sulfhydrate d'ammoniaq.. Fer (protoxydé). Teinture de galle (acidul. par ac. hydrochl.' Cyan. rouge de pot. et de fer (do)....... Fer (peroxyde). Teinture de galle.......................... Cyanure jaune de potassium et de fer....... Cuivre. Ammoniaque liquide....................... Arsénite de potasse........................ Carbonate de potasse ou d'ammoniaque...... Potasse................................... Acide sulfhydrique ou sulfhydr. d'ammoniaq.. Cyanure jaune de potassium et de fer........ Lame de fer (liqu. acidulée par ac. azot.)..... Aiguille d'acier (do) ................... Mercure. 1/1200 1/2000 1/100000 1/440000 1/440000 1/300000 1/420000 1/9400 1/10000 1/14000 1/14000 1/60000 1/80000 1/156000 1/200000 Carb. de potasse ou de soude... 1/60000 Chrom. dépôt... 1/70000 55 Acide snlfhydr.. i/500000 Lame de zinc... 1/3000 Argent. Chrom. de pot... 1/10000 Arséniate dépôt. 1/10000 Iodure de pot___ 1/4000 Acide sulfhydr.. 1/35006 Chlor.de sod..... 1/24000 Zinc. Cyanure jaune-----1/1500 Eau de chaux.. Ammoniaque... 1/3600 Acide sulfhyd.., Sulthyd. d'ammoniaque .... Protoclil.d'étain. 1/4000 Potasse........... 1/C000 Carb. de potasse.. 1/7000 Iod. de potass----- 1/8000 Plomb. Sulfate de soude... 1/SO0O Cvanure jaune... T , . , (1/10000 Potasse.......... Iodure de potass. ..j^ 40000 (Jeannel). 1/60000 1/100000 1/18000 1/20000 Cyanure jaune.... 1/4000 Ammoniaque.....1/6000 Carb. d'ammoniaq. ou de potasse... 1/ Sodium. Lithium. Calcium. 3 | COESIUM. Carb. de potasse. i/1000O Sulfhyd. d'ammoniaque........ 1/100OO Acide sulfhydriq. 1/1500O Poids appréciable à l'œil. Sels à acides -volatils."\ . \ (chlorure, bromure.(_______f iodure , carbonate ,130000001 miIil S sulfate). ; ) Sels à acides volatils.. Sels à acides très latils. .. Chlorure............ Strontium. Sels à acides volatils. Rubidium. Chlorure............ ) 100000 *.-™.{ 1 ) ...... S iooooo S — 000 ) ! .1 Potassium. Sels à acides volatils.! •... ' 20000 1 16000 1 5000 Baryum. Chlorure. idl id. id. id. id. id. id. TABLEAU SYNOPTIQUE DES CARACTÈRES CHIMIQUES DES MÉTAUX USUELS tf~.~ .,.,.,<.,^.,.- (Solides à la température ordinaire, à l'exception du L.TAT PHYSIQUE ..................... j MERLl;R1 . Lt , Gall:1> , f 01ld à 30 „c. Î Fixes sur les charbons ardents, à l'exception du meb- cure et de I'arsenic (1); ce dernier s'exhale en fumées blanches d'une odeur alliacée très-prononcée. Action du barreau aimanté ........ } Nul1 ? ™ tous excepté sur le fer, le nickel et le cobalt j qui sont attires à ses pôles. t Métaux dissolubles dans l'acide sulfu- { £ ER " Voï ' Caractères des sels de fer au minimum. rique faible, avec dégagement de gaz SI 1 ™', ~ ^ cs se s ^ e ««J-, / hvdroe-cne j Nickel. — de» sels de nickel. <■ n i ar °S cne - (Cobalt. — des sels de cobalt. Cuivre. — des sels de cuivre. HsacuBl. — des sels de mercure. I Plomb. — des sels de plomb. .Bismuth. — des sels de bismuth. argent. — des sels d'argent. Arsenic. — de l'acide arsénieux. Ire SECTION.. Ile SECTION. ( Méi .. 1 ri Métaux insolubles dans l'acide sulfu- \ que faible, dissolubles à chaud dans acide azotique faible. , Ille SECTION., IVe SECTION.. I Métaux insolubles dans l'acide sulfurique faible; convertis en oxydes I blancs par l'acide azotique bouillant ; . I dissolubles par l'eau regale, et con- [ vertis en chlorures solubles. ' Métaux insolubles dans l'acide sulfurique faible et dans l'acide azotique; j inaltérables par ces acides; dissolubles par l'eau régale à l'aide de la chaleur, et convertis en chlorures | solubles. Etaik. Antimoine. Or. Platine. des sels d'étain au maximum^., des sels de protoi. d'antimoi- du chlorure d'or. du bichlorure de platïut. (1) Nous avons laissé figurer ici l'arsenic, bien que considéré aujourd'hui comme métalloïde. 56 CARACTÈRES DES SELS LES PLUS EMPLOYÉS CONSIDÉRÉS D'APRÈS LES PROPRIÉTÉS DES GENRES. Se boursouflent et noircissent sur les charbons rouges, en répandant quelquefois une odeur de sucre brûlé. Sels organiques solubles formée d'un acide végétal eld'un oxyde métallique... L Ne noircissant pas l en se décomposant J fiar le feu et n'extm- ant aucune odeur. Sels inorga niques formés par un 1 acide minéral / et un oxyde\ métallique. AnfTATvc i O dcTir piquante d'acide acétique, développée à une douce acétates .......j chaleur par racide sulfurique. I Nulle odeur par l'acide sulfurique ; ne précipitent qu'après longtemps le soluté de sulfate de chaux; précipitent le chlorure de calcium. Chauffés avec l'acide sulfurique donnent de l'oxyde de carbone et de l'acide carbonique; en chauffant davantage, il y a dégagement d'acide sulfureux; précipitent le chlorure de calcium, De précipitent pas à froid l'eau de chaux ; le précipité se forme par 1 ébullition et se redissout par le refroidissement. Noircissent par l'acide sulfurique, avec dégagement d'a- Malates ^ c '^ e su ^ ureux ; ne précipitent ni l'eau de chaux, ni h: ......../ chlorure de calcium ; le malate de chaux ne se preci- \ pite qu'après addition d'alcool. ( Très-solubles, pour la plupart. Une solution de benzoate. Benzoates \ adilitiiimu'c d'un acide furt, laisse précipiter la majeure ....../ partie de 1 acide bcnzinijne , sous forme d'une pondre V blanche qui rend, d'abord, la liqueur laiteuse. ( La plupart solubles; ne précipitent ni l'eau de chaux, ni gucciHATEB \ le chlorure de calcium; donnent, avec l'acétate "de ploml, ..... ) un précipité insoluble dans un excès de ce réactif ou \ d'acide succinique. L La plupart solubles; chauffés légèrement avec l'acide rol- LACTATKS .......j furique, ils donnent un dégagement abondant d'oxyde ( de-carbone. j Donnent avec la gélatine un précipité blanc ; avec les Tannâtes ......j persels de fer, un précipité bleu noirâtre. Nulle odeur par l'acide sulfurique ; donnent volumes égaux d'acide carbonique et d'oxyde de carbone; pré- Oxalates .......i cîpitent le soluté île sulfate de chaux ; le précipité est [ insoluble dans l'acide acétique et dans l'acide oxalique. / Sels solubles ; avec l'acide sulfurique étendu dégagent de \ l'acide formique, reconnaissable à son odeur piquante: Formiates ......1 ne donnent, avec l'acide sulfurique, que de l'oxyde de carbone inflammable. Dégagent des vapeurs blanches acides, sans effervescence, avec l'acide sulfurique; ces vapeurs deviennent rouges par l'addition de suif, de protoxydede fer ou de limaille < de cuivre; elles colorent en bleu le papier imprégné de teinture de gaiac. Ils sont tous solubles. Chauffes avec l'acide chlorhydrique, ils donnent de l'eau régale; dégagent des vapeurs rouges d'acide hypoazotique. Dégagent immédiatement des vapeurs rutilantes par I'a- Azotites ....... ) cide sulfurique. Leurs dissolutions noircissent les so- ( lûtes des sels de protoxyde de fer. [ Deviennent jaunes orangés par l'acide sulfurique, et dé- Chlorates ......j gagent une vapeur jaune rougcUre d'acide hypo- < chlorique. Ne précipitent pas l'azotate d'argent. Sont ] décomposés par l'iode, surtout en présence d un peu [ d'acide azotique, et transformés en iodates. io Scintillent et de-J ( Aucune odeur avec l'acide sulfurique; leur soluté préci- flagrent sur les char- \ Iodates ......... \ P^e de l'iode par l'acide sulfureux. Donnent avec l'a- bons ardents. < zotate d argent, un précipite blanc, soluble dans 1 ammoniaque, insoluble dans l'acide azotique; chauffés au rouge, donnent de l'oxygène et des \apeurs d'iode ou un résidu d'iodure. Aucune odeur avec l'acide sulfurique; leur soluté devient jaune et dégage du brome par l'acide sulfureux. Don- romates ....... ) n ent, avec l'azotate d'argent, un précipité presque insoluble dans l'acide azotique, soluble dans l'ammoniaque et indécomposable par la lumière. Chauffés au rouge donnent de l'oxygène, avec résidu de bromure ou d'oxyde. | D ( Réduisent par la chaleur les sels d'or, d'argent, de mer- I Phospiiites ..... I cure; brûlent avec une flamme de phosphore lorsqu'on ' les chauffe brusquement sur une lame de platine. ; IlYroPHOsrniTES j Tous solubles; réduisent les sels d'or, d'argent, de mer- ( cure; dégagent de l'hydrog. phosphore parla chaleur. i Carbonates ____ Effervescence vive, sans dégagement de vapeurs et d'o- j deur sensible. ( Effervescence vive, avec dégagement de vapeurs blanches Chlorures .....1 très-piquantes, qui précipitent, sous forme de caillot, ) quelques gouttes d'azotate d'argent, placées au bout V d'une baguette de yerre. CARACTÈRES DES SELS. 57 /IODURES... Bromures. [Fluorures , 2° Sans action sur les charbons ardents, / 1 produisent avec l'a- \ Sulfures. J cide sulfurique. J Cyanures- Sulfites.. , Sels inorga niques for mes par un 1 acide minéral/ et un oxyde métallique. \ Hyposulfites... Hypochlorites.. 3o Sans action sur les charbons, ne produisent aucun effet apparent avec l'acide sulfurique, précipitent le soluté de-nitrate de/ baryte, \ Borates. Effervescence vive, avec des vapeurs brunes; leur soluté devient jaune orangé par l'eau chlorée. Effervescence avec vapeurs violettes; précipitation d'iode par le chlore; donnent de l'iodure d'amidon bleu avec l'eau amidonnée chlorée. Dégagement de vapeurs piquantes qui attaquent le verre et le dépolissent. Mélangés avec l'acide sulfurique et de la silice ou de l'acide borique, ils donnent ou de l'acide fluosilicique qui produit avec l'eau un dépôt de silice gélatineuse ; ou des vapeurs blanches, épaisses, d'acide fluoborique. Effervescence sans vapeurs, avec odeur d'œufs pourris ; dégagement d'un gaz qui brunit le papier d'acétate de plomb. Effervescence sans vapeurs, avec odeur forte d'amandes amères. Effervescence sans vapeurs, avec l'odeur piquante du soufre qui brûle. Effervescence comme les sulfites, coloration jaunâtre et dépôt de soufre par élévation de température. Les hyposulfites sont tous solubles dans l'eau; les hyposulfites alcalins sont insolubles dans l'alcool. Dégagement de vapeurs jaune verdâtre de chlore. Précipité formé par l'azotate de baryte, soluble dans l'acide nitrique; forment avec l'azotate d'argent un précipité blanc. Môles avec l'acide sulfurique, ils font brûler l'alcool avec une flamme d'un vert jaunâtre. Précipité formé par l'azotate de baryte soluble dans l'acide azotique, produisent avec l'azotate d'argent un précipité jaune-serin. Produisent, avec l'azotate d'argent, un précipité blanc. Donnent, avec l'azotate d'argent, un précipité blanc; après addition d'acide acétique, ils précipitent l'albumine. Précipité formé par l'azotate de baryte, insoluble dans l'acide azotique; chauffés avec le carbonate de soude, ils répandent une odeur d'œufs pourris. Précipité jaune avec les sels de baryte, de zinc, de bismuth; pourpre avec l'azotate d'argent; rouge avec l'azotate de protoxyde de mercure; et jaune orangé avec l'azotate de plomb. Décomposables par la chaleur en oxygène et sesquioxyde de chrome. Précipité formé par l'azotate de baryte, soluble dans l'acide azotique; donnent, avecl'azotate d'argent neutre,un précipité rouge briquetê, et un précipité bleuâtre avec le sulfate de cuivre. Chauffés avec le carbonate de soude, ils répandent une odeur alliacée. Précipité formé par l'azotate de baryte, soluble dans l'acide azotique; fournissent, avec l'azotate d'argent, un précipité jaune, et un précipité vert d'herbe avec le sulfate de cuivre ammoniacal. Nota. — Les sels de ces deux derniers genres, mélangés avec du charbon et de l'acide borique et chauffés, fou- aissent un sublimé d'arsenic métallique. Phosphates. Pyrophosphates Métaphosphates Sulfates. Chromâtes. Arséniates. Arsénites. {Voir les tableaux ci-apré".) ■ 58 SEL SOLUBLE La dissolution ayant été acidul. par quelques gouttes d'acide nitrique, on la traite par la solution d'acide sulfhydriq. que l'on ajoute jusqu'à ce que la liqueur, agitée fortement, répande l'odeur caractérist. de ce réactif. Nota. L'eau ne I. TABLEAU,^ Oes RÉACTIONS qui servent à découvrir^ DRESSÉ POUR LE COURS D'ANALYSE DU COLLÈGE DE _. 1" Un précipité parce que lesulfurcdu métal n'est pas sol. dans l'eau, ni décompo- sablo par les acides faibles. Les dissolut, contenant des corps oxydants, tels que V acide chromique, V acide iodique et le peroxyde de fer, quoique ne donnant pas de sulfure par l'action de HS, forment avec ce réactif un précipité; mais ce précipité n'est que du soufre, et se distingue des précip. de sulfures, qui sont tous colorés, par sa teinte blanche facilement appréciable au sein même du liquide, quand, par l'aftusiond'unexcè d'acide sulfl.ydr., on a épuisé l'action oxydante de ces corps. On lave le précipité par décantation dans le tube même où il s'est produit ; on le traite par un léger excès de sulfure de sodium, après addition d'une petite quantité do fleur de soufre, si le sulfure alcalin n'est pas légèrement persulfuré. A l'emploi du sulfbydrate d'ammoniaque conseillé pour cet usage, il convient de substituer celui du suif, de sodium qui n'a que peu d'odeur. 2" Il ne se forme pas de précipité, etc. (Voir la page suivante.) 1° Le sulfure se dissout dans les sulfures alcalins, parce que, appartenant à un métal e/ecfro-néf/aft'/^iljoue le rôle d'un sulfacide. Le sulfure dissous est précipité de cotte dissolut, par Vaddition desacides avec sa teinte primitive quand il n'a pas été persulfuré. S'il a été peisulfuré par l'excès de soufre du sulfure alcalin, le nouveau sulfure peut avoir une teinte dijfèr. Alors même que cette persulfurat. n'a pas eu lieu; la teinte est toujours un peu affaiblie par le mélange dusoufre qui est aussi précipité par l'action des acides sur les polysulfures alcalins. | 1" Les sulfures obtenus par la pi I cipitation de la liqueur primitive, ai" 1 , que ceux qui sont précipités de leu' dissolutions dans les sulfures alcalin 5 sont d'une teinte très-foncée. InsoluH 1 dans l'ac. chlorhydrique, ils s'y diss"! vent quand, par l'addition d'un peu d'à', nitrique, on produit de Veau régale. 2° Le sulfure est insoluble dans les persul- fures alcalins. Nota. — Quoiqu'il ne se soit rien dissons par l'action des persult'ures alcalins, les acides ajoutés à la dissolution filtrée y forment cependant un précipité ; mais ce précipité n'i st que du soufre. 11 est incolore, tandis que les sulfures, sauf celui de zinc, sont colorés; il ditparait complètement à une température j'en èlei ëe, quand on le fait brider sur une lame de platine ou dans une capsule de porcelaine, après l'avoir lavé. 2° Les sulfures précipités par I e acides de leurs dissolutions dans M sulfures alcalins, ne sont pas noirs. "' sont attaqués ou par l'acide chlorhyQ j) concentré, ou par l'acide azotique c " centré, employés séparément; et, dfi'j' u le premier cas, il y a dégagement d'aà' 1 ' sulfhydrtqm. j 1" La dissol. primitive concentrée élail précip'' fit l'acide chlorhyd., parce que le chlorm correspondant par sa constitution a In base du sel 1 * lui-nirmt insoluble on peu soluble dans f (l1 ' Nota. Il est Dieu entendu que cette précipit. a^ déjà clé déterminée dans ta liqueur primitive *j j avilit acidulé par II CI. Ce serait alors iepreiip.for 1 !, par cétac. qu'il faudrait examiner pourrecoDoaitffj pi mb, l'argent, les sels de protox. de mercure^ y thallium. Le développement ci-contre n'est ^y. applicable que dans le cas où l'on a acidulé l a queur primitive par l'acide a;origt lavé et traité par l'acide chlorlajdf étendu de cinq fois son volume d ' il donne un dégagement d'acide su* drique reconnaissable par le p>\ d'acétate de plomb qu'il noircit, j (Si l'on ajoute un excès du sel es$ de manière à ce qu'il ne reste p a! l sulfhydrate d'ammoniaq. indécoflw on peut verser l'acide chlorlujil 1 ' dans la liqueur même et sans lat> 1 ' précipité.) 2° Le sulfhydrate d'ammon. neu* tenant môme un excès d'alcali »J lieu à une effervescence d'acide sA drique. Le précipité formé est un oxydlj, il se dissout dans l'acide chiot* sans dégager d'acide sulfhydri. sans noircir le papier d'acéto,^ plomb. Il faut au préalable avoir mis à l'ébullition la liqueur daf>|| quelle il est en suspension, de m»' àenchassertoute trace d'acide s«1 1° La liqueur primitive préeip'* \ les carbonates de potasse et le carbonate de la base étant insO ? > 2° Il ne se forme pas de précipité, le sulfure du métal étant soluble . dans l'eau, et la base ( du sel n'étant pas prè- cipitable par l'ammoniaque 2" La liqueur primitive ne /"!; pas par la solution étendue $ ' bonales alcalins,la carbonate de 1 ' étant soluble. (il ' Le précipité de sulfure ne se redissout pas complètement. Il reste un résidu insoluble de couleur noire. On essaie la liqueur primitive par la solution de potasse. La solution du précipité dans l'acide chlorbyd. dilué, est instantanée et complète. La solution du sel, rendue aussi neutre que possible, ne précipite pas par l'acide suif'mjdrique, le sulfure du métal étant so/wMedaus lesaei'jes les plus faibles. Pour obtenir la liqueur dans cet état de neutralité, on y ajoute de la potasse jusqu'à commencement de précipitation et on filtre. La liqueur primitive, colorée en rouge ou rose, est \ précipitée par la potasse en un hydrate bleu qui brunit à l'air en se suroxydant. La liqueur primitive, de couleur verte, donne avec la potasse un hydrate vert-pré qui ne se suroxyde pas à l'air. La liqueur primitive, de couleur verte, précipite en bleu par le prus- siate rouge. Le prussiate jaune donne un précipité blanc qui bleuit à l'air ou par l'action des corps oxydants (chlore, brome, etc.) La liqueur primitive précipite en bleu par leprussiate/aune. Sa couleur jaune rouille devient plus foncée par l'addition du prussiate rouge. Le précipité formé par la potasse est blanc, mais il brunit à l'air ou au contact des corps oxydants (chlore, brome, etc.) Leprécipité formé par lapolasseest jaune et soluble dans les bi-carbo- nates alcalins. Le précipité formé par l'acide sul- fliydrtque est blanc. Le précipité formé par l'acide sulfiujdrique est noir. Le précipité formé par le sulfhydrate d'ammon. est noir. On essaie par les prussiates. Le précipité formé par le sulfyhdrate d'ammon.est peufoncé.On essaie par la \ potasse. PnOTOXYDE DE FER. SESQUI- OXYDE DE FER. 'MANGANESE. La solution, aussi neutre que possible, est précipitée en partie par l'ac. j suJ/At/drty«e,lesulfuredu métal étant | peu soluble dans les acides faibles. La liqueur primitive donne avec l'ammon. un précipité blanc bleuâtre qui devient vert par la calcination; la potasse précip. aussi en blanc bleuâtre et rediss. le précipité. Celui-ci, calciné avec du nitrate de potasse, devient du chromate,/aw!e et précip. en jauni les sels do plomb. Ce précipité devient d'un beau bleu quand, après l'avoir humecté avec de Va%olate de cobalt, on le chauffe au chalumeau. Dissous dans l'acide chlorhijdrique et précipité par le carbonate d'ammoniaque, il ne se redissout pas dans un excès de ce réactif. La matière traitée au chalumeau par l'a%otate de cobalt ne devient pas bleue. — Le précipité formé dans la solution clilorhydr. par le carbonate d'ammoniaque, se redissout dans un excès de ce réactif. La liqueur, additionnée de chlorhydrate d'ammoniaque, ne précipite pas parle carbonate i 'ammoniaque; mais l'addition de phosphate de soude à cette liqueur ammoniacale y détermine la formation d'un précipité cristallin qui se dépose surtout par l'agitation. Elle précipite, par le sulfate de strontiane,le sulfate de la base étant moins sol. que le suif, de liront. Elle précipite par l'acide fluosilicique. FI. col. en wrt très-pâle. Elle ne précipite ni parle sulf.destronl., ni par l'acide ( La liqueur primitive précipite en tac par l'ammoniaque. Ce précipité conserve sa teinte blanche après la calcination. S I- s MAGNÉSIE. La liqueur précipite avec le cart. Sa.ru. nulgrél'addit. antérieure du clilorhydr. de cette base. La liqueur Ctni- witrèe ne donne pkli'iiluuciis- Ullw par la soi. concentr.deïu/f- rf'i/liow.Ne préc. J «* en jaune le chhr.Aepktine. Uifyiietircon- ,'(Mirée donne, \ aveclasolution conçoit, dt s ul- La liqueur primitive précip. parlasolut. de suif, de chaux,le suif, de la base étant moins sol. que le suif, chaux. Jts cris!, d'alun dontlaproduc- tion «(facilitée pari'agitation. Elle précipite cnjawielecHo- \ ruredtpktme. fluosilicique. Lcse/colorela flamme en rouge pourpre. La liqueur ne précipite pas par le sulfate de chaux, elle donne avec les oxalates, un précipité blanc qui, chauffé au rouge, laisse un résidu très-alcalin. La solution précipite par la solution concentrée de carbonate de potasse, le carbonate étant peu soluble; elle précipite par le phosphate de soude, surtout à chaud. Elle colore la flamme en rouge. Au speetroscope , raie rouge et bleue caractéristiques. Rendue légèrement alcaline par la potasse, elle forme, avec le méta-anti- moniatc de cette base, un précipité grenu. Coloration de la flamme en jaune. Au speetroscope, raie jaune caractéristique. Le précipité, formé par le chlorure de platine, se dissout sensiblement dans l'eau bouillante. La solution colorée en jaune précipite par l'acide sulfhydrique. Le précipité produit [ Au speetroscope, raies par le chlorure de pla- rou 0 es caractéristiques. Une se dissout à peine \ Au speetroscope, raies dans l'eau bouillante. \ bleues caractéristiques. La solution alcaline de ce gaz, neutralisée par l'acide chlorhijdrique,donne unchlorureinsol. dans l'alcool. STRONTIANE. Portée àl'ébullition, après addit. de chaux vive en poudre, elle ne laisse pas dégager de y«i alcalin. COESIUM. Chauffée jusqu'à l'ébul. / après addit.de chaux vive I 'i- I AMMONIAQUE en pondre, elle laisse dé gager un gaz qui bleuit le \ papier de tournesol rougi La solution alcalinedece gaz, neutralisée parl'acide l AM chlorhydrique, donne un chlorure sol. dans l'alcool, j « MONIAOUES COMPOSÉES. w 02 Ë \ « -S s s - - - t. - a - u 3 'H O O •< i fil=" f i 1 «Mis ™ -Il §2 |=fe»S?S. 3 |£S.ëo-go Ss<^ Cd S (F. R.) Globules mous et malléables. Auréole jaune. (F.R.)Globulesblancs malléables, sans au noie. Dansuntube av.soude, glob.métall.sublimés. Dans un tube, avec cuivre ou avec soude, globules métalliques sublimes. (F. R.) Grains blancs de métal cassant. Enduit jaune. (F. R.) Globules qui, écrasés, donnent des lames métalliques rouges. (F. R.) Auréole rou- geâtre. w Q U Dépôt noir d'or divisé. Dépôt métall. en poudre noire. Ecailles grises d'étain. Ecailles grises d'étain Poudre noire d'arsenic. Poudre noire d'arsenic. Poudre noire. (Métal divisé.) •Cd (Lame de zinc.) Dépôt de laines métalliques. (Zinc.cuivre.) Dé- pôtde paillettes d'argent. (Cuivre.) Taches blanches. (Lamede cuivre.) Est tachée en blanc. {Lame de zinc.) Dépôtd'une poudre noirâtre. (Fer.) Taches de cuivre réduit. (Zinc.) Précipité. ne les solutions as ^ Sulfure noir. Précipité brun- noirâtre. Précipité brun- marron. Précipité jaune. Précipité jaune- serin. Précipité jaune, lent à se former quand on emploie S H. ! n cipité jaune- o ange. H HO S— « js ■ o ** .ES m V î. '- a -^ . g » g ftib-si, »h!j a • .2, i- "S, "g, "5 u » = ^ i r u « S S g _^ *• ■a -- P g .s^ - j « c 'S, & a "S. a -« ^ 6 g r— a _ _ *g "g -5 » b i_ "£ o -^ s ■ * •- " Œ "^ ■* « Cn 3 Arsénite vert dans solution alcaline Apres l'ébulli- tion, coloration enrouge parl'o- xyde cuivreux. Arst niate bleu- verdatre. 3 & O ou d'or divisé, rure de ce métal. Précipite jaune. Précipita rouge- brique. H "j t- ■ g* ce - C Précipité jaune, solub. dans potasse caustiq. Précipité rouge. Précipité rouge. Précipité jaune, in-ol. dans KO. sol.dans AzO s . ditionné d'acide c — • (fi K Si c o . Précipité blanc de chlorure. Pri cipité blanc de chlorure. Préc.grisdemer- curetrèsdivisé. Précip. blanc de protochlorure. lorure d'étain ad H 2 ■ o, a m -^ ■j Cri n 3 £■ g § g A ■ f 3 3 « S £ £ o. S-.ts « « 3 S cg « "w a ^~ h « Il Poj ° 3 ^ >?& p Ne décompose pas. Ne décompose pas. Décompose; précipité jaune. Décompose; précipite jaune. Décompose; pré cipile blanc. Pas de décomposition. écipité en rose. t le métal,— Ch 3 § »- 5 S1 " a If 8 Ï2 £ *- a as b| 5° Or divisé; piécip pourpre quand ii réactif contien du bi-chlorure Colorât, en brun- rouge foncé. Le chloiure d' Le bi-chlorure Decomposable pa précipité blanc,: qui, ajoute à lai tion. Cd en -J P S Précipité blanc. Précipité blanc. Précipité brun- ronge. Le mangano-cyai ilfureux formiate pitables par cyan 5, u 1 || g-| |* 1 » s œ^ |1« Cd Précipité blanc, insoluble dans un excès. Précipité blanc. Précipité blanc. Précipité jaune. Précipité blanc, insoluble. Carbon, vert; se rediss.dan«AzH* et dans le cyan. de potassium. Jarbon.blanc non rediss. danscya- nure potassium. Zinc, fer, acide s étendues. Prec! o K O m m < Précip jaune (oi fulminant),dans s dations concentrées. Précipite jaune (chlorure double). Hydrate hlanc ni. nredissolubl Hydrate blanc peuredissolubl Précipité blanc, volumineux,non redùaoluble. O H |*| i i a* lu U ! Il -ut/S a ■« ^^--i^Xis ^ U , ,sj S a.-, m .« 2 •£ 3 — 3 o .£ - 3 ! ■Sg ■" 'Ô o ô .2 2«s S -, M SI ■g B g a -« "£ ■* ^ ï ~ T 3 g O 5.-; £ - = ~ i. c a cl K "° * = c ° °lx i O 0- il§1=1 n g| 2| a « 2 g *| «^ * a ^Slï? |- -t; o £—•^ a K *« tn £ c --- H en E- O Ch s S ? § .s 1 I^bJ 2 - si §* •C 5 "S « o "5 'S g "g i i ja ^- o ^ 'ô * S a. e- &. fl. ^."^b:"— es '" eu ZÀ ? c o o ô Ô ô 3 — a c °> « j~ < P. m m < -< S — -< e as cqo «2J -Bd.lOH» »IA adiou-j ,a p < S S 3 - < ■ .S » 5 - * *" a 3 = b -s "S .2 £ .2 5 .£ « m J2 w © « » «8 31 "" ^ O S S" Ou Ço 0 © 5 « 5 -- » ■ r i 1 "S^s < S p < X Avec azotate de cobalt coloration en vert. Avec borax, perle verte Colorée en bleu par l'azotate de cobalt. 0 E3 -C W a < u Avec azotate de cobalt. coloration en rose. Flamme vert-jaune. Flamme carmin. Flamme rouge-jaunâtre S < ?1. rouge carmin très-vif Flamme jaune. Flamme violette. Flamme violette, es rfjf. J ■ — » 3 (j — 3j' Il ^S-Jï^^ O w a «fi» « * « . 01 a i r* * 0 2 2 2 3 c 2 ~2 S ÏÏ 3 -« jâ -© ■| t 1 1 1° % £ £ £ £ | 2 es i II .2 0 » 3 a ^ 3 ^ -S -S ôâ œ ^ SB* K Q C* _ 3 "= w -O sir ip! •0 f- = £ * a » a S §3 a s gl.i 0 - ■S P s "S = H° a il «a 3 II 11 gJ*£« ■u O M &,° ^ ^" a,"» s a £5 Ci. § Q = O ■ < S ® Îd SU « O •& : » 0 O £0*3 11 SE Q 3 « 3 w O O E.— '3 g MM c- If ï-SlSÎ 9 â a » ci p . O 0 ^ c ^^^ ^O 4) O ^ ^ ■=•= •ai ■! " = S 5 — -1 II I-II1 1 1 '£, 3 S" ■« 2 -o •" "c -a -^ .£• .'§■ !§■ Z; £"-5 S >- Eu 0 £ £ a 1 î .2, c? * O "* •« K : -< - § H ; a - < 1 1 fe s S ' g il * •ï "2 •" "g "S* » a. "au S « 0 c « u u ° ~ O O"^ ■« -a) >Œ j> .Q .C _■ a- 3 * C- a * 0 S cq g ea - ■< « S f ° I ï s « J ^ s - « O , tu -s, - H P < à c 3 ce w •subiuoqjBo 9pioe,[ ap aSi'g^p as 11 0 * iji Ijl c a E B «S -«S i O O J © Û - a a ■> c c S « » a ".= * * ■j u a 3 1 * — p §0 a N Ô W 3 S 5 0 -3 « y * S 5 S "g,® SbS" -= * 0 0 2 _ « a - a a S 2 -ï 0 j2 ^> "o. "E. »q " ja g 3 "3 3 a 0 w ■-U -4J -O -i. u 2 £.9 * » ? * - 1 - - ° if •"-.àg*! 5 's-S r-â'3 s p. <- b 3 eu £ Si i - «î a «a ce O ç 3 p. g g, ■W 3 3." 1- o*o 5* a c -3 S 3 — <= s 2 5 "S. 'S. *^ '3 "3 c £ Cl 0 ^ a a. 1 II '3 ° 3 -J ! H H ce 1 II •1 H c eu~ g S S'" 3 à H . = C ■ 0 W g •« g a -g % s e « S S I O/* u O-o S. 1 p. ^>3 -^ a il O g O O 0 &3 c Q - E- 0 c 3.5 3 J ai e a. w . -ai ti 3=h 3 « 2 . * fl 3 -« ■« | ^> w tJ 33 .§•£ '3- t ~ Si ■_ 0 00 3 f" -5" *- CC H If - '3 ■ * -a) •" -° ^tc '3 « ïî 3 * 0 ■— *j y il Q C 3 3 3 0 •« 2 0 !&■ "a- "3 '5 q j 6 ^ i | : 0 0 S 3 'S. 'a. 0- o. P 0 -4 K O H 0; ■< h C i-soï 0 j_- 2 a i «— ■ i ° 0 ■- i fils l'J-s o-||| 1 ÏJ? | ï35 a * ~ :," S -- ï - -é . R< '* '" C s s gJ" i ~ i -^ ~ = ^ l-> S « = O » 3 ? g §*" -• O-o .* .2-^ ç; S £ ^ L'.'- 'ë- * £=»5ôïî =1 Zî £.5 1-1 "5 s i 9 < C g ï - = 0 ï -2 3 J 0* . - ; _,■ i * c^ 0— « -a J J: ? = ~ -^ ■" ^ !§■ « .£• - i* Ts ^3 « & g = £ _ v. ^ 0, 0 i: œ c 0 - g 0 0 "S c 5 0 au î Il II 3 = 'H. Z o, 0. il s §1 g s-s § -=--------- 0, a'- œ^ 0. f/i S-" C 0. -«-3 0 »_: S-g é S*S S S pi JlHlPI 1 5 a -< 0 2- = £ O O C 11 3 3 •tu 3 œ "S O O O « 0 00 ? ° ? 0 0 ° 0 0 3 -M fel — _ adiou» ait I e 00c 1 ■« 05 in u 1,1 t(»H"> ,11 9 1 0 ° 0 à i ._ rt O N i a b w -^ adiou» .ai ■a dilOU» ûï ! «/ 6'i II. TABLEAU Présentant une marche méthodique propre à faire découvrir dans un MÉUNGf DRESSÉ, COMME LE PRÉCÉDENT, POUR LE CODRS D'ANALYSE D ( 1° Une solution qui ne peut contenir que des chlorurf deplomb et de thalUum. On l'acidulé par l'ac.sulfuriqu 1, 2° Il peut rester sur le filtre un résida insol. dans l'e»' bouilU Ce résidu indique la présence de sels d'argent n' de protox. de mercure. On ajoute sur le filtre de l'am. falbtt 1° Un précipité dont l'apparition indique la présence du thallium,A\x mercure (protox.),du plomb et de l'argent existant ensemble ou séparera. On lave ce précip. à l'eau distil. froide et on le traite sur le (îltreparl'eauooaiifanie. On obtient: Le sel est en solution. On acidulé cette solution par l'acide awtiq. On filtre la liqueur si elle s'est troublée, et on ajoute dans la liqueur limpide un petit excès d'sc. ehlorhydri- 2° Un liquide sur lequel l'acidechlorliyd. a été sans action ou qui passe au travers du filtre. On traite ce liquide par un courant d'acide sulfhydr. lya&ewxjusqu'à ce que la liqueur, bien agitée, répande l'odeur de ce réactif, et qu'après avoir été filtrée 1° Un précipité. Si ce précipité esteo/oré,c'est un sulfure, et lasolution examinée contient des métaux du 5° et 6° groupe. Nota. Dans le cas où le précipite serait blanc, on vérifie que ce n'est que du soufre précipité par l'action oxydante de la dissolution. On traite ce précip. de sulfures par un léger excès de sulfure de sodium, dans le but de dissoudre les métaux du 6° groupe. On fai'j digérer à chaud, on filtre etonobt.: Nota. On peut employer à cet usage le sulfure neutre d'ammonium, qui ne peut servir quand la liqueur contient du cuivre, et qui doit être préféré au sulfure de sodium si la solut. contient dumerc. dont ïe sulfure est légèrem. soluble dans les sulfures des alcalis fixes. 2" Une liqueur. On ajoute de Vammoniaq. en léger excès, et 1° Une solution qui contient à l'état de sulfosels les sulfures desmèt. du 6 e groupe. On verse dans la liqueur un petit excès d'acide chlorhydrique qui, décomposant le sulfure alcalin, précipite les sulfures. On recueille le précipité et on le traite à l'ébullit. par l'acide chlorhydrique étendu de son volume d'eau, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'acide sulfhydrique. On obtient : 2* Un résidu insol. dans les sulfures alcalins qui contient lesmét. du 5 e groupe, non précip. par C1H. On le redissout dans l'acide awtique pur et boitillant , après l'avoir lavé jusqu'à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par le nitrate d'argent. Le lavage est nécessaire parce que le précipité et la liqueur ne doivent point renfermer de chlorures capables de former de l'eau régale avec l'ac. azotique. On obtient : 1° Un précipité. On fait bouillir cette liqfl pour éliminer l'acide sulfW] devenu libre. On suroxyde 1^ et on recherche dans la li'l* la présence de sels iiisolubW Nota. — Pour l'intelligence de ce tableau, en -voir la suite aux deux liages CC e Nota. Si ce précipité est blanc ou peu fonce, il ne peuteontenirquedu zinc, du chrome, de l'alumine, de la glucine et les autres 1° Un résidu insoluble où ^ sont concentrés l'arsenic, l'or " le platine. On traite ce rési"' par l'ammon., et l'on obtient 1 Nota. V arsenic, quoique ne forma 1 ! pas de base, se trouve dans ce pre? pité à cause de la solubilité de 1 ad* arsénicux. 2* Une solution acide qui cjj tient l'étain et l'an' Cette dissolution ne peut c»' tenir que du plomb, du hlsmv" du palladium, du cuivre et J cadmium, les autres métaux ' 5 e groupe ayant été déjà préOj par l'acide chlorhydr. On vers« l'ammon. en léger excès. On obtient : 1° Un résidu noir insolubl 8 froid dans l'acide chlorhydm faible. 2° Une liqueur acide. 63- SYNOPTIQUE de PLUSIEURS SELS la présence des BASES SALIFÏABLES qu'ils contiennent COLLÈGE DE FRANCE, PAR LE PROFESSEUR BALARD, DE L'iXSTITUT i L'acide sulfurique versé dans cette dissolution produit un précipité blanc ............ La liqueur filtrée, qu'elle ait précipité ou non par l'acide sulfurique, donne un préclp. jaune avec i'todure de potassium L'ammoniaque communique à ce résidu une teinte noire ou grise ......................... La liqueur ammoniacale qui a passé sur le filtre donne, par l'addition de l'acide awtique en léger excès, un précipité blanc. PLOMB. ! THALLIU81. MERCURE(fr»l.) ( ARGENT. 1° Un résidu insol. dans l'ammon. On le lave de manière à enlever tout l'acide clilorhijd. et on le traite par l'acide awtique qui attaque les sulfures, laisse l'or et dissout le platine. On obtient : 2° Cne solution ammoniacale. On la sature par un petit excès d'acide ehlorhijdrique. 1° Un résidu d'or métallique. On dissout ce résidu dans l'eau régale et on s'assure qu'il donne du pourpre de Cassius avec le sesqul-chlorure d'élain ............ 2° Une solution nitrique. On l'évap. à sec; on reprend par quelques gouttes d'eau ; on ajoute un peu d'hijdro- chlorate d'ammoniaque et on évap. de nouveau à sec. La matière traitée par l'eau alcoolisée laisse un résidu jaune qui donne par la calcin. un métal en poudre grise. Il se produit un précip. jaune qui ne peut être que du sulfure d'ars. On diss. ce sulfure dans l'acide clilorhydr. avec addition d'un peu de chlorate de pot. La liqu. traitée dans un tube par une lame de zinc donne, dans ce petit appareil de Marsh, un gaz qui, en brûlant, produit des taches métall. disparaissant dans l'hgpochlorite de soude. 1» Un gai qui donne en brûlant des taches métall. qui ne dispar. pas dans l'hgpochlor. de soude. 2° Il reste, quand la solut. du sine est complète, un résidu sous la forme d'une poudre noire. On dissout cette poudre dans l'acide chlorhgdr.; on constate que cette solution précipite l'or ou le chlor. d'or, et qu'en agissant sur le chlor. de mercure, elle forme un précip. blanc de sous-chlor. et, plus tard, un précip. gris de mercure métall. Elle précipite en marron pur l'acide sulfhyilr. Ce résidu est noir; il se dissout dans l'eau régale. La liqueur ramenée par l'ammoniaque à / un état légèrement acide, tache en blanc une lame de cuivre décapée..................... La solut. donne an précip. blane par l'addit. de l'ac. suif. Nota. A raison de ta solubilité de son chlorure, le plomb peut se trouver en même temps dans cette liqueur et dans le précipité formé par l'acide ehlorhijdrique. La solut. donne un précip. blanc par l'affusion de l'eau. Nota. Dans le cas où l'excès d'acide ne permettrait pas la précipitation, on la provoque par l'addition de l'acétate Wibastque de plomb, après b'être assure par les nets de baryte que la liqueur ne contient pas de sulfates qui pourraient précipiter le plomb. Ce précipité, lavé à grande eau et redissous dans l'acide ehlorhijdrique, précipite en jaune par l'acide sulfhgdrique. Si un lavage insuffisant n'a pas enlevé tout le cuivre, le précipité peut être brun-jaunâtre. Cette liqueur donne,avec le pritssiate jaune, un précip. rouge. Une lame de fer s'y recouvre de métal rouge. Additionnée d'une solution de cyanure de mercure, et portée à l'ébullition, elle donne un précipité blanc qui, recueilli, chauffé au rouge et redissons dans l'acide nitrique, donne une dissolution précipitant en noi'r par l'iodure de potassium ...................... 1" Ce résidu qui ne contient alors ni fer, ni manganèse, chauffé au chalumeau avec du boru ou du sel de phosphore, donne une perle bleue .................................... 2° Dissous à chaud dans l'acide chlorhgdrique concentré, et précipité par un excès de cyanure- de potassium, il produit une liqueur qui, neutralisée par l'acide sulfurique, après son ébullition, donne un précipité vert clair. La solution chlorhgdrique additionnée de potasse et traitée par un courant de chlore, donne un précipité noir de suroxgde ANTIMOINE. ÉTAIN. MERCURE. (Birayde.) PLOMB, V Un pi érip. insol. dans un excès d'ammoniaque.On dissout ce précip. par l'ac. awtique ; on chasse l'excès d'acide parl'évaporat., et on rediss. dans l'eau acidulée par l'acide azot. pour maintenir le bismuth en dissol. 2° Une liqueur ammoniacale qui surnage seprécipit. Cette liqueur est saturée par l'aritfe aMtique et précipitée par un excès h embon. d'ammoniaque. Il se produit : 1° XJnpréclpilé. 2° Une liqueur. On ajoute un petit excès d'acide acétique et on examine la liqueur. > NICKEL. 1° Un résidu (n- solubledansk potasse. On le dissout dans l'acide H Cl 1° Une liqueur ammoniacale : Cette liqueur peut contenir du cobalt, du nickel et du manganèse. Elle peut contenir aussi: l'duzinc, entraîné par l'oxyde de fer; 2° de lama- gnésle, base qui dans la précipit. par lesulflajdr.d'amm. avait pu être précipitée avec les sulfures parl'ammon. On aiguise la liqueur par l'acide acétique, et on ajoute de l'acide sulfhgdrique. On obtient : 1° Un précipité : Ce précipite est formé de sulfures de nickel et de eobalt; on le joini au résidu précédent pour y rechercher l'existence de ces deux métaux. 2° Cne liqueur : Cette liqueur évaporée à siccité donne, avec la so ude, un manganate vert dépotasse; avec l'ac. nitrique et le bioxijde de plomb, elle donne la colorât, rouge de l'ac. hijpermangan. MAXGAXESiv ci-après, et suivre les accolades. 0 66 que, pour' rechercher d'abord les métaux ap- partenant au 5 e et au 4 e groupe, dont les chlorures sont insolubl.ou peu solubl. dans l'eau. On obtient : elle noircisse le papier d'acétate de plomb. Nota. Cette condition est de rigueur; un grand nombre d'insuccès dans les analyses chimiques de cet ordre provient de ce qu'on a négligé de s'assurer que l'acide sul- fhydrique était en excès. On obtient ainsi : (que la liqueur soit troublée ou non par cette addit. ) on verse un léger excès de sulfhydrute d'ammoniaque. On obtient: terres, ainsi que du man- amuse. S'il est noir, il peut contenir, en outre, du fer, du nickel, du cobalt et du Ihallium. On traite ce précip. par l'ac. H Cl étendu de cinq fois son vol. d'eau. On obtient ainsi : 2° Une liqueur. On verse dans cette liqueur du carbonate d'ammoniaq. en exe. (L'addit. préalable del'hydrochîor. d'ammoniaque n'est plus nécessaire, la liqueur en contient déjà suffisamment.) On obtient: base terreuse, phosphates, oxp' Qu'il y ait ou non des sels m solubles à base terreuse, on ajout' à la solution un excès de potas^ qu'on fait agir à froid, sans quj on risquerait de précipiter l'oxy* de chrome qui se précipite mêfl* parfois et doit être recherché dat» ce cas dans la partie insolub' dans la potasse, par la calcin* tion avec le nitrate et le carboné' On obtient : Appendice. Pour découvrir danslalj les sels insol.à bases (erreuaes.oxalate* phosphates ,on ajoute à une portion de l*w. presque neutralisée par Y ammoniaque 1 u ques gouttes de sesquichlorure de fer- t A une autre portion, quelques goutte*, chlorure de çalfium. On ajoute ensuit 6 excès d'acétate de potasse ou de soude- | On traite une partieduprécipité pari'* 1 j sulfuriquc. 1° Un précipité qui contient ' terres alcalines, sauf la.mag.n&. On dissout le précipité dan s , l'acide chlorhydriq. et on aj4 à une partie de la dissolu'', une solution de sulfate de eW 2° Une liqueur où se sont ? centrés les alcalis et la maqw Nota. Avant de l'analyser, on j sure qu'elle ne contient pas seol^j des sels ainmoHiacaux, et qu'elle 1 » un résidu fixe par la calcinatioB un vase de platine. s'I Pi ( On ajoute à une portion du mélange analysé de la- chaux S II se c ( en poudre et m chauffe à l'ébidlilion ..................... ' alcaline Il se dégage un gai à ri ■étt^ 67 et on ajoute du chlorhydrate i'am- moniaque et un léger excès d'ammoniaque à l'abri du contact del'air. On obtient : 2° Une liqueur alcaline. Si cette liqueur est colorée en vert elle contient du chrome. On fait bouillir cette liqueur alcal. rerte. On obtient : 2° Un résidu insoluble: \ Il contient des oxydes de fer et d'urane.ïl peut contenir aussi du chrome entraîné par V oxyde de fer. C'est dans ce précip. que sesontconcentr. les terres rares Yttria.Zircone,The- me;les oxydes de cérium, de lanthane et de didyme. Il peut contenir aussi des phosphates.borates, oxalates,fluorures,etc. ,insol. etqq.-unesdo leurs bases. Ce précip. digéré avec du earb. d'ammon. fournit : Wnprécip. où se concentre presque tout le chrome, mais qui peut entraîner de la glucine et deVoxyde de fer. (Si la quantité de chrome était petite, son o.î7/(/raurait pu être retenu dans l oxydeins. dans hpot.; c'est là qu'il faudrait le chercher parlacalc. 'dveclcnitra te ellicarbon.de pot.' 1° One solution ammon. qui contient l'urane et où se sont concentr.les terres rares. On aiguise par l'ac. acétique, et on essaie par le prussiate jaune. 2° Un résidu qui peut contenir de l'oxyde ferri- que et des bases terreuses ou alcalino-terreuses, des phosphates,oxalales,ctc.. insolubles.On le redissout dans Cl H et on yclierclie le fer par le prussiate. Si on en trouve, on essaie la liqueur primitive. Il se forme un précipité rouge de sany ............ Dans la liq. sur- nag. se concentr. les terres rares. Cette liqu. primitive donne m\ précip. bleu par l&prus. jaune; elle se eol. en jaune foncé par le prussiate rouge. Elle donne un prec. bleu^wleprus.rouge. Lcprus.jauney forme un précip. blanchâtre bleuiss. par l'oxydât. Elle précip. en bleu parles 2réactifs. Ce précipité calciné avec du car- bonate et de l'azotate de potasse, donne une liqueur qui, neutralisée par l'acide acétique, précipite en jaune les sels de plomb .......... (SESQUI-OXYIIE l DE FEIi. frotoxyd;: DE FER. Iles 2 oxydes ok i ter a la fois. sesqui-oxyiie de chrome. TUneliqueur décolorée. On la neutralise par un acide, et on< ajoute ensuite un léger excès j d'ammoniaq. On obtient : ! I 1° Une solution ammoniacale qu'on traite par l'acide sulflvjdr. Si elle précipite en blanc, elle ne contient que du sine; si elle précipite en noir, c'est qu'il y a du thalliuiii. Dans ce cas, on neutralise la liqueur ammoniacale par l'acide acét., et on y ajoute un petit excès A'iodure de potassium. On obtient ainsi : 2° Un précipité. On redissout ce précipité par CI 11, et on ajoute à la liqueur un excès de earbon. d'ammoniaq. On obtient : 1° Un précip. jaune, indice del'existence du 2° Une liqu. surnag. On ajoute à cette liqu. de l'ac. sulfhydr. Il se forme un préc. blanc. La liqueur contient du Un précipité qui, chauffé au chalumeau avec awtule de cobalt, donne une coul. bleue intense. Une liqueur qui", sursaturée par Cl II, bouillie et traitée par l'ammoniaque, donne nnprécip. blanc. La liqueur traitée par le chlorure de fer donne un précipité ......................... phosphates seuls, Celle qui a été traitée par le chlorure decalcium reste limpide. La liqueur traitée par le chlorure de calcium donne un précipité .................... oxalates seuls. Celleqai a été traitée parle chlorure de fer reste limpide. Il se produit des vapeurs qui corrodent le verre................................... fluorures. On y ajoute de l'alcool; il brûle avec une flamme verte ............................. borates. (l) 1° La liqueur précipite ou immédiatement ou au bout de quelque temps, ce I qui indique la présence ou de la baryte on de la stroiuiane ou de ces deux bases I à la fois. On verse dans une partie de la liijueur, l orecipitable par le sulfate de chaux, un petit excès i'acide fliwsilieique, et on ' chaule. On obtient : 2° On ajoute à l'autre portion de la liqueur, un petit excès d'acide sWfuriqw pour précip. la baryte et la strontiane, et l'on verse dans ( laliqueur, iiltree et neutral. par l'ammon., de l'oxalate d'ammon. V Aune portion de cette liqueur, lorsqu'elle ne précipite plus par l'addition des sulfates et des oxalates alcalins, on ajoute du phosphate de soude. 2° Aune autre portiondela liq' on I aj.unpeutercësdebarT/fep'precip. lamagnesteet.danslaliq'liltrée.un petit exeèt de carb. d'ammon. pour ] séeeu2parts Un précipité. Ce qui indique que la liqueur contenait de la baryte. Une liqueur. On la neutralise par l'ammoniaque et on ajoute du sulfate de chaux. S'il se forme un louche se ma- nisfestant lentement, mais accéléré par l'action de la chaleur, la liqueur contenait de la....................... Il se forme un précipité blanc qui I laisse un résidu alcalin quand on le calcine sur une lame de platine. Le phosph. de soude produit un précip. cristallin, soluble dans les ( acides, insol. dans l'ammoniaque. un»iiq'alcool. Ou ( Uncportion précip. par le earbon. ou le phosph. de «irai, le platine par \ soude surtout à chaud. Raies caractér.ausneetroscone l'ac.sulfbjd.La lifi c ; STRONTIANP. precip.labaryte.Onevap.asiçcite'et on chauffe au rouge naiss. dans un vasedep!a(tne,jusqu'ace qu'il ne I sedeg.pinsde.vap.Ondiss.le résidu qui ne renferme plusque des bases alcal.,on rerseduchlor. de platine, oq evap. de nouveau a sec et on re- divi*- > Une autre portion traitée par le méta-anlimon. de I ' potassedonneunprécip. (/rem*. Raiejaunecaractér. ) prendparl'u/cool/aiole.Onobtient; \ TJnrésid i insolub. j dans l'aie, faible. On | fait bouillir ce prec. / à plusieurs reprises av. l'eau.On obtient: Une liqueur. On l'évaporé à sec et on examine la partie soluble au spectroscope. Raies caractérist. Un résidu. On le calcine et on examine la partie I rubidium soluble au spectroscope. Raies caractéristiques, j et Cqesium. ( La solution alcal. de ce gaz, neutralisée par l'ac. chlorhydr. , donne un sel insoluble dans l'alcool, ammoniaque. ( La soMondece tel est soluble dans l'alcool .................................. ammoniaques composées. (!) V. pour plus de détails pages 63, 69, le tableau pour la reekerche des acides. 68 # HT. TABLEAU Présentant la marche à suivre pour reconnaître DRESSÉ POUR LE COURS d'ANALÏSE DU COLLÈGE DJ On verse, dans la solution du sel à essayer,du carbonate de soude. S'il neseformepas de précipité, c'est ur. indice que le sel est à base alcaline, et on peut procéder immédiatement, avec la solution, à la recherche de ï'acide. S'il se forme un précipité, c'est 1° Le sel ne se charbonne pas. La base alcaline était combinée à un acide minéral ou à de l'acide oxalique. On neutralise le petit excès de carbonate que peut contenir la dissolution par quelq. gouttes d'acide A. Il se produit un précipité. On le jette sur un filtre , et, pendant qu'on le lave , on traite, après l'avoir acidulée avec l'acide cklorhydriq., la solution du sel par V acide sulfhydrique en solution, et, s'il se produit une action, on soumet la liqueur à analyser à un courant de ce gaz. Nota.— Quand on acidulé la solution du sel par V acide ehlorhijdrïque, il peut se produire des phénomènes qui indiquent déjà la nature de 1 acide du sel : 1° Il peut se manifester une elfervescence d'un gaz lonchissant l'eau de chaux : carbonalts, eija- nates, 2» Il peut se développer une odeur: d'œufs pourris : sulfures ; d'amandes amères : cyanures. 3° Une odeur d'acide sulfureux sans dépôt de soufre : sulfites. 4" Une odeur d'acide sulfureux avec dépôt de soufre, sels de la série thionique : hypomlfdes, etc. 5o Un précipité blanc, redissoluble dans l'acide ; chlorhydriq. concentré : 1 antimoniates, ttannates, arsénites; molijl'dutes. 6» Un précipité blanc non redissoluble : iili- calci. Ce précipité peut jaunir si on opère à chaud : liunjslatcs. 7" Une colorât, brune par l'iode mis à nu : io- dales, liypcriodates. 1" V acide suif- hydrique exerce une action sur la \ solution du sel. 2° L'acide sulf- hijdriq. n'exerce point d'actionap- préciablc sur la solution du sel. Ou ajoute à la solution acidulée quelques gouttes de sulfhydrate d'ammoniaque. L'acide sulfhydrié produit, dans la ' queur acidulée f. Cl H, un précipité ' sulfure coloréen jaiif L'acide sulfhydrt ne produit point I sulfure, mais le f > s'altèresous l'influe* de l'action dé~" dante de S H. Il forme un prècip. tm de soufre, et, pa.r^i deladésoxydat.qu* a éprouvée, la liqfl change de teinte. Il se produit uni cipile brun fouet, noir, par suite de' 1 naissam de VaclA 1 sel et de l'acide j fhydriq. qui prod*j réaction et donne"' laformat, d'uns»'/' 1 Kuta. — Pour l'Intelligence de ce tableau, -, Il ne se produ^ de précipité, to 1 ^ plusparalt-ilunl". produit par du S JL précipité, si le ^ d'ammonium ?5 nait du polijsti'r, On essaie de soudre par \'« e- - l , rhydrique le f'L produit par le c' 1 ^ de baryum co" belment lavé. cl».-"' 69 SYNOPTIQUE la nature de l'ACIDE constituant un SEL ISOLE FRANCE, PAR LE PROFESSEUR BALABD, DE L'iHSTITUT Ce précipité lavé est insoluble dans l'am- mon. Il se dissoutdans ■ l'acide chlorhydriquc concentré. La solut. chlorhijd., à laquelle on ajoute un fragment de une, donne ungasbrûlantavecune flam. qui dépose sur une soucoupe froide do porcelaine des taches métal, dispar. par Tact, des hypochlor. alcalins. Il ne se produit pas dans ce traitement un gras dont la combustion s'accompagne de lâches métaUiques. Le résidu de l'action du zinc est une poudre noire qui, dissoute dans l'acide chlorhydrique, donne, avec les sels d'or, soit de l'or divisé, soit du pourpre de Cassius.. ANTIMONIATE< ou ANTIMOMTES. Ce précipité est soluble dans Vammon. et inattaquable par l'acide I chlorhydr. dans lequel il se dissout par l'addit. d'un peu de chlorate rfepo(.Laliqu.,traitéepar le une, donne un gaz combustible qui brûle en donnantdes taches mètall. disparais, dans les hijpochlorites alcalins. Nota. La précipitât. Aesarséniates par Vaeide suîfhydr. n'étant pas toujours complète, il est bonde faire bouillie préalablement la liqueur acidulée par un peu d'acide sulf'urique L arant de la traiter par l'acide sulfhydrique. Le sel précipite le nitrate d'argent en jaune. le se/précipite le nitrate A'argent mrougebrique. ABSÉNITES. ai;se\iates. La solution passe du jaune au vert tence d'un Les réactifs constatent alors dans la liqueur l'exis- ) de sesquioxyde de chrome ............................................ \ CIIROM VTES. La solution verte on rouges» décolore,et le liquide contient alors un sel de manganèse. La solution primitive était verte .............................. mwgainates. La solution primitive était rouge ..............'............. hypemungan iti La solution brunit, et, dans cet état, elle bleuit le \ Le nitrate d'argent forme dans la I papier amidonné, et colore en violet le rbloroforme J solution un précipité jaune ......... ] avec lequel on l'agite. Un excès d'acide sufhtjdr. la dé- l colore par la transformation en acide iodhydrique, de \ Le nitrate d'argent produit dans la ) l'iode mis d'abord en liberté. (Àc. oxygénés de l'iode.) ] solut.primitiveneutral.un préc.jaune. \ La liqueur primitive, précipitée par l'acide chlorhydrique, donne un précipité blanc qui, j i amené à l'ébullition avec un grand excès de cet acide, ne se dissout pas, mais passe au I I jaune-citron. Un fragment de une, agissant sur une portion de mélange acide, donne une ( ) matière insoluble colorée en bleu intense .......................... ...... ......... ) La liqueur primitive est précipitée en blanc par l'acide chlorhydr. Le précipité se redissout à chaud dans un assez grand excès d'acide. Une lame d'ètain, placée dans cette solution, détermine un précip. bleu qui teste en suspension dans la liqu. et la colore en bleu intense. Le précipité barytique n'éprouve aucune action de la part de l'acide chlorhydr. bouill. Calciné au feu réducteur dans une petite cuiller de plat, avec du charbon, il produit un sulfure noirciss. l'acét. de plomb. Le précipité, traité par l'acide chlorhydr. bouill., donne lieu à un dégagement de chlore décolorant le sulfate d'Indigo. Il se produit de l'acide sélenieux donnant un dépôt de sélénium rouge sous l'influence des corps réducteurs ................... Au moment de la solution, il se développe une odeur d'acide sulfureux. Le résidu est du soufre re- connaissable à sa transformation en sulfate quand i on le fait déflagrer avec de l'a%otate de potasse.., Le résidu, insol.dans les acides, est fixe; chauffé avec du fluorure de calcium et de l'acide sulfurique, il donne des fumées blanches qui déposent au contact de l'eau des flocons gélatineux de i "' iiypeiuoda rrs TUNGSTATES. MOLYBDiTE"-. 1* Le précip. est complet, insoluble dans les acides faibles, et, s'il a été convenablement lavé avant le traitement, l'acide qui a agi sur lui ne laisse rien de fixe quand on l'évaporé sur une lame de platine, et ne forme point de précipité quand on y ajoute un petit excès de carbonate d'ammon. 2* Le précipité se dissout partiellement, et la liqueur acide filtrée laisse quelque chose de fixe quand on l'évaporé sur une lame de platine. Elle précipite par le carbonate d'ammon.. SELS de la série tltioniqu? el plus probablement HYPOSUXFITES. deuj pages 90 et "ÏI ci-après, et si I . re les accolades. # 70 queleselestàbase terreuse ou métal. On ajoute alors un petit excès de carbonate de soude, et le sel étant ainsi transformé en sel du même genre à base alcaline, on évapore à sec une petite partie de la solution et on calcine au feu réduc- tpur la matière . blanche que l'on obtient. acétique, et on y verse un petit excès d'acét. de baryte. On peut se servir de nitrate de baryte ou de chlorure de baryum, si un essai direct a appris que le sel n'est ni un nitrate ni un chlorure. A. Il se produit un précipité, etc. ( Voir, paye précédente, la colonne correspondante.) 2° Vacide sulf- hydriq. n'exerce point, etc. (Voir, page précédente, la colonne correspondante) B. Ilneseformcpas de précipité par le chlorure de baryum. On verse dans la liqueur primitive une solut. d'azotate d'argent. Il se produit un précipité qui ne se redissout pas par l'ébullition. Le sel essayé ne déflagre pas sur les charbons ardents. Il ne se produit pal de précipité, etc. {Voir, parie précédente, la colonne correspondante.) Ce précipité est noit ou de couleur foncée, ou bien, s'il est blanCt il se fonce par l'ébullition. Le précipité n'esj pas noir ou foncé. I' conserve sa teinte mal' gré l'ébullition. On essaie de le dissoudre dans VammO" niaque. Il ne se produit pas de précipité par {'azotate d'argent, ou, s'il s'en produit un. il se dissout par l'ébullition. Le sel detlagresurles charbons ardents. On traite le sel | par l'act'de mlfurique. Il se produit vapeurs colorées. Il se produit vapeurs incolores. 2» Le sel noircit en se carbonisant. Il contient un acide organique autre Q u 71 ! La dissolution a lieu avec décomposition évidente manifestée par une effervescence ou un changement d'odeur. La liqueur restemodore, mais il se produit une effervescence par le dégagement d'un gaz, louchis- sant l'eau de chaux. 3» La dissolution du précipité par Yacide chlorhydr. est complète. La dissolution a lieu sans décomposition apparente. La liqu. acide, traitée par un excès de chaux, ne prod uit pas d'ummon. La liqu. acide,bouillie a\ec un exe. de chaux, laisse dégager de Yammoniaq. Il ne se manifeste pas d'effervescence, mais il se développe une odeur d'acide sulfureux, et la liqueur, traitée par un agent oxydant, se trouble par suite de la production A'acide sulfurlq.etdesulfatedebaryle. Le précipité banjtique, comme le sel primitif, donne lieu par l'action de l'acide sulfurique à des vapeurs quipeuvent servir à graver sur verre.... / La liqueur primitive ne précipite pas par le sulfate de chaux. Quand on ajoute I au sel de l'acide sulfurique et de l'alcool, 1 celui-ci brûle avec une flamme verte... Il ne se I produit pas de vapeurs corrodant le verre, j CARBONATES. ( Le précipité formé par La liqueur l 0 sulfate de chaux, est précipite par l soluble dans l'ac. acétiq. le suljate de 1 chaux. Pas de j Le précipité, formé par flamme verte \ le sut'fate de chaux, n'est avec l'alcool j pas soluble dans l'acide et l'acide sul- I acétique. Le sol primitif furique. calciné se transforme en \ carbonate alcalin. un sulfure. Sous l'influence de l'hydrogène naissant,«qui se produit par ) sulfurique sur un fragment de zinc, il laisse dégager un gaz qui noircit > de plomb. Il colore en pourpre le nitroprusslate de soude, ............. ) SULFITES. FLUORURES. BORATES. PIIOSFHATES. OXALATES. Ce précipité est l'action de l'acide le papier A'acétute Ce précipité noir contient de l'argent réduit et du phosphate d'argent. Le sel examiné, ) chauffé dans un tube, donne de l'hydrogène phosphore à odeur alliacée, et un phosphate. S Le précipité ne ' Ce précipité ou le sel primitif donne, quand on le traite par l'acide se dissout pas sen- 1 azotique rutilant, de l'iode reconnaissant à la coloration qu'il produit siblement dans ) avec l'amidon, et à la couleur pourpre qu'il communique au sulfure de l'ammoniaque. { carbone, au chloroforme ou à la benzine, qui le dissolvent.........., HrpOPItOSPHITES. Il est très-so- luble dans l'ammoniaque. On traite le sel primitif par l'ac. tulfimque ou bien \ on soumet le précipité formé par les sels d'argent, àl'actiondel'acWe sulfurique et du duc, etondistille. 11 se condense dans coproduit distillé de l'acide cyanhydriq. reconnaissable à ce que la liqueur condensée, traitée par un léger excès de potese, puis par un mél. de sulfaieieproto etdesesqui-03ijde.de fer, donne unpree.quidevientWeuquand on le traite par l'ac. chlorhydr. et quelq. gouttes d'un corps oxydant {chlore, brome, en solut., acide azotiq. rutilant). jaune-rougeâtre ..... blanc bleuissant à l'air. Les seh de protoxyde de fer donnent, avec la solut. primitive, un précipité. Il n'y a pas de précipité par les seh de protoxyde de fer. La solution rougit d'une manière intense par l'action des sels de sesqui-oxyde de fer ............ bleu intense. CYANURE SIMPLE ! FERRO-CYANURE ' (PRUSSIATE JAUNE* | FERRI-CYANURE { (PIlljSSlATE ROUGE). SULFO- CYANURES La solution du sel jaunit quand on la traite par une solution faible de chlore ajoutée goutte à goutte; l'éther décolore la liqueur en se colorant lui-même. Le sel, traité par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique, donne des gouttes de brome ............................ La sol ut. primitive ne/awmfpaspar le chlore. Le sel primitif, traité par le bichromate de pot. et l'acide suljur., donne del'acide chloro-chromique qui ressemble au brome,et qui décomposé parl'ammon. donne un chrom., après neutral. parl'ac. acétiq. précipitable en jaune parles sels deplomb. \ Ces vapeurs sont rouges. Le résidu de la déflagration avec le charbon est un bromure ___ ( Ces vapeurs sont jaunes. Le résidu de la déflagration avec le charbon est un chlorure. [ Le résidu de la déflagration avec le charbon est neutre. C'est un chlorure ........... i ê Le résidu de la déflagration avec le charbon est alcalin, c'est un carbonate. La solution primi- 1 tive du sel, mêlée avec l'acide sul fur iq. , donne, avec un cristal de proto-sulfate de fer, une colorât, bmne-lonrée ■ l'acide oxalique ........................,............................................. BROMATES CHLORATES. HYPERHCLORATES AZOTATES. SELSAAC. OKGAN '*■ w^ 72 IV. TABLEAU SYNOPTIQUE présentant une marche méthodique, propre à [^ DKESSÉ , COMME LES PRÉCÉDENTS, POUR LE COURS D'ANALÏSE Dl ! _J 1° Un qa% qu'on fait passer dans l'eau de chaux On dissout dans l'eau le mélange salin. S'il contient quelque chose d'insolub., on ie sépare par le filtre et on J'analyse séparément. On verse alors dans la solution du carbonate de soude en très-léger excès, et on ajoute à la liqueur une solution d'azotate de baryte. On obtient : Nota. Il faudra rechercher, par une expérience directe, si la liqueur contenait originairement les azotates. 1° Un précipité. On lave ce précipité, on le détache du filtre après l'avoir égout.en le comprimant sur du papier à filtrer; on l'introduit dans un petit matras où on le traite par un léger excès d'ac. chlorhydrique, on chauffe ]us- qu'àl'ébullition. On obtient : 2° Une liqueur. On verse dans une portion de cette liqueur un petit cxc. d'azotate d'argent. On porte la liqueur à l'ébullition et on la filtre bouillante, dans le cas où il y a lieu de clicrclier l'existence des bromaies. On obtient ainsi : 2° Un résida insoluble dans l'acide chlorhydrique faible. On recueill 6 I co résidu et on le lave jusqu'à ce qu'il ne soit plus acide.............•/ "• 3° Une liqueur acide. On fait passer dans cette liqueur un courant d'acide sulfhy- drique. On obtient 1° Un précipité de sulfures. Si ce précipité est jaune, il ne peut y avoir qu e \ des acides de l'antimoine, del'arsenic ou del'étaiO'l Sa coloration en brun indique l'existence d'util molybdate. 1° Un précipité. On le dissout dans C1H. (M ajoute de Vhydroehlor. d'amtf- i et un petit excès d'ammoniaqM F dans un vase clos, à l'abri âff contact de l'air. On obtient'/ Une liqueur. On précipite la 6a- riite par un léser excès d'acide sulfu- rique. On filtre la liqueur et on la neutralise par un très- léger excès dépotasse. On obtient : 2° Une liqueur qu'A ( soumet aux essais su'' vants........ 1° Un précipité. Si ce précipité est de couleur foncée, ou se colore spontanément, le mélange contenait des sulfures ou des hyp'ophosphites. On traite le précipité délayé dans l'eau par l'hydrogène naissant, en ajoutant quelques gouttes d'acide sulfurique et un fragment de zinc. On examine le gaz qui se dégage et on distille une partie do la liqueur. On obtient : sulfureux et de sulfate cuivre. Ou obtient : 2° Une liqueur. On la traite par un petit excès de Carbon, de soude pour précip.l'excès eVazot. (/(' baryte et d'asot. d'aryen'. Onévap.àsiceité la iiqueur filtrée et on calcine le résidu avec un peu de charbon; on neutraLparl'anV/e azotique et on précipite de nouveau par Yazoliite d'argent. 1" Une liqueur distilla 2° Une liqueur. On ajoute à cette liq u " neutralisée par la pota&f ou un petit excès de nitrt' de palladium,on,hdéÛ& Il se produit un précipité. On verse * l'eau de chlore dans la liqueur qui a fou r1 ' ce précipité. Il ne se forme pas de précip. On «aminé le méla^ primitif pour recherch. la présencede l'actif' 73 laïre DÉCOLVRIR, dans un MÉLAME de PLUSIEURS SELS, la présence des ACIDES qu'ils contiennent COLLÈGE DE FRANCE, PAR LE PROFESSEUR B1LARD, DE L'INSTITUT Ce ga% est inodore et trouble l'eau de chaux: c'est de l'acide carbonique. On examine la solution chlorhydrique, ' et on essaie d'y constater l'existence de l'ammoniaque. La liqueur acide ne manifeste pas la présence de l'ammoniaq. La liqueur acide manifeste l'existence de Y ammoniaque. CAaa&al'odeurd'acidesulfureux; l'eau de chaux dans laquelle ils'estdiss., traitée parlescorps oiyd.: chlore, brome, eaurégale, etc., contient de l'acide suif, reconnaissable par lessels de bar; le. Une petite partie du résida, traitée dans un creuset de platine parle fluorure de calcium et V 'acide nul fur., donne naissance à des tapeurs Hanches qui déposent des flocons de silice sur une lame de platine mouillée. Due faillie portion du résidu, traitée par le charbon dans la flamme réductrice, donne lieu à un sulfure qui noircit le papier d'acétate de plomb .........................•................................. Une portion du résidu qu'on fait détoner avec l'azol. de potasse donne lien à la nroduct. d'un sulfate reconnais, par lesse/s de baryte.Le résidu contenait donc du soufre et dès lors le mél. primitif des sels contenait des Une portion du résidu est délayée dans l'acide chlorhudriaue avec addition d'une lame de sine. L'hydrogène naissant développe une couleur bleue .................... ........................................ Ou analyse ceprécip. d'après les méthodes décrites dans le tableau relatif àla recherche des bases, et selon que l'on trouve de l'élain, de l'antimoine et do l'arsenic, ensemble ou séparément, on conclut à l'existence dans ce mélange salin des.....".......................... On fait bouillir avec qq. gouttes de solution d'acide sulfureux une petite portion de la liq. qui surnage ce précip. de sulfure après l'ébull., et on la traite de nouveau par l'acide sulfluj- aWj.S'il se produit un précip. jaune de suif, d'arsenic, c'est que le mélange salin contenait des 1° Un précipité cjris-bleuâlre. Si ce précipité produit, en le calcinant avec un mélange d'azotate et de carbonate de potasse une matière jaune dont la solution précipite en jaune les sels de plomb, ce précipité est de i'o.î//','(' de chrome, et la liqueur primitive contenait des ........................................ H'ïne liqueur. On la traite par S H. S'il se forme un précipité couleur Je chair { Cette solut. primi- qd, calciné avec le mélange de carbonate et d'azotate, donne une matière soluble de \ Xvf&èUÀlverte,, couleur wr/e, la solution primitive contenait des sels, dont l'acide tient du manganèse, f Elle était rouge.. 1° On ajoute à la liqueur un excès de Cl II et un morceau de feuille d'étain. S'il se produit une coloration en bleu la liqueur contenait des....................................... Nota.— La présence des moljbdates a été déjà indiquée par la co\i\. brune du précip. formé par l'acide sulFhyd. 3° On procède à la recherche de l'iode en ajoutant, goutte à goutte, à la riqu. neutralisée par l'acide acétique et additionnée d'empois d'amidon, une solution très-étendue de chlore. S'il se produit une coloration bleue, la liqueur contenait des iodures, et le mélange-analyse des 1° Ce résilia traité par l'ac.sulfur., qu'on addit. d'alcool, communique à ce li- qnide la faculté de braleraveciinefl.t'er/-/aMn4/recaract. Le mélange conten. des 2° Ce résidu, traité dans une petite capsule de platine ou de plomb par l'acide sulfurique, donne des vapeurs blanches susceptibles de graver le verre....... lo Un résidu Insoluble dans l'acide acétique qui, chaude au rouge sur une lame de platine, se décompose sans noircir en produisant un carbonate qu'une température plus haute transforme en chaux alealiae ..................... ï° Une ligueur. Ou la neutralise par quel que s gouttes de potasse. S'il se forme un précipité, c'est qu'elle contenait du borate ou du phosphate de chaux. On ajoute à la liqueur un petit escès d'acide elilorhudr. et quelques gouttes de pei chU rare de fer. Si dans la liqueur restée limpide l'aeélate de potasse ou de soude donne un précipité blanc-jaunâtre, la liqueur produite contenait des Uprècipité d'arqent était de couleur foncée. Le produit distillé, ainsi que le gaz qu'il a dégagé pendant la dissolution du zinc et l'ébullition de la liqueur, noircit le papier d'acétate de plomb ........... A mie portion de la liqueur, avant la précipitation par le nitrate d'argent, on ajoute quelques gouttes à'aeetale de plomb pour précipiter les sulfures. Le nitrate d'argent donne dans la liqueur filtrée un précipité blanc noircissant spontanément ou par l'ébullition. ..................................... Le produit distillé a l'odeur d'amandes amères. Addi- I La liqueur pri- ( Jaune-rougeàlre donné dépotasse et d'un mélange de sel de protoxyde, et l mitive addition. de sesquioxyde de fer, il donne tin précipité qui, par j d'un sel depro- l'addition d'un excès d'acide Cl Het d'un agent oxydant, I toxijde de fer, se colore en beau bleu. (composés cyaniques.) ........ [ doimcunprécip. Unpréeip. noir avec le nitr. de palladium, blanc avec un sel de cuivre. Ce précip. traité par une goutte d'iidi/c azotique, met en liberté l'iode, reconnaissable à ses réactions ordinaires .................. A une partie de cette solution, on ajoute peu à peu une solution étendue de chlore. Si la liqueur se colore en jaune et si, agitée avec de l'éther, elle colore en jaune ce liquide qui se décolore par la potasse en donnant un sel produisant avec l'aciiie sulfurique dit brome colorant en orange foncé l'empois d'amidon.... On évap. l'autre partie de cette solut., on mêle le résidu avec du bichromate de pot. et on traite par l'acide sul fur. concentré. Il se produit des vap. colorées et un liquide rouge-orange trés-foncé.TiaM par l'ammon., ce liquide donne lieu à une liqu. jaune qui, neutr.par l'acide acétique, donne avec lessels de plomb xwprêc. jaune; c'est qu'il s'était formé de Vue. cldoro-ehromiq. elle mélange salin conten. des la liqueur se colore en jaune par le brome mis en liberté, et l'éther et le chloroforme enlèvent ceirome au liquide. La solution contient des bromures et le mélange analysé contenait des la liqueur, évaporée à siccité, laisse un résidu fixe ( Le mélange primitifsecoL en/aim« par l'flC. *«//". qui, traite par le bichromate de potasse et l'acide sut- ) qui produit de l'ac. hypochloriq. Il contenait des furique, donne de l'acide chloro-chromiquc. Le produit j Lemélangeanalysénese colore pas ea jaune par de la déflagration avec le charbon contient des chlorures. ( l'acide suit urique. Ce mélange contenait des ___ Le mélange primitif, traité par un grand excès d'acide sulfurique et un cristal ieproto-sulfale de fer, donne une coloration en liruu-fonce ou en rouge. Le mélange analysé contenait des ......................... 3°On évap. à sec une partie de la (171/., et on examine le résidu. i« On précip. par un sel de chaux une partie de la liqu. et on traite par l'acide acétique, le précip. recueilli sur un filtre et lavé. On obtient : CARBONATES (sans cyanates). CYANATES SCIlls oumêi.és nE CARUO SULFITES OU HY'POSULFITES SILICATES. SULFITES. HYP0SULF1TF. TtIXGSTATES. STiNNATES. ANTlUOMVrES. ARSÉNITES. ARSÉNLATES. CHROMATES. | MANGANATE3. RYPEKHANGANATXS MOLYBBATES. IODVTES ou des HYFERIOJUTES BOR '.TES. FLUORURES. 0\VLATES. PHOSPHATES. Dlancbleiiissantiil'air | elpar lesageutsox\d. D'un bleu intense... Une solut. qu'on débarrasse par un cou- | rantde SU de l'excès I de palladium ou de CMWe, et qu'on fait bouillir pour chasser S H en excès. HYPOPHOS- riilTES. CYANURES PRDSSUTfiS SIMPLES) CYANOFERRURES ^PKtsSIATE JAUNE) CYANOFERRIDES rpRUSSIATB ROUGE. IODURES CHLORURES. ClILORtTES.et peut-être deSHYPERCHLORATE^ j HYPERCHLORATES I SANS CHLORATES. ! AZOTATES. lh TABLEAU DES CORPS CHIMIQUES (1) NOMS DES CORPS. tS.:i Acétate aluminique. — ainmoiiique — argeRtique. — barytique. - calcique. — cuivnq. crist, — bicuivriq. — ferreux. — ferrique. — magnésiqne. — manganeux. — mercureux. —■ mercnt ique. —■ morpliique. — plombiq. cr. — plombiq. (iri- — potassiq. — sodique cr. — zincique. Acétone. Acide acétique. — acétique liydr. — antimonieux. — antiinonique. — arsénieux. — arsénique. — azoteux. — azotique. — id. mouohyd. — du comm. — liypoazotiq. — benzoïque. — id. crist. — borique. — borique cr. — bromhydrique — bromique. — butyrique. — id. iivd. — eamphorique. — id. bydr. — carbazotique. — carbonique. — cliloreux. — liypoelilorenx — chloriqnr. — percbloriq. — chlorbydriq. FORMULES et SYMBOLES. cliromique. cinnamique. id. kyd. citrique, id. crist. créniqne. evanliydrique iluorh'ydrique formique. id. hvd. gallique. gallique hyd. Al'0 ! ,3Ac AzH 4 ,0,Ac. Al-O.Ac BaO,Ac+aq. CaO,CJ|3d 3 +aq. CtiO.Ac-J-aq. 2CuO,Ac+6aq. FeO.Ac > 3 -fHO S«0 5 C S4JII! 0 3! = T C , H*0 10 =Tr 01+2110 C'°il»0» CH'O* C 1, Az 4 H*0« C">H 3 0 3 =V1 i'I+IIO C"II"Az0 14 (?) C 4 °II 31 Az s O ,s G 4 H B 0» C .o H ,î 0 î C-1V0' C 4 H s 0 2 Ai«0' Al C H H 10 0 10 AzH 3 =Am 'II'» ■H'Ai Sh !IO,SbO s KO,2SbO s KO,SbO s ,7IIO NaO,SbO s NaO.SbO 4 A? Î(lill'0)is0 ! +2.lq 2BaO,AsO s +4aq 2CaO,AsO s +6aq. 2CuO,As0 5 2FeO,AsO s 2Fe"-0 3 ,3As0 5 id+12aq. 2MïO,AsO s 2MnO,As0 5 2Hg 5 0,AsO s +aq, 598,50 2036.00 1286,00 012,50 125,00 450,00 1675,00 3262,50 3375,00 3412,50 3525,00 450,00 787,50 5673,00 175,00 687,50 487,50 887,50 _225,00 1112,50 •2802,50 566,74 6425,00 6650,00 1137,50 1475,00 12,50 1575,00 400,00 600,00 500,00 612,50 900,00 7723,00 1650.00 1875,00 1650,00 1100,00 2100,00 1162,30 1275,00 6662,50 5162,50 575,00 1100,00 400,00 550,00 641.96 170,98 2023,00 212,50 875,00 1162,50 1612,90 2701,83 4814,73 iS9,33 300,40 100,40 1350,00 2312,50 3803,50 2812,50 2430,70 2337,50 6312,50 7662,50 1937,50 2326,86 6750,00 127,88 166,88 182,88 81,00 90,90 116,00 134,00 261,00 270,00 273,00 282,00 36,00 63,00 434,00 94,00 55,00 30,0o 71,00 98,00 89,00 229,00 45,34 514,00 532,00 91,00 118.00 17,00 126,00 32,00 48,00 40,00 49,00 72,00 618,00 132,1X1 150,00 132,00 89,00 168,00 93,00 102,00 533,00 437,00 46,00 88,00 32,00 44,00 51,36 13,75 162,00 17,00 70,00 93,00 122,00 216,14 385,17 279,14 200,03 192,03 108,00 185,00 304,28 225,00 194,46 18,7,00 505,00 613,00 153,00 186,14 540,00 COMPOSITION en centièmes. 0,78 76,03 69,38 56,36 79,49 43,66 47,07 5 50,00 66,67 40,00 33,28 1182,35 21,79 10,75 16,88 15,57 15,92 28,10 50,29 24,89 40,79 38,51 31,68 26,10 26,41 38,20 77,04 99,22 23,97 30,62 90,01 86,57 96,67 96,82 37,00 43,64 20,51 56,34 72,45 79,77 52,93 96,62 77,12 94,12 50,00 33,33 60,00 81,64 35,-'0 88,0 91,18 46,72 :i7,65 78,21 76,96 60,55 84,43 83,08 62,18 37,89 51,11 59,21 61,49 68,32 56,28 73,59 61,80 21,30 9,99 13,43 3,33 3,18 43,00 27,5! 20,23 18,30 8,82 22,57 9,72 11,82 24,00 17,62 1,66 H aa SE i,4!3gai 1,215 0,9 1,62 1,065 1,01 1,19 t*i 2,234 gaz. 1,97 1,842 1,347 1,730 1,2-- 0,937 0,794 0,812 0,798 0,790 2,56 0,639 1,028 6,720 10,474 SOLUBILITE dans 100 P. très-sol. en tt. pp. sol. en tt. pp. IBS, très-lég. sol. 12,5 nsol. peu sol. en tt. pp. peu sol. b'e sol insol. 4; b l » 33,3 2 vol. 1/2 à 3 2 TOI. 1 en tt. pp. très-sol. 30 ; b'e 200 -1. en tt. pp. presque ins. 4 très-lég. sol en tt. pp. peu sol. insol. très-sol. insol. peu sol. insol. insol. peu sol. très-lég. sol. décomposé. sol. nsol. insol. insol. peu sol. sol. en tt. pp. toutes pp sol. en tt. pp. sol. t.-3.;bUt.pp sol.;b'74 6 vol. 0,8 en tt. pp. ol. solub. ol. en tt. pp insol. en tt. pp très-sol. très-sol. en tt. pp insol. très-sol. sol. en tt. pp nsol. sol. (Dit pp. sol. tt. pp, sol. 100 sol. Sol. sol. tt. pp. insol. tt. pp. tr.-sol. insol.. tt. pp tr.-sol. insol. sol. tt. pp insol. insol. — 76 — COMPOSITION -À H SOLUBILITÉ FORMULES m © il |j en centièm es. dans 100 P. NOMS DES CORPS. SYMBOLES. -« BASE. ACIDE. EAU. EAU. ALCOOL. ÉTHER Aiséniatemereurique 2HgO,AsO s 4131,50 331,00 65,26 34,14 — plombique. 2FbO,AsO s 4226,50 333,12 65,97 34,03 — — potassique. 2KO,AsO s 2615,36 209,22 45,01 54,99 en toutes pp. — pot. cr. (bi) KO,AsO s -f-2aq. 2231, i3 180,11 26,14 63,88 9,98 1,76 très-sol. insol. — sodiq. cr. 2NaO,AsO s -f-23aq 5025,00 402,00 15,(2 28,61 55,91 10 — sodique(bi) NaO,AsO s -f-4aq. 2275,00 182,00 17,11 63,17 19,12 très-sol. Arsenic. As ou Ar 937,50 75,00 3,73 Arsénite calcique. 2C,aO,AsO» 1937,30 155,00 36,21 63,79 insol. — cuprique. 2CuO,AsO s 2230,70 178,46 44,44 55,56 — — ferriq. (sous). — magnétique. 2Fe 3 0',AsO» 3237,50 259,00 61,78 38,22 — 2MsO,As0 3 1737,50 139,00 29,12 70,58 — — potassique. îKO.AsO" 2415,36 193.22 48,74 51 26 ïncrist. sol. — sodique. 2NaO,AsO' 2012,30 161,00 38,62 61,38 0,5; b l e 2 75;b'tt.pp Asparagine crist. C t ll 8 Az î O s -f21IO 1875,00 150,00 1,519 sol. insol. insol. Atropine. l'. a -H=»Az0 6 3612,50 289,00 Iég.sol,;b to 40 très-sol. 6 Azotate dVonitine. C 8 «8"ii0 ! *,liO 8 ,lI0 708,00 91,10 — aluminiq. AP0 8 ,3Az0 5 2666,96 213 36 J4.06 75,94 1,70 mcrist. sOl. — ammoniqne. AzlI',0,AzO s 1000,00 80,00 32,50 67,50 50;b l ett.pp. b 1 19 — argentique. AgO.AzO» 2125,00 170,00 68,24 31,76 I00;b**200 l)i 25 — barytique. — bismutliique. BaO.AzO" ■1633.00 130.64 58,59 11,11 3,20 8; b l <-' 35 insol. Bi 3 *i 3 ,:iA7.0 s +t8aq 6110,76 488,86 48,45 33,14 18,41 décomp. insol. — id. basique. BiO»,AzO s -f2aq. 2305.38 306,00 76,78 11,12 5,80 insol. — — calcique. CaO,AzO s +4aq. 1475,00 118,00 23,81 45,72 30,47 2,24 25; b l « 363 sol. b l 100 — cobaldque. CoO.AzO 5 Il 11,00 91,52 40,66 59,34 très-sol. — cuivrique. CuO,AzO s +iaq. 1621,00 129,73 30,63 41,02 27,75 2,114 déliquesc. — ferrique. Fe"-O s ,3Az0 5 3025,00 212.00 33,07 66,93 1,46 très-sol. très-sol. — magnétique . MiïO,AzO s +6aq. 1600,00 128,00 16,03 41,99 41,96 100 10 — mercureu\ Ilg ! 0,AzO s +2aq 3500,00 280,00 74,28 19,28 6,44 1,18 sol. décomp. — mercnriq. HgO,AzO'M-2aq 8250,00 180,00 60,00 30,00 10,00 4, inci ist. déc — plombiqne. PbO.AzO» 2069,50 163,56 67,38 32,62 4,40 Ï4 insol. — potassique. KO.AzO 5 1263,93 101,11 46,59 53,41 1,933 30; b l * 335 b l 2 —■ sodique. NaO,AzO s 1062,50 85,00 36,01 63,96 2,760 55; h 1 " 225 3 — d'urée. C î ll"ii'O î ,llO,JiO s 1537,50 123,00 48,80 43,89 7,31 peu sol. déliçuesç. sol. — zincique. ZnO,Az0 5 +6aq. 1836,50 148,52 27,28 36,37 36,33 2,09 sol. \~ote [nitrogèue). Az ou N 173,0(1 14,00 0,9714 Bar) te. BaO 938,00 76,64 89,36 10,44 — hyd. crist. id.-f 10 aq. 20.83.00 L 66,64 43,97 54,03 i ; b le 10 b* 0,5 — fondue. BaO.HO 1070,50 85,64 89,48 10,32 Baryum. Ba 85S,00 68,64 1,5 Bébéerine. C 35 II M AzO s 3650,00 292,00 Benzine. C13 H 6 973,00 78,00 0,85 très-peu sol. sol. sol. Benzoate ammoniq. Azll'0,Bz 1737,50 139,00 18,92 81,08 sol. sol. — calcique. CaO,Bz-4-4aq, 2212,50 177,00 sol. sol. — potassique. RO,Bz+aq. 2113,93 169,11 très-sol. — sodique. KaO,Bz+aq. 1912,50 153,00 — peu sol. Bismuth, Bi 1330,38 105,00 9,822 Borate ferrique. l-V-0 3 ,3B0 3 2308,45 184,67 43,47 56,53 insol. — potassiq. KO,BO' 1025,08 82,00 57,15 42,53 sol. — sodique prîsra. NaO.SBO'+lOaij. 2384,80 190,78 16,33 36,54 47,13 1,75 6; b'e 50 presq.ins. — id. octaéd. id.-f-oaq. 1822,30 113,78 21,36 47,81 30,83 1,80 Bore. B ou Bo 136,15 11,00 S.68 un peu sol. (?) insol. insol. Brome. Br 1000,00 80,00 2,966 très-peu soi. solub. très-s. Bromh\. de cieutine. C'6H«Az,HBr 260o,00 208,00 61,06 38,94 50 30 — decinebon. bas. C a8 l 22 ii 2 0 s Hl)f-4-ial. 4912,50 393,00 74,81 26,61 4.58 8,5 — — neut. C 3S H 2 -lz 2 0 2 HBr-i--'.a(l. 6150,00 492.00 59,75 32.93 7.32 16,6 — de morphine. C«H'»liWa«r-H»q. 5025,00 402,00 78,s9 12,13 8,96 4 — de quinine bas. CMl-'lî^oMIBr-f-iaq. 5287,50 123.00 16,60 19,15 4,25 1,066 — — neut. C lo l!-'l,-ij'*HBr4-0aq. 6730,00 540,00 60,00 30,00 10,00 14,30 Bromoforme. C 2 Hlil 3 3162,50 253,00 2,10 sol. sol. Bromure amraonique. AzH 4 Br 1223,00 98,00 sol. — argentique . AgBr 2330,00 188,00 37,13 12 33 5,128 insol. insol. insol. — ferreux. FeBr 1350,00 108,01 23,96 74,04 soin ble. — mercureuï. Hg'Bt 3500,00 280,00 71,16 28,54 insol. — mercurique. HsBr 2250,00 180,00 55,39 44,41 sohAle. — sol. — potassique. KBr 1488,93 119,11 32,84 67,16 1,52 très-sol. un peu sol. insol. — sodique. NaBr 1287,50 103,00 22,53 71,45 Brucine. C«H m Aï , 0' 4923,00 394,00 — cristallisée. id.-4-8aq> 5825,00 466,00 S4,55 15,45 l,850;b l( M/bOO très-sol. But\ lamine. C'H"Az 9 i 2,50 73,00 toute prop. toute p. tt. pp Cadmium. Cd 696,77 50,00 S,690 Caféine. C 16 II 10 Az'O 4 2425,00 191,00 — hydratée. id.-f-aq. 2537,50 203,00 91,52 8,48 NOMS DES CORPS FORMULES et SYMBOLES COMPOSITION en centièmes. SOLUBILITE dans 100 p. Calcium. Campborate ammon Camphorate potassiq. Camphre. Cantbaridine. Carbonateam. (sesq.) — id (bi.) — barytique. — calcique. — ferreux. — lithique. — maguésiq. — œaguésique du comm e àchaud — id. à froid. — manganem — plombique. — potassique. — id.(bi)erist. — sodique. — id. crist. — id. (sesqni) — id. (bi) — zincique. — id. (par prit.) Carbone. Ca 2(l!H 4 O),C î0 H"0 6 2KO,C"H 14 0' |C ao H' G 0 2 . >H 6 0 4 -2AzIl 4 0,3CO ! +aq AzH'O.îCO'+aq BaO.CO» !CaO,CO s FeO.CO 1 LiO.CO 1 MgO.CO' MsO,HO+3(MgO, CO ? î+3aq. MgO,HO+4(MgO, CO'-l+Oaq. MnO.CO 1 PbO.CO" ,RO,CO J KO.iCO'+HO NaO.CO" d.+lOHO îNaO,3C0 5 +;aq. \aO,«CO*-+HO jZnCCO 1 (InO.IKI) » (InO/.OV G 250,00 29-28,00 3432,80 1900,00 1225,00 1475,00 987,30 1233,00 625,00 725,00 455,33 525,00 2273,00 3475,00 719,68 1669,50 863,93 1251,43 662,50 1787,50 2030,00 1050,00 781,50 3420,00 75,00 Cêrium. Chaux. — bvdratée. Chloral. Chlorate potassique. — sodique. Chlore. Chloroforme. Chlorure alumin. — ammoniq. — aiitimoniqiu- argentique. — auiique. — barytique. — id, crist. — calcique. — id. crist. — ferreux. — id. cri^t- — ferrique. — id. crist. — magnésiq. — id. crist. — manganeux. — mercureux. — mercurique. — morphique. — id. crist. — plombique. — potassique. — platinique. — sodique. — çtaniieux. — id. crist. — stauuique. — id. ciist. — zincique. Gliromate plombique — potassique — id. (bi). — sodique. — id. crist. Chrome. Cinchonine. Ce ICaO id.-f-HO CHCTO 2 KO,C10 s N"aO,C10 s Cl C'HCl 3 Al'Cl» Azll'Cl ISbCl' AgCl AuCl" BaCl B.lCl+2aq GaCl id.+6aq. PsCl id.-f-iaq. Fe"-Ci 3 id.-t-5aq. MgCl. id.+6aq. MiiC!+6aq. H2 ! C1 HgCl ,vh cm id.-4-6aq. IPbCl Ikci p«a« SaCl SnCl id.+aq. SnCi 2 id.-f5aq. iZnCl ,PbO,CrO" Iv'i.CrO 3 KO,2Cr0 3 \aO,Cr0 3 ij.+10aq. Cr lC»ll"AzO=l 590,80 330,00 462,50 1842,10 1332,13 1330,70 443,20 1192,10 1671,56 668,20, 2932,50l 1793,20 3187,92 1301,20 1526,20 693,20 1368,20 7 93,20 1243,20 2029,60 2392,10 593,20 1268,20 1 162,88 2943,20 1693,20 -018,20 4693,10 1737,70 932,13 2118,48 730,70 1180,70 1293,20 1623,90 2186,-40 849,70 2023,00 1217,43 1815. 93 1016,no 2141,00 323,50 ïl!.lk[1925,00 182,00 278,00 57,37 133,56 69,11 100,11 53,Ou 143,00 (64,00 84,00 62,52 273,60 6,00 47,23 28,00 37,00 147,33 122,30 106,45 35,45 119,3 133,71 33,13 143,45' 303,01 104,09 122,03 53,45 109,45 63,43 99,45 162,35 207,35 47,45 101,45 117,02 233,45 135,45 321,45 375,43 139,01 74,56 169 58 94,45 103,45 129,90 174,90 67.97 161,84 97,39 14 81,28 171,28 26 154,00 11,11 34,11 28,81 32,91 77,64 56,11 62,09 30,77 48,41 44,76 42,10 61,71 83,5: 68,16 47,05 58,62 21,78 37,94 37,02 64,81 66,3 71,42 75,76 38,44 29,23 10,08 20,45 33,66 54,81 75,27 65,18 65,86 56,13 36,21 18,29 44,16 27,80 34,52 27,03 26,29 12,39 23,56 84,94 73,82 88,91 75,90 74,49 52,44 58,16 39,52 62,40 56,95 45,30 33,71 47,84 68,93 48,35 31,88 38,26 18,1 88,89 63,89 55,94 55,71 22,36 43,89 37,61 60,23 51,E9 33,75 33,88 38,22 16,48 31,84 43,96 41,38 15,37 40,17 52,29 35,19 20," 61,56 70,77 H 0,81 79,5i 66,3 45,19 24,7 3 34,82 34,1-4 29,10 63,79 32,51 55,84 35,6 65,48 51,30 73,71 34,84 30,30 15,06 26,18 11,0" 9,72 25,31 47,56 41,: 60, i S 37,60 34,34 54,70 66,29 52,1 31,07 51,65 68,1 61,74 29,92 15,25 11,38 19,49 22,02 8,99| 62,8' 21,8' 10,69 12,79 24,24 C139,08 14,77 49,20 36,6 21,67 52,77 46,14 14,38 8,71 25,7 51,90 0,9887 29 2,723 3,55 6,73 2,216 2,085 2,466 1,45 2,11 4,50 3,50 i 3,53 3,15 S,»gai 1,48 1,52 48 3,90 2,23 1,76 1 b'e 33 1 b'e 25 0,229 insol, 25; b'e déc. 18;b'c déc. 1/43 ; b'c 1/23 1/6000 insol. peu sol. insol. presque insoluble. insol. 109; b'e 205 25; b'e déc. 60; b'e 470 20 ; b 1 " 44 11; b'e déC. 7,110 ,420 3,90 1,836 2,207 2,01 1,577 6,00 0 insol. 1/500 très-sol. 6,03; b'e 60 33,3 sol. insol. 37 b'e 90; décomp. insol. déliquesc. 43; b'e 70; tout prop. sol. très-sol. 166 170; b'e 300 40 b"' 0,00833 0,53; b'e 54 b"- 100 0,7 30; b'e 59 sol. 36 ; b'e 40 décomp. sol. déc. i nsol. 48 10 9 b'e 1/2500 très-sol. sol. nsol. insol. insol. 1/1200 très-s. sol. insol. insol. insol. sol. 0,7 sol, tout prop insol. soi. tiès-sol. sol. b'e 100 sol. 40 à 50 sol 42,6;b'85,: soluble. insoluble 2 très-sol. très-sol. nsol. très-sol. nsol. iol. insol. tt. pp. nsol. sol. très-s. insol. insol. p. sol — 78 JNOMS DES CORPS Chlorhydrate d'àpomorphine — de pilocarpim 1 . — de quiniue bas Citrate calcique. — ferreux. — ferrique. — magnétique. — — crist, — potassiq- — sodique, Cobalt. Codéine. Cœsitm. CoDicine. Cmne. Cyanogène. Cyanure argmtique. — ferreux. — ferrique. — id. vert. Cyanure ferroso-ferr. — ferricopotas. — ferroso-pot. — mercuiique. — potassique. — zincique. Deitiine. D/dyme. Digitaline. Eau. — oxygénée. Emétine. Erbium. Essence d'amand.am. — detérébenth. Etuin {stanmtm)> Ether azoteux. — acétïq. — chlorhyd, — chlorhjd.chloré — sulfuriq. Ethylamine. Fer. Ferrocyanate de quin. Fluor. Forrniate ammoniq. — potassiq. Glucium on Glucinium Glycérine. Gomme (arabine). Hydrogène. Hématosine. IhpocMorite calciq. — potass. — sodiq. Hjpophosphiie de chaux — de soude. — dequinine Hyposulflte de soude. Uméniurn. Iridium. Iodate potassique. — sodique. Iode. Iodofornie. Iodure ammonique. — argentique. FORMULES et SYMBOLES C^H'-AzOSHCl C'^-W G Az 2 0 4 ,HCl C"H 2 VU^*,HC[,Uq 3CaO,Ci+4aq. 3FeO,Ci Fe a 0 3 ,Ci 3MgO,Ci+14aq. 2MgO,Ci4-8atf. 3KO,Ci-f?aq. 3j\aO,Gi-|-llaq. Co ou Cb C 36 II 21 Az0 6 ,2HO s=€odÂk Cm ou Cs C 16 H ls Az=CoH.Ak Cu l^Az^Cy FeCy Fe 3 Cy 8 id.-h'3aq. 2Fe a Cj a ,3FeCj+9aq. 3KCy,Fe 2 Cy 3 2KCy,FeCj'+3aq. HgCy KCy ZnOv C ,3 ll l0 O lû Di C 5,i H"0 30 no HO a C^H^AzO'O (?) Er ou Erb C ,4 I1 6 0* G so H i 6 Sn C 4 Il s O,Az0 3 C 4 H 5 0,Ac C 4 H S ,C1 C*H*C1 S C 4 H 5 0 c*u 7 Az Fe C 4e Il 2i Az 2 0 4 , (H 2 ,CyFe)-f-4aq. FI AzII 4 0,Fo KO,Fo Gl G'H*0« G n H ii 0 u H O'IP'AzWFe CaO.CIO KO.CIO NaO.CIO CaO,PliO,2HO NaO,PhO »qulk,PliO.IIO.-f-?aq. NaO,S*0 ! +5aq. In KO.IO 5 NaO,IO« J ou Io CM" AzH'I Agi 3562,50 3412,50 3062,50 387,50 3162,50 054,29 4462,50 369,00 3737,50 1663,00 131,2,50 396,611 325,00 1675,00 .675,00: 1673,00 2012,50 6387,50 4416,79 2040,36 1575,00 813,93 731,50 2023,00 600,00 612,50 112,50 212,50 4287,50 170,55 1325,00 1700,00 737,50 937,50 1100,00 805,70 1236,40 462,50 562,50 350,00 3600,00 237,30 787,50 051,4: 87,00 1150,00 2137,50 12,50 5037,50 893,20 1132,13 930,70 1062,50 875,00 4875,00 1550,00 7SB.59 (T) 448,75 2674,93 2473,50 1586,00 4920,50 1811,00 2936,00 303 241 396 285 273 245. 331 277 32 i 357 29 317 133 123 31 26, 13 i 54 134 ldl 51! 329. 211 126. 65 58. 102 48 609 9,00 17,00, 343,00 106,00 136,00 69,00 75,00 88,00 64,45 98,9tf) 37,00 45,00 28,00, 576,00 19,00 63,00 84,11 6,96 92,00 171,00 1,00 403,00 71,45 90,56 74,45] 85,00 70,00 390,00 124,00 62,93 35,90 213,99 197,88 126,88 393,64 144, 234,88 COMPOSITION en centièmes. S7.97 83,07 81,71 32,17 39,5' 17,55 14,44 43,27 26,15 C46,l 80,58 51 41,79 34,80 79,36 60,04 5;,55 Hll,ll 5,88 C 64,72 C 79,24 ,C 64,86 41,26 55,99 39,29 52,01 41,76 33,82 44,20 83,00 23,09 22,01 15,74 C 3,065 12, 45,96 12.01 14,9o 9,21 55,37 60,43 46,73 59.57 51,18 46,17 ii53,S3 19,42 48,13| 58,21 48,40 20,64 39,96 44,45 0 88,89 94,12 H 7,87 II 5,66 9,03 12,46 35,70 25,99 5,55 27,68 1113,51 58,74 44,01 60,71 47,99 58,24 45 41 55,80 10.08 38,71 77,99 H 0,255 87,58 54,0- 16,! il 4,08 015,10 021,63 0,878 8,85 i,S06 gaz. ,83 1,520 1,00 1,452 0!3,3: 1,043 7,291 0,886 0,890 0,874 1,174 0,724 0,696 7,267 0,869 2,10 2,280 1,4 0,0693 ga». so,; 6,92 36,20 196,680 très-sol. 1 insùl. peu sol. sol. sol. très-sol. 12;b'e 29 un peu sol. un peu sol. insol. 7,11 5,614 SOLUBILITE dans 100 p. peu soluble. sol. insol. très-roi. sol. peu sol. sol. tout prop. peu sol. très-sol. tt.pp. sol. à peine sol. insol. sol. sol. sol. sol très-sol. 7,14 peu sol. 7,3 0,007 insol. très-sol. insol. 3,33 iusol. [très-peu s.| insol. très-sol. tout prop.| soluble. insol, peu sol. insol. peu sol. 1 insol. insol. sol. tout prop. très-sol. en tt. pp.| très-sol. tout prop. | très-sol. tout prop.j très-sol. rès-sol. tt. pp. insol. insol. insol sol. insol. insol. très-sol. sol. insol. ■ — 73 NOMS DES CORPS. Fodnre arsénieux. — aureux. — barytique. — bisinuthique. — cadmique. — calcique. — ferreux. — ferreux ctisi. — niagnésique. — manganeux. — niercureux. — mercuriq. — palladeux. — plombiq. — potassiq. — sodiq. — stanneux. — stanniqne. — zincique. Iridium. Lactate calcique. — cuivriq. — ferreux. — magnésiqne. — mangdneux. — potassiq. — sodique. — zincique. L.ictine. Lanthane. Lithine. / ilhium, -Magnésie. — hydrate. Magnèêktm Manganèse, Mannite. Margarine. Mercure [hifdrargyr.) Méthy lamine. Molybdène. Morphine. ià. crist. Naphtaline. Narcéine. Narcotine. Nickel. Nicotine. Niobium. Nitrobenzine. Nitroglycérine. Nitroprussiate de sonde Oléine. Or {aurum). Osmium. Oxalate ammon. — barytique. — calcique. — ferrique. — potassique. — îd. fbi). — id. (quadr.) — sodique. — d'uree. Oxyde arttimonieux. — argenti que. — aureux. — aurique. — azoteux. FORMULES et SYMBOLES. -4aq. AsI 8 Au*I Bal Bi a I 3 OdI Cal Fel id.- Pdi Pbl Kl Nal Snl Soi» Znl Ir CaO,L,5airclk Ni C !0 H 14 Az' Mb. C'=[I 5 Az0 4 C 6 H 5 (Az0 4 ) 3 0« >Cy,Ke ! AzO,2Xa " +4HO QiKgtiuQu Au Os ,VzII 4 0,Oi+aq. BaO,Ox+aq. CaO,Ox-(-2aq. Fe'0 3 ,30x KO,Oi+aq. K0,20x+3aq. KO,4Oi+7H0 NaO,0* CWAz'O'.HO.Ox SbO 3 AgO Au'O Au ! 0' AzO lit 3695,50 4044,32 2444,00 7418,7 2282,7 1836,00 1936,00 2386,00 1736,00 1930.6S !0S6,O0 2836,00 2231 2880,50 2074,93 1873,50 2323,50 3909,50 1992,50 232,08 1925,00 34,10 1800,00 1600,00 1794,68 1601,43 1400,00 1856,50 4500,00 580,00 187,50 87,50 250,60 362,50 150,00 344,68 137,50 300,00 1250,00 387,50 575,83 3562,50 3787,50 1600,00 5787,50 5337,50 369,75 2025,00 1851,53(1) 1537,50 2837,30 3625,00 H0Ô0,00 1229,16 1242,62 887,50 1520,50 1025,00 2350,00 1151,43 1826,43 3176,43 837,50 2311,50 1912, 1450,00 2558,32 2738,32 '5,00 455,64 323,5 195,52 593,50 182,62 116,88 154,88 190,88 138,88 154,45 326,88 226,88 180,12 230,44 165,99 149,88 185,88 312,76 159,40 98,50 154,00 138,73 144,00 128,00 143,57 128,11 112,00 148,52 360,00 46,40 15,00 7,00 20,00 29,00 12,00 27,57 91,00 344,00 100,00 31,00 46,07 285,00 303,00 128,00 463,00 427,00 29,58 162,00 100,12 123,00 227,00 290,00 884,00 98,33 99,50 71,00 121,01 82,00 188,00 92,11 146,11 254,11 67,00 105,00 153,03 116,00 204,66 220,66 22,00 COMPOSITION en centièmes. 16,48 60,78 35,03 35,86 30,52 13,69 16,10 14,69 9,06 17,85 61,41 44,10 29,56 44,95 23,56 15,44 31,67 18,82 20,40 18,88 28,58 25,01 15,63 24,77 36,77 27,68 27,28 61,26 69,65 C71.936 94,2 G 59,60 C64,679 G 74,07 36,58 62,93 34,24 42,57 51,23 32,21 18,44 46,39 57,18 84,32 93,10 90,09 89,12 il 63,6 83,52 39,22 64,97 64,14 69,48 86,31 81,90 66,46 90,S4 82,15 38,60 55,90 70,44 55,05 76,44 84,56 68,33 81,18 79,90 52,15 36,45 55,99 63,28 36,42 63,23 72,32 54,54 55,44 38,74 016,421 0 31,14 026,20 Il 17,29 50,77 29,66 43,83 57,43 39,09 49,30 56,79 53,61 34,26 15,68 6,90 3,91 10,88 0 36,36 28,97 12,97 19,00 21,09 18,81 18,18 30,35 16,831 5,8 : 6,24 5,840 H 8,64 12,65 7,41 21,93 9,68 18,47 24,77 8,56 7,75 6,32 6,10 3,00 21,15 1,513 0,594 2,3 ,71il,T3 8,010 13,596 1,08 gaz. 8,60 il 4,79! 1,048 il 3,02 li3,S77 8,279 1,02 1,209 1,596 19,36 21,30 1,46 2,10 1,96 5,778 7,25 1,527 gaz, SOLUBILITÉ dans 100 p. soluble. insol. très-sol. insol. très-sol. deliquesc. très-sol. très-sol. deliquesc. soluble. insol. presque ins. insol. 0,08 ;b'e 0,5 140; b'= 222 173 soluble. solnble. soluble. sol. sol. sol. b'et.-sol deliquesc. sol. soluble. un peu sol. 1/3142 très-soluble. insol. te pins api. de* az connus. 0,001; b'«0,04 l nsol. un peu sol. insol. b'e0,04 insol. nsol. insol. sol. insol. 3,5 presque ins. insol. peu sol. 33 2,5;L'e 18 sol. insol. légèrem. sol. solnble. insol. loluble. insol. très-sol. soluble. solnble. insol. soluble. 18; b'e 50 sol. sol. solub. t.-peu sol. insol. insol. sol-bouill sol. insol. très-sol. 2,5;b'7,5 très-sol. trés-sol. b l 5 en tt. pp. en tt. pp, ni. ol. peu sol. insol. très-sol. insol. iOl. insol. insol. solub. insol. ol. insol. peu s. très-s. insol. asseis.b 1 tt. pp. tt. pp. ,ol. tt. pp. 80 NOMS DES CORPS. Oxyde azotique. — bismuthiq. — cadmiq. — chromeux. — chromique. — cobaltique. — cuivreux. — cuivriq. — ferreux. — ferrique. — id. bydrat. — ferroso-terriq. — indique. — manganaux. — manganiq. — id. (sesqui) — mereureux. — inercnrique. — palladeux. — palladique. — platiniux. — platinque. ■— plombiq. — piomb. (minium) — plomb. (01.puce) — stanneux. — id. hyd. — stanuiq. — id. hyd. — zineiq. Oxygène, Palladium. Paraffine. Pèlopittm. Permangan.depotass» Phloridzine. Phosphate ammon. — id. (bi) — id.magnés. — bismuth. — caleiq. — caleiq. (os' — caleiq. acide — ferreux. — ferriq.(pi™ — manganeux — mereureux. — mereuriq. — potassiq, — sodique. — id. erist. — (l'yro). Phosphore. Platine. Flomb. Potasse. — hydrate. Potassium (Kalium). Propylamine. Pyroxyline (cot. poudre' Quinine. Rhodium. Rubidium. Hutkt'uium. Sélénium. Salieine. FORMULES AzO s Bi'O 3 CdO CrO Cr'O 3 CoO Cn'O CuO FeO Fe'O" 2(Fe ! 0 3 ),3HO F.O.Fe'O* rrO" MnO MnO» Mn'O" llj:=0 HgO PdO PdO» PtO PtO' PbO Pb s O* rbo s SuO id.+HO SnO* id.-fHO ZnO 0 Pd C 4« H 50 Pfl on Pp KO,Mn=0' C"H"0 M 2Azll'0,rO s +aq AzH 4 0,PU 5 ,I10 + aq. AzII 4 0,2MgO,P0 5 -M2aq. BiW.PhO 5 2CaO,P0 5 -f4aq. 3CaO,PO s CaO,ï'O s +2aq. aFeO,PO»,HO 2FeH) a ,3P0 5 2MnO,P0 5 ,7lIO 2H S 5 O,rO 5 ,I10 2HiO,P0 5 ,110 -2KO,P0 5 +aq. 2NïO,P0 5 +aq. 2NaO,PO»-f-25aq. 2_N;i(l.l'O s -j-10aq P ou Ph. rt Pb KO id.+HO K C«ll»Az C"H ,5 O s ,5Az0 11 315,00 [2960,76 796,77 428,30 957,00 469,00 893,20 496,60 450,00 1000,00 |2337,50 1450,00 1432,08 444,68 544,68 989,30 2600,00 1350,00 -765,47 865,47 1332.0S 1432,08 1394,50 1283,50 1491,50 837,50 950,00 937,50 1050,00 506,50 100,00 665,47 4225,00 1978,29 5450,00 1650,00 1437,50 3062,50 3848,26 2037,30 1937,50 1462,50 1900,00 4662,50 2564,36 6200,0) 3700,00 2177,1 1775,00 4475,00 2787,50 387,30 1232,08 1294,50 588,93 701,43 488,93 737,60 5802,50 C«Il' !1 Az"-O , =î«Ak!2025,00 RouKh lib Ru .-e C M H'«O h 651,96 1067,00 651,96 495,28' 357b,00 30,00 236,86 63,74 34,28 76,56 37,52 71,46 39,73 36,00 80,00 187,00 116,00 111,57 35,57 43,57 79,14 208,00 108,00 61,2 69,24 106,57 114,57 111,56 312, 119,56 67,00 76,001 75,00 84,00 40,52 8,00 33,23 338,00 158,25 436,00 132,00 115,00 245,00 307,86 163,00 155,00 117,00 152,00 373,00 205,14 496,00 296,00 174,22 142,OU 358,00 223,00 31,00 98,30 103,56 4\11 56,11 39,11 59,00 469,00 COMPOSITION en centièmes. li46,6 89,87 87,45 76,68 68,68 78,66 88,78 79,82 77,80 70,03 85,56 72,44 86,34 77,51 63,28 69,67 96,16 92,60 86,94 76,89 92,5 86,05 92,83 90,66 86,62 88,03 88,13 78,62 81,00 80,26 29,76 39,28 76,93 34,30 65,21 24,70 47,37 42,83 31,68 83,88 62,96 53,97 43,69 19,40 27,37 83,02 83,96 162,00 52,15 85,36 32.13 39,62 236,00 O 53,33 10,(3 12,55 23,32 31,34 21,32 41,24 20,12 22,28 29,90 27,57 13,96 22,46 36,79 30,32 3,82 7,14 13,00 23,16 7,51 13,9 7,15 9,37 13,38 11,97 21,48 19,74 70,21 33,92 61,82 16,98 C74,lll]09,866 19,00 6,80 15,60 31,90 15,17 5,92 30,71 1,81 4,17 5,13 6,31 61,19 40,29 16,04 gaz 8.174 6,93 5,30 6,13 4,18 4,81 1,00 9,50 8,94 9,20 SOLUBILITE dans 100 P. H7,387|l 5,60 1,1036 gaz. 12,00 peu sol. insol. insol. iusol. 1/7000 insol. 1/7000 insol. 1,31 1,77 11,19 11,35 0,80 11,00 1,516 11,30 4,30 à peine sol. insol. soluble. peusolb l eatl.pp 25 20 insol. insol. très-sol. insol. peu sol. insol. oloble. très-sol. 25 ; b te tt. pp très-sol iusol. très-sol. ;ol. insol. 0,06;b"'0,ll iol. insol. insol. Isolible l>'c U.pp peu sol. très-sol. insol. très-sol. ol.b'lt.pi tr.-sol. pr. insol. nsol. peu sol insol. ins. 'sol. IfjltMl) tr.-sol. insoî. 1 NOMS DES CORPS, FORMULES Santonine. Silicium. Sodium {Natrhtm). Soude. Solamue. Soufre. Stéarine. Stroiitiane. Strontium. Strychnine. Succinate ammon. — potassiq. Sucre de canne. — de l'eu. (Glucose.) Sulfate aluminique. — — (tu-uasiq.) — id. et potas. G"H IS 0 S Si Na NaO l H 6l AzO ss — id.crist.(alun) — ammonique. — barytique. — bruciq. crist — cadmique. — d° crist. — caleique. — id. crist. — ciuchoiiiquebjsiq — euivriqne. — id. crist. — ferreux. — id. crist. — ferriqiii'. — magnésiqoe, — id. crist. — mangaueux, id. cri .st. — maagamqiw. — mercureiu. — wercurîque. — id.basiq. (turl.it. — Hiorphiq, — id. crist. — plimbiq. — notassiq. — id. (oi). — q mi ni q. acide — id. basiq, — sodiqne. — id. crist. — id. (bi). — stryelmiq. — zincique. — id. crist. Suinte calcique — id. crist. — calciq. (bi). — potassique. — id. (bi). sodtque. id. crist. . — id. (bi). Sulfocyanure ammon. — potass. Sulfure ammoniq. - id. (W). — antimotiieux. — antimoniirne. — id. bîàr. (kermès C' u H"°0" sto St ou Sr G"ll"A/. ! 0'=.si, Ak 3AzH*0,Sc 3K-0.Sc CH'O'+îao. U"H»0»+Sau. AI'o\3S0' iAl s 0 , ,3S0' (KO,S0 3 i,(Al ! 0 3 ,- SO 3 ) d.+24aq. AïH'O.SO' B.iO.SO 3 c 4 «ir- B Az ! o«,so 3 , sno. GdO.SO" d.+4aq. CaO,SO» id.+iaq. 2t'«Ak,SO«-f3ao. ,CnO,SO", id.+Saq. FeO.SO 1 jd.+laq. BV0»,3S0« MgO.SO 3 id.4-7aq. MnO.SO' Mu"-0\3S0 S 1K-'0,S0 3 iuo.so 3 l l IIgO,S0 3 +21I«0 «y/i.Ak.SO'HO PbO.SO* KO.SO" K0,iS0"4-aq. '/'lAk,S0 3 illl+-;iij !r/«Ak,S0 J llU^7Ji SaO,S0 3 id.-HOaq. NaO,îSO'+3aq. ./rAk,SO s ,llll-|--a 1 Zno.se» ,d.+7aq. |CaO,SO' d.+2aq. CaO,2SO' RO.SOM-îaq. ftO.ÎSO' NaO,SO> id.+iOaq. SM.îSO'- AziF.nvs' K,GvS 3 A/.li'S AzH'S' SbS 1 SbS 3 |2(SbS 3 ,6n:)i,Sb0 3 ,RO 1 — 82 COMPOSITION SOLUBILITÉ FORMULES et Si 1| en centièmes. ■S dans 100 p. INOMS DES CORPS. SYMBOLES. 1 e .S BASE. ACIDE. EAU. EATJ. ALCOOL. ETUER. Sulfure arsenieui(réalg. AsS* 1337,50 107,00 70,09 29,91 3,6 insoî. insol. insol* — arsénieui(orpim.) AsS 3 1537,30 123,00 60,98 39,02 3,48 insol. insol. insol. — arséniq. AsS" 1937,50 155,00 48,39 51,61 — — — — barytique. BaS 1058,00 84,64 80,99 19,01 11 b't 30 sol. — calrique. CaS 450,00 36,00 55,63 44,371 très-sol. — — carbonique. es* 4 75,00 38,00 15,79 84,21 1,263 insol. en tt. pp. en il.pp. — cuivnque. CuS 596,60 47,73 — ferreux. FeS 550,00 41,0( 63,58 36,42 insol. insol. insol. — ferrique. Fe'S' 1300,00 104,00 53,79 46,21 — — — — magnésique. MgS 350,00 28,00 42,86 57,14 sol.décoinp. — mercureui. Hg a S -'700,00 216,00 92,57 7,43 insol. insol. insol. — mercuriq. ilgS 1150,00 116,0u 86,18 13,S2 8,124 — — — — plonibiq. FbS 1494,50 119,56 86,57 13,13 7,580 — — — — potassiq. es 688,93 55,11 70,89 29,11 très-sol. très-sol. — id. (tri). KS» 1088,93 87,11 44,80 55,20 — — — sodiq. NaS 487,50 39,00 59,07 40,93 — — — id. (crist.) id.-f9aq. 1500,00 120,00 19,28 13,36 67,36 — — — zincique. ZnS 600,50 18,52 66,95 33,05 4,06 insol. insol. insol. Tannale de bismuth. Ili'O'.T 10685,75 854,86 52,5i 47,46 insol. — de plomb. PbO.T+2aq. 9344.011 717, ,0 32,66 62,07 5,27 insol. — de quinine. 2l l'IlïvYOV 1. Oxygène.. Oiygène. Iode ...... | fode. Fluor .....iFluor. Carbone...* Di * maBt - f Acide carbonique. i Ammoniaque muriatée. !3 - Am -™™I-| Ammonite s„If^: I™ CLASSE. — Corps simples, GENRES ESPÈCES. , Hydrogène. 1 Hvdroeène Hydrogène sulfuré. - " saro " eue -jHyIrogène carboné. 'Eau. —Eatu minérales. 9. Bore.....|Acide borique. |,0. Silicium..}^- i Soufre. Acide sulforique. Acide sulfureux. 2* CLASSE. — Sels alcalins. Ammoniaque earbonatée. Ammoniaque phosphatée. . Azote.. Chlore. Brome.. 12. Arsenic.. 1 i. Potasse.. 15. Soude. { Trôna (carbonate de soude Soude sulfatée. NSel gemme. hydraté). • kSoude nitratée. Gay-Lussite (carb. de soude Thénardite (suif, de soude) f et de chaux hydraté). 3« CLASSE. tu. Baryte.. EXEMPLES D ESPECES (Baryte earbonatée. '(Baryte sulfatée. Terres alcalines et terra. EXEMPLES D'ESPÈCES 17. Strontiane [Magnésie cai'bouatée. \ Magnésie earbonatée mlîcifi i mer). [Magnésie boratée. V Strontiane earbonatée. (Stroatiane sulfatée. yttvia phosphatée. Yttrotantatite. ÎGadoliûite(silicated'Yt ( tria). ESPECES. Azote. Acide chlorhydrique. Brome. i Arsenic natif. JÀrsenic sulfuré rouge. Arsenic sulfuré jaune. Acide arsénieui. \ Potasse nitratée. '(Potasse sulfatée. Glaubérite (suif, de soude et de chaux). Soude boratée. EXEMPLES D ESPÈCES Chaux earbonatée. ^Dolomie. 18. Chaux -----Chaux sulfatée. /Chaux iluatée. v Chaux phosphatée. [Corindon. 21. Alumine..™irquoi s( .. yCryoiithe. \A limite. 4« CLASSE. Métaux, 2t. Ce ri uni. 23. Fer. 33. Plomb. Etain... Bismuth. 36. Urane. 'Céfiiim phosphaté. Céritc. Fer oxydnlé. Fer oligiste. Fer hydroxydé. Fer carbonate. Fer sulfuré (pyrite). Mispickel (arseoio- sulfure de fer). Schéeiin ferrugineux. (Wolfram). Galène. Plomb phosphaté. Vauquelinite (plomb chromé). Etain oxydé. Bismuth sulfuré. \ Urane phosphaté. 26. Nickel... Ï7. Zinc.. Urauotantale. IPyrolusrte. . ManganèseJAcerdèse. fPsilomélane. (Cobalt gris (cob. arsé . Cobalt----- { niôsulfnré). (Cobalt sulfuré. (Nickel arsenical. (Nickel sulfuré. jZinc sulfuré (blende). ' ' (Zinc silicate (calamine) (Cuivre natif. Cuivre oxydulé. Cuivre sulfuré. Cuivre gris. Cuivre panaché (philip- site). Azurite. Malachite. I Argent natif. Argent sulfuré. Argent antimonial. Arg. antimonié sulfuré. Argent sulfuré antimo- nré et plombifère. 37. Cuivre. 38. Argent. 29. Cadmium. 30. Antimoine 31. Mercure. 28. Tellure... Tellure ( auro - plomfc - _ fère). Cadmium sulfuré. A tJtimoine sulfuré. , Antimoine arsenical. ^Mercure natif. | Mercure sulfuré (ekiabwA 32. Titane.... ) i ; ,,li t le - JAnatase. l J 39 Or ....... iO Platine... i! Iridium.. 42. Palladium 13. Molybdène M. Tungstène i:;. Chrome... Or natif. Platine natif. Osmiure d'iridium. Palladium natif. Molybdène sulfure. Acide t'ingstique. Chrome oxydé. 84 CLASSIFICATIONS D'HISTOIRE NATURELLE 5" CLASSE. — Silicates. «.Silicates U^ane. *Al™r UÎ JAadalousite. 47. Silicates / Argiles (plastique, terre aluniineux \ de pipe, figuline, hvdratés. ) marne). (Al SH-Aq.)vKaolins. 1 "Wollastonite (silicate de chaux). Talc. ) LStéatite. (Silicate de iSerpentine. i magnésie. JPéndot. ) \Crondstedtite ( silicate 1 de fer). ÏZircon. Amphibole.} Silicate à Pvroiène. S plusieurs tDiallage. ) hases. 51. Silicates non al u milieux. (R Si), 48. Silicates d'alumine, de chaux ou de leurs isomorphes. AlSi-HCa, Mg,Fe,Mn). 49. Silicates aluinineux et alcalins avec leurs isomorphes. {Al Si + (K, Na, Ca)Si.. 'Grenats. Epidote. Enwraude. .Euclase. /Feldspath. (Labradorite. (Albite. Oligoclase. 52. Silico- }w^„n + AlFl.)..\ MlLas - 53. Silico-bo- Tourmaline. rates(AlSi-f:. ■ ■' Rlïo)...... VA 54. Silico-tita- nates. (R S; -4-Ti Si)... Sphône. Zéolitbes. iO. Silicates /Mésotype. alumineux ! Stilbite. hydratés, iHeulandite. avec alcalis, lBrewstérite. chaux. etiso-G. Alumi- ISpinelle. nates. (R Al.) } Gahnite. 57. Résines. i Mellite (mellate d'alum. V hydraté). . Sueeiu. iRétimte. [Copal fossile. ! Graphite. Anthracites, Houilles. Ligiàtes. Tourbes. fie fiLASSE. — Combustible i8. Suifs de montagne. ^Schéererite. JHartite. APPENDICE /Huile ie naphte. V Huile de pétrole. 19. Bitumes. .{Asphalte. /Bitume élastique. Vrichistes bitumineux. t Guano. Minéraux rares \Struvite (phosphate ou mal caractérisés < d'am. et de magnésie comme espèce minérale. JLarderellite (borate f d'ammoniaque). GÉOLOGIE DIVISION DU TERRAIN D APRES L ORDRE DESCENDANT K5 S S l«» GROUPE. — Formation contemporaine . Terrains d'alluvion qui remplissent les vallées des neuves. Volcans modernes éteints et brûlants. Les grands volcans des Au les ont été soulevés pendant cette formation. Système de la chaîne principale des Alpes, depuis le Valais jusqu'en Autriche. Système des Alpes occi- J dentale a. 2 e GROUPE. — Terrain tertiaire supérieur. Couches de sables et allnvions anciennes, tuf à ossements fossiles. Les éruptions de traehytes et de basaltes correspondent en grande partie à cette époque. 3 e GROUPE. — Terrain tertiaire moyen. Calcaire d'eau douce avec meulières, contient souvent des lignites Grès de Fontainebleau. 4 fi p 4e GROUPE. — Terrain tertiaire inférieur. les avec gypse, ossements aire grosbier. ( Argile plastique avec ligaites. a.*** v,„ ,w !i««. A n r- ( Marnes avec gvpse, ossements de mammifère. ■ 4 S K S â a r, * a 5 S CLASSIFICATIONS D'HISTOIRE NATURELLE 85 Système de la chaîne des f Pyrénées et de celle ) A: des Apennins. Système du mont Viso. 5e GROUPE. — Terrain crétacé supérieur. ssise calcaire puissante appelée craie, avec interposition de couche de silex. 6» GROUPE. — Terrain crétacé inférieur. I Craie tuffeau de la Touraine. 1 Grès ordinairement verdàtre dit grés vert. I Sables ferrugineux. 1» GROUPE. — Terrain jurassique. f Couches calcaires plus ou moins compactes et marneuses, alternast avee des eou- ches d'argile, tes êtr~~ inférieur est appelé / Grès inférieur au lias. ,)! e . I r\L!!, < L'L °,in' mn ^ \ cm3S d'argile. Les étages supérieurs'portent ie nom die calcaire oo/i/ftipe.L'étage Pilas / ~ i. nféri „ e "r est a l J P elé "■». 8« GROUPE. — Terrain de trias ou terrain keupèrien. I Marnes de couleurs variées que l'on appelle marnes irisées ou keuper, renfermant Système de Thuringer- S souvent des amas de gypse et de sel gemme, wald, du Morvan. 3 Calcaire très-coquillier, auquel on donne le nom de mitsclietkalk. [ Grès de couleur variée, qui est appelé grès bigarré. 9e GROUPE. — Terrain du grès des Vosges. Syst. des bords du Rhin. | Poudingues et grès. ■ S 4 10 e GROUPE. — Terrain pènéen. Système des Pays-Bas et \ Assise de calcaire mêlée de schiste que l'on appelle zechslein. Assise de poudingno du pays de Galles. ( et de grès appelé nouveau grès rouge. )|e GROUPE. — Terrain carbonifère. Système dn nord de l'An- \ Grès schiste avec couches de houille et de fer carbonate, gletene. { Calcaire carbonifère, ou calcaire bleu, avec couches de houille. 12 e GROUPE. — Terrain dnonien ou terrain de transition supérieur. Sï Vo's"es d et des'collines \ Con , ches Passantes de grès appelé vieux grès rouge, renfermant des couches dubScagedelaVendée. ( d'anthracite. 13 e GROUPE. — Terrain silurien ou terrain de transition moyen. 3 sud i du pays de Galles, ha- î Calcaire schiste ardoisier, grès à gros grains appelé grauwaeke. Système de la partie sud du pays de Galles, ' bite par les Silures. Système des montagnes du pays de Galles ou montagnes Cumbrieu- et du Hundsruch en J Ecosse. v 14e GPiOUPE. — Terrain cambrien ou terrain de transition inférieur. Calcaire compacte, schiste argileux. n Système des axes miné- ralogiques des grandes chaînes de montagnes du globe (Alpes, chaînes de l'Erzgebirge, en Saie ; du Riesenge- birge, en Silésie; monts Ourals; Alpes Scandinaves; Grampians, en Ecosse; Pyrénées; Al- leghanvs, dans l'Amérique d"u Nord; Andes dans l'Amérique du Sud), 15* GROUPE. — Roches primitives* Granités et gneiss formant la base principale de la partie intérieure du glebe accessible à nos moyens d'observation. 86 SYNOPSIS SYNOPSIS DU RÈGNE VÉGÉTAL D'APRÈS LES CLASSIFICATIONS DE DE JUSSIEU, LAMARCK, LINNÉ ET DE CANDOLLE (() Tous les corps que l'on trouve dans la nature forment deux grandes divisions : l'une renferme les corps inorganiques, minéraux, fluides, gaz, etc. ; l'autre comprend les corps organiques, animaux et végétaux. — Les corps inorganiques abandonnés aux lois de l'attraction s'accroissent par l'addition extérieure de nouvelles particules; leur accroissement est illimité : il peut avoir lieu jusqu'à ce qu'une cause fortuite vienne y mettre un terme. —Les corps organiques naissent par un mode constant de génération, s'accroissent par l'introduction dans leur intérieur de substances propres à les nourrir : leur accroissement est limité. S"il n'est pas difficile de tracer une ligne, de démarcation entre les êtres inorganises et ceux qui sont pourvus d'organes, il n'est pas facile d'en tracer une entre les animaux et les végétaux. La sensibilité et la locomobilité, clic/. les premiers, ^absence de ces deux facultés dans les derniers; la nature si différente des substances qui servent à la nutrition des uns et des autres; l'existence à l'intérieur, dans les animaux, d'un tube destiné a l'élaboration des aliments, l'absence de ce même tube dans les végétaux; la nature si différente des gaz rejetés au debors par les uns et par les autres (sous l'influence de la lumière solaire), dans la respiration ; la permanence des organes sexuels chez les animaux, l'existence temporaire de ces mêmes organes dans les végétaux ; enfin, celte unité de vie qui se remarque dans les premiers et ne se trouve pas dans les derniers : ces différences, bien sensibles, quand on compare un grand nombre d'animaux et de végétaux, disparaissent toutes, lorsque l'on examine certaines algues et quelques polypes. Toutes les parties des plantes, si variées dans leurs formes, leurs couleurs, leur consistance, etc.. fexaminées à l'œil armé d'un instrument grossissant, se trouvent être composées de cellules oermécs de tous côtés, très-petites, régulières et de forme arrondie ou polyédrique ; de tubes plus ru moins allongés, ressemblant à des fuseaux; de, divers vaisseaux cylindriques , épars ou léunis en faisceaux. — Les cellules et les vaisseaux (ces derniers paraissent être des modifications des cellules) ont été appelés, par les anciens, organes similaires, à cause de leur similitude dans tous les végétaux à peu près, et dans les parties du même végétal; aujourd'hui on les désigne sous le nom d'organes élémentaires, parce que ce sont eux qui forment la base de l'organisation végétale. La réunion des cellules entre elles, comme celle di s vaisseaux entre eux, forme les divers tissus. Ces tissus, différemment combinés et modifiés, constituent les organes composés que l'on distingue en deux ordres, suivant qu'ils sont nécessaires à la vie de l'individu ou a la vie de l'espèce. Les premiers s'appellent organes de la nutrition ; les seconds se nomment organes de la reproduction. — Racines, tiges, bourgeons, feuilles, etc., tels sont les organes cte la nutrition.—La racine est celle partie de la plante qui s'allonge en sens inverse de la tige, cherche à s'enfoncer dans la terre et y fixe la plante ; c'est aussi une des parties du végétal par où pénètrent les liquides qui servent à sa nutrition. Le caractère essentiel de la racine est de ne présenter, sur sa surface, aucune espèce d'appendice analogue, soit aux feuilles, soit à leurs modifications, et non, comme l'on pourrait le penser, d'être située dans le sol; parce qu'il y a des racines qui végètent dans l'air, et surtout parce qu'il y a un grand nombre de tiges qui se trouvent dans la terre. Les extrémités de la racine s'appellent spongioles ; les spongioles dans la racine, servent à l'absorption. — On donne le nom de tige à la partie qui croît en sens inverse de la racine, tend à s'élever dans l'air, porte les bourgeons, les feuilles, les fleurs, en un mot foute espèce d'appendice. Le point où la racine et la tige font en quelque sorte effort l'une contre l'autre, s'appelle eoll'4 : le collet n'est pas un organe, mais un point où se joignent deux organes. La tige est herbacée ou ligneuse; elle dure un an, deux ans ou une suite d'années indéterminée. Les formes, la composition, la direction de la tige, etc., sont très-variées. —t.es (i) Le principal de ce travail est dû à feu P. Durand, pharmacien de l'hospice de Caen. Des corrections et compléments indispensables y ont été apportés par le docteur O'Korke, avec la collaboration de M. 1\ Hariot, interne des hôpitaux de Paris, lauréat de l'Ecole de pharmacie (médaille d'or, botanique 187b; prix Minier 1S77). DU RÉGINE VEGETAL. 87 bourgeons sont des corps arrondis ou coniques, situés ordinairement a l'extrémité des divisions de la tige (rameaux qui ne sont qu'une répétition de la tige) ou à l'aisselle des feuilles. On doit les considérer comme des sortes d'embryons, puisque d'eux naissent les feuilles, les fleurs, etc., et que, mis en terre, ils peuvent s'y enraciner, vivre à part et propager l'espèce. Les corps que l'on désigne sous les noms d'oignons, de bulbes, etc., sont des bourgeons, ou plutôt des plantes entières. En effet, ils sont composés d'une racine, d'une tige, courte, à la vérité, et d'écaillés, lesquelles sont les analogues des feuilles. Quant au tubercule de la pomme de terre, il doit être considéré comme un rameau raccourci. — Les feuilles sont des appendices qui servent d'organes inspiratoires et expiratoires, et qui, mis en contact avec l'air atmosphérique, donnent lieu à un des phénomènes les plus remarquables, les plus curieux, les plus importants de la vie végétale. Elles sont composées de fibres et de tissu cellulaire. Lorsque le faisceau de fibres sort du bourgeon sans s'étaler, sans se ramifier, il forme une espèce de queue que l'on appelle pétiole, et la feuille est dite pétiolée ; lorsqu'au contraire, ce faisceau s'étale immédiatement en sortant du bourgeon, la feuille est sans pétiole et par conséquent sessile. La partie aplatie de la feuille s'appelle limbe. La feuille est simple ou composée d'un nombre plus ou moins grand de parties, qui ont reçu le nom de folioles ; quelquefois la feuille est accompagnée de petites pièces nommées stipules. Les feuilles représentent à peu près toutes les figures connues : il semble que la nature s'est plu à déployer, surtout dans cet organe, son inépuisable variété. La feuille est ordinairement lisse à sa face supérieure, mate et velue à sa face inférieure. C'est sur celle-ci que se voient le mieux les fibres (nervures) dont la distribution est d'une grande importance, puisqu'elle peut servir à distinguer deux des plus grands embranchements du règne qui nous occupe. D'autres organes (classés parmi ceux de la nutrition) tels que les aiguillons, poils, glandes, se remarquent sur certaines parties de beaucoup de plantes. Ces organes ne sont qu'accessoires et non essentiels à la plante, ainsi que les vrilles, mains ou crampons (espèce de petites racines) à l'aide desquels les végétaux s'attachent sur d'autres plus robustes ou à d'autres corps, pour s'élever et croître souvent a leurs dépens. — Les organes de la reproduction comprennent la fleur et ses accessoires, et le fruit. On peut considérer les organes de la fleur comme des feuilles modifiées, prenant naissance à l'extrémité de la tige ou de ses divisions, disposées ordinairement en cercles (verticales) réguliers. D'après leur position el leur rôle physiologique, on les divise en quatre classes. En procédant de l'extérieur à l'intérieur, on trouve le calice, la corolle, les étamines, et tout à fait au centre les pistils. Le calice est ordinairement vert, herbacé et formé de petites feuilles (sépales) souvent soudées entre elles. La corolle, au contraire, ordinairement d'un tissu fort délicat, peinte des plus belles couleurs, se compose de pièces que l'on nomme pétales : ces pièces, comme celles qui constituent le calice, sont fréquemment soudées entre elles. Quand la soudure est complète , la corolle, comme le calice, est un tube entier ; mais, selon que les parties de ces deux organes sont plus ou moins unies, ils offrent l'apparence d'un tube fendu plus ou moins profondément ou denté au sommet. — Le calice est dit gamosépale quand il est formé de pièces soudées, et polysépale quand il se compose de pièces libres; la corolle s'appelle gamopétale lorsque les pétales sont soudés, et polypétale quand ils sont libres. — Le calice et la corolle ne sont que les organes accessoires de la fleur, les étamines et les pistils en sont au contraire les organes essentiels. Vitamine, organe mâle, se compose essentiellement d'une anthère, et le plus souvent, en outre, d'un petit filet qui la supporte. — \'anthère est une espèce de petit sac contenant une poussière que l'on appelle pollen et dont chaque globule est une petite vésicule renfermant une liqueur fécondante. — Le pistil est l'organe femelle ; l'ovaire et le stigmate en forment les parties essentielles, le style manque quelquefois et n'en est que la partie accessoire. De ces trois parties, l'ovaire est la plus inférieure ; tantôt libre, au fond de la fleur, tantôt plus ou moins enfoncé dans le réceptacle, il est renflé en forme d'œuf et contient dans son intérieur les rudiments des graines (ovules). Il porte le style qui se termine par .le stigmate, organe qui reçoit le pollen. — La fécondation opérée, le calice tombe quelquefois; souvent la corolle et les étamines, le style et le stigmate, disparaissent; l'ovaire continue à s'accroître ; arrivé à son dernier développement, il prend le nom de fruit. Celui-ci se compose de deux parties, le péricarpe et les graines. — Le péricarpe sec, membraneux, épais ou charnu représente l'ovaire ; les graines sont les ovules développés. Ces deux parties ne sont pas toujours distinctes l'une de l'autre, et l'adhérence plus ou moins grande du péricarpe avec les graines fait paraître celles-ci nues. Mais ce n'est là qu'une apparence. — Le péricarpe est formé de trois parties : une extérieure, Vépicarpe ; une autre intérieure, qui recouvre les graines, Y endocarpe, et entre ces deux premières une dernière, vasculaire, de nature variée , que l'on appelle mésocarpe. Quand l'ovaire est infère , le calice surmonte le péricarpe. Le péricarpe coupé en travers présente une seule ou plusieurs 88 SYNOPSIS cavités qui représentent autant de carpelles soudés. Ces cavités s'appellent loges. — Les graines sont attachées dans l'intérieur du péricarpe à un corps que Ton nomme placenta ou tropkosperme. Le placenta a quelquefois des prolongements portant le nom de po- ilospermes. — Uarille est un prolongement particulier du placenta sur la graine. — La graine attachée au placenta ou à ses prolongements, Test par un point qui a reçu les noms de hile et (Tombilic. La graine est comprimée quand le hile se remarque sur un de ses bords ; elle est, au contraire, déprimée, quand il est sur son dos ou sa face. Quant à la position de la graine relativement au péricarpe, elle est dressée, renversée ou ascendante : dressée, quand elle est fixée au fond du péricarpe, ou d'une de ses loges, par son extrémité; renversée, quand elle est attachée de la même manière au sommet de la loge du péricarpe ; ascendante, lorsque le placenta étant axile, la graine dirige son sommet vers la partie supérieure de la loge. La graine est formée de deux parties : l'une, Vépisperme, membrane simple ou double; l'autre, l'amande, est recouverte par l'épisperme. L'amande, essentiellement formée de l'embryon, ren- feime quelquefois un autre corps auquel on a donné les noms ffendosperme, tfalbumen et de pèrisperme. Vembryon est un corps organisé. C'est une plante en miniature. On y distingue le rudiment de la racine, la radicule; celui de la tige, la tigcllc; du bourgeon, h gemmule; et des feuilles, le corps cotylédonaire, qui est tantôt simple, tantôt formé de deux appendices portant le nom de cotylédons. Les cotylédons sont ordinairement épais et charnus, quand l'endo- sperme est absent; dans le cas contraire, ils sont minces. — Les organes que nous venons de passer en revue présentent une foule de modifications diverses et ne se trouvent pas toujours réunis sur le même individu. Plusieurs manquent sur la même plante. Ainsi dans beaucoup de végétaux l'enveloppe florale est simple (le calice manque ou bien c'est la corolle), quelquefois elle est nulle; dans certaines fleurs, l'on ne trouve que l'un des deux organes sexuels. Il y a même un grand nombre de végétaux qui sont privés d'organes sexuels visibles, semblables à ceux dont nous avons parlé. Linné, croyant cachés les organes reproducteurs de ces plantes, les a nommées cryptogames; elles ont encore recule nom <£ acotylédones, parce que leurs germes ne l'enfermant pas d'embryon proprement dit, elles sont dépourvues de cotylédon-:. Dans les végétaux phanérogames, l'embryon est tantôt à un seul et tantôt- à deux cotylédons; d'où résultent trois grandes divisions du règne végétal en plantes acotylédones, monoeoty- lédones et dicotylédones. — Ces trois divisions primitives forment la base de la méthode de deJussieu. Il existe une autre méthode que nous devons à de Candolic. Elle n'est qu'une simple modification de celle de de Jussieu, nous en donnons plus loin le tableau synoptique, tout en montrant ici la corrélation qu'il y a entre ces deux classifications. De Candolle partage les végétaux d'abord en deux embranchements, savoir : les ivisch- laires ou végétaux pourvus de vaisseaux et de cotylédons, et les cellulaires, ou végétaux formés de tissu cellulaire sans vaisseaux et sans cotylédons. — Les vasculaires se divisent en exogènes et en endogènes (l):les premiers ont l'embryon pourvu de deux cotylédons ou plus ; les seconds ont l'embryon à un seul cotylédon. — Les exogènes sont partagés en deux groupes, suivant que leur périanthe est double ou qu'il est simple. — Les exogènes à périanthe double forment trois classes :1° les thalamiflores, pétales libres insérés sur le réceptacle (hypopétalie, i.); 2° les calciflores, pétales libres ou plus ou moins soudés, insérés sur le calice (les plantes monopétales et polypétalcs de Juss., à insertion périgyne et épigyne) ; 3° les corolliflores, pétales soudés en une corolle hypogyne (hypocorollie, t.). — Les exogènes, à périanthe simple, forment seulement une classe, les monochlamydés (apétales, J.). — Les endogènes sont divisés en : 1° endogènes phanérogames, dont les sexes sont distincts (monocotylédones. J.); 2° indogènes cryptogames, dont les sexes ne sont pas distincts (équisétacées, fougères, lvcopodiacées). — Les cellulaires, ou acotylédones, se subdivisent en : 1° foliacés, pourvus d'expansions foliacées (mousses, hépatiques); 2° aphylles, privés d'expansions foliacées (lichénées, champignons, (algues). ACOTYLÉDONES Ce sont des végétaux dans lesquels on ne trouve ni fleurs, ni par conséquent d'embryon et de cotylédons. Ces végétaux se reproduisent au moyen de petits corps nommés sporules ou spores nus' ou renfermés dans des espèces de capsules qui ont reçu différents noms, tels que ceux de sporanges, conceptacles, etc. Ces organes reproducteurs ont de l'analogie dans leur structure et (i) Cette division en Exogènes et Endogènes repose sur cette opinion erronée que la tige de certains végétaux s'accroît de dehors en dedans, tandis que, dans d'autres, l'accroissement se ferait de dedans en dehors. Des études anato- miques mieux dirigées ayant prouvé que partout l'accroissement se fait par addition de couches extérieures sur celles eiistant déjà, cette ancienne division doit être abandonnée. H DU REGNE VEGETAL. 89 dans leur développement avec les bulbilles. sortes de petits bourgeons que l'on observe sur certaines plantes phanérogames, entre autres sur la dentaria bulbifera et le lilium bulbiferum. Les aco- tylédones ne forment qu'urte classe, I'acotylédonie, dans laquelle nous décrivons huit familles. Conferva ( conferve ). Filaments libres, articulés ; articles le plus souvent remplis d'une matière verte. Nostoc. Fronde gélatineuse, ordinairement formée de filaments minces, ayant la forme d'un chapelet, composée en entier de corpuscules. Laminaria (laminaire). Algues marines à spores moules ^zoosporéens). Fucus f 1. ALGUES. — Plantes aquatiques, de couleur verte, brunâtre ou rougeàtre ; membraneuses et comme cartilagineuses ; filamenteuses , laminées , dendroïdes, quelquefois articulées ; sporanges placés dans la substance même du végétal, rarement à l'extérieur et renfermant les sporules. Celles-ci donnant directement naissance à des organes capables de reproduire l'espèce. 2. CHAMPIGNONS. — Végétaux de forme variée; gélatineux, charnus, ou subéreux; diversement colorés, mais jamais verts; tantôt ressemblant à une sorte de chapeau pédicellé ou sessile et doublé de lames, de pores ou de tubes ; tantôt form. des masses globuleuses, cupuliformes, ramifiées, filamenteuses ou membraneuses ; sporules nues ou renfermées dans des espèces de capsules (thecœ) placées à la surface ou dans l'intérieur du champignon. Ces caps, sont parfois enveloppées dans un péridiiim charnu, membraneux ou ligneux.. Spores ne donnant jamais naissance à des organes capables de reproduire l'espèce ; mais à des filaments, nommés mycélium, qui portent les organes reproducteurs. .">. LICHÉNÊES. — Thallus membraneux, pulvérulent ou cruslacé ; sporul. renfermées dans des organes nommés apothécions ayant la forme de caps., d'écussons ou de tubercules, stipités ou sessiles. Ces végétaux les relient d'une manière très- intime aux Champignons. varechs). Spores non motiles. Coralllu ; Sphoerococcus (mousse de Ceylan) ; Cuoxdrus (carraghaén) ; Gigartixa (mousse de Corse) spores rouges, non motiles, développées h-h dans des cellules spéciales. i Mucor. Filaments stériles couchés; fertiles f dressés, cloisonnés, à sporules simples globuleuses. Lycoperdon. Peridium double, stipité ; l'extérieur à aréoles écailleuses ; l'intérieur membraneux, se rompant irrégulièrement au sommet. Acaricus. Voiva nul ; chapeau lamelleux en dessous; lamelles formées d'une membrane à double feuillet, laquelle renferme les / thèques. Polyporls. Chapeau revêtu en dessous d'une membrane homogène, percée de pores, contenant des thèques très-petits. Boi.etls. Chapeau hémisphérique, à surface inférieure formée de tubes libres. Morciiella. Chap. plissé, réticulé, formant des alvéoles nombreux et irréguliers ; hyme- nium supérieur, renfermant des thèques fixes. Ci.vviceps (ergot de seigle). Mycélium sclévoîde \ qui constitue l'ergot. Lecanora. Apothécions en forme de scutelles, sessiles, colorés, à bord concolore au thallus qui le form' 1 . Opegf.ama. Apothécions noiis ou d'un bleu etfleuri, ponctiformes. Cetraria (lichen d'Islande). Sticta (lichen pulmonaire). Roccei.lv (orsefiles). Collema. Thallus de forme variable, gélatineux et cartilagineux (par la dessiccation ); apothécions en forme de scutelles. Parmelia. Thallus à surfaces dissemblables; \ apothécions grands, presque membraneux. h. HÉPATIQUES. — Plantes herbacées ; tiges foliées ou expansions vertes et foliacées ; organes générateurs en caps, sessiles ou portées sur un long filament, sans opercule, se partageant en plusieurs valv. ou s'ouvrant par une fente et contenant des sporules attachées à des élatères; quelquefois en globules remplis d'un fluide visqueux et réunis dans une espèce de capsule. JuiXGERMANNiA. Tige et feuilles ressemblant le plus souvent à celles des mousses ; gaine (coiffe) univalve, d'où sort un long pédicellé portant une caps, à k valves. M uîchantia. Fronde étalée, portant des réceptacles qui recouvrent plusieurs caps, s'ouvrant en k valv. du sommet à la base. no SYNOPSIS 5. MOUSSES. — Plantes vertes, à feuilles simples, ordinairement étroites et subulées, sporules renfermées dans des caps, nommées urnes et ordinairement pédicellées. Ces caps, sont d'abord enveloppées dans une membrane, qui se rompt circulairement, et dont la partie supérieure se nomme coiffe. L'urne s'ouvre par une opercule circulaire, dont le contour de l'ouverture s'appelle péristôme; ce dernier est nu, ondulé, cilié ou membraneux, simple ou double. Périst. double. Polttrichosi. Urne terminale; périst. est. ri 32-64 dents : péristôme intér. formé d'une membrane horizontale ; coiffe formée de poils dirigés du sommet à la base. Hypndm. Urne latérale ; périst. extér. à 16 dents, périst. intér., membraneux à 16 segments souvent mêlés de cils; coiffe divisée. Périst. ( Tortula. Une terminale; péristôm. a 32 dents simple, t tordues en spirale, adhérentes à leur base. Périst. \ Gymnostomcm. Urne terminale à orifice nu : , nu. ( opercule caduc, entier; coiffe en capuchon. 6. LYCOPODIACÉES. — Tige rameuse, ordinairement étalée et rampante, portant des feuilles très-petites et très-nombreuses; caps, petites, contenant un grand nombre de sporules; ou bien caps, plus grosses et renfermant 3 à U sporules plus grosses. Ces 2 sortes de caps, sont quelquefois réunies sur le même individu. Lycopodium. Caps, de 2 sortes; les unes bivalves, pleines de poudre: les autres à A valves, contenant 1 à k sporules libres. 7. FOUGÈRES. — PI. herbacées (dans notrepays) et vivaces; feuilles ou frondes, le plus souvent ailées, ou découpées, roulées en crosse avant leur développement; fructifications situées diversement à la lace postérieure des feuilles, ou bien disposées en épis terminaux. Les sporules sont nues ou renfermées dans des caps. ( conceptacles ), souvent munies d'un tégument [indiir- niinii) et s'ouvrant, par leur contour, soit au moyen d'une l'ente longitudinale, soit en se déchirant irrégulièrement. Spores donnant naissance à un petit corps foliacé, nommé pro-embryon, sur lequel se développent les organes de reproduction. C'est une sorte de génération alternante, comme dans certains animaux. O I .et é OQ -S ; oa -S i {& _T~ Pteris. Caps, formant une ligne continue marginale; couvertes d'un indusium formé du bord replié de la feuille et s'ouvrant à l'intérieur. Scolopenoricm. Caps, réunies en lignes étroites, situées entre les veines des feuilles et couvertes par un double tégument s'ouvrant par une fissure longitudinale. Adianthum (capillaires) ; Sporanges disposé;- en soies marginaux avec indusium continu, avec le bord de la fronde et libre du côté intérieur. Asplexium. Caps, réunies en lignes droites transversales, obliques et couvertes d'un indusium s'ouvrant de dedans en dehors. Polystichum. Caps, réunies en points arrondis, éparses, couvertes d'un tégument fixe par le centre et s'ouvrant à la circonférence. Polypodidm. Caps, disposées en points ronds épars ; sans tégument. a j ■ Osmunda. Caps, disposées sur le dos de la S | \ feuille, s'ouvrant longitudinalemenl. S, g / Opiiioglosscm. Caps, en épis, disposées sur Q a \ 2 rangs, s'ouvrant en travers. S. ÉQUISÉTACÉES. — PI. sans feuilles, à tige fistuleusc sillonnée, offrant des articles munis d'une gaîne qui présente un grand nombre de segments ; fructifications en épis terminaux, formées d'écaillés comme peltées; à la surface inférieure des écailles, caps, s'ouvrant par une fente longitudinale qui regarde l'axe. Spore portant k filaments en croix très- hygrométriques, servant à la dispersion..Génération comme dans les Fougères. Equisktum (Prêle). Caractères de la famille. DU REGNE VEGETAL. 91 MONOCOTYLEDONES 1° Dans ces végétaux : l'embryon a le corps cotylédonaire simple et indivis ( à l'œil nu ) ; la gemmule, est renfermée, en général, dans l'intérieur du cotylédon, et la radicule est enveloppée dans une sorte de poclie nommée colêorhyze. Celle-ci est percée, lors de la germination , par la radicule. 1° La racine est fibreuse et n'a jamais de pivot faisant suite à la tige. 3° La lige, coupée en travers, présente la structure suivante : elle est formée principalement de moelle, que parcourent des fibres disposées par faisceaux plus nombreux à la circonférence qu'au centre ; l'écorce est souvent difficile à isoler. 4° bes feuilles sont souvent engainantes, entières, à nervures simples et parallèles, quelquefois lobées et à nervures rameuses. 5° Enfin les fleurs sont composées sur le type, le plus souvent 3, ou un des multiples de ce nombre. Les monocotyl. ont été divisées en trois classes, d'après la position des étamines relativement à l'ov. Les étamines sont insérées sous l'ov., ou autour de l'ov., ou au-dessus de lui. Alors on a les monocotyl. liypogynes, les monocotyl. périgynes et les monocotyl. épigynes, c'est-à-dire, la MOWHYPOGYXIE, la MO-NOI'KRIGYME, la MO-\'OÉPIGYNIE. Des auteurs célèbres, regardant l'enveloppe florale des monocotyl. périgynes et des monoco- tyl. épigynes comme un calice, ont avancé que la corolle manquait toujours dans ces deux classes. Cependant, dans la plupart des cas, il est difficile de ne pas y voir deux verticilles alternants, dont l'extérieur, analogue aux calices, pourrait bien être le calice, et l'intérieur, analogue aux corolles, serait une corolle; mais nous ne voulons rien préjuger sur ce point. Ici. comme dans certaines classes dicotylédones, nous désignerons cette partie de la fleur, qu'elle soit unique ou double, qu'elle soit analogue au calice ou aux pétales, nous la désignerons, disons-nous, sous le nom de périanthe ou de pèrigone, tant qu'elle sera un objet de discussion parmi les savants. Toutes les classes, soit des monocotylédones, soit des dicotylédones, ayant pour base l'insertion des étamines ou de la corolle staminifôre, nous devons dire quelques mots des caractères qui sont les conséquences de chacune des insertions. Ainsi, lorsque l'insertion est bypogyne, l'ovaire est toujours libre ou supère; au contraire, lorsque l'insertion est épigync l'ovaire" est toujours infère ; dans l'insertion périgyne on trouve l'ovaire aussi souvent libre qu'infère (1). MO.N'OHYPOGY.NIE. Étamines insérées sous l'ovaire. Cette classe renferme quatre familles, dans lesquelles l'ovaire est unique, à une seule loge et en général monosperme. Les deux premières ont beaucoup de rapport entre elles ; cependant on les distingue facilement l'une de l'autre : dans les aroïdées, le spadie est entouré d'une spathe, les étamines sont très-courtes, les ovules sont dressés et nombreux, le fruit est charnu; dans les typhacées, au contraire, le spadix est nu, les étamines sont plus longues, les ovules sont renversés et solitaires, le fruit est sec. (t) Le mode d'insertion des étamines est loin d'avoir la valeur qu'on pourrait être tenté de lui attribuer dans la classification dite naturelle. De Jussieu ne l'ignorait pas, et tout en la prenant, faute do mieux, pour base de sa méthode, il en a lui-même souvent fait bon marché; ainsi le voit-on réunir dans le même groupe des plantes où l'insertion de l'androcée se fait à presque toutes les hauteurs. Ex. : les Renonculacées, les Saxifrages, etc. 92 SYNOPSIS W Les graminées et les cypéracées sont deux familles très-naturelles. La structure de l'enveloppe île leurs fleurs est très-remarquable : ce sont des écailles de couleur verdàtre, auxquelles on a donné des noms particuliers, qui tiennent lieu de périanthe, ou du moins en forment la partie la plus apparente, mais qui ne présentent jamais une disposition circulaire. On distingue ces deux familles d'après les caractères suivants : dans les cypéracées, la gaine des feuilles est entière, le périanthe est formé d'une écaille et on y trouve, en général, trois stigmates ; dans les graminées, la gaine est fendue, le périanthe est formé de trois écailles, dont deux soudées en une pièce plus grande; elles sont disposées sur deux rangs et il n'y a que deux stigmates. 9. AROIDÉES. —Feuilles ait. ou radicales, , engainantes ; fleurs en spadices environnés l d'une spathe, souvent sans enveloppe florale; ) étamines et pistils séparés ou entremêlés ; ] baie ou capsule ; périsperme farineux ; em- / bryon dressé. Arum. Spadix nu à sa partie supérieure, chargé d'anthères tétragones à sa partie moyenne et de fleurs femelles à sa base ; périanthe nul; baie à l loge. Acorcs. Spadix couvert de fleurs hermaphrodites; périanthe a 6 divisions profondes capsule à 3 angles, à 3 loges. 10. TYPHACÉES. — Plantes en général aquatiques et herbacées ; liges énodes ; feuilles ait., engainantes; fleurs monoïques ; périanthe nul ou formé de 3 à 6 divisions ; 3 étamines ou plus; 1 ovaire ordinairement à 1 loge; 1 style et 1 stigmate; endosperme contenant dans son centre un embryon ayant la même direction que la graine. TïniA (massette). Chatons cylindriques; 3étamines ; fruits entourés d'une houppe de poils ; gaine des feuilles fendue. Spargaxicm (rubanier). Chatons globuleux ; fleurs femelles, ayant un périgone à 3 div.; gaine des feuilles entière. 11. CYPÉRACÉES. — Plantes la plupart aquatiques; tige en général triangulaire et énode; feuilles engainantes, à gaine entière; fleurs en épis ou épillets munis de bractées ; chaque fleur se compose d'une écaille, en général de 3 étamines, d'un style qui porte 2 et le plus souvent 3 stigmates ; fruit akène ; périsperme farineux. Cyperds (souchet). Glume disposée sur deux rangs; fruit nu. Erioi'Horum (linaigrette). Fruit entouré de soies très-longues. Carex (laiche). Fleurs ordinairement monoïques; fruit renfermé dans une utricule perforée au sommet. Les PANDANÉES, FREYCINETIÉES, NIPACÉES, familles voisines des précédentes, sont de> végétaux palmiformes, acaules ou caulescents à feuilles très-longues, ramassées au sommet de la tige, servant à des usages textiles ; le nipa frutescent soit en Malaisie à couvrir les habita- lions ; le phytelephas macrocarpa donne l'ivoire végétal. Le earludovica palmuta fournit la paille des chapeaux de Panama. Ces familles habitent les régions tropicales des deux continents. DU RÉGNE VEGETAL. 93 12. GRAMINÉES.— Piaules à tige (chaume) fistuleuse, présentant, de distance en distance des nœuds pleins d'où partent des feuilles munies d'une gaine fendue longitudinalement; Heurs hermaphrodites (quelquefois uni- sex., par exemple, le maïs), en épi ou en panicule, à deux enveloppes : l'une extérieure, appelée (jlume ou lépicène , formée d'écaillés, renfermant une ou plusieurs fleurs; l'autre intérieure (balle), à deux valves qui en représentent réellement trois, dont deux se sont réunies, enveloppant immédiatement la fleur ; ordinairement, 3 étamines à longs filets et à anthères bifides à leurs deux extrémités, ayant la forme d'un X; un ou deux styles ; deux stigmates poilus ou glanduleux; fruit, caryopse, nu ou entouré par la balle persistante ; périsperme farineux. '5 c Bromus. Valve extérieure portant une arête un peu au dessous de son sommet. Festuca (bambous). Valves très-aiguës, l'in- g-gl férieure plus grande et souvent terminée Q * j par une arête. (Le festuca pigonil est vénéneux). Avena (avoine). Arête genouillée, placée sur le dos de la valve inférieure. Dactyi.is. Valves de la glume courbées en carène; une arête très-courte, sur la valve inférieure de la balle. ° \ G -- •- : ^ a 'c.^3 Sr 1 ~~ 'S; « -- Ti " Cj S. a Poa (pàturin). Valves de la balle scarieuses et souvent obtuses, fortement pliées. Briza. Balle à valves ventrues, obtuses; panicule divergente, à épillets pendants. Ampelodesmos (Diss, Alfa). Glume-; courtes opposées aux fleurs ; balle inférieure munie de poils à la base. Arcndo (roseau). Glume entourée de poils longs et soyeux; balle plus longue que la glume. Mf.lica. Glume scarieuse; balle à valves ventrues. (Vénéneux.) Phleum. Balle plus petite que la glume dont les valves sont tronquées au sommet. Cynodon. Glume plus petite que la balle dont la valve extérieure est très-grande. Panicum. Glume composée de 3 valves; fruit entouré par la balle persistante. Andropogo.n (vetives, schœnante, iwarancusa, sorgho, canne à sucre). Phalaris. Balle à valves inégales, plus courte que la glume. Agrostis. Valves de la balle glabres, dont une est munie, sur son dos, d'une arête ou d'une soie. I Alopecitrus. Arête placée à la base extérieure de la balle qui est univalve. 1 Anthoxanthum. Arête sur le dos de la valve unique de la balle dans les fleurs stériles ; fleurs fertiles mutiques, à 2 étamines. Triticum (froment). Valves de la glume égales entre elles et présentant leurs bords à l'axe (opposées à l'axe). Lolium (ivraie). Valves de la gl ime inégales entre elles et présentant leurs faces à l'axe (parallèles à l'axe) ; la valve intérieure est petite et souvent avortée. (Vénéneux). Secale (seigle). Deux fleurs fertiles dans chaque épillet avec le rudiment d'un troisième. Hordedm (orge). 3 épillets uniflores sur chaque dent de l'axe. Zea. Epillets unisex.; les mâles en panicule terminale, les femelles en épis axillaires. Oriza (riz). Fleurs hermaphrodites, six éla- \ mines, épillets uniflores. 94 SYNOPSIS MONOPÉHIGYNlE. Étamines insérées autour de l'omire. Dans les familles de cette classe, le périanthe est formé de 6 parties plus ou moins soudées, et disposées sur 2 rangs ; il y a 6 étamines, 3 carpelles soudés souvent en un seul ovaire trilocu- laire, un slyl. et trois stig. dist; les graines sont pourvues de périsp. : cependant, à ce que nous venons de dire, on trouve quelquefois des exceptions : nous allons les faire connaître ; elles nous aideront, avec d'autres caractères, à distinguer ces familles. — Les palmiers sont des arbres exotiques; quelquefois n'ayant qu'un pist., par conséquent qu'un st. et qu'un stig. Leur fr. est une baie ou une drupe. — Les joncées ont leur périanthe glumacé, leurs fleurs vertes ou brunes, leur st. simpl. —Dans les alismacées, les étam. excèdent quelquefois de beaucoup le nombre 6 ; leurs carpelles sont souvent aussi très-nombreux et libres ; leur embr. est dépourvu de périsp. Les colchicées ont les caps, libres ou se séparant à la maturité. Ce caractère, avec leurs trois st., le tégum. membran. de leurs graines, les distinguent des joncées et des liliacées, dont elles tiennent en quelque sorte le milieu. — Dans les asparaginées, le pôrigone n'est pas toujours formé de six parties; quelquefois il l'est de quatre ou de huit; les étamines sont en même nombre que les pièces ou divisions du périgone ; le fruit est, en général, une baie sphé- rique. 13. PALMIERS. — Arbre a tige souvent, simp., cylindriq., couronn. par un faisceau de feuilles pinnées ou découpées en un grand I nombre de folioles ; fleurs souvent enveloppées dans une spatbe ; périanthe formé de 0 parties, dont .'! externes et 3 internes ; ordinairement 6 étamines; 1 ovaire simple ou formé de la réunion de 3 ovaires surmontés d'un style et d'un stigmate ; drupe charnue ou fibreuse. Chamoerops (lalanier), 3 ovaires ; autant de styles et de stigmates ; 3 petites drupes globuleuses. Piior.ixix (dattier). Fleurs dioïques ; 1 stigmate; drupe charnue. Cocos (cocotier). Fleurs monoïques ; stigmate tubulé, drupe très-grande, fibreuse. Abeca (arec); ÉleIs .(huile de palme) : Cero- xylon (cirier) ; Sagus (Sagou) ; Calamus (rotang) ; Copernicea (cire de Carnauba); Arenga (chou palmiste, sucre et vin de palme); etc, etc. 14. JONCÉES. — Herbes à fleurs munies de bractées scarieuses : périanthe composé de 6 parties glumacées, disposées sur 2 rangs; en général G étamines; 1 style; 3 stigmates; caps, à 3 valves, à 1-3 loges poly- spermes. Juxxus Qonc). Feuilles cylindriques ou carénées ; capsules à 3 loges. Luzula. Feuilles planes ; caps, à 1 loge, à 3 graines et à 3 valves. 15. ALISMACÉES. — Plantes aquatiques ; fleurs en épis ou en panicules ; périanthe formé de 6 pièces, dont 3, plus intérieures, sont colorées ; étamines, de 8 à 30 ; plusieurs pistils ; autant de capsules à 1 loge ; embryon dépourvu de perisperme, souvent recourbé en forme de fer à cheval. Iîltomcs (butome). 9 étamines ; 6 ovaires G styles ; capsules polyspermes. Alisjia (fluteau). 6 étamines ; 6-25 ovaires fruits distincts, monospermes, indéhiscents. Sagittaria. Fleurs monoïques ; les mâles 24 étamines environ ; les femelles, pist. nombreux. 16. . COLCHICÉES.—Plantes ordinairement bulbeuses; périanthe à 6 divisions, le plus souvent très-profondes; 6 étamines insérées sur les divisions du périanthe ; 1-3 styles ; 3 stigmates ; 3 caps, distinctes, ou soudées, mais devenant libres à la maturité; endo- sperme charnu, contenant un embryon colin- d'rique. Colchicuji (colchique). Plante dépourvue de feuilles, lors de la floraison. Veratrum ( vératre ). 3 capsules toujours distinctes. DU RÉGNE VEGETAL. 95 17. ASPARAGINÉES. — Plantes non bulbeuses, à rhizome souterrain; feuilles alternes , opposées ou verticil- lées ; fleurs hermaphrodites ou unisexuelles ; périgone coloré à i-6-8 tliv. profondes ; Zi-6-8 éta- mines ; 3 ou 4 styles ; baie globuleuse, à 3 ou k log., parfois à une seule loge, à une seule graine, par suite d'avortement ; quelquefois capsule ; périsperme charnu ou corné; se distinguent des liliacées par leur fruit bac- cien. 18. LILIACEES. — Herbes souvent bulbeuses; feuilles ses- siles ou engainantes ; périanthe pétaloïde, à 6 parties libres ou soudées; 6 étam.; ov. supère à 3 log., style simple ou nul; stigmate trilobé ; caps, à 3 log. s'ouvrant en 3 valves septifères ; graines recouvertes quelquefois d'un tégument crustacé ; radicule tournée vers le bile. de Salomon). divisions; baie Asparagls (asperge). Ram. filiform., en faisceau; l IIes squamif.; baie à 3 log. disperm Paris. Feuilles verticillées ; périg. à 8-10 div. sur 2 rangs ; 8-10 étam. à anthères soudées ; Zi-5 stigmates. Convallaria (muguet, sceau Périanthe en grelot, à 6 à 3 loges monospermes. Mayanthemiu. Périanthe à 4 div.; h étam.; 2 stig. ; baie à 2 log. monospermes. Rusccs (fragon). Etam. monadelphes ; 1 styl.; 1 stig.; baie à 3 log. dispennes. SMILAX. Périant. à 6 div.; 6 étam. ; 1 st.; 3 stig. baies à 3 log. uniov. Genre fourn. la saisep. exotique et indigène; la squine. ÏCLirA. Périanthe campanule ; capsule \ oblongue ; graines planes. ) Scilla. Fil. des étam. glabres, filiformes; soudées graines arrondies. Périanthe à pièces Périanthe à pièces soudées. Muscari. Périanthe ovoïde, renflé au milieu, à 6 dents ; capsules à 3 angles saillants. Almu.m. Fleurs en ombelle, entourées d'une spathe à 2 valves. Aloe. FI. en épi; tige, courte; feuilles très- charnues, en rosette. MONOEP1GYNIE. Étamines insérées au-dessus de l'ovaire. Dans les trois l rPS familles de cette classe, le pér. est comme dans celles de la classe précédente ; seulement, il est irrégulier, quelquefois dans les iridées et toujours dans les orchidées où il y a trois étamines. Les narcissées ont six étamines et un ovaire infère à trois loges. Ce dernier caractère est commun aux iridées. Dans les orchidées, l'ovaire est à une loge et à trois placentas pariétaux ; les étamines sont soudées avec le styl. et le stigmate ; le pollen est en masse : ces deux derniers caractères ne se remarquent que dans quelques plantes dicotylédones. Les DIOSCORÉES diffèrent des Asparaginées par l'ovain est une capsule a 3 loges; Tamus, le fruit est une baie. infère. Dioscorea (Igname), le fruit 19. NARCISSÉES. — Plantes le plus souv. bulbeuses; fleurs enveloppées dans des spathes; périanthe à six divisions égales ou inégales ; six étamines; ovaire infère; un styl., stigmate simple ou trilobé ; caps, triloculaire, à trois valves septifères, ou baie ; périsperme charnu. 20. IRIDÉES.—Plantes à rhyzôme tubéreux; périanthe pétaloïde, à six divisions profondes, quelquefois irrégulières; 3 étam.; 1 style; 3 stigm.; ov. inf.; caps, à 3 log., à 3 valves septifères ; périsperme corné ou charnu. / Narcissus. Périanthe en forme d'entonnoir, i portant à sa gorge une espèce de couronne ' pétaloïde. Galanthes. Périanthe à 6 div. libres dont les trois intérieures sont échancrées et de moitié plus courtes que les extérieures. Iris. Périanthe régulier à 3 pièces intérieures petites et droites, et à 3 extérieures grandes et étalées; trois stigmates pétaloïdes. Crocus. Bulbe double, d'où sort un faisceau de feuilles linéaires ; fleurs régulières sessiles, à tube très-long. Gladiolus. Périanthe irrégulier; un bulbe. 96 SVNOPSIS Fleurs manies d'un éperon. 21. ORCHIDÉES.—PI. à racines souvent munies de tubercules ovoïdes ou palmés ; fl. souvent enépis, munies de bractées; périanthe irrégulier, à G div. dispos, sur 2 rangs, dont 5, en général, supérieures, souvent rapprochées, forment une espèc? de casque, et dont la 6% intérieure (labelle ou tablier), plus grande, de forme variable, présente quelquefois un éperon; style soudé avec les filets stamin., portant le stigmate et 1 à 2 anthères qui renferment du pollen réuni en masse ; caps, à 1 loge . triv., souv. triang.; périsp. nul. / 22. AMOMACÉES. — Piaule, vïvaces à racine charnue ; feuilles à nervures parallèles ; fleurs en grappes ou en panicules : périanthe double; calice à 3 sépales colores; corolle à 3 divisions, étamines fertiles ; ovaire à 3 loges pluriovulôes ; style à stigmate scyathiforme ; capsule tricolaire; graines à embryon cylin- dracé dans un endosperme simple ou double. Les Broméliacées (ananas) ; Musacées (bananier) ; voyageur) sont des lamilles voisines des amomées. / Or.cais. Pollen en masses naissant de deux ré- \ tinacles distincts, nus, ou renfermés dans un seul sac. Racine tuberculeuse. / Yamlla. Sarmenteuse et parasite. ' AngRjECUm (faham). Très-voisin de la vanille. Ophris. Masses polliniques naissant de 2 réti- nacles enfermés dans 2 sacs distincts. — Hac. tuberc. Epipactis. Pollen en masses, comme pultacé racine non tuberculeuse. Malaxis. Pollen en masses solides comme de la cire ; fleur renversée, c'est-à-dire divisions irrégulières du périgone placées du côté supérieur; racine tuberculeuse. Canna (Arrow root de l'Inde); Marakta (arrowroot des Antilles). Zinziber (gingembre); Curcuma; Elettaria; Costus; Amomum (cardamomes); Koempferia (zédoaire). Streliztia; Ravenala (arbre du DICOTYLÉDONES Dans ces végétaux : 1° l'embryon présente 2 lobes distincts; ces lobes, opposés et placés à la même hauteur, sont deux cotylédons; ils oui d'autant plus d'épaisseur que l'endosperme est plus mince ou n'existe pas du tout. La gemmule est située entre les deux cotylédons qui la renferment en partie. La ligelle, ou rudiment de la tige, est plus ou moins développée; elle est la partie qui élève les cotylédons, quand ils se montrent hors de terre au moment de la germination. La radicule est cylindrique et nue; elle s'allonge pendant la germination et devient la racine. 2° La racine dans les dicotylédones a toujours un pivot qui fait suite à la tige. 3° La tige, quand elle appartient aux arbres de nos forêts, est conique, allongée et terminée à son sommet par des divisions de plus en plus petites. Coupée en travers, on voit qu'elle est formée de deux parties bien distinctes qui croissent en sens inverse : l'une interne est le bois, l'autre externe est l'écorce. La première offre au centre un canal rempli de tissu cellulaire, c'est la moelle; ce canal est entouré de couches concentriques emboîtées les unes dans les autres, et dont les plus intérieures plus foncées, plus compactes, constituent le bois proprement dit ; les couches extérieures, d'un tissu moins dense, moins serre et plus pale, forment l'aubier : ces couches sont traversées par des productions médullaires communiquant avec l'écorce. La seconde partie de la tige (l'écorce) enveloppe la première : elle est formée d'abord de 1'épiderme, membrane cellulaire qui recouvre la surface des plantes, puis des couches subéreuse, herbacée et du liber. — Entre l'écorce et le bois se trouve une couche cellulaire dite zone d'accroissement. W Les feuilles sont à nervures rameuses et anastomosées. 5° Les fleurs offrent dans les parties qui composent chaque verticille ordinairement le nombre cinq ou un de ses multiples. En général, la corolle et le calice existent. Les dicotyl. sont beaucoup plus nombreux que les acotyl. et les monocotyl. réunis. A cause de cela, ils ont dû exiger plus de classes : celles-ci ont été trouvées dans l'absence ou la présence de la corolle. Les dicotyl. n'ont qu'une enveloppe florale, qui a été regardée par de Jussieu comme un calice, ou bien ils en ont deux dont l'une porte le nom de calice et l'autre de corolle. La corolle est tantôt formée de pièces soudées, tantôt de pièces distinctes : de là, nous avons les dicotyl. apétales, les dicotyl. monopétales et les dicotyl. polypétales. DU REGNE VÉGÉTAL. 97 Les dicotylédones apétales ont fourni trois classes d'après l'insertion des étamines, qui sont, comme nous l'avons dit plus liant, épigynes, périgynes et hypogynes. Ces trois classes ont été désignées comme il suit : épistamlnie, péristaminie et hypostaminie. Les dicotyl. monopétales ont fourni quatre classes qui ont été formées, non d'après l'insertion immédiate des étamines, mais d'après celle de la corolle, qui est staminifère et qui offre les trois modes d'insertion que nous avons remarqués. On a alors les dicotylédones monopétales, à corolle insérée sous l'ovaire ; à corolle insérée autour de l'ovaire, et à corolle insérée au-dessus de l'ovaire. Cette dernière insertion nous donne deux classes, suivant que les anthères sont libres ou soudées. Ces classes sont ainsi dénommées : hypocorollie, péricorolme, épico- KOLLIE-SYiN'ANTHÉRIE et ÉPICOROLLIE-CHORISANTHÉRIE. Les dicotyl. polypétales ont fourni trois classes, d'après l'insertion des pétales, qui ne porterrt pas les étamines, mais qui ont été considérés comme s'insérant au même point qu'elles, bien qu'ils soient, en réalité, situés au-dessous. Ces trois classes sont ainsi désignées : épipétalie, péripétalie et hypopétalie. De Jussieu avait formé une quinzième classe de toutes les familles à fleurs unisex., et l'avait désignée sous le nom de diclinie. Mais aujourd'hui, la plupart des botanistes ont supprimé cette classe et ont réparti les plantes qu'elle comprenait dans plusieurs autres, surtout dans la péristaminie. APETALES ÉPISTAMINIE. Étamines insérées au-dessus de l'ovaire. Dans les aristolochiées, les étamines sont soudées avec le style et le stigmate ; ce qui ne se trouve que dans les orchidées. Les cupulifères ont des rapports avec les familles qui, comme elles, faisaient partie autrefois des amentacées de Jussieu ; mais la disposition de leurs (leurs femelles, leur ovaire infère, a plusieurs loges, leurs gr. dépourvues d'endosperme, les en distinguent suffisamment. Au voisinage des cupulifères se placent les MYRICÉES (Myrica) dont toutes les parties sont parsemées de glandes résineuses. Les PIPERITÉES (Piper cubeba; methysticum ou kawa-kawa; chavica ou bétel; matico, etc.) établissent une sorte de passage entre les monocotylédones et les dicotylédones. 23. ARISTOLOCHIÉES. — Plantes souvent frutescentes etvolubiles; périanthe simple, régulier ou irrégulier, tubuleux; G à 12 étamin., soudées avec le pistil; stigmate divise; capsule ou baie a plusieurs loges polyspermes. / Aristolochia. Périanthe irrégulier; 6 anthères, presque sessiles; stig. a 0 div.; caps, à 6 angles et à 6 loges. AsARUM (cabaret). Périanthe régulier; 12 étamines à anthères attachées au milieu du filet ; stigmate étoile. 24. CUPULIFÈRES. — Arbres à feuilles munies, à leur base, de 2 stipules caduques; fl. unisex.y les mâles en chatons écailleux, ayant de six a un grand nombre d'étamines, les femelles contenues, au nombre de 2 ou 3 dans une cupule, ayant chacune une écaille dentée; ovaire a plusieurs loges; style court ; 2 à 6 stig.; irait a 1 loge enveloppe, en partie ou en totalité, par la cupule ; périsperme nul. flI-3 dj __. '2 Quercos (chêne). 5-10 étamines extrorses; 1 style court, portant 3 stigmates; o\aire à 3 loges biovulées. Corylus (coudrier). 8 étamines extrorses; ovaire à 2 loges uniovulées; fruit osseux. Carpinus (charme). Anthères barbues au sommet ; noix anguleuse, dentée au sommet. Fagos (hêtre). Etamin. nombreuses;3 styles; ovaire a 3 log. biovulées ; chatons mâles globuleux et pendants. Castanea (châtaignier). Fleurs unisexuées, mais naissant sur le même chaton : les mâles en haut, les femelles à la base ; six styles ; ovaire a 6 loges biovulées. 98 SYNOPSIS PÉRISTAMLNIE. Étamines insérées autour de l'ovaire. Les conifères, les salicinées, les bétulinées ont les fl. unisexuelles : on les distingue comme il suit : Les conifères et les cycadées ont été souvent considérées comme des plantes à ovules nus ; aussi leur a-t-on donné le nom de gymnospermes; mais l'étude du développement a montré qu'elles ont un véritable ovaire uniovulé tout à fait comparable à celui des autres plantes. Ce sont les seules avec le genre myriophyllum qui offrent des plantes dont l'embryon ait plus de deux cotylédons. Les salicinées sont toutes dioïques ; leur fruit est une capsule à plusieurs graines environnées de poils soyeux. Dans les bétulinées, l'ovaire est à deux loges monosp. et les fruits sont indéhiscents. Les artocarpées, autrefois réunies aux urticées, s'en distinguent absolument par leur ovaire toujours biloculaire au début, et ne devenant uniloculaire que par l'avortement d'une loge; et par la présence d'un ovule anatrope contigu à la loge avortée. Les urticées ont un ovaire uniloculaire, contenant un ovule orthotrope ; leur fruit est toujours un akène crustacé. Dans les autres familles de cette classe les feuilles sont simples et ail.; le périgone est formé de plusieurs pièces soudées ; l'ovaire est supère, unique et à 1 seule loge ; ces familles sont assez faciles à distinguer. Les laurinées sont les seules des familles que nous décrivons, avec les berbéridées, où les anthères s'ouvrent par des valves de bas en haut; leurs graines sont dépourvues de péri- sperme. Les thymélées ont un périgone coloré, portant les étam. à sa partie supérieure. Les polygonées ont les feuilles munies de stipules, l'embr. renversé. Les chénopodées se distinguent de cette dernière famille par leurs feuilles sans stipule et leur embr. recourbé sur un endosperme farineux. 25. CONIFÈRES. — Arbres et arbriss. à feuilles ordinairement persistantes, alternes ou verticillées; fleurs monoïques ou dioïques, sans enveloppes florales, étamines en nombre variable; fleurs femelles en cônes, rarement solitaires ; ovaires toujours supères uniloculaires, renfermant un seul ovule dépourvu d'enveloppes ; fruit en cône ou baie. Embryon situé au centre d'un albumen. ^ ... a> 2 en - §.a° zn £h Tlj P O tf! g m g 5 « I _• Taxus (If). Fl. fem., situées chacune à l'extrémité d'un rameau; akène entouré d'un disque charnu. Pistils dressés. Dacridium. Fl. fem., situées chacune à l'extrémité d'un rameau; drupe entourée à la matur. par un disque charnu. Pistils renversés. Thuya. Chatons mâles ovoïdes. Fl. fem. groupées par 2 à l'aisselle de chaque écaille du chaton. Pistils dressés. Cupressus (Cyprès). Fl. fem. placées en grand nombre à l'aisselle de chaque écaille du chaton. Pistils dressés. Juniperus (Genévrier). Fl. fem., au nombre de 3 dans chaque chaton, dont les écailles deviennent charnues à la maturité. Pistils dressés. Pinus (Pin). Feuilles fasciculées par 2, 3, 5.— Fl. fem. très-nombreuses, naissant 2 par 2, sur un pédoncule très-aplati, situé à l'aisselle de chaque écaille. Pistils renversés. Abies (Sapin). Feuilles éparses; le reste comme dans les pins. Larix (Mélèze). Feuilles fasciculées par 5-20 ; le reste comme dans les pins et les sapins. Damjiara. Feuilles planes persistantes, arbres dioïques. ^| DU REGNE VEGETAL. 99 26. BÉTULINÉES. — Arbre à feuilles simples, ait., munies de 2 stipules; fleurs uni- ses. en chatons; anthères extrorses; ovaire supère à 2 loges et à 2 styles. Fruit uniloc. et monosp. par avortera. Embryon sans albumen. • 27. SALICINÉES. — Arb. à feuilles alter., pourvues de slip, caduq. ; fleurs unisex. ; 2- 20 étam. à l'aisselle d'une écaille ; ov. à 1 loge, à 2 placentas pariétaux ; graines environnées de poils soyeux. 28. — URTICÉES. — Herbes à fleurs monoïques ou dioïques, polygames par avorte- ment. Feuilles ait., avec ou sans stipules. Périanthe à 4-5 divis. Etam. 4-5, superposées aux div. du périanthe. Ovaire supère, uniloculaire, contenant un seul ovule basilaire dressé. Fruit sec (akène) enveloppé par le calice persistant. Embryon logé dans un albumen charnu. Alnus (aune), 4 étamines capsule comprimée. Betuli (bouleau). Etamines de 6 à 12 ordin. ' fruit environné d'une large membrane. Salix (saule). 1-5 étamines, ordinairement 2; fleurs nues. Populus (peuplier). 8-30 étamines; fleurs entourées d'une sorte de godet à bords plus ou moins réguliers. Urtica (ortie). FI. monoïques ou dioïques. Périanthe des fl. fem. à à div. en croix, les: extér. plus petites. Papjetaria (pariétaire). Fl. monoïques ou polygames. Périanthe des fleurs hermaph. à 4-5 divis. à peu près égales, soudées à la base; s'accroissant en tube renflé sur le fruit et tombant avec lui. ARTOCARPÉES. — Arbres, arbrisseaux ou herbes a feuilles ordinairement munies de stipules. Fleurs ordinairement unisexuées, quelquefois situées à la surface d'un réceptacle commun conique, concave ou plan. Périanthe nul ou simple, à divis. dont le nombre varie. Ovaire primitivement biloculaire, à style bifurqué, devenant plus tard unilocul par avorte- menl. Un seul ovule dans la loge qui persiste. Ovaire supère ou infère. Graines avec ou sans albumen. Eu égard aux considérations données plus haut, nous détachons, avec la plupart des auteurs, des Urticées, une famille ainsi formulée : Artocarpus (arbre à pain; Jacquier). Humulis (houblon). Fl. dioïques. Akène enveloppé à la maturité par le périanthe accrescent. Albumen nul. Cannabis (chanvre). Fl. dioïques. Akène enveloppé par la bractée mère qui l'entoure. Albumen nul. Morus (mûrier). Fl. unisex. en épis. Akène entouré par les div. du pér. devenues charnues. Un albumen. Ficus (figuier). Fl. unisex. dispos, sur les parois internes d'un réceptacle creusé en forme de bouteille, et qui devient charnu. Un albumen. Dorstenia. Galactotendrox. Antiaris (antiar toxique). Fl. unisex. en capitules. Drupe ta graine sans albumen. Ulmus (orme). Fl. hermaphrodites ou po- lyg. Samare à graine sans albumen. 29. LAURINSE3. — PI. lign., à feuilles en général alternes ; pér. à 4-6 divis. : 4-12 étam. à anthères adnées et s'ouvrant de la base au sommet, quelquefois à 4 loges ; fruit charnu, à 1 loge, à 1 gi'. ; embryon renversé comme la graine ; périsperme nul. Près des Laurinées se trouve la famille des MYRISTTCÉES (Myristica, virola) et celle des Monimiacées (Ruina, Boldo). Sassafras. 9 étam. en 3 séries. Laurus (laurier). 12 étam. sur 4 séries. Camphora. 15 étam. sur i séries. Cinnahomom. 12 étam. sur 4 séries. 30. THYMÉLÉES. — En général arbrisseaux à feuilles entières, ait. ; périanthe coloré, en tube à 4 ou 5 lob. ; étamines en nombre double des div. du périanthe (quelquefois 4 ou 2), insérées à son sommet, sur deux rangs ; 1 style souv. latéral ; fruit monosperme, sec ou charnu ; embryon renversé, ainsi que la graine. \ Daphne (garou). Fruit charnu. Stellera (passérine). Fruit sec entouré par le périanthe persistant. 100 SYNOPSIS 31. POLYGONÉES. — Herbes à feuilles alternes, engainantes, stipulées ; périantlie à li ou 6 pièces plus ou moins soud., quelquefois disp. sur deux rangs; 4-9 étam. au fond du périantlie; anthères s'ouvrant latéralement par une double fente ; ov. à 1 log. conten. 1 ovule basilaire, orthotrope ; plusieurs styles ou plusieurs stig. sess. ; akène souvent triangulaire et parfois recouvert par le périantlie ; embryon renversé; périsperme farineux. Polygonem (renouée). Périantlie à 5 parties colorées; 5-8 étam.; 2 à 3 styles, fruit nu. Rumex (oseille). Périantlie à 6 parties verdà- tres, dont 3 intérieures enveloppant le fruit; 6 étamines. Rheom (rhubarbe, patience). Périantlie à 6 part, plus ou moins colorées; 3 styles à stigmates en forme, de goupillon. 9 étamines. Fagopyrum (sarrasin). Coccoloba. 32. CHÉNOPODÉES. — Plantes à feuilles alternes ou opposées, sans stipules ni gaines; fleurs petites; périantlie à 3-i-5 lob. ; 1-5 étam., toujours superposées aux divisions du périantlie ; style simple ou à 2- 3-4 div. ; ovaire unilocul. renfermant un seul ovule basilaire campu- litrope ; akènes nus ou enveloppés par le périantlie devenant quelque- lois charnu ; embryon roulé en anneau ou en spirale, autour d'un périsperme farineux. a, — S Atriplf.x (arroche). Fleurs polygames; 1 styl. à 2 stigmates. Spixacia (ôpinard). Fleurs dioïques : les mâles en grappes terminales, les femelles en peloton dans Faisselle des feuilles; 1 style à U stigmales. Bkta (bette). FI. liermaphr., 2 styles ; fruit recouv. par le pér. qui simule une capsule. Chenopodium (ansérine). FI. liermaphr; 1 st. bifide ou à 3 stig. ; fruit ordinairement couvert par le périantlie. Salsola (soude). Périantlie li 5 div. chargées d'un appendice scarieux après la floraison. HYPOSTAMINIE. Étumine ins. sous l'ovaire. Les amaranthées ont les rapports les plus intimes avec les chénopodées. — Les chénopodées contiennent plusieurs genres ou l'insert. est hypogyne, entre autres le genre chenopodium ; aussi, presque tous les botanistes sont-ils maintenant d'accord pour réunir ces deux groupes dont l'organisation montre une fois de plus que le caractère tiré de l'insertion est loin d'avoir l'importance qu'on lui a supposé d'abord. 33. AMARANTÊES. — Herbe à feuilles entières; fleurs polygames ; pér. persistant, a 3-5 lob., souvent entouré d'écaillés ; 3-5 étam., bb. ou monadelphes ; style simple ou nul; 2-3 stiff. ; ovaire uniloc. à 1 ovule basilaire campulitrope ; fr. à 1 log. monosperme indéh. ou s'ouvrant en travers circulairement ; périsperme farineux entouré par l'embryon. AMAr.ANTUs (amarante). "Car. de la famille. Beaucoup de ces plantes sont alimentaires dans les pays chauds. MONOPETALES HYPOCOROLL1E. Corolle placée sous l'ovaire. Cette classe renferme des familles dont les feuilles sont ordinairement simples. Elles sont alternes dans les plombaginées, solanées, borraginées et convolvulacées; dans les autres, elles sont ordinairement opposées; dans toutes, le calice est ordinairement régulier et DU RÈGNE VÉGÉTAL. 101 à 5 lobes, la corolle est également, en général, à 5 lobes; elle est irrégulière dans les lentibu- lariées, orobanchées, scroplmlariées, verbénacées et labiées, dans lesquelles le nombre des étamines est de 2 ou de U, didynames ; tandis que dans les autres familles il est de cinq (sauf les plantaginées où il y en a quatre et les jasminées deux). Il y a deux ovaires dans les apocy- nées; dans les autres il e t unique, à deux loges ou plus, excepté dans les plombaginées, pri- mulacées, lentibulariées et orobancbées, et le plus souvent les gentianées, où il estuniloculaire. Dans toutes, le style et le stigmate sont simples ou bifides (les plombaginées ont à ou 5 styles). Les plantaginées et les plombaginées sont voisines l'une de l'autre; mais dans les premières, le style est simple, l'ovaire, est à 2 log. souvent polyspermes; tandis que dans les secondes, il y a 3-5 styl., 1 ovaire uniloculaire, contenant un ovule pendant du sommet du funicule qui s'élève du fond de l'ovaire. Quelques botanistes considèrent ces deux familles comme n'ayant qu'une enveloppe florale simple et regardent la partie désignée par d'autres, sous le nom de calice, comme une réunion de bractées. Les primulacées sont les seules de cette classe, avec les plombaginées, dont les étam. soient opposées aux lobes de la corolle. Les lentibulariées ressemblent aux primulacées, par leurs graines attachées à un placenta central ; mais elles s'en distinguent par leur corolle irrégulière, leurs 2 étamines et leur embryon sans endosperme. Ce dernier caractère, joint à la structure de leur ovaire, les distingue aussi des scroplmlariées. Les orobancbées, par leur port, par leur ovaire uniloculaire et leur embryon, placé à la partie supérieure de l'endosperme, dans une espèce de petite fossette, se distinguent des scro- pbulariés. Les solanées ressemblent beaucoup aux scroplmlariées, mais elles en diffèrent par leurs feuilles alternes, leur corolle régulière, leurs 5 étamines et surtout leur embryon courbé ou en spire. Les verbénacées sont caractérisées par leur fruit drupacé, contenant un ou quatre noyaux monospermes. La famille des labiées a des rapports avec les scroplmlariées et les verbénacées ; mais elle s'en distingue par son fruit formé de quatre akènes monospermes. Les borraginées ont des rapports avec les labiées, par la structure de leur ovaire et de leur fruit, qui est la môme; mais la tige cylindrique des premières, leurs feuilles alternes, leur corolle régulière, leurs cinq étamines les distinguent des dernières. Dans la déliiscence de leur capsule, les convolvulvacées se trouvent caractérisées. C'est une déliiscence septifrage, c'est-à-dire que les valves s'ouvrent vers les cloisons qui restent en place. Les gentianées sont caractérisées par leur port et par leurs feuilles opposées et entières. Quant aux apocynées, ainsi que nous l'avons dit, ce sont les seules de l'Iiypocorollie où l'on ouve deux ovaires. SU. PLANTAGINÉES.—Herbes à fleurs en épi ; cal. à U sépales scarieux ; cor. à U div. ; U étam. à filets allongés; 1 styl.; stigm. touj. simple ; caps, à 2 loges ; périsperme corné. Embr. parallèle au plan du bile. 35. PLUMBAGINÉES .—Feuilles al ternes ou radicales ; calice à 5 dents ; cor. à 5 div. ou à 5 pôt.; 5 étam. superp. aux div. de la cor. et insérées sur le réceptacle, si la cor. est mo- nopét., et sur la base des pét. si la cor. est po- lypét.; styl. a 5 stigm.; ovaire unilocul. a placenta basilaire allongé, portant à son sommet un seul ovule anatrope. Caps, monos- perme, recouverte par le calice; endosperme farinacé. Plastago (plantain). Ovaire a loges 1-pluri- ovulées. Capsule à loges, s'ouvrant en boite à savonnette. Littorklla (littorelle). Fleurs monoïques ; ovaire à 2 loges dont l'une est stérile et l'autre uniovulée; capsule monosperme indéhiscente. Plumbago. Cor. monopél. ; étamines non insérées sur la corolle, mais sur un disque hypogin. Statice. Cal. scarieux ; cor. à 5 pét. ; 5 étam. insérées sur l'onglet des pétales. ■ 102 36. PRIMULACÉES.— Feuilles radicales ou opposées, quel- (pefois verticillées ; cal. persistant; cor. à 4-5 lobes, quelquefois nulle ; étamines en nombre égal et superposées aux lobes de la cor. ; 1 styi. ; 1 stig. ; caps, ou pyxide uniloculaire, polysperme; placenta central; embryon place transversalement au bile dans un endosperme charnu. SYNOPSIS Feuilles opposées. Feuilles alternes. \ Anagallis (mouron). Étamines à filets souv. velus ; capsule globul., s'ouvr. en travers. Lysimachia (lysimaque). Étamines quelquefois réunies par les filets ; caps, s'ouvrant au sommet par 5 valves. Glaux. — Corolle nulle. Primdla. Étamines nonsoud.; cor. gamopét. ; caps, s'ouvr. au sommet en 5 valves quelquefois bifides. Cyclamen. Divisions de la cor. réfléchies; caps. à 5 valves ; tige souterraine en forme de gâteau. Samolus. Ovaire infère; 5 staminodes. 37. LENTIBULARIÉES. — Plantes aquali- tiques ; calice à 5 parties ; cor. éperonnée ir- régul. ; 2 élam.; caps, à 1 loge polysperme; graines attachées à un placenta central ; embryon sans endosperme. Utricllaria (utriculaire). Feuilles submerg. découp, en lan. fines, portant de petites outres creuses ; cal. caduc ; fl. jaun. pers. Pinguicula (grassette). Feuilles ovales simples; cal. persistant, a 5 div.; fl. violettes lab. 38. OROBANCHÉES. —PI. ordinairement parasites, à tige charnue, garnie d'écaillés qui représentent les feuilles; fleurs accompagnées de bractées ; cal. à 4-8 div. ; cor. irrégulière, souvent labiée ; ôtam. en général di- dynames; 1 styl.; 1 stigm. bilobé; caps, à 1 loge bivalv. ; placentas pariétaux ; périsperme charnu. Orobanche (orobancbe). Cal. h 4 lobes réunis 2 à 2, en 2 pièces, souvent bifides, muni de bractées; anthères glabres, bicornes. 4 placentas. Lathr.ba. Cal. campanule; anthères poilues et sans cornes; une glande bypogyne du côté antérieur, 4 plac. Clandestina. 2 placentas seulement. ■ 39. SCROPHULA- RIÉES. — Plantes la plupart herbacées, à feuilles le plus souvent opposées; fleurs en épi ou en grappe; cal. persistant, le plus souvent à 4-5 div. inégales ; cor. à 5 lobes inégaux et souvent personnée; 2 et le plus souvent 4 étam., di- dynames; ov. à2log., dont ebac. renferme un placenta chargé d'ovules ; stigmate divisé ; capsules à 2 log., dont la déhis- cence est loculicide ou septicide, ou bien se fait par des trous au sommet ; endosperme charnu renfermant un embryon dont la radicule est opposée ou tournée vers le hile. | Capsule s'ou-' vrant par des valv. qui portent la cloison sur le milieu de leur face in-1 terne ( dehis- cence loculicide); embryon inverse. Capsule s'ou- 1 vrant par des trous au sommet ou par des valves dont les bords se trouvent vers la cloison (déhis- cence septicide); embryon droit. Calice souvent à4 divis. I Feuilles opposées. Feuilles alternes. Pedicularis (pédiculaire). Feuilles pinnatiii- des ; cal. renflé à 5 divisions. Rhinanthus. Cal. renflé, à 2 div. bifides; graine bordée d'une large membrane. Melampyrum. Cal. à 4 div. sétacées ; loges de la capsule monospermes ou dispermes. Veroaica. Cor. en roue; 2 étam.; caps, comprimée, échancrée en cœur au sommet. EurriRASiA (euphraise). Cal. cylindrique; anthères bicornes à la base. Gratiola (gratiole). 2 bractées à la base du cal.; cor. tubuleuse; 2 élam. fertiles et 2 stériles. Scrophularia. Cor. presque globuleuse; 4 étam. fertiles à anthères uniloc ; capsule globuleuse. Antirrhinum. Cor. personnée, bossue à la base; caps, s'ouvrant par 2-3 trous au sommet. Linaria. Cor. labiée, éperonnée à la base; caps, s'ouvrant par 2 trous au sommet. Digitalis. Cor. campanulée, ventrue et à 4 lob. inégaux. Verbascom. Cor. en roue; 5 étam. inégales entre elles et barbues. Ce genre établit le passage aux solanées. DU RÉGNE VEGETAL. 103 P 40. SOLANEES. — Herbes, arbustes ou arbrisseaux d'un aspect sombre, ayant toujours les feuilles ait. ; cal. persistant, à 5divisions; cor. le plus souvent régulière, à 5 lob. ; 5 étam.; 1 styl. ; 1 stigm.; ovaire identiq. à celui des scrophula- riées; baie ou capsules polysper., le plus souvent à 2 log.; embryon annulaire ou en spirale ; périsperme charnu. 41. JASMINÉES. — Arbres, arbustes ou arbrisseaux ; feuilles ordinairement opposées, à pétiole articulé; fleurs en cymes ou en corym.be; cal. tubuleux ou nul ; cor. tubuleuse, à 4-6 lobes, ou nulle ; 2 étam.; 1 styl.; 1 stig. à 2 lob. ; caps, souvent biloculaire, à cloisons opposées aux valves, ou baie ; périsperme charnu ou nul. Corolle régulière. Corolle irrégulière Solanum. Anthères commentes, s'ouvrant ae sommet par 2 pores. Capsicuji (piment). Physalis (alkékeuge). Baies globuleuses, renfermées dans le cal. qui s'accroît et se renfle en vessie pendant la maturation. Atropa. Cor. campanulée ; baies globuleuses biloculaires, entouréesparle calice persistant. Mandragora. Baies uniloculaires. Datura. Cor. très-grande; caps, à 4 log. (2 imparf.), dont 1 a déhiscence a lieu vers la cloison qui 7-este libre. Nicotiana (tabac). Calice en godet; cor. en entonnoir ; capsules à 2 loges. Hyosciamus (jusquiame). Cor. à lobes inégaux; caps, s'ouvrant en boîte à savonnette. Dcboisia? Plante australienne. Fruit sec. Fruit charnu. Syringa (lilas). Cal. et cor. en tube, à 4 div.; anthères extroses ; capsule comprimée. Fraxikus (frêne). FI. polygames; cal. et cor. toujours nuls ; anthères introrses ; caps, ter minée par une aile (samare). / Jasmikum. Cal. à 4-6 div.; cor. à 4-6 div. oliliq.; baie à 4 gr. (2 avort. souv.); pas d'album. I Olea (olivier). Feuilles simples et entières ; I fi. petites, jaunâtres; drupe charnue, à noyau très-dur, uniloc. par avorlement. Ligustruu (troène). Cal. et cor. à 4 divisions; baie à 4 graines (2 avort. souvent). PENOEA(Sarcocolle). Incertœ sedit, proche des Oléacées. Les Jaminées proprement dites se distinguent des OLÉACÉES par leurs divisions florales au nombre de 5 (i dans les oléacées) et par les semences à cotylédons charnus. Près des Jasminées doivent se ranger les familles des SAPOTÉES (Monesia, Gutta-percha) ; des ÉBÉNACÉES (Diospyros) et des Styracinées (Styrax, Benjoin). 42. VERBÉNACÉES. — Plantes herb. ou lig.; cal. tubuleux, persistant; cor. tubulée, souvent à limbe irrégulier ; 2 étam., ou 4 di- dynames ; 1 styl. terminal ; stig. simple ou bif. ; ovaire d'abord à 2 loges, qui sont divis. chacune en 2 par de fausses cloisons développées plus tard; baie ou drupe à 2-4 loges monospermes ou polyakènes ; périsperme mince et charnu. Verbena. Cor. irrégul. en entonnoir ; ovaire à 4 loges qui se séparent à la maturité en autant d'akènes. Vitex (agnus castus). Cor. irrégul. Drupe à noyau quadriloculaire. ICV SYNOPSIS Ii3. LABIÉES. — PI. à tige carrée et à feuilles opposées; fleurs axillai- res, formant par leur réunion des cymes bi- pares contractées; calice persistant, à 5 dents, le plus souvent inégales et quelquefois formant deux lèvres; cor. irrégulière, ordinairement à 2 lèvres, dont la supérieure presque toujours à 2 lobes et l'inférieure à 3 ; 2 étam. ou à didynames; ovaire d'abord à 2, et, plus tard, à k loges uniovulées, supporté par un disque hypogyne; 1 styl. gyno- basique terminé par un stig. bifide; fruit se divisant en h akènes; embryon dressé dans un endosperme charnu très- mince. Deux étamines. -a "3 Corolle à lèvre supérieure presque , nulle. Corolle à lobes presque égaux. Lycopls. Cor. à û-5 lob. presque égaux, le supérieur échancré; fruit lisse. Salvia (sauge). Connectif des étamines allongé et portant à chaque extrémité une loge de l'anthère ; une de ces loges stérile. Rosmarinls (romarin). Calice à 2 lèvres; une seule loge à chaque anthère. Hyssopus. Tube de la corolle évasé au sommet; étam. dressées, diverg.; soud. au sommet. Nepeta (cataire). Lob. moyen de la lèvre inférieure de la cor. fortem. concave. Markubium (marrube). Cal. à 10 stries et à 5- 10 dents recourbées en crochet. Ballota. Cal. à 5 ou 10 dents, toutes pliées en long. Betomca (bétoine). Étam. saillantes ; tube de la cor. cylindrique. Galeopsis. Dents du calice épineuses; anth. à 2 log. s'ouvr. chacune par une valve. Lamium. Cal. à dents aristées ; lèvre supérieure de la cor. ent. et voûtée ; anthères exsertes. Glechoma. Cal. à 10 stries; cor. 2 fois plus grande que le cal. ; anth. conniventes, deux à deux, en forme de croix. Stachys. Étam. déjetées sur les bords de la cor., après la fécondation. Thymus (thym). Cal. strié, fermé de poils perdant la maturation. Melissa (mélisse). Fleurs petites ; lèvre supérieure du calice à 3 dents ascendantes, l'inférieure à 2, toutes terminées par une pointe. Calaminïha (calanient). Calice 3 dents étalées. Clinopodium (clinopode). Fleurs munies à leur base de bractées sétacées formant un involucre. Obigancm (origan). Fleurs en épis serrés, munies de bractées souvent colorées. Brcnella (brunelle). Filaments des étamines appendiculés à leur sommet; tube de la cor. muni d'un anneau de poils intérieurem. Ajuga (bugle). Lèvre supérieure de la corolle munie de deux dents ; fruits réticulés. Teucrium (germandrée). Cor. fendue profondément à sa partie supérieure, et laissant passer les étamines. Mentha (menthe). Cor. à k lob., dont le supérieur est entier ou échancré ; étamines distantes. Satureia (sarriette). Cor. à 5 lob.; étamines écartées, comme dans le genre précédent. Lavandula (lavande). Corolle bilabiée, quatre étam. fléchies sur la lèvre inf. de la corolle. Pogostemon (patchouchy). DU RÉGNE VÉGÉTAL. 105 hlx. BORRAGINÉES. — PI. herbacées ou ligneuses, hispides, portant des feuilles alternes ; fleurs en cymes unipares scorpioïdes; cal. persist., à 5 lob. ; cor. à 5 lob., à gorge nue ou fermée par des écailles ; 5 étam. insérées au haut du tube de la cor.; ovaire semblable à celui des labiées, ou à style terminal; fruit formé de h akènes ; embryon renversé dans un endosperme qui manque le plus souvent. Gorge de la corolle munie d'é- cailles ou d'appendices ; stigmate simple, excepté dans le genre cy- noglossum. Gorge de la corolle sans écailles ni appendices ; stigmate bifide ou échancré. Cordia (sébestes). Arbre de grande taille ; fruits drupacées. Borrago (bourrache). Cor. rotacée; fruits ridés et non comprimés. Symphytum (consoude). Cor. campanulée, à 5 lobes courts; fruits lisses. Cynoglossum (cynoglosse). Cor. en entonnoir; stigmate échancré. Myosotis (scorpione). Cor. hypocratériforme. à 5 lobes échancrés; fruits le plus souvent lisses. Pulmonaria (pulmonaire). Cal. à 5 angles ; 5 pinceaux de poils à la gorge de la corolle. Echium (vipérine). Cor. irrégulière et à limbe coupé obliquement ; stig. velu. Lithosperml'm (grémil). Cal. et cor. divisés presque jusqu'à leur base ; fruits osseux. Heliotropium. — Style non gynobasique. Convolvulus (liseron). Cor. campanulée à limbe entier présentant 5 angles; étamines inégales ; 1 style ; stigmate bifide. Cuscuta (cuscute). Plante parasite, sans feuilles; cor. à i-5 div.; 2 styles courts. Batatas (patate). Ovule à h loges. Exogomum (jalap). Corolle tubuleuse, étam. exsertp^. \ Ipomea (turbith). Corolle campanulée, étam. i incluses. / Menyanthes (ményanthe). Corolle en entonnoir, dont le limbe est barbu intérieurement. Feuilles alternes. Chlora. Cal. à 8 div.; 8 étam. très-courtes; stig. à 2 divisions. Gestiana (gentiane). Cal. et cor. à h ou 5 div.; k ou 5 étam.; stigmate bifide. J Chironia (chironie). Cal. et cor. à 5 div.; 5 / étam.; anth. tordues en spirale, après la | fécondation. \ Exacum. Cal. et cor. à k div. ; U étamines. Une famille, les LOGANIACÉES, se compose de plantes retirées des gentianôes, des asclé- piadées et des rubiacées ; elle diffère des rubiacées par un ovaire non soudé avec le calice ; dei apocynées et des gentianées par la présence de stipules: — Spigelia, plantes herbacées. — Strych.n-os, arbres de haute taille. — Ignatia, plantes volubiles. I Vinca (pervenche). Cor. à 5 découpures obli" quement tronquées ; pollen pulvérulent ! graines nues. Neridm (laurier rose). — Tanghinia (tang- hin). Fruit très-toxique. Gelsemium. Hemidesmus (Xunnary). Gonolo- bus (Condurango). Asclepias. Cor. munie de 5 appendices; pollen en masse solide ; anthères soudées au stigmate ; graines aigrettées. La plupart des botanistes s'accordent aujourd'hui à admettre ce dernier genre comme \ le type d'une famille distincte. 45. CONVOLVULACÉES. — Plantes à tige grimpante, volubile; calice persistant, ta 5 lob.; corolle régulière en cloche, à 5 lobes plissés ; ovaire à Ï-U loges ; style simple ou double ; caps, d'1 à k loges, s'ouvrant en 2 ou h valves, dont les bords sont appliqués sur les cloisons sans y adhérer ; embryon dont les cotylédons sont plans et chiffonnés, roulé sur lui-même dans un endosperme mucilagineux 46. GENTIANÉES. — Herbes amères, à feuilles le plus souvent opposées, glabres, entières et sessiles ; cal. monophylle à k ou 8 divisions; cor. ordinairement à 5 lob.; 4-8 étamines, le plus souvent 5; 1 style; stig. simple ou bilobé; ovaire uniloc. à 2 placentas pariétaux mulliov.; caps, à 2 valv., à 1 loge, polys- perme; perisperme charnu. Zi7. APOCYNÉES. — PI. à feuilles entières, opposées ; cal. à 5 divis. ; cor. à 5 lobes, souvent obliques, ou muni de 5 appendices à sa gorge; étamines libres, à pollen pulvérulent, ou soudées et à pollen en masse ; 2 ovaires soudés à placenta ventral multiov.; 1 styl. court; 1 stigmate capité; 2 follicules allongés; graines nues ou entourées d'une aigrette soyeuse ; perisperme charnu ou corné. 100 SYNOPSIS PÉRICOROLLIE. Corolle insérée autour de Fovairë. Nous décrivons, clans celte classe, les éricinées et les campannlacées, que l'on peut ainsi distinguer: les premières sont, en général, des plantes ligneuses, ayant 8 ou 10 étamines et un ovaire supère (excepté dans le genre vaccinium), tandis que les dernières sont des plantes herbacées, lactescentes, ayant 5 étamines et un ovaire infère. Ces deux familles sont particulièrement remarquables en ce que les plantes gamopélales qu'elles renferment n'ont point les étamines insérées sur la corolle, contrairement à ce qui se voit ordinairement. ti8. ÉRICINÉES.—PI. ligneuses à feuilles entières , ait. ou vertic., souvent coriaces et persistantes ; cal. persistant à U ou 5 div. ; cor. quelquefois marcescente à k ou 5 div.; étam. en général en nombre double des div. de la cor.; anlh. quelquefois bicornes, s'ouvrant par un pore, au sommet ; ov. à i-5 log. multiov; 1 styl.; 1 stig. à 4-5 lob. ; caps, à plusieurs log. poty- spermes dont la déhiscence est sep- ticide ou loculicide; ou baie po- lysperme; périsperme charnu. 49. CAMPANULACÉES. — PI. ordinairement herbacées, lactescentes, à feuil. ait. ; cal. persistant à Zi-5-8 div. ; cor. régulière ou ir- rég., marcescente; ov. à plus. log. multiov.; 1 styl.; 1 stig. lobé; caps, à plus, loges polyspermes, s'ouvr., vers la partie supérieure, par des trous, ou, sur les côtés, par des valves ; graines très-petites; embryon ax'ile et droit; périsperme charnu. ovaire supère. ovaire infère. Erica (bruyère, uwa ursi, Gaultherie, Winter green). Déhisc. loculicide; 8 étam. Calluna (caliune). Déhisc. septicide; 8 étam. Rhododendron. Cor. en cloche, un peu ir- régul., à 5 div., 10 étam.; caps, à 5 loges et à 5 valves. I Vaccinium (airelle). Cal. entier ou à !i dents ; 8 étamines ; fruit charnu, ombiliqué. ( Pyrola (pyrole). Type très-voisin. Corolle | Lobelia (lobélie). Cor. à 2 lèvres et résupinée ; [irrégulière. | capsule biloculaire. Phyteuma (raiponce). Fleurs en épi serré ; divisions de la corolle linéaires. Campanula ( campanule ). Cor. en cloche ; caps, ovoïde, striée, à 3-5 loges. Les Lobelias, constituent,pour certains botanistes, le type 'des LOBELIACÉES; Corolle l régulière \ ant. lib. ( EPICOROLL1E — SYAANTHÉRIE. Corolle insérée au-dessus de l'ovaire; anthères soudées. La famille des synanthérées est la plus nombreuse de toutes ; elle comprend environ la douzième partie des végétaux connus. Cette famille est du petil nombre de celles qui offrent tant de ressemblance dans tous les points de l'organisation des individus qui les composent, que de tout temps on les a regardées comme des familles, maigre les classifications plus ou moins arbitraires. La nature, en effet, semble avoir créé ces familles pour éclairer le bolaniste dans la recherche des affinités des productions végétales entre elles. L'inflorescence des synanthérées est très-remarquable. Essayons ici de l'expliquer. Supposons que des fleurs soient disposées en épi, sur un axe qui soit formé d'une matière très-compressible, par exemple, de moelle ; maintenant refoulons cet axe sur lui-même et nous aurons une inflorescence en tête: celle des synanthérées; la partie sur laquelle ces fleurs naissent (réceptacle) sera alors évasée, elle sera ovoïde, plane, plus ou moins concave, suivant que l'axe aura été plus ou moins refoulé, plus ou moins comprimé. Les organes que l'on troine sur le réceptacle, à la base de chaque fleur, doivent être considérés comme des bractées qui, à cause de la condensation des parties de la fleur, sont réduites en écailles ou paillettes; les pièces qui forment l'involucre sont également des bractées, mais qui, se trouvant placées dans la partie inférieure de l'axe, n'ont pas été aussi gênées dans leur développement. DU REGNE VEGETAL. 107 Voilà l'idée, nous le croyons, la plus philosophique que l'on puisse avoir de l'inflorescence de cette famille, idée qui est, du reste, parfaitement justifiée par l'étude du développement. 50. SYNANTHÉRÉES. — PI. ordinairement herbacées, à feuilles le plus souvent alternes ; fleurs réunies sur un réceptacle commun et sur lequel on trouve quelquefois de petites écailles ou des poils ; ces fleurs disposées en forme de capitule, lequel est entouré d'un involucre de plusieurs fol., ont chacune un calice dont le limbe est entier, ou présente soit des dents soit une aigrette simple ou plumeuse, sessile ou pédicellée, couronnant le fruit, une cor. régulière à 5 lobes (fleurons) ou irrégulière déjetée en languette d'un côté (demi-fleurons), cinq étamines dont les anthères sont soudées et forment un tube qui est traversé par un style simple que termine un stigmate bifide. Ovaire infère uniloculaire, à un seul ovule dressé. Fruit monosperme indéhiscent (akène), ovoïde et souvent couronné d'une aigrette; graine dressée sans pé- risperme. -a ■j - X 1 o fl 1 ~>SV s. u~. w ■7t en O sa CO t/3 W o> m X —i B = ta en 03 j_ c 3 es 53 m xn —■ a -j: "o ~ 03 (^ nulle. à poils simples, sessile. te ■a involucre à 2 rang. de fol. 3 a c y H - l Lampsana ( lampsane ). Involucre simple avec ( écailles à sa base ; fruit presque lisse, caduc. Prenakthes. Involucre caliculé et formé de folioles peu nombreuses (6-8). Crépis. Involucre imbriqué, mais dont les fol. extérieures sont lâches et écartées. Hieracium (épervière). Involucre ovoïde; aigrette raide, à poils frag., souv. roussàtre. Sonchus (laitron). Involucre ventru, à sa base; aigrette argentée. Lactuca (laitue). Involucre à fol. nombreuses, les infér. formant caliculé. Chondrilla. Tige garnie de feuil.; fruit presque épineux au sommet. Taraxacum (pissenlit). Toutes les feuilles radicales ; hampe uniflore ; fleurs jaunes. Leontodon. Involucre imbriqué sur plusieurs rangs; fruit finement tuberculeux. Scorzonera. Fruit aminci au sommet en un col étroit, qui fait paraître l'aigrette pédicellée. Tragopogon (salsifis). Involucre a 8-10 fol. sur un seul rang, soud. ; fruits striés en long. Hypocmris (porcelle). Aigrette plumeuse, stipilée, quelquefois sess. dans les fl. de la circonférence. Cichorium (chicorée). Aigrette écailleuse, sessile, plus courte que le fruit. Arctium (bardane). Inv. imbriqué d'écaillés terminées par une épine crochue ; aigrette formée de poils libres jusqu'à la base. Carducs (chardon). Inv. formé d'écaill. épin.; aigrette formée de poils soudés à la base. Carlin a. Écailles int. de Pinvolucre étalées en rayons. Centaurea (centaurée). Parties de l'inv. sca- rieuses, ciliées, épineuses ou cornées au sommet; soies raides sur le réceptacle; fruit dont la graine a l'ombilic latéral. iCTNARA (artichaut). Réceptacle très-charnu, fibrillifère ; folioles de l'invol. charnues à la base et épineuses au sommet. Cirsium. Invol. souv. épin. ; aigrettes réunies en anneau à la base; fruits oblongs, sans côtes. plum se sessile. plumeuse pédicellée. Réceptacle velu ou garni de paillettes. tous herma- phrod. 9- ' S extérieurs stér. 108 SYNOPSIS (3 _2 s3 a 3 X rt c5 53 a M o E3 a «3 3 bb ■__1 "S ce C 1 9 — a & ce s ■ai o -r 3 — o — a. e ,2 o o > --^ s c ce a, O ce ■« ^ «-< A 1) o y te a? a 2*2 c> 5 El o ce u E4 zr. r: ^ ~~ c- <û m JH >H ■ï> - ~ o ■ iil CJ — H U ■w .SP / nu. garni de paillettes. fl. floscu- leuses. fleurs radiées. fl. flosc. ou rad. fleui-s radiées. fleurs floscul. aigrette nulle. Eupatorium. Feuil. opp. et souvent digitées. Gnaphaliom. Plantes cotonneuses; fleurs de la circonférence femelles ; celles du centre lierrnaphrodites. Conyza. Fleur, du centre, à 5 dents, et herma- phr.; ceux de la circonf., à 3 dents, et fera. Erigeron. Involucre oblong et composé de folioles subulées, sur plusieurs rangs. Lnula (aunée). Anthères prolongées, à leur base, en deux appendices filiformes. Solidago. Fleurs ligulées disposées sur un seul rang; fruits pubescents. Tlssilago. Invol. à2 rangs de fol.; fl. du cent. herm. et stér. ; celles de la cire. fem. et fertil. Senecio (séneçon). Involucre caliculé, à fol. scarieuses. Fruits tous aigrettes. Calendula (souci). Fruits irréguliers, courbés et armés de pointes. Chrysanthemdm. Fruits de deux formes : ceux de la circonf. triquôtres; ceux du centre cylindriques et pourvus de côtes. Matricaria. Involucre à fol. obtuses; fruits munis de côtes sur la face interne seuleni. Bellis (pâquerette). Involucre à deux rangs de fol. ; fruits comprimés sans côtes. T\N\CETtni (tanaisie). Fruits couronnés d'une membrane entière; fleurons de la circonférence à 3 dents. Artemisia. Fruits nus; fleurons de la circonférence trifides. Anthémis (camomille). Récept. conique à la maturité ; fruit couronné par une membrane. Achillea (achillée). Réceptacle plan; fruits nus. Bidens. Fleurs le plus souvent flosculeuses ; involucre à 2 rangs de fol.; fruit couronné par 1-5 arêtes persistantes et dentées, EPICOROLLIE. CHORISANTHERIE. Corolle insérée au-dessus de l'ovaire; anthères libres. Cette classe renferme h familles. Nous n'avons pas besoin de dire que l'ovaire est infère. Le nombre des étamines est ordinairement de 5; l'ovaire est à une seule loge, dans les dipsa- cées; il est ordinairement à plusieurs loges, dans les 3 autres familles. Les dipsacées, par leur port et leur inflorescence, ont de l'analogie avec les synanthérées ; mais elles en diffèrent par leur cal. double, leurs anthères libres et leurs graines renversées. La famille des valérianées diffère des dipsacées, par ses fleurs non réunies en capitule, son cal. simple et son stigm. lobé. Un des caractères de la famille des rubiacées est d'avoir constamment des feuilles parfaitement entières. Les caprifoliacées diffèrent des rubiacées par leur corolle ordinairement irrégulière et par l'absence de stipules entre leurs feuilles. \r DU RÉGNE VÉGÉTAL. 109 51. DIPSACÉES. — PI. herb. ou frutesc, à feuil. opposées ; fleurs irrégul. réunies sur un réceptacle commun et entourées d'un invo- lucre de plusieurs folioles ; cal. double, l'extérieur libre persistant, l'intérieur à limbe formant souvent une espèce d'aigrette; cor. à k ou 5 lob. ; étamines au nombre de k. Ovaire uniloc. à un seul ovule suspendu. 52. VALÉRIANÉES. — Herb. à tige cylindrique; feuilles opposées; fleurs entourées de bractées ciliées ; cal. dont le limbe est denté et roulé en dedans ; cor. à 5 lob. inégaux; 1-5 étamines; 1 styl.; 1-3 stig. ; ovaire à 1 logeunio- vul. dont 2 avortent. Le fruit est un akène. Perisperme nul. 53. RUBIACÉES. — PI. lierb. ou ligneuses ; feuilles entières ver- I ticillées ou opp. et réunies par | une gaine ou par des stip. ; cal. à h ou 5 lob. ; cor. à !i ou 5 lob. ; Û-5 étam. ; style bifide ; 2 stig. ; ov. à 2 log. uniov. ; fruit sec, ou drupacé souvent formé de deux parties accolées ; périsp. corné. Fruit sec ou bacciforme Fruit drupacé. Scabiosa (scabieuse). Réceptacle garni de poils ou de paillettes non épineuses. Dipsacus (cardère). Réceptacle garni de paillettes épineuses. Centr^ntus. Corolle éperonnée à la base. Naiîdostachys (nard indien). Valeriana (valériane). Calice a limbe plumeux après la floraison : capsule à une loge. Valerianella (mâche). Calice à limbe non plumeux ; capsule à 3 loges, dont 2 avortent. Rubia (garance). Fruit charnu, contenant 2 noyaux monospermes. Galium. Fruit formé de deux akènes. Asperula (aspérule). Fruit non couronné par le limbe du calice. Sherardia. Fruit couronné par les dents du calice. ( Coffoea (café). Drupe à 2 noyaux distincts. j Cephoelis (ipéca). Psychotria. Chiococca ( (cainca). CINCHONÉES. — Fruits à loges polyspermes : CiRCHONA (quinquina). Uncaria (gambir). Nauclea (Écorce de josse). Exostejima (quinquina piton). 5Zi. CAPRIFOLIACÉES. — PI. frutescentes; feuilles opposées; cal. à 5 divisions; cor. à k ou 5 divisions ou klx eu 5 pétales; 4-5 étamines; ovaire de 1 à 5 loges; l st.; 1-3 stig. ; baie ou capsule à une ou plusieurs loges; en- dosperme charnu. Polyp. ( Cornus, k étam. ; drupe, renfermant un noyau 1 styl. i à 2 loges. „5 -g . . Sambucus. Feuilles ailées ou pinnatifides; S a .JÎ> \ drupe arrondie, à 3 loges monospermes. =j V s ™ ' Vibu n>'u m. Feuilles dentées; baie monosperme, §- ) -g" 10 ) à une loge, par avortement. ■% ) Lovicera (chèvrefeuille). Cor. irrégul.; loges de l'ovaire polyspermes. Raie. Près des caprifoliàcées se trouve la famille des ARALIACÉES : IIedera (lierre). Panax (o-inseng) et celle des L0RANTHAC3E3 constituée par des plantes parasites : Viscum (gui). Arceutobilm. POLYPÉTALES ÉPIPÉTALIE. Pétales et étamines insérés au-dessus de l'ovaire. De .lussieu considérait les plantes qu'il rangeait dans cette classe comme ayant les étamines insérées sur l'ovaire; mais c'est la une fausse interprétation de l'organisation de la fleur. En effet, les pétales et les étamines ne sont point, la plus qu'ailleurs, portés par l'ovaire, mais bien par les bords du réceptacle creusé en forme de bourse au fond de laquelle est l'ovaire. 110 SYNOPSIS 55. OMBELLIFERES. — PI. herb. ou lig. à feuill ait. engaîn. à leur base et le plus souvent comp. ; fleurs blanches ou jaunes, en cymes, ou en ombelles dont les rayons portent le plus souvent des ombellules. On trouve ordinairement des bractées à la base des ombelles et de leurs subdivisions; ces bractées prennent le nom d'involucre aux ombelles, et d'involuceile aux ombellules. Calice à 5 dents ou entier, souvent / jg à peine visible ; cor. à 5 pét.; \ g- 5 étamines; ovaire infère à 2 loges contenant chacune 2 ov. renversés, dont 1 a- vorte ; 2 sty. ; 2 fruits (akènes) accolés se séparant à la maturité ; graine renversée, munie d'un endosperme charnu. Cette famille est une de celles qui méritent le plus le nom de naturelles ; aussi, la distinction des genres y est- elle, en général, difficile, et basée sur des caractères de peu de valeur. j£ Jj 1 involu- 0. 'S \ celles. S ci '3 P /involu- £ § [ celles. * «> * nuls. Fr. allongés ' ou subulés. Feuilles simples. Fleurs parais, réunies en tète. Angelica. Pétales lancéolés, entiers ; fruits à cinq côtes dont les latérales sont ailées. Heracleum (berce). Pét. échancrés, inégaux ; fruits comprimés par le dos et bordés. Opopanax. Racine fusiforme et charnue ; fruits comprimés et aplatis par le dos. Caucalis. Folioles de l'involucre entières; côtes des fruits à 1 rangée d'aiguillons. Dal'cds (carotte). Folioles de l'involucre pin- natifldes; fruits présentant une seule rangée d'aiguillons sur chaque côte. GEnanthe. Fruits couronnés par les styles et les dents accrues du calice, qui sont fines et comme épineuses. Cicuta. Folioles de l'involucelle lancéolées ; fruits munis de 5 côtes peu saillantes. Coriandrum. Cor. dont les 2 pét. ext. sonlplus grands; fruits globuleux pédicellés. jËthusa. Pét. obovales, échancrés ; fruits globuleux à côtes dont les latérales sont ciliées. Sidm. Pét. obovales, fruits comprimés, à côtes filiformes, couronnés par les styl. réfléchis. Conium (ciguë). Pét. cordiformes ; fruit ovoïde, comprimé, à 5 côtes ondulées-crénelées. Bunium. Racine tubéreuse; pétales obovés- émarginés. Foekiculum (fenouil). Pétales tronqués , entiers; fruits allons.,'à côtes un peu carénées. JEgopodium. Pétales obovales, échancrés; fruits oblongs, comprimés latéralement. Apium. Pétales arrondis, égaux; fruits globuleux, à 5 côtes filiformes. PiJiPixELLA. Pét. obovales, échancrés; fruits ovales couronnés par les styles réfléchis. Scandix. Pét. obovales; fruits tuberculeux, terminés en long bec. Cmrophyllum. Fruits glabres linéaires, allongés, terminés par une petite pointe. Buplevrum. Fleurs jaunes ; fruits bossus sur les deux faces. Saotcula, FI. en ombelles de cymes; fr. globuleux, couronn. par des aiguillons crochus. Eryngiuji. Fleurs en capitule de cymes ; récep. tacle garni de paillettes ; fruits obi. écailleux t Mentionnons encore les genres : Aaetiium, Peucedanum, Ferula, Meum, Tiiapsia, Ammi, Seseli, Petroselinum, Hydrocotyle. — Parmi les ombellifôres exotiques, nous devons citer les genres : Dorejia (gomme ammoniaque), Scorodosma (asa-fœtida). PËRIPÉTALIE. Périanthe et étamines insérés autour de l'ovaire {plus ou moins). Nous décrivons dans cette classe 13 familles. Dans 5, les feuilles sont en général opposées : ce sont les portulacées, saxifragées, crassula- cées, onagrariées et lythrariées ; dans les autres, elles sont ordinairement alternes. Le calice est généralement formé de 5 fol., rarement d'un plus grand nombre. La corolle est souvent régulière. Le nombre des étamines est ordinairement de 5 ou de 10, quelquefois de h- Dans les rosacées elles sont le plus souvent très-nombreuses. Dans les grossulariées, cucurbitacées, onagrariées et quelques genres des rosacées, l'ovaire est infère ; dans les autres familles, il est libre DU REGNE VEGETAL. 111 ou à peu près. Les graines des portulacées, saxifragécs, grossulariées et euphorbiacées sont pourvues d'un endosperme ; tandis que les graines des autres familles en sont privées a quelques exceptions près. Les saxifragees sont caractérisées par leur ovaire supère ou plus ou moins infère, uniloculaire à 2 placent, pariétaux qui se réunissent souvent au centre et divisent ainsi la cavité en deux compartiments ; par leur fruit capsulaire. Dans les crassulacées, le nombre des pétales et des ovaires correspond toujours à celui des divisions du calice. Les grossulariées ne sont caractérisées que par leur fruit qui est une baie ; tout dans leur organisation est, du reste, identique à ce qu'on observe chez les saxifragees. Les cucurbitacées ont de l'affinité avec les onagrariées, dont elles différent par la structure de leurs enveloppes florales et celle de leur fruit. Les salicariées ont des rapports avec les onagrariées ; mais elles en différent par leur ovaire libre. Les rosacées sont caractérisées par leurs étamines nombreuses, leur ovaire souvent multiple et leurs feuilles constamment munies de stipules. Les légumineuses sont les seules de leur classe où les étamines soient le plus souvent réunies par les filets, et les seules où se rencontre la corolle papilionacée. D'ailleurs leur ovaire est à une seule loge, surmonté d'un style et d'un stigmate. Les térébinthacées se distinguent par leur suc laiteux, par leurs feuilles sans stipules. Le- euphorbiacées sont bien caractérisées par la structure de leur fruit, qui se compose de 2 ou 3 coques s'ouvrant par leur angle interne sur un axe appelé columelle. Les buxacées que l'on a confondues avec ces dernières s'en distinguent le plus nettement par leurs styles latéraux et non terminaux, et par la déhiscence qui se fait par le milieu des loges et des styles. 56. SAXIFRAGEES. PI., la plupart herbacées et à feuilles ait., quelquefois un peu charnues ; cal. à 3-5 div. ; cor. à à-ô pét. insérés au sommet du calice, quelquefois nulle; étamines en nombre égal ou double de celui des pétales; ovaire supère ou infère; uniloc. à 2 plac. pariétaux qui se soudent souvent au centre; 2 ou 5 styles persistants; caps, à 1-2 loges s'ouvrant entre les styles par un pore; périsperme charnu. 57. PORTULACÉES. — Herbes à feuilles ordinairem. succulentes; cal. à 2 ou 3-5 div.; cor. ordin 1 à 5 pét. ; autant d'étam. superp. à ces derniers ou plus nombr.; ov. à 1 log. par avort des cloisons ; 1 style à 3-5 stigm. ; caps, à plus, graines situées au fond de la loge ou attachées à un placenta qui parait central ; embryon roulé sur un endosperme farineux. 58. CRASSULACÉES. — Herbes à feuilles épaisses, charnues; cal. a nombre variable de div. ; cor. formée ordinairement d'autant de pét. qu'il y a de div. au cal; étam. en nombre égal, ou double des pétales, à filets subulés ; autant de carpelles que feuilles ait. de pétales, terminés chacun par un style à un seul stigmate, à 1 loge et multiov ; capsule à une seule loge polysperme s'ouvrant longitudinalement et inté- feuil. opp. rieurement; embryon recourbé plus ou moins ; périsperme farineux très-mince : souvent nul. Saxifraga (saxifrage). 5 pét. ; 2 styles ; caps, à 1 loge ou à 2 loges, par la soudure des 2 placentas. Chrysosplemuji. Périanthe simple ; 2 styles ; caps, à 1 loge. Hydrangea (hortensia). Fleurs, les unes hermaphrodites, les autres neutres. Portulaca (pourpier). 5 pét.; étam. nombre en 5 faisc. ; 5 stig. ; caps, à 1 log., s'ouvrant en travers. Gr. nombr. Moktia. Cor. monopôtale à 5 div. dont 3 plus petites; 5 étam.; style à 3 stig.; capsules à 1 log., à 3 valves et à 3 graines. Crassula. Fleurs dont tous les organes sont souvent sur le type quinaire, c'est-à-dire que le calice est à 5 div. , la cor. à 5 pét.; que le nombre des étam. et des carpelles est de 5. Sedum. Cal. à !\-l div.; h-1 pét.; étam. en nombre double des div. du calice. Sempervivum. Cal. à 6-20 div. ; étam. en nombre double des div. du calice. Till^a. Fleurs dont les parties de chaque ver- ticille sont sur le type ternaire. 112 SYNOPSIS 59. GROSSULARIÉES. Arbrisseaux à feuilles alternes ; fl. souvent unisex. par avort. calice à 5 div.; cor. à 5 pét; 5 étam. ; 1 ovaire infère uniloc. à 2 placentas pariét. multiov.; deux slyles; baie globuleuse, polysperme, om- biliquée ; périsperme corné. Tégum. extér. de la graine pulpeux. Ribês (groseillier). Caractères de la famille. Ces plantes ne sont, à proprement parler, que des saxifragées baccifères. Auprès des cucurbitacées se place celle des PAPAYACÉES : Carica papaya. GO. CUCURBITACÉES. — PI. la plupart herbacées, volubiles, à tige rude, grimpante ou rampante; à feuilles ait., munies de vrilles à leur aisselle ; fleurs unisex. ; cal. à 5 div. ; cor. à 5 lob., marcescente ; 5 étam. à filets souvent réunis et à anth. à 1 log. souvent con- , tournée; ovaire d'abord uniloc. à 3 plac. pa- / riét. qui se rejoignent plus tard au centre; surmonté d'un style; 3 stig. épais et souvent bilobés ; fruit bacciforme (péponfde) ; graines attachées par des filets à l'angle des cloisons; périsperme nul. / Cucdrbitv (potiron). Graines à bords calleux, nichées dans des cellules non pulpeuses. Cucumis (concombre). Graines à bords aigus, nichées dans des cellules pulpeuses. Brtonia. Fleurs monoïq. ou dioïques; fruits petits à 3 loges. Fevillea (nandhirobe). Les MYRTACÉES sont des plantes aromatiques à feuilles marquées de points translucides. Fruit variable, souvent pluriloculaire et polisperme. Les genres principaux sont : myrtus, eucalyptus, melaleuca, caryophyllus, pimenta, psidium. La petite famille des GRANATÉES s'en distingue par ses feuilles non ponctuées et ses cotylédons foliacés se recouvrant en spirale. Punica. 61. ONAGRARIÉES. — Herbes à feuilles en général opposées ; calice à 1-h div. ; cor. à II pét. ; étam. en nombre égal ou double des pét.; style simple; stigmate entier ou h à lob.; ov. à2-ilog. uni-multiovul. ; fruit capsulaireou indéhiscent; semences attachées au sommet des loges ; embryon sans endosperme ou a end. très-réduit. 62. LYTHRARIÉES. — Plantes le plus souvent à feuilles opposées; calice persistant; cor. ( rarement nulle ) ordinairement à Zi-6 pét.; étam. en nombre égal à celui des pét. ou double (quelquefois en nombre indéfini) ; ovaire libre a une ou plusieurs log. uni-mul- tiov.; caps, recouverte par le cal.; embryon sans endosperme. OEnothf.ra (onagre). Fleurs jaunes, 8 étam. ; graines nues. Epilobium (épilobe). Fleurs généralement roses ou purpurines; graines couronnées de poils. Tkapa. li étam.; fruit muni de 2-'j cornes épineuses, a 1 log., par avortera, des cloisons, contenant une graine charnue. CiRC/EA. Cal. a 2 div.; 2 pet.; 2 étam.; fruit indéhiscent, à 2 loges monospermes. Myiuoi'HVi.i.u.n. Herbes aquatiques ; fleurs unisexuelles ; fruit à k log. monospermes. Lythruii. Cal. cylindrique à 5-12 dents; 5-12 étam in es. Peplis. Cal. campanule a 6 dents ; capsule ovoïde s'ouvrant irrégulièrement Ceratophtllum (cornifle). Herbes aquatiques (leurs monoïq.; 10-25 étam. a anth. sessi- les ; 1 style ; 1 stigmate ; ovaire uniovulé ; embryon a h cotylédons. Aux dépens des lythrariées et des ELÉAGNÉES a été créé la famille des COMBRETACÉES qui comprend les terminalia (myrobalans). 63. ROSACEES. — Herbes, arbustes ou arbres à feuill.es alternes stipulées ; cal. ordinairement persistant à Zi-lu div., le plus souvent à 5; cor. (rarement nulle) le plus souvent à 5 pét. disposés en rose; étamines nombreuses ; un ou plusieurs ovaires libres ou infères ; fruit variable : une drupe, une pomme; un ou plusieurs akènes ; une ou plusieurs capsules; enfin une réunion d'akènes ou de drupes sur un réceptacle commun qui devient ordinairement charnu, et qui est tantôt conique (fraisier), tantôt creusé en forme de bouteille (rosier) ; graines sans périsperme. Entre ces deux formes extrêmes du réceptacle, on trouve une foule d'intermédiaires. Les rosacées offrent une grande ressemblance avec les légumineuses. La seule différence absolue réside dans la déposition relative des divisions du calice et de la corolle. Le diagramme des rosacées est inverse de celui des légumineuses. DU RÈGNE VEGETAL. !13 2 3 -« g -3g 13 ai o CD / Amygdalus (amandier). Fleurs blanches rou- I geàtres; noyau parsemé de petits pores. fl. sess. \ Persica (pêcher). Fleurs roses ; noyau marqué ou à l de crevasses irrégulières. peu pr. J Armeniaca (abricotier). Drupe arrondie ; novau ! comprimé, marqué de 2 crêtes saillantes \ dont l'une arrondie et l'autre aiguë. , Prunus (prunier). Drupe couverte d'une pous- fl pédi- ) sière 8 lau 1 ue ; jeunes feuilles roulées en cclléGs. ) °* ' / Cerasus (cerisier). Drupe sans poussa'.e glauque ; jeunes feuilles pliées en long. •S S «S ai 3 3 3 ■— ^3 s '3 .SPo ■v S OR3IS 3- -3 -^ ai ai i l £> t-< cp -45 g s. 5~° ~ ° ~ .^ -^ ~ ai •S ai c 5 _ g B& °a ts c:p - = .2 q .t. y M ^j ■53 > 3 « ** cjo ^ r --- =- = H 5J M --> '*-• O 3 ce a S ■»* Crat^gus (aubépine). 1 ou 2 styles glabres ; 1-2 noyaux à une graine par avortem. Mrspiuus (néflier). 5 styles glabres ; fruit à noyaux, contenant chacun 1 graine par avor- tement. , Pyrus (poirier). 5 styles distincts à la base ; fruit ombiliqué au sommet. Malus (pommier). Cinq styles réunis à la base ; fruit ombiliqué à la base et au sommet. Geum. Réceptacle sec, hispide, portant des akènes surmontés d'une longue barbe. Rubus. Tige épineuse ; calice à 5 div.; fruit enveloppé d'une pulpe aqueuse. Fragaria. Fleurs blanches; réceptacle globuleux, pulpeux et en général caduc. Akènes. Potentilla. Fleurs jaunes, quelquefois blanches : akènes durs sur un réceptacle sec, persistant et velu. Agri.moxia. Cal. à 5 div. hérissées en dehors de pointes crochues ; 2 ovaires. Brayera (kousso d'Abyssinie). Cor. nulle. Poterium. Fleurs polygames; cal. coloré à à divis. ; étam. nombreuses; 2 carpelles. Alchimilla. Cal. à 8 div.; h étam.; style latéral partant de la base de l'ovaire. Spir^a (spirôe ; ec. de Panama). 3-12 ovaires libres ; autant de caps, à 2 ou plus, graines. Rosa. Ovaires nombreux renfermés dans ie réceptac. qui est urcéolé et devient chai un. La famille des LÉGUMINEUSES comprend un grand nombre de genres exotiques qui peuvent se classer dans les sous-familles suivantes dont les sept premières sont papillonnaci'es e les dernières à fleurs régulières : 1°Lotées. 10 étamines, mono ou diadelphes; cotylédons foliacées; légume bivalve continu. Indigofera, Robinia, Glycyrrhiza. — 2° Viciées. 10 étam. diadelphes; cotylédons charnu?. Cker. — 3° Hédysarées. Légume se séparant transvers, en articul. monospermes. Arachis, Alhagi. — 4» Phaséolées. 10 étam. monadelphes, cotylédons épais. Mucuna, Butea, Apios, I 114 SYNOPSIS Phaseolus, Physostygma. — 5° Dalbergiées 8-10 étamines mono ou diadelphes ; légume mono ou disperme indéhiscent. Pterocarpus. — 6° Geoffrées. Légume drupacé, monosperme. Coumarouna. — 7° Sophorées. 8-10 étamines libres. Myrospermum, Anagyns, Bowdy ,-liia. — 8° Cesalpiniées. Fleurs presque régulières, 10 étamines libres. Cassia, Cœsalpinia, Copa- kifera. — 9° Moringées. Moringa (Ben). —10° Swartziées. Baphia. — 11° Mimosées. Fleurs très-régulières; étamines nombreuses libres ou monadelphes. Mimosa, Inga, Acacia, Prosopis. 64. LÉGUMINEUSES. — PI. à feuilles alternes, stipulées et souvent pin- nées; cal. ordinairement à 5 dents ; cor. (manquant quelquefois) à 5 pét., en général irrég., papiliona- cée (dans les pi. de notre pays) ; 2 pét. inférieurs, plus ou moins soudés ensemble, formant une espèce de nacelle (carène), 2 autr., latéraux, appelés ailes et le cinquième supérieur enveloppant les autres avant la fécondation, portant le nom d'étendard ; étam. le plus souvent au nombre de 10 <>t diadelphes, quelquefois monadelph. ou libres; ov. uniloc. à ovules généralement nombreux fixés a un placenta pariétal ; 1 style ; 1 stigmate; fruit bivalve (légume); graine attachée à une seule des sutures; périsperme nul. ta Fleurs régulier. ; étamines libres. Feuilles simples. Feuilles trifoliolées. Feuilles trifoliolées. ë> Fleurs' en épi, ou en grappe! Fleurs en ombelle. \Stigm. ) velu. Stigm. ( \glabre. ( Spandoncea. 10 étamines. Acacia. Etamines indéfinies. Ulex. Arbrisseau épineux; gousses renflées, dépassant peu le calice. Gemsta (genêt). Carène pendante, laissant à découvert les organes sexuels. Cytisus. Cal. bilabié; gousse comprimée, ré- trécie à sa base. Ononis. Cal. campanule, à 5 div.; gousse renflée, sessile. Trifomusi. Fleurs en tête, divisions de la cor. soudées en tube; gousse à 1-4 gr., renfermée dans le calice. Melilotus. FI. en grappe ; cal. à 5 dents ; gousse plus longue que le calice, indéhisc. Medicago (luzerne). Gousse polysperme, très-longue, falciforme ou contourn. en spir. Lotus (lotier). Car. en forme de bec, valves de la gousse se roui, en tire-bouc. apr. la déhisc. Phaseoi.ls. Tige grimpante ; cal. bilabié ; carène contournée en* spirale. Robinia. Cal. à 5 dents, subbilabié ; style velu en dedans ; gousse longue, comprimée. Colutea. Cal. à 5 dents; style barbu en dessous ; gousse vésiculeuse. Onobrychis. Cal. à 5 div. lib.; fruit à un seul article, souvent hérissé de poils. Astragales. Cal. à 5 dents ; gousse à 2 log. plus ou moins complètes. Hippocrepis. Cal. à 5 dénis inég. ; g ss0 courbe en fer à cbev. d. le bordint. est creusé d'éch. Ornithopis. Carène très-petite ; gousse arquée, réticulée sur les faces. Coronilla. Cal. à div. inégales, comme bilabié ; gousses articulées à 2-4-6 angles. Lathyrus. Style élargi au sommet ; rachis terminé par une vrille. Orobus. Style grêle; rachis terminé par une pointe non volubile. Pisum. Style triangulaire, creusé intérieurement en carène ; graine à ombilic arrondi. Vicia. Style filiforme, form. un ang. prononcé avec l'ovaire, ; gousse oblongue, tronquée. Ervum. Gousse comprim., courte, à 3-6 grain, arrondie au sommet. DU REGNE VEGETAL. 115 05. TÉRÉBINTHACÉES. — Arb. ou arbris. à ieuilles alternes ; calice monophylle, à plusieurs lob.; cor. à 3-5 pétales, ou nulle; le plus souvent autant d'étam. que de pét.; 3-5 carp. uniloc. uniov; fruit sec ou cliarnu ; embryon dépourvu de périsperme. Rhus. Fleurs petites, jaunâtres ou blanchâtres' cal. persistant, à 5 div.; 5 pét.; ov. globuleux, à 1 log. par avortement; 3 styles- drupe presque sèche. Pistacia. FI. dioïques, presque irrégulières. V Cassuvium. Anacardium. Balsamodendron 06. RHAMNÉES. — Arbres et arbriss. à feuilles stipulées; cal. à Zi ou 5 sép.; cor. à k ou 5 pét., quelquefois soudés; autant d'étam.; 1 ov. à 2-3-i log. bi-multiov.; fruit, capsule ou drupe à plusieurs log. monospermes ; périsperme charnu. Evonymus. Cal. à lob. imbriqués; pét. et étam. alternes; fruit sec. Iles. Pét. soudés à la base, et hypogynes, ainsi que les étamines; fruit charnu à quatre noyaux. Rhamnus. Cal. à lobes valvaires; étamines superposées aux pétales. Zyzyphus (jujube). Drupe comestible. 07. EUPHORBIACÉES. — PI. la plupart à suc laiteux et à feuilles ordinairement stipulées ; fl. hermaphr. ou unisex.; cal. à 3-Ù-5-6 lob.; cor. formée d'autant de pét. qu'il y a de lob. au cal., ou nulle; étamines définies ou indéfinies ; anthères extrorses ; ovaire libre, sessile ou pédicellé, à 2 ou 3 log. à plac. axiles uni-biovul.; 3 stig. souvent sessiles; fruit formé de 2 ou 3 coques se séparant à la niatur. en laissant une columelle centrale, en s'ou- vranl elles-mêmes par le milieu ; graine arillée ; endosperme charnu. i 1 'f- /'. 1 1 ^ a> ] 1 —■* G ) 3 S \ ) (dans les esp. indig.), à la base desquels il Sa.) y a 2 glandes ; capsule à 2 coques mono- ?• ( spermes. Etamines nombreuses. Le genre Buxus, autrefois rangé parmi les] Euphorbiacées, constitue une famille ainsi formulée : EUXACÉES. — Plantes, la plupart sous- frutesc, à feuilles oppos., sans stipules; fleurs unisex.; apétales; étam. en nombre égal à celui des divis. du calice ou indéfin. Ov. su- père à 2-3 log. biovulôes. 3 styles latéraux, divergents. Plac. d'abord pariét., se réunissant plus tard au centre. Capsule loculicide à 3 log. dispermes. Endosperme charnu. Les Buxacées sont donc beaucoup plus voisines des Rham- nées que des Euphorbiacées. Buxus (buis). Fleurs en épis terminés pai une fleur femelle; 3 styles; fruit caps, i 3 loges dispermes. Graines arillées. Dans les Buxacées, le suc n'est pas laiteux comme celui des Euphorbiacées. HYPOPÉTAL1E. Pétales et étamines insérés sous l'ovaire (il y a exception). I.'hypopétalie comprend 19 familles. Le calice est aussi souvent polyp'iylle que monophylle ; le nombre des pétales est en général de 5. Les étamines sont ordinairement nombreuses dans les renonculacées, malvacees. tiliacées, hypéricinées, aurantiacées et résédacées. 11 y a, en général, dans les autres fam., ;> ou 10 étam., quelquefois k ou 8. L'ov. est unique et à une loge, chez les berbéridées poly- 116 SYNOPSIS galées, fumariées, papavéracées, résédacées, droséracées et violacées, elc; dans d'autres, il est à plusieurs loges, ou bien on trouve plusieurs ovaires distincts. Les graines, dans les géraniacées. malvacées, hypéricinées, aurantiacées, acérinées et aurifères, sont dépourvues d'endosperme ; tandis que les graines des autres familles en sont pourvues. Nous allons distinguer ces familles les unes des autres. Les caryophyllées sont caractérisées par leur tige noueuse, leurs feuilles opposées, entières, leur ovaire souvent uniloculaire, et, dans ce cas, à placenta devenu central, par suite de la destruction des cloisons ; car, dans le principe, les caryophyllées ont l'ovaire à plusieurs loges. Les violacées se distinguent par leur corolle irrégulière, leurs 5 étamines à filets dilatés à la base, leur stigmate renflé, concave, enfin, leur ovaire uniloculaire, à 3 trophospermes parie- taux. Les droséracées ont de l'affinité avec les violacées ; elles en diffèrent par leur insertion peri- gj nique, l'absence de stipules et la régularité constante de leurs fleurs. Les résédacées sont caractérisées par leur ovaire uniloculaire, à 3 placentas pariétaux, qui offrent le caractère remarquable d'alterner avec autant de stigmates portés par 3 cornes. Les crucifères sont les seules plantes de leur classe et, peut-être, du règne végétal, où l'on trouve une corolle à U pétales disposés en croix, avec 6 étamines tétradynames. Les papavéracées sont bien caractérisées par leur suc laiteux, leur corolle à k pétales et leurs étamines nombreuses. Les fumariées se distinguent des papavéracées par l'absence du suc laiteux, par leur corolle irrégulière et leurs h étamines diadelphes. Les polygalées se distinguent par leur calice à 3 folioles , leur corolle irrégulière, leurs étamines monadelpbes. Les acérinées sont des arbres à feuilles opposées et à fleurs disposées en cyme ou en grappes. La famille des ampélidées est distinguée par ses vrilles opposées aux feuilles, ses étamines superposées aux pétales, la structure de son fruit et de ses graines qui sont osseuses. Les aurantiacées se distinguent par leurs feuilles articulées, souvent composées, munies de glandes vésiculeuses, par leur calice cupuliforme, par leur style simple' et leurs graines sans endosperme, renfermant souvent plusieurs embryons. La famille des hypéricinées est remarquable par ses feuilles munies de glandes transparentes, qui paraissent comme de petits points (de là le nom de millepertuis) ; et ce caractère, joint à ses étamines nombreuses, à son fruit qui devient souvent multiloculaire par la soudure des placentas, distingue cette famille de celles qui l'avoisinent. Les liliacées ont de l'affinité avec les malvacées; mais elles en diffèrent par leurs étamines libres, leurs anthères à deux loges, leurs styles soudés en un seul, leur embryon placé au milieu d'un endosperme. La famille des œatvacées est caractérisée par ses pétales simples, ses étamines nombreuses, monadelpbes, ses anthères à une loge s'ouvrant en travers, ses graines souvent velues, sans endosperme. La famille des géraniacées, placée entre les malvacées et les rutacées, se dislingue des premières par son calice, dont les parties sont imbriquées et non valvaires, par ses anthères à deux loges; des dernières, par ses feuilles dépourvues de points translucides, par l'absence du disque, par la radicule de son embryon tournée vers le bile. Les caractères essentiels des rutacées sont d'avoir des feuilles composées, sans stipules, et des graines renversées. Dans les berbéridées, on a dit jusqu'ici que les pétales sont opposés aux pièces du calice et que les étamines sont opposées aux pétales ; mais cela n'existe qu'en apparence. En effet, si l'on examine en bouton la fleur du berberis, on voit que tous ces organes alternent les uns par rapport aux autres ; qu'il y a deux verticilles de folioles au calice, deux verticilles de pétales à la corolle, et que les étamines sont disposées sur deux rangs. Leur placenta basilaire multiovulô les distingue nettement. Les soudures, entre elles, des parties de chaque organe et même des organes, entre eux, que nous avons pu remarquer dans la plupart des familles dont nous nous sommes occupé, sont à peu près nulles dans la famille des renonculacées. Cette famille offre encore un caractère assez remarquable, c'est d'avoir des anthères adnées et surtout présentant leur dos au pistil au lieu de leur face, ce qui a lieu le plus souvent ailleurs. DU RÈGNE VÉGÉTAL. 117 68. CARYOPHYL- LÉES. — Herbes à tige souvent noueuse et articulée; feuilles opposées et entières ; calice ordinairement persistant à k ou 5 foliol. ou à k ou 5 lob.; cor. k[\ ouôpét. souvent à long onglet; étam. en nombre égal ou double de celui des pét.; 2-5 styl.; autant de stig. ; ovaire multiloc. multiov. de- ven. souv. uniloc. par destruct. des cloisons. Ovules campulitropes, caps, ou baie à graines nombreuses ; périsperme farineux , entouré par l'embryon. Calice tubuleux à limbe divisé ; pétales à long onglet. Calice étalé ; pétales sans onglet. 2 styles. 3-5 styles. 3 styles. Il styles. 5 styles. Dianthus (œillet). Cal. muni de 2-/i écailles à sa base ; pétales sans coronules. Sapom \ria (saponaire). Cal. dépourvu d'écaillés à sa base ; pétales munis d'une coronulle. Cucubalus (cucubale). Cal. campanule ; 3 styles ; fruit fndéhisc. bacciforme. Agrostemma (agrostëme). Calice à 5 divisions très-longues ; 5 styles ; capsule à 5 valves. Silène. Cal. tubuleux, souv. ventru ; 3-5 styles ; valves du fruit en doub. de celui des styles. Lychnis. Cor. à gorge munie d'appendices ; caps, à débisc. septicide. Arenaria (sabline). Pét. entiers ; caps, s'ou- vrant en 3 valves bidentées. Stellaria (stellaire). Pét. bifides; 10 étam.; caps, s'ouvrant en 6 valves. Sagiwa. Cal. à k foliol; cor. à h pétales entiers, ou nulle ; caps, à h valves. Spergula. Cal. à 5 divisions obtuses; pétales entiers ; caps, à 5 valves. Feuilles stipulées. Cerastium (céraiste). Pétales bifides ; 5 ou 10 étam.; caps, s'ouvrant au sommet en 10 dents. Les LINÉES sont des plantes annuelles vivaces a fleurs régulières ; capsule globuleuse ; semences mucilagineuses. Lin ni. Radiola. 69. VIOLACÉES.— Feuil. ait. stipulées; cal. à 5 foliol.; cor. à 5 pét. inégaux, dont un souvent prolongé en éperon ; 5 étam. à con- nectif pélaloïde; 1 styl.; ovaire à 3 plac. pa- riét. multiov. ; caps, à 1 loge polysperme, à 3valv. portant les grainessur le milieu de leur face interne; périsperme charnu. 70. DROSÉRACÉES. — llerlies à feuilles ait., roulées en crossf, avant leur développement, et munies souvent de poils; cal. ordinairement à 5 fol.; cor. A 5 pét.; 5 étam.; ovaire uniloc. à 3-5 plac. pariét. multiov. 1-5 styles; caps, à 1 log. polysperme, à 3-5 valves; graines avec ou sans album. 7J. CISTÉES. — PI. en général ligneuses; feuilles quelquefois stipulées; cal. à 3-5 fol.; 5 pétales en rose, caducs; étam. nombreuses; ovaire uniloc. a 3-10 plac. pariét. couverts d'ovules orthotrop. ; capsules globuleuses à 3-5-10 valves; périsperme farineux. 72. RÉSÉDACÉES. — PI. la plupart herbacées ; feuil. ait. sans stipules ; cal. à 5-6 div.; cor. a 5-6 pét. irréguliers, souvent découpés; étamines nombr.; ov. à 1 log. renfermant des plac. pariét. couverts d'ovules campulitropes ; 3-/i styles ; fruit, le plus souvent une caps, s'ouvrant par le sommet ; périsperme charnu. , iola (violette). Caractères de la famille. Drosera (rossolis). Étam. extrorses; 3-5 styl.; caps, à 1 loge ; infloresc. scorpioïde. Parnassia (parnassie). Etam. introrses; k stig.; caps, à 1 loge à à valves. Fleurs axillaires. Cistus. Capsules à 5 valves. Helianthemum. Capsule à 3 valves. Réséda. Caractères de la famille. Les CAPPARIDÉES sont voisines des crucifères fruit est une silique. Capparis, le fruit est une baie. Cleome, le us 73. CRUCIFÈRES. — PI. presque toutes herbacées et à feuil. ait.; cal. à k fol. caduques ; cor. à h pét. disposés en croix sur un disque hypogyne; 6 étam. tétradynames, c'est-à-dire quatre grandes et deux petites; ovaire plus ou moins allongé, d'abord à 1 loge avec 2 placentas pariétaux qui se réunissent au centre pour former 2 loges; stig. bilobé; fruit formé de 2 valves séparées par la cloison qui porte les graines sur chacun de ses bords. On nomme ce fruit silique, quand il est long et étroit, et silicule, quand sa longueur excède peu sa largeur; embryon diversement recourbé sur lui- même, dépourvu de péri- sperme. SYNOPSIS ! ^ 1 T3 *£ I a o S i s- w / i— cd \ jQ 1 3 o «15 Ô f 3 O" T3 / i a; . V *e*L O -03 1 c3 u* ^3 ) " O-* f l K Tétragone ou a peu près. Linéaire. Entière, à cloisons larges. Échancrée au sommet à cloisons étroites. Raphanus (radis). Silique indéhiscente, articulée, terminée par une languette épaisse. Sisymbridm. Feuilles pinnali'ides ou ronci- nées ; styl. presque nul; graines ovoïdes, unisériées. Brassica (chou). Feuilles lisses, glauques : cal. bosselé; silique terminé par une corne. Cheiranthus. Cal. bosselé ; graine bordée d'une membrane. Sinapis (moutarde). Feuilles srabres; silique terminée par une languette. Nasturtium (cresson). Pétales entiers ; graines petites, irrégulièrement bisériées, Hesperis (julienne). Cal. bosselé a la base : stig. à 2 lames rapprochées au sommet. Alliaria (alliaire). Calice lâche, à sépales égaux à la base ; graines aplaties. Erysimum (vélar). Kl. jaunes; stig. en U silique exactement tétragone. Barbarea. plante glabre; fleurs jaunes, en grappe; valy. de la silique en carène. Ara bis (arabette). Cal. gibbeux; silique pé- donculée, terminée par un stig. presque sessile. Cardamixe. Silique sessile, à valv., qui se roulent en dehors en s'ouvrant. Draba. Silicule oblongue ; graines plurisériées'. Cochlearia. Silicule ovoïde, à valves bossr.es et à log. à 1 on 3 graines. Thlaspi. Silicule à valv. creusées en car à loges polyspermes. Isatis (pastel). Pétales égaux; silicule oblongue, indéhiscente. Iberis. Cor. dont 2 pét. sont plus grands ; filets des étamines sans appendices. 74. PAPAVÉRACÉES. — Herbes à feuilles alternes, ordinairement remplies d'un suc laiteux, diversement coloré ; cal. caduc, ordinairement a 2 fol. ; presque toujours k pét. ; étamines nombreuses ; stigmates presque ses- siles, persistants ; ovaire à placent, pariétaux, en nombre variable et multiovulés ; fruit cap- sulaire ou siliqueux ; périsperme charnu. 75. FUMARIÉES. — Plantes herbacées; feuil. ait., souvent di isées ; cal. à 2 fol. très- petites et caduques; cor. à h pét. inégaux, souvent éperonnée; h étam. réunies en deux groupes; ov. uniloc. à 2placent, pariét; caps, monosperme, indéhiscente, ou silique poly- sperme, déhiscente; graines globuleuses. 76. POLYGALÉES. — Plantes en général ligneuses; feuil. ait. ; cal. à Zi-5 fol., dont 2, latérales, sont colorées; cor. irrégulière, à 3 pét. ; ordinairement 8 étam. monadelpbes, à anthères à 1 loge ; ovaire à 2 loges uniov. ; style courbé; stigmate bilobé; caps, à 2 log. monospermes, ou samare uniloculaire à xm<* graine. Papaver (pavot). Stig. rayonné; caps, a placentas nombreux se rejoignant presque au centre. Glal'cium. Stig. à 2 loi). ; silique à 2 placentas qui se rencontrent au centre. Chelidonium (éclaire). Stig. à 2 lob. ; silique. à 2 placentas libres, s'ouvrant en 2 valves. jVrgemo^e. Sarracemia. Fumaria (fumeterre). Fr. charnu monosperme, indéhiscent. Corydalis. Capsule déhiscente, siBquiforme, polysperme. Polygala et Krameria, mille. Caractères de DE REGNE VEGETAL. 119 77. ACÉRINÉES. — Arbres à feuilles opposées ; calice à k ou 5 div. ; corolle à k ou 5 pét. portés sur un disque hypogyne ; élam. en nombre double de ceux-ci; ov. à 2-3 log. biovulées ; caps, à 2 ou 3 loges dyspennes ; périsperme nul. Acer (érable). Feuilles simples; cor. régulière; samare à 2 loges, jEsculus (marronnierd'Inde). Cor. irrégulière; caps, épineuse, loculicide, à 2 ou 3 valv. et 2 ou 3 loges. Près des acérinées se placent les familles des CÉDRÉLACÉES : swietenia (acajou mâle), cedrela ; des SAPINDACÉES: sapindus (savonnier), paullinia (guarana) ; des ERYTHROXY- LÉES : erythroxylon (coca) ; des GUTTIFÈRES : garcima (guttier), calophyllum (baume marie) ; dos CANNELACÉES : cannella (canelle blanche), clxnamodendrou (faux winter) ; des WINTERACÉES : DRIMTS (winter). 78. AMPÉLÎDÉE8. — Arbrisseaux sarmen- teux munis de vrilles opposées aux feuilles qui sont ait. ; cal. court; cor. à !\ ou 5 pét. ; 4-5 étam. superposées à ceux-ci ; 1 style; 1 stig. un peu bilobé ; ov. à 2 loges biovulées ; baies globuleuses, m»nosp. ou polyspermes ; péri- sperme corné. 79. AURANTIACÉES. — Plantes ligneuses; feuil. ait. à pétiule articulé ; cal. monophylle, à 3-5 div. ; cor. à 3-5, pét. ; étamines nombreuses ; 1 style ; stig. simple ou lobé ; ov. à 3-20 loges uni-mulliovul; fruit, en générai, charnu; endosperme nul; graines souv. mul- tiembryonées. 80. HYPÉRICINÉES. — Plantes herb. ou ligneuses ; feuilles opposées, souv. parsem. de points glanduleux, transparents; cal. à k ou 5 div. ; cor. à h ou 5 pét. ; étamines nombreuses réunies en faisceaux superposés aux pétales; 3 ou 5 styles ; ovaire uniloc. à 3-5 plac. pa- riét. multiov ; capsules ou baies dont les placentas se soudent assez souvent au centre ; polyspermes ; endosperme nul. 81. TILIACÉES. — Arbres à feuilles ait., stipulées ; cal. à U ou 5 div. ; cor. à 4 ou 5 pét. ; étam. nombreuses réunies en 4-5 faisceaux superposés aux pétales ; 1 styl. à 5 br. ; ovaire h 5 log. biovulées ; capsule à plusieurs loges ; périsperme charnu. 82. MALVACÉES. PL herb. ou ligneuses ; feuil. ait. stipulées ; cal. souvent double, l'intérieur monophylle à 3-5 div., l'extérieur po- lyphylle ou monophylle à 3-10 div. ; 5 pét. adhérents, par leur base, aux filets ; étamines nombreuses, réunies en tube, à anthères à 1 loge ; styl. à 5-10 br. ; ovaire à loges indéfin. (dans les pi. de notre pays) et uniovul. ; fruit composé de plusieurs akènes réunis en forme d'anneau et devenant libres à la maturité. Au voisinage des malvacées se trouvent les TERNSTRŒMIACIÉES : thea (thé, camellia) et les DIPTEROCARPÉES : dryabalakops,dipterocarpus, gossypium (coton). Semences recouvertes de duvet long et floconneux. Le theobroma (cacao) appartient à la sous-famille des BYTTNÉRIACÉES. Vins (vigne). Cor. à 5 pét. adhérents au sommet et tombant tous ensemble. Ampélopsis (vigne vierge). Cor. dont les pétales sont libres au sommet et étalés. Citrus (citronnier). Calice persistant ; 4 ou 5 pét. caducs; fruit formé de 5 à 20 loges polyspermes. Hypericum (millepertuis). Etamines réunies en 3 faisceaux ; fruit capsulaire à 3 valv. et à 3 log. AndrosjEMUM (androsème). Etamines réunies en 5 faisceaux ; baie à une loge polysperme. Tilia (tilleul). Caractères de la famille. Malva (mauve). Calice double, l'extérieur à 3 foliol. libres ; l'intérieur à 5 divisions. Alth^ea (guimauve). Cal. double, l'extérieur à 6-9 div., l'intérieur à 5 divisions. Lavatera. Cal. double, l'extérieur à 3 divisions, l'intérieur à 5 divisions; fruit dilaté au sommet. 120 83. GÉRANIACÉES. — PL sous vent herb., à feuilles avec ou san- stipules, ait., quelquefois compos.; cal. à 5 div.i ouvent inégales; cor. h 5 pét. souvent irréguliers ; 5 à 10 etamines souvent monadelphes ; styles soudés ou distincts ; 3-5 stig.; ov. multiloc. à loges uni-multiov. ; capsule à 5 loges, ou 3-5 caps, ou akènes se séparant à la maturité; périsperme le plus souvent nul. SYNOPSIS Géranium. Cor. régulière; 10 étam. fertiles;, arêtes du fruit glab. sur leur face interne. Erodiem. Cor. un peu irrégulière ; 10 étam. dont 5 fertiles ; caps, surmontées d'arêtes velues sur leur face interne. Pelaegonium. Folio!, du calice et pét. inégaux ; 7 étam. ; arêtes des coques barbues sur leur face interne. On a formé aux dépens des Génériacées de petites familles dont les genres Balsamina, Tro- pœolum et Oxalis sont les types. 8/i. RDTACÉES. — Plantes le plus souvent glandulifôres à feuilles ait. ou opposées; cal. à 3-5 div. ; 5 pét. ; 5-10 étam., placées sur un disque charnu; ov. formé de plus. carp. soudés à la base et multiov. ; 1 styl. ; fruit multi- capsulaire ou multiloculaire ; pérkp. charnu eu corné. Ruta (rue). Fleurs régulières ; 8-10 pores nec- tarifères, à la base de l'ov. Dictamnus (l'raxinelle). Fleurs irrégulières; 5 ovaires disjoints ; 5 coques ; endocarpe se séparant du sarcocarpe. 85. BERBÉRIDÉES. — Berberis (vinettier). Epimedium. Genres voisins : Guaiacum. Diosma. Galipea. Zanthoxylum. Quassia. Simarouba. Picroena. Les NYMPHÉACÉES sont proches des renonculacées. Nymphéa. Nelumbo. Podophyllum. 86. RENONCULACÉES.— PI. portant des feuilles ait. (opposées dans le genre cle- matis), ordinairement découpées , embrassantes à leur base; cal. à 3-5 fol. caduques ; cor. à ù-9 pét. (quelquefois une de ces deux enveloppes florales manque) ; étam. nombreuses, à anth. extrorses et adnées; en général plusieurs ovaires, surmontés chacun d'un style et d'un stigmate ; tantôt uniov., tantôt multiov. ; fruits monospermes et indéhiscents, ou polyspermes et déhiscents, suivant qu'ils proviennent d'un ovaire à un ou plusieurs ovules ; quelquefois une baie poivsperme ; périsperme corné. 5 «3 -W M O " lUne seule \ envelop. Ranunculcs (renoncule). 5 pétales, munis d'une écaille à leur base: Ficaria (ficaire). 8-9 pétales munis d'une petite écaille à leur base. Ado.ms: Calice à 5 folioles ; feuilles finement découpées. Anémone. Involucre à 3 feuilles, placé à quelque distance de la fleur. Clematis. Feuilles opposées ; périanthe à h. ou 5 pièces; akènes surmontés d'une pointe plum. Thalictrum (pigamon). Akènes terminés par une pointe non plumeuse. Helleborus (hellébore). Pétales tubuleux, plus courts que le calice ; 3 à 10 capsules pointues libres. Nigella (nigelle). Pétales nectariformes ; 5-10 caps, point., plus ou moins soud. à la base. Aquilegia (ancolie). 5 pét. en forme de cornets ; 5 capsules un peu soudées. Delphinium (dauphinelle). Cal. dont un des sép. a un éperon. ; 1 à 5 caps, libres. Acokitdm. Cal. à 5 folioles, la supérieure en forme de casque; 3-5 ovaires, autant de capsules. Caltha (populage). Périanthe pétaloïde, à 4-5 pièces; 5-10 capsules polyspermes. Enfin, près des renonculacées doivent se placer : les MAGNOLIACÉES : Magnolia, illicium (badiane); les anonacées; les MENISPERMÉES : Cocculus (colombo); les BixacËes (Rocou) SYSTEME DE LINNE (V. observations page 124'. , Monanmue, 1 étamine Diandrie, 2 étamines. 12) Triandrïe. 3 élamines. t. !• / " - s, Tétrandme, 4 étamines. Pentandrie, 5 étamines. Hexanoris, 6 étamines. Heptamirie, 7 étamines. Octa>drie, 8 étamines., a Proportion déterminée. Par les filets..... Ennéandrie, 9 étamines. DÉCANtmiE, 10 étamines. Dodécandrie, 11-20 étamines, Icosandrie, plus de 20 étamines insérées sur le calice ................ Polyandrie de 20 à ioo étamines insér. sous l'ovaire. DiDTifAHIK, 4 étamines, 2 courtes et 2 plus longues.. TâTRARTNAMil. 6 élimines,2 courtes et 4 plus longues . HofUDELHiE, étamines réunies en un seul faisceau... Duuelphie, étamines réunies en 2 faisceaux...... Polyadeli'Iiib, étamines reunies en plus de2faisceanx. | Monogynie : hippuris. Digynie : blitum — 32. i Monogynie : salicornia, jasmînêes— 41, circœa—61. veronica— 30. pinguicula — 37, utricularia — 37, verbena — 42, salvia — 43, lycopus — 43. i Monogynie : valérianées — 52, iris — 20. cyperus — 11, crio- < phorura — lt, crocus— 20. Digynie: graminées— 12 Tri- \ gynie : montia — 57, tillaea — 38. ! Monogynie : dipsacées— 51, globularia, centuiioulus — 36, exa- cuin — 46 , plantaeo — 34. Rubiacées — 53, cornus — 54. Digynie; sanguisorba — 63, cuscota— 45. Tëtragynie: ilex — 68, sagina — 68, radiola — 83. Monogynie : nerium — 47, boraginée — 44, phimbago — 35, prhnulaeées — 36, menyanthe-; — 46, convolvulus — Ï5, cam- p inulacees — 49. viola — 69, lonicera — 54, satanées — 40, rh.imnees — 66, vitis — 78, ribes — 59, viuea — 47. Digynie : sambucus — 5'*, cynanchum — 47, chenopodium— 32, Sdlsola — 32, a tri pi ex — 32, beta — 32, genthna — 46, om- belliferes —55, ulinus — 28, viburnum — 54, Trigynie -. rhus — 65. Tétragynie : parnassia — "0. Pentagynie : statice — 35, liniim — 83, drosera — 70. Monogynie: aloe — 18. tulipa— 18, narcissus—19, allium—18, ornitliogaluni — 18, scilla — 18, musem — 1S, galantbus — 19, convalhria — 17, asparagus — 17, ruscis — 17, joncées — 14, berberis — 85, peplis — 62, lythrum — 62. Digynie: oriza — 12. Trigynie : colchicum — 16, rumex — 31. Polygy- nie . alîsma — 13. Monogynie-. œsculus— 77. Monogynie : œnothera—61, epîlobium — 61, chïora — 46, stel- lera — 0, èrlca— 48, acer — 77, vaceiuium — 48, daphne — 30. Trigynie : poiygonum — 31- Tétragynie : p « 'Js: i i a. uî — * ' tc C' - s 2 ! ilirlilIlllIliiUlilM, 1 ■ i i I 2 = I aacwjV^^QjâsiJù Sa.a I £3 sis" 3 - - „ „ .. _._ _____„ _____ '■ %%,£ S I Ë «5 S??5 2 i'B'â'a : r B S s™ »•£ 1.S I 1 S^S".^ &.cL§..q:5'3 '3 3 42 S.'5 s a - ~ « *■ ^ E E £ A ~ J. - ._ -\ r", ." : .. il £ .? r? £ S « ." .'■> ~ t=. tf a-ïuou S o, oosS u Ob3i£-«£-!cH!S q 'sajciad ■ s3j W4« »iuatiB ■siiioiein ■eisjinS?! o|ïojo£) ■*monj no oi «nid no •3J8|in3?j ai[0J03 •satmriçia 9 p l -jjadnf i D0 RÈGNE VfifiÊTAL IM I I a a J. I Ifl ,pli!ll1Iîii |fi - ?l " el - - s I -" I a I I iS I = a. S-g ï S. 2 = - -2 S .„ ______ JSïi -«7 !Ï:J::::::::i 'à 1 -lit l-%-| I i s„; „ 1 I •§ I ft S g I | I ^"j" - ' 4 " „- ! ! g ' 5« w ï. i g i o = " i | .9 i I _*S 4 S"lsâ"S'5'*"as l i , '»8-JI I I Jl-Ss I „~ ' s = 2 * : m!/ web îsj^pp.og s-jaijme e3 p lu0 B3)ia,iib edoiai auiaia aa 'ajDniOAai an suep ssiunaj sed inos au inf) II 'SH331J 124 DU REGNE VEGETAL. METHODE DK DE CANDOLLE- < ! Plusieurs pétales distincts, insérés sur le réceptacle, avec des étainines et le calice........................... Pétales libres, ou plus nu moins soudés, toujours périgynes ou insérés sur le calice........................... Pétales soudés en une corolle hypo- gyne, ou insérée sur le réceptacle et portant les étamines................ I Périgone simple (corolle nulle ou soudée avec le calice). Endogènes ou monocotvlcdonés.j * v:mt ,,e > *?"™ °* deS *""* di5t,IJCts - i & ■ { Sans sex«s distincts................. Cellulaires ou acoïïiéDOHÉS ........j Po»"'us d'expansions foliacées........ | Privés d expansions ioliacees......... CLASSES. Tlialamiflores ........... I. Caliciflores ............. H. Corolliflores ............ III. Monochîamydés ......... IV. Monocotyl. phanérogames. V. Monocotyl. cryptogames.. VI. Cellnl foliacés.......... VII. Cellul. apliylle». ........ VIII. EXPLICATION DES PRINCIPALES ABRÉVIATIONS EMPLOYÉES DANS CE SYNOPSIS. alternes. Adh. adhérent Alt. Altéra Arb. arbres. Arbris. arbrisseaux. Ant. anthère. Cad. caduque. Cal. calice. Caps, capsule. Caract. caractères. Cepend. cependant. Chénop. chenopodées. Clas. classes. Cor. corolle. Disp. disposés. Dist. distincts. Disting. distinguent. Divis. ( divisions - Dev. devient. Etam. étamines. Except. exceptions. folioles. Exotiq. exotiques. K' j Feuilles. FI. fleurs. Flosc. flosculeuses. Fol. Foliol. Form. tonnant. Fr. fruits. Gén. général, généralement. [J ntL j glandes. Gr. graines. Herb. herbes, herbacées. Herm. hermaphrodites. Imbriq. imbriquées. Inf. infère. Insér. insérées. Inv., invol. involucre. Lib. libres. Lie. ligneuses. Lob. lobes. » Log. loges. Memb. membraneux. Monopét. monopô- tales. Mono. ) mono- Monosp. \ sperme. Multiov. mulliovulé. Ordin. ordinairement. Opp. opposées. Ov. Ovai. . Quelquef. quelquefois. Part, parties. Pars, parsemées. Pédic. pédicellée. Pér ) Perlant | P érianlhe - Périg. périgone. Périsp. périsperme. ovaire. Périst. péristôme. Pét. pétales. Plac. placenta. PL plantes. PI. plusieurs. Polyp. polypétales. Rad. radiées. Réceptac. réceptacle. Sess. sessiles. Soud. soudées. Souv. souvent. Stig. stigmate. Slip, stipules. Sty.i St. style. S. ) Tégum. tégument. Tricoq. tricoque. Triv. trivalve. LTniov. uniovulé. Llnisex. unisexuées. Valv. valve. OBSERVATION. Dans les systèmes de Linné et de Lamarck, on a mis devant le nom des plantes, des numéros qui correspondent avec ceux qui sont devant le nom des familles, dans la méthode de de Jussieu. Au moyen de ces numéros, il est facile de comparer les classifications artificielles avec les classifications naturelles. (V. pages 121, 122, 123 et 124.) I$5 CLASSIFICATION DU RÈGNE ANIMAL, PAR CUVIER Modifiée pau Mil\e-Eij\virhs Un squelette intérieur. Un système nerveux cé- , rétro-spinal. Les organes , de la vie de relation, symétriques par rapport à un plan médian droit. •tu «3 i 5 1 < Classes, MAMMIFÈRES. Point d'orga-1 nés de lactation.! Encéphale dé-1 I pourvu de pro-1 I tubéranceannu-j I laire. Mâchoire , ' inférieure réu- j nie au crâne j par i ou 2 os I intermédiaires.! a â Point de squelette in- ter. mais en général un squelette té^ çumentaire, i eouip. d'anneaux mo- | biles. Point d'axe céréb.- spinal.Syst. nerv.central composé de gingl. réunis par paires sur uneH- foe médiane u corps.Les divers organes symétri- quespar rapport au plan médian droit Point de squelette art. mt. ni de squel. extér.aniuil. Corps nu on testacé.Point d'axe céréb.- spui. Système nerv.comp.de gangl.ne con- stit.point une longue chaîne méd. dr. Org.princip. symétriq.par rapport à un plan médian ord. courbe. o3 . s I s s - ■ç ^ s* o BATRACIENS. Des organes de lactation. Sang chaud. Circulation complète et cœur à 4 cavités. Respiration pulmonaire simple. Lobes du cervelet réunis par une protubérance annulaire. Mâchoire inférieure articulée directement avec le crâne. Corps ordinairement garni de poils. ^ "g f Température constante, circula- ^ J2 \ tion complète et cœur à 4 cavités. ■5-^ ) Respiration pulmonaire double. Corps garni de plumes. cL 1 ^ / Circulation incomplète. Cœur à 2 oreillettes et 1 ventricule. Respiration pulmonaire. Circulation incomplète. Cœur à 2 oreillettes et i ventricule. Respiration branchiale dans le jeune . âge, pulmonaire à l'âge adulte. Circulation complète Cœur à 1 oreillette et i 1 ventricule. Respiration branchiale. / Corps composé de tête, 1 tfaorù et abdomen distinct. 3 paires de pattes.Trachées Système vase, presque nul. Corps composé d'une tête et d'une série d'anneaux f .*<*, uavucoo*. thoraco-ahdomin.24paires ; myriapodes. ou des poches J de pattes on plus.Trachées. \ pulmonaires. / Système vase.presque nul. ' "Tête et thorax cont'on- \ dus. i paires de pattes.Tra- i chées ou sacs pulmonaires, Sjstème vase, développé Respirationi' 5 ou 7 paires de pattes. aquatique par \ Jamais fixés à moins d'être branchies oui parasites. Sexes distincts. par la peauw Point de pattes. Parasites app.vas. dév. v hermaphrodites. Respiration branchiale. Sang généralement coloré.Système nerveux distinct à ganglions céphaliques et post-œsophagiens. En général,tubercules.ié Ufrircsserv.de pattes. Organes rotatoires Corps garni d'organes de locomotion articulés. Système ganglion, très- développé. ARACHNIDES. Corps dépourvu d'organes de i locomotion ar- ) ticulés. Systè- I me ganglion. ' peu développé onrudimeniai- i re. S i [ ANN RRUOPODES. Respiration cutanée. Sang incolore. Système nerveux ru- dimentaire ou nul. Jamais de ganglions céphaliques et post- oesophagiens réunis Point de pattes séti- fères. Système nerv. composé de plusieurs gangl. l réunis par des ' cordons uiédul- i laircs. Généra- ' tion ovipare. Appareil vas- culaire déve- i loppé. Systèmenerv. rudim. ou nul. I Génération par œufs ou bour- . | geons. Appa- i coi reil vascul. in- f aul à l'extrémité antér. du corps. Ganglions post-œsoph. Organes de locomotion. Point d'organes rotatoires. \ paire de gangl. ou pas. Point d'organ.de loc. Presque touj. parasites. Organes de locomotion en forme de tentacules autour de la bouche. Organes de locomotion en forme de nageoires des deux côtés du cou. 1 organe de locomotion discoïde à la face inférieure du corps. Point de tête distincte. Une coquille bivalve. Tète distincte àappendice et yeux. En , général une ! coquille uui- ) valve. SYSTOLIDES ou ROTATEURS. HELMINTHES. CÉPHALOPODES. GASTÉROPODES. , complet ou nul. [ laire, ni cœur Respiration par branchies intérieures. Point de tentacules autour de la bouche Système vasculaire et cœur. Respiration par branchies extérieures constituant une couronne de tentacules autour de la bouche. Ni système vaseu- BRY0Z0AIRES. Exemples. Homme. Cheval. Aigle. Moineau. Tortue. Vipère. Grenouille. Salamandre. Morue. Esturgeon. Abeille. Cochenille. Scoîopend:-' Iule. At"I #363. Scorpion. Écrevisse. Crabe. Anatife, Balane. Lombric. Sangsue. Rôti! ère. Brachio .-. Ascarid Tœnîa. Ponîpe, Seiche. Hvale. Clio. Limaçon. Buccin. Huître. Moule. Ascidie. Biphore. Plumatelle; Flustres. V2\ En général / , squelette ar- ' ; ticulé ni in- ' | térieurniex- i *■ térienr. Système nerveux rudïmentaire OU nul. Organes disposés j d'une manié- \ re plus ou j moinsradiai- J re par rap- I porta unaxe ! ou un point j central,soità ! l'état adulte, \ soit dans le jeune âge. OPERATIONS PHARMACEUTIQUES. Conformés pourlareptation. Corps ordinairement garni de petits tentac. terminés Dardes ventouses. En général anus opposé à j la bouche* Tégum.durs et armés d'épines. Corps mani- festem. radié. ' i Presque tou- ' jours des ap- | pendices tels ' que tentacules autour de la, i bouche. Disposition spliérique plu- \ tôt que rayon- née et se dé- . formant sou- 1 ventavee l'âge. ' Presque jamais d'append. préhenseurs. Conformés pour la nage. Corps en disque ou en sac contractile. Tissas mous. / ECHINODERMES. 3n disque i ■us. Anus > remplacé par des pores ou par la bouche. } Sédentaires, fixés au sol, agrégés et re- t vêtus d'une coque cornée ou calcaire. Un ( seul orifice pour la cavité digestive. \ Forme sphéroïde à l'état adulte ou jeune. Ordinairement appendices natatoires. Plusieurs cavités internes servant d'estomacs. Forme sphéroïdale dans le jeune âge seulement. Point d'indice de sensibilité ni de locomotion à l'état adulte,Corps creusé de canaux et soutenu par des spicules cornées ou calcaires. CORALUAÏRES. 1NFDSOIRES POLYGASTRIQUES SPONGIAIRES. Astérie Oursin. Méduse Béroé. Corail. Actinie. Monades. Volvoces. Éponge- Spongille. OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES Dessiccation. — La dessiccation a pour but le plus ordinaire la bonne conservation des substances. Elle s'obtient par divers moyens : l'étuve, la chaleur solaire, l'aération, etc. Les corps fortement a\ides d'eau (chaux, briques, aire en plâtre) sont plus spécialement employés pour la dessiccation des produits chimiques. Il en est de même de Y\frochiscation qui consiste à introduire un précipité amené en consistance de pâte dans un entonnoir monté sur une planchette ayant à l'extrémité un trou qui reçoit l'entonnoir et portant au-dessous un petit taquet ; en donnant des chocs successifs à cet appareillage, sur une table garnie de papier buvard, on fait tomber de la douille de l'entonnoir autant de petits tas prenant la forme de cônes, et appelés trochisques. — Le turbi- uage ou essorage est un moyen de dessiccation, complète ou partielle, très-employé aujourd'hui dans l'industrie. La turbine, dite aussi essoreuse, hydro-extracteur, est un appareil disposé pour recevoir un mouvement rotatif excessivement accéléré (de 3 à 900 tours par minute), dans lequel on met la substance a dessécher. Par l'effet de la force centrifuge, 1 1 partie liquide s'échappe de l'appareil par des Irous ménagés à cet effet. On comprend, par cette disposition même, que le turbinage peut devenir un moyen de filtration et que le liquide sorti peut être l'objet principal tandis que le liquide resté dans l'appareil n'est qu'un résidu. (Pour la dessiccation en général, V. Dessiccation et Conservation, p. 1/ii.) Triage, Mondation ou Emondation (mun- •iare, de mundus, propre). Il a pour but de nettoyer les substances médicinales, soit par un lavage soit en les frottant avec la main on avec une brosse; de séparer de ces substances tout ce qui pourrait affaiblir ou modifier leurs propriétés, comme les parties altérées, ou inutiles, qu'elles soient étrangères ou de la même origine que la substance elle- même. Ainsi on soumet au triage ou à la mondation les substances pharmaceutiques simples, telles que les gommes, les résines sèches ; on en détache, à l'aide du couteau, du canif, les débris ligneux et autres matières étrangères qui adhèrent à leur surface. Beaucoup de racines (chiendent, raifort) doivent être séparées de leurs radicules, de leurs parties entamées ou meurtries; d'autres racines essentiellement fibreuses (réglisse), de leur épidémie, en les ratissant légèrement avec un couteau ; d'autres enfin (cynoglosse), de leur partie centrale. La racine de guimauve est industriellement décortiquée dans le nord de la France en la faisant tourner dans des tonneaux armés de dents en fer. On sépare les tiges des feuilles, les feuille- des tiges, souvent les écorces des bois, et le* bois des écorces. On sépare les pétales de la violette simple, on enlève les pédoncules de toutes les fleurs, les onglets incolores des pétales des œillets et des roses de Provins qui sont alors dites onglées; les bractées des fleurs de tilleul; le calice îles fleurs de molène, de V ortie blanche, etc. Certaines semences (amandes, semences froi- (fes.etc.) sont privées de leur enveloppe ligneuse. Cette, décortication peut se faire en plongeant, pendant quelques instants, la graine dans l'eau bouillante. La décortication s'obtient aussi en grand pour les semences ou fruits à écorce dure en les passant entre des cylindres ou des meules réglés de façon à briser l'enveloppe sans écraser la semence. M. Lemoine emploie, dans le même but, l'action désorganisatrice de l'acide sulfurique sur la matière organique. Il verse sur 100 de graines, 15 d'acide sulfurique à 66°, brasse le mélange pendant 15 à 20 minutes, ajoute ■ OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. 127 50 d'eau, qu'il décante après quelques instants de contact et d'une agitation non interrompue. L'opération se fait à froid (amandes; semences d'arachide, de lin, de sésame, etc.) ou à chaud (semences de croton tiglium, lentilles, pois, faines, vesces.) (V. Un. pharm. 186*2.) M. Giraud-Dargand effectue la décortication par une immersion dans l'eau de chaux, suivie d'une friction. Le Criblage ou Cribration h travers un tamis à gros trous ou larges mailles est le mode employé pour le triage des racines sèches, etc. A l'aide du Vannage, la racine de fougère mâle est séparée de ses écailles foliacées, après avoir été coupée transversalement en tranches minces. On vanne certaines graines (séminoldes d'unis vert, de fenouil ; amandes, cubêbes) pour en séparer la poussière, les pédoncules brisés, les grains rongés par les insectes, etc. qui sont mélangés avec elles. Le vannage s'exécute à l'aide de l'instrument fort simple en osier ou en bois appelé van ou à l'aide du tarare et autres ventilateurs très- usités aujourd'hui dans l'industrie. Les substances qui ont subi le triage sont dites mondées ; celles laissées en nature sont dites en sorte. Le Bocardage est encore un mode de triage, réservé presque entièrement à l'industrie minière. Il consiste à séparer grossièrement les minerais de leurs gangues à l'aide d'un instrument concasseur nommé bocard. Section. — Réduction des plantes et de leurs organes ou d'autres substances organiques, en petits fragments, à l'aide de divers instruments tranchants (couteaux, coupe-racines, ciseaux). C'est ainsi qu'on incise avec des ciseaux les colimaçons, les poumons de veau; qu'on incise avec des couteaux ou des coupe-racines, la racine de réglisse, de ra- tanhia (fig. 11 et 12). (Fig. 11.) Rasion. — Division de certains corps en parties plus ou moins tenues, soit en les frottant avec la lime (fer, acier, etc.), ou avec une râpe plus ou moins fine (coings), soit par des moyens mécaniques, comme le tour (corne de cerf, noix vomique, gaîac, etc.); le produit se nomme limaille ou râpure, ou tournure. Souvent la rasion n'est qu'un acheminement à la pulvérisation. Le corps soumis a la rasion est, en général, fixé entre les mâchoires d'un étau. Concassation ou Quassation. — Réduction des corps solides, tenaces ou durs et bien secs, en fragments plus ou moins volumineux, au moyen du marteau, du pilon ou de la meule. Cette opération s'applique principalement aux feuilles, racines, écorces sèches, pour faciliter et accélérer l'extraction de. prin ■ cipes solubles, des substances ainsi concassées. Pistation ou Epistation (de im orsîgw, fouler dessus). Ecrasement dans un mortier des corps mous et parenchymateux (vanille, seigh ergoté, castoréum). Cette opération diffère de la pulvérisation ou de la trituration par le mouvement particulier que l'on imprime au pilon, qui frappe le mortier obliquement, en glissant de la circonférence au centre, comme dans la préparation des cêrats, pommades, certains électuaires, émulsions. Pulpation.— Réduction en pulpe d'une substance végétale. Cette opération consiste à faire passer à travers le tissu d'un tamis de crin, à l'aide d'une spatule élargie d'un seul côté, dite pvlpoir, les parties les plus divisées des corps qui ont été épistés (pulpes de tamarin, de casse, de carotte, etc.). Pulvérisation. — Pour la pulvérisation en général, ou division des corps par les procédés ordinaires, mécaniq. ou chimiq. (V. Poudres). Nous dirons cependant ici quelques mots d'un mode particulier de pulvérisation, on plutôt de granulation par fusion sur disque tournant, dû a M. Rostaing. Il obtient une poudre métallique par l'action de la force centrifuge, a l'aide d'un appareil nommé diviseur des corps liquéfiés, qui consiste en un disque de terre réfractaire de 25 centim. de diamètre, reposant sur un plateau de fonte, avec rebords, et tournant horizontalement avec une vitesse de 2000 tours par minute. Si l'on fait tomber vers le centre de ce disque, une coulée de métal en fusion, de plomb, par exemple, celui-ci s'épanouit en une pluie fine, dont le rayonnement s'étend à plus de 3 met. à une distance de 75 centim. de l'axe. Le refroidissement est assez grand pour amener la solidification du métal; de plus, on dispose sous la pluie métallique un bassin contenant une mince couche d'eau. A l'aide de son appareil, M. Rostaing réduit en poudre 20 kil. de plomb à la minute, ou 1200 kil. à l'heure. Les six dernières opérations dont nous venons de parler se rapportent à cet ensemble 128 OPERATIONS PHARMACEUTIQUES. que les auteurs de Traités de pharmacie appellent la division. Solution ou Dissolution. — La solution est une opération qui a pour but la disparition d'un corps solide, liquide ou gazeux dans un liquide approprié. C'est une division moléculaire des corps produite par un liquide, ou plutôt une dissémination des molécules de la substance à dissoudre, entre les molécules du dissolvant. Ordinairement les deux expressions, solution et dissolution, sont employées indifféremment comme synonymes l'une de l'autre. Quelques auteurs cependant ont, avec les chimistes de l'école de Lavoisier, établi la distinction suivante : il y a solution, quand le liquide dissout un corps sans l'altérer dans sa nature, et en vertu d'une sorte d'affinité (affinité de solution, force dissolvante) qui l'emporte sur la force de cohésion moléculaire ; ex. : eau et sucre, sel, acide carbonique ; alcool et résines; huiles et graisses ; etc., etc. Il y a dissolution, au contraire, quand il s'établit, entre le dissolvant et le corps à dissoudre, une réaction chimique qui peut entraîner la modification de celui-ci, la décomposition d'une partie du dissolvant et la combinaison de l'autre partie de ce dernier, non altéré, avec le corps à dissoudre ; ex. : acide azotique etcuivre ou plomb, bismuth, mercure, etc. La solution est, en général, favorisée par la division mécanique du corps à dissoudre, par l'agitation, par la pression (eauxgazeuses), par l'élévation de température ; les corps sont, en effet, généralement plus solubles à chaud qu'à froid, et la solubilité croît avec la température; il faut excepter la chaux et la plupart des sels de cette base, le sulfate de soude plus soluble à 33 c qu'à 100 cc , et quelques autres sels encore. Une bonne pratique pour opérer la solution d'un corps, est de poser celui-ci sur un diaphragme à la partie supérieure du dissolvant. On comprend que, dans cette condition, le liquide saturé descend au fond, faisant ainsi in- cessament place à la partie vierge du dissolvant. La solution s'opère tantôt avec élévation (chlorure de calcium fondu, sulfate de soude anhydre), tantôt avec abaissement de température (sels ammoniacaux), tantôt sans variation sen-ible dans la température (acétate de plomb neutrei. Dans le premier cas, le point d'ébullition du soluté est retardé, et s'élève à plusieurs degr. au-dessus de celui du dissolv. Les préparations pharmaceutiques, obtenues par solution, se classent suivant la nature du dissolvant, en solutions par Veau ou hydrolés (tisanes, apozèmes, bouillons, eaux, collyres, lotions, gargarismes, injections, etc.); par Valcool ou alcoolés ( teintures alcooliques ) ; par Véther ou éthérolès (teintures éthérées) ; par le vin ou œnolés (vins médicinaux) ; par la glycérine ou glyeérolés ; par le chloroforme : par le sulfure de carbone; par la bière ou brutales (bières médicamenteuses); par le vinaigre ou oxéolés (vinaigres médicinaux) ; par les corps gras (huiles médicinales, pommades) : par les huiles essentielles ou myrolés. Macération, Infusion, Digestion. Décoction (V. Solutés, Tisanes, Art de formuler). Mentionnons ici deux appareils se rapportant à ces opérations, ce sont : la marmite ou autoclave de Papin (fig. 13) et le Digesteur à soupape de Chevreul, qui n'en est qu'une ingénieuse modification. Ces appareils permettent de faire agir le véhicule à une température supérieure à celle qu'il pourrait acquérir sous la pression atmosphérique ordinaire. On les emploie à extraire la gélatine des os, etc. (Fi :! . 13.) Lixiviation, .Déplacement (V. Extraits. Teintures alcooliques). Depuis trente et quelques années que la lixiviation a été appliquée à la pharmacie, on a cherché à modifier de diverses manières les appareils de lixiviation ou digesteurs, dans le but d'épuiser la substance végétale ou animale avec une petite quantité de véhicule, ce qui est surtout utile dans la préparation des extraits alcooliques et éthérés, dans l'extraction ou le dosage des matières grasses d'une substance organique; pour obtenir quelques alcaloïdes, certaines résines. Dans ces opérations, en effet, on emploie des liquides volatils et d'une certaine valeur, tels que l'alcool, l'éther, le chloroforme, etc. Le digesteur le plus simple est celui de Sou- beiran, qui est lui-même une modification de l'ap- OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. 129 pareil, plus compliqué, de Berthemotet Corriol. (Fig. 14.) Viennent ensuite : le digesteur ou appareil à distillation continue, de Payen (fig. lu et 15) ; celui ieGerhardt, qui lui est très-analogue ; ainsi que l'appareil de M. Orf- Heb (fig. 16), qui en diffère en ce qu'il permet de chasser le liquide extracteur. L'appareil suivant, dû à M. Schmitt, est susceptible de rendre de nombreux services dans le laboratoire du pharmacien. 11 est un perfectionnement de celui de M. Schlœsing imaginé pour l'extraction et le dosage de la nicotine ^^^^^^^^^^^ dans les divers tabacs. Dans l'extracteur ci-dessous, afin de le rendre moins fragile, le serpentin de verre de M. Schlœsing est remplacé par un tube en étain fin que l'on trouve partout dans le commerce. Ce tube est soudé de façon a s'engager dans un réfrigérant Liebig où circule constamment un filet d'eau tiède, comme le fait comprendre la figure. A Ballon de 4 00 cent, cubes environ. E Allonge terminée en siphon de 10 cent, cubes de capacité. CG Tube en étain fin. D Réfrigérant de Liebig. E Bain-marie au biin d'huile. F Bec Bunsen. On ne pourra faire d'extraction qu'avec des liquides sans action chimique sur l'étain et d'une facile vaporisation, tels que : l'alcool, l'éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, etc. S'agit-il, par exemple, de déterminer la valeur d'un rhizome de jalap? On in- troduitdansl'allongeB, 30 gr. de jalap sec et pulvériséassez grossièrement; dans le ballon A {Fig. 15.) on met 200 gr. d'alcool à 93° c. L'appareil est ajusté et on distille au BM. Il se produit un courant continu d'alcool en vapeur, se condensant dans le réfrigérant D, et venant tomber dans l'allonge sur fa poudre de, jalap. La teinture de jalap se fait par ce déplacement continu, et \ient couler dans le ballon A. On continue jusqu'à épuisement complet; on cesse alors le feu, on enlève l'allonge, on la remplace par un tube plein et on recommence la distillation jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'alcool dans le ballon A. L'appareil se trouve ainsi transformé en un simple appareil distilla toire. Le ballon est enfin porté sur la balance, et la différence de poids, donne la quantité de résine dissoute dans l'alcool. Le même appareil peut servir à certains essais, aux dosages, tels que ceux de la quinine, d'un quinquina, l'épuisement d'un mélange quino-calcaire par l'éther, etc. ; la manipulation en est facile, les pertes de véhicule sont très-faibles. V appareil extracteur de M. Schwaerzler ressemble beaucoup à la cafetière lyonnaise, connue maintenant de tout le monde. Nous en dirons autant du \>er- œlatëur. V 'appareil à déplacement de M. Berjot, où l'air raréfié dans le récipient à l'aide d'une petite pompe aspirante , laisse la pression .atmosphérique agir sur le véhicule et le faire fillrer à travers la substance à épuiser que contient l'allonge qui surmonte le récipient. Cet appareil est surtout a- vantageux pour les liquides épais et visqueux. Le digesteur de M. Fleury, utile dans le cas où la substance à épuiser, finement pulvérisée, se laisse pénétrer avec difficulté par le dissolvant, consiste en un flacon éprouvette bouché 130 OPERATIONS PHARMACEUTIQUES. à l'émeri, dans lequel on introduit la substance à traiter, puis le dissolvant; on agile; après un repos convenable, on adapte au col du flacon un bouchon percé de deux trous : l'un est traversé par un tube capillaire affleurant (Fig. 16.) au bouchon; par l'autre, on introduit un tube deux l'ois recourbé T; l'une des extrémités plonge dans le flacon jusqu'au-dessus de la couche solide qui s'est formée ; l'autre extrémité va plonger peu profondément dans un ballon, à travers un bouchon de liège ; celui-ci livre passage à un second lube capillaire soudé à un tube plus large qu'on peut fermer avec un bouchon. On souffle par le tube capillaire , le liquide s'élève par le tube T qui, jouant le rôle de siphon, s'amorce et transvase tout le liquide dans le ballon. On bouche le gros tube soudé et on chauffe ce ballon, le liquide distille et se condense dans le flacon eprouvette qu'on peut plonger dans un vase à précipiter, plein d'eau froide. On remet le bouchon du flacon eprouvette, on agite, on laisse déposer et on recommence l'opération autant de fois qu'on le juge nécessaire pour l'épuisement complet de la substance. (V. Journ. pharm., 186'2.) Avec son appareil à déplacement, per ascension {fig. 17), M. Bailly réussit à déplacer facilement l'alcool et l'éther au moyen de l'eau sans qu'il y ait un mélange sensible, et dit épuiser complètement la substance avec de petites quantités de dissolvants. L'appareil se compose d'une eprouvette ci pied avec diaphragme, contenant la su! stanoe à épuiser. A la partie inférieure est un tube communiquant avec un réservoir plein (Fig. 17.) de liquide lixiviateur et dont la hauteur est double de celle de l'éprouvette; un robinet permet d'intercepter toute communication entre ces deux vases ; l'éprouvette est fermée à la partie supérieure et porte une ouverture donnant passage à un tube qui (Fig. 20.) porte le liquide lixivié dans un récipient gradué. (V. Union pharm., 186/j.) Figures d'appareils à déplacement , fréquemment employés en pharmacie (fig. 18, 19 et 20). On com- prend qu'un simple entonnoir ordi- (Fig. 18.) ^Z \ (Fig. 19.) OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. 131 naire, qu'une allonge en verre , posée sur un récipient , et au fond de laquelle on a mis un bourdonnet de coton pour retenir la substance à lixivier, constitue l'appareil à déplacement le plus usité en pharmacie. M. Mesnard a apporté à cet appareil une légère modification qui le rend tres-commode. (V. Un. Ph. 1870). Décantation ou Soutirage. — Par cette opération qui a le même but que la filtration, mais qui en diffère quant à la manière de procéder, on sépare les liquides des dépôts qu'ils surnagent. Si on opère sur une petite échelle, on l'ait couler le liquide le long d'une baguette de verre, en inclinant doucement le vase, ou bien on enlève le liquide à l'aide d'une pipette, d'une mèche de coton ou d'une bande de papier non collé faisant siphon, dont le bout le plus court plonge dans le liquide, tandis que le bout le plus long pend en dehors. Quand on a a décanter de grandes quantités de liquides, on se sert de vases percés latéralement, à différentes hauteurs, de trous fermés avec un robinet ou avec un bouchon, par lesquels on opère le soutirage, ou bien on emploie des siphons, comme cela se pratique dans l'industrie. Dans le soutirage proprement dit, c'est quelquefois le produit soutiré qui est le principal (ex. : Sirop d'éther). Filtration. — Le but de cette opération est de faire passer un liquide (suc, solution, tisane, teinture, huile, vin, sirop, etc., etc.), contenant des particules en suspension, a travers un corps dont les pores très-serrés laissent seulement passer le liquide ; le filtre est l'appareil servant à filtrer. En pharmacie , la colature (de colo, filtrer) est la filtration incomplète d'un liquide (une décoction, une infusion, un sirop, etc.) non amené à une transparence parfaite. La colature s'opère au moyen de Vitamine, de carrés de molleton ou Manchets, de chausses dites (Tllippocrate, espèces de sacs en laine ou en coutil de coton croisé ou en feutre, ayant la forme d'un cône renversé; on les emploie pour filtrer les sirops et les liquides qui ne sont pas chargés do potasse ou de soude, car ces alcalis auraient bientôt détruit le filtre. Dans les laboratoires de pharmacie, on emploie surtout comme filtre le papier non collé, dit papier Joseph, disposé en forme de cône simple (papier rond plié en quatre de manière a ce que les plis se coupent a angle droit) ou plissé, dans un entonnoir en verre (fia. 21). Si l'on a beaucoup de matières à filtrer, on étend simplement le papier sur une toile modérément tendue sur un châssis en bois garni de pointes de 1er. Dans les filtres de papier, le liquide ne passant que dans les points où le papier n'est pas en contact avec le verre, on doit éviter que ce contact n'ait lieu sur un trop grand nombre de points, c'est pourquoi on ajoute quelquefois des brins de paille ou de bois,des baguettes de verre, ou bien l'on construit des entonnoirs en fil métallique qui ont la forme de la feuille de papier pliée. (Dublanc.) On emploie en-r core, comme cela se pratique en Angleterre et aux Etats-Unis, des entonnoirs à can- neluresintérieures droites (fiy.22); ou mieux on se sert d'entonnoirs de cristal, dits spira- lifères (fij. 23), dont la surface est formée de spires venues par le moulage. On filtre ainsi les solutions salines, les teintures alcooliques ou éthérées, les acides et les (F/,,. 22.) ifllllllîp alcalis étendus, les sucs végétaux, les sirops, les vins médicinaux, les huiles fixes et volatiles, etc. Ces dernières sont aussi filtrées sur du coton cardé; les acides et les alcalis concentrés, sur du charbon pilé ou mieux sur des fragments de porcelaine, de verre ou de pierre ponce, sur le verre filé ou sur la laine minérale; les lessives caustiques de po- lasse et de soude peuvent aussi se filtrer sur des fragments de marbre; certains liquides, facilement décomposâmes par les matières or- gan. comme le permanganate de pot. sont filtrés suide l'amiante préalablement calcinée, ou comme l'a conseillé M. Boetlger, sur de la pyroxyline ou fulmi- coton. Pour filtrer les liquides volatils ou altérables par l'air, on peut se servir de Yappareil de Movffe, qui consiste en un entonnoir à couvercle portant un tube en S par lequel on introduit le liquide sans avoir besoin de déboucher l'appareil ; l'air que déplace le liquide introduit s'échappe par une 132 OPERATIONS PHARMACEUTIQUES. tubulure, bouchée à l'émeri, ménagée sur le couvercle. Un autre mode de filtralion, dite transversale, proposé par M. Weidenbusch, consiste dans l'emploi de filtres en toile, en calicot, etc., que le liquide traverse de bas en haut. 11 y a aussi la filtration par déplacement, modification du filtre-Mal ou filtre-presse; la filtration per ascensum, à l'aide de la pression, comme dans la filtration de la glycérine a travers le noir animal en grains; mais ces dispositions s'appliquent surtout aux opérations industrielles, oh l'on opère sur des quantités assez considérables de liquide. La filtration à l'aide du vide est un puissant moyen, utilisé avec avantage dans certains cas. L'appareil appelé sucette en est une bonne application. Mentionnons aussi l'appareil à filtrer de M. Collas (V. Vil pli. 1873), et l'appareil que M. Bunsen a appliqué à la filtration, en vue de l'accélérer. Dans ce dernier, l'air est aspiré (et le vide produit) par un courant d'eau qui tombe de 10 à 13™ de hauteur dans un tuyau ; on obtient ainsi un vide égal a 0,013 ou à 0 m ,007 de mercure (V. Trompe .Ah er- gniat). Pour filtrer rapidement les huiles grasses, comme l'huile de ricin, MM. Bonnalerre et Devillepoix remplacent la poinle du cône renversé d'un filtre ordinaire par l'arête sommet d'un prisme triangulaire, et les plis par une surface placée sur des nervures isolantes (fi>j. 24) ; ce filtre prismatique a une grande surface et l'apparence d'un portefeuille. On peut ainsi construire, un appareil de 2 met. . hauteur, contenant facilement 3 hectolitres de liquide, pour lequel on fait à la mécanique un papier sans fin de l m 60 de large. Quant a la filtration des huiles et des corps gras solides, un appareil avantageux est celui dont nous donnons la figure (fit/. 25). a. Tubulure par laquelle on introduit l'eau chaude dans la double enveloppe de l'entonnoir: b, tubulure pour l'entrée de la vapeur, quand on veut se servir de cet agent au lieu d'eau chaude; c, appendice communiquant avec le double fond et rempli d'eau qu'on chauffe à la lampe à alcool, pour en [retenir la température dans celui-là ; d, robinet d'écoulement pour l'eau ; e, douille de l'entonnoir conduisant le produit filtré dans un récipient. On comprend que la filtration des corps gras solides peut s'opérer dans une etuve à l'aide d'un simple entonnoir. Dans l'économie domesti - ([ne,on emploie, pour le filtrage des eaux, soit des couches alternées de sable et de charbon végétal, soit des pierres poreuses naturelles ou artificielles qui laissent passer l'eau et retiennent le limon et les autres matières étrangères en suspension. Ce filtrage s'opère aussi, selon le procédé Sou- chon, au moyen de la laine tontisse, dépouillée préalablement, par un bain alcalin et décolorant, des matières végétales qui ont servi à la teindre, et rendue imputrescible par une couche de tannale de fer dont elle se recouvre à la suite de plusieurs immersions successives dans une infusion de noix de galle, puis dans un bain bouillant d'acétate de fer. Dans ces derniers temps, M. S. Cbantran a imaginé un filtre très-simple, dont le mécanisme repose sur l'emploi d'épongés superposées que contient un récipient introduit dans un seau en zinc et laissant entre elles un intervalle de 10 centim. (V. Un. pharm., 1865.) Dans les sucreries et raffineries, on emploie pour filtrer et décolorer les sirops, les filtres Taylor, qui se composent d'une caisse en bois dont le lond est percé de 24 à 48 trous de 5 centim. environ de diamètre; dans la douille taraudée de chaque trou se visse un ajutage en cuivre ayant un bourrelet au bas, qui retient un anneau. A l'extrémité inférieure de chaque ajutage s'attache,, à l'aide de l'anneau prisonnier, l'extrémité supérieure d'un double sac en toile de coton croisé, large de 50 cent., long de 1 met., introduit dans un autre sac de toile forte, à tissu clair, ayant la même longueur que le précédent, de manière à multiplier les surfaces filtrantes, comme cela a lieu par les plis d'un filtre de papier. Cet appareil, où la filtration s'opère du dedans au dehors, est très-souvent remplacé par un autre filtre analogue, qui opère du dehors au dedans, et qui se compose d'une bâche rectangulaire, dans laquelle on juxtapose des sacs OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. 133 de loile pelucheuse de coton, garnis à l'intérieur de claies en osier ou tressées en fil métallique, destinées à maintenir l'écartement des parois de cliaque sac. Au milieu de la partie inférieure de chacun d'eux, est adaptée une douille, introduite à frottement dans un trou correspondant, pratiqué au fond de la bâche. On décolore ensuite sur des lillies à noir en grains ou grands cylindres de tôle rivés, ayant jusqu'à 8 et 10 met. de hauteur sur 0 met. 90 àl met. de diamètre, et pouvant contenir de 5 à 7000 kil. de noir. Clarification. — Dépuration des liquides, séparation des matières étrangères qui s'y trouvent en suspension et qui troublent leur transparence. Dans ce but, on emploie ordinairement, en pharmacie, l'albumine ou blanc cFœuf, l'eau albumineuse, et dans les arts, le sang des animaux, que l'on porte à l'ébulli- tion a\ec le liquide à clarifier. Sous l'influence de la chaleur, l'albumine se coagule, vient à la surface du liquide, et, par une action purement mécanique, entraîne les matières en suspension ; lorsque le volume du coagulum formé a diminué, on laisse déposer, on décante ou on filtre. On opère aussi la clarification des sirops à l'aide de la pâte à papier (V. Sirops), du charbon, de la colle de poisson (collage de la bière), de la gélatine (collage des vins). Pour clarifier certains liquides, on met à profit la propriété que possèdent le tannin, l'alcool, de précipiter l'albumine Pour clarifier les sucs végétaux, on profite de l'albumine végétale qu'ils contiennent et qui, par la chaleur, se coagule comme le blanc d'œuf (albumine animale) : cette séparation des matières étrangères que contiennent les sucs s'appelle défécation (particule de exprimant séparation, et fa\r, feecis, lie). C'est ainsi que pour déféquer le jus de betteraves, on emploie la chaux, qui non-seulement sature les acides libres qu'il renferme, mais aussi l'orme avec l'albumine végétale un albuminate de chaux insoluble ; par le reseau qu'il forme, il entraine les matières étrangères insolubles, et opère une véritable clarification. L'excès de chaux est enlevé, par exemple, par l'alun ammoniacal (Boucher), il se forme du sulfate de chaux et l'alumine mise en liberté concourt à la clarification. Un autre genre de clarification usité dans l'industrie des sucres et la fabrication des produits chimiques, est le clmrçage ou lessivage des cristaux de certains corps cristallisés (sucre, azotate de potasse, etc.) par une solution saturée de ces mêmes corps, appelée daine, afin d'enlever les matières étrangères. Expression. — Par cette opération, on enlève, à l'aide d'une force mécanique, à une substance molle ou solide, les liquides qu'elle contient. L'expression se pratique à froid ou à chaud, soit en tordant un linge dans lequel on a mis la substance à exprimer, soit en soumettant celle-ci à l'action d'une presse à vis, à balancier ou à percussion (fig. 26'), à genou et leviers articulés de Samain, ou mieux d'une presse hydraulique, quand on opère sur une grande échelle, pour la préparation des sucs, par exemple. (Frj. 26.) (Fig. 27.) Mentionnons ici la petite presse à teinture de M. Collas (fig. 27) très-utile dans les officines. Elle est en fonte et toute d'uneseule pièce, portative et se fixant à une table, à l'aide de quatre vis. La presse à teinture de M. Weber est commode aussi pour les petites quantités de substances. (V. Appendice.) Liquéfaction et Fusion. — Passage de l'état solide a l'état liquide par l'effet de la chaleur. Quoique ces deux expressions soient souvent confondues dans le langage habituel, on applique plus particulièrement la première à l'opération qui consiste à produire par la chaleur, dans certains solides, un ecartement des molécules assez grand pour qu'ils affectent l'état liquide; exemples : liquéfaction de l'axontje engagée dans le tissu adipeux du porc, pour l'extraire plus facilement par la pression ; liquéfaction du soufre pour 134 OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. faciliter sa combinaison avec le mercure; liquéfaction du beurre de cacao ou du beurre de muscades pour le dépurer par le filtre; préparation des onguents, emplâtres. Quant à la fusion proprement dite, on distingue la fusion ignée, produite par l'action immédiate du l'eu sur le corps solide, comme cela a lieu pour les métaux ; la fusion aqueuse, où la chaleur agit sur l'eau combinée à la substance du corps solide ; exemples : les sels cristallisés qui fondent, par l'application de la chaleur, dans leur eau de cristallisation; la préparation des pierres médicamenteuses {Pierre divine, Pierre de Knaup, etc., etc.). Torréfaction. — Opération dans laquelle on soumet les matières organiques a l'action immédiate de la chaleur afin de leur enlever d'abord toute l'eau qu'elles contiennent, puis de leur faire éprouver un commencement de décomposition qui les colore et donne naissance à des produits variant avec les corps torréfiés, et qui en modifient les propriétés. .C'est ainsi que, par la torréfaction, le café devient aromatique, la rhubarbe perd de ses propriétés laxati- ves; l'opium, son principe vireux; la fécule devient soluble dans l'eau, etc. La torréfaction s'opère soit au bain de sable dans des vases de terre (têts), de porcelaine (capsules) ou de métal, comme pour les éponges, la rhubarbe; soit dans des cylindres de tôle horizontaux ou brûloirs tournant sur leur axe, au-dessus d'un foyer, comme pour le café, le cacao. Ces brûloirs sont munis, à leurs parois, d'une porte par laquelle on introduit les grains de cale ou de cacao, et on surveille les diverses phases de l'opération. Il est un corps qui se retrouve toujours dans la torréfaction, c'est VAssamare (de assure, torréfier, et amortis, amer), ou amer du rôti, de M. de Reichenbach. Cette substance qui n'est qu'un mélange complexe (Gêlis), est amorphe, d'apparence gommeuse, d'un jaune d'ambre, d'une saveur franchement amère. très-soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool bouillant, insoluble dans l'éther; c'est ellequi donne la saveur amère que le pain, le sucre, le café, les fruits, la viande, etc., acquièrent par un grillage plus ou moins prolongé. Calcination, Grillage, Incinération.—Application de la chaleur à des substances solides pour leur conversion en chaux (Calx, d'où leur nom de calcination), comme cela a lieu pour le carbonate de chaux (craie, marbre, etc.), pour le carbonate de magnésie; ou pour leur faire perdre un ou plusieurs de leurs principes volatils; ex. : Valun, qui en perdant son eau de cristallisation est transformé en alun cideiné. Cette opération a pour corollaires : la décrépitation, par laquelle on enlève l'eau d'interposition de certains sels (sel marin, azotates de plomb, de baryte, etc.) qui produisent en même temps une sorte de pétillement ; le grillage ou calcination à l'air libre; ex. : sulfure d'antimoine converti en oxysidfure ; {'incinération ou conversion en cendres {in cinerem vertere). Ces opérations se lent à l'air libre dans des vases à large surface (têts, chaudières en fonte); en outre, on agite continuellement afin de multiplier et de renouveler constamment les surfaces en contact avec la partie chauffée du vase. Quelquefois on facilite l'incinération par l'oxygène que fournissent certaines substances en se décomposant, telles que l'azotate et h' chlorate de polasse, ou mieux le bioxyde de mercure, l'azotate d'ammoniaque, qui ont l'avantage de ne laisser aucun résidu fixe, ou encore par l'oxygène lui-même. (V. Un. Pli. 1868). M. Béchamp a proposé l'azotate de bismuth dissous et titré (V. .1. ph. 1871). On nomme souvent nstion une espèce d'incinération en vases clos qui ne s'applique qu'aux matières organiques (végétales ou animales). C'est une véritable distillation dont on ne recueille pas les produits, et dont le résultat ultime est du charbon. Exemple : ustion ! des os dans des creusets ou dans des cylindres en fonte, fermés, pour obtenir le noir animal. Vaporisation ou Gazéification. — Conversion d'un solide ou liquide en vapeurs ou en gaz avec ou sans l'application de la chaleur; dans cette opération^ on ne considère que la vapeur et ses eifets. Ex. : fumigations de chlore, cVac. azoteux ; fumig. aromatiques, etc. La manière de produire ces fumigations varie suivant la nature de la vapeur produite, suivant l'emploi auquel on la destine (X. Fumigations). Evaporation. — Cette opération a pour but de concentrer une solution ou d'en séparer la substance dissoute, en enlevant une partie du dissolvant, soit par Y evaporation à l'air libre ou spontanée, soit à l'aide de la chaleur (à feu nu, au B. M., au B. S., à la vapeur, à l'étuve), soit par l'évaporalion dans le vide. Ces différents procédés d'évaporation sont usités dans la fabrication des produits chimiques , pour obtenir des solutions concentrées, des cristallisations;'en pharmacie, dans la préparation des extraits, conserves, mellites, gelées, pâtes, L'évaporation à l'air libre, à la température de l'atmosphère, dépend de celle de l'air, de son état hygrométrique et de, la vitesse de son mouvement. L'évaporation se"fait d'autant plus vite que l'air est plus chaud et plus sec et que sa marche est plus rapide. 11 peut arriver néanmoins que l'évaporation se fasse mieux dans un air froid que dans un air chaud, si le premier est sec, et le second chargé d'humidité. L'évaporation, dans le vide, à la tempéra- OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES 135 ture de l'atmosphère, en plaçant le liquide à évaporer dans des capsules larges et peu profondes , au-dessus de vases remplis d'acide sulfurique concentré, de chaux vive ou de chlorure de calcium sec, sous le récipient de la machine pneumatique, est plutôt pratiqué dans les laboratoires de chimie. Toutes choses égales d'ailleurs, lYvaporalion est d'autant plus rapide que la surlace évapo- ratoire est plus grande. Dans les arts, l'évaporation dans le vide, produite par la condensation des vapeurs, est employée pour concentrer les sirops. En pharmacie," on s'en sert pour préparer les extraits. (V. Extraits.) C'est par l'évaporation à l'air que l'on retire le sel de l'eau de la mer dans les marais salants, en la taisant couler clans une suite de bassins peu profonds, graduellement moins étendus, jusqu'aux bassins moins profonds (tables à sauner ou à satiner), sur lesquels on l'ait la récolte du sel. C'est aussi l'évaporation méthodique à l'air libre qui est l'une des bases des remarquables procédés de M. Balard, pour extraire des eaux mères des salines, les sulfates de soude et de magnésie, les chlorures de potassium et de magnésium. On extrait le sel des sources salées, par ' l'évaporation, tantôt rapide à l'aide de la chaleur, tantôt lente à l'air libre, dans des bâtiments dits de graduation, c'est-à- dire des hangars, longs et élevés, ouverts à tout vent, où sont disposés, en piles, des fagots d'épines, ou des cordes placées verticalement ou même des tables ; sur ces matériaux, l'eau salée est déversée à l'aide de pompes, et dans sa chute elle se divise en couches ou filets minces ; au contact de cette eau, l'air qui circule au travers des fagots se sature de vapeur aqueuse, accélère l'évaporation et, par suite, la concentration du liquide salé. On peut aussi se servir avec avantage, pour l'évaporation, de bandes d'étoffes imbibées, circulant sur des rouleaux, dans un courant d'air froid ou chaud. Distillation. — Cette opération dont le but est d'isoler à l'aide de la chaleur et dans des vaisseaux fermés, les parties volatiles d'un corps, en condensant et recueillant ses vapeurs, se fait soit à l'alambic, soit à la cornue ou au cylindre (préparation des acides, éthers, huiles empyreumatiepj.es, etc.). L'alambic (de al, article arabe, et ôt|A&Ç, vase à. bords relevés) est généralement en cuivre étamé à l'intérieur (fig. 28); il se compose de 3 pièces : 1° la cueurbUe ou chaudière C dans laquelle se place la matière à distiller ; 2° le chapiteau A, s'emboîtant dans la cucurbite, destiné à recueillir et a conduire les vapeurs; 3° le serpentin S (ainsi nommé à cause de sa forme), dans lequel celles-ci se condensent. C'est un tube contourné en spirale, qui peut, par cette disposition, avoir plus de longueur dans un plus petit espace, ce qui facilite la condensation des vapeurs en gouttelettes. Il est placé au milieu d'une cuve en bois ou mieux en métal H dont l'eau se renouvelle sans cesse, l'eau froide arrivant par le bas, tandis que l'eau chauffée graduellement par la chaleur qu'abandonnent les vapeurs en se liquéfiant, devenant plus légère par la dilatation, gagne de proche en proche la partie supérieure de la cuve d'où elle s'échappe par un conduit t. C'est là ce qu'on appelle le réfrigérant à serpentin, de l'invention de dauber, qui se trouve dans tous les laboratoires de pharmacie. Néanmoins, cet appareil, présentant 'inconvénient d'elle dispendieux et d'un net- tojage difficile, on a cherché à le remplacer par d'autres appareils moins coûteux à construire, plus faciles à nettoyer. Tel est Yappareil de Gadda qui se compose de deux cônes tronqués en cuivre mince, entrant l'un dans l'autre et laissant entre eux un faillie intervalle, plus grand à la partie supérieure où arrive la vapeur, qu'à la partie inférieure où le liquide condensé doit sortir; le tout est plongé dans un seau en cuivre ou en bois rempli d'eau qui est renouvelée de même qu'avec le serpentin ordinaire. Tel est encore le condensateur de Schrader qui se compose d'une sphère creuse recevant les vapeurs, et de laquelle partent 3 tubes droits qui vont se relier à un quatrième tube horizontal, un peu incliné, dit tube d'extraction, sortant par les deux extré- 136 OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. mités du seau dans lequel est contenu tout l'appareil. L'extrémité la plus élevée de ce tube est bouc liée et sert seulement au nettoyage; par l'autre, sort le liquide distillé. Citons aussi un condensateur réfrigérant, de M. Vangindertalen, de Bruxelles ; il consiste essentiellement en deux marmites élamées, emboîtées l'une dans l'autre, et laissant entre elles une espac e circulaire très-mince (3 à k millim.) dans lequel se fait la condensation des vapeurs qui se meuvent en sens inverse, de deux lames minces d'eau, destinées à les condenser. (V. Un. pharm., 1863.) Quand on distille à l'alambic des liquides très-volatils, on emploie une cucurbile intermédiaire en étain (seau ou bain-marie), qui entre dans la cucurbile ordinaire préalablement remplie d'eau en quantité telle que l'introduction du bain-marie ne puisse la faire déborder; le tout est recouvert du chapiteau. Dans les localités isolées on peut construire un alambic peu coûteux avec trois estagnons, ainsi que l'a indiqué M. Elzière, pharmacien à Alais. L'un de ceux-ci forme la cucurbite, le second tient lieu de réfrigérant et enveloppe le troisième estagnon, plus petit, soudé avec lui et qui sert de chapiteau. (V. Un.pharm., 1862). Dans certains cas, les alambics, comme ceux de Beindorff (V. Appendice. — Economie pharm.) et de M. Nicklès, peuvent être à effets multiples, et fournir, outre l'eau distillée, des bains de vapeur, des bains-marie, des entonnoirs à filtration chaude, des bains de sable, offrant des températures de 15 à 100°; des étuves pour fermentation, dessiccation, etc. La distillation à l'alambic se fait le plus souvent avec l'eau mise en vapeur dans l'appareil même. Mais elle se fait quelquefois, de préférence, par la vapeur venant d'un générateur (V. Eaux distillées). Dans l'industrie, on applique la vapeur surchauffée, à la distillation, pour obtenir des acides gras, de la glycérine, etc. Les anciens comparaient la distillation à un rhume de cerveau, ou, plus exactement celui-ci à celle-là: l'estomac était la cucurbite; la tête, le chapiteau ; et le nez, le serpentin. La distillation à la cornue (distillation per latus des anciens) ne diffère pas de la précédente ; la cornue (de verre, de terre, de porcelaine ou de métal) contenant les matières à distiller, est munie d'une allonge et d'un récipient ou ballon de verre tubulé, recevant le produit de la distillation et surmonté d'un long tube pour faciliter la condensation des vapeurs et porter dans une cheminée les gaz méphitiques, ou à odeur désagréable, qui se dégagent dans le cours de certaines distillations. Suivant la nature des matières sur lesquelles on opère, le chauffage se fait à feu nu, ou au bain de sable, au bain de liquide ou bain- marie (des mots latins balneum maris, parce qu'autrefois on employait l'eau de mer), lorsque la substance à distiller est susceptible de s'altérer par l'application directe de la chaleur, ou difficile à préserver d'une ébullition tumultueuse , comme les liqueurs alcooliques ou éthérées. Parce moyen, on a une température constante qui est de 100° si l'eau pure forme le bain liquide, ou supérieure à 100°, si on emploie l'eau saturée de sels qui retardent son point d'ébullition (Voyez le tableau, p. 48). Le mercure, l'huile, l'alliage de d'Arcet peuvent aussi servir de bains pour des températures encore plus élevées; ainsi le bain d'huile peut être échauffé jusqu'à 300° ; le bain d'alliage, jusqu'au rouge. Dans la distillation à la cornue, la panse de celle-ci répond à la cucurbite, la voûte et le col remplissent les fonctions du chapiteau de l'alambic; la condensation des vapeurs commence dans le col, continue dans l'allonge et s'achève dans le récipient; ce dernier est entouré d'un linge mouillé ou arrosé constamment par un fdet d'eau froide ou fixé fortement par des ficelles dans une terrine remplie d'eau qui est renouvelée de la même manière que dans le réfrigérant à serpentin; lorsqu'on opère sur des liquides très-volatils, le récipient est entouré d'un mélange réfrigérant (V. le tabl., p.Zi9 et 50). On peut aussi employer Je réfrigérant de Liebig (fia. 29), qui se compose d'un cylindre en fer-blanc servant d'enveloppe à un tube de verre fixé au moyen de bouchons, et portant deux tubulures, l'une, inférieure, pour le passage de l'eau froide qu'y amène un tube à entonnoir, l'autre, supérieure, pour la sortie de l'eau chaude que déverse un siphon. La distillation sert, en pharmacie, à la préparation des hydrolats ou eaux distillées, des alcoolats, des huiles essentielles. La distillation à l'alambic est ce qu'on appelait autrefois la distillation per ascensum, c'est-à-dire par ascension des vapeurs. Quant à la distillation per descensum qui avait pour but de forcer les liquides à distiller de haut en. bas, c'est un mode \ icieux qui n'est plus guère employé que dans quelques pays, comme la Russie, pour la distillation de certains bois. Une distillation réitérée prend, suivant les cas, les noms de rectification (s'appliquant plus spécialement aux liquides plus légers que l'eau, comme l'alcool, l'éther), cohobation- r cette dernière consiste à distiller la même eau sur de nouvelles plantes, afin d'obtenir un produit plus chargé. Par extension, on nomme distillation sèche, la décomposition par la chaleur, dans des appareils distillatoires, de matières solides sus- OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES. 137 ceptibles de donner des produits volatils su- blimables ou liquéfiables, comme le bois, le succin,la. corne de cerf; cette espèce de distillation est plus usitée en chimie qu'en pharmacie. Un appareil, à la fois de distillation et d'éva- poration et qui peut être utile dans les labo- toires de pharmacie, est l'ÉROiiATEun (de e rare actor, qui agit à la manière de la rosée, ou de : ex départ et rore rosée,appareil recueillant par rosée) de MM. Kessler et Pontier (fig. 30). Il se compose, de plusieurs alambics superposés ; le chapiteau du premier de\ enant la cucurbite du second, et ainsi de suite ; il peut être à effet simple, double 011 multiple. L'érorateur à simple effet se compose d'un premier vase cylindrique ou bassine renfermant de l'eau, et muni à son bord supérieur d'une rigole déversant exté- chant la partie inférieure du couvercle supérieur et produit une nouvelle quantité d'eau distillée qui tombe dans la rigole, forme d'abord une fermeture hydraulique (l'excès est recueilli extérieurement) ; cette vapeur échauffe l'eau contenue dans le couvercle immédiatement supérieur qui se transforme à son tour en un nouveau bain-marie, produisant avec la même chaleur un nouvel effet semblable au précédent, et ainsi de suite pour d'autres couvercles superposés. A l'érorateur est joint un réfrigérant (V. fig. 30) contenant autant de tubes qu'il y a de coinercles ou d'effets produits; par conséquent, dans l'érorateur à double effet, qui suffit aux besoins des pharmaciens, il y a deux tubes; dans celui à triple effet, 3 tubes; et (Fig. 29.) rieurement par un tube ; ce vase est surmonté d'un couvercle ou plateau à fond conique, dont le bord s'emboîte dans la rigole. C'est donc un alambic dont les organes réfrigérants sont faciles à nettoyer. L'érorateur est à effet multiple ou à plusieurs cases, quand on superpose au premier couvercle un second, un troisième, un quatrième couvercle, s'emboîtant chacun dans la rigole circulaire du précédent. On peut ainsi, avec le même appareil, effectuer à la fois plusieurs opérations, faire une distillation d'eau, une d'alcool, préparer une digestion, macération, une évaporation d'extrait, une eau distillée d'extrait, etc. Le liquide contenu dans le premier couvercle est un véritable bain-marie, dont la vapeur se condense à son tour en tou- ainsi de suite. Chacun de ces tubes fait office de serpentin. (V. Un. pharm., 1863, 1865.) Les éroraleurs de grande capacité se font en tôle ou en cuivre ; ceux de petite capacité, en fonte émaillée, en porcelaine, et même en platine, pour la distill. de l'acide sulfurique. Sublimation. — Mode particulier de distillation de certains corps solides, dans lequel on les réduit en vapeur, pour les recueillir sous forme compacte, cristalline ou pulvérulente. Ex : sublimation du soufre , du calomel, du biiodure de mercure, de l'iode, du camphre, du sel ammoniac, de l'acide benzoîque, etc. (V. ces mots.) Cette opération s'exécute, soit dans des vases de verre (matras, fioles dites à médecine ou à fond plat et à voûte surbaissée, tubes fer- 138 OPERATIONS PHARMACEUTIQUES. mes) ou de grès (cornues, creusets superposés, camions) chauffés au bain de sable ; soit, quand on opère sur une plus grande échelle, dans des cornues de terre réfractaire, ou dans des chaudières en fonte chauffées a feu nu et communiquant avec des chambres, comme cela se pratique pour obtenir la fleur de soufre, le calomel dit à la vapeur. Mixtion. — Sous ce nom, on entend le simple mélange de plusieurs drogues, de plusieurs médicaments simples ou composés, l'association de plusieurs corps de diverse nature, qui constitue un certain nombre de formes pharmaceutiques, se rapportant à plusieurs des modes opératoires décrits ci-dessus. La mixtion, peu compliquée par elle-même, donne lieu k des produits très-nombreux et variés qu'on peut partager en deux séries : 1° Sans excipient (poudres composées, espèces, masses pilulaires, saccharures, etc.); 2 U avec excipient déterminé (mixtures, gargarisnies, lotions, liniments, électuaires, injections, limonades, potions, juleps, émidsions, saccha- rolés, etc., etc.). Manutention. — Nous comprenons, sous cette dénomination, le mode opératoire par lequel on compose, à l'aide de la main seule ou munie d'instruments, certains médicaments anomaux, tels que cigares et cigarettes médicinales, pastilles et tablettes, malaxation et magdaléonage des emplâtres, granulation, dnigéification , trochiscation , sparadraps, papiers et taffetas médicamenteux , éeussons, suppositoires, sachets, moxas, capsules, pilules elbois, cachets pharmaceutiques; etc. CLASSIFICATION ET NOMENCLATURE PHARMACEUTIQUES. 139 CLASSIFICATION ET NOMENCLATURE PHARMACEUTIQUES La classification et la nomenclature pharmaceutiques appellent une réforme depuis un grand nombre d'années. Il serait temps enfin que quelque chose de méthodique vînt remplacer l'arbitraire qui règne encore dans cette partie de notre art. La nomenclature ancienne que le Codex a suivie, bien que débarrassée d'un grand nombre de noms empiriques, est encore très-vicieuse. Mais on conçoit que ses auteurs ont dû mettre beaucoup de réserve sous le rapport des innovations. Cependant on peut leur reprocher, ce nous semble, de n'avoir pas osé davantage. Il serait h désirer que l'on pût introduire dans la nomenclature pharmaceutique la précision qui caractérise celle de la chimie et de la botanique ; mais le travail est hérissé de difficultés. Des pharmaciens distingués de notre époque n'ont cependant pas craint de l'aborder. Ils ont jeté les bases d'une classification et d'une nomenclature qui ont déjà porté leurs fruits, et si nous n'en avons adopté aucune exclusivement, c'est que, comme nous l'avons déjà dit, notre livre n'étant pas une œuvre dogmatique, nous eussions manqué à noire programme en agissant autrement. Chéreau, qui le premier s'est occupé de cette importante question, divise d'abord les médicaments en deux grandes classes : les chronizoiques et les achronizmques, autrement dit médicaments officinaux et médicaments magistraux; puis il établit ses ordres d'après la nature de l'excipient ; alors on a les hydrauliques (médicaments à excipients aqueux), les oléoliques (médicaments à excipients huileux), etc. Les genres sont formés d'après la manière dont les médicaments ont été obtenus : on a des hydrolês (solutés, infusés, etc.), des hydratais (eaux distillées), des oxcolés (vinaigres par macération), des oœéolats (vinaigres par distillation), etc. 11 forme les sous- genres d'après la consistance ou l'emploi et l'espèce, en ajoutant au nom générique un nom spécifique, qui est celui de la substance. Henry et Guibourt font quatre classes de médicaments : par division, par extraction, par mixtion, par combinaison chimique. Leurs genres sont formés d'après la nature des médicaments ou leurs excipients ; les sous-genres, d'après leur forme et encore d'après leur nature ; enfin l'espèce, en ajoutant au nom générique le nom de la substance, lorsqu'il n'y en a qu'une seule ; d'une ou de deux des principales, lorsqu'il y en a plusieurs. Béral, qui a publié un travail très-élendu sur ce sujet, transforme en classes les ordres de Chéreau, toutefois avec quelques changements dans les noms et dans le nombre. Il établit quatorze classes : les hydroliques, médicaments à excipient aqueux ; les alcooliques, excipient, l'alcool ; éthéroliques, excipient, l'é- ther ; acétoliques, excipient, le vinaigre ; œno- liques, excipient, le vin; brytoliques, excipient, la bière ; èlœoliques, excipient, les huiles grasses; oléoliques, excipient, les huiles volatiles; liparoliques, excipient, la graisse; rétinoliques, excipient, les résines ; stéarotoliques, excipient, un stéarate ; saccharoliques, excipient, le sucre; melléuliques , excipient, le. miel; amidoliques, excipient, l'amidon. Sous forme d'appendice, il place les médicaments qui n'ont pu entrer dans les classes ci-dessus, comme les poudres, les extraits, les cataplasmes, les pilules, etc. Les genres sont formés, soit d'après le mode de préparation (cdcooUs, teinture par solution ; akoolatures, teinture avec les plantes, ou par macération ; alcoolats, alcools par distillation), soit d'après leur forme ou leur emploi. Dans cette méthode, les noms des médicaments qui ne contiennent qu'une seule substance active se composent du nom de cette substance joint au nom générique (exemple : acétolé de camphre, vinaigre camphré). Quant aux médicaments composés, un nom propre, ordinairement celui de l'inventeur, leur sert de dénomination spécifique. L'auteur regarde ce mécanisme comme un moyen facile et inépuisable de nomenclature. L'introduction, dans la pratique pharmaceutique, de la glycérine comme excipient, nous a fait ajouter au tableau ci-dessus les glycérats ou glyeérés et les glycérolés (p. 517). Quelle est la meilleure de ces méthodes? Les deux grandes classes de Chéreau nous paraissent défectueuses, en ce sens qu'un médicament peut être à la fois officinal et magistral ; mais ses ordres, à part les noms de quelques-uns, reposent sur des bases solides, 110 CONCORDANCE DES DIVERSES NOMENCLATURES PHARMACEUTIQUES. et Ton reconnaît facilement qu'ils ont servi à Béral et Guibourl dans leurs classifications respectives, entre lesquelles il nous serait difficile de choisir. Concordance des diverses nomenclatures pharmaceutiques. HENRY et QUIBOURT. Poudres.................... Poudres............ Pulpes..................... Pulpes............. Sucs....................... Sucs............... Fécules.................... Fécules............ Huiles..................... Huiles............. Graisses.................... Graisses............ Tisanes.................... Hydrolés........... Apozèmes.................. Hydrolés........... Emulsions.................. Hydrolés........... Mucilages.................. Hydrolés........... Potions.................... Hydrolés........... Teintures alcooliques........ Alcoolés........... — avec les plantes fraîches. Alcoolatures........ Teintures éthérées.......... Ethérolés.......... Vins médicinaux............ GEnolés.,.......... Vinaigres médicinaux........ Oxéolés............ Oxéolats............ Bières médicinales.......... Brutolés............ Huiles médicinales.......... Elœolés............ Glycérés ................... Glycérolés.......... Eaux distillées.............. Hydrolats.......... Huiles volatiles............. Huiles volatiles..... Huiles volatiles médicinales.. Myrolés............ Alcoolats................... Alcoolats........... Solutions par l'eau.......... Hydrolés........... Extraits.................... Extraits............ Sirops..................... Sirops............. Mellites.................... Mellites............ Oxymellites........ Electuaires................. Electuaires......... Gelées..................... Gelées............. Pâtes...................... Pâtes.............. Conserves.................. Electuaires......... Olœosaccharum............. Elœosaccharum..... Saccharures........ Tablettes................... Tablettes........... Pastilles.................... Pastilles............ Espèces.................... Espèces............ Poudres composées.......... Poudres composées.. Pilules et bols.............. Pilules et bols...... Cérats..................... Klœocérolés........ Glycérés .................. Glycérats .......... Pommades.................. Liparolés........... Onguents.................. Retinolés........... Emplâtres ou onguents solides Rétinolés........... Emplâtres vrais............. Stéarates........... Cataplasmes................ Cataplasmes........ Fomentations............... Hydrolés........... Lotions..................... Hydrolés........... Liniments.................. Elœolés............. Collyres...........'......... Hydrolés........... Bains...................... Hydrolés........... Nous rappelons ici que M. Labacbe, de Bruyères BÉRAL. CHÉREAU. Poudres.................. .. Pulvérolés. Pulpes................... Pulpolites. Sucs..................... .. Opolés (officin.). Opolites (magist.). Fécules.................. Amidolés. Huiles................... .. Oléols. Liparols.................. Stéarols. Tisanes.................. .. Hydrolés. Apozèmes................ .. Hydroolites. Emulsions................ Hydrolés. Mucilages................ Mucolites. Potions.................. .. Hydropolites. Alcoolés................. Alcoolés. Alcoolatures (1)........... Alcoolatures.............. Ethérolés................ Ethérolés. Ethérolatures............. GEnolés.................. .. Œnolés. 0Enol*itures.............. Acétolés ................. .. Oxéolés. Acétolats................. Aeétolatures.............. • Brytolés................. .. Brutolés. Brytolatures.............. Elœoatures............... ... Oléolés. Glycérolatures............ Glycérolés. Hydrolats..............., ».. Hydrolats. Oléolés................... .. Oléolats. Médicaments oléoliques.*. . Alcoolats................. .. Alcoolats. Hydrolés................. .. Hydroolés. Extraits.................. Apostolés. Sirops................... Saccharolés liquides. Hydromellés.............. Saccharolés liquides, Acétomellés............... Electuaires............... .. Saccharolés mous. Gelées................... .. Saccharolés mous. Pâtes.................... .. Saccharolés ductiles. Conserves................ Saccharolés mous. Oléosaccbarolés. Saccharolés............... Tablettes................. Saccharolés solides. Orbiculés................ Saccharolés solides. Espèces.................. Spéciolés. Poudres composées........ Pulvérolés. Pilules et bols............ Saccharolés solides. Liparoidés................ .. Oléocérolés. Glycéroidés.............. .. Glycératés. Liparoidés................ Rétinoïdés................ Stéarolés. .. Oléocérolés résineux. Rétinoïdés................ Stéarolés solides. Stéarates ................. ■. Stéarates. Cataplasmes.............. Hydrolotifs............... Hydrolés. Hydrolotifs............... .. Hydrolés. Elœolés.................. Hydrolotifs.............. .. Hydrolés. Hydrolotifs............... .. Hydrolés. iivuo lapj'ciuna u;i ^u^ m. uauww, ne uiujnw, a proposé une nomenclature pharmaceutique dans un Mémoire qui a obtenu, en 1868, un prix au concours annuel ouvert par la Pharmacie centrale. On en trouve l'exposé dans le compte rendu de l'Assemblée générale de la Pharmacie centrale, en 1868. (1) Béral réserve la terminaison É pour les préparations, quel que soit l'excipient, obtenues par simple solution, et celle en ature, pour les préparations obtenues par macération, décoction, infusion, etc., qui fournissent par éva- poration une matière extractive. ^ ÉLECTION DES DROGUES SIMPLES. 141 ELECTION DES DROGUES SIMPLES Une première préoccupation du pharmacien est l'élection ou choix des substances médicamenteuses simples, soit qu'il les retire du commerce, soit qu'il les récolte lui-même. Le choix des drogues simples est un point capital de la pharmaceutique. Il exige pour être bien rempli, un discernement profond et des connaissances acquises par une expérience longue et soutenue. C'est sur ce soin surtout que repose la perfection des médicaments composés. La surface de la terre est couverte d'une multitude d'animaux et de végétaux, que l'homme, dans ses différentes stations, applique à l'art de guérir. Si nous pénétrons dans son intérieur, nous y trouvons encore une foule de substances dans le même cas. De même que les animaux ont des habitats appropriés à leurs mœurs et à leur constitution, les végétaux pour les mêmes causes, occupent aussi des lieux, de préférence a certains autres, et ces habitats ne sont pas moins variés que ceux des animaux. Les bois, les champs, les sommets inaccessibles, la surface et le sein des eaux voient croître, vivre des êtres aussi divers de forme que de propriétés médicinales. Les minéraux, par suite des révolutions du globe, offrent la môme diversité de gîtes. De ces considérations découlent les règles qui doivent présider à l'élection des médicaments simples. Les anciens pharmacologistes, qui attachaient une grande importance au choix des drogues, prescrivaient à cet effet des règles bizarres : par exemple, l'observation du cours des astres, dans l'idée où ils étaient que les corps célestes avaient une influence occulte, positive sur les propriétés des végétaux, des animaux, voire même sur celles des minéraux. Depuis longtemps déjà on a fait justice de ces préceptes absurdes, et les règles établies aujourd'hui reposent sur les principes de la saine logique. Les matières employées comme médicaments appartiennent au règne organique ou au règne inorganique. Le nombre des substances minérales employées en médecine, assez grand autrefois, est aujourd'hui fort limité. La seule règle ci suivre dans leur choix est de les prendre dans leur plus grand état de pureté possible. C'est alors que le pharmacien, mettant à profit ses connaissances en minéralogie, considérera la forme, la couleur, l'odeur, la saveur, la densité du minéral, et, s'il est solide, ce qui est le cas le plus ordinaire, il le cassera, en observera la texture, la couleur de la masse et celle de la poudre. C'est en plus petit nombre encore que les substances animales sont mises en usage aujourd'hui. 11 n'en était pas ainsi autrefois. En effet, une foule d'animaux ou parties d'animaux figuraient dans la matière médicale des anciens. Certes ce ne sera pas sans exciter l'étonnement des tbérapeulistes modernes que nous mentionnerons comme étant en très-haute estime auprès des médecins du moyen âge, le foie, le sang, les priapes de divers animaux, les bézoards, les lombrics, le crâne humain, les dépouilles de crapauds et de serpents, les excréments de chien (album grœcum), de souris (album nigrum) et cent matières plus hétéroclites encore. Ajoutons à ce tableau rétrospectif que la plupart de ces substances, comme d'ailleurs beaucoup des autres règnes, étaient employées par une sorte d'homœopathie de forme, de couleurs, de provenance, etc., appelée Signature; les poumons d'animaux devaient guérir les affections pulmonaires, le crâne humain combattait l'épilepsie, les priapes étaient des aphrodisiaques, etc. Le pharmacien n'emploie plus ou presque plus les animaux ou parties d'animaux à l'état frais, et les quelques substances animales sèches conservées ffins la matière médicale actuelle étant toutes exotiques, lui sont conséquem- ment fournies par le commerce. Elles ne lui laissent donc que le soin d'un choix dans lequel il est guidé par ses connaissances spéciales des drogues simples. Contrairement aux substances minérales et animales, les substances végétales jouent un grand rôle dans la matière médicale. On peut les diviser en exotiques et en indigènes. Le pharmacien se procure les premières par la \oie du commerce et de la droguerie en gros. Leur choix est presque tout de visu. Cependant pour un assez grand nombre, et cela généralement pour les plus importantes, l'essai chimique (V. Pharm. légale) est le moyen le plus certain d'en connaître la valeur. Pour d'autres, la connaissance exacte des lieux de provenance 142 ELECTION DES DROGUES SIMPLES. ou d'origine, et même l'essai clinique préalable, fourniraient des indications précieuses sur leur qualité. Pour les substances indigènes, nous supposerons que le pharmacien les récolte ou les fait récolter toutes lui-même, et en conséquence nous lui rappellerons les notions suivantes : En général, il est essentiel de ne récolter les végétaux ou leurs parties que lorsqu'ils sont arrivés à eur maturité et dans leur plus grand état de vigueur. C'est cet état que Vanbelmont nommait temps balsamique. Mais il y a de nombreuses exceptions, de sorte qu'il est plus exact de dire qu'il faut avoir égard dans ce cas au médicament que l'on veut obtenir, et, sous ce rapport, considérer différentes influences, telles que celles de l'âge, du terrain, de l'état sauvage ou cultivé, du climat. L'âge a une influence marquée sur les propriétés des substances végétales. Il est en effet de ces substances qui jouissent "de propriétés opposées selon l'âge auquel on les récolte. La laitue, d'abord très-aqueuse et comestible, fournit plus tard un suc laiteux doué de propriétés actives. Les nègres se nourrissent sans inconvénient des jeunes pousses de l'apocyn; les paysans toscans, de celles de la viorne clématite; et les Suédois, de l'aconit dans sa jeunesse : or, on sait que ce sont là des végétaux toxiques. Des principes apparaissent ou disparaissent selon l'âge d'un végétal. La mauve et la guimauve deviennent acides et un peu astringentes vers la fin de leur végétation. Malgré de nombreuses exceptions, on peut dire cependant que c'est à l'époque de l'entrée en floraison que les plantes ont, en général, acquis toute leur plénitude d'action. L'influence du terrain ne dépasse pas les limites du plus ou du moins d'activité. Les ombellifères, aromatiques, venues dans un sol sec, ne le sont que très-peu dans un sol humide, de même que les ombellifères vireuses perdent une partie de leur activité lorsqu'elles croissent dans un sol sec au lieu d'un sol humide qui leur convient. Les solanées et surtout les alliacées et les crucifères exigent, pour une plus parfaite élaboration de leurs principes, un sol azoté. C'est pour cela que les terrains les plus propres à leur culture sont ceux situés dans le voisinage des habitations. La bourrache et la pariétaire exigent un terrain nitré. La belladone, la jusquiame, la stra- moine, aiment les terrains légers; la mercuriale et la fumeterre ne se rencontrent que dans les terres meubles et amendées. Les plantes qui ont végété dans un terrain sec et pierreux contiennent plus de matière colorante, leur écorce plus de tannin, que celles qui croissent dans un terrain humide et gras. Au delà de trois années dans le même terrain, la menthe poivrée dégénère : son huile volatile perd en qualité. Il est donc des plantes médicinales cultivées qui exigent des assolements. Le climat a peut-être plus d'influence que le sol sur les propriétés des plantes. On peut donc établir comme règle générale que les végétaux doivent être pris dans les pays où ils croissent natuiellement. Ces êtres, transportés dans un pays qui n'est pas le leur, ne tardent pas à dégénérer, et à n'offrir ni les mêmes principes, ni les mêmes propriétés. La rhubarbe, dont l'Europe a voulu enlever la culture à l'Asie, n'a plus, lorsqu'elle pousse chez nous, les vertus qu'elle possédait dans son pays natal. Le frêne, qui donne la manne en Sicile; les myroxylons, les copahuviers qui, au Pérou, fournissent les baumes de tolu et de copahu, ne laissent point exsuder ces produits dans nos contrées. La semence de cannabis indica, ainsi que nous l'avons reconnu nous-même, semée en France, donne une plante vigoureuse, plus vigoureuse même qu'en Asie ou en Afrique, mais elle n'a point ces propriétés enivrantes qui caractérisent si éminemment le chanvre de l'Inde, ou haschisch. Nous tenons en outre de M. Gastinel, pharmacien au Caire, qu'en Egypte, où le haschisch prospère, l'activité de cette plante varie d'une localité à une autre, quelquefois fort voisine. Cette remarque s'accorde avec celle de ftaller, qui dit que la valériane venue dans les lieux bas et humides est bien moins efficace que celle qui croît sur les lieux élevés. D'autres auteurs ont fait la même remarque pour l'aconit, etc. Dans l'étal actuel des choses, une géographie bota- tanique médicale serait un travail fort utile. La culture a une influence dont l'économie domestique nous offre tous les jours des preuves. C'est la culture qui diminue la saveur forte et désagréable des chicoracees, du céleri, des cardes. Mais, si dans ce cas elle est un avantage, il n'en est pas ainsi pour la matière médicale, car elle affaiblit et dénature les propriétés des végétaux ; ainsi on ne cherchera pas un amer dans la chicorée étiolée des jardins. Cependant quelques plantes gagnent par la culture ; telles sont les ombellifères, les crucifères, beaucoup de labiées, etc. Tout végétal, en parcourant les différentes périodes de sa vie, offre une racine, une tige, une écorce, des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits et des semences. Indiquons sommairement les règles à suivre pour la récolte de chacun de ces organes. Les racines, ainsi que l'ont recommandé Dioscoride, Galien, Avicenne, doivent être récoltées au printemps ou à l'automne. Si on les arrache au printemps, c'est quand les feuilles CALENDRIER PHARMACEUTIQUE. US commencent à poindre; en automne, c'est après la chute totale des feuilles et celle de la tige dans les plantes bisannuelles. Si les auteurs ont précisé ces époques, c'est qu'ils avaient reconnu que les racines croissent en automne après la maturation de la graine, parce que les sucs n'étant plus attirés vers les organes de la reproduction, redescendent dans les racines, qui prennent ainsi de l'accroissement jusqu'à ce que le froid arrête la végétation. Au printemps, au réveil de la végétation, la racine élabore de nouveaux sucs que les feuilles absorberaient bientôt et appauvriraient si on n'avait soin de les arracher à ce moment même. Les racines annuelles sont forcément récoltées lorsque la plante est en pleine végétation. Quant aux racines de plantes vivaces, il est convenable de ne les arracher qu'après plusieurs années de végétation. C'est ainsi que la racine de rhubarbe n'est récoltée qu'au bout de l\ ou 5 ans. Le bois et l'aubier des tiges ligneuses sont plus denses, fournissent plus d'extrait en hiver qu'en toute autre saison; c'est donc cette époque qui doit être préférée pour la récolte de cette sorte de tige. Quant aux tiges herbacées, elles se récoltent après la foliation et avant la floraison. Toutes les écorces doivent provenir de végétaux dans la force de l'âge et être récoltées quand la végétation de l'année est terminée, ou avant la floraison. En général, celles des arbrisseaux se recueillent en automne, et celles des arbres au printemps. L'écorce du même arbre présente quelquefois des couches, de propriétés fort différentes. Ainsi dans le sureau la première couche passe pour résolutive, et la seconde pour purgative. On sait que dans le quinquina les alcaloïdes sont localisés dans une couche et non disséminés dans toutes. Les bourgeons sont écailleux ou non. On prend les premiers avant que la pérule qui les recouvre se soit détachée, les seconds avant que les jeunes feuilles accolées se soient désunies. L'époque à laquelle il convient de récolter les feuilles est celle où elles ont acquis leur plus grande vigueur. Cette époque arrive pour les feuilles au moment où les organes reproducteurs commencent à poindre ; plus tard les sucs seraient absorbés par ceux-ci au détriment de celles-là. Les feuilles de plantes bisannuelles, solanées, digitales, etc., ne doivent être récoltées, selon quelques auteurs, que la deuxième année. Dans quelques plantes, les labiées, par exem, le, on remarque qu'eu allant de la base de la tige au sommet, les feuilles sont de plus en plus aromatiques, en sorte que les feuilles de la partie supérieure diffèrent peu des fleurs elles-mêmes. On est dans l'habitude de les récolter et de les employer ensemble : c'est ce qu'on a nommé des sommités fleuries. Les fleurs doivent être, en général, récoltées avant leur entier épanouissement; car lorsque la corolle est tout à fait ouverte, l'odeur est moins vive et la couleur plus pâle. L'ovaire, qui est dors fécondé, s'approprie tous les sucs des organes accessoires, qui dépérissent et tombent. La rose de Provins, exceptionnellement, est cueillie tout à fait en bouton. C'est qu'alors la couleur rouge et le principe astringent qu'on y cherche y sont plus développés. Les fruits peuvent être divisés en fruits charnus et en fruits secs. Les premiers, destinés à être employés récents, doivent être cueillis à leur parfaite maturité. Cependant quelques fruits rouges, framboises, mûres, groseilles, font exception à la règle, ou du moins, trop mûrs, ils donneraient un suc visqueux très- altérable. Ceux que l'on veut conserver pendant l'hiver doivent être cueillis avant la maturité. La maturation s'achève dans le fruitier. Quant aux fruits secs, ils doivent être récoltés quand la graine et le péricarpe ont acquis tout leur développement, mais avant leur dessiccation naturelle. Les' pavots gagneraient à être récoltés dès qu'ils commencent à tirer sur le jaune. Les semences doivent être collectées à leur maturité complète. Autrement l'eau qu'elles contiendraient encore, en se vaporisant, les laisserait désorganisées ; émulsives, elles ranciraient plus vite. Le moment de la récolte est d'ailleurs indiqué par celui de la déhiscence des valves dans les fruits capsulaires, et celui de, la maturité du péricarpe dans les fruits charnus. En thèse générale, le moment le plus convenable pour récolter les plantes ou leurs parties est lorsqu'il fait un temps sec et serein, après le lever du soleil, alors que la rosée du matin est dissipée. CALENDRIER PHARMACEUTIQUE OU INDICATION, MOIS PAR MOIS, Des plantes à récolter, ou des préparations à faire dans le courant de 1 année. Matbias Lobel, dans le Dispensaire de Valé- rius Cordus, parait être le premier qui ait mis au jour un travail de cette nature, que Schrœ- der, Baume, Duncan, Coxe, Henry et Guibourt, Chevallier et Idt ont reproduit, toutefois avec des modifications, dans leurs excellentes Pharmacopées. Van Helmont désignait sous le nom de temps balsamique, l'époque de cette récolte que les modernes indiquent sous le titre de Calendrier de Flore. Sous le rapport des préparations, nous pouvons dire que notre calendrier pharmaceutique est plus complet que ceux de nos devanciers. Mxh CALENDRIER PHARMACEUTIQUE. Ce travail, sorte de mémento, aura cet intérêt pour les pharmaciens des grandes villes, qu'il les fera songer à exécuter certaines préparations en temps opportun. Ceux des petites localités y verront un autre avantage, celui de l'indication du temps de la récolte. Pour cette dernière nous avons supposé les saisons précoces. Il vaut mieux être averti plus tôt et se tenir sur ses gardes, que lorsqu'il n'est plus temps. Janvier. —■ Récolte. — Dans ce mois la végétation sommeille. On récolte cependant les noix de cyprès, la pulmonaire de chêne, les champignons médicinaux et quelques autres cryptogames. Les jujubes, les dattes, les figues, les raisins secs arrivent à Paris. Préparations. — Le mois de janvier, type des mois d'hiver — Guimauve ..... 3120 — Aunée ........ 1810 — Impératoire. . . 3150 — Bardane...... 3010 — J usquiame ___ 2800 — Bryone ....... 3125 — Oseille ........ 3100 — Consolide ..... 2761 — Patience ...... 3834 — Cynoglosse ___ 2160 — Valériane..... 2893 — Le produit sec, en moyenne, est 2814, d'où le rapport, en nombres ronds, entre la substance sèche et la substance fraîche : : 2 : 7. Bulbes. Oignons de scille.. 2S00 gram. Colchique? Bourgeons. De peuplier....... 3850 gram. d° de sapin ? Tiges. Douce amère...... 3080. Écorces. Chêne ............ 4100 Sureau.............. 2925 Marronnier....... 3800 Saule ............... 4500 Orme ............. 3750 Le produit sec, en moyenne, est de 3813, d'où le rapport entre la substance sèche et la substance fraîche : : 2 : 5. Feuilles. Absinthe... 2600 Euphraise... 3120 Molène..... 2180 Aconit nap. 1850 Fumeterre... 1700 Oranger.... 4600 Armoise ___ 2400 Guimauve... 1300 Pariétaire.. 2200 Belladone.. 1400 Hysope ...... 2300 Pervenche.. 3700 Bétoine ___ 1400 Jusquiame... 1350 Rhus radie. 2800 Bourrache.. 1150 Lierre terr.. 2100 Bue....... 2250 Bugle ...... 2500 Mauve ...... 2150 Saponaire.. 3100 Calament... 3100 Mélisse ...... 2200 Sauge...... 2200 Chamœdris . 2950 Ményanthe .. 1400 Scordium... 2030 Chamœpitis. 2300 Menthe crép. 1500 Stramoine .. 1100 Chicorée... 1550 Menthe poiv. 2150 Tanaisie___ 1960 Ciguë ...... 1850 Mercuriale .. 1700 Centaurée.. 3750 Digitale___ 1800 Morelle..... 1.500 Caille-lait.. 3120 Le produit sec, en moyenne, est de 2203, d'où le rapport entre la substance sèche et la substance fraîche : : 2 : 9. Fleurs. 2300 Nénuphar... 940 Tussilage... 1920 960 Ortie bl..... 1400 Pétales de : 3380 Oranger..... 2500 Coquelicot.. 840 1700 Pécher ...... 1550 œillet ..... 2350 5100 Primevère... 1780 Pensées----- 1470 2810 Souci ........ 1440 Pivoine.... 1750 1110 Sureau...... 2500 Boses pâles. 1800 1750 Thym ....... 3400 Boses rouges 3300 1360 Tilleul...... 3280 Aconitnap.. Bourrache.. Camomille.. Guimauve .. Lavande.... Matricaire.. Mauve ..... Molène .... Muguet ----- Le produit sec, en moyenne, est de 2075. d'où le rapport entre la substance sèche et la substance fraîche : : 2 : 10, ou plus simplement : : 1 : 5. En récapitulant les rapports qui existent entre les différentes catégories de substances sèches et fraîches, savoir : pour les racines : : 2 : 7, les écorces : : 2 : 5, les feuilles : : 2 : 9, les fleurs : : 2 : 10, et cherchant le rapport commun, on trouve qu'il est sensiblement : : 1 : 4, en d'autres termes, que les substances végétales énumérées ci-dessus, prises en bloc, éprouvent une perte de poids de 3 parties sur 4, ou plus simplement encore, que 4 kilogrammes de substances fraîches en 'donnent 1 de substances sèches. Si les rapports que nous avons indiqués sont vrais en moyenne, ils ne le sont plus en particulier. Ils ne peuvent donc être utiles à consulter que dans les cas analogues à ceux dans lesquels nous les avons établis, tandis que, dans les autres cas, on ne doit s'en rapporter qu'au chiffre de rendement de chaque substance. Supposons, en effet, qu'il s'agisse de fleurs, dont le produit, en moyenne, sur 10000 grammes est de 2025 grammes, et qu'on applique ce résultat à la fleur de nénuphar, on se trouvera bien au-dessus de la réalité, tandis qu'avec la camomille on sera au-dessous de plus de moitié. Une autre remarque à faire, c'est que la quantité de produits obtenus peut varier pour la même plante selon l'âge, et même l'année dans laquelle elle a été récoltée. C'est ainsi, pour ne citer qu'un exemple, que 10 kilogrammes de consoude, récoltée en juin, ont produit 2 kil. 355 grammes de racines sèches, tandis qu'une même quantité de cette racine, mais récoltée en novembre, en a fourni 3 kil. 120 grammes. Sous tous les rapports, nos tableaux ne présentent donc qu'une moyenne. DES SUCCÉDANÉS OU MÉDICAMENTS ANALOGUES. On donne le nom de succédanés aux médicaments que l'on peut substituer à d'autres en dehors de toute idée de fraude. La question des succédanés ou équivalents DES SUCCEDANES OU MEDICAMENTS ANALOGUES. 149 thérapeutiques est beaucoup plus importante qu'on ne l'a faite jusqu'à présent ; car, approfondie théoriquement et expérimentalement, comme nous l'entendons, elle aurait pour résultat final d'être d'un immense secours pour la médecine pratique. Mais on conçoit que ce n'est point dans des dimensions aussi larges que nous allons la traiter ici; non, nous ne devons que l'effleurer. (V. Bull. Un. PL, 1879.) Partant de ce principe rigoureux qu'il n'y a pas deux substances exactement semblables, le pharmacien ne doit se permettre aucune substitution, quelque rationnelle, quelque loyale qu'elle lui paraisse, aux substances prescrites par Je Codex ou dans une prescription magistrale, si ce n'est dans le cas d'absolue nécessité. Mais le médecin, lui, peut prescrire tel médicament qui lui convient, substituer, si bon lui semble, dans une préparation officinale, telle substance à telle autre, parce qu'il connaît l'état de son malade et l'effet qu'il veut obtenir. L'expérience est assurément le meilleur guide à suivre pour le choix des succédanés. Cependant l'analogie peut conduire sous ce rapport à d'utiles résultats ; et le moyen le plus certain d'arriver à reconnaître les analogies est, sans contredit, d'avoir recours aux classifications naturelles des corps. — En minéralogie, des substances dissemblables qui peuvent se remplacer muluellement dans les combinaisons, sans affecter sensiblement la forme cristalline, et sans troubler l'équilibre du composé sont dites isomorphes; et la même, substance qui est susceptible de prendre deux ou plusieurs formes cristallines distinctes est dite dimorphe ou polymorphe. M. Blacke avance que le plus intime point de ressemblance existe généralement entre les composés isomorphes dans leur action sur l'économie, lorsqu'ils sont introduits dans le sang, bien que leur action lorsqu'ils sont ingérés dans l'estomac soit quelquefois très-dissemblable. Ainsi personne ne voudra soutenir que le phosphate de soude tribasique, isomorp. avec l'arséniate de soude tribasique, ait la même action sur l'économie. L'ac. arsénieux est isomorphe avec le peroxyde d'antimoine, et cependant leurs effets sont également très-dissemblables. 11 résulte aussi d'expériences nombreuses faites par M. Roussi n, que les substances isomorphes, au point de vue chimique et cristallographique, s'assimilent et s'éliminent d'une même manière dans l'économie animale et peuvent être regardées comme isomorphes (équipollentes) au point de vue physiologique. On s'est occupe aussi, dans ces derniers temps, de rechercher les rapports existant entre les propriétés chimiques et physiologiques des corps (V. Un. ph. 1863, 1871). Le recours aux classifications zoologiques ne peut être d'aucun profit pour la question qui nous occupe. Csesalpinus, selon Dierbach, est le premier qui ait établi que les plantes qui se ressemblent par leurs caractères extérieurs sont douées des mêmes propriétés médicinales, tandis que, selon de Candolle, le fondateur de cette doctrine serait Cameriarius (1699). Linnée a dit : « Plantée quœ génère conveniunt, etiam vir- tute conveniunt; quœ ordine naturali conti- nentur, etiam virtufe propius accedunt ; quœque classe naturali congruunt, etiam xiribus quo- dammodo congmunt » Frédéric Hoffmann (1748), Isenflamm (1764) , Wilcke (1764), Gmelin (1755), Murray, de Jussieu, Cassel, Bar- ton, professaient la même opinion; il semble même que la phrase de Linnée, que nous venons de citer, ait été calquée sur celle-ci, qu'on lit dans les œuvres d'Hoffmann (1) : uPrimum itaque asserimus plantas, quœ similes gerunt cha- racteres,viribus inter semultum acsœpius convenue. » Mais les travaux les plus importants qui aient été faits pour démontrer l'analogie des propriétés médicinales des plantes de la même famille naturelle sont ceux de de Candolle (1816) et de Dierbach (1831). Si l'on parcourt la série des familles botaniques, on reconnaît, en effet, bien vite que cette analogie dans les propriétés médicinales des plantes d'une même famille est réelle, et n'est que la conséquence de l'analogie des principes chimiques qu'elles renferment. Les résultats obtenus par M. Walz, dans l'analyse comparative de la bryone et de la coloquinte, de la famille des cucurbitacées, viennent encore à l'appui de cette opinion. Citons quelques exemples : 1 Contiennent des principes huileux ) volatils. Elles sont toutes excitantes, i Par exception, le maranta est un f amylacé. !Une huile volatile, dans les feuilles, les fleurs et le zeste des fruit . qui en fait des antispasmodiques; un suc acide, dans le fruit, qui en fait des réfrigérants. Boiuuginées....! , On principe mnoilagii.eni. Ce sont ( des emollients. î Des huiles volatiles et des résines. Conifères.. ___ \ Ce sont des excitants. Par exception, ( la sabine et l'if sont vénéneux. Convolvulacées [ Un principe résineux purgatif. / Deux principes distincts se trans- r , 1 forment en huile essentielle sous l'in- i.rlcifehes .....) fluence de l'eau. Stimulants, antiscor- \ butiques. - Des principes amers. Elles sont toutes toniques et fébrifuges. [ Des huiles volatiles unies dans quel- Labiées .........] ques-unes à des matières ameres. Sti- f mulants. (1) Œuvres complètes de Frédéric Hoffmann (1748), tome V, chapitre intitulé : De methodo compendioso PLANTARUM VIRES ET VIRTUTES IN MEDEND0 INDAGANDI. Les Amomées. .. Gentianées. i;;o DES SUCCÉDANÉS OU MÉDICAMENTS ANALOGUES. VlOLARIÉES. De l'amidon et dans un petit nombre du sucre. Ce sont des analeptiques. Par exception, des andropogons con- Graminées .....< tiennent de l'huile volatile, et le lo- i LIUM TEMULENTUMOU ivraie, le BRO- I MUS MOLLIS, le FESTUCA QUADWDEN- \ tata, etc., sont vénéneux. (Des huiles volatiles, des gommes résines. Ce sont des stimulants car- ., minatifs ou antispasmodiques. Par / exception, la ciguë, l'étlmse, l'œnan- V the safranée, sont toxiques. Un principe alcaloïdique très-actif domine dans toutes les espèces de cette famille. Elles sont toutes de puissants Solanées ....... ( encéphaliques. Les tubercules du so- J lanum tuberosum et les fruits des S. f esculentumet Iycopersicum,parexcep- i tion, sont comestibles. / De la strychnine et de la brucine* Strïchnées ..... ) Médicaments tétaniques des plus dan" f gereux. Il existe uniformément dans la racine des violariées un principe vomitif qui permettrait leur emploi comme emétiques. Nous eussions pu citer un grand nombre de familles jouissant, comme les exemples ci-dessus, de l'uniformité des propriétés médicinales des espèces. Mais nous devons confesser aussi que d'autres, au delà du genre, offrent de très- grands disparates. Néanmoins il faut admettre d'une manière générale que la similitude des organes des végétaux produit la similitude des principes élaborés. Il suit de là que les propriétés médicinales des plantes d'un même groupe naturel doivent être les mêmes ou analogues. Ce fait est d'accord avec l'expérience. Il est, en effet, reconnu que si une espèce végétale sert d'aliment à un animal, une autre espèce de ce genre, ou même d'un autre genre, mais de même ordre, est propre au même usage. Pareillement, si une espèce est vénéneuse, les autres du même genre, si ce n'est de toute la famille, le seront aussi. On peut donc prévoir les propriétés médicinales d'un végétal, connaissant celle d'un ou plusieurs autres de son ordre botanique. Cependant de ce fait, exceptionnel il est vrai, que l'on trouve les mêmes principes chimiques et les mômes propriétés médicinales dans des végétaux de familles fort éloignées sous le rapport botanique, faut-il conclure à la coïncidence de structure de certains de leurs organes ? C'est là une question que nous ne chercherons pas à résoudre.Mais cette question, prise à un autre point 'de vue, fait découvrir un ordre d'analogies différent de celui offert par les familles naturelles, et que, en fait de succédanés, il sera quelquefois bon d'invoquer ; nous voulons parler de l'élaboration des principes de même genre chimique par des organes de même nom. Ainsi on demandera : Les principes acides aux fruits charnus. Les principes amylacés aux semences, racines et liges des monocotylédonées. Les principes astringents aux feuilles, aux ccorces. Les principes colorants aux fleurs. Les principes huileux aux semences. Ces considérations nous amènent naturellement à dire un mot d'un point de physiologie végétale sur lequel les auteurs d'ouvrages d'histoire naturelle médicale n'ont point encore appelé l'attention : nous voulons parler du mode de répartition des principes immédiats dans les organes végétaux. Nous venons de voir que ces principes, au lieu d'être disséminés dans toutes les parties des végétaux, affectionnent, les uns les racines ; les autres, les feuilles, les fleurs, les semences, etc. Ce que nous voulons ajouter à ce point de vue, c'est que non-seulement les principes immédiats affectionnent un organe de préférence à un autre, mais encore s'y localisent. Dans les graminées, avant la maturité, les phosphates se trouvent dans la tige qu'ils abandonnent pour se concentrer plus tard dans la semence. La morphine disparait à la maturité de^ graines et de la capsule du pavot. Le sucre n'est point répandu sans ordre dans la betterave, mais bien contenu dans des vaisseaux qui lui sont propres (Decaisne), et ces vaisseaux sont plus abondants dans la moitié inférieure de cette racine, que dans la moitié supérieure (Gaudichayd). Dans la canne saccha- rifère, le sucre existe en plus grande abondance dans le pied que dans le reste de la tige, où sa quantité va décroissant presque en proportions arithmétiques. Ah uno disre om- nes. En effet, ce que nous venons de dire de la betterave et de la canne saccharifère doit s'appliquer à tous les végétaux et doit être considéré comme une loi de la physiologie végétale. On voit maintenant de quelle importance est, pour la thérapeutique, la connaissance de cette loi particularisée à chaque végétal. Supposons, en effet, qu'au lieu de sucre il s'agisse d'un principe médicamenteux actif : quelle différence d'action n'obtiendra-t-on pas sur l'économie animale, selon que l'on aura recours à la partie inférieure, moyenne ou supérieure de l'organe végétal qui le recèle ! Dans la rhubarbe, par exemple, ainsi que nous l'avons reconnu, les tiges et les feuilles sont trôs-riclies en suc acide ; la racine est riche en principes amers et colorants, tandis que le collet ou mésophyte n'a qu'une saveur mucilagineuse. Aucun travail suivi n'a été exécuté sur ce point de la matière médicale. Pour le quinquina cependant, on sait aujourd'hui la partie de l'écorce où la quinine se trouve localisée; mais à ce fait se bornent à peu près toutes nos connaissances. Il résulte de recherches récentes de M. Cha- tin, sur les proportions de sucre contenues dans les sues des végétaux, que certaines fa- CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 151 milles se composent de genres renfermant tous une proportion de sucre presque semblable ; que les familles durèrent quant à la proportion de sucre contenu dans leur sève ; qu'un grand nombre de familles sont formées de genres qui diffèrent notablement par leur richesse saccharine ; que les familles les plus naturelles ne sont pas toujours les plus homogènes au point de vue de la richesse saccharine ; mais qu'en général, celle-ci est analogue dans les espèces du même genre. (V. Un. pharm., 1864.) Ajoutons encore à ces notions rudimentaires les considérations suivantes. Non-seulement les plantes ne contiennent pas les mêmes principes aux diverses grandes phases de la vie, mais même encore du soir au matin, d'une heure à l'autre, du moins pour quelques-unes. En effet, certaines plantes, certaines fleurs nous en présentent des exemples frappants : l'œillet ne livre son parfum que si on le récolle deux ou trois heures après une forte insolation. Pour son parfum, la rose, au contraire, doit être cueillie le matin, aussitôt ouverte; et le jasmin, avant le lever du soleil. Ua cassie farnèse donne un parfum différent selon que le distillateur l'a récollée le matin, le soir ou à midi. Aussi, dans les pays de grande culture des plantes odoriférantes, à Grasse, parexemple, reconnaît-on en plein champ ces différences selon les heures de la journée. Assurément cette variation de principes dans les végétaux odorants se produit aussi, aux degrés près, dans les végétaux inodores. Les conditions que doivent remplir les succédanés sont les suivantes : 1° posséder une action aussi rapprochée que possible du médicament que l'on veut remplacer, de manière que s'il était moins actif, ce qui est le cas ordinaire, il suffit d'en élever la dose ; 1° être d'un prix moindre; 3° autant que possible, être indigènes. CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS 11 existe un assez grand nombre de classifications thérapeutiques des médicaments (presque chaque auteur a la sienne) établies à des points de vue différents. Celle que nous allons exposer ici est de J. Pereira (1), mais quelque peu modifiée par nous, afin de l'approprier aux idées de la médecine française et à l'économie de notre livre. Ainsi quelques ordres qui ne nous ont pas paru justifiés ont été supprimés, des noms qui n'auraient pu être acceptés dans notre langue, ont été changés; aux quelques exemples d'espèces, donnés par l'auteur à la suite des généralités sur l'ordre, nous avons joint toutes les espèces qu'on est habitué a considérer comme congénères, afin que ce travail pût en même temps servir de tableau de succédanés, etc. Mais nous ne nous dissimulons pas, bien qu'elle nous ait semblé plus satisfaisante que les autres, toute l'imperfection de cette classification. La difficulté d'un bon travail de ce genre est inhérente au sujet lui-même. Elle provient en effet de la faiblesse de nos connaissances sur l'action bien définie, bien spécifiée de la plupart des agents thérapeutiques. Nous avons dû faire ces remarques afin que l'on n'ajoute pas à ce document une importance plus grande qu'il ne le mérite : ce n'est qu'un guide égaré lui-même quelquefois dans les méandres du chemin. Notre principal but en l'insérant, a été de faire connaître les idées (1) Eléments of mateiua medica. Lond. 1848. actuelles sur le groupement des médicaments et les dénominations consacrées. CLASSE I. — ENCEPHALIQUES (Cérrbro-spinants. ) Agents dont l'action se porte sur l'encéphale ou le système cérébro-spinal et affecte les fonctions intellectuelles, les sensations, l'irritabilité. Ils doivent leurs propriétés à un alcali organique, a l'acide cyanhydrique, à une huile essentielle, etc. Ordre I. — Convulsifs {tétaniques des auteurs). — Agents qui augmentent l'irritabilité de la fibre musculaire, et qui, à haute dose, occasionnent des contractions spasmodiques passagères, plus ou moins intenses, en un mot, des convulsions. Ils sont employés dans la torpeur, la paralysie musculaire, etc. Espèces. Angusture fausse. Bois de couleuvre Brucine. Curare. Fève St-Ignace Noix yoniique. Strychnine. Tanghin. Upas. (ielsemium. Fève de Calabar. Ordre II. — Convulsifs stupéfiants (cya- niques). — Agents qui déterminent soudainement la perte de l'intellect, de la volition ; et ordinairement des convulsions. Espèces. Acide cyanhydrique. Amandes amères. Cyanure de potassium. Cyanure de zinc. Huile vol. d'amand. am. — de laurier-cerise. Laurier-cerise. 152 CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1,'auleur y comprend Y oxyde de carbone , les acides carbonique et sidf'hydrique. Ordre III. — Narcotiques (de vapx.oM j'engourdis) stupéfiants (sédatifs opiacés). — Agents qui diminuent l'irritabilité, causent la contraction de la pupille, la paralysie, le sommeil et la stupeur. Ils servent : 1° à réprimer l'excès de la sécrétion muqueuse de la membrane gastro-intestinale ; 2° à provoquer la sueur; 3° à calmer les spasmes, les convulsions (antispasmodiques); k" à calmer les douleurs (anodins, parégoriques); 5° à provoquer le sommeil (hypnotiques, soporifiques). Espèces. Codéine. Morphine. Argcmone. Coquelicot. Narcéine. Bromure de po- Fève de Calabar. Opium. tassium. Lactncarîum. Pavot. Chloral. Laitue. Thridaee. Ordre TV. — Narcotiques délirants (so- lanées viveuses). — Agents qui dilatent la pupille, obscurcissent la vision, occasionnent de la disphagie, de l'aphonie et du délire. Ils s'emploient dans la respiration difficile, l'angine de poitrine. Espèces. Hyoacyamine. Solanine. Atropine. Jusqniame. Stramoine. Belladone. Mo relie. Duboistne. Daturine. Méthel. Pîturine. Ordre V. — Narcotiques nauséeux. — Agents qui occasionnent le tremblement musculaire, le trouble de l'intellect, des nausées, quelquefois le vomissement et la purgation, la faiblesse et l'irrégularité du pouls, la syncope, le trouble de la vision, la paralysie, la stupeur. Espèces. Arnica. Digitale. Digitaline. Nicotiane. Niculine. Pereira l'ait deux ordres distincts, sous les noms de paralyseurs et d'engourdisseurs, des ombellilères vireuses : ciguô, conicine, étbuse œnanthe ; de l'aconit et de l'aconitine. Ordre VI. — Inébriants. — Agents qui produisent un effet particulier appelé inébria- tion. On peut les diviser en : 1° Inébriants excitateurs : Bolet des Kamschadales. Chanvre. Mandragore. Coque du Levant Haschisch. Piscidie. 2° Inébriants anesthésiques : Acide carbonique Iodure d'éthyle. Éthers. Alcooliques. Nitrite d'amyle. Protoxyde d'azote Aldéhyde. Chloroforme. Sulfure de car- Amylène. Chloral. bone. Ordre VII. — Encéphaliques métalliques. — Agents métalliques ayant des actions spéciales sur le système cérébro-spinal. Quelques-uns pourraient former un ordre à part sous le nom de chorœfacients. D'autres reviennent aux antispasmodiques. Us sont conslitués par les altérants des auteurs. Espèces. Cuivre. Plomb A rgent. Mercure. Zinc. Arsenic. Or. Bismuth. Platine. CLASSE IL — STIMULANTS. (Excitants, incitatifs, caléfacients.) Médicaments qui accroissent l'activité vitale. Ceux qui incitent les systèmes nerveux el vas- culaire, affectent tous les organes ou fonctions, sont appelés stimulants généraux, tandis que ceux qui n'influencent qu'un ou deux organes sont dils stimulants locaux. Ceux qui excitent la partie sur laquelle on les applique sont appelés stimulants irritants. On les divise encore en diffusibles et en non diffusibles, selon que leur action est prompte ou tardive, locale ou générale. Beaucoup sont odorants; leur saveur est chaude, acre. Pris en petite quantité ils répandent une sensation de chaleur dans l'estomac, expulsent les matières gazeuses et aident la digestion. A haute dose, ils excitent la soif, souvent même des nausées, des vomissements. Beaucoup accroissent la force et la fréquence de l'action cordiale et provoquent de la chaleur à la périphérie du corps. D'aulres agissent fortement sur l'encéphale, développent les facultés et, poussés plus loin, congestionnent le cerveau et déterminent l'ivresse. Les stimulants produisent leurs effets a travers le système nerveux par une action réflexe, lieaucoup sont absorbés et sont reconnus dans le sang par leur odeur. Ils se rapprochent des cérébro-spinants, des toniques et des évacuants. Les huiles essentielles, les matières rési- noïdes el l'acide benzoïque dominent dans cette classe. Ordre I. — Stimulants excitants. — Agents dont l'action s'exerce plus particulièrement sur le tube alimentaire. Ils sont constitués par ce qu'on appelle aromates ou épices, dont les familles des amomées, laurinées, myr- tacées, myrislacées et pipéritacées fournissent les principaux. Espèces. Amome. Bétel. Cannelle. Cardamome. Capsicum. Cubèbe. Curcuma. Galanga. Gingembre. Ginseng. Girofle. Laurier. Macis. Kawa. Muscade. Piments. Poivres. Zédoaire. Ordre II. — Stimulants excitants diffusibles. — Agents dont l'action, comme celle des excitants purs, s'exerce sur le tube digestif, mais en outre se diffuse dans l'économie. Us sont presque entièrement fournis par les CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 153 alliacées et les crucifères. Ils constituent en partie les antiscorbutiques des anciens auteurs. Espèces. Ail. Cochléaria. Cresson. Moutarde. Oignon. Raifort. Spilantlie. Ordre III. — Stimulants carminatifs. — Ils combattent les douleurs nerveuses de l'estomac ou des intestins, accompagnées de fïa— tuosités. Comme les agents des deux ordres précédents, leur action sur l'encéphale n'est pas à noter; elle n'atteint jamais l'ébriation. Les cararinatifs sont plus particulièrement fournis par les ombellifères. Espèces. Anis. Ammi. Badiane. Aneth. Carvi. Angélique. Coriandre. Cumin. Livèche. Daucus. Meum. Impératoire Peucedane. Lasers. Ordre IV. — Stimulants nervins. — Les substances de cet ordre produisent un effet spécial tendant h faire cesser les troubles du système nerveux. D'après Vogt, les plus volatils augmentent l'activité des fonctions nerveuses; et les plus fixes, leur énergie. Ils sont utilisés dans lasyncope, les spasmes, l'hystérie, l'épilepsie, la chorée ; ils constituent donc les antispasmodiques et les antihysteri- ques des auteurs. Pouiliot. Potbos. Romarin. Safran. Sagapenum. Sauge. Schœnanthe. Serpentaire. Serpolet. Styrax. Succin. Succinates. Suie. Térébenthine. Thé. Thym. Tilleul. Valérianates. Valériane. Vanille, Véronique. Verveine. Yulvaire. Ammoniacaux. Balsamiques. Empyreumat. Subst. fétides. Hyracéum. Ordre V. — Stimulants aphrodisiaques (de àifç.oJirfi, Vénus). — Agents qui passent pour avoir une action stimulante spéciale sur les organes génitaux. Espèces. Galbanum. Acide suce.nique. Goudron. — valérianique. Rysope. Acore. Indigo. Ambre. Labdanum. Ambrette. Lavande. Ammoniacura. Lobélie enf. Aristoloche. Maroute. Ase-fétide. Marrube. Aurone. Matricaire. Aya-pana. Mélisse. Azot. de bism. Menthe. Balsamite. Millepertuis. Basilic. Muse. Bitumes. Myrrhe. Boucage. Narcisse. Bucco. Nards. Cajeput. Nonufar. Camomille. Œillet. Camphre. Oliban. Castoréum. Opoponax. Cataire. Oranger. Civette. Origan. Contrayerva. Oxyde de zinc. Cyanure de fer. Palommier. Bictame. Phosphore. Elémi. Phosphure de zinc Faham Pivoine. Espèces. Ambre. Cantharides. Ginseng. Musc. Phosphore. Truffe. "Vanille. Ordre VI. — Stimulants spiritueux. — Ils comprennent un groupe de substances déjà mentionnées dans les médicaments cérébro- spinants. Ce sont les stimulants les plus diflïi- sibles. Espèces. Alcools. Chloroforme. Éthers. Vins. CLASSE III. — TONIQUES. (Corroborants.) Sont compris, sous ce nom, tous les agents thérapeutiques dont l'administration plus ou moins longtemps continuée ramène graduellement et permanemment la tonicité, c'est-à-dire rendent la fibre musculaire plus forte et plus élastique, donnent une plus grande fermeté à tous les tissus et organes. Ils arrivent à ce résultat par différentes voies. Ils excitent généralement l'appétit et les autres fonctions organiques. Administrés à des sujets dont le canal intestinal est relâché, ils constipent; dans le cas contraire, et lorsque la constipation provient d'une faiblesse de cet organe, comme cela se voit souvent chez les femmes, ils relâchent. Les toniques sont connexes avec les stimulants. Les principes des toniques sont des alcalis végétaux, des substances cristallines neutres, du tannin, des matières extractives. Ordre I. — Toniques aiiers. — Agents qui possèdent une saveur amère avec ou sans asti'ingence. Ils provoquent l'appétit et soutiennent la digestion dans l'atonie gastrique. Ils sont usités comme toniques généraux. Ils sont tous plus ou moins anti-périodiques. Étant des poisons pour le parasitisme, ils sont aussi utilisés comme anthelminthiques. Le pouvoir qu'ont les amers de relarder la fermentation acétique contribue peut-être à leurs bons effets dans quelques cas de dyspepsie avec acidité et flatulence. Espèces. Centaurée. Gentiane. Artichaut. Croisette. Ményanthe Cétrariu. Cynarin. Pareira. Chardons. Cnicin. Picrœnia. Chicorée. Fiel de bœuf. Quassie. Colombo. Fumeterre. Simarouba. Ordre IL — Toniques astringents. — Agents qui possèdent une forte astringence sans ou avec un peu d'amertume. Ils contractent et rendent plus dense la fibre musculaire, diminuent le calibre des vaisseaux sanguins et exhalants, d'où leur emploi comme styptiques dans les hémorrhagies, et leur nom, dans ce cas, ^hémostatiques ; ils diminuent aussi la sécrétion et l'exhalation des membranes sécrétantes. Dans la bouche, dont ils semblent diminuer la cavité, ils ont une saveur styptique. 154 CLASSIFICATION THERAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. Ils sont souvent employés à combattre la relaxation. Espèces. Calebasse. Acacia (suc). Campêche. Acét. d'alumine- Chêne. — de fer. Chlorure de fer. — de plomb. — de zinc — de zinc. Coings. Acide gallique. Cynorrhodon. — sulfurique Filipendule. — tannique. Glands tor. Aigreraoine. Grenade éc. Airelle. Henné. Alchimille. Herniole. Anne. Heuchère. Azotate d'argent. Ilypociste. Benoîte. Inga. Bistorte. Joubarbe. Bol d'Arménie. Kalmie. Borax. Kino. Bourse à Pasteur. Maticû. Bugle. Monésia. Basserole. Myrte. Cachou. Noix de galle. Caille-lait. — de cyprès. Les sels placés ici le seraient bien NIQUES MÉTALLIQUES et aux TOPIQUES' Ortie blanche. Oxyde d'alumin. — de fer. — de zinc. Pervenche. Plantain. Potentille. Ratanhia. Roses rouges. Ronce. Salicaire. Sang-dragon. Sanicle. Sorbier. Sulfate d'alumine — de fer. — de zinc Tamarisc. Tannate de plomb Tormentille. Tuthie. Xypha. mieux aux to- STYPT/QUES. Ordre III. — Toxiques fébrifuges. — Agents qui se confondent avec les autres toniques, mais qui ont une action plus spécialement antipériodique. Espèces. Acajou. Acide picrique et picrates. Amandes arnères. Arsenicaux. Baobab. Bébeeru. Bouleau. Café cru. Canchalagua. Céanothe. Centaurée. Cétrarin. Chardon bénit. Chausse-trappe. Clavalier. Cuicin. Cynarin. Frêne sec. Houx. Magnolier. Marronnier. Olivier éc. Persil. Phloridzine. Phyllyrée. Quinquina. Salieine. Saule éc. . Sels de quinine. — de cinchonine Tulipier. Variolaire. Ordre IV. — Toniques aromatiques amers. — Leurs indications découlent de ce que nous avons dit des stimulants et des amers. Espèces. Cascarille. Guarana. Absinthe. Café torréfié. Houblon. Angusture v. Ecorces des fruits Coca. Aunée. hespéiides. Maté. Ordre V. — Toxiques acides. — Les acides minéraux dilués étanchent la soif, provoquent l'appétit et augmentent les urines. Ils sont employés comme réfrigérants et tempérants dans les fièvres, surtout du genre hectique, et comme toniques. On les adjoint souvent à des infusés amers. Espèces. Suc de coings. Suc de sorbes. Acides minéraux. — de grenades. Snc de citron. Ordre VI. — Toxiques métalliques. — Ils représentent Faction combinée des toniques et des stimulants. Espèces. — Sels de manganèse et de fer. CLASSE IV. — EMOLLIENTS. (Antiphlogistiques, démukents.) Agents qui diminuent la contractilité des tissus vivants sur lesquels on les applique. Leur action est diamétralement opposée aux toniques, surtout aux toniques astringents ; ils relâchent, ramollissent les tissus en en diminuant la chaleur, la tension et l'inflammation. Ils guérissent souvent par simple résolution. Lorsque l'inflammation est trop avancée pour qu'ils puissent produire cet effet, ils déterminent la suppuration. On peut expliquer l'action des émollients employés comme pectoraux par un effet produit de proche en proche jusqu'à la membrane branchiale et au tissu pulmonaire. La plupart des émollients pris intérieurement sont analeptiques. Ordre I. — Emollients aqleux. — L'eau simple en est le principal représentant. Cullen a établi que les limites de température où ce fluide jouissait de la propriété émolliente étaient comprises entre + 12 oc et le degré de chaleur où il commence a produire de la douleur. Sa vapeur, dans les mômes conditions, est plus émolliente qu'il ne l'est lui-même. Ordre II. — Emollients mucilaginelx. Espèces. Glaciale. Lis. Carragaheen. Gomme arabique. Mauve. Coings sem. — adrag. Molène. Concombres. Guimauve. Psyllium. Consoude. Limaçons. Tambayang. Cynoglosse. Lin sem. "Violettes. Fucus. Dans les semences de coings et de psyllium et dans la consoude, au principe mucilagineux est associé un principe astringent qui fait employer les premières en collyre et la dernière contre les hémoptysies. Ordre III. Espèces. Amidon. Arrow-Root. Chiendent. Farine. - Emollients amylacés. Fécule. Sagou. Gruau. Salep. Lichen. Son. Orge. Tapioka. Riz. Tolomanu. Ordre IV. — Émollients saccharins. Espèces. Dattes. Figues. Jujubes. Lactïne. Miel. Raisins. Réglisse. Sucre. Ordre V. — Emollients gras. Espèces. Amandes douces. Axonge. Beurre de cacao. Ordre VI. - Espèces. Cétines. Huiles douces. Chènevis. Pain de Dika. Cire. Pistaches. Graisses douces. Semences fr. - Emollients alblmineix. Lait. Œufs. CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 155 Ordre VII. Espèces. Corne de cerf. É.UOLLIENTS GÉLATINEUX. Ichthyocolle. Gélatine. Mou de veau. Agar-agar. Crème de tartre. Framboise. Grenades. Groseilles. Mélanges réf. Oranges. Oseille. Oxal. de pot Petit-lait. Pommes. Mûres. Mangoustan. Tamarin. Bilimbi. CLASSE V. — RÉFRIGÉRANTS. (Tempérants, débilitants.) Médicaments qui diminuent la température du corps pathologiquement accrue. En soustrayant la chaleur, ils font tomber la surexcitation vitale. Ils sont connexes aux émoïlients. Généralement constitués par des acides dilués, quelques sels acides. Ordre I. — Réfrigérants acidulés. Espèces. Acides minéraux. — végétaux. Alléluia. Berberis. Cerises. Citrons. Ordre II. — Réfrigérants salins. Espèces. Azotate et chlorate de potasse. CLASSE VI. — ÉVACUANTS. Agents provoquant l'excrétion, hors de l'économie, de matières solides ou liquides par un émonctoire quelconque. Provoquant la sécrétion, leur action sur les organes sécréteurs doit être celle des excitants. Cette action, poussée trop loin, détermine l'inflammation. Ceux de ces agents qui ont une action déprimante, sont dits contro-stimulants, ou hyposthénisants par les contro-stimulistes. Ils diminuent la quantité du fluide circulant, d'où leur emploi dans la pléthore. Par leur influence dépressive sur le système vasculaire aussi bien que par la faculté qu'ils ont d'alléger les vaisseaux sanguins, ils déterminent indirectement, l'absorption, et sont à cause de cela employés dans l'hydropisie. Ils se divisent en plusieurs sous-classes. SOUS-CLASSE I. —FLUIDIFIANTS. (Fondants, tiquéfacients, résolvants.) Médicaments qui augmentent la sécrétion et l'exhalaison, arrêtent le travail de la plasticité organique, s'opposent à la formation de fausses membranes et changent la nutrition de la partie affectée. Ils font partie des altérants des auteurs et en comprennent les principaux antisyphilitiques et antiscrofuteux. Ordre I. — Fluidifiants mercuriels. — II. — Fluidifiants antijioniaux. — III. — Fluidifiants iodiques et bromiques. Ordre IV. — Fluidifiants alcalins. — V. — Fluidifiants. — (Sel marin. chlorure de baryum, sels ammoniacaux.) — VI. — Fluidifiants sulfureux. — (Soufre, sulfures alcalins.) Les fluidifiants chassent-ils bien quelque chose de l'économie ? Ne modifient-ils pas plutôt l'état morbide des fluides humoraux ? SOUS-CLASSE II. — DIAPIIORÉTIQUES. (De JtaipopsV, je transpire.) ( Diapnoïques, sudorifiques. ) Médicaments qui produisent la transpiration cutanée d'une manière insensible (diaphoré- tiques), ou sensible jusqu'à l'appariton de la sueur (sudorifiques). Ils sont nombreux et fort hétérogènes. Ils agissent sans doute soit en accroissant la force de la circulation, soit en stimulant spécifiquement les vaisseaux cutanés. Ordre I. — Diaphorétiques aqueux. Espèces. Boissons aqueuses chaudes (tisane, thé), eau chaude. Ordre II. — Diaphorétiques salins. — Ils sont employés à produire une perspiration dans les divers états fébriles. Espèces. Ammoniaque. Sels ammoniacaux. Ordre III. — Diaphorétiques antimo- niaux. —La diaphorèse produite par ces agents est la conséquence de leur action fluidifiante. Ce groupe de diaphorétiques est utile dans les états fébriles et inflammatoires. Us sont préférables aux opiacés diaphorétiques lorsqu'il y a inflammation ou tendance à l'inflammation cérébrale. Espèces. Antimoniaux. Ordre IV. — Diaphorétiques opiacés. — L'opium et ses alcaloïdes ont une tendance remarquable à produire la sueur. Aussi le premier, qui possède surtout cette propriété, est- il souvent usité comme diaphorétique lorsqu'il n'existe pas de congestion vers la tête et qu'un anodin est indiqué. Lorsque l'estomac est très- irritable, un diaphorétique opiacé est préférable à un antimonial. Dans la goutte, le rhumatisme, le diabète, la gravelle, le meilleur diaphorétique est la poudre de Dower. Ordre V. — Diaphorétiques végétaux. — Ils comprennent de nombreuses substances qui doivent leur action à une résine, à une huile volatile, à une substance neutre particulière. Beaucoup de stimulants sont des sudo- 156 CLASSIFICATION THERAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. Espèces. Douce amère. Asclépiade. Fraxinclle. Astragale. Orayac. Bardane. Guaco. Bourrache. Laiche. Brou de noix. Lobélie. Bucco. Mézéréofl. Buis. Orme. Calaguala. Patience. Céanôthe. K&wa-Kawa. rifiques. Nous ne mentionnons que les suivants dont beaucoup appartiennent aux antisyphilitiques, autidartreux et dépuratifs des anciens auteurs. Pensée sauvage. Rosage. Salsepareille. Santaux. Saponaire. Sassafras. Squine. Sureau (fleur). Tussilage. Jaborandi. Beaucoup de ces substances ne méritent pas sans doute de figurer parmi les sudoriûques. Ordre VI. — Diaphorétiquks sulfureux. — Le soufre, les sulfures alcalins et toutes les substances végétales riches en soufre (alliacées, crucifères) sont diaphoniques. Ordre VIL — Diaphorétiquks alcooliques. — Tous les alcooliques augmentent l'exhalation cutanée. SOUS-CLASSE III. — DIURÉTIQUES. (De Stoupéra, j'urine.) (Apéritifs.) Médicaments qui provoquent la sécrétion de l'urine. 11 est deux moyens d'obtenir la diurèse : l'un, indirect, consiste à faire ingérer beaucoup d'eau et à éloigner toutes les causes susceptibles d'empêcher la sécrétion urinaire ; l'autre, direct, qui consiste à stimuler les reins à l'aide des agents qui agissent spécifiquement sur cet organe. En provoquant l'émission des urines, on diminue la quantité de sang ; de là la soif et l'augmentation de la faculté absorbante des séreuses qui en résulte, et de là aussi leur emploi dans l'hydropisie. Ordre I. — Diurétiques aqueux. —■ Les boissons aqueuses provoquent la diurèse lorsque la peau est tenue froide. Ordre IL — Diurétiques salins. Espèces. Acétate de pot. — de soude. Ammoniacaux. Azotate de pot. — de soude. Carbonates aie. Sels alcalins à acides végétaux. Tous les sels purgatifs, en solutés dilués, sont diurétiques. Ordre III. — Diurétiques acides. — Les acides dilués, et notamment les acides azotique et formique, sont diurétiques. Ordre IV. — Diurétiques alcooliques. — L'éther alcoolisé et surtout l'éther nitrique sont des diurétiques assez énergiques ; la bière, les petits vins blancs, etc. Ordre V. Ache. Agave. Alkékenge. Ancolie. Asparagine. Asperge. Avoine. Bois néphrét. Bourrache. Bugrane. Busserole. Caïnça. A cet ordre les diurétiques Diurétiques végétaux lénitifs. Cajeput. Câprier. Cerfeuil. Chardon bénit. Coix. Copahu. Fenouil. Fragon. Fraisier. Genêt. Genièvre. Eucalyptus. Goudron. Linaire. Pareira b. Pariétaire. Pissenlit. Pourpier. Queues de cerises. Raifort. Saxifrage. Térébenthine. Verge d'or. Malaleuca. de diurétiques nous joindrons animaux : cloportes, urée. Ordre VI. — Diurétiques végétaux AMERS, ACRES. Espèces. Colchique. Digitale. Scille. Et pour les diurétiques acres animaux : la cantharide. Le D r Williams Alexandre a fait un tableau de la valeur comparative des diurétiques ; nous ne le reproduisons pas parce qu'il ne nous a pas semblé établi d'une manière rationnelle. SOUS-CLASSE IV. — ERRHTNS (de fc, dans, et piv, nez). Médicaments qui accroissent la production du mucus nasal. Ceux qui excitent l'éternue- ment sont dits sternutatoires ou phtarmiques. Les fluidifiants ingérés dans l'estomac augmentent la sécrétion pituitaire comme celle des autres organes sécréteurs : I'iodure potassique en particulier produit cet effet d'une manière remarquable. Plusieurs substances, appliquées sur la membrane nasale, provoquent la sécrétion et l'éternuement, dernier effet dû à une action réflexe du système spinal. Le nerf excitateur par lequel l'impression arrive à la moelle oblongue est la branche nasale du tri- facial. Les errhins sont utiles comme contre-irritants, par exemple dans les affections chroniques des yeux, de la face, de la tête (ophthalmie chronique, amaurose, migraine). Ils peuvent l'être aussi pour exciter la respiration, provoquer l'expulsion de corps étrangers des voies aériennes, pour produire un choc propre à enrayer les maladies graves menaçantes, à éveiller les fonctions des sens et de l'utérus, à arrêter un état convulsif et spasmodique de l'appareil respiratoire. Leur emploi est à éviter chez les pléthoriques, les apoplectiques ; chez les individus at- CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 157 teints de hernies et dans le prolapsus de l'utérus. Ordre I. — Errhins mécaniques. — Sucre et autres substances inertes. Ordre H. —■ Errhins aromatiques. — Sauge, marjolaine, lavande, thym et autres labiées aromatiques en poudre. Ordre III. — Errhins encéphaliques. — Tabac, bétoine, camphre. Ordre IV. — Errhins acres. — Euphorbe, vératre, asarum, muguet. Ordre V. — Errhins salins. — Sel commun, sel ammoniac, sous-sulfate de mercure. SOUS-CLASSE V. — SIALAGOGUES (de «rîaXov, salive, et de «fy», j'excite). Médicaments qui augmentent la salivation. Les uns agissent d'une manière topique, les autres par une influence spécifique sur les organes salivaires. Ordre I. — Sialagogues directs. — Ce sont ceux appliqués dans la bouche. Ils agissent sur les follicules muqueux de la bouche et les glandes salivaires. Mous ou solides, ils constituent les masticatoires, ainsi appelés parce que, pour en obtenir les effets, on les mâche. Us sont usités comme topiques dans les affections des gencives, de la langue, des amygdales, des glandes salivaires, ou comme, contre- irritants dans les maladies des organes voisins : maux d'oreilles, péricrànie, affections du nez. Espèces. Mastic. Raifort. Bétel. Muslicatoires. Spilanthes. Bidens. Mézéréon. Tabac. Gingembre. Fyrèthre. Kawa-Kawa J.irob andi. Ordre II. — Sialagogues indirects. — Plusieurs médicaments ont la propriété de produire pathogénésiquement la salivation ou ptyalisme par suite de leur usage interne. Espèces. Auriques. Mercuriaux. Antimoniaux. ludiques. Pilocarpine. SOUS-CLASSE VI. — EXPECTORANTS. {Incisifs.) Médicaments provoquant l'évacuation de matières qui obstruent les bronches, la trachée ou le larynx. Ordre I. — Expectorants stimulants. Espèces. Année. Ledon. Acore. Caronbe J. Mudar. Ail. Krysimum. Ailiaire. Hysope. Ordre II. Espèces. Acide benzoïque. Ammoniacum. Expectorants stimulants résineux. Baumes. Bourg, de sap. Goudron. Napthaline. Térébenthines. Baume deGurjum Ordre III. — Expectorants nauséeux. Espèces. Antimoniaux. Ipécacuanba. Iris. Polygala. Batiator. Scille. Serpentaire. Apomorpbine. Estèces. Geoffrée. Arnica. Gillenie. Cabaret. Ipécacuanha. Emétine. Kermès. Emétique. Mudar. Euphorbe, rac Apomorpbine SOUS-CLASSE VII. — ËMÉTIQUES (de lj«», je vomis). ( Vomitifs. ) Médicaments dont le but est de produire les vomissements. Ils excitent la sécrétion des follicules muqueux de l'estomac et du duodénum, et les matières vomies varient en aliments et en bile selon qu'ils proviennent du premier ou du dernier de ces organes. Leur effet paraît être dû à une action spinale réflexe. Même contre-indication que pour les sternu- latoires. Oxyde de cuivre. Sulfate de cuivre. Sulfate de zinc. Tabac. Violette, rac. L'émétique, l'ipéca, le tabac, etc., produisent des nausées et une forte dépression ; les sulfates de zinc et de cuivre agissent vite et sans nausées. SOUS-CLASSE VIII. — PURGATIFS. Médicaments qui déterminent des évacuations alvines. Ordre I. — Laxatifs (purgatifs lénitifs ou minoratifs). — Ils évacuent le canal intestinal sans causer presque d'irritation ni locale ni générale. Aussi conviennent-ils aux enfants, aux femmes, aux vieillards et dans tous les cas où on aura à éviter l'irritation, par exemple dans l'inflammation de l'abdomen ou des viscères pelviens, dans les hernies, le prolapsus de la matrice ou du rectum, après certaines opérations chirurgicales. Espèces. Huiles douces. Pruneaux. Caroube. Manne. Boses pâles. Casse. Mannite. Tamarin. Chicorée. Miel. Crème de tartre. Cuscute. Pêcher (fleur). Aleurites-triloba Ordre II. — Cathartiques (de v.M.çu, je purge). — Agents purgatifs qui irritent le tube intestinal, mais sans l'enflammer. Us sont applicables aux désordres fébriles, aux affections inflammatoires, dans la pléthore et surtout dans les embarras intestinaux. 158 CLASSIFICATION THERAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. Les cathartiques salins sont dits purgatifs froids, par opposition aux cathartiques résineux qui sont appelés purgatifs chauds. Espèces. Acét. de magnés. Baguenaadier. Calomel. Cit. de magnésie. Eau de Pullna. — de Sedlitz. Frêne, feuille. Globulaire. Gouet. Huile de ricin. Liseron. Magnésie. Héchoacan. Mercuriale. Myrobolans. Narcisse, b. Nerprun. Noyer eath. Phosph. de soude. Phytolaque. Pigamon. Podophylle. Cayapona. Bhapontic. Khubarbe. Sanguinaire. Séné. Soufre. Suif, de magnésie — de potasse. — de soude. Tart. de potasse. — de pot. et s. — de magnésie Chél idoine. Huile decroton. Elatérium. ' — d'épnrge. Ellébore blanc. Jalap. — noir. Médicinier. Epurge. Ricin sem. Euphorbe. Scammonée. Gomme-gutte. Tayuya. Gratiole. Turbith végétal Ordre III. — Drastiques. — Ce sont les purgatifs les plus violents ; à dose élevée ils sont toxiques. On les emploie dans la torpeur des boyaux, comme hydragogues dans les hy- dropisies, et comme contre-irritants ou dérivatifs dans les affections cérébrales. Espèces. Agaric blanc. Aloès. Bryone. Colchique. Coloqninte. Croton tigl. Cyclamen. Les drastiques sont à peu près tous des cho- lagogues (de yAr,, bile, et Syb, je coule), c'est- à-dire des purgatifs de la bile. Cependant on a réservé plus particulièrement ce titre aux purgatifs mercuriels, à l'aloès, à la rhubarbe, aux alcalis. SOUS-CLASSE IX. — EMMENAGOGUES (de h, dans, (aWci mois, et £p>, je ramène). Médicaments provoquant l'écoulement menstruel. Ordre I. — Emméxagogues directs. — Agents qui ont une action spéciale sur l'utérus. Ce sont en général des substances stimulantes. Plusieurs sont abortifs. Sabine. Safran. Seigle ergoté. Sulfure de carb. Tanaisie. Ordre II. — Emménagogues indirects. — Agents qui ne deviennent emménagogues qu'en mettant plus particulièrement l'organe menstruel dans son état normal. On peut dire que ce sont les plus solides, et par conséquent les meilleurs emménagogues. Espèces. Conyse. Absinthe. Ergotine. Aloès. Matricaire. Apiol. Myrrhe, Aristoloche. Rue. Armoise. Guy de chêne. Espèces. Amers. Iodiques. Sels de fer et de manganèse. SOUS-CLASSE X. — ECBOLIQUES (de ètgô- Âiov, nom grec d'un breuvage abortif). {Abortifs, amblotiques.) Médicaments qui contractent l'utérus et déterminent l'expulsion du fœtus. Par suite des contractions qu'ils déterminent sur l'utérus, ils peuvent expulser les hydatides, les caillots de sang, etc., contenus dans cette cavité. L'ergot de seigle est jusqu'à présent le seul représentant de cette classe de médicaments. Le borax cependant, dit-on, la busserole et le guy de chêne possèdent aussi cette action. SOUS-CLASSE XL — ANTIIELM1NTII1QUES. Médicaments qui expulsent les vers intestinaux de l'économie. Ordre I. — Vermifuges. Espèces. Chénopode, v. Noix de galle. Absinthe. Coralline. Psorale. Ail. Griste-marine. Santoline. Amers. Génépis. Santonine. Azédarach. Geoffrée. Semen contra. Balsamite. Lupin. Spigélie. Calomel. Mousse de C. Tanaisie. Camphre. Nicotiane. Ess. de térébenthine. Ordre II. - - T^NIAFUGES OU IGNIFUGES. Espèces. Fougère mâle. Musenna. Cousso. Huiles empyr. Saoria. Ecorce de gren. Huile v. de téréb. Sem. de citrouille Ecorce de mûrier Kamala. Tatzé. Etaîn. pi'lletiérine. CLASSE VIL — ACIDES. (Antakalins.) Médicaments qui, par un usage prolongé, changent la réaction des fluides humoraux. Concentrés, ce sont en général des poisons corrosifs. Dilués et administrés à doses convenables, ils étanchent la soif et augmentent l'appétit. Ils font tomber la chaleur fébrile, le pouls, la perspiration cutanée et le prurit dar- treux. Leur long usage détermine une sorte de cachexie scorbutique. Ils sont conséquemment utilisés comme caustiques, réfrigérants, toniques, diurétiques, antialcalins, antilithiques et antiprurigineux. CLASSE VIII. — ALCALINS. (Antacides.) Médicaments qui, par un usage prolongé, déterminent un changement dans la réaction des fluides humoraux, inverse de celui que produisent les précédents. Concentrés, ce sont des poisons caustiques CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 159 dilués, ils détruisent l'activité du canal alimentaire. Étant absorbés, ils agissent comme diurétiques et changent les qualités de l'urine. Leur usage prolongé en fait des liquéfiants, et finalement ils développent aussi une sorte de scorbut. Ils sont usités comme escharotiques, antiacides, fluidifiants, antiphlogistiques, diurétiques, antiîithiques. Les Htkontripîiques (de Xtôoç, pierre, et i€pî«», je broie) sont, pour les calculs de phosphates, les acides nitrique et hydrochloiïque ; pour ceux d'acide urique, les alcalis administrés soit par la bouche, soit par injection ou bains. CLASSE IX. TOPIQUES. Médicaments destinés à être appliqués extérieurement. Ordre L — Caustiques. — Agent qui désorganisent les tissus par une action chimique. Les plus actifs sont appelés escharotiques; les plus faibles, cathérétiques. Ils sont usités le plus souvent pour détruire des excrois-ances, des condylomes, le^ polypes, les granulations, le virus rahique, les venins; à fermer des ulcères artificiels, ouvrir des abcès, modifier la surface des plaies; détruire les cors (coporistiques), les verrues. Sous-ordre I. MÉTALLIQUES. Espèces. Acides acétique. Sous-ordre II. Espèces. Ammoniaque. ACIDES CONCENTRÉS NON Azotique. Chlorhydrique. Alcalis. Baryte. Chaux. Phosphorique. Sulfuriqne. Potasse. Soude. Sous-ordre III. Espèces. Brome. MÉTALLOÏDES. Iode. Phosphore. Sous-ordre IV. — Métalliques. Espèces. Acét. de cuivre. Acide arsénieux. Alun calciné. Azot. d'argent. Acide chromique. Azot. ac. do merc. — de plomb. Chlor. d antim. — de mercure. — d'or. — de zinc. Etnylsodium ou alcool caustique. Oxyde mercuriq. Potassium. Sodium. Sulfate de cuivre. Sous-ordre V. — Caustiques organiques. Espèces. Ail. Créosote. Sabine. Ordre II. — Topiques stimulants. — Agents développant l'activité vitale dans la partie sur laquelle on les applique. Sous-ordre I. — Stimulants cutanés. — Agents usités généralement comme contre-irritants. 1° Rubéfiants ou révulsifs Espèces. Acide acétique — formique. Adonides. Ail. Ammoniaque. Anémones. Capsique. Chloroforme. Clématite. Fourmis. Huile de croton. — v. de moutard. Chlural. 2° Vésiccutts. Espèces. Ammoniaque. Cantharides. Euphorbium. Garou. Huile de croton. Juglans cin. Meloé. Moutarde. Moutarde. Persicaire. Poix. Poivres. Renoncule. Thapsia. Tartre stibié Mylabre. piumbago Z. Searabe. Tartre stibié. Sous-ordre II. — Stimulants ulcéreux. — Ceux destinés à provoquer la suppuration sont appelés digestifs. Ceux supposés amener la cicatrisation sont les épulotiques ou cicatrisants. Sous le nom de détergents, sont compris les stimulants qui nettoient les plaies, ulcères. Ordre III. — Astringents et dessic- cants. — Ceux qui par leur affinité pour la fibrine ou l'albumine contractent les fibres et coagulent l'albumine sont des astringents purs. Lorsqu'ils sont employés contre les hémorrha- gies, ils sont nommés styptiques. Espèces. Acétate de plomb Alumine. Azotate d'argent. Créosote. Chlorure de zinc. Eau de Rabet. Oxyde de zinc. Perchlorure de fer Sulfate de cuivre. — de fer. — de zinc. Tannin. Ordre IV. — Topiques stupéfiants. — Certains cérébro-spinants sont usités comme calmants dans les névralgies, les rhumatismes, etc. Espèces. Aconit. Ordre V. désinfectants), Acide phénique. Alcool. lienzine. Charbon. ou chimiques Acide azotique. Azot. de plomb. Chlore. Chlorure de mang Belladone. Chloroforme. Opium. Huboisine. — Antiseptiques (antiputrides, — Us sont physiques : Créosote. Goudron (Coaltar) Graisse. Salycitates. Huiles empyreum Huiles volât. Sucre. Thymol. Chlorures d'oxyd. Permang. de pot. Chlorure de zinc. Sulfate de cuivre. Gaz sulfureux. — de fer. Iode. — de zinc. Ordre VI. — Antipsoriques. — Agents qui font périr le sarcopte ou acarus de la gale. Soufre. Staphisaigre. Suie. Sulfures aie. Tabac. Ordre VIL — Adhésifs (agglutinatifs, con- tentifs). — Agents dont la puissance agglutina- Espèces. Ledon. Acide sulfhydriq. Mercuriaux — sulfureux. Nérion. Aromatiques. Piumbago. Ellébore. Rue. 160 ART DE FORMULER. tive est appliquée à la confection de sparadraps propres à rapprocher les bords des plaies ou à l'établissement d'appareils inamovibles pour le traitement de certaines fractures et de quelques maladies articulaires. Espèces. Caoutchouc. Collodion. Dextrine. Empois d'amidon. Gomme arabique. Gutta-percha. Plâtre. Sparadr. et taffet. Ordre VIII. — Odcojtalgiques. — Agents destinés à combattre les douleurs dentaires. ESPÈCES. Alcool. Camphre. Chloroforme. Cochléaria. Créosote. Cresson de p. Dentelaire. Ether. Girofle. Opium. Colorai. Ordre IX. — Cosmétiques (xotu^'w, j'orne). — Agents destinés à conserver ou à restaurer la beauté de la peau, des cheveux, des dents, etc. 1° Cosmétiques cutanés. — Leur objet est de rendre la peau plus blanche, plus diaphane et plus souple. Émulsions. Fards. Glyoérolés. Huiles. Laits. Oxyde de bismuth. Oxyde de zinc. Espèces. Alcalis. Alcoolats et teint Amandes. Amidon. Bains aromatiq. Carmin. Pâtes et farines. Pommades. Poudres. Savons. Sels. Vinaigres. Talc. 2° Cosmétiques capillaires. — Ils ont pour objet de rendre les cheveux plus flexibles, plus brillants, de les teindre, de provoquer leur croisssance, d'en empêcher la chute ou, contrairement, de les détruire. Pour leur donner de V éclat : des pommades, des huiles. Pour les teindre : des poudres plombifères, des solutés de nitrate d'argent et de sulfures alcalins (ces derniers suivis ou précédés de remploi d'un sel métallique en dissolution). Pour les faire croître ou en empêcher la chute : des stimulants, des toniques et des astringents (alcool, borax, sulfate de quinine, rhum, tannin, pommades excitantes, etc.) Pour dépiler (êpilatoires) : chaux, orpiment, sulfhydrate de soude, sulfure sulfuré de calcium. 3° Dentifrices. Espèces. Cochléaria. Alun. ^^^^^ Bol d'Armén. Carb. de chaux. — de magn. Charbon. Chlorur. d'oxyd Corail. ^^^^^ Crème de tartre. Gayac. Laque, résine. Magnésie. Mastic. Os de seiche. Pierre ponce. Quinquina. Batanhia. Sang-dragon. Suit', de quinine. Tan. (V. Art de formuler et Mémorial thérapeutique.) ART DE FORMULER (1] L'application des connaissances acquises en chimie, physique, pharmacie, histoire naturelle et en thérapeutique, à l'emploi des médicaments constitue Yœrt de formuler. L'art de formuler, pour être pratiqué avec succès, exige donc des connaissances approfondies et variées, auxquelles il faut joindre des qualités qui ne s'enseignent pas, c'est-à- dire un tact parfait et un discernement à toute épreuve. Aussi ne craignons-nous pas de dire que l'art de formuler est le critérium de la médecine : ars medica est id quod est propter therapeuticen. C'est, en effet, à la formule (1) On nous accusera peut-être d'avoir empiété dans certains passages sur une science qui n'est pas la nôtre propre; mais nous ferons remarquer qu'en composant cet article, nous avons cédé à la nécessité de compléter notre livre sous le rapport médical, sur les observations qui nous en ont été laites par des médecins mômes. Ce travail, d'ailleurs, est le résultat de notre expérience pharmaceutique et des connaissances que nous avons acquises dans nos relations journalières avec les médecins praticiens. qu'aboutissent toutes les connaissances médicales ; c'est elle qui les couronne et qui fait foi de l'habileté comme du vrai savoir du praticien. Pour nous, un habile anatomiste, un grand physiologiste, en un mot un homme profondément versé dans la plupart des connaissances médicales, voire même dans celle de la pathologie, et qui ne saurait pas les appliquer, est un savant, mais non pas un médecin. On l'a dit il y a longtemps, le vrai médecin est celui qui guérit. Une formule, ou, dans un sens plus étendu, une prescription magistrale est un écrit par lequel le médecin indique les moyens de traiter une maladie. Ces moyens consistent le plus souvent en médicaments. On nomme médicament toute substance administrée soit intérieurement, soit extérieurement, à l'homme malade, dans un but thérapeutique. Le médicament est simple ou composé ; simple, s'il est constitué par une seule substance : V. ART DE FORMULER. 101 quinquina, sirop de pavots ; composé, s'il résulte du mélange de deux ou d'un plus grand nombre de substances : pilules de Belloste, sirop de Cuisinier. On nomme médicaments polypharmaques (de rcoXûç, beaucoup et ART DE FORMULER. sulfate de quinine échoue ; la digitaline remplit moins bien certaines indications que la digitale. D'un autre côté, il est des cas où les produits immédiats, contrairement aux exemples précédents, sont moins actifs que le composé naturel. • C'est ainsi que l'huile de ricin est moins purgative que les semences de ricin elles-mêmes ; que tandis qu'il faut 30 à 60 gr. de sirop de nerprun pour produire un effet purgatif, 5 ou 6 de ces baies, pesant ensemble à peine 2 grammes, déterminent souvent des supcrpurgations. C'est que dans ces deux cas un principe résineux propre à chacune de ces substances n'est passé qu'en partie dans l'huile des unes et dans le suc acide des autres, tandis que l'autre partie est restée dans le parenchyme. Le copalm et le cubèbe ont un effet thérapeutique bien plus certain dans leur état complexe que leurs principes isolés. Les poudres administrées à l'intérieur, soit délayées dans un véhicule, soit avalées de toute autre manière, sont un genre de médicaments fort désagréable. On évitera donc un écueil en les faisant mettre en pilules. Il en est de même pour les substances médicamenteuses molles. La forme pilulaire, que nous semblons recommander plus particulièrement, ne convient pas cependant à tous les malades ; pour quelques-uns ce sera une simple affaire de répugnance à avaler cette sorte de médicament, tandis que pour quelques autres cette difficulté sera causée par une conformation particulière du gosier. Dans ce dernier cas, il y a ce que nous nommerons incompatibilité physique. Dans tous les cas, elle ne convient nullement pour l'enfance. Il ne faut pas perdre de vue que la maladie change quelquefois le goût des personnes, et que telle chose qui déplairait à un individu en santé plaira au même individu malade. Les sucreries dégoûteront, des odeurs suaves affecteront désagréablement, tandis que des substances amères, comme le quinquina, des odeurs empyreumatiques, comme l'huile animale, plairont, ainsi que cela arrive chez les femmes enceintes ou hystériques ; mais ce ne sont là que des exceptions. Si dans l'état de santé on se fatigue vite des mêmes mets; malade, on se lasse bien plus vite encore des mêmes médicaments. Dans les cas de maladies longues, le médecin variera donc, autant que possible, sinon la médication, du moins la forme pharmaceutique, ou tout au moins les correctifs ; en un mot, il mettra tout en pratique pour la réalisation de cet axiome bien connu de Celse : qu'il faut guérir tutô, cita etjucundê. Médicaments externes. — Les malades, en général, sont bien moins difficiles sur le choix des moyens externes que sur celui des moyens internes. Ils se soumettent volontiers à l'emploi de liniments, de pommades, de cataplasmes, de bains, et c'est à peine si les vésica- toires, certains emplâtres, font exception à la règle que nous posons. Aussi, toutes les fois qu'on pourra remplacer sans inconvénient un médicament interne par un topique, aura-t-on raison de le faire. Aujourd'hui l'emploi des agents externes a presque toujours pour but le traitement d'affections locales et superficielles. Jadis, on purgeait surtout les enfants au moyen d'embroca- tions, d'épithèmes appliqués sur l'hypogastre, tandis qu'on les faisait vomir par les mêmes agents appliqués sur l'épigastre. L'expulsion des ascarides et autres vers intestinaux s'obtenait de la même manière. Sans rechercher si le mode d'application des anciens était rationnel ou non, sans poser des règles plus en harmonie avec les progrès de la science sur le mode d'absorption, nous dirons qu'on ménageait ainsi les susceptibilités du goût, et on n'irritait pas l'estomac, ce qui est un point assez important à considérer. En effet, souvent l'estomac ne supporte pas un médicament, qui, introduit par l'absorption cutanée, ou par injection hypodermique, produirait les meilleurs effets. La méthode iatraliptique oii'iatraleptique (de ïa-rpuni, médecine, et âXeupeiv, oindre, frotter), comme nous le disions tout à l'heure, est tellement oubliée de nos jours, qu'il faudrait de nouvelles études pour la régénérer. Il y aurait à examiner la manière d'être de la peau, dans les différents états de santé et de maladie, pour obtenir des résultats certains par cette méthode; car, selon son état de sécheresse ou d'onctuosité, de fonction ou d'inertie, la peau exerce des différences énormes sur l'absorption. On sait, en outre, que l'absorption des poisons appliqués à l'extérieur ne se fait pas avec la même intensité sur toutes les parties du corps; que, presque nulle dans les endroits où il n'existe que du tissu cellulaire, elle est très-active, au contraire, dans les parties où abondent les vaisseaux absorbants lymphatiques et veineux. C'est ainsi, pour ne citer que des exemples qui touchent à notre sujet, que des sels de quinine, ceux solubles surtout, comme le citrate, employés par la méthode iatralep- tique, agissent beaucoup plus efficacement en frictions sous les aisselles ou sur la partie interne des cuisses, que sur le dos ou l'abdomen, chez les enfants principalement. 11 y aurait donc à rechercher quelles sont les parties du corps les plus favorables à l'absorption des agents thérapeutiques. Il y aurait aussi à étudier les lois de l'endosmose, pour en faire l'application à l'absorption cutanée. Il y aurait ensuite à rechercher quelles sont les ART DE FORMULER. 167 substances actives qui se prêtent le mieux à ce genre de médication. Des recherches dans le même sens sur les véhicules auraient le même intérêt; car l'eau,l'alcool, laglycérine, les corps gras, ne sont pas absorbés de la même manière ni avec la même intensité. Mais, il faut le dire, cette étude serait d'autant plus facile, d'autant plus fructueuse, que l'on connaît mieux aujourd'hui la structure intime de la peau, ses affections, son mode d'absorption et ses nombreuses communicat. sympath. avec le tube intestinal. On peut rapporter à l'iatralepsie l'emploi en frictions, sur la face inférieure de la langue ou sur les gencives, des sels d'or et de l'iodure mercureux dans les affections syphilitiques ; et de la morphine dans la migraine. La méthode endémique, qui n'en est qu'une variante, offre un moyen d'absorption beaucoup plus prompt que l'iatralepsie proprement dite, qui, à cause de la lenteur de ses effets, ne nous parait pas comme celle-là susceptible d'applications d'urgence. Mais elle est elle- même pour ainsi dire abandonnée. On lui reproche de nécessiter la dénudation du derme, de causer des douleurs violentes avec quelques substances administrées par sa voie, et enfin d'être infidèle. Le premier reproche n'est pas sérieux. Quant aux deux autres, ils nous paraissent tenir à une étude insuffisante de ce mode thérapeutique; à cette méthode se rattache la méthode hypodermique, par injection sous-cutanée, de substances neutres et pures, comme la quinine et les divers sels d'alcaloïdes; méthode dont l'expérience a confirmé la .supériorité. (V. Supplément). La méthode des inoculations, que l'on pourrait rapporter aussi, quoique à un degré plus éloigné, à l'iatralepsie, est d'un usage bien plus restreint encore que la méthode ender- mique; on peu! même dire qu'il est nul pour les médicaments. Cependant, quand on voit du sang corrompu, du pus, du fiel en putréfaction ; de la substance cérébrale appliquée sur des plaiesvives ou sur la peau simplement dénudée, causer des vomissements, la prostration et même la mort; quand on considère ensuite que le vaccin préserve de la variole, que tous les virus, tous les venins qui peuvent être avalés impunément, produisent, par des effets iatralepti- quessur l'économie, des phénomènes morbides aussi considérables qu'ils le font, ( n peut assurer que la voie cutanée ou sous-cutanée peut donner des résultats également considérables en thérapeutique. Et il ne nous paraît pas invraisemblable d'espérer que la rage, la morve, ces deux maladies qui, devenant seulement plus fréquentes, ont pu faire croire qu'elles étaient nouvelles pour l'homme, les pestes diverses, et en un mot toutes ce- maladies si terribles qui s'inoculent bien plus par voie extérieure que par voie intérieure, et qui ont résisté à toutes les médications qu'on leur a opposées jusqu'à présent, seront un j»arr victorieusement combattues par l'une des méthodes iatraleptiques. Les agents externes sont donc appelés, selon nous, à jouer en thérapeutique un beaucoup plus grand rôle que maintenant. Chez nos ancêtres, l'emploi de ces moyens a pu dégénérer en applications de poudres sympathiques, d'emplàtivs magnétiques qui attiraient à la surface les principes morbifiques répandus dans l'intérieur du corps ; de têtes de vipères sur l'estomac contre les convulsions des enfants ; de cucuphes et d'amulettes sans nombre; mais, à l'époque où nous vivons, de pareils résultats ne sont pas à craindre. Bien que l'on soit, ainsi que nous l'avons dit plus haut, bien moins difficile dans l'emploi des moyens externes, il faut néanmoins rechercher encore, dans ces cas, les médicaments les moins désagréables à l'odorat, à la vue, et par la sensation que leur contact ou le mode d'application peut faire éprouver. L'odeur graisseuse des pommades sera masquée autant que possible par des huiles essentielles; aux onguents durs ou tenaces pour frictions, on préférera des pommades ou des liniments onctueux, des embrocations alcooliques ; aux emplâtres vésicatoires irritants des anciens formulaires, on substituera le vésicatoire anglais, ou mieux les taffetas vésicants, d'un emploi si facile, d'un effet assuré, et d'une action aussi peu douloureuse que possible. Cependant dans quelques circonstances les précautions que nous venons de recommander peuvent nuire à l'effet thérapeutique des médicaments. C'est ainsi qu'un vésicatoire employé pour produire une irritation dérivative momentanée, atteindra d'autant mieux le but, qu'il sera plus irritant. Le mode d'administration d'un médicament est souvent plus qu'un changement de forme, il influe plus ou moins profondément sur son action. Comment n'admettrait-on pas cette opinion quand on voit le fer, selon sa ténuité, être ou n'être pas pyrophorique, être cassant ou ductile par un simple effet de la trempe; l'acide arsénieux opaque n'avoir pas les mêmes propriétés chimiques que le même acide vitreux ; la crème de tartre soluble, la gomme, perdre une partie de leur solubilité par la pulvérisation? Mais la pâle panaire ne pré- senle-t-e!le pas des différences de saveur et de digestibilité selon qu'elle a été divisée et cuite en gros ou petits pains, sous forme ronde ou allongée, épaisse ou plate? Quand des pra-• ticiens disent que chez certains fiévreux ils réussissent mieux avec le sulfate de quinine 108 AKT DE FORMULER. administré sous forme de simples prises qu'avec le même sel sous forme de pilules, il faut donc les croire ; la forme pilulaire étant peu favorable à l'absorlion stomacale. A la forme pharmaceutique nous rapporterons encore un mode d'administration des médicaments qui a pris quelque extension dans ces dernières années. Nous voulons parler de la mètlmde atmiatiique ou atmidiatrique (de àmi; vapeur et îaTpucii médecine) ou des inhalations. On peut certainement retirer de ce mode d'administration, qui peimet de faire entrer par les voies aériennes des substances gazeuses ou volatiles dans ces voies elles-mêmes et dans le torrent circulatoire, des avantages nombreux et importants. On connaît son application aux anestbésiques (étlier, chloroforme) ; à l'iode, au chlore, à l'oxygène, dans les atlections de la poitrine. Des praticiens l'ont aussi appliquée au camphre, à la créosote, à l'ammoniaque, à l'acide benzoïque, à l'opium, à l'acide cyanhy- drique. L'emploi des cigares médicinaux se rapporte à la même méthode. Elle s'exécute , à l'aide de la chaleur ou à la température ordinaire, par voie sèche ou voie humide. Bien entendu elle réclame ses précautions, ses règles. Ce qui précède se rapporte plus particulièrement aux inhalations directes et faites à l'aide d'appareils ad hoc. Mais il est une variante qui offre aussi son utilité, c'est celle qui (Kg. 32.) consiste à diffuser les particules médicamenteuses, dans une chambre ou dans un espace plus ou moins circonscrit, en brûlant par exemple des chandelles ou des Irochisques contenant de l'iode, de l'arsenic, du mercure. On peut encore opérer en projetant le médicament sur des charbons allumés. Nous arrivons ainsi aux fumigations employées bien plus au point de vue de l'absorption des particules médicamenteuses par la peau que pai les voies respiratoires. Il convient de ranger aussi, sous ce titre, l'administration des liquides médicamenteux par la pulvérisation des liquides, méthode qui paraît destinée à une grande extension dans le traitement des maladies dos voies aériennes, et qui a déjà soulevé tant de discussions. En effet, des médicaments dissous ou mêlés à l'eau, et celle-ci étant extra-divisée par le choc à l'aide des appareils déjà en usage (V. pj. 32). peuvent remplir utilement un nouvel ordre d'applications. Deux autres appareils pour la pulvérisation plus fine des liquides et leur facile pénétration dans les rameaux bronchiques, ont été proposés: l'un par M. Sales-Girons, l'autre par M. le docteur Siégle, de Stuttgart. (V. fig. hk et /i5, p. 272 et 273). (V. Bain*); Choix des médicaments. Le médecin dispose des substances innombrables, simples ou composées, de la matière médicale. Trouver parmi ces substances celle qu'il convient d'administrer dans un cas donné, est sans contredit le problème le plus important à résoudre pour le thérapeutisle. Dans le choix d'un médicament, qu'il doive être administré tel quel, ou faire partie d'une formule, le médecin doit prendre différentes circonstances en considération. Parmi ces considérations, les unes sont toutes de convenance ou d'opportunité, les autres tiennent à l'essence même de la thérapeutique, c'est-à- dire à la saine application des remèdes, à leur condition d'efficacité. Ayant indiqué les premières en nous occupant de la rédaction d'une formule, nous n'avons plus à nous occuper que des dernières. 11 existe des données qui permettent de dire que telle substance convient dans tel désordre fonctionnel, mais d'une manière générale seulement ; car il n'existe pas de données assez positives pour que, dans chaque cas particulier, on puisse affirmer ce dire, d'une manière absolue. Aussi, à part le cas de traitements spécifiques, le plus souvent n'est-ce qu'à titre d'essai que le praticien commence une médication, qu'il continue seulement si les effets répondent à son attente. Peut-on, sous ce rapport, espérer mieux que ce qui existe aujourd'hui? Notre réponse est affirmative. Peut-on espérer qu'on arrivera à un degré de certitude absolue élans l'application des remèdes? Nous ne le croyons pas. ART DE FORMULER. 169 S'il importe, avant tout, de faire un choix judicieux de l'agent principal, le choix du vé- hicule, lorsqu'il y en a un, quoique d'une importance secondaire, ne doit pas être fait sans discernement. Le véhicule a une influence thérapeutique positive, soit que par sa nature il puisse être mieux supporté, mieux absorbé par les tissus avec lesquels on veut mettre l'agent principal en contact; soit qu'il se charge mieux de cet agent, qu'il ait pour lui plus d'affinité; soit, en un mot, qu'il t-oit plus propre à remplir sa mission. Arrêtons un instant notre attention sur le véhicule comme agent de dissolution. Cet examen pharmacologique ne sera pas inutile dans la pratique médicale. L'eau, l'alcool, l'éther, le vin, la bière, le vinaigre, les huiles fixes et volatiles, la glycérine, le chloroforme, la benzine, sont à peu près les seuls véhicules employés en médecine. Veau, que les anciens avaient surnommée le grand dissolvant de la nature, est de tous celui dont l'action dissolvante est la plus générale. Elle dissout un nombre considérable de corps, quoique dans des proportions très-différentes, soit en raison de la nature même des corps, soit en raison de la température à laquelle elle exerce son action. L'alcool possède un pouvoir dissolvant infiniment plus restreint, mais encore considérable. En général, les corps très- solubles dans l'eau le sont aussi dans l'alcool. Le pouvoir dissolvant de Véther est bien plus restreint encore que celui de l'alcool. Une remarque générale, analogue à la première, c'est que les substances très-solubles dans l'éther, sont aussi solubles dans l'alcool ; on peut en dire autant du chloroforme et de la benzine. Les huiles fixes et volatiles, comme dissolvants, viennent se placer encore après l'éther. Et, chose digne d'attention, nous avons à faire encore ici la même remarque que nous avons déjà faite deux fois, d'abord en passant de l'eau à l'alcool, puis de l'alcool à l'éther, savoir : que les corps très-solubles dans les huiles fixes et volatiles, dans les corps gras, sont assez souvent solubles dans l'éther. Quant au vin, à la bière, au vinaigre, leur pouvoir dissolvant tient à la fois de celui de l'eau et de celui de l'alcool, ou de l'acide acétique pour le vinaigre, et varie nécessairement avec les proportions des composants. La glycérine se rapproche de l'eau et de l'alcool. Nous appellerons ici l'attention sur un point de l'étude de la solubilité des corps, qu'on n'a pas jusqu'à présent assez pris en considération. Quand on compare la composition du corps dissous à celle du dissolvant, on trouve qu'il existe souvent un rapport entre elles : le mercure , qui est un métal, dissout presque tous les métaux; l'eau, qui est une substance minérale, dissout un grand nombre de composés inorganiques ; l'alcool dissout bien les résines, les huiles volatiles , parce que dans ces derniers cas, les corps dissous et les dissolvants sont des carbures d'hydrogène. Ces considérations peuvent donc être réduites au théorème suivant : Un corps étant donné et sa composition étant connue, on peut savoir le plus souvent dans quel liquide il sera soluble. S'il est facile de savoir à quoi s'en tenir sur le pouvoir dissolvant ou l'absence de ce pouvoir dans le contact des véhicules avec des substances définies, pures, isolées (1), il l'est infiniment moins de savoir nettement ce qui se passe dans ce même contact avec les substances végétales et animales complexes. Cependant il existe sur ce point des données générales qui peuvent être formulées ainsi : Soumises à l'action des dissolvants ordinairement employés en pharmacie ('2), les matières végétales et animales cèdent les principes suivants : 1° A Peau froide ou chaude, les matières gommeuses et mucilagineuses que l'alcool, l"é- ther et les huiles refusent de dissoudre. 2° A l'eau froide, l'albumine animale, et végétale que l'eau bouillante coagule et que les autres véhicules ne dissolvent pas. 3° A l'eau bouillante, l'amidon sui' lequel l'eau froide serait sans action. !l° A Veau à l'aide d'une ébullition prolongée, la gélatine animale, qui se forme du tissu cellulaire des animaux sous l'influenre de celte action, et qui, comme les matières gommeuses et albumineuses, ne se dissout pas dans les autres véhicules. 5° A Peau; à l'alcool aqueux, à la glycérine (corpsmiscibles entre eux en toutes proportions) les acides végétaux, les sels à bases organiques quel qu'en soitl'acide, le sucre, lamannite, l'ex- tl'actif, le tannin, les gommes-résines. La glycérine a la singulière proprié té de dissoudre les substances fortement oxygénées ainsi que les matières riches en carbone et en hydrogène, certains sels, etc. 6° A l'alcool fort, ci l'éther t aux huiles fixes et volatiles, aux graisses, le^ résines, les huiles es- sentiellesquisontpeuoupointsolub.dansl'eau. 7° A l'éther, aux huiles fixes et volatiles, aux graisses (corps miscibles entre eux en toutes proportions), les substances grasses, fluides ou solides, les matières ciroïdes, qui sont tout à fait insolubles dans l'eau et peu ou nullement dans l'alcool, même anhydre. Mais ce ne sont point là, ainsi que nous (1) Dans cet article, page 176, nous indiquons les sels et les différentes substances définies qui sont solubles dans l'eau. Tour l'indication des corps solubles dans l'alcool, l'éther et les autres dissolvants, nous renvoyons aux articles spéciaux de ces derniers dans le Dispensaire. (2) ïl faut aujourd'hui ajouter aux dissolvants ordinaires le sulfure de carbone, la glycérine. 170 ART DE FORMULER. l'avons dit plus haut, des résultais nets; car si on admettait qu'il en fût autrement, on pourrait conclure que beaucoup de principes immédiats qui, isolés, sont insolubles dans un tel véhicule, ne peuvent se trouver dans ce dernier qu'on aurait fait agir sur une matière qui les contiendrait à l'état de combinaison naturelle, ce qui serait une grande erreur. Les principes immédiats organiques exercent les uns sur les autres une action encore peu connue et qui déroute souvent les expérimentateurs. La cantharidine pure est insoluble dans l'eau, et cependant celle-ci devient vési- cante si on y fait bouillir des cantharides. C'est que dans ces .insectes, en même temps que la cantharidine, il existe une matière jaune qui la rend soluble. La matière purgative de la rhubarbe, la rhubarbarine, n'es! pas soluble dans l'eau, mais elle l'y devient a la faveur du rhubarbarin auquel elle est naturellement associée. Cela explique comment, l'hydrolé de rhubarbe possède les propriétés médicinales de cette substance. Le décocté de riz contient du phosphale de chaux qui entre dans la composition de cette substance. Deux autres cas peuvent encore se présenter relativement à l'action du dissolvant; dans le premier, tel principe soluble dans un véhicule à l'état isolé ne le sera pas à l'état de combinaison naturelle; dans le second, des principes qui ne préexistent pas peuvent se former par Faction même du dissolvant ; tel est le cas des huiles volatiles d'amandes amôres, de moutarde, de raifort, qui se forment sous l'influence de l'eau; tel est encore probablement le cas de la codéine, de l'asparagine et d'une foule d'autres substances pour lesquelles on serait fort embarrassé de dire si elles préexistaient ou si elles ne sont pas des produits de réaction. Mode d'administration des médicaments. Ce point de l'art de formuler se rattache aux deux précédents : la forme pharmaceutique et le choix des médicaments. En thèse générale, le mode d'administration des médicaments a une grande importance ; c'est souvent dans Cette question que se trouve la solution de celle de la tolérance ou de l'intolérance des remèdes, et l'on peut même dire que lorsqu'un spécifique est trouvé, les cas réfractaires le sont peut-être moins par l'intensité du mal que par le défaut d'un mode convenable d'application. Le mercure métallique est un antisyphilitique ; mais est-il un antisyphilitique aussi puissant que son bi- chlorure ? La réponse n'est pas douteuse. Est-ce le chlore qui vient compléter, exalter la propriété antisyphilitique du mercure, ou encore est-ce parce que le sublimé corrosif contient une fois plus de chlore que le calomel qu'il jouit d'une bien autre efficacité contre la syphilis que celui-ci? Il est encore évident que non ; car chacun sait que le chlore n'a aucune vertu pareille. La supériorité du premier tient donc uniquement à l'état sous lequel le mercure, seul agent thérapeutique, est présenté au mal. Dans ce composé, en effet, non-seulement à même dose, le mercure a une action beaucoup plus considérable, mais encore donne des résultats auxquels, ni à l'état métallique, ni à l'état de calomel, il ne saurait atteindre à quelque dose que ce soit, toutefois à la condition que le mode d'administration soit complet, c'est-à-dire que ce sel soit associé à un excipient convenable en nature et en quantité. L'huile de foie de morue doit ses hautes vei tus médicinales avant tout à l'iode et peut-être au phosphore qu'elle contient. Mais cet iode , quoique en proportions presque homœopaIniques, a une puissance thérapeutique très-grande. A quoi la doit-il ? A son heureux mode d'association naturel qui le présente sous un état de division extrême, sous l'égide d'auxiliaires et d'adjuvants facilement assimilables, et qui rendent son séjour, au sein de l'organisme, plus permanent. C'est aussi l'histoire des hautes propriétés des eaux minérales naturelles, etc. Ces fails démontrent surabondamment l'importance du mode d'administration des médicaments et la nécessité pour le médecin et le pharmacologiste de rechercher toujours celui qui peut le mieux assurer leur action. (V. notre lodognosie.) Action intime des médicaments. La médecine a fait, depuis quelques années, d'immenses progrès en diagnostic. L'étude clinique des médicaments a aussi progressé, mais d'une manière bien moins tranchée. Voilà pourquoi la thérapeutique, chez nous, est au-dessous du point où elle devrait être arrivée, et où elle arrivera certainement lorsque les médecins , moins exclusivement occupés du diagnostic, feront marcher de front son étude avec celle des médicaments : car ce sont, qu'on nous permette la comparaison, deux soeurs jumelles étroitement liées l'une à l'autre et qui doivent marcher ensemble. Disons également que si les médicaments ne sont pas, en général, aussi habilement maniés qu'ils devraient l'être, cela tient au défaut de notions pharmacologiques suffisantes chez un grand nombre de praticiens ; espérons d'ici à peu un changement dans cet état de choses, que ces derniers reconnaissent et déplorent tous. Cette nouvelle voie aurait un immense résultat sur les destinées futures de la matière médicale ; car, bien plus aptes, par la direction générale de leurs études, à découvrir et ART DE FORMULER. 171 proposer de nouveaux agents thérapeutiques, les médecins ne laisseraient plus aux pharmaciens seuls cette initiative. On a dit que l'étude des médicaments, c'est- à-dire leur expérimentation chimique, avait été mal faite, qu'on ne pouvait aucunement compter sur elle, et que, par conséquent, elle devait être reprise en snis-œuvre. Nous croyons qu'on a exagéré la situation. Nous admettons, en effet, que les données qui existent sur l'action des médicaments sont aussi bonnes que possible, et qu'elles n'ont besoin que d'être régularisées. Le dynamisme qui vient de plus en plus prendre place dans la chimie et qui est appelé à y jouer un grand rôle est loin d'être suffisamment étudié, même dans la nature morte, à fortiori, l'est—îl moins encore au point de vue de la physiologie et de la pathologie. La notion d'équivalence mécanique des forces naturelles a de la peine encore à se dégager de la statique. Dans ce qui reste à faire de l'étude des médicaments, la chimie est appelée à jouer un très-grand rôle, et c'est probablement parce que le concours de cette science n'a pas été pris en assez grande considération par les médecins d'autrefois, et peut-être aussi parce que les idées des chimistes qui nous ont précédés s'écartaient par trop de ce point de vue, que l'étude des agents thérapeutiques n'est pas à son véritable niveau. Des recherches chimiques sur les propriétés, la composition des fluides humoraux dans les divers cas de santé et de maladie, sont, en effet, de la plus haute importance pour arriver le plus près possible de cette précision, dont nous parlions tout à l'heure, dans l'emploi des médicaments. La chimie moderne a fait en ce sens d'importanles découvertes; mais elle a encore beaucoup à faire. Et si elle ne veut pas rester stationnaire au point où elle est arrivée, si elle ne veut pas que ses travaux sur les phénomènes chimiques qui se passent au sein de l'économie tournent longtemps dans un cercle vicieux, elle devra se dégager encore plus qu'elle ne l'a fait des langes de l'ancienne chimie , pour entrer dans une voie plus franche et plus spéciale ; car, selon nous, de même qu'il y a une chimie minérale et une chimie organique, il doit y avoir (en cela nous ne croyons pas commettre un non-sens) une chimie physiologique. En effet, tant que la chimie organique ne sera pas plus dégagée qu'elle ne l'est des idées de la chimie minérale, tant qu'elle n'appréciera que la composition et les propriétés des produits immédiats en dehors de l'économie, elle n'expliquera jamais d'une manière satisfaisante les phénomènes qui se manifestent au sein de l'organisme. Croira-t-on, par exemple, expliquer convenablement l'action des agents médicinaux sur nos tissus par ce qui a lieu lorsqu'on les met en contact avec des membranes privées de vie? Pensera-t-on connaître suffisamment les propriétés physiques et chimiques du sang, ce fluide par excellence, sur lequel les médicaments agissent presque tous, soit directement ou indirectement, si on le prend hors de la veine pour essayer l'action que les molécules médicamenteuses exercent sur lui, lorsque, sans qu'on puisse en apprécier la cause, ce fluide, aussitôt sa sortie du vaisseau qui le contient, qu'on le reçoive à une basse ou à une haute température, au contact de l'air ou dans le vide, perd, avec sa fluidité, son homogénéité naturelle, ses propriétés physiques et chimiques, en perdant probablement sa vie ? 11 est prouvé par l'expérience que Faction des corps n'est plus la même sur les tissus en fonctions que sur les (issus morts ou même simplement affectés pathologique- ment. Il est, en outre, prouvé que l'action vitale modifie singulièrement l'action chimique; que tantôt elle la précipite, l'augmente, et tantôt, au contraire, elle la diminue et l'empêche même d'avoir lieu. C'est là justement que gisent les difficultés que la chimie physiologique est appelée à lever. Nous ne prétendons nullement dire qu'un jour viendra où, grâce à une meilleure méthode d'investigation, on expliquera tous les phénomènes vitaux : cela serait trop de témérité de notre part, car ce problème tient à l'essence des choses. Et quand on voit que le mode d'action des médicaments, même les plus simples, est un mystère qu'on a voulu pénétrer depuis bien de siècles sans qu'on y soit jamais parvenu; quand on voit qu'aujourd'hui, malgré les nombreuses théories qui ont été données, nous n'expliquons pas la spécificité du mercure dans la syphilis, que nous n'expliquons pas davantage celle de l'iode dans les scrofules ; que, pour l'opium, nous en sommes toujours réduits à dire qu'il fait dormir, parce qu'il a une vertu dormitive; qu'en un mot il nous faut accepter les résultats des phénomènes physiologiques produits; quand on considère ces faits, disons-nous, à fortiori, faut- il désespérer d'avoir jamais l'explication complète des actions chimiques vitales ? Cependant, telle n'est pas l'opinion de quelques chimistes modernes qui, rejetant comme une vieillerie digne d'une autre éqoque, l'existence d'une force vitale, rapportent tous les phénomènes de la vie aux force* qui régissent la matière brute. Selon eux, toutes les fonctions de l'économie vivante s'exécutent à l'aide d'opérations purement chimiques ; l'essence même de la vie n'est qu'une suite non interrompue de réactions de cette nature. De telle sorte 172 ART DE FORMULER. qu'on peut espérer voir un jour ces chimisles, nouveaux Promcthées, faire sortir l'homme de leurs creusets. Admirons la sagesse infinie qui a présidé à la création des êtres, ne dépassons pas la pénombre qu'il nous a été donné par elle de parcourir, et n'allons pas, comme des moucherons attirés par une clarté trompeuse, nous brûler au foyer de sa lumière divine ! On a dit, à l'appui de la doctrine purement chimique, que les réactions qui s'opéraient au sein de l'économie d'après les lois ordinaires de la chimie auraient été infailliblement attribuées à la force vitale, si on n'avait pas eu d'exemple de pareilles réactions en dehors de toute influence de cette force. Nous concevons que des personnes imbues, outre mesure, du vitalisme aient pu s'opposer à une explication rationnelle ; mais conclure de là que tous les phénomènes qui se passent au sein de nos cavités splanchniques sont tous dans le même cas ; conclure de là que les fonctions de la respiration, de la digestion, de l'assimilation, des sécrétions, sont de simples phénomènes chimiques et osmotiques, est une aberration flagrante que nous ne pouvons nous décider à admettre. On a pris évidemment les effets pour les causes , les résultats pour l'action. Quoi! la respiration serait une simple combustion de carbone ; la digestion, l'action dissolvante d'un liquide sur certaines substances ; l'assimilation, une. simple cristallisai ion; enfin, les sécrétions, des produits de l'électricité? Quoi! parce que vous avez reproduit de toutes pièces des principes immédiats organiques, véritables capita mor- tua de l'organisation, et que vous en reproduisez et reproduirez beaucoup plus encore, vous croiriez arriver à reproduire la fibre musculaire, un tissu quelconque, la moindre cellule ? Il suffit d'exposer de pareilles idées pour les réfuter. Mais revenons à notre sujet. Nous avons dit plus haut que la connaissance approfondie de la composition et des propriétés des liquides animaux serait d'un très-grand secours dans le choix et l'emploi des médicaments. En effet, elle permettrait d'apprécier les différentes métamorphoses que ceux qui sont absorbés éprouvent en passant dans les différents viscères et dans le torrent de la circulation jusqu'à leur expulsion par les émonctoires de l'économie. Nos connaissances sur ce point ne sont encore que rudimentaires. On suppose, en effet, sans en être certain, qu'à part un très-petit nombre de corps, comme quelques halos et oxy- sels alcalins et les alcalis organiques qui peuvent traverser le cercle circulatoire sans éprouver d'altération sensible, presque tous les autres sont plus ou moins décomposés par les acides, les alcalis et les différents éléments organiques et inorganiques qui composent nos humeurs. L'osmose ou dialyse, nous l'avons déjà dit, est appelée à rendre de grands services dans l'explication de l'action des médicaments à mesure qu'elle sera elle-même plus approfondie dans ses lois et moyens. (V. Appendice.) Dans les notions que la chimie nous a fait connaître touchant la composition de nos fluides à l'état normal, elle a démontré que, dans cette condition, le suc gastrique jouit d'une réaction acide, et le suc intestinal d'une réaction alcaline ; il s'ensuit que l'on peut déjà prévoir jusqu'à un certain point les changements que les substances éprouvent avant d'être absorbées par les canaux sanguins. D'une manière générale, les bases subiront dans l'estomac l'action salifiante acide du suc gastrique, tandis que les acides traverseront cet organe et viendront dans la seconde partie du tube digestif éprouver l'action salifiante alcaline du suc intestinal. Pour les sels neutres, on peut présumer qu'ils subissent leurs changements tantôt dans les premières, tantôt dans les secondes voies, et quelquefois dans les différent-- viscères à la fois. Quant aux modifications primordiales que les matières organiques non définies éprouvent au sein de l'économie, elles doivent être subordonnées aux propriétés acides, basiques ou neutres, qu'elles présentent. Mais c'est ce qu'il est fort difficile d'indiquer d'avance. On sait seulement que les résines, les baumes, qui jouissent de propriétés acides, doivent arriver dans l'intestin pour, être salifiés par les alcalis qui existent dans cet organe, et qu'il en est de même des corps gras. Partant de ces considérations, rien ne paraît plus facile que de se prononcer, au point de vue chimique, sur la nature du médicament à employer et sur la dose ; mais une complication se présente, c'est que la composition de nos humeurs est modifiée, viciée d'un très- grand nombre de manières par suite de l'état pathologique général ou partiel de l'économie ; à l'acidité habituelle du suc gastrique succède une acidité outrée, comme dans le diabète, la goutte, la gastrite chronique, ou une réaction tout opposée, l'alcalinité, ou bien encore ce liquide devient neutre. Le suc intestinal éprouvera les mêmes anomalies ; à son alcalinité ordinaire en succédera une plus prononcée, ou même il deviendra acide. Dans ces circonstances, l'action chimique que ces liquides principaux de l'économie, à l'état de santé, exercent sur les matières médicamenteuses peut donc être, par suite d'une altération morbide, changée du tout au tout. L'expérience a en effet constaté que les médicaments n'agissent pas sur l'homme sain comme sur l'homme malade. ART DE FORMULER. 173 La bile, la lymphe, le sang, sur lequel, ainsi que nous l'avons dit, il n'y a qu'un instant, la plupart des substances introduites dans l'économie agissent chimiquement, éprouvent des perturbations peut-être encore plus nombreuses et moins faciles à reconnaître. La connaissance des altérations produites dans nos humeurs, dans chaque groupe de maladies, serait donc de la plus haute importance pour le praticien. En outre, ce qu'il lui faudrait, ce serait un moyen pratique qui lui servit de pierre de touche pour apprécier, jauger en quelque sorte ce degré d'altération dans chaque cas particulier ; car, bien que les pathologistes aient rassemblé, dans le même groupe, des affections en apparence identiques, les maladies n'en restent pas moins distinctes suivant les individus et suivant une foule de circonstances qui, modifiant le travail morbifique, changent aussi les indications thérapeutiques. Ce n'est donc que lorsqu'on aura résolu ce problème que l'on pourra atteindre une précision aussi mathématique que possible dans l'emploi des médicaments. Mais nous ne nous le cachons pas : Ars longa, vita brevis, experimentum periculosum. Une grande, une importante question aussi à élucider pour l'art de formuler, et sur laquelle les travaux remarquables de M. Cl. Bernard ont déjà jeté un grand jour, est celle de bien connaître le pouvoir électif de nos organes pour les médicaments. Les substances médicamenteuses ne sont pas, en effet, indifféremment absorbées par tous les organes. Mais, tel médicament, par une sorte à? affinité élective sera attiré, accaparé par tel organe et rejeté par un autre, et vice versa. Que l'iode soit introduit dans l'économie par l'injection dans le sang, par le tissu cellulaire ou par l'estomac, on Te retrouve dans les glandes salivaires. Le cyanure de potassium, le sucre, n'arrivent point dans ces glandes. 11 en est de même pour le fer, le lactate et la plupart des sels de cette base, etc. S'il en est ainsi pour le fer, que doit-il arriver avec son iodure, d'après ce qui vient d'être dit plus haut ? L'iode doit tendre à passer dans les glandes salivaires; et le fer, à résister. L'expérience a démontré que l'iode était le plus fort et qu'il entraînait le fer. Il en est de même avec le mercure : l'iodure passe et non le chlorure. (V. Toxicologie.) Nous avons dit précédemment que, parmi les agents médicamenteux introduits dans l'économie, un petit nombre seulement traversaient le cercle circulatoire sans décomposition sensible, tandis que le plus grand nombre, au contraire, étaient rejetés par les emonctoires naturels dans un état différent du primitif. Nous rappelons ce fait, afin d'entrer dans quelques considérations sur l'action intime des agents thérapeutiques (1). Comment, en effet, comprendre dans ces deux cas l'effet thérapeutique, ou plutôt à quoi le rapporter ? Dans le premier cas, il paraît rationnel de l'attribuer au composé administré lui-même ; dans le second, d'une solution plus difficile, l'expérience clinique vient en aide à l'explication chimique. On sait, en effet, que les sels de même base, quel qu'en soit l'acide, produisent tous le même effet physiologique ; les antimoniaux sont toujours des émétiques; les mercuriaux, des anlisyphilitiques ; il est donc juste de penser que c'est à la nouvelle combinaison que forme la base, ou à la base elle-même, et non à l'acide, qu'il faut attribuer l'effet dynamique produit, à moins que cet acide ne soit lui-même doué de propriétés médicinales manifestes, et que ces mêmes propriétés n'aient décidé le choix du sel. Les chlorures ne paraissent agir que par la substance basique, tandis que les iodures jouissent des propriétés combinées de l'iode et de la base. Les analogies chimiques sont donc quelquefois en défaut, au point de vue thérapeutique. L'action thérapeutique des corps simples, métalliques et métalloïdiques admet la même explication. Quant à celle des produits organiques, mal ou môme nullement définis, elle présente des difficultés nombreuses qui ne nous paraissent pouvoir être levées que lorsqu'on pourra apprécier leur affinité électrique. On sait cependant qu'un grand nombre de substances organiques odorantes peuvent traverser le cercle circulatoire sans être modifiées, du moins sensiblement. Ainsi, non-seulement (1) SUBSTANCES QUI PASSENT DANS LES URINES. A. Sans altération ou a peu piiès. Sels. — Carbonate, azotate et chlorate de potasse, sulfocyanure et ferrocyanure de potassium (ce dernier en titi minutes), silicate de potasse, tartrate de potasse et de nickel, borax, chlorure de baryum. Principes colorants. — Indigo et garance (15 minutes), rhubarbe (20 minutes), gomme-gutte, bois d'Inde (2ii minutes), curcuma, mures, cerises noires (45 minutes), baies de sureau (75 minutes), cactus opuntia. Principes odorants {quelquefois altérés). — Huiles -volatiles de térébenthine et de genièvre, valériane, safran, aae fétide, ail, castoréu^n, opium, asperges. B. A l'état de combinaison. Soufre ; acides sulfurique, sulfhydrique, iodhydrique, oxalique, tartrique, gallique (20 minutes), succinique. benzoïque; iode. C. Décomposées. Les tartrates, citrates, malates, acétates alcalins, sont transformés en carbonates. Le sulfure de potassium passe en grande partie à l'état de sulfate (Woehler et Steinberger). Selon M. Gélis, le lactate de fer ne passe pas dans les urines, tandis que le sulfate de même base y passe peu de temps après son administration. 174 ART DE FORMULER. le sang d'un individu soumis à un traitement copahique exhalera l'odeur du copaliu, mais on constatera encore l'odeur de cette substance dans la sécrétion rénale, dans l'exhalation pulmonaire. Il en sera encore de même avec l'essence de térébenthine et la plupart des huiles volatiles. L'odeur de l'ail se retrouve dans la perspiration cutanée des individus qui en mangent. On reconnaît dans le lait l'amertume de l'absinthe, la saveur du cresson et des autres crucifères. On peut donc présumer que toutes ces substances agissent par elles- mêmes et non par un de leurs principes constituants, ou des produits formés avant leur entrée dans la circulation. Nous avons dit plus haut action intime des médicaments ; peut-être eussions-nous été plus logique en disant action dynamique tout simplement. Car, en effet, qu'est-ce que l'action intime des médicaments ? est-ce une action chimique, galvanique ou catalytique ? en est-ce une autre ? Cette question, qui, dans tous les temps, a piqué la curiosité des médecins et des philosophes, et qui se rapporte à un ordre de faits dont nous avons dit un mol précédemment, ne nous semble pas susceptible d'une démonstration matérielle; en un mot, elle nous paraît d'une solution au-dessus de l'intelligence humaine. Après les considérations chimiques, le médecin, dans le choix des médicaments, devra tenir compte des idiosyncrasies (de ï&oç, propre, m», avec, et v.?$.a:-, tempérament), sorte d'incitation nerveuse particulière qui imprime à l'économie une manière d'être, par suite de laquelle chaque individu est affecté, par les différents agents, d'une manière qui lui est propre. C'est ainsi, pour ne parler que des médicaments, que tel individu ne supportera pas l'application d'un vésicatoire, d'un topique quelconque, sans qu'il lui survienne une éruption érysipélateuse, que chez telle personne des contractions spasmodiques céderont à une potion éthérée, tandis que chez une autre les symptômes augmenteront d'intensité s .us l'influence du même médicament; que tel individu enfin aura des vomissements a la vue de certaines préparations médicamenteuses. La plupart des personnes n'accordent pas d'odeur à l'ipécacuanha ; cependant les émanations de cette substance suffisent pour rendre malades certaines organisations. On rendrait donc plus malades encore de tels individus auxquels on administrerait ce médicament. On a cité des exemples curieux de dyspnée causée par cette substance ; mais aucun n'est aussi remarquable que le suivant : M. E. était élève en pharmacie ; mais des dyspnées cruelles, auxquelles il était exposé chaque fois qu'il touchait l'ipécacuanha, le forcèrent à quitter cette carrière pour celle de la médecine. Aujourd'hui le docteur E., en entrant dans une officine, peut dire si on a touché ou non à l'ipécacuanha dans la journée; aussi, lorsque le premier cas se présente, se retire-t-il aussitôt pour éviter d'être malade. A la Pharmacie centrale, nous avons des ouvriers et des ouvrières qu'il faut éloigner de rétablissement les jours où l'on pulvérise en grand cette substance. Ce que nous venons de dire se rapporte à l'idiosyncrasie nerveuse ou idiopathique ; mais il est une autre sorte d'idiosyncrasie qu'on pourrait nommer chimique; c'est celle qui fait que tel individu est influencé par un médicament, tandis qu'un autre, qui paraît être dans les mêmes conditions, n'en éprouvera aucun effet. Ainsi tel sera facilement purgé par les résineux, qui ne le sera pas par les purgatifs salins, et sera inutilement rendu malade par l'emploi du calomel dans le même cas ; tel autre n'éprouvera pas la salivation par l'usage très- prolongé de ce dernier se), tandis qu'un second en sera atteint à la première dose. Ces fait> tiennent sans aucun doute à cette différence d'abondance ou de composition des humeurs dont nous nous occupions tout à l'heure. Association des médicaments. L'association des médicaments est un vaste sujet qui embrasse presque toute la thérapeutique. Prise dans son acception la plus large, l'association des médicaments peut être définie l'union de deux ou d'un plus grand nombre de substances médicamenteuses, simples ou composées, minérales ou organiques, définies chimiquement ou non, quels que soient d'ailleurs les moyens employés pour l'effectuer. Les différents buts que l'on se propose dans l'association des médicaments se trouvent assez exactement exposés dans le tableau suivant: 1° Augmenter l'action d'un médicament. A — En associant diverses préparations de la même substance. Ex. : potion fébrifuge dans laquelle on ferait entrer du sirop de quinquina et de l'extrait de cette écorce. B — En associant des médicaments qui, pris isolément, peuvent produire des effets immédiats semblables, mais avec une moindre énergie que lorsqu'ils sont réunis. Ex. ; les antispasmodiques, les toniques amers, etc., combinés entre eux, ont plus d'énergie. C — En ajoutant au médicament une substance douée de proprié lés différentes, et n'exerçant point sur lui d'action chimique, mais possédant la faculté de rendre l'économie, en général, plus sensible à son influence. Ex. ; l'opium uni aux mercuriaux. 2° Diminuer ou même prévenir l'action trop irritante d'un médicament. ART DE FORMULER. 175 D — En mélangeant le médicament avec une substance qui en augmente ou en diminue la solubilité. Ex. : bichlorure de mercure et chlorhydrate d'ammoniaque dans le premier cas ; bichlorure de mercure et albumine dans le second. E — En ajoutant au médicament une substance susceptible de préserver l'estomac ou même l'économie, en général, de son action délétère ou irritante. Ex. : l'huile et la gomme au phosphore, la gomme ou la mie de pain à l'huile de croton, l'opium aux préparations antimoniales administrées à l'intérieur, les aromatiques aux drastiques. 3° Obtenir à la fois les effets de plusieurs médicaments. F —En associant des médicaments qui, bien qu'exerçant des actions différentes donnent souvent en définitive un résultat semblable. Ex. : association du calomel et de la scille, dont l'effet commun est la diurèse. G — En associant des substances douées de propriétés plus ou moins différentes, dans l'in- lention de remplir plusieurs indications à la l'ois. Ex. : mélanges éméto-cathartiques et toni- purgatifs. W Obtenir des effets, qu'aucune substance médicamenteuse simple, prise isolément, ne pourrait produire. H — En associant des médicaments doués de propriétés essentiellement différentes, sans action chimique, au moins définie, les uns sur les antres, et qui, après leur réunion, produisent des effets tout autres que ceux qu'ils produiraient séparément. Ex. : les électuaires et tous les médicaments très-composés des anciennes pharmacopées. I — En associant des substances dont les léactions chimiques — Donnent naissance à des composés nou- \ eaux. Ex. : pilules de Blaud. — Ou mettent à nu les principes actifs de l'une d'elles. Ex. : potion de Rivière, collyre de Leayson. 5° Donner au médicament une forme appropriée. J — Pour masquer ce que l'odeur et la saveur ont de désagréable. Ex. : emploi des correctifs. K — Pour prévenir une décomposition spontanée trop rapide. Ex. : préparations composées alcooliques, vineuses, éthérées. L — Pour faciliter l'action du remède. Ex. : axonge et iodure de potassium dans la pommade iodurée. Dans le cas d'association de médicaments dont les effets s'ajoutent, il faut dans leur administration tenir compte de la proportion de chacun des composants et de leur activité respective. Supposons, en effet, qu'on associe à P. E. trois astringents, soit un gramme de chacun, la force du premier étant représentée par deux, celle du deuxième par quatre, et celle du troisième par six, l'effet total d'un pareil mélange sera égal à douze ; mais supposons maintenant qu'on réduise la dose des deux premiers à 60 centigrammes, et, au contraire, qu'on porte celle du dernier à deux grammes, on aura alors un effet égal à quinze, bien que le poids total du mélange ne soit pas augmenté. Cependant il faut bien se prémunir contre des calculs aussi mathématiques. L'alliage formé de bismuth, étain et plomb, dit métal de d'Ar- cet, est fusible à 96°, c'est-à-dire au-dessous du point d'ébullilion de l'eau; et pourtant le plus fusible des métaux composants ne l'est qu'à 228°. D'autres alliages présentent des résultais inverses. Quoi qu'il en soit, dans les cas où l'action des médicaments, par suite de leur association, est augmentée, diminuée, en un mot, modifiée d'une manière quelconque, il faut tenir compte de ces changements dans leur administration. Il s'effectue, cela ne fait pas doute pour nous, dans l'association des substances organiques complexes, quelque chose d'analogue à ce qui se passe en chimie lorsqu'on unit un ou plusieurs corps électro-négatifs à un ou plusieurs corps électro-positifs, associations desquelles résultent des combinaisons où les propriétés propres à chacun des composants, au point de vue médical, sont annihilées : tel est le cas de l'union de l'acide sulfurique avec la chaux, d'où résulte un produit inerte; ou sont exaltées, comme cela arrive par la combinaison des acides avec les alcaloïdes qui, en acquérant ainsi la solubilité, acquièrent plus d'énergie; ou enfin sont simplement modifiées d'une manière heureuse; tel est le cas de l'association de l'iode au potassium, dans laquelle celui- là perd sa causticité sans perdre ses propriétés médicinales. Dans l'association des substances organiques compl.'xes, on obtient, à n'en pas douter, nous le répétons, les pendants de ces trois sortes de résultats; toute la différence que nous voyons entre les deux ordres de combinaisons, c'est que l'un peut se prévoir, se formuler mathématiquement, en un mot, est défini ; tandis que l'autre, dans l'état actuel de nos connaissances ne peut être reconnu que par l'expérimentation clinique, ne peut se prévoir que par une sorte d'intuition, est, encore en un mot, empirique, mais n'en est pas moins réel. De l'incompatibilité. Il existe trois sortes d'incompatibilités : Vin- compatibilité physique, X incompatibilité phy- 176 ART DE FORMULER. siologique et Y incompatibilité chimique. Nous nous sommes occupé de la première en traitant de la forme pharmaceutique des médicaments, de la seconde en parlant des idiosyncrasies. Il ne nous reste donc à parler que de la dernière. L'action chimique, qui peut résulter du mélange des substances médicamenteuses, est une question qui domine entièrement l'association des médicaments. Le médecin devra donc avoir des connaissances chimiques suffisantes pour apprécier convenablement les réactions qui peuvent avoir lieu par suite des associations qu'il prescrit. Cela ne veut pas dire que dans l'établissement d'une formule il doive s'astreindre aux règles de la chimie pure, et rechercher des mélanges qui donnent des produits bien nets, bien définis; mais seulement qu'il sache en somme les résultats du mélange, et surtout qu'il évite les associations qui pourraient donner naissance à un tout inerte ou à un composé délétère intempestif. Les auteurs ont donné jusqu'ici, selon nous, un sens trop absolu à ce qu'ils ont entendu par substances incompatibles. Aussi, d'après leurs préceptes, voit-on les médecins généralement portés à admettre que toutes les substances qui, par leur association, peuvent donner naissance à un composé insoluble, sont incompatibles, et partant, que ce composé insoluble est inerte. Cette manière de voir est rationnelle jusqu'à un certain point; mais, nous le répétons, il ne faut pas lui donner une valeur trop rigoureuse, sous peine de la voir démentie par les faits. Pour pouvoir apprécier sainement le degré de nocuité ou d'innocuité des substances médicinales, il faudrait, comme nous l'avons dit plus haut, connaître exactement la composition des fluides humoraux et leurs propriétés chimiques dans les divers cas de santé ou de maladies, et même d'âge ou de sexe. Les chimistes de l'époque qui nous a précédé voulaient trop exclusivement expliquer les réactions qui se passent au sein de l'organisme par celles qui se passaient dans leurs laboratoires. Imbus de ce vieil adage chimique : eor- para non agunt nisi soluta, ils reputaient inerte toute substance insoluble, sans vérifier par l'expérience clinique s'il en était réellement ainsi. Ils ne considéraient pas les différences d'action qui pouvaient exister entre les menstrues animaux et les leurs ; ils ne faisaient pas plus de cas de la différence que présente l'action de leurs moyens mécaniques avec celle des forces dont l'organisme dispose. Aujourd'hui on sait pertinemment que les êtres vivants peuvent s'approprier, dissoudre, faire circuler dans leurs fluides les substances les plus insolubles dans les dissolvants ordinaires. Il découle de ce que nous venons de dire qu'il ne faut pas regarder comme incompatibles, d'une manière trop absolue, des corps qui, par leur mélange, donnent naissance à des composés insolubles. Tous les jours les médecins associent les préparations ferrugineuses au quinquina, des substances tannifères aux alcaloïdes, associations qui produisent des composés insolubles pour les chimistes, et qui cependant produisent les meilleurs effets sur l'économie. C'est donc maintenant un fait établi que la combinaison insoluble formée n'entrave pas toujours l'action du médicament. Nous irons plus loin : il semble même que certaines classes d'agents thérapeutiques ne donnent des résultats satisfaisants qu'autant que leur solubilité ne peut se produire que lentement dans nos organes. Le sublimé corrosif nous en offre un exemple frappant. En effet, administré seul, il impressionne trop vivement l'estomac et l'enflamme, tandis qu'avec les matières animales azotées, comme l'albumine, le gluten, le ca- séum du lait, il forme des combinaisons facilement supportées et dont l'effet thérapeutique est très-satisfaisant. La théorie chimico-phy- siologique de ce fait est des plus simples ; le sublimé corrosif s'empare des matières albu- mineuses et fibrineuses partout où il en trouve; se trouvant en contact avec des substances de cette nature, lors de son ingestion dans l'estomac, il s'en empare, au détriment des tissus et des fluides animaux. 11 en résulte nécessairement une perturbation, une direction anormale, qui se manifestent par des accidents plus ou moins graves. Cela explique ces pincements douloureux, ces hémoptysies quelquefois violentes qui suivent assez souvent l'emploi du bichlorure de mercure. Dans le cas d'association préalable avec les substances que nous venons d'indiquer, n'ayant aucun emprunt à faire à la constitution normale des tissus et des humeurs, le chlorure mercurique produit, au contraire, une action douce et certaine. (V. Bichlorure de mercure.) Ce que nous venons de dire - du sublimé corrosif pourrait s'appliquer à un très-grancl nombre de sels minéraux qui forment des combinaisons avec l'albumine et ses congénères ; tels sont les sels solubles de plomb, de zinc, de cuivre, d'étain, d'argent, de platine, d'or, etc.; tous ces sels, en effet, forment avec les substances albumineuses et fibrineuses des composés insolubles dans l'eau et dans les dissolvants ordinaires, mais solubles dans les liquides du tube digestif à l'aide desquels ils sont mis dans un état émulsif très-propre à l'action médicinale. Voila donc une série de composés nouveaux dont la thérapeutique pourra retirer, parla suite, degrands avantages. Personne ne conteste l'efficacité du sulfate ART DE FORML'LER. 177 de fer employé dans les cas où les ferrugineux sont indiqués; mais personne n'ignore non plus la fâcheuse impression que son ingestion produit sur l'économie : nul doule qu'il ne faille l'attribuer à sa trop grande solubilité. On trouve dans cette explication la raison qui fait qu'on préfère à l'emploi de ce sel, malgré la facilité de sa préparation et son bas prix, d'autres sels de fer moins solubles, comme le carbonate, le lactate, les tarifâtes, ou même des ferrugineux insolubles, mais devenant solubles, à l'aide des acides de l'estomac, comme les oxydes de fer, et même la limaille de ce métal. Ces considérations nous amènent naturellement à faire, en passant, quelques applications de ces données à la toxicologie. Quand dans un empoisonnement par les alcalis végétaux on administre du tannin ou des décodés de substances tanniferes; quand dans les empoisonnements par l'acide arsénieux on administre l'hydrate de peroxyde de fer ou la magnésie calcinée ; quand dans les empoisonnements par des sels minéraux et en particulier par le sublimé corrosif, on administre l'albumine avec l'intention, dans ces différents cas, de former des combinaisons insolubles, il ne faut pas croire que le composé produit soit tout à l'ait dans ce cas, on ne fait que suspendre d'une manière instantanée l'intoxication en détruisant l'action corrosive ou vénéneuse des poisons, on en modère considérablement l'absorption, mais on ne forme pas dos composés tout à fait insolubles et tout à fait inoffensifs. En effet, on a pu constater (pie dans des empoisonnements où l'on avait administré, avec succès, des contre-poisons, les urines contenaient encore le poison et l'antidote cinq et six jours après l'ingestion. La pratique journalière, en faisant administrer des purgatifs et des \o- mitifs pour l'évacuation complote du poison, même après qu'il est neutralisé, vient du reste confirmer notre théorie. Dans ce qui précède, nous avons cherché à démontrer qu'il ne fallait pas toujours conclure des faits chimiques aux effets thérapeutiques, et qu'on ne devait tenir compte des premiers que lorsque la pratique avait prononcé; Considérant toutefois qu'il est plus rationnel, en général, d'éviter l'association de substances qui, par leur contact, peuvent produire des composes nouveaux et mal définis, ou définis, mais autres que ceux que l'on voulait administrer, nous allons poser quelques règles générales relatives aux incompatibles. Ces règles sont toutes chimiques et, pour la plupart, résumées des belles lois de Berthollet: 1° Toutes les fois que deux sels à l'état de dissolution peuvent, par l'échange de leur base •et de leur acide, former un sel solubie et un sel insoluble, ou bien deux sels insolubles, la décomposition est forcée, à moins que le sel insoluble et le sel solubie puissent, en se combinant, donner naissance à un sel double, ce qui est rare. 2° Si deux sels solubles, ou un sel solubie et un sel insoluble peuvent, par leur contact, donner naissance à deux sels insolubles, la décomposition est également forcée. 3° Si on mêle les solutés de deux sels qui ne peuvent donner naissance a un sel solubie et à un sel insoluble, le mélange ne sera pas troublé; le plus souvent il n'y a même pas décomposition. Cependant, celle-ci peut avoir lieu, comme en mêlant un soluté de nitrate de mercure et de chlorure de potassium. Dans ce cas, il y a formation de bichlorure de mercure et d'azotate de potasse, mélange très- dangereux. 4° En mêlant un sel quelconque et un acide, une décomposition est presque certaine. 5° Les sels à acides faibles ou gazeux sont toujours décomposés par les acides forts. 6° Des oxydes alcalins en contact avec les sels des cinq dernières sections ou à bases organiques les décomposent en précipitant leurs bases. 7° Les oxydes métalliques en contact avec les acides, s'y combinent et donnent lieu à des composés nouveaux dont les propriétés sont quelquefois tout autres. 8° Les substances végétales tanniferes précipitent l'albumine, la gélatine, les alcalis végétaux et les oxydes de la plupart des sels des cinq dernières sections. Il sera facile de faire l'application de ces règles en se rappelant que les acétates (hors l'acétate de protoxyde de mercure et l'acétate d'argent), les bicarbonates, azotates, sulfates (ceux de baryte, d'étain, d'antimoine, de plomb, do mercure et de bismuth exceptés), les carbonates de potasse, de soude et d'ammoniaque ; les phosphates et arséniates de mêmes bases, les sulfures alcalins, les iodures des trois premières sections, les chlorures (sauf le protochlorure de mercure, le chlorure de plomb et celui d'argent) ; les cyanures de potassium, de mercure, de potassium et de 1er; les sels à base de potasse, de soude et d'ammoniaque; tous les sels à bases inorganiques avec excès d'acide, le bitartrate de potasse excepté; tous les sels à bases organiques, quel qu'en soit l'acide ; le chlore ; les acides arsénieux, arsénique, borique, carbonique ; tous les acides végétaux, sont solubles dans l'eau. Que les sulfates indiqués ci-dessus entre deux parenthèses, les carbonates antres que 178 ART DE FORMULER. ceux indiqués précédemment comme solubles, les phosphates, les borates, les sulfures des cinq dernières sections et les iodures des trois dernières seulement, sont insolubles dans l'eau. Le soin que nous avons eu d'indiquer, dans le cours du Dispensaire, les incompatibles à la fin de l'histoire de chaque substance, suppléera à ces règles, dans les cas où des données générales ne sont pas possibles. A l'incompatibilité chimique se rattache une question importante de laquelle nous croyons devoir dire un mot : nous voulons parler des réactions qui peuvent avoir lieu par suite de l'ingestion d'un médicament après un autre médicament, même après quelques jours d'intervalle. Sans toucher au fond de la question de la localisation ou stagnation du poison, à laquelle les particularités dont nous avons à nous occuper ont cependant trait, nous dirons que le tube digestif, dans certains cas, reste imprégné quelquefois pendant plusieurs jours de l'agent thérapeutique ingéré. Ainsi, il est démontré aujourd'hui que si l'on administre une préparation d'iode après du calomel, il y aura formation d'iodure de mercure au sein de l'économie, et le malade salivera. Que l'on fasse boire de la limonade tartrique après l'emploi des antimoniaux, il y aura production d'émétique, et par suite vomissements, ou tout au moins des nausées. Que l'on administre du chlorate de potasse, puis de l'iodure de potassium, il se produira dans l'économie de l'iodate de potasse, composé vénéneux, réaction qui tir se produit pas dmis les conditions ordinaires du laboratoire {Un. ph.., 1866, p. 310). Ces faits, que nous pourrions multiplier, ne se produisent pas seulement à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur. En effet, si un malade, après des frictions d'onguent napolitain, vient quelque temps après à se frictionner avec de la pommade iodurée, il y aura formation d'iodure de mercure et de potasse caustique, et celle-ci déterminera une vésication à la partie frictionnée. La mémo chose arriverait si, au lieu de frictions d'onguent napolitain, il y avait eu précédemment application d'un emplâtre de Vigo. Un malade qui aurait été soumis à un traitement saturnin extérieur et même intérieur pourra, s'il est soumis quelques jours après à un traitement par le soufre, prendre passagèrement une coloration bise ; ce sont là des effets dont nous avons été témoin. 11 faut donc admettre que les agents thérapeutiques, avant d'être éliminés, peuvent quelquefois séjourner dans les espaces intercellulaires pendant un temps plus ou moins long. L'expérience chimique a, en effet, constaté qu'on pouvait encore trouver dans les urines de l'iodure potassique, trois jours après son ingestion ; que les sels d'antimoine pouvaient y être reconnus huit ou dix jours après la cessation d'un traitement par ces composés. Certaines substances sont antagonistes par différence d'action physiologique et ne peuvent être associées entr'elles, a moins qu'on ne veuille utiliser cet antagonisme comme contre-poison par exemple. (Test ainsi que dans les derniers temps, plusieurs médicaments précieux et actifs ont été étudiés à ce point de vue, surtout en injections hypodermiques. VEsérine qui contracte la pupille est antagoniste de F Atropine et de la Duboisine qui la dilatent; l'A tropine et la Duboisine qui assèchent les glandes salivaires et cutanées sont antagonistes de la Pilocarpine ou de. Jaborandi, qui provoque la sueur et la salivation. L'opium est antagoniste de l'atropine ; et cette dernière avec la Duboisine sont antagonistes de la Muscarine en détruisant l'action paralysante de celle-ci sur les battements de cœur ; etc. Dose des médicaments ou posologie La fixation des doses des agents thérapeutiques est l'un des points importants de l'art de formuler. En effet, le médicament étant bien choisi pour la forme pharmaceutique, l'agent principal, et péchant par le dosage, n'en serait pas moins très-défectueux. C'est un fait avéré en thérapeutique, que les médicaments ont des effets physiologiques qui varient d'intensité, et sont quelquefois même opposés, selon les doses, auxquelles ils sont administrés. L'émétique est un contro-stimu- lant à la dose de i décigrammes à un gramme, c'est un vomitif à celle de 5 à 15 centigrammes, et un purgatif à celle de 5 centigrammes pris dans une grande quantité de liquide. Le sulfate de soude à haute dose est un purgatif; à faible dose, il est diurétique. L'azotate de potasse est dans le même cas. Le calomel, h doses très-réfractées, est un altérant ; à la dose de quelques décigrammes, c'est un purgatif ; à la dose de 2 à t\ grammes, il provoque la salivation et ne purge pas. La digitale est un éméto-calhartique, à haute dose, et un diurétique à doses fractionnées. La rhubarbe est tonique à faible dose, et purgative à dose élevée. Introduits dans l'estomac, les solutés salins sont absorbés, pourvu qu'ils aient un certain degré de. faiblesse. S'ils sont concentrés, ils produisent l'effet contraire : ils dessèchent l'organe en causant une soif violente. Il se fait un échange d'eau et de sel dans l'estomac même, qui rejette la première et prend la partie la moins concentrée de la solution saline. Le reste de ce liquide, et c'est la plus grande partie, demeure non absorbé, n'est point excrété par les voies urinaires, mais ART DE FORMULER. 178 pénètre dans le canal intestinal et détermine, en l'irritant, un effet purgatif. Ce que nous disons là du sulfate de soude, nous pourrions le dire des autres sels de soude, de reux de potasse, dertiagnésie, dont l'acide serait l'acide sulfurique, phosphorique, azotique, chlorhy- drique. L'action produite serait la même, à part toutefois l'intensité. Si le charbon, qui est complètement insoluble, même dans les liquides de l'économie, si le soufre qui, à la vérité, est bien un peu attaqué, par ces mômes liquides, ont un effet purgatif à liante dose, il faut uniquement le rapporter à l'action mécanique irritante de ces corps sur le tube intestinal. In point sur lequel nous devons aussi appeler l'attention des praticiens, c'est que l'effet dynamique des médicaments, surtout de ceux qui sont insolubles, n'est pas toujours en raison directe de la dose employée. C'e^t en vain que, pour détruire plus promptement un état chlorotique, on forcerait des doses de limaille de fer ou des oxydes de ce métal. Le suc gastrique n'ayant qu'une certaine acidité à la fois, ne pourra salifier qu'une faible portion d'une grande masse de ces substances, tandis . que l'excédent traversera le tube digestif sans produire d'effet, si ce n'est assez soinent une irritation fâcheuse. Aussi est-ce une chose généralement reconnue en pratique, que dans tous les cas où le médicament doit être absorbé pour produire l'effel qu'on en attend, des doses faibles, mais souvent répétées, donnent des résultats et plus prompts et plus satisfaisants, Cependant, s'il faut considérer ce principe comme vrai dans un très-grand nombre de cas, il n'est pas général; ensuite, il faut se garder, mémo dans le cas où il a toute sa justesse, de le pousser jusqu'à la posologie ho- mœopathique. En général, un médicament par un excès de dose peut agir comme poison ; mais seulement en général, car il est des médicaments même actifs qui, administrés en quantités plusieurs fois au ........ *oo........; 01.......... Orna, b 1. .. Omn. bih ... Adde........... Ad gratam acidi- taiem ......... Ad libitum...... A q u a ........... Aqua bulliens... Aqua communia.* Aqua fervens.... Aqua fluviatiiis.. Aqua fontîi..... Aqua p'm : dis,. . Balneum arenœ.. B dm u i mariœ.. Balneum vaporis. B lus........... Buin.it .......... Capîat.......... Cochléar........ Cochléattra...... Cola............ Contunde....... Coque.......... Cortex.......... Cyathua......... D isia........... Decanl a......... Depuratus....... Detur........... D ger itur....... Dilue........... Dîmîdius........ Distilla......:.. l;i\ ide .......... Dracbma........ Edalcora........ Electuarîum..... Euema.......... Bzhibeatur...... Fasciculus....... Fiat............ F ;t secunâum ar- tem........... Filtra........... I al banstus..... Fi it potio....... Fiat mixtura..... ......... Folia........... Fructus......... Granuin........ Gumnii......... (iuit i ........... (riltt U III ........ lnfunde......... 1 niectio......... j ulepium........ Libra........... Unimentum..... Liqu >r .• ......... M sec........... Manipules....... Mica panis...... M issa pilularum. Numéro......... O'eum.......... Omni bi lu t..... Omni biiiori ..... Do chaque, même quantité. Ajoutez. Jusqu'à agréable acidité. A volonté. Eau. Eau bouillante. Eau commune. Eau chaude. Eau de rivière. Eau de fontaine. Eau de pluie. B iin de sable. Bain-marie. Bains de vapeur. Degré de Baume. Bol: Faites bouillir. Qu'on prenne. Cuillerée. Par cuillerées. Passez. Concas-ez. F tïtes cuire. Ecorce. Yerrée. Dose. Décantez. Epuré. Que l'on ilonne. Faites digérer. Faites dissoudre. Moitié. Distillez. Dii îsez. Gros. Edulcorez. •Eleetuaïre. Clystère. A prendre. Brassée. Faites. Fa tes selon 1 art. Filtre/. [' tïti a une notion. Id. F lites une mixture. Fleurs. Feuilles. Fruits. Grain. Gomme. Goutte. I r g luttes. Faîtes infuser. Injection. Juiep. Livre. Uniment. Liqueur. M lez. Poign e. M ie de pain. Masse pilalaire. Nombre d objets. Degré centigrade. Huile. Chaque deux jours. Chaque deux heures. Cl) Ne pas confondre avec le signe du gramme qui se met souvent ainsi. Il faudra donc, en pareille circonstance, voir paries autres quantités, si l'auteur de la formule se sert des poids ancien.-, ou des poids nonvea tx. Omn. lior . . . Omni liora...... Chaque heure. 0\ ......... Ovum........... OEnf. P. E. on -E. Partes squales.. . Parties égales. Past........ Pastilla......... Pastille. Pil......... Pilula........... Pilule. Pocill....... Pocilluni........ Petite coupe. Pocul....... Poculum........ Coupe. Pot......... Potio........... Potion. Pugil....... Pugillus......... Pincée. 'Pulv........ Puhis.......... Poudre. Q. S. ou S. Q. Ou untum satis... Quantité suffisante. Q.I......... Quantum libet... Q. P........ Quantum pi teet.. Quantité que voua Q- Y........ Quantum volueris voudrez. R. ou ^ ou Pr. ftecipe.......... Prenez. Ré.......... Deg é Réaunrar. Rad........ Radiz........... Racine. Ras......... Rasurse......... Répares. Rect........ Rectificatus...... Rectifié. S. A........ Seeundum artem. Selon l'art, nlual art. Sera........ Semen.......... Semence. Serv........ Serva........... Conservez. Si^ne ou S.. Signetur ........ Etiquetez. Solv........ Solve........... Faites dissoudre. Spir........ Spîritus......... Esprit. Siimm...... Summitates...... Sommités. Sum........ Sumendum...... A prendre. S\r......... Syrupus......... Sirop. T.......... Transcrivez. ïab........ Tabellae......... Tablettes. Ter......... Tere............ Pilez. Tract....... Tinctura........ Teinture. T: i......... Id........... Id. l'nc........ lîncia........... Once. Ung........ t oguentnm..... Onguent. Vit. uv...... A'i tell uni o\i..... Jaune d œuf. De toutes ces abréviations il n'y a guère que celles que nous avons marquées d'une étoile qui soient encore employées en France. Les autres étant usitées dans les pays étrangers, nous n'avons pas dû négliger de les faire connaître. Signes alchimiques. Les recherches à (aire dans d'anciens ouvrages pharmaceutiques ou chimiques, exigent la connaissance des signes par lesquels les anciens auteurs représentaient des corps; le tableau ci-dessous contient les principaux. U était d'ailleurs utile de faire connaître ces signes, des médecins allemands en employant quelques-uns dans leurs prescriptions. Acetum....... hj-H Aqna. » distill. Aii him.... ACr....... Aerugo. ... Alunien.... Alambic... JEther ...... Am ilgama. Ammonium. o m » fortis.... ■ pluvial.. . » regia.... Arena........ Argenium..... Arsenïcum.... Auripigmentum Aurum....... Aurantîorum. . v W oo o ©rant 190 Bain, arenee. - - F3.V. « mariœ ... ** ^ ^ BV Baryta........ * Bismuth...... O Borax ......... I— 1 Calcaria....... ± » usta..... Tva. Camphora..... ->*>-s Cancer ........ 99 Caput mortuum m? Carbo ........ itt> Carbonirum ... 4^ Card. benedict. l/iv » marianus, C*JH* Cera.......... ►& Cinere clavcluti i Cinis .......... ¥43 Cinnabar...... O O Cornu cervi... Ij.Ij. Cristalli ....... XIIG rin Crucibulum ... ^ Q Cuprum....... "*" Distillarc...... b]ïG* Ferrum....... Fictiie........ JîlCt. Fixum........ V Flores........ Xi* Gummî ........ JB D Hora ......... 2S Hydrargyr.... £ Hydr. muriat. Ç^r t P r ^cip ...... " V— Icor « » corros. ^ Igiiis......... Kali.......... ©V. Lapis ......... V Lithargyrum -. J ' Magnes ou aim. ^ o Magncsia ...... =£ Menstruum ----- 123 SIGNES Natrum....... ©m Nitrum....... m Oleum ........ o o o Oxidatum ..... "Y" d "f Oxidulatum .. . >rj 1 Per deliquium. pi _ Plumbum..... .fn Precipitaro----- — = Preparare..... jH|J> Pulvis ........ O 9 Regulus...... "S Résina........ Z^ Retorta....... g~^ Saccharum----- .^f Sal ........... O Sal alkalï..... @ Sal ammoniac. £=€ Sal médius----- © Sapo .......... □ Spintus....... cl.-*" Spiritus vinî... V V « rectif...... V£ n rectificatifs. ytss. Stannum...... \ Stibium ....... J^ Stratum super 'QC stratum..... -ï^V 3 ' Sublimare..... —C^r Succinum ..... -© Sulphur....... £ Tartarus...... ^ Terra......... V Terra foliata.. ^P Tinctura...... r ]Ç Vitriolum..... f*|X[ Tïtrum....... JvC Volatile ....... \ Urina......... 33 Ustare........ GO Zincom ....... O ABREV1AT1FS. Signes botaniques, zoologiques et autres. ® QO Plante annuelle. Monocarpienne annuelle ne fructifiant qu'une fois. Monocarpienne ne fructifiant qu'une fois, et la deuxième année seulement, ou bisannuelle. Monocarpienne vivace, ne fleurissant qu'au bout de quelques années et mourant ensuite. Rhizocarpîenne ou à tige annuelle et racine vivace. Caulocarpienne ou ligneuse et fructifiant plusieurs fois avant de mourir. es) % •5 - Ç Sous-Arbrisseau. Ç Arbrisseau. Ç Arbuste ou petit arbre. Ç Arbre. Plante grimpante en général. o — — à droite. ) — — à gauche. /S Toujours verte. C> Individu, fleur ou organes sexuels mâles. lx — — ou — — femelles. ? — — ou — — hermaphrodites. tf ou (J) Individu ou fleur neutre. -/jTt Organes de même espèce en nombre indéfini. \ Indique qu'on parle d'un objet mal connu. oc Après le nom d'un auteur, indique qu'il a fait d'après nature la description qu'on cite. O* Plante bisannuelle. ■fc — yivace. y ■— ligneuse. Placé après le nom d'un organe, indique la non-e\is- O tence. Exemple : Calice O signifie : point de Calice, etc. je En zoologie simple : mâle, o — femelle. + Plus. — Moins. =3 Egal. , Surmontant une, deux ou trois initiales, signifie alcaloïde; exemple : Ac, aconitme. ------ Surmontant une, deux ou trois initiales, signifie acide végétal; exemple : Ci, acide citrique. Pour les symboles des corps chimiques, voir p. lk a 82, et pour les abréviations ho- mœopathiqiœs, voir F Appendice. Signes abréviatifs des mesures anglaises. ïtpMin. Minimum. Minime. 60e du fluidr. 373 Fl.drm. Fîuidrachma. Fluidrachme. 8edelafluid. fît FI. oz. Fluidoncia. Fluidonce. 20e do la pinte. Q Octarius. Pinte. 8e du gallon. r Congius Gallon. (V. page 42). Évaluation de quantités diverses. Le nouveau Codex évalue : ÉVALUATION DE QUANTITES DIVERSES. 191 La cuillerée à café d'eau, à................. La cuillerée ordinaire d'eau (1) à 3 cuillerées à café, ou à............................... La verrée à près de 10 cuillerées ordinaires, ou à 1 Une poignée de semences d'orge, à..... — de semences de lin, à....... — de farine de lin, à............. 1 — de feuilles sèches de mauve, a... — de feuilles sèches de chicorée, à. Une pincée de fleurs de camomille romaine, à. — —- d'arnica, à............. — -— de tussilage, à .......... — — de guimauve, à......... — — de mauve, à............ — — tilleul mondés, *à ....... — de semences de fenouil, à........ — de semences d'anis, à............ Un œuf de pouie nouvellement pondu pèse, terme moyen............................ Un œuf de poule, le blanc seul, pèse,termemoyen Un œuf de poule, Iejauneseul,pèse, terme moyen L'amande mondée pèse en moyenne.......... COMPTE-GOUTTES Quand on compte des gouttes avec un flacon (Fig. 3'2.) (Fig. 33.) de pharmacie, on observe souvent des différences assez sensibles dans le poids d'un même nombre de ces gouttes, c'est qu'en effet le volume de celles-ci subit l'influence d'un grand nombre de conditions (cohésion, ténacité, viscosité du liquide); souvent aussi l'écoulement d'un liquide goutte par goutte se transforme, pendant le mesurage, en un filet continu. Dans le but d'obvier à ces inconvénients, de petits appareils, dits compte-gouttes, ont élé successivement proposés par MM. Adrian, Dannecy, Salleron, Lebaigue, Limousin, Guichard, etc. (fig. 32 et 33). M. Lebaigue a démontré expérimentalement l'exactitude du principe suivant : Pour qu'un fi) A ces indications du Codex, nous ajouterons les suivantes : La cuillerée à bouehe de sirop simple (densit. 1,320) pèse (rigoureusement 26,40) en nombre rond, pour la facilité de la mémoire et du calcul......... 23 gr. » La cuillerée à café id................... 6 » La cuillerée à bouche d'huile............ 18 » La cuillerée à café id.................... 4 50 C'est donc sur ces données qu'il faut calculer la proportion du principe actif contenue par cuillerée de liquides sirupeux bu huileux et non sur la valeur de la cuillerée d'eau, lorsque toutefois cette rigueur est nécessaire. Le Codex n'ayant pas fait cette distinction, nous en prévenons nos lecteurs, afin qu'ils, sachent que la proportion de la based'un sirop, indiquée par cuillerée, a été calculée sur la cuillerée de 20 gr. et non sur la cuillerée réelle de 26,40. D'autre part, la cuillerée doit être prise la surface du comple-goultes donne des gouttes de 5 centigrammes avec l'eau distillée ainsi que le prescrit le Codex, le bec d'écoulement doit avoir rigoureusement 3 millimètres de diamètre à sa section. Le diamètre intérieur du tube est sans influence sur le poids de la goutte. fci On considère l'instrument comme bien réglé lorsque à la température de -f- 15° vingt liquide étant plane, de l'instrument. et non faisant une courbe au-dessus ; :ji Le compte-gouttes le plus simple et. le plus primitif, consiste en un petit tube de caoutchouc ferméàl'unede ses extrémités (Fig.35 bis) et s'adaptant par l'autre à un tube de verre effilé; le tube de caoutchouc fait ici l'office de membrane élastique. Ce compte-gouttes cylindrique est, en outre, d'un emploi très-coui- mode pour instiller des collyres dans l'œil. Son mécanisme est des plus simples, il suffit, en effet, de plonger la pointe du tube en verre dans le liquide et de comprimer le tube élastique pour qu'en cessant lu pression le liquide monte en raison du vide produit. Cela fait, il ne s'agit plus que de comprimer le caoutchouc avec précaution pour que les gouttes tomben une a une. (Fig. 35.) ."M. Limousin a construit sur le même principe que 31. Lebnigue, un instrument qui donne aussi des gouttes d'un poids exact. Par sa disposition, il peut être facilement gradue et ou peut l'utiliser comme pipette. (Fig.35). Il a sur celui de -M. Lebaigue l'avantage de permettre facilement l'entive et la sortie du liquide par le jeu de la poire en caoutchouc qui le sur- monte. (Fig. 33). Le compte-gouttes de M. Limousin est utilisé comme instrument commodepourïe dosage du sucre dans les urines des diabétiques. (Procédé du T) r Duhomme.) (Bulletin de Thérapeutique 1875.) M. Guichard a aussi proposé un compte-gouttes à écoulement latéral basé sur les mêmes principes que celui de M. Lebaigue. {Un. l'h. 1312.) 192 SIGNES POSOLOGIQUES. gouttes d'eau distillée pèsent 1 gramme à moins de 2 centigrammes près. Tous les compte-gouttes qui ne remplissent pas cette condition doivent être rejetés comme inexacts. M. Lebaigue a construit sur ce principe un compte-gouttes tout en verre qui s'amorce de lui-même. (Fig. 3û.) Il sert en même temps de bouchon au flacon sur lequel on l'adopte. Voir le travail complet de M. Lebaigue. (Un. ph. 1867-1868.) Le tableau ci-dessous, dû à M. Boymond, donne le poids très-approximatif de une goutte de différents liquides qui sont quelquefois prescrits par gouttes et le nombre de gouttes nécessaires pour un gramme. Les pesées ont été faites à une température voisine de -\- 15° avec un compte-gouttes dont le tube d'écoulement satisfaisait h la condition sus-énoncée. I'uIDS DES GOUTTES A LA TEMPÉRATURE DE -f l'.o Pouls Nimbre de pour IgOi tte. 1 (jrjuime. Lcide acétique cris! illisab. D= 1,0635.. 0,018) 15 — atotique-officinal D = i,300..... 0,0434 23 — — al.....►Usé (alcoolnitrique) 0,0196 61 _ chlorhydrique officinal D= 1,171. 0,0476 il — cyanhydriqne médicinal au 1/100«* 0,0500 20 — phénique(acidelp.alc.à90cip.). 0,0200 BO — sulfurique officin il D = I ,843... 0,0384 26 _ — dilué au1/10=....... 0,0500 20 — — alcoolisé (eau de Rabel) 0,0199 50 Alcool à 90c. D = 0,8339............. 0,0164 (il — à 80c, 11 = 0.SOIS.____........ 0,0178 B6 _ aOOc. D = 0,9133____......... 0,0192 52 AlcooUture d'aconit (feuille).......... 0,0189 51 — — (racine).......... 0,0189 53 ammoniaque liquide officin. D = 0,925. 0,0454 22 Chloroforme D = 1,500............... 0,0178 56 Chlorure (Per-) de fer, sol. offi.D = 1,26. o. or.no 20 Créosote du hêtre D= 1,067.......... 0,0232 41 Ether acétique D:=0,915............ 0,0172 58 — officinal D = 0,720............. 0,0111 00 _ _ alrool. (liq. d'Hoffmann). 0.0139 72 Glycérine officinale D = 1,242........ 0,0400 25 Gouttes amères de Baume............ 0,0189 53 — noires anglaises.............. 0.0270 07 Huile de croton.................... 0,0208 i8 — phosphorée........... ...... 0,0208 48 — volatile de menthe............. 0,0200 50 — — de pétrole.............. 0,0175 57 — — de térébenthine 0=0,864 0,0185 o! Laudanum de fiousseau............... 0.02S5 35 — deSydenham.............. 0,0310 32 Liqueur de Fowler au 1/lOOe......... 0.0440 22 Soluté de chloral, au tiers............ 0,0342 31 — de chlorhydrate de morphine au I /20e et an 1 / 1 00C......... 0,0500 20 — d'azotited'argent,au 1/8*, an 1/4 et à parties égales......... 0,050 j 20 — de suif.!te d'atropine,au 1/I00e et au 1/lOOOc ................ 0,0)00 20 — de sulfate de strychnine, au l/100e el au 1/1000».............. 0,0500 20 — de sulfate de zinc, au i/lOde et saturée.................. 0,0100 20 Teinture d'aconit (feuille) ............. 0,0189 53 — — (racine)............. 0,0189 53 — de belladone.............. . 0,0189 53 — de cantharide............... 0.0175 57 — de castoréum................ 0,0175 57 — — éthérée......... 0.0121 82 — de colchique (bulbe)......... o.oiso ;,.j — — (semence)....... 0,0189 53 Poids Nombre de pour i goulle. 1 gramme. Teinture (le digitale................ 0.0180 53 — d'extrait d'opium............ 0,0189 53 — d'iode..................... 0,0104 61 — de noix vomîque............ 0.0176 57 — d'opiumeampn. (él. parégoriq.) 0.0102 52 — de scille................... 0,0180 53 — de Valériane................ o.oiso 53 Vin de colchique (bulbe)............. 0.0103 33 — -- (semence)........... 0,0303 33 — de Grenache D= 1,028.......... 0.0101 33 Vinaigre, à 8 pour cent d'acide réel____ 0,0384 26 — scillitiqrte.................. 0.0384 26 La contenance de la tusse et du bol (grande tasse) n'est déterminée dans aucun ouvrage. Cependant les médecins indiquent quelquefois ces mesures aux malades qui souvent sont fort embarrassés de savoir la quantité qu'elles représentent. Il était bon de combler cette lacune. T.a tasse équivaut à................. 200 grammes. Le bol — a 2- tasses, ou ...... 4oo — Nous avons donné la valeur de la pinte, de la ckopine, etc., page 42. Signes anciens et nouveaux DE PONDÉRATION MEDICINALE. Avant que les poids décimaux fussent obligatoires, les quantités étaient représentées dans les formules à l'aide de chiffres romains et de signes particuliers dont quelques médecins se servent encore par habitude, et que nous devons faire connaître tant pour celle raison, que parce qu'ils existent dans tous les traités antérieurs à 18/(0. Ib Signe de la livre. b'ij —deux livres. 3 — de l'once. * ^*w = quatre onces. 3 — du gros. -^jr^siv gros. '.») — du scrupule. -^j =3 un scrupule. Gî. on g — du grain. Gr. X. ou g.X.=dix grains. {$ — de demi. 3$= demi-once. Ces signes ne peuvent plus servir, les poids qu'ils représentaient ne s'accordant plus avec les poids obligatoires actuels, ils avaient cependant leur utilité. En effet, de même que le médecin emploie quelquefois le terme hydrargyre de préférence à celui de mercure, qu'il dit tartre stibié au lieu (Vémétique, extrait thébaique pour extrait d'opium, de même il peut avoir des motifs particuliers pour ne pas faire connaître la dose des substances qu'il prescrit. Quand ces motifs n'auraient pour but que d'éviter le contrôle du malade ou des personnes qui l'entourent, contrôle désagréable et qui peut devenir dangereux pour le malade lui-même, en ce que le médicament prescrit n'est pas administré, cette cause, disons-nous, ne serait- elle pas suffisante pour faire désirer des signes en harmonie avec la pondération actuelle ? Dans cet ordre d'idées, nous avions proposé, dans des éditions anciennes de VOffldne, des signes qui nous semblaient résoudre cette question. Mais comme jusqu'ici notre proposition n'a point été prise en considération, nous la retirons, DISPENSAIRE PHARMACEUTIQUE ABÉCÉDAIRE. Cresson des Indes, Acmclle, Spilanthus aancllu. (Synanthérées.) "Wahre Fleckblume, Indianischcs Harnkraut, al. Plante © de l'Inde et de l'Amérique méridionale ; fraîche, sa saveur est acre et poivrée. Elle occasionne par sa mastication une abondante sécrétion de salive; aussi est-elle conseillée comme sialagogue, pour donner du ton aux gencives, dans le scorbut de la bouche, la paralysie de la langue. C'est de l'usage que l'on en fait chez les enfants pour leur délier la langue, que lui vient son nom d'abécédaire. — Inusitée. On cultive dans les jardins des espèces voisines , le S. mauvitiana et le S. repens , qui jouissent à peu près des mêmes propriétés. ABEILLE. Apis melHfiea L. (Insectes hyménoptères.) Biene, al.; Bee, Hive bee, ang.; Abeja, Esp.; Ape, it.; Arou, TUR. Chacun connaît cet insecte, qui chez nous vit en ruches, et en d'autres pays vit à l'état sauvage dans de vieux troncs d'arbres, des l'entes de rochers, etc., mais toujours en essaims de 25 à 40,000 individus régis avec un ordre qui de tout temps a excité l'admiration des observateurs et des poètes. A cette particularité des mœurs des abeilles nous en ajouterons une autre; c'est que tout essaim comprend trois sortes d'individus, savoir : une femelle nommée reine; plusieurs centaines de mâles ou faux-bourdons uniquement destinés à féconder ; enfin les abeilles neutres ou ouvrières au nombre de plusieurs milliers. Ce sont ces dernières qui sécrètent la cire dont les alvéoles ou rayons sont formés, élaborent le miel déposé dans les alvéoles et recueillent la propolis, matière céroïde, brune ou rougeàtre, avec laquelle elles calfeutrent les parois intérieures de leurs habitations. Le chloroforme stupéfiant les abeilles, on s'en sert pour les changer de ruches lors de la récolte du miel. (V. Un. ph. 1872, p. 337). L'abeille a été jadis employée à l'intérieur comme diurétique ; infusée dans du vin blanc elle a été conseillée contre les affections de la vessie. Grillée et réduite en poudre elle était recommandée à l'extérieur contre l'alopécie. Il y a quelques années, on a cherché à ressusciter les propriétés médicinales de l'abeille. Le thé d'abeilles contre la strangurie, dont on vante les bons effets, se prépare en jetant environ 200 grammes d'eau bouillante sur /|0 ou 60 abeilles récemment tuées. On passe et on boit l'infusé chaud d'un seul coup. Pour la cire et le miel ; voir ces mots. Sous le nom d' Antihydropine , le docteur Bogalamow désigne une substance cristalline extraite desKakerlacs [Blattaorientalis, orthop- tère) et qu'il préconise comme le thé d'abeilles ; ces insectes sont considérés par le peuple russe comme jouissant d'une action diurétique puissante, en décoction, poudre ou teinture, sans trouble sur la vessie comme avec les cantha- rides. D'après les expériences de M. Constantin Paul et de M. Budde, la poudre de Blalta n'aurait pas d'action. ABSINTHES. (De i privatif, et de iîv8o-, douceur.) Trois plantes % de ce nom, appartenant à la famille des synanthérées, et au genre absin- thium, Gart. (artemisia, L.), sont mentionnées dans les matières médicales. 1° Absinthe commune ou officinale, grande absinthe, aluyne, armoise amêre; Herbe sainte (nom donné aussi à la nicoliane) ; Absinthium vulgarc; Artemisia absinthium <§> (1). Wermuthbeifuss, Wermuth, al.; Worm-wood, ang.; Afsantin, Mamithsa, ar.; Malurt, dan.; Ajenjo, esp.; Alsem, HOL.; Assenzio volgare, Assenzio maggiore o Bomano, it.; Piolun, pol.; Losna, por.; Polin, rus.; Maloer, su.; Baja-Pelini, tur. Tige acquérant jusqu'à 1 mètre de hauteur, rameuse, cotonneuse, feuilles tri et bipinnati- fldes, molles et d'un vert argenté. Fleurs petites, globuleuses, jaunâtres, panachées, en petites grappes axillaires ; calice à folioles scarieuses ; semences sans aigrette ; odeur pénétrante très-forte; saveur d'une amertume proverbiale. L'absinthe croît à l'état sauvage dans les lieux arides et montueux. On la cultive aussi dans les jardins, mais la première est préférable pour l'usage médicinal. (1) Nous rappellerons que les substances marquées de ce signe ^ sont celles que le pharmacien délivrera en cas de non-spécification. i 13 194 ABSINTHE. — ACACIA. 2° Absinthe maritime; Artemisia maritima, Absinthium maritimum. Meerbeifuss, Meerwermuth, al.; Sea wormwood, ang.; "Wild cyprès, dan.; Zee alsem, hol.; Assenzio marino, it.; Svenskt marum, su. Toutes les parties de cette espèce sont plus grêles et plus cotonneuses que celles de la précédente, avec laquelle elle a cependant beaucoup de rapport. Son odeur est aromatique camphrée. Plante des plages maritimes de l'Europe, qui croît surtout en abondance dans les marais de la Saintonge ; de là son ancien nom de santonicum; sous le nom de sanguenitte et à la dose de k à 15 grammes en infusion dans 125 grammes d'eau ou de lait, l'absinthe maritime est le vermifuge par excellence des campagnes de nos départements de l'Ouest. 3° Absinthe pontique ou romaine, petite absinthe, Artem. Pontica ; Absinthium ponticum. Edelwermuthbeifuss, Roemischer beifuss, al.; Pontisk malurt, ban.; Pontische alsera, hol.; Assenzio minore o pontico, it.; Pontisk maloert, su.; Karû denizPelini, TUH. Plus petite et d'une odeur plus forte, mais moins agréable que la précédente, elle est aussi moins estimée ; particulière au midi de l'Europe. Les parties employées dans les absinthes sont les feuilles et les sommités. Les absinthes contiennent une matière amère, Yabsinthine, et une huile volatile verte et camphrée assez abondante, qui est le principe excitant de la plante. On retire du produit brut, vendu sous le, nom d'essence d'absinthe, trois corps : un hydrocarbure, une huile bleue et une essence oxygénée, Yabsinthol. Vabsinthine a été obtenue par M. Duqucs- nel fous forme de cristaux incolores, prismatiques brillants, à saveur très-amère, sans propriétés toxiques. Dose 0,10 2 fois par jour dans la constipation qui accompagne l'anorexie (Roux\ L'absinthe officinale, la seule dont nous allons nous occuper maintenant, est employée depuis un temps immémorial. Les anciens en faisaient l'emblème de la santé. On suppose que c'est l"Ai|jûv6tov d'Hippocrate et de Diosco- ride. C'est un tonique et un stimulant assez énergique, auquel on a fréquemment recours, soit pour ranimer les fonctions digestives, soit dans la leucorrhée ou l'aménorrhée dépendant de causes débilitantes. L'absinthe est encore justement appréciée comme fébrifuge, vermifuge et emmônagogue. Elle constitue la base de la liqueur, chrême d'absinthe ou simplement Vabsinthe des liquo- ristes, dont l'abus est aujourd'hui si général et si funeste. On prétend que la véritable absinthe suisse est préparée avec différents artemisia voisins des génépis. Le sel d'absinthe des anciennes pharmacopées n'était autre chose que du carbonate de potasse obtenu par l'incinération de l'absinthe. Formes pharm. et doses : Poudre* (1) 1 à h. gr., infusé (PP. 5 : 1000) (2), 100 à 500 gr., extrait* 1 à 2 gr., hydrolat 25 à 100, teinture * 2 à 8 gr., vin * 50 à 100 gr., sirop* 10 à 50 gr., huile essentielle * 2 à 10 gouttes ; l'huile par infusion ne s'emploie qu'à l'extérieur, en Uniment ou en lavement, à la dose de 10 à 50 gr. L'infusé chargé (PP. 50 :1000) ne s'emploie qu'à l'extérieur, à fomenter, lolionner, injecter les plaies blafardes, sanieuses et vermineuses, ou encore en lavement. L'absinthe fait, en outre, partie d'un très-grand nombre de préparations composées. L'hippiatrique en fait un grand usage, mêlée au son ou au miel. Incompatibles : sulfate de fer, sulfate de zinc, acétate de plomb, émétique. Absinthine. Mein et Luck se sont occupés.tour à tour de l'extraction de ce principe amer (amer d'absinthe), étudié d'abord par M. Caventou. Voici le procédé de préparation suivi par Luck : 1° digestion de l'absinthe sèche dans de l'alcool à 80 e , et évaporation de cette teinture en consistance sirupeuse; 2° addition d'éther à cet extrait; après agitations réitérées, décanter la teinture éthérée, mettre de nouvel étlier tant que celui-ci se charge d'amertume ; 3° distillation de la teintureéthérée pour en retirer l'éther ; h" traitement du résidu visqueux par de l'eau distillée et un peu d'ammoniaque jusqu'à dissolution de la plus grande partie ; 5° séparation par filtration du précipité pulvérulent, lavage avec de l'acide chlorhydrique dilué ; 6° dissolution de ce principe dans de l'alcool, précipitation par l'acétate de plomb ; 7° séparation du plomb par un courant de gaz sulfhydrique, filtration du liquide que l'on soumet alors à une évaporation lente. L'absin- thine se sépare sous forme de matière rési- noïde et acquiert de la dureté par son contact avec l'eau. Elle est le principe tonique, tandis que l'essence est le principe toxique. ACACIA (Suc d') Suc extraclif concret, dont on distingue deux sortes en pharmacie. 1° Suc d'acacia vrai ou d'Egypte (Mgyp- tischer Schotendornsaft, wahrer A kaciensaft, al. Samak, tur.) ^, obtenu principalement (1) Dans la dernière édition du Codex, I'étoili: * qui dans les éditions précédentes indiquait les substances ou préparations devant se trouver dans une pharmacie a été supprimée. Nous avons cru néanmoins la conserver pour donner une idée des substances les plus généralement employées. Celles que nous marquons de I'Âstérisoue * se trouvent presque toujours dans les pharmacies. (2) Signifie : absinthe, 5 parties; eau, 1000 parties (V. Tisanes). m ACAJOU. — ACETATES. 193 par évaporation à siccité du suc exprimé des gousses vertes {Bablahs) de Yacacia vera (légumineuses), le même qui produit la gomme arabique. Il est en pains noirâtres de 125 à 250 grammes. Sa saveur est âpre et styplique. 2° Suc d'acacia faux, de pays ou d'Alle- magne (Schlehendomsaft,Deutscher Akaciensaft al.), obtenu à la manière du précédent, mais des drupes du prunus spinosa ( rosacées ) de nos contrées. D'un rouge brun et d'une saveur de pruneaux acerbes. Ces deux extraits étaient jadis employés comme astringents ; on leur a substitué le cachou. — Dose : 1 à U grammes. Incompatibles : toutes, les substances qui précipitent par le .tannin. V Acacia Fumesiana (légumineuses) possède une fleur jaune en houppe d'une odeur de violette, très-fragrante, dont la parfumerie se sert avec beaucoup d'avantages, sous le nom de Cassie. En Provence, où elle a été acclimatée, le cassie n'est qu'un petit arbuste; en Egypte et dans tout l'Orient, c'est un grand arbre. Ses fruits, appelés Balibabolahs, ressemblent aux bablahs et ont les mômes emplois. ACAJOU. Deux végétaux de ce nom, mais de familles différentes, fournissent des produits à la matière médicale. 1° Acajou à bois, mahogon; Swieteniamalio- goni (méliacées) (Wohlriechendes Cedrela gum- mi, al.). Nous vient d'Haïti et de Honduras en poutres équarries pour les besoins de l'ébénis- terie. En médecine, on l'a employé sous forme de décoctô comme tonique et fébrifuge. Dans l'Inde, l'écorce amère de son congénère, le swieteuia febrifuga, est souvent employée à ce dernier usage. Le ca'd cidra ou quinquina du Sénégal est l'écorce du swietenia ou kaya senegalcnsis dont les noirs de la Gambie font grand usage comme fébrifuge. M. Eug. Caventou, qui l'a analysé, n'y a pas trouvé d'alcaloïde, mais un principe neutre, amer, qu'il a nommé cail- cédrin. Il a proposé des formules de sirop, teinture, vin, de caïl-cédra. (V. J.ph., 1858.) Le juribali ou euribali paraît être l'écorce d'un végétal du même genre. Elle passe pour un amer et un astringent puissant. 2° Acajou à pommes; Cassuvium occidentale (térébinthacées) (Kaschunussbaum. Al. ; Caskeiv nul , Ang. ; Acajaiba , Bres. ; Kajiu, Ch. ; Caisse appel, Hol. ; Caobo, Ind.), arbre d'Asie et d'Amérique. On emploie le fruit, connu sous le nom de noix, de châtaigne d'acajou ou d'anacarde occidentale : il a tout à fait la forme d'un rein, ou encore celle d'une follicule de séné qui serait arrondie au lieu d'être plate. Le péricarpe est très-dur et sa couleur est grisâtre. Il renferme une amande blanche , oléagineuse , douce. Le péricarpe contient un suc résineux, d'abord fluide, mais qui se concrète avec le temps ; il est excessivement caustique; on l'employait jadis pour détruire les verrues, nettoyer les ulcères malins, et comme vésicant. Cette matière se compose, selon Stœdeler, de deux corps, l'acide anacardique et le cardol auquel l'action vési- cante doit être rapportée. La gomme d'acajou est fournie par l'acajou à pommes : elle a beaucoup de l'aspect du succin. Elle est inusitée comme le reste. L'anacarde orientale ou fève de Malac est fournie par une autre térébinthacée, l'anacar- dium orientale ou officinarum (semecarpus ana- cardium L.), arbre des Indes cultivé aux Antilles. Comme la noix d'acajou, le péricarpe contient un suc caustique et l'amande est comestible, aussibienquele pédoncule charnu. ACALYPHA INDICA (Euphorbiacées). Plante 0 indigène de toutes les parties de l'Inde et qui figure dans la pharmacopée de ce pays ; le jus des feuilles est employé comme succédané de l'ipécacuanha particulièrement, chez les enfants à la dose d'une cuiller à thé. Les feuilles de VAcalypha hispida sont considérées aux Indes comme un spécifique des affections diarrhéiques. ACANTHE. Acanthe molle, Branc ou Branche-ursine Acanthus mollis (acanthacées). Gemeine Baerenklaue, Baerenklauenkraut, al.; Bear's foot, ang.; Acanto, esp., it., por.; Beerenklaau, hol.; Biornkloe, su.; Ayou pentehesi, tur. Les feuilles architecturales de cette plante % ont été employées en cataplasmes, en lavements et bains, comme érnoiliént. Dans quelques pays de l'Orient, c'est un vulnéraire ou plutôt une véritable panacée. —■ Le thuong son, dont les feuilles sont employées, chez les Annamites, comme fébrifuge (J. Ph. 1862) paraît être de la même famille. ACÉTANILIDE. ( An (ifébrine, Phénylacétamidé) Poudre blanche, cristalline, inodore, à saveur légèrement piquante; sol. dans 100 p. d'eau, dans l'alcool, l'éther. S'obtient par action de l'acide acétique crist. (240 p.) sur l'aniline pure (372 p.) Antipyrétique, antirhumatismal. Dose "; 0,20 à 0,50 p. 2i h. ACÉTATES. Kallat, ar.; Essigsaures, al; Acetato, esp.; Acetati,iT. Uksusnoskisloi, RDS. Sels résultant de la combinaison de l'acide acétique avec les bases soit minérales, soit végétales. 196 ACÉTATE D'ALUMINE. — ACETATES DE CUIVRE. Ce sont les terres foliées, les acêtes, sels acé- teux et acétites des anciens chimistes, dont le nom spécifique variait selon la base. A l'exception du protoacét de mercure, de l'acét. d'argent, qui le sont fort peu, tous les acét., quelle qu'en soit la base, sont solubles dans l'eau; beaucoup le sont, en outre, dans l'alcool. Ils sont tous décomposâmes par une forte chaleur et par les ac. forts. lncomp. : l'acide acétique étant facilement déplacé par les acides forts, il faut éviter d'associer les acétates à ces derniers ainsi qu'à un grand nombre de sels métalliques. Acétate d'alumine. Acetite d'argile; Acetas aluminicus. S'obtient en combinant directement l'alumine hydratée avec l'acide acétique, ou par double décomposition de l'acétate de plomb et du sulfate d'alumine. Incolore , difficilement cristallisable et toujours acide. On ne le prépare que liquide. On l'a employé dans les cas de gonorrhéc chronique et d'hémoptysie. Inusité. Il sert dans la teinture comme mordant. Acétate d'ammoniaque liquide *. Esprit de Mindererus, Vinaigre ammoniacal de Boerhaave, Liqueur ou. soluté d'acétate d'ammoniaque ; Alcali ammoniai ion acetatum , Liquor ammonii acetici, Acetas ammoniai liquidée, s. ammonicus liquidas. Minclerer's geist, al.; Acetato de amoniaco, esp.; Jlendererir rouhou, tur. Boerhaave l'introduisit dans la matière médicale en 1732. — On l'obtient en saturant 300 gr. d'acide acétique à 1,060 étendu de 700 gr. d'eau distillée par environ 160 gr. de sesquicarbonate d'ammoniaque (Codex). Ce n'est donc qu'une simple dissolution d'acétate d'ammon. d'une d lc égale à 1,036 et contenant environ un cinquième de son poids (18.5 °/„) d'acétate d'ammoniaque solide. Il diffère du véritable et célèbre esprit de Mindé- rer, en ce que celui-ci se préparait avec le vinaigre distillé et le sel volatil de corne de cerf, c'est-à-dire le sesquicarbon. d'ammon. imprégné de prod. pyrogénés : on y a constaté la présence de l'éther cyanique qui contribuait peut-être à donner à ce médicament l'action que les anciens lui avaient reconnue. M. Caries a proposé la formule suivante : Acide acétique crist. 120; eau distillée 120; ammoniaque (J- S. pour saturer exactement, l'acide, environ 140, eau distillée Q. S. pour obtenir 402 d'acétate d'ammoniaque liquide. C'est un liquide incolore d'une densité de 1036 (5° B é ) d'une légère odeur ammoniacale et d'une saveur urineuse. Il doit être neutre au papier de tournesol, ou très-légèrement acide. Stimulant, diurétique et diaphorétique , employé contre l'ivresse (eau sucrée 160, acétate d'ammoniaque 25 à 30 gouttes), les fièvres typhoïdes, la goutte, les affections de la peau et des voies urinaires. On en a fait un remède, contre le choléra, en prenant, acétate d'ammoniaque 100, eau 500, acétate de morphine 0,25, à la dose de 60 gr. pour un adulte (Pierlot). M. Delioux l'a employé avec succès contre la pneumonie ; à la dose de 20 à 60 gr. dans une potion édulcorée avec du sirop de Tolu ou un autre sirop. Doses. Depuis quelques gouttes jusqu'à 15 et même 30 gr. dans des liquides appropriés. Incompatibles : les alcalis, les acides concentrés, les sels de mercure, le nitrate d'argent. Lorsqu'on distille un mélange d'acétate de potasse ou de chaux avec parties égales de sel ammoniac pulvérisé, on a l'acétate d'ammoniaque sous forme solide. En combinant directement l'ammoniaque avec un excès d'acide acétique, on a Yacétate cristallisé en aiguilles radiées, déliquescentes, d'une saveur acre et sucrée. (V. Un. pharm. 1875, page 75.) Acétate d'argent. Carbonate d'argent Q. V. ; acide acétique dilué Q. S. Evaporez jusqu'à cristallisation. Sol. dans 100 p. d'eau. Inusité. Acétate de Bismuth. On l'obtient en décomposant un soluté concentré et chaud d'acétate de potasse par un soluté de nitrate de bismuth. Sel insoluble, en paillettes comme l'acide borique. — Non employé. Acétate de chaux. Terre foliée calcaire; Acétate caleicjue, Acetas calcicus. On le prépare avec l'acide acétique et la chaux, ou mieux son carbonate. Sel cristallisable en aiguilles soyeuses, très- solubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool, insolubles dans l'éther. Peu employé en médecine , où il a cependant été préconisé à la dose de 1 à h gr. contre tes engorgements scrofuleux ; mais il est assez usité dans les arts. Acétates de cuivre. Deux acétates de cuivre sont employés en médecine : 1° Acétate neutre de cuivre, Cristaux de Vénus, Verdet cristallisé, Acétate de deutoxyde ACÉTATE DE CUIVRE ET D'AMMONIAQUE. — ACÉTATE DE MAGNÉSIE. 197 de cuivre; Flores viridis œris, Cuprum aceti- cum, Aeetas cupricus ^*. Essigsaures kupferoiyd, al .; Azynzuur koperoxyde, HOL.jVerde eterno.iT.; Vjksusnokisloi okis medi,mjs.; Adjera Djuhari, tur. Il peut s'obtenir soit en décomposant le carbonate de cuivre par l'acide acétique, soit en précipitant l'acétate de chaux par du sulfate de cuivre, filtrant, évaporant et faisant cristalliser. Mais le plus souvent il est fourni par le commerce et n'a besoin que d'une purification par solution et cristallisation. Il est en beaux cristaux (prismes rhomboïdaux) vert foncé, so- lub. dans l'eau et l'aie. ; styptique, très-vénén. 2° Acétate basique de cuivre, Verdet gris, Vert-de-gris, Acétate de cuivre brut, Sous- acétate de cuivre; JErugo, Cuprum subaceti- cum, Yiride œris, Subacetas cupricus. Griinspan, al.; Verdigris, ans.; Gheniar, Kallat el Nahas, Zunjar, ah.; Tûng-lin, ch.; Kobber grant, SpansgrœntjDAN.; Cardenillo,ESP.; Koper groen.HOL.; Pitrai, ind.; Verde rame, it.; Sungar, pin.; Grynsz pan, pol.; Jar medianka, rus.; Spanskgrœna, su. Il nous vient de Montpellier, où on l'obtient en grand pour les arts, en tenant des lames de cuivre plongées dans du marc de raisin. Il est en gros pains d'un vert bleuâtre, incomplètement solubles dans l'eau et présentant dans sa masse des parcelles de cuivre non attaqué. Ces deux sels sont des poisons bien connus et employés seulement à l'extérieur pour réprimer les ebairs fongueuses, les excroissances syphilitiques; et en collyre, dans les ulcérations des paupières. L'acétate neutre sert à la préparation du vinaigre radical. L'acétate bibasique entre dans l'onguent œgyptiac, le baume vert de Metz, l'emplâtre divin, etc. Acétate de cuivre et d'ammoniaque. Acétate cuprico-ammonique. On l'obtient en faisant dissoudre 250 parties d'acétate neutre de cuivre dans 1500 parties d'eau et 50 parties d'acide acétique, filtrant, puis ajoutant de l'ammoniaque jusqu'à ce que le précipité qui se forme d'abord soit redis- sous. On évapore à pellicule et on laisse cristalliser. Il fait partie de quelques collyres. Inusité en France. Acétates de fer. Deux acétates de fer sont employés en médecine : 1° Acétate de protoxyde de fer, acétate ferreux. On l'obtient en dissolvant le sulfure de fer dans l'acide acétique concentré, ou bien par double décomposition de l'acétate de plomb et du sulfate de protoxyde de fer. On filtre et on évapore le liquide dans une cornue pour le préserver du contact de l'air. Lorsqu'il est suffisamment concentré, il se prend en une masse d'un vert très-clair, composée d'aiguilles soyeuses, très-solubles dans l'eau et attirant l'oxygène de l'air avec une grande avidité. En raison de sa grande altérabilité, ce sel ne se trouve pas tout préparé dans les pharmacies. 2° Acétate de peroxyde de fer, acétate ferri- que, extrait de mars, vinaigre martial ou cha- lybé 'M- Pour l'obtenir, on sature, à l'aide d'une douce chaleur, -26 p. d'acide acétique cristallisé avec du peroxyde de ter bien lavé et obtenu en précipitant par l'ammoniaque une solution contenant 2S,7 de sulfate ferrique et étendant la solution à 100 p. On obtient ainsi une solution contenant 33 % d'acétate de fer anhydre L'acétate ferrique est une liqueur brun foncé, d'une saveur astringente et styptique. Si on tente de le soumettre à l'évaporation pour l'obtenir solide, arrivé à un certain degré de concentration, il se décompose en acide acétique qui se volatilise, et en oxyde de fer qui reste comme résidu. Il est peu employé en médecine. Comme le précédent, il fait partie de quelques préparations martiales dans lesquelles il se produit indirectement. Fondant apéritif. — Il a été présenté par M. Duflos comme plus efficace que l'hydrate de peroxyde de fer pour combattre les empoisonnements par les arsenicaux. Dans les arts, sous les noms de pyrolignite de fer, de mordant de rouille, de pyrate de fer et de bouillon noir, on emploie un mélange d'acétate, de proto et de peroxyde de fer, comme mordant et pour teindre en noir. Ce mélange a l'avantage sur les autres sels de fer et sur le sulfate en particulier, qu'il n'attaque pas le tissu sur lequel on l'applique. C'est de ce sel que M. Leboucher se sert quelquefois pour teindre les bois sur pied. On l'emploie aussi comme encre à marquer le linge. On le prépare directement en mettant de la ferraille en contact avec de l'acide pyroligneux brut en présence de l'air, jusqu'à saturation complète de l'acide. C'est un liquide épais, d'un brun verdatre. — On l'utilise, mais rarement en médecine, en bain, comme désinfectant, etc. Quelques pharmacopées indiquent un acétate de fer et d'ammoniaque. On l'obtient en mêlant ensemble 7 parties d'acétate d'ammoniaque et une partie d'acétate ferrique. — Dose : 2 à 8 grammes. Usage externe. Acétate de magnésie. On l'obtient en saturant de l'acide pyroligneux par la magnésie ou son carbonate ; on filtre et on fait évaporer à siccité ou seulement en consistance de sirop épais, car il ne peut -■■ I 198 ACETATES DE MERCURE. — ACÉTATES DE PLOMB. être obtenu cristallisé en raison de sa grande déliquescence. Ce sel, qui a peu de saveur, jouit d'une extrême solubilité soit dans l'eau, soit dans l'alcool, et qui, par conséquent, peut être soumis à toutes les formes pharmaceutiques, a été proposé par M. Renaud comme purgatif, aux mêmes titres que le citrate. Encore inusité. Acétates de mercure. Il existe deux acétates de mercure : 1° Proto-acétate de mercure, Terre foliée mercurielle, Sel acéteuxmercuriel, Acétate mer- cureux ; Hydrargyrum acetatum, Mercurius aceticus; Acetas hydrargyrosus B . Il s'obtient en décomposant une dissolution de protonitrale de mercure par une autre d'acétate de soude en petit excès. On recueille l'acétate qui s'est précipité, on le lave et on le fait sécher à l'abri de la lumière. (Ane. Codex.) 11 est en petites écailles blanches et nacrées, que la lumière altère rapidement. Il exige pour se dissoudre 333 p. d'eau; insoluble dans l'alcool. Sa saveur est désagréable. L'eau bouillante le décompose en mercure et en acétate de bioxyde. Antisyphilitique presque uniquement employé dans les dragées de Keyser, qui le sont elles-mêmes fort peu, et dont il paraît démontré aujourd'hui qu'il forme la base, contrairement à ce qu'ont écrit quelques auteurs pour prouver que c'était le bi-acélate. Dose : 1 à 5 centigrammes. 2° Deuto-acétate de mercure, acétate mercu- rique. Il se prépare en saturant de l'acide acétique (à 0 ou 8°) par du bioxyde de mercure, faisant rapprocher doucement la liqueur jusqu'à pellicule et laissant cristalliser. Il cristallise en lames comme le précédent, mais il se dissout dans !i parties d'eau à -f- 10 oc et, dans presque son poids, à l'ébullition. L'alcool, l'éther, le décomposent et en précipitent l'oxyde. — Inusité. Acétate de morphine*. Acetas morphinœ, s. morphicus. On l'obtient en traitant la morphine par Q. S. d'acide acétique pour la dissoudre et évaporant à siccité, à une douce chaleur. (Ane. Codex.) Il devient basique avec le temps. Aussi est- on obligé d'y ajouter quelque peu d'acide acétique pour opérer sa dissolution complète dans l'eau. Il est blanc, légèrement jaunâtre ou grisâtre et le plus souvent pulvérulent. Dose : de 1 à 5 centigrammes en pilules, en potions ou par la méthode endermique. Acétates de plomb. On ne distingue que deux acétates de plomb en pharmacie : 1° Acétate de plomb cristallise, Sel de Saturne, Sucre de plomb ou de Saturne, Acétate neutre de plomb; Plumbum aceticum, Acetas plumbicus ^ *. Bleizucker, al.; Sugar of lead, ang.; Malh el rossas. Ait.; Blyesukker, dan.; Lootsuiker, hol.; Zucchcro di Saturno, it.; Uksnsnokistoesvinets, rus.; Blysocker, su. Xourchoum toutou, Tin. La connaissance de ce sel est très-ancienne. Isaac le Hollandais et Raymond Lulle en parlent dans leurs ouvrages. Ce sel est obtenu en grand dans les arts, au moyen del'ac. pyrolig. et de la litharge. En pharmacie, on le purifie par solution et cristallisation. En petits cristaux prismatiq. agglomérés, incolores ou blancs, Iégerem. efilorescents à l'air, opaques, d'une saveur styptiqueet sucrée à la fois, fusibles dans leur eau de cristallisation a 56°,25 (Jeannel), solubles à + 15° dans 1 p. 69 d'eau distillée et dans 8 parties d'alcool. Il précipite l'eau non distillée, l'eau de chaux, les solutions alcalines. Sa solution est également précipitée par les ac. sulfurique, chlor- hydrique; par l'alun, le chromate de potasse, l'iodure de potassium, les sels de fer, les infusions astringentes et même toutes les subst. organiques, le sucre excepté. Il faut donc éviter de l'associer avec ces substances, à moins qu'on n'ait la réaction en vue. Les médecins l'emploient à l'intérieur à la dose de 1 à 10 centigrammes par jour, dans les diarrhées colliquatives, les sueurs de phthi- siques, et à l'extérieur comme astringent siccatif. Vanté aussi dans les névralgies, à l'intérieur. 2° Acétate de plomb liquide, Extrait de Goulard ou de Saturne, Vinaigre de plomb ou de Saturne, Acétate basique ou tribasique de plomb, Sous-Acétate de plomb; Liquor acetatis plumbi basici, Subacetas plumbicus liquidus *. Acétate de plomb cristallis. 300 Litharge...... 100 Eau distillée.............. 750 Chauffez le tout ensemble au B.-M. dans une terrine jusqu'à ce que la litharge soit dissoute et que la liqueur marque 30° B é (1,32 au densim.), après refroid, ou 30° bouill.; laissez déposer, filtrez. (Codex.) Le contact de l'argent métal, favorise beaucoup la dissolut, de la litharge dans l'acét. de plomb. (Rochleder.) L'acét. de plomb liquide doit être incolore ; celui des pharmacies a presque toujours une légère teinte bleuâtre ou verdàtre. Cela tient au cuivre contenu dans la litharge, ou à ce que, pend, la préparation, il s'est formé de l'acétate de cuivre aux dépens du cuivre des bassines qu'on emploie ordinairem. pour cette opération. Afin d'éviter cet effet, on pourrait opérer dans une capsule de porcelaine, ou diminuer la proportion d'eau (700 gr.) et opérer alors à froid dans un vase quelconque en grès, ou enfin opérer comme à l'ordinaire ACETATE DE POTASSE. — ACÉTATE DE ZINC. 199 dans une bassine de cuivre, mais en ayant soin d'y mettre, en même temps que les autres substances, de la grenaille ou des lames de plomb bien décapées (V. Un. Ph. 1867 et 1869). Très-employé à l'extérieur, étendu dans l'eau, en collyres, lotions, injections, etc., comme résolutif, siccatif et astringent dans les contusions, entorses, brûlures, engelures, leucorrhées, blennorrhées, etc. Mêmes incompatibles que le précédent. Cependant on l'emploie fréquemment étendu dans l'eau non distillée, comme dans l'eau blanche et ses variantes, par exemple. Acétate de potasse*. Terre foliée de tartre ou végétale ; Kalium ace- talum, Arcanum.lartari, Acetas potassicus. Essigsaures kali, AL.; Azynzuur potasch, HOL.; Uksus- nokisloi kali, RUS.; Tourabi tartari mohair, tub. L'acétate de potasse est fort anciennement connu. Raymond Lulle en a indiqué le premier le mode de préparation. 11 existe dans quelques sources minérales et dans la sève de beaucoup de végétaux. On se le procure facilem. en saturant 1740 gr. d'ac. acétiq. à 1060 et étendu de 1710 gr. d'eau distillée par 1000 de carbon. de potasse, filtrant et évaporant à siccité dans une bassine en argent ou en porcelaine, en ayant soin de maintenir la liqueur acide et de rejeter le sel sur les bords de la bassine, à mesure qu'il se concrète par l'évapor. On l'enferme encore chaud dans des flacons que l'on bouche hermétiquement (Codex). On peut préparer aussi ce sel avec du vinaigre coloré en évaporant après la saturation à siccité, donnant un coup de feu ménagé pour arriver à la fusion et à la frille. De celle manière les matières organiques se carbonisent ; et le sel produit, en dissolvant la masse frittée et en l'évaporant, est d'un beau blanc et d'une grande pureté. L'acétate de potasse se présente sous forme de masse blanche grenue ou feuilletée, très-légère. Il est déliquescent, très- soluble dans l'eau ; il l'est aussi dans l'alcool. Il ne doit point présenter de réaction alcaline, résultat qui s'obtient en maintenant les dissolutions faiblement acides pendant l'évapora- tion. Sa saveur est piquante, agréable, douce et salée à la fois. Fondant, apéritif, diurétique, fréquemment employé dans les hydropisies, l'ictère, principalement en potions, boissons, etc. Dose : 1 à !i grammes. L'acétate de potasse liquide ou liqueur de terre foliée de tartre n'est autre chose que l'acétate ci-dessus tombé en déliquescence. L'acétate de potasse liquide des hôpitaux de Paris est une dissolution neutre et marquant 25° B é , de carbonate de potasse dans l'acide pyroligneux. Vessentia dulcis, est un mélange d'eau (100) et d'alcool (720), dans lequel on a délayé un autre mélange d'acétate de potasse (20) et de sucre (150), préalablement chauffé jusqu'à carbonisation; le liquide est ensuite filtré (Bilger). Il doit contenir de l'acétone. Incompatibles : les acides forts, minéraux et végétaux, les sels en général. Acétate de quinine Acetas quinicus. S'obtient en chauffant la quinine avec le double de son poids d'eau, traitant par l'acide acétique en léger excès, filtrant et laissant cristalliser. On a proposé de le substituer au sulfate de même base ; son action est analogue à celle du citrate de quinine. Acétate de soude cristallisé *. Terre foliée minérale; Xatrum aceticum, Soda acetata, Acetas sodicus. Essigsaures natron, al.; Azynzuur soda, Hol.; Uksus- nokisloi natr, Rus. S'oblient de la même manière que celui de potasse. Seulement on arrête Févaporation à pellicule (1,29 du densim.) et on laisse cristalliser. (Cod. de 1866.) Prismes clinorhombiques, incolores, inaltérables à l'air, solubles dans trois parties d'eau, dans leur poids d'eau bouillante et dans .'i p. d'alcool à 80". 11 fond à 75 oc , bout à 123° ; en se solidifiant, il présente a -|- 58 0c un point fixe, stationnaire pendant tout le temps de sa cristallisation en aiguilles prismatiques (Jeanncl). (V. Un. ph., 1866.) Mêmes propriétés que l'acétate de potasse ; mais moins actif et beaucoup moins employé. D'après M. Violette, l'acétate de soude fondu ajouté à l'azotate de potasse fondu, en proportions convenables, peut former un mélange explosif (V. J.ph. 1872). 2 à 8 gr. par jour. Acétate de zinc. Zincum aceticum, Acetas zincicus. Saturez de l'acide acétique à 1,03 par de l'oxyde ou du carbonate de zinc, filtrez, évaporez, et faites cristalliser. Il cristallise en lames incolores, nacrées et onctueuses au toucher, inodores, très-solubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool. Sa saveur est très-styptique. Il se produit chaque fois que dans une préparation magistrale on fait entrer concurremment de l'acétate de plomb et du sulfate de zinc. On l'employait jadis, à titre d'astringent, en collyres, lotions et injections à l'extérieur, et à 200 ACETONE. titre d'émétique et d'antispasmodique à l'intérieur comme le sulfate de même base. Inusité aujourd'hui. Obs. — Pour les acétates qui pourraient être demandés en dehors de ceux indiqués ici, on se les procurera facilement en procédant par analogie. Par exemple : on préparera les acétates de brucine, de vératrine, de strychnine, de cinchonine, comme celui de morphine ou celui de quinine; les acétates de baryte, de lithine, de nickel, comme celui de chaux ; les acétates i'arane ou d'oxyde d'uranium, savoir l'acétate de protoxyde en dissolvant le protoxyde dans l'acide acétique; l'acétate de peroxyde, en dissolvant à chaud dans l'acide acétique, l'azotate d'urane légèrement torréfié. Acétone. Ether ou Esprit pyro-acétique, Esprit pyroligneux, Alcool mésitique, Méthylacétyle Acétate de plomb cristallisé. 2 à 4 Chaux vive. 1 Mêlez, distillez à sec, agitez le produit avec du chlorure de calcium, et distillez au B.-M. Liquide très-fluide, incolore, inflammable, d'une odeur suave pénétrante d'éther acétique, d'une saveur mordicante ; soluble dans l'eau, l'alcool et Féther. Densité 0,792 à + 18 00 ; bout à + 56 oc , 6. Il dissout le camphre, le caoutchouc, les graisses. L'acétone se produit, en général, dans la distillation des acétates; lorsqu'on chauffe du sucre, de la gomme, de l'acide tartrique, de l'acide citrique, etc., en présence de la chaux ; quand on fait passer des vapeurs d'acide acétique dans un tube de porcelaine chauffé au rouge. On l'a administrée, à la dose de 15 à 30 gouttes, 3 à Zi fois par jour, comme anthelmin- thique, et recommandée dans le traitement de la goutte, des rhumatismes aigus et chroniques. Ache. Ache, persil ou céleri des marais; Céleri sauvage; Apium graveolens. (Ombellifères.) Eppich, al.; Smollage, Parsley, ANG.;Kerafs, AR.;Kin- tsaï, ch.; Apio,ESP.; Eppe, hol.; Appio, itj Servis, tur. Herbec?commune dans toute l'Europe. Toutes les parties de cette plante exhalent une odeur aromatique analogue à celle du persil, mais beaucoup plus forte. D'après Hubner et Vogel, elle contiendrait une huile volatile accompagnée d'une matière sucrée analogue à la mannite. On emploie la racine *^, l'herbe, les sé- minoïdes. La racine est l'une des cinq dites apéritives. Excitant, diurétique. Le suc des feuilles, à la dose de 150 à 200 gram., est, d'après Tournefort, un très-bon fébrifuge, pris au moment de la fièvre. Le persil a été proposé - ACIDES. pour le même emploi. — Infusé (pp. 20 : 1000), conserve, sirop, etc. Le céleri n'est que Tache cultivée (apium dulce) ; il possède un arôme qui lui donne la propriété d'exciter l'appétit. En Algérie, les Arabes dissipent la migraine avec des fumigations de céleri dirigées sur la tête ; le jus de la tige est employé comme topique sur les yeux, dans les cas d'ophthalmies. ACIDES. Sauren, al.; Acide, ang.; Acidos, esp.; Zuren, hol.; Kilosta, rus. Eksi, tur. Le mot acide est la traduction du mot latin acidum, qui lui-même est la traduction corrompue (ïacetum, nom latin du vinaigre, qui est l'acide le plus anciennement connu. Quand on vint à découvrir des liquides d'une saveur piquante, plus ou moins analogue à celle du vinaigre, on leur appliqua le nom d'acide, qui dès lors devint générique. Aujourd'hui, par acide, on entend non-seulement des liquides d'une saveur piquante, mais encore toutes les substances solides, liquides ou gazeuses qui jouissent de la propriété de former des sels avec les bases. On divise les acides selon qu'ils ont pour principe acidifiant l'oxygène, ou l'hydrogène, en oxacides et hydracides. Les uns et les autres se subdivisent : 1° en oxacides et hydracides, ou simplement, acides minéraux, lorsqu'ils résultent de la combinaison des corps acidifiants avec les corps simples de la nature minérale; 2° en oxacides et hydracides, ou simplement, acides organiques, quand ils proviennent de la même combinaison, mais avec les radicaux de la nature organique. Ces radicaux, à trois ou quatre exceptions près, sont tous composés; on donne le nom particulier d'acides gras à ceux qui sont fournis par les matières grasses, directement ou à l'aide de réactions diverses. Les oxacides sont beaucoup plus nombreux que les hydracides, et les acides organiques sont aujourd'hui beaucoup plus nombreux que les acides minéraux. Les acides sont dits concentrés, lorsque étant ou dissous ou naturellement liquides, ils ne contiennent que peu ou point d'eau ; affaiblis, étendus ou dilués, lorsqu'ils en contiennent beaucoup. La thérapeutique puise des agents dans ces différentes catégories de composés acides. Pris d'une manière générale, tous les acides employés en thérapeutique, soit minéraux, soit organiques, purs ou concentrés, sont de puissants caustiques. Ils rubéfient, cautérisent et détruisent même les parties avec lesquelles on les met en contact ; de là l'emploi de quelques-uns d'entre eux pour cautériser les chancres, détruire les carnosités, les verrues, etc. A l'intérieur, ce sont de violents poisons. Ils L ACIDE ACÉTIQUE. 201 sont tous solubles dans l'eau. Suffisamment étendus dans ce véhicule, et ingérés dans l'estomac, ils y déterminent un sentiment de fraîcheur générale agréable. Aussi sont-ils fréquemment employés à l'intérieur à cet état, et toutefois avec ménagement, pour calmer la soif, modérer la chaleur fébrile, diminuer la sueur, augmenter les urines, combattre les hémorrhagies et les vomissements, suspendre la putridité, etc. Dans le but de ménager l'estomac , il est quelquefois bon de les associer aux mucilagineux. Un usage trop prolongé aurait pour inconvénient d'altérer l'émail des dents, de déranger la digestion et d'amener le racornissement de l'estomac. Etendus convenablement, on les emploie encore comme astringents, en lotions ou injections, dans les lié— morriagies des petits vaisseaux, les écoulements muqueux, etc. Incomp. : On doit éviter d'associer aux sels les acides, en général, et surtout les acides minéraux puissants. Nous nous bornerons à énumérer ici les acides qui sont du domaine de la thérapeutique. Acide acétique. 1° Acide acétique crùtalHsable, Acide acétique mxmokydraté, esprit ou alcool de vinaigre ; Vinaigre glacial, acétate normal; Acor aceticus, acidum aceticum purum *. Essigsaure, al.; Acetic acid, ang.; Boh el Kal, ar.; Azynzuur, hol.; Acido acetico, iT.;Sirké rouhou,Tun. Lowitz, chimiste russe, prépara, le premier, en 1793, l'acide acétique cristallisable. On l'obtient en distillant dans une cornue de grès un mélange de 625 d'acét. de soude cristallisé et de 250 d'ac. sulfurique à 1,84, jusqu'à ce qu'on ait recueilli environ 180 de produit, que l'on rectifie par une seconde distillation sur l'acétate de soude bien desséché (Codex de 1866). Le produit est cristallisable en lames minces, incolores, transparentes, fusibles à 17°. Il marque 0° (d té 1,063). Mélangé avec l'eau il augmente de densité jusqu'à une certaine proportion, laquelle étant dépassée, la densité diminue. Le maximum est de 1,073 et correspond à un mélange de 77,2 p. d'acide et de 22,8 d'eau. Voici, d'après M. Mohr, les proport. d'ac. acét. cristallisable contenues dans 100 p. d'un acide étendu d'eau. ACID.DENSITÉ ACID.DENSITÉ. ACID.DENSITÉ ACID.DENSITÉ 100 1,0635 91 1,0721 82 1,0730 73 1,072 99 1,0655 90 1,0730 81 1,0732 72 1,071 98 1,067 89 1,0730 80 1,0735 71 1,071 97 1,068 88 1,0730 79 1,0735 70 1,070 96 1,069 87 1,0730 78 1,0732 69 1,070 95 1,070 86 1,0730 77 1,0732 68 1,070 94 1,0706 85 1,0730 76 1,073 67 1,069 93 1,0708 84 1,0730 75 1,072 66 1,069 92 1,0716 83 1,0730 74 1,072 65 1,068 ACID DENSITÉ ACID DFNSITÉ ACID DENSITÉ ACID .DENSITÉ 64 1,068 47 1,056 31 1,041 15 1,022 63 1,068 46 1,055 30 1,040 14 1,020 62 1,067 45 1,055 29 1,039 13 1,018 61 1,067 44 1,054 28 1,038 12 1,017 60 1,067 43 1,053 27 1,036 11 1,016 59 1,066 42 1,052 20 1,035 10 1,015 58 1,066 41 1,0515 25 1,034 9 1,013 57 1,065 40 1,0513 24 1,033 8 1,012 56 1,064 39 1,050 23 1,032 7 1,010 55 1,064 38 1,049 22 1,031 6 1,008 54 1,063 37 1,048 21 1,029 5 1,0067 53 1,063 36 1,047 20 1 ,027 4 1,0035 52 1,062 35 1,046 19 1,026 3 1,004 51 1,061 34 1,015 18 1,025 2 1,002 50 1,060 33 1,044 17 1,024 1 1,001 49 1,059 32 1,042 16 1,023 0 1,000 48 1,058 L'acide acétique est sous forme d'un liq. (en été), d'une masse cristalline (en hiver) incolore, d'une odeur particulière, vive et pénétrante. Sa saveur est piquante et même caustique. Il bout à 120°, sa vapeur est inflammable et brûle avec une flamme bleue. Il dissout les résines, l'albumine, la fibrine. On s'en sert journellement à cet état, comme stimulant, en inspirations dans les syncopes, les défaillances, les migraines, et pour masquer les mauvaises odeurs des lieux publics. V. Ac. acétiq. aromatisé. Le vésicatoire de Beauvoisin est un morceau de papier brouillard que l'on imbibe d'acide •acétique et que l'on applique sur la peau. . Quand on distille dans une cornue de grès de l'acétate neutre de cuivre jusqu'à ce qu'il ne passe plus rien et que l'on rectifie le produit (coloré en vert par un peu d'acétate de cuivre) par une seconde distillation dans une cornue de verre, en recueillant les produits de manière que leur mélange ait une densité moyenne entre 1,075 et 1,083 (Codex de 1800) on obtient l'acide plus particulièrement nommé vinaigre radical, acide acétique concentré, et autrefois vinaigre ou esprit de Vénus, spiri- tus œruc/mis. Il a les mêmes propriétés que le précédent dont il diffère cependant par son odeur due à un peu d'acétone. Les différents produits que nous venons d'indiquer ne sont que des hydrates diacide acétique ou d'oxyde d'acétyle. L'acide acétique anhydre (oxyde oVacétyle, acétate normal) qui est liquide, incolore, d'une densité de 1,073, bouil. à 137°5, a été découvert, en 1852, par Gerhardt. (V. J. pli. ch. 1874). 2° Acide acétique du bois, Vinaigre de bois, Acide pyro-acétique, Acide pyroligneux purifié*. Holzessig, al.; Pyrolygneous acid, ang.; Houtazynzuur Hol.; Acido acetico del legno, it. On l'obtient en grand dans les arts, comme produit secondaire, dans la distillation du bois. Pur, il a toutes les propriétés de l'acide acétique concentré, d'une densité de 1,060 (8° B c ), 202 ACIDE ACÉTIQUE AROMATISÉ. — ACIDE ARSÉNIEUX. à ce degré de concentration il contient 50 0/0 d'acide acétique cristallisé. Impur ou imparfaitement purifié, il contient de l'acétone, de la créosote, de la paraffine, de l'eupione et tous les autres produits volatils pyrogénés du bois. En ce dernier état, il a été vanté comme excellent antiseptique, et employé en lotions sur les plaies de mauvaise nature, les cancers. Suivant quelques auteurs, le ccdrium, qui servait aux embaumements chez les anciens, n'était pas autre chose que l'acide pyroligneux brut. Un fait qui pourrait servir à appuyer cette assertion, c'est que Monge, dans nos temps modernes, a constaté dans ce même produit cette faculté conservatrice qui lient véritablement du prodige. Pour Yacide acétique faible, Voy. Vinaigre. Acide acétique aromatisé. Vinaig, aromatiq. angl. ; acetum britannicum- Acide acétiq. crist. 600 Huile volatile de gî- Camphre.......... 00 rode............... 1,2 Huile volatile de la- Huile volatile de can- vande..... ..... 0,0 nette ............... 1,20 (Codex.) Cette préparation sert à garnir les flacons de poche, préalablement remplis de sulfate de potasse granulé. Le véritable vinaigre aromatique anglais (patenté) est coloré en rouge par de la cochenille. Quelquefois on nomme le mélange d'acide acétique et de sulfate de potasse, sel de vinaigre (sel de Westendorf, se! Alexitére, sel poignant, vapor aceticus). Cela tient à ce qu'autrefois on obtenait directement le dégagement des vapeurs acétiques, en introduisant dans le flacon de l'acétate de potasse ou de soude, et de l'ac. sulfurïq. en Q. S. pour décomp. ce sel. Vacide acétique camphré, de la pharmacopée d"Edimbourg, se prépare en dissolvant 13 gr. de camphre dans Utk gr. d'acide acétique. Acide antimonieux. Bc:oard minéral, Cendre d'antimoine, Deuto- xyde d'antimoine; Stibium oxydatutn album, Aiidum antimoniosum. Il se prépare en chauffant de l'antimoine avec de l'acide azotique et calcinant. Il est blanc, pulvérulent, insoluble. On le disait jadis sudorifique, à la dose de 1 à à gr. Acide antimonique hydraté. Matière perlée de Kerkringius, Oxyde d'antimoine majeur, Céruse ou magistère d'antimoine, Peroxyde d'antimoine; Acidum anti- monicum, acidum stibicum cum aquû. Les anciens médecins l'employaient beaucoup. Il est complètement oublié par les modernes, ainsi que son congénère. On l'obtient de la précipitation des eaux mères de l'antimoine diaphorétique par un acide. Il est blanc, pulvérulent, insoluble. Acide arsénieux *. Arsenic blanc, Chaux d'arsenic, Mort aux rats, Oxyde blanc d'arsenic , Fleurs d'arsenic, Beutoxyde d'arsenic ; Arsenicum cmdum, Metallum album, Acidum arseniosum. XVeisser Arsenic, AL.; White arsenic, Arsenious acid, ang.; Rahgh abiad, Turad ul halic, ar.; Yu-che, ch.; Rottekrudt, dan.; Arsenico blaneo, ESP.; Rottenkruid, hol.; Sumbubkar, ind.; Arsenico bianco, it.; Sum ulfar,PER.; Arsenikbiala, pol.; Mischiakovistaiakilosta, nus.; H-wit rattgift, su.; Sitchanotou, tur. Bien que les sulfures d'arsenic natifs aient été bien connus des Grecs et des Romains, l'acide arsénieux ne paraît pas avoir été connu en Europe avant l'époque de Géber, c'est-à- dire le ix" siècle, et le métal lui-même, quoique indiqué par Paracelse, ne fut bien défini dans sa nature et ses propriétés qu'en 1732, par l'alchimiste Brandi. Cet acide (ainsi nommé par Fourcroy) provient de l'exploitation des mines de fer el de cobalt arsenical, notamment en Silésie, en Bohème et en Saxe, et est fourni par le commerce. Il est solide, en masses convexes d'un côté et concaves de l'autre, vitreuses ou opaques, sac- charoïdes, pesantes. La poudre est blanche et a toute l'apparence du sucre pulvérisé. Densité de l'acide vitreux, 3,70; densité de l'acide opaque, 3,95. Projeté sur des charbons ardents, l'acide arsénieux se décompose en répandant une otfeur d'ail caractéristique. Le goût de l'acide arsénieux n'est pats acre comme on le croit communément, mais au contraire légèrement doux. Il est sans odeur. Contrairement à ce qu'on admettait jusqu'à présent, l'acide vitreux est plus soluble que l'acide opaque. (Bussy.) Cette différence est dans la proportion de 3 à 1 à -\- 15°. Ainsi l'eau qui dissout jusqu'à 4/100 d'acide vitreux ne dissout que 1,2/100 à 1,3/100 d'acide opaque. D'ailleurs, ni l'un ni l'autre n'a une solubilité constante. L'acide opaque se transforme en-acide vitreux par une élmllilion prolongée dans l'eau, c'est-à-dire que 11/100 d'acide sont alors dissous par l'eau à -[- 100°. Sous l'influence de l'eau, à une basse température, l'acide vitreux acquiert les propriétés de l'opaque. La pulvérisation diminue la solubilité de l'acide vitreux. L'acide chlorhydrique augmente beaucoup la solubilité de l'acide arsénieux. L'acide arsénieux est plus soluble dans l'alcool que dans l'eau; l'acide vitreux est moins soluble à -f 15° que l'acide opaque, toutefois la solubilité varie beaucoup avec le titre de l'alcool. (J. Girardin.) Il est soluble dans la glycérine ; à équivalents égaux, ces deux substances donnent un ACIDE ARSÉNIQUE. 203 congelable liquide visqueux, oléiforme, zéro. Les oxydes de cuivre, d'urane, de cobalt, de nickel, d'argent, de mercure, insolubles dans la potasse et dans la soude, se dissolvent dans ces alcalis par l'addition de l'acide arsénieux. Celte substance, d'une célébrité funèbre, jouit néanmoins de propriélés curatives réelles et même héroïques. Ces propriétés paraissent d'autant plus incontestables qu'elles ont été découvertes à des époques et dans des pays fort différents. Slevogt et Willan le considéraient comme le fébrifuge par excellence et le donnaient à des doses élevées. Il est préconisé par tous les médecins comme escharolique an- ticancéreux, et, à ce titre, il fait la base de la célèbre poudre de Rousselot et de toutes ses variantes. Enfin il a été administré avec succès par les docteurs Gardlestone, Biett, Ca- zenave, comme antidartreux, principalement dans les affections chroniques rebelles, telles que la lèpre, le psoriasis. En effet, on emploie journellement, dans certaines affections de la peau, les liqueurs de Fowler et de Pearson, les pilules asiatiques, qui lui doivent leurs propriétés. Le docteur Boudin expérimenta sur une large échelle (ses statistiques portent sur 2500 fiévreux) l'acide arsénieux comme fébrifuge, et en a obtenu les meilleurs résultais. Voici l'ensemble du traitement : Exemple : un sujet entre ci 6 heures du soir, pour une fièvre quotidienne dont le frisson commence à midi. On le fera vomir le soir même. 11 prendra le lendemain matin, k à 5 heures avant l'accès, une potion avec 3 centigrammes d'acide arsénieux, et son alimentation n'éprouvera aucun arrêt. Si l'accès revient, l'acide sera donné à 6 centigrammes en deux prises. En cas de fièvres rebelles, on peut ajouter à cette dose 3 autres centigrammes administrés en lavements. Le retour au vomitif est également indiqué dans ce cas. L'acide arsénieux sera continué après la cessation des accès a 3 centigrammes, pendant un temps variable de 10 jours à un mois, selon l'ancienneté de la fièvre et sa tendance à paraître. Le régime sera succulent pendant tout le traitement. Selon le D r Fuster, l'acide arsénieux convient mieux dans les fièvres tierces que clans les fièvres quartes ou quotidiennes. Le docteur Boudin, l'a aussi conseillé sous forme de cigares et cigarettes contre les névralgies, l'asthme. 11 a encore été employé dans les maladies des os, la goutte, la syphilis; contre la morsure des animaux venimeux. Aran, M. E. Bar- îhez, l'ont prescrit en solution aqueuse (pp. 0,05 : 500) contre la chorée; A. Becquerel, M. Cahen, en pilules de 5 milligr., 2 par vingt- quatre heures, contre diverses névroses. Uni à l'acétate, au sulfate de morphine ou à la morphine, on l'a employé, en Amérique, comme caustique dentaire. (J. ch. m., 1862.) Dose : 2 à 6 milligram. (1/5 à 1/8 e de grain) dans un excipient approprié. Il forme la base des pilules asiatiques, de diverses poudres et pâtes escharotiques. Le remède antieancèreux de Lefebvre ou Lefebure de Saint-lldefonse est un soluté de 20 centigrammes de cet acide dans une pinte d'eau distillée. Il l'administrait à l'intérieur par cuillerée, dans du lait édul- coré avec du sirop diacode, et à l'extérieur, en lotions ou associé à la pulpe de carotte. Dans les hôpitaux allemands, on emploie, sous le nom d'Acide arsénieux liquide, un soluté de 0,05 d'acide arsénieux dans 250,0 d'eau distillée. Une cuillerée, portée progressivement à six, le matin à jeun, dans du lait sucré, comme fébrifuge. (Foy.) Incompatibles : hydrosulfates, eau de chaux, azotate d'argent, décodés astringents. D'après les expériences de MM. Schmidt et Stuerzwage, l'acide arsénieux, même à petites closes, introduit dans le torrent de la circula- lion, diminue de 20 à ZiO °/ 0 l'élimination de l'urée et de l'acide carbonique, à laquelle correspond la production d'une quantité équivalente d'albumine et de matière grasse. Ces observations tendent à confirmer les relations publiées sur les Mangeurs d'arsenic de la Sty- rie, c'est-à-dire sur ces hommes qui se sont peu à peu habitués à prendre des doses d'acide arsénieux qui, dans des circonstances ordinaires, produiraient un empoisonnement mortel, produit au contraire de l'embonpoint dans certaines conditions. Ces relations, d'abord Irès-contestéesetmême ridiculisées, sont maintenant confirmées. Le même moyen est employé pour donner une belle robe aux chevaux el faciliter l'engraissement du bétail. Acide arsénique. A cidum arsenicum. Découvert par Schéele, en 1775. S'obtient en chauffant l'acide arsénieux avec de l'eau régale (formée de k p. d'acide azotique et de 2 p. d'acide clilorhydrique), et évaporant à siccitô, à une température assez élevée; ou mieux en faisant passer un courant de chlore clans une dissolution chaude et saturée d'acide arsénieux dans l'acide clilorhydrique pur, distillant pour recueillir la majeure partie de celui-ci, et concentrant ensuite par évaporation. (J. Girardin). Aujourd'hui on le prépare en grand, dans l'industrie des couleurs d'aniline, en faisant passer un courant de chlore dans de l'acide arsénieux en suspension dans l'eau. 20i ACIDE AZOTIQUE. Cristallisable, niais le plus souvent en masses amorphes, blanches, inodores, d'une saveur acre et très-acide, renfermant II équiv. d'eau. Très-soluble dans l'eau et dans l'alcool, solu- ble dans la glycérine. Acide azotique*. Esprit de nitre, Acide oœyseptonique, Acide nitreux blanc, Acide nitrique, Acide oxynitri- que, Azotate hydrique ; Spiritus nitri acidus, Acidum azoticum s. nitricum. Salpetersaure, al.-, Acid spirit of nitre, Nitricacid, ang.; Maulabker, Hamd malh el barud, ah.; Salpeterzuur, hol.; Acido nitrieo, it.; Areki shora, peu.; Seli- trennaia kilosta, itus.; K.esab souyou, tur. C'est à Raymond Lulle que l'on a attribué la découverte de cet acide important ; il la fit en 1225, en distillant un mélange de nitre et d'argile. Cependant quelques auteurs prétendent que cet acide dilué était connu des Arabes dès le vm c siècle et que Geber en parle. Azot.de potasse, Ac. sulfuriq. à 66° (densité 1,84), âa,1000 On introduit le sel pulvérisé dans une cornue de verre ; on verse dessus Fac. sulfuriq. à laide d'un tube qui descend jusqu'à la panse; on adapte à frottement à la cornue une allonge et un ballon de verre tubulé posant dans une terrine et refroidi par un filet d'eau ; on chauffe doucement d'abord, puis on augmente le feu vers la fin de l'opération, jusqu'à ce qu'il ne passe plus rien à la distillation. On obtient ainsi 650 d'ac. impur fortement coloré, marquant 1,50 au densim. ; liquide complexe qu'on amène à une composition stable en y mêlant 113 d'eau (17°/o,5); on a alors l'ac. à k équiv. d'eau (Codex de 1866.) Le plus souvent fourni par le commerce, cet acide a besoin, d'être débarrassé d'un peu d'ac. sulfuriq., de chlore et des produits nitreux qu'il contient. On le débarrasse d'abord du premier, en le distillant sur du nitrate de baryte (tOp. 1000) ; du second, par le nitr. d'argent ; enfin des derniers, en le distillant avec addition de 1 à 2 centièm. de bichromate de potasse (Codex). Il serait inutile de le traiter pour ces trois subst., s'il n'en contenait qu'une. L'acide ainsi obtenu a une densité de 1,390 à + 15°, il bout à 119°. 100 gr. de cet acide renfermant 5ftgr.,o d'acide azotique anhydre ou 63 gr., 6 d'acide a/.otique monohydraté. C'est l'acide quadrihy- draté (à 4 équiv. d'eau) ou acide azotique officinal. (Codex.) L'acide du commerce, qui peut être employé dans bien des circonstances, marque 36° et ZiO° au pèse-acide (d tes 1,33 et 1,38); et l'acide purifié, /i0° et À2°. L'acide azotique est un liquide incolore, d'une odeur nitreuse, qui répand de légères vapeurs clans l'air et corrode les tissus organiques en les colorant en jaune. Pour enlever les taches d'acide azotique sur les mains, M. Schwarz conseille le suif hydrate d'ammoniaque additionné d'un peu de potasse caustique, on frotte ensuite la tache avec un morceau de bois et du sable, et on lave avec de l'eau aiguisée d'acide sulfurique. Il sera bon de se rappeler, en employant ce procédé, que les sulfures avec excès d'alcalis sont des épilatoires. On entend par eau-forte (scheidewasser, al. ; sterkwater, hol,; acqua forte, it.; hrep kaia vodka, rus.) l'acide azotique du commerce; cependant pour les pharmacopées étrangères, c'est cet acide étendu. Veau seconde est un acide marquant 18°. Il ne faut pas confondre cette eau seconde avec celle des peintres, qui est une lessive caustique de soude. L'Acide azotique monohydraté ou fumant contient lh °/ 0 d'eau de constitution, marque Zi9° B e , a une densité 1,520 à -f-18°; bout à 86°. On doit le garantir avec soin contre la lumière qui le colore trôs-promptement. Pour l'obtenir, on distille l'acide du commerce dans une cornue de verre où l'on a ajouté du fil ou de l'éponge de platine. On distille un premier tiers de l'acide qui entraîne plus de moitié de l'eau. On additionne le reste d'un volume égal au sien d'ac. sulfuriq. concentré, à 1,84; on redistille le produit sur de nouvel acide sulfurique, puis une troisième fois seul. Finalement on débarrasse le produit de l'acide azoteux, soit en le portant à l'ébullition et y faisant passer alors un courant d'acide carbonique jusqu'à refroidissement , soit en le distillant avec une petite quantité d'azotate d'uree ou 1 /100 de bichromate de potasse. Par une addition suffisante d'eau distillée, il donne l'acide quadrihydraté. Jusqu'à présent on n'avait pu obtenir l'acide azotique sans eau. M. Deville, en traitant le nitrate d'argent par le chlore rigoureusement sec, a réussi à isoler Yacide azotique anhydre. Il se présente sous forme de cristaux prismatiques, incolores, d'un éclat et d'une limpidité parfaite. Il fond à -f- 29", 5 et bout à + 45°. Il s'échauffe beaucoup au contact de l'eau. M. Bertbelot a donné, depuis, un procédé pour l'obtenir aisément en déshydratant l'ac. monohydr. par l'ac. phosphorique anhydre. (V. Un. ph. 187/i). L'ac. azotiq. monohydraté seul ou mélangé avec l'ac. sulfuriq. fumant est un agent d'oxydation des plus énergiques. (V. Un. ph. 1865). L'acide azotique concentré est employé à l'extérieur comme cathérétique, pour détruire les excroissances, les verrues, pour raviver les plaies atteintes de pourriture d'hôpital. Le docteur Rivallié a proposé de former un caustique en faisant tomber goutte à goutte de l'acide azotique sur des gâteaux de charpie. Celle-ci se réduit en pâte que l'on applique ACIDE AZOTIQUE DILUÉ. — ACIDE BORIQUE OU BORACIQUE. 203 sur la surface que l'on veut cautériser. On l'emploie, très-étendu, en boissons dans les lièvres typhoïdes, le diabète, les maladies de la peau; en collutoire et gargarisme dans les cas d'aphthes vénériens. En Angleterre, on a proposé de le substituer au mercure dans le traitement de la syphilis. L'acide azotique est la base de l'alcool et de la limonade de ce nom. L'acide pur étendu, additionné de sirop et de teinture de cannelle, a été employé contre la coqueluche ( Ascherley ) à la dose de 5 à 6 gouttes (et même du double) dans un verre d'eau sucrée, à boire deux fois par jour; on l'a prescrit comme remède contre l'enrouement des chanteurs. Dose : jusqu'à agréable acidité. — Le docteur Gosselin a employé l'acide mo- nohydrafé pour cautériser les hémorrhoîdes internes; leur surface est touchée avec un petit pinceau d'amiante trempé dans cet acide. Acide azotique dilué. Acide azotique ..... 35 Eau distillée.. 22o (Lond.). Acide benzoïque *. Fleurs, Sel ou Acide de benjoin, Hydrate d'oxyde de bcnzoUe ; Acidum benzoicum. Benzoësseure, al.; Benzoic acid, ang.; Benzoëzuur, hol.; Fiori de Benzoino, it.; Assoulblend tchitchei, tur. Biaise de Vigenère, dans son Traité du feu et du sel, a donné le premier la manière de l'obtenir (1608). Il existe dans le sang-dragon, la résine de Xanthorrea, le gaïac, différents baumes, la vanille; il se produit par l'oxydation à l'air de l'essence d'amandes amères (hydrure de benzoïle) ; par la décomposition de l'acide hippurique (ou urobenzoique) sous l'influence des substances oxydantes (acide azotique, hy- pochlorites alcalins, alcalis, acide sulfuri- que et peroxyde de manganèse, etc.), mais c'est du benjoin qu'on le retire. — Pour l'obtenir, Mohr a donné un procédé qui consiste à étendre une couche, de benjoin, mêlé de P. E. de sable, ^^^^^^^^^^! dans une terrine, à la recouvrir d'une feuille de papier non collé et d'un tissu peu serré, à recouvrir le tout d'un chapeau de carton, traversé par des fils, et enfin à chauffer au bain de sable (fig. 36). On laisse refroidir et l'on recueille le produit sublimé : c'est là l'acide officinal. 1000 de benjoin peuvent donner ZiO d'acide benzoïque. On aurait un meilleur résultat en sublimant l'acide, obtenu par voie humide, préalablement mêlé de sable. Pour obtenir l'ac. benzoïq. par voie humide, on mêle 1000 de benjoin en poudre avec 500 de chaux hydratée, et 6000 d'eau que l'on remplace au fur et à mesure de son évaporation ; après deux heures d'ébullition, on passe et on remet la masse sur le feu avec de nouvelle chaux et Q. S. d'eau. On répète l'opération une troisième fois. Les liqueurs réunies, concentrées à cinq litres, et filtrées sont additionnées d'ac. chlorhydrique jusqu'à réaction franche- ment acide : l'acide benzoïque se sépare et cristallise par refroidissement. On le purifie par une nouvelle cristallisation dans l'eau bouillante et on fait sécher les cristaux à l'étuve. (Codex.) On obtient de 8 à 15 °/ 0 d'acide, selon le benjoin employé. En Allemagne, on obtient un acide benzoïque empyreumatique des produits de la distillation de la houille, de l'acide hippurique. Mais l'acide dit A'Allemagne, parce qu'on l'a d'abord fabriqué dans ce pays, est extrait de l'urine putréfiée de cheval, de vache et d'autres animaux herbivores. Ces urines fraîches contiennent, en effet, un acide découvert en 1829, d'abord dans l'urine de cheval, puis dans celle des enfants par Liebig, qui l'a nommé pour cette raison hippurique (de '(-m;, cheval et c6pyj, urine). Il cristallisé en gros prismes incolores, fusibles, solubles dans l'eau plus à chaud qu'à froid, très-solubles dans l'alcool, peu solubles dans l'éther, solubles dans le phosphate de soude. L'urine de cheval en contient 0,38°/ o . Cet acide hippurique se transforme, dans les urines putréfiées, en acide benzoïque. C'est par ce procédé que l'on prépare maintenant en France l'acide benzoïque sur une grande échelle. Dans ces derniers temps, MM. P. et E. Depouilly ont trouvé le moyen de préparer industriellement l'acide benzoïque avec la naphtaline ; celle-ci est convertie en acide phtalique (ou naphtalique), et, par suite, en phtalate de chaux qui, chauffé à équivalents égaux avec la chaux hydratée, de 330 à 350°, est transformé en benzoate et carbon. de chaux. L'ac. benzoïque sublimé est en lames ou en belles aiguilles longues, fines, soyeuses, odorantes en raison d'un peu d'huile volatile de benjoin qu'elles retiennent. Il se dissout dans 200 p. d'eau à+ 15 oc et en toutes pp. dans l'eau bouillante qui se prend en masse par refroidissement. Soluble dans son poids d'alcool; sa saveur est acidulé et balsamique. Il fond à -f- 121°,4, bout et distille à -f- 239° sans altération. Il se sublime déjà à l/io°. Stimulant, nervin, balsamique et diaphoré- 206 ACIDE BORIQUE. — ACIDE CARBONIQUE. tique, employé dans le catarrhe pulmonaire chronique, les calculs urinaires, etc. Dose : 2 à 15 décig. en pilules ou prises. Acide borique ou boracique*. Sel sédatif ou narcotique de Homberg, Fleurs de borax, Acide du borax; Aeor boracicus, Acidum boricum. Écailles blanches, nacrées, onctueuses au toucher, sans odeur, presque sans saveur, solubles dans 30 p. d'eau froide, dans 3 p., 5 d'eau bouillante, dans 20 p. d'alcool à 90° et dans 5 p. de glycérine ; il nous vient des Lagoni, espèces de volcans boueux de la Toscane, et fut découvert par F. Hoefer en 1777. Cet acide est très répandu dans la nature. M. Filhol Fa rencontré dans toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées, dans diverses cendres végétales. Il accompagnerait souvent la silice. Dans les arts, on l'obtient par purification de l'ac. borique brut des Lagoni de la Toscane ou par décomposition du borate double de soude et de chaux ou tinkateite, découvert, il y a peu d'années, dans la République de l'Equateur. (V. Borax). Le Codex de 1866 le fait préparer en traitant par l'acide sulfurique à 1,84 (100), un soluté chaud de borax (300), dans l'eau distillée (1200), dans lequel on a mis un blanc d'œuf. On laisse cristalliser par refroidiss. et on lave les cristaux. L'addition du blanc d'œuf a pour but de faire obtenir des lames plus belles. Fortement chauffé, il fond, et, par refroidiss. constitue un verre blanc. Fort peu solub. dans l'eau, mais solub. dans l'alcool auquel il communique la propriété de brider avec une flamme verte caractéristique. Dose : 25 centigrammes à 2 grammes. Préconisé comme antiseptique, en compresses, lavages, irrigations. Employé, d'abord comme sédatif, puis comme fondant, il ne l'est plus, si ce n'est à l'état de combinaison, dans le borax et la crème de tartre soluble. Acide bromhydrique gazeux. Brome Q. V., en-viron.. 100 gr. Paraffine Q- S., en\iron 300 gr. Disposez sur un bain de sable une cornue en verre tabulée que vous remplirez presque complètement avec la paraffine divisée en fragments et chauffez graduellement jusqu'à ce que la température du bain atteigne 180°. A ce moment faites arriver goutte à goutte le brome dans la paraffine au moyen d'un entonnoir à robinet fixé sur la tubulure de la cornue. L'acide bromhydrique gazeux se dégage. Avant de le recueillir on le fait passer dans un tube en U contenant du phosphore rouge divisé entre des fragments de verre mouillés, (Codex.) Sa densité est do 2,798. On peut l'utiliser à l'état gazeux ou le recueillir dans l'eau d'un récipient refroidi. Acide bromhydrique dissous. Acide bromhydrique officinal, Solution aqueuse d'acide bromhydrique. ■ S'obtient en distillant le liquide obtenu en décomposant 30 gr. de bromure de baryum pur cristallisé dissous dans 100 gr. d'eau par 15 gr. d'acide sulfurique officinal dilué dans 30 gr. d'eau (Coder). Le liquide distillé ramené à la densité de 1,077 par addition d'eau constitue l'acide bromhydrique officinal qui contient 10 pour cent de son poids d'acide bromhydrique gazeux. Il est limpide, incolore, inodore. On pourrait aussi l'obtenir d'après le procédé ci-dessus en faisant passer un courant d'acide gazeux dans de l'eau distillée jusqu'à ce que la solution marque 1,077 au densimètre. Densités des solutions d'aride bromhydrique d'après leur richesse centésimale en acide réel, à la température de -(- /5o, ACIDE liÉEL DENSITÉS ACIDE 11ÉET. DENSITÉS pour 100 a -\- 13° pour 100 â 4- 15" 20 1,103 10 1,077 19 1,154 9 1,089 18 1,143 8 1,001 17 1,136 7 1,033 1 ti 1,121 0 1,046 lo 1,119 5 1,038 M 1,110 i l,o:ios 13 1,102 3 1,023 12 1,093 2 1,0155 U 1,089 1 1,0082 Acide camphorique. Découvert en 1785 par Kosegarten. Camphre en poudre... 1 Acide azotique à 36».. lu Introduisez le tout dans une cornue, adaptez à celle-ci un récipient, et distillez au bain de sable jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeur. Le résidu est cristallisé plusieurs fois. Il est en aiguilles blanches, d'une odeur sa- franée, un peu amères, solubles dans 100 parties d'eau froide, très-solubles dans l'alcool, l'éther, les huiles fixes et volatiles. On l'a conseillé contre les syphilides. — Inusité. Acide carbonique. Acide aérien, Acide crayeux, Air méyihitique; Acidum carbonicum (Sciarrlio el fahm, ar.). Reconnu au xvi e siècle par Paracelse et Van-Helmont ; ce dernier l'avait appelé gaz Silrestre. On se le procure facilement en mettant dans une fiole un carbonate, du marbre ou de la craie par exemple, versant dessus un acide, de préférence l'acide chlorhydrique, et recueillant le produit "gazeux, au moyen d'un tube, dans une cloche ou dans une vessie. Dans l'industrie. ACIDE CHLORHYDRIQDE. l'acide carbonique s'obtient par la combustion du charbon et de l'oxyde de carbone ; par la décomposition, àl'aide de la chaleur, d'un mélange de calcaire et de coke. C'est le gaz des eaux minérales naturelles et factices. C'est encore lui qui se produit clans les préparations gazeuses anlivomitives. A -f 20° et à 0 m ,760 de pression, l'eau en dissout 1/561 de son poids. 1 litre d'eau en dissout prés de 2 grammes et cette quantité croît proportionnellement à la pression. L'acide carbonique possède des propriétés anesthésiques qui ont été d'abord signalées par Ingenhouz, en 1794, puis, en 183/i, par M. Mojon, de Gênes. Les expériences ultérieures de MM. Simpson, Fol- lin, Maisonneuve, Ozanam et Faure, ont démontré qu'il pouvait être employé comme anestbésique local. Il paraît avoir une influence favorable sur la cicatrisation des plaies ( I)c- marquay et Leconte ) ; ce qui expliquerait l'efficacité du remède populaire aux Etats- Unis, consistant à appliquer sur les plaies une pâte faite de cendres et de vinaigre, recouverte et maintenue en place par un bandage. A l'extérieur, on l'a conseillé pour déterger les ulcères et calmer le prurit causé par les dartres. L'appareil gazogène de Briet, modifié ad hoc, offre un excellent moyen pour produire ce gaz et l'administrer en douches ou injections. M. Constantin Paul a proposé, dans le même but, le vulgaire sipbon d'eau gazeuse, nommée improprement eau de Seltz; on pourrait également employer cette eau comme anesthésique local. D'autre part, M. Fordos a imaginé un appareil dit gazo-injectew pouvant servir à donner des douches ou des injections soit d'ac. carbonique pur, soit d'ac. carbonique ou d'hydrogène chargé de vapeurs anes- thésiq. ou médicamenteuses (V. J. P/i.,1858). M. Schozko a proposé Vacide carbonique naissant comme plus efficace encore. 11 a été préconisé dans ces derniers temps en lavements gazeux dans les affections pulmonaires. Acide chlorhydrique *. Esprit de sel fumant, Acide marin, Ac. muria- tique, Ac. hydromunatique, Ac. hydrochlori- que, Chloricle hydr.; Acidum chlorhydricum. Salzsaeure, Kochsalzsœure, al.; Spirit of sait, Muriatic acid, ano.; Zoutzuur, iiol.; Acido idrocblorico, it.; Solnaïa kiposta, hus.; Touz-rouhou, tur. Sa découverte est due au célèbre alchimiste Glauber. Ce n'est pas l'acide chlorhydrique proprement dit, gazeux, qu'on emploie en médecine, mais bien sa dissolution dans l'eau. Chlorure de sodium purifié et décrépite. 1500 gr. Eau distillée.......................... 800 gr. Acide sulf'uriquc officinal.............2500 gr. Introduisez le sel dans un grand matras à long col, que vous placerez sur un bain de 207 sable et au col duquel vous adapterez deux tubes, l'un courbé en S et finissant en entonnoir à sa partie supérieure, l'autre recourbé en siphon qui se rendra dans un appareil de Woulf, composée d'un flacon de lavage contenant 100 parties d'eau, et de trois flacons contenant chacun 600 parties d'eau distillée : ceux-ci ne devront être pleins qu'aux deux tiers au plus. Les tubes qui amèneront le gaz devront plonger à peine dans le liquide. L'appareil étant ainsi disposé, muni de tubes de sûreté et Juté, versez peu à peu l'ac sulfuriq. étendu d'eau; chauffez graduel- lem., jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus rien. L'eau du premier flacon se saturera et prendra une couleur jaunâtre, celle du second et du troisième se convertira en une solution d'acide chlorhydrique très-pur et incolore dont le mélange devra marquer 1,171 au densimètre à la température de -f- 13°. L'acide chlorhydrique ainsi obtenu renferme Zk,U pour cent d'acide chlorhydrique gazeux. C'est Vacide chlorhydrique officinal. (Codex.) A la température de -j- 20° et à la pression normale, 1 litre d'eau dissout 460 litres de gaz chlorhydrique dont le poids est égal à 732 grammes. Ce gaz est aussi diss. par l'alcool, qui acquiert alors la propriété de brûler avec une flamme verte. Mais ici il n'y a pas simple dissolution, il y a réaction complexe. C'est un liquide incolore, d'une odeur chloreuse, qui prend à la gorge, répand d'abondantes vapeurs dans l'air et corrode les tissus organiques en les colorant en rouge. 11 donne une solution bleue avec, les matières albuminoïdes. (Carcntou.) L'acide chlorhydrique provenant des fabriques de soude est coloré en jaune par du chlorure de fer, par suite de Faction de l'acide sur les cylindres de fonte employés dans cette fabrication. La table suivante, établie par Davy, indique la quantité d'acide réel contenu dans l'acide hydrochlorique à différents degrés : ENSITÉ ACIDE I1ÉEL pour 100 DENSITÉ ACIDE EÉEL pour 100 1,210 42,43 1,100 20,20 i ,200 40,40 1,090 18,18 1,190 38,38 1,080 16,16 1,180 36,36 1,070 14,14 i,no 34,34 1,060 12,12 1,1 00 32,32 1,050 10,10 1,150 30,30 1,040 8,08 1,140 ï8,28 1,030 6,06 1,130 26,26 1,020 4,04 1,120 24,24 1,010 2,02 1,110 22,22 V. J. ph. 1872, la nouvelle table de M. Kolb. L'acide chlorhydrique est un poison corrosif puissant. En médecine, il est considéré comme excitant, tonique, fondant et antiseptique. A l'intérieur, on l'emploie, convenablement élen- :KfeCÏS8'£« 208 ACIDE CHLORO-AZOTIOUE. — ACIDE CHRYSOPHAMQUE. du, dans les fièvres typhoïdes, la scarlatine, les maladies du foie, les affections de la peau. Concentré, il sert comme caustique, et, comme tel, il a été employé dans le croup, à cautériser les chancres syphilitiques et les plaies de mauvaise nature. On l'emploie, étendu, en injections pour dissoudre les parties osseuses nécrosées. L'emploi de l'acide pur dans quelques maladies de la peau a été proposé par M. Kletzinski. On le fait entrer dans des gargarismes, des lotions, des injections, des bains, des fumigations. Il est la base de l'alcool et de la limonade qui porte son nom, et l'un des composants de l'eau régale. Doses : 1 à 6 gouttes en potion ; 1 gr. dans 230 gr. en gargarisme. Incomp. Eviter de l'associer, surtout aux sels de mercure, de plomb et d'argent. ACIDE CHLORHYDRIQUE DILUÉ (Loild.), Acide chlorhydrique, 1 part. Eau distillée, 3 part. Acide chloro-azotique *. Eau régale, Acide nitro-murialique, kydro- chloro-nitrique ou chloro-itUrcux ; Aqmi regia s. regalis. Koenigswasser, AL.;Nitromuriatic acid, ano.; Konings- ■water, hol.; Acqua regia, it. Combinaison ou mélange de chlore et d'acide azoteux. D'ap. les recherches de M. Baudrimont, la coloration de l'acide nitro-muriatique serait due à un gaz particulier auquel ce composé devrait les propriétés qui le caractérisent. Acide azotique officinal (1,39).... 80 Eau distillée.................... 20 Acide chlorhydrique officinal (1,1") 300 Mêlez. (Codex.) — Peu après le mélange opéré, il s'établit une réaction à la suite de laquelle le liq. prend une coul. rouge orange. Etendu, il est employé contre les affections chroniques syphilitiques et hépatiques, ou comme simple révulsif, en bains, pédiluves et fomentations. Il se produit dans les fumigations désinfectantes de Gaubius. Dans les arts il sert à dissoudre l'or, le roi des métaux (d'où son nom d'eau régale ou royale), et le platine. Acide chromique. Acidum chromicum. Découvert en 1797, par Vauquelin. Cristallisé en prismes quadrangulaires rouge rubis; d'une saveur acre et styptique, déliquescents, très- solubles dans l'eau et l'alcool hydraté, car l'alcool anhydre les transforme immmédialement en sesquiox. de chrome. La facilité avec laquelle il est décomposé par les corps avides d'oxygène le fait employer dans les laboratoires comme oxydant, soit à l'état sec, soit en solution, ou à l'état naissant, au moyen d'un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique. Le procédé pour préparer cet ac. consiste à dissoudre dans 10 p. d'eau au B.-M. 1 p. de bichrom. de potasse, puis après re- froidiss. jusqu'à 25°, ajouter en agitant, et par petites portions, 20 p. d'ac. sulfurique à 1,84 ; on abandonne le mélange à lui-même 2/i heures, on décante, on fait egoutter sur un entonnoir imparfaitement bouché par des fragments de verre l'acide cristallisé qui s'est déposé sous forme de prismes aciculaires d'un rouge foncé, très-déliquescents, caustiques, insolubles dans l'éther et le chloroformes purs ; on met à l'étuve à 35° pendant Zi8 h. sur une brique poreuse. (Cod. de 1860.)— L'acide médicale quelques auteurs est une solution aqueuse pesant 48° à l'aréomètre. La solution officinale du Codex de 1866, employée dans les hôpitaux comme caustique, est préparée avec P. E. d'acide crist. et d'eau dist. Elle marque 1,47 au densimètre à -f- 15 oc . L'acide chromique est un agent précieux de cautérisation ; il dissout avec une extrême facilité les tissus animaux. Aussi a-t-il été proposé pour détruire les excroissances, les verrues, etc. En solution étendue (1 p. pour 100 d'eau), il agit comme dessiccatif, astringent, pour calmer les démangeaisons des affections cutanées. En solution concentrée (5 p. pour 5,10 ou 15 d'eau distillée) appliquée au pinceau ou sur de la charpie, il agit comme caustique, contre les carcinomes, les végétations syphilitiques etc., aussi puissant quel'ac. sul- furiq. et élève la tempérât, au dessus delOO 00 ; ce qui doit rendre prudent dans son emploi. Avec la glycérine il forme un mélange explo- sible, il a pour incompatible a peu prés toutes les substances, sauf l'eau. — Un autre acide du chrome, soluble dans l'éther, l'acide per- chromigue ou surchromique, découvert en I843 par M. Barreswil, en faisant agir l'eau oxygénée sur l'acide chromique ou le bichromate de potasse et dont l'existence a été confirmée par M. Aschoff, est remarquable par son pouvoir colorant considérable : 1 décigramme peut teinter en bleu opaque 5 litres d'eau. Acide chrysophanique. Acide rhubarbarique, rhéirw, Acide rhéique, Rhubarbanné, Cet acide, qui constitue la matière colorante jaune de la rhubarbe, se retire du lichen des murailles (Purmelia parmetina) en traitant celui-ci par une solution alcaline et précipitant par un acide. On peut également le retirer de la poudre de Goa qui en contient jusqu'à 80 °/ 0 et dont on l'extrait en l'épuisant par le chloroforme ou la benzine à rébullition. Aiguilles jaunes, peu solubles dans l'eau, solubles dans la benzine, le chloroforme et l'éther, surtout à l'é- bullition. ACIDE CITRIQUE. - ACIDE CYANHYDRIQUE. Les alcalis fixes dissolvent cet acide; l'ammoniaque moins; la solution prendunecouleur brun-rougeâtre qui ne tarde pas, au contact de l'air, à devenir d'un pourpre magnifique, virant lentement au violet dans la solution ammoniacale. Chauffée dans un tube elle se volatilise et les vapeurs jaunâtres se condensent dans la partie froide du tube en aiguilles jaunes. Purgatif puissant, mais employé surtout au traitement du psoriasis à la dose de 1 à 2 gr. et axonge 30 gr. Acide citrique*, Acide du citron, Citrate normal; Acidum limonorum, Acidum citricum. CitronenSceure, al.; Citric acid, ang.; Citronenzuur, hol.; Acido dei Limoni, it.; Limon Touzou, tlr. C'est à cet acide que les citrons, les oranges, les cédrats, les bigarades et autres fruits iiespéridés, ainsi que les groseilles, les cerises, les framboises et beaucoup d'autres fruits rouges, doivent leur agréable acidité ; il existe aussi dans un grand nombre de solanées. Il a été découvert par Schéele, en 178&. On pourrait l'obtenir de tous ces fruits, mais c'est particulièrement du citron qu'on le retire. On sature, à chaud, le suc du citron par la craie, on le met en bouillie avec de l'eau, on le décompose par de l'acide sulfurique étendu de 3 parties d'eau et on laisse réagir 24 heures; on étend d'eau, on laisse précipiter, on décante, on fait évaporer en consistance de sirop, on laisse déposer et l'on décaste de nouveau ; enfin on fait évaporer à pellicule et on laisse cristalliser. {Ane. Codex). Cet acide est en cristaux prismatiques translucides, d'une acidité forte, mais agréable; inodores, solubles dans l'alcool, dans l'étlier, dans leur poids d'eau froide, et dans beaucoup moins d'eau bouillante. Chauffé, il fond d'abord, puis, par une élévation de température, il se décompose en donnant naissance à l'acide pyrocitrique. La solution saturée par la chaux est limpide à froid mais se trouble à l'ébullition. Tempérant, journellement employé dans le traitement des phlegmasies aiguës de l'abdomen, contre la jaunisse, le scorbut, le rhumatisme aigu, etc. Il est la base de la limonade et des pastilles de son nom. Acide cyanhydrique*, Acide prussique, Acide hydrocyanique, Acide chyazique, Azocarbide hydrique; Acidum borussicum, Acidum cyanhydricum. Blausœure, al.; Hydrocyanic acid, ang.; Acido hydro- cianico, esp.; Blaauwzuur, hol.; Acido idrocianico, ît.; Sinilnaia kilosta, rus. Découvert par Schéele, qui le retira du bleu de Prusbc; mais ce fut Gay-Lussac qui, en 1811, l'obtint le premier à l'état anhydre. Cet acide se produit dans l'action de l'acide azoti- M 209 que sur les matières organiques, et, en général, toutes les fois que le charbon et l'ammoniaque réagissent à une température élevée. M. Bertlielot l'a produit directement par l'union de l'azote libre et de l'acétylène, sous l'influence de l'étincelle électrique. (Un. Ph.1869). L'acide cyanhydrique des pharmacies n'est pas l'acide pur ou concentré des chimistes, mais bien l'acide étendu qu'on est convenu d'appeler acide cyanhydrique médicinal ou officinal. C'est là un point sur lequel il est important d'être bien fixé. — Le Codex de 1806 faisait préparer comme suit, l'acide pur : Cyanure de mercure.. 100 Acide chlorliydrique Chlorhydr. d'ammon.. 45 à 1,17........... 90 On introduit préalablement réduit en poudre fine, dans une petite cornue de verre tubulée, dont le col entre dans un tube de 0 m ,50 environ de longueur sur 0 m ,015 de diam., garni, dans le premier tiers, de fragments de marbre blanc, puis, dans les deux autres tiers, de chlorure de calcium desséché et fondu. De ce premier tube, disposé horizontalement, part un second, courbe et d'un diamètre plus petit, qui se rend dans un récipient (matras à long col de 50 cent. cub. de capacité au moins), entouré d'un mélange réfrigérant. On lute l'appareil, on verse l'acide sur le sel par la tubulure, on chauffe par de grés pour que la réaction soit lente et successive. L'acide cyanhydrique ne tarde pas à se dégager en abondance et à se condenser dans le tube horizontal. On promène à distance un charbon ardent dans toute la longueur de ce tube, afin d'en chasser cet acide et de le forcer à se rendre dans le récipient. Lorsque le liquide de la cornue étant toujours en pleine ébullition, on ne verra plus la moindre trace de vapeur se condenser à la partie postérieure du tube horizontal, on arrêtera l'opération. On doit se mettre soigneusem. à l'abri des vap. prussiques. L'acide ainsi obtenu est anhydre. C'est un liquide incolore très volatil', se solidifiant à 15°, solubles en toutes proportions dans l'eau et dans l'alcool. Pour avoir l'acide dilué on lui ajoutait neuf fois son poids d'eau distillée, et l'on agitait parfaitement. C'est ce mélange qui constituait l'acide cyanhydrique au dixième du Codex de 1866. Le Codex de 1884 le fait préparer comme suit, et il est important de remarquer que l'acide médicinal ou officinal est maintenant une solution au centième : Ferrocyanure de potassium. 10 Eau distillée. 150 Acide sulfurique officinal... 5 Introduisez dans un ballon le ferrocyanure de potassium pulvérisé ; versez-y le mélange d'acide sulfurique et d'eau, et adaptez au col du ballon, au moyen d'un tube coudé, un réfrigérant de Liebig dont l'extrémité plongera u 210 ACIDE CYANHYDRIQUE EXTEMPORANÉ. dans un flacon gradué contenant 50 gr. d'eau distillée et maintenu dans l'eau froide. Chauffez le ballon avec précaution; poussez la distillation jusqu'à ce que le volume du liquide contenu dans le flacon occupe 100 cent, cubes et mélangez exactement. Versez alors dans un vase à saturation 2 c. cubes environ d'une solution de potasse caustique au dixième; ajoutez un cent, cube, exactement mesuré, du liquide distillé, avec quelques gouttes d'une solution de chlorure de sodium, el 6 à 7 cent, cubes d'eau distillée. Faites tomber goutte à goutte dans ce mélange, à l'aide d'une burette graduée et en agitant sans cesse, une solution normale décime d'azotate d'argent (contenant 17 grammes d'azotate d'argent pur pour 1000 cent, cubes de liquide à -f- 13°) jusqu'à ce' qu'il se forme un trouble persistant. Du volume de la solution argentique employé vous déduirez la proportion d'acide cyanliydrique contenu dans le liquide, en vous rappelant que 1 cent, cube de celte solution correspond à 0« r ,00o4 dix- milligrammes d'acide cyanliydrique Faites ensuite avec le reste du liquide distillé et la quantité d'eau que vous aurez déterminée par le calcul, une solution qui contienne en volume 1 centième d'acide cyanliydrique. On obtient ainsi l'acide cyanliydrique dissous au 100° ou acide cyanhydriqme officinal. Conservez cette solution dans des flacons en verre noir et bouchés à l'émeri. L'acide prussique médicinal est un liquide incolore, d'une odeur d'amandes arriéres. On doit le conserver à l'abri de la lumière et dans des flacons bouchés à l'émeri, noirs ou jaunes. Comme malgré ces précautions, il s'altère assez promplement, il est indispensable d'en vérifier le titre de temps en temps et do le renouveler dès qu'il n'a plus le degré de force exigé. — Cet acide se conserve quelquefois indéfiniment, et d'autres fois il s'altère dans l'espace de quelques heures, quoique préparé de la même manière. En s'al- térant il prend une coloration brune de plus en plus foncée, 'due à plusieurs corps, et surtout au paracyanogéne, qui se dépose lentement au tond des vases. Au bout d'un temps qui n'est pas très-long, on ne retrouve plus d'acide libre, ni combiné. Lorsque cette décomposition a commencé sous l'influence de la lumière, elle se continue d'elle-même dans l'obscurité. (Bussy et Buignet.) Bien que l'on puisse supposer que cet acide, excessivement délétère, ne tût pas étranger aux, breuvages si promptement mortels de Locuste et des autres magiciennes de l'antiquité, la connaissance exacte de cet acide ne date que de 1782, et elle est due à Scheele, qui en fit la découverte à la suite d'une observation de Diebach, pharmacien de Berlin. Les médecins le considèrent généralement comme sédatif du système nerveux. A l'intérieur, on l'emploie à la dose de 5 à 15 gouttes et plus en pilules, et mieux en potions, contre les névralgies convulsives, les douleurs cancéreuses, les toux fébriles, la coqueluche, les palpitations, les gastralgies opiniâtres. Ses, propriétés contre la pbtbisie sont aujourd'hui mises en doute. A l'extérieur, convenablement étendu, on l'emploie en lotions sur les ulcères cancéreux et certaines affections cutanées.très- douloureuses ou accomp. de démangeaisons. Les eaux de laurier-cerise, de cerises noires et d'amandes amères agissent par l'acide cyanliydrique qu'elles contiennent. Incomp. : nitrate d'argent, sels de mercure. ACIDE CYANHYDRIQUE EXTE1IPORAXÉ. Acide tartriq. 4,0 Cyan. de potass 1,6 Eau dist. 30,0 Faites dissoudre dans une fiole l'acide dans l'eau, ajoutez-y alors le cyanure, boucliez la fiole et agitez-la en la tenant dans l'eau froide: laissez reposer, décantez et conservez. Cet acide retient par 30 grammes 1 centig. de tar- trate acide de potasse en dissolution. On obtient ainsi une solution à 2 °/ 0 d'aride c\anhydrique. Cette formule est de Thomas Clarck. La pharmacopée portugaise donne une formule analogue, d'après Laniing ; mais celle-ci fournit un acide plus dilué et qui est alcoolisé. Le collège des pharmaciens de Londres a indiqué aussi, pour obtenir extemporanément de l'acide cyauhydriquc,' un procédé proposé primitivement par Everitt. Il consiste dans la décomposition du cyanure d'argent par l'acide chlorhydrique. Pour cela, on prend un équivalent de chacune de ces deux substances ou 5 de cyanure argentique, et 3,6 d'acide chlorhydrique dilué (V. cemot), plus 2i,0 d'eau distillée ; on agite le tout dans une fiole. Le mélange se sépare en un dépôt de chlor. d'argent et en un liq. qui contient un gramme d'ac. cyanhyd. en dissolution et'pur. Ou décante et on "filtre. Ces divers procédés, en permettant d'obtenir sans embarras, et chaque fois qu'on en a besoin, de i'acide cyanliydrique, ont un avantage sur la manière de faire existante, par laquelle, la plupart du temps, on emploie un acide dont la bonne conservation est douteuse. ACIDE CYANHYDRIQUE ALCOOLISÉ. Acide cyanliydrique anhydre..... 1 "volume. Alcool ......................... 6 volumes. Cet acide s'altère moins promptement que celui du Codex; son emploi est le même. {Ma- gendie.) ACIDE CYANHYDRIQUE, DE HARLES. Acide hydrocyanique alcoolisé.: Eau-dc-vie.. - Eau de tffleul. 60 60 De3 à 12 g tlcs dans une cuill. d'eau. (Jourd.) ACIDE FLUORHYDRIQUE. — ACIDE FORMIQUE. 211 ACIDE CÏAKHYDRIQUE VEGETAL, DE SCHROEDER. Huile essentielle d'amandes ainères. Alcool rectifié, Eau distillée, ââ.... 4,0 3o,0 2 ou 3 gouttes dans de l'eau sucrée toutes tes 2 ou 3 heures comme calmant. (Foy.) Acide fluorhydrique. Acide fluorique, Ac. phtorique, Ac. liydrofluori- que, jhwiïde hydrique; Aeidum fluorhydrieum. Découvert par Schéele en 1771 ; il ne fut obtenu pur qu'eu 1808 par Gay-Lussac et Tlié- nard. S'obtient en chauffant dans un appareil en plomb {flij. 37) 2 p. d'ac. sulfuriq. concentré et récemment bouilli avec 1 p. de fluorure de calcium ou spath fluor, réduit en poudre fine. Le Spath fluor est un minéral très-répandu dans la nature, où se trouve combine, avec le calcium, le radical simple de l'acide fluorhydrique, nommé fluor ou phtore (Fig. 37.) deoOsipw, détruire), analogue au chlore, et qui a été isolé par M. Moissan. Cet acide attaque le verre, la porcelaine, la plupart des métaux, et, en général, tous les corps qui contiennent du silicium. L'acide anhydre est gazeux, incolore et très-soluble dans l'eau. Hydraté et aussi concentré que possible, c'est un liquide incolore, d'une densité 1,06 (IL Davy), bouillant vers 30°; son odeur est piquante et pénétrante; il produit a l'air des vapeurs blanches, épaisses, se mêle à l'eau en toutes proportions. Chaque goutte d'acide anhydre versée dans ce liquide y produit un bruit semblable à celui de l'immersion d'un fer rouge. L'acide fluorhydrique est un caustique des plus violents (V. Tome). On a appliqué sa propriété d'attaquer le verre, à la gravure sur verre, pour tracer des divisions sur les tubes, cloches, thermomètres, etc. On grave également à l'acide gazeux, qui donne des divisions opaques, plus visibles, tandis que celles que donne l'acide liquide sont transparentes. On le conserve dans des flacons de gutta- percha. Acide formique. Acide des fourmis. Cet acide, dont on a longtemps contesté l'existence, pensant qu'il n'était que de l'acide acétique modifié par la présence d'une matière organique étrangère , existe naturellement dans les fourmis, et se produit dans une foule de décompositions de matières organiques. On l'obtient de différentes manières. M. Cloez a modifié avantageusement le procédé de Dœbe- reiner comme suit : on prend 500 gr. de fécule et 2000 gr. de peroxyde de manganèse pulv.; on mêle, on met le mélange dans la cucurbite d'un alambic d'une contenance de 25 à 30 litres ; on verse dessus 1 litre d'eau, on remue, on ajoute 2000 gr. d'acide sulfurique étendu d'autant d'eau, et on chauffe à-f- 100". On recueille par distillation 12 à 15 litres de liquide, en ayant soin de faire armer de l'eau dans la cucurbite, de manière à avoir toujours le même niveau. On dose l'acide par le carbonate de soude. Les quantités ci-dessus donnent environ /il2 gr. d'acide formique mono- hydraté. On obtient avantageusement de l'acide formique, en chauffant un mélange à P. E. de glycérine, et. d'acide oxalique. On obtient l'acide formique crislallisable en décomposant le formiate de plomb desséché par l'hyd. suif, sec, au bain d'huile, dans un large tube etfilé et recourbé à l'extrémité se rendant au récipient plongé dans un mélange réfrigérant. L'acide est purifié par cristallisations successives (V. Un, pharm., 187/1, Berthelot). On peut obtenir un acide formique impur en distillant avec de l'eau des fourmis écrasées. Les sauterelles séchées, traitées par l'ac. suif. dilué en fournissent par distillation. C'est un liquide incolore et d'une odeur très-piquante de fourmis. L'acide formique a été conseillé contre te rhumatisme chronique. Dilué et appliqué sur de vieux ulcères de la peau, il a paru en accélérer la guérison. — Inusité. Acide gallique. Aeidum gallicum. Ce fut la dernière découverte de Schéele, qui la fit en 1786. Il se trouve tout formé dans les graines de mango, et se produit par la décomposition du tannin. Pour l'obtenir, on humecte des noix de galle en poudre grossière qu'on abandonne à la pr- mentation dite gallique dans des vases pendant un mois, en remuant souvent et en tenant la masse constamment humide ; au bout de ce temps on exprime la masse et on traite le ré- I 212 ACIDE IODHYDRIQUE. — ACIDE LACTIQUE. sidu par l'eau bouillante qui dissout l'acide gal- lique. On décolore par du charbon animal les cristaux qui se forment par refroidiss. du liq. Acide en longuesaiguillessoyeuses, incolores, inodores, solub. dans 100 p. d'eaufroide et 3 p. d'eau bouillante, très-sol. dans l'aie. Contrairement au tannin, il ne précipite, ni la gélatine, ni les sels organiques, ni les protosels de fer. 11 colore les persels de fer en bleu foncé (Cod.). Astringent. L'acide gallique à la dose de 50 centig. à 2 gr. a été préconisé contre l'albuminurie, le purpura hemorrhagica. L'acide gallique chauffé à+215 oc se dédouble en acide carbonique et en acide pyrogal- lique ou pyrogaUol., qui se sublime. Ce dernier acide peut être obtenu aussi à la manière de l'acide benzoïque, en chauffant au bain de sable l'extrait sec de noix de galle ; ou, d'après MM. de Luynes et Espérandieu, en chauffant de 200 à 210°, l'acide gallique avec 2 ou 3 fois son poids d'eau (V. Urupharm,, 1865). Aiguilles cristallines ou lamelles blanches, inodores, d'une saveur amère et astringente. Ce corps fond à 115°, bout à 210 et se volatilise sans résidu. Soluble dans 2 p., j d'eau froide; très- soluble dans l'alcool et dans l'éther. Il a reçu de nombreuses applications ; il sert en chimie pour l'analyse de l'air; en photographie; dans la teinture des cheveux. En vertu de son pouvoir d'absorber rapidement l'oxygène de l'air, l'ac. pyrogallique paraît exercer sur les animaux une action toxique par asphyxie (Personne). (V. Un. ph. 1872, 187/i). Acide iodhydrique. Acide hydriodique ; Acidum iodhydricum. II; ilnijotKaiure. all. Gaz incolore, découvert par Gay-Lussac, en 181/1. On l'obtient, à l'état de dissolution, en faisant arriver un courant de gaz sulfhydrique, soit dans un mélange d'iode et d'eau, et concentrant à une douce chaleur, soit dans une dissolution d'iode dans le sulfure de carbone, additionnée d'eau (C. Winckler); ou bien encore extemporanément, d'après Buominan, en dissolvant l/i gr. d"acide tartrique dans 15 gr. d'eau distillée, puis 17 gr. d'iodure potassique aussi dans 15 gr. d'eau distillée, mêlant, laissant déposer le bitartrate de potasse produit, filtrant et aj. Q. S. d'eau, pour obtenir 200 gr. de liquide. On l'obtient en solution concentrée, en chauffant modérément au bain de sable un mélange de phosphore rouge (1 p.), d'iode (20 p.) et d'eau (15 p.) dans une cornue tubulée fermée par un bouchon à l'émeri et soudée à un tube recourbé qui amène le gaz dans un flacon d'eau distillée, refroidi avec de la glace (Vigier). Il se décompose facilement. Peu employé. Acide iodique. {Iodsœure, All.) Découvert par Gay-Lussac, en 1814. Voici, selon M. Jacquelain, le meilleur procédé pour obtenir l'acide iodique : On introduit 5 gr. d'iode sec et divisé, et 200 gr. d'acide azotique à 1,5 dans un ballon à long col que l'on maintient à 60° pendant une heure. Au bout de ce temps, on trouve au fond du. vase beaucoup d'acide iodique, surnagé par deux couches de liquide : la supérieure formée d'acides azotique et hypoazotique ; l'inférieure très-dense, d'un rouge brun, est un soluté azotique d'iode. On met de côté l'acide iodique et l'on concentre la liqueur dans une cornue au 1/6 de son volume; on transvase alors dans une capsule; on ajoute l'acide cristallisé mis en réserve, et l'on évapore à siccité sur un feu doux en s'abritant des poussières organiques. A la fin de l'opération, le fond de la capsule se trouve tapissé d'un dépôt considérable de cristaux blancs nacrés comme de l'acétate de mercure : c'est l'acide iodique cristallisé anhydre. Il est incolore, inodore, plus lourd que l'acide sulfurique, soluble dans l'alcool, très-soluble dans l'eau; décomposable par la chaleur. Fort peu usité. Acide lactique. Acide nancéique, Acide zumique, Acide galactique, Lactate normal; Acidum lacticum. Cet acide a été découvert par Schéele. Il existe dans le suc gastrique et plusieurs de nos humeurs, dans le jaune d'œuf et dans beaucoup de liquides fermentes. L'acide lactique s'obtient en décomposant par l'acide sulfurique officinal (330 gr.) le lactate de chaux purifié (1000 gr.) [Codex) ou directement en faisant évaporer au tiers le petit-lait aigri; on décante, on filtre, on sature avec du lait de chaux qui donne un précipité de lactate calcaire. La solution filtrée est ensuite précipitée par l'acide sulfuriq. étendu. Dans les deux cas, pour rendre le précipité de sulfate de chaux entièrement insoluble, on l'additionne du quart de son volume d'alcool. On filtre de nouveau, on exprime le dépôt et en concentre le liquide jusqu'à consistance sirupeuse; on le délaye alors avec de l'alcool, qui précipite la lactinê et les sels; on filtre, on distille l'alcool et on obtient pour résidu l'acide lactique liquide. Pour l'avoir pur, on le transforme en lactate de zinc que l'on décompose par un courant de gaz sulfhydrique. Le sulfure de zinc est enlevé par filtration et la solution aride évaporée au bain-marie en consistance sirupeuse, donne l'acide lactique. On peut aussi l'extraire de l'eau den'z, de celle de noix vomique, de la jusée des tanneurs, de l'eau sûre des amidonniers. ACIDE MALIQUE. — ACIDE PECTIQUE. 213 Bensh a publié un procédé qui permet d'obtenir avec les mêmes substances l'acide lactique et Yacide butyrique. Le mélange générateur se compose de sucre de canne, acide tartrique, lait caillé, vieux fromage blanc, craie ou carbonate de zinc et eau. Au bout de 8 à 10 jours, ce mélange, exposé à une temp. de +30 à-j-&5 0C , se prend en une masse de lactate de chaux ou de zinc, d'où l'on extrait l'acide lactique au moyen de l'acide oxalique. Ce même mélange étant abandonné pendant plus de 10 jours en renouvelant l'eau qui s'évapore, devient plus fluide, des gaz se dégagent, et au bout de 5 à 6 semaines l'acide lactique s'est transformé en acide butyrique. L'ac, lactique pur est un liquide sirupeux, incolore, inodore, incristallisable, déliquescent à l'air, d'une saveur acide franche ; il marque 26° B é ; d té à 20° 1,215. Très-soluble dans l'eau, l'alcool et l'étlier, qui l'enlève à sa solution aqueuse, il coagule le lait et l'albumine; il dissout facilement le phosphate de chaux ; il se décompose par la chaleur. Magendie l'a proposé dans le cas de dyspepsie ou d'affaiblissement des facultés diges- tives. Inusité. Dose : jusqu'à agréable acidité. Acide malique. Acide sorbique ; Acidum malicum Découvert par Schéele, en 1785, dans les pommes, il existe dans un assez grand nombre de plantes, localisé dans leurs divers organes, à certaines périodes de végétation, car dans beaucoup il disparaît. Il existe encore en proportion notable dans les fruits du sorbier, de la berbéride, du sumac, du tamarinier; dans la rac. et les pot. de rhubarbe; les P u " de frêne contiennent du malate de chaux en abondance. Pour l'obtenir on sature le jus de sorbes (non mûres) par du lait de chaux en tenant le tout bouillant dans un vase de cuivre. Il se précipite du malate de chaux neutre qu'on enlève de temps en temps jusqu'à cessation de précipité. Le malate de chaux obtenu est lavé à l'eau froide, puis traité à chaud par l'acide azotique contenant 9/10 d'eau, jusqu'à dissolution. On obtient ainsi du malate acide de chaux qu'on purifie par dissolution à l'eau bouillante et cristallisation. On décompose le bimalate par l'acétate de plomb, on lave le précipité et on le décompose au sein de l'eau par l'acide sulfhydrique. Le liquide fdtré et évaporé au B.-M., jusqu'à consistance sirupeuse, donne l'acide malique concentré. Evaporé très- lentement dans un endroit chaud, il cristallise. L'acide malique est incolore, inodore, so- luble dans l'eau et dans l'alcool, déliquescent, décomposable par la chaleur. La dissolution devient mucilagineuse dans des vases fermés. N'a pas d'usage déterminé en médecine. Acide osmique. [Anhydride osmique). Cristaux prismatiques incolores, solubles lentement dans l'eau. Leurs vapeurs sont toxiques. Antinévralgique. Dose à l'intér. 0,005 à 0,01 cent. Acide oxalique*. Ac. de ou du sucre, Ac. saccharin, Ac. carbo- neux, Oxalate normal; Acidum oxalicum. Cet acide, entrevu, en 1668, par Duclos et découvert par Bergmann en 1776, existe dans une foule de plantes à l'état d'oxalate. Il existe aussi en cet état dans les calculs muraux; mais l'acide libre n'a guère été trouvé que dans les vésicules des pois chiches et à la surface du boîetus sulfureus; il se forme dans l'oxydation de l'acétylène, éthylène et autres carbures d'hydrogène, par le permanganate de potasse (Berthelot). M. Dreschel l'a produit directement en faisant agir l'acide carbonique sur le sodium ou l'amalgame de potassium, chauffé à 350° environ. On l'obtient en faisant réagir à chaud dans une cornue de l'acide azotique sur du sucre ou de ia fécule, à P. E. Lorsque les vapeurs rutilantes ont cessé, on laisse refroidir, et le lendemain on recueille les cristaux qui se sont formés. On purifie cet acide en le dissolvant dans l'eau bouillante, faisant cristalliser et sécher de nouveau. On peut dire que la plupart des matières organiques peuvent donner de l'acide oxalique sous l'influence des corps oxydants, comme l'acide azotique, l'oxyde puce, le permanganate de potasse. Un mode de préparation, pratiqué en Angleterre, consiste à chauffer vers 280° le bois ou la fécule avec un soluté de soude; il se forme de l'oxalate de soude dont on sépare ensuite l'acide oxalique. Solide, cristallisé en prismes rhomboïdaux obliques à sommets dièdres, transparents, sans couleur ni odeur, d'une saveur acide prononcée, soluble dans l'alcool et dans 15p. S d'eau à -j- 10°, au contact de laquelle il l'ait entendre une sorte de décrépitation. L'acide sulfurique le décompose en P. E. d'oxyde de carb. et d'acide carb. Acidulé, rafraîchissant, étant très-dilué; vénéneux à haute dose (8 ou 13 gr.). On en fait une limonade, des pastilles. Dissous dans l'eau, il constitue Yencrivore Veau de cuivre (V. Appendice). Acide pectique. Cet acide a été découvert, en 1825, par 214 ACIDE PHÉNIQUE. Braconnot, qui l'appela ainsi (de nuix-rîç, gelée), pour rappeler sa propriété la plus saillante, celle de former gelée avec l'eau. Il provient de la transformation de la pectine ou gelée animale en acide pectique par l'action des alcalis. La pectine existe dans une foule de substances, et plus particulièrement dans les racines de betteraves, de carottes, de navets; dans les pommes, les poires, les groseilles. La même transformation se produit par suite de la fermentation {fermentation pectique) des sucs de fruits, sous l'influence de l'albumine végétale qu'ils contiennent (Frérny). L'acide pectique à l'état humide ressemble à un mucilage ou mieux à une gelée : sec, en plaque, il ressemble à de la gélatine ; insoluble dans l'eau et dans, l'alcool; inodore, d'une saveur aigrelette. L'acide pectique a été proposé pour servir h la préparation des gelées. Acide phonique*. Acide carbolique, acide phéneux, Hydrate de phényle, Alcool phénique ou phénylique, Oxyde dephéne ou phénique, phénol, sali- cône , spyrql, Acide phanolique ; Acidum phenicum S. carboHcum; Carbokaûre, Ail. ; Carbolic ueitl., An—^~- *-^~- ---- a S monhyi .anhyd a g monliy l.anhyil. 5 1,036 5,4 4,5 50 1,530 62,6 51,1 18 1,075 10,9 8,9 51 1,546 63,9 52,2 15 1,116 16,3 13,3 52 1,563 65,4 53,4. 20 1,1(1 22,4 18,3 53 1,580 66,9 54,6 25 1 ,209 28,3 23,1 54 1,597 68,4 55,8 30 1,262 34,8 28,4 55 1,615 70,0 57,1 33 1,296 38,9 31,8 56 1,634 71,6 58,4 35 1,320 41,6 34,0 57 1,652 73,2 59,7 36 1,332 43,0 35,1 58 1,671 74,7 61,0 37 1,345 44,3 36,2 59 1,691 76,3 62,3 3S 1,357 45,5 37,2 60 1,711 78,0 63,6 39 1,370 46,9 38,3 61 1,732 79,8 65,1 40 1,383 48,4 39,5 62 1,753 81,7 66,7 41 1,397 49,9 40,7 63 1,774 83,9 68,5 il 1,410 51,2 41,8 64 1,796 86,3 70,4 43 1,424 52,5 42,9 65 1,819 89,5 73,0 44 1,438 54,0 44,1 65, 5 1,830 91,8 74,9 45 1,453 55,4 45,2 65, 8 1,837 94,5 77,1 46 1,468 56,9 46,4 66 1,842 100,0 81,6 47 1,483 58,2 47,5 66, 2 1,846 48 1,498 59,5 48,7 66, 4 1,852 49 1,514 61,1 50,0 66 6 1,837 S . Berthelot a obtenu P ir êkctroly se d'un mélange d'ac. sulfureux et d'oxyg. un nouvel acide du soufre : Poe. persulfurique (S 2 O') corresp. aux acides permanganique et perehro- mique.Son aspecterist. rappellel'ac. sulfurique anhyd. Il se dédouble facilement en acide sulfurique et oxyg. C'est un oxydant susceptible d'emploi (Un, ph. 1878). Incompatibles : alcalis, carbonates, nitrates, les sels à acides faibles, les sulfures. ACIDE SULFURIQUE DILUÉ *. Acidum sulfuricum dilutum. Ac. sulfuriq. pur a 1,84. 10 Eau distillée. 90 (Codex). Mêlez l'ac. suif, à l'eau en agitant sans cesse. Il faut se garder de verser l'eau sur l'acide. Acide tannique*. Acide gallotannique ; Tannin; Tanninum, Acidum tannicum. Gerbsœure, al. Il existe à peu près dans toutes les substances végétales dites astringentes, comme le bois et surtout les écorces de toutes les amenta- cées, dans le cachou, le kino, mais avec des modifications à peu près aussi pour chacune d'elles. On l'extrait aussi de la tourbe (V. Rev. pharm., 1859-60). Cependant on n'en établit que trois sortes : 1° tannins qui colorent en bleu noir les sels ferriques, ex. : tannins de la galle (ac. gallotannique), de l'écorce de chêne (ac. quercitannique), du sumac, du bouleau, etc. ; 2° tannins qui colorent en vert les mêmes sels, ex. : tannins du quinquina (acide quino ou cinchotannique), du cachou (acide cachou ou mimotannique), du café (ac. café- tannique), du thé, de la rhubarbe, de la gomme kino (ac. coccotannique), du jujubier (ac. zizi- photannique), de l'écorce du saule, de l'orme, des pins (ac. pinitannique), du bois jaune (ac. morintannique), de la racine de fougère maie (ac. fditannique) , du marronnier d'Inde, de plusieurs rumex, fougères, d'un grand nombre de légumineuses et de labiées ; 3° tannins qui colorent en gris vcrddtre les mêmes sels, ex. : tannins du ratanhia, de l'absinthe, de l'arnica, de la verveine, de l'ortie, de la tormentille, etc. Son nom lui vient de ce qu'il est l'agent de tannage des peaux d'animaux. En se combinant avec la matière animale, il forme un composé imputrescible, nommé cuir. De là l'emploi des substances astringentes dans les embaumements. M. Wagner divise les tannins en 2 classes : 1" le tannin physiologique qui se. trouve à l'état normal dans les plantes, sert au tannage des peaux, et ne se dédouble pas sous l'influence des acides ou de la fermentation ; 2° le tannin pathologique ou tannin ordinaire qui se rencontre dans les tissus pathologiques des végétaux, à la suite de piqûres d'insectes (Ex. : noix de galle, galles de chêne), et se dédouble sous l'influence des acides faibles, par la fermentation ou par la décomposition spontanée, en acide gallique et en une variété de glucose. Le tannin des pharmaciens est obtenu de la noix de galle. On dispose 100 de poudre de galle dans une allonge à déplacement; on fait séjourner dessus pendant quelque temps un mélange d'éther sulfurique pur (600), d'alcool à 90° C. (30) et d'eau distillée (10), puis on laisse écouler le liquide dans un récipient inférieur. Mettez cette liqueur dans un entonnoir, et quand elle sera séparée en deux couches, laissez écouler la couche inférieure plus dense dans une capsule (lavez à plusieurs reprises avec de l'éther pur); portez la capsule à ACIDE TARTRIQUE. 221 l'étuve et faites sécher : le résidu spongieux d'un blanc jaunâtre sera du tannin pur. (Codex.) On peut retirer l'éther par distillation. 11 arrive quelquefois que la liqueur ne laisse déposer que peu de matière dense. Dans ce cas, il faut agiter avec un peu d'eau pour que le tannin s'hydrate. Le procédé de Pelouze, et sa modification par Leconet ne sont plus suivis par les fabricants qui leur préfèrent la modification suivante due à M. Dominé (/. Pli., 18/ii). On expose la poudre de galle 3 ou h jours à la cave avant de la soumettre à l'étlier ; on la met au bout de ce temps dans un flacon, on verse dessus assez d'éther à 56° B" pour faire une pâte molle, on bouche et on laisse en contact 1k h. Alors on met cette pâte dans un sac en coutil serré et on exprime. Il en sort un liquide sirupeux. On traite le résidu par de l'étlier contenant 6,100 d'eau et on soumet de nouveau à la presse. Le tannin sirupeux est étalé au pinceau sur des assiettes ou sur des plaques de fer-blanc, de verre ou de porcelaine, et mis à l'étuve à -f /i5°. Il se boursoufle beaucoup et se présente en feuillets légers et à peine colorés. On retire par ce procédé 60 de tannin de 100 de galle. Ce tannin n'est pas pur, mais il l'est suffisamment pour la médecine. On le purifierait d'ailleurs par l'agitation avec P. E. d'eau et d'éther, la matière se partage en trois couches : la couche inférieure est le tannin pur. Le tannin se présente sous forme de masses légères, spongieuses et composées de petites aiguilles d'un blanc jaunâtre : il est sans odeur, très-soluble dans l'alcool et l'eau, très-soluble aussi dans l'éther aqueux, mais très-peu dans l'éther pur. C'est même, suivant Colley, un bon réactif pour déceler la présence de l'eau dans l'éther. Sa dissolution aqueuse, en contact avec l'air, laisse déposer avec le temps de l'acide gallique (p. 211); si ce dernier acide reste en contact avec l'eau, il s'empare des éléments de ce liquide et devient acide ellagique. Chauffé, le tannin se décompose en acide py- rogallique (p. 212) et en acide métagallique. Suivant M. Ludwig, le tannin est le meilleur agent pour séparer les principes amers des dissolutions qui les contiennent, tels que la cûhcynthine, bryonine, absinthine, gratioline, ményantkiae, etc. La glycérine est un agent conservateur des solutés tanniques (V. Un. ph. 1873). Il se combine facilement avec l'iode. Le tannin est le type des astringents végétaux, il agit sur nos organes à la manière des toniques; son action astringente est très-puissante. Mis dans la bouche, il produit une forte astriction qui semble rétrécir l'étendue de cette cavité. Les composés pharmaceutiques à base de tannin font une impression analogue sur les autres tissus ; ils resserrent soudain les fibres, et cette modification fibrillaire des organes rend à la fois leur texture plus solide et leurs mouvements plus énergiques et plus forts. Son emploi se répand de plus en plu- dans la pratique médicale. On l'emploie en pilules, en potions, ou en lavements dans les hémorrhagies, les diarrhées ; en injections contre les leucorrhées, les blennorrhées ; en pommade contre la chute des cheveux. On l'a vanté aussi dans les fièvres d'accès et contre l'asthénie ; à la dose de 2 à Zi grammes contre l'anasarque albumineuse. (Garnier.) Il est employé comme contre-poison de beaucoup d'alcaloïdes et, en particulier, de ceux de l'opium et de la strychnine (Kursak). Doses à l'intérieur : 10 centig. à 1 gramme, et plus; à l'extérieur : 30 centig. â lx gr. en lotions, injections, pommades. Incompatibles : Éviter de l'associer aux alcalis organiques ou à leurs sels, aux sels métalliques, à ceux de fer et d'antimoine surtout, ainsi qu'à l'albumine, à la gélatine, aux émul- sions. Acide tartrique*. Acide dextroniccmifjuc ; Sel essentiel de tartre; Acide du tartre, tartareux ou tartarique ; Tartrate normal; Acidum tartricum. Weinsteinsœure, al.; Tartrie acid, ang.; Acido tartarico, esp. eti-r.; Wijnsteen-zuur,iiOL.; Vinnaia kilosta, rus.; Krem-tartar ekschisi, Tun. Isolé pour la première fois par Schéele en 1770, cet acide, qui existe dans le raisin, les ananas, les mûres, les fruits et feuilles de myrte d'Australie, abondant aujourd'hui en Italie, et dans beaucoup d'autres végétaux, se prépare de la manière suivante : Crème de tartre... 1000 Acide suif, a 66»... 2000 Craie ............. 1000 CWor.de calcium.. 1000 Faites bouillir la crème de tartre avec Q. S. d'eau dans une chaudière étamée, ajoutez-y par portions la craie, retirez du feu, et laissez reposer : décantez la liqueur surnageante; mettez-la sur le feu et ajoutez-y le chlorure de calcium ; réunissez le précipité qui en résultera au premier, et opérez du reste comme pour l'acide citrique. Un excès d'acide sulfurique facilite la cristallisation. Wittsler, en outre, fait ajouter aux liqueurs que l'on veut décolorer un peu de chlorate de potasse; le sel est décomposé par l'acide sulfurique, et l'oxyde de chlore formé détruit les matières colorantes. En grand, l'acide tartrique s'extrait des lies de vin, des marcs de raisin ou des vinasses. L'acide tartrique se produit artificiellement en oxydant la gomme ou le sucre de lait par l'acide nitrique. (Liebig.) En gros prismes clinorhombiques à sommets trièdres et à facettes hémiédriques, durs, transparents, inodores, solub. dans 2 p. d'eau 222 ACIDE L'RIQUE. — ACIDE VALERIAXIQUE. froide et dans l'alcool ; saveur très-acide, mais agréable. Fusible vers 170°. Il brûle en répandant une odeur de caramel. Suivant Harting, cet acide, en solution concentrée, peut faire découvrir 1/220 de potasse. Distillé lentement, l'acide tartrique donne de l'acide acétique, de l'acide carbonique et du charbon (Sacc). Chauffé à 180°, il perd d'abord le quart de son eau d'hydratation et devient acide tarlralique, puis la moitié, alors il constitue l'acide tartrélique, et enfin chauffé brusquement à cette même température, il perd toute son eau et se transforme en aeide tarirktm anhydre MM. Wisliceaus et Stadnicki ont découvert un nouvel acide, Vm. pyrolrtiœrtrique, dans la distillât, sèche de l'ac. tartrique. [Un. ph. 1869.) D'après les belles recherches de M. Pasteur, il existe à variétés d'acide tartrique : l'acide tartrique droit, doué du pouvoir rotaloire à droite; l'acide tartrique gauchi', doue du pouvoir rota- toire à gauche ; l'acide racémique, mélange d'acide tartrique droit et gauche, qui existe dans certains tartres (et appelé aussi aùide ihannique, uvique ou jmratarttique) ; l'acide tartrique inactif. M. Pasteur a donné le moyen d'obtenir à volonté la transformation de l'acide tartrique droit en acide racémique, en maintenant plusieurs heures à 170° l'acide tartrique droit avec de la cinchonieme. Depuis, M. Jung- fleisch a obtenu de grandes quantités d'acide racémique en maintenant l'acide tartrique droit à 180°, sous pression, pendant 48 heures, et des eaux-mères, il a retiré l'ac. tartrique inactif, découvert par M. Pasteur; de plus, il est arrivé à produire, par synthèse, les acides tartrique droit et gauche en partant du gaz défiant (ou Ethyléne), (V. Un ph. 1872,1873). Sous le nom d'esprit de tartre, les anciens désignaient l'acide pyrotartrique obtenu par la distillation de la crème de tartre ou de l'acide tartrique. Ils l'employaient en frictions et en topiques comme résolutif. Mômes propriétés, mêmes usages que l'acide citrique, auquel on le préfère généralement en raison de son prix moins élevé. C'est de lui que l'on se sert dans les potions et poudres effervescentes. Il fait la base d'une limonade, d'un sirop, etc. lncomp. : sels de plomb, de chaux, de baryte. A 170 oc , l'acide tartrique fond et se transforme en acide metatartrique, incristallisable, qui forme avec la magnésie un sel très-soluble, insipide, qu'on a proposé comme succédané du citrate de magnésie dans les limonades magnésiennes. (V. Dn. ph. 1873). Acide urique. Acide Ethique. Découvert par Schéele en 1776. Existe dans l'urine de l'homme et des animaux carnivores, d'où il se dépose, s'il est abondant, sous forme de sédiments roses ou jaunâtres. Il constitue la partie blanche des excréments des oiseaux et des serpents. Le guano est la substance la plus économique d'où l'on puisse extraire l'acide urique. Voici comment on procède : on fait bouillir du guano avec un excès de lait de chaux jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dégagement d'am-- moniaque; puis on ajoute de la potasse et on le soumet de nouveau à l'ébullition, jusqu'à ce que le produit filtré se présente sous forme d'un liquide clair et légèrement coloré en jaune. Les liquides filtrés sont ensuite précipités au moyen d'un excès d'acide chiorhydrique. Quelques heures après, on met le précipité sur un filtre, on le soumet à un lavage convenable et on le fait bouillir avec de l'acide chlorydrique concentré qui ne dissout que la guanine. L'acide urique ainsi obtenu est de nouveau dissous dans la potasse, puis précipité au moyen de l'acide chiorhydrique; après quoi, il se présente dans un étal de pureté parfaite. Pur, il est pulvérulent, blanc, inodore, insipide, peu soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool et l'éther. L'acide nitrique agissant sur lui (1 p. d'acide urique sec, h p. d'acide nitrique d'une densité 1,45 à 1,50) donne naissance à (le Yalloxane (ac. ërytiirique, de Brugnatelli), substance cristallisant en gros rhomboïdes. L'acideazotique étendu donne également, si on sature le produit de la réaction avec de l'ammoniaque, du purpurate d'ammoniaque ou mueexide, magnifique couleur qui a servi dans la teinture en soie. L'acide azoteux donne avec l'acide urique de l'acide oxalique et de Vacide urinilique (Un. ph. 1869). L'acide urique n'a point encore d'emploi déterminé en médecine. Acide valérianique ou valérique* Valérate normal ; acidum vedericum. Il a été découvert par Grote dans l'eau de valériane et a été considéré pendant quelque temps comme de l'acide acétique impur. Il peut être obtenu de beaucoup de manières et d'un grand nombre de substances. MM. Dumas et Stas l'ont obtenu par oxydation de l'alcool amylique (huile de pommes de terre). Le Codex le prépare ainsi : Rac. de "valôr. conc. 10000 Bichrom. de pot.. 600 Ac. sulfuriq. officinal 1000 Eau............. 50000 On fait digérer Ih h. la valériane dans les trois autres substances; on distille et on re- cohobe jusqu'à ce que l'eau qui passe ne présente plus de réact. acide ; la liqueur distillée est saturée par le carbonate de soude, évaporée en consistance sirupeuse, et le sel de soude décomposé par l'acide sulfurique étendu; ACONITS. 223 on décante Tac. valérianiq. surnageant et on le rectifie. L'addition du bichromate de potasse a été proposée par M. Lefort. C'est un liquide oléagineux, incolore, d'une odeur forte qui rappelle son origine, d'une saveur acre, piquante ; il produit sur la langue une tache blanche ; soluble dans 30 fois son poids d'eau à 20°, soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther ; il est combustible et brûle avec une flamme blanche et fuligineuse. Densité à 0°, 0,955 ; il bout à 175°. Il dissout l'iode, le brome, le camphre. Il forme avec les bases des sels qui sont presque tous solubles, et pour la préparation desquels, suivant plusieurs pharmacologistes, on doit préfé- férer J'ac obtenu avec la racine de valériane, à l'acide artificiel, obtenu en dissolvant l'alcool amylique dans l'acide sulfurique concentré, ajoutant à ce mélange une solution de bichromate de potasse et distillant. Ce n'est, du reste, que sous cet état qu'il est employé en médecine, où il a été introduit depuis quelq. années. Suivant M. Stalmann, la seule différence qu'il y a entre les acides valérianiques naturel et artificiel serait que le sel de baryum de l'acide artificiel est incristallisable. ACONITS 1° Aconit nàpel, Napel, Coqueluchon, Capuchon, Pistolet, Aconit; Aconitum napellus . Wolfsturmhut, Eisenhut, ÀL.; Monksliood, Wolfsbane, ang.; Manie, Stormhot, Alimkcluette, dan.; Napelo, esp.; lUonniskop, hol.; Aconito Napello, it.; Tnreeka bylica, pol.; Aconito, por.; Borets, rus.; Storm Hatt, su.; Senclûlaghil, tur. C'est une belle plante (fi 75 364 636 708 232 » « H D » » 74 370 630 781 219 t » U » » 1 73 376 62 4 794 206 » n » » » » 72 382 618 807 193 » i V II » i 71 389 611 821 179 1 » » 1) ■ p 7 0 395 605 835 165 » » II » » i 238 ALCOOLATS. 30c TITRE A. OBTENIR 60c 80c 85c Eju S Eau g Eau £ 09 402 598 849 151 es 409 591 801 136 «7 416 584 880 120 66 424 576 896 104 63 43 1 509 911 89 64 439 «61 928 72 63 447 553 946 54 62 456 543 963 37 fil 464 536 981 19 60 473 527 n ■ 56 SI 2 488 » » 54 533 467 » » so 881 419 » » 47 622 378 i » 44 668 33a » » M) 740 260 » )> 3 S 781 219 ii i 36 827 173 » ii 34 878 122 » » 3! 935 63 » » TABLEAU INDIQUANT, POUR LES ALCOOLS LES PLUS USITES, Ll DEGRÉ QUE DOIT MARQUER L'ALCOOMÈTRE A DSS TEMPÉRATURES INFÉRIEURES OU SUPÉRIEURES A -+- 15 DEGEÉS: DEGRÉS CENTÉSIMAUX A LA TEMPÉRÂT.SE -\- 150 CENTIG. (fOTCC n'>'Uc) !" 30c iOc 50= 00c 80<: 830 90c 95c 0 24,3 33,8 44,2 54.8 75. 5 80,7 86.1 91,8 Si î 24,8 34,2 44,6 56,1 75,8 81.0 86,4 91,7 c 2 25,6 34,6 45,1 55.5 70,1 s 1.3 86,6 92,1 i :j 25,4 35,0 45,4 55.8 76.4 81,6 S6.8 92.3 a! 4 25,8 35,5 ■55. s 56.2 76,7 81,8 87.2 92.5 ^ 5 20.0 35,9 40,2 56,5 77,0 S2.2 87,4 92.7 g 6 20,4 36,3 46.6 50.9 77.3 82,5 S7.7 92.9 3 7 20,8 30.8 46,9 57,2 77,0 82,8 88,0 93,2 H* 8 27,2 37,2 47,3 57.5 77,9 83,0 88.2 93.4 9 27.6 37,6 47,7 58,0 78,2 s:;.3 88,5 i'3.o £3 M g O 10 28,0 38,0 48, 1 58,3 78,5 83.6 88,7 93,8 1 ! 28,4 38,4 48,5 58.6 78,8 83,9 89,0 94,1 12 28,8 38,8 48,8 59,0 79.1 84,2 89.3 94.3 la 13 29.2 39,2 49.2 59,3 79,4 Si. 4 89,5 94.6 H-S 11 29,6 39,6 49,0 59,7 79,7 84,7 89,8 94,8 15 lli 30,4 40,5 50,4 00.4 80,3 85,3 90,3 95.2 17 30.8 40,9 50.7 60,7 80,6 85.0 90,5 95.4 Si 18 31,2 -il. 2 51,1 61.1 80,9 85,9 90,8 95,7 19 31,6 41 .0 51,5 61.4 81,2 86,1 91,0 95,9 13 a 20 32.0 42,0 51.8 61,8 81,5 80.4 91.8 90.0 «1 21 32.4 42,4 52,2 62,1 81,8 86,7 91.5 90.3 22 32.8 42,8 52,6 02,5 82. 1 87,0 91,8 96,5 _-* 23" 33,3 43,2 52,0 62,8 82,4 87.2 92,0 96,7 ri 24 33.7 43,6 53,3 63,1 82,7 87.5 92,3 96,9 25 34,1 43,9 53,7 63,5 82.9 87,8 92,5 97.1 fc 26 31.5 44,3 54,0 63,8 83,2 ss. 1 92,8 97,3 ■w 27 34,9 44,7 54,4 Oi.l 83.5 88,3 92.9 97.5 O 28 35,3 45.1 51. S 04.5 83,8 88,6 93,2 97,7 ri 29 35,7 45,5 55,1 64,8 84,1 8S.9 93,5 97,9 S 30 30, l 45,9 55,4 65,1 84,4 89,1 93,7 98,0 En Angleterre, on évalue les alcools en prenant pour type un alcool déterminé appelé alcool d'épreuve ou esprit preuve {proof-spirit), qui renferme par litre, 6 décilitres d'alcool pur à 51° Fahrenheit (10 oc , 6), le poids de cet esprit preuve est égal aux 12/13 du poids d'un litre d'eau. La richesse d'un alcool est le nombre de litres d'esprit-preuve que représente 1 hectol. de ce liquide, à la même température. Ce nombre est donné par Valcoomètre ou hydromètre de Clarkc ou de Sike et par les tables qui l'accompagnent. L'alcoomètre de Sike est un petit instrument de métal dont la tige est graduée de manière que le zéro indique le poids d'affleurement dans l'alcool d'une densité de 0,825 à 60° Fahrenheit (15 oc ,5) il est muni d'un certain nombre de poids additionnels dont on charge l'instrument pour le faire enfoncer dans les liquides plus denses. La somme des chiffres inscrits sur les poids avec celui qui se lit sur la tige, au point d'affleurement, donne un nombre auquel correspond, dans une table spéciale, la prop. d'esp. preuve contenu dans le fnélange. ALCOOLATS Geist, al.; Spirits, ang.; Roh, ar.; Espiritus, esp.; Geesten, hol. On donne, en pharmacie, le nom A\dcoolats à l'alcool chargé, par la distillation, des principes volatils d'une ou plusieurs substances médicamenteuses. Ils sont dits simples, dans le premier cas ; et composés, dans le second. Toutefois les alcoolats simples ont été remplacés, dans le nouveau Codex, par des solutions d'essences dans de l'alcool à 90° et désignés sous le nom de Teintures d'essences. Les alcoolats, qui ont partagé avec les teintures alcooliques les noms d'esprits, de gouttes, de baumes, de quintessences, (Télixirs, etc., diffèrent de ces derniers, d'abord par leur mode de préparation, ensuite en ce qu'ils ne contiennent que les principes volatils des substances employées, et principalement leur huile volatile, tandis que les teintures contiennent en outre les principes fixes solubles dans l'alcool. Les éléments des alcoolats sont l'alcool, puis des plantes ou parties do plantes à l'état sec ou frais, quelquefois des substances animales, comme le musc, l'ambre ; ou encore des sels ammoniacaux. L'alcool doit être très-pur. On se sert d'alcool à 80°c. pour les alcoolats simples; quelquefois à 60 ou à 90°c. pour certains alcoolats composés. Pour certains alcoolats, un alcool très-concentré, en distillant à une très-basse température, aurait l'inconvénient de passer sans se charger sensiblement de l'huile essentielle des plantes. 11 faut donc, dans le choix de l'alcool, assortir en quelque sorte son degré de concentration avec la difficulté qu'éprouve à distiller l'huile volatile dont on veut la charger. Les règles à suivre dans la préparation des alcoolats sont que les substances soient convenablement divisées, puis macérées dans l'alcool avant la distillation, et que celle-ci soit faite au bain-marie. Quelques alcoolats de plantes à odeur fugace, ALCOOLATS SIMPLES. 239 comme le jasmin, le syringa, la tubéreuse, se préparent d'une manière particulière. On fait des couches de ces fleurs que l'on sépare par des morceaux d'étoffe de laine imprégnés d'huile d'olive ou de ben, et on comprime légèrement le tout. Toutes les vingt-quatre heures on renouvelle les fleurs jusqu'à ce que l'huile soit suffisamment chargée, alors on lave les morceaux d'étoffe avec l'alcool et l'on distille les liquides à la manière ordinaire. Pour cette dernière partie, Guibourt indique d'exposer le mélange à la gelée. L'huile se solidifie et se précipite au fond du flacon ; l'alcool surnage chargé de la partie odorante des fleurs. On le décante sans distillation. Les Indiens suivent un procédé, pour obtenir non-seulement des alcoolats, mais encore des huiles odorantes, des essences, qui revient au môme que celui que nous venons d'exposer, mais qui diffère par l'exécution. Ils font d'abord un lit de fleurs puis ils étendent dessus une couche de semences de tel ou de sésame, et continuent ainsi jusqu'à ce qu'ils aient un certain nombre de couches alternées. Alors ils recouvrent le tout d'une toile et pressent légèrement. Au bout de quelque temps ils changent les fleurs en employant toujours les mêmes semences qui finissent par se gonfler. Lorsqu'elles sont suffisamment chargées, ils en expriment l'huile qu'ils conservent ainsi ou dont ils retirent l'essence. Il existe un troisième procédé, qui consiste à enduire des carrés d'étoffe d'un mucilage de gomme, et à disposer alternativement ces carrés avec des couches de fleurs et à presser légèrement. On traite le mucilage, chargé d'huile volatile, par de l'alcool qui s'empare de celle-ci, et précipite celui-là qui peut ainsi servir indéfiniment. Nous avons dit que d'après le Codex on préparait les alcoolats par simple solution des huiles volatiles dans l'alcool; mais ceux que l'on obtient ainsi ne valent pas ceux laits avec la plante elle-même, et ne les représentent pas exactement. On obtient, selon M. Lachambre, des alcoolats plus chargés de principes en distillant les 4/5 de l'alcool, ajoutant de l'eau au résidu et distillant pour que l'hydrolat passe laiteux. On ajoute celui-ci à l'alcoolat autant qu'il en peut dissoudre sans perdre sa transparence. Il est certain que l'alcool, en raison de sa facile volatilisation, laisse des principes que l'eau, elle, entraîne. Les alcoolats se conservent bien, et même, sous le rapport de l'odeur, gagnent avec le temps. On obtient tout de suite ce résultat en les frappant de glace. Les alcoolats ont moins d'odeur que les hy- drolats obtenus sur les mêmes plantes. Cela tient à ce que dans l'alcool, quoique en grande proportion, les huiles volatiles étant en dissolution parfaite, on pourrait presque dire en combinaison intime, elles perdent en partie leur odeur, tandis que dans l'eau, où elles ne sont qu'en suspension, elles la conservent. Mais que l'on verse quelques gouttes d'un alcoolat dans de l'eau ordinaire, et aussitôt l'odeur se développe, et si la proportion d'essence est assez forte, l'eau devient laiteuse. Les alcoolats sont en général des médicaments excitants, employés quelquefois à l'intérieur, mais beaucoup plus souvent à l'extérieur, en frictions, liniments, embrocations, etc. Beaucoup, par une addition de sucre, peuvent être transformés en liqueurs de table ; d'autres sont employés comme odontalgiques. ALCOOLATS SIMPLES Alcoolat d'absinthe. Esprit d'absinthe. Feuill. et som. récentes Aicoolà80°c ...... 3000 d'absinthe....... 1000 Ilydrolat d'absinthe J000 Faites macérer pendant quatre jours, puis distillez au bain-marie jusqu'à ce que vous ayez obtenu 2500 de produit. On préparera à la manière de l'alcoolat ci- dessus les alcoolats ou esprits de : Basilic. Mélisse. la reine de Ilysopc. Menthe c. Hongrie). Lavande (1). Menthe p.* Sauge. Marjolaine. Romarin* (eau do Thym. et tous les alcoolats simples de plantes labiées ou aromatiques analogues. Alcoolat d'anis*. Esprit d'anis; alcoolatum anisi. Séminoïdes d'anis..... 1 Alcool à 56 c......... Laissez macérer pendant deux jours, et distillez au B. M. pour avoir la presque totalité de l'alcool employé. (Codex de 1866.) Préparez de même les alcoolats ou esprits de Carvi. — Coriandre. — Fenouil. — Piment. et des autres fruits d'ombellifôres. Le nouveau Codex a remplacé les alcoolats obtenus par distillation par de simples mélanges de l'essence avec l'alcool à 90° dans la proportion de 2 gr. d'essence pour 98 d'alcool, et il désigne les mélanges ainsi obtenus sous (1) En rectifiant l'alcoolat de lavande avec 1/2 partie d'hydrolat de roses, on obtient I'eau-de-vie de lavande des parfumeurs, qui est très-suave et sert pour la toilette. M. Janota employé avec succès l'alcoolat de lavande en frictions à la nuque, dans le traitement du coryza. Voici la formule de I'eau-de-vie de lavande anglaise : Huile vol. de lav... 12,0 Musc.............. 0,1 — de bergamote.. 12,0 Miel.............. 30 — de roses goutt. 6 Acide benzoïque... 2,5 — de girofle goût. 6 Alcool ............ 500 — de romarin.... 3,0 Eau distillée....... 90 Mêlez, laissez en contact et filtrez. i 2^0 ALCOOLATS COMPOSES. le nom de teintures d'essence. Préparez ainsi les teintures d'essence de : Anis et ombellifères Citron Orange Bergamote Genièvre Néroli Cédrat Menthe Romarin et labiées L' 'alcoolat d'unis composé (Lond.) se prépare avec parties égales de séminoïdes d'anis et d'angélique. Alcoolat de cannelle. Esprit de cannelle ; alcoolatum corticis cinnamorni. Cannelle fine....... S00 Alcool à 80 c....... 4000 Pulvérisez grossièrement la cannelle ; faites- la macérer pendant quatre jours dans l'alcool, et distillez au B.-M., de manière à retirer tout l'alcool. (Codex de 1866.) Préparez de même les alcoolats ou esprits de . Angélique. Aeore. Badiane. Bois de Bhodes. Genièvre. Girofle. Macis. Muscade. Sassafras. Alcoolat de castoréum. Esprit de castoréum. Castoréum ............ 2 Alcool à 60 c......... 12 F. macérer et distillez 8 parties (Bér.). Taddei mentionne un alcoolat de castoréum composé, dans lequel, avec le castoréum, il entre différents aromates. Alcoolat de citrons. Esprit d'écorce de citrons. Zestes frais de citrons. S00 Alcool à 80 c...... 3000 Laissez en macération pendant deux jours, et distillez au B.-M. de manière à retirer tout l'alcool. (Codex de 1866.) Préparez de même les cdcoolats ou esprits de : Bergamote. — Cédrat. — Oranges. — Fleurs d'oranger. Alcoolat de cochléaria, Esprit de cochléaria simple. Feuill. fraîches de cochléaria. 4300 Alcool à 80 c. 3000 Distillez 2500 de liqueur. Dans les pharmacies on trouve rarement cet alcoolat, mais on trouve toujours l'alcoolat composé qu'on lui substitue. Ainsi que le fait le nouveau Codex lui-même qui ne formule que ce dernier. (V. p. 2ù3.) Préparez de même les alcoolats ou esprits de : Cresson ordinaire. — Cresson de Para. ■— Raifort. Ces alcoolats s'emploient étendus dans l'eau, sous forme de gargarismes, comme antiscor- butiques et odontalgiques. Alcoolat d'essence de térébenthine. Esprit antiictérique. Ess. de térébenthine... 43 Alcool rectifié....... 230 Distillez et séparez la partie alcoolique de l'huile qu'elle surnage. (Soub.) Un gramme dans de l'eau sucrée contre les maladies du foie. Alcoolat de fourmis. Esprit de fourmis. Fourmis rouges....... 1 Eau et alcool, âa.... 3 Distillez 2 parties. (Jourd.) Rubéfiant. Alcoolat de framboises. Esprit de framboises. , Framboises mondées... 3 Alcool à 10 c......... 1 Versez l'alcool sur les framboises écrasées et, après vingt-quatre heures de contact, distillez 1 partie de liqueur. (Cot.) Préparez de même Valcoolat de fraises. Alcoolat de genièvre. Esprit de genièvre. Baies de genièv. fraîch. f Alcool à 86c,......... 2 Concassez les baies ; laissez en contact avec l'alcool vingt-quatre heures, et distillez toute la partie spiritueuse. (Guib.) Alcoolat de Pyrèthre. Espi'it de pyrèthre. Rac. de pyrèthre saine, 1 Alcool à 56 e .......... 4- Après quatre jours de macération, distillez toute la partie spiritueuse. (Guib.) Alcoolat acre et odorant, employé comme odontalgique. Alcoolat de roses. Esprit de l'oses. Roses pâles contusées.. 1 Alcool à 90 e .......... 1 Après vingt-quatre heures de macération, distillez une partie. Alcoolat de safran. Esprit de safran. Safran........ 1 Alcool à 90 c. 16 Eau.......... 4 Après quelques jours de contact, distillez doucement 16 parties. (Sowb.) Alcoolat de vanille. Vanille .............. 1 Alcool ............... 16 Carb. de potasse..... 1/4 Eau................. 16 Faites macérer ensemble les trois premières substances, ajoutez l'eau, et retirez 15 parties à la distillation. (Batav.) ALCOOLATS COMPOSÉS Alcoolat d'absinthe composé. Esprit d'absinthe composé. Absinthe mondée... 2000 Racine d'angélique.. 15 Genièvre ........... 2.,0 Alcool à 34 c....... 8500 Cannelle ........... 60 Faites macérer quinze jours et distillez au fort filet 6000; recohobez et distillez doucement 5000 seulement (Guib.). Cet alcoolat peut servir à faire le ratafia d'absinthe. Excitant, tonique, stomachique. Alcoolat ammoniacal aromatique anglais. Esprit d'ammoniaque aromatique, esprit de sel aromatique. Huile vol. de muscades. 12 Alcool rectifié....... 2800 — de limon........ 18 Eau................ 1400 Ammoniaq. concentrée. 96 Min et dist. 3300 (d" 1 . 0,810) Carbon, d'ammoniaque. 230 (brit.) ALC. AMMONIACAL FÉTIDE. — ALC. D'AUNÉE COMP. 241 C'est, à |>e ' de chose près, l'alcoolat ammoniacal de Sylvius affaibli. Alcoolat ammoniacal fétide. Essence antihystérique. Castorénm............ 40 Huile vol. de rue.... 5 Asa-fœtila........... 20 — desabine.. 5 Huile de snecin....... 10 Alcool rectifié....... 800 Faites macérer quatre jours; distillez au B.-M. dans une cornue; reversez la liqueur sur le résidu en y ajoutant : Camphre. 5 Esp. amm. de corne de cerf non rect. 80 Dist. de nouveau à siccité. (Codex de 1758.) Antihystérique puissant, soil en frictions sur la région épigastrique, en aspirations par le nez, soit pris par gouttes dans un véhicule approprié. L'Eau fétide antihystérique (aqita asoefmtidae compost ta. Boruss, Germ., etc.) se compose de : galliatiuni, a,a fœtida, myrrhe, valériane, ze- doaire, angélique, menthe, serpolet, camomille, castoréum, eau alcoolisée. On /lvius. On pourrait enc re l'obtenir ainsi: cependant nous donnons un procédé pour l'obtenir directement. L'alcoolat aromatique ammoniacal est excitant, diaphorétique, carminatif, cinmenagogue. Peu usité. Dose : 6 à 30 gouttes dans un liquide. Alcoolat aromatique de Sylvius *. Esprit carminatif de Sylcius. Feuilles sèches de basilic, ■— de marjolaine, — de romarin, — de rue, âà. . . . 2 4 Sem. d'angelique, — d'anis. — de livèche, âa.. 8 Baies de laurier....... 6 Muscades, Cannelle due, Racine d'angelique, aa 6 — de galanga, — de gingembre, Girofle, Ecorccs d'oranges, aa 3 Alcool a 85 c........ 760 Divisez convenablement les substances, et, après quatre jours de macération, distillez toute la partie spiritueuse. (Guib.) Ainsi que la précédente, cette préparation varie de pharmacopée à pharmacopée. Préparation vantée jadis comme cordiale, stomachique, et employée contre les nausées, les vents ; n'est plus guère usitée. Dose : 4à 8 grammes. Alcoolat d'aunée composé. Elixir américain de Courcelles. Racine d'année...... 640 — d'aristoloche..... 180 — de canne a sucre. 480 Feuilles d'avocatier.. 160 — de millepeit ..... 320 — de sureau....... 80 — de CROTON-BALS. 40 — de romarin...... 20 — de'JOSTICIA PECT. 20 Fleurs d'oranger..... 40 ficorce de bois de fer. 00 Raies de genièvre.... 30 Fleurs de 'tilleul...... 20 Rac. de canne de Provence........ ... 30 Rac. d'asarom....... 10 — de palmiste...... 10 Opium.............. 25 Calebasse........ n» 1/2 Alcool rectifié...... 2000 Eau............... Q.S. Cendres provenantde la combustion des mêmes plantes qui servent à la préparation de lélixir. . 246 Faites infuser les quatre premières racines dans l'eau bouillante, Q. S. pour avoir 2,4 lit. de liqueur, fortement exprimée ; ajoutez-y toutes les autres substances divisées, puis l'alcool. Faites macérer 3 jours, et distillez toute la partie spiritueuse. *m tfSii 242 ALC. DE CANNELLE COMPOSE. — ALC. DE CITRONS COMPOSÉ. Exprimez le résidu, brûlez-le, ajoutez les cendres à la liqueur extractive avec Q. S. d'eau pour distiller à feu nu autant d'eau aromatique qu'on a obtenu d'alcoolat ; môlez les deux liqueurs et colorez-les avec 60 gr. de coquelicots et 30 gr. de racine de garance ; filtrez. Cette formule est de Henry et Guibonrt qui la donnent comme la véritable, mais avec cette restriction qu'ils ne savent pas si les cendres doivent provenir des plantes vierges ou des plantes épuisées. Nous nous sommes arrêté à cette dernière hypothèse, vers laquelle ces auteurs semblent pencher. Guibourt propose de remplacer les substances exotiques de cette formule, difficiles à se procurer, de la manière suivante : 1° la racine de canne à sucre par une augmentation égale de celle de canne de Provence ; 2° les feuilles de l'avocatier, par celles de laurier commun ; 3° l'écorce de bois de fer, par celle de gayac; k° les feuilles de croton balsami- fère, par l'écorce de cascarille; 5° les feuilles de justicia, par celles d'acanthe molle ; 6° supprimer tout à fait la racine de palmiste ou la remplacer encore par la canae de Provence. Antilaileux célèbre, qui se vendait dans de petites fioles en verre blanc de 100 gr. environ, forme bouteille; presque inusité. Dose : deux ou trois cuillerées par jour. En supprimant l'opium, quelques substances exotiques et les cendres, on a, à peu de chose près, l'eau antiasthmatique des pharmacopées de Paris, de Brugnatelli, Spicl- mann, etc.; en faisant la môme suppression, et en ajoutant une petite quantité de camphre, on a également à peu près Yélixir antiasthmatique de Boerhaave. Alcoolat de cannelle composé Esprit de vie de Matthiole. Cannelle ..... 30 Girofle, Galanga, Muscade, Marjolaine, Macis, aa----- 15 Acore ........ 8 Thym, Serpolet, Sauge, Romarin, Distillez toute la partie spiritueuse. Paris et Spielmann donnent une formule qui diffère à peine de celle-ci. Cet élixir prenait le titre de complet, en y ajoutant du musc et de l'ambre. On le colore quelquefois avec du safran, et on l'édulcore avec du sucre. Il faut rapporter à l'esprit de vie de Matthiole le Baume des embryons ou Elixir vitœ muliebrum. Alcoolat de citrons composé *. Eau de Cologne ; Alcoolatum fragrans, Vulgô aqua coloniensis. Huile-vol. de bergam. 10 Huile vol. de Portugal 10 Menthe, Cubèbe, Bois d'aloès, Gingembre, Zédoaire, Ros. roug., aa 8 Santal citrin, Petit-cardamome, Anis, Fenouil, ââ.. 4 Zeste de citr.. 45 Alcool à 80 c. 3000 Huile vol. de citron.. 10 Huile vol. de néroli. 2 — — de romarin. 2 Alcool à 90»....... 1000 Faites dissoudre et filtrez (Codex). Autre : Huile vol. de citron,. 100 Huilevol.de cannelle. 25 — de bergamote.. 100 Alcool à 90c....... 12000 de cédrat..... 100 - de romarin.... 50 — de néroli...... 50 '— de lavande.... 50 Alcoolat de mélisse composé ......... 1500 Alcoolat de romarin 1000 Mêlez, laissez en contact pendant 8 jours, et distillez auB.-M. les 4/5 du mélange. (Codea; de 1866.) Cet alcoolat d'une odeur fort agréable, en acquiert une plus suave encore, selon Guibourt, si l'on y ajoute 500,0 â'eau de bouquet, dont voici la formule : Alcoolat de miel...... 80 Alcoolat sans pareil.. 160 — de girofle..... 40 — de jasmin... 45 —. d'acore ....... 20 — d'iris........ 40 — de lavande... 20 — denéroli, gtt. 25 — de souchet... 20 C'est là Veau de Bouquet ou de toilette des parfumeurs. L'alcoolé ou l'alcoolat sans pareil, appelé vulgairement eau sans pareille, est lui- même une sorte d'eau de Cologne dont voici la composition : Huile volatile de citrons 16, de bergamote 10, de cédrats 8, alcoolat de romarin 250, alcool à 90 e , 3000. Mêlez. (Guib.) L'alcoolé ou alcoolat de néroli se prépare en dissolvant h grammes de néroli dans 250 gr. d'alcool. La formule suivante a été donnée par Robi- quet, dans le Dictionnaire de technologie , comme étant celle de Veau de Cologne de Jean- Marie Farina, Eau-de-vie,15000 Camphre----- 4 Girofle, Sauge, Violettes, Cassia lig., Thym,ââ. 23 Roses, aa... 125 Macis, aa... 15 Mélisse, Lavande,... 60 Citrons, Menthe, ââ. 375 Oranger fl. . 15 Oranges, aa no 22 Acore ...... 15 Absinthe,... 30 Angéliq.rac. 8 Muscades,.. 15 Distillez au B.-M. pour retirer 9000 et ajoutez à l'alcoolat obtenu : Huile vol. de citrons, Huile vol. d'anth._sem. — de cédrats, — denéroli, aa.. 15 — de mélisse, — de jasmin..... 30 — de lavande, â5. 45 — de bergamote.. 375 Voici une recette très-simple et qui donne cependant un fort bon produit : Alcool à 85 c....... 1750 Huile vol. de bergam.. 23 Huile vol. de citron. 30 — de lavande.. 6 — de cédrat. 12 Teinture de benjoin ... 4i Mêl. et filt. après quelques heures de contact. Le musc et l'ambre sont ajoutés avec avantage à l'eau de Cologne. Souvent on n'a pas recours à la distillation pour préparer l'eau de Cologne, on la fait par simple dissolution des essences et filtration ; mais alors elle est plus ou moins colorée. On pourrait, il est vrai, la décolorer facilement en l'agitant avec du charbon animal, mais on s'exposerait à perdre une partie de son odeur. ALCOOLAT DE COCHLÉARIA COMPOSÉ. — ALCOOLAT DE MIEL COMPOSÉ. 243 Alcoolat de cochléaria composé *. Espi'it ardent de cochléaria, alcoolat de cochléaria et de raifort ; akoolatum cochleariœ composition. Feuilles fraîches de cochléaria.................. 3000 Racines fraîches et coupées de raifort sauvage... 400 Alcool à 80» c ..............................___ 3300 Laissez macérer 2 jours dans l'alcool et retirez 3000 d'alcoolat. (Codex.) Antiscorbutique puissant et très-employé, à la dose de 1 à à gram. à l'intérieur, dans un liquide approprié ou en gargarismes. Alcoolat de cochléaria et de cresson composé. Eau de madame de la Yrilliëre. Cochléaria récent.... Cresson récent....... Cannelle fine........ Zestes frais de citron. 160 160 so 30 Roses rouges........ 20 Girofle .............. 13 Alcool à 83 c........ 960 Laissez macérer L\ jours, et distillez toute la partie spiritueuse. (Guib.) Odontalgique excellent. Alcoolat de fourmis composé. Eau de magnanimité. Fourmis rouges...... 720 Alcool à S2 c....... 1080 Macérez pendant 5 à 6 jours ; distillez à sic- cité et faites infuser dans le produit : Cannelle............ 90 Zédoaire ............ 3^ Cubèbes ............. 15 Cardamome, m...... 22 Girofles ............. 22 Distillez de nouveau à siccité. (Wurt.) Guibourt donne une formule semblable, mais il en renverse l'opération : c'est dans l'alcoolat aromatique qu'il fait infuser les fourmis. Cordial, stomachique, diurétique h à 8 gr. dans un liquide approprié, à l'intérieur, et en frictions à l'extérieur dans la paralysie et la faiblesse des articulations. Les fourmis lui fournissent l'acide qui leur est propre, l'acide formique. Alcoolat de Garus. Esprit de Garus ; akoolatum Gari. Aloes suce. Cannelle, 20 Alcool à 80 c. 5000 Safran, aa... 5 Girofle, 5 Myrrhe. 2 Muscades, 10 Laissez macérer pendant quatre jours, filtrez, ajoutez 1 litre d'eau et distillez pour retirer 4500 d'alcoolat. (Codex.) Il ne sert qu'à préparer Vélixir de Garus. Alcoolat de genièvre composé. • Esprit de genièvre composé. Genièvre ___ 300 Fenouil ___ C0 Eau ....... 1000 Carvi ....... 60 Alcool ..... 1000 Distillez 4,000. (Lond.) Stomachique. Alcoolat de mélisse composé*. Eau de mélisse spiritueuse, Eau de mélisse des Carmes, Eau des Carmes * ; akoolatum me- lissœ mmpositum. Mélisse fraîch. en fl.. 900 Zestes frais de citrons 130 Cannelle fine........ 80 Girofle .............. 80 Muscades ........... 80 Coriandre......... 40 Racine d'angélique.. 40 Alcool à 80 c....... 3000 Divisez convenablement les substances, faites-les macérer dans l'alcool pendant quatre jours, et distillez au B.-M. pour recueillir 4 k 250 d'alcoolat. (Codex, d'après Baume.) Ce n'est pas là la véritable formule de la fameuse eau de mélisse des Carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, fabriquée et mise en vente dès 1611 : ce n'est qu'une simplification, qui ne lui cède en rien pour la suavité et les propriétés médicales. Taddei, Giordano, Paris, y font entrer des cubèbes. Excitant, stimulant, nervin, considéré par quelques personnes comme une panacée universelle. A l'intérieur, on le prend à la dose d'une cuillerée à café ou d'une cuillerée à bouche, délayé dans l'eau simple ou sucrée ; à l'extérieur en friction, fomentation, soit pur, soit associé à un autre liquide. On obtient Veau de mélisse jaune en ajoutant à 1000 d'alcoolat de mélisse, 5 de teinture de safran. Celle dernière est plus spécialement employée à l'extérieur dans le public. Alcoolat de mélisse composé, de Dardel. Eau de Dardel. Aie. simp. de ment..... 120 Aie. simp. de thym... 80 — de romarin.. 120 — comp. de mélisse. 160 — de sauge .... 90 Mêlez. (Guib.) C'est encore une simplification de la recette des Carmes, se rapprochant davantage de la véritable. Alcoolat de menthe composé. Menthe c... 750 Romarin ..... 8 Coriandre.. 0 Absinthe ___ 90 Lavande..... 8 Alcool ..... 4804 Basilic ...... 60 Cannelle ..... 13 Eaudemen. 1875 Pouliot ...... 60 Girofle ....... 4 Distillez presque à siccité. (Spiel.) Alcoolat de miel composé. Eau de miel odorante, Esprit de miel. Miel de Narbonne___ 320 Storax calamité..... 2ô Coriandre........... 320 Vanille ............ K Zestes frais de citrons. 40 Eau de roses....... 200 Girofle .............. 30 — de fleurs d'orang. 200 Muscades ............ 20 Alcool à 85 e....... 1920 Benjoin ............. 20 On divise les substances et on les fait macérer dans l'alcool pendant trois jours. Alors on ajoute le miel et les eaux distillées et l'on distille toute la partie spiritueuse. Quelquefois on y ajoute de l'ambre et du musc. Préparation d'une odeur très-suave, exclusivement destinée à la toilette. ■ 244 ALCOOLAT DE TÉREBENTHLNE COMP. — ALCOOLATURES. Galanga............ bO Zédoane........... 50 Gingembre......... 50 Cannelle.......... 50 Girofle............. 50 Muscades........... 50 Feuilles de dictante de Crète........ 50 Alcool à 80 c....... 3000 Alcoolat de térébenthine composé*. Baume ou alcoolat de Fioravanti ; Balsamwm Fioravanti. Térébent.dn mélè/e. 500 Résine élémi........ 100 — tacamaque... 100 Succin............. 100 Styrax liquide...... 100 Galbanum.......... 100 Myrrhe............ 100 Aloès.............. 50 Baies de laurier.... 100 Fai es macérer les substances sèches dans l'alcool pendant quatre jours; ajoutez la térébenthine, les résines et gommes-résines ; laissez encore deux jours en macération et distillez 2500 de produit. {Codex.) Fioravanti faisait l'opération dans une cornue ; après avoir obtenu toute la partie spiri- tueuse, il augmentait le feu de manière à obtenir un liquide huileux, cilrin : c'était son baume huileux. Enfin il poussai! encore le feu et obtenait une huile brune: c'était son baume noir. Ces derniers produits ne sont plus usités. Employé, autrefois dans les coliques néphrétiques à ['intérieur, à la dose de 5 à G gouttes, le baume de Fioravanti n'est plus employé qu'a l'extérieur, en frictions, dans les rhumatismes ou le rachitisme. On s'en sert aussi pour fortifier les \eux, en présentant au devant de cet organe la paume de la main mouillée de celle préparation. On l'emploie encore en topique contre les engelures. Sous le nom de baume de Fioravanti térébenthine, M. Delioux prescrit pour onctions ou frictions, un mélange de baume de Fioravanti 100, essence de térébenthine 20. Le baume de Schauer des pharmacopées de Niémann, Brugnatelli et Spieimann, vanté dans les contusions, les ecchymoses, etc., n'est qu'une variété de celui de Fioravanti. Alcoolat de thériaque composé. Esprit thériaval, Eau thériaealc spiritueuse. Zestes frais d'orange 15 — de citron... 15 Baies de genièvre... 15 — de laurier..... 15 Sommités de romarin 15 — de rue.... 15 — de sauge.. 15 Thériaque.......... 250 Alcool à 56 c....... 1500 Eau distill. de noix.. 1500 Racine d'angélique.. .. 60 — d'aunée....... 00 — de souchet..... 60 — de contrayerva. 30 ■— d'impératoire.. 30 — de serpentaire. 30 — de valériane . . 30 — de zédoaîre___ 30 — de galanga____30 Cannelle fine......... 15 Girofle............... 15 Faites macérer les substances sèches dans l'alcool, ajoutez la thériaque délayée d ms l'eau de no.x, et distillez toute la partie spiritueuse. (tiuib.) Sudorilique, cordial, stomachique. 2 à 15 gr. dans un véhicule con enable. l'eu employé. On peut rapprocher de cette préparation Veau .jéurrule ou Wdcoolat général ainsi que V Esprit d'angélique composé (Austr.). Alcoolat vulnéraire *. Eau cFarquebumde, Eau vulnéraire spiritueuse, Alcoolat de labiées composé, ou pnlyaroma- tique, Esprit traimwtique; alcoolatum rul- nerarmm. Ft'uill. fraîch. de serpolet. — de thym. — d'absinthe. — d'angélique. — de fenouil. — de rue. Sommités d'tiypéricum. Fleursde lavande.ââ 100 Alcool à 00 c...... 4500 Feuill. frnich. de basilic. — de catament. —, d hysope — de marjolaine. — de mélisse. — de menthe. — d'origan. — de romarin. — de sarriette. — de sauge. Incisez les plantes, faites les macérer pendant six jouis dans l'alcool, et retirez o000 d'alcoolat. (Codex.) Les pharmaciens ne peuvent pas toujours se procurer les plantes prescrites pour cet alcoolat à l'état de fraîcheur; nous proposons, dans ce cas, d'employer les plantes sèches, mais en réduisant la dose des deux tiers. Excitant, stimulant, vulnéraire. C'est un remède populaire contre les contusions, les coups à la tète, les chutes. On l'emploie à l'intérieur et à l'extérieur. Dans le premier cas, à la dose de 8 à 15 gr. dans de l'eau pure ou sucrée. Pour Veau vulnéraire rouge, V. Teintures composées. ALCOOLATURES. C'est de l'alcool chargé, par macération, des principes sohibles des plantes fraîches. Ce sont les teintures avec les'plantes fraîche» du Codex de 1866. Un pharmacien distingué, Béral, les a introduites dans la pratique il y a une trentaine d'années. Mais selon Guibourt, qui a l'ait observer à ce sujet qu'il n'y a pas de travail ou de système, si dénué de sens qu' 1 soit, dont on ne puisse tirer quelque chose d'utile, les alcoolatures auraient une origine homœopa- . thique, et on les devrait à Hahnemann lui— même. Les teintures mères des médecins ho- mœopathes sont en effet des alcoolatures. Les alcoolatures employées jusqu'à présent sont simples et préparées avec des plantes actives qui perdent en par ie ou en totalité leurs propriétés par la dessiccation. Elles so it plus actives que les teintures préparées avec les mêmes plantes dessé hées. Il est donc important de les bien distinguer de ces dernières. On a proposé d'en (Guillierinond, v. Exlr sirops, d" (L. Martin). 11 y a deux moyens généraux pour leur préparation : l'un consiste à extraire le suc des plantes, à le mêler sans le clarifier a l'alcool, et à filtrer, après quelques jour* de contact. Ce sont les teintures mères par expression des préparer des extraits d'alcoolalures) et des ALCOOLÉS. — ALCOOLE D'AMMONIAQUE. 2U5 homeeopathes. L'autre méthode, généralement préférée, en ce qu'elle donne des produits toujours plus semblables et qui représentent mieux la substance employée, consiste à faire agir directement l'alcool sur la substance con- tusée. Les proportions sont : parties égales de plantes fraîches, cueillies au commencement de la floraison, et d'alcool à 90 c. ; et la macération, de dix jours. Après quoi, on passe avec expression, et l'on filtre. (Codex.) Ce sont les teintures mères par macération des horaœopatlies. On doit employer de l'alcool à 90 c. (36° Cart.), afin de compenser la perle de spirituo- siié de l'alcool par l'eau de végétation des plantes. Les alcoolatures ayant les propriétés des plantes qui en forment la base et se [réparant d'une manière uniforme, nous n'en feions que rémunération. Alcoolatures de : Aconit(fenilles)*. Ciguë (feuilles). Jusquîame. — (racines). Colchique (bulbe) Laitue Tireuse. Anémone pu'sa- — (fleurs) Nicotiane. tille (feuilles). Cresson de Para. Rhus radicans. Arnica (fleurs) Digitale. Seigle ergoté. Bellad. (feuilles). Drosera (pi. enti.) Stramoine. Bryone. Eucalyptus. Thuya (feuilles). Les alccolatures ou teintures de zestes frais de citron et d'orange, se préparent en faisant macérer, pendant 8 jours, 1 p. de zestes récents du fruit dans 2 p. d'alcool à 80° c. ALCOOLÉS. Ce sont de simples solutés de substances médicamenteuses dans l'alcool. Les préparations que nous rangeons ici sous ce nom sont en général celles que des auteurs rangent sous celui (Valants, plus quelques-unes qui ne pouvaient être convenablement placées ailleurs; ces préparations ne dilfôrent des teintures alcooliques qu'en ce qu'elles sont incolores ou à peu près, et que les substances qui en font la base y entrent sans laisser d'autre résidu que leurs impuretés. Alcoolé d'acide azotique*. Esprit de uitre dulcifié , Acide nitrique alcoolisé, A Icool nitrique, Acidum nitrkum alcoo- lisaturn. Acide azotique officinal à 1,39. 78 grammes. Eau distillée................. 22 grammes. Alcool à 90c................ 300 grammes. Dilue/, l'acide azotique avec la quantité d'eau distillée prescrite ; versez, peu à peu ce mélange dans l'alcool que vous aurez, pesé dans un flacon à l'émeri. Déboucliez de temps en temps, pendant deux ou trois jours, pour donner issue aux gitz que l'action chimique développe. Conservez pour l'usage. (Codex.) Stimulant, diurétique. Dose : 1 à !i grammes. 11 dissout le copahu et en masque l'odeur. L'esprit d'éther nitré ou nitrique, ou éther hyponitreux dilué, de la pharmacopée de Londres, conlient: acide nitrique 90 et alcool 1000. On distille au B.-M. pour obtenir 750 de produit. Se prenant par 5,10 et même 30 gr.; il est donc important de ne pas confondre cette préparation avec la nôtre. Alooolé d'acide chlorhydrique. Esprit de sel dulcifié, Acide muriatique alcoolisé, Alcool hydrochlorique. Acide chlorhyd. à 22o, 1 Alcool à 90 c.,....... 8 Mêlez. (Cot.) Alcoolé d'acide sulfurique*. Eau de Babel, Huile ou Esprit de vitriol dulcifié, Gouttes acides toniques, Mixture d'acide sulfurique , Acide sulfurique alcoolisé ou dulcifié ; acidum sulfuricum alcoolisâtum. Acide sulfur. pur à 1,8't Alcool à 90 c......... 100 sou Coquelicot. Mêlez peu à peu, en versant l'acide sur l'alcool ; ajoutez les pétales de coquelicot au mélange refroidi ; laissez macérer pendant quatre jours ; filtrez. (Codex.) Dans quelques officines on est dans l'habitude de colorer l'eau de Rabel, en y faisant macérer un peu de cochenille. Quand on n'a pas employé de l'acide sulfurique pur, il se forme, au bout de quelques jours, un dépôt blanchâtre de sulfate de plomb. Par suite de la réaction de l'acide sulfurique sur l'alcool, l'eau de Rabel est un mélange d'acide sulfurique, d'acide sulfovinique ou éthylsulfurique et d'alcool. Les pharmacopées allemandes mentionnent deux préparai ions analogues à l'alcool sulfurique : 1° Elixir acide de Dippet, composé d'acide sulfurique 30, et alcool 150. On colore le mélange avec 8 de safran et autant de kermès animal. 2° Elixir ou liqueur acide de Huiler, composé de parties égales d'acide et d'alcool. L'eau de Rabel tient donc le milieu, pour la force, entre ces deux préparations. Astringent, antiseptique et hémostatique. A l'intérieur, f gramme dans 12 j d'eau; employé aussi quelquefois Irès-étendu, en injections; on l'emploie quelquefois pur pour arrêter l'écoulement du sang des morsures de sangsues. On fait un sirop de Rabel. Alcoolé d'ammoniaque. Esprit de sel ammoniac vineux, Liqueur d'ammoniaque vineuse, Alcool ammouié ou ammoniacal, Ammoniaque alcoolisée; Alcali am- moniacum spirituosum. Ammoniaque liquide.. 1 Alcool a 90 c.. 2. (Guib.) 246 ALCOOLË D'AMMONIAQUE AMBRÉ. — ALCOOLÈ D'ÉLATÉRINE. La liqueur ammoniacale de Dzondi, Spiritus ammoniaci caustici Dzondii (Borus.), est à peu près cette préparation, mais préparée directement en recevant le gaz ammoniac dans l'alcool. Excitant, diaphorétique ; 20 à ZiO gouttes dans un véhicule approprié. Alcoolé d'ammoniaque ambré. Alcool ammoniacal ambré. Alcoolé d'ammoniaq.. 28 Teint, d'amb. 1. (Bér.) Alcoolé d'ammoniaque anisé. Liqueur ammoniacale (misée, Ammoniaque (misée, Esprit de sel ammoniac anisé, Alcool ammoniacal anisé. Alcool à 90 c........ 24 Ammoniaque liquide.. Huile volatile d'anis... 1 Faites dissoudre. (Pharmacopéesallemandes.) Stimulant, carminatif; 1 à k grammes en potions, boissons, sirops, etc. Alcoolé d'ammoniaque lavandulé. Alcool ammoniacal lavandulé. Alcoolé d'ammoniaque. 23 Huile vol. de lavande. 1 Faites dissoudre; filtrez. (Bér.) Alcoolé d'ammoniaque romariné. Alcool ammoniacal romariné. Alcoolé d'ammoniaque. 23 Huile vol. de romarin. 1 Faites dissoudre. (Bér.) Alcoolé d'ammoniaque succiné. Ammoniaque succinée, Epyréle de succin ammoniacale, Mixture d'ammoniaque et d'huile de succin, Eau de Luce, Esprit ou Alcool ammoniacal succiné. Huile de succin rect... 15 Baume de la Mecque. 2 Savon blanc.......... 2 Alcool à 90 c........ 378 Faites macérer pendant huit jours, filtrez, et à chaque partie de cette teinture ajoutez-en 16 d'ammoniaque. (Soub.) Il y a autant de formules pour cette préparation qu'il y a de pharmacopées. Beaucoup ne mentionnent pas le savon, et d'autres le remplacent par du mastic. Ces deux substances maintiennent la lactescence du mélange. Voici la formule de la pharmacopée de Londres : Mastic .............. 12 Ammoniaque liquide Huile vol. de lav.,gtt. 15 à 22" Be.......... 300 — de succin., gtt. 15 Alcool.............. 280 Faites dissoudre le mastic dans l'alcool, puis les autres substances et filtrez. L'eau de Luce est employée à l'extérieur dans les paralysies, le^ rhumatismes, les morsures d'animaux venimeux. On la fait respirer aussi avec précaution dans la syncope. Stimulant, antiseptique. Alcoolé d'atropine. Gouttes ou teinture d'atropine. Atropine.......... 0,10 Alcool à 85 c...... 200 Dissolvez (Bouch.), 1 à 5 gouttes en potion. Alcoolé de brucine. Alcool ou teinture de brucine. Brucine.............. 1 Alcool à 90 c......... 39 Faites dissoudre. (Mag.) Dose : 6 à 24 gouttes dans des potions. Alcoolé de camphre concentré*^. Esprit ou teinture de camphre concentrée, Alcool camphré ; Alcool camphoratus. Camphre............ 100 Alcool à 90=. ........ 900 Faites dissoudre, filtrez. (Codex.) M. Guibourt prescrit : camphre 30, alcool 210, et dit que cet alcoolé, coloré avec 0,6 de safran, forme Vélixir camphré d'Rartmann. Jourdan donne, d'après Piderit, une composition analogue à cette dernière, sous le nom à'alcool camphré safrané et d'eau antipestilentielle. Valcool camphré de Baspail se prépare avec : Camphre ............ 150 Alcool h 95°......... 500 L'alcool camphré sert en frictions, fomentations, comme antirhumatismal, antiputride, en applications contre les maux de dents, etc. Alcoolé de camphre faible *. Eau-de-vie camphrée; Teinture de camphre faible; Alcool camphoratus debilior. Camphre............ 100 Alcool a G0 c ....... 3900 Faites dissoudre, filtrez. (Codex.) On lui donne souvent la coloration de l'eau- de-vie avec du coquelicot ou du caramel. Fréquemment employé pur, ou avec l'alcool de savon, l'eau blanche, etc., dans les coups, contusions, entorses, douleurs. Alcoolé de cinchonine. Alcool ou teinture de cinchonine. Sulfate de cinchen.. 0,6 Alcool à 86 c....... 30,0 Faites dissoudre. (Mag.) Alcoolé de digitaline. Soluté normal de digitaline. Digitaline pure....... 1 Alcool à 56 c........ 500 Cet alcoolé contient 1/500 de digitaline ou 2 milligrammes par gramme. Prenant en considération la difficulté de peser exactement les doses très-faibles auxquelles on est obligé d'employer la digitaline, MM. Ilomolle et Quévenne ont proposé l'emploi de cette préparation lorsqu'il s'agit de faire entrer la digitaline dans un médicament liquide. Dose : 1 à 3 grammes. Alcoolé d'élatérine. Teinture d'élatérine de Morrus. Elatérine. 0,5 Alcool. 30,0 Acide azot., goutt. 4 Dose : 30 à â0 gouttes dans un demi-verre d'eau sucrée, comme purgatif. ALCOOLÉ DE MORPHINE. — ALDÉHYDE. 247 Alcoolé de morphine. Alcool ou teinture de morphine, Soluté alcoolique de morphine. Acétate de morphine.. 1 Alcool à 56 e.......,.40 Faites dissoudre. (Guib.) Cet alcoolé contient 1 décigramme d'acétate de morphine par h grammes, comme la solution aqueuse de morphine de Magendie, mais il se conserve mieux que cette dernière. Dose : comme les laudanums. Alcoolé de naphtaline. Teinture de naphtaline. Naphtaline ........... 1 Eau-de-TO à 58 c..... 30 Faites dissoudre. (Rossignon.) Proposé pour remplacer l'eau-de-vîe camphrée. Pour remplacer l'alcool camphré, on a proposé Yalcool naphtaline ( naphtaline 30, alcool à 36°, 1000.) Alcoolé de phosphore. Alcool phosphore. Phosphore.......... 0.03 Alcool à 90 c........- 30 Broyez ensemble avec précaution; décantez. (Tad.) Alcoolé de potasse. Teinture alcaline, Soluté alcoolique de potasse, Alcool potassé. Potasse caustique..... 1 Alcool à 90 c......... 8 Faites digérer quelques jours au bain de sable. (Van-M.) Alcoolé de potasse carbonatée. Teinture de sel de tartre, Soluté alcoolique de carbonate de potasse. Carbonate de potasse.. 1 Alcool a 90 c......., 4 Calcinez fortement le sel dans un creuset, coulez dans un mortier chaud, pulvérisez promptement et versez l'alcool sur la poudre encore chaude. (Guib.) Alcoolé de quinine. Teinture ou alcool de quinine; Quinine ............. 0,3 Alcool a 90 o....... 30, Faites dissoudre. (Soub.) Alcoolé de savon*. Essence, teinture ou alcool de savon, Tinctura cum sapone. Sa^on blanc......... 100 Carbonate de potasse.. 5 Alcool à 60 c ........ 500 (Codex de 1666.) Le dernier Codex a supprimé le carbonate de potasse. Fondant, employé contre les foulures, les entorses. On lui associe souvent l'eau-de-vie camphrée. Géra, formule l'esprit de savon avec : savon d'h. d'olive, 1 ; alcool à 70 e , 3 ; eau de rose, 1. En lui ajoutant une ou plusieurs essences, ou remplaçant l'alcool simple par un alcoolat d'odeur agréable, on obtient f essence de savon des parfumeurs qui sert pour la toilette. Alcoolé de strychnine. Teinture ou alcool de strychnine. Strychnine......... 0,15 Alcool à 90 c......... 30 Faites dissoudre. (Mag.) Dose • 6 à 2Zi gouttes dans des potions. Alcoolé de sulfate de quinine Teinture ou alcool de sulfate de quinine. Sulfate de quinine.... 0,3 Alcool a 86 c......... 30 Faites dissoudre. (Mag.) Alcoolé de vératrine. Teinture ou alcool de vératrine. Vératrine............ 0,2 Alcool ___.......... 30 Faites dissoudre. (Mag.) Dose : 10, 15, 20 et 25 gouttes. ALCORNOQUE. Alkornokorinde, Chabarrorinde, al.; Alcornoque, ESP. C'est l'écorce du Bowdichia Virgilioîdes (légumineuses), arbre qui croît à la Jamaïque. Elle est en morceaux aplatis, longs, épais de 6 à 8 millimètres, rougeàtres en dessus, jaunes en dedans et d'une saveur amère. Inusité, après avoir été indiqué comme amer et astringent, puis comme antiphthisique, et son liber comme succédané de l'ipécacuanha. Poudre 2 à 8,0 ; vin 30 à 60,0. ALDÉHYDE. Aldéhyde acétique ou vin/que,Hydrure d'acétyle, Hydrate de vinyle, Oxyde aVethylidène, ox. aldehydique, Acètol normal. Le nom d'aldéhyde signifie alcool déshydro- géné. Il se produit' toutes les fois que l'alcool et les éthers sont soumis à des eauses oxydantes. Découvert, en 1821, par Dœbereiner. On l'obtient en distillant au B.-M. dans une cornue de trois fois le volume du mélange, 6 p. acide sulfurique, k p. eau, Zi p. alcool et 6 p. peroxyde de manganèse pulvérisé. Le produit est purifié par distillation avec de l'acide sulfurique dilué et ensuite sur du chlorure de calcium. M. Staedler conseille d'employer un apparei. où toute l'opération peut se faire-en une fois, au moyen de 10 d'alcool, 15 de bichromate de potasse en petits morceaux, et 20 d'acide sulfurique étendu du triple de son volume d'eau. (V. Rev., pharm. 1859.) C'est un liquide incolore, d'une densité de 0,790, bouillant à 20 OC ,8; d'une odeur éthérée suffocante; inflammable, soluble dans l'eau, l'alcool, l'éther. Il dissout le soufre, le phosphore, l'iode. C'est un puissant désoxydant des ■2k 8 ALETR1S. ALOES. sels métalliques. Aussi s'en sert-on dans les arts pour faire déposer des couches métalliques miroitantes. H n'a point encore pris une place arrêtée dans la matière médicale aneslliesique. La Paraldéhyde, qui jouirait de propriétés liypno'i<[ues égales à celles du chloral, est une modification polymérique de l'aldéhyde. Elle est liquide à la température ordinaire, mais se soliditiant à 10° environ, elle fondàl0°5, bout, à 124°, elle est soluble dans l'eau (1/10), son odeur iappelle celle de la reinetie. S'eni- ploye à la dose de 2 à 4 gr. sous l'orme de solution, potion, elixir. ALETRIS. Aletris farineux; Aletris farinosa. (Liliacées ) Stargrass, Stawort, ANG. Plante % de l'Amérique méridionale, employée contre la toux et la pleurésie. Elle renferme un prii ripe amer, tonique à faillie dose et, possédant à haute dose des propriétés émélo-calharliques. Administré sous forme d'extrait fluide à la dose de 10 gouttes .') lois par jour dans des cas de dysmonorrhée, d'aménorrhée et de menorrhagie. ALKÉKENGE*. Coqneret, Cerises d'hiver ou de Juif, Physale; Balicacabum, Physalis alhekengi. (Solanées.) Gemeine Schhitte, Jmlenkirschen, al.; Wintereberry, ang.; Tsoân-Tsîan, ru. ; Jiedekirsbaer, dan.; Alqne- quenje, esp.; Krieken van oveizre, Winterkereen, hol.; Alcadiingi, iT.; Miechanki, pol.; Âlquequeriga POR--, Judekœrsbaer, su.; Fener tbitebeglu, tur. Plante indigène %, dont les baies fraîches ressemblent assez bien h des cerises, et sèches, à des petites jujubes ridées ; leur saveur est aigrelette; elles sont seules employées en médecine. Assez souvent ces baies sont accompagnées du calice vésiculeux de couleur orange, qui les recouvre entièrement, et leur donne un aspect particulier; ce calice est d'une amertume très-grande. Diurétique rarement employé. Elles entrent dans le sirop de chicorée composé. Elles ont été préconisées en poudre, à la dose de 10 à 30 grammes, parie D r Gendrin, comme fébrifuge MM. Dessaigne et Chautard en traitant les feuilles d'alkékenge par l'eau froide, agitant l'hydrolé avec du chloroforme, séparant celui- ci, reprenant le résidu de l'évaporation de celui-là par l'alcool additionné de charbon et précipitant après filtration par l'eau, ont obtenu une matière cristalline amère, non alcaline, qu'ils ont nommée Physaline. Le capuli, carapucha ou carapulla des Péruviens, paraît être le physalis pubtscens. C'est une substance dont le décodé, pris a l'intérieur, produit une ébriété qui dure plusieurs jours. Les Indiens s'en servent, d t-on, pour découvrir les dispositions naturelles de leurs enfants. ALLELUIA. Surelle, Pain de coucou, Oseille de bûcheron ou de Pâques, Trèfle uiijre; Oxalis uxetosella, (Oxalidées). Sanerklee, Buscbsauerampfer, al.; "Wood sorrel, ang.; Giogeurt, Stuurklover, dan.; AceiimUa, esp.; Kla- verzuuring, hol.; Alleluja, it.; Szczawik, pol.; Tre- vvoazedo, Azedinba, pou.; Suitsrhaitschawl, tus.; Ilarsyra, su.; Kouzou Koulagbi, LU R. Plante % commune dans presque tous les pays de l'Europe, et particulièrement dans les montagnes de la Suisse, ou elle sert, concurremment avec les rumex aeetosa et acetosella, à l'extraction du sel d'oseille, dont elle est très- riche. Pas de tige, hampe uniflore, feuilles lernées, lolioles obeordées, pubescentes, fleurs blanches. Dans quelques pays, on emploie les feuilles fraiches, d'une saveur acidulé agréable, qu'elles doivent à l'oxalale de potasse. Acidulé, rafraîchissant, antiscorbutique. V oxalis corniculata {Yellow wood sorrel, ang., Chiiii mihii chia, ciiin., cocu., Umbuli, m k., Autrui, ixd., Ambachta, anilika, Chu- hrika, SAN., Puliary, tam. , Pallie ckintu, tel.) est souvent substitué à V acetosella. V oxalis crassicaulis, selon le docteur Mou- tain, mériterait d'entrer dans la matière médicale. Le suc des tiges et des feuilles est très- astringent, et peut servir à combattre les hémorragies; sa saveur est acide mais agréable. Il se conserve fort bien. On peut le transformer en sirop acidulé rafraîchissant. Toutes les parues de la plante peuvent être utilisées dans l'économie domestique. Sa culture est des plus faciles. Quelques pharmacopées indiquent une conserve, un extrait et un sirop d'alléluia. ALLIAIRE. Alliaire commune, Herbe aux aulx, Julienne; Erysimvm alliaria. (Crucifères). Knoblaucbshederich, Knoblaucbskraut, al.; Sauce atone, ang.; Aliaria, esp.; K.noflookkruid, hol.; Rouch ekmegbi, tur. Plante?/ ou £ qui croît le long des haies, haute de 30 à ,'i0 centimètres et plus; feuilles en cceur, dentée-, fleurs blanches, petites et terminales. La racine et les feuilles exhalent une odeur d'ail loisqu'on les froisse; d'où le nom de la plan'e. Stimulant, diaphorétique, béchique diurétique, antiscorbutique. Infusion (20 : 1000). AL0ÈS. Aloe al-, hol.; it., su.; Aines, ang., eoh., pol.; Sabr, Cebar, Mussebber, au ; Lô-hôei, ch.; Camaribi, cyn; Nusumbir, duck.; Acibar, Aloe, esp.; Areaa, Cyluwa, ind.; rjfowatnn, mal.; Catasha, malab.; Sibbir, per.; Azevre, POR.; Sabur obiknnvennoi, Rus.; Mnsumbrum, ted.; Carri ibolum, tam.; Eud aghadji., tur. Sous ce nom, on désigne, en histoire natu- turelle médicale, un suc concret d'une nature ■ ALOÈS. 2Z|9 particulière, et retiré de diverses espèces botaniques d'aloès. Toutes les espèces du genre (Uoê, et elles sont nombreuses, peuvent donner la substance qui nous occupe. Ce sont de grandes et belles plantes, qui appartiennent à la famille des Liliacées, tribu des Asphodélées, et qui croissent dans les contrées chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. Du centre d'une touffe de feuilles très-grandes, très-épaisses et très-charnues, à bords armés de piquants, part une tige ou hampe vigoureuse, portant a son sommet un long épi de fleuis tubuleuses souvent bilabièes, et ordinairement rouges. Le suc est fourni par les feuilles ; le mode d'extraction varie selon les pays : 1° Suivant quelques voyageurs, chez les Holtentots, on fait des incisions aux feuilles sur pied, le suc en découle, et est reçu sur des feuilles couchées sur le sol. Selon d'autres, les feuilles sont coupées et placées dans des tonneaux, au fond desquels le suc se rassemble. 2° Dans l'île de (Fig. UO.) Socotora , on hache, on pile les feuilles, on en extrait le suc, que l'on dépure et l'ait évaporer ensuite. 3° A la Jamaïque, on plonge des paniers remplis de feuilles d'aloes hachées dans l'eau bouillante, jusqu'à ce que celle- ci soit saturée, alors on la fait évaporer. ft° Enfin, dans d'autres localités, on l'ail bouillir la plante dans l'eau, et l'on fait réduire le décodé. De ces différents modes d'extraction viennent sans doute, autant que de la différence des plantes, les sortes com- , merciales d'aloès, dont les principales sont : 1° ALOÈS SUCOTRIN ou socotrtn, du nom de File de Socotora, à l'entrée du golfe Arabique: c'est une plan le des bords méridionaux de la mer Rouge et des parties voisines de la merdes Indes, Selon Ainslie, la plus grande partie de cetle sorled'aloès vient du royaume de Melinde (Afrique). En masse à cassure brillante, comme \itreuse, ronge, verdâtro ou jaunâtre, friable, donne par la pulvérisation une poudre jaune d'or; odeur aromatique, saveur d'une amertume proverbiale; on dit amer comme <:kirotin, il est complètement soluble dans l'alcool. L'aloès sucotrin vrai et presque aujourd'hui inconnu dans le commerce, oi'ion lui substitue l'aloès du Cap, que l'on attribue à « Valoes picata (aloès en épis), qui croît naturellement au cap de Bonne-Espérance, dans l'intérieur des terres. Il est arrivé, en Angleterre, simplement comme spécimen, une sorte d'aloès sucotrin liquide. Un échantillon de cet aloès, que je dois à l'obligeance d'un pharmacien anglais distingué, M. D. Hanbury, présente les caractères suivants : c'est une pale de consistance onguenlaire rouge grenat dans laquelle, avec attention, l'œil aperçoit suspendus une multitude de petits cristaux très-ténus et brillants d'aloïne. 2° Ai.oès hépatique des Barbades. 11 vient principalement des Barbades, en gourdes ou calebasses de 25 à 30 kilogr. {fig /il), et de Bombay,en caisses de 100 à 150 kilogr. 11 doit son nom principal a sa couleur de foie. Quelques auteurs distinguent deux sortes d'aloès hépatique ; cette distinction étant peu importante, nous ne la ferons pas; moins pur que le précédent, de couleur hépatique foncée, son odeur est nauséabonde. Le véritable est très-recherché par les vétérinaires. On l'attribue à Valoe per- foliata. Mais, selon les meilleurs auteurs {Gui- bourt, Fera'™, Hanbury ) , cet aloès ne serait qu'une variété opaque du sucotrin. L'aloès barbade ou de la Jamaïque provient des aloe vulgaris et sinuata ; il est peu fragile, rougeâtre, à cassure terne, un peu grenue; son odeur assez forte est analogue à celle de la myrrhe, et offre quelque chose de l'odeur de l'iode. Sa poudre est d'un jaune rougeâtre sale ; il est incomplètement soluble dans l'alcool. 3° Aloès caballin (Aecaballus, cheval). En masses noirâtres, son odeur est quelque peu empyreumatique, et par une forte température de l'été il devient comme de la poix noire. Des auteurs prétendent que cet aloès n'est pas une sorte distincte, mais qu'il est constitué par le dépôt des autres sortes commerciales. D'autres prétendent qu'il est préparé sur les côtes d'Espagne avec les différents aloès qui y croissent et notamment avec Valoe lini.iuœformis. On voit encore de temps en temps dans le commerce diverses sortes d'aloès, parmi lesquelles nous citerons les trois suivantes, qui 250 ALOÈS. se rapprochent beaucoup de l'aloès sucotrin par les propriétés physiques et médicales. i°A loès du CapWs*', cette sorte arrive en Angleterre, en grande quantité, du cap de Bonne- Espérance, ou on l'extrait des feuilles des Aloe ferox, horrida, spieata, etc. ; et, comme nous l'avons dit plus haut il remplace presque complé- temenl, dans les drogueries françaises, l'aloès sucotrin. Ses caractères dislinctifs les plus saillants sont d'être très-brun, d'offrir une couleur verdâtre par réflexion de la lumière, et de donner une poudre d'un jaune-verdâtre presque aussi vif que la gomme-gutte. Sa saveur est très-amère; son odeur forte, peu agréable. Il est moins actif que l'A. des Barbades et que l'A. sucotrin. 2° Ahès luride; la description de cette sorte est très-embrouillée dans les auteurs. En somme, on s'accorde à dire que c'est une qualité supérieure d'aloès, probablement obtenue par simple incision des feuilles et évaporation spontanée du suc. 3° Aloês de l'Inde ou Mozambnm, dont il existe diverses variétés. On donne quelquefois le nom A\riuès de Hnde à l'aloès hépatique, (V. On. P/i.1876.) L'aloès a un goût amer très-prononcé et une odeur particulière due à une huile volatile qui y existe en très-faible proportion (Smith) ; il se ramollit par la seule chaleur de la main et devient presque plastique. Une forte chaleur le fait fondre imparfaitement d'abord, puis le décompose. L'eau bouillante le dissout complètement, mais en laissant déposer par refroidissement une petite quantité d'une substance noirâtre. Il se dissout presque complètement dans l'alcool faible, et en très-petite proportion dans l'alcool absolu, l'éther et les huiles fixes et volatiles. L'aloès des Barbades, lors de sa dissolution dans l'alcool faible, laisse apparaître une forte quantité d'une matière albu- mincuse. D'après M. Marais, les aloès des Antilles (Barbades, Jamaïque, Curaçao), sont les seules sortes qui donnent instantanément une émulsion parfaite quand on les triture avec un peu d'eau froide. De plus, elles possèdent à un haut degré, en solution aqueuse à 100000 , la propriété de donner une belle couleur rose-violet en pr.éscnce du chlorure d'or et de la teinture d'iode, et d'autres couleurs vives et variées. (V. Bail. Un. ph. 1879). Les chimistes ne sont pas d'accord sur la nature de l'aloès. Pour Trommsdorff, Bouillon- Lagrange et Vogel, c'est un suc gommo-rési- neux ; pour Berzélius, c'est une matière extrac- tive chargée d'apothème ou extractif oxygéné; pour Ed. Robiquet, l'aloès est constitué par une substance qu'il nomme alocline et qui est, dit-il, une véritable matière colorante. Pfaff y a trouvé un principe amer qu'il a nommé aloé- sine, et que Mesmer considérait comme alcali (ahiiiic). Traité par l'acide azotique, il donne l'acide aloétique ou polychromatigue (du grec itoXîi, beaucoup, et y.pûp.a, couleur de Boulin, à cause de la propriété qu'il possède de produire différentes couleurs tinctoriales, selon les mordants; il est très-analogue etisomérique .avec l'acide chrysammique de M. Sclmnck. L'acide azotique, aidé de la chaleur, produit aussi avec l'aloès l'acide carbazotique ou picrique, Fondu avec la potasse, l'aloès donne del'omwe, de l'ac. paroxybenzoique (Hlasiwetz), plus de Yacide alorcinique (Weselsky). Selon MM. Smith et Stenhouse, Vahiné constituerait les aloès. C'est une substance cristallisée, d'un jaune soufre, d'une saveur d'abord sucrée, puis très-amère. Très-peu soluble dans l'eau froide, mais très-soluble dans l'eau bouillante, ainsi que dans l'alcool. Elle se dissout en grande pp. dans l'éther acétique, les alcalis. M. Groves obtient l'aloïne avec facilité de la manière suivante : On prend 30 p. d'aloès sucotrin (les autres auteurs prescrivent l'aloès des Barbades), on le réduit en poudre grossière, on le jette dans l'eau bouillante en l'y agitant constamment pendant 20 minutes. Après refroidissement, on acidulé le liquide à l'aide de l'acide chlorhydrique, on filtre on évapore au B.-M. en consistance de sirop épais, et on abandonne au repos dans un lieu chaud. Quelques jours après, la cristallisation commence, on recueille les cristaux, on les presse entre des doubles de papier et on les purifie par la cristallisation à l'aide de l'eau bouillante. On l'obtient ainsi en cristaux d'une belle couleur citrine claire et dans les proportions de 10/100 environ de l'aloès employé. — L'aloïne est peu purgative ; elle ne paraît acquérir cette propriété que par une oxydation. — Elle a été prescrite à la dose de 10 à 25 centigr. en pil. avec la conserve de roses ou le savon comme excipient. Traitée par l'acide azotique, elle donne des vapeurs rutilantes. Le soluté azotique versé dans l'eau fournit un soluté jaune (ac. chrysammique), qui, neutralisé par la potasse, donne un rouge splendide. Les chimistes anglais différencient Valoine de Yaloétine de Ed. Robiquet, en ce que cette dernière est amorphe. (V. Un. ph. 1872). Chaque espèce d'aloès paraîtrait renfermer un principe amer cristallisé, analogue à l'aloïne, mais distinct, qui a été appelé Barbaloine pour l'aloès des Barbades; Nataloîne, pour l'aloès de Natal; Socaloine et zanaloïne pour l'aloès de Socotra et de Zanzibar. La puissance purgative des aloïnes n'est pas très-manifeste, et un poids d'aloès de bonne qualité est d'un effet beaucoup plus sûr et plus énergique. L'aloès paraît avoir été connu, toutefois ALSTONIA SCOLARTS. — AMANDIER. 251 obscurément, dès les premiers temps de la médecine. Dioscoride mentionne, sous le nom de 'Ap'n, une substance purgative obtenue d'une plante qui, selon toutes les probabilités, est Valoe vulgaris des botanistes modernes, et l'une des espèces qui fournissent encore aujourd'hui cette substance médicale. Purgatif, drastique et tonique selon les doses. Comme purgatif, son action se porte principalement sur le gros intestin. On l'emploie chez les sujets menacés de congestion cérébrale, dans les constipations opiniâtres, pour stimuler le canal intestinal, provoquer la bile et pour rappeler les hémorroïdes. Il est aussi emménagogue, anlhelminthique. L'aloès en soluté a été proposé dans le pansement des brûlures graves. Dans l'intention de modérer l'action de l'aloès sur le rectum", on l'associe avec d'autres substances, telles que les aromatiques, la rhubarbe, le sulfate de fer. L'extrait de jus- quiame, à la dose de 15 ou 20 centigr. par gramme d'aloès, possède à un très-haut degré cette propriété, au point qu'alors l'aloès peut être administré dans le cas de grossesses et d'hémorroïdes. Quelques substances ont la singulière propriété d'accroître l'action purgative de l'aloès, bien que ne possédant pas elles- mêmes la propriété purgative. Plusieurs substances amères possèdent celte propriété, et particulièrement le sulfate de quinine. 3 centigr. d'aloès, associés à 10 ou 15 centigr. de sulfate de fer, produiront autant d'effet que 10 ou 15 centigr. d'aloès seul, et la tendance de celui-ci à irriter le rectum sera beaucoup diminuée. Un autre fait singulier que présente l'aloès, et connu du reste depuis longtemps, c'est qu'une dose très-forte, exagérée, ne fera pas plus d'effet qu'une dose purgative convenable, et, contrairement à ce qui arrive avec les autres drastiques, il n'agira pas alors comme poison. Form. pharm. et doses. Poudre*, 5 à 25 centigr. comme tonique ; 15 centigr. à 15 décigr. comme purgatif; extrait, mêmes doses; teinture simple", 1 à 2 gr. et plus; teinture composée*, 5 à 20 gr. et plus. L'aloès fait, en outre, partie d'un très-grand nombre de médicaments composés. La forme pilulaire est celle qui est la plus convenable pour l'usage interne. Quand on veut administrer la poudre, on la fait prendre entre deux tranches de soupe ou de confitures. L' 'extrait d'aloès ou aloès purifié, indiqué par quelques pharmacopées, est de l'aloès dissous dans l'eau froide, par macération, puis rapproché en extrait ; mauvaise pratique, en ce que l'aloès de choix n'a pas besoin d'être purifié-, et que cette prétendue purification lui fait perdre de ses propriétés. On a préparé aussiun extraitsulfurique '/Woesenévaporant au bain-marie, en consistance de sirop, une dissolution d'extrait d'aloès (115 p.) dansl'eau distillée (450 p. ), additionnée d'acide sulfurique pur(lZip); l'extrait, desséché à feu nu, est réduit en poudre. La médecine hippiatriquefoitun usage très fréquent et très-profitable de l'aloès. ALSTONIA SCOLARIS. (R. Brown.) Apocynées. Echites scolaris L. Bel arbre, commun dans les forêts de la péninsule indienne et dont l'écorce est employée par les indigènes sous le nom de Dita comme fébrifuge et vermifuge. On a voulu la présenter comme un succédané du quinquina. MM. Hess et Jobst y ont trouvé la Ditamine soluble dans l'éther et la Bitaine insoluble dans l'éther. Cette dernière est toxique à la manière du curare. On en a encore isolé l'Ecfct- cérine, YEckitine et YEchitéine. VAlstonia éonstricta (F. Muell) est une espèce australienne, à saveur amère, comparable à celle de la gentiane : on l'a surtout vantée comme tonique et digestive. On y a trouvé V AUtonine (Hesse), la Porphyrine, YAlstonidine. AMANDIER. Amygdalus communis (Rosacées). Mandeln, al., dan., su.; Almond tree, anc..; Loiiz, ar.; Almendra, ESP.; Amandel-boom, hol.; Badamie farcie, ind., peh.; Mondorlo, it.; Migdal, pol.; Amende-, POR-; Inghardt, san.; Parsie yadom cottay, tam.; Parsi ■vadomrittulu, tel.; Eadem aghadji, TUR. Arbre originaire du midi de l'Europe, et que l'on cultive beaucoup en Provence. On distingue deux variétés très-peu distinctes, car la seule différence qu'on puisse établir-, c'est que, dans la variété arrière, le style est de la môme longueur que les étamines, et que les pétioles sont maculés de. points glanduleux, tandis que, dans la variété douce, le styj» est beaucoup plus long que les étamines, et que les glandes, au lieu d'être sur les pétioles, sont à la base des dents des feuilles. Le fruit de l'amandier est une drupe du volume de la moitié de celui du noyer et plus allongé;cettedrupe est formée a l'extérieur d'un péricarpe ou brou, peu charnu, verdàtre, sous lequel se trouve un endocarpe ou coque osseuse, fragile, et renfermant dans son intérieur une ou deux semences nommées amandes, et qui sont la seule partie employée. Les amandes sont en cœur, aplaties, composées extérieurement d'un épisperme ou tégument foliacé de couleur fauve, et intérieurement de deux cotylédons blancs, oléagineux. Comme partie essentielle de la constitution des amandes (et des fruits oléagineux analogues) est Valeurone, 252 AMBRE. susbtance azotée, de nature albuminoïde, si- gnalée pour la première fois, en 1835, par M. Bartig (V. Un. ph. 1867). On distingue les amandes selon les saveurs en : 1° Amandes douces, Amydalœ dulces &*. Susse Mandeln, al.; Sweet almonds, ANC; Los helone, ar.; So'le mandler, dan.; Almendras dulces, esp.; Zoete amandelen, hol.; Mandorle dolci, it.; Migdaly slodkie, pol.; Amendoas doces, pur.; Stadkœi mindal, rus.; Sœtmandel, su. Les amandes douces viennent, ainsi que les amères, en grande partie de la Provence et de l'Espagne. Dans le commerce, selon qu'elles sont grosses, moyennes o i petites, on les désigne sous les noms spécifiques de gros flots, flots et en sorte. Les meilleures amandes douces sont celles qui sont grosses, bien entières, non vermoulues, à cassure blancbe et sans odeur. (Juand ellessont vieilles, leur cassure est jaune et leur goût acre. l.cs amandes douces sont composées pour 100,d'environ 5i d'huile lixe, de 24 d'une variété d'albuminesoluble nommée émukine ou synàptase, puis de sucre et de gomme, plus de parenchyme et d'une matière albuminoïde, ïamandine, coagulable à froid parl'ac. acétiq. C'est l'émulsine qui, dans l'émulsion d'amande, lient l'huile en suspension. Les amandes douces sonl les plus employées. Ëllesservent à faire des êmulsions, des loochs, et, concurremment avec les amères, à faire le siiop d'orgeat. Leur huile fixe est très-employée à la dose de 10 à 50,0 en potion ou lavement, comme adoucissant et laxatif. 2° Amandes amères; amygdalœ amarœ*. Bittere mandeln, al.; Bitter almonds, ang.; Los morr, AR.; Iiin-bo-gin, CR.; Almendras amargas, ESP.; Bittere amendelen, hol.; Migdaly gorzkie, pol.; Amen- (toas amargosas, por.; Gorko mandol, RUS.; Bittere andel, su. Les amandes amères, sauf le goût, doivent présenter les mêmes caractères physiques que les amandes douces. Elles contiennent moins d'huile fixe (environ le 1/4 de leur poids), mais plus de synàptase que celles-ci. Elles contiennent, en outre, environ de 1 à 2 1/2 0/0 d'un principe particulier nommé amygda- line. C'est cette substance et la synàptase q i, sous l'influence de l'eau, donnent naissance au goût et à l'odeur propre des amandes amères, par suite de la formation de l'huile essentielle (hydrure de benzode) et d'une certaine quantité d'acide cyanhydrique. L'huile fixe des amandes amères ne diffère pas de celle des amandes douces; aussi les parfumeurs trouvant un plus grand débit de leurs gtâteaux d'amandes amères en poudre, sous le nom de pâte d'amandes pour les mains, ne préparent-ils l'huile d'amandes douces qu'avec des amandes amères. Les amandes amères passent pour fébrifuges et tamifuges. Leur émulsion, qu'il faut bien se garder d'associer aux mercuriaux, lorsqu'elle est desti îée à l'intérieur, jouit d'une ancienne réputation contre les taches légères de la peau, et particulièremen 1 contre les ephélides, puis contre le prurit dartreux et variolique Elle agit sans doute beaucoup par l'acide cyanhydrique qu'elle contient. Elle est le véhicule de la lotion de Gowland. Le màchage des amandes amères a été proposé par Deleschamps pour enlever les mauvaises odeurs de la bouche. Les médecins arabes font disparaître les taches de rousseur par des frictions d'amandes douces et amères pilées ensemble. L'Ancien Testament mentionne les amandes. Hippocrate employait les amandes douces et amères. Dioscoride décrit la manière d'en obtenir l'huile. On fait une eau distillée d'amandes amères que l'on emploie dans les mêmes cas que celle de laurier-cerise. A la suite des amandes, nous dirons un mot d'une semence introduite en France, dans le commerce des comestibles, sous le nom d'amandes, noix ou châtaignes du Brésil (Brazil uuts, Ang.; Capucaya, brés.; Cas- tanas de Maranao, esp.). Ces amandes proviennent du Bertholletia excelsa, Humb. et Bonp. (niyrtacées), grand arbre qui croît à l'embouchure de l'Orénoque. Elles sont allongées, triangulaires, contenues dans une coque osseuse de même forme et de couleur fauve ; leur goût se rapproche beaucoup de celui de la noisette et de la châtaigne à la fois. Elle contient 66 0/0 environ d'huile douce fixe. (V. J. ph. 1873). J'ai eu occasion de préparer une émulsion avec ces semei ces, et j'ai remarqué que, par la décomposition spontanée, elle donne beaucoup d'hydrogène sulfuré, ce qui me fait présumer que les semences contiennent une forte proportion de soufre. AMBRE*. Ambre gris ou vrai; Ambra cinerea, s. vera, Ambarum. Grauer Amber, al.; Ambergris, ang.; Anbar kam, ar, mal.; Araber, dan.; ind.; su. ; Ambar gris, esp.; Am- bergrys, Barnsteen, uou. ; Ambra, it-, esp., pol.; rus.; Scbahbui, per.; Ambar, por.; Ambara, SAN ., Mun umbir, tah.; Ak-amber, tur. 11 est peu de substances qui aient donné lieu à autant d'hypothèses sur leur nature que celle-ci. Successivement considérée comme un champignon marin, un bitume, une écume marine, des excréments de crocodiles, — une dégénérescence cireuse, adipocireuse nu résineuse, on s'accorde aujourd'hui à la considérer comme un produit morbide du cachalot {physeter macrocepalus, — cétacés) se rapportant tantôt à des concrétions biliaires tantôt AMBRETTE. — AMMf. 2o3 enfin à des calculs intestinaux ou pancréatiques. C'est un véritable coprolithe. En masses irrégulières, formées de couches concentriques, d'une consistance de cire, de couleur cendrée, parsemées de taches jaunes et noirâtres, fusibles par la chaleur. Leur poids varie de 50 à 500 gr. Guibourt rite des masses de 50 à 100 lui. Odeur peu développée, mais se développant au contact de certaines substances, la potasse par exemple, et devenant alors très-suave. Il est insoluble dans l'eau. 1/alcool ensépareune matière analogue à la cholestérine et nommée ambréine. L'ambre est formé d'ambréine 85, matière balsamique;!,5, matière soluble mêlée d'acide benzoïque et de sel marin 1,3 (John). I /ambre est beaucoup plus employée comme parfum que comme médicament. Cependant on le dit stomachique et aphrodisiaque. En Allemagne, on l'emploie à l'égal du musc. En pharmacie, on en fait une teinture alcoolique et une teinture éthérée ; il entre dans les diablotins stimulants, le cachundé, etc. Doses : de la poudre, 25 centigr. à 1 gr. ; des teintures, a 12 grammes. Pour Ambre jaune, V. Surfin. AMBRETTE. Abelmosch, Graine de musc, Guimauve ve- loutée, Ketmie odorante; llaniia moschata, llibistus abe/mosvhus. (Malvacées.) Bisanisaamen, al.; AbelmnsHi, Mesk ochra, ar.-, Am- bartlla, ksp,; Muskussaad, hol.; Kaalakusluri, ind.; Abelmosco, it. Plante % du Malabar et des Indes occidentales. La semence, seule partie employée, est de la grosseur d'une lentille réniforme, brun grisâtre, striée et munie d'un bile noirâtre. (juand on la frotte ou qu'on laçasse, elle exhale une odeur ambrée musquée l'oit agréable. Réputée antispasmodique et employée sous forme d'enmlsion. Mais elle figure beaucoup mieux chez les parfumeurs. AMIANTE. Asbeste, Laine fossile, Cuir, Carton ou Soie de montagne. Bergflachs,Steinflachs, al.; Asbestos; anu..; Yan-tin-ché, ch.; Amianto, Asbesto, ESP.; Asbest, hol.; Amianto, ]T.; Bemouk tasci, tur. Substance minérale en filaments déliés, flexibles et d'un brillant soyeux. C'est une amphibole asbestoîde, un silicate de chaux et de magnésie qu'on trouve en Chine, en Perse, en Bavière, da !s les Alpes, les Pyrénées, en Espagne, etc. Il n'esi d'aucun usage en médecin -1 , cependant il se trouve dans presque toutes les pharmacies. En raison de on incombnstibilité on s'en est servi à faire des mèches de lampes, des étoffes incombustibles, à filtrer des acides et des alcalis caustiques, à soutenir la pierre infernale; imbibé d'acide sulfuriquc, il constituait les anciens briquets dits phosphoriques. On l'a proposé comme charpie. A été quelquefois confondu avec Vulun de plume. AMIDON*. Fécule amylacée; Amylum ("AujjXov). Kraftmehl, Staerke, Staerkemehl, al.; Starch, ang.; Nisna. Abgoon, An.; Krai'tmeel, Stivilse, DAN.; Alnii- don, esp. ; Stijfsel, hol.; (xihunkahir, ino ; Amido, it.; poh.; Nercbaste, pkr. ; K'-nclimal, pol.; Krach- mal, rus.; Starske se, .su.; Niehasda, tur. L'amidon a été connu des anciens. Sa préparation parait avoir été découverte dans Pile de Cbio. Amylum vient de a privatif et de (tûiii, meule. Il existe dans une foule de végétaux, mais c'est des gra nés de céréales qu'on le retire ordinairement pour le besoins des arts et de la médecine. (V. Fécules.) Substance blanche, en pains carrés, en morceaux aiguillés (amidon entier, amidon en aiguilles) ou pulvérulente (amidon en poudre) inodore, insipide et se transfoi mant par l'ebul- liiion dans l'eau, en une colle ou mucilage nommé empois. Principal réactif de l'iode.. Les amidonniers l'obtiennent dos blés et orges gâtés (griots), ou îles recoupes par une sorte de fermentation qui détruit le gluten dans lequel l'amidon était retenu comme emprisonné. (V. Gluten). Analeptique,é no! lient, Très-employé dans les pblegmasies intestinales. On l'emploie sous forme de gelée, de lavements, de bains, de cataplasmes, etc. (V. ces mots.) Chauffé avec la glycérine, il forme le glycéré d'amidon. L'amidon en poudre jouit de la propriété de faire tomber les démangeaisons causées par certaines alfections darlreuses. Les autres fécules jouissent aussi de celte propriété. Amiduline. — Sehul/e a découvert cette nouvelle substance dans l'amidon; elle tient le. milieu entre la dextrine et la fécule; voici la manière d'obtenir cet ami Ion sotuble : On traite l'amidon par l'eau et l'aride sulfu- riqiie comme pour la préparation de la dextrine, on interrompt le feu au moment où tout l'ami Ion se trouve dissous, el on sature l'acide avec de la craie, on filtre a chaud, et par le refroidissement l'amidulinc se dépose en flocons blancs. Ce dépôt ne se fait quelquefois qu'après plusieurs jours. (Béchamp.) Apres être sécliée, cette substance ressemble au sa'rou, se dissout complètement dans l'eau chaude el prend une coloration bleue par l'iode. AMMI. Ammi des boutiques , Fenouil du Portugal ; Sisou ammi L. Ptychotis f'œuiculifblia, O. G. (Ombelliferes.) Animeysanien, Mohrenkiïmmel. al.; Small bonewort, 254 AMMONIAQUE LIQUIDE. ang.; Amus, ar.; Ameos, est.; Nankhah,PER.; Aja- rnodum, Bramadarbha, san.; "Womum, tam., tel.; Nachvan indi, tur. Plante © du Midi dont on emploie le fruit improprement nommé semence (1), qui est très-petit, ovalaire, profondément strié, fauve, et d'une odeur aromatique agréable. Les fruits des Ptychotis aiùwan (graines d'Ajawa) de Flnde sont actuellement exploités pour la préparation du thymol qu'ils renferment en grande abondance. Carminatif. Inusité. AMMONIAQUE LIQUIDE*. Alcali animal, Alcali volatil, Alcali volatil fluor, Esprit de sel ammoniac, Eau, Solution ou Liqueur d'ammoniaque ; Azoture d'hydrogène, Azotide hydrique; Hydrure d'amide, Hydramide, Amidide d'hydrogène Oxyde d'ammonium; Alcali ammoniacum, Ammoniacum causticum, Liquor ammonii eauslici, Ammonia aqua soluta. "Wribserigcs Ammoniak, Amniûniackfliïssigkeit, Salmiack- geîst, al.; Hartshorn, Ammonia, ang.; Roh cl oas- ciader. AR.; Amoniaco, i.sp. ; Vloeibare ammoniack, hol.; Ammoniaca liquida, it.; Gidkvi ammoniac, itis.; Nachadir rouhou, tur. L'alchimiste Basile Valentin a, le premier, indiqué la préparation de l'ammoniaque liquide, mais ce ne fut qu'en 1785 qu'elle fut reconnue à l'état gazeux, par Priestley. Elle existe dans l'air, dans le règne minéral, au voisinage des volcans. Les eaux et presque tous les végétaux en contiennent, mais combinée avec les acides. Parmi les végétaux qui en contiennent à l'état libre, nous citerons le Chenopodium vuharia. Rien n'est plus fréquent que sa production dans la décomposition des substances animales. Les matières fécales en dégagent abondamment. Le nom d'ammoniaque a pour étymologie celui A'Ammonie (ou pays d'Ammon), contrée de la Libye d'où jadis on tirait le sel ammoniac qui sert à l'obtenir. Disons tout de suite que l'ammoniaque employée en médecine n'est pas l'ammoniaque pure, qui est gazeuse, mais bien sa dissolution concentrée dans l'eau. Aussi Fappelle-t-on plus exactement ammoniaque liquide (ammoniaque officinale). Le Codex la prépare de la manière suivante : Ammoniaque liquide du commerce, 1,500 gr. Introduisez l'ammoniaque dans un grand matras placé sur un bain de sable et communiquant au moyen d'un tube recourbé en (1) Les fruits des ombellifères sont généralement appelés graines ou semences. Leur petitesse et leur forme ont porté, sans aucun doute, les anciens à leur donner cette fausse dénomination, que les modernes ont conservée. Pour faire disparaître ce vice de langage, nous proposons d'appeler les fruits d'ombellifères, fruits sémi- noides ou simplement séminoïdes. Ex. : séminoïdes d'ammi, séminoïdes de fenouil. siphon avec une série de trois flacons de Woulf, dont le premier contiendra environ 100 gr. de lessive des savonniers, et les deux derniers chacun 1 litre d'eau distillée ; lutez et chauffez graduellement. Le liquide du premier et du dernier flacon, seront mis de côté pour servir à une autre opération ou à faire des sels ammoniacaux. Quant à celui du flacon • du milieu, vous le recueillerez ; ce sera l'ammoniaque officinale. Elle marquera 22° B» ou 0,925 au densimètre. Les tubes qui amènent le gaz dans les flacons doivent plonger dans le liquide jusqu'à peu de distance du fond. Pendant la condensation du gaz ammoniac dans l'eau, il y a une élévation de température, qui s'oppose à la dissolution du gaz, et que l'on prévient en rafraîchissant les flacons de Woulf par un filet d'eau froide ; comme par la dissolution du gaz, l'eau augmente beaucoup de volume, il convient qu'au début de l'opération les flacons ne soient remplis qu'à moitié de leur capacité. (Codex.) A -f- 20 oc et à la pression de 0 m ,760, l'eau dissout 65i fois son volume de gaz ammoniac, dont le poids est de &98 gr. 636. On peut encore préparer l'ammoniaque en décomposant 4 p. de sel ammoniac par 5 p. de chaux ou 7 p. de sulfate d'ammoniaque par o p. de chaux éteinte. Dans une opération en grand, on emploie un mélange de chlorhydrate d'ammoniaque (1 p.), de sulfate d'ammoniaque (0,5) et de chaux éteinte (2,5), auquel on ajoute un peu d'eau. On substitue à la cornue une chaudière de fonte pouvant se fermer par un couvercle maintenu à l'aide d'une vis de pression. Ce mélange offre l'avantage de fournir un résidu facile à détacher de la chaudière, le sulfate de chaux formé empêchant le chlorure de calcium de se prendre en masse (Frésénius). Aujourd'hui l'ammoniaque liquide est le plus souvent fournie au commerce par des industries (usines à gaz, fabriques de prussiates) qui l'obtiennent comme produit secondaire. Cette ammoniaque du commerce contient ordinairement du cuivre, de l'huile animale, des sels étrangers et d'autres corps. On peut la purifier en distillant dans une cornue et en recevant le gaz dans de l'eau pure. Encore, purifiée ainsi, contient-elle toujours des produits empyreumatiques que l'on reconnaît à l'odeur, après saturation par l'acide sulfu- rique. L'ammoniaque ainsi préparée est un liquide incolore, plus léger que l'eau, d'une saveur acre et lixivielle, d'une odeur caractéristique, et tellement forte et pénétrante, qu'elle peut asphyxier. L'ammoniaque corrode les tissus animaux en les saponifiant. Exposée à l'air, l'ammoniaque liquide perd AMMONIAQUE. — AMYLENE. 255 de sa force en perdant de son gaz et en absorbant de l'acide carbonique; il faut donc la tenir dans des flacons bien boucbés. L'ammoniaque du commerce doit marquer 22° B é , aujourd'hui on en l'ait marquant 28" pour l'industrie de la glace artificielle. Voici la table donnée par H. Davy de la quantité d'ammoniaque réelle ou gazeuse contenue dans l'ammoniaque liquide à différentes densités : .roc ARÉOM. SUR i 00 p. DENS. t.. —.—„------- ce - Ean.Amm. 0,8750 30,60 67,50 32,30 0,8875 28,23 70,75 29,25 0,9000 26 74,00 26,00 0,9054 25 74,63 25,37 0,9166 23 77,93 22,07 0,9230 22 79,74 20,26 0,9255 21,6 80,46 19,54 0,9326 20,4 82,48 17,52 L'ammoniaque liquide sert, en médecine, à l'extérieur comme caustique, pour pratiquer des vésicatoires, rubéfier la peau, dans les cas de rhumatisme, et pour cautériser les morsures des animaux venimeux ou enragés. On la fait aussi respirer dans l'empoisonnement par l'acide prussique, dans la syncope. A la dose de k à 10 gouttes dans un verre d'eau à l'intérieur, on l'emploie contre l'ivresse, le delirium tremens, l'emphysème pulmonaire, le tétanos, les bydropisies, les maladies urinaires, certaines éruptions cutanées. C'est un stimulant diffusif, un diurétique, un antiacide et un diaphorétique puissant;- mais son action est passagère. Quelques inhalations ammoniacales répétées sont efficaces contre le coryza. Employée à la manière du docteur Ducros (de Sixt), c'est-à-dire appliquée à l'aide d'un pinceau de charpie dans l'arrière-gorge, on en obtient de bons effets dans l'asthme nerveux, les laryngites chroniques, les angines pharyngées, etc. L'ammoniaque gazeuse a été proposée contre le croup et contre l'hydrocèle. Les vétérinaires s'en servent pour dissiper la météorisation ou gonflement qui survient chez les bestiaux qui ont mangé par trop de fourrages verts et humides. Elle fait la base d'un alcoolé, de divers alcoolats, du baume Opodeldoch, du Uniment ammoniacal, du vésicaîoire de Gondret. Elle entre dans une infinité de préparations. Dose à l'intérieur : 5 à 20 gouttes dans un liquide approprié. Incompatibles : Acides, sels métalliques ou organiques, alun. Ammoniaque diluée. Liqueur ou solution d'ammoniaque étendue. Ammoniaque liquide. 1 Eau distillée. 2. (Edimb.) Lond. fait préparer de toutes pièces. AMMONIAQUE (gomme résine)*. Ammoniak Gummi, Ammoniakharz, al.; Ammoniacum, ang.; RUS.; Fooshook, Ashek, ar.; Ammoniak, dan.; Goma amoniaco, ESP.; POR.; Ammoniakgom, hol.; Gomma ammoniaca, it.; Semugli bilsherin, Ooshk, peiis.; Gnma ammoniacka, pol.; Tsadir suzaisamki, tl:r. Cette gomme-résine, improprement appelée gomme ammoniaque, est fournie par le Dorema ammoniacum, do.n. (Peucedan um ammoniacum) (Ombellifères), grande plante herbacée qui croît en abondance dans la province d'Iran, près d'Ispahan, et dans le Khorassan en Perse, mêlée au ferula asa-fœlida. Dans le courant de l'été, les tiges et les rameaux de la plante sont piqués par une multitude innombrable d'une espèce d'insectes ; le suc alors en découle, se concrète en larmes sur la tige ou tombe à terre. Les habitants rassemblent en masse les divers produits, les envoient à 13ushire ou à Bombay, d'où ils sont expédiés en Europe. On trouve la gomme-ammoniaque sous doux formes dans le commerce : 1° en larmes détachées, blanches et opaques à l'intérieur, jaunâtres à l'extérieur; 2° en masses volumineuses de couleur jaunâtre, formées de larmes réunies par une pâte fauve plus ou moins souillée d'impuretés. La gomme-ammoniaque a une odeur forte, particulière ; saveur arrière, acre et nauséeuse ; est soluble en partie dans l'eau (avec laquelle elle forme émulsion), dans l'alcool, l'éther, le vinaigre. Elle est formée, selon Braconnot, de 70 °/ 0 de résine, de 18,/i de gomme, de h,h de matière glutineuse, de 7,2 d'eau et perte. Elle prend une couleur rouge intense au contact de l'hypochlorite de soude ou de potasse, réaction qu'elle doit à la partie de sa résine soluble dans l'éther. (Picard.) On a proposé de l'appeler ammoniacum, pour éviter toute confusion entre elle et l'ammoniaque alcali. Pour sa purification, V. Gommes-résines. Stimulant, antispasmodique, emmônagogue, anticatarrhal, fondant, résolutif. On l'emploie assez souvent à l'intérieur, à la dose de 1/2 à 2 grammes, émulsionnée par une infusion d'hysope ou de lierre terrestre, dans les catarrhes chroniques. On l'administre aussi sous forme de pilules, dans lesquelles on lui associe quelquefois le savon, l'extrait de taraxacum. Pour l'usage externe, on ramollit Yammo- niacum dans du vinaigre, du vin ou de l'eau- de-vie, de manière à former une pâte qu'on applique avec avantage sur les tumeurs froides et indolentes. Il entre dans le diachylon gommé, dans l'emplâtre de ciguë. AMYLÈNE. Valéréne, Penti/lène. Découvert en 18/i/i par M. Balard. 250 ANCOLIE. — ANETH. Ce carbure d'hydrogène a été proposé, en 1856, par M. Snow, comme aneslhesiqoe supérieur an chloroforme, mais son emploi est aujourd'hui totalement abandonné. Pour l'obtenir, on introduit dans un petit alambic en cuivre, placé sur un bain de sable, de l'huile de pommes de terre pure (ou alcool amylique) avec du chlorure de zinc en petits fragments. On l'arrose avec le sixième de l'alcool amylique pur à employer, de manière à l'immerger; au bout de trois jours, on distille lentement à la température de /i5° en faisant arriver le reste de l'alcool amylique dans l'appareil à mesure que les premières parties se transforment et distillent dans un récipient préalablement refroidi. On rectifie par une dislillali n plus ménagée encore. (Duroy.) L'amylène pur bout à 35° (Fraukluud), 39° (Bâtard), 42° (Kékulé); il est liquide, incolore, d'une odeur éthérée alliacée. Insoluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et l'étber; il brûle avec une belle flamme blanche. D é 0,659. L'hydrate d'amylène, liquide mobile, incolore, bouillant à 100", I) = 0.81 aéte proposé comme hypnotique à la close de 3 a 6 gr. ANCOLIE. Gant de Notre-Dame. (Ce nom appartient mieux a la digitale.) AquÙegia vulgaris. (Henoncu- lacées.) Akeley, al.; Columbine, ang.; Akélei, hol.; Paraxilla, hsp.; Aquilegia, it. Plante % d'Europe cultivée dans les jardins; haute de 30 a 50 centimètres; feuilles ayant assez de rapport avec celles de la chélidoine et reconnaissables à leur couleur verte mélangée de brun et de noir; fleurs irrégulières inulti- capuchonnécs, bleues pourprées, quelquefois roses ou blanches. On a employé les racines, l'herbe, les fleurs et les semences comme diurétique, diaphoré- tique et antiscorbutique. ANDROSÈME. Toute-saine, Herbe sicilienne; Hypericum an- drosœmum L.; Androsœmum officinale. (Hy- pérycinées.) Johanmsharihen , Joannîskrautblumen , al.; Tutsan , ang.; St. Janskruid, hol. Plante indigène % de nos contrées, qui ne diffère des hypericum, genre dont on l'a distraite, que par des fruits en baios au lieu de capsules; ces fruits sont purgatifs, la plante passe pour vulnéraire ; les feuilles sont usitées dans quelques localités en cataplasmes sur les brûlures, pour arrêter les hémorrhagies. ANÉMONES. (De "av£u.o;, vent.) (Henonculacées). Les matières médicales en indiquent trois : l 8 Anémone pulsatille , Pulsatille, Coque- lourde; fleur de Pâques, des Dames ou du Vent ; Anémonepulsatilla(Kùchensrhelle, An.; Pasque flowcr, ang. ; Kcebilde, dan. ; Pulsatilla, esp., it., pur.; Sarunka, pol.). Plante herbacée, petite, à racine grosse et noirâtre, a feuilles plusieurs fois pinnatifides, à segments linéaires et remarquable par ses fleurs pourpre-violet. 2° Anémone des prés; Anémonepratensis L. (KûcJiensahelle, ai.. ; Anemona, ang. ; Short Krebiele, dan.; Anemona praderosa, esp.; Keukenscl'telle, hol.; Aiarne ziele, pol. ; Fœlt- sippa, su.). Elle diffère de la précédente par ses fleurs plus petites et plus foncées. 3° Anémone des bois, sylrie, renoncule des bois, bassinet blanc ou purpurin; Anémone ne- morosa (Buschanemone, al. ; Wood Anémone. ang. ; Huidweed, dan. ; Anemona des basques, esp. , por. ; Boschminnende anémone, hol. ; Iluitsippa, su.). Plante tout à fait grêle, commune dans les bois. Souche charnue, une ou deux feuilles radicales très-découpées, fleur assez grande, d'un blanc rosé. h" Anémone hépatique, A. hepatica, employée contre les obstructions du foie, et dont l'eau distillée sert a enlever les ta lies de rousseur. Comme un grand nombre d'autres renon- culacées, les anémones sont des plantes trôs- âcres, qui perdent leurs propriétés par la dessiccation. Elles doivent leurs propriétés toxiques à VAnémonine. Pour l'obtenir, il sullit de distiller avec de l'eau les différentes variétés d'anémone. Celle eau distillée laisse déposer au bout de quelques semaines une. matière blanche qui est l'anémonine et qu'on purifie par des cristallisations répétées dans l'alcool. Les alcalis la transforment en acide anêmoni- que. D'après Seliwarl/., l'acide anémonique existe tout formé, mélangé avec l'anémonine, dans l'eau distillée d'anémone. On s'est servi de l'anémone des bois enépicarpe comme rubéfiant dans la goutte, le rhumatisme, et en application sur la tète contre la teigne qu'elle guérirait, dit-on, en deux jours. Ces préparations d'anémone ont été vantées dans f'amau- rose, les dartres. Forme pharmaceutique et dose de l'anémone pulsatille : poudre, 20 àZiO centigrammes; extrait aqueux, 15 à 30 centigrammes; extrait alcoolique, 5 à 10 centigrammes; alcoolature, 2 à 20 gouttes. (V. nos réflexions sur l'inég. d'action des préparations d'aconit.) ANETH Fenouil puant : Anethum graveolens L. (Ombellifères.) Dillsaraen, al.; foill, anc, su., Bozzalsctiippet, as.; Eneldo, est.: Sowa, mu.; Aneto, it.; Kepr, pol.; Endro, POR.; Téré otou, TUH. Plante Q très-voisine du fenouil et qui croît dans nos provinces méridionales. Les sémi- noïdés. qui sont seuls usités, sont jaunâtres, ANGÉLIQUE. — ANIS. 257 plans, oblongs, membraneux sur les bords, marqués de trois stries au milieu, glabres, ayant un peu plus de 2 millimètres de long sur 1 millimètre de large : leur odeur est forte et pénétrante, quelque peu désagréable. Ils sont estimés stomachiques comme les autres sémiaôïdes d'ombeHiferes. Ils servent de condiment dans plusieurs pays. ANGÉLIQUE. Angélique des jardins ou de Bohême ; Herbe du Saint-Esprit; Angelica arckangelica, ArchangèUca officinalis. (Ombellifères.) Gfficinelle Engchvurz, Angelikawurzet, al.; Angelica, ano.; ESP.; it., por. ; Malachie, ar. ; Angolik, Fadnopnsk, Ovanne, Sîoke, dan.; Groote, Tamme, Engerwortel, hol.; Dziegel agrodni, pol.; Djagilnik, rus.; Angolik, su.; Melaik otou, tur. Grande plante herbacée %, cultivée dans tous les jardins de l'Europe. Toutes les parties, qui sont très-aromatiques, sont employées, mais surtout la racine {racine du Saint-Esprit), qui est assez grosse au collet, et se divise en racines secondaires moins fortes, grises, ridées extérieurement, blanches intérieurement, d'une odeur aromatique agréable et d'une saveur d'abord douce, puis chaude et amère. L'analyse a constaté dans la racine d'angé- lique : de l'huile volatile, de l'acide angêlieique ou angélique (se rapprochant beaucoup de l'acide valérianique), de Vangélicine (résine cristallisée), une résine amorphe, une matière amère, du tannin, des malates, de l'acide pectique, de la gomme, de l'amidon. (Buckner.) Le mélange de l'huile volatile et de l'angéli- cine constitue le baume d'angêlique de Rrandes et de Bucholz, que l'on obtient en faisant un extrait alcoolique d'angêlique et reprenant par l'eau, qui laisse le baume sous forme semi- fluide et possédant une odeur agréable. L'angélique fournit par incision de sa racine un suc gomiHO-résineux ou gomme-résine d'angêlique (Vigier) (Un. ph. 1870). Excitant, stomachique. La racine est employée en infusé (pp. 20 : 1000). En pharmacie on en fait une teinture*, on confit la tige; les fruits ou séminoïdes * entrent dans la composition du vespetro. On a employé aussi Vangélique sauvage (angelica sylvestris) ; mais la première lui est préférable. ANGUSTURE. Deux écorces fort diilérentcs portent ce nom. 1° Angusture vraie, Cusparêe; Angustura ci'i (Wahre Angusturaninde, al.) $*• Elle provient du galipea cusparia ou officinalis, grand arbre, de la famille des rutacées, qui croit dans l'Amérique méridionale, sur les bords de l'Orénoque, où il forme d'immenses forêts. C'est une ôcorce munie de son épidémie, dure, cassante, d'un jaune brunâtre, en morceaux d'épaisseur et de longueur variables, mais ne dépassent pas ordinairement 15 à 20 centimètres de long, presque plane, amincie sur tes bords, crise à l'extérieur, rougeâtre à l'intérieur, d'odeur forte et annualisée; saveur d'une grande amertume. Elle contient deux alcaloïdes cristallisables, la Cusparine et la GaUpèine (Kcerner et Bohringer), une résine, une huile volatile, etc. La couleur de sa poudre ressemble à celle de la rhubarbe. Tonique et fébrifuge. Elle est presque abandonnée, après qyoir été prônée avec emphase dans les lièvres et les dyssenterics. Dose, jusqu'à à grammes. Incompatibles : Acides concentrés , infusés astringents, sublimé corrosif, sulfates de fer et de cuivre. 2° Angusture fausse ; Cortex pseudo-angus- turœ* ( Ostindiasclie Angustura , Uostbraune Angusturarinde, al.). Attribuée longtemps au brucœa antidysenterica ou ferruginea. Il parait prouvé qu'elle provient d'une loganiacée, le strychnos aux vomica lui-même. C'est déjà dire que c'est un poison énergique, qu'il importe de ne pas confondre avec la substance précédente. Elle en diffère essentiellement en ce que les morceaux ne sont pas taillés en oiseau sur les bords, qu'elle est inodore et plus amére. Elle contient de la brucine etdela strychnine. (V. Essai des méd.) ANIS." Anis vert; Pimpinella anisurn L., Anisurn officinale H. (Ombellifères.) Anis, AL.; dan., ESP., su.; Anise. ano.; Anison, ar.; Auyz, POL.; Anys, iiol.; Anice, IT.; MungS, Aiiis- manis, jav.; Razyaneh rumie, per.; Ilcrbadoce, POR. Ganus, rus.; Sataphuspha, SAN ; Somboo, tam.; Sompu, TEL.; Am'ssun, tur. riante © d'Europe, que l'on cultive en grand dans la Touraine, la Guyenne, en Espagne, à Malte et dans les Echelles du Levant. Le fruit, improprement nommé semence, la seule partie employée, est gros comme deux tètes d'épingle, allongé, pédicule, vert, sillonné; odeur aromatique particulière, saveur sucrée aromatique. On distingue dans le commerce plusieurs variétés d'anis : 1° celui de Russie, qui vient par Odessa et qui est petit, noirâtre, acre et peu estimé ; 2° celui de Touraine, qui est vert et plus doux; 3° celui d'Albi, qui est plus blanc et plus aromatique; 4° celui d'Espagne ou de Malte, qu'an estime le plus. L'anis contient une huile volatile ordinairement solide, ce qui lui fait quelquefois donner le nom de stcaroptèue d'anis, plus une huile grasse, une résine, etc. L'huile volatile d'anis masque l'odeur du sulfure de potassium (Ruschenberger). u 238 ANTHYLLIDE. — ANTIMOINE. Excitant, carminatif, qu'on emploie pour stimuler les voies digestives, combattre les fla- tuosités. Les Arabes emploient la décoction d'anis dans le traitement de la sciatique ; ils combattent la colique venteuse et l'inappétence en prenant, avant le repas, une cuillerée de miel contenant une pincée d'anis noir ou vert, Forme pharmaceutique et dose. — Poudre*, 1 à 4,0 infusé (pp. 10 : 1000); hydrolat*, 10 à 100,0; huile volatile*, 1 à 10 gouttes; alcoolat *, là 15,0. On fait des dragées d'anis (anis couvert, anis de Verdun), des pastilles à la goutte, des liqueurs de tabje. L'anis est Vk-naot de Dioscoride. ANTHYLLIDE. Vulnéraire, triolet jaune ; Anthyllis vulaeraria (Légum.) Petite plante herbacée, indigène, à tige couchée, velue, à feuilles ailées avec impaire plus grande, à fleurs jaunes disposées en tète. Con- tusée, c'est un remède populaire dans quelques localités pour la cicatrisation des plaies. ANTHRAKOKALI. (De âvûpaij, àv8f>7.y.oç, charbon, et kali, potasse.) Carbure de potassium. Préparation introduite, en 1837, dans la thérapeutique par un médecin allemand, le docteur Polya. Voici le procédé qu'il donne pour l'obtenir : Carb. de potasse, 1 part. Eau bouillante, 10 à 12 part. Ajoutez peu à peu à la dissolution assez d'hydrate de chaux pour enlever tout l'acide carbonique au carbonate de potasse. Filtrez, évaporez, jusqu'à ce que la liqueur cesse d'é- cumer et coule comme une huile ; alors à 210 de cette liqueur ajoutez, en remuant toujours, 150 de charbon de terre porphyrisé, après avoir retiré le vase du feu, broyez le contenu avec un pilon chauffé, jusqu'à ce qu'il soit converti en une poudre noire homogène ; conservez celle-ci à l'abri de toute humidité dans des flacons de petite capacité préalablement chauffés. On obtient Yantrahokali soufré ou sulfuré en ajoutant à la poudre de, charbon de terre 15 de soufre lavé et procédant comme ci-dessus. Très-soluble dans l'eau, peu dans l'alcool. Le docteur Polya combine aussi l'anthrako- kali avec l'iode ou le calomel. On l'a vanté beaucoup, à son apparition, contre les scrofules, les affections aptanées eczémateuses, etc.; à tort ou à raison, son usage est déjà tombé. On le donne à l'intérieur, en poudre, à la dose de 1 décigramme, trois ou quatre fois par jour, associé à la magnésie calcinée ou à de la poudre de réglisse; à l'extérieur, on l'emploie sous forme de pommade. ANTIMOINE*. Régule d'antimoine, Régule; Antimordum, Stibium. Spiessglanz, al.; Antimony, ANC; Ismud, Àitmat, An- timum naï, ar.; Spidsglands, dan.; Surmeh, ind., per.; Antimonio, ESP., it., por.; Spiesglas, hol., Spisglane, Antimonu, pol.; Sanvira, SAN.; Spetsglaus, su.; Anjana, Kalloe, tam.; Lanjanum, tel.; Demir bozan, tur. Corps simple métallique, signalé par Pline dans le chapitre ni de son XXXIII e livre. Mais c'est le célèbre bénédictin Basile Valentin qui fit le premier connaître la manière de l'extraire de ses mines, dans un ouvrage qu'il publia à la fin du xv e siècle sous le titre de Currus triumphalis antimonii. On attribue son nom à l'action funeste qu'il aurait eue sur des moines qui étudiaient ses propriétés. Ce métal nous est fourni par le commerce en gros pains offrant à leur surface une cristallisation en étoiles, que l'on a comparée à des feuilles de fougère; de là vient sans doute le nom à'albastrum, par contraction de album astrum (étoile blanche) appliqué autrefois à l'antimoine. Mais cet antimoine est très-impur et contient, entre autres métaux étrangers, de l'arsenic, du fer, du plomb, du cuivre. L'antimoine du commerce est lamel- leux ou grenu, blanc bleuâtre, éclatant, opaque, cassant; il acquiert une odeur sensible par le frottement. Pesanteur spécifique, 6,72 à 6,80. Il fond à 450°. On obtiendra un antimoine à peu près pur, et partant plus convenable pour les usages pharmaceutiques, de la manière suivante (indiquée par Basile Valentin) : Sulfure d'antim. de France. 8 Tartre. 6 Nitre.. 3 Ces substances pulv. sont mêlées et projetées par portions dans un creuset incandescent; on amène la matière à fusion, on laisse refroidir, et on retire un culot métallique d'antimoine que l'on sépare des scories de la surface. D'autres moyens pour avoir l'antimoine pur consistent à chauffer au rouge dans un creuset: 1° un mélange d'antimoine du commerce (16 p.), de sulfure d'antimoine naturel (1 p.) et de carbonate do soude sec (2 p.); le culot séparé des scories, est de nouveau fondu, pendant deux heures, avec du carbonate de soude (Codex); "2° un mélange d'antimoine et do 30 0/n de grenaille de zinc; celui-ci, en se volatilisant, entraîne avec lui l'arsenic ; il reste un culot de métal très-pur (Réchampi. Réduisez l'antimoine du commerce en poudre fine, étendez-le en couches minces sur un plat do terre vernissé, large et peu profond chauffez graduellement, la masse linitpar devenir incandescente, on brasse avec une spatule; lorsque l'incandescence a cessé, l'opération est terminée. On fait fondre le sous-oxyde ANTIMONIATES. — ANTIPYRINE. 259 dans un creuset couvert à la plus basse température possible. On obtient un culot d'antimoine pur, formant à peu près le 1/4 du poids primitif de l'antimoine employé ; ce culot est surmonté d'une masse grisâtre contenant les impuretés ou oxydes des métaux étrangers que pouvait renfermer le métal brut. L'antimoine ainsi purifié (stibium repurgatum) est très- éclatant, d'un blanc argentin ; sa cassure est grenue ou à petites lamelles. (Codex.) L'antimoine métallique était autrefois assez employé en médecine. Pendant longtemps on forma avec lui de petites balles que les malades avalaient pour se purger, et comme ces balles étaient rendues à peu près intactes, qu'elles servaient indéfiniment et qu'elles se transmettaient pour ainsi dire en héritage de famille, on les avait appelées pilules perpétuelles. On l'alliait aussi à l'étain et on en faisait des gobelets dans lesquels on laissait séjourner du vin qui acquérait ainsi une vertu émétique et purgative. Trousseau a tenté de remettre l'antimoine métallique en vogue ; il l'a employé pour combattre la pneumonie et le rbumatisme articulaire en portant la dose jusqu'à 4 grammes ; il l'administrait en pilules ou en poudre très-fine suspendue dans un looeh ; il a aussi proposé de substituer la pommade d'antimoine a la pommade d'émétique. Les préparations antimoniales sont toutes émétiques ou purgatives, et la plupart d'entre elles constituent des médicaments héroïques très-employés. Chose qui paraîtra bizarre aujourd'hui, où les propriétés des antimoniaux sont bien constatées, l'emploi de ces préparations fut défendu par arrêt du Parlement en 1566; en 1579, Paulmier fut exclu de la Faculté pour avoir contrevenu à cet arrêt. Guy- Patin traitait d'empoisonneurs ceux de ses confrères qui persistaient à employer en secret les préparations antimoniales; c'est là évidemment un point de l'histoire des médicaments, bien digne de réflexions. ANTIMONIATES. Combinaisons de l'acide antimonique avec les bases. Un seul est employé. Antimoniate de potasse*. Antimoine diaphorétique lavé, Oxyde blanc (Fantimoine, Biantimoniate de potasse ; Kcelles-ci qui soient usitées en France. Toutes cesparties ont une odeur marquée, une saveur acre et sont sternutatoires. On y trouve: résine, cytisine (principe toxique des fruits du faux ébénier ou cytise — Cytisus la- burmm), acide gallique, matière col. jaune, gomme, sels (Chevallier et Lassaigne), huile bleue (Weber), saponine (Buchoh), huile essentielle jaune, tannin, corps gras fusible à 28° matière cireuse (Wali). En 1831, W. Bastick a éclairci la question en retirant des fleurs, par un traitement convenable, un principe amer particulier, ïamicine (p. 231). On emploie les fleurs comme stimulant énergique du système nerveux. Sioll les vantail comme fébrifuge, et les appelait le quinquina des pauvres. L'infusé d'arnica (eau d'arnica), est un remède populaire contre les coups à la tète; de là le nom de panacea lapsorum, panacée des chutes, qui lui a été donné par Ferh. On peut même dire que l'arnica sous toutes les formes et en particulier sous forme de teinture ou d'alcoolalure, employé en compresses à l'extérieur ou à la dose de quelques gouttes dans de l'eau sucrée à l'intérieur, est un vulnéraire et antispasmodique journalier. On les emploie aussi contre la goutte, le rhumatisme et la paralysie. Elles sont émétiques à haute dose. On lui a substitué les capitules de Doronicum. Veau de Notre-Dame des Neiges est une al- coolature à base d'arnica. Foi m. pharm. et dose. Poudre, 25 à 50 centig. ; infusé (pp. 5 : 1000), il doit être passé avec soin; extrait alcoolique, 5 à 20 centig.; éthé- rolé, là2gr. ; teinture*, 1 à 2 gr. La teinture d'arnica est aujourd'hui assez souvent employée à l'extérieur, comme résolutif, excitant, antihémorrboïdal. Quelques personnes lui préfèrent l'alcoolature*. La racine a été vantée comme antiseptique dans les résorptions purulentes. Incomp. : acétate de plomb, acides minéraux, sulfates de fer et de zinc, carbonate de magnésie. ARROW-ROOT*. Salep des Indes occidentales, Poudre de Casti- Ihon ; Fecula arrow-root, Amylum marantœ. Pfeilwurzelsteerke, al. Ararout, ar.; Tikhur, ind.; Roomacoo, tam.; Fécule amylacée que l'on retire dans les possessions anglaises des Antilles et des Indes, à la manière de la fécule de pommes de terre chez nous, des racines tubéreuses de deux plantes appartenant à la même famille, celle des amomées. Ces plantes sont: l'une le ma- ranta arundinacea L., plante américaine: l'autre le maranta indica, Tus., plante indienne. Mais il parait que l'on en retire encore d'une multitude de plantes appartenant notamment aux genres Curcuma, Taeca, Aruni,Caladimn. Cette fécule est moins blanche, mais plus fine et plus douce au toucher que l'amidon. Elle est à peu près inodore et insipide, craque sous les doigts. Lecommerce la présente souvent en morceaux irréguliers qui sedhisent à la moindre pression. Ce sont les Anglais qui nous ont fait connaître cette substance à laquelle ils accordent une estime toute particulière. On l'a présentée comme analeptique; mais c'est tout simplement un aliment léger, et à ce titre il est ordonné aux convalescents. L'arrow-root le plus estimé est celui des îles Bermudesiviennent ensuite les arrow-root ARSÉNIATES. — ARSÉNIATE DE STRYCHNINE. 265 de Géorgie et de Saint-Vincent, de Travancore. L'arroW'jroot désigné dans le commerce anglais sous le nom de Tolomane ou Tous-les- mois, est retiré du canna coccinea. Arrow-root signifie, en anglais, racine-flèche, parce que les Indiens attribuent au suc de la racine la propriété de guérir les blessures faites par des flèches empoisonnées. ARSÉNIATES. Combinaisons de l'acide arsénique avec les bases. Plusieurs arséniates sont employés en médecine. Leur administration demande la plus grande prudence. Arséniate d'ammoniaque. Arsenias ammonicus. On l'obtient en saturant l'acide arsénique en dissolution, par l'ammoniaque. On laisse évaporer et cristalliser spontanément. Employé dans les dartres. Dose, 2 à 6 mil- ligr. (1/25 à l/8 e de grain.) Arséniate d'antimoine. S'obtient en versant 1 équivalent de protochlorure d'antimoine dans un peu plus d'un équival. d'arséniate de soude,en solution concentrée, presque sirupeuse, et agitant constamment pour éviter la formation de l'oxychlorure d'antimoine. M. Patrouillard a proposé l'emploi de dissolutions dans la glycérine. (Un.phA&lV). Poudre blanche, insipide, insoluble dans l'eau et les acides faibles. Ce sel forme la base des granules antimoniaux de Pœpillaud, dont voici la formule: arséniate d'antimoine, 20; farine de froment iOO, amidon 20, gomme 40, sucre 520, eau Q. S. pour 20,000 granules au kilog.; il est uni au fer dans les granules an- timonio-ferreux ; au fer et au bismuth, dans les granules antimonio-ferreux au bismuth. Arséniate de fer. Arsenias ferrosus. S'obtient en décomposant une solution de sulfate de protoxyde de fer (120 p.) par une autre d'arséniate de soude (100 p.) ; on recueille et on lave le précipité d'arséniate de fer. Le Codex le prépare en décomposant 50 gr. d'arséniate de soude dissous dans 500 gr. d'eau distillée par 10 gr. de sulfate ferreux pur dissous dans 100 gr. d'eau distillée. L'arséniate ferreux est une poudre blanche qui verdit à l'air, insoluble dans T'eau, soluble dans l'ammoniaque. Dose, comme le précédent. Dans les cancers et les dartres ulcérées. M. le docteur Aug. Millet l'a employé avec succès en pilules contre le pityriasis du cuir chevelu. (V. Un.pharm., 1865.) C'est sur l'insolubilité des arsenite et arséniate ferrique qu'est fondée l'administration du peroxyde de fer gélatineux, comme antidote de l'acide arsénieux. Observons toutefois que ces sels sont solubles dans l'eau contenant un peu d'ac. chlorhydrique, acétique ou lactique. L'arséniate de fer est soluble dans le citrate ou le pyrophosphate d'ammoniaque. Arséniate de potasse. Sel arsenical de Macquer ; A rsenkas potussicus. Acide arsénieux et nitrate de potasse.......... 1'. E. Opérez comme pour celui de soude, mais sans addition de carbonate. Dose, ut suprâ. L'arséniate de potasse a une réaction acide prononcée et cristallise facilement en prismes à li pans, terminés par des pyramides à !\ faces. Arséniate de quinine. On dissout 3 gram. d'acide arsénique dans 100 grain, d'eau distillée, on ajoute 10 gram. de quinine pure et on soumet le tout à l'ébul- lilion. Par refroidissement il y a formation de cristaux d'arséniate de quinine. On reprend par l'eau distillée, on évapore la liqueur et on fait cristalliser de nouveau. C'est un sel blanc, cristallisable, léger, soluble dans l'eau et dans l'alcool faible, insoluble dans l'alcool pur et dans l'éther. Pour son administration , M. Bourières a proposé l'emploi d'un soluté contenant 2 dé- cigrammes d'arséniate par 1,000 gram. d'eau distillée ou 1/5 milligr. par gramme. Inusité. (Voyez Arsenite de quin.) Arséniate de soude*. Arsenias sodicus. Acide arsénieux..... 116 Nitrate de soude..... 200 Mêlez et chauffez au rouge dans un creuset de liesse; faites dissoudre le sel dans l'eau, ajoutez-y du carbonate de soude jusqu'à réaction alcaline; filtrez, évaporez et laissez cristalliser par refroidissement à une température comprise entre 15 et 20°. (Codex.) L'arséniate de soude crist. a une réaction alcaline : 100 p. de ce sel contiennent 36,85 d'acide arsénique représentant 24,03 d'arsenic métallique et correspondant à 31,73 d'acide arsénieux. Cet arséniate fait la base de la liqueur de Pearson. Dose, 2 à 6 milligr. On remplacerait avec avantage l'arséniate de soude par l'arséniate double de potasse et de soude inaltérable à l'air. Arséniate de strychnine. S'obtient par la double décomposition de 2 solutions neutres et équivalentes d'arséniate de potasse et de chlorhydrate de strychnine. Il est cristallisable, assez soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool à 85 c. et l'éther. (Roger.) 266 ARSENIC. — ASARET. ARSENIC. (De àpoiiv, homme ou mâle, et de vixâv, tuer.) Régule d'arsenic; Arsenicum. {Zarniek, ar. ; Pc-Szan, en. ; ZÀrnik, tlr.) Corps simple, que des chimistes considèrent comme un métal et placent à côté de l'antimoine, avec lequel il a de nombreux rapports, mais que d'autres considèrent comme un métalloïde et dont ils font le congénère du phosphore, avec lequel il n'en a pasmoins. Quant à nous, nous dirons seulement de ne pas confondre cette substance avec une de ses combinaisons oxygénées, l'acide arsénieux, que l'on appelle quelquefois improprement arsenic. L'arsenie métallique n'est point employé en médecine, mais il est dans l'économie domestique, sous le nom de cobalt ou kobolt, de cobalt à mouches, de mort on de poudre aux mouches, arsenic noir. Pour cet emploi on le réduit en poudre et on le délave avec de l'eau *ur des assietles. Le métal s'oxyde peu à peu et forme de l'acide arsénieux qui se dis-sout dans l'eau, laquelle alors devient vénéneuse et lue les mouches. Des auteurs prétendent que l'arsenic métallique fut connu d'AIbert-Ie-Grand au xm e siècle; mais ce fut Brandi qui le premier révéla en 1733, ses propriétés caractéristiques, et donna un procédé pour l'extraire de l'acide arsénieux. {Kobolt, est le mauvais génie des mines en Allemagne). ARSÉNITES. Combinaisons de l'acide arsénieux avec les bases. Un seul est employé en médecine, c'est Varsénite depotassequi fait la base de la liqueur de Fowler et de ses variantes. Cependant le docteur Kingdom a, en 18Zi7, tenté l'introduction du biarsénite de quinine dans la matière médicale. Selon le médecin anglais, il constitue un médicament puissanl dans le traitement des maladies de la peau, la fièvre intermittente, les névralgies. Voici le mode de préparation qu'il en donne : On l'ait dissoudre à chaud 3 gram. d'acide arsénieux, et i gr., 50 de carb. de potasse dans 125 gr. d'eau distillée; après demi-heure d'é- bullilion, on ajoute Q. S. d'eau pour que le liquide contienne 12 centigr. d'acide arsénieux par k gram. de liquide. On ajoute à 20 gr. de ce soluté 2 gr., 5 de sulfate de quinine dissous dans l'eau bouillante ; il se produit un précipité blanc qui est du biarsénite de quinine que l'on jette sur un filtre et que l'on fait sécher. Ce sel est insoluble dans l'eau bouillante, mais soluble dans l'alcool. Dans la peinture, on emploie un sel double, composé d'arsénite et d'acétate de cuivre, et nommé tout simplement arsénitede cuivre,vert deSchéele; ou encore, et c'est le plus souvent, vert de Schweinfurt, vert minéral. (V. p. 10/i9). En grand, on le prépare en délayant 10 p. de vert-de-gris dans de l'eau tiède ou dans du vinaigre pur, de manière h faire une pâte que que l'on introduit, après l'avoir passée, dans un soluté chaud de 8 p. d'acide arsénieux dans 100 d'eau. On fait bouillir et on laisse refroidir pendant vingt-quatre heures. Mais on obtient un produit plus beau en mélangeant des solutés bouillants à P. E. d'acide arsénieux et d'acétate neutre de cuivre, ajoutant au mélange son volume d'eau froide et laissant le tout en repos plusieurs jours. C'est un produit d'un vert aigue-marine, très-éclalant. Ce sel est très-vénéneux. Varsénite de stryclininc, ou plutôt un mélange de ce sel et de chlorhydrate, a été proposé par M. Grimclli, de Modène, pour combattre la morve et le farcin chez le cheval. Ce sel pur se prépare d'après M. Ceresoli en versant une solution d'arsénite de potasse, dans une autre sulfate de strychnine, la solution alcoolique de l'arsénite formé, le laisse déposer en cubes très-nets, d'un blanc mat, d'une saveur amère et métallique, solubles dans l'alcool moins soluble dans l'éther, solubles dans 10 p. d'eau bouillante et 3,'i p. d'eau froide. (V. Un. pharm., 1865.) Antérieurement, un vétérinaire de Brienne, M. Ch. Martin, parait avoir employé a\ ec succès contre la morve, un mélange d'acide arsénieux et de noix yomique. ARTICHAUT. Cynara scolymus. (Synanthérées.) Ailisehuke, al.; Artichoke, ang.; Hirsehuf, au; Â.rtisko dan,; Arcachofa, ESP.; roR.; Carciofo, it.; Kunghir, TER.; Artijnk, SU.; Enghinar,' tir. t>hmte % que l'on cultive dans les jardins potagers pour les écailles du réceptacle de la tleur, que l'on sert sur les tables. Ces feuilles et les tiges d'artichaut sont employées depuis longtemps en Italie et en Allemagne comme antirhumatismales. Le suc récent d'artichaut a été employé contre le scorbut, l'hydropisie, l'ictère chronique.En France, le docteur Montain, de Lyon, a préconisé le Cynarin, principe actif de l'artichaut, comme fébrifuge. Dose de l'extrait, 25 centigr. à 1 gr. L'extrait hydro-alcool, de feuilles d'artichaut, aujourd'hui tombé dans l'oubli, a l'aspect, le goût et la cassure vitreuse de l'aloès; il est formé, en majeure partie, de Cynarine, analogue à l'aloéline. (Guitteau.) Dans certaines campagnes, on emploie contre les fièvres intermittentes la décoction d'artichaut dans le vin blanc. ASARET. Cabaret, Rondelle, Oreille d'homme, Oreillette, Nord sauvage; Asarum europœum. (Aristo- lochiées). ASCLEPIADE. — ASE FÉTIDE. 207 Uasehvurzel, Haselkraut, al.; Asarabacca, ang.; Asa- rum udne, ar.; Hasselirt , dan.; Asaro, f.sp., it., POU.; Tuckir, ind.; Kopytnik, pol.; Ilasselart, su.; Mutricunjayvie, tam.; Cheppu tatakn, tel.; Aza- roum, tur. Petite plante % toujours verte qui tapisse les rocliers et les ruines des lieux humides et ombragés des bois. Racine petite, fibreuse, géni- culée, quadrangulaire , contournée, d'une saveur et d'une odeur fortes, comme poivrées ; feuilles réniformes, obtuses, larges, portées sur de longs pétioles; fleurs d'un pourpre noirâtre, portées sur un pédoncule très-court. On emploie les racines et les feuilles* &. La racine donne, à la distillation, une buile volatile liquide, une matière cristalline blanche, transparente, à odeur et saveur camphrées, nommée asarite ou asarine, asarone, et aussi camphre d'asarum. Cette racine est fortement purgative et émétique. Sous ce dernier rapport, elle remplaçait l'ipécacuanha avant l'importation de celui-ci. En poudre, elle est aussi sternutatoire, ainsi que les feuilles qui sont plus spécialement employées comme tel, soit seules, soit mêlées ta d'autres substances, comme dans la poudre Saint-Ange. L'hippiatrique emploie la poudre d'asarum contre le farcin. "Auapcv, en grec, signifie je n'orne pas, parce que, suivant Pline, cette plante n'entrait point dans les guirlandes dont on se parait dans les fêtes. Son nom de cabaret lui vient de l'usage qu'on enfail dans certains pays, particulièrement en Russie, pour dissiper l'ivresse; celui A'ore/lle d'homme, de la forme de ses feuilles; enfin celui du nard sauvage, donné à la racine; de son odeur que l'on comparait à celle des valérianes ou nards. La racine de valériane sauvage, étant souvent mêlée à celle d'asaret dans le commerce, aura bien pu donner lieu à cette erreur. Dose : poudre, 0,50 à 1,0 ; infusé (pp. 10 : 1000). Le docteur Smirnoif recommande contre les effets des alcooliques, l'infusion préparée avec les racines d'asaret (90), de valériane (30), et l'écorce d'orange (15); à prendre trois ou quatre verres par jour. Uasaretdu Canada, Asarum canadense (Sna- herout, Wild ginger), racine contournée, aromatique, un peu amère. Au Canada, on l'emploie comme stimulant diaphorétique à la manière de la serpentaire, puis comme épice, comme substitut du gingembre ; on l'appelle même Gingembre sauvage. 11 possède les mêmes propriétés que celui de l'Europe. ASCLEPIADE. Dompte-venin ; Hirundinaria , Asdepias s. Cy- nanchum vincetoxicum , Vincetoxicum officinale. (Apocynées). Gemeiner Hundswurger, Schwalbenwurzel, AL.;SwaIIo-w •svort, ano.; Sïalerod, dan.; Asclepiadeo, ESP ; Te- gengiftige zydevrugt, hol.; Vincetossico, it.; Jas- kotcze ziole, pol.; Vincetoxico, por.; Tulœrt, su.; Fanzehir otou, tur, Plante % qui croît dans toute l'Europe, et dont la racine, formée d'un très-grand nombre de fibres, a été employée comme alexitère, excitant, vomitif, sudorifique et diurétique, à la dose de 1 à 2 grammes. C'est une plante suspecte. On l'a recommandée contre la morsure des chiens enragés. Le nom de Cynanchvm veut dire étrangle-chien (de zutiv, rmiç, chien, et àfxsîv, étrangler). D'autres asdepias jouissent de propriétés médicales. L'A. Curassavica est employée aux Antilles comme émétique et purgatif. Il en est de même de l'A. asthmatica, très-employée à Madras. L'A. gigantea possède une très-grande activité. Sa racine est fortement vomitive. Elle a reçu le nom de Mercure végétal en raison des vertus qu'on lui a attribuées contre la syphilis. Les Indiens s'en servent pour purger dans la lèpre. L'A. procera parait jouir des mêmes propriétés. L'A. Syriaca, originaire de l'Amérique du Nord, est cultivée dans les jardins sous le nom iVherbe à la ouate, à cause de l'aigrette laineuse de ses semences, qu'on a essayé jusqu'ici d'utiliser en les mêlant à de la soie," de la laine ou du coton. Cette plante fournit un suc laiteux, très-âcre, qui contient 12% de caoutchouc (John) ; l'écorce de la tige donne une filasse qui a été proposée comme charpie. On dit l'écorce de la racine antiasthmatique. L'A. tuberosa passe pour un diaphonique puissant. Enfin la racine A'Hémidesmus, l'écorce àeCalotropisoaMudar, le Tylophora ou Ipéca du pays sont des asclépiadées très- employées dans l'Inde. ASE FÉTIDE*. Asa-fœtida. Teufelsdreck,Stinkender assaini, al.; Stinking assa.; ANC* Andjudaan, Haltit, Heltitol munstim., ar.; N'go-hoûei, cil.; Dyvelsdreck,DAN.; Hing, duk.; ind.; Asa fetida, esi'.; Onivelsdieck, hol.; Assa fetida, it. , por.; Ingu, jav.; Unguzeh. per.; Czarcie layno, Asafeta, pol.; Durnopacliutschnitt, rus.; Hinga, Ilingu, SAN.; Dy- fntstraech, su.; Pezungium, tam.; Inguva, TEL.; Kil- tik, TUR. Gomme-résine produite par le ferula asa- fœtida, plante ombellifère, décrite par Kœmp- fer, et qui croît en Syrie, en Lybie, en Perse, etc., où sa tige acquiert une hauteur de 3 ou L\ mètres. On prétend que c'est dans un meuble fait avec cette lige, qu'Alexandre conservait les œuvres d'Homère. En Perse, sur les montagnes du Khorassan et de Laar on obtient l'ase fétide en coupant la tige au collet, découvrant le haut de la racine et la creusant à la partie supérieure ; le suc gommo-résineux se rassemble sous forme d'émulsion dans celte concavité, et on l'y recueille chaque jour. 268 ASPARAGINE. ASPÉRULES. L'ase fétide se présente quelquefois en larmes détachées; mais le plus souvent il est en masses irrégulières et agglutinées, molles, brunes à l'extérieur, parsemées à l'intérieur de larmes blanches, unies entre elles par une pâte plus foncée. Ces larmes ne tardent pas à prendre une couleur rouge intense par leur exposition à l'air, propriété qu'elles doivent à leur résine. Dans le commerce, on distingue, selon que les masses sont plus ou moins pures, l'ase fétide en larmes, et l'ase fétide en suite. L'ase fétide doit être tenu bien enfermé. Cette gomme-résine a une odeur forte, cireuse et alliacée très-désagréable, que le chloroforme annihile complètement, suivant M. I.a- man; sa saveur est amère, acre et nauséeuse; elle forme émulsion avec l'eau; elle est aux deux tiers soluble dans l'alcool à 80°c. Quant à sa purification, voir Gommes résilies. Elle contient pour 100; 05 de résine; lit, i- de gomme soluble dans l'eau; 3,0 d'huile volatile; 11,0 de bassorine; le reste en matières diverses. {Pelletier). La substance qui nous occupe était connue des Grecs et des Romains sous le nom de laser et de erîxçov. Le mot osa signifie guérir, en langue hébraïque. Ce qu'il y a de remarquable dans l'histoire de cette substance, c'est le dégoût qu'en ont les Européens, qui l'ont nommée stercus diaboli, tandis que, chez les Orientaux, c'est un assaisonnement des plus recherchés. C'était le cibus deorum des anciens. 11 ne faut pas disputer des goûts. Pour les médecins, c'est un antispasmodique précieux; Boerhaave dit n'en pas connaître de plus puissant. On l'emploie surtout dans l'hystérie, l'hypocondrie, les affections nerveuses des organes respiratoires. Il est aussi emmé- nagogue, vermifuge, carminatif, incisif. Furm. pltarm. et dose. — Poudre*, 1/2 à 2 gr.; alcoolé* et éthérolé, 1 à k gr. On l'administre sous forme de pilules, de potions, et surtout de lavements, émulsionné parle jaune d'œuf. La médecine vétérinaire en fait un grand usage. Incomp. : les préparations prussiques. Les Arabes se frottent le corps avec un mélange d'écorce de scille et de poudre d'asa- feetida, pour éloigner les punaises. ASPARAGINE. Althcine, Agédoite, Asparamide, Malamide ; Asparagina. Découverte, en 180o, par Vauquelin et Ro- biquet. Substance neutre, blanche, cristallisée, inodore, d'une saveur faible, que l'on retire de la racine de guimauve et des jeunes pousses d'asperges. On l'obtient de celles-ci en en exprimant le suc, le filtrant et l'évaporant en consistance sirupeuse. On abandonne ce sirop à lui-même pendant un mois. On traite alors la masse cristalline qui s'est formée, par l'alcool, on évapore celui-ci et on laisse cristalliser. Il résulte des recherches du docteur Me- nici, de Pise, et de Piria, que la vesce (vicia sativa) étiolée contient de l'asparagine en quantité notable. L'asparagine a encore éié trouvée dans la racine de grande consolide (Blondeuu et Plis- son) ; dans les sucs de réglisse (Robiquel), de betterave (Rossignon), de lactucarium (Auber- giér); dans la belladone (Biltz), dans les jeunes pousses du houblon (F. G. Leroy), etc., etc. 11 y a qq. années, MM. de Lucca et Lîbaldinien ont trouvé de grandes quantités dans les productions tuberculeuses du Stigmaphylbyn Ja- trophœfolium, malpighiacée du Brésil. Diurétique peu et même point employé en France, mais qui l'est en Italie, en Piémont. ASPERGE. Asparagus o/jîcinalis.' (Asparaginées.) Spargel, al.; Sperage, ang.; Yerumya, halcion. ar. ; Esparrago, Esparraguera, esp. ; Nakdun, ind. ; Spa- ragio, Asparago, Sperzie, it. ; hol. ; Mtargiah, Szparog, pol. ; Nakdown, tam. Rouch kanmas, tlr. Plante b que l'on cultive dans les jardins potagers, et dont on emploie, en pharmacie: 1° la racine sèche*, qui se compose d'un faisceau de fibres de la grosseur d'une plume d'oie, fauves, inodores et d'une saveur douceâtre; 2° les jeunes pouces ((lirions, bourgeons, pointes), les mêmes que l'on mange sur les tables. Ce sont des diurétiques peu actifs, qui ont la singulière propriété de communiquer à l'urine une odeur forte et désagréable. La racine est ordonnée sous forme de tisane. Elle est une des cinq dites apéritives. On prétend que fraîche, son action est plus marquée. Les turions contiennent de l'asparagine. C'est Broussais qui découvrit, en i829, l'action sédative, sur le cœur, des turions d'asperges ; et ce fut le célèbre mathématicien Fourier, de l'Institut, qui, affecté d'une hypertrophie du cœur, conçut, le premier l'idée d'en préparer un sirop. Furm. pkarm. et dose. — Racine : infusé (pp. 20 : 1000; extrait*, 1 à 4 gr.; Turiuns : extrait, i à 4 gr,; sirop (sirop* de pointes d'asperges), 10 à 50 pi'. ASPÉRULES. On connaissait jadis, en pharmacie, deux plantes rubiacées de ce nom : 1° Aspérule odorante, Hépatique ou Reine des bois, Petit Muguet; Asperula odorata. Waldmeister, Steroleberkraut, al.; Sweetsented, VVood droof, ano. ; Asperula, esp. ; it.; for.; Welriekend rawkruid, hol. ASPHODELE. Petite plante % grêle, à feuilles verticillées, à (leurs blanches et d'une odeur agréable. Elle renferme de la coumarine {Kosmann). Steruulatoire et astringent léger. On l'avait conseillée contre la rage. Inusitée. 2° Aspérule à l'esquinancie, haée àl'esqui- nanrie; Asperula ou rubia cyrtanchica. Petite plante, en touffes étalées, à feuilles linéaires, à fleurs blanches rosées, croissant sur les pelouses des bois. Employée jadis en gargarismes dans les maux de gorge. Sa racine peut remplacer la garance; de là son nom de rubiole, de petite garance. Cependant, elle est moins riche en matière colorante que ¥asperula tinctoria, ASPHODÈLE. Asphodelus ramosus. (Liliacées.) Koenigsscepter, Aestiger Aflodill, al.; Brandy asphodel. ang.; Gamon.ESP.; Wilde affodil, iiol.; Assularegia.iT.; Tchiris, tur. Plante % du midi de la France et du Levant ; très-commune en Sicile et en Algérie. La racine tuberculeuse a été proposée pour combattre la gale et comme succédané du curcuma. Les anciens s'en servaient dans différentes maladies. On en retire de l'alcool. Les Arabes se servent d'une pommade composée de beurre et d'asphodèle, introduite dans les cavités nasales, pour guérir les ulcérations syphilitiques ou autres dont elles sont le siège. ASTRAGALE. Astragale à gousses velues; Astragalus exscapus. (Légumineuses.) Zwergbalsdorn, al.; Haisy podded milkatch, ang.; Taouscian tchili, tur. Cette plante % croit en diverses contrées de l'Europe, et surtout dans les Alpes. La racine ables et se desséchant quelquefois en masses amorphes. Chauffée en vase clos avec de l'eau de baryte ou de l'acide chlorhydrique, l'atropine se dédouble en tropine, base cristallisable, et en acide tropique. La tropine elle-même peut se convertir en tropidine, substance liquide. Ladenburg a décrit sous le nom de tropéïnes des combinaisons de la tropine avec des acides organiques. L'une d'elles, Vllomatrophie ou oxytoluyltropéine, a été employée sous forme de brombydrate pour ses propriétés mydria- tiques aussi intenses que celles de l'atropine. D'après MM. Regnault et Valmont, l'atropine du commerce est formée de deux alcaloïdes ne, différant entre eux que par leur point de fusion et celui de leur chloro-aurate : l'atropine vraie fondant à 105° environ, l'atropine lî ou atropidine fondant à 105° et constituant presque intégralement l'atropine du Codex. L'atropine est douée clés propriétés les plus énergiques; comme la belladone, elle dilate la pupille, mais d'une manière bien plus manifeste. Dose : 1/2 à 1 milligr., en granules ou mêlée à du sucre, de la gomme, etc. Sa solution dans la glycérine, et surtout celle de son sulfate, a été recommandée, en injection hypodermique, 1 à5 gouttes d'une solution au 1/100, pour dilater la pupille dans la cataracte, l'iritis, etc. {Tichborne.) Elle est très-employée dans les affections oculaires. Elle a été recommandée dans certaines bronchites nerveuses, dans l'incontinence d'urine, la constipation, contre la scarlatine. L'atropine est antagoniste de l&pilocarpine, de la muscarineet de Vesërine. AUNE. Vergne; Betula alaus. (Amentacées.) Erle, al.; Aldertree, ang.; Flletrac, dan.; Aliso, e^p-; Elzenboom, hol.; Alno, 1T.; Olsza, pol.; Alemo, POR.; Ail, su. 270 AUNÉE. — AYA-PANA. Arbre des bords des ruisseaux, dont on emploie Fécorce, qui est d'un gris cendré, fendillée à sa surface externe, rouge à la face interne, inodore, styptique. Astringent et fébrifuge peu usité. Dans quelques campagnes, on emploie les feuilles en application sur les mamelles des femmes nouvellement accouchées, pour dissiper le lait. Le bois et l'écorce peuvent servir à la teinture en noir. VAlnus serratula passe pour antisyphilitique et antiscrofuleux en Amérique. AUNÉE. Deux plantes % synanthérées de ce nom sont indiquées dans les pharmacopées. 1° Au5ée, Aulnée, Année commune ou officinale, Imite, œil de cheval; Inula oucorvisar- tia helenium; (Enula comporta, des formulaires), c'est I'EXsyiov des Grecs. Alant, Brustalant, Helenenkraut, al.; Elecampane, ANC; Ergh el ghenab, Usululrasnm, ar.; Oland Sanct, El- lensron, dan.; Enulacampana, esp., ir., por.; Gewooen alant, Alantswortel, hol.; Eienio, it.; Bekhisanjabi- lischamislischami, per.; Omanowy, pol.; Deviasil, nus; Alandsrot, rot, su.; Indous otou, tur. Plante que nous caractériserons suffisamment en disant qu'elle a assez bien l'apparence, en petit, des hélianthes ou soleils. On la cultive aussi dans le-; jardins. Ou emploie la racine*, qui e^t longue, grosso, charnue, grisâtre au dehors, blanche en dedans, d'une odeurforte et poivrée, d'une saveur aromatique, acre et amère. Le commerce l'offre sèche et coupée en long ou en travers. Elle contient une résine Acre, une huile volatile, un stéaroptène (hélénine, hélénot ou camphre d'année), un glucoside particulier (inuline, alontine, daliscine ou dahline), qui ne forme pas gelée avec l'eau, qui est très-solu- ble dans l'eau bouillante, insoluble dans l'alcool, qui n'est pas bleuie par l'iode, et environ 'il % d'extractif amer. L'hélenine s'obtient en faisant bouillir la racine d'aunée avec de l'alcool à 80° auquel on ajoute 3 ou 4 fois son poids d'eau. La liqueur se trouble et au bout de 24 heures l'hélenine se dépose sous forme de longues aiguilles. L'aunée jouit de propriétés médicales prononcées : c'est un tonique, un excitant, un diaphorétique précieux, recommandé surtout dans le catarrhe chronique avec engorgement des poumons. On l'emploie encore, dans les cas de faiblesse générale, chez les jeunes filles non réglées ; dans les engorgements des viscères, les maladies cutanées. Son décodé (pp. 30 : 1000), employé en lotions ou compresses, partage, avec celui de bardane, la propriété d'apaiser presque instantanément les démangeaisons darlreuses. Forme pharm. et dose. — Poudre, 2 à k gr. ; infusé (pp. 20 : 1000) ; conserve, h. à 8 gr. ; extrait, 3 à h gr. ; teinture, 2 à 8 gr. ; vin, 15 à 60 gr. ; sirop, 20 à 60 gr. L'infusion est très-aromatique; la décoction est de plus très-àcre ; c'est que la résine acre se dissout par l'ébullition. La première nous paraîtrait plus convenable pour l'intérieur, et la seconde pour l'extérieur. " 2° Aun'ée antidyssentcrique, Herbe de Saint- Roch; InvXa dyssenterica. Diirrwurz al.; Nidd'e size, Fleabeane, ano. Rooloops aiant, hol. Plante plus petite que la précédente, et que l'on a employée comme astringent. Inusitée. AURONE. Aurone des jardins, Aurone mâle, Citronnelle, Garde-robe, Ivrogne; Abrotanum, Artemisia abrotanum. (Synanthérées.) Gemeiner Beifuss, Eberraute, al.; Soutbernwood, ang.; Chissum unsi, AR.; Abrod, dan.; Abrotano, esp.,it., por.; Avérait, hol.; Boze Drzuskko, pol.; MhvoAA, su.; Kafour otou, tur. Plante b des jardins ayant beaucoup de rapport avec les absinthes. En touffes hautes de 50 centimètres à 1 mètre, ligneuses, feuilles subdivisées, sétacées, fleurs jaunes, en globules terminaux. Odeur forte, aromatique, camphrée et citronnée ; d'où son nom de citronnelle qu'elle partage avec la mélisse. Contient un alcaloïde : YAbrotine. Amer, tonique, excitant, vermifuge. Peu emp. On nomme aurone femelle la santoline. AVOINE. Avoine cultivée; Avenu sativa (Graminées.) Hafer, al.; Oat, ang.; Chur'tal, ar.; Havre, ban.; Avena, esp.; it.; Haver, hol.; Avea, pon.; Oves obiknovennoi, rus.; Haïra, su.: Jouiaf, tur. Céréale dont la semence mondée constitue le gruau, grutellum* (Geschaelter Hafer, Ha- fergrûtze, al.; Gruel, Groats, ang.; Hafer- gryn, su.), que l'on distingue en gruau de Noisiel (du nom de l'usine de M. Menier qui, le premier, le fabriqua), ou de Paris lorsqu'il est entier, et en gruau de Bretagne lorsqu'il est concassé ou grossièrement moulu. Le gruau, surtout celui de Bretagne, de- i icni promptement la proie des insectes ; il convient de l'avoir toujours frais. La bouillie d'avoine est un excellent aliment de la première enfance. (Dujardin-Beaumetz.) Adoucissant, analeptiq., diurétiq., employé en décodé (pp. 20: 1230 réduits à 1000 (eau ou tisane de gruau). On en fait un sirop. L'enveloppe produit une odeur de vanille. AYA-PANA Eupalorium aya-pana. (Synanthérées.) Ayapana, Ayapanenblatter, AL. Plante originaire du Brésil, et transportée à AZÉDARACII. — AZOTATE D'ARGENT. 271 l'Ile-de-France, d'où nous vient la petite quantité de feuilles que l'on consomme en Europe. Ces feuilles sont longues de 5 à 8 centimètres, étroites, lancéolées, aiguës, marquées de trois nervures principales, couleur jaune fauve; saveur astringente, amère; odeur parfumée agréable, ayant de l'analogie avec celle de la fève tonka; dans les Indes, on les considère comme fébrifuges. Propriétés analogues à celles du thé infusé : 10 à -20 : 1000. Diapliorétique. AZEDARACH. Margausier, Ltias des Antilles, de l'Inde ou de la Chine, Faux Sycomore, A rbre à chapek t; Melia azedarach, (Méliacées.) Zedaraeh, Paternosteibaum,AE.; Besd tree,\Nfi.; Tchang- me-tzé,CH.; Acederac,tsp.,iT.; Velsrh vygenboom, hol. Grand arbre originaire des Indes orientales dont l'écorce de la racine, les feuilles et les fruits ou noix, sont employés en Amérique comme vermifuge sous le nom de Margosa. Piddingtona extrait de l'écorce un alcaloïde fébrifuge, ï'azadirine. AZOTATES. Salpetersaures, al.; Azoatee, esp. ; Salpeterzuur, hol.; Azotnokisloi, rls. Sels résultant de la combinaison de l'acide azotique avec les bases. Au temps des alchimistes, c'étaient des ni- tres; plus tard, on les nomma nitrates, comme on les appelle encore souvent. Ils jouissent tous d'une saveur fraîche et d'une grande solubilité dans l'eau. Ils se décomposent par la chaleur, fusent lorsqu'on les projette sur des charbons ardents dont ils activent la combustion. On les prépare en traitant par l'acide azotique les métaux, les oxydes, les carbonates ou les sulfures métalliques. Les azotates alcalins sont diurétiques ; les autres jouissent de propriétés diverses. Ne les associer ni aux acides, ni aux alcalis, du moins les azotates métalliques. Azotate d'Aconitine. Axotas Aconitinœ. Délayez l'aconitine cristallisée dans 5 fois son poids d'eau et saturez-la par l'acide azotique officinal préalablement étendu de 5 fois son poids d'eau. Evaporez la liqueur au B.-M. et laissez-la refroidir. L'azotate d'aconiline cristallise peu à peu. (Codex.) Cristaux prismatiques incolores, volumiaeux, solubles dans 10 p. d'eau bouillante. Azotate d'ammoniaque. Nitre inflammable, nitre ammoniacal, sel ammoniacal nitreux. On l'obtient en saturant l'acide azotique par l'ammoniaque. Il est employé comme diaphonique, diurétique et vermifuge. Dose, 25 centigr. à 1 gr. Azotate d'argent. Il est connu et employé sous des états différents. 1° Azotate d'argent cristallisé, cristaux de lune, nitre ou caustique lunaire, nitrate acide d'argent; Hydragogum Boy M, Aiotasounitras argenlicus $S*. Silbersalpeter, Iloellenstein, al.; Nitrate of silver, ang.; Azotnokisloi serebro, rus.; Djehnem taschi, tur. On l'obtient en chauffant légèrement jusqu'à dissolution complète de l'argent pur (100) dans de l'acide nitrique officinal (150) étendu d'eau dist. (50); par le refroidissement les cristaux d'azotate d'argent se déposent (Cod.). On le purifie en le faisant dissoudre dans de l'eau distillée et le faisant cristalliser de nouveau . Il cristallise sous forme de belles lames rhomboïdales, anhydres. Il est incolore et inodore, d'une saveur styptique et métallique désagréable, très-caustique et soluble dans son poids d'eau distillée. Son soluté précipite l'eau ordinaire, colore la peau en violet, qu'on peut enlever en grande partie, quand cela esl nécessaire, à l'aide de l'acide azotique étendu, et mieux de l'iodure potassique ou d'un lavage à la graine de lin si les taches sont récentes; soit encore au moyen d'une solution de 10 gr. de ce sel dans 125 gr. d'eau, additionnée de 20 gouttes de teinture d'iode (Bouillard et Verrier) ; ou d'une solution de 5 à 6 grammes d'iodure de potassium dans 25 d'eau additionnée d'un peu d'iode, puis on passe la partie tachée dans l'hyposulfite de soude. Il est employé fréquemment comme cathé- rétique, antiphlogistique, en injections, en collyres, en solutés concentrés, etc. La solution d'azotate d'argent a été employée avec succès, à l'état pulvérisé, à l'aide d'un appareil pulvérisateur, contre l'aphonie (Gibb.), en lavement contre la dyssenterie (pp. 0,05 à 0,10 : 125 pour enfants : 25 à 30; 125 pour adultes). (D r Caradec.) 15 grammes de charpie fine plongée dans une solution de k gr. d'azotate d'argent dans 50 gr. d'eau distillée, et séchée, donnent la charpie noire qui a été conseillée dans le traitement des vieux ulcères (Higginbottom). Lorsqu'on fait agir l'alcool en excès sur l'azotate d'argent, il se produit une matière blanche, cristalline, le fulminate d'argent (argent fulminant ou détonant d'Howard, poudre fulminante de Brugnatelli), composé extrêmement dangereux à manier, détonant par le moindre choc, par le plus léger frottement 272 AZOTATE D'ARGENT. ou ébranlement ; une des causes les plus redoutables d'explosion dans les laboratoires. On ne doit jamais le renfermer dans un flacon de verre, même bouché au liège. 11 sert à la confection de quelques jouets fulminants. — Uacéto- nitrate d'argent, que l'on emploie en photographie, est plutôt un mélange d'azotate et d'acétate d'argent, qu'un sel défini. Tontes les eaux vendues pour noircir les cheveux, sous les noms d'eau égyptienne, éthiopique, etc., sont à base d'azotate d'argent. On en fait de l'encre pour le linge. A l'intérieur, le nitrate d'argent a été employé comme tonique, antispasmodique, hy- dragogue. 11 a été fortement recommandé sous forme pillaire contre l'épilepsie, la chorée ; mais l'usage prolongé qu'il faut en faire occasionnant une teinte générale ardoisée à la peau, on y a renoneé. (V. Un. Ph. 1808). Dose, 1 à 10 centigr. à l'intérieur. Incomp. : Alcalis, chlorures, iodures, sulfures, cyanures solubles, carbonates, sulfates, phosphates; acides arsénieux, sulfhy- di'ique, cyanhydrique, chlorhydrique, acéti- que, tartrique ; matières organiques, eau ordinaire, etc. Ce sel étant aussi décomposé par l'effel de la lumière solaire, doit être conservé, ainsi que ses solutés, dans des "vases jaunes ou noirs. 2° A%olate d'argent fondu, pierre infernale, crayons de nitrate d'argent, nitrate neutre d'argent ; Lapis infernalis, Nitras argenticus fusus*. Ilagar ghehandm, Alt.; Piertra infernal, l<:sp. ; Pietro infernale, it. ; Litoe azotnokislue Berebro, rus. ; llei- chesteen, iiol. Faites fondre dans un creuset d'argent ou de platine de l'azotate d'argent cristallisé, et quand la matière sera en fusion tranquille, coulez-la dans une lingotière (//.'/■ W) préala- (Fiiiure à'i.^ blementchauffée et graissée, ou mieux, plomba- ginée. La lingotière refroidie, on la démonte et on en retire les cylindres de nitrate que l'on conserve enfermés dans des flacons contenant de la coriandre, de la graine de lin ou des semences de psyllium et mieux de l'amiante ou de la ponce pilée, pour empêcher que les cylindres ne se brisent. Il convient de maintenir l'azotate d'argent en fusion pendant quelques instants avant de le verser dans la lingotière; il acquiert alors plus de solidité et une teinte plus brune, due à la réduction d'une petite quantité d'argent (Codex de 1866). A part la forme en bâtons et la couleur noirâtre produite par la réduction d'un peu d'argent et l'altération delà matière grasse employée dans la lingotière, le nitrate d'argent fondu a les mômes propriétés que le cristallisé. Les crayons d'azotate d'argent mitigé se préparent en faisant fondre un mélange d'azotate d'argent crist. (90 p.) et d'azotate de potasse (10) et coulant dans une lingotière. (Codex.) Ou prépare de même des crayons contenant un tiers, une moitié ou un quart d'azotate d'argent. Pour obtenir le nit. fonda blanc en cylindres, il faut au contraire tenir le produit acide et le couler dans une lingotière platinée. De même pour le nitrate d'argent en plaques du photographe, U faut éviter la réduction. On coule sur des assiettes. (V. Un. pli. 1.874). L'usage externe du nitrate d'argent estdes plus importants, c'est le cathérétique le plus employé, le caustique par excellence ; on s'en sert pour réprimer les chairs fongueuses, sur lesquelles son action est très-vive ; pour toucher la surface des plaies de mauvaise nature, les boutons varioliques (méthode ectrotique), arrêter les érysipèles, pour hâter la cicatrisation des trajets ustuleux, des chancres indolents, dans le croup. Pour se servir de la pierre infernale, on l'enchâsse dans un tuyau de plume, et mieux dans un instrument fait ad hoc et nommé porte-pierre, porte-caustique. Mais, pour les cavités profondes, on risque, par cette méthode, de toucher aux parties antérieures à celles que l'on veut atteindre. Pour obvier à cet inconvénient, Duméril a donné connaissance d'un moyen qui consiste àrecouvrir des hâtons de pierre infernale dételle épaisseur et dételle longueur qu'on le désire, de cire d'Espagne fondue. Lorsqu'on veut se servir des hâtons ainsi préparés, on met le bout à nu avec un canif. Ne serait-il pas mieux d'enduire les bâtonsdes différents caustiques avec la matière desinstruments en gomme, en gut- ta-percha, ou même avec de simples vernis? Les bâtons d'azotate, d'argent peuvent se rompre dans les cavités où on les porte. Pour obvier à cet inconvénient, on a proposé de disposer des mèches d'amiante dans la lingotière et de couler l'azotate dessus. Le médecin a quelquefois besoin d'avoirun crayon d'azotate d'argent, à bout très-aigu.On arrive à ce résultat à l'aide du canif, mais difficilement. Le mieux est de se servir de la lime douce. On fait d'abord au crayon ti pans, puis, on abat les arêtes de manière à obtenir un cône très-pointu. AZOTATE DE BARYTE. — AZOTATE DE CUIVRE. Azotate de baryte. Nitre barotique ou de terre pesante ; Azotas ou Hitras baryticus. On l'obtient en décomposant le carbonate de baryte ou le sulfure de baryum par l'acide azotique. Cristaux octaëdriques, réguliers, solubles dans 20 p. d'eau à 15° et dans 2 p. 8 d'eau à 100°, vénéneux. 11 n'est d'aucun usage en médecine; il est usité en pyrotechnie. Par la calcination, on en obtient la "baryte pure. Sous-azotate de bismuth*. Blanc de fard, de perle ou de bismuth, Magistère de bismuth, Oxyde blanc de bismuth, Nitrate basique de bismuth, Sous-Nitrate de bismuth; Subazotas ou Subnitras bismuthicus. Basisch salpetersaures wismuth ; Wismuth weias, al.; AzotnolÙ3loi \ismut, RUS. Sa préparation a été longtemps tenue secrète, c'est Lemery qui la fit connaître. Bismuth purifié...... 200 Acide azotique officinal. 460 Eau distillée.... 440 Mettez l'acide et l'eau clans un matras, introduisez-y peu à peu le métal en poudre grossière; l'effervescence ayant cessé, portez à l'ébullition jusqu'à dissolution complète, ajoutez de l'eau jusqu'à commencement de précipité persistant, filtrez, évaporez aux 2/3, et laissez cristalliser. Lavez les cristaux ainsi obtenus avec de l'eau acidulée (1 p. d'acide pour 4 p. d'eau), faites-les cgoutter et triturez- les avec k fois leur poids d'eau. Versez la bouillie ainsi obtenue dans 20 p. d'eau bouillante en agitant vivement. Lavez le précipité recueilli sur une toile avec 5 p. d'eau distillée, exprimez-le et séchez-le à une douce chaleur. (Codex.) En versant dans la liqueur surnageante, qui retient une certaine quantité de nitrate acide de bismuth, de l'ammoniaque diluée de manière à ne pas saturer complètement l'acide, on précipitera de l'oxyde de bismuth retenant des pp. variables d'acide nitrique. Ce précipité est recueilli et réservé pour une opération ultérieure. Le sous-nitrate de bismuth est d'un beau blanc nacré. Quand il est pur, il résiste assez bien à l'action de la lumière, mais il se colore promptement au contact de certaines matières organiques. Ou doit le conserver à l'abri des émanations sulfureuses qui le colorent en brun. M. de Smedt ajoute à l'azotate de bismuth, 80 d'alcool pour 120 de bismuth employé; il chauffe, dessèche, ajoute de nouveau 80 d'alcool et chauffe jusqu'à siccité, le produit pulvérulent est trituré, lavé sur un filtre avec deux litres d'eau distillée. Suivant M. de Smedt, on obtient ainsi 180 de sous-azotate blanc et pur pour 120 de bismuth métal. Les sous-nitrates de bismuth du commerce contiennent des proportions d'oxyde assez variables (Brieha, Be'champ) (V. Un. ph. 1861.) Le docteur Velpeau l'a employé avec succès contre les brûlures, appliqué en poudre fine, sous une épaisseur de 2 a 3 millimètres à la surface des plaies. 11 agit comme sédatif, cicatrisant et désinfectant (Riemslagh), Vu son prix élevé, on lui a cherché des succédanés. Le docteur Calvo a proposé l'oxychlorure, le phosphate et le tan- nate d'étain, avec do l'eau distillée de roses, en injection, dans la biennorrhagie; M. Thisy, le sous-phosphate de chaux et de fer dans la diarrhée chronique; M. Van den Corput, l'hydrate d'oxyde de bismuth. Quelque bien lavé qu'il soit, le sous-nitrate de bismuth humide a toujours une réaction acide..aussi devrait-on lui préférer pour l'usage médical le carbonate de même base. Antispasmodique. Dans la gastrodynie, la diarrhée, la gastrite. Dose, de 2 à 5 grain, en poudre mêlée à du sucre, en pilules, dragées, ou pastilles. La crème de bismuth du docteur Quesneville, ou bouillie de sous-azotate de bismuth, est du sous-azotale récemment précipité et non séché, proposé contre la diarrhée. M. Lebarillier le prescrit, dans le même cas, à la dose de h a 6 gr. mêlé et agile avec 60 gr. de sirop de gomme, a prendre par cuillerées à calé toutes les deux heures. Sous le nom de liqueur de bismuth, on vend à Londres, un médicament qui jouit d'une certaine réputation, comme succédané du sous-azotate. 3 gr., 885 de cette liqueur contiennent 65 milligr. d'oxyde de bismuth dissous dans une solution de citrate neutre d'ammoniaque. Azotate de cobalt. Nitrate cubaltique ; Azotas cobaltiius. S'obtient en traitant le protoxyde ou le carbonate de cobalt par l'acide azotique étendu. Cristallisable en prismes d'un rouge foncé, déliquescents, solubles dans l'eau et l'alcool. Desséché, il \ire au bleu quand on le chauffe un peu au-dessus de 100°; par le refroidissement, il redevient rouge (Gay-Lu%sa<-) ; par une chaleur prolongée , il se décompose et donne finalement du peroxyde. Il est employé comme réactif pour reconnaître, par voie sèche, l'alumine, la magnésie, l'oxyde de zinc. Il prend, en effet, une teinte bleue avec l'alumine ; couleur de chair , avec la magnésie; verte, avec l'oxyde de zinc (vert de Rinmami). Azotate de cuivre Nitrate cuivrique; Azotas cupricus. On le prépare directement en traitant la lits 274 AZOTATE DE FER. — EAU MERCURIELLE CAUSTIQUE. ■ maille de cuivre par l'acide azotique. Il cristallise en prismes d'un très-beau bleu. Le nitrate de cuivre ammoniacal s'obtient en précipitant un soluté de nitrate cuivrique par l'ammoniaque, non en excès; recueillant le précipité, le dissolvant dans l'ammoniaque et faisant cristalliser au bain de sable. Ce sel a été employé dans plusieurs cas d'ulcération de la gorge et de la langue. Azotate de fer. Nitrate ferrique; Azotas ferricus. On le fait, en traitant Q.V. d'oxyde noir de fer ou de fil de fer par Q. S. d'acitïe azotique, à l'aide de la chaleur. On décante et on conserve la liqueur. On peut aubsi le préparer en traitant directement la limaille de fer par l'acide azotique. Il cristallise en prismes rhombiques légèrement coloré?, déliquescents. Inusité. Sous le nom de persesquinitrale de fer et contenant un peu de chlorure ferrique, !e docteur Kerr l'a proposé, en 1832, comme antidiarrhéique puissant. M. Bouchardat a proposé le sous-azotate de peroxyde de fer comme succédané du sous-azotate de bismuth, à la dose de 1 à 2 gr., associé à son poids de sucre. Au moyen de l'hydrate de peroxyde de fer soluble dont il a indiqué la préparation {Y. Oxydes de fer), M. Jeannel a obtenu un azotate de fer sexbasique, contenant six fois moins d'acide que l'azotate neutre, pouvant être desséché à 50° en écailles noires d'une saveur très-astringente et un peu aigrelette, et être chauffé à 100" sans se modifier ; soluble en t. p. p. dans l'eau, très-soluble dans l'alcool à 85° c. et dans la glycérine. Ses solutions possèdent, au même degré que celles de chloroxyde ferrique, les propriétés astringentes, coagulantes et colorantes. (Un. ph. 1868.) Azotate de magnésie. Nitre de magnésie ou magnésien ; Azotas magnésiens. On l'obtient en saturant de l'acide azotique par du carbonate de magnésie. 11 cristallise difficilement, est déliquescent, et d'une saveur très-amère. Inusité. Azotate mercureux cristallisé. Protonitrate de mercure, nitrate ou azotate de protoxyde de mercure, nitrate mercureux; Azotas ou nitras hydrargyrosus, Hydrargyrum nitricum &*. Mercure. 100 Acide azotiq. officinal. 100 Eau dist. 50 Laissez réagir dans un malras ; après vingt- quatre heures, séparez les gros cristaux incolores formés, lavez-les à l'acide nitrique étendu et faites-les sécher. (Codex.) Cristaux prismatiques blancs. Le protonitrate de mercure est employé en pommade contre les dartres ; il est cathéré- tique. Sous le nom de protonitrate de mercure rationnel , M. Mialhe indique le soluté suivant : on broie 30,0 nitrate mercureux avec 100,0 d'eau distillée acidulée par 20,0 d'acide azotique. On conserve la liqueur sur le dépôt qui refuse de se dissoudre ; elle précipite abondamment par le chlorure de sodium. Azotate (sous-) mercureux. xizotate mercureux bibasique, sous-nitrate de protoxyde de mercure, turbith nitreux. Poudre jaune verdàtre pâle, insoluble dans l'eau, soluble dans l'acide azotique. S'obtient en traitant 1 p. d'azotate mercureux fortement pulvérisé par 10 p d'eau bouillante. Azotate mercurique liquide. Deutoazotaté acide ou nitrate de mercure liquide, Nitrate de deutoxyde de mercure dissous, nitre mercuriel; Azotas ou muras Iiy- drargyricus acido-nitrico solutus*. Meicure 100 Acide azotiq. officinal. 1G5 Kau dist. 35 Faites dissoudre, puis évaporez de manière à obtenir 225 de produit. (Codex.) Ce liquide dense contient 71 °/„ de nitrate et un excès d'acide; il ne doit pas précipiter par les chlorures, et ne laisse aucun résidu par la calcination. D = 2,246. Caustique énergique employé pour combattre les dartres rongeantes, les ulcères cancéreux de la peau et du col de l'utérus : on l'applique au moyen d'un pinceau de charpie et on recouvre avec un tampon de la même substance. Il ne faut pas confondre cette préparation avec la suivante : Eau mercurielle caustique. Mercure.............. 4 Acide azotique à 33o...> Dissolvez à une douce chaleur et ajoutez : Eau distillée............. 30 La liqueur contient comme la précédente, un mélange de proto et de deutonitrate de mercure. (Codex de 1818.) Nous avons ajouté l'adjectif caustique pour éviter qu'on ne confonde cette préparation avec Veau merveilleuse vermifuge, dont nous parlerons plus loin. C'est une préparation analogue à celle que l'on connaissait autrefois sous les noms de remède du capucin ou du duc d'Antin, de liqueur de Belloste, et qu'on employait à l'extérieur en lotions sur les chancres et ulcères syphilitiques, à l'intérieur à la dose de 2 ou 3 gouttes dans un verre d'eau ou de tisane sudorifique. Guibourt indique encore, sous le nom à'acide nitrique mercuriel, la dissolution à AZOTATE DE MERCURE ET D'AMMONIAQUE. — AZOTATE DE PLOMB. chaud de 1 gramme de protonitrate de mercure dans 8 d'acide nitrique. Bien qu'on l'emploie comme le deuto-azotate acide liquide du Codex, il ne faut pas confondre. Lorsqu'on traite le mercure par l'acide azotique en présence de l'alcool, il se produit une poudre d'un gris jaunâtre, cristalline, très- dangereuse à manier, détonant violemment par le choc, par l'action de la chaleur à 186° ou au simple contact des acides sulfurique et azotique concentrés ; c'est le fulminate de mercure (mercure fulminant ou poudre d'Howard, vulg. poudre fulminante), découvert, en 1799, par Howard; on le prépare sur une grande échelle pour la fabrication des capsules. Inconvp. : Eau, sulfures solubles, alcalis, carbon. etphosph. solubles, iodures. Azotate de mercure et d'ammoniaque*. Mercure soluble d'Ilahnemann, Oxyde gris ou noir de mercure, Précipité noir, Turbith noir, Protonitraie ammoniaco-mcrcuriel ; Hydrargyrum oxydatum nigrum, Azotas hijdrargyroso-ttmmonicus. Triturez 100 de protoazotate de mercure avecQ. S. d'eau froide etfaiblementacidulée par de l'acide azotique, de manière ;'i obtenir * ou 5 litres de soluté. Versez goutte par goutte en agitant le soluté mercuriel, de l'ammoniaque étendue de 15 à 20 fois son poids d'eau jusqu'à ce que le précipité prenne une teinte pâle ; séparez par décantation le précipité de la liqueur surnageante, lavez-le et faites-le sécher à l'abri de la lumière. (Ane. Codex.) Cette préparation varie et devient plus ou moins vénéneuse, d'après le plus ou le moins d'ammoniaque servant à sa précipitation. La couleur de ce médicament varie, dans chaque pharmacie, du noir velouté au gris noirâtre, et contient dans ce dernier cas une proportion plus grande d'oxyde de mercure. Le meilleur moyen d'obvier à l'inconvénient d'une préparation si incertaine, est de la faire avec une quantité toujours fixe d'ammoniaque liquide. Prenez : azotate de protoxyde de mercure 278 gr., eau distillée 750 gr. Après un mélange intime, on y verse goutte à goutte et en agitant constamment. Ammoniaque liquide 15 gr. ; étendue d'eau distillée 125 g. On jette sur un filtre et on lave avec 150 gr. d'eau distillée, on fait sécher à une douce chaleur, et on conserve à l'abri de la lumière. Selon M. R. Kane, le mercure soluble d'Hahnemann est du turbith nitreux dans lequel une proportion d'eau est remplacée par une proportion d'ammoniaque. C'est un produit qui ne mérite pas le titre de soluble qu'on lui a donné, si toutefois cette épi- thète ne se rapporte pas à son action médicale. Il a eu une très grande vogue comme antisyphilitique. Malheureusement, c'est un médicament de composition variable et partant peu fidèle dans son emploi. Le mercure soluble à teinte grise paraît plus énergique que celui qui est tout à fait noir. Dose : 1 à 5 centig. en pilules. Azotate de pilocarpine. Nitrate de pilocarpine, Nitras pilocarpinus. S'obtient eu épuisant les feuilles ou l'écorce du jaborandi par l'alcool à 80° additionné d'acide chlorhydrique officinal (8gr. par litre); distillant et évaporant en consistance d'extrait fluide, reprenant par une petite quantité d'eau distillée et filtrant. On traite cette liqueur par l'ammoniaque en léger excès et on agite à plusieurs reprises avec du chloroforme. Les liqueurs chloroformiques sont agitées avec de l'eau à laquelle on ajoute de l'acide azotique jusqu'à réaction légèrement acide. Les matières étrangères restent dans le chloroforme, et par évaporation h sec au B.-M. de la liqueur aqueuse on obtient du nitrate impur qu'il faut purifier par des cristallisations répétées dans l'alcool à 90° bouillant. (Codex.) Piismesrectangulaires, droits, blancs, anhydres, dextrogyres, peu solubles dans l'alcool absolu froid, solubles dans 8 p. d'eau à -\- 15°. 100 p. de ce sel contiennent 70,75 de pilocarpine. La Pilocarpine pure s'obtient en traitant une solution de nitrate de pilocarpine par de l'ammoniaque en léger excès et agitant le tout avec du chloroforme. Par distillation le chloroforme laisse la pilocarpine sous forme d'un sirop incolore ou peu coloré; elle est soluble dans l'eau, plus soluble dans l'alcool, l'éther, la benzine et le chloroforme. La synthèse de la pilocarpine a été réalisée par MM. Hardy et Calmels par transformation de l'acide p-pyrydinolactique en pilocarpi- dine et cette dernière en pilocarpine. (J. Pli. Ch., sept. 1887.) Les autres sels de pilocarpine [Chlorhydrate, Salycilate, Sulfate) s'obtiennent par saturation de l'alcaloïde par l'acide. La pilocarpine et ses sels s'emploient dans dans les mômes cas que le jaborandi, mais surtout comme antimvdriatiques, mais comme l'alcaloïde est liquide on prescrit généralement ses sels : à l'intérieur aux doses de 2 à 3 centigr. ; en injections sous-cutanées aux doses de 1 à 2 centigr. Pour l'instillation dans l'œil, le nitrate est préférable. Dose : 0.15 pour 10 gr. d'eau. Azotate de plomb. Nitre de Saturne ou saturnin, Nitrate plombique ; Azotas plumbicus ; Nitras plumbicus. On l'obtient soit en traitant directement le plomb par l'acide azotique faible aidé de la 276 AZOTATE DE POTASSE. chaleur, ou en saturant le même acide par de lalitharge, et faisant cristalliser par évapo- ration. C'est un sel en beaux cristaux octaédriques à retlet éclatant, soluble dans treize parties d'eau, très-lourd: une chaleur convenable le fait fondre, et il peut être coulé, à l'aide d'un peu de nitre, en cylindres comme l'azotate d'argent. Mais une forte chaleur le décompose. 11 a été proposé pour la désinfection et la cicatrisation des plaies, soit en soluté, soit sous forme de crayon contre les maladies de la peau, etc. C'est un désinfectant à metlre sur la même ligne que les hypochlorites. La liqueur ou eau inodore désinfectante de Ledoyen est un soluté de t p. de nitrate de plomb dans 8 p. d'eau. Le remède de Liébert contre les gerçures et les crevasses aux seins est un soluté de 50 centigr. de sel dans 30 gr. d'eau colorée avec de la teinture d'orcanette. Selon la pharmacopée d'Edimbourg, c'est le sel qu'il convient le mieux d'employer pour la préparation de l'iodure de plomb. Azotate de potasse*. Nitre, Sel de nitre, Nitre prismatique. Salpêtre, nitrate de potasse; Kali nitricum, Nitras kalicus, Nitras potassœ, Aiotas ou Nitras potassieas. Salpetersaures kali, al. ; Nitrate of potash, ang. ; V[alh el barud, lîbkir, Alt.; pô-siâo, CH.; Salpeter, dan., hol., su.; Salitre, nitro, esp.; Bajee, ind.; Salnitro, it.; Pot- tilooppoo, mal.; Shorah, peu., Nitro, poil; Azotnokisloi kaii, Selitra, rls.; Ghicuverjidlc, tlr. D'après beaucoup d'auteurs, l'existence de ce sel aurait été révélée au xm° siècle par le moine Hoger Bacon, à qui on fait également, et à tort, l'honneur d'avoir découvert la poudre de guerre. Selon d'autres, Géber, au ix e siècle parle distinctement du nitre. Selon d'autres encore, les Chinois et les Indous connaissent de temps immémorial le nitre et la fabrication de la poudre. Quant au neter de l'Ancien Testament, au «rpov d'Hérodote et de Théophraste, et au nitrum de Pline, il parait être le natron. On le retire en grand des vieux plâtras et àes nitrières artificielles ou naturelles. Ces dernières sont nombreuses dans l'Inde (celle de Tirhût, au Bengale, est la plus riche), en Perse en Egypte, d'où ce sel arrive en Europe en grande quantité : c'est là le salpêtre cru ou de houssage du commerce (ainsi nommé parce qu'il est ramassé à la surface du sol, avec de longs balais appelés houssoirs). 11 a besoin d'être purifié par lavage et cristallisation. On l'obtient aussi soit en décomposant le carbonate de potasse ou le chlorure de potassium, par i'a/.otate de soude ; soit en décomposant par l'acide azotique ordinaire (22 p., 5) le chlorure de potassium (20 p.) qui se fabrique sur une grande échelle. C'est à ce sel que les plantes dites nitreuses comme la bourrache, la nuglosse, la pariétaire doivent leurs propriétés diurétiques. La moelle de V hélianthe, grand soleil ou tournesol (He- lianthus annuus) en contient tellement, qu'elle brûle comme une mèche d"artiflce, ce qui avait fait penser qu'on pouvait remployer en moxas. (V. Un. ph. 1874). Plusieurs variétés i'amarantm sont, d'après M. Boutin, de vraies nitrières végétales (V. J. ph. 187i). Entier le sel de nitre se présente sous forme de masses aiguillées, blanches, inodores. Ses cristaux sont des prismes à 6 pans à sommet dièdre. Sa saveur est d'abord fraîche et uri- neuse, puis amère. 11 est soluble dans 4 fois son poids d'eau froide, et moins de moitié de son poids d'eau bouillante. Il produit un abaissement de température par sa solution dans l'eau. Il est un peu soluble dans l'alcool à S0 et insoluble dans l'alcool pur ; à 20°, 1 p. d'azotate de potasse se dissout dans 4 p. d'acide azotique ordinaire. (Schultz). A haute dose, c'est un poison. A petite dose, c'est le diurétique par excellence et le plus employé. C'est aussi un tempérant, un tondant, un antiscorbutique, et, d'après les Italiens, un contro-stimulant. Le docteur Aran l'a employé à haute dose (jusqu'à 30 grammes par jour) contre le rhumatisme articulaire. Dose : de 5 centig. à 2 gr. dans des boissons, comme diurétique ; 1, lx et 8 gr. comme contro-stimulant. L'azotate de potasse entre dans diverses préparations , et notamment dans la poudre diurétique. Il lait partie de la poudre à tirer, mélange intime d'azotate de potasse, de soufre et de charbon, en proportions variables, suivan les pays et suivant ses usages. Voici la composition, en France, des trois espèces principales de poudre : Poudre Poudre de m ine de chasse Ordinaire Forte Brute T8 02 72 /.o iO 20 n 30 12 18 15 20 Nitre....... Soufre ...... Charbon----- 100 100 100 100 M. Febleïsen, pharmacien wurtembergeois, a proposé, sous le nom de Kaloxylin, une nouvelle poudre de mine, formée de charbon de bois (3 p.), de cellulose (sciure d'ébénisterie), (9 p.), d'azotate de potasse (45 p.) et de cyanure jaune (43 p.), qui se distingue par sa propriété de ne point faire explosion par le choc ou par le frottement; la poudre à tirer de M. Bruyère, est formée de 46 p. d'azotate de potasse el de 54 p. de picrate d'ammoniaque. La poudre de fusion ou fondant de Baume est un mélange de 3 parties de nitre, 1 de AZOTATE DE QUININE. — BADIANE. 277 soufre et 1 de sciure de bois, qui a la propriété de déterminer la fusion de divers métaux, notamment de l'argent, du cuivre. On appelle poudre détonnante, un mélange de ni- tre (3 p.), potasse (2 p.) tt soufre (1 p.). Incomp. : Acide sulfurique, alun, sulfate de fer, de cuivre, de magnésie, de zinc. Le sel de nitre fondu dans un creuset et coulé en plaques, est le nitrate de potasse fondu {sel de Prune/le, cristal minéral ou nitrum tabukttum des anciennes pharmacopées), encore recommandé dans quelques traites de médecine vétérinaire, bien qu'il ne diffère point du sel cristallisé. Plusieurs pharmacopées l'ont ajouter pendant la préparation une très-petite quantité de soufre (1/100 environ), il se forme alors un peu de sulfate de potasse. Azotate de quinine. Dissolvez Q. V. de quinine dans Q. S. d'acide azotique étendu, filtrez, évaporez et faites cristalliser. Azotate de soude. Nitre cubique ou du Chili , nitre quadratigu- laire ou rhomboîdal, salpêtre du Chili , du Pérou, ou des Mers du Sud ; Natmm liitri- cum, Azotas sodicus, Nitras sodicus. Blanc, cristallisable en prismes rhomboï- daux transparents, d'une saveur acre et fraîche, déliquescents, très-solubles; à 20°, 1 p. d'azotate de soude se dissout dans 32 p. d'acide azotique ordinaire (Schultz). Il est fourni par le commerce et n'a besoin que d'une purification. On l'emploie comme diurétique et antidyssentérique. L'azotate de soude existe en quantités inépuisables dans le désert d'Atacama, près Ta- racopa, sur les frontières du Chili, et dans les environs d'Iquique, au Pérou. (V. Un. pharm., 1862.) Etant à plus bas prix que l'azotate de potasse, et aussi à cause de l'équivalent plus faible de la soude, on doit lui donner la préférence pour la préparation de l'acide nitrique. Il contient d'assez fortes pp. d'iode pouvant s'élever jusqu'à près de 6 °/ 0 . (Kraft.) Son hygroscopicité empêche de le substituer à l'azotate de potasse dans la fabrication de la poudre ; suivant MM. Hoberts et Date, on pourrait la neutraliser en l'additionnant de 18 °/ 0 de sulfate de soude très-sec. Azotate de strychnine. Sel plus soluble et plus actif que la strychnine elle-même. On l'obtient comme celui de quinine. Aiguilles groupées en faisceaux solubles dans l'eau froide. Azotate de vératrine. Opérez comme pour celui de quinine. AZOTITES ou NITRITES. Salpetrigaaures, al. Sels, sans application en médecine, résultant de la combinaison de l'acide azoteux avec les bases. Ils se produisent chaque fois que l'on chauffe un métal en présence d'un azotate. — Les azotites de potasse et de soude se préparent par plusieurs procédés, soit en calcinant l'azotate soit en recevant dans une dissolution de potasse ou de soude, le produit résultant de l'action de l'acide azotique sur l'amidon ; ou en projetant dans un creuset chaull'é au rouge un mélange intime d'azotate (7 p.) et d'amidon ou de charbon (1 p.). (V. /. ph. 1803, 1868, 1869). L'azotite de potasse esttrès-soluble, déliquescent, soluble dans l'alcool bouillant. — Uazotite de soude cristallise plus facilement que le précédent, est moins déliquescent,insoluble dans l'alcool froid {Lang). Les solutions de ces deux sels absorbent lentement l'oxygène de l'air. — Uazotite d'ammoniaque cristallise en aiguilles confuses, très-solubles, très-déliquescentes ; la chaleur les décompose en eau et azote ; la solution de ce sel laisse aussi dégager de l'azote par l'ébullition. On l'obtient par double décomposition du sulfate d'ammoniaque par l'azotite de baryte ou de plomb, ou en faisant arriver dans l'ammoniaque le gaz rutilant que produit le traitement de l'amidon par l'acide azotique. Ce sel a été retrouvé dans plusieurs liquides animaux (salive, sueur, mucus nasal, urine). Il est assez instable, détone sous le choc ou par une chaleur de 60 à 70°, au B. M. (V. J. ph. 1874). — Vazotite de plomb obtenu en faisant bouillir une dissolution d'azotate de plomb (100 p.) avec du plomb laminé (78 p.) est en paillettes cristallines, brillantes, d'un jaune d'or, facilement décom- posables par les acides, difficilement solubles dans l'eau froide, et réagissant à la manière des alcalis. B BADIANE ». Anis étoile, Anis de la Chine. Badian,Sternanis, al.; Indian anise,Staranise. àng.; Badiane huttaie, ar.; Pa-co-hu-huei-hiam, Ta-lien-tzé, ch.; Sterneanys, dan.; Anas pui, duk.; Anis de la China, Anis estrëllado, esp.; Steranys, hol.; Anascepoo,iHD.j Badiana, Anice stelfato, Anice délia China,iT.;Skimîni somoj jap.; Gwiazdkowy, pol.; Anis estellado, PO». ; Badyan, Anyz, rus.; Stjernanis, su.; Anas-pu, tam.; Anason tchini, tuh. C'est le fruit d'un bel arbre toujours vert, Wllidum anisatum (Magnoliacées), qui croît en Chine et au Japon. Ces fruits sont formés par 6 à 12 coques réunies en étoile, ligneuses, d'un brun ferrugineux , renfermant chacune une semence 11 278 BAGUENAUDIER. — BAINS. ovale, luisante, de couleur puce, et contenant elle-même une amande blanche, oléagineuse. Tout le fruit, le péricarpe surtout, a une odeur anisée très-forte et une saveur chaude sucrée et acidulé. La badiane contient une grande quantité d'huile volatile, une huile grasse, verte et acre, du tannin, de l'acide benzoïque. La badiane esc en grande vénération chez les Chinois, qui en mangent après les repas et en brûlent devant les pagodes. Pour la médecine, c'est un stimulant, un stomachique employé comme succédané de l'an is vert. L'huile volatile sert, dit-on, à préparer la meilleure anisette de Bordeaux. Elle entre en forte proportion dans l'absinthe des liquorisfes. On trouve quelquefois l'anis étoile mélangé de fruits de Vtllieaim religiosum. L'usage de ces derniers peut causer des accidents graves. On les reconnaît à leurs dimensions ; ils sont d'un tiers moins grands que ceux de la badiane. Ils ont huit carpelles dont un petit nombre seulement arrivent à maturité. Enfin ces fruits n'ont point l'odeur et la saveur si caractéristiques de la vraie badiane. Ils sentent plutôt le laurier ou le poivre cubèhe. VHaofochest uneécorce à odeur de badiane très-estimée des Annamites, contre la colique, la dyssenterie. {Un. ph. 1868.) BAGDENAUDIER. Séné indigène; Colutea arborescens. (Légum.) Blasenbaumblaetter, Deutsche Sennesblaetfer,AL.; Bladder semia, ang.; Espantalobos, ESP.; Schaap lingeboum, hol.; Veseicaria, Sena dei poveri, it. Arbrisseau indigène, à feuilles d'acacia, à fleurs jaunes et à fruits vésiculeux. Les feuilles ou plutôt les folioles, qui ressemblent assez bien à celles du séné, sont légèrement purgatives et peuvent remplacer, dans certains cas, ce dernier, auquel on les mélange quelquefois frauduleusement. Elles ont une amertume considérable, toute la plante est riche en tannin. BAINS. Balneum des Latins, [5«Xav«ïov des Grecs. Bad,Ai..; Bath,ANG.; Baiïo,ESP.; Bagno, it.; Hamam,Tuit. Milieu dans lequel on plonge, dans des vues thérapeutiques, le corps ou seulement l'une de ses parties. L'usage des bains, soit comme moj'ens hygiéniques, soit comme agents médicamenteux, remonte à l'antiquité la plus reculée. Sous ce dernier rapport, les anciens employaient beaucoup les eaux minérales, ainsi que l'attestent les nombreux monuments que l'on trouve encore dans différentes localités riches en eaux minérales. Ils en obtenaient des cures tellement remarquables, qu'ils considéraient les sources de ces eaux comme sacrées. Du reste, ils ne faisaient usage des eaux minérales qu'en bains, et aucunement en boissons, comme nous le faisons de nos jours. Eu égard à la partie immergée, les bains sont généraux, c'est-à-dire entiers, ou locaux, c'est-à-dire partiels. Ces derniers sont divisés en demi-bains, bains de pieds ou pcdiluves, bains de mains ou manuluves, bains de siège ou de fauteuil, etc. Selon l'état moléculaire de la substance du bain ils sont liquides, et c'est le cas le plus ordinaire, mous, secs ou gazeux. Le bain liquide est constitué par l'eau, chargée, soit naturellement {eaux minérales, eau de mer), soit artificiellement, de principes médicamenteux. Cependant on connaît des bains de sang, de lait, d'huile, de moût de raisin, de vin, etc. On l'appelle bain de glace, quand l'eau approche de 0°; bain froid, de 10 à 20°; buin tiède, de 25 à .10°; bain chaud, de 30 à 40° et plus (I). Ce dernier exige beaucoup de prudence. On évalue la quantité d'eau nécessaire pour un bain ordinaire ou pour adulle, de 250 à 300 litres; pour un adolescent à 200 litres; pour un enfant de huit à douzeans, à 100 litres; enfin pour les enfants au-dessous, de 25 à 50 litres. Suivant la durée, on le dit : bain de courte durée (quelques minutes), bain de moyenne durée (environ une heure), bain prolongé plusieurs heures. En général, les bains ne doivent être administrés, ni dans les accès de lièvre, ni dans la sueur, ni lorsque l'estomac est rempli d'aliments. Les bains qui contiennent des préparations métalliques, sulfureuses ou iodées, susceptibles d'attaquer i'étamage des baignoires ordinaires, doivent être pris dans des baignoires de bois ou de zinc. Lorsque le bain liquide n'est que partiel, on qu'il est administré d'une certaine manière, il prend le nom de douche, de bain d'ondée, de surprise, à'uff'nsion, d'aspersion. Le bain russe et le bain égyptien, ou turc sont à peu près tout cela à la fois, plus le massage ou friction que l'on fait supporter au baigneur pour celui-ci, et la flagellation pour celui-là. Nous entrerons dans quelques détails de plus sur les deux principales de ces variantes du bain, c'est-à-dire sur l'affusionetla douche. L'affûsion (de affundere, répandre) consiste à verser un liquide sur tout le corps, ou seu- (1) Les degrés indiqués ici sont des degrés centigrades. 33° centigrades est la température de bain proprement dite; elle correspond à peu près à 27o Réaumur. On s'assure de la température des bains à l'aide d'un instrument nommé thermomètre a bains. C'est un petit thermomètre ordinaire, appliqué sur une planchette sur laquelle sont marqués les degrés, et qui se tient verticalement dans l'eau à l'aide d'un flotteur en liège. BAINS 270 lement sur l'une de ses parties. L'eau froide est communément le liquide employé. L'affu- sion diffère de la douche en ce que dans celle- ci le fluide frappe d'une manière continue et avec une certaine force le point delà peau indiqué ; de l'aspersion, en ce que le liquide ici est projeté sous forme de pluie ; du bain de surprise ou A'ondée, en ce que le malade reçoit cette pluie, d'une manière brusque et inattendue ; de Vimmersion, en ce que la partie plonge entièrement dans le fluide. D'après ce que nous avons dit, Paffusion peut être générale ou locale; dans la première, le malade est placé nu et assis dans une baignoire vide, on répand à flots sur lui quelques seaux d'eau plus ou moins froide, puis on l'essuie avec des linges chauds et on le replace dans son lit. Dans le cas d'atfusion partielle, on la dirige uniquement sur la partie malade en abritant les autres du contact de l'eau froide : si c'est la tète, le malade est ordinairement placé dansunbain d'eau tiède ; si c'est la moitié supérieure du corps, dans un demi- bain. On remplace souvent le bain et le demi- bain par un pédiluve à haute température. Les allusions sonl indiquées toutes les fois que le refoulement des fluides de la circonférence au centre est nécessaire. Elles sont contre-indiquées chez les personnes âgées, peu susceptibles de réaction, et chez les personnes pléthoriques. La douche {duciu) est un bain local dans lequel le jet d'un tluide gazeux ou liquide quelconque est d'irisé avec plus ou moins d'intensité et d'une manière continue sur un point du corps. De la nature du fluide employé, de sa température, du volume, do la force du jet et de sa durée, résultent les elfets variés que les douches sont susceptibles de produire. On emploie l'air, l'eau commune, l'eau de mer, les eaux minérales; des liquides aromatiques, toniques, alcalins, alcooliques ; de l'huile, du lait, l'acide carbonique, etc. On administre les liquides à l'aide d'un réservoir élevé : plus ce dernier est élevé, et plus*le diamètre de la colonne est grand, plus les effets de ta tlouche sont marqués. Cette colonne a ordinairement de quelques millimètres à 3 centimètres de diamètre, et le réservoir de 2 à k mètres de hauteur. On administre aussi les douches en fdet, en arrosoir, en nappe. On nomme douche descendante, celle dans laquelle le liquide tombe verticalement de haut en bas sur la partie affectée, c'est la plus usitée; ascendante, celle où, au contraire, le liquide s'élève; latérale enfin, celle où il est dirigé plus ou moins horizontalement. Ces divers modes d'application de l'eau appartiennent à V Hydrothérapie, qui aujourd'hui constitue un système important de thérapeutique. La douche est un moyen puissant de médication, mais qui demande beaucoup de tact pour son indication. On tire aujourd'hui un grand parti de la douche froide dans le traitement de l'aliénation mentale. D'après des discussions récentes, l'absorption par osmose n'aurait pas lieu dans les bains, la peau étant incapable de rien absorber des solutions aqueuses de médicaments, même à doses élevées, en sorte qu'on devrait considérer l'action des bains médicamenteux comme illusoire. Des bains généraux d'iodure de potassium, d'arséniates, de digitaline, ont été donnés sans eifets toxiques ou curatils et sans passage de la substance dans l'urine (Séguin, Réveil, Hébert). L'urine devient toujours alcaline après un bain acide aussi bien qu'après un bain alcalin (Poulet). Il n'en serait plus de même avec Vhydrofêre et l'insufflation bronchique des liquides pulvérisés; dans ce cas, l'absorption serait très-aclive. Mathieu de la Drôme s'est servi de la méthode de pulvérisation des eaux minérales, de M. Sales-Girons, pour obtenir un système de (F*, lik). balnéation par affusion, avec lequel 3 ou k lit. d'eau pulvérisée, à l'aide d'un appareil dit hy- drofêre, remplacent les 200 ou 300 litres de liquide nécessaires à un bain ordinaire; c'est surtout avantageux pour les bains médicamenteux ou d'eaux minérales naturelles, qui sont souvent d'un prix élevé. M. Hardy a expérimenté avec succès les bains à l'hydro- fère, à l'hôpital Saint-Louis. L'hydrofère consiste en une boite de cuivre contenant le liquide, qui y est divisé très-finement par le courant d'air crue fournit une soufflerie fonc- 1 280 BAINS tionnant minutes, on augmente progressivement la dose des substances. Goutte, rhumatisme, sciatique. Bain antisyphilitique. Bain mercùriel ou de sublimé corrosif; balneum eum chlorureto hydrargyrico. Sublimé corrosif........ 20 Eau distillée..... 200 Chlorhyd. d'ammoniaque 20 Faites dissoudre, renfermez le liquide clans un llacon que vous étiqueterez d'une manière très-apparente : « Solution pour bain. » (Codex. ) Versez dans une baignoire de bois contenant Q. S. d'eau pour un bain. Dans le traitement des maladies vénériennes, lorsqu'on redoute l'action du sublimé sur l'estomac. (Foy.) Bain aromatique. Balneum aromaticum. Espèces aromatiques.. 500 Eau bouillante..... 10000 Faites infuser pendant une heure, passez avec expression et ajoutez à l'eau du bain. Préparez de même le bain de tilleul (fleurs et bractées) et les bains avec les autres feuilles ou fleurs. (Codex.) Cadet ajoute au bain aromatique : Essence de savon____125 Sel ammoniac........ 60 Contre la diarrhée, les affections rhumatismales, la consomption. Bain astringent, de Most. Alun............... 200 Eau froide. 6à8seaui. Faites dissoudre et ajoutez : Lait caille......................... seau. M. Most emploie ce bain dans le cas où la plus grande partie du corps est couverte de brûlures. On y l'ait rester le malade pendant dix heures. On peut, suivant les cas, augmenter la dose du sel. (Bouch.) Bain de Balaruc. Chlorure de sodium. 1568 Sulfate de soude____ 500 — de calcium... 1625 Bicarb. de soude.... 62S — de magnésium 780 Eau........ litres 300 Opérez comme pour celui de Bourbonne. Bain balsamique. (Trousseau".) Mettez dans un pot de 30 litres 1 kil. do térébenthine de Bordeaux et 1 kilog. de goudron, remplissez-le d'eau chaude, remuez 2 ou 3 fois par jour et mêlez à l'eau d'un grand bain. Affections prurigineuses, 30 gourmes chez les enfants. Se servir du li quide pur pour lotions, injections, etc. Bain de Barèges artificiel. Balneum Baretginense. Hydrosulfate de soude Carbonate de soude cristallisé..., ...... 60 Chlorure de sodium sec 60 Faites dissoudre et conservez dans mm bouteille. C'est la dose pour un bain. C'est à tort ([ne, dans la pratique, on donne quelquefois le bain sulfuré ordinaire en place de ce bain de Barèges. (Codex.) Autre formule : Monosuif, de sodium. 60 Silicate de soude..... 30 Chlor. de sodium____ 22 Eau distillée......... 625 Dissolvez et filtrez ; pour un bain de 300 lit. (Le fort.) Nous ferons remarquer qu'en général dans les pharmacies on délivre, pour bain de Barèges, le bain sulfureux dont nous donnons la formule plus loin. Pour faire cesser les malentendus qui pourraient avoir lieu à ce sujet, nous proposons d'appeler le bain du Codex : bain de Barèges du Codex, ou aw sulfure de sodium , à l'hydrosulfate ou sulfhydmte de soude, et l'autre : bain de Barèges ordinaire, ou au sulfure de potasse. La formule du bain de Barèges, du Codex, est celle d'Anglada. M. Boudet a donné une modification de cette formule en y faisant entrer de la gélatine. Le bain ou extrait de Barèges inodore de Quesneville n'est pas autre chose que les sels ci-dessus, mêlés et non dissous. Bain de Bourbonne-les-Bains artificiel. Chlorure de calcium. Chlorure de sodium. Sulfate de soude.... On n'ajoute le sel marin et le sulfate de soude à Feau du bain que lorsque les autres sels sont dissous. (Guib.) Bain électro-chimique, de Pennés. Brôm. de potass.. 1.0 Sulfate d'alumine Carb. de chaux... 1.0 — de fer ... Carb. de soude... 300.0 Huile vol. de rom Phosph. de soude. 8.0 — de lavande Sulfate de soude.. 5.0 — de thym----- La dose simple est le bain dit hygiénique, de l'auteur ; en multipliant plus ou moins les doses on a le bain dérivatif, sédatif, anticholérique, etc. Le sulfate de fer, dans cette formule et la suivante, doit donner lieu à une décomposi- sition intempestive. La Société de pharmacie de Bordeaux a modifié la formule du sel de Pennés, de la manière suivante : 900 1600 1550 Bicarb. de soude..... 140 Brôm. de potassium.. 15 Pour un bain de 300 litres. 1.0 3.0 1.0 1.0 1.0 Carb. de soude effl.. Phosphate de soude.. Suif, de soude effl.... Bor. de soude........ Chlor. de sodium____ 250 îodure de potassium. 1 10 Sulfate de fer........ 1 5 Huile vol. de rom. 10 g. 5 — de lavande, o — 50 — de thym... 10 — BAIN AVEC L'ÉMÉTIQUE. - Broyez le sulfate de fer avec une petite quantité de carbonate de soucie, et mélangez avec les autres sels. Bain avec l'émétique. Emétique. 60 Eau, Q. S. pour un bain général. Lumbago, dartres, prurit. (Fat/.) Bain émollient. Espèces émoll. 2000 Graine de lin. 250 Eau.. 30C0 Faites bouillir, passez avec expression et versez dans l'eau du bain. (f. h. p.) Bain fortifiant. Menthe p. 60 Acore.... 45 Ecorce de saule...... 45 Lavande.. 60 Carvi..... 30 Eau bouillante, 0-S. Faites un bain. (Phœb.) Dans un bain analogue, Radius fait ajouter 15 de boule de Nancy. Bain gélatineux. Balneum glutinosum. Gélatine pour bain...................... 500 F. la tremper dans 2 litres d'eau froide pendant une beure environ ; chauffez pour achever la dissolution et versez le liquide chaud dans l'eau du bain. (Codex.) On peut rapporter aux bains gélatineux ceux usités dans le peuple sous les noms de Bains d'eau de vaisselle et de tripes. Ces derniers se préparent en faisant bouillir lentement et longtemps avec de l'eau les issues de bœuf ou d'autres animaux de boucherie. Bain huileux. Carb. de soude....... 500 Eau tiède (1 bain). 300 Ht. Faites dissoudre et ajoutez : Huile d'amandes ou huile de foie de morne 250 Agitez quelques instants pour émulsionner, et mêlez à l'eau du bain. L'alcalinité du bain est nécessaire pour empêcher la séparation de l'huile et précipiter les sels de chaux que contiennent les eaux ordinaires (Jeannel). Bain ioduré. Balneum ioduratum. Iode... 10 Iodure de potassium.. 20 Eau.. 250 F. dissoudre, et renfermez le liquide dans un flacon pour un bain, qu'on prendra dans une baignoire de bois. (Codex de 1866.) Bain ioduré, du docteur Lugol. Poua ADULTES, Nos i 2 3 Iodure de potassium......... 15 20 2i Iode........................ 8 10 12 Eau........................ 625 625 62b Pour iseahts, Nos 1 2 3 Iodure do potassium......... 5 6 9 Iode........................ 2,5 3 4 Eau........................ 300 300 300 BAIN DE MER ARTIFICIEL. 283 Dans les affections scrofuleuses. Ce bain exige une baignoire en bois. Bain d'iodure de potassium (Iodognosie). Bain ioduré Iodure potassique___ 60 Eau distillée..... 450 Faites un soluté à verser dans unebaignoi- rée pour adulte. Afin que le bain soit plus concentré et partant plus actif avec la même quantité d'iodure, il n'y aurait qu'à réduire la quantité d'eau ordinaire du bain, se servir d'une baignoire étroite et en relever convenablement le pied. Ce bain n'exige pas rigoureusement l'emploi d'une baignoire particulière. Bain d'iodure de potassium ioduré. Iode.. 10 Iodure de potass. 48 Eau distillée. 450 Môme observation que ri-dessus, si ce n'e?t que ce soluté exige l'emploi d'uni; baignoire en bois. (V. notre Iodognosie.) Bain à l'iodure de fer. Iodure de fer......___ 60,0 Eau ___,......O.S. On augmente la dose de l.'i.O à chaque bain. (Soub.) Bain de mer artificiel. Sel marin gris..... 8000 Ghlor. de calcium... 700 Sulfate de soude... 3500 GhI. de magnésium.. 2950 Pour un bain de 300 litres. Comme l'a fait observer Guibourt, on pourrait, pour se rapprocher davantage de la composition de l'eau de mer, ajouter 0 ou 8 gr. d'iodure ou debromure de potassium à ce bain. M. Van den Corput conseille d'y ajouter quelques gouttes de suif hydrate d'ammoniaque pour remplacer celui qui existe dans l'eau de la mer près des côtes et pour se rapprocher par conséquent davantage encore des véritables bains de mer. Dans les pharmacies, on prépare quelquefois à l'avance une poudre pour bains de mer artificiels. Voici comment elle est composée pour le bain entier : Sulfate de soude effleuri 1380,0, chlorure de calcium sec 375,0, chlorure de magnésium desséché 1500,0. On pulvérise et on met le tout dans un flacon. On jette ces sels dans l'eau du bain, en y ajoutant 8000,0 de sel marin gris. Le bain de mer ainsi composé, la pp. des sels étant forcée pour compenser l'absence d'autres éléments des bains naturels, est une préparation fort coûteuse. On trouve dans la soude de varechs raffinée, c'est-à-dire débarrassée des matières insolubles qu'elle contient à l'état brut, un produit qui représente beaucoup plus exactement la composition saline de l'eau de la mer et dont l'emploi est bien moins onéreux que celui du mélange ci-dessus. On en peut dire autant des résidus des eaux- mères des marais salants. 284 BAIN UE PLOMBIÈRES. — BAIN SULFURÉ. Bain dit de Plombières. Bain salino-gélatineux ; Balneum plumbarium. Carbon, de soude.... 100 Bicarbon. de soude... 20 Chlorure de sodium.. 20 Gélatine concassée... 100 Sulfate de soude..... 60 Mêlez et renfermez dans un flacon. Délivrez à part la gélatine. Pour préparer le bain, on met tremper la gélatine dans 500 d'eau froide, pendant une heure environ. On achève la dissolution par la chaleur, et on la verse successivement dans la baignoire avec les sels. (Codex.) Carb. de soude..... 58,5 Chlor. de calcium... 17,7 Sulfate de soude. .. 37,8 Silice (à supprimer).. 21,6 Chlor. de sodium... 10,9 Gélatine...,...*.... 17,6 (Guib. ) Dans les établissements d'eaux minérales factices, on donne la solution pour bain de Plombières limpide et contenue dans une bouteille forme anglaise. La gélatine esl renfermée à part dans un petit flacon. On la fait dissoudre avant de l'ajouter à l'eau du bain. Autre formule : Silicate de soude... 38.50 Bicarb. de potasse. 5.50 Sulfate de soude... 76.50 Chlor. de sodium.. 3.15 Bicarb. de soude... 7.25 Eau distillée___ 625.00 pour un bain de 300 litres. (Defort.) Bain résolutif. Foie de soufre....... 30 Sauge___1 à 2 poignées. Sel marin........... 60 Eau ............ 6 litres Carb. de soude...... 15 (S. M.) En bains, lotions, douches, dans le spina ventosa et les scrofules. Bain avec le savon. Savon blanc........ 1000 Eau............... 3000 Dissolvez et ajoutez à l'eau du bain (r. h. p.) Bain de sel marin. Balneum cum chlorureto sodico. Sel commun...................... 5000 Pour un bain. — Si l'on veut avoir un bain se rapprochant le plus possible du bain de mer, on emploie le résidu de l'évaporation de 250 lit. d'eau de mer, qu'on ajoutera à l'eau d'un bain ordinaire d'eau douce. (Codex.) Foy indique un bain avec le sel marin (500) et la gélatine (100). Dans les scrofules. Bain avec le son. Son ............. 2 kilog. Eau............ 5 kilog. Faites bouillir pendant un quart d'heure ; passez et ajoutez à l'eau du bain. Ou bien mettez le son dans un petit sac et plongez-le dans la baignoire. Bain stimulant. Serpentaire.. 60 Sureau....... 18 Eaubte.... 1500 Valériane.... 18 Camomille... 18 Faites infuser 10 minutes, versez le tout dans l'eau d'un bain et ajoutez : Acide acétique....... 360 Eau-de-vie......... 1080 En ayant soin de verser cette dernière mixture en 3 fois, de quart d'heure en quart d'heure, jusqu'à ce que le malade ressente une chaleur agréable. Dans le typhus. (Aug.) Bain sulfuré*. Bain sulfureux ou de sulfure de potasse, Bain a?itipsorique de Jadelot; balneum sulfura- tu m. Trisulfurc de potassium solide............... 100 Pour un bain. — Concassez grossièrement le sulfure et renfermez-le dans un flacon. (Codex.) (V. les remarques, Vn. ph. 1873). Bain sulfuré liquide. Bain sulfureux liquide ; balneum sulfuratum liquidum. Trisul. de potass. solide. 100 Eau............... 200 Pour un bain. — Dissolvez, filtrez et conservez dans une bouteille de forme particulière, pour éviter les méprises. (Codex.) Telle est la formule suivie par les pharmaciens pour la préparation de la solution sulfureuse pour bain de Barèrjes, laquelle diffère, ainsi que nous l'avons fait remarquer plus haut, de celle du Codex. On a proposé de la remplacer par la suivante : Monosulfure de sodium cristallisé................. 125 Fleurs de soufre................................. 60 Eau distillée..................................... 100 On dissout d'abord le monosulfure dans l'eau distillée, et on ajoute le soufre, puis on chauffe et on filtre dans des vases de 3 à 400 gr. de capacité, que l'on achève de remplir avec de l'eau distillée; on a ainsi un liquide pour bain de 300 litres, au polysulfure de sodium, contenant exactement 100 gr. de quintisulfure pur et anhydre. Dans les établissements de bains, on donne avec cette solution, appelée alors solution n° 1, une autre solution, dite n° 2, et composée de 12 gr. d'acide sulfurique et de 250 d'eau commune. On ajoute les deux préparations à l'eau du bain, ce qui donne lieu à un grand dégagement d'hydrogène sulfuré, en même temps que l'eau du bain devient laiteuse, par suite du soufre très-divisé qu'elle tient en suspension. On a proposé pour la préparation de ce bain, qui est à peu près le bain sulfureux de Plenck, la formule suivante : SOLETION N» 1. Quintisulfure de sodium. 100 Eau....... 3 à 400 Solution N° 2. Acide eblorhyd. conc... 18 Eau........... 750 Nous placerons ici les boules barégiennes du docteur Montein. Elles se composent de : Sulfure de calcium.... 8 Colle de Flandre..... 1 Sel marin............ 2 Extrait de saponaire., l BAINS DE PIEDS. — BALSAMITE. 285 Mêlez et faites des boules de h5 gr. que vous renfermerez bien. 3 ou h boules pour un bain d'adulte. Le bain sulfuro-alcalin de M. Hardy, à administrer dans le prurigo, se compose de : sulfure de sodium, 32 ; carbonate de soude, 32 ; sel marin, 16. Aujourd'hui, à Paris, on oblige les établissements de bains à désinfecter les bains de Ra- règes avant de les laisser écouler au dehors. Ce résultat est facilement obtenu en mettant, dans l'eau du bain qui vient de servir, environ 100 gr. de sulfate de zinc en poudre. Bain sulfuro-gélatineux. Balneum sulfuratum cum gelatinâ. Trisulfure de pot. solide. 100 Gélatine concassée. 250 F. tremper la gélatine dans 1 lit. d'eau froide pendant une heure environ ; achevez de dissoudre par la chaleur, et versez dans le bain, préalablement additionné du trisulfure. (Codex de 1860.) Bain dit de Vichy. Bicarfa. de sonde___ 1000 Sulfate de soude..... 150 L'hlor. de sodium.... 30 — de magnésie.. 45 — de calcium... 150 — de fer........ î Pour un bain de 300 litres. On conserve les sels dans un flacon. Au moment du besoin, on les ajoute à l'eau du bain. On aurait un bain qui se rapprocherait davantage de celui qu'on prend k la source, si l'on ajoutait un peu d'acide sulfurique dans la baignoire pour faire dégager une partie de l'acide carbonique du carbonate. Dans ce cas, on devrait augmenter un peu la dose de ce dernier, et diminuer au contraire celle du sulfate de soude. La plupart du temps, le bain d'eau de Vichy artificiel se réduit à l'emploi de 500 grammes de bicarbonate de soude : tel est celui du Codex. BAINS DE PIEDS ou PÉDILUVES. Bain de pieds acide. Pédiluve irritant de Scott , P. ctdorhydrique ! Balneum cum acido chlorhydrieo. Acide hydrochlor ... 100 Eau tiède.....----- 6000 Mêlez pour un bain de pieds. Le bain devra être pris dans une terrine de grès ou de bois. Le liquide doit baigner la cheville sans la dépasser. Préparez aux mêmes doses le pédiluve nitromuriatique (Codex de 1 866). Bain de pieds alcalin. Carbon, de potasse... 125 Eau............. Q. S Bain de pieds mercuriel. Sublimé corrosif. 2 décig. 1000,0 Contre les exosloses et les tumeurs syphilitiques. (Bouch.) Bain de pieds avec le sel marin. Sel commun....... 125,0 Eau.............. Q. S. Bain de pieds ou pédiluve sinapisé. Balneum sinapisatum. Far. de moutarde... 180 Eau tiède......... 6000 (Codex.) (Voir nos remarques sur la moutarde 1 ) Douches avec le sulfure de sodium. Sulfure de sodium.... 30 Chlorure de calcium. 8 Faites fondre dans 1000 d'eau, puis étendez encore ce soluté de 40000 d'eau. A recevoir tiède, tombant de 2 mètres de hauteur en un filet mince pendant un quart d'heure sur la partie engorgée. {Trousseau et Pidoux.) BALLOTE. On compte trois labiées % de ce nom dans la matière médicale. 1" Ballote cotonneuse, Ballota lanata s. Leo- nurus lanatus (Wo/lige Balotte, Wolfstrapp- kraut, al.). Herbe aromatique de la Sibérie, cultivée dans les jardins en Allemagne. Elle contient, d'après M. Orcési, (tu tannin, une matière résinoïde anière, aromatique (pieroballotine), une substance céracée verte, des sels. Le décocté .de 15.0 de cette plante dans 500,0 réduits à 250,0 est recommandé par les médecins allemands etrusses comme très-utile dans ia goutte, où elle agirait à la fois coin..... diurétique, sudorifique et dissolvant de l'acide inique. Il est aussi recommandé dans le rhumatisme, l'hydropisie. Dans ce dernier cas, Hehman prescrivait d'additionner le décocté de teinture d'écorce d'orange et d'éther nitrique. 2° Bcdlote noire, Marrube noire on fétide, B. migra [Schtoarze Ballotte, Adornkraut, vu). Plante très-commune chez nous le long des baies et des murs. Elle passe pour antispasmodique. 3° Ballote odorante, B. suaveolens [Jammca Spikenard, ang.). Emménagogue antihystérique, expectorant, vermifuge. A Saint-Domingue, on en fait des bains aromatiques. BALSAMITE. Coq, baume ou costus des jardins, Menthe coq ou romaine ou Notre-Dame, Grand baume, Btdsamite odorante; Balsamita suaveolens, pyrethrum tanacetum. B.C. (Synanthérécs.) Breitbiattriger Rbeinfarrn, Frauenkraut, Balsamkraut, Frauenmuenze, al.; Astmary, ang.; Ycrba roinana esi\: Ilofbalsam, moi.; Erba di San Pietro, it. Plante herbacée du midi de la Fiance et cultivée dans les jardins. Son odeur très-aromatique se rapproche de celle de la menthe. On emploie les feuilles et les sommités. Vermifuge, emménagogue, antispasmodique. 2 à 8 gr. en infusion. Peu usitée. 28(1 BAOBAB. — BARDANE. :f Jadis on préparait Yhuilede baume, très-employée dans les plaies et contusions, en taisant macérer les feuilles dans l'huile. 11 ne faut pas copfondrecette plante avec la Balsa/mite annuelle, balsanv'ta anima ou tana- eftum annuum, du midi de la France et de l'Europe, qui jouit des mêmes propriétés; ni avec la Balsamine des jardins, Impatiens balsamina (Géraniacées), plante herbacée, qui passe pour vulnéraire; ni avec la Balsamine des bois, Im- p/diens noli tangere, plante acre et vénéneuse à haute dose, et émétique à dose modérée ; ni avec la Balsamine pomme de merveille (V. Concombre.) La balsamine des bois contient, d'après Muller, une matière extractive amère, douée de propriétés émétiques : Vimpatiine. BAOBAB. Adansonia digitata. (Malvacées.) Affunbrodbaum, Adansonienrimle, al. Le baobab est le produit le plus colossal de la végétation et celui qui parait vivre le plus longtemps. Son tronc, à partir de terre jusqu'aux branches, n'a que i- à ."> met. de hauteur, mais il acquiert jusqu'à ■>",') met et plus de circonférence. Le célèbre botaniste voyageur Adanson, qui l'a fait le premier connaître, en a vu des pieds auxquels il crut pouvoir attribuer plus de 6000 ans d'existence ; quelques-uns creusés de vétusté, servaient d'habitations, et quelques au très, travail lés par des indigènes, formaient de grands canots d'une seule pièce. Dans un canot de ce genre il put voyager, lui, plusieurs personnes et tous ses bagages. Le baobab croît en Afrique depuis le Sénégal jusqu'en Abyssinie. Il réussit très-bien aux Antilles où il a été transplanté. Presque toutes les parties de ce végétal, qui recèlent un mucilage abondant, sontusilées. Les fruits, qui ont le volume de petites citrouilles, sont recherchés par les singes, d'où leur nom de pain de singes. La partie rou- geâtre, spongieuse, qui, renfermée dans des loges nombreuses, entoure les graines, est remplie d'une pulpe aigrelette et sucrée. On en fait une boisson agréable employée dans les fièvres. Séchée et réduite en poudre, les nègres en délayent dans de l'eau ou du lait et s'en servent dans le crachement de sang. Unie à la gomme, ils l'emploient contre les pertes utérines, et au tamarin contre la dyssenterie. Les feuilles debaobab qui, pulvérisées, constituent le lato dont les naturels se servent comme condiment, ont été employées avec succès en infusé par Adanson, contre la fièvre intermittente. Il y a quelques années, le docteur Duchassaing, de la Guadeloupe, a découvert dans l'écorcc du baobab un fébrifuge bien supérieur aux feuilles. Cette écorce a sa surface lisse, d'un gris noirâtre, souillée de lichen, sa partie interne est rougeâtre; son odeur rappelle celle de l'écorce du tilleul. Elle est très-mucilagi- neuse. Elle contient de Vadansonine. Il l'emploie sous forme de décocté à la dose de 30,0 pour 1000,0 d'eau réduite d'un tiers par l'é- bullition. C'est la substance charnue et friable de l'intérieur du fruit du baobab que l'on apportait jadis en Europe sous le nom de terre de Lem- nos (une terre bolaire porte aussi ce nom), et que Prosper Alpin a reconnue comme une matière végétale venant d'Ethiopie et non de Grèce. BARDANE. Ghmteron, Herbe aux teigneux, Dogue, Napo- lier; Lappa major, Arctium lappa. (Synan- thérées.) KIotk', Hopfenklette, al.; Bur, Burdbck, Clotburr, ang.; Aracltitun, ar. ; Agerborre, Storskreppe, dan.; Bar- ilana mayor. Lapa, Lampazo, ksp.; Kladden, JUisse, Bokkebladen, hol.; Bardana, Lappola; it.; Lupian, pol.; Lappa, ior.j Lapuscbnik, lus.; Karbon-e, su.; Boulavrat, tl'ïi. Plante $ , haute d'un mètre et plus, feuilles très-grandes, cordifornies, vert foncé en dessus, blanchâtres et cotonneuses en dessous ; Heurs rouges violacées, flosculcuses, en pani- cules terminales. Très-commune le long des chemins et dans les terrains incultes. On emploie la racine '&*, les feuilles et les semences. La première est longue, grosse comme le pouce, fauve au dehors, blanche en dedans, d'une saveur douceâtre, d'une odeur nauséeuse. Le commerce la présente sèche et coupée. ÈllecontientdePinuhne, du carbonate et du nitrate de potasse, une matière-oléagineuse verdâtie, abondante, qui ne nous paraît pas avoir encore été étudiée. On l'obtient facilement à l'aide de l'élher. Cette matière forme la base d'un remède secret employé contre la calvitie. Son action sudorifique la fait employer journellement dans les maladies de la peau, la gale, le rhumatisme. On en fait des hydrolés (pp. 20 : 1000), un extrait, un sirop. Les feuilles sont plus actives. Le décocté, employé en lotions, jouit de la propriété très- marquée d'apaiser le prurit dartreux, propriété qu'il paitage avec le décocté d'aunée. Les feuilles contusées ont été employées sur les ulcères, sur les plaques de la teigne et sur les croûtes laiteuses. Percy a vanté, pour la guérison des ulcères, une préparation que l'on obtient en mêlant P. E. de suc de feuilles de bardane et d'huile d'olive. Les semences, qui sont huileuses, passent pour plus diurétiques que la racine. On les emploie en émulsion. BASILIC. BAUME DE GURGUN. 287 BASILIC Grand basilic; Ocimum basilicum. (Labiées. Basilienkraiit,Kœnigskraut. Herrnkraut, al.; Basil, ang.; Berendaros Rihan, ah.; Basilic, d\n.; Albahaca, ESP.; ) Batsemkruid, hol.; Kali tulsi, ind.; Basilico, it.; j lleban schab, fer.; Bazylico, pol.; Alsavaca, por.; ! Basilica, su ; Tirnut paterne \erie, tam.; Vepudipatsa, Vittilu, tel.; Feslien, tur. Plante ©de l'Inde, cultivée dans les jardins et jusque sur la fenêtre du moindre artisan, à cause de la suavité de son odeur. Elle est stimulante, bien qu'on l'ait dite rafraîchis- saule et antigonorrhéique. Dose: 10 gr. en infusion. Les Arabes emploient la décoction concentrée, en gargarisme contre lesapktes. Sou nom botanique vient de oZa>, je sens, etpœoiXiffo;, royal, d'où son nom d'Herbe royale. Plusieurs autres ocimum sont employés dans la médecine des Indiens. BATIATOR (Racine de). LeBatiatorest un succédané de l'ipécacuanha ( Stan. Martin, Bull, thérap.). La thérapeutique ne possède que quelques vomitifs, entre autres le Tartre stibié el l'Ipéca. L'apo- morphine provoque aussi le vomissement en injections hypodermiques à la dose de 1 ou 2 milligr. La plante qui fournit la racine de ba- tiator se trouve au Sénégal, la famille en est encore inconnue. Cette racine est longue, grêle, de la grosseur d'une plume de corbeau, cylindrique et ridée longitudinalement, grisâtre. Sa cassure est netle, la saveur un peu acre, l'odeur nulle ou légèrement nauséeuse. Réduite en poudre, on peut l'administrer aux mêmes doses vomitives que, l'Ipéca ; dans la dyssenterie, elle rend de grands services aux nègres qui en font un usage fréquent. Nul doute que la racine du batiator ne trouve un jour sa place dans notre matière médicale. BAUMES. Balsam, al., ang., ar., dan,, pol., rus., su.; Balsamo, esp., it., por.; Balsem, hol.; i'eleseng, tur. Le nom de baume parait avoir été donné, dans l'origine, à des compositions onguen- taires auxquelles on attribuait des vertus souveraines. Plus tard, ce nom fut étendu à des préparations liquides, odorantes, généralement alcooliques (V. Alcoolats, Teintures), dans lesquelles on avait généralement la plus grande confiance. Plus tard encore, on appliqua le nom de baume à des substances naturelles odoriférantes. Enfin, de nos jours, les pharmacolo- gistes, d'accord avec les chimistes, ont restreint cette dénomination à des produits végétaux naturels,dont la composition commune peut être assez exactement représentée par de la j'usine, de l'huile volatile _et un acide de la série aromatique (acide benzoîque, etc.). Quant à nous, qui ne devons pas être dogmatiques, nous rangerons en deux ordres, sous le nom de baumes, les baumes proprement dits ou naturels, et celles des anciennes compositions balsamiques (que nous nommerons baumes factices) qui ne peuvent être nettement classées avec les onguents, les alcoolats, ni avec d'autres genres de médicaments bien définis. BAUMES NATURELS. Ces produits sont la base de médicaments de différentes formes, et dont quelques-uns sont assez employés, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur. Rarement ils sont employés à l'état naturel en fumigations. Ils possèdent tous la propriété dite balsamique. Ils ont pour caractères communs de posséder une odeur suave, d'être solubles en forte proportion dans l'alcool et dans l'éther, d'où l'eau les précipite, de céder à celle-ci leur acide naturel qu'on peut également retirer par sublimation ou par précipitation. On peut les diviser en deux groupes : 1° ceux contenant de l'acide benzoîque ; 2° ceux contenant de l'acide cinnamique. Les principaux baumes naturels sont les baumes de Calaba, du Pérou, de Tolu ; le benjoin, les storax, le styrax. Quelques produits naturels, vulgairement appelés baumes, ne sont que des térébenthines. (V. ce mot.) BAUME DE GURGUN (WOOD-OTL). Balsamum Gurjunœ; Baume de diptérocarpe Huile de bois; Angl., Gurjim balsam., Wood-oil. Le baume de Gurgun est fourni par différentes espèces du genre Dipterocctrpus (Dtp- terocarpées, Dryabtdanopsidées). Légumineuses qui croissent dans les Indes-Occidentales et l'Archipel Indien. Ces arbres sont remarquables par leur hauteur et leur beauté ; certains individus atteignent 70 mètres de haut et ,"i mètres 50 de cireonf. L'espèce la plus répandue est le Bipterocarpus turbinatus, Gœrtn, à côté duquel on cite encore le B. ala- tus et le B. ineamts; Roxburgh a fait connaître ces espèces et la manière dont se fait la récolle du Gurgun. D'autres, B.Ceylanicus, hispidm, de Ceylan, B. trinervis, gracihs, Uttoralis, retusus, de Java el des Philippines, fournissent, plus rarement, un produit analogue. La plus grande partie du baume de Gurgun, vient de Burma et des détroits. 11 est obtenu en incisant les arbres avec la hache. Vers la fin de la saison sèche, on y creuse une cavité assez large dans laquelle on fait du feu, de même que pour le baume du Pérou. L'oléo- résine qui en découle est recueillie dans des vases de bambou. On l'abandonne au repos, puis on décante la couche supérieure plus liquide d'une couche plus épaisse qu'on désigne sous le nom de Guad. On extrait l'huile 288 BAUME DU PÉROU. H chaque année et le même arbre offre parfois deux ou trois cavités. La production de baume de Gurgun est si considérable que les Indiens l'emploient aux usages les plus variés. Suivant Roxburgh, un arbre peut fournir 150 à 2000 kilos de baume. Un arbre abattu en pleine végétation laisse exsuder l'oléorésine concrétéc en une substance qui a l'aspect du Camphre de Dryubalanops ; c'est le Guad. Le baume de Gurgun, ou Wood-oil a été introduit dans la matière médicale indienne par O'Sliaugnessy en 1868; il a été importé en Europe sous le nom de baume de Copahu de l'Inde. — On l'a recommandé contre la lèpre et les maladies de peau, les affections gonorrhéiques, leucorrhéiques, les maladies des reins et de la vessie. C'est un succédané sérieux du Copahu. Le baume de Gurgun est liquide, de consistance épaisse et très-visqeuse, doué d'une fluorescence très-apparente. Opaque, gris- verdàtre par réflexion, rouge-brun par réfraction. Amer, aromatique, sans l'àcreté du Copahu; son odeur rappelle celle de ce dernier avec moins d'intensité. Plus fluide que l'huile d'olives et plus lourd (pie le Copahu (D. 0,964). Soluble dans la benzine, le chloroforme, le sulfure de carbone et différentes huiles essentielles; en partie dans l'alcool ainylique, l'élber, l'acétone. Chauffé à 130° en vase clos, il devient gélatineux, ne reprend plus sa fluidité complète et se solidifie à 220° ; ce que ne fait pas le baume de Copahu. Comme toutes les oléorésines, le baume de Gurgun se compose d'une huile essentielle (37 p. 100), et d'une résine. La résine comme celle de Copahu, contient un acide cristallisa- ble (oc. gurjunique Werner). Tels sont les caractères principaux de cette drogue dont la production est tellement abondante aux Indes Orientales qu'il n'y a guère à s'occuper des sophistications. Il y a toutefois, le nom de Wood oil qui pourrait donner lieu à des malentendus, l'huile de bois s'ap- pliquant à des produits oléagineux de nature différente. C'est ainsi qu'il y a le Wood oit chinois, de Chine et du Japon, d'un usage très-répandu pour les laques et vernis, qui n'est pas une oléorésine, mais une huile grasse siccative retirée de VAleurites cordata (Eu- phorbiaeées). Celte huile est peu employée en médecine, car, contrairement aux autres huiles des Euphorbiacées, elle ne possède qu'une propriété purgative faible analogue à celle de VAleurites triloba (O'Rorke). On appelle encore Wood oil un baume qu'on retire d'une légumineuse, le Hardwickia pin- nain, Roxb., voisin des Copaîfera et qui ressemble beaucoup au Copahu. Il n'est pas fluorescent, ni gélatinisé, ni troublé à 130°. Fluckiger et Hanbury indiquent un moyen facile de distinguer les trois baumes ci-dessus : On met une goutte de baume et 19 gouttes de sulfure de carbone dans une éprouvette; ajoutez PE d'acide sulfurique et azotique concentrés en agitant : Copahu, teinte beau brun rou- geâtre avec dépôt de résine sur les parois du tube. Baume de Gurgun, rouge-pourpre intense, violet au bout de quelques minutes. Oléorésine d'Hardwickia , aucune altération visible dans la coloration. Ces réactions sont très-sensibles dans les huiles volatiles de ces produits. Enfin, le nom de Wood oil a été encore appliqué à diverses huiles essentielles, et notamment à l'essence de Santal que l'on a recommandée,comme succédané du baume de Copahu (Henderson et Pannes). Un autre baume, le baume deMinjaklagam, a toutes les propriétés du baume de Gurgun. Baume du Pérou*. Baume des Indes ; Balsamum penivianum. Srh-warzerperuvianisclier balsam, Peruvianischer b.ilsam, al.; Périmai] balsam, Balsam of Peru, ang.; Peri.- wansk balsam, ban.; Balsamo negro, o Peruano, esp.; Permiansche balsem, iiol.; Balsamo del Peru, it. Balsam indyiski, pol.; Balsamo pemviano, POR.; Peru- •vianskoi balsam, nus.; Perubalsam, su.; Pérou pele- Bengbi, tur. Hernandez, à la fin du dix-huitième siècle, reconnut que ce baume, dont on doit la connaissance à Monard (1580), provenait du my- roxylum peruifemm (Légumineuses), grand arbre de l'Amérique méridionale, et qui croît principalement à Guatemala, d'où le baume est envoyé au Pérou ou au Mexique. Ce baume est de deux sortes : 1° Baume (Fig. /i6.) DU PEROU solide , en coque ou blanc. Nouveau, il est demi-fluide, transparent , jaunâtre. Avec le temps, il brunit et se concrète. Son odeur est des plus agréables; sa saveur est parfumée, mais acre et piquante. 11 découle spontanément ou à l'aide d'incisions. Il arrivait jadis enfermé dans des calebasses ou coques de cocos. Aujourd'hui il vient en potiches de terre (fig. /i6) entourées de tresses de jonc, du poids de 15 à 20 kil., ou en gallons de tôle du poids de à0 à 50 kil. (fig. Ul). 2° Baume du pérou noir ou liquide ^ *. D'après Salle , voyageur français, le myroxy- lum peruifemm serait une liane, et le baume serait contenu dans le noyau. D'après d'autres i BAUME DE TOLU. 289 auteurs, au lieu d'être obtenu par incisions, comme nous l'avons dit plus haut, il serait obtenu par décoction dans l'eau, de Pécorce, des rameaux et des bourgeons. Selon Martius, on l'obtiendrait comme le goudron. On pratique [Fig.ij.) des incisions à l'arbre, ou y met le feu, on laisse les parties se ebarbonner, et on recueille le baume par absorption, à l'aide de chiffons de colon inlroduits dans les entailles, et qu'on fait ensuite bouillir dans l'eau ; le baume est clarifié par fusion, puis renfermé dans des calebasses. 11 a la consistance et l'apparence d'une mélasse très-brune; il a l'odeur plus forte que le précédent, mais toujours agréable; sa saveur est amôre et acre ; il cède a l'eau son acide cinnamique, et un peu d'huile volatile. 11 est presque entièrement soluble dans l'alcool, mais peu soluble dans l'éther. Il contient : huile volatile, acide cinnamique, cinnaméine, métacinnaméine, etc. On a donné le nom de Baume blanc de San Sonate, Baume de San Salvador, à un produit retiré des fruits des myroxylons de San Salvador. Son odeur rappelle celle du mélilot; il contient une matière neutre appelée myroxo- carpine. Excitant, employé contre les catarrhes chroniques. On le dit aussi diurétique. On en prépare une teinture*, un sirop ; il entre dans les pilules de Morton, la tbériaque, et sert comme parfum. Dose : 25 centig. à 2 gr. Peu employé à l'intérieur. Les fruits du myroxylum peniiferum sont de la grosseur d'une forte fève de marais, fauves, presque réniformes, amincis et membraneux a leur base. On trouve dans leur intérieur une semence oléagineuse qui a exactement la l'orme et la grosseur d'un haricot. Le péricarpe osseux et la semence ont une odeur balsamique très-forte, mais qui se rapproche plutôt de celle du mélilot et des amandes amères que de celle du baume du Pérou. De notre côté, à la pharmacie centrale, nous avons reconnu, comme étant celle de l'arbre au baume de loin une écorce de couleur fauve, dont l'odeur se rapproche également beaucoup plus de celle du mélilot que du baume de Tolu. Baume de Tolu*. Baume d'Amérique, de Saint-Thomas ou de Carthagêne; Balsamum tolutanum. Carthagenabalsam, Tolubalsam, al-, SU.; Balsam ofTolu, asg.j Balsamo de Tolu, esp. ,POR.;£abakpelesenghi, tur. Longtemps attribué à une térébinthacée, le toluifera balsamum, on sait pertinemment aujourd'hui qu'il provient d'une légumineuse, le myroxylum eu myrospermumtoluifentm, arbre qui croît dans les provinces de Saint-Thomas et de Carthagêne, surtout aux environs de la ville de Tolu, particularité qui a valu au baume ses différents noms. Il découle naturellement de l'arbre. Il est d'abord semi-liquide, et ayant toute l'apparence d'une térébenthine tenace et glutineuse, devient ensuite plus ferme, prend une couleur fauve pellucide, devient grenu ; alors il a une odeur très-suave. C'est la l'état sous lequel on le connaît le plus ordinairement. Avec le temps il acquiert une solidité complète, devient jaune rougeàlre, très-friable, mais se ramollissant comme de la poix à la moindre chaleur. Dans cet état, il est moins odorant : c'est que, comme l'a fait remarquer Guibourt, l'huile volatile abondante du premier est remplacée dans le second par de l'acide benzoïque, ou mieux cinnamique, d'après M. Frémy. Autrefois ce baume arrivait, comme le baume blanc du Pérou, dont il ne diffère peut- être pas, enfermé dans des calebasses ; c'était ce qu'on appelait le baume de Tolu en coques ou en cocos; aujourd'hui il vient contenu dans des boîtes en fer-blanc ou dans une sorte de pots (baume en potiches). Le Brésil en fournit depuis quelque temps. Le baume de Tolu cède à l'eau chaude une grande quantité de son acide et un peu de son huile volatile, est soluble dans l'alcool et l'éther, fond au feu et brûle en répandant une odeur agréable. 11 est formé de résine, d'huile volatile, de cinnaméine, d'acides cinnamique et benzoïque. Sa composition tiendrait donc à la lois de celle du baume du Pérou et de celle du benjoin. D'après des recherches de M. Caries, l'acide du baume de Tolu serait uniquement de l'ac. cinnamique (V. Un. ph. 1874.) Le baume de Tolu, comme le baume du Pérou, n'est pas parfaitement miscible avec les corps gras (surtout liquides), sans intermèdes tels que la cire, la glycérine, l'alcool. Stimulant, balsamique précieux. C'est surtout dans les catarrhes chroniques que l'on en fait usasse, On fait quelquefois respirer la vapeur d'éther, qui en est chargé, dans les toux opiniâtres. C est un diurétique. Forme pharm. et dose. —En substance, 0,2o à 2,0: sirop*, 10 à 50,0; pastilles*, 2 à 10,0 ; alcoolé*, 2 à 10,0 ; éthérolé, 1 à 4,0. Le sirop et les pastilles, qui constituent des préparations fort agréables, sont les forme-, les plus employées. (V. les recherches de M. J. Duval, J. ph. 1873). Le baume de Tolu entre en outre 19 290 BAUMES FACTICES. I dans diverses préparations pour l'usage interne. BAUMES FACTICES. Les baumes factices sont généralement employés à l'extérieur comme vulnéraires, fondants, résolutifs. Baume acétique camphré, de Pelletier. Ethérolé acétique savonneux camphré. Savon animal....... 4,0 Ether acétique..... 30,0 Faites dissoudre au bain-marie et ajoutez : Camphre........... 4,0 Huile roi. de thym.. 0,4 Filtrez. On le coule dans des flacons analogues à ceux du baume Opodeldoch. Simplification du baume de Sanchez. M. Bouchardat répète cette préparation sous le nom de savon acétique camphré, avec cette différence que dans ce dernier il entre un peu d'essence de girofle. k à 8 grammes en frictions dans les rhumatismes, la sciatique. Baume d'acier ou d'aiguilles. Aiguilles d'acier----- 15,0 Acide nitrique......45,0 Faites dissoudre et ajoutez : Huile d'olive.......73,0 Alcool............. 60,0 Mettez sur un feu doux pendant un quart d'heure en ayant soin de remuer. (Baume.) Dans les maladies arthritiques. Baume acoustique. Suc d'oignon........ 30,0 Baume du Pérou----- 15,0 Baume tranquille... 30,0 Mêlez (Soub.). Dans la surdité catarrhale. Paris donne une formule analogue. Le remède de Taylor contre la surdité se prépare avec de l'huile d'amandes douces 500, ail 60, orcanette 15. L'Huile acoustique de Mène Maurice paraît avoir la même composition. Baume acoustique avec la Rue. Huile de rue composée. Baume tranquille... 8,0 Teint, d'ambre gris Huile de rue p. inf. Baume de souf. ter. Teint, d'asa-fœtida, 8,0 13,0 0,4 0,4 de castoréum. Huile de suce. rect.. (Guid.) Surdité accidentelle sans inflammation. 0,4 0,4 0,4 Aie. de mélisse comp. 10,0 Huile d'am. douces.. 20,0 Baume acoustique créosote. Fiel de bœuf....... 40,0 Créosote, gouttes... 10 Mêlez. (Bouch.) A employer dans les olor- rhées. Baume anodin, de Bath. Baume arthritique camphré, Baume anodin, Liniment spiritueux anodin camphré, Teinture d'opium savonneuse camphrée. Savon blanc. 125,0 Essence de romarin.... 15,0 Opium...... 30,0 Alcool rectifié......... 1000,0 Camphre----- 60,0 (Remède patenté anglais.) Dose : 30 à 50 gouttes dans du vin ; et l'extérieur pur en frictions. Baume apoplectique. Huile de muscade.. 168,0 — de jasmin..... 9,0 — vol. de cannelle 9,0 — deboisdeRbod. 9,0 — de girofle..... 6,0 — de lavande.... 6,0 — de marjol..... 6,0 Huile vol. de rue... 2,0 — de succin. 2,0 Baume du Pérou.... 4,0 Ambre............. 1 *, G Musc.............. 1,6 Civette............. 1,0 Noir d'ivoire porph. Q. S. pour donner au tout une couleur noire. (Guih.) C'est le baume nerval modifié. Wurt. ne prescrit que les cinq dernières substances. Baume antiarthritique, de Sanchez. Alcoolé de savon animal éthére. Saion............. 30,0 Camphre.......... 8,0 Esprit de lavande.. 125,0 Huile volatile de menthe, gouttes. 15 — de cann., gcutt. 15 F. S. A. (Cad.) Huile volatile de lavande, gouttes..... 15 — de girolle, gouttes. 15 — de muscat, goutt. 15 —■ de sassaf., goutt. 15 Ether acétique....... 30 Baume antihystérique. Asa-fœtida. Aloès. 12,0 4,0 Huile volât, de rue — de muscade.. Galbanura.......... 4,0 — d'absinthe... — de sabine ... — de tanaisie .. — de jayet...... 0,6 — de succin .... 0,5 Castoréum. Asphalte Labdanum.......... 4,0 Opium............. 2,0 2,0 4,0 0,5 2,5 0,6 0,6 0,6 F. S. A. {Spiel.) Excitant, antihystérique. En application sous le nez et en frictions sur la région ombilicale, dans les accès d'hystérie. On le conserve dans des boîtes d'étain. Baume ardent. Karabé...... 12 Camphre..... 4 Alcool...... 100 Faites digérer convenablement. Baume aromatique. Huiles de girofle et de muscades........... âa,125,0 Esprit de genièvre........................ 60,0 Mêlez. ^Pfer.) La formule do ce baume est très-variable dans les formulaires. Aug. : mixture oléoso- balsamiquo 30,0, ammoniaque liquide 4,0, huilevolatile de camomille 20 gouttes, alcool rectifié 15,0. Lœbel l'employait contre la faiblesse de la vue, en frictions sur les paupières. (Pharm. ibid.) : sel de corne de cerf 0,0, castoréum 2,5, huile de rue 6 gouttes, huile de muscade 7,0, en frictions sur les tempes dans l'hystérie. Ce dernier porte spécialement le nom de Baume aromatique éthéré. Fuld. : huile de muscade 30,0, de succin", 2,0, de girofle 2,0, de lavande /t,0, de genièvre Zi,0. Le Baume aromatique de Scherzer n'est qu'une complication de ce dernier. Phceb. : baume du Pérou 2,0, musc. 0,06, huile de girofle 0,6, beurre de muscade 7,0. . BAUME DE RICHARD. — BAUME HYDRIODATÉ. 291 Baume astringent, de Richard. Acide snlfurique-----30,0 Alcool............. 90,0 Ess. de térébenthine. 30,0 Mêlez avec précaution dans un mortier de verre. (Edimb.) Conseillé dans l'hémoptysie, à la dose de 1 à 3 grammes dans une boisson appropriée. Baume astringent, de Gherli. Benjoin...........15,0 Alcool à 80=0...... 340,0 Sang-dragon........ 7,0 Ess. de térébenth.. 28,0 Après vingt-quatre heures de digestion, ajoutez : Acide sulfurique ..... 35 Eau ............... 140 Vingt-quatre heures après, ajoutez encore : Alcooi à 80c .................................... 85 Filtrez au bout de deux jours. (Talus compliquée. Baume nerval * Pommade neruale ou neroine, onguent nervin; Pumatum iicrritnn. Moelle de bœuf...... 350 Huile vol. de girofle .. 13 Huile d'am. douces.,.. lfiO Camphre pulvérisé.... 15 Beurre de muscade .. 450 Baume de Tolu....... 30 Huile vol. de romarin. 30 Alcool à suc.......... 60 Faites liquéfier la moelle de bœuf et le beurre de muscade dans l'huile d'amandes douces; passezà travers an linge au-dessus d'un mortier de marbre chauffé. Triturez jusqu'à ce que le mélange ait pris la consistance d'une huile épaisse. Ajoutez le camphre, les essences et la solution, préalablement passée, de baume de tolu dans l'alcool; mêlez exactement. (Codex.) M. Sérane supprime l'alcool, ajoute à la masse à demi refroidie, et par trituration, le camphre et le baume en poudre fine, puis les essences. Le produit ainsi préparé est homogène et ne laisse aucune aspérité sur la peau, lors de son emploi. Cette pommade est d'un jaune tirant sur le brun, d'une consistance assez ferme et d'une odeur très-aromatique. Stimulant, fortifiant, antirhumatismal. A Strasbourg, la formule populaire du baume nerval est la suivante : axonge 200, suif de mouton 100, cire 25, huile de laurier 50; après infusion, ajoutez : ess. de romarin et de genièvre, ââ, 12,5. BAUME DE N'OÉ. — BAUME DE SALAZAR. 293 Baume de Noé Baume merc. de Plenck, Onguent d'Althea, — basilicnm, — de laurier, — popnleum, ner\in Huile de fourmis, — de vers, — de millepertuis, — de spicanard, — de pétrole, — de térébent,aa, Huile de myrrhe, , P. E. (Jourd.). Dans les contusions produites par les coups de pieds de cheval. Baume ophthalmique. Baume do vie d'Hoffm. 30 Huile de camomille.... 1 Ammoniaque liquide.. 4 Alcool ............... 1-3 En lotions sur le front, dans la faiblesse de la vue. (Aug.) On donne aussi le nom de baume ophthalmique à la pommade de Saint-Yves. Baume Opodeldoch * Baume Opodeldoch anglais, Saponule ammoniacal de Steers, Savon ammoniacal camphré, B. de savon; Balsamum Opodeldoch. Savon animal......... 30 Huile vol. de thym... 2 Ammoniaque liquide .. 10 — de romarin----- 6 Camphre............. 24 Alcool à 90c ......... 230 Introduisez dans un matras le savon préalablement râpé, puis l'alcool. Faites fondre au B,-M.", ajoutez le camphre pulvérisé et, quand il sera dissous, les huiles volatiles. Mettez dans la liqueur 10 de charbon animal, agitez pour faciliter la décoloration. Ajoutez l'ammoniaque, filtrez rapidement la liqueur chaude, et recevez-la dans des flacons ad hoc à large ouverture: (Codex.) Les bouchons de liège doiveritêtre entourés d'une feuille mince d'étain, ou enduits de cire. ■ En ajoutant duchloroformeoudu laudanum au mélange, au uniment de le couler, on obtient le bannie Opodeldoch chloroformisé ou opiacé. A Strasbourg on l'ait le Baume opodeldoch chloroforme en dissolvant à chaud du savon animal (1 p.) dans l'alcool à 90° (7 p.); filtrant, ajoutant 2 p. de chloroforme et mêlant. La formule de celte préparation, d'origine patentée anglaise , varie excessivement dans les formulaires des différents pays de l'Europe, et par le nombre des composants, et par le modus faciendi. Des pharmaciens, qui visent au coup d'oeil et recherchent les arborisations de stéarate de soude, coulent la masse presque froide; d'autres, pour l'avoir d'une transparence parfaite, emploient de l'alcool a 96% du savon sec et de l'ammoniaque très-concentrée. Antirhumatismal des plus employés. M. Zuccarello Patti, de Catane, obtient de la manière suivante, un baume Opodeldoch très-transparent. On fait fondre de la stéarine bien blanche, dans laquelle on verse, en agitant, une solution de soude caustique à 36°. Ce stéarate, récemment préparé, donne un baume parsemé de cristaux ; desséché à l'é- tuve et réduit en poudre fine, il donne un baume dépourvu de eristaux et très-diaphane. Voici la formule de M. Z. Patti : Stéarate sec et pub.. 130 Camphre............ 240 Ammoniaque........ 200 Ess. de romarin rect. 60 Ess. de thym rect... 20 Alcool à 80 c....... 3000 Baume Opodeldoch liquide. Alcool à 86c. Eau ........ 300 125 Savon blanc.......... 45 Camphre ............. 90 Ajoutez à la solution filtrée : Huile volatile de lavande et de thym, âa.......... 30 Ammoniaque liquide............................. 60 Conservez dans des flacons. {Vog.) On nous a assuré qu'aux États-Unis on ne connaissait que ce baume Opodeldoch, et qu'on l'y employait beaucoup. La formule du Codex est la suivante : Savon rnédic. râpé et-desséché..... 100 gr. C imphre pulvérisé. 90 Huile volatile de romarin incolore. 20 Huile volatile de thym incolore.. lOgr. Ammoniaque liq. du commerce .. 30 Alcool à 80c..... 1000 Faites dissoudre au bain-marie le savon dans l'alcool ; ajoutez le camphre, laissez refroidir ; filtrez, ajoutez les huiles volatiles et l'ammoniaque. Conservez dans un flacon bien bouché. M. Giscke a proposé plus récemment la formule suivante, qui donne un produit moins chargé de substances actives, mais dont cependant, les proportions nous paraissent plus convenables : Savon blanc sec...... 25 Essence de thym...... 4 Camphre ............ 15 Essence de romarin... 8 Alcool fort.......... 500 Ammoniaque liquide .. 30 Opérez comme ci-dessus. A Strasbourg la formule traditionnelle du baume opodeldoch liquide, sous le nom d'Esprit nei-i/n, esl la suivante : Ess. d'aspic, de romarin,â*â -0 Âlcoolé de savon.,. 300 Ammoniaque caustique,.. 75 Alcool............ 900 Alcool camphré..........300 Laudanum......... 5 Mêlez. Baume pectoral de Meibom. Térébenthine ....... 68 Sang-dragon......... 60 Huile d'amand. doue. 08 Extrait d opium...... 60 Huile de millepertuis. 60 Baume du Pérou..... 60 Blanc de baleine..... 15 Beurre.............. 45 Jadis on le recommandait pour prévenir la phthisie pulmonaire, à la dose de 10 à 15 gouttes par jour. (Spiel.) Baume de Salazar, Teinture d'cdoês et de mastic. Aloés suce ......... 30,0 Encens ............. 30,0 Mastic ............. 30,0 Colophane ........ 15,8 Alcool ........... 1800,0 Après 20 j. de macération, filtrez. {Esp.) Excitant, pour l'usage externe. 29i BAUME SAMARITAIN. — BAUME TRANQUILLE. Baume samaritain de Tomamira. Vin rouge et huile d'olive, âa P. E. Mêlez et évaporez à moitié. (Cad.) Plaies, brûlures, ulcères, contusions. Baume de savon. Saponulê de Camphre. Savon et camphre, ââ. 1 Alcool à 88c........ Faites dissoudre au B.-M. (Ber.) Baume somnifère. Onguent populeum.... 30 Beurre de muscade.... 30 Opium diss. d. l'alcool. 4 Huile volatile de bois de Rhod., gouttes... 1G En frictions sur les tempes, dans l'insomnie et la céphalalgie. (Wwt.) Baume de soufre. Huile soufrée ; Oleum sulphuratum. Soufre sublimé........ 1 Huile de noix........ 4 F. digérer pendant quelques jours au bain de sable et fdtrez. (Ane. Cod.) L'opération se fait mieux avec du soufre mou. Stimulant, diapliorétique, employé jadis à l'intérieur dans les affections pulmonaires chroniques, et à l'extérieur sur les ulcères. Fort employé par les vétérinaires. Dose : 2o à HO gouttes. En remplaçant l'huile de noix par les huiles volatiles d'anis, de succin et de térébenthine, on obtient les baumes ou myrolès de soufre anisê,succiné et térébenthine*. Ce dernier porte encore le nom de Baume de vie de Roland, Huile de térébenthine soufrée, Gouttes de Hollande. Boruss indique comme la formule du Baume de soufre térébenthine : huile de lin soufrée, 1 p. ; essence de. térébenthine, 3 p. Faites dissoudre par digestion. (V. /««7e de lin soufrée.' 1 Baume de soufre éthéré. . de soufre téréb.. 2 Ether.. 2 Huile de Dippel. 23 Dans la colique d'estomac. [Aug.) Baume stomachique. Huile de muscades....... — d'absinthe......... — d'éc. d'oranges.. 2 — de girofle...... 2 Huile de macis....... 2 — de menthe...... 2 Baume du Pérou..... 4 (l'OL.) Le B. stomacal de Wacker (Hamb.) diffère peu. Baume de succin. Savon d'Alicante. 2 Huile brune et ép. de suce. 1 Faites fondre ensemble. (Yan-M.) La pharmacopée wurtembergeoise remplace le savon par le beurre de muscade. Béral indique une préparation analogue, sous je nom de Savon succiné. Baume sympathique. Myrrhe..... 310 Mastic...... 310 Aloès ...... 30 Encens ..... 310 Colophane... 60 Alcool à 33o. 2000 F. macérer pendant 3 mois en agitant entre temps. Remède populaire dans certaines localités contre les chutes, efforts, lumbagos, coupures, à l'extérieur; et à l'intérieur, à la dose d'une cuillerée à café par jour. Cette recette qui parait avoir beaucoup de variantes nous a été communiquée par M. Maillot et par M. Nicklès, et n'est elle-même qu'une variante de celle du Baume du Commandeur, préparation dont l'usage populaire est encore plus général. Baume térébenthine. Téréb. de Bordeaux.. 5 Essence de thym.... Efla. de térébenthine. 200 Ess. de lav., àâ .... 2,30 Ammoniaque liquide. 15 Mêlez (Réveil.) Rubéfiant très-énergique ; a la consistance de l'opodeldoch. Baume tranquille*. Baume du père Tranquille, cordelier ; Huile de narcotiques; Bahumum tranquillans. Feuilles fraîches de Belladone ........... 200 Pavot ............... 200 Nicotiane........... 200 Morelle ............. 200 Jusquiame........... 200 Stramoine........... 200 Sommités sèches de : Absinthe............ 50 Thym............... 50 Marjolaine.......... 50 Hysope ............. 50 Millepertuis......... 50 Menthe p........... 50 Feuilles sèches de : Rue ................ 50 Balsamite........... 50 Romarin ............ 50 Sauge............... 50 Fleurs sèches de : Sureau...... 50 Lavande... 50 Huile d'olive. 5000 F. cuire à un feu doux les plantes fraîches con- tusées avec l'huile, dans une bassine de cuivre jusqu'à consomption de l'humidité, laissez encore digérer pendant deux heures; quand l'huile aura une belle couleur verte, versez-la encore chaude sur les plantes sèches. Laissez digérer pendant douze heures au B.-M., passez, exprimez, décantez, filtrez et conservez le baume en vases bien bouchés, dans un lieu frais, à l'abri de la lumière (Cod. de 1866). Le nouveau Codex remplace les plantes aromatiques patio mélange ci-dessous de leurs huiles volatiles : Huile essentielle d'absinthe, d'hysope, de marjolaine, de menthe, de rue, de romarin, de sauge, de thym, âa................................... 0,50 En faisant chauffer le marc avec de l'eau, on retirerait une grande partie de l'huile qui y est engagée. (V. Pommade populéum.) Pour éviter cette déperdition d'huile, quelques pharmaciens ont proposé de remplacer les plantes narcotiques par leur suc. Considérant que les pharmaciens se trouvent quelquefois dans l'impossibilité de se procurer des plantes narcotiques fraîches, Iluraut-Mou- tillard a proposé un procédé qui permet l'emploi de ces plantes sèches. On prend 50,0 de BAUMIER. 295 feuilles sèches bien conservées de chacune des plantes narcotiques prescrites, on les brise grossièrement, on verse dessus d'abord 2000,0 d'eau, ensuite Î000,0 d'huile d'olive, et on termine l'opération comme l'indique le Codex. Le produit que l'on obtient ainsi est d'un aussi beau vert et aussi actif que celui préparé avec les plantes fraîches. Le procédé de Huraut- Moutillard est applicable au populéum et aux huiles simples de belladone, jusquiame, etc. M. Ortlieb a proposé, pour la préparation de l'huile de jusquiame, d'imbiber la poudre avec de l'éther aqueux: et d'épuiser ensuite par l'huile, par déplacement. M. Faverdoz a appliqué ce procédé au baume tranquille. M. Engel- hart a proposé de substituer l'huile do faine à l'huile d'olive, et d'humecter préalablement avec un peu d'alcool les plantes fraîchement desséchées et réduites en poudre grossière. De leur côté, M. Monier, de Pornic, et Me- nier père, afin d'amoindrir la perte de l'huile d'olive, ont proposé, avec raison, de remplacer les substances sèches, à part l'hysope, la sauge, le sureau et le millepertuis, par 1,333 de leurs huiles volatiles. Le baume tranquille dépose avec le temps. Cet effet étant hâté par l'effet de la lumière, le Codex recommande de le tenir à l'abri de cet agent ; de plus, il prend une couleur jaunâtre à la lumière. (Save.) Le baume tranquille est vert par réflexion et rouge ou rougeàtre par réfraction. Remède très-employé à l'extérieur contre les douleurs rhumatismales, les maux d'oreille. En remplaçant l'huile d'olive par la glycérine, on a le Baume tranquille à la glycérine, ou Glycémie de plaintes narcotiques, de Garot, que quelques praticiens pensent devoir être plus efficace. Eaume tranquille, de Chomel. Feuilles fraîches de : Jusquiame, Cynoglosse, Nicotiane, ââ............ 50,0 Faites bouillir dans trois pintes de vin blanc, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux ; passez en exprimant, ajoutez autant d'huile d'olive, faites bouillir le tout jusqu'à réduction de moitié. Baume universel. Huile de navette Cire jaune ...... F. S. A. (Slesv. H. 500 196 Acétate de plomb. Camphre......... 12,0 15,0 Baume vert de Metz. Baume de Metz, Baume vert, Baume de feuillet, Huile verte, Elœolé d'acétate de cuivre composé. Huile de lin......... 180 Hnile de laurier Huile d'olive. 180 . 30 Térébenthine......... 60 F. fondre à une douce chaleur, ajoutez : Poudre d'aloès........ 8 Poudre de vert-de-gris. 12 Poud. de suif, de zinc. 6 Versez dans une bouteille et ajoutez encore : Huile vol. de genièvre. 15 Huile vol. de girofle.. 4 Mêlez exactement. (Soub.) Agiter le flacon au moment de s'en servir. Dans le pansement des plaies et des ulcères. Baume de vie d'Hoffmann. Mixture oléobalsamique. Huile vol. de rue, — de succin, Ambre gris, âà... 0,60 Baume du Pérou.. 1,25 Alcool à 3T°..... 30.000 Huile vol. de cannelle, — de citron, — de girofle, — de lavande, — de macis, — de marjol., aa,l ,25 Filtrez après quelque temps de macération. Telle est, selon Jourdan, la véritable formule de cette préparation jadis célèbre. Le Baume de Fritz, le Baume de vie de Gaubius, et celui de Teichmeyer, n'en sont que des modifications. Austr. remplace l'ambre et l'alcool par le baume du Pérou et l'alcoolat de mélisse comp. Baume de vie externe, de Plenck. Savon ............... 15 Essence de térébent.. 30 Ajoutez à la solution : Carbonate de potasse liquide....... 3 . (Jourd.) Baume vulnéraire. Baume de Hollande. Térébenth. de Venise. 45 Elémi............... 45 Suit........... Baume de Tolu. 6» 30 F. S. A. [Bat.) Wurt. indique : téréb. de Venise h5, élémil5, huile d'hypericum U5, huile de cire 2,5. Baume de Warren. Acide sulfurique. 5 Ess. de téréb. 2 Alcool. - On verse l'acide dans une capsule de porcelaine, on y ajoute peu à peu l'huile volatile, puis l'alcool. Quand il ne se dégage plus de vapeurs, on enferme le produit dans un flacon bouché à l'émeri. 11 doit être d'un rouge foncé. Préconisé aux États-Unis contre l'hémoptysie, les métrorrhagies, l'epistaxis, etc. Il revient au B. astringent, de Richard. (V.p.291i. BAUMIER. Bahamodendrum opobalsamum. (Térébinthacées.) Balsamholz, Meccabalsam, al. On emploie les petites branches, les fruits et la térébenthine dite Baume de la Mecque. (V. Térébenthines.) Le bois, Xylobalsamum, est constitué par de petits branchages gros comme des plumes à écrire, longs de 12 à 15 centimètres, cas- 296 BDELLIUM. BELLADONE. sants, arqués, noueux, à épiclerme strié, gris rougeâtre ; odeur agréable, se développant par la combustion. Excitant nervin ; entrait dans la thériaque. Les fruits, Carpobalsamum, sont de toutes petites drupes sèches et oléagineuses. Inusité. BDELLIUM*. Bdellium gummi, al. dan.; Aflatun, Mochî azrach, ar.; Bedelio, esp.; Gugul, ind.; BdelHo, iT.et por.; Mukul, per.; Kukul, tam.; Moulk, TUR. L'une des gommes-résines les plus anciennement connues. Elle est fournie par des Balsamodendrum probablement par le Balsamo- dendrum Roxburghii. (Térébintbacées.) On distingue : 1° le bdellium d'Afrique, en masses ou en larmes arrondies, verdâtres, à cassure terne et cireuse. L'odeur est aromatique, la saveur amere et acre. La gomme arabique en contient souvent des fragments ; 2° le bdellium de l'Inde, ayant beaucoup de ressemblance avec la myrrhe, ce qui lui a valu le nom de myrrhe de l'Inde. Le bdellium contient de la résine, de la gomme, de la bassorine et de l'huile volatile. Excitant peu usité. Il entre dans le diachy- lon gommé et dans l'emplâtre de Vigo. BÉBÉERU. Nectandra Bodiœi. (Laurinées.) Arbre de Démérari et de la Guyane hollandaise, où il porte le nom de sipeeri. Son bois, dur, pesant, d'un jaune verdâtre, est employé depuis longtemps par les tourneurs anglais sous le nom de green heurt (cœur vert). Le docteur Rodie a découvert dans l'écorce, et surtout dans l'amande du fruit, un alcaloïde qu'il a nommé Bébéerme, dont l'usage, comme fébrifuge, commence à se répandre en Angleterre, alcaloïde identique à la Buxine du buis et à la Pelosine du Parcira brava. Cet alcaloïde est amorphe ou en cristaux aiguillés, jaune citron ou incolores, très-solu- bles dans l'alcool, moins solubles dans l'élher, et à peu près insolubles dans l'eau. Le sulfate de bébéerine est coloré et a l'aspect de l'extrait de quinquina. Sa puissance fébrifuge comparée à celle du sulfate de quinine est : : 6 : 11. MM. Douclas-Maclagan et Gamgee ont découvert récemment dans le bois de Bébéeru, deux autres alcaloïdes, dont Vna, \aNectandrine est soluble dans le chloroforme ; l'autre, la 5é- pirine, y est insoluble (V. Un. ph. 1870). BÊLA. Fruit de Y^Ugle Marmelus. Corr. (Crotaeva religiosa, Ains. L). Aurantiacées ; arbre très- répandu dans la péninsule Indienne, où on le plante souvent dans le voisinage des temples. Le fruit sphérique, très-aromatique, pulpeux, très-mucilagineux, contenant plusieurs graines et devenant très-dur en se desséchant est une sorte de panacée pour les Indiens ; il est très-employé contre la dyssen- terie et la diarrhée. Ses feuilles en infusion guérissent, assure-t-on, la bronchite et l'asthme. C'est le Malum Cydonium ou Bêla de Rumphius. Le fruit desséché qui a sa place dans la pharmacopée anglaise est actuellement assez fréquemment importé. On lui substitue le fruit du Feronia élephantum ou Wood apple. Nous avons vu l'écorce de grenades mise en \ ente comme Bêla indien. BELLADONE. Belle-Dame, Morelle furieuse, Permentari; So- lanum furiosum, S. lelhale, S. maniacum, Airopa belladona. (Solanées.) Wolfskirsche, Tollkirsche, al.; Ueadly nightshade, Dwale, ang. ; Amrea, Inubas saleb, ar.: Natakade, dan.; Belladona, esp.; Doodkruid, Doodelyke nachts- hade, hol.; Sag unggor, ind.; Jh'lladonna, it., por.; Bubah Turbuc, per.; AVileza wisnia, tesak, psinki, pol. ; Rrasa vitsa. Odurnik rus.; Wargbaer, su.; Gniuzel-Avrat, tur. Plante % indigène, d'un haut intérêt pour la thérapeutique. Tige do 0,'JO à 1 mètre, cylindrique, dienotome; feuilles alternes, parfois géminées, oblongues, rugueuses; Heurs solitaires, d'un rouge terne. Le fruit est une baie de la grosseur d'une cerise, d'abord verte, puis rouge, et enfin noirâtre. La belladone doit ses propriétés énergiques et vénéneuses à l'atropine. ( V. ce mot.) Selon Brandes, la belladone contient 1 1/2 p. 100 de malate d'atropine. MM. llubschmann et Lûbekind en ont isolé un autre alcaloïde, la belladonine. D'après Richteret Hubschmann la racine contient une substance lluorescente et une matière colorante rouge : YAtrosine. Les expériences de Gerrard ont montré que. la belladone n'est pas riche en principes actifs avant la floraison, que la plante atteint sa plus grande richesse en alcaloïde pendant la floraison, et que la belladone des terrains calcaires est la plus riche en alcaloïdes. Toutes les parties de la plante sont employées, mais surtout les feuilles*. (V. J. ph. 1872). L'introduction de la belladone (fig. 48) dans la matière médicale est fort ancienne. Cependant ce n'est que vers le milieu du vi e siècle qu'elle a été nettement distinguée des plantes avec lesquelles on l'employait concurremment. On prétend que son nom lui vient, ou de l'usage comme cosmétique qu'en faisaient les jeunes Italiennes, ou de ce que ses fruits, assez semblables à des cerises, étaient la cause d'accidents funestes pour ceux qui se laissaient tenter par leur apparence. On l'emploie comme narcotique, principalement dans les affections du système nerveux, telles que la paralysie, les convulsions, les névralgies faciales, les spasmes, les toux nerveuses. C'est un prophy- BENJOIN. 29" lactique de la scarlatine. Les médecins italiens (Fig. 48.) lui concèdent des propriétés hyposthéni- santes et l'ordonnent partout où les antiphlo- gist-iques sont indiqués La belladone dilatant la pupille, on l'a employée pour faciliter les opérations chirurgicales sur le globe de l'œil. On l'a aussi employée dans l'incontinence d'urine, les constrictions de l'utérus, du rectum, de l'urètre. La poudre d'écorce de la racine de belladone est aujourd'hui assez employée contre la coqueluche. Ce sont les médecins allemands qui l'ont mise en vogue dans le traitement de cette maladie, où elle compte de nombreux succès. Les baies (Guignes de côte), qui sont très- vénéneuses, servent à faire un rob. La belladone revêt toutes les formes pharmaceutiques : la poudre, les extraits, le sirop, la teinture, l'alcoolature, la pommade, sont les plus employés ; le saccharure doit être une très-bonne préparation. Il y a quelques années', on a préconisé, contre la phthisie pulmonaire, les cigares de belladone. On en a fait fumer aussi dans des pipes, soit pure, soit opiacée, avec k grammes d'extrait d'opium dissous dans Q. S. d'eau par 300 grammes de feuilles sèches. L'association de la belladone et de l'opium passe pour fort efficace dans la toux nerveuse. Forme pharm. et doses. — Poudre*, 5 à 30 centigrammes ; extrait aqueux *, 2 à 20 centigr. ; extrait alcoolique *, 1 à 10 centig. ; extrait alcoolique avec suc", 2 à 20 centigr.; rob, 5 à 30 centigr. ; alcoolature, 1 à 6 gouttes; teinture aie. * etéth.,2 à 12 gouttes; sirop*, 5 à30 grammes —Infusé pour l'extérieur (pp. 10 à50 :1000). On fait encore une huile et un glycéré de belladone, un extrait avec la semence, une poudre d'écorce de racine *, etc. La racine de belladone du Japon (Scopolia Japonica) contient deux alcaloïdes : la /vienne et la scopoléîne (Langgard). Ce dernier agit comme l'atropine. BENJOIN*. Asa dulcis, Benzoe, Balsamum benivivum. Benzoe, Sùsser assand, al.; Benzoin, ang.; Liban, Lovan jaoy, Gaui, ar.; Calu'îvell, Turalla, cyn.; Benzoe, dan., su.; Lubanie ud, duk.; Benjui, esp.; Benzoe, hol.; Luban, ind.; Belzuino, it.; Menian, jav.; Comiayan, mal.; Benzoes, pol.; Beijoin, por.; Bosmoilsdon, aus.; Devadbupa, san.; Sambranie, tam.,tel.; Asilpent,Tt*. Baume naturel produit parlesft/rere benzoin (Dryander) (Styracinées) qui croît dans la presqu'île de l'Indo-Chine, le royaume de Siam, la Cochinchine; on le trouve aussi à Sumatra. On l'obtient par incisions que l'on renouvelle de temps en temps. Le produit des premières incisions est plus estimé que celui des autres. C'est le pahong des indigènes. Chaque arbre fournit environ 500 grammes de baume. Le produit des incisions est réuni, chauffé et coulé dans des caisses en bois dans lesquelles il est expédié au commerce. Aussi la couche extérieure est-elle formée d'impuretés. Le poids brut des caisses de benjoin varie de 50 à 150 kilog. Brisé et sorti des caisses, le benjoin se présente en masses sèches, friables, grisâtres, un peu luisantes, formées à l'intérieur de larmes ovoïdes, blanches, réunies entre elles par une pâte brunâtre poreuse et ayant quelquefois l'apparence du nougat. L'odeur est très-suave; la saveur, d'abord balsamique, douceâtre, puis acre. Cette espèce est le benjoin amygdaloide. Le benjoin dit en sorte ne présente point ou que peu de larmes ; quant au benjoin en larmes détachées il n'existe que rarement dans le commerce. Le benjoin fond par la chaleur, brûle en répandant une odeur très-agréable ; aussi le mé- lange-t-on à l'encens que l'on brûle dans les églises. Il cède à l'eau de l'acide benzoïque et de l'huile volatile, est soluble entièrement dans l'alcool et Pélher. Le benjoin amygdaloide est formée de 80,7 p. 100 de résine, 19,8 d'acide benzoïque et 0,2 d'humidité. Il contient, en outre, des traces d'huile volatile et un autre acide, l'acide cinnamique (Ivolbe et Lautemann). Les acides benzoïque et cinnamique se rencontrent tantôt les deux dans le benjoin, tantôt l'un ou l'autre de ces acides y fait défaut. Dans le commerce, on distingue, en outre, le benjoin en benjoin de Siam dit aussi benjoin vanille en raison de son odeur, en effet, vanillée qui le fait rechercher, malgré son haut prix, par les parfumeurs, et en benjoin de Sumatra* dont la qualité est plus ou moins belle, mais dont l'odeur, contrairement à l'autre espèce, se rapproche toujours de celle du styrax. Le benjoin commun, d'après Stolze, aurait une composition à peine différente; donc, il pourrait être employé avec avantage pour l'extraction de l'acide benzoïque. D'après son étymologie, il faudrait croire, dit Fée, que ce baume a été connu des Hé- 298 BENOITE. BENZINE. breux ; car benzoe est un mot d'origine hébraïque, formé de ben, fils, et de Jaoa (fils de Jaoa), parce que, selon Garcias, l'arbre qui donne le benjoin croît à Jaoa, près de Sa- marie. Excitant, balsamique, employé dans les affections de la vessie et de la poitrine ; dans les inflammations des voies respiratoires, en fumigations. On l'emploie aussi dans les douleurs rhumatismales ; pour cela on en projette quelques fragments sur des charbons ardents, on reçoit la fumée qui se produit, dans un morceau de flanelle avec lequel on fait ensuite des frictions. Il est peu employé à l'intérieur. On en fait une teinture*, un sirop. Il entre dans le baume du Commandeur, les clous fumants, l'encens d'église, et plusieurs parfums. Distillé avec Q. S. d'eau, au bain de sable, il fournit Yhuile pyrogénée de benjoin qu'on emploie en frictions dans l'arthrodynie et le rhumatisme (Jourclan). BENOITE. Herbe de Saint-Benoit, Herbe bénite, Galiote, Recise; Geum urbanum. (Rosacées.) Saramadenkraut, Nelkenwurzel, al.; Avens, ang.; Hel- likerod, dan.; Gariofilata, esp.; Nagelwortel, hol.; Cariofillata, it.; Zarzycka, roL.; Caryophylada, Pou.; Neglikerot, su.; Karemphil, tur. Plante b fort connue dans toute la France, aux environs des villes. Tige acquérant jusqu'à un mètre, feuilles radicales pinnées; fleurs jaunes; fruits multiples hispides, terminés par une arête recourbée en baïonnette. La racine est courte, arrondie, chevelue, violette intérieurement et d'une odeur de giroflée (d'où racine giroflée) qu'elle perd par la dessiccation. Sa saveur est amère. La racine ^ a été employée comme astringent, tonique et fébrifuge : elle contient un principe amer la Géine (Buchner). La benoîte aquatique, Geum rivale, a les mêmes propriétés. Le Geum canadense, s. stri- etum {Chocolaté root,Blood root, ang.) est un tonique astringent usité dans l'Amérique du Nord. BENZINE. Bicarbure d'hydrogène, benzol ou benzole, benzène, phène, pseudobenzène, hydrogène phé- nylé, hydrure de phényle, triacétyléne. Ce carbure d'hydrogène liquide, découvert en 1825, par Faraday, dans les produits de distillation de la houille et de décomposition des matières grasses par la chaleur, prend naissance dans un grand nombre de réactions chimiques. Ainsi on l'obtient en décomposant le benzoate de chaux par la chaleur (Peligot), en distillant de l'acide benzoïque avec un excès de chaux ou de baryte caustique {Mitscher- lich), en faisant passer de l'acide benzoïque en vapeur sur du fer chauffé au rouge (F. d'Ar- cci), dans la distillation sèche de l'acide qui- nique (Woelher), en distillant le phtalate de chaux en présence d'un excès de chaux (Mari- gnac). En 1813, M. Hoffmann démontra sa présence dans l'huile de goudron de houille, et, en 1848, Ch. Mansfield l'isola de ce goudron en quantités considérables et d'une pureté absolue. Pour préparer la benzine en grand, d'après son procédé, on distille dans un appareil analogue à celui qui sert à fabriquer l'alcool, l'huile de goudron ou l'huile de houille. On dispose au-dessus de l'alambic une chambre de condensation maintenue à 100°; la distillation cesse lorsque les produits volatils ont passé dans le récipient. En soumettant ces produits, après les avoir traités par l'acide sulfurique, à une seconde rectification, et en maintenant à 90°c. la température de la chambre, il passe dans le récipient une huile volatile [naphte, essence ou huile légère de houille) très-riche en benzine, que l'on soumet à la congélation ; la masse congelée étant exprimée dans un filtre-piston , on en retire une matière cristalline très-blanclie et transparente, semblable à du camphre, ou en lames groupées en feuilles de fougère, fusible à 0°. C'est la benzine, dite cristallisable, qui fait partie d'un groupe d'hydrocarbures (série aromatique) de la formule générale C 2 " H 2n " 6 , dont la source la plus abondante est l'huile de goudron de houille. Pour obtenir de la benzine pure, on distille un mélange de 1 p. d'acide benzoïque et de 3 p. de chaux éteinte. La synthèse de la benzine a été opérée par M, Bertlielot en faisant pasâer de l'alcool et de l'acide acétique dans un tube de porcelaine chauffé au rouge; depuis, il l'a réalisée directement par la condensation de l'acétylène libre. A la température ordinaire, la benzine est un liquide très-mobile, limpide, incolore, d'une saveur sucrée, d'une odeur agréable quand elle est pure, suave et éthérée. Sa densité est 0,85 à -f- "15° ; elle bout à 80° (Kopp), 82° {Peligot), 86° {Mitscherlicli). Elle est très-peu solu- ble dans l'eau à laquelle elle communique son odeur, soluble dans l'alcool, l'éther, l'esprit-de- bois, l'acétone. Elle est très-inflammable, brûle avec une flamme brillante, très-fuligineuse. Un mélange de deux volumes d'alcool à 90° et de un volume de benzine, brûle avec une flamme très-éclairante. Ce liquide pouvant servir à l'éclairage, a été appelé gazogène. La benzine dissout avec facilité les résines (gomme-laque, résine copal, résine animé, gomme-gutte), les huiles grasses et les graisses, les huiles essentielles, le camphre, la cire, le caoutchouc, la gutta-percha, la quinine (non la cinchonine), la cantharidine ; en petite quantité, la morphine, la strychnine; l'iode, le phosphore, le soufre, surtout à chaud. Elle empêche la fermentation BENZINE. 299 du sucre (Xaunyn). On l'a employée à la destruction des parasites chez l'homme et chez les animaux (Raynal, d'Alforl), dans le traitement de la gale (Barth); comme anesthésique (Simpson). La benzine du commerce qui, par suite de sa facilité à dissoudre les corps gras, a reçu de nombreuses applications industrielles et d'économie domestique (au dégraissage des étoffes et articles de toilette), etc., n'est, à proprement parler, que de Yhuile de houille rectifiée, c'est- à-dire un mélange de benzine et des autres produits de la distillation de la houille; elle a une composition variable; cette benzine du commerce, imparfaitement rectifiée, a une odeur désagréable et se colore en rouge à la lumière; elle bout généralement à une température supérieure à 100°, et renferme 11 •/„ d'œygène (Vogel, Malha). Bien rectifiée, son odeur est moins forte, elle reste incolore, marque 76°. La benzine Collas est dans ce cas. Les hydrocarbures qui distillent an-dessous de 120° portent en général le nom de Benzols. Par l'action d'un agent oxydant, comme l'acide azotique concentré fumant ou un mélange d'acide azotique ordinaire avec 1/2 de son volume d'acide sulïurique concentré, la benzine est transformée en nitrobenzol ou nitrobenzine , liquide jaune ambré, presque insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, d'une saveur sucrée ; d'une densité 1,209; distillant à 213°; on l'appelle aussi huile ou essence de mirbane , huile ou es- sence d'amandes améres artificielle , elle a, en effet, une odeur très-prononcée d'essence d'amandes améres,. et remplace en grande partie cette dernière, chez les parfumeurs, pour aromatiser les savons, pommades, etc. Elle paraît avoir une action toxique (Casper, Réveil). La nitrobenzine a été employée avec succès comme désinfectant (Réveil) ; en frictions, sous forme de glycérolé, pour guérir la gale ( Van den llorput). La nitrobenzine du commerce consiste souvent en un mélange de composés d'hydrocarbures, homologues de la benzine, qu'on rencontre dans le goudron de houille (Malha). La nitrobenzine soumise à l'action d'agents réducteurs, comme l'hydrogène sulfuré ou le sulfhydrate d'ammoniaque (Zinin), l'acide acétique et la limaille de fer, ou, mieux, la fonte (Réchamp), l'arsénite de potasse (Wœhler), le glucose et la soude caustique (Vohl), est transformée en un alcaloïde, I'àniline, très- remarquable au point de vue scientifique et industriel. Cette facilité de conversion de la benzine en nitrobenzine, puis en aniline et celle-ci en l'un de ses dérivés colorés, a été mise à profit par M. Scliorlammer, pour reconnaître la présence de petites quantités de benzine (Un.ph. 1865). L'aniline appelée phênylamine par M. Hoffmann (et aussi amide phénique, phényliaque, phényl-ammoniaque, amidobenzine), peut être retirée de sources très-diverses. Obtenue d'abord par M. Fritzsche, parmi les produits résultant de l'action de la potasse sur l'indigo (de là son nom d'ami, nom portugais de l'indigo) ; M. Hoffmann l'a reconnue identique : 1° avec la substance huileuse, découverte en 1826, par Unverdorben, dans les produits de la distillation sèche de l'indigo, et nommée cris- taltine à cause de sa facilité à former avec les acides des combinaisons bien cristallisées; 2° avec la kyanole ou cyanole (huile bleue; de oleum huile et «feu»; bleu), trouvée par M. Runge dans l'huile de goudron de houille ; 3" avec le benzidam de M. Zinin, provenant de l'action de l'acide sulfhydriquc sur une solution alcoolique de nitrobenzine. On la trouve dans les huiles provenant de la distillation des matières animales ; c'est un des principes essentiels de l'huile animale de Dippel ; elle existe dans le pipérin ; dans certains champignons (Roletus cyanescens, B. Luridus) dont la chair intérieure prend une teinte bleue d'indigo au contact de l'air (Fhipson). L'acide phénique, par l'intermédiaire de l'alcool, donne avec l'ammoniaque de l'aniline (Perron). L'aniline pure est un liquide incolore, bouillant à 182°, d'une densité 1,028, d'une odeur forte et aromatique, d'une saveur acre et brûlante, qui brunit rapidement au contact simultané de l'air et de la lumière ; elle est inflammable et brûle avec une flamme brillante en laissant déposer beaucoup de charbon. Elle est peu soluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, l'éther, l'esprit-de-hois, l'acétone, le sulfure de carbone, les huiles grasses et volatiles. Elle dissout à chaud le soufre, le phosphore, le camphre, l'iode, la colophane ; elle coagule l'albumine; se solidifie par le froid, mais si elle n'est pas pure, elle ne se fige pas même à — 20°. Elle se colore en bleu violacé au contact des hypochlorites alcalins (chlorure de chaux), ou d'un mélange d'acide sulfurique et de bichromate de potasse; en bleu, au contact de l'acide nitrique, qui la transforme finalement en acide picrique. L'aniline agit sur l'économie comme un poison narcotique puissant; elle exerce son action irritante locale sur l'estomac et les intestins (Létheby). Veau anilinée a été proposée comme antidote du chlore (Rolley). Le docteur Turn- bull a recommandé le sulfate d'aniline, à la dose de 5 centigr., trois fois par jour, contre la chorée. L'administration de ce médicament colore passagèrement en bleu les lèvres, la langue et les ongles. L'aniline est remarquable parla gamme corn- — 300 BENZINE. nlète de couleurs (violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge), qu'elle fournit sous l'influence de cert. subst., et que l'on emploie avec succès, en teinture, depuis quelques années. La plus importante, et la plus solide des couleurs dérivées de l'aniline, et la première, découverte en 1856, par M. Perkin, est le violet d'aniline onmauvéine qui a reçu des noms très- divers (aniléine, indisine, mauve, phénaméine, violine ou pourpre foncé, pourpre d'aniline ou purpurine, rosolane, harmaline, tyraline, etc.), suivant son mode de préparation ; il résiste k l'action de la lumière, cristallise Lien, est soluble dans l'eau, plus encore dans l'acide acétique, dans l'alcool, l'esprit-de-bois, ou un mélange de ces deux derniers (alcool méthylé). On l'obtient, en général, par l'oxydation d'un sel d'aniline (sulfate, chlorhydrate), à l'aide de divers agents oxydants, tels que le chlorure de chaux, le bichromate de potasse, etc., etc. Une solution sulfu- rique de mauvéine traitée par l'aldéhyde donne le gris d'aniline (Casthelaz). — Le rouge d'aniline qui a reçu originairement une grande variété de noms : fuchsine ou fuschsiamine (à cause de sa couleur qui rappelle celle du fuchsia), azaléine, solférino, magenta, roséine, rosaniline, mauve d'aniline, ruline, fuchsiacine , cris- tallincine, etc., etc., a été découvert scientifiquement par M. Hoffmann, dès 1843, et industriellement, en 1859, par MM. Ver- guin et Henard frères, de Lyon. On l'obtient par un très-grand nombre de procédés : en faisant agir sur l'aniline, le perchlo- rure de carbone, le perchlorure d'étain . les nitrates de mercure secs, l'acide nitrique, l'acide arsénique, etc., etc. C'est ce dernier procédé , découvert presque simultanément par MM. Girard et Delaire, en France, et Medlock, en Angleterre, qu'on a reconnu le plus avantageux, et qui est par suite uniquement employé pour la génération de ce produit. Néanmoins, M. Coupier est parvenu à fabriquer le rouge d'aniline sans l'intervention de cette substance éminemment toxique. On a aussi un rouge d'aniline (Erythrobenzol ou Erythrobenzine, de MM. Laurent et Casthelaz) en traitant la nitro- benzine par le chlorure ferreux. M. Hoffmann a trouvé que les diverses fuchsines ou rouges d'aniline sont les sels d'une base bien définie, qu'il a nommée Rosaniline, et qui est par elle- même incolore ; elle est presque insoluble dans l'eau, insoluble dansl'éther, légèrement soluble dans l'ammoniaque liquide, plus soluble dans l'alcool. Les sels de rosaniline sont remarquables par la beauté de leurs cristaux et la facilité avec laquelle on les obtient. Ceux-ci vus par réflexion, présentent l'éclat métallique vert doré des élitres de scarabée ; vus par transmission, ils sont rouges et opaques. L 'aniline du commerce, qui est un mélange d'aniline et de toluidine, peut seule produire du rouge d'aniline ; car ces alcaloïdes purs, pris isolément, semblent ne pouvoir en donner (1). La fuchsine de MM. Renard et Franc est principalement du chlorhydrate de rosaniline ; Vazaléine est de l'azotate de rosaniline; la roséine, de l'acétate de rosaniline (c'est le rouge d'aniline le plus employé en Angleterre). L'un de ces sels de rosaniline, le chlorhydrate, par exemple, soumis à l'action d'agents réduct. comme le zinc métallique pulvérisé, le sulfby- drate d'ammoniaque, est rapidement décoloré et transformé en une nouvelle base cristallisable, la leucaniline, dont les sels sont incolores, et qui peut être reconvertie en rosaniline, sous l'influence d'agents oxydants. — Le jaune d'aniline ou chrysaniline, jaune de Kicholson, est une base d'une couleur jaune, amorphe, semblable au chromate de plomb, formant des sels bien cristallisés ; c'est un produit secondaire de la préparation du rouge d'aniline- 11 en est de même de trois matières colorantes. bleue, violette et jaune (violaniline, mauvani- line, chrysotoluidine), qui prennent naissance simultanément avec la rosaniline et se retirent des résidus d'où l'on a isolé les sels de cette base. — On obtient des bruns et marrons d'aniline en faisant agir le chlorhydrate d'aniline sur un sel de rosaniline à acide minéral — Le vert d'aniline ou éméraldine, aujourd'hui délaissé, s'obtient par divers procédés : par exemple, en mélangeant des solutions de chlorhydrate d'aniline et de chlorate de potasse en présence d'un peu d'alcool et d'acide acétique. Les verts d'aniline les plus employés sont : le vert à l'aldéhyde découvert en 1862 par M. Usè- be, en traitant le sulfate de rosaniline par l'aldéhyde et l'hyposulfite de soude; le vert à l'iodure d'éthyle (1866), le vert à l'iodure de méthyle, ou vert à l'iode, produits secondaires de la fabrication des violets Hoffmann. — Le bleu d'aniline (ou bleuine), découvert, en 1860, par MM. Girard et Delaire, s'obtient en chauffant un sel de rosaniline (de préférence l'acétate) ou la fuchsine avec un excès d'aniline : c'est une phénylation de la rosaniline par l'aniline ; on l'appelle aussi bleu de Lyon , violet impérial ; c'est un bleu de rosaniline ou rosaniline triphémjlique ou triphényl-rosaniline (Hoff- nmnn). Un autre bleu, dit azurine ou azurite, s'obtient en faisant agir sur l'aniline du chlo- (1) D'après M. Château, on peut classer eu trois séries les benzines et les nitrobenzines du commerce, savoir : les benzines très-légères, distillant do 80 à 100»; les benzines légères de 100 a 120°; et les benzines lourdes , de 120 à 140°; — les nitrobenzines légèrks distillant de 205 à 210°; les nitrobenzines plus lourdes, de 210 à 220°, et les très-lourdes, de 222 a 2350. A ces variétés commerciales correspondent des anilines différentes, distillant entre 180 et 19.")», de 200 à 210°, etc. (V. Bl'LLET. DE LA SûC. CIIIM. 1801.) BENZOATES. — BERBEMDE. 30i rate do potasse additionne d'acide chlorhydri- que. On a d'autres bleus en faisant bouillir les sels de rosaniline avec des aldéhydes, avec l'e~prit-de-bois brut, etc. En chauffant le chlorhydrate (fuchsine) ou l'azotate de rosaniline avec un mélange de gomme laque blanche et de carbonate de soude ou de borax, on a le bleu de Mulhouse ie'SUL Gros-Renaud et Schœffer; en faisant réagir le biclilorure d'étain anhydre sur l'aniline, en vase clos, à une température de 170 à 180°, on a le bleu de Paris, découvert, en 1861, par MM. Persoz, de Luynes et Salve- tat. — On obtient aussi des violets phênyliques; en faisant agir les indurés deméthyle etd'éthyle sur la rosaniline, on a les rosanilinesméthylique et étliylique dites Violets Hoffmann. Le riolet de Paris, de MM. Poirrier et Chappat (1866) résulte du traitement d'un dérivé méthylique ou éthylique de l'aniline (Mcthyl ou èthylaui- line) par le bichlorure d'étain. ■— Le noir d'aniline, découvert, en 1863, par M. J. Lightfoot, est d'un noir,velouté très-riche ; insoluble dans l'eau, l'alcool, l'éther, la benzine, les alcalis, les acides; il est remarquable par son indélé- bilité et ne s'applique que par impression; on ne l'a encore obtenu qu'en combinaison avec la fibre textile ; les procédés pour l'obtenir, successivement modifiés par MM. Cam. Kœchlin, Ch. Lauth, consistent à préparer un sel d'aniline (chlorhydrate) avec l'intervention de sulfure de cuivre, de chlorate de potasse et de sel ammoniac ou de ferrocyanure de potassium. L'usage des couleurs d'aniline se répand de plus en plus dans l'industrie et dans l'économie domestique; on s'en sert aussi pour fabriquer diverses encres de couleur,poui colorer les pains a cacheter, les poudres à sécher l'encre, les bonbons, les liqueurs, les confitures, les sucs de fruits, certains vins et sirops, divers articles de parfumerie. BENZOATES. Les benzoates se forment par l'élimination d'un équivalent d'eau que remplace un équivalent d'oxyde métallique. Les benzoates les plus usités sont ceux de chaux, de soude, d'ammoniaque, de lilhine. Le benzoate de chaux se prépare en faisant bouillir de l'acide benzoïque avec un lait de chaux, filtrant et concentrant les liqueurs. Le benzoate de chaux se dépose sous forme de grains cristallisés, blancs, efflorescents, solu- bles dans 20 p. d'eau froide. [Codex.) On peut encore l'obtenir en faisant bouillir dans de l'eau du benjoin et de la chaux éteinte. Le benzoate de soude peut s'obtenir comme suit : on délaye de l'ac. benzoïque crist. dans un peu d'eau, et, à l'aide d'une légère chaleur, on neutralise par la soude caustique liquide à 1,332; on concentre et on fait cristalliser la solution sous une cloche, au-dessus de l'acide sulfurique. [Codex.) On l'obtient aussi de la même manière que le précédent; seulement on remplace la chaux par du carbonate de soude. Ce sel cristallise en aiguilles efflorescentes à l'air, peu solubles dans l'alcool même bouillant, très-solubles dans l'eau. Le benzoate de soude a été employé avec le silicate, sous forme de pilules, de sirop, composant les remèdes contre la goutte ou analytiques (de Staiim, je dissous) de MM. Socquet et Bonjean. Le benzoate d'ammoniaque est cristallisable, déliquescent et soluble dans l'alcool à 40° ; l'ébullition ou l'exposition à l'air le transforme en benzoate acide; il éprouve le même effet en solution aqueuse. On le prépare en saturant environ 80 d'ammoniaque concentrée par 100 d'acide benzoïque (Codex) ou en décomposant le benzoate de chaux par le sulfate d'ammoniaque. Le D r Taylor a conseillé le benzoate d'ammoniaque dans le traitement de l'albuminurie scarlatineuse; il l'emploie sous forme de potion, mêlé avec l'esprit-de-nitre duleifié, le sirop de Tolu et la mixture camphrée. Le docteur Harless préconise le benzoate d'ammoniaque liquide, comme supérieur à l'acétate, dans le traitement des bronchites, catarrhes. Le benzoate de lilhine s'obtient en ajoutant a chaud et jusqu'à cessation d'effervescence de 1 acide benzoïque (100 gr.) à du carbonate de lilhine (30 gr. 3) additionné d'eau distillée (270 gr.). On concentre légèrement et on laisse cristalliser. (Codex.) Sel soluble dans 3 p. 3 d'eau froide, dans 2 p. ô d'eau bouillante et dans 10 p. d'alcool froid à 90°. Un gramme de ce sel calciné, puis traité par un léger excès d'acide sulfurique et chauffé au rouge, doit donner Os',370 de sulfate de lithine. Excellente préparation contre la goutte et la diathèse urique. Les benzoates ont été proposés contre les gravelles, la goutte, à la dose de 0,10 à 0,30 par jour en potion. BERBÉRIDE. Epine-Yiitette, Vineltier; Berberis vulgaris. (Berbéridées. ) Sauerdorn, Sauracb, al.; Barbery, l'ippe ridgea, Tarab, ang.; Amii'baris, ar.; Berbero, Agracejo, est.; Zour- bociin, B&rharîs, hol.; Berbero, Crespuio, ri.j Berbe- rys, pot.; Berberis, su.; Amberbaris, tur. Arbrisseau indigène, dont les toutes petites baies rouges, ovoïdes, et contenant de l'acide maligne (V. J. ph. 1873, 1874), qui les rend acidulés, étaient jadis employées à faire un sirop, un rob, des pastilles, rafraîchissants. Ht t 302 BERCE. — BIÈRES MÉDICAI ES. Les feuilles contiennent aussi un suc acidulé. Les semences entrent dans le diascor- dium. Le bois et la racine servent dans la teinture en jaune. L'écorce de la racine de berbéride contient deux principes amers cristallisables dont on a proposé l'emploi, en médecine, comme fébrifuges, sous forme d'extrait fluide hydro-alcoolique: la berbérine, découverte par Buchner, retrouvée par M. Badecker dans la racine de Colombo et Yoxyacanthine , découverte par Polex. Ces deux alcaloïdes possèdent des propriétés amères et stomachiques. Le sulfate de berbérine à la dose de 0,80 à 1 gr. a une action catharlique. Le produit dit Quinoîde Armand est constitué par l'extrait de Berberis. BERCE. Fausse acanthe; Heracleum spondylium. (Ombellifères.) Unaechte baerenklaue, al.; Cok parsnip, ang.; Esfondilio, ESP.; Beerenklaauw, hol.; Spondilio, it.; Parszoz por- stinaski, pol.; Canabraz, por. On emploie la racine et l'herbe rf. La première est grosse, blanche ; sa saveur est acre et caustique. L'herbe a une saveur agréable et douceâtre. Les fruits renferment des acides gras et une huile essentielle (Zincke). (V, Un. ph. 1869). La poudre de la racine a été employée à la dose de 8 gr. contre l'épilepsie. Inusitée. BÉTOINE. Betomca offlcinalis. (Labiées.) Zehrkraut, Betonica, al., "Wood betony,ANG.; Cascitron, ar.; Betonica, esp., it.; Bur-wika, pol.; Kestéré, tur. Petite plante % des bois et des prés, à tige carrée, à feuilles opposées et à fleurs purpurines axillaires. Odeur faible. Excitant, sternutatoire ; peu employé. La racine est un éméto-cathartique. Le Codex de 1837 mentionnait t8 formules offlc. dans lesquelles entrait la Bétotne. Le Codex de 1881 se contente d'en inscrire le nom dans la matière médicale. BIDENS. Chanvre aquatique ; bidens tripartita. (Synanthérées. ) "Wassersternkraut, Gelbfieberkraut, al.; Forbicina in- tera, it. Plante indigène acre, qui, mâchée, excite la salivation à la manière de la pyrèthre, qu'elle peut remplacer. Le bidens cernua a les mêmes propriétés. Inusité. BIÈRES MÉDICINALES. Brutolés, Brytolcs, Brytolatures ; Cerevisia. Bier, al.; Béer, ang.; Cerveza, esp.; Birra, it.; Cerveja, POR.; Ezali arpa souyou, tur. Les bières médicinales sont des préparations qui résultent de l'action dissolvante de la bière sur une ou plusieurs substances médicamenteuses. La bière doit contenir au moins 3 pour dOO d'alcool. Cette forme de médicament est peu employée, bien que dans certains cas elle pût l'être avec avantage. Les éléments des bières sont ceux des tisanes, et, par cela même que, comme ces dernières, elles servent de boissons ordinaires aux malades, elles ne doivent pas être plus chargées. Il y a deux modes généraux de préparation: 1° on fait agir la bière toute faite et nouvelle, sur les substances ; 2° on met les éléments de la bière avec les substances médicamenteuses, et l'on fait fermenter le tout ensemble. Le premier est à peu près le seul employé aujourd'hui. On peut mieux apprécier les changements qui s'opèrent que dans l'autre procédé. Au point de vue de la médecine et de la pharmacie, il ne sera pas inutile de dire un mot de la bière elle-même. La bière est une boisson fermenter faite avec le houblon et les graines de céréales, particulièrement avec l'orge. On mouille l'orge et en la laisse germer pour y développer la diastase et le principe sucré ; on la soumet à une temp. de 60°,pourarrêlerlagerminationetlui donner de l'amertume et de la couleur; on sépare alors les germes par le frottement ; le grain, ainsi desséché, prend le nom de malt ; on le moud grossièrement pour former la drèche, que l'on fait ensuite bouillir dans l'eau. On ajoute le houblon au liquide fermentescible qui résulte de cette ébullition, on le concentre par l'éva- poration, puis on le fait refroidir promptement jusqu'à 12° centigrades. Mêlée alors d'un peu de levure, la liqueur fermente, s'agite, écume et constitue au bout de quelques jours, après avoir été collée convenablement, une boisson salutaire, nutritive, qui excite légèrement les organes digestifs et la sécrétion urinaire. Elle contient, outre l'alcool, un peu de matière sucrée, de l'acide acétique, un extrait amer et aromatique, de la iécule et une matière vé- géto-animale très-abondante.Les bières varient singulièrement, selon le degré de concentration du moût, selon le degré de torréfaction, selon la proportion du houblon ou de la substance aromatique et amère qu'on lui a substituée. De là la distinction des bières faibles et des bières fortes. A Paris, on fabrique particulièrement trois espèces de bières: 1° la petite bière, faite avec des moûts peu chargés, s'aigrit facilement, et est en général une mauvaise boisson ; 2° la bière double, plus con- BIÈRE D'ABSINTHE. centrée, colorée par une torréfaction plus avancée du grain (souvent aussi par du caramel), claire, d'un jaune doré et légèrement mousseuse, constitue, lorsqu'elle est suffisamment houblonnée, une boisson excellente : dans un grand nombre de maladies, on l'emploie avec avantage au lieu de tisane ; 3° la bière blanche ne diffère de la précédente que par le soin que l'on a eu d'empêcher la coloration du malt : c'est k cette classe de bières qu'appartiennent plusieurs ailes (aies) des Anglais. Les bières fortes, le porter des Anglais, les bières flamandes, le faro de Bruxelles, diffèrent des précédentes par la concentration du moût, qui les rend beaucoup plus alcooliques. (V. Appendice : Boissons économiques.) Les principes que la bière peut dissoudre sont les mômes que dissout le vin. La durée de la macération est de deux à quatre jours. Les substances doivent être convenablement divisées, pour céder leurs principes à la bière. Les bières médicinales ne doivent être préparées qu'en petites quantités, car elles sont toujours très-altérables. La levure de bière ou ferment {Gascht, He- fen, al. ; Yeart, Bar m, akg. ; Levadura, esp.; Gist, hol. ; Fermento, it. ; Escuma de Cer- veia, pois.) a été employée à l'extérieur, sous forme de cataplasmes, contre les maladies érup- tives, les érysipèles. Bière d'absinthe, Absinthe............. 1 Bière forte.......... 60 Faites macérer plusieurs jours, passez. (Van- M.) Tonique amer, à prendre par verrées. Bière amère. Bourgeons de sapin.. 30 Gentiane.......... 15 Absinthe............ 24 Bière ............. 5000 Filtrez au bout de trois jours. (Cad.) Maladies vermineuses; employée comme tonique et diurétique. Bière antiscorbutique. Sapinette; Cerevisia antiscorbutica. Feuill. do cochléaria. 30 Bourgeons de sapins. 30 Rac. fr. de raifort... 60 Bière récente....... 2000 Après quatre jours de macération, passez avec expression et filtrez. (Codex.) 00 à 100 grammes par jour dans le scorbut et comme apéritif et diurétique. On peut rapprocher de cette bière VEpmette ou Bière de Spruce (spruce béer, des Anglais 1 , que l'on prépare avec de l'avoine, de la mélasse, et des bourgeons de Vabies canadensis ou «76a. C'est avec cette boisson que Cook préserva toujours ses équipages du scorbut dans ses voyages autour du monde. Bière antiscorbutique. (Vax denCorpot). Kaifort.............2000 Bière faible....... 60000 Acore ............. 500 Mélasse ........... 3000 — BIERE PURGATIVE. 303 Crème de tartre... 250 Aie. de moutarde.. 1500 Gingembre ......... 30 Genièvre ........... 1500 Bourg, de sapins___ 500 On divise les cinq premières substances, on les met à macérer avec la bière et la mélasse jusqu'à ce que la fermentation soit établie, on passe, on ajoute la crème de tartre et enfin l'alcoolat. (10 gouttes d'essence de moutarde par 500 grammes d'alcool.) Tonique, diurétique puissant. Dose : 60 à 200 gr. par jour. Bière apéritive. Moutarde___30 Centaurée___ 8 Bière légère. 8000 Aristoloche... 24 Sabine....... 4 Passez après quatre jours de macération. (Siréd.) Bière céphalique anglaise. Valériane... 30 Romarin..... SO Serpentaire. 60 Moutarde... 180 Sange....... 90 Bière blanc. 40000 Céphalalgies, paralysies, épilepsies. (Cad.) Bière diurétique anglaise. Genièvre ............ 250 Semenc. de carotte. 180 Moutarde........... 230 Bière............. 30000 Deux ou trois verres par jour, dans le catarrhe vésical, l'hydropisie. (Cad.) Bière diurétique, de Schubarth. Raifort....... 60 Moutarde___30 Bière...... 1080 Au bout d'une heure, passez et édulcorez avec du sirop d'écorce d'orange. (Phœb.) Bière de gingembre. Gingembre ........... 1 Bière nouvelle........ 45 Faites macérer quatre jours, passez. (Bér.) Nous donnons, au mot Poudre, la formule du ijimjer béer poivder des Anglais. Bière hydragogue. Jalap... Année.. Acore. . Genièvre A prendre par verrées. (Van-M.) Bière de quinquina. Quinquina ............ 1 Bière forte........... 32 Laissez macérer deux jours. (Soub.) La bière de quinquina de Mutis se préparait avec quinquina l\, sucre 25, eau 100, levure de bière 2, et l'on maintenait le mélange à 20 ou 30° pour que la fermentation s'effectuât. Cadet donne cette formule modifiée ainsi : bière 6000, teinture de quinquina 180, de cannelle 15, de muscade 8. Dans les convalescences des fièvres intermittentes rebelles, les faiblesses d'estomac. Bière purgative anglaise. Séné ......... 60 Absinthe... 45 Aie (bière f.) 20000 Centaurée.... 45, Aloès suce. 8 (Cad.) Deux verres par jour pour tenir le ventre libre. 30 B. de laurier. 30 30 Ec. d'orange. 30 30 Absinthe..... 60 30 Bryone ...... 45 Garance...... 45 Bière...... 6000 301 BIÈRE PURGATIVE, DE SYDENHAM. — BISCUITS VERMIFUGES. Bière purgative, de Sydenham. Polypode ___ 500 Sauge.... 180 Raifort......... 90 Rhapontic. 230 Raisin sec. 250 Oranges..... n. 4. Séné ........ 230 Rhubarbe. 90 Aie (bière f.) ijOOO Cochléaria .. lbO Bière stomachique anglaise. Gentiane ............ 125 Cannelle........... 8 Ecorce de citron..... 90 Aie................ 8000 Un verre, matin et soir. (Cad.) Bière tonique ferrugineuse. Oxyde noir de fer..... ) Bière forte........... 12 Filtrez après suffisante réaction. (Van-M.) BISCUITS MÉDICINAUX. Massepains, macarons. Zuckerbrode, al.; Bizcochos, esp.; Biscotti, it. Préparations très-peu nombreuses, que l'on obtient en ajoutant un soluté, une poudre médicamenteuse, etc., à la pâte des biscuits, et faisant cuire au tour. La pâte des biscuits se fait en battant des œufs en mousse, et en y incorporant du sucre et de la farine ; on la divise par parties que l'on met dans de petits moules en tôle, ou en fer- blanc, assez semblables à ceux qui servent pour le chocolat, ou même dans de simples capsules carrées en papier, que Ton a préalablement enduites de beurre. Alors on l'ail cuire au four de boulanger, ou l'on se sert du petit four de campagne des ménages. Mais, le plus souvent, on donne la substance au pâtissier qui la mêle a sa pâte de biscuit. Dans ce cas, il serait prudent de présider à l'opération, afin d'être sûr de l'exactitude des mélanges. On peut encore introduire la substance médicamenteuse dans du pain d'épices. L'avantage de cette forme pharmaceutique est de présenter un médicament, souvent d'une odeur et d'une saveur désagréables, sous l'apparence d'un bonbon. Aussi l'emploi des biscuits est-il, sauf quelques cas, plus particulier à la médecine des enfants. On doit en préparer peu à la fois, et les conserver en lieu sec. Biscuits antisyphilitiques ou dépuratifs dulcifies, du D p Ollivier. Biscuits préparés avec la farine, le lait, le beurre et le sucre, pesant à peu près 16 grammes et contenant chacun 1 centig. de bichlo- rure d'hydrargyre dulcifié. (Foy.) Nous devons prévenir que cette formule, comme toutes les autres qui ont été données dans les formulaires, est supposée celle des biscuits dépuratifs du docteur Ollivier. La dose est de 2 à 5 biscuits par jour. Pour les enfants, on les réduit en poudre, puis avec du lait, du bouillon gras, on en fait une sorte de petit potage. Biscuits ferrugineux. Carbonate de fer............... 2,0 Pour 12 biscuits. On augmente progressivement la dose do carbonate. (V. Pains ferrugineux.) Biscuits d'iodure de potassium (lodognosie). Biscuits iodurés. Iodure potassique.. 10,0 Pâte à biscuits..... Q. S. On dissout l'iodure dans son poids d'eau distillée et on mêle intimement le soluté à la pâte (brisée maigre); on étend la masse à l'aide d'un rouleau ; on la divise à l'emporte-pièce, et l'on fait cuire au four. Cette dose est pour 100 biscuits de 10 gram. qui contiendront conséq. 1 décigr. chacun ou 1/100 de leur poids d'iodure. Excellente méthode d'administration de l'iodure de potassium. (V. lodognosie.) Antisyphilitique et antistrumeux. Dose : 1 à 10 biscuits par jour. Biscuits purgatifs au jalap. Jalap......... 21,0 Pâte de biscuits, n» 1S (Cad.). Chaque biscuit contient 12 décigr. de jalap. Biscuits purgatifs à la scammonée. Scammonée ........ 10,0 Pâte de biscuits no 50. Chaque biscuit contient 2 décigr. de résine. Un biscuit pour un enfant de sept ans. Biscuits purgatifs à la scammonée (Sulot). Résine blanche de scammonée d'Alep... G00 Pâte ferme de biscuits de Reims...... Q. S. Pour 1000 biscuits. Chaque biscuit contient 00 centigr. de résine de scammonée, dose suffisante pour un adulte ; moitié d'un biscuit pour un enfant de 6 à 12 ans. Biscuits purgatifs à la résine de scammonée, Rés. de scammonée.. 0,25 Pâte à biscuits.....O.S. Pour un biscuit. Un ou deux biscuits. Biscuits vermifuges au semen-contra. Semen-contra pulv.... 4 Pâte de biscuits, n° 24. Êss. de citron, goutt.. 15 Chacun contiendra i'S centigr. de semen- contra. [Cad.) Un, matin et soir, aux enfants. Biscuits vermifuges, de Storey. Calomel ..... 1,3 Jalap...... 4,0 Cinabre... Q. S. Gingembre.. 2,6 Sucre......30,0 Pour colorer. Ajoutez sirop simple, et faites dix biscuits. (Lond.) Biscuits vermifuges au calomel (Sulot). 300 Calomel pur............................... Pâte ferme de biscuits de Reims, Q. S. Pour 1000 biscuits. Chaque biscuit contient 30 centig. de calomel. 1 biscuit pour un en- BISCUITS VERMIFUGES. — BITUMES. 30J fant de k à 8 ans; la moitié pour un enfant de 2 à k ans. Les pâtissiers, dans le but d'avoir des biscuits plus légers, ajoutent quelquefois à leur pâte de biscuits ou de macarons, du carbonate d'ammoniaque. Du calomel qui serait ajouté à des pâtes semblables serait décomposé, et les biscuits deviendraient noirs. Biscuits vermifuges à la santonine (Sulot). Santonine pure.................................. 50 Pâte ferme de biscuits de Pteims, Q. S. Pour 1000 biscuits. Chaque biscuit contient 5 centig. de santonine. De 1 à Ix biscuits, selon l'âge des enfants. Biscuits vermifuges à la santonine. Santonine----- 1 décigr. Pâte à biscuits...... Q. S. Pour un biscuit, dont on fait manger le quart, la moitié ou la totalité, selon la force de l'enfant. BISMUTH. Main de glace ; bismuthum. Wismuth, Markasit, al.; Tinglass, Bismuth, ANG.; Mar- cascita, ar.; Vismuth, dan., rus.; Bismuto, esp., it-, Bismuth, hol.; Bizmut. pol. Longtemps confondu avec le plomb ; au commencement du xvi e siècle, Agricola le décrivit dans son traité De naturâ fossilivm, sous les noms de Wismuth, plomb cendre, marcassite blanche, etc. Corps simple, métallique, qui existe dans la nature à l'état natif, à l'état d'oxyde et de sulfure, en Suède, en Allemagne, en France. 11 y en a des gisements-en Australie et en Bolivie; on en a découvert un près de Meymac, dans la Corroze (V. Un. p/t. 1873, 187A). La Pharmacie centrale a extrait en grand du bismuth des premiers minerais, d'origine américaine, exportés en Europe. Solide, blanc rosé (ce qui le distingue de l'antimoine, qui est blanc bleuâtre), brillant, lamelleux, friable, très-fusible (264°) ; d'une densité de 9,82. Le mçtal fondu cristallise facilement en trémies rhomboëdriques, par le refroidissement. Celui du commerce est très- impur, plombique et arsenical. On le purifie en le réduisant en poudre, le mêlant avec 1/20 de m'tre, chauffant lentement jusqu'au rouge dans un creuset, laissant refroidir et recommençant l'opération une seconde fois avec la même pp. de nitre. (Codex de 1866.) On sépare les scories chaque fois. La pharmacopée prussienne opère cette purification en faisant fondre dans un creuset couvert : bismuth du commerce 500, carb. de soude 60, soufre 8, pulvérisés et mêlés. M. Bé- champ le purifie par le même procédé que nous avons indiqué pour l'anlimoine (p. 25/i); MM. Vital! et Pedroli le convertissent en nitrate acide, puis en carbonate qu'ils réduisent par le charbon [Un. ph. 1866). N'est employé en médecine qu'à l'état de combinaison. Il entre dans certains alliages employés dans la typographie, dans l'alliage fusible de d'Arcet. BISTORTE. Couleuvrine, Serpentaire rouge; Polygonum bistorta. (Polygonées.) Natterwurgo! , Schlangenwurzel, al.; Snake "weed, ang.; Leflafe, ah.; Tsùo-ho-tché, ch.; Slangeurt, dan.; Bistorta, ESP-, it.; poh.; Naterwortel, Slangenwortel, llarzlong, hol.; Wezownik, pol.; Serteeschnaïatravo, RUS.; Ormrot, SU.; Iiourt pentehesi, TUR. Plante indigène % qui croît dans les lieux humides, et ayant l'aspect de la persicaire. On emploie la racine*, qui nous est apportée sèche du Midi. Elle est grosse comme le pouce, noire extérieurement, rouge intérieurement, comprimée, deux fois repliée sur elle-même (deux fois torse ou tordue, d'où bistorte), inodore; saveur très-astringente. Astringent puissant, employé sous forme de décodé (pp. 20 : 1000), en fomentations, gar- garismes, lotions, injections. Le décodé moins chargé pourrait être pris intérieurement. On fait aussi un extrait, une poudre de bistorte. Dans quelques pays on emploie le suc de la racine fraîche. Incompatibles : les sels de fer, Fémétique. BITTERA ou BYTTERA. M. Amie, médecin en chef de la marine à la Martinique, a proposé comme fébrifuge le bois du bittera ou bois de Saint-Martin. Aujourd'hui, il est employé comme amer tonique à la manière du quassia amara auquel il est journellement substitué dans le commerce. Bûches plus fortes que ce dernier. Le bittera febrifuga ou jiicrœna excclsa (Rutacées) est un arbre de la Martinique de 8 à 10 mètres de hauteur. 11 est connu à Saint- Martin sous Je nom de bois amer de Saint- Martin, et sous le nom vulgaire anglais de bitter aah ou frêne amer. M. Girardias, pharmacien de la marine, y a trouvé un principe amer cristall. neutre (bitté- rin ou bittérine) qui offre la plus grande analogie, avec la quassine et un principe amer résinoïde, auxquels il attribue les propriétés du bittera. La partie du bittera employée et la plus active est le bois, que l'on administre sous forme de copeaux, de poudre, d'hydrolé, d'extrait, de teinture, de sirop. On emploie aussi à la Martinique le bittérin. Sa posologie et ses modes d'administration sont ceux du quinquina ou du quassia. (Bull. Un. Ph. 1875). BITUMES. Sous le nom générique de bitumes, on comprend, en minéralogie un certain nombre de substances combustibles ou carbures d'bydro- 20 306 BITUMES. ■ gène, qui paraissent être le résultat d'une distillation ignée naturelle exercée sur les végétaux enfouis dans les anciennes couches du globe, et sont, par conséquent, des produits pyrogénés. Cependant, pour quelques minéralogistes, les bitumes sont des substances natives, qui peuvent devoir leur origine à un certain nombre de causes inconnues. (V. Un. ph., 1862, p. 57; 1866, p. 169; 1872.) On peut classer les bitumes en : 1° Bitumes à l'état libre (/;. de naphte, pétrole de Bakou, malthe de la mer Morte, fontaine de poix d'Auvergne, diverses espèces de houille) ; 2° Bitumes mélangés à une gangue terreuse (bit. terreux du Mexique, de Cuba, de l'île de la Trinité) ; 3° Bit. mélangés à une gangue quartzeuse (sables bitumineux de Pyrimont-Seyssel, de Clermont, de Zaltennes) ; II" Bit. imprégnant des schistes (schistes bitumineux d'Autun, de V Allier, du Dauphiné, d'Ecosse (Boghead), etc., etc.); par distillation ils donnent des huiles et un gaz éclairants (h. de schistes, gaz de schiste); 5° Bit. imprégnant des calcaires (asphaltes de Seyssel, de Val-de-Travers, de Lobsann, de Chavaroche, de Clermont, etc.). Il existe des bitumes dans presque tous les pays, et, dans quelques-uns même, assez abondamment pour former des bancs, des puits, de petits lacs, des sources vives. Nous parlerons des suivants : asphalte, Bitume de Judée, Karabé de Sodo- me, Poix minérale scoriacée, Baume de momie ou des funérailles; Asphaltum. Asphalt, Judenpech, al.; Bitumen, ang.; Cafre el jahud" Lamar, ar.; Asfalto, esp., it.; Asphalt, Judenpek' SOL. Connu de toute antiquité, ce bitume provient, ainsi que l'indique son nom, du lac As- phaltite ou mer Morte. Il est solide, noir, brillant, à cassure vitreuse et conchoïdale, acquérant de l'odeur et de l'électricité par le frottement, fusible par la chaleur, et brûlant avec flamme et production d'une fumée épaisse, a odeur vive et pénétrante. D'après Boussingault l'asphalte est composé de Vasphaltène solide noir et du pétrolène liquide, huileux, jaunâtre, D = 0,891. C'est là la substance à laquelle les célèbres momies d'Egypte ont dû leur indestructibilité, et à laquelle il faut également rapporter les propriétés médicales merveilleuses qu'on accordait jadis à ces dernières. La momie est rayée de la matière médicale, et l'asphalte n'entre plus que dans la thériaque. Quelques pharmacopées étrangères mentionnent une huile d'asphalte obtenue en distillant un mélange d'asphalte, de sel marin et de sable, qu'on employait comme excitant, et dans la phlhisie pulmonaire à la dose de 5 à 10 gouttes sur du sucre. malthe, Bitume glulineux, Voix ou goudron minéral, Pisasphalte. Presque solide, glutineux. Provient de la résinifleation du pétrole au contact de l'air. Inusité en médecine. naphte, Huile de naphte, Pétrole rectifié*. Le naphte naturel se trouve dans plusieurs contrées, notamment en Perse. La source d'Amanio, découverte en 1802, dans le duché de Parme, est assez abondante pour qu'on en ait appliqué le produit à l'éclairage de la ville de Parme et de celle de Gênes. Jaune, limpide, fluide comme l'alcool, odeur forte et tenace, très-inflammable. Distillé, il est incolore. Sa densité est de 0,753. On a proposé le moyen suivant pour la purification du naphte. On dissout 60 gr. de chromate de potasse dans 120,0 d'eau ; on verse le soluté dans une grande bouteille contenant 1 kilog. de naphte brut; on agite la masse de temps en temps pendant un mois, en la tenant dans un endroit éclairé. On décante et on obtient du naphte très-blanc. pétrole, Huile de pétrole, de pierre ou minérale; Huile de pétrole lampante; Petroleum, Oleum petrœ*. Bergoel, Steinoel, al.; Barbados tar, Petrol, Rock oil, ang.; Neft, ar.; Che-nao-yeou,cH.; Sternolie, Peterolie, dan.; Petroleo, Aeeyte minerai, esp.; Steenolie, hol.; Milli tel. ind.; Petrolio, Olio di Sasso, it.; K.esea no abra, jap.; Oley Skalmy, pol.; K-amennae niassla, Rus.; Bhumi tailan, sa.; Bergolja, su.; Muntylum, tam. La seule source connue en France est celle de Gabian (Hérault), d'où lui est venu le nom d'huile de Gabian (pétrole brut), qu'il porte encore dans le commerce. Mais il existe une foule d'autres sources connues dès la plus haute antiquité, et dont quelques-unes constamment enflammées, partagent avec celles de naphte les noms de salces, do feux sacrés ou perpétuels. Le pétrole était probablement la base du feu grégeois. Nous citerons la source de Bakou en Perse, dans le voisinage de la mer Caspienne, de Rangoon, dans l'empire Birman ; en Amérique, où il était connu de longue date par les Indiens senecas, sous le nom d'huile seneca ou Genessée. Aujourd'hui on découvretouslesjours de nouvelles sources de pétrole, principalement au Canada, en Pensylvanie (Etats-Unis). On en découvre aussi en Europe et même en France. Suivant les diverses localités, le pétrole brut révèle des propriétés différentes. En général, c'est un liquide onctueux au toucher, verdàtre, rougeàtre ou brun noirâtre, plus léger que BITUMES. 307 l'eaw; la densité ne doit pas être inférieure à 0,800 ni supérieure à 0,820; il doit distiller à 150°. Il a une odeur forte et tenace, est très- combustible. Les pétroles du Canada, de l'Amérique méridionale, des Antilles, sont ceux dont l'odeur est la plus infecte, et due en grande partie à la présence du soufre, et à de petites quantités de phosphore et d'arsenic (Norman Tate). Exposé à l'air, il produit le malthc. Pour désinfecter ces huiles minérales, M. Wagner a indiqué l'emploi d'une dissolution d'oxyde de plomb dans la soude caustique [Plombite de soude). Le pétrole est insoluble dans l'eau, mais so- luble en toutes proportions dans l'alcool absolu, l'éther, les huiles fixes et volatiles. Il dissout l'iode et le chlorure de soufre lorsqu'il est bien déshydraté. A l'ébullition, il dissout un peu de soufre et de phosphore. Le pétrole ou l'huile qui jaillit des puits forés dans l'Amérique du Nord, dans le Canada, donne un gaz éclairant, qui y est très- employé. Le pétrole dAmérique renferme, d'après MM. Pelouze et Cahours, sept carbures d'hydrogène, homologues (C 2u H- n + 2 ), appartenant à la série dont le gaz des marais est le premier échelon ; les quatre premiers carbures avaient été antérieui'ement trouvés par M. Schorlammer. Voici ces carbures: Densité. Point d'ébul. Hydrure d'Amyle......... 0,628 a 4- 10» 30° Ëydrare de Caproyle . ou d'hexyle ................ 0,069 à + 18» 68° Xlydrure d'QEnanthyle ou d'heptyle............... 0,699 à -\- 16° 92 à 94° Hydrure de Capryle ou d'octyle................ 0,726 à 4- 15° 116 à 118° Hydrure de Pélargonyle ou de Nonyle.............. 0,741 à 4- 18° 136 à 138° Hydrure de rutyle....... 0,757 à -f 16° 158 à 162° Hydrure d'undécjle....... 0,766 à + 16° 180 à 182° En PensyUanie, certains puits ne dégagent que des gaz combustibles, formêne, hydrures d'élhylc, de propyle, employés pour l'éclairage et le chauffage sur place. (V. Bull. Un. ph. 1877). Soumis à la distillation, le pétrole donne entre io° et 70° un liquide incolore, volatil, très- inflammable, insoluble dans l'eau, solubledans l'alcool et les huiles volatiles; densité 0,650; c'est un carbure d'hydrogène, le kérosoléne ou kérosoforme, dérivé d'abord de Vhuile de kérosoléne ou huile de charbon , provenant de la distillation de la houille; on l'a expérimenté en Amérique comme anesthésique ; M. Fron- muller Ta essayé en frictions contre les rhumatismes. On l'appelle aussi Êther de pétrole; il possède une odeur très désagréable dont on peut le débarrasser par un traitement à l'acide sulfurique concentré, suivi de plusieurs lavages à l'eau. On a ensuite entre 73° et 120° des produits inflammables à la température ordinaire et connues sous le nom de naphîe, essence de pétrole, esssence minérale. Leur densité varie de 0,702 à 0,7/tO. On les appelle quelquefois et à tort benzine, mais dans le commerce on réunit souvent le kérosoléne et la benzine sous les noms de benzine, benzole, pétroléine, substitut de térébenthine. (Turpen- tine substitute, ang.) Si on pousse plus loin la distillation entre 150° et 280° on a l'huile d'éclairage (illuminating oil) connue sous les noms de photogène ou naphta, kérosène ou kérosine, essence, huile minérale, etc., dont la densité varie de 0,780 à 0,825 ; elle est incolore ou légèrement ambrée, a une odeur spéciale, émet une lumière très-brillante, est moins inflammable que l'huile brute quand elle est pure ; elle ne prend jamais feu au contact d'une allumette, et n'offre aucun danger. Pour l'éclairage, on doit rejeter toute huile qui émet une vapeur inflammable au-dessous de 35° c ; elle doit être exempte d'essence de pétrole, et l'allumette enflammée qu'on y jette doit s'éteindre. On obtient ensuite entre 280 et Zi00 o diverses espèces d'huiles à graisser, légères et lourdes (lubricating oil), d'une densité qui varie entre 0,83 et 0,90 ; une graisse dite de pétrole, et finalement un résidu charbonneux dont on relire la vaseline (V. ce mot). En même temps que les huiles à graisser, se produit la cire de pétrole ou paraffine, qui, suivant quelques chimistes, est un mélange, et suivant d'autres, est identique avec la paraffine obtenue dans la distillation de la houille, des schistes, des lignites, de la tourbe, de la cire ; qui existe toute formée dans certaines cires fossiles (Ph. Walter) ; dans certains combustibles fossiles, comme les schistes de Boghead, dont on l'extrait, soit au moyen de l'éther, soit au moyen de l'alcool amylique, son meilleur dissolvant et qui sert en môme temps a l'épurer (Rohart). Pour la purifier, on la fait fondre et on y incorpore 10 0/0 environ de chlorure de chaux sec, puis on la fait bouillir avecderacidechlorhydriquefaible(K/efei«sft?/). La paraffine identique, suivant M. Grégory, avec le pètrolène, autre carbure d'hydrogène, que l'on peut extraire des huiles lourdes de pétrole par refroidissement, est une substance blanche, à texture cristalline, demi-transparente, grasse au toucher, sans odeur, dont le point de fusion varie, selon son origine, de 42 à 65°; celui de la paraffine de Boghead, étant /i5° environ ; celui de la paraffine de la tourbe, 47° ; et de la paraffine du naphte de Rangoon, 61°. Elle distille entre 280° et 410°, brûle avec une flamme claire non fuligineuse; est insoluble dans l'eau, très-soluble dans l'alcool, l'éther, les huiles grasses et volatiles; sa densité est de 0,87a. Elle est 308 BITUMES. inaltérable par le chlore, les alcalis caustiques, les acides concentrés : chauffée avec du brome elle dégage une grande quantité d'acide brom- bydrique ; elle se laisse tailler facilement ; aussi l'a-t-on proposée pour en faire des bouclions de flacons à lessives caustiques, ou pour enduire les bouchons de verre des tlacons qui renferment des liquides corrosifs, acides ou alcalins. La paraffine est remarquable par son indifférence en présence de la plupart des agents chimiques; de là le nom qu'elle porte (aeparum, peu, et affinis, qui a de l'affinité). On en fait des bougies transparentes, et elle est susceptible de beaucoup d'autres applications. C'est ainsi que sa dissolution dans la benzine a été employée avec avantage pour conserver les peintures à fresques (Wohl). Elle remplace avantageusementlesbainsd'huile dans les laboratoires, et peut se chauffer plusieurs fois jusqu'à 300° sans se décomposer ; au delà, vers 310°, elle se volatilise sans décomposition. Il faut, en outre, fermer hermétiquement le bain pour empêcher le remplacement de l'aii', autrement elle se dénature en peu de temps par suite d'une absorption notable d'oxygène (Bolley et Tuchschmid). Si on enduit de paraffine des vases de verre, on peut y faire cristalliser des sels (fluorures, fluosili- cates) qui, autrement exigent des vases d'argent ou de platine (Stolba). L'huile lourde minérale (vaseline liquide), a été préconisée comme véhicule des injections hypodermiques (Albin Meunier). Elle doit être incolore, non fluorescente, insipide, inodore, d'une réaction neutre. D. 0,875. Dans ces conditions elle peut servir à injecter sous la peau et sans accidents des substances telles que le sulfure do carbone, l'iodoforme, l'iode, le calomel, le terpinol, l'eucalyptol, les alcaloïdes. vaseline, Pétroléine, Pétréoline; Cosmoline; Pimélcine; Graisse minérale. Quand on distille le pétrole pour en enlever les corps légers, l'huile d'éclairage, les huiles lourdes, il reste dans la cucurbite un goudron semi-liquide qui, chauffé jusqu'à ce qu'il ait perdu toute odeur, puis filtré à chaud sur du noir animal, fournit une substance appelée Vaseline. La Vaseline est un mélange d'huiles lourdes et de paraffines de pétrole plus ou moins purifiées. C'est une substance demi-solide, amorphe, blanche ou blonde, ayant l'aspect d'un corps gras, transparente en couches minces, plus ou moins fluorescente, onctueuse au toucher. Inaltérable à l'air et à la lumière, insipide, inodore, elle prend une légère odeur, sui generis, lorsqu'elle est exposée aux rayons solaires. Sa densité varie de 0,835 à 0,800, elle fond à 40° et elle distille à 200° environ. Elle est neutre, inoxydable, non saponi- fiable; les alcalis, les oxydes métalliques, les acides sont sans action sur elle ; les acides sulfurique, azotique, ne la décomposent qu'à une haute température. Insoluble dans l'eau, dans la glycérine, peu dans l'alcool même à chaud, elle se dissout en toutes proportions dans l'éther bouillant, et en partie seulement dans l'éther froid. Sa solution dans les corps gras, la cire, la paraffine, les huiles essentielles et minérales, le chloroforme et le sulfure de carbone, s'opère facilement. A froid elle dissout le brome, l'iode; l'iodure de soufre et le soufre à 150°; chauffée seule dans un matras avec le brome, l'iode ou même l'iodoforme et de la limaille do fer, on obtient des sels ferreux sans goût et inaltérables à l'air ; le phosphore légèrement chauffé dans un matras plein de Vaseline s'y dissout en petite quantité; chauffé à l'air libre dans une capsule contenant de laVaseline, il s'enflamme en entrant en fusion; l'acide phénique s'y dissout en petite proportion. C'est tout le contraire pour la cantharidine, la conicine, l'atropine, nicotine, cubébine et une foule d'autres alcaloïdes; son pouvoir extractif est des plus délicats et des plus intenses pour l'odeur et les principes actifs d'une foule de substances : le benjoin, le tolu, le baume du Pérou, la vanille, les fè\es tonka, etc.,' lui cèdent facilement leur parfum le plus suave, et les bourgeons de sapin, de peuplier, les fleurs de camomille, les baies de laurier, les plantes narcotiques, aromatiques, etc., leurs principes actifs ou odoriférants, à une chaleur de 40°. La Vaseline, ne rancissant jamais, donne à la pharmacie des pommades, des onguents plus beaux, plus actifs et d'une conservation plus certaine qu'avec les corps gras. La Vaseline adoucit, assouplit la peau, guérit les engelures, les démangeaisons, les plaies et remplace avec avantage les cold cream, cérats, pommades, tantôt seule, tantôt en y ajoutant les substances qui rendent ces diverses préparations plus actives dans certains cas. En été surtout, la consistance de la Vaseline étant un peu molle, il convient d'y ajouter 5 à 10 0/0 de cire, pour certaines préparations pharmaceutiques. Dans le commerce, on trouve trois sortes de Vaseline : la blanche, la blonde et la rouge ; toutes ont les mêmes propriétés. La première doit être employée pour les préparations pharmaceutiques. L'huile de terre est une variété d'huile de I BLANC DE BALEINE. — BOIS. 309 pétrole (1). Elle vient de Rangoon (Birmanie), où on l'extrait en creusant dans le sol au voisinage des fleuves ; les naturels en chargent à même des bateaux-citernes et descendent les fleuves pour la livrer aux navires marchands. Elle offre la particularité d'être à demi congelée et brune à une température ordinaire, et de prendre une teinte verdàtre en devenant fluide par une température plus élevée. Son odeur est celle du pétrole. Elle sert en Angleterre à taire des vernis, une bougie transparente , du savon, etc. — Le liquide vendu pour l'éclairage, sous le nom de lutiline, paraît être un mélange d'huile de schiste et d'huile de pétrole. On emploie généralement le naphte et le pétrole comme fortifiants, antispasmodiques, vermifuges et tônil'uges, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur. On les a vantés dans les ulcères, les engelures, la congélation, la gangrène, la phthisie (V. Un. ph. 1879). Les vétérinaires en font une grande consommation contre la gale des bestiaux. Dose : 5 à 20 gouttes. On a aussi recommandé,- en Belgique, l'huile de pétrole comme moyen curatif de la gale chez l'homme. On emploie le naphte et le pétrole dans l'industrie, principalement pour faire des ciments, des enduits, des vernis. BLANC DE BALEINE*. Cétine, Ambre blanc, Spermaceti, Album ceti, Adipocire, Ethalate d'Ethal, Aldéhyde étha- lique; Cetaceum.- Wallrath, al.; Sperma ceti, ang.; Man sammah, ar.; Hvatroff, dan.; Espermaceti, Celebro de ballena, esp.; "Walschot, hol.; Bianco di balcna, 1T.; Olbrod, pol.; Spermazet, rds.; "Watraf, su.; Balik Nefsi. tur. Il existe en dissolution dans l'huile grasse contenue dans les vastes cavités de la tète du cachalot, physeter macrocep/udus, mammifère cétacé qui atteint des dimensions énormes, le même qui produit l'ambre gris. La matière huileuse laisse déposer, par refroidissement, une substance blanche ; on met le tout dans des sacs de laine ; on presse; l'huile passe, et l'on trouve dans le sac une matière solide que l'on purifie par la fusion : c'est la cétine du commerce. Récente, la cétine (nom donné par M. Che- vreul ; de xirroç, baleine) est en masses d'un beau blanc, translucide, formée par une réunion de petites écailles ou cristaux aiguillés, luisants, nacrés, doux et onctueux au toucher, presque (i) Les Russes donnent le nom de beurre ou d'HuiLE de terre (Zemlianoe maslo, rus.) au mucus frais d'un champignon assez vénéneux : le phallus impudicus (nom que lui donna Linnée à cause de la ressemblance de sa forme avec le membre viril), qui croît spontanément et en abondance dans les forêts de l'Ukraine et dans les endroits boisés du Caucase. Les indigènes emploient ce mucus en pommades, pour frictions, dans le traitement des affections goutteuses et rhumatismales. inodores et insipides. Elle est pulvérisable à l'aide de quelques gouttes d'alcool. Avec le temps, elle devient jaune et rance. Elle fond entre kk et 45° à /i9 0C (Cherreul) ; est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther, les huiles, mais plus à chaud qu'à froid. La dissolution alcoolique obtenue à chaud la laisse déposer, par refroidissement, à l'état de cétine pure ou palmitate de cétyle. Les alcalis la saponifient en partie et en séparent de Yéthal {alcool Ethalique ou Cctylique). Elle contient de l'ac. margarique, de l'ac. oléique, de l'oxyde de cétyle : c'est un marga- rate et oléate d'oxyde de cétyle ou d'éthal {Chevreul). On l'a employée comme béchique et adoucissante, à la dose de 2 à 8,0 ; mais aujourd'hui elle ne sert guère qu'à l'extérieur. Elle entre dans le cold-cream et autres pommades cosmétiques. BLUET ou BLEUET. Barbeau, Aubifoin, Casse-Lunette, Blavette; Centaurea cyanus (Synanth.) Blaue kornblumen, al.; Blue bottle, ang.; Kadun, ar.; Aciano, Coronilla.ESP.; Knorobloem, hol.; Centaurea, Ciano, Fioraliso, it. Plante herbacée Q que tout le monde connaît par ses fleurs en calathides, d'un beau bleu de ciel. L'infusion ou la décoction passaient autrefois comme douées de vertus astringentes, bonnes contre les ophtalmies, d'où leur nom à!eau de casse-lunettes. BOIS. Holz, al.; XVood, ang.; Palo, Lefio, esp.; Ilout, hol.; Legno, it.; Drzevvo, pol.; Pao, por.; Derevo, nus.; Odoun, tur. Les bois employés autrefois en thérapeutique étaient assez nombreux. Aujourd'hui le nombre en est fort restreint. Nous allons mentionner ici celles de ces substances pour lesquelles nous ne ferons pas d'articles particuliers. 1° bois d'aloès (Aloeholz, Paradiesholz, al. ; Calumbuk, Agha luchie, ar. ; Aggur, Agor, beng. , ind. ; Sukhiang, en. ; Chin hiam, coch. ; Aghir, dur. ; Udindi, per. ; Pao de aloes, por.; Aguru, san.). Le bois d'aloès vrai est donné par YAloexylon agallochum (Légumineuses) qui vient en Cochinchine ; le bois d'aloès ordinaire qui porte encore les noms de bois d'Agalloche, d'Aspalathe, d'Aigle, de Calambac, de Garo ou de Kilam, vient de VAquilaria agallocha (Aqui- larinées). Le bois d'aloès du commerce est d'une couleur brunâtre à la surface, et quelquefois très- noueux. Scié, sa coupe est lisse, résineuse et parsemée de petits points blancs. Odeur aromatique, résineuse. 310 BOIS. 2° bois d'anacahuita , venant de Tampico (Mexique); recommandé dans le traitement de la phthisie. On n'y a trouvé jusqu'ici aucun principe immédiat, mais un peu de tannin, d'acide gallique, de gomme et de résine, beaucoup d'oxalate de chaux, surtout dans le liber et la moelle. 3° bois de Brésil, bois rouge de la Jamaïque, de Fernambouc, de Sapan, de Sainte- Marthe, de Nicaragua, du Japon, de Colombie, de Californie, Brèsillet (Brasilienhoh , al. ; Ihirapitanga , brés.). Sa couleur est d'un rouge vit dans les coupes fraîches : il est inodore. Le commerce le présente effilé pour les besoins de la teinture. Il est fourni par les Cœsalpinia (Guillandia) echinata, crista et tinctoria (Légumineuses). Sa matière colorante est la brésiline (Chevreul). Le Dividivi ou Libidibi employé dans le tannage est le fruit du Cœsalpinia coriaria. Il est brunâtre, de la grosseur d'une gousse de pois verts, mais con- voluté en C, en S, en 0, etc. h" bois de campéche, Campéche, bois d'Inde, bois des îles, bois de Nicaragua, bois de Sorng ; Hœmatoxylum carnpechianu (Légumineuses). Campeschenholz, Blauhols, al.; Log- wood, Compeachy-wood, ang. ; Becam essucd, ar. ; Campesketrahet, dan. ; Carnpeche, esp. ; Campecheout, hol. ; Campcggio, it. ; Niebiesi drzevoo , pol. ; Pao de carnpeche, por. ; Lazo- revoe deieco, rus. ; Carnpeche traed, su.). Ii vient de Carnpeche, au centre de l'Amérique, et de la Jamaïque. Rouge plus foncé et plus terne que le précédent ; ses bûches, qui sont décortiquées et irrégulières, comme les précédentes, présentent souvent des parties blanches d'aubier; elles doivent être légèrement rougeâtres à l'extérieur et orangées à l'intérieur. M. Chevreul y a découvert un principe colorant, Vhé- matine. Il sert dans les arts pour la teinture en noir, en gris, violet, bleu, cramoisi, peu solides; il entre également dans la préparation d'un grand nombre de couleurs composées. En médecine, on l'a considéré, ainsi que le précédent, comme tonique et astringent. On en faisait des hydrolés (pp. 50 : 1000), un extrait (1 à 2,0), un vin ; il faisait la base d'un élec- tuaire. L'urine devient rouge sous son influence. Dans ces derniers temps, M. Desmartis a préconisé l'extrait de campéche comme antiputride, desinfectant et cicatrisant, sous forme de pommade avec P. E. d'axonge, en lotions, etc. 5° bois de couleuvre (Schlangeidiolz, Kra- thenaugenbraun, al.; Snekewood, ang. ; liu- chila luta, beng. ; Widero pail, jav. ; Modira caniram, mal.). Il en existe plusieurs; mais celui de la médecine paraît être la lacine du strychnos colubrina (Loganyacées) des Molu- ques. Pesant, inodore, très-amer, jaunâtre ; cassure longitudinale ondulée ; fibres soyeuses. Vanté jadis contre les morsures des animaux venimeux et dans les fièvres. Inusité. La racine de Jean Lopez, en tronçons, qui a eu une certaine célébrité en Europe est fournie par le Toddalia aadeata (Rutacées) et autres espèces du même genre ou du genre voisin Zantoxylum. Elle se présente en morceaux cylindriques recouverts d'une écorce molle, tubéreuse, jaune. Son goût est amer. 6° bois néphrétique ou EpaniUe, de Cuba. (Griesshoh, al. ; Palo nefritico, esp.). Très- pesant, inodore, formé extérieurement d'un aubier blanchâtre, et au centre d'un cœur rougeâtre ; très-dur ; écorce légère, fibreuse et d'une saveur légèrement poivrée. 11 est fourni par YErithalisfruticosa L. (Ruhiacées.) Sa résine guérit, dit-on, diverses affections des voies urinaires (Bâillon). Diurétique aujourd'hui oublié. 7° bois de rhodes, Bois de rose ou de Chypre (Bosenhoh, Bodiserhoh, al.). Noueux, contourné, pesant, couches concentriques serrées, d'un jaune fauve plus foncé à la circonférence ; écorce grise très-rugueuse ; odeur de rose fort agréable. On sait aujourd'hui qu'il est fourni par deux liserons arborescents des Canaries, les convolvulus floridus et scoparius (Convolvulacées). C'est là le bois de Rhodes des pharmaciens et des parfumeurs, mais ce n'est pas celui des ébénistes, qui est rouge et dont on ignore l'origine. 8° Les bois de corail paraissent être de simples variétés de santal rouge. 9° Les bois amers ou d'absinthe sont les bois de Quassie, de Bittera, de Calac et autres bois remarquables par leur amertume. 10° Les bois de fer sont ainsi nommés à cause de leur grande dureté et pesanteur. Leurs origines de végétaux , de familles et de pays sont très-diverses (Casuarinas, etc). 11° Les bois jaunes sont différents bois généralement employés dans la teinture, et dont les principaux sont : Le bois jaune ou quercitron ; Broussonettia tihctorum (Urticées) dont la matière colorante est le quercitrin ou quercitrine (Chevreul), ou ac. quercitrique, retrouvé depuis, dans d'autres végétaux, comme les feuilles de rue, les fleurs de gaude, les marrons d'Inde, et, en général, dans presque toutes les fleurs (Filhol). C'est un glucoside que les ac. étendus convertissent en glucose et en Quercétine (Bigaut). Le sumac fustet ; rhus cotinus (Térébintha- cées), dont le principe colorant est la fustine; VEpine-vinette, Berberis vulgaris (Berbéri- dées), dont le principe colorant est la berbé- rine (Buchner et Herberger), qu'on retrouve BOL D'ARMENIE. — BORATES. 311 dans la racine de Colombo et d'autres végétaux. (V. Un. pharm., 1865.) 12° Les bois d'ébène sont fournis par différents plaqueminiers , et particulièrement par le diospyros ebcnum (Ebénacées). Ils sont d'un noir variable et l'aubier est blanc. Pour les autres bois, voir à leurs noms spécifiques. BOL D'ARMÉNIE \ Argile ocreuse, Bol oriental, Bol rouge ; Bolus orientalis. Armenischer bolus, Rother bolus, al.; Armeoia bole, ANG.; Hejr urmenic, Tin arndl, AR.; Armenisk bolus, dan.; Bol de armenia, esp.; Cameniaauschen Bolus, HOL.; Gitermanie, ind., per.; Bolo d'Armenia, it.; Gurnkatta, san.; Rœdgul, su.; Simie Ravikulla, tam.; Simie kivrai, tel.; Kil Erméni, tur. En masses compactes, d'un rouge vif dû à la présence d'une certaine pp. de peroxyde de fer, douces au toucher, tachant les doigts, et happant à la langue ; à cassure conchoïde ; ne faisant pas effervescence avec les acides. Lorsqu'il a été mis en poudre et lavé, il prend le nom de Bol d'Arménie préparé. On le tirait autrefois de Perse et d'Arménie, et on l'employait comme dessiccatif, fortifiant, hémostatique, astringent. Aujourd'hui, on le tire des environs de Blois et de Saumur, et on ne s'en sert plus guère, si ce n'est le docteur Charles Albert dans ses pilules dites Bol pw'«, bouillon) par Thénard. On l'obtient en épuisant par l'eau froide les muscles de bœuf, faisant réduire la liqueur en consistance de sirop, et traitant celui-ci par l'alcool qui s'empare de l'osmazome ; on retire cette dernière par évaporation. Un kilo de bœuf fournit à peine 1,50 d'osmazome. C'est un produit azoté complexe, d'un brun rougeâtre, d'une odeur suave de viande, très- sapide, déliquescent. C'est à lui que la viande doit sa saveur et son action restaurante ; le bouillon, sa couleur et son arôme. Analeptique, employé, mais rarement, soit pur, soit associé au chocolat, à la gomme, a» sucre, etc. VExtrait de viande (Extradum carnis) préparé, il y a plus de 30 ans, sur les indications de Proust et de Parmentier, et adopté maintenant par la Pharmacopée bavaroise, est prescrit, dans certains cas de gastralgie, de digestions difficiles, etc. Aujourd'hui, en Allemagne, et en Angleterre, il paraît être entré dans la consommation. Les travaux de M. Liebig sur la chair musculaire ont fixé l'attention sur'cette substance et sa préparation à bas prix avec la matière première (viande) prise dans les pays, où elle ne coûte presque rien, tels que l'Australie, la Podolie, l'Uruguay, la Plata. Comme condition essentielle de sa bonne conservation, l'extrait de viande ne doit contenir ni corps gras, ni gélatine. Il cède à l'alcool près de 80 °/ 0 de substance, tandis que les tablettes de bouillon ne lui cèdent que li à 5 °/ 0 . (V. Un. ph., 1865, 1868, 1869.) L'extrait de viande se prépare, suivant M. Liebig, en faisant digérer pendant une demi-heure de la viande de vache et de bœuf coupée ou hachée menue, désossée et bien dégraissée,débarrassée des parties tendineuses et aponévrotiques, avec 8 ou 10 fois son poids d'eau; la digestion soigneusement privée de sa graisse et de gélatine, est évaporée au bain-marie, en consistance d'extrait, dans des vases de porcelaine. VExtrac- tum Carnis de Liebig contient en moyenne 18 °/o de phosphate; l'extrait sec, 25 °/ 0 de substances minérales. D'après les analyses de H 316 BOULEAU. — BOURRACHE. M. Lebaigne, cette proportion de substances minérales (cendres) varie de 9,5 à 23°/„ dans les divers extraits de viande du commerce. Avec l'extrait de viande, M. Desnoix a fait une préparation qui réunit, sans les mêler, tous les éléments constitutifs du consommé: il transforme 3 grammes d'extrait de viande, convenablement épaissi, en une boule qui est recouverte, par immersion, d'une couche de graisse de bœuf; après refroidissement, cette boule est trempée dans une dissolution de gélatine très-pure contenant une quantité convenable d'extrait de légumes, préparé dans le vide; le sel est renfermé dans un étui dont le couvercle sert de mesure pour une tasse de bouillon. Une boule dissoute dans 200 grammes environ d'eau bouillante, additionnée d'une mesure de sel, donne un consommé complet. — Depuis quelque temps, l'action bien connue de la pepsine, a suggéré l'idée de prescrire de la viande toute digérée àcertainsmalades (VoirPeptones). BOULEAU. Aulne blanc, Arbre de la sagesse, Biole; Betula alba. (Amentacées.) Birke, al.; Birch, anc; Birk, dan.; Abedul, Alamo blanco, esp.; Berk, hol.; Betulla, it., pob.j Brzoza, pol.; Bjœrk, su. Arbre de nos bois, reconnaissable à son épi- derme blanc. Son écorce 'M, qui est résineuse, passe pour diurétique et fébrifuge, elle contient une résine cristallisable, la Bétuline, dont on retire par distillation sèche une huile pyrogé- née (Huile russe, Huile ou Essence de Bouleau), d'une odeur particulière; c'est à elle qu'il faut attribuer l'odeur, la souplesse et la force qui caractérisent les cuirs de Russie. Au printemps, le bouleau donne par incisions une sève sucrée qui, par fermentation, fournit une boisson alcoolique. BOULES DE NANCY*. Boules de mars ou d'acier; Boli s. cjlobuli martis s. martiales. Espèces vulnéraires___ 150 Eau .............. 1000 Faites bouillir, passez, exprimez, et versez la décoction sur : Limaille de fer..................... i 000 Évaporez à siccitô dans une bassine de fonte; pulvérisez le résidu, puis, faites-le bouillir avec une seconde décoction avec 150 d'espèces vulnéraires et 1500 d'eau, en ajoutant : Tartre brut....................... 1000 F. évap. en consistance de pâte ferme ; abandonnez cette pâte à elle-même pendant un mois. Au bout de ce temps, réduisez la masse en poudre fine, et faites-la bouillir avec une troisième décoction de /|00 d'espèces vulnéraires et 3000 d'eau, en ajoutant : Tartre brut pulv.................. 2000 Faites évaporer jusqu'à ce que la matière devienne sèche et friable par refroidissement ; roulez-la alors' en boules du poids de 30 grammes environ , que vous enduirez d'une légère couche d'huile, et ferez sécher à l'abri du soleil et d'une trop forte chaleur qui les gercerait. Après un mois environ, enveloppez- les dans du papier et conservez-les à l'abri de l'humidité. (Codex de 1860.) Dans le but d'abréger considérablement le temps de préparation, M. Desfosses propose le mode opératoire que voici : Tartre rouge pulv... 1500 Gomme arabique pul- Fer rouillé sec et pul- vérisée............. 80 vérisé ............ 900 Inf. eonc. d'esprit vul- Tormentille pulvér.. 60 néraire.......... Q. S. On commence par faire bouillir l'oxyde de fer et le tartre dans une marmite de fer, avec environ 3 litres d'infusé, et on évapore jusqu'à ce que la matière soit en consistance d'élec- tuaire. On y ajoute alors les poudres de gomme et de tormentille. Lorsque la matière a acquis une fermeté convenable, on la réduit en boules et on fait sécher à l'air. M. Cabasse substitue à la limaille de fer l'oxyde ferroso-ferrique des baltitures, qui se combine rapidement avec le tartre. Les batti- tures de fer sont préparées, c'est-à-dire préalablement criblées, pulvérisées, mises en contact pendant 24 heures avec de l'eau aiguisée de 20 °/ 0 d'acide chlorhydrique et 4 °/ 0 d'acide azotique, puis, lavées à grande eau et séchées à une douce chaleur. Les boules de Nancy peuvent être considérées comme du tartrate de potasse et de fer, plus les matières extractives et aromatiques des plantes labiées employées. Les boules qui nous viennent de la Grande- Chartreuse et de Nancy sont ovales, aplaties, moulées et munies d'un petit bout de ruban. Remède populaire contre les contusions, les foulures. On met ces boules dans l'eau, jusqu'à ce que celle-ci ait acquis une couleur ambrée, et on l'applique en compresses. Moins chargée, on s'en sert à l'intérieur dans la chlorose ; c'est Veau de boule. Les boules de Molsheim en diffèrent par du benjoin et d'autres substances résineuses qu'elles contiennent. BOURRACHE. Borrago offlcinalis. (Borraginées.) Borretsch, al.; Borage, ano.; Lesan-el-tour, ar.; Bor- raja, esp.; Bernagie, hol.; Boraggine, Borrana, it.; Borak, pol.; Lisan selvi, TUR. Herbe indigène O hispide, à feuilles rugueuses assez grandes, à fleurs d'un bleu violacé, rarement roses ou blanches. Elle est nitrée et très-mucilagineuse ; très-commune dans les lieux cultivés. On emploie les feuilles ^* et les fleurs*. BOURSE A PASTEUR. — BROMOFORME. 317 Rafraîchissant, dépuratif, sudorifique et diurétique, assez employé. Form.pharm. etdoses : Infusé (pp. 10:1000); extrait, 1 à Zi,0; hydrolat, 60 à 125,0; sirop, 10 à 50,0; suc, 50 à 100,0. BOURSE A PASTEUR. Molette, Mille-Fleurs ; Thlaspi bursa pastoris. (Crucifères.) Taschenkraut, Hirtentaehe, al.; Shepherd's burse, ang.; Boisa del Pastor, esp.; Bcutjes kruid, hol.; Borsa di Pastore, it. Toute petite plante 0 des champs, à fleurs blanches et à feuilles radicales pinnatifides. Astringent léger. Inusité. BROME. Muridc; Bromum, Brominium. Brom, al., rl*s.; Bromine, ans.; [Bromo, esp., it.; Bromium, hol. Corps simple, métalloïde, découvert en 1826 par M. Balard dans les eaux-mères des salines, qui le contiennent à l'état de bromure de magnésium ; il existe aussi dans quelques plantes marines (fucus vesicutosus, serratus, etc.), dans la plupart des mollusques, dans les polypiers, les éponges, dans quelques minéraux, dans quelques eaux minérales, comme à Kreuznach en Prusse, et à Ashby dans le Lei- cester, les eaux de la mer Morte ; Fischer l'a reconnu dans un aérolithe tombé en 1847. Son nom lui vient deBprâtw;, mauvaise odeur, parce qu'en effet son odeur, qui tient de celle du chlore et de l'iode, est très-désagréable. On l'obtient en faisant traverser Peau-mère des salines par un courant de chlore, versant dessus une couche d'éther sulfurique, agitant cet éther avec de la potasse, recueillant et séchant le. bromure produit et qui, mêlé à de l'oxyde de manganèse et mis dans une cornue avec de l'acide sulfurique, donne du brome, par distillation. (Un. ph. 1867.) Liquide rougeàtre, répandant des vapeurs rouges dans l'air, se. concrétanl à — 25°, et ayant alors l'aspect de l'iode. D. 2,99 à -f- 15°. 11 bout à 63" et se volatilise sans résidu. Trôs- soluble dans l'alcool et surtout dans l'éther, soluble dans 32 p. d'eau environ; on a ainsi YEau bromée, d'une couleur rouge orangée. Ses propriétés médicinales paraissent être celles de l'iode avec tendance stupéfiante ou subnarcotique. Inusité, bien qu'il paraisse agir comme résolutif dans les affections strumèuses et tuberculeuses. A l'extérieur c'est un bon désinfectant. BROMOFORME. Bromure de méthyle bibromé. Tri ou perhnmure de formule, brométhéride, brumure fornique, formobromide. Découvert par M. Laewig. S'obtient en distillant le bromure de, chaux avec l'alcool, l'acétone ou l'esprit de bois, ou en faisant réagir directement le brome sur l'esprit de bois, dans lequel on a l'ait dissoudre une certaine quantité de potasse ou de soude caustique. (Lefort.) On le produit encore par la distillation du bro- mal avec une dissolution de potasse. Liquide incolore, analogue au chloroforme, d'une odeur aromatique et d'une saveur sucrée rappelant celle du chloroforme. Densité 2,13. Soluble dans l'alcool, l'esprit de bois, l'éther et les huiles volatiles. 11 contient 94,86 % de brome. 11 dissout l'iode en se colorant en beau rouge carmin; il parait agir comme anesthésique trop actif, à doses moindres que le chloroforme. 11 en serait de même du Bromal ou hydrure d'acétylc trïbromé; l'analogue du chloral. (Rabuteau). Le bromal est un corps huileux, incolore, à saveur douceâtre, d'odeur vive, irritant les yeux et provoquant un flux nasal. 11 est solulîle dans l'eau, l'alcool et l'éther. Densité 3,34. Il bout au-dessus de 100° et peut distiller sans décomposition. Avec l'eau, l'alcool, il forme un hydrate et un alcoolate de Bromal (V. Un. pli. 187/i). S'obtient en distillant un mélange préalablement fait de brome (3 a 4 p.) versé peu à peu dans l'alcool absolu (1 p.) refroidi; le dernier quart restant de la distillation, traité par l'ac. sulfurique concentré, donne le bromal. Bromhydrate de cicutine. S'obtient en faisant arriver un courant de gaz bromhydrique sec dans de la cicutine (10 p.) dissoute dans de l'éther (100 p.) et placée dans un bain d'eau froide. Le bromhydrate de cicutine étant insoluble dans l'éther se dépose. (Codex.) Prismes rhomboïdaux, droits, sans eau de cristallisation, solubles à froid dans 2 p. d'eau et dans 2 p. d'alcool. Dose : 5 a 10 millig. dans la toux convul- sive, l'asthme, la coqueluche. Bromhydrate de cinchonidine basique. Monobromhydrate de cinchonidine ; Bromhydrate de cinchonidine officinal. Sulfate de cinchonidine basique. Bromure de baryum crist...... Eau distillée.................. Délayez le sulfate de cinchonidine dans 60 gr. d'eau, portez à l'ébullition et ajoutez peu à peu le bromure de baryum dissous dans 40 gr. d'eau, vérifiez si le liquide du mélange ne précipite plus par une solution de sulfate de cinchonidine basique, filtrez, concentrez au B.-M. et laissez cristalliser. (Codex.) Longues aiguilles incolores, solubles dans 40 p. d'eau froide. 318 BROMURES. Bromhydrate de cinchonidine neutre. Dibromhydrate de cinchonidine. Acide sulfur. dilué. 13 ? Eau distillée...... 75 Sulf.decinchonid.bas. 10 Brom.de baryum crist. 8 Dissolvez le, sulfate de cinchonidine dans 50 gr. d'eau distillée additionnée de l'acide sulfurique, portez à l'ébullition et ajoutez peu à peu le bromure de baryum dissous dans 23 gr. d'eau distillée. Filtrez, lavez et concentrez les liqueurs filtrées jusqu'à ce qu'elles pèsent 40 gr. Laissez cristalliser. (Codex.) Cristaux prismatiques allongés, faiblement colorés en jaune, solubles dans 6 p. d'eau froide. Bromhydrate d'ésérine. S'obtient en saturant l'ésérine par une solution d'acide bromhydrique, évaporant à consistance sirupeuse et laissant cristalliser. (Codex.) Masses fibreuses généralement teintées de jaune rougeâtre, non déliquescentes et très- solubles dans l'eau. S'emploie comme les sulfates et aux mêmes doses. Bromhydrate de morphine. S'obtient en saturant exactement par de l'acide bromhydrique la morphine pulvérisée et délayée dans l'eau chaude. La liqueur est évaporée au H.-M. et placée sous une cloche au-dessus d'un vase contenant de l'acide sulfurique. Le sel cristallise en longues aiguilles incolores, solubles dans 25 p. d'eau froide. Bromhydrate de quinine basique. C 40 H 2, 'Az2O 4 ,HBr,2HO Monobromhydrate de quinine. Bromhydrate de quinine officinal. Sulfate de quinine of.. 10 Brom de baryum crist. 3,8 Eau distillée........ 100 Délayez le sulfate de quinine dans 80 gr. d'eau, portez à l'ébullition, ajoutez le bromure de baryum dissous dans 25 gr., filtrez, évaporez et laissez cristalliser. (Codex.) Aiguilles fines et soyeuses groupées autour d'un point central, solubles dans 60 p. d'eau froide et très solubles dans l'eau bouillante. La solution ne doit pas précipiter par les sulfates doubles. C'est le sel qui doit être délivré à défaut de désignation spéciale. 1 gr. de bromhydrate basique de quinine est entièrement précipité par 0,40 d'azotate d'argent. Bromhydrate de quinine neutre. C 40 H«Az 2 O\2IIBr,6HO. Dibromhydrate de quinine. Suif, de quinine off. 10 Ac. snlfur. dilué.. 11,25 Brom. de bar. crist. 7,6 Eau distillée..... 100 On dissout le sulfate de quinine dans 80 gr. d'eau additionnée par l'acide sulfurique et le bromure de baryum dans 20 gr. d'eau. Les deux solutions sont mêlées, on fait bouillir quelques instants et l'on filtre. La liqueur évaporée à 3.ï gr. donne des cristaux prismatiques, solubles dans 7 p. d'eau froide, très solubles dans l'eau bouillante et de l'alcool. (Codex.) 1 gr. de bromhydrate neutre cristallisé est entièrement précipité par 0s,629 d'azotate d'argent. Les bromhydrates de quinine ont été introduites dans la thérapeutique par Gubler, Soûlez et Rendu, qui les ont employés tantôt à l'intérieur aux doses de 0,40 h 1 gr., tantôt en injections hypodermiques aux doses de 0,20 à 1 gr. BROMURES. Hydrobromates, bromhydrates. La manière de les obtenir, leurs propriétés chimiques et médicales, sont à peu près les mêmes que celles des iodures. On en prépare un grand nombre, par double décomposition, soit au moyen du bromure de fer, soit à l'aide du bromure de calcium. Bromure d'ammonium. Hydrobromate ou bromhydrate d'ammoniaque. S'obtient en saturant directement l'acide bromhydrique par l'ammoniaque, ou en faisant arriver lentement le brome dans l'ammoniaque en agitant continuellement ou en précipitant le bromure ferrique par Q. S. de carbonate d'ammoniaque. Il est blanc, cristallisable en prismes quadrilatères, volatils, très-solubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool et l'é- ther. La solution ne doit pas se colorer par addition de quelques gouttes d'acide chlorhy- drique (Biomate). Un gramme de bromure d'ammoniaque pur et sec est entièrement précipité par 1,75 de nitrate d'argent. Dose: 0,40 à 0,o0, 3 fois par jour. On l'a employé avec succès, en Angleterre, dans le traitement de la coqueluche (Harley, Gibb), en solution aqueuse ou en mixture avec l'ipécacuanha. Dose : 10 à 50 centigr. 3 fois par jour. — Il sert en photographie. Bromure de bismuth. En projetant du bismuth pulvérisé dans de l'éther anhydre contenant son volume de brome, on a un bromure altérable par l'eau, gris d'acier et brillant comme de l'iode, déliquescent, fusible à 200°, lég. volatil, cristallisable dans le vide. Bromure de baryum. Tables rbomboïdales, incolores, inaltérables, d'une saveur acre, amère, très solubles dans l'eau, solubles dans l'alcool absolu. BROMURE DE CADMIUM. — BROMURE DE POTASSIUM. 319 S'obtient par action de l'acide bromhydri- que sur l'eau de baryte, le carbonate de baryte ou le sulfure de baryum. Bromure de cadmium. Cadmium granulé. 200 Eau___ 1000 Brome ----- 100 Se prépare comme le bromure de fer. Quand la liqueur est complètement décolorée, on filtre, on concentre jusqu'à, pellicule, et on fait cristalliser dans une étuve à AO ou 50°. Il cristallise en longues aiguilles prismatiques, d'un grand éclat, transparentes, efflorescentes, quelquefois de 10 à 12 centim. de long et 2 à 3 centim. de large ; il est soluble dans l'eau, l'alcool et I'étlier. S'emploie en photographie. Bromure de calcium. Sel blanc, cristallin, déliquescent, soluble dans l'alcool et dans le double de son poids d'eau. S'obtient soit par l'action de l'acide bromhydrique sur la chaux ou le carbonate de ehaux ; soit par l'action d'un lait de chaux sur le bromure de fer. Il se décompose facilement à l'air. Aux Etats-Unis, il est recommandé de préférence au bromure de potassium, comme agent sédatif et hypnotique (V. Un, ph. 1872). Bromures de fer. Il y a deux bromures de fer correspondant aux chlorures : 1° le protobromure ou bromure ferreux d'un jaune clair, cristallin, dont la solution aqueuse a une teinte verte. Limaille de fer. 20 Eau distill___ 100 Brome... 10 Introduisez d'abord l'eau, puis le brome dans un matras et ajoutez peu à peu la limaille de fer; agitez de temps en temps jusqu'à ce que la liqueur ait pris une belle couleur verte. Lorsque la combinaison sera terminée, versez le tout, y compris l'excès de fer, dans un flacon à l'émeri. I.a solution renferme le tiers de son poids de bromure ferreux. (Codex.) C'est la solution officinale de bromure de fer. Mêmes doses que le protoiodure de fer 1 gr. de bromure de fer est précipité par 1,50 d'azotate d'argent. 2° Le perbromure de fer ou bromure ferri- que a une couleur rouge brique ; il est déliquescent, se dissout facilement dans l'eau, l'alcool, I'étlier, et a une saveur styptique. Le perbromure de fer a été recommandé comme astringent énergique (Magendie, Wer- netk) ; dans l'hystérie et la leucorrhée {Glover); dans le traitement des dartres, des tumeurs scrofuleuses, etc. (E. Gillepsie) ; dans les affections tuberculeuses {David Alter). Bromure de lithium. Limaille de ter.... Brome............ Q. S. 80 Carbonate de lithine. 38 Eau distillée........ 300 Préparez le bromure de fer ainsi qu'il a été indiqué, filtrez et ajoutez aux liqueurs encore chaudes le carbonate de lithine ; chauffez vers la fin de l'opération pour compléter la double décomposition. Les liqueurs doivent être faiblement alcalines. Filtrez pour séparer le carbonate de fer précipité, lavez le précipité avec q. s. d'eau distillée, évaporez et coulez en plaques que vous enfermerez de suite dans des flacons bien secs. Un gramme de bromure de lithium est entièrement précipité par ls r ,9o d'azotate d'argent. Sel blanc, très-déliquescent, saveur des bromures alcalins, très-riche en brome, possède des propriétés hypnotiques très-nettes ; il paraît avoir une action sédative favorable contre diverses névroses, l'épilepsie, etc. (E. Levy). Le D r Roubaud le préconise dans les diverses formes de la goutte ; en solution étendue ; on peut aussi l'administrer en pilules. Dose : Os r ,50 en une fois contre la goutte; 0s r ,20 pour combattre certains états nerveux ; progressivement 0e r ,50 jusqu'à 2s r ,50 ou 3 gr., contre l'épilepsie. Bromures de mercure. 1° Protobromure de mercure. — On prend Q. V. de soluté de bromure de potassium, on y verse peu à peu un soluté très- étendu de protoazoate de mercure, jusqu'à cessation de précipité. Lavez et séchez celui-ci. Blanc jaunâtre. 2° Deutobromure de mercure. — On l'obtient par sublimation d'un mélange à P. E. de brome et de mercure. On pourrait également l'obtenir en distillant un mélange à P. E. de bromure de potassium et de sulfate de mercure, ou en sublimant un mélange à p. e. de brome et de mercure. Ce deuto ou bibromure est incolore, cristal- lisable en aiguilles, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; très-volatil et très-vénéneux. Il a été conseillé dans le traitement des affections syphilitiques (Wernech). On doit l'administrer aux mêmes doses que le sublimé corrosif. Bromure de plomb. En précipitant le sous-acét. de plomb par le bromure de potassium, on a le bromure de plomb blanc jaunâtre ; il est lavé à l'eau distillée, séché et conservé à l'abri de la lumière. M. Van den Corput le prescrit en pilules. (V. ce mot.) (V. Un. pharm., 1865.) Bromure de potassium*. Bromuretum potassicum. On l'obtient en faisant arriver peu à peu dans une solution de potasse caustique marquant 1,16 au densimètre du brome jusqu'à ce que la liqueur reste nettement colorée en jaune, évap. à siccité, faisant fondre le résidu 320 BRUCINE. dans une bassine en fonte, maintenant en fusion au rouge obscur pendant quelques minutes, dissolvant la masse saline dans Peau distillée et faisant cristalliser (Codex). On peut aussi le préparer en décomposant un soluté de bromure de fer par le carbonate de potasse, absolument comme pour l'induré de potassium. Si le bromure contient de Piodure, on le purifie en additionnant peu à peu sa solution aqueuse, portée à l'ébullition, d'eau bromée jusqu'à cessation de vapeurs violettes, puis on évapore à siccité en agitant et on fait cristalliser. En petits cubes ou parallélipipèdes rectangulaires, blancs, d'une saveur piquante et sans eau de cristallisation ; au feu, il décrépite et fond sans s'altérer; très-soluble dans l'eau, mais peu dans l'alcool. D. 2,69. 1 gr. de bromure de potassium pur et sec est complètement précipité par ls r ,427 d'azotate d'argent et donne le r ,578 de bromure d'argent. Mêmes incomp. que Piodure de potassium. Introduit en 1836, par le D r Williams, dans la pratique médicale, pour combattre certaines affections du foie, il tomba dans l'oubli. Ce n'est que dans ces dernières années que l'usage en a été repris en Angleterre et en France, où on l'a employé avec succès comme fondant sédatif général; il exerce une action stupéfiante sur les organes génitaux. On l'administre mélangé avec du sucre, en solution ou dans un julep (V. Un. ph., 1864). Il est indiqué dans les cas de goutte accompagnée de douleurs vives et d'insomnie, à la dose de 1 à 2 gr. par jour; il est aussi recommandé contre Pépilep- sie à la dose de 1 à 14 gr. par jour. ( Bazin, Namias, etc.); contre l'insomnie des petits enfants (Moutard-Martin); d'hystérie; contre l'intoxication saturnine, à la dose de 2 à 4 gr. par jour (Habuteau , Biœquoy, etc.); dans l'éclampsie et autres accidents variés, à la dose de 2 à 5 gr. fractionnés (Rey, Colin, Ricard); contre les vomissements des phtliisiques, à la dose de 1 à 2 gr. ; dans la glycosurie, dose 1 gr. le matin et 1 gr. le soir (Bouchardat) (V. Un. ph. 1872, 1873, 1874; J. ph. 1877). Bromure de Sodium. Se prépare comme le bromure de potassium, dont il a les propriétés médicales : s'emploie aux mêmes doses. Cristaux incolores du système régulier, souvent en trémies cubiques, presque entièrement solubles dans leur poids d'eau froide, solubles dans l'alcool. 1 gr. de bromure de sodium est précipité par 18 r ,654 d'azotate d'argent. Bromure de zinc. S'obtient par double décomposition entre le sulfate de zinc et le bromure de potassium. (Yvon.) On prend 14 gr. 35 de sulfate de zinc et 11 gr. 91 de bromure de potassium. On triture les deux sels dans un mortier en verre; il y a promptement liquéfaction ; l'eau est fournie par le sulfate de zinc et la réaction s'accomplit. On laisse en contact environ vingt minute-, puis on délaye dans oO grammes d'alcool concentré à 95° et parfaitement rectifié. On jette sur un filtre pour séparer le sulfate de potasse : la solution du bromure de zinc doit passer incolore. On l'évaporé d'abord au bain-marie, puis on termine au bain de sable, de façon a dessécher suffisamment le bromure de zinc, et on enferme en flacon bien bouché. L'alcool employé doit être très-pur et ne laisser aucun résidu à l'évaporation, autrement le bromure de zinc serait un peu coloré. Le bromure de zinc doit être volatil, sans résidu, et entièrement soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. BRUCINE. Angusturine, Pseudangustine, Caniramine; Brucina ou Bruda, Brucium. On la retire de la fausse anguslure, qui la contient presque exempte de strychnine, par le procédé que l'on suit pour l'obtention de la quinine. On l'obtient encore des eaux-mères alcooliques de la strychnine. On sature les eaux-mères par l'acide oxalique , on évapore ; les cristaux d'oxalate de brucine, lavés à l'alcool absolu froid, sont dissous dans l'eau. La solution additionnée d'un excès do chaux caustique laisse précipiter la brucine qui est recueillie, séchée et reprise par l'aie, bouillant. On filtre, la brucine cristallise au sein de la solution alcoolique ; on la purifie par de nouvelles cristallisations. (Codex.) Substance cristallisable en prismes rhom- boïdaux obliques, contenant 1545 °/o d'eau, inodore, très-amôre, fusible à 105°, soluble dans 500 p. d'eau bouillante et dans 850 p. d'eau froide, très-soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther. L'acide chlorique la colore en rouge (Leniel et Èponville). (V. Un. ph., 1861); l'acide azotique la colore en rouge- nacarat, et en violet, si l'on fait intervenir le protochlorure d'étain ou le sulfhydrate d'ammoniaque ou le sulfhydrate de sulfure de sodium (Cotton). Dans cette réaction de l'acide azotique, il se forme en même temps un alcaloïde, la cacothcline. (Gerhardt et Laurent.) C'est à l'aide de la cacothéline et de l'acide sulfhydrique que M. E. Baudrimont a isolé la matière colorante violette, qu'il appelle arné- thystine (J. ph. 1869). BRYONE. BUIS. 321 On l'a conseillée comme stimulant à la manière de la strychnine ; mais elle est inusitée, ainsi que ses sels. C'est un poison énergique. Dose : 1 à 10 centig. progressivement. BRYONE. Couleuvrée, Vigne blanche, Navet du diable, Navet galant ; Bryonia alha et diotca. (Cu- curbitacées.) Faselwurzel, "Weisse Gichtwurz, AL.; Bryony, ang.; Fescera, Alfescera, Ait.; Ki-tong-Kouà, ch.; Galde- bœr, Ilundebœr, dan.; Briona nueza, esp.; Wilde wingad, hol.; Brionia, Zucea sclyatica, it.; Przetan, pol.; Horça branca, por.; Hundsrofva, su.; Cheitan Tronbu, tor. Elle croît dans les haies de nos contrées. Elle est grimpante et munie de vrilles comme les autres cucurbitacées mais s'en distingue par son fruit, tout petit, bacciforme, el par sa racine ^, qui est grosse comme la cuisse d'un enfant, blanche, charnue, fusiforme, et souvent bifurquée. Son odeur est nauséeuse; sa saveur, acre et cautisque. Son suc produit des érosions sur la peau, et purge violemment à l'intérieur. Elle doit ses propriétés à la bryonine. La bryone sèche des pharmacies est coupée en rouelles d'un grand diamètre, blanches et offrant des stries concentriques bien marquées. Alors elle est bien moins active. Les anciens médecins, qui s'en servaient beaucoup plus que les modernes, l'employaient surtout dans les hydropisies, la manie, et partout où les purgatifs violents étaient indiqués. A l'extérieur, comme rubéfiant. On en a employé la fécule. Dose de la poudre : 1 à 2 gr. et de la bryonine 1 a 2 centig. en pilules. Les paysans de quelques contrées creusent le sommet de la racine au printemps el se purgent avec le suc qui se rassemble dans la cavité, à la dose d'une cuillerée. C'est ce qu'ils nomment eau de bryone. La racine de Tayuya {Bryonia-Tayuya ; Dermophylla pctidulina) est très-employée par les nègres du Brésil, dans le traitement de la syphilis invétérée. C'est un purgatif hydrago- gue énergique. BUCCO. Bwhu,Bucko,Bocco, Bocho, Booko, Bocchoe, etc.; Biosma (Barosma) crenata. (Rutacées). Buccobiatler, Goetterdiift, al.; Bucku, ajjb. Plante du cap de Bonne-Espérance, dont les feuilles, introduites en Europe par le célèbre voyageur Burchell, et qui, en masse, ressemblent assez bien au séné, sauf qu'elles sont dentées, ont une odeur et une saveur analogues à celles de la menthe poivrée, ou plutôt à celles de la fraxinelle; on les a conseillées dans les lésions du tube digestif, la-gravelle et les irritations de la vessie. Les Hottentots les emploient comme vulnéraire et contre les maladies de la vessie. En Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, on les considère comme un spécifique contre les maladies des organes génito-urinaires. Elles doivent leurs propriétés à une huile volatile qu'elles renferment dans la proportion de 15 p. 100. D'après Landerer elles contiendraient un glucoside, la diosmine. Le bueco est aussi sudoriflque, antispasmodique, antirhumatismal. On l'emploie sous forme d'infusé (pp. 10 :1000), ou de teinture (pp. 1 : 8). M. Genêts de Serviôre a proposé un sirop fait avec : sucre, 3000 et infusé, 750 (pp. 100: 1000) ; une eau distillée, une huile essentielle à employer en frictions. BUGLE. Sous ce nom, on employait les ajuga pyra- rnidalis (GvJdengûmel, Bergùnsel, al.; Mont/tin bugle, ang.; Pyramidale seue groen, hol.) et reptans (Kriechendergùnzel, Wiesengûnzel, al.; Commort bwjle, ang.; Bwgula, esp.) (labiées) , toutes petites plantes © de nos bois. Ce sont de légers astringents ; inusités. Elles portaient jadis le nom de petites consolides. BUGLOSSE. Anchusa offainalis ou italica. (Borraginées.) Ocbscnzunge, al.; Oxtnngue, ang.; Tsu-tsâo, ch,; Bugloaa, esp.; "Winkel, Ossentong, hol. C'est une sorte de bourrache. inusitée aujourd'hui ; autrefois on l'employait comme émollient. On lui substitue souvent, ainsi qu'à la bourrache, la Vipérine commune, Echium vulgare. BUGRANE. Bowjrane, Arréte-bœuf, Tenon; Resta bveis, Ononis spinosa. (Légumin.) Stachlicbe bauliechel, Oohsenbrechwurzel, al.: Thoraed rest harrow, ang.; Gahma, Detienebuey, i:sr.; Ossen- bbreebe, hol.; AVilzyny, pol.; Kaïk, TU». Petit arbrisseau épineux tj, à fleurs papilio- nacées roses, dont on emploie comme diurétiques les racines, qui sont très-longue--, de la grosseur du petit doigt et traçantes. Elle contient un glucoside crist, VOnospine, et un produit amorphe, ïononine. Infusé (pp. 20:1000). BUIS. Buxus sempervirens. (Euphorbiacées.) Bnibaum, al.; Bux trpo, ANG.; Susar, AH.; Boj.. F en forme ronde ou ovale, plates sur leurs bords et concaves dans la partie centrale destinée à recevoir la poudre. On dépose la poudre dans l'une des deux feuilles dont on a préalablement humecté les bords. On soude alors les deux feuilles à l'aide d'un instrument approprié. Ce procédé a le grand avantage de permettre à tous les pharmaciens de capsuler eux- mêmes et à mesure des besoins les poudres simples ou composées avec un outillage très- simple. Cet appareil se compose d'une planchette perforée et de cachets de bois. Un des côtés est en palissandre et il sert à humecter la capsule de pain azyme, l'autre est en bois et il est destiné à coller les enveloppes par pression. Pour les faire fonctionner on introduit une enveloppe vide dans une des cavités de la planchette, puis on dispose la poudre dans le centre. Avec le cachet en palissandre on humecte le bord d'une seconde enveloppe qu'on place sur la première. 11 suffit alors de les comprimer avec le cachet en bois (fig. 1) pour obtenir une capsule hermétiquement fermée. se Le cachet ainsi soudé et terminé est extrait de sa cavité par un simple mouvement du doigt (fig. 2). ^> | M. Limousin prépare aussi spécialement pour l'administration des pilules médicinales, des poudres médicamenteuses à très-fortes doses, de la viande crue, etc., des cachets- cuillère qui se remplissent et se sondent d'une façon très-hermétique de la même manière que les cachets médicamenteux. Contenance des cachets. — Poids contenu dans le plus petit cachet. Le cachet moyen contient 2 fois plus que le petit et le grand 2 fois plus que le moyen. Acide salicylique... 0,10 Pepsine amylacée.. 0,30 — tannique___ 0,lo Phosphate de chaui 0,30 Aloèa ............. 0,50 Podonhyllin....... 0,20 Antipyrine........ 0,20 Quinine, bromhy-y Benzoate delithine. 0,30 drate, chlorhydr. ( 6 ,, Bicarbon. de sonde. 0.4"> Quinine, lactate, Sa-1 ' Bismuth (sous-nitr.) 0,30 lie vlate, sulfate.. ; Caféine ........... 0,15 Rhubarbe ......... 0,20 Carbonate de 1er... 0,10 Salicylate de soude. 0,20 Charbon .......... 0,10 Scainmonée ........ 0.20 Ergot de seigle... 0,25 Valérianate de zinc. 0,10 Ipéca ............. 0,20 — de caféine. 0,20 Magnésie lourde ... 0,20 (./. Ph. Clu, 1887.) 32i CACHOU. — CADMIUM. CACHOU*. Suc ou (erre du Japon ; Catechu. Katechusaft, Japonischc erde, Catechu, al.; Cashoo, Japan carth, anc; Kadhendi, ar., tur.; Loù-koùei, ch.; Japunis jord, dan.; Cachunde, ESP., it.; Cutt, i.nd.; Sok katecbowy, pol.; Cateh, Cato, por.; Catechu, rus.; Cashcuttie, tam.; Kiahat-indi, tur. On désigne sons le nom de cachou des produits astringents d'origine botanique différente et très-riches en tannin. Le cachou, dans le sens véritable et primitif du mot, est l'extrait du bois du mimosa ou acacia cateclat, arbre épineux qui croît aux Indes orientales et surtout au Bengale, le même que Garcias avait indique dès le xvi e siècle. ÙUncaria ou nauclea Gambir (Rubiacées), qui croit à Malacca, en Cochinchinc, fournit an commerce une grande quantité de cachou (gambir cubique). Malgré son analogie de composition avec le cachou de l'acacia catechu, il ne doit pas être confondu avec lui : il a une origine botanique différente et est considéré dans le commerce comme un article distinct. 11 en est de même du cachou de VArecha catechu (Palmiers), On l'obtient en faisant bouillir dans l'eau le cœur du bois réduit en copeaux, ainsi que les fruits, passant le décocté et le faisant évaporer au soleil; on divise ensuite le produit en pains. Selon Mackintosch, le cachou serait préparé par une secte particulière d'individus nommés, à cause de cela, CutUuries. On distingue deux sortes principales de cachou : 1° cachou nu bt.xc.alu, cachou terne et rougeâtre deGuibourt. En pains de 90 à 125,0, qui devraient être ronds, mais qui, par la dessiccation et le tassement, ont pris une forme presque carrée. Ils offrent à leur surface des glumes de riz. La cassure est terne, rougeâtre, ondulée et souvent marbrée; friable sous les dents, d'une saveur astringente, sans amertume, à laquelle succède une saveur sucrée agréable. Cette sorte, rare parfois, est la plus estimée. 2° cachou de bombay, cachou brun et plat de Guibourt. En pains de GO à 90,0, ronds, aplatis, farcis de glumes de riz intérieurement et extérieurement ; plus dur, moins friable, plus brun, à cassure plus uniforme que le précédent, dont il se distingue, du reste, facilement par sa cassure luisante et sa saveur amère non sucrée. A ces deux sortes Guibourt en a ajouté une foule d'autres, telles que le cachou en masses, siliceux, résineux, parallélipipéde, hémisphérique. L'unique espèce de cachou, officinale, parce qu'elle a pris la place des autres dans le commerce, est le Cachou du Pégu ou Cashcuttie, en pains rectangulaires, d'un brun foncé, fragiles, d'une saveur amère et très-astringente , suivie d'un faible goût sucré. Aujourd'hui le cachou du commerce arrive sous forme de gros pains aplatis de /i0 à 50 kilos, coulé sur des feuilles et enveloppé d'une toile grossière. Le cachou est soluble en partie dans l'eau froide et entièrement dans l'eau bouillante; il l'est aussi dans l'alcool. Les diverses espèces de cachou offrent à peu près tous la même composition qualitative. On y signale un tannin soluble dans l'eau froide, précipitable par la gélatine et en vert grisâtre par les sels ferriques, acide cachou-tannique; un acide incolore, cristalli- sable, l'acide cahutique ou catéchine, que l'on peut obtenir par l'éther; de la gomme. ; une matière extractive. Par distillation sèche, la catéchine fournit entre autres produits la pyrocatéchine. Le mot catechu vient de cale, arbre, et chu, suc, en indou et en sanscrit. Le nom de terre du lapon indique l'erreur où l'on était jadis en considérant le cachou comme une substance minérale. C'est un des meilleure toniques et astringents que possède la matière médicale. Il est employé avec succès toutes les fois que l'estomac et les intestins ont besoin d'être stimulés ou tonifiés. On l'administre journellement dans la diarrhée, les hémorrhagies légères, les leucorrhées, les blennorrhées. On s'en sert aussi comme dentifrice, et pour corriger la fétidité de l'haleine. Le cachou est très-employé en teinture. .Fora, pharm. et doses. — On a varié à l'infini ses préparations pharmaceutiques. On en fait une poudre*, un infusé (pp. 5 à 10 :1000), une teinture*, un sirop*, des pastilles*, des grains. Il entre clans le diascordium, la confection japonaise, le cachunde, le cachou de Dologne. Dose de la poudre : de 5 centig. à 1 gramme et plus. Quelquefois, dans le but de le purifier, on le fait dissoudre dans l'eau , et on le rapproche en extrait mou [extrait de cachou) que l'on dessèche h l'éluve. Il est à remarquer que par cette opération on fait perdre la saveur agréable du bon cachou. Incomp. : l'émétique, les alcaloïdes, les ferrugineux, les substances albumineuses. CADMIUM. Métal d'un blanc argentin, très-légèrement bleuâtre, assez mou, très-malléable et très- ducLile. D. 8,6. Fond à 315 et distille vers 860°. A cette température il brûle au contact de l'air et se transforme en oxyde jaune brun. \ CAFÉIER. — CAFÉINE. 323 CAFÉIER. Fève de TYèmen; Coffea arabica. (Rubiacées.) Kafle, al.; CofTee, ang.; Ban, ah.; Elive, ec; Arbol del Café, ESP.; Koffy, hol.; Caffo, it.; Tochem ke-weh; per.; Kawe, pou.; Capie cottay, tam.; Chaabe, tel.; Kahvé aghadji, tur. Arbrisseau toujours vert, originaire de l'Ethiopie, acclimaté dans les différentes contrées chaudes du globe, et principalement aux Antilles, au Brésil, à Saint-Domingue, à Moka. Tout le monde connaît sa graine, sous le nom de café, et ses usages dans l'économie domestique. Il contient un principe particulier, la caféine. Les feuilles du caféier semblent devoir être employées à faire un thé de café comme succédané du thé de la Chine. Elles contiennent de la caféine. (Ton den Corput.) Payen, dans son travail sur le café (.7. de pharm. et de chim., 1849), attribue à cette substance la composition suivante : Cellulose 3i ; eau 12; substances grasses 13; glucose, dex- trine, acide végétal indéterminé 15, 5; légu- mine, caséine 10; ehhroginate de potasse et de caféine 5; organisme azoté 3; cmféine libre 0,8 ; huile essentielle concrète, insoluble dan» feau, 0,001; essence aromatique, fluide à odeur suave, soluble dans l'eau et essence arom. moins soluble 0,002; substances minérales 6,697 = 100. Le but de la torréfaction est de développer une huile pyrogénée, qui donne au café la saveur et l'arôme qui le font rechercher par tous les peuples. Pendant la torréfaction du café, environ la moitié de la caféine disparaît et il résulte des recherches de M. Personne qu'elle se dédouble en produisant de la mê~ thglamine, base qui existe en quantité appréciable dans le cale torréfié. L'emploi de l'acétate de ffléthylamine, comme médicament tonique, par M. Bôhier, porterait à penser que l'action excitante du café serait due non à la caféine, mais peut être à la niethylamine. Le calé torréfié a été proposé comme désinfectant et pour dissimuler l'odeur du musc, de l'ase fétide, du castoréum, l'odeur et la saveur de l'huile de foie de morue. Le café en liqueur est quelquefois employé comme stimulant dans les empoisonnements par les narcotiques, et pour dissimuler l'amertume du sulfate de quinine, du sulfate de magnésie et du séné. (V. ces mots.) Il a été proposé par le docteur Guyot contre la coqueluche ; par le docteur Trousseau, contre la goutte, la gravelle et les affections calculeuses. Le docteur Grindel a employé avec succès la décoction de café non torréfié contre les fièvres intermittentes. Le ciifi: nègre est la semence torréfiée du Cassia orientalis. CAFÉINE. Théine, Guaranine, Théobromine, Méthylthéo- bruinine. Thé vert ou noir de bonne qualité......... Q.S. Versez sur le thé réduit en poudre grossière deux fois son poids d'eau bouillante. Laissez macérer quelques instants à la chaleur du bain-marie. Introduisez la poudre humide dans un appareil à déplacement et épuisez par le chloroforme. Traitez par l'eau bouillante le résidu de la distillation du chloroforme, filtrez, ajoutez une petite quantité de noir animal, filtrez et faites cristalliser. On peut préparer de la même manière la caféine avec le guarana ou le cale. En traitant la caféine par l'acide azotique concentré, on obtient par l'évaporation un résidu coloré en rouge brun. Cette couleur passe au rouge violet par addition d'ammoniaque. La caféine, découverte en 1819 par Runge, et décrite en 1821 par Pelletier et Robiquet, se trouve aussi dans le fruit du paullinia sor- bilis, dang le guarana, les feuilles de l'ils-x paraguayensis, le cacao. Prismes blancs, soyeux, longs, ténus, d'une saveur amère, solubles dans 93 p. d'eau à-f-12°, dans 25 d'alcool à 90°, dans 300 d'élher et dans 9 de chloroforme, fusibles à -\- 178°, volatils à -f- 185°, solubles dans l'acide muria- tique; le tannin précipite la caféine en blanc; le chlorure de platine, on jaune; les acides sul- furique et muriatique forment avec elle des sels cristallisai >les. Elle n'est point vénéneuse. La caféine chauffée a\ec une solution très-concentrée de potasse donne de la méthylamiw. (Wurti). On pourrait utiliser les coques de cacao pour en extraire la théobromine (V. Bull. Un. ph. 1879), homologue de la caféine. La caféine a été proposée comme excellent remède à opposer à la migraine et autres névralgies; mais elle trouverait, d'après Guider, Huchard, etc., sa principale application dans les maladies du cœur; la dose variant de 0,25 à 1 et 2 gr. par jour. On a proposé dans le môme cas le citrate de caféine, le Lenzoate, le brorfrhydrate, le valérianate. La caféine a aussi été administrée contre les fièvres intermittentes; on a essayé dans ce but Varséniate de caféine (Gastinel, Scliep). Gubler a fait connaître, le premier les remarquables effets diurétiques de la caféine dans les cas d'anasarque symptomatique d'affections cardiaques. La caféine l'emporterait sur la digitale, non-seulement sous le rapport des effets diurétiques, mais au point de vue de son action diffusée. La théine, la caféine, la guaranine, la théobromine, la matéine, f 326 CAILLE-LAIT. — CAMOMILLE. si rapprochés les unes des autres, jouiraient des mêmes vérins diurétiques que la base organique du café. La caféine étant peu soluble dans l'eau et ses sels étant décomposés par ce liquide, M. Tanret a proposé les formules suivantes, qui permettent d'obtenir des solutions concentrées de caféine. Benzoate de soude 3,40, caféine 2,50, eau 6 gr. ou Q. S. pour 10 cc ; chaque centimètre cube de cette solution contient 0,25 de caféine. Ou encore : Salicylate de soude 3,10, caféine 4, eau distillée 6 gr. ou Q. S. pour faire 10 cc ; faire la solution h chaud ; chaque centimètre cube contient 0,40 de caféine. VEthoxycaféine, qui a été proposée comme antinévralgique à la dose de 0,25, est de la caféine dans laquelle un atome d'hydrogène a été remplacé par le groupe oxyéthyle. Aiguilles blanches, insol. dans l'eau. CAILLE-LAIT *. Gallait; Gqlium luteum (Rubiacées.) Meyerkrant, Gelbes labkraut, al.; Yel'o-w ladies beds- tro"w, ang.; Cuajaleche, Gatio, ESP.; Gaglio giallo, it. PlanteQcommune dans les prés secs et sur la lisière des bois, reconnaissable à ses tiges frêles, couchées, à ses fleurs jaunes, très-petites, nombreuses et odorantes. Astringent léger, antispasmodique, antidar- treux, diaphorétique. Peu usité. Le Caille-lait blanc , Galium album, Galium moltugo, jouit des mômes propriétés. Le G. Palustre, et le G. rigidum seraient, dit-on, surtout le premier, d'excellents antiépilepti- ques. La pâte et Vclixir antiépileptique de Larnage de TRermitage et Vélixir de Taillotte, sont à base de caille-lait blanc, dont le suc avait été indiqué comme antiépileptique, par Murray et par Mérat. Le Grateron ou Riéble, Galium aparine, a passé pour diurétique et antigoutteux. Il a été préconisé par Dioscoride, et, depuis quelques années, par le docteur Ferramosca, contre les scrofules; les fruits cornés, torréfiés, ont (Hé employés comme succédané sérieux du café, pendant le blocus continental. CAINÇA *. Cahinca; Chiococca anguifuga. (Rubiacées.) Traubenfoermige chîokocke, Kainza-wurzel al. Racine rameuse, composée de radicules le plus souvent contournées, de la grosseur du petit doigt à celle d'un tuyau de plume. L'écorce est striée, grisâtre et le corps ligneux blanc. Elle est très-amère, et contient le principe actif. Son odeur se rapproche un peu de celle de la valériane. Le caïnça contient : matière grasse verte odorante; acide caïncique ; extractif jaune amer; matière colorante brune. Le caïnça est purgatif et vomitif. Il a été employé avec succès dans les hydropisies. On l'a cru propre à combattre la morsure des serpents. Peu usité. On en fait un infusé, ou décodé (pp. 20 :1000), un extrait, une teinture, un sirop. Dose de la poudre : 1 à 2,0. A la Guadeloupe, on emploie le Chiococca racemosa contre la syphilis et le rhumatisme. Brandes y a trouvé de la efdococcine qui, d'après Von Santen, n'est autre que de l'émé- tine. CALAGUALA. (Fougères.) Plusieurs rhizomes portent le nom de Cala- guala et ont été employés à des usages semblables à ceux du polypode d'Europe, avec lesquels ils ont a^sez de rapport. Celui du commerce est la souche du polypodium ddian- tMforme, plante de l'ile Maurice, des Antilles, du Brésil. Les autres espèces, entre autres le potypodium-calaguala, de Ruiz, ne viennent pas dans le commerce d'Europe. l"-ité dans la médecine américaine comme sudorifique, antisyphilitique et antirhumatismal. CALAMENT. Calamiidha o/fteinalis, 31elissa calamintha, Menthà calamintha. (Labiées.) Kalaminthmelisse, Bergmtinze, al;- Calamento, ESP. Plante indigène possédant les vertus des autres labiées aromatiques. CALEBASSIER. Crescentia cujete. (Solanées.) Le fruit, nommé calebasse ou catabasse, est gros comme un melon; sa chair pulpeuse intérieure sert à une multitude de remèdes chez les nègres. On en prépare aux Antilles de nombreux médicaments Ioniques et pectoraux. Une cucurbitacée ; le Lagenaria rulgaris fournit aussi un fruit, nommé calebasse ou gourde ou cougourde, qui est très-vénéneux à l'état sauvage. Les semences sont laxathes étant prises en lavement sous l'orme d'émulsions. CAMOMILLE. Quatre plantes % synanthérées de ce nom sont indiquées dans les pharmacopées. 1° camomille romaine, Chamœmelum, Anthémis nobilis &*. Kamillen, Roemische kami]!en,AL.; Camomille, Roman Camomille, ang.; Ehdaklmirzis, Baboimigh,AR.; Romerke, Cameelblonster, dan.; Jïaazanilla romana, esp.; Boom- CAMPHRE. 327 sche kamiU, hol.; Camomilla odorata, it.; Babuneh graw, per.; Rumian wloaki, pol.; Vlacella romana, poh.; Romashka rimskata, rus.; Romerska œamillen- blummer, su.; Schamaindu pu, tam.; Papalia, tur. Plante très-touffue, dont les feuilles sont pennatiséquées, alternes et découpées en lobes étroits et courts. Les fleurs sont des calatliides Blanches, ordinairement doublées par la culture (fig. 49). Elle croît sur Jes pelouses des bois; mais c'est la camomille cultivée qu'on (Fig. 69.) emploie : elle peut être confondue, à simple vue, avec les matrlcaires ; mais elle s'en distingue facilement par son réceptacle garni d'écaillés entre les fleurons, tandis que dans les matrlcaires le réceptacle est nu. On emploie les fleurs, qui ont une odeur pénétrante, balsamique , agréable, et une saveur tvès-amôre ; elles contiennent Vacide anthémique et Yan- thémiiv, isolés par M. Pattone des fleurs de la camomille des champs. On trouve dans les pharmacies doux sortes de camomilles qui leur sont fournies par le commerce de l'herboristerie : la Camomille dite de Paris, qui est à fleurs doubles, et qui caractérise la qualité supérieure; et la Camomille dite du Nùjrd, qui provient de la Flandre française et belge, qui est simple et conséquemment laisse voir des fleurons jaunes au cenire. Stomachique, carminatif, nervin, antispasmodique très-employé. C'était le fébrifuge des anciens. Fort», pharm. et dose. — Poudre 1 h 8,0 ; infusé (pp. 5 : 1000); hydrolat*, 25 à 100,0; extrait, 0,25 à 1,0; sirop, 10 à 50,0; huile volatile*, 1 à 10 gouttes. On prépare encore, pour l'usage extérieur, un infusé (pp. 10 :1000), une huile par digestion*. L'huile volatile est verdàtre; l'essence commune est bleue, so- lidif. à 0°. L'infusé, très-chargé, pris à l'intérieur, fait vomir, et est usité en Suède et en Angleterre à cet usage; mais pour cela il faut en boire à pleines tasses. Incomg. : azotate d'argent, sels de plomb, sublimé, sulfate de fer, gélatine. 2° CAMOMILLE COMMUNE OU D'ALLEMAGNE ; Mairkaria vluimomilla. Common wild chamomille, ang.; Gemeine lïamille, all. Plante indigène qui vient dans les lieux cultivés. Mêmes propriétés que la précédente; c'est elle qui fournit l'huile de camomille usitée en médecine pour le traitement externe. Ou lui substitue quelquefois Yanthemù ar- 3° camomille ruANTE, Muroute; Anthémis cotula, maruta cotula, dc. Ilundskamille, al.; Stinkind Camomille, anc; Manza- nilla fotida. usr.; Camomilla fetida, it.; Rumienic Smindzaca, pol.; Contusa bastarda, por. Elle croît dans les endroits cultivés des champs, sur le bord des fossés. Elle s'élève a 30 centimètres sur une tige glabre, rameuse. Ses feuilles sont tripinnées, un peu velues. Les fleurs sont des calalbides radiées, Manches à la circonférence, et jaunes au disque, qui est conique. L'odeur en est extrêmement désagréable. Antispasmodique, emménagogue, fébrifuge, anthelminthique peu usité. La poudre de ses capitules paraît être un insecticide très-efficace contre les punaises. !i° camomille des champs; Anthémisarven- sis. On la substitue souvent à la matricaire. CAMPHRE*. Camphora. Kampfer, al.; Campbor, ang.; Kafur, ar., per.; Tchang- nâo, hiam-nao, ch.; Capuru, cïn.; Cumpher, ban^.; Alcanfor, es?., por.; Camphoura, gr. ; Ramfep, hôl. ; E.upoor , ind.; Canfora, it. ; Capour barros, Kapor, Kufup, mal.; K-amfora, pol.; Kamphor, ri>.; Cafura, Kapuia, San.; Kampfert, su.; Iono, SUMAT.; Carpurum sudum, tam.; tcharai Kiafiri, tur. Huile volatile concrète de couleur blanche, translucide, d'aspect cristallin, à cassure brillante, que l'on retire d'un arbre du Japon, le Laurus camphora L., Camphora off.cin.arum .Nées (Laurinées), arbre dont le port ressemble assez à celui de notre tilleul. 11 est répandu dans l'Asie orientale et principalement en Chine et au Japon. Il existe un grand nombre de camphres (Camphres dePatchoùly, deMenthe) qui, au point de vue chimique, diffèrent du camphre commun et qui sont cependant des essences concrètes ou stéaroptènes retirées d'un grand nombre de plantes d'espèces différentes, tels sont les camphres d'anis, d'aunée, de cubèbes, des labiées en général, etc. Au point de vue de l'origine et du pouvoir rota- toire, on distingue: 1° le camphre droit ou camphre des laurinées a = -j- i-7°,i ; 2° le camphre gauche, extrait de la maticaire a =— i-7",i; 3° le camphre inactif ou camphre des labiées. 328 CAMPHRE. Pour obtenir le camphre du Laurûs cœmpho- ra, on réduit en copeaux, tronc, branches et racines ; on les fait bouillir avec de l'eau dans des pots de fer recouverts de chapiteaux, garnis intérieurement de paille de riz, sur laquelle le camphre vient se condenser ; on le recueille, et on l'envoie le plus souvent en Europe a cet état sous le nom de camphre brut; il est alors sous la forme de grains grisâtres, d'a c pect plus ou moins sale, agglomérés entre eux comme huileux et mêlés d'impuretés. Tel est, selon Thunberg, le procédé suivi à Satsou- ma et à Gotho, au Japon. Dans l'île de Formose, en Chine, où l'on récolte beaucoup de camphre, le procédé est le même. — On exporte de Formose beaucoup de planches de bois de camphrier servant à la fabrication de meubles à l'abri des insectes ; le commerce en est considérable. Le camphre brut a besoin d'être purifié. Les Hollandais ont eu pendant longtemps le monopole de ce raffinage; mais aujourd'hui on le fait en Fiance. A cet effet, on mêle le camphre brut avec un peu de chaux, et l'on sublime dans des malras à fond plat, à la chaleur du ]»ain de sable (fig. 50), ou bien encore on distille dans un alambic particulier. Le camphre du Japon perd au raffinage de 1 à h °/ 0 ; celui de Chine, 5 à 6 "/„. (V. Un. ph. 1868.) Le camphre raffiné est en pains de 1 à 2 kil., ayant la forme d'un plateau de balance. Il est blanc, très-onctueux au toucher, fragile; sa (Fig. 50.) cassure est brillante, sa texture cristalline, sa saveur chaude et piquante, son odeur vive et pénétrante; sa densité est de 0,989; point de fusion 175°; point d'ébullition 20'i. Le camphre se volatilise même à la température ordinaire, mais il se volatilise à-(-63° avant de fondre. Il ne se pulvérise bien qu'à l'aide de l'alcool, et mieux encore de l'éther. Il est peu soluble dans l'eau (1/870) ; cependant celle-ci acquiert fortement l'odeur et la saveur camphrées. L'eau chargée d'acide carbonique dissout une proportion de camphrt beaucoup plus forte. Il en est encore de même, chose assez remarquable, de l'eau que l'on fai- bouillir pendant longtemps avec lui. On supe pose que la préparation, connue en Angleterre sous le nom de Toicer's solution of camphor, est préparée par ce moyen. Le lait, selon Cas- sels, peut dissoudre, à l'aide de la trituration, jusqu'à 1/8 de son poids de camphre, et celui-ci n'est pas précipité par une addition d'eau. Le carbonate de magnésie (1 partie sur 8) facilite aussi singulièrement la suspension du camphre dans l'eau. L'alcool dissout environ son poids de camphre; en ajoutant de l'eau à ce soluté le camphre en est précipité sous forme de poudre floconneuse {magistère de camphre). Fn soluté alcoolique salure à chaud laisse déposer le camphre, par refroidissement, en jolis cristaux. Le camphre est soluble en grande proportion dans l'éther, le chloroforme, dans les huiles fixes et volatiles, dans le sucre, les graisses et les résin es fondues, etc. La solut. éthérée de camphre semble produire une anesthésie locale (Clause); il paraît en être de même d'un mélange, à parties égales, de camphre et de chloroforme (Martcnot). Les alcalis sont sans action, manifeste sur le camphre. La chaux sodée, l'hydrate de potasse transforment le camphre en acide campholique sous l'influence d'une température élevée et d'une forte pression ; les agents de déshydratation (acide phosphorique anhydre, chlorure de zinc), en Cyméue, hydrocarbure que l'oxydation convertit en thymol ou acide thymique (Putt). L'acide sulfurique concentré le dissout en se colorant en noir, et l'eau en précipite une huile nommée camphréne; l'acide nitrique, en acide camphorique et en huile dite de camphre. Il absorbe ilxk fois son volume de gaz acide chlorhydrique, qui le résout en un liquide incolore; l'acide acétique le dissout sans lui faire éprouver de changement. Il se combine au brome, a l'acide phénique, au chloral, etc. Prévost, de Genève, Carradoci et Dutrochet, ont observé que le camphre projeté à la surface de l'eau éprouve des mouvements giratoires, qui cessent par l'addition de la plus petite trace d'un corps gras. Si, tandis que la rotation du camphre a lieu, on touche au centre la surface de l'eau avec la plus petite parcelle d'un corps gras, le mouvement s'arrête et le camphre est repoussé vers les parois du vase. Cette réactien est, paraît-il, assez délicate pour CAMPHRE MONOBROME. 329 se manifester avec une aiguille propre qui aurait touché la chevelure, le nez ou le front de l'observateur. Le camphre que l'on fait passer en vapeur sur de la chaux à la température rouge.se convertit en un liquide nommé camphrone. Les anciens ne disent rien du camphre. Ce sont les médecins arabes, Aétius, Avicenne, Sérapion, qui les premiers le mentionnent. Mais ils n'en connaissaient pas l'origine. Agri- cola fit connaître qu'il provenait d'une lauri- née. Camphre est le mot arabe càfour, qui a la même signification. C'est un médicament extrêmement précieux. A petites doses, il jouit de propriétés sédatives; à hautes doses, c'est un excitant énergique. On l'emploie journellement dans les névralgies, les spasmes de la vessie, l'épilepsie, la chorée, l'odontalgie, l'hystérie, le typhus, dans les maladies atoniques, putrides, vermineuses, les affections rhumatismales. On attribue au camphre la-faculté de calmer les douleurs des voies urinaires, surtout celles causées par l'action des cantharides ; c'est pour cela que les praticiens font quelquefois saupoudrer de camphre les Yésicatoires. La poudre de camphre a été recommandée pour le pansement du chancre primitif. (Champollion.) Le camphre se donne intérieurement et extérieurement en nature, ou suspendu ou dissous dans des liquides appropriés. On le pres- cril seul ou associé a d'autres substances : à l'opium, à la jusquiame, à la valériane, dans les névroses ; au gaïac, dans le rhumatisme, la goutte ; au mercure, dans les affections syphilitiques; au quinquina, dans les fièvres putrides; au nitre, dans le priapismc; aux purgatifs, dans le météorisme avec atonie du canal intestinal. Il a été administré dans les fièvres à type typhoïde. Associé à l'opium, il est diaphonique. Il tue les larves d'insectes. Le camphre a longtemps passé pour ana- phrodisiaque ; son odeur a souvent, dit-on, produit cet effet, d'où ce vers de l'école de Salerne : Camphora per narcs castrat odore mores. Formes pharmaceutiques. — foudre*, eau, eau-de-vie*, alcool*, vinaigre*, éther, sirop, cigarettes, pommades, huile* camphrés, puis une foule d'autres prépar. camphrées composées. Dose : en substance, de 5 centig. à 8 gr. et plus. Collin en a porté inconsidérément la dose jusqu'à 60,0 par jour dans les fièvres de mauvaise nature. Mais on peut causer l'intoxication à cette dose et même à beaucoup moins. Raspail a érigé le camphre en une panacée universelle. Ses recherches l'ayant amené, dit- il, à admettre que le plus grand nombre des maladies émanent de l'invasion des parasites (animaux) internes et externes, et de l'infection par les produits de leur action désorga- nisatrice, et le camphre étant un poison pour ces créatures microscopiques, il en conclut que cette substance est le remède général de nos maladies. Aussi l'administrait-il sous toutes les formes et outre mesure; mais il faut reconnaître qu'en insistant avec raison sur les propriétés antiseptiques et parasiticides de cet agent, il a rendu quelques seniees. Il existe une sorte de camphre nommé camphre de Bornéo, qui est l'objet d'un grand commerce dans les différents archipels de l'Inde et de la Chine, mais qui n'arriye pas en Europe, à cause de l'estime toute particulière qu'on lui accorde dans ces pays, et de son prix plus élevé. C'est là le véritable Capour barros des Malais. Cette sorte de camphre est fournie par le Dryedialanops camphora (guitifères), arbre qui croît spontanément à Bornéo et à Sumatra. Ce camphre exsude naturellement de l'arbre, dans les cavités et sous l'écorce duquel on le trouve sous forme de masses cristallisées plus ou moins grosses. Mais ce n'est que lorsqu'il est vieux que cet arbre fournit du camphre. Jeune, il donne, par incision, un liquide jaune pâle, d'une odeur forte de caisjihra, et nomme /««7e de camplire ou camphre Hqnidt par les naturels, bien qu'on ne l'ait trouvé formé que d'une huile essentielle (Bornééne) (94 °/„) et de résine (6 °/ 0 ). (Un. ph. 1868.) Les Chinois possèdent une autre espèce de camphre qu'ils nomment Nghai qui est retiré du Bîumea balsamifera (Synanthérées). Le camphre de Bornéo (Bornéol des chimistes) est blanc, translucide, plus lourd que l'eau (1009), friable, et peut se pulvériser sans addition d'alcool ou d'éther. A l'état brut, il est sous forme de grains ou de lames très-propres. Il est moins volatil que le camphre ordinaire et peut être converti en camphre ordinaire par action de l'acide nitrique. On retire des baies du Laurus camphora une huile grasse, analogue à celle que l'on retire des baies du Laurus nobilis, que les Japonais emploient à l'éclairage, et que Cullen dit utile contre le rhumatisme. En faisant arriver du gaz chlorhydrique dans de l'essence de térébenthine, on obtient une substance chlorée qu'on a nommée camphre artificiel, mais qui n'a du camphre que l'aspect. Camphre monobromé. {Bromure de camphre) C-°H ,5 BrO-. On introduit du camphre pulvérisé Q. V. dans un ballon ayant une capacité environ dix fois plus grande que le volume de la substance à préparer ; on fait tomber ensuite sur cette poudre, en agitant sans cesse, un filet de brome liquide, et l'on cesse d'en ajouter dès que le camphre est liquéfié. 330 CAMPHREE DE MONTPELLIER. — CANNELLE. On adapte au ballon un largo et long tube abducteur plongeant dans une lessive alcaline afin d'absorber les vapeurs qui pourraient incommoder l'opérateur. Le ballon est placé dans un bain-marie qu'on porteàl'ébullition ; la réaction ne tarde pas à se manifester ; elle est assez vive et accompagnée d'un dégagement abondant de gaz bromhydrique et de quelques vapeurs de brome et de camphre non décomposé. Le liquide, d'abord brun foncé, acquiert une couleur ambrée et le dégagement de, gaz se ralentit brusquement. C'est entre la température de 80 et celle de !)0° que l'opération doit s'effectuer. Le liquide ambré qui reste dans le ballon se solidifie par le refroidissement et présente alors une masse friable et légèrement citrine. Pour la purifier on la traite à plusieurs reprises par l'alcool bouillant marquant 90 à !K>° et la liqueur filtrée est abandonnée à la cristallisation. Les cristaux obtenus sont desséchés à l'air libre sur du papier sans colle. Le camphre monobromé découvert par Schwartz en 1862 cristallise en beaux prismes transparents, à base rectangulaire, atteignant jusqu'à 3 centimètres 'de longueur; ces cristaux sont durs et craquent sous la lient; leur odeur est à la fois camphrée et térébenthinée, moins pénétrante que celle du camphre, mais aussi moins fugace. Leur saveur légèrement amère rappelle celle du camphre et de la térébenthine de Venise. Le camphre monobromé est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, les huiles fixes et volatiles, l'étlier, le sulfure de carbone, le chloroforme, etc., il fond à 77° et bout à 2ti°. Il contient 34,78 de brome pour cent. Précipité avec précaution, par l'eau, de sa solution alcoolique, il se sépare en aiguilles fines de plusieurs millimètres de longueur. Il possède le pouvoir rotaloire. Est administré par MM. Bourneville et Charcot dans l'insomnie. l'épilepsie, la nymphomanie, la chorée et les névroses en général. Dose : 0,20 à 2 gr. en pilules ou en dragées. Le Complue dibromé s'obtient en chauffant sous pression 1 équiv. de camphre monobromé avec 2 éq. de brome. Sans usage. CAMPHRÉE DE MONTPELLIER. Camphorosma monspeliaca. (Atriplicées.) Kampferkraut,AL.; Alcanforada, ESP.; Kamferkruid, iiol. Arbrisseau qui a le port d'une bruyère. Il croît dans le midi de la France et de l'Europe; ses feuilles exhalent, dit-on, étant froissées, une odeur de camphre que la culture leur fait perdre, odeur que des auteurs contestent même dans la plante sauvage. Quoi qu'il en soit, la camphrée passe pour être utile dans l'asthme, le rhumatisme, Fhydropisie, les dartres. Inusitée. CANDIS. On nomme ainsi des substances végétales ou des préparations sur lesquelles on a fait déposer des cristaux de sucre. Pour candir, on dispose des grilles métalliques dans des vases ou moules en fer-blanc nommés eandissoires, sur lesquelles on pose les substances à candir; on verse dessus du sirop très-cuit (à la plume) ; on porte à l'étuve. On retire les substances lorsqu'elles sont suffisamment chargées de cristaux, on les fait égoutter et on achève la dessiccation à l'étuve. Si une première opération ne suffisait pas, on recommencerait. On candit de la gomme (gomme sucrée), de la pâte de gomme (pâte de gomme au candi), des pâtes de jujubes, de guimauve, de lichen, pectorale, etc., des fleurs, des feuilles, des écorces, des tiges, des racines, des fruits préalablement confits. (V. Conserves.) La pâte de nafé est candie. CANNELLE. Casse odorante ; Cannella , Cinnamomum. On donne le nom de Cannelle à un certain nom!ne d'écorces aromatiques de saveur piquante et dont les types sont les écorces de cinnamomum (Laurinées). 1° Cannelle de Ceylan *; Cinnamomum zey- lanicum. Zimmet, al.; Cinnamom, ang.; Darsini, Querle, Clierfe» ar.; Joû-knûcL-pi, en.; Kurundu, CYN.; Caneel, dan. î Kulmie darchinie, DTK.; Canela, esp., pop..; Kaneel» hol.; Darchinie, ind., per.; Cannella, Canella, iT.;Kai- monis, mal.; Cynamonprawdziwy, pol.; Koritsa, rus.; Daiasita, san.; Kanel, su.; Karm\a puttay, tam. Sanalinga-putta, tel.; Tartchin, tir. Elle est fournie parle eannellier de-Ceylan, Cinnammnum leylanicum Breyne, ou Lawrus i iunamomum Le (Laurinées), arbre de moyenne grandeur, toujours vert, qui croît aux Antilles, dans les Inde»orientales, en Cochinchine, et surtout à Ceylan, où on le cultive auprès de la ville de Colombo, sur un espace de terrain considérable, nommé champs de cannelle. Lorsque l'écorce possède les qualités requises, on pratique, selon la grosseur des branches, deux ou trois incisions longitudinales, qui forment autant de lanières qu'on enlève et que l'on dispose les unes sur les autres. Après vingt-quatre heures, on en sépare la couche épidermique (car c'est le liber qui constitue la cannelle), on les fait sécher ; c'est alors qu'elles se roulent sur elles-mêmes. Cette sorte arrive en ballots longs de 25 à 30 loi., nommés fardes. Ecorce mince, papyracée, roulée en tuyaux dont la longueur atteint jusqu'à un mètre de CANNELLE. CANTHARIDES. 331 long sur un centimètre environ de diamètre et formés d'écorces enroulées les unes dans les autres; scarieuse, lisse, jaune rougeatre ou fauve. Sa cassure est esquilleuse, son odeur est agréable ; sa saveur aromatique, douce, sucrée, puis acre et brûlante. M. Stan. Martin en a extrait un principe sucré, la Cinnamomine (Un. Th. 18G8) qui, d'après \Yittstein, n'est autre que de la m an ni te. C'est la cannelle officinale. (Codex.) 2° Cannelle de Chine; China cassia*. Zimmtcassie, Mutterzimmt, Kassienrinde, Sine«iseher, In- dianischer zimmt, al.; Cassia bark, ang,; Selikes, ar.; Mukalaa, Xoûei-pi, en., cyn.; Muta d'arcliinie, duk.; Tuj, ind.; Canellina, Canella del Coromandel, it.; Lawanga puttay, tam. Elle est fournie par le Cinnamomum aro- matieum Nées, Laurus cassia h., qui croît au Malabar, aux îles de la Sonde, en Cocbincliine, et surtout dans la province de Kwangse en Chine. En cylindres moins longs que ceux de la précédente, du même diamètre environ, mais formés d'une seule écorce enroulée d'une épaisseur de 1 millimètre au moins, son odeur est moins forte, et sa saveur est fade lorsqu'on la mâche pendant quelque temps. Cette sorte arrive dans le commerce en caisses carrées rappelant un peu l'emballage du thé. La cannelle contient du tannin, de l'amidon, une matière colorante, de l'acide cinna- mique, et de l'huile volatile. A Ceylan, on retire, par distillation, des débris d'écorces, des feuilles et d'autres parties du cannellicr, une huile volatile qui constitue la majeure partie de l'huile essentielle de cannelle du commerce et qui est presque entièrement constituée par Yhydrure de ciniia- myle. Le fruit, improprement nommé fleur, fournit une sorte de suif aromatique, dont les indigènes se servent contre le flux de sang, comme cosmétique et pour l'éclairage ; enfin la racine donne, par distillation avec l'eau, du camphre analogue au" camphre ordinaire. La cannelle est le mviximw.vi des Grecs. Cependant ces derniers ne paraissent pas avoir connu la cannelle autrement qu'accompagnée de ligneux, et non sous forme d'écorce. Les Hébreux s'en servaient comme épice. Le mot cannelle vient de cannella, en italien tuyau. Les Vénitiens, en effet, eurent longtemps le monopole du commerce de la cannelle. Après eux, ce furent les Hollandais ; enfin, aujourd'hui, il est passé dans les mains des Anglais. Excitant, stimulant et antispasmodique. On en fait une poudre*, une eau distillée *. une teinture*, un vin, un sirop, un alcoolat, des pastilles. Elle entre dans un grand nombre d'électuaires et de poudres composés. Lldppo- cras est du vin aromatisé avec la cannelle- C'est un aromate très-employé. Les cannelles suivantes ne sont que des variétés des précédentes : 1° Cannelle du Malabar ou de Java ; Cassia lignea. Ressemble assez à la cannelle de Chine, mais elle est plus rouge ; les morceaux sont plus épais, et souvent munis de leur épidémie. Elle provient du Laurus cassia, selon divers auteurs, et du Laurus Malabathrum, selon Bergius et Gui- bourt. Ce dernier auteur attribue à ce même laurus les feuilles de malabathrum ou d'Inde, qui sont ordinairement très-longues, Innervées, et qui entrent dans la thériaque. 2° Cannelle mate. C'est l'écorce du tronc du Laurus cinnamomum, dépourvue de son épidémie ; elle est épaisse et peu ou point roulée. 3° Cannelle de Guyenne. C'est l'écorce du Laurus cinnamomum transplanté à Cayenne ; elle ne diffère de celle de Ceylan qu'en ce que ses bâtons sont plus gros et d'une couleur plus pale. Les écorces de CttlUaban ou de Cu/iluu-an et de Massoy sont aussi des cannelles. Vlshpmgo, de Quito est le calice d'une laurinée employé comme les bourgeons de cassia de Chine (Lanessan). Le nom de cannelle a été donné, par analogie, à plusieurs écorces odorantes de végétaux et de pays différents: 1° Cannelle blanche (Weisser zimmet, al. ; White cartel, axg. ; Kridkanecl, dax. ; Bgaly cynamion , pol. ; Luit kanel, su.) — Elle provient du Cannella alba (Cannellacées) ; elle est dépourvue d'épi- derme, roulée, épaisse, en cylindres très-longs, jaunâtre à l'extérieur, blanche à l'intérieur; elle se rapproche beaucoup de l'écorce de Winter du commerce qui est fournie par le Ciauanvdendron cortussum, tandis que l'écorce de Winter vraie est fournie par le Dri/mis Winteri; 2° Cannelle giroflée, Bois de girofle ou de crabe (Nelkenrinde , Nelkenïirmnl , al. ; Natfei Kaneel, hol.) — Fournie par le lHt<>itr; dans le caoulchouc de Madagascar, la Matézite (V. Un. pli. 1874). Les indigènes l'obtiennent à l'aide d'incisions faites au tronc ; ils reçoivent le suc laiteux qui en découle, et retendent sur des moules en glaise représentant des poires, des oiseaux, des chaussures, font sécher couche par couche, et à la fin brisent le moule dont ils font sortir les fragments par une ouverture ménagée à cet effet. Ils le coulent aussi en pains ronds ou carrés. (V. Un. ph. 1870; J. ph. 1872). La sève laiteuse qui fournit le caoutchouc et la gutta-percha ressemble exact, a du lait et se coagule comme lui. Cette coagulation se fait très lentement et la substance s'altère. Elle est assez rapide avec l'alcool et instantanée par l'addition économique, à la sève de 1/1000 d'acide sulfurique dilué (O'Rorke). Les produits sont immédiatement obtenus blancs et d'une pureté remarquable. Le caoutchouc entre dans le vernis des sondes et des bougies; il sert à faire des tubes, des pois à cautères ; l'industrie des tissus en caoutchouc est portée aujourd'hui à un très- haut degré de perfection. La médecine met quelquefois à profit les tissus sous forme de bas, de suspensoirs, de serre-bras, de simples bandes pour la réduction ou contention des varices, hernies, orchites, tumeurs. Des sparadraps fondants sur tissu élastique nous paraîtraient dans quelques circonstances d'un emploi avantageux. (V. Sparadraps.) Le caoutchouc térébenthine, c'est-à-dire découpé en lanières minces (1 p.) mises à macérer dans l'essence de térébenthine (2p.), puis confectionné en électuaire avec le rob de sureau (30 p. pour 125 milligrammes de caoutchouc ) et 3 gouttes d'essence d'amandes amères, a été employé par le D r Hannon, dans le traitement de la phtisie. En unissant le caoutchouc par la fusion avec une proportion plus ou moins forte de résine commune, on peut obtenir une substance jouissant des propriétés de la gomme laque. La glu ou colle marine (V. Appendice) est une composition analogue. Uni à la magnésie et surtout au soufre (Caoutchouc vulcanisé ou volcanisé), il acquiert des propriétés précieuses pour l'industrie. Ce caoutchouc soufré a élé inventé par M. Hankock, en 1843. Il a été appliqué avec succès par M. Gariel dans la fabrication des instruments de chirurgie. M. Colson a recommandé dans les maladies dartreuses l'emploi de toile de caoutchouc vulcanisé, dite toile d'hôpital. (Un. Ph. 1869). Le meilleur procédé de vulcanisation ou de sulfuration est de tremper le caoutchouc dans une solution de polysulfure de potassium d'une densité de 1,208 à "la température de -f-140°; laver avec de l'eau alcaline, puis avec de l'eau. Sous le nom de Gutta-percha (Percha elpulo- percha , nom malais de Sumatra ), de gomme Gettauia, gomme de Sumatra et de Gutla tuban, le docteur Montgomerie a signalé, en 18i2, à l'industrie un suc concret d'un arbre forestier, VIsonandra gutta (njeto des Malais) (Sapotées), indigène de l'île de Singapour et des autres îles de la Malaisie, dont les propriétés chimiques sont à peu de chose près celles du caoutchouc ; cependant il est moins élastique. On l'obtient par incision. Mais il paraîtrait que la gutta-percha du commerce consiste en un mélange de plusieurs espèces de gutta (Bleekrode). Il possède une propriété qui le fera préférer dans les pays chauds pour la fabrication des sondes, bougies, etc., au caoutchouc: c'est qu'il ne se ramollit pas sensiblement ni ne de- CAPILLAIRES. 335 vient poisseux par la chaleur, ou du moins jusqu'à &5° c . Il s'allie irès-bien au caoutchouc. Un Anglais a pris une patente (brevet), ayant pour but de mélanger la gutta-percha avec du liège en poudre, de la gélatine et de la mélasse, pour en faire des bouchons imperméables, etc. La gutta-percha est une substance précieuse pour la chirurgie; elle permet la confeclionex- temporanée d'attelles, pessaires, suppositoires, bougies , et remplace le bandage amidonné dans le pansement des fractures. Pour lui donner la configuration que l'on veut, il suffit de la plonger dans de l'eau chaude et de la façonner avec les doigts. Par refroidissement elle reprend sa consistance primitive, qui est celle d'un cuir très-résistant ; d té 0,97. Comme le caoutchouc, la gutta peut être modifiée par la sulfuration. Elle se compose principalement de trois principes immédiats : h gutta pure, une résine blanche (crktalbane ou albaite) et une résine jaune (fluavile) (Payen). Elle absorbe l'oxygène de l'air et est susceptible d'altérations qui la rendent cassante et peuvent présenter des dangers dans ses applications chirurgicales. Comme elle est très-soluble dans le sulfure de carbone, on en fait un vernis dont on recouvre les objets à la surface desquels la gutta-percha, par suite-de la volatilisation du dissolvant, reste seule. Sa solution dans le sulfure de carbone peut aussi faire une colle dont l'odeur désagréable se détruit par un peu d'éther ou d'essence de térébenlhine (M'Kay). La gutta-percha s'électrise facilement. Le tissu électro-magnétique employé contre les douleurs n'est autre chose que des feuilles très-minces de gutta-percha. Son soluté dans le chloroforme a été nommé traumalicine, et est employé comme excipient des médicaments externes solubles clans le chloroforme. Cette solution se fait généralement au dixième. On blanchit la gutta en agitant avec du plâtre sa solution dans vingt fois son poids de benzine bouillante, ou laisse reposer, on décante le liquide limpide et on l'agite avec de l'alcool à 90° c. (V. /. ph. 1873). En mélangeant ensemble au B.-M. 2 p. de gutta-percha et 1 p. de gomme ammon. ou P. E. en été, on a le mastic à la gutta-percha de Defays que les vétérinaires emploient pour réparer les brèches faites aux pieds des chevaux. Ajoutons au caoutchouc et à la gutla-percha de nouveaux congénères : le Getae-Lahœ, fourni dans l'Inde par un arbre nommé Lahae ; c'est une matière résineuse , solide, d'un gris sale, se fondant dans l'eau bouillante et acquérant alors des propriétés adhésives remarquables; une gomme de ('Inde, le pauchontée, produite par un arbre appartenant au même genre que celui qui fournit la gutta-percha (V. Un. ph. 1860); la sève laiteuse des Balatas (Sapotées), arbre très-commun dans la Guyane et dans les contrées chaudes de l'Amérique centrale (O'Rorke); en se coagulant, elle fournit la Gutta-percha de la Guyane, souple, peu altérable et avec laquelle le D r Mallez a fait des bougies chirurgicales très-flexibles; le Ghuidjir ou Ghindzir ou Ghidzic, espèce de caoutchouc, extrait des baies d'un smilax ou peut-être d'une synanthérée à suc laiteux, provenant de l'Asie Mineure; le tchinguêlsàkesey (suc résineux), espèce de caoutchouc, d'un blanc jaunâtre, provenant du Kurdistan: ces deux dernières substances employées en Turquie, comme masticatoire, ont été décrites par M. Bourlier. (V. Journ. de pharm., 1858.) CAPILLAIRES. Plusieurs fougères de ce nom, appartenant aux genres adianthum et asplenium, sont mentionnées dans les pharmacopées. 1° Capillaire du Canada ; Adianthum pedatum %%* (Fussfœrmiges Frauenhaar, al.; Canadian maidenhair, akg. ). Pétiole des feuilles ou frondes noir, divisé au sommet en huit ou dix pétiolules déliés, portant des folioles triangulaires, crénelées, dont les bords repliés recouvrent les fructifications. Odeur agréable, saveur un peu styptique. Il nous vient du Canada, le plus souvent comprimé, et est le plus estimé des capillaires. Il sert à faire des hydrolés (pp. 10 : 1000) et un sirop *, assez employés comme béchiques. Le capillaire du Canada étant fort rare, on lui substitue souvent dans le commerce un gros capillaire ou encore le capillaire d'Afrique ou d'Algérie. 2° Capillaire de Montpellier, Capillaire d'Italie; Adianthum capillus Veneris* (Frauen- liaarkrautf'urn, Venushaar, al. ; Ladie's hair, A.xc. ; Bersuusan, Cozbara el bir, ar. ; Culan- trillo de pozo, esp. ; Venushair, hol. ; Capel- renere, it. ; Bahliri kaia, tur.). Feuilles ou (rondes tripinnées, à pétioles secondaires et tertiaires grêles et noirs, à folioles lobées au sommet. Le pétiole est plus court, l'odeur moins agréable que dans l'espèce précédente. Croit surtout aux environs de Montpellier, dans les lieux humides et pierreux. L'Adianthum œthiopicum est employé au cap de Bonne-Espérance dans les mêmes cas où les deux capillaires précédents le sont chez nous. Les autres espècesde capillaires sont connues sous les noms : 1° de Capillaire commun ou noir ; Asplenium adianthum uigrum (Frauen- haarstreiffarren, Schivarzes frauenhaar , al. ; Black maidenhair, ang. ; Sorte haamrt, dan. ; Zwart Venushair, hol. ; Sort zungfruhœr, su.) qui croit sur les murailles dans les lieux humides : 2° Capillaire rouge, pohjtrk des offi- 336 CAPRIER. — CAPSULES GÉLATINEUSES. cines; asplenium trichomcmes (Steinfarren, Rother streiffarren; al.).; le Polytric commun ou perce-mousse , Polytrkum commune , est une mousse. Il se distingue des autres par la petitesse de ses folioles qui, sans être opposées, sont rangées, comme par paires, sur le racliis. Il croît en tondes sur les vieux murs ; 3° Sauve-vie, Rue des murailles; Asplenium ruta muraria (Mauerstreiffarren, Mauerraute, al.); croît en petites touffes d'un vert glauque dans les fentes des murailles ; h° le Celerach, Dorade ou Doradille, herbe dorée; Geterach officinarum, asplenium Geterach (Mihfarren, Kleine Eirsctaunge, al. , Common Spkermort, ang. Steameren, hol.). Petite fougère chargée d'écaillés jaune fauve, qui a été vantée dans les maladies des poumons, les calculs de la vessie. Ces substances sont tombées dans l'oubli. Le nom de capillaire vient de la ténuité de la tige des plantes ainsi nommées. CAPRIER. Capparis salira. (Capparidées.) Kappernstranch, **<■; Caperbush, ang.j Âlcaparro, k^p.; Kappers.not.; Cappero, iT.;Kebir,pm.; Kebérd, Tun. L'écorce de la racine est quelquefois employée comme diurétique. On sait que les boulons floraux, confits dans le vinaigre, constituent les câpres. En Algérie, la décoction de câpres est administrée à l'intérieur contre la sciatique. CAPSULES GÉLATINEUSES Les capsules sont des enveloppes de forme olivaire ou plutôt ovoïde, dont la base est la gélatine, et qui sont destinées à rendre facile l'administration de certains médicamentsd'une odeur et d'une saveur désagréables. La seule condition est que le liquide dont on les rcm- ^^^^^^^^^^ plit ne puisse dissoudre ni ramollir la substance de la capsule. Les premières capsules fabriquées, en 1838, par M. Motbes, n'étaient autres que des nouets de baudruche vernis de gélatine, mais il devait arriver souvent que la baudruche ne se rompant pas dans l'estomac, le médicament restait sans effet. Celles d'aujourd'hui sont obtenues par le procédé suivant qui s'exécute en trois temps distincts : 1° Capsulation. On se procure un certain nombre de mandrins en métal poli (laiton, fer ou étain) terminés en forme d'olive {fvj. 512). On trempe cette extrémité dans de la gélatine (et pâte de jujubes, afin que les capsules ne se durcissent pas trop, emprunt fait au procédé de M. Derlon, qui les faisait tout en pâte de jujubes) convenablement dissoute et épaissie, ou dans un mélange gélatineux composé de : gélatine blanche 2, gomme en poudre 1, sucre en poudre 1, miel blanc 1, eau 10 environ ; ou de : gélatine incolore 25 ; glycérine 10 ; sucre 8 ; eau distillée, environ 45 gr. (Codex); on fait dissoudre au bain-marie. On l'en retire chargée ; lorsque la gélatine a pris une consistance suffisante, mais encore assez molle, avec le pouce et l'index on fait sortir la capsule de dessus le mandrin. On place les capsules vides ou coquilles sur des planches dans lesquelles on a creusé plusieurs centaines de concavités hémisphériques destinées à recevoir les capsules l'ouverture en haut, et on porte les planches à l'ôtuve. 2° Remplissage. Lorsque les capsules sont sèches, elles sont livrées, sur ces mêmes planches, à des femmes qui les remplissent des médicaments liquides qu'elles doivent contenir, au moyen de burettes ou, mieux, d'un réservoir pouvant être chauffé, à bec effilé (ftij. 53.) 3° Occlusion. Il ne reste plus alors (Fi tan, sont faites a l'aide de ce procédé. MM. Lehuby et Mezery ont inventé des enveloppes médit amentevses formées de deux petits tubes ayant l'une ries extr'miles fermée, et s emboîtant très-exactement l'une dans l'autre par leur extrémité ouverte, a la manière d'un étui sans point d'arrêt, formant ainsi une capsule cylindrico-splierique. Leur substance est la gélatine de Càrragaheen. Ces enveloppes sont Ires-commodes pour envelopper extemporanemenl les médicaments de saveur ou d'odeur désagréable, liquide- ou pulvérisés : il suffit de mettre la substance dans l'un ries tubes et de recouvrir par l'autre. La gélatine médicinale est aussi un moyen simple et commode d'administrer et de doser certains médicament- actif . Réveil et Leper- driel préparaient déjà des collyres -ecs avec l'atropine ou la rnorphine empri onnée dans des rondelle de gélatine, et MM. Vee et I)u- que nel ont recouru à ce moyen pour doser et appliquer l'e-érir.e. Ce procède dit Suédois con He à di sourire ou à suspendre les matière-; médican enteuses dans la gélatine, étalée en couche mince sur un moule de fer étalé, dont la surlace est di- vi ée en petit carres coire pondants à la dose qu'on veut obtenir. La feuille écl ée et découpée avec des c'seaux, suivant l'indication du médecin, le malade place un, ou plusieurs de ces petits carres dans une cu'ller avec un peu d'eau et les avale dès qu'ils sont ramolli--. M. Pietro de Clan a réuni ainsi dans un porte-feuille tous le- médicaments actifs, avec le nom et la do e sur chaque carré. Le raséum a été proposé pour capsuler les pilules de mauvaise odeur ou saveur. On prend ducaséum impur (fromage frais et maigre), on le plonge vingt minutes dans l'eau bouillante, on le presse, on le dissout dans q. s. d'eau ammoniacale pour obtenir un liquide sirupeux. On ajoute 1/10 de sucre du poids du caséum, on évapore a siccité ei on réduit en poudre. Pour capsuler les pilules on délaye une partie de cette poudre avec Q. S. d'eau pour former un muci.age épais. On enduit les pilules de ce mucilage et on les roule dans la p. de poudre conservée sèche. On réitère celle opération et on plonge les pilules dans rie l'eau légèrement a-idulee. On retire après une minute d'immersion , et on laisse sécher. Malheureusement cet le enveloppe pilulaire ne se conserve pas bien ; elle se ramollit et se moisit par la moindre humidité. Au caséum on substituerait peut-être avec avantage la gélatine de Càrragaheen et d'«gar-ap/w. (V. Dragées, p.416.) L'huile de foie de n orue, l'huile de ricin, l'essence de térébenthine, lecopahu, le poivre cnlièbe, le chloroforme, etc., s'administrent facilement par le moyen des capsules. Les Capsules de Ruquiu sont des capsules de ropahu solhlifié recouvertes d'un mélange de 1 /3 de sucre et 2/3 de gluli n et vernies à la fin an moyen d'unesojution alcool, saturée de gluten. Lette fabrication exige une grande habitude. On nomme assez souvent capsules des pilules (jelutiirisées. Pour leur préparation et leuis formules, V. Pilules. CARAPA TOULOUCOUNA. Le earapa ou persooiiia toiiloucouna f Mélïa- cées) est un arbre de la Guyane, dont l'écorce parait douée de propriétés fébrifuges, et contient, d'après M. Eugène Caventou, un principe amer (toutoucouitin), -des matières colorantes jaune et rouge, une matière grasse verte (beurre deCarapa), une matière cireuse, de la gomme, ries traces d'amidon et du ligneux. M. Eugène Caventou a proposé d'administrer les parties actives de cette écorec sous forme de teinture, de vin, de sirop. On extrait de. l'arbre une huile que les indigènes emploient en frictions dans la plupart des maladies de la peau. Des 1821, Pétroz et Robinet avaient aussi trouvé une matière blanche, racine très- amère (carapin ou carùpfne) dans l'huile delà noix de Carapa gm/uuensis, que l'on a employée dans les maladies de la peau. (V. J. PL, 1859, et Ilev. phann., 1859-1860.) Cette huile est amène, épaisse, butyreuse, comme de l'huile de palme. Elle a reçu plusieurs applications dans l'industrie. CARBONATES. Kohlensaures, al.; Kalauni, ab.; Uglekisloi, RUS. Sels nombreux résultant de la combinaison de l'acide carbonique avec les bases. Sous le point de vue médical, les carbonates ont, en général, les propriétés de leurs bases légèrement modifiées par la combinaison. Dans la préparation des carbonates métalliques insolubles, il n'est pas indifférent d'employer un carbonate neutre ou un bicarbonate, ni d'opérer à froid ou à chaud. Les carbonates obtenus avec les bicarbonates sont en poudre plus légère que lorsqu'ils proviennent des 338 CARBONATE D'AMMONIAQUE. — CARBONATE DE CHAUX. carbonates neutres. Ceux qui sont coloras, préparés à chaud, possèdent des teintes plus foncées. En outre, selon M. I.efort, il est préférable, en général, pour obtenir des produits purs, de verser le solutémétallique dans celui de carbonate alcalin; en faisant l'inverse, le précipite qui se forme contient très-souvent du sel métallique indécomposé. Parmi les carbonates employés en médecine, les carbonates alcalins, c'est-à-dire ceux de potasse, de soude et d'ammoniaque, sont so- lubles dans l'eau ; ceux dp magnésie et de chaux y sont solubles par un excès d'acide à l'état de bicarbonates. Tous les autres sont insolubles on à peu près. (V. Tableau chimique, p. 77.) Incomp. : Tous les carbonates sont décomposés avec ellervescenee par les acides. On doit tenir compte de cette propriété dans leur mélange avec les substances acides. Carbonate d'ammoniaque ¥ . Alcali volatil concret, Sel volatil d'Angleterre,, Sesguùarbonate d'ammoniaque, Sous-carbonate d'ammoniaque; Ammonium carbonicum, Carbonas ammonv us. Kohlensanres ammoniak, al.; Tlartshorn sait, ang.; Uglekisloi ammoniac, Rus.; Navacbara ucranum, tam. S'obtient en distillant dans une cornue un mélange de 1 p. de sel ammoniac et de 2 de carbonate de chaux ; on chauffe, et le carbonate va se condenser dans le récipient. 11 est translucide, incolore, s'ellleurissant à l'air; odeur d'ammoniaque prononcée. Comme, par son contact avec l'air, il perd de sa transparence et de l'ammoniaque pour se transformer en î icarbonate, il faut tenir le flacon bien bouché. 11 est soluble dans 3 p. G d'eau froide : l'eau bouillante le décompose. C'est un excitant, un diaphonique éner gique. Il a été fortement recommande dans la scrofule, les syphilides, le diabète. Cassé en morceaux transparents de 1 cenlim. cube environ, aromatise avec une liqueur composée d'essences de 1 ergamote (25 goutt.), de roses, de cannelle, de girolle, (ifa, 10 goutt.), et de lavande (15 goutt.), et arrosé d'ammoniaque liquide (125 gr.), il constitue te sel de Preston. (Dalpiaz.) Mêlé a de la potasse ou de la chaux, qui en dégage l'ammoniaque, c'est le smelliilg- salts des Anglais (Seh volatils anglais), qui en garnissent les (laçons de poche et s'en servent en aspiration. Cette préparation, souvent demandée en pharmacie, s ■ l'ait en mélangeant dans un vase fermé 600 de carbonate d'ammoniaque du commerce, divisés en morceaux de la grosseur d'une noisette, avec 300 d'ammoniaque concentrée; en agile fréquemment pendant une semaine, puis on abandonne dans un endroit frais pendant un mois environ ; il se forme un sel basique sec, qui est pulvérisé et parfumé a\ec: essence de lavande et extrait de musc, âa, là; ess. de bergamote, ess. de girofles, âà, 3; ess. de roses, 10 gouttes ou 0,50 ; ess. de cannelle de Ceylan, 5 gouttes ou 0,25; ammoniaque très-concentrée, 2. (Alkkin.) On en prépare une pommade, un soluté, un sirop; on l'emploie en fumigations; il fait partie de quelques préparations pharmaceutiques. Les pâtissiers l'emploient pour rendre leurs pâtes plus volumineuses et plus légères. Dose à l'intérieur, ;> centig. à 2 gr.; à l'extérieur, c'est un rubéfiant. Pour le carbonate d'ammoniaque cmpyreu- matique, V. Corne de cerf. Le carbonate neutre et le bicarbonate d'ammoniaque ne sont pas employés. hicomp.: Acides, oxydes des l rc et2 c classes, sels métalliques et terreux, sublimé. Carbonate de baryte. Baryte carbonatée, Craie barotique, Terre pesante; Carbonas baryticus. On l'obtient en précipitant le nitrate ou le chlorure de baryum par un soluté d'un carbonate alcalin. 11 est blanc, pesant, presque insoluble dans l'eau; vénéneux. Inusité, si ce n'est en place de l'arsenic pour détruire les rats. Il existe dans la nature; c'est la withêritè des minéralogistes. Carbonate de bismuth (Sous-). On l'obtient en précipitant'le nitrate acide liquide de bismuth par le carbonate de soude ou de potasse, ou un mélange des deux, ou mieux par le carbonate d'ammoniaque {l'm- ney) ; on fait bouillir pendant 10 minutes avant de recueillir le précipite sur un filtre. On lave bien le précipite et on le fait sécher. C'est une poudre blanche, inodore, insipide', insoluble. Le carbonate de bismuth renfermes oxyde, 88,30; ac. ca bonique, 8, 0: eau, 3,39. Selon le docteur Hannon, les propriétés thérapeutiques du sous-carbonate de bismuth doivent lui faire obtenir la préférence sur le sous-nitrate de même base, cependant seul employé aujourd'hui ; ainsi il neutralise les addes en excès qui se trouvent dans l'estomac, ce que le sous-nitrate ne saurait faire. Il s'emploie du reste aux mêmes doses et sous les mêmes formes que celui-ci. Carbonate de chaux *. Terre ou spath calcaire; Carbonas calcicus- Koblensaarer kalk, Kreide, al.; Carbonate of lime, Chalk, White chalk, isr,.; Tyn abyaz, aii.; Yun-mô- Ché. en.; Ratta Inmu.nN.; Kiide, dan.; Yelaitie chan- m, dur.; Cieda, esp., l'on.; Rhume mutlie, ind.; XVitte Kiijt, iioL.; fréta, it.; 011 sifid, pkr,; Uglekisloi isvest Miel, nus.. Krita, su.; Simie chanambu, TAM.; Sima Sumium, tel. CARBONATE DE CUIVRE. CARBONATE DE FER. 339 Ce sel, que l'on demande presque toujours à la nature, s'y présente sous une foule d'états et de noms différents. On l'emploie naturel ou on lui fait subir un broyage et un lavage. Pour les usages médicaux, il est préférable de le préparer ainsi : Dissolvez dans l'eau 100 de chlorure de calcium tondu, ajoutez un soluté de 260 de carbonate de soude cristallisé. Lavez et faites sécher, ou mettez en troehisques (Codex), Lecarbonate calcaire le plus employé est celui que Ton connaît sous les noms de craie , craie blanche, chaux carbonatée, sous-carbonate de chaux; creta,.calca,ria carbonica. Il est en masses blanches, tendres, friables, d'un aspect mat et terreux, happant à la langue. Préparé en pains cylindriques de 125 à 150 gr., il prend le nom de blanc d'Espagne, de Troyes, de Paris, ou de Mewlûn, dernière localité où on le prépare en grande quantité. Le carbonate de chaux est insoluble dans l'eau et dans l'alcool. Les eaux de rivières et de fontaines, et surtout quelques eaux minérales, en contiennent cependant toujours plus ou moins. Dans ces dernières, il est plus souvent à l'état de bicarbonate. Chauffe au rouge, le carbonate calcique perd son acide et se transforme en chaux vive. Le carb. de chaux est employé comme antiacide ou absorbant, anlid arrliéique; on en fait des pastilles, des poudres dentifrices. Dose : 1 a 4,0. Ce qu'on appelait autrefois chaux préparée, craie précipitée; magistère de chaux, de corail, de nacre de perle, 'd'yeux d'écrevisse, etc., et que l'on obtenait en dissolvant la nacre, le corail, etc., dans du vinaigre, et précipitant par du carb. de potasse, n'est pas autre chose que du carb. de chaux. L'agaric minerai, les marbres (Marble, Ang. ; Marmol, ksi'.; Marmatr, hol.; Marmo, it. ; Ifortrior, su., nus.), ïalbdtre (Alabastrum), le spath , Yarragonite , i'ostéocolle (ïleiubiwh , Bruchstein, al.), le lait de montagne, la farine fossile, la pierre de porc ou carbonate cal aire bitumineux, dans le règne minéral ; les coquilles ou écailles d'huîtres, testas ostreœ (Austerscliaa- len, al.; Oyster-shell, ang.; Oosterschulp, hol.; Skorupy, Ostriyiowa, eou.; Concha de osta, i'or.; Oofronskal, su.) dont la poudre a été recommandée, dans ces derniers temps, connu ■ fébrifuge (Bruit/*et Péneau); \escoqnillesiVmifs, dtcolimaçon ; les dentales, le nombril marin, les pierres a'éerevisses, Lapides cancrorum (Voy. Yeux d'écrevisses), de carpe, de lynx ; le test du homard ou écrevisse de mer, cancer gommants., les bézoards, concrétions morbides de l'économie chez certains animaux, etc., employés, avec beaucoup d'autres,dans l'ancienne médecine, sont a peu près complètement formés de carbonate de chaux. La cendre d'alcyon (alcyonium), polypier sarcoïde, qu'il ne faut pas confondre avec le passereau de ce nom (akedo hispida), dont jadis on suspendait le cœur desséché au cou des petits enfants pour les préserver de l'épilepsie; ni avec l'hirondelle salangane (hirundo escu- lenta), qui fournit le manger délicat, très- recherché des Asiatiques, et connu sous le nom de nids d'Alcyon ou d'hirondelles, la poudre d'alcyon, disons-nous, employée jadis, soit à l'extérieur, contre les maladies cutanées, soit à l'intérieur, contre les affections des voies urinaires, les obstructions, l'hydro- pisie, etc., esi encore, ainsi que celle de hérisson, de soie, de taupe, de roitelet, etc., principalement formée de carb. de chaux. Carbonate de cuivre. Carbonate euivrique; Çarbonas cupiicus. On l'obtient artificiellement en décomposant un soluté de sulfate de cuivre par un autre de carbonate de potasse ou de soude. On lave et on sèche le précipité, qui de bleuâtre devient vert. 11 se forme spontanément à la surface du cuivre, et c'est lui que, dans le public, on désigne sous le nom de vert-de-gris. Il constitue, la patine antique, c'est-à-dire cette couche verte qui se produit à la surface des statues de bronze. 11 existe dans la nature en grande quantité. Les minéralogistes le désignent, selon sa forme ou sa couleur, sous les noms de bleu de montagne, cendre bleue, cuivre carbonate bleu, azuiite, hydpocarbonate de cuivre, oclira Venais, pierre d'Arménie, vert de montagne , cendre verte, cuivre carbonate vert, terre, verte, malachite. Le carbonate de cuivre ammoniacal s'obtient en dissolvant le carbonate cuivn'que dans Q. S. d'ammoniaque liquide et desséchant doucement. Au lieu d'ammoniaque caustique, des auteurs indiquent l'emploi d'un soluté de 3 p, de carb. d'ammoniaque dans 13 p. d'eau disl. pour dissoudre le produit de la précipitation de 2 p. de sulfate. Il a été employé contre la fièvre intermittente rebelle. Carbonate de fer. Nous ne parlerons ici que du carbonate de protoxyde de fer, renvoyant au mot Oxydes pour le sous-carb. de môme base. Le carbonate de protoxyde de fer, proto- carbonate de fer ou carbonate ferreux, existe à l'état naturel sous forme de pierre blanc- verdàtre cristalline dans quelques localités ; par exemple, en France, dans les Alpes, à Bourg-d'Oisan. 11 existe aussi dans quelques eaux minérales, et se produit lorsque l'on traite un soluté de sulfate ferreux par un autre, de carbonate de potasse ou de soude. Mais son 310 CARBONATE DE LITHINE. — CARBONATE DE LITHINE EFFERVESCENT. existence n'est que momentanée ; car, aussitôt produit, il absorbe l'oxygène de l'air, perd son acide et se transforme en sesquioxyde de fer. D'après M. de l.uca, le carbonate de prot- oxwle de fer est blanc, et peut ainsi se conserver indéfiniment lorsqu'il est renfermé dans des ampoules de verre fermées aux deux ex- trên ités; mais, au contact de l'air et del'lm- m.dilé, il se transforme lentement en hydrate (te sesquioxyde d'un muge vif. Ce n'est donc que par un artifice qu'on parvient à lui conserver sa composition chimique, soit par la méthode de Vallet (V. Pilules de YuUet), soit par le procédé qui suit, indiqué par la pharmacopée d'Edimbourg : Sulfate de fer....... 125 Carbonate de soude.. 15n Eau ............... 2000 Sucre ............... 60 Dissolvez les deux sels chacun dans la moitié de l'eau, et mêle/, les solutés. Recueillez le précipité sur nn filtre d'étoffe, et lavez-le immédiatement avec de l'eau froide; exprimez pour faire so tir le plus d'eau possible, et tri- tuiez aussitôt le produit avec du sucre pulvérisé; desséchez le saccharure archive. .Nouvellement préparé, ce produit est vert bli'i àtre ou grisâtre. Il doit être conservé en vase exactement clos et à l'abri de la lun ière. Cette préparation n'est, à proprement parler, qu'un saccharure de protocarboitate de fer (f'erri rarbonas saccharatvm, Ed.). La première idée en est due à firiffith, ou plutôt à (Lialier, chimiste allemand. On voit qu'elle a le plus grand rapport avec la préparation de Vallet, qui est plus parfaite, en ce que la précipitation du carbonate ferreux, se faisant au sein d'une liqueur sucrée, le fer ne peut se peroxyder; tandis qu'ici il y a suroxydation partielle, comme t'a remarqué Klauer lui- même, ainsi que Chrislison, qui intitule la préparation : Carbonate de protoœyde de fer dans un état de combinaison indéterminé avec le sesquiosryde de fer et le sw re. Le saccharure de carbonate de fer est un puissant et excellent ferrugineux. Le docteur Clark a trouvé qu'il surpasse de beaucoup le sesquioxyde en énergie. On peut l'administrer sous forme de poudre, d'é'ectuaire, de pastilles, de pains, ou, mieux encore, de pilules ou de dragées. Dose : 0,25 a 2,0. Le d r Skinner a donné la formule suivante d'un carbonate de fer efferresient, bon pour une médication ferrugineuse qui ne doit pas être piolongée : Pr. acide tartrique 06, bicarb. de soude 160, sulfate de prot. de fer 40, sucre pulv. Uk, acide citrique 8. M. S. A. pour granules, et aromatisez avec l'essence de citron. Leperdriel enferme ces granules dans des flacons dont le bouchon mesure une dose, c'est- à-due k il 6 grammes dans un verre d'eau. On a essayé de /aire naître dans l'estomac même le carbonate ferreux, au moyen de granules de Os r ,oi de sullate de fer, revêtus d'une légère couche de swre, puis celui-ri de carbonate de soude, et le tout enrôlé de sucre (Garnier et Lamourenx) ou en renfermant dans des enveloppes gélatineuses les deux sels bien desséchés, finement pulvérisés et rapidement mélangés. (Perles de Tisy.) Mais nous croyons, avec M. Desbans, que le lactate de soude, qui se forme a\ec le carbon. alcalin en présence de l'acide lactique du suc gastrique, étant sans action sur le sulfate de 1er. celui-ci n'est pas décomposé, et agit comme tel sur l'économie. Carbonate de lithine. Carbonate lithique ; Carbonas lithiius, Lithium carbonit uni. S'obtient en grand en traitant le lépidoli- the mica à base de potasse et de lithine, ou soit en calcinant l'acétate, soit en mêlant ensemble des solutions de chlorure de lithium et de carbonate d'ammoniaque ou de sulfate de lithine et de carbonate de soude. Poudre blanche, très-légère, peu soluble dans l'eau; 1 litre d'eau en dissout 10 gr.; beaucoup plus soluble dans l'eau chargée d'acide carbonique, insoluble dans l'alcool, fusible au rouge ; maintenu en fusion, se décompose partiellement. Il colore la flamme de l'alcool en rouge pourpre. 1 gr. de ce sel traite par l'acide sullurique, puis évapore et chauffé au rouge, doit lais.-er \.ù8 de sulfate de lithine. M. Garrod le onsidere comme un spécifique de la goutte, et l'associe au carbonate ou au nitratt de potasse, ou enc re an phosphate d'ammon., et l'administre dans une eau gazeuse, sous le nom d'euu de lithine (carbonate 0,50 ; eau gazeuse 500). Quelques praticiens conseillent de remplacer l'eau gazeuse par la limonade citrique. On l'emploie aussi sous forme de granules effervescents. Le carbon. de lithine existe dans quelques eaux minérales naturelles (Eaux de Vais, de Marienbad, de Soultzmatl, de Weilbach, etc.), et entre dans la composition de certaines eaux artificielles. Carbonate de lithine effervescent*. Acide citrique........ 40 Carbonate de lithine.. le Bicarbonate de soude. 50 Mêlez les poudres, placez-les dans un vase à fond plat à large surface, chauffe-/ à 100° environ en remuant continuellement la poudre jusqu'à ce qu'elle prenne la forme granulaire; puis, au moyen de tamis appropriés, obtenez des granules de grosseur convenable et uniforme et conervez la préparation dans des bouteilles bien fermées. Préparez de même : CARBONATE DE MAGNÉSIE. 341 Le citrate de lithine effervescent, Le citrate de fer effervescent, Le tartrate de potasse et de fer effervescent, etc. Carbonate de magnésie*. Craie ou Terre magnésienne, Terre arriére, Terre talqtuv.se, Lait de terre, Panacée anglaise, Poudre de Santinelli, de ValenMni, du comte de Palme ou de Zwinger; Magnésie blanche, anglaise ou carbonatèe; Sous-carbonate de magnésie, Hydrocarbonate de magnésie; Carbonas magnesicus. Kohlensaure ialkerde, Weisse magnesia, al.; Magnesia bianca, it.; Uglekisloi magnesia, Velaia magnesia, rus.; Gliuverdjile kaimaghi, tuh. Le carbonate de magnésie existe abondamment dans la nature. La magnésite, qui est très-commune dans quelques parties de fln- doustan, et dont on se sert à Madras et à Calcutta en place de carbonate artificiel, en est entièrement formée. La Lémolithe de l'île d'Eubée, employée aujourd'hui par les fabricants anglais pour la préparation des produits magnésiens, est du carbonate de magnésie presque pur. La Dolomie, dont les gîtes sont nombreux, est un carbonate double de chaux et de magnésie. C'est de cette dernière pierre (V. Sulfate de magnésie) qu'on obtient tout le carbonate de magnésie fabriqué en France. A l'état de bicarbonate, il constitue le principal ingrédient des eaux minérales de Carlsbad et de Tœplitz en Bohème, de Bilin en Hongrie, de Saint-Allyre en France, de Saint-Giuliano près Pise, et de Saratoga aux Etats-Unis. On l'obtient artificiellement en décomposant une dissolution de sulfate de magnésie par une de carbonate de potasse ou de soude, lavant le précipité et le faisant sécher. En Angleterre, où l'on prépare la majeure partie du carbonate de magnésie consommé en Europe, on l'obtient par précipitation de l'eau de la fontaine d'Ep- som. En Bohême, on en obtient aussi des fontaines d'Egra et de Sedlitz. La manière d'opérer pour obtenir ce produit n'est pas indifférente pour l'avoir identique. Selon Bucholz, on obtient un carbonate de magnésie dense en mêlant un soluté bouillant de k p. de sulfate de magnésie dans 24 p. d'eau, avec un autre également bouillant de Zip. 3/à de carbonate de soude dans 14 p. d'eau, et faisant bouillir pendant quelques minutes. D'après le même, on obtient le carbonate de magnésie léger en mêlant les mêmes solutés froids, mais en augmentant la dose de carbonate de soude de 2 p. La composition de ces deux carbonates paraît ne pas être la même. Selon Pereira, on obtiendrait le carbonate dense en précipitant le soluté bouillant et concentré de sulfate de magnésie par le soluté, saturé et froid, de carbonate de soude, et faisant bouillir jusqu'à cessation de dégagement de gaz. On l'obtient granulé en mêlant les deux solutés, aussi concentrés que possible, bouillants; tandis que le carbonate léger s'obtien- tiendrait en employant des solutés très-dilués. Léger, il est constitué par des granules très- fins, mêlés de prismes microscopiques; lourd, il l'est uniformément par des granules sous- globulaires. Malgré la préférence que les Anglais accordent au carbonate de magnésie dense, nous pensons que celle-ci serait mieux acquise au carbonate léger. (V. Magnésie calcinée.) On le connaît sous forme de pains cubiques ou parallelipipêdes d'un blanc parfait, très- légers. Le carbonate de magnésie est insipide, inodore et presque insoluble dans l'eau; il exige en effet pour se dissoudre 2500 p. de ce liquide à -f 18" et 9000 p. à + 100°. Soumis a l'action de la chaleur, il laisse 43 °/ 0 de magnésie calcinée. 11 facilite la suspension, dans l'eau, du camphre et des huiles volatiles en général. On l'emploie comme abs rbant des acides de l'estomac, comme laxatif, et dans les cas d'empoisonnement par les acides. Pour ces usages cependant on lui préfère la magnésie calcinée. 11 entre dans des électuaires, des poudres dentifrices et autres. Do>e : 1 à 8,0. L'usage interne du carbonate de magnésie amène la destruction des verrues. M. Londeau a obtenu un carbonate de magnésie cristallisé en choux-lleurs. Ce produit nous a paru être un sesquicarbonate hydraté. A l'état de bicarbonate avec excès d'acide, il l'ail la base de Veau magncsieune. La Magnésie liquide de Dinnefort (LHnne- ford's solution), pharmacien anglais, romme la magnésie liquide de Barruel, ou plutôt la solution de Barruel, comme celle de Dinneford, car c'est celle-ci qui a servi de modèle à celle- là, est un simple soluté de bicarbonate de magnés : e, qui, comme on le sait, est soluble. Dans l'origine, Dinneford annonçait que sa magnésie fluide contenait 4,0 de bicarbonate par 24,0. Mais , d'après différentes analyses faites en Angleterre, on voit que Brandes a trouvé 1,0 par 30,0 ; Christison, seulement 0,55 pour cette quantité; et d'autres, des pp. différentes encore ; d'où il faudrait conclure que l'auteur n'a pas toujours suivi la même foi mule. Dans celle de Barruel, il y a 0,5 de bicarbonate par cuillerée, autrement dit par 20,0. Cette préparation, qui est tout à fait incolore, se conserve bien si on a soin de la tenir en flacons bien bouchés ; car, exposée à Pair, elle laisse déposer du carbonate magnésien, sous 342 CARBONATE DE MAGNÉSIE ET DE SOUDE. — CARBONATE DE PLOMB. formes de cristaux ou de plaques (V. Un. ph. 1871). C'est un antiacide efficace et qui n'est pas désagréable à prendre. Les Anglais le préconisent dans les cas de gravelle et de goutte, comme apéritif. La dose est depuis une cuillerée à café jusqu'à une demi-verrée. Pour la rendre plus agréable on peut l'aromatiser avec la teinture ou l'essence de citron. Carbonates de magnésie et de soude ; de magnésie et de potasse. Le bicarbonate de potasse et le bicarbonate de soude possèdent la propriété de s'unir avec le carbonate de magnésie. Le composé peut être obtenu en mêlant un soluté de sulfate de magnésie avec un soluté concentré de l'un des deux bicarbonates et abandonnant le tout à soi-même pendant quelques jours. Alors des cristaux réguliers sont lentement formés. Le bicarbonate de magnésie et de potasse est composé de 35 °/ 0 ,3 de bicarbonate de potasse, de 33 de carbonate de magnésie, et de 31,7 d'eau de cristallisation. (Ilerzelius.) Il n'est pas entièrement soluble dans l'eau. Ce liquide l.iisse du carbonate de magnésie indissous, et la partie dissoute est un bicarbonate des deux bases. Le bicarbonate de magnésie et de sonde, que les Anglais nomment magnésie solvb/e, n'a pas encore été bien étudié dans sa composition, mais il n'est pas aussi facilement décomposé par l'eau que le premier sel, et c'est sans doute pour cela qu'il est préféré par les pharmaciens de Londres. Ces deux composés peuvent être comparés au tartrate de potasse et de soude. Ces sels, qui ne sont pas encore connus dans la médecine française, sont laxatifs, antiacides. Les médecins anglais les préconisent contre la gravelle, la goutte, la dyspepsie. Carbonate de manganèse. Carbonas manganosus. On l'obtient en faisant dissoudre séparément 20 p. de sulfate de manganèse pur cristallisé et 26 p. de carbonate de soude dans Q. S. d'eau chaude, mêlant les solutés, lavant et séchant le précipité produit ou le mettant en trochisques. (Codex.) Poudre blanche, très-légèrement rosée, insipide, insoluble. Le carbonate manganeux a été proposé, par le docteur Hannon, en cas d'insuccès du carbonate de fer, dont il partage beaucoup les propriétés chimiques. On peut en faire des préparations à la manière de celles de Blaud et de Vallet. Carbonate de mercure. On peut l'obtenir, soit en précipitant un soluté chaud d'acétate mercurique par un autre de carbonate d'ammoniaque, soit en précipitant le nitrate mercureux par le bicarbonate de potasse. On lave et < n sèche a\ ec soin le précipité de carbonate de mercure produit. Il se décompose facilement. Inusité. Carbonate de plomb*. Céruse, Plomb carbonate ; Blanc de plomb, d'argent, ou de céruse ; l'raie de plomb, Oxyde blanc de plomb, Magistère de plomb ; Plumbum carbonicum, Curbotias plumbicus. Kohlensaures bleioxyd, Bleiweiss, al.; Carbonate oflead, White lead, AHJ.; Asfidaj , Asbiilagh, ar.; Kouân- sang, ch.; Bleghvidt, dan.; Albayalde, esp.; Loodwit, Ceruis, hol.; Biacca, it.; Suffiah, peu.; Uglekisloi gvinets, Svintsovya belila, rus.; Vullay, tam.; Oustou- betch, tur. Le carbonate de plomb a été connu des Grecs sous le nom de ijujuiâiov, et des Romains sous celui de Cerussa. Il existe dans la nature cristallisé en prismes blancs et brillants; mais on ne se sert en nédecine et dans les arts que du carbonate artificiel. En pains coniques de 1/2 à 1 kilog., pesant, blanc, dur ou tendre, selon le procédé par lequel il a été obtenu; inodore, insipide, insoluble. En Hollande, on le prépare en exposant des lame* de plomh au-dessus des pots contenant du vinaigre et enfouis dans du fumier de cheval. A Clichy, on suit, en outre, le procédé de Thénard et Roard, qui consiste à faire précipiter le sous-acétate de plomb liquide par un courant d'acide carbonique. On peut l'obtenir dans les pharmacies en décomposant un soluté d'acétate de plomb par un autre de carbonate de soude. Les céruses sont distinguées dans le commerce par le nom du i ays où elles ont été fabriquées, on dit : céruse ou blanc de Hollande, d'Allemagne, deKrems, de Lille, de Clichy, etc. La première est la plus estimée. Toutes les personnes qui manient fréquemment la céruse, les peintres, les broyeurs, les ouvriers qui la préparent, sont exposés à des accidents graves par suite de l'action délétère de cette substance, qui porte principalement son action sur l'appareil digestif, et occasionne des tremblements convulsifs et une maladie cruelle appelée colique de plomb ou des peintres. Pour remédier à ce fâcheux inconvénient, M. Ruolz a proposé, il y a une vingtaine d'années, de remplacer la céruse par l'oxyde d'antimoine; et I. éclaire, par l'oxyde de zinc. Ce dernier a prévalu sans avoir néanmoins supplanté la céruse. La cér.ise est un dessiccatif et un résolutif, employé seulement à l'extérieur. Elle fait la base du blanc rhazis et entre dans des emplâtres. Les Anglais s'en servent quelquefois CARBONATES DE POTASSE — POTASSE DU COMMERCE. 343 sur les irritations et excoriations de la peau, à la manière d i lycopode. Carbonates de potasse. Deux carbonates de potasse sont employés en médecine. 1° CARBONATE NEUTRE DE POTASSE. Carb. députasse, Sel de tartre, Potasse carbonatée, Sous-carbonate de potasse, Alcali fixe végétal; Kali carbonv'um, Carbonas potassvus &*, Kohlensaures kali, AL.; Uglekisloi kali, rus. On l'obtient chimiquement pur en faisant déflagrer par portions, dans un vase de fonte chauffé au rouge naissant, un mélange de 1 p. de nitrate de potasse et de 3 de crème de tartre, tous deux pulvérisés. On obtient une masse charbonneuse qui, traitée par l'eau, filtrée et évaporée à siccité, donne du carbonate de potasse pur. (V. Rev. ph., 1855-1856.) Les anciens chimistes appelaient le carbonate de potasse obtenu ainsi : idtre fiocé par le tartre, alcali extemporaué ; ils lui donnaient les noms de cendres clavelées {soi cinerum clceoel- latorum), de sel de tartre, de nitre fixé par le charbon; nitrum fixurn, selon qu'il était obtenu par la calcination du tartre brut ou celle d'un mélange de nitre et de charbon. Leur potasse purifiée ou préparée était la potasse du commerce dissoute dans l'eau et rapprochée. Le carb. de potasse est un sel blanc, pulvé- rulenl, caustique, déliquescent, soluble dans son poids d'eau, insoluble dans l'alcool. Sa solution est très-aicaline ; dans son plus grand état de concentration, elle renferme 48,80 °/ 0 de sel anhydre; a une densité de l,5û &-|-lS° et bout à 113° V huile de tartre par défaillance, des anciennes pharmacopées, n'est autre que du carb. de potasse en déliquium. Le carb. de potasse pur est quelquefois employé à l'intérieur comme lithontritique, diurétique et antirachitique ; à l'extérieur, il est employé comme résolutif, et contre le prurit dartreux. Pour les bains, on lui préfère le carb. de potasse du commerce, dont nous parlons plus bas et qui est moins cher. Dose : 25 centig. à 1 grain., en soluté. Le soluté ou liqueur de carb. de potasse(Lond.) est composé de carb. de potasse 625, et eau dist. 500. Incomp. : Les acides et sels acides ; les sels pouvant donner lieu à des carbonates insolubles ; le calomel ; le sublimé ; les sels de fer, de zinc, de magnésie, de chaux, d'argent; le sel ammoniac, l'émétique. 2° bicarbonate de potasse, Carbonate de potasse acide ou saturé; Kalicarbonicum acidu- lum, Bicarbonas potassicus*. Doppelt kohlensaures kali, al.; Druch uglekisloi kali, RUS. On l'obtient en faisant passer du gaz carbonique lavé dans une solution de carbonate de potasse, marquant 1,21 au densimètre. {Codex de 1860.) Il cristallise en prismes rhomboïdaux obliques, non déliquescents, d'une saveur alcaline, dépounue d'acreté; 100 p. d'eau a + 20° en dissohent 26,9. il est décomposé à l'ébullition. On lui préfère, pour l'usage, le bicarbonate de soude. Il paraît avoir été employé avec succès dans le traitement du croup; en potion (2 de sel, 150 d'eau de fenouil, 30 sirop de polygala). (Ilellway. ) Potasse du commerce Potasse impure, Sous-carbonate de potasse du commerce; Carbonas potassm vénale, KaK carbonicum crudum. Rohe Pottasche, al.; Potashes, Pearlashes, ang., Jhar kenemuk, heng.; Petaske, dan.; Potasa, ESP.; Potaseh, hol.; Potassa di cenere, it.; Potash, rus.; Pottaska, su.; Mara ooppoo, tam. Produits complexes formés de carbonate de potasse rendu plus ou moins impur par la présence de sels étrangers: sulfate de potasse, chlorure de potassium, silice, alumine, oxydes de fer et de manganèse et retirés du lessivage des cendres de divers végétaux. Les principales sortes de potasse sont : 1° la potasse d'Amérique, qui est en plaques rouge- marbrées : elle est très-caustique et très-esti- mée; 2° la potasse de Trêves, d'Allemagne ou du Rhin, qui est bleu clair; 3° la potasse de Dantiick; elle vient de Russie, elle se rapproche de la suivante; li" potasse pertasse, qui est à peu près blanche ; elle vient d'Amérique: c'est la sorte la plus employée; 5° potasse de Lille ou de betterave, sorte fabriquée dans 1& nord de la France et aujourd'hui fort répandue. Le commerce nous présente encore la potasse factice, potasse des savonniers, préparée en fondant ensemble de la potasse, du carbonate de soude, de la chaux et du sel marin. C'est une véritable fraude. Les cendres gravelées que l'on obtient, dans le midi de la France, de la combuslion des sarments de vigne, du tartre brut ou de la lie de vin desséchée, et qui sont usitées aujourd'hui dans les arts, les anciens sels Hxiviels d'absinthe, de chardon bénit, de petite centaurée, de genévrier, de tamarin, etc., employés autrefois en médecine, et que l'on obtenait de la combustion des végétaux de ces noms, n'agissaient que par le carbonate de potasse qu'on [ieut leur substituer. Le mot potasse vient, selon Duméril, de pot et de tasse, parce qu'on tassait autrefois dans des pots le salin pour le soumettre à la calcination. Le mot perlasse est d'origine anglaise ; il vient de pearl, perle, et de ashes, cendre, cendre perlée. Zm CARBONATE DE POTASSE ET D'AMMONIAQUE. — SOUDE DU COMMERCE. On s'assure de la richesse alcaline des potasses par l'alcalimétrie. (V. Essai des med.) La potasse du commerce esl assez souvent employée en bains, pediluves, lotions, etc. Carbonate de potasse et d'ammoniaque. Carb. de potasse. 4 Carb. d'ammoniaq. 1 Eau. Q. S. strictement pour dissoudre les deux sels; laites passer dans la liqueur un courant de gaz carbonique pour la saturer; chauffez et laites cristalliser. Diabète, gravelle. dyspepsie. On peut, poui la composition, rapprocher ce sel du carbonate double de magnésie et de potasse, ainsi que le produit suivant : M. Marguerille a pu obtenir un carb. de potasse et de soude en i issolvant du carb. de soude dans un excès de carb. de potasse. Les cristaux qui se produisent sont le carbonate double. Carbonate de quinine. En mêlant de la quinine fraîchement précipitée et lavée à l'eau que l'on charge d'acide carbonique, celle solution, exposée a l'air, laisse dégage) l'acide carbonique. Après celte évaporation, les cristaux aiguillés transparents de carbonate de quinine se déposent. (Langlois.) Carbonates de soude. On en distingue deux en pharmacie. 1° CARBONATE NEUTRE DE SOUDE. Carb. OU Sous-carb. de sowfe, Soude carbonate, Cristaux de soude, Suide soude ciisttdlisr, Craie de soude, Soude effervescente, Alcali minéral; Natrum carbonicum, Carbenas soditus ® ". Einfach kohlensaures nation, soda, al.; Carbonnted na- tron, Soda, and ; .lumed chenee, aR.; Kien. en.; Snda, dan., su.; Sal di soda, it.; Kak, ini>.; U^lekisloi natr., bus.; Saijica, san.; Karum, tam.; Nation tou- zou, TUR. Cristallisé en prismes rhomboïdanx ou en p}ramides tronquées par la base, incolores, inodores, d'une saveur alcaline et mineuse. On 1\ btient pur par cristallisation du carbonate de so de du commerce. (Codex.) Le carbonate de soude crislall se contient 62,94 d'eau pour 100; il se dissout dans 1 p. 6 d'eau à + 15°, dans 0 p. 12 a -f- 38° et dans 0 p. 22 à -f- lo0°; soluble dans son poids de glycérine environ. Il est elflorescent. On le purilie facilement en précipitant par l'alcool sa solution aqueuse concentre*. Il est employé comte la gravelle, 'es scrofules, l'hydropisit), a la dose de l à 2,0 et plus. Pour le^ bains, ou emploie le carb. de s.tude du commerce dont nous parlons plus loin. 2° BICU1BONATE DE SOU'>E. Val b. de Solide acide OU salure, Sel digestif de Vvrhy; Na- trum carbonicum aeidulum, bicarbouas sodi- cus*. Il existe dans plusieurs eaux minérales, et notamment dans celles de Vicliy, de Saint- Alban, de Vais en France, des Jeysets en Islande, etc. l'eul cristalliser; mais il est d'ordinaire sous forme d'agglomérats opaques, d'un blanc mat, d'une saveur alcaline ei mineuse. L'eau a + 15" r en dissout 1 / U de son ,>oids. On l'oiitf ni en lai'anl aimer de l'acide carboniq'" 1 . d'une manière lente et régulière, à une faible pression, dans un grand vase de grès on de \erro, lermé, ipng et étroit, et contenant des cristaux de carb. ue soude, jusqu'à ce que ceux-ci soient devenus opaques et retusenl u alsorner du gaz. Le vase est muni, à sa partie inférieure, d'un diaphragme percé de trous, place à peu de distance du fond. Il porte deux tubulures latérales disposées, l'une au-dessous du diaphragme; et l'au lie très-près du lond. A la première, on adapte un tube courbe à angle droit, destine ti l.ine écouler le liquide qui s'accumule pendant l'opéiation; il suffit, pour cela, de placer Verticalement la branche libre, et de diriger l'ouverture en bas. Lorsque celle-ci est dirigée en haut, l'appareil esl lermé. La seconde tubulure porte aussi un lutte destine à faire communiquer le vase avec la source d'acide cai boni- que. Dans quelques fabriques anglaises, on fait dissoudre 63 lil. de carb. de soude dans 50 kil. d'eau, on lad ai river le gaz carbonique dans le soluté, le biearb. se dépose a mesure qu'il se forme jusqu'à concurrent* de 20 kil., on le sépare , ou ajoute de nouveau carb. de sonde à l'eau-mère, et ainsi de suite. (V. Rev. pliai m., 1855-1866.) Il esl très-employé comme antiacide, diurétique, digestif, et pour dissoudre les calculs d'acide inique. Il entre dans les différentes poudres effer- vescenles granulées (V. In. pi,. J87o). U fait la base des eaux et des pastilles de Vichy, du soda-vvaler. Dose: 0,50 a 10,0. Inionip.: Co.i me pour le carbonate de potasse. On connaissait autrefois sous le nom de na- tron ou iro/ia, qui n'en esl que l'anagramme, un sesquiiiirbonute de soude, que l'on relirait des lacs sales de l'Egypte, de la Hongrie, de l'Amérique, etc. Soude du commerce. Barille, Soude de varechs, Soude factice, etc. Les soudes du commet ce, comme les potasses, sont essentiellement tonnées par du carb. de soude, auquel il faut ajouter des sels et autres produits étrangers. Autrefois on les obtenait (soudes d'Alicante, de Nurbomie, etc.) par la combustion des vé- I CARBONATE DE ZINC HYD1ÎATÉ. — CARDAMOMES. 3i5 gétaux malins, tels que salsola el salieomia, de la famille des alriplicees, ou encore des statue, des varechs ou fui us, des laminaires; mais aujourd'hui on ne connaît plus guère que la soude factice ou artificielle, que l'on obtient par le procédé Leblanc, en décomposant le sel marin par l'acide sulfurique, el traitant le sulfate de soude qui en résulte par de la craie et du chai bon dans des fours ad hoc. Actuellement, le procédé au bicarbonate d'ammoniaque de MM. Schlœsing et Rolland, Sohay est usité dans beaucoup de pays riches en sel gemme. On retire des laminaires et des fucus, par torréfaction et lessivage, des sels a"algues, très-alcalins, très-solubles, pour bains hygiéniques résolutifs et stimulants. Ces sels contiennent : iode 1 à 2, bromures alcalins 1 à 2, sels de potasse 41, chlorure de sodium et sels divers ôo à 68. {Monde.) On essaye les soudes, comme les potasses, par l'alcalimétrie. Le carb. de soude du commerce a le même emploi que celui de potasse. 11 faut se rappeler seulement que, contenant beaucoup d'eau de cristallisation, il contient beaucoup moins d'alcali réel sous le même poids. Le mol soude vient du nom des plantes so- difères, salsola, qui lui-même est tiré de l'adjectif sulsus, salé. Carbonate de zinc hydraté. Hydiocarb'matc de. zinc, Hydrocarbonas ziurvus. 3 (CO 2 ZnO) 5 (ZnO HO.) S'obtient en précipitant une solution de 200 gr. de sulfate de zinc pur cristallisa dans 1000 gr. d'eau par une solution de 220 gr. de carbonate < e soude pur et cristallisé dans 1000 gr. d'eau. (Codex.) On fait sécher dans une étuve chauffée à 30° l'hydrocarbonate de zinc ainsi forme, jusqu'à ce qu'il ne perde plus rien de son poids. Ainsi préparé il contient 73 pour cent d'oxyde de zinc. Par c-.dcination on en obtient l'oxyde, de zinc. Astringent, antiépileptique et anthelmin- thique. Inusité. La Pierre calaminaire ou Calamine (Zink- spath, al.; Galmei, dan. rus.; Calamiua, Piedra calaminar, esp. ; Galamijn stem, hol.; Gialliaminia, Pietra calamiuaria, it. Galmcja, su.) est du carbonate de zinc naturel impur (le silicate de zinc porte aussi ces noms). Calciné et pulvérisé, il prend le nom de calamine préparée. Sa couleur varie; le plus souvent il est gris jaunâtre. Il contient plus ou moins de fer, de cuivre et de matières terreuses. C'est, comme le carbonate pur, un astringent , un siccatif appliqué en poudre ou en pommade contre l'intertrigo, les excoriations, les ulcères chroniques, les affections des paupières. On fait un cérat, un onguent de calamine. CARD AMINE. Cresson élégant, ou des prés; Cardamina pratensis. (C ucifères.) © "Wiesenkardnmine, Wiesenkresse, al.; Rascial, ar.; En- gekase, dan.; Nastuerzo de prados, esp.; Cardamindo, IT. Croît le long des ruisseaux et sur les prés humides. Llle est reconnaissable à sa lige droite, grêle, à sa fleur en croix, d'un blanc violet. Antiscorbutique. — Inusité. CARDAMOMES. Kardamomen, Javakaidanionien, al.; Cardamon, ang.; Ebil, Hilbuya, Abahan, a'r.; Téoû-hA-tzé, m.; Alu- gbas, EnsaJ, cyn.; K-aidanimumer, dan.; Dactiie, duk.; Laidamomo, esp., it., por.; Kardaniuni, hol-, pol., rus.; Giijuiati elachi, ind.; Kapol, jav.; Capalaga, mal.; Elettari, malau.; Kakeieh seghar, peu.; Kar- deniumma, su.; Yay dersie, tam.; Yaylakulu, tel.; Kakouleh, tur. On désigne sous le nom de Cardamomes un certain nombre de liuits du genre Amomum L. On en dislingue trois espèces commerciales : 1° Petit cardamome, cardamome du Malabar; Cardamomum minus $*. N'a guère plus de 1 à 2 centimètres de longueur, sur 7 à 12 millimètres de diamètre, renflé, triangulaire, contenant des semences brunes. Son odeur el sa saveur sont très-lines el très-aromatiques: c'est le plus estimé, il est fourni par VEietta- ria Cardamomum [Amomum cardamomum) ; 2° C. moyen, C. médium. Il est moins long que le suivant dont il possède tous les caracter s ; 3° C. grand ou de Ceylan, Cardamomum lon- gum seu Zeylandicum, long de 3 à h centimètres, large de 7 a 10 millimètres, triangulaire, pointu aux deux extrémités, fauve brunâtre, strié, trilobuluire; semences nombreuses fourni par VElettqria major. Ce sont des fruits aromatiques qui étaient très-employés jadis comme stomachiques, car- minatiis et stimulants. Les Anglais en font une assez grande consommation. Ils entrent dans la thériaque, le diascortlium, etc. Dans l'Inde, on les emploie comme condiment. Le petit cardamome contient : huile vol. 4, 6; huile gr. 10,4; fécule 3; matière colorante 0,4; matière azotique et mucilage, 1,8; fibre 77,3; sels 2,5. A la suite des cardamomes, nous placerons : 1° L'AMOME EN GRAPPES , Curd. rond OU de Siam. ( Cardamomum racemosuru. ) En grappes, mais le plus souvent en coques isolées, delà grosseur d'une noisette, rondes e comme formées de trois coques soudées ; enveloppe scarieuse , semences brunes, odeur pénétrante, térebinthacée et camphrée, fourni par Y Amomum cardamomum. Mêmes usages que les précédents. 346 CAROBA. — CAROUBIER. 2° Maniguette, Malaguette, Graines de Paradis. Produite par VA. grana paradisi, cette semence est grosse comme du fenu-grec, rougeàtre ou brunâtre, anguleuse; a une amande blanche et d'une saveur acre et brûlante, analogue à celle du poivre. Son odeur camphrée, assez agréable, la fait employer par les parfumeurs. Elle nous vient d'Afrique et de Madagascar. CARICA PAPAYA Papayer. (Papayacées). Arbre des îles Moluques qui s'est propagé dans l'Inde, Maurice, et de là aux Antilles. L'espèce la plus connue, Qarica papaya, est le type de la famille des Papayacées, intermédiaire entre les Cucurbitacées et les Arto- carpées. Cet arbre à tronc droit, cylindrique et pourvu de feuilles seulement au sommet, a presque l'apparence d'un palmier, mais les feuilles palmalifides et le suc laiteux le rapprochent de-figuiers et des Artocarpus.La fruit se mange cru ou cuit. Avant la maturité, il est gorgé d'un latex blanc et épais qui se retrouve dans toutes les parties de la plante. Il est amer, dépourvu d'acreté, chargé d'une si grande quantité d'albumine et de fibrine, que Vauquelin l'a comparé à du sang privé Je matière colorante. — Le suc séché au soleil est en petites ma-ses irrégulières d'un blanc jaunâtre ou rougeâlre, à odeur animalisée. quelques gouttes de ce suc frais ajoutées à l'eau, attendrissent en quelques minutes la chair des animaux récemment tués ou trop âgés, et le même effet >a produirait en enveloppant la chair, pendant une seule nuit, dans une feuille de papayer commun. Les graines très-nombreuses, poivrées, sont anthelmin- thiques. On a découvert dans ce latex une sorte de ferment à laquelle on a donné le nom de papaine. (Wurtz clBouchvt.) C'est une pepsine végétale qui dissout non-seulement la fibrine dans les solutions neutres, acides ou alcalines, mais la digère en la transformant en peptone. On l'obtient facilement en précipitant par l'alcool des solutions aqueuses de suc et en le purifiant par plusieurs dissolutions dans l'eau et précipitations par l'alcool. Bien purifiée, elle transforme partiellement en peptone, jusqu'à 2000 fois son poids de fibrine humide à l'aide d'une temp. de 50°. Dose: 0,10 à 0,20 par jour sous forme de vin, sirop, élixir, cachets. Les plantes carnivores Ncpenthes, Drosera, Darlingtonia renferment un suc analogue à celui du suc de papaya, mais paraissant beaucoup moins actif. Une autre espèce de papayer du nord du Brésil, le papaya ou carica digi- tata, passe pour un poison mortel aussi terrible que les Vpas de Java. Son latex brûle énergiquement la peau et y produit des phlyc- tènes parfois suivies d'ulcérations. On a également indiqué le suc laiteux du Ficus doliaria (t'rticacées) comme po sédant des propriétés analogues au suc de carica (Moncorvo) et dues à la doHarine, papaya ferment semblable sinon identique à lapapaïne. CAROBA. Caa-roba ou Caraxba. Arbre magnifique du Brésil, désigné aussi par les botanistes sous les noms de Jacaranda proeera ou brasiKana, fiignonia copaia, Kor- delestris antisyphilitica (Rignoniées). Les feuilles, qui sont" acres, amères et astringentes, sont employées à Rio-Janeiio comme antisyphilitiques, contre les maladies de la peau, la scrofule, l'hydropisie, sous forme de tisane, poudre, extrait, etc. Inconnu encore en Europe. L'écorce de caroba est un sudorifique puissant , très-employé aussi au Brésil dans le traitement des maladies syphilitiques; à l'extérieur, en décoction pour bains généraux eu partiels; à l'intérieur, en infusion ou en décoction (16 à 32 : 1000). Le caroba entre dans la composition de Vélevtuaire antisyphilitique de Carnêiro, qui jouit au Brésil d'une très-grande réputation, et dont voici la formule : de 60 Poudre de feuilles séné............... 30 Calomet à la vapeur.. 2 Sirop simple...... Q. S. Poud. de feuilles sèeh de bignonia copaia.. Poudre de racine de salsepareille........ 60 Une cuillerée à soupe, matin et soir. La racine et les capsules du bignonia catalpa, qui croît dans l'Amérique septentrionale et cultive maintenant en France, passent pour narcotiques. Les capsules ont été préconisées dans l'asthme; en décoction, à la dose de 8 à 16 gr. pour 175 gr. de colature. CAROTTE. Daucus carota. (Ombellifères.) Moehre, ai.; Garrot, ang.; Gazzar,A r.; Hong-lô-pé, ce.; Zanahoria. esp.; Carota, it.; Havoutz, tur. Plante % que tout le monde connaît par l'usage que l'on fait de sa racine charnue dans l'économie domestique. Après celles de betteraves et de chervi, c'est la plus sucrée de nos racines indigènes. Par- mentier dit avoir obtenu 560,0 de sirop de 1600,0 de suc de carottes. La racine de carottes renferme deux substances cristallisables (Arnaud) ; l'une incolore : Vhydrocarotine, l'autre d'un rouge foncé : la cantine, La première est identique avec la cholestérine. L'usage du décodé de carotte contre la jaunisse est populaire. On applique sa pulpe fraîchement râpée sur les brûlures. Arétée employait la carotte râpée en topique contre CAROUBIER. — CARVI. olû l'éléphantiasis. En 1766, Sulzer prônait ces mêmes cataplasmes pour la guérison des tumeurs cancéreuses ouvertes, indications qu'on lui t'ait remplir encore aujourd'hui. Dans quelques pays on fait manger la carotte aux enfants vermineux. Le pédoncule de carotte desséché constitue le cure-dent le plus usité chez les Arabes, à cause de son principe aromatique regardé comme très-favorable aux gencives. Les séminoïdes de la carotte sauvage sont parfois substitués à ceux du Daucus de Crète. Us entraient dans les k semences chaudes mineures. Les feuilles de carottes pilées sont quelquefois employées comme vulnéraire. On sait que le beurre est quelquefois coloré artificiellement avec la carotte. CAROUBIER. Ceratonia siliqua. (Légumineuses.) Johannisbrod, Soodbrod, al.; Jobnsbread, ano.; Karonh, Kirnub nubti, ar. ; Jobanni.sbmed, dan.; Algarroba de Valencia, ESP.; Jansbrood, hol.; Carrubo, Carrubbio, it.; Swieto janskichleb, pol.; Alfarrotta, Caroba, por.; Ketchi agbadji, tur. Arbre qui croit dans le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique, en Algérie. Les fruits, nommés carowgès et caroubes, sont des siliques aplaties, brunes, longues de 15 à 25 centimètres, contenant dans l'intérieur une pulpe sucrée dont les habitants de quelques contrées font un sirop de ménage et.de l'eau-de-vie, dont ils se nourrissent en partie, et qu'on a employée en médecine comme laxatif à la manière du tamarin. Cette pulpe entre pour une forte proportion dans les sucs de réglisse, de Calabre. Elle contient de l'acide butyrique (Redtenbacher). Les caroubes séchées entrent souvent dans les espèces pectorales, en Allemagne. Les Arabes les regardent comme favorables aux individus atteints d'affections anciennes des bronches ; l'extrait d'écorce de caroubier est pour eux un puissant antidiar- rhéique, à la dose de 30 a 50 centigr. par jour. Torréfiées, on les a proposées comme café Sous le nom de Caroube de Judée, à cause de sa ressemblance avec la véritable caroube, On emploie en Allemagne une production accidentelle du pistacia terebinthus. Quelques auteurs ont proposé avec raison de l'appeler galle de pistachier. Elle croit sur les feuilles, les tiges, et surtout sur les pédoncules. Sa forme est celle d'une corne de chèvre, sa couleur est rouge-brun ou noirâtre. Elle est employée en fumigations dans le catarrhe pulmonaire, la bronchorrhée, l'asthme. On la vend à Vienne 3 fr. le kilogramme. CARRAGAHEEN \ Carrageen , Mousse marine perlée , mousse d'Irlande; Chondrus polymorphus s. Fucus aispus (Pearl moss, irish moss, asg. ; Deniz kadaifi, tur.), (Algues.) Algue des mers du Nord. Frondes planes, dicholomes, à segments linéaires et cunéiformes. Elle est de couleur pourpre-brun à l'état frais. On la trouve dans le commerce, sèche, crispée, papillotée, élastique, d'un blanc jaunâtre, d'une odeur faible, d'une saveur muci- lagineuse et non désagréable. La substance neutre (Goemine) qui forme la base du tissu de ce fucus, renferme 21 "/„ 36 d'azote (Cft. Blondeau). C'est une des plantes les plus mucilagirieuses que l'on connaisse. Gelée 79,1; mucus 9,5; deux résines 0,7; matière grasse et acide libre des traces, sels (Herberger) ; l'iode y a été reconnu (Dupasquier). Les Anglais, qui nous l'ont fait connaître, l'emploient comme analeptique chez les phlhi- siques et contre la diarrhée, autrement dit dans les mêmes cas que nous employons le lichen d'Islande, sous forme de décodé (pp. 5 : 1000) et de gelée. On en prépare aussi un saccharolé, des pastilles, un sirop. Les coiffeurs en font de la bandoline ; les brasseurs s'en servent pour donner du corps et de l'onctuosité â la bière. Blanchi à l'eau de javelle à 5° et lavé avec soin, ce fucus sert, dans quelques officines, à orner les devantures, par sa blancheur et sa légèreté remarquables. 11 est la base des cataplasmes de Lelièvre. CARTHAME. Cartharmis Hnctorius. (Synanthérées.) Saflor, al.; Safllower, ang.; lloan^-hoâ, ni.; Alazor Cartamo, esp.; Salfloer, bol,;. Cartamo. it. Espèce de chardon % cultivé en France, en Espagne, en Egypte. Los (leurs, ou plutôt les fleurons desséchés, on! toute l'apparence du safran, ce qui leur a valu les noms de safran bâtard ou d'Allemagne, de sufranum. On les emploie dans la teinture; elles servent, en Algérie, h composer un fard pour les Mauresques. Leur matière colorante est la carthamine. Impur, ce produit se trouve dans le commerce sous deux formes : le Carmin de safranvm en paillettes brillantes à reflet vert doré, et en liqueur sous le nom de Carmin liquide. Les semences, nommées graines de perroquet, sont blanches, anguleuses. On en retire une huile douce, base de la fameuse huile de Macassar. On en faisait autrefois des émulsious. CARVI. Cumin des prés; Carum carvi. (Ombell.) Kuemmel, Feldkuemmel, al.; Caraway, ang.; Karaouib. ar.; Kummen, dan.; Alearavea, Carvi, E^p , roR.: Veldkomyn, Karwei, hol.; Carvi, rr.; Skarolck, pol.: Tmin, rus.; Broedkummin, su.; Frenk kimionuu, tur Plante % des contrées montueuses de l'Europe, dont le fruit séminoïde a la forme de wm 3/i8 CASCA. — CASSE. 1 celui du fenouil, mais moins gros. Odeur aromatique, saveur chau e. piquante et sucrée à la fois. La distillation de la semence donne une liuilo essentielle qui est un mélange d'un hydrocarbure, le amène, et d'un-produit oxygéna, le curvol. Les Allemands, les Anglais et les Arabes, remploient comme condiment. C'est un car- minalif. Il fail partie des 4 semences chaudes, lnf. : 10 p. 1000. CASCA. Ëcorce émétique et purgative, d'une saveur très-amère, employée par les nègres du Congo. M. Stiin. Martin en a extrait un principe acide, une résine jaune, du tannin, une matière cristallisée (lasmrin), un principe jaune très-amer, un principe aromatique, du ligneux. CASCARILLE \ Chacrille, Quinquina aromatique, Écorre éleu- thérieime ; Cortex thuris, Crvloii cascarilla ou eluieria. (Euphorbiacées.) Cascarillrnirte, Schakarille, al.; Cascarilla, ANC; Chiner anbar, ak.; Kaskarilla, dan., hol.; Chacarilla, Quina aromatica, ksp.; CascarigMa, it.; Szakanll.i, pol.; Cas- carilha, por.; Kaskarilnaia korka, rus.; Kaskaril, su. Cette ècorce nous vient de Baliama, de la Jamaïque, de Lima et de la Vera-Cruz. Elle esl en morceaux longs de 3 à o centimètres, roui's en cylindre, de gro seur variable et ayant du resle toute l'apparence du quinquina gris, dont elle se dislingue par son odeur aromatique qui se développe lorsqu'on la macbe ou qu'on la brûle. Duval y a trouvé un principe cristallisai île particulier qu'il a nommé ea&carilliite. Brandes avait déjà trouve un principe analogue dans le copalchi dont nous parlons plus bas. Elle contient 1 à 3 °/ 0 d'une huile volatile. Tonique, excilant, fébrifuge, antiémétique. Celle dernière propriété lait qu'on l'as ocie quelquefois au quinquina quand celui-ci a une tendance à produire des nausées. Dose de la poudre : 1 a û,0; infusé (pp. 10 : 1000.) Les Espagnols s'en servent beaucoup en fumigations, comme masticatoire pour masquer l'odeur de la pipe, et mêlée au tabac. L'eeorce connue des Mexicains sous le nom de Quinquina blanc, et qu'on a importée en Europe sous le nom de Cupalthi, esl très-voisine de la casciirille; elle provient du Croton pseudo-ckina, Schl. Elle une odeur un peu térebinthacee. CASSE \ Casse en bâtons, Casse des boutiques ou officinale. Purgierkassie, Rolirencassie. al.; Cassia-pulp, Purging cassia, an(i ; Khvra sebember, ar., ver., tur.; Sonali, beno.; Chaug-I o-i-e-cha, ch.; Ahilla «ehal, Jîhala- guas, tïM.; Caseierœr, dak.,su.; Amultas, duk., ind.; Cana fistula, esp.; Pypkassie, hol.; Cassia in canna, IT.; Dtanguli, tung guli, jav.; Buvasigna, Bahoo. mal.; Cana fistula, pol.; Kassia, rus.; Suvarnaka, pan.; Konnekai, Sarrakonnekai, tam.; Rayïakaia, tel.; Khiar S'îhembé, tur. La casse est le fruit du caneficier, Cassia fistula, L. Catkartoiarpus fistula, Pers. (Légumineuses.) Grand el bel arbre, ayant assez tien le port de notre noyer. Le cannelîcier croît en Egypte, en Arabie, aux Antilles, aux Indes. La casse est une gousse siliquiforme, indéhiscente, grosse comme le pouce et plus, longue de 30 à 60 centimètres; les valves sont sous-ligneuses, noirâtres, lisses et marquées d'étranglements qui répondent aux cloisons transversales intérieures du fruit. Chaque cloison est remplie d'une pulpe noirâtre, à saveur douceâtre et légèrement aigrelette, au milieu de laquelle est une semence presque quadrangulaire, jaunâtre. La pulpe est la substance médicinale ; elle est d'autant plus abondante que la casse est plus récente ou mieux conservée; dans cet élat, elle en donne moitié de son poids. C'est pour cela qu'on doit choisir les bâtons de casse sans sonnettes, c'est-à-dire dont les semences ne font pas de bruit lorsqu'on les secoue. On appelle casse en noyaux la pulpe brute, el rasse mondée la pulpe elle-même. Celle-ci, délayée dans l'eau et rapprochée en consistance, donne V ex trait de casse; la casse cuite ou conserve de casse est un mélange d'extrait de casse, de sirop de violettes et de sucre. (V. Conserves.) Elle contient : sucre, gomme, matière tannante, mafiere glutineuse, etc. La casse est un laxatif doux, jadis beaucoup employé à la dose de 15 à 60 grammes. Elle entre dans le catholicon, le lénitif, la marme- lade de Tronchin, et dans certaines boissons laxatives. Son principe purgatif n'est pas connu. Son nom lui vient, selon quelques auteurs, de sa ressemblance avec les bâtons de Cassia lignea. Ce sont les médecins arabes qui l'ont introduite dans la matière médicale. Ils emploient les semences bouillies dans l'eau comme collyre. Dans la Nouvelle-Grenade on emploie une casse dite petite casse d'Amérique, qui est beau- 60 p plus petite que celle du cassia fistula, d'un aspect cendré, dont la pulpe de couleur fauve est d'un goût acerbe, astringent, peu sucré, possédant, quand elle est fraîche, une odeur légèrement musquée. Celte casse, originaire de Panama où elle porle le nom de Cagna fistola de purgar, se rapporte, suivant M. Ilan- bury, au Cassia moschata de de Humboldt, Bonpland et Kunth. ' CASTOHEUM. — CATAPLASMES. m CASTORÉUM'. Bibergeil, al.; Castor, ang.; Asch-butchegan, Manester, ar.; Brevergeel, dan.; Castoreos, ksp., por.; Bever- geil. hol.; Castoreo, [T.; Goondbey-du.ster, pkr.; Stroy bobiowy, pol.; Boèbrovaia atruia, rus.; Bœswergœll, su.; Koundouz khoyasl, tur. C'est une sécrétion particulière au castor ou bièvre, Castor fiber, mammifère rongeur, amphibie , de la taille d'un basset ou d'un blaireau, que l'on trouve surtout au Canada et en Sibérie et que l'on a aussi trouvé sur les bords du Danube et du HJiône. C'est le canis pontiais des Romains, le kai-iy-c de Dioscoride. Le casloréum se trouve dans deux poches située:- l'une à droile l'autre a gauche du canal commun dans lequel viennent debo icher l'anus et les organes génitaux du castor. Dans l'animal, le castoréum est presque fluide; mais tel que le commerce nous l'offre, il est concret, en poches ridées, pyriformes et aplaties; elles sont par paires, l'une est constamment plus petite que l'autre, et leur communication par une partie plus étroite les fait assez bien ressembler â de petiles besaces (fig, 5/j). Le castoréum est brunâtre à l'extérieur, fauve à l'intérieur; sa cassure est résineuse et (Fia 5i ) entremêlée de membranes blanchâtres; odeur très-pénétrante et désa- gréaWe, saveur acre et amôre. Il est insoluble dans l'eau, presque entière- .menl soluble dans l'alcool et dans l'éther. Il conlienl, d'après llran- (les: une huile volatile, une résine, de l'albumine, une graisse, du mucus, de la choleslé- l'ine, de la gélatine, du carbonate d'ammoniaque, des sels de soude, de polasse, de chaux et de magnésie (urale, benzoale, sulfate). Hi/.io a retiré de sa teinture alcoolique une substance grasse, non seponi- fiable, qu'il a nommée Castorine. M. "Wœhler y a signalé la présence de la salicine et de l'acide carbolique ou phénique auquel il devrait principalement son odeur. La castorine semble n'exercer aucune action sur l'économie; et les propriétés attribuées au castoréum sont dues à son huile volatile. (Va- lenciemies fils.) Le castoréum, dont nous venons de parler, nous vient du Canada, par la baie d'Hudson. Il en existe une anlre sorte, dile Custorrum de Sibérie ou de Russie, A laquelle on doit rattacher le Castoréum de Norwfge. Il est en poches arrondies; il n'est pas usité en France. Considéré par les uns comme un excellent antispasmodique, par d'autres comme à peu près inaclif, le casloréum étant souvent fraudé, il faut s'assurer de l'intégrité de se^ poches. On en fait une poudre", une teinture*, un hydrolal, un sirop, une huile qu'il ne faut pas confondre avec celle d i ricin, qu'on nomme quelquefois huile de Castor; il entre dans des pilules, des lavements, la thériaque, les pilules de cynoglosse. Dose de la poudre : 5 centigr. à 15 déeigrammes, seule ou associée a l'opium, au camphre, a la valériane, a l'oxyde de zinc. L'Ryraceum (pissat de Blaireau des Hollandais) est une drogue nauséabonde employée comme le Castoréum et provenant de ïllyrax Capeiisis ou Desman du Cap. CATAIRE. Herbe aux citais, Menthe de chats, Chataire; Nepeta cataria. (Labiées.) Katzenmuenze, al.; Catmiate, Catnep, ang.; Kattencurt, dan.; Gâtera, ksp.; Kaftenkruitt. hol.; Gattara, it.; Mieika koteza, pol.; Neveda dos gados, por.; Katt- niynta, su. Hi'rhe indigène %, ayant, pour l'aspect, quelque analogie avec la mélisse. Stomachique, carminatif, emménagogue. — Inusité. CATAPLASMES. Cataplasma (de Ka-ram.âacKj, j'enduis). Breiumschlag, al.; Poultices, ang.; Cataplasma, esp., it. Lapa, tur. Topiques ma isliaux d'une consistance de pâle molle, el composés de poudres ou de farines délayées da is de l'eau, des décodés, des infusés, du vin, du lait et destiaés a être placés sur quelques parties du corps. Quelquefois on y ajoute des poudres, des pulpes, des onguents, des huiles, des sels, des extraits, tantôt en incorporant ces substances dans la masse, tantôt en les étendaal seulement à sa surface. On les l'ail a chaud, plus rarement a froid. On nomme siuamsmes les cataplasmes faits avec de la farine de moutarde. On nommait autrefois épi arpes le- cataplasmes destinés à être appliqués sur les poignets, et suppvdanes ceux pour la plaide des pieds. Les cataplasmes maturalifs doivent être appliqués chauds; les révulsifs encore plus chauds, à moins qu'ils ne contiennent de la moutarde. Les cataplasmes calmants ne doivent être que tièdes. Ils seronl froids si les tumeurs sur lesquelles on les applique sont rouges, enflammées, douloureuses. Pour maintenir la chaleur des cataplasmes, on les recouvre de flanelles et de taffetas gommé ordinaire. On considère les cataplasmes q ii conservent le plus longtemps leur eau 'omme les meilleurs, parce qu'ils forment à la surface de la peau un bain d'humidité continuel, qui est l'effet que. l'on recherche généralement dans cette sorte d'agents. Les cataplasmes à chaud se font en délayant 330 CATAPLASME SIMPLE. - CATAPLASME ANODIN. la farine dans l'eau, de manière à former une pâte claire, et l'on fait cuire en remuant continuellement, jusqu'à consistance convenable. Lorsqu'on doit y ajouter des poudres aromatiques, du camphre, des sels, des huiles, des onguents, des teintures alcooliques, on le fait en temps convenable. Généralement, c'est à la surface que le médecin prescrit de les étendre. Cette méthode est préférable à celle qui consiste à les incorporer dans la masse même, en ce que la matière engagée dans la pâte est à peu près inutile, toute l'action étant exercée par la couche qui touche la peau. Les savons, les extraits, doivent être ramollis avec un peu d'eau. Les cataplasmes à froid sont préparés en délayant la poudre dans le liquide en Q. S. pour donner tout de suite la consistance convenable. Quelques cataplasmes sont entièrement formés par des pulpes. (V. ce, mot.) Les cataplasmes peuvent recevoir des indications très-variées. Ils sont émollients, rubé- lianls, maluralifs, résolutifs, calmants. On les renouvelle au moins deux fois par jour. On les applique à nu ou entre deux linges. On a proposé pour cataplasme le glycérolé d'amidon (200) arrosé de 2 de laudanum de Sydenham, ou de teinture d'opium, de belladone, de ciguë, etc.; la glycérine empêche le cataplasme de se dessécher et d'adhérer aux bords des plaies. Pour remplacer les cataplasmes ordinaires, le docteur Bernard, de la Couronne (Charente), prépare un tourteau a\ec une plante mucila- gineuse (mauve ou guimauve) et le dispose en plaques cariées ou ovales recouvertes d'un tissu-canevas assez fin. Pour s'en servir on met ces plaques sur le feu dans une casserole avec autant d'eau qu'elle en peut absorber. Lorsqu'elles sont gonflées on les applique. L'auteur les nomme carions-cataplasmes. Le Spongiupiline imperméable est une sorte de petits coussins plais dont une des faces est perméable et l'autre imperméable et dans l'intérieur desquels se trouve de l'éponge feutrée. Pour s'en servir on leur fait absorber soit de l'eau chaude, soit tout autre liquide contenant en dissolution le médicament qu'on veut employer sous forme calaplasmatique. Le tissu-cataplasme du (toi teur Blatin est un tissu de coton plucheux que 1 on trempe dans le liquide (mucilage, etc.) à employer, et que l'on applique sur le point spécifié après l'avoir recouvert par a face supérieure d'une enveloppe de taifetas gommé. Ce tissu se lave au besoin. Le cataplasme Eamilton revient à celui ci- dessus. Le cataplasme instantané, île Leliévre, consiste en de la ouate de coton imprégnée de mucilage de carragaheen. Il est sous forme de plaques qu'il suffit de découper de la grandeur voulue, de faire gonfler dans de l'eau chaude et d'appliquer. Signalons aussi les cataplasmes galvaniques du docteur Hécamier. 11- consistent dans une ouate contenant une couche de paillettes de zinc et une autre de cuivre; une face est recouverte d'un tissu imperméable, l'autre d'une simple cotonnade. On les applique sur la peau de ce dernier côté. La sueur développe, selon l'auteur, de l'électricité. Le docteur Mougeot, de Bar-sur-Aube, a proposé, sous le nom de silicades, une série de préparations pharmaceutiques où l'acide silicique en gelée peut être substitué avantageusement aux substances à cataplasmes, et aux graisses dans les pommades. Voici approximativement les quantités de masse calaplasmatique produite par 1 p. des substances suivantes. — Poudre ou farine de lin, d'orge, émollienle, résolutive, de ciguè : Il p.; de moutarde, 2 p.; de semoule, 5p.; d'amidon de riz, de fécule de pommes de terre, 8 p. (Roger). Cataplasme simple. Cataplasme de farine de lin, Cataplasme commun ; càtaplasma emolliens. Farine de lin...... Q. V. Eau.............. Q. S. On fait avec de l'eau froide une pâte claire que l'on l'ail chauffer jusqu'à boursouflement en remuant continuellement, ou bien on délaye tout simplement la farine avec de l'eau bouillante ajoutée par partie et en Q. S. Une partie de farine de lin donne communément trois parties de cataplasme. Pour avoir tin cataplasme moins pesant et pour éviter l'emploi des farines de lin rances, Durand, de Caen, a proposé de faire bouillir 1 kil. de graines de lin dans 20 d'eau jusqu'à consistance de blanc d'oeuf, de mêler le mucilage avec k ou 500,0 de son, et de faire chauffer jusqu'à ce que ce dernier soit bien pénétré. Le cataplasme simple de la pharmacopée de Dublin se prépare avec la poudre pour cataplasme composée de farine de lin privée de son huile, 1 p., et farine d'avoine, 2 p.; on huile légèrement la surface avec de l'huile d'olives, afin que le cataplasme n'adhère pas à la peau. Cataplasme alumineux. 4 Blancs d'œufs. Alun pulvérisé— F. S. A. dans les ophthalmies chroniques et l'ophthalmie purulente. Cataplasme anodin. Catiplasme émollient. 230 Laudanum de Sydenham. 2 Etendez le cataplasme sur un linge et arrosez la surface avec le laudanum. (Tr. et Pid.) CATAPLASME ANTHELMINTHIQUE. — CATAPLASME DE FÉCULE. 351 Cataplasme anthelminthique. Aloès .........2 Gomme-gutte. 2 Huile de lin. Q. S. Encens........ 2 Absinthe ..... 90 (Bor.) Assa-fœtida ... 2 Tanaisie..... 90 Cataplasme antiarthritique. Mie de pain..........' 1000 Eau, alcool, P. E. Q. S. Pour donner à la mie de pain la consistance convenable, faites chauffer doucement et ajoutez après les avoir ramollis : Extrait d'opium, de stramoine, âa...... 5 Etendez le cataplasme et saupoudrez avec Camphre en poudre................... 15 On applique ce cataplasme tiède sur l'articulation douloureuse et on l'y laisse trois jours au moins. Le recouvrir de taffetas gommé et de flanelles (ÏY. et Pid.). Trousseau a donné une autre formule du calaplasme antiarthritique, dit GatapL opiacé belladone, dans laquelle il remplace l'alcool par l'alcool camphré, et l'extrait de stramoine par l'extrait de belladone (10 p.). Cataplasme anticancéreux. Acide arsénieux....... 5 Vinaigre........... 500 Camphre............. 30 Suc de carottes..... 1000 Ajoutez poudre de ciguë Q. S. pour faire une masse plastique. (Swéd.) On pourrait l'aire dissoudre l'acide dans le vinaigre p >ur avoir un mélange plus homogène. La Pharmacopée autrichienne donne une formule analogue. Catapl. antigoutteux ou antiarthritique (Prâdier). Teint, de Pràd. 2 Eau de ciiaux. 4 Far. de lin. Q. S. pour faire une pâte qu'on applique chaude, contre la goutte et le rhumatisme chronique. On enveloppe ensuite le, membre et le cataplasme de flanelles chaudes ou de taffetas gomme. On change le cataplasme deux fois par vingl-quat e h. (Foy/j Cataplasme antiophthalmique (Plenck). Mie de pain, loo Jaunes d reufs, n» 3. Safran..... 2 pour poser enlre deux linges sur l'œil atteint d'ophthalmie aiguë. (Cad.) Cataplasme antiseptique camphré (Reuss). Cataplasme d'orge... 500 Camphre............. 4 Quinquina ........... 30 (Foy). Cataplasme antiseptique au charbon. Charbon ..... 30 Camphre..,.. 4 Vin rouge. Q. S. Quinquina ___ 40 Far. de lin.. 250 Le cataplasme au charbon simple se prépare en saupoudrant la surface du cataplasme commun, ou d'un calaplasme de Heurs de camomille avec du char on en poudre. Cataplasme antiseptique au quinquina. Catapl. de far. de lin. 500 l'oud. de quinquina.. 125 Tonique et antiseptique. On l'applique froid. Cataplasme antispasmodique. (Cad.) Pâte prép. avec farine de lin, infusé de safran et décocté de Pavots ...... 125 Camphre ___ 2 Opium ..... 1 Cataplasme astringent. Sulfate de fer. 15 Alun....... 15 Vinaigre ..... 60 Bol blanc-----30 Eau........ 300 Mie de pain. Q. S. pour faire une pâte molle. (Swéd.) Cataplasme calmant. . Cataplusma anodynum. Capsules de pavot bl. 25 Feuillessèch. dejusquiame. 50 Coupez les têtes de pavot et les feuilles de jusquiame et faites-les bouillir quelques instants dans 600 d'eau ; passez avec expression et faites une pale avec : Poudre émolliente.......... 100. Si on ajoute du laudanum à cette préparation, il faut en arroser seulement la surface du cataplasme , sans le mélanger à la masse. (Codex de 1866.) Cataplasme avec la ciguë. Ciguë en poudre..... 200 Eau chaude....... Q. S. pour faire une pâte. (Soub.) La pharmacopée de Londres prescrit : Exlr. de ciguë. GO Eau bouill. 500 Far. de lin. Q. S. Catapl. contre l'anthrax ou charbon, dit Cata- plasma das necessidades (Pli. de Lisbonne.) Thériaque___ 4 Alun cale... 4 Far. de seigle. 3 Miel ......... 45 Jaune d'œuf. n» 1 F. S. A. à froid. Cataplasme diurétique. Pulpe de scille....... 100 Nitrate de potasse----- 10 Appliquez sur le ventre. (Bowh.) Cataplasme ou pâte émétisée. Tartre stibiê. 1 Eau....... 4 Farine de froment. 12 Faites une pâte (Ber.) Cataplasme émollient. Farines émollientes... 125 Eau.............. Q. S. Faites cuire. Cataplasme dit Pâte contre les épididymites (Desruelles). Farine de lin........ 120 Extr.de belladone.. \ l'oud. de tormentille. 120 Huile de cliènevis.. Q. S\ Onguent mercuriel... 30 F. une pâte qu'on étend sur un linge. On renouvelle trois ou quatre fois dans les vingt-quatre heures. (Bowh.) Cataplasme de fécule de pommes de terre. Cataplasma fœculosum. Fécule de pommes de terre. 100 Eau.......... 1000 Mettez les Zi/5 de l'eau sur le feu, dans un poêlon couvert, et aussitôt qu'elle entrera en ebullition, versez-y la fécule que vous aurez délayée dans le reste de l'eau froide; laissez le tout un moment sur le feu et retirez en continuant à remuer la masse. (Codex.) 352 CATAPLASME AU FUCUS CHISPUS. — CATAPLASME DE MOUTARDE. Dans certaines inflammations, l'eczéma, l'impétigo, ia mentagre. Préparez de la même manière les cataplasmes de semoule, de farine de riz, de poudre d'amidon, de seigle, d'orge. Les véhicules peuvent être des décodes o i des infusés émollients, astringents, narcotiques. Cataplasme au fucus crispus. Une fe lille de ouate simplement cardée, d'un mètre carré environ, e-t étendue sur une claie, on y répand une infusion concentrée et mucilagioeuse de Fucus crispus. On met par-dessus celle-ci une autre feuille de ouate de même dimension et l'on frappe légèrement avec une brosse afin que la gelée pénètre très-également dans toute l'étendue de la ouate. Cela l'ait, on expose le tout à l'étuve modérément chauffée, et le mucilage ayant perdu son eau d'hydratation revient peu à peu à l'état de Fucus sec. Au sortir de l'étuve, le calapjasme ressemble à une feuille de coton épais, et malgré le temps qu'il a passé dans une atmosphère chaude, il n'a pas contracté la moindre odeur. Pour en l'aire usage, il suffit de le placer dans une large assielte el de l'arroser d'eau proque bouillante. Le Fucus se gonfle considérablement, et dans col élal la ouate contient sous la l'orme de mucilage une grande quantité, d'eau saturée des principes émollients de la plante elle-même. On pourrait employer de même l'agar-agar ou colle du Japon provenant du yelidium corne um. Cataplasme avec le houblon (Trotter). Houblon............ 100 Eau bouill.inte..... Q. S. Sur les ulcères gangreneux, (Foy.) Cataplasme avec la levure de bière. Farine.............. 370 Levfire de bière...... 258 Mêlez et exposez à une douce chaleur jusqu'à ce que la masse se gonfle. (Lond.) Le cataplasme des Russes se fait avec Marc de bière. 250 Miel......... 250 Farine.. Q. S. Sur les ulcères gangreneux ou putrides. Cataplasme maturatif. Cataplasma matarans. Poudre émolliente. 100 Ong. basilicuin. 20 Eau Q.S. Mêlez. (Codex de 18fiti.) Cataplasme maturatif (Boyer). Farine de lin----- 100 Décoct. d'espèces êraoll. Q. S. Faites une pâte dans laquelle vous incorporerez : Pulpes de lis et d'oseille cuite, âa 50 Basilicum.., 30 Cataplasme mercuriel. Subi, corrosif. 0,1 Eau distill. 60,0 Mie de pain. Q. S. Renouveler ce cataplasme trois fois par jour. {Foy.) Cataplasme de mie de pain. Mie de pain....... Q. V. Eau.............Q. S. Faites cuire en consistance. (Soub.) Quelquefois on remplace l'eau par du lait ou un décodé de guimauve.- Cataplasme de moutarde. Cataplasme rubéfiant, sinapisme; cataplasma rubefaciens. Far. de moutarde récente.. 200 Eau tiède___ Q. S. pour obtenir une masse de consistance de cataplasme. Il faut é\iter de se servir d'eau trop chaude ou de vinaigre, qui empêchent la formation de l'huile essentielle acre. Sous le nom de cataplasme de moutarde animée, les formulaires indiquent le cataplasme ci-dessus, additionné d'ail pilé, de poivre ou d'ammoniaque liquide. On a proposé de remplacer les sinapismes par un mélange d'essence de moutarde (1 p.), et de glycérine (tio p.), que l'on emploie en frictions. M. Grimault donne la formule suivante : Glycérine pure, 1 ; amidon, 20; essence de moutarde, 10 gouttes. Line couche mince de ce sinapismeàla glycérine esl étendue sur un tallètas gommé, sur un linge ou un morceau de papier non collé. Depuis longtemps on arrive au même but avec un me/ange d'alcool et d'essence de moutarde. D'autres formulenl un sinapisme plastique :\ncor orezess. de moutarde, 20 gouttes, dan 60 de poix blanche, en agitant, et étendez sur de la peau blanclre, ou additionnez de 10 °/ 0 d'huile de résine, en étendant sur une toile à la manière du sparadrap ordinaire. On a imaginé aussi des tissus sinapisés (sinapine tissuc, mustardpaper, ang.), c'est-à-dire trempés dans de la teinture de capsicum annuum et sèches. En 1865, M. Boggio et, en 1867, Ri- gollot, sous les noms de Sinapismes Boggio, Rigoliot, ou de Moutarde en feuilles, ont pré- senlé une forme nouvelle et très-avantageuse de sinapisme: ce sont les sinapismes en lèuillles. Leur préparation exige deux conditions pour réussir: 1° emploi d'une farine de moutarde privée de toute matière grasse: 2° application d'un liquide agglutinant qui ne contienne ni eau, ni alcool, ni résine, ni matière grasse ou emplastique. La poudre de moutarde est séparée de la matière grasse qu'elle renferme par un lavage exécuté a l'aide de sulfure de carbone ou d'huile de pétrole. Le liquide agglutinant consiste dans une d'ssolution de 4 à b p. 100 de caoutchouc, dtins un mélange de sulfure de carbone et d'essence de pétrole. On étend au moyen d'un appareil construit CATAPLASME NARCOTIQUE. — C.VL'STIQUE dit PATE AXTUIONTALE. d'après le système du sparadrapier une couche uniforme du liquide visqueux. A mesure que la feuille recouverte de vernis s'avance hors du sparadrapier, on agite au-dessus d'elle un tamis contenant de la poudre de moutarde qui, retenue par la viscosité du liquide, se trouve fixée sur le papier après la vaporisation des liquides volatils par la chaleur d'une étuve. 11 est bien entendu qu'il est nécessaire de combiner avec une certaine précision les mouvements du tamis et la progression de la feuille de papier. On découpe ensuite la feuille en morceaux de la grandeur que l'on désire. (Codex.) La moutarde en feuilles, étant dépouillée d'huile fce, possède une énergie supérieure à celle de la moutarde ordinaire. Son application est cuisante, mais on peut modérer ses effets en interposant une toile fine ou une feuille de papier de soie entre la peau et le papier moutarde. M. Lebaigue a proposé un genre de sina- pismes fondés sur la production de l'essence de moutarde, en imprégnant deux fragments de lissu, l'un de myronate de potasse et l'autre d'acide myronique. Lorsqu'on mouille les tissus et qu'on les met au contact, il s'y forme de l'huile volatile de moutarde. Cataplasme narcotique. JPoud. de ciguë, de belJadone, de morelle, de lin, âa. 15 Décoction de pavots.................. Q. S. (Bouch.) Cataplasme narcotique (Corput.) Pulpe cuite de carotte. 500 Ciguë pulv. 30 Opium, û.3 F. S. A. — Cancers superficiels. Cataplasme opiacé. Farine de lin........ 123 Eau bouillante..... Q. P. Faites une pâte, ajoutez : Opium pulvérisé.............. 2 (Aco.) Le plus souvent on remplace l'opium par le laudanum. (V. CatapL anodin.) Cataplasme résolutif. Cataplasme émollient. 123 Extrait de saturne----- 30 Sel ammoniac........ 2 (Fov.) Cataplasme résolutif (Plenck). Bryone râp........... 90 G. ammoniaq......... 15 Huile de ciguë........ 60 Sureau ............... 30 Sel ammoniac ......... 7 Vinaigre.......... 0- S. Fajtes cuire ensemble. Tumeurs scrofuleuses. Cataplasme rubéfiant poivré. Farine d'orge torréf. 123 Blancs d œufs....... no 3 Vinaigre ............ 30 Eau............... Q. S. pour faire une pâte, Etendez sur de la toile, et saupoudrez avec, un mélange de : Poivre noir et de fenouil pulv., âa........ 13 Il doit être appliqué de suite. (Cad.) Les formulaires indiquent un catapl. auti- pifiurétique ou ischiadique qui ne diffère de celui-ci que par l'absence du vinaigre et fie l'orge. Cataplasme sinapisé Cataplasme do farine de lin....... Q- V. Etendez sur un linge et saupoudrez avec : Moutarde en poudre, Q. S. pour former l'épaisseur d un- pièce de 5 fr. Cataplasme vinaigré. Cataplasme rubéfiant ou acéteux. Farine de froment.... 3 Vinaigre.... 1 (Boa.) Cataplasme vermifuge. Ajoutez à' 500,0 de cataplasme commun deux gousses d'ail broyées, et 2,0 d'assa-fœ- tida trituré avec de la pommade camphrée. On l'applique sur tout l'abdomen et on le renouvelle toutes les deux heures. (Raspail.) Dans ce cataplasme et les autres cataplasmes môme émollients, M. Raspail ajoute souvent à la pâte du cataplasme ordinaire de l'eau sédative ou de l'alcool camphré. CAULOPHYLLUM THALICTROÏDES. Cohosh bleu (Berbéridées). Plante originaire de l'Amérique du Nord, dont le rhizome, long de plusieurs centimètres, a l'aspect général de la serpentaire. Sonodeui est aromatique et agréable; sa saveur acre et amère. Ce rhizome est employé, surtout en Amérique, pour faciliter l'accouchement; quelques praticiens h 1 considèrent même comme supérieur au seigle ergoté. Sa teinture concentrée précipitée par l'eau donne une matière rési- noïde(Caufop%/Kn),reg > idée comme le principe a; til, et possédant les propriétés du rhizome. CAUSTIQUES. Nous plaçons sous ce titre les préparations pharmaceutiques employées en chirurgie pour cautériser la peau, détruire les excroissances. modifier les plaies, elc. (V. p. 159). Pour les produits simples employés comme caustiques, voyez leurs noms. Pour les composés non portés ci-dessous, voyez la table. Caustique dit Pâte anticancéreuse (Plunkett). Acide arsénieux .... 4,0 Renoncule acre..... 3u,0 Fleur de soufre..... 30,0 Ase fétide.......... 30,0 Faites une pâte avec du blanc d'oeuf (Rem. put. ttngl.). L'employer avec prudence. Caustique dit Pâte antimoniale (Canquoin). Chlor. d'antimoine.... 30 Farine de froment... 160 — de zinc........ 60 Pour faire une pâte que l'on conserve en magdaléons. Dans les tumeurs cancéreuses, inégales et épaisses. (Tiowh.) Il ne faut pas confondre cette préparation avec la pâte esihawtique de Canquoin , dont nous donnons la formule ci après, et qui est beaucoup plus employée. 23 354 CAUSTIQUE AVEC LE CHLORURE DE ZINC. — CAUSTIQUE ODONTALGIQUE. Le Caustique au chlorure de zinc composé, des hôpitaux de Londres, employé pour détruire les tumeurs cancéreuses, est composé de : chlorure de zinc 12, chlorure d'antimoine 8, amidon pulvérisé lx, glycérine Q. S. On peut ajouter de la poudre d'opium pour diminuer la douleur de ce caustique. Caustique avec le chlorure de zinc. Pâte escharotique, pâte de Canquoin; causti- cum curn chlorureto zincico. Chlorure de zinc...... 3:1 Oxyde de zinc ........ H t'annedeiiumentsetheeàlOOo ï\ Eau distillée ......... 4 Dissolvez à froid le chlorure de zinc dans l'eau, ajoutez l'oxyde de zinc et la farine que vous aurez mélangés préalablement, et faites une pâte que vous pisterez dans un mortier. Etendez cette masse en plaque de l'épaisseur d'une pièce de dix centimes environ; divisez-la en forme de llèches ou autrement, et faites-la sécher complètement dans une étuve en élevant graduellement la température de 50 à 100". Cette préparation doit être conservée dans un flacon bouché contenant de la chaux vive (Cedex) Dans le traitement des ulcères cancéreux. Le Codex de 1860 avait prescrit P. E. de chlorure de zinc et de farine de blé et on désignait sous le nom de pâte n° 2, celle où l'on met 2 proportions de farine ; n° 3, celle où il en entre 3, et ainsi de suite. M. Sommé, dans le but aussi d'une meilleure conservation, a modifié le caustique de Canquoin : on prend P. E. de chlorure de zinc et de gluten en poudre; on fait fondre à une douce chaleur le chlorure dans de l'alcool, et on y ajoute peu à peu le gluten, en remuant toujours jusqu'à évaporation de l'alcool. On conserve la pâte dans un pot. Elle est très- malléable, on peut la rouler au besoin en cylindres que l'on dessèche à l'étuve et qui peuvent servir comme crayons caustiques. En dissolvant le chlorure de zinc dans du collo- iion élastique, et étendant le mélange au pinceau sur un tissu, on obtient un sparadrap *austique. La pâte de Canquoin, dite à la glycérine, se prépare en faisant dissoudre 10 de chlorure de zinc dans A de glycérine et ajoutant peu à peu 20 de farine de froment (Demarquay). Caustique escharotique mercuriel. Sublimé corrosif......................... 8 Pâte d'amidon au mucil. de gomme arab... 30 (BÉit.) Caustiques à la gutta-percha ( E. Robiquet et Mannoury). En faisant fondre la gutta-percha et y introduisant moitié de son poids de chlorure de zinc, on obtient un excellent caustique que l'on peut étendre en plaque, mouler en cylindre et couler en pastilles. Pour en faire usage, il suffit de le tremper quelques secondes dans de l'alcool. Les eschares sont très-nettes. On peut au besoin remplacer le chlorure de zinc par la potasse caustique. M. Sommé incorpore avec du chlorure de zinc bien divisé P. E. de gutta-percha, préalablement ramollie dans l'alcool bouillant, et roule ensuite le mélange en cylindres, du diamètre d'une plume, effilés à leurs extrémités. Ces (lèches caustiques sont conservées au milieu de la chaux vive pulvérisée, dans des flacons à large col, bien secs et bouchés hermétiquement. Caustique de Landolfî. Ce caustique, employé depuis quelques années dans le traitement du cancer, se compose de : Chlorure de brome, chlorure de zinc, chlorure d'or, chlorure d'antimoine, de chaque P. E. Ce mélange est quelquefois remplacé par le chlorure de brome seul. Après l'emploi du caustique, Landolfî applique sur la plaie des plumasseaux enduits du mélange suivant : Térébenthine..... 6 gr. Blanc de baleine... 6 gr. Huile d'olives..... 30 gr. B. de santal pulv.. 4 gr. Cire jaune.......24 gr. Camphre..........2 gr. Pour hâter la guérison, il pense qu'il est bon de recouvrir la cicatrice avec une solution de chlorure de brome (1 gr. p. 1000). En outre, il fait prendre à l'intérieur des pilules ainsi composées : Chlorure de brome............... 0,10 cent. Semences de pbellandrie......'.... 1 gramm. Extrait de ciguë.................. 0,50 cent. Pour dix pilules. A prendre deux à quatre par jour. Caustique-moxa au charbon. Gomme adragante..... 5 Azotate de potasse.... -i Charb. végétal pulv.. 15 Mêlez le charbon et l'azotate de potasse en poudre et faites une pâte de consistance suffisante avec la gomme dissoute dans l'eau Q. S. additionnée d'un peu de sucre pulvérisé pour faciliter la solution qui doit être assez concentrée. On roule ensuite la pâte en cylindres de divers calibres qu'on fait sécher. Le diamètre de ces crayons varie avec la profondeur de la cautérisation. Ces charbons caustiques sont allumés à la flamme d'une allumette ou d'une bougie, et on attend pour s'en servir que le charbon soit allumé dans une étendue de 1 centimètre. {Bonnafond.) Caustique odontalgique. Acide azotique hydraté. 4 Acétate de morph... 0,03 Contre les maux de dents et les névralgies qui en dépendent; nettoyer la cavité de la dent CAUTÈRES. 355 malade, et y introduire un tampon imbibé de liquide caustique (D r Calvy). Le docteur Kings- bury a donné plusieurs formules de caustique dentaire, où il entre de l'arsenic métallique, de l'acide arsénieux, de la morphine, de la créosote. (V. J. ch. m., 1862.) Caustique dit Pâte caustique (Payan). Suif, de euiv. pulv., Q. V. Jaune d'œufs...... Q. S- pour faire une pâte molle. Selon le docteur Payan, ce caustique a produit son effet au bout de quatre ou cinq heures, et la guérison de l'eschare se fait sans laisser de cicatrice. Caustique dit Pâte caustique (Pollau). Potasse caustique..... 4 Savon méd, sec....... 4 Chaux hydratée....... 30 Faites une poudre fine que vous conserverez dans un flacon bouché à Fémeri. Pollau ne l'employait qu'après six mois de préparation. Employée avec succès par le chirurgien prussien contre les verrues, les nœvi materni et les autres taches de la peau. On l'applique comme la poudre de Vienne ; on enlève la pâte au bout de cinq minutes. L'eschare tombe au bout de huit jours environ. Du reste, il faut agir avec cette pâte en raison de l'étendue et de la nature de l'affection. Caustique dit Pâte caustique (Rust). Caustique noir, Caustique sulfurique au safvan ou sulfo-safrané, de Yelpeau. On ajoute 10 de safran à Q. S. d'acide sulfurique concentré (15 à 20 ) pour former une pâte un peu molle. Le safran est carbonisé par l'acide, et il en résulte une pâte noire comme du cirage. Cette pâte est versée dans un petit pot, le chirurgien en prend avec une spatule, et l'étalé sur la région malade en couche épaisse de 2 à h millimètres plus ou moins; il en arrondit les bords, et il la laisse appliquée jusqu'à ce qu'elle sèche. Une croûte se forme bientôt, on la couvre alors d'une compresse que l'on maintient avec une bande. Ce caustique doit être conservé dans un flacon à fémeri à large ouverture. La recette de cette préparation a été longtemps tenue secrète; ce fut Rust qui la divulgua. Velpeau s'est loué beaucoup de son emploi dans les affections cancéreuses ou cancroïdes. Au besoin on y substitue, par économie, la poudre de réglisse à la poudre de safran. Dans le caustique sulfocarbonique de Ricard, le charbon est substitué au safran. Il se conserve mieux. Le Cuustique au papier est du papier de soie réduit en pâle à l'aide de l'acide azotique. Caustique de Vienne *. Poudre de Vienne, Pâte caustique de Vienne, Pâte cakico-potassique ; pulvis eaustkus cam cake. Putasse caustique h la chaux. 50 Chaux vive.... 60 Broyez vivement dans un mortier de fer chauffé et renfermez-les dans un flacon à large ouverture, fermé par un bon bouchon de liège bouilli dans la cire. (Codex.) Pour faire usage de ce caustique, on en fait une pâte avec un peu d'alcool à 90 c. et on l'applique sur la partie que l'on veut cautériser. On recouvre d'un morceau de sparadrap. Ne faire durer l'application que 10 à 30 minutes. L'avantage de ce caustique consiste dans son action vive, prompte et circonscrite. Le Caustique de Filhos, ou Caustique de potasse et de chaux ; causticum cum potassa et cake, s'obtient en faisant fondre 100 de potasse à la chaux dans une cuillère en fer, ajoutant 20 de chaux vive pulv. et coulant dans des tubes de plomb, de différents diamètres ou dans des lingotières. Dans ce dernier cas on enveloppe les cylindres de gutta-percha et on les conserve dans des tubes de verre contenant de la chaux vive et bouchés. (Codex.) On l'emploie beaucoup aujourd'hui pour la cautérisation du col de l'utérus. Pour s'en servir, on le taille par un bout avec un canif à la manière d'un crayon. Pour rendre la cautérisation indolore, M. Pie- dagnel fait un mélange intime de poudre de Vienne (3 p.) et de chlorhydrate de morphine (1 p.); on en forme avec le chloroforme, l'alcool ou l'èau, une pâte épaisse qui s'applique au moyen du sparadrap de diachylon. En ajoutant un peu de gomme à la pâte, il en confectionne de petits disques de 1 centimètre de diamètre sur à ou 5 millimètres d'épaisseur qui deviennent très-durs par la dessiccation ; on les humecte d'eau avant de les appliquer. CAUTÈRES. Fonticuks, Fontanelles. Fontanell, al.; Cautery, ano.; Cauterios, esp., it. Petites plaies artificielles où l'on établit et entretient la suppuration pour déterminer une sorte de dérivation. On les place à la nuque dans les affections des yeux, sur le vertex dans celles du cerveau, au bras pour celles de la poitrine, aux cuisses ou au-dessus du genou pour celles du ventre, en évitant le voisinage trop rapproché d'un os, d'un tendon, d'un gros vaisseau ou d'un nerf. Pour établir un cautère, quelquefois on fait un pli à la peau, on l'incise avec un bistouri et l'on introduit un pois à cautère (V. ce mot) dans l'incision. Quelquefois encore on commence par établir un vésicatoire que l'on transforme en cautère en enfonçant un pois peu à 350 CAYAPONA. peu au centre. Mais le plus souvent c'est à l'aide du caustique qu'on établit un cautère. Pour cela, on coupe un morceau de sparadrap de h à 6 centimètres de diamètre, on fait au centre une échancrure ronde de la grandeur dont on veut faire l'eschare ; on applique le sparadrap sur la peau ; on place le morceau de pierre à cautère dans l'échancrure où on le fixe en le recouvrant par un autre morceau de sparadrap. Aujourd'hui on a presque abandonné la pierre à cautère pour la poudre de Vienne, qui est moins diflluente. Quoi qu'il en soit, on lève l'appareil au bout de 10 à 30 minutes; on fend l'eschare en croix à l'aide d'un bistouri ou d'un canif bien tranchant; on enlève les quatre lambeaux (quelques personnes attendent que l'eschare tombe, ce qui demande cinq ou six jouis), et on met un pois dans leur place. Lorsque le pois est introduit, on procède au pansement : on applique d'abord pardessus le | ois un morceau de papier ou de taffetas rafraîchissant* puis une compresse en linge ou en papier; enfin, on maintient le tout à l'aide d'une bande en toile et mieux avec une plaque à cautères ou serre-bras en caoutchouc, en fer-blanc ou en plaqué. De bons moyens de pansement facilitent beaucoup l'entretien. On change généralement le pois toutes les vingt-quatre heures. Lorsque le cautère est enflammé, on fait tomber l'inflammation-a J'aide de cataplasmes; lorsqu'il cause des démangeaisons, que le pourtour est sanguinolent, on lave celui-ci avec de l'eau blanche. Lorsqu'il est fétide, on peut se servir de compresses chlorurées ou de pois au charbon; enfin, on détruit les excroissances et les bourrelets, qui se forment assez souvent autour des cautères, à l'aide de l'alun calciné ou de la pierre infernale. Si c'est dans le fonti- cule même que se forment les excroissances ; on roule le pois dans l'alun calciné avant de l'y introduire. Quand un cautère ne fonctionne pas, on peut le stimuler en roulant le pois dans de la pommade épispastique, du basilicum, ou en se servant de pois suppuratifs. Lorsqu'on veut supprimer un cautère, ce qui se peut aussi bien que la suppression d'un vésicatoire, bien que le public soit encore de l'opinion contraire, il convient de purger de temps en temps. ( V. Pois, Papier et Taffetas à cautères, Yésicatoires.) CAYAPONA. Cayapona globulosa. (Cucurbitacées.) Fruit ou péponide du C. globulosa surtout employé dans l'Amérique centrale et au Brésil pour la médecine vétérinaire à titre de purgatif drastique. M. Andral à extrait de ce fruit un principe actif, la Cayaponine, d'une énergie • CENTAURÉE. calliartique incomparable (/. llwr.Nov. 1878). Six milligrammes suffisent pour amener d'abondantes évacuations très-séreuses, sans douleur et sans coliques. Donc le principe actif du Caya- pona est un hydragogue à la fois puissant et inoffensif. Malheureusement, malgré sa solubilité, on ne peut administrer cette substance en injection hypodermique à cause de sa causticité, et nous ne possédons pas de purgatif-, qu'on puisse injecter sous la peau. Cependant de pareils agents administrés par cette voie si sûre et toujours facile, chez des enfants surtout, rendraient de grands services. (Gabier). CÉANOTHE. Thé de Jersey ; Ceanothus americams. (Rhamnées.) Amerikamscher Seekelstrauch, Seckelblumenstengel, al. La racine est employée aux États-Unis en décoction (pp. 8:500) contre la gonorrhée qu'elle arrête, dit-on, en deux ou trois jours sans inconvénients. On l'emploie aussi dans les affections vénériennes et scrofuleùses. Les feuilles sont employées comme astringentes sous le nom de : Thé de la nouvcll* Jersey. Le Cecmothus cœndeus passe au Mexique pour un excellent fébrifuge. L'un et l'autre sont inusités en France. CEDRON. Simala cedron. (Simaroubées.) Arbre de la Colombie dont les semences ont été vantées contre la rage et la morsure des serpents, réputation que l'expérimentation n'a pas justifiée. Comme fébrifuge il a donné quelques résultats au D r Rager à la dose de 0,50 à I gr. Les semences ont la forme d'une poire, sont longues de 2 à 3 centimètres, larges de 1 centimètre, planes d'un côté, con\e\es de l'autre, de couleur fauve et d'une saveur amère. M. Tanret en a retiré la Cédrine, produit liquide, épais, très-soluble dans l'eau et non crislallisable. Son caractère distinctif est la fluorescence remarquable de ses solutions étendues. On confond souvent avec le Simaba cedron le Simaba Waldivia {Simaroubées), qui croît également en Colombie e( dont M. Tanret a retiré la Waldivine qui cristallise en prismes hexagonaux, peu solubles dans l'eau '60 p.), insolubles dans l'étber. La Wajdivine possède des propriétés toxiques au plus haut degré. La Cédrine est bien moins toxique que la Waldivine. CENTAURÉE*. Petite Centaurée, Herbe au centaure, Herbe il Chiron, Ilobe à la fièvre, Chironie, Centau- relle, Erythrée Èrythrani, s. Gentiann . Chironia eentaurium, (Genlianées.) CÉRATS. — CÉRAT DE BLANC DE BALEINE. 357 Tauseridguldenenziari Tausendguldenkraut, al.; Lesser Gentaury, ang.; Cantario, ar.; Zeme zluc menssj, boh.; Agarum, Tu^indgilden, dan. - , Centaurea inenor, ESP.; POR.; Duizendguldenkruid, iiol.; Centaurea minore, it.; Centurzye mnieysza, Tysiacznik, POL.; Tusen- gyllen, su.; Kirmisi kantarion, tur. Jolie petite plante h indigène, qui se compose de rameaux dichotoraes, de feuilles petites, opposées, lancéolées, et de fleurs roses disposées en corymbes. Inodore. Toutes les parties de cette plante sont très-amères. On emploie les sommités fleuries. Elle a été trouvée formée de matière amère, acide libre, matière muqueuse, extraclif, sels. (Moretti.) M. Méliu a retiré de l'extrait aqueux, des sommités de petite centaurée, 2 °/ 0 de principe amer et une matière cristallisée (érythroceu- taurine) qui devient d'un rouge vif par son exposition à la lum ère du soleil; de là son nom. (V. Vu. ph., 1866.) Tonique, stomachique et fébrifuge. On l'emploie sous forme d'infusé (pp 10 : 1000) ; on en fait un extrait *. — Dose de la poudre : 1 à 4,0. L'eau distillée de petite centaurée , qui n'est plus employée, se rapproche, par ses caractères, des eaux de cochléaria et de raifort. Le Canchalagua, Cachai la huai ou Caeha- louai, c'est-à-dire Yherbe à la pleurésie des Brésiliens, est YErythrœa ou Cfaronia chilensis, qui ressemble à notre petite centaurée quoique de moindre taille encore, et dont néanmoins les propriétés sontplus prononcées. 11 est très- employé au Chili et au Pérou comme fébrifuge, antiietérique et anlipleurétique, en infusé à la dose de U à 8,0 parfasse. Lebœuf,pharmacien de Bayonne en a fait l'analyse et en a retiré 9°/„de principe amer (J. ph. 1868). Niche en a retiré un principe cristallisé qui a tous les caractères de l'Erythrocentain jne. La centaurée (Centary) américaine est la racine extrêmement amère du Chironia ou Sah- butia angularis; elle contient aussi de YEry- throcentauriue (Buncker). On employait autrefois, comme tonique et sudorilique, la racine de grande Centaurée, ou Centaurée officinale ; Centaurea ceniaurium. (Synanlhéiées.) On employait aussi celle de la Jacce ; C. jaeea, et du C. cyanus, de la même famille que la dernière, comme astringent amer. Les feuilles de la centaurée d'Orient (C. Sul- furœa) servent, dans le Sahara, à recouvrir les plaies pour en accélérer la cicatrisation. CÉRATS. Oléo-cérolés, Elœocérolés, Céréolés, Liparoidés. AVachssalbe, al.; Cerate, ang.; Cerato, Encerado, esp.; Cerotto, it. Médicaments magistraux ou officinaux externes, de consistance molle, dont les éléments principaux sont la cire et l'huile d'amandes douces, auxquels on adjoint du blanc de baleine, des eaux distillées odorantes, des extraits, des sels, des poudres. Ils diffèrent des pommades et des onguents, en ce que ceux-ci ont pour base des résines, et celles-là des graisses. Mais, autrement, ils peuvent recevoir les mêmes indications que ces préparations. Les règles à suivre pour la préparation des cérats sont : 1° faire fondre la cire divisée en fragments dans l'huile au B.-M. ou dans l'huile et de l'eau; 2° verser la matière fondue dans un mortier de marbre, préalablement chauffé au moyen de l'eau bouillante, et triturer jusqu'à parfait refroidissement, en ayant soin de faire tomber de temps en temps au fond du mortier les parties qui s'attachent aux parois. On peut aussi laisser refroidir tranquillement la masse; on la racle ensuite par couches minces, et on la triture pour la rendre homogène; 3° les liquides, les poudres, etc., ne doivent être ajoutés aux cérats que lorsqu'ils sont parfaitement unis, les premiers par petites quantités; les secondes seront en poudre fine, et les extraits dissous dans un peu d'eau. On a proposé la seboulation comme moyen avantageux de battage des cérats. (V. Poudres.) Les cérats étant facilement altérables, il faut n'en préparer que peu à la fois. Cérat amidonné. Amid. puhér... 8 à 15.0 Cérat.............. 30.0 Inflammation dartreuse. (Cazenave.) Cérat antiseptique ou de quinquina. Ext. aie. de quinq..... 1 Cérat de Galien....... 10 Ramollissez l'extrait avec un peu d'alcool. Cérat belladone. Ceratum cum extracto belladones. Eitr. de belladone___ 10 Cérat de Galien....... PO Mêlez, par trituration, dans un mortier; préparez de même le Cérat d'extrait de Jus- quiame. (Codex de 1866.) Pour dilater le col de l'utérus et de l'urètre dans le cas de contractions spasmodiques. Cérat au beurre de cacao. Beurre de cacao, huile d'amandes douces, âà. P. E. Gerçures des lèvres et des mamelles. (Guib.) Cérat de blanc de baleine. Onguent liane. Blanc de baleine.. 1 Cire M.. 4 Huile d'olive.. 8 La recette de cette préparation varie beaucoup dans les formulaires. La formule que nous donnons est tirée de la pharmacopée de 3o8 CÉRAT DE BARYTE. — CÉRAT DE IIUFELAND. Londres. Voici celle de la nouvelle pharmacopée belge : Blanc de baleine..... 188 Huile d'olive,....... 150 Cire blanche......... 62 Cérat de baryte. Baryte et axonge..................... P. E. Caustique (Maure et Martin). Cérat calaminaire, de Gibert. Calamine préparée.... 1 Cérat jaune.......... 20 Dartres squammeuses humides. (Foy.)M. De- vergie remplace le cérat jaune par 30 de cérat simple et ajoute 2 de chloroforme. Cérat de calamine (Turner). Pierre calaminaire... 185 H. d'olive... 400 (Lond.) Cire................ 185 Brûlures, excoriations. Cérat camphré. Cérat de Galien....... 10 Camphre............. 1 A été employé avec succès contre l'érysipèle. (Bazin.) Cérat contre les crevasses et engelures ulcérées. t» Huile de lin....... 30 Teinture de benjoin... 8 Cire jaune........ 1C Glycérine ............ 4 Avec Q. S. d'essence de lavande (Bkon). 2" Cérat sans eau. ... 20 Baume du commandeur. Baume d'Arcœus.. 4 Extr. d'opium...... 0,10 (Mulhe). Cérat cosmétique ou Cold-eream. (Crème froide.) Huile d'am. douces.. 215 Eau de roses........ 60 Blanc de baleine..... 60 II. vol. de rose, 10 gouttes. Cire blanche......... 30 Teint, de benjoin___ 5 Op. comme pour le cérat de Galien. (Codex.) Cette préparation diffère à peine de la pommade en crème pour le teint. (V. ce mot.) Quelques auteurs substituent à l'essence de rose celle de bergamote ou Peau de Cologne et, aux Etats-Unis, l'eau de naphe, la glycérine, le borax ; la teinture de benjoin est supprimée. On fait aussi du cold-cream à l'amande, au camphre, etc., en substituant à l'essence de roses, l'essence d'amandes, le camphre et l'essence de romarin. Cérat doré. Cire jaune. 150.. Suif, de zinc. 45 Vert-de-gris . 15 Sanguine.. 45.. Oxyde de cuiv. 15 Borax........ 15 Contre les cors. (Bruns.) Cérat émulso-mercuriel. Huiles d'amandes___250 Sublimé corrosif.... 0,8 Cire blanche......... 60 Alcool ............ Q. S. Lait d amand. améres. 180 Ce cérat qui se rapproche, sauf par la forme, de la lotion de Gouland, sert au pansement des dartres. Le P. Potencier, médecin de la Charité, qui remployait avec succès, avait soin de laver préalablement la place avec un décodé d'écorce d'orme. Cérat de Galien*. Cérat, Cérat blanc ou amygdalin; Ceratum Galeni. Eau de roses............. Huile d'amandes doue. 400 ..................... 300 Cire bl .............. 108 F. chauffer au B.-M. la cire, l'huile et la moitié de l'hydrolat jusqu'à liquéfaction de la cire ; coulez dans un mortier de marbre chauffé et remuez continuellement le mélange. Lorsqu'il sera presque froid, incorporez-y par fractions le reste de l'hydrolat en battant vivement. (Codex.) On peut aussi mettre les trois substances ensemble sur le feu, verser dans le mortier et battre immédiatement. On évite ainsi le chauffage préalable du mortier et l'emploi du B.-M., l'hydrolat remplissant ce double office. M. Hardy a indiqué un moyen mécanique pour mieux diviser et émulsionner l'hydrolat, l'huile et la cire (V. Un. ph. 1872). M. Magnes-Lahens établit que Galien préparait son cérat en faisant fondre de la cire jaune dans de Vhuile rosat ; la matière figée était lavée à plusieurs reprises avec de l'eau de rivière. C'est à tort qu'on ajoute de la potasse dans le cérat pour le blanchir et faciliter l'introduction de l'eau ; par cette pratique on lui fait perdre en partie ses propriétés adoucissantes. Dans les hôpitaux, on remplace la cire blanche par la jaune; on obtient ainsi un cérat jaune qui, dit-on, possède des qualités supérieures au blanc. En remplaçant l'eau de roses par l'eau de laurier-cerise, on obtient le .Cérat calmant de Roux de Brignoles, employé dans les brûlures. Avec l'hydrolat de concombres, ou en aromatisant le cérat à l'eau simple avec de l'alcoolat de concombres, on obtient le cérat de concombres, substitué dans quelques localités à la pommade de ce nom. M. Laillier a proposé de remplacer, dans le cérat de Galien, la cire d'abeilles par la cire blanche végétale (90 p.), qui arrive en grandes quantités du Japon. M. Boucher a démontré expérimentalement les inconvénients de cette substitution (V. Un. ph. 1872). M. Barbin substitue au cérat de Galien la préparation suivante, qu'on peut nommer Stéa- rat ou Cérat de stéarine, bien qu'à proprement parler ce ne soit pas un cérat. Stéarine.. 18 Eau de roses.. 375 Huile d'am. 500 On opère comme pour le cérat de Galien, qu'il ne remplace pas, selon nous. Cérat de Hufeland. Oxyde de zinc, Lycopode, âa... 2 Cérat....... 30 Ulcération des seins, plaies légères. (Cad.) CÉRAT JAUNE. — GERAT DE SATURNE. 339 Cire jaune........... 100 Huile d'am. douces... 350 Cérat jaune. Ceratum flavam. Eau.... (Codex.) 230 Cérat laudanisé. Ceratum laudanisatum. Cérat de Galien.. 90 Laudan. deSydenh. 10 (Codex.) Dans le Formulaire des hôpitaux de Paris, on remplace le cérat blanc par le jaune. Cérat mercuriel. Ceratum hydranjijrosum. PommademercurielleàP. E., Cérat, Sa. P.E. (Cot>. 1866.) F. H. P. prescrit : Onguent napolitain... 30 Cérat jaune......... 90 Ulcères vénériens. Cérat mercuriel, de Falk. Précipité rouge...... 15 Mercure doux....... 60 Acétate plomb crist.. 20 Porph. et incorp. dans un mélange fondu de : Cire Manche......... 30 Huile d'olive........ 180 Essence de lavande... 2 Ulcères syphilitiques, dartres opiniâtres. (Cad.) Cérat mercuriel composé. Onguent napolitain, Cérat de savon, âa. 4 Camphre. 1 Faites un tout homogène. (Lond.) Cérat de minium. Cérat touge. Cérat simple......... 6 Minium ...... 1 (Van-M.) Cérat opiacé. Ceratum cum extracto opii. Ext. d'opium. 1 Eau dist.. 1 Cérat deGalien. 98 F. dissoudre l'extrait dans l'eau et mêlez avec le cérat dans un mortier. (Codexde 1866.) Cérat opiacé, de Lagneau. Opium brut........... 1 Jaunes d'œufs, n<> 2. Triturez et ajoutez : Cérat de Galien.......................... 60 Ulcères et chancres douloureux. (Cad.) Cérat de Pott. Litharge___500 Vinaigre.......400 Savon.. 250 F. chauffer jusqu'à consomption de l'humidité, en agitant sans cesse ; ajoutez : Huile d'olive, Cire jaune, âa. 500 (Cad.) Dessiccatif pour les ulcères. Le cérat de Kirkkmd n'en est qu'une modification. Cérat noir, de Powel. Cire blanche......... 125 Huile d'olive........ 360 Faites fondre et ajoutez : Charbon de liège. 60 Soufre lavé. 30 Suif, d'antim. 30 Dans la teigne. (Cad.) Cérat ophthalmique. Cérat. 18 Précipité rouge. 1 Camphre. 1 Safran. 1 Ophthalmies subaiguës. (Foy.) Cérat de Rochoux ou ammoniacal. Carbon, d'ammoniaq. 1 Cérat sans eau......... 3 h grammes de quatre en quatre heures en frictions sur le cou, dans le croup. (Soub.) Cérat de résine anglais. Cire jaune, Résine jaune, Huile d'olive, âa.. 400 Cérat à la rose. Pommade pour les lèvres, C. labial, C. rosat. ; ceratum rosatum. Huile d'am. douces. 100 Cire blanche........ 50 Carmin no 40...... 0,50 II. vol. de rose, 10 gouttes Faites fondre la cire dans l'huile à une douce chaleur; quand le mélange sera à moitié refroidi, ajoutez le carmin, préalablement délayé dans un peu d'huile et, en dernier lieu, l'huile volatile de rose. (Codex.) Cette pommade se délivre dans de petites boîtes en bois. Contre les gerçures des lèvres et des mamelles. Les pharmacopées étrangères indiquent, sous le nom de Cérat labial, une préparation tantôt colorée, tantôt non colorée, contenant presque toujours du blanc de baleine, et qui peut très-bien être remplacée par celle ci- dessus. Cérat rouge. Cinabre. 0,~5 Poix rés. 13 Cire.. 230 Axonge. 250 Pour le pansement des ulcères. (Sir.) Xe pas le confondre avec le Cérat rouge ou cérat de minium. Cérat de sabine. Cérat sans eau... 6 Sabine pulvérisée. 1 (Soub.) Mêlez. Employé comme épispastique. La pharmacopée de Londres prescrit : Sabine cont.. 375 Cire jaune. 133 Axonge...... "30 Faites bouillir ; passez. Cérat de saturne. C. satumé, d'acétate de plomb ou de Goulard ; ceratum cum subacetatc plumbico. Cérat de Galien........................ 90 Sous-acétate de plomb liquide........... 10 (Codex). Ce cérat s'altère promptement. Il se colore par suite de la décomposition du sel. On obtient un cérat moins altérable en remplaçant le cérat de Galien par le céral simple (16 p.) et le sous-acétate par l'acétate de plomb cristallisé (1 p.) et 3 p.d'huile d'amandes douces (Comar) , ou en faisant fondre au B.-M. la cire et l'huile, ajoutant peu à peu et agitant sans cesse l'extrait de saturne préalablement chauffé et incorporant l'eau de roses ou l'eau simple de la même manière. (Eggenfels.) 9 380 CÉRAT SATURNE ET CAMPHRE. — CÉVADILLE. Cérat saturné et camphré. C. de plomb compose. Cire................ i-5 Huile d'olive........ 2;>0 Acét. de plomb liq... 75 Camphre............ 2 Faites fondre la cire dans 240 d'huile; triturez le mélange jusqu'à ce qu'il ait acquis une consistance convenable; ajoutez peu à peu l'acétate de plomb liquide, puis le camphre dissous dans le reste de l'huile. (Lond.) En France, on ajoute 3,0 de camphre en poudre à 30,0 de cérat saturné. Cérat simple. Ceratum simplex. Huile d'am. douces.. 300 Cire blanche........ 100 (Codex.) — C'est le Cérat dit sans eau. La pharmacopée de Londres prescrit P. E., et emploie la cire jaune. Cérat de sulfate d'alumine et de zinc. (Homolle.) Solution satur. de suif, d'alumin. et de zinc........ 5 Huile d'amandes douces. 10 Gérât blanc.......... 90 Cérat soufré. Ceratum sulfuratum. Soufre subi, et lavé.. 20 Cérat de Galion..... 100 Huile dam. douces.. 10 (Godex de 1866). Cérat pour le toucher. Cétine........ 1 Cire jaune------1 Huile d'olive. 16 Faites fondre et ajoutez : Soude caustique liquide......... 1 Mêlez. (Guih., Suub.) Il y a formation de savon au bout d'un certain temps. CERFEUIL. Chœrophylhm satmim, Lani. ; Anthriscus s. Scandix eérefoMvm, L. (Ombellifères.) Koerbelkraut, Garfenkoerbelkraut, al.; Gardon Chenil, \ng.; Kervol, dan.; Perifollo, esp.; Cerfoglib, it.; Tuinker\el, hol.; Tozebula tryluba, pol.; Ceriiblla, por.; Kirfwel, su. Plante G cultivée dans tous les jardins potagers pour les besoins de la cuisine. En médecine, on a conseille son décocté comme résolutif, emménagogue, diurétique, vulnéraire, ophthalmique, antihémorrhoïdal. On l'applique contusé lui-même sur les engorgements. Le Cerfeuil sauvage, C. sylvestre, ainsi que le C. tumulum, possèdent les mêmes proprie- lés, mais ce sont des espèces dangereuses. CERISIERS. 1° cerisier commun, griotiier ; Cerasus vul- garis S. Caprouiana. (Rosacées.) Les Cerises (Kirschen, al.; Cherri.es, ang.; Kyrse, dan.; Cerezo, Guindo, esp.; Kerser, hol.; Ciriegio, it.; Wisaie,voh.; Kœrs, su.; Kirez, tur.) servent à faire le sirop * de ce nom, très-employé comme acidulé, rafraîchissant. Les pédoncules ou queues de cerises sont employés en infusion comme diurétiques. L'é- corce de cerisier a été employée comme fébrifuge et antigoutteux. 2° cerisier noir, merisier ; Cerasus avium. Les fruits, merises, donnent, par fermentation, le kirsih des Allemands. L'eau distillée de merises est employée comme calmante. Elle contient de l'acide prussique. On appelle vulgairement cerisier noir ou sauvage le cerisier de Virginie (Cerasus ou prunus virginiana), qui abonde dans l'Amérique du Nord; son écorec y est très-employée comme tonique, sédative, dans la phthisie, sous forme de teinture, sirop, vin, en poudre, infusion, et extrait liquide (Prunin). On l'emploie aussi comme fébrifuge. Elle renferme de l'amygdaline (Gobley). M. AV. Procter en a retiré par distillation une huile volatile peu différente de celle des amande? amères et qui contient de l'acide cyanhydriqae. 3° cerisier a grappes, Putier; Cerasuspu- dus [Vogelkirsche, al.; Qtmmm bvrd-cherry, A»6.; Hœgebar, DAS.; Vado, esp ; it.; por.: Vogelkers, hol.; Czairembchovr, pol.; Hœgg, su.). Petit arbre des bois et cultivé dans les jardins à cause de la beauté de ses fleurs. Ses fruits, gros comme des pois, sont charnus, vert noirâtre ou rougeàtre, et d'une saveur rêchc peu agréable. L'écorcc qui a une odeur forte et désagréable, a élé proposée comme succédané du quinquina, puis comme antirhumatismale, anti- goutteuse et antisyphilitique. Les feuilles et les Heurs, sansdoule en raison de l'acide cyanhy- drique qu'elles contiennent, sont réputées antispasmodiques. L'eau des rameaux, qui a une odeur d'amandes amères et de cassis mêlée, passe pour vermifuge. Le bois puant, anagyris fœtida (Légum.), est un arbuste du midi de la France et de l'Europe, dont toutes les parties exhalent une odeur iêlide et dont les feuilles et les semences sonl vomitives el purgatives. MM. Hardy el Gallois en ont relire VJLnagyrine, alcaloïde toxique. Il 0 cerisier mahaleb ; Cerasus mahaleb. On a employé les semences. CÉVADILLE. Sabadille; Yeratrum officinale ; S. officinal un. (Colchicacées). Indiiinisclwr rattcnpfeffer, Sabadill, al.; Condes, au.; Sahadillkorn, dan.; Zuiskriiid, hol.; Sabadiglia, it.; Orrada, HÈX.; IS'asikio, Sabatyli, pol.; Tcheineritsch- nik, vsliomornoi, rus.; Sabadill, Husarfrae, su.; Pu- paz otou, TUR. Ce médicament, qui vient du Mexique, est fourni par le Sek/eenooaulon officinale A. Gr. (Asagraca offkùudis, Lindley), à tort parfois rapporté au genre, veratrum. C'est Monardes qui le 1 fit connaître, en 1572. I CHANVRE. 361 On emploie le fruit et la semence $$*. Le premier est une petite capsule ovale ayant . assez bien l'aspect d'un grain d'orge (d'où son nom, de l'espagnol cebada, orge) ou d'avoine dans sa balle, jaunâtre, inodore; d'une saveur acre et brûlante. Les Arabes font entrer les capsules pilées dans une poudre pour les yeux. La semence est noirâtre, rugueuse et légèrement convexe; elle confient de la véràfrine qui la rend très-vénéneuse, la subudilline, de Couerbe, et la sabatrinc de Weigelin. Excitant, irritant. On s'en sert à l'extérieur, en poudre, sous le nom dèpoudre des capucins ou de propreté, pour détruire les poux. Les Mexicains l'emploient contre l'hydrophobie. Son emploi a été tenté en France et avec succès dans le même cas, puis contre l'apoplexie, la paralysie, les vers et dans les emplois du colchique. — Dose : 10 à 50 centigrammes. CHANVRE. HanFsamen. Ilanf. al.; Hemp, ang.; Kanob, ar.; Ganja, beng.; Clm-tsao, CH.; Kamp, DAN.; Sjarank, ÊG.; Ca- namo, esp.; Ilennip, hol.; Canapa, it.; Gindsehe, JAV.J Konnp, POL.; Cantiamo, POR.; Konopli, RUS.; Ganjica, Bijiah, san.; Hampa, su.; Ganja, tam.; Ganjah chettu, tel.; KemUr, tur. On connaît deux sortes de cbanvre (Urticées). 1° CHANVRE COMMUN OU TKXTILE; CuilliabiS «dira. — Ses semences, nommées ekénàsis, servaient jadis â préparer des émulsions adoucissantes et diurétiques. Les fe allés sont douées, mais très-faiblement, des propriétés inébriantes de celles du chanvre indien. On sait, en effet, que le séjour an milieu d'un champ de chanvre, surtout â l'époque de la floraison, porte sur l'encéphale. M. le I) r Constantin Paul a employé avec succès, sous le nom d'0%^"^^>=" manganèse, 3 p. On incorpore ces substances à 18 p. d'argile figuline ; on en forme des boules et on sèche. Pour leur faire dégager du chlore, il suffit de les placer sur des charbons ardents. On nomme antichlore, dans l'industrie, les substances capables d'éliminer les excès de chlore ou d'acide hypochloreux libres après les opérations du blanchiment. Ex. : les sulfites et hyposulfites alcalins, le sulfure de calcium, le protochlorure d'étain, le gaz de l'éclairage. Chlorhydrate d'apomorphine. Chlorhydras apomorphicus. G" U' AzO 4 HC1. Cristaux incolores, anhydres mais verdissant sous l'influence de l'air et de la lumière, solu- bles dans l'eau. 100 p. de ce sel contiennent 87,97 d'apomorphine. S'obtient par saturation de l'apomorphine par l'acide chlorhydrique. Chlorhydrate de pilocarpine. Chlorhydras pilocarpmus. C-H^Az-OMlCl. S'obtient en saturant la pilocarpine par l'acide chlorhydrique officinal étendu de 3 fois son volume d'eau et évaporant la solution dans le vide ou sous une cloche au-dessus d'un vase contenant de l'acidesulfurique. (Codex.) Aiguilles blanches, groupées autour d'un centre commun, déliquescentes, trôs-solubles dans l'eau. CHLOROFORME*. Et lier méthylchlorhydrique bichlorë; Torméne trichloré ; Tri ou Perchlorure de formule, Chlorêthéride, Carbure de chlore, Chlorure de méthyle bichlorë ; Chloroformum. A peu près en même temps, en 1831, deux chimistes, Soubeiran et Liebig, découvrirent le chloroforme. Mais ces deux savants n'en déterminèrent pas la nature. Ce ne fut que quelques années après que M. Dumas en fit l'étude et lui donna le nom de chloroforme pour rappeler la formation d'un formiate et d'un chlorure, lorsqu'on le traite par une solution alcoolique de potasse. On peut l'obtenir par un grand nombre de voies ou moyens. Voici le procédé que nous avons fait connaître, et que nous considérons comme le plus pratique et le plus avantageux. C'est une simple modification du procédé de Soubeiran. Les proportions sont du Codex de 1866. On met dans le bain-marie d'un alambic 10 kilog. de chlorure de chaux à 90° chloromé- triques, délayé dans ZiO kil. d'eau; onajou!e5 kil. de chaux vive préalablement délitée, on élève la température jusqu'à &0° et on ajoute 1 kil. 500 gr. d'alcool à 90 c. ; on monte toutes 374 CHLOROFORME. les pièces de l'alambic, on lute et on distille. On chauffe d'abord vivement, puis avec beaucoup de précaution à partir du moment où le col du chapiteau commence à s'échauffer; autrement, bien que par l'emploi du bain-marie on soit plus à l'abri de cet accident, la matière se soulèverait et passerait dans le récipient. La distillation s'effectue à la température de 70 à80 oc , et, une fois commencée, se continue pour ainsi dire d'elle-même. On arrête la distillation lorsque le produit n'a plus qu'une faible odeur de chloroforme. Le produit distillé se compose d'une couche inférieure dense , c'est du chloroforme impur, et d'une couche supérieure, parfois lactescente formée par de l'eau contenant en dissolution un peu de chloroforme, d'alcool, etc. On sépare le chloroforme par décantation, et on le purifie comme suit. Agitez le chloroforme avec la moitié de son volume d'eau distillée. Ajoutez au chloroforme lavé .1/100° de son poids d'acide sulfurique officinal et laissez en contact pendant Z|8 heures : renouvelez ce traitement tant que l'acide se colore : décantez. Mélangez le chloroforme avec 3 ° / 0 de son poids de lessive des savonniers; laissez en contact 24 heures. Ajoutez alors 5°/ 0 d'huile d'œil- lette et distillez au bain-marie. Mettez le produit distillé en contact, pendant 1k heures, avec 5 °/ 0 de chlorure de calcium fondu. Décantez, distillez et ne recueillez que les 8/10 cs du produit. Le premier et le dernier dixième seront mis de côté pour une opération ultérieure (Codex). On obtient ainsi le chloroforme pur ou chloroforme officinal. Par ce procédé, on retire en chloroforme la moitié et même 60/100 en poids de l'alcool employé. Une chose importante, quel que soit le procédé de fabrication suivi, c'est que le chloroforme soit bien exempt d'alcool, de chlore, de produits acides, amyliques, méthyliques, etc., qui, dans l'inhalation, peuvent le rendre fort dangereux. (V. Essai des mêd.) (V. Un. ph. 1879.) L'air et la lumière solaire sont une cause d'altération du chloroforme. Il faut, par conséquent, avoir soin de le tenir en flacon noir et le moins possible en vidange. On peut purifier le chloroforme altéré spontanément par la méthode ci-dessus ou en l'agitant avec quelques fragments de soude caustiqu > ; il peut même être conservé indéfiniment à la lumière diffuse, en présence de quelques fragments de cet alcali. (Boettger.) Le chloroforme officinal est un liquide incolore, d'une odeur suave, éthérée, caractéristique, d'une saveur à la fois éthérée et sucrée. Sa densité est de 1,500 à + 13° c'est-à-dire 1 fois 1/2 celle de l'eau. Au pèse-acide, il marque 51°. Malgré cette forte densité, la goutte, attendu sa petitesse, est très-légère, puisqu'elle n'est que de 0,0178; il bout à 60°,8. Non inflammable s'il est pur. Il se mêle en toutes proportions dans l'alcool, l'éther, les huiles lixes et volatiles. 1 p. se dissout clans 100 p. d'eau. Il dissout l'iode, le brome, le camphre, en un mot, à peu près toutes les substances que l'alcool et l'éther dissolvent, plus beaucoup d'autres que ces liquides ne cissolvent qu'à peine. Ainsi il dissout facilement les graisses, la cire, les résines, le copal, le caoutchouc, la gutta-percha; propriété qui en fait déjà un agent précieux pour la pharmacolechnie et les arts. (V. Rev. pharm., 1851-52.) Il ôte l'amertume aux substances amères (Grave); annihile complètement l'odeur de l'ase fétide (Lamori). M. Ruspini d'abord et MM. Aldir et Massart ensuite ont fait connaître qu'en agitant ensemble à froid, et mieux au B.-M. à 50 ou 60", parties égales de chloroforme et de blancs d'œufs, on obtenait un mélange gélaiiniforme (chloroforme gélatinisé, gelée de chloroforme) analogue à celui que forment l'éther et l'albumine. On désigne à tort sous le nom A'Ether chlo- rique un mélange de chloroforme pur 1, et d'alcool rectifié à 90°c.l9.Ce chloroforme dulci- fié, doué d'une saveur sucrée agréable, est employé quelquefois en France et surtout en Angleterre comme antispasmodique à la dose de 5 à 15 gouttes mêlées à un demi-verre d'eau. A la fin de l'année 18/(7, c'est-à-dire environ un an après la découverte des propriétés anesthésiques de l'éther, un chirurgien anglais, le docteur Simpson, reconnut la haute action stupéfiante du chloroforme sur l'homme, qu'un an auparavant un savant français, Flourens, avait signalée sur les animaux. Aujourd'hui le chloroforme est généralement considéré comme possédant des propriétés anesthésiques bien supérieures à celles de l'éther et des autres stupéfiants; 2 à 8 gr. inhalés pendant 1 à 5 minutes suffisent pour obtenir l'aneslbésie propre à faciliter les opérations chirurgicales. II n'exige point, comme l'éther, d'appareil particulier : un mouchoir convenablement replié, ou mieux une éponge en champignon, sur la partie concave de laquelle on le répand, et que l'on place devant la bouche et le nez du patient, est tout ce qu'il faut. Son inhalation est moins irritante, moins fatigante et moins dangereuse, malgré les cas de mort signalés, que celle de l'éther. Son effet est plus prompt et moins durable, mais on peut le rendre plus persistant, dans le cas où cela est nécessaire, en rapprochant l'éponge de la bouche du patient. (V. Èthérisation et Toxicologie.) Avant la connaissance de sa propriété anes- thésique, le chloroforme avait été employé à l'intérieur sous forme de potions par le D r Nat. \ CHLORURES. 375 Guillot, contre l'asthme. On l'a employé aussi en potion comme antispasmodique contre le hoquet, l'insomnie nerveuse, la coqueluche, la colique de plomb, les coliques hépatiques, les calculs biliaires, les névroses; comme antidote de la strychnine. Eu Allemagne, les inhalations de chloroforme ont été employées avec succès dans le traitement de la pneumonie aiguë simple.— Le Chloroforme phosphore, du D r Glover, est un soluté de 1 p. de phosphore dans h p. de chloroforme. — A l'extérieur, on s'en est servi dans le pansement des ulcères vénériens, contre l'odontalgie, et en frictions (U gr. sur du coton) pour produire une anes- thésie locale dans des cas de fortes douleurs rhumatismales et névralgiques, puis étendu de beaucoup d'eau, en compresses contre la migraine, le prurit dartreux, etc.; recommandé en Espagne comme fébrifuge. Nous croyons le chloroforme appelé a remplir une foule d'indications thérapeutiques, sous une foule de formes pharmaceutiques internes et externes. (V. Eau, potion, pommade, sirop chloroformisés.) On se sert avantageusement du chloroforme pour anesthésier les abeilles qu'on veut changer de ruche, les fourmis, etc. Mélangé dans un flacon avec partie égale en volume d'acide acétique cristallisable, il peut produire une aneslhésie locale ou chloracéli- sation (Fournie). L'action combinée du chloroforme et de la morphine permet d'obtenir deux états distincts: l'analgésie et l'anesthésie (V. Vn. ph. 1872). Il y a quelques années, Simpson a proposé comme succédané du chloroforme, pour la propriété anesthésique, un composé analogue par sa composition, c'est le bichlorure de carbone ou chloro-curbone, découvert, en 1839, par M. Regnault. Appliqué sur la peau, le chloi'0-carbone semblerait être moins stimulant et irritant, plus sédatif que le chloroforme. (V. Vn. pkarm., 1866.) Le tri ou mieux le sesqui chlorure de carbone proprement dit, dont on a tenté l'emploi contre le choléra asiatique, est solide en cristaux aiguillés, incolores, presque insipides et d'une odeur camphrée. On l'obtient par l'action prolongée du chlore sur la liqueur des Hollandais (Faraday), ou sur l'étber chlor- hydrique (Regnault) , sous l'influence des rayons solaires ou de la chaleur. Un autre anesthésique, presque aussi puissant que le chloroforme, expérimenté en premier lieu par M. Richardson, employé en Angleterre et en Italie, est le bichlorure de méthylène (Ether chlurhydrique monochloruré de l'esprit de bois, chlorhydrate de méthylène rno- nochloré, chlorure de methyle monochlorc); c'est du chloroforme dans lequel 1 équiv. de chlore est remplacé par 1 équiv. d'hydrogène. Il est liquide, volatil, bout à 30°,5 et présente l'inconvénient d'être inflammable (V. Vn. ph. 1868). M. Richardson a proposé aussi comme anesthésique, X éther triéthylique, dérivé du chloroforme, et obtenu en faisant bouillir du chloroforme avec une solution alcoolique d'élhylate de soude (V. Vn. ph. 1874). Le Chlorure de mèthyle (CH 3 Cl) a été employé avec succès par le D r Dehove dans le traitement de la névralgie sciatique au moyen du froid (— 13°) que détermine le chlorure de méthyle liquide enfermé dans un siphon et en dirigeant le jet de l'appareil sur les points douloureux. Gaz incolore, d'une odeur éthérée, d'une saveur sucrée. Densité 1,736, il se liquéfie à — 36° et distille ensuite à — 22°. S'obtient en chauffant doucement un mélange de sel marin (2 p.), d'alcool méthylique (1 p.) et d'acide sulfurique concentré (3 p.). On recueille le gaz sur l'eau. Chlorodyne. — Spécialité anglaise, inventée par le D r Collis Browne, connue dès 1856. Mélange en proportions variables de substances diverses ; il en existe diverses formules ; voici celle qui se déduit de l'analyse : chloroforme 30, éther sulfurique 20, acide perchlorique 30, teinture de cannabis indica 20, mélasse 200, teinture de capsicum 30, morphine 10, acide prussique médicinal au 1/50 10, essence de menthe poivrée 50. On fait dissoudre la morphine dans l'acide perchlorique, et on ajoute les autres substances ; bien agiter avant de s'en servir. Dose : U à 5 gr.; vantée comme antispasmodique, diapborétique stimulant, etc. La formule de ce médicament, populaire en Angleterre, est ainsi donnée par Êrit., sous le nom de liqueur de chloroforme composée : chloroforme 100, éther 25, alcool rectifié 100, thériaque 100, extrait de réglisse 62, chlorhydrate de morphine 0,45, sirop simple M9, acide prussique au 10 e 30, essence de menthe 16 gouttes. On dissout le sel de morphine dans l'alcool, on ajoute le chloroforme, l'éther et l'es-ence de menthe; on fait fondre l'extrait de réglisse dans le sirop, on mêle la thériaque; on réunit les deux solutions et on ajoute l'ac. prussique. CHLORURES. Salzsaures, al.; Chlorides, ang.; Cloruros, esp.; Chloristoi, »us. Combinaisons du chlore avec les corps simples ou des radicaux organiques. Ce sont les beurres métalliques, les mariâtes et les hydrochlorates de l'ancienne chimie. Quelques chimistes, cependant, considèrent toujours les chlorures dissous comme des chlorhydrates. A l'exception du protochlorure de mercure et du chlorure d'argent, tous les chlorures employés en médecine sont solubles dans l'eau. 376 CHLORURE D'AMMONIUM. — CHLORURE D'ANTIMOINE. Quelques-uns s'y décomposent et donnent naissance à des oxychlorures. Les chlorures jouissent des propriétés combinées des composants. Un grand nombre sont des antiseptiques; d'autres sont caustiques et employés comme tels. Incompatibles. — Éviter de les associer aux sels, et principalement aux sulfates et aux carbonates, qui pourraient donner naissance à des sels insolubles en les décomposant. Chlorure d'ammonium*. Sel ammoniac, sel armeniac ; Muriate, Hydrochlorate ou Chlorhydrate d'ammoniaque, Chlorure ammonique; Ammonia muriatica, Ammonium muriuticum, Chloruretum am- monicum. Salmiak, Salzsaures ammoniak, al.; Sal ammoniac, ang.; Urmeena, ar.; Te-yen-nâo, en.; Salmiaken, dan.; Sal amoniaco, esp.; Sal ammoniak, hol.; Sale ammoniaco, it.; Nowshader, per.; Solekisloi ammiak, Naschatùr, rus.; Navacharum, tam.; Nichadir, tur. Geber, le premier, a mentionné le sel ammoniac, et la manière de le purifier. Tous les volcans exhalent du sel ammoniac, mais en petite quanlilé. Il n'en serait pas de même, selon M. Rossignol, des volcans de l'Amérique centrale, et en particulier de ceux qui existent aux environs de Guatimala, d'où il s'exhalerait en abondance et se condenserait sur le sol environnant. Autrefois, il nous venait d'Egypte, où on l'obtenait par sublimation de la suie de la fiente de chameaux. Aujourd'hui on se le procure en France par la décomposition au feu des matières animales (corne, vieux cuirs) ou par le traitement des eaux du gaz d'éclairage, des eaux vannes et des urines putréfiées. On obtient dans les produits de la distillation du carbonate d'ammoniaque, que l'on décompose par du sulfate de chaux, et le sulfate d'ammoniaque qui en résulte par du sel marin. On sépare facilement par sublimation le sulfate de soude du chlorure ammonique qui se forme dans cette double décomposition. Le sel du commerce est gris ; on le purifie par solution ou une nouvelle sublimation, alors on a le sel ammoniac blanc. Pour le purifier du fer qu'il contient quelquefois, il suffit d'y ajouter avant la sublimation 5 °/„ de phosphate acide de chaux desséché ou 3 °/ 0 de phosphate d'ammoniaque. (C. Colvert,) Le chlorhydrate d'ammoniaque du commerce se trouve sous forme de pains hémisphériques percés au milieu, inaltérables h l'air, inodores, blancs, demi-transparents, d'une texture fibreuse, d'une sa\eur piquante. Ses cristaux se dissolvent dans 2 p. 7 d'eau froide, dans leur poids d'eau bouillante, dans 8 p. 3 d'alcool à 90» et dans 5 p. de glycérine. Les alcalis le décomposent. Fondant, stimulant, diurétique et diaphoré- tique puissant et journellement employé dans la scrofule, les tumeurs squirrbeuses, rhumatismales, l'angine tonsillaire. A l'intérieur, dans des potions, des tisanes; à l'extérieur, en lotions, gargarismes, collyres. 11 entre dans le vin antiscorbutique; sert à préparer l'ammoniaque. Dans l'industrie, il sert à décaper les métaux. Dose : 1 à 2 grammes. Incompatibles : Alcalis et leurs carbonates ; les acides sulfurique, azotique; l'acétate de plomb, l'azotate d'argent. Chlorure d'antimoine*. Beurre d'antimoine concret; Muriate, Hydro- chlorate ou Protochlorure d'antimoine; An- timonium muriaticum, s. salitum, Butyrum antimonii, Chloruretum slibicum. Sulfure d'antimoine.. 100 Acide hydrochlorhyd. du commerce..... 400 Faites dissoudre à l'aide de la chaleur; laissez reposer; décantez, évaporez jusqu'au moment où une goutte de liqueur posée sur une lame de verre se solidifie par le refroidissement, puis distillez au bain de sable presqu'à siccité. (Codex.) Le premier produit étant acide, il faut le séparer. Masses cristallines blanches, demi-transparentes, onctueuses et déliquescentes, fusibles à 73°,2, bouillant à 225°. Son déliquium porte le nom de Chlorure ou de Beurre d'antimoine liquide*, Huile d'antimoine; Causticum antimo- nicum, Ùleum antimonii, Liguer stibii muriatici. Une certaine pp. d'eau (30 à à0 p.) le décompose en donnant lieu à un précipité blanc cailleboté et cristallin, qui n'est autre chose que VOxychlo- rure d'antimoine, employé jadis en médecine sous les noms de Poudre d'Algaroth, de Mercure de vie ou de mort, de Sous-muriate d'antimoine préeipité, de Pulvis angelicus. Le liquide au milieu duquel se fait ce précipité se nommait autrefois Esprit de vitriol des philosophes. Le chlorure d'antimoine chauffé à 150° avec de l'alcool, dans un tube scellé à la lampe, donne de l'oxychlorure cristallisable en prismes rhom- boïdaux obliques. [Schœffer.) En faisant réagir à une douce chaleur (30 à 35") un léger excès d'hyposulfite de soude en solution (3 p. de sel et 6 d'eau) sur du chlorure d'antimoine d'une densité 1,35 (1 p.), agitant continuellement, filtrant et lavant avec de l'acide acétique, puis avec de l'eau pure, on obtient une belle pondre rouge cramoisie de sulfure d'antimoine : c'est le Vermillon ou Cinnabre d'antimoine de Strohl, modification isomérique de sulfure d'antimoine, trouvée par M. Mathieu-Plessy. Bouilli avec du carbonate de soude, le vermillon d'antimoine donne du kermès; il est inattaqué par les acides acétique, oxalique, formique, phosphorique, borique et 1 CHLORURE D'ARGENT. — CHLORURE DE CALCIUM. 377 acide sulfurique étendu de 8 fois son poids d'eau. (Boettger.) Le chlorure d'antimoine est un violent caustique dont on se sert quelquefois pour cautériser les plaies, les morsures d'animaux venimeux ou enragés. Pour cet usage, le chlorure liquide est préférable. Dans les arts, le chlorure d'antimoine sert à bronzer les métaux, et à donner au cuir une couleur particulière. (V. Append.) L'oxyehlorure est un violent émétique qui n'est plus employé. Il y a un perchlorure ou pentachlorure d'antimoine liquide, volatil, fumant à l'air, correspond, à l'ac. antimonique; sans emploi jusqu'à présent en pharmacie. Chlorure d'argent. Lune ou Argent corné; Chloruret. argenticum. On le prépare en précipitant un soluté d'azotate d'argent par un excès de sel marin, lavant et séchant le précipité. Liebig a obtenu ce sel cristallisé, en dissolvant du chlorure d'argent dans une solution de nitrate mercurique ; on ajoute à cette dissolution chauffée de l'eau chaude ; après le refroidissement, les cristaux du chlorure d'argent se déposent. Il est sensiblement soluble dans l'acide chlorhydrique, les chlorures et les nyposulfites alcalins. C'est ce qui le fait employer en photographie. Drastique puissant, antiépileptique, antiscro- fuleux. Incorporé dans du chocolat ou mis en pastilles, il n'a aucun goût désagréable. Dose : 1 à 5 centigrammes. Le Chlorure d'urgent ammoniacal se prépare en saturant à chaud de l'ammoniaque liquide par du chlorure d'argent, filtrant et laissant cristalliser. M. Terreil l'a obtenu cristallisé; sous forme de longs prismes lamellaires blancs en chauffant sous pression au B.-M. du chlorure d'argent ammoniacal avec une solution saturée d'ammoniaque. Epilepsie, syphilis. Inusité. Chlorure de baryum*. Terre pesante salée, Sel marin barotique, Mu- riate ou Hydrochlorate de baryte; Baryta muriatica, Chloeuretum barytinon. Carb. de baryte..... 300 Acide chlorhydrique.. 2S0 Eau distillée........ 1000 Lorsque l'effervescence est terminée, on chauffe doucement, on filtre, on concentre et on laisse cristalliser. On l'obtient aussi en décomposant par l'acide chlorhydrique le sulfure de baryum provenant de la réduction du sulfate de baryte (500) par le charbon de bois ou le noir de fumée (200), additionné d'une petite quantité d'huile. Cette décomposition donne naissance à une grande quantité d'acide sulfhydrique, que l'on enflamme au moment où il se dégage, afin d'en éviter les pernicieux effets; la liqueur filtrée réunie aux eaux de lavage est évaporée à sic- cité, le résidu d'évaporation est redissous dans un peu d'eau et additionné d'un léger excès de sulfure de baryum pour précipiter le fer que la solution pourrait contenir, puis on concentre et on fait cristalliser. (Codex de 1866.) Il est incolore, cristallisé en prismes rhom- boïdaux, droits, efflorescent, d'un goût salé, amer et nauséeux, soluble dans deux parties et demie d'eau, un peu soluble dans l'alcool. A forte dose, c'est un poison ; à celle de 1 à 20 centigrammes, en solutés ou en pilules, il a été vanté dans les affections scrofuleuses et squiri'heuses avec inflammation. Chlorure de bismuth. On le prépare directement en traitant le bismuth par l'acide chlorhydrique. 11 est très- fusible et déliquescent. L'eau le décompose en sel acide soluble et en oxychlorure insoluble. Chlorure de brome. On l'obtient en combinant directement le brome au chlore. C'est un liquide jaune, rou- geàtre, d'une odeur vive et pénétrante, très- volatil, se dissolvant facilement dans l'eau. Il est employé en photographie. Il en est de même du Chlorure d'iode. Chlorure de calcium*. Muriate ou Hydrochlorate de chaux; Calcium muriaticum s. Chloridum, Chlomretum cal- eicum. Il existe dans beaucoup d'eaux minérales. Carbonate de chaux, Acide chlorhyd. à 1,17, âa. Q. V. Dissolvez le carbonate de chaux dans l'acide chlorhydrique étendu de son volume d'eau, filtrez et évaporez la solution jusqu'à ce qu'elle marque 1,38 au densimètre: laissez cristalliser si l'on veut obtenir le chlorure cristallisé, ou évaporez à siccitô si on veut l'avoir desséché. En le chauffant au rouge, on l'obtient fondu ; on le coule sur un marbre poli. Le premier est le chlorure médicinal ; ces cristaux contiennent 6 équivalents d'eau. Les autres servent dans les laboratoires comme corps hygrométriques servant aux dessiccations. Le chlorure calcique est cristallisé en prismes incolores à six pans; il a une saveur amère saline ; il est très-déliquescent (son déliquium portait jadis le nom d'Huile de chauœ, Olen.ni cakis), très-soluble dans l'eau et soluble dans l'alcool ; il fond à 29". On doit le conserver dans des flacons bien bouchés. Il est purgatif; mais c'est comme antiscro- fuleux qu'il est employé comme l'iodure de 378 CHLORURE DE CUIVRE. — CHLORURES DÉSINFECTANTS. potassium et aux mêmes closes. On l'a recommandé contre la gengivite chez les enfants. {Henriette). (V. Un. ph. 1873). Ne pas le confondre avec le CM. de chaux. La Liqueur, Eau ou Soluté de chl. de calcium ( Lond. ) est préparée avec : chlorure de calcium, 125 ; eau distillée, 300. Incompatibles: Acides borique, azotique, oxalique, sulfurique; sulfates, les alcalis et leurs carbonates. Chlorure de cuivre. Muriate ou Hydrochlorate de cuivre; Chloruretum ciiprinun. Chlor. de potassium... 14 Sulfate de cuivre...... 22 A ces sels en poudre et mêlés, ajoutez peu à peu 2/i p. d'eau bouillante, laissez refroidir, filtrez pour séparer le sulfate de polasse, puis laissez cristalliser spontanément. Inusité. Peut servir d'encre sympathique. En fumigations et sous forme de boisson (alcool ordinaire 1 litre, chloroforme 15 gr., chlorure de cuivre 6 gr.), il a été employé avec succès pour combattre les maladies contagieuses, telles que la peste bovine et le typhus (piemens). Le Chlorure de cuivre et d'ammoniaque, Fleurs ammoniacales cuivrées; Eus veneris, se prépare en faisant dissoudre P. E. de sel ammoniac et de chlorure de cuivre, et versant dans le soluté, goutte à goutte, de l'ammoniaque jusqu'à cessation de précipité. On filtre et on évapore. Conseille dans l'épilepsie. — Dose : 1 à 25 centigrammes. Chlorures désinfectants. Chlorures décolorants des arts, Oxymuriates, Chlorites, Hypuchlurites, Chlorures d'oxydes. Sous ce nom, nous rangeons trois prépara- lions différentes, à cause de leur analogie médicale, industrielle et historique. 1° chlorure de soude , Oxymuriate ou Sous-Chlorure de soucie, Chlorile ou Hypochlo- rite de soude, Chlorure d'oxyde de sodium, Liqueur de Labarraque*. Chlornatron, Natronhaltige bleichfluessigkcit, al,; Chîo- ride of soda, Labarraque's ou Fincham's disinfecting liquor, Aing.; Chloristokisloi natr, nus. Chlor. de chauisecàSOo 100 Eau ............... 4500 Carb. de soude crist.. 200 Délayez le chlorure dans les 2/3 de l'eau et le cari onate dans le restant. Mêlez, laissez précipiter et filtrez. Il doit avoir 200° chloro- mélriques ou contenir 2 fois son volume de chlore. (Codex.) On l'obtient aussi en saturant de chlore gazeux un soluté de carbonate so- dique. Il faut le conserver dans un lieu frais et en vases bien bouchés. C'est un liquide incolore et d'une odeur de chlore prononcée. Il contient un peu de carbonate de soude qu'on y a laissé pour rendre sa conservation plus certaine. C'est le chlorure d'oxyde le plus employé. On s'en sert étendu de 5 ou 6 fois son poids d'eau, en compresses, lotions, injections, gar- garismes, contre les plaies gangreneuses ou cancéreuses, les brûlures, les engelures ulcérées, les plaies syphilitiques, la salivation mer- curielle, les affections cutanées, la gale. Pur, on en fait des aspersions hygiéniques. A l'intérieur, on l'a employé dans les fièvres typhoïdes, à la dose de 20 à 30 gouttes dans de l'eau. C'est un moyen efficace contre la mauvaise haleine. 2° chlorure de chaux, Oxymuriate, Hy~ pochlorite ou Sous-Chlorure de chaux; Chlo- rure d'oxyde de calcium; Chloris cakicus, Chloruretum calcis *. Chlorkalk, al., hol.; Chloride of lime, Bleaching po-w- der, ang.; Cloruro di calce, it.j Chloristokisloi izbest, HDS. A. chlorure de chaux sec , Poudre de Tennant ou de Knox * ; hypochloris cakicus impunis. S'obtient en faisant arriver, jusqu'à saturation, du chlore dans des vases, ou même dans des chambres closes dans lesquelles on a disposé de la cliaux éteinte. C'est une poudre blanche, exhalant une forte odeur de chlore d'une saveur acre et piquante, déliquescente et soluble, en partie seulement, dans l'eau. Il doit marquer au minimum 90" chlorométriques. Pour s'en servir comme désinfectant, on en délaye avec un peu d'eau dans des assiettes que l'on place dans les lieux infectés. On s'en sert beaucoup dans le blanchiment des tissus, du papier, etc. Son odeur déplaît a un grand nombre d'animaux, aussi l'emploie-t-on pour détruire ou chasser les insectes, les rats, les souris. L'hypochlorite de chaux distillé avecq.q. essences, l'esprit-de-bois, l'acétone, etc.,donne du chloroforme; mêlé a certaines subst. végét. il produit avec le temps un grand développement de chaleur et quelquefois une explosion. On a des exemples d'explosions spontanées de flacons remplis de chlorure de chaux, par suite d'une décomposition lente, mais continue, qui n'est pasencorebienexpliquée. (V. Un. p/t.1861) Sa solution, mélangée avec le sulfate d'ammoniaque desséché à 220°, donne beaucoup d'azote ; c'est un moyen d'obtenir ce gaz en grande quantité. — Incomp.: opium, plusieurs substances organiques. B. chlorure de chaux liquide *. Hypochloris calmas aquâ solutus. Chlorure de chaux sec. 100 Eau commune..... 4500 Délayez en plusieurs fois le chlorure dans l'eau, réunissez les liqueurs, filtrez. (Codex.) Sert comme désinfectant ; a été préconisé en l CHLORURES D'ETAIN. — CHLORURES DE FER. 379 injections contre l'uréthrite chronique, à la dose de 0,10 de chlorure sec pour 180 d'eau distillée (Uitiig). 3° chlorure de potasse , Eau de javelle. On peut le préparer comme celui de soude, dont il possède toutes les propriétés. Dans les arts, il est ordinairement coloré par du chlorure de manganèse ou un peu de permanganate de potasse. Sert plus particulièrement dans le blanchissage du linge. On connaît la force des chlorures, c'est-à- dire leur puissance décolorante, au moyen de la chloromôtrie. (V. Essai des méd.) La première application médicale de ces préparations fut faite à l'armée du Rhin, en 1793, contre la pourriture d'hôpital, par le chirurgien Percy. En 1809, Massnyer, professeur de l'Ecole de Strasbourg, les employa à la désinfection de l'air; en 1822, et surtout en 1832 , à l'époque du choléra, Labar- raque, pharmacien de Paris, fil des expériences qui démontrèrent pleinement l'utilité de ces moyens de purification de l'air dans tous les lieux où ce dernier est susceptible de se vicier, comme dans les latrines, les égouts, les prisons, les lazarets, les ateliers, les salles de dissection, etc. On les met dans des vases découverts, on les répand sur le sol ou sur les objets infects; on les projette dans l'air, etc. On a employé avec succès, à Stultgard, l'eau de javelle ou le chlorure de chaux en solution étendue au traitement des brûlures faites par le phosphore. Les acides en dégageant le chlore avec facilité , ils peuvent servir à faire des fumigations chloreuses. Leur emploi est préférable au chlore lui- même, en ce que l'odeur est moins vive, que leur action est successive, continue, sans être moins certaine, et peut être graduée à volonté ; l'application en est simple, enfin ils se conservent facilement. Pour remplacer ces hypochlorites on a proposé comme plus rapides dans leur action : Yhypochlor. d'alumine, ou chlorure d'alumine, obtenu par double décomposition de l'hypo- chlorite de chaux et du sulfate d'alumine (Oriolï) ; Yhypochlorite de magnésie, obtenu par double décomposition de l'hypochlorite de chaux et du sulfate de magnésie ; et Yhypochlorite de zinc, obtenu avec l'hypochlor. de chaux et le sulfate de zinc. Sous le nom de Chloralum, on prépare, en Angleterre, une solution aqueuse de chlorures d'aluminium, de calcium, de fer, de plomb et de cuivre, employée comme désinfectant et antiputride (V. Un.ph. 1873; J. pli. 1874). Le Chloroione ou essence de Boulogne, pour le blanchiment des tissus, est une solution d'acide hypochloreux libre et de sel marin, obtenue en recevant, dans une dissolution faible de soude caustique, les gaz qui se dégagent quand on traite le chlorure de chaux mêlé à de l'eau par de l'acide sulfuri- que à 12° B. Chlorures d'étain. 1° chlorure stanneux , Protochlorure d'étain, sel d'étain. On fait dissoudre à chaud de l'étain clans de l'acide chlorhydrique, et on fait cristalliser. En aiguilles prismatiques blanches; traité par l'eau, il se transforme en oxychlorure. Vermifuge, purgatif violent, contre-poison du sublimé. — Dose : 0,1. Inusité. Il a été proposé comme antichlore {Monde et Bobierre). 2° chlorure stanmque, Deuto ou bichlorure d'étain, Liqueur fumante de Libavius. On le prépare en mêlant 1 p. d'étain avec à p. de sublimé corrosif et distillant. Il est liquide à la température ordinaire, fumant à l'air, soluble clans l'eau, très-volatil; à la température de son ebullition (120°), il dissout le soufre, le brome, l'iode, le phosphore, le sulfure de carbone, en quantités considérables (Gérardin.) — Inusité. Chlorures de fer. 1° protochlorure de fer, Muriate ou Hydrochlorate de fer, Chlorure ferreux; Cldo- ruretum ferrosum. — S'obtient en traitant 100 gr. de tournure de fer par 300 gr. d'acide chlorhydrique officinal étendu de 2 fois son volume d'eau distillée, évaporant la solution en présence, d'un excès de fer jusqu'à ce qu'elle pèse bouillante 1,38 au densimètre. Filtrez et laissez cristalliser. (Codex.) Il est vert et déliquescent. On l'obtient aussi cristallisé en chauffant le perchlorure sublimé clans un courant d'hydrogène sec. 2° DEUTO OU PERCHLORURE DE FER, Mll- riate de fer au maximum, Chlorure ferrique ; Ferrum chloricum, s. muriaticum, Sal martis muriaticum, Chloruretum ferriium *. Sesquioxyde de fer. Q. V. Ac. chlorhydriq., ... Q. S. Dissolv. et évap. à siccité auB.-M. (Ane. Cod.) On peut aussi l'obtenir par sublimation en fas ; ant pas-er du chlore sec en excès sur du fer chautlë au rouge dans un tube de porcelaine terminé par une allonge de verre dans laquelle vient se sublimer le chlorure. Ce sel est brun rougeàtre et très-déliquescent. On emploie les chlorures de fer comme tonique à l'intérieur , sous forme de pilules, de sirop, d'alcoolé, d'éthérolé ; à l'extérieur, en dissolutions, en bains, lotions. — Dose : 1 à 25 centigr. et plus. Incomp. : alcalis et leurs carbonates, infusés astringents, mucilages, gomme, sucre, tannin, 380 CHLORURES DE FER. ergotine, opium, albumine et matières albu- minoïdes, sels de mercure, sels d'argent, arsé- nites et arséniates, émétique, kermès, oxyde d'antimoine. Chlorure de fer liquide &, perchlorure de fer liquide, solution officinale de percldorure de fer, chlorure de fer hémostatique ou liqucuc du docteur Pravaz. C'est du perchlorure de fer liquide marquant 30° (1,26 au densimètre)contenant: eau 74, perchlorure anhydre c'est la solution normale ou officinale servant à préparer les solutions à 25, 20, 15 et 10°, les seules employées. Dès 1853, le docteur Pravaz a fort heureusement appliqué la propriété coagulante du perchlorure de fer (tous les persels de fer la possèdent) sous forme d'injections au traitement des anévrismes. C'est un hémostatique interne et externe général d'une rare puissance. On l'a employé en pulvérisation dans les bronches contre les hémoptysies (Cormil) ; à hautes doses, dans le traitement interne de la diph- thérie (Aubrun), etc.; il n'est peut-être pas de médicament qui ait été employé dans des affections plus diverses. Pour éviter les accidents qui peuvent survenir de son emploi en injections, il est important qu'il ne soit pas acide. Quoique neutre, le perchlor. de fer a toujours une réaction acide ; pour avoir une solution chimiquement neutre et d'une bonne conservation, on a conseillé divers moyens: perchlorure sublimé 60, eau distillée ICO (Lè- haigue) ; perchlorure anhydre cristalliés l,.eau distillée 4 (Terreil). Le Codex le prépare comme suit : Traiter 100 de tournure de fer par 3000 d'acide chlorhydrique à 1,17, étendu de 3 d'eau ; agiter de temps en temps jusqu'à cessation de dégagement de gaz; ramener alors le protochlorure produit à 1,10 du densimètre; laisser déposer; décanter et introduire le liquide dans une série de Woulf, et faire traverser un courant de chlore lavé clans la dissolution, jusqu'à ce que la solution ne donne plus trace de bleu de Prusse par le cyanure rouge; chauffer à 50°, enlever les dernières traces de chlore à l'aide d'un courant d'air, et amener à 30° B° (1,26 au den- sim.), au B.-M., par l'évaporation ou par une addition d'eau distillée. Telle est la solution officinale de percldorure de fer*, Chloruretum ferricum aquâ solutum. Pour obtenir rapidement des solutions à divers degrés de concentration, voici les indications : Solnt. Eau officin. distillée. 20 gr. -f- S gr. donn. solution à 1,21 densim. (25o B6.) 20 gr. -j- 10 gr. — à 1,16 — (20o Bé.) r. -f- 20 gr. — à 1,11 — (15o Bé.) — à 1,01 — (lOo Bé.) (Codex.) 20 gr. -f- 20 gr. 20 gr. -f- 40 gr. M. Jeannel ayant remarqué que le peroxyde de fer hydraté obtenu avec des matières premières rigoureusement exemptes d'acide sulfurique ou de sulfates, et lavé à l'eau distillée, puis à l'eau très-légèrement acidulée par l'acide chlorhydrique, était toujours complètement solu- ble dans les acides, même étendus, notamment dans l'acide chlorhydrique, prépare la solution officinale de perchlorure de fer, en faisant dissoudre à froid, par trituration, dans un mortier, un mélange d'hydrate de sesqui- oxyde de fer pur à 75 °/„ d'eau (94,5) et d'ac. chlorhydrique pur, d'une densité 1,16 (100). Il a, en outre, observé que le perchlorure de 1er ainsi préparé pouvait dissoudre une quantité considérable d'hydrate de sesquioxyde, et il a préparé pour les usages médicaux et comme succédané du perchlorure officinal, un nouveau perchlorure à 5 équivalents de peroxyde qu'il nomme Chloroxyde ferrique. On l'obtient en dissolvant à froid dans un mortier 522 d'hydrate de sesquioxyde à 75 °/ o d'eau dans 1Ô0 d'acide chlorhydrique pur d'une densité 1,15. Le liquide filtré est un peu visqueux, d'une saveur non atramentaire, très astringente et aigrelette ; il est très-stable et soluble en toutes proportions dans l'eau distillée ; il possède des propriétés coagulantes très-énergiques et peut être desséché à 40° en écailles d'un noir brun, sans rien perdre de sa solubilité. 11 est décomposé par les plus petites quantités de sulfate ou d'acide sulfurique et se prend alors immédiatement en masse gélatineuse insoluble. M. Jeannel prépare avec ce chloroxyde un soluté et une poudre hémostatique, un sirop. Sous le nomd'/temostatrc/ue de trousse,M. Martin prépare des morceaux d'amadou choisis et préalablement séchés, qu'il imprègne de perchlorure. Pour l'usagC'il suffit d'appliquer l'amadou avec le doigt sur l'ouverture saignante, et de comprimer pendant 10 à 15 minutes; on maintient ensuite avec des bandelettes. On a un liquide hémostatique moins irritant en employant le chlorure de fer et de soude. (Piazza.) Voici la formule de M. Adrian : Solution de perchlorure neutre à 30°.............. 25 Chlorure de sodium.............................. 15 Eau distillée..................................... 60 Le liquide marque 20» Baume. Le perchlorure de fer élait d'ailleurs employé depuis plus de deux siècles, surtout en Allemagne, non-seulement comme tonique mais comme astringent, hémostatique; témoin l'if, de Mars des anciens chimistes ; le spécifique astringent de Colbatch, célèbre contre les héinorrhagies ; l'eau styptique de Looff (muriate de fer liquide) ; la teinture de Bestuchef, etc. 3° CHLORURE DE FER ET d' AMMONIAQUE , Fer diaphonique, Fer ammoniacal, Ammo- ' CHLORURE DE MAGNESIUM. — CHLORURES DE MERCURE. 381 /dure de fer, Muriate de fer ammoniacal ; Eus Martis, Flores auri hœmatitis, Sal am- moniacum martiale, Aroma philosophorum, Cidoruretum ferroso-ammonicum. Protochlorure de fer.. 100 Sel ammoniac........ 300 Dissolvez dans Q. S. d'eau et évaporez à siccité. Il est déliquescent. En le sublimant, on obtient les /leurs de sel ammoniac, martiales ou fleurs ammoniacales martiales. Chlorose, cancer, hydropisies, rachitisme, fièvres rebelles. — Dose : 1 à 5 décig. 4° CHLORURE DE FER ET DE BARYUM. Chlorure de baryum crist. 1 éq.............. 1523,50 Sulfate de protoiyde de fer pur crist. 1/2 éq.. 868,32 Faire dissoudre chacun de ces sels dans la plus petite quantité d'eau possible, mêler les solutions, filtrer pour séparer le sulfate de baryte formé, et évaporer dans un matras en évitant le contact de l'air. C'est un sel très- déliquescent, cristallisant d'une façon très- régulière , mais devenant jaune quelques heures même après sa préparation. — Anti- strumeux. Chlorure de magnésium. Muriate ou Hydrochlorate ou chlorhydrate de magnésie. Ce sel existe dans l'eau de la mer et dans celle de beaucoup de sources. On le prépare comme celui de calcium. Il est purgatif à la dose de 20 à 30 gr. ' Il est blanc, très-amer, très-déliquescent, purgatif, soluble dans Os,6 d'eau froide dans 0,27 d'eau bouillante et dans 5 p. d'alcool à 90° cristallisable en aiguilles prismatiques. Le chlorure cristallisé se prépare en traitant le carbonate de magnésie en léger excès par l'acide chlorhydrique à 1,17 étendu de 3 à 4 p. d'eau ; la liqueur filtrée est concentrée à 40° B e (1,38 densim.) bouillant, puis coulée dans un flacon à large ouverture où elle cristallise. C'est du chlorure de magnésium (600 p.) chauffé avec du sodium (210 p.) et du fluorure de calcium (480 p.), que MM. H. Sainte-Claire- Deville et Caron retirent le magnésium , métal de la magnésie, isolé en 1828 par M. Bussy. Ce métal blanc argentin, d'une densité de 1,75, fusible à une température voisine de celle de la fusion du zinc, volatil comme ce dernier, peut s'étirer en fils dont la combustion donne une lumière extrêmement vive, applicable à l'éclairage et à la photographie. (V. Vu. pft., 1865.) Chlorure de manganèse. On prend le résidu de la préparation du chlore par l'acide chlorhydrique, on l'évaporé à siccité, on dissout le résidu dans de l'eau froide, on filtre, on traite par un excès de craie, on filtre encore, on fait évaporer et cristalliser. Il est en prismes roses, soluble dans l'eau et l'alcool, à la flamme duquel il communique une couleur rouge. On l'a vanté comme antichlorotique, antiseptique, désinfectant, et en gargarismes dans les aphtes. Il est usité dans les arts. Chlorures de mercure. Les chlorures de mercure jouent un rôle important dans la thérapeutique. Protochlorure de mercure. Sa préparation fut longtemps tenue secrète ; ce fut Béguin qui la publia en 1608, dans son traité intitulé Tyrocinium chimicum, où il le désigne sous le nom de Dragon mitigé. Peu de substances ont reçu autant de dénominations que celle-ci. Les alchimistes auxquels on en doit la découverte le nommaient, selon qu'il avait été sublimé une, deux, trois ou un plus grand nombre de fois, Mercure doux, Ca- lomélas, Panacée mercurielle. A ces noms, nous ajouterons les suivants, fondés sur différentes considérations : Sublimé doux, Panchymago- gue de Quercetan, Manne de métaux, Calomel, Muriate de mercure sous-oxygéné, Sous-Muriate de mercure, Chlorure mercureux; Antiquar- tium, Aquila alha, Ilydrargyrum muriaticum dulce, Cidoruretum hydrargyrosum*. Quecksilberchloriir, al.; Chloride of mercury, Mild muriate of mercury, ano.; Zebak helu, AR.; Choû-yn- fen, ch.; Protocioruro di mercurio, Calomelano, it.; Odnochloristoi rtut, Kalomcl, rus., hol. On le connaît en petite quantité, à l'état naturel, dans les mines de sulfure de mercure, sous le nom de mercure corné ou muriate; mais on n'emploie que celui obtenu artificiellement. Mercure ........... 300 Sublimé corrosif..... 400 Sublimez le mélange dans un matras au bain de sable. L'opération ci-dessus donne le Mercure doux sublimé ou par sublimation *. Il est en masses hémisphériques, blanches, brillantes et cristallines. Ses cristaux sont des prismes a 6 pans, terminés par des pyramides. Il devient noirâtre par l'exposition à l'air. Il est insoluble dans l'eau, l'alcool, les corps gras ; en le pulvérisant et le lavant à l'eau pour le pri\er d'un peu de sublimé corrosif qu'il contient toujours, on a le Mercure doux lavé, qui est légèrement jaunâtre. Autrefois on n'employait que ce dernier; mais depuis que Josiah Jewell a fait connaître son procédé de pulvérisation à la vapeur, il est presque abandonné. On n'emploie plus pour les usages thérapeutiques que le calomel à la vapeur qui est sous forme de poudre très-blanche, fine, 382 CHLORURES DE MERCURE. et cependant comme cristalline, d'une densité de 6,56. Le procédé, à peu près seul suivi aujourd'hui par les fabricants pour la préparation du calo- mel, consiste tout simplement à sublimer le mercure doux à la manière du soufre dans les arts, c'est-à-dire à le chauffer dans une grande cornue en terre en communication avec une chambre où la vapeur chloro-mercuriclle se condense. Pour l'opération en petit, on peut chauffer fortement le mercure doux dans un tube de terre de 50 à 60 centimètres de long et 10 centimètres de diamètre, fermé à un bout et ouvert à l'autre, on dans un creuset de terre cylindrique très-long, placé obliquement dans un fourneau, et dont la partie ouverte communique avec un grand récipient (une fontaine en grès, par exemple). 2 heures environ suffisent à la volatilisation complète de 10 kil. de calomel. Dans tous les cas, on lave le produit obtenu, pour le débarrasser du sublimé corrosif qui s'est produit dans l'opération en même temps que le calomel. {(Jod.) Théodore Turquet, de Mayenne, mort en 1655, en l'honneur d'un nègre, son domestique, qui le préparait. Incomp. : Il faut éviter d'associer le calomel aux alcalis, aux acides, aux chlorures alcalins, aux émulsions d'amandes amères, à l'eau de laurier-cerise (1). Lorsqu'on expose du calomel à l'action directe de l'iode ou de sa vapeur, il se forme un produit d'une belle couleur rouge (Planche, Boutigny) ; ce composé, qui a été nommé Io- dure.de chlorure mercureux, Iodo-calomel, Chlorure d'iodure mercureux, Sel de Boutigny, etc., ou mieux bichloroiodure de mercure, a été reconnu n'être qu'un mélange de biiodure et de bichlorure de mercure, à équivalents égaux, qu'on obtient plus facilement en mélangeant par trituration, 62,6 de biiodure, et 37,4 de bichlorure. C'est donc un iodochlo- rure mercurique. (V. Rev. ph., 1859-1860.) Chlorure merguheiw précipité, Protochlorure de mercure par précipitation, Précipite blanc. A la Pharmacie centrale de France, on emploie une chambre (F. 57)de3 m decôlé; la dose du mélange à sublimer est 75 kilog. environ. Altérant, an- thelminlhique , diaphorétique , fondant, sialago- gue, selon les doses et les circonstances. On l'emploie en collyres secs dan> les taches de 1» cornée , dam l'angine pellicu- leuse. Dose : 1 a 10 décigr. comme purgatif; 1 à 5 centigr. comme altérant et antisyphiiitique, en pilules, prises, ou frictions sur les gencives. Pour les enfants, on le fait prendre dans du miel, un pruneau, dans des biscuits ou des pastilles. Celles-ci contiennent chacune 5 centigrammes de calomel. A l'extérieur, on l'emploie en pommade. Le mot calomelas vient de k*Xô? beau, et de ydXocç noir ; il a appartenu d'abord au sulfure noir de mercure, ce qui explique l'étymologie. Cependant, d'après certains auteurs, il aurait été donné au protochlorure de mercure par (Fig. 57), S'obtient en broyant dans un mortier 100 gr. d'azotate mercureux cristallisé avec de l'acide azotique étendu d'eau jusqu'à dissolution complète et y ver- 1 sant 50 gr. d'acide chloi hydrique officinal, étendu de son poids d'eau. Le sel mercureux sera précipité a "état de proto- chlorure. ( Codex.) Poudre blanche, très-dense, fine, onctueuse au toucher, qu'il ne faut pas confondre avec l'oxychlorure ammoniacal, que l'on nomme aussi précipité blanc. Selon Mérat, il occasionnerait plus difficilement la salivation. Il n'est employé à peu près qu'en pommade, comme antidartreux. Deutochlorure de mercure, Sublimé corrosif, Dragon, Laudanum minéral corrosif, Muriate suroxygéné de mercure, Bi ou Per- chlorure de mercure , Chlorure mercurique ; (1) V. notre Mémoire, 3. CoKNAISS. Min. phat., 1845. CHLORURES DE MERCURE. 383 Hydrargyrum muriaticum corrosivum, Oxymu- rias hydrargyri, Chloruretum hydrargyricum*. Quecksilber chlorid, AL.; Corrosiye sublimate, Bichloride of mercury, ang.; Soleimanie, Selimanie akal, ae.; Kwik-chîoride,, Bytend sublimaat, hol.; Deuto-cloruro di mercurio, it.; llvuchloristoi rturt, Surema, rus. L'époque de sa découverte est inconnue; Hhazès et Avicenne, célèbres médecins arabes du dixième et du onzième siècle, sont les premiers qui en fassent mention dans leurs ouvrages. Cependant quelques auteurs prétendent que les Chinois le connaissent de temps immémorial, et que Géber a décrit sa préparation dans le huitième siècle. Ce n'est que depuis 1793 qu'on fabrique le sublimé corrosif en France ; avant on le tirait de la Hollande. Il n'y a pas moins de vingt procédés pour sa préparation. Voici celui du Codex : Suif, de deutoxyde de Sol marin décrépité.... 500 mercure........... 500 Introduisez le mélange de ces matières dans un matras, sublimez au bain de sable avec précaution, en recouvrant le matras jusqu'au col; lorsque, pour consolider le pain, on élève la température vers la fin de l'opération, il faut alternativement l'abaisser et l'augmenter, pour éviter la volatilisation du bichlorure ; si cela a lieu, on dégarnit de suite le matras du sable qui le recouvre. Pour terminer, on recouvre le matras de sable chaud, et on le laisse refroidir lentement. (Codex.) Le bichlorure de mercure est en pains hémisphériques à cassure aiguillée, demi-transparents, faciles à réduire en pondre. Odeur nulle, saveur caustique, métallique, désagréable ; sa densité est de 5,32 ; il fond vers 2(>5° et bout \ers 295° ; ses cristaux sont des prismes rhomboïdaux. Bien différent du calomel, il est soluble dans 15 p. 2 d'eau froide; dans 1 p. 83 d'eau bouillante, dans 3 p. 61 d'alcool à 90 ', dans k p. 1 d'élher et dans 13 p. 33 de glycérine. Sa solubilité dans l'eau est singulièrement accrue par l'addition d'un chlorure alcalin. Selon Karl, sa solubilité dans l'alcool et dans l'éther serait encore plus grande par l'addition du camphre. C'est un poison des plus énergiques. C'est l'antisyphilitique par excellence, mais il demande beaucoup de circonspection dans son emploi. On lui associe souvent l'opium, un des chlorures alcalins, etc. C'est aussi un escharotique. Il est la base de la liqueur de Van-Swieten et d'une foule de pilules, de solutions, gargarismes, injections, lotions, bains, collyres etc. (V. ces mots). Sa dissolution alcoolique est employée pour la conservation des matières organiques. Dose : 30 à 50 milligr. (3/5 de grain à 1 grain) en soluté ou en pilules, dont on augmente la force ou le nombre progressivement. Incomp. : Eviter de l'associer aux alcalis, aux carbonates et sulfures alcalins, au savon, à l'émétique, au nitrate d'argent, au fer, au cuivre, au mercure, au plomb, au blanc d'œuf, aux décodés astringents, aux émulsions d'amandes amôrcs. Toutes les substances organiques l'altèrent avec le temps. A la suite des incompatibles nous devons revenir sur un fait dont nous nous sommes déjà occupé dans l'art de formuler (associations) et qui a été déjà l'objet d'un petit travail de notre part, intitulé : Action des liquides albumineux sur le bichlorure de mercure (1). Dans cette note, nous avons cherché à établir que, contrairement à l'opinion première des chimistes, savoir, que dans son coi tact avec l'albumine le sublimé se transformait en calomel, lequel restait uni à la matière animale modifiée, et à celle de Lassaigne, tendant à faire admettre que le sublimé se combinait sans modification à l'albumine, nous avons cherché à établir, disons-nous, qu'il y avait déchloruration, non pas de moitié, mais partielle du bichlorure de mercure, et formation d'un chlorure double par la combinaison du sesquichlorure de mercure et du chlorure d'albumine produits. Depuis notre travail, nous avons eu connaissance qu'une quatrième opinion avait été émise par M. Mulder. Suivant ce chimiste, le composé qui prend naissance est un composé d'albuminate mercurique et d'hydrochlorate d'albumine, ce dernier pouvant être enlevé par le lavage. L'albuminate mercurique contient, d'après Elsner : 10,278—11,192 d'oxyde mercurique et 89,722—88,808 d'albumine. Selon Lassaigne, le composé chloromercuriel albumineux (Chlorhydrargyrate d'albumine) serait formé de 6,Z|5 de bichlorure et de 93,55 d'albumine. M. Staub a proposé d'employer poui injection hypodermique, dans le traitement de la syphilis, le chlnroalbaminate de mercure alcalin, formé en mélangeant une solution de blanc d'œuf à une solution de bichlorure de mercure, de chlorure de sodium et de sel ammoniac (V. Un. ph. 1873). Chlorure de mercure et d'ammoniaque. Sel Alembroth soluble , Sel de la sagesse ou de. lascience, Muriateou Uydrochlorate ummoniaco- mercuriel soluble ; Chloruretum hydrargyricum et ammonicum*. Sublimé corrosif, sel ammoniac, aa. P. E. Mêlez exactement. (Ane. Codex.) On peut faire dissoudre dans l'eau, rapprocher la liqueur et laisser cristalliser. Oxychlorure ammoniacal de mercure, Sel Alembroth insoluble , Mercure de vie, Mu- riate ammoniaco-mercuriel insoluble, Mercure précipité blanc, Mercure cosmétique, Lait mer- curiel, Amidochlor ure ou Chloramidure de (1) JOURtt. DES CONNAISS. MÉD. PHATIOCES, 1845. 38/i CHLORURES DE MERCURE. — CHLORURES D'OR. mercure; hydrargyri Pretipitatum album, hy- drargyri Ammonio-ddoridum. Quecksilber chloridamid, Weisses quecksilberpraecipitat, al.; White precipitate, Cosmetic mercury, ano.; Pre- cipitado blanco, esp.; Precipitato bianco, it.; Chloristoi ammoniakalaia rturt, Velaia osadotschnoi rturt, rus. Sublimé corrosif..... 100 Eau distillée........ 2000 Faites dissoudre et ajoutez de l'ammoniaque dans la dissolution jusqu'à cessation de précipité, lavez et séchez celui-ci. (Ane. Codex.) Pour avoir un sel d'une composition constante, il faut verser la dissolution de sublimé dans Tammoniaque en excès. Il est plus actif que le précipité blanc avec lequel on le confond quelquefois, sans doute parce que c'est le Précipité blanc des pharmacopées étrangères. Il ne s'emploie du reste qu'à l'extérieur comme le nôtre. Ces deux dernières préparations sont peu usitées en France. Bichloroiodure nE mercure. Faites dis- soudre Q. V. de bichlorure de mercure dans Q. S. d'alcool à 95 c, ajoutez autant de biio- dure de mercure que vous aurez'employé de bichlorure, et faites évaporer à siccité. Le produit est rouge. Sel très-actif, employé sous forme de pommade par le docteur Récamier, pour dissoudre les tumeurs du sein. Ce n'est pas un produit défini. On connaît deux combinaisons de bichloroiodure de mercure : l'une, décrite par P. Boullay, est jaune et contient 37,63 de bichlorure et 62,37 de bi- iodure ; l'autre, obtenue par M. Liebig, se présente sous forme de cristaux blancs dendri- tiques, dans lesquels l'iodure est combiné avec deux fois autant de chlorure que dans le produit jaune. CHLORUnE DOUBLE DE MERCURE ET DE morphine ( Chlorhydrargyrate de morphine ). On l'obtient en mélangeant des solutés aqueux de sublimé corrosif et d'hydrochlorate de morphine. II se forme un précipité blanc, qui, repris par l'eau bouillante, cristallise par refroidissement. Conseillé dans ïa syphilis constitutionnelle douloureuse. —Dose : 1 à 5 centigrammes. Chlorure de mercure et de quinine ( Chlorhydrargyrate de quinine ). On dissout séparément, dans le moins d'eau possible, 1 de bichlorure de mercure, et 2 de chlorhydrate de quinine; on mêle, et il se sépare des aiguilles cristallines du sel double. Proposé pour combattre le lupus, à la dose de 5 centigrammes. Chlorhydrate de morphine*. Hydrochlorate de morphine, Chlorure de morphium, Chlorhydras morphicus. Salzsaures morphium, AL.; Solekisloi morphin, rus. On l'obtient en faisant dissoudre la morphine dans de l'eau acidulée par de l'acide chlorhydrique à 1,17, étendu de son volume d'eau filtrant et faisant concentrer la solution jusqu'à pellicule. Le sel cristallise en petites aiguilles blanches. Ce sel est soluble dans 20 p. d'eau froide, et dans 1 p. d'eau bouillante ; il s'emploie comme les autres sels de morphine. — Dose : 1 à 5 centigrammes. La Liqueur de chlorhydrate de morphine, employée en Angleterre, dans la potion de Graves contre la grippe (V. potions), dans certaines formules de cklorodyne, se compose de : Chlorhydr. demorph. 6 Eaudist. 30 Alcool rectifié. 15 Chlorures d'or. 1° chlorure d'or, Muriate, Hydrochlorate ou Perchlorure d'or ; Trichlorure d'or ; Chlorure aurique ; Chloruretum auricum*. Or laminé............ 10 Ande azotique officinal 8 E.m distillée ......... ± Acide chlorhyd. offi<'in. 10 Chauffez et évaporez au bain de sable, jusqu'à ce que des traces de chlore commencent à se dégager; par le refroidissement, ce sel se prend en une masse solide et cristalline. (Codex.) Masse cristalline, jaune rougeâtre, très-déliquescent, soluble dans l'éther, 100 gr. con tiennent 6">,18 d'or. Le caustique de Récamier se compose de : Cblorured'or......30 centig. Eau régale.. 30 gram. 2° chlorure d'or et de sodium, Muriate d'or et de soude, Chloro-aurate de sodium, Sel de Chrestien ; Chloruretum aurico-sodicum *. Or laminé............ 10 Acide chlorhydr. à 1,17 40 Acide nitrique offiinil. s Chlorure de sodium.... 3 Préparez le chlorure d'or, comme précédemment, faites-le dissoudre dans de l'eau distillée, ajoutez le chlorure de sodium, évaporez d'abord au bain de sable puis au bain-marie jusqu'à siccité. Pour l'obtenir cristallisé il n'y a qu'à évaporer à pellicule. (Codex.) Prismes rhomboldaux, d'un beau jaune, so- lubles dans l'eau, 100 gr. contiennent 49 sr 66 d'or. Ces deux sels étaient préconisés par le docteur Chrestien, de Montpellier, comme antisyphilitiques. On les emploie encore aujourd'hui en frictions sur la langue ou les gencives, à la dose de 1, 2, 3 centigrammes et plus, progressivement, mêlés au double ou au quadruple de leur poids de poudre de lycopode, d'iris ou de sucre de lait. 3° chlorure d'or et d'ammonium. Chlorure d'or sec...... 1 Sel ammoniac........ i Dissolvez dans Q. S. d'eau à l'aide de 5 gouttes d'eau régale faible, et desséchez le sel.- Employé par le docteur Furnari dans l'aménorrhée et la dysménorrhée. CHLORURE DE PLATINE. — CHLORURE DE SODIUM. 385 Incompatibles : Alcalis, acide oxalique, protochlorure d'étain, substances végétales extrac- tives, strychnine. Chlorure de platine. Muriate ou Hydrochlorate de platine. Faites dissoudre le platine dans l'eau régale, évaporez et laissez cristalliser ou évaporez à sec. Employé comme celui d'or, mais beaucoup plus rarement. C'est un des réactifs des sels de potassium. Le Chloroplatinate de sodium proposé par M. Hœfer se prépare à la manière du chlor- aurate de sodium, avec perchlorure de platine, 3 ; chlorure de sodium, 5. Même emploi que le précédent. Chlorure de plomb. Muriate ou Oxymuriate de plomb , Plomb corné, Magistère de plomb ou de Saturne. Précipitez du sous-acétate de plomb liquide étendu, par du sel marin, lavez et séchez le précipité blanc formé. Peu soluble dans l'eau et l'alcool ordinaire, insoluble dans l'alcool absolu. La présence de l'acide cblorhydrique dans l'eau diminue sa solubilité jusqu'à une certaine limite à partir de laquelle cette solubilité augmente. 100 parties d'un mélange à partie égale d'eau et d'acide chlorliydrique dissolvent 29 parties de chlorure de plomb (Carter Bell). N'est guère employé que comme cosmétique. Chlorure de potassium*. Sel digestif, sel fébrifuge de Sykius , Muriate ou Hydrochlorate de potasse; Kalium mu- riaticum s. chloridum, Chloruretum potas- sicum. Dissolvez du carbonate de potasse dans Q.S. d'eau ; filtrez la liqueur et saturez-la par de l'acide chlorliydrique; évaporez jusqu'à 30° et laissez cristalliser. Il cristallise en cubes incolores, d'une saveur légèrement amère, peu solubles dans l'alcool, solubles dans 3 p. d'eau froide et dans 1 p. 7 d'eau bouillante. Ne pas le confondre avec le Chlorure de potasse ou eau de javelle. Fondant, purgatif. Il a été vanté dans la fièvre quarte. — Dose : 1 à Zi,0. Chlorure de quinine. Chlorhydrate de quinine basique, Chlorhydi as quinicus. Sulfate de quinine of- Chlorure de baryum iirinal........... 100 cristallisé....... 28 Délayez le sulfate de quinine dans 800 gr. d'eau distillée et portez à l'ébullition, ajoutez-y le chlorure de baryum dissous dans 200 gr. d'eau : filtrez, concentrez au B.-M et laissez cristalliser. (Codex.) Aiguilles fines, longues, soyeuses, non efflo- rescentes à la température ordinaire; solubles dans 25 p. d'eau à 15°; dans S p. d'eau bouillante, dans 3 p. d'alcool à 90° et dans 10 p. de chloroforme. Chlorhydrate neutre de quinine. Chlorhydrate acide de quinine. S'obtient par mélange de deux solutions d'un équivalent de sulfate de quinine neutre (5i8), et de deux équivalents de chlorure de baryum sec (208), filtrant et évaporant la liqueur au-dessous de 100°. Soluble dans son poids d'eau. Chlorure de sodium *. Sel commun , Sel gemme, Sel de gabelle, Sel marin, Sel de cuisine , Muriate ou Hydro- chlorate de soude; Natrum muriaticutn s. chloridum, Chloruretum sodieum. KuechensaIz,Ghlornatrium, Meersalz, Salzsauresnatrium, Steinsalz, al.; Sait, Sea-salt, Baysalt, Rock sait, Commun sait, ang.; Malli, Messeleb, ar.: Yen, ni.; Jong- Kien, ocH.;Lunu, cyn.; Nimmak, duk.; Sal, esp., pol., por.; Zout, Kenkenzout,Klipzout, hol.; Lun, ind.; Sela comune, it.; Guram, mal.; Ilemack, per; Chloristoi natri, Poverennaia sol, rus.; Lavana, san.; Koksalt, su.; Oappoo, tam.; La\unum, tel.; Touz, tur. Le chlorure de sodium est connu de tous les peuples et probablement de toute antiquité. II forme des mines abondantes dans presque tous les pays ; il existe dans toutes les eaux minérales, constitue le principal élément de l'eau de la mer. Les fluides animaux et végétaux en contiennent aussi. On peut donc dire que c'est le sel le plus répandu qui existe. Il cristallise en cubes et en aiguilles.en présence des matières organiques. Sa saveur est le type de la saveur salée. La chaleur le fait decré- piter en chassant de l'eau interposée entre ses particules et aussi un peu de gaz. Une chaleur rouge le fait fondre, et la chaleur blanche le volatilise. C'est sur cette dernière propriété qu'est fondé le vernissage des poteries communes par son moyen. Il est soluble dans 2 p. 8 d'eau froide, dans 2 p. 5 d'eau bouillante et dans 5 p. de glycérine. Il est insoluble dans l'alcool anhydre, soluble dans l'alcool faible, et il donne à la flamme de ce liquide une couleur jaune lhide. Ne pas le confondre avec le Chlorure ou Hy- pochlorite de soude. Le commerce l'offre tout préparé à la pharmacie, où pour certains usages il a seulement besoin d'être débarrassé des chlorures déliquescents qui l'accompagnent ordinairement en le faisant dissoudre dans l'eau bouillante, ajoutant à la liqueur un peu de solution de carbonate de soude pour précipiter les sels terreux, filtrant, évaporant, recueillant sur un entonnoir les cristaux qui se forment pendant 25 il 386 CHLORURE DE SOUFRE. l'ébullition, les lavant avec précaution à l'eau distillée et les faisant sécher. Quelquefois aussi on le dessèche en le remuant sur le feu dans une chaudière de fonte. On a alors le Chlorure de sodium ou le sel marin décrépité. (Codex). Comme agent thérapeutique, le sel commun a une importance que sa vulgarité lui fait perdre en partie ; c'est un fondant, un anti- scrofuleux qui pourrait, dans quelques cas, suppléer l'iodure de potassium, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, en bains, lotions, fomentations ; c'est aussi un purgatif à la dose de 20 à 60,0, mais, à moins de rendre le soluté gazeux, il n'est pas prenable. Il a été employé dans le choléra asiatique pour restaurer les qualités salines du sang. Les Chinois, d'après Stanislas Julien, l'emploient aussi dans cette maladie, mais à titre de vomitif spécial. Le sel marin est en effet vomitif à la dose de 8 à 15,0. Pris en lavement, c'est un anthelminthique. M. Michellacchi l'a employé topiquement en poudre contre la teigne. M. Pas- quier, pharmacien de Fécamp, a proposé l'emploi de l'eau de mer gazeuse dans les différents cas que nous venons d'indiquer. L'emploi en médecine de l'eau de mer est fort ancien; on trouve, en effet, que les Grecs l'employaient mêlée à du miel sous le nom de Thalassomeli. Le chlorure de sodium a été présenté par le docteur A. Latour comme propre à combattre la phthisie. Il a été aussi proposé pour remplacer l'azotate d'argent dans les ulcérations de la cornée ; comme fébrifuge, à la dose de 15 à 30 grammes. Le sel marin sert souvent en pédiluve comme irritant. Dans le peuple, c'est un remède contre une infinité de maladies et d'accdients. Incompatibles : Acides minéraux, calomel, azotate d'argent, acétate de plomb. Chlorure de soufre. Chloride de soufre, Chlorure sulfureux. Liquide jaune rougeâtre, d'une odeur très- fétide, d'une saveur acre, fumant a l'air, plus pesant que l'eau (d lé 1,6) qui le décompose, bouillant à -f- 139°. Il dissout facilement le soufre, le phosphore, le sélénium. On l'obtient en faisant arriver longtemps du chlore gazeux sur la fleur de soufre en ayant soin de refroidir le vase où se fait la combinaison. On distille ensuite pour séparer le soufre non combiné. En médecine, il a été indiqué contre la gale. Chlorure de strychnine. Chlorhydrate de strychnine. On peut l'obtenir comme celui de quinine ou celui de morphine. Il cristallise en belles Aiguilles. En raison de sa grande solubilité, il est plus énergique que sa base. — CHLORURE DE ZINC. Chlorure de zinc*. Beurre ou Muriate de zinc; Zincum chloridum, Chloruretum zincicum. Dissolv. 100 de zinc dans Q. S. d'acide chlor- hydrique étendu de deux fois son volume d'eau, décantez le liquide et faites-y passer un courant de chlore pour transformer îe chlorure ferreux en sel ferrique ; chauffez la solution pour dégager l'excès de chlore, ajoutez-y par fractions de l'oxyde de zinc, 1/100 environ du poids du zinc ; le chlorure ferrique est transformé en chlorure de zinc, et le peroxyde de fer se dépose ; décantez, filtrez au besoin sur l'amiante et évaporez jusqu'à ce qu'on puisse couler en plaques. (Codex de 1866.) Pour obtenir ce sel parfaitement blanc, il faut griller le produit de Févaporation à siccité pour brûler les matières organiques, filtrer sur l'amiante et évaporer de nouveau à siccité. Masse blanche, onctueuse, fusible vers 250°, très-déliquescente. Il faut le conserver dans des flacons à large orifice, bien fermés à l'émeri. Le chlorure de zinc dissout le cuivre et non l'argent. Cette propriété peut être mise à profit dans l'industrie et l'analyse chimique. Le chlorure de zinc à l'état sirupeux, saturé d'iodure de potassium, constitue le réactif de Schulzc, employé dans les recherches d'histologie végétale (V. Un. ph. 1868). On a donné ce sel dans la chorée, la migraine (quelques gouttes du déliquium dans un verre d'eau sucrée); mais c'est principalement à l'extérieur qu'on l'emploie comme caustique pour cautériser les plaies cancéreuses, les lupus. (V. Pâte de Canquoin.) On l'emploie aussi en injections dans les écoulements urétraux et vaginaux. On l'introduit clans des bougies, des pessaires. 11 rend les étoffes incombustibles. Sa solution aqueuse est employée dans les embaumements (Sucquet), pour l'injection et la conservation des cadavres; -elle est usitée en Angleterre comme désinfectant, sous le nom de Solution de Bur- nett. On la prépare ainsi : Chlorure de zinc fondu. 100 Eau distillée....... 200 On ajoute à l'eau distillée, environ 3 d'acide chlorhydrique concentré pour dissoudre l'oxyde de zinc que ' contient toujours le chlorure anhydre fondu. Ce liquide marque 1,33 au densimètre (36° B é ). (Codex de 1866.) M. Latour a proposé d'employer comme caustique, Y azotate de zinc, d'une préparation facile, et un peu moins soluble que le chlorure ; il a donné la formule de pâtes caustiques à l'azotate de zinc, et d'un caustique mixte à l'azotate et au chlorure de zinc ; la solution d'azotate de zinc peut être employée comme caustique. (V. Un. ph. 1873.) CHOCOLATS. — CHOCOLATS FERRUGINEUX. 387 CHOCOLATS. Sortes de pâtes solides dont la base essentielle est le cacao broyé, auquel on ajoute du sucre, des poudres végétales et minérales, des sels. Le mot Chocolat vient du nom d'un breuvage mexicain dont le cacao faisait la base, nom formé lui-môme de deux mots mexicains, ehoco,' bruit, et late, eau. C'est de l'Amérique méridionale et plus particulièrement du Mexique que la connaissance du chocolat a été importée en Europe par les Espagnols vers le milieu du xvi° siècle. Aussi est-ce en Espagne que d'abord le chocolat fut usité. II passa en Italie, en Autriche, puis en France et enfin dans le reste de l'Europe. D'abord adopté par la noblesse, puis par la bourgeoisie , il est aujourd'hui entré dans la consommation générale. Les chocolats sont dits alimentaires ou médicinaux. L'usage des premiers est trop universellement répandu aujourd'hui pour qu'il soit nécessaire d'entrer dans de longs détails à leur sujet. C'est un aliment très-nourrissant, analeptique, qui convient aux individus épuisés par les maladies ou les excès de toute nature. Il ranime les forces et produit prompte- ment une amélioration sensible. Les seconds peuvent avoir une foule d'indications thérapeutiques. Le médecin, en prescrivant une substance médicamenteuse sous cette forme, a souvent en vue d'y ajouter l'action propre du chocolat. ■ Ci-après la formule du Chocolat simple (Cho- colata simplicior) dit Chocolat de santé. Cacao caraque...... 3000 Sucre.............. 5000 Cacao maragnan.... 3000 Cannelle pulv....... 30 Criblez le cacao pour en séparer les petites pierres qui s'y trouvent, torréfiez-le jusqu'à ce que le tégument s'enlève facilement par le froissement ; brisez les grains, séparez par ventilation les pellicules des fragments d'amandes, puis mondez à la main pour en séparer les germes et les parties altérées. Pilez le cacao ainsi préparé dans un mortier préalablement chauffé, jusqu'à ce qu'il soit réduit en pâte, ajoute/. le sucre et la cannelle, portez le mélange siir la pierre à broyer chaude, et, à l'aide du rouleau, faites une pâte fine que vous introduisez dans des moules de fer- blanc chauds auxquels vous imprimez des secousses brusques pour unir la surface du chocolat. Quand celui-ci sera refroidi, sortez-le des moules et enveloppez-le dans des feuilles d'étain. (Codex.) En remplaçant la cannelle par de la poudre de vanille sucrée à la dose de Z|0 de celle-ci par 1000 de chocolat, on obtient le chocolat à la vanille. [Codex.) Si l'on voulait mettre le chocolat sous forme de pastilles à la goutte, il n'y aurait qu'à rouler le chocolat chaud en pilules, espacer celles- ci sur une plaque en fer-blanc chaude et à laquelle on imprime des secousses. Les chocolatiers ont un appareil spécial dit Pastilleuse, qui consiste en une sorte de boîte de fer carrée, sans couvercle, et dont le fond est percé de trous du diamètre d'une lentille et convenablement espacés. On pose cet appareil sur une plaque de fer-blanc; on met dedans une couche convenable de chocolat; on recouvre celle-ci d'une plaque de fer épaisse ; on place par-dessus celle-ci une cale en bois, et à l'aide d'une barre formant levier on presse dessus, ou bien on donne de nombreuses secousses à la boîte. La pâte du chocolat traverse les trous et vient se fixer sur la plaque de fer- blanc inférieure qu'on n'a plus qu'à battre pour former les pastilles. Toute cette manipulation se fait à chaud. Les pastilles formées, on laisse refroidir la plaque qui, lorsqu'elle est refroidie, n'a besoin que d'être retournée sens dessus dessous pour laisser tomber les pastilles. Ce procédé peut être appliqué en pharmacie. Pour préparer le chocolat en liqueur dans les ménages, on est dans l'habitude de le faire bouillir longtemps : c'est un tort ; il ne faut que le faire dissoudre : personne ne songe plus à faire bouillir le café. Dans quelques pays, on se sert de moussoirs pour agiter le chocolat. Cette pratique peut le rendre plus digestif. On fait le chocolat en liqueur à l'eau, au lait, plus rarement aux vins fins. (V. Cacao.) Chocolat antivénérien. Sublimé corrosif.... 0.8 Chocolat simple...... 420 Baume du Pérou___ 15.0 Sucre............... 60 Faites dissoudre le sublimé dans Q. S. d'alcool. Mêlez le tout exactement et faites 32 tablettes. Chacune contient 3 centigr. de sublimé. (Jourd.) Chocolat blanc. Sucre .............. 3000 Farine de riz....... 860 Fécule............. 250 Alcoolé de Tanille.... 15 Beurre de cacao..... 250 Gomme arabique..... 125 Faites une pâte avec eau bouillante Q. S. et mettez en moules. Chocolats ferrugineux. La plupart des sels de fer sont décomposés par le chocolat. Mais il n'en est pas de même avec le sesquioxyde de fer hydraté ou safran de mars apéritif, qui donne (à 10 gr. par 990 de chocolat simple, ou 1,0 sur 30) une préparation d'une saveur de fer peu sensible et que les médecins administrent avec succès [Codex). La limaille de fer porphyrisée donne une bonne préparation. Elle fait la base du Chocolat ferrugineux de Colmet d'Aage, à la dose de 2 gr. 60 centigr. par tablettes de 125 grammes. 388 CHROMATES. 500,0 1000 I Chocolat au fer réduit (Miquelard-Quevenne). Fer réduit........ 25,0 Chocolat fin........ 5000,0 F. des tablettes de 40,0. Elles contiendront chacune 20 centig. de fer. On préfère le chocolat au fer réduit au chocolat au carbonate de fer, qui se prépare de même, parce que celui-ci fait rancir promptement le chocolat. Chocolat au guarana. Chocolat simple... 500 Guarana... 30 (J. ph. 1840). Chocolat d'iodure de fer (Pierquin). Iodure de fer...... 6,25 Chocolat simple... Chocolat au kermès. Kermès ............. 50 Chocolat simple.... F. S. A. des pastilles de 1 gr. Chocolat au lactate de fer. Chocolat ...... 30,0 Lactate de fer. 0,25 (Bouch.). Mauvaise préparation, parce que le sel entre en décomposition et que la saveur en est très- désagréable. Chocolat au lait d'ânesse. On fait évaporer suffisamment à la vapeur 2 kilos de lait d'ânesse, on y ajoute, gomme arabique, sucre, cacao caraque en poudre, àa 250, et on amène le tout à siccité à la chaleur de l'étuve. Chocolat au lichen d'Islande. Chocolat ........... 1000 Saccharure de lichen.. 100 Opérez comme pour le chocolat simple. (Codex de 1866.) Chocolat à la magnésie. Magnésie calcinée.... 100 Chocolat........... 1000 F. S. A. des tablettes ou des pastille?. Chaque tablette de 30,0 contiendra 3,0 de magnésie, et chaque pastille de 1,0 en contiendra 0,1. Purgatif agréable et efficace pour remplacer le chocolat purgatif à la magnésie de Desbriéres qui contient, dit-on, en outre, un peu d'huile de croton ou de scammonée. Chocolat purgatif, de Montpellier ou de Charles. Chocolat simple ramolli. 500 Jalap. 45 Calomel. 30 Incorporez exactement et faites des pastilles de 4,0; chacune contiendra sensiblement 2 décigr. de calomel et 3 décigr. de jalap. (Cad.) — 1 à 2 pour les enfants; 3 ou 4 pour les adultes. Chocolat au salep. Chocolat ........... 1000 Salop pulvérisé...... 30 Faites ramollir le chocolat à la chaleur du B.-M., incorporez-y le salep et emmoulez. (Codex de 1866.) Préparez de la même manière les chocolats à Yarrow-root, au tapioca, au sagou ou à toute autre fécule, ainsi qu'au gland de chêne, à la châtaigne. Ces chocolats portent aussi le nom de chocolats analeptiques. On fait encore des chocolats au lait d'amandes, à Yosmazème, au cachou. Chocolat à la scammonée. Scammonée d'Alcp ou scammonée blanche. Chocolat à la vanille ..,................- 16,7 500 F. S. A. des tablettes. Chaque tablette de 30 gr. contient 1 gr. de scammonée. On fait aussi des chocolats : à la scammonée (20) et m jalap (32); à la scammonée (20) et au calomel (20) ; à la scammonée (40) et à la santonine (20), pour 1000 de chocolat. CHROMATES. Sels formés par la combinaison de l'acide chromique avec les bases. Ils sont tous différemment colorés et tous décomposés par la plupart des acides. Les chromâtes suivants sont employés en médecine ou plutôt dans les arts. Chromâtes d'ammoniaque. Le chromate neutre crist. en prismes de couleur cilron, assez solubles, laissant par calci- nation un résidu d'ox. de chrome pur. Il en est de même du bichromate, qu'on obtient en di- visant un poids d'acide en 2 p. ég. Après avoir saturé la première partie par l'ammoniaque on ajoute la seconde. Ses cristaux sont d'un beau rouge grenat, trôs-solubles, inaltérables à l'air. C'est un oxydant énergique. Chauffé en un seul point, il s'allume, se décompose spontanément, avec dégagement de lumière, et laisse un résidu d'oxyde de chrome très-volumineux. Chromate de plomb. Protochrornate de plomb, Jaune de chrome. Il se trouve dans la nature et constitue le plomb rouge de Sibérie ou crocoisitc. On l'obtient, par voie de décomposition, du chromate neutre de potasse et de l'azotate ou de l'acétate de plomb. Il est précipité sous forme de poudre d'une couleur jaune très- belle, qui varie du jaune-serin clair (jaune de chrome) , à l'orangé (rouge de chrome), suivant qu'il est neutre ou basique. Dans le commerce, on le met sous forme de petits pains carrés ou de trochisques qui ressemblent à ceux d'iodure de plomb. Employé dans la peinture. Chromâtes de potasse. 1° Chromate neutre de potasse, Protochrornate de potasse. On l'obtient en calcinant de la mine de chrome du Var avec du nitrate de potasse. Il est jaune citron, cristallisé, translucide. Employé dans la teinture en jaune. On a proposé d'en imprégner du papier et de s'en servir comme moxa. On en fait des mèches à briquet. 2° Chromate acide de potasse, Bichromate de potasse. On l'obtient en traitant une dissolution de chromate neutre par l'acide azotique, il en CIGARETTES ANTIASTHMATIQUES. 389 résulte de l'azotate de potasse et du bichromate qui se dépose par refroidissement en cristaux d'un rouge foncé, inaltérables à l'air, solubles dans 10 p. d'eau froide et dans leur poids d'eau bouillante. Sert dans la teinture, et comme réactif. C'est un diminutif de l'acide cliromique ; les ouvriers qui le travaillent sont fréquemment atteints de perforation des fosses nasales. On l'a dit propre à accélérer la cicatrisation des ulcères scrofuleux. Avec 10 centig. de bichromate etl5gr. d'axonge, M. Blaschko prépare un onguent qu'il a recommandé contre les verrues. 11 a été proposé par les docteurs Vicente et Robin comme antisyphilitique comparable au mercure. Dose : 1 à 20 centig. CIGARES MÉDICINAUX. Formes médicamenteuses qui s'appliquent surtout aux maladies des voies respiratoires. Ce sont des plantes naturelles ou additionnées de substances médicamenteuses en poudre ou dissoutes, que l'on dispose en cigares analogues pour la l'orme à ceux de la régie et dont les principes actifs se volatilisent sous l'influence de la chaleur, mais ne peuvent être décomposés par elles. Les plantes doivent être sèches. Mais avant de les mettre en œuvre on les met une nuit à la cave pour les rendre souples ; alors on dispose les feuilles les unes au-dessus des autres, en ayant soin de mettre les plus grandes en premier, et l'on roule en cigares. Ou bien encore, il n'y a que les feuilles qui forment la couverture qui soient entières, et celles de l'intérieur sont coupées menues comme du tabac à fumer. Pour faire tenir les feuilles roulées, on encolle la feuille supérieure. Pour les fumer, il est nécessaire de se servir d'un porte-cigares, afin de ne pas mâcher la substance. Les cigarettes médicinales ne diffèrent des cigares qu'en ce que les plantes sont hachées et roulées dans du papier. Cependant on nomme encore cigarettes des tubes en plume, en verre, en bois ou en ivoire, dans lesquels on introduit des substances médicinales très- volatiles, que l'on aspire sans avoir recours à la combustion. Pour faciliter la confection des cigarettes, on a imaginé un petit instrument nommé cigaritotype. On fait des cigares ou des cigarettes pesant un gramme, avec les feuilles séparées ou mêlées de belladone, de digitale, cXeucalyptus, de jusquiarne, de nicotiaae, de stramoine (cigarettes narcotiques). Chaque cigarette doit contenir 1 gramme de feuilles. Les cigarettes de varec ou de fucus, proposées contre la phthisie, sont préparées avec des feuilles de fucus auxquelles on ajoute quelquefois de la stramoine et de la sauge. Les cigarettes iodées antiphthisiques sont préparées avec du camphre ou des feuilles de so- lanées arrosées de teinture d'iode. (Y; Iode.) Les cigarettes balsamiques de Golpin consistent en du papier sur lequel on a étendu plusieurs couches de teinture de tolu tenant en suspension du nitre et de l'iris, et que l'on dispose en cigarettes. De même les cigarettes balsamiques c. l'aphonie sont formées avec du papier brouillard épais, trempé dans une solution d'azotate de potasse, séché, puis enduit de teint, de benjoin composée (V. Teintures), et coupé en morceaux de 0 m ,10 de long sur 0 m ,05 de large. Cigares opiacés. Extrait d'opium..... 0,15 Belladone........... 3,9 Faites dissoudre l'extrait dans quelques gouttes d'eau, arrosez-en la belladone, laissez sécher un peu, et faites un cigare. On remplace quelquefois l'extrait d'opium par le laudanum. Cigarettes antiasthmatiques. On fait d'abord du papier antiasthmatique : Feuilles de belladone, stramoine, digitale, sauge, ââ, 5 Teint, de benjoin. 40 Sel de nitre. 75 Eau----- 1000 Faites une décoction de toutes les plantes, passez, ajoutez le sel de nitre et la teinture, pour immerger, feuille par feuille, une main de papier buvard rose, pendant vingt-quatre heures ; on fait sécher et on coupe en rectangles de 10 centim. de longueur, sur 7 cent, de large, que l'on enferme dans des boîtes. Chaque boîte doit contenir 100 rectangles de papier. Pour faire les cigarettes ou tubes antiasthmatiques , prenez des bandes du papier antiasthmatique de la dimension que nous venons d'indiquer, roulez-les dans le sens de leur longueur sur un mandrin de 1 millim. à 1 millim. 1/2 de diamètre, et arrêtez le papier avec un peu de colle. Chaque boîte doit contenir /i0 tubes. (Bullet. de la Sot. depharm. de Bordeaux.) Le professeur Trousseau emploie un mélange de : stramoine, 30,0; sauge, 15,0; divisé en vingt cigarettes ou à consommer en pipes. Favrot a proposé Vamadou nitré dont on aspire la fumée. M. Le tanneur préconise le papier nitre ; il sature de l'eau avec du nitre, il y trempe du papier écolier, fait sécher et roule en cigarettes. Le papier nitré de Fru- neau lui est analogue , mais il se brûle sur un petit gril de fil de fer dans la chambre du malade. Ces papiers nitrés donnent lieu à une vapeur très-épaisse dans laquelle on a constaté la présence de : l'ac. carbonique, l'ox. de carbone, le cyanogène, l'ammoniaque, l'azote. la vapeur d'eau, le carbonate et l'azotite t'e potasse (Yohl). Pour préparer le papier anti- asthmatique, M. Hager fait avec 120 gr. de , 390 CIGARETTES AROMATIQUES. — CIGARETTES PECTORALES D'ESPIC. papier blanc non collé et Q. S. d'eau chaude une pâte qui est bien exprimée, puis mélangée dans un mortier avec une poudre composée de: azot. de potasse, GO ; myrrhe et oliban âà, 10; belladone, stramoine, digitale as. 0,60; le mélange bien homogène est ensuite étendu en feuilles de qq. millim. d'épaisseur, séchées et coupées en bandes longitudinales. En Angleterre, on prépare aussi un papier nitré aromatique (Pastile paper) (V. J. ph. 1873). Le carton fiimigatoire (charta fumifero) du Codex ou carton antiasthmatique de Carrié se compose de : pâte de carton ou papier gris sans colle, 120 ; poudre de nitre, 60 ; de belladone, 5 ; de stramoine, 5 ; de digitale, 5 ; de phellandrie, 5; de lobélie enflée, 5; de myrrhe, 10; d'oliban, 10. On fait une pâte homogène que l'on divise dans trois moules à pâte do jujubes, on fait sécher et on divise chaque plaque en douze petits carrés. Chaque soir on brûle un de ces carrés dans une chambre close. Le carton antiasthmatique de 31. Faliéres est du carton blanc ordin. (d'une ép. telle qu'un rectangle de 9 cent, sur 6 pèse 2 gr.) immergé feuille par feuille pendant 2Zi h., dans une solution aqueuse saturée à froid de sel de nitre, puis séché et plongé également pendant 2Zi h. dans un mélange filtré de alcoolat, de belladone, de digitale, de stramoine, aa, 50; teint de sem, de phellandrium, 50 ; teint, d'ext. d'opium au —, 30; goudron liquide, 10 ; alcool à 90° 10; la feuille de carton est séchée et découpée en rectangles de 9 cent, sur 6; chaque carte est brûlée dans un tube-cheminée en ferblanc (Va. Ph. 1868). D'après les travaux du professeur Germain Sée, l'action de ces préparations antiasthmatiques est due surtout à la Pyridine qui se développe pendant leur combustion. Cigarettes aromatiques. Espèces aromatiques roulées en cigarettes. Cigarettes arsenicales. Cigarettes arsenicales de Trousseau, Papier arsenical; Charta arsenicalis. Arseniate de soude crist.. 1 Eau dist..... 20 Dissolv. le sel dans l'eau; f. absorber le soluté par une feuille de papier à filtrer, dit de Ber- iélius; f. sécher et div. en 20 morceaux qui contiendront chacun 5 centigr. d'arseniate. On roule chaque carré sur lui-même et on l'introduit daus un tube de papier à cigarettes. (Cod.) Cigarettes arsenicales, de Boudin Cigarettes de Dioscoride, Papier arsenical. Acide arsénieux............ i centig. Faites-le dissoudre dans quelques gouttes d'eau, absorbez le soluté par un morceau de papier que vous ferez sécher et roulerez ensuite en cigarette. — Dans l'asthme. Les malades, après avoir roulé deux ou trois feuilles en manière de cigarettes, ou avoir haché le papier menu pour le fumer dans une pipe en terre, en aspirent la fumée par la bouche, puis par une lente aspiration, la font passer dans les bronches. On aspire d'abord quatre ou cinq bouffées par jour, ou deux ou trois bouffées, deux fois par jour, et l'on va en augmentant. Dans la phthisie et les maladies des voies respiratoires. Quelques praticiens prescrivent de rouler dans ce papier arsenical du tabac ou de la stramoine. Cigarettes de camphre de Raspail. Les tourneurs font des tubes en forme d'étuis amincis et percés d'un seul trou par un bout, gros et percés de plusieurs petits trous par l'autre bout; on y introduit le camphre, on met la cigarette dans la bouche par le petit bout et l'on aspire ; l'air entre par l'autre extrémité, se charge de camphre en traversant le tube et arrive dans les poumons. On renouvelle le camphre lorsqu'il est épuisé. A ces tubes façonnés, M. Raspail préfère les tuyaux de plumes. Pour garnir ceux-ci, on commence par conduire avec une petite baguette un petit tampon de coton, teint en rouge, et peu serré, près de l'extrémité pointue du tuyau, où on le fait tenir à l'aide d'un peu de mucilage. Alors on remplit le tube de camphre granulé ; par - dessus le camphre et pour l'empêcher de tomber, on met un second tampon de coton, et la cigarette est faite. La condition la plus importante, c'est que les tampons et le camphre ne soient pas tassés de manière à empêcher l'air de pénétrer. On peut remplacer le coton par un carton percé, du papier verni, etc. Ce papier verni est ordinairement rose. Pour le préparer, on se procure du papier de soie rose et l'on étend sur les deux côtés, au pinceau à queue de morue, du vernis à tableaux. M. Raspail les préconise comme sédatif dans quelques affections de poitrine ou des gros vaisseaux, telles que la toux, tes catarrhes, la grippe, l'asthme. On prépare de même des cigarettes de naphtaline; celle-ci est préalablement purifiée par la sublimation et par l'alcool aromatisé. Cigarettes pectorales d'Espic. Cigarilles ou Fumigateur pectoral. Belladone .......... 0,30 Phellandre........0,05 Stramoine.......... 0,15 Extrait d opium----- 0,013 Jusquiame.......... 0,15 Eau de Iaur.-cerise. Q. S. Les feuilles, séchées avec soin et mondées de leurs nervures, seront hachées et mélangées exactement. L'opium sera dissous dans Q. S. d'eau de laurier-cerise, et le soluté réparti également sur la masse. CIGUËS. 391 Le papier (brouillard) qui sert à confectionner les cigarettes est préalablement lavé avec le macératé des plantes ci-dessus décrites dans l'hydrolat de laurier-cerise, et séché convenablement (Brev. exp.). Deux à quatre cigarettes par jour dans l'asthme, où elles réussissent très-bien. Les boîtes d'Espic, pharmacien de Bordeaux, contiennent vingt cigarettes. M. Lancclot prépare des cigarettes qui paraissent plus actives en ajoutant 0,10 de cannabis indica à la formule précédente; les feuilles ne sont pas mondées de leurs nervures, et on les laisse macérer jusqu'à commencement de fermentation, dans le soluté d'opium ; avec ces feuilles séchées à une douce chaleur, on fait les cigarettes. Elles constituent ainsi les cigarettes indiennes. Cigarettes mercurielles de Bernard. BiGhlor. de mercure. 0,04 Extrait d'opium..... 0,02 Tabac p. de nicotine. 2,0 On prive le tabac de nicotine par plusieurs macérations dans de l'eau acidulée, on lave ensuite dans l'eau pure, on fait sécher les feuilles, on les incise et on les roule en cigarettes dans du papier. MM. Trousseau et Pidoux ont proposé de préparer des cigarettes mercurielles de la manière suivante : on étend sur du papier, avec un pinceau, un soluté titré de bichlorure de mercure qu'on laisse sécher, puis on étale pardessus un soluté d'azotate de potasse également titré. Il y a tout à croire qu'ici c'est le mercure métal réduit en vapeur qui agit. Ulcérations syphilitiques de la gorge, de la bouche et du nez. GIGUES. On dislingue en pharmacie trois plantes ombelliîères de ce nom : 1° cigcè ordinaire ou officinale, Grande ciguë; Cicuta major,Conium maculatum,L.'®* Schierling, Gefleckter sckierling, al.; Hemlock, ang.; Sucarum, Sciocaran, ar.; Skaratyde, dan.; Apemll, égtp.; Cicuta, ESP.; Dollekervel, Scheerling, hol.; Cicuta maggiore, it.; Swinia -welz, pol,; Ciguda, pop..; Boligolow pianistoi, rus.; Sproklig odort, su.; Bal- diran, tur. Racine % fusiforme, tige herbacée, haute de un à deux mètres, cylindrique, marquée surtout vers le bas, de taches pourpres; feuilles très-grandes, tripinnées ; fleurs blanches, petites, en ombelles involucrées, involucelles di- midiées. Odeur vireuse désagréable, ayant quelque chose de celle de la punaise, saveur nauséeuse, saline et acre (fig. 58). Elle.croit dans les terres arides, les décombres , le long des haies ; elle est très-commune dans toute l'Europe. La plupart des auteurs s'accordent à dire que les feuilles de ciguë, {Fig. 58. ) qui sont la partie employée, ne doivent être récoltées, pour offrir toutes leurs propriétés, que lorsque la plante entre dans sa floraison. Les séminoïdes, selon Geiger, seraient beaucoup plus actifs que les feuilles. Cette opinion a été confirmée par MM. Guillier- mond et De- vay, auteurs d'un excellent travail sur ce sujet. D'après ces pharmaciens, la Coni- cine, principe actif de la ciguë, existe en bien plus grande prop. et se conserve infiniment mieux dans les séminoïdes que dans toutes les autres parties de la plante. Aussi leur donnent-ils une préférence exclusive pour l'usage médical. C'est au moment de leur entier développement que les séminoïdes contiennent le plus de conicine. Voici les préparations que MM. Guilliermond et Devay proposent de faire revêtir aux séminoïdes de ciguë : 1° Pilules cicutées n° 1. Prenez 1,0 fruits de ciguë récemment pulvérisés ; faites avec Q. S. de sirop de sucre une masse que vous diviserez en 100 pilules, et que vous recouvrirez de sucre à la manière des dragées, du poids de 10 centigrammes. On commence par 2 pilules et on va jusqu'à 15 ou 20. Alors il convient d'employer les suivantes : 2° Pilules cicutées n° 2. Prenez 5,0 de séminoïdes pulvérisés, incorporez-les avec Q. S. de gomme et de sucre pour faire une masse à diviser en 100 pilules à recouvrir en dragées. Elles devront peser 25 centigrammes. ( M. Sauvan a proposé de recouvrir simplement les séminoïdes entiers à la manière de l'anis sucré.) — Sirop de Conicine. Epuisez 10,0 de séminoïdes par de l'alcool à 28° ; soit 60,0 pour former une teinture que vous ajouterez dans 3000,0 de sirop simple aromatisé ad libitum. 30,0 de ce sirop représentent 1 décig. de séminoïdes. — Ether cicutë. Evaporez en consistance de sirop la teinture alcoolique provenant de 100,0 de séminoïdes, et reprenez par une petite quantité d'eau ; agitez le soluté aqueux clans un flacon avec un peu de potasse caustique et 20 gr. 392 CIGUËS. ■ d'éther ; séparez l'éther, et ajoutez-en de nouveau à plusieurs reprises. 100 grammes d'éther ainsi fractionné suffisent. — Baume cicuté ou de Conicine : Ether cicuté, 100 p. ; axonge, 200 p.; laissez évaporer l'éther, et quand la conicine commence à se montrer sous forme de gouttelettes, ajoutez l'axonge en agitant de manière à laisser évaporer le reste de l'éther. Frictions sur les glandes ou ulcères cancéreux. — Injection de Conicine, alcoolé de fruits de ciguë, 100. Eau de chaux, 900. Mêlez et filtrez. La ciguë contient un alcaloïde liquide et volatil, nommé Conicine, Cicutine, Corme ou comme, ou Concilie, qui y a été découvert, en 1826, par Brandes et Giesecke, et un autre concret, cristallisable, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther : la Conhydrine (Wertheim). En outre, la conicine est presque constamment mélangée d'un autre alcaloïde liquide et volatil, la mèthylconicine, découverte par MM. Planta et Kekulé. Le procédé suivant, publié par la pharmacopée hanovrienne et adopté par le Codex de 1860, est préférable à ceux déjà connus pour l'obtention de la conicine. Séminoïdes de ciguë. 3000 Eau............... 6000 Carbon, de potasse.. 375 Chaux éteinte...... 1500 Contusez les séminoïdes, délayez-les dans l'eau avec la chaux éteinte, ajoutez le carbon. de potasse et distillez le tout dans un alambic aussi longtemps que l'eau, qui passe, sera alcaline, saturez le produit distillé par l'acide sulfurique étendu, évaporez au B.-M. jusqu'à consistance sirupeuse. Traitez le résidu par un mélange d'une partie d'éther et de deux parties d'alcool; filtrez pour séparer le sulfate d'ammoniaque, distillez au B.-M. pour chasser l'éther et l'alcool. Additionnez le résidu d'un peu d'eau et chauffez dans une capsule pour chasser le reste de l'alcool. Traitez alors la liqueur avec environ la moitié de son volume d'une lessive de potasse caustique, et distillez à siccité au bain d'huile ou de chlorure de calcium. Ajoutez au résidu une nouvelle quantité de lessive et distillez ; répétez cette opération jusqu'à ce que l'eau, passant à la distillation, n'ait plus d'odeur de conicine. La conicine se sépare de l'eau; elle est suffisamment pure pour l'usage médicinal. On la déshydrate, au moyen de la potasse, et on la distille à nouveau dans le vide ou dans un courant d'hydrogène. 3000 de séminoïdes récents donnent 30 de conicine. Alcaloïde, liquide, incolore ou légèrement jaunâtre, huileux, alcalin, dextrogyre, d'une densité de 0,886, d'une odeur nauséeuse, pénétrante, rappelant celle de la punaise, entrant en ébullition à -f-169", volatil, très-inflammable, soluble dans 90 p. d'eau et dans 6 p. d'éther, se mêlant à l'alcool en toutes proportions. La conicine et ses sels en dissolution se colorent en brun à l'air. Très-vénéneuse. — Se dose par millig. et centig. On l'a employée en médecine, dans les mômes cas que la ciguë et surtout que l'extrait de ciguë. La ciguë perd de son activité à mesure qu'on s'éloigne des contrées méridionales, au point de devenir plante potagère. On connaît les propriétés vénéneuses et médicinales de la ciguë depuis les temps les plus reculés. C'est avec le suc de la ciguë que les Grecs empoisonnaient les criminels, et qu'ils firent périr deux de leurs plus grands philosophes, Socrate et Phocion ; Hippocrate et Pline en parlent comme médicament. C'est le Kwvecov de Dioscoride. Storck, parmi les modernes, est celui qui a le plus employé et préconisé la ciguë. Il l'employait comme fondant dans les affections cancéreuses, les engorgements, le rachitisme, les scrofules, les reliquats syphilitiques. Les médecins actuels l'emploient dans ces différents cas, et lui accordent, en outre, l'action de la belladone sur le système nerveux. On l'emploie intérieurement et extérieurement. (V. J. ph. 1873). Form. pharm. et doses : Poudre* (doit être tenue en flacons soigneusement bouchés et à l'abri de la lumière), 5 centigrammes à 1 gramme; extrait aqueux*, 10 à 25 centigrammes; extrait avec fécule ou de Storck *, 5 à 20 centigrammes ; extrait alcoolique *, (id.) ; sirop, teinture alcoolique *, 10 à 30 gouttes ; alcoo- lature * et teinture étliérée, à à 12 gouttes. A l'extérieur, on emploie presque toutes les préparations ci-dessus, et en outre l'infusé ou décodé (pp. 25 à 50 :1000), une pommade, une huile*, un emplâtre*, la pulpe. La ciguë (et ses extraits) ne conservent pas leurs propriétés au delà d'une ou deux années tout au plus. II est donc important que le pharmacien la renouvelle chaque année. On reconnaît qu'une préparation de ciguë est dans de bonnes conditions, quand, en la triturant avec de la potasse caustique, elle exhale une forte odeur vireuse et ammoniacale. 2° ciguë vireuse. Cicntaire aquatique; Ci- cuta virosa, L., Cicutaria aquatica, Lam. "Wasserschierling, Wûtherich, AL.;"Water hemIoch,Cow- bean, ang.; Wandpastinak, Selsnape, Spengrod, dan.; Water scherling, hol.; Cicutaria, it.; Vodda cykuta, pol.; Sprengort, su. Plus petite que la précédente, liges sans macules, involucelles complètes, pas à'involucre. Elle est très-vénéneuse ; fraîche, elle répand une forte odeur d'ache ou de persil. Elle contient une huile volatile, nommée cicutène, qui paraît identique à celle du cumin (Trapp.), isomérique avec l'ess. de térébenthine, soluble dans l'alcool aqueux, miscible en t. pp. avec CINCHONINE. — CIRE. 393 l'éther, le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone et l'alcool absolu (Ankum). (V. Un. ph. 1869). Il ne faut pas la confondre avec la cigué aquatique, qui est la phellandrie. 3° petite ciguë , Ethuse, Faux persil, Ciguë des jardins, Ache des chiens ,• Mtkusa cy- napium. Hundspetersilie, Gartenschierling, AL.;Foot's parsîey ang.; Honds pieterselie, hol.; Cicuta minore, it. Plante dangereuse, feuilles d'un vert foncé, tige ordinairement rougeâtre inférieurement, fleurs blanches, odeur vireuse (1). D'après les expériences de M. Tanret, la petite ciguë n'est pas toxique : elle ne contient ni cynaiine alcaloïde qu'on y avait signalé ni aucune autre substance toxique. M. Tanret admet que les accidents occasionnés par cette plante prise pour du persil ou du cerfeuil sont dûs à la grande ciguë, il a également constaté dans cette plante une notable quantité d'acide malique dans les racines et d'acide fumarique dans les parties aériennes. CINCHONINE. En prismes quadrilatères ou petits cristaux aiguillés anhydres, incolores, inodores; sa-saveur est amëre, elle se dissout dans 3810 fois son poids d'eau froide (Hesse), et dans 2500 p. d'eau bouillante; elle est très-soluble dans l'alcool, soluble dans le chloroforme, et surtout dans un mélange d'alcool (à p.) et de chloroforme (1 p.) (Oudemans); presque insoluble dans l'éther, un peu soluble dans l'ammoniaq.; elle fond à 165°. Ses solutions ne sont pas fluorescentes et ne fournissent pas de thalléio- quinc. (Voir ce mot.) La cinchonine possède les propriétés de la quinine ainsi que ses sels, mais à un moindre degré; elle est très-peu fébrifuge. On l'obtient en précipitant par l'ammoniaque les sels de cinchonine, le sulfate, par exemple, qu'on obtient lui-même comme celui de quinine (V. Quinium). M. Strecker a obtenu Y Qxy cinchonine, alcaloïde isomère de la quinine, sans avoir les propriétés de celle-ci ; ses dissolutions ne sont pas fluorescentes et ses sels cristallisent difficilement. En faisant réagir le permanganate de potasse sur la cinchonine, MM. Eug. Caventou et Willm ont obtenu un composé indifférent, la ciiichoténine, un ac. cristal!., Tac. carboxy- cinchonique et une substance réduisant le tartre cupro-potassique; ils ont, en outre, obtenu une base particulière, Yhydrocinchonine, plus hydrogénée que la cinchonine et résistant davantage à l'act. du permanganate {TJn.ph. 1869). CINCO FOLHAS (Bignoniacées). 'Bignonia leucantha (Vellos), Sparattosperma leucantha Mast. Arbre du Brésil dont les feuilles sont un remède populaire contre les maladies du foie et de la rate; elles possèdent de puissantes propriétés diurétiques. Peckolt y a signalé la sparattospermine, substance neutre, cristalline, de saveur amère, insoluble dans l'eau froide et le chloroforme. Dose: infusion 60 : 500; teinture (1 : 5) 3 à 4 cuillers à thé par jour dans les affections hépatiques. CIRE*. Kiifo; des Grecs, Cera des Latins. Wachs, al.; Vax, ang., su.; Shuma, Sciame, AR., en.; Mietta, cyn. ; Vox, dan.; Cera, esp. , it. , pou.; Mehdumul, ind.; "Was, hol.; Lelin, MAL.:Moam, per.; "Wosk, pol.; Ptshela, rus,; Siktha, SAN.; Mellugoe, tam.; Minum, tel.. Sari balmomi, tur. Matière élaborée par l'abeille mellifère {apis mellifica), et qui constitue les gâteaux ou les rayons des alvéoles hexagonales dans lesquelles cet hyménoptère dépose le miel. La cire étant débarrassée du miel, on la fait (1) Dans le langage ordinaire, on confond quatre plantes sous le nom de Ciouë : les trois dont nous venons de parler, puis la phellandrie (Ciguë aquatique). Comme il importe de savoir les distinguer au besoin, nous avons cru utile d'établir un tableau de leurs caractères différentiels. Considérant, en outre, que des plantes culinaires, le persil et le cerfeuil, ont été malheureusement confondues avec ces végétaux vénéneux, nous les avons jointes au tableau. Ces plantes ont de commun d'appartenir à la famille des ombellifères, et de se ressembler beaucoup par leurs feuillages et même tout leur faciès. Noms. Ciguë offic. Ciguë vireus. Phellandrie. Ethuse. Persil. Cerfeuil. Odeur. fétide. de persil. de cerfeuil. nauséeuse. propre. propre. "Racine. suc laiteux. suc jaune. suc extraetîf. nul. suc extractif. suc extractif Tige. tachée de pourpre. sans taches. sans taches. parf. violette du bas, lisse. sans tache, cannelée. sans tache. Involucre. un involucre. nul. nul. nul. nul. nul. Involucelle dimidiée. complète. complète. dimidiée. complète. complète. Fleurs. blanches. blanches. blanches. blanches. jaunes. blanches. Séminoïdes. globuleux à ovoïd. à stries oblongs sans globuleux à allongés. allongés. stries crénelées. bisannuelle. lisses. stries. stries lisses. Durée. vivace. vivace. annuelle. bisannuelle. annuelle. Habitat. lieux stériles. bord des eaux. l'eau. lieux cultivés. jardins. jardins. Une autre ombellifère vireuse, I'OEnanthe crocata, plante des prairies, a été cause aussi des plus fatales méprises, soit par sa racine, qui a été prise pour un petit navet, soit par ses feuilles, prises pour celles du persil ou du céleri. Ses caractères différentiels les plus saillants sont le suc jaune (crocata) lactescent, qui s'écoule de sa tige lorsqu'on la blesse, et ses racines odorantes en forme de petits navets. L'œnanthe safranée est un des végétaux les plus prompte- ment mortels que l'on connaisse. Le principe actif de cette plante réside, d'après M. Ad.Vinceut qui en a fait l'analyse, dana un suc gommo-résineux et une huile essentielle (J. Ph. 1864). ai 394 CITRATES. fondre d'abord dans l'eau bouillante, puis seule, et on la coule dans des formes. Dans cet état la cire doit sa couleur jaune {cire brute ou jaune, ou vierge) et son odeur à des matières étrangères dont on la débarrasse pour quelques besoins en la faisant fondre, la laissant tomber sur une roue tournant au milieu de l'eau et exposant le ruban qui en résulte au soleil et à la rosée des nuits (le chlore produit le même effet, mais il s'attache à la cire). Quand elle est blanche on la coule en petits disques. C'est alors la cire blanche ; la cire jaune a une d é variable de 0,965 à 0,968. La cire blanche, de 0,966 à 0,969 {Wagner). Les ciriers la mettent aussi sous forme de grains. La cire jaune peut aussi se blanchir par l'acide chromique. (Smith.) La cire fond de 61°,5 à 64°, est insoluble dans l'eau, mais soluble dans les corps gras, les huiles grasses et volatiles. Elle se dissout dans 20 p. d'alcool ou d'éther bouillants, et se dépose en partie par refroidissement (V. J. ph. 1872). Elle est formée de deux principes immédiats simplement mélangés, qui diffèrent par leur solubilité dans l'alcool. L'un soluble dans l'alcool bouillant constitue V acide céro- tique appelé autrefois Cériue, l'autre peu soluble dans ce liquide est la Myricine ou palmi- tate de myricyle (Brodie). M. Lewy dit en avoir extrait une substance soluble dans l'alcool froid: la céroléine, appelée autrefois Cêrine. Distillée, la cire donne d'abord une eau acide renfermant de Tac. acétique et de l'ac. pro- pionique, un peu d'huile volatile et une huile concrète nommée beurre de cire, composée de paraffine et d'un mélange d'ac. palmilique et margarique (Ettling). Ce beurre distillé de nouveau donne V huile de cire. Le beurre était jadis employé comme adoucissant ou résolutif, dans les cas d'engelures, de crevasses du sein, de douleurs articulaires et même de paralysie. L'huile l'était dans les mêmes cas, mais moins. C'était la base, le délayant de la peinture à l'encaustique chez les anciens. Durozier, pharmacien de Paris, a fait de nombreuses recherches sur l'huile de cire, sous ce dernier rapport, et paraît être arrivé à rendre des services réels à l'art de la peinture. Il existe une cire végétale produite par différents arbres tels que le rhus succedaneum (cire de la Chine ou du Japon, Nin-tching, ch.) le ceroxylon andicola ( cire de carnauba ou de palmier, ou céroxyline), le myrica cerifera ou arbre à suif (cire de myrte), le myristica bicu- hyba (cire de bicuiba), le myristica sebifera ou oeoba (cire d'ocuba), la canne à sucre (cé- rosie) ; il y a aussi la cire des Andaquies, fusible à 77°, provenant d'un insecte mellipare (Caveja, esp.) de l'Amérique méridionale, et la substance cireuse extraite du liège par M. Chevreul, et nommée Cérine, qu'il ne faut pas confondre avec la cérine dont il a été question plus haut. La cire végétale est plus dure que la cire ordinaire. La cire du Japon fond entre 40 et 42° ; la céroxj line, à 84° ; la cire de bicuiba, à 35°; celle d'ocuba, à 36°,5; la cire de myrte fond de 47 à 49°. Cette dernière a une densité de 1,004 à 1,006; elle est plus cassante que la cire d'abeilles et se dissout dans 20 p. d'alc. bouillant (-E. Moore). La cire du Japon, très- employée maintenant en pharmacie, n'est autre que delà palmitine ; elle est blanche, avec une teinte légèrement jaunâtre ; son odeur est légèrement rance; elle est plus molle et cependant plus friable que la cire d'abeilles. La cire qui se récolte en Chine sur plusieurs arbres, parait être produite par de petits insectes appelés en Chine La-khong, qu'on suppose appartenir à la famille des cocem. Cette cire arrive en quantités considérables, en Angleterre, par blocs de 75 kilogrammes environ. La cire de carnauba est peu soluble dans l'alcool et l'éther, soluble dans l'ess. de térébenthine et la benzine, insoluble dans l'ac. acétique et la soude caustique ; elle contient de l'acide cërotique soluble dans l'alcool et fusible à 77°, plus un éther non encore déterminé (P. Bèrard). En Autriche, on emploie comme succédané de la cire d'abeilles, la cérésine, espèce de paraffine obtenue en traitant Vozohérite ou cire fossile de Gallicie par l'acide sulfurique de Nordhausen ; elle fond à 90°,5 (V. Vn^h.lS73^ On emploie quelquefois la cire intérieurement à la dose de 1 à 10,0 sous forme d'émul- sion, en potions ou lavements, dans les maladies intestinales, les diarrhées. Elle est la base des cérats, entre dans des pommades, des onguents. Le Céromel de Aitken, employé dans le pansement des ulcères sanieux, est un mélange de 1 p. de cire et de 2 de miel. La Propolis, substance noire, molle, avec laquelle les abeilles calfeutrent leurs ruches, paraît n'être qu'une modification de la cire. Elle durcit à l'air, contient : résine, cire, acides gallique et benzoïque, débris de végétaux et d'insectes (Yauquelin). Avec l'huile d'olives on en fait une pommade employée contre les hémorrhoïdes et les vieux ulcères. La cochenille du figuier fournit une cire comparable à celle des abeilles, renfermant les mêmes principes, mais en proportions différentes. La cire de la cochenille du figuier, à l'état brut, est jaune rougeâtre, fusible entre 51 et 52°, entièrement soluble dans l'éther, partiellement soluble dans l'alcool; elle paraît susceptible d'utiles applications (P. Sestini). CITRATES. Combinaisons de l'acidecitrique avec les bases. CITRATE D'AMMONIAQUE. — CITRATE DE LITHINE. 395 Citrate d'ammoniaque. Sesquicarb. d'ammon. 49 Eau................ 162 Acide citrique...... 0.75 Mêlez. — Cette solution a été recommandée par quelques praticiens contre l'irritation de la vessie. Le citrate d'ammoniaque est remarquable comme agent de dissolution d'un grand nombre de composés (oxydes hydratés, etc.). Il partage d'ailleurs ce pouvoir dissolvant avec les citrates de potasse et de soude, surtout le dernier. (V. J. ph., 186/1 et Un. pli., 1865.) Citrates de bismuth et d'ammoniaque. Le citrate de bismuth ammoniacal constitue, d'après M. Tichborne , la liqueur de Bismuth de M. Schatch. On le prépare en agitant avec une Q. S. d'ammoniaque concentrée le citrate de bismuth converti en pâte avec un peu d'eau; la solution filtrée est étendue au pinceau sur des assiettes ou sur des plaques de verre. On a ainsi le sel double en paillettes, d'un blanc brillant, demi-transparentes, non déliquescentes et très-solubles. On emploie la solution à la dose de 3 grammes {Schatch), le procédé de M. Wood pour préparer la liqueur de bismuth consiste à dissoudre l'oxyde de bismuth dans un mélange d'ac. citrique et de ci- ' trate d'ammoniaque (V. Un. ph. 1873). — Le citrate de bismuth se prépare en versant une solution de citrate de potasse dans le nitrate acide de bismuth (Bartlett). (V. Un. ph. , 1865,1867.) Citrates de fer. 1° CITRATE DE FER OU DE SESQUIOXYDE DE fer, citrate féerique ; citras ferricus. Acide citrique............ 5 Eau distillée..... 12 Peroxyde de fer hydraté... 2 Faites bouillir jusqu'à dissolution ; filtrez et lavez le filtre avec eau distillée Q. S. pour compléter 12 parties de liquide. (Guib.) C'est la le citrate de fer liquide ; il contient le tiers de son poids de citrate sec, que l'on peut obtenir en versant celui-là sur dos glaces et faisant sécher à l'étuve. Lorsqu'il est sec, il se lève en paillettes micacées magnifiques. Ce sel n'est soluble qu'en partie dans l'eau lorsqu'il y a longtemps qu'il est préparé. On le rend complètement soluble par l'addition de quelques gouttes d'ammoniaque. Le citrate de fer de Béral est un citrate ammoniacal. C'est ce qui explique sa parfaite solubilité. M. Jeannel prépare le citrate ferrique neutre, très soluble, en versant, une solution aqueuse d'acide citrique crist é (105 p.), sur l'hydrate ferrique humide et bien lavé, représentant 40 p., 2 d'oxyde ferrique réel. Le citrate ferrique est de tous les sels de fer celui qui offre la saveur la moins désagréable. On l'emploie sous forme de pilules, de poudre, de sirop, de pastilles. Dose : 0,25 à 2,0. 2° citrate de protoxyde de fer, citrate ferreux; citras ferrosus. Remplissez un flacon contenant un excès de limaille de fer pure avec un soluté à P. E. d'acide citrique et d'-eau. Exposez-le à une température de 60°. Après quelques jours il s'est produit du protocitrate de fer sous forme de cristaux fins et blancs. Faites-les égoutter, puis lavez-les à l'eau distillée et faites sécher rapidement à la lumière diffuse ou directe, il se colore ; la chaleur le décompose facilement (V. Un. ph. 1873). M. Bouchardat dit qu'il peut remplacer avec avantage le laclate de fer. 3° CITRATE DE FER ET D'AMMONIAQUE *^. Citrate de fer ammoniacal; Citras amrnonico- ferricus. Acide citrique cr. 100 Peroxyde de fer hyd. Q. S. Ammoniaque liquide officinale environ......... 18 Mettez dans une capsule de porcelaine l'acide avec une quantité d'hydrate équivalant à 53 d'oxyde sec; ajoutez l'ammoniaque et faites digérer quelque temps à 60° ; laissez refroidir. Filtrez la liqueur ; évaporez-la en consistance sirupeuse : étendez-la à l'aide d'un pinceau sur des plaques de verre, et faites sécher à l'étuve de manière à obtenir le citrate sous forme d'écaillés transparentes d'une belle couleur grenat. (Codex.) Ainsi préparé, le citrate de fer est entièrement soluble, un peu hygrométrique et sans saveur styptique. Q. S. d'alcool le précipite de sa solution aqueuse (V. Un. ph. 1873). k° CITRATE DE FER ET DE MAGNÉSIE (Corpllt). Dissolvez 45 p. d'oxyde ferrique récemment précipité dans un soluté de 90 p. d'acide citrique, saturez ensuite la liqueur par du carbonate de magnésie, évaporez en consistance sirupeuse, étendez le produit sur des plaques de verre ou de porcelaine et séchez à l'étuve. Ce sel est en écailles brillantes, solubles. Sa saveur est faiblement atramentaire. Il ne détermine pas la constipation que produisent souvent les autres ferrugineux. 1 décigramme à 1 gramme en soluté, poudre, pilules, sirop. 5° citrate de fer et de quinine. Prenez : Acide citrique cristall. 6 Limaille de fer. ... 3 Quinine réc. précipit.. 1 Eau............... Q. S. On dissout l'acide dans vingt fois son poids d'eau, on ajoute le fer, on chauffe doucement jusqu'à ce que le fer soit dissous, on ajoute la quinine, on évapore en consistance sirupeuse, on étend le produit sur des plaques de verre et on fait sécher à l'étuve. M. E. Fleurot prépare d'abord le citrate ferrique, puis ajoute l'acide citrique et la quinine. Ce sel paraît altérable par la lumière solaire (Wood). Citrate de lithine*. Acide citrique.... 186 p. Carbonate de lithine 100 p. Il 396 CITRATE DE MAGNÉSIE. Dissolvez l'acide citrique dans dix fois son poids d'eau, saturez à l'ébullition par le carbonate de lithine et évaporez à une douce chaleur. On obtient ainsi de beaux cristaux prismatiques allongés contenant 4 équivalents d'eau et solubles dans 25 p. d'eau froide. Le citrate desséché à 100° retient une molécule d'eau. Pour obtenir le citrate anhydre, il faut porter la température à 115°. En calcinant 1 gramme de citrate de lithine cristallisé, traitant le résidu par un léger excès d'acide sulfurique et chauffant au rouge, on doit obtenir 0B r ,223 de sulfate de lithine. Dose : 0,10 à 0,30 centigrammes. Citrate de magnésie*. Le citrate de magnésie, comme composé chimique, est connu depuis la découverte de l'acide citrique. La plupart des ouvrages de chimie en font foi ; mais les matières médicales n'en parlaient nullement avant la communication laite, en 1847, par M. Rogé. Disons cependant que des auteurs ont réclamé la priorité de l'emploi thérapeutique de ce sel, les uns pour M. Meynier, pharmacien à Marseille, les autres pour le pharmacien anglais Henry. Disons encore qu'il est à notre connaissance que MM. Rossignon et Léchelle préparaient ce sel, dès 1841, dans l'intention d'en faire une spécialité pharmaceutique ; mais qu'ayant tenu à le livrer solide, et n'ayant pu trouver un procédé qui le donnât soluble sous cet état, ils ne donnèrent pas suite à leur idée. M. Rogé en est donc le véritable vulgarisateur. Voici un procédé qui nous est propre, qui nous réussit parfaitement ; il est des plus simples : Acide citr. cr. 100 Magnésie cale. 29 Eau........ 10 Broyez l'acide avec l'eau, puis ajoutez peu à peu la magnésie ; mieux, supprimez l'eau, faites fondre l'acide au bain-marie dans son eau de cristallisation et incorporez-y exactement la magnésie. Dans l'un et l'autre cas vous obtiendrez un mélange pâteux qui au bout de quelque temps devient solide ; alors on le pulvérise et on le conserve pour l'usage. Le citrate ainsi préparé est neutre et cependant trôs-soluble, puisqu'il se dissout dans deux fois son poids seulement d'eau. Mais, dissous dans cette faible quantité d'eau, il se précipite au bout de quelques heures çn s'hy- dratant et en perdant sa solubilité, même dans une très-grande quantité d'eau. Dissous de suite dans une certaine quantité d'eau ( huit ou dix fois son poids), sa dissolution est permanente. Nous le nommons citrate de magnésie officinal. Ce procédé diffère très-peu de celui du Codex qui est le suivant : Acide citrique crist.. 100 Hydrocarbon. de ma- Eau distillée......... 300 "gnésie ............ 70 Opérer comme ci-dessus. On a proposé de faire entrer l'acide borique dans la préparation du citrate de magnésie ( Citroborate ) pour en assurer la solubilité ; avec notre procédé cette addition est inutile. On obtient aujourd'hui un citrate de magnésie bimétallique, cristallisé, contenant sous le même poids une plus forte proportion d'acide citrique , que le citrate trimétallique, qui est pulvérulent, très-dense et insoluble. En prismes incolores, durs, ayant l'aspect du sucre candi, à saveur et à réaction très-acides, solubles dans 4 p. d'eau, plus à chaud qu'à froid. S'obtient en faisant bouillir 100 d'acide citrique dissous dans 120 d'eau avec 42 de carb. de magnésie, et concentrant jusqu'à ce que la liqueur marque 30° bouillant. Laisser cristalliser. Il s'emploie aux mêmes doses que le sel amorphe; étant acide, ses limonades doivent être sucrées avec du sirop simple et non avec un sirop acidulé. Le citrate de magnésie est un purgatif précieux en raison de son insipidité et de la douceur de son action. Il est un peu plus long à produire son effet que le sulfate de magnésie. Préparé comme ci-dessus, c'est-à-dire ne contenant pas d'eau de cristall., il purge aux mêmes doses (30 à 60,0) que ce dernier sel. La Limonade sèche au citrate de magnésie du Codex se compose de : magnésie cale. 6,5, hyd. carb. de magnésie 6,0, acide citriq. 30,0, sucre 60,0, alcoolature de z. de citron, 1,0. Pulv. grossièrement le sucre et l'acide; mêlez- y les autres substances et conservez la poudre dans un flacon. Cette dose représente 50,0 de citrate crist. La poudre purgative de Rogé est, dit-on, un mélange de magnésie calcinée 8,0, carbonate de magnésie 4,0 , acide citrique pulvérisé 26, sucre aromatisé au citron 50. A mettre dans une bouteille d'eau au moment du besoin. La combinaison se fait extemporanément. Nous proposons de remplacer ce mélange par le suivant : Citr. de mag. offic. 30 gr. Acide citr. sec pulvér.. 8 Carb. de magnésie. 4 Suc. arora. au citron.. 50 Mêlez et conservez dans un flacon bouché. Au moment de s'en servir on introduit cette poudre dans une bouteille d'eau, on bouche aussitôt, on retourne la bouteille deux ou trois fois pour faciliter la dissolution, et lorsque celle-ci est opérée on boit le liquide gazeux en trois ou quatre fois (V. Limonade). (Ext. de notre Magncsiognosie.) Le citrate de magnésie granulaire, employé en Angleterre, n'a de ce sel que le nom; c'est, en effet, du tartrate de soude ou plutôt un mélange de sulfate de magnésie, d'acide tartri-' que et de bicarbonate de soude (Draper). CITRATE DE QUININE. — CIVETTE. 397 D'autres citrates de magnésie paraissent n'être que du citrate de soude [Lachambre). M. Draper a donné la formule suivante de ce citrate granulaire : Acide citrique....... 20 Suif, de magn. crist. 72 Bicarb. de soude..... 360 Essence de citron ... 0,50 Acide tartrique...... 300 On chauffe au bain-marie et on agite rapidement pour granuler;à la fin, on ajoute l'essence de citron. Ce citrate fait partie de cette série de sels granulés effervescents , fréquemment employés en Angleterre, et qui commencent à l'être en France. (V. Carbonates de soude, de fer, de lithiné). Le borocitrate de magnésie et de soude préconisé comme un dissolvant par excellence des calculs urinaires, s'obtient en ajoutant à 2 p. d'acide citrique dissous dans 3 p. d'eau bouillante 1 p. de carbonate de magnésie et 2 p. de borate de soude, filtrant et transformant en paillettes (Madsen). Citrate de quinine. Chauffez 2 p. de quinine avec 3 d'eau et Q. S. d'acide citrique pour rendre la liqueur légèrement aci le; après dissolution, filtrez et faites cristalliser. Il est plus soluble que le sulfate de quinine, il s'emploie du reste dans les mêmes cas et aux mêmes doses que ce dernier. On l'emploie assez souvent sous forme de pommade par la méthode iatraleptique. . Les citrates de. chaux(imo\.),de potasse, ont été employés comme fondants et diurétiques. Le citrate de soude a une saveur amère qui s'oppose à son emploi comme purgatif à la manière du citrate de magnésie. Autrement il s'obtient facilement, est cristallin et très-solu- ble. Ou a recommandé son emploi contre le diabète. Le citrate de morphineiail la base de la liqueur du docteur Porter. On l'obtient comme celui de quinine. Le citrate de caféine, proposé contre la migraine et autres névralgies, s'obtient aussi de la même manière ; il cristallise en longues aiguilles blanches, satinées, très-solu- bles. On l'administre en poudre contre la migraine [Van dm Corput); sous forme de pilules, potion, lavement, sirop, pastilles, pommade [Hunnon); Il agit dans certains cas comme laxatif et diurétique. En unissant 1 p. de citrate de caféine avec U p. de citrate de fer, on obtient le citrate de fer et de caféine, sous forme d'écaillés assez solubles. CITRON. Citronen, aï.; Lemon, ang.; Tsem-pi-kiû, ch.; Limon, esp., tur.; Citroen, Liraoen, hol.; Limone, it.; Li- mao, por. Fruit du Citrus medica, L. s. limonum, Bis. (Hespéridées), qui croit dans le midi de l'Europe, et surtout en Portugal et en Espagne. On peut le conserver, dit-on, pendant plusieurs années dans la saumure. Comme moyen de conservation M. Garoste indique de mettre les citrons sur des planches de peuplier et de les recouvrir d'une cloche en verre ou d'un bocal. On peut aussi les conserver dans du sable. Le suc est employé comme acidulé rafraîchissant, antiseptique, astringent. On le prescrit contre le vomissement. En chirurgie, on exprime quelquefois le citron sur les ulcères sanieux, putrides, vermineux. On en fait un sirop, dit sirop de limon. L'écorce (zeste), sèche ou fraîche, est tonique et carminative. On s'en sert, ainsi que de l'huile volatile (qui bout à 170°), comme aromate, pour faire des ratafias. Les semences, qui sont très-amères, ont été prescrites comme anthelminthiques et fébrifuges. Le citron frais, coupé par tranches et jeté dans l'eau, constitue la limonade ou citronade proprement dite. Le Bergamotier, Citrus limetta, n'est, à proprement parler, qu'une variété du citronnier : il en est ainsi du Cédratier, Citrus cedra. Leurs écorces et leurs huiles volatiles sont usitées en pharmacie, mais surtout chez les confiseurs. Chez les Arabes, l'écorce de cédrat bouillie avec du miel jusqu'à consistance pâteuse, est regardée comme un excellent remède interne contre les coliques et dans le traitement des ascarides lombricoïdes et vermiculaires. La Pampelmousse ou Pamplemousse, arbre de l'Ile-de-France, dont le fruit est gros comme la tête d'un enfant, est le Citrus decumana, de la fleur duquel M. de Vrij a retiré Ykespéridinc. CIVETTE. Zibeth, al.; CWet, ang.; Algalla, Zabad, ar.; Algalia, esp.; Sivet, hol.; Zibetto, it. Substance animale, molle, onctueuse, brunâtre, d'une odeur très-forte, fétide, particulière et sécrétée par des glandes situées entre l'anus et les parties génitales de la civette, Vif erra civetta ou chat musqué (de la grosseur d'un chat et ayant la tète du renard), et du Zibeth [Viverra Zibetha), mammifères carnassiers digitigrades. On peut recueillir cette substance sur l'animal sans le faire périr. La civette habite les contrées chaudes de l'Asie et de l'Afrique. En Guinée (en Hollande même autrefois), on élève ces animaux dans des cages, et deux ou trois fois par semaine on vide avec une petite cuiller le réservoir de sa sécrétion, qui pèse de 5 à 10,0 et est alors écumeuse et demi-fluide. Antispasmodique inusité. On nomme aussi civette une sorte d'ail. 398 CLAVALIER. — COCA. I CLAVALIER. Frêne épineux ou piquant, arbre aux maux de dents; Clavalier jaune; Zanthoxijlum ou Xanthoxylum fraxineum. (Rutacées.) Zahnwehholz, Bertrambaumrinde, al.; Prickly ash, Tooth ash tree, ang. En Amérique, on emploie l'écorce de cet arbuste contre la syphilis, le rhumatisme, l'o- dontalgie. On l'a essayée contre le choléra. Elle est excitante et sudorifique. Elle contient une huile volatile, une huile fixe verdâlre, de la résine, de la gomme, un principe cristalli- sable (Xanthoxylin) et un principe colorant (D r Staples). Aux Etats-Unis, on en fait un extrait hydralcoolique, un extrait fluide dit essence concentrée, qui se donne à la dose de 15 à 40 gouttes dans de l'eau sucrée ; une infusion , une décoction (pp. 20 à 30 : 1000) ; on prépare une teinture alcool, avec les fruits et l'écorce. A New-York, on emploie l'huile essentielle contenue dans les vésicules que l'on remarque à la surface des fruits et des feuilles de la plante; ces dernières ont une odeur aromatique rappelant celle du citron. L'écorce de Clavalier jaune; Bois piquant; Zanthoxylurn Clava Ilerculis, qui ressemble assez bien à celle d'angusture vraie, est fébrifuge et tinctoriale. MM. Schlagdenhauffen et Heckel en ont retiré un produit cristallin for- mé de longues aiguilles incolores, un alcaloïde cristallisé toxique et une substance d'aspect résineux, mais ils n'y ont pas trouvé la Xan- thopicrite (ou Zanthopicrite, Zanthopricine), retirée par MM. Chevallier et Pelletan. M. Bentley considère ce principe comme identique avec la berbérine. CLÉMATITES. On a employé quatre plantes % renoncula- cées de ce nom : 1° la Clématite des haies, Berceau de la Vierge, Vigne blanche onde Salomon, Aube-vigne, Viorne; Clematis vitalba ^. (Waldreben , Brennreben, Al. ; Wilddimber, Travellefs joy, ang. ; Clematide, esp., it. ; Lytten, hol.). On la nomme encore Herbe aux gueux, parce que les mendiants s'en servent pour se créer des plaies et exciter la commisération ; M. Gaube en a retiré un principe alcalin, la clématine, une huile volatile, du tannin et des substances mucilagineuses ; 2° la Clématite odorante ou flammule ÇSVal- drebe, Brennkraut, AL.; Lady's bower upright, AMG.; Brœu deurt, dan.; Brandklimop, hol.), vantée comme diaphorétique, diurétique et antivénérien, que l'on confond souvent avec la clématite droite {clematis recta, flammula jovis); 3° la Clématite bleue; Clematis viticella; li° la Liane arabique ; Clematis mauritania, de l'île Bourbon. Ces plantes contiennent un suc acre et même vésicant, Toutes ont été employées contre le cancer. Inusitées. CLOPORTES. Kellera-urm, ai..; Haters, Chesbug, ang.; Skukketrold, pan.; Gaiminha, Eurartucna, esp.; Pisse bedden, hol.; Centoganibe, Porcelletto terrestre, it.; Stonog, pol.; Centopea, por.; Grœsugga, su. Petit animal, Oniscus asellus (Crustacés-iso- podes), très-commun sous les pierres, dans les caves et lieux humides. Les cloportes contiennent du nitrate de potasse. Ils étaient vantés jadis comme apéritif, fondant, diurétique. On en fait un bouillon, un sirop. VArmadille ou armadilla est une variété. COCA. Haschisch des Péruviens ou des Mexicains ; Erythroxylon S. Erythroxylum coca (Ery- throxylées). Le Coca (en Indien Khoka), est la feuille desséchée de Y Erythroxylum coca, petit arbre originaire du Pérou, cultivé dans quelques républiques de l'Amérique méridionale. Les feuilles de coca sont vertes, lancéolées, un peu plus grandes que celles du Vinca major, minces, d'une odeur spéciale aromatique; la feuille fraîche porte le nom de matu. 11 renferme la Cocaïne, alcaloïde cristallisable, et un autre l'hyijrine, liquide volatil dont l'odeur rappelle la triméthylamine. (Wœlher, Xicmann, Los- sen.) La cocaïne est incolore, inodore, soluble dans l'eau et dans l'alcool, mais surtout dans l'éther. Elle cristallise en gros prismes, sa saveur est légèrement -amère et sa réaction fortement alcaline. Elle fond à 98° et n'est pas volatile. Ses combinaisons avec les acides sont difficilement cristallisables. Chauffée à 100° dans un tube scellé, avec de l'acide chlorhydrique concentré elle se dédouble en acide benzoïque et en une base nouvelle nommée ecyonine{Wœhler). Pour préparer la cocaïne on épuise les feuilles par l'éther, on distille à siccité, ou reprendre par de l'eau bouillante, on ajoute de la magnésie et on évapore à sec. Le résidu est repris par l'alcool amylique qui laisse cristalliser la cocaïne. Le coca est très-usité dans l'Amérique du Sud, en Bolivie, au Pérou, au Mexique, depuis un temps immémorial, sous forme de masticatoire pour apaiser la faim. C'est un médicament d'épargne comme le thé, le maté, le café, qui arrête le mouvement de dénutrition. D'après le D r Cazeau il permettrait de rester plusieurs jours sans manger, Il prévient la gène qu'éprouve la respiration lorsqu'on gravit une montagne. L'usage immodéré de cette plante amène l'incertitude de la démarche, le tremblement des lèvres avec diminution de la sensibilité. COCHENILLES. L'action physiologique de la cocaïne offre une certaine ressemblance, très-mitigée, avec celle des narcotiques, et surtout avec celle de l'atropine. D'après les travaux de Koller, la cocaïne jouit de propriétés ancstliésiques remarquables. Mise en contact avec la cornée (2 gouttes d'une solution à 2 »/ 0 de chlorhydrate de cocaïne), elle produit une ane^thésie de 3 à U minutes et permet de pratiquer sans douleur certaines opérations. On l'emploie également pour anesthésier le pharynx et les cordes vocales. On emploie le coca en infusion, poudre, cigarettes, pilules, extrait, élixir, sirop, vin. Son emploi le plus habituel est l'infusion tbéiforme (pp. 5 à 10 : 1000). On l'emploie également sous forme de vin et d'élixir. Obs. — Les uns disent le coca, d'autres la coca; conformément aux raisons que nous avons données à l'art. Ratanhia, nous adoptons le masculin et disons le coca, comme on dit le quinquina, le paullinia, etc. COCHENILLES. Les cochenilles sont des insectes de l'ordre des Rhyncotes (Hémiptères), désignés par les naturalistes sous le nom générique de Coccus. Originaires du Mexique, elles ont été depuis importées dans diverses contrées (Canaries, sud de l'Espagne, Algérie, Java). Quelques- uns de ces insectes ont été usités en médecine; ' aujourd'hui ils ne le sont plus guère que dans les arts, comme matière colorante rouge. {Mil. Un. ph. 1875). Les cochenilles utiles sont : 1° la Cochenille proprement dite, ou Cochenille du nopal ; Coccus cacti M* (Kochenillenschildlaus, Koche- nille, al. ; Chochineal insect, ang.; Lude, ar.; Carmosinorrn, Cuzzinel, dan.; Cochinilla, esp.; Cochenilje, hol. ; Cocciniglia, it. ; Coche- nillia, for. ; Konsionnell, su.), que l'on élève dans des nopaleries en Amérique, d'où elle nous est envoyée desséchée et sous forme de grains irréguliers, gros comme de petites lentilles. Dans le commerce, on distingue la cochenille en grise ou jaspée, noire, rougeàtre, zaeatille, du Mexique, des Canaries, d'Algérie, etc. 2° La cochenille kermès, Kermès animal ou végétal, Graine d'écarlate; Coccus ilicis {Chermcs hab, ar.), Chermes vermilio [G. Planchon), espèce indigène et du Levant, propre au Quercus coccifera. Elle est rouge écarlate, de la grosseur d'un petit pois, luisante. On peut rapprocher de cette espèce la Cochenille de Pologne. 3° La Cochenille laque; Coccus lacca, qui donne la résine de ce nom. M. Dondé a signalé comme une espèce de cochenille qu'il appelle coccus adipofera, l'e niin du Yucatan, dont on extrait une graisse jaune particulière, susceptible d'applications industrielles importantes. (V. Un. ph. 1874.) COCOTIER. 399 La cochenille vraie sert en pharmacie à colorer quelques préparations. Elle doit sa propriété tinctoriale à Yacide carminique. Son décodé aqueux, traité par la crème de tartre, ou par l'alun, précipite une belle poudre rouge, qui est le carmin. Le kermès animal est la base d'un sirop et de l'alkcrmès des Italiens. Quelques médecins anglais et allemands considèrent la cochenille comme le spécifique de la coqueluche. Ils font un mélange de 1 gr. de cochenille avec 30 gr. de sucre, qu'ils font dissoudre dans 192 d'eau tiède, et administrent trois cuillerées à café de cette liqueur dans les vingt-quatre heures. COCHLÉARIA. Herbe au scorbut; Cochlearia officinalis (Crucif.) Loeffelkraut, Skorbutkraut, ai..; Scurvy grass, ans.; Fegheb, AR.; Ezjenjk, boh.; Skeeurt, dan.; Coclearia, esp., it., por.; Lepelkruid, hol.; "NYarzechwa, tol.; Logetschnik, rus.; Skedœrt, su.; Kasehik otou, tur. Feuilles réniformes en tête du pétiole et concaves, ce qui leur a valu le nom d'herbe aux cuillers : cochlear, cuiller. Croit dans les jardins humides. Antiscorbutique, très-employé sous forme d'alcoolat, de sirop, de vin. On en mâche aussi les feuilles dans les maladies des gencives. Les feuilles distillées avec l'eau donnent une essence sulfurée qui bout vers 160°, différente, dans sa constitution chimique, de l'essence de moutarde [W. Hoffmann). COCOTIER. Cocos nucifera, L. K.okosDuss, Indianische nuss, Aï.. Palmier à feuilles ailées, qui croit sous les tropiques. On l'a surnommé le roi des végétaux, parce qu'en effet il est peut-être le plus utile; il fournit une sève sucrée (toddy) qui, par la fermentation, donne du vin, de l'alcool (arrack), du vinaigre, de l'huile, du sucre (jaggery), de la gomme; il fournit aussi des amandes, du lait, de la crème, du beurre, des cordes, de la toile, des vases, des nattes, du bois, etc. ; en un mot, tout ce qui est utile à la vie des peuplades sauvages des contrées équa- toriales. Les racines, qui sont touffues, ont une saveur acre. Dans l'Inde, on s'en sert pour combattre la dyssenterie. Le stipo ou tronc atteint jusqu'à soixante mètres ; jeune, il renferme dans son intérieur une moelle comestible, sucrée, agréable au goût. Le bourgeon qui termine le palmier est un manger délicat. Le fruit ou coco est de la grosseur d'un melon, triangulaire, un peu allongé et de couleur noirâtre. L'enveloppe extérieure, appelée caire ou bastin, peut être convertie en étoupe. La coque du fruit peut servir comme vase, et à faire des ouvrages de tabletterie ; dans l'Inde, on distille cette enveloppe pour en obtenir une 400 CODÉINE. — COLCHIQUE. huile empyreumatique employée contre l'odon- talgie, et un charbon très-fin, usité en peinture. L'intérieur du fruit est rempli d'un suc laiteuXi appelé lait de coco, qui forme une boisson délicieuse; on dit ce liquide diurétique ; il est susceptible de fermentation. Ce lait, à mesure que le fruit avance en âge, prend de la consistance, se change d'abord en crème, et enfin en une substance blanche, solide ; en un mot, en une amande qui constitue la nourriture la plus ordinaire des naturels. On retire de cette amande une huile qui sert comme aliment, et à l'éclairage. Certaines noix de coco, principalement celles des Seychelles, de Macassar (Célèbes), présentent de singulières et rares concrétions, composées de carbonate de chaux, d'une très-minime proportion de matière organique et dites perles de la noix de coco ; elles sont très-eslimées des Indiens, qui les appellent mœstika kelapa, et les portent comme pierres précieuses. Les Cocos et Elais, qui fournissent le beurre de coco, ainsi que l'huile ou beurre de palme, et les Sagus, qui fournissent la fécule exotiaue nommée saijou, sont des palmiers fort voisins. Le beurre de coco contient des acides gras, solides, fixes (Ac. laurique, myristique, palmitique) et volatils (Ac. caproique, caprylique, cuprique). CODÉINE*. (de Kwàïi, Capsule de pavot) ; Codeina. On l'obtient de l'opium, dont on a tiré la morphine par le procédé Grégory. (V. Morphine et opium.) En concentrant la liqueur on obtient des cristaux formés de chlorhydrate de codéine et de chlorhydrate d'ammon., que l'on sépare et dissout par l'eau bouillante. Par refroidissement, il se sépare du chlorhyd. de codéine en houppes soyeuses. Ce sel renfermant encore un peu de morphine, on le triture avec une solution de potasse caustique qui dissout la morphine et précipite la codéine. On lave le précipité à l'eau froide, on le sèche et on le dissout dans l'éther bouillant. On additionne d'un peu d'eau, on laisse évaporer spontanément et il se produit de beaux cristaux de codéine. (Codex.) La codéine, découverte en 1832 par Robi- quet, est en cristaux dérivés du prisme rhom- boïdal droit, volumineux, incolores, contenant 5,68 °/o d'eau et devenant anhydres à 120°; elle fond à 150°; elle est soluble dans 60 p. d'eau à -f- 15°, dans l'alcool et l'éther, et n'est pas bleuie par les persels de fer. La solution de codéine dans l'éther pur et concentré laisse déposer des cristaux anhydres. Chauffée à 150°, dans des tubes scellés, avec 10 à 20 fois son poids d'acide chlorhydrique, la codéine est transformée en élher méthylchlo- rhydrique et en une nouvelle base, Yapomor- phine (Matthiessen et Wright). Elle procure, dit-on, aux malades un sommeil doux et paisible, qui n'est pas suivi de pesanteur de tête comme cela arrive avec la morphine. Selon Magendie, 5 centig. de codéine équivalent à 3 de morphine. On l'emploie en pilules, en dissolution, en sirop*. Le chlorhydrate et V acétate que l'on obtient comme ceux de morphine, paraissent être plus actifs. Dose : 1 à 5 centigr. Le Sel de Grégory est un chlorhydrate double de morphine et de codéine. COING. Quitten, Quittenkoerner, ae.; Quince, ang.; Bedana, Sa- farghel, AR., per., tam.; Quade, dan.; Membrillo, ESP.; Kwe. hol.; Bekihey bij, ind.; Cotogna, Porno eotogno, it.; Pigwa, pol.; Marmeto, por.; £SwUten, su.; Aïva, TOH. C'est le fruit du cognassier, Cydonia vuhja- ris (Rosacées), qui croît dans toute l'Europe. On l'emploie comme astringent acidulé. Son suc sert à faire un sirop et une gelée très-usités contre la diarrhée et le crachement de sang. Les semences ou pépins* servent à faire un mucilage qu'on fait entrer assez souvent dans des collyres. C'est ce mucilage que les coiffeurs appellent bandoline. (V. Append.) Cependant ils substituent aujourd'hui aux semences de coings celles de psyllium ou le carra- galieen qui sont à bien meilleur marché. Cent ■ parties de graines donnent environ 20 % de mucilage sec. L'odeur des coings concentrée peut asphyxier. La pulpe a donné à l'analyse du sucre, du tannin, de l'acide malique, de la pectine, une matière azotée. LeBuel ou Coing du Bengale (Mule marmelos, Ru tacées),est un fruit ayant la forme d'une grosse poire qu'on coupe par quartiers et fait sécher. C'est un antidiarrhéique et antidyssenlérique. COLCHIQUE. Colchique ou Narcisse d'automne , Safran bâtard ou des prés, Tue ou Mort-chien, Yiel- lote; Cokhicum autumnalc, L. (Colchicacées.) Herbst zeitlosemvurzel, Jlundslioden, al.; Meadow suf- fron, Autumn crocus, ANC; Uehuad, AR.; Nogbe jorn- fruc, dan.; Colquico,ESP.; Tydloozen, hoe.; Colchico, it.,- por.; Kozzial, poï..; Bezvremennick, rus.; Tidiose, su.; Mahrout, TUR. Le colchique a été connu des médecins grecs comme poison, sous le nom de KO.yjMi. Comme médicament il fut peu employé jusqu'à 1763, époque à laquelle le célèbre Storck appela l'attention sur lui. Bulbes Q ovoïdes gros comme des marrons, recomerls d'une tunique noire qu'on enlève en les récoltant. Dépourvus de cette enveloppe, les bulbes sont grisâtres et marqués d'un sillon sur le côté; leur intérieur est compacte cl COLCHIQUE. tiOl blanc. Les fleurs sont assez grandes, violacées et paraissent en septembre, longtemps avant les feuilles, qui sont assez dévelop - pées, vertes, lancéolées , engainantes , à peu près comme celles de la tulipe. Elles ne paraissent qu'en hiver, après la chute des fleurs. Le fruit est une capsule triangulaire, contenant un gr. nombre de semences petites, g!obuleuses,brun rougeàtre et de consistance cornée. (Fig. 59.) Le colchique est commun dans les prés et pâturages de l'Europe. Son nom lui vient de ce que la plante était surtout fort commune dans la Colcbide, pays célèbre dans l'antiquité par ses poisons. (Y. Bermodactes). On emploie les bulbes &*, les semences* et les fleurs. C'est au mois de novembre qu'on récolte les premiers et lorsque le fruit est mûr qu'on récolte les secondes ; on récolte les fleurs en septembre. On donne comme moyen de reconnaître que les bulbes sont bons à récoller, d'en humecter une tranche fraîche avec du vinaigre distillé, et de toucher avec de la teinture de gaïac. La tranche doit prendre une coloration bleue. Nous ne savons si on doit accorder une grande confiance à cette épreuve. On sait en elfet que la teinture de gaïac produit un effet analogue avec la pomme de terre crue. Nous venons d'indiquer la récolte du bulbe de colchique en novembre. Selon les auteurs anglais, ce serait en juin ou en juillet qu'il serait dans toute sa vigueur; car, aussitôt après cette époque, il donne naissance au nouveau bulbe, qui fleurit en automne, et se nourrit au détriment de l'ancien; celui-ci dépérit et finit par disparaître. D'un autre côté, Stolze a trouvé que le bulbe de colchique contenait plus d'amidon en automne qu'au mois de mars ; mais, en revanche, la proportion de la matière amère, qui, en automne, est de 2 pour 100, va jusqu'à 6 en mars. Il y a donc dans l'époque de la récolte un sujet important de recherches. Le bulbe récent contient un suc laiteux, acre, drastique et d'une odeur particulière. La dessiccation lui fait perdre une partie de ses propriétés. Storck, Want et un grand nombre de praticiens recommandent de l'employer frais. Les semences, qui ont une saveur encore plus acre, passent, auprès de quelques médecins, pour plus constantes dans leurs effets que les bulbes, en ce que l'époque propice de la récolte est plus facile à saisir. Les fleurs ont été employées fraîches et ont paru donner de bons résultats. Les feuilles, étant vénéneuses pour les animaux qui en mangent, doivent posséder des vertus médicinales manifestes. Le colchique contient dans ses graines et dans ses bulbes un principe actif : la colchicine {Geiger et Hesse*. Pelletier et Caventou les premiers avaient signalé dans le colchique une substance de nature alcaline. Pour obtenir la colchicine, les semences sont épuisées par de l'alcool à 96°. Les liqueurs alcooliques distillées laissent un résidu constitué par deux parties, l'une inférieure, aqueuse, peu considérable; l'autre supérieure, huileuse, que l'on agite avec une solution d'acide tarti ique à 5 %, qui s'empare de la colchicine. La solution acide est agitée avec de l'éther qui sépare les matières huileuses et odorantes, puis avec le chloroforme qui s'empare de la colchicine, 11 ne reste plus qu'à purifier le produit. La colchicine cristallise en prismes incolores, très amers, solubles dans l'alcool à 90°, le chloroforme, presque insolubles dans l'eau, l'éther, fusibles à 163°. Sous l'influence des acides dilués et'bouillants, la colchicine se dédouble en colchicéine et glucose. A\ec les agents oxydants, la colchicine donne unecoloz'ation bleue ou violette (Maisch). On a employé le colchique comme drastique et diurétique ; mais c'est surtout comme antigoutteux et antirhumatismal qu'il se recommande au\ praticiens. Le docteur Fiévée, qui a fait une élude particulière de la thérapeutique du colchique, fait le plus grand éloge de cette substance comme antigoutteux. Selon ce praticien distingué, le colchique est pour la goutte ce que le sulfate de quinine est pour les fièvres intermittentes. Malheureusement, on n'est pas bien fixé sur la meilleure de ses préparations. Les uns préfèrent les vins aux teintures, d'autres la teinture du bulbe à celle de semences, et vice versa, ou l'extrait de suc préparé dans le vide, et dissous dans un véhicule quelconque, en frictions sur les parties douloureuses. Quant à nous, les réflexions que nous avons faites au sujet des préparations de l'aconit, nous les appliquons ici. Dans son administration, il ne faut pas perdre de vue que le colchique, à haute dose, est un poison énergique. I 402 COLLIERS ANODINS. — COLLODION. Form. pharm. et doses. — Poudre, 5 à 30 centigr. ; extrait aqueux, alcoolique* ou acétique, 1 à 10 centigr.; teinture*, 1 à 5 gr.; vinaigre, 1 à 5 gr. ; oxymel et sirop, 20 à 50 gr.; saccharure, h gr. Les préparations de semences de colchique étant un peu plus actives, se prescrivent à doses un peu plus faibles. Quelques praticiens emploient la pulpe de bulbes frais, ou la pulpe obtenue à l'aide de bulbes secs, réduits en poudre, et du vin, en topiques sur les engorgements arthritiques. Le colchique fait la base de l'Eau médicinale d'Hudson, des Gouttes de Peynold, de Y Antigoutteux de Want, des Pilules de Lartigue, de la Teinture de Cocheux, toutes préparations secrètes efficaces contre la goutte. Dans la dernière, son auteur prétend avoir débarrassé le colchique de son principe drastique, qu'il regarderait conséquemment comme nuisible. Home, célèbre praticien anglais, qui a beaucoup expérimenté sur le colchique, a fait, il y a longtemps, une remarque qui coïnciderait avec cette manière de voir. En effet, suivant cet auteur, il n'y a rien à craindre de fâcheux de l'emploi du vin de colchique, pourvu qu'on le prive, par filtration, d'un sédiment ou dépôt qui se forme au bout de quelque temps de préparation, et qui est si actif, qu'une petite quantité enflamme et ulcère les membranes de l'estomac, etc. Ces idées, comme on le voit, sont en opposition avec celles du docteur Fiévée. Le colchique doit être dosé avec prudence en commençant, car il offre fréquemment des différences très-grandes dans son action sur les individus ; tels seront gravement incommodés par 2 gr. de vin pris d'emblée ; tels autres ne seront pas affectés par le double ou le quadruple. COLLIERS ANODINS. On attribuait autrefois à ces colliers la propriété de prévenir les convulsions et de faciliter la dentition chez les enfants. Ce sont ou des perles tournées en ivoire, en os, en dents d'animaux divers, en ambre (suc- cin), ou des compositions qui durcissent à l'air et dont on fait également des perles. Collier de Morand. (V. Sachets.) COLLODION*. Au commencement de 1848, les journaux américains publièrent un article sur un nouvel agent adhésif qu'ils désignaient sous le nom de Collodion (solut. de fulmi-coton dans Féther alcoolisé) et dont ils faisaient le plus grand éloge. On le doit à M. Maynard, de Boston. Nitre pulvérise....... 400 Coton cardé......... 20 Acide suif, concentré. 600 Mêlez le nitre et l'acide, ajoutez aussitôt le coton et agitez-le dans le mélange l'espace de 15 minutes; sortez-le sans l'exprimer, lavez-le à grande eau ; exprimez-le alors follement dans un linge, étirez-le entre les doigts et faites-le sécher à l'étuve à 45°. Ce produit est de la xyloidine sidfurique ou coton-poudre. Le Codex le fait préparer ainsi : Ac. suif, à 1,84.... 1000 Ac. nit. à 1,300....... 500 Coton séché ai OOo. 53 Versez l'acide sulfurique dans l'acide nitrique, laissez refroidir le mélange à 30°; introduisez-y le coton par fractions ; abandonnez le tout 24, 36 ou 48 heures, selon que la température sera de 35,25 ou 15 oc . Retirez le coton et lavez-le à grande eau pour enlever toute trace d'acide, séchez à l'air et conservez en lieu sec. M. Guichard remplace le coton-poudre par le papier-poudre entièrement soluble dans l'éther alcoolisé : Acide suif. (D.1,82) 1400,nitrique (D. 1,37) 700, papier à filtrer blanc 70. — Plonger le papier dans le mélange acide, feuille par feuille, pendant 3 heures; retirer et laver à grande eau, dessécher. Pour préparer le collodion, on prend : Fulmi-coton.......... 5 Ether rectifié du corn. 75 Alcool rectifié à 95 c.. 20 Dissolv. le fulmi-coton dans le mélange d'é- ther et d'alcool. (Codea;.) La solution est rendue notablement plus prompte et plus complète en immergeant dans l'éther alcoolisé le coton- poudre chaud, sortant de l'étuve (Pat/en). Le produit de consistance sirupeuse et semi- opaque obtenu est le collodion, jouissant d'un pouvoir adhésif très-grand. On obtient le Collodion élastique en ajoutant à la préparation précédente un quinzième de son poids d'huile de ricin, soit 7 gr. environ pour les quantités ci-dessus. Les hôpitaux de Londres emploient un collodion rose formé de : collodion 30, huile de ricin 2, orcanette Q. S. Le collodion irritant quelquefois les parties malades par sa rigidité, on a proposé de lui donner de la souplesse par différents moyens, par le caoutchouc, la glu (Lemoine); l'huile de ricin, la glycérine (Cap et Garot); collodion 30,0, térébenthine 1,5, huile de ricin 0,5 {Collodion élastique, de Robert Lataur). On a proposé aussi le mélange de collodion 10, térébenthine 10, huile de ricin 6. Avec 20 de collodion élastique et 0,50 de sublimé, Debout a fait un topique contre les cicatrices de la face dans la variole confluente. De même, pour lui communiquer des propriétés spéciales, ou l'ad- COLLYRES. 403 ditionne de perchlorure de fer, d'opium, d'extrait de gaturne. Pour accroître son pouvoir hémostatique, M. C. Pavcsi, de Mortara, y a adjoint une certaine quantité d'acide phénique et un peu d'acide benzoïque. Ce collodion, brunâtre, coagule instantanément le sang et le blanc d'oeuf (Un. Ph. 1868). M. Tichbornc a donné les deux formules suivantes de collodions véskants ou cantharidés : i° Cantharidés pulv................... 180,47 Etlier mèthyliqne.................. 312 ou Q. S. Acide acétique cristallisable........ 48 Coton-poudre...................... 15, ^4 Alcool méthylique .................. 168 ou Q. S. Placez les cantbarides dans un appareil à déplacement. Traitez par l'éther métli. et l'acide acétique préalablement mélangés, déplacez par l'alcool mélliyl. et ajoutez le coton- poudre. Le mylabris cichorii, traité de la même manière, donne un collodion plus vésicant. 2° Ess. de moût... 3,885 Acide acétique, goutt.. 20 Collodion...... 23,310 M. Guîchard a donné la formule d'un collodion au thapsia (V. Un. ph. 1871). La formule de collodion élastique du D r Robert Latour ne diffère de celle du Codex que par les proportions d'éther (80) et d'alcool (20). Le collodion élastique iodé se compose de : Collodion officinal.. 30,00 Huile de ricin...... 0,50 Térébent. de Venise 0,50 Iode.............. i,00 A la térébenthine on incorpore l'iode finement pulvérisé dans un mortier de verre, on ajoute l'huile de ricin; après une trituration suffisante, on introduit le mélange dans un flacon, on ajoute le collodion et on agite ; la dissolution se fait assez facilement. Le collodion est devenu un agent précieux pour la médecine et la chirurgie, pour la réunion des plaies par première intention, la réduction des gonflements goutteux, hémorrhoï- daux, érésypélateux; contre certaines affections cutanées, les hémorrbagies, les brûlures; pour l'occlusion des paupières; comme hémostatique contre les coupures, les piqûres de sangsues,etc. On a fait un collodion au perchlorure de fer, avec collodion 6 p. et perchlorure de fer cristallisé 1 p., mélangés progressivement. On a donné des formules de collodion styp- tique au tannin et au baume de Canada ; de collodion à Vaconit, à lu belladone, à Vwrnica, etc.; de collodion à Vaeide phènique, au salfo- phènate de zinc, à fiodure de mercure, à l'io- doforme, etc. (V. J. ph. 1873). Les pharmaciens anglais ont pour le collodion des petits flacons spéciaux, qui contiennent dans leur intérieur un petit pinceau fixé dans le bouchon de verre. Le collodion a reçu de nombreuses applications industrielles (fabrication des fleurs artificielles, de cuir artificiel, reliures de livres, cel- luloide, etc.) (V. Un. ph., 1865.) Le Collodion photographique se prépare avec fuhni-coton 1.5, alcool 50, étherlOO, iodure d'ammonium 1,50 (V. Appendice. — MisceUanêes). M. Sutton appelle alkolêne ou alcolène, un collodion sans éther; il prépare le coton-poudre en immergeant pendant 5 minutes de la ouate finement épluchée dans un mélange d'acide sulfurique d'une densité 1,84 (113,4 gr. et d'acide azotique d'une densité 1,40 (93 gr.), chauffé au B.-M. à 77°; le coton est ensuite lavé à grande eau à plusieurs reprises et séché à l'air, puis agité avec de l'alcool (en Q. S. pour recouvrir entièrement îe coton) jusqu'à ce qu'on obtienne une solution épaisse. C'est donc une nouvelle variété de pyioxyline solu- ble dans l'alcool pur, sans éther. Collodion à l'iodoforme. Iodoforme... 3 gr. ou plus Ether officinal........ 30 Alcool à 95» .......... 8 Mettez les (rois substances dans un flacon à l'émeri et agitez jusqu'à dissolution complète, puis ajoutez : fulmicoton 2, et après dissolution : huile de ricin 2,80 (Catillon). COLLYRES. Augenmittel, al.; Collyrium, akg.; Sciogi, ar., Colirio. esp ; Collirio, it. Les collyres sont des médicaments magistraux pour les yeux. Pris d'une manière générale, ils sont secs, mous, liquides ou gazeux. Les collyres secs sont des poudres fines d'alun, de calomel, de sulfate de zinc, qu'on insuffle dans les yeux à l'aide d'un tuyau de plume. Les collyres mous sont les pommades dites oph- thalmiques. Chez les anciens, ces derniers avaient souvent la forme d'une queue de rat, donnée à l'aide d'une substance collante, à cause du mode particulier d'application qu'ils employaient, d'où le nom de KoXJ.ûpwv (de xo'X- /.*, colle, et de oipa; queue),sous lequel ils les désignaient. Lesancienscollyres romains, bruns et rouges, trouvés à Reims, et analysés par MM. E. Bàudrimont et Duquenelle, étaient en petits pains allongés, rétrécis aux extrémités. (Y. Un. pft.,1863). Les collyres liquides ou collyres proprement dits sont des liquides chargés par infusion, décoction, solution, de substances actives propres à combattre les affections oculaires. Enfin les collyres gazeux sont ordinairement des liquides très-volatils (baume de Fioravanti, ammoniaque), que l'on verse sur la paume de la main et que l'on présente devant les yeux, de manière à les couvrir sans les toucher. Sous le nom de Collyres secs gradués, C. Le- perdriel a préparé, d'après le mode opératoire anglais, des papiers sans colle, gradués, et imprégnés de la solution du médicament destiné à être employé comme collyre. Par exemple, i * 404 COLLYRE ALUMINEUX. un carré de papier Berzélius de 10 centimètres de côté est divisé en filigranes de 100 centimètres carrés, chacun de ces carrés est partagé lui-même en deux par une ligne perpendiculaire et en cinq autres parties égales par quatre lignes transversales; si on imprègne ce papier exactement de 10 centigrammes de substance active en solution, chaque centimètre carré contiendra le 1/100% ou 1 milligramme de la substance; à l'aide des divisions 1/2, l/5 e du centimètre carré, on pourra donner 1/2, 1/5° de milligramme de celle-là. On a fait ainsi, pour les usages ophtalmologiques, àea gélatines et des papiers calabariné, atropine, etc., mies trempant à quatre reprises successives dans une teinture de fèves de Ca- labar ou dans une solution de sulfate d'atropine. Les collyres ordinaires s'appliquent en lotions, à l'aide d'un linge fin, en ayant soin de frotter le moins possible les yeux afin de ne pas les irriter ; ou bien, on peut baigner les yeux dans un verre à liqueur, ou mieux dans un petit vase en porcelaine, ovale, fait ad hoc, et nommé œillère, dans lequel on met du collyre. Pour les collyres très-actifs, qui doivent être instillés par gouttes, on se sert d'un plu- masseau de charpie, ou d'un petit pinceau en plume, imbibé du collyre, qu'on laisse tomber par gouttes de l'extrémité de ce dernier; ou mieux on emploie un comple-gouttes cylindrique. COLLYRES LIQUIDES. Collyre alumineux ou styptique. Sulfate d'alumine... 1,0 Eau de roses....... 60,0 Des formulaires remplacent l'eau de roses par l'eau commune, ou celle de plantain ; d'autres y ajoutent de la gomme ou des blancs d'ceufs. (Blanc il''œuf alumineux, Hôp. ail.). Le Collyre astringent du D r Delioux, se compose de : alun cristallisé, 0,30 ; eau distillée de lavande, 100. Collyre alumino-plombique. Eau de la duchesse de Lamballe. Eau de roses...... 125.0 Sulfate d'alumine.... 1,0 — de plantain... 125.0 Acétate de plomb.... 0,5 On agite au moment de s'en servir. Collyre antiscrofuleux (Baudelocque). Extrait de suie..... 30,0 Extrait de roses roug. 1,2 Vinaigre.......... 375,0 Quelques gouttes de cette solution dans un verre d'eau tiède constituent un résolutif excellent contre les oplitlialmies scrofuleuses. Collyre antiscrofuleux (Négrier). Décocté de noyer .. 200,0 Extr. de belladone.. 0,1 Laud. de Eousseau. 0,1 Collyre d'atropine ou de sulfate d'atropine. Sulfate neutre d'atropine. 0,01 Eau distillée . 10,0 — COLLYRE CUIVRIQUE. Pour dilater la pupille et dans les affections de cet organe. Les opfitbalmologistes varient la dose du sulfate d'atropine de 1 à 5 centigrammes. Collyre azuré (Scarpa). Acétate de cuivre___0,2 Eau de chaux..... 250,C Sel ammoniac ........2,4 Filtrez après vingt-quatre heures. (Foy.) Collyre barytique (Mojon). Chlorure de baryum. 0,6 Mucilage de coings... 8,0 Eau distillée........ 30,0 Laudan. de Rousseau. 2,0 Blépharite scromleuse. (Foy.) Collyre de belladone (Sichel). Ext. de suc dépuré de belladone. 3 Eau.....Q. S. Pour amener l'extrait à consistance sirupeuse. On en entoure l'œil avec un pinceau pour dilater la pupille. Collyre des Bénédictins. On mêle 60,0 de suie avec de l'eau bouillante, on filtre et on évapore à siccilé; on dissout le résidu sec dans Q. S. de vinaigre fort, et l'on ajoute 1,2 d'extrait de roses pour 75,0 de ce liquide. — Quelques gouttes de soluté dans un verre d'eau en collyre contre l'ophthalmie scrofuleuse. Collyre borate. Borax .....2,0 Sucre......4,0 Eau de roses. 125,0 Taches de la cornée. (Foy.) Collyre borate (Sichel). Fiorax .............. 0,5 . Eau de laurier-cer.. 30,0 Mucilage de coings.. 4,0 Sur la fin des ophthalmies. (Foy.) Collyre de Brun. Aloès .............. 4,0 Eau distill. de roses. 45,C Vin blanc..........45,0 Teint, de safr., goût. 30 Ulcération des paupières. (Cad.) Collyre contre les blépharites (Sichel). Sublimé ............ 0,05 Mucilage de coings... 4,0 Eau distillée........ 0,30 Laudanum liq., goutt. 6 Collyre contre les conjonctivites chroniques (Sichel). Sulfate de cuivre.....0,1 Eau distillée........ 30,» Laudanum liquide.... 0,4 Le docteur Sichel employait souvent un crayon de sulfate de cuivre même, ou il remplaçait le sulfate de cuivre par celui de zinc ou de cadmium. Collyre cuivrique (Guépin). Sulfate de cuivre.....0,5 Alun............. 1,0 — de morphine.. 0,1 Eau distillée....... 100,0 Dix à vingt lotions par jour, avec trois gouttes de ce liquide dans une cuillerée d'eau. On le suspend de temps en temps pour insuf- COLLYRE DÉTERSIF. — COLLYRE AU NITRATE D'ARGENT. 40o fler dans les yeux la poudre suivante ; iodure de potassium, 1,0; sucre, 60,0. Contre les taches de la cornée. Collyre détersif ou d'Helvétius. Eau divine. Camphre ........ 0.05 Eau .............250,0 Sulfate de cuivre... 1,25 Alun.............. 1,25 Nitre............. 1,15 Dissolvez et filtrez. Résolutif, astringent. Il revient au collyre de pierre divine ; cependant les doses actives sont plus fortes. Collyre excitant (Grœffe). Ammoniaque....... 4,0 Essence de menthe. 1,25 Ether sulfurique.... 0,8 Dans l'amblyopie et la blépharoptose. On en prend d'abord quelques gouttes dans la main que l'on tient devant l'œil, puis on en frictionne le tour de celui-ci. (Phœb.) Collyre excitant (Lœbenstein-Lœbel). Fhosphore........... 0,1 Essence de menthe... 1,0 Huile de Dippel..... 8,0 Dans l'amblyopie, l'amaurose et la paralysie des paupières (Jourd.) Collyre de Fernandez. Calomel... 0,6 Ether aie.... 1,2 Térébenthine. 14,0 Alun.....1,2 Camphre___1,2 Jaune d'œuf.. no 1 Mêlez dans un mortier. (Esp.) Collyre gazeux (Furnari). Eau distillée........ 4,00 Ammoniaque ...... 10,00 Ether sulfur........ 1,00' Appliquez ce mélange sous l'œil pour combattre la migraine ophthalmique. (Boueh.) Collyre de Gimbemat. Eau distillée........ 30,0 Potasse caustique... 0,1 Une goutte de temps en temps contre les taies ; lavez ensuite l'œil avec un liquide mu- cilagineux. (Cad.) Collyre d'Henderson. Strychnine..........0,1 Eau distillée....... 30,0 Acide acétique dilué.. 4,0 Amaurose torpide. {Foy. Collyre iodé (Boinet). Teint.d'iode.. 10 Tannin... 0,10 E. dist.de roses. 25 En instiller qq. gouttes dans le grand angle de l'œil pour combattre la fistule, la tumeur lacrymale et le larmoiement. Collyre d'iodure de potassium (iodog.) Iodure potassique... 1,0 Hydrolat de laitue... 90 Bourrelets et taies commençants de la cornée. Collyre iodure (Desmares). Iodure potass.. 1,0 Iode---- 0,02 Eau distillée. 20,0 Taches de la cornée sans inflammation. Collyre iodure (Magendie). Iod. de potass. 1,20 Iode. 0,05 Eau de roses. 180,0 Ophthalmie scrofuleuse. Collyre iodure (Reiniger). Iode. 0,05 Iodure de potass. 0,5 Hyd. de roses. 100,0 Pour dissoudre les pailles d'acier fixées dans l'œil. Collyre de Janin. Eau distillée de plantain 1 25,0 Sulfate de zinc .. 0,25 Mucilage de semences de coings................ 15,0 Inflammation chronique. (Cadet). Collyre de Krimer. Acide muriatique..... i Eau de roses......... 60 Mucilage de coings.... 4 (Jours.) Pour faire baigner l'œil dans les cas où des parcelles de fer seraient entrées dans la cornée ou la sclérotique ; on lave l'œil ensuite avec un liquide émollient. Siebel a donné une formule analogue. Collyre de Loches. -Eau ophthalmique de Loches. Eau de mélilot...... 90,0 Sulfate de zinc..... 1,0 Eau distillée........ 90,0 Sulfate d'alumine... 1,0 Alcool ............. 4,0 Teinture d'aloès..... 0,6 Ophtlialmies chroniques, epiphora. (Cad.) En faire tomber trois ou quatre gouttes dans l'œil deux fois le matin et deux fois le soir à demi-heure d'intervalle. Collyre mercuriel ou antisyphilitique. Snhlimé corrosif.... 0,05 Eau dist. de roses.. 250,0 Ulcères syphilitiques des paupières. (Foy.) Le collyre mercuriel des hôpitaux allemands est formé de : sublimé corrosif 0,03; eau dist. de roses 90; mucilage de sem. de coings A; eau dist. de laurier-cerise 2. Collyre mercuriel de Conrad. Eau ophthalmique mercurielle. Suhlimé corrosif.... 0,03 Eau de roses....... 60,0 Gomme adragante... 0,60 Laudan. liq., goutt.. 9 F. S. A. (Foy.) — Plusieurs pharmacopées ne mentionnent point la gomme adragante. Collyre narcotique. Extrait de belladone. 0,02 Extrait d'opium...... 0,1 Infusion de jusquiame......................... 125,0 Ophthalmies douloureuses. (Foy.) Collyre de Newmann. Fleurs d'arnica..... 30,0 Vinaigre dist.bouill. 500,0 Après quatre heures, passez et ajoutez : Carb. d'ammoniaque liquide. Q. S. pour saturer. Contre l'amaurose. (Gior.) Collyre au nitrate d'argent. Nitrate d'argent.... 0,05 Eau distillée........ 30,0 Collyre au nitrate d'argent (Desmares). Azotate d'argent.... 0,50 Eau distillée........ 10,0 Ophthalmies externes à leur début ; kératites 406 COLLYRE OPIACÉ. vasculaires superficielles ; ulcérations et épan- chements superficiels de la cornée avec photophobie. En douze ou vingt-quatre heures, on augmente la dose du sel argentique de 20, 30 ou 50 centigrammes jusqu'à disparition de la photophobie. Pendant les vingt-quatre premières heures, les instillations sont faites toutes les demi-heures pendant le jour. Le collyre contre l'ophthalmie puriforme des nouveau-nés, de Réveillé-Parise, est fait avec : Nitrate d'argent, t décigr. Eau distillée..... 30 gr. En remplaçant l'eau distillée par la glycérine, on a le Collyre au nitrate d'argent glycérine, de M. Tavignot. Le collyre au nitrate d'argent, de Velpeau, contre l'ophthalmie purulente, se compose de : Nitrate d'argent.... 2 gr. Eau distillée...... 30 gr Collyre opiacé. Eau de roses...... 100,0 Extrait d'opium...... 0,2 Faites dissoudre et filtrez. [Codex de 1866.) Collyre à la pierre divine. Pierre divine........0,4 Eau............... 100 Dissolvez et filtrez. (Codex.) — Résolutif, astringent. Dans le collyre cathérétique, l'eau est remplacée par l'eau de roses 10 ; on ajoute 5 gouttes de laudanum et on prend 0,05 de pierre divine. Contre les ophthalmies chroniques, les inflammations oculaires aiguës, etc. Collyre résolutif. Liqueur ophthaliràque détersùe. Sulfate de zinc....... 0,4 Iris............... 0,1 Sucre candi......... 0,4 Eau de roses...... 250,0 Faites macérer, filtrez. Cette formule est populaire. Elle paraît être une simplification de celle que l'on trouve dans Spielmann. L'aloès figure dans cette dernière. On peut rapprocher de cette préparation le Collyre de Brvdault, dit aussi Eau de Provence, de l'Epicier, ou de la duchesse d'Angou- lème. et dont voici la formule : Sulfate de zinc. Sucre candi.... Iris........... Eau commune....... 100 Alcool, gouttes...... 10 On tire à clair après macération. On peut en dire autant de VEau ophthal- mique de Crespy de Bordeaux, qui se compose de couperose blanche 60,0, iris de Florence en poudre 15,0, et de 3500,0 d'eau de fontaine. On conserve sur le dépôt et l'on agite au moment de s'en servir. Collyre résolutif des hôpitaux. Eau de roses........ 120 S.-acétate de pi. liq.. 4 Alcoolat vulnéraire... 8 (F. H. P.) Collyre rouge (Franck). Carb. de potasse----- 1,23 Camphre ........... 0,5 Eau distilî. de chélid. 6o,0 COLLYRE D'YVEL. Faites digérer 24 heures, filtrez et ajoutez Teinture d'aloès......... 24 gouttes. On en instille quelques gouttes dans les yeux contre les taies. Collyre de Scarpa. Eau flistillée de plantain......................... 180 Acétate de plomb liquide, gouttes................ 6 Mucilage adragant.............................. 15 Alcool camphré, gouttes......................... 9 Ophthalmies aiguës. (Cad.) Collyre de suie (Carron-Duvillars). Infusé de roses rouges. 125,0 Extrait de suie.. 0,4 Suc de citrons, gouttes... 4 Ophthalmie des nouveau-nés. (Foy.) Collyre avec le sulfate de zinc. Collyre astringent. Sulfate de zinc..... 0,15 Eau de roses...... 10.0,0 Faites dissoudre. (Codex.) 11 existe une foule de variantes de ce collyre, soit sur le véhicule qui est tantôt de l'eau de plantain, de sureau, de mélilot, de Muet, soit sur les proportions du sel. En ajoutant 1 gramme de laudanum on obtient le Collyre astringent opiacé ; quelques gouttes d'eau-de-vie camphrée, le Collyre astringent camphré. Le collyre au sulfate de zinc camphré dis hôpitaux anglais, se formule ainsi : suif, de zinc crist. 1,25; alcool camp. 3, eau dist. 200. Collyre contre les taies de la cornée (Maître-Jean). Potasse caustique pulv. 0,6 Huile de noix-----15,0 On touche légèrement les taies avec un pinceau. (Boueh.) Collyre contre les taies de la cornée (Richter). Carb. d'ammoniaq... 0,5 Fiel de bœuf........ 0,5 Miel purifié........ 15,0 Touchez les taies avec un pinceau. (Bouch.) Collyre au tannin (Desmares). Tannin .............. 1,0 Eau distillée....... 100,0 Eau de laur.-cerise.. 20,0 2 e période des conjonctivites catarrhales. Collyre d'Yvel. Eau ophthalmique d'Yvel. Sulfate de zinc...... 24,0 Camphre ............ 5,0 — de cuivre___ 8,0 Safran.............. 2,0 Faites une poudre. (Cad.) C'est là la poudre ophthalmique d'Yvel dont on met plein un dé à coudre dans une pinte d'eau pour obtenir un collyre propre à combattre l'inflammation chronique des paupières. Nous avons une formule qui indique, en sus des composants ci-dessus, du sulfate de fer et du sel ammoniac, et prescrit de faire dessé- COLLYRES SECS cher les sulfates avant de les mêler aux autres substances. COLLYRES SECS. Collyre sec de Béer. Poudre ophthalmique de Béer. Alun cale., Suif, de zinc, Borax, âà. 1,2 Sucre.. 2,4 Contre les taches de la cornée. Collyre sec de Boerhaave. Poudre ophthalmique de Boerhaave. Etatnpulv.. 4,0 Suif, defer.. 0,23 Sucre... 7,0 (Acg.) Collyre sec aloétique de Boerhaave. Calomel, Aloès, ââ ...... 0,3 Sucre.......... 4,0 Collyre sec de Dupuytren Tuthie, Calomel, Sucre candi, âa. 5,0 La poudre ophthalmique de Bénédict ne diffère de ce collyre qu'en ce que la tuthie est remplacée par du bol d'Arménie. Collyre sec de Grœffe. Précipité rouge.. 2,0 Agaric blanc 2,0 Sucre. 30,0 Collyre sec de Récamier. Sucre blanc, Oxyde de zinc, âa... 5,0 Collyre sec au calomel ou de Velpeau. Calomel, Sucre pulr. âa....... 10,0 Mêlez. (Codex.) Collyre ammoniacal. Poudre de Leayson. Chaux éteinte....... 30,0 Girofle............. 1,0 Cannelle ........... 1,0 Charbon -végétal___ 1,0 Sel ammoniac....... 4,0 Bol d'Armén ...... 2,0 Mêlez la plus grande partie delà chaux avec le charbon et introduisez le mélange dans un flacon bouchant à l'émeri, par couches alternées avec le sel ammoniac; recouvrez avec les substances aromatiques, ajoutez par-dessus encore le reste de la chaux mêlée avec le bol d'Arménie, enfin ajoutez quelques gouttes d'eau pour humecter la matière et bouchez. Lorsqu'on veut s'en servir, on débouche le flacon et on le promène au-dessous des yeux. COLOMBO *. Cocculus palmatus. DC. (Ménispermées.) Kolumbowurzel, Ruhrwurzel, al.; Colomba, ang.; Sak el hamam, ar.; Columbo, dan., hol. , it.; Raiz de Ca- lumba, por.; Korenkoloniboe, rus.; Columborot, su.; Columboo vayr, tam.; Ghouvcrdjin keuku, tur. La plante %, qui a assez d'analogie avec notre bryone et qui avait été primitivement nommée "meiiispermumpalmatum par Lamarck, croît en Afrique dans les forêts de Mozambique. La racine des pharmacies est en rouelles de 2 à 3 centim. de diamètre et do 2 à k millim. d'épaisseur. Celles-ci ont la configuration — COLOQUIXTE. 407 de celles de bryone, mais elles sont d'un jaune verdàtre, d'une légère odeur ; leur saveur est amère. Elles contiennent un principe cristallisable, la Colombine, de la Berbérùie en plus forte pp. et de l'acte colombique. La partie corticale est la plus riche en principe amer. Le Colombo contient une matière glutineuse abondante, qui rend son extrait plastique au point de l'empêcher d'adhérer aux bassines dans lesquelles on le prépare. Les principes actifs du colombo sont solu- bles dans l'eau, dans l'alcool et dans Féther. Tonique et stomachique puissant, employé dans l'atonie du tube intestinal, la diarrhée. On en fait une poudre % un infusé (pp. 10 : 1000), un extrait *, une teinture *. Dose de la poudre : 0,5, à 4,0. Redi le premier Fa mentionné en 1675. Le Colombo de Mariette ou d'Amérique, Frasera Walteri, qui ressemble assez bien à notre gentiane, n'est qu'un faux colombo. Ineomp. : acétate de plomb, eau de chaux, sublimé. COLOQUINTE \ Goloquinthen, Koloquinte, al.; Bitter cucumber, Bitter apple, Colocynth, ang.; Altlandhal, Handal, Hunzil, AR-, per.; Makr liai, beng.; Indi'awunkaphul, duk.; Coloqvinder, dan.; Dahak, ég.; Coloquintida, esp., it,; por.; Kolokwint, iiol.; Indriaini, ind..; Kolokwintyda, pol.; Colotsint, rus.; Indrawartmi, Vischala, SAN., Peycumutikai, tam.; Coloqwint, su.; Putsakaia, tel.; Adji elmâ, tur. C'est le fruit décortiqué du Cucumis colo- eunthis ; Citruttus colocynthis (Cucurbitacées), plante originaire du Levant et que l'on cultive dans quelques jardins, où on la reconnaît à sa tige grimpante assez analogue à celle de la bryone, à son fruit globuleux, jaune, gros comme une orange, formé à l'intérieur d'une pulpe blanche, spongieuse et d'une amertume excessive, dans laquelle sont disséminées des semences nombreuses dont on la trouve quelquefois dépourvue dans le commerce. Ces dernières forment les trois quarts du poids de la coloquinte décortiquée et sont rejetées comme inertes lorsqu'on réduit celle-ci en poudre. La coloquinte nous vient du Levant et des côtes d'Afrique. Les Arabes donnent à boire aux individus piqués par les -vipères, l'eau dans laquelle on a broyé de la coloquinte et de l'ail. La coloquinte contient des résines, des matières colorantes, de la gomme, une matière grasse, liquide, un glucoside très-amer nommé Coloeynthine (Wah), et de la colocynthiline qui est la partie soluble dans Féther et insoluble dans l'eau de l'extrait alcoolique de coloquinte. (V. P.eu. pharm., 1851-52.) Le principe actif de la coloquinte est soluble dans l'alcool et dans l'eau ; mais tandis que celle-ci, 408 CONCOMBRES. froide, n'enlève à la coloquinte que 16 p. 100 de matière, chaude, elle en prend U5. La colocynthine n'est pas soluble dans l'éther. La coloquinte a été connue et employée par les anciens sous le nom de KoXo»jv8i; (de y.oiXi'a, ventre, xwtïv, remuer). C'est un purgatif drastique violent. Elle a été employée dans les hydropisies passives, l'apoplexie séreuse, la manie. Les ouvriers s'en servent infusée dans du vin pour arrêter les gonorrhées. C'est un moyen dangereux. M. Faber a obtenu 15 °/ 0 de résine de la coloquinte privée de ses semences ; cette résine est acre, très-amèrc, insoluble dans l'éther, le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone ; se, dissout en grande partie dans un soluté de carbonate de soude, est soluble dans l'acide oxalique; elle agit comme drastique, à la dose de 12 à 50 millig. sous forme de pilules. On distingue dans le commerce : la Coloquinte d'Egypte deux fois plus grande que les autres, très-légère, pauvre de graines; la Coloquinte de Chypre, contenant beaucoup de graines, plus lourde que, la précédenie ; la Coloquinte de Syrie qui est recouverte de son écorce. extérieure jaune. Vomi, pharm. et doses. — Poudre *, 20 à 75 centig. ; extrait simple *, J 0 à 30 centigr. ; extrait composé*, 10 à 60 centig.; teinture $. La coloquinte est rarement administrée seule ; on lui associe souvent l'aloôs, la scatn- monée, l'extrait de jusquiame, qui en modèrent l'action. Ineomp. : acétate de plomb, alcalis, azotate d'argent, sulfate de fer. CONCOMBRES. 1° Concombre ordinaire ; Cucumis sativus. (Cucurbitacées.) Gurke, AL.; Cuenmber, ANC; Agurk, dan.; Pepino, Co- hombro, ESP.; Komkommcr, hol.; Cetrinolo, it.; Ogo- rek, pol.; Tolombo, roR.; Gurka, su.; Khiar, tur. Le fruit est une sorte de petite citrouille qui sert clans l'économie domestique. En médecine, on s'en sert quelquefois râpée, en applications rafraîchissantes. Son suc pur est employé en lotions contre les démangeaisons dartreuses. C'est avec lui que l'on fait la pommade aux concombres. Les semences font partie des quatre semences froides. Les cornichons sont une variété de concombres récoltés jeunes et conservés dans du vinaigre avec des aromates. 2° Concombre sauvage ou purgatif, Giclet; Momordicaelaterium. L. Ecbalium elaterium. Rich. (Cucurbitacées.) Eselskiirbis, Springgurke, Ai.; Wild ou Squirting cu- cumber, an g.; Fergus-el-Hamar , ah. ; Cohombrillo amargo, esp.; Ezelskomkommers, hoï,.; Coeomero asi- nino, Elaterio, it. ; Pcpimo de san Gregorio, POR.; Strikawa aneb plana tyk-wice, rus. La plante est fort anciennement connue en médecine. C'est le Sucût fifpwî et l'EXaT»iptov des médecins grecs. C'est une plante Q rampante, qui croît dans le. midi de l'Europe, et est cultivée en France et surlout en Angleterre pour les besoins de la médecine. Racine charnue longue de 30 centimètres environ ; le fruit est gros comme une olive et garni de piquants; il est vert d'abord, mais devient jaune en mûrissant. On le récolte à demi mûr. Il contient de YElatérine ou Ela- tine, source de son activité. On peut obtenir l'élatérine, selon Zwenger, en épuisant le fruit par l'alcool, séparant la moitié de l'alcool par distillation, et précipitant l'élatérine par l'eau. On sèche le précipité verdâtre et on le traite par l'éther, jusqu'à ce qu'il devienne blanc, puis on le dissout par l'alcool anhydre, qui laisse déposer l'élatérine par l'évaporation. Elle s'obtient pour le mieux, d'après Fli'ic- kiger, en épuisant l'élatérium par le chloroforme. En ajoutant de l'éther à celte solution il se sépare un dépôt cristallin blanc d claté- rine qu'on lave avec l'éther et qu'on fait cristalliser dans le chloroforme. L'élatérine cristallise en prismes hexagonaux, très-amers, très-solubles dans l'alcool, moins solubles dans l'éther, les huiles ; insolubles dans l'eau. Avant d'aller plus loin, nous devons appeler l'attention sur la valeur du mot clatèrium. Des ouvrages appliquent ce mot au fruit, d'autres au suc épaissi et d'autres à la fécule. En Angleterre , où celte préparation est surtout employée, la pratique adoptant le mot dans ce dernier sens, nous engageons les médecins français à en faire autant. L'élatérium des Anglais se prépare en coupant par tranches le concombre sauvage, exprimant en faisant tomber le suc sur un tamis serré, laissant déposer, rejetant le liquide surnageant et séchant à une douce chaleur le résidu féculent. Comme on le voit, c'est le contre- pied que l'on prend en France pour la préparation de Vextrait d'élatêrium. Celui-ci, étant bien moins actif, ne doit pas être confondu avec celui-là. Dose. Lorsque l'élatérium est bien préparé, il purge à la dose de 0 à 13 milligrammes (1/8 à 1/Zi de grain), rarement on est obligé d'arriver à ;i centigrammes ; on l'administre en pilules ou on se sert de l'élatérine sous forme d'alcoolé dont on ajoute quelques gouttes à un liquide mucilagineux et aromatique. (V. Fécule délatérium.) CONDURANGO. — CONSERVE D'AUNÉE. 409 Violent purgatif. Les Anglais l'emploient avec succès dans l'hydropisie. Il produit des selles liquides abondantes. L'élatérine s'emploie à dose moitié moindre. La Pomme de merveille est le fruit du 3Io- mordica balsamina ; on le faisait jadis infuser dans l'huile, et l'on appliquait celle-ci sur les piqûres, les plaies, les hémorrhoïdes. C'est une plante vénéneuse. Les semences de citrouilles, de courges, Aepo- tirons {Cucurbita pepo), sont depuis longtemps employées au Mexique comme vermifuges et ténifuges. Un électuaire composé de ZiO gram. de semences de courges mondées, avec huile de ricin et miel commun ââ, 30 gram. à prendre en une seule fois dans un verre de lait, forment, suivant le docteur Reimonenq, une honne purgation pour expulser le taenia. Dans le même but, les semences de citrouilles ont été employées avec succès par le docteur Desnos; M. Stanislas Martin a proposé une conserve ténifuge faite avec : semences de citrouilles mondées, 60 ; sucre, 20 ; piles de manière à faire une pâte fine et homogène. La pâte de courges du docteur Brunet est identique à cette conserve ; on emploie seulement P. E. de semences de courges et de sucre. CONDURANGO ou CUNDURANGO Liane de Condor; Gonolobas Cundurango (Asclépiadées). Plante grimpante, originairede laRépublique de l'Equateur et de diverses autres contrées de l'Amérique du Sud. Elle croît sur le versant ouest de la Cordillière des Andes à 4 ou 5000 pieds de hauteur. Le Condnrango est constitué par le bois et surtout l'écorce d'un arbrisseau asclépiadé lacticifèrc. L'écorce est grisâtre et recouvre un lignent jaune paille, amer et aromatique après avoir été mâché. Le condnrango a paru en Europe, il y a qq. années, avec la réputation d'un spécifique contre les ulcères cancéreux et syphilitiques, qui ne semble pas avoir été jusqu'ici justifiée par l'expérience. On i'a dit aussi antinévralgique et antirhumatis- mal. Il s'administre à l'intérieur et à l'extérieur sous forme de poudre, d'extrait, de teinture, de décoction (pp. 50:1000), de sirop. Dose de la poudre, 1 à 4 gram. (V. Un. ph. 1872; J. ph. 1873.) — Son nom dérive de Cundur-angu ou ango (Liane de condor, vin de condor) parce que le condor emploie dit-on ses feuilles nomme contre-poison du venin des serpents. CONSERVES. Ëlectuaires simples, Sacdtarolês mous. Médicaments officinauxde consistance molle, plus rarement solide, formés d'une substance médicamenteuse, ordinairement d'origine végétale et de sucre qui lui sert de condiment. On peut préparer des conserves avec tous les organes des végétaux. Le but principal que se sont proposé leurs inventeurs a été la conservation presque naturelle des substances végétales, par la plus simple des opérations, en même temps que de rendre leur administration plus agréable. Sous le rapport de leur préparation, on peut les ranger sous quatre chefs : 1° conserves avec les plantes fraîches ; 2° conserves avec les plantes sèches par coction ; 3° conserves avec les plantes sèches pulvérisées ; !x° conserves par coction des plantes fraîches dans le sucre ou condits. 1° Conserves avec les plantes fraîches. Conserve de cochléaria. Feuilles de cochléaria. 1 Sucre................ 3 Pilez les deux substances dans un mortier pour en faire une pulpe que vous ferez passer à l'aide du pulpoir à travers un tamis de crin n° 2. (Codex.) Préparez de même les conserves de : Alléluia. Cresson. Trèfle d'eau. Fumeterre. Fleurs de pécher et de violettes et de toutes les plantes fraîches. Conserve de cynorrhodon *. Conserva Cynorrhodi. Pulpe de eynorrhodons. 2 Sucre pulvérisé........ 3 Mêlez et faites chauffer pendant quelques instants au B.-M. (Codex.) Préparez de la même manière la conserve de pruneaux. Conserves de laurier-cerise. Feuilles fraîches de laurier-cerise. 1 Sucre....... 2 Op. comme pour celles de cochléaria (Swéd.). Préparez de même les conserves de feuilles de : Armoise. Lierre terrestre. Coquelicot. Oranger. Airelle. Mélisse. Rue. Mauve. Pivoine. Genièvre. de Selle. Suc de raifort et de (Cad.) Absinthe. Hysope. Sabine. Œillet. Tussilage Cloportes. Conserve antiscorbutique Cochléaria, Cresson, Trèfle d'eau bigarade, aa, P. E. Sucre, Q. S. 2° Conserves avec les plantes sèches par coction. Conserve d'aunée. Faites bouillir de la racine d'aunée dans l'eau, pulpez-la, et à une partie de celte pulpe ajoutez-en quatre de sucre cuit en consistance d'électuaire dans le décodé de la racine. Mêlez. Préparez de la même manière les conserves de racines A'angélique, Ruche, A'acore, d'iris, d'écorces sèches de citrons et d'oranges. 41(1 consolide;. La pharmacopée de Londres (conserve ou confection de citron ou d'orange) fait ces deux dernières avec l'écorce fraîche, râpée, pulpée et trois parties de sucre. 3° Conserves avec des plantes sèches pulvérisées. Conserve de rose rouge*. Conserva rosœ rubrœ. Ro c es rouges puly . Eau de roses...... 10 Sucre pulvérisé....... 65 20 Glycérine officinale ... 6 Dél. la poudre de rose dans l'eau, laissez en contact pendant deux heures, ajoutez alors le sucre et la glycérine et faites un mélange homogène. (Codex.) On pourrait préparer ainsi toutes les conserves de la seconde série. Conserve de tamarins. Pulpe de tamarin.. 50 gr. Sucre en poudre.. 125 gr- E.hi distillée ...... 50 gc. Faites ramollir au bain-marie la pulpe de tamarin avec l'eau; ajoutez le sucre, et faites évaporer jusqu'à ce que le produit pèse 200 grammes. Conservez-le dans un pot en faïence ou en porcelaine. Préparez de même la Conserve de casse. (Codex.) à" Conserves par coction des plantes fraîches dans le sirop de sucre. Ces conserves portent encore les noms de condits et de confits. Condit d'angélique. Coupez les tiges d'angélique par morceaux d'une certaine longueur, mettez sur le feu dans l'eau jusqu'au moment où vous vous apercevrez que celle-ci va entrer en ébullition, retirez du feu et laissez infuser pendant quelques instants. Alors enlevez l'épiderme et les grosses fibres, remettez sur le feu avec de nouvelle eau et faites bouillir jusqu'à ce que l'angélique soit blanchie et de manière à être facilement traversée par une tête d'épingle. Retirez du feu et faites égoutter l'angélique. Faites cuire Q. S. de sucre au petit lissé, jetez-y l'angélique et domiez quelques bouillons. Le lendemain on sépare le sirop, on le fait cuire à la nappe, on remet l'angélique, on fait bouillir encore quelques minutes, et l'on répète cette manœuvre pendant deux jours de suite. Alors on fait cuire le sucre au grand perlé, on y jette l'angélique, on continue l'ébullition pendant quelques instants, on retire du feu. Après douze heures, on retire l'angélique , on la fait sécher à l'étuve et on la renferme. On prépare de la même manière des condits d'ache, de zestes frais de citrons et d'oranges, des racines sèches de guimauve, d'acore et de gingembre, ces dernières avec les modifications que comporte leur état de sécheresse. Pour les condits de fruits charnus entiers ou coupés par tranches, on fait bouillir pendant dix minutes du sirop de sucre ordinaire, on le verse sur les fruits et on laisse refroidir jusqu'au lendemain. On fait pendant quatre jours la même opération avec de nouveau sucre, en donnant chaque fois un degré de cuite de plus au sirop ; après la dernière opération on fait sécher à l'étuve. En mélangeant la chair des fruits succulents (prunes, coings, abricots, pêches) avec moitié ou les deux tiers de son poids de sucre dans une terrine, laissant en contact pendant vingt- quatre heures, puis faisant cuire dans une bassine jusqu'à ce que la matière puisse prendre une consistance convenable par le refroidissement, on obtient une sorte de conserves connues sous le nom de marmelades et de confitures. Quelquefois, avant qu'elles soient suffisamment réduites, on passe les marmelades à travers un tamis pour en séparer les pellicules, puis on évapore à l'étuve en plaques plus ou moins épaisses. Ce sont là les pâtes d'abricots, de pommes, de coings, des confiseurs. CONSOUDE*. Grande consoude , Oreilles d'âne ou de vache, Langue de vache, Herbe â la coupure ; Consolida major, Symphytum consolida ou officinale, L. (Borraginées.) Seh-warz-wurz, Beerwurz, al.-, Consound, Comfrey, anc; Ereh el enghebar, au.; Jïul sukkerod, dan.; Consolida real, Consuelda mayor, Sinfito, esp.; Smeerwortel, hol.; Consolida ma'ggiore, it.; Zywokost, pol.; Con- solda mayor, poa.; Vallœrt, su.; K.ara Kaffès, tue. Commune dans les prairies humides, %. On emploie la racine, qui est noire extérieurement, blanche intérieurement, grosse comme le doigt, et que l'herboristerie nous présente ordinairement sèche et coupée en tronçons. Elle contient beaucoup de mucilage. Les sommités et les racines se mangent dans certains pays. Astringent léger employé dans l'hémoptysie et la diarrhée sous forme d'infusé (pp. 20 :1000). On peut aussi la traiter par décoction, mais pour l'usage interne l'infusion et môme la simple macération, pendant douze heures, sont plus convenables. On fait un sirop de consoude*. Le nom de consoude lui vient de ce qu'on la croyait propre à réunir, à consolider les vaisseaux rompus. Les autres plantes désignées par les anciens pharmacologistes sous le nom de consoude sont : C. moyenne, la bugle ; C. petite, la bru- nelle, Bonnette; Prunella vidgaris, ou la pâquerette ( marguerite ) ; Bellis perennis, C. Royale, le pied d'alouette. CONTRAYERVE. — COPAHU. ill CONTRAYERVE. Dorstenia brasiliensis. (Morées.) Peruvianische giftwurzel, Bezoarwurzel, Widergift, al.,* Contrayerba, esp.; Contrajerva, rot,. ; Contraierva, it.; Korzen bezoarony, pol.; Gontraherva, pon. Racine exotique sous forme de fibres entremêlées et ayant quelque analogie avec celles d'asclépiade et de valériane. Stimulant, diaphorétique. Inusité. Dose : 1 à ti,0 infusé (pp. 20 : 1000). Un certain nombre de racines appartenant aux Borstenia portent le nom de Cordrayerva (contre-venin). Mais la racine officinale provient du Brésil el appartient au Dorstenia brasiliensis (Lamk). Cora-apiu. M. Pis. CONYSE. Herbe aux mouches; Conysa squarrosa. (Synantli.) Durrwurzkraut, Bubrwurzkraut, al.; Great fleabane, ang.; Ruppig tonderkruid, hol.; Goniza, it. Herbe % indigène, qui passait jadis pour emménagogue et vulnéraire. Le Comyza ou Vernonia anthelminthica ; Ser- ratula, s. baccharokles ascaricida, est un amer vermifuge surtout par son fruit. COPAHU*. Térébenthine, Olêo-rêsine, Baume ou Huile de Copahu, Baume ou Huile du Brésil. Copaiva balsam, al.; Copaiva, ang.; Copaiva balsom, dan.; Balsamo copau, ESP., POR-; Baisem copaiva, hol.; Balsamo dî copaiba, it.; Kopaevoe, rus.; Ilwit in- diansk balsam, su.; Ieni douma pelesenghi, tur. Margraf et Pison ont les premiers fait connaître, il y a plus de deux siècles ( 1648 ), le copahu à la médecine européenne. Le copahu découle spontanément, ou à l'aide d'incisions, du tronc de plusieurs espèces du genre Copaîfera (Légumineuses), et plus particulièrement des Copaîfera offkinalis , yuya- nensis, Idngsdorffii, arbres élevés qui croissent en Amérique, depuis le Brésil jusqu'au Mexique. Ils accompagnent souvent les myroxilons tolu et péruifères. Le copahu du commerce présente un très- grand nombre de variétés, que l'on peut supposer provenir tant de la différence îles arbres copaïfères que des lieux de production. Aujourd'hui les deux principales sortes commerciales sont : 1° le copahu Maracaibo ou de Colombie, sorte préférée arrivant dans des es- tagnons de fer-blanc de 20 à 30 kil., enfermés dans des caisses de bois ; 2° le copahu du l'ara arrivant dans des barils variant de 50 à 200 kilogrammes. C'est un liquide transparent (celui de l'Inde est trouble ), de consistance et de couleur d'huile d'olive, d'une odeur propre aromatique désagréable, d'une saveur amère, tenace et nauséeuse, se colorant, s'épaississant et même cristallisant avec le temps, insoluble dans l'eau, soluble en partie dans l'alcool aqueux, mais soluble en entier dans l'alcool anhydre, les éthers sulfurique et nitreux, dans les huiles fixes et volatiles. Il dissout l'iode. Sa densité est de 0,950; celle du copahu de Maracaibo n'est que 0,901. Soumis à la distillation, il donne 30 à ZtO °/ 0 d'huile volatile; il reste dans la cucurbite une résine (acide copahuvique) mêlée d'une résine visqueuse (1 à 3/100) qui paraît être un produit d'oxydation de l'acide copahivique. Du reste, les différentes sortes de copahu fournissent plusieurs acides cristalli- sables, comme les térébenthines des conifères, et en proportions différentes. En traitant le copahu de Maracaibo par la soude caustique faible, M. E. Strauss en a retiré l'essence et trois acides dont un cristallisante en lamelles, Valide mctacopahumque (Vn. ph. 1869). Le copahu, mis en contact avec les alcalis, jouit de la propriété de se solidifier, par suite de la combinaison de sa résine avec ces bases (Copahivates). On met à profit la propriété qu'a te copahu de se combiner avec ces corps pour le solidifier afin de faciliter son administration. En France, on te solidifie par la magnésie et plus rarement par la chaux. En Angleterre, on le combine à la potasse en lui laissant sa forme liquide, et on te débite sous le nom de Solution spécifique de copahu. Voici la recette que l'on suit le plus ordinairement : on fait bouillir directement pendant 15 minutes 60,0 de copahu avec 75,0 d'eau de potasse, et le mélange étant presque entièrement refroidi, on y ajoute 30,0 d'esprit d'éther nitrique. On laisse reposer et on décante te liquide surnageant, qui est la partie employée, tandis que le dépôt savonneux est rejeté. Le copahu même de bon aloi n'a pas constamment la propriété de se solidifier, du moins avec la magnésie et à la dose de 1/16. C'est pour cela que, dans la droguerie, on distingue le copahu en solidifiable et en non selidifiable. (Voy. Essai de médb:) M". Procter, dans un mémoire fort détaillé, établit que tes variations que l'on observe clans l'a consistance des copahus proviennent de la différence d'âge des arbres d'où on les extrait ; les vieux arbres donnent un produit plus consistant que tes jeunes ; que la proportion de l'huile volatile varie de 21 à 80/100; que l'huile volatile de copahu exposée à une oxydation artificielle se transforme en une résine molle, mais non, comme par l'oxygénation naturelle, en acide copahivique susceptible de se combiner aux bases ; enfin, que la consistance d'un copahu ne dit rien quant à sa richesse en acide copahivique. L'huile \olatilc a la même composition que celte de térébenthine ; comme celte dernière, 412 COPTIDE. — COQUE DU LEVANT. elle absorbe le gaz chlorhydrique et donne du camphre artificiel. Elle est très-usitée en parfumerie et à falsifier les autres essences de prix. Les acides ont une action particulière sur le copahu. L'acide sulfurique semble se combiner avec lui en le rendant rouge brun et lui faisant perdre son odeur et sa liquidité. M. Bertrand a proposé l'emploi du copahu ainsi modifié ; mais il paraît que dans la réaction le copahu perd ses principales propriétés. 2/100 de camphre font perdre au copahu son odeur désagréable. (Renault.) La Copahine Mêge était dans l'origine un produit analogue, mais obtenu par l'acide azotique. Le copahu est le médicament le plus employé pour arrêter les gonorrhées. Quelques médecins pensent qu'il agit dans ces circonstances en portant l'inflammation du canal de l'urèthre sur le tube intestinal, sur lequel il exerce généralement une action purgative marquée ; d'autres, avec M. Ricord, pensent que c'est en modifiant les urines, auxquelles il communique une odeur particulière, qu'il guérit. On l'emploie dans les catarrhes de la vessie, la leucorrhée, comme fébrifuge et tœnifuge. Dans le pays où on le récolte, on s'en sert pour cicatriser les plaies et dans les diarrhées. Son usage à haute dose occasionne quelquefois des éruptions cutanées. On en fait des pilules, des opiats, des potions, des lavements (V. ces mots) ; les Capsules de Moihes et de Raquin le contiennent pur : dans les dernières cependant il y a un commencement de solidification par la magné-, sie. On a cherché à employer séparément l'essence et la résine, mais on n'a pas obtenu des résultats aussi bons qu'avec le copahu môme. Dose : depuis 1 jusqu'à 15 grammes dans vingt-quatre heures. De petites doses fréquemment répétées agissent mieux que de fortes doses. Associé aux aromatiques ou à l'opium, il est moins nauséeux et son action sur les muqueuses est moins forte. M. Langlebert a employé avec succès Veau distillée de Copahu dans le traitement de la blennorrhagie uréthrale ; il s'en sert comme véhicule des substances astringentes (sulfate de zinc, teinture et extrait de cachou, oxyde de zinc, pierre divine) employées en injections contre l'uréthrite. Copahu solidifié par la magnésie, Copahu officinal. On mêle intimement 1 partie de magnésie calcinée avec 16 de copahu pur. On abandonne le mélange à lui-même en remuant de temps en temps. Il faut huit à dix jours pour que la solidification ait lieu. On nomme Copahu magistral celui auquel on donne extemporanément la consistance pilulaire avec le carbonate de magnésie. Il faut à peu près P. E. de l'un et de l'autre. Copahu solidifié par la chaux. M. Thierry chauffe le copahu avec de la chaux nouvellement éteinte, jusqu'à ce qu'un peu de la masse jetée dans l'eau prenne la consistance pilulaire. C'est par la chaux, mais à froid, que M. Robin solidifie à demi le copahu qu'il fait entrer dans les Capsules anglaises du docteur Humann. On peut aussi le solidifier par la soude. Après un grand nombre d'expériences sur les causes de la solidification du copahu par la chaux et la magnésie, M. Roussin a reconnu que l'intervention de l'eau était nécessaire pour déterminer la combinaison du baume avec- ces deux oxydes alcalino-terreux et la solidification de ce composé. S'ils sont anhydres, toute solidification est impossible. Si ces deux corps, ou seulement l'un d'eux contient la proportion d'eau nécessaire pour hydrater complètement la magnésie, la prise se produit, et si la proportion d'eau est insuffisante, la solidification est incomplète. La quantité d'eau nécessaire s'élève à environ 1/20 du poids du baume de copahu employé. Le baume ainsi hydraté par agitation avec cette quantité d'eau, et séparé complètement par dépôt et décantation de l'eau excédante, est solidifié par 1/16 de magnésie calcinée .anhydre en l'espace de quelques jours et souvent de vingt-quatre heures. (V. J. ph., 1865.) Copahu cuit. On le prépare comme la térébenthine cuite. Mauvaise préparation. COPTIDE. Coptis Teeta ou Mahmira. (Renonculacées.) KAplne rtrey blcettriçe, al'.; Gold thread, ang. Plante de l'Assam dont on emploie la racine, qui est jaune, très-amère. Ellecontient8à9°/ 0 de Berbérine et une substance cristalline la Coptine (Gross). — Tonique. La Berbérine se rencontre aussi dans Vhydrastis canadensis, Vécorce de Wodumpar, bois jaune tinctorial de l'Assam, le Colombo ; l'écorcc de Bebeeru de la Guyane contient un principe analogue, la Beheerine qui semble être la même chose que la Buxine et la Pelosine du Pareira brava. COQUE DU LEVANT. Fischkœrner, Rukukskoerner, al.; Cockles, ang.; Hokel- jes, HOL,;Goccole orientali, it.; Balik, tur. C'est le fruit de YAnamirta cocculus, ou Menispermum cocculus, L. (Ménispermées) des Indes orientales. 11 est de la grosseur d'une petite noisette, rond, noirâtre, ayant assez l'aspect des baies de laurier ; saveur acre et amère. La coque du Levant contient de la mé- nispermine, alcaloïde cristallisable trouvé par Pelletier et Couerbe dans le péricarpe, substance fort peu active, et de la picrotoxine qiojj6Q4 ^e jnxpo'c, amer, et toÇuuj'v, poison) ou cocculine, corps neutre, très-actif, découvert, en 1812, par Boullay, et à laquelle la coque COQUELICOT. — CORNE DE CERF. 413 du Levant doit son action stupéfiante sur les poissons, les poux et autres animaux. (V. J. ph. 1872). Pour préparer la picrotoxine, on épuise par l'alcool bouillant et à deux reprises différentes la coque du Levant pulvérisée. On soumet les liqueurs à la distillation pour en retirer l'alcool, puis on fait bouillir le résidu avec de l'eau. On ajoute à la solution bouillante un peu d'acétate de plomb pour entraîner la matière colorante; après filtration rapide on sépare l'excès de plomb des liqueurs par l'hydrogène sulfuré ; on filtre de nouveau à chaud. et l'on évapore le liquide qui abandonne alors la majeure partie de la picrotoxine qu'il contient. On la purifie par cristallisation dans l'eau bouillante. Cette substance, se présente sous la forme d'aiguilles prismatiques blanches, sans odeur, d'une saveur amère insupportable. Elle se dissout dans 130 parties d'eau froide, dans 25 parties d'eau bouillante, dans 10 p. d'alcool à 90", dans 3 parties d'alcool bouillant et dans 2 1/2 parties d'éther. Elle fond vers 200°. L'acide sulfurique la colore en rouge sa- lïané.Elle ne dégage pas d'ammoniaque lorsqu'on la chauffe avec des alcalis fixes, et elle ne laisse aucun résidu fixe à l'incinération. Conseillée contre les vers et l'épilepsie par pilules de 0,001 milligr. D'après Gubler la picrotoxine est un poison ratulepsiant parce qu'elle immobilise téta- niquement le corps dans l'attitude où il a été surpris. COQUELICOT*. Favot rouge, Pœiceau ; Papaver erraticum s. rhœas. (Papavéracées.) lUatscbrose, Wilder mohn, al.; Red-poppy, Corn-poppy, ang.; Sakaif, ar.; Klapperose, dan.; Amapola, ksp.; Klaproos Koornbloem,HOL.; Rosolaccio, it.j i'apoileira, por.; Kornros Vilde, Valuiode, su.; Gbelingik tchit- chei, tur. Petite herbe © qui émaille les moissons par ses fleurs d'un rouge éclatant. On emploie journellement les pétales comme béchique. A l'état frais, la fleur de coquelicot exhale une odeur d'opium, et les petites capsules incisées donnent un suc laiteux, qui se concrète à la manière de l'opium; cependant, jusqu'à présent, l'analyse n'y a point découvert de morphine (V. Un. ph. 1873). Les Arabes dissipent l'insomnie en mangeant plusieurs fois dans la journée de la graine de coquelicot pilée dans du miel. On en fait un sirop *, une conserve, des pastilles. Infusé (pp. 5 : 1000). Le coquelicot est le Nhixov poiâs de Dioscoride. CORALLINE BLANCHE Corallina officinalis. (Algues.) Meermoos, Korallenmoos, al. Algue marine ayant l'aspect d'un petit po- lypier,formée de touffes incrustées d'une grande quantité de carbonate de chaux, de 4 à 5 cent, de longueur. Elles sont formées d'un nombre considérable de frondes primaires, petites tiges composées d'articles comprimés, cruciformes, placés bout à bout, d'où se détachent de chaque côté des petits rameaux également articulés. La coralline est verdàtre quand elle est fraîche, mais devient blanche par le temps; elle a une odeur saumàtre. Vermifuge inusité aujourd'hui; on l'employait jadis en poudre à la dose de 1 à 2 gr. Coralline noire, Voy. Mousse de Corse. CORAUX. Corallium, KopaXiwv ( y.oos'w, j'orne, et de à'/.;, mer). Rothe, Schwarze, Weisse Korallen, al.; Coral, ang., esp,. por.; Tché-Tchong, Ch.; Bubalo, cïn.j Gullie, duk.; Korallon,DAN ; Koraal.HOL.; OoraUo, iT.;Munga, ind.; Poalom, mal. ; Merjam , per.; Vidrama prabaîa, San;, l'avalum, tam.; Paghadum, tel.; Merdjan, tur. On distingue le corail rouge &, le corail rouge fonce, le corail rose et le corail blanc; le plus estimé est le corail rose ; ce sont des productions animales sous-marines, des polypes à polypiers (Zoophytes rayonnes). On n'emploie, en pharmacie, que le corail rouge (Isis nobilis, corallium ruùram), et seulement pulvérisé, comme dentifrice (V. Jiull. Un. ph. 1874). CORIANDRE*. Coriandrum sativum, L. (Ombellifères.) Koriander, Wanzendille, al.; Coriander, ang., dan., hol.; Kezereh,Cosbaret,AR.;Dunya, beng. ind.; Hong-yû-tsé. ch.; Ochion, égïp.; Coriandro, esp.; Coriandolo, it.; Kishniz, per.; Coentro, por.; Dhanyaka, SAN.; Gotta- millie, tam., tel.; Kichniche, tur. Le fruit, improprement nommé semence, est globuleux, gros comme un grain de poivre, jaunâtre ; frais, il a une odeur de punaise (d'où son nom de coriandre, de Kopîj, punaise, et de ■x-ii-j , homme , mari de la punaise) , mais qui devient aromatique et agréable par la dessiccation. Excitant, carminatif, stomachique. On l'emploie comme condiment. En Algérie, on s'en sert, mélangé au poivre et au sel, pour recouvrir les viandes que l'on veut conserver Dose : 1 à û,0; infusé (pp. 10 : 1000). CORNE DE CERF. Bois de cerf, cornichons de cerf. Hirsnbhorn, al.; Hartshorn, ang.; Karn el arial, AR.; Loû-Jong, ch.; Hiortetakke ,dan.; Cuerno di ciervo, esp.; Hartshoorn, hol. ; Gorno di cervo, it.; Gorno deveado, por.; Hiorthron, su.; Gheik bomouza, tur. lllll CORNOUILLERS. — COTONNIER. Production frontale du cerf, Cervus elaphus (mammif. rumin.). Sa composition est : gélatine 27, phosphate de chaux 57,5, carbonate de chaux 1, eau et perte 34,5 = 100. En pharmacie, on distingue : 1° la corne de cerf râpée •§>*, qui est grise ou blanche, selon que la corne a été ou non ratissée avant d'être râpée. Elle contient beaucoup de gélatine, à laquelle elle doit la propriété adoucissante qui la fait employer, et du phosphate calcaire. On en fait des décodés (pp. 20:1000), une gelée. 2° La corne de cerf calcinée* ( Weissgebren- tes hirschhom, al.; Bumt hartshom, ang.), dont nous parlerons à l'article Phosp. de chaux. 3° Les produits de la distillation sèche. Cette distillation se fait de la manière suivante : on introduit la corne de cerf en morceaux dans une cornue de grès lutéc et placée dans un fourneau à réverbère, on chauffe graduellement jusqu'au rouge. D'abord il distille un liquide aqueux qu'on rejette aujourd'hui, et qu'autrefois on conservait sous le nom d'eau de cornichons de cerf. A la fin de l'opération, on trouve, sublimé dans l'allonge, du carbonate d'ammoniaque imprégné d'huile empyreumatique. C'est le Sel volatil de corne de cerf, Carbonate d'ammoniaque huileux concret, Se! volatil d'urine ou de tartre. Dans le récipient, on trouve deux liquides, un inférieur aqueux, c'est Vcsprit volatil de corne de cerf, Carbonate d'ammoniaque huileux liquide, Liqueur alcaline de corne de cerf (esprit d'ivoire, de vipères, de lombrics, de soie, lorsqu'on l'obtenait des substances de ce nom); un autre, supérieur huileux, c'est YHuile volatile de corne de cerf, Pyrolèule de corne de cerf, Huile animale empyreumatique, Huile de corne de cerf pyrogénée* qui, purifiée par plusieurs distillations, constitue YHuile animale de Dippel ; cette dernière, soumise à la distillation, donne des gaz (hydrogène carboné et sulfuré, acide carbonique, acide cyan- hydrique), des sels ammoniacaux (sulfhydrale, carbonate, cyanhydrate, succinate) et des alcaloïdes volatils [Butylamine ou Pctinine, Éthy- lamine, Méthylamine, Picoline, Lutidine, Py- ridine, Aniline, etc.). Ces produits sont des antihystériques puissants. La corne, sabot ou ongle d'élan , Cervus al- ces (Alees), ainsi que la corne d'Hippopotame, ne sont plus employées. CORNOUILLERS. L'écorce des Cornus circinnata, mas, florida et sericea (Caprifoliacées) passe pour fébrifuge. L'écorce du cornus florida, connue dans les pharmacies américaines sous le nom (Yécorce de cornouiller, renferme : gomme, résine, une substance particulière (Cornine), du tannin, de •l'acide gallique (Wocker). On la considère aux Etats-Unis comme se rapprochant du quinquina par ses effets généraux. Le fruit du Cornus mas nommé Cornouille ou Corne, et qui est gros comme une olive et rouge, est acidulé. Il était jadis employé comme astringent. On en faisait un rob. Les baies de Cornouiller sanguin ou Saviguon, Cornus sanguinea, comme les olives, par exception, contiennent une huile grasse dans leur sarcocarpe. CORONOPE. SenetAera coronopus, Coronopus Ruellii. (Crucit. ) Kraehenfuss, Schweinskresse, al.; Wild scurvy grass, akg.; Kragefod, dan.; Zwinenkers, hol.; Kranifort, su. Plante qui passe pour antiscorbutique à l'égal du cresson. COSTUS. Schœne cotsvnrz, al.; Ivust, ar.; Costo, esp. , iT.;Kostus, hol.; Kuschtam, san.; Ilostum, tam.; Putchuk, tel. On distingue le Costus arabique, Y indien, le syriaque. Ce sont des racines à odeur forte, et que, du reste, on n'emploie plus. COTO (écorce de) Palicurea densiflora (Rubiacées). Arbuste très-commun dans l'Amérique du Sud. L'écorce, importée en Europe en 1873, se présente en morceaux irréguliers, plats, de 2 à 3 déc. de longueur et de 8 à li millim. d'épaiss. La couleur est brun-rouge, l'odeur aromatique et camphrée, la saveur acre et amère, sans astringence. Suivant Wittstein, elle contient : une huile volatile très-aromatique,- un alcaloïde volatil analogue à la propylamine ou à la triméthyla- mine, à odeur de hareng, et des résines molles et dures. Jobst et Hesse ont trouvé dans celte écorce 13 p. 100 d'un glucoside cristallisable, la co- toîne, et trois autres principes différents, lap«- racotoîne, Yoxyleucotine et la leucotine, et dans les eaux mères alcooliques, Yhydrocotoine. La paracotoine peut être employée avec succès contre les diarrhées rebelles. 0,10 à 0,30 centig. par jour en pilules. L'écorce de Coto prônée en Allemagne (Gie- tel do Munich, Frohomuller), a donné d'excellents résultats dans les diarrhées colliquatives et le choléra infantile. Doses : la teinture (1/10) à la dose de 4 a 10 gouttes par heure chez les enfants, et de 13 à 30 gouttes chez les adultes. La cotoïne : 5 a J5 centig. par jour chez l'enfant, et 0,30 chez l'adulte. COTONNIER. Bombax, Gossypium herbaceum. (Malvacées.) Dans l'Inde, au rapport d'Ainslie, les racines, les feuilles et les fleurs du cotonnier sont usi- COTON IODÉ. 415 tées comme émollienles à la manière de la mauve et de la guimauve chez nous. Les semences qui à la Caroline passent pour fébrifuges, donnent 15 à 18 °/o d'une huile douce brunâtre, siccative (huile de coton), d'une densité 0,93, employée en médecine et dans l'économie domestique, qui se rapproche, par sa composition, de l'huile de palme (Slessor) , et avec laquelle M. Kuhlmann a préparé une belle couleur bleue. Mais le cotonnier est surtout célèbre par l'espèce de duvet qui entoure ses graines, et dont, sous le nom de Coton (Baumwolle, al.; Cotton, ang. ; Algodon, esp.; Bombace, it. ), l'importance industrielle est connue de chacun. Au point de vue chimique, le coton est l'une des plus intéressantes variétés du ligneux. 11 se dissout dans les solutés alcalins concentrés, les acides forts le décomposent. L'acide azotique à chaud le transforme en acide oxalique. Mais le coton brut contient un certain nombre de principes immédiats (acide pectique, acide gras; matières cireuse, colorante, albuminoïde) [Schimclt). En médecine, on retire de bons effets du coton cardé (ouate) contre la brûlure, dont il l'ait tomber la douleur par une action spéciale, ou peut-être seulement en formant une enveloppe impénétrable à l'air; puis contre l'éri- sypèle. Les chirurgiens en font aujourd'hui un grand usage pour sécher les plaies; M. A. Gué- rin a obtenu de bons résultats des pansements ouatés (V. J. ]»/(. 1872). De leur côté, les Anglais en préparent une sorte de charpie feutrée qu'ils préfèrent à notre charpie de toile. Imprégné de nilre et de chlorate de potasse, on se sert quelquefois du coton comme moxas. Le coton est le pûoseur d'une groseille (fia. 62). Les feuilles ne viennent qu'après les fleurs, ce qui le distingue du daphné. gnidium qui en diffère, en outre, par ses fleurs en grappes, et DATTES. 427 non sessiles, par ses feuilles linéaires lancéolées, et non ovales lancéolées, enfin par ses baies moins grosses. (Fia- 62.) 3° Lauréole , L. mâle ; Daphne lau- reola, L. à baies noires. 4° Thyjieléé ; Daphne thyme- lea, L. Lesdaphnés sonts des arbustes ou arbrisseaux de la famille des Thymé- lées, qui croissent dans toute l'Europe et principalement dans les Alpes, en Suisse, et qui sont remarquables parla ténacité des fibres de leur liber. Leurs parties, qui sont toutes très- âcres, jouissent à peu près des mêmes propriétés ; leurs feuilles sont purgatives à la dose de 10 à 30 grammes, leurs baies le sonl également au nombre de 5 à 15; mais ce sont surtout leurs écorces qui nous intéressent. D'après l'analyse de Gmelin et Baer, elles contiennent, entre autres substances, du sucre, de la cire, de l'acide malique,une matière colorante jaune, une matière neutre, cristalline (Daphnêine ou daph- aine) analogue à l'asparagine, et une résine très-àcre. C'est à cette dernière qu'elles doivent leur propriété vésicante, et probablement aussi celle qui les fait employer autrement que comme épispasliques. La daphnine peut se dédoubler en glucose et en daphnétine, et donne, à une température élevée,- en vase clos, un sublimé cristallin, Yombeltiferone, qui se produit aussi dans la distillation sèche de la plupart des résines des ombellifères (Zwenget). Vau- quelin avait trouvé dans le D. alpina une huile volatile acre qui se transforme lentement en résine : c'est probablement le même corps que celui des chimistes allemands pris à une époque différente. Pallas y a trouvé une matière verte demi-fluide et très-acre, mais qui ne parait être autre chose que la résine colorée par de la chlorophylle. (V. Un. ph. 1873). Toutes ces écorces peuvent se substituer les unes aux autres sans qu'il en résulte de grands inconvénients. Cependant nous ferons remar-» quer que l'écorce de la Lauréole est moins active que celle du Garou et du Mézéréum. C'est à tort que des auteurs parbnt de l'écorce de thyraélée comme existant dans le commerce, attendu que cet arbrisseau ne peut en fournir, en raison de sa petitesse. La plupart des pharmacopées étrangères indiquent l'écorce de Mézéréum comme étant seule usitée en France, quand, au contraire, on ne connaît que celle de garou. Cette écorce, telle que la droguerie la présente, est longue de 32 à 65 centimètres, con- volutée à ses extrémités, plane à sa partie moyenne, qui a de 2 à 3 centimètres de lar- g< ur, mince, sèche, inodore, très-tenace, jaune paille à l'intérieur, rouge brune, lisse à l'extérieur, d'une sa eur peu prononcée d'abord, puis d'une grande âcreté. Elle arrive pliée en deux, la face interne en dehors et disposée en petites bottes. Los Anglais préfèrent l'écorce de la racine à celle du tronc et des branches. L'eau, mais surtout l'alcool, l'éther et les corps gras, sont aptes à se charger des prin- ci] es actifs du garou. Dans quelques campagnes, on ne connaît pas encore d'autres vésicants. Pour s'en servir comme tel, on en coupe un morceau de la longueur que l'on désire, on le met à tremper pendant une heure dans de l'eau ou du vinaigre, puis on l'applique par la face interne ou par la face externe, si on enlève la pellicule brunâtre. On la maintient avec une bande pendant 24 heures. Le garou est un irritant, un purgatif, un diurétique et un diaphorétique, selon les doses. A haute dose, c'est un poison. Intérieurement, il est employé, mais fort peu en France, dans le traitement de la syphilis constitutionnelle et les affections dartreuses rebelles. Pour cet usage, on l'administre sous forme de décodé ou d'infusé (pp. 5 : 1000), ou de sirop. 11 entre dans quelques tisanes composées. Dose de la poudre : 5 à 25 centigrammes. Mais c'est surlout comme épispastique pour l'entretien des vésicatoires que le garou est usité. Pour cet emploi, on le met sous forme de pommades, de taffetas, de papiers, de pois à cautères. On en prépare aussi un extrait aqueux, un extrait alcoolique ^ et un extrait éthéré. Une autre espèce de daphne, le daphne tarton-raire ( daphne randùans , La»., Passe- rina tarton rairo, De Cand.), connu vulgairement sous les noms de Gros rotombel, Trin- tanelle malherbe, est employé quelquefois comme purgatif; son écorce paraît jouir ai^si de propriétés épispastiques comme le garou ; il a servi à préparer des pommades plus actives mêmes que la pommade au garou. Ce daphne qui croît sur les bords de la Méditerranée contient probablement de la daphnine (Hétet). DATTES*. Dattel, al.; Date, ang.; Balah, ab.; Oatils, ESP.; Dadels, hol.; Datteri, it.; Khouraiâ, tiîR Ce sont les fruits du Phœnix dactylifera (Palmiers), grand arbre qui croît en Asie et 428 DAUCUS DE CRÈTE. DÉPILATOIRE DE MARTLNS. principalement dans une contrée de l'Afrique septentrionale nommée le Bjled-el-Djerid ou pays des dattes, terre des palmiers. Le palmier-dattier est la Providence des Arabes, comme le cocotier est celle des peuplades sauvages de l'Océan pacifique. La substance médullaire leur sert comme aliment, la sève fermentée donne une boisson alcoolique ( vin depalmier), qu'ils nomment Lakhbi. Les jeunes palmes constituent un manger délicieux. Quant aux dattes, qui nous intéressent principalement, les Arabes en font différentes préparations : fraîches et succulentes, ils les mettent dans des vases à fonds percés de trous, les foulent, les expriment, et la pulpe qui a passé constitue le Miel de dattes, remplaçant chez eux le sucre et le beurre ; desséchées au soleil, ils les pulvérisent pour obtenir la Farine de dattes. C'est cette dernière, pressée sous forme de galettes et rendue ainsi presque inaltérable, qui leur sert de nourriture dans leurs longues pérégrinations. Pour s'en servir, ils la délayent tout simplement dans un peu d'eau. On prétend que les Chinois font entrer les noyaux de dattes carbonisés dans leur encre solide, et qu'ils s'en servent en outre comme dentifrice. Les meilleures dattes nous viennent de Tunis et des autres Etats barbaresques. Ce sont des drupes allongées, grosses comme le pouce, à épicarpe fauve, lisse, luisant, recouvrant un sarcocai'pe charnu, au centre duquel se trouve un noyau corné cylindrique. Elles onl une saveur sucrée un peu fade ; odeur de miel. Le temps les dessèche, les ride et les livre aux insectes. Elles contiennent de la coumarine. ( Kletzinsky. ) Elles sont adoucissantes , font partie des quatre fruits pectoraux et de quelques préparations pharmaceutiques. Décocté ( pp. 50 : 1000). DAUCUS DE CRÈTE. Athamanta creiensis. (Ombellifères.) Kandischer mohrenkiimmel, Beerwurzsamen, al.; Kandische belwortel, hol. On emploie le fruit séminoïde, qui est allongé, cylindrique, rude, presque; velu, d'un gris jaunâtre et d'une odeur aromatique. Excitant, diurétique et antihystérique. DENTELAIRE. Herbe aux cancers, Malherbe; Plumbago europœa. (Plombaginées.) % Bleywurzel, Zahnwurzel, al.; Loadwort, ang.; "Velesa, esp.; Roodkruid, hol.; Piombaggine, Crepanella, it. La racine a été employée contre les maux de dents (de là son nom de denlelaire), et son infusé huileux contre la gale, les ulcères cancéreux (de là son nom d'Herbe aux cancers). Dulong en a extrait une substance neutre, cristallisable, le plombagin. Le Plumbago scandens, Herbe au diable, passe pour antipsorique ; le Plumbago zeyla- nica est usité dans l'Inde comme vésicant. DÉPILATOIRES ou ÉPILATOIRES. Préparations propres à détruire les poils de quelques parties du corps. Ce sont ou des matières caustiques qui corrodent les productions pileuses et les font tomber, ou des agglutinants dans lesquels on prend ces productions qu'on arrache alors par la traction. Ce dernier moyen n'est pas sans danger, si l'opération s'étend sur une grande surface. Le premier moyen, qui offre bien aussi ses dangers, ne détruit pas le bulbe ; on est obligé de recommencer de temps en temps. Dépilatoire de Boudet Hydrosulfate de soude..... 3 Amidon........ 10 Chaux vive en poudre...... 10 Pour appliquer cette poudre on la délaye avec un peu d'eau. Au bout de 3 à 4 minutes son effet est produit. Ce dépilatoire revient à celui de Martins. Dépilatoire de Colley. Chaux vive. 30 Lessive des savonniers. 12o Soufre. 4 Nitre...... 4 Orpiment............. 12 Faites évaporer en consistance convenable. Dépilatoire de Delcroix. Chaux vive. 30 Gomme pulvérisée. 60 Orpiment, 4 Dépilatoire de Gélis. Orpin ..... 1 Sulfure de sodium. 4 Eau.... Q.S. mélangez et laissez reposer pendant 24 heures, puis chauffez à l'ébullition, filtrez, concentrez jusqu'à ce que la liqueur marque 45° B c , et coulez dans des moules convenables, ayant la forme d'une brique par exemple, et pour préserver le pain de sulfure de sodium et d'arsenic de l'humidité de l'air, conservez-le dans des vases de terre ou de grès, ou plongez-le dans un bain de paraffine fondue, pour le recouvrir d'une couche de cette substance. Pour se servir de ce dépilatoire, on en dissout assez dans l'eau pour qu'elle marque 8 à 10° B% avec une espèce de pinceau on en passe sur la peau du côté chair une couche qu'on recouvre d'une épaisseur de 1 millim. de chaux éteinte pulvérisée et tamisée : Quelque temps après, la peau peut être depilée ([/>«. Ph. 1869). Dépilatoire de Martins ou de Bœttger. Sulfure sulfuré de calcium, Hydrosulfate ou Sulfhydrate de chaux. Le sulfure sulfuré calcique a sur toutes les productions pileuses du corps (cheveux, poils, duvet ) une rapidité et une netteté d'action surprenantes; aussi le considérons-nous comme un dépilatoire bien supérieur, s'il est bien DÉPILATOIRE DE PLENCK. — DEXTRINE. 429 préparé, à ceux de Plenck, de Colley, de Del- croix, au rusma, toutes préparations d'un effet incertain et d'un emploi qui n'est pas sans danger en raison de l'arsenic qu'elles contiennent. Chaux réc. éteinte et bien décarb. 2 Eau....... 3 On obtient par un mélange exact un lait do chaux épais dans lequel on fait arriver, jusqu'à saturation, du gaz acide sulfhydrique. Pendant l'opération on doit agiter fréquemment le lait calcaire afin qu'il se cliarge uniformément et complètement de gaz. On obtient ainsi un produit de consistance de bouillie et d'une couleur vert bleuâtre, due au fer contenu naturellement dans la chaux et qui s'est sulfuré pendant l'opération. Par le repos, la partie solide se dépose et la partie liquide surnage. Au moment de l'emploi on doit rétablir l'homogénéité de la masse. Il a une odeur d'œufs pourris. Pour s'en servir, on recouvre d'une couche de 1 à 2 millimètres d'épaisseur la partie velue que l'on veut épiler. Au bout de 8 à 10 minutes, et même moins, la masse, de molle qu'elle était, est devenue solide; on lave avec de l'eau froide ou chaude, et la peau se trouve dénudée plus complètement qu'avec le meilleur rasoir et sans développement d'irritation. Le dépilatoire ne détruisant pas le bulbe pileux, il faut recommence]' l'opération de temps en temps. Pour son emploi sur la lèvre supérieure ou sur le menton il faut avoir soin d'interposer un corps au-dessous du nez pour se mettre à l'abri des émanations hydrosulfureuses. Des expériences qui nous sont propres nous ont démontré que les analogues des cheveux, anatomiquemenl parlant : ongles, crin, bourre de bœuf, corne, plumes, fanons de baleine, sont dissous , détruits, comme les cheveux, par le sulfhydrate calcique sulfuré. Assurément ces propriétés lui vaudront des applications industrielles. (V. Rev. pharm., 1848.) Dépilatoire de Plenck. Orpiment. 1 Amidon. 10 Chaux vive ...... 16 Faites une poudre fine que vous conserverez dans un flacon bouché à l'émeri. Pour s'en servir, on fait une pâte claire avec de l'eau que l'on applique sur la partie que l'on veut épiler. Dès que la pâte est sèche, on l'enlève avec de l'eau. Dépilatoire, dit rusma des Turcs. Chaux vive.......... 8 Orpiment............. 1 On délaye cette poudre avec un peu de blanc d'œuf et de lessive des savonniers. On l'applique sur la partie à dépiler, on laisse sécher lentement et on lave ensuite à grande eau. (l'biter.) Baudelocque à employé cette pâte contre la teigne. DEXTRINE*. La Dextrine, ainsi nommée à cause de la propriété qu'elle possède de dévier fortement à droite le plan de polarisation de la lumière, s'obtient dans les arts en exposant, dans des fours, à une température de 150 à 200°, de l'amidon ou de la fécule. Elle se forme toujours quand on traite l'amidon par les acides minéraux étendus, comme premier produit qui précède la formation du sucre de fécule ou glucose. C'est à l'aide de l'eau acidulée par l'acide sulfurique et de la chaleur que l'on obtient le Sirop de dextrine. On retire l'acide sulfurique en le saturant par la chaux. (V. Sucre-Glucose.) On l'obtient aussi en saccharifiant la fécule par l'orge germée ( diastase ) ; le sirop est même plus agréable que celui de fécule saccharifiée par l'acide. D'après M. Musculus, la matière amylacée sous l'influence de la diastase et des acides minéraux étendus se dédouble en glucose et en dextrine, et, dans le commerce, 1 eaucoup de produits auxquels on a donné le nom de dextrine, ne sont, en réalité, que des mélanges de glucose, de matière amylacée et de dextrine véritable. On peut obtenir la dextrine sous forme de plaque diaphane, mais généralement, dans le commerce, pour les besoins des arts et de la médecine, elle est sous l'orme d'une poudre jaunâtre, ressemblant à de la farine de mais. Elle est inodore, presque insipide, soluble dans l'eau et l'alcool très-étendu, insoluble dans l'alcool fort. L'iode ne la colore pas en bleu, mais en rouge vineux ; elle ne réduit pas le tartrate cupro-potassique et ne subit pas la fermentation alcoolique sous l'influence de la levure de bière seule. On se sert aujourd'hui beaucoup de la dextrine en chirurgie, dans le pansement des fractures. On délaye 100 de cette poudre dans 60 d'eau-de-vie ordinaire ou d'eau-de-vie camphrée, on mêle et on ajout;' 40 à 50 d'eau chaude, de manière à obtenir une masse collante d'une consistance de miel mou, puis on étend cette composition sur les bandes des appareils. 400 de dextrine suffisent pour une fracture de clavicule; 300, pour une fracture de cuisse ; 200, pour une fracture de jambe ; et 150, pour une fracture d'avant-bras. Dans les arts, la dextrine, sous son nom ou sous celui de Léiocomme ou amidon grille (fécule désagrégée à 200 ou 210°), remplace la gomme dans l'apprêt des calicots, des indiennes, des papiers, etc. (V, Gomme artif.) : Zl30 DICTAME DE CRETE. — DIGITALE. Si on traite la fécule par Feau et l'acide sul- furique, qu'on arrête l'ébullition aussitôt la dissolution opérée et qu'on sature par de la chaux, au bout de quelques jours il se sépare des flocons qui constituent Y Amiduline de Schulze, matière bleuissant par l'iode, mais soluble dans l'eau chaude. DICTAME DE CRÈTE*. Origanum dietamnus. (Labiées.) Cretischer diptam, al.; Dittamus of Candia, ang.; Ana- gem, Bachlatel gazzel, ar.; Origano di Creta, it.; Ghirit otou, TUR. Son nom lui vient de ce qu'il croissait autrefois plus particulièrement sur le mont Dicte, en Crète. Il était célèbre dans l'antiquité la plus reculée, comme le vulnéraire le plus précieux dont les dieux mêmes faisaient usage. On emploie l'herbe, qui se compose de tiges rougeâtres, velues, garnies de feuilles petites, arrondies, cotonneuses, blanchâtres, d'une odeur forte et balsamiq 1e. Excitant, emménagogue. Inusité. Il entre dans la thériaque. Le dictame blanc est la fraxinelle (V. ce mot). DIERVILLE. Viervilla Tournefortii. (Caprifoliacées.) Diervillestengel, Amerikanische Zaun, al.; Yellow flo- ■wer'd upright honey-suckle, ang. Arbrisseau de l'Amérique du Nord, dont les tiges ont été conseillées comme antisypliilitique. DIGITALE. Digitale pourprée, Grande digitale, Gantelée, Doigtier, Gants de Notre-Dame; Digitalis purpurea, L. (Scrophularinées.) Fingerhut, "Waldglocke, al.; Foxglove, ang.; Degitale, ar.; Rod fingerhut, dan.; Dedalera, esp.; Vingerhoed- kruid, iiol.; Digitale purpurea, it.; Palagzniczek, pol.; Dedaleira, por.; Naperstiauka, rus.; Pingerborsœrt, su.; Youksuk otou, tur. Van Helmont, Boerhaave et Haller mentionnent la digitale comme un remède contre Ses scrofules et comme poison; mais ce n'est que vers 1775 que l'on connut les véritables propriétés de la digitale. A cette époque, Wi- thering, médecin anglais, la présenta comme un hydragogue puissant. Cullen, plus tard, reconnut son action sur la circulation du sang. Fuschius lui imposa le nom qu'elle porte en raison de la forme digitée de ses fleurs. Belle et intéressante plante <$ (fig. 63) qui croît dans les bois de toute la France et surtout des Vosges, de l'Anjou et de la Bretagne. Elle offre une tige haute d'un mètre et plus, des feuilles $ radicales, grandes, pétiolées, ovales, velues, réticulées; des fleurs pourpres, ponctuées de brun à la gorge, tubuleuses et disposées en longs épis au sommet des tiges. Saveur amère, odeur herbacée. Elle fleurit en juin et mûrit ses graines en septembre. Les feuilles* sont généralement considérées comme la partie la plus active; cependant quelques auteurs avancent que les fleurs et surtout les semences le sont davantage. La digitale a été analysée par un grand nombre de chimistes. En France, Homolle et Quevenne en avaient extrait un corps amorphe considéré longtemps comme le principe actif, la digitaline. Ce n'est qu'en 1872 que Nati- velle obtint la digitaline cristallisée unie à la li- i/i Une (aguilles blanches nacrées). Plus tard, Schmiedeberg signala dans la digitale, en plus de la digitaline cristallisée, \a.digita- Une amorphe, la digitaléine, la digitoxine, la digitonine. Avant les recherches de Nativelle on avait décrit la digitalose; le digitalin ; la digitalide; Y acide digitalique ; l'acide antirrhinique ; Y acide digitoléique. De tous les corps nombreux signalés dans la digitale, digitine (aiguilles blanches nacrées;, digitaline cristallisée de Nativelle, digitaline amorphe de Homolle et Que\enne, digitaléine, ces trois derniers seuls sont actifs. La digitale est un médicament énergique, remarquable par la manière prononcée dont elle diminue le nombre des pulsations du cœur et ralentit la circulation. C'est en raison de cette action sédative que les médecins l'emploient dans les palpitations, et les anévrismes du cœur et des gros troncs vascu'aires. C'est encore un diurétique puissant. Le docteur Brown l'a appliquée sur l'abdomen en cataplasmes faits avec les feuilles fraîches, ou en incorporant la teint, concent. dans la farine" de lin. Elle a été employée dans les fièvres, les hémorrhagies, la goutte, la phthisie, l'asthme. La digitale, comme la digitaline, semble dans DIGITALINE. 431 quelque cas accumuler son effet, ce qu'il importe de surveiller. Les Italiens eh font un contro-stimulant. A haute dose, c'est un poison. Form. pharm. et doses,. — La digitale revêt à peu près toutes les formes pharmaceutiques. Poudre* (la conserver à l'abri de la lumière), 5 centigr. à 1 gr. par jour; infusé (pp. 5:1000) ; extrait aqueux*, 10 à 30 centigr.; extrait avec fécule, 10 à 20 centigr.; extrait alcoolique*, 5 à 20 centigr.; teinture alcoolique*, 10 à 40 gouttes ; teinture éthérée*, id.; alcoolature, 5 à 20 gouttes; saccharure, 5 centigr. à 2 gr.; sirop *, 10 à 50 gr. ; macération pendant 12 heures 0,10 a 0,40 dans 100 gr. d'eau. C'est cette dernière forme qui paraît être la meilleure préparation de digitale (Dujardin-Beau- inetz, etc.). La teinture alcoolique, la teinture éthérée et l'infusé (pp. 20 : 1000) sont encore fréquemment employés à l'extérieur. On a employé quelquefois la digitale ferrugineuse,!), ferruginea. En Allemagne et en Italie, on se sert du D. parviflora, Lam. ; D. tutex, L. ; D. lutea. Les feuilles de digitale sont quelquefois adultérées par un mélange de feuilles d'année ou de verbascvm. Les jardin ers donnent le nom de Fausse digitale à la Cataleptique ; Draeoeephalum virgi- nianum. On nomme quelquefois Petite digitale la gratiole, à cause de ses fleurs qui ont, dans leur petitesse, quelque analogie avec celles de la digitale. hicomp.: sels de fer, de plomb, d'argent, sulfate de quinine, décodés astringents. DIGITALINE*. Princ ; pe actif de la digitale isolé en 1844, par MM. Homolle et Quevenne, et entrevu 20 ans auparavant par Leroyer, de Genève. La digitaline amorphe s'obtient comme suit: 2000 p. de feuilles de digitale sèche de l'année, gross èrement p^lvériséeset préalablement humectées, sont mises dans un appareil a déplacement, garni à la douille de coton cardé, puis traitées par l'eau froide de manière à obtenir 6000 de soluté marquant 1,050 au minimum. Les liqueurs sont précipitées par un léger excès (500 p.) de sous-acétate plombique et jetées sur un filtre. Ou y ajoute un soluté de carb. sodi- que (80 p.) jusqu'à ce qu'il n'y forme plus de précipité, et le Ii uide filtré est débarrassé de la magnésie, qu'il retient encore, par le phosphate de soude amm. (40 p.) Le soluté, filtré de nouveau, est précipité par le tannin en excès (80 p.), et le précipité recueilli sur un filtre est mêlé encore humide avec de la litharge (50 p.) et du charbon animal (100 p.). La pâte molle qui en résulte, placée entre des papiers non collés, puis séchée à l'étuve et pulvérisée, est épuisée par Q. S. d'alcool à 90 c. dans un appareil à déplacement. Le soluté alcoolique évaporée au bain-marie laisse un résidu qu'on épuise par de l'eau distillée, et que l'on reprend par de l'alcool à 90°. Chassez celui-ci et épuisez le résidu par le chloroforme, la digitaline dissoute se dépose par l'évaporation spontanée du véhicule, sous forme d'une masse d'apparence résineuse et friable. (Codex de 1860.) La digitaline amorphe se présente sous forme d'une poudre blanc jaunâtre, d'une odeur aromatique sui generis, d'une saveur amère excessive : 1 centigr. suffit pour communiquer une amertume prononcée à 2 litres d'eau; insoluble dans la benzine, à peine solubledans l'eau froide, elle se dissout en toute proportion dans l'alcool et dans le chloroforme, peu soluble dans l'éther. Elle est neutre, non azotée, se ramollit à 90° et entre en fusionà 100°. L'acide azotique la jaunit, l'acide chlorhydrique concentré la colore en vert, l'ammoniaque et la soude caustique la colorent en jaune brun; humectée d'acide sulfurique et exposée aux vapeurs de brome, elle se colore en violet. Sous l'influence de l'acide sulfurique alcoolisé et d'une trace de perchiorure de fer, la digitaline amorphe ou cristallisée prend une magnifique coloration bleue-verdàtre persistante. (Lafon.) Dans le cas où une prescription médicale ne spéculerait pas l'emploi d'une des deux digitalines amorphe ou cristallisée, il faut toujours délivrer la digitaline amorphe. M. iNativelle a obtenu la Digitaline cristallisée par le procédé suivant qui a été adopté par le Codex : Feuilles de digitale des Vosges en poudre assez fine........................... l,000gram. Acét ite plombique neutre cristallisé..... 2:>0 — Eau distillée.......................... 1,000 — La digitale doit être cueillie la seconde année au moment où les premières fleurs apparaissent. Il est très-important que l'acétate de plomb n'ait aucune réaction alcaline. Une légère acidité serait préférable. On dissout dans l'eau froide le sel plombique, on ajoute la poudre, on mêle intimement, on passe le tout à travers un tamis en crin n° 3 et on laisse en contact vingt-quatre heures, en ayant le soin de mélanger de temps en temps. On met ce mélange dans un appareil à déplacement, on le tasse suffi animent, et on l'épuisé jusqu'à cessation d'amertume avec de l'alcool à 60° centésimaux. On obtient environ six parties de liqueur. On sature exactement cette liqueur par une solution de bicarbonate sodique, dissous à saturation 432 DIGITALINE. dans l'eau froide. (Il faut environ 2o à 30 grammes.) L'effervescence terminée, on distille; la liqueur restante est évaporée au bain-mariejusqu'àréduction à 2,000 grammes; on la laisse refroidir puis on l'étend de son poids d'eau. Deux ou trois jours après, on décante à l'aide d'un siphon la liqueur claire et l'on fait égoutter le précipité sur une chausse en toile. Ainsi débarrassé de la liqueur extractive, ce précipité pèse 100 grammes environ. On le divise dans 1,000 grammes d'alcool à 80° centésimaux, en passant le tout a travers un tamis en crin n° 1 ; on chauffe le liquide trouble qui en résulte jusqu'à l'ébullition, et l'on y ajoute une solution faite avec 10 grammes d'acéate plombique neutre; on continue de chauffer quelques instants, on laisse refroidir et l'on filtre. On verse sur le dépôt du filtre de l'alcool pour entraîner la liqueur qu'il retient, et on le presse. Cette liqueur est additionnée de S0 grammes de charbon végétal en poudre fine lavé à l'acide, puis à l'eau et bien neutre, on la distille. Le résidu, charbon et liquide, est chauffé assez longtemps au bain-marie pour chasser ce qu'il retient d'alcool. Il est très important que tout l'alcool soit chassé; on ajoute un peu d'eau pour remplacer celle qui s'évapore. On laisse refroidir, puis on met égoutter sur le tamis qui a servi à la division du précipité et on lave le charbon avec une petite quantité d'eau pour enlever les dernières parties de liqueur colorée. On sèche complètement ce charbon dans l'étuve, à une température qui ne dépasse pas 100°, et on l'épuisé, par déplacement, avec du chloroforme pur, jusqu'à ce qu'il passe incolore. On distille cette liqueur à siccité : on met dans le ballon quelques grammes d'alcool à 95°, et l'on évapore pour chasser les dernières traces de chloroforme. Le résidu est la digitaline brute, avec de la matière poisseuse et de l'huile. On la dissout à chaud dans 100 grammes d'alcool à 90° centésimaux, on ajoute 1 gramme d'acétate plombique neutre dissous dans un peu d'eau et 10 grammes de charbon animal, en grains fins, sans poudre, traité par l'acide chlorhy- drique et lavé ensuite jusqu'à ce que les liqueurs ne soient plus acides. Après une ébullition de dix minutes, on fait refroidir. On laisse déposer la liqueur, puis on la filtre dans un cylindre en verre garni d'un tampon serré de coton; elle passe vite et limpide; on ajoute, sur la fin, le dépôt de noir, et on l'épuisé de toute amertume par de l'alcool. On distille; la digitaline, alors en masse grumeleuse cristallisée, n'est plus imprégnée que par l'huile colorée ; on la sépare d'un peu de liqueur aqueuse qui s'y trouve, et l'on pèse le ballon préalablement taré pour avoir le poids de la digitaline impure. On la dissout à chaud dans une quantité exactement suffisante d'alcool à 90° centésimaux, soit de 6 à 12 grammes, selon la richesse en digitaline. On remplace, s'il y a lieu, l'alcool évaporé, puis à la liqueur refroidie on ajoute en éther sulfurique rectifié à 6o° la moitié du poids de l'alcool employé; on mélange, on ajoute encore en eau distillée les poids réunis de l'alcool et de l'éther, on bouche et l'on agite; deux couches se prouuisent: l'une supérieure, colorée, formée d'éther. qui s'est emparé de l'huile grasse ; 1 autre inférieure et décolorée, contient la digitaline qui, devenue libre, cristallise aussitôt. On met le ballon dans un endroit frais. Deux jours après, on verse le tout dans un petit cylindre muni d'un tampon peu serré de coton ; la liqueur mère s'écoule, puis la couche colorée ; on entraîne par un peu d'éther ce qui reste de cette dernière, adhérente aux cristaux. Obtenue ainsi, cette digitaline de première cristallisation est peu colorée. Pour l'avoir parfaitement blanche, deux purifications sont nécessaires ; mais auparavant, un traitement au chloroforme est indispensable pour la séparer du reste de digitine qui nuirait à sa pureté. La digitaline bien sèche, réduite en poudre fine, est dissoute dans 20 parties de chloroforme; la solution éclaircie est filtrée dans un cylindre à travers un tampon serré de coton; la liqueur passe limpide; on la distille à siccité, et l'on verse dans le ballon un peu d'alcool destiné, en se vaporisant, à déplacer les dernières traces de chloroforme. On dissout cette digitaline dans 30 grammes d'alcool à 90° centésimaux, on ajoute o grammes de charbon animal lavé, en grains, on fait bouillir pendant dix minutes; la liqueur est filtrée et le noir épuisé, comme on l'a indiqué, enfin, on distille; la digitaline, cristallisée et sèche, tapisse les parois du ballon, mais elle est encore un peu colorée. On obtient le poids en pesant le ballon préalablement taré. Pour l'avoir blanche, on la dissout à chaud dans une quantité exactement suffisante d'alcool à 90° centésimaux, soit6 à 8 grammes, selon la richesse en digitaline. On ajoute à la solution la moitié en éther du poids de l'alcool employé et le double d'eau distillée, on bouche et l'on agite; la cristallisation commence bientôt. L'éther ne se sépare pas. On expose au frais de la nuit; le lendemain, la presque totalité de la digitaline s'est déposée en petits groupes blancs aiguillés ; ce qu'elle retenait de matières colorantes reste dans la liqueur mère. On verse le tout dans un cylindre et on DORONIC. — DOUCE AMERE. 433 lave les cristaux avec de l'éther, comme il a été dit plus haut. ■1,000 grammes de digitale des Vosges de bonne qualité donnent environ 1 gramme de digitaline cristallisée qui se présente sous la forme de cristaux très-légers, très-blancs, formés d'aiguilles courtes et déliées, groupées autour du môme axe et ayant les mêmes réactions chimiques que la digitaline amorphe (v. p. Ziol). Il existe dans le commerce deux sortes de digitaline : la digitaline allemande (amorphe ou cristallisée), soluble dans l'eau, et la digi- taline française (D. amorphe de Homolle et Quevenne et-0. cristallisée de Nativelle), insoluble dans l'eau. Il résulte d'un travail de M. Ph. Lafon que tous les produits d'origine française, soit amorphes ou cristallisés, sont entièrement solubles dans le chloroforme, peu solubles dans I'étber, insolubles dans la benzine, et qu'ils se colorent en vert sous l'influence de l'acide chlorhydrique concentré. On sait que ces caractères sont indiqués par le Codex français pour les essais de la digitaline. Ils donnent également la coloration bleue verdâtre sous l'influence de l'acide sulfurique alcoolisé et d'une trace de perchlorure de fer. Les produits allemands, désignés sous le nom de digitaline amorphe et de digitaline cristallisée, sont au contraire insolubles dans le chloroforme et ne donnent aucune réaction, •en présence de l'acide chlorhydrique concentré ou de l'acide sulfurique et du perchlorure de ter, tandis qu'une substance vendue en Allemagne sous le nom de Digitoxine présente tous les caractères de la digitaline française. Aussi M. Lafon la considère-t-il comme identique à la digitaline Nativelle, sauf qu'elle est amorphe. D'après les travaux de MM. Walz, Bouchar- dat, Gaethals, Kosmann et Blaquart, la digitaline est un glucoside se convertissant sous l'influence des acides dilués en glucose et en digitalirétine. M. Homolle n'admet pas ce dédoublement. Elle ne contient pas d'azote. Le charbon animal l'enlève à ses dissolutions, et ses solutions perdent leur amertume quand elles sont mises en contact avec diverses matières organiques (albumine, fibrine, pain, gluten, caséum, chair musculaire, etc.). La digitaline cristallisée, beaucoup plus active que la digitaline amorphe, ne peut lui être substituée aux mêmes doses. La digitaline amorphe contient, suivant M. Blaquart, 10 à 12 pour 100 de digitaline cristallisée. Celle dont on se sert en Allemagne est retirée des semences de la plante et est soluble dans l'eau. M. Lefort suppose que la différence de solubilité entre la digitaline des feuilles et celle des semences lient probablement à différents degrés d'oxydation. La digitaline se classe parmi les agents les plus énergiques de la matière médicale, dont le dosage et l'emploi demandent une grande circonspection. Disséminée en particules très- ténues dans l'air, elle peut provoquer de violents ôternuements. Injectée dans les veines ou portée dans l'estomac, elle modifie la circulation, produit une diminution de la fréquence du pouls. Relativement aux doses, il est important de noter que la poudre de digitaline est considérée comme cent fois moins active que la digitaline du Codex ou amorphe; que cette dernière est à son tour J0 fois moins active que la digitaline cristallisée. Par conséquent, 10 centigr. de poudre de digitale correspondent à 1 milligramme de digitaline amorphe et à l/10 c de milligramme de digitaline cristallisée. La digitaline amorphe s'emploie sous forme de granules de 1 milligr., et les auteurs, d'après l'expérience pratique déjà acquise, conseillent la marche suivante pour la progression du dosage : Débuter par 2 ou 3 granules par jour chez les adultes, et augmenter successivement jusqu'à 5 ou 6 ; mais ne dépasser cette dose qu'avec une grande circonspection et en mettant au moins trois jours d'intervalle entre chaque augmentation à partir de six granules ; s'arrêter et même suspendre l'emploi du médicament pendant quelques jours, dès que le malade accuse la plus légère tendance aux nausées, ou seulement des tiraillements d'estomac et un sentiment de prostration générale un peu marquée. (V. aussi Alcoolé et Sirop de digitaline.) A la place de la digitaline amorphe on peut prescrire la digitaline cristallisée, mais à des doses 10 fois moindres. Celte dernière étant pure et toujours identique à elle-même, doit être préférée à l'ancienne digitaline. DORONIC. Mort aux panthères; Doronieum pardalian- ches. (Synantbérées.) Schwindelwurzel, Leoparden-wiïrger, al.; Leopard's bane, ako.; Doronica, esp.; Reebokkruid, jiol.; Doronico, it. La racine a été conseillée dans le vertige, l'épilepsie et l'aménorrhée. Inusitée. DOUCE-AMÈRE*. Morelle grimpante, Vigne de Judée, Loque; Solanum dulcamara. (Solanées.) Bittersusestengel, Rother nachtachatten , al. ; Woody nightshade, Bitter sweet, ang.; .lassimin berri, AR.; Hundebuar, Troldbaer, dan.; Dulcamara, esp., it. ; Bitterzoet, hol.; Glistnik, Psinki wodne, pol.; Dolca- marga, por.; Paslen sladkogorskoi , Psinki, nus.; CJweswod, su.; Jaboniasemi, tur. I Plante indigène et commune le long des 434 DRAGEES murs et dans les décombres. Elle est reconnaissante à ses tiges grêles, ligneuses, grimpantes ; à ses fleurs violettes, en cimes, auxquelles succèdent de petites baies écarlates, dont le suc contient une matière colorante que M. Legrip a nommée polychrotte par analogie, sans doute, avec celle du safran. On emploie les jeunes tiges que l'herboristerie offre ordinairement coupées en tronçons et fendues. Elle a une saveur d'abord amère, puis sucrée. Wittstein a trouvé dans les tiges de la douce-amôre, outre la Solanine, une nouvelle base qu'il a nommée Dulcamarine. Le corps signalé par Pfaff et nommé par lui Picro- glycion, n'est, d'après Desfosses, qu'un mélange de solanine et de sucre. Sudorifique, dépuratif, fréquemment employé en décodé (pp. 20 : 1000) dans les maladies syphilitiques, dartreuses, psoriques, le rhumatisme. On en fait un extrait*, un sirop. * DRAGÉES. Zuckerkoerner, al.; Sugar-plimis, ang.; Grajeas, esp.; Trayes, lat. Cette forme pharmaceutique a été inventée par M. Fermond en 1832. Voici les différents modes de préparation. 1° Dragées dont le noyau est une pilule. On met les pilules à recouvrir en dragées dans une bassine étamée, de forme ronde, et suspendue au plafond au moyen d'une corde qui passe par les deux anses ; on verse sur les pilules, d'une solution de gomme au tiers, tout juste ce qu'il faut pour les humecter, on remue pour qu'elles s'humectent uniformément; on ajoute du sucre en poudre (les confiseurs y ajoutent de l'amidon), on remue de nouveau la bassine en tous sons pour que les pilules se recouvrent d'une couche mince de sucre, puis on porte à l'étuve chauffée à 25° les produits enrobés disposés sur des tamis de crin; on réitère trois fois au moins la même opération. A la dernière couche, on doit remuer longtemps pour que les dragées se lissent bien. C'est le glaçage. En n'employant que de la gomme arabique, ou en humectant convenablement pendant l'enrobage, on obtient une enveloppe transparente, et si le noyau médicamenteux l'est aussi, on a des dragées qui ont l'apparence des capsules de Raquin ou de celles d'Humann. 11 est quelquefois utile de chauffer un peu le fond de la bassine. Ce moyen ne réussit bien qu'autant qu'on opère sur des masses de pilules (5 kilog. et plus). Pour les petites quantités on réussit mieux en mettant les pilules dans une casserole à fond rond, ou encore une sorte de boîte à argenter les pilules ; on les humecte avec un peu de mucilage clair ou de blanc d'œufs, et on les enrobe à la manière ordinaire, avec un mélange de sucre, d'amidon et de gomme arabique en poudre. Par ce dernier moyen on peut recouvrir ex- temporanément toute quantité et toute sorte de pilules. Il est même beaucoup plus expédi- tif que la gélatinisation. On emploierait avantageusement dans quelques cas, comme robe de pilules, la gélatine de carragaheen sèche et pulvérisée. On colore quelquefois les dragées en rouge avec le carmin liquide. Beaucoup de pilules de saveur très-amère. et que l'on peut préparer d'avance sans inconvénients, seraient très-convenablement disposées sous forme de dragées. Il serait de même bon d'enrober les pilules qui peuvent s'altérer par le contact de l'air ; telles sont celles de protocarbonate de fer, celles de Blaud, etc. Les résines, au lieu d'être humectées avec de l'eau, sont battues avec de l'alcool faible. Nous citerons aussi les granuloïdes de Le- perdriel, ou petites dragées contenant chacune 5 centigr. de sel (carbonate, citrate de li-. thine,etc.),recouvertes d'une couche de sucre; les sels granulés effervescents des Anglais, préparés à froid avec le sel à rendre effervescent (citrate, lactate, carbonate, pyrophosphate, iodure, etc.) avec de l'acide citrique ou tartrique, du bicarbonate de soude et un peu de sucre; on mêle intimement; l'eau contenue dans les acides suffit pour donner au mélange une consistance pâteuse; on chauffe au B.-M. dans une capsule, la masse devient spongieuse, on bat alors vivement avec'une spatule jusqu'à ce que le tout soit granulé; on passe au crible et on a le sel en granules, semblables à de la grosse semoule, qu'on enferme dans des bocaux bien secs. Les poudres granulées de M. Mentel rentrent aussi dans cette catégorie de formes médicamenteuses: ce sont des granules de la grosseur d'un grain de millet au plus, préparées à la manière des anis de Flavigny. Ce mode de granulation a été adopté par M. Mentel pour les poudres que l'on prescrit à grandes doses, comme le sous-nitrate de bismuth, la magnésie calcinée, le carbonate de magnésie, Iecous- so,la rhubarbe pulvérisée, l'éponge pulvérisée, l'iodure de fer ; il présente les avantages d'une bonne conservation, d'une administration facile et d'un dosage sûr et commode. Les Gouttes perlées ou Granules perlés dont l'invention due à M. Guillermond, de Lyon, a été reprise par M. Sarmant, de Marseille, constituent une sorte de granules. On fait dissoudre dans l'eau, à l'aide de la chaleur, le principe actif à doser, associé à une certaine quantité de gomme et de sucre, puis on introduit ce mélange dans un appareil spécial, constitué par un cylindre formé de DRAGÉES. Irous allongés et articulés, calibrés tons exactement de la base au sommet, supportant toujours la même pression, de telles sorte que les gouttes qui tombent de ces tubes pèsent toutes 5 centigr. Exposées à l'air, ces gouttes se solidifient et prennent une forme globulaire légèrement aplatie qu'elles conservent indéfiniment. Exemple : Gouttes de Fowler perlées. Ac. arsénieux..... 5,0 Eau distillée......250,0 Carbon, de potasse. 5,0 Alcool, de mélisse.. 15,0 Gomme et sucre... 250,0 Réduisez par la chaleur à 500 gr., et vous aurez une liqueur qui contiendra 1 centième de son poids d'acide arsénieux. Aujourd'hui, à la Pharmacie centrale, on prépare toutes les pilules d'odeur ou de saveur désagréable, sous forme de dragées ; et toutes les substances énergiques (acide arsénieux, alcaloïdes, etc.), sous forme de granules. Exemples de ces préparations les plus courantes avec la dose des substances qu'elles contiennent : Calomel à. Santonine..... _ Carb. ferr..... 15 Iodure ferr... 5 Lact. ferr.... 5 S centig. S.-nit. de bism. à. 5 cent. 2 c. 1/2. Suif, de quinine... 5 — Pilul. écossaises.. 20 —■ Copahu ......... 50 —■ Copahu et Cubèbe. 50 — Acide arsénieux Aconitine...... Atropine....... Granules. ^^^^^^^^^ ,1 mtll. Digitaline a...... 1 mill. 1 — Morphine (sels de). 1 — 1 — Strychnine ( — ). 1 — Dragées antichlorotiques (Pennés). Fer porph.......... 0,15 Safran............. 0,03 Armoise pulvérisée.. 0,10 Aloès.............. 0,02 Sirop de gomme et sucre, Q. S. pour faire une dragée du poids de 50 centigr. Dragées antileucorrhéennes (Colombat) Oxyde noir de fer___ 20 Copahu solidifié ...... 100 Gentiane pulvérisée... 50 Cannelle ............. 20 Rhubarbe............ 20 . Faites des pilules de 2 décigr. (Buuch.) Leucorrhée chronique; six, matin et soir. Dragées balsamiques, de Fortin. Copahu pur........ 30,0 Magnésie calcinée... 1,5 Au bout de 24 heures, divisez la masse en soixante-douze parties, et recouvrez en dragées t Dragées de chloral ou chloral perlé. (/. Limousin). Hydr. de chloral.....25 Gomme arabique ... Q.S. Pour faire 100 pilules contenant 0 2o cent, d'hydrate de chloral. Enrobez ces pilules et dragéifiez-les à la bassine. — A prendre de 2 à 8 avec une gorgée d'eau chaque fois. La muqueuse buccale est très désagréablement impressionnée par le contact de l'hydrate en solution ou en sirop, une sensation très-pénible de constriction se fait sentir au ________■ hbï gosier, et l'administration de ce médicament peut avantageusement s'effectuer sous la forme de perles ou de dragées (contenant chacune 0 gr. 25), sans craindre une action caustique sur l'estomac. (O'Rorke, Mauriac, Buhomme, Liégeois, Limousin). Dragées de copahu et cubébine (Labélonye). Copahu ............. 500 Cubébine ............ 500 Agitez pendant quatre heures avec six jaunes d'oeufs, et après ce temps ajoutez Q. S. de poudre de réglisse pour donner la consistance convenable. Faites des bols ovoïdes, que vous sécherez à l'étuve, et mettrez ensuite en dragées. Dragées de cubébine, de Labélonye. Cubébine .......... 250 Mucilage adrag...... # Poudre de réglisse. Q. S. F. des pil. ovoïdes contenant chacune 5 décig. de cubébine, et mettez ensuite en drag. (Jourd). Dragées ou granules de digitaline. Digitaline......... 1 gr. Sucre pulvérisé... 49 gr. Après avoir opéré un mélange parfait, on humecte légèrement celui-ci de manière à lui donner la consistance pilulaire, et l'on divise en mille granules que l'on recouvre d'une légère couche de sucre, à la manière des anis de Verdun. La division de ces granules est rendue plus facile si, au lieu d'eau pure pour humecter le mélange, on emploie celle-ci légèrement gommeuse. Mais il ne faut pas qu'elle le soit de trop, dans la crainte qu'elle ne fasse trop durcir le médicament. Est-il nécessaire de faire remarquer que si l'on se dispense de recouvrir de sucre ces granules, on aura simplement des pilules de digitaline? Les granules de digitaline offrent les avantages d'un dosage facile, d'une administration agréable, et d'une solubilité rapide et complète. Dose. — Chaque granule contient 1 milligramme de digitaline. On les administre chez les adultes à la dose de quatre ou sk par jour, en débutant par deux ou trois. (Uomolle et Quevenne.) Dragées ou granules de digitaline cristallisée. Digitaline cristal.. Gomme arab. pulv. 0,025 Sucre de lait pulvérisé.. 4 0,90 Sirop de miel........ Q.S. Triturez longtemps la digitaline dans un mortier de porcelaine avec le sucre de lait et faites 100 granules argentés contenant chacun 1/4 de milligramme. Dragées au fer réduit par l'hydrogène (Miquelard et Quevenne). Fer réd. par I'hydr. 5 kil. Sucre en poudre.. 20 kil. Faites avec sirop de sucre Q. S. une masse pilulaire que vous diviserez en cent mille granules et que vous recouvrirez ensuite de sucre à la manière des dragées. Zl36 DUBOISIA MYOPOROIDES. Chaque dragée contient 5 centigr. de fer. Les Dragées de Quevenne au fer réduit sont du poids total de 25 centig. et ont le chocolat pour excipient. Elles contiennent 5 centig. de fer réduit. (V. aussi Chocolat au fer réduit.) Dragées au fer et à l'ergot de seigle. Limaille de fer t.-fine . 25 Sucre............. Q. S. Ergot de seig. pulvér. 3 F. S. A. pour 100 dragées. Contre l'incontinence d'urine. Dragées ferrugineuses (E. Robiquet). Pjrophosphate de fer.................... 50,0 F. S. A. 500 dragées. Chacune contiendra 10 centigr. du sel de fer. Dragées ferrugineuses manno-bismuthées (L. Foucher). Fyrophosphate de fer.. 5 Manne en larm. purif. 25 Sous-azot. de bismuth. 5 Faites 100 dragées. Chacune contiendra 5 centigr. du sel de fer et du sel de bismuth. Dragées de Keyser. Protoacêtate de mercure. 0,0 Manne en larmes. 12,0 Faites 72 pilules dragéifiées. Chacune contiendra environ un centig. d'acétate. (Soub.) Cette formule a singulièrement varié en passant de formulaire en formulaire ; du reste, elle a varié entre les mains de l'auteur lui- même. Dragées du docteur Vaume. Dragées aidisyphilitiques, Pilules de mercure et de fiel de bœuf. Mercure............ 30 Amandes douces..... 125 Sirop de raisin....... 500 Fiel de bœuf......... 90 Triturez pour éteindre le mercure, ajoutez : Poudre de riz........ 360 Poudre de guimauve.. 90 F. 9500 pilules à mettre en dragées. Chaque pilule contient 3 millig. de mercure. {Soub.) Deux matin et soir en augmentant successivement jusqu'à vingt-cinq et plus. C'est à cette catégorie que se rapportent les dragées de lactate de fer de Gelis et Conté, dans chacune desquelles on fait entrer 0,05 de lactate, et que l'on fait grosses comme des pois verts. A cette catégorie appartiennent encore le semen-contra (unis vermifuge) et Vanis couvert ou sucré. Ces dragées ne doivent pas être sucées comme celles des confiseurs, mais doivent être avalées entières. La couche de sucre ne sert qu'à masquer le mauvais goût des pilules, à la manière de la gélatine et des pains azymes. Cependant, pour en faciliter la déglutition, on peut les mettre dans une cuiller avec de l'eau et avaler immédiatement. 2° Dragées dont le noyau est une amande ou une semence inerte, la substance médicamenteuse étant mêlée avec le sucre de la robe. Pour celles-ci, on mêle la substance médicamenteuse réduite en poudre fine avec le sucre, et l'on enrobe le noyau avec celte poudre composée de la même manière que ci-dessus. On peut prendre pour noyau des amandes, des noisettes, des pépins de cerises, de la coriandre, de l'anis, etc., selon la grosseur que l'on peut donner aux dragées. Ces dragées peuvent se sucer. On doit éviter, pour cette sorte, les substances d'odeur et de saveur par trop désagréables. Dragées vermifuges au calomel. Calomélas... 15 Amidon................... 15 Sucre ....... 20 Essence de bergamote...... Q. S. Pour 144 dragées, dont chacune contiendra 0,1 de calomel. (Cad. elFoy.) Dragées vermifuges à la santonine*. Santonine pulv... 10 Sucre___250 Carmin... Q. S. F., à l'aide de nonpareilles, comme noyaux, des dragées de 0,25 ou 0,50, en doublant la dose de sucre. Chacune contiendra 0,01 de santonine et représentera une pastille de même base. Dose : de 1 à 10 par jour pour enfants. 3° Dragées sans noyau central. Pour celles-ci, on mêle dans une bassine la substance avec du sirop très-cuit, et l'on fait chauffer en remuant toujours jusqu'à ce que la masse se prenne en grains. C"est la même opération que pour le sucre sablé. C'est aussi de cette manière qu'on obtient des globules de sucre et d'amidon ou de lactine pour la médecine homœopathique. C'est encore ainsi, nous supposons, que les Anglais préparent d'assez nombreux médicaments en grains gros comme des semences de moutarde, et qu'ils nomment pearls (perles). DUBOISIA MYOPOROIDES. Le Duboisia myoporoîdes est un arbre de petite taille, k à o mètres, avec des feuilles alternes, lisses,longues de 9 à 12 cent., larges de 3 cent, seulement. Fleurs blanches ou li- las très-petites ; le fruit est petit, succulent et a l'aspect d'une baie. Le Duboisia possède des caractères botaniques qui en font une plante très-difficile à classer et constituent un nouveau trait d'union entre la famille des solanées et des scrophulariées. Il est commun en Australie aux environs de Sydney, à la Nouvelle-Calédonie (Panché), à l'île des Pins et à la Nouvelle-Guinée. Ses propriétés thérapeutiques ont été étudiées pour la première fois par Bancroft qui essaya l'extrait aqueux des feuilles et reconnut qu'if avait, comme la belladone, la propriété de dilater la pupille. Son principe actif fut EAUX DIVERSES. 437 obtenu en 1878 par Gerrard qui reconnut en lui un alcaloïde qu'il nomma Duboïsine ; il l'obtient en dissolvant l'extrait aqueux dans son volume d'eau, l'additionnant d'alcool tant que ce liquide détermine un précipité, et séparant le précipité par le filtre. La liqueur alcoolique distillée, le résidu fut étendu d'eau, additionné d'un léger excès d'ammoniaque et agité avec un excès de chloroforme; l'évapora- tion du chloroforme a laissé un résidu ayant l'aspect d'un sirop à réaction alcaline très-manifeste. Ce résidu fut redissous dans l'acide sulfurique dilué, et par une addition d'ammoniaque donna un précipité d'aspect huileux et jaune. Cet alcaloïde est très-solublc dans l'eau, l'alcool, l'élher, le chloroforme, le benzol, le sulfure de carbone. Une partie de l'alcaloïde transformé en sulfate a donné les mêmes réactions que l'atropirte. Les réactions de ces deux substances sont très-semblables, la chaleur les volalise ; le sulfate et le bromhydrate de Duboïsine ont seuls donné quelques houppes cristallines. Ladenburg admet que la duboïsine et l'atropine sont identiques. .Néanmoins, la Duboïsine semble être un alcaloïde nouveau différant en quelques points de l'atropine. Duquesnel a obtenu la duboïsine cristallisée sous forme de fines aiguilles incolores, groupées autour d'un point central. L'alcaloïde dissous dans 120 fois son poids d'eau dilate fortement la pupille, deux milligrammes injectés sous la peau ont arrêté les sueurs nocturnes d'un malade (Blake) et produit des phénomènes tétaniques chez des animaux. C'est un antagoniste de l'action de la muscarine (Ringer). Suivant M. Galezowski, la Duboisine serait préférable dans certains cas à l'atropine qui n'est pas toujours bien supportée par les douleurs locales qu'elle provoque, quoiqu'il ait vu le nouvel agent amener des symptômes toxiques généraux tels que sécheresse de la gorge, tremblements, inappétence, somnolence, grande faiblesse musculaire. La duboïsine s'emploie surtout en collyre sous forme de sulfate, à la dose de 0,05 pour 10 gr. d'eau distillée. Nous plaçons ici un autre duboïsia : le Du- boïsia llopicoodii, Muell. (Pituri ou Pitcheré). Originaire de la .Nouvelle-Galles du Sud et de l'Australie occidentale, cette espèce joue un grand rôle chez les indigènes. Ils la mâchent et la fument, non seulement pour se procurer une sorte d'ivresse, mais pour se donner une grande force musculaire au moment de la chasse et du combat (Bcmcroft). Le Pituri est très-toxique ; à faible dose il agit d'abord comme un narcotique léger, il provoque la salivation, une dose plus élevée entraîne la paralysie puis la mort. Son principe actif (Piturine, de Gerrard) ne sérail autre que la nicotine. (Petit.) Même emploi et mêmes doses que l'atropine. E EAU. Protoxyde d'hydrogène : Aqua, "ïSuj. Wasser, 4L.; Waler, ans., HOI.; Mali, Owzir, ar.; Vand, dan.; Agua, ESP., POK.; Acqua, it.; Ab, pkr.; Voila, rus.; AVattefl, su.; Tannear, tam.; Sou, tur. Comme agent de dissolution et comme véhicule, l'eau, l'un des quatre éléments des anciens, et dont la véritable nature fut reconnue par Cavendish, joue un rôle des plus importants en pharmacie. En raison de cette importance, nous aurions à considérer : 1° l'eau sous le rapport physique, c'est-à-dire, à l'état liquide ou ordinaire ; puis à ceux de glace, de neige ou de vapeur ; 2° sous le rapport chimique, c'est-à-dire à en faire connaître la composition, selon qu'elle provient de la pluie, de fontaines, de puits, de rivières, etc.; 3° enfin, sous le rapport de ses applications en pharmacie et en médecine ( V. ap- pend.); mais ce travail nous mènerait trop loin. Nous nous bornerons donc à parler ici des eaux médicamenteuses proprement dites, et dans l'ordre suivant: 1° Eaux diverses; 2° Eaux distillées ou hydrolats ; 3° Eaux minérales naturelles ; W Eaux minérales artificielles. Pour les corps que l'eau dissout, V. p. 168, et Tableau chimiq. , p. 7Zi-82. EAUX DIVERSES. Nous réunissons, sous ce titre, toutes les eaux pharmaceutiques qui n'ont pu entrer dans des groupes de médicaments bien définis. Ce sont en général des solutés aqueux. Eau albumineuse. Eau . 1000 Blancs d'œufs....... no 4 Eau de fleur d'or..... 10 Battez avec une petite quantité d'eau, ajoutez le reste du liquide, passez à l'étamine, et arom. avec l'hydrolat. (Codex.) Contre-poison du sublimé corrosif. Eau d'Alibour. Collyre de Saiitt-Jenœron. Sulfate de zinc........ 70 Safran............. 4 — de cuivre...... 20 Eau............... 2000 Camphre............. 10 Laissez en contact et filtrez. (Cad.) Préparation à employer avec précaution. Eau alumineuse. Sulfate d'alumine..... 10 Eau............... 1000 Zi38 EAU A LUMINEUSE. Il Dissolvez et filtrez. Usage externe, injections, gargarismes. Eau alumineuse composée. Liqueur d'alumine composée. Alun, Suif, de fer, âà. 30 Eau bouillante...... 1000 Dissolvez et filtrez. (Lond.) Styptique. Eau alumineuse, de Fallope. Alun, Sublimé corrosif, âa......... 7,0 Eau de roses; Eau de scordium, âa. 360,0 Employée jadis dans le pansement des ulcères sordides et vénériens. (Giord.) Eau d'alun composée. Eau d'alun de Bute, liqueur d'alun composée, Eau styptique; injection, lotion, fomentation ou collyre astringent ; Injection de Pringle, Soluté de sulfcde de zinc et d'alumine; Liquor aluminis compositus,Aqua aluminosa Bateana Sulfate d'alumine..... 1ÎS Eau bouillante ...... 1000 Sulfate de zinc........ 12 A l'extérieur en lotion , injection, collyre, comme astringent. {Lond.). V. Eau styptique, p. 426. Eau d'Anhalt spiritueuse. Alcool ........... 2500,0 Baies de laurier.... 15,0 Térébenthine..... 250,0 Semences de fenouil. 15,0 Girolles .......... 180,0 Bois d'aloès........ 12,0 Cubèbes .......... 180,0 Safran............. 10,0 Cannelle ......... 180,0 Muse .............. 0,8 Encens ........... 45,0 Ne diffère guère du baume de Fioravanti que par le musc, que, du reste, plusieurs pharmacopées ne mentionnent pas ; Cadet, qui donne cette formule, ne dit point de distiller. Eau angélique. Crème de tartre.... 8,0 Eau............. 250,0 Manne ............ 60,0 Suc de citron..... 15,0 Clarifiez au blanc d'œufs, faites infuser un peu d'écorce d'orange dans la liqueur et passez. (Tad.) Purgatif agréable. Eau anodine de Vicat. Alcoolé d'ammoniaq.. 15 Opium ............. 2,5 Eau-de-yie.......... 30 Camphre ........... 1,2 Faites macérer trois jours; passez. {Spiel.) Dans l'odontalgie ; on s'en frotte aussi les mains que l'on présente ensuite sous le nez pour dissiper les maux de tête. Eau antidartreuse du cardinal de Luynes. Eau de roses...... 250,0 Céruse ............ 15,0 Sulfate d'alumine.. 12,0 S'applique avec précaution en compresses dans les dartres. {Tad.) Eau antipédiculaire. Hydrolat de roses. 110 Eau mercurielle caustique. 15 Pour détruire le pediculus pubis. {Cad.) Eau antipsorique, de Ranque. Staphysaigre...... 15,0 Eitrait de pavots... 8,0 Sublimé corrosif.... 6,0 Blanc d'œuf........ n° 1 - EAU DE BOTOT. Faites bouillir le staphysaigre dans un litre d'eau, passez et ajoutez l'extrait. En lotions dans la gale. {Cad.) Eau antiputride, de Beaufort. Acide sulfurigue..... 30 Eau................ 500 Eau d'arquebusade, de Théden. Vinaigre.......... 1300 Sucre .............. 375 Alcool ............ 1300 Acide sulfuriq. faib. 300 Mêlez et filtrez. {Cad.) La formule de ce médicament varie assez ; Cot., Pid., Spiel., Guib., remplacent l'acide acétique par du suc d'oseille, d'autres n'y mettent pas de sucre. Austr. le remplace par du miel et indique moitié moins d'alcool. Astringent vulnéraire et antiseptique. A l'intérieur, 20 à 30 goultes dans un véhicule approprié ; à l'extérieur, en lotions dans les ulcères purulents, les contusions, les hémor- rhagies. Eau balsamique de Jackson. Zestes d'oranges.... 50 Benjoin ............ 60 — de citrons... 60 Cannelle ........... 15 Racine d'angélique.. 60 Vanille ............ 15 Gaiac .............. 180 Myrrhe............ 15 Pyrèthre........... 180 Ecorces de grenad.. 15 Baume de Tolu..... 60 Alcool ............. 1900 Faites macérer huit jours; distillez au B.-M. à siccité et ajoutez au produit : Alcool à 80» ............................ 500 Alcool de cochléaria, de menthe, aa...... 250 Colorez avec Q. S. de teinture d'orcanette. Dentifrice, rince-bouche, toilette. {Brev. exp.) Eau de Belloste. Liquide autrefois employé comme résolutif et composé à P. E. d'acide chlorhydrique et d'eau-de-vie ; plus, de safran avec ou sans addition d'eau. Eau bénite. Sassafras. 15,0 Réglisse. 30,0 Eau de chaui. 3000 Passez après deux jours de macération. {Pierq.) Préparation qui se rapproche de l'eau de chaux de Carmichacl. Eau bénite de la Charité. Potion vomitive des peintres. Emétique......... 0,3 Eau.............. 250,0 En deux fois, à 1 heure d'intervalle, dans la colique des peintres (traitement de la Charité) (F. H. P.). Eau de Botot. Ess. de menthe___ 1,2 Eau-de-\ie........ 875,0 Anis .............. 30,0 Girofle ............ 8,0 Cannelle ........... 8,0 Laissez macérer huit jours, filtrez et ajoutez : Teinture d'ambre.. r............... 4,0 Dentifrice très-usité. {Cad.) Des auteurs y ajoutent de la cochenille 2, et du quina rouge 15. EAU DE BOULE. EAU CHLOROFORMISÉE. A39 Voici une bonne modification de l'eau de Botot : Girofle----- Cannelle. . Badiane... Cochenille. :>0 30 30 25 Crème de tartre..... 23 Essence de menthe.. 25 Alcool a 80 c....... 8000 On concasse les aromates et on les met dans l'alcool, ainsi que l'huile volatile. D'autre part, on triture la cochenille avec la crème de tartre à l'aide d'un peu d'eau ; on ajoute ce mélange au premier ; on laisse en contact dix jours et on filtre. Eau de boule. Boule de Nancy..... n" 1 Eau bouillante.... 1000,0 Laissez infuser quelques minutes. A l'extérieur, dans les contusions ; à l'intérieur, dans la chlorose, la leucorrhée. Eau brune (Warlomont). Borax............... i0 Extrait de Jusquiame 5 Décoct. de racine de Guimauve*................. 180 En compresses dans les affections aiguës des yeux. Eau camphrée. Arqua camphorata. Camphre............ 2 Eau distillée......... 1000 Pulvérisez le camphre à l'aide d'un peu d'alcool, mêlez-le à l'eau ; laissez macérer pendant quarante-huit heures, en ayant soin d'agiter de temps en temps, filtrez. (Codex.) 1000 de ce liquide contiennent environ 0,75 de camphre. (Jeannel.) ■ Eau camphrée gazeuse. Eau gazeuse...... 1000,0 Camphre............0,3 Eau de casse avec les gpains. Casse en gousse..... 60,0 Emétique........ 0,15 Sulfate de magnésie. 30,0 Eau tiède........ 1000,0 Par verrées dans la'matinée ; dans le traitement de la Charité contre la colique des peintres. Eau cathérétique, de Plenck. Liqueur caustique de Plenck. Subi. corr.. 30,0 Céruse...... 4,0 Alcool____375,0 Alun......30,0 Camphre-----4,0 Vinaigre.. 375,0 Mauvaise préparation qu'on appliquait sur les excroissances syphilitiques. (Cad.) Eau céleste. Eau ophthalmique ou azurée. Eau de chaux.....500,0 Sel ammoniac........ 4,0 Laissez la solution à l'air libre, dans un vase de cuivre, et, au bout de quelque temps, décantez la liqueur devenue bleue. On l'obtient extemporanément en faisant dissoudre 0,2 de sulfate de cuivre dans 125,0 d'eau distillée, et ajoutant 1,2 d'ammoniaque liquide. (Guib.) Eau chalybée. Sulfate de fer........ 0,1 Eau privée d'air... 500,0 Bouchez bien. (Foy.) Eau de chaux*. Eau de chaux seconde ; Liqueur de chaux (Lime water, ang.); Oxydum calcieurn aquâ solutum. Éteignez la quantité de chaux vive que vous voudrez, et agitez-la avec 30 ou iO fois son poids d'eau pour lui enlever la potasse qu'elle peut contenir, laissez reposer, décantez ; rejetez le liquide, puis versez sur l'hydrate de chaux 100 fois son poids d'eau de fontaine ; agitez de temps en temps le premier jour et laissez reposer. Décantez au fur et à mesure du besoin. Le soluté contient par 1000 environ 1,285 de chaux caustique. (Codex.) C'est là l'eau de chaux que les médecins désignent parfois sous le nom d'eau de chaux seconde. Elle est antiacide, antidiarrhéique, dessiccative, antiseptique, antistrumeuse. La propriété qu'elle possède de dissoudre les calculs uriques des reins et de la vessie est reconnue depuis longtemps. A l'intérieur, on l'emploie à la dose de 50 jusqu'à 100 grammes et même plus, soit seule, soit coupée avec du lait. Elle contient sensiblement 0,05 de chaux par 25,0. On peut l'employer à laver les arbres fruitiers pour détruire les œufs ou les larves d'insectes qui les dévorent pendant la belle saison. On doit tenir le flacon qui la contient bien bouché, pour empêcher que la chaux ne se carbonate. Le docteur Cleland et M. Bodard ont proposé de lui substituer le saccharate ou sucrate de chaux, supérieur par ses propriétés thérapeutiques. Dose : 1 à 3 gr. dans un verre d'eau, après les repas. Le lacement calcaire de Freer n'est que de l'eau de chaux. Eau de chaux gazeuse. Il a été pris en Angleterre un brevet pour la préparation d'une eau (Carrara water, eau de Carrare), tenant du carbonate de chaux en dissolution, à la faveur d'un excès d'acide carbonique, et utilisée contre les calculs. Dose: 60 à 180gr., 3 fois par jour, on coupe l'eau avec du lait. Eau de chaux composée, de Carmichael. Gaiacràpé. 113,0 Sassafras.. 15 Eau de chaux. 2000 Coriandre. 8,0 Réglisse... 30 Passez après macération. (Jourd.) Affections scrofuleuses et dartreuses. Eau chloroformée. Versez dans un flacon aux trois quarts plein d'eau distillée un excès de chloroforme ; agitez une heure environ et laissez déposer jusqu'à 1 MO EAU DE QUERCETAN. — EAU DIURÉTIQUE GAZEUSE. complet éclaircissement. Décantez. On obtient ainsi Veau chloroformée saturée qui contient 0.90/100 de son poids de chloroforme. L'eau chloroformée diluée est la solution ci-dessus étendue de son volume d'eau. On a ainsi un liquide transparent d'une saveur tout à la fois sucrée, menthée et étliérée. En faisant ajouter à ce soluté des médicaments appropriés, les praticiens formeront des potions aussi variées qu'ils auront d'indications à remplir dans les limites de la médication cliloroformique. L'eau chloroformée peut aussi être employée à l'extérieur en lotions, embrocations, etc. On peut même en mettre un excès. M. Bou- chut a donné la formule suivante pour l'eau de chloroforme ou cliloroformique : Chloroforme... 2 Alcool----- 16 Eau ordinaire. 3C0 Boisson sucrée agréable ; utile contre certaines névroses pour calmer l'irritation nerveuse, etc. Eau contre la gonorrhée, de Quercetan. Térébenth. de Venise. 300 Iris................ 60 Dictame de Crète.... 75 Semences de rue___ 75 Agnus castus........ 73 Vin blanc'......... 3600 Menthe............. 60 Distillez la moitié au bain-marie. (lourd.) Il cuillerées par jour en deux prises. C'est VEuu ou V Esprit balsamique de Rivière, dans laquelle les séminoïdes de fenouil ont été remplacés par de l'agnus castus. Eau contre la migraine. Ammoniaq., Es. de serpolet, Eau-de-vie camph.âa. P.E. Cette eau sert en aspirations et en compresses qu'on applique sur le front. (Swéd.) On peut rapprocher cette eau, ainsi que la suivante, que l'on trouve dans les anciens formulaires, de l'eau sédative de Raspail, à laquelle elles ont sans doute servi de modèle. Camphre ...... Alcool ........ 60 500 Ammoniaque ........ 12Î Essence d'anis....... 15 Eau de clous. Clous rouilles., une poig. Eau bouillante.... 1000,0 Décantez le lendemain matin. (Cad.) Eau cosmétique de Vienne. 60 250 Eau de roses. Son d'amandes....... Eau de fleur d'orang. Faites une émulsion et ajoutez : Borax ................ 4 Teinture de benjoin... 8 Eau créosotée. Créosote .............. 1 Eau............... 1000 Pour toucher les ulcères putrides. (Bouch.) En lotions contre les brûlures (Lebert) ; conserve bien les parties molles des animaux. (Em. Uousscau.) Eau dentifrice chlorurée. Eau-de-vie..... Eau de menthe. 123 123 Chlorure de soude... 24 Cette eau convient chez les personnes qui ont l'haleine fétide. Eau dentifrice savonneuse. Essence de savon.... 2 Eau-de-vie........... î Teinture de pyrèthre. 1/2 On l'étend convenablement d'eau, et l'on s'en sert avec une brosse à dents. Eau dentifrice, de Mallard. Badiane ............. 38 Girofle ............. 38 Semences d'anis vert. 38 Roses de Provins ... 25 Bois de gaïac râpé .. 50 Cochenille .......... 15 Quinquina grî 29 Muscades, Cannelle deChine___ 38 Alcool à 33°........ 5000 Pulvérisez grossièrement et criblez, mettez la poudre dans un appar. à déplacement, et arrosez d'abord avec la cochenille pulvérisée séparément et bouillie avec Q. S. d'eau. Ajoutez à la teinture qui aura passé : ess. de menthe, esprit de cochléaria et teinture de benjoin, Sa, 35. Eau dentifrice, de Prodhomme. Racine d'angélique... 250 Cannelle ........... 60 Semences d'anis...... 250 Muscade ........... 60 Ess. de menthe an- Girofle ............. 60 glaise ............. 90 Alcool à 60 c....... 8000 Laissez macérer liuit jours ; distillez au bain-marie jusqu'à ce qu'il ne passe plus rien, et mettez l'alcoolat qui en résulte en contact avec Quina rouge, Ratanhia, Tolu, âa................. 60 Teinture de vanille, Cochenille pulvérisée, âa...... 30 Faites macérer six jours et filtrez. (Bref. exp.) Eau dentifrice au quillaya (Meyer). Quillaya pulvérisé.... 50 Eau de menthe...... 300 Alcool" .............. 300 Faites macérer quelques jours et ajoutez : Cochenille ........... 1 Eau de menthe.... 100 Glycérine ........... 100 Ess. de gaultheria. 1,5 Après agitation, complétez avec de l'eau de menthe 1000 p. et filtrez. Eau de Dippel. Eau distillée. 2000 Huile animale de Dippel rect.. 30 Faites le mélange dans un flacon à tubulure inférieure, agitez de temps en temps pendant quelques jours, tirez à clair la partie inférieure, filtrez et conservez à l'abri de l'air et de la lumière. On l'employait contre les convulsions des enfants à la cîose de 5 à 6 gouttes dans de l'eau sucrée. On s'en servait aussi en fomentations dans la goutte, le rhumatisme. Eau diurétique gazeuse. Suif, de magnésie.. 4 Vinaigre colchiq. 4 Eau.. 125 Mettez la solution dans une bouteille à eau EAU DIURÉTIQUE CAMPHRÉE. — EAU DE GOUDRON. Ml minérale et remplissez la bouteille avec de l'eau gazeuse. (Deschamps.) Goutte et rhumatisme. Eau diurétique camphrée, de Fuller. Eau de pariétaire... 1000 Acide acétique...... 125 Alcool ............. 500 Camphre............ 23 Nitrate de potasse.. 125 Agitez bien et filtrez. (Cad.) Affections chroniques des voies urinaires. Eau éthérée. Eau distillée........ 1000 Ethcr ............... 120 Agitez entre temps jusqu'à ce que l'eau soit saturée. Laissez reposer et décantez. {Ane. Codex.) Eau éthérée camphrée. Camphre.. 8 Ether..... 24 Eau distillée..... 470 Mettez le camphre avec l'éther dans un flacon tubulé par le bas ; la dissolution opérée, ajoutez-y l'eau et agitez de temps en temps pendant vingt-quatre heures. Au moment du besoin soutirez la quantité de liquide qu'il vous faut. (Ane. Codex.) Eau fébrifuge gazeuse, de Meirieu. Sulfate de quinine 0,6 Bicarbon. de soude.. 5,0 Acide tartrique... 4,0 Sucre pulvérisé..... 30,0 Eau de rivière___ 1000,0 Triturez le sulfate de quinine avec l'acide tartrique et le sucre; introduisez le tout dans une bouteille à eau minérale, ajoutez le bicarbonate et bouchez fortement. 1/2 verre à 1 verre toutes les deux heures. Selon l'auteur, l'acide carbonique rend le fébrifuge plus supportable pour l'estomac. Eau ferrée gazeuse. Aqua martia efferoescem. Bitartrate dépotasse. 0.50 Chlorure de sod. pur. O.ld Carbon, de soude pur Sulfate ferreux pur. 0.18 cristallisé....... 0,50 Faites dissoudre les trois premiers sels dans une petite quantité d'eau distillée tiède ; versez la solution dans une bouteille de 63 centilitres environ; ajoutez le sulfate ferreux et achevez de remplir la bouteille avec de l'eau gazeuse simple. Bouchez et conservez suivant les indications données pour l'eau acidulé saline. (Codex.) Eau ferrugineuse gommée. Vitriol vert .......... 0,6 Eau bouillante. 500 (Esp.) Gomme arabique ..... 30 Veau de Motte la faveur est une simple dissolution de sulfate de fer qui a joui pendant longtemps d'une certaine vogue, dans le midi de la France, comme hémostatique. Eau fondante, de Trevez. Suif, de magn.. 30,0 Emétique. 0,03 Eau. 1000,0 Un verre d'heure en heure. (Cad.) Eau de Gondran ou arthritique. Acide hydrochloriq... 126 Pétrole rectifié........ 4 Mêlez. Pour un bain partiel dans les rhumatismes. (Cad.) Eau de goudron*. Aqua picea. Goudron végétal...... 50 Eau distillée....... 1000 Sciure de bois de sapin. 15 Divisez le goudron en le mêlant intimement à la sciure de bois, laissez macérer pendant 2/i heures dans l'eau, filtrez. (Codex.) L'eau de goudron a été proposée comme antiputride, en 17/ià, par le docteur George Berkeley, évoque de Cloyne. Pour avoir plus rapidement une eau de goudron d'une composition plus constante, M. Le- fort introduit dans une bouteille de 3 lit. 1 /2 à k lit., 100 gr. de goudron demi-liquide, préalablement lavé à l'eau froide, puis il y verse 3 litres d'eau distillée, chauffée à 50 ou 60°°, le vase est bouché et agité vivement entre temps pendant 5 à G heures, puis on filtre et on conserve dans des bouteilles bien bouchées. Quel que soit le procédé employé, l'eau de goudron doit être acide, aromatique et un peu amère ; la proportion des éléments qu'elle tient en dissolution ne peut être inférieure à 30 centigr. par litre. M. Lefort a constaté que le goudron dissolvait 1/1,000 de son poids d'iode; la liqueur, rouge d'abord, jaunit au bout de 2'4 heures et ne présente aucune des réactions caractéristiques de l'iode. Les liqueurs de goudron préparées par l'intermédiaire des carbonates alcalins, des alcalis hydratés, peuvent avoir des propriétés médicinales utiles, quoique ce fait ne soit pas suffisamment démontré, mais dans tous les cas, la préparation est irrationnelle, et toute liqueur alcaline de goudron doit être exclue de la pratique. Selon Deschamps, on obtient la préparation, vendue sous le nom iVElatine (ne pas confondre avec Yèlatine ou èlatévine du concombre sauvage), en prenant : goudron de Nonvège 20, eau bouillante 1000, versant un peu d'eau bouillante sur le goudron, agitant vivement pour le diviser, ajoutant le reste de l'eau, laissant refroidir et filtrant; un verre de 150 gr. représente l'infusé de 3 gr. de goudron. Diaphorétique. Dans les maladies cutanées, le catarrhe vésical. Comme succédané de l'eau de goudron, Parisel a proposé, sous le nom d'abiétine, l'eau distillée avec le bois et les bourgeons Je pins. Il ne faut pas confondre cette abié- tine avec la résine cristallisable, du même nom , trouvée dans diverses térébenthines. (Letellier, Am. CaiUiot.) m EAU DE GOULARD. — EAU HÉMOSTATIQUE DE NELJUBIN. Eau de Goulard *. Eau blanche ou de Saturne, Eau végéto-minérale. Lotion avec V acétate de plomb; Lotio plumbea. Sous-acétate de plomb Eau de mière....... 900 liquide............. 20 Alcoolat vulnéraire.. 80 Mêlez, (Codex.) ■ En fomentations, lotions et cataplasmes , comme dessiccatif et résolutif. En remplaçant l'alcoolat par de Peau-de-vie camphrée on obtient l'eau de Goulard camphrée. Le nouveau Codex a rétabli Veau blanche simple (sous-acétate de plomb liquide 20, eau commune 980), qui avait été supprimée dans le Codex de 1866. La liqueur de sous-acétate de plomb diluée, des pharmacopées anglaises, se compose d'acétate de plomb liquide à, eau distillée 500, alcool k. Eau grise. Mercure............. S Acide nitrique........ 60 Faites dissoudre et ajoutez : Suc de chélidoine et décocté d'aristoloche, âa.. 275, Filtrez, (.lourd.) Employée jadis en lotions dans les ulcères vénériens. Eau d'Hébé contre les rousseurs. Essence de lavande. 350 60 5 1350 Eau ............. — de roses.... Vinaigre distillé.. . 6593 Exposez au soleil, trois jours et filtrez (Br. Exp.) Eau, essence ou extrait d'héliotrope (Marquez). Vanille ...... 12 Eau de fleurs d'oranger.... 185 Alcool à 85c. 1000 Teinture de cochenille..... Q. S. Eau hémostatique, de Brocchieri. (Formiûe communiquée par l'auteur.) On fait macérer douze heures des copeaux menus de sapin avec le douille de leur poids d'eau ; on distille ensuite pour obtenir en hy- drolat le poids du bois employé. On abandonne le produit au repos vingt-quatre heures, et on sépare avec soin l'huile volatile qui surnage. Martins propose d 1 le préparer en distillant de l'eau sur des branches de sapin. MM. Fauré et Maillo, de Bordeaux, préparentleur Eau de pin gemmé hémostatique en distillant de l'eau sur des branches de pin en bourgeons. Veau de Brocchieri ou de Binelli jouit d'une très-grande réputation pour arrêter les hémor- rhagies de toute nature. Elle se prend à l'intérieur par cuillerées à bouche. (V. Créosote.) Eau hémostatique de Léchelle. Feuill. de noyer, —■ de chard. bénit, — d'aigremoine, — d'eupatoire, — de ronces, — de millepertuis, Feuill. de marum, — de menthe, — de calament, — de basilic, — de sauge, — de romarin, Feuilles de thym, aa.. Fleurs de roses, —■ de soucis, — d'arnica, âa... Ecorce de chêne, 300 Racine de ratanhia, — de gentiane, ■— de garance, ââ 5ÔU 125 Bourg, de peuplier, de sapin, âa.. 1000 Alhanasie, Ortie, Eupatoire, Ecorce de chêne, Sanicle, Consoude, Millefeuille, Bistorte, Centaurée, Tormentïlle, Cyprès, CampTche, Sumac, Poix noire, Plantain, Agaric bl-, âà.. 1000 de grenade, aa 1000 On pulvérise grossièrement toutes ces substances ; ■ on les fait macérer dans 100 litres d'eau pendant trente-six heures; on les dépose sur une grille établie au milieu de la cucurbite d'un alambic ; on ajoute l'eau qui a servi à la macération, et on distille lentement pour obtenir 32 litres et demi d'un liquide jouissant de propriétés hémostatiques et astrictives. Cette eau a porté aussi le nom de Eau hygiénique de Mempihis. La Société de pharm. de Bordeaux en a publié une autre formule. (V. J. ch. m., I86à.) Eau hémostatique ou stagnotique de Montérosi ou de Naples. Menthe poiv., Balsamine, Marum, Dict. de Crète, Acore, aa... 250 Cataire, Pouliot, Romarin, Sauge, On fait une poudre grossière que l'on met dans la cucurbite d'un alambic ; on l'arrose de Q. S. d'eau. Après quarante-huit heures de macération, cette eau est absorbée ; on en met une nouvelle quantité et l'on distille lentement les 2/3 du liquide. Ce produit sera l'eau anti- hémorrhagique, que l'on tiendra bien bouchée. En cohobant sur de nouvelles substances on obtient une eau plus active. (Guib.) Eau hémostatique, de Neljubin. Seigle erg-, pulvérisé. 125 Baume du Canada... 62 Cannelle ............ 450 Romarin ........... 1000 Ambre gris.......... 5u Menthe poivrée..... 750 Castoréum ........... 30 Huile de cajeput.... 15 Baume delà Mecque. 12 Eau et alcool......Q.S. pour retirer 6300 d'eau hémostatique. On introduit l'ergot, le castoréum, l'ambre, chacun séparément dans un petit sac de toile ; on place les deux premières substances sur le diaphragme d'un appareil disposé pour la distillation à la vapeur; on les couvre d'une couche de menthe poivrée, puis on verse pardessus le baume de la Mecque et celui du Canada, et on recouvre le tout avec le reste de la menthe poivrée sur laquelle on étend à son tour le romarin au milieu duquel on place le sachet d'ambre. Alors on fait arriver la vapeur avec le plus de rapidité possible, jusqu'à ce que le produit en huile essentielle ne paraisse plus augmenter ; on sépare cette huile et on la conserve. On nettoie ensuite l'appareil à distillation et EAU HÉMOSTATIQUE DE PAGLIAR1. — EAU MERCURIELLE SIMPLE. 443 II on y place sur une toile la cannelle concassée ; on distille pour obtenir 200,0 d'hydrolat. On verse alors dans un grand flacon l'huile précédemment mise à part et on y ajoute l'huile de cajeput et l'alcool ; puis on ajoute par petites parties ce mélange à 6000,0 d'eau de rivière dans une bouteille de la capacité de 10000,0. A chaque addition du mélange de l'eau, on doit fortement agiter le liquide. On ajoute ensuite l'hydrolat de cannelle et l'on filtre. Le liquide hémostatique doit être conservé dans des flacons bien bouchés et déposés dans un lieu frais et obscur. (J. Ph.) D'après ce que nous avons appris sur la composition d'une préparation secrète, qui se vend à Paris sous le nom de Baume anliphlo- gistique de Comjpingt, nous croyons pouvoir la rapprocher de l'eau hémostatique dont nous venons de donner la formule. Ce baume de Compingt est employé comme hémostatique, antileucorrhéen, cicatrisant, etc. Eau hémostatique, de Pagliari. On prend 250 p. de benjoin, 500 p. de sulfate d'alumine et de potasse et 5000 p. d'eau ; on fait bouillir pendant six heures dans un pot de terre vernissée en agitant sans cesse et remplaçant à mesure l'eau évaporée par de l'eau chaude pour ne pas arrêter l'ébullition. On filtre le liquide et on le conserve en flacons bouchés. L'eau du pharmacien de Rome paraît avoir beaucoup d'efficacité. Pour éviter d'avoir recours à l'ébullition de six heures pendant lesquelles il se volatilise de l'acide benzoïque, M. Meyer a modifié de la manière suivante la formule de ce médicament: Benjoin en larmes, 6; Alcool à 90°c, 15; dissolvez et ajoutez : Eau, 300; Alun, 30; mêlez et portez à l'ébullition jusqu'à ce que le liquide soit devenu clair, filtrez après refroidissement; il doit marquer 6° au pèse-sel. Eau hémostatique, de Schulz. Eau distillée. 230.0 Huile pyrogénée de tabac... 8.0 Huile animale de Dippel................. 12 gouttes. Usage externe exclusivement. {Foy.) Proposée pour remplacer celle de Montérosi. Eau hémostatique, de Tisserand. Sang-dragon..... 100 Térébenthine des Vosges. 100 Eau............. 1000 Faites digérer pendant douze heures sur des cendres chaudes, filtrez. Eau hémostatique au seigle ergoté. Ergot concassé...... 100 Eau bouillante....... 500 Traitez par lixiviation, ajoutez à la colature : Alcoolat de citron, Q. S. En applications externes. {Bouch.) Eau hémostatique vulnéraire, de Freppel. On prend matico, résine blanche, térébenthine citriodore, benjoin, suie, seigle ergoté, alun, sa, 250 p. On fait cuire dans un vase de terre vernissée pendant six h. avec 5000 p. de jusée acide en remplaçant par de l'eau chaude la jusée évaporée jusqu'à réduction de 3000 p. On filtre et on ajoute au résidu, en opérant par déplacement, alcoolature d'arnica, eau vulnéraire rouge, su, 1000 p. Cette composition hémostatique et vulnéraire à la fois paraît donner de bons résultats. Eau iodurée pour boisson (Lugol). Iod. dépôt.,n°l. 0,06 no 2 0,08 n. 3 0,10 Iode............ 0,03 0,04 0,05 Eau distillée..... 123,00 150,00 180,00 Le n° 1 est pour les enfants, le n° 2 poulies adolescents , le n° 3 pour les adultes ; en deux jours. (V. Soluté ioduré de Lugol.) Eau de Lavande, de Smith. Essence de lavande... 60 Eau de Cologne..... 500 Teinture d'ambre----- 30 Alcool ............. 1000 Sous le nom d'Eau de lavande anglaise, quelques ouvrages indiquent la préparation suivante. Alcool rectifié.... 750 Eau de roses..... 375 Ess. de bergamot. 4 Ambre gris...... 0,30 Essence de lavande. 15 Ammon. liquide ..... 2 Musc .............. 0,2 Fleurs de lavande... 30 Distillez pour obtenir un kilog. de produit. Eau laxative, de Vienne. Séné ................. 9 Coriandre .......... 8 Raisin de Corinthe.... 45 Crème de tartre .... 15 l'olypode............. 12 Eau bouillante...... 1230 Faites digérer pendant quelques heures, passez, exprimez et ajoutez à la colature : Manne, 250. Passez encore. (Jourd.) Eau laxative (Corvisart). Médecine de Napoléon. Crème de tart. sol. 30,0 Sucre ............ 60,0 Emétique......... 0,025 Eau............. 1000,0 Par verrées. — Embarras gastriques, constipation. Eau de Mars. Liqueur d'Hoffmann... 4 Ext. aie. d'absinthe. 2 1/4 On verse ce mélange sur de la pierre à fusil rougie au feu et en poudre. On mêle le tout. On agite au moment de s'en servir. (Brev. exp.) Contre les maux de dents. Nous ne voyons pas à quoi sert le silex. Eau mercurielle simple. Décoction de mercure. Mercure............ 60 Eau commune...... 2000 Faites bouillir deux heures dans un matras et décantez. Cette eau contient une partie de mercure à I iï hkk EAU MERCURIELLE COMPOSÉE. peine appréciable aux réactifs, mais qui suffit pour lui communiquer des propriétés. Anlhelminthique qu'on administrait jadis aux enfants à la dose de 20 à 100,0 coupée ou non avec du lait, et avec ou sans sucre. En remplaçant les 2000,0 d'eau commune par 360,0 d'hydrolat de tanaisie, et ajoutant 30,0 de sirop de pêcher, on obtient la Décoction mercurielle composée. (Wurt'.) Dans la Décoction anthelminthique ou Eau mercurielle de Rosenstein (Pid.), il entre du chiendent, de l'écorce d'orange, de la cannelle et du mercure. Eau mercurielle composée. Liqueur de mercure ou ammoniaco-mercurielle. Subi, corr .. 1 ,5 Selammon.. 1,5 Eau dist.. 720,0 Cette solution contient du sel Alembroth. Sa formule varie beaucoup dans les pharmacopées. 11 est important de ne pas la confondre avec les eaux mercurielles anthelminthiques ci-dessus. Eau de Mettemberg. Sublimé corrosif..... 2 Teinture vulnéraire... 60 Eau distillée......... 320 Ether nitrique aie..... 2 Contre la gale. (Guib.) M. Bouchardat indique pour la môme eau : Sublimé ............. 4 Eau ........,.. 1000 Acide clilorbyd. aie. 30 Eau minérale de Marc. Sulfate de fer. 2 Eau. 1008 Oléosucre d'orange. 8 Par petites tasses contre les fièvres intermittentes. (Bouclt.) Eau du docteur O'Méara. Vétiver___ 4,0 Orcanette.................... 0,6 Pyrèthre. .. 15,0 Essence de menthe, gouttes----- 12 Girofle ..... 0,3 Essence de bergam., gouttes... 6 Iris........ 0,6 Alcool à 90c.................. 60,0 Coriandre.. 0,6 Faites macérer pendant huit jours, filtrez. Par une addition postérieure au brevet, on indique d'ajouter douze gouttes de créosote par 30 grammes de liquide, et de remplacer les essences de menthe et de bergamote par celles d'anis et de citron, et enfin l'orcanette par une plante donnant une teinte verte (J. Ph.) Dentifrice de l'ordre de la créosote-Billard. Le résidu de la teinture étant brûlé, les cendres aromatiques constituent la poudre dentifrice d'O'Méara ; cependant cette poudre est rose. Eau d'or. Ecorces de citrons, no 6. Alcoolat de macis. 1500,0 Alcool à 36o...... 4500,0 Safran.............. 1,2 Distillez avec Q. S. d'eau de fleurs d'oranger, ajoutez du sucre et quelques feuilles d'or. ÇTad.) - EAU PHEXIQUÉE DENTIFRICE. Eau orientale, de Delabarre. Alcool ................... ]25,0 Cochenille... 0,5 Huile vol. de menthe, goût. 20 Sel de tartre. 0,5 — de roses, gouttes. 6 Filtrez après quarante heures de macération. (Jourd.) — Dentifrice. Eau oxygénée d'Alyon. Acide nitrique........ 2 Eau............... 1000 Deux verres le matin dans la syphilis. Eau panée. Pain de froment..... 60 Eau...............Q. S. pour obtenir un litre de décocté. L'eau panée, préparée avec la croûte de pain grillée, fournit une boisson plus agréable et légèrement tonique. Par verrées. Eau phagédénique. Jbjdrolé mercuriel calcaire, Eau divine de Femel. Sublimé corrosif..... 0,i Eau de chaui...... 120,0 Faites dissoudre le sel dans 10 grammes d'eau et mêlez le tout. {Codex.) On agite avant de s'en servir. En lotions dans les ulcères vénériens et pour détruire la vermine. Eau phagédénique de Grindel. Liqueur mercurielle camphrée. Sublimé corrosif... 2 Camphre... 4 Alcool..... 30 Pour détruire les condylômes. ÇPhœb.) Eau phagédénique noire allemande. Calomel. 4 Eau de chaux.. 375 Opium pulvérisé. 2 Agitez chaque fois.. Eau phéniquée (saturée). Acide phénique crist.. 50 Eau ordinaire...... 1000 Mêlez à froid et agitez. Cette eau saturée contient 5 °/„ d'acide, en y ajoutant k parties d'eau, on a l'eau phéniquée au centième, employée contre le prurigo. On a aussi l'eau phéniquée au millième, employée comme boisson pure ou mélangée avec des boissons alcooliques (eau-de-vie de Cognac ou rhum 10, sucre 10), c'est la boisson antimiasmatique ; dose pour adultes : un litre par jour. L'eau phéniquée est un désinfectant, antiputride, antipso- rique. L'eau au centième contenant 30 de sulfate de zinc ou de fer est Veau phéniquée composée désinfectante. Pour charger l'eau d'une plus forte proportion d'acide phénique, on a recours à l'alcool ou mieux à la glycérine. Eau phéniquée dentifrice. Acide phénique cristallisé....................... 10 Teinture de quillaya saponaria (ou de saponine);. 50 Essence de menthe............................ 1 Eau de fontaine............................. ••. 1000 M. S. A. une cuillerée à café dans 1/4 verre EAU DE PRAGUE. — EAU TERËBENTHINEE. 445 d'eau. En remplaçant l'essence de menthe par l'essence de mille fleurs, on a Veau phértiquêe pour la toilette, qui, mêlée à 10 p. d'eau, agit aussi comme désinfectant. Eau de Prague. Gaîbanum... 60 Angélique... 30 Coriandre.. 60 Assa-fretida.. 90 Menth. poiv. 125 Castoréum... 60 Myrrhe..... 45 Serpolet. ... 60 Alcool ..... 1125 Valériane.... 123 Camomille... 60 Eau.......Q. S. Zédoairo ----- 12.» Distillez tout l'alcool. (Jourd.) Préparation jadis célèbre en Allemagne contre l'hystérie. Eau de M. le Premier. Baume de Fioravanti. 230 Essence vulnér........ 8 En frictions dans les contusions et les rhumatismes. (Cad.) Eau quadruple (Raspail). Sulfate de zinc___ Goudron........... 0,50 Chlorure de sodium. 1b Aloès ............. 0,50 Alcool camphré.. Eau de fontaine. 360 1000 Faites bouillir pendant 5 minutes dans un litre d'eau, passez et consenc/. Eau diurétique, de Quercetan. Suc de poireau, d'oignons, dej-aifort, âa. 1000 — de pariétaire, de citron, aa.......... 500 Faites digérer trois jours et distillez à feu doux. Diurétique ; 30 grammes soir et matin. (Cad.) Eau rouge d'Alibert. Lotion mercurielle d'Alibert. Sublimé corr. i Eau distillée. 500 Orcauette. Q. S. pour colorer la solution. (Foy.) En lotions dans les dartres vénériennes. Eau de Saint-Jean. Sulfate de zinc...... 3 Sulfate de cuivre... 1 Stigmates de safran. 0,25 Dissolvez les deux sels dans l'eau, ajoutez le safran et l'alcool camphré, et laissez macérer quaranle-huit heures, filtrez et conservez en vase clos pour l'usage. En lotions, fomentations, pure ou coupée avec de l'eau, contre les entorses, luxations, fractures. On pourrait aussi l'employer comme collyre. Eau saphirine. Acétate de cuivre___1,2 Ammoniaq. liquide. Q. S. pour dissoudre le sel ; ajoutez : Eau distillée............... 1180 (Jourd.). Eau sédative de Raspail. Eau ou Lotion ammoniacale camphrée. Ko i No 2 No 3 Ammoniaq. liq. à 22o..... 60 80 100 Alcool camphré........... 10 10 10 Sel marin................ 60 60 60 Eau commune............ 1000 1000 1000 Le tout dissous à froid. On agite chaque fois qu'on veut en faire usage. Pour éviter la formation de grumeaux de camphre, M. Lalieu a conseillé de mêler et agiter d'abord la solution salée avec l'ammoniaque et d'ajouter l'alcool camphré, puis l'eau, toujours en agitant. L'eau sédative forte, ou n° 3, est destinée aux personnes qui ont la peau dure et calleuse ou aux animaux; l'eau sédative moyenne, ou n° 2, convient dans les cas de piqûre d'animaux venimeux; quant a l'eau sédative n° 1, c'est celle dont AI. Raspail dit se servir généralement, et encore l'étend-il pour les personnes dont la peau est très-délicate. On peut les aromatiser si l'on veut. Le Codex a adopté la formule n" 1. Contre la migraine, les congestions et fièvres cérébrales, les affections rhumatismales. On l'applique en compresses sur le point douloureux de la tête, en ayant soin qu'elle ne coule pas dans les yeux. L'auteur dit que son effet est très-prompt. On l'emploie aussi en lotions, frictions, cataplasmes, etc. On a proposé une eau Sédative naphtalinée dans laquelle l'alcool camphré est remplacé par l'alcool naphtaline. Voici la formule : Ammon. liquide...... 30 Sel marin...... Alcool naphtaline.....30 Eau............ Mêlez. Eau de senteur. 20 200 Macis... Girofle.. S mchet. Lavande Basilic.. Storax. . Benjoin. Eau .... 24 24 15 100 100 12 20 15000 Ecorce rée. de citr... 180 — d'orang.. 180 Santal blanc......... 60 Camomille romaine... 60 Marjolaine.......... 60 Roses muscates...... 500 Romarin ............ 50 Iris................. 60 Cannelle ............ 60 Distillez 7500 de produit auquel vous ajouterez 1,5 de musc renfermé dans un nouet. En remplaçant l'eau par de l'alcool, on obtient l'extrait de senteur des parfumeurs. Préparation pour la toilette. Eau styptique. Suif, de cuivre....... 30 Eau................. 375 — d alumine...... 30 Acide sulfurique..... 4 Pour arrêter les hémorrhagics traumatiques. Dans YEau styptique de Weber, solutio ferri aluminosa , le sulfate de cuivre est remplacé par le sulfate de fer. L'Eau styptique de Looff est, dit-on, un soluté de perchlorure de fer. Eau de suie composée, de Clauder. Suie brillante......... 15 Sel ammoniac........ 8 Carbon, dépotasse.... 45 Eau dist. de sureau.. 270 Filtrez après douze heures de digestion. Contre la goutte régulière, à la dose de 30 à 60 gouttes répétées trois fois par jour. Eau térébenthinée. Térébenthine fine..... 1 Eau de rivière........ 6 M6 EAU ZINCÉE CAMPHREE. — EAUX DISTILLÉES. Triturez, laissez reposer et décantez. (Foy.) Maladies des voies urinaires et respiratoires, quelques affections de la peau. Eau zincée camphrée. Aqua zinci sulphati cum camphorâ. Suif, de zinc. 13 Camphre. 8 Eau bouillante. 786 Faites dissoudre et filtrez. (Lond.) EAUX DISTILLÉES. Hydrolats ; Aquce stillatitiœ. On donne, en pharmacie, le nom d'eaux distillées et mieux d'hydrolats à l'eau commune chargée, par la distillation, des principes volatils des plantes. Actuarius est le premier auteur qui parle des hydrolats. Les anciens pliarmacologistes, qui définissaient la préparation des hydrolats une raréfaction et une exaltation des parties humides les plus pures et les plus essentielles des mixtes, les distinguaient en eaux essentielles et en eaux distillées proprement dites. On obtenait les premières par distillation des plantes fraîches au bain-marie, sans addition d'eau. Les dernières constituent les hydrolats employés de nos jours. Les éléments propres à fournir les hydrolats sont : l'eau, puis des racines, des bois, des écorces, des feuilles, des fleurs, des fruits, des semences. L'eau Ja moins séléniteuse est la meilleure. Dans les plantes, on choisit les parties les plus actives. C'est la racine dans les amomées, les écorces dans les laurinées, les akènes dans les ombcllifères, les sommités fleuries dans les labiées. On emploie les substances fraîches ou sèches; fraîches celles qui perdent de leur odeur par la dessiccation; sèches celles qui ne perdent rien par cet effet, ou môme qui gagnent une odeur suave (le sureau, le mélilot, la coriandre, peut-être la mélisse, etc.). Pour les premières quelquefois, afin de n'en distiller qu'une partie à la fois, ou de pouvoir les faire voyager, on a recours à un artifice qui consiste à les broyer avec du sel marin ; de cette manière elles se conservent intactes et on peut les distiller en toute saison de l'année. Les unes et les autres doivent être convenablement divisées. On laisse en outre les substances sèches et compactes macérer pendant quelque temps avant de procéder à la distillation. La proportion de la substance étant 1, celle de l'eau distillée qu'on en retire, varie, selon les cas, dans les rapports de 1,50, 2 ou h. Cette dernière se fait à feu nu, ou à la vapeur. Le premier mode est le plus usité ; l'autre s'applique avec avantage pour les plantes d'odeur douce et agréable que le feu altérerait. Parmi les moyens indiqués pour distiller à la vapeur, le plus simple et celui qui atteint le mieux le but que l'on se propose, est celui de Soubeiran. Il consiste dans une simple modification apportée à l'appareil distillatoire ordinaire. A travers la partie du bain-marie qui sépare la cucurbite du chapiteau , passe un tuyau en cuivre recourbé. Le coude extérieur va s'adapter à la douille de la cucurbite ; la partie longue descend le long des parois intérieures du bain-marie, se recourbe et vient s'ouvrir au milieu de son fond au-dessous des plantes disposées sur un diaphragme percé de trous. Lorsqu'on chauffe, la vapeur engendrée dans la cucurbite passe dans le tube, arrive dans le bain-marie, traverse les plantes, se charge de leurs principes volatils et vient enfin se condenser dans le serpentin. L'appareil de M. Duportal atteint, lui aussi, le but; c'est-à-dire qu'il donne un produit exempt d'odeur empyreumatique ; mais il a l'inconvénient d'être un appareil spécial, et d'être d'une acquisition onéreuse. On éviterait encore l'odeur d'empyreume si, au lieu de distiller à feu nu, on distillait au bain de chlorure de calcium ou au bain d'huile, ou encore en distillant dans le vide, en opérant comme on le fait aujourd'hui, dans quelques grands établissements pour la préparation des extraits. Cependant il serait à craindre que dans ce dernier procédé, l'eau, distillant à une basse température, ne se chargeât pas des principes volatils des substances. Pour la distillation à feu nu, on commence par disposer la substance sur un diaphragme métallique ou une simple claie au fond de la cucurbite, afin de l'empêcher de toucher au fond de celle-ci et d'être altérée par le feu. On ajoute le chapiteau, puis on adapte le serpentin et enfin le récipient ; on Iule, on garnit le serpentin d'eau, on chauffe graduellement et à la température de -f- 100°; la tension de lava- peur faisant équilibre à la pression atmosphérique extérieure, la distillation s'effectue. Les auteurs ne sont pas d'accord sur la manière de pousser la distillation ; les uns recommandent de la faire vivement; d'autres, au contraire, de la mener doucement. En faveur de cette dernière manière de voir, on a fait la remarque que, par suite d'une ébullition trop vive, l'huile volatile se transformait en une matière muqueus? qui donnait une mauvaise odeur au produit distillé. Quelques eaux distillées sont difficiles à obtenir pures parce que les substances occasionnant le boursoufflement du liquide, il passe, en même temps que les parties volatiles, des matières qui ne le sont pas, ce dont on s'aperçoit à la coloration de l'hydrolat. On remarque fréquemment cet accident de distillation avec la salsepareille, la menthe, etc. On peut empê- EAU DISTILLEE. Ml cher cet effet d'avoir lieu en mettant une légère couche d'huile fixe dans la cucurbite. Celle- ci s'oppose au boursoufllement de la masse. Au moment où ils viennent d'être préparés, les liydrolats ont une odeur et un goût de feu qu'ils perdent au bout de quelque temps, aussi est-il bon de ne les employer qu'après 1 à 2 mois de préparation. On peut les leur enlever de suite en les frappant de glace. La quantité d'eau distillée que doit fournir un poids donné de substance varie selon cette dernière. 11 est nécessaire de séparer des eaux distillées l'huile volatile en excès, qui quelquefois dans l'eau de laurier-cerise, par exemple, pourrait occasionner des accidents graves ; on y parvient soit à l'aide du récipient florentin, soit en filtrant ces eaux sur un filtre préalablement mouillé. Dans l'idée que les eaux distillées ne contenaient que l'huile volatile des plantes, on avait proposé de les faire, soit en agitant l'eau avec les huiles essentielles, seules ou préalablement triturées avec du sucre ou du carbonate de magnésie, soit en distillant l'eau avec les mêmes huiles, soit enfin en obtenant des alcoolats très-chargés et ajoutés à l'eau en quantités déterminées. Mais ce sont de très-mauvais moyens. On sait pertinemment qu'en outre de certains acides volatils ( acides valérianique, benzoïque, cyanhydrique, cinnamique), les hydrolats peuvent contenir beaucoup d'autres principes volatils encore inconnus ; ce que démontrent pleinement les quelques expériences auxquelles nous nous sommes livré sur l'hy- drolal de fleurs d'oranger, et desquelles nous dirons un mot, à l'essai des médicaments. Puis, à notre avis, dans les hydrolats, l'huile volatile n'est pas, ou du moins en partie, en simple dissolution, mais en combinaison avec l'eau (hydrate) ; et ce qui tend à faire croire qu'il en est ainsi, c'est qu'on ne.peut enlever l'odeur d'un hydrolat préparé par distillation sur la plante, à l'aide d'une huile fixe. Les hydrolats s'altèrent promptement. Il se produit peu a peu dans leur sein un dépôt de matière floconneuse, membraniforme, blanchâtre ou verdàtre, dont la nature a été jusqu'à présent différemment interprétée (Biasaletti dit que ce sont des algues appartenant au genre hygrocrocis). Quelquefois ils deviennent glaireux. On a proposé l'addition d'un peu d'alcool {hydrolats alcooliques ou hydrakoolats) avant ou après la distillation pour remédier à cet inconvénient. (Les pharmacopées de Londres et d'Edimbourg prescrivent 150 gr. par 5 kilog. (3/100) après la distillation, et pour les eaux inodores seulement, car elles prescrivent à tort la préparation des eaux odorantes avec les huiles volatiles.) On a reproché à cette méthode, ce qui est une exagération selon nous, de communiquer à quelques eaux des propriétés opposées à celles qu'elles doivent avoir. M. Caries propose pour corriger les eaux filantes de leur ajouter 2 à 3 gr. de sous-nitrate de bismuth, d'agiter et de filtrer : les eaux reprennent ainsi leur fluidité normale sans que leurs qualités aient supporté la moindre atteinte. Les eaux distillées doivent être conservées en lieux obscurs et frais, et on doit les filtrer de temps en temps. On recommande de les tenir bouchées avec des cornets de papier, les bouchons de liège ne valant rien pour cet usage. Quelques auteurs ont proposé la conservation par la méthode d'Appert, Selon Guibourt, on les conserve parfaitement bien dans des flacons bouchés a l'émeri. Le moyen fort simple conseillé par M. Page, et qui consiste à conserver les hydrolats dans des bouteilles de litre, bouchées au liège et tenues couchées à la cave de manière à ce que le liquide couvre le bouchon, réussit parfaitement. On divise les eaux distillées en aromatiques et en inodores. Quelques auteurs prescrivent de cohober ou distiller celles-ci plusieurs fois sur de nouvelles plantes : mais le Codex ne le prescrit pas. Cependant, il est évident que l'on obtient des produits plus actifs, mais aussi d'une plus difficile conservation. On remédierait à cet inconvénient en les transformant immédiatement en sirop. Il a été reconnu que les eaux distillées des plantes les plus inodores possèdent toujours quelques vertus de ces dernières. De ce fait, ne pourrait-on conclure qu'il n'est pas de plante qui ne contienne quelque principe volatil ou susceptible de passer à la distillation? Les ancknnes pharmacopées indiquent une foule A'Eaux distillées composées qui ne sont plus d'aucun usage. . Les eaux distillées sont une forme pharmaceutique importante : inodores ou peu actives, elles sont l'excipient presque exclusif des potions ; aromatiques ou actives, elles entrent dans ces mêmes potions, mais à petites doses, comme partie active ou comme aromate. Les hydrolats servent encore à la préparation des sirops aromatiques, entrent dans les collyres, les injections, etc. Pour leurs propriétés médicinales et leurs doses, voy. l'article de chaque substance. Eau distillée *. Hydrolat simple; Aqua distillata ou stillatitia. Mettez de l'eau de rivière ou de source Q. V. dans la cucurbite d'un alambic, distillez ; rejetez le produit jusqu'à ce qu'il soit en rapport avec les indications ci-dessous et arrêtez l'opération lorsqu'il ne restera plus que le quart de l'eau dans la cucurbite. (Codex.) 448 EAU DISTILLÉE D'AMANDES AMÈRES. L'eau distillée, pour êlre chimiquement pure, ne doit pas être troublée par le nitrate d'argent, le sous-acétate de plomb, l'oxalate d'ammoniaque, le chlorure de baryum ou le nitrate de baryte, le sublimé corrosif, les eaux de chaux et de baryte. Il est bon d'additionner préalablement l'eau à distiller de 0,10 centigr. de sulfate d'alumine par litre. Dans quelques localités, il est difficile d'obtenir une eau distillée exempte d'acide carbonique. Ce gaz provient alors ou du carbonate acide de chaux, ou de la décomposition des matières organiques que contiennent les eaux qu'on emploie. On remédie à cet inconvénient, soit en ajoutant à l'eau de la cucurbite une certaine quantité de lait de chaux, soit simplement en faisant bouillir l'eau distillée. Quelquefois, au lieu de gaz carbonique, l'eau est souillée d'ammoniaque , par suite de la présence de matières organiques azotées dans l'eau soumise à la distillation. Pelletier a proposé dans ce cas l'addition à l'eau de la cucurbite, d'une petite quantité de phosphate acide de chaux qui fixe l'ammoniaque. Aux États-Unis, les chimistes et les pharmaciens emploient, au lieu d'eau distillée, l'eau de fusion de la glace en morceaux dont on remplit un filtre. Cette eau, presque entièrement pure, est surtout exempte de chlorures et de sulfates. Eau distillée d'amandes amères. Aqua amyqdularum amaranim. Tourteau d'am. amères. 1 kil. Eau com. froide. Q. S. Délayez le tourteau d'amandes dans l'eau, de manière à obtenir une bouillie claire, introduisez-la dans la cucurbite, montez l'alambic, laissez macérer pendant vingt-quatre heures ; alors distillez au moyen de la vapeur d'eau que vous ferez arriver au fond de la cucurbite à l'aide d'un tube communiquant avec une chaudière pleine d'eau en ébullition. Continuez la distillation jusqu'à ce que vous ayez obtenu en produit distillé 2 kilog. Filtrez pour séparer l'huile volatile non dissoute. (Anc.Cocl.) L'introduction de paille hachée dans la bouillie claire formée par le tourteau paraît favoriser la marche de la distillation (Greiner). Dan., Boruss., Slesw., Hamb., ajoutent de l'alcool. Plusieurs autres pharmacopées étrangères indiquent 2 degrés : hydrolat fort et hydrolat faible. Suivant Geiger, 30,0 d'hydrolat d'amandes amères contiennent environ 36 mil- lig. d'acide prussique anhydre correspondant à 30 centig. d'acide médicinal. Mais comme chaque pharmacopée prescrit des proportions différentes pour la préparation de cet hydrolat, il s'ensuit que cette remarque n'a de valeur que pour celui qui est préparé d'après la formule prise pour type par Geiger. — EAU DISTILLÉE DE CIT. LAITEUSE. Cet hydrolat, qui doit ses propriétés à la fois à l'acide cyanhydrique et à l'huile volatile d'amandes amères, a été proposé pour remplacer l'hydrolat de laurier-cerise, comme plus constant dans sa composition chimique ; cependant il est moins employé que ce dernier. Dose: 10à30,0. Eviter de l'associer au calomel. Le titre de cet hydrolat doit être fixé, au maximum, à 100 milligr. d'acide cyanhydrique, et au minimum à 90 milligr., pour 100 gr. d'eau distillée. On prépare de la même manière YEau distillée de moutarde; seulement on retire 3 kil. de produit au lieu de 2, et on emploie la farine non exprimée. Cet hydrolat, usité quelque peu en Allemagne, comme révulsif à l'extérieur et comme stimulant et antiscorbutique à l'intérieur, contient environ 1/500 de son poids d'huile volatile de moutarde, Eau distillée d'ase-fétide composée. Ase-fétide,.. 12 Acore....... 12 Eau......Q. S. Alcool ...... 12 Rae. d'angél. 12 ■ Dist. 180. Produit trouble. (Boruss.) Des pharm. indiquent un hydrolat simple. Affections nerveuses, asthmes, coqueluche. Eau distillée de bryone composée. Eau hystérique. Alcool ...... 8750 Valériane... 125 Ec. d'orange. 60 Bryone ...... 393 Matric.iire... 30 S. de livèche 60 Rue ......... 196 Marrube___ 30 l'ouliot...... 196 Sabine...... 30 F. macérer deux jours et distillez. (Bedw.) Eau distillée de castoréum. Gastoréum en poudre grossière.. 100 Eau...... 2000 Dist. 1000 de produit. — Antihystérique. Belg. prescrit : castoréum, 4; eau Q. S. pour retirer 1000 d'eau dis!. Préparez ainsi les Eaux distillées de baume de tolu, de myrrhe, de cochenille. Eau distillée de cerises noires. Cerises noires........ 1 Eau.................. 4 Écrasez les cerises et leurs noyaux, laissez en digestion pendant deux jours et distillez une partie de produit. (Guib.) Cette eau doit ses propriétés à l'acide cyanhydrique qu'elle contient. La plupart des pharmacopées allemandes remplacent aujourd'hui cette eau par celle d'amandes amères, qui est cependant plus active. Eau distillée de citrons laiteuse. Eau essentielle d'écorce de citron. Zestes frais de citron. 150 Alcool. 125 Eau... 3000 F. macérerdeuxjoursetdistillezau B.-M. 1500. Préparez ainsi les eaux distillées laiteuses de zestes d'orange, de sèminoïdes d'anis, de fenouil, etc. {Esp.) IHI EAU DISTILLÉE DE COPAHU. - EAU DISTILLÉE DE LAITUE. M9 En Espagne, ces hydrolats servent surtout à faire des sirops. Eau distillée de copahu. Copahu ............. 100 Eau............... Q. S. S'obtient comme tous les hydrolats de même genre, et de manière à avoir une solution saturée d'essence ; incolore elle exhale une forte odeur de copahu. Usitée en injections. Le docteur E. Langlebert la recommande dans le traitement de la blennorrbagie uréthrale. Il la prescrit aussi en potion, à la dose de 150 à 200 gr. par jour, en y ajoutant quelques gouttes d'eau de laurier-cerise pour en masquer la saveur. Eau distillée de fleurs d'oranger*. Hydrolat de fleurs d'oranger, Eau de naphc ; Aqua naphœ, Hydrolatum floris citri au- rantii. Fleurs fraich. d'oranger. Q. V. Eau......... Q. S. Retirez en produit distillé le double du poids des fleurs. Le Codex recommande la distillation à la vapeur et de recueillir le néroli (V. Un. ph. 1873) Dans le commerce, on nomme Eau de fleurs d'oranger double, l'eau ci-dessus ; quadruple, celle retirée à poids pour poids ; triple, lorsqu'on retire 1 kilog. 50 d'hydrolat de 1 kilog. de fleurs; enfin, simple, l'eau double étendue de son poids d'eau. Cette eau contenant presque toujours de l'acide acétique, on a proposé d'ajouter de la magnésie à l'eau qu'on distille sur les fleurs. Nous ferons remarquer que cette addition ne peut avoir d'effet que dans le cas de distillation à feu nu. Le nom d'Eau de naphe, donné à l'eau de fleurs d'oranger, vient de napha, un des noms latins de l'oranger dans les anciens formulaires. Quelques pharmaciens, pour ne pas préparer à une époque donnée l'eau de fleurs d'oranger, conservent celles-ci à l'aide du sel marin, ce qui leur permet de distiller à toutes les époques de l'année. Il en est ainsi pour l'eau de roses. Préparez de la même manière les eaux distillées ou hydrolats de : Absinthe*. Lierre terrest. Sabine*. Cerfeuil. Matricaire. Sauge. Lavande. Hue *. Tanaisie. Eau distillée de laurier-cerise *. Hydrolatum lauro-cerasi. Feuilles rèc. de laurier-cerise... 1000 Eau..-. 4000 Incis. les feuilles et retir. 1500 de produit. Agitez celui-ci pour dissoudre l'ess. dans l'eau ; filtrez au papier mouillé pour séparer l'excès de celle-là; l'hydrolat ainsi préparé contient de 0,055 à 0,070 d'ac. cyanhydrique pour 100. On doit le réduire à 0,050 pour l'usage médical en l'étendant d'eau distillée. Il doit se préparer de mai à septembre. (Codex.) La contusion des feuilles (Soubeiran), leur mélange avec 3 fois, au moins, leur poids d'eau, et la distillation à la vapeur, conduite d'abord lentement jusqu'à 60°, concourent à donner le maximum d'acide cyanhydrique et d'huile volatile. (Marais.) Le titre de cet hydrolat doit être, au maximum, de 50 milligr. ; et au minimum, de ZiO milligr. par 100 gr. (V. JEss. des médic. ) Cette eau varie en force selon l'époque à laquelle on la prépare. (Voy. Laurier-cerise.) Dose : 5 à 20,0. Eviter de l'associer au calomel et la conserver autant que possible en vases pleins et bouchés à l'émeri. Pour aider à sa conservation, Deschamps, d'Avallon, a proposé de l'additionner d'une goutte d'acide sulfurique par 1000,0. Préparez de même les Eaux distillées de feuilles de pécher et d'amandier. Toutes ces eaux doivent leur action thérapeutique à l'acide cyanhydrique et à l'huile volatile. Dans les pharmacopées anglaises, on a proposé pour l'eau de laurier-cerise la formule suivante : Acide cyanhyd.. 5 goutt. Eau distillée......... 240 Ess. d'am. amères.. 0,30 Geiger indique la même pp. d'acide prussi- que dans l'hydrolat de laurier-cerise, que dans celui d'amandes amères. On devra filtrer l'eau de laurier-cerise pour en séparer complètement l'huile essentielle en excès. On l'emploie comme topique dans beaucoup de circonstances ; contre les brûlures, pure ou mélangée avec 8 0/0 de solution de gomme. (Pirondi, Franchino.) Eau distillée de laitue \ Hydrolatum laclucœ. Laitue fleurie priv. de feuil. inf.. 1000 Eau com.. 2000 Contusez les tiges, mettez-les avec l'eau dans la cucurbite de l'alambic, et distillez jusqu'à ce que vous ayez obtenu un poids d'eau égal à celui de la plante. (Codex.) M. Laneau a donné une formule d'eait de laitue alcoolique : • Tiges fr. de laitue. 20 kil. Eau............... Q. S, Alcool conc ...... 500 gr. Distillez S. A. Pour faire de l'eau de laitue ordinaire on ajoute 3 p. d'eau distillée à 1 p. d'hydralcoolat ; celui-ci conserve très-longtemps ses propriétés. Préparez, comme l'eau de laitue du Codex, les eaux distillées ou hydrolats de bourrache *, Muet*, pariétaire,plantain*,pourpier, ettoutes celles de plantes inodores analogues. 29 Zi50 EAU DISTILLÉE DE MATICO. — EAUX MINÉRALES. Opérez encore de même pour les eaux distillées de cochléaria, de cresson, d'opium brut. Eau distillée de Matico. Matico incisé....... 1000 Eau ............... Q. S. Retirez 4000 d'hydrolat. (Codex.) Celui-ci a une odeur qui a quelque chose de plus téré- benthacé que la plante même. On peut l'employer à l'intérieur et à l'extérieur. On a donné plusieurs autres formules d'eau de matico, où la proportion de ce dernier est beaucoup plus élevée; elles sont destinées il des injections ou autres usages spéciaux. Préparez de la même manière les eaux distillées dEucalyptus et de Boldo. Eau distillée de menthe poivrée * Sommités fraîc. incis. de menthe 1000 Eau comm. Q. S. Retirez à la vapeur un poids d'hydrolat égal à celui de la plante. (Codex.) Préparez de même les eaux distillées ou hy- drolats d'hysope*, de marjolaine, de menthe crépue, de mélisse*, d'armoise*. Eau distillée de nicotiane (Rademacher). Feuill. réc. de tabac. S00 Alcool rect. 90 Eau. Q. S. Pour obtenir 500 de produit. Eau distillée de raifort. Rac. fr. de raifort.. 1 kil. Eau commune.....5 kil. Incisez la racine et retirez 2 kil. de produit. Eau distillée de rose *. Hydrolatum rosœ. Pétales de rose pâle contus. 1000 Eau.....Q. S. Distillez à feu modéré jusqu'à ce que vous ayez obtenu un poids d'hydrolat égal à celui de la fleur. (Codex.) On prépare de même les hydrolats de fleurs de chèvrefeuille, de fèves, de lis, de muguet, de nénuphar, de pivoine. Eau distillée de tilleul *. Hydrolatum tiliœ. Fleurs sèches de tilleul.. 1000 Eau.......... Q. S. Distillez à la vapeur jusqu'à ce que vous ayez obtenu en eau distillée ZiOOO. Après 2Zi heures de repos, filtrez au papier mouillé. (Codex.) Préparez de même les eaux distillées ou hydrolats de : mêlUot*, sureau*, origan, serpolet, camomille, badiane, bourgeons de sapin; bourgeons de pin ; de séminokles d'unis *, de persil, de fenouil* et d'angélique; de baies de genièvre; de mdne de valériane* et d'aeore; et celles de substances exotiques, après une macération de douze heures, telles que cannelle de Ceylan* (1), (1) Les anciens pharmacologistes nommaient Eau de CANNELLE ORGÉE, EAU DK CANNELLE SPIRITUEUSE, de l'eau de cannelle dans laquelle l'eau ordinaire avait été remplacée par un décocté d'orge et distillée après fermentation ; dans leur Eau de cannelle vineuse, l'eau était remplacée par le vin. sassafras, cascarille, girofle, piment, santal citrin. L'Eau vulnéraire aqueuse, hydrolat de labiées composé, s'obtient en distillant de l'eau sur jes mêmes substances que pour l'alcoolat. Pour l'£«M thériacale aqueuse, c'est la même chose. EAUX MINÉRALES. Eaux médicinales naturelles. Classe aujourd'hui fort nombreuse et fort en vogue d'agents thérapeutiques. « Ce sont des eaux de sources naturelles, auxquelles la proportion ou la nature des matières dissoutes donne des caractères particuliers qui les rendent impropres aux usages ordinaires de la vie, mais qui leur communiquent des propriétés spéciales dont la médecine peut tirer parti pour la guérison des maladies. » On les a considérées comme des sécrétions d'un être organisé. Rordeu les croyait douées d'une sorte de vitalité, ce qui est vrai sous un point de vue. Maintenant leur origine n'est plus un problème; on sait qu'elles proviennent de l'eau atmosphérique. Une partie de l'eau qui se rassemble sur les montagnes coule à leur surface et produit des ruisseaux, une autre tombe dans leurs fissures, arrive a des profondeurs diverses, se charge plus ou moins des substances qu'elle rencontre, et pressée par la colonne de liquide, revient ainsi à la surface à des distances quelquefois considérables du point de départ. Les propriétés physiques des eaux minérales sont difficiles à exprimer d'une manière générale, tant elles sont variables ; en effet, on peut regarder comme dépendant de cette classe de médicaments, des eaux qui ne cessent d'être potables que par un petit excès de sulfate ou de carbonate calcaire, jusqu'à celles où des matières salines, des substances organiques, des gaz, etc., abondent; cependant la plupart sont transparentes, incolores, sapides, inodores, plus pesantes de quelques centièmes que l'eau distillée. Toutefois il en est de louches, d'un peu colorées, et les eaux sulfureuses ont une odeur hépatique. Elles sont chaudes ou thermales ( à -f 20° et au-dessus ), ou froides ( à + 20° et au-dessous ). On croyait jadis que les eaux thermales perdaient moins vite leur calorique que l'eau ordinaire amenée artificiellement au môme degré, et de plus que ce calorique n'avait pas la même action sur les matières organiques. On connaît l'expérience de M mo de Sévigné, à Vichy, à ce sujet. On avait avancé aussi que les eaux minérales gazeuses conservaient mieux leur acide carbonique que les eaux artificielles, mais il paraît qu'il n'en est rien. Certaines eaux minérales ont une composition pour ainsi dire invariable ; d'autres, au EAUX MINÉRALES. 451 contraire, éprouvent des changements chimiques et thermométriques, sensibles selon l'époque de l'année, l'état sec, humide ou électrique de l'atmosphère. De là les divergences que l'on remarque dans leur emploi et dans les analyses. Struve a établi qu'à Pyrmont les eaux sont alcalines el gypseuses pendant les mois de juin, juillet et août, et qu'elles n'ont presque plus ces qualités pendant l'hiver. Ceci ne suppose que des variations alternatives. Allant plus loin, nous dirons que, gôologiquement parlant, on ne peut admettre qu'une eau a possédé et possédera toujours les mêmes principes minéralisateurs. M. Girardin a prouvé, par l'analyse des travertins déposés, à différentes époques, par l'eau de Saint-Allyreen Auvergne, que celte eau n'a pas toujours eu la même composition. Berzélius a trouvé dans les eaux de Steinbad, à Tœplitz, à peine des traces des sels qui les avaient fait classer trente ans auparavant parmi les eaux salines les mieux caractérisées. Leur conservation est un point important à considérer dans leur histoire. Une fois sorties de la source, une réa tion lente s'opère entre leurs différents principes, des dépôts s'y forment. Les eaux gazeuses sont toujours moins chargées de gaz qu'à la source. Les ferrugineuses, en perdant ce dernier, donnent un dépôt ocracé; c'est pour prévenir cet effet qu'en Allemagne, au lieu des sources, on a soin de mettre un clou ou un fil de fer à la partie inférieure du bouchon. Les eaux hydro- sulfureuses perdent leur odeur en donnant naissance à des hyposulfites ; d'autres, contenant des sulfates , prennent l'odeur d'teufs pourris, par suite de la réaction que les substances organiques exercent sur ces sels. Les eaux de Vichy présentent souvent ce phénomène. Les eaux salines sont celles qui se conservent le mieux. La lumière est une cause d'altération manifeste. On doit donc les conserver à l'abri de cette influence, et de plus tenir les bouteilles couchées horizontalement dans un lieu tempéré et sec. L'analyse des eaux minérales est un point très-délicat. On connaît deux méthodes. La plus ancienne isole les divers principes des eaux tels qu'on suppose qu'ils s'y trouvent contenus ; mais souvent des changements s'opèrent par le fait même de l'évaporation. L'autre, due à Murray, plus directe, reconnaît et évalue séparément les acides et les bases, que l'on réunit ensuite par le calcul. Mais ces lois, comme l'ont fait observer Mérat et Delens, ne sont pas toujours celles de la nature. Les analystes modernes ont découvert des substances fort intéressantes sous le point de vue médical et scientifique. Ce sont des substances organiques, telles que la glairine ou barégine, des matières extracto-résineuses, des substances minérales, comme l'iode, le brome, l'arsenic, la lithine, l'acide borique, le ca:sium, le «ubidium, le cuivre, l'étain, le titane, la zircone,le cobalt, le nickel, le mercure. Disons cependant que ces six dernières substances n'y ont pas encore été nettement constatées. (V.App.fAnak/se chimique). En récapitulant le résultat des analyses, on voit que les principales substances contenues dans les eaux minérales sont : L'oxygène, L'azote, L'acide carbonique, —■ sulfhydrique, — silicique, — erénique, Les carbonates, les sulfates et arséniates Les sulfures Les chlorures Les iodures Les bromures de potasse. de soude. de litliioe. de chaux de magnésie. de fer. do manganèse. de tuivre. (?) d'étain. (?) de potassium, de sodium. de calcium, de magnésium. Puis des matières organiques (plantes microscopiques, selon Duby) plus ou moins bien déterminées (barégine ou glairine, gl.uiudine, z01dine, zoogène, plûmbiéiune, sulfuraire). Et enfin des sels sans importance médicale, à cause de leur quantité excessivement faible, comme le fluorure de calcium, le phosphate d'alumine, la strontiane, la lithine, etc. (V. plus haut). L'action des eaux minérales sur l'économie est extrêmement intéressante, mais elle est d'une étude longue et difficile. Leurs effets sont en rapport avec leurs principes prédominants ; cependant on observe souvent des anomalies qui ne sont pas toujours intelligibles, ce qui tient à la manière d'être de leurs nombreux composants entre eux. Un autre point à considérer, c'est que les eaux minérales naturelles, à proportions égales de principes, ont une action plus marquée que les compositions artificielles que l'on fait pour les imiter, ou que les composants pris isolément, et ont, en outre, l'avantage de ne pas molester l'estomac comme ces derniers. Aucun doute qu'il ne faille attribuer ces différences à la division plus intime des principes dans celles-là que dans celles-ci, ou plutôt à leur imitation incomplète. (V. Art de formuler). Suivant Scoutetten, les eaux minérales déterminent toutes: l°Une action dynamique ou des phénomènes d'excitation dus à l'électricité développée par leur contact avec le corps; 2° une action médicamenteuse qui varie selon la nature des éléments minéralisateurs ; 3° elles occasionnent une action topique qui provoque des éruptions diverses à la peau (V. Un. ph. I86:'i). M. Sales-Girons a imaginé une nouvelle méthode d'administration des eaux minérales ou ll'ol EAUX MINÉRALES. médicamenteuses qu'il fait respirer, après les avoir amenées à un grand état de division, simulant une sorte de poudre ou de poussière (pulvérisation ou poudroiement des liquides^. Cette méthode d'inhalation qu'il appliqua, dès 1856, dans l'établissement de Pierrefonds (Oiselet qui, depuis, a été employée dans quelques autres stations thermales, consiste à faire séjourner les malades, pendant un temps déterminé (15 à/i5 minutes), dans une salle dite de respiration, à l'air de laquelle vient se mêler l'eau minérale convertie en une espèce de brouillard artificiel. Cette pulvérisation de l'eau s'effectue à l'aide d'appareils particuliers, dont le principe repose sur la sortie de l'eau d'un cylindre, où de l'air comprimé la fait passer à travers des orifices capillaires qui donnent lieu à autant de jets venant frapper sur des disques métalliques placés à une certaine distance et se réduisant en une fine poussière qui pénètre dans les voies respiratoires. Aussi les eaux pulvérisées paraissent-elles devoir rendre des services dans le traitement des maladies des organes respiratoires. Cependant il paraîtrait que les eaux sulfureuses, suivant leur mode de sul- furation, perdent, en général, par la pulvérisation, plus ou moins de leur principe sulfureux. Un appareil imaginé par M. Sales-Girons permet de porter sur la muqueuse pulmonaire tous les médicaments solubles avec faculté d'en graduer la dose. Il en est de même du néphogène de MM. Tirman et Mathieu. (V. Un. ph., 1860, 1861 et 186'2. — V. Art de formuler, bains, fumigations.) On a cherché à concentrer les eaux minérales par voie de congélation, à l'aide des appareils Carré et autres, et à former ainsi des extraits d'eaux minérales réduites à 1/10° de leur volume {Eug. Moulines) , de manière à échapper aux reproches que l'on a fait à juste titre aux eaux minérales concentrées par éva- poration, qui perdent, après cette opération même, leur caractère d'eau naturelle ; le mode de combinaison des bases avec les acides étant interverti par l'évaporation du liquide et la volatilisation des gaz. Les eaux minérales naturelles sont divisées, d'après leur principe prédominant ou minéra- lisateur, en cinq classes principales : sulfureuses, alcalines, acidulés, ferrugineuses et salines; et les eaux de chacune de ces classes sont subdivisées, selon leur température, en thermales et en froides. 1° Eaux hydrosulfureuses, Eaux sulfurées , Eaux hépatiques. Elles contiennent de l'acide sulfhydrique libre et combiné, et ont une odeur et une saveur d'oeufs pourris. En général, elles sont onctueuses au toucher, en raison de la barégine qu'elles contiennent, et perdent leur odeur par le contact prolongé de l'air ou de la chaleur. Elles sont le plus souvent thermales, et sourdent principalement des terrains primordiaux. Beaucoup contiennent de l'iode. Pour conserver toujours pleines les bouteilles d'eaux sulfureuses susceptibles de s'altérer au contact de l'air, on recouvre l'eau d'une couche d'huile, ou mieux, comme l'a indiqué Robinet, on remplace l'eau, à mesure qu'elle vient d'être bue, par de petits cailloux ou par des billes à jouer, préalablement bien lavés, de manière à maintenir toujours le niveau de l'eau à sa hauteur primitive. C'est le procédé qu'on emploie en Italie pour la conservation du vin en bouteilles. On connaît que l'eau doit ses propriétés à l'acide sulfhydrique libre, en faisant passer le gaz, qui s'échappe de l'eau par l'ebullition, à travers un soluté d'acétate de plomb ; et à un sulfure, en ajoutant à l'eau, après une longue ébullition pour chasser les gaz, encore de l'acétate de plomb. Dans l'un et l'autre cas, il se produit un précipité noir. (V. Appendice.) On recommande spécialement les eaux sulfureuses dans les maladies chroniques de la peau, aux individus lymphatiques, dans les maladies chroniques de la poitrine , le catarrhe pulmonaire, l'asthme et la phthisie, dans le traitement des blessures, dans les rhumatismes, la sciatique, etc.; elles sont très-excitantes et causent une légère ivresse lorsqu'on les boit. Les eaux sulfureuses les plus usitées sont celles de Barcges, Cauterets, Bonnes (Eaux- Bonnes), Aix-la-Chapelle, Baden, Enghien. M. Filhol admet l'existence de sulfures alcalins dans toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées (V. Un.ph. 1873; J.ph. 1873). 2° Eaux minérales alcalines. Riches en carbonate de soude et contenant souvent beaucoup d'acide carbonique, d'où leur vient encore le nom d'alcalino-acidules. Leur saveur est alcaline et urineuse. Sous le rapport médical, elles sont fondantes et apéritives, fort utiles dans les maladies chroniques qui ont pour siège les viscères abdominaux, et particulièrement dans les engorgeznents du foie et de la rate, dans les gastrites chroniques, dans la goutte, pour dissoudre les calculs d'acide urique, etc. L'ac. rosolique se colore dans une eau contenant des bi-carbonates ; il se décolore lorsque l'ac. carbon. n'est pas combiné. Les eaux alcalines les plus usitées sont celles de Vais, Vichy, Saint-Alban, Saint-Nectaire, Ems, Evian, Saint-Galmier, Contrexémlle. Les Eaux de Vais que nous venons de citer ont pris, une importance considérable parmi les eaux alcalines. Les sources en sont très- nombreuses, mais les plus connues sont les suivantes : Saint-Jean, Rigolette, Précieuse, Désirée, Magdeleine, appartenant à la Compagnie ou Société générale de Vais. EAUX MINÉRALES. 453 Leur succès tient à diverses causes. Elles présentent tous les degrés de force ou d'alcalinité ce qui permet de les opposer aux divers états pathologiques qu'elles sont appelées h combattre ; elles ne déterminent pas la diathèse alcaline ou fluidification du sang, que Trousseau reprochait à l'usage prolongé de leurs congénères, ce qu'elles doivent assurément à leur richesse en fer et en manganèse; elles peuvent se transporter au loin sans altération ancune. C'est pour cette dernière considération que le professeur Bouchardat, dont le nom fait autorité, dit que pour une saison aux sources il préfère les eaux de Vichy, mais, que pour être prises en boissons loin des sources, il prescrit les eaux de Vais. Il est en effet reconnu que les eaux alcalines chaudes aux sources, c'est le cas des eaux de Vichy, sont de moins bonne conservation que celles qui sourdent froides, ce qui est le cas de celles de Vais. Au point de vue du degré d'alcalinité, les eaux de Vais de la Société générale se classent d'après rémunération faite ci-dessus. La source Magdeleine est la plus chargée des eaux alcalines que l'on connaisse (9 gr. de bi-carbo- nates); elle s'applique aux cas les plus caractérisés de la médication alcaline ; la source Saint- Jean, la plus faible (2gr. de bi-carbon.), s'applique aux cas les plus nombreux. Ne décomposant pas le vin et la plus agréable à boire, elle se prend généralement aux repas coupée avec du vin. Les eaux de Vais contiennent de la lithine (V. Un. ph. 1872, 1873), ainsi que de l'iode {Chatin); la source Rigoletle est la plus riche. La Source Dominique, qui appartient au bassin de Vais, ne doit pas être confondue avec les sources alcalines, car elle n'a aucune analogie avec elles. C'est en effet une eau stypti- que ferrugineuse alcaline, d'une nature ferro- arsenicaie, d'une efficacité remarquable contre les fièvres intermittentes, la chlorose, l'anémie, certaines dermatoses, etc. Elle ne contient que des traces d'iode (V. Un. ph. 1872). 3° Eaux minérales acidulés. Ce sont celles qui contiennent une grande quantité d'acide carbonique libre, indépendamment des sels qui peuvent s'y trouver. Ces eaux ont la propriété de mousser et de pétiller par l'agitation, et ont une saveur aigrelette. Prises en grande quantité, elles produisent sur l'économie une espèce d'ivresse passagère et une sorte de narcotisme ; elles ont une action spéciale sur l'estomac. Elles sont employées pour calmer la soif, dans les gastralgies et surtout contre les vomissements spas- modiques. Exerçant une action particulière sur le foie, elles sont dans quelques cas le spécifique des affections de cet organe. Les eaux acidulés les plus communes sont celles de Seltt , de Chàteldon, de Pougues. !i° Eaux minérales salines. Ce sont celles où les sulfates et les chlorures de calcium, de magnésium et de sodium prédominent. Du reste, elles offrent dans leur composition une grande variété; c'est plus particulièrement dans cette classe d'eaux, qu'on rencontre l'iode, le brome. Nous donnerons dans Y Appendice les moyens d'y reconnaître la présence de ces corps. Quelques-unes tiennent en suspension des matières organico-minérales, dont le dépôt constitue les boues, comme à Saint-Amand, à Bourbonne, etc. Dans les eaux de Néris, le fluor paraît jouer un rôle important, comme agent minéralisateur (De Gouvenin). Plusieurs sont purgatives. Elles sont généralement utiles dans les engorgements des viscères abdominaux, la jaunisse, les calculs biliaires, le catarrhe vësical, les maladies scro- fuleuses. Elles ont été vantées dans la paralysie. En bains, on les recommande dans quelques maladies de la peau, les contractions des muscles, les maladies des articulations, les rhumatismes chroniques. Les eaux salines les plus connues sont celles de Bularuc, de Bourbonne-les-Bains, de Plombières, de Néris, de Cheltenham, de Bath, de Sedlitz, de Pullna. C'est à cette classe qu'appartient Veau de mer. 5° Eaux minérales ferrugineuses, Eaux martiales, Eaux chalybées. On nomme ainsi les eaux qui contiennent assez de fer pour avoir une saveur atramentaire. Elles proviennent le plus ordinairement des terrains secondaires ou de ceux de transition. Elles sont presque toutes froides. On a reconnu que toutes les eaux ferrugineuses carbonatées et beaucoup de celles sulfatées contenaient des parties infinitésimales d'arsenic ; de telle sorte que les eaux ferrugineuses qui ne sont pas arsenicales sont les exceptions. Leurs dépôts sont incomparablement plus riches qu'elles en principe arsenical. Ces dépôts ocracés avec lesquels on prépare des pastilles, des dragées, ne fournissent que des médicaments d'une composition très-variable, et dont les effets ne sont pas spécifiés. Elles sont inodores, limpides; exposées à l'air elles se couvrent d'une pellicule irisée, et déposent, dans les bassins ou dans les bouteilles où on les conserve, des flocons jaunes rougeàtres de peroxyde de fer. Elles se colorent en noir par l'addition de l'infusé de noix de galle, surtout si elles sont restées exposées à l'air pendant quelque temps, et si on y ajoute un peu de carbonate de soude. Avec le ferro- cyanurede potassium, elles donnent un précipité de bleu de Prusse, au bout de quelques khh EAUX MINÉRALES. instants, et tout de suite si on y ajoute une petite quantité de chlore ou d'acide azotique. Le fer qu'elles contiennent est à l'état de carbonate de protoxyde {Forges, Spa) ; dans le cas contraire, c'est du sulfate de protoxyde {Passy, Cransac) , ou encore il est à l'état de carbonate et de sulfate à la fois. Berzélius, 0. Henry, MM. Chevallier, Fontan, etc., ont signalé l'existence du crénate de fer (1) (V. /. ph. 1871); et Longchamp, celle du ferrate de chaux ou de magnésie dans quelques eaux ferrugineuses. Si, par suite de l'ébullition, il se forme dans l'eau un précipité ocracé, le sel de fer est du carbonate; dans le cas contraire, c'est du sulfate. (l) Nous avons reconnu lexistence de ce sel dans l'eau ferrugineuse de Saint-Nazaire (V. Un. Puabm.', 1866). On les emploie partout où les ferrugineux sont indiqués, et principalement chez les femmes. Mêlées au vin, elles conviennent aux tempéraments lymphatiques, aux sujets naturellement apathiques. Généralement elles ne sont pas employées en bain. Les eaux ferrugineuses les plus usitées sont celles de Spa, de Passy, de Forges, de Bussang, de Cransac, de Pyrmont, A'Orezta. Dans l'eau de Cransac le manganèse prédomine sur le fer. Elle pourrait former la lête d'une nouvelle classe d'eaux minérales, les eaux manganésiennes. En 1879 on a signalé une eau ferrugineuse manganésifère h Hipervilié (Reipertsweiler, Alsace). Cette source contient autant de fer que l'eau d'Orezza. LISTE DES EADX MINÉRALES Avec l'indication des Pays où elles sourdent, du Principe minéralisateur, du Degré thermométrique et du Mode d'emploi (1). SITUATIONS. TEMP. (2). PRINCIPES MINÉRALISATEURS (3). Acqui............. Piémont...... Aix-la-Chapelle ... Prusse rhénane Aii (en Provence) . B.-du-Rhône.. Aix (en Savoie)____ Haute-Savoie.. Alet.............. Aude......... AIfter ou Roisdorff. Prusse........ Allevard.......... Isère........ Amélie-Ics-Bains... Pyr.-Orientales Audînac . Ariége. Auteuil........... Avène............ Ax.............. Bade ou Baden.... Bade ou Baden____ Baden............ Bag de-Bi^orre ou Bagnères-Adour. Bagnoles.......... Bagnols........... Bains............. Baîarue........... Barbotan......... Baréges........... Bath.............. Birmenstorfer..... Blèville........... Bonnes *.......... Boulou (le)........ Seine......... Hérault....... Ariége........ Duché de Bade. Suisse......... Autriche...... Hautes-Pyrén.. Orne......... Lozère........ Vosges........ Hérault....... Gers.......... Hautes-Pyrén.. Angleterre... . Suisse (Argov.). Seine-Infér----- Basses-Pyrén. . Pyrén.- Orient. 75° Ilydrosulfate de chaux........... 57° Acide sulfhydrique............... 36» Sels............................ 43° Acide sulfhydrique............... 20 à 28° Bicarbonate de chaux............. Froide. Acidulé gazeuse................. Froide. Sulfureuse....................... 45° Sulfureuse, suif, de sodium 0,01, tôt. des sels................... 22o Bitume 0,03, acid. sulfhydrique et carbonique.................... Froide. Ferrugineuse.................... 28° Carbonate de soude.............. 45 à 75» Sulfure de sodium............... 45 à 65o Sels............................ 52« Sels............................ 350 Acide sulfhydrique............... à 510 27o 430 à 5lo 50o à 38o 42o Iburbon-Lancy------Saône- et-Loire Bourb.-l'Archamb.. Allier......... Bourb.-les-Bains .. Haute-Marne. . Bourboule (la)..... Puy-de-Dôme. Bussang *......... Vosges........ Cadéac............Hautes -Pyrén. Froide. Froide. Froide. 33o 43 à 640 6O0 58o 52» Froide. Sels............................ Sulfureuse saline................. Sulfureuse....................... Sels............................ Sels 10,0; brom.de potass., Iithiue. Ferrugineuse bicarbonatée........ Sulfure de sodium............... Saline........................... Suif, de magn. 22,01; sulf.de soude. Ferrugineuse, sulfate de fer...... Sulfure de sodium............... Alcaline, carbonate de soude 2,5; G. terreux 1; Carbon, de fer.... Sels............................ Garb. de soude 0,5; et acide carb. Sels 7,5; bromure de sodium..... Bicarbonate de soude............ Carbonate de fer 0,02; et acide carbonique.................... Sulfure de sod. 0,06 iodure et brôm. de pot. 0,01; sulfuraire, glairine. MODE D'EMPLOI (4). 0,3 500 à 1000,0 et bains. 0,25 1000 à 2000,0 id. 0,5 id. id. 500 à 1000,0 id. boisson. 3 2 500 à 1000,0 0,33 500 à 1000,0 et bains. boisson. 0,10 0,01 1000 à 2000,0 et bains. 2 '° 3,0 bains. 500 à 1000,0 et bains. 2.0 1000 à 2000,0 id. id. id. 0,61 id. id. 0,44 Jusqu'à purg. id. 0,04 500 à 1000,0 id. 2,06 boisson et bains. 7,04 500 à 1000 id. 0,217 boisson. 0,021 id. et bains. 0,03 1,7 1000 à 2000,0 id. 3 litres. id. id. 0,05 500 à 1000,0 id. 1,9 2 litres. 1000,0 (1) Pour les eaux qui peuvent voyager, voir le Tarif général. — Les saisons où l'on prend les eaux ont une durée assez variable, de un, deux, trois et même cinq mois, suivant les localités; elles commencent généralement du 1er mai au 1er juin, pour finir du 15 septembre au 1er e t même au 15 octobre pour quelques-unes; rarement au delà. (21 En degrés centigrades. /3) Par litre d'eau. (4) Lorsque nous avons indiqué une quantité et mis le mot bain, c'est que l'eau s'emploieà l'intérieur à la dose que nous indiquons, et à l'extérieur en bains. Lorsqu'il n'y a qu'une seule indication, c'est que l'eau s'emploie seulement a l'intérieur ou seulement à l'extérieur. Camarès.......... Cambo............ Carlsbad.......... Castera-Verduzan.. Castrocaro........ Cauterets.......... Challes............ Châteauneuf....... Chàteldon......... Chfitel-Guyon..... Chatenois......... Chaudes- Aiguës... Cheltenham....... Cheltenham....... Condillac.......... Contrexéwlle...... Cransac........... Dax.............. Digne............. EaH-de-ïtfer....... Eaux-Chaudes..... Eger ou Egra..... Ems............. Encausse.......... Enghien *......... Epsom........... Escaldas.......... Evaux ............ Evian............. Fachîngen......... Forges............ Friedrichshall..... Gamarde.......... Gazost............ Grandrif.......... Graville-l'Heure... Gréoulx........... Hammam Meskont. Hammam-Riza..... Harrowgate....... Heilbrunn......... Hombourg........ Kissingen-Rakoczy. KreuUoaeh........ Labassère......... Lamalou.......... Lamotte-Ies-Buins.. Leamington....... Louescbe ou Loëche. LuchoD(on Bagn.de) Lucques........... Luieuil........... Marienfelds....... Marienbad........ Marlioz........... Siéra............. Molitg............ Montbrun......... Mont-Dore........ Monte-Calvario.... Nauheim.......... Néris............. Neyrae........... Niederbronn....... Orezza*........... Passy *........... Pentieosa.......... Pfeffers........... Pierrefonds........ Pielra-Pola........ Aveyron...... Froide. Basses -Pyrén.. 2c>o Bohême....... 51 à 73o Gers.......... 25° Italie........ '. .Froide. Hautes-Pyrén. 48° Savoie........ Froide. Puy-de-Dôme.. 12 à 37<> Puy-de-Dôme.. Froide. Puy-de-Dôme. 35** Bas-Rhin..... Froide. Cantal........ 80* Angleterre------ Froide. Angleterre.... Drôme........ Froide. Vosges........ Froide. Aveyron...... Froide. Landes........ 30 à 66° Basses-Alpes.. 42° Froide. Basses-Pyrén.. 35» Bohème....... Froide. Nassau........ 45*> Haute-Garonne 24° Seine-et-Oise.. Froide. Angleterre------ Froide. Pyrén. -Orient. 42<> Creuse........ 30 à 58<> Haute-Savoie.. Froide. Nassau....... Seine-Infér ... Froide. Saxe-Meining. Froide. Landes........ Froide. Hautes-Pyrén. Froide. Puy-de-Dôme.. Froide. Seine-Infér— Fro'.de. Basses-Alpes.. 38° Algérie....... 50 à 95» Algérie....... 41j° Angleterre.... Froide. Bavière....... Froide, Blesse......... Froide. Bavière....... Froide. Hesse Darmst.. il à 290 Hautes-Pvrén.. Froide. Hérault."..... 33o Isère......... 08 à 6Û0 AniWeierre.... Suisse (Valais). 33 à 5lo Haute-Garonne 17 à 56<> Italie......... 40 à 54« Haute-Saône .. 17 à 46* Nassau........ Froide. Bohême....... Froide. Savoie........ Froide. Lot........... Froide. Pyrén.- Orient. 37° Drôme........ Froide. Puy-de-Dôme.. 4.j° Espagne...... Froïde. Hrsse-Elector . 21 a 39» Allier......... 5lo Ardi-ohe...... Froide. Bas"-Rhin..... Froide. Corse......... Froide. Seine......... Froide. Espagne...... 26 à 28° Suisse vSt-Gall). 37o Oise.......... Froide. Corse......... 42 à 55o EAUX MINERALES. Carbonate de soude 1,9 ; acide carbonique.................... 1 litre. Acide sulfhydrique............... 0,004 Garb. de soude l ,2; suif, de soude. 2,59 Acide sulfhydrique............... Saline, bromo-iodurée............ Sulfure de sodium................ 0,02 Sulfur. bromo-iodurée; tôt. des sels 0,31 Carbonatée...................... 3,7 Bicarb. de magn. 0,45; acide carb. 1 à 2 lit. Suif, de magn., et chlorures...... 1,0 Saline, iodo-bromurée, ferrugm.; tôt. des sels................... 4,15 Sels............................ 1,0 Saline, iod. et brom.; tôt. des sels. 10a 11,02 Ferrugineuse ; tôt. des sels........ 8 à 10,10 Acidulé gazeuse; acide carbonique. 1/2 litre. Carbonate de fer 3,27; séléniteuse, matières organiques............ 0.03 Suif, de fer 0,75; suif, de mang.0,51 4,0 Saline; tôt. des sels.............. 0,47 Acide sulfhydrique............... Chlorure de sodium 27 à 30,0; bromures, iodures................. Sulfure de sodium............... 0,01 Saline gazeuse; tôt. des sels...... 4,57 Bicarbonate de soude............. 3,50 Saline gazeuse; tôt. des sels...... 2,77 Acide sulfhydrique 0,02; et hydrosulfate de chaux............... 0,1 Saline, trace d'iode et de brome, sulfate de magnésie............ 30,0 Sulfure de sodium................ 0,05 Sels (bromure, iodure, lithine) .... 3,0 Alcaline, glairine, mat. bitum; tôt. des sels....................... 0,43 Bicarbonatée.................... Bicarb. et crénate de fer, 0,09; tôt. des sels................... 0,29 Saline (iodure, bromure, lithine), sulfate de soude 7,30, sulfate de magnésie 4,11; tôt. des sels----- 25 gr. 0 Acide sulfhydrique.............. 0 lit. 20 Sulfure de sodium 0,03, glairine; tôt. des sels................... 0,58 Bicarbonatée calcique............ Saline, chloro-iodurée; tôt. des sels. 1,07 Ilydrosulfate de chaux........... 0,04 Sulfureuse et ferrugineuse........ Saline; tôt. des sels.............. 2,69 Sulfure de sodium............... (.hloro-bromo-iodurée............ 5,03 Saline........................... 15,54 Saline, k>d., lithine ; tôt. des sels. 8,36 Saline, chloro-bromo-ioduree...... Sulfure lie sodium................ Carbonate de soude ............. 0,47 Saline ; tôt. des sels.............. 7,44 Saline, trace d'iode et de brome.. Saline, ferrugin., sulfate de chaux 1,53; tôt. des sels............. 2,08 Sulfure de sodium............... 0,08 Saline; tôt. des sels.............. 2,21 Sels et bitumes................. 0,24 Acide phosphor., potasse, mangan. Carb. de fer, acide carb., lithine.. 0,02 Sulfureuse, bromo-iodurée........ Sulfate de soude................. Sulfure de sodium, 0,03; glairine . Sulfureuse, lot. des sels.......... 2,19 Carb. desoude 0,45; arsén.de soude. 0,001 Sulfate de soude et sulfate de mag. Saline; tôt. des sels.............. 30,60 Bicarb. de soude 0,37; tôt. des sels. 1,10 Alcal., ferrug. Saline; met. div... Sels (iodobrouiurée, ferrugineuse). 4,7 Ferrugineuse.................... Sulfate de fer.................... 0,4 Alcaline......................... Alcaline......................... Sulfureuse; tôt. des sels.......... 0,33 Acide sulfhydrique............... 455 boisson et bains. 1000 à 2000,0 Dt bains, id. bains, id. id. bains. 500 à 1000,0 250 à 1000,0 1000,0 id. bains. 1000 à 2000,0 et bains. 500 1000 a 3000,0 boisson. 1000 à 3000,0 1000 à 2000,0 250 à 1000,0 bains. 1000,0 boisson et bains. id., id. 500 à 1000 500 à 1000,0 id. 1000,0 boisson et bains, id., id. id., id. boisson. 250 a 2000,0 boisson. 1000 à 3000,0 et bains. boisson, id. 1000 à 2000,0 130 à 300,0 300 à 600 300 à 500 1000 à 2000,0 250 à 1000 bains, bains. id. id. id. bains. bains, bains. bains. 500 a 1000,0 et bains, bains. 1000 à 3000,0 id. 300 a 500 id. boisson, boisson et bains, bains. 250 à 1000,0 id. 150 à 300,0. 300 à 500 et bains. 250 à 1000,0 id. 500 à 1000 et bains. 1000 à 2000,0 boisson. 1000 à 2000,0 et bains. boisson. boisson et bains. boisson et ains. bains. I ■ I 456 Plombières........ Pougues ........... Provins ........... Pullna *........... Pyrmont ......... Renaison ........., Rennes-les-Bains... Rippoldsau........ Roche-Poyla ...... Royat............. Sail-lès-ChàteaumO' rand............ Sail-sous-Couzan... Saint-Alban....... Saint- Am and ...... St-Denis-lès-Blois.. Saint-Galmier..... Saint-Gervais...... Saint-Honoré...... Saint-Nectaire..... St-Pardoux........ Saint-Sauveur..... Sedlitz *.......... Salins ............. Salzbrunn......... Saxon ............. Schlangenbad...... Schwalbach....... Schwalheim....... Seidschiitz........ Selles ......;...... Seltz ou Setters*... Schinznach ........ Soultz-les-B Soultzbach........ Soultzmatt*....... Spa *............. Sylvanès .......... Tœplitz........... Tongres........... Torretta.......... Uriage........... Ussat............. Vals*(i)........... Vernet............ Vic-Ie-Comte ....... Vic-sur-Cère...... Vichy * (2) ........ Yinça ............. Visos ou Vizoz ..... Viterbe........... Vittel............. Watwiller......... "Weilbach ......... "Weissenburg ...... "Wiesbaden ou "Wis- bade............ "Wildungen ........ Yverdon.......... Vosges. Nièvre........ Froide. Seine-et-Marne Froide. Bohême ....... Froide. "Westphalie.... Froide. Gr.-Duché-de- 40 à SOo Froide. Puy-de-Dôme.. Froide. 34 à 3ijo 2-7 à 34o Nord......... Froide. 28o Loir-et-Cher.. Froide. Froide. Haute-Savoie.. Puy-de-Dôme. Hautes-Pyrén. 4io 33o 38o Froide. 3âo Froide. Froide. Prusse........ Froide. Suisse (Valais). 24o Nassau........ 28 à 32o. Nassau ........ Froide. Hesse-Elector. Froide. Bohême ....... Froide. Ardèche...... 2"jO Nassau........ Froide. Suisse (Argov.) 3lo Bas-Rhin..... Froide. Haut-Rhin___ Froide. Haut-Rhin___ Belgique...... Aveyron ...... Bohême ...... Belgique...... Italie......... Isère ......... Ariége....----- Ardèche...... Pyr.-Orientales Puy-de-Dôme. Cantal........ Allier. EAUX MINÉRALES. 15 à 63o Bicarbonatée, sulfatée et silicatée sodique 0,287; et mat. organiq. Saline gazeuse 4,43; acide carbon. Carbonate de fer................ Sulfate de magnésie 33,5; et sulfate de soude.................. Bicarb. de fer 0,1; strontiane, manganèse, acide carbonique......, Acidulé gazeuse.................. Bicarbonate de fer................ Ferrugineuse, gazeuse, sulfate de soude 0,94 ; tôt. des sels........ Acide sulfhydrique............... Saline, ferrugineuse; tôt. des sels. Sulfureuse, ferrugineuse; tôt. des sels ........................... Bicarbonatée.................... Bicarb. de soude 0,85; tôt. des eels. Sels ............................ Ferrugineuse, crénate de fer...... Alcaline, gazeuse, acide carboniq. 1 lit. 25; tôt. des sels........... Sels ............................ Acide sulfhydr. ,sels ôt mat.organ. Bicarbonate de soude............ S;iline, gazeuse; tôt. des sels...... Sulfure de sodium............... Suif, de magn. 31,8; tôt. des sels.. Saline, iodo-bromo-chlorurée, bromure de potass. 0,07; tôt. dis sels. I Alcali 1e, gazeuse................ Saline, iodo-bromurée calcaire et magnésienne................... Bicarbonate de soude; tôt. des sels. Ferrugineuse ; tôt. des sels....... Acidulé gazeuse, sels 2,50; Acide carbonique.................... Suif, de magn. 20,2; tôt. des sels.. Carbonate de fer................. Sels 4,0; acide carboniq. 1,03. Acide sulfhydrique............... 0, Ut. 25 Saline, iodo-bromurée; sels....... Ferrugineuse, alcaline, sels 1,47; acide carbonique.............. Bicarbonate de soude............. Carb. de fer 0,07, et ac. carboniq. Carbonate de fer................. Carb. de soude 0,34; tôt. des sels. Alcaline, ferrugineuse ; sels....... Chlor. de sodium, sulfate de soude Hydrosuif, de chaux 0,01; sels.... Saline, sulfate de magnésie....... Bicarb. de 2 à 9,0; fer, acid. carb.. Sulfure de sodium............... Saline, gazeuse.................. Acidulé gazeuse, acide carboniq., 2 lit.; total des sels............ Bicarbonate 4 à 5, et acide carbonique......................... Sulfure de sodium................ Sulfurée, bitumineuse............ Sulfureuse et ferrugineuse........ Saline ; sels..................... Saline, ferrugineuse ; sels......... Sulfureuse..................... Sulfate de chaux 1,05; lithine; sels Froide. Froide. 38o 65o Froide. Froide. Froide. 28 à 38o Froide. 10 à 57o Froide. Froide. 33 à 450 Tyr.-Orientales 23o Hautes -Pvrén. Froide. Et.-Pontificaux 45 à 58o Vosges ........ Froide. Haut-Rhin----- Froide. Nassau........ Froide. Suisse (Berne).. 27 à 29o Nassau ........ 68o Sels................. Principauté de AValdeck ----- Froide. Bicarbonate de soude . Suisse(Neufchà- tel) ......... 25o Sulfureuse..........., (V. Un. Pu. 1S71, p. 90; J. Pli. 1872.) 0,06 1000 à 3000,0 id. 1 litre. 1000 à 2000,0 id. 0,11 250 à 560 21,89 jusqu'à purg. i litre. 250 à 1000,0 1000 à 2000 0,11 100,0 à 300,0 2,67 boisson. 250 à 1000 et bains. 4,152 boisson et bains 0,50à0,85 bains. boisson et bains. 2,43 250 à 1000,0 1,7 1000 à 2000,0 et bains. boisson et bains. 2,50 1000 à 2000,0 4,0 boisson et bains. 1,0 id. id. 3,0 1000 à 2000,0 et bains. 1,67 250 à 1000 0,02 500 à 1000,0 id. 33,5 Jusqu'à purg. Jusqu'à purg. 02 gr.,92 bains. boisson. bains. 1,169 bains. 0,83 150 à 300 2,36 1000 à 2000 21,7 Jusqu'à purg. 0,01 boisson et bains. îooo a 2000 0,lit.25 bains. 4,38 id. 1 litre boisson et bains. boisson et bains. t lit., 50 1000 à 3000,0 et bains. 0,03 id. 0,62 1000 à 2000,0 et bains. 0,20 1000 à 2000 boisson et bains. 40,0 500 à 1000,0 0,3 bains. 1000 à 2000,0 et bains 0,06 500 à 1000,0 et bains. boisson et bains. 6,50 boisson. 0,097 500 à 1000,0 et bains. 0,025 250 à 1000,0 et bains. boisson. bains. 1,74 boisson. 0,59 boisson. 1,50 150 à 300,0 bains. 1,61 bains. 5,68 à 8,00 250 à 1000,0 2,58 250 à 1008 boisson et bains (1) A Vais, il eiiste un grand nombre de sources dont les plus connues sont : Saint-Jean, Précieuse, Rigolette, Désirée, Magdeleine; plus la source Dominique, dont la composition arsenicale et les usages sont tout à fait différents. (V. page 452). (2) A Vichy, on distingue trois sources principales : celle de la Grande-Grille, celle de I'Hôpital et celle des Cjslestins (froide). La première est la plus riche en acide carbonique. La source Lardy ou de I'Enclos des CÉLKS" tins, celle de Yaisse, les eaux de Cusset, d'IlAuTERiYE, de Saint-Yorre, se confondent aTec celles de Vichy. EAUX MINERALES ARTIFICIELLES. 457 EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES. Les altérations qu'éprouvent dans leur constitution, les eaux minérales transportées au loin, ont donné naissance à un art nouveau, celui de l'imitation des eaux naturelles. Nous ne dirons pas, avec les enthousiastes, qu'ici l'art a surpassé la nature ; mais nous dirons au contraire que les eaux minérales naturelles doivent être préférées aux artificielles, toutes les fois qu'elles peuvent être conservées longtemps sans altérations ou qu'on peut les renouveler fréquemment, car elles ont une action moins crue sur l'estomac ; que l'on peut employer les unes ou les autres dans le cas où l'on peut arriver à une imitation complète ; qu'il est des cas où les eaux artificielles doivent être préférées : l'eau de Seltz, chargée d'un excès de gaz, est plus propre, dans bien des cas, à faciliter la digestion, que l'eau naturelle; un excès de gaz rend aussi les eaux ferrugineuses, les eaux salines, moins rebutantes, plus digestives pour le malade, sans affaiblir leurs autres propriétés. Nous dirons, à ce sujet, que quelques propriétaires de sources, dans ce but, se sont mis à charger de gaz leurs eaux au sortir de la source, et obtiennent ainsi des eaux qu'on pourrait nommer Eaux minérales mixtes. L'art d'imiter les eaux minérales paraît dater du dix-septième siècle, où deux Anglais, Jenning et Howart, prirent une patente (brevet) pour la fabrication des eaux ferrugineuses. Mais cette nouvelle industrie resta en langueur. C'est Struve qui lui a donné l'impulsion qu'elle avait il y a quelques années, et qu'elle a perdue un peu depuis que la plupart des eaux minérales naturelles sont transportées avec facilité loin des sources. La fabrication consciencieuse des eaux artificielles présente des difficultés à cause du nombre considérable de corps que l'on peut avoir à y introduire. Nous allons donner un aperçu succinct de cette fabrication, renvoyant pour plus de détails au travail très-complet de Soubeiran sur cette matière. On peut reporter à cinq, dit Lecanu, les méthodes de préparation habituellement suivies : la première (par voie simple), applicable à l'eau de mer, aux eaux sulfureuses de Ba- réges, de Bagnères-de-Luchon, de Bonnes, de Cauterets, etc., à la préparation desquelles on ne fait servir que des sels solubles, incapables de se décomposer mutuellement; et aussi à l'eau de Balaruc pour bains, à l'eau de Plombières, dans lesquelles on fait au contraire entrer des sels dont quelques-uns doivent échanger leurs bases et leurs acides (tels le chlorure de calcium, les sulfate et carbonate de soude), consiste dans la dissolution au moyen de l'eau, d'une proportion convenable de sels ; seulement quand il doit y avoir décomposition, afin que chaque bouteille contienne une même quantité de précipité, que la grande masse d'eau ou toute autre circonstance finit ensuite par faire disparaître, au lieu d'ajouter tous les sels qui doivent donner lieu à la décomposition par leur contact, on introduit dans chaque bouteille un poids ou un volume déterminé d'une des dissolutions, et l'on achève de remplir avec l'autre, en ayant le soin d'agiter au moment du mélange. Suivant une deuxième méthode (par voie de double décomposition), on dissout dans l'eau simple les matières premières, que d'ailleurs elles puissent donner lieu à des décompositions ou ne puissent le faire, et l'on charge ultérieurement leurs dissolutions de gaz acide carbonique ; ou bien, après avoir introduit dans les bouteilles une certaine quantité de la dissolution saline, on achève de les remplir avec de l'eau simple chargée de gaz carbonique; ainsi se préparent : L'eau de Sedlitz, de Baden, de Carlsbad, de Pullna, de Seltz, de Bourbonne-les-Bains, de Saint-Nectaire, de Vichy, de Forges, de Pas- sy, dans lesquelles le chlorure de calcium et le carbonate de soude, ou le sulfate de fer et le carbonate de soude, donnent nécessairement lieu à la formation des carbonates de chaux et de fer, dont la présence de l'acide carbonique détermine la solution. La troisième méthode ne diffère de la précédente qu'en ce que les sels insolubles qu'il faut faire intervenir, ne pouvant être produits au sein de l'eau minérale, sont forcément produits à l'avance, et par suite introduits dans des bouteilles à l'état de précipité. Ce qui empêche de produire le sel insoluble au sein de l'eau, c'est que dans l'eau minérale ne doit pas exister celui des sels solubles, capable de produire le sel insoluble indispensable à sa constitution. Si, parexemple, du carbonate de chaux ne devait pas être accompagné de chlorure de sodium, on ne le pourrait produire dans le liquide môme, parla mutuelle décomposition du chlorure de calcium et du carbonate de soude. Si du sulfate de chaux, du carbonate de fer n'y devaient pas être accompagnés, le premier de chlorure de sodium, le second de sulfate de soude, on ne pourrait davantage produire ces sels insolubles par la décomposition du chlorure de calcium et du sulfate de soude, du sulfate de fer et du carbonate de soude. On applique cette méthode à la préparation de l'eau de Contrexéville, de Pougues, de Provins, de Pyrmont, de Spa. Une quatrième méthode consiste à charger de gaz carbonique le soluté salin déjà saturé de gaz sulfhydrique. Elle est spécialement applicable à la préparation de l'eau d'Aix-la-Chapelle. ï Ûo8 EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES. La cinquième méthode n'ayant pas d'usage, nous la passerons sous silence. La dissolution des précipités étant d'autant plus facile qu'ils sont plus divisés, on devra les produire au sein des dissolutions étendues, les laver par décantation plutôt que sur des filtres. Quand ils auront été lavés, on les délayera dans l'eau distillée ou dans le soluté alcalin ultérieurement destiné à être chargé de gaz carbonique. Si le carbonate de protoxyde de fer devait faire partie de l'eau minérale, pour prévenir sa peroxydalion on éviterait, autant que possible le contact de l'air, parfois même on le produirait au sein même de l'eau minérale, bien qu'on introduisit dans celle-ci un sel qui ne devrait pas s'y trouver. Quand à la silice, on la fait entrer dans les eaux qui doivent la contenir en ayant recours au carbonate de soude; selonSoubeiran, 1,0 de ce sel sec déterminerait, à l'aide de l'ébulli- tion, la solution d'environ 0,5 de silice par 1000,0 d'eau. Toutes les fois que l'acide sulfhvdrique, les sulfures alcalins, les sels de protoxyde de fer devront entrer dans la composition d'une eau minérale, on devra faire usage d'eau bouillie et refroidie en vase clos, afin de prévenir la réaction de l'oxygène en dissolution dans l'eau ordinaire. Introduction du gai dans les eaux. — L'oxygène, le protoxyde d'azote {Limousin), l'ac. carbonique surtout, se dissolvent dans l'eau, sous pression, et constituent d'utiles agents thérapeutiques. La préparation en grand des eaux gazeuzes, dites de table, à pris une immense extension. Traiter de l'introduction du gaz acide carbonique dans les eaux, c'est traiter des appareils qui servent à pratiquer cette introduction. Les appareils gazéfacleurs se divisent en deux classes : appareils à fabrication continue etappurcils à fabrication interrompue ou intermittente. Au premier système se rapportent l'appareil de Bramah, celui de Viel- Çazal; et actuellement l'appareil Hennann-La- chapelte, spécialement propre a la grande exploitation industrielle, bien qu'il comporte aussi la fabrication par quantités moyennes, (fig. 64). Au second système appartiennent les appareils dits de Genève, de Yernaut et Barrucl, de Savaresse, d'Ozovf ou Cazaubon, de Greffier, de François, Sous un autre point de vue ils se divisent en appareils à gaz comprimé par la pompe (aspirante et foulante) et en appareils à gaz comprimé peir lui-même. A la première division se rattachent l'appareil de Genève, celui de Bramah, celui de Viel-Cazal, et celui de Stévenaux, d'Hermaun-Lachapelle; l'appareil de Vernaut et Barruel, ceux de Sa- varesse, de François, d'Ozouf, de Greffier, appartiennent à la seconde. Les premiers peuvent être appliqués à la grande et à la petite fabrication et les seconds ne s'appliquent qu'à la petite. Les premiers appareils ont sur les seconds l'avantage de donner une saturation plus régulière et plus rapide, et de réaliser une notable économie sur lés Baatières employées à produire le gaz, aus^i sont-ils exclusivement adoptés pour la grande fabrication; pour des fabrications moins importantes on leur a souvent préféré les appareils du second système comme moins coûteux et moins embarrassants. Pour la grande fabrication, l'appareil de J. Hermann-Lachapelle est aujourd'hui le plus connu et le plus employé; la manœuvre en est facile cl à l'abri des dangers d'explosion. La figure 6Zi ci-dessus,représente l'ensemble de son installation. Il se compose : 1° d'un producteur en cuivre rouge portant la boîte à acide, écrouie au marteau et garnie à l'intérieur d'une couche de plomb fondu et adhérent au cuivre; 2° D'un épurateur également en cuivre rouge, mais glacé d'étain fin à l'intérieur, il est divisé à l'intérieur en deux compartiments et est surmonté d'un cylindre en verre formant troisième EAUX MINERALES ARTIFICIELLES. 459 laveur, ce qui permet d'obtenir du gaz pur, dépourvu de (oute odeur; 3° D'un gazomètre d'une très-grande capacité et dans lequel le gaz arrive comprimé par lui- même ; U° D'une sphère en bronze fondu d'une seule pièce, glacée d'étain pur a l'intérieur et essayée à une pression de 30 atmosphères. Cette sphère est alimentée par une pompe qui aspire à la fois l'eau et le gaz. Dans la colonne en fonle qui supporte la sphère se trouve un bassin d'alimentation réglé par son propre flotteur; 5° Enfin de un ou deux tirages soit à siphons soit à bouteilles. On peut produire avec cet appareil depuis 25 jusqu'à 10,000 lit. de boissons gazeuzes par jour. Une instruction qui accompagne chaque appareil donne les détails du modus faciendi. Se construisant en différentes dimensions et (Fief. 65. dans tous les cas la fabrication de l'eau pouvant être faite par venues à volonté, il s'ensuit que l'appareil J. Hetmann-Lackapelle se prête à la petite comme à la grande fabrication. Un appareil, d'invention plus récente, qui participe des deux systèmes, et que pour cela on pourrait appeler système mixte, est celui de Mondollot. C'est un appareil continu, à gaz comprimé par la pompe, mais dans lequel on a supprimé le gazomètre et les accessoires encombrants des anciens appareils continus ; disposition qui, tout en le rendant aussi simple et aussi peu volumineux que les appareils intermittents, lui conserve tous les avantages des appareils continus et le rend également propre a la grande et à la petite fabrication. La suppression du gazomètre y est obtenue grâce à la distribution automatique de l'acide sulfurique sur le carbonate (de chaux ou de (Fig. .66) soude). Cette distribution automatique de l'acide offre en outre l'avantage de supprimer la manœuvre délicate du robinet à acide pendant l'opération et de fournir une production de gaz régulière et continue. Ce système d'appareils, connu sous le nom de Gazogènes continus Mondollot, est maintenant très-répandu dans l'industrie ; il est exclusivement employé à la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris, à bord des paquebots transatlantiques et dans un grand nombre d'établissements publics ou privés. Nous avons représenté flg. 66, le plus petit modèle de ce système, modèle disposé pour la marche à bras et pour l'emploi du bi-carbonate de soude. Il existe de môme un modèle de grandeur moyenne, disposé pour l'emploi du carbonate de chaux et pouvant marcher à volonté, à bras ou à l'aide d'un moteur. Enfin, la figure 65 reproduit l'appareil de grandes dimensions spécialement destiné à la marche mécanique et approprié aux besoins d'une fabrication importante. Dans ces figures l'appareil est représenté complet, muni de tous ses accessoires et d'une colonne de tirage double pour remplissage des bouteilles et des siphons. La seule inspection des figures montre combien ces appareils prennent peu de place comparativement aux anciens appareils continus. Aujourd'hui, en France, l'usage des eaux gazeuses médicinales ou d'agrément est fort grand. Cependant on peut dire qu'il est loin d'être aussi répandu qu'il le serait si la fabrication, au lieu d'être confinée dans les villes d'une certaine importance, pénétrait dans les centres de 3 e et de W ordre. C'est le résultat que sont appelés à produire infailliblement, et dans un avenir prochain, les deux appareils dont nous venons de nous occuper, lesquels la 460 EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES. diffuseront jusque dans les plus petites localités où des pharmaciens puissent s'établir. M. Ozouf a proposé de fabriquer en grand Tac. carbonique par la combustion du coke, et l'engage ensuite dans une solution de carbonate de soude qui est transformée en bicarbonate d'où le ga/. s'échappe sous l'influence de la chaleur; la solution de carbonate dépouillée de gaz est chargée de nouveau et sert presque indéfiniment à un jeu continu d'absorption et de dégagement d'acide carbonique {Un. ph. 1866; J. ph. 1868). Le débouchage des bouteilles n'est pas sans désagrément ni sans danger, et un autre inconvénient, c'est qu'il occasionne une déperdition de gaz chaque fois qu'on le réitère. Pour y obvier, des siphons de différents modèles ont été proposés, et quelques-uns adoptés. Ce sont, en général, des tubes en métal recourbés terminés en pointe, et dont les parois sont trouées, qu'on enfonce, par l'extrémité inférieure, à tra- veis le bouchon jusqu'au fond de la bouteille; on tourne le robinet de la courbure supérieure, et l'eau, chassée par la pression qu'exerce le gaz dans la bouteille, est poussée au dehors. Savaresse a inventé, pour n^ r , gg ^ \ obvier aux inconvénients que nous signalions tout à l'heure, un appareil, nommé bouteille siphoîde, qui atteint mieux le but que les siphons. Il consiste dans un cruchon en grès blanc, verni (il peut être en verre ou en cristal), sur le goulot duquel est établie une fermeture permanente en étain, qui porte un tube plongeur descendant jusqu'au fond du vase ; un levier ou une clef à vis sert d'obturateur pour maintenir le liquide; ce vase se remplit en le présentant à un robinet communiquant à l'appareil saturateur, toutefois avec l'intermédiaire d'une pièce en bois, coudée et percée. Lorsqu'on veut en faire sortir le liquide gazeux, il suffit d'appuyer sur le levier ou de tourner un peu la vis. Depuis l'invention de Savaresse, le principe restant le même, la forme et le mécanisme du siphon à levier se sont multipliés. Les figures 66 tas et 66 ter représentent les siphons de Mondollot qui se recomman- l *t^mm^ dent par la pureté du métal indispensable à ces appareils, et les figures 67 et 67 bis représentent les vases siphoïdes d'Hermann-Lacha- 66to\) pelle qui joignent a un bon mécanisme l'élégance et la solidité. (fig. 67) (fig. 67 bis) Nous ne devons pas oublier de mentionner ici un petit appareil fort ingénieux, de l'invention de Briet, et nommé Gazogène. Cet appareil est utilisé dans les familles, où il est fort répandu. A l'aide de cet appareil, on peut instantanément obtenir un liquide chargé uniquement de gaz acide carbonique ; car le tartrate de soude, résultant de la décomposition du bicarbonate de soude par l'acide tartrique, reste entièrement dans la boule inférieure. La figure 68 et l'explication suivante en feront comprendre facilement le mécanisme. On remplit entièrement d'eau la carafe n° 1, on prend (pour les appareils de deux bouteilles) 21 grammes de bicarbonate de soude et 18 grammes d'acide tartrique (1) et on les introduit à l'aide d'un petit entonnoir dans la boule n° 2 ; on introduit alors le tube n° 3 dans l'intérieur de la boule; puis on visse la boule n° 2 sur la carafe n° 1. Ainsi disposé, l'appareil se trouve dans la position de la fig. B. (-Fia. 69) (') Aujourd'hui on substitue avantageusement, pour le prix, le bisulfate de soude a l'acide tartrique. M. Garnaud, ancien pharmacien à Neuilly, a inventé et fait breveter un petit instrument très- ingénieux qu'il nomme Porte-Acide Gar- nal'd, avec lequel les pharmaciens, médecins, chimistes, limonadiers, pourront fabriquer de l'eau de Seltz dans les appareils gazogènes Briet, à un prix des plus minimes (2 à 3 centimes le litre 1/2), puisqu'il permet l'emploi de l'acide sulfurique en nature. cL Ce petit instrument (fig. 69) consiste en un [ c^ tube de cristal bouché à l'émeri par un bou- g chon percé à son centre d'un trou capillaire, ^ c^ permettant de renverser l'instrument rempli, sans crainte que le bouchon ou le liquide ne çg S s'échappe. Il est soudé sur la partie inférieure, percée de trous et mobile du tube Briet. Ce n'est que lorsqu'il est en place et que l'appareil est vissé qu'il commence a fonctionner. ■ EAU GAZEUSE SIMPLE. — EAU GAZEUSE AZOTÉE. 461 (Fig. 68.) APPAREIL DEMONTE I No 1 k Jl BIJi;LE.Uf3 Pour le taire fonctionner on ferme le robinet • et on retourne l'appareil suivant la figure A. Aussitôt retourné, la quantité d'eau nécessaire pour rétablir la réaction entre les poudres descend de la boule par le tube. On laisse alors le dégagement du gaz se faire pendant dix à quinze minutes et plus même si l'on veut avoir un liquide plus chargé. Cet appareil peut donner de l'eau chargée à 5 volumes de gaz. Telle est la manière d'opérer pour obtenir l'eau gazeuse simple ; mais on conçoit qu'en dissolvant des sels dans l'eau de la carafe on obtiendrait des liquides médicamenteux, qu'avec des sirops d'agrément on obtiendrait des limonades gazeuses, et qu'en remplaçant l'eau par des vins ou des liquides alcooliques sucrés, on aurait des vins ou des grogs mousseux. Depuis l'invention de Briel, une foule d'autres analogues ont vu le jour; nous citerons les appareils Henry, Durafort, Briaumont, etc. Le gazogène portatif de M. Werker, de New- York, a une forme extérieure très-analogue à celle de l'appareil Briet ; il sert à produire du gaz carbonique pur en môme temps qu'un liquide gazeux. Il est muni d'une soupape de sûreté qui le met à l'abri de tout danger d'explosion. (V. Un. pharm., 1861.) Dans les pharmacies, faute de machine à eau gazeuse, on a recours, pour rendre un liquide gazeux, à un carbonate alcalin et à un acide pour dégager l'acide carbonique de ce dernier. Cet acide est ou le citrique ou le tar- trique. iVous avons cru, utile de dresser ici un petit tableau des proportions exactes de ces deux corps qu'il faut employer dans cette occurrence. carb. sod. bic.sod. c.pot. bic.pot. c.am. Ac. tartriq... 1,0 1,90 1,25 0,93 1,33 0,80 — citriq___ 1, 2,50 1,40 1,20 1,73 1,00 Suc de limons 24,0 3,80 2,23 1,40 2,70 1,60 Comme règles générales dans les préparations des eaux minérales artificielles, nous indiquons les suivantes : 1° l'eau devra être éminemment potable ; 2° l'acide carbonique devra être soigneusement lavé ; 3° les appareils devront être parfaitement étamés. Voici les formules des eaux minérales artificielles pour boissons les plus employées, et de quelques préparations magistrales gazeuses (1). Eau gazeuse simple*. Aqua acidula simplicior. Cette eau est d'un usage fréquent. On l'obtient en chargeant de l'eau d'acide carbonique sous une pression de 7 atmosphères (Codex.) On l'emploie quand on ne recherche que l'action stimulante propre à ce dernier gaz. C'est cette eau gazeuse simple qu'on livre journellement pour la table sous le nom très-impropre d'eau de seltz. Elle sert de véhicule à la plupart des autres eaux minérales factices. Elle pourrait servir également de véhicule à une foule de corps médicamenteux étrangers aux eaux minérales. Eau gazeuse édulcorée. Limonade gazeuse. Sirop de limon..". 80,0 Eau gazeuse 1 bout. (Codex). On obtient, selon Soubeiran, un excellent produit de la manière suivante : 1" Zestes d'orang. frais, no 12 Alcool à 33o... 1 litre F. macérer pendant huit jours et décantez. 2o Acide citrique...... 1 p. Eau............ 1 p. Faites dissoudre. 3° Teinture d'orang. ci-dessus...... 20 centilitres. Sol. d'acide ci-dessus........... 20 centilitres. Sirop simple .................... 10 litres. Mêlez pour obtenir un sirop. Sirop d'orang. ci-dessus. 100,0 Eau gazeuse. 1 bout. Les fabricants ont le soin de préparer la limonade gazeuse au fur et à mesure des besoins, car elle se conserve mal. Quand elle doit être conservée longtemps, il faut introduire dans chaque bouteille 5 centig. de sulfite de soude. On prépare de même les limonades avec les sirops de limons, groseilles, framboises, vinaigre, grenades. Pour préparer les limonades au kirsch, au rhum, au cognac, on mêle 2 litres de sirop acide et 1 litre de kirsch, de rhum ou d'eau- de-vie, et on emploie làO grammes de ce mélange par bouteille d'eau gazeuse. Le sirop acide s'obtient avec 50 kilog. sucre, 28 kilog. d'eau et 1 kilog., 650 d'acide citrique et 0 kil., 500 de gomme dissoute dans son poids d'eau. (Marquez.) Eau gazeuse azotée ou au protoxyde d'azote. Cette eau, préparée à la manière de l'eau gazeuse simple, est une solution chargée de protoxyde d'azote sous une pression de 5 à 6 atmosphères, c'est-à-dire contenant 5 à 6 vol. de ce gaz. Comme celui-ci, elle possède une saveur sensiblement sucrée. (Limousin). (1) Ce sont toujours des sels cristallins dont il est question dans les formules. Toutes les fois que nous indiquerons 623 gramm. d'eau, c'est que l'eau doit se mettre dans une bouteille forme a eau minérale dite anglaise. Quant aux eaux artificielles pour Bains, Y. ce mot. a62 EAU ACIDULE SALINE. — EAU MAGNÉSIENNE. Eau acidulé saline. Aqua acidulo-salsa. Chlor. de calcium . 0,33 Carb. de soude erist. 0,90 — de magnés . 0,27 Sulfate de soude... 0,10 — de sodium.. 1,10 Eau gazeuse.......'650,0 Dissolvez dans l'eau, d'une part, les sels de soude, et d'autre part les sels terreux, versez les deux liquides dans une bouteille de 65 centilitres environ que l'on remplit d'eau gazeuse. (Codex.) Cette eau gazeuse et saline peut être employée dans les mêmes cas que les eaux de Seltz, Condillae, Renaison, St-Galmier, Sclœal- heim, Soultzmatt, etc. Eau alcaline gazeuse. Aqua alealina effervescent. Bicarb. de soude... 3,12 Chlor. de sodium .. 0,08 — de potasse. 0,23 Eau gazeuse....... 650 Sulfate de magn___ 0,35 Dissolv. les sels dans Q. S. d'eau, filtrez, complétez 650 de soluté et chargez d'acide carbonique. —Cette eau alcaline gazeuse peut être employée dans les mômes cas que les eaux de Vichy, de Vais et celles de composition analogue. (Codex.) Eau alcaline gazeuse. Bicarb. dépotasse... 4,1 Eau gaz. à 5 vol---- 625,0 Contre les graviers d'acide urique. (Soub.) Eau de Baden (duché de Bade). Si I marin ......... 1,80 Sulfate de soude. 0,74 Chlor. de magnés.. 0,133 Tart. pot. et fer. 0,022 — de calcium.. 0,852 Eau gaz. à 5 vol. 625,0 (Souk, V. p. U39.) Eau de Balaruc. Chlor. de sodium. ... 3,4 Bicarb. de soude. 1,3 — de calcium.... 3,6 Brôm. de potass. 0,004 — de magnésium. 1,8 Eau gaz. à 3 vol. 625,0 Sulfate de soude..... 1,1 (Soub., v. p. 439.) L'eau de Balaruc pour bains est la même, moins le gaz. Eaux-Bonnes. Monosuif, de sod... 0,085 Chlor. de sodium. 0,081 Sulfate de sonde... 0,126 Eau distillée..... 62b,0 Chl. de cale, fondu. 0,098 (Lkfort.) V. Eau sulfurée, p. Zi63. Eau de Bourbonne. Brôm. depotass___ 0,033 Bicarb. de soude... 0,3 Chlor. de sodium.. 3,1 Eau.............. 625,0 — de calcium . 2,2 Acide carbon. vol.. 3 Sulfate de soude... 1,1 (Soub., v. p. 439.) Eau de Carlsbad. Sulfate de soude.... 3,5 Chlor. de calcium 0,45 — de magnésie. 0,34 Tart. pot. et fer. 0,008 Carb. de soude..... 2,38 Eau gazeuse..... 625,00 Chlor. de sodium ... 0,45 (Soub-, v. p. 439.) Eau de Cheltenham saline. Sulfate de soude.... 1,50 Chlor. de sodium... 2,5 — de magnésie. 1,15 Eau.............. 500,0 (Redw.) —On pourrait, au lieu d'eau simple, employer de l'eau gazeuse. Pour Veau de Cheltenham ferrugineuse, Y. plus loin Eau ferrée. Eau de Contrexéville. Sulfate de chaux... 6,67 — de magnésie 0,011 Carbon, de chaui.. 0,50 — de magn... 0,076 — de soude... 0,013 (Soub., V. p. 439.) Chlor. de calcium. 0,05 — de magn.. 0,014 Sulfate de fer___ 0,05 Eau ............ 625,0 Acide carb., vol. 5 Eau ferrugineuse acidulé. Sulfate de fer...... 0,05 Eau privée d'air...... 268 Carb. de soude..... 0,20 Acide carb., vol..... 5 (Soub., V. p. 439.) Eau ferrée gazeuse. Aqua martia efferveseens. Tartrate ferrico-potassique. 0,15 Eau gazeuse. 650 Introduisez le sel ferrique dans la bouteille et remplissez d'eau gazeuse. A employer dans les cas des eaux de Spa, Bussang, St-Albah (?), Forges, Orezza , etc. (Codex de 1866); de Pyrmont, Passy, Provins, etc. Eau ferrée gazeuse. Eau.......... 650 Tartr. ferrico-potassique.... 1 Faites dissoudre et ajoutez : Bicarbonate de soude.............. 5 Bouchez promptement. (Mia). En ajoutant 190 gr. de clous d'épingle, dits pointes de Paris, dans le gazogène de Briet et laissant en contact pendant 24 heures, M. Sarzeau prépare une eau gazo-ferrugineuse contenant 38 milligr. de carbonate de fer par 100 gr. d'eau. L'eau gazeuse, à plusieurs volumes , privée de carbonates alcalins, dissout aussi le 1er spathique (Bischof). le fer réduit par l'hydrogène (De flatter). 1 litre d'eau gazeuse à 6 vol. peut dissoudre 1 gr. de fer réduit en 24 à 36 heures (Lefort); mais, à ce degré, Ja solution ferrugineuse est peu stable; d'un autre côté, l'impureté fréquente du fer réduit a fait préférer le fer limé. Eau iodoferrée gazeuse. Eau............... 325,0 ' Iodure potassique... 0,6 Bicarb. de soude... 5,0 Acide citrique...... 4,0 Tartr. ferrico-pot.. 0,5 (Mia.) Opérez comme ci-dessus. Eau iodurée gazeuse. Iodure depotass... 0,5 Bi-carb. de soude.... 2,0 Eau .............. 320,0 Acide citrique .......2,8 F. dissoudre les sels dans l'eau et ajoutez l'acide. Bouchez promptement. (Mia.) Chaque 30,0 contient 0,05 d'iodure. En ajoutant à l'eau ci-dessus 25,0 de sirop de limon et 25,0 de sirop simple, on obtient la Limonade gazeuse iodurée. Eau proto-iodo-ferrée gazeuse. Sol offic. de proto-iod. de fer. 2 Sirop de gomme. 78 Déboucliez une bouteille d'eau gazeuse, rejetez une partie de liquide égale en volume à celui du sirop et de la solution réunis que l'on ajoute aussitôt. On bouche promptement. (Du- pasquier.) On peut augmenter la dose de la solution. Les n os 2 et 3 contiennent L\ et 6 gr. de solution. Eau magnésienne. Magnésie liquide; Aqua magnesio-effervescens. Sulfate de magnésie... 53 Carb. de soude.... 70 I EAU MAGNESIENNE GAZEUSE. — EAU SULFURÉE. Û63 Dissolv. séparément les deux sels dans Q. S. d'eau; filtrez; portez le soluté de sulfate à l'ébullition ; ajoutez-y celui de carbonate jusqu'à cessation de dégagement d'acide carbonique ; laissez déposer, décantez ; lavez l'hydro- carbonate précipité; délayez-le avec 650 d'eau, introduisez le mélange dans l'appareil et saturez-le d'acide carbonique. Après 24 heures de contact avec un excès de gaz carbonique, retirez-le de l'appareil; passez à l'étamine pour séparer la partie indissoute, remettez dans l'appareil ; sursaturez de gaz carbonique et mettez en bouteilles. Le produit contient une pp. de magnésie équivalant à 20 gr. d'hydro- carbonate (Codex). Ce produit revient à la magnésie liquide des Anglais dont nous parlons ailleurs. Avant le Codex de 1866, Veau magnésienne des auteurs français se préparait ainsi : Eau magnésienne gazeuse. Magnésie blanche. 4 Eau gazeuse à 6 vol....... 62b VEau magnésienne saturée contient le double de carbonate de magnésie. On en prépare de plus chargée; on introduit dans chaque bouteille 15 et jusqu'à 24 gr. de carbonate, mais il faut augmenter la dose d'acide carbonique (7 à 8 vol.). Dans ces différents cas, il se produit du bicarbonate de magnésie (Sou//.). L'eau magnésienne à 8 gr. représente 11 s r ., 20 de bicarbonate de magnésie anhydre; l'eau à 24 gr. en représente 33 « r ., 6. Eau martiale gazeuse, de Trousseau. Tartr. de potasse et de fer. 1,2 Eau gazeuse. 1 litre Dans la chlorose, les gastralgies. Eau de mer artificielle. Sel marin gris..... 28,0 Sulfate de soude... 12,34 Chlor. de calcium.. 2,5:; Cblor. de magnés.. 10,37 Eau............. 1 litre (Soub., d après l'analyse de Marcet.) Pour que cette formule se rapprochât davantage de celle de l'eau de mer, il faudrait qu'elle portât du bromure et de l'iodure de potassium. L'eau de mer artificielle sert le plus souvent en bains (Voy. ce mot); cependant, aujourd'hui, un pharmacien de Fécamp, M. Pasquier, expédie de l'eau de mer qu'il a d'abord eu soin d'aller puiser au large, puis de filtrer ; alors il la charge de gaz pour être employée comme purgative, vermifuge, antirachitique et antiscrofuleuse. Cette Eau de mer gazeuse, dont une bouteille produit l'effet d'une bouteille d'eau de Sedlitz, n'est pas désagréable à boire aux premiers verres, mais à la fin, le gaz s'étant dégagé en partie, elle a un goût saumâtre. Eau de Plombières. Bicarb. de soude... 6,210 Chlor. de calcium.. 0,028 Sulfate de soude... 0,016 Tartrate de potasse et de fer........ 0,011 Eau............. 1 litre Charger d'acide carbonique. (Soub., V. p. 439.) Pour le Bain de Plombières, V. Bains. Eau de Pougues. Carb. de chaui___ 0,6 Chlor. de magn.. 0,46 — de magnésie. 0,36 Sulfate de fer___ 0,043 — de soude.... 0,73 Eau ............ 625,0 Suif, de chaux..... 0,150 Acide carb. vol.. 5 — de soude.....0,38 (Soub. v. p. 439.) Eau de Pullna. Suif, de soude. .. 15,0 Chlor. de calcium.. 1,0 — de magnés.. 21,0 — de sodium. . 1,0 — de fer...... 0,0012 Eau gaz. à 5 vol... 625,0 Chlor. de magn.. 3,0 (Soub., y. p. 439.) Eau purgative gazeuse. Phosphate de soude. 43,0 Eau gazeuse....... 625,0 Proposée pour remplacer l'eau de Sedlitz, comme moins désagréable au goût. (Bouch.) Eau saline purgative *. Eau de Sedlitz; Aqua sedlitzensis. Sulfate de magnésie.. 30 Eau gazeuse simple.. 650 Dissolv. le sulfate dans Q. S. d'eau; filtrez ; versez dans la bouteille et remplissez avec l'eau gazeuse. Cette eau peut être aussi rendue gazeuse à l'aide du bicarbonate de soude et de l'acide tartrique; ainsi prenez : Sulfate de magnésie.. 30 Ac. tartrique crist. .. 4 Bicarb. de soude___ 4 Eau................ 650 Dissolvez le sulfate et le bicarbonate dans l'eau; filtrez le soluté, introduisez-le dans la bouteille; ajoutez l'acide concassé et bouchez aussitôt en fixant le bouchon. (Codex.) Lai proportion du sel purgatif peut être variée (10, 20, 30, 40, 45, 50, 60, 72, etc.), mais à défaut de spécification de dose, c'est l'eau à 30 gr. qu'on délivrera. (Codex.) Eau de Seltz. Chlor. de calcium. . . 0,27 — de magnésium 0,8 Carb. de soude..... 1,0 Sel marin.......... 0,25 (Soub., V. p. 439.) Autre formule : CM. de cale, fondu. 0,514 Chlor. de magnés.. 0,057 Chlor. de sodium.. 0,902 Phosp. de soude. 0,07 Suif, defer...... 0,013 — de soude.... 0,4 Eau gaz. a 5 vol. 623,0 Carb. de soude.. 1,677 Fer limé........ 0,006 Eau gaz. à 5 vol. 625,0 (Lt FORT.) Nous avons fait remarquer plus haut que la prétendue eau de Seltz des fabricants n'est que de l'eau gazeuse. Eau de soude carbonatée gazeuse. Soda-water; Aqua natro-effervescens; Eau acidulé bicarbonatée. Bicarb. de soude... 1 Eau gazeuse. 630 (Codex.) Les Anglais la prennent après le repas. Eau sulfurée ou hydrosulfurée. Aqua sulfurata. Hydrosuif, de soude... 0,13 Eau privée d'air Chlor. de sodium...... 0,13 par l'ébullition. 650,0 Faites dissoudre et embouteillez. (Codex.) f Zi6i EAU DE VICHY. ELECTUAIRE ANTIDARTREUX. Autre formule (Lefort) : Sulfure de sodium.. 0,130 Chlor. de sodium. 0,046 Silicate de soude... 0,065 Eau distillée..... 625,0 On la délivrera indifféremment sous les noms d'eau minérale artificielle de Baréges, de Cauterets, de Bagnères-de~Luchon, de Bonnes, de Saint-Sauveur ou de toute autre eau sulfureuse des Pyrénées-Orientales (Codex). On pourrait ajouter la plupart des autres eaux sulfureuses françaises et étrangères. L'eau à'Aix-la-Chapelle est gazeuse et ne peut guère être imitée. Eau de Vichy. Carb. de soude......8,84 Sulfate de magn.. 0,15 Chlor. de sodium___0,2 — de fer___ 0,006 — de calcium... 0,5 Eau............. 625,0 Sulfate de soude___ 0,5 Acide carb. vol,. 4 à 5 Autre formule (Lefort) : Carb. de soude..... 7,267 Arséniate de Carb. de potasse... 0,170 soude ......... 0,003 Sulfate de magn... 0,351 Fer limé........ 0,001 Chl. de cale, fondu. 0,283 Eau gaz. à 5 vol. 625,0 Chlor. de sodium. 0,084 V. Eau alcaline gazeuse, p. 462. ÉLECTUAIRES. Sacckarolés mous ; Electuaria. Latoverge, al.; Electuary, ang.; Maghun, ar.; Elcc- tuario, esp.; Elettuari, it.; Madjoun, tur- On entend sous les dénominations d'électuai- res, confections et opiats, des médicaments d'une consistance de pâte molle, composés de poudres très-fines divisées soit dans un sirop soit dans du miel ou un mellite, et quelquefois aussi dans une résine liquide. Des pulpes, des extraits, des sels y entrent quelquefois. La préparation de ces médicaments qualifiés d'indigestes, de chaos, par les modernes, était pour les anciens le summum de l'art; c'étaient pour eux des compositions parfaites. Les noms génériques d'électuaire (médicaments de substances choisies, electio), de confections (médicaments achevés), puis les noms spécifiques d'hiera (îepoç, saint), de catholicum (guérissant tous les maux), etc., dont ils les décoraient, prouvent assez le cas qu'ils en faisaient. Ils confondaient volontiers les électuai- res avec les confections ; mais ils conservaient le nom iïopiat aux électuaires dans lesquels il entrait de l'opium. Les règles à suivre pour leurs préparations sont : 1° de faire S. A. une poudre des substances pulvérisables ; 2° quand il entre des gommes-résines, de les faire dissoudre dans un excipient convenable, s'il y en a ; 3° les extraits doivent être amenés en consistance sirupeuse ; k° toutes les substances étant disposées, en faire le mélange ; les solutions d'extraits et de gommes-résines seront mêlées ensemble, puis incorporées au miel ou au sirop ; enfin on incorporera les poudres en les faisant tomber à travers un tamis lâche. Les huiles essentielles seront ajoutées à la fin. 11 est nécessaire de remanier de temps en temps les électuaires. On doit les conserver dans des vases de faïence ou de porcelaine, dans des lieux placés à l'abri d'un excès d'humidité ou de chaleur. A part la thériaque, le diascordium et le catholicum, les autres électuaires sont à peu près oubliés. Le mot opiat étant encore fort en usage, nous l'avons conservé. (V. ce mot.) Electuaire ou Confection alkermès. Cannelle ............ 24 Corail rouge......... 15 Kermès animal...... 24 Sirop de kermès..... 500 Santal citrin......... 15 Cette formule est celle de la pharmacopée de Turin. C'est la simplification de la formule primitive qui nous a paru la meilleure. Beaucoup de formulaires y font entrer des feuilles d'or, des perles, du musc, de l'ambre et des bois aromatiques (V. Èlixir alk., p. 469). Élect., Conserve ou Confection d'amandes. Amandes doue. 250 Sucre... 12'6 Gomme arab. 30 Faites une pâte homogène. (Lond.) La Mixture d'amandes (Lond.) se prépare en délayant 60,0 de cette composition avec 1000,0 d'eau, et passant. Sous le nom de Beurre d'amandes, Giordano donne la préparation suivante : parenchyme d'amandes douces, 40; sucre, 44; eau de fleurs d'oranger, 8. Saunders y ajoute de l'huile d'amandes. Electuaire antiacide. Electuaire de magnésie. Magnésie ............ 33 Safran............ 4 Anis ................ 15 Sirop de chicorée.. Q. S. 4 à 8 grammes et plus. (Cad.) Electuaire ou confection aromatique. Cannelle ............ 60 Safran............. 60 Muscade ........... 60 Craie préparée...... 480 Girofle .............. 30 Sucre .............. 740 Cardamome ......... 15 Faites une poudre à l'aide de laquelle vous ferez, au moment du besoin, une pâte avec de l'eau. (Lond.) Jourdan dit que ce dernier electuaire n'est qu'une modification de la confection alkermès. Si cela était, il faudrait regarder cette modification comme radicale, puisqu'ici nous n'avons ni kermès animal, ni aucune de ses préparations. Il vaudrait mieux la regarder, ce nous semble, comme une simplification de la confection d'hyacinthe. Electuaire antiblennorrhagique. Copahu ........ 50,0 Hydrochl. de morphine... 0,05 Ess. de menthe. i,0 Tourt. d'amandes douces. Q. S. Pour neuf doses. Trois par jour. (Bouch.) Electuaire antidartreux (Fouquet). Sublimé corr... 0,15 Extrait de fumeterre... 30,0 Suif, d'antim... 15,0 Sirop d'écorces d'orang. Q. S. Résine de gaîac. 15,0 2 à 4 grammes, huit fois par jour. ÉLECTUAIRE AXTHIÉMORRHOIDAL. ELECTUAIRE DIAPHŒNIX. 465 10 O.S. Électuaire antihémorrhoïdal (Reuss). Manne en larmes...... 60 Soufre hydraté SulFate de potasse..... 10 Miel blanc.... Nitrate de potasse .... 10 8 à 15 grammes par jour. Électuaire antinéphrétique. Térébenthine......... 3 Yeux d'écrevisscs.... 16 Huile d amandes...... 60 Rob de genièvre..... 120 8 gr. par jour. Néphrite chronique. (Swéd.) Électuaire antirhumatismal. (Chelsea pensioner's electuary, ma.) Résine de gaiac....... 4 Muscade ........... n° 1 Rhubarbe............ 8 Crème de tartre----- 30 Souire............... 60 Miel ............... 500 Deux cuillerées à thé, matin et soir. Électuaire antiscorbutique (Van-Mons). Moutarde............ 4 Cons. de raifort....... 12 Cannelle............. 4 — de cresson..... 12 Ecorces d'oranges .... 8 — de cochiéaria... 12 Extrait de ményanthe. 9 — de bécabunga... 12 Électuaire antiscrofuleux (Baumes). Acétate de potasse... 8,0 Sulfure d'antimoine .. 6,0 Eponge brûlée....... 8,0 Jalap............... 0,8 Mercure doux....... 0,6 Fleur de soufre...... 4,0 Incorporez dans sirop simple Q. S. (Bor.) Électuaire astringent (Saunders). Diascordium.......... 22 Alun............. 7 Cannelle............. 7 Sang-dragon....... 22 Cachou............... 1 Sirop simple....... Q. S Électuaire astringent (Sainte-Marie). Quinquina............ 23 Conserves de roses. . Ecorces d'oranges..... 23 — de cynorrhodon. 2.'! 23 Q. S. Yeux d'écrevisses..... 8 Sirop de cachou. à gr. par jour. Diarrhée chronique. ÙEIectuaire astringent de Duhaume n'en diffère que par l'alun en plus. Electuaire astringent (Fuller). Conserve de roses astringente. Diascordium. 15,0 Conserve de roses............ 57,0 Bold'Armén. 7,0 Ess. de muscades, gouttes.... 2 Sang-dragon. 5,0 — de cannelle, gouttes..... 2 Balaustes___ 2,0 Sirop de roses r.............. 30,0 Une cuillerée à calé, toutes les deux ou trois heures. Crachements de sang. (Esp.) Électuaire ou Confection de casse. Pulpe de casse....... 180 Manne............... 60 Sirop de roses pâles.. 180 Pulpe de tamarin.....30 (Lond.) Électuaire de rhubarbe composé. Catholvum double, Électuaire catholicuin, Électuaire de séné et de rhubarbe ; Electuarium de rheo compositum. Racine de polypode. — de chicorée.. — de réglisse. . Aigremoine........ Scolopendre........ Sucre.............. Pulpe de tamarins... Faites bouillir 30 Pulpe de casse....... 40 20 Poudre de rhubarbe . 40 10 — de séné......... 40 10 — de réglisse...... 10 iO — de sein, de violet. 20 10 — de fenouil....... 15 iO — de sem. de potiron 15 feuilles et racines dans 1000 d'eau jusqu'à réduction d'un tiers; passez en exprimant; ajoutez le sucre, faites un sirop cuit dans lequel vous incorporerez les pulpes, puis les poudres. (Coder.) Cette formule est assez uniforme dans les pharmacopées des différents pays. — Purgatif. Dose : 10 à 30,0, et en lavement, 15 à 00,0. Electuaire chalybé. Aloès................ 30 Muscade.......... 15 Colcothar............. 30 Sulfate de potasse.. 8 Gomme ammoniaque.. 30 Ext. de gentiane... 90 Cannelle............. 13 Sirop d'absinthe... Q. S. Chlorose, obstructions. (Bor.) Electuaire de cire. Cire jaune, G. arab., Eau, Sirop de framboise, Si... 60 On fait le mucilage à l'eau bouillante, on y ajoute la cire fondue, puis le sirop. (Soub.) Electuaire de copahu composé. Opiat de copahu composé. Copahu............. 100 Cachou pulvérisé..... 50 Cubèbe pulvérisé..... 150 Essence de menthe.... 3 Mêlez le copahu avec le cachou, ajoutez par parties le cubèbe, et faites un électuaire (Codex). Electuaire de copahu ferré. Copahu............. 100 Sesquioxyde de fer hy- Cubebe pulvérisé..... 100 draié (safr. de mars Magnésie carbonatée. 6 apéritif)............ 30 Mêlez le copahu avec la magnésie, ajoutez par parties l'oxyde de fer et le cubèbe, et faites un électuaire bien homogène. Electuaire de copahu et de matico (Debout). Copahu..............30 Essence de matico. 2 Cubèbe.............. 45 Sucre pulvérisé____ Q. S. A prendre enveloppé dans du pain azyme. Préconisé contre la blennorrhagic. Electuaire contre l'incontinence d'urine. 375 Ergot de seigle..... 140 1000 Sucre, miel, àà..... 1000 Mélangez. A prendre un gramme, matin et soir. (Grimaud, de Poitiers.) Elect. ou mixture c. le croup (Trousseau). Mélange de 10,0 de sulfate d'alumine et de potasse pulvérisé avec Z|0,0 de miel que l'on donne par demi-cuillerée à café toutes les heures, en môme temps que l'on fait dans la gorge des insufflations avec l'alun, toutes les quatre heures. Electuaire diaphœnix. (De Sta, avec, et oïvi$ ; datte.) Diaphœnix, Electuaire de scammonée et de turbith composé. Poudre de fenouil------ 8 Cannelle pulvérisée.. Limaille de fer...... Pulpe de dattes..... 250 Amandes mondées.. 105 Poudre de gingemb. 8 — de poiv. noir. 8 — de macis. .... 8 — de cannelle... 8 — de safran..... 0,3 F. S. A. (Ane. Codex.) Guibourt supprime le safran; et la pharmacopée sarde, tous les aromates. 30 de daucus.... 8 —' de rue....... 8 — de turbith___ 125 — de scammonée 45 —■ de sucre..... 25 Miel dépuré......... 100 466 ËLECTUAIRE DIASCORDIUM. — ÉLECTUAIRE DE KORTUM. Uèlectuaire purgatif de Richard de Eau- tesierk diffère peu. Purgatif. Rose : de 2 à 15,0 ; et en lavement, 15 à 30,0. Electuaire diascordium*. (De £iâ, avec, et scordium.) Diascordium, Electuaire opiacé astringent. Scordium........... Roses rouges....... Bistorte............ Cannelle ........... Dictame de Crète ... Benjoin en larmes... Gentiane ........... Tormentille......... Sem. d'épine vinette. 60 20 20 20 20 20 Gingembre. Poivre long......... Galbanum .......... Gomme arabique.... Bol d'Arménie...... Extrait d'opium., Miel ros. très-cuit .. 1300 Vin de Grenache. Faites dissoudre l'extrait dans le vin, ajoutez-le au miel rosat réduit par évaporation à 1000 et encore chaud, puis peu à peu les autres substances dont vous aurez fait une poudre fine (poudre diascordium), et faites une masse homogène. (Codex.) 1 gramme contient à peu près 0e r ,006 d'extrait d'opium. — Dose : 1 à 6,0 ; et en lavement, 2 à 10,0. — Astringent très-usité. Ce n'est pas là la véritable formule de Fras- cator, l'auteur de cette préparation, mais elle en est l'expression assez fidèle. Le Diascordium réformé de quelques pharmacopées contient du cachou et se rapproche de la confection japonaise. Le Diascordium liquide est la teinture des espèces du diascordium. Electuaire diurétique. Extrait de scille___1, 2 — de ciguë.... 0,65 Ethiops martial..... 4, 0 Savon de Venise... t,0 Oxymel simple ..... Q. S. (Bue».) Electuaire expectorant (Van den Corp ut). Miel blanc..... 100 Vin d'ipéca........ 2ài Oxyid. d'antim.. 0,3 à 0,6 F. S. A. A prendre par cuillerée à café, d'heure en heure, dans les cas d'œdème pulmonaire, bronchite, etc. Electuaire fébrifuge (Fuller). Quinquina ............ 20 Genièvre.......... i Valériane............ 20 Miel .............. Q. S. 2 à k grammes. Deux fois par jour. (Cad.) L'Electuaire fébrifuge de Richter diffère à peine de celui-ci. Electuaire ferrugineux. Miel ou Opiat au carbonate de fer. Sous-carb. de fer..... 20 Cannelle............ 5 Quinquina ............ 10 Miel ................ 120 Tonique emménagogùe. — Deux cuillerées par jour. Élect. de fougère mâle (Deschamps et Collas). Mat. résinoïde de Poudre de régi..... 4 à 8 fougère mâle.... là2 Sirop simple....... O.S. Alcool à 70<= ......Q. S. Pleurs de soufre.... 50 Noix muscade pulv.. no 1 Miel blanc......... 50 En ajoutant 0,40 à 0,80 de gomme arabique, on en fait des pilules. Electuaire de gaïac composé (A. Fernandez). Résine de gaïac....... 15 Rhubarbe pulvérisée.. 10 Crème de tartre pulv.. 25 M. S. A. En Espagne, contre le rhumatisme chronique. Dose : Deux cuillerées à bouche, matin et soir. Electuaire de goudron (Mignot). Goudron... 15 Baume du Pérou. 15 Iris..... 12 Inflammations chroniques des muqueuses. Electuaire ou Confection Hamech. Polypode ___ 68 Cuscute ..... 30 Anis.'...... 24 Prunes...... 250 Rhubarbe... 75 Fenouil.... 24 Raisins ..... 250 Séné ........ 30 Violettes... 60 Myrobalans.. 180 Coloquinte.. 68 Petit-lait... 8640 Absinthe___ 15 Agaric...... 68 Thym ....... 30 Roses roug.. 24 Faites digérer, puis bouillir; passez, et ajoutez sur le résidu : Eau.......................... 8800 Faites cuire et passez ; mêlez les deux cola- tures, réduisez-les d'un tiers et ajoutez : Sucre...................... 560 Cuisez en consistance de sirop et ajoutez : Manne .............. 60 Myrobalans .......... 68 Pulpe de casse....... 125 Rhubarbe........... 12 — de tamar...... 150 Anis ................ 6 Scammonée .......... 45 Nard indiq.......... 8 F. S. A. (Spiel.) Dose, jusqu'à 30 grammes. On peut rapprocher de cet electuaire le Dia- prum solutif. Electuaire hiera-picra. Hicra-picra, Electuaire d'aloés composé. Aloès ................ 90 Racine d'asaret...... 6 Safran............... 6 Mastic .............. 6 Cannelle ............. 6 Miel ................ 380 Macis ................ 6 (Guib.) N'est plus guère employé qu'en lavement. Electuaire hydragogue (Fouquier). Jalap......... 8 Scille......... 6 Sirop de ner- Scammonée ---- 8 Rés. de jalap.. 2 prun___ Q. 6 à 12 décigrammes dans les hydropisies asthéniques. (Cad.) L'Electuaire hydragogue de Quarin diffère peu. Electuaire ou confection japonaise. Electuaire de cachou composé. Cachou .............. 125 Cannelle ............ 30 Kino ................ 90 Opium .............. 6 Muscades ........... 30 Sirop de roses....... 810 Ramollissez l'opium avec Q. S. de vin. Simplification rationnelle du diascordium. Electuaire de Kortum. Gons. de cochléaria.. 100 Extrait de pissenlit... 50 Extrait de chiendent. 50 Acétate de potasse.... tû Scrofules et obstructions. (Bouch.) ELECTUAIRE LAXATIF. — ÉLECTUAIRE DE SAFRAN COMPOSÉ. 407 Electuaire laxatif (Copland). Bitart. de potasse Borax ........... Soufre lavé...... 30 Confection de séné. ... 45 6 Sirop de gingembre... 24 24 Sirop de pavots....... 8 Mêlez, 4 à 8 gr. le soir, au moment du coucher, pour combattre la constipation. Electuaire ou Opiat mésentérique. Electuaire aloétique ammonio-ferré. Fer porphyr......... 4 Aloès ................ 2 Gomme ammoniaque.. 4 Séné Rhubarbe............ 3 P. cornachine........ 3 Arum ................ 2 Calomélas ............ 2 Sirop de séné et de pom. c............. 45 Faites une poudre et mêlez au sirop. (Guib.) Autrefois très-employé dans les obstructions du foie, de la rate et du mésentère. De 2 à 8 grammes. Electuaire mondifîcatif. Electuaire dépuratif ou mondifîcatif de Werlhof. Gaïac ........ 30 Rhubarbe___ 8 Mieldesp... 300 Salsepareille.. 90 Séné ......... 45 Sassafras. Anis.. (Bat.) Electuaire ou Confection d'opium. Opiumbrut... 24 Gingembre... 60 Gomme adr . $ Poivre long.. 30 Carvi....... 90 Sirop....... 100 Réduisez les substances en poudre et incorporez-les au moment du besoin dans le sirop chaud. {Lond.) Electuaire ou Confection de poivre. Electuaire ou Pâte anticachectique de Ward. Poivre noir.......... 370 Fenouil ............ 1U0 Aunée .............. 370 Sucre.............. 740 Faites une poudre que vous incorporerez au moment du besoin dans : miel, 740. {Lond.) Electuaire ou Confection de prunes. Séné ................. 60 Eau.............. Q. S. pour une infus. forte. Ajoutez-y : Sucre, 180. Faites un sirop cuit et ajoutez : Pulpe de prunes............ 500 Amenez en consistance. (Spiel.) Laxatif rafraîchissant. Dose : 15 à !i0 gr. Electuaire purgatif. 8 Manne choisie ........ 23 i5 Pulpe de tamarins.... 90 Q. S. (Jourd.) Orème de tartre----- Sel de seignetle ... Sir. de roses résol. Electuaire de quinquina. Opiat fébrifuge. Quinquina gris pulv. Sel ammoniac ...... Miel blanc........... 60 Sirop d'absinthe...... 60 Faites un electuaire. (Ane. Codex.) 11 existe une foule délectuaires de quinquina, qui diffèrent à peine de celui du Codex. VEkctuaire fébrifuge de Sérum contient en sus de l'agaric et de la poudre cornachine. V Electuaire de Lobstein contient : quinquina jaune, 40; rhub., 15; sel ammoniac, 3; sirop simple Q. S. : Pour 20 bols. (Un. ph., 1866.) Selon Mérat et Delens, YElectuaire de Bou~ cher, de Montpellier, se composerait d'émé- tique, crème de tartre et quinquina. Celui de Masdewal contiendrait en sus du sel ammoniac. Vantés contre les fièvres continues, intermittentes et épidémiques. Electuaire ou Confection de raisins. Raisins purgatifs. Séné ................ 12b Eau bouillante..... 2000 Laissez infuser; passez et faites cuire dans la colature : Raisins de Corinthe................. 500 Faites une pulpe et ajoutez-y : Sucre cuit à la plume............... 500 Evaporez en consistance et aromatisez avec: Oléo-sucre de citron................ 15 (Sard.) Quelques pharmacopées ajoutent de la cannelle, du gingembre, du fenouil; d'autres font un sirop de séné, qu'ils jettent bouillant sur les raisins laissés entiers. La pharmacopée sarde donne, sous le nom de Confection de raisin purgative, une addition de 4,0dejalap à 15,0 de la confection ci-dessus. Nous rapprochons de cette préparation la suivante, que Paris indique sous le nom de Uaisins vermifuges. Raisins de Corinthe.. 180 Mousse de Corse..... 35 Rhubarbe........... 15 Eau de pourpier..... 120 Mettez au four après que le pain en a été retiré, et laissez-y le vase jusqu'à ce que les raisins soient gonflés et ramollis. Electuaire ou Confection de rue. Poivre noir.. 8 Miel pulv ... 400 Faites une poudre à incorporer au moment du besoin dans le miel. (Lond.) Electuaire de safran composé*. Confection d'hyacinthe ou de Desportes, Electuaire absorbant et aromatique; Elcduarium de croco compositum. Terre sigil.. 80 Dictame de Crète 10 Safran..... 10 Teuxd'écrev. 80 Sant. r.et cit. aa. 10 Miel blanc. 240 Cannelle ___30 Myrrhe........ 10 Sir.d'œillets 480 Faites fondre à chaud le miel dans le sirop; passez, et dans le mélange à demi refroidi incorporez le safran pulvérisé; laissez macérer 12 heures et ajoutez les autres substances en poudre très-fine {Codex). On a supprimé dans cet electuaire les hyacinthes, auxquelles il doit son nom, ainsi que d'autres substances précieuses, inertes. C'est dénaturer complètement cette préparation, que de n'y pas mettre les terres, comme le font quelques formulaires. Stomachique et absorbant à la dose de 1 à 15 grammes. Peu employé aujourd'hui. Rue sèche.... Carvi........ Baies de laur. Sagapenum... Ù68 ÉLECTUA1RE DE SCAMMONÉE. — ÉLECTDA1RE THÉRIAQUE. Gingembre........... 24 Huile de Carvi........ 12 Electuaire ou Confection de scammonée. Scammouée ........... 41 Girofle ............... 2' ^^^^^^^^^^^ Pour une poudre à incorporer au moment du besoin dans Q. S. de sirop de roses. (Lond.) — Simplification de Y Electuaire Bénédict. Electuaire de séné composé. Lénitif, Electuaire lénitif, Electuaire ou Confection de séné, de séné et de pulpes, de séné et de mercuriale composé, Marmelade de tamarin; Electuarium de sennâ compositum. Orge mondé........ 60 Poudre d'anis....... 10 Polypode de chêne... 00 Jujubes............ 45 Scolopend. fraîche... 45 Séné ............... 60 Mercuriale fraîche... 120 Sucre.............. 120Q Raisins secs......... 60 Pulpe de casse...... 200 de tamarins .. 200 — de pruneaux.. 200 Poud. de i'oll. de séné. 130 — de fenouil..... 10 ■— de réglisse.... 10 ^^^^^^^^^^^^^^^ Faites bouillir dans l'eau Forge, ensuite le polypode, et la scolopendre, la mercuriale et les fruits ; passez avec expression ; faites séparément une légère décoction avec le séné, mêlez les deux décoctés, faites les évaporer à 2500 ; faites, en y ajoutant le sucre, un sirop rapproché dans lequel vous délayerez les pulpes, puis les poudres. (Cod.) 11 n'en est pas de cet electuaire comme du catholicum ; il y a d'assez grandes dissemblances entre les formulaires, puisque, dans quelques-uns, il se résume en quatre ou cinq substances comme dans Boruss: p. de séné, 18 ; p. de coriandre, 2 ; sirop simple, 96 ; pulpe de tamarins, 32); et même en trois : rob de sureau, 30 ; poudre de séné, 8 ; d'anis, 2 ; comme dans le Dispensaire de Fulde. Purgatif à la dose de 15 à 30 grammes à l'intérieur ; mais il est surtout employé en lavements à celle de 15 à 60 grammes. Electuaire ou Opiat de soufre. Soufre lavé........... 20 Miel .............. Q. S. Laxatif, k à 8 grammes dans les dartres et la colique de plomb. Vopiat de soufre, de M. lues, est à parties égales de fleurs de soufre et de miel. Electuaire de soufre tartarisé. Soufre lavé.......... 50 Essence de citrou... 0.3 Crème de tartre.....100 Sirop simple....... Q. S. Laxatif. 8 à 15,0 dans les hémorrlioïdes. Electuaire térébenthine, de Thompson. Essence de térébenthine. 15 Miel............... 30 En deux ou trois fois en se couchant, contre le taenia. Electuaire thériaque \ Thériaque, Thériaque d'Andromaque, Electuaire opiacé , polypharmaque ou poly- amique; Theriaca {Treacle, akg.). Racine d'acore....... 30 — de gingembre ... 60 — d'iris........... 60 — de quintefeuille.. 30 — de rhapontic..... 30 ■— de valériane ..... 80 •— de meum ........ 20 — de gentiane...... 20 — d'aristoloche clém. 10 — de cabaret...... 10 Bois d'aloès.......... 10 Schœnanthe.......... 30 Ecorce de cannelle.... 100 — de citrons..... 60 . 60 (il) . 30 . 30 — de chamœdrys.. . 20 — de chamcepitvs.. . 20 »0 , HO 3(1 . 10 . 20 , ,10 . 60 40 20 Sémin. d'anis......... 20 — de Fenouil....... 20 — deBaucus de Crète. 10 — de Séséli......... 20 — de Persil.......... 30 Cardamome minor..... 80 Poivre noir........... 60 — long ........... 120 Sem. d'ers............ 200 — de navet sauv.... 60 Agaric blanc......... 60 Castoréum ............ 10 Opium de Smyrne ... . 120 Suc de réglisse....... 60 — cachou........... 40 Gomme arabique...... 20 Mie de pain desséchée. 60 Galbanum............ 30 Myrrhe.............. 10 Oliban ............... 30 Benjoin en larmes..... 20 Opopanax ............ 10 Bitume de Judée...... 10 Terre sigillée......... 20 Sulfate de fer desséché 20 Téréb. deChio....... 50 Miel blanc.......... 3500 Vin de Grenache...... 250 Faites avec toutes les matières ( la térébenthine, le miel et le vin exceptés ) une poudre fine composée : c'est la poudre tliériacale. Liquéfiez la térébenthine a une douce chaleur, ajoutez-y assez de poudre pour la diviser, délayez ce premier mélange avec le miel fondu et chaud, ajoutez peu à peu le reste de la poudre et Q. S. de vin d'Espagne pour avoir une pâte molle. Conservez. Au bout de quelques mois il est nécessaire de broyer de nouveau la thériaque. (Codex.) û,0 de thériaque contiennent environ 0,05 d'opium brut, ce qui équivaut à 0,025 d'extrait. La formule reproduite par Guibourt, qui l'a prise dans Zwelfcr, est celle de Galien. C'est celle que l'on trouve aussi en entier dans la pharmacopée de Giordano. Quelques autres la donnent encore à peu près, mais, dans un grand nombre, il n'y a plus aucune uniformité. Cest ainsi que cette préparation, qui contient près de soixante substances dans le Codex français où elle est déjà abrégée, n'en a plus qu'une vingtaine dans la pharmacopée d'Anvers, une dizaine dans celles de Bavière, de Hambourg, et cinq ou six seulement dans celles de Londres, d'Amsterdam, etc. Venise, pendant de longues années, eut le monopole de la préparation de cette composition, la plus célèbre sans contredit de la polyphar- macie. On l'y préparait chaque année en grande pompe. Aussi la thériaque fine est-elle appelée thériaque de Venise. A Paris, le Collège de pharmacie la préparait aussi à une certaine époque de l'année avec un cérémonial particulier, et c'était presque une obligation aux pharmaciens d'acheter cette thériaque. Du reste, cet usage paraît avoir eu des analogues à ELECTUAIRE TIIÉRIAQUE. — ËLIXIR ALOÉTICO-FÉBRIFUGE. &09 Toulouse, à Madrid et à Naples. AParis, lorsque l'École de pharmacie cessa de préparer la thé- riaque, l'un des professeurs, ïrusson, en spécialisa la préparation dans son Officine, spécialité que ses successeurs, Moutillard et Hu- raut-Moutillard, avaient conservée. La thériaque a été l'objet de Traités spéciaux, d'un poème (Thêriacade), d'une oraison (V. Andromachus, Un. Ph. 1870), etc. Dose : 1 à ti,0. La thériaque est fréquemment employée en épithème comme stomachique. La Thériaque céleste d'Hoffmann n'est qu'une simplification. On y remarque beaucoup d'extraits et d'huiles volatiles, et il n'y a ni miel, ni vin. Le Triphera magna est dans le môme cas. Le Mithridate ou Démocrate, VOrviétan, VOpiat de Salomon , le Requies Nicolai, le Philonium romanum , ne sont aussi que des variantes de la thériaque. A la suite de la thériaque, nous placerons des préparations que Jourdan indique sous le nom d'Ecussons. Ecusson antihémorrhoîdal de Valsava : thériaque, 15; opium, 1. On l'applique sous l'ombilic. Ecusson antispasmodique et tonique : thériaque, 15; opium, 0,6; pour appliquer sur la région épigastrique. Ecusson antispasmodique de Fouquet : thériaque, Q. S. ; farine de maïs, Q. S.; opium, 0,15; camphre, 0,1. Mêlez. Contre la colique et le vomissement spasmo- dique. Ce sont de véritables épithèmes. Electuaire dit thériaque des pauvres. Thériaque diatessaron. Myrrhe.............. 30 B. de laurier........ 60 Gentiane............. 30 Miel despumé....... S60 Aristoloche........... 30 (Spiel.) Electuaire taenifuge. Extr. de noix de galle.. 1 Electuaire de casse.... 7 60 grammes en quatre doses, le soir. (Jourcl.) Electuaire vermifuge de Ferrarini. Semen-contra......... 23 Mercure doux..... 1,2 Jalap................ 12 Sirop de cannelle.. Q. S. Dose : k a 8 grammes. (Tact.) Electuaire vermifuge, de Mathieu. Etain................ 30 Fougère mâle........ 24 Semen-contra ......... 15 Sulfate dépotasse.. 4 Jalap............. 4 Miel .............. Q. S. F. S. A. (Awgr.) Cadet mentionne un Electuaire vermifage de Eeister, composé de mercure 15, éteint dans mucilage de gomme arabique 30, et joint à poudre de quinquina 30, et sirop de menthe Q. S. VÈlectuaire de Spielmann se compose d'amalgame d'étain à P. E. 60, carbonate de chaux 30, magnésie calcinée 30, conserve d'absinthe 90, sirop de menthe Q. S. ELIXIRS. Elixir, al., ang.; Achsir, ar., esp.; Elisire, it.; Ixir, tur. Sous ce nom, nous rangeons un assez grand ..nombre de médicaments liquides officinaux. Ce sont, en général, d'anciennes préparations qui ont joui d'une plus ou moins grande réputation, que quelques-unes seulement ont conservée. A peu près tous auraient pu être placés aux teintures composées ; mais comme ce litre, bien que plus nouveau et adopté par le Codex, n'est pas exempt de reproches, nous avons préféré leur conserver leurs noms vulgaires. Ce sont quelquefois des préparations qui résultent du mélange de sirops avec des alcoolats. Les règles à suivre pour leur préparation sont les mêmes que pour les teintures composées. Elixir d'acétate de magnésie (Garot). Acétate de magnésie. 40 Alcool............... 40 Sirop aromatisé à l'orange ou au citron............ 70 Purgatif laxatif. Elixir acide aromatique (Brugnatelli). Menthe p. Menthe c. Cannelle .. Girofle ___ 10 10 8 5 Gingembre.......... 5 Alcool à 54c ......... 400 Acide sulfurique..... 50 F. macérer pendant 8 jours. Simplification de l'élixir de Mynsicht. Elixir acide (Vogler). Acide sulfurique, Ether nitrique, âa..... P. E. Maladies spasmodiques et hémorrhagiques, (Bat.) Elixir alkermès. Alkermès liquide des Italiens. Cannelle ............ 23 Muscade ........... 4 Macis ............... 15 Alcoolà33o....... 3800 Girofle .............. 4 Laissez digérer pendant 5 jours, distillez et ajoutez au produit : Sucre. 6000 Eau distillée de roses. 2500 Eau. 3000 Colorez la liqueur avec une teinture aqueuse de cochenille alunée, clarifiez et filtrez. (Cad.) Van Mons y ajoute de l'ambre. Liqueur stomachique très-estimée à Florence et à Naples. — Sans doute que, dans l'origine, il y entrait du kermès animal (V. Êlect. alkermès, p. 464.) Elixir aloético-fébrifuge (Récamier.) Aloès. 6 Myrrhe. 6 Rhum. Alcool à 80=. F. macér. 2i h. Filt., et dissolv. dans la colature : Sulfate de quinine............ 6 à l'aide de 25 gouttes d'acide sulfurique. Ajoutez enfin : Laudanum de Sydenham....... 2 470 ËLIXIR AMER. — ËLIXIR ANTIGOUTTEUX. Dose, une cuillerée à café pour les enfants et une cuillerée à bouche pour adultes. Contre les fièvres intermittentes opiniâtres et différentes névralgies faciales et sciatiques. Additionné de 4,0 de colchique, cet élixir devient très-propre à combattre le rhumatisme. VElixir antiféhrile (brevet expiré) d'Evan- gelista est un mélange de teinture d'aloès et de sirop de quinquina. Elixir amer (Dubois). Gentiane. 50 Carb. de potasse. 5 Alcool à 56c.. 1000 Antiscrofuleux. 10 à 20 gouttes. (Cad.) Elixir anthelminthique. Essence catholique de Roth. Jalap............... 125 Gomme-gutte....... 8 Scammonée, ......... 15 Eau-de-vie ......... 1000 Passez après cinq jours de macération. (Swéd.) Elixir antiapoplectique des Jacobins, de Rouen. Eau apoplectique, Alcoolè de cannelle et de sautaux composé. ïmpératoire.......... 10 Réglisse .............. 10 Bois d'aloès.......... 10 Girofles .............. 10 Macis ................ 10 Cochenille ............ 5 Alcool à 85C ........ 38J0 (Guib.) Cannelle ..... Santal citrin. — rouge. Anis vert----- B. de genièvre. . 60 . 60 . 30 . 40 ^^^_^_^^ • 60 Semences d'angélique. 25 Contrayerve.......... 2îf Galanga .............. 10 Cadet y fait entrer de la poudre de vipères. Bon stomachique. Pris à petite dose après le repas, il diminue, dit-on, la congestion du sang vers le cerveau, qui accompagne souvent les digestions laborieuses. Il se débite ordinairement en rouleaux carrés de verre vert. Elixir antiarthritique. Ratafia des Caraïbes, Teinture d'Emérigon. Racine de g-aïac ....... i Tafia................ 45 Laissez macérer et filtrez ensuite. (Cad.) Une cuillerée tous les matins contre la goutte. Elixir antiarthritique de l'Ile-de-France. Myrrhe... 30 Résine de gaîac... 40 Aloès... 40 Dissolv. séparément chaque substance dans 1 lit. d'alcool à 52 e et mêlez les teintures. Une à deux cuillerées à jeun dans la goutte. Elixir antiasthmatique (Boerhaave). Aunée ........ 8 Anis ........ 2 Rac. d'asaret. 1 Acore ......... 8 Réglisse. ... 6 Alcool...... 350 Iris........... 2 Camphre___ 0.3 Faites macérer et filtrez. (Cad.) Elixir antiasthmatique, d'Aubrée. Racine de polygala... 2 Eau................ 125 Faites bouillir dans l'eau pour réduire à 60, Teinture de cochenille, pour colorer............. Q. S. passez la décoction à travers une étamine, et ajoutez : Iodure de potassium.. 15 Sirop d'opium....... 120 Eau-de-vie.......... 60 Filtrez. A prendre chaque jour, 3 cuillerées à bouche : le matin à jeun, dans le milieu de la journée et le soir, jusqu'à cessation de l'asthme. M. Aubrée prescrit de donner après chaque cuillerée une pastille de chocolat, afin de neutraliser l'action irritante de l'iodure de potassium sur l'estomac. Élixir antiasthmatique (Trousseau) Eau-de-vie vieille. Sirop diacode----. Tolygala de Virginie.. 5 Eau ................. 100 Iode de potassium.... 10 Faites infuser le polygala dans l'eau, filtrez et ajoutez les autres substances. A prendre 2 fois par jour, 1 heure avant le repas, 1 cuill. à bouche étendue de 3 à h cuill. d'eau sucrée. Elixir antibilieux, d'Etienne. Rhubarbe............ 50 Safran.............. 10 Ipécacuanha.......... 25 Jalap............... 150 Scammonée ........... 45 Ecorce de sureau..... 10 Faites macérer ces poudres dans 2000 d'eau- de-vie à 20°, passez et mêlez avec 1500 de sirop de roses très-chargé. Un petit verre à liqueur pur ou dans du lait sucré comme purgalif. (Brev. exp.) Elixir antidyspepsique (Dumay). Eau-de-vie de cogn.. 100 Rhubarbe, colombo, co- Sirop décorées d or.. 50 riandre, cannelle, aa. 2 Quassia am., camo- Pepsine.............. 6 mille Sa......... 4 Macération pendant 8 jours. 2 à i cuillerées à café, par jour, avant les repas. Elixir antigoutteux, de Villette. Élixir de salsepareille et de quinquina composé. Quinquina gris....... 125 Sassafras ......... 30 Coquelicot ........... 60 Rhum ........... 5 litr. F. digérer 15 jours, passez, aj. à la colature : Racine de gaïac.............. 60 Faites digérer de nouveau pendant 15 jours et ajoutez un sirop fait avec : Salsepareille..... 125 Sucre ....... 1250 (Guib.) Une à deux cuill. deux ou trois fois par jour. C'est le cas de parler ici de la liqueur anti- goutteuse du D r Laville qui paraît être composée, d'après l'analyse de M. O. Henry, de : vin d'Espagne, 800; alcool recl., 100; eau, 85; principe actif de la coloquinte, 2,5; quinine et cinchonine, 5 ; matière colorante inerte, 3 ; sels calcaires id., 4,5. M. O. Henry regarde aussi les pilules préventives de la goutte du D r Laville, comme formées de : silice, 3; soude, 2,6 ; prod. extractif de l'alkékenge, 9,5; poudre végétale verte inerte, 7,5. ÉLLXIR ANTIODONTALGIQUE. — ÉLIXIR DE DAFFV. 471 Opium.... Camphre.. Elixir antiodontalgique. 0,25 Essence de girofle... 20 gouttes. 4,0 Alcool .............. 8,0 (Cad.) Elixir antiodontalgique d'Ancelot. Pyrèthre.....•.. 30 Esprit de romarin......... 250 Failes macérer, filtrez. (Cad.) Elixir antiscrofuleux. Teinture de gentiane ammoniacale. Gentiane............ 30 Alcool à 56c ........ 1000 Carb. d'ammoniaque. 8,0 Laissez macérerpcndant 8 jours, passez (Ane. Cod.) Si l'on remplace, le carbonate d'ammoniaque par 12 de carbonate de soude, on obtient VÉlixir amer antiscrofuleux de Peyrilhe, la Teinture digestive ou de gentiane alcaline. Dose, : 4 à 5 grammes. Elixir antiscrofuleux (Frosini Marietta). Teint, de brou de noix gentiane.......... 10 fraîches........... 125 Induré de potassium. 10 Extrait alcoolique de Sirop de sucre....... 355 Mêlez. 1 à 6 cuill. à café par jour, moitié le matin, moitié le soir, pour un adulte; diminuer la dose suivant l'âge et la constitution. Elixir antiseptique (Chaussier). Teint, de quinquina et de cascarille. Quinquina............ 60 Vin d'Espagne. Cascarille............ 15 Safran.......... Cannelle ............ 12 Eau-de-vie.......... 500 F. digérer plusieurs jours, passez et ajoutez : Sucre............... 150 Ether sulfurique...... 6 Empl. en 1814 et 1815 contre le typhus. [Guib.) Elixir antivénérien. Gouttes des Jésuites de Walker. Résine de gaïac. Sassafras....... 220 185 Baume du Pérou... Alcool ............ 15 1250 Une cuill. à café dans un verre d'eau sucrée. Goutte, syphilis. (Rem. patenté anglais.) Elixir antivénérien (Lemort). Alcool ...... 140 Résine de gaïac ................. 8 Gopahu ..... 30 Huile volatile de sassafras....... 2 4 à 8,0 par jour dans la gonorrhée. (Cad.) Elixir antivénérien (Wright). Résine de gaïac...... 68 Opium brut......... Piment.............. 8 Alcool à boc......... 7S0 Serpentaire de V ..... 10 Laissez macérer pendant quelques jours, passez et ajoutez à la colature : Deutochlorure de mercure......... 2 30 grammes par jour dans un litre de tisane de salsepareille, pendant un mois, dans les maladies syphilitiques invétérées. (Cad.) Elixir aromatique. Acore................ 30 Gingembre.......... 7 Galanga.............. 30 Cardamome p........ 7 Cannelle............. 30 Ecorce de citron..... 40 Menthe.............. 45 Alcool .............. 900 Filtrez au bout de 4 jours. (Lip.) Les Élixirs stomachiques de Lentin et de Trommsdorff en diffèrent peu. Elixir balsamique tempérant d'Hoffmann. Yin amer alcoolisé, Elixir d'oranges composé. Ecorc. d'orang. amer. 125 Extrait de gentiane. 30 Extrait d'absinthe.... 30 Carb. de potasse___ 4 ■— de chard. bénit.. 30 Teint, d'éc. d'orange. 60 — de p. centaurée.. 30 Vin d'Espagne...... 1000 Stomachique, anthelmintliique et fébrifuge. Dose : 4 à 8 grammes. (Cad.) Elixir balsamique, de Werlhof. Qu.nquina............ 45 Carb. de potasse..... 15 Ecorce d'orange......45 Vin de Madère....... 500 Myrrhe.............. 8 Extrait de gentiane.. 8 Safran............... 4 — de chard. bénit.. 8 F. macérer, filtrez. (Cad.) Elixir carminatif, de Dalby. Teinture d'opium..... 18 Magnésie calcinée.... 4 — dase-fétide..... 10 Teint, de castoréum.. 26 Essence de carvi...... 4 Esprit-de-vin........ 30 — de menthe----- 8 Sirop simple......... 125 Remède patenté anglais que l'on dispose en flacons de 30 à 40 grammes. C'est l'une des préparations les plus anciennes et les plus en vogue dans la Grande-Bretagne, où elle est conseillée h la dose d'une cuillerée à café dans de l'eau sucrée contre les vents, les tranchées, les convulsions, les maladies intestinales. Elixir chloroformique (Bouchut). Chloroforme... 8 Alcool... 64 Sirop simple... 225 Calmant contre certaines névroses convul- sives et mentales. Elixir cholagogue. Aloès ............... 155 Extrait d'absinthe... 30 Gentiane............ 00 Altool ............. 2300 Myrrhe............. 30 Eau de Rabel....... 128 Faites macérer, passez. (Van Mons.) Contre la constipation habituelle. Elixir au citro-lactate de fer (Société de Bordeaux). Cit. de fer ammoniacal. 3 Elixir de Garus...... 200 Lactate de fer......... 1 Proposé comme l'équivalent de Vélixir au citro-lactate de fer, du docteur Thermes. Elixir de coca (Fournier). Feuilles de coca choisies. 100 Sncre........... 300 Alcool à IjOo ............ 700 Faites, par déplacement, une teinture avec les feuilles ; exprimez, faites une décoction du résidu dans 300 gr. d'eau, et avec le sucre, un sirop que vous mélangez avec la teinture. Après 48 heures de contact, filtrez. La liqueur représente 10 °/ 0 de coca. Elixir de Daffy. Séné ........ 125 Anis ....... 60 Réglisse ...... 60 Rés.dejalap. 60 Carvi...... 60 Raisins ....... 250 Année ...... 60 Coriandre.. 60 Alcool à 56c. 3506 472 ELIXIR DENTIFRICE. — ELIXIR DE LONGUE VIE. Purgatif, diaphorétique ; 30 à 60 grammes. (Rem. patenté anglais.) 11 ne diffère pas (le l'é- lixir de salut, de Harlem. Elixir dentifrice. Elixirium Huile vol. de cannelle de Ceylan........ 1 Huile vol. de badiane 1 — de girofle.. 1 — de menthe. 8 dentifririum. . Teinture de benjoin. S — de cochenille 20 — de gayac.. s depyrèthre 8 Al'-ool à 80c....... 1000 Mêlez. Filtrez après quelques heures (Codex). Élixir dentifrice (Désirabode). Ess. decoehlcar., g l 'çs 6 — de romarin gt'es 6 Eau-de-vie de gaïac. 187,0 — camphrée . 4,0 Ess. de menth.. g l| es o Élixir dentifrice (Lefoulon). Raifort..... 25 Gaïac........ 23 Acorc......... 20 Cochléaria . 23 Quinquina.... 23 Ratanhia...... 20 Menthe.... 25 Pvrèthre..... 23 Alcool à 80c... 900 Elixir de drogues amères des Indiens. Drogue arrière, Teinture française. Alcool à 56c....... 11000 Encens .............. 250 Aloès ............. 750 Safran.............. 60 Myrrhe........... 500 .Mastic, .............. 30 Laissez macérer pendant six mois en agitant souvent, distillez pour obtenir les deux tiers de l'alcool employé; on ajoute Q. S. de sucre pour former une liqueur agréable dont on use après le repas. (Cad.) La préparation indienne contient, d'après Ainslie, de la résine de pin, du justvïa pani- culata, et pas de safran. Quelques formulaires remplacent le justicia par du colombo. Elixir expectorant (Hufeland). Eitr. de chardon bénit, Extr. de douce-amere, ââ. 2 Eau de fenouil.......30 Eau de laurier-cerise. 4 Dose : quarante à soixante gouttes, quatre fois par jour. Contre le catarrhe bronchique. Elixir fébrifuge. Ményanfbe .......... 1 ! Absinthe m......... 11 Chlor. de fer ammon. 23 Ecorce de "Winter.... 15 Eau-de-vie.......... 720 Quinquina ............ 45 Gentiane............. 30 Cascarille ............ 15 Serpentaire de V ..... 11 Chardon bénit........ 11 Centaurée p.......... 11 Faites macérer quatre jours, filtrez. (Bruns.) Elixir fébrifuge d'Huxam. Teinture fébrifuge ou alexipharmaque et antiseptique d'Huxam , Teinture ou essence de quinquina composée, Alcoolé de quinquina et de serpentaire composé. Quinquina rouge...... 60 Safran........... 4,0 Écorc. d'orang. amer.. 45 Cochenille........ 2,5 Serpentaire de Virg... 12 Alcool à 86c...... 1000,0 Après quinze jours de digestion , passez. (Cot.) Elixir fétide, de Fulde. Alcool .............. 150 Opium ............... 5 Castoréum ........... 20 Esp. de corne de cerf. 5 Asa-fœtida.......... 10 Antihystérique ; h grammes dans un véhicule convenable. (Bouch.) Capillaire.......... 20 Eau de fleur d'orang. 200 Sucre .............. 1000 On peut rapprocher cette préparation de l'alcoolat ammoniacal fétide. Elixir de Garas*. Alcoolat de Garas.. 1000 Vanille ............. 1 Safran............. 0,5 F. macérer Zi8 heures la vanille et le safran dans l'alcoolat ; d'autre part, faites infuser le capillaire dans 500 d'eau bouillante ; passez avec expression ; ajoutez le sucre à l'infusé; faites un sirop auquel vous mêlerez le macéré et l'hydrolal. Filtrez. (Codex.) En supprimant l'aloès qui entre dans la préparation de l'alcoolat de Garus, on obtient une liqueur plus agréable. M. Mallard a proposé de supprimer le girofle et de porter à 5600 la proportion de sirop de capillaire pour/iOOO d'alcoolat. Vélixir de Garus illico est réduit au mélange suivant : teinture de safran; de cannelle, de girofle, de muscade sa 10 p., eau de fleurs d'oranger 100 p., safran 1 p., alcool à 85 c. Z|00 p., sirop de capillaire 550. On fait macérer le safran dans l'hydrolat d'oranger pendant quelques heures, on ajoute le macéré au reste, et on filtre. Stomachique, mais plus souvent employé comme liqueur de table que comme médicament. Elixir de gentiane (Deschamps). Gentiane ........... Carb. d'ammoniaque Laissez macérer pendant huit jours, passez. Liqueur obtenue...... 2 Sucre................ 1 Faites fondre et filtrez. Modification de Vélixir de Peyrilhe. Elixir de Goudron (Magnes-Lahens). Alcool à 670c. 100 Goudron des Landes 5 Sucre. 15 Broyez ensemble dans un mortier le sucre et le goudron, ajoutez peu à peu l'alcool et continuez de broyer jusqu'à solution complète du sucre ; filtrez. Pour remplacer les liqueurs concentrées de goudron à base alcaline. 5 gr. ou 1 cuillerée à café contenant 0 gr. 15 d'extrait hydroalcoolique de goudron, pour 1 verrée d'eau. Élixir iodique des hôpitaux. Eth. iodhydrique___ 1,2 Iode............... Sirop de sucre interv Elixir de longue vie*. Elixir suédois, Alcoolé d'edoès et de thériaque comp., Teinture d'edoès comp. du Codex : Tinctura de aloe composita. Aloès ................ 40 Safran............. 5 Gentiane............. 5 Agaric............. 5 Thériaque 80 15 Alcool à 82c........ 528 Eau............... 1056 Alcoolat d'angélique. 2,0 1,0 Alcool à 94i)........ 23 i0 : 2,0 Rhubarbe............ 5 Zédoaire............. 5 Alcool à 60 c. 5 2000 Stomachique. Dose : 8 à 15,0. {Cad.) Essence de romarin, gouttes 10 — de bergamote, goût. 4 Alcool à 70=.............. 100 El. odontalgique (Leroy de la Faudiguière). Gaïac ........ 15 Pyrèthre..... 4 Muscade ..... 4 Girofle ....... 2 Laissez macérer pendant 8 jours, filtrez. 1 cuillerée à café clans un verre d'eau pour se rincer la bouche. Elixir odontalgique (Desforges ou Ricci). Quinquina. Gaïac..... Pyrèthre.. Girofle ____ 90 Ecorce d'oranges----- 8 150 Safran............. 2 90 Benjoin ............ 8 20 Alcool à 32"........ 2000 Faites macérer cinq à six jours. {Foy.) ÉLIXIR MERVEILLEUX. Faites macérer pendant dix jours dans l'alcool les substances divisées, passez avec expression, filtrez. {Codex.) 10 gr. contiennent 2 décîgr. d'aloès. Taddei ajoute du quinquina et de la casca- rille ; Soubeiran, Cottereau, du sucre ; d'autres auteurs indiquent des proportions différentes. La composition de celte préparation est donc loin d'être uniforme. Excitant purgatif célèbre dans la médecine populaire. Dose : 8 à 30 grammes le matin à jeun ou avant Je repas, clans la colique. • Parisel remplace, dans la formule de cet élixir, l'alcool par Q. S. de miel pour en faire des pilules dites de longue vie, argentées, de 20 cenlig. Trois pilules représentent 30 gr. de l'élixir. Spielman, sous le nom à'Elixir amer, indique une préparation, préconisée contre le tœnia, qui n'est qu'une, variante de celui de longue vie. UElixir polychresté de Lcntilius s'en rapproche aussi. Il en est encore de même des célèbres Gouttes d'Iëna, dont la recelte, cependant, n'est pas exactement connue. L'c- lixir spina ou antipestilentiel n'en diffère que par une dose double d'aloès. 11 existe quelques préparations purgatives particulières sous le nom d'Essence de rie dont la-composition n'est pas publiée dans les pharmacopées ; les plus connues sont YEssence de rie du chevalier Treffenscheidt et celle de Ro- zenweig. Elles ne paraissent être autre chose que de l'élixir de longue vie concentré. Elixir merveilleux (Marquez). Gentiane............. 16 Sem. de carottes.... 16 Aunée............... 16 — de persil....... 10 Anis ................. 16 Manne en larmes.... 125 Coriandre............ 16 Pissenlit........... 16 Ecorc. d'or, amères... 16 Alcool............. 2000 Faites macérer quinze jours, filtj'ez. Elixir de Mithié. Alcool .............. 180 Petit galanga........ Gingembre.......... 15 Muscade ............ Cannelle ............ 8 Girofle .............. Poivre long.......... 8 Cardamome ......... 1 ELIXIR PECTORAL. 473 Elixir parégorique*. Teinture d'opium anisêe, Teinture d'opium ammoniacale. Opium .............. 8 Huile vol. d'anis..... 2 Safran.............. 12 Ammoniaque liquide . 150 Acide benzoïque..... 12 Alcool à 86c......... 350 Après huit jours de macération, filtrez. Cette formule est tirée de la pharmacopée d'Edimbourg. L'Elixir parégorique ( Teinture de camphre composée, Teinture d'opium balsamique, Teinture d'opium camphrée) de la pharmacopée de Dublin ou de celle de Londres, se compose de : Opium ............... 8 Camphre........... g Acide benzoïque...... 8 Alcool à 5Gc ........ 950 Essence d'anis........ 6 Après quatorze heures de macération, exprimez et filtrez. Voici la formule de la Pharmacopée Britan- nique de I86/1 : Opium ......... Acide, benzoïque Camphre....... Le Codex français, sous le nom d'Elixir parégorique ou de Teinture d'opium camphrée {Tinctura cutn extrada opii camphorata), a adopté la formule suivante : Extrait d'opium, 3; acide benz., 3; essence d'anis, 3; camphre, 2; alcool à 60% 650; après 8 j. de macérât., filtrez. 10 de ce produit contiennent 0,05 d'extr. d'opium. L' Elixir parégorique de la pharmacopée des Etats-Unis ou de New-York, a la formule suivante : Opium, 3,88; camphre, 2,58; ac. benzoïque, 3,88; essence d'anis, 3; miel, 62; alcool dilué, 9i6. Contre l'hystérie et les maladies convul- sives. 2 à 8 grammes clans une potion ou en frictions dans la migraine. C'est la préparation d'opium la plus usitée chez les Anglais. Elixir pectoral du roi de Danemark. Elixir de Ringelmann. 2,60 Essence d'anis ...... 1 50 2,60 Alcool à 6O0 c ...... 4,50 1,95 Angélique ........... 90 Livèche ............. 15 Camomille ........... 45 Anis ................ 250 Fenouil............. 150 Muscade ........... 30 Myrrhe............ 30 Carb. dépotasse.... 590 Alcool ............. 2000 Eau............... 1000 Macis ............... 12 Après trois jours de digestion, ajoutez : Sel ammoniac.................. 500 Distillez, versez le produit sur : Suc de réglisse. 150 Eau de fenouil. 500 Safran. 8 Laissez macérer, filtrez. {Sax.) La formule que donnent les pharmacopées de Hambourg et du Danemark est la suivante : Suc de réglisse dépuré.. 2 Eau de fenouil........ 6 A la solution décantée et filtrée ajoutez : liqueur ammoniacale aniséc, 2. Mêlez et conservez dans un flacon bien bouché. Cet élixir est I hllx ELIXIR PECTORAL. — ELIXIR DE QUINQUINA ET DE SAFRAN. très-employé dans l'Allemagne du Nord, sur les bords du Rhin, en Suisse, dans les Etats Scandinaves et surtout le littoral de la Baltique. Elixir pectoral (Wedel). Aleoolé de scille et de benjoin composé. Scille....... 100 Réglisse ...... b Safran...... 1 Aunée...... 100 Anis ......... b Alcool a 56c. 680 Iris......... 100 Myrrhe...... 5 Benjoin ..... 8 G. ammoniaq. 2.i Filtrez après macération. (Cad.) Pectoral stomachique et carminatif. De 2 à 8 grammes dans un infusé approprié. Elixir d° pepsine. Elixirium pepsineum. Pepsine médicinale en poudre............ bO ou Pepsine extractive 20 Eau distillée ........ 4b0 Alcool à 80 c ........ 150 Sirop simple......... -500 Huile ess. de menthe ou autre pour aromatiser.......... Q. S. Délayez la pepsine dans l'eau distillée, puis mêlez au sirop et à l'alcool dans lequel l'huile essentielle aura été dissoute. Laissez en -contact pendant vingt-quatre heures. Filtrez. Essai : mettez dans un flacon à large ouverture : Elixir de pepsine . Eau distillée..... 20 60 Acide chlorhy. offic. 0,60 Fibrine fraîchement essorée ......... 10 Faites digérer pendant six heures au bain- marie et à 50', en ayant soin d'agiter jusqu'à solution complète de la fibrine, puis toutes les heures. Filtrez alors la liqueur, dans laquelle l'acide azotique ne devra produire aucun trouble. (Codex.) Une préparation officinale devant, à notre sens, être la même partout et pour tous, la formule ci-dessus a le défaut de laisser l'aro- matisation à la guise du pharmacien. Elixir de pepsine (L. Corvisart). Eau distillée........ 45 Sirop de cerises...... 60 Pepsine acidif..... Q. S. P r faire 10 doses. Alcool de Garus... 45 Agitez après vingt-quatre heures de contact, filtrez. Une cuillerée à bouche ou un verre à liqueur pendant le repas. Elixir de pepsine (Mialhe). Pepsine amylacée..... 6 Eau distillée......... 24 Vin blanc de Lunel.... 5i Immédiatement après chaque repas, une cuillerée à bouche qui contient un gramme de pepsine. Elixir de peptone (Petit). Vin de Frontignan.... 40 Eau ................. 20 Sucre ................ 30 Alcool à 33» .......... 12 Alcool à 05».......... 10 Sucre................ 25 Peptones............. 5 Dissolvez la peptone dans l'eau, ajoutez le vin, l'alcool et le sucre, filtrez. 20 gr. d'élixir contiennent 1 gr. de peptone. Elixir philodontique (Marquez). Alcool ............. 1150 ïïéroli ............... 16 Teinture d'ambre... 6 Essence de menthe.... 32 Ether.............. 10 — de cannelle .. 8 Mêlez, laissez reposer et filtrez. Elixir de propriété. Teinture d'aloès et de myrrhe safremée. Teinture d'aloès...... 3 Teinture de safran.... — de myrrhe... 4 (Soub.) C'est là l'élixir de propriété ordinaire, mais il existe une foule de variantes : ainsi, on distingue un elixir de propriété acide de Boer- hacwe, de Paracelse; un elixir de propriété alcalin, antiscorbutique, aromatique, qui ne diffèrent de celui ci-dessus que par une addition d'acide acétique ou sulfurique, de carbonate de potasse, d'esprit de cochléaria, d'aromates. Toutes ces préparations sont inusitées. Elixir purgatif de jalap au citron. Résine de jalap....... 10 Jïéiasse.............. 60 Alcool à 60°......... 180 Essence de citron, goût. 10 Dose : 15 gr. — Cette formule est populaire à Strasbourg. Elixir purgatif de Leroy ou de Signoret. Médecine ou remède Leroy, Purgatif Leroy. 1er deg. 2e dég. 3° deg. 4= deg. Scammonée ...... 48 64 9b 125 Turbith végétal.. 24 82 48 64 Jalap........... 190 250 375 500 Eau-de-vie à 20o. 6000 6000 6000 6000 Faites infuser pendant douze heures à la chaleur de 50°, passez et ajoutez le sirop suivant : Séné palthe..... 190 250 375 500 Eau commune... 730 1000 1500 1500 . Faites infuser, passez en exprimant, et ajoutez : Cassonade ....... 1000 ' 1250 1500 1750 Faites un sirop. — Le n° 2 est le plus employé. Dose : 1 à k cuillerées par jour. Chacun connaît ce remède, de réputation. Le Vomi-purgatif Leroy se prépare avec : Vin blanc.......... 2000 Séné palthe......... 282 Faites infuser pendant trois jours en ayant soin d'agiter de temps en temps; passez avec expression, et sur chaque 500 grammes de vin ainsi préparé, ajoutez : Tartrate de potasse et d'antimoine.. 4 Filtrez. Elixir de quinquina et de safran. Liqueur dorée. Quinquina rouge...... 15 Safran................ 8 Cannelle fine......... 15 Eau-de-vie vieille, litr.. 5 Ecorce d'orang. amer. 15 Vin do Malaga, litres.. 2 Après quatre jours de digestion, ajoutez : Sucre blanc............... 1250 Filtrez. (Guib.) Digestif et stomachique. La formule originale portait de plonger trente fois une pièce d'or rougie au feu dans le sucre dissous dans une partie de l'eau-de-vie et du vin. ELIXIR OU LIQUEUR DE QUINQUINA. — ELIXIR UTÉRIN. 475 Cochenille........... 2 Sirop de nerprun .... 60 Alcool.............. 150 Eau............... 155 23 ... 23 23 ... 1564 Elixir ou liqueur de quinquina (Deschamps). Alcool a 86v, a\ec les herbes) lui vient de la grande quantité de plantes qui entrent dans sa composition, et qu'on traitait jadis directement. . Fondant que certains médecins préféraient même à l'emplâtre de Vigo. Emplâtre diapalme. Empl. diaphœnix ou diaclmkiteos, Stéarate de sulfate de zinc; Empl. diapalma. Emplâtre simple.....800 Cire blanche.......... 50 Faites fondre et ajoutez : Sulfate de zinc dissous dans un peu d'eau.... 25 F. dissiper l'eau en agitant sans cesse (Codex). Spielmann y fait entrer de l'huile de palme et des feuilles de chêne. Cet emplâtre doit son nom à la décoction de feuilles de palmier, considérée jadis comme un de ses principaux ingrédients. Emplâtre fondant (Rustaing). Litharge........... Huile d olhe....... Cire jaune.......... Térébenthine....... Huile de laurier.... Opopanax.......... BdeUium........... Gomme ammoniaque. 1000 1250 500 125 125 75 60 60 Sarcocolle.. Oliban..... Mastic..... Myrrhe----- A Inès ...... Aristoloche. Camphre... 60 60 60 60 30 60 90 F. S. A. (Bor.) Cet emplâtre est employé à Montpellier pour détourner le lait chez les femmes qui ne nourrissent pas. On en fait des écussons de la grandeur du sein, auxquels on fait une petite ouverture au centre pour laisser passer le mamelon. On l'applique quelques heures après l'accouchement et on l'enlève au bout de neuf jours. Cet emplâtre, par sa composition, ressemble à une infinité d'autres, et en particulier à VEmplâtre styptique de Crollius, dans lequel il entre du sulfate de zinc, de la momie et de l'hématite; à VEmplâtre Opodeldoch , à VEmplâtre catagmatique, à VEmplâtre confortant de Vigo, à celui du Prieur de Cabryan contre la rupture, dans lequel il entrait originairement de la peau fraîche de bélier a\ec sa laine, des vers de terre, du sang d'homme. Voici la formule qu'en a donnée Guibourt : poix noire 8, cire jaune 2, térébenthine 2; poudre de labdanum, de mastic, de cachou, de noix de cyprès, de racine de consolide, sa, 1. Rapprochons encore de ces préparations VEmplâtre de Baillml composé de : emplâtre simple 500, cire jaune 150, térébenthine 60, sang-dragon 50, terre sigillée 50, oliban 20, myrrhe 40, roses rouges 30, bol d'Arménie 65; VEmplâtre fondant de Lamotte composé de r huile d'olive 88û, minium pulv. 500, Cire jaune 128, térébenthine de Venise 48, aimant pulv. Zi8, oliban 12, mastic 12, Myrrhe 12, alun de roche 12, Camphre 8. Emplâtre fondant (Boinet). Emplâtre Je Vigo___ 10 Extrait de belladone, Iode en p. fine....... 1 extrait de ciguë; aa, 4 Mêlez et étendez sur In peau ou sur de la toile. Contre les engorgements squirrheux. Emplâtre fondant (Kirkland). Emplâtre de sel ammoniac, Emplâtre volatil. Emplâtre simple. 15 Savon.... 8 Sel ammoniac. 2 Mêlez à chaud l'emplâtre simple et le savon, EMPLATRE DE GALBANUM. et, lorsque le mélange sera presque froid, ajoutez le sel ammoniac. Tumeurs blanches, indurations, rhumatismes. On le renouvelle toutes les vingt-quatre heures. Emplâtre de galbanum. Térébenthine....... 5 Cirejaune.............. 8 Faites fondre et ajoutez : Galbanum ramolli par le vinaigre.. 12 (Esp.) Pour V Emplâtre de galb. safrané, ajoutez 1 p. 1/2 de safran pulvérisé. Emplâtre de gomme ammoniaque. Emplâtre fondant ou résolutif. ... 10 Térébenthine........ 10 ... 10 G. amm. purif....... 20 EMPLATRE DE MINIUM CAMPHRE. 483 Cire jaune.. Poix-résine- F. fondre et coulez dans un pot. (Codex de 1866.) Gomme ammoniaque. Q. V. Alcool à 56c...... S. Q. Faites dissoudre, passez avec expression et rapprochez au bain-marie. (Soub.) Emplâtre de goudron. Poii.. 8 Cirejaune. 90 Goudron.. 123 (Vau-M.) Emplâtre d'huile de croton. Emplâtre diachylon gommé... 80 Faites ramollir et ajoutez : H uile de croton.............. 20 On peut en faire un sparadrap, mais il faut en faire peu à la fois et le tenir bien renfermé. Chomel l'employait comme révulsif. Emplâtre iodé (Roderburg). Iode pulvérisé. 2 Emplâtre simple ramolli au feu. 30 Mêlez. — Il doit se produire de l'iodure de plomb. Emplâtre ioduré (id.). lodure de potassium Mêlez. Emplâtre simple ramolli. 40 Même remarque que ci-dessus. Emplâtre d'iodure de potassium composé. lodure de potassium. 30 Oliban.............. 180 Cire ................ 24 Huile d'olive........ 8 Étendu sur la toile, cet emplâtre sert à la résolution des tumeurs indolentes. (Ph.Lond.) On a proposé un emplâtre à (1/10) d'iodure de fer. (Alquié-Situi an.) Emplâtre maure c. les brûlures (Moulaud). Empl. Diachylon___ 3000 Encens pulv........ 130 Cirejaune.......... 123 Styrax ............. 373 Poil résine.......... 123 Mercure coulant..... 750 Diviser entièrement le mercure à l'aide du styrax. Employé à l'IIôtel-Dieu de Marseille pour guérir les brûlures au 4 e degré. Emplâtre de mélilot. Mélitot frais.......... 3 Suif................. 4 Faites cuire jusqu'à consomption de l'humidité et ajoutez : Colophane............ 6 Cire ....... 8 (Guib.) Quelques pharmacopées remplacent le mélilot frais par de la poudre. D'autres y ajoutent du galbanum. On peut préparer de la même manière V Emplâtre de bétoine. Emplâtre mercuriel dit de Vigo*. Emplâtre de Vigo cum rnerrurio , Emplâtre merruriel gommé, E. de merture et de gomme ammoniaque; Emplast. cum hydrargyro. Emplâtre simple----- 2000 Myrrhe pulvérisée... 30 Cirejaune.......... 100 Safran pulvérisé..... 20 Coophane.......... 100 Mercure............ 600 Olibin ............. 30 Térébenthine........ 100 Gomm. ammon. pulv. 30 Styrax liq. purifié... 300 Bdellium pulv...... 30 Essence de lavande. . 10 Faites fondre les trois premières substances, ajoutez-y les poudres; puis, quand l'emplâtre sera presque froid, le mercure éteint dans la térébenthine, le styrax et l'essence. (Codex.) Dans le magdaléonage de cet emplâtre, pour éviter la perte du safran, malaxer avec le moins d'eau possible. Plusieurs pharmacopées font entrer du soufre f?t s'en servent concurremment avec la térébenthine pour éteindre le mercure. D'autres pharmacopées mentionnent un em- plàtie mercuriel que l'on pourrait appeler simple, où il n'entre ni gomme-résine, ni safran. La masse emplastique est le diachylon simple. On y introduit le mercure, soit à l'état d'onguent napolitain (Mowfion) , soit éteint dans la térébenthine par une trituration vigoureuse et non interrompue dans un mortier préalablement chauffé. (V. Rev. pharm., 1859- 1860.) Jean de Vigo préparait son célèbre emplâtre avec 20 parties de son emplâtre sans mercure (l'Emplâtre ranarum Yigonis est à peu près l'emplâtre diabotanum, plus le décocte de grenouilles, et moins les extraits), et 3 de mercure éteint dans 1 de térébenthine. Résolutif fondant, qu'on applique sur les tumeurs glandulaires, lesorchites. Employé aussi pour atténuer, anéantir les marques de la petite vérole, et contre les syphilides papuleuses, tuberculeuses, etc. Emplâtre de minium camphré. Empl. de Nuremberg ou d'oxyde de plomb rouge camphré; Emplastrum miniaceo-cam- plioratwn. Emplâtre simple..... 600 Cirejaune........... 300 Faites fondre et ajoutez : Minium 130 broyé avec de l'huile d'olive... 100 Puis, quand la niasse sera un peu refroidie, ajoutez : Camphre pulvérisé à l'alcool....... 12 Faites des magdaléons. (Codex.) mu EMPLATRE DE MUCILAGE. — EMPLATRE REVULSIF AU THAPSIA. Emplâtre de mucilage. Huîle de mucilage... 230 Gomme ammoniaque . 30 Poil-résine......... 90 Opopanax ........... 30 Térébenthine....... 30 Safran.............. 10 Cire jaune......... 1000 On prépare les gommes-résines comme pour le diachylon gommé. (Soub.) Emplâtre d'opium. Poil blanche.........90 Emplâtre simple..... 400 Faites fondre et ajoutez : Opium en poudre..... 15 (Lond.) Emplâtre d'opium composé. Emplâtre calmant, odontalgique, céphalique ou . temporal. Perx-résine ___ 6 Tacamaque-----2 Elémi....... 2 Faites liquéfier et ajoutez les poudres de : Opium... 2 Mastic.. 1 Oliban.. i Camphre.. 1 {Guib.) S'applique sur les tempes ou à l'angle des mâchoires, dans les douleurs de dents ; on peut également en introduire dans les dents cariées ou l'appliquer sur les gencives. Emplâtre oxycroceum. Emplâtre ou rétinolé de Galb"num safrané. Cire jaune... 15 Suif....... 8 Huile d'olive. 23 Faites fondre et ajoutez : Galbanum ............ 23 Safran .....3 (Bat.) Il existe une foule de formules de cet emplâtre, mais se rapportant toutes à celle-ci. Quelques formulaires prescrivent cependant d'incorporer le safran au diachylon gommé. Emplâtre perpétuel, de Janin. Véskatoire de Janin. Euphorbe pulvérisé. .. 15 Mastic pulvérisé Térébenthine. .. 90 . 90 Faites fondre et ajoutez : Cantharides pulv. 30 Emplâtre diachylon gommé. 15 Faites un mélange homogène. (Cad.) On le laisse appliqué tant qu'on veut obtenir de la suppuration, laquelle se fait par-dessous. Cependant il ne convient pas de le laisser plus de cinq ou six jours. Emplâtre de pétrole. Poix blanche......... 15 Opium............ 2 Camphre............. 4 Pétrole........... Q. S. Rhumatismes chroniques. (Rad.) Emplâtre de poix de Bourgogne*. Emplastftim picatum. Cirejaune 1000 Poix blanche dite de Bourgogne. 3000 Faites fondre et passez. {Codex.) Les médecins prescrivent assez souvent de saupoudrer les écussons de poix de Bourgogne avec du tartre stibié. En général, on se contente, de répandre celui-ci à la surface de ceux- Jà sans autre soin; aussi arrive-t-il souvent que,rendu chez le malade, l'écusson a perdu son émétique. Un moyen bien simple de faire mieux est de promener à la surface de l'écusson, en frottant légèrement, l'émétique délayé avec une petite quantité d'essence de térébenthine ou de citrons qui ramollit un peu la surface emplas- tique, ou bien encore à l'aide d'un peu d'axonge. On a proposé aussi d'y incorporer 1 e r . dHodure d'antimoine pour un emplâtre de 15 à 20 cen- tim. (Corput.) L'emplâtre de poix de Bourgogne additionné d'un peu de glycérine se conserve mieux et donne un sparadrap beaucoup moins cassant (Roucher). Les écussons de poix de Bourgogne, stibiés ou non, sont fort employés, appliqués sur le sternum ou entre les deux épaules, contre les douleurs internes de la poitrine, les toux rebelles. (V. Sparadraps). Emplâtre ou poix émétisée. Tartre stibié..... 1 Poix blanche. 7 (Bér.) Il y a une certaine différence entre l'action sur la peau de cet emplâtre par incorporation et l'emplâtre de poix saupoudré d'émétique. Uemplâtre antimonial de Neuman contient seulement 1/15 d'émétique. Emplâtre des quatre fondants ou résolutif. Emplastrum resolvens. Empl. de savon. 100 Empl. de Vigo cum merc.. 100 — de ciguë. 100 —■ de diachylon gommé 100 Liquéfiez aune douce chaleur et mêlez. (Cod.) Emplâtre de quinine (Voisin). Emplâtre de Vigo cum mercurip........... 100 Faites ramollir et incorporez : Sulfate de quinine............. 6 On fait un large épithème qu'on applique sur la région de la rate, dans les cas d'engorgements après les fièvres. (Bouch.) Emplâtre de Ranque. Emplâtre de ciguë et de diachylon, ââ. 50 Faites ramollir au feu et ajoutez : Poudre thériacale, 40 Camphre... 10 Soufre.... 2 Faites une masse emplastique, recouvrez-en deux morceaux de toile ou de peau assez grands pour couvrir le ventre en totalité dans les affections typhoïdes. Emplâtre résineux ou adhésif. Emplâtre simple........ 5 Poix blanche........ 1 Faites fondre. (Guib.) Emplâtre révulsif au Thapsia (Desnoix). Colophane .......... 1500 Elémi.............. 1250 Cirejaune.......... 1800 Térébenthine....... 500 Résine de Thapsia.. 350 Faites fondre les trois premières substances, ajoutez la térébenthine et la résine de Thapsia ; EMPLATRE DE SABINE. — ÉMULSIONS. A85 passez à travers un linge, et étendez en sparadrap que l'on colore diversement pour le différencier du sparadrap ordinaire. Emplâtre de sabine. Huile de sabine....... 30 Emplâtre simple...... 30 Sabine pulvérisée..... 8 On l'applique sur le bas-ventre. (Rad.) Emplâtre de savon*. Emplastrum cum sapone. Emplâtre simple___2000 Cire blanche......... 100 Faites liquéfier et ajoutez : Savon blanc râpé............... 125 Faites des magdaléons. (Codex.) Le cérat de savon (Lond.) est à peu de chose près cet emplâtre. VEmplùtre de savon camphré du Codex {Emplâtre miraculeux de la pharmacopée wurtembergeoise) est l'empl. de savon additionné de 1/100 de camphre. V Emplâtre miraculeux de Raclemacher est de l'emplâtre simple un peu brûlé (750) additionné d'ambre jaune (12), de camphre (8),et d'alun calciné (li). VErnpjlâtre savonneux de Barbette n'en diffère pas. Emplâtre stomachique. Cire jaune..... Poii-résine.... Térébenthine.. Storax........ 360 120 30 120 Encens ............... 45 23 12 Baume du Pérou Beurre de muscade... Essence de girolle___ Emplâtre vermifuge. Cire jaune............ 90 Huile d'absinthe par Térébenthine.........'23 infusion ........... • Faites fondre et ajoutez les poudres de : Aîoès, Asarum rac., Sabine, Coloquinte, Tanaisie, Absinthe, aa Incorporées dans : fiel de bœuf, 90. Ajoutez à la masse à moitié refroidie : Huile volatile de sabine, Pétrole, ââ.... 4 Sur l'abdomen, contre les vers. (Cad.) Emplâtre vésicatoire*. Emplastrum vesicans. Elémi purif.......... 100 Cire jaune.......... 400 Huile d'olive........ 40 Cantharides pulv..... 420 Onguent basilicum ... 300 F. fondre la résine dans l'huile ; ajoutez l'onguent el la cire, puis les cantharides, en agitant jusqu'à ce que la masse commence à se figer. (Codex). M. Lereboulet, pour éviter que la chaleur nuise à l'effet vésicant des cantharides, conseille de dédoubler cette préparation et de couler toutes les substances fusibles et fondues sur un carré de toile fixe à l'orifice d'une bassine froide au fond de laquelle sont les cantharides pulvérisées. Le vésicatoire camphré se prépare en répandant à la surface de l'écusson Q. S. d'éther (et mieux de chloroforme) saturé de camphre. (Codex.) Emplâtre vésicant anglais. Emplâtre de cire..... 125 Aïonge............. 125 Faites fondre et ajoutez,: Cantharides en poudre fine...... 125 Remuez jusqu'à refroidissement (anc. Codex). C'est là Y Emplâtre vésicant anglais, dit aussi par incorporation, et le moyen de vésication le plus employé aujourd'hui. On doit n'en préparer que peu à la fois, car en vieillissant il perd de sa force. (V. Vésicatoire.) Emplâtre zincico-plombique. Emplâtre diapompholigos. Cire jaune........... 93 Huile d'olive........ 220 Faites fondre et ajoutez : Litharge............ 180 Tuthie............... 90 Géruse .............. 125 Oliban pulvérisé...... 45 Faites bouillir en remuant jusqu'à consistance d'emplâtre (Bat). Su. y ajoute de la plombagine. EMULSIONS. Préparations magistrales liquides, ayant ordinairement la couleur et l'opacité du lait, dont elles prennent quelquefois le nom. L'eau en est l'excipient. On les divise en naturelles et en factices ou artificielles. On prépare les premières avec les semences dites émulsives (amandes, pistaches, pignons, semences froides, etc.), dont on.enlève l'épiderme à l'aide d'un léger trempage dans l'eau chaude et que l'on pile ensuite en ajoutant peu à peu l'eau ; on passe à travers une étoffe. Ces émulsions, constituées par de l'huile tenue en suspension à la faveur de la matière albumineuse des semences, doivent être préparées au moment du besoin, et on ne doit y ajouter ni acides ni liquides alcooliques ou éthérés, parce que ces corps et le temps les coagulent. Le mondage des semences émulsives, des amandes en particulier, peut se faire à froid ; mais ordinairement il se fait en jetant dessus de l'eau bouillante, laissant refroidir un peu, pressant la semence entre le pouce et l'index de manière à faire sortir l'amande de sa pellicule extérieure, et recevant celle-là dans un vase contenant de l'eau froide. Si l'on faisait bouillir les semences émulsives dans l'eau on ferait coaguler l'albumine, et l'huile se séparerait, ce qu'il faut soigneusement éviter. Les émulsions factices se préparent soit par l'intermédiaire de l'eau seule, comme pour les gommes-résines, soit à l'aide de l'eau et de l'alcool, comme pour quelques résines ou baumes, soit enfin à l'aide de l'eau et du jaune d'œuf ou d'un mucilage, comme cela a lieu le plus souvent pour les huiles grasses ou volatiles, les térébenthines et les substances ci- dessus. Pour émulsionner les gommes-résines on peut avantageusement triturer celles-ci avec 486 ÉMULSION SIMPLE. — ÉMULSION DE COPAHU. quelques goutles d'huile d'amandes douces, et, lorsque la pâle est homogène, ajouter peu à peu l'eau. (Poulenc) M. Léger a proposé des émulsions au saccharure de caséine (V. p. 849.) Les émulsions sont prises en boissons ou en lavements. Émulsion simple. Lait d'amandes ; Emulsio simplex. Arnaud, doue. mond. 50,0 Eau............. 1000,0 Sucre.............. 80,0 Pilez les amandes avec 1/3 du sucre et quelques gouttes d'eau dans un mortier de marbre ; délayez la pâte avec le reste de l'eau, faites-y fondre le sucre; passez avec expression' à travers une élamine. (Codex.) On y l'ait quelquefois entrer des amandes amères 10,0, du sirop diacode 30,0 (Émulsion diacodée), de la gomme arabique 15,0 (Émulsion gommée), de l'eau de fleurs d'oranger 15,0, du niire 1,0 (Émulsion nifrée) , comme aussi quelquefois on supprime le sucre. Boisson adoucissante et rafraîchissante. Préparez de la même manière les émulsions de semences froides, de chènceis, de pistaches, de pignons doux, à'amandes amères. Émulsion de baume de Tolu *. Baume de Tolu.. 2pirties Alcool & 90°».. 10 parties Teint, deQnillaya \i — Eau chaude___78 — Dissolvez le baume de Tolu dans l'alcool, ajoutez la teinture de Qnillaya, puis l'eau. [Codex.) Préparez de même les émulsions de baume de Copahu, de goudron, d'huile de Cade. Émulsion calmante. Mucilage de gomme arabique........ 120 Huile de belladone .................. 1 à 2 Sirop (le chlorhydr. de morphine..... 30 Cyanure de potassium............... 0,05à0,10 Faites une émulsion avec les deux premières substances, ajoutez les deux autres. Préconisé dans les bronchites et les toux nerveuses. (Van den Coiput.) , Émulsion au chloroforme (Dannecy). Chloroforme pur...... 2,0 Sirop de fleurs dur. 30,0 Huile dam. douces... 8,0 Eau distillée........ 60,0 Gomme arab. pulver. 4,0 F. S. A. M. Dannecy, de Bordeaux, recommande ce moyen pour l'administration du chloroforme à l'intérieur. La formule de M. Am. Vée ne diffère de celle-ci que par les quanlités. Émulsion de cire. Lait de rire, "Mixture antidiarrhéique. Gomme arabique.... 24,0 Eau.............. 230,0 Cire jaune fondue... 24,0 Sirop de sucre..... 180,0 Faites une émulsion. (Soub.) L'opération doit se faire dans un mortier échaullé, sans quoi la cire se figerait L'eau doit aussi éire chaude. On triture la cire fondue avec la gomme délayée dans 1/2 du sirop de sucre ; lorsque le mélange est bien homogène, on ajoute le reste du sirop et l'eau en remuant vivement. (Altiot.) Swédiaur prescrit seulement 8 de cire fondue avec de l'huile d'amandes pour 1000 de décoction d'orge, et fait faire l'émulsion avec du jaune d'œuf. Émulsion de coaltar. Emulsio de coaltar. Teinture de qnillaya eoaltarée. i Eau distillée...... 4 Mêlez. (Codex.) Cette émulsion au cinquième est ordinairement, au moment du besoin, étendue d'eau dans une proport on plus ou moins grande. La teinture de bois de Panama coaltarée s'obtient de la manière suivante : Goudron de houille.. . 1 Teinture de bois de Panama. 4 Dans un vase approprié et muni d'un couvercle, placez le goudron que vous maintiendrez à I état fluide en opérant au bain-marie; ajoutez la teinture de manière à bien délayer le goudron; fermez le vase et maintenez la chaleur du bain-marie pendant une heure, en ayant soin d'agiter le mélange. Retirez alors le feu et agitez encore le mélange jusqu'à ce qu'il soit refroidi. Passez à travers une toile. [Codex.) Émulsion de coaltar (Demeaux). Coaltar saponifié. Coaltar, savon, alcool, âa............ P. E. Chauliez au bain-marie jusqu'à solution complète. C'est un véritable savon soluble dans l'eau chaude ou froide, dont on a proposé l'emploi en bains, lotions,' fomentations, et comme désinfectant. 3 kilogrammes de cette préparation peuvent donner 100 litres d'emul- sion. L'acide pyroligneux peut être substitué à l'alcool, par économie, dans le coaltar sapo- niné pour certaines applications a l'hygiène. 1 p. de coaltar saponiné dissous dans 5 p. d'eau ordinaire sert à préparer des bandes, compresses et charpies coaîtées; il suffit de tremper dans la dissolution 1000 de vieux linge pendant quelques minutes, d'exprimer et de faire sécher. Ce linge coalté agit comme désinfectant dans le pansement des plaies. Le coaltar saponiné de Lebeuf est obtenu en faisant digérer 100 gr. de coaltar dans 2400 gr. de teinture de quillaya. Émulsion de copahu. Copahu ............ 30,0 Eau lie d. d'orang.. 30,0 Eau de laitue...... 30,0 Sirop de pavot...... 30,0 Gomme arabique.... 10,0 Trois a sixcuill. parjouren troisfois. (F.II.P.) Émulsion de copahu (Righini). Emulsion d'am. am. 250,0 Sirop de ratanhia... Gomme arabique... 15,0 Sirop de thridace... Copahu........... 30,0 A prendre en trois ou quatre jours. 30,0 50,0 ÉMULSION D'HUILE DE FOIE DE MORUE. — ÉMULSION TÉRÉBENTHINÉE. Zi87 Emulsion d'huile de foie de morue. (Ed. Schmidt.) Gomme arab. pulvér.. 8 Eau. Q.S. pour faire 00 gr. d'émuision. Huile de foie de morue. 30 Sirop................ 5 Ess. d'amand. amères 1 gtto Triturez fortement la gomme et l'huile, ajoutez d'un seul coup et en continuant à triturer, 15 gr. d'eau. Délayez peu à peu avec le sirop et le reste de l'eau pour obtenir 60 gr. d'émulsion. Emulsion de résine de gaïac. Lait de gaïac. Rés. de gaïac. i,0 Gomme arab. 4,0 Eau... 125,0 Dans la goutte, où, dit-on, elle réussit mieux que le ratafia des Caraïbes. Emulsion de gomme ammoniaque. Lait ammoniacal. Gomme ammoniaque. 4,0 Eau.............. 500,0 Faites une emulsion. Beaucoup de pharmacopées font intervenir la gomme, remplaçant l'eau commune par un hydrolat aromatique de menthe, d'hysope, etc., et édulcorent avec un sirop approprié. La Mixture de gomme ammoniaque ou Lait ammoniacal et la Mixture ou lait d'asa-fœtida (Lond.) se préparent avec 8,0 de l'une ou de l'autre de ces gommes-résines et 250,0 d'eau. Emulsion laxative à la manne. Manne en larmes... 60,0 Emulsion simple... 180,0 (Tad.) La pharmacopée de Ferrare y ajoute ù,0.d'eau de cannelle vineuse. Emulsion nitrée camphrée. Emuls. sans sucre. Camphre......... 500,0 0,5 Nitre.............. 2,0 Sirop de fl. d'orang. 50,0 Emulsion phosphorée. Huile phosphorée... 8,0 Eau de menthe.....60,0 Gomme arabique----- 8,0 Sirop de sucre...... 90,0 Eau commune......38,0 (Soub.) Agiter au moment du besoin. Employée dans le traitement de paralysies des muscles de l'œil par le docteur Taviguot qui en a donné la formule suivante : Huile d'am. douces..10,0 Sirop de gomme...... 90 Phosphore .......... 0,10 Gomme arab. pulvér... 2 A prendre par cuillerée à café, une d'abord, puis deux, puis trois par jour. Emulsion purgative. Résine de jalap..... 0,4 Lait d'amandes.... 122,0 Teint, de citr., goût. Scammonée. Sucre. 0,3 23,0 (Bor.) Emulsion purgative magnésienne. Eau de fl. d orang.. 10,0 Sucre .............. 15,0 Gomme arab. pulv.. 5,0 Huile d'amandes.... 20,0 Scammonée......... 0,4 JLait de mae-nésie.... 15,0 Eau......"....... 30,0 F. S. A. A prendre en une fois. (Ma.) Emulsion purgative avec l'huile de ricin. Potion -purgative à l'huile de ricin. Huile de ricin...... 30,0 Eau commune...... 60,0 Gomme ar. pulv___ 8,0 Sirop simple........ 30,0 Eau de menthe..... 15,0 Triturez d'abord la gomme avec son poids d'eau, de manière à faire un mucilage dans lequel vous incorporerez l'huile, puis délayez peu à peu avec le reste. (Codex de 1866.) Des formulaires remplacent le sirop simple par le sirop d'orgeat. La potion en est plus blanche. Après l'opération de la hernie étranglée, Velpeau employait surtout l'émulsion ainsi formulée : huile de ricin à0, infusion de menthe 100, sirop citrique 30, gomme pulvérisée Q. S. pour obtenir un liquide émulsionné. Emulsion purgative avec la résine de jalap. Résine de jalap..... 0,5 Eau commune.... 120,0 Sucre blanc........ 30,0 Jaune d'œuf......no 1/2 Eau de fl. d'orang.. 10,0 Broyez la résine avecune partie du sucre, puis avec le jaune d'œuf, et ajoutez le reste. (Codex de 1866.) Emulsion purgative avec la scammonée. Mixture de scammonée ; cmuhio purgans cum seammoniâ. Scammonée ........ 1 Sucre.............. 15,0 Lait de vache...... 120,0 Eau de laurier-cer.. 5,0 Divisez exactement la scammonée avec le sucre, ajoutez peu à peu le lait, puis l'hydrolat (Codex). Prépare/, de même l'émulsion avec la résine scammonée, &a employant 50 centig. de résine décolorée par le charbon. Emulsion de sapin. Bourgeons de sapin. 30,0 Gomme arabique.... 12,0 Amandes douces.... 23,0 Sirop de sucre...... 60,0 Faites une emulsion avec 270,0 d'eau. (Sicéd.) Van-M. supprime les amandes et remplace le sirop par du miel. Diurétique, anticatarrhal. Emulsion tempérante. Emulsion simple... 360,0 Nitre...............1,0 Sucre de lait....... 30,0 Extrait de jusquiame. 0,6 Dans la gonorrhée. (Phœb.) Emulsion térébenthinée. Lait térébenthine ou diurétique. Térébenthine....... 45 Eau de pariétaire.... 375 Jaune d'œuf........ n^ 1 (Pier.) Dans les maladies des reins et de la vessie. Emulsion térébenthinée, de Carmichael. Huile essent. de térébenth. 16,0 Jaune d'œuf.. n. 1 Mêlez, puis ajoutez peu à peu : Emulsion d'amand. 125,0 Huile vol. decann.. 0,2 Sirop déc. d'or... 64,0 (Trous, et Pid.) L'émulsion térébenthinée de M. Munaret diffère de celle-ci par une plus forte proportion d'essence de térébenthine (30) et l'addition simple de sirop de sucre (60). 488 ÉMULSION TÉRÉBENTHINÉE ÉTHÉRÉE. — ËSÉRINE. Emulsion térébenthinée éthérée. Térébenthine...... Mucihge arabique. Miel .............. 1,6 Esprit de genièvre. 275,0 13,0 Esp. de nitre dulo.. 3,8 46,0 (Swéd.). Emulsion tœnifuge (Debout). Sera, de citrouil. mond. 40 Extrait de racine de Sucre ................ 30 fougère mâle.....4 à 8 Eau ............... 150 Pilez les semences avec le sucre et 15 d'eau; quand la pâte est homogène, ajoutez l'extrait dissous dans le reste de l'eau. A prendre le matin à jeun, en 4 fois, à un quart d'heure d'intervalle. Emulsion de Van Swiéten. Corne de cerf cale. 4 Eau..............90,00 Farine d orge...... 2 Sirop d'ée. de cit.. 16,00 Extrait d'opium... 0,15 Emulsion vermifuge. Ess. de térébenthine.. 22 Eau de camomille.... 180 Gomme arabique...... 7 Ether sulfurique..... 7 Tœnifuge. —3 cuillerées matin et soir (Bad). EPITHÈMES. (De iiti, sur, et tMhjm, je mets.) Sortes d'emplâtres dans lesquels il n'entre ni stéarate de plomb, ni résine, ni corps gras. Epithème antigoutteux. (Bories.) Camphre............. 8 Eau de la reine de Opium ............... 2 Hongrie.......... 250 Savon................ 50 Ammoniaque........ 15 Goutte, douleurs ostéocopes. Epithème argileux (P. Vigier). Argile sèche en poudre impalpable................ 75 Eau................. 25 Glycérine.......... 50 Triturez. Pour le pansement des plaies. Epithème vermifuge. Aloès.. 4 Thériaque. 6 Teinture d'absinthe. Q. S. Étendez le mélange sur de la peau, arrosez la surface avec quelques gouttes d'huile volatile d'absinthe, et appliquez sur l'ombilic (Bér). Épithèmes en général. (Voy. E?nplâtres.) EPONGE. Spongia officinalis. (Zoophytes spongiaires.) Badeschxvamm, Meersehwamm, al.; Sponge, ang.; Is- fenj, AR-; Esponja, ESP., ?0R.; Spons, hol.; Muabadul, ind.; Spugna, it.; Abermudeh, per.j Badsxvamp , su.; Soungher, tur. Production marine qui occupe le dernier échelon du règne animal. Elle contient de l'iode. Les meilleures éponges se tirent de Smyrne ou des rivages des îles de l'archipel grec. Elles arrivent pleines de sable que l'on fait sortir en les battant avec une baguette, puis on les rince dans l'eau de rivière froide. (Bull. Un. ph. 1874). L'éponge donne à la pharmacie : 1° Éponge préparée à la ficelle *. Prenez des ponges fines, battez-les fortement pour en faire sortir les graviers, faites-les tremper dans- l'eau tiède pendant 24 heures et lavez-les avec soin ; répétez ce lavage deux fois encore, pressez-les et entourez-les exactement et avec force de corde de fouet. Quand l'éponge sera entièrement recouverte, arrêtez fortement la corde par un nœud, et faites sécher à l'étuve. (Codex). 2° Éponge préparée à la cire*. Préparez les éponges comme ci-dessus et faites-les sécher. Coupez-les par tranches et plongez celles-ci dans la cire jaune fondue, retirez-les et pressez- les entre deux plaques de fer chaudes ou sur le plateau d'une presse chauffé. Enlevez la cire en excès. (Codex de 1866.) Ces deux sortes d'épongés préparées servent dans les pansements chirurgicaux pour dilater les plaies et en absorber le pus. Les éponges employées dans le pansement des plaies sont désinfectées en les imprégnant d'une solution de 4 de permanganate de potasse dans 100 d'eau, elles sont ensuite passées dans une solution d'ac. sulfureux au quart et lavées à grande eau (Lerkhe) (V. Un. ph. 1872). 3° Eponge brûlée ou torréfiée, cendres d'épongé, charbon d'épongé*. On la prépare en torréfiant les éponges dans un brûloir jusqu'à coloration brun noirâtre ou perte du 1/4 de leur poids, on pulvérise ensuite et on passe au tamis de soie n° 100. (Codex.) Une carbonisation trop complète aurait pour inconvénient de volatiliser l'iode auquel l'éponge doit ses propriétés antistrumeuses. Ce charbon d'épongé est employé depuis fort longtemps contre le goitre. (V. notre Iodognosie.) ÉSÉRINÉ * Fève de Calabar pulvérisée.......... 1000 parties. Acide tartrique..................... 9 parties „ Bicarbonate de soude pulvérisé....... Q. S. Alcool à 90»....................... Q. S. Ether officinal...................... Q. S. Epuisez par plusieurs digestions au bain- marie la fève de Calabar mélangée avec l'acide tartrique, à l'aide de l'alcool employé en quantité convenable (environ trois fois le poids de la poudre à chaque digestion). Distillez les liqueurs réunies et filtrez; chauffez le résidu au bain-marie et à l'air libre jusqu'à ce qu'il ne renferme plus d'alcool. Après refroidissement délayez l'extrait à l'aide d'une petite quantité d'eau distillée, filtrez au papier pour séparer la résine insoluble. Agitez la liqueur filtrée avec de l'éther pur jusqu'à ce que ce véhicule ne se colore plus sensiblement. Deux ou trois traitements suffisent généralement. Traitez la liqueur aqueuse qui renferme l'ésérine à l'état de tartrate acide par un léger excès de bicarbonate de potasse, jusqu'à réaction alcaline. Agitez à plusieurs reprises- cette liqueur avec de l'éther, qui enlève alors ERYSIMUM. — ESPÈCES AMERES. 489 l'ésérine mise en liberté et l'abandonne par cristallisation, ou par évaporation spontanée. On la purifie par de nouvelles cristallisations dans 1 éther. {Codex.) L'ésérine pure est incolore ou légèrement rosée ; elle cristallise en lames minces de forme rhombique. Le plus souvent elle se présente dans le commerce sous forme de paillettes jaunâtres ou de masses amorphes plus ou moins colorées par l'action de l'air. Peu soluble dans l'eau, elle se dissout facilement dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, etc. Traitée par la potasse ou la soude en solution à t/100°, elle prend rapidement une coloration rouge caractéristique. Chauffée au bain-marie dans un ballon au contact d'un excès d'ammoniaque, elle donne par évaporation de ce liquide à l'air libre une magnifique couleur bleue très-soluble dans l'eau ; cette solution, traitée par les acides, produit une très-belle liqueur dichroïque, violette et transparente par transmission, et rouge carmin trouble par réfraction. L'ésérine jouit de la propriété de contracter énergiquement la pupille. Un kilogramme de fèves de Calabar donne en moyenne un gramme d'ésérine. L'ésérine a été découverte en 1863 par M. Vée. Quand on traite l'ésérine par un excès de potasse ou de soude caustique, on obtient un précipité blanc qui, dissous dans un peu d'eau se colore en rouge très-vif par l'agitation au contact de l'air. Cette substance rouge, rab- résérine de M. Duquesnel, est un produit d'oxydation, insoluble dans l'éther, soluble dans le chloroforme et le sulfure de carbone. Elle précipite par les réactifs des alcaloïdes, mais elle est peu toxique et ne contracte pas la pupille. La rubrésérine dissoute à chaud dans l'ammoniaque produit une couleur bleue magnifique qui paraît être le degré d'oxydation le plus avancé de l'ésérine. Il ne faut faire usage que de liqueurs préparées au moment du besoin et chimiquement neutres. ERYSIMUM *. Herbe aux chantres, Velar, Tortelle; Erysimum s. sisymbrium officinale. (Crucifères.) Hederich. "NVassersenfhederich, AL.; Hedge mustard, ang.; Wild senep , dan.; Jaramago, esp. ; Steenraket, hol.; Erisimo, it.; Gorezyca-polna , pol.; Erysimo , POH.; Wceggkressa, su.; Jaban hardali, TUR. Plante à feuilles irrégulières, à fleurs jaunes, petites. Commune sur le bord des chemins. Stimulant béchique et antiscorbutique. On en fait un sirop*. Infusé (pp. 10 : 1000). Une autre espèce, V Erysimum barbarea [Barbarea vulgaris, herbe de Sainte-Barbe) est une plante b, inodore, à saveur piquante, un peu amère, à fleurs jaunes, petites, en grappes allongées ; elle croît dans les bois et dans les lieux humides, le long des ruisseaux. On la regarde comme un bon antiscorbutique, pouvant remplacer le cresson en doublant la dose. On l'applique comme résolutif sur les contusions ; on a employé quelquefois ses semences comme apéritives. Erythrina corallodendron. (Légumineuses.) Bois immortel ; Mulungu ou Murungu. Arbre qui croît au Brésil où son écorce e»t employée comme sédative, du système nerveux et comme hypnotique. Cette écorce est caractérisée par la présence sur sa surface extérieure de grosses glandes comparables à des galles; elles sont coniques, terminées par une pointe aiguè, leur hauteur mesure 11 à 12 millimètres, elles ont la même teinte que le périderme et sont marquées du sommet à la base de stries circulaires régulièrement superposées Ifiollin). La saveur de cette écorce est légèrement amère, son odeur rappelle celle de la marcé, elle contient un alcaloïde: VEry- thrine (Bochefontaine). Dose : teinture : 1 à 2 gr. par jour ; extrait fluide, 2 à U gr. ESPÈCES. Thés composés, Spéciales. Species, ang.; Assenar, ar. ; Especies, esp.; Spezie, it. Mélanges magistraux ou officinaux d'un plus ou moins grand nombre de substances incisées ou concassées. On donne quelquefois aussi le nom d'espèces aux poudres composées. Un soin que doivent avoir ks auteurs de formules d'espèces, c'est de n'associer que des substances de texture analogue, les feuilles avec les feuilles, les racines avec les racines ; autrement le mélange n'est pas homogène, puis les véhicules que l'on fait agir dessus ne les épuisent pas également. On verra par les formules qui suivent, que le précepte n'est pas toujours observé. Dans presque toutes les espèces officinales, les composants sont à parties égales. Elles servent à faire des infusés, des décoctés employés a l'intérieur et à l'extérieur. Espèces amères. Species amarœ. Feuilles sèches de germandrée, sommités de petite centaurée, de chardon b. ââ. P. E. (Codex de 1860.) Autre formule : Feuilles sèches de chardon bénit, de ményanthe, sommité* de petite centaurée, de charaaedrys, aa. P. E. Infusé (pp. 10 : 1000). F 490 ESPÈCES ANTHELMINTHIQUES OU VERM. — ESPÈCES ODORIFÉRANTES Espèces anthelminthiques ou vermifuges. Species anthelininthicœ. Tanaisie, Absinthe, Camomille, semen-contra, âa. P. E. (Codex de 1866.) Espèces auticatarrhales, de Zeisst. Herniaria glabra, chenopod. ambrosioïdes, âa. P. E. En infusion sucrée. Espèces antilaiteuses, de Weiss. Follicules de séné..... 3 Fleurs de millepertuis. 2 Fleurs de caille-lait j aune et de sureau, aa.......... 1 Incisez et mêlez. (Guib.) Cette formule est une simplification, proposée par la Société royale de médecine, de la formule donnée par Zanetli, comme seule authentique. Sert a préparer le petit-lait de Weiss. Espèces antirachitiques pour sommiers. Fougère maie, 3000,0; Feuilles et sommités de marjolaine, de menthe, desauge, âa, 4 poignées; Fleurs de méldot, de trèfle odorant, de sureau, de roses rouges. de camomille, aa, 60,0; Mousse de Corse, 125; Camphre, 30,0. Au centre d'une pelote de crin peu serrée; Poivre noir, 6u,0. Placez la pelote au milieu du sommier; mêlez le reste avec Q. S. de paille d'avoine ou d'orge. On l'ait coucher les enfants rachitiques sur ces sommiers que l'on expose souvent à l'air pour en chasser l'humidité. (Ph. S. M.) Espèces aromatiques*. Plantes ou herbes aromatiques; Species aromaticœ. Feuilles d'hysope, Feuil.de ment, p., — d'origan, aa...... P. E. — d'absinthe, (Codex.) Feuilles de sauge — de thym, ■— de serpolet, — de romarin, En bains, lotions. Infusé (pp. 50 : 1000). Espèces astringentes *. Bistorte, Tormeoti le, Ec. de grenades, âa P. E. (Coeex de 1866. Fomentations, lavements, gargarismes, injections. En decocté (pp. 50 : 1000). Espèces béchiques*. Species beckicœ. Feuilles sèches de capillaire du Canada, de véronique, de scolopendre, d'hysope, de lierre terrestre, capsules de pavot blauc privées de semences, âa, P. É. (Cûdlx de 1866.) Espèces céphaliques. Romarin, Thym, Lavande, Origan, Menthe, Rose, Serpolet, Marjolaine, Rue, ââ, P. E. Infusé (pp. 20 : 1000). (Tad.) Espèces diurétiques*. Cinq racines ou Espèces apéritives. Racines sèches de fenouil, de petit houx, d'ache. d'asperge, de persil, ââ, P. E. (Codex.) En tisane par infusion (pp. 20 : 1000). Autre formule : Raciues de chiendent, de guimauve, de fraisier, de réglisse, d'asperge, ââ, P. E. Espèces emménagogues. Valériane, Ellébore noir, Armoise, Chénopode amb. Racine d'armoise, aa 10 (G. H. Espèces émollientes*. Species mollientes. Feuilles sèches de mauve, de guimauve, de bouillon-blanc, de pariétaire, aa, P. E. En fomentations, lavements, bains, cataplasmes. Décocté (pp. 50 : 1000) (Codex.) Espèces pour enfants. Fenouil. anis,âa, 200: polypode, chiendent,âa, :.00; corne de cerf tournée, bois de réglisse, figues, caroubes, tilleul, ââ, 1000. Cette formule est populaire à Strasbourg. Espèces dites fruits béchiques ou pectoraux*. Dattes etJujubes sans noyaux, Figues, Raisins deCorinthe, âa,P. E. (Codex.) En tisane par décoction (pp. 50 : 1000). Espèces pour fumer. Stramoine, Sauge, âa. P. E. Dans l'asthme. (Bouc/t.) — (Voy. Cigares.) Espèces fumigatoires. Benjoin, Mastic, Oliban, Genièvre, ââ. P. E. (Guib.) Il exisle une foule de variantes, dont quelques-unes, d'une grande complication, nous paraissent vicieuses en ce qu'elles admettent des substances aromatiques plutôt gommeuses que résineuses, substances qui, en brûlant, ne peuvent que donner une mauvaise odeur nuisible au parfum des autres. Ces espèces seraient plu- convenables pour sachets. (Voy. Poudres fuiiAuattÀres.) Espèces narcotiques. Species narcoticœ. Feuilles sèches de Belladone, de Ciguë, de Jusquiame, de Morelle, de N'cotiane, de Pavot, ââ, P. E. (Codex de 1866.) Espèces odoriférantes. Pot-pourri. Racines d'angélique, d'acore, d'aunée, de galanga, de gingembre, d'impératoire, d'iris de Florence, de valériane; Bois de sassafras, de santal citrin, de Rhodes; Ecorces de cannelle, de XVinter, de cascarille; Feuilles de laurier; Sommités d'absinthe, d'aurone, de basilic, de calaineitt, d'hysope, de marjolaine, de matricaire, de mélilot, de menthe poivrée, d'origan, de romarin, de rue, de sauge, de serpolet, de tanaisie, de thym; Fleurs de camomille romaine; Fruits d'anis, de coriandre, de cumin, de fenouil, de genièvre; Zestes de citron, d'orange; Girofle, âa, 250; Fleurs de lavande, 1500; Roses de Provins, 1000; Sel de cuisine, 1500; Sel ammoniac, Carbonate de potasse, ua, 125; Eau, 250. Incisez les plantes, concassez les écorces et les fruits, râpez les bois, mêlez le tout avec les trois sels, introduisez le mélange dans un grand pot, versez-y l'eau par aspersion et fermez exactement le vase. Pour parfumer les appartements. {Guib.) ESPÈCES PECTORALES. — ESSENCE D'AMBRE LIQUIDE. 491 Espèces pectorales *. Quatre fleurs, Fleurs pectorales ou béehiques. Fleurs sèches de mauve, de guimauve, de pied-de-chat, de tussilage, de coquelicots, de violettes, de bouillon blanc, âà, P. E. (Codex). Très-usité en infusé (pp. 50 : 1000). Espèces pectorales, d'Augustin. Corne de cerf râpée, Orge perlé, Sucre de lait, âa, P. E. Espèces pectorales et sudorifîques. Racine de guimauve___ 8 Feuilles de tussillage... 4 — de réglisse...... i Fleurs de coquelicot---- 2 — d'iris........... 4 — de bouillon-blanc. 2 Lierre terrestre........ 4 Badiane ............... 1 Divisez les substances en fragments très- menus. Mêlez. Cette formule, que l'on trouve dans plusieurs pharmacopées allemandes, donne un thé très- agréable. Infusé (pp. 10 : 1000). Voici la formule populaire, à Strasbourg, des espèces pectorales : fleurs de mauve 125; fleurs de coquelicot, lierre terrestre, capillaire, hy- sope, hépatique des bois, mélisse, sa 250; fleurs de bouillon blanc 500; raisins de caisse, raisins de Corinthe, jujubes, ââ, 750; racine de guimauve, 1200; bois de réglisse, 1500; figues, caroubes, âa, 2500; orge perlée grosse, 3000. Espèces purgatives, de Saint-Germain. Thé de santé, The de Saint-Germain, Poudre de longue vie; species purgativœ. Séné.............. 2 Anis .............. 1 Sureau............ i Crèuie de tartre.... 0,50 Fenouil........... 0,50 ' Incisez et mêlez : dose pour une tasse d'infusion (Codex). C'est, paraît-il, un bon moyen à opposer a la constipation ; en Prusse, il est populaire. Le thé purgatif, le thé de Smijrne ou de santé, de Chambard et autres, ne sont que des variantes de cette préparation. Quelques-uns contiennent de la manne. Espèces diles h semences chaudes. Espères ou Semences canninatives , ou fruits carminatifs. Anis, Fenouil, Coriandre, Carvi, âa, P. E... (Codex) Espèces diles quatre semences froides. Semences de calebasse, de pastèque, de melon, de concombre, aa. P. E. (Anc. Codex.) Espèces ou bois sudorifîques ^ *. Gaïac et Sassafras râpés, Salsepareille et Squine, coupées, âa, P. E. (Codex.) Le sassafras devant être traité par infusion et les autres substances par décoction on délivre celui-là à part. En tisane par décoction (pp. 50 : 1000). Espèces sudorifîques pour infusion. Sassafras râpé, fleurs de sureau, feuilles de bourrache, fleurs de coquelicot, aa, P. E. (Soub.) Espèces sudorifîques, de Smith. Salsepareille, 4 Squine, Réglisse, Bois de Sassafras, âa, 2. Coupez, incisez, râpez. (Bêr.) Souvent on met à part la racine de sassafras en copeaux minces et incisés, parce qu'on la traite par infusion, tandis que les autres substances se traitent par décoction. Espèces sudorifîques, de Taddei. ouce-amère, Écorcc d'orme, Gaïac, âa, 7, Bardane, 14 Espèces antispasmodiques. Valériane, 90 Feuill. d'oranger, 60 llillefeuille, 30 Mêlez. (Jourd.) Espèces vulnéraires*. Faltrank, Thé ou Vulnéraire suisse; Thea helvetica. Feuilles et sommités d'absinthe, de bétoine, de bugle, de calament, de chamœdrys, d hysope, de lierre terrestre, de millefeuille, d'origan, de pervenche, de romarin, de sanicle, de sauge, de scolopendre, de scordium, de thym, de véronique; Fleurs d'arnica, de pied-de-chat, de tussilage, aa, P. E. Incisez et mélangez exactement le tout. (Codex.) En tisane par infusion (pp. 10 : 1000). Le nom de Faltrank que portent les espèces vulnéraires vient de deux mots allemands, fait, chute, et trank, boisson. C'est qu'en effet ces espèces sont un remède populaire contre les chutes, et du reste contre les commotions de toutes sortes. Espèces vermifuges pour lavement. (Cadet). Absinthe............. 30 Semence de tanaisie... 15 Valériane............ 30 Ecorce d'orange...... 15 Sur deux cuillerées de ces espèces, jetez 500 grammes d'eau bouillante. Passez. Pour deux lavements, à chacun desquels vous ajouterez une cuillerée d'huile empyreunialique. Contre le trichocéphale et les oxyures, lorsque le malade a déjà pris de l'électuaire vermifuge. ESSENCES. Nous rangeons ici toutes les préparations de ce nom qui n'auraient pu entrer dans d'autres groupes de médicaments. Ce sont, en général, des compositions aromatiques, mais non des huiles volatiles , comme leur nom pourrait le faire croire. V. Huiles volatiles pour les essences naturelles et artificielles , c'est-à-dire produites par réactions chimiques (Essences de fruits, etc.). Essence d'ambre liquide. Ambre... 1 Musc. 1 Liqueur anodine miner.. 70 VEssence d'ambre sèche, mentionnée aussi par Jourdan, est tout simplement un mélange de P. E. d'ambre et de musc. ■ * , Z|92 ESSENCE DE BARDANE. — ESSENCE DE SÉNÉ, DE SELVAY. On nomme ordinairement Essence d'ambre la teinture d'ambre. Essence de bardane (Hill.) Résine de gaïac. 50 Alcool. 1 Eau......... 100 Remède patenté anglais, qui n'a de bardane que le nom. Essence de cubèbes. Extrait de cnbèbe... 123 Alcool à 33»......... 360 Faites dissoudre (Foy). Essence de douce-amère (Deschamps). Douce-amère..... 2000.0 Eau bouillante..... Q. S. pour trois infusions, de douze heures chacune. Passez, évaporez à la vapeur pour obtenir 1800 de liqueur, à laquelle vous ajouterez : Alcool à 88c...... 200.0 Huile vol. d'acore, goût. 3 Un poids déterminé de celle préparation représente son poids de douce-amère. Essence éthérée balsamiq. (Audin-Rouvière). Alcool.............. Essence de mentbe... Teint, de benjoin.... 150 Teinture de Tolu. 15 4 Ether sulfurique.. 50 15 Feuil. d'orincis... no 1/2 Essence de gingembre de la Jamaïque (Oxley). Alcool à 56c........ 1000 (RliM. PATENTÉ ANC) Gingembre pulvér. Ecorce de citron.. 90 30 Essence d'Italie. AlcooU de cannelle ambré musqué. Cannelle............. 90 Cardamome gd....... 60 Galanga.............. 60 Girofle............... 15 Gingembre........... 15 Poivre long..... Muscade......... Ambre gris...... Musc........... Alcool à 90c ____ 12 8 0,2 0,2 1000 Faites digérer, filtrez. (Guib.) Aphrodisiaque : 20 à 30 gouttes sur du sucre. Essence de menthe anglaise. Essence of peppermint, ang. Alcool a 56c......... 500 Carbonate de soude... 30 Failes dissoudre et ajoutez : Huile volatile de menthe poivrée............ 15 Colorez avec des feuilles d'épinard. (Remède patenté anglais.) Des auteurs ne mentionnent pas le carbonate. Les Anglais en imprègnent du sucre, ou la prennent par cuillerées à café dans l'eau sucrée, comme carminatif et antispasmodique. Les Anglais nomment les huiles volatiles proprement dites huiles distillées. Essence de moutarde, de Whitehead. Camphre............ ]25 Moutarde pulvérisée. 60 Ess. de térébenthine . 125 Alcool de romarin... 125 {Remède patenté anglais.) Essence royale, Alcoolé d'ambre et de musc composé, Essence pour mouchoir ; Essentia odoi-ata. Huile de bois de Rhodes.. 0,î — de fleurs d'oranger. 0,2 Carbonate de potasse..... 0,6 Alcool à 90 e .............86,0 Ambre gris....... 2,5 Musc............. 1,2 Civette............ 0,5 Huile vol. de roses. 0,2 — de cannelle.. 0,3 Après quinze jours de macération, filtrez. (Guib.) Essence de salsepareille concentrée. Vin de salsepareille concentré. Ext. aie. de salsepar.. 90 Extrait de gaïac____ 18 — aq. de réglisse... 25 Vin rouge.......... 1750 — aq. de bourrache. 15 Ess. de sassafras... 4 Faites dissoudre, laissez déposer, filtrez. Une cuillerée, matin et soir, dans un verre d'eau. M. Bouchardat donne la formule suivante : Salsepar... 500 Sassafras... 60 Alcool à 56c. 1000 On filtre après deux jours de digestion, et on ajoute sur le marc : eau bouillante, 1000. Faites digérer un jour, passez, réunissez les deux liqueurs, filtrez et ajoutez sirop de sucre, 1000. — Deux à cinq cuillerées par jour dans l'eau. (Voy. aussi Vin de salsep.) L'Extrait fluide de salsepareille des pharmacopées anglaises, que nous rapprocherons de l'essence de salsepareille , se prépare de la manière suivante : on met 372,0 de salsepareille coupée à infuser dans 2000,0 d'eau : on sépare la salsepareille, on l'écrase et on la remet à bouillir dans l'infusé pendant deux heures ; on passe , on reprend la salsepareille et on la fail bouillir avec 1000,0 d'eau, on filtre, on réunit les liqueurs, on les concentre en consistance sirupeuse et on ajoute au produit froid ce qu'il faut d'alcool pour compléter 500,0. Cette préparation peut être aromatisée et édul- corée. Essence de savon. Alcool ou teinture de savon aromatique. Savon blanc......... 360 Eau................ SOC Ajoutez à la solution : Alcool à 56c........ 1000 Carbonate de potasse.. 15 Ess. de citron...... 15 iGuib.) Employé comme résolutif dans les tumeurs indolentes, les douleurs , les contractures ; mais le plus souvent pour la toilette. On donne aussi le nom d'essence de savon à la teinture de savon simple. Essence de séné, de Selvay. Séné. 100 Carbonate de soude, 10 Alcool à 56c, 400 Passez el ajoutez : Sucre...................... 158 60,0 comme purgatif (Rouch.). ESSENCE DE SUIE, DE CLAUDER. — ÉTHER AMYLNITREUX. Zi9S Essence de suie, de Clauder. Infusion ou eau de suie. Carbonate de potasse, 12b Eau de sureau...... 1500 Dissolvez et ajoutez : Sel ammoniac. Suie pulvérisée. Filtrez après quelques jours. [Viol.) Alcool à 56» ......... 125 (Rem. patenté ang.) Essence de tussilage, Teinture de Tolu..... 60 — de benjoin..... 60 Catarrhes et affections pulmonaires. Essence volatile. Volatile essence for smelling-bottles, ang. Huile vol. de lav.... 15,0 H.voî.decann.,g l cs 5 — de bergamote... 8,0 ■— de roses, goût. 10 — de girofle...... 4,0 Ammoniaque con- Teinture de musc... 15,0 centrée......... 500,0 Redwood donne encore cette formule : Huile vol. de citron... 24 H. vol. de cannelle. 2 — de bergamote..... 24 — de roses....... 6 — de girofle........ 6 — d'écorce d'or.. 0,5 — de lavande....... 4 — de santal...... 0,4 — de néroli......... 2 Ammoniaq. conc... 500,0 Liquide avec lequel les Anglais garnissent généralement leurs flacons de poche. Essence de Ward. Embrocation ammoniacale de Hawkins. Alcool de lavande.... 500 Liqueur d'ammoniaq. 1S5 Distillez et ajoutez : Camphre............. 60 (Rem. patenté ang. En frictions sur le front dans la migraine. ETAIN. Jupiter, alch. ; Stannwn, lat. Zinn. al.; Tin. ang., dan., hoi..: Resas. ar.; Sy. ch.; Runga. DUK-; Estano. esp.; Kulai, ind.; Stagno, 1T.; Uziz, peh.; Cyna, pol.; Estauno, por.; Oiwo, Rus.;Tra puranga, san.; Tenn.su.; Tagarum, tam.; Kalai.TUR. Corps simple, métallique, que les alchimistes nommaient Jupiter. Il est presque aussi blanc que l'argent, mais plus mou, moins ductile et faisant entendre un bruit particulier {cri de l'êtain) lorsqu'on le ploie. D le : 7,29 : fusible à 228°. Sa poudre, limaille d'étain {limatura stanni), -poudre (Tétain philosophique, est facile à obtenir, soit par la lime, soit en faisant fondre le métal et le triturant jusqu'à refroidissement dans un mortier avec du sel marin fondu et ajouté séparément, qu'on enlève ensuite par un lavage à l'eau chaude, ou l'agitant dans une boite sphérique rendue raboteuse par des pointes. On a ainsi une poudre très-inégale qu'on passe au tamis de soie pour séparer la portion la plus divisée. On doit la conserver à l'abri de l'humidité. On l'a employée comme anthelminthique, sous forme de poudres composées, d'électuaires. Dose : 5 à 20 grammes. Laminé, il sert à envelopper le chocolat, la vanille, à couvrir les pots de pommade, etc. et une foule de substances altérables par l'air et l'humidité. (V. J. Ph. 1870). L'Amalgame d'étain est composé de 3 d'é- tain et de 1 de mercure. On fait fondre celui- là, on y ajoute celui-ci, on laisse refroidir et on pulvérise. Vermifuge. L'amalgame d'étain et de cadmium a été proposé par M. Evans, comme obturateur des caries dentaires. ETHERS. Aether, At., hoi.; Ether, ang.; Etret, ar.; Eter, esp.; Etere, it.; OEphir, rus. Les éthers résultent de l'action des acides sur l'alcool. Le nom d'éther (de orfW», air) fut donné par Fabrenius, en 1720, à un liquide très-fluide et très-volatil, qu'il obtint en distill. un mélange d'ac. sulfurique et d'alcool. Mais lorsqu'on vint à savoir que l'alcool, avec d'autres ac, donnait des produits analogues, ce nom devint générique, et chaque éther reçut alors pour nom spécifique celui de l'ac. qui lui donnait naissance. Aujourd'hui, la chimie connaît des éthers très-denses et même de solides; mais la thérapeutique n'emploie que les suivants. Ether acétique*. Ether acéteux, Naphte acétique, Acétate d'cthyle; Mther aceticus (Essig ether, al. ; Acelic ether, ANG.). Il fut découvert en 1750 par Lauraguais. Arét. de soude desséi. 100 Al À— en étain, en fer-blanc, en verre. .<=» Comme on le voit, c'est un cylindre se terminant inférieurement en cône. Le robinet permet d'empêcher ou de modérer les déplacements. Dans l'intérieur existent : 1° un diaphragme (Fig. 74.) troué et fixé à la naissance de la partie déclive; 2° un diaphragme également troué, mais mobile, destiné à être placé sur la poudre. On conçoit qu'on peut faire établir cet appareil aussi grand qu'on le veut. L'appareil ci-contre {fig. 7à) est encore préférable en ce qu'il est muni à sa partie inférieure d'un réservoir où est reçu le produit de la lixiviation. Les formes à sucre conviennent encore très-bien pour opérer la lixiviation. Les appareils de Béral, de Zenneck, de Ro- mershausen, ne diffèrent essentiellement des précédents que par l'addition, les uns d'une pompe foulante qui exerce son action dans le cylindre à déplacement, les autres d'une pompe aspirante qui fait un vide plus ou moins parfait dans le récipient. Le filtre-presse Real en diffère par une colonne de liquide qui presse sur la substance. Les inventeurs de ces appareils ont eu pour but de hâter l'écoulement des liquides. Quand on a à lessiver de grandes masses, une méthode avantageuse est de diviser la matière en plusieurs appareils, et de faire passer méthodiquement les lessives des uns dans les autres, de manière à les obtenir aussi concentrés que possible. Mais un appareil qui atteint parfaitement ce but, en même temps que plusieurs autres non moins à considérer, et qui s'introduira certainement dans les laboratoires de la pharmacie comme il l'a déjà fait dans ceux de la chimie et de l'industrie, c'est l'appareil qu'a fait connaître, il y a une trentaine d'années, Payen, sous le nom d'Extracteur à distillation conti- nue {fig. 75). 11 se compose d'une allonge a dans laquelle on place la matière à épuiser; la SE 504 EXTRAITS. partie inférieure b de l'allonge est engagée dans le col d'un ballon tubulé c, et son extrémité pénètre jusqu'à la moitié de la profondeur du ballon ; la partie supérieure porte un bouchon d percé de deux trous, l'un pour placer un tube de sûreté e qui ferme l'appareil et dans lequel les vapeurs se condensent; l'autre pour placer un tube recourbé f, dont l'extrémité inférieure est fixée à la tubulure g du ballon. Cet appareil ainsi disposé, la substance imbibée du liquide extracteur et une certaine quantité de ce liquide étant dans le ballon c, si l'on chauffe le ballon jusqu'au point d'ébullition , la vapeur passant par le tube latéral /, viendra se condenser à la partie supérieure de l'allonge, le liquide condensé traversera la matière en se chargeant des substances solubles, retombera dans le ballon, reprendra la forme de vapeur, et répétera les mômes phénomènes que nous venons de décrire, de sorte qu'avec une très-petite quantité d'un véhicule on pourra ainsi épuiser une grande quantité de substances, h est le bain-marie dans lequel on chauffe le ballon, et l est un manchon dans lequel on tient de l'eau froide pour faciliter la condensation des vapeurs. Le tube à boule e permet de verser directement le liquide extracteur et de faire rentrer dans l'appareil le liquide condensé dans les boules m ; il suffit pour cela de refroidir le ballon. En employant une allonge à douille munie d'un robinet, on peut, lorsque cela est utile, retarder la chute du liquide dans le ballon, le temps nécessaire pour une parfaite pénétration de la matière. Dans l'industrie des bois de teinture, on a modifié ainsi l'appareil : il se compose d'une chaudière à double fond chauffée par la vapeur; deux tubes, munis d'un robinet, font communiquer intérieurement cette chaudière avec deux cylindres latéraux dans lesquels on place la matière à épuiser; le chargement se fait dans les cylindres par la partie supérieure, et ils portent à la partie inférieure un trou d'homme servant à enlever la substance épuisée et à nettoyer les cylindres. La vapeur arrivant dans le double fond de la chaudière réduit le liquide de cette chaudière en vapeur, qui monte par un tube médian jusqu'à deux tubes communiquant avec la partie supérieure des cylindres; arrivée là, la vapeur se condense, le liquide qui en résulte traverse la matière contenue dans les cylindres, arrive dans la chaudière par les deux premiers tubes dont nous avons parlé, et recommence le même trajet. Cet appareil peut marcher d'une manière continue, l'un des cylindres fonctionnant pendant que l'autre est en déchargement et en chargement. . L' 'extracteur de Schlœsing, modifié par Schmitt (Un. ph. 1875) est susceptible de rendre de nombreux services dans le laboratoire. Pour la pratique pharmaceutique, il est possible de transformer l'alambic ordinaire en extracteur à distillation continue. (V. Append.) L'extraction par distillation continue doit être considérée comme un grand perfectionnement apporté à la méthode de déplacement. Les solutés médicamenteux obtenus, il reste à les évaporer. Si du mode de préparation des solutés dépend principalement le rendement, de la méthode évaporatoire dépend surtout la qualité du produit. Cette dernière opération est donc, sans contredit, la plus importante. A part les extraits qui se préparent par simple évaporation, à l'étuve, sur des assiettes, tous les autres se préparent à l'aide d'appareils plus ou moins compliqués. L'ancien mode évaporatoire à feu nu est tout à fait abandonné. Sous l'influence d'une température élevée et de l'action de l'air, il se formait une très- grande quantité d'Apothème ou Extractif oxygéné. Aujourd'hui on évapore généralement les extraits au bain-marie à l'aide d'une simplification de l'appareil de Henry, laquelle consiste en une bassine dans laquelle on met de l'eau et sur laquelle on en place une autre en étain, très-évasée, peu profonde, qui s'adapte exactement sur la première, et qui contient le liquide à évaporer. Elle est percée, sur le bord, d'un trou pour laisser passer la vapeur. Du reste, on agile le liquide extractif pour faciliter l'é- vaporation, soit à l'aide d'une spatule, soit à l'aide d'ailes mues par un mécanisme analogue à celui du tourne-broche. L'évaporation dans le vide est certainement le mode qui donne le meilleur produit, mais malheureusement il n'estguère praticable qu'en grand. L'appareil de Ere, celui de Bemard- Derosne et ceux de M. Menier, de M. Berjot, de M. Laurent, de la Pharmacie centrale, etc., qui ne sont que des modifications ingénieuses du premier, sont des appareils fort convenables pour la préparation des extraits à l'aide du vide. Voici la figure et la description de l'un des appareils à vide pour les extraits de la Pharmacie centrale de France (fig. 76). A, bassine, hémisphérique à double fond, munie d'un thermomètre a, indiquant la température à laquelle on opère, et d'un trou d'homme b par lequel on retire le produit de l'appareil. B, cuve contenant le serpentin destiné à la condensation de la vapeur. C, pompe aspirante et foulante servant à retirer l'eau condensée dans le serpentin. D, tube bifurqué mettant l'appareil en communication avec la chaudière à vapeur. La branche supérieure sert à introduire la vapeur dans la sphère A, afin d'en chasser l'air par le robinet c. Lorsque tout l'air est expulsé, on ferme celui-ci et EXTRAITS. 505 on ouvre le robinet cl. La vapeur se condense dans le serpentin et le vide est fait. La branche inférieure du tube D conduit la vapeur dans le double fond de l'appareil pour élever au besoin (Fig. 76.) ta la température du liquide à évaporer. E, vase contenant le liquide à évaporer que Ton fait entrer dans l'appareil lorsque le vide est produit en ouvrant le robinet d. f, robinet fournissant l'eau de rechange dans la cuve du serpentin, g, robinet servant au besoin à purger le serpentin de l'eau condensée, h, trop-plein emmenant au dehors l'eau aspirée par la pompe. i, tige du piston de la pompe s'emmanchant sur une machine à vapeur. Cet appareil, qui est le même que ceux employés aujourd'hui dans les fabriques et raffineries de sucre, pour l'évaporation des sirops, ' permet d'obtenir les extraits dans les meilleures conditions d'efficacité. C'est avec lui que nous obtenons, dans notre établissement, tous les extraits qui, par leur nature, réclament une grande précaution dans leur préparation. M. Grandval, pharmacien de l'hôpital de Reims, a fait exécuter, aux frais du cercle pharmaceutique de la Marne, un appareil de son invention, propre à préparer les extraits dans le vide, qui nous paraît remplir les conditions de prix, d'emplacement et de simplicité désirables pour les laboratoires de pharmacie. Il se compose de deux ballons en cuivre bien étamés intérieurement, ayant chacun deux tubulures, mais dont l'un est muni au centre d'un robinet construit de manière à recevoir un entonnoir qui s'applique au moyen d'une vis. Ces ballons sont composés eux- mêmes de deux pièces hémisphériques s'appli- quant l'une sur l'autre par des rebords faisant saillie et se vissant à l'aide de boulons. Une des tubulures des ballons sert à les mettre en communication à l'aide d'un tuyau de cuivre ou de plomb. La seconde tubulure sert à opérer le vide dans l'appareil. A cet effet, on remplit complètement les deux boules d'eau bouillante, on ferme ensuite leurs tubulures avec des bouchons munis de tubes recourbés qui descendent jusqu'au fond , puis on fait chauffer jusqu'à ébullition. La vapeur qui se forme exerce une pression sur le liquide et le fait monter dans les tubes par où il sort en totalité, moins la quantité de vapeur qui remplit les vases. Aussitôt que le liquide est expulsé, on retire les tubes avec les bouchons que l'on remplace par des obturateurs garnis de caoutchouc. Pour introduire dans l'appareil la liqueur à concentrer, on adapte l'entonnoir sur le robinet, on le remplit de liqueur en ayant soin de l'entretenir toujours plein. On maintient au-dessus l'entonnoir contenant assez de liquide pour s'opposer à la rentrée de l'air. Dans cet état de choses, il suffit de maintenir une des boules (celle dans laquelle on doit faire passer le liquide) à une température constamment plus basse que l'autre, pour qu'en vertu du principe de l'égalité de tension entre les vases communiquants, la vapeur formée dans le vase le plus chaud passe incessamment dans le plus froid où elle se condensera. L'oxygénation des extraits par le contact de l'air étant la principale cause de l'altération de ces produits pendant leur préparation, il s'ensuit que les pharmaciens adopteraient avec infiniment d'avantages le procédé propose par Berzélius et que nous avons trouvé indiqué dans la pharmacopée espagnole de 18i7. Il consiste tout simplement à évaporer les liquides à l'alambic, muni de son réfrigérant, comme pour une distillation ; de celle manière, l'extrait est complètement à l'abri du contact de l'air. Il est vrai que par ce moyen on est forcé d'arrêter l'évaporation lorsque la matière est arrivée à un certain degré de concentra- lion, autrement on s'exposerait à la brûler. Mais il y aurait un moyen bien simple d'obvier à cet inconvénient et de terminer l'évaporation : ce serait de distiller au bain-marie et de mettre dans la cucurbite une dissolution saline, afin d'obtenir un degré de chaleur convenable pour que la distillation se fît. Sans doute ce procédé est plus long que le procédé ordinaire ; mais qu'importe s'il donne un produit plus parfait? Depuis que nous avons émis cette idée sur l'évaporation au bain-marie de l'alambic, notre ami, feu Huraut-Moutillard, a fait connaître un appareillage qui transforme l'alambic en un véritable appareil à faire le vide. D'une tubulure placée à la partie supérieure et libre de la cucurbite, part un tube coudé et portant un robinet qui pénètre dans le bain-marie, partie supérieure et libre également, descend le long 506 EXTRAITS. il m I de la paroi jusqu'au fond, et se relève par un bout de tube mobile. A l'extrémité du serpentin, un tube plonge dans un récipient gradué. Ce récipient peut être un estagnon en fer battu percé à sa partie inférieure pour donner passage à un tube jaugeur. A cet appareillage on peut ajouter, à la douille du chapiteau, soit un thermomètre qui servira à indiquer la température à laquelle se fait l'opération , soit un long tube en plomb à robinet et faisant office de siphon pour introduire des liqueurs extractives dans l'appareil, après avoir fait le vide, et pour alimenter le bain-marie de liqueurs extractives, lorsque ces liqueurs sont en trop grande quantité pour entrer de suite dans le bain-marie. Lorsqu'on veut procéder à l'évaporation d'une liqueur extractive à l'aide de cet appareil, on prend d'abord le poids exact de cette liqueur, puis on la verse dans le B.-M., après avoir toutefois placé le tube inférieur de manière que son extrémité supérieure dépasse la surface du liquide de 5 à 6 centimètres. On monte l'alambic et on lute les jointures avec le mastic Maissiat que l'on recouvre de bandes de papier. On fait alors le vide dans toutes les parties de l'appareil. Pour cela on introduit dans la cucurbite environ le tiers de sa capacité d'eau que l'on porte aussitôt à l'ébullition ; on ouvre le robinet qui livre passage à la vapeur; celle-ci remplit bientôt tout l'intérieur du chapiteau, du serpentin et du récipient d'où elle s'échappe par le tube jaugeur. 10 à 12 minutes après, on ferme l'ouverture de ce tube, puis le robinet, et on remplit d'eau froide la cuve du serpentin. Aussitôt les vapeurs se condensent et le vide se trouve fait. Il ne s'agit plus que d'entretenir l'eau de la cucurbite à une température convenable; et l'opération marche d'elle-même sans autres soins que ceux qu'exige une distillation ordinaire. Pour reconnaître la concentration des liqueurs extractives, on se reporte au tube jaugeur. Connaissant approximativement la quantité d'extrait qu'on peut obtenir d'un poids donné de substances, on sait lorsqu'il faut l'arrêter. S'il arrivait qu'on l'arrêtât trop tôt et que l'extrait se trouvât trop mou. on l'amènerait en consistance au B.-M. par la méthode ordinaire. Enfin un autre pharmacologiste distingué, M. Ortlieb, de Sainte-Marie-aux-Mines, a inventé un alambic a vide fort ingénieux pour l'évaporation des extraits. On doit préférer les extraits préparés dans le vide qui sont plus hygrométriques, plus solubles, moins colorés que les extraits préparés au B.-M. Quel est le degré de consistance que l'on doit donner aux extraits? M. Dausse avait proposé d'amener tous les extraits à l'état sec. Cette méthode, disait-il, avait l'avantage de donner des produits plus faciles à conserver et à doser. (La pharmacopée espagnole, sans doute dans le même but, fait évaporer à sic- cité et disposer, sous forme de pastilles, beaucoup d'extraits.) Ce raisonnement, qui paraît juste d'abord, n'a cependant pas été sanctionné par la pratique, car la forme d'extraits secs n'a été conservée qu'à ceux qu'une longue habitude fait disposer ainsi. C'est que probablement on a reconnu que les extraits secs ne donnaient pas des résultats aussi bons que les extraits de consistance ordinaire. L'explication de cette différence est très-simple. En effet, selon nous, les extraits secs, où l'extractif est déshydraté, se trouvent dans le même cas que certains oxydes, certains sels, certaines substances organiques qui, en perdant leur eau d'hydratation, perdent leur soluMKté. Quelques recherches sur l'extrait de ratanhia nous confirment dans cette manière de voir et nous portent à rejeter la dessiccation complète pour les extraits, quels qu'ils soient. Beaucoup d'extraits ne sont actifs qu'à la condition d'être mous, c'est-à-dire plus ou moins hydratés ; tels sont ceux de ciguë, de valériane, etc. D'un autre côté, les extraits très-mous se conservent très-difficilement. (Sous le nom de mcllago, les pharmacopées allemandes indiquent des extraits de consMance sirupeuse.) On doit les rejeter également et adopter seule la consistance pilulaire , ou mieux d'extrait proprement dit, qui peut se rouler facilement en pilules, ou se dissoudre pour être ajouté aux potions, sirops, etc. Pour les extraits qui, avec le temps, se dessèchent etdeviennentou sont partiellement solubles (extraits de ratanhia, de quinquina, etc.), Huraut-Moutillard a fait connaître un moyen de dissolution dont la pratique tirera grand profit. 11 consiste à traiter ces extraits par leur poids au plus d'eau et à chaud ; tout se dissout, et, en mêlant le soluté à du sirop simple, les extraits ne précipitent point par refroidissement ; ils peuvent même être étendus d'autant d'eau qu'on voudra sans que cet effet ait lieu. Autrefois on donnait aux extraits secs le noms de Sels essentiels. Un extrait bien préparé ne doit jamais être tout à fait noir ; il doit avoir l'odeur et la saveur de la substance qui l'a fourni, et donner une solution aqueuse, transparente (sauf ceux préparés à la manière de Storck et quelques autres). La densité moyenne des extraits est 1,5. Les extraits se conservent bien dans de petits pots de faïence, de grès ou de porcelaine (forme de pots à moutarde de table), bouchés et recouverts d'un parchemin que l'on gou- EXTRAITS. 50T dronne, ou d'une épaisse feuille d'étain scellée avec de la cire à cacheter ou à modeler, ou d'une feuille de caoutchouc vulcanisé solidement fixée avec une corde (Soubeiran). Un moyen préférable encore, et que nous avons adopté chez nous pour les extraits actifs, est leur conservation dans des flacons à large ouverture et bouchés à l'émeri. On peut encore mettre les pots à extrait dans des boites de fer-blanc dont le fond contient quelques morceaux de chaux \ive(Lachambre),ou employer le flacon dessiccateur de M. Berjot (V. .7. ph. , 1856) ou se servir de flacons bouchés d'une capsule de verre recouvrant à frottement leur col dépoli (Sehaeuffèle). En vue de leur conservation, les pharmaciens anglais arrosent la surface des extraits avec de l'alcool. Les extraits conservés dans des pots ordinaires doivent être tenus en lieu sec et visités souvent. Il est des extraits qui, malgré les précautions que l'on prend, ne peuvent se conserver intacts au-delà d'une année. Tels sont les extraits d'aconit, de ciguë, de belladone , de jusquiame , de colchique , digitale , fumeterre , bardane , pissenlit , rhus radicans, stramoine. D'autres se conservent plus longtemps, même à l'air, exemple : extraits d'absinthe, arnica, aunée,cantharides, Colombo, douce-amère, gentiane, ipécacuanha, houblon , ményanthe , rhubarbe, valériane ; enfin quelques-uns sont susceptibles d'une conservation presque indéfinie, comme les extrails de gaîac, noix vomique, opium, pavots, quassia, quinquina. Il n'existe malheureusement pas de méthode générale d'essai des extraits. La dialyse et les moyens chimiques connus ne sont à peu près applicables qu'aux extraits de substances alcaloïdes. (V. Essai des médicaments.) Le but avantageux qu'on se propose dans la préparation des extrails est d'obtenir, sous un plus petit volume, les principes actifs des substances médicamenteuses. Dose. — La dose des extraits est en général du quart de la quantité de la plante en nature. Ainsi, telle substance qui se prescrit à la dose de 0,20 doit l'être, sous forme d'extrait, à celle de 0,05. Les extraits peu actifs peuvent s'administrer à moitié dose de la plante. Ce que nous venons de dire s'applique aux extraits aqueux. Dans la posologie des extraits alcooliques, éthériques, ou acétiques, on tiendra compte de leur plus grande activité. Voyez du reste, pour la dose en particulier, à l'histoire de chaque substance. Pour réduire en poudre les extrails mous sans les amener à dessiccation, il faut les additionner de lactine, corps qui n'influence aucunement leurs propriétés et dont Boruss. recommande 25 0/0 en mélange, pour conserver les extraits secs et pulvérulents. Aux Etats-Unis, on emploie de préférence les Extraits liquides ou fluides (fluid extracts) que l'on obtient en traitant par déplacement les subtances actives au moyen d'alcool à divers titres. On met de côté les 80 à 90 premières parties de colature, puis on évapore le reste. On complète ensuite avec de l'alcool de manière à obtenir un poids d'extrait fluide égal à celui de la substance traitée. Quelques- uns sont préparés avec l'alcool additionné de glycérine, i p. d'extrait représente 1 p. de substance. Pour conserver les extraits en leur donnant de la fluidité et de la solubilité, M. Perron a recommandé l'addition de glycérine et M. Duquesnel propose de remplacer les extraits aqueux par d'autres, contenant 1/2 de leur poids de glycérine, auxquels il donne le nom de Glycéro-extraits. (Un. ph. 1874,1877). Enfin, M. Herrera a proposé de préparer certains extraits sans emploi de la chaleur, par la concentration au moyen de la congélation répétée des sucs non dépurés, ou des infusés, etc. ; et l'exposition sur des assiettes à l'étuve chauffée à 30°, pour les amener en consistance sirupeuse. (Un. ph. 1878.) Il a proposé le nom A'Opopyenolés pour les extraits ainsi préparés. Tels sont les différents procédés de préparation des extraits. Le Codex de 1884 ne recommande que l'évaporation au B.-M. pour les extrails aqueux mous ou fermes, et l'évaporation à l'étuve sur des assiettes pour les extraits secs. Lorsqu'une substance donne plusieurs extraits, le Codex dit, à définit de spécification de la part du médecin, de délivrer V extrait aqueux. Extraits composés pour sirops. Sous le nom à.'extraits fluides on a cherché à. introduire dans la pharmacie française, des extraits pour la préparation enlre autres de certains sirops composés; tels sont ceux de Cuisinier, des cinq racines, de rhubarbe composé; le sirop antiscorbutique, les sirops de Portai, d'Erysi- mum composé, etc. Ils diffèrent des extraits ordinaires non seulement par leur état tluide, mais par une proportion plus considérable d'eau et par des matières étrangères qu'on est obligé d'y ajouter pour en assurer la conservation, telles que la glycérine, l'alcool. Ces extraits ne sont pas au Codex, mais figurent dans plusieurs pharmacopées étrangères. Sans nous prononcer sur la valeur de cette manière de faire, nous dirons qu'elle présente les avantages de simplifier l'opération et de donner des sirops uniformes dans leur composition : ajoutons cependant que la préparation de ces extraits a été condamnée par le comité consultatif d'hygiène publique et par la société de pharmacie de Paris. {Un. ph. 1880). 508 EXTRAIT OU ROB DE SUREAU. — EXTRAIT DE COCA. (Roobs, al., de l'arabe Robub ou Robob, qui a la même signification). Extrait ou rob de sureau*. Suc exprimé et non fermenté de baies de sureau. Q. V. Evap. au B.-M., en consistance de miel épais. Préparez de la même manière les robs de : Airelle. Belladone. Berberis. Brou de noix*. Elaterium(V.p. !i08). Groseilles. Mûres. Raisins. Limons. Pour ce rob et celui de nerprun le Codex de 1866 prescrit de laisser les baies écrasées en contact 24 h., d'exprimer, de laisser déposer, passer au blanchet et d'évaporer au B.-M. Plusieurs pharmacopées font ajouter du sucre à ces extraits de fruits. Nous indiquerons ici une vieille préparation pharmaceutique presque oubliée aujourd'hui, l'Extrait de mars pommé : on fait digérer deux jours 1 p. de limaille de fer avec 8 p. de suc de pommes acides ; on fait évaporer a moitié, on passe et on évapore en consistance d'extrait. C'est du malate de fer impur. B. Extraits avec les sues des plantes dépurés, Sucs inspissés. Extrait de belladone*. Suc de belladone elarif. a chaud..... o. V. Evaporez au bain-marie au tiers du volume, laissez refroidir et déposer pendant 12 h., séparez le dépôt et évaporez alors en consistance d'extrait. (Codex.) Préparez de la même manière les extraits avec le suc dépuré des feuilles de : Aconit*. Chélidoine. Anémone pi. Chicorée*. Artichaut. Ciguë *. Asperges* (p.). Cochléaria. Bourrache. Cresson. Rrou de noix*. Eumeterre*. Laitue viveuse. Ménijanthe *, Ortie. Pissenlit*. Rlius radicans. Stramoine *. Carotte (rac). Jusquiame*. Vigne (B.). Extrait de muguet (avec le suc). Extractum Convallariœ maialis. Tiges et fleurs fraîches de muguet.............. J000 Feuilles fraîrhes de muguet..,.................. 1000 Racines fraîches de muguet..................... J000 Contusez les substances dans un mortier en marbre, exprimez le suc à la presse. Soumettez ce suc à l'action de la chaleur afin de séparer l'albumine qui entraîne la chlorophylle en se coagulant. Passez. Evaporez au B.-M. le suc ainsi clarifié en agitant continuellement en consistance d'extrait mou. Faites dissoudre cet extrait dans l'eau distillée. Filtrez, évaporez au B.-M., en consistance d'extrait ferme. {Codex.) Extrait de tiges de laitue*. Thridace; Thridax, Extractum Iqctucœ. Tiges fraîches de laitue offic............. Q. V. Pilez les tiges, exprimez-en le suc, clarifiez celui-ci, passez au blanchet et évaporez au B.-M. en consistance d'extrait ferme. (Codex.) Généralement on fait dessécher complètement la thridace de manière à l'obtenir en écailles que l'on enferme dans des flacons bien bouchés, à cause de leur hygrométricité, dont l'une des causes est probablement la forte proportion de glucose (18 à 20 °/ 0 ) que la thridace contient. (Magnes-Lahens.) (Nous avons donné notre opinion sur les extraits secs.) M. Malenfant rejette la partie inférieure des tiges de laitue, coupe la tige par tronçons, après l'expression il clarifie rapidement le suc par ébullition, le concentre au bain-marie, décante après douze heures de repos, filtre et évapore au B.-M. en consistance d'extrait mou, qui est d'un blond doré, et se dissout complètement dans l'eau distillée. Nous devons dire que le nom de Thridace, donné par le Codex à l'ext. de tiges de laitue, est réservé par quelques praticiens, et en particulier par Béral, à l'ext. obtenu seulement des couches corticales et lactescentes de ces tiges et des sommités des rameaux avant l'épanouissement des fleurs. Ce dernier extrait, contenant une bien plus forte proportion de lactu- carium, doit être bien plus actif. C. Extraits avec les sucs de plantes non dépurés (extraits de Storck, ou avec fécule). Extrait de ciguë avec la fécule*. Ciguë en fleurs.... .•...... Q. V. Exprimez-en le suc que vous passerez à travers une toile; divisez-le, dans des assiettes, en couches de deux lignes d'épaisseur environ, faites évaporer dans une étuve chauffée à 35 ou 40°, et conservez en pots bouchés. (Ane. Cod.) Préparez de même les extraits avec la fécule verte, ou féculents de : Aconit*. Jusquiame*. Stramoine*. Anémone. Laitue tireuse. Belladone*. Rhus radicans. Il paraît prouvé que les extraits féculents, lorsqu'ils ont été bien préparés, sont plus actifs que les extraits avec les sucs dépurés, bien que le raisonnement indique « priori le contraire. S'il nous était permis d'émettre une hypothèse, nous dirions que la chlorophylle qui entre dans les premiers, se rapprochant, par quelques-unes de ses propriétés chimiques, des alcaloïdes, ceux-ci pourraient bien s'y unir de manière à rester dans les extraits où celle-là est conservée, et faire défaut dans le cas contraire. EXTRAIT DE RÉGLISSE. D. Extraits aqueux proprement dits. Extrait de réglisse. Réglisse en poudre demi-fine...... Q. V. Humectez la poudre avec moitié de son poids d'eau distillée froide, et, après douze heures de contact, tassez-la convenablement dans l'appareil à" déplacement, lessivez-la suffisamment avec de l'eau distillée à 15 ou 20°, chauffez les liqueurs au bain-marie, passez pour séparer le coagulum, puis faites évaporer jusqu'en consistance d'extrait. (Codex.) Préparez de même les extraits de racines de : Année*. Gentiane*. Persil. Bardane*. Garance. Quassia*. Bistorte. Jatap. Ratanhia*. Chiendent *. Pareira-Brava. Salsepareille. Ellébore. Patience*. Saponaire*. Des tiges de douce-amére* ; D'écorces de saule, de chêne, de marronnier, de grenadier, de cascarille, de noix de gcdle, de monésia. Extrait de digitale*. Extraction digitalis. Feuilles sèches de digit. 1000 Eau distil. bouillie. 8000 Réduisez la digitale en poudre grossière, f. infuser 12 h. dans 6 p. d'eau; passez à la toile avec expression; laissez déposer; traitez le marc de la même manière avec le reste de l'eau; concentrez la première infusion ; ajoutez la deuxième amenée à l'état sirupeux et évaporez en consistance d'extrait. (Codex.) Préparez de même les extraits de : Feuilles sèches de : A&siHtfte*( sommités; Armoise* (feuilles). Bourrache* (feuilles Chamœdrys. (somm.' Chardon bénit (feuil.) Chicorée (feuilles). Fumeterre (feuilles). Noyer. Pensée sauvage*. Pissenlit (feuilles. Séné (feuilles) Trèfle d'eau (feuilles) De fleurs de : Camomille, Petite centaurée* ; Et les extraits préparés avec les feuilles sèches (1) de : Aconti*(feuiL). Belladone*. Jusquiame*. Anémone*. Ciguë*. Stramoine. Extrait de casse*. Ouvrez les bâtons de casse, enlevez la pulpe, les semences et les cloisons, délayez-les dans l'eau distillée froide, passez et faites évaporer les liqueurs en consistance d'extrait. (Codex.) Extrait de gaïac*. Gaïac ripé................... Q. V. Faites-le bouillir pendant une heure dans (1) ETous avons vu que ces mômes extraits étaient préparés aussi avec le suc dépuré et non dépuré. EXTRAIT DE MUGUET. 509 dix fois son poids d'eau, passez, faites une nouvelle décoction avec le résidu , laissez déposer les liqueurs pendant douze heures, décantez-les et évaporez-les; sur la fin ajoutez environ 1/8 du poids de l'extrait d'alcool à 0 c. 80°, achevez d'évaporer. (Codex.) Préparez ainsi l'extrait de bourgeons de sapin. Extrait ou rob de genièvre *. Thériaquc des Allemands ou des paysans. Baies sèches de genièvre contusées....... Q. Y. Faites macérer dans trois fois son poids d'eau pendant vingt-quatre heures, passez avec une très-légère expression, répétez le traitement, filtrez les liqueurs à la chausse et évaporez en extrait. (Codex.) Préparez ainsi Yextrait de lichen. L'extrait hydralcoolico-éthérique de genièvre, préféré par quelques praticiens, est recommandé contre les blennorrhagies rebelles, comme succédané du cubèbe et du copahu. (Contai.) Extrait de légumes. Carottes .. Panais----- Navets.... Poireaux.. 750 250 250 230 Céleri ....... Persil....... Oignons com. — brûlés . Girofle.... n° 6 Eau...... Q. S. Pour baigner le tout. Faites cuire au B.-M., retirez du feu et passez en exprimant; prenez alors 30 du liquide obtenu et ajoutez-y environ 12 d'un mélange de chlorure de potassium 30, et de chlorure de sodium 70. Cet extrait sert à préparer le bouillon gommeux. (Jourd.) Extrait de Malt. Orge germée desséchée à 50°................. Q. V. On prend de l'orge germée dont la tigelle a atteint les deux tiers de la longueur du grain, on broie au moulin, on traite par deux parties d'eau à la température ordinaire en remuant de temps en temps et l'on passe avec expression après o ou 6 heures de contact ; on filtre et l'on évapore dans des vases à large surface à une température ne dépassant pas 43°. Extrait de muguet (aqueux). Exlractum coiivallariœ maialis. Tiges et fleurs de muguet récemment récoltées et desséchées ....... 300 Feuil. sèches de mug. 100 Rue. de mug. desséc. 100 Eau dist. bouillante. 6000 Incisez les substances et faites-les infuser pendant douze heures dans six fois son poids d'eau distillée. Exprimez et faites de la même manière une seconde infusion dans une même quantité de liquide. Exprimez. Réunissez les deux liqueurs. Evaporez en consistance d'ex- 510 EXTRAIT D'OPIUM. — EXTRAIT DE QUINQUINA. trait mou. Faites dissoudre cet extrait dans une quantité suffisante d'eau distillée froide. Filtrez. Evaporez au B.-M. en consistance d'extrait ferme. Extrait d'opium*. Extrait aqueux, muqueux ou qommeux d'opium; Extrait thébaîque, Laudanum solide. Opium officinal ...... 1000 Eau distillée..... 12000 Coupez par tranches l'opium et versez dessus les 2/3 de l'eau distillée froide; agitez souvent. Au bout de 2/i heures passez à la toile et exprimez; faites un nouveau traitement avec le reste de l'eau; au bout de 12 h. décantez les liqueurs, filtrez et évaporez-les au B.-M. jusqu'à consistance d'extrait ; versez sur cet extrait dix fois environ son poids d'eau froide, faites dissoudre, laissez déposer ; filtrez et évap. définiliv. en consistance d'extrait ferme. (Cod.) Comme cet extrait n'est pas hygrométrique, M. Schaedlin a proposé de le faire sécher à l'étuve et de le conserver en poudre, pour le doser exactement. Souvent il présente un aspect granuleux, dû à la présence de cristaux de méamate de morphine et de potasse, ainsi que nous avons été à même de le constater plusieurs fois. VExtrait d'opium indigène d'Aubergier se prépare de la même manière. L'opium fournit sensiblement la moitié de son poids d'extrait. L'extrait d'opium est fréquemment usité à la dose de 1 à 15 centigr. L'extrait d'opium privé de nareotine se prépare en dissolvant l'extrait d'opium dansQ. S. d'eau et l'agitant de temps en temps pendant deux jours avec huit fois son volume d'éther ; on décante et on fait deux ou trois autres traitements semblables. Enfin on fait évaporer jusqu'en consistance. (Amc. Codex.) Cet extrait, avec lequel on a fait beaucoup de bruit dans le temps et que l'on supposait posséder des propriétés sédatives plus marquées, n'est plus employé. Magendie nomme Extrait d'opium priée de morphine le résidu résineux de l'extrait aqueux. L'Extrait d'opium au vin ou Laudanum opiatum se prépare avec le vin blanc, de la même manière que l'extrait aqueux; seulement on ne prescrit point de redissoudre l'extrait. Soubeiran mentionne un Extrait d'opium alcoolique qui n'est pas employé. VExtrait acétique d'opium ou Extrait d'opium de Lalouette, se prépare comme celui au vin, en remplaçant ce dernier par du vinaigre. Quelques médecins lui attribuent des propriétés particulières. L'opium liquide de Lalouette est une dissolution de 15 centigr. de cet extrait dans U gram. de vin d'Espagne. L'Extrait d'opium cydoniè de Lancelot se préparait en faisant dissoudre l'opium dans le suc de coings, ajoutant un peu de le,vûre, laissant fermenter, passant et évaporant. L'Extrait d'opium fermenté de Deyeux s'obtenait en mettant de la levure de bière dans le soluté aqueux d'opium, laissant la fermentation s'opérer, filtrant et évaporant. Ces manipulations avaient pour but de débarrasser l'opium de son principe vireux. Extrait de quinquina *. Quinquina gris officinal. 1000 Eau distillée b". 12000 Pulvérisez grossièrement le quinquina; faites infuser 2/i h. dans les 2,3 de l'eau; remuez entre temps; passez à la toile ; laissez déposer; traitez le marc avec le reste de l'eau ; concentrez le premier infusé ; ajoutez le deuxième réduit à l'état sirupeux et évaporez en consistance d'extrait. {Codex.) M. P. Blondeau a fait des recherches sur le meilleur mode de préparation des extraits de quinquinas. Selon lui, le meilleur mode est de préparer d'abord un extrait à l'aide de l'alcool à 56° C. que l'on reprend ensuite par l'eau froide ; on évapore de nouveau en consistance. On obtient ainsi plus d'extrait que par les autres méthodes, et cet extrait, fort soluble, est plus riche en alcaloïdes que celui préparé à l'eau simplement. Mouchon, trouvant les moyens employés pour épuiser le quinquina tout à fait insuffisants, a proposé de faire intervenir un acide, l'acide hydrochlorique, dans la dernière décoction et dans la proportion de 1/50 (ou mieux Q. S. pour neutraliser les alcaloïdes). L'expérience lui a prouvé que l'on obtenait ainsi une plus forte quantité d'extrait ; elle est d'autant plus forte que la dose d'acide a été plus élevée. Mouchon a pu retirer 370 grammes d'extrait par kilogramme de quinquina calisaya. Ce rendement est énorme ; il est au moins une fois plus considérable que celui que l'on obtient ordinairement en épuisant le quinquina par l'eau. M. de Vrij a donné la formule ci-dessous pour obtenir un extrait qui porte son nom et qui n'est qu'une solution dans l'acide ehlor- hydiïque dilué des chinotannates des alcaloïdes existant dans féeorce employé. Poudre de cinchona succirubra contenant au moins 6 o/o d'alcaloïdes mixtes ............................ 100 Acide ch'orhjdrique normal.... 38 Eau...... 362 EXTRAIT SEC DE QUINQUINA. - EXTRAIT DE SEIGLE. 511 On fait macérer pendant 12 h. la poudre dans le mélange d'eau et d'acide pur, on y ajoute 20 gr. de glycérine et on verse le mélange dans un appareil à déplacement. Aussitôt que le liquide passe clair on déplace avec de l'eau jusqu'à ce que le liquide qui s'écoule ne se trouble plus par addition de lessive de soude; pour cela il faut environ 800 grammes de véhicule que l'on concentre ensuite au B.-M. jusqu'à ce qu'il soit égal au poids, du quinquina employé. Cet extrait nous paraît appelé à rendre de grands services. Dans le cas où le quinquina ne contiendrait pas 6 % d'alcaloïdes, il faudrait employer autant de fois 20 cent, cubes d'acide chlor- hydrique normal (acide à 36 %») que ce quinquina contient de fois 32 décigrammes d'al- caloi'des mixtes. Extrait sec de quinquina *. Sel essentiel de La Garaye. Ext. de quinquina huanuco.. Q. V. Eau dist.. Q. S. Amenez l'extrait en consistance de miel épais, étendez-le à l'aide d'un pinceau sur des assiettes que vous porterez à l'étuve. Lorsque l'extrait sera sec, détachez-le dans l'étuve même à l'aide d'une spatule, et renfermez-le dans des flacons de petite capacité bien bouchés. {Codex.) Il est sous forme de petites paillettes d'un brun rougeàtre, très hygrométriques. Ce serait, selon le docteur Briquet, de tous les extraits de quinquina le moins actif. On peut préparer ainsi beaucoup d'extraits secs. Extrait de quinquina Calisaya* ou de quinquina jaune. Quinq. Calisaya___ 1000 Eau distillée...... 1000 Alcool à 60 c...... 6000 Traitez le quina en poudre grossière avec l'alcool par déplacement; distillez au B.-M. toute la partie spiritueuse; traitez le résidu de la distillation par l'eau froide, agitez entre temps. Après 12 heures, filtrez et évaporez le liquide au B.-M. en consistance. {Codex.) Prép. de même l'Extrait de quinquina rouge*. Extrait de rhubarbe *. Rhubarbe coupée___1000 Eau dist. froide___ 8000 F. macérer pendant 24 h. dans 5 p. d'eau ; passez ; versez de nouveau sur la racine 3 p. d'eau froide ; passez après douze heures ; pressez le résidu ; filtrez le liquide qui s'écoulera, puis réunissez-le aux autres et évaporez en extrait. {Codex.) Préparez de même les extraits aqueux de ■coloquinte et d'agaric blanc. La pharmacopée des Etats-Unis fait préparer l'extrait de rhubarbe par lixivialion à l'alcool. Pour faciliter le déplacement, quelques pharmaciens recommandent de faire intervenir le sable, la paille hachée pour cet extrait et ceux de chiendent, de scille. Extrait de rhubarbe composé. Aloès ............... 1 Extrait de rhubarbe.... 3 Faites ramollir au bain-marie à l'aide de l'alcool, et rapprochez, {lourd.) Taddei y ajoute du jalap; et d'autres phar- macologistes, du savon. Extrait de salsepareille sec (Dublanc et Delondre). Prenez de la salsepareille de premier choix, divisez mécaniquement et faites macérer dans l'eau froide pendant vingt-quatre heures dans des cylindres, on opère ensuite le déplacement de l'eau par un courant de vapeur ; le liquide de condensation réuni aux autres est évaporé dans le vide jusqu'à consistance de miel, on achève l'évaporation au B.-M. de manière à pouvoir rouler l'extrait en cylindres comme le suc de réglisse de Calabre, dont il a l'aspect; il est cassant, inaltérable, soluble clans l'eau, dans le vin. 100 de racines de bonne qualité donnent 16 à 17 de cet extrait. (V. Un. ph., 1862.) Extrait de sang. On prend du sang de bœuf frais, on l'évaporé au bain-marie en l'agitant sans cesse jusqu'à siccité. Tonique. Extrait de seigle ergoté*. — Ergotine. Extrait hémostatique de seigle ergoté. Seigle ergoté broyé au moulin............. • Eau distillée...... bOOO Alcool à 00c.. ,..... 1000 ...... Q.s. Mettez le seigle ergoté dans un appareil à déplacement avec le double de son poids d'eau; après un contact de douze heures, faites écouler le liquide que vous chaufferez au B.-M. pour obtenir un coagulum qui sera rejeté. Epuisez le marc par le restant de l'eau, puis évaporez ce liquide jusqu'à consistance sirupeuse; ajoutez-y le premier liquide et mettez le tout dans un flacon d'une capacité double ; ajoutez de l'alcool à 90 e en quantité suffisante jusqu'à ce que le liquide commence à perdre de sa transparence. Agitez alors le mélange; les parties insolubles s'attacheront aux parois du flacon; décantez, évaporez en consistance d'extrait mou. (Codex.) Cet extrait est rouge brun, homogène, d'une saveur un peu piquante et amère ; très- soluble dans l'eau. 500 p. de seigle ergoté fournissent 70 à 80 d'ergotine. Cette ergotine, qui n'est pas le principe particulier défini de l'ergot, est, d'après M. Bon- jean, un vrai spécifique contre les hémorrhagies 512 EXTRAIT ALCOOLIQUE DE CIGUË. en général; son effet est immédiat dans les pertes utérines les plus foudroyantes. Les vomissements de sang les plus rebelles cèdent aussi en fort peu de temps h son emploi, et d'ordinaire les rechutes sont rares, surtout quand on a eu le soin d'en continuer l'usage quelque temps après la cessation des accidents. Selon M. Bonjean, l'ergotine est, en outre, le principe obstétrical du seigle ergoté. Le docteur Legendre l'a employée avec succès dans la galaclorrhée. L'ergotine bien préparée est privée du principe vénéneux de l'ergot. Pour la dose, Voy. Potion, Pilules et Sirop d'ergotine. L'ergotine est préparée diversement suivant les pharmacopées et doit posséder ainsi des propriétés thérapeutiques variables suivant les pays. L'ergotine étant beaucoup employée en injections hypodermiques, M. Yvon " a fait connaître la préparation ci-dessous qui donne d'excellents résultats : on épuise à froid par l'eau distillée contenant 2 p. 1000 d'acide tartrique l'ergot préalablement privé de son huile au moyen du sulfure de carbone : on chauffe pour coaguler l'albumine, on filtre et l'on l'ait digérer avec du carbonate de chaux fraîchement précipité; après nouvelle lillra- tion on évapore à consistance sirupeuse et l'on précipite par de l'alcool à 90° ; on filtre à nouveau, on évapore pour chasser l'alcool et on reprend par l'eau distillée en présence du noir animal ; on filtre : par 100 gr. d'ergot on ajoute 0,15 d'acide salicylique et l'on parfait avec de l'eau distillée de manière à obtenir un poids de liquide égal à celui de l'ergot employé. On obtient ainsi un produit qui renferme le principe obstétrical et hémostatique du seigle. 2° EXTRAITS ALCOOLIQUES OU HYDRO- ALCOOLIQUES. Extrait alcoolique de ciguë*. Ciguë en poudre demi-fine. 1000 Alcoolà60c. 6000 Tassez convenablement la poudre dans l'appareil à lixiviation et humectez-la d'alcool. Après douze heures, lessivez avec le reste de l'alcool ; chassez l'alcool resté dans la masse par de l'eau, et arrêtez l'écoulement des liqueurs aussitôt que celles-ci troubleront les premières. Distillez les liqueurs alcooliques au bain-marie pour retirer toute la partie spiri- tueuse, et achevez d'évaporer jusqu'à consistance d'extrait. (Codex.) Certains auteurs emploient l'alcool à 56 c. ; suivant Guibourt, le caïnça, la cascarille, le houblon, le jalap, la valériane, exigent de l'alcool à 75° C. Préparez de la même manière les extraits alcooliques de feuilles de : — EXTRAIT ALC. D'EUCALYPTUS. Aconit *. Coca *. Matico. Anémone *. Digitale *. Rue *. Belladone \ Jaborandi. Sabine *. Chanvre ind.* Jusquiame *. Stramoine*. Et les extraits de : Arnica*. Gelsemium sempervirons. Phellandre. Narcisse després. Semen-conlra. D'écorce de : Buis. Grenadier. Quinquina jaune*. Cascarille. Orme — rouge*. Garou. Quinquina gris* De racines de : Coinça. Ipécacuanha *. Polypode. Colchique*. Jalap. Salsepareille*. Elléb. noir*. Polygala. Valériane*. Cantharides *. C'est sans doute par oubli que, pour les extraits ci-dessus, le Codex ne prescrit pas de filtrer le résidu de la distillation avant l'éva- poration. Quant à l'extrait ide, la filtroline. C'est un anthelminthique fort employé contre les lombrics, les taenias (botryocéphales). Sous ce dernier rapport, on l'emploie à la manière du grenadier. Cependant, les médecins préfèrent employer l'extrait huileux qu'on en retire au moyen de l'étirer, et dont nous parlerons plus loin. (Voy. Huiles.) Quelques praticiens préfèrent l'extrait alcoolique, l'alcool dissolvant mieux les principes resinoïdes du rhizome que l'éther. Le docteur Bourdier administre la fougère mâle de la manière suivante : Le malade prend, le matin à jeun, U gram. d'éther sulfurique dans un décocté saturé de racine de fougère mâle ; au bout d'une heure, il éprouve du trouble dans le bas-ventre, on lui administre alors 60 grammes d'huile de ricin édulcorée avec du sirop de limons. Le traitement doit être continué pendant deux ou trois jours. Quand le taenia persiste, on administre un lavement avec un fort décocté de fougère et 8 grammes d'éther. Sur quator/.e malades traites par cette méthode, douze sont guéris. Le docteur Rouzel fait réduire en poudre le rhizome récemment récolté, fait disposer la poudre sous la forme de bols, avec du sirop de pêcher, et on administre trente à trente-six et plus de ces bols d'environ un gramme dans un quart d'heure. Deux heures après, il p irgeavec l'huile de ricin. Il dit n'avoir jamais échoué. D'après quelques praticiens, si la fougère mâle est efficace contre le tœnia botryocé- phale, elle serait à peu près sans action contre le solium armé. La fougère mâle est un très-ancien médicament, mais qui a été longtemps négligé. C'est le nWpcç ou iitsjî; de Dio^coride. L'attention des praticiens modernes fut appelée sur cette substance, par suite de la vente que fit a Louis XVI, moyennant 1800 fr., madame Nouffer, veuve d'un chirurgien suisse, du secret de son remède vermifuge, dont la fougère maie était le principal composant. On en fait une poudre*, un extrait*, une teinture éthôrée, un décode (pp. 100 : J000). A Port-Natal et au cap de Bonne-Espérance, les naturels emploient, sous le nom de Drcco- moromu, la racine de V Aspidiurn atkamanti- cum comme remède infaillible contre le tœnia. 2° Fougère femelle, Piéride ; Pteris uquilina, Aspidiurn filix fernina. On employait jadis le rhizome concurremment avec celui de fougère maie. La fougère femelle est aussi nommée fougère impériale ou à V aigle, a came de la figure de l'aigle à deux têtes que présente la coupe obli pie du collet de sa souche. 3° Fougère royale, Osmonde , Fougère fleurie; Filix florida , Osmunda regulis (Pruuben- farn, al.; Flowering féru, ang. ; Osmoada regale, Felce florida, it.). Belle fougère qui croit dans les bois marécageux de nos contrées. On l'a employée a l'intérieur dans les scrofules, l'hylropisie, la pierre; et à l'extérieur comme vulnéraire et astringent. On en a fait des paillasses ainsi qu'avec les frondes des autres fougères sur lesquelles on fait coucher les enfants raehitiques. Deux autres fougères, 1° la Lunaire, Herbe à la lune; Lwtaria, Osmunda s. Ophiuglossum, s. Botry/hium luuaria (Mondraute, ai.. ; Moon wort, ang.; Maakruid, hol. ; Losgrœs, sv.) ; 2° la Serpentine, ou langue de serpent, Ophio- glosse ; Ophioglossum vulgatum{Schlangenzunge, al.; Adrler's longue, ang.; Lenguadesierpente, esp. ; Addertong, hol. ; Lœke tonga, su.), ont ï 326 FOURMIS. été plus ou moins vantées, la première comme astringente, la seconde comme vulnéraire ; elles sont aujourd'hui tout à fait oubliées. (Voy. Capillaires et Polypodes.) FOURMIS. Fourmi rouge; Formica ru.fa. (Ins. hymen.) Ameisen, al.; Pismire,ANG.; Myrer, dan., Mieren, hol.; Formica, it.; Hormigas, esp.; Mzowky, pol.; Ra- rindjâ, tur. Elle contient l'Acide fornique, qui est plus spécialement sécrété par les femelles et les ouvrières ou neutres. C'est à cet acide qu'elle doit l'odeur forte qu'elle exhale et sa propriété rubéfiante. On emploie quelquefois les fourmis en cataplasmes, parfois aussi on plonge le membre paralysé dans une fourmilière. A l'intérieur, elles passent pour apéritives, diurétiques, etc. Elles entrent dans Veau de magnanimité, le baume acoustique de Mindcrer, etc. FRAGON. Petit-houx, Houx frelon , Housson, Myrte sauvage; Bruscus, Ruscus aculeatus. (Asparag.) Stachlicher, Mausedornbusch, Myrtendorn, al.; Assberri; ar.; Butchers broom, Knee holly, ano.; Brusco, ESP., Rusco, IT. Arbuste b formant des petits buissons toujours verts. Ses fruits sont écartâtes et gros comme des petits pois. Il est très-commun dans certaines parties de la France. On emploie le rhizome* portant les véritables racines sous forme de fibres nombreuses grisâtres. Diurétique. Il fait partie des cinq racines dites apéritives. Décocté (pp. 20 : 1000). Le Laurier alexandrin, Langue de cheval ; Ruscus hyppoglossum (Alexandrinischer loor- beer, ai..; Bùtchersbroom. ang. : Alexandryns- che laurier, hol. ; Lorcirode Alexandrie, por.), plante d'Europe, passe pour astringent. FRAISIER. Fragaria vcsca, L. (Rosacées.) Erdbeere, ar.; Strawberry, ang.; Tute franchi, ar.; Jordbœr, ran.; Fresal, esp.; Aadbezie, hol.; Fragaria, Fragola, IT., por.; Poziemki jagodi, tol.; Smaltron, su.; Tchilek. tur. On emploie la racine ou plutôt le rhizome*, qui est cylindrique, noirâtre au dehors et rosé au dedans. Diurétique usité en tisane par décoction (pp. 20 : 1000). Par suite de son usage, les urines prennent une teinte rose, et les excréments rougissent. Les Fraises servent à faire un sirop. Elles ont été préconisées contre la goutte et la gra- velle; comme vermifuges. Écrasées dans l'eau, elles donnent une boisson, utile dans la chaleur et la fièvre qui accompagne certaines maladies inflammatoires. Veau distillée passe I - FRENE. pour un cosmétique. Elles contiennent, d'après les analyses de M. Buignet : eau, acide malique, sucre de canne, sucre interverti, matière grasse, matières albuminoïdes, sels. FRAXINELLE. Dictante blanc; Dictamnus albus. (Rutacées.) "Weisser diktam, /Ëscironrzel, al.; VVhite dittanny, ano.; Lesan el asfour, ar.; Dictamo blanco, Fresnillo, esp.; Diptam, Affenkruid, hol.; Dittamo bianco, it.; Dyp- tan, pol.; Dictamo branco, por.; Ak ghirit otou. tur # Plante % dont le feuillage ressemble assez bien à celui du frêne (d'où fraxinelle). Elle croît dans les bois des montagnes de la France, de la Suisse, de l'Allemagne. On la cultive dans les jardins à cause de ses belles grappes de fleurs blanches ou bleues. Toutes les parties en sont fort odorantes. On emploie l'écorce de la racine, qui est blanche, convolutée, grosse comme le petit doigt, en morceaux longs, aromatique. Elle nous vient du Midi. Diaphorétique , vermifuge, antihystérique . antiépileptique. Dose de la poudre : 2 à 10,0; infusé (pp. 10 : 1000). Il ne faut pas confondre le dictame blanc avec le dictame de Crète. FRÊNE. Frax&nns excelsior. (Jasminées.) Eschenbaum, ae.; Asb-tree, ang.; Asktrœe, DAN.jFres- no, esp.; Escheboom, hol.; Frassino, it.; Jesion, pol.; Freixo, por.; Asktrœd, SU. Avant la découverte du quinquina, l'écorce des rameaux (quinquina d'Europe) , qui est amère et astringente, était employée comme fébrifuge. Keller a trouvé dans les fruxinus rotuudifolia et ornus, de la fraxinine, qui ultérieurement fut reconnue être d:' la mannite (Rochleder el S alcalis et la magnésie des composas solubles. Sans emploi. FULIGOKALI. (De firiigo, suie, et kali, potasse.) Potasse caustique 20 Suie brillante 100 Eau dist. 2000 Faites bouillir pendant une heure, laissez refroidir; étendez d'eau pour que la liltration se fasse mieux; filtrez, évaporez a siccilé et renfermez dans des flacons chauds; c'est le fuligokali simple. Pour le fuligokali sulfuré, on prend : Fuligokali simple. 60 Soufre. 4 Totasse causlique. H Faites dissoudre le soufre dans la potasse ; ajoutez le fuligokali et opérez comme ci-dessus. Employé dans les mêmes cas que l'anthra- kokali et aux mêmes doses. On en donne 10 à 50 cenligr. sous forme de pilules ou en sirop. FUMETERRE*. Fiel de terre, Pisse-sang , f'umaria officinaHs. (Fumariacées. ) Erdrauch, Erdrautenkraut, al.; Fumitory, ang.; Buck- lutulmeric, Sciataregh, ar.; Ti-ting, eh.; Jordrog, Aa- kersissel, dan.; Schabtra, duk., phr.; Hiel de tîerra, l'alomilla, esp.; Pitparra, ind.; Âardrook. Hofc.., Rutha ptasza, pol.; Fumaria, pur., it.; Jordrok, su.; Chah déré, tur. Pelite plante © à tige rameuse, débile, à feuilles ténues, découpées, glauques, à petites FUMIGATIONS. FUMIGATION DE CHLORE. 52ô fleurs purpurines. Toute la plante est inodore et amarescenle. Elle est très-commune dans les champs cultivés. Pescliier y a trouvé un alcali amer, la fumariiie. (V. Rev. pharm., 1853-54.) Tonique dépuratif, dont on fait un fréquent usage dans les maladies de la peau, la jaunisse. Forrn. pharm. et doses. On en tait un infusé (pp. 20 : 1000) ; un extrait, 2 à 10,0; un sirop, 20 à 100,0; suc dépuré, 50 à 250,0. On a employé comme amer et emménagogue la racine de la fumeterre bulbeuse, Corydalis bulbosu. (Hoh/wurzlicher erdraueh, Baumchen- kohlwurzei, al.; Hallrot, su.) Elle contient de la corylal/ine (Wachenro 1er); alcaloïde que M. Wenzell a retrouvé dans \edicentruo\\cory : dalisformosa, employé aux États-Unis, surtout contre la syphilis et certaines maladies de la peau; on l'administre en poudre, en décoction. FUMIGATIONS. Elles consistent en des expansions de gaz ou de vapeurs que l'on répand dans l'atmosphère ou que l'on dirige sur quelque partie du corps. (V. Bains de vapeurs.) On peut employer en fumigations toutes les substances volalilisables. Les fumigations destinées à agir sur l'air, tantôt détruisent les miasmes organiques nuisibles : telle est l'action des fumigations de chlore et d'acide nitreux ; tantôt ne font que masquer quelque mauvaise odeur: telles sont celles que l'on obtient par la combustion du sucre, des résines, du succin, des baies de genièvre, du vinaigre, etc. (V. Poudres fumigat.) Le docteur Langlebert a proposé, comme mode général de fumigation, des trochisques (clous fumants) contenant des substances médicamenteuses volatiles, que l'on brûle dans un appartement ou, d'une manière plus locale, dans un cornet de carton qui amène la fumée sur la partie malade. Ses trochisques de cin- nabre du poids de 5 gram., en contiennent 2 de cinnahre; ceux de protoiodure de mercure de 60 centigr., 5 cenligr.; et ceux d'iode de 1 gr., renferment 15 centigr. d'iode. Les appareils à pulvériser les liquides sont appliques à répandre dans l'air des appartements des fumigations odorantes et médicamenteuses. (V. les appareils, p. 16^,27^.) M. Corbel-I.agneau a proposé contre l'asthme, la phtisie, les catarrhes, etc., des fumigations avec des cônes médicamenteux fumants ou i ônes fumiqatoires , semblables aux pastilles du sérail, et destinés, comme celles-ci, a être brûlés jour et nuit dans la chambre du malade. Ces cônes a hase d ; nitrate de potasse sont séchés à l'étuve et conserves dans des bocaux à douhl- fond percés à jour, contenant de la chaux vive, à renouveler tous les trois mois. Il a donné la formule de cônes iodés, a ïiodure de soufre, au cinnabre, au stramonium, à la belladone, à la dijitule, au goudron, au baume de tolu, a l'opium, au camphre, au sucre, aux bourgeons de sapin, au benjoin, à l'oxyde de zinc. (V. Un. pharm., 1862). Les cônes opiacés de M. Corbel-Lagneau ont, par exemple, pour formule : Guimauve pulv., 40; azotate de potasse, liO; opium pulv., 2,5; eau (J- S. pour obtenir par mélange une pâte ferme et diviser en 10 cônes, contenant chacun 0,25 d'opium. M. Sarradin prépare aussi des cônes antiasthmatiques en vue de remplacer les cigarettes destinées au même usage, pourdes personnes qui ne peuvent fumer. Voici la formule de ces cônes: Acide arsénieux....... 1 Opium ............... 1 Phellandrium......... 2 Stramon., jusquiame, aa ................. 8 Belladone............ io Benjotn.............. 8 Azotate de potasse___ 20 Gomme adragonte .... 2 Eau..............Q. s. Acétate de cuivre.,.. Sel ammoniac....... Pour une masse à diviser en dix cônes, que l'on conservera à l'abri de l'humidité. Les Kabyles emploient, dans le traitement de la syphilis, une fumigation matin et soir, pendant 3 jours, avec des tablettes dont la formule est la suivante : Mercure ............. Sulfate de cuivre..... les substances solides, triturées séparément, sont mélangées avec de l'eaud'éeorcede noyer; on y ajoule le mercure, on agite et réduit en pâte, à diviser en 10 tablettes, dont chacune sert pour une fumig. de 1/4 d'heure environ. (V. Art de formuler, Bougies fumigatoires, Trochisques, Cigares médicinaux.) Fumigation à l'acide sulfureux. ■ Soufre en canon concassé.. Q. S. Arrosez avec un peu d'alcool le soufre placé dans un vase en terre évasé, et ailumez le mélange. On doit tenir bien close la pièce dans laquelle on fait la fumigation, ne I ouvra' qu'une demi-heure après l'opération terminée et n;' pénétrer dans cette pièce qu'après l'avoir suffisamment aérée. Il faut employer de 3 îi k kilogrammes de soufre pour une pièce de 100 mètres cubes de capacité (Codex). Fumigation de benjoin. Benjoin concassé ............. 1 îi On jette sur des charbons ardents et on recueille les vapeurs sur une flanelle avec laquelle on fait des frictions. Fumigation de chlore. F. Guytonienne ; suffumigatio guytonùma. Sel marin pulvérisé..... 2jo Eau commune....... 201 Bioxyde de manganèse.. 100 Acidesulfuriqueà 1,84 2i)D Mêlez les trois premières substances dans un vase de terre ou de verre et ajoutez-y l'a- 34 530 cide (Codex) (V. Chlore en boules, p. 373). En agitant ce mélange avec une baguette de verre, le dégagement est plus considérable. Dans les hôpitaux on met le mélange dans Vapparcil de Guyton - Morveau (fig. 81). La pièce dans laquelle on fait la fumigation doit être inhabitée et tenue parfaitement close pendant au moins 1/2 heure. La dose ci-dessus est suffisante pour une pièce d'environ 100 mètres cubes de capacité. Fumigation de cinnabre. Cinnabre pulvérisé. 30 (F. H. P.) En Angleterre, on incorpore le cinnabre dans de la cire fondue, disposée en forme de bougie, qu'on allume ou souffle, suivant qu'on veut produire ou suspendre la fumigation. Fumigation de genièvre. Baies de genièvre concassées............. 250 On les met dans une bassinoire avec des charbons ardents, et on passe celle-ci entre les draps. Douleurs rhumatismales, musculaires ; le lumbago. Fumigation de goudron. Goudron .......... Q. V. Eau bouillante___> Q. S. On tient le mélange en ébullition dans la chambre du malade. (Soub.) Catarrhes chroniques et plithisie. Fumigation mercurielle. Cinnabre pulvérisé... 120 Oliban............... 80 Jetez sur des charbons ou une pelle chaude. Fumigation nitrique, de Boutigny. Bisulfale de potasse.. 56 Nitrate de potasse..... 44 Peroxyde de manganèse.....Q. S. Pour noircir. Pulvérisez grossièrement et mêlez avec soin. Jetez sur une pelle, une brique, dans un creuset chauffé légèrement au rouge, ou dans un petit fourneau à main en fonte ad hoc. Après la fumigation, on brûle un petit feuillet de papier non collé préparé par l'immersion d'une solution de nitrate de potasse (1 p.) et de sucre {2 p.) dans 6 p. d'eau. Fumigation de Smith. Acide sulfurique, Eau, ââ,,...... 15 FUMIGATION DE CINNABRE. — GALBAN'UM. Mêlez, tenez le mélange sur la cendre chaude et ajoutez peu à peu Nitrate 0,0 Sel ammoniac ...... 8,0 F.sp. de eoehléaria. 24,0 Pyrèlhre pulvérisé.. 6,0 Faites digérer une nuit, coulez et ajoutez : Miel ............... 15,0 (Cad.) Gargarisme salicylé (D r Wagner). Aride saliryhque----- 1,30 Eau distillée ........ 150 A.cool ............. 15 Collutoire antiodontalgique. Pyrèthre... 30,0 Opium..... 0,3 Vinaigre. 375,0 Faites digérer, passez. (Soub.) Collutoire antiseptique (Guersant). Bée. de quinquina.. 90,0 Chlorure de soude... 30,0 Sir. d'éc. d'orange.. 30,0 Contre la gangrène de la bouche, la stomatite mercurielle, etc. Collutoire borate. Borai pulvérisé... 5 Miel rosat... 20 (Codex.) Préparez de même le collutoire aluné; le collutoire au chlorate de potasse, au chlorate de soude. Collutoire glycéro-boraté (O'Rorke). Glycérine............ 15 Borax pulvérisé...... 8 Dissolvez à chaud. La glycérine peut dissoudre 60 p. 100 de borax. La dissolution se conserve sans altération. Collutoire salicylé. Acide salicylique. Miel rosat. Poudre composée pour collutoire salicylé. Acide lalicylique....... 2 Sucre................ 20 Mêlez. Pour toucher les parties malades de la bouche avec un pinceau humecté d'eau. Collutoire chlorhydrique. Miel blanc. 40 ou Miel rosat. 20 Acide chlorhyd. 10 Détersif. Dans le ptyalisme mercuriel, en application sur les gencives ; il faut éviter de toucher les dents. (Buuch.) GATILLIER. Agnus-castus, Petit Poivre, Poivre de moine ou sauvage; Vitexagnus-caslus. (Verbénacées.) Keuschbaum, MoenchspfefTer, Schaafmutter, al.; Chaste tree, ang.; Bengiechest, ar. ; Agno-casto, esp., it.; Kuischboom, hol. Arbrisseau du midi de l'Europe. On employait jadis, bien à tort, le fruit (semen agni-casti) comme antiaphrodisiaque. Ce fruit est une baie glob lieuse de la grosseur d'un grain de poivre, enveloppée à la base par le calice de la fleur. Son odeur est aromatique et un peu stupéfiante. — Inusité. Entre dans l'eau de Quercetan. GAYAC ou GAÏAC. Jasmin d'Afrique ; Guaiacum officinale (Rutacées.) Franzosenholz, Pockenholz, Guajakholz, AL.; Pockwood. ang.; Kasceb, ar.; Fanzostree, dan.; Goya, égyp.; Guayaco, esp.; Pekhout, hol.; Guajaco, it., por.; Gwasakowa, pol.; Bakaut, rus.; Franzosenholz, su.; Peicamber aghadji, tlr. Grand et bel arbre qui croît aux Antilles et surtout à Saint-Domingue et à la Jamaïque. Il fournit les produits suivants : Le bois $ *, qui est d'un tissu très-serré, dur, pesant, offrant un aubier jaune pale et un ligneux brun verdàtre, d'une odeur aromatique faible, d'une saveur amère, acre et résineuse; sa ràpure, qui est l'état sous lequel on l'emploie, est jaune verdàtre, d'autant plus foncée qu'elle est plus exposée à la lumière. On substitue quelquefois au bois du Guaiacum officinale celui du G. sanctum ou Tècoma ipe (Bignoniacées), ipè-tabaco (V. .f. ph. 1874). Highini a retiré de ce bois V acide gayacique; c'est dans son extrait aqueux on celui de l'é- corce, que TronimsdorlT a trouvé la Gaiacine ou Gayaeine. Vécoree, qui est grise, compacte, épaisse, fendillée, est moins résineuse que le bois, mais plus amère. Les cristaux ou points brillants qui donnent à cette écorce un reflet particulier, et que l'on a pris pour de l'acide benzoïque, de la résine cristalline ou même de la gaiacine, ne sont autre que du sulfate de chaux. (Otto Berg.) La résine* (Guaîacine, de Devaux), qui exsude naturellement du tronc par des crevasses accidentelles, mais que l'on retire en plus grande quantité en faisant un trou dans toute la longueur des bûches, chauffant une. de leurs extrémités et recevant la résine de l'autre. En pharmacie, on l'extrait quelquefois de la ràpure au moyen de l'alcool. Elle est dure, cassante, brun verdàtre, d'une odeur benzoïque faible et d'une saveur âpre. Soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'étlier, et moins encore dans les huiles volatiles. (V. Essai des médicaments.) Elle se colore en bleu sous l'influence de l'air ozonisé. 534 GÉLATINE. La résine de gaïac du commerce est formée, selon Bnchner, de 80/100 de gakuine, le reste d'impuretés et d'un principe extractif acre auquel le gaïac doit ses propriétés ; car, selon cet auteur, il ne les doit pas à la résine. Thierry en a retiré de l'acide gaïacique. Soumise à la distillation sèche avec 4 fois son poids de sable, la résine de gaïac donne un hydrocarbure, le Gaîacène, Yhydrure de Gaiacyle ou gatacol et une substance cristal- lisable, la pyrogaîacine (II. S le -Clair e-Beville, Ilautefeuitle) (V. Un. Ph. 1866). V Esprit de gaïac, qui passait jadis poursu- dorifique et diurétique, était l'un des produits de la distillation sèche du bois de gaïac. VHuile de gaiac, employée en frictions dans le rhumatisme , en était un autre qui surnageait le premier. C'est en 1508 que les Espagnols apportèrent le gaïac d'Amérique pour la première fois dans leur patrie. Ils avaient vu les naturels s'en servir avec tant d'efficacité comme antisyphilitique, qu'ils le nommèrent bois saint, bois de vie (Ligtnun sanctum, s. vitce). La cure éclatante qu'il procura au célèbre guerrier Van- Hutten, qui publia à cette occasion un ouvrage où il exaltait les vertus du gaïac, fit que, dès 1519, il était connu du reste de l'Europe. Stimulant, di.iphoretique. Employé dans la goutte, le rhumatisme chronique, les maladies de la peau et surtout les maladies syphilitiques anciennes et rebelles. Farm, pharm. et doses. — Poudre*, 2 à 4,0; décocté (pp. 50 : 1000); extrait', 1 à 2,0; teinture*, 2 à 8,0. La poudre et la teinture de résine de gaïac s'emploient a dose plus faible. Les teintures sont fréquemment usitées comme dentifrice. C'est l'un des quatre bois sudoritiq. GAZE IODOFORMÉE (Doux). Iedpforrae....... 50 » Hniln de ricin. .. 0.50 Kther rectifié___ 500 » Gaze blanche, la- Alcool à0,900..., 500 » \ée et sans ap- Coloplirmc ....... 0.20 prêt........... 10 M. Faire absorber 100 gr. de la solution à 1 m. do gaze. Sécher a l'abri de la lumière à une température de 25 à 30°. GAZE PHENIQUÉE (Doux). Ar. phéniq. erist. 100 » Alcool à 90'___ 1250 i Térébenthine de Pour gaze blanche lavée et sans apprêt, 25 mètres. Conserver dans du papier parchemin ou des boites en carton. GÉLATINE. (De rd.a, et de gelu, gelée. Gallerle, al.) La gélatine est une substance neutre qui prend naissance par l'action prolongée de l'eau bouillante sur les tissus animaux et plus particulièrement les os, les cartilages, les parties tendineuses et aponévrotiques. Pure, elle est incolore, inodore et insipide. Sa dissolution dans l'eau chaude se prend en une gelée tremblotante par le refroidissement. L'alcool, le tannin, les autres substances astringentes , quelques sels métalliques, coagulent ou troublent le soluté de gélatine. Trop longtemps chauffée, elle perd la propriété de se prendre en gelée. Dans le commerce, on distingue plusieurs sortes de gélatine, en raison de leur origine, de leur degré de pureté, de leurs usages. 1° Gélatine pure, Qrênétine (du nom de son inventeur, Crenet, de Rouen). Elle est en feuilles très-minces, longues, blanches, transparentes; sert à faire des gelées, des blanc- manger, à recouvrir les pilules parla méthode Garot. Dans la proportion de 1/100, elle donne une consistance de gelée à l'eau. On l'extrait du cartilage des os de veaux et des peaux récentes d'autres jeunes animaux. Des gélatines un peu plus communes servent à clarifier les vins. On nomme Ilippocolle ou Ilokiak une gélatine préparée en Chine avec les parties blanches du zèbre et de l'âne; ses propriétés ne diffèrent pas de celles de la grénetine. La gélatine des os s'obtient facilement à l'aide de l'acide chlorhydrique qui s'empare des sels calcaires et laisse Ja gélatine à nu. Elle donne les meilleures colles [Colles de Rouen, de Bouxicillcr, etc.). 2° Colle de Flandre ou Colette. On l'obtient en faisant bouillir dans l'eau des rognures de peaux, de parchemins, etc. Elle est en feuilles minces, jaunâtres, un peu nébuleuses. Pulvérisée grossièrement, elle constitue la gélatine pour bains*. 3° Colle forte, Colle de Givet ou de Paris, obtenue de matières plus communes encore que la précédente; elle est en grandes feuilles noires, épaisses, et n'est employée que dans les arts. En faisant dissoudre au B.-M. 1000 de colle de Givet dans 1000 d'eau, versant dans la dissolution 200 d'acide azotique à 36°, par petites portions, et laissant refroidir, on a la colle forte dite liquide, qui se conserve, en effet, à cet état, est inaltérable , et s'emploie à froid; elle est susceptible d'application" en chimie et en pharmacie; comme lut, par exemple. On a une autre colle liquide en faisant dissoudre auB.-M.de la gélatine avec son poids de vinaigre fort, 1/4 d'alcool et un peu d'alun (Boettger). M. Balland, de Toul, prépare la colle liquide en faisant dissoudre à froid ou mieux à une douce température, 40 de gélatine ou de colle ordinaire concassée, dans 100 d'acide acétique du commerce. GELÉES. GELÉE AU BAUME DE TOLU. 535 W Colle de poisson ; Collapiscium , Ichthyo- colle* (de i'x.9ù;, poisson, w&Xa, colle) (Hausen- blase, al.; Icinglass, ang. ; Ghera samak, ar.; Hunsblas, dan. ; Cola de pescado, esp. ; Vis- chlyrn, hol. ; Ittiocolla, Colla di pesce, it. ; Karuk, pol. ; Cola de peixe, por. ; Klei rûbiu, rds. ; Husblces, su.). C'est la vésicule aérienne desséchée de différents poissons cartilagineux (Squales, Raies), mais principalement du Grand esturgeon, Accipenser huso, du petit esturgeon ou sterlet, Ac. ruthenus, et de l'esturgeon ordinaire, Ac. sturio (P. Chondroptéry- giens), qui abonde dans le Volga et les autres grands fleuves de la mer Caspienne et de la mer Noire. La bonne colle de poisson doit être blanche, semi-transparente, avoir une surface unie, un éclat nacré et se dissoudre presque sans résidu (V. Un. ph. 1869 et Essai des médicaments). C'est avec les ovaires et les laitances de ces grands poissons, qui égalent à peu près un tiers du poids total de ceux-ci, c'est-à-dire qui pèsent quelquefois plusieurs centaines de livres, que l'on prépare principalement le Caviar , substance remplaçant communément le beurre et l'huile d'olive chez les Russes et chez les Turcs, et qui, apprêtée avec soin, constitue un mets de haut goût, analogue a la Poutargae des Italiens, très-recherché comme hors-d'œuvre. Le commerce distingue trois sortes de colle de poisson : en lyre ou petit cordon, en cœur ou gros cordon, en livre ou feuilles. Celle dernière est presque la seule employée aujourd'hui. Vichthyocolle de Russie est la qualité la plus estimée ; viennent ensuite : celle de Vlnde, connue en Europe vers 1839, el employée maintenant en Angleterre ; attribuée à plusieurs poissons du genre pob/nemus, communs dans les mers tropicales et dans le Gange; Vichthyocolle du Brésil; celle de Chine provient des vessies natatoires de diverses espèces de poissons, communs dans les mers de Chine et de VAnguilla pekinemis, abondant dans les rivières, en particulier dans celle de N'ing-Po (V. J. ph. 1870). La colle de Mni/ence est une fausse colle de poisson. Il en est de même de l'ichlhyocolle de morue. La colle de poisson de la Guyane ou Ichthyocolle de Machoiran est fournie par la vessie natatoire du silurus félis et est très- employée, rabotée en copeaux, acidulée, pour la clarification de la bière. (O'Rorke, iteu.coZ.1859) En médecine, on l'a employée en soluté (pp. 5 ou 10 : 1000) sous forme de lavements dans les inflammations d'entrailles et en injections dans les irritations de la vessie. En pharmacie, elle sert a faire le taffetas d'Angl. Pour les gelées, on lui préfère aujourd'hui la grenéline. La composilion connue sous le nom de colle à bouche est de la belle colle de Flandre et de la colle de poisson, fondues ensemble avec de l'eau et coulées dans de petits moules plats rectangulaires. On colore cette colle de différentes manières. Cette même composition sert à faire des pains a cacheter, etc. On employait jadis le décocté d'une foule de matières animales dont l'action médicinale peut êlre reportée en grande partie, sinon entièrement, à la gélatine ; tels sont les bouillons de lézards, de crapauds, de scinque , de vipères, de renard, de pénis de cerf et de taureau, de cornes de rhinocéros, etc. GELÉES. Jelly, Frost, ang.; Jalea,E$p.; Elmasié, tuh. On donne ce nom à des saccharolés formés principalement de sucre et d'une matière gom- meuse ou gélatineuse, de consistance spéciale, toul à la fois molle et tremblante. Ce sont des préparations à la fois médicamenteuses et alimentaires, qui doivent aulant que possible flatter la vue, le goût et l'odorat des malades. On les distingue en végétales et animales, suivant la nature des substances qui en font la base. Les premières, tantôt sont de véritables mucilages épaissis et sucrés, comme les gelées de fécules; d'autres fois elles doivent leur consistance à la pectine, ou bien à l'acide pec- tique, comme toutes les gelées de fruits. (Voy. Acide pectique, p. 21 :î.) Les gelées animales ont pour base la gélatine dans un grand élat de pureté, hgrénétine ou tren l'ichtyocolle, colle de poisson. On les emploie lorsqu'il s'agit de faire des gelées de toutes pièces, avec des liquides aqueux. A part des gelées de fruits, qui se conservent intactes d'une année à l'autre et même au delà, toutes les autres sont d'une mauvaise conservation. Gelée d'amidon. Amidon ..................... 30 Délayez-le dans un peu d'eau froide et versez-le dans Eau bouillante sucrée....... bOO Laissez jeter quelques bouillons pour achever de convertir l'amidon en hydrate, puis coulez dans un vase en ajoutant quelques gouttes d'un alcoolat aromatique. Prép. ainsi la gelée de fécule de pommes de terre. Gelée analeptique. GeZee pectorale, Dactylène. Fruits pect.. 375 Gomme..... 90 Gélatine ..... 125 Réglisse ..... 90 Manne ...... 90 Sucre ....... TS0 F. S. A. une gelée avec Q. S. d'eau. Gelée au baume de Tolu. Baume de Tolu...... 60 Alcool............. Q. S Dissolvez et ajoutez : Eau...................... 2230 536 GELEE DE BAUME DE COPAHU. — Filtrez la liqueur et ajoutez-y : Ichthyocolle .......... 90 Acide tartrique...... 15 Faites dissoudre au bain-marie et ajoutez un mélange bien fouetté de : Eau de fl. d'oranger.. 125 Blanc d'œuf........n° 1 Gelée de baume de copahu (Stan. Martin). Baume de copahu..... 30 Blanc de baleine...... 10 Cbauffez au B.-M. et aromatisez avec quelques gouttes d'essence de menthe. A prendre dans du pain azyme. Gelée de baume de copahu (Cailliot). Baume de copahu..... 60 Colle de poisson ou Sucre................ 20 gélatine pure... 4 à 5 Eau ordinaire........ 40 Agitez rapidement le mélange de baume et de solution sucrée gélatineuse, aromatisez avec quelques gouttes d'une essence. On peut ajouter à cette gelée les baumes du Pérou, de tolu, l'essence de malico, l'essence de cubebe. Sons le nom de Copahu gélatiniforme, M. Van de Walle, de Bruxelles, prépare à l'aide de la formule suivante une émulsion de copahu, d'une saveur à peine sensible, et de consistance gélatineuse : Baume de copahu... 500 Eau dist............... 50 Sucre blanc, miel du Ess. de menthe poiv..... 5 pays, âà,......... -50 Carmin ou rouge d'anil. Q.S. Chauffez à un feu doux pendant 10 minutes, dans une bassine, le copahu, le sucre, le miel et l'eau, remuez pour favoriser la division, enlevez du i u, colorez par le rouge d'aniline et aromatisez après refroidissement. [Un. Ph. 1868). Gelée de carragaheen. Gelutina de fuco oispo. Carmg-heen......... fio Ean distillée....... Q.S. Sncre blanc......... 125 Eai de Heur d'or.mger 10 Lavez avec soin le carragaheen à l'eau froide, faites-le bouillir pendant une demi-heure dans une quantité d'eau suffisante pour obtenir, après exp'e sion, environ 250 grammes de liquide. Pa se/ à travers une étamine, ajoutez le sucre et faites réduire à 250 grammes. Après quelques instants, enlevez l'écume et coulez dans un pot où vous mélangerez la gelée avec l'eau de fleur d'oranger. Les proportions indiquées ci-dessus doivent produire 2ô0 grammes de gelée. (Codex.) On obtient aussi la gelée de carragaheen avec : Sacch. de carragaheen. 40 Eau................ 100 Sucre................ 20 Eau de fl. d'oranger.. 5 Délayez le saccharure dans l'eau, ajoutez le sucre, portez à l'ébullition, écumez, aromatisez et coulez dans un pot. La Gelée de carragaheen au lait, de Badins, se prépare en remplaçant l'eau par le lait. GELÉE DE CORNE DE CERF AMYG. Gelée de chou rouge. Feuilles de chou rouge. 320 Eau............. Q. S Faites cuire, passez et ajoutez : Colle de poisson...... 60 Sucre ............... 75 Clarifiez au blanc d'œuf et cuisez en consistance. (Cad.) 30 a 125 grammes, par jour, dans le catarrhe et la phtisie pulmonaire. Gelée de coings. Coings mondés ...... 3000 Eau............... 5000 Faites cuire, passez et ajoutez : Sucre................... 2000 Clarifiez au blanc d'œuf et 'ailes cuire en consistance. Pour obtenir la gelée de coings aromatisée, on ajoute du girofle, de la cannelle et du zeste de citron. Préparez de même la gelée de pommes. Gelée de colle de poisson alcoolique. Eau distillée........ 375 Colle de poisson...... 43 Chauffez légèrement et ajoutez : Alcool à 80" ................ 125 Laissez refroidir. Cette gelée se conserve indéfiniment; elle contient 2,5 de colle de poisson par 30,0. Béral l'a proposée pour donner de la consistance aux gelées végétales et éviter la peine de faire chaque fois une nouvelle dissolution décolle de poisson. On pourrait s'en servir pour administrer, sous forme agréable de gelées, une foule de substances. Veut-on faire usage de cette gelée alcoo- liflue, on en ajoute une quantité convenable au liquide que l'on veut transformer en gelée, on fait jeter quelques bouillons pour chasser l'alcool et l'on passe. Gelée de corne de cerf. Corne de cerf râpée et lavée à l'eau tiède......... 250 Faites cuire doucement en vase couvert dans 2000 d'eau jusqu'à réduction de moitié, passez en exprimant, ajoutez : Sucre ............... 125 Suc de citron....... n° i Clarifiez à chaud avec un blanc d'œuf battu avec un peu d'eau, et faites concentrer jusqu'à ce qu'un peu du liquide déposé sur un corps froid se prenne en gelée. Ajoutez alors le zeste du citron, passez et failes refroidir (Codex). Moucbon fait préparer cette gelée avec : Saccharolé de corne de cerf, Eau bouillante, ââ. P. E. Aromatisez avec Q. S. d'oléosucre de citron. Ce procédé nous paraît préférable à ceux proposés jusqu'ici et en particulier à celui de M. Ferrez, i;ui consiste à débarrasser la gélatine du sel calcaire par l'acide cblorhydrique. Gelée de corne de cerf amygdaline. Blanc-manger. Gel. de corne de cerf. 250 Eau de fl. d'oranger... 4 Amandes d. en pulpe. 30 Ess. de citron, goutt.. 12 Sucre............... 15 (Guib.) GELÉE D'ÉTHER. Gelée d'éther (Cailliot). Éther sulfurique...... 10 Eau................. 50 Sirop simple.......... 40 Ichthyocolle.......... 4 On peut remplacer l'éther par les teintures éthérées, d'asa-fœlida, de casloréumetde valériane. Gelée de glycérine (Stratin). Gomme ad ragante. 8 à 15 Glycérine........... 30 Eau de cham........ 120 Eau dist. de roses.... 100 En onction ou en embrocation contre les écorchures, excoriations, fissures du mamelon, de» lèvres et des mains. Gelée de gomme ammoniaque (Cailliot). Gomme ammoniaque.. 5 Eau................. 40 Jaune d'œuf.......... 15 Gélatine sèche........ 10 Sirop simple .......... 30 Préparez de même la Gelée (Tasa-fœtida. Gelée de goudron (Cailliot). Goudron médicinal.... 5 Eau................. 50 Huile d'am. douces... 15 Ichlhyocolle.......... 5 Sirop de gomme...... 30 Gelée de groseilles. On extrait le suc des groseilles, par expression à froid ou par la chaleur, on passe au tamis de crin, on met le suc sur le l'en avec P. E. de sucre, on écume et Ton fait cuire jusqu'à ce que la liqueur se prenne en gelée par refroidissement. On doit faire cette opération promptement. On prépare de môme la Gelée de framboises. Gelée d'huile de foie de morue (Mouchon). Gélatine fine. 16 Huile de foie de morue..... 250 Eau........ 125 Essence pour aromates.....Q. S. Sirop simp.. 129 Pour 500 de gelée. Dissolve/- la gélatine dans l'eau bouillante, ajoutez successivement sirop, huile et aromate; plongez dans l'eau froide le vase contenant le mélange ; battez la gelée pendant cinq minutes et versez-la encore bouillante dans un vase approprie. M. Dufourmantel a donné une formule analogue; il supprime seulement le sirop simple, aromatise avec l'essence d'anis, et remplace la gélatine par l'ichthyocolle. On a proposé de remplacer la gélatine par du mucilage de fucus, A'agar-agar ou de lichen d'Islande, par du blanc de baleine, et d'y ajouter du rhum, du garus, du quinquina, etc. (V. Jouru. pharm., 1858.) Gelée laxative. Eau................... 2000 Veau ............ 1000 Faites bouillir deux heures, passez, ajoutez: Manne choisie ............... 90 Faites bouillir, passez. (Cad.) Gelée de lichen d'Islande ^. Saccharole de lichen. "5 Sucre. 75 Eau.. 150 GELEE DE PAIN. 537 Faites jeter un bouillon, écumez et aromatisez avec 10 d'eau de fleurs d'oranger; pour 250 gr. de gelée. (Code*.) C'est toujours la gelée sans amertume que l'on donne a défaut de spécitication. Gelée de lichen amère. Lichen d'Islande............. 60 Faites bouillir dans Q. S. d'eau pendant une heure, passez avec expression, laissez reposer, décantez, remettez le liquide sur le feu, ajoutez-y : Sucre ............... 125 Colle de poisson...... 't Remuez jusqu'à ébullition et entretenez en cet état jusqu'à concentration convenable. Passez et failes refroidir. Celte dose donne environ 250,0 de gelée. Le nouveau Codex prescrit 5 de lichen qu'il fait bouillir 5 minutes dans eau Q. S. pour obtenir 150 de decocté et qui sont substitués aux 150 d'eau commune, dans la formule de la gelée de lichen. La gelée de lichen au quinquina ou tonique s'obtient en remplaçant le sucre de la gelée de lichen amère par 180 grammes de sirop de quinquina ; ou avec : saccharole de lichen, 75; sirop de quinquina, 110; Eau, 115. Pour 250 de gelée. (Codex de 1800.) Gelée de mousse de Corse. Mousse de Corse. Sucre hlanc..... 30 60 Vin blanc............ 66 Colle de poisson ....... 5 Faites bouillir la mousse de Corse pendant une heure dans Q. S. d'eau pour obtenir environ 200,0 de liqueur, passez, exprimez, ajoutez à la colature les autres substances (la colle de poisson ramollie dans l'eau), failes cuire en consistance, passez et faites refroidir. Pour 125 de gelée. (Codex.) Béral prépare cette gelée avec sirop de mousse de Corse, 180, gelée alcoolique de colle de poisson, 90; faites réduire à 250. On peut encore la préparer à l'aide du saccharole de mousse de Corse. La gelée vermifuge de Marcellini contient en plus de la fougère mâle et de l'extrait ethéré de cetle même substance. Le sucre est remplacé par du sirop de mûres. Gelée de pain. Pain biscuité........ 180 Eau ............... 3000 Faites bouillir pendant une heure, passez, et à 270 de colature ajoutez : Vin d'Espagne........ 60 Suc de citron......... 15 Eau de cannelle...... 8 Sucre................ 45 La Panade des Anglais se fait avec : Pain de seigle grillé.. 180 Cannelle............. 2 Ecorce de citron..... 8 Vin blanc........... ~20 On fait cuire et on passe. Î138 GELÉE PECTORALE DE CHOULANT. - GELSEMIUM SEMPERVIRENS. Gelée pectorale de Choulant. Polygala de Virginie.. 8 Eau.............. Q. S. pour obtenir 250 de décodé. Ajoutez à la colature : Colle de poisson... Q. S. Sirop de fl. d'oranger. 30 A prendre par cuillerées. (Bad.) Pliœbus supprime la colle de poisson et ajoute 2,5 de salep. Gelée de salep. Salep ...... 15 Sucre..... 125 Eau........ Q. S. Pour une livre de gelée que vous aromatisez à volonté. (Soub.) Préparez de même la Gelée de sagou en doublant la dose de celui-ci. Plusieurs pharmacopées indiquent un simple mucilage sans sucre ni aromate. Gelée de table simple. Gi'éuétine. 30 Eau.. 750 Sucre. 500 Acide citriq. On fait dissoudre d'abord la grénétine, puis le sucre et l'acide; on ajoute un blanc d'œuf battu a\ec un peu d'eau, on l'ait bouillir, on écume, on passe et on aromatise. (Soub.) Colle de poisson Eau.. Sucre. Gelée de table à l'orange. 23 Acide citrique............ * 750 Teinture de zestes frais d'o- 375 range.................. 25 On prépare de la même manière la gelée au citron en remplaçant la teinture d'oranges par celle de citrons. (Soub.) Gelées de table alcooliques. On les prépare suivant les deux formules ci-dessus; seulement, quand la gelée est passée, et, avant de la couler, on y mêle 180 gr. d'un alcool agréable, soit rhum, marasquin, kirschwasser ou tout autre. (Soub.) Gelée de térébenthine (Cailliot). Térébenthine médicin . 25 Sirop simple.......... 30 Huile d'am. douces... 5 Eau................. 35 Gomme pulvérisée----- 5 Irfuhyocolle.......... 4 Aromatisez avec une essence, Q. S. Gelée de veau médicinale. Gelée adoucissante. Pied de veau...... n» 1 Lait............. 1 litre. F. cuire à petit feu pendant quatre ou cinq heures et ajoutez à la colature : Sucre................ 500 (Sàinte-Mab.) Quelques pharmacopées ajoutent du vin de Malaga et remplacent le lait par de l'eau. GELSEMIUM SEMPERVIRENS. Jasmin odorant de la Caroline ; Jasmin jaune ou sauvage ; Wild yellow ; Jessanine des Etats-Unis. Plante grimpante de la famille des Loga- niacées, tribu des Gelsémiées (Hooker) qui croît abondamment en Amérique, dans la Virginie, la Floride et au Mexique. Elle a été introduite en Europe au milieu du dix-septième siècle. Les tleurs sont élégantes, jaunes, à odeur de jasmin. La portion employée comme remède est la racine inscrite dans la pharmacopée des Etats-Unis. Elle se présente sous forme de racines cylindriques, lisses, d'un brun pâle. En 1870, M. Wormley en a retiré un acide cristallisable et inerte; Yacide Gelsé- mique, dont les solutions alcalines sont fluorescentes à un haut degré ; des expériences récentes ont démontré que cet acide volatil possède toutes les propriétés chimiques et physiques de ÏEsculine du marronnier d'Inde. L'identité des deux produits ne paraît pas douteuse.— De son côté, M. Fredigke (Bull. thér. 1876) a obtenu de la racine de Gelsemium un alcaloïde non cristallisé qu'il a appelé Gelsémine et représentant la partie active de la plante. Il concentre l'extrait aqueux préalablement dépouillé par l'éther de l'acide Gelsémique, puis il l'agite avec le double de son poids d'alcool concentré qui précipite une matière gom- meuse; il filtre le liquide, le concentre, puis ajoute de la potasse et agite la liqueur avec du chloroforme ou de l'éther qui enlève la Gelsémine. — Elle est très-amère, amorphe, blanche, très-alcaline. A peine soluble dans l'eau, soluble dans l'éther, plus soluble dans le chloroforme, le sulfure de carbone. Ses sels sont très-solubles dans l'eau, les alcalis la précipitent de ses solutions acides. Elle se volatilise au-dessus de 100°. Le. bichlorure de mercure la précipite en blanc; le tannin, le bichl. de platine, le chlorure d'or, l'iodliydrai-gyrate de potassium produi eut des précipités dans des solutions qui n'en renferment que de> traces. Le Gelsemium renferme en plus deux substances résineuses, une huile volatile, une matière colorante. Ce qu'on désigne en Amérique sous le nom de Gelsémine est un mélange de l'alcaloïde et des résines. Le Gelsemium et la Gelsémine constituent des agents toxiques et thérapeutiques puissants en injection hypodermique. Smilligr. de Gelsémine tuent un chat en une demi-heure. En thérapeutique (Dujardin-Beaumetz), on s'estMtrtout servi de la teinture de Gelsemium (1 partie de racine et 5 d'alcool), mais cette teinture détermine facilement des accidents toxiques lorsqu'on dépasse la do e de 2 grammes. Les accidents mortels signalés sont déjà assez nombreux pour que les praticiens n'apportent pas une prudence extrême dans son emploi. La poudre de la racine à la dose de 10 à i"> centigr. a également occasionné des accidents graves chez des enfants (Sawyer). Le docteur Grover-Coe donne la Gelsémine GENEPIS OU GEN1PIS. — GENEVRIER. 539 aux closes fractionnées de 20 à 60 milligr. par jour. Le Gelsemium et la Gelsémine produisent la paralysie des mouvements volontaires et réflexes; une forte dose amène la mort en paralysant le, nerf vague; il peut survenir des phénomènes convulsifs (Tétanos gelsémique). Le pouls est peu influencé, la fréquence de la respiration diminue. L'action sur la pupille varie suivant l'administration ; à dose modérée il y a resserrement; à dose plus élevée, dilatation, diplopie, vertiges, bâillement, faiblesse et douleurs dans les membres, etc. La Fummella importée du Rré-il pour falsifier le safran paraît être la fleur d'un gelsemium. GÉNÉPIS ou GENIPIS. Feïsenbeifuss, AVeisser genip, ai,.; Creping wornrwood, ang.; Genepi, Assenzio alpino, it. Plusieurs petites plantes alpines portent ce nom, mais la plus usitée est le Génépi blanc, Absinthe suisse ou des Alpes ; Artviuisia rupes- tris. (Synanthérées.) Vulnéraire, tonique, stomachique, fébrifuge, emménagogue. L'absinthe suisse des liquoris- tes est préparée avec le Génépi. On la dit supérieure à celle préparée avec l'absinthe ordinaire. GENÊTS. Faerbeginster, Grilbkraut, al.; Dyer's genîste, ang.; Trangabil, ar.; Genesta, Esparto, Re awa macho, ESP.; Ginestra, it. On a employé trois sortes de genêts : 1° Genêt herbacé, genêt purgatif; Genista sagittalis et purgans ; 2° Genêt des teinturiers, Spargelh ou Gênestrolle; G. tinctoria; 3° Genêt à balais; Gcmsta scoparia; Spartium seoptiritlm. Les feuilles de genêt sont généralement purgatives. Les cendres du G. scoparia étaient usitées jadis comme diurétiques. L'infusé des (leurs a été administré contre la goutte, le rhumatisme, etc. Les Anglais font grand cas des sommités de genêt comme diurétique : le décocté des fleurs (15 à 30 : 1000), à la dose de 2 cuillerées à bouche toutes les heures, a été employé avec succès dans quelques cas d'albuminurie. (Bouch.) Dans le Sahara, on recouvre les blessures de vipères avec les tiges de genêt, pilées et bouillies. M. Stenhouse a découvert dans le genêt à balais : la scoparine, substance cristalline, jaune, qui en est le principe diurétique, et la spartéine, alcaloïde liquide volatil, toxique, et formant avec les acides des sels qui cristallisent facilement. Le sulfate qui se présente sous forme de gros rhomboïdes transparents, très solubles dans l'eau, a été introduit dans la thérapeutique par M. le D r Germain Sée à la dose de 10 à 15 centigrammes par jour, comme un médicament dynamique et régularisateur du cœur. GENEVRIER. Junipenis vulgaris ou commuais. (Conifères.) Waeholder, Kaddid, al.; Juniper, ang.; Ararnas, ar.; Ene, Enebœr, :>an.; Enebro, esp.; Genever, hol., Gi- nepro, it.; Jalo wiee, pol.; Zimbro, por.; En, su.;'Ar- ditch, TUR. Arbrisseau commun surtout en Hollande. Le bois, qui est dur, compacte et résineux *, est considéré comme sudorifique et antisyphilitique à l'égal du gaïac. Les sommités et les feuilles sont réputées purgatives, et leurs cendres hydragogues. Les fruits ou genièvre ^ *, improprement nommés baies, sont de petits malacônes formés de trois écailles soudées, contenant un su ; pulpeux sucré et des semences osseuses, anguleuses, creusées de petites fossettes garnies d'utricules remplies a'huile volatile avant la maturité des fruits, mais qui se résinifie à cette époque. De sorte que, pour obtenir cette huile, il faut prendre les fruits non mûrs, et- pour préparer l'extrait, attendre qu'ils soient arrivés à maturité, et même les prendre dessé, chés, comme on le fait le plus ordinairement. Le genièvre contient : huile volatile, résine. cire, extractif, matière sucrée, matière amere (Juitipèrine, de Steer), pectine, substances pro- téiques, cellulose; acides formique, acétique, malique; matières minérales ifionath.) Il nous vient, en tonneaux ou en ballots, de Hambourg, Trieste, etc. Infusées dans l'eau, les baies de genévrier éprouvent la fermentation Pt donnent le Vin de genévrier, d'où on retire par distillation Vniu-'le-vw de genièvre, ou simplement le genièvre des Allemands. (V. Appendice — Ratafia de genièvre.) Leur emploi communique aux urines une odeur de violette. L'extrait ou rob* porte le nom de thèriaque des Allemands; on l'emploie à la dose de 1 à 10,0. 11 est surtout usité dans l'hippiatrique ; les baies elles-mêmes s'emploient en infusé (pp. 20 : 1000) comme stomachique et diurétique. On les emploie aussi beaucoup en fumigations comme excitant, antirhumatismal. — Essence *, 8 à 10 gouttes ; hydrolal, 10 à 100,0. L'essence de genièvre ad lilionnée peu à peu d'iode (essence iodée), ne réagit pas sur l'amidon, possède l'odeur des baies de genièvre, ne détruit ni ne jaunit la peau ; mais on trouve de l'iode dans l'urine, la salive et le mucus nasal des malades qui en ont fait usage. (Bélier). Le Juniperus oxycedrus, L. Cade, Oxycèdre, arbre de petite taille qui croît dans le midi de l'Europe, fournit par la combustion de son bois une huile noirâtre fétide qui est la véritable hutte de cade, à laquelle, par fraude, on substitue souvent la fausse (V. Goudron). Les baies de cette espèce (Juniperus major) sont 540 GENTIANE. — GEOFFREE. doubles ou triples en grosseur de celles du genévrier ordinaire. Les propriétés antiherpétiques de l'huile de cade ont été rappelées avec beaucoup d'insistance par M. Serres, d'Alais. Elle est antipsori- que, vermifuge, odontalgique. Aujourd'hui elle est fort usitée. La fameuse Huile ou gouttes de Haarlem ( medicameiitum gratià probatum ), de Kon- ning TMy, qui jouit d'une très-ancienne réputation contre les affections goutteuses, rhumatismales, spasmodiques, la gravelle, et comme vulnéraire, etc., nous parait être une sorte d'huile de. cade (V. Un. ph. 1874). Des auteurs pensent que c'est de l'huile pyrogénée de gaïac; suivant M. Vidalogue, sa véritaMe composition serait la suivante : pétrole, huile animale de Dippei, ess. de térébenthine, Alcool cemphré, fa, P. E. GENTIANE. Gentiane jaune, Grande gentiane ; Gentiane lutea. (Gentianées.) Enzian, BÎUerwurzel, Berglîeberwurzet, AL.; Gentian, aniî.; Sodé, Sodrod, Skïersoda, dan.; Genciana, esp., POR., Gentiaan, HOL.; Genziana, 1T.; Korznt, Goryezy, POL.; Gentsiana, Goretscliavka gelmaya, nus.; Bagg- sœta, su.; Gentiani, tur. Plante <$ haute d'un mètre au plus, à feuilles opposées, sessiles, larges; fleurs jaunes disposées en verticilles le long de la tige (fiy. 82). La racine \ , . 0 . seule partie usitée, telle qu'on l'apporte de la Suisse, de la Bourgogne, du Jura, des Vosges on de l'Auvergne, est grosse comme le pouce, conique, rugueuse, grise à l'extérieur, jaune spongieuse , à l'intérieur : son odeur est forte et sa saveur très-amère. Elle contient un principe colorant jaune cristallin (le gentisin.gentianin, ou gen- tianine), un principe odorant fugace, de la glu, une matière huileuse verdàtre, du sucre in- cristallisable, de la gomme, de l'acide pecti- que, une huile volatile, et un principe amer cristallisable, le Gentiopicrin, glucoside qui se dédouble, au contact des acides, en glucose et en gentiogénin. (Ludwig et Kromeyer.) La teinture de gentiane composée perd lentement son amertume par suite de la destruction du gentiopicrin en présence du carbonate de soude. Dans les Vosges, on prépare une liqueur spi- ritueuse avec la gentiane appelée Eau-de-vie de Gentiane, en mettant à profit le sucre que contient la gentiane, la faisant fermenter avec de l'eau, distillant et rectifiant le produit sur de l'absinthe, du thym, du fenouil, etc. C'est une sorte de panacée pour les montagnards. On considère la gentiane comme le roi des amers indigènes. C'est un tonique, un stomachique et un fébrifuge très-employé. Cortic* peruviano nunduminvento, sola geutiana febr*s quartanas expugnatas esse (Boerhaavé, Hist. plant). On a donné le. nom de fébrifuge français à un mélange à P. E. de gentiane, de camomille et d'écorce de chêne. Form. pliarm. et doses. —Poudre*,! à 4,0; infusé (pp. 5:1000); extrait*, 2,0 à 4,0 ; teinture *, 2 a 8,0 ; vin *, 10 à 100,0 ; sirop, 10 à 100,0. Elle a fait la base de la célèbre poudre du dm- du Portland, contre la goutte. On en a lait des pois à cautères. Les vétérinaires l'emploient fréquemment dans la dyspepsie des chevaux. Elle est la principale substance de leur thé.riaque. Le nom de gentiane vient de celui d'un roi d'Illyrie, Gentius, vivant 172 ans avant Jésus-Christ, et qui, le premier, fît connaître les vertus de la plante qui nous occupe. L'emploi de la gentiane en médecine remonte donc à une époque très-reculée. Dioscoride et Pline la mentionnent. Les Gentiaua purpurea et puuctata sont fréquemment usitées en Allemagne. La C/iirettt (Chiretta, ang.; Shayraet cooehie, ap>. tam. ; Clriraceta, ind.); Geutiana Chirayta, Agathe les ou Ophelia Chirayta, Don., plante © de l'Inde, qui a toutes les propriétés de notre gentiane, est fort usitée au Bengale, comme tonique et fébrifuge. Guibourt avait cru a tort y reconnaître le Calamus aromatieus des anciens. GEOFFREE. Koblbaum, Wurnirinde, al., Wormbark, Cabbage tree bark, ano.; Ormb.irktrae, dan.; Maskbark, su. Les écorces amères des Geoffma (Andira) mémos et stirinamensis (Légumineuses), arbres de la Jamaïque et de Surinam, sont mentionnées par quelques pharmacopées comme anthelminlhiques à la dose de 1 àlOdécigr. et comme émétiques a plus haute dose. Elles contiennent un glucoside : VAudirine. L'angéline, angélin, et mieux angélim, est l'amande du fruit du Geofprœa vermifuga ou Andira ibaiarriba, qui croît au Brésil, où la semence jouit d'une haute réputation, comme vermifuge, administrée en poudre ou en infusé. GERAMONS. — GINSENG. 541 GERANIONS. Bers-de-(jrue. (Géraniacées.) Ruprechlsstorchscbiiabel, Robertskraut, al. On a employé en médecine Vllerbe à Robert ou à l'esqaiuancie ; Géranium robertianum , comme astringent en gargarismes et contre la stérilité, et dans les mêmes circonstances les G. sanguineum et pratense ; des racines de ce dernier, M. Mùller a extrait une matière amère, la G&raniine ou Géranine. Le G. mos- chatam a été employé comme antispasmodique et excitant. Le Géranium (Pelurgonium) odoratissimum donne une huile volatile (Huile vol. de géranium ou de Palmarosa) analogue à celle de rose ; celte essence de géranium (g&raniol) pure, bout de 2,52 à 233°, et esl isomérique avec le camphre de Bornéo (Jacobsen) (V. Un. ph. 1872). On prétend qu'une partie de celle vendue pour essence de rose n'est que de l'essence de Pelargonium. Le Géranium maculatum L. (géranium mandé, bec-de-grue tacheté, pied-de-cornedle, Ra- haehmdes americanum, etc.), est très-employé par les Indiens du nord de l'Amérique, comme un astringent énergique; de la le nom de racine d'alun qu'on lui a donné. Elle renferme beaucoup de tannin, de l'ac. gallique, une matière colorante rouge, deux résines et une matière cristalline particulière (Ti den). Le doc- leur Wood vanie les rhizomes de celle plante comme le meilleur astringent. On l'administre en poudre , décoction, infusion , teinture , extrait résinoïde appelé Géranin. GERMANDRÉE*. Petit-chêne, Chenette, Chasse-fièvre ; Quercula, ClMmœdri/s, Teucrium chamœdrys (Labiées.) Edler Gamander, Erdweihrauchkrant, AL.; Garmander, aug.; Caniedrio, ESP., POR.; Gamanderlyn, hol.; Ca- medrio, yuerciola, Calamandrina, it.; Ozanka, pol.; Ekegrœs, su. Kissadjik mahmoud tur. Plante % commune dans les bois, et dont on emploie les sommités fleuries comme excitant amer et Ionique. On a employé dans les mêmes cas : 1° la Germandrée maritime ou Marum verum (Am- berkfflat, Ratzeukraut, ai,.; Maro, esp. ; Am- braw liele, pol,; Kahjrœs, su.); Teucrium marum; 2° la Germandrée aquatique, Germandrée aV«« ou Scordium; T. scordium* ; 3" la Germandrée ivette, Ivette ou Chamœpitys ; T. chamœpitys (Scldagkraut, Feldeypresse, Er- dweihrauch, al.; Grouud pise, a;vg. ; Kama- chitos, ar.; Camepiteos, Pinillo oloroso, esp.; Veldeypres, hol.; Camcpizio, it.; Iwinka, Piz- notva, pol. ; Çhamepite por.) ; les médecins arabes l'ont boire sa décoction aussitôt après la piqûre du scorpion; W V Ivette musquée, Aiùga iva, T. ira, préconisée par les Arabes contre le choléra, et très-employée par eux contre d'autres maladies ; 5° enfin, le Polium, T. creticum. Ce dernier, sous le nom de stachys anatolica, a été proposé contre le choléra indien. GILLÉNIE. Gillenia (Spirœa) trifoliata. (Rosacées.) Indian physik, Beaumont root, ang. Arbrisseau de l'Amérique septentrionale; Pécorce de sa racine passe pour eiuéliqne. La racine est surtout employée par les Indiens. GINGEMBRE*. Ingwer, Iniber, Ingber, al.; Ginger, ang.; Zingabil, An., beng.; lliang, en.; Inghura, lyn.: Ingever, Gengibre, esp., por.; Sont, Udruck, ino. Gember, hol.; Zenzero, IT.; Jaiakiag dschey, jav.; Anchoas. mex.; Zungebil, per.; Jembier, pol.; Imbir beloi, rus.; Sunthl, Ar- draka, San.; Ingefœra, su.; Sukku, Injie, tam.; Sonti, tjltum. tel.; Zentzephil, tur. Le gingembre était connu des anciens comme un aromatique. Dioscoride le désigne sous le nom de Zfjprîéepi;. C'est la ra ine ou plutôt le rhizome de VAmomum zinqiber, L., Zingiber officinale, Rose. (Amomacees), qui croit aux Indes orientales et en Amérique. Cette substance offre deux variétés commerciales : 1° Gingembre gris ou noir ®*. C'est le plus employé. Ce sont des morceaux longs de 3 à 5 centimètres, aplatis, géniculés, gris à l'extérieur, jaunâtres à l'inlérieur. Odeur et saveur camphrées, aromatiques, agréables. 2" Gingembre blanc*. Il ne diffère du précédent qu'en ce qu'il est tout à fait blanc à l'extérieur, différence qui provient de ce qu'il a été décortiqué avant la dessiccation. Le gingembre contient : résine molle, sous- résine, huile volatile, extractif, gomme, amidon, matière azotée. Excitant, stomachique, carminatif Irès-usité en Angleterre. On en fait une poudre, une teinture, un vin, une bière. Dose de la poudre, jusqu'à deux grammes. Les Arabes emploient le gingembre comme aphrodisiaque et pectoral ; sa décoction concentrée constitue pour eux un gargarisme efficace contre l'aphonie. Beral a nommé prperoide de gingembre un extrait élhere que l'on obtient en traitant par déplacement la poudre de gingembre par retirer, et faisant évaporer au bain-marie. Une partie de piperoïde correspond a seize de gingembre. GINSENG. Gin-sen, Ninzin, Ninsi, Nindsin ; Sium ninsi, Pauax quinquefoliwm, (Ombellileres.) Ffinblaettrige Rraftwurzel, Ginseng, al.; Cbmsing, esp.; Nindsin, Dsindsorn, jav.; Ginsao, por. Substance célèbre chez les Chi !ois à cause de ses vertus merveilleuses; c'est pour eux une panacée universelle. Le vrai Ginseng chinois (Panax ginseng) est une toute petite racine 542 GIROFLE. — GLUTEN. fusiforme, souvent bifurquée à la façon des cuisses humaines, d'une odeur et d'une saveur aromatiques; elle contient beaucoup d'amidon et de gomme. On l'emploie encore, mais rarement, comme aphrodisiaque. On en fait des pastilles et un \in cordial très-vanté. Elle passe pour un bon fébrifuge. Récollée en Tartarie, en Mandchourie ou en Daourie, cette racine est jaune et a l'aspect du succin ; tandis que, récoltée en Corée, on Chine et au Japon, elle est blanchâtre ; on l'appelle cori-sen. La première passe pour plus ac- tiveque l'autre. M. Garrigues ya trouvé une matière particulière qu'il a nommée Fanaquilm. La découverte du ginseng dans le Canada fut faite, en 1718, par le père Laflteau, de la compagnie de Jésus, missionnaire dans cette colonie alors française, qui adressa un mémoire à ce sujet, au régent, auc d'Orléans. On la rencontre accidentellement mêlée à la racine de serpentaire et de polygala. GIROFLE*. Gérofle, Clous de girofle, Clous aromatiques. Gewucrznelken, Kreidenelken, Naegelein, al.; Cloves. ang.; Kermful, Koronfel.AR.; Buwah-lawang, Han-ting- hian, ch.; Wanaia cin., Kryde nellike, dan.; Lanng, duk., Clavillos Clavos de especia, esp.; Kruidna- gel, HOL.; Garotano, it.; Wohkaya lawang, jav.; Alykhet, per.; Gwodzliki kramne, pol.; Gravo de In- dia, por.; Givosditschka,, rus.; Lavanga, San.; Kryd- dnegliker, su.; Cranmbu, tam.; Lawangum, tel.; Ca- renfil, tur. C'est la fleur non développée du Caryophyl- lus aromaticus, L. Eugenia ccuryophyllata, Will. (Myrtacées), petit arbre toujours vert qui croît aux Moluques et aux Antilles. Le girolle a la forme d'un clou, dont la tête est représentée par les pétales couchés les uns sur les autres en forme de bouton, tandis que le corps et la pointe le sont par le calice contenant l'ovaire. Odeur aromatique; saveur acre et épicée. 11 contient une huile volatile ahondante qui rougit par l'acide azotique; une résine (earyo- phylline, de Lodibert) qui se dépose cristallisée d'une teinture concentrée; une huile fixe aromatique (eugénine). On trouve quelquefois dans le commerce le fruit du giroflier sous le nom (TAutofles, de Mères de girofle, de Clous matrices , ainsi que les pédoncules sous celui de Griffes de girofle, tous employés comme le girofle, lui-même. Excitant, stomachique. On en l'ait une teinture*. 11 enlre dans un grand nombre de préparations; il fait partie du Koheul ou pommade antiophthalmique a base de sulfure d'antimoine, très-employée par les Arabes. Vessence* est fréquemment employée contre les maux de dents. Avec l'infusion de girofle, l'acide borique et la glycérine on fait une liqueur antiseptique, appelée amykos ou amyho- saseptine, employée pour conserver la viande. GIROFLÉE. Violier; Cheiranthus cheiri, L. (Crucifères.) Goldlack, al.; Walflo-sver, ang.; Gyldenlack, ban.; Alheli camerello, esp.; Goudlakense, hol.; Viola gialla, Viola a ciocca, it.; Goi^eiro amarello, por. Plante £ qui croît dans les jardins, mais qui vient à l'état sauvage sur les murs. Elle était jadis employée en médecine contre l'avorte- ment, et les fleurs comme céphaliques, cordiales, anodines, antispasmodiques. Quelques pharmacopées étrangères indiquent encore une huile de giroflée préparée par infusion. GLACIALE. Cristalline ; llesembryanthemum cristaUinum, L. (Ficoïdées.) Eiskrant, Mittagsblume, al.; Iceplant, Diamond fig, ang.; Isplante, dan.; Ilicrba de la Plata, esp.; Ysk- ruid,HOL.; Erbacrislallhia, vs ; Agelada, pob..; Isœrt,su. Plante ©du midi de l'Europe, cultivée chez les amateurs à cause de la singularité de ses goultescristallinesqui ressemblent àdes gouttes d'eau glacée. Elle a ete vantée comme adoucissant d, ns les toux convulsives, la phtisie, la strangurie; puis, contusée, en application sur les brûlures, les plaies. GLOBULAIRE TURBITH. Turbith blanc ; Globularia alypum. (Globul.) Alypiblaetter, Kugelblumenblaetter, al. Arbrisseau du midi de la France, dont les feuilles ont été proposées comme le meilleur succédané indigène du séné. 11 est très-commun sur le littoral de l'Algérie, où sa décoction passe pour guérir la fièvre intermittente On l'utilise aussi contre la sciatique, pour guérir les constipations opiniâtres, à la dose de 50 à 100 gr. par litre, en décoction. Contient un glucoside : la globularine. La Globulaire commune, Boulette, paraît jouir à un degré moindre des mêmes propriétés. GLUTEN. Triticine, Fibrine ou Colle végétale. Kleber, Pflanzenleim, al.; Gluten, esp.; Glutina, it. Matière particulière découverte par Becca- ria, que l'on obtient dans les laboratoires en faisant une pâte avec de l'eau et de la farine, et la malaxant sous un filet d'eau ; il reste du gluten pur dans les mains. Il est alors grisâtre, plastique, insipide, d'odeur spermatique, très- élastique, collant; de là son nom. Par la chaleur il se dessèche et devient cassant ; il est insoluble dans l'eau, I'éther et les corps gras, mais soluble en partie dans l'alcool, les alcalis, les acides acétique et chlorhydrique. L'alcool en sépare trois substances distinctes : la ghuadine ou gliadiue ou zimùme , découverte par Taddei; la glutine; et h fibrine végétale ou gluten pur; il contient, en outre, de l'albumine et de la caséine. Il se comporte comme GLYCÉRINE. 543 l'albumine avec les sels de mercure; aussi Taddei a-t-il fait connaître un composé glutino- mercuriel, dont les médecins italiens ont obtenu les meilleurs résultats. Le gluten est la partie essentiellement nutritive des graines de céréales. Aujourd'hui, on le retire en grand dans les amidonneries pour les besoins du commerce, au lieu de le perdre comme autrefois. Il y a plusieurs années, il s'est fondé une fabrique pour la préparation du gluten granulé, destiné à remplacer le pain et les pâtes d'Italie dans les potages. On sait que M. Bouchardat a pr posé l'emploi du pam de gluten dans le diabète; le gluten, desséché à 100°, est réduit en farine et pétri avec 66 "/„ d'eau, additionné de 1/2 °/ 0 de levure de bière; au bout d'une heure environ, la pâte est cuite au four. On en fait aussi des capsules médicamenteuses. M. Durand, de Toulouse, est parvenu à convertir le gluten en une colle qui a toute l'apparence de la colle forte, et peut être employée à froid, en solution dans deux fois son poids d'eau froide. (V. Un. pharm., 1861.) GLYCÉRINE \ Œlzucker, al.; Glicerin, esp.; Glicerioa, it. La glycérine, principe doux des huiles ou hydrate d'oxyde de glycéryle, hydrate d'oxyde de lipyle, découverte en 1779, par Scheele, a été introduite dans la pratique pharmaceutique et industrielle par MAL Cap et Garot. C'est un liquide sirupeux provenant de la saponification des corps gras. Obtenue par évaporation dans le vide, la glycérine a l'aspect d'un sirop épais, sans odeur et sans couleur ; sa saveur est sucrée ; densité 1,25 a 1,28. La glycérine du commerce a une réaction acide. La glycérine officinale doit a\oir une densité de l,2i2 (28° 13 e ). Exposée au contact de l'air, elle devient d'abord jaune, puis brune. Elle bout à 128" c et peut supporter une température de 150° sans se décomposer, si ce n'est en présence de l'eau ou de la vapeur; aussi l'a-t-on proposée pour réaliser, pure ou mélangée avec l'eau en digèrent es proportions, des B.-M. à des températures variées el supérieures à 100 lC . Elle distille en partie de 280 à 285 oc , mais en partie elle se décompose; elle distille dans le vide vers 200°. A la chaleur rouge, elle prend feu et brûle avec une flamme bleue. La glycérine à 28° ne se solidifie pas encore à — 35°, aussi a-t-elle été proposée, en mélange, avec 60 °/ 0 d'eau, pour remplacer, pendant l'hiver, l'eau ou l'eau alcoolisée dans les compteurs à gaz (Barreswil, Fabian, Reissig). Elle est soluble en toutes proportions dans l'eau (V. J. ph. 1872) et l'alcool, mais insoluble dans l'elher. Complètement anhydre elle peut cristalliser. Elle a un pouvoir dissolvant très-étendu. Ainsi elle dissout la plupart des corps que l'eau, l'alcool et l'éther dissolvent ; elle dissout beaucoup de sels, les oxydes terreux et un assez grand nombre de sels métalliques vec lesquels elle semble former des combinaisons à la manière du sucre. Elle dissout la gomme du Sénégal, de 50 à 60°, l'albumine, a 31 ou 37° ; cette dernière solution peut se conserver plusieurs semaines sans ..Itération (Gms-Benaud). Avec l'acide azolique, la glycérine donne Vacide gly- cèrique (Débits, Socoloff). Les oxydants, en général, agissent de diverses manières sur la glycérine, soit a froid, en donn ml de l'acide carbonique et de l'acide formique ; soit à chaud, en donnant de l'ac. carbonique, les ac. oxalique, formique et de l'acide glycéridique (Sch/ag- denhauffen) (V. Un. ph. 1872). En traitant 1 p. de glycérine préalablement déshydratée, p.ir un mélange refroidi de 4 p. d'ac. sulfurique à 66° et 2 p. d'ac. azotique à 50°, et versant ensuite dans l'eau froide, M. So- brero a obtenu, en 1847, un liquide huileux, légèrement jaunâtre, inodore, amer, d'une densité de 1,60, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, doué de propriétés toxiques comparables à celles de la noix vomique (Demme), confirmées i ar MM. Field et Merrick, contestées par M. Vulpian; détonant avec violence par la percussion ou au contact d'une lame métallique rougie au feu ; a 256° (Leygue et Champion). Il a été nommé pyroglycérine, nitroglycérine ou nitrate d'oxyde de glycéryle ou glycérine fulminante, trinitrine glonoine, étudié depuis par M. de Vrij, qui le considère comme un produit dinitré; il est trinitrô d'après MM. Williamson et Railton (V. Rev. ph. 1855- 56; Un. ph. 1866). La nitroglycérine est un des élbers nitriques de la glycérine. Elle est peut-être la plus redoutable de toutes les substances explosibles ; cependant, en certaines circonstances, elle brûle tranquillement au contact des corps en ignilion, sans explosion, et ne détone que par le choc spécial ou la vibration d'un fulminate, l'étincelle électrique, etc. Une seule goutte de nitroglycérine versée sur un petit morceau de papier à filtre et frappée avec un marteau produit une violente détonation. On l'a utilisée pour le travail des mines, depuis 1864. Le transport de celte matière offrant les plus grands dangers, Nobel, en 1867, a imaginé, pour les atténuer, un mélange nommé Dynamite, dans les proportions suivantes : nitro-glycérine, 75 ; terre poreuse et siliceuse, 25. Mais il paraîtrait qu'il est préférable de dissoudre la nitroglycérine dans l'esprit de bois, elle n'offre plus alors aucun danger; l'addition d'eau suffit ensuite pour séparer la nitroglycérine, la recueillir par décantation au moment de l'employer et fabriquer la dynamite sur place. 5W GLYCÉRINE. Le sable fin absorbant employé pour fabriquer la dynamite est, en Allemagne, une terre siliceuse (Kiéselguhr) du Hanovre; en France, du tripoli, de la brique pilée, des cendres de boghead, ou mieux une sorte de silice pulvérulente, la Randanite, que l'on trouve dans le Puy-de-Dôme. On prépare ainsi les dynamites à base inerte; mais il y a aussi des dynamites à base active, qui ont été principalement découvertes et étudiées en Allemagne, telles que ïhâloxyline, composée de salpêtre, de sciure de bois et de nitroglycérine (30 à 40 °/ 0 ) ; la dualine, mélange en proportions variables de cellulose et d'amidon nitrés, de nitromannite, de nilroglycérine (V. Un. ph. 1871) ; le litho- fracteur, mélange d'une espèce de poudre de mine et de dynamite; la poudre ternaire autrichienne, mélange de cellulose nitrée, de salpêtre et de nitroglycérine, etc. (V. J. ph. 1871, 1872; Un. ph. 1874). L'usage de la dynamite s'est introduit dans l'industrie minière, dans les travaux publics, le chargement des torpilles et des projectiles creux, mais sans résultats satisfaisants pour ces derniers. Dans ces différents cas, la nitroglycérine est employée avec les composés ci-dessus et d'autres poudres brisantes et rapides, telles que: le fulmi-coton, longtemps préféré en Autriche ; son dérivé, la poudre oPAbel, employé en Angleterre ; ' le picrate de potasse, donnant actuellement trois composés utilisables ; le chlorure d^azote, qui en donne deux, etc. La série des poudres lentes est encore plus nombreuse. La nitroglycérine en solut. alcoolique a été employée avec succès, à la dose de deux ou trois gouttes dans la paralysie et certains cas d'hystérie (Demme) ; on l'a recommandée dans les affections névralgiques et spasmodiques. Le D r Huchard l'a préconisée contre l'angine de poitrine: il l'administre comme suit: Solution alcoolique de, trinitrine au centième, 30 gouttes, eau 300 grammes: une cuillerée à bouche le matin, à midi et le soir ou à la dose de 3 gouttes par jour d'une solut'on alcoolique au centième. Elle a été introduite dans la médecine homœopathique, sous le nom de Glonoine. On peut obtenir facilement la glycérine dans la préparation de l'emplâtre simple en décantant le liquide qui surnage le savon plom- bique, taisant arriver dans ce liquide un courant d'hydrogène sulfuré qui précipite l'oxyde de plomb dissous dans la glycérine; on filtre et on évapore au 15.-M. en consistance sirupeuse : le produit est la glycérine. On peut encore saponifier une matière grasse par un lait de ciiaux. On sépare le liquide du savon calcaire insoluble formé; on traite la liqueur par un peu d'acide sulfurique dilue qui précipite la chaux restée en dissolution, à l'état de sulfate ; on évapore au B.-M. ; on reprend le résidu par l'alcool fort, qui s'empare de la glycérine, et il ne reste plus qu'à évaporer le soluté alcoolique au B.-M. pour obtenir la glycérine. On la purifie en la laissant en contact pendant deux jours, avec J \l\ de son poids d'eau et de charbon animal lavé, et agitant ; elle est ensuite filtrée et évaporée au B.-M. jusqu'à ce qu'elle marque 28 a 30° B é . Les eaux des fabriques de bougies stéariques procurent ce produit en abondance. On purifie cette dernière glycérine, d'après le mode indiqué par MM. Capel Garol,en précipitant la chaux par l'acide sulfurique, concentrant dans des bassines étamées jusqu'à densité de 10°, saturant l'excès d'acide par du Carbon, de potasse, faisant rapprocher de nouveau à 21°, laissant déposer; enfin en évaporant à 28° et filtrant. On décolore par le charbon. La Glycérine anglaise, de Price, est obtenue en soumettant les corps gras, l'huile de palme, par exemple, à l'action de la vapeur d'eau surchauffée, à 300° environ. La glycérine qui n'est pas purifiée prend une odeur de rance très-forte. En 1857, Wurlz a obtenu de la glycérine artificiellement. La glycérine, seule, ou chargée de substances médicamenteuses, est fréquemment employée aujourd'hui aux .pansements des plaies, excoriations, engelures, dartres, etc.; pour ces différentes applications médicales, la glycérine . doit être purifiée par distillation (V. Un. ph. 1868). On l'emploie également à l'intérieur. La glycérine empêche les masses pilulaires de se durcir; lorsque celles-ci contiennent des résines, on l'additionne d'alcool (Ticliborne). On l'a appliquée à la conservation du vaccin (Andrews), des animaux; le glycérolé hydrargy- rique ou solution au 1/20 de sublimé dans la glycérine, conserve bien les poissons (Nioul- iade). On peut l'employer aussi pour l'extraction des arômes et la conservation des fleurs. (Tichborne.) C'est un des meilleurs agents de conservation que possèdent la médecine et l'industrie. (V. Un. ph., 1865). En Angleterre, on l'a employée avec succès en lotions contre la surdité ; on l'a aussi conseillée dans le diabète et dans les cas de fièvre typhoïde bénigne. Plusieurs praticiens la substituent à l'eau dans la prescription des collyres liquides. Son pouvoir dissolvant très-général, ses propriétés adoucissantes opposées à l'action irritante de l'alcool et aux inconvénients attachés a l'emploi des huiles et des graisses, et enfin la propriété de n'être ni siccative, ni vaporisable, font de la glycérine un fluide précieux comme excipient pharmaceutique. (V. hev. pharm., 1855-56.) Avec le jaune d'œufs, elle constitue la glyco- nine. (V. Œufs.) GLYCÉRINE CRÉOSOTÉE. — GLYCÉRÉS, GLYCÉRATS, GLYGÉROLES. 545 D'après M. Surun, la glycérine dissout en toutes proportions : Brome. ^^^^^^^^ Protoiodure de fer. Monosuif, de sodium. Chlorure d'antimoiue. Perchlorure de fer. Hypochlorites de soude et de potasse. Acide sulfurique. — azotique. — chlorhydrique. — phosphorique. 100 de glycérine dissolvent : Carbonate de soude.... 98 Borax................. 60 Tannin............... 50 Urée.................. 50 Arséniale de potasse... 50 Arséniate de soude .... 50 Chlorure de zinc....... 50 Iodure de potassium... 4 0 Iodure de zinc......... 40 Alun................. 40 Sulfate de zinc......... 35 Sulfate d'atropine...... 33 Cyanure de potassium.. 32 Sulfate de cuivre...... 30 Cyanure de mercure ... 27 Bromure de potassium. 25 Persulfure de potassium 25 Sulfate de fer.......... 25 Suif, de strychnine.. 22,50 Chlorhyd. d ammoniaq,. 20 Acide acétique. — tartrique. — citrique. — lactique. Ammoniaque. Potasse caustique. Soude caustique.* Codéine. Azotate d'argent. Azotate acide de mercure. Chlorure de sodium.... Acide arsénieux....... — arsénique....... Carbon, d'ammoniaque. Acétate de plomb...... Chlorhyd. de morphine. Acétate de morphine... Chlorate de soude..... Lactate de fer........: Acide oxalique......... 15 Chlorure de baryum.... 10 Acide borique......... 10 — benzoïque....... 10 Acétate neutre de cuiv. 10 Sulfure de chaux....... 10 Sulfure de potasse..... 10 Bicarbonate de soude.. 8 Tartr. de pot. et de fer. 8 Bichlor. de mercure.. 7,50 Suif, de chinchonine . 6,70 Emétique........... 5,50 Sulfure de calcium... 5,00 Azot. de strychnine.. 3,85' Chlorate de potasse.. 3,50 Atropine............ 3,00 Suif, de quinine.....2,75 Brucine............. 2,25 Iode................ 1,90 Iodure de soufre..... 1,61 Vératrine........... 1,00 Tannate de quinine.. 0,77 Quinine............. 0,50 Cinfhonine.......... 0,50 Morphine........... 0,45 Biiodure de mercure. 0,29 Strychnine.......... 0,25 Phosphore........... 0,20 Soufre.............. 0,10 La glycérine dissout les gommes, les sucres , les matières colorantes, les sucs végétaux , l'alcool, les teintures , les extraits, les savons, la créosote, certaines matières azotées, l'albumine de l'œuf, etc. La glycérine ne dissout pas le prolobrom. de mercure, les io- dures de plomb et de mercure, le calomel, l'acide urique, le sulfure de carbone, le chloroforme , l'élher, les huiles grasses et essentielles, le camphre, la benzine, les acides gras, les résines. * Les sels de quinine sont généralement plus solubles dans la glycérine que dans l'eau (ScMagdenhaufen — V. Un. ph. 1872). Avec la chaux, la glycérine forme une combinaison ou glycérinate de chaux, très-soluble (Caries), susceptible de quelques applications (V. Un. ph. 1873). Quant au mode d'opérer, dans la plupart des cas, la solution se fait parfaitement à froid en broyant dans un mortier la substance à dissoudre : tels sont les glycérolés de chlorure mercurique, d''iodure mercurique, à'iodure de potassium, de tartrate antimonié de potasse, de sous-azotate de bismuth, de sulfate de quinine, de tannin, de tannate de quinine; de sels de morphine, de strychnine, de vératrine, de 6cm- cine et d'atropine, etc. Dans quelques cas, avec l'intervention de la chaleur, la solution s'opère plus promptement et plus complètement. Alors, après avoir broyé la substance dans un mortier avec la glycérine, on chauffe dans une capsule ou dans un matras, soit au B.-M., soit à la flamme d'une lampe à esprit-de-vin. Tels sont les glycérolés d'amidon, de sulfure de chaux et de potasse, d'iode, d'iodure de soufre, de brome, de phosphore. L'extrait d'opium, l'extrait alcoolique de belladone et autres se dissolvent en toules proportions dans la glycérine, par simple trituration ; donc rien de plus simple que de préparer les glycérolés avec les extraits. On pourra observer les mêmes doses que pour les pommades avec les mêmes produits. Les glycérolés de plantes diverses se préparent de la même manière et en suivant les mêmes proportions que pour les huiles médicinales. Pour les plantes sèches on opérera comme il est indiqué pour l'huile de camomille, et pour les plantes fraîches comme il est dit pour l'huile de ciguë. Dans ce dernier cas, on reconnaît que l'eau de la plante est évaporée quand le glycérolé marque 26° chaud au pèse- sirop. (V. hev. pharm., 1855-56.) M. Le Bon a appelé glycéroboratc de calcium et glycéroborate de sodium des combinaisons de la glycérine avec le borate de chaux ou de sodium jouissant de la propriété d'être antiseptiques, très-sblubles dans l'eau et nullement toxiques. Ces corps s'obtiennent en chauffant ensemble à 160° environ P. E. de borate de chaux ou de borate de soude et de glycérine. Incomp. : Acide chromique, bichrom. de potasse, permanganate de potasse. On l'emploie avec avantage dans l'industrie. Ex. : l'encollage à base de glycérine ou glycérocolk, de M. Mandet, de Tarare, qui affranchit les tisserands de la nécessité de travailler dans les caves humides. (V. Appendice. — Miscellanées.) Les avantages de la glycérine, comme dissolvant et agent conservateur, ont été signalés, en 1856, par MM. Cap et Garot, et comme agent thérapeutique, quelque temps après, par M. Demar- quay, en France, MM. Yearsley et Turnbull, en Angleterre. GLYCÉRÉS, GLYCÉRATS, GLYCÉROLÉS. On donne le nom de Glycèrés à des médicaments qui ont pour base la glycérine seule, ou un mélange de glycérine et d'amidon que l'on chauffe pour lui donner la consistance de l'empois. Les glycèrés peuvent revêtir un grand nombre de formes pharmaceutiques ; être employés 35 Il 1 546 GLYCÉRÉ OU GLYCÉRAT D'AMIDOiN. — GLYCERE D'EXT. DE RATANHIA. aux mêmes usages que les liniments, les pommades, les cérats, les huiles. Destinés à remplacer, dans certains cas, les médicaments topiques, ils ont, sur les produits dont le véhicule est un corps gras, l'avantage de ne pas graisser le linge et d'être solubles dans l'eau, condition favorable au nettoyage dos plaies; de plus ils sont généralement inaltérables. Toutefois les glycérés à base d'amidon perdent graduellement leur consistance et s-e liquéfient avec le temps. La glycérine doit être aussi très-pure pour ne pas produire de cuisson sur les surfaces dénudées. Les manipulations pour les obtenir sont les mêmes que celles des pommades, etc. Le Codex les a consacrés sous le nom de Glycérés; mais déjà les noms de Glycêrats et de Glycémies existaient. Dans cette situation, nous proposons de designer indifféremment, sous le nom de Glycérés ou de Glycêrats., les préparations à base d'empois de glycérine et d'amidon, et d'affecter la dénomination de Glycémies aux préparations liquides dont la glycérine est la base. Glycéré ou Glycérat d'amidon. Glycérat simple, Glycérolé d\imidon;Glycerinam ou Glycerutum amyli. Amidon pulv........... 10 Glycérine.......... 140 Mêlez; cliauffez doucement dans une capsule de porcelaine en remuant jusqu'à ce que la masse se prenne en gelée. {Codex.) Quelques gouttes d'eau facilitent l'opération, et agissent surtout en donnant rapidement la consistance voulue. Pour avoir un glycéré plus translucide, M. Bouilhon remplace l'amidon' par la fécule de pommes de terre. Le Glycéré d'amidon, que Boruss. et Brit. appellent Onguent de glycérine, est la base fréquente des autres glycérés; on l'emploie au pansement des plaies, pour remplacer le cérat. Autre formule : Amidon.. 20 Glycérine offîc. 15 Huile d'amand.d. 5 Mêlez au mortier et conservez dans un flacon bouché. (V. Bev. phartn., 1855-56.) On a appelé Crème de glycérine ou d'amidon, coldcream dermatophile, le mélange de 1 p. d'amidon, 32 p. de glycérine et 1/2 p. d'essence odorante. Le glycérat d'amidon préparé avec : glycérine, pure 25, amidon 5 (Simon), ou avec glycérine 85, amidon 5, eau 10 (Surun), est la base des glycêrats médicamenteux, proposés par M. Muîler pour remplacer les pommades oph- thalmiques, et composés de : glycémie d'amidon 15 avec sulfate de cuivre 0,01 à 0,25 et 0,50; ou sublimé corrosif 0,01 à 0,02 ; ou bioxyde de mercure 0,15 à 0,25; ou iodure de potassium 0,10 à 1 gr. (Debout.) On peut préparer de même des glycêrats au sulfate de quinine, au sulfate de zinc, au précip. blanc (0,50), à l'acétate de plomb (0,50), au calomel, au soufre, au camphre, à V extrait d'opium. Le glycérolé d'amidon ou le glycérat simple (80) additionné de goudron (20) a été employé avec succès par MM. Bouchut et Demarquay, contre l'herpès circiné, le psoriasis, etc. Glycérat astringent (Muller). Acétate de plomb... 0,50 Glycérolé d'amidon ... 15 Glycérat de précipité blanc (Muller). Onguent blanc. Précipité blanc..... 0,50 Glycérolé d'amidon.... 15 Glycérat de précipité rouge (Muller). Onguent rouge. Précipité rouge..... 0,25 Glycérolé d'amidon.... i:> Glycérat de suif, d'atropine (Muller). Sulfate d'atropine... 0,10 Glycérolé d'amidon ... 15 Glycérat de suif, de cuivre (Muller). Onguent bleu. Sulfate de cuivre.... 0,50 Glycérolé d'amidon----- 15 Glycérat de suif, de morphine (Muller). Onguent calmant. Sulfate de morphine. 0,25 Glycérolé d'amidon----- 15 Glycéré antipsorique (F. Merletta). Savon animai pulv... 20 Suif, de carbone inod.. 6 Glycérine pure à 2$°. 160 Benzine a od. de géran. 4 Faites fondre au B.-M. et en agitant le savon avec la glycérine, ajoutez loin du feu, le sulfure de carbone et la benzine, conservez dans des flacons à baume Opodeldoch. Eu frictions, à la manière de la pommade d'Helmérich; ne salit pas le linge de pansement. Glycéré désinfectant (Gritti). Glycérine pure. 80 Sulfite de soude. 10 Amidonpuh. 8 Mêlez et cliauffez au B.-M. jusqu'à consistance de pâte molle. Glycéré d'extrait de belladone. Extrait de belladone... 10 Giycéré d'amidon..... 90 Ramollissez l'extrait avec une petite quantité de glycérine et mêlez avec soin au glycéré d'amidon. (Codex.) Préparez de même les Glycérés d'extrait de cigne, de jmguiame, d'opium, etc. (Codex.) Glycéré d'extrait de ratanhia*. Glycéré d'amidon ..... 00 Extrait de ratanhia---- 10 Faites dissoudre l'extrait de ratanhia dans ■la plus petite quantité possible de glycérine et ajoutez au glycéré d'amidon. Glycéré de goudron. Goudron purifié...... 10 Glycéré d'amidon.... 30 Mêlez S. A. (Cod. de 1800.) GLYCÉRÉ DE GOUDRON 1 . — GLY Glycéré d'iodure de chlorure mercureux (Devergie). Glycérat au sel de Boutigny. Iodure de chlor. mercureux. 7,5 Eau dist..... 4,0 Iodure de potassium........ 4,0 Glycérine.... 4,0 Triturez dans un mortier l'iodure de chlorure mercureux avec l'iodure de potassium, en ajoutant l'eau goutte à goutte ; passez à travers un filtre très-petit et ajoutez la glycérine. C. la couperose. Glycéré d'iodure de potassium. Glycerinum cum iodureto potassico. Iodure de potassium .. 4 Glycéré d'amidon..... 22 Dissohez l'iodure dans son poids d'eau, ajoutez le glycéré. (Codex.) Glycéré laudanisé*. Glycéré d'amidon.....GO Laudanum de Sydenham 10 Mêlez. Préparez de même le glycéré d'extrait de laturne. Glycéré d'oxyde de zinc. Oxyde de zinc par voie se ne 10 Glycéré d'amidon .. 20 Mêlez. {Codex.) Glycéré de savon. Savon médicinal..... 10 Extrait de ratanhia.. 1 Glycérine........... 10 Ext. d'opium....... 0,20 Mêlez. Contre les engelures. Glycéré de soufre. Soufre sublimé et lavé. 10 Glycéré d'amidon---- 40 Mêlez S. A. (Cod. de 1866.) Glycéré de sous-nitrate de bismuth*. Glycéré d'amidon.....90 Sous-nitrate de bismuth. 10 Mêlez avez soin â froid. Préparez de même les glycérés de céruse, de calomel. Glycéré de tannin. Tannin pulvérisé..... 10 Glycéré d'amidon----- 50 Mêlez S. A. [Codex.) Glycérolé d'aloès (Simon). Aloès ................ 10 Glycérine ........... 100 Dissolvez à une douce température. Contre les dermatoses chroniques. Préparez de même le Glycérolé de cachou. Glycérolé d'acide phénique. Glycérine phéniquee. Acidephéniq. 1 Glycérineang. ou glycérolé d'amid. 100 Contre diverses affections cutanées. Glycérolé d'alun et de précipité blanc. Alun pulvérisé ........... 30 Précipité blanc..... 1' Glycérine .......... 90 à 100 Affections cutanées (Annaux). Glycérolé d'amandes (Grove). Glycelœum. Tourt. d'amandes d. séché, pulv. Glycérine..... 30 et passé au tamis de soie .. 15 Huile d'olive .. 90 M. S. A. dans un mortier en vous servant CÉROLri DE CHLORURE DE ZINC. 547 d'une spatule et en ajoutant l'huile en plusieurs fois. Peut remplacer la gomme, la magnésie, etc. comme véhicule pour opiat, électuaire, etc., avec les huiles de ricin, de foie de morue, le baume de copahu. (Un. Ph. 1868). Glycérolé d'atropine (Simon). Atropine............ 1 Glycérolé d'amidon.... 240 Glycérolé de belladone. Suc de belladone...... 50 Glycérine............ 100 Chauffez pour clarifier, passez au Manchet et ramenez à 100. Préparez de même les Glycérolés de jus- quiame, ciguë, digitale, etc. (V. Baume tranquille à la glycérine, p. 294.) Glycérolés de borax. io Borax pulvérisé---- 30 Essence de lavande. Q. S. Glycérine ............ 12 Mêlez. Contre les engelures et les taches de rousseur (Ruspini). 2° Borax............. 10 Glycérine ............ 30 Dans la stomatite, le muguet (Blache). 3° Borax..... 1 Amidon ...... 1 Glycérine.... 80 Dans le muguet. (Sée.) Brome. Glycérolé brome. ,.. 1 à 10 Glycérine ... 100 Glycérolé calcaire (de Breyne). Hydrate de chaux..... 3 Éther chlorhvd. chloré. 3 Glycérine ........... 130 Chauffez légèrement l'hydrate récemment préparé et laglycérine, puis ajoutez l'éther, qui peut être remplacé par le laudanum ou tout autre narcotique. Contre les brûlures. Glycérolé camphré. Eau-de-vie camphrée, Glycérine, ââ............ P. E. Glycérolé de chlorate de potasse. Chlorate de potasse ... 2 Glycérine........... 100 M. Martinet a indiqué un glycérolé au 1/10; mais, à cette dose, le chlorate n'est pas dissous et reste en suspension. Glycérolé de chlorure de zinc (Maisonneuve). Chlorure de zinc...... 1 Glycérine........... 100 Préparez de même les glycérolés de bichlo- rurc de mercure, de chlorure d'antimoine, de cyanure de potassium, d'acide arsénieux, d'acide arsénique, d'arséniate de potasse, d'arséniate de soude, de potasse caustique, A'acétate de morphine; de sulfate* de strychnine, de quinine, d'atropine, de vératrine et de bru- cine. Glycérolé de chloroforme. Glycérine chloroformée. Chloroforme .......... 2 Glycérine anglaise.... 30 Mêlez. A prendre par cuillerées à café dans Li GLYCÉROLÉ DE CHLOROFORME. — GLYCÉROLÉ DE QUININE. 5i8 1 un verre d'eau ou une infusion froide de fleurs béchiques. En remplaçant la moitié du chloroforme par la teinture de safran, on a le gly- cêrolé contre le prurit de la première dentition. Quelques gouttes en frictions sur les gencives, pour remplacer le sirop de dentition. (Debout.) M. Carrié donne la formule suivante pour le glycérolé au chloroforme : Chloroforme... 20 Alcool..... 20 Glycérine..... 45 Mêlez l'alcool et le chloroforme et ajoutez la glycérine. Suivant le docteur Murdock, la glycérine est le meilleur véhicule pour l'usage interne du chloroforme. Glycérolé de coaltar. Coaltar.............. 10 Glycérine ........... 100 Faites digérer une heure au bain de sable et filtrez; préparez de même le glycérolé de goudron. (Chaussit.) Ext. aie. de coaltar. 13 Gomme... 20 Glycérine.. 30 Mêlez; pour six litres d'eau. (Desnoix.) Glycérolé de collodion (Simon). Collodion ............. 6 Glycérine............ 8 Contre les engelures, brûlures. Glycérolé de créosote. Glycérine crèosotée. Glycérine crèosotée (P. Vigier). Créosote ............. 40 Alcool à 80o ......... 250 Teinture de gentiane.. 30 Glycérine. Q. S. pr 1 litre. 1 à 3 cuillerées par jour. Créosote ......... 1 Glycérine. 2 (Simon.). Créosote, gouttes. 3 à 10 Glycérine. 30 (Guibeut.) Pour le pansement des plaies et ulcères. Glycérolé d'extrait de ciguë. Extrait de ciguë...... 10 Glycérine ........... 100 Dissolvez à chaud. Préparez de même les glycérolés à'extrait d'opium, d'extrait de belladone, de quinquina, de cachou, de ratanhia. Le glycérolé de ratanhia (Extrait de ratanhia 6, glycérine 60) se prend en lavements. Glycérolé de goudron. Glycérine officinale ---- 80 Goudron............. 20 Faites chauffer au bain-marie quelques minutes, et passez. Voici une autre formule : Glycérine ___ 30 Amidon ....... o Goudron..... 2 A la consistance d'une pommade. Plusieurs praticiens le préfèrent à la pommade de goudron, contre diverses affections de la peau. (V. p. 547.) Glycérolé d'hypochlorite de soude. Hypochlorite de soude, Glycérine, âà........... P. E. Mêlez. — Désinfectant. Glycérolés iodés. 1 ° Iode ............. 1 Glycérine............ 100 Chauffez la glycérine et l'iode, en agitant. 2° Teinture d'iode. 4 à 8 Glycérine... 30 (Foucher) Glycérolé d'iode caustique (Hébra). Glycérolé iodo-ioduré. Iode..... 4 Iodure de potassium. 4 Glycérine... 8 Contre le lupus, en application à l'aide d'un pinceau, tous les deux jours. Préparez de même le glycérolé bromo-ioduré. M. Rieseberg, dans son caustique iodé contre le lupus, supprime l'iodure de potassium. Glycérolé d'iodure de fer (Vézu). Iode...... 35 Fer porphyrisé. 70 Glycérine... 400 C'est la solution normale de Dupasquier, où l'eau est remplacée par la glycérine. Glycérolé d'iodure de plomb (Tommasi) . Glycérine... 25 Acét. de soude en solution saturée. 15 Iodure de plomb............ 0,4 Broyez dans un mortier de porcelaine jusqu'à l'entière disparition de l'iodure, en ajoutant quelques gouttes d'eau de roses. Pour remplacer la pommade à l'iodure de plomb. Glycérolé d'iodure de potassium (Matice). Iodure de potassium.. 10 Glycérine............ 100 Préparez de même le glycérolé de bromure de potassium. Glycérolé d'iodure de potassium iodure. Iodure de potassium.. 5 Iode.. 1 Glycérine.. 40 Dissolv. l'iodure et l'iode dans leur poids d'eau et ajoutez la glycérine. (Codex de 1866.) Glycérolé d'iodure double de potassium et de mercure. Biiodure de mercure.. 1 Glycérine........... 100 Iodure de potassium.. 4 Glycérolé laudanisé. Laudanum de Sydenham ou de Rousseau.. 10 Glycérine .............................. 100 Prép. de même les (glycérolés de teinture d'opium, de belladone, de digitale, de ciguë, etc. Glycérolé de nitrobenzine (Van den Corput). Nitrobenzine, Glycérine, âà........... P. E. Ou : Nitrobenzine........ 5 Glycérine............ 10 En frictions contre la gale. Glycérolé phosphore. Phosphore......... 0,10 Glycérine............ 100 Fondre au B.-M. le phosphore et la glycérine. Glycérolé de quinine. Quinine pulvérisée... 1 Glycérine.............. 10 En frictions. GLYCÉROLÉ DE PERCHLORURE DE FER. — GOMME ADRAGANTE. 549 Glycérolé de perchlorure de fer. io Perchlorure de fer à 30". 13 Glycérine....... 4 En Uniment contre le zona. [Beaudon.) ±o Perchlorure de fer.... 1 à 4 Glycérine....... 30 En collyre. (Faucher.) Glycérolé Rosat. Pétales sers de roses de Provins................... 100 Eau bouillante....... 600 Glycérine ........... 600 Faites infuser vingt-quatre heures, décantez, filtrez, ajoutez la glycérine et ramenez à 600, à une douce température; se conserve sans altération. Gargarisme avec eau, Q. S. Glycérolé de sous-acétate de plomb. Extrait de saturne___ 10 Glycérine ........... 100 Ajoulez eau Q. S. pour remplacer l'eau de Goulard. Glycérolé de sous-azotate de bismuth. Sous-azotate de bismuth............. 1 Glycérine ou glycérolé d'amidon...... 3 Contre les fissures à l'anus. On agite au moment de s'en servir. Glycérolé de sulfate de fer. Sulfate de fer........ 10 Glycérine........... 100 Préparez de même les glycémies de sulfate de cuivre et de zinc, d'alun (pour collyres), d'azotate d'argent, de monosulfure de sodium, de persulfure de potassium. Glycérolé de sulfate de quinine (Garot). Sulfate de quinine .... 1 Glycérine......... 9 à 10 On peut ajouter 4 d'amidon. 1 de sulfate et 40 à 60 de glycérine donnent un glycérolé bon pour être introduit dans les potions, les lavements. Glycérolé de tannin. Glycérine tannique. Tannin.......... 10 a 20 Glycérine........... 100 Plaies, fissures à l'anus, cancers ; contre la vaginite. (Demarquay.) Avec une proportion dis fois moindre de tannin, M. Solari l'indique en injection dans la leucorrhée. GOMMES (du grec y.oWi). Gummi, al.; Gtim, ang.; Goma, esp.; Gomma, it.; Zemk, tur. Ce sont des produits végétaux neutres qui paraissent être le résultat d'un excès de cam- bium ou sève descendante, qui a soulevé et déchiré l'écorce des arbres gommifères et s'est eoncrétée à la surface. Suivant M. Prillieux, l'écoulement de la gomme constitue pour les arbres une véritable maladie, qu'il appelle gommose (V. Un. ph. 1873,1874). Leurs caractères généraux sont d'être concrètes, incristallisables, inodores, d'une saveur fade et visqueuse, solubles (gomme à base Carabine, les mucilages), ou susceptibles de suspension clans l'eau (gomme à base cVadra- gantine, de bassorine, de cérasine), avec laquelle elles forment une sorte de gelée plus on moins épaisse nommée mucilage; insolubles dans l'alcool, l'éther, les corps gras. Traitées par l'acide azotique, elles donnent, entre autres produits, de l'acide mucique. Elles exsudent toutes spontanément. Gomme adragante*. Tragacantha, Gummi tragacantha. Traganth, Tragant, al., dan.; Gum of goatstorn, Traga- canth, ang.; Kasiro Samaghulkatad, Chitire, ar.; Kattira, duk-, ind.; Tragacanta, Alquitira, esp.; Guma dragant, pol.; Alcatira, por.; Vadomocottay pisin, tam.; Zemk Kitre, tur. La gomme adragante est produite par un certain nombre d'Astragales orientaux ; elle est due à une transformation en une matière gom- meuse, insoluble et de qualités particulières, des parois des phytocystes-cellules de certains de leurs parenchymes caulinaires. La gomme adragante du commerce est fournie surtout mais non exclusivement par les Astragalus gummifer (Lab.), A. Adscendens (Bonnier), A. microcephalus, A. brachycalix ; A. Kur- dicus, A. Cylleneus. La plante qui fournit celte gomme est si souvent la proie des troupeaux, et partiauliè- rement des béliers, que dans le Péloponèse et les îles de l'Archipel on commet des gardiens pour veiller à sa conservation. De la lui est venu son nom (rfd-fos, bouc ou bélier, et de Sxmia, buisson épineux). La gomme adragante nous vient en caisses de Smyrne ou d'Alep. En Italie, on use d'une gomme adragante tirée du Péloponèse, et qui provient, d'après Siblhorp, de l'A. ari- status, "Will. Cette gomme paraît être celle décrite par Théophraste, qui fut connue des anciens. La gomme adragante se divise en Gotnme en plaques ou en feuilles, gomme en vermisseaux ou vernuculée, gomme commune ou en sorte. La gomme adragante des officines est sous forme de filaments aplatis, vermiculés, blanss, coriaces, inodores et insipides. Elle ne se dissout qu'en faible proportion dans l'eau, mais s'y gonfle considérablement, propriété qu'elle doit à Vadragantine, qui en forme les 43/100; le reste est de l'arabine. Elle contient quelquefois, probablement par suite d'un état organique plus avancé, de l'amidon, qui lui donne la propriété de bleuir par l'iode (Dm. ph. 1875). Adoucissant, mais sert principalement à faire le mucilage nécessaire à la confection des pastilles et des looebs. ■ Plusieurs plantes de la famille des stercu- liacées, de la région située entre le Congo et 1 550 la Sénétrambie, fournissent une gomme qui se rapproche, par sa composition, de la gomme arabique, et peut remplacer par ses propriétés, la gomme des astragalus. La gomme pseudo -adragante, dite aussi Gomme sassa, de Bassoi^a ou kutera, dont l'origine n'est pas bien connue, a beaucoup d'analogie avec la gomme adragante. Elle passe pour être un produit d'exsudation d'amandiers ou de pruniers. Nous en dirons autant de la gomme dite de Caramanie, produite par la province de ce nom, en Asie-Mineure. Gomme arabique et du Sénégal*. Gummi acaciœ, Gummi arabkum. Mimosen gummi, Arabisches gummi, AL.; Gum arabic, ano.; Carnac, Samagb arebi, ar.; Jewul'latu, cyn.; Arabisk gummi, dan.; Kawtkagsus, due.; Goma ara- biga, tSP.; Arabiscbegom, hol.; Gum arabska, pol.; Kapittba, ^an.; Vullani pisin,TAM.; Vegetabunka, tel.; Zemk Arabi, tur. La gomme arabique paraît être le xopifu iy. ir.i ày.y.y.io.ç de Dioscoride, et que les anciens employaient. La véritable gomme arabique (G. turique, G. gedda des anciens) est fournie par YArwin vera et Nilotica (Légumineuses). Elle est ordinairement très-blanche, fendillée à l'intérieur et très-friable. Aujourd'hui elle est complètement remplacée par la Gomme du Sénégal, à laquelle par habitude on donne le nom de gomme arabique. Cette sorte est produite par l'Acacia senegalensis, verek, qui forme d'immenses forêts en Afrique, où les Maures Trazzhars vont la récolter, puis l'apportent aux escales établies sur les bords de la Gambie, et principalement au comptoir français dePor- tendic (V. llcv. ph., 1856-57; Bull, de VJJn. ph. 1873). On en distingue deux sortes : celle du bas fleuve ou du Sénégal proprement dit, en larmes de couleur blanche ou en gros morceaux de couleur rouge, transparents à l'intérieur, fendillés ou ridés seulement à la surface, et celle de haut fleuve ou de Galam en morceaux irréguliers, anguleux, brisés, brillants, en général de couleur blanche. On trouve quelquefois mélangées à cette dernière deux variétés désignées sous les noms de Gomme de Bondore et de Gomme Gonakié. La première a une saveur amère, la seconde est rouge, se dessèche facilement et devient vitreuse. La gomme du Sénégal est en larmes de grosseur variable. Les gros morceaux portent le nom de marrons. Elle est sans odeuretsans saveur, soluble dans l'eau en lui donnant de la consistance, mais beaucoup moins que k gomme adragante. Une partie de gomme donne une consistance sirupeuse à GOMME ARABIQUE ET DU SÉNÉGAL. deux parties d'eau. Ce soluté, traité par le borax, se prend en une masse gélatineuse transparente; le sucre, les acides, lui rendent sa fluidité première. Le chlorure ferrique le solidifie également. Le nitrate acide liquide de mercure nous a présenté un singulier phénomène : il le colore en rose ; la teinture de gaîac le colore en bleu. Le soluté aqueux de gomme est précipité, au bout de quelque temps, en flocons jaunes et épais par le silicate de potasse ou verre soluble. L'alcool le précipite en flocons diaphanes; le sous-acétate de plomb, en flocons blancs. La gomme arabique est formée, sur 100, de 16,1 d'eau; 2,8 à 3,15 de cendres composées principalement de carbonate de potasse et de chaux; et de 81,1 (Varahine ou acide arabique (acide gummique de Frémy). La gomme arabique est Iévogyre ; Yacide arabique, également Iévogyre, produit un sucre non iermentescible, Vurabinose (Schcibler). D'après les recherches faites, en 1860, par M. Frémy, la gomme arabique est un gummate de chaux ou combinaison de chaux (3° /„) avec l'acide gummique, acide soluble, très-faible, qui, par l'action de la chaleur, ou sous l'influence de l'acide sullùrique concentré, éprouve une modification isomérique et se change en acide métagummique, insoluble, que les alcalis, et principalement la chaux, transforment en gomme soluble ou gummate de chaux. Antérieurement, M. Gélis avait reconnu qu'à 150°, la gomme arabique se transforme en un corps insoluble {rnétagummaie de chaux), formant la partie gélatineuse de certaines gommes,comme celle de cerisier, et qui redevient soluble par l'action prolongée de l'eau bouillante. Adoucissant des plus employés dans les maladies inflammatoires. On en fait une poudre, un sirop, un mucilage. Elle est la base de toutes les pâtes et s'emploie journellement dans les préparations magistrales. Elle est usitée spécialement comme intermède, pour administrer les substances insolubles dans l'eau, comme huile fixe et volatile, résine, camphre, etc. La gomme est fréquemment employée en soluté (£au de gomme, pp. 20 : 1000). Ce soluté peut se faire à chaud, mais il vaut mieux prendre le temps nécessaire et opérer à froid ; le liquide n'est pas aussi sujet a devenir acide. On emploie quelquefois, dans le but d'obtenir plus promptement cette boisson, de la gomme en poudre. Nous ferons remarquer que, dans ce cas, la liqueur est moins limpide et a quelque chose aussi de moins agréable. On fait prendre aussi quelquefois de l'eau gommée mêlée au vin. Gomme arabique saturnine. — C'est un mé- GOMME NOSTRAS OU DE PAYS. — GOMMES-RESINES. 551 dicament externe très-prôné en Allemagne; voici sa composition : « On mêle à une solution de gomme de l'acétate de plomb neutre dissous dans l'eau distillée, on lave le précipité avec un peu d'eau et on le sèclie à une douce chaleur, pour alors le réduire en poudre. » A la suite de la gomme arabique, nous pourrions parler de^ différentes gommes qui s'y rattachent par leur constitution; telles sont : 1° la Gomme de Barbarie; 2° la Gomme du Cap ; 3° la Gomme salabreda ou sadraleida, sorte en larmes longues vermiculées ou contournées, et dont un choix blanc a été livré sous le nom de Gomme blanc d'argent; à" les Gommes de l'Inde, qui constituent plusieurs espèces (gommes de Calcutta, de Bombay, de Sidney), et qui paraissent provenir de différents arbres, entre autres du Feronïa eleplumtum (aurantlacées) ; 5° la Gomme rouge fétide (Gomme sapote?) que nous avons décrite (1) ; mais toutes ces gommes ne paraissant que fortuitement dans le commerce, nous n'en parlerons pas davantage. La gomme angico qui provient de l'acacia angieo a les mêmes emplois au Brésil que la gomme du Sénégal en Europe. Aux États-Unis, on emploie pour faire les pâtes pectorales la gomme de mesquiie, qui exsude du prosopis dukis et Algarobia glan- dulosa. On trouve quelquefois, dans le commerce, des gommes rouges difficilement solubles ; on leur fait acquérir la solubilité en les exposant à la chaleur du four. On a proposé de décolorer la gomme en la dissolvant et la traitant soit par l'acide sulfuri- que, soit par l'alumine en gelée, soit par la terre de pipe. Les fruits des acacias gommifôres, nommés Bablahs, Tannin oriental, fournissent le suc d'acacia, ainsi que nous l'avons vu, et sont employés dans le tannage. Gomme nostras ou de pays. Elle exsude à travers l'écorce des cerisiers, pruniers, amandiers, abricotiers et autres arbres rosacés de nos pays. On y avait admis autrefois l'existence d'un principe particulier : la Cérasine qui n'est en réalité qu'un mélange de gomme soluble et de gomme insoluble, encore ces gommes finissent-elles par se dissoudre dans l'eau après une longue ébullition. Elle ne sert que dans la chapellerie. Comme les arbres ci-dessus, on a constaté que l'oranger, le grenadier, le figuier, le dattier, le jujubier, exsudaient de la gomme. (Un. Ph. 1870). (1) JOUSM. TES CONNAISS. MÉDIC. PRATIQUES., 1843. Gomme artificielle ou gommeline. L'amidon étant transformé en dextrine au moyen de la diastase, on évapore la dissolution jusqu'à ce que le liquide bouillant marque 20° B é . Dans le cas où l'on veut expédier la gomme liquide, on la conserve dans des barriques frottées d'essence de térébenthine pour empêcher la fermentation. Lorsqu'on veut solidifier la gomme, on verse le sirop bouillant dans des moules en fer-blanc que l'on met dans une étuve à àO ou 50°. Au bout de vingt- quatre heures la gomme a la consistance de la pâle de jujubes, on la découpe en petits pa- raliélipipèdes qu'on roule sur une table polie, à l'aide d'une planchette, dans de la gomme artificielle sèche et pulvérisée. Le produit est remis, pendant trois ou quatre jours, à l'étuve sur des châssis garnis de toile; il a son emploi dans l'industrie. On prépare aussi des gommes artificielles en traitant, par l'acide lactique ou le lait aigri, la farine, le sagou, l'amidon de blé ou de maïs, etc. (Pochin et Wooley.) GOMMES-RÉSINES. Gummiharz, Schleimharz, al.; Gum-resin, ang.; Gomo-resina, esp. Mélanges naturels en proportions variables de substances gommeuses et résineuses, plus quelques autres produits organiques qu'elles ont entraînés avec elles. Elles sont généralement produites par des végétaux qui croissenl dans les contrées les plus chaudes du globe. Les familles qui en fournissent le plus grand nombre sont celles des ombellitèrcs, des légumineuses, des téré- binlhacécs. Dans les végétaux elles sont en suspension dans un véhicule aqueux et sous forme d'émulsion. Elles différent en cela des résines qui s'y trouvent en dissolution transparente dans une huile volatile. Elles exsudent quelquefois spontanément, mais le plus souvent on les obtient par incisions et dessiccation au soleil. Elles sont insolubles dans l'eau ou l'alcool pur, mais solubles à chaud dans l'alcool aqueux. Leur densité moyenne est 1,2. En général, la proportion de la résine est beaucoup plus forte que celle de la gomme, et celle-ci est tantôt de la nature de l'arabine et tantôt de celle de la bassorine, etc. Quelques gommes-résines contiennent une assez forte proportion d'huile essentielle. Quelques pharmacopées prescrivent de purifier les gommes-résines en dissolvant ces corps à l'aide de la chaleur et de l'eau, du vin, du vinaigre et mieux de l'hydralcool, passant avec expression, et faisant évaporer au bain-marie. M. Mayet purifie les gommes-résines, surtout celles des ombellifères, en les concassant, les faisant bouillir avec 2/3 de leur poids 552 GOUDRON. d'eau, et y ajoutant, après refroidissement, assez d'alcool à 90° c. pour former, par son mélange avec l'eau, de l'alcool à 60° c. qui est, suivant lui, le meilleur dissolvant des gommes- résines. La solution hydralcoolique est ensuite passée et évaporée au B.-M. en consistance pi- lulaire (V. J. ph. 1863). Le procédé du Codex est le suivant : Gomme résine...... Q.V. Alrool à 00°........ Q.S. Dissolvez à chaud la gomme-résine dans Q. S. d'alcool à 60°, passez avec expression à travers un linge peu serré; chassez l'alcool par évaporation au B.-M. jusqu'à ce que le produit soit assez épaissi pour que quelques gouttes jetées dans l'eau froide prennent assez de consistance pour être malaxées entre les doigts sans y adhérer. Purifiez de cette manière Vasa-fœtida , le galbamcm, la gomme ammoniaque, le sagapénum. Un bon moyen, dans quelques cas, consiste à traiter la gomme-résine à 3 ou U reprises avec de l'eau à une chaleur de 70 à 75°, à passer en exprimant légèrement, puis à épuiser le magma gluant qui reste par un mélange, à P. E., d'essence de térébenthine et d'eau à une douce chaleur, à passer et enfin à évaporer en consistance. Mais nous ferons remarquer que cette purification n'est usitée que pour les gommes-résines de basses sortes, car, en la faisant subir cà celles de belle qualité, on les altérerait plutôt qu'on ne les bonifierait. Les gommes-résines étant toutes odorantes, il convient de les tenir à l'abri du contact de l'air. Leur pulvérisation est souvent fort difficile ; cependant on arrive à l'obtenir à l'aide du froid et en ayant soin de triturer ou de se servir de pilon à tête peu large, et enfin de ne pas agir trop longtemps sur la même quantité, de crainte qu'elle ne se ramollisse par la chaleur produite. Nous rejetons comme nuisible la dessiccation préalable h l'étuve. Ce sont en général des substances stimulantes. (V. à leurs noms spécifiques.) GOUDRON. Goudron végétal, Goudron deNorwêge, Goudron officinal, Poix liquide, Térébenthine ern- pyreumatique, Torque; Pix liquida, Pissa. Theer, Fliissiges Pech, al.; Tar, Piteh, ang. ; Alkitran, Kitran, Catran, ar.; Tioere, dan.; Brea, Alquitran, ESP.; Teer, hol.; Pece liquida, Catrame, IT.; Tjœra, su.; Katran, tur. Toutes les fois qu'on distille ou qu'on chauffe à une haute température, à l'abri de l'air, les combustibles que nous offre la nature, on produit, à côté de différents gaz, un liquide insoluble dans l'eau, dense, .plus ou moins coloré, fréquemment noir, visqueux ou huileux, d'une odeur forte ou aromatique, on le désigne sous le nom de goudron. Le goudron de bois est le *Srat de Théo- phraste, le mroaôp-jà.ou le lâSvc* de Dioscoride et le pix liquida de Pline. On l'obtient par la combustion (à l'instar de la carbonisation du bois en forêts), dans de grandes fosses ou aires coniques, des tronçons, racines et copeaux de pin et de sapin qui ne sont plus aptes à fournir de la térébenthine. C'est une distillation per descenswn. A côté de la fosse a combustion, il en existe une autre inférieure et communiquant avec la première, dans laquelle, après l'opération, on trouve le goudron surnagé par un liquide très-fluide, brun, empyreumatique ; c'est Y huile de cade des vétérinaires. (La véritable huile de cade, est fournie par la combustion de l'oxycèdre, juniperus oxycedrus; V. Genévrier.) On sépare les produits. Il y aurait avantage à extraire le goudron végétal par des moyens plus perfectionnés, tels que le procédé de Thomas et Laurens, par la vapeur surchauffée à 300°. Pour l'usage de la pharmacie, on distingue le goudron végétal en goudron de Noruége ou du Nord et en goudron des Landes ; le premier, qui est préféré, s'obtient principalement des Pinus silvestiis et Bedebourii ; celui des Landes, du pinus maritima ; celui-ci est néanmoins plus constant dans sa composition. Le goudron a la consistance d'une térébenthine. Il est noir, d'une odeur forte et tenace, d'une saveur acre: il bout à 87 oc et s'enflamme à 105° c , après 12 min. d'ébullition (Hérouard). Il contient de l'acide acétique, de la résine non altérée, et plusieurs produits pyrogénés, au nombre desquels il faut compter la paraffine, une huile brune, plus pesante que l'eau, renfermant : la créosote, Yeupione, la pyrélaine, le capnomore, le cédrirète, hpicamare, \à pitta- cale, etc. (de Reiehenbach). Le véritable goudron végétal possède toujours une réaction nettement acide. Le goudron est facilement solidifié par 1/16 de magnésie calcinée. Il l'est aussi par la chaux. Le goudron calcaire, du docteur Kem- merer, employé intus et extrci contre les affections de la peau et des voies urinaires, contient une assez forte pp. de chaux pour pouvoir être réduit en poudre. Le goudron solidifié peut être administré sous forme de pilules. La chaleur en expulse de l'acide acétique, de l'eau, et une huile volatile jaune, complexe, plus légère que l'eau, appelée huile de goudron {tarai/) en Angleterre. Elle est analogue à l'huile de cade fausse ; elle contient : acétone, acétate de méthylène, benzine, xylène. Elle bout à 70°. M. Péraire, en soumettant cette huile à une distillation fractionnée, a obtenu trois produits qu'il nomme résinonc (à 70°), résinéone (de78 àl/i8°) et résinéine (à 250°), qu'il ne faut pas confondre, quant à présent, avec les trois pro- GOUDRON. 553 duits similaires et de même nom, retirés par M. Frémy de la distillation de la colophane. La résinéone qui, suivant M. Péraire, représente les propriétés du goudron et qui nous paraît être la Vyrelaxne de goudron de quelques auteurs, est un liquide incolore très-odorant. Elle présente dans certains cas quelques avantages sur le goudron : celui, par exemple, de ne pas salir le linge. On en l'ait un saccliarure, un looch, une pommade. L'alcool, réther, les liuiles fixes et volatiles dissolvent le goudron; agité avec l'eau, il lui abandonne une assez grande variété de produits et la colore en jaune. C'est là Veau de goudron du Codex qui doit avoir une réaction acide. Stimulant diaphorélique et diurétique énergique administré dans les catarrhes vési- caux, les gastrites. Les Anglais recommandent sa vapeur dans la phthisie pulmonaire. On a imaginé de petits appareils (Emana- teurs hygiéniques, Goudronnières, Boîtes â goudron), propres a faciliter les émanations goudronneuses, en présentant sous un petit volume une grande surface d'évaporation. (V. Un. ph. 1865.) Il est employé à l'extérieur contre la gale et les maladies cutanées (lèpre, psoriasis, porrigo), où il a une action manifeste; contre la reproduction des furoncles (Un. ph. 1866). On en fait une eau, un sirop, une pommade, un emplâtre. Le goudronaété proposé contre la putréfaction des urines. Il sert à enduire les bois, les cordages, pour les préserver de l'humidité. On l'a employé à l'éclairage, en Amérique, où on en extrait une huile appelée Bokool, qui se prépare surtout à Hambourg. Avec le goudron liquide des Landes (lp.) et la poudre fine de charbon de bois léger, M. Magnes-Lahens prépare le goudron pulvérulent, propre à être employé comme désinfectant, pour fumigations, pour préparer l'eau de goudron acide. (V. Un. ph. 1871). — M. Jeannel a donné une formule pour obtenir de suite une émulsion alcaline de gmidron titrée à 10 0/0, très-stable, en mêlant intimement 10 de goudron de bois et 10 de carbonate de soude crist. pulv., agitant ensuite avec 1000 d'eau et filtrant (V. Un. ph. 1866). D'après l'analyse de M. Jeannel, la liqueur de Goudron concentrée de Guyot, peut se reproduire avec la formule suivante : bicarbonate de soude, 22; goudron végétal,25; eau commune, 1000 (V. Un. ph. 1867) ; d'autres remplacent le carbonate alcalin par l'ammoniaque (V. Un. ph. 1873), ou par le sucre ; M. Magnes- Lahens la prépare au moyen de son élixir de goudron (V. p. hbli et Un.ph. 187Zi, 1875,1876); M. Roussin, au moyen du saccharolé de goudron ; M. Lucien Lebeuf, en émulsionnant le goudron par la saponine alcoolisée. 11 ne faut pas confondre ce goudron, qui seul est employé en pharmacie, avec le goudron végétal obtenu de la distillation du bois (hêtre, chêne, peuplier) dans les fabriques d'ac. pyroligneux, qui n'est point aussi résineux, pas aussi riche en essence et en huiles fixes, ni avec le goudron obtenu dans la distillation de la houille, ni enfin avec le goudron minéral qu'on relire des bitumes naturels, asphalte, pétrole, naphte, succin, etc., ou en distillant les schistes bitumineux, boghead, etc., et qui contient beaucoup de paraffine, ou en distillant la tourbe. Ce dernier goudron, renferme d'après M. Vorîl : résidu d'asphalte ou cambouis, créosote, paraffine, acide phénique et turfol ou /««7e de tourbe, composée elle-même de plusieurs hydrocarbures. Le goudron de houille, appelé aussi de son nom anglais coaltar, nous intéresse par les produits qui le constituent; il bout et s'enflamme à 90° c (Ilérouard). En réunissant les travaux de divers chimistes qui s'en sont occupés, on voit qu'il donne, par la distillation, des produits gazeux {hydrocarbures) ; solides (charbon, naphtaline, paranaphtaline; acides carbo- lique, rosolique, brunolique ; chryséne, pyrène, etc.); liquides (eau ammoniacale, huile légère ou naphtol ou protocarbole; huile lourde ou deutocarbole). Ces produits sont des mélanges ou donnent d'autres substances à leur tour, par des distillations fractionnées; on a ainsi obtenu une longue série de composés, les uns neutres, d'autres acides, d'autres basiques ou alcalins, dont voici le tableau avec les points d'ébulli- lion en regard : NEUTRES. Benzine ou benzole. 80° Parabenzol........ 97°, Toluène ou toluol.. U4° Xylène ou Xylol... 126° Cumène ou Cumol.. 150» Cyniène ou Cymol,. 175° Naphtaline........ 212» Paranaphtaline ou Anthracène........ Chryiène.......... Pyrène............ Styrolène......... Ilydrure de Naphtaline........... Fluorène.......... Acénapthène...... Acide carbolique ou phénique ou alcool phényitque (camphre minéral îles goudrons) 1 Ac. ou alc.crésjlique.. ACIDES. Acide ou aie. phlo- rylique.......... Acide rosolique.... Acide brunolique.. 203° basiques (alcal.). Leucol (leu- coline ou quinoléine)239° Viridine____ 251» lépidine ... 260° Cryptidine.. 274° Ammoniaq. 33o Collidine... 170o Cespitine... 9b° Aniline____ 182» Pyridine... 11 ho Parvoline... 188» Pyrrol..... 133o Toluidine .. 198° Picoline____ 134o Coridine___ 21 lo Lutidine___ 154o Rubidine... 230° La composition du goudron de houille est extrêmement variable. Ainsi le goudron de Cannel- Coal, d'après Calvert, est celui qui renferme les plus fortes proportions d'acide phénique (V. Rev.pharm., 1859-60); et ce dernier donnant au coaltar sa puissance antiseptique, c'est le coaltar de Cannel-Coal qui serait le 551 GOUET. - meilleur pour l'application que MM. Corne et Demeaux en ont faite, en 1859, à la désinfection des ulcères et plaies de mauvaise nature, en lui donnant pour véhicule, le plâtre à mouler, en poudre fine (V. poudres). Le coaltar seul ou saponifié est bon pour la destruction des insectes, de ceux qui nuisent à l'agriculture, notamment l'ai lise (Paul Thénard). Le goudron sulfuré ( 2 p. de soufre et 3 p. de coaltar fondus ensemble) convient pour préserver le bois de là pourriture; la pierre, de l'altération, etc. On peut le dissoudre dans le sulfure de carbone et l'appliquer à froid. 1 p. de coaltar et 2 p. de poudre fine de charbon de bois léger constituent le coaltar pulvérulent de M. Magnes-Lahens, employé comme désinfectant; on peut lui substituer Palcoolé fait avec à p. d'alcool à 46° c. (V. Un, ph. 1871, 1873). Comme la benzine, l'éther, les essences de menthe et de térébenthine, le coaltar a la propriété de rendre l'oxygène de l'air inactif, sans action sur le phosphore, par exemple (Adriau, Deschamps, d'Avallon). Le phosphore cesse d'être phosphorescent dans un air salure de vapeurs goudronneuses (Sales-Girons). Pour remplacer l'air des salles d'épuration du gaz d'éclairage, vanté à tort contre la coqueluche, MM. Adriau et Deschamps ont proposé la préparation suivante; Chaux vive.. 100 d'aramon. 100 Coaltar.... 150 Chlorhydrate Eau....... 300 Sablon..... 2000 Failes-déliter la chaux, versez le coaltar sur 1000 de sablon, ajoutez la chaux au chlorhyd. d'ammoniaque, triturez avec le reste du sable. Dans le même but, Burin-Dubuisson a fait connaître, sous le nom de Gazéol, la formule suivante : Ammoniaque impure, à Naphtaline impure.. 1 20° .............. 1000 Goudron récent des Acétone ............ 10 barillets.......... 100 Benzine Impure..... 10 Faites dissoudre la naphtaline dans la benzine et ajoutez à l'ammoniaque, avec les autres substances. Les alcaloïdes de l'huile de houille ont été aussi trouvés par Anderson, dans V huile d'os, que l'on extrait aujourd'hui en grand dans les fabriques de noir animal. Remarquons, en terminant, que l'alcalinité caractérise les produits de la distillation du goudron de houille et des goudrons minéraux ; et l'acidité, les produits de la distillation des goudrons végétaux. De plus, la créosote existe dans ces derniers et l'acide phéniquo dans les autres. GOUET. Arum, Pied-de-veau, Pied-dc-liêvre, Picotin, Vaquette, Giron, Amidonniére, Herbe au pain, Langue de boeuf; Dracontia minoris, Arum maculatum, L,. (Aroïdées.) GOUTTES. Aaronswurzel, Aronsstab, AL. ; Aron, "Wake robin, Cuckow pint, ANC; Dansk ingefer, dan.; Aro man- chado, esp.; Gevlekte kalfsvoet, hol.; Aro, it.; Aro- nowa. broda, pol.; Dansk ingefœra, su.; Yilan bout- chaghi, Tun. Plante herbacée % commune dans les bois et les fossés ombragés et reconnaissable à ses grandes feuilles d'un vert sombre et à ses petites baies rouges en épis, recouvertes d'une spathe ou membrane foliacée. On emploie son tubercule, qui est blanc, féculent et de la grosseur d'un marron. Frais, il contient un sue laiteux, dont le principe acre disparaît en partie par la dessiccation ; M. En/, y a trouvé de la saponine. Purgatif, hydragogue. Inusité aujourd'hui. En Algérie, où il est très-commun , sa décoction est administrée à l'intérieur, pour guérir l'affection calculeuse de la vessie. Dans quelques pays (îles de Portland), on prépare avec la fécule une sorte d'arrow-root. Les feuilles passent pour plus actives que le tubercule, et peuvent, dit-on, étant contusées, servir comme vésicant. On a employé les Arum arisarum, triphyl- lum et dramneulus. Le Chou caraïbe, dont les feuilles se mangent dans la soupe aux Antilles, est Y Arum (caladium) sagittifolium, L. La Colocase, Arum esculentum, Colocasia escu- lenta, Taro des Océaniens, a une racine acre qui devient comestible par la cuisson; elle présente le curieux phénomène de sécréter, pendant la nuit, des gouttes d'une eau très-limpide. (V. X Ph. 1807). La racine fraîche de VArum triphyllum (Dragon root,Indiantwnip, }Yake Robin, ang.) est fort estimée aux Etats-Unis. Ce tubercule frais contient un suc très-âcre que la dessiccation ou la chaleur lui fait perdre. Enfoui dans du sable,il peut se conserver dans cet état, pendant une année. A l'extérieur, c'est un rubéfiant. À l'intérieur, contre l'asthme, le catajrhe chronique, le rhumatisme, l'état cachectique, il s'administre à la dose de 50 centigr., mêlé à de la gomme, du sucre, de l'eau, sous forme d'émulsion, de teinture (au 10°), deux ou trois fois par jour. — On en a fait grand cas dans la phthisie pulmonaire. L'Arum des Antilles; Arum ou Caladium seguinum, Dieffenbacchia seguina (Dumb cane, ang.) des Indes occidentales, ayant le. port du bananier, une odeur repoussante et un suc corrosif et vénéneux, passe, employé en fomentation, pour antigoutteux et diurétique. GOUTTES. Tropfen, al.; Drops, ano.; Gota, esp.; Goccia, it. Nous conservons ce nom à des préparations nommées ainsi par leurs auteurs, et destinées à être prises par gouttes sur du sucre ou dans des liquides appropriés. Beaucoup sont de véritables teintures. GOUTTES D'ACONITiNE. GOUTTES EMMÉNAGOGUES. 555 Gouttes d'aconitine. Àconitine............ i Alcool rectifié........ 8 Faites dissoudre. (Bouch.) On préparera de même les gouttes de véra- trine eî celles de delphine. En frictions derrière l'oreille, ou en applications dans le conduit auditif, contre les maladies rebelles de l'oreille. Ce médicament serait mieux nommé fomentation. Gouttes alcalines (Hamilton). Solution de carb. de potasse de Rosenstein. Carb. de potasse...... 4 Eau distillée........ 90 Dix à quarante gouttes dans la journée, contre les convulsions des enfants. Gouttes amères ou teinture de Baume. Alcool à 60 c....... 1000 Carb. de potasse...... a Fèves St-Ignace rap. bOO Suie................. 1 F. digérer dix jours; exprimez et filtrez (fiod.). Une à huit gouttes dans une tisane amère contre les coliques venteuses. Gouttes anodines anglaises. Alcoolé d'opium et d'asaram comp. Racine d'asaret....... 30 Opium. Sassafras. Bois d aloès. 30 18 Carbon, d'ammon.., 4 Alcool à 85c.......,. 300 Filtrez après vingt jours de digestion. De 3à20 décig., dans l'épilepsie, l'hystérie. Gouttes anthelminthiques. Eau de cannelle. Ext. de brou de noix.. Cent gouttes par jour.- {Bouch.) Gouttes antiarthritiques. Sabine...-............ 30 Teinture alcaline____ 182 Filtrez au bout de quatre jours. Douze à quinze gouttes, trois fois par jour. Gouttes antiarthritiques (Graeffe). Alcoolé de potasse.... 15 Opium............... 2 Teint, de gaiac amm.. 7 (Rad.) Dix à vingt gouttes, trois fois par jour. Gouttes antiarthritiques (Terrier). Teint, de semences de Iode................ 0,6 colchique........... 4 Iodure de potassium. 1,2 Rhum de gaiac....... 8 Laudanum de Sydenh. 4,0 A prendre par gouttes. (Jourd.) Gouttes (mixture) anticholériques russes (Strogonoff). Teint, éth. dévaler.. 8,0 Teinture d'arnica.... 4,0 — de noix vomiq. 4,0 Essence de menthe... 2,0 Liqueur d'Hoffmann.. 8,0 Teinture d'opium.... 6,0 Dans les cas de réfrigération et d'extinction du pouls sous l'influence du choléra. La dose est de quinze, vingt ou vingt-cinq gouttes dans un petit verre de vin généreux. On réitère celte dose de demi-heure en demi-heure, jusqu'à réaction. Gouttes anticholériques (Franceschi). Teint, d'aconit...... 12,0 Teinture d'aloès..... 4,0 Teint, d'opium..... 6,0 Dix à trente gouttes selon l'intensité du mal dans une cuillerée de vin d'Espagne ou de café fort. On réitère plusieurs fois dans les vingt-quatre heures. Gouttes antiscorbutiques (Spilsbury). Sublimé corrosif,. Gentiane........... Ecorce d'orange.... Sulfure d'antimoine. 8 Santal rouge........ 4 6 Alcool à 85c......... 250 8 Eau................250 4 (Rem. patenté ang.) eau sucrée, dans les Par gouttes dans de affections scrofuleuses ou scorbutiques, Gouttes antivénériennes. Eau distillée........ 1000 (Rem. patenté ang.) Une cuillerée dans un verre de lait ou de gruau. Gouttes apéritives (Huchard). Teint, d'ée. d'oranges.. 4 Teinture de badiane ... 4 — de Baume....... 2 Sesquichlorure de fer. 1 Sublimé corrosif...... 1 Filtrez. 10 gouttes matin et soir avant le repas. Gouttes blanches (D r Gallard). Eau dist. de laurier cer. 5 Cblorbyd. de morphine. 0,10 F. dissoudre. 1 goutte sur un morceau de sucre avant chaque repas. Contre la gastralgie. Gouttes calmantes allemandes. Teint, d'asa-fudida-----15 Teinture d'opium..... 4 — de castoréum .. 12 Dix à vingt gouttes dans une boisson appropriée contre l'hystérie. (Boucft.) Gouttes calmantes (Grindle). Acétate de morphine. 0,8 Eau distillée....... 30,0 Acide acétiq., goutt.. 4 Alcool............. 4,0 Cinq à vingt gouttes dans une potion calmante, contre la toux (Rem. patenté anglais.) Gouttes céphaliques anglaises. Alcool à 86c. 1» Esprit de soie crue... 125 Essence de lavande... 4 On distille à siccité. (Soub.) Gouttes cordiales (Warner). Séné........ 8 Cochenille... 2 Rais, de Corinth. 100 Coriandre... 4 Safran...... 2 Eau-de-vie...... 940 Fenouil..... 4 Réglisse..... 2 (An.) Faites infuser pendant dix jours en remuant de temps en temps, et passez. Versez &73 d'eau- de-vie sur le marc et passez après suffisante macération. Réunissez les deux liqueurs. Quatre ou cinq cuillerées à la fois. Gouttes emménagogues (Brande). Teint, d'aloès concent Teint, de valériane... 1 cuillerée à café dans de l'infus. de camomille, pendant les 2 ou 3 jours qui précèdent les règles. 21 21 Teint, de mars tartar. Mêlez. 12 550 GOUTTES EXCITANTES. — GRAISSES. Phosphore ...... Ether sulfurique Gouttes excitantes. 0,1 Huile anim. de Dippel. 6,0 4,0 Quinze à vingt-cinq gouttes toutes les deux heures dans une infusion de mélisse. (Phœb.) Gouttes fébrifuges (Hufeland). Phosphore...... 0,12 Essence de térébenthine. 11,0 Quinze à vingt-cinq gouttes prises dans une tasse d'eau de guimauve dans les fièvres intermittentes. (Phœb.) Gouttes lithontriptiques ( Palmieri). Liqueur de Palmieri. (Liquore litontritico di Palmieri, it.) Remède secret jouissant d'une grande réputation, en Italie, comme spécifique contre les affections pierreuses des reins, et que l'on prépare en faisant bouillir 30,0 de fleurs de soufre dans 500,0 de goudron et alcool 1000. On maintient l'ébullition jusqu'à ce que la liqueur ait pris une belle couleur rouge rubis; on décante et on conserve pour l'usage. — Quinze à vingl gouttes par jour comme curatif, et dix gouttes comme préventif. Gouttes lithontriptiques (Tulp). Gantharides. 4 Cardamome. 4 Alcool 30 Ae. nitriq. 15 Faites macérer, filtrez. (Soub.) Douze gouttes dans demi-verre d'eau sucrée. Gouttes noires anglaises. Essence noire anglaise, Gouttes de Lancastre, Gouttes des quakers ; Black drops. Opium ..... 12 Safran ....... 1 Suc de verjus... 45 Muscade... 3 Suc de citron. 45 Alcool rectifié.. 10 Laissez macérer un mois avant d'ajouter l'alcool, filtrez et conservez. (Rem. pat. ang.) Six gouttes dans un julep. Huit gouttes équivalent ià environ 5 centigr. d'opium. Des pharmacopées remplacent le suc de citron et de verjus par le vinaigre, l'alcool par du sucre et de la levure de bière, et font fermenter. Le Codex prescrit : Opium ..... 100 Safran. Muscades.. 25 Sucre.. 8 Acide are. crist. 60 ^^^^^^^^^^^^^^^ 50 Eau distillée.. 540 Laissez macérer pendant dix jours avec les 3/4 du mélange d'eau et d'acide; chauffez au B.-M. pendant une demi-heure, passez, exprimez fortement et ajoutez sur le marc le reste du vinaigre, laissez en contact pendant vingt- quatre heures, exprimez et réunissez les liquides qui sont filtrés, additionnés de sucre et évaporés au B.-M., jusqu'à réduction à 200s r ; la liqueur froide doit marquer environ 1,25 au densim. (29 o B 0 ), et représente alors moitié de son poids d'opium. 1 p. équivaut à 2 p. de jaudanum de Rousseau et à à p. de laudanum de Sydenham. C'est le même rapport que celui de la formule du Codex de Hambourg. M. Pes- nel propose de préparer instantanément les gouttes noires en évaporant an B.-M., à moitié de sorî volume, lOOer de vinaigre d'opium, avec 0« r .,80 de safran et l» r .,50 de muscades pulvérisées, on exprime et on filtre, on ajoute 5 gr. de sucre, et on évapore jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 20 gr., contenance habituelle du flacon anglais, de Black drop. Gouttes noires ordinaires. Opium .............. 125 Vinaigre distillé..... 500 Faites digérer huit jours, filtrez. (Remède patenté anglais.) Gouttes odontalgiques (Dobberan). Laudanum de Sydenham, Liqueur d'Hoffmann, Essence de menthe p., âà... P. E. En frictions sur la joue. On en imbibe aussi du coton qu'on enfonce dans la dent. Gouttes pectorales (Bateman). C'est un mélange de teintures de castoréum, de camphre et d'opium, aromatisé à l'anis et coloré par de la cochenille. (Rem. pat. ang.) Gouttes purgatives (Pope). Huile de croton. 1 goutte. Alcool..... 2 grammes. Vingt gouttes jusqu'à effel. Gouttes rouges (Lecointe). Camomille... 60 Safran........ 2 Cannelle.... 1 Opium à 10»/» 8 Girofle ........ 1 Alcool ....... 300 F. macérer pendant huit jours, exprimez et filtrez. Cinq à dix gouttes sur du sucre plusieurs fois par jour, ou dans une tasse d'infusion appropriée, dans les gastralgies et diarrhées séreuses et cholériques. Gouttes utérines de la reine d'Espagne. Extrait de noix vomique. 0,15 Alcool à 90c..... 30 Excitant, antiparalytique; 25 a 100 goût GRAISSES. Fett, Schmaiz, al.; Lard tallow, ang.; Schiahum, ab.; Beyl keschirbi, due.; Grasa, Manteca, esp.; Vet, talfc, HOL>; Schirbi, INI).; Grasso, Sugna, Adipe, Sevo, it.; Pih,PER.;Smala,POL.; Salotoplenœ, BCS.j Govapa.SAN.; Ister, su.; Maat kolapu, tam.; Pessarum kowu, tel.; Donyagh, tur. Les graisses ou corps gras sont des substances retirées des animaux ou des végétaux, de consistance variable, liquides ou fondant à une température peu élevée, formant sur le papier une tache transparente et persistante, douces au toucher, peu sapides, insolubles dans l'eau, généralement peu solubles dans l'alcool, trôs-solubles dans le chloroforme, saponifiables par les alcalis, enfin inflammables. Selon leur consistance ou leur origine, on appelle huiles, celles qui sont liquides à la température ordinaire ; beurres , les corps gras, mous à -f- 18° GRAISSES. 557 et fusibles à quelques degrés au-dessus; graisses, les corps gras animaux, mous et très- fusibles ; enfin, suifs, les corps gras de même nature, mais plus solides et qui fondent au- dessus de -f- 38°- I jeur procédé d'extraction varie suivant les cas. Nous ne nous occuperons ici que des deux derniers. Les graisses, les suifs et les huiles végétales sont formées par le mélange de plusieurs principes immédiats dont les plus importants et les plus communs sont une substance blanche, cristalline, fusible à -f-62°, nommée stéarine; une substance analogue, mais fusible à kl 0 , nommée margarine (ou pulmitine); enfin une substance liquide appellée oléine ; qui sont toutes, d'après les chimistes modernes, autant d'éthers de la glycérine ou glycerides. Ce sont les beaux travaux de M. Chevreul, exécutés vers 1820, qui ont fait connaître la nature chimique des corps gras. D'après cela, la glycérine est un alcool qui forme avec les acides des éthers; la stéarine, la margarine ou palmitine, l'oléine, sont des composés formés d'acide sléarique, margarique ou palmitique, oléique et de glycérine, avec élimination d'eau. Les corps gras naturels sont un mélange de ces éthers qui, en fixant les éléments de l'eau, fournissent d'un côté des acides gras, et de l'autre, comme terme constant, de la glycérine. (V. ce mot et Savons.) Les graisses se concentrent chez les mammifères, principalement autour des reins, dans l'épiploon, la peau. Pour les retirer on n'a qu'à couper les parties graisseuses par morceaux, à les laver d'abord dans l'eau froide, puis à faire fondre doucement et passer avec forte expression. Quand la masse est refroidie, on sépare les fèces, on l'ait fondre de nouveau la graisse au B.-M., on la coule dans des pots ou des fioles, en ayant soin d'agiter jusqu'à refroidissement, et on conserve dans un endroit sec et froid. . On a proposé de purifier les graisses en les chauffant telles que les produisent les animaux avec de l'acide sulfurique faible qui dissout les membranes. Les graisses paraissent être aux animaux ce que l'amidon est aux végétaux. Les corps gras se chargent par dissolution des principes actifs d'un grand nombre de substances et deviennent ainsi des véhicules précieux pour la pharmacie. Quelques-uns sont par eux-mêmes des médicaments actifs. Les graisses exposées à l'air deviennent acides et contractent une mauvaise odeur : ce phénomène s'appelle rancissement ; on peut le retarder, sinon l'empêcher, en les mélangeant avec la créosote, l'huile de piment, l'essence de girofle, le baume du Pérou. (Groves.) 11 paraîtrait qu'on peut les conserver pendant un an sans qu'elles contractent de mauvaise odeur, en les mêlant lorsqu'elles sont récentes et fondues avec un peu de sel marin et d'alun (graisse ,7000; sel marin pulv., 20; alun pulv., 1) ; on chauffe, on sépare l'écume qui se produit à la surface ; après refroidissement, la graisse est lavée et malaxée avec de l'eau jusqu'à ce qu'elle n'ait plus de saveur salée, puis tenue en fusion à une douce température jusqu'à ce que toute l'eau soit évaporée (Eirzel). A l'article Savons, nous dirons un mot des combinaisons des alcalis et alcaloïdes avec les acides gras, combinaisons qu'on a proposé de faire entrer dans la matière médicale. 1° Graisse de porc, Axonge, Saindoux*; Axungia, Adeps suillus (Schweinschmeer, Sch- weinschmalz, al. ; Hog's lard, Fat, Axunge, ang. ; Sciahum kansir, ar. ; Svinefidt, dan. ; Manteca de puerco, esp. ; Reuzel, hol. ; Sugna di rnajale, n. ; Szmulec, Thusez wiepirzwy, pol. ; Sivinister, se). Substance grasse, blanche, grenue, molle, très-fusible, peu sapide, peu odorante ; extrait de la panne du porc (sus scrofa) débarrassée de la membrane qui la recouvre, écrasée dans un mortier de marbre, et chauffée au B.-M. jusqu'à ce que la masse soit complètement fondue et claire. On passe alors à travers un linge serré [Codex). Lorsqu'elle a été fondue avec l'eau, on la nomme axonge lavée ou purifiée. L'axonge est insoluble dans l'eau, peu so- luble dans l'alcool, plus soluble dans l'éthèr et dans les huiles fixes et volatiles. Elle constitue la base des pommades ou liparolés. On a employé la panne de porc contre les érysi- pèles. A cette graisse, il faut rapporter celles de blaireau, de chien, de hérisson, d'homme, de lièvre, de loup, d'ours, de renard, etc., employées encore dans quelques contrées, et envers lesquelles on se montre peut-être trop sceptique, du moins pour quelques-unes. 2° Suif; Sébum, Sébum ovillum (Hamelstalg. al. ; Suet, Tallow, ang. ; Faarctalg, Oxetalq, dan. ; Sebo, esp., por. ; Sevo, it. ; Oxtaq, su. ; Aatoo kolupoo, tam. ; Osseret, hol.). Blanche, beaucoup plus ferme que la précédente, et d'une odeur nauséeuse. S'obtient de la même manière. Au suif, il faut rapporter les graisses de bœuf, de veau, de mouton et de bouc, celle de cerf, et la moelle de bœuf, qui, d'après M. Cari Eylerh, est la combinaison glycérique de trois acides gras ( acides palmitique, médullique et oleique). Les anciennes pharmacopées mentionnent encore des graisses de reptiles (vipère, couleuvre); des qraisses de poissons (anguille, brochet), etc. 558 GRATIOLE. — GRENADIER. GRATIOLE. Herbe à pauvre homme, Séné des prés, Petite digitale; Gratia Dei, Gratiola officinalis. (Personnées.) Gnadenkraut, Gottesgnadenkraut, al.; Hedge hyssop, ANC ; Nemme, ar. ; Gndsnaudeurt, dan.; Graciola,, ESP., POR.; Genada, Kruid, hol.; Graziola, Stanca ca- "vallo, it.; Konjtrud, pol.; Ticharo dotschnaja trawa, RUS.; Jordgalla, su. Plante % indigène des prés humides, à lige noueuse, à feuilles opposées, amplexicaules, glabres, petites, tubuleuses et à fleurs dentées, d'un blanc rougeàtre. Inodore. M. Marchand, de Fécamp, y a trouvé une substance neutre particulière qu'il a nommée Gratiolin ou Gratioline , à laquelle il attribue les propriétés de la plante. M. Walz y a trouvé la Gratioline, la Gratiosoline, la Gratiolacrine , une huile grasse, une résine brune, du tannin et de Vaiide antirrhinique. Purgatif violent qui n'est plus guère usité. Dose de la poudre : 5 à 15 décigrammes. On suppose qu'elle fait la base de l'eau de Meunier contre l'hydropisie. Elle est beaucoup plus active que la mercuriale, à laquelle elle ne doit pas être substituée. GREMIL. Herbe aux perles ; Milium solis, Lithospermum officinale, L. (Borraginées.) Steinsame, Perlkraut, al.; Cromwelf, ang.; Steenklinte, ban.; Mijo del sol, esp.; Ackensteen saad, hol.; Miglia sole, it. La semence a été réputée lilhontriptique et anlidyssentérique. On en fait une émulsion. GRENADIER. Balaustier; Punica granatum. (Myrtacées.) Granatbaum, al.; Pome-granate tree, ang.; Ranua, Roman, AR.; Liêou-pi, ch.; Anar, ind., per.; Granado, esp.; Rodia, or. mod.; Granaatboom, hol.; Granato, it.; Romeira, por.; Granatnik, Datema, Oschnoe de- rewo, rus.; Dadima, Granattried, SAN.; Darim, su.; Magiiam palain, tam.; Nar, tur. Petit arbre originaire des côtes d'Afrique, et cultivé aujourd'hui dans tout le midi de l'Europe. Il est fort anciennement connu, puisqu'il en est question dans les livres de Moïse. Les Grecs et les Romains employaient les fleurs sous les noms de Ki-iw., Ba^aàaria.,Balaustta, et le fruit sous ceux de 2iJicv, Malicorhmi. L'é- corce de la racine était employée comme an- thelminthique, dès l'époque de Dioscoride. Elle Test de temps immémorial dans l'Indous- tan. Ce fut Buchanan qui la remit en usage en Europe vers 1807. Le docteur Mérat appela, le premier, sur cette écorce l'attention -des praticiens français. (V. Çwsso.) On emploie : 1° l'écorce de la racine *, qui est d'un gris cendré plus ou moins jaunâtre en dehors, jaune en dedans, non fibreuse, cassante, d'une saveur astringente mais non amère, inodore, elle contient une substance appelée punicine (G. Rvghini), mais qui a été reconnue être un mélange de divers alcaloïdes {Tanret); 2° les fleurs*, nommées aussi Ba- laustesï d'un beau rouge, inodores, styptiques ; 3° les fruits, nommés Grenades (mala punira), sorte de grosses pommes, pleines de semences qu'entourent des vésicules remplies d'un suc aigrelet, rougeàtre ; M. Landerer y a trouvé une substance particulière, la granatine; ù° l'écorce de grenade, Malicorium* (cuir de pommes), qui est jaunâtre, coriace, astringente et sert à tanner; elle contient, sur 100 :18,8 de tannin, 17,1 de mucilage, 10,8 d'extractif; le reste en ligneux et humidité. (Davy.) L'écorce de racine de grenadier est fort employée, et avec beaucoup de succès, contre le taenia armé. Les auteurs paraissent s'accorder à dire que celle qui nous vient du Portugal, ou des côtes de Barbarie, et qui a le faciès de l'augusture vraie, est plus active que celle que l'on récolte en France, et que cette dernière à l'état frais est plus efficace qu'à l'état sec. Nous ferons remarquer, à cette occasion, que l'écorce fraîche revient à un prix très- élevé, du moins à Paris, où il faut acheter aux prix de 15 fr., un arbuste de 10 ans que les jardiniers cultivent exprès, tandis que l'écorce sèche réussit très-bien. (V. Apozéme de grenadier.) L'écorce de la tige est peut être aussi efficace. (Marly, Un. PL, 1878). A Paris, on fait venir du Midi la racine de grenadier fraîche, que l'on conserve dans du sable h la manière de la réglisse et du raifort, et dont on prélève l'écorce au moment d'en faire usage. On a attribué les propriétés de l'écorce de racine de grenadier à l'union du tannin et de l'acide gallique avec une substance appelée jadis punicine. Celte substance n'était qu'un mélange de divers alcaloïdes qui ont été isolés par M. Tanret. Ce sont : la Pelletiérine, C 16 H 15 AzO 2 , ainsi nommée en l'honneur de Pelletier. Liquide, volatil, bouillant à 195°, lévogyre. Ulsopelletiérine qui diffère de la précédente par l'absence de pouvoir rotatoire ; la Méthyl- pelletiérine, C 18 H" AzO 8 , liquide, bouillant à 205°, dextrogyre; la Pseudopclletiérine , C" II' 5 AzO-, solide, cristallisai>le, fusible à Zi6° et entrant en ébullition à 2/i6°. Les sulfates des deux premiers ne sont pas décomposables par le bicarbonate de soude tandis que les sulfates des deux derniers le sont. Les deux premiers alcaloïdes sont seuls actifs sur le tœnia et à peu près au même degré. Pour leur prépara- lion : voir tannate de Pelletiérine. Les doses suffisantes sont celles de i0 à 50 centigr. de sulfates de pelletiérine et d'isopelletiérine réunis, chez les adultes, de lo à 20 centig. GU1NDELIA ROBUSTA. — GUANO. 559 chez les enfants, le tout additionné de 1,10 à 1,50 de tannin. L'addition du tannin est une condition presque nécessaire, qui justifie l'opinion ancienne a laquelle on attribuait les propriétés de l'écorce. On remplace avec avantage les doses de sulfates ci-dessus par des doses correspondantes de tannate-de pelletiérine 1,20 à 1,60 pour les adultes et 0,60 à 0,80 pour les enfants. On administre l'écorce de racine de grenadiers en décoction à la dose de 50 à 60 gr. dans 750 gr. d'eau qu'on réduit, par l'ebullition, à 500 gr. On peut aussi en prescrire l'extrait aux doses de 15 à 30 gr. en bols ou en capsules dans lesquels on tait entrer 8 gr. d'extrait éthéré de fougère mâle. Les balaustes et le malicorium sont de bons astringents. Le suc de grenades sert a faire, ainsi que l'écorce, un sirop que l'on emploie comme celui de coings. Les Arabes regardent comme fébrifuges, le jus de grenade, le suc d'écorce et de feuilles de grenadier. GRINDELIA ROBUSTA. (Composées.) Plante de la Californie très-employée comme antiasthmatique et expectorant stimulant. Ses propriétés thérapeutiques sont dues surtout a la résine balsamique contenue dans les extrémités fleuries de cette plante qui ressemble un peu au soleil. Employé en Amérique sous forme d'extrait fluide préparé avec les feuilles, les fleurs et les tiges. GROSEILLIERS. Johannisbeere, al.; Carrant, Gooseberry, ano.; Ribs, dan.; Grosellero, ESP.; Aalbezie, hol.; llibes, it.: Por- zeczki, pol.; Smorodina krasuaja, por.; Winbœi su.; Frenkionzumou, TUH. Les fruits (groseilles, castilles) du groseillier rouge ou a grappe, Ribes rubrum, servent à préparer le sirop et la gelée de leur nom. On emploie dans la médecine populaire les feuilles du Cassis ou groseillier noir (ribes ni- grum). Les fruits, qui sont très-diurétiques, servent à l'aire la liqueur de cassis. Les groseilles à maquereau sont le fruit du groseillier épineux, Ribes grossularia ou Vra crispa; on peut en extraire l'acide citrique. GUACO. Huaco, Mikania guaeo, Eupatorium satureiœ- folium, L. (Eupatoriacées.) Sous le nom de Guaeo ou Huaco, on désigne, dans l'Amérique centrale, l'Amérique du Sud et les Indes occidentales, divers Eupatorium, de la section Mikania, à tiges volubiles et dont le suc est employé par les naturels du pays (nègres de la Nouvelle-Grenade, Indiens du Mexique), pour se préserver de la morsure des serpents venimeux; on fait des frictions avec la racine distillée dans l'eau-de-vie ou avec le suc mêlé de rhum. Cette propriété spéciale du guaeo, que Mutis, de Santa-Fé, fit le premier connaître, a été confirmée par de Humboldt et Bonpland ; mais le véritable guaeo employé par les Indiens, est le Mikania guaeo, plante grimpante, qui se présente, dans le commerce, sous forme d'un mélange de tiges, feuilles et fleurs; les premières sont presque seules employées en médecine. C'est à tort que quelques ouvrages indiquent les feuilles comme la seule partie usitée de cette plante. Fauré a trouvé, dans les tiges et les feuilles, une substance résinoïde, amère, la guacine. La décoction de l'écorce et des feuilles a été proposée en applications topiques contre la syphilis ( Viecnte Gomez), comme spécifique contre la rage (Haiekings), pour combattre le choléra [Chabert); dans le traitement des rhumatismes. On a recommandé, pour l'usage interne, l'infusé (20 : 1000), la teinture alcoolique (5 p. de rhum ou d'eau-de-vie pour 1 p. de tige), et une mixture élhérée; pour l'usage evterne, les teintures éthérées et alcooliques en frictions, la décoction concentrée et le suc frais de la plante. Dans le commerce, on substitue quelquefois des tiges d'aristoloches ou de pareira-brava à celles de guaeo. Suivant Guibourt, les plantes fortement aromatiques que l'on a employées sous le nom de Guaeo, appartiennent toutes au genre aristolo- ehia, et celle qui forme encore la majeure partie du Guaeo commercial, est l'A. Cymbi- fera, comme au Brésil, sous le nom de Mil- homens. (V. Un. Ph. 1867). GUANO. (De l'espagnol huano, excrément.) Ce sont des excréments et dépouilles d'oiseaux de mer, appelés d'une manière générale guanaes, formant d'énormes couches ou dépôts de 15 à 20 mètres d'épaisseur, dits hua- /teras, dans certaines îles de la mer du Sud, près de la côte de l'Amérique méridionale, sur quelques points des côtes d'Afrique, etc. Il y a deux guanos : le guano terreux formé surtout de phosphate de chaux, que l'on trouve sur la côte du Chili et dans quelques petites îles de l'océan Pacifique, sous le nom de Guano d'Amérique; et le guano ammoniacal, qui se présente sous forme d'une matière blanche ou brunâtre, un peu humide et pulvérulente, d'une odeur ammoniacale. Il est riche en produits ammoniacaux et constitue les gîtes les plus importants des îles Chineha, au Pérou; c'est l'engrais le plus énergique que l'on connaisse. La composition des guanos est complexe et variable ; d'une manière générale, ils renfer- 560 GUARANA OU PAULLINïA. — GUI DE CHÊNE. ment : urate, sulfate et oxalate d'ammoniaque, phosphate et oxalate de chaux, nitrates. M. Un- ger y a trouvé la guanine, poudre blanche, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; soluble dans les acides et mieux encore dans la potasse et la soude. L'acide oxalique y est en proportion plus ou moins forte, mais inverse à celle de l'acide urique (Liebig). On peut donc dire que le guano est un mélange de sels ammoniacaux, aussi avait-on proposé de l'appeler ammoniaque uratée. Le guano des îles de la Patagonie, formé de débris et d'excréments de cormorans, de phoques et de pingouins, comprend quatre sortes différentes. Il y a aussi des guanos artificiels, tels que le Guano de poisson préparé en Nor- wége avec les débris de la pêche de la morue et du hareng ; le guano d'écrevisses ou granat guano, préparé sur les côtes de la mer du Nord avec de petites écrevisses dites granats, des crevettes, squilles, salicots. Vu sa pauvreté en phosphates, on y ajoute ordinairement une certaine quantité d'os pulvérisés. En médecine, le guano a été employé particulièrement par les docteurs Récamier et Desmartis, sous forme de bain à la dose de 500 ou 1000 grammes et à celle de 50 à 100 par litre d'eau en lotion contre les dartres, la teigne, la scrofule. On en l'ait aussi des cataplasmes, des pommades, un extrait et même un sirop. Le guano brun de bonne qualité donne 33/100 de guano purifié et 35/100 de cendres blanches. On extrait du guano, l'acide urique employé dans l'industrie à produire YAlloxane, et, par suite, la couleur amarante appelée Murexide. GUARANA ou PAULLINÏA. Guaranagebcnde-PauHnie, al. Matière médicamenteuse préparée par les Guaranis de l'Uraguay ou du Para avec les semences du Paullinia sorbilis (Sapindacées). 11 a été signalé en 1817, par Cadet de Gassi- court, mais ce n'est qu'en 1822, que Mérat en reçut un fort échantillon. Aujourd'hui il est entré dans le commerce de la droguerie. Les Guaranis le préparent en pulvérisant sur une pierre plate chaude les semences, y ajoutant un peu d'eau, du cacao et de la farine de manioc. Au bout de quelque temps on introduit dans la pâte des semences concassées ; on donne au mélange une forme cylindrique et on fait sécher au soleil. Ainsi préparée, c'est une substance dure, en pains de 150 à 250 gr., que nous pouvons comparer très-exactement, pour la forme et la nuance rouge marquée de points blancs, à des cervelas. Le guarana contient de la caféine, à l'état de tannate (Berthemot et Dechastelus) que primitivement Théodore Martius avait nommée guaranine.Lzs semences de Paullinia sont plus riches en caféine que le café ou le thé. D'après M. Fournier, le Paullinia contient : gomme, amidon, huile fixe verte ; 3 huiles volatiles, dont une. concrète; un principe particulier indéterminé, tannate de caféine, acide tannique. On a cherché à le mettre en vogue comme tonique et antidiarrhéique. C'est l'usage qu'on en fait au Brésil. On le préconise aussi contre les névralgies, la migraine, et comme fébrifuge. Les Brésiliens se servent d'un os rugueux qui fait l'office de râpe pour le pulvériser. Ils l'emploient à la dose de h à 8 gram. dans un verre d'eau. On peut l'associer au chocolat, pour rendre celui-ci plus fortifiant. Il est comparable, pour ses emplois, au monésia. On en fait une poudre, des pastilles, un sirop, une teinture, un sirop hydroalcoolique, des pilules, une pommade, un chocolat. Poudre: 0,50 à 1 gr. Ext. aie. 0,25 à 0,50. Le Timbo (Paullinia pinnata, Cunwu-ape), dont la racine à odeur musquée renferme un alcaloïde nommée Timbonine, par M. Stan. Martin, s'emploie en épithèmes dans les maladies du foie. GUAYCURU, BAYCURU (Racine de) Statice Brasiliensis (Plombaginées). L'origine de la racine de Guyacuru du Brésil a été longtemps méconnue ; ce n'est qu'en 1878 que Parodi a pu la rapporter au Statice brasiliensis, S. Antartica. Molina la considère comme le plus puissant astringent du règne végétal, contre la dyssenterie et les vieux ulcères atoniques. De Jussieu et de Candolle le mentionnent sous le nom de Guyacuru. Elle contient un alcaloïde : la Baycurine. Les Statice de toutes les parties du monde sont astringentes; en Russie, la racine monstrueuse du 5. Latifolia est très-employée comme tan. Le Guaycuru du Chili paraît être une autre plante décrite sous le nom de Plegorhùa àdstringens. GUI DE CHÊNE. Gillon; viscum album. ( Loranthées. ) Mistel, ai.., ano., su.; Dabaok, Tlelsch, ah.; Fngblnni, dan.; Muerdago, esp.; Marentakken, hol.; Vischio, it.; Jemiel, pol.; "Visgo, por. Parasite des vieux pommiers, poiriers, frênes, tilleuls, peupliers, etc., et très-rarement des vieux chênes, sous forme de petites tiges d'un vert clair à feuilles opposées peu nombreuses. Des baies et de l'écorce on retire la glu; de celle-ci, l'éther sépare 2 substances : 111 la visrine (50%), solublc; et la viscaoutchine, (20 %), ou mieux viscosine, insoluble (Iieinsch). Astringent, vomitif ; célèbre jadis contre l'épilepsie. On le dit abortif aussi actif que le seigle ergoté. (D r Long). Le gui de chêne, recherché annuellement par les druides, était un objet de superstition chez les anciens Gaulois. Quoique le gui soit rare sur les chênes, aujourd'hui en France, au Canada et surtout en Californie, ces arbres en sont littéralement couverts ; on le rencontre, en outre, sur le saule, l'érable, le platane, le pin, le sapin, l'aubépine. GUIMAUVE. Bimalva, Àlthœa, Althœa offitinalis (Malvac.). Altheewurzel, Eibisch, al.; Marshmallow, ang.; Chatini, Kitmie, ar.; Atthee, dan.; Malva\isco, esp.; Witte maluwe, hol.; Altea, Bismaha, it.; Szluz wloska, pol.; Jialvaisco, por.; Proswurnjak, rus.; Alterot, su.; flatoii, iuk. C'est l'AX6aia de Dioscoride. Plante % haute d'un mètre et plus, h feuilles assez grandes, arrondies, blanchâtres molles; à fleurs d'un blanc rosé ; commune en Europe, dans les terrains humides. On emploie la racine &*, les feuilles* et les fleurs*. La première, qui dans le commerce est dépouillée de son épidémie, est blanche, grosse comme le pouce, longue, d'une odeur faible et d'une saveur très-mucilagineuse. Elle contient une matière gommeuse abondante, de l'amidon, de l'asparagine, de l'albumine, de la matière colorante jaune, du sucre crislallisable, une huile fixe. C'est en raison de la grande quantité de mucilage qu'elle cède à l'eau qu'on l'emploie journellement contre les inflammations , en tisanes, sirops, lavements, lotions. C'est un remède banal contre les rhumes. Entière, en belle racine sèche, naturelle ou confite, on la donne aux enfants qui la mâchonnent afin d'aider à révolution des dents. Sa poudre entre dans la poudre des voyageurs, on en fait des cataplasmes. Les vétérinaires l'emploient beaucoup dans les breuvages et bols adoucissants. Althœa vient daXtaîvnv, propre a soulager. Quant au mot Guimauve, il nous semble venir de gui, ancien mol qui signifie visqueux, et de mauve, et par conséquent signifier Mauve visqueuse. Pour l'extérieur, on recommande la décoction; pour l'intérieur, l'infusion et même la macération à froid (pp. 20 : 1000). Les feuilles peuvent servir aux mêmes usages. Les fleurs ne sont usitées qu'en infusé pour tisane (pp. 20 : 1000). La mauve ou guimauve de Bordeaux est la fleur de Y Althœa altissima. La Rose trémiére, llose akée, Passe-rose, Mauve arborée, Rose loutre-mer ; A leea ou GUIMAUVE. - GUTTE (GOMME-RÉSINE). M 56ï Althœa rosea (ne pas confondre avec la mauve alcée, que l'on cultive dans les jardins), peut au besoin servir aux mêmes usages. Dans l'industrie elle sert à colorer les boissons factices. GUTTE (Gomme-résine)*. Gomme-gutte ; Cambogia, Gummi-gutta. Gummigutt, al., su.; Camboge, ang.; Ossara remand, Rub rauand, ar.; Hoâng-lô, ch.; Gukkatu, cyn.; Gu- mignt, dan., pol.; Gutagamba, ksp.; Gutte gom, hol.; Gomma gutta, Gambogia, it.; Goramovoe, rus.; Mak- ki, tam..; PassapurenDa, tel.; Coutalampa, tur. La gomme-gutte fut apportée la première fois de la Chine, en Europe, en 1003, par l'amiral hollandais Van i\cck, et ce fut Clusius qui l'introduisit en médecine. Elle est fournie par un certain nombre de Garcinia mais principalement par le G. morella, Desrousseaux (Guttifères), arbre de la presqu'île de Cambodje et de Ceylan. Selon quelques auteur-, à Siam, on l'obtient en rompant les jeunes pousses, et le suc en sort par gouttes ; de la son nom de gutte. A Ceylan, on fait des incisions à l'arbre, et le suc jaune qui en découle est reçu dans des chaumes de bambou où il se dessèche et prend la forme que nous lui connaissons (V. Un. ph. 187/i). En effet, ce sont des masses cylindroïdes de 125 a 250 grammes, d'un jaune foncé et safrané, friables, à cassure brillante. Sa saveur est légèrement acre et son odeur nulle. L'eau forme avec la gomme-gutte une émulsion d'un beau jaune; l'alcool la dissout presque entièrement. Chrislison distingue la gomme-gutte en gutte de Ceylan et en gutte de Siam. La première n'existerait pas dans le commerce : quant à la seconde, il la divise en gutte en cylindre, gutte en masse et gutte en sorte. La première esl la gutte médicinale, elle confient pour 100: 70 à 75 de résine, 15 a 20 de gomme soluble. Le Cambogia gutta ( Garcinia cambogia, Stalagmitis cambogioîdes) fournil une gutte inférieure à celle dont nous venons de parler. Il en est de même du Xanlhochymiis pktorias. Sous le nom de gomme-gvtle d'Amérique, on trouve quelquefois dans le commerce le suc. gommo-résineux de plusieurs hypéricinées, et principalement de Ykypericum baccifenem. Les propriétés sont à peu près les mêmes. C'est un purgatif drastique et anthelmin- thique; elle entre dans les pilules de Bontius dans celles d'Anderson ; sert dans la peinture. Dose de la poudre : 1 à 3 décig. Le Gf. indica qui porte dans son pays natal le nom de Kokum a des semences assez volumineuses qui servent à l'extraction d'une huile concrète nommée beurre de Kokum ou huile concrète deMangostun, dont elles contiennent jusqu'à un tiers de leur poids et qui est essentiellement formée de stéarine (Bonis). 562 HAMAMEL1S VIRGIMCA. — HEUCHERE. H HAMAMELIS VIRGINICA (Hamamélidées). Noisetier de la sorcière; Witrh-hazel, Snap- pimj hnzel-nutt, Am. Arbrisseau qui croît en abondance aux Etats-Unis et en particulier dans les Étals de Pensylvanie et de Virginie et qui a été introduit en Europe en 17;i6 par Collinson. Il fournit à la matière médicale ses feuille-. Elles sont ovale, ou obovales, longues de 5 ou 6 cent., larges de 3 à 4, membraneuses ou légèrement coriace-, marquées de nervures saillantes à la face intérieure. Aux Etats-Unis l'Hamamelis est considéré comme un méd ca- ment puissant dans les affections du système veineux, varices, hémorrhoïdes, et on le présente même comme un hémostatique énergique, IHale). On l'emploie aux Elat -Unis sous forme de décoction pp. 60 : 1 000) à la dose de 1 verre, en teinture (extrait d himiamelis, alcool, eau, Si p. e., 5 à 30 gouttes), d'extrait fluide, qui représente poid, pour poids la quantité d'ha- mamelis employée. HÉLIOTROPE. Girasol. Herbe aux vernies ; Heliotropium europœiwi. (Borraginées.) lleliotrop, Krebsblume, al. Herbe Q des lieux sablonneux, inodore, insipide, a Meurs blanches, en épis scorpioîdes. Elle passait pour vulnéraire, anticancéreuse, antigoutteuse, etc. t.es Latins la croyaient propre à faire tomber les verrues. Son nom lui vient (de rikioç, soleil, et de ts=-«, je tourne), de ce que la fleur tourne avec le soleil, d'après Pline. Les fleurs de l' Heliotropium peruvianum, L. senienl la vanille et passent pourcéphaliques, cordiales. Les parfumeurs en font diverses préparations. Cette espèce est cultivée dans les jardins. HENNÉ. Alhenna; Lawsonia inermis. (Salicariées.) Mundholz, Rothesœgyptisches Faerbekraut, ai.; Alkanei. ANC; tlenna, Ah.; Alkannawartel, hol.; Atcanna, it. Arbrisseau dont la racine, appelée Aikanna d'Orient, qui est rouge foncé, amère et styp- tique, a été employée comme astringente. Le henné joue un grand rôle dans la médecine arabe. En Orient, les feuilles sont employées comme lopique contre les ulcères ; les femmes s'en servent pour teindre en jaune orangé leurs pieds, leurs mains et pour dorer leurs cheveux. Les Persans se teignent la barbe et les cheveux avec le henné et une plante indi- gofère pulvérisée. Les fleurs {tamar henné), sont recherchées comme parfum; les fruits sont considérés comme emménagogues. La matière colorante du henné est une espèce de tannin que M. Abd -el-Aziz Herraouy a nommé ar. hennotannique. Le henné est un tonique général et un aphrodisiaque très-renommé chez les Arabes. On le cultive en Algérie, où on a constaté aussi ses bons effets comme topique dans les cas de sueur fétide des pieds. Dans quelques pays, on donne le nom d'A/ kanna à diverses racines tinctoriales ; ainsi les Allemands nomment alkanua la racine d'orcanette. Dans les Indes orientales, on se sert de la racine du Henné épineux; Lawsonia spinosa (Vrhan, ar. ; Mai/ndie, dck. ; Daun lacea, mm..; Mail anschi, malab; Henna, per. ; Sahachers, san. ; Marudanie, tam. ; Gorunta chettu, tel.), contre les affections de la peau. HÉPATIQUES. L'Hépatique des fontaines , Lichen étoile ; Marchanda polymorpha ( Lcberkraat, al. ; Liverwort, ang. : Liverurt, dan.; Frqatella, f.sp.; Leoerkruid, hol.; Watrobnik ziele, pol. ; Hepatica, por.; Masippa, su.) (Hépatiques) et ['Hépatique des jardins ; Hepatva triloba (Viel(jestalliije,Steiumoof, al.) (Renonculacées) sont de légers astringents. — Inusités. HERMODATTES ou HERMODACTES. Tubercules d'un blanc jaunâtre au dehors, blanc au dedans et ayant assez bien la configuration des bulbes de colchique ou de la racine d'arum. Ils sont fournis par le Colchi- cum varie'jatum (Colchicacées.) (V. Iiev. ph.. 1856-57.) HermodacJylos veut dire doigt d'Hermès. L'hermodacle passe pour un laxatif léger. On prétend que les Egyptiens en mangeaient pour acquérir de l'embonpoint. Le célèbre méd >c n grec, Alexandre de Traites (vi e siècle), le préconisa le premier contre la goutte, à titre d'agent purgatif. — Inusité. HERNIOLE. Herbe turque, Turquette, MUligrane, Masclou; Hermaria glahra. (Paronychiées.) Bruchkraut, l'rinkraut, al.; Rupture wort, aho.; Yerba tim-a, esp.; Klein duizend knoop, hol.; Erniaria, it.; Sporyz trzeci, POL.; Herniaria, pop..; Braekœrt, su. Plante Q grêle, légèrement astringente, que l'on a employée contre les hernies; diurétique. HEUCHERE. Heuch&'a americana. (Saxifragées.) Amerikamsclie-Sanikelwurz, al.; American sanicle, Aluna root, ang. Plante de l'Amérique septentrionale, dont on emploie la racine qui est fort astringente. HOANG-NAN. — HOUX. j(i3 HOANG-NAN. Strychnos gautheriana (Loganiacées). Celte plante qui a été apportée en Europe en 1877, par les missionnaires du Tonkin, produit l'écorce dite de Iloang-Nan, vantée comme remède de la rage, de la lèpre et de certaines maladies de la peau. On n'emploie, disent-ils, que la poussière rougeâtre qui recouvre ces écorces, më.'angée à l'alun et au réalgar. L'écorce est extérieurement d'un rouge ocreux et plus rarement d'un gris noirâtre. La cassure est nette et oiTre la ligne blanchâtre caractéristique de l'écorce de fausse- angusture dont elle a presque tous les caractères, mais s'en distinguant par la rareté des phylocystes pierreux et leur peu de développement en arrière, caractères qui appartiennent à l'écorce du S. Nux vomira. L'analy e chimique, faite par M. Frédéric Wurtz, a démontré l'existence dans le lloang- Nan des alcaloïdes de la Fausse-Angu ture : Strychnine, Brucine, la Brucine y est l'alcaloïde prépondérant. L'extrait alcoolique de cette écoree (Rabu- teau et Piétri) est jaune-orange, très-amer, soluble dans l'eau. Sa solution donne toutes les réactions chimiques indiquant la présence des alcaloïdes; d'autre pari, les expériences sur les animaux démontrent que l'extrait de Hoang-Nan agit de la même façon que la Bru- cine et la Strychnine, et qu'il renferme, en outre, un agent comparable a la Curarine par ses effets physiologiques. HOUBLON. Vigne du Nord; Lupulus, Ilumulus lupulus. (Urticées.) Hopfen, al.; JIops, ANfi.; flunile, dan., pr;.; Hobîûn, Hurabrecillo, l.npulo, esp.; Huppe, hol.; Luppolo, it ; Cbratel, pol.; Uombrezilho, pou.; Chniei, rcs.; Serbet, Tua. Plante % volubile dioïque, à feuilles palmées rappelant celles de la vigne; inflorescence femelle en cônes foliacés; croit dans les haies; elle est aussi cultivée pour les besoins des brasseries. Le houblon contient, d'après M. Wagner, du tannin (acide morintaniàque), une matière colorante jaune (quercitrin), une huile essentielle formée d'une huile hydrocarburée et d'une huile oxygénée pouvant se convertir, par oxydation, en acide valérian que. On emploie sa racine et surtout ses fleurs, cônes ou bradées jg*. Ces dernières sont très- amères et sont accompagnées d'une poussière jaunâtre, résineuse, nommée lupulin, lupuline ou lupulite. (V. le mémoire de Personne, J. ph., 1854.) M. Lermer en a isolé un principe amer cristallisable, insoluble dans l'eau, très- soluble dans l'étlier, l'alcool, le chloroforme, le sulfure de carbone et l'essence de térébenthine ; il se comporte comme un acide. Le lupulin est conslitué par un organe glandulaire qui accompagne la semence. Il fait le Cou 8 e du poids des cônes. C'est à lui que le houblon doit son odeur, sa saveur amère et ses propriétés médicinales et économiques. C'est un médicament subnarcotique, amer, employé en infusé (pp. 5 : 1000) dans le rachitisme, les scrofules, les maladies de la peau. On a conseille le houblon en oreillers pour les personnes atteintes d'insomnie. On en fait un sirop, une teinture. Le lupulin a été employé en pilules, teinture et pommade, comme tonique et narcotique, contre les pertes séminales, les érections nocturnes. (V. Un. Ph. 1870). HOUX. Houx commun, Agriou, Bois franc; Ilex aqui- folium. (Rhamnées.) Steebpalme, CUristdorn, al.; Tloïfy, ANC; Chrisborn, Stortidse, Beenved, dan.; Acebo, ksp.; SteekpaJmen, Itulst, hol.; Agrifolio, it.; Ostrukrze, Kzewina, pol. Los feuilles et leur principe actif, Vllicine ont été vantés contre le rhumatisme et les fièvres intermittentes. Déeoete (pp. 50 : 1000). C'est avec la seconde écoree de la tige que l'on fait la (//« en Bretagne. Pour faire la glu, on fait bouillir l'écorce moyenne pendant 8 ou 10 heures, on l'enfouit ensuite dans du fumier pendant quinze jours au moins, on la bat dans un mortier, enfin on la lave avec de l'eau. C'est nue substance ver- dâtre, glulinense, qui a beaucoup des propriétés du caoutchouc. Elle est maturative, émol- liente, résolutive. On s'en est servi sur les tumeurs goutteuses. Vais elle est employée beaucoup plus a piper les oiseaux qu'en médecine. La glu i'si quelquefois obtenue du Gui, du vi- burmim laittana, du hobiuia uiscosa. lin Amérique, on la retire du glutier, Sapium aucuparia. V Apaluchine, Caxsine, Thé des Apalaches ou ik la mer du. Sud, est fournie par un houx, l'tfeas vomituria qui, à faible do^e, sert à préparer des infusions toniques, diurétiques et sudorifiques; mais en quantité plus grande elles provoquent des vomissements. On em- p'oie comme thé, A la Virginie, les feuilles de l't'/esB eassina. (Un. PL, 1875). Le Thé du Paraguay ou des jésuites, Ma'é, Herbe de sut 4 Barthélémy, ilex Paraguayens» (Yerba, Mule Gougouha, esp.), est constitué par les feuilles entières ou pulvérisées de Vl/ex mate, variété d > houx qui croît spontanément et en abondance au Paraguay, où elle constitue de véritables forêts, appelées uerbales. Au Paraguay comme dans le sud du Brésil, on coupe es feuille-, qu'on fait griller; après quoi on les pile. La poudre est abandonnée 56i HUILES. HUILES GRASSES NATURELLES. sous des toiles pendant plusieurs mois et ensuite empilée dans des peaux cousues. Elle sert à préparer des infusions théiformcs, vomitives quand elles sont trop concentrées, mais d'ailleurs digestives, stimulantes et qui renferment de la matéine, substance identique à la théine et à la caféine, de sorte qu'elles agissent probablement comme les médicaments dits d'épargne, au même titre que le cale, le thé, la coca. Le Cota edulis Forsk (Celastrus edulis Wahl) (Evonymées), est un petit arbuste de l'Arabie et de l'Afrique austro-orientale,qui a été comparé au thé et au coca comme aliment d'épargne. C'est un stimulant depuis longtemps employé par les Arabes pour chasser le sommeil. Forskhal.) Son usage général remonte aux temps les plus reculés de l'histoire des Indiens et il mériterait, à plus d'un titre, d'entrer dans la consommation européenne à la façon du thé et du café. HUILES. Oel, AL,; OU, ANC.; Zot, ai\.; Olie, dan., iiol.; Aceite, esp-; Olio, it.; Azeite, pou.; Oley, tol.; Maslo, rus.; Olja, su.; Jayhe, tuu. Les huiles dont nous avons à nous occuper sont de quatre sortes : 1° les huiles grassses naturelles; 2° les huiles médicinales; 3° les huiles pyrogénées ; à" les huiles volatiles. HUILES GRASSES NATURELLES. Huiles, Huiles fixes, Sucs huileux, Oléols. Elles,sont liquides, plus rarement solides (beurres végétaux), le plus souvent d'origine végétale. Toutes plus légères que l'eau. On nomme siccatives les huiles qui s'épaississent à l'air avec le temps ; exemple, celle de lin et de noix ; et huiles non siccatives, celles qui ne jouissent pas de cette propriété. Telles sont les huiles d'olives, d'amandes. Elles sont généralement formées cYolcine et de margarine. D'après les expériences de M. Cloez, les huiles exposées à l'air perdent du carbone et de l'hydrogène, et absorbent beaucoup d'oxygène ; une partie du carbone passe à l'état d'acide carbonique, une partie de l'hydrogène se dégage à l'état d'eau, mais il se forme aussi un composé carboné volatil dont l'odeur irritante se rapproche beaucoup de celle de l'ac- rolèine. (V. Un. ph., 1805.) Les huiles grasses peuvent supporter une température de -f- 250° sans s'altérer. Mais a l'ébullition elles se décomposent. Eiles sont à peu près insolubles dans l'eau. En les agitant avec de l'eau et traitant ensuite celle-ci par l'éther après qu'elle s'est ëclaircie et qu'on l'a séparée de l'excès d'huile, on trouve après évaporation de l'éther un léger résidu huileux; par contre, les huiles dissoir, une très-petite proportion d'eau. L'alcool bouillant dissout une plus grande quantité d'huile, mais qui se sépare par refroidissement. L'huile de ricin, par exception, est très-soluble dans l'alcool, surtout anhydre. L'éther, les huiles volatiles naturelles ou pyrogénées, le pétrole, la benzine, le sulfure de carbone, le chloroforme sont les meilleurs dissolv. des huiles. Elles dissolv. de 1/3 à 2/3 pour 1000 d'acide arsénieux. Elles dissolvent égalem. plusieurs alcalis végétaux, tels que l'atropine, la quinine, la cincho- nine, la strychnine, la delphine, etc.; quelques hydrates métalliques, comme ceux des oxydes zincique et cuivrique. Le soufre et le phosphore s'y dissolvent en très-petites proportions à froid ; ils y sont un peu plus solu- bles à chaud. L'iode et le brome y sont très- solubles, mais ces deux corps ne tardent pas à les altérer. Les huiles sont colorées diversement, mais généralement en jaunâtre par des matières étrangères aux principes gras proprement dits qui les composent. La plupart peuvent être décolorées en les faisant digérer à-j-70°, pendant vingt-quatre heures, soit sur du charbon animal (et après filtration, exposition à l'action des rayons solaires) ; soit sur du bioxyde de manganèse; soit, et mieux, sur du manganate de potasse, tel qu'on l'obtient de la calcination du bioxyde de manganèse avec la potasse et l'azotate ou le chlorate de potasse. M. Brunner les décolore en traitant parle charbon de bois bien calciné (2 p.) l'huile émulsionnée avec de l'eau; de la masse pâteuse sèchée à 100°, on extrait à froid l'huile avec l'éther, qui est séparé par distillation au B.-M. Certaines huiles, comme les huiles d'amandes douces, d'arachide, de sésame, se décolorent quand, après avoir été chauffées à 250°, on les insole pendant quelques jours; elles deviennent semblables à l'eau pure (Méhu). Si l'on agite une huile grasse devenue rance, avec une minime quantité d'éther nitrique, et qu'on la chauffe un peu, on la débarrasse totalement de sa rancidité. On peut même empêcher les huiles grasses de rancir, en y ajoutant une très-petite quantité de cet éther. (Gricseler.) Les docteurs Thompson et Scott-Alison ont essayé avec succès, dans la phtisie, l'administration des huiles ozonisées, c'est-à-dire exposées pendant longtemps à la lumière solaire directe, après avoir été saturées d'oxygène; ces huiles diminuent notablement la fréquence du pouls. Les huiles fixes se rencontrent presque exclusivement dans les semences de végétaux. Rarement elles se trouvent dans la partie charnue des fruits. On ne connaît guère, que l'olivier, les lauriers, le cornouiller sanguin et HUILE D'AMANDES DOUCES. — HUILE D'ARACHIDE. 505 certains palmiers dont les fruits contiennent de l'huile dans leur sarcocarpe. Plus rarement encore les huiles existent dans les autres organes : la racine de soucliet comestible, celle ■de quelques fougères, sont par exception oléagineuses. Le plus souvent les liuiles entraînent avec elles une plus on moins forte proportion des principes actifs contenus dans les organes des végétaux d'où on les extrait; mais il y a des exceptions frappantes : les semences de belladone, de nicoliane, etc., qui sont très-véné- neuses donnent des huiles comestibles. Les huiles s'obtiennent en déchirant le tissu qui les renferme et en exprimant fortement Mais leur état de fluidité ou de solidité amène nécessairement des différences dans la manière de procéder et nécessite quelquefois l'emploi ■de la chaleur. 1° HUILES GRASSES FLUIDES. Quand l'huile est liquide à la température ordinaire, on monde les semences des substances étrangères ; on les frotte dans des sacs de toile rude pour les dépoudrer, on les passe au moulin pour les réduire en poudre, on enferme cette poudre dans des sacs carrés en toile ou en coutil que l'on soumet graduellement à la presse. L'huile contient toujours, au moment où elle vient d'être préparée, un peu de parenchyme de la semence qu'elle a entraînée par l'effet de la pression. On la dépure par le repos pendant une dizaine de jours, après quoi on la filtre par différents moyens. On obtient par ce procédé les huiles de : Amandes. Lin. d'œillette.) Ben. Moutarde. Pignons. Croton. Noisettes. Pistaches, Epurge. Noix. Ricin. Faines. Pavots (huile Semences froi- Grand soleil. Hanche ou des. SI. de Keiser a proposé de purifier les huiles grasses en les mélangeant et agitant avec de l'ammoniaque caustique dans la proportion de 600 gr. par 100 Jdl. d'huile, puis décantant et filtrant après trois jours de repos. Dans le commerce, on facilite l'extraction de ces huiles par l'emploi de la chaleur ; mais cette méthode donne des produits qui rancissent promptement. Uéther peut servir à l'extraction des huiles en petit nombre qu'il dissout. Le sulfure de carbone Toent recevoir cette application d'une manière presque générale, puisqu'il les dissout à peu près toutes. Aussi son prix étant devenu très-bas, a-t-il reçu de nombreuses applications en ce sens pour l'épuisement complet des tourteaux d'olive, de sésame, d'arachides, etc. (V. lier. ph. , 1856-57.) Nous allons l'aire l'histoire abrégée des huiles les plus importantes. Huile d'amandes douces*. Les amandes amères étant à meilleur marché que les amandes douces, et leur tourteau étant préféré par les parfumeurs pour en faire leur pâte d'amandes pour les mains, il s'ensuit que le plus souvent l'huile d'amandes douces est préparée avec les amandes amères, qui, du reste, donnent une huile parfaitement identique. Il en serait tout autrement si on les mondait avant de les exprimer; car alors l'huile aurait une odeur prussique. Elles fournissent liO à Zi5/100 d'huile. Elle est très-fluide, d'une couleur légèrement ambrée, coloration qu'on éviterait en mondant les amandes avant de les exprimer ; mais en revanche on altérerait les autres qualités de l'huile. Elle est presque dépourvue d'odeur et de saveur. Elle est facilement so- luble dans Féther. L'alcool n'en prend que 1/24 de son poids. Elle rancit facilement: aussi doil-on la renouveler souvent, au moins tous les trois mois. Elle, bout au-dessus de 350°. L'huile d'amandes douces du commerce contient toujours une proportion plus ou moins forte i'hvile d'abricots, très-analogue par ses propriétés. {Nieklés). (V. Un. ph., 1866.) L'huile d'amandes est préférée à toutes les autres pour l'usage interne. On l'emploie comme adoucissant, à la dose de h à 30 gr., dans quelques maladies inflammatoires du canal alimentaire. On l'emploie comme laxatif chez les nouveau-nés. Souvent aussi on l'introduit dans des potions, des looehs, des lavements et surtout dans des liniments. Vhuile cFAbrignon est retirée des amandes du prunus brigantiaca, dans le Dauphiné, vers Briançon, d'où aussi son nom d'huile de Brian- çon ou des Alpes. Elle est incolore et possède une odeur prussique. Elle est quelquefois désignée sous le nom d'huile de Marmotte, qq. auteurs ayant confondu avec elle l'huile véritable de marmotte obtenue jadis dans la même contrée, en exposant les marmottes devant le feu et recueillant la graisse fluide. (V*. Un. ph., 1865.) Huile d'arachide. Cette huile est aujourd'hui extraite en grand dans l'industrie, des semences de la Pistache de terre, pois de terre, ou arachide, Arachis hypogea (Cucahuata, Marti, Mundubi, aji.) (Légumineuses), plante du Levant qui en fournit 38 °/ 0 de son poids (Berjot.) Cette huile, qui a presque toutes les propriétés de l'huile d'olive, a été indiquée comme devant être substituée à celle-ci dans les préparations pharmaceutiques en raison de son bas prix. Elle ne se congèle qu'à 7°. Sa saveur rappelle celle de la noisette. Les graines d'arachide mangées en assez 566 HUILE DE BEN. — HUILE DE CROTON TIGLIUM. grande quantité sont regardées par les Arabes comme un excellent aphrodisiaque. Huile de ben. La semence âite Noix de ben, Glansunguen- taria, Balauus myrepsims (Moringa oleifera s. diptera, Légum.), fournit par une première expression une huile figée à-}- i9°; mais si on divise le tourteau, et si on le soumet à une très-forte pression, on en retire une autre huile non congélable, et qui, par celte raison, a été longtemps recherchée par les horlogers. Elle contient, outre l'acide margarique, de Yacide bénique et de l'acide moringiqne. L'huile de ben est douce, inodore et rancit difficilement. Ces qualités la rendent précieuse aux parfumeurs pour la préparation de leurs extraits de fleurs, à odeur fugace. (V. Alcoolats.) Huile de croton tiglium *. H. de graines de tiïïy ou de petits pignons d'Inde. Grotonoel, AL.; Croton-oil, ANn.; Téoû-tzé-Yeou, Ch.; Aceite de croton, esp.; Olîo di croton, it.; Nervalum unnay, tam. C'est à tort que quelques auteurs donnent à cette hi.ile le nom de Tigline, nom qui doit être réservé au principe acre relire par Nimmo ou le docteur Paris des semences de croton. M. Scblippe y a reconnu l'existence d'acides particuliers (arides rrotoniqne et angèliiirjuc) et du principe rubéfiant ou crotonol dont l'huile renferme !\ °/ 0 . Fluckiger, donl la compétence est hors de doute, n'a pu obtenir ce crotonol. Nous l'avons mise au rang des huiles obtenues par simple expression; cependant c'est par un procède mixte qu'on l'obtient généralement. On commence par monder et passer les cro- tons au moulin, puis par retirer ce qu'on peut d'huile par expression, ensuite on broie le tourteau et on le met dans un B.-M. avec deux fois son poids d'alcool a 80 e on lait chauffer 10 minutes jusqu'à 50 ou 60°, on verse la matière sur une toile, et l'on soumet à la presse. La liqueur écoulée est distillée pour séparer l'alcool; le produit est une huile épaisse qu'on laisse déposer pendant une quinzaine de jours; on la décante et on la mélange au produit de l'expression. (Codex de 1866.) Pendant toute la durée de l'opération il faut se mettre le plus possible à l'abri des vapeurs acres de l'huile. Suivant M. Scblippe, l'huile obtenue par expression a des propriétés moins irritantes que l'huile extraite par l'alcool. Nous croyons qu'il vaudrait beaucoup mieux faire le sacrifice de l'huile qui reste dans le tourteau que de chercher à l'obtenir par l'alcool ; ou du moins nous désirerions que l'huile- obtenue par l'alcool ne fût pas mêlée à celle de l'expression et servît a d'autres usages, car elle a perdu, selon nous, une partie de l'acide crotonique, auquel elle doit en partie son activilé. M. Dominé a proposé le modus faiendi suivant : Passez au moulin les semences non mondées, de manière à les réduire en poudre grossière, introduisez un peu de colon dans la douille d'un entonnoir, tassez modérément la poudre et recouvrez la couche supérieure de coton. D'autre paît, faites un mélange contenant 25 p. d'alcool à 95° et 100 p. d'éther; versez cet élher alcoolique par petites portions sur la matière jusqu'à ce que la quantité représente 2 fois le poids de la poudre. Recevez, dans une capsule, le liquide qui, d'abord très- épais, devient de plus en plus fluide, et laissez pendant quelques jours le produit à l'air libre, afin que l'élher se volatilise spontanément. Quant à l'alcool qui retient le liquide, on le sépare facilement, en introduisant celui-ci dans un entonnoir fermé, et à la partie inférieure duquel l'alcool se dépose. 11 ne reste plus qu'à séparer les deux couches et à filtrer l'huile. L'auteur dit avoir obtenu par ce procédé une huile rubéfiante au plus haut degré, et un rendement de 50/100 des semences mondées, et de 28 à .'S5/100 des semences avec leurs coques, tandis que le procédé ordinaire, dans ce dernier cas, n'en lotirait que 27/100. ('.'est ce dernier procédé que le Codex prescrit en recommandant d'employer de l'éther à 0,758 pour épuiser les semences de croton d'abord lavées à l'alcool, puis broyées et réduites en pâte a\ec de l'éther. Quand on opère sur de grandes quantités, de matières, le Codex fait préparer l'huile par expression. Nous ferons cependant une remarque sur ce procédé, c'est que l'huile de croton étant sensiblement soluble dans l'alcool, ce liquide doit occasionner une certaine perte de produit. On l'éviterait, soit en conservant l'alcool pour une opération subséquente, soit en l'étendant d'eau, cas dans lequel l'huile viendrait à la surface du mélange. L'huile de croton obtenue par expression est presque incolore lorsqu'elle est nouvelle; celle obtenue par le procédé ordinaire est bleuâtre. Tous les auteurs à peu près s'accordent à dire que l'huile de croton a une odeur forte et désagréable ; cependant nous ne lui avons jamais trouvé d'odeur bien sensible. Elle jouit d'une àcreté excessive. L'alcool fort en dissout 2/5 (résine et huile essentielle) qui sont purgatifs et en laisse 1/3 qui est fade et inactif. Cette huile rougit le tournesol et laisse déposer, lorsqu'on l'expose au froid, une matière HUILE D'EPURGE. — HUILE DE FOIE DE MORUE. 567 grasse,fusible à 65°, la crotonarine(Vautherin). A l'intérieur, et à la dose de 1 à 2 goulles, c'est un purgatif des plus violents et que l'on ne doit jamais employer que bien divisé à l'aide de la gomme, de la mie de pain, du jaune d'œuf, soit dans des liquides, soit dans des pilules; autrement on causerait ('es érosions dans la gorge. Les praliciens anglais l'ajoutent souvent à la dose de 1 goutte ou 2 pour augmenter l'action purgative de l'huile de ricin. L'huile de croton parait donner les meilleurs résultat? contre la colique de plomb. Elle est employée à l'extérieur (en frictions suite bas-ventre,) comme rubéfiant, érnplif, soit seule, soit introduite dans une huile fixe, dans l'alcool, une pommade, un emplâtre, etc. L'huile de croton a été employée avec succès, en France et en Italie, contre le Uenia (Voy. nos observations à l'article Hit in); dans les affections des voies respiratoires, rhumatismales et goutteuses. Elle doit être conservée dans des flacons bien bouchés. On doit n'en pré par. que peu à la lois. Les semences de f'witainea panchen (V. Euphorbe) fournissent G5 °/ 0 d'une huile grasse et drastique qui se rapproche de l'huile de crolon par ses elfets. Huile d'épurge. //. d'Euphorbia lathyris. Elle est d'un fauve clair, très-fluide, d'une saveur acre et d'une odeur sensible. Elle purge à la dose de 15 a 30 gouttes; on l'emploie aussi à l'extérieur, ainsi que celle de croton, comme rubéfiant ; mais en raison de sa moindre activité et de son prix élevé, elle n'est presque pas employée. Elle n'est pas soluble dans l'alcool, comme pourrait le faire croire son analogie avec l'huile* de crolon; mais elle est soluble dans i'éther. Un procède a même été indiqué pour son extraction par ce véhicule. Huile de fougère mâle *. Extrait éthrrfi de fougère mâle; Extrait olèo- résineux de fougère mate. Huile épaisse, noire, d'une odeur aromatique de fougère. On l'obtient en épuisant, par lixiviation, avec 2 fois leur poids d'éther les rhizomes ou souche^ de fougère mâle récemment séchées et réduites en poudre demi-. fine, et distillant les liqueurs au B.-M. pour en séparer I'éther, puis conservant le résidu bien privé d'éther dans un flacon fermé (Codex);U00 de racine fournissent à peu près 45 d'huile. Peschier, de Genève, retire cette huile des bourgeons de fougère, et la nomme oléo-résine de fougère, baume de fougère, extrait olrorési- neux de fougère. Le D'Créquy l'administre contre le taenia à la dose de 8 gram.,sous forme d'é- lectuaire, d'émulsion ou de pilules. Une heure après, on donne 0,80 cent, de calomel On a conseillé, dans le même but, le miel de fougère (extrait étbéré de fougère mâle 2, miel rosat 16). Huile de foie de morue *. Huile de morue; Olcum morrhuvm, Oleum jecoris aselli s. gadui, Oleum hepatis morrkuœ. Leberthran, Stcckfischleberthran, al.; Cod-oil, Cndtiver- oil, am).; Oies ou Aceile de higado de baralau , ksp.; I^erlraan, hol.; Olio di segato di menuzzo, it.; Ba- louk jaghi, tur. L'huile de foie de morue est depuis longtemps employée en Norvvège, en Allemagne et en Suisse où elle est vantée contre 1< s affections rhumatismales et goutteuses, l'incontinence d'urine, la scrofule des os, le rachitisme, les exan!bénies chroniques. On sait que c'est un remède devenu très en vogue en France dans les mêmes cas, et de plus dans les affections pulmonaires. Elle est surtout extraite des foies de la morue franche ou cabillaud, Gudus morrhua, L. morrhua vulgaris, Cl. (Gadoïdes). Dans le commerce, on distingue l'huile de foie de morue d'après la provenance en huile d'Islande, de Norwêge, de Terre-Neuve, de Dwikerque. Les deux premières sont préférées. Suivant leur couleur, on les distingue en blanche, ambrée, blonde, brune. L'/uii/e vierge tient le milieu pour la teinte entre la blanche et l'ambrée. Il y a quelques années, alors qu'on ignorait la faeilité avec laquelle on pouvait obtenir l'huile de morue naturellement blanche, on obtenait celle-ci par la décoloration au charbon. C'était une pratique vicieuse. Mais aujourd'hui elle n'a plus lieu, depuis que l'extraction s'en fait sur les lieux mêmes de la pèche ou à bord des bâtiments des pécheurs. C'est à liergen, dans les Iles Lofoden, en Norwêge, et a Dunkerque, en France, que se fait le plus grand commerce d'huile de morue. (V. J. ph. f866). Obtenue en chauffant faiblement au bain- marie etamé les loies frais, remuant continuellement jusqu'à ce que l'huile se sépare et soumettant à la presse {Codex de I8C6), l'huile de foie de morue est parfaitement incolore, presque inodore et insipide. Mais obtenue, telle qu'on la prépare dans le commerce, de foies de toutes sortes de poissons péchés surtout en Islande et à Terre-Neuve, qui ont séjourné longtemps dans des tonneaux, y ont subi la fermentation, puis ont été soumis a une haute température, ou ont été abandonnés à la pu- m, 568 HUILE DE FOIE DE MORUE. {réfaction, et enfin soumis à la presse, l'huile est plus ou moins brune et a une odeur et une saveur de morue fort désagréables. L'huile de foie de morue blonde se préparc en débarrassant les foies de morue des membranes qui y adhérent, les coupant menus et faisant bouillir dans une bassine étamée jusqu'à ce que l'huile se sépare des grumaux et vienne surnager. On passe avec une légère expression à travers un tissu de laine; après quelques jours de repos, on filtre au papier; elle est d'un beau jaune doré (V. J. ph. 1871). L'huile de foie de morue contient, selon M. de Jongh : acides oléique, margariquc, butyrique, acétique, fellinique, billiléllinique, choliniquc, phosphorique et sulfurique ; glycérine, billifulvine, iode, brome, chlore, phosphore, chaux, magnésie, soude, gaduinc. M. Gobley cl M. Riegol y ont trouvé du soufre. Avec Huraut-Moulillard nous avons trouvé du sucre dans le foie de morue lui-même dont la fonction est de le fabriquer. MM. A. Gautier et Mourgues ont retiré do l'huile de foie de morue 0,350 à 0,500 d'alcaloïdes secs par kilogramme d'huile, et formés par un mélange de bases volatiles (butylamine, amylamine, hexylamine, hydro- lutidine) et de bases fixes (aselline, mor- rhuine). Ils y ont également trouvé un peu de lécithine et l'acide gaduinique. On l'administre à la dose de 1 à h cuillerées à bouche, pour les adultes, et du même nombre de cuillerées à café chez les enfants. Des médecins en ont porté la dose jusqu'à 500 et même 1000 grain, par jour, mais ce sont là des doses à rebuter le malade le plus courageux. Comme les huiles brunes usitées occasionnent des éructations désagréables, on fait rincer la bouche avec une eau aromatique, de l'eau-de-vie, ou on fait mâcher une écorce d'orange, ou encore on l'administre mêlée à du sirop de cette écorce. M. Antoine Martin a indiqué, après avoir avalé l'huile, de boire lentement un demi - verre d'eau ferrée ; M. Dannecy, de prendre 50 à 60 centigr. de magnésie calcinée délayée dans un peu d'eau. On l'associe aussi quelquefois au sirop de raifort composé, à celui de quinquina, etc. On en prépare un savon (V. ce mot), une gelée au spermaceti, ou au beurre de cacao. On a essayé de bien des façons de faciliter l'absorption de l'huile de foie de morue, d'en masquer l'odeur et la saveur désagréables : M. Foster l'a mêlée avec l'élher, dans la proportion de 10 à 20 goût, pour 8 gr. d'huile (V. Un. ph. 1871); M. Carlo Pavesi, en la chauffant à 50 ou 60° avec du café moulu et torréfié et du noir animal ; M. 'lissier, en en faisant un saccharure en poudre granulée (V. J. ph. 1871) ; M. Du- quesnel,en la mêlant avec 1/100 d'Eucalyptol (V. Un. ph. 1872); M. Bouchut, en l'incorporant à de la farine, pour en faire du pain; MM. Carré et Lemoine, en en introduisant 75 gr. par livre de pain avec 90 gr. de lait (V. Un. ph. 1873); MM. Willard et Rice, en la mêlant avec un mucilage de gomme adragante, additionné d'essences (V. Un. ph. 187/i). Mêlée avec 10 °/ 0 d'hydrate de chloral cristallisé, on l'a conseillée pour les phtisiques. Dans les cas de répugnance insurm., on la fait prendre en lavement. On l'emploie aussi à l'extérieur. 11 y a plusieurs années, MM. Despinoy cl Carreau ont proposé l'emploi thérapeutique des eaux de foie de morue, en les concentrant sous forme d'extrait, dont ils ont fait des sirops simples et ferrugineux, des pilules simples et ferrugineuses (V. Un. ph., 1865). Les pilules cl dragées de foie du morue, de Meyaet et Vivien, ont la même base. Sous le nom de Horrhwl, M. Ghapoleaut a pi'oposé le produit obtenu en épuisant l'huile de l'oie de morue par de l'alcool à 90". Ce dernier, séparé de l'huile et distillé, donne le niorrlmol qui renferme tous les principes actifs de l'huile de l'oie de morue. S'emploie sous forme de capsules contenant 0,20 de morrhuol correspondant à 5 gr. d'huile. Dose : 4 à 8 capsules. , M. le professeur Germain Sée emploie avec le plus grand succès des capsules d'acide oleique pur, Zi à 6 par jour, pour remplacer l'huile de foie de morue. La Lipanine, du D r Mering, est de l'huile d olives contenant environ 6 0/0 d'acide oléique libre. M. Vézu ayant reconnu qu'en raison des acides contenus dans l'huile de foie de morue, le fer métallique et surtout le protoxyde de fer gélatineux s'y combinaient directement, a proposé l'emploi de YHuile de foie de morue ferrugineuse. M. Jeannel en a donné la formule suivante : II. de foie de morue. 250 Eau distillée........ 250 Carb. de soude pulv . n Suif, ferreux cristall.. 15 On mêle et agite de temps en temps pendant huit jours, on filtre au papier préalablement mouillé. Cette huile d'un beau rouge grenat contient 1 0/0 de sesquioxyde de fer; elle rancit facilement à l'air et doit être conservée en des tlacons bien /bouches. M. Jeannel a aussi essayé de désinfecter et de parfumer l'huile de foie de morue à l'aide de l'essence d'amandes amères (0,5 pour 100 d'huile), ou mieux de l'eau distillée de laurier-cerise ; on a aussi employé la nitrobenzine ou essence de mirbane à la dose de 2 millièmes. M. Ricker prépare Y huile de foie de morue HUILE DE LIN. HUILE D'OLIVE. 569 ferrugineuse à l'aide du savon ferrugineux {Un. ph., 180(3); M. Frosini Martetta, ["huile de foie de morue iodo-ferréc, en mélangeant par parties égales l'A. ferrée obtenue en faisant fondre à une douce chaleur, 20 d'oleostéarate de fer dans 340 d'huile de foie de morue, et Y h. iodée préparée en faisant dissoudre à une douce chaleur 3,28 d'iode dans 436,72 d'h. de foie de morue, jusqu'à décoloration du mélange. Il y a plusieurs années, on a cherché à introduire l'usage de Thuile de pieds de Ueuf dans le même cas que celle de l'oie de morue. Mais la tentative ne semble pas avoir réussi. V huile de fuie de raie, Oleum rajœ, paraît jouir des mômes propriétés. On la dit plus riche en iode. Sa saveur est plus acre. Dans l'Inde, on prépare beaucoup d'huile pour l'usage médical, avec les foies de requins, de raies, de scies, et divers autres chondroplérygiens. V huile de fuie de Squale (Squalus catulus), poisson fort commun sur les côtes de France, est proposée par quelques praticiens comme succédanée de l'huile de l'oie de morue ; elle est plus riche en iode et en phosphore et contient un peu moins de brome et de soufre que les huiles de l'oie de morue et de raie. (De- lattre.) Du reste, on la prépare comme cette dernière. (V. lieu, pli., 1859-G0.) On emploie aussi les huiles de marsouin, de phoque, de lamantin; etc. Huile de lin. On l'obtient des semences de lin qui en fournissent environ de 22 à 34/100 de leur poids. Obtenue à froid, ce qui est préférable, elle est jaune claire, tandis qu'obtenue à chaud elle est brunâtre. Elle à une odeur particulière. Elle se dissout dans 5 p. d'alcool bouillant, dans 40 parties d'alcool froid et 1,6 d'élher. Elle retient en dissolution du mucus et de l'albumine dont on peut la débarrasser en la mêlant avec du sulfate plombique en Q. S. pour former une sorte de crème épaisse; on l'agite entre-temps, pendant trois ou quatre jours, on la laisse reposer et on décante. L'huile de lin récente est quelquefois employée en médecine à la dose de 25 à 100,0 en lavements, comme émollient. Dans les arts, l'huile de lin a une haute importance. Elle est le véhicule général de la peinture à l'huile. Si on la fait bouillir en vase couvert et qu'on ait soin de l'agiter continuellement, elle se convertit peu ,î peu en une masse très-glutineuse, qui est employée, sous le nom de glu, pour prendre des oiseaux. Si après l'avoir enlevée de dessus le feu, on enflamme les vapeurs, qu'on les laisse brûler pendant quelque temps et qu'on mêle au produit du noir de fumée, on obtient de Vencre d'imprimerie. Si, au lieu d'y ajouter du noir, on la l'ait bouillir longtemps avec de l'eau additionnée d'un peu d'acide nitrique, en remplaçant de temps en temps l'eau qui s'évapore, on la transforme en une matière qui possède beaucoup des propriétés du caoutchouc et que M. Jonas a nommée Caoutchouc d'huile de lin. En maintenant à une température voisine de lebullitioo, et pendant huit à douze heures, de l'huile de lin à laquelle on a ajouté sur 1000 parties 15 parties de litharge en poudre fine, et 4 parties de sulfate de zinc, on obtient une huile qui, étendue en couches minces, se dessèche en vingt-quatre heures, et qui est désignée par les peintres sous les noms d'huile cuite, huile de Un lithargyrisée ou lithargyrée, vernis. En agitant simplement l'huile de lin avec un soluté d'acétate de plomb, on la décolore et on augmente ses propriétés siccatives. Les couleurs préparées a l'huile plombique ayant l'inconvénient de noircir avec le temps sous l'influence des émanations sulfhydriques, on a adopté en Angleterre un procédé qui permet d'augmenter les propriétés siccatives de l'huile de lin, sans l'intervention d'un composé de plomb. Ce procédé est de M. Jonas : il consiste à chauffer 100 parties d'huile de lin dans un vase de cuivre jusqu'à une certaine température (non indiquée exactement) ; on ôte ensuite l'huile du feu et on ajoute goutte à goutte en agitant continuellement 12 à 15 gram. d'acide nitrique concentré qui donne lieu à une action violente. On laisse déposer plusieurs jours et on décante. Ce vernis sèche parfaitement. On rend aussi l'huile de lin plus siccative en la chauffant six à huit heures avec 1/20 de pe- rox. de manganèse (Leclaire), ou avec 2 à6 millièmes de sulfate de manganèse el de protoxyde de plomb (Binks) : c'est V huile mqnganésée. Huile d'olive. Raumoel, Olivenoel, al.; Oil of olive, ang.; Boomolie, dan.; Aceite comun, esp.; Olyfoly, hol.; Olio d'oliva it.; Azeyte, poil; Otivko\oe maslo, rus.; Boinolja,su. Zeitoun jaghi, tur. Elle est retirée du péricarpe des olives, fruits de YOlea europœa. Elle nous est fournie par le commerce, qui la tire des pays méridionaux. Elle est fluide, presque blanche, jaunâtre ou verdàtre, inodore, et d'une saveur particulière très-douce. Elle commence a se solidifier dès que la température s'abaisse au-dessous de-f- 10°, et devient alors grenue et comme buty- reuse, en raison de la grande proportion de margarine qu'elle contient. C'est l'huile généralement employée dans l'économie domestique. (V. Essai des média.) Comme "elle se conserve très-longtemps sans 370 HUILE DE RICIN. . rancir, c'est à elle qu'on donne In préférence pour la préparation des huiles officinales. L'huile d'olive est émolliente, légèrement laxative et passe pour anthelmintliique. Elle est quelquefois employée pour combattre l'irritation produite par les poisons. C'est aussi à cette huile que les horlogers donnent la préférence pour le graissage des rouages de montres, toutefois après lui avoir fait subir l'opération suivante : on verse l'huile dans une bouteille, on y introduit une lame de plomb, on la bouche, et on l'expose aux rayons solaires. Peu à peu l'huile se couvre d'une masse caséiforroe qui se dépose en partie au fond, tandis que l'huile perd sa couleur et devient limpide. Dès qu'il ne se l'orme plus de dépôt on sépare l'huile de celui-ci. Huile de ricin \ Huile de palma-Cliristi, Huile de Castor; Oleum keninum,s. palmceItquidum, s. riviiA. Ricinusne!, al.; Castor oil, ano.; Duhn ul Idieroa, ar.; Oobali erundykalel, iiENO. ; Ta-ma-tzé-Yeoû, ch.; Purgcerkornolie, dan.; Aceite de ricino, i.sp.; Ricinu- solie, hol.; 01 io di ririno, it.; Rowi>en bedanger, PER.;Azeyte de mamnna, roR.; Kastorovoo maslo, Kieslievïnno maslo, rus.; Gotlay unnay, tam.; Iud jaghi, tur. Brisez à l'aide de cylindres ad hoc l'enveloppe testacée des ricins; vannez ensuite pour en séparer les débris de celle-ci. Introduisez les amandes dans des sacs en coutil; soumettez progressivement à la presse jusqu'à ce qu'il ne coule plus d'huile ; remaniez le marc et remettez-le a la presse. Filtrez au papier. (Coilex.) Le tourteau est un drastique redoutable. Indépendamment du procédé par simple expression à froid qui est bien certainement le meilleur, on a proposé d'obtenir celte huile à l'aide de l'alcool (procède Faguer), ou par l'ébnllition dans l'eau (procédé américain). Selon M. Mayet, les semences de ricin de France donnent une huile plus abondante, plus incolore et plus douce que celle d'Afrique dont l'apparence est cependant plus belle. Les premières fournissent 25 à 30/100 d'huhe; les secondes, 20 a 25/100. L'huila de ricin nous est longtemps \enne d'Amérique; elle était alors très-colorée et trés- âcre, ce qui tenait soit au mode opératoire, soit à ce qu'elle était préparée avec des semences de ricin mêlées avec celles de différents jatvopha et eroton. L'huile de ricin exotique est généralement belle et bonne. Aujourd'hui, en I talie(Gênes, Turin, Vieence, etc.), on fabrique en grand et bien l'huile de ricin avec des graines venant en abondance d'Egypte. On a essayé de la parfumer et de lui donner une saveur agréable en mêlant 3 goût, d'essence d'amandes amènes par 100 gram. d'huile (Jeanne/). '" expédient assez commode consiste à mêler l'huileàune infusion de graines de lin, édulcorée el aromatisée {Gvegay); on a aussi proposé de l'additionner de qq. gouttes de chloroforme et d'essence d'anis mêlées à du mucilage de gomme; ou de la mêler à P. E. avec de la glycérine aromatisée par quelques goutles d'essence de cannelle. L'huile de ricin bien préparée est très-visqueuse, douce au goût, inodore, presque incolore. Elle doit être soluble en entier dans l'alcool anhydre, et même dans 5 parties d'alcool à 90 e , soiuble avec facilité dans l'ether. L'huile de ricin, d'après les expériences de MM. Bussy et I.ecanu, est une huile toute spéciale et distincte de tous les corps gras sous le rapport chimique. Elle distille vers 270" ; mais en se décomposant en deux parties, l'une fixe, qui reste comme résidu , l'antre volatile, qui contient les acides ricinique, élaïodique et mar- garitique, plus une sorte d'huile essentielle se rapprochant de l'aldéhyde ((Enanthol ou aldéhyde œnanthylique). L'acide hyponitrique transforme vingt lois son poids d'huile de ricin en une matière solide jaune (Palmine), laquelle est saponiliable par les alcalis et donne alors naissance à un acide particulier (Acidepal- miipœ). La saponification de l'huile de ricin donne naissuice aux acides ricinique et élaïodique. Les savons sont particulièrement onctueux. Lorsqu'on distille l'huile de ricin sur de la potasse concentrée, on en extrait deux produits, VAiide sébacique et VAkool capeylique; ce dernier peut s'appl. à la plupart des emplois de l'alcool ordinaire, el à produire des éthers odorants (Bonis). (Rev. pharm., 1856-57.) Quelquefois très-chargée de margarine, l'huile de ricin laisse déposer ce principe par le moindre abaissement de température ; ce qui explique pourquoi cette huile, bien qu'ayant été filtrée, présente souvent quelque temps après, un aspect louche. La chaleur lui rend sa limpidité. L'huile de ricin épurée est employée pour l'éclairage a New-York. On l'emploie fréquemment comme purgatif doux, à la dose de 15 à 60 grammes. On l'administre dans du bouillon aux herbes ou gras, ou sous forme d'emulsion, nu moyen de la gomme ou du jaune d'renf. On l'emploie aussi en lavements. Il résulte d'observations récentes, que l'huile de ricin purge mieux à faible dose (10 à 15,0) qu'a dose, exagérée. Une formule qui parait donner de bous résultats, est la suivante : Itydrolat de menthe. 30,0 Soluté de potasse____8,0 Huile de ricin...... 24,0 (Lond.) HUILE DE SEIGLE ERGOTE. HUILE DE l'ALME. 571 Agitant bien pour former émulsion. On a remarqué que l'essence de térébenthine augmentait singulièrement l'effet de l'Imite de ricin. Un mélange de 8,0 de celle-là, avec 2i,0 de celle-ci, étant administré seul on sons forme d'émulsion, peut détruire les constipations les plus opiniâtres. Celle même préparation sert avantageusement contre le tœnia. On augmente aussi quelquefois son pouvoir purgatif, à l'aide d'une ou deux gouttes d'huile de croton. Les Arabes emploient l'huile de ricin en frictions, contre les taches de rousseur. On fabrique à Munich une huile de ricin particulière, qui jouit d'une très-grande vogue en Ilalie. Celte huile, à la dose de 8 à 15,0, mêlée à l'eau de fleurs d'oranger et a du sirop d'écorces d'oranges, est prise plus facilement et agit plus sûrement que l'huile ordinaire. M. Huchner a constate que c'était un mélange de 27 parties d'huile de ricin et de 28 parties d'alcool aqueux. Des formulaires donnent, sous le nom S'huile de ricin artificielle, un mélange de : huile de croton, une goutte; huile d'œillatle, 30 gr. Mais c'est bien à tort qu'on emploierait un pareil mélange, qui ne peut èlie considéré que comme une fraude. Huile de seigle ergoté. On l'obtient en traitant, par lixivialion, de la poudre de seigle ergoté par l'éther; on laisse évaporer celui-ci spontanément et on obtient une huile incolore, translucide, d'une saveur onctueuse, légèrement acre, et d'une odeur de seigle ergoté. On peut l'obtenir aussi par simple expression. L'huile extraite par l'éther paraît être vénéneuse, tandis que celle obtenue par expression paraît être inoffensive. Employée par Wright (celle retirée par l'éther) a la dose de 20 à 30 gouttes dans un véhicule chaud comme du thé, ou en emulsion dans les mêmes cas que le seigle lui-même. Il l'emploie aussi dans les rhumatismes, comme hémostatique, et contre les maux de dents. 2° HUILES GRASSES CONCRÈTES. Quand l'huile est concrète, une élévation de température devient nécessaire pour son extraction. Le procédé le plus simple consiste, après que la matière a été réduite en pâle dans un mortier chauffé, à l'exprimer promptement entre deux plaques de fer étamees, échauffées dans l'eau bouillante. Exemple: Nous donnerons comme rnodus operandi général, pour l'extraction des huiles concrètes, celle du Bemre de cacao *. Pour extraire le beurre de cacao, mondez Q. V. de cacao non terré pour en séparer les corps étrangers, torréfiez-le dans un cylindre de tôle, autant qu'il est nécessaire pour faciliter la séparation de l'enveloppe. Brisez les amandes a l'aide d'un moulin ou d'un rouleau de bois ; séparez les enveloppes par le van, et les germes au moyen d'un crible ; réduisez le cacao en pâte, en le pilant dans un moi lier de fer chauffé. Mettez-la au B.-M. a\ec une quantité d'eau égale au 1/10 du poids du cacao, chauliez quelques instants, enfermez le tout dans une toile de coutil et soumettez rapidement à la presse, entre des plaques de fer étamees, chauffées dans l'eau bouillante ; on purifie le beurre de cacao en le faisant liquéfier au B.-M., et le laissant refroidir en repos. On le sèche entièrement en le plaçant pendant quelque temps sur un lit de gros papier non collé ; on l'introduit peu à peu, après l'avoir brisé par morceaux, dans un filtre chauffé à l'eau bouillante ou à la vapeur. On le reçoit dans des bouteilles que l'on bouche avec soin et que l'on conserve a la cave. (Codex.) On obtient ainsi l'huile ou beurre de muscade. (Codex.) Un autre procédé, celui de José, consiste à mêler à la pâte 1/5 de son poids d'eau bouillante, et à presser promptement entre deux plaques comme ci-dessus. On peut encore, après avoir broyé la matière, la faire bouillir avec de l'eau. Le corps gras vient nager à la surface; on laisse refroidir et l'on sépare. C'est par ce procédé, le plus ancien de tous et le moins avantageux, que dans l'Inde on extrait V huile de palme, la tire du myrka, etc. Les huiles solides ont besoin d'être purifiées après leur extraction : pour cela on les tient fondues au bain-marie, afin que les fèces se déposent; ou mieux, on les filtre au papier dans un entonnoir à double fond échauffe par de l'eau bouillante, ou on place le tout dans une étuve, ou encore dans le B.-M. d'un alambic chauffé et couvert. Le filtre de Sep- tier est très-commode pour cet usage. Les Allemands se servent pour cela d'une sorte d'entonnoir à double fond muni intérieurement et presque horizontalement d'un prolongement tubuleux, en communication directe avec le double fond, de sorte que, pour entretenir la température de l'eau du double fond, il suffit de chauffer avec une lampe l'extrémité du tube appendiculaire. (V. fig. 25, m- 132 -) , .. Nous ne parlerons ici que des huiles concrètes suivantes : Huile de palme. Concrète, d'une consistance de beurre, d'un jaune d'or, d'une agréable odeur de violette et d'une saveur très-douce. Elle est soluble dans l'alcool bouillant, soluble dans l'éther 572 HUILE D'ILLIPÉ. — HUILE DE CAMOMILLE. froid. Elle blanchit à l'air. Elle contient de la margarine, de l'oléine et les 2/3 de son poids de palmine. M. Engelhart a proposé de la blanchir en mêlant et agitant vivement 1000 d'huile avec une solution formée de !iô d'eau, 15 de bichromate de potasse et 60 d'ac. chlorhydr. Elle est extraite du sarcocarpe du fruit d'un grand palmier épineux, VElaîs guineensis, croissant naturellement en Afrique et dans la Guyane. (Voy. p. 39!).) On retire de l'aman de une autre huile blanche, concrète et très- douce. Huile d'illipé. Beurre de Galam. Il est en pains enveloppé dans des feuilles ; il a un peu l'odeur et la saveur du beurre de cacao. Dans l'Inde, il sert aux usages domestiques; mais les nègres l'emploient en frictions dans le rhumatisme, la goutte, la gale, etc. On le confond quelquefois, à tort, avec le Beurre de bambouc, de bambara ou de palme, ou bien encore avec, le Beurre de Gale ou tire du Myrica oerifera ; et avec le beurre ou suif de Ganara (Vateria indica) du Malabar; YElœococca Vernicia de Chine ; le beurre de mahwah, retiré du Madhunca ou Bassia buty- racea (Sapotillées). Le Bassia longifblia qui abonde dans le sud de l'Indoustau et le B. latifolia, commun dans le Bengale, fournissent une huile blanc-jaunâtre, fluide à 51°, rancissant tres-rapidemenl, et usitée dans la médecine indigène contre la gale (V. J. ph. 1870). Une autre sapotillée, VArgania FJeodendron argan, sous le nom d'Huile &Argan, fournit à Madagascar et au Maroc une huile bonne à tous les usages domestiques. HUILES MÉDICINALES. Eléolés ou Elœolés, Bér. OîéoMs, Cher. (Gekoch- tesoel, al.) Ce sont des médicaments officinaux généralement externes, qui résultent de l'action dissolvante des huiles sur une ou plusieurs substances soit végétales, soit animales. Les principales matières que les huiles peuvent dissoudre., sont les huiles volatiles, les résines, la cire, la chlorophylle, les matières colorantes, quelques alcaloïdes. On prépare les huiles médicinales, par solution, infusion, digestion et coction, et on emploie de préférence l'huile d'olive qui se conserve longtemps sans altération dans des vases bien bouchés et qui ne s'épaissit pas à l'air. Le procède par coction s'applique aux plantes fraîches, et dans ce cas il faut soumettre ces plantes à une sorte de coction dans Je liquide gras, afin de dissiper complètement l'eau de végétation qui s'oppose au contact des matières solubles avec l'huile, et par suite à leur dissolution. Lhermite avait proposé de remplacer, comme véhicule préférable, les huiles d'olives et d'amandes par l'acide oléique et de nommer les produits Olêés. (V. Rev. ph., 185/1-1855.) (Y. aussi Glycémies.) Comme application des procédés indiqués, en 1856, par Millon pour l'extraction des parfums (V. p. 578), M. J. Lefort a proposé de préparer les huiles médicinales par simple dissolution dans l'huile au B. M. et, en quelque sorte extemporanément, des extraits sulfo- carboniques des plantes ou fleurs sèches; il a ainsi préparé avec succès, les h. de belladone, jusquiame, stramoine, aconit, ciguë, camomille; le baume tranquille (V. Un. Ph. 1870). Les huiles médicinales doivent être tenues dans un lieu frais et à l'abri de la lumière dans des vases bien bouchés. Huile d'absinthe térébenthinée. Absinthe. 43S0 Ess. de térébenthine. 180 Ean. Q. S. Distillez et enlevez, l'huile qui surnage. Diurétique, anthelminlbique, etc. Dose: 5 à 15 gouttes plusieurs fois par jour; à l'extérieur, en frictions, (llamb.) Huile acoustique. Oignons.............. 30 Fie! de bœuf......... 8 Cloportes.......... n" 60 UuiJe d'amandes----- 30 Faites bouillir et ajoutez à la colature : Ess. de rue, de marjolaine, de romarin, âa.. 3 gouttes Huile antique. Huile de ben...... Teinture d'ambre.. 500 0,5 Essence de bergamote ou de Portugal.... 2,4 Huile bézoardique. Camphre............. 8 Huile d'ain. douces.... 60 Essence de bergam. Orcanette.......... Faites digérer et filtrez. (Red.) Huile de bryone composée. Scille fraîche...... Hacine de flambe.. — d vèble..... Racine de bryone.. — d'flakriinn. Huile d'olives...... Q. S. 3S0 350 1400 Résolutif, fondant, hydragogue. (Esp.) Huile de camomille*. Camomille sèche..... 100 Huile d'olives...... 1000 Faites digérer pendant deux heures à la chaleur du B.-M. couvert, en agitant de temps en temps, passez avec expression et filtrez au papier. (Codex.) Préparez de même les huiles d'absinthe, de rue, de mélilot, de millepertuis, de roses pâles (Huile rosat), de Fenugrec, de sureau. On peut aussi préparer ces huiles par le procédé de M. Ortlieb. (V. plus bas). HUILE DE CAMOMILLE TEREB. — HUILE DE FOIE DE MORUE IODO-FERRÉ E. 573 Huile de camomille térébenthinée. Camomille sèche... 15000 Ess. de térébenthine. 12b Réduisez la camomille en pulpe à Faide de Q. S. d'eau. Ajoutez l'essence el distillez. Séparez l'huile volatile de l'eau passée avec elle et filtrez. Le produit est bleu clair. En frictions contre les affections arthritiques. (Corput.) On prépare ainsi V huile de menthe térébenthinée, mais en employant 1000 parties d'huile de térébenthine pour 15000 de menthe crépue. Ces deux préparations seraient peut-être mieux placées aux huiles volatiles. (V. Huile d'absinthe térébenthinée. ) Huile camphrée *. Uniment camphré ; Oleum camphoratum. Camphre râpé....... 100 Huile d'olives........ 900 Dissolvez peu à peu le camphre dans l'huile et filtrez. {Codex.) L'huile camphrée de Baspail n'en diffère pas. En remplaçant l'huile d'olives par de l'huile de camomille, on obtient Y Huile de camomille camphrée. (Codex.) Huile de cantharides. Cantharides en poud. grossière.. 100 H. d'olives. 1000 Faites digérer pendant six heures en vase fermé à la chaleur du B.-M., en remuant souvent; passez avec expression et filtrez. (Codex.) Huile de castoréum. Castoréum ........ 1 Huile d'amandes douces... 16 Filtrez après quatre heures de digestion au B.-M. (Bêr.) La pharmacopée d'Espagne y ajoute du vin blanc et l'ait évaporer doucement toute l'humidité. Préparez ainsi les huiles d'ambre gris, de musc et de civette. Ces doses nous paraissent un peu fortes pour ces dernières huiles, bien que Taddei fasse entrer une.bien plus forte proportion de musc dans son huile musquée (56 sur 3i0). L'huile de castoréum composée de quelques pharmacopées contient un assez grand nombre de substances aromatiques et toniques outre le castoréum. Elle n'est pas employée. Huile des Célébes. Huile d'olives ....... 1000 Santal citrin.......... 43 Cannelle ........... 30 Ess. de Portugal...... 4 Faites digérer la cannelle et le santal dans l'huile, passez et ajoutez l'essence. Cosmétique pour la chevelure. Huile de ciguë*. Ciguë fraîche...... 1000 Huile d'olives...... 2000 Contusez la ciguë, mélangez-la h l'huile, el faites chauffer sur un feu doux jusqu'à ce que l'eau de la ciguë soit à peu près dissipée ; alors passez avec expression et filtrez au papier. (Codex,) Préparez de même les huiles médicinales de: Aconit, Mandragore, Myrte, Belladone, Marjolaine, Nicotiane, Chanvre indien, Morelle, Stramoine. Jusquiame, L'huile de ciguë serait mieux préparée par digestion de l'huile sur la ciguë sèche. (Voy. nos remarques aux articles "Baume tranquille et Ciguë.) M. Ortlieb a proposé de préparer toutes ces huiles en prenant 125 parties de poudre de la plante, humectant avec un mélange de 25 parties d'éther et 25 parties d'eau, introduisant le mélange dans un appareil à déplacement, et lixiviant avec 1000 parties d'huile d'olives. On chauffe un peu le produit pour chasser l'éther. Ce procédé donne de bons résultats. Huile de concombres sauvages. Huile d'elaterium. Concombres sauvages... 1 Huiles d'olives....... 15 Faites digérer au B.-M. pendant quelques jours, puis faites chauffer jusqu'à consomption de l'humidité ; passez. Dans les gerçures aux seins, les engelures et les douleurs hémorrhoïdales. Ne pourrait-on pas préparer ainsi de l'Huile de concombre commun, et avec cette huile un alcoolat, comme pour les fleurs à odeur fugace? Huile créosotée (D r Bouchard). Huile de foie de morue ou huile quelconque....... 950- Créosote ...................................----- 50 2 ou 3 cuillerées par jour. Huile d'euphorbe. Euphorbe............ 1 Huile d olives ........ 10- Filtrez après quelques jours. (Srmb.) Béral remplace l'huile par de l'essence de térébenthine. En frictions dans la paralysie. Huile de foie de morue composée (Fougera). ÏI. de foie de morue Brome............ 0,10 expr. à froid...... 500 Phosphore........ 0,10' Iode............... 0,50 Dose, trois cuillerées à bouche par jour. C'est la seule huile de foie de morue médicinale appr. par la pharmacopée des Etats-Unis. (V. United States Dispensatory, 1874, p. 680). Huile de foie de morue iodo-ferrée(Devergie). Limaille de fer..... 0,10 Eau.............. 0-S. Iode............... 1,70 Triturez dans un mortier et incorporez peu à peu Fiodure formé avec : Huile de foie de morue brune ou blonde ou huile de squale................................... 500 57i HUILE DE FOURMIS. — HUILE PHËNIQUÉE. Huile de fourmis. Fourmis.............. 1 Huile d'olives........ 4 Faites digérer pendant un mois, passez. En frictions dans la paralysie. Huile de garou. Ecorce de garou sèche........ 1 Pilez-la dans un mortier avec de l'alcool, et faites digérer dans : Huile d'olives................. i Passez en exprimant fortement. (Soub.) Huile iodée. Iode................ 5 Huile d'amandes.... 1006 Faites dissoudre à l'aide du mortier l'iode dans l'huile, et chauffez au H.-M. jusqu'à décoloration. Cette huile contient 50 centigr. d'iode par 100 gr. — Dose : 1 à 3 cuillerées. Proposée comme substitut ou plutôt congénère de l'huile de foie de morue. V Huile iodée de Personne revient à celle ci- dessus; seulement, M. Personne la prépare en faisant arriver dans le mélange un courant de vapeur d'eau. L'huile d'iodare de soufre de M. Vézu revient à un mélange d'huile iodée et d'huile soufrée faibles. Huile iodo-phosphorée (Berthé). Iode____5 Phosphore. 0.1 Huile d'amandes. 1000 On fait dissoudre séparément dans l'huile l'iode et le phosphore; on introduit le tout dans un ballon que l'on tient au B.-M. à 80° jusqu'à décoloration. — Proposée comme succédanée de l'huile de foie de morue. Huile de proto-iodure de fer (Gille). Iode... 2,2"> Fer... 15,0 Huile d amandes. 800,0 On triture l'iode et la limaille de fer, on ajoute 30,0 d'huile; on triture le mélange une heure. La réaction se fait au bout de quelques heures; on ajoute le reste de l'huile et on filtre. Ce produit est ambré. — 1 à 2 cuillerées par jour. D'après M. Rabourdin, celte huile est simplement iodée al ne contient pas de fer. Huile de lin soufrée. Baume de soufre simple ; Corpus pro halsamo sulfuris, sive Balsamum sulfuris simplex. Huile de lin.........375 Fleur de soufre.......90 Chauffez sur un feu doux en remuant constamment et en évitant le boursouflement, jusqu'à ce que la masse devienne épaisse et se présente, après refroidissement, sous forme de gelée, el d'une couleur d'un brun tirant sur le rouge. La masse doit êlre entièrement soluble dans l'essence de térébenthine,—l partie de cetle huile de lin soufrée et 3 parties d'essence de térébenthi 1e donnent, pardigest. un liquide limpide d'un rouge brun; c'est le baume soufré térébenthine, qui présente l'odeur particulière du baume soufré et celle de l'essence de térébenthine. (Prus.) Huile de Macassar. Huile d'œuf....... 8 Néroli . Essence de thym.., — de roses,.. 0,8 0,4 0,05 1000 Huile de soleil...... 90 Graisse d'oie....... 30 Styrax............. 8 Beurre de cacao.... 8 Baume du Pérou____ 0,5 Cosmétique. (Henkenius. ) Huile de morphine. Ilydrochl. de morph... 1 Huile d'am. douces. Dissolvez. Usage interne et surtout externe. Huile de mucilage. Sem. de lin. 500 Bacine de guimauve.......... 500 Fenugrec... 500 Eau bouillante............... 500 Faites infuser vingt-quatre heures, passez et ajoutez : Huile d'olives.............. 1000 Chauffez jusqu'à consomption de l'humidité. Huile d'opium (Neuber). Opium pulvérisé..... 4 Huile de jusquiame. 500 Faites digérer quelques jours, passez. Huile parégorique. H. de sem. de jusq. 15,0 Huile de pétrole.....1,0 — de genièvre..... 0,5 — de succin...,.. 0,5 A l'extérieur comme discussif. {Fui.) Huile de petits chiens. Oleum latellorum. Elle était préparée en faisant cuire jusqu'à consomption de l'humidité trois chiens nou- veau-nés dans 1640,0 d'huile d'olives, ajoutant alors origan , serpolet, pouliot, marjolaine, millepertuis, sa 60,0 et passant au bout de quinze jouis. Contre la goutte el le rhumatisme. Celte préparation a longtemps figuré au Codex. Les huiles de vers de terre, oleum lumbrico- rum; de crapauds, 0. bufonum; de lézards, 0. lacertarum; de frai du grenouille, O. sper- matisranœ; de scorpions, O. seorpionum, que nous rapprocherons de celle de pelits chiens, se préparaient comme cetle dernière, seulement il n'y entrait pas de plantes aromatiques. Les empiriques faisaient grand cas de toutes ces huiles dont on voit disparaître de plus en plus les formules des pharmacopées. Huile phéniquée (Lister). II. de lin bouillie ou autre h. 5 Ac. phénique solide 1 Celle h. phénique mêlée avec Q. S. de blanc d'Espagne pour faire une pâle de la consistance du mastic de vilrur, donne 1" emplâtre phénique employé pour pansement. HUILE PHILOCOME. — HUILE DE VIOLETTES. Huile philocome. Moelle de bœuf, H. d'am., II. de noisettes, Sa... P. E. Faites fondre, passez et aromatisez à volonté. Cosmétique pour la chevelure. Huile phosphorée. Liniment phosphore ; oleum phosphorutum. Phosphore............ 1 Huile d'amandes d... 9j Ether officinal................ 4 Mettez rimile puis le phosphore dans un flacon qui en soit rempli aux neuf dixièmes et mettez le tout dans un bain d'eau chauffé graduellement jusqu'au voisinage de 80°. Débouchez le flacon deux ou trois fois pendant l'opération; fermez-le ensuite exactement, et agitez jusqu'à dissolution complète. Après refroidissement, ajoutez I élher, et renfermez en petits flacons bien bouchés (Codex). On peut l'aromatiser avec une essence odorante. L'huile pho phorée au 300 me est conseillée dans la cataracte. (Tavignot) La décoloration de I huile s'obtient en la chauffant pendant quelques instants à une température voisine de 2.H0 ». Pour l'usage interne, il convient de préparer une huile phosphorée au millième d'après la formule suivante : Huile phosph. au 1 00e.. 10 Huile d'am. d. déeol. 90 Vhuile phosphorée, contre la gale,d« docteur Metzel, se prépare avec : Phosphore............ 8 Huile d'olives........ 800 On obtiendra Vhuile de phosphore camphrée en ajoutant 2,5 de camphre. M. Méhu a proposé de substituer a l'huile phosphorée du Codex, l'h. préparée avec l'h, d'amandes douces surchauffée de 200 à 230°, dans laquelle on dissout de son poids de phosphore pur, transparent. Ayant observé, en outre, que l'élher, le sulfure de carbone, le naphte, la benzine, l'ess. de térébenthine, et d'autres ess. hydrocarburées (ess. de menthe, de citron, de lavande, etc.), empêchaient la phosphorescence de cette huile, il conseille de remplacer, dans ce but, 2Q de l'h. d'am. d. par le même poids d'élher pur qu'on ajoute seulement après le refroidissement complet de la dissolution phosphorée. Pour l'huile destinée à l'usage externe, on peut remplacer l'é- ther par l'ess. de térébenthine. Les huiles d'arachide et de sésime peuvent remplacer l'h. d'ara, d. comme dissolvant du phosphore. Ces huiles conservent à la lemp. ordin. — de leur poids de phosphore (Méhu). Pour préparer l'h. phosphorée, M. Dannecy ajoute à l'h. pesée d'avance, une quantité de solution titrée (au 0 ' ) de phosphore dans le 575 sulfure de carbone (V. Phosphore), correspondante à la quantité de phosphore à employer; l'exposition à l'air ou à une douce cha'eur pendant quelques instants suffit pour débarrasser complètement l'huile de l'odeur du suif. de carbone. Huile phosphorée aromatique (Lescot). Phosphore...........2 Huile d'olives........ 30 Faites fondre et ajoutez : Huile volatile de bergamote.... Q. S. Vingt à trente gouttes dans une potion. Huile purgative. Scammonée ....... 1,27 Huiles d'amandes... 3,00 Dissolvez. —15 à 50,0 en émulsion (Swéd.) Huile de roses pâles ou rosat*. Roses pâles mond... 500 Huile d'olives ........ 2000 Contnsez les fleurs, failes-les macérer dans l'huile en remuant de temps en temps pendant trois jours; passez avec expression , décantez l'huile; ajoutez-y une seconde, puis une troisième fois une quantité de roses égale à la première, et agissez de même; filtrez enfin l'huile. Cette formule est du précédent Codex; le nouveau l'ait opérer avec la fleur sèche. 100 p. pour 100 d'huile. On peut aussi ajouter de la poudre de pellicule de racine d'oreanelte, suivant le procède de M. Ortlieb, et employer un mélange d'eau de roses et d'alcool a 00" c. (P. E.), puis ajouter, après le déplacement, quelques gouttes d'essence de roses, et conserver dans un flacon bien bouché. Préparez de même les huiles de lis, de giroflée, i'iris, de jasmin, de violette. Huile de safran composée. Safran. \o Myrrhe. 7 Cardam.. p. 7 H. d'oliv. 270 Faites digérer à une douce chaleur et passez en exprimant. (Pur.) Esp. ajoute de l'acore et du vin blanc. Huile de suie. Suie préparée........ 10 Huile d'amandes..... 100 Chauffez au B.-M. dans un vase en terre clos pendant deux heures, et filtrez la liqueur encore chaude. — Proposée par M. Stan. Martin pour remplacer l'huile de cade. Huile de vératrine (Florent). Vératrine............ 4 Huile de jusquiame... 500 En frictions à la dose de k à 8 grammes. Huile de violettes. On traite, après macération, par lixiviation, de la poudre d'iris au moyen de l'ether, on laisse évaporer aux 3/i celui-ci, on mêle le 376 HUILES PYROGENEES OU PVRELAINES. — HUILES VOLATILES. résidu à de l'huile d'amandes, on laisse évaporer à l'air libre le reste d'étlier, et on filtre. HUILES PYROGÉNÉES ou PYRELAÏNES. Nous langeons sous ce nom les huiles provenant de la décomposition de différents corps par l'action du feu. Leur composition est fort complexe ; leur odeur, ordinairement désagréable et tenace; leur saveur acre. Elles sont très-inflammables. (Yoy. aussi la Table.) Huile d'aloès pyrogénée. Mettez dans une cornue Q. V. d'aloès, chauffez et recevez le produit qui distille. (Sichl.) Vantée comme vermifuge chez les enfants, en frictions, deux ou trois fois par jour, sur la région ombilicale. Huile aloétique batave. AloÊs hépat... Huile d'olives. 60 500 Myrrhe. Encens.. Distillez au bain de sable dans une cornue de grès bien lutée. Mêmes usages. Huile anthelminthiqiie, de Chabert. Ess. de térébenthine .. 4 Huile anim. de Dippel. 1 Mêlez. Quelques auteurs disent de distiller. Deux cuillerées à calé dans une tisane mu- cilagineuse, contre le taenia. Remède efficace. Huile de brique. Oleum laterittum. Cette huile, qui n'est plus employée était obtenue en distillant de l'huile d'olive sur de la brique pilée. Elle passait pour résolutive dans la goutte. Huile de cire. Cire jaune.......... 500 Brique pilée........ 1000 On fait fondre la cire de manière à pouvoir faire des boules avec la poudre de brique, et on distille au bain de sable. La première distillation donne une huile butyreuse, Beurre de cire, que l'on mêle avec de la brique pilée, et qu'on redistille jusqu'à ce que le produit soit fluide. (Jisp.) (Voy. Cire.) On prépare ainsi les huiles de graisses. Prus. remplace la brique par de la chaux. Huile de gomme ammoniaque pyrogénée. Gomme ammoniaque.. 2 Sable................ 3 Distillez, séparez l'huile et rectifiez-la. (Tad.) On prépaiera de la même manière les huiles de myrrhe, de benjoin et de savon, pyrogenées. Huile de schistes. Cette huile, retirée des schistes par distillation, a été proposée en frictions dans le traitement de la gale, à la dose de cent et quelques grammes. Cette huile minérale, que les schistes renferment dans la proportion de 22 à 56 °/„, répand une odeur infecte et est très-inflammable (à 37 oc ); on l'emploie pour l'éclairage,, et on y mêle des huiles de colza pour atténuer les dangers résultant de son inflammabilité. J. Roth nomme Pyroléines des huiles de col/a ou d'olives, portées d'abord à l'ébullition dans de grandes chaudières, puis surchauffées, c'esl-à-dire chauffées jusqu'à commencement de décomposition; à ce moment on tamise du minium à leur surface, d'une manière graduelle et successive, en n'ajoutant une nouvelle quantité de minium que lorsque la précédente a entièrement disparu, ce qui se reconnaît à l'apparition d*une écume blanche. L'huile devient d'un brun noirâtre ; l'écume, blanche comme la neige ; les bulles, plus fréquentes ; les matières étrangères surnagent pour former des grumeaux vert noirâtre ; en retirant le feu, ces grumeaux se déposent, et l'huile, de couleur \ert pré, est soutirée. Ces pyroléines ont d'utiles applications en pharmacie, comme excipient gras, eu comme intervenant dans la préparation des emplâtres, sparadraps ou papiers médicamenteux. Elles ne se résinifient jamais, sont moins congélables que les huiles naturelles, et s'emploient avec avantage au graissage des machines, soit seules, soit comme épaississant des huiles lourdes minérales destinées au même usage. La pyroléine de colza se prépare avec : Huile de colza... 500 kil. Minium......... 250 gr. Celle d'orii'es, avec : H. d'olives lamp. 500 kil. Minium ......... 500 gr. (J. Roth.) HUILES VOLATILES. Essences, Esprit recteur, Huiles étherées, distillées ou essentielles; Oiéolats, Olcules, Aetberischc Oele, al.; Volatile oils, Distilled oils, Essen- tial oils, ANfi.; Zet etber, ar.; Esencias, Aceites volatiles, esp.; Essenze, Oli essenziali, it.; Viuggeolien, hol.; Iagh, tur. Produits volatils et aromatiques que l'on relire des végétaux et qui passent à la distillation avec l'eau, ou que l'on peut en retirer par expression. Les essences se distinguent des huiles grasses qui sont fixes et tachent le papier d'une manière permanente, en ce qu'elles se volatilisent par la chaleur, et que la tache qu'elles font sur le papier est passagère. Les essences naturelles ne sont pas des principes immédiats définis, mais ordinairement des mélanges de deux ou plusieurs principes immédiats. En général elles sont liquides (oléoptênes ou élaeoptênes) ; quelquefois solides (stéaroptènes ou camphre d'essence). Très- souvent elles sont constituées par un mélange, par ex. : de deux oléoptênes (essence de HUILES VOLATILES. 577 térébenthine), d'un oléoptène et d'un stéarop- tène qui est en dissolution dans le premier (essence de rose), d'un mélange de plusieurs corps (essence de girofle); incolores, il en est de diversement colorées, en jaune, en bleu (Huile volatile de camomille), en vert (Huile volatile d'absinthe). Suivant M. Piesse, les huiles volatiles doivent leur coloration à une substance particulière, Vazulène ou azuline, de couleur bleue. 11 les divise en quatre classes : 1° les huiles incolores, sans azulène ni résine; 2° les huiles jaunes avec résine seulement; 3° les huiles bleues avec azulène, comme celle de camomille, qui en renferme 1 °/„; Zi° les huiles vert brun ou jaune vert, contenant de l'azulène en proportions variables, comme l'essence d'absinthe, qui en contient 3 °/ 0 ; l'essence de patchouli, 6 °/ 0 . La séparation de cette azulène d'avec les essences ne peut se réaliser qu'après plusieurs distillations fractionnées. Sous le rapport de leur composition élémentaire on les a divisées en : 1° essences hydrocarbonées (essences de térébenthine, de citron, etc.), ce sont les plus nombreuses ; 2°essences oxygénées (essences de rose, de menthe, etc.), généralement toutes les essences solides ou stéaroptènes ; 3» essences sulfurées (celles des crucifères, des liliacées). Ces dernières forment un groupe assez naturel, mais il n'en est pas de même des autres. Ainsi beaucoup d'essences sont un mélange d'hydrocarbures et de substances oxygénées, et on y retrouve la plupart des fonctions chimiques qui caractérisent les matières organiques : des carbures d'hydrogène comme le thymène, des alcools comme le menthol, des phénols comme le thymol, l'eugénol, des aldéhydes comme l'essence d'amandes amères, des éthers comme l'essence de gaultheria (éther mélhylsalicyli- que), des acétones comme l'essence de rue. Toutes les huiles volatiles sont acres et très- inflammables , très-odorantes; solubles dans l'alcool, dans l'éther, les huiles fixes, et insolubles dans l'eau à laquelle cependant elles communiquent leur odeur. Leur point d'ébul- lition varie depuis 160» jusqu'à 2/i0>. Elles ont un grand pouvoir dispersif; elles sont dextrogyres ou lévogyres. Très-rarement inactives. Leur densité eat voisine de celle de l'eau, généralement inférieure, quelquefois légèrement supérieure (essence de cannelle). Les huiles essentielles dissolvent les graisses, l'iode, le soufre, le phosphore. Elles réduisent certains sels. Les alcalis ne les saponifient pas. Cependant elles forment avec ces corps ce que les anciens chimistes nommaient savonules. Les acides se combinent avec les essences et forment des composés bien définis ; ainsi l'acide cblorhydrique forme avec l'essence de térébenthine des chlorhydrates cristallisés dont l'un a l'odeur de camphre ; l'acide azotique colore fortement et oxyde un certain nombre d'essences. Avec l'eau, elles donnent quelquefois lieu à des hydrates. Les huiles essentielles préexistent en majeure partie dans les plantes, toutefois il y en a un petit nombre qui ne prennent naissance qu'en présence de l'eau, par l'action réciproque de certains produits immédials. Les huiles volatiles de toutes les crucifères, de toutes les alliacées, celles d'amandes amères, de laurier-cerise, d'ulmaire, de Winter green, de valériane, de capucine, sont dans ce cas. La racine de céleri-rave, laquelle crue est inodore, et cuite est très-odorante, nous semble présenter un exemple d'huile essentielle formée sous l'influence de l'eau et d'une température élevée. Il est sans doute aussi beaucoup d'autres cas du genre de ceux que nous venons de rapporter, et nous sommes porté à croire que la liste des huiles essentielles par réaction prendra par la suite une grande extension. Les essences sont des médicaments fortement stimulants, employés à l'extérieur quelquefois pures, mais le plus souvent en dissolution dans l'alcool. Ce sont aussi des parfums. Pour la théorie des Parfums, V. Un. pk., 1865. Les huiles essentielles s'altérant à l'air et à la lumière, on doit les conserver dans des flacons bien bouchés que l'on tient dans un lieu obscur. Le temps leur fait aussi perdre beaucoup de leur qualité. On prépare les huiles volatiles des plantes. de différentes manières. Des organes de végétaux où elles se trouvent en si grande quanti lé que les ulricules qui les contiennent rendent leur surface rugueuse, comme dans les zestes des fruits d'hespéridées, on peut les obtenir par simple expression ; celles de girofle et d'autres substances peuvent encore être obtenues ainsi. Dans quelques cas assez rares, elles s'extraient par une simple incision faite au végétal ; telles sont les huiles volatiles du Laurier de la Guyane (espèce d'ocotea), du Drya- balanops camphora (camphre liquide de Bornéo), VAceite de Amacey qu'on obtient en si grande quantité d'un arbre encore inconnu des environs de Bogota, qu'il suffit de couper une branche et d'y présenter un vase pour en recueillir un litre dans quelques minutes. D'autres fois, on les obtient par simple séparation, à l'aide de la chaleur, d'un autre produit ; tel est le cas des huiles volatiles qui, avec des résines qu'elles tiennent en dissolution, constituent les térébenthines. Mais le plus souvent les huiles volatiles sont en si petite quantité par rapport à la niasse du végétal et adhèrent tellement aux organes qui les contien- 578 HUILES VOLATILES. nent, qu'il faut avoir recours à des artifices d'un ordre plus élevé. Quelques huiles volatiles même, ainsi que nous l'avons vu, ne préexistent pas, mais se forment pendant l'opération. La plupart des huiles essentielles sont plus légères que l'eau; mais il en est de plus lourdes; elles sont généralement fluides, mais il en est de concrètes. Toutes ces particularités amènent donc autant de modifications dans le mode opératoire, modifications que l'on trouvera indiquées en se reportant à chaque groupe que nous avons établi ci-après par rapport au mode d'obtention. Nous ajouterons néanmoins encore quelques données générales sur la préparation des huiles volatiles. La manière d'opérer la plus suivie diffère peu de celle usitée pour la préparation des hydrolals. Les mêmes précautions doivent être observées. Mais la quantité d'eau à employer par rapport à la plante doit être moindre, ou plutôt la même eau doit être distillée sur de nouvelles quantités de substances ; autrement on perdrait une notable proportion d'huile volatile. Ensuite, lorsque l'huile existe en petite quantité et qu'elle est précieuse, le liquide disliilé doit être exposé à une basse température. Différents instruments ont été proposés pour recueillir l'huile essentielle. Le plus ancien est le Récipient florentin (fig. 83). M. Amblard a fait connaître une modification heureuse de cet instrument. Elle consiste dans un tube de 1 à 2 centimètres de diamètre qui s'adapte au moyen d'un bouchon dans le col du récipient florentin. On reçoit l'eau dans ce tube qu'elle traverse, et vient, par l'extrémité inférieure effilée, se répandre dans la capacité du vase. En traversant ce tube, elle y a laissé l'huile essentielle dont elle était chargée. A la fin de l'opération, on n'a qu'à poser le pouce sur l'extrémité supérieure de ce tube,qui forme ainsi une pipette, pour séparer l'oléolat avec facilité. Mais, comme on le voit, cet appareil' n'est applicable que pour les opérations en petit, et seulement dans les cas d'huiles volatiles légères. L'appareil le plus convenable pour la séparation des huiles volatiles, surtout lorsqu'on opère Sur une certaine quantité de substance, est celui que nous représentons ici (fiij. 8/i). 11 n'est lui-même qu'une modification du vase florentin. Dans le cas le plus général d'huiles légères, l'hydrolat, en tombant du réfrigérant dans le récipient, s'échappe par le tube a, 6, tandis que l'huile s'accumule à la surface de l'eau dans la capacité principale de l'appareil à partir de la hauteur c D'où il résulte que la distillât, continuant, la quantité augmentera, arrivera à la hauteur d et sera déversée à mesure par le tube de. A la fin de la distillât., on bouche l'ouverture 6, de manière à ce que le niveau de l'eau s'élève dans le corps principal du récipient, et que l'huile qui surnage soit complètement expulsée par l'ouverture e. Cette méthode de séparation de l'huile est bien préférable à l'usage de la pipette. M. Montané, de Moissac, a proposé une modification analogue du récipient florentin (V. Rev.ph. 1857-58). Lorsque l'huile essentielle est plus pesante que l'eau, on bouche b jusqu'à ce que le niveau de celle-là soit arrivé à a. L'eau arrivée à d s'écoule par d c. En bouchant pour un moment e, on peut faire sortir l'huile essentielle par b sans arrêter la distillation. Cependant, pour les hujles légères, cet appareil a lui-même un inconvénient, c'est que l'huile volatile qui vient à la surface est constamment lavée par le filet d'bydrolat qui tombe du serpentin. On obvierait donc à cet inconvénient en appliquant ici la modification apportée par M. Desmarests au récipient florentin, modification qui consiste en un entonnoir à tube recourbé, qu'on place sur l'ouverture du récipient ; de cette manière, la direction du filet qui tombe du réfrig. étant changée, l'huile volatile portée vers la partie supérieure a plus de temps pour se séparer de l'eau qui l'accompagne. On rectifie les essences et on les décolore en les dist. sur un poids égal au leur d'une huile grasse fixe etune solul. presque saturée de sel marin. Pour séparer les huiles volatiles dissoutes dans l'eau, M. Groves a proposé d'ajouter à l'eau 1/8 environ de son volume d'huile d'olive; on forme ensuite une émulsion avec la potasse ; cette émulsion est détruite par un ac. et le corps gras surnage entraînant toute l'huile volatile que l'on sépare au moyen de l'aie Le Sulfure de carbone a été proposé par Mil Ion pour l'extraction de certaines huiles volatiles et plus particulièrement des Parfums proprement dits qu'il ne faut pas confondre avec les huiles volatiles. Les plantes à odeur HUILE VOLATILE DE FLEURS D'ORANGER. 579 fugace (Syringa, Jasmin, Jonquille, Tubéreuse, Violette, etc.) cèdent facilement leur principe odorant à cet agent, qui permet de les obtenir sous le plus petit volume possible et dispense du moyen onéreux et embarrassant d'autrefois qui forçait, pour obtenir le parfum des plantes à odeur fugace, a les traiter d'abord par l'huile, puis par l'alcool. (V. Alcoolats.) Nous nous sommes aussi assuré que certains arômes (Vanille, Café, etc.) sont facilement extraits par le sulfure decarbone. (V. Rei\ ph. , 1856-57.) La qualité des huiles essentielles dépend de nombreuses causes, parmi lesquelles nous citerons le procédé d'obtention, l'état de maturation, de complétion ou de conservation de la substance, sa provenance. Le rendement varie par les mêmes causes. On aura idée de celle variation en sachant que la où des opérateurs ont obtenu de la même quantité de substance le nombre 10, d'à très n'ont obtenu que le nombre 1. Nous croyons devoir faire connaître le tableau suivant, dressé pour les plantes du climat de Paris. Tableau des quantités d'huiles essentielles fournies par 50 kilogrammes de diverses plantes, d'après M. Raybaud. Absinthe grande... — petite.... Amand. am. (tour.). Angélique (racine). Anis.............. Badiane........... Camomille (sèches). Cannelle de Ceylan. de Chine. 60,0 19,0 90,0 UO,0 590,0 560,0 42,0 373,0' 375,0 Cerfeuil........... 14,0 15,0 68,0 I 0 >,0 19.i,0 iii,0 160,0 64,0 Cochlearia . Coriandre......... Cubèbes........... Estragon.......... Genièvre.......... Laurier (feuill. rec; Laurier-cerise..... Vlacis............. 60,0 Matrîcaire......... 30,0 Menthe coq (sèche,. 53,0 Muscades......... ol!i,0 Fleurs d'oranger... 2;,o — (Prov.) 1S0.0 Piment Jamaïque.. 387,0 Poivre noir........ 560,0 — blanc....... 530,0 — de Guinée... 2,0 Boses............. 2,0 Boses (Provence).,. 8,0 Rue.............. 20,0 Sabine............ 480,0 Sassafras.......... 32,0 Tanaisie......... 150,0 (V. Un. ph., isoo, n. 230). Les Essences de fruits, ou Essences artificielles sont employées dans la parfumerie et la confiserie. Ajoutons que, outre l'essence de mirbane (ou nitrobeuiine), l'essence de Gaultheria pro- cumbens ou Wintergreen [salicylate de méthylène) employées dans la parfumerie, M. W. Hoffmann a reconnu par l'analyse que les essences artificielles de fruits sont des solutions alcooliques de divers éthers, dont quelques-uns sont additionnes d'ac. organiques (ac. tarlrique, oxalique, succinique, benzoïque). C'est ainsi que 1 essence de poires est une solution d'acet. d'ox. d'amyle (30 p.) et d'éther acétique (lp.) dans200à240 p. d'alcool; l'essence de pommes est une solution de valérian. d'ox. d'amyle (éther valéramylique) dans 5 à 6 fois son vol. d'alcool ; l'e.ss. d'ananas (pine-uppte, ang.), une solution alcoolique d'éther butyrique; l'essence de coings, du pélargonate d'ox. d'éthyle ou éther pélargonique (V. Rue) ; l'essence de cognac paraît être soit de l'éther cocinique additionné de 10 fois son volume d'alcool, soit un mélange d'éthers pélargonique, butyrique, valérianiq le, caprique, caproïque, caprylique et œnanthylique, etc., etc. Dans toutes ces compositions on mêle de la glycérine pour condenser et harmoniser les diverses odeurs (V. /. Ph. 1867). Quant aux essences de fruits naturelles ou parfums de fruits (framboises, abricots, pêches, ananas), employées dans la confiserie, ce sont de véritables eaux distillées, obtenues en distillant une quantité considérable de fruits de première qualité, dont on retire a peine le ~ On obtient les huiles volatiles par trois procédés principaux. I. Préparation des huiles volatiles légères. Huile volatile de fleurs d'oranger *. Néroli. Fleurs d'oranger... 5000 Eau............... ioOOO Mettez les fleurs dans un bain-marie en toile (Fia 85 ) métallique que vous plongerez dans ' la ciicuibile d'un alambic contenant xé^ i l'eau en ébullition; ajoutez promp- tement le chapiteau et le réfrigérant, et distillez jusqu'à ce qu'il cesse de passer de l'huile essentielle, recevez le produit dans le récipient florentin. Enlevez avecune pipette Ifig. 85) l'huile qui surnagera l'eau aromatique. Filtrez-la s'il est nécessaire. (Codex.) On prépare de même les huiles volatiles de toufes les plantes labiées, et entre autres celles de : Rasilic, Ih/sope, Lavande*, Marjolaine, Marrube, Mélisse, Menthe p.*, Menthe c., Origan, Pouliot, Romarin *, Sariette, Sauge, Serpolet, Thym *j Celles de fleurs de plantes synanthérées : Absinthe *, Ralsamite, Maroute, Aunée, Camomille *, Matricaire, Aurone, Cres. de Para, Semen-c, Tanaisie ; Celles de fruits d'ombellifères, tels que : Ache, Anis", Coriandre, Ammi, Badiane. Cumin, Aneth, Carvi, Fenouil*; Celles d'écorce de fruits d'hespéridées Rergamote *, rangette ou de petit Bigarades (Ess. d'o- grain), 580 HUILE VOLAT. DE CAJEPUT. — HUILE VOLAT. D'AMANDES AMÈRES. Cédrat*, Limette, Orange* (Essence de Citron *, Portugal) (1) ; Enfin celles de cubébes, d'eucalyptus, de genièvre, de laurier-cerise*, de rose*, dente*, de sabine *, de valériane * et celles de plantes analogues. Les plantes fraîches doivent être préférées aux plantes sèches, parce qu'elles fournissent plus d'essence, et que celle-ci est plus agréable. Les fruits des ombellifères sont généralement employés secs. Pendant la préparation des huiles de roses, d'anis et de fenouil, il faut avoir le soin de tenir le serpentin tiède pour empêcher l'huile de se figer et d'adhérer aux parois. On peut obtenir, par simple expression, les builes volatiles d'orange, de citron et des fruits hespéridés. On râpe l'enveloppe extérieure de ces fruits, on met la pulpe qui en résulte dans un sac de crin et on soumet à la presse. Le liquide obtenu se séparera en deux couches, l'une supérieure formée par l'huile volatile qu'on enlève avec une pipette et qu'on filtre. Le produit est plus suave que par distillation, mais il est plus coloré. Les écorces hespéridées fournissent : fruit de Nice. Pulpe. 11. exp. II. dist. Bergamote ...... n» 100 3350 80 ? Cédrat ......... — 88 12 Citron ......... — 3500 60 U Limette ........ — 3500 30 34 Orange........ — 2600 80 80 Curaçao sec du commerce .................... 190 Huile volatile de cajeput. Cajaputol, AL.; Cajeput oil, ano.; Cajeputolie,DAN.,noL.; Kyaputiketail, duk.; Daun-kitsiill, mah.; Kayu putich, mal.; Caeputovve inaslo, RUS.; Kaja puti tayiiam, tam. Elle nous vient toute préparée des Moluques, où on l'obtient par distillation des feuilles et bourgeons de Cajeput ou Caju-puti; Melaleuca leucodendrum. (Myrthées. ) Elle est verdàtre, d'une odeur très-forte de cardamome camphrée ; bout à 175 oc . D'après quelques auteurs, sa couleur verte ne lui serait pas propre , mais proviendrait des vases de cuivre dans lesquels on la prépare. Les Malais et les Chinois en font le plus grand cas; c'est pour eux une véritable panacée. Ils en frictionnent les parties goutteuses, rhumatisëes, dolorifiées, la prennent intérieurement contre la paralysie, l'opilepsie, l'hystérie, la colique venteuse, l'odontalgie. C'est un excitant puissant. Dose : quatre à cinq gouttes sur du sucre. Le melaleuca viridiflora ou Maouli, qui croît en Australie et abonde dans la Nouvelle-Calé- (1) D'après Page, voici ce que serait I'Essence de Portugal, des parfumeurs : huile volatile d'oranges, 00; alcool il 40°, 1 litre ; vanille, Q. S. Frappez de glace et îiltrez ce mélange encore froiti. Plusieurs autres essences seraient ilea mélanges analogues. donie, fournit une huile volatile, incolore ou' jaune, analogue à celle de cajeput et qui a été employée avec avantage, à l'extérieur, contre les douleurs rhumatismales (Bavay). Huile volatile ou Stéaroptène de ptychotis ajowan. L'essence de ptychotis est extraite de la graine ou du péricarpe du ptychotis ajowan, une ombellifère des Indes orientales, fort recherchée dans ces contrées h cause de ses propriétés aromatiques. Dans les bazars de Poo- nah et autres villes du Dekan, l'essence se vend sous le nom de ajoican raphul et se fabrique en hiver dans l'Inde centrale. Ce stéaroptène se présente en cristaux trans- parenls allongés, dérivant d'un prisme rhom- boïdal oblique et doués d'un clivage facile dans le sens de l'une de leurs faces. Ces cristaux sont plus denses que l'eau, ils se dissolvent aisément dans l'alcool et l'élher; leur odeur rappelle le thym ou la marjolaine. Ils- entrent en fusion à 42 0c et peuvent être distillés dans un courant d'acide carbonique ; neutres à l'égard des réactifs, ils se décomposent en présence des alcalis ou des acides concentrés. Cette essence est du Thymol. Vhuile volatile d'Ilang-Ilang, d'une odeur fort agréable, venant de la Malaisie par Manille, est retirée, par distillation, de la fleur de Yunona odoratissima (Anonacées) ; elle bout vers 160°. II. Préparation des huiles volatiles pesantes. Huile volatile de cannelle*. Cannelle de Ceylan.. 1000 Eau............... 4000- Faites macérer deux jours, ajoutez : Sel marin.................. 250 et distillez à la manière ordinaire jusqu'à ce que vous ayez obtenu 1000 de produit ; laissez. ' déposer l'huile essenlielle, et reversez dans, l'alambic l'eau qui surnage ; redistillez de nouveau trois et même quatre fois, comme ci-dessus, et séparez enfin l'huile qui se sera déposée après 2li heures. (Codex.) Le nouveau Codex supprime le sel. Le sel que l'on ajoute a pour objet de retarder le terme de î'ébullition de l'eau et de- faciliter le passage de l'huile volatile. Pour porter l'eau salée à son maximum de température (107°) il faudrait 35 p. de sel pour 100 d'eau. L'huile volatile de cannelle du commerce vient de Ceylan, oùelle est préparée avec les débris d'écorces, et quelquefois même avec les feuilles du cannellier. Préparez de même les huiles volatiles de bois de Rhodes, girolles*, sassafras*, santal. III. Préparation des huiles volatiles par réaction. Huile volatile d'amandes arriéres*. Tourteau d'amandes amères 10000 Eau...... 30000- HYDRASTIS CANADENSIS. — HYDROGÊNE. 581 Opérez comme il a été dit pour l'eau distillée d'amandes amères, arrêtez l'opération aussitôt que le produit cessera d'être très-odorant. Séparez alors l'huile essentielle de l'eau aromatique, et distillez celle-ci ; il se séparera une nouvelle quantité d'huile essentielle qui passera dans les premiers moments de l'opération ; vous la séparerez et vous la mélangerez avec le premier produit. (Codex.) M. Pet- tenkoffer conseille de mettre à part le 1/8 en poids du tourteau délayé dans l'eau froide, et de ne l'ajouter que lorsque ce dernier a été traité par l'eau touillante et refroidie ; cette petite quantité est suffisante pour fournir le îérment (émulsine ou synaptase) nécessaire à la transformation de l'amygdaline en hydrure de benzoïle, acide cyanhydrique et glucose, dont le mélange constitue l'essence d'amandes amères. On a ainsi le maximum de rendement. Le meilleur moyen de la conserver consiste à la dessécher complètement avec du chlorure de calcium (Tilder). On préparera de la même manière Yhuile volatile de moutarde. (V. Rev. ph., 1855-56.) Ces deux huiles sont aussi plus pesantes que l'eau. L'huile volatile d'amandes amères (hydrure de benzoïle) est généralement incolore, son odeur rappelle son origine ; exposée à l'air, elle absorbe l'oxygène et laisse précipiter des cristaux d'acide benzoïque. Elle bout à 180°. Elle contient de l'acide cyanhydrique qui y adhère avec opiniâtreté, mais dont cependant on peut la débarrasser en la distillant sur de la potasse. La proportion d'acide varie de 8 à 14/100. Entièrement exempte d'acide, elle n'est pas plus vénéneuse que les autres huiles volatiles. (V. Un. Ph. 1868, p. 37). L'essence d'amandes amères ou de noyau, dont les distillateurs se servent pour faire la liqueur de noyau et le kirsch artificiel, se compose d'huile essentielle d'amandes amères, 1 ; alcool rectif, 7. On entend aussi sous ce nom l'huile volatile même retirée des noyaux, ou mieux des semences d'abricots ou de pèches qui ne diffère pas chimiquement de celle d'amandes amères. HYDRASTIS CANADENSIS. Racine orange ou jaune, Sceau d'or, hydraste du Canada (Renonculacées.) Plante herbacée f> qui croît au Canada et aux États-Unis, et que les Indiens utilisent pour teindre en jaune la soie, la laine et la toile. Sa racine grosse comme une forte plume à écrire, noueuse, d'un jaune foncé, a une odeur nauséeuse, une saveur très-amère. On l'a vantée comme tonique, contre la dyspepsie, les affections scrofuleuses. On l'emploie, en Amérique, en décoction (pp. 60 : 1000), teinture, extrait; elle contient : gomme, albumine, amidon, acide gallique, sucre, sels solubles et insolubles; en outre, M. Parrish et M. Durand en ont retiré, en 1851, un alcaloïde, Yhydras- tine, qui, d'après quelques chimistes, ne serait que de la Bébéerine, analogue à la Zantho- picrite, alcaloïde extrait antérieurement par Rodie, de Vècorce de Bébéeru, originaire de la Guyane hollandaise, et qui jouit de propriétés fébrifuges. L'hydrastine est en cristaux jaunes brillants, insolubles dans l'eau, peu solubles dans l'alcool froid et dans l'éther, solubles dans le chloroforme, l'alcool bouillant, et dans l'acide chlorhydrique affaibli. Elle est purgative à la dose de quelques centigrammes. La matière cristalline, jaune, neutre, que les médecins prescrivent, sous le nom àhydrastin, à la dose de 5 à 50 centigr., est un mélange de chlorhydrate de berbérine et d'hydrastine (V. Un. ph. 1863, 1865, 1872). — On appelle aussi racine jaune la racine du Xanthorrhiza apiifolia (renonculacées), plante de l'Amérique du Nord, employée aux États-Unis, dans la teinture en jaune, et en médecine, comme tonique dans les affections de l'estomac; se rapprochant du quassia amara par ses propriétés médicales. Elle renferme de la Berbérine (Perrens). D'après Badeker la berbérine distillée avec un lait de chaux ou l'hydrate de plomb donnerait de la quinoléïne. La Berbérine est très-abondante dans le Coptis teeta (p. 412). HYDROGÈNE. (De ûSmj, eau, et -(Ewâ«, j'engendre.) Atr inflammable, Gaz des ballons. "Wasserstoff. al.; Hydrogen, ang. L'hydrogène est le radical de l'eau. Il a été découvert, en 1777, par Cavendish; mais il avait été entrevu par Paracelse, vers le commencement du xvi° siècle. C'est un gaz incolore, insipide, inodore, combustible. On l'obtient en faisant réagir de l'acide sulfurique sur de la grenaille de zinc ou de fer en présence de l'eau et recevant le gaz qui se dégage dans une cloche ou une vessie. Le gaz hydrogène a été proposé pour guérir les ulcères, le rhumatisme. Sa flamme a été employée en Italie comme cautère et pour arrêter la carie dentaire. Sous la pression de 0 m ,760, 100 lit. d'eau n'en dissolvent que 1 lit. 5 ; par une forte pression, elle peut en dissoudre 1/3 de son volume; cette solution, sous le nom d'eaw hydrogénée, a été conseillée dans le diabète. On a préconisé contre la coqueluche, la respiration des vapeurs exhalées de la chaux d'épuration du gaz d'éclairage (dont l'hydro- 582 HYDROCOTYLE ASIATIQUE OU BEVILACQUE. — ICHTYOL. gène carboné est un des principes constituants avec l'ammoniaque). Des expériences dues à Graham ont fait voir que l'hydrogène formait avec le palladium une espèce d'alliage, où l'hydrogène se comporterait comme un métal gazeux, magnétique (hy- drogcnium), qui constituerait la forme active de l'hydrogène (V. Un. ph. 1869). HYDROCOTYLE ASIATIQUE ou BEVILACQUE. Hydrocotyle asiatica (Ombellif.), Bevilarqua (Boileau), Pancaga, Pesequinus (Rumphius), Godagen (Rheede). Plante b herbacée, très-employée à Pondi- chéry, selon M. Lépine, contre la lèpre et aussi les ulcères, la syphilis, la scrofule; à l'île Maurice, par M. Boileau, contre Péléphantiasis des Grecs. Elle croît dans les endroits humides, sur les cours d'eau et au bord des étangs, dans l'Inde, Ceylan, les îles Malaises, l'Afrique méridionale. Sa ra ine est rude, charnue, grisâtre. Elle est très-hygrométrique et se conserve mal en poudre. Fraîche, la plante n'a qu'une odeur herbacée; sèche, elle a une odeur vireuse sui gc- neris. Elle contient : veïïarine, huile jaune, résine verte, résine brune, etc. La vellarine (de vallàrai, nom lamoul de la plante), paraît être son principe actif; c'est une huile épaisse, jaune pale, d'une saveur ainère, piquante et persistante, d'une odeur forte ; soluble dans l'alcool, l'éther, les corps gras, volatile en partie à 100°. L'hydrocotyle revêt toutes les formes pharmaceutiques internes et externes. La dose, pour tisane, est de 8 à 30 grain, pour 2000 gr. d'eau réduits à 1000 par l'ébullition. A prendre trois verres par jour. Elle doit être rangée dans la famille des poisons narcotico-àcres, à côté des ciguës et de Yœnanthe crocata. Une autre espèce est 1' 'hydrocotyle gummi- fera, qui croît au Brésil et aux Antilles, et dont le suc est employé contre l'hypochondrie et les affections du foie et des reins. Vhydrocoty/e vulgaire ( herba cotyledonia aquatka; Gemeinen Wassernabet, al.) est le cotylédon aquatique. HYPNONE. (Acêtophcnone, Méthyl-Phényt-Acétone. ) Ce corps, préconisé comme jouissant de propriétés hypnotiques, s'obtient en distillant un mélange de benzoate et d'acétate de chaux. Liquide incolore, mobile, bouillant à 210°, d'une odeur tenace et persistante, solidifiable vers U ou 5°, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther. Dose : 10 à 30 centigr. en capsules. HYPOCISTE. Hypocistensaft, Zistensaft,Ak.; Hipocisto,ESP.; Ipocisto,iT. Suc épaissi en masses noires, opaques, d'une saveur astringente et quelquefois comme enveloppé d'une sorte de peau. On l'obtient dans l'Asie Mineure, soit du fruit, soit de la plante entière du cytiuus hy- pocistis. (Aristolochiées.) Astringent inusité. Il entrait dans la thériaque. HYRACEUM. L'hyraceum est une substance sécrétée par un quadrupède de la grosseur du lièvre, Yhy- rax capensis ou daman du Cap, qui vit en troupe sur le sommet des montagnes, au cap de Bonne-Espérance. Cet animal ne boit presque pas, et a la coutume d'uriner toujours dans le même endroit. Cette urine se dessèche, prend de la consistance, et est alors recherchée par les indigènes, qui en font le commerce. Il est en morceaux brunâtres, ayant assez bien l'aspect du sang desséché. L'odeur et les effets thérapeutiques de l'hyraceum ont une grande analogie avec ceux du castoréum; en Allemagne on l'emploie depuis longtemps comme succédané de ce dernier. Dans tous les cas, il ne doit être considéré que comme son diminutif. M. Schrœder en a fait l'analyse. (V. Rev. pharm., 1856-57.) HYSOPE *. Hyssopus spicata ou officinalis. (Labiées.) Ysop, Isop, Ilysop, ai.; Hyssop, ang.; Infa, Cyfe, Zofa, ar.; Isop, dan., su.; Ilisopo, i:sp.; Ilyzop, iiol.j Isso- po, it.; Yzopeck, pol.; Zuifa, tur. C'est VEsobh ou Herbe sacrée des Hébreux. Petite plante b indigène, à feuilles linéaires, à fleurs bleues violacées et d'odeur aromatique. En 1829, Herberger y a trouvé une substance neutre, Vhyssopine. Stimulant, béchique, expectorant assez employé sous forme d'infusion (10 : 1000). On en fait un hydrolat, un sirop. I ICHTYOL. Lïchtyol est un médicament introduit dans la thérapeutique des maladies cutanées, principalement l'eczéma, par le docteur M. Unna, de Hambourg. On l'obtient par la distillation d'une roche bitumineuse trouvée près de Seefeeld, en Tvrol. Le bitume de celte roche ne serait autre chose que le résidu de matières animales décomposées, provenant de poissons et d'animaux marins préhistoriques ( V.Fritsch). Pour obtenir l'iehtyol, on traite les produits de distillation de la roche bitumineuse de Seefeeld par de l'acide suliurique concentré. La substance obtenue, après neutralisation, se présente sous forme d'une ma-se molle, de consistance analogue à celle de la vaseline et IMPÉRAT01RE. — INJECTIONS. 583 d'un aspect qui rappelle celui du goudron. Elle diffère des goudrons végétaux et minéraux connus, non-6eulement par son odeur toute spéciale, mais surtout par ses propriétés physiques; mélangé à l'eau, l'ichtyol s'émul- sionne; il est soluble en partie dans l'étlier ou dans l'alcool. Un mélange de ces deux derniers liquides le dissout complètement. Il miscible en toute proportion avec la vaseline et les huiles; L'ichtyol est caractérisé surtout par sa richesse en soufre : il en contient environ 10 pour 100, tandis que les produits de distillation tie la roche bitumineuse dont 11 provient n'en renferment que 2 à 3 pour 100 avant le traitement par l'acide sulfurique. Le soufre contenu dans l'ichtyol lui est si intimement uni qu'il n'en peut être extrait que par la décomposition complète de l'ichtyol. IMPÉRATOIRE. Ostrantia, Imperatoria ostrulhium. (Ombellif.) tteisterwurz, Ostranz, al.; Master wort, ant,.; Mes- terurt, dan.; Imperatoria, esp., it., por.; Meester wortel, hol.; Mœsterrot, su. On emploie la racine sèche du commerce, qui a assez de rapport avec celle de fenouil. Osann en a extrait une matière crislallisable, Vlmpératorine. Excitant, carminatif. Dose: la 2,0. Inusité. Dans quelques cantons suisses, on s'en sert pour aromatiser le fromage. INDIGO. Baptisia s. Indicus color, Pigmenfum indicum. Nil. ar., per.; Anil, esp.; lodaoo, Endaco, IT.; Tarum, MAL.; Nilini, SAN.; Tchivit, TUR. Pâte tinctoriale, en pains carrés de 125 gr. environ, d'un bleu magnifique, sans odeur, sans saveur, insoluble dans les véhicules ordinaires, un peu soluble dans l'aniline (Fol), soluble dans les sels d'alcaloïdes (C. Kœchlin), et dans le chloroforme (Stockvis). Il prend une teinte cuivrée sous l'ongle. Son principe constitutif est Vindigotine, soluble a chaud dans l'acide phénique, d'où elle cristallise très-bien par refroidissement (Méhu). La synthèse de l'indigo a été réalisée par MM. Emmerling et Engler (V. Un. ph. 1872). On l'obtient en Amérique et aux Indes, des lndigofera anil, argentea et tinctoria (Légumineuses), (y.Bull, de rUn.ph. 187/i.) Le Pastel ou Guêde, Isatis linetoria, et le Polygonum tinctorium, cultivés en France, fournissent, mais en petite quantité, une sorte d'indigo. Dans le commerce, on distingue les indigos par le nom du pays qui les fournil : on dit indigo Bengale, Madras , Guatimala. Dissous dans huit parties d'acide sulfurique, il constitue ce qu'on nomme indigo en liqueur, bleu en liqueur, de composition ou de Saxe, sulfate d'indigo. Dans d'autres circonstances il donne avec le même acide le pourpre d'indigo dont la préparation présente quelque difficulté en raison d'un moment de réaction à saisir. Il s'obtient par l'addition de l'acide sulfurique à 66° sur l'indigo. Lorsqu'on projette ce mélange dans l'eau après quelques minutes de réaction, il se forme un précipite de couleur pourpre qui, recueilli sur un filtre, représente Vadde sulfopurpurique, lequel, ci nibiné à la soude, donne le su/fopurpurate de soude, aujourd'hui introduit avec grand avantage dans la teinture en rouge des laines h des soies. A la suite de l'indigo bleu, nous signalerons un nouvel indigo vert à reflet bteu, fourni par un Nerprun venant de Cochincliine et appelé vert de Chine; la racine du Baptisia tinctoria (papilionacées), connue aussi sous les noms d'indigo sauvage, herbe au taon, plante originaire de l'Amérique du Nord et commune dans les bois sablonneux des États-Unis; elle contient une matière colorante bleue analogue à celle des indigotiers. L'eau précipite de sa teint, alcoolique une matière résineuse jaune (Baptisin). A petite dose, cette racine est employée aux Etats-Unis comme antiseptique et astringent léger; à haute dose, elle constitue un émôtique et un catbartique violent. L'indigo a été employé comme tonique et fébrifuge. On l'a préconisé à la dose de 2, 3 et même de 30 gram. par jour, dans l'épilepsie. INJECTIONS. Einspritzang, Inficirung, al.; Injections, ano.; Inyec- cion, esp.; Injezione, it. L'injection (injectio,) d'injivere, porter dedans, est une préparation liquide, intermédiaire entre le médicament interne et l'externe, destinée à être introduite dans les cavités naturelles, plus rarement accidentelles du corps, a l'aide d'une seringue. Celles destinées à être introduites dans le rectum seront décrites sous le nom de lavements. (Fig. 86.) 1 L'eau, des hydrolats, des bydrolés, contenant en dissolution des sels et autres substances, constituent ordinairement les injections. 58i INJECT. A L'ACÉTATE DE PLOMB. — INJECT. ASTRINGENTE. Les seringues les plus convenables pour administrer les injections urétrales, qui, le plus souvent, contiennent des sels minéraux, sont celles en verre, bien calibrées (fig. 86). On remplit seulement à moitié ou même au tiers l'une de ces seringues ; on introduit la canule dans l'urètre, dont on a soin de presser l'extrémité contre la canule, et avec le doigt on fait avancer le piston qui chasse le liquide devant lui; on sort la canule, on relient quelques instants le liquide en pressant l'extrémité de l'urètre, enfin on le laisse écouler. On ne doit employer que la quantité de liquide convenable, et ne pas le pousser trop vivement afin d'éviter qu'il ne pénètre dans la vessie. On se sert de poires à injection, ou de seringues avec poire en caoutchouc, sur laquelle on exerce avec la main une pression qui détermine l'injection du liquide contenu dans le corps de la seringue ; la poire en caoutchouc tient lieu ici du piston. On les remplace quelquefois par des suppositoires uréthaux, vaginaux, rectaux, etc. Inj. à l'acét. de plomb pour l'urètre (Ricord). Eau de roses. 150,0 Acétate de plomb cristallisé. 3,0 Inj. à l'acét. de plomb pour le vagin (Ricord). Eau...... 1000,0 Acétate de plomb cristallisé. 10,0 On peut porter graduellement la dose d'acétate jusqu'à 30 grammes. L'injection de sous-acétate de plomb, ou d'extrait de Saturne, s'entend de l'eau blanche. Inj. d'acétate de plomb myrrhée (Franck). Acétate de plomb cristallisé. 4,0 Eau dist___ 180,0 Dissolvez et ajoutez : Teinture de myrrhe.. 60,0 Teint, thébaîque___30,o Dans la métrorrliée chronique. (Cad.) Injection à l'acide salicylique. 200 Acide salicylique..... 4 Eau.......... Borate de soude.......... 4 Pour injection vaginale. Injection alcaline. Bicarbonate de soude. 0,2 Eau... 500,0 (Bér.) Injection alumineuse fuliginée. Décodé de suie. 500,0 Alun... 15,0 Eau... 184,0 Contre les flueurs blanches. (Soub.) Injection avec l'alun pour l'urètre (Ricord). Eau de roses........ 190 Alun................ 10 Dans la blennorrhée. Injection avec l'alun pour le vagin (Ricord). Eau............... 1000 Alun ................. 12 On peut augmenter graduellement la dose de l'alun jusqu'à 60 grammes. Vinjection alu- née de Jacquot contient 15 grammes d'alun au lieu de 12 ; Vinjection anticatarrhale de Triquet en contient 100. Hémorrhagies utérines, vaginite. Injection anodine (Girtanner). Opium pur.......... 1,0 Eau.............. 300,0 Faites dissoudre et ajoutez : Acétate de plomb liquide.... 1,0 Injection antiblennorrhagique. Phénate de zinc....... 5 Eau de goudron...... 150 Laudanum........... 1 Mêlez. Pour remplacer l'injection au sulfate de zinc. Autre formule : Acide phénique....... 5 Tannin.............. 2 Laudanum de Syd.... 1 Eau................ 150 Injection antisyphilitique (Horn). Cyanure de mercure. 0,1 Eau distillée........ 52,0 Eau dist. de laurier- cerise.............8,0 Sublimé corrosif. Eau de roses.... 0,35 180,0 Dans la gonorrhée secondaire. (Phœb.) Injection antisyphilitique (Vogt). Laudanum de Syd... 4,0 Dans la gonorrhée. (Rad.) Injection antisyphilitique (Liégeois). Sublimé corrosif.... 0,20 Ghlorhyd. de mor- Eau distillée....... 90 phine........... 0,10 Pour injections sous-cutanées à petites doses dans la syphilis; pour le même usage M. le D r Bricheteau a proposé la formule suivante : iodure de mercure et de sodium 1,50, eau distillée 100. Injection astringente (Abernethy). Copahu ............ 6,0 Eau de chaux...... 180,0 Mucilage arabique.. 15,0 Ulcère de l'urètre, du vagin et du rectum. Dans Vinjection astringente d'Amman , l'eau de chaux est remplacée par celle de roses, et il y a en sus de la teinture d'opium. Injection astringente camphrée. Sulfate de zinc..... 3,8 Eau............. 1000,0 Eau camphrée...... 61,0 (Swéd.) Injection astringente (Lisfranc). Sulfate de zinc...... 10,0 Décodé -vineux de Laudanum de Syd... 4,0 roses rouges----- 1000,0 Debout a donné comme très-efficace la formule suivante : Sulfate de zinc----- Laudanum de Syd. 1 Extrait de ratanhia.. 2 Eau de roses........ 200 Injection astringente (Ricord). Tannin. 1,0 Sulfate de zinc. 1,0 Eau de roses. 200,0 M. Ricord emploie, mais moins souvent, l'injection suivante : Sulfate de zinc et acétate de plomb, ââ.. 1,0 Eau de roses.......................... 200,0 INJECTION ASTRINGENTE AU TANNIN. — INJECTION IRRITANTE. 585 II y a production d'un précipité de sulfate de plomb qu'on laisse dans la préparation. Injection astringente au tannin. Tannin............ 1,0 Eau distillée....... 250,0 Blennorrhagies opiniâtres. {Ber.) Injection astringente ferrugineuse. Sulfate de fer...... b,0 Eau.....250,0 (Bat.) Bérends ajoutait du mucilage de gomme. Injection astringente au kino composée. Kino___8,0 Alun---- 1,0 Eau bouillante. 1000,0 Dans l'urétrite chronique. (Rad.) Injection astringente avec la noix de galle. Noix de galle........... 4,0 Eau........... 125,0 Faites réduire de moitié par l'ébullition, passez. On peut remplacer la noix de galle par l'écorce de chêne ou de grenade, par la racine de ratanhia ou celle de tormentille. Injection astringente (Young). Injection acétique saturnine. Eau de roses...... 750,0 Acétate de plomb liq. 8,0 Vinaigre distillé... 250,0 Dans la leucorrhée chronique. (Cad.) Injection astringente (Solari). Sulfate d'alumine et de zinc............ 5 à 20 Eau de fontaine....................... 1000 M. Solari indique aussi des injections au sulfate d'alumine simple (à à25p.) pour 1000p. d'eau de fontaine; au suif, de zinc (1 p.) associé au tannin ou a 250 p. d'une décoction de substances tanniques telles que : feuilles de noyer, noix de galles; écorces de grenadier, de quinquina, de chêne, etc. ; dans les leucorrhées. Injection auriculaire. Camphre............ 4,0 Huile d'amandes.... 15,0 Huile de cajeput..... 1,0 Contre la dureté de l'ouïe. (Rad.) Injection calmante. Morelle ............ 15,0 Pavots............. 15,0 Faites bouillir dans 500 d'eau, ajoutez : Extrait d'opium........... 0,5 (Cad.) Quelques formulaires élèvent à 1000 la proportion d'eau et suppriment l'extrait d'opium. Injection calmante et astringente (Gall). Stramoine .......... 15,0 Eau bouillante.... 1000,0 Faites infuser, passez et ajoutez Alun .......................... 15,0 Contre le cancer de l'utérus. (Bouch.) Injection calmante (Trousseau). Belladone, Stramoine, âà....... 15,0 Faites bouillir dans 750,0 d'eau que vous ferez réduire à 500,0, passez et ajoutez : Laudanum de Rousseau......... 2,0 Dans les douleurs utérines. (Rich.) Injection contre les catarrhes de la vessie. Sulfophénate de manganèse. 2 Tannin........ 1 Extrait de belladone........ 1 Eau........... 150 Injection caustique (Ricord). Eau distillée....... 30,0 Nitrate d'argent..... 5,0 A employer avec précaution. Injection chlorique. Chlore liquide...... 2,0 Extrait d'opium......0,8 Eau distillée....... 45,0 (Phceb.) Dans les ulcères de l'urètre. Inj. avec le chloroplatin. de sodium (Hœfer). Chloroplatinate de sodium. 2 Dec. de pavots. 250,0 Inj. avec le chlorure de zinc (Gaudriot). Chlorure de zinc en déliq., goût. 24 Eau dist.. 90,0 Filtrez. En employer peu à la fois et ne pas pousser le liquide trop avant. Gonorrhée. Injection chlorurée (Cullerier). Chlorure de Labarraque. 1,0 Eau............ 12,0 Ecoulements muqueux du vagin. (Rich.) Injection avec le cubèbe. Cubèbe pulvérisé.....50,0 Eau bouillante... 500,0 Filtrez et ajoutez : Extrait de belladone......... 0,3 (Bouch.) Injection détersive, de Gaubius. Miel rosat..........30,0 Sel ammoniac..... 0,2 Aloès .............. 0,5 Eau de roses...... 200,0 Dans Yinjection d'aloès, de Bories, l'eau de roses est remplacée par celle de fenouil. Injection d'ergotine (Bonjean). Ergotine............4,0 Eau......... 12b à 250,0 Comme hémostatique. Injection excitante (Swédiaur). Teint, de cantharides. 5,0 Eau..............200,0 Abcès froids, trajets fistuleux. (Bouch.) Injection iodo-tannique (Boinet). Teint.d'iode. 160 Tannin___ 4 Iod. dePot.. Injection iodurée. Injection d'iodure de potassium ioduré. Iode.................. 5 Eau distillée........ 100 Iodure potassique...... 5 Alcool à 90 c ......... 50 (Codex de 1886.) Injection iodurée (Lugol). Iod. de potass. n<> 1. 0,2 no 2 Iode.......... 0,1 Eau distillée.. 500,0 Pour stimuler les trajets fistuleux chez les scrofuleux. On peut remplacer l'eau par la glycérine, comme dans la formule suivante : Iodure de potass. 2 Iode....... 1 Glycérine ..... 10 Injection irritante. Vin rouée chaud... 500,0 Alcool à 90 c....... 20,0 (Tu. et Pid.) 0,3 n» 3. 0,4 0.15 0,2 500,0 500,0 586 INJECTION AU MERCURE DOUX. — INJECTION DU D r THIVAL'D. Injection au mercure doux. Mercure doux....... 4,0 Eau distillée....... 250,0 Mucilage arabique... 8,0 Urétrite aiguë. (Foy.) Injection de Lavagna. Ammoniaque........ 4,0 Lait ..............500,0 En injection trois fois par jour pour rappeler la leucorrhée et solliciter la menstruation. (Rtc/t.) Injection lithontriptique. Eau. 90,0 Sous-carb. de soude. 1,0 Savon blanc........ 15,0 Pour dissoudre les calculs iniques. (Bor.) Injection contre la leucorrhée. Iodure de fer..... 15,0 Eau distillée. 1000,0 (Fût.) M. Bogs a conseillé : teint, d'iode, 3 ; acide phénique, 6 gtt. ; glycérine, 30; eau dist., 150. Injection mercurielle (Lagneau). Pommade mercurielle double. 5,0 Huile d'olives. 40,0 Mêlez et agitez chaque fois. (Bourh.) Chancre et ulcérations de l'urètre. Injection mercurielle opiacée. Liq. de Van-Swiéten. 500,0 Vin d'opium comp.. 15,0 Ulcérations syphilitiques du canal de l'urètre et du vagin. (Bouch.) Injection ou fomentation narcotique. Esp. narcotiques (feuilles de morelle, tête de pavot. P. E.)................................ 50,0 Eau bouillante................................ 1000,0 Faites infuser une heure ; passez avec expression. (F. II. P.) On préparera de même les fomentations ou injections avec les feuilles de belladone, de jus- quiame, de morelle, de stramonium, de ciguë, de noyer; les espèces aromatiques, astringentes. (Codex de 1866.) Injection au nitrate d'argent. Nitrate d'argent-----0,05 Eau distillée...... 125,0 Dans la hlennorrhagie. On augmente graduellement la dose du nitrate; elle a été portée jusqu'à 30 cent, en injection contre la cystite chronique (Ricord). Injection au sous-nitrate de bismuth (Caby). S.-nitrate de bismuth.. 30 Eau de roses........ 200 Mêlez. Agitez au moment de l'emploi; contre la blennorrhée ou goutte militaire; dans la leucorrhée vulvaire. Le docteur Beyran indique : Solution gommeuse ........................ 125 Craie lavée et sous-nitrate de bismuth, âa. 3 Sulfate de 2Înc..... 15,0 Alun cale.......... 15,0 Injection de Pringle. Eau. (C.1D.) 1000,0 Contre la leucorrhée chronique, à la dose de 30 gram., avec précaution. Injection prophylactique (Girtanner). Potasse caustique.... 0,1 Eau distillée....... 30,0 Au- début de la gonorrhée, pour la faire avorter. Injection au perchlorure de fer (Deleau). Perchlor. de fer à 30». 32 Eau distillée..... 1000,0 La proportion de perchlorure est diminuée ou augmentée, suivant l'effet que l'on veut obtenir; c'est ainsi que dans Purétrite chronique, M. Barudel indique 25 gouttes de perchlorure pour 100 gr. d'eau distillée. Injection au protoiodure de fer (Ricord). Eau distillée___ 180,0 Protoiodure de fer___ 0,15 On augmente la dose jusqu'à 0,45 par 30,0. Injection avec les roses rouges. Roses rouges....... 60,0 Vin rouge........ 1000,» Chauffez ensemble à une température voisine de l'ôlmllilion, retirez du feu, laissez infuser une heure, passez avec expression. (Bouch.) Injection sédative. Décoctédelin..... 500,0 Extrait d'opium...... 0,8 Dans la gonorrhée aiguë. (Cad.) Injection stimulante (Buchanan). Acide pyroligneux impur, Essence de térébenthine, Ether sulfurique, âa. P. E. On en fait tomber deux gouttes dans le conduit auditif, le soir avant le coucher. Dans la surdité par manque de cérumen. Injection styptique. Acétate de plomb___4,0 Ess. de térébenth.. 150,0 On ajoute un peu de camphre au mélange. Injection de sulfate de zinc laudanisée. Sulfate de zinc....... 1,3 Eau distillée....... 200,0 Laudanum liquide.... 2 Blennorrhagie chronique. (F. II. P.) En supprimant le laudanum on a Vinjectim au sulfate de zinc ordinaire; dans la leucorrhée. On a aussi indiqué l'injection suivante : Sulfate de zinc, 2 à à, et Glycérine, 30, avec eau Q. S. Injection tannique vineuse (Ricord). Vin rouge du Midi.. 125,0 Tannin............. 1,0 Blennorrhée chez l'homme ou la femme. On peut remplacer le vin rouge simple par du vin aromatique, ou celui de roses de Provins. Inj. térébenthinée benzoïque (Detharding). Savon médicinal... 30,0 Térébenthine....... 15,0 Eau distillée...... 250,0 Teint, de benjoin... 8,0 Contre la surdité. (Cad.) Injection du docteur Thivaud. Azotate acide de mercure, goutt.. 4 Eau distill. 125.0 Dans les gononhé'es non accompagnées ou dépouillées d'inflammation. Elle paraît très- efficace. L'inj. Magaud est à peu près la même, INJECTIONS SOUS-CUTANÉES OU HYPODERMIQUES. 587 INJECTIONS SOUS-CDTANÉES OU HYPODERMIQUES, (MÉTHODE ENDERMIQUE ET HYPODERMIQUE). Par la méthode endémique,la thérapeutique a trouvé le moyen de faire pénétrer dans le sang des remèdes qu'on ne veut ou qu'on ne peut introduire dans l'estomac. Ainsi em- ploie-t-on la morphine contre les névralgies, les sels d'atropine dans les contractures, le curare dans le tétanos, le mercure dans la syphilis, etc. On a recours à cette méthode thérapeutique : 1° Au moyen de frictions médicamenteuses sur la peau; 2° Au moyen d'applications de sels solubles sur le derme privé de son épi- derme à l'aide d'un vésicatoire ; 3° Au moyen d'inoculation de liquides médicamenteux sur l'épiderme (Lafargue) ; 4° Enfin au moyen d'injections dans le tissu cellulaire, et même plus profondément : injections intra-muscu- laires ou profondes. Les injections intra-veinemes, préconisées par le T> c Oré (de Bordeaux) spécialement pour le chloral, présentent trop de dangers pour passer dans la pratique ordinaire. La méthode des injections hypodermiques se généralise de plus en plus. Le D 1 ' Wood, d'Edimbourg, est l'inventeur de cette méthode qui consiste à porter, au moyen d'une seringue, des solutions médicamenteuses dans la région des nerfs atteints de névralgie; cette méthode a été vulgarisée, en France, par le D r Béhier. Après avoir fait avec un trocart capillaire une ponction dans le point et à une profondeur déterminée, on retire le trocart et on laisse la canule sur laquelle on visse le petit corps d'une seringue dont le piston est à vis. Il faut pénétrer obliquement sous la peau, à un centimètre environ, faisant une ou deux injections chaque fois, à l'épigastre, au cou, dans la gouttière vertébrale, la partie interne des cuisses,etc. Les solutions sont régléesau poids et la seringue, à la capacité. La capacité de cette seringue à injections hypodermiques, ou seringue graduée de Pravaz, qui est, en général, d'un centimètre cube, est établie en la pesant d'abord pleine du dissolvant que l'on emploie, puis vide ; on compte en même temps le nombre de demi-tours de piston nécessaires pour vider la seringue ; connaissant le poids du dissolvant que celle-ci peut contenir, et le nombre de demi-tours de piston à faire pour chasser ce poids ; étant donné, en outre, le poids de la substance médicamenteuse a dissoudre, on en déduit facilement la quantité de substance médicamenteuse que fournira chaque demi-tour de piston. Ces substances médicamenteuses sont, en général, des sels d'alcaloïdes (chlorhydrate demorphine, sulfate d'atropine, sulfate de strychnine, sulfate de quinine, etc.) ; comme leurs solutions aqueuses se conservent mal et sont susceptibles de s'altérer à la longue, de se couvrir de moisissures, de conferves, on a proposé d'adopter pour liquide dissolvant l'eau distillée d'eucalyptus (Gubler), Veau distillée de laurier- cerise (Luton) , la glycérine (ConstantinPaul) , Veau distillée de spirée ulmaire. Il est préférable d'employer l'acide salicijlique à la dose de S centigr. pour 30 gr. de solution. Le dosage des solutions est aussi très-important à considérer et varie suivant la substance médicamenteuse employée; c'est ainsi qu'on emploie une solution au cinquantième de chlorhydrate de morphine, une solution au cinquième d'acide iodique, etc. Pour qu'une substance toxique ou médicamenteuse puisse être donnée en injection, il faut : 1° Que cette substance active soit plus ou moins soluble, sans qu'il soit nécessaire d'employer un dissolvant acide irritant; 2° Que cette substance ne soit pas par elle-même irritante ou corrosive ; 3° Enfin, il ne faut jamais injecter sous la peau une substance soluble qui puisse être précipitée soit par les chlorures alcalins, soit par les matières albu- minoïdes du sang. Cette double précipitation, dès les premières gouttes injectées, s'opposerait à toute action (Jousset de Bellesme). Quant à la fixation des doses, elles doivent être toujours beaucoup moindres que si le médicament était ingéré en potion ou en pilules; l'absorption sous-cutanée étant plus sûre et plus rapide , des doses même très minimes deviendraient toxiques avec une extrême rapidité. Les solutions destinées à cet usage doivent être préparées avec le plus grand soin, avec des sels bien définis, et toutes filtrées au papier lavé. Elles sont ordinairement à base d'alcaloïdes ou plutôt de sels d'alcaloïdes, qui doivent tous présenter une neutralité absolue au point de vue chimique. On doit proscrire l'emploi de l'alcool pour ces solutions et on doit les préparer au mortier et non à l'aide de la chaleur. Il sera toujours prudent d'inscrire sur l'étiquette le poids de la substance active contenue dans un centimètre cube de solution (Yvon). Les solutions d'extraits (ergoline) se feront de préférence dans la glycérine: elles se conservent beaucoup plus longtemps. Voici la liste des médicaments injectés sous la peau : Atropine. Duboisine. — Dans les névralgies, à la dose de 1 à 5 milligrammes en plusieurs fois, pour éviter des accidents d'intoxication 588 INJECTIONS SOUS-CUTANÉES OU HYPODERMIQUES. (Wood, Béhier, Moutard-Martin). Solution normale au centième — 30 centigrammes de sulfate d'atropine pour 30 grammes d'eau. Morphine. — Les sels employés sont : le chlorhydrate et le sulfate. On peut commencer par le chlorhydrate à la dose de 5 à 10 centigrammes et même au-delà, suivant le degré de tolérance. —Dans la migraine, les névralgies, la chorée, la toux nerveuse, etc. Certains malades deviennent rapidement morphioma- iies. Narcéine. — La dose de chlorhydrate de narcéineàinjecterpeut être portée sans danger de 10 à 40 centigrammes (Debout, Béhier). Les solutions au dixième, au cinquième, etc., conviennent très-bien pour cette substance, en supposant qu'on puisse faire une solution non irritante de ce remède, ce qui est fort douteux. La codéine n'a pas encore été employée chez l'homme en injection sous-cutanée. Strychnine. — 11 convient de commencer a\ec prudence et de procéder par doses progressa es de 1 à 2 milligrammes jusqu'à 1 centigramme en plusieurs fois. Pour ce qui •est du lieu d'élection, le but qu'on se propose répond à cette question : si l'on veut produire une action générale, il n'y a point de règle à ce sujet ; mais il est évident que si l'on veut traiter une paralysie locale, il convient de faire l'injection directement sur le trajet du nerf paralysé. Elle s'emploie dans les paralysies. Aconitine. — Elle agit énergiquement à la dose de 1/2 à 2 milligrammes; il ne serait pas prudent de dépasser cette dose (Gubler). Curare. — La dose ne peut être précisée qu'après expérience faite sur un animal (un lapin, un jeune chien), pour apprécier le degré d'activité, d'énergie du curare que l'on a pu se procurer ; agir autrement serait dangereux, car rien n'est plus variable que la nature et l'énergie de ce poison ; elles dépendent essentiellement de sa provenance. La solution au dixième est très-commode, bien que déjà un peu épaisse. Sulfate de quinine. —De 10 à 15 centigrammes (Schachaud, Pihan-Dufeilhay, Bourdon). Dans le rhumatisme articulaire et dans les fièvres intermittentes simples ou pernicieuses. On emploie beaucoup aujourd'hui les solutions de sels de quinine ; on se sert des bro- MHYDRATES , SDLFATES , LACTATES Ct SULFO- vinates. On doit se servir de sels neutres (anciens acides) cristallisés, et ne renfermant pas par conséquent d'excès d'acide ; et il ne faut jamais dissoudre les sels basiques à la faveur d'un excès d'acide. Un exemple fera mieux saisir (Yvon). Autrefois, on employait le sulfate basique de quinine dissous à l'aide de quelques gouttes d'acide sulfurique ou d'eau de Rabel ; la dissolution obtenue dans ces conditions renfermait un excès d'acide et donnait presque toujours lieu à la formation d'eschares. Aujourd'hui, on se sert du sulfate neutre de QUININE CRISTALLISÉ. Ce sel est bien acide au tournesol , mais il est neutre au point de vue chimique ; il ne renferme pas d'acide libre. Même observation pour tous les autres. Solution de quinine. — Bromhydrate neutre, 1 gramme + eau distillée , 9. (Boyle). Un gramme renferme 0,10 de sel. On peut avec grand avantage employer le lactate basique de quinine, 1 gramme -(- eau, 9, qui est neutre au tournesol et renferme plus de quinine que le bromhydrate. Sulfovinate neutre de quinine, 1 4- eau distillée, 2 grammes. Ne se conserve pas bien, doit être préparé au moment du besoin (Limousin). injection sols-cutanée fébrifuge (Gubler). Sulfate de quinine..... 1 Eau distillée........ Il Dans le cas de fièvre pernicieuse, lorsqu'on ne peut administrer le sulfate de quinine par l'estomac ou par l'intestin. Il faut être prévenu cependantque cette opération peut déterminer un phlegmon ou même une eschare. injection hypodermique fébrifuge (Bourdon). Suif, de quinine.... I Acide tartriqne.... 0,50 Eau distillée.... 20 Pour faire pénétrer rapidement le sulfate de quinine dans le torrent circulatoire, dans la fièvre pernicieuse. Pilocarpine, principe actif du Jaborandi ;. puissant sudorifique et sialagogue. En injections sous-cutanées, 0 gr. 003 à 0 gr. 02. Vératrine. — Nitrate de vératrine injecté à la dose de 1/2 à 1 milligramme (Bois). Médicament infidèle, dangereux et jusqu'ici imparfaitement étudié. Colchicine. — Essayée une fois seulement sur un goutteux, et à la dose de 2 milligrammes, elle amena de très-vives douleurs sans modification utile ; on dut y renoncer. Baturine. — Six à quinze gouttes d'une solution ainsi formulée, 0 gr, 500 de daturine pour à grammes d'eau distillée (Lorenz). Conicine . — Employée par Lorenz ( de Brème) pour faire tomber le pouls dans les maladies inflammatoires. Doses de 1 à 6 et 7 milligrammes. Nicotine. — Employée avec succès par Er- lenmeyer à la dose suivante, quatre gouttes de solution de 23 milligrammes de nicotine dans 7 grammes d'eau. IODATES. — IODE. 58» Acide cyanhydrique. — Injection de deux à six gouttes dansuncasd'éclampsie (M'Leod). Digitaline. — Dose de 1 à 3 milligrammes ; a peine employée (Jousset). Ergotine. — Essayée par Eulenberg, sans succès, dans un cas de toux convulsive, opiniâtre, chez un enfant de trois ans. 3 à 6 milligrammes par jour en solution dans un mélange d'alcool et de glycérine. Injection de seigle ergoté. — Très-usitée aujourd'hui. On employait : ergotine, 2 grammes -+- glycérine, la -f- eau, lo. La solution d'ergot, suivant laformule indiquée par 31. Yvon, est employée avec succès; sa conservation est indéfinie et elle ne donne jamais lieu à la formation d'eschares. Caféine. — Injections à la dose de 1 à 2 centigrammes, au point douloureux dans la migraine (Erlenmeyer, Eulenberg). Teinture de haschisch. — 30 à 60 centigrammes d'un mélange, à parties égales, de teinture de haschisch et d'eau distillée (Tam- hayn). Acide valérianique dissous au trentième. On peut en injecter un gramme , c'est-à-dire vingt gouttes tous les deux jours, dans l'épi- lepsie et dans la chorée. Des injections ont été essayées avec Vémétine, le tartre stibié, l'huile de croton, le chloroforme, le chloral, etc. ; elles sont irritantes, amènent de l'inflammation, des abcès, et doivent être entièrement bannies de la pratique. Telles sont, avec l'indication des doses et des solutions, les substances toxiques ou médicamenteuses essayées en injections hypodermiques ; elles sont nombreuses et variées ; pour le plus grand nombre d'entre elles, les effets physiologiques ont été à peine déterminés et les résultats thérapeutiques se ressentent du peu que l'on sait sur ces effets. On ne saurait donc trop engager les observateurs, non point à ajouter à cette liste déjà trop longue, uneou plusieurs substances nouvelles, mais bien plutôt à étudier mieuxqu'on ne l'a fait jusqu'ici l'effet utile des injections faites avec des substances telles que le sulfate de quinine, la digitaline, l'apomorphinecomme vomitif, et quelques autres qui se prêtent merveilleusement à ce mode d'absorption. Les solutions destinées aux injections hypodermiques ne se conservant que difficilement, M. Wolf a proposé l'emploi de granules comprimés formés par un mélange de la substance active et de chlorure de sodium ; pour l'usage il suffit de dissoudre un de ces granules dans la quantité d'eau que peut contenir la seringue. Tout récemment on a proposé l'emploi du sulfate de soude au lieu de chlorure de sodium. (Un. ph. 1881.) IODATES. Sels résultant de la combinaison de l'acide iodiqne avec les bases. En présence de certains alcaloïdes (brucine, strychnine, vératrine, codéine, morphine, etc.), les iodates alcalins se décomposent au contact de l'acide sulfurique, avec production de vapeurs d'iode {Lepage, de Gisors) ; il en est de même au contact du phosphore (Pollacci). Iodate de potasse. S'obtient soit en traitant une dissolution d'iode par la potasse, il y a formation d'iodure de potassium et d'iodate de potasse que l'on sépare et purifie par cristallisation ; soit en chauffant modérément un mélange d'iodure de potassium et de chlorate de potasse, ou directement en saturant une solution d'acide iodique par le bicarbonate de potasse. Il est blanc, cristallisable, peu soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool, inaltérable à l'air, dé- composable par la chaleur en iodure de potassium et en oxygène. L'iodate de potasse jouit de propriétés thérapeutiques analogues à celles du chlorate et peut s'administrer aux mêmes doses. MM. De- marquay et Monod l'ont considéré comme plus avantageux que le chlorate de potasse dans le traitement des affections pseudo-membraneuses. Uiodate de soude, très-analogue à celui de potasse, se prépare de même, et peut être employé aux mêmes usages. IODE \ Iodum. Iod, al.; Iodine, ang.; Ioud, ar.; Iodo, ksp.; Iodio, IT. Corps simple métalloidique, dont la découverte est toute moderne. Courtois, salpêtrier, de Paris, la fit en 1811, en expérimentant sur des eaux-mères de soude de varechs. Son nom vient de 'iMr,;, violet, qui est la couleur de sa vapeur. Il n'existe qu'à l'état de combinaison dans la nature. On le connaît ainsi dans les eaux de la mer, dans quelques eaux minérales, dans quelques minerais (l'iodure d'argent naturel de Mexico, l'argent corné d'Albarradan, le minerai de zinc de Silésie) ; dans quelques productions animales (les éponges, le lest de quelques crustacés). Un grand nombre de végétaux en contiennent. Les deux plantes connues des Mexicains sous les noms de Los ro- meritos (sorte de barille) et de Sabila (sorte d'agave), qui croissent sur les jardins flottants des lacs d'eau douce et que les indigènes mangent, en contiennent une certaine quantité; mais c'est dans les plantes marines, et notamment dans les fucacées qu'on le trouve en plus grande abondance. Aussi est-ce de ces 590 IODE. végétaux que l'on retire tout l'iode du commerce. Selon M. Raspail, l'iode serait combiné au tissu même de ces plantes qui lui devraient leur couleur généralement brune ou violacée. D'après nos expériences, il y est à l'état d'io- dure de. potassium. On l'obtient en grand en France sur les côtes de Normandie, auprès de Cherbourg, et sur celles de Bretagne, au Conquet; en Angleterre, son extract, se fait sur les côtes d'Ecosse, aux lies Hébrides et Orkneys (Orcades). On l'obtient en décomposant dans une cornue les eaux mères de soude de varechs par l'acide sullurique; l'iode distille en vapeurs violettes et est reçu dans un récipient où il se condense. Les manufacturiers anglais, qui paraissent suivre le procédé d'extraction de Wollaslon, se servent de l'appareil ci-contre {fuj. 87) ; a cylindre en plomb placé sur un bain de sable, h c robinets de môme métal, d série de récipients. On p 'ut l'obtenir aussi en faisant passer dans les eaux mères concentrées à 36° un courant . (Fig- 87.) de chlore gazeux; l'iode se précipite, on le recueille et on le distille. M. Moride convertit les algues en charbon qu'il traite par déplacement. Le produit de la lixiviation, concentré par évaporalion et débarrassé des sulfates et chlorures alcalins, est additionne d'un hypoclilorileou d'acide hypo- azotique, puis traite par la benzine qui enlevé l'iode et le cédant ensuite à de la soude ou à de la potasse, peut, ainsi régénérée, resservir indéfini lient. Ce procédé est applicable au Brome. (V. Un. ph., 1866.) L'iode s'extrait actuellement en quantités énormes des azotates naturels de soude du Chili qui le contiennent à l'état d'iodureet d'iodate. Quel que soit le procédé d'exlraclion suivi,, l'iode a besoin d'une purification. L'appareil dont on se sert à cet effet est celui que représente la ligure 88. L'iode est solide, grenu, en octaèdres aigus à base rhombe, mais le plus souvent en paillettes micacées, miroitantes, fragiles, d'un noir bleuâtre et métallique, fusiblesa 107",se vaporisant a l'air, d'une odeur forte, caractéristique; d'une densité de 4,95 et d'une saveur acre. Il est extrêmement peu soluble dans l'eau (1/7000; 1/66000, suivant MAI. Dossios et Weilh), mais s'y dissout facilement ta l'aide de l'iodure de potassium; soluble dans 10 p. d'alcool, dans 20 p. d'éther ou de chloroforme, le sulfure de carbone, les graisses, les huiles volatiles. Il tache momentanément la peau en jaune; la teinture d'iode additionnée de qq. goultes d'ac. phénique ne tache pas. La dissolution d'iode dans le sulfure de carbone est caractérisée par une belle teinte violette. Si l'on verse une solution aqueuse d'hypo- chlorite de potasse dans une solution alcoolique d'iode, jusqu'à décoloration, on a de l'to- dal en petites aiguilles blanches, brillantes, très-solubles dans l'eau, peu solubles dans l'ai ool, qui se dédoublent par l'action d'une solution aqueuse de potasse en iodoforme el. en acide formique (Schoonbroodt). L'iode est un médicament précieux dans certaines maladies et principalement dans les scrofules, le goitre. Cette dernière affection nous amène à dire qu'anciennement on employait l'iode sans s'en douter dans les mêmes cas qu'aujourd'hui. V éponge bridée, recommandée par Arnaud de Villeneuve, des le treizième siècle, contre le goilre, ne doit sa propriété antislrumeuse qu'à la présence de l'iode qu'elle contient. La célèbre poudre de Sancy, constituée par une algue, Yhutcldnsia atrorubes- cens, selon Guibourt ; par un sphœrococms, selon M. Léveillé, el par une vingtaine de végélaux marins, selon son auteur, M. Bazière, est dans le même cas. Il en est encore de même de VAceite de sal employé dans l'Amérique espagnole. On emploie, en outre, l'iode dans la syphilis constitutionnelle, la blennorrhagie, le cancer, les tumeurs de toute nature. 10DOFORME. 591 Le docteur Coindet, de Genève, a, le premier, introduit l'iode dans la matière médicale; mais c'est surtout aux recherches cliniques que M. Lugol a laites à l'hôpital Saint-Louis, que l'on doit une méthode de traitement des maladies scrofuleuses par les préparations iodu- rées. Nous donnons dans le cours de ce dispensaire les diverses formules au moyen desquelles cette méthode peut être appliquée. Selon les auteurs anglais, par suite de son usage longtemps prolongé, l'iode met l'économie dans un état particulier qu'ils ont nommé iodisme, et qu'ils recommandent avec beaucoup d'insistance d'éviter. Ce phénomène se produirait beaucoup plus promptement chez certains individus que sur certains autres. En un mot ils en font l'analogue de rhydrargyrisme. De même, plusieurs auteurs qui ont écrit sur l'iode ont avancé que l'usage de ce précieux remède cause l'amaigrissement et même l'atrophie des mamelles chez les femmes, et qu'il produit des effets aussi regrettables sur le scrotum chez les hommes. Selon M. Lugol, cette assertion est complètement erronée : non-seulement l'iode ne fait pas maigrir les malades, mais, au contraire, on voit souvent des jeunes filles scrofuleuses devenir nubiles, et leurs seins, ainsi que les autres organes qui se développent a cette époque, prendre un embonpoint caractéristique sous l'influence du traitement ioduré. On observe la même influence salutaire sur les organes de la génération chez les jeunes garçons. Loin de faire maigrir les malades, un des effets les plus ordinaires de l'iode, c'est de corriger et de réveiller la nutrition qui est le plus souvent vicieuse et frappée d'inertie chez les sujets tuberculeux. Form. pharm. et dose. — L'iode fait la base d'une teinture alcoolique *, d'une pommade, de solutés divers, etc. Dose : 1, 2, 3, à, 5 centigrammes. A la dose de quelques grammes, l'iode est un poison. On fait aujourd'hui des cigarettes iodo-cam- phrées en imprégnant du camphre granulé de vapeurs d'iode et disposant ce produit dans de petits tubes de verre a la manière des cigarettes dites de Raspail. On fait aussi priser ce camphre iodé réduit en pondre. On a fait encore inhaler l'iode contre la phtisie, le coryza, l'ozène, à l'aide de pipes à boules. Les eigarettex iodiques du docteur Chartroule sont préparées avec les espèces aromatiques arrosées de teinture d'iode. L'iode jouit de la singulière propriété de se dissoudre dans es liquides contenant un principe tannique et de s'y dissimuler au point de ne plus être sensible aux réactifs. Celte propriété signalée par M. Debanque a été mise a profit pour divers médicaments. M. Augiéras a préparé un iodo-taanate de plomb, jaune verdàtre, en versant une solution iodo-tannique (iode 2, tannin là) dans une autre d'acétate de plomb neutre. De même, le vin, le cidre, le poiré, absorbent aussi l'iode ; d'où la possibilité de faire des vins, cidre et poirés iodés, en ajoutant à chacun de ces liquides un peu de teinture d'iode. (Labiche.) L'iode agit comme désinfectant. (V. Rer. ph., 1859-60.) C'est un caustique et révulsif spécial. Les applications topiques de l'iode prennent aujourd'hui une extension considérable. Nous avons traité in extenso l'importante question de l'iode et des iodiques dans un travail spécial intitulé Iodognosie, auquel nous renvoyons pour plus amples renseignements(l). Iucomp. : Préparations d'opium, amidon et fécules, gomme adragante, gommes, savon, alcalis caustiques et alcaioïdes, métaux, sels métalliques. IODOFORME. Hydriodure de carbone, tri ou periodure de f'orinyle, Iodéthéride, Formoiodide, Iodure formique, Formène triiodé. M. Filhol propose de le préparer ainsi : Carb. sodiq. crist.. 2 Iode. 1 Alcool. 2 Eau. il) On fait dissoudre le carbonate dans l'eau, on ajoute l'alcool, on chauffe °c. à Pébullition, à agiter les liqueurs alcooliques avec du charbon animal. On filtre, on retire l'alcool par distillation, et l'on obtient pour résidu une matière résineuse blanche. Le procédé du Codex consiste à faire macérer le, jalap (1000 p.) pendant deux jours dans de l'eau distillée froide, puis à exprimer fortement. Le marc est mis en contact avec 4000 p. d'alcool à 90°, on laisse macérer pendant k jours, on passe et on répète la même opération avec 2000 p.d'alcool. On distille l'alcool et le résidu de la distillation est versé dans 2 litres d'eau bouillante. On laisse reposer, on décante, on distribue la résine sur des assiettes et on l'ail lécher à Pétuve. Le procède de Mouchon consiste à humecter d'alcool à 80° c, un mélange de poudre de jalap (2 p.) et de charbon animal (1 p.) ; à laisser digérer pendant quelques heures, et à introduire dans l'appareil à déplacement; les dernières portions d'alcool étant déplacées par l'eau distillée, on sépare l'alcool par la distillation au B.-M., on lave à plusieurs reprises le résidu avec de l'eau chaude. La résine desséchée est redissoute dans l'alcool ; la liqueur alcoolique filtrée et évaporée donne la résine blanclie. Le jalap contient de 11 a 18 °/„ de résine qui, d'après Stevenson, est constituée par deux résines, la Gonvolvuline, légèrement soluble dans le chloroforme, et la Jalapine, très soluble dans ce véhicule. La jalapine se dissout dans les alcalis, qui la transforment en acide jalapique. La convolvuline forme les 7 10 de la résine, la jalapine les 3/10 environ. Il ne faut pas confondre la jalapine ci- dessus avec la jalapine anglaise, qui n'est que de la résine de jalap décolorée. 606 JASMIN. La résine extraite du jalap de Tampico, appelée tampirinn par M. Spirgatis, est fusible à liSO", soluble dans l'éther, incolore, insipide, inodore et se distingue de la jalapine par sa composition. Sous l'influence des alcalis, elle donne Vue. tampiciquc; les acides minéraux dilués la dédoublent en sucre et en «c. tanipicoliqae (V. Un. pk, 187-). Selon l'aiva de Dodoens, Monardes et Clu- sius, le jalap a été importé en Europe seulement vers le milieu du xvm e siècle, tandis que Bauhin dit qu'il fut apporté de l'Inde sous le nom de chelapa, vers 1609. C'e4 un purgatif drastique efficace, mais dont malheureusement l'effet est inconstant, la résine ne se trouvant pas toujours en même proportion dans une quantité donnée de poudre. Forrn. pharm. et doses. Poudre*, 1 à 5,0; infusé (pp. 5 : 100) ; extrait, 0,25 à 1,0; teinture simple* ou composée*, 5 à 10,0. L'extrait aqueux de jalap, qui est fort peu employé, parait être simplement diurétique. La résine*, qui est un bon, mais énergique purgatif, s'administre à la dose de 10 à 50 centig., soit triturée avec du sucre, soit en pilules, soit en émnlsions. M. Rigbini ayant fait la remarque que cette résine se divise parfaitement dans le sirop de rhubarbe, propose de lui ajouter ce sirop comme véhicule, et il recommande, dans ce cas, de n'en employer que 15 à 20 centig., son action purgative étant augmentée par son extrême division. On a fait la remarque que, dans les pays chauds, l'association du jalap au calomel amenait la réduction du mercure. On doit rejeter de l'usage pharmaceutique une sorte de jalap que l'on trouve quelquefois dans le commerce, et que Guibourt a appelée jalap digitê; il résulte de ses essais, que le jalap officinal le plus faible en résine, en renferme deux fois plus que le jalap digité le plus résineux ; ce dernier toutefois peut servir à l'extraction de la résine. JASMIN. Jasminum officinale (Jasminées). Jasmine, ANC; Yasmyn, AR.; Gelsomino, ESP. Arbrisseau, originaire de l'Asie, cultivé depuis très-longtemps en Europe; à feuilles opposées, à fleurs blanches d'un parfum très- agréable, ordin irement disposées en panicules peu garnies: on retire de ces dernières une essence, ou mieux un extrait, une pommade de toilette. On cultive également en Europe, le J. jonquille (J. odoratissimum), à fleurs jaunes, très-odorantes ; le J. d'Espagne (J. grandiflorum), originaire de l'Inde, dont les fleurs plus grandes, blanches, nuancées de rouge à l'extérieur, et d'une odeur très-suave, JOUBARBES. sont employées en parfumerie. Le J. cVArabii ou sumbac (J. Sambac) est cultivé dans l'Inde et l'Arabie à cause de l'arôme de ses fleurs très-blanches. Dans l'Inde, on emploie contre les dartres, la racine du .7. angvstifolium. L'essence ou huile volatile de jasmin proprement dite n'est pas encore connue. Mais on en obtient à l'aide du sulfure, de carbone, le parfum, corps butyreux très-odorant. JOUBARBES. Quatre plantes de ce nom sont indiquées dans les pharmacopées : 1° Joubarbe des toits , Grande joubarbe, artichaut sauvage, Sempervivum tectorum, L. (Ciassulées), ^. (Rausluub, al.; Houselleek, ang.; Ihmslœk, dan., su.; Yerba puntera, Siemprevira, esp., it., por. ; Doitderbaard, Huislook, hol. ; Rozchadnik, Wielki , pol. ; Tchesnok dikoi, rus.). Plante qui vient sur les vieux murs des fermes, les toits en chaume, et qui, jeune, a tout l'aspect d'une tête d'artichaut. Le suc est styptique, et passe pour antibémorrhoïdal. 2° Joubarbe des vignes, Grassette, Herbe aux charpentiers (Voy. Mil le-feuille), Orpin , Reprise, Crasside; Sedum telephium, L. (Fett home, Wundkraut, al.; Orpine, ang. ; Krœ- furt, dan.; Letefolio, esp.; Hemels leutel, hol. ; Telefio, it. ; Wronie masla, pol.; Te- lephio batardo, por. ; Kœringkal, su.) Plante indigène dont les feuilles, conservées dans l'huile, et sous le nom A'orpin confit, sont un remède populaire, dans quelques contrées, contre les cou pures, leshémorrhoïdes et les cors. 3° Joubarbe acre , Sedan , Poivre des murailles , Petite joubarbe , Vermiculaire , Orpin brûlant, pain d'oiseaux ; Illecebra, Sedum acre (Kleine Haustrurz, Mauerpfefferkraut, al. ; Sedoacre, it.). Est émétique, antiépileptique et antiscorbutique. En Allemagne , on l'applique pilée sur les tumeurs arthritiques, le cancer. à 0 Joubarbe rose, Orpin rose, Rhodiole; Rosaria, Sedum rhodiola, plante des hautes montagnes, à odeur de rose ; céphalique, astringente. Une plante de la même famille que les joubarbes, et s'en rapprochant par ses feuilles grasses, le Cotylet, Gobelet ou Nombril de Vénus, Cotylédon umbilicus, que l'on a confondu quelquefois avec la Réuilacque ou Hydrocotyle vulgaire, a été employée à l'intérieur comme diurétique et lit hontriptique. Les feuilles broyées étaient appliquées sur les plaies et les tumeurs comme emollient et résolutif. Il y a quelques années, des médecins anglais l'ont prôné comme un puissant antiépileptique. On donne par jour deux cuillerées de suc de cotylédon. Cette plante croît dans le Midi sur les vieux JUJUBES. — JUSQUIAME. 607 murs; ses noms lui viennent de la forme ronde et creuse de ses feuilles. Elle contient de la propylamine (V. ce mot). JUJUBES*. Brustbeere, Judenrtornbeere, al.; Jujub, ano.; Jîin-tsâo- tzé, ch.; Azufaifas, Yuyubas, ksp.; Jottenboom, hol.; Giufgiole, it.; Anafegas, por.; Hunabe, tur. Ce sont les fruits drapacés du jujubier cultivé ou Ziziphus sativa (Iihamnées), arbrisseau épineux, cultivé dans le midi de l'Europe, très-commun en Algérie, très-anciennement connu el employé par les médecins arabes. Us emploient le mélange de cendres de bois de jujubier et de vinaigre, en applications sur les plaies faites par les vipères. Les jujubes sont de la grosseur des olives, rouges à l'extérieur, chair jaunâtre, spongieuse, d'une saveur douce, sucrée et mucilagineuse. Le centre est occupé par un noyau oblong osseux, lis font partie de la pâte * de leur nom et des quatre fruits pectoraux. Decocté (pp. 50 : 1000). \ S extrait aqueux du bois de jujubier contient un principe cristallisable (acide ziziphique), un tannin (acide ziziphotannique), un peu de sucre (Latour) ; il jouit des propriétés du cachou. JUSÉE. C'est le liquide jaune provenant du tannage des peaux d'animaux; il contient de l'acide lactique (Braconnât). Barruel, qui a préconisé ce produit pour le traitement de la phthisie,en préparait: 1° un extrait, extrait antiphthisique, en évaporant à une douce chaleur la jusée en consistance; 2° des gouttes, en dissolvant 12 p. d'extrait dans 15 p. d'eau de laurier-cerise, 30 à 50 gouttes trois fois par jour; 3° un sirop; A 0 une mixture : extrait de jusée,12 gram.; acétate de morphine, 10 cent.; sirop de violettes, ;iO gram.; sirop de coquelicot, 50 gram. Une cuillerée à café par jour. JUSQUIAME. On en connaît deux espèces : 1° Jusquiame noire, Potelée, Hannebane, Porcelet, Herbe aux engelures, Mort aux poules; Hyoscyamus rager. (Solanees.) Schwarzes Bilsenkraut, Zankteufel, al.; Henbane, ano.. Buzirulbunj, Irma nikun, Sikran, ar. ; Korassani ajuan. duk., bu; Fandennosser, Sodbonne, hulmeurl, d an.; Belefio, esp.; Bilzenkruid, hol., Giusquiamo, it., Bielun, Szaley luked, pol.; Yosciamo, por.; Ulekota; Belena, rus.; Bolmœrt, su.; Korasaniemomum, tam.; Ban, tur. Plante £ à tige herbacée, velue, à feuilles grandes, blanchâtres, également velues, et à fleurs jaune pile veinées de pourpre. Toute la plante exhale une odeur vireuse tabacée forte et désagréable. Elle croît le long des fossés et dans les lieux incultes (fig. 93). Son principe actif est Vhyoscyamine (Gager et (Fig. 93.) Hesse,Duquesnel) qui est cristalline, blanche, inodore aroère, à réaction, Icaline ; soluble dans l'eau chaude, l'alcool, l'é- Iber, le chloroforme, la benzine, l'alcool amyliquc (Thorey), et qui, par ses eflels, a beaucoup d'analogie avec les au- lies alcaloïdes des solanees. Pour obtenii Vhyoscyamine cristallisée M. Duquesnel emploie le procédé sui- ^^^^^^^^^ vaut : Epuiser les semences de jusquiame par de l'alcool à PO" bouillant, distiller l'alcool et recueillir l'extrait qui se sépare en deux couches. La couche supérieure est agitée à plusieurs reprises avec de l'acide sulfurique dilué, el les liqueurs acides réunies sont «attirées pre que complètement par du bicaibonate de potasse, filtrées, évaporées à consistance sirupeuse, et reprises après refroidissement par de l'alcool fort. On distille l'alcool : le produit obtenu est délayé dans de l'eau distillée, additionné de bicarbonate de potasse et agité avec du cbloroforme qui s'empare de l'alcaloïde. Le chloroforme décanté est traité par de l'acide sulfurique dilué en très-léger excès; le sulfate d'hyoscya- mine formé est décoloré par le charbon, concentré à consistance sirupeuse et additionné de carbonate de chaux. On sèche le tout, on reprend par du chloroforme. Ce dernier, distillé en partie, abandonné à l'évaporation spontanée, laisse déposer de longues aiguilles, prismatiques, incolores, d'hyosryamine. Cesonl les feuilles de jusquiame qui renferment le plus d'hyoscyamine, puis les graines (0,06"/°), la racine et la tige; mais l'hyoscyamine du commerce n'est pas pure et ressemble plutôt à une matière extractive. Suivant M. Merck, l'hyoscyamine pure est un liquide incolore, faiblement huileux, comme la conicine et la nicotine; et se colorant rapidement a l'air. La jusquiame fournit aussi une matière grasse jaune, une résine colorante azolée (Ludwig). etunac. (V. Un. ph. 1871-72-73 et Thibaut J. ph. 1875). On emploie feuilles 'M % racines et semences. Ces dernières sont la partie la plus active. M. Ladenburg a fait connaître, sous le nom 608 d'hyoscine, un alcaloïde amorphe qui accompagne l'hyoscyamine dans la jusquiame. Narcotique analogue à la belladone, mais plus particulièrement employé pour apaiser les spasmes et comme hypnotique. Les praticiens anglais l'ont un très-grand usage des préparations de jusquiame. Ils les associent aux médicaments énergiques, aux purgatifs, aux ferrugineux, au sulfate de quinine , etc., afin de s'opposer à leur action irritante sur les tissus. Form. pharm. et doses. Poudre % 0,1 à 0,5, infusé (pp. 1 : 100; extrait aqueux*, 0,10 a 0,50; extrait alcool*, 0,05 à 0,20; extrait iécul.*, 0,10 à 0,30; teinture alcoolique*, 5 à 20 gouttes; alcoolature *, 2 à 10 gouttes; teinture éthérée d°; sirop*, 10 à50,0. Toutes ces préparations sont, en outre, employées à l'extérieur à dose plus élevée (infusé, pp. 50 : 1000), ainsi que l'huile par décoction et l'emplâtre qui sont exclusivement réservés pour cet usage. 2° Jusquumf, blanche, Hyosryamus albus. (Weisses Bilsenkrant, al.) Elle jouit des mômes propriétés, mais n'est pas employée. La Jusquiame jaune, Hyoscyamus aureus, l'est encore moins. Ces deux plantes croissent dans le midi de la France. Le mot jusquiame vient de 5;, porc, et de KûafAo«, fève; fève à pourceau; celte élymolo- gie serait-elle justifiée par l'usage qu'on a dans certaines campagnes de donner aux porcs, à l'époque du rut, la semence de jusquiame, à dose modérée, comme anaphrodisiaque? Les Arabes, par contre, regardent la jusquiame comme aphrodisiaque; il en est qui se procurent un certain degré d'ivresse extatique en avalant des pilules faites avec la poudre de feuilles de jusquiame. K KAIRINE. Metltylhydrnre d'oxyquinoline. Médicament antipyrétique, introduit dans la thérapeutique par le D r Filehne. On emploie exclusivement le chlorhydrate de kairine, poudre cristalline, gris-jaunâtre, soluble dans l'eau, saveur salée, amère et aromatique. Employé à la dose de 0.30 à 0,50 toutes les heures dans la fièvre typhoïde, la pneumonie franche, le ihumatisme articulaire aigu. La kairine peut être remplacée par la Kairoline [méthylhydrure de quinoline), KALMIE. Cal mie , Laurier des montagnes; Kalmia lati- folia. (Hhodoracees.) Breitblaettrige kalmie, al. Arbuste de la Caroline et de la Virginie, KAIRINE. — KLSO. dont les feuilles sont, dit-on, employées comme astringent. Elles renferment de Varbutine. KAMALA. Kameela reroo. Le Kamala est le pollen du Rottlera tinctoria (Euphorbiacées), poudre rouge employée dans l'Inde et en Chine pour teindre la soie et comme anthelmintique, à la dose de 6 à 12 grammes. (V. Iiev. pharm. 1857-1858). II contient une résine comp'exe (Leube) dont M. Anderson a isolé la rottlerine en cristaux jaunes, fusibles à 400°. KINO*. Gomme, Suc ou Extrait de kino. Kinoharz, Kinogummi, al.; Kino, Gambir, ang.; Samegb sini, ar.; Eul-cha, ch.; Quino, Gomaquino, esp.; Dhak ke gond, Kuni, ind.; Tunible hoan, tam.; Dummu- Iackwayn, Kandamurgarittum, tel.; Zemk ÏYhini, TUR. Fothergill introduisit le kino dans la matière médicale vers 1758. Kino est le nom du pays d'où est venue pour la première fois la substance qui nous occupe. L'histoire des kinos se confond, en beaucoup de points, avec celle des cachous. Comme ceux-ci, ils contiennent de la ratêchine ou nau- cléineou acide naucléiqueoucatéchique et en outre une matière colorante. Les kinos ne sont pas, pour la plupart, des extraits; plusieurs sont un véritable suc naturel desséché au soleil. Un grand nombre de produits retirés de plantes appartenant à des familles différentes rentrent dans le groupe des kinos. Les types appartiennent à la famille des Légumineuses et particulièrement au genre Pterocarpus. Celui qu'on décrit comme officinal esl le Kino du Pterocarpus marsupium (Boxburgh), Kino de Malabar ond'Amboine. C'est le suc de l'arbre séché en l'exposant à l'air libre. Il arrive dans le commerce en petits fragments qui atteignent au plus la grosseur d'un poK Ils sont anguleux, marqués de stries parallèles sur une face, d'un rouge-noir, brillants, transparents, en lames minces et paraissant ainsi d'un rouge de rubis. La substance est très-friable et se divine facilement sous le simple effort des doigts, elle n'a pas d'odeur particulière, sa saveur e>t astringente; elle se dissout en grande partie dans l'eau froide et lui communique une couleur rouge : il reste un résidu pâle, floconneux, soluble complètement dans l'alcool. Dans la proportion de 1 p. sur 20 d'eau bouillante, il forme un soluté rouge sang, qui donne, avec le sesquichloi ure de 1er, un précipité noir verdàlre, floconneux, si abondant que toute la masse forme une espèce de pulpe; avec l'acétate de p'omb, il donne un précipité gris; avec le tartrate de potasse antimonié, un L VBDANUM. précipité rouge, laque gélatineux. Les acides minéraux produisent dans la solution aqueuse un précipité rouge-brun d'acide quinotanmque ou cachoulannique. Soumis à la distillation sèche, le Kino donne, de la Pyrocatéchine et de la Phloroglucine lorsqu'on le fait fondre avec de la soude ou de la potasse caustiques. Astringent tonique que l'on place au rang du cachou, mais qui est moins usité. Incomp. : Acides minéraux, émetique, gélatine, sels d'argent, de plomb, de 1er. Les autres sortes de Kinos sont: le Kino de Gambie ou d'Afrique, fourni par le Pterocarpus erinaceus, il a, au point de vue de sa solubilité et de ses propriétés chimiques, des caractères analogues au précédent. Le Kino de Butca, Kino du Bengale, de Palus ou de Pulas, fourni parle Bulea frondosa (Légumineuses); le Kino de Botany-Bay ou d'Australie, fourni par VEu- mlyptus resinifera (Myrtacées); le Kino de la Jamaïque, produit par le Coccoloba uvifera (Polygonées). Ces kinos possèdent toutes les propriétés du Kino de Malabar. Il arrive de Sumatra avec le Gambir cubique un Gambir de consistance d'extrait, très-riche en tannin tinctorial, fabriqué par les Battais de l'intérieur et les Atchinois du nord. On tait une espèce d'extrait ou de kino avec une sorte d'acacia nain, originaire de l'Afrique méridionale, dont les graines ou fèves, très- recherchées par l'élan du cor (preas'canna), sont appelées fèves d'Elan (Eland's beans, El and's boontges, ANG.) L LABDANUM ou LADANUM. Kandisohes Ladanum, Ladanumgumnii, al.; Labdanum ang.; LaduD, ah.; Ladano, esp., it.; Laden, tlk. Résine qui exsude spontanément des rameaux et di's feuilles de diverses espèces de cistes; les Cistus creticusL., C. cypricis h., l'istus ladaniferus, etc. Ces espèces sont très-abondantes dans la région méditerranéenne. Autrefois, paraît-il, on le récollait en peignant la barbe des chèvres qui broutent les cistes ; aujourd'hui on le récolte en promenant sur cet arbrisseau des lanières de cuir que l'on racle ensuite. On récolte de la même manière le churrus, résine active du chanvre indien. On connaît le labdanum : 1° en pains ou masses gluantes, noirâtres ; 2° en bâtons ^ qui ont assez bien la configuration de cornes de bélier. On nomme ce dernier labdanum in tortis; c'est le plus pur. Il est dur, sec, cassant, noirâtre; d'une odeur balsamique très-suave. On ne trouve plus que rarement le labdanum dans le commerce, encore est-il faux. LACTATES. G03 Stimulant inusité, si ce n'est chez les parfumeurs. LACTATES. Milchsaures Salz ; al.; Mjotkoyradt sait, Lactat, su. Sels résultant de la combinaison de l'acide lactique avec les bases. Lactate de bismuth. Se prépare en mélangeant l'azotate de bismuth avec une solution concentrée de lactate de soude. 11 est, comme la plupart des lacta- tes, peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante. Préconisé comme altérant et antispasmodique. S'administre a la dose de '25 à 100 milligr. en poudre ou en pilules. Lactate de caféine. S'obtient en saturant l'acide lactique étendu par la caféine et évaporant a une douce chaleur, ou en traitant à chaud une infusion de café cru par le lactate de chaux, filtrant et évaporant; en masses confusément cristallines. On en fait des pastilles. Lactate de chaux. Dans des terrines, on met 875 gr. de glucose, 'j litres de lait écrémé, eau et carbonate de chaux (craie), Q. S. On expose ces vases à une température de 25 à 30°, on agite de temps en temps et on a soin de remplacer l'eau qui s'évapore. La fermentation est terminée vers le dixième ou douzième jour, lorsque le lactate de chaux formé se prend en masse. On le soumet â la presse pour le séparer des produits secondaires qui se forment en môme temps que l'acide lactique (acides butyrique, acétique, etc.); les pains de lactate de chaux sont redissous dans l'eau, pour enlever ensuite par décantation et (iltralion, l'excès de carbonate de chaux, [mis on purifie le lactate par plusieurs cristallisations, ou bien on verse dans une bassine le produit,on l'amène à l'ebullilion en remuant continuellement, on l'ait bouillir un quart d'heure, on laisse déposer, on passe à l'étaminc, on lave le dépôt, et l'eau de lavage est réunie a la première Liqueur. On étend le liquide d'eau, on le filtre, puis, si l'on veut obtenir l'acide lactique, on le décompose par l'acide oxalique; mais pour obtenir du lactate de chaux, on l'évaporé à une douce chaleur, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un tiers environ. Au bout de vingt-quatre heures, on recueille le lactate de chaux qui s'est déposé ; on le presse et on le fait sécher. Les eaux-mères donnent de nouvelles quantités de lactate par évaporation (Gobley). Masses blanches, opaques, grenues, sans odeur ni saveur bien sensibles, solubles dans 9 p. 5 d'eau froide et en toutes proportions dans l'eau bouillante. 610 LACTATE DE FER. Le lactate de chaux peut servir à préparer l'acide lactique ou les lactates. Il est soluble en toutes proportions dans l'eau et l'alcool bouillants. 11 se dépose de la solution aqueuse ou alcoolique en petits cristaux mamelonnés d'une grande blancheur. Dose : 1 décig. à 3 gram. en poudre sucrée ou en pilules. Lactate de fer*. Laclate de protoxyde de fer; Lactas ferrosus; MUchsaures eisen oxt/d. (All.) ; Lactate of iron (Angl.). On porte à l'ébullition, dans un matras, de l'acide lactique étendu; on y projette un excès de limaille de fer pure et en poudre, on continue l'ébullition quelque temps, on filtre et on évapore rapidement à siccité. Le produit sera du lactate de protoxyde d'un blanc légèrement verdatre et sensiblement soluble dans l'eau. 11 a une saveur d'encre assez prononcée. (V. lier, ph., 1853-54.) M. Roder a proposé de préparer directement le lactate de fer en ajoutant de la limaille de fer au lait additionné de lacline aussitôt qu'il commence à s'aigrir; on filtre quand la réaction est terminée, on lait évaporer et on laisse cristalliser. Il finit avoir soin autant que possible d'opérer à l'abri du contact de l'air. On l'obtient aussi en mêlant du lactate d'ammoniaque avec du protochlorure de fer, en présence de l'alcool. Le Codex prescrit de le préparer par double décomp. du lactate de chaux (1000 p.) et du sulfate ferreux cristallisé (980 p. ) dissous chacun dans Q. S. d'eau. On ajoute à la liqueur le 1 //i de son vol. d'alcool pour rendre hisol. le dépôt de sulfate de chaux, qui est exprimé, puis on filtre ; la liqueur concerit. au Iî.-M. est abandon, dans une ètuve. Le lactate de fer se dépose sous forme de plaques verdâtres composées d'une infinité de petites aiguilles prismatiques. Le procédé de Béral, consistant à chauffer l'acide lactique naissant (provenant de la précipitation du lactate de chaux par l'acide oxalique) avec de la limaille de fer, à laver à l'alcool et sécher, le donne en poudre cristalline très-blanche. 11 est employé avec succès dans la chlorose, contre l'anémie, l'aménorrhée et la dysménorrhée. On lui attribue la propriété d'augmenter l'appétit. On sait qu'il fait la base des pastilles et des dragées de Gélis et Conté, qui, les premiers, s'occupèrent de sa préparation. On en fait des tablettes, des pastilles à la goutte, des pilules, des dragées, un sirop ; on peut aussi le mettre sous l'orme de biscuits, de pain. Dose : 0,10 à 1,0. Le lactate de fer transforme le sucre de canne en glucose (Stanislas Martin). LACTATE DE SOUDE. Lactate de magnésie. On l'obtient directement en unissant la magnésie à l'acide lactique, ou en précipitant le lactate de chaux (154 p.) par un équivalent de sulfate de magnésie (123 p.). Cristallisable en prismes ou en mamelons très-légers, solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. 11 est purgatif, à peine sapide. S'emploie comme l'acétate et aux mêmes doses. (V. Un. ph. 1866). Lactate de manganèse. On le prépare, comme celui de fer, en décomposant 1 équivalent de lactate de chaux par 1 équivalent de sulfate de manganèse; ou encore en décomposant du lactate de soude par du sulfate de manganèse ; le précipité est lavé à l'alcool et séché. Il se présente sous l'orme de plaques cristallines légèrement colorées en rose, assez solubles dans l'eau bouillante et très-peu solubles dans l'eau froide. On prépare un laetate de fer et de manganèse en décomposant 2 équivalents de lactate de chaux par 1 équivalent de sulfate de fer et 1 équivalent de sulfate de manganèse ; il est en plaques jaune rougeàtre. On l'a vanté contre la chlorose, à la dose de 5 à 25 eentigr., en pastilles, sirop. Lactate de quinine. On l'obtient en saturant l'acide lactique par la quinine, et soumettant le soluté à l'évapo- ration spontanée dans un vase plat. Il cristallise en aiguilles soyeuses, solubles dans 3 p. d'eau froide el dans moins de son poids d'eau bouillante, très-soluble dans l'alcool à 90° ; 100 p. de ce sel contiennent 78,26. Très-efficace dans les fièvres intermittentes. Lactate de soude. S'obtient, soit en décomposant le carbonate de soude par l'acide lactique ou le lactate de chaux ou le lactate de fer, soit en étendant l'acide de 3 p. d'eau distillée et le saturant à l'ébullition par le bicarbonate de soude, évaporant et coulant en plaques. Très-soluble. très-déliquescent. Ses liqueurs évaporées en consistance sirupeuse laissent déposer des cristaux prismatiques aplatis et des aiguilles groupées en étoiles. Le laetate de potasse se prépare comme celui de soude, avec lequel il présente la plus grande analogie; mais il est encore plus déliquescent. En dissolvant séparément, dans l'acide lactique incolore à 25° B e , 1 équivalent de soude caustique (/i0 p.) et 1 équivalent de magnésie calcinée (20 p.), de manière à laisser l'acide en léger excès, concentrant, par évaporation, jusqu'à forte pellicule et abandonnant à la cristallisation, on a un lactate de soude et de magnésie, blanc, cristallin, très-soluble. LACTUCARIUM. 611 Lactate de zinc. Le laclate de zinc a été préconisé par le docteur Herpin, de Genève, dans le traitement de I'épilepsie. On peut préparer ce sel de diverses manières. Le procédé le plus simple consiste à saturer de l'acide lactique par de l'hydrocar- bonate de zinc, récemment précipité, à concentrer la liqueur et laisser cristalliser (Codex). On le prépare aussi, comme le lactate de 1er, en mélangeant, à l'ébulliLion, deux solutions de lactate de chaux (10 p.) et de sulfate de zinc (9 p.). Ce sel est peu soluble dans l'eau froide (1/58), mais, au contraire, il est très-so!uble a chaud (1/6). Insoluble dans l'alcool. Il cristallise en aiguilles ou en lamelles blanches et brillantes; il est inodore, d'une saveur d'abord sucrée, puis styplique. Il résiste à une température de 500°." Dose : 1 décig. à 3 gram. en poudre sucrée ou en pilules. Lacto-Phosphate de chaux. M. Dussart a proposé l'emploi de ce produit, comme très-efficace à combattre le rachitisme et les affections osseuses accompagnées d'un mauvais état des voies digestives, les dysscn- teries, etc. On l'obtient en saturant l'acide lactique par du phosphate de chaux gélatineux et concentrant au B.-M; jusqu'à consistance de miel. C'est un produit blanc, plus ou moins soluble dans l'eau et en partie dans l'alcool, aussi vaut-il mieux ne l'employer qu'à l'état de solution on de sirop. On en prépare des pastilles (au 10 me ) et surtout un sirop. Dose : 1 à 10 grammes par jour. (V. /. ph., 1873). {Faliéres, Un. ph., 1875-77). Solution de lactophospiiate du chaux * Phosphufe b ; bisique de rliaux....... 17 grammes. Aride lactique concentré (!e moins possible, environ 10 grammes)---- Q. S. £au disiil.ce..................... 9lji grammes. Divisez le phosphate avec soin dans l'eau distillée, ajoutez l'acide lactique; laissez la dissolution s'opérer pendant quelques minutes et filtrez. 15 grammes (environ une cuillerée à bouche de cette solution) représentent 0,25 de phosphate bicaleique [Codex). LACTUCARIUM. Lactiicarium, al., su.; Lattnoario, it.; Maroul houlasassi, Tua. On désigne, sous ce nom, le suc laiteux de la laitue montée, obtenu par incisions et desséché au soleil. Les anciens, et particulièrement Dioscoride, connaissaient l'action calmante de cette substance , et l'ont signalée comme ayant des propriétés analogues à celles de l'opium. Aune époque plus rapprochée de nous, en 1792, le docteur Coxe, de Philadelphie, appuyait cette assertion de nouvelles expériences répétées avec succès en Angleterre par les docteurs Duncan, Scudamore, Anderson, etc. Le docteur Bidault de Villiers a répété le premier, en France, les essais des médecins anglais, avec quelques grammes de lactiicarium qu'il avait obtenus lui-même à grand'peine, à l'aide d'un procédé qu'il a décrit en 1820, dans le Journal général de médecine, et qui, depuis, a été publié comme nouveau, par M. Arnaud, de Nancy. Le docteur François, en faisant à son tour des expériences sur le suc laiteux de la laitue, obtenu par incisions et desséché au soleil, le désigna sous le nom de thridwe ; mais les difficultés qui entouraient la préparation de ce produit par les procédés connus ne permettant pas de s'en procurer des quantités suffisantes pour que l'usage en devint général, il songea à le remplacer par un extrait préparé avec le suc obtenu en contusant et exprimant les tiges entières de laitue montée , et auquel il conserva le nom de thridacc. Cette prépara- lion s'etant montrée infiniment moins active que le suc laiteux desséché, et les médecins en ayant presque cessé l'emploi, il importait de faire de nouveaux efl'orls pour mettre à la disposition des praticiens le lactiicarium tel qu'il avait été employé par les observateurs qui ont signalé les premiers ses propriétés calmantes. Tel a été le but des recherches entreprises par M. Aubergier, de CJermont- Ferrand. Il cultive une espèce de laitue (Laitue gigantesque, Laetuca altissima) qui acquiert, par la culture, des proportions gigantesques (jusqu'à 3 mètres de hauteur et h centim. de diamètre). A l'époque de la floraison, des ouvrières pratiquent des incisions horizontales à la plante, et recueillent dans un verre le suc qui s'en écoule. Ce suc se coagule très-promp- tement; on le divise en petits pains ou par tranches que l'on expose sur des claies au soleil ; il se dessèche rapidement, en perdant 71 pour 100 de son poids, et en se couvrant quelquefois d'efilorescenees de mannitc. A l'intérieur, la teinte est plus ou moins brune, la cassure est résineuse et jaunâtre lorsque la dessiccation a eu lieu rapidement; dans le cas contraire, elle est d'un brun plus ou moins foncé. L'odeur est forte et caractéristique; la saveur d'une amertume excessive. Il a quelque ressemblance avec l'opium, aussi l'a-l-on quelquefois désigné sous le nom d'opium de la laitue. (Un. ph., 1873). 612 LMCHE. LAIT. Divisé dans l'eau, le lactucarium donne une solution qui prend, sous l'influence des alcalis, une teinte rose caractéristique; et l'amertume, ne tarde pas a disparaître complètement sans qu'un acide puisse la faire revenir. Autrement l'eau dissout peu de la substance du lactuca- rium, la matière soluble étant fortement retenue par de la cire et de la résine. Mais il n'en est pas de môme avec l'alcool. L'alcool à 56 c. toutefois est celui qui a paru à M. Aubergierle plus apte à s'emparer de la matière active du lactucarium ; plus fort il dissoudrait la résine. En analysant le lactucarium, M. Aubergier y a reconnu les principes suivants : Lactucine (matière amëre neutre, crislallisable) ; aspara- gine ; mannile; matière prenant une couleur verte par les sels de fer ; résine électro-négative, combinée à la potasse ; résine indifférente; acide ulmique? cérine? myricine; pectine; albumine; oxalate acide de potasse; malate de potasse; nitrate de potasse; sulfate de potasse; chlorure de potassium; phosphate de chaux; phosphate de magnésie; oxydes de fer, de manganèse; silice. M. Magnes-Lahens y a trouvé 8 à 9 0/0 de glucose. La lactucine paraît être le principe aclif du lactucarium ; M. Lenoir a extrait aussi de ce dernier une substance inodore, insipide, sans action sur l'économie, qu'il a nommée lactu- cone ou lactucérine {Lactucine, de Walz). Les diverses sortes de lactucarium qu'on distingue dans le commerce varient par les tonnes extérieures qu'on leur donne plutôt que par les caractères de la substance. Ce sont le Lactucarium français, en pains orbiculaires de 3 à 0 cent, de diamètre et du poids de 10 à 30 gr.; le Lactucarium d'Allemagne {lactucarium germanium), en segments de sphères plus ou moins réguliers; le Lactucarium anglais (lactucarium anglicrum), en morceaux irréguliers, de couleur brun-foncé, d'apparence terreuse. Le lactucarium jouit de propriétés hypnotiques. 11 est surtout employé avec succès pour calmer la toux des phtisiques, dans les catarrhes, dans tous les cas, enfin, où on a besoin de produire un effet calmant, sans recourir à un agent aussi énergique, que l'opium. Les praticiens qui l'ont expérimenté s'accordent à lui attribuer une propriété sédative pure, tandis • que l'opium, qui sera cependant toujours le somnifère par excellence, agite et ne peut être supporté par certaines organisations. On administre le lactucarium pur en pilules à la dose de 1 à 5 décigr. ou en granules. On le donne aussi et préférablement à une dose moindre sous forme d'extrait alcoolique (1 à 2 décig.), à celle de 25 à 50 gram., sous forme de sirop ; ce dernier mode d'administration parait être le plus avantageux. (Voy. Sirop de lactucarium.) On le donne aussi sous forme de pâte, à la dose de 50 à 60 gram. dans les bronchites. Incomp. : Les alcalis. ' LAICHE. Chiendent ronge, Salsepareille d'Allemagne ; Carex arenaria. (Cypéracées.) Deutsche sarsapareille, Sandnedtrras. al.; Sea sedge, Aise; Carier, it.; Stoçrgrœsrod, dan.; Esparganio, Carice, esp ; Zandïge eypereies, iiol.; Cyarny lierz. Korzey turzyey, pol.; Sandstarr, st. Ne sert plus qu'à falsifier la salsepareille, de laquelle on la distingue par son écorce moins épaisse et moins ridée. Un l'employait jadis comme dépuratif. LAIT. Lac, des Latins, ri).a, des Grecs. Milch, al.; Milk, asg.; Lebn, ah.; Lcclie, esp.; Dud, ind.; Melk, iiol.; Latte, it.; Schir, peu.; Ëhschirà, Dugiida, Cayes, SAN.; Mjœlk, st.; Sut, TUR. Le lait est une émulsion naturelle constituée par un corps gras [beurre) maintenue en suspension dans la solution d'une substance albu- minoîde désignée sous le nom de caséine. Il es! sécrété par les glandes mammaires des mammifères femelles vers la fin de la gestation et après la naissance du petit. C'est un liquide opaque, d'un blanc mat, légèrement jaunâtre, bleuâtre ou verdâtre, d'une odeur aromatique variable, d'une saveur douce et légèrement saline et sucrée, un peu plus pesant que, l'eau, à traction alcaline. Examiné au microscope il se présente sous forme d'un liquide légèrement opalescent, tenant en suspension des matières grasses dont le diamètre varie de 1/100 à 1/1000 de millimètre. Soumis à l'action de la chaleur le lait entre en ébullition en produisant à sa surface une pellicule de matière azotée [frangipane). Il présente des différences non-seulement pour chaque espèce d'animal , mais aussi pour chaque individu, à raison de l'âge, des climats, du genre d'alimentation, et môme des influences physiques ou morales. Certaines plantes lui donnent des couleurs particulières, ainsi VAnchusa tindoria donne au lait une teinte bleue, le lïuhia tinctorium, une teinte rouge pâle, etc. ; d'autres lui communiquent un goût particulier, telles sont VAllium ursi- num, l'Artemisiaabsinthium, le zea mais, etc. Ces médecins profitent quelquefois de la circonstance du passage des médicaments, de l'iode, du mercure, par exemple, dans la sécrétion laiteuse, pour les administrer aux enfants par leur nourrice. M. Labourdette a proposé de substituer le lait des animaux au lait de femme et de faire passer les médicaments dans leur lait, par l'administration d'un bol LAIT. 613 composé de racines fraîches, de son, de quelques blancs d'œufs, d'un peu de cassonade et del00gram.de sel marin dans lequel on incorpore de 50 centigr. à k ou 5 gram. du médicament à expérimenter. (V. llev. ph., 1859-1860.) Le lait abandonné à lui-même au contact de l'air se couvre bientôt d'une couche jaunâtre, onctueuse, appelée Crème, Cremor (Milchram) al.; Crearn, ang.; Nata de lèche, esp.; Grœdda, su.) et tonnée des plus gros globules de la matière butyreuse mêlée avec le lait. Celle-ci séparée, il reste un liquide d'un blanc, bleuâtre, plus dense et moins consistant, c'est le Lait écrémé. Si l'on chauffe celui-ci en y ajoutant un peu de présure (1), un acide, ou si on le laisse en repos un certain temps, on verra se produire au sein du liquide un coagulum de plus en plus considérale, blanc, opaque, solide, et le liquide restant sera devenu transparent et jaune verdâtre. Le coagulum porte les noms de Cacllé, de Caséum (Curdled milk, ang.; Cuajo de lèche, esp.); le liquide verdâtre, ceux de Petit-lait, de Sérum (Buitermilch, kL.Whey. ang.; Bmjh, au.; Sucro, esp.; Vassla, su.) (V. Petit-lait.) Employé contre la goutte, la scro- phule, etc., en Suisse surtout, constituant la Cure par le petit lait. Si on évapore ce dernier en consistance sirupeuse, il s'en dépose des cristaux qui constituent la Lactine ou lactose, sucre ou sel de lait; Saccharum tactis* (Milchzucher, al.; Sugarmilk, ang.; Milsukker, dan.; Azucar de lèche, esp.; Melkzuicker, iiol.; Zucchero di latte, it.; Mjœlksocker, su.), La lactose se présente sous forme de cristaux blancs ou incolores, durs, craquants sous la dent, d'une densité de 1,534, d'une saveur sucrée très-faible, solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. On l'emploie comme rafraîchissant, mais le plus souvent en poudre, comme excipient. M. Bou- chardat en a trouvé 45 % dans le sue laiteux de Yachras sapotq, La crème, soumise à l'agitation dans une baratte ou scrène, perd peu a peu son aspect; il s'y forme des grumeaux solides, opaques et jaunâtres, qui s'agglomèrent entre eux; c'est le beurre; Butyrum (Butter, al.; ang.; Zebdet, ar.; Mantequilla, Manteca de vaca, esp.; Doter, hol. ; Burro, it.; Smœr, su.). Le liquide restant se nomme lait de beurre ou babeurre ; il contient de 1,72 al,76 debeurre (BoussingauU). Le beurre est un corps gras composé de butyrine, caprine, caprolne, myristieine, pal- mitine, margarine, stéarine et de lécithine, ou matière grasse phosphorée. Le beurre est tou- (1) Voici une recette de présure ou caillette liquide qui pourra avoir son utilité : présure récente, 375; sel marin, 00; alcool a 30c. 60; vin blanc, 1 litre. Faites digérer pendant un mois. Filtrez Une cuillerée à café suffit pour cailler un litre de lait. jours légèrement coloré en jaune; les beurres retirés du lait de chèvre, de brebis, d'ânesse, ont toujours un goût particulier et sont incolores. C'est parmi les produits de la saponification du beurre, que .M. Chevreul découvrit, en 181/i, l'acide butyrique. MM. Pelouze et Gélis l'ont préparé par un procédé aujourd'hui généralement suivi dans les laboratoires. Le sucre, la lactose ou la dex- trine sont abandonnés à la fermentation à une température de 23 à 30° en présence de matières qui provoquent ordinairement la fermentation lactique, caséine, vieux fromage, etc. On ajoute à la masse de la craie pour saturer l'acide butyrique au fur et à mesure de sa production. La fermentation lactique s'établit d'aboi'd et à celle-ci succède la fermentation butyrique. Le butyrate de chaux ainsi formé est délayé dans l'eau et décomposé par de l'acide sulfu- rique étendu, puis on distille. On le purifie par une nouvelle distillation. L'acide butyrique se produit encore dans la fermentation spontanée de la fibrine (Wurtz); dans la fermentation de certaines matières qui renferment à la fois un ferment azoté et une substance gommeuse ou sucrée, telles que la racine de guimauve, les semences de coing, de psyllium, l'oignon de lis (Larocquc). On l'a retrouvé dans les fruits du caroubier (Redten- bacher), de la saponaire, du tamarinier (Gcrup- Besanez) ; dans la fumée de tabac ÇLeise) ; dans le blé avarié (L. L. Bonaparte) ; dans le bouillon aigri, le jus des fosses de tanneurs, dans le cidre gâté et le jus altéré de betteraves gelées (Isidore Pierre). L'acide butyrique est un liquide incolore d'une odeur rappelant celle du beurre rance; sa saveur est très-acide et brûlante; il attaque et désorganise la peau comme, un acide énergique. Sa densité est 0,974 à -f-15°, il bout â 16/i° c , il est solublc en toutes proportions dans l'eau, l'alcool, l'esprit de bois. Le, beurre est l'excipient de quelques pommades qui deviennent promptement rances en raison du caséum et du sérum que le beurre retient. On retarderait de beaucoup sa ranci- dité si on avait soin de le fondre et de le passer à travers un linge. Les laits de vache (Lac vaccinum), d'ânesse (lac asininum), de chèvre (Lac capriuum), employés en médecine, contiennent tous les principes que nous venons d'énumérer, mais dans des proportions différentes. Le lait d'ânesse contient moins de crème et de caséum que le lait de vache, mais la quantité de lactine est plus grande. Celui de chèvre contient aussi moins de crème et de caséum ; le beurre est plus consistant, la saveur plus sucrée. En agitant 614 LAIT ANALEPTIQUE AU CARRAGAHEEN. — LAIT ARTIFICIEL. le lait de Tache frais avec trois ou quatre volumes de sulfure de carbone, ce dernier se charge de la matière aromatique ou parfum ou bouquet du luit; on l'a, par évaporation spontanée, sous forme de résidu onctueux; ce parfum varie avec la nature de l'alimentation ; généralement il a une odeur suave de fourrage. Le lait de chèvre ne donne pas de solution odorante. (MilIon et Commdille.) L'alcool, les acides, beaucoup de plantes coagulent le lait. Les alcalis lui rendent son homogénéité. Les laitiers de Paris mettent à profit cette propriété pour retarder l'altération du lait, et emploient de préférence à cet usage le bicarb. sodiqueou te borax. On a proposé la méthode d'Apport pour la conservation du lait M. Bethel a pris un brevet pour la conservation du lait par l'acide carbonique en opérant comme pour l'eau gazeuse. Il y a quelques années, MM. Grimaud et Gallais ont imaginé d'enlever au lait toute son eau en le faisant traverser par un courant d'air; le résidu est leur lactoiine ou laetèine, qui reproduit le lait par sa dissolution dans l'eau. M. Legrip prépare une conserve ou poudre de luit eu ajoutant 2,0 de bicarbonate à 1 kilog. de lait, faisant évaporer les 3/4, ajoutant alors par parties, en remuant vivement, 500,0 de sucre en poudre ; on retire la masse de dessus le feu et on fait séchera l'éfuve sur des assiettes. On conseive la poudre dans des flacons. A la dose de 60,0 dans une bouteille d'eau, cette poudre peut remplacer le lait. On pourrait en faire des pastilles. Toutes ces préparations, et d'autres analogues, ne sont avantag. que dans les cas où il est difficile de se procurer du lait. C'est dans ce but que M. Martin de Lignac prépare ses Conserve* de luit qui donnent les résultats les plus satisfaisants. Le lait concentré et réduit des 4/5 de son volume par évaporation dans des chaudières à fond plat et . après addition de sucre blanc (60 gr. par litre de lait), est introduit dans des boîtes cylindriques, dont l'ouverture est fermée par une soudure a 1'étain, puis elles sont chauffées à la vapeur à 103 ou 104 oc (V. Un. Ph. 1868). En Suisse, dans le canton de Zug, le procédé industriel de conservation du lait consiste à concentrer dans le vide 1500 litres de lait additionnés de 100 kilog. de sucre blanc, et quand il a acquis la consistance d'un miel épais, on en remplit des boîtes de fer-blanc, hermétiquement fermées. Chaque boîte contient environ 460 à i70 gr. de lait concentré ne renfermant plus en moyenne que 25 °/ 0 d'eau. (V. J. ph., 1874). Le lait étant souvent étendu d'eau par les marchands, on a imaginé des instruments nommés lactométres ou cremomètres, pour reconnaître cette fraude. Ces instruments sont basés sur l'inégale épaisseur de la couche crémeuse du lait naturel et du lait falsifié. (V. Essai) Le lait joue un grand rôle dans la thérapeutique; c'est un véhicule avantageux pour l'administration du sublime corrosif; il sert souvent dq contre-poison des acides et des sels métalliques. On le fait entrer comme émollient dans des cataplasmes, des gargarismes. On en fait un sirop. Vhydrogula est un mélange de 125,0 de lait dans 1000,0 d'eau. Le Zythogala (de zû6cç, bière, et de râx?., lait) est un mélange'de bière et de lait en usage dans quelques pays. En ajoutant à 1000,0 de lait 1,6 de nitre, 1,6 de bicarbonate de soude ou 15,0 de saccharolé de vanille, on obtient les laits nitre, sodatè ou vanillé. Beaucoup de plantes donnent un latex blanc auquel on a donné le nom de lait végétal. Le lait végétal par excellence est le lait de YAr- bre à lu vache (Galaotodendron utile) de l'Amérique du Sud, où il est considéré comme un aliment des plus utiles. Lait analeptique au carragaheen. Mousse d'Irlande..... 5 Lait de vache........ 150 Faites bouillir 10 min., exprimez et ajoutez : Eau de fleurs d'oranger..... 45 (Ber.) On peut rempl. l'hydrolat de fleur d'oranger par 30,0 de sucre et 1,2 de cannelle concassée. Cette préparation prend en se refroidissant une consistance de gelée, et est alors fort agréable. On peut l'aromatiser. Lait analeptique au chocolat. Lait de vache........ 420 Extrait de genièvre. 15 Saceliar. d'hippocolîe. 30 Bicarb." de soude.... 0/. Chocolat râpé........ 15 Faites jeter quelques bouillons. (Ber.) Lait d'ânesse artificiel. Escargots___n° 6 Orge perlé...... 12 Eau... 750 Corne de cerf. 12 Rac. de panicaut. 12 Réduisez de moitié par la cuisson, ajoutez : Sirop de capillaire........... 30 (Jourd.) Lait artificiel pour enfant (Liebig). On mélange 15 gr. farine de blé, 15 farine de malt et 0 37 bi-carb. de potasse; on y ajoute 30 d'eau, et enfin 150 de lait écrémé. On chauffe, en remuant continuellement, jusqu'à ce que le mélange commence à s'épaissir; on enlève alors le vase du feu sans cesser d'agiter. Après 5 minutes, on chauffe de nouveau jusqu'à l'ébul.; enfin on filtre (Un. ph., 1865). Depuis. M. Lie! ig a indiqué d'autres proportions poui la préparation de ce lait (V. Un. ph. 1867). Le mélange des 3 premières substances constitue la poudre ou farine de lait pour enfants, de Liebig. Le lait artificiel, qui paraît avoir eu du succès en Allemagne et en Angleterre, est loin d'avoir obtenu, avec raison, un pareil résultat en France. (V. J. ph. 1867). LAITUES. - Lait de magnésie. Magnésie cale, i00 Eau... 800 Eau de il. d'orang. 100 Broyez la magnésie avec Veau, porter à l'é- bullition clans un poêlon d'argent en agitant sans cesse, passez à l'étamine a looch et ajoutez l'eau aromatique. Il contient 2,0 d'oxyde par cuillerée. Une cuillerée à café comme absorbant, une cuillerée à bouche dans le diabète, et 3 ou k de celte dernière comme purgatif. Dans ce cas on boit immédiatement après un demi-verre d'eau sucrée. (Mitt.) L'auteur de cette formule recommande de passer à l'éiamine. Ce doit être une erreur, car, en opérant ainsi, toute la magnésie reste sur l'étoffe. Nous conseillons donc de passer au travers d'une passoire très-fine. Lait mereuriel (Plenck). -Mercure gommeux de Plenck. 20. Lait de vache. 2j0 En lotion dans l'ophlhalraie gonorrhéique, en bains dans les ulcères syphil., et en garga- rismes dans l'angine de même nature. (lourd.) Lait de plomb cosmétique. Sel commun......... 1 Eau............... Q. S. Juste pour dissoudre; ajoutez : Extrait de saturne................ 2 Lavez le précipité et mêlez-le avec : Emulsion simple.............. 24 (Yan-M.) Lait de poule. Cette crème, si en usage dans les ménages, se fait avec le jaune d'œuf, de l'eau chaude, du sucre et de l'eau de (leurs d'oranger, battus ensemble. Lait purgatif, de Planche. Résine de siMiumonée. 0,50 Sucre blanc......... 1j Triturez ensemble et ajoutez peu à peu : Lait pur... 120 Eau de laurier-cerise, gouttes, 3 à 4 En une seule fois pour un adulte. Médecine agréable et d'un effet certain. Lait de viande LANOLINE. 615 Viande crue. Sucre....... An) ndes douces mondées. Amandes amères — Pilez^au mortier, ajoutez un jaune d'œuf el du lait Q. S. Lait virginal. Teinture de benjoin.. 5 Eau de roses......... 500 Quelques formulaires remplacent l'eau de roses par celle de mélilot. Sous le nom de lait virginal, la pharmacopée piémontaise indique une sorte d'eau de Goulard camphrée dans laquelle l'eau ordinaire est remplacée par les eaux de morelle, de laitue el de nénuphar. LAITUES. Deux plantes Q synanthérées de ce nom fournissent des préparations à la pharmacie. 1° Laitue cultivée ; Lactuca saliva ou Ca- pitata (Gart<>iisatat,Lattieh, al. Lettwe , ang. Chass, Cherbas, ar. Laktuk, dam. Embrosi, ég. Lechuga, esp. Gwoone salade, Latine, hol, Lat- tuga saliva, rr. Loczyga, Leituga, pol. Latik, rus. Sallat, su. Maroul, tur.). Elle est émoi- lienteet sédative; on en obtient, lorsqu'elle est montée et que la tige contient un suc laiteux, un hydrolat* et un extrait (Thridace)" fort employés. JVous avons parlé plus haut du lactu- carium. A la Guyane, on cultive, dans les jardins, l'Emilia Bigidula, quia, avec la laitue, une grande ressemblance. Elle y est employée comme Ionique et aiitichlorotique (Un. Ph. 1861). 2° Laitue vireuse ou nmonide ; Lactuca virosa (Giftiger lattich, Stwkender lattieh, al. Memloch lettuce, Strongscmted lettuce, axg. Slinkmde laktuk, dak. Stinkende tataw. hol. Salata jadowita, Loczyga dzika, pol. Alsace brava, ror..). Elle croît naturellement aux environs de Paris; elle ressemble assez bien a la chicorée sauvage. Son odeur est forte et vireuse. On la cullive en Ecosse pour obtenir du laclucarium (V. Un. ph., 1873). Elle contient : lactucin ou laetucine (Lactu- cone, de M. Lenoir) ; 1 matières grasses, résine insipide, résine acre, matière brune, acide oxalique (Walz). C'est un narcotique que l'on peut comparer à la jtisquiame et aux autres solanées, ce qui lui a valu des anciens le nom de laitue papa- verarec. Son hydrolat et son extrait ont été administrés dans les névroses, l'ascite. LAMPOURDE. Petit glouteron, Petite barçtane, Xanthium strumarium. (Synanthérées.) Kropfklette, Klissenkraut, al..: Small burdock, ang.; Gaasekreppe, dan.; Lampazo pequeno, k'sp.; Rleine, klissen, hol.; Lappola minore, rr.; Bardane meuor, pon.; Spetsborre, su. Plante d'Europe, dont on employait jadis le suc contre le goitre el le cancer. LAMPSANE. Hevbc aux mamelles ; Lapsana communis. (Synanthérées). Ackerkold, fililchen, al. Cette chicoracée, très-commune en France, est estimée émoi lien te et résolutive appliquée en cataplasme sur les engorgements des seins chez les nourrices. On la dil laxalive, d'où son nom, de Xeutâfaû, je purge. Elle était autrefois usitée comme aliment à Constantinople. On la mange jeune, en salade, sous le nom de poule grasse, dans le département de la Haute-Saône. LANOLINE Cette substance, retirée du suint des moutons, se présente sous la forme d'une masse ei6 LAQUE. jaunâtre, visqueuse, neutre, inodore, ne se saponifiant pas en présence des alcalis, composée de corps gras et de eholestérine. Elle absorbe facilement son poids d'eau ou son poids de solutions salines saturées (Liebreck). Elle sert d'excipient pour les pommades, soit seule, soit additionnée de vaseline. LAQUE (Résine). Gomme laque; Lacea, Gummi laecœ. Gnmmilack, Stangenlàck, Lack, al.; Lac, ang.; Laak. ah.j Lakada, cyn.; Laça, esp.; Gomluk, iiol.; Lacca, 1T., POR.; Lak'h, ind.; Ba'o, JAV.j Arabalu, mal.; Lekft, por..; Lack&ba, SAN.; Gumiiii lacka, su.; Itam- burruk, TAU.; Commolckka, tel.; Luk, tur. La laque est produite sur les jeunes branches et les rameaux de diverses plantes parmi lesquelles on remarque surtout les ficus religiosa et indice, le rhamnus jujuba, 1 Aleurites laeci- fera, etc. Cette substance ol due à un insecte, le Coccus lacea (ordre des Méniptères), Les femelles se rassemblent à l'extrémité des rameaux, s'y fixent, serrées les unes contre les autres et se revêtent d'une exsudation ruineuse qui se solidifie autour d'elles et forme sur les petites branches des espèces de manchons raboteux à la surface. On distingue, dans le commerce, différents états de la laque: tantôt on recueille le rameau entier, bois et résine ensemble, c'est la laque en bâtons. D'autres fois on détache les cylindres de leur axe ligneux, c'est la laque en grappes ou bien on concasse la précédente, en menus morceaux, c'est la laque en grains. La laque en écailles ou en feuilles provient des précédentes, fondues, passées et coulées en plaques minces. On la distingue dans le commerce en blonde, rouge ou brune. Elle contient moins de matière colorante que les précédentes. La laque blonde fond aisément et répand une odeur douce qui rappelle celle de la vanille. Elle est soluble dans l'alcool, insoluble dans retirer, le sulfure de carbone, la benzine, l'essence de térébenthine, Tac. acétique, l'ammoniaque; très-facilement soluble dans la soude caustique qu'elle teint en violet (San). En 1858, il est arrivé pour la première fois, en Europe, de la laque en filaments jaunes, fins comme des cheveux. La résine laque Hanche du commerce s'obtient soit en décolorant la laque naturelle à l'aide de l'hypochlorite de chaux ou de soude additionné d'un peu d'acide chlorhydrique étendu (Sauerwein), soit en la saponifiant et enlevant ensuite l'alcali par un acide. Après le blanchiment on ajoute à la solution, qui est légèrement trouble, un peu de sulfite de soude, puis la quantité d'acide chlorhydrique strictement nécessaire pour précipiter la résine. D'après Funke, la laque serait composée de LAURIERS. résine, de laamte, matière sui generis intermédiaire entre la cire et la lésine, et d'une matière colorante animale, plus, selon John, d'acide laccique. Tonique astringent emplojé seulement comme dentifrice. On en fait une teinture. Dans les "arts, elle sert à faire des cires à cacheter, des vernis, des mastics. Elle entre dans la composition de la Glu marine. Lorsqu'on épuise la laque par une dissolution étendue de carbonate de soude et qu'on précipite par l'alun, on obtient le lac-laque dont on se sert pour la teinture. Le lac-dye est la même préparation faite avec le plus grand soin. LARME DE JOB. Coix lacryma- (Christusthrœnen, Eiobsthrœnen al. Job's leurs, ang. LagrimadiGiobbe, it.). (Graminées.) Plante © des Indes orientales, dont on a employé les semences comme diurétique. LASERS. Les pharmacopées citent deux ombellifèrcs % de ce nom : 1° le Laser ii larges feuilles. Gentiane blanche, Turbith bâtard, Seseli de montagne; Siler montanurh, Laserpithium lati- folium {Birsclvwuriel, Weisser enzian, al. lïroad leared lasserwort, axg.); 2° le Lasrr sermontain; Laserpithium siler (Laserhraut, Bosshûmmelartiges, al. Lasserwort, a\g. Jiiel skomyn, iiol. Laserpicio silerino, por.). Plantes européennes. La racine de la première et la semence de la seconde passent pour toni- niques et excitantes. Le Lasi r des anciens paraît-être l'Asa-firtida des modernes. LAURIERS. Quatre plantes de ce nom et appartenant à des familles diverses donnent des produits à la matière médicale : 1° laurier commun, L. noble, L. d'Apollon, L. franc, L. sauce ou des cuisines; Laurus nobilis W- (Laurinées.) Lorbeerbaum, a.l; Laurel, Laureltree, anc; Gar, ar.; Laurbœrtrce, dan.; Laurel, esp.; Laurierboom, iioi..; Lauro commune, it.; Bobek drzwo, pol.; Loureiro. por.; Lager, su.; Tel'né, tur. Arbre originaire du Levant et naturalisé dans nos contrées. C'est le àépm, et l'huile de baies est le AaepvéXatov des médecins giees, qui le> employaient beaucoup l'un et l'autre. On emploie les feuilles et les fruits appelés baies; celles-ci sont des drupes de la grosseur d'une cerise ; noirâtres et très-aromatiques. Elles contiennent une huile grasse demi-concrète et verte, que l'on obtient en exposant leur poudre à la vapeur d'eau et pressant ensuite entre deux plaques métalliques chauffées (Codex). On peut aussi l'extraire par le sul- LAURIERS. 617 l'ure de carbone pur. Cette huile, en laquelle résident les propriétés médicinales des Laies, est excitante, nervine. Elle entre dans différentes préparations. Les feuilles de laurier fraîches servent à faire une pommade très-employée par les vétérinaires ; et avec l'huile d'olives, une huile médicinale très-employée dans le midi de la France; elle se prépare comme l'huile de jus- quiame. On a signalé les propriétés fébrifuges et antipériodiques de la poudre de feuilles de laurier. 2° laurier-cerise , Laurier officinal, Laurier amandier, Laurier royal, Laurier de Tre- bizonde; Padus lavro-cerasus, Mil., Prunus lauro-rerasus, L., Cerasus lauro-cerasas, DeC. (Rosacées.) Kirsehlorbeer, ai.; Cherry-laurel, ang.; Gnr-karasi, ar.; Lorber-kirsebœrstrœ, dan.; Laurel real, esp.; Lau- rierkers, POL.; Lauro ceraso, JT.; Wawrzymi wlsnio- "wego, pol.; Lnureiro rejo, por.; LavrO"vishne\oe de- revzo, nus.; Lagerkirs, su.; Taflan, tur. Petit arbre originaire de l'Asic-Mineure, aux environs de Trébizonde. Bclon est le premier qui t'y aperçut, en 15/|6, et ce fut Clusius qui reçut le premier pied qui arriva en Europe en 1576. Maintenant il est répandu dans tous les jardins de l'Europe, tant pour la beauté de son feuillage que pour ses usages condimentaires et médicinaux. Ses feuilles $ sont grandes. ovales, lancéolées, fermes, coriaces, d'un vert luisant en dessus, alternes, et exilaient une odeur d'amandes amères lorsqu'on les froisse; ses fleurs sont blanche?, en longues grappes ; ses fruits sont des drupes rouges moitié moins grosses que des cerises. Les feuilles soumises a la distillation avec de l'eau donnent de l'essence d'amandes amères et de l'acide cyanhydrique qu'on suppose produits par décomposition de l'amygdaline, quoique ce dernier corps n'ait pas encore pu être obtenu. Garot a remarqué qu'au mois d'avril, elles donnent par ébullition dans l'eau une grande quantité de cire végétale et pas d'huile volatile, tandis qu'au mois d'août, c'est le contraire qui a lieu. Les proportions d'acide cyanhydrique suivent aussi les mêmes rapports. C'est donc à 'cette dernière époque qu'il convient de les prendre pour la préparation de l'hydrolat et de l'huile volatile. Cette dernière s'obtient à la manière du né- roli; seulement, comme elle est plus lourde que l'eau, elle gagne le fond du récipient. Avec le temps elle devient concrète et comme cristalline. L'hydrolat de laurier-cerise (V. Eaux disl.) est toujours légèrement lactescent en raison de la forte proportion d'huile volatile qu'il contient. Il contient en outre de l'acide cyanhydrique en proportions variables. Le laurier-cerise est un calmant sédatif employé dans les mêmes cas que l'acide cyanhydrique; l'hydrolat* à la dose de 1 à 30 gr., l'huile volatile * à celle de 1 à 2 gouttes. On emploie encore les feuilles fraîches en infusé. Les uns et les autres sont également employés à l'extérieur contre le prurit dartreux, les douleurs cancéreuses, etc. Les feuilles de laurier- cerise sont recommandées comme topiques dans le pansement des plaies incites et rebelles (D r Julià). On les a aussi préconisées contre les brûlures. Le Fadus oblonga, Meen. , Prunus virginia- nus, L., arbre des Etats-Unis, cultivé dans les jardins, a beaucoup d'analogie de port et de propriétés avec le laurier-cerise. Deux variétés de laurier : le Laurus caucasica, originaire du Caucase, dont le feuillage est d'un vert sombre assez semblable à celui du laurus nàbilis; l'autre, Laurus colchka, venant de l'ancienne Colchide, dont le feuillage est d'un vert glauque, ont été également introduits en France. 3° laurier rose, Laurose, Nérion , Rosage, Oléandre, Rhododaphné; Ncriwn oleander. (Apocynées.) (Oleander, al.; Rosebay,KHG.; Oleandrio, it.; Adelfo, esp.). Arbrisseau cultivé dans tous les jardins, et qui croît à l'état sauvage sur les rochers de la Corse, de l'Italie, de l'Algérie, etc. Les feuilles sont réputées narcotiques; M. Landerer y admet la présence de la sali- eine, ainsi que dans les fleurs. Leur infusé aqueux ou huileux a été employé dans les dartres, et leur poudre incorporée dans de l'axonge, contre la gale. 11 est très-vénéneux. Suivant M. Lukomski, le, laurier-rose contient deux alcaloïdes : la pseudo-eurariue, substance très-peu active, el Yoléanàrine, à laquelle il doit sa puissance toxique. Le laurier- rose a, comme poison du cœur, une action analogue à celle de la digitaline, et son extrait hydro-alcoolique pourrait avoir les mêmes emplois thérapeutiques que la digitale pourprée (Pelilian). (V. Un. ph., 1866.) Dans l'Inde, on emploie Pécorce du Xerium antidysentericum (ou Wrightia antidysentërica) contre la dysenterie, sous le nom de gondaga- pala; et, comme fébrifuge, sous les noms de Koorehee, Indrajab. M. Raines, de Bombay, en a extrait un alcaloïde appelé d'abord nérêïne ou inïglitine, puis œnessine (du nom indoustan de Pécoroe) (V. Un. Ph. 1865). En Algérie, les Arabes emploient en gargarismes, contre les maux de dents, le suc de feuilles de laurier- rose. h° laurier avocatier , Avocatier; Laurus persea, L. Le fruit de ce laurier a l'apparence d'une poire sans ombilic , et porte le nom de Poire d'avocat. La chair en est butyreuse et 618 LAVANDES. peut se manger à la cuiller. On dit les bourgeons et les feuilles d'avocatier employés à la Guadeloupe comme emmenagogues, stomachiques, carminatifs, antihceliques. C'est le remède unhersel des négresses. La graine contient de la Persêite, matière sucrée analogue à la mannile. Le Laurier-thym est le VHmrnum tinus (Ca- prifoliacées), dont les baies sont violemment purgatives. LAVANDES. On connaît trois sortes de lavandes (Labiées). 1° lavande commune ou officinale ; Lavan- dulavera M*. {Lavendel, al., dan., iiol.,su. Lavander, ang. ; Espliego, Athucema, bsp. Lavcnda, it. ; Luwauda, pol.; Alfazema, l'or,. Soroutz, TLT,.). Plante b cultivée dans les jardins, recon- naissable à sa tige grêle, carrée, haute quelquefois d'un mètre, à ses feuilles linéaires, blanchâtres, et à ses fleurs bleues, petites. Son odeur est forte et camphrée. Stimulant aromatique. On en fait un alcoolat. Dans les ménages, on en met dans les garde-robes pour les préserver des mites. 2° grande lavande, Spic , Aspic, lmxm.de mâle, Faux nard; Lacomlula spka. Elle croît sur les montagnes incultes de l'Algérie, dans les lieux arides de la Provence, où on en retire l'essence de lavande du commerce, nommée essence de spic, huile d'aspic*. Les Arabes administrent à l'intérieur les sommités fleuries, bouillies dans le miel, pour guérir l'aphonie. 3° lavande stoeciias, Stœchas, Stœchas arabique; Lavanâula stœchas. (Sdwpflavendel, Stœchas Arabischer, al., dan., hol. , Trench lavender, ang. ; Cantueso, Astochados, esi». ; Stecade, it. ; Rosmarinho, por.). Croît aussi en Provence et en Algérie. Ses fleurs, disposées en épis, entrent dans le sirop de stœchas composé. LAVEMENTS. (De lavare, laver); Clystéres (de y.\(£a, je lave); Enegmes (de ?vu|u, jeter dedans). Klysticr, ai,.; Washing, Clyster, ang.; Lavativa, Ayuda, esp.; Lavativo, it.; Ivlistir, su.; Fenkié, tur. Médicaments magistraux liquides destinés à être introduits par le rectum dans le gros intestin, à l'aide d'une seringue (de syrinx, caverne), d'un clysopompe , etc. Ce n'est donc qu'une sorte d'injection. {Injections intestinales ou rectales.) La substance des lavements est ordinairement de l'eau chargée par mixtion, solution, infusion, décoction, etc., de principes médicamenteux. On peut administrer sous cette forme les mêmes substances que par la bouche, LAVEMENTS. mais à des doses plus fortes (ordinairement doubles). En Angleterre, on a employé avec succès la poudre de charbon végétal, en lavement, contre la dysenterie avec selles putrides. La température à laquelle on administre ordinairement les lavements, est celle de l'intérieur du corps (30 à 35°). Le lavement entier ou pour adulte est de 500 gram. de liquide, on le fractionne par 1/2 et 1/ù de lavement. Plus ils sont considérables , plus vite ils sont rendus. Pour administrer les lavements aux malades, on recommande que ceux-ci soient couchés sur le côté droit et jamais sur le ventre; ils doivent avoir les cuisses à demi pliées et retenir leur haleine. Avant d'administrer un lavement, afin de ne pas introduire d'air dans l'intestin, il faut faire arriver le liquide jusqu'à l'extrémité de la canule. On recommande aussi, lorsqu'on veut administrer un lavement actif, de le faire précéder d'un premier à l'eau simple, qui débarrasse l'intestin des matières fécales, et laisse au second toute son action. Lavement acétique (Franck). Vinaigre............ 5,0 Eau.............. 200,0 Affections typhoïdes. (Foy.) Lavement adoucissant ou au jaune d'oeuf, Jaune d'œufs.......n° 3 Décocfé de son___ 500,0 Lavement albumino-argentique (Delioux). Blanc d'œufs....... n° 1 Eau distillée........ 250 Passez et ajoutez : . Azotate d'argent, Clilor. desod., ââ... 10, 20, 30 cent. On dissout les sels séparément, dans un peu d'eau distillée. On ajoute d'abord le soluté ar- gentique, puis le soluté sodique au liquide albumineux. Diarrhée rebelle. Lavement aloétique (Clarck). Aloès ............... 5,0 Décodé d'avoine... 300,0 Contre les ascarides et pour provoquer les hémorrhoïdes. (Buitch.) Lavement avec l'amidon. Amidon ............ 15,0 Eau commune.....500,0 Délayez l'amidon dans 100 d'eau froide, portez le reste de l'eau à Pébullition, et versez-le sur le mélange d'eau et d'amidon. (Codex et F. IL F.) Lavement analeptique. Jaune d'œuf........n° 1 Bouillon de viande Salep .............. 1,2 sans sel........ 125,0 Radius indique une autre formule où le salep est remplacé par 1 /2 verre de vin généreux. Lavement anthelminthique. Mousse de Corse.... 12,0 Eau................ 375 LAVEMENT ANTHELMINTIQUE. — LAVEMENT DE CHLOROFORME. 619 Faites bouillir dix minutes, passez et ajoutez : Huile de ricin........... 30,0 (Foy.) Lavement anthelminthique (Duncan). SabinelO.O Ruei0,0 Absinthe 10,0 Eau bouil. 500,0 Faites infuser, passez et ajoutez : Huile de ricin............. 20,0 Lavement antidiarrhéique (Trousseau). Eau de chaux. 200 Eau de riz. 300 Laudanum.. 1 Agitez. Diarrhée chronique. Lavement antidysentérique (Valérius). Amidon............. 30 Décocté de guimauve. 500 Alun cru......... 8 à 12 Ext. de valériane.. 4 Laudanum de Sjd . 1 Pour deux lavements à prendre dans les \ ingt-quatre heures. Lavement antiseptique. Décodé de quina.. 3~5,0 Jaunes d'œufs ....... no 2 Camphre .......... 4,0 Dans les fièvres adynamiques. [Foy.) Lavement antispasmodique. Infusé de valériane. 90.0 Teint, d'opium, goutt. 10 Autre formule : Valériane pulv___ 4 F. d'oranger pulv.. 4 Eau. 200 Contre les névralgies lombo-abdominales. Lavement antispasmodique alcalin. Infusé de (10,0) valériane. 200,0 Asa-fœtida.. 1,0 Carbonate de potasse..... 0,5 Jaune d'œuf. ne 1 On broie l'asa-fœtida avec le carbonate, on ajoute le jaune d'œuf, puis l'infusé. (Ma..) Lavement antispasmodique (Righini). Camomille .......... 10,0 Sem. de jusquiame. 2,0 Pavot .............. 10,0 Eau .............. 230,0 Lavement antisyphilitique. Lavement mercuriel. Sublimé corrosif___0,05 Décocté de lin..... 500,0 Administré quand le sublimé n'est pas supporté par le haut. (Buib.) Lavement arsenical ou minéral (Boudin). Soluté arsenical (Boudin), 50 gr. Eau tiède... 50 gr. 11 est bien de vider préalablement le rectum au moyen d'un.lavement ordinaire. (V. Acide arsémeux.) ■ Lavement d'asa-fœtida. Asa-fœtida........ 5,0 Décocté de guim... 250,0 jaune d'œuf....... no 1 (Bouch.} Dans quelques formulaires, le décocté de guimauve est remplacé par un infusé de camomille et même tout simplement par de l'eau. Lavement astringent. Bistorte. 10,0 Roses rouges 16,0 Eau...... 300,0 Faites infuser, passez, ajoutez : Laudanum de Sydenham, gouttes... 5 Diarrhées chroniques. (Bouch.) Lavement astringent au cachou. Cachou ............. 5,0 Eau chaude....... 300,0 Diarrhées chroniques (Bouch.) Pré p. de même le/aueme«£ astringent aukino. Lavement astringent au tannin. Tannin.............. 1,0 Eau.............. 300,0 Laudan. de Syd., g"«s 6 Diarrhées, dysenteries. (Bouch.) Lavement à l'azotate d'argent (Trousseau). Azotate d'argent.... 0,25 Eau distillée...... 500,0 Contre la diarrhée rebelle. Lavement au calomélas. Mercure doux...... 1,2 Eau ............... 230,0 Gomme arabique---- 13,0 (Auo.) Jourdan donne une formule où le mercure doux est additionné de manne, d'huile de ricin et d'ipécacuanha. Lavement de camomille. Camomille ........... 5,0 Eau bouillante..... 500,0 Lavement calmant camphré (Langlebert). Camphre ......... 0,50 Jaune d'œuf...... no 1 .. 0,05 200 Ext. d'opium. Eau ........ F. A. S. un lavement qui sera administré soir et matin pour calmer la dysurie qui accompagne la cystite du col. Lavement camphré. Camphre .......... 4,0 Dec. de gr. de lin.. 300,0 Jaune d'œuf...... no 1/2 Douleurs névralgiques, dysménorrhée. M. P. Vigier recommande l'addition de 2 p. de gomme arabique qui fournissent un mucilage capable de donner une émulsion parfaite. Lavement de céruse (Devergie). Acétate de plomb............ 20 à 30 décig. Carbonate de soude.......... 10 à 15 décig. Faites dissoudre séparément dans très-peu d'eau, versez les solutés dans : Décocté de semences de lin.. 230 gramm. Ajoutez : Laudanum de Rousseau....... 8 gouttes. M. Devergie emploie ce lavement pour calmer les diarrhées des phtisiques. Lavement au chloral (Griffiths). Décoct. guimauve___ 500 Hydr. de chloral.. 2 à 5 A employer chez les tétaniques, dans le délire des aliénés et dans 1 erlampsie. — On peut aussi l'administrer dans une émulsion de jaune d'œuf faite avec le lait. Lavement chloreux. Chlore liquide. Amidon ....... 8,0 15,0 Extrait d'opium... 0,03 Eau............. 180,8 Diarrhée des phtisiques. Lavement de chloroforme (Bouchut). Chloroforme... 2 Alcool..... 16 Eau distillée... 250 Dans le traitement des calculs biliaires. t>20 LAVEMENT CHLOROFORM1SE. — LAVEMENT AVEC LE PAVOT. Jaune d'œuf....... n° 1 Eau.............. 125,0 Autre formule : Chloroforme ......... 2 Eau................. oOÙ Dissolvez par une longue agitation. Lavement chloroformisé (Aran). Chloroforme, gouftes. 20 Gomme ............. 8,0 Contre la colique de plomb. Lavement chloruré. Chlorure de soude.. 10,0 Eau tiède......... 300,0 Employé par M. Labarraque fils dans les fièvres typhoïdes. Lavement au copahu (Ricord). Copahti ............ 2i,0 Extrait d'opium... 0,05 Jaune d'œuf........ no i Eau............. 180,0 Quand le copahu ne peut être pris par la bouche. Lavement de copahu (Velpeau). Copahu ............ 30,0 Jaune d'œuf....... n» 1 Laudanum liquide... 1,0 Eau............... 230,0 Antigonorrhéique. (Soub.) Lavement de cubèbe (Velpeau). Cubébe pulvérisé ... 25,0 Décodé de guim... 300,0 Antiblennorrhagique. (Botteh.) Lavement contre la diarrhée chronique (Rostan). Gomme adragante ... 1,0 Laudanumliq., g l *es 20 Amidon ............. 8,0 Eau.............. 300,0 Lavement diurétique (Moutard-Martin). Digitale............ 0,30 Eau............... 200 Faire macérer 12 heures. Dans les cas où la digitale, prise intérieurement, n'est pas supportée par le malade. Lavement diurétique. Digitale, Scille, ââ... 2,0 Eau..............400,0 F. bouillir dix minutes, passez et ajoutez : Laudanum de Rousseau, gouttes... 6 (Bouch.) Lavement émétisé. Emétique........... 0,3 'Infusé d'arnica___ 300,0 Contre l'apoplexie et le coma. (Bouch.) Lavement émollient. Espèces émollientes. 30,0 Eau............... Q. S. Pour obtenir 500 grammes de colalure après dix minutes d'ébullilion. (F. II. P.) Lavement d'ergotine (Bonjean). Ergotine............ 4,0 Eau........ 230 à 300,0 Hémorrhagies rectales et hémorrhoïdales. Lavement fébrifuge. Sulfate de quinine... 0,75 Eau distillée de lai- Laudanum de Rous- tue............. 125,0 seau, gouttes..... 4 Pour un quart de lavement. (Rieh.) Lavement gélatineux. Gélatine commune... 15,0 Eau.............. 500,0 Lavement huileux. Lavement émollient. n° 1 Huile blanche...... 60,0 (F. H. P.) Lavement d'huile de ricin. Huile dericin....... 50,0 Décocté de guim... 300,0 Lavement iodé (Delioux). Faites dissoudre à chaud. (F. II. P.) Teinture d'iode, g""».. 10 à 20 Eau... 200 à 250,0 Iodure de potassium ... 1 à 2,0 Contre la dysenterie chronique. — On donne préalablement un lavement ordinaire. Lavement ioduré (Iodognosie). Iodure potassique---- 1,0 Eau..............250,0 Lavement laudanisé ou anodin. Décocté de guim... 230,0 Laudanum deSyd.. 0,0 En ajoutant à ce. lavement 15 grammes d'amidon, on a le lavement d'amidon laudanisé employé contre la diarrhée; ce dernier additionné de 10 gr. d'alun et de à gr. d'extrait de valériane, a été employé avec succès contre la dysenterie, par le docteur Valérius. Lavement avec la graine de lin. Semences de lin............ 15,0 Faites bouillir pendant quinze minutes dans Q. S. d'eau pour obtenir 500 grammes de co- lature. (F. II. P.) .Lavement laxatif. Mellite de Mercuriale. 100 Eau___ 400 (Codex.) Lavement au miel. Miel commun ...... 100,0 Eau.............. 400,0 Lavement au miel mercurial ou laxatif. Lavem. émollient... n° 1 Miel mercurial...... 60.0 IF. II. P.) Lavement au musc. Musc ............ 1,0 Jaune d'œuf...... no 1/2 En ajoutant à ce lavement 2,0 de camphre, on a le lavement musqué camphré. (Bouch.) Lavement de Newbold. S.-acétate de plomb. 0,40 Acide acétique étendu Eau distillée......... 300 de 4/5 d'eau....... « Contre les hernies étranglées. Lavement nourrissant. Gélatine ............ 30,0 Lait.............. 125,0 Faites dissoudre à chaud. (Sivùt.) Spielmann le l'ait préparer avec : bouillon gras, lait,aà, 90,0; gelée de corne de cerf, 30,0. Lavement opiacé camphré, de Ricord. Camphre ........... 0,5 Jaune d'œuf....... n° 1 Extrait d'opium.....0,05 Eau..............200,0 Pour combattre les érections. Lavement avec le pavot ou calmant. Tcte de pavots...... 20,0 Eau bouillante..... 300,0 F. infuser pendant deux heures, passez. Décocté de graines delin.......... 230,0 LAVEMENT PHÉNIQUÉ. — LÉDON. En délayant 15,0 d'amidon dans ce lavement, on a le lavement de pavot et d'amidon, très- employé contre la diarrhée. (F. 11. P.) Lavement phéniqué (Dussau). Ac. phéniq. crist___0,25 Décodé de gr. de lin. 500 Pour 2 lavements à 2 h. de distance.—Contre le choléra. Lavement purgatif. Séné ............... 15,0 Eau bouillante..... 500,0 F. infuser, passez avec expression et ajoutez à la colature : Sulfate de soude............... 15 (Codex.) Lavement purgatif à la gratiole. Gratiole............ 12,0 Eau bouillante..... 375,0 Faites réduire d'un tiers. (Bat) Lavement purgatif salin. Sulfate de soude___30,0 Décodé de guim... 500,0 Autre formule : Dec. de feuill. de mauve, de méliîot, de camomille.. 300 Faites y infuser une forte poignée de rue fraîche et pilee, passez avec expression et ajoutez : Sel ammoniac. 5 H. de noix, TMiel mercurial, aa... 60 Lavement purgatif des peintres. Séné ................ 8,0 Eau bouillante..... 500,0 Faites infuser, passez et ajoutez : Jalap puhérisé......4,0 Sirop de nerprun... 30,0 Diaphœnii......... 30,0 (F. II. T.) Lavement de quinquina. Quinquina jaune___20,0 Eau .............. Q. S. Pour 2Ô0 de décocté, passez et ajoutez : Laudanum liquide, gouttes............ 12 Fièvres intermittentes. (BuucIl.) Lavement de savon. Savon blanc......... 8,0 Eau commune.....500,0 Faites dissoudre à chaud. (F. H. P.) Lavement de seigle ergoté ou obstétrical. Seigle ergoté........ 8,0 Eau.............. 375,0 Faites bouillir dix minules, passez. (Foy.) Lavement avec le son. Son ................ 60,0 Eau, environ...... 620,0 Faites bouillir quelques minutes et passez avec expression. (F. H. F.) Lavement de sulfate de quinine. Sulfate de quinine___ 1,0 Décocté de pavot... 150,0 On ajoute quelques gouttes d'eau de Rabel pour dissoudre le sulfate. Le malade doit garder ce lavement le pLis longtemps possible. (Bowh.) Souvent au décocté de pavot on substitue l'eau simple. On le l'ait aussi avec 8 de glycérolé de sul- 621 fate de quinine et 100 d'eau ou d'une décoction quelconque. Lavement de tabac. Nicotiane sèche..... 30,0 Eau bouillante..... 500,0 Faites infuser, passez et ajoutez : Emétique.............. 0,6 (F. H. P.) Ce lavement nous paraît bien actif. Lavement de tabac (Abercombrie). Nicotiane sèche...... 1,0 Eau bouillante..... 200,0 F. infuser, passez. Contre l'iléus, le tétanos. Lavement de tabac et de croton (Moll). Nicotiane ........... 5.0 Eau bouillante..... 150,0 Faites infuser, passez et ajoulez : Huile de croton, goût. 3 Gomme arabique___ 10,0 Employé avec succès dans un cas désespéré d'iléus. (Bouch.) Lavement au tannin. Tannin.............. 8,0 Eau .............. 500,0 Comme astringent et pour combattre les effets des lavements à l'opium à trop forte close. Lavement térébenthine. Huile volatile de térébenthine................... 30,0 Jaune d'œuf........n» 1 Eau............... 500,0 Contre les ascarides vermiculaires et les névralgies lombaires. (Sot/6.) Lavement vermifuge camphré. Camphre............4,0 Huile d'olives...... 60,0 Contre les ascarides. (Ellis.) Lavement vermifuge au semen-contra. Semen-contra....... 10,0 Eau bouillante..... 100,0 Faites infuser et passez. — Ascarides. Lavement vermifuge, de Raspail. Eau............ 1000,0 Asa-fœtida ...... . 0,15 Aîoès ........... 0,15 Huile camphrée.... 10,0 Tabac.......... 0,13 LÉDON. Romarin sauvage, Ledum palustre (Rhodorac.) VYilder Rosmarin, Porsch,AL.; Marsh cisius, ANt:.;Ledo, Jaguarzo, e*p. ; "Wilde rozemaryu, hol.j lmbrentina, IT-; Sqvattram, su. Arbuste qui croît dans les endroits humides des montagnes, et que l'on cultive aussi dans les jardins. On lui attribue des vertus narcotiques. On l'a employé dans la coqueluche, la lèpre, la gale, la teigne. Il fournit une huile essentielle, dont le stearoptène est connu sous le nom de camphre de ledum. Cette huile, à réaction acide, contient des acides acétique, butyrique, valérianique; un acide particulier, l'acide ledumique, de Yéricinol, et une essence isomère de l'essence de térébenthine (Frœhde). Un autre lédon, le Ledum latifolium, connu sous le nom de Thé de James ou du Labrador, est employé en infusion, dans quelques pays, 62 2 LEPTANDR1N. comme tonique, pectoral, stomachique. Son odeur est agréable; LEPTANDRIN. Principe résineux du Leptandra Virginlca (Scrophularinées). Tonique et laxatif, peu ou point connu en Fiance. Employé en Amérique, combiné au Podopliyllin, la rhubarbe, le sulfate de quinine,dans le traitement de la diarrhée, des dyspepsies, des lièvres, la dysenterie épidémique. Dose : 0,10 cent, à 0,o0 cent, par 24 heures. On l'extrait par un procédé analogue employé pour le podophyllin. LICHENS. Flechten, moosflechten, al.; Lafvar, su. Les pharmacopées mentionnent les suivants, 1° Lichen d'Islande, Mousse d'Islande; Muscus islandicus, Lichen islandicus, L. ; Physcia islàndka , De C. ; Cctraria islandiea , Ach. (Lichénées) W. *• Islcendischesnioos, al.; Iceland nions, Teeland livertwort, ano.; Islandskmoos, Fielgrœs, dan.; Liquea islandico, ksp.; Yslandsche mos, HOL.;_Liehene islandico, it.; Dtecic islandzk'i, pol.; M usgo islandico, por.; Islandskoi moch, nus.; Islands inossa, str.j IJjihcr otou, tur. Cryptogame commun dans les Vosges, en Suisse et surtout en Islande. Ce sont des expansions foliacées, laineuses, irrégulières, co- riacées, d'un brun verdâtre ou fauve. L'eau froide enlève au lichen son principe amer; l'eau bouillante lui prend 65 pour 100 de substance mucilagineuse, et se prend en gelée par refroidissement L'alcool, les solutés alcalins s'emparent comme l'eau, mais avec beaucoup plus de facilité, du principe amer du lichen. Aussi ces derniers sont-ils employés avec avantage à cet effet. Le lichen renferme une fécule particulière (Lichêniné) à laquelle .il doit ses propriétés nutritives etmuciîagineuses, un principe amer {Cêtrariu ou cétrarine, acide cétrarigue), un sucre incristallisable, de la gomme, de l'acide lichénostéarique, la thalhehlore, matière colorante, des acides fumarique, oxalique, tartri- que, combines à la potasse et à la chaux, de la cellulose, etc. On est dans l'habitude d'enlever au lichen son principe amer, soit par un traitement à l'eau froide ou bouillante, soit à l'aide de l'eau dans laquelle on a mis une petite quantité de carbonate de potasse ou de soude. Par suite de celte opération, les préparations de lichen ne sont plus désagréables, mais elles sont peut-être moins actives. Quelques praticiens pensent même qu'alors le lichen n'est plus qu'alihile, tandis qu'avec son principe amer il est en outre tonique. M. Leuchs enlève à la décoction du lichen son amertume, en la fil- — LICHENS. trant sur du charbon. Le lait couvre assez bien l'amertume du lichen. Le cetrarin, qui passe pour tonique et fébrifuge, peut être obtenu en traitant le lichen en poudre par l'alcool, acidulant celui-ci par l'acide chlorhydrique, étendant d'eau, recueillant et lavant les cristaux blancs précipités. Le mot lichen vient de H'.-/.™, dartre, de la forme croûteuse des expansions de ces plantes. En 1673, Borrichius vanta le lichen comme médicament. Chacun sait que le lichen d'Islande et d'autres lichens servent d'aliment aux habitants de certaines contrées, que ce sont leurs céréales. En Suède et en Russie les lichens traités par l'acide sulfurique donnent 72 °/ 0 de glucose qui est converti en alcool. Forme pharm. et dose. Poudre, 2 à 4,0; tisane par décoction , avec le principe amer ou non » (pp. 10 : 1250 réduit à 1000 par ébul- lilion) ; saccharole *, 20 à 50,0 ; gelée avec ou sans principe amer, 50 à 100,0; pâte *, 20 à 50,0; pastilles, n° 5 à 20; sirop, 20 à 100. 2° Lichen pyxidé, ou en entonnoir; Lichen ou ScypKophorus pyxidatus. Sorte de petits cônes blancs, verdàtres, dont la partie large est creusée en godet. Il vient sur les tertres et les vieux murs. Employé jadis contre la toux. 3° Lichen pulmonaire, Pulmonaire en arlux ou de chêne, Herbe aux paumons, Crapaudi/it (V. Stachys) ; Lichenpulmonarius, L., Lobaria pulmonaria, De C. Lungenrooos, Lungenflechte, al.; OaUuns-s.ANG.; Lunge- moos, dan.; Pulmonaria de arbol , ESP.i Lnngachtig ïungrwort, hol.; Lichen Polmonaria, it.; nepatica do* ayores, por.; Lungniossa, su. Expansions membraneuses, rugueuses, blanchâtres. Employé jadis comme le précédent. !i" Variolaire, variolariadiscoîda (Lichénées). Petit lichen indigène, d'une saveur très-amère. qu'on a préconisé contre les fièvres et les névralgies intermittentes, et contre les affections vermineuses. C'est sous forme de poudre qu'on l'administre, à la dose de 5 ou 6 décigr. dans du miel ou dans un pruneau. Le variolaria amara, Ach., lichen faginus. L. lichen des hêtres, cryptogame très-commun sur l'écorce des hêtres, a été vanté aussi comme fébrifuge. En 1831, M. Alms en a retiré un principe cristallisable, incolore, très- amer, qu'il a nommé pkrolichênine (de irucjôç, amer et lichénine) possédant des propriétés fébrifuges, fusible au-dessous de 200°, insoluble dans l'eau, soluhle dans l'alcool, l'éther. les essences, le sulfure de carbone, soluble à chaud dans les huiles grasses. Parmi les lichens employés autrefois, nous citerons : le Lichen des rouies, Cladonia ran- giferina ; le Lichen blanc de neige, Physcia ni- valis; le Lichen contre la rage, Peltigera cani- na; le Lichen entrelacé, Vsnea plicata (on le LIERRES. connaissait jadis sous le nom d'usnée de crâne humain; on payait au poids de Toi'celui qui croissait sur le crâne des pendus, et ou l'employait contre répilepsie) ; le Lichen des murs, ïmbricaria ou parniclia parietina, présenté comme succédané du quinquina, el renfermant un principe amer, la chrysopiçrine (Slei/i). Les lichens fournissent à la teinture quatre couleurs : le brun, le jaune, le pourpre et le bleu. Le brun est fourni par les lichens pustuleux et pulmonaires; le jaune l'est par le lichen des murailles et le lichen vulpin. Ceux qui produisent la couleur rouge ou pourpre sont de. terre ou de mer. Ceux-ci appartiennent au genre roccella, dont l'espèce la plus employée est le roccella tinctoria, itovuc» «pûiee; de Théophrasle, qui croit sur les rochers maritimes au cap Vert, à Madère, à Mogador, en Sardaigne, en Corse, aux Canaries, aux Açores. Ceux de terre appartiennent au genre variola- ria, aux V. dealbata et orcina surtout ou pas- relle ( dans lesquelles Robiquet a découvert deux substances cristallines : la variolarine et l'orane), et viennent dans les montagnes des Pyrénées, d'Auvergne, des Alpes, etc. La couleur bleue est fournie, par des Lecanora et surtout par le L. tartarea. Les lichens à couleur rouge constituent, macérés avec de l'urine, ces matières tinctoriales violacées, connues sous le nom tForseille (Faerberflechte, al.,- Orchil, Cudbeard, ang. ; Orcldlla, esp.; Orcel, hol.; Orcella, Oricello, it.) de Persio, de cutbeur, qui teignent sans mordant en cramoisi; suivant qu'ils sont de mer ou de terre, Porseille est dite orseiUe de mer (orseiUe des des ou des Canaries, ou d'herbe) ou orseiUe de ferre (OrseiUe d'Auvergne ou de Lyon). Avec les lecanora et l'ammoniaque ou riirine, on préparc une laque bleue (Iw/nus, Htimus, ang.) analogue au tournesol retiré du Croton tinctorium ou mmtrel/c et plus sensible comme réactif que ce dernier. (V. Tournesol). Dans ces lichens, la matière colorante ne préexiste pas, mais prend naissance sous l'influence de l'air et de l'ammoniaque. Ainsi dans les variolaria dealbata et orcina, dans le lecanora lartarea, la lécanorinc (ou acide lécanorigue), qui y préexiste, et qui y a été découverte par M. Schunck, bouillie avec de l'eau ou soumise à la distillation sèche, se transforme en orcine; celle-ci, par l'action simultanée de l'oxygène de l'air et de l'ammoniaque, donne de l'or- c.èine ou matière colorante de Porseille (et aussi du tournesol). Dans le roccella tinctoria, VErythrine découverte par M. Kane, préexiste et se change, par le contact de l'air et de l'ammoniaque, en amarythrine ou amer d'éry- thrine, qui, par un contact plus prolongé, devient de la télérythrine, puis de Vorcéine. La LIMAÇON. 623 roccelline ou ande roirellique, qui existe aussi dans le roccella tinctoria, absorbe de l'oxygène et forme, suivant M. Robert Kane, l'acide Ery- throléique. Ces substances, tenues en dissolution par l'excès d'ammoniaque, constituent l'orseille. Le Lichen escidentus de Pallas et le Lecarmra afflnis constituent la manne tombée du ciel. en l'erse, en Arménie et dans le Sahara. (Manne des Hébreux-, D 1 ' O'Rorke). LIERRES. Deux plantes de ce nom, mais de familles différentes, sont citées dans les pharmacopées. 1° lierre commun ou grimpant; Iledera hélix'. (Hédéracées.) Ephou, al.; Ivy, Mil.; Vintergrout, dan.; Yedra arho- rea, esp.; Kiimop, hol.; Edera, it.; Bluszoz, pol.; Era, por.; Murgrœna, su.; Sarmaschuk, rua. Les baies passent pour purgatives. L'écorce était jadis employée dans la syphilis et les dartres. On sait que les feuilles servent au pansement des cautères. Les gros lierres du Midi laissent exsuder un suc résineux nommé Gomme de lierre (Hédé- rine de MM. Vandamme et Chevalier, d'Amiens), qui n'est pas employé. 2° lierre terrestre, Roiulote, Herbe de Saint-Jean (i) ; Chamœcissus, Iledera terrestris, Glecoma hederacea L. (Labiées.)* Gundermann, Erdepheu, Gunde'reeb, al.; Groundivy, ang.; Leban koussi, ar.; N'gq-po-ché-tsâo, en.; Ved- beml.;. dan.; Yedra terrestre, esp.; Aardveil, hol.; Edera terrestre, it.; Btusczyh ziemny, ICurdwan, pol.; Hera terrestre, por.; Jordref'va, su.; Jer Sarmas- chugbi, TUR. Petite plante rampante des bois, à feuilles réniformes et à fleurs violettes axillaires. Vulnéraire, béchique. Infusé (pp. 10 :1000). LIMAÇON. Colimaçon, Escargot; Hélix pomatia. (Mollusques.) Schnecke, al.; Snail, ang.; Snegl, dan.; Caracol, esp.; Slak, hol.; Lumaea chiocciola, it.; Snigel, su.; Sai- langos, tur. Ce gastéropode, que tout le monde connaît, est commun dans les vignes du Midi, où on en fait une grande consommation comme aliment, et où l'on remplace 17/. pomatia par VIL aspersa ou par l'jff. vermiadata. Il contient un mucus abondant, auquel on attribuait, il n'y a pas encore longtemps, ses propriétés médicinales, tandis que, d'après les expériences de M. Figuier, il les devrait surtout à un principe soufré qu'il a nommé Hèli- cine. (Piria a donné le même nom à un produit d'oxydation de la salicine par l'acide azotique.) Pectoral peu employé. I (1) On donne aussi ce nom à l'armoise. f 6U LIMONADES. Les préparations héliciées sont un sacclia- rolé (V. ce mol), un sirop, une pâle, des pastilles, un bouillon. Elles sont généralement agréables au goût, et préférables à l'animal lui-même. VB.eMa.ne de Lamarre et Caulier est un mélange de pulpe de limaçon 500, et de sucre et gomme 2Ô0. On mêle, on sèche à l'étuve et on réduit en poudre. Aromatiser au citron. Les autres escargols paraissent jouir des mêmes propriétés que l'hélice vigneronne. Comme succédané de l'huile de foie de morue, M. Guérin, de La Rochelle, a proposé la littorine au sucre de tait ou saccharure préparé avec P. E. de sucre de lait et de littorine privée de sa coquille, piles ensemble et desséchés au B.-M. puis à l'étuve. Le saccharolé sec est réduit en poudre fine et conservé pour l'usage en flacons bien bouchés. La littorine est l'< s- eargot de mer (Itelix maritima), gastéropode très-commun sur nos côtes maritimes. LIMONADES. Médicaments magistraux liquides, pour l'usage interne, dont le véhicule est l'eau. C'est par extension que le mot limonade s'applique aujourd'hui à toute boisson plus ou moins analogue à celle que l'on obtient avec le fruit du citronnier (Ci/rus limon). Ce sont des délayants ou tempérants que l'on boit froids. Limonade commune. Citronade. Citrons... n» 2. Eau bouillante.. 1000 Sucre.... 70 Versez l'eau bouillante sur les citrons coupés par tranches et privés de leurs semences, laissez infuser une heure; ajoutez le sucre et passez. (Codex.) C'est là la limonade cuite ; la limonade crue se fait avec de l'eau froide. La limonade à l'orange ou orangeade se prépare de la même manière. Limonade acétique. Oxycrat. Vinaigre blanc....... 30 Sirop de sucre....... 100 Eau ordinaire....... 870 Rafraîchissante et antiseptique; dans les fièvres, les phlegmasies. Limonade alcoolique. Alcool. 00 Sirop lartrique. 60 Eau. 880 (F. H. P.) Limonade au citrate de magnésie. Limonade purgative citro-magnésienne. Bien que la limonade citro-magnésienne n'ait été introduite dans la matière médicale que depuis 18Zi7, par M. Rogé-Delabarre, son usage est presque déjà aussi général que celui ,de l'eau de Sedlilz. Plusieurs formules ont été données pour sa préparation. LIMONADE. A30GR. A 40 GR. A 80 GR. $ 1) Hydrocarbonate de magn.. 10,8 14,4 18,0 Acide citrique........... 18,0 24,0 3o'o Eau....................300,0 300,0 300,0 (Codex.) Faites réagir à froid ou à chaud dans un vase de terre; quand la réaction, qui est assez prompte, sera effectuée, filtrez, mettez dans un flacon et ajoutez : Sirop de sucre. 100,0 Alcoolature dez. de citrons. 1,0 Pour obtenir gazeuse cette limonade, remplacez 2 gr. d'hydrocarb. de magnésie parZi gr. de bieaib. de soude, que unis ajouterez au moment de bouche;-, (tfefeœ.) On peut remplacer le sirop simple au citron par ceux de groseilles, de cerises ou de framboises, pourvu qu'ils ne soient pas clarifiés avec le blanc d'œuf (K Robiquef), et le bicarbonate de soude parle bicarbonate de magnésie ou le carbonate de magnésie ordinaire, mais en doublant la dose de celui-ci. Les pharmaciens pourvus d'un appareil à eaux gazeuses pourront charger la limonade citro-magnésienne d'acide carbonique à la manière ordinaire. Le plus souvent elle est livrée non gazeuse. (V. J. ph. 1859; Un. ph. 1870, 1871). On préparerai! plus simplement encore ce liquide purgatif à l'aide du citrate de magnésie opinai dont nous avons indiqué la préparation p. 39.ï, puisqu'il n'y aurait qu'à faire dissoudre, édulcorer et gazéifier si cette dernière condition était réclamée. Certains citrates du commerce, trop acides, se dissolvent mal, M. Renier les rend sdlubles ,0 Camphre........... 15,0 Passez après suffisante macération. (Soub.) Excitant énergique qui a été fort employé au temps du cholera-morbus. Il pourrait servir contre les rhumatismes, la paralysie. Liniment ioduré vésicant (Néligan). Iode............. 10 Camphre........ 2 Iod. de pot....... 4 Alcool .......... 60 Propriété vésieante énergique; ne doit être appliqué qu'avec précaution. Liniment irritant. Huile de croton. 1,0 Huile blanche... 30,0 (Bouch.) Le Liniment irritant de Vogt contient : Teinture de cantharides. 7,0 Esprit de fourmis, Eau-de-vie camphrée, aa, 90,0 Rhumatisme chronique, paralysie. (Phœb.) Liniment mamillaire (Harles). Baume du Pérou.... 0,0 Borax.............. 4,0 Jaunes etbl. d'eeuf.. 24,0 Huiled'arnand. doue. 30,0 Gerçures des mamelons. (Phœb.) Liniment mercuriel. Onguent napolit. 30 Liniment camphré. 24 Ammoniaq ...... 24 F. fondre l'onguent mercuriel et le liniment camphré ; ajoutez peu à peu l'ammoniaque et mêlez. (Brit.) Liniment mercuriel ammoniacal. Savon mercuriel ammoniacal. Onguent mercuriel, Ammoniaq. liquide, aa...... P. E. Broyez ensemble dans un mortier, et conservez dans un flacon bouché. {Van-M.) Liniment narcotique ou calmant. Baume tranquille..... 80 Cérat de Galien....... 10 Laudanum liquide..... 10 (Codex de 1866.) Liniment phéniqué (Dussau). Ac. phéniq. crist. ... 2 Eau distillée......... 109 Alcool rectifié....... 100 En frictions, contre le choléra. Liniment phosphore. Phosphore......... 0,25 Huile de lin........ 30,0 Essence de téréb... 30,0 Camphre ........... 4,0 F. S. A. (Rad.) — L'huile phosphorée peut être considérée comme un liniment phosphore. Liniment phosphore (Tavignot). Huile de noix........ 100 Phosphore.......... 0,20 Naphte............. 52 Employé dans le même traitement que IV- mulsion phosphorée. Liniment résolutif. Alcoolat de Fioravanti, de mélisse comp., âa..... 50, En frictions. (Bouch.) Liniment résolutif (Pott). Savon, Liqueur ou Esprit arthritique de Pott. Ess. de térebenth. 60 Acide hydrochloriq. 30. (Cad.) Liniment de Richardin. Essence de camomille. 3,0 — de genièvre.. 3,9 Camphre.......... 20,0 Ammoniaque ...... 20,0 Alcool rectifié.....300,0 Dans les engelures. (Bouch.) Liniment de Rosen. Alcoolat de genièvre.. 90 Huile concr.de muscade. 5 Essence de girofle----- 5 (Godi.x.) En frictions sur la colonne vertébrale dans le marasme des enfants. Voici la véritable formule du liniment de Rosen de Rosenstein, tirée de son Traité des maladies des enfants , traduite du suédois par le docteur Fabvre de Villebrun, 1778 : Esprit de genièvre, 59 gr.,_39 Huile de girofle, Huile de muscade, aa. 1 gr., 24. Liniment rubéfiant. Huile de croton...... 1,0 Essence de térébent.. 6,0 Pour provoquer une éruption dans l'enrouement et les maladies du larynx. (Rad.) Un liniment rubéfiant, populaire aux Etats- Unis, sous le nom de Bi itish oil, a la formule suivante : Essence de térébenthine, 240; h. de lin, 2Z|0; h. de succin, 120; ess. de genièvre, 120; pétrole des Barbades, 90 ; pétrole d'Amérique, 30. (Am.) 630 LINIMENT RUBÉFIANT PURGATIF. — UNIMENT VESICANT. Liniment rubéfiant purgatif. Teinture de savon..... 50 Huile d'amandes d... 5 Huile de croton, gtt. 8,0 Carbonate de soude.. 1,0 Esprit de n-.enthe... 30,0 (Bouch.) Liniment saturné. Baume universel, Beurre de Saturne, Savon antiphlogistique et résolutif. Extrait de saturne... 1,0 Huile d'olives. 2,0 (Ans.) Liniment savonneux. Alcool à 80 c......... 45 (Codex). Brit. prescrit : Savon blanc........ 70,0 Esprit de romarin... 433 Camphre........... 35,0 Eau distillée........ 50,0 Ce dernier porte, dans quelques pharmacopées, le nom de Liniment savonneux composé. Liniment savonneux camphré. Saponulè de camphre, Teinture de savon camphrée, Baume de savon. Teint, de savon....... 50 Alcool camphré___,.. iS H. d'amandes douces . 5 (Codkx.) Liniment savonneux hydrosulfuré, de Jadelot. Pommade hydrosulfarce de Jadelot. Huile de pavot. 2000,0 Sulfu. de pot. sec et pal. 180,0 Savon blanc----- 1000,0 Huile volatile de thym.. 8,0 30,0 en frictions contre la gale. (Cad.) On chauffe au B.-M. le savon aussi menu que possible, avec 50 d'eau, on agite avec un bistoitier jusqu'à parfaite homogénéité ; on ajoute l'huile peu à peu, puis le sulfure de potasse, en triturant et remuant jusqu'à mélange complet. Vu sa prompte altération à l'air, ce liniment ne doit se préparer qu'à mesure du besoin. Liniment savonneux opiacé. Huile d'amandes d___ 90 Teint, d'opium........ 5 Savon pulv........... 5 Triturez le savon dans l'huile; ajoutez les teintures et agitez. (Codex de 1866.) Liniment savonneux térébenthine, de Jack. Savon animal pulv... 10,0 Huile vol. de téréb. 160,0 On fait fondre au R.-M., et on coule clans des flacons à opodeldoch. On peut y ajouter des essences de bonne odeur. Liniment scytodepsique. Dec. de 60,0 d'éc. de chêne. 230,0 Ext. de saturne. Q. S. ou jusqu'à ce qu'il ne se fasse plus de précipité. Lavez celui-ci, et ajoutez-y : Alcool ....................... 8,0 Vanté contre les excoriations causées par un long séjour au lit. Liniment sédatif (Trousseau). Extrait de stramoine. 2,0 Hydrochlor. de mor- Jaune d'œuf........ n° 1 phine ............ 0,30 Battez ces substances ensemble, et imbibez- en des bourdonnets de charpie que l'on applique sur les fissures à l'anus et les hémor- rhoïdes ulcérées. Liniment de Siébold. Alcoolé d'amm. anisé. 4,0 Alcoolat de lavande. 60,0 Contre le hoquet des enfants. (Jourd.) Liniment stimulant anglais. Baume de vie externe. Savon médicinal .. 30,0 Essence de lérébent. 250,0 Esprit de »erpolet. 2000,0 Ammoniac;, liquide. 30,0 C'est une sorte de baume Opodeldoch. Tumeurs froides, arthrodynie. (Cad.) Liniment stimulant (Magendie). Teint, de noix vom.. 30,0 Ammoniaque....... 8,0 En frictions sur les membres paralysés. , Liniment stimulant (Reil). Baume du Pérou. Huile do laurier.. 8,0 8,0 Iluilc de muscade.... 5,0 Essence de girolle----- 1,0 Dans la blépbaroplégie. (Bouch.) Liniment stimulant rubéfiant. Ess. de térébenthine. 30,0 Ammoniaque liquide. 30, U En frictions sur la colonne vertébrale dans les cas de choléra ou de tétanos. Liniment de strychnine (Furnari). Huile d'olives.....120,0 Baume de Fioravanti. 15,0 Ammoniaque...... 8,0 Strychnine......... 0,3 En frictions sur le front dans l'amaurose tor- pide. (Bouch.) Liniment de sulfure de carbone. Sulfure dp carbone.. 2,0 Huile d'olives....... 15,0 Eau-de-vie camphr.. 30,0 Engelures, rhumatisme et goutte surtout. Liniment de térébenthine. (Codex de 18C0). Huile de camomille... 30 H. vol. de térébent----- 50 Autre : Savon mou......... 60,0 Ess. de térébenth.. 373,0 Camphre........... 30,0 Loxd.) Liniment térébenthine opiacé. Essence de térébent. 10,0 Laudanum liquide... 2,0 Huile de camomille.. 20,0 Maladies arthritiques, scïatique. (Bouch.) Liniment vermifuge (Pétrequin). Huile de ricin...... 30,0 Teint, éthérée de bour- — d'absinthe___ 13,0 geons de fougère — de tanaisie ... 15,0 mâle, gouttes....... 20 En frictions sur le ventre. On rend ce liniment plus actif en faisant digérer une gousse d'ail dans l'huile de tanaisie. Liniment vésicant. Liqueur cxutoire de Siccdiaur. Cantharides pulvcr... 2,0 Huile d'olive......... 1,0 Essence de térébent.. 7,0 Faites digérer au B.-M. pendant quelques jours, exprimez, passez et ajoutez : Camphre ..................... 4 Filtrez. — On frotte la peau, on applique LIQUEURS. 631 Craie blanche ....... 1,2 Fleurs de soufre.... 15,0 Axonge ............ 15 0 dessus un linge imbibé de cette composition. Avant une heure d'application, répiderme se soulève, rougit et se couvre d'ampoules. (Chev. et Ut.) Liniment de Wilkinson. Goudron ........... 13,0 liqueur fumante de : lioyle ............ 0,6 Dans les exanthèmes chroniques et même la teigne. On eu trotte une certaine étendue de la peau, et l'on ne passe à une autre que quand celle-là est nettoyée. LIQUEURS. Eiquor, al., ang.; Licor, esp.; Iâcore, it.; Likcer, su. Nous conservons ce titre, bien qu'il soit très-vague, à des préparations nommées ainsi par leurs auteurs, et que l'usage a consacré. Liqueur antiarthritique (Eller). Gouttes antispasmodiques. Liq. de corne de corf succinée, Ether sulfur., âa. P. E. Mixture célèbre contre la goutte et les rhumatismes invétérés; 20 à 40 gouttes dans un verre d'eau sucrée froide, deux ou trois fois par jour. (Pierq.) La liqueur antiarthritique de Sainte-Marie contient en sus : laudanum et teinture d'ipéca, P. E. Liqueur antirhumatismale. Huile lourde de goudron, gouttes. 20 Eau....... 180 Oléo saccliar. de menthe.......... 1 Une cuillerée à café, toutes les deux heures, dans une tasse de tiileul. Liqueur antiscrofuleuse (Hufeland). Soluté ou liqueur de muriate de baryte. Chiot, de baryum___2,0 Eau distillée........ 30,0 5 à 20 gouttes trois fois par jour pour les enfants, et 50 à GO gouttes pour les adultes. Liqueur antisyphilitique (Chaussier). Cyanure de mercure.. 0,2 Eau..............230,0 2 à h grammes par jour dans un véhicule approprié. (Foy.) Liqueur antivénérienne (Pierquin). Sublimé corrosif.....0,6 Eau-do-vic....... 1000,0 Camphre ............ 0,2 Sirop de coquelicot. 30,0 Une à deux cuillerées, matin et soir, dans 250,0 de lait ou de tisane pectorale. Liqueur antivénérienne de Rouen. Décocté de salsepar. 960,0 Esprit de camphre... 7,0 Nitrate de potasse.. 11,0 Huile d'anis, gouttes. 3,0 Ether hydrociiloriq. l.>,0 Une cuillerée, trois fois par jour. Liqueur arsenicale (Fowler).* Solution (Tàrsenite de potasse ou arsenicale de Fowler, Liqueur minérale de Fowler. Acide arsénieux..... 3,0 Eau distillée........ 173,0 Carb. de potasse.....3,0 Aie. de mélisse c... 13,0 Faites bouillir ensemble l'acide et le carbonate dans l'eau jusqu'à dissolution , ajoutez l'alcoolat après refroidissement, filtrez après avoir ajouté Q. S. d'eau pour avoir 500,0 de liqueur. Filtrez. Elle contiendra ainsi un centième de son poids d'acide arsénieux. [Codex.) Lond. (Liqueur arsenicale) prescrit : acide arsénieux, carbonate de potasse, aa, ^o ; eau distillée 500,0; esprit de lavande composé 15,0. Les pharmacopées américaines, belges, hollandaises, etc., donnent des formules analogues; il s'ensuit que, dans ces pays, la liqueur de Fowler contient 1/120 à 1/125 d'acide arsénieux et a une couleur rouge. Dans les formules de plusieurs autres pharmacopées étrangères, cependant, l'acide arsénieux est pour 1/90. Préparation dont le maniement demande beaucoup de circonspection. La dose ne doit pas dépasser 20 gouttes par jour. M. Biett l'employait avec succès contre les dartres invétérées, les fièvres intermittentes. M. Rico l'a préconisée contre la chorée. La Liqueur arsenicale delleim est la liqueur de Fowler, dans laquelle on a remplacé l'alcoolat de mélisse par celui d'angélique. Il en est encore de même pour la liqueur arsenicale de Bréra, dans laquelle l'alcoolat de mélisse est remplacé par l'eau de cannelle. Solution arsenicale de Dcrergie. M. Dcvergie a proposé cette liqueur pour remplacer celle de Fowler dont l'emploi, dit-il, demande trop de circonspection. Acide arsénieux.... 0,10 Eau distillée....... 300,0 Carb. dépotasse... 0,10 Alcool de mélisse c. 0,30 Teinture de cochenille... Q. S. l'our colorer fortement. Elle contient par gramme 0,0002 ou deux dix-millièmes d'acide arsénieux, tandis que celle de Fowler en contient 0,01 ; elle esl donc cinquante fois plus faible que celle dernière. La Liqurur arsenicale hydrochlorique, solution minérale solvente de Valangin, se prépaie en faisant dissoudre 1 gram. 90 cenlig. d'acide arsénieux dans S gram. d'acide hydroclilorique étendu de 30 gram. d'eau distillée, et ajoutant, après dissolution, 470 gram. d'eau distillée. Dose : 3 à 10 gouttes, trois fois par jour. Liqueur ou solution arsenicale (Pearson). Arséîiiate de soude.. 0,03 Eau distillée........ 30,0 Dissolvez et filtrez. (Codex.) Au bout de quelque temps elle laisse déposer des flocons brunâtres. Dose : jusqu'à 2 gram. en commençant par quelques gouttes seulement, dans les fièvres intermittentes et certaines maladies de la peau. Moins active que, la liqueur de Fowler; son usage réclame néanmoins beaucoup de circonspection. 632 LIS. Arséniale de «oude. 0,30 Eau de menthe.... 75,0 Rrome .............. 8 Eau distillée......... 372 La Liquor sodœ arseniatis de la ph. anglaise est dix lois plus forte. La Liqueur arsenicale de Heinecke n'est qu'une variante de la préparation ci-dessus ; elle se compose de : Ean de cann. vineuse 15,0 Teinture d'opium... 4,0 Liqueur de Clémens. Liqueur à l'arsénite de bromure de potassium. Acide arsênienx....... 4 Carb. de potasse...... 4 C'est à peu près la liqueur de Fowler, où l'alcoolat de mélisse est remplacé par le brome. Cette solution incolore doit être tenue à l'abri de la lumière. Fièvres d'accès, diverses dermatoses chroniques. Dose : 3 ou k gouttes dans un verre d'eau, une ou deux fois par jour. Liqueur de Houlton. Opium ............. 75,0 Eau distillée........275,0 Acide aeéliq. cône 30,0 Faites digérer à une douce chaleur pendant quatre jours, passez. Quatre gouttes représentent 0,05 d'opium, [lourd.) Liqueur de Jung. Acétate de morphine. 0,25 Acide prussique, gtt... 2 Eaudist. delaur.-cer. 5 Contre la migraine. 5 à 10 gouttes de ce mélange et une quantité égale d'eau sont aspirées par la narine correspondante au côté affecté, en ayant soin de bouclier l'autre narine. Liqueur de Kœchlin. Liqueur de cuivre muriato-ammordacal; tinc- tura salis ammouiaci cupriferu. Chlorure de cuivre... . 4 Eau................ 150 Sel ammoniaque...... 15 (Van Mons.) A l'intérieur, contre Fépilepsie et la syphilis ; à l'extérieur, au pansement des ulcères vénériens. Liqueur de Porter. Opium ............ 125.0 Eau bouillante___ 1000,0 Acide citrique...... 60,0 Laissez digérer vingt-quatre heures, filtrez. (Soub.) 6 à 24 gouttes par jour. Liqueur prophylactique contre la syphilis (Jeannel). Alun cristallisé..... 1500 Alcool aromatique .. 60 Sulfate de fer....... 100 Eau commune, litres 100 Sulfate de cuivre---- 100 L'alcool aromatique est composé de : Essence de citron, 30; ess. de menthe, de lavande, âa, 25 ; de Néroli, 20; d'am. amères, de cannelle, aà, 10; alcool à 85 c, 800. Liqueur pyrotartrique. On emplit à moitié de crème de tarlre une cornue de grès à laquelle on adapte un récipient, et on chauffe graduellement. On obtient un produit distillé formé de deux couches, l'une huileuse et l'autre aqueuse, on les sépare par décantation, on filtre la dernière et on la conserve pour l'usage. 11 reste dans la cornue du carbonate de potasse. L'esprit pyrotartrique est rouge-brun, ayant une odeur et une saveur acide et empyreuniatique ; à peine plus lourd que l'eau. Par évaporation il laisse des cristaux qui se subliment aisément. (Stesv. H.) 11 fait la base de la mixture pyrotartrique. Liqueur ou remède de Purmann. Sulfate de cuivre___ 16,0 Vinaigre ......... 500,0 Sauge.............. 60,0 Solution de sel ara- Alun.............. 21,0 moniac ......... 1000,0 Faites bouillir une demi-heure. — On applique cette liqueur tiède sur les articulations tuméfiées. (Cad.) Liqueur de Van-Swiéten. Solution antisyphilitique de Van-Swiéten, Liqueur d'oxymuriate de mercure. Ilichlor. de mercure. 1,0 Alcool à 80c....... 100,0 Eau pure.......... 000,0 Celte liqueur contient I /1000 de son poids de sublimé corrosif. (Codex.) Dose : une cuillerée dans un verre d'eau, de tisane -ou de laii. La Liqueur de bictdorured'hydrargyre(Lond). se compose de biclilorure demercure, chlorure d'ammonium, aa 0,5; eau distillée, 500. Liqueur vulnéraire (Schmalz). .. lo ____ 90 ____200 Employé par Toit dans le traitement îles fistules. (J. M. Ph.) Liqueur de Warner. Rhubarbe............ 30 Réglisse Séné... Safran. ...... 15 Bafsins secs ........ 500 Alcool à 36c........ 1560 30,0 comme cordial purgatif. ( Remède patenté anglais.) LIS. Lis blanc; Lilium album s. candidum. (Liliacécs.) Lilie al., dan.; Lily, ang.; Azuzena, ar.; Azncena blan- ca, esp.; Lelie, Ûol.; Ciglio blanco, rr.; Lilia, pol.; Lirio branco, FOR.; Lilja, feu. On emploie les fleurs et surtout les bulbes (oignons de lis). Ces derniers, cuits sous la cendre ou à la vapeur, sont employés en cataplasmes émoliienls et malin atils. Les fleurs servent à faire une huile qui constitue un remède populaire contre les maux d'oreilles, et un hydrolat qui n'est plus employé. LISERONS. — LOOCHS. 633 LISERONS. Winde, al.; Bindweed, rope-\veed ; witby-wccd, ang. Plantes grimpantes du genre convolvulus (convolvulacées), dont deux espèces exotiques fournissent l'une la scammonée, et l'autre le jalap. Quelques espèces indigènes ont été employées, ce sont le Liseron des champs ou Liset; Convolvulus arvensis; le grand Liseron ou Liseron des haies, Manchettes de la Vierge; C. sepium ; la Soldanelle ou Chou marin ; C. soldanella. Elles contiennent toutes en petite proportion une matière résineuse, purgative, à laquelle elles doivent leurs propriétés. La Patate; C. butâtes (Ipomœa batatas, Poir.) est un liseron originaire de l'Amérique méridionale et cultivé aux Antilles. Sa racine est tubérifère, allongée, charnue; sa chair est rouge, blanche ou jaune. Elle est très-nourrissante ; aussi sert-elle de nourriture aux peuples d'Amérique. Ses feuilles sont d'excellents épinards. Elle vient difficilement dans notre climat. Nous ferons remarquer que dans quelques provinces on donne au topinambour et surtout a la pomme de terre le nom de patate. La racine du convolvulus panduratus (patate sauvage) est employée aux États-Unis contre la strangurie, la goutte, etc. LIVÈCHE. Ache des montagnes ; Ligusticum lecisticum. Levisticum officinale. (Ombcllilères.) Badkrant, Liebstœckeï, al.; Loyage, ang.; Lov&tilk, Lobstik, dan.; Ligustiqo, esp.; Lavaskrnid, bol., Li- vistico, it.; Lakotnego ziule, pol.; Lexistico* pou.; Libbstickee, su. Stimulant inusité. Guibourt prétend que la racine et la semence d'aclie qui se vendent à Paris proviennent de la livèche. LOBÉLIES. 1° LOBÉLIE SYPHILITIQUE, MERCURE VÉGÉTAL ; Lobelia ÇRapùntium) s)/philitica. (Lobé- liacées.) (Blanc Kardinalsblume, Xntisyphili- tische Lobélie, al.) Plante herbacée, lactescente et d'odeur vireuse, originaire des forêts de l'Amérique du Nord. On la cultive en France sous le nom de cardinale bleue. On emploie la racine. Les médecins américains lui accordent encore une grande confiance dans le traitement de la syphilis. En France, on l'a considérée comme succédané de la salsepareille. Aujourd'hui elle est oubliée. On l'administre sous forme de décodé (pp. 20 : 1000.) On en fait une teinture. Cette lobélie fut trouvée par Kalm, élève de Linné, dans les forêts marécageuses de l'Amérique septentrionale. Les sauvages du Canada, dit ce voyageur, guérissaient avec la plus grande facilité à l'aide de cette plante toutes les maladies vénériennes. Le traitement canadien était des plus simples. On faisait bouillir les racines de quatre ou six lobélies, selon la gravité du mal, et le malade buvait le plus possible de ce décodé. Le même décocté servait à déterger les ulcères. Le traitement durait quinze jours environ. 2° lobélie exflée ; tubac indien ; Lobelia inflata (Lobeliakraut, Indischer Tabak, al. Indian tabacco, ang.). Plante % de l'Amérique du Nord, cultivée en France comme sa congénère. Elle arrive sèche en Europe sous forme de petites bottes rectangulaires. On a comparé à la nicotine son principe actif {Lobéline ou Lo- bcliine) trouvé par W. Bastick, par Reinsch et Pereira dans les racines ; par M. Procter, dans les semences (V. lier., ph., 1851-52). La lobéline ressemble par plusieurs de ses propriétés à l'hyoscyaminc ; c'est une huile visqueuse, un peu jaunâtre, à réaction alcaline, plus légère que l'eau, d'un goût piquant et analogue à celui du tabac. La lobélie enflée est employée par les Allemands et les Anglais dans l'asthme spasmodique, les névroses, le catarrhe, le croup, la coqueluche et autres affections du larynx et de la poitrine; elle est d'un usage populaire dans l'Amérique du Nord. La racine et les capsules sont les parties les plus actives ; cependant les médecins n'emploient que les feuilles, que l'on recommande de récolter en août. Dose : 0,25 à 0,50. A dose double, elle est vomitive. On en fait une teinture qui a été recommandée par M. Barraillier (V. J. ph., 1864). La lobélie renferme, outre la lobéline, la looélacrine qui, sous l'influence des acides ou des alcalis, se dédouble en sucre et cm acide lobélique (Enders). D'après un travail récent MM. Lloyd n'ont pas trouvé de base liquide dans cetie plante, mais deux alcaloïdes, l'un amorphe : la lobéline, et l'autre cristallisé : Vinflatine. [Un. ph. 1887.) LOOCHS. Eclecma, al.; Looeb, ang., it.; Lok, esp.; Linctus, su. Médicaments magistraux internes, opaques et d'une consistance sirupeuse. Leur excipient est l'eau. Cette sorte de potion a généralement pour base une substance huileuse tenue en suspension par un mucilage. On y fait entrer aussi des poudres, des extraits. Voy. les mots Emulsions, Potions. Looch est un mot d'origine arabe qui a été traduit en grec par "Ey.j.i^i.% (Eglegmes), en latin par Linctus, parce qu'autrefois on faisait les looehs fort épais et qu'on les léchait ou suçait cà l'aide d'un pinceau de réglisse. Les looehs sont des préparations qui s'altèrent facilement. I 634 LOOCII BLANC. - Looch blanc ou amygdalin. Potion émuhtvc gommée; Look album. Amandes douces mon- Gomme adrag. pulv. 0,5 dées ............. 30,0 Eau defl. d'orang.. 10,0 Amandes amères ..... 2,0 — commune ...... 120,0 Sucre blanc........ 30,0 Pilez les amandes, avec quelques goultes d'eau commune et une grande partie du sucre, de manière à obtenir une pâte homogène que vous délayerez avec le reste de l'eau; passez Pérnulsion, triturez la gomme avec le reste du sucre ; délayez cette poudre avec un peu d'émulsioïi, bâtiez vivement et longtemps, délayez enfin avec le reste de Fémulsion et l'eau de fleurs d'oranger; on doit avoir 150 de looch. (Codex.) Lesmédecins prennent de plus en plus l'habitude de prescrire un looch blanc de J00,0; voici, dans ce cas, les proportions qu'il convient d'employer : Amandes douces.... 12,0 Eau de fl. d'oranger. 10,0 Sucre.............. 20,0 Eau commune...... 80,0 Gomme adragante... 0,4 Il est journellement prescrit dans les cas de rhumes légers chez les adultes et les enfants. Il se prend ordinairement parcuillerées d'heure en heure. C'est le looch le plus employé. On a proposé différents moyens pour simplifier et rendre plus expédiliu' la préparation du looch. Prenez amandes douces ;>60,0, amandes amères à0,0, mondez el pilez-les avec sucre 100,0, en ajoutant peu à peu eau de (leurs d'oranger, 100,0 ; faites une paie homogène que vous délayerez a^ ce : eau de fleurs d'oranger 200,0 et eau commune 200,0. fasse/. l'émulsion avec expression, et laites tondre dedans au C.-M. sucre, G00. La dose de ce sirop pour un looch est de. 50,0 a laquelle on ajoute S. A. : gomme adragante 0,6, el eau 125,0. — On prépare une poudre officinale pour looch avec amandes douces mondées 160, et amandes amères, id. 20,0. On lait sécher rapidement à une température qui ne dépasse pas li0°, et on triture avec sucre G'|0,0 ; on passe au (amis de soie ce sucre, et on ajoute : gomme adragante pulvérisée, 14,0; mêlez et conservez en flacon bien bouché. Veut-on obtenir un looch, on prend : poudre officinale 50,0; eau de fleurs d'oranger 10,0; eau commune 110,0; et l'on mixtionne S. A. (Gaffàrd.) Ce modus façiendi est intérieur à celui du Codex. M. Gh. Ménière, d'Angers, pour préparer l&poudre amygdaline pour looch ou sucre a/mandé, additionne de 300 de sucre pulv. l'émulsion faite avec les quantités d'amandes douces et d'amandes amères, indiquées par le Codex, il concentre à une douce chaleur, coule la pâte en plaques minces qui sont séchées à l'éluve, pulvérisées et additionnées de 5 de gomme adragante. 32,5 de ce sucre amande, triturés LOOCH HUILEUX. et ajoulés à 10 d'eau de fleur d'oranger et 120 d'eau commune, donnent en quelques minutes le looch blanc. La pâte pour looch de Vée se prépare ainsi : Amandes douces..... 430 Sucre blanc......... 600 — amères..... 60 Eau de 11. d'oranger.. 200 Mondez les amandes, pilez-les dans un mortier avec le sucre en répandant successivement l'eau de fleurs d'oranger ; formez, une pâte qui doit être broyée très-finement sur une pierre à chocolat avec un rouleau de pierre. Elle peut être conservée à la cave pendant plusieurs jours sans s'altérer. 50 grammes de cette pâle servent à former la quantité d'émulsion nécessaire, pour un looch, auquel on ajoute la gomme adragante par trituration comme à l'ordinaire. On entend, par looch blanc kertnétisé, le looch blanc ordinaire (150,0), additionné de ldéci- gramme de kermès minéral, l.e looch contro- stimulant (Bouch.) en contient un gramme. Si au lieu de kermès on ajoute à gr. d'antimoine diaphonique lavé, on obtient le looch antimonial ou contro^timulant, de Trousseau, assez employé dans la pneumonie. On recommande d'agiter la fiole au moment d'en faire usage. Le looch blanc (150,0), additionné de 30,0 de sirop diacode, prend le nom de loo0, eau distillée 100. On administre en même temps des bains amidonnés ou des bains de vapeur. Lotion contre le lupus. Bichlor. de mercure. 0,40 Eau distillée......... 250 Acide ehlorhyj., g lL . 10 Employée en Angleterre. Lotion contre la mentagre (Richard). Sulfate de zinc........ 13 Eau de laurier-cerise. 15 Sulfate de cuivre...... 5 Eau distillée......... 500 Lotion contre le pityriasis (Hardy). Acide nitrique.. 1 Eau distillée.. 100 Lotion contre la teigne (Barlow). Sulfure de soude___ 8,0 Alcool ............ 8,0 Savon blanc........ 10,0 Eau de chaux.:___220,0 Tous les deux jours, on entoure la tète d'un linge imbibé de celte liqueur. (Remède patenté anglais.) Lotion ou cosmétique d'Alibert. Eau de roses..... 1000,0 Pommade aux con- Savon amygdalin.. 12,0 combres .......... 90,0 Bien diviser le savon à l'aide de la pommade, puis ajouter l'eau peu à peu. Pour la toilette. Pétrole............. 13,0 Essence de téréb.... 4,0 LOTIOx\ DE GOWLAND. On pourrait, afin de varier l'odeur, remplacer l'eau de roses par celle de laurier-cerise ou par le lait virginal. On pourrait aussi remplacer la pommade par le beurre de cacao. Lotion cosmétique (Laforest). Vin rouge. 360,0 Sel commun. 4,0 Suif, de fer. 7,0 Faites chauffer quelques minutes, et ajoutez: Oxyde de cuivre............ 4,0 Laissez encore deux minutes au feu et ajoutez: Poudre de noix de galle......... 1,0 Pour noircir les cheveux. On les frotte de cette liqueur, on les dessèche avec un linge chaud au bout de quelques minutes, et on les lave avec de l'eau ordinaire. Lotion de créosote. Créosote, gouttes..... 20 Eau..............300,0 Lotion excitante. Esprit de genièvre. 125,0 __________________________ ^M ;Phof.b.) Pour frotter les lombes dans l'atonie des voies urinaires et l'hydropisie, et en frictions sur les membres gelés ou engelures. Lotion excitante anglaise. Alcool a 90c, Vinaigre dist., ââ. 500,0 Sel ammon. 30,0 Rhumatisme, paralysie. Lotion de glycérine (Stratin). Borax...... 2à4 Glycérine ...... 30 Eau ...... 120 Gerçures, écorchures, fissures du mamelon, des lèvres, de la langue, des mains. Lotion de glycérine cantharidée (Stratin). Esp. d'amm. arom___ 15 Teint, de cantharid. 2 à 4 Glycérine ............ 8 Eau dist. de romarin 160 Pour activer la pousse, des cheveux. Lotion de Guerlain. Eau cosmétique de Guerlain. Eau distillée de laurier- Extrait de Saturne. .. 125,0 cerise et de pécher. 10000 Alcool (mêlé à ia teint.) 60,0 Teint, de benjoin. 13,0 (Brevet expiré.) ' Taches de rousseur. — Cosmétique. Lotion de Gowland. Émulsion cosmétique de Gowland, Liqueur de Gowland. Amandes amères... 90,0 Sel ammoniac....... 1,8 Eau .............. 300,0 Alcool ............. 15,0 Sublimé corrosif... 0,8 Eau de laur.-cerise. 15,0 On pile les amandes mondées ou dépoudrées avec de l'eau simple; on passe. D'autre part, on fait dissoudre les sels dans l'iiydro- iat de laurier-cerise et l'alcool, et on mêle les deux liqueurs. Le Codex a supprimé la préparation de cette lotion, le Codex de 1866 prescrivait : sublimé 1, sel ammoniac 1, émulsion d'amandes amères /i80. On trouve dans les Formulaires diverses préparations qui se rapprochent beaucoup de LUPIN. 637 la lotion de Gowland. Nous citerons : 1° VE- mulsion mercurielle de Duncan , qvii se l'ait avec : amandes amères 50,0, eau distillée 500,0, bichlôrure de mercure 1,3 ; 2° le Mélange pour lotions de Biett, préparé avec : acide cyanhydrique méd. 8,0, sublimé corrosif 0,1, émulsion d'amandes amères 300,0 ; 3° le Cosmétique de SiemerUng, composé de : amandes douces 30,0, amandes amères 15,0, eau distillée de cerises 300,0, bichlorure de mercure 0,3, teinture de benjoin, 20,0, suc de citron 15,0; 4° YEtm Callidore, préparation patentée anglaise, comme la lotion de Gowland, et dont la formule n'est pas connue. La lotion de Gowland, ainsi appelée du nom de son inventeur, jouit en Angleterre, depuis environ un siècle, d'une très-grande réputation comme médicament et comme cosmétique. Les cas où la lotion de Gowland paraît Je mieux réussir sont : le pityriasis, l'acné, quelques lichens et diverses formes de l'eczéma chronique. Lorsqu'on veut s'en servir, on remue bien la bouteille, on imbibe un linge avec lequel on lotionne la partie affectée. Dans certains cas, on laisse les compresses à demeure. Pour la toilette on l'étend d'eau. Les Anglais s'en servent pour donner de l'éclat et de la souplesse à la peau, pour combattre les gerçures, les irritations légères produites par le froid, la chaleur ou l'action du rasoir. Lotion hydrocyanique (Magendie). Acide hydrocyaniq. méd. 4,0 Eau de laitue. 1000,0 En applications sur les dartres, les cancers ulcérés, et pour faire des injections dans les ulcères de l'utérus. Lotion à l'iodure de potassium (Iodognosie). Iodure de potassium-----5,0 Eau distillée----- 100,0 Pour lotionner, fomenter les engorgements scrofuleux, syphilitiques, squirrheux, le goitre et les tumeurs blanches. Lotion à l'iodure de potassium ioduré (Iodognosie). Iodure potassiq. 5 Iode---- 0,5 Eau distillée. 100,0 Pour lotionner, fomenter, injecter les ulcères scrofuleux, syphilitiques, carcinomateux. Lotion iodosulfureuse (Baumes). Iodure potassique___3,0 Eau distillée....... 200,0 Sulfure potassique ... 5,0 Affections de la peau, gale. Lotion mercurielle. Sublimé corrosif..... 0,4 Eau distillée....... 125,0* Pour détruire la vermine. (Quib.) Lotion mercurielle (Adams). Sublimé corrosif..... 0,3 Eau.............. 300,0 Teint, de cantharid.. 15,0 Dans le traitement de la gale. (Jourd.) Teint, de poivre de Guinée .......... 125,0 Lotion mercurielle (Cazenave). Bichlor. de merc. 0,6 Alcool ............200,0 Eau distillée...... 1000,0 Camphre.......... 2,0 Contre les démangeaisons. Dans la lotion mercurielle de Henry, l'alcool et le camphre sont remplacés par de l'alcoolat de menthe. Lotion phénique (Lister). Ac. phénique solide. 1 Eau............... 30 Pansement des plaies malsaines. Lotion résolutive iodurée (Iodognosie). Iodure potassique.... 2,5 Eau-de-vie camphr. 100,0 Chlor. ammoniaq ..... 2,5 (Â.Tïl.\ Engorgements synoviaux et goutteux chroniques, tumeurs blanches, engelures. Lotion rubéfiante. Alcool camphré.... 125,0 Ammoniaq. liquide. 60,0 (Am.) Lotion savonneuse. Savon blanc........ 60,0 Eau............. 1000,0 Dissolvez à chaud. (F. IL P.) Dartres. Lotion au soufre et au camphre (P. Vigier). Eui de roses........ 250 Alcool camphré....... 30 Sonfre précipité..... ^0 Gomme en poudre..... s M. S. A. Lotion sulfo-savonneuse. Savon blanc........ 50,0 Eau .............. 400,0 Faites dissoudre, et ajoutez : Sulfure de potasse liquide....... 50,0 Efficace contre la gale. (Bovch.) Lotion sulfurée ou sulfureuse. Trisulfnre de pot sol.. 20 Eau distillée...... 1000 Faites dissoudre et filtrez. [Codex. ) Préparez de même la lotion sulfurée avec le trisulfure de sodium solide. Lotion vinaigrée. Vinaigre blanc. 230,0 Eau......... 1000 ;F. II. P.) LUFFA jEGYPTIACA (Cucurbitacées). Plante de 1 Egypte et de l'Arabie, dont la tige atteint jiusqu à 10 m. de long. Le fruit renferme une grande quantité de mucilage, mais celte piaule est surtout intéressante par l'emploi de ses fibres, qui peuvent remplacer les éponges et qui oui sur elles l'avantage de n'être pas attaquées par les alcalis. Après dessiccation, ces libres constituent l'éponge végétale. Dans l'eau chaude elles deviennent molles et l'absorbent comme les éponges ordinaires. LUPIN. Lupinus albus. (Légumineuses.) Feigbohnc Lupine, al.; Lupin, ang.; Altramuz, esp.; Lupino, it. On a employé le décocté des semences, qui est très-amer, contre la gale et les vers intestinaux. Aujourd'hui on n'emploie plus que leur poudre dans les quatre farines résolutives. Aphrodisiaque très-estimé chez les Arabes. 638 LYCOPODE. — MAGNESIE. LYCOPODE \ Pied, Griffe ou patte de loup, Soufre végétal. Sfreanulversamen, Baerlapp, AL.; Club moos, ang.; Jurantes, Lusegrœs, Ulvefotl, dan.; Licopodio, esp., it., POR.; GekKnodstaardmos, iiol.; Proszek, KoeternO"wy, pol.; Nicht, sn.; Kourd ajagnî, tuii. Le lycopode est formé par les miarospores du Lycopodmm claratwn (Lycopodiacées) {Lycopode officinal à massue), plante commune dans les endroits humides et ombragés de presque toute l'Europe, du nord de l'Amérique et du nord de l'Asie. Son nom lui vient (de >.û«;, loup, et de wo£«, pied (pied de loup), de la prétendue ressemblance des griffes de la racine avec la patte de cet animal. Le lycopode est plus particulièrement récolté en Suisse et en Allemagne. C'est une poudre jauni 1 , très-légère, n'ayant ni saveur, ni odeur, surnageant l'eau à laquelle elle se mêle difficilement A l'intérieur, on a donné le décodé comme diurétique, antirhumalismal, antiépileptique et antidiarrheiqnc. Mais c'est surtout comme dessiccatif, chez les enfants gras dont la peau se gerce, qu'on l'emploie journellement. {Poudre pour les enfants qui se coupent, poudre de vieux bois.) A propos de ce dernier nom disons cependant que la poudre ou vermoulure île vieux bois proprement dite peut être et est employée au même usage. On la remplace par la sùbirine ou écorce de liège en poudre inpalpable. En pharmacie, c'est le lycopode qui sert presque exclusivement à enrouler les pilules. 11 paraît être azoté et formé d'une matière organisée particulière, la lyco- podiue, qui est comme imprégnée d'un peu de substance oléo-résineuse (Dueom). — Le lycopode est très-employé par les artificiers, pour foire des flammes ; de là son nom de S. végétal C'est également un bon excipient pour le goudron, la térébenthine et leurs analogues La Selaginc, L. selago, est un violent émé- to-calharlique. En Siiède, on s'en sert, pour détruire la vermine des bestiaux; de là son nom Alierle aux porcs. Le Piligan (Lycopodium saururus), abondant dans l'Amérique méridionale, contient la Piliganine, substance convulsivante et émé- tique. Dose : Chlorlml. de piliganine: 1 à 4 centig. LYSIMAQUES. La Lysimaque ordinaire, Corneille, Herbe aux corneilles, Chasse-bosse; Lysimachia vul- garis {Gelber Weiderich, al. ; Loose strife, ang. ; Bastard Ducart, dan. ; Weiderich, sr.) et la ISumumlaire ou Mormayêfè, Herbe aux cent yeux ou aux écus; Lysimachia nummularia (Pfennigkraut, Engelkraut, al. ; Money-Wort, ang. ; Pengehrad, dan. ; Kumularia, esp., it., por. ; Perming kruid, hol. ; Penieeznil;, pol. , Penningcert, su.) (Primulacées.) Plantes indigènes à fleurs jaunes qui passent pour légers astringents. Inusitées. M MAGNÉSIE \ Magnésie pure, Magnésie calcinée, Magnésie décarbonatée, Laxatif polyerést, Oxyde de magnésium; Magnesia usta, Oxydum ma- gnesicum. Bittererde, Magnesia, al.; Bitter-earth, ang.; Maniesia, ar.; Bitteraarde, hol.; Genaia magnezia, rus.; Magnesia, Talkjord, su. (Le mot magnesia est européen.) La magnésie a été distinguée de la chaux par Black vers 17/i5. Elle existe en grande quantité dans la nature, mais à l'état de combinaison, notamment avec l'acide carbonique, le chlore ; cependant elle existe à l'état hydraté dans la brwite et à l'état anhydre dans le périclase (magnésie native). A l'état de carbonate uni au calcaire, elle constitue la clolo- mie; avec l'acide silicique, elle forme de nombreux silicates simples (Talc, craie de Briançon, stéatite, serpentine, pierre ollaire, magnésite ou écume de mer) ou composés (asbeste OU amiante, dialtage, hijpcrsthéne, etc.). Son radical, le magnésium, isolé en 1828, par M. Bussy, et obtenu industriellement, en 1856, par MAI. Sainte-Claire-Deville et Caron, est un métal alcalin, blanc d'argent; densité 1,75, encore plus léger que l'aluminium ; il est surtout remarquable par l'éclat avec lequel il brûle à l'air, c'est un métal dont les propriétés éclairantes seront susceptibles d'applications variées. (Y. Un. pharm., 1865.) Le Codex prescrit d'obtenir la magnésie en calcinant l'hydrocarbonate dans un creuset jusqu'à dégagement complet de l'acide carbonique et de l'eau qu'il renferme. Mais comme en opérant de cette manière on ne peut en obtenir qu'une petite quantité à la fois, on trouve avantageux de se servir de vases de terre non vernissés, appelés camions, de 3 litres de capacité environ, que l'on remplit de magnésie carbonatée, que l'on abouche par couple, que l'on superpose ainsi les uns aux autres et que l'on maintient ensemble à l'aide de fil de 1er. Tous ces vases, sauf celui qui se trouve à la partie inférieure de la co- • lonne, doivent être percés à leur fond d'un trou qui permette le dégagement de l'acide carbonique. On établit l'appareil sur un bon •fourneau et on calcine pendant deux heures au rouge naissant. On reconnaît que ta magnésie est suffisamment calcinée lorsqu'elle ne fait plus d'effervescence avec les acides. Elle est d'autant plus légère, qu'elle a été employée en poudre plus fine et calcinée plus lentement. « La magnésie a des propriétés physiques, l\ magnésie. 639 chimiques et médicinales différentes selon le procédé suivi pour l'obtenir. La magnésie du Codex ou officinale est légère; celle dite de Henri/, si estimée par les Anglais, est fort lourde, grenue. Elle s'obtient sous cette dernière forme par calcination du carbonate obtenu par double décomposition au sein de l'eau bouillante. M. Collas, pharmacien à Paris, entre beaucoup de procédés, a fait connaître le suivant, qui donne une magnésie fort lourde : on fait une pale très-ferme en mouillant le carbonate de magnésie en poudre, on la fait sécher à Fétuve et on la calcine après l'avoir fortement tassée dans le creuset. (V. Rev. ph., 1852-53 et 1853-54.) La magnésie calcinée officinale est sous forme d'une poudre blanche, douce au toucher, très-légère, faiblement alcaline, d'un goût qui rappelle celui de la chaux, happant à la langue ; elle absorbe l'acide carbonique de l'air, aussi doit-on la conserver en flacons exactement fermés; elle en absorbe également l'humidité et forme alors un hydroxyde. M. Dubail, qui le premier a mentionné la présence de Fhydroxyde de magnésie dans le commerce, a reconnu que cet hydroxyde contenait jusqu'à 20/100 d'eau. Selon Dalpiaz, il contiendrait, en outre, un peu d'ac. carboniq. La magnésie calcinée, arrosée avec une certaine quantité d'eau, l'absorbe et la fixe comme le ferait la chaux caustique, et elle produit comme celle-ci, un dégagement de chaleur. La quantité d'eau qu'elle peut fixer pour s'hydrater est de 30 p. 100 ; alors on peut la considérer comme de la magnésie éteinte. Il y a donc deux sortes de magnésie : une magnésie vive ou caustique, et une magnésie éteinte ou hy- dratée, hydras magnésiens. Le Codex prépare l'hydrate de magnésie, en faisant bouillir la magnésie calcinée avec vingt ou trente fois son poids d'eau distillée ; le produit est égoutté, séché sur une toile ou sur des tablettes de plaire; la dessiccation est achevée à 50° à Fétuve. L'hydrate obtenu retient en combinaison 31 °/ 0 d'eau. La magnésie est presque insoluble dans l'eau, et, chose digue de remarque, comme la chaux, elle est moins soluble à la température de 100° qu'à celle de 15° (Fyfe). Elle se dissout facilement dans les acides. Bien différente, la magnésie lourde de Henry est difficilement attaquée par les acides même forts, elle ne s'hydrate pas et ne solidifie pas le copalui. Selon nous et beaucoup de phar- macologistes, nous la croyons, malgré sa haute réputation, inférieure à notre magnésie. Cependant cette dernière n'est pas sans inconvénient : elle a celui qui résulte de sa causticité même et qui est la cause d'un hap- pement désagréable sur la muqueuse, particularité qui fait que beaucoup de personnes ne peuvent en continuer l'emploi. M. Gobley, d'un côte, M. Mialhe, de l'autre, ont proposé des formes pharmaceutiques liquides dans lesquelles la magnésie se trouve hydratée et n'a plus l'inconvénient que nous venons de lui reprocher. Mais nos deux confrères n'ayant point indiqué de procédé pour l'obtenir à l'état sec; nous avions comblé cette lacune. On obtiendra directement l'hydrate magnésique en délayant et faisant bouillir de la magnésie caustique dans 20 à 30 fois son poids d'eau et faisant promptement sécher à Fétuve à 50". Elle perdra ainsi l'eau en excès pour n'en conserver que ce qu'il lui en faut pour la constituer hydrate, c'est-à-d. 31/100. En cet état, la magnésie est bien mieux et bien plus efficacement supportée par les organes avec lesquels elle se trouve en contact lors de son ingestion dans le tube alimentaire. On pourrait encore préparer la magnésie hydratée en précipitant un soluté trôs-étendu de sulfate de magnésie par de la soude caustique liquide complètement privée d'acide carbonique, lavant le précipité, décantant pour le séparer du liquide surnageant, d'où l'on peut, si l'on veut, retirer le sulfate de soude, jetant le précipité sur une toile, puis le faisant dessécher à Fétuve. Il faut environ k kilos de lessive de soude marquant 10° pour précipiter 1 kil. de sulfate magnésique. Par suite de la réaction ci-dessus, la magnésie se précipite lentement sous forme d'un dépôt gi'lali informe, translucide, ayant l'apparence de l'empois d'amidon, bien moins sapide que la magnésie hydratée à l'aide de l'eau et de la magnésie caustique. Ce précipité recueilli et mis à Fétuve, se dessèche en plaques cohérentes qui ont toutes les propriétés physiques, sauf la dureté, du biscuit de porcelaine. Celte magnésie en pierre se pulvérise facilement et donne une poudre que nous comparerons, pour la densité et l'aspect, à celle du sucre. Sa saveur est peu sensible. Elle fait effervescence avec les acides, ce qui provient de ce qu'elle s'est carbonatée pendant les différentes opérations qu'on lui a fait subir au contact de l'air. Comme on le voit, ce procédé a un inconvénient, c'est qu'il expose la magnésie à se car- bonater; mais il nous semble que cet inconvénient peut être tourné. En effet, il nous paraît facile d'empêcher la earbonatation partielle de la magnésie en faisant passer l'air qui doit pénétrer dans Fétuve, sur de la chaux Eteinte qui absorberait ainsi tout l'acide carbonique de ce fluide. Mais il y a un autre inconvénient attaché à ce procédé, et celui-là nous ne voyons comment y obvier : c'est que la magnésie hydratée gélatineuse est assez soluble dans l'eau 640 MAGNOLIER. — MANÇONE or TELL pour que les lavages occasionnent la perte d'une assez forte proportion du produit. Sous cette forme de gelée, la magnésie relient une très-grande quantité d'eau (9/10 ou 9 parties d'eau sur 1 de magnésie réelle). Celte magnésie en gelée nous paraît devoir devenir un jour un agent thérapeutique précieux, en raison de son insipidité, de sa facile solubilité dans le suc stomacal avec les acides duquel elle se combine sans peine. Mêlée à du sucre ou à du sirop pour lui donner une saveur agréable, elle serait dans un état très- propre à produire tous les effets médicinaux qu'on en attend. C'est à celte conclusion d'ailleurs que M. Le- baigue a été conduit par une série d'expériences qui ont montré l'avantage qu'il y aurait à remplacer la magnésie, l'oxyde de zinc, le sesquioxyde de fer, le phosphate de chaux, par leurs hydrates gélatineux administrés en nature ou sous forme de sirop (V. Un. ph. 1866.) La magnésie a une importance médicinale très-grande. C'est un de ces médicaments dont les cifels sont en quelque sorte mathématiques; Elle est antiacide, antilithique et laxalive; elle est indiquée dans la dyspepsie accompagnée d'acidilé. Selon les praticiens anglais, aucun remède n'est plus efficace pour prévenir la gas- Irodym'e que la magnésie administrée peu de minutes avant ou après le repas. Elle agit comme antilithique, en ce qu'avec l'acide li- thique elle l'orme un composé un peu soluble. On l'emploie avec avantage dans la goutte. C'est un purgatif d'un effet certain. On l'associe comme purgatif à la crème de tartre, au calomel, au jalap ; comme antispasmodique à la poudre de feuilles d'oranger, à la valériane, à la jusquiame, au casloréum ; comme tonique à la rhubarbe, au gingembre, au quinquina, au sulfate de quinine. On l'administre, comme la rhubarbe, entre deux soupes ; mais le plus souvent on la fait prendre délayée dans un peu d'eau sucrée, sous forme de potion, etc. Dose : 0,3 à 1,0 deux ou trois fois par jour comme antiacide et antilithique; 2 à 8,0 comme purgatif. C'est le contre-poison des acides le plus convenable. La magnésie légèrement calcinée, et mieux, la magnésie en gelée administrée en excès doit être considérée comme le meilleur antidote de l'acide arsénieux (Bussy). Obs. Des médecins prescrivent la magnésie calcinée s'ous le nom de magnésie anglaise. C'est à tort ; car la magnésie anglaise proprement dite est le carbonate de magnésie. (Voy. la synonym. de ce dernier sel.) Nous leur conseillons donc, s'ils entendent, en indiquant magnésie anglaise, prescrire de la magnésie calcinée provenant d'Angleterre, de dire ou écrire : magnésie calcinée anglaise. L'hydraulicitè de la magnésie la rend propre à diverses applications industrielles (V. Un. ph., 1865, p. 356). On peut en faire des creusets et des briques très-refractaires. (Xous avons fait une monographie de la magnésie et de, ses edmposés intitulée Magné- siognosie, travail couronné par la société de médecine de Toulouse ; dont faute de temps nous retardons toujours la publication). Magnésie effervescente, de Moxon. Carb. de magnésie, Tartrate fie potasse et de soude. Suif, de magnésie, Acide tartrique, aa. P. E. Bicarb. de soude, Tous ces sels desséchés sont pulvérisés, mêlés et enfermés dans des flacons hermétiquement bouchés. Dose : une cuillerée à café que l'on boit au moment de l'effervescence. (Rem. ptat. angl.) La magnésie noire des anciens n'est autre chose que le charbon pulv. ou le peroxide de manganèse. MAGNOLIER. Magnolia glauca. (Magnoliacées.) L'écorce, qui se rapproche de celle du sassafras, a été proposée comme diaphonique dans les rhumatismes et comme fébrifuge. Son bois est appelé Bois de Sainte-Lucie. Les magnolia preciosa (Tsin-y, Yu-lan,cu.), suaveolens, etc, ont des semences fébrifuges et des fleurs odorantes employées en parfumerie. MAÏS. Ze« Maïs L. (Graminées). On a préconisé, contre les affections aigués ou chroniques des reins et de la vessie, les stigmates ou filaments île 'mais, employés en extrait, en tisane et en sirop. M. Julliard a donné la formule ci-dessous pour le sirop : Extrait stigmates de maïs....... 12 gr. Eau distillée.................. 350 Sacre.;....................... 366 Alrool à 60».................. 10 Chaque cuillerée de sirop, pour une tasse de tisane, contiendra 0,24 cent, d'extrait. MANACA Vrancisca uniflora. (Scrofularinées) Arbre du Brésil et de l'Amérique centrale. La poudre de racine est employée à la dose de 0,60, o à h fois par jour, comme antirhumatismale. Au Brésil elle jouit d!une grande réputation dans le traitement des maladies syphilitiques et a, pour cette raison, reçu le nom de Mercure végétal. MANÇONE ou TELI Tali, Bourane des Floupi 1 *, Erythrophleum gùineense. Grand arbre de la famille des Légumineuses de la côte occidentale d'Afrique. Son bois très- MANDRAGORE. — MANGANATES. 641 dur et incorruptible est recouvert d'une écorce employée par les indigènes à empoisonner les flèches età préparer des liqueurs d'épreuve pour les criminels. Celte écorce est en morceaux épais d'un centimètre, rougeâtres en dedans et sur leur cassure, à surface extérieure brune, rugueuse. Elle provoque l'éter- nument lorsqu'on la pulvérise et doit être rangée parmi les poisons du cœur avec l'Jnée ou Onaijc {Stropliantus hispidus, apocynées). Elle contient un alcaloïde isolé par MM. N. Gallois et Hardy, en traitant les extraits alcooliques concentrés et sursaturés de bicarbonate de soude par la méthode de Stas, en remplaçant l'éther par l'éther acétique, c'est VErythro- phléine, corps cristallisable et pouvant former des sels avec les acides. L'Erythrophléïne jouit de propriétés toxiques très-accusées et doit être regardée comme un poison du cœur, injectée sous la peau a la dose de quelques milligr. elle provoque en 10 minutes l'arrêt des battements du cœur chez les animaux. Les ventricules s'arrêtent en systole, les oreillettes continuant à battre pour s'arrêter ensuite en diastole, avec secousses convul- sives et dyspnée précédant la mort. L'atropine ne ranime pas les mouvements du cœur détruits parTErythrophléîne ; le Curare en retarde les effets. VErythrophleum Couminga, espèce voisine du Mançone, originaire des Seychelles, est très-analogue et toutes les parties en sont vénéneuses. MM. Gardois cl Hardy y ont trouvé un principe analogue à celui du Mançône. MANDRAGORE. Atropa mandragpra ; MavSpa-p'j*; (Solanées.) Alraun. ai..; Mandrake plant., ang.; Jabora, Ustrang, ab..; Ych-ruj, beng.; Apcmon, ÉOTPT,; Mandragore, esp-, it.; Ali-Liin, hol,; Merdam giaa, ptu.; PoarzyJt ziele, fol.; Caafjutie, tam.j Insan keuku, tvh. Plante à feuilles très-grandes, partant immédiatement du collet de la racine. Les fruits sont des baies jaunes, charnues, de la grosseur (JKjf. 95.) d'une petite pomme. Toutes les pal lies de celte plante sont narcoliques et dangereuses (fig. 95). La racine, qui est longue, fusiforme, quelquefois très-grosse el bifurquée en forme de cuisse, particularité qui lui a valu les noms d'anWirojpomorpAonet de sevd-homo, au ne odeur nauséeuse et une saveur acre. Elle est narcotique. Anciennement; au temps d'Albert le Grand, par exemple, on produisait l'aneslbésie par son moyen dans le même but qu'aujourd'hui on pratiqueTéthérisation (V. ce mot). Chez les Chinois, dit-on, elle est fort usitée à cet effet. Elle passait aussi jadis, sans doute par signature, pour un puissant aphrodisiaque. On ne l'emploie plus que rarement et a l'extérieur en cataplasmes, sur les tumeurs scrofuleuses et squirrheuses. MANGANATES. Mangansaures salz, al.; Man^anoyradt sait, su. Combinaisons des acides mangamque MnO 3 et permanganique, Mn ! 0 7 , avec les bases. Manganate de potasse. Pour l'obtenir, on pulvérise et on mêle bien ensemble o p. de nilre, 2 p. de carbonate de potasse et 1 p. de bioxyde de manganèse, et on chauffe au rouge dans un creuset jusqu'à fusion du mélange. On obtient ainsi un produit vitreux de couleur verte, très- déliquescent. Dissous dans l'eau, il la colore en beau vert qu'une plus grande dilution l'ait passer au violet et ensuite au rouge, teinte que les acides lui donnent également. C'est cette particularité qui lui a valu le nom de Caméléon minéral. Le permanganate ou hypermanganate de potasse (caméléon violet), s'obtient par plusieurs procédés. D'après celui de M. Béchamp, qui est une modification du procédé de MM. Personne et Lliermite, on dessèche rapidement dans une bassine en fer un mélange de peroxyde de manganèse (10 p.) lavé à l'acide azotique, et de potasse caustique (12 p.), mis en pâle avec un peu d'eau distillée; la masse alcaline verdàtre est chauffée au rouge sombre dans une cornue de grès, où l'on l'ait arriver un courant d'oxygène ou d'air, privé d'acide carbonique; on traite par l'eau chaude, et dans la liqueur on fait passer un courant d acide carbonique jusqu'à ce qu'elle ait pris la teinte rouge caractéristique du permanganate, on laisse reposer, on décante, on évapore rapidement à une température inférieure à l'ébulli- tion; par refroidissement, le permanganate cristallise. M. Boettger chauffe dans un creuset de fer 1 p. de peroxyde de manganèse pulvérisé et quand l'oxygène commence à se dégager, il ajoute, par portion, et en agitant, à p. de potasse caustique et 2 p. de chlorate de potasse; la masse est ensuite bouiliie avec 80 p. 642 MANGANATES. d'eau, puis soumise soit à un courant d'acide carbonique jusqu'à ce que la liqueur soit rouge; elle est ensuite décantée, filtrée et évaporée jusqu'à réduction de moitié ; soit à un courant de chlore jusqu'à ce que le liquide soil devenu rouge; on agite, on l'étend de h fois son volume d'eau, on filtre sur du verre pilé et on réduit au 1/5 du volume primitif (Staedler); par le refroidissement, le permanganate cristallise. Voici le procédé du Codex de 18(36: Bioxyde de mangao.. 40 Potasse caustique.... 50 Chlorate de potasse.. 33 Eau...............Q. S. On pulvérise l'oxyde et le chlorate et on les mêle. D'antre part on dissout la potasse dans le moins d'eau possible et on l'ajoute au mélange; on chauffe dans un creuset de fer, en agitant sans cesse, jusqu'au rouge obscur. Maintenez à cette température pendant une heure et laissez refroidir. Pulvérisez le produit et traitez-le par 2000 d'eau bouillante ; laissez reposer, décantez le liquide pourpre surnageant, filtrez-le sur l'amiante ou du verre pilé; neutralisez-le par l'acide nitrique trés- dilué et évaporez à une douce chaleur. Par refroidissement il se produira des cristaux de permanganate que l'on fera sécher sur une brique et que l'on enfermera dans un flacon à l'abri de la lumière. Ce sel cristallise en belles aiguilles prismatiques ayant quelquefois 3 centimètres de longueur, presque noires et à reflets métalliques. 11 se dissout dans 15 p. d'eau froide qu'il colore en pourpre magnifique ; les alcalis verdissent celte solution. En niédecine, le permanganate, de potasse s'emploie sous trois formes: cristallisé, amorphe ou en plaque, et liquide. C'est l'agent désinfectant et hygiénique le plus efficace, proposé, dés 1850. par M. Condy (V. Rev. ph., 1859- 1860), sous le nom de Liqueur de Condy, pour remplacer l'hypochlorite de soude ; il est en même temps économique, car un flacon de solution de 3 fr. peut servir à préparer 12 litres de liquide désinfectant, au millième. La solution au 1/500 est très-employée en Angleterre, sous les noms d'eau ozonisée ou à'ozone liquide; les Anglais s'en sont servis comme préservatif du choléra ; et à l'intérieur, ils l'emploient contre les affections diphthéritiques, à la dose de 1 à U cuillerées à café de solution au 1 /50 (permanganate cristallisé 2, eau distillée 100), pour un litre d'eau. En 1862, le docteur Philos a recommandé la solution très-étendue pour détruire instantanément l'odeur cadavéreuse qui s'attache aux mains après les autopsies ou lorsqu'elles ont touché des matières en putréfaction. En Allemagne, on vend, sous le nom d'eau ozonêe concentrée, une sol. tr.-étendue d'ac. hypochloreux {Eehrens et Jacobsen). Si on calcine au rouge sombre, dans une capsule de fer non émaillée, un mélange de peroxyde de manganèse (20 p.), de chlorate de potasse (20 p.), et de potasse caustique solide (25 p.), ces dem dernières substances provenant de l'évaporation à siccité de leur solution aqueuse; en ajoutant 1 litre d'eau distillée, on a un liquide qui, à la dose de 10 gr. pour 100 gr. d'eau, sert au pansement des plaies de mauvaise nature (Leconte); en lotions contre l'ozène, pour enlever l'odeur désagréable des cancers, des abcès profonds, etc. {Demarquay). M. Van den Corput a conseillé à l'intérieur une solution de 20 à 50 centigr. de permanganate, dans 150 gr. d'eau distillée , pour le traitement des ulcères profonds du sacrum et pour la désinfection des plaies. Il a recommandé l'injection modificatrice suivante : permanganate 1 à 2 ; eau distillée 200 ; il a conseillé la même solution en gargarismes contre les ulcérations buccale et pharyngienne. lncomp. : glycérine, toute décoction ou infusion, et presque tous les produits d'origine organique. Manganate de soude. — On procède comme pour celui de potasse. C'est ce manganate (obtenu en chauffant à 400° en présence de l'air un mélange, à équivalents égaux, de sesquioxyde de manganèse et de soude caustique) qui, additionné de sulfate de magnésie, sert à préparer le permanganate de soude appliqué au blanchiment des matières textiles (Tessié du Motay), et employé aussi comme agent de dé- sinteclion (V. J. Ch. m. 1868). Les autres manganates, étant presque tous insolubles, peuvent se préparer par double décomposition. Le manganate de chaux se forme facilement en chauffant au rouge au contact de l'air un mélange intime d'oxyde de manganèse et de chaux délitée ou de craie pulvérisée; il peut servir économiquement dans les laboratoires comme agent d'oxydation et, dans l'industrie, à la production de l'oxygène pour l'éclairage oxyhydrique (Dclaurier). Le manganate de baryte, d'un beau vert'émeraude, obtenu par M. Rosenstiehl, est le composé qui donne une teinte verte superficielle à la baryte caustique préparée par la calcination. 11 est soluble dans lesac. étendus, résiste aux alcalis, s'altère promptement à l'air humide. On l'obtient en chauffant au rouge sombre un mélange de baryte caustique légèrement hydratée (6 à 8 p.), d'azotate de baryte (U p.) et d'oxyde de manganèse (1 p.). (V. Un. ph., 1865). On a un précipité d'un beau vert de manganate de baryte en mélangeant une dissolution de baryte au permanganate de potasse additionné d'une solution d'iodure de potassium (Lindner). (Un. ph. 1869). MANGO. - Les manganales de polasse et de sonde sont employés en chimie comme corps oxydants. Le mélange de permanganate de potasse (2 p.) et d'acide sulfurique (3 p.) est un puissant agent d'oxydation; il enflamme les essences, l'éther, l'alcool, oxyde rapidement Je soufre (Boettger). Dans l'industrie, ils sont appliqués à divers usages, notamment à détruire les produits pyrogénés qui infectent l'alcool. Leur décomposition facile au contact des fibres végétales a suggéré d'appliquer la solution saturée de permanganate à !a teinture des Lois blancs, pour leur (tonner l'aspect des bois de palissandre ou de noyer, au blanchiment des peaux chamoisées (Barreswit); au blanchiment des tissus d'origine végétale ou animale (Tessiè du Motay et Maréchal). (Y. Un. ph. 1867); a la teinture blonde des cheveux noirs par décoloration; etc. Le permanganate de potasse est un réactif précieux pour déceler les composés au minimum d'oxydation, etc. M. Angus Smith s'est servi de la solution étendue de ce sel, pour évaluer la quantité de matières organiques contenues dans l'air ; MM. Forchammer et Monier, pour connaître la proportion de substances organiques que l'eau renferme (V. Ess. pharm. — Eaux potables). MANGO. Mangifem bnlica. (Anacardiacées.) On emploie le fruit el l'écorce, dont on prépare des extraits fluides. Propriétés astringentes efficaces. Eitrait fluide de Mango.' 10 Eau............ 120 En gargarisme. Dose à l'inlérieur : une cuillerée à café toutes les deux heures. (Delpedi.) MANNES. Mazraa, al., dan., it., pol., pou-, lus., su-, hol.; i\Iau, Mun, Terinjebin, au.; Mana, est.; Schirkiscbt, ind., per.; Gambing, jav.; Kapurrimba, mal.; Koudret el- \asi, TUR. Un granit nombre de substances portent le nom de Mannes. Ce sont généralement des exsudations de saveur plus ou moins douceâtre, contenant diverses sortes de sucres ou des produits analogues aux mannites. Ces exsudations se font spontanément ou à l'aide d'incisions soit sur les feuilles, soit à travers l'écorce des jeunes rameaux ou même des grosses branches. La manne des pharmacies est un suc sucré, concret, fourni par plusieurs espèces de frênes, et principalement par les Fraxinus ornus et rotundifolia, L. (Ornus europœa et rotundi- folia, Per.) (Jasminées), arbres qui croissent dans presque toute l'Europe, mais qui ne fournissent la manne qu'en Italie, et surtout en Sicile et en Calabre. Quelques auteurs ont prétendu que la manne découlait par suite de la piqûre d'une cigale, MANNES. 043 la Cicada orui. La manne qui exsude ainsi est en petite quantité ; toute celle du commerce exsude du tronc spontanément (Marna spon- tanea, it.). et à l'aide d'incisions (Manna formata, it.). Les feuilles laissent aussi suinter une manne que les Calabrais nomment Manna di fronde ou Mastichùm, par opposition à celle du tronc qu'ils nomment Manna di corpo. Regel a émis l'opinion que la manne dans les végétaux mannifères existe déjà dans la sève ascendante, il nous parait plus probable que ce produit ne commence à se former, comme la plupart des autres exsudad'ons, que lorsque la sève arrive dans les feuilles. Là, elle subit une métamorphose particulière, et le nouveau produit s'en sépare immédiatement, ou descend avec le cambium à la périphérie du végétal et en exsude par les issues qu'il trouve ou se fraie, comme impropre à l'accroissement de celui-ci. On distingue trois sortes de mannes : 1° MANNE EN LARMES OU E-\ STALACTITES*; Manna lacrymata, s. tabulata (Manna canole des marchands italiens). En morceaux longs comme le doigt et plus, ayant un aspect sta- lacliforme dû à l'exsudation graduelle du suc el au dépôt successif des couches les unes au- dessus des autres, blancs, fragiles, poreux, cristallins; odeur faible, nauséeuse; saveur douce et sucrée, un peu fade. Le temps la jaunit et l'altère. Elle contient de 60 à 80 % de mannite. M. Ghysen prépare avec celte manne et l'oxyde de ter au minimum un monnaie ferreux, très-riche en fer, qu'il propose d'ad- minislrer en poudre ou en pilules (V. Un. ph. 1873). 2° MARNE ex sorte; Manna vulgata s. in sortis *. Elle est composée de petites larmes unies entre elles par une matière molle, gluante, jaunâtre. Dans Je commerce, on nomme Manne g p racy, la manne en sorte qui nous vient de Sicile, et M. capaey, celle de Calabre. Cette dernière est la plus estimée. 3° manne grosse; Manna pin guis s. in- crassata, s. sordida. Ce n'est qu'une masse molle, gluante, chargée d'impuretés; altérée par le temps et la fermentation» Ces différences dans les diverses sortes de mannes proviennent uniquement des époques de leur récolte, qui a lieu depuis juin jusqu'en octobre. La manne arrive à Paris en décembre. La manne se ramollit par la seule chaleur de la main ; elle se ramollit aussi par l'humidité de l'air, on doit donc la tenir en lieu sec. La manne est soluble dans l'eau et dans l'alcool. Ce dernier en sépare à chaud une matière sucrée, blanche, cristalline, abondante, nommée sucre de manne ou mannite, fusible a 166°. La manne contient, en outre, un principe nauséeux, auquel elle doit, selon Rose, ses pro- 644 MANNES. priétés purgatives et qui, à l'inverse de la man- nite, est d'autant plus abondant que la manne est moins belle. D'après les recherches de M. Buignet, les diverses espèces de mannes du commerce renferment toutes du sucre et de la dextrine, en proportion relative constante et invariable : 2 équivalents de dextrine pour 1 équivalent de sucre (V. J. ph. 1868). M. Hirscli a donné un procédé pour produire artificiellement la mannite (V. J. ph. 1872). La manne paraît être r£Xauo'|MJu de Diosco- ride, et avoir été conrrue de toute antiquité. Les anciens la nommaient miel de l'air ou de rosée. Au seizième siècle, Matthiole prétendait encore, contre Ange Palea, qui mit hors de doute sa véritable origine, que la manne était la salive, un excrément de quelque astre. Suivant M. O'Rorke, la manne des Hébreux ne serait autre que le Lichen esculentus, de Pallas, utilisé encore pour la nourriture des hommes et des chevaux, qui se rencontre en Perse, dans les déserts de la Tai'tarie, en Crimée, dans l'Asie Mineure, plus commune encore dans le Sahara égyptien et dans l'Arabie (?). On fait venir le mot manne de manare, couler ; suivant Geoffroy, il serait d'origine hébraïque et viendrait de umhii, suc, nourriture divine. La manne est un purgatif ou plutôt un laxatif doux. Celle en larmes est fréquemment employée à la dose de 10,0 à 50,0 comme un léger dérivatif chez les enfants et les vieillards dans l'embarras intestinal, les rhumes. On la fait prendre dans un peu d'eau chaude que l'on blanchit quelquefois avec du lait. Elle l'ail la base des pastilles de manne, dites de Cala- bve; elle entre dans des potions purgatives, la marmelade de Tronchin, etc. La manne en sorte est plus spécialement employée en lavements, à la dose de 10 à 100,0. La mannite est employée à la manière de la manne en larmes, mais rarement. Voici le procédé économique proposé par Ruspini pour obtenir la mannite. On fait fondre par la chaleur Q. V. de manne en sorte avec moitié son poids d'eau de pluie, dans laquelle on a préalablement battu un blanc d'oeuf, on fait bouillir quelques minutes et on passe à la chausse. Le liquide qui passe se solidifie par refroidissement. On l'exprime fortement dans un sac de to le; on ajoute à la masse restée dans le sac un poids d'eau froide égal, et on exprime de nouveau. On dissout la mannite qui reste dans le sac dans Q. S. d'eau bouillante additionnée de charbon animal ; on filtre le liquide bouillant ; on fait évaporer le soluté à pellicule, puis on laisse cristalliser ; on peut faire cristalliser de nouveau dans l'eau bouillante ou dans l'alcool à 85 c. Ou plus simplement on fait dissoudre la masse de la 2 e expression dans une quantité d'eau à peine suffisante et sans addition de charbon ; on laisse cristalliser; on fait égoutter et on exprime le produit, qui constitue la mannite officinale de l'auteur. Le résidu peut être rapproché et servir comme purgatif d'un prix inférieur. La mannite est le principe chimique caractéristique de la manne, mais non l'élément purgatif; elle a une saveur* douce, cristallise en beaux prismes rhomboïdaux droits, solubles à froid dans 6 p. 6 d'eau et dans 80 p. d'alcool à 90°, presque insoluble dans 1 ether. Elle fond à 100°. Les sucres et les miels communs sont légèrement purg. Est-ce au sucre cristallisable pur que ces produits doivent cette propriété? Nous conseillons donc aux praticiens de renoncer à ce produit, d'ailleurs fort cher. La présence de la mannite a été constatée dans les feuilles de l'olivier (V. ce mot). On connaît une foule d'exsudations qui portent ou pourraient porter le litre de manne en ce que la mannite les particularise; ce sont : 1' la manne de Briançon, qui découle du mélèze, larix europœa (Conifères); elle est en petits grains arrondis, jaunâtres, d'une saveur douce et contient de la tnélézîtose ; 2° la manne d'Alhagi, à'Agul, de Perse ou Tereniabin, qui exsude en Orient d'un sainfoin, Vhedysarum Alhagi (Légumineuses), mais ne contient pas de mannite (V. J. ph. 1873) ; 3° la .V. du Liban ou cédrine, mastkhi/ia, qui découle du larix cedrus; li" la manne du mont Sinw, ou manne des Hébreux, qui exsude du tamarix gallica ou maimifera par suite de la piqûre du Coccus manniparus et dont les Arabes de celte contrée font leur principale nourriture pendant une partie de l'année ; 5° la manne du Kurdistan, recueillie, suivant M. Barré- de Lancy, en secouant les branches séchées du chêne à galle, et que les Kurdes mêlent à de la pâle et à de la viande : quoique produites par des végétaux d'espèces très-différentes', ces deux mannes sont constituées par du sucre de canne, du sucre interverti et de la dextrine (Berthelot) ; suivant M. Flûckiger, cette manne renferme 90 p. °/ 0 d'un sucre cristallisable, qui n'est pas le sucre de canne; 6° la manne de la Nouvelle- Hollande ou Lerp des Australiens, substance nutritive, exsudée des feuilles des eucalyptus man- niferus et dumosa. Elle contient du mélitos'e. Vasclepias procera, en Egypte, Vapocymim Syriacum, en Syrie, donnent également une manne farineuse. 11 en est ainsi des exsudations (rosée de miel, miellée ou mièlat) observées fortuitement sur le tilleul (V. J. ph. 1872), Yoran- ger, le noyé»; le platane, la cératonie, les cistes, les saules, etc. La mannite a encore été trouvée dans une foule devégétaux, parmi lesquels nous citerons la racine de rneum, le fwus saeehari- nus, les oignons, les champignons (d'où le nom de sucre de champignons, donné parBraconnol), MARJOLAINE. — MARRONNIER. 645 le céleri, le seigle ergote, la racine (le grenadier (Grenadine, de M. Latour, de Trie), le lilas, les tubercules de cyclamens, le troène. — La Bulcine ou Dulcite ou Dulcose ou Manne de Madagascar, dont l'origine botanique est encore inconnue, est formée par une variante de la mannite (V. Rev. ph., 1855-56); elle a été retrouvée dans le suc de plusieurs fusains (V. p. 637), et reproduite artificiellement par M. G. Bouchardat (V. Un. ph. 1872). Traitée par Tac. azotique, la dulcine donne de l'acide mucique (A. Laurent), de l'acide oxalique (Jacquelain) et de l'acide racémique (Carlct). MARJOLAINE. Sampsucus, Origanum majorana. (Labiées.) Majoran, JSfàyran, al.; Majoran, ang.; Mirzunjusch, Mardacose, ar.; Merian, Mairan, dan.; Murwa, ouk.; Mejorana, esp.; Mariolein, mol.; Maggiorana, it.; Ma- jeran, pol.; Mangerona, por.; Mejram, su.; Marru, tam.; Makiron, tur. Plante Q cultivée dans les jardins et ayant de l'analogie pour les propriétés physiques et médicinales avec la sauge officinale. On l'a vantée comme sternulatoire. Autrefois on faisait un Onguent de marjolaine que l'on obtenait en faisant digérer la marjolaine dans du beurre. MARMELADES. Les marmelades médicinales sont des préparations magistrales qui ont la plus grande simililude avec les electuaires, parmi lesquels beaucoup d'auteurs les placent. Leur préparation est fort simple. Marmelade antiscorbutique. Alimentation antiscorbutique. Pommes de terre cuites à la Tapeur............. 100,0 Poud. de quina. 6,0 Sirop de sucre. 25,0 Eau. 100,0 Faites une pâte. Conseillée par Guyten-Mér- veau. Dose : 125 grammes, qu'on double le cinquième ou sixième jour. Marmelade expectorante benzoïque. Acide benzoïque..... 1,2 Miel de Narbonne.. 180,0 Soufre.............. 1,2 Sirop de polygala.. 30,0 Ipécacuanha......... 0,3 — scillitique ___ 30,0 Dans les catarrhes chroniques des vieillards pour faciliter l'expectoration. Une cuillerée à café trois ou quatre fois par jour. (S. M.) Marmelade expectorante kermétisée. Kermès minéral..... 0,2 Sirop scillitique.... 8,0 Huile d'amandes.... 8,0 Manne choisie..... 180,0 Sirop de polygala... 8,0 (S. M.) Marmelade pectorale. Ipécacuanha......... 0,6 Sirop de guimauve... 60,0 Soufre.............. 1,2 Manne............. 60,0 Iris................. 4,0 Une cuillerée à café deux ou trois fois par jour dans la coqueluche. (Bor.) Marmelade purgative (Sard). Rhubarbe.......... 6,0 Crème de tartre___ 1S,0 Sulfate de potasse... 4,0 Pulpe de tamarins.. 60,0 Marmelade de Tronchin. llanne............ 125,0 Sirop de violettes.. 15,• Pulpe de casse..... 30,0 Eau de fl. d'orang. 8,0 Huile d'amandes... 15,0 A prendre par cuillerées d'heure en heure en deux matinées dans les catarrhes. (Cad.) Guibourt et Soubeiran prescrivent P. E. des quatre premières substances; Radius supprime le sirop de violettes ; Giordano ajoute de l'anis en poudre. Marmelade de viande (Adrian). Confiture ou Conserve de Damas (Trousseau.) Filet de bœuf. 60 Sel marin. 1 Gelée de fruits. 15 On pulpe la viande, puis on y mêle le sel et la gelée ou la marmelade préférée. (Oh. ph., 1865, p. 353.) Marmelade de Zanetti. Electuaire de manne et de casse ~kermètisê. Mannes en larmes... 60,0 Beurre de cacao.... 23,0 Sirop de guimauve.. 45,0 Kermès minéral..... 0,2 Casse cuite......... 30,0 Eau de fl. d'orang.. 15,0 Huile d'am. douces.. 30,0 Dans les affections catarrhales. (Cad.) MARRONNIER. Marronnier ou châtaignier d'Inde; JEscuhts hippocastanum (Acéridées. ) Rosskastanie, \L.; Horse cbesnut, ANG.; Hestekastanier, dan.; Lo-lo-tzé, Ch.; Castano de Indias, esp.; Paar- denkastanie, iiol.; Castagno d'India, Ippocastano, it., por. ; Kasztan owdzikich, pol.; Hœst kastanie, su. Jabani Kestané, tur. Grand et bel arbre originaire de l'Asie, qui fait l'ornement de nos promenades. Il a été introduit en Europe vers 1591, et le premier plant fut apporté de Constantinople à Paris, en 1615, par Bachelier. L'écorce des jeunes branches qui, sèche, est brune et astringente, a été proposée comme succédané du quinquina, à la dose de 15 cà 30,0 en poudre. Le décodé (pp. 50 : 1000) a été employé comme antiseptique sur les plaies gangreneuses. VEIixir fébrifuge de Reil se prépare avec l'extrait d'écorce de marronnier et l'eau-de-vie. Elle contient du tannin (colorant en vert les sels ferriques), de la fraxine ou pnxiine (gluco- side) qui, par les acides étendus, se dédouble en fraxétine ou pariétine, et en glurose. Ti ommsdorff a extrait de l'écorce une matière particulière, la bicolorine ou matière opalisante (esculine) qui est la cause des phénomènes de dichroïsmeque présentent les infusions d'écorce de marronnier et de plusieurs autres végétaux. l.'esculine ou œsculine a été primitivement retirée de l'écorce du fruit du marronnier d'Inde, par Canzonieri ; c'est une substance légèrement amère, presque insoluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante et dans l'alcool. Mouchon fit, le premier, connaître ses propriétés fébrifuges. On l'a prescrit avec avantage dans le traitement des névralgies 646 MARRUBES. — MASTIf. périodiques, à la dose de I à! grammes, délayée dans un peu d'eau sucrée, prise en deux fois, à un court intervalle. Mouchon fait un sirop d'escutine ainsi comp. : Esculine pulv. 125 Alcool à56c. 2500 Sir. dégomme 8600 On lait dissoudre l'esculine dans l'alcool, on filtre, on ajoute au sirop et on distille l'alcool dans le B.-M. d'un alambic. La semence, nommée marron d'Inde ( Cas- tanea equina) , contient une fécule accompagnée d'un principe acre dont on peut la débarrasser à l'aide de l'eau légèrement alcaline ou même encore par de simples lavages à l'eau froide, plusieurs fois répètes. Cette fécule paraît être, en outre, accompagnée d'un principe amer fébrifuge. Torréfiée , on l'a vantée dans les liémorrbagies utérines atoniques. On a aussi cherché à en faire des pois à cautères. On la fait entrer dans la composition des poudres dites pâtes pour les mains. Son emploi dans ce cas paraît justifié, en ce qu'elle contient, d'après M. Fremy, de la saponine, principe différent de l'esculine, et que les alcalis transforment en acide saponique (ou esculiquë). La farine de marron d'Inde privée de son principe acre pouvant être utilisée comme nourriture, ou mieux, comme l'ont proposé M. Le- page, de Gisors, d'une part, MM. Thibierge, de Versailles, cl Romilly, de l'antre, et comme l'a réalisé M. de Callias, la fécule de marrons d'Inde pouvant être appliquée dans l'industrie aux usages de l'amidon et de la fécule de pomme de terre, et donner même plus d'empois que ces derniers, il faut lui donner ces applications et conserver les céréales et la pomme de terre pour la nourriture de l'homme. Le marron contient une huile employée contre la goutte (Oenevoix); cette huile peut se préparer en traitant par déplacement la poudre de marrons d'Inde par l'elber; mais, depuis un certain nombre d'années, M. Em. Genevoix l'obtient on grand directement, en râpant les marrons non décortiqués ; ceux-ci sont recueillis et soumis pendant quelques jours à une fermentation libre. La pulpe est ensuite cbaufi'ée avec de l'eau, puis additionnée d'acide sulfu- rique (2 kil. pour 100 kil. de marrons) ; après j( deux heures d'ébullition, la fécule étant trans-' formée partie en dextrine, partie en glucose, on transvase le liquide clans une autre cuve où l'on continue l'ébullition pendant deux heures, en remplaçant l'eau évaporée; l'huile préexistant dans le marron d'Inde surnage, elle est recueillie séparément et filtrée. (V. l'analyse du marron d'Inde, par M. Le- page, de Gisors, Rev. ph., 1856-57.) Le nom àliippocastanum (châtaigne de cheval) vient de ce qu'à Constantinople on donne les marrons d'Inde réduits en poudre et mêlés avec du son aux chevaux, pour prévenir la pousse on la guérir, pratique que nos vétérinaires n'ont pas mise à profit. L'écorce du marronnier à fleurs (variâtes, Msr. pavia, passe aussi pour fébrifuge. Sa racine est usitée en guise de savon; ses semences tuent les poissons; elles renferment un poison énergique analogue à la strychnine (Bat- chelor). On sait que le Marron ordinaire, ou Châtaigne proprement dite (Lien-tzé, en.), est fourni par le Châtaignier (Custanea verni) (Amentacées), arbre très-commun dans certains de nos départements. On retire de l'écorce et dos feuilles (très-riches en tannin) un extrait astringent et tinctorial; dans diverses contrées de l'Amérique du Nord, les feuilles sont employées comme un spécifique contre la coqueluche. L'écorce de son congénère, le Castanea pumila ou Chincapin, est usitée, en Amérique, comme astringent et fébrifuge. MARRUBES. Deux plantes labiées de ce nom, mais de genres différents, sont connues. 1° marrube blanc; PiY/ssiM»i, ManuLium rvlgare (Mariemiessel, Weisser Andorn, al.; WMte horehomd, axg.; Atirbesin, ar. ; Marrube, dan. ; Marrubio blanco, esp. ; y\'itte an- doorn, hol. ; Marubio bianro, rr. ; Szanta Mata, pol. ; Marqjos, por. ; Schandra bflfata, rus. ; Andorn, sv,; Koukas otou, nm.), plante cotonneu-e blanchâtre qui croit abondamment le long des roules. M. THorel y a trouvé un principe particulier, fébrifuge, la marmbine ou mon ubiwe. 2° marrube aquatique; Lycopus européens, L. (Wasserdorn, 2igeunerhraut, al.; Licopo, it. ), petite plante qui vient dans les endroits marécageux des bois. Le premier est un stimulant et anlihyslé- rique rarement usité. Le deuxième est employé comme fébrifuge, en Piémont. MASTIC*. Résine de mastic; Résina lenfisn, Ma.aziyti. Mastix, al., dan., si!.; Mastich, »N6.; Arah, Anlnkbag- indie, Mesteehe, ar.; Humie niusîakie, duk., tam.; Almaciga, e~p.; Mastik , hol.; Mastice, it.; Kin- neh, per.; Mastyx, t-ol.; Àlmaceda, por.; Saies, ttir. Cette résine découle dans le Levant, en Grèce et surtout à Chio (archipel grec, que les Turcs appellent pour cela Sachis adassim ou île du mastic), d'incisions pratiquées au tronc et aux branches du lenlisque, Pistacia lentis- cus. (Térébinlhacées.) Les villages dont les habitants s'occupent exclusivement de la récolle de cette résine sont appelés maslico- chôra, villages du mastic. En petites larmes ovoïdes jaunâtres, demi- transparentes, d'une odeur suave, qui se ramollissent sous la dent en laissant percevoir une saveur aromatique. MASTICATOIRES. — MATICO. 6Zi7 Son nom de mastic (du grec (uujcraopou) lui vient de ce qu'autrefois on s'en servait beaucoup comme masticatoire pour parfumer l'haleine et fortifier les gencives. Les Arabes l'appliquent encore au même usage et pour prévenir le scorbut. On l'emploie ainsi pur ou associé à d'autres substances. En Orient, on se sert de l'infusion de mastic contre la diarrhée des enfants, à l'époque de la dentition; en Grèce, le mastic sert sous forme de cataplasmes (Krasocôrna) faits avec du vin rouge et du pain. Il n'est soluble qu'en partie dans l'alcool ; mais il l'est en entier dans l'essence de térébenthine, l'éllieret la benzine; il est peu soluble dans le sulfure de carbone, insoluble dans l'acide acétique et la soude caustique (Saec). L'alcool à 90 c. bouillant en dissout les 9/10 de son poids et laisse une substance blanche, ductile, soluble dans l'élber et dans l'alcool absolu bouillant, gui a été considérée comme un principe particulier et nommée Mastieine. La dissolution alcoolique constitue un excellent hémostatique externe. Sa dissolution éthéree constitue Voâoretoide de Billard pour plomber les dents. A cet effet, on en imbibe an peu de coton qu'on introduit ensuite dans la dent creuse ; l'élber, en se vaporisant, laisse une masse ferme. La dissolution du mastic dans le collodion est préférable. Le Ciment oblitériqtie de Tarcau est la même solution additionnée d'alumine anhydre. La masse pflulaire, divisée en 64 bols ou 128 pilules, obtenue avec 32 grain, de mastic en larmes et Q. S. de sirop de sucre, a été préconisée contre l'incontinence nocturne d'urine. On peut remplacer le sirop par du miel et en faire un éleetuaire que l'on administre dans du pain azyme. Dans les arts, le mastic sert à faire des vernis. On lui substitue t'conom. la résine Dnminnr. Le lentisque est un arbuste très-commun en Algérie, dont le fruit renferme 20 à 25 °/ 0 d'une huile grasse verte, que les Arabes emploient pour l'alimentation et l'éclairage. Avec son extrait on l'ait les pilules dites algériennes. (V. Pilules.) MASTICATOIRES. Kanmittel, al.; Masticatory, ang.; Masticatorio, esp. Médicaments qui, nus en contact avec la membrane muqueuse buccale, agissent particulièrement sur les glandes salivaires et augmentent la sécrétion et l'excrétion de la salive, Toutes les substances simples, dites sialago- gues, comme la pyrèthre, le spilanthc. le cap- sique annuel, le tabac, sont des masticatoires. Ici nous n'entendons parler que des masticatoires composés. Masticatoire aromatique (Roland). Myrrhe, i Camphre. 1 Cannelle. 3 ïéréb. cuite. 16 Incorporez les deux poudres dans la téré - bentbine fondue avec le camphre, {lier.) Masticatoire indien. Chaux vite d'écaillés d'huîtres. 1 Noix d'arec... 2 Feuilles de poivre bétel........ 1 Masticatoire irritant (Butler). Mastic pulvérisé...... 6 Liquidambar.......... 3 Faites fondre et ajoutez : Pyrèthre pulvérisé 2 Piment ann. pulvérisé. 1 (Bér.) Le masticatoire que l'on vend sous forme de petits pains carrés, du poids de 1/2 gramme et enveloppés d'une feuille d'étain, sous le nom d'Orientale, est quelque chose d'analogue. Masticatoire de mastic et de gingembre. Mastic, Ging-embre, Cire blanche, aâ. P. E. Faites des trochisques de 0,2. {Âug.) MATICO. Le Matiro ou Mateca est le Steffensia elon- gata (Piper angustifolium ou elongatmn, Artan- the elongata), sorte de poivrier de l'Amérique méridionale. Divers piper portent le nom de matico. C'est à la suite de l'exposition universelle de Londres, en 1851, que nous avons introduit cette substance dans la matière médicale française. Pour caractériser le matico, nous dirons que ce sont des feuilles de digitale à nervures très- prononcées, longues de 5 à 20 centimètres sur 3 à h de large à odeur de cubèbe et de menthe à la fois, d'une saveur acre et amère, renfermant essence légèrement verdàtre, qui jaunit sous une l'influence de la lumière, et un principe amer particulier, la maticine (John Hodges). M. J. Marcotte y a trouvé, en outre, un acide cris- tallisable, l'acide a/rtanthique , du tannin, de la résine, de la chlorophylle, une matière colorante, des sels, etc. Il arrive en bottes d'une dizaine de kilos, fortement comprimées dans des peaux ou surons. Dans les premières communications qui en furent faites, on le présentait comme un hémostatique si puissant, qu'appliqué sur un vaisseau sanguin ouvert, il en opérait l'occlusion immédiate quel qu'en fût le calibre. C'était assurément beaucoup dire ; mails ce que nous pouvons affirmer, c'est qu'avec la poudre de matico nous avons pu arrêter, avec une grande facilité et promptitude, des hemor- rhagies externes assez abondantes. Au Pérou, il porte aussi le nom d'herbe du soldat, à cause de ses propriétés styptiques et vulnéraires sur les blessures. En Angleterre, le matico est entré dans la pratique de beaucoup de médecins pour arrêter aussi bien les écoulements blancs de toute nature (gonorrhée , leucorrhée, etc.) que les écoulements sanguins, et comme astringent. 648 MATRICAIRE. M. Gn'mault a utilise'' avec succès l'eau distillée de malieo en injections, en l'additionnant d'une minime quantité d'un sel astringent. L'Jiuile essentielle de matico. assô*ciée au baume de copahu, a été mise par lui sous la forme de capsules au gluten. Celte essence possède la propriété d'annihiler l'odeur du copahu et de le faiie mieux supporter. Le matico peut être employé sous forme de poudre, d'eau distillée, tisane (10 à 20 : 1000), de pilules, de teinture, de sirop, etc. 11 n'est pas vénéneux. (V. jRev. pharm., 1852-53.) MATRICAIRE. Espargoutte ; Matricaria ou pyrethrum parthe- rtium, L. (Synanthérées.) MuUcrkraut, Mutterkamille, al.; Fever-few, ang.; Achaouan, ar.; Matrum, dan.; Matricaria, fsp., it., por.; Maîderkruid, hol.; Maruma ziele, pol.; Homersk kamill, su.; Maradica, tur. Plante % indigène dont les fleurs * en cala- thides ont beaucoup de rapport avec la camomille. Elles en diffèrent par leurs fleurons jaunes au centre et en ce que leur odeur est moins forte et moins suave après la dessiccation. Stomachique, emménagogue, antispasmodique, vermifuge. Employé en infusé (pp. 5 : 1000). Le mot malricaire vient de matris, de l'usage qu'en font les femmes, et parthenium (irapôî'voç, vierge) de son emploi comme emménagogue. La Camomille commune ou d'Allemagne, Ma- iriraria chamomilla , n'est guère employée en France. MAUVES. Malwenkraut, Pappelkraut, AL.; Btallow, ANC; Cbabasi, Kubbese. ar.; Hbheze, GYN.jKattevBt, dan.; M a! vu. rvp., IT-, pni\.; Kaapjpskrnid ; Alaluwe. hol.; Szlaz ziele. pol.: Prosvirki, rus.; Ivatiost, su.; Ebenghiumegi, tur. 1° Maure sauvage, Grande mauve, Herbe à fromage, Fromageon; Malva sylvestris. (Mal- vacées.) Plante indigène Q fort commune et dont on emploie journellement les fleurs ^ et les feuilles*. Quant aux racines, on leur préfère celles de guimauve : on ne les emploie que dans les pays où il n'y a pas de cette dernière. Les fleurs fraîches sont rouges, mais sèches elles sont bleues et s'emploient en infusé (pp. 10 : 1000) comme béchiques. Le décodé émoliient des feuilles sert en lavement, en fomentation, elc. < 2° Mauves à feuilles rondes, Petite mauve; Malva rotuudifolia. Elle a les mêmes propriétés que la précédente. Moins usitée. La Maure alcée, Malva aleea; la Mauve arborée, Hibiscus syriacus; la Mauve comestible ou Gombo Hibiscus esculeatus; la Mauve — MÉLISSE. musquée (V. Musc), ont des propriétés analogues. Les malvaeées, en outre du coton, fournissent des fibres textiles soyeuses. MÉCHOACAN. Jalap blatic, Rhubarbe blanche ou des Indes, Bnjone d'Amérique ; Corwohmlus mechoaca- na. (Convolvulacées.) Mecboakannenwurzel, Weisse Rbabarbar, al.; Mecoa- canna, IT. * Racine que le commerce présente coupée par tranches, comme celle de bryone à laquelle elle ressemble assez. On peut aussi la confondre quelquefois avec la racine d'arum. On la distinguera de celle-là par l'absence de couches concentriques, et de celle-ci en ce qu'elle est plus plate et offre des traces de radicules. Purgatif. Inusité. MÉDICINIER. Pignon des Barbades, Grand haricot du Pérou; Jatropha cureas. (Euphoibiacées.) La semence du médicinier (Gros pignon d'Inde, Pignon des Barbades, Noie purgative américaine; Schwarze Breilinuss, Purgiemusse, al. ; Augular leav'd physic nut, ang. ) ressemble k celle de ricin par la forme, mais elle est beaucoup plus grosse, noirâtre, terne à l'extérieur; l'amande est blanche et contient une huile drastique à la dose de 8 à 12 gouttes. Très-usitée en Portugal pour l'éclairage. 11 en est de même de la semence du Médicinier d'Espagne (Noisette purgative). Il ne faut pas confondre, ainsi qu'on le fait quelquefois , ces semences avec celles de croton tiglium ou petit pignon d'Inde. MÉLILOT \ 1° mélilot officinal; Mclilotus officinalis (Steinklee, Gelber schotcnklee, al. ; Melilot tri- foil, ang. ; Achil et maie!;, ac. ; Amur, Steri- klewer, Meloten, dan., pol., su.; Meliloto, esp. , it., por. ; Stenklatcr, hol. ; Komoniea swoyska, tol. (Légumineuses) &S *. Petite plante© à tiges et feuilles delicales, à fleurs jaunes en grappes, acquérant une odeur ben- zoîque par la dessiccation, et contenant de la mélilotine ou coumarine. (Guillemette.) Léger astringent et bechique. On en prépare un hydrolat employé en collyre. 2° mélilot bleu , Faire baume du Pérou , Lutter iiilorant, Herbe égyptienne, Trèfle musqué; Melilotus cœruleus (Blauer steinklee, Egyptenkrauf, al. ; Blue melilot trifoil, aag. ; lilaauwe melilot, hol.). Q Fleurs bleu pâle en grappes serrées formant épis. Inusité. MÉLISSE*. Céline; Melissa officinalis. (Labiées.) Citronenkraut, Melissenkraut, al.; Balm, ang.; Bedarmi, Rihan limoni, HucUitulfuristum, Trunginm, ar.; Hier- tenfryd, iian.; Mekka subza, duk.; Tofoagà, esp.; Ci- troenkruid, hol.; Cedronelia, Lrba cedrata, it.; Ba- MÈLITTE. — MELL1TES. 649 drunjbuych, per.; Melisa cytryno-wa. pol.; Herva ci- dreira, por.; Citronaieliss, su.; Ogboul, tur. Plante % indigène à lige carrée, à feuilles pétiolées, ovales, crénelées et d'odeur de citron qui est plus manifeste lorsque la plante est sèche. Elle contient du tannin. Selon Mé- rat, la mélisse trop âgée change son odeur de citron contre une odeur de punaise, et poui cette raison on doit la récolter de bonne heure. Elle est fort en usage sous forme d'infusé (pp. 10 : 1000), comme stimulant, vulnéraire et antispasmodique. On en fait un alcoolat simple, et un alcoolat composé (eau de mélisse des Carmes), un hydrolat \ On l'appelle aussi Herbe au citron et Citronnelle. Elle partage ce dernier nom avec l'au- rone mâle. Nous croyons cependant que, par ce nom, on désigne plus généralement la mélisse. Il vient de cédronnelle, ancien nom de la mélisse. Le mot mélisse vient du grec pieXiètotfyoXXov, qui signifie feuilles a miel, parce que les abeilles aiment l'odeur de la plante qui nous occupe. A la suite de la mélisse, nous placerons la Mélisse de Moldavie ou de Turquie, Herbe turque, Moldaviqiie; Drarocephalum Molda- vica (Turkis'he mélisse, al. ; Moldavian mint, ang.). Excitant antispasmodique. Inusité. Il en est de même de la mélisse ou thé des Canaries; D. canariense, bien que Linné la recommande comme l'un des végétaux les plus excitants de la famille (Labiées) à laquelle elle appartient. MÉLITTE. Mélisse des bois ; Melittis mclissopliyllum. (Labiées.) Yvald mélisse, TmmenKrant, Al-.; Bastard baJm, ang.; Yild hiertensfrvd, dan.; Melissebladig kenisbloem, iiol. Plante % des bois à feuilles de mélisse. Excitant, emménagoguo. Ou l'a employée aussi contre la gravelie. Inusitée. MEIXITES. Miels médicinaux , Hydromellés , Saceharoh's liquides, Mèliolés. Médicaments liquides, visqueux, formés par une solution concentrée de miel dans un véhicule médicamenteux. Ceux qui ont le vinaigre pour excipient, prennent le nom d'Oxy- meUites. (Oxymels, Acétomellés.) Le miel que l'on destine à leur préparation doit être choisi aussi peu odorant et coloré que possible. Leur préparation est la même que celle des sirops; ils doivent avoir la même consistance, et ils admettent la môme division, seulement leur nombre est beaucoup plus restreint. Ils se conservent moins bien. Les me.Uites aqueux ou hydroliques sont généralement composés de 120,0 de véhicule et de 500,0 de miel. Les mellites préparés avec des miels qui contiennent de la cire, sont louches, à moins que ceux-ci n'aient été clarifiés par l'un des procédés suivants : 1° On met dans une bassine 6000,0 de miel avec 72,0 de craie et 1000,0 d'eau : on fait bouillir quelques minutes et on ajoute 5000,0 d'eau dans laquelle on a battu trois blancs d'oeufs; on fait bouillir encore quelques instants ; on laisse déposer, on tire à clair et on cuit en consistance. (Thierry.) 2° On substitue a la craie le carbonate de magnésie. (Sevin.) Ils participent plus ou moins à la propriété laxative du miel. Mellite simple *. Sirop de miel, Miel despumê ou dépuré. Miel blanc.........4000 Eau distillée........ i C00 Faites fondre jusqu'à ce que le mellite marque 1,27 d. (31° B c ), enlevez seulement les premières écumes, clarifiez à la pâte de papier et passez à travers une étoffe de laine (Codex). Mellite de borax. Miel borate. Borax ................ 4 Mellite simple........ 30 Contre les aphlhes. (Lond.) Mellite de chélidoine. Suc de ehélidoine..... 3 Miel ................. 3 A l'extérieur, comme détersif. (Fulcl.) Mellite de cuivre ou escharotique. Onguent œgyptiae,Miel égyptiac ou escharolique. Miel blanc. 280 Vinaigre fort. 140 Verdet pulv. 100 Mêlez et chauffez dans une grande bassine de cuivre, en remuant continuellement jusqu'à ce que le mélange ait acquis une couleur rouge et une consistance de miel. On agite la masse au moment du besoin (Codex de 18fi6). Le miel commun donne un produit plus homogène. La réduction du cuivre est due au sucre incristallisable. Préparation pour l'usage externe, mais principalement employée dans la médecine vétérinaire. Mellite d'élatérium. Fruits mûrs de concombres sauvages. 1 Miel...... 2 Pilez ensemble; enfermez la pulpe dans un sac de toile suspendu ; mêlez ce qui découle avec le produit de l'expression, évaporez en consistance de sirop épais. (Tad.) h à 8 grammes en lavements. Mellite de mercuriale *. Miel mereurial ou de mercuriale. Suc non dépuré de merc.. 1000 Miel blanc.... iOOO Faites cuire en consistance, passez. Le Codex remplace le suc de mercuriale par 650 MELLITE DE MERCURIALE COMPOSÉ. — MELLITE DE ROSES ROUGES. une infusion de 125 gr. de mercuriale sèche par 1000 gr. d'eau. Ce mellite doit marquer 1,27 au densimètre. A défaut de mercuriale fraîche pour en retirer le suc, on peut remplacer celui-ci par un infusé dans Q. S. d'eau de 250,0 de mercuriale sèche pour 1 kil. de mie). Purgatif. 25 à 100 grammes en lavements. Mellite de mercuriale composé. Sirop de longue vie ou de Calabre. Racine fraîche d'iris Rac. sèche de gentiane. 30 commun ........... 60 Vin blanc............. 375 Faites infuser vingt-quatre heures, passez et faites un mellite avec : Suc dépuratif de mercuriale......... 1000 — de bourrache......... 250 — de buglosse........... 250 Miel blanc......................... 1500 Mellite mercuriel. Miel lajdivriji/risé. Mercure, Mellite simple, ââ..... P. E. (Swéd.) Fo. et Sw. indiquent un mellite mercuriel (mellite de précipité rouge), composé de précipité rouge 1,2, sucre 12,0, miel 90,0, destiné au pansement des ulcères vénériens. Mellite de mûres. Dianmrum. Suc de mûres___ i Miel ....... 2 Eau... Q. S. Cuisez en consistance de sirop, passez. (Esp.) Préparez ainsi le mellite de sureau. Mellite de raifort. Suc de raifort......... 90 Miel ............... 375 Mêlez à froid. (Bat.) Mellite de ratanhia (Lahache). Rac. deratan. 300 Eau....... 1000 Miel blanc... 800 F. une décoction, passez, exprimez et faites dissoudre le miel; concentrez pour obtenir 12 à 1300 de mellite. S'emploie à la dose de 30 gr. dans 200 gram. de gargarisme astringent. Mellite de romarin. Miel anthosat. Sonl-de romarin. 375 Miel blanc. 750 Eau... 180 Clarifiez le miel, versez-le bouillant sur la plante, passez après vingt-quatre heures. (Soub.) Mellite de roses rouges*. Miel rasât, Bhodomel; melhtum rosatum. Pétales secs de roses Miel blanc......... 6000 de Provins....... 1000 Ali ool a 30o ....... Q.S. Tassez la poudre dans un appareil a déplacement, et lessivez-la avec l'alcool, de manière à recueillir lentement trois litres de teinture; évaporez, ou mieux, distillez-la au hain-marie pour en retirer l'alcool et la réduire à 1500 gr. Ajoutez le miel à ce résidu, portez à l'ebulli- tion, écumez et filtrez au papier. L'alcool qui passe a la distillation marque 50° environ. Il est légèrement aromatique et peut êtie utilisé dans une autre opération : il suffit, au moment du besoin, de l'étendre d'eau pour le ramener à 30 e (Codex.) On peut encore le préparer comme suit : Pétales de roses de Provins. 1000 Eau bouillante.. 4000 Infusez douze heures dans un vase couvert, mettez à la presse pour obtenir 1500 gram. de liqueur que vous mettrez à filtrer dans un lieu frais. Versez sur le résidu 5 kil. d'eau bouillante ; laissez encore infuser douze heures, soumettez à la presse, et faites évaporer ce second infusé au B.-M., jusqu'à ce qu'il soit réduit à 500 grammes; filtrez, puis faites dissoudre en vase clos dans les deux liqueurs réunies, 6 kil. (mieux Q. S.) de miel dur de belle qualité. Lorsque le sirop sera sur le point d'entrer en cbullition, retirez-le du feu, enlevez très-exactement l'écume rassemblée à la surface, et passez-le à travers un blanchef préalablement mouillé, et exprimé dans un linge sec. Vous repasserez les premières portions. Le mellite ainsi préparé est fort beau et possède une propriété chimique spéciale sur laquelle j'appelle l'attention, parce qu'elle pourrait servir au besoin a constater si un miel rosat renferme bien la quantité de ro-es (ou à peu près) indiquée par le Dispensaire ; c'est celle de se prendre en une gelée transparente et très-ferme lorsqu'on l'additionne d'une petite quantité d'un acide minéral. Un mellite, qui ne renfermerait qu'une demi-dose de roses, n'est plus susceptible de se gélatiniser. 11 faut attribuer ce phénomène à l'acide pectique, qui existe en notable quantité dans les roses, vraisemblablement a l'état de pectate alcalin snluble. Mais vient-on à l'isoler de sa- combinaison au moyen d'un acide, il se prend en gelée, suivant la propriété qui lui est caractéristique. (Lepage, deGisors.) -Esp. le fait préparer avec le suc de roses. Des auteurs donnent comme un très-bon mode de préparation de ce mellite, le traitement par lixiviation des roses en poudre. Ce mellite, par suite d'une réaction qui s'établit dans son sein, prend, au bout d'un temps plus ou moins long, une teinte de feuille morte; le sirop rosat n'a pas cet inconvénient, il conserve sa couleur rouge, ce qui tient sans doute à la différence de la matière sucrée. M. Boutteaux, de Landrecies , prépare l'eau de roses avec les roses de Provins sèches, et fait avec le résidu de la distillation un extrait dont il se sert pour préparer le mellite; voici sa formule : Eit. de roses 50 E. dist. de roses 50 Mellite simple 750 Faites dissoudre l'extrait dans l'eau distillée et ajoutez au mellite simple. MELLITE DE SAFRAN. — MENTHES. 651 Squames sèches de scille. Miel blanc. Le mcllite de roses est journellement employé comme astringent, soit pur, pour toucher les aphthes de la bouche, soit associé à des liydrolats, des sels, etc., en gargarisme* contre les maux de gorge. Le Miel rosat solutif se préparait avec le suc de roses pâles. Mellite de safran (Barrallier). Safran...... 0,23 à 0,30 Miel blanc............ 10 Le miel est liquéfié au B.-M. et on y incorpore le safran, en brassant rapidement le mélange. Pour calmer les douleurs des gencives, dans la première dentition. Il s'applique à l'aide d'un pinceau de charpie ou d'un nouet de linge. Pour remplacer le sirop de Delabarre. Mellite de scille. Miel srillitique. 50 Eau bouillante... 300 600 Opérez comme pour le miel rosat (Cod. de im>). Préparez de même le Mellite de Bulbes de colehirjue. Mellite de scille composé. Squames de scille........ 125 Polygala de V. .. 125 Faites bouillir dans &000,0 d'eau jusqu'à réduction d'un quart, passez et ajoutez à la colature : Miel despumé............... 1000 Faites encore réduire d'un quart, passez et ajoutez à chaque 500 grammes de produit : Tartrate de potasse et d'antimoine... 0,2 Mellite de violettes. Miel violât. Sue de violettes, Miel, ââ.......... P. E. Cuisez en consistance. (Sotib.) Virey t'ait préparer ce mellite à la manière du sirop de violettes, ainsi que le mellite de nénuphar, Oxymellite simple *. Oxymel simple, Acetomel; Met acetatum. Vinaigre blanc devin. 500 Miel blanc......... 2000 .Cuisezà 1,26 D., clarifiez à la pâte de papier et passez. (30" B*). (Coder.) Oxymellite ou oxymel scillitique \ Vinaigre scillilique... 300 Miel blanc..........2000 Opérez comme ci-dessus. (Codex.) Préparez de môme les oxymellites de Bulbes de colchique, d'ail, de belladone, d'ellébore noir, de narcisse. Oxymellite pectoral d'Edimbourg. Miel. 250 Gomme ammon. 30 Année. 13 Iris... 15 Faites bouillir les racines dans 625,0 d'eau que vous réduirez à 210,0. D'autre part, dissolvez la gomme dans 90,0 de vinaigre ; mêlez les deux liqueurs; passez; ajoutez le miel et faites cuire en consistance. (Vir.) MENTHES. Plusieurs plantes % labiées de ce nom et appartenant au genre Menlha font partie de la matière médicale. 1° menthe poivrée ; mentha piperita. L. $g *. Pieffermiïnze, al.; Peppermint, ang.; llibbuk, Neanea felfeli, AR.; Lintsao, (,H.; Pobermynte, BAN.; l'erba- buena de pimienta, ESP.; Pepennnnt, HOL.; Mienta P'cprzna, pol.; llortela apimentada, por.; Miata. pus.; Pepparmynta, su.; Nané, tur. Cette espèce est la plus importante. C'est une plante indigène cultivée. Toutes ses par- lies, et surtout les feuilles et les sommités, ont une odeur pénétrante aromatique et une saveur d'abord chaude et piquante, mais qui produit bientôt après dans la bouche un sentiment de fraîcheur fort agréble. Elle doit cette propriété à son huile essentielle contenue dans de petites utricules qu'on aperçoit facilement à l'œil nu dans le tissu des feuilles. Elle contient, en outre, un peu de tannin. La menthe fournit 2 à 3/100 de son poids d'huile volatile. Il paraîtrait que cette huile volatile a d'autant plus de qualité qu'elle est obtenue de la plante venue dans une contrée plus froide. Cela explique la supériorité Marquée de l'huile volatile de menthe anglaise sur la nôtre. 1.'huile volatile de menthe refroidie à — 5° laisse déposer des cristaux hexagonaux incolores de Camphre de menthe ou Menthol ; celle de Canton, appelée Po-ho-yo par les Chinois, est si riche en ce principe qu'elle forme une masse solide, même en été. M. Opponheim le considère comme un alcool qu'il nomme menthol en donnant au stéaroplène lui-même le nom de menthéne. Les gouttes japonaises ne sont autre chose que du menthol. (Un. ph., 1886.) On l'a également préconisé contre les migraines (crayons anti-migraine, cônes de menthol), sous forme de cônes obtenus eu coulant le menthol dans des moules de bois. L'action thérapeutique dépend de la rapide et complète évaporatîon du menthol. Pour conserver toutes ses propriétés, la menthe tloil être changée de terrain tous les trois ans. Elle doit être récoltée au moment où la floraison apparaît. (V. Un. ph. 1868. Bull. v,n. ph., 187/i.) Hippocrate employait la menthe qu'il nom- mail MivoVi, mais on ignore si c'est bien la menthe actuelle. Dioscoride la désignait sous le nom de 'H^ùoapyw. La fable dit que Proser- pine changea la concubine de Pluton en menthe. La menthe poivrée est un stimulant dilfu- sible, un stomachique, un antispasmodique fréquemment employé. Form. pharm. et "dose. — Infusé (pp. 10 : 1000); hvdrolat*, 20 à 100,0; alcoolat*, 2 à 10,0 ; huile volatile % 2 à 10 gouttes ; sirop, 20 1 ï^l 632 MENYANTHE. — MERCURE. à 50,0 ; pastilles *, etc. (Voy. aussi Essence de menthe anglaise). 2° Menthe crépue ; Mentha crispa, L. Krausemùnze, al.; Curled mint,ANG.; Kvusemynte, dan.; Menta rizada, ESP.; Kruizemunt, hol.; Menta crespa, it.; Falka, jap.; Mienta kedzierza-wa, pol. Hortela vulgar, por.; Miata, rus.; Krusmynta, su. Elle diffère de la précédente par des feuilles crispées inégalement dentées, tomenteuses en dessous, par son odeur et sa saveur fortes moins agréables. 3° Menthe verte, Menthe romaine, Baume vert, Mentha viridis, L. (Romische Munze, al. Spearmint, ang. Grone muni, dan. Menta somme, it.). Cette espèce croît dans les prairies et les bois humides de quelques contrées de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Elle se distingue principalement de la menthe poivrée par ses longues étamines saillantes hors de la corolle. U" Menthe aquatique , Menthe blanche, Mentastre, Baume d'eau ; Mentha rotundifu- lia, L. (Wassermunze, ai..), plante qui croît dans les endroits humides des prés de toute la France; cotonneuse, blanche et très-aromatique. 35 kil. de la planle donnent ZiO gr. d'essence un peu verdàtre, d'odeur de menthe agréable mêlée d'une odeur camphrée très- prononcée (Leraitre). Les menthes ont toutes à peu près les mêmes propriétés médicinales. La Menthe de chenal (Horsemint) des Anglais et des Américains, est le Monarda punc- tata (Labiées)) plante herbacée de l'Amérique du Sud, très-riche en huile volatile camphora- cée, ainsi que ses congénères les M. cocetnea (thé de Patsylvanie), et fistulosa, toutes employées comme antispasmodiques , fébrifuges, etc. 11 croît spontanément dans la Nouvelle-Grenade, une petite herbe, dite Eerbe du Paraguay ( VandetUà diffusa), semblable à la menthe par son aspect, et dont la décoction est employée comme vomitif par les campagnards indigènes (V. /. ph. 1872). MENYANTHE. Trèfle d'eau, de marais ou de castor ; Trifo- lium fibrinum, Mcnyanthes trifoliata, L. (Gentianées.) Fieberklec, Wasserklee, al.: Màrsh-trifnîl, Bog-bcan, ang., Bukkeblade, Beskeklœver, Gedeklov, d\n.; Tri- folio palustre, esp.; Drieblad, hol.; Trifogbo, it.; Troylîst, pol.; Trevo d'agua, por.; Triiîstmk, rus.; Vattenklœfver, su. Plante % de nos prairies aquatiques et des marais. Sa racine ou plutôt son rhizome est féculent. Feuilles* toutes radicales, rondes, pétiolées et formées de trois grandes folioles. Fleurs blanc rosé en panicules. Elle est inodore, et sa saveur est très-amère. M. Nativelle y a trouvé, en 1838, une matière blanche, cristallisée, très-amère, la mènyanthine. M. Kro- meyer a donné le même nom h une matière blanche, poisseuse, incristaîlisable, qu'il regarde comme un glucoside. (V. Un. ph., 1862- 1864.) Amer tonique, stomachique, fébrifuge, em- ménagogue; on en fait un extrait, un sirop. Elle entre dans le sirop de raifort composé. Ses propriétés diffèrent .peu de celles de la gentiane. Les feuilles sèches, état sous lequel on les trouve en pharmacie, sont, dit-on, employées par quelques brasseurs en guise de houblon dans la fabrication de la bière. Infusé (pp. 10 : 1000). MERCURE \ Vif-argent, Hydrargyre, Mercure cru ; hydrargyrum. Quecksilber, al.; Mercury, Quicksilver, AN(ï.; Abuk, Zi- bakk, au.; Choûi-yn, ch.; Quecksolv, dan.; Parah, duk., ind.; Âzogne, Mercurio, esp.; Kwikeilver, hol.; Argenté ^ivo, Mercurio, it.; Seemab, per.; Azougue, Parada, Basa, por.; Rtut, Jivoé, Serebro, nus.; Sutan, San.; Quicksilfver, su.; Basam, tam., tel.; Djibâ, tur. Le mercure, le seul des métaux qui soit liquide. Sa découverte remonte à la plus haute antiquité. Un nouveau métal, le Gallium fond à 30°. (Lecoq de Boisbaudran et Jungfleish). Il n'est fait mention du mercure ni dans l'Ancien Testament, ni dans Hérodote. Aristote dit que Dédale, qui vivait 1300 ans avant Jésus- Christ, donna le mouvement a une Vénus de bois en coulant du mercure dedans, ce qu'il avait appris des prêtres de Memphis. Pline et Dioscoritle parlent du mercure et indiquent la manière de l'obtenir du cinnabre. Avicenne et Rhazès l'employèrent à l'extérieur contre les da lires el la vermine. C'est à Jean Carpi, médecin à Uo!ogne-la-Grasse, que l'on fait l'honneur de la découverte des propriétés antisyphilitiques du mercure. Les Romains le nommaient Argenlum 'vi- vurn. Le nom A'Hydrargyrum, qui vient du grec û3"pap-j"J?cç et qui signifie eau argent, paraît lui avoir été donné par les alchimistes qui le nommaient aussi agita mctallorum. Ce sont encore eux qui le nommèrent Mercure , soit parce qu'ils voyaient entre ce mêlai el la planète de ce nom un rapport mystérieux quelconque, soit parce qu'en le voyant dissoudre les autres métaux et s'en emparer avidement, ils le comparaient au dieu des voleurs ; on connaît leurs vaines recherches pour sa transmutation en argent noble. Il existe à l'état natif, mais en très-petites quantités. C'est de son sulfure qu'on l'extrait par une sorte de distillation à Idriaen Carniole (Autriche), et surtout à Almadenen Andalousie (Espagne), d'où il nous vient contenu dans des bouteilles ou potiches de fer contenant 3/i kil. 500 de mercure (fig. 96). Le mercure MERCURE ALBUMLNEUX. MERCURE AVEC LA CRAIE. 633 (iicj. 96.) d'Idria est expédié dans des peaux de chamois renfermées elles-mêmes, au nombre de 2 dans de petits torils. En Angleterre , on en reçoit, depuis quelque temps, de la Chine, d'où il arrive contenu dans des tubes de bambous, fermés à leurs extrémités par un mastic. Des mines de mercure plus ou moins riches existent aussi à Durasno, au Mexique; près d'Azogue, dans la.N'ouvelle-Grenade; à Huanca\élica, au Pérou; à San-Francisco, en Californie; à Calvi en Corse, etc. (V. Rev. ph., 1856-57). Aujourd'hui la production de la Californie paraît être supérieure à celle de toutes les autres mines réunies de l'Europe. Le plus souvent le mercure du commerce contient des métaux étrangers (plomb, étain, bismuth, zinc) qui donnent à ses gouttelettes la propriété de s'allonger ou de faire la queue. Il est donc impur ; on le purifie par distillation à la cornue, alors c'est le mercure purifié. On a proposé pour cette purification de le mettre en contact pendant 24 heures avec 1 °/ 0 d'acide nitrique officinal (1,390) étendu de 2 fois son vol. d'eau, agitant fréquemment, lavant ensuite à grande eau le mercure et le faisant sécher avec soin. {Codex.) Cependant, si l'on veut avoir du mercure très-pur, il faut mêler deux parlies de clhnabre avec une partie de limaille de fer ou de chaux vive, et distiller dans une cornue de gros et mieux de 1er. On chauffe jusqu'au rouge. Il est liquide brillant, d'un blanc bleuâtre, très-pesant (13,598). Longtemps agité avec ou sans le contact de l'air, il se transforme en une poudre noire (Ethiops per se), qu'on a prise pour du protoxyde de mercure, mais qui n'est que du mercure très-divisé ou éteint, comme on le dit vulgairement. Il en est de même du mercure éteint par l'eau. Le mercure est complètement solidifié par le mélange frigorifique de Thilorier (acide carbonique solidifié et éther) ; sa congélation a lieu à —40°; il bout à +350° ; volatil même à la température ordinaire. C'est ce qui explique ses funestes effets, ce tremblement universel et nerveux que les ouvriers éprouvent dans toutes les industries où l'on en lait usage. En trit. 8 p. de mer. avec k p. d'iode, il se produit un iodure. Le mercure est un agent thérapeutique de la plus haute importance. 11 n'existe pas une autre substance qui exerce sur l'économie une aussi grande variété d'actions. De'ces actions, les unes sont propres seulement à un petit nombre de ses préparations, tandis que les autres sont communes à un très-grand nombre de ces dernières. Le mercure métallique parait ne posséder qu'une propriété mécanique, et c'est sous ce rapport qu'on l'employait autrefois dans le vol- vulus. Mais à l'état de combinaison, c'est, ainsi que nous venons de. le dire, le médicament qui peut rendre les services les plus variés ; les mercuriaux sont, en effet, altérants, fondants, purgatifs, anthelminthiques, caustiques, etc.; mais ce qui rend surtout le mercure précieux, c'est d'être le spécifique par excellence des affections syphilitiques, spécifique aussi certain dans ces maladies que la quinine dans les fièvres intermittentes, le fer dans la chlorose. Depuis Frascator jusqu'à nos jours, lee plus grands therapeutistes de toutes les nations se sont accordés à reconnaître, à exalter cette spécificité. Le mercure métallique, mais qui perd cette qualité au contact de nos humeurs, fait la base du mercure saccharin, du mercure de Plenck, des pilules bleues, de celles de Lagneau, de Belloste, de Sédillot ; de la pommade napolitaine, de l'emplâtre de Vigo, etc. Ses combinaisons chimiques employées en médecine sont très-nombreuses. (Voy. a leurs articles). Les alcoolés de saponine, de savon résineux , facilitent la division du mercure. Mercure albumineux. Mercure animalisé. Délayez deux blancs d'œufs dans 500,0 d'eau distillée, versez dedans un soluté de 5 gram. de bichlorure de mercure; recueillez le précipité et faites sécher a l'étuve. Mercure charbonneux. Etlriops graphitique. ■Mercure ............. 1 Graphite............. ï Eteignez le métal par trituration. Ifiiur.) Mercure avec la craie. Foudre de mercure crayeux, Ethiops calcaire, poudre grise ; Hijdrargyrum cum eretà. Ûercure............. 90 Craie préparée....... 1j0 Eteignez le métal par trituration. (Lond.) Employée en Angleterre, à la dose de 5 à 10 centigr. pour combattre la diarrhée des enfants. La poudre préparée par trituration dans un mortier contient un peu moins de 1/2 p. 100 d'oxyde de mercure; tandis que celle qui est préparée en Angleterre, par la trituration à la vapeur, produit des effets énergiques, renferme jusqu'à 11 0/0 de protoxyde et 14 0/0 de bioxyde de mercure (Redwood). (V. Un. -ph., 1861.) if. 634 MERCURE GOMMEUX. — MIEL. Mercure gommeux. Mucilage mercuriel, Ethiops gommeux. Mercure .............. i Gomme arabique...... 2 F. un mucilage avec l//i de gomme; éteignez-y le mercure, ajoutez le reste de la poudre avec autant d'eau qu'il en faut. En desséchant la masse à une douce chaleur et la réduisant en poudre on obtient YEthiops gommeux. Mercure gommeux, de Lagneau. Mercure............. 1 Sirop de chicorée...... 36 Gomme arabique...... 24 Éteignez le métal (lourd.) Mercure gommeux, de Plenck. Sirop de mercure et de gomme. Mercure..... 1 Gomme arab... 3 Sirop diacode... 4 Éteignez le mercure par trituration. Dans les maladies syphilitiques, k grammes par 500 de véhicule approprié. On l'emploie aussi à l'extérieur. (Cad.) Mercure avec la magnésie. Mercure alcalisé, Ethiops magnésien. Mercure.....2 Manne........ 2 Magnésie carb... 1 Triturez le mercure avec la manne et quelques gouttes d'eau, ajoutez 1/8 de la magnésie et triturez jusqu'à extinction. Alors on traite la masse à 3 reprises par J'eau pour enlever la manne; on ajoute au dépôt le reste de la magnésie et l'on fait sécher. Mercure saccharin. Ethiops saccharin , Sucre mercuriel ou vermifuge, Poudre de mercure saccharin. Mercure............. 1 Sucre blanc tres-sec... 2 On triture à sec jusqu'à ce que le mercure ait disparu. Destiné surtout aux enfants. (Soub.) Mercure soluble de Mascagni. Mercure doui ........ 1 Eau de chaui ....... 160 On fait bouillir quelques instants, on lave et on fait sécher. (Soub.) Ce produit est le même que Voxyde de mercure gris * ou poudre grise de mercure, de la pharmacopée de Londres. En remplaçant le calomel par le sulfate de protoxyde de mercure, on obtient le Mercure soluble de Mo- relti. En remplaçant le calomel par l'azotate mercureux et en substituant h l'eau de chaux 3 de solution de potasse caustique et 12 d'eau, on a le Mercure soluble de Moscati. Ce sont des mélanges de mercure et d'oxyde de mercure, insolubles, malgré leurs noms, et partant, des préparations très-inconstantes dont l'usage devrait être rejeté complètement. MERCURIALE. 1° Mercuriale annuelle. Foirole, Caquen- lit, Bamberge, Vignoble; Mercurialis annua (Jahriges Bingelhraut, AL. Annual mercury, ang. Bengelurt, dan. Jaarlyks Bengelkruid, hol. Mercorelia, rr. Mercuryascz, pol. Binge- lœrt, su.) (Euphorbiacées $*.) Plante herbacée indigène, très-commune dans les champs cultivés. M. Reichardt y a trouvé un alcaloïde liquide, volatil, très-vénéneux, la mercu- rialine. 2° Mercuriale vjivace. M. de chien, 31. des bois, Cynocrambe ; Mercurialis perennis. Commune dans les bois. Sa tige est moins rameuse que la précédente, et ses feuilles sont plus grandes. La mercuriale annuelle est un purgatif. Son decocté (pp. 20 : 1000) est fréquemment employé en lavements. Le niellite de mercuriale a les mêmes usages. La mercuriale vivace, est plus active, mais n'est pas employée. Elle contient un principe qui bleuit par la dessiccation de la plante. On ne connaît pas leur principe actif. MÉTHYLAL (C 6 8 4 0 1 ). (Diméthylale de méthylène.) Liquide limpide, incolore, d'une odeur éthérée d'acide acétique, volatil. D. 0,8551. S'obtient par distillation d'un mélange d'alcool méthylique, de bioxyde de manganèse et d'acide sulfurique. Hypnotique à la dose de 1 à 5 gr. MEUM. Fenouil d'ours ou des Alpes. Bœrwurz, Herz-wurzel, AL.; Spignel, Baldmoney, ANC; Biœrne dild, ban.; Meo, esp., it.; Beerwortel, hol.; Olesnik, pol.; Bjœrn dill, su. On désigne ainsi la racine du Meum atha- manticum, L. Ligusticum meum, K. (Ombel- lif.), qui a toute l'apparence de celle de fenouil, dont elle se dislingue cependant par son collet entouré de poils rudes dressés (d'où le nom de Fenouil d'ours). Stimulant, diurétique. Inusité. La Mutelline, Meum mutellina, a les mêmes propriétés. MIEL *. Du grec, |*&t, et du latin, mel. Honig, al., hol.; Honey, ANS.; TJssel ulnehl, Assal, Mudboo, ar.; Miparmey, cyn.; Honning, DAN.; Miel, esp.; Mudhu, ind.; Miele, it.; Ayermaddu, mal.; Schahid, per.; Miod, pol.; Mel, por.; Med, rus.; Madhu, SAN.; Honung, su.; Tayn, xam.; Taynia, TEL.; Aroubali, tur. Le miel provient des matières sucrées contenues dans le nectaire des fleurs, matières qui, après avoir été absorbées et digérées dans l'estomac de l'abeille, Apis mellifica, sont ensuite regorgées par elles dans des cellules formées de cire dont l'ensemble constitue les rayons de miel. (V. p. 193.) C'est en septembre et octobre que se fait la MILLEFEUILLE. 655 îécolte. Après avoir fail sortir les abeilles de la ruche, on les fait passer dans une autre vide, on prend les rayons ou gâteaux, on les expose au soleil, et il en découle une première sorte nommée miel vierge ; lorsque celui-ci a fini de tomber, on casse le gâteau, et on le soumet à la presse pour en retirer ce qui reste; nous avons vu ailleurs que les rayons ne sont autre chose que la cire. (V. lïev. ph., 1857-58.) Le miel est plus ou moins grenu et a ordinairement l'odeur de la plante sur laquelle il a été récolté ; sa saveur sucrée varie aussi pour les mêmes causes. Cette influence des végétaux sur la nature des miels est si grande, que ceux-ci peuvent être vénéneux s'ils ont été récoltés sur les plantes toxiques, telles que des apocynées, l'azalea pontica, le rhododendrum ponlicum (Tournefort, Aug. St-IWaire), les aconilum napellus et ponlicum (Seringe). L'espèce d'abeille influe aussi sur la nature du miel. C'est ainsi qu'on rapporte à l'api* fusciata les miels estimés de Narbonne, du Câlinais et de quelques autres contrées (Huber, de Genève). M. Calloud, dans ses recherches sur les miels de la Savoie, a été amené à contester la formation de miel vénéneux provenant de la fréquentation de piaules vénéneuses par les abeilles. Suivant lui, l'arôme du miel serait indépendant des essences aromatiques spéciales des plantes, et seulement lié à la plus ou moins forte proportion d'une substance colorante jaune, qu'il appelle mélichroîne, provenant du pollen des fleurs, très-oxydable, se décolorant facilement à l'air; d'où le secret du blanchiment des miels. La couleur du miel varie du brun au blanc le plus parfait. Les miels dumontllymetle, de Manon, de Narbonne, sont célèbres par leur blancheur, leur goût et leur odeur agréables ; sous le nom demie! de Narbonne, on comprend aussi les miels des Pyrénées-Orientales : viennent ensuite le miel du Gàtinais, et enfin celui de,Bretagne, quiesl le plus commun et qui contient du couvain, substance très-fermentesci- ble. Nous dirons cependant que l'on fait en Bretagne un miel, qui est consommé dans le pays, dont la couleur est celle du miel que l'on connaît à Paris, mais qui est grenu, ferme et fort agréable à manger. La région des lacs de l'Afrique centrale abonde en miel. Le miel du Darfour est brun ; on trouve à Cayenne et à Surinam des miels rougeâtres ; celui de Madagascar est verdàtre. La plupart de ces derniers sont fournis par l'abeille amalthée, Apis amalthœa. On trouve dans le commerce français du miel de la Havane. Ce miel est jaune, liquide comme de la mélasse, et parait destiné à être employé concurremment avec celui de Bretagne. 11 nous arrive aujourd'hui en abondance du miel du Chili présentant toutes les nuances allant du rougecàtre au blanc le plus parfait. Selon quelques auteurs, on rencontre en Géorgie, dans les fentes de rochers où sans doute une espèce d'abeille va le déposer, un miel nommé miel de pierre. Il est sec et brillant comme du sucre candi. D'abord blanc, il devient jaune avec le temps. Les juifs de l'Ukraine et de la Moldavie exposent le miel à la gelée dans des vases opaques pour lui faire acquérir de la blancheur. Celte pratique, qui est celle qu'on emploie en France pour la cire, ne pourrait-elle pas être mise à profit dans nos contrées pour les miels communs? Le miel est constitué par deux substances, l'une solide, c'est du sucre crislallisable, l'autre molle, formée par du sucre incristallisa- ble; il contient, en outre, un peu de mannite et d'acide acétique, des principes aromatiques et colorants, des substances grasses, des principes azotés. On le falsifie quelquefois avec le glucose. Selon Soubeiran, le miel est un mélange, en proportion variable , de glucose cristallisable , de glucose dextrogyre ou déviant à droite les rayons de la lumière polarisée, et de sucre liquide incristallisable ou glucose lœvogyre (lévulose) déviant à gauche. Les miels du commerce récemment récoltés renferment des proportions variables de sucre de canne qui existe exclusivement dans la partie liquide. Ce sucre disparaît avec le temps sous l'influence du ferment naturel contenu dans ces produits (Dubrunfaut). Le miel est sol. dans l'eau et dans l'alcool. 11 est connu de toute antiquité. Il est employé en médecine comme émollient, rafraîchissant, laxatif. Le miel blanc, à la dose de 15 à 100,0 par litre, sert à édulcorer des tisanes. Il fail la base des oxymellites; il entre dans les élecluaires. Le miel commun, à la dose de 50 à 100,0, est employé en lavements; chauffe jusqu'à ce qu'il ait une consistance huileuse, on l'a employé en frictions contre les crevasses. Vhydromel vineux, qui constitue la boisson ordinaire des peuples du Nord, est préparé avec miel 2500, eau commune 12500, ferment de bière 60 : on met le mélange dans un tonneau que l'on tient à une température de 19 à 25 oc pour que la fermentation s'effectue ; on soutire et on met en bouteilles. MILLEFEUILLE. Herbe aux charpentiers, aux voituriers, aux militaires, aux coupures (ce dernier nom appartient aussi à une joubarbe); Sourcil de Vénus ; Achilleamil/efolium. (Synanlhérées.) Schaafgarbe, Aehillenkraut, al.; Mili'oil, ang.; Om al- fouarak, Rœllifle, Harhœns, Jordkumble, dan.; Mille- folia, Milenrama, esp.; Duizendblad, hol.; Millefo- glio, it.; Tjsiaeznik,roL.; Milem rama, por.; Rœlleka su. 656 MILLEPERTUIS. — MIXTURE ALCOOLIQUE. Plante % indigène qui croit en tous lieux, et reconnaissablè à sa tige dressée, simple, à ses feuilles très-divisées, enfin à ses petites fleurs blanches, parfois rosées, nombreuses, disposées en corymbes. Son odeur est aromatique. Le nom S 1 Achillea lui vient d'Achille qui, le premier, selon Pline, s'en serait servi pour guérir ses blessures et celles de ses compagnons. On emploie les sommités. Excitant, tonique, vulnéraire, emménagogue, antihémorrhoïdale. Peu employée. La racine a été proposée comme succédanée de la serpentaire de Virginie. La décoction concentrée de millefeuille est employée par les habitants de certaines contrées de l'Italie, dans le traitement des fièvres intermittentes. M. Zanoni en a retiré, en 1843, une matière amère, soluble, extractiforme, qu'il a nommée acItillHne. La Phtarmique, Herbe à éternuer , Achillea phtarmica (Bertramachillenkraul, Niésekraut, Deutsche garbe, al. Sneezew&rt, ang. Hvia regnfan, dan. Tyk bertram, Wilde bertram, hol. Erba da stemutare, rr, llkhauics ziele, pol. Nysgrœss, su.), est une espèce de mille- feuille dont la racine et les feuilles pulvérisées sont sternutatoirea. La racine mâchée excite la salivation, et peut être employée comme masticatoire. L'A. falcata a été citée comme très-employée aux Indes sous forme de teinture contre l'hypocondrie. L'A. herbu rota est réputée vulnéraire et entre dans le fal- trank. Son odeur est très-forte. L'A. moschata, génépi blanc, ira, est une plante des Alpes a odeur musquée. Elle est sudorifique et vulnéraire. Sous le nom d'herbe de la dame des forêts (Wildfraùlein kraut, al.), elle est très- renommée, en Suisse, comme tonique et stomachique. Les habitants de l'Engadine (Suisse) en retirent une huile volatile jaunâtre connue sous le nom d'Esprit d'Ira, icaol, for) estimée en Italie pour son odeur musquée, agréable, avec une saveur amère, chaude, poivrée. Selon Mérat et Delens, celte espèce serait le véritable Genipi des Savoyards, que l'on attribue généralement à VArtemisia rupestris, millefeuille à fleurs jaunes et à feuilles visqueuses. M. Plan- ta-ReiCh'enau en a retiré un principe amer (ictiiiuj, un alcaloïde (acMltéirie), un principe aromatique (moschaline). Citons encore VEu- patoire de Mésué, Achillea ageratum, qui est tout à fait inusitée aujourd'hui et était employée autrelois comme vermifuge; la Millefeuille noire, genepi en deuil, A. atrata, employée dans les Alpes contre la pneumonie, la diarrhée, etc. ; la millefeuille noble, A. nobilis, fébrifuge ; enfin l'A. nana, autre génépi en renom aussi dans les Alpes. MILLEPERTUIS. Chasse-diable, Trascalan ; llypericum perfora- turn. (Hypéricinées.) Johanniskraut, al.; St-John's "wort, ang.; Heiofaricun, ar.; Jordhuinle, Perikum, dan.; Hypericon, Corazon- sillo, esp.; Manoblocd, hol.; Iperico, it.; Johannisœrt, su.; Sari kantarion, tur. Planie % commune dans les bois découverts de nos contrées. Les feuilles, placées entre l'œil et la lumière, laissent apercevoir une multitude de petits points transparents. Ses fleurs sont jaunes et en corymbes. Buchner y a trouvé : une résine rouge, molle, ayant l'odeur propre aux fleurs ; gomme, tannin, extractif, apothème insoluble, acide malique. Vulnéraire hémophtysique, antiasthmatique, antihystérique, peu employé. On en prépare une huile. Il entre dans le baume du Commandeur. MIXTURES. Le mot mixture peut s'appliquer à tous les médicaments préparés par mixtion, et le nombre en est grand ; mais ici nous bornerons sa signification, et le définirons un mélange liquide de médicaments très-actifs, destinés à être pris par gouttes, sur du sucre, dans un verre d'eau ou d'un liquide approprié. Les mixtures peuvent être des mélanges de liquides aqueux, alcooliques, éthérés, etc. Si, parmi tes préparations que nous donnons ci-dessous, il en est plusieurs qui n'ont aucun rapport avec notre définition, c'est que nous avons tenu à conserveries noms donnés par leurs auteurs. Mixture d'acide acétique (Brown). Sirop simple. 15 Acide acétique dlué (1 partie Eau distillée. 120 acide, 7 parties eau distillée)... 30 Contre la scarlatine. Pour un enfant de 9 ans, 2 cuillerées à bouche toutes les h heures. Mixture alcaline (Biett). Sirop de fumeterre. 500,0 Bicarb. de soude ... 12,0 Une cuillerée à bouche, matin et soir, dans l'eczéma, le lichen, le prurigo. Mixture alcoolique. Mixtura spiritus vini. Eau-de-vie, Eau de cannelle, aa.... Jaunes d'œufs......n° 2 Sucre. .......... 90,0 .......... 15,0 Battez bien le tout ensemble. Composition imitée d'un mélange bien connu en Angleterre sous le nom à'Egg-jlipp. Stimulant reslauralif. Dose : 10 à 50,0. VEgg-flip populaire des Anglais se compose de : bière 500,0, œufs n° 3, sucre 60,0, muscade et gingembre Q. S. On bat les œufs avec- la moitié de la bière et le sucre, on chauffe presque à l'ébullition, on ajoute le reste de la bière et les épices. , MIXTURE ANALEPTIQUE. — MIXTURE CAMPHRÉE. 657 Mixture analeptique (Lewis). Crème delait...... 190,0 Sucre.............. 30,0 Jaune d'œufs.......no 2 Eau de cannelle .... 4,0 Dans l'épuisement des forces. (Jourd.) Cette préparation eût été mieux placée parmi les crèmes. Mixture antiasthmatique (Bruner). Vin blanc..........60,0 (Cad.) Gomme ammoniaq. 8,0 Ëaa d'hysope...... 125,0 Mixture antiasthmatique (Green). Iodure de potassium. S Teinture de lobélie___ 25 Décocté de polygala.. 100 Teint, d'opium campti. 25 2 à 3 petites cuillerées par jour. Mixture antiasthmatique (Van-Swiéten). Carb. d'amraoniaq.. 4,0 Sirop diacode....... 00,0 Eau dist. de rue... 230,0 (Bobch.) Dans les accès d'asthme convulsif. Mixture antiblennorrhagique. Chlorhyd. de morp. 0,10 Huile de cubèbe.... 15,0 Iodure depotass... 2,0 Eau dépotasse.....30,0 Copahu ........... 15,0 Une cuillerée à café toutes les h heures dans un décocté d'orge. Mixture anticatarrhale. Eliiir parégorique___5,0 Teinture de scille.... 1,0 Une cuillerée à café matin et soir. (Foy.) Mixture antidiphthéritique (West-Walker) Chlorate de potasse... 5 Teint, de gaiac com- Teiuture de quina..... 10 posé ........... 16à24 Miel .............. Q. S. Eau................ A prendre 3 ou li fois par jour, 1 cuillerée à café à 2 cuillerées à bouche, suivant l'âge du malade. Mixture antigoîtreuse (Veret). Iodure de potass... 0,4 Eau distillée....... 125,0 Sirop de gomme..... 45,0 Teinture 3e cannelle. 15,0 Une cuillerée tous les malins. Mixture antihystérique. Ase fétide........... 1,0 Eau de menthe.....12,0 Triturez, passez et ajoutez : Teint, ammoniacale de Teint, de castoréum.. 3,0 valériane.......... 2,0 Etlicr sulfurique..... 1,0 Une cuillerée à café toutes les heures. Mixture antinévralgique (Cellier). Ether formique....... 20 Morphine.......... 0.25 Alcool de mélisse ...... b0 En frictions, 5 ou 6 fois par jour, sur le point douloureux. Mixture antinévropathique (Neverman). Huile volatile de valériane, gouttes..... Teint, de nok vomiq. 5,0 — d opium ........ 5,0 ■— éthéréedestram. 5,0 Remède très-actif, employé, dit-on, avec un succès prompt et certain par l'auteur contre les cardialgies et les névralgies de nature rhumatismale. On en donne 20 à 30 gouttes toutes les heures dans une tasse de camomille sucrée. Mixture antiodontalgique (Cadet). Laudanum de Syd----- 4 ; o Baume du Command. 4,0 Ether sulfurique .... 4,0 H. de girofle goût... 20 Mixture antirhumatismale (D r Fernandez). Résine de gaiac pulv.. 15 Fleurs de soufre..... 50 Rhubarbe pulvérisée.., 10 Noix muscade râpée.. 101 Crème de tartre pulv.. 21 Miel blanc........... 350 2 cuillerées à Louche chaque jour. Mixture antispasmodique. Ammoniaq. liquide.. 5,0 Teint, d'ase fétide... 20,0 Teint, de castoréum. 20,0 2 grammes dans un verre d'eau sucrée à prendre par cuillerées. (Bouch.) Mixture antispasmodique (Sydenham). Teinture de valériane. 2,0 Ether sulfur., gtt. 15 — de castoréum. 5,0 Eau d'Aneth..... 100,0 Par cuillerées. (Bouch.) Mixture antisyphilitique (Cazenave). Sir. de daphné méz. 60,0 Carb. d'ammoniaque. 15,0 — de Tolu....... 123,0 Une cuillerée matin et soir dans la syphilis constitutionnelle. Mixture antisyphilitique (Cirillo). Onguent égyptiac-----8,0 Eau pure.......... 60,0 Pansement des ulcères vénériens. (Cad.) Mixture antisyphilitique (Plisson). Infusé de feuilles Iodure de potass.... 0,5 d oranger....... 500,0 Sirop de sassafras... 50,0 A prendre en trois doses dans la journée. Mixture balsamique (Fuller). Vin blanc......... 123,0 Sirop de Tolu..... 60,0 Copahu ........... 60,0 Jaunes d'œufs..... no 2 Trois cuillerées à bouche par jour dans la hlennorrhagie chronique. (Rich.) Mixture benzoïque. Acide benzoïque___ 1,0 Eau distillée...... 100,0 Phosphate de soude. 10,0 Sirop simple....... 30,0 A prendre en trois fois dans la journée. Goutte et gravelle inique. (Bouch.) Mixture brésilienne. Alcool de safran... 8,0 Eau.............. 250,0 (Cad.) Copahu ............ 90,0 Jaunes d'œufs...... 30,0 Sirop dégomme-----30,0 Contre la hlennorrhagie. Mixture brésilienne (Lepère). Copahu épaissi ..... 360,0 Extrait pilulaire de Baume de la Mecq. 125,0 safran.......... 1,0 M. Bouchardat propose de remplace» le h. de la Mecque par de la térébenthine fine. Mixture camphrée. Camphre.... 2 Alcool ....... 4,0 Ëau....... 393,0 F. S. A. Passez. (Lond.) Ed. et Dub. y ajoutent 15,0 de sucre. 42 658 MIXTURE CAMPHRÉE MAGNÉSIENNE. — MIXTURE DE FER COMPOSÉE. Mixture camphrée magnésienne. Camphre. 0,5 Carb. de magnésie. 1,2 Eau___ 111,0 Triturez le camphre avec le carbonate, puis ajoutez l'eau peu à peu. (Ed.) Diathèse urique. Mixture cantharidée opiacée (Rayer). Soluté de gomme.......... 125,0 Laudanum de Teint, de cantharides, goût. 12 Syd., goût. 10 A prendre dans les 24 heures dans les cas de paralysie de la vessie. Dans la mixture diurétique du même auteur, le soluté de gomme est remplacé par un infusé de raifort. Mixture cathartique arabe. Suif, d'antim. 0,6 Scammonée. 1,2 Sirop de lim. 30,0 Contre l'hydropisie ascite. Mixture cathérétique*. Collyre de Lanfranc, Solution cathérétique, Vin arsenical cuivreux. Vinblanc........ 1000,0 Verdet............. 10,0 Eau dist. de roses. 3s0,0 Myrrhe............ 5,0 Sulfure jaune d'ar- Aloès.............. 5,0 senic officinal... 15,0 Délayez les substances en poudre très-fine dans le vin blanc et ajoutez Fhydrolat. Agitez le mélange au moment du besoin. (Codex.) En applications sur les ulcères fongueux. Mixture de Clarus. Chlorure de fer ammo- Chlorure de baryum. 1,0 niacal............. 1,0 Eau distillée....... 50,0 20 à 30 gouttes, 2 ou 3 fois par jour, dans le vice scrofuleux. Mixture contre la calvitie. Rhum.............. 500 Teint, de cantharides . 3 Alcool ............. 75 Carbon, de potasse.... 3 Eau dist........... 75 Carbon. d'ammon : aque. 3 Mêlez après dissolution des sels et filtrez. On imbibe de cette préparation le cuir chevelu pendant quelques minutes. Mixture contre les coliques hépatiques (Fauconneau-Dufresne). Opium brut........... 2 Teinture de cannelle... 1 Acide lactique......... 1 Rhum ................. 9 Esprit de succin....... 2 Huile d'anis... 4 gouttes. Térébenthine.......... 2 En gouttes sur un morceau de sucre. Mixture contre les engelures (Guéneau de Mussy). Induré de potassium... 4 Laudan. de Sydenham. i Vin de quinquina Alcool camphré...... 30 Teinture d'arnica.... 12 Envelopper, le soir, les doigts malades avec un morceau de flanelle imbibée de cette mixture. Mixture contre les névralgies faciales (Guéneau de Mussy). Esp. de vin ou eau de Cologne ou alcoolat de mélisse. 4 Teinture d'aeonit.... 2 Chloroforme pur....... 1 En frictions sur les gencives. Autre formule (D r Lévezey) : Extrait de feuilles d'aconit. 0,20 Eau......... 60 Sulfate ou acétate de morphine................... 0,03 Mêlez. 1 cuillerée à café toutes les heures. Mixture avec la craie. Mixtura cretœ. Craie prép. 7,0 Sirop simp. 19,0 Gomme arabiq.. 7,0 Triturez, en ajoutant peu à peu : Eau dist. de cannelle.......... 283,0 30 à 60 gr. par jour. Dans la cardialgie pt/- rosis. (Bât.) Edimb. y ajoute de l'esprit de cannelle. Mixture de créosote. Acide acétique, Créosote, aa........ 0,65 Esp. de genièvre c 21,0 Mêlez la créosote à l'acide, ajoutez graduellement l'eau, puis le sirop et l'alcoolat. (Edimb.) Mixture diurétique (Hildebrand). Ether nitr. alcoolisé.. 2,0 Teint, de digitale... 10,0 Teinture de semence de colchique................ 10,0 Contre l'hydrothorax. 20 gouttes de h en 4 heures. Mixture diurétique et antigoutteuse (Scudamore). Sirop simple ....... 24,0 Eau.............. 336,0 Magnésie ......... 0,75 Suit, de magnésie. 6,0 Eau de menthe.... 120,0 Vinaigre colchique.. 8,0 Sirop simple........ 13,0 (Peheiba.) Agitez chaque fois. Mixture contre la goutte (Fiévée). Teint, de bulbes decolchique. 10,0 Sirop de lim. 100,0 — de sem. — 5,0 Mêlez. A prendre par cuillerées à bouche dans une tasse d'infusé de mélisse. Ce mélange, donné dans les 24 heures, produit plusieurs évacuations. (Bouch.) Mixture contre le lichen chronique des mains. Sirop de daphné Sirop de pensées S.....410,0 niézéréon ..... 60,0 Hyposulfite de soude... 8,0 Mixture contre le vomissement (Kroyher). Eau de laur.-cerise.. 4,0 Teint, de noix vom., gtt. 2 10 gouttes, matin et soir, contre le vomissement des femmes enceintes. Mixture de fer composée (Griffith). Mixture de Myrrhe. Myrrhe pulvérisée. 8,0 Sulfate de fer...... 4,0 Ca'rb. de potasse... 3,0 Esprit de muscade.. 6,0 Eau de roses......384,0 Sucre.............. 8,0 Triturez la myrrhe et le carbonate avec l'esprit et le sucre; ajoutez successivement les 7 f8 de l'hydrolat, puis le sulfate prëalablem. dissous dans le reste de l'eau de roses. (Brit.) Emmônagogue tonique dont la composition rappelle les pilules de Vallet. Dose : 20 à 50,0. MIXTURE DE FER AROMATIQUE. — MIXTURE DE STRYCHNINE. 659 Mixture de fer aromatique. Quina loxa......... 30,0 Columbo ........... 12,0 Girofle ............. 8,0 Fer..........:..... 13,0 F. digérer ces substances convenablement divisées pendant 3 jours, en agitant de temps en temps, dans un vase clos, avec Q. S. d'eau de menthe pour obtenir 375,0 de colature, à laquelle vous ajouterez : Teinture de eardam. comp. 90,0 Teint, d'orange. 12,0 Tonique, stimulant, carminatif. —Dose : 20 à 30,0. (Christ.) Mixture de gaïac. Résine de gaïae..... 12,0 Sucre ............. 15,0 Mixture gommée ----- 12,0 Eau de cannelle.... 456,0 Broyez la résine avec le sucre, ajoutez la mixture, puis Fhydrolat Diaphoré tique, 15 à G0,0 trois fois par jour. Mixture hydragogue (Rust). Sirop de nerprun, Rob de genièv. et de sureau, âa. 60,0 1 cuillerée toutes les 3 heures. — Hydropisie. Mixture gommeuse. Mixture d'acacia, Emulsion arabique. Mucilage de gomme arab. 72,0 Amandes douces m....... 40,0 Sucre. Eau.. 20,0 1000,0 Broyez finement les amandes avec le sucre, ajoutez le mucilage, puis peu à peu l'eau, et passez. (Ediiub.) — Dose, ad libitum. Mixture à l'hyposulfite de soude (Cazenave). Hyposulf. de soude. 4,0 Sirop de squine.... 12:;,0 Sirop dedaphné... 125,0 1 cuillerée, matin et soir, contre le psoriasis. Mixture d'ipéca et de craie (Hooper). Tpécacuanha....... 0,25 Sirop diacode....... 5,0 Mixture de craie.. 50,0 Teinture de cannelle. 10,0 Pour 1 dose à répéter tous les 1/4 d'heure contre la diarrhée chronique. Mixture de magnésie hydratée (Am. Vée). Magnésie calcinée légère........... 200 F. bouillir dans 20 fois son poids d'eau jusqu'à hydratation complète, jetez sur une toile, laissez égoutter, exprimez très-fortement à l'aide d'une bonne presse. Ue gâteau d'hydrate est mélangé dans un mortier de marbre aven assez d'eau pour que le tout pèse 800; ajoutez peu à peu : Sucre grossièrement pulvérisé...... 1120 Agitez le mélange jusqu'à ce que le sucre soit complètement dissous dans l'eau adhérente à l'hydrate. Mixture de naphte (Hasting). Naphte rectifié. 32,0 Laudanum de Sydenham.. 8,0 15 gouttes 3 fois par jour dans de l'eau sucrée ou un sirop. Phtisie pulmonaire. Mixture narcotique à la glycérine (Delioux). Extrait d'opium........ 1 Glycérine ............ 60 Extrait de belladone.... 4 Contre les rhumatalgies. Mixture odontalgique anglaise. Essence de terébent. 30,0 Camphre........... 8,0 Une goutte sur du coton. (Lond.) Mixture pectorale (Magendie). Eau de laitue...... 60,0 Sirop de guimauve.. 30,0 Cyan. de potassium.. 0,1 Une cuillerée toutes les heures. (Bouch). Mixtures pour pansements antiseptiques. Sulfites, acide thymique, Eucalyptus, acide satieylique, Chloral, acide phenïque, Goudron, Ouate salycilée et phéniquée. (V. tfn.ph. 1875. p. 209.) Mixture purgative. Manne en larmes...... 64 Follic. de séné....... 10 Cr. de tartre......... 4 Coriandre, raisin sec, polypode, ââ...... 2 Eau................ 320 Faites bouillir jusqu'à réduction à 190, à prendre le matin à jeun. Mixture pyrotartrique (Ludwig). Gouttes ou Teinture fébrifuge acide, Teinture pyrotartrique, bêioardique ou diatrion. Esp. d'angéliq. c... 180,0 Acide sulfurique... Liq. pyrotart...... 125,0 Anodin, sudorifique, fébrifuge. Elle a employée contre le choléra. Mixture de réglisse (Brown). Réglisse pulvérisée. 15,0 Gomme pulvérisée . Sucre............. 15,0 Teint, camph. op.. Vin antimonial..... 25,0 Esp. d'étber nitriq. Eau.............. 300,0 15,0 été 15,0 50,0 12,0 dans un mortier; ajoutez peu à peu l'eau et les autres substances. Dose : 1 cuillerée toutes les 2 ou 3 heures. Bronchite chronique. Mixture résolutive pour les appareils inamovibles (Larrey). Alcool camphré, Extrait de saturne, Blanc d'eeuf, Eau, ââ..... Mixture rouge de Standert. 16 Carbon, de magnésie. Rhubarbe pulv....... 8 Teint, de rhubarbe... 45 Teint, d'opium....... 4 Remède populaire dans l'ouest de Ess. d'anis.....goût. 24 Ess. de menthe p.. g. 30 Eau distillée........ 150 Mêlez. Angleterre pour combattre les douleurs d'entrailles. Mixture salicylée. Aride salicylique...... 1 Sulfate de soude----- I a 2 Eau distillée.......... 50 à 100 Pour le pansement des plaies fétides. Mixture de strychnine (Dieffenbach). Strychnine.... 0,03 Sucre. 1 îl 860 MIXTURE TONIQUE. — MONÉSIA. Mêlez, et ajoutez peu à peu : Eau distillée........ 60,0 Acide acétique, goutt.. 2 Une cuillerée à bouche, matin et soir, dans la paralysie. (Foy.) Mixture tonique (Hergt). Protochlorure do fer. 0,20 Eau distillée........ 60,0 Musc............... 0,23 Sirop d'éo. d'orang.. 30,0 Une cuillerée à café toutes les heures, contre la gaslromalacie. (Bouch.) Mixture térébenthinée (Rayer). Emulsion........... 60,0 Huile ess. de téréb., Sirop diacode....... 20,0 gouttes............. 36 A prendre en une seule dose, le soir en se couchant, dans la sciatique. On peut augmenter graduellement la dose d'huile essentielle. (Bouch.) Mixture de Whytt. Mixture lithontriptvpic ou Remode de Du- ronde, Ethérolé d'essence de térébenthine, Ether térébenthine. Ether sulfurique------30,0 Ess. de térébenth... 15,0 On associe quelquefois aux composants le jaune d'œuf, l'huile d'œufs, le sirop diacode ou d'écorce d'orange, etc. 15 à 20 gouttes par jour, pendant plusieurs mois, dans une cuillerée d'eau sucrée, et faire boire par-dessus du petit-lait ou de l'eau d'orge, contre les coliques hépatiques, les calculs biliaires. (Cad.) Un mélange de 10 p. essence de térébenthine et 5 p. d'élber, réduit en bouillie, en 1k heures , les calculs biliaires qu'on y plonge. Suivant les expériences de MM. Go- bley et Bouchut, le chloroforme serait un dissolvant des calculs biliaires, bien supérieur. M. le D r Duparcque dit avoir substitué avec succès l'huile de ricin à l'essence de térébenthine dans la formule de cette mixture, qu'il a ainsi modifiée : Ether...... 4 II. de ricin____30 Sirop simple.. 30 Mêlez. 1 ou 2 cuillerées de 1/2 heure en 1/2 heure d'abord, puis d'heure en heure. MOLÈNE. Bouillon-blanc, Bonhomme, Cierge de Notre- Dame, Fleur de grand chandelier, Herbe Saint-Fiacre (ce nom appartient aussi t à l'héliotrope) ; Verbascurn thapsus. (Personnées.) Kœnigkerzenkraut, XVollkraut, al.; Mullein, ang.; Bos- sira, ah.; Kongelys, dan.; Gordolobo, ESP.; XVoIlek- ruid, hol.; Yerbasco, it.; Dziewanna ziele, pol.; Ver- basco branco, POR.; Zarskie skipeta, nus.; Kungsljres, su.; Sighir kouiroughu, tu». Grande plante <$ herbacée à grandes feuilles blanchâtres, molles, cotonneuses, à fleurs jaunes, qui croît le long des chemins, des bois. Ues fleurs sèches M doivent être conservées à l'abri de la lumière et tassées, autrement elles noircissent. Les feuilles ¥ sont employées comme émol- lientes en cataplasmes. Les fleurs le sont à l'intérieur en infusé (pp. 10 : 1000) comme béchiques et diaphorétiques. MONÉSIA. Ecorce du Brésil, Buranhem ou Guaranhem du Brésil; Cortex astringens Brasiliensis, Cortex Buranham. Ecorce fournie par Xz'Chrysophyllumglyry- pfdœum. Casar. Plante du Brésil, provenant des forêts de Rio-Janeiro. Elle est en morceaux aplatis, denses, épais de S à G millim., brun-fauve, durs, cassants, inodores, d'une saveur astringente amère et sucrée à la fois. La surface extérieure est marquée d'impressions concboïdales peu profondes, on y voit également de légères stries longitudinales. Elle contient du tannin, de la stéarine, de la chlorophylle, de la cire, du ligneux, une matière rouge analogue au rouge cinchoniqne, de laglycynhizine, une matière acre, analogue à la saponifie (Monésine), les acides malique, pectique et différents sels. (O. Henry, Bernard- Derosne, Heydenreich, Vayen.) On l'a préconisée dans l'hémoptysie, la mé- frorrhagie, la faiblesse d'estomac, la dysenterie, le scorbut, la leucorrhée. L'extrait sert à préparer un sirop, une pommade, une teinture,des pilules. Dose: 0,2 à2,0. On l'attribue au Chrysophyllum glycgphlce- uni ( Sapotées ) ; selon Virey, c'est le casca doce, et, selon Martins, le mollira des Brésiliens; certains auteurs l'attribuent au palétuvier [Bhizophora gymnorhtza, L.); d'autres kl'Aca- cia cochleocarpa, al'Acacia virginalis, au ehry- sophyllum Cainito. D'un autre côté, selon M. Constant Berrier, dans le pays il porterait aussi les noms de buranhem, -guaranhem, bu- raidté, elc. Nous rapprocherons pour les propriétés toniques, fébrifuges et astringentes, YInga, désigné dans les auteurs sous les noms eXEcorce de Burbatimao ou du Brésil, et provenant du Mimosa cochleocarpa ou Inga avaremotetno, arbre du Brésil. C'est une ecorce très-dé- veloppée, ayant le faciès des grosses écorces de quinquina rouge. En traitant par déplacement les écorces pulvérisées par l'alcool faible, on obtient 25 a 30 0/0 d'un extrait soluble dans l'eau légèrement alcoolisée, ressemblant à celui de monésia ou à celui de ratanhia. L'inga n'est pas encore entré dans la matière médicale européenne. L'écorce d'inga est employée par les Brésiliens pour tanner le cuir ; pour réduire les hernies, contre les hémonhagies, les diarrhées, la leucorrhée, etc. ; les courtisanes se servent de la décoction pour raffermir les chairs ; cette dernière propriété lui a valu le nom à'écorce de jeunesse et de virginité. MORELLE. - MORPHINE. 661 si MORELLE. Crève-chien, Raisin de loup, Morelle noire ; Solarium nigrum. (Solanées.) Schwarzer nachtschatten, al.; Black nightshacle, ang.; Eneb-el-dyb, ar.; Erba mora, brés.; Sœber, Svinentt, dan.; Hierba mora, esp., por.; Zwarte nachschade, hol.; Solano nero, it.; l'sinki riele, pot.; Trollbœr, su.; Kiopek insumu, Tua. Plante © herbacée indigène, commune dans les champs (Vin. 97.) {pj- 97). Ses feuilles m. * sont d'un vert foncé, ovales; leur odeur est stupéfiante et désagréable. Les fruits sont de petites baies noires Elle contient de la Solanine. " La solanine, dont Desfosses a annoncé aussi l'existence dans les feuilles et les tiges de douce- amèrc, et qui a éfé trouvée dans les fruits par M. Legrip, a été isolée des germes de pommes de terre par le docteur Otlo, au moyen d'un procédé assez simple : il traite les germes par de l'eau acidulée sulfurique, et il précipite en même temps de la liqueur la matière ex d'activé, l'acide sulfurique et l'acide phosphorique par l'acétate de plomb ; il sursature ensuite la liqueur par un lait de chaux, et fait bouillir le précipité avec de l'alcool à 80° centésimaux. Il puriiie la solanine par des dissolutions alcooliques à plusieurs reprises. La solanine cristallise en petits prismes incolores et inodores. Sa saveur est acre ; elle est peu soluble dans les dissolvants ordinaires. La morelle, qui est un narcotique assez énergique dans les pays chauds, a encore cette propriété chez nous; mais, en s'avançant vers le nord, elle la perd complètement et devient comestible ; on en mange les jeunes pousses. Emollient sédatif à l'extérieur. Son décocté (pp. 50 : 1000) est fréquemment employé en lotions et en injections chez les femmes. La Morelle inanimée, Pomme-poison, Pomme-téton, Solarium mammosum, plante d'Haïti, est beaucoup plus active. MORPHINE *. Morphium, morpldua. La morphine a été découverte par Sertuerner, en 1815. C'est le premier alcaloïde connu et celui qui a donné l'idée de rechercher les autres. Plusieurs procédés ont été donnés pour l'obtention de la morphine ; mais on paraît s'accorder à dire que celui de Gregory ou de Ro- bertson est le plus avantageux. C'est aussi le procédé du Codex : On épuise l'opium par l'eau froide, on évapore la liqueur en consistance d'extrait : on reprend cet extrait par l'eau, on filtre et on évapore en consistance de sirop clair; alors, tandis que la liqueur est chaude, on y ajoute, parkilog. d'opium, 120,0 de chlorure calcique sec et pur dissous dans 2 fois so« poids d'eau, on laisse déposer, on fait concentrer les liqueurs, on sépare le dépôt calcaire qui se forme ; lorsque la liqueur est arrivée en consistance de sirop, on y ajoute une petite quantité d'acide chlorhydrique jusqu'à réaction légèrement acide, elle se prend en une masse cristalline de muriate de morphine et de codéine par refroidissement. On sépare l'eau-mère noire, qui imprègne le sel double en exprimant dans une toile, on le fait dissoudre à chaud dans de l'eau, on y ajoute du charbon animal en quantité égale au poids de cristaux, on filtre le liquide qu'on laisse cristalliser si l'on veut obtenir le muriate double de morphine et de codéine, ou sel Je Grégory, mais que l'on porte à l'ébul- lition, et traite par l'ammoniaque si l'on veut en obtenir la morphine. Celte dernière se précipite complètement par refroidissement. On la recueille, on la hue à l'eau froide et on la fait sécher. Si on veut l'obtenir cristallisée, on la dissout dans l'alcool bouillant; elle cristallise par refroidissement. (Codeas.) Ce procédé d'extraction de la morphine permet d'obtenir en même temps la codéine. Pour cela, on concentre les eaux-mères où la précipitation de la morphine s'est effectuée ; il se produit une cristallisation que l'on traite par la potasse; on reprend la matière insoluble par l'éther bouillant, et, par évaporalion spontanée, de ce dernier, on obtient des cristaux de codéine. (V. Codéine.) « Le bon opium fournit de 8 à 12/100 de morphine. (V. Opium.) Dans les pharmacies, on peut obtenir plus simplement la morphine en la précipitant de l'un de ses sels par l'ammoniaque. La morphine est en prismes incolores, brillants, inodores, contenant 5,9/i/100 d'eau de cristallisation,d'une saveur amère,insoluble dans l'eau froide, soluble dans 1000 p. d'eau froide, dans 500 p. d'eau bouillante, dans ZiO d'alcool ;i 90°; très-peu soluble dans l'éther, les corps gras, les huiles volatiles; très-soluble dans les lessives alcalines. Chauffée à 150° dans des tubes scellés, avec 20 fois son poids d'acide chlorhydrique, la morphine se transforme en une nouvelle base, YApomorphiiu: La morphine est le principal agent de l'o- 662 MOURON. — MOUTARDES. pium, et est employée comme calmant. Elle est moins active que ses sels qu'on lui préfère. Elle est presque inusitée. Dose : 1 à 10 cenlig. — 1 p. de morphine équivaut à : sulfate, 1,25, chlorhydrate, 1,25, acétate 1,13. MOURON. 1° Mouron rouge ; Ariaqallls phœnicea, D. C. (Primulacées). (Gauchheil, al.; lied pimpemel, asg.; Anagallide, it.). Petite plante © fort commune dans les champs. Elle a passé pour antilyssique. 2° Mouron blanc, Màrgeline; Môrsus gal- lina, Ahine média, L. (Dianthées.) {Mvrgel- lina, it.). Petite plante ©, comme la précédente, fort commune. Elle a été employée comme éniolliente. A Paris, on la donne à manger aux oiseaux. MOUSSE DE CORSE*. Mousse de mer, CoraUine de Corse, CoraUine noire, Helminthocorton, Varech vermifuge ; Muscus marinus, Gigartina llehninthocorton. Wurm-Rundkopf, Korsikanischcs wurmmoos, AL.; Cor- sican moss, a.ng.; Eskna baharia, au.; Mu«go de cor- cega, ESP.; Elmintocorton, ilusco di Corsiea, it.; De- niz satchi, tur. Mélange d'une grande quantité d'impuretés, de sable, de débris de toute sorte et d'algues appartenant à des genres très-divers, mais parmi lesquels domine le Fucus helminthocorton (Sphœrococcus ou Qigarlitia helmintho- cortos). Son aspect est celle d'une substance brunâtre, composée de nombreux filaments plus ou moins ténus, enchevêtrés les uns dans les autres; son odeur est celle des plantes marines et sa saveur est très-salée. Elle contient de l'iode. On en fait la récolte en raclant les rochers maritimes, notamment de la Corse, de la Sar- daigne, de la Sicile, etc. Pour la livrer au public, on la monde des coquillages et autres corps étrangers. C'est un vermifuge très-employé chez les enfants. La dose est de 5 à 25,0 en décoction. On en fait une gelée, un sirop*, une poudre 1 à 10,0. N'est-ce pas un tort d'employer la décoction, cette opération lui faisant perdre en grande partie son principe odorant? On a employé aussi la mousse de Corse contre les squirrhes des glandes. Quelques auteurs prétendent qu'on s'en servait déjà au lemps deThéophraste et do Diosco- ride. Yaucher la vendait à Paris, en 1756. MOUTARDES. 1° Moutarde noire ou grise : Sinapis ni- gra, L. (Crucifères) (S'hicarzer Senf, al. ; Mustaid, ang. ; Khirdcd, ar. ; Sennep, dan.; Moslaza esp. ; Mosterd, hol.; Ptai, ind.; Se- napa, it.; Sirskurff, per.; Gorozyc a czarna, pol.; Mostarda, por.; Cortshitza, rus.; Scnop, su.; Kadaglwo, Tm.;Hardal, tuf..), Plante© commune dans toute l'Europe. On emploie la semence ^ *, qui est très- petite, ronde, rougeàtre ou grisâtre, d'une odeur faible, oléagineuse. Il résulte des expériences de MM. Robiquet et Bussy, Boutronet Frémy, que dans la moutarde noire il existe deux principes dont la réaction, sous l'influence de l'eau, donne naissance à l'huile essentielle ou Essence de moutarde (Sulfocyanure d'Allyle), a laquelle la moutarde doit sa saveur et son odeur brûlantes ainsi que son action irritante sur la peau et qui ne préexiste pas dans la graine ; l'un est une sub-tanec crislallisable, le myro- natc de potasse, d'où l'on retire l'acide myro- nique; l'autre, un ferment soluble de nature azotée nommé myrosine et caractérisé par la propriété de dédoubler le myronate de potasse en sulfocyanure d'allyle, sucre et bisulfate de potasse. La myrosine se trouve encore dans d'autres crucifères, tels que le RapftanUS sati- vus, le Brassica napus, etc. Par pression, on retire de la moutarde 23 à 28/100 d'une huile inodore non siccative. Mettant à profit les travaux de MM. Robiquet et Bussy sur la moutarde noire, M. Lebaigue produit des sinapismes portatifs en appliquant sur une feuille de papier une solut. concentrée de myronate de potasse (obtenue en projetant dans l'eau bouillante de la farine de moutarde noire et filtrant) et sur une seconde feuille une solution concentrée de myrosine (obtenue en délayant dans l'eau à Zi0 oc de la farine de moutarde blanche et filtrant) : les deux feuilles mouillées et appliquées l'une sur l'autre développent de l'essence de moutarde (V. Sinapismes). L'eau bouillante, l'alcool, les acides et les alcalis mettent obstacle a laproduclion de l'huile essentielle. C'est pourquoi il faut éviter de faire des sinapismes avec du vinaigre, comme on le faisait autrefois, et il est convenable de délayer la moutarde d'un pédiluve avec de l'eau froide quelque temps avant d'y ajouter l'eau chaude. On a proposé d'exprimer la moutarde pour en retirer l'huile grasse afin de la rendre plus active. La moutarde est excitante, antiscorbutique. Sa poudre* (farine de moutarde) est journellement employée comme rubéfiant, en sinapismes et en pédiluves (pp. 125,0). Son huile volatile est un des irritants les plus puissants que l'on connaisse. Fauré a proposé un soluté de 1 p. de cette huile dans 20 d'alcool pour remplacer les sinapismes. La poudre étant un agent duquel on attend des effets prompts et décisifs, il est important qu'elle soit pure et fraîchement moulue. Lamoutardeentre dans le vin antiscorbutique. MOUTARDES. — MOXAS. 663 La farine de moutarde délayée avec de l'eau détruit l'odeur du musc, du camphre et des gommes-résines fétides, comme le font les amandes amères. Dans le commerce, la graine de moutarde est fréquemment mêlée avec celle de Sénevé ou Ravison (Sinapis arvensis), qui est inerte. 2° Moutarde blanche*, moutarde anglaise ; Sinapis albaÇWeisserSenf, al.). La semence est plus grosse que dans l'espèce précédente ; ensuite sa couleur est jaune, elle contient une huile grasse, dans laquelle M. Stephen Darby a trouvé un acide particulier, Vacide érucique, identique avec l'acide brassinique que M. Web- sky trouva, en 1853, dans l'huile de colza (Staedler, Otto) et qui existe également dans la moutarde noire. Elle est riche en Sinapine, principe soufré et cristallisable découvert par 0. Henry et Garot et qui se dédouble avec la plus grande facilité en acide sinapique et en sincaline ; elle contient de la myrosine mais pas de myronate de potasse. M. Will en a extrait à l'aide de l'alcool un glucoside, la sinaUnne. Prise entière à la dose d'une ou deux cuillerées, elle produit un sentiment de chaleur à l'estomac qui excite cet organe à remplir ses fonctions. Suivant M. Commaille, les propriétés de la moutarde blanche seraient dues à la facilité avec laquelle elle abandonne à l'eau un mucilage abondant et à l'absorption par les liquides du canal digestif, de la sinapisme rapidement enlevée des graines de moutarde par un effet dialytique (V. Un. Ph. 1870). La moutarde condimentaire fine se préparc avec la moutarde blanche, et la commune avec la grise. En général, pour sa confection, on met à trempei la semence de moutarde dans le vinaigre; au bout de 2/i heures on la broie, puis on la délaye dans du moût de raisin, de la bière, du vinaigre, etc. On y ajoute des aromates, des herbes odoriférantes, telles que : estragon, citron, anchois, truffes, etc. On repasse le tout au moulin et on conserve pendant quelque temps le produit avant de le mettre en consommation. Les anciens ont employé la moutarde comme agent thérapeutique, c'est le Kà-u d'Hippo- crate, et le 2iv»im de Dioscoride. Ils l'ont employée aussi comme condiment. Le pape Clément VII l'aimait beaucoup, et comme chacun s'efforçait de lui en faire à son goût, ce qu'il récompensait grandement, de là est venu le terme : Il se croit le premier moutardier du pape , en parlant de quelqu'un qui veut s'en faire accroire. Aétius connaissait l'empêchement mis par les acides au développement de l'huile essentielle, car il dit : Sed, et hoc noscendum, ut si in aceto maceretur sinapis ineffi.ca.tus red- ditur; acetum enim sinapis vim disculit. MOXAS. Nom d'origine portugaise, qui signifie mèche. L'invention est japonaise et chinoise. Le moxa est un mode particulier de révulsion, très-douloureux, employé dans un grand nombre de maladies, et surtout dans les scia- tiques invétérées, les paralysies, les tumeurs blanches, le mal de Pott. Ce sont des petits cônes de 2 centimètres de diamètre et de 2 centimètres de hauteur préparés avec des mèches salpêtrées, du chanvre, du coton, des mucors, du camphre, la moelle de différents végétaux. Les moxas japonais de Salle sont le résidu cotonneux de la pulvérisation des feuilles d'armoise. Les moxas chinois, de Larrey, sont un mélange de : lyco- pode 100, azotate de potasse 50, et alcool rectifié Q. S. pour faire une pâte que l'on dispose en cônes et que l'on fait sécher. Pour faire l'application des moxas, lorsqu'on a formé de petits cônes de la substance que l'on veuf employer, on les applique par la base sur la peau préalablement humectée de salive, on les maintient avec une pince, on allume l'extrémité et l'on active la combustion à l'aide d'un soufflet si le moxa n'est pas salpêtre. Le moxa de velours, de Percy, est la tige du grand soleil coupée par tronçons de 3 centrai, de long. Les poupées de feu du même sont composées de coton et autres matières convenablement préparées et mirées, puis disposées par couches de manière à former un cône au centre duquel (de la base au sommet) on ménage un vide. Les moxas nankins de Raincelain , modifiés de ceux de Percy, se composent d'un petit cylindre de moelle de soleil que l'on entoure de coton non tissé (coloré en chamois et nitré) jusqu'à ce que le moxa ait acquis le volume convenable (diam. 0,02, haut. 0,02). Le tout est consolidé par une enveloppe de mousseline préparée comme le coton. En les serrant beaucoup on a des moxas qui brûlent lentement, en les serrant peu ils brûlent vite au contraire. Ces moxas brûlent sans qu'on soit obligé d'exciter la ventilation. Si l'on veut obtenir un effet intense, on laisse un moment séjourner sur la partie le charbon incandescent qui se forme. Si l'on veut au contraire éviter l'eschare, on enduit la base du moxa d'un peu de colle et on l'enlève quand la combustion est arrivée à la partie inférieure. Les moxas de Marmoral consistent en une feuille de papier non collé trempée dans du sous-acétate de plomb et sécliéc. Cette feuille peut former 60 cylindres ou moxas qui brûlent C64 MUCILAGES. — MUCILAGE DE SEMENCES DE COINGS, SEC. seuls, sans flammèches ni fumée, et avec assez de lenteur pour développer graduellement celte chaleur qui doit faire éclater l'épidémie et produire l'eschare. Pour remplacer le cautère actuel , M. Bretonneau fait une masse pilulaire avec: charbon léger pulv., 20; nilre, 1,50; gom. adrag., 5; eau, 2/i; et la roule en petits cylindres de 10 centim. de long et de la grosseur d'un crayon ordinaire, qu'il appelle crayons ou moxas de charbon. (Un. ph. 1866). Depuis quelque temps on se sert du Marteau à moxas ou de Maijor, ou Marteau à bouts plans et convenablement arrondis, qu'il suffit de plonger plusieurs fois dans l'eau bouillante et d'appliquer sur la peau. M. Cramer substitue aux moxas ordinaires un cylindre de ouate fine, fortement serrée, et dont les deux extrémités sont imbibées d'une couche de collodion. Pour les appliquer on allume une de ces extrémités, on colle l'autre à la peau au moyen de 1 à 2 gouttes de collodion, et on entretient la combustion, en soufflant au soufflet ordinaire, ou avec la bouche, ou mieux avec le chalumeau. MUCILAGES. Médicaments do consistance plus ou moins visqueuse due à de la gomme ou a d'autres principes analogues tonus en dissolution ou en suspension dans l'eau. On les obtienl par macération, digestion ou dècoclion. Les mucilages végétaux doivent être considérés comme des corps dériwint d'une ou plusieurs molécules d'arabine : ils existent dans un grand nombre de végétaux et parfois en telle abondance que ces derniers sont appelés plantes mucilagi- neuses. On les rencontre dans les organes les plus divers, dans les fleurs (mauve, guimauve), les feuilles (bourrache, capillaire), les semences (lin, coing, psyllium), les bulbes (scille, sa- lep, oignon), etc. Tels qu'ils sont employés en pharmacie, les mucilages ne sont pas seulement des mélanges de principes immédiats analogues, ils renferment encore des matières étrangères comme l'albumine végétale et, en général, tous les principes qui les accompagnent et qui sont solubles dans l'eau. Presque jamais les mucilages ne sont employés seuls, mais servent à lier certaines substances auxquelles on veut donner une forme particulière, celle de pastilles, par exemple; ou entrent dans d'autres formes pharmaceutiques, par exemple, dans des collyres. On s'en sert également pour émulsionner les huiles et les résines. Mucilage d'amidon. Amidon ..............25 Eau................ 375 Faire cuire légèrement. En lavements dans la diarrhée. Mucilage de carragaheen. Mousse d Irlande.....30 Eau............... 1500 Faites bouillir 15 à 20 minutes, passez avec expression. (Bêr.) On pourrait obtenir de ce fucus et de beaucoup d'autres des mucilages secs dont l'emploi pharmaceutique serait fort commode. (V. Agar Agar.) Mucilage contro-stimulant (Van den Corput). Mucilage de gomme arabique. 120 Oxyiodure d'antimoine........ 0,15 à 0,50 Sirop de digitale............. 30 F. S. A. une potion à prendre par cuillerée à bouche d'heure en heure, dans les cas de pleuropneumonies, de bronchites aiguës, d'endo-péricardites. Mucilage de gomme adragante. Mucilage adragant ; Mucago cum gummi tra- gaeantha. Gomme adrag. entière. 10 Eau froide........... 90 Nettoyez la gomme avec un canif; faites digérer 24 heures ; passez avec expression et battez le mucilage dans un mortier de marbre, pour le rendre homogène. (Codea;.) Mucilage de gomme arabique. Mucilage arabigue. Gomme arab. pulvér. 100 Eau froide 100 (Codex.) Div. exactement dans un mortier de marbre. Mucilage de limaçons. Limaçons hachés___no 4 Eau................. 90 Battez vivement pendant un quart d'heure, passez et ajoutez : Sirop de sucre. 27 Eau de fleur d'orang. 8 (Soub.) Mucilage à l'hydrate bismuthique (Van den Corput). Mucilage de gomme arab. 120 Ext. de bellad.. 0,10 Hydrate d'ox. de bismuth. 1 à 4 Sirop demorph. 30 Par cuillerée à bouche de 2 en 2 heures, dans les gastralgies. Mucilage de coing. Semences de lin ....... 1 Eau tiède............ 5 F. digérer six heures en agitant de temps en temps. Passez avec, expression. (Codex.) Préparez de la môme manière les mucilages de semence de Un, de semences de psyllium, de racine de guimauve. Le mucilage de coings peut également s'obtenir avec : Mucilage de coing sec. 1 Eaa distillée........ 100 (Codex.) Mucilage de semences de coings, sec. Semence de coings. 100 EauàSOouGOo ....... 1500 F. macérer en deux fois, passez avec expression, faites évaporer aux trois quarts à une douce chaleur et terminez la dessiccation à l'é- MUDAR. - MUSC. 665 tuve. On obtient 10,0 de produit sec, dont 0,1 suffit pour communiquer une consistance demi- sirupeuse à 100,0 d'eau. (Codex.) Garot a donné cette formule pour faciliter et régulariser la préparation du mucilage de coings destiné à entrer dans les collyres. MUDAR. Mador, Asclepias gigantea, Calotropis gi- gantea. (Apocynées.) La racine de cette plante % indienne passe pour le remède le plus actif contre la lèpre, Félépliantiasis, les autres maladies dartreuses, les ulcères syphilitiques. On la dit aussi expectorante, tonique, stomachique à petites doses ; nauséeuse, cinétique et diaphorétique à doses plus fortes. L'écorcé pulvérisée du mudar est très-employée dans les Indes pour combattre la dys- senterie aiguë. Une plante voisine, Tylophora athmatica ou Ipéca sauvage, y est également employée comme émétique. MUGUET. Lilium convaUium, Convallaria maïalis. (Asparaginées.) Mayblumen, al.; Last lily of the valley, ang.; Sossan, ar.; Etbîad, dan.; Lirio de losvalles, ksi\; Tweebladïg dalkruid, hol.; VLugbetto, it.; Konwalion, pol.; Camp- xenhas, Unifoglio, por.; Liîjekonvalj, su. Petite plante % printaniôre, formée extérieurement de deux ou trois feuilles seulement, d'entre lesquelles sort une petite hampe portant une dizaine de petites fleurs blanches à odeur suave. Les fleurs W< et la racine en poudre sont des sternutatoires. L'bydrolat portait en Allemagne le nom d'Eau d'or. De temps immémorial les paysans russes se servaient du muguet comme moyen de guérir Thydropisie. M. Yak a trouvé dans le muguet deux substances cristallines : la convallarine, insoluble dans l'eau, qui n'a qu'une action purgative, et la convallammne, soloble dans l'eau, qui a une action cardiaque et à laquelle il faut attribuer les bons effets du muguet contre certaines insuffisances valvulaires du cœur et les palpitations nerveuses (Germain Sèe); ce sont deux glucosides qui, sous l'influence des acides étendus, se dédoublent : la première, en sucre et en conxallarêtine ; la seconde, en sucre et en amvallamarêtine. La muialine et Y acide mcMique, signalés par M. Stanislas Martin, sont probablement des produits de transformation des glucosides ci-dessus. On obtient la convallaïuarine en précipitant, par du sous-acétate de plomb, la teinture alcoolique préparée avec la plante entière ; on filtre, on élimine l'excès de plomb par Q. S. d'acide sulfurique, sans excès. On chasse par distillation et évaporation tout l'alcool, la liqueur refroidie est précipitée par le tannin et le précipité redissous dans l'alcool est décomposé par l'oxyde de zinc. La liqueur évaporée laisse la convallamarine qu'on purifie par solution et décoloration au charbon (Tanret). C'est une substance très-amëre, soluble dans l'eau et dans l'alcool, insoluble dans l'éther, le chloroforme. Dose : 0,025, deux fois par jour sous forme de teinture. Le muguet s'emploie sous forme d'extrait, privé de son principe résineux, à la dose de 1 à 2 gr. par jour, ou de sirop, contenant 0,50 d'extrait par cuillerée à bouche, 3 à h cuillerées par jour dans le traitement des affections cardiaques (G. Sée). MURIER. Morus nicjra. (Urlicées.) Maulbeerbaum, al.; ^lulberry tree, ang.; Tsin-pé-tzé ; CH.; Morbœrtrœ, dan.; Moras, esp.; Mocrbezienboom, HOL.; Gelso, it.; Armoreira, per.; vtutbœrstrsed, su. ; Dont aghadji, tur. Les fruits multiples nommés mûres servent a préparer un sirop acide et astringent, très- employé en gargarismes contre les maux de gorge. L'écorcé de la racine passe pour taenifuge et, purgative, ainsi que celle du mûrier, blanc ou de vers à suie, M. edba. D'après les expériences du D r Bérenger Péraud, cette écoree doit être rayée de la-liste des trenifuges (Bull. Éft.,1881). Elle exsude un suc gommeux qui contient de l'acide moroxylîque, ou manque (Klaproth). MUSC*. Hoschus, Bisam, AL.; Musk, ang.; Mischk, Mesk, AR., duk., per.; Téou-pan-hiang, ce.; Butta urula, cyn.; Desmi'r, dan.; Algalia, Almizcle, esp.: Kustowrie, Btuscus, Moschio, hol.; Muschilj, it.; Dedes, jav.; Jebat, mal.; Pizmo, pol.; Misca, por.; KaJbarga, rus.; Casluri, sas., tam., tel.; Myai, su. Matière animale sécrétée par une espèce de chevrolain, le Moechus moschiferus, mammifère ruminant, qui ne diffère du cerf ordinaire que par l'absence des cornes, et qui vit en Iroupeaux nombreux dans les montagnes boisées du Thibet, du Tonkin et de la Tartane. La sécrétion du musc est propre au mâle. Elle est contenue dans une bourse située entre l'ombilic et les organes génitaux : cette bourse oiilongue, de o à 6 centimètres de longueur, est recouverte d'un côté par les poils qui convergent vers un orifice inférieur et central et est tapissée en dedans d'un épidémie sec et lisse. Sur l'animal vivant, le musc est demi- fluide ; mais tel que le commerce nous le présente, il est solide, grumeleux, doux et onctueux au toucher,' d'un brun rougeàlre, ayant assez bien l'aspect du sang desséché. Son odeur est extrêmement diffusiblc. Soumis à l'action de la chaleur, le musc fond, s'enflamme et ne laisse que fort peu de 666 MUSC. — MUSCADE. résidu ; il est soluble aux trois quarts dans l'eau chaude lorsqu'il est humide; soluble à 1/10 près de matières membraneuses, dans l'alcool, î'éther. Trituré avec de la potasse , il dégage abondamment de l'ammoniaque. Sa saveur est amère et un peu acre. Le musc humide est beaucoup plus odorant que le musc sec ; aussi les parfumeurs ont-ils bien soin de tenir cette substance à la cave. Sa composition est fort complexe. Le commerce distingue le musc de la Chine ou musc Tonhin qui vient de la Chine, c'est le plus estimé, il est en poches rondes, cachetées, enveloppées de papier de soie : leur grosseur est variable, elles sont plates d'un côté, lequel est, presque toujours, dépourvu de poils ; le côté opposé est convexe et garni de poils fauves assez longs, convergeant vers le centre ; le musc d'Assam ou du Bengale qui est en poches de formes Irès-irrégulières ; le mtt.sc de Russie ou de Sibérie, de Tartariti, nommé' aussi musc Kabardin : en vessies plates, sèches, oblongues, allongées d'arrière en avant, recouvertes d'un côté de poils ras d'un gri-- blanchâtre et comme argenté. Elles contiennent de 15 à 30,0 de musc chacune. Le musc kabardin se consomme en Allemagne. On évalue sa force quatre fois moindre que celle du musc Tonkin. Le musc arrive contenu dans des boîtes de plomb ou de bois doublées d'une feuille de ce métal, nommées cadis (fii). 98). [TUj. 98.) Aétius, médecin arabe, est le premier qui ait parlé du musc comme médicament. Le musc étant l'une des subslanccs les plus chères de la malière médicale, est souvent falsifié. C'est pour cela qu'il convient de ne l'acheter qu'en poches ou vessies, exemptes de tout indice d'ouverture ; et non hors vessie ou en grains. _ Le musc est un stimulant diffusible, un antispasmodique souvent employé dans les fièvres typhoïdes et alaxiques, dans "la coqueluche, le tétanos, l'hystérie, les convulsions, les névroses. On l'administre en potions, en pilules ou en lavements. On en prépare une teinture alcoolique" et une teinture éthérée. Dose : 5 centigram. à h grammes. (Voy. le Tarif des médic.) Le musc jouit de la singulière propriété de perdre son odeur par son mélange avec le sirop d'orgeat, l'eau de laurier-cerise, et tous les composés cyaniques. 11 en est de même avec le seigle ergoté, l'huile essentielle de moutarde. 11 faudra donc regarder ces substances comme incompatibles, jusqu'à ce qu'on ait reconnu que, par cette perte d'odeur, le musc n'a rien-perdu de ses propriétés. D'autres substances produisent sur le musc des effets analogues : le soufre doré lui enlève presque son odeur; le kermès la change en celle d'oignon. Le camphre et la valériane modifient l'odeur du musc; les amandes amères la détruisent. Veut- on dépouiller de celte odeur un mortier, on y pile des amandes amères. En Allemagne, on prépare un musc artificiel en traitant 1 p. d'huile de succin par h d'acide azotique. C'est une sorte de résine jaune. L'odeur de musc se retrouve dans plusieurs productions animales. La civette est une espèce de musc. Le pecceiri a sur le dos une poche qui sécrète une matière musquée ; V ondatra ou rat musqué et Vhyrax ou desman ont des productions analogues ; le blaireau, la fouine , la chair du crocodile, celle du buffle, de la huppe, la liqueur des poulpes, présentent, dans certains cas, une odeur de musc très-manifeste. Le principe de l'odeur de musc se retrouve, encore dans une foule de végétaux; nous citerons la Muscatelliiie (A doxa moschatellina), la Maine musquée (Matra moschata), le Mi- malus moschatus, le bois du schestier, deRum- pliius (Cardiacées) ; mais il en est deux en particulier, le Sumbul (Voy. ce mot) dont les racines, et Poster anjophylhis, dont les feuilles argentées en dessous sentent le musc d'une manière étonnante (Mérat). Garoî a reconnu que dans le traitement pour en obtenir l'éry- throse , la rhubarbe dégage une forte odeur de musc. On a prétendu qu'il y avait des terres musquées. MUSCADE \ JXoix de muscades ou de Banda. Jluskatenriiisse, al.; Nutmeg-, ang.; Jonzatteih, au., Jayaphala , bfn'G.; Bicuiba , Vicuiba, BRÉS.; Yo-hoàn- tzé, ch.; Jatipulum, Sadikka, Cïn.; Muskad, dan.; Japhu], duk.; Nuez moscada, esp.; Nooten muskaat, hol.; r^re moscada, rc.; \VobpaIa, ja\.; Buahpala, mal.; Jowz bewa, ter.; Noz moscada, rOB..; Mushkat- noidrechi, rus.; Jatiphala, san-; Muskott, su.; Jadicai, tam.; Jajikaia, tel.; Industan djevisi, tur. C'est la semence du Myristim moschata (M. fragrans (Myristicées), arbre' des îles orientales de l'archipel indien et transporté par la culture à l'Ile de France et à Bourbon. Lorsque le fruit du muscadier se fend, on le cueille. On enlève le péricarpe et on sépare avec soin le macis : on fait alors sécher les MYROBOLANS OU MYROBALANS. — MYRRHE. 667 graines en les exposant sur des châssis à une douce chaleur. Lorsque les amandes sont devenues mobiles dans leurs enveloppes et y produisent un bruit de grelot quand on les secoue, on brise les téguments ; on enlevé les amandes, on les assortit et on les roule dans de la chaux tamisée. Autrefois on les plongeait dans un lait de chaux, dans le but de les empêcher de germer, mais Teissmann a prouvé l'inutilité de ce procédé. La muscade est de la grosseur d'une petite olive arrondie, marquée de sillons réticulés, d'un gris blanchâtre dans le fond et qui sont anastomosés entre eux ; odeur et saveur aromatiques fortes et épicées. Elle contient une huile volatile et une huile grasse, solide, aromatique, abondante, nommée beurre de muscade* (adeps myrislicœ), fusible de 31 à 32°,5, composée elle-même d'une graisse incolore (Myristine) 70, d'une huile essentielle isomérique avec l'essence de macis 6, d'élaïne 20, résine 3, sels 1 (Koller). La myristine, fusible à 52°, peut être obtenue facilement en épuisant la poudre de noix muscade par la benzine. Le beurre de muscade nous vient des Mo- luques et de la Hollande en pains de 250 gr. environ, carrés, jaunes, marbrés de rouge et cassants, enveloppés dans des feuilles de palmier. On l'obtient à la manière du beurre de cacao. C'est à l'huile volatile, de saveur acre et brûlante, qu'elle renferme, que la noix muscade doit son odeur aromalique et ses propriétés excitantes. D'après M. Scliacht, cette essence de muscade se compose de deux essences : l'une hydrocarburée, isomère de l'essence de térébenthine, bout à 160° ; l'autre, oxygénée, appelée macène, bout à 165°. L'Ofo&a est un produit analogue au beurre de muscade provenant du Myristica otoba, arbre de la Nouvelle-Grenade. On en obtient de YOtobit ou Ar. mi/ristiqne (ne. séiicùpte), par la saponification de la Myristine. (l'iayfuir). L'Ai'illode qui recouvre les graines de muscade porte le nom de Macis, Fleur de muscade (Muskatenblumen , al. Mace, A.NG. Tahuffur, ar. Wassawasie, cyn. Javutrie, duk., ind. Macias, esp. liambang pala, jav. Banga bua fiala, jial. Bezbca, per. Flor de noz moscada, por. latipatri, sa\. , tam. Japatri, tel.). C'est un corps d'une belle couleur rouge quand il est frais : il enveloppe complètement la graine au niveau de sa base et se divise plus haut en lobes larges et aplatis, ramifiés en lanières étroites qui convergent les unes vers les autres, au niveau du sommet de la graine. En se desséchant, il prend une couleur brun orange et devient cassant et translucide : il contient k à 9 p. 100 d'huile essentielle. Excitants, aromatiques, qui font partie de quelques préparations. MYROBOLANS ou MYROBALANS. Sous le nom de Myrobalans, on employait autrefois des fruits produits par diverses espèces du genre Termincdia, les T. citrina (Myrobalans citrins), T. chebula (Myrobalans indiens ou chebules), T. bellerica (Myrobcdans bellerics). Quant aux M'/robolans emblics ils sont produits par une Euphorbiacée, YÈmblim offlcinalis, Phyllantus emblica. Ce sont des fruits à noyaux dont le sarco- carpe charnu est devenu dur par la dessiccation et a une forte astringence. Leur forme est ovoïde ou piriforme ; à l'exception de celle des Emblics qui est sphérique ou hexagonale, et composée de trois coques, à endocarpe ligneux; leur grosseur varie de celle d'une petite olive (l'emblic) à celle d'une datte (le cliébule), et leur couleur, du noir au jaune; leur surface est ridée. Ils étaient employés comme purgatifs; ils sont inusités aujourd'hui, si ce n'est en teinturerie. MYRRHE *» Myrrhen, al.; Myrrh, ang.; Murr, ar.; Môhio, ch. ; Myrrha, dan., por., su.; Hira bol, duk. ; ATirra, esp., II., pol.; Mirre, iiol., l'ol, Ilesabol, ind.; Madu, jav.; Manisan iebah, mal.; Vola, san.; Myrra, rus.; Vala- tipolum, Palendra bolum, Villey bolum, tam.; Balintra bolum, tel.; Murru sali. tur. Gomme-résine qui découle, d'après Ehren- berg, d'un arbre rabougri, qui croît sur les frontières de l'Arabie et de la Nubie, et nommé Balsamodendron myrrha, B. Ehrenbergianum (Térébinthacées) et peut-être encore d'autres espèces d'arbres (V. Un. ph, 1873). D'après Ehrenberg, la myrrhe découle librement de l'arbre sous forme d'un liquide épais, blanc jaunâtre qui, parla dessiccation, devient brun foncé ou brun rougeâtro. Dans le commerce la myrrhe se présente en masses plus ou moins arrondies, de dimensions variables : leur coloration est d'un brun opaque rougeâlre, avec une surface pulvérulente. Leur cassure est rugueuse ou cireuse, leur aspect onctueux; ils sont translucides et offrent des taches blanchâtres caractéristiques. La myrrhe présente quelquefois des stries en forme d'ongle, de là le nom d'onguiculée donné à cette sorte de myrrhe. L'odeur est forte et peu agréable, la saveur acre. Elle se dissout plus facilement dans l'eau que dans l'alcool. Elle renferme, pour 100 : 2,6 d'huile volatile; 27,8 de résine et 63,7 de gomme; plus des sels minéraux. Suivant M. Hekmeyer, la myrrhe renfermerait trois gommes différentes, dont une ressemblant à la gomme adragante ; une autre, à la gomme arabique ; la troisième se précipitant par l'acétate de plomb neutre. Le Stacté (S*«*rrii) des anciens, suivant quel- l 668 MYRTE. — NARCISSE. ques auteurs, serait la liqueur qui se trouve quelquefois au centre des larmes de myrrhe. Le mot myrrhe vient de Mûpov, c'est-à-dire parfum par excellence, ce qui n'est guère d'accord avec la réalité. Par une longue dessiccation à l'éluvc elle se réduit en poudre. Elle a été employée par Hippocrate. Excitant tonique , emménagogue, peu employé aujourd'hui. On en prépare une teinture *. Elle entre dans des masses pilulaires, la thériaque, l'emplâtre de Vigo, l'élixir de Garus, le baume de Fioravanti, des poudres dentifrices. Dose : 0,5 à 2,0. - C'est le Mwrr que la Bible, avant les auteurs grecs encore, proclame l'une des substances les plus exquises , qui doivent composer Yhuih sainte. On sait qu'elle était au.nombre des présents offerts par les Rois mages à l'enfant de Bethléem. Le Baume de myrrhe. Huile de myrrhe par dèliquium, Myrrhe liquide; Liquamenmyrrhœ, s'obtenait en broyant ensemble de la myrrhe (8 p.), de la potasse caustique (1 p.), et de l'eau (Q. S.), puis évaporant en consistance d'extrait. Il s'employait dans les cas de tumeurs articulaires. MYRTE. Myrtus communié, L. (Myrtacées.) Myrtle, ang.; As, Alas, ar.; Arrayan, ksp.; Mirto, Esp., it.; ïfarta, po;..; Myften, su.;Mersin otou, tue. Arbrisseau élégant des pays chauds, et cultivé dans les jardins. Les feuilles et les fruits passent pour toniques, stimulants et tamifuges. Ils sont riches en tannin. L'eau distillée de ses fleurs et de ses feuilles porte le nom (TEaud'Anije. Elle était jadis très-oslimée. Son essence employée comme celle d'Eucalyptus, de Mèlaleucine ou Maouiy, constitue le Myrtql. Le myrte d'Australie, introduit en Europe, depuis qq. années, et acclimaté dans le sud de l'Italie, est remarquable par la quantité de crème de tartre et â'actdetartriqueqae contiennent ses feuilles. Il a été signalé comme une source d'acide tartrique (DeLueu). (V. Un.ph. 1879.) N NAPHTALINE. Hydrure de naphtyle, naphtaline, Découverte, en 1820, par Garden, dans le goudron de houille, elle se produit dans une foule de réactions pyrogénées, telles que la distillation de la houille et du ben/oate de chaux ; la préparation du noir de fumée (Reichenbach); la distillation sèche de la poix ( Pelletier et Walter) ; le passage du camphre (F. d'Arcet), de l'alcool et de l'acide acétique (Berthelot) , à travers un tube chauffé au rouge. Sa préparation est aujourd'hui une opération industrielle. Elle se présente sous forme de lamelles rhom- boïdales, blanches et brillantes, lorsqu'on l'obtient par sublimation, ou par voie de solution dans l'alcool; dissoute dans l'éther, elle donne des cristaux, très-gros et parfaitement nets, en forme de tables ou do prismes obliques à base rhombe. Son odeur est forte et goudronneuse; sa saveur, acre et aromatique. Elle est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, les huiles fixes et volatiles, les corps gras. On l'obtient par distillation du goudron de houille. Elle fond à 79°, bout cà212°, densité 1,048 {Ure). Elle est combustible et brûle avec une flamme blanche, fuligineuse. On l'a vantée en pommade contre les maladies de la peau. L'alcool naphtaline a été proposé pour remplacer l'eau-de-vie camphrée. 1 de naphtaline dans Q. S. de chloroforme donne un topique dont on imbibe des tampons de coton qu'on place dans Je conduit auditif. Par des procédés semblables à ceux par lesquels la benzine est transformée en nitroben- zine et en aniline, la naphtaline fournit la ni- tronaphtaline et la naphtylamine, base analogue h l'aniline, qui sert de point de départ à la production du oinitrotiaphtol ou (te. binitronaph- tyligue, matière colorante d'un beau jaune (jaune d'or, jaune de Manchester), employée dans la teint, de la laine, de la soie et des cuirs, à la coloration des savons, etc. (Mar- tlus); la naphtylamine donne une des plus belles matières colorantes violette, la rosa- naphtylamine, correspondant à la rosaniline. L'acide sulfuiïque donne avec la naphtaline deux acides sulïoconjugués, avec lesquels Schaeffer a obtenu deux phénols nàphtiliques : le naphtol a et le naphtol- |î Ce dernier est le seul qui soit employé en médecine. Il se présente en pelites lames brillantes, presque inodores et incolores, fusibles à 122°, solubles dans l'alcool, les huiles, les corps gras, soluble dans un mélange d'eau et d'alcool. S'emploie en pommade dans le traitement de certaines maladies de la peau. Ce naphtol a a les mêmes propriétés. Sous le nom A'Bydromtphtoi on a préconisé en Amérique, comme antiseptique, le mélange des deux naphtols a et p. Quand on mélange du naphtol p (10 gr.) avec du camphre (20 gr.) on obtient un liquide sirupeux, incolore, miscible en toutes proportions avec les huiles fixes. Ce naphtol camphré correspond au phénol camphré obtenu en mélangeant un poids égal de camphre et d'acide phenique. NARCISSE. Narcisse des prés ou sauvage, Porrillon, Aiault, NARDS. — NAVET. 669 Zou-inette, Jeannette, Faux narcisse ; iSar- cissus pseudo-narcissus. (Amaryllidées.) Blumen cier gelben AViesennarcisse, Gemeine narcisse, al.; Afïbdit nareissus, ang.; Gaal narcisse, dan.; JN'ar- ciso silvestre, esp.; Geeie narcis, hol.; Narciso pra- tense, it.; Pingotiilja, Narcissa, su.; Zumboul, tur. Plante % bulbeuse à fleurs jaunes, qui croît dans les prés et fleurit au printemps. Le narcisse contient, d'après M. Jourdain, de Binche, un principe actif blanc, déliquescent, hnarci- tine. Il existerait, en proportion de la moitié, dans les squammes desséchées du bulbe et en moindre pp. dans la fleur. Il agit comme vomitif. Les bulbes passent pour purgatifs et éméti- ques, et les fleurs $ pour antispasmodiques. Elles donnent une matière colorante jaune, odorante, que M. Caventou a appelée narcis- sine. Laënuec dit avoir employé avec succès l'extrait de cette plante dans la coqueluche. On a employé le narcisse dans l'épilepsie (poudre de bulbes 0,30 à 1 gr.) et contre les vers. On a préparé la poudre et l'extrait aqueux de fleurs, la décoction de bulbes frais; on en a fait un sirop, un vinaigre, un oxymel et une huile éthérée. Dans tous les cas cette plante est active et même dangereuse. Inusitée. NARDS, On désigne sous le nom de Nards un certain nombre de substances dont la partie essentielle consiste en rhizomes et racines de diverses valérianées ; les principaux sont le nard indien et le nard celtique. 1° NARD INDIEN, SPICANARD (Chê-hoéi, CH.; Zumboul irtdi, tur.). Tronçon de racine, court, épais comme le petit doigt, d'un gris noirâtre, surmonté d'un paquet de fibres rougeàtres en forme d'épi; odeur forte et■ agréable ; saveur amère et aromatique. Il est dû au Valeriana jatamansi (Nardo&tachys jatamansi), qui croît dans l'Inde. 2° nard celtique. C'est la racine du Valeriana celtica (Celtischer Baldrian, al.), qui croît dans le Tyrol. Elle est composée d'un petit tronçon allongé, entièrement recouvert d'écaillés blanches imbriquées et accompagnées de longues fibrilles; odeur agréable forte; saveur acre et aromatique. (Sumbul, p. 917.) Excitants, nervins. Inusités. NAVET. Brassica napus, L. (Crucifères.) Turnip, turnep, ang.; Rofva, su.; ïïavoulz, tur. Plante alimentaire de nos champs dont la racine, à titre de pectoral incisif, est la base d'un sirop, encore quelquefois employé et de tisanes. Sa pulpe cuite sert en cataplasmes résolutifs. Une variété de navet nommée navette fournit une huile de ce nom, employée à l'éclairage. Des auteurs la confondent avec le colza. A l'occasion du navet, nous parlerons de diverses autres plantes, du genre bmssiea, employées en médecine. Le chou, Brassica oleracea. La variété rouge a passé longtemps comme un pectoral incisif excellent. Le sirop de chou rouge, encore usité contre les affections de poitrine, les catarrhes chroniques, a eu une grande réputation. Les cataplasmes de chou passent pour antigoutteux et antirhumatismaux. Les anciens Romains ont eu une longue et grande confiance dans les vertus médic. du chou. La teinture de chou rouge est un réactif assez sensible des acides et alcalis. La Choucroute (Sauer-kraut, Al.) des Allemands est du chou cabus blanc incisé, mêlé avec du sel, qui subit dans la saumure une fermentation lactique. Le liquide exprimé de la choucroute et saturé par du carbonate de zinc donne du laclate, dont on peut ensuite retirer l'acide lactique. La Roquette : Eruca sativa, D. C. Brassica eruca, L. Plante connue dans le Midi de la France où elle croît sur les décombres, dans les lieux incultes, et laquelle, comme beaucoup de crucifères, passe pour antiscorbutique, diurétique, aphrodisiaque. Columelle a dit : Exci- tet ut veneri tardas Eruca maritos. Froissées, ses feuilles dégagent une odeur forte, leur saveur est acre et piquante, aussi la Roquette est-elle employée comme condiment. Il ne faut pas la confondre avec le Sisymhri- nttm tenuifolium ou fausse roquette. La Hoquette maritime ou Caquiller, humas caMle, Eruca marina, plante des dunes, est un antiscorbutique puissant. Le Colza dont la graine fournit ZiO à Z|5 °/ 0 de Vhuilo de ce nom, type des huiles d'éclairage, est le Brassica cempestris. Le chou rave, grosse race ou Balioule est le B. râpa. Ajoutons à celte liste: une autre crucifère, le Sophia chirurgirorum ou Sisymbrium sophia appelée sagesse ou science des chirurgiens, plante qui croît sur les murs, les décombres, et au bord des chemins; elle passe pour vulnéraire étant appliquée contusée sur les plaies. On l'appelle aussi thalictrum ; mais ce nom convient mieux au Pigamon ; une crucifère de la Chine, le cath-sé, pouvant s'acclimater en France ; dont la graine donne 27 ° / 0 d'huile grasse, comestible et susceptible d'application à l'éclairage et à la fabrication des savons; une fécule jaune-verdàtre ; une gomme soluble, jaune, amère, dite gomme-gutte de cath-sc; et une huile essentielle d'un blanc jaunâtre, à odeur d'ail. 670 NENUPHAR. — NERPRUN'. NÉNUPHAR, NUFAR ou NYMPHEA. Nymphéa, Lis des étangs, Lune ou Volant d'eau, Nênufar blanc ; Nympliœa alba. (Nymphéacées.) Haarwurz, Wasserlilie, "Weisse seerose, al.; AYaterlily ano.; Seeblomster, dan.; Ninfea, esp.; Zeeleli, hol.; Nenufarobianco, lT.;AYodna lilia, POL.;ÏYymplucabran- ca,POR.; Nœcbros, su.; Rufex iseliisehege, Luffer, tur. Plante $ qui vient au milieu de Feau, surtout dans les grands étangs, et que tout le monde connaît, à ses larges feuilles flottantes à la surface de l'eau, ainsi qu'à ses grandes fleurs blanches rappelant assez bien celles des dahlias. • Les fleurs <§>*, qui contiennent beaucoup de mucilage, et la racine, qui est très-forte, tubéreuse, spongieuse et féculente, ont joui d'une réputation très-grande comme, sédatifs et antiaphrodisiaques. On emploie encore aujourd'hui le sirop de nympluca* comme calmant. Au nénuphar blanc on substitue quelquefois le jaune, Xymphœa s. nuphar lutea. Le Ne- tumbo ou fève d'Egypte provient du Nymphœa nelitmbo, plante qui, dit-on, est en même temps le Lotos sacré des Egyptiens et le Tamara de la religion indoue. NERPRUN. Bourguépine, Epine de cerf; Spina cervina, lihanvais eatharticus. (Rhamnées.) Fserbebeere,"Wegdorn, Kreuzdornbeeren, AL.;Bucttborn, ANC; Ataclin, ar.; Ivorsbœr, Yrielorn, dan.; Espino ccrval, fsp.; Furgeerende weeedoorn, hol.; Prugno- lino, Spino cerrino, it.; Szaklack krewio, pol.; Es- cambrocira, Espinba cervina, por.; Pridoroschaaia igolka, rus.; Getappel, su.; Jaban tcliilegbi, tur. Arbrisseau indigène dont on emploie les fruits nommés baies de nerprun ou simplement nerprun ou noirprun (pruneaux noirs). Fraîches, ces baies sont globuleuses, de près de 1 cent, de diamètre, vertes d'abord, noires à la maturité, et renfermant 4 graines au milieu d'une pulpe succulente. Leur saveur est ainère. nauséeuse et acre, leur principe purgatif n'est pas connu; ils contiennent un principe colorant jaune cristallisable qui a été nommé rham- nine ou rhkaméine et signalé d'abord, en 1840, par Fleury, pharmacien à Pontoise. M. Lefort a identifié ce corps à la BJiamnétine de Gal- letly, et à la Chtysorhamnine de Sehutzen- berger; il y a également trouvé la lihantnr- gine. J. PL, 1300.) Purgatif très-énergique vanté dans l'hydro- pisie ; 20 à 30 fruits suffisent [jour purger. On prétend que deux, pris chaque matin, éloignent les accès de goutte. Mais ce n'est guère qu'à l'état cle sirop* et à la dose de 15 à 50,0 qu'on emploie le nerprun. Ce sirop est très-usité dans la médecine canine. L'écorce moyenne du tronc de nerprun est, dit-on, vomitive. La matière verte, connue des peintres sous le nom de Vert de vessie ou vert végéted, est une combinaison de suc de baies de nerprun avec la chaux ou l'alumine ; on la prépare en Allemagne, dans les environs de Nuremberg, et dans le Midi de la France. (V. lier, pharm., 1853-54, p. 63.) L'Indigo vert ou Vert de Chine (Lo-keio des Chinois)., signalé d'abord en 1848, est un produit analogue (laque de chaux) provenant des R. chlorophoms (JBombi- loza, peau rouge) de M. Decaisne et utilis (Pcdnloza, peau blanche). Sa matière colorante pure Wlokainc, est bleue, et se comporte avec les acides étendus, comme un glucoside, en donnant par dédoublement la lokaétine (Clou et Guignet). D'autres nerpruns doivent être cités ; ce sont : 1° la Bourdaine ou Bourgène, Aune noir; Rhamnus frangula (Btaekalder tree, ang.). Elle jouit, dans toutes ses parties, des propriétés du nerprun cathartique. En 1853, Buchnera trouvé à la face inlerne de l'écorce des rameaux, en crist. jaunes brillants, insolubles dans l'alcool et l'éther, la Rheunnoxan- thine (Rhanmine, de Gerber), que les acides et les alcalis colorent en rouge pourpre, et l'ac. sull'urique concentré en vert émeraude, se rapprochant du vert de Chine. M. Cassel- mann a isolé de la bourdaine une substance cristalline, jaune citron, la frangnline, distincte de la rhamnoxanthine; c'est un glucoside que les acides minéraux dédoublent en acide frm- guligue et en sucre (Faust). 2° UAlaterne, BJiammis alatermis (Ever- gen private, ang.), cultivé dans les jardins, est dans le même cas ; cependant ses feuilles passent pour être légèrement astringentes. Elles étaient employées jadis en gargarismes. 3° Les petits fruits verdâtres, trigones, ayant quelque chose de l'aspect du cubèbe, et" qui servent dans la teinture en jaune sous le nom de graine d'Avignon, proviennent du Rhamnus iufectorius (nerprun des teinturiers). On préparc avec la craie et cette substance une laque jaune nommée Stil de grain. Ceux connus sous le nom de GrainésdePerse, aeMorée, de Turquie ou ÏVAndrinople, et qui sont plus gros et plus estimés que les précédents, sont produits en Orient par le&Bhauinusamygdalinus et saxatilis. Dans le commerce, aujourd'hui, les graines de Perse se distinguent, selon qualité, dans l'ordre suivant : graines d'Angora, de Tokat ou d'Isckitipp, noms des provenances. Le fruit de V épine du Christ ou Pediure, Bhamnus paliurus, L., arbrisseau du Levant est, selon Reus, un puissant incisif. Il importe encore de citer l'écorce de eas- eara sagrada {saeredbark, écorce sacrée), qui est fournie par le rhamnus purshianà. C'est un arbuste de taille moyenne, originaire des NICOTIANE. - NIGELLE. 671 côtes de l'Océan Pacifique. L'écorce, à peu près des dimensions des grosses écorces de quinquina gris, est assez foncée à la surface externe et d'un jaune rougeàlre a sa surface interne. Les deux côtés sont généralement lisses, surtout à l'intérieur. Elle contient du tannin, de l'acide oxalique, des corps résineux (Prescott). Elle est laxative à la dose de 0s r ,25 à os^ô. En Amérique on l'emploie sous forme de pound extract, 1 à â gr. NICOTIANE. Tabac, pélan, Herbe à la reine, Herbe du grand-prieur, Herbe de Ste-Croix, Herbe à tous les maux;Nicotiana tabacum (Solanées). Taback, ai.; Toback, ai., dan.; Tobacco, ang.; Dukan, ar.; Petnn, bbés.; Sang-yen, Yen-yé, ch.; Tumbaku, dm., ikd.; Tabaco, esp., por.; Bujjerbhang. Tum- broco, jap.; Tabak, hoi., poi.; Kicoziana, Tab'acco, IT.; rambracu,MAl.;Qnaurycll, mex. ; Tabak, Tiotion, rus.; Dhumrapatra, SAN.; Tobak, su.; Pogbei elley, TA».; Tamer, tart.; Poghako, tel.; Tutoun, tur. Plante vigoureuse. Ses feuilles ^ *, qu'on emploie à peu près exclusivement, sont grandes . et hispides ; ses fleurs sont roses. L'odeur de la plante fraîche est narcotique, sa saveur est amère et nauséeuse. L'odeur caractéristique du tabac sec se développe pendant les opérations qu'on lui fait subir. Le tabac est originaire d'Amérique, d'où il fut appporlé d'abord en Espagne vers 1560. On le cultive aujourd'liui en grand en Flandre, en Artois, en Bretagne, dans quelques départements du Midi, en Algérie, pour les besoins de la régie. La nicotiane contient un alcaloïde puissant auquel elle doit ses propriétés, et nommé Nicotine, découvert, en 1809, par Posselt et Reimann. On obtient ce principe en distillant la nicotiane avec de l'eau rendue alcaline par de la potasse caustique, neutralisant l'hy- drolat par l'acide sulfurique, évaporant en extrait, épuisant celui-ci par l'alcool, évaporant de nouveau, distillant l'extrait alcoolique avec de l'eau et de la potasse caustique et agitant le produit distillé avec de l'é- ther ; par éva- poi*ation spontanée de ce dernier, il reste (Fig. 99.) une substance oléagineuse presque incolore, volatile, d'une odeur et d'une saveur tabacée excessivement forte : c'est la nicotine à peu près pure. La nicotine est un liquide huileux, incolore, mais prenant peu à peu une couleur foncée par l'exposition à l'air. Sa saveur est acre et brûlante ; elle bout à 250° et répand des vapeurs irritantes; elle est très-sol. dans l'eau, l'alcool, l'élher et les huiles grasses. C'est un violent poison; une goutte suffit pour tuer un chien. (Berzélius.) Sa,proportion varie dans les tabacs de 2 à 8/100 (Scldœsing). (Ilev.ph., 1851-52.) Le tabac donne par distillation avec de l'eau un produit trouble dans lequel il se forme des cristaux de nicotianine ou camphre île tabac. La nicotiane est une substance narcotico- âcre très-énergique, qui n'est guère employée qu'à l'extérieur. Le decocté (pp. 50; 1000) des feuilles sèches a été administré en lavements contre les ascarides vermiculaires. Il produit sur le gros intestin une irritation salutaire, surtout dans les cas d'asphyxie, d'apoplexie, de tétanos. Ce n'est que dans ces cas spéciaux et graves qu'il faut employer pareilles doses ; dans les cas ordinaires, la dose pour lavements est 10 : 1000. Les lavements de tabac sont dangereux et peuvent déterminer des effets toxiques ; on les a quelquefois mis à profit comme vomitif dans des cas d'empoisonnement où il était impossible de rien faire avaler aux malades. On a aussi employé le tabac en lotions contre la gale, la teigne, la goutte, etc. On a essayé la nicotine sous forme d'injection, de teinture, dans des cas de paralysie de la vessie (D r Pavesi). On connaît l'usage de la nicotiane ayant subi'une sorte de fermentation, sous le nom de tabac (du nom de l'île de Tabago). Celui-ci mis en bouillie avec un peu d'eau a été proposé comme un topique très-efficace contre les piqûres d'insecte (Boisson). Son nom officinal vient de celui (Jean Xicot), de l'ambassadeur de François II en Espagne qui, le premier, apporta, en 1560, la plante de ce dernier pays dans le nôtre et en fit hommage à la reine Catherine de Médicis. NIGELLE. Faux cumin, Fleur Sainte-Catherine, Nielle; Nigella areensis. (Renonculacécs.) Sclrwarz kiimmel, St-Katharincnsamen, al.; Small gar- den fennel flower, ang.; Hangcrnes kornrose, dan.; Neguilla, esp.; Veldnigelle, hol.; Nigella, it.; Svarl kucumin, su.; Géré oiou, tur. Gentille petite plante © des champs, à fleurs bleues, dont on employait jadis les semences. Ces semences, qui portent le nom de Poivrette, dans quelques parties de la France, renferment 072 NOIX DE GALLE. une matière extractive amèrc (nîgelliné), 25°/ 0 d'huile grasse et moins de 1 °/ 0 d'une huile volatilenydrocarburée.àrefletbleu ffiluckiger). Les semences du Nigella sutiia (cumin noir, tout-épice, quatre-épices), plante cultivée eu France, en Egypte et beaucoup dans l'Inde, ont des propriétés emménagogues très-prononcées. M. Pellacano y a trouvé deux alcaloïdes, la nigelline et la connigelline. Les semences du X damascena, L. {Cheveux de Vénus, Vatte d'araignée), plante élégante des jardins, ont une odeur de fraise et passent pour fortifiantes, carminatives, emménagogues, anticatarrhales, aphrodisiaques. NOIX DE GALLE ». Galle, Galle de chêne; GaUa quercina, s. tardai, s. iiactoria. Gallaepfel, al.; Galnus, Galls, ang.; Afis, ar. ; Mô-tché- tzé, ch.; Galdœbel, dan.; Agallas de Levante, e^p.; Galnoot, HOL.; Majuphul, ind. ; Noce di galla, it.; Mazu, per.; Galas, pol.; Galha, por.; Tschernilnoie orechi, rus.; Gallœpplen, su.; Machakai, TAM.; Mazzi, TUR. On donne le nom de galles de chêne ou de noix de galle à des excroissances formées par la piqûre d'uu insecte hyménoptère, le cynips gallœ tinctoriœ [Diplolepsis gallce tinctoriœ , sur les bourgeons «lu quereus infectoria, petit arbre haut d environ deux mètres, qui abonde dans l'Asie-Mineure, et spécialement le long des côtes de la Méditerranée. Les bourgeons, les feuilles et les rameaux tendres de ce végétal sont plus particulièrement sujets à être attaqués par l'insecte, qui y dépose ses œufs. Les sucs de l'arbre alors abondent en cet endroit, s'y concrètent et forment l'excroissance nommée gtdle. Vers la fin de juillet, le jeune insecte ayant passé par tous les degrés de transformation, perfore sa prison et s'échappe. Comme les galles sont plus estimées lorsqu'elles contiennent l'insecte, elles sont ordinairement recollées \ers le milieu de juillet. Elles se présentent dans le commerce sous forme de corps globuleux ou pyriformes hérissés de tubérosités nombreuses. Lorsque les galles ne sont pas perforées, elles sont colorées en vert olive et lourdes galles vertes, bleues ou noires), tandis que, après la sortie de l'insecte, elles sont plus légères et ont une teinte brun -jaunâtre, presque blanchâtre {galles blanches). Le Levant, l'Italie, l'Espagne, la France, fournissent des noix de galle. Les meilleures galles sont celles qui viennent d'Alep et que l'on désigne dans le commerce sous le nom de galles d'Alep ; elles sont garnies d'aspérités pointues qui leur ont valu le nom de galles épineuses; elles sortt à peu près de la grosseur d'une noisette, lourdes, foncées et ne contiennent presque pas de galles blanches et percées. Les galles de Smyrne sont un peu plus grosses, moins lourdes, moins foncées et mêlées de galles blanches ; elles sont moins estimées que les précédentes. Plusieurs espèces de chênes qui croissent en Europe et dans l'Ouest de. l'Asie produisent des excroissances semblables, pour l'origine et la nature, aux galles du commerce. Le tamarix orientaiis donne aussi un produit analogue. Dans le commerce, on nomme gallon de Hongrie ou de Piémont une anomalie de la cupule du gland" de chêne ordinaire, produite par la piqûre d'un cynips, et gallon de Turquie ou du Levant, Yelauëde, un produit analogue développé sur le Quereus œgilops. La saveur âpre de la noix de galle est due au tannin ou acide gallotannique ou cpicrcitannique qu'elle renferme dans la proportion de 60 â 70%. On y trouve aussi du sucre, de la résine et des substances protéiques. L'acide tannique est le type d'une famille nombreuse de corps auxquels les plantes doivent leurs propriétés astringentes. Les substances tanniques furent longtemps considérées comme identiques à celles de la noix de galle, mais les recherches faites dans ces dernières années ont prouvé que le tannin des différentes plantes jouit de propriétés distinctes. (V . Acide tannique.) Gui- bourt y a trouvé 2 0/0 d'un principe colorant jaune, Y acide lutéogallique. Berzélius y admet de l'acide pectique. L'eau, l'alcool et l'éther aqueux se chargent facilement des principes actifs de la galle. L'infusé aqueux ou la teinture alcoolique de galle est un réactif excellent pour déceler le fer, la gélatine et les alcalis végétaux qu'ils précipitent de leurs solutions. Le tannin est presque exclus, retiré de la noix de galle, de préférence à l'écorce de chêne, et se distingue suivant la provenance en tannin physiologique et pathologique. (V. p. 220). Les Romains ont connu la galle sous le nom de galla. Selon Mérat et Delens, son nom viendrait de la ressemblance de cette excroissance avec la gale de l'homme. La galle est un puissant astringent. Son usage en médecine repose entièrement sur cette propriété. On l'emploie sous forme de décodés ou d'infusés, en compresses, en lavements contre les diarrhées, et surtout en injections contre les hémorrhagies passives, les égonorrhées. Rarement on s'en sert à l'intérieur ; on l'a cependant employée comme antidote de l'émétique et des alcalis végétaux. Les Anglais l'emploient en poudre quelquefois torréfiée, mêlée à des graisses, en topique contre les hémorrhoïdes. L'extrait de galle a été préconisé par quelques médecins pour combattre le taenia. NOIX DIVERSES. — NOYER. 673 Form. pharm. et dose. — Poudre, 0,5 à 2,0; infusé ou décodé (pp. 20 :1000) ; extrait, 0,2 à 1,0 ; teinture*. Incomp. : les sels minéraux ; les alcaloïdes, la gélatine. Balles de Chine (Ou-poey-tsé, Yen-fou-tz-é, des Chinois). Excroissances de formes et de dimensions variables, produites sur le Rhus semi- alata par la piqûre do Yaphis chïnenm; les unes sont allongées et unies; les autres, et ce sont les plus nombreuses, offrent des cornes semblables, en petit, aux andouillers de cerf. Elles sont striées vers la base et couvertes d'un duvet épais, velouté, grisâtre. Leur cassure est lisse et luisante. Les Chinois les estiment fort comme substance tinctoriale et médicinale. Elles sont très-riches en tannin. Elles existent aujourd'hui dans le commerce français. Sous le nom de Bmgunsck, on vend dans le commerce de l'AIIern igné, des GaKes Se Tarta- rie (de Boukharie, de Kbiva, etc.), qui sont aussi de formes très-variées, jaunes d'un côté et d'un beau rouge de l'autre; elles fournissent 70 °/ 0 de tannin. (Stenhouse.) Lorsqu'on les casse, on y trouve ordinairement une substance blanche, laineuse, et les corps desséchés de petits pucerons. NOIX DIVERSES. On donne plus particulièrement ce nom à des fruits à coque osseuse, qui s'ouvrent en deux valves, parfois recouvertes d'une substance charnue nommée brou, exemple: le fruit du noyer ou noix proprement dile ; mais on a étendu ce nom à des fruits d'organisation très- diverse. Quelques-uns de ces fruits, pour lesquels nous n'avons pas fait d'articles particuliers, étant mentionnés dans les anciennes pharmacopées, et étant encore quelquefois demandés dans les pharmacies, nous avons dû les rappeler ici, ce sont : La Noix aquatique (.Voix ou châtaigne d'eau, Macre), fruil épineux du Tributus aquaticus, ou Trapu milan* (Onagrées). — La X d'arec, (Ping-lan, eu.) fruil de VAreca càfeeito (Palm.) qui,broyé avec de la chaux d'écaillé d'huîtres et du bétel, constitue un masticatoire très-employé chez les Indiens. Lorsqu'on les l'ait bouillir avec de l'eau, les noix d'arec donnent un extrait astringent qui n'a aucune ressemblance avec le cachou el qui portent dans le pays les noms de kassu on cassou et de coury. On a supposé néanmoins qu'il donnait une qualité inférieure du cachou (Hanburg el Flûckiger). Il n'a pas d'importance commerciale. Elle contient VAre- kime, alcaloïde liquide volatil. — La N. de Bancoul, ou des Moluques, ou Noix chandelle, Kamiri, fruit de VAIeuritestriloba (Euphorbiâ- cées) dont l'amande fournit 62 °/ 0 (Cloez) d'une huile usitée dans l'économie domestique ; elle est douce, siccative et pourrait remplacer l'huile de lin. — Les noix d'anda, anda-acu (Jo/ifl»/iesMpc«Ve/>s)(Euphorbiacées), connues dans diverses régions dta Brésil sous le nom de coco purgatif. Elles contiennent une huile purgative à la dose de 10 grammes. On en a également retiré un principe spécial, la joha- néséine. — La N. d'Enfer, fruit du Sapium aucupariitm (Euphorbiacées). — La V. de palmier, Morphil ou Iroire végétal, fourni par un arbrisseau, le Phytelephas macrocarpa (Palmiers), fruit gros comme une petite pomme, composé d'un épisperme épais sous lequel se trouve un endosperme très-blanc, très-dur et susceptible d'elle tourné comme de l'ivoire. — La N. de ravendsara ou de girofle, fruit de VEvo- dia (flavensara) aromatica ou Agatophyllùm aromatinim, Wil. (Rutacées). L'arbre est cultivé à- l'Ile-de-France. Le fruit a le volume d'une petite noix, est globuleux, noirâtre, léger, lisse et contient une amande de 6 ou 8 lobes. Son sommet est obtus et terminé par une sorte de petit bouton peu apparent. On l'a employé comme tonique, cordial, aromatique. Dans l'Inde, on l'emploie comme le girofle et la muscade. Les feuilles de l'arbre ont le même usage. —■ Les noix de Guillandina bonduc (Légumineuses). Astringent usité dans la go- nori'hée, le bâillement, les convulsions. Les semences, rondes, luisantes et grosses comme des balles, réduites en poudre, sont employées dans l'Inde comme tonique puissant. — La noix de Kola, semence du cola ou kola aru- minata ; sterculia acuminata. (Sterculiacées), qui croît dans l'Afrique centrale, est très en faveur chez les indigènes, qui lui attribuent des propriétés merveilleuses. C'est un masticatoire qui semble avoir des propriétés analogues à celles du coca. La noix de kola agit, en tout cas, comme tonique et astringent et comme excitant de la fibre cardiaque. C'est également un aliment d'épargne. Elle contient 2,34 °/o décaféiné, 0,02dethéobrômine et un [»eu de tannin. (Éec&el et Schlagdenhauffen.) On la nomme aussi noix de Gourou ou du Soudan, café du Soudan. On appelle encore, mais à tort, Cufé ses diverges formes, l'opium présente les caractères communs suivants : il est d'abord de consistance molle, mais il se durcit et se sèche avec le temps. Il est tantôt gianuleux, d'autres fois assez homogène, opaque, et sa couleur \arie du gris brun au rouge foncé. Son odeur esl toujours narcotique et sa saveur amère. 11 est en grande partie soluble dans Peau et en plus forte proportion dans l'alcool. Ses solutions ont une réaction acide. L'opium se ramollit entre les doigts. L'Asie-Mineure est le point de départ à peu prés exclusif des opiums du commerce. La Perse et les Indes orientales en produisent des quantités considérables mais qui sont consommées sur place ou envoyées en Chine. L'Egypte en fournit une faible proportion au commerce européen. Les sortes commerciales sont nombreuses et variées, soit dans leur aspect extérieur, soit dans la structure de leur substance. Nous allons indiquer les principales : 1° Opium (I'Anatolie dit de Smtrne &*. Cet opium, formé de petites larmes agglutinées, se présente en pains déformés, aplatis et garnis de semences de rumex, du poids de 2 a 500 gr., souvent soudés ensemble. D'abord mou, il durcit peu a peu à l'air en même temps qu'il fonce en couleur. Sa structure est le plus souvent granuleuse, très-rarement homogène; odeur forte et vireuse, saveur acre. C'est le meilleur des opiums et aussi l'opium officinal. 11 contient 10 à 12/100 de morphine unie à l'acide méconique. 11 vient de l'Anatolie. 2° Opium de Coxstantinople ou de Turquie. Il vient de Kara-Hissar et de Cannas, pays de l'Anatolie, autres que ceux qui fournissent l'opium de Smyrne; il se présente généralement sous la forme de pains analogues à ceux de Smyrne et enveloppés presque complètement d'une feuille de pavot et on y trouve peu de fruits de rumex. Guibourt a décrit un opium de Constantinople, en petits pains aplatis assez réguliers, et toujours enveloppés dans une feuille de pavot, dont la nervure médiane partage le disque en deux. Il tient le milieu, pour la qualité, entre le précédent et le suivant. Il contient 13 à l/i/lOO de morphine, mais la proportion peut tomber au-dessous de 7 à 8/100. 3° Opium d'Egypte, d'Alexandrie ou de la Thébaîde. En pains presqu'orbiculaires, de 6 à 8 eentim., secs; très-pur à l'intérieur, à cassure nette et luisante. Il est recouvert par des débris de feuilles de pavot, et se distingue des précédents par sa couleur hépatique permanente, son odeur moins vireuse et l'absence de fruits de rumex. Mercken a retiré 6 à 7/100 de morphine. Des cultures de pavots, entreprises par le gouvernement égyptien, sous la direction du professeur Gastinel, semblent devoir relever la réputation de l'opium d'Egypte (V. Un. ph., 1865). UOpium de l'Inde se présente sous différents aspects ; ainsi, tantôt il est sous forme de gros pains d'un brun noirâtre enveloppés dans des pédales de pavots et roules dans une poudre faite avec les débris de la capsule et des feuilles de la plante, c'est l'opium de Bènarès ou de Patna ou du Bengale. 11 est mou, contient de 25 à 30/100 d'eau. L'odeur est vireuse, la saveur nauséeuse et amère. Il contient de 5 à 9/100 de morphine. L'Opium de Malwa n'est pas enveloppé, de pétales de pavot, mais tantôt nu, tantôt portant seulement la trace de quelques feuilles. Il a une odeur vireuse mêlée d'une odeur de fumée assez caractéristique. L'opium de l'Inde n'arrive qu'exceptionnellement en Europe, il est consommé par les Malais, les Chinois, etc. et l'émigration chinoise en Californie. L'Opium de Perse décrit pour la première fois par Ka j mpfer, en 1715, est sous forme de bâtons cylindriques de 10 à 12 centimètres de long sur 1 à 1 et demi de large, enveloppés séparément dans du papier et maintenus par un fil de coton. Sa couleur esl brune, hépatique, la structure homogène. Il est dur, cassant, hygrométrique, presque entièrement soluble dans l'eau et l'alcool. L'opium qui nous arrive sous celte forme est généralement pauvre eii alcaloïdes: il contient de 5 à 8/100 de morphine. Du reste des sortes meilleures arrivent maintenant dans le commerce, elles sont ■M II 682 OPIUM. soit en cônes arrondis, soit en gâteaux circulaires portant la trace de feuilles imprimées à leur surface. La consistance est assez ferme, la couleur est terne et la pâte assez uniforme. Il renferme de 8 à 10,75/100 de morphine. Maintenant on cultive l'opium en Chine; depuis plusieurs années, on cherche à en introduire la culture en Australie, dans la colonie du Cap et de Port-Natal; des essais de culture sont aussi lentes en Allemagne, en Suède. Opium indigène. — On connaît les recherches du professeur Aubergier, de Clermont, sur l'obtention de l'opium indigène. Les ayant fait connaître dans nos Revîtes pharmaceutiques annuelles (.innées 1853 à 1856), nous n'y reviendrons pas. Faisons seulement remarquer que M. Aubergier, considérant que les Orientaux donnent le nom (YAfjîum à l'opium provenant de l'agglomération des larmes"exsudées des incisions du pavot, sans mélange de substances étrangères, a donné ce nom à son opium indigène; qu'il obtient cet opium de la variété de pavots dils pourpres; et qu'il contient régulièrement 10/100 de morphine. Faites des incisions longitudinales légèrement inclinées aux capsules du pavot pourpre, lorsqu'elles ont atteint leur développement complet, et avant qu'elles passent de la couleur verte à la couleur jaune, recueillez immédiatement avec le doigt, dans un verre, le suc laiteux qui s'écoule; répétez ces incisions par intervalle jusqu'à ce qu'elles aient embrassé toule la circonférence de la capsule. Réunissez le produit de la récolte dans de larges vases à fond plat; exposez-le au soleil jusqu'à ce qu il ait acquis une consistance assez ferme pour pouvoir cire divisé en pains de 50 grammes. Laissez les pains exposés au soleil jusqu'à ce qu'ils puissent être enveloppés dans des feuilles de papier huilé sans s'y attacher. MM. Benard et Deschamps, d'Amiens, ont obtenu du pavot à huile, ou paeot-ceiUette ou pavot noir, de l'opium contenant 16/100 de morphine. Suivant M. Odeph (Va. ph., 1862, p. 86 et Traité de la cuit, de Top. ind. 1865), la quantité de morphine contenue dans les opiums-œillettes, varie de 15 à 20 °/„. On a trouvé jusqu'à22/100 de morphine dans l'opium indigène. On atenté cette industrie dans la Somme, le Pas-de-Calais, le Nord, l'Aisne, la B>- Saône. (V. Un.ph., 1860,1862, 1863). L'opium du pavot-œillette contient, comme celui du Levant, delà narcotine et de la codéine. 11 résulterait des recherches de M. Roux, de Ito- chefort et de M. Decharme, que le meilleur opium est fourni par le pavot-œillette. (V. Rev. ph., 1859-60.) A maturité des graines la morphine disparaît des capsules. L'op. indigène ne se trouve pas encore dans le commerce, pas plus que Yopium d'Algérie. Voici, d'après Guibourt, la richesse moyenne des divers opiums (V. J. ph., 1862) : Quant.moy.demorph.o/od'Opium : S l'état mou à l'état sec Opium de Constantinople........... 12,35 14,78 Opium de Smyrne.................. 12,35 14,72 Opium d'Egypte................... » 8,20 Opium de Perse, avec 8,37 de narcot. » 11,37 Opium de l'Inde................... m 6,50 Quant, moy. de morph. °/o d'Opium-: ài'état mou à l'état sec Algérie...................... » 12,00 Des Landes (général Lamarque). n 18,00 De Loir-et-Cher, du pav. blanc (E. de Morgan) .............. 14,99 17,22 Du pavot pourpre (Aubergier). » 14,96 Du pavot-œillette (Odeph)...... » 21 Du pavot-œillette (Bénard) .... » 17,22 Du pavot-œillette (Renard).___ » 22,88 Du pavot-œillette (E. de Morgan). 15,09 17,30 Du pavot-œillette (Lepage, de Gi- sors) ....................... 13,79 15,46 L'opium a une composition fort complexe. Ses éléments constituants sont si nombreux et les caractères qui différencient certains d'entre eux sont si peu prononcés qu'il est permis d'émettre quelques doutes sur la préexistence de tous dans l'opium. 11 est possible que quelques-uns soient le résultat d'une transformation éprouvée par le fait même des opérations qui ont servi à les exlraire. Les alcaloïdes qu'il renferme (sans compter leurs nombreux dérivés) sont les suivants : morphine, codéine, narcotine, narcéine, thébaîne ou para- morphine, pseudomorphine, cryptopianine, ou cryptopine, protopirw, Imidanosine, hydroco- tarnine, laudaniue, paparéri/ie, rhœadme, co- damine, méeomdine, ianthopine, gnoscopine. L'opianine ne serait, d'après liesse, que de la narcotine impure. La Paparrrosine, découverte par Descliamps clans les tètes de pavots, [peut être absente de l'opium. Parmi les principes particuliers non basiques contenu dans l'opium, le premier à citer est Yaeijte mêconique qui, sous l'influence de l'acide chlorby drique, donne de Vacide corné- nique. On y trouve également de l'acide lactique ou thébolactiquc, de labassorine, du caoutchouc, de la gomme, un principe volatil, de la cire, des débris végétaux, des sulfates de chaux et de potasse. Coucrbe en a isolé la Méeonine ou Opianyl. D'après MM. Smith, un bon opium doit contenir pour 100 : morphine 10, narcéine 0,02, codéine 0,30, papavérine 1. thébaîne 0,15, narcotine 6, méconine, 0,01, acide méconique /i,00, acide lactique 1,25 et, d'après Hesse, 0,02 de pseudomorphine. Les alcaloïdes de l'opium donnent à leur tour des dérivés dont les principaux sont : la Cotarnine, dérivée de la narcotine; VApomor- phine, dérivée de la morphine ; VApocodéine, dérivée de la codéine ; la Tltébainne, dérivée de la thébaîne ; la Rhœagénine, dérivée de la rhœa- OPIUM. 683 dine; la nitromjptopine, dérivée de la cryp- topine, etc. En achetant un opium, il faut s'assurer de sa richesse en morphine. Divers procédés de dosage de cet alcaloïde ont été proposés. Un des plus suivis est le suivant, dû à M. Guil- liermond : « On prend 15,0 de l'opium à examiner, pris sur différents points, on Je délaye dans un mortier avec 60,0 d'aîcoo! à 70°, et on le jette sur une toile ; on exprime le marc, on le reprend avec /|0,0 de nouvel alcool, on réunit les teintures, on les filtre et on les verse dans un flacon où l'on a mis Zi,0 d'ammoniaque. 12 heures après, le résultat est obtenu ; la morphine est éliminée en même temps qu'une quantité plus ou moins grande de narcotme, la première tapissant les parois du flacon de cristaux colorés assez gros, la dernière cristallisée en aiguilles nacrées fort légères. On réunit les cristaux sur un linge et on les lave avec de l'eau à plusieurs reprises pour les débarrasser du méconate d'ammoniaque qui les souille. On plonge ces cristaux dans une petite cantine pleine d'eau. La nar- cotine reste suspendue dans ce véhicule, et on peut, par décantation, la séparer de la morphine qui, restant au fond, peut être recueillie, séchée et pesée aussitôt. Un opium de bonne qualité doit donner au moins j ,25 à 1,50 de morphine cristallisée pour 15,0. La pp. peut même aller jusqu'à 1,75. » À la décantation, on substituera avec avantage le traitement par trituration, à plusieurs reprises, avec de l'éther qui dissout la narcotine et n'attaque pas la morphine. Guibourt prend, pour les essais, de l'opium préalablement séché a 100 ,c et pulvérisé ; le précipité que l'ammoniaque, en léger excès, forme dans la teinture préparée comme nous venons de le dire, est lavé avec de l'alcool à 50° c, puis à 40° c, ensuite avec de l'éther. La morphine pulvérisée est traitée par l'éther, pour en séparer la narcotine, puis par l'alcool à 90° c. bouillant afin de dissoudre et de séparer le méconate de chaux que l'ammoniaque a précipité en même temps que la morphine. (V. Essai des médicam). L'essai de l'opium nous amène à émettre une réflexion déjà faite par plusieurs pharma- cologistes. C'est que les opiums, depuis le faux opium ou l'opium épuisé, et qui ne contient pas un atome de morphine, mais auquel on a donné toute l'apparence d'un produit de bonne qualité, jusqu'à l'opium qui contient 12100 et plus de morphine, présentent tous les degrés de richesse en ce principe. On conçoit dès lors les disparates que doivent offrir les préparations opiacées dans leur action dynamique, selon qu'elles sont obtenues d'un opium pauvre ou d'un opium riche, et l'avantage, disons même l'urgence, qu'il y avait à ce que le Codex fixât la richesse, en morphine, de l'opium à employer dans les préparations opiacées. C'est ce qu'il vient de faire. Avant cette fixation, les auteurs admettaient que le bon opium renfermant de 6 à 9/100 de morphine, il leur semblait rationnel, pour satisfaire aux exigences d'une saine pratique, de prendre une moyenne c'est-à-dire de reconnaître pour type de l'opium officinal l'opium à 7,5 p. 100 de morphine et 7 à 8 0/0 d'eau. L'opium donnant sensiblement moitié de son poids d'extrait, il s'ensuit que, préparé avec un tel opium, cet extrait contiendrait 15/100 de morphine ou environ 1/7 de son poids. Guibourt, par suite d'un travail plus récent, ne voudrait admettre que l'opium de 11 à là 0/0 de morphine (étant desséché). Le Codex français exigeant de l'opium desséché à 100", 10 à 12/100 de morphine, ce litre devient donc obligatoire. Mais le commerce éprouvera de la difficulté à satisfaire à cette exigence d'une manière régulière, jusqu'à ce que les récolteurs orientaux aient pris l'habitude de livrer l'opium indemne de toute addition. Que devra faire le pharmacien lorsqu'il n'aura pas de l'opium au titre voulu? Si le titre est inférieur, il devra augmenter la dose proportionnellement; s'il est supérieur, il fera l'inverse. Des auteurs, pour lever la difficulté, ont proposé de substituer complètement à l'usage de l'opium celui de son alcaloïde. S'il est vrai que cette substitution puisse avoir lieu avec auanlage dans la plupart des cas, il en est d'autres nombreux o i celle substitution serait nuisible. Tel malade qui est soulagé par une préparât, opiacée voit quelquefois son état aggravé par l'influence d'une préparation morpîiigue. Tint, regarde comme officinal tout opium à partir de 6 à 7 v °/ 0 de morphine; de là une grande différence d'action dans les préparations les plus importantes de la pharmacie. Les anciens onl connu l'opium et ses propriétés : les ouvrages d'Uippocrate et de Ga- lien en font mention. Homère, sous le nom de Nepenthês, parle du suc d'une plante bien connue de son temps et dont Cérès aurait dévoilé les vertus bienfaisantes aux Grecs. Ne serait-ce pas l'opium? On a beaucoup discuté sur l'action qu'exerce l'opium, qui n'est pas la même, sans doute selon la dose, sur effaque individu. Sans entrer dans ces considérations, nous dirons que, généralement, il est considéré comme le sédatif par excellence du système nerveux. Aussi l'emploie-l-on toutes les fois que les malades sont en proie à de vives douleurs, à l'insomnie, à une excitabilité générale. Indépendam. des propriétés précieuses dont 1 68/1 OPIUM. il jouit par lui-même, l'opium en possède une que l'on pourrait appeler supplémentaire, dont la thérapeutique tire de grands avantages : nous voulons parler de celle qu'il a, étant associé à des médicaments énergiques, comme le bichlorure de mercure, les cantliarides, l'émé- tique,le sulfate de quinine, etc., de leslairesupporter par les estomacs les plus susceptibles. D'après les recherches de M. Claude Bernard, les principaux alcaloïdes de l'opium présentent trois propriétés principales : action soporifique (narcéine, morphine, codéine, par ordre de force d'action) ; action excitante ou convulsirante (thébaine, papavérine, narco- tine, codéine, morphine, narcéine) ; action toxique (thébaine, codéine, papavérine, narcéine, morphine, narcotine). Il résulte cependant d'expériences récentes de MM. Liederdorf et Bress- lauer, que la papavérine exerce sur l'homme une action soporifique {Un. Ph. 1869). — Voir les recherches de M. Rabuteau sur le même sujet, J. ph. 1872,1873. Narckixe. —Découverte en 1832, par Pelletier; paraît de\oir prendre rang dans la matière médicale. Elle est crislallisahle, fusible à 145°, solubie dans 1285 p. d'eau et dans 945p. d'alcool à 80° plus soluble dans l'eau et l'alcool bouillants et dans l'acide acétique dilué chaud, insoluble dans Péther; l'acide chlorhy- drique pur légèrement étendu la colore en bleu d'azur; une solution d'iode à 2 p. 1000 la colore en bleu, elle ne réduit pas l'acide iodique et n'est pas coloré en bleu par les sels ferriques; elle perd à 110° son eau de cristallisation, soit 7,21 0/0 de son poids.Les solutions de narcéine additionnées d'iodure de zinc et de potassium et d'un peu d'eau iodée puis agitées avec de Péther, pour enleverl'excôs d'iode, se colore nettement en bleu (Dragen- dorff). Elle possède des propriétés calmantes et hypnotiques supérieures à celles de la codéine, et égalant presque celles de la morphine; elle procure un sommeil plus léger : dose 1 à ,'i centigrammes seulement lorsqu'on dépasse la dose de 5 centig. elle suspend notablement l'émission des urines {Debout), elle calme la toux, diminue l'expectoration chez les phtisiques. Elle est d'un maniement plus facile que la morphine et la codéine (Béhier). Pour obtenir la narcéine, on ajoutede l'ammoniaque aux eaux-mères incristallisàblës qui proviennent de la préparation de la morphine et de la codéine par le procédé Grégory ; il se produit un précipité composé de narcotine, de thehaïne et d'une matière résineuse; la liqueur filtrée est additionnée d'une solution d'acétate de plomb qui forme un précipité. On filtre de nouveau; on enlève par l'acide sulfurique l'excès de plomb resté dans la solution, on neutralise la liqueur par de l'ammoniaque et l'on évapore à une douce chaleur jusqu'à ce qu'il se produise une pellicule à sa surface. Par le refroidissement il se forme un dépôt cristallin qui augmente encore par le repos. Cette masse est ensuite jetée sur une toile, on la lave d'abord à l'eau froide, puis on la fait bouillir avec une assez grande quantité d'eau; par le refroidissement il se dépose des cristaux soyeux de narcéine. On la purifie en la traitant par le charbon animal et en la laissant cristalliser une dernière fois dans l'eau. En la traitant enfin par Péther, on sépare la méconine qu'elle pourrait contenir. La Gnoscopine se retire des eaux-mères. Form. pharm. et doses. L'opium revêt toutes les formes pharmaceutiques. Les plus employées sont la poudre*, 5 à 10 cenligr.; l'extrait*, 1 à 5 cenligr.; le sirop*, 5 a 30 gr. ; la teinture*, 5 à 20 gouttes, et surtout les laudanums*, 1 à 20 gouttes. Il fait la base active des pilules de cynoglosse, d'élixirs divers. On peut bien dire qu'il entre dans le dixième des préparations magistrales. Les docteurs Tanchou et Ricord se servent d'une bouillie d'opium préparée en faisant digérer à une chaleur modérée de l'opium dans Q. S. d'eau pour obtenir une bouillie épaisse, le premier, en applications sur les plaies cancéreuses; le second, dans les cas d'ulcérations syphilitiques douloureuses. L'eau distillée sur l'opium se charge du principe vireux volatil, mais ne paraît pas acquérir de propriétés calmantes. On prétend que les Chinois torréfient l'opium pour le priver de son principe vireux. On sait que c'est pour eux un moyen d'ivresse étant mâché dans la bouche ou fumé, et que les fumeurs el mangeurs d'opium ou thériakis orientaux sont exposés aux mômes désordres physiques et intellectuels que nos ivrognes occidentaux, La morphine, dans la combustion de l'opium, n'est pas entièrement détruite, la sublimation ou volatilisation de la partie indécomposée explique les effets éprouvés par les fumeurs d'opium. Les Arabes fument l'opium mêlé à des feuilles de chanvre. L'action sédative de la belladone, jointe à l'effet narcotique de l'opium, fait qu'on emploie souvent avec avantage des mélanges de belladone et d'opium dans la coqueluche, dans les toux d'irritation. L'opium qui procure le calme, le sommeil, contracte la pupille, mi- tige, modifie l'action trop excitante de la belladone. Un antagonisme particulier semblerait exister entre l'opium et l'arnica (Un. ph., 1865). Valeur comparative de l'opium et de ses préparations officinales : ■ OPOPANAX OU OPOPOXAX. — OR. 685 1 partie d'opium vaut : 1 p. d'ext. : Morphine............. 0,10 0,20 Opium brut........... 1,0 2,0 Extrait aqueux........ 0,5 1,0 — sans narcotine.. 0,45 0,9 — au vin......... 0,6 1,2 — acétique....... 0,6 1,2 Teinture d'opium brut. 12,0 24,0 — d'extrait..... 6,0 12,0 Vin d'opium sucré..... 10,0 20,0 Laudan. de Sydenham.. 8,5 17,0 — de Rousseau.. 3,6 7,2 Vinaigre d'opium...... 8,5 17,0 Teinture acétique...... 10,0 20,0 EUxir parégorique..... 100 200 Incompatibles : les alcalis et leurs carbonates; le nitrate d'argent; les seb de mercure, de fer, de plomb; le tannin et les substances qui en contiennent; l'iode, le chlore, etc. Cependant tontes ces substances n'annihilent pas les propriétés de l'opium ou de ses préparations, niais seulement les modifient. Commerce de l'opium. — C'est le port de Srayrne, qui exporte le plus d'opium pour l'Europe. 11 arrive des pays de production dans cette ville, renfermé dans des emballages en nattes, nommés couffes. C'est au nombre de couffes arrivées dans l'année qu'on apprécie l'importance annuelle de la récolte. Des préposés ad hoc très-exercés examinent pain à pain l'opium et le divisent en lots, d'après la qualité. L'opium est alors renfermé dans des caisses de fer-blanc doublées de bois à l'extérieur, contenant de 50 à 80 kilog. L'opium se classe sur le marché de Smyrne en Boghailitz qui est la sorte la plus estimée et en Yerly qui vient en 2"ligne, puis en Trikmtz, sorte plus commune prenant di\ers noms, le plus souvent ceux de lieux de provenance. Voici le mouvement du port de Smyrne en caisses d'opium dans l'année 1865. Il en a élé exporté : pour la France, 200; l'Allemagne, Zil5;les Etats-Unis, 1191; l'Angleterre, 1636; la Chine, 183 = 3625 caisses, lesquelles évaluées, en moyenne, à 75 kil. l'une, donnent 271,875 kil. d'opium. La récolte annuelle moyenneesl de 4500caisses,soit 337,500 k. (V. Un. ph. 1867). Que devient cette quantité énorme d'opium? Voici son emploi pour les Etats-Unis, suivant le Boston médical reporter : D'après la douane, il serait entré, en 1861, trois cent mille livres d'opium aux Etats-Unis (donc, ils en recevraient d'ailleurs que de Smyrne). Sur cette quantité, 1/10 seulement aurait été employé en médecine; le reste aurait été absorbé par les mangeurs d'opium, parmi lesquels on trouve surtout des hommes de loi, des médecins, des ecclésiastiques et des hommes de lettres. Ainsi, les thériams dont nous parlons plus haut, ne sont plus de pauvres fellahs ou de malheureux indiens; ils ont pour concurrents les hommes les mieux placés et les plus intelligents de la société. Le tabac a fait le même chemin : les gens d'esprit font, pour cet objet, concurrence aux brutes, et la société estmenacée d'une taba- gogie générale. (V. Bul. delXn.ph. 1873-1874). OPOPANAX ou OP0P0NAX. Heihvurz saft, Opopanax gummi, al.; Goscir, ar.; Opopanaco, esp., por.; Opoponaco, it.; Tchaxsir zamk, Tua. Gomme-résine fournie par le Pastinam opo- •panax L. ou Opopanax ehironium K. (Ombel- lifères), plante des pays chauds. L'opopanax se présente soit en larmes anguleuses, irrégulières, friables, rougeâtres, d'une saveur acre et anière, d'une odeur qui rappelle à. la fois celle de l'Ache et de la Myrrhe, demi-transparentes à l'intérieur, soit en masses formées par de^ larmes agglutinées. 11 contient 3,^5 0/0 d'huile essentielle; opaque, friable. Antispasmodique et expectorant. OR. Aùpo'v et Xpuoo'î des Grecs, Aurum des Latins, Léo, Sol et Rex metallorum des alchimistes. Gold, al.-ang.; Tibr, Zeheb, Dabab, ar.; Kin, CH.,Run, cyn.; Suna, duk., ind. ; Guld, dan., su.; Oro, esp., it.; Altonn, Gond, hol.; Mas, mal.; Tilla, Zir, per.; Swarna, Suvarna, SAN.;I'\vonn, tam.; Bungarum, TEL.; Altoun, tlr. Le métal qui nous occupe exisle constamment à l'état nalif, soit dans le sein de la terre, en filons toujours peu abondants, el ordinairement allié d'un peu d'argent ou de cuivre, soit en petites masses nommées pépites, soit accompagné de sulfures métalliques , soit enfin sous forme de paillettes dans le sable de certaines rivières d'où le retirent des individus nommés à cause de cela orpailleurs. Son extraction a lieu, dans le premier cas, à l'aide du mercure, el dans le dernier, par de simples lavages dans des sébiles de bois. L'or esl un mêlai de couleur jaune, très- brillanl, inodore, fusible à 32" pyrométriques ou 1097° du thermomètre à air, tenace, très- ductile, très-malléable, très-pesant (19,258), insoluble dans l'ac. niL.solublc dans l'eau régale. On obtient sa poudre soit en triturant des feuilles d'or avec du sulfate de polasse ou du miel un peu grenu et enlevant celui-ci par l'eau chaude; soit en ajoutant, à une solution de chlorure d'or, un excès de solution de sul- fale ferreux ; le précipité d'or en poudre très- tenue est lavé par décantation, avec de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique, puis avec de l'eau pure. On l'a en poudre noirâtre, volumineuse, en précipitant à froid, par l'acide oxalique, le chlorure d'or préalablement sursaturé par le carbonate de soude (Brescius) ; St Weis- skoff obtient de l'or en poudre noire Irès- divisée, en mélangeant et agitant une solution de chlorure d'or neutre avec une solution de 686 ORANGER. — ORCA.NETTE. soude, de sucre de fécule ou de sucre de lait, addition, d'alc. et d'aldéhyde (V. Un. pft.1873). L'or a été beaucoup employé comme médicament par les alchimistes, qui donnaient à ses préparations l'épithète de solaires au lieu (Tauriques, comme on dit aujourd'hui. La poudre d'or a été préconisée, comme le chlorure de ce métal (Voy. ce mot), en frictions sur les gencives et sur la langue. La pommade et le sirop d'or ont été employés dans le pansement des chancres vénériens. L'emploi de l'or comme objet de luxe remonte au moins à 3300 ans (Exode, xi, 2). L'Orate ou aurate d'ammoniaque (Ammo- niure d'or, azoture d'or, Or fulminant) est une ancienne préparation que Basile Valentin lit connaître, en 1676; on l'obtient en dissolvant de l'or dans de l'eau régale et précipitant le soluté par l'ammoniaque en excès. On sèche le précipité avec précaution. Il passait pour diaphorétique et entrait dans les pilules et le baume solaires. C'est une poudre jaune, très- dense et dangereuse a manier, elle détone violemment par la percussion ou lorsqu'on la chauffe un peu au-dessus de 100 oc . ORANGER. JPomeranze, al.; Orange, ang-; Saku limba, Naring, ar.; luà-i.aa-tzé, CB.; Caycanl, COCH.; Pomerants, DAN.; Naranjo, esp.; N&runge, Nai\nge, imd.; Oranje, hol.; Arancio, it.; Jeruklegi, jav.; Pomarancjsa, pol.; La- ranjera. por.; Nagarunga, san.; Pomeran.s, su., rus.; Klchlie pulluof, QœllOQgie pallum, tam.; Iuckdie punda, tel. Arbre originaire de l'Inde et de la Chine, Inconnu aux anciens peuples de l'Europe et qui a été introduit en France à l'époque des croisades. On le distingue en Oranger à fruits doux (Gitrus aurantium et en Oranger amer (Citrus vulgaris) (Aurantiacées). Les feuilles des deux variétés ^* sont très- souvent employées en infusion théiibrme (pp. 5 à 10 : 1000) comme antispasmodique. On les a conseillées aussi dans les convulsions et dans l'épilepsie. Les Heurs (Naphœ) sont rarement employées en nature, mais elles servent à préparer un hydrolat* connu aussi sous le nom d'Eau de Naphe, des plus employés. L'A. volatile de fleurs d'oranger porte le nom particulier de Neroli, Les fruits, nommés oranges (pommes de Mé- die ou de Perse), contiennent un suc acidulé qui les fait rechercher. Ce suc, qui doit son acidité a l'acide citrique, sert à faire un sirop rafraîchissant fort agréable, et une limonade nommée Orangeade. Les zestes frais d'oranges servent à obtenir l'huile volatile d'orange (essence de Portugal) qu'il ne faut pas confondre avec celle de la fleur ou noroli, à faire une teinture; les écorces sèches d'oranges amères* servent en pharmacie à faire des sirops*, des alcoolats stomachiques. On nomme Petits grains et Orungettes les fruits tout jeunes qui tombent d'eux-mêmes de.-ï bigaradiers ou qui sont cueillis et desséchés après la fécondation de la fleur au moment où ils commencent à peine à grossir, on en relire une huile volatile qui porte leurs noms. Sèches, elles sont très-dures et servent à faire les pois à cautères, dits d'oranges. Un pharmacien de Meaux, M. Gorlier, a proposé leur principe amer ou aurantium, comme succédané du quinquina et du sulfate de quinine. En 1828, Lebreton a découvert, dans les orangettes et dans l'enveloppe blanche et spongieuse des oranges et des citrons, une substance cristallisable en aiguilles soyeuses groupées en aigrettes, qu'il a nommée hespé- ridine. Elle est insoluble dans l'eau froide et l'éther, très-soluble dans l'eau bouillante, très-soluble dans l'alcool et l'acide acétique. L'acide cldorhydrique la colore en vert jaunâtre; l'acide nitrique, en jaune ; l'acide suifu- rique, en jaune, puis en rouge. M. de Vrij a donné de son côté le nom A'hespcridine à une substance qu'il a retirée de la Heur du citrus decumana, dans l'île de Java, et qui est identique au produit de Lebreton. L'écoree d'onu/jcs amures est l'écorce des fruits du Citrus vulgaris ou Bigaradier cueillis au moment de la maturité ou un peu avant 51. Tanret en a retiré deux glucosides : l'Isohespéridine et VAurantûmine ;\ laquelle l'écorce doit surtout son amertume. L'écorce de l'orange douce ne peut pas remplacer celle de l'orange amère. Elle s'en distingue pur sa moindre épaisseur, par sa couleur jaune rougeâtre plus vive et par sa saveur moins aromatique et amère. Une variété de bigaradiers cultivés aux Barbades et à Curaçao, et dont les fruits restent verts, produit l'écorce du curaçao Cortex curaçao seu auranuaeum cueassaeiensis qui sert à pi'é parer le ratatia dit Curaçao des îles ou de Hollande. Aujourd'hui elle est généralement remplacée par l'écorce du bigaradier cultivée dans le .Midi. Le fruit, confit dans l'eau- de-vie et au sucre, est connu sous le nom de Chinois. Les fleurs du citrus vulgaris ont une odeur plus suave que celles de l'oranger doux ; cela explique la renommée de l'eau de [leurs d'oranger de Paris qui est préparée avec les fleurs du bigaradier. ORCANETTE. Alkannawarzel, Ochsenzunge, al.; False alcanet, ang., Rod oketunge, dan.; A.ncusa, esp.; Winkelossetong, hol.; Arganetta, it.; Alkannarot, su.jHayadjiva, tur. C'est la racine de YAnchusa tinetoria L. ou ORCHIS. - ORGE. 687 Alkanna tinctoria (Borraginées). Elle est d'un rouge brun, grosse comme une plume à écrire, cède son principe colorant (unchusine ou or- canettine) à l'alcool, à l'éther, aux corps gras, au sulfure de carbone, mais non à l'eau. En traitant la poudre par l'éther et laissant évaporer celui-ci, on obtient le Carminoide d'or- canette, de Béral {acide anchusique ou anchusine, de Pelletier). On ne se sert de l'orcanette que comme matière colorante. (Voy. Henné.) UAnchusa virginica le Lithospermum tincto- rium, YOnosma echioides et YEchiwn rubrum, qui sont des plantes fort voisines, ont des racines pouvant suppléer celles de l'orcanette. ORCHIS (du grec o'px'S, scrotum). Satyrion, Scrotum de chien, Patte de loup. Le Salep ou Salap est formé par les tubercules de diverses orchidées d'Europe et d'Orient. Autrefois , on faisait venir cette" substance exclusivement de la Perse ; aujourd'hui elle est généralement constituée par les bulbes des orchis indigènes, et surtout ceux des Orchis morio, bifolia, militaris, latifoîta, mascula (fig. 100). On les lave, on les fait bouillir quelque temps et on les fait sécher. Le salep nous arrive en tubercules amvg- daliformes arrondis, ovoïdes ou palmés, très- durs, de couleur gris-jaunâtre > à cassure cornée et semi-transparente. Le salep exhale une légère odeur particulière ; l'eau le ramollit et facilite sa pulvérisation. 11 est formé d'amidon, de gomme et de bassorine. C'est toujours en poudre, qu'on l'emploie. On en fait des bouillies , des gelées, un chocolat que l'on considère comme nourrissant et analeptique. Jadis on employait les tubercules d'orchis comme aphrodisiaques, propriété qu'on leur accordait sans doute par signature, c'est-à-dire à cause de leur disposition en scrotum. Les tubercules d'une plante, commune en France et en Algérie, Vaçeras anthrophom, donnent un bon salep. Ses feuilles contiennent de la coumarine, et, légèrement fermentées, elles jouissent de propriétés analogues à celles du faham ; elles sont sudorifiques et peuvent être utiles dans les affections des organes respiratoires. Infusé (pp. 5:1000) (C'/i. Lallemant). On en l'ail un extrait, une poudre, une eau distillée. OREILLE DE JUDAS. Auricula Judœ, Fungus sambuci, Peziza auricula, Exidias s. Tremella auricula Judœ. Judasohr, Johannisohr, al.; Orecchia di Giuda, it.; Judœron, su. Champignon auricule ou cupuliforme, géla- tinoïde, d'un brun rougeâtre à l'état frais, brun-noirâtre, sinueux, friable à l'état sec, croissant sur les vieux sureaux. Employé encore dans quelques localités infusé dans du vin contre l'hydropisie, et dans du lait contre l'angine. On lui substitue quelquefois le Boletusversi- color et même divers lichens, ainsi que l'a signalé M. Mallebranche, de Rouen. ORGE. Hordeum vulgare. (Graminées.) Gerste, al.; Barley, ANC; Chayr, ah.; Tào-yâ, CH.; Byg, ban.; Cebada, esp.; Gort, hol.; Orzo, it.; Juo, peu.; Jecfimeh, pol.; Cevada, por.; Yatschmen, rus.; Korn, su.; Arpa, ilr. La semence, qui seule est employée, dépouillée de sa balle, prend le nom d'Orge mondé* ; décortiquée, arrondie et blanchie, mécaniquement, elle constitue Y orge perlé *. Le Malt est l'orge germée et séchée, telle que l'emploient les brasseurs pour préparer la bière ; la Dreche est le résidu du malt épuisé par l'eau. On nomme Essence de Malt l'infusé de dreche évaporé en consistance de miel. La germination de l'orge détermine la production d'un principe particulier nommé J)ias- ta.se, découvert par Payen et Persoz. Cette substance s'obtient comme suit : Orge germée desséchée......................... Q.V. Prenez de Forge germée dont la libelle a atteint les deux tiers de la longueur du grain et qui a été desséchée à 50°. On broie au moulin, on traite par deux parties d'eau à la température ambiante, on remue de temps en temps, et après cinq à six heures de contact on passe avec expression, on filtre et l'on ajoute à la liqueur filtrée deux fuis son \olume d'alcool à 95°. Le précipité qui se forme est reçu sur des filtres, étendu en couches minces sur des lames de verre et desséché rapidement dans un courant d'air à la température de 45°. Essai. — 08 r ,03 de diastase ajoutés à 200 grammes d'emplois contenant 10 grammes d'amidon donnent un liquide filtrant très- facilement et décolorant cinq fois son volume de liqueur de Fehling. La diastase est blanche, amorphe, très- soluble dans l'eau, un peu soluble dans l'ai- 688 ORIGAN. — ORTIES cool faihle et insoluble dans l'alcool absolu. Elle a pour propriété de transformer l'amidon en dextrine, puis en glucose (1 p. de diastase pour 2,000 de fécule). A la température ordinaire, cette transformation est très-rapide, à tel point qu'il suffit d'imbiber un peu de pain azyme de salive pour qu'une partie notable d'amidon en soil transformée. Vers 85° cette propriété cesse; les acides minéraux et végétaux concentres, les alcalis la chaux, l'alun, les sels de 1er, de cuivre et d'argent la suppriment complètement; mais l'alcool, l'étlier, la créosote et les essences n'exercent aucune influence sur elle. M. Dubrunfaut la désigne sous le nom de nvilliia: et de nombreux praticiens l'emploient comme agent de la digestion des substances amylacées {Coutaret). Elle doit être administrée en nature, car elle se décompose aussi rapide- dement que la pepsine, lorsqu'elle est en solution. Certains remèdes très-vantés, préparés avec le malt (sirop, vin, bière, extrait, etc.) paraissent devoir à la diastase leurs propriétés médicamenteuses; mais il est permis de douter que la diastase n'y ait pas été altérée par la chaleur, la fermentation, etc. Les orges mondé et perle servent à préparer des tisanes par décoction prolongée (pp. 20 : 1000), rafraîchfss'anles e( adoucissantes. La farine d'orge est employée à faire des cataplasmes, comme résolutive. Le malt a été considère comme antiscorbutique. Depuis quelques années, en Allemagne, notamment à Berlin, on emploie, contre le rhume et certaines affections catarrhales, la poudre de malt contenant du sucre de canne et une quantité notable de diastase. On la prend en bains, en décoction chaude dans de l'eau ou du lait, sous forme de bière mousseuse, bière de malt, dite extrait concentré de malt. Suivant le D r Frémy, ces préparations de malt soulagent mais ne guérissent pas les phtisiques. La poudre de malt est tonique, analeptique; la bière de malt a été administrée avec succès dans les dyspepsies simples. ORIGAN*. Marjolaine sauvage ou bâtarde; Origanum vulgare. (Labiées.) Dostkraut, Wohlgemuth, al.; "Wild mnrjoram, ang.. Zaetar, AH.; Tnst, Vild mairan, DAN.; Orégano, ESP.' Origon, HOL.jOrigano, it.; Ouregao, por.; Kekig, tu;' Plante indigène % des bois mont Lieux et des fossés arides, aromatique, employée, mais rarement, comme excitant, nervin. Il en est de même de l'Origan de Crête, 0. creticum ( Condischer marjoram , Kretischer dosten, al. Marjoram of Cemdia, ang. Ouregao de Creta, por. Spansk humle,sv.). ORME. Ormeau; Ulmus edmpestris. (Ulmacées.) Riister, U!me, al.; Elm, ang.; Dirdar, ar.; Aîm, dan., su.; Olmo, esp., it., por.; Olm, hol.; Kora wlazowa, POL.; Karâ Agatch, tur. Son liber, sous forme de lanières longues, étroites et roulées en paquets, est connu en pharmacie sous le nom d'ecorce d'orme pyramidal. Le décocté est rouge et visqueux. Kla- proth y a trouvé de l'ulmine. Il a été vanté contre l'ascite et les maladies de la peau, les scrofules. On en prépare un sirop. — Peu usité. Le liquide {Eau d'orme) que l'on trouve dans quelques variétés d'orme, contenu dans des espèces de galles, et qui est doux et visqueux, a été conseillé pour laver les plaies, les maux d'yeux. Vers l'automne, l'eau s'élanl évaporée, on trouve au fond des galles un résidu jaune ou noirâtre appelé Baume d'ormeau, qu'on a conseillé contre les affections de poitrine. L'écorce d'orme fauve ou d'Amérique, Ulmus fuira {Biough leav'd elm tree, Red elm, Slip- pery elm, ang.), est émolliente en boisson, lotions, cataplasmes. Le Ptelea trifoliata, rutacée de l'Amérique du Nord, cultivé dans nos jardins d'amateurs, sous le nom d'Orme à 3 feuilles, est un amer, vermifuge, vulnéraire. On a retiré de l'écorce de sa racine une oléo-résine (Ptéléin); son fruit aromatique et amer peut remplacer le houblon dans Ja fabrication de la bière. OROBANCHE. Herbe du Lion ; Leonina herbu, Orobanclie major, (l'ersonnécs. ) Plante parasite de la ' famille des pédicu- laires; charnue, inodore, ayant des écailles qui tiennent lieu de feuilles; croît sur les racines des plantes et en tire sa nourriture, d'où son nom d'herbe du lion. Dans la Virginie, on a employé sa poudre contre les ulcères invétérés et le cancer. Citons ici une autre plante parasite de la même famille, la Clandestine, Lathrœa clan- destina, qui croît sur les racines du hêtre, et a été vantée contre la stérilité. OROBE. Ers ; Ervum ervilia, Orobus vemus. (Légumineuses.) AVicken, Ervensamen, al.; Orobo, it.; (lœkmat, su. Sorte de vesce. La farine des semences était jadis employée en cataplasmes comme résolutive. Elle entre dans les tx farines résolutives. Les semences CCErs entrent dans lathériaque. La Jurasse est plus spécialement la semence de VErvum monanthos. ORTIES. Quelques orties proprement dites (Urticées) ORTIE BLANCHE. — OXYDES 689 ont été employées en médecine, ce sont : 1° YOrtie brûlante ou Petite ortie, ïïrtica urens, dont le suc a été préconisé comme hémostatique interne ; 2° la Grande ortie, TJr- tica dioica (Brennessel, al.; Nettle, ang. ; Angiara, ar. ; Brœndenelde, dan. ; Ortiga mayor, esp. por. ; Brandnetel, hol.; Ortica, IT.; Pokrzywa, pol.; IVœssfa, su.; Isirgan otou, tur.). Ces deux plantes sont garnies de poils, formés d'une hase glanduleuse remplie d'une matière acide (acide formique) et surmonté d'un long canal recourbé a l'extrémité. Ces poils en s'inlroduisant dans l'épidémie produisent ce qu'on appelle l'urticatiojn. Elles ont été employées autrefois comme révulsifs rapides dans les cas de paralysie, et leur infusé a été prescrit contre les dartres chroniques; Knezaureck a relire une matière colorante (urticin) des sommités; 3° YOrtie romaine, Urtica pilutifera que l'on a employée dans la diarrhée. La décoction jaunâtre des orties (U. dioica eiurens) exposée à l'air ou sous l'influence des alcalis donne une matière colorante verte possédant les caractères physiques et chimiques du vert de Chine (Leuchs). (V. Nerprun.) Sous le nom de China-grass, on confond deux orties de Chine : YOrtie blanche ou mieux YOrtie argentée, urtica nivea (Pa-nia-tzé, cB.}, plante bisannuelle, et YOrtie utile, Urtica utilis, plante vivace, qui est le ramie ou rameh des Javanais; elles peuvent rivaliser avantageusement avec le lin dans nos industries textiles. Le china-grass est -la partie corticale, arrachée en lanières, elle ressemble à une longue herbe, jaune et sèche, dont on extrait une matière qui a l'aspect du coton, seulement avec des reflets soyeux; elle est douce au loucher, souple à la main; ses libres fines et longues peuvent se filer et se lisser. (V. Bull, de FTJn. ph., 1873). — L'Ortie buissonneuse, urtica cana- densis, qui croît au Canada, est douée au même degré de toutes les qualités de l'ortie argentée. ORTIE BLANCHE. Lamier, Ortie morte; Galeopsis , Lamium album. (Labiées.) Taubnessel, Todtennossel, al.; White deadnettle, ang.; Dœdnelde. dan.; Ortiga muerta, esp., por.; Pokrzywa martua, poi..; Blindnsessla, su. Plante % indigène qui n'a des véritables orties que la forme des feuilles. Ses fleurs '<>* sont blanches et axillaires. Ces dernières sont légèrement astringentes et sont un remède populaire contre la leucorrhée. Infusé (pp. 10 : 1000). OSEILLE. Vinette, Aigrette, Surelle (nom partagé avec l'oxalis) ; Rumex acetosa. (Polygonées.) Sauerarapfer, ai.; Sarrel, ano.; Suramper, ban.; Ace- dera, esp.; Acetosa, it.; Veldzuring, hol.; Szezaw, pol.; Azedas, por.; iEngsyra, su.; Kouzou fcoulaghi, TUR. L'oseille est un acidulé rafraîchissant. Elle fait la base du bouillon aux herbes. La racine* d'oseille a été employée comme diurétique en infusé (pp. 20 : 1000). L'oxalate de potasse est, en grande partie, retire de l'oseille. OXALATES. Sels résultant de la combinaison de l'acide oxalique avec les bases. Le D r Simpson, d'Edimbourg, a préconisé Yoxalate de cérium (qui s'obtient par double décomposition) contre le pyrosis, la dyspepsie, etc. C'est une poudre d'un blanc grisâtre, granuleuse, inodore, insoluble dans l'alcool, l'éther, soluble dans l'acide sulfurique.— L'oxalate ferreux neutre dont les effets laxatifs ne ' paraissent pas avoir été confirmés par l'expérience, est d'une belle couleur jaune pâle, cristallin, pulvérulent, très-peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude ; on peut l'obtenir en traitant par une solution saturée d'acide oxalique, le carbon. de prot. de fer précipité au sein de l'eau sucrée (V. Un. ph. 1873). Oxalate de mercure. Dans un soluté étendu et fait à froid d'azotate de mercure versez-en un autre concentre d'acide oxalique jusqu'à cessation de précipité, lavez celui-ci à l'eau dist. et f. séchera l'ombre. Propriétés, dit-on, et mode d'administrât, du calomel. Oxalate de potasse*. Sel d'oseille, Sel à détacher, Oxalate acide de potasse, bi, quadri ou suroxalate de potasse; Oxalium, Surowalas Italiens s. potassicus. Ce sel, comme nous l'avons vu, est extrait en Suisse, de l'oseille et de l'alléluia. On écrase, ces plantes au moyen de meules verticales. On clarifie le suc, on le fait évaporer et on le laisse cristalliser. On purifie le produit obtenu par solution et recristallisation. Blancs, en prismes rhomboïdaux opaques, inaltérables à l'air, plus acides que ceux de la crème de tartre auxquels ils ressemblent. Us sont solubles dans ZiO p. d'eau froide et dans 6 p. d'eau bouillante, insolubles dans l'alcool. Astringent, rafraîchissant, poison à haute dose; très-usité seulement dans l'économie domestique pour enlever les taches d'encre. Son soluté ou celui de l'acide oxalique constitue YEncrivore destiné à enlever les taches d'encre du papier. Dos ■ : 0,5 à 1,0. OXYDES. Oxodes, Oxurcs [Oxyd, al.; Oxidos, esp. ; Ossido, it. ; OMs, rus.; Oxid, su.) 690 OXYDE D'ALUMINIUM. — OXYDES D'AZOTE. Combinaisons de l'oxygène avec les corps simples métalliques. Pour les oxydes de magnésium, de potassium et de sodium, V. Magnésie, Potasse, Soude. Oxyde d'aluminium. Alumine; Oxydum aluminieum. L'alumine a été distinguée de la chaux par Margraff en 1754. On l'obtient en décomposant un soluté d'alun par de la potasse ou de l'ammoniaque caustique, lavant et séchant le produit blanc, insoluble, formé. Humide, on l'appelle Alumine en gelée, Hydrate d'alumine ; en cet état, elle contient les 9/10 de son poids d'eau. Elle n'a aucun usage médicinal actuel, si ce n'est dans la liqueur contre la goutte, du docteur Turck. Cependant elle parait avoir été administrée avec succès par les médecins allemands dans les cas de dysenteries et de diarrhées rebelles. La dose est de 0,4 à 0,6 associée à la gomme, au sucre, à l'opium, au camphre, à des aromates. M. Dullo a indiqué un procédé pour obtenir avec l'alun, l'alumine pulvérulente et non gélatineuse (V. Un. ph. 1806). On sait qu'aujourd'hui son radical V Aluminium, gi'àce aux belles recherches de M. II. Ste-Claire-Deville, en 1854, est entré dans l'industrie et a rais sur la voie de l'extraction des autres métaux terreux. ( Y. lieu, pharm., 1855-56, 1856-57, 1859-60.) L'alumine a été prise par M. Bonnamy comme base de diverses préparations hygiéniques et cosmétiques (Savons,glycéics,dentifrices, etc.). Le Ptubis ou Corindon rouge, le saphir- ou Corindon lieu, l'Emeril ou Corindon grauu- teux ferrifère (Lapis smyrie), la Lithomarge ou Moelle de pierre et les différentes Terres bôlaires, dont nous parlerons plus loin, sont des variétés naturelles plus ou moins pures d'alumine auxquelles on attribuait jadis de grandes propriétés. La terre glaise, les argiles, sont des terres plus ou moins alumineuses. Oxyde d'antimoine. Pleurs argentines d'antimoine , Seige d'antimoine , Oxyde mineur d'antimoine, Pro- toxyded'antimoine; Stibium oxydatxtm, Oxydum antimoniaxm,s. stibicum igneparaturn. Mettez Q. V. d'antimoine dans un têt à rôtir placé dans la moufle d'un petit fourneau à coupelle ; lorsque l'antimoine sera en pleine fusion et répandra d'abondantes vapeurs, bouchez toutes les ouvertures du fourneau, excepté celle de la moufle. Après refroidissement, recueillez l'oxyde qui se sera déposé en longues aiguilles, d'un brillant nacré : ce seral'oxytfe d'antimoine. Recommencez l'opération en ouvrant toutes les ouvertures du fourneau. (Codex de 1866.) On obtient Voxyde d'antimoine précipité, en décomposant l'émétique ou le chlorure d'antimoine par le carbonate d'ammoniaque ou en faisant bouillir 200 d'oxycblorure d'antimoine avec 100 de bicarbonate de potasse dissous dans environ 10 fois son poids d'eau (Codex de 1866), mais alors le produitn'estpasaussi beau. Il ne faut pas le confondre avec le biantimo- niate de potasse, que l'on nomme quelquefois à tort oxyde d'antimoine, ni avec les acides anlimonieux et antimonique (deuto et tritoxyde d'antimoine). Emétique, sudorifique, conseillé dans la coqueluche, Quelques affections exanthémateu- ses. Dose, jusqu'à 20 centig. Il est vénéneux. Oxyde d'argent. On traite un soluté d'azotate d'argent par la potasse caustique ; on lave et on dessèche le précipité noir produit. Poudre d'un brun oli- \àtre; par la chaleur il dégage de l'oxygène et se réduit en argent métallique. 0,02 à 0,05 dans l'épilepsie ; en pilules, et sous forme de pommade. Comme l'oxyde puce, il cède facilement son oxygène aux matières combustibles (soufre, soufre doré, sulfures d'antimoine, d'arsenic; phosphore amorphe, acide phénique, créosote) et les enflamme quand on les mêle avec lui par trituration (Boettger). C'est ainsi que des pilules préparées, en Angleterre, avec de l'oxyde d'argent, du chlorhydrate de morphine et un peu d'ext. de gentiane ou de noix vomi- que firent explosion au bout de peu de temps (V. Un. ph. 1872). Oxydes d'azote. On connaît deux oxydes d'azote, tous les deux gazeux : le protoxyde et le bioxyde; comme ce dernier est inusité en médecine, nous ne parlerons ici que du protoxjde qui a été essayé aux Etats-Unis, en inhalations, dans la fièvre typhoïde, comme stimulant, excitant (Shumard). Le D r Ziegler, de Philadelphie, l'a recommandé contre l'adynamie, à l'état gazeux ou dissous dans l'eau, en boisson que l'on peut aromatiser. Dose : 4 à 5 gram., par la bouche ou par le rectum. Veau azotée, l'eau d'oxijde nitreux (searle's patent oxygenous aerated ivater, akg.), c'est-à-dire chargée par compression de 5 fois son volume de protoxyde d'azote est, selon Gunther, un agent précieux dans le traitement du choiera et des fièvres intermittentes. M. Pontier prépare aussi Veau oxyazo- tique lithinée, contre la goutte et lagi'àvelle. Le protoxyde d'azote (oxyde nitreux) découvert, en 1776, par Priestley, est un gaz incolore, inodore, rallumant comme l'oxygène, mais avec moins de vivacité, les corps en igni- tion. L'eau en dissout son propre volume (Ca- OXYDES DE BARYUM. — OXYDE DE CALCIUM. 69! rius); l'alcool, 3 fois et demi h L\ fois. La solut. aqueuse a une saveur douce, un peu fade, légèrement sucrée. Suivant les chimistes anglais, il produirait une sorte d'ivresse lorsqu'on le respire, de là le nom de gaz hilarant qu'on lui a donné. Les expériences répétées en France par M. Preterre semblent confirmer cette opinion, qui a été contestée par d'autres expérimentateurs fiançais et étrangers. On l'a proposé comme agent anesthésique pour les petites opérations rapides, mais il faut qu'il soit bien pur, privé de bioxyde d'azote qui est essentiellement vénéneux. Actuellement, il est employé sous pression, par M. Bert dans la grande chirurgie. On peut le liquéfier à 0° et sous une pression de 30 atmosphères. Faraday l'a solidifié à l'aide d'un froid très-vif et d'une pression considérable. Aujourd'hui on peut avoir de grandes quantités de protoxyde d'azote liquide et solide, au moyen de l'appareil de M. Nattérer et surtout de celui de M. Bianchi. L'élher refroidi à — 12° absorbe 8 fois son volume de protox. d'azote et se volatilise alors bien plus rapidement que lorsqu'il est pu:-. Un mélange d'alcool à 90° et d'éther saturé de protox. d'azote introduit sur du coton dans une dent cariée produit momentanément une disparition instantanée de la douleur (limousin) (V. Un. ph. 1869). On obtient le protoxyde d'azote en décomposant modérément l'azotate d'ammoniaque par Fa chaleur; on lui fait traverser des solut. de potasse et de sulfate ferreux, pour réduire le bioxyde d'azote qui pourrait se former pendant l'opération. En Angleterre, on vend aux dentistes le protoxyde d'azote liquide, renfermé dans de grandes bouteilles en fer, à bouchon taraudé, et pouvant supporter 60 atmosphères île pression; au moyen de robinets le gaz est introduit ensuite dans des ballons en caoutchouc, pour l'usage, au moment du besoin. Oxyde de baryum. Baryte (de S?.yj;, pesant), Terre pesante. La baryte a été découverte, en 1774, par Schèele. On l'obtient pure en calcinant de l'azotate de baryte. Elle est solide, blanche, peu soluble , caustique si elle n'était vénéneuse. On la connaît aussi cristallisée à l'état d'hydrate (V. Un. ph. 1870). On la prépare aussi en décomposant la solution bouillante de sulfure de baryum par l'oxyde do zinc (Reiseiithict). L'eau ele baryte que l'on obtient à la manière de l'eau de chaux a été prescrite à la dose de k à 5 gouttes, dans un liquide approprié, contre les scrofules ; mêlée à l'huile d'olive, on s'en est servi à l'extérieur contre les dartres. Oxyde de bismuth. Blanc jaunâtre, se prépare en calcinant le bismuth au contact de l'air, ou en décomposant par la chaleur l'azotate de bismuth, ou en chauffant l'hydrate de bismuth. Celui-ci s'obtient en précipitant l'azotate de bismuth par la potasse, lavant et séchant le. précipité blanc. Suivant M. Van don Corput, il peut remplacer avec avantage le sous-azotate, son activité plus grande dispense d'en employei des quantités aussi fortes ; on en fait des tablettes. Oxyde de calcium. Chaux, Chaux rive ; Calx, Calx usta, Oxydum calcicum. Kalk, al., dan., tiol.; Lime, Quicktime, ancl; Ahnk, Ghir, AR.; Lô-chea-elie, Cli.; C;il, ESP., POP..; Calce. it.j Chunna, ind.j Nooreh, per.; Yvapno, pol.; Genaïa izvest, rus.; Oslieckt kaik, su.; Chunamdoo, ta:.i.- Kiretch, tuk. La chaux est connue de temps immémorial, mais sa véritable nature ne fut démontrée qu'en 1755, par Black. Uippocrate l'employait médicalement. Ordinairement on se sert de la chaux préparée en grand pour le besoin des arts, mai: à défaut et pour l'avoir plus pure on peu l'obtenir assez facilement en calcinant dans un creuset le carbonate de chaux ordinaire ei mieux le marbre blanc réduit en fragments. La chaux pure, est une substance blanche, soluble sans effervescence dans 1 les acides, d'une densité de 2,3, d'une saveur brûlante et caustique, très-avide d'acide carbonique el d'eau. Lorsqu'on verse de ce dernier liquide sur la chaux, il se produit un degré de chaleur considérable (300°) ; accompagné d'un bruit particulier c'est le meilleur moyen pour l'obtenir en poudre. La chaux peut solidifier 31/100 de son poids d'eau. File constitue en cet état la chaux éteinte (slaked lime, ANC; Chè-koûi, en.) ou hydratée. L' 'hydrate ele chaii est soluble dans cn\ iron 778 p. d'eau et dar 1,270 p. d'eau bouillante. llufeland a recommandé contre la teigne un mélange à P. E. d'huile d'olive el de chaux. On sait qu'elle entre dans la poudre des frères Mahon, dans le Husma des Turcs, la poudre de Vienne. Mêlée au soufre et à un corps gras, elle passe pour antidartreuse et antipso- rique. On a conseillé contre les tumeurs blanches et articulaires, les hydartb roses, la paralysie, le rhumatisme, des cataplasmes de farine d'avoine et de chaux ; à l'intérieur elle a eu un grand crédit comme antilithique et antiacide ou absorbant. Dans ce cas, on l'administre éteinte, soit sous forme de poudre mêlée à un excipient, soit sous forme de pastilles, mais surtout sous forme d'bydrolé (V. Eau 0 p. d'eau, et versez-le peu à peu et en agitant sans cesse dans Q. S. d'ammoniaque officinale (environ Z|00 p.) diluée avec cinq fois son poids d'eau pour précipiter tout le fer. Lavez le précipité rougeàlro produit à grande e,m jusqu'à ce que l'eau de lavage ne précipite plus par l'azotate acide d'argent. Conservez le produit gélatineux sous l'eau distillée à une température qui ne soit pas inférieure à-f-12 oc . (Cudex). C'est, après la magnésie, le meilleur contrepoison de l'arsenic que l'on connaisse. (Voy. Toxicol.) Les pharmaciens doivent toujours en avoir de préparé à l'avance pour le besoin, et le conserver dans un endroit dont la température soit de 15 0c environ ; autrement il perd une partie de son eau d'hydratation, et éprouve une modification qui le rend impropre comme contre-poison {Leroy, de Bruxelles). 11 existe, au moins, deux modifications allotropiques de l'oxyde ferrique hydraté : l'une insoluble, l'autre soluble, découverte, par l'éan de Saint-Gilles, et que MM,. Koehler et Hornemann préparer) t comme suit : on mélange poids égaux de solution de perehlorure de fer, contenant \'6 pour 100 de fer et de sirop simple ; on ajoute de la soude caustique jusqu'à ce que le précipité formé d'abord se redis- solve; le liquide filtré est étendu d'une grande quantité d'eau et porté à l'ébullition. En présence d'un sel neutre, le chlorure de sodium, le peroxyde de fer se précipite sous sa modification soluble ; on le recueille sur un filtre, on le hue et on le dessèche au bain-marie. L'hydrate de peroxyde de fer soluble qu'on obtient ainsi est soluble dans l'eau, dans le sirop de sucre, dans la glycérine. Sous cette forme soluble, l'administration de l'oxyde de fer présente certains avantages; cette prépara tion n'a pas de saveur, elle est acceptée sans répugnance et est absorbée facilement. 11 faut se garder de l'introduire dans des médicaments contenant du tannin. On l'a essayée comme antidote de l'arsenic et avec beaucoup de succès. L'oxyde de fer dialyse ou fer dialyse malgré certains engouements ne paraît pas être supérieure aux autres préparations ferrugineuses. On l'obtient comme suit : rerchlorure de fer à 30» 100 Ammoniaque à 22°___ 3b Ajoutez par petites quantités l'ammoniaque au perehlorure de fer. Le précipité se dissout d'abord très-rapidement, puis demande plus longtemps pour disparaître. La liqueur redevenue transparente est introduite dans le dialyseur. On renouvelle souvent l'eau distillée dans laquelle plonge le vase qui renferme la solution ferrugineuse. Après un temps plus ou moins long, la solution très-colorée ne précipite plus par l'azotate d'argent et n'a plus de réaction acide. Il reste toujours dans la liqueur une faible proportion d'acide chlorhydrique que l'on peut mettre en évidence en précipitant l'oxyde de fer par un léger excès d'ammoniaque, filtrant, ajoutant un excès d'acide nitrique puis du nitrate d'argent. 10 centimètres cubes sont évaporés, et d'après le résidu, on voit combien il faut ajouter d'eau distillée pour faire une solution au centième. L'oxyde de fer dialyse est une solution d'oxychlorure ferrique tribasique, c'est en quelque sorte une solution d'oxyde ferrique renfermant de petite quantités de chlorure de fer. C'est un liquide rouge brun foncé, opaque, en couche épaisse, inodore et presque dépouvue de la saveur astringente des prépa- 694 OXYDE DE FER NOIR. Il rations ferrugineuses. Evaporé à l'air, il laisse un résidu brun rougeâtre, insoluble dans l'eau froide ou chaude, mais soluble par une évaporation ménagée dans le \ide. Il se mêle parfaitement à l'eau distillée, mais-d'eau de source calcaire le précipite en partie. L'alcool ne le précipite pas; insoluble dans l'étlier, il se dissout dans un mélange d'alcool el d'éther. Il rougit le tournesol et fait effervescence avec les carbonates alcalins. — Le sulfo-cya- nure ammonique ne le colore pas, une goutte d'acide chlorhydrique l'ait apparaître la coloration rouge, caractéristique des sels ferriques. — Le cyanure ferroso-potassigue n'y produit pas de bleu de Tinsse. Ces réactions démontrent que dans l'oxyde de fer dialyse, la présence du fer à l'état de ferricum ne peut être décelée par les réactifs les plus sensibles de ce métal, sans détruire au préalable la combinaison qui en forme la base. Le cblore s'v trouve aussi en quelque sorte à l'état latent. L'action des acides, des alcalis el des sels n'est pas moins remarquable; il est précipité par tous les corps. Il est également précipité par les vins de Bordeaux el de Bourgogne, de Malaga, de Madère, la gomme, les mucilages, l'albumine, la salicine, le. sirops de fruits. Il n'est pas précipité par Je sirop simple, les sirops aromatiques, le sirop de genliane, ni par la glycérine. La plupart des eaux aromatiques ne le troublent pas; il en esl de même de la plupart des alcoolés et des alcoolats, mais les teintures en général le précipitent. L'emploi médical d'un produit aussi peu stable présente peu d'avantages. Le Ferrum oxydatum dialysatum de Wagner (oxyde de fer dialyse de l'Allemagne) diffère du produit ci-dessus qui contient t°/ 0 d'oxyde ferrique, tandis que celui de Wagner en renferme 5°/ 0 . Le fer dialyse ne doit être administré que sous forme liquide, par gouttes, ou cuillerées à café, à soupe, lorsqu'on juge convenable de l'étendre d'eau simple ou aromatique, de glycérine, de sirop simple. Il ne peut être prescrit sous forme de poudre, tablettes, pilules, parce que la dessicalion rapide le rend insoluble. Sa saveur astringente ne répugne pas aux malades, les enfants même le prennent facilement. L'hydrate de fer dialyse liquide (120) additionné d'ammoniaque (2; et d'eau distillée 02 donne l'hydrate de 1er, antidotuire de l'arsenic (Gmssinger) (Un. PL 1868). Oxyde de fer noir. Ethiops martial, Safran de mars de Lémery, Battitures de fer, Oxyde des Battitures, Oxyde de fer magnétique artificiel, Fer oxydulé, Deutoxyde de fer noir, Oxyde ferroso- ferrique; Oxydum ferroso-ferrinna*. C'est une combinaison à proportions fixes de proto et de sesquioxyde de fer, un oxyde intermédiaire analogue à l'oxyde defermagné- tique ; il est d'un noir foncé, velouté, attirante à l'aimant, entièrement soluble, sans effervescence; dans l'acide chlorhydrique. On arrose avec de l'eau de la limaille de fer en poudre , de manière à former pâte ; on remue de temps en temps en ajoutant de nouvelle eau pour remplacer celle que la chaleur développée (60 à 70°), évaporé. Après à ou 5 jours on pile le produit, on le jette Sur vn tamis, on lave pour séparer l'oxyde du fer non attaqué qui reste sur le tamis, "on laisse reposer l'eau de lavage, on reçoit le' dépôt de celle- ci sur un filtre en séparant encore, le fer non oxydé qui en occupe, le fond, et on le l'ait sécher à l'abri de l'air {GuiL.). C'est le procédé Cavez/.ali modifié et adopté par le Codex de 1866. Voici un procédé plus expéditif du à M. Desfossés. On réunit : limaille de fer 150 p., eau 20 p., acide chlorhydrique 10 p., acide nitrique 2 p. On remue ce mélange entre-temps. La température s'élève jusqu'à S0°. Lorsque l'oxydation est complète, ce qui ne demande que 3 heures environ, il ne reste plus qu'à pulvériser, laver et sécher le produit. Un autre procédé consiste à chauffer du pro- lochlorure de fer avec un excès de carbonate de soude, à laver et sécher avec soin le précipité noir obtenu (Yœlrfer et Liebig). Pour préparer l'oxyde noir, M. J. Leforl verse goutte à goutte un mélange à,équiv. égaux, de sulfate ferreux et de sulfate ferrique, en solution très concentrée, dans une liqueur presque sirupeuse de potasse ou de soude caustique bouillante ; le précipité noir qui en résulte, est lavé par décantation avec de l'eau distillée non aérée (V. J. Ph. 1869).— Le procédé de M. Dannecy esl de chauffer sur une plaque de tôle une couche mince de limaille de fer por- phyrisée, lorsque la température est suffisamment élevée et que la limaille a pris une couleur noire veloutée, on y met le feu; la limaille brûlant comme de l'amadou est remuée, la combustion étant terminée, la masse est triturée en poudre très-ténue, d'un beau noir velouté. Tonique, emménagogue et anlhelminthique dans lequel des praticiens ont beaucoup de confiance. Dose : 1/2 à 2 grain. Sous les noms d'Hématite ou Pierre héma- OXYDE DE LITHIUM. — tite ou Ferret d'Espagne, de Fer oligiste, de Pierre d'Aigle ou Mite (lorsqu'il est en géodes ou petiles boules creuses renfermant un nodule de fer ocreux), de Sanguine ou Crayon rouge, de Rouge de montagne, de Terre d'ombre, de Creta umbria, de Chakitis, d'Ocré jaune (argileux, hydraté) et rouge (argileux, anhydre) on employait dans l'ancienne médecine différentes variétés naturelles de sesqui- oxyde de fer. Oxyde de Lithium. Oxyde lithique, Lithine (Xîfkvoj, de pierre). Lithia, ANC.; Lithion, Lilliiumoxid, su. Découvert, en 1817, par Arfwesdon dans quelques minéraux de la Suède (Fétalite, tri- phane, Tourmaline apyre, etc.), cet oxyde Liane, inodore, caustique, verdit fortement le sirop de violettes, attire l'eau et l'acide carbonique de l'air. On l'a retrouvé dans d'autres minéraux, tels que la Lêpidolithe ou mica rose de Bohème, et clans certaines eaux minérales. Son carbonate est recommandé par Garrod comme un spécifique de la goutte; il le donne à la dose de 15 à 25 centigr., 3 fois par jour, dans de Peau pure ou dans le soda- water. Garrod a obtenu de bons eifets des applications externes du carbonate de lithine. A l'intérieur, on substitue souvent à ce dernier le citrate et le benzoate de lithine à la dose journalière de 10 à 30 centigr. Oxyde de manganèse*. Magnésie noire (c'est à tort que l'on donne quelquefois ce nom au charbon), Pyrolusite, Savon des verriers ; Bi, tri, ou Peroxyde de manganèse; Magnesia nigra s. citrariorum; Oxydum manganicum. Braunstein, al.; Brownstone, Oxide of manganèse, ang.; Brunsleen, dan., su; Bru'msleen, iiol.; Ossido di manganèse, it.; Manganez, roL.; PereLis maryanesa, BUS. La nature jniii( ; ra!e l'offre en quantité; la mine de /{omanèclie, près Màcon, est celle qui est la plus connue en Fiance. 11 est en masses composées de cristaux fins, aiguillés et rayonnants, quelquefois aussi en stalactites, mais le plus souvent en masses compactes à éclat métallique ou eu masses ternes dont la couleur varie du noir au brun. Si ce n'est celte disposition des cristaux, il a tout le faciès du sulfure d'antimoine natif. Il est friable, inodore, insipide, insoluble; il tacha les doigts en noir. Il contient 56,215 d'oxygène. Les acides forts en dégagent ce gaz, en le ramenant, pour s'y combiner, à létal de protoxyde; aussi l'acide sulfurique est-il souvent employé pour l'oblen- tion de l'oxygène. Avec l'acide chlorhydrique, il y a dégagement de chlore et formation de chlorure de manganèse que l'on peut de nou- OXYDES DE MANGANESE. 695 veau transformer en peroxyde, en le faisant bouillir avec un excès de solution filtrée de chlorure de chaux ÇBoettger). A l'intérieur, il passe pour anlichlorotique, emménagogue. L'analogie des propriétés chimiques du manganèse avec celles du fer porte à admettre l'analogie des propriétés médicinales. 11 a été en outre employé contre les fièvres inflammatoires, la diarrhée atonique. Dose : 0,1 à 2,0. A l'extérieur, il l'a été comme dessiccatif contre les dartres, la teigne, la gale. Il'serl à la préparation du chlore. Dans les arts, il sert à la décoloration des huiles ; on le fait entrer dans la composition du verre, de la porcelaine, des émaux. Partant de ce fait découvert par Millon, de la présence simultanée du fer et du manganèse (ce dernier en bien plus faible propor- Uon que le premier) dans le sang, et de l'absence ou du moins de la diminution de la proportion de ces deux métaux dans le sang des anémiques, MM. Hannon, Pétrequin, plus particulièrement, se sont livrés à des expériences cliniques avec les préparations mangané- siennes, et sont arrivés aux conclusions suivantes : les préparations de manganèse doivent être placées sur la même ligne qu ! les préparations martiales; ce que ne fait point le fer, le manganèse le fera. Toutes les fois que les ferrugineux ne guérissent pas, c'est alors le manganèse qui manque dans le sang ; administrez ce métal, et vous verrez l'état chlorolique s'évanouir. Aussi ont-ils proposé d'allier le manganèse au fer. Ce sont les préparations manganésiennes à base de protoxyde (carbonate, sulfate, io- dure, etc.), que ces praticiens recommandent de préférence à celles de peroxyde et au peroxyde lui-même. M. Leared recommande celui-ci purifié à la dose de 30 centig. à 2 gr. contre certaines formes de dyspepsie, le trouvant plus efficace que le sous-azotate de bismuth, sans produire, comme ce dernier, ' de la constipation. On peut obtenir le protoxyde de manganèse, en calcinant légèrement l'oxalale ou le carbonate manganeux dans le gaz hydrogène, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus d'eau, ou en précipitant un sel manganeux par un alcali caustique. Dans ce dernier cas, on obtient l'hydrate manganeux blanc, qui devient immédiatement brun en se suroxydant. L'oxyde manganeux n'est du reste employé qu'à l'état de sel et plus particulièrement à l'état de carbonate sous forme de pilules préparées à la manière de celles de Blaud. Le sulfate doit être prescrit à faible dose, car il est caustique à dose élevée et très-purgatif. 606 OXYDE DE MERCURE. ■ t i Oxydes de mercure. 1° protoxyde de mercure , Oxyde mercu- reux. Noir-brun, insipide, très-instable. 2° DEUTO, BI OU PEROXYDE DE MERCURE. Oxyde mercurique, Oxyde de mercure par voie sèche, Précipité rouge ou per se, Mercure corallin, Nitrate de mercure rouge, Poudre de Jean de Vigo ; Hydrargyrum nitratum ru- bruni, Putois principis, Oxydum hydrargy- ricum (flottes quecksilber-prœcipitat, al. lied precipitate, akg. llassebachmar, ar. Choù- tsoûn-tan, en. Ossido rosso di mercurio, it. Krasnaria rtut-naia okis, rus.)*. Le Codex prescrit de faire agir au bain de sable tiède, jusqu'à dissolution, 800 d'acide azotique officinal (1,39) additionné de 200 d'eau distillée sur 1000 de mercure dans un matras à fond plat, puis de décompose)' l'azotate produit, au bain de sable dans un matras,jusqu'à ce qu'il soit réduit en une poudre rouge. En poussant la chaleur trop loin on revivifierait le métal, et, en ne l'élevant pas assez, il resterait de l'azotate indécomposé. M. Greiner conseille d'ajouter à l'azotate, avant la calcination, une quantité de mercure égale à celle employée déjà, pour obtenir une quantité double de bioxyde, l'oxygène provenant de la décomposition de l'azotate suffisant pour oxyder le mercure ajouté. Il est d'un rouge jaunâtre, cristallin. La lumière lui fait perdre de son éclat. 1\ est un peu soluble dans l'eau et un peu plus soluble dans l'alcool. 3° oxyde mercurique jaune ; Oxyàe de mercure par précipitation. Même composition que l'oxyde mercurique rouge ; mais il est plus attaquable par le chlore. S'obtient en précipitant une solution de sublimé (100 p. dans 2000 p. d'eau) par une solution de potasse caustique à l'alcool (60 p. dans 1000 p. d'eau) (Codex). Précipité lourd, pulvérulent, jaune. Cathérétique, vénéneux, employé seulement à l'extérieur contre les ulcères vénériens, les taies de la cornée. Il fait la base de toutes les pommades ophthalmiques. On l'a employé en frictions, délayé dans la salive et à la dose de 0,05 par friction, comme antisyphife'. C'est un moyen populaire pour détruire les poux et les lentes. UAmmoniure de mercure , ou Mercurate ammouique , mentionné par quelques pharmacopées s'obtenait, en agitant de l'oxyde rouge de mercure (2 p.) avec ammoniaque liquide (1 p.) jusqu'à ce que le mélange eût pris l'apparence d'une masse saline blanche ; on décantait, on laxait, puis on séchait avec précaution. - OXYDES DE PLOMB, Le Précipité vert était un produit obtenu en faisant dissoudre séparément du mercure (110p.) et du cuivre (15 p.) dans de l'acide azotique, mêlant les dissolutés, évaporant au bain de sable, traitant par le vinaigre et desséchant de nouveau. Emélique violent employé jadis à l'intérieur et à l'extérieur dans la syphilis. Oxyde d'or. Crocus solis, Oxydum auricum. On décompose à chaud 1 partie de perehlo- rure d'or par h de magnésie ; on lave et on sècbe à l'abri de la lumière. 11 est brun. On l'emploie comme le chlorure. Un autre procédé consiste à faire bouillir une solution de chlorure d'or avec du carbonate de soude pur, en ayant soin de conserver la neutralité parfaite des liqueurs jusqu'à ce que le précipité d'oxyde d'or cesse de se produire, on sursature alors par du carbonate de soude pour décomposer le chlorure double qui s'est formé, puis on neutralise par l'acide sulfurique en chauffant légèrement (L. Piguier). En remplaçant la magnésie par le chlorure stanneux ou un mélange de chlorures stanneux et stannique, additionné de chlorure de sodium, on obtient le Précipité pourpre de Cas- sius ou Staiciiate d'or (L. Figuier) ou oxyde d'or par fêtai//, sur la constitution duquel il y a eu beaucoup de travaux et de discussions; les uns le regardant comme un oxyde d'or et d'étain ; les autres, comme de l'or très-divisé colorant une laque d'acide stannique (ou mé- tastanniqué). Oxydes de plomb. Il existe un prolo, un peroxyde et un oxyde intermédiaire de plomb. 1° protoxyde de plomb. Massicot , Cèruse jaune, Plomb brûlé, Cendre de plomb , Oxyde plombeux. On l'obtient soit en chauffant du plomb et recueillant la pellicule qui se forme à la surface, soit en calcinant au rouge le minium. Il est jaune. Il est à peu près inusité, si ce n'est toutefois dans la décoloration des liquides ou plutôt la précipitation de certaines matières organiques, emploi dans lequel il remplace aujourd'hui dans les laboratoires de chimie le sous-acétate de plomb, auquel il est en effet préférable; mais pour cet usage il doit être récemment précipité et hydraté. Le protoxyde de plomb mêlé en petite proportion au chlorure de ce métal, donne un produit employé dans la peinture sous les noms de jaune minéral, J. de Naples, J. de Cassel, J. de Turuer. 2° litharge. Oxyde de plomb demi-vitreux, Protoxyde de plomb fondu ; Lithargyrum , Chrysitis, Argyritis, Oxydum plumbicum fusum OXYGENE. 697 (Bleiglaette, al. ; Martak dàhabi , ar. ; My-to- sentj, ch. ; Stelverglœd, dan. ; Murdar kang, duk.; ind.; per:; Litargirio, Almartaga, esp.; loodglans, hol. ; Gleyta, pol. ; Silwerglitt, su. ; G/ew, fccs.)$*. Avant sa pulvérisation, la li- tharge est en paillettes micacées, pesantes, d'un jaune rongeàtre. Dans le commerce, ondistingue deux sortes de lilharge, celle d'Allemagne et celle d'Angleterre, qui estpréféréecomme contenant moins, et même pas du tout de cuivre. On la nomme aussi litharge d'or ou d'argent, selon qu'elle est rouge ou pale. Elle est insoluble. Le nom de litharge, qui signifie pierre d'argent, a été donné à l'oxyde de plomb fondu, parce qu'il provient de la coupellation de l'argent. C'est avec la litharge qu'on prépare, en pharmacie, les emplâtres proprement dits ou stéarates. 3° OXYDE PLOMBOSO-PLOHBIQUE, Minium, Deutoxyde de plomb, Oxyde rouge de plomb ; Plumbum oxydatum rubrum, oxydum plumbi- cum rubrum (Mennig, al.; Beadlead, axg. ; Isreuj, Sulacon, ar. ; Yùen-tan, Houang-tan, ch.; Marne; dan.; Miuio, esp.; it. ; Mertie, hol. ; Sindur, ind.; Minia, pol.; Mcenja, su.; Segapoo sendooenun, tavi.)*. Il est sous forme de poudre d'un rouge éclatant. On l'obtient en chauffant le massicot. Il est formé de profo et de peroxyde de plomb. C'est un dessiccatif que l'on fait entrer dans quelques emplâtres ou pommades. Il sert surtout dans la peinture ainsi que la Mine orange ou Mine anglaise, qui n'est qu'un minium plus beau obtenu par la calcinalion de la céruse. Le Peroxyde ou bioxyde, ou oxyde puce de plomb, acide plombique, n'est d'aucune utilité en pharmacie. La facilité avec laquelle il cède son oxygène aux matières combustibles le fait employer en grand dans la fabrication des allumettes chimiques. On peut l'obtenir soit en traitant le minium par l'acide azotique, qui dissout le protoxyde et met à nu le peroxyde; soit en faisant bouillir de l'acétate de plomb pulvérisé avec un excès de solution filtrée de chlorure de chaux. (Boettgcr.) Oxyde de Strontium. Strontiane, protoxyde de strontium. Cette terre alcaline, longtemps confondue avec la baryte, doit son nom au village d'Ecosse, Strontian, aux environs duquel Klaproth et Ilope la découvrirent en 1790. On ne la trouve dans la nature qu'à l'état de carbonate (Stron- tianite des minéralogistes) et surtout de sulfate (Célestine des minéral.), existant en grande quantité dans les solfatares de la Sicile. C'est ce sulfate qui sert à préparer tous les autres produits du strontium. Anhydre, la strontiane est grise, spongieuse, très analogue à la baryte. D lé 3,9. Avec l'eau, elle forme deux hydrates, à 1 et à 9 équiv. d'eau, ce dernier cristallisable, perd 8 équiv. à 100° et redevient anhydre à la température rouge. Les sels de strontiane colorent la flamme du chalumeau, de l'alcool, en rouge purpurin ; aussi emploie-t-on Yazotate et le chlorure en pyrotechnie pour faire les feux rouges ; mais ils ne sont encore d'aucun usage en médecine. Ces deux sels se préparent comme ceux de baryte. Oxyde de zinc. Fleurs de zinc ; Pompholix, Lana philosophica, A 'ihil album, Zincum oxydatum, Oxydum zincicurn. On l'obtient soit, par voie sèche, en chauffant au rouge-blanc dans un grand creuset de terre le zinc pur au contact de l'air, recueillant le produit qui se volatilise, et, après refroidisse- ment, passant au tamis de soie {Codex); soit, par \oie humide, en précipitant à chaud le sulfate de zinc par un carbonate alcalin, et décomposant par la chaleur (à 300° au moins) Vhydro- carbonaie de zinc produit (Codex), soit en calcinant 2 p. de sulfate de zinc avec 1 p. de carbonate de soude anhydre et traitant par l'eau. [Brunner.) L'oxyde de zinc sublimé & * est en flocons lanugineux; très-blanc, très-léger, insipide, inodore et insoluble. Sous le nom de blanc de zinc, on le fabrique en grand pour la peinture où il cr-l emploj é, depuis une quinzaine d'années, concurremment avec la céruse. A l'extérieur, on l'emploie comme astringent; à l'intérieur, seul ou associé à la valériane, au castoréum, â l'extrait de jusquiame, etc., comme antispasmodique. Dose : 1 a 20 dé- cigr. M. Jackson, de Boston, l'emploie à la dose de 35 à 50 centigr. pour combattre les sueurs nocturnes dans la phtisie et la diarrhée: La Tuthie ou Cadmie des fourneaux; Tutia, Botrytis, Ni/tilum griseum, que l'on recueille dans les cheminées des fourneaux où l'on grille les minerais de zinc, et qui est grisâtre, est de l'oxyde de zinc impur (arsenical, etc.). On l'appelle Tuthie préparée lorsqu'elle a été porphyrisée, lavée et mise en trochisques. Elle est employée comme cathérétique dans les ophthalmies. OXYGÈNE. De oÇû; , acide, et fewâw, j'engendre). Air déphlogistiqué, air vital; gaz oxygenium. Sauerstoff, al.; Sjrc, su. Il rat découvert en 1774 par Priestley, mais c'est Lavoisier qui, le premier, en a étudié les principales propriétés. 11 a été liquéfié tout ré- 698 OXYGENE. comment, avec l'hydrogène, l'hydrogène silicié, le bioxyde d'azote et l'azote, par MM. R. Pictel et Cailletet. C'est le plus important des corps au point de vue de la physiologie et de la chimie. Il existe en abondance dans la nature et surtout dans l'eau (protoxyde dfkyarogine}, dans l'air atmosphérique, les oxydes. C'est un gaz élastique, incolore, inodore, insipide, incombustible, mais qui entretient puissamment les corps en combustion et rallume les corps en ignilion, même lorsqu'il est mêlé de 60 °/ 0 d'azote (Robinet) ; faisant explosion avec l'hydrogène sous l'influence de la flamme ou de l'étincelle électrique. Il est à peine soluble dans l'eau, qui en dissout par litre, à la température ordinaire, et à la pression de 0 m 760,28 centim. cub. dont le poids est égal à 40 mil- ligr. ou 1/25000 environ de son poids. On le prépare en chauffant clans une cornue de 1er ou de verre munie d'un tube abducteur, portant un tube de sûreté ; un mélange de 100p. de chlorate de potasse puhé- risé et desséché et de50 gr. dehioxyde de per- manganese. On obtient ainsi environ 27 litres d'oxygène Codex). Sur la propriété que possède la baryte de fixer l'oxygène à une température élevée et de le perdre à une température plus élevée encore, M. Boussingavilt a fondé, en 1852, pour l'obtention en grand de ce gaz simple, un procédé modifié depuis par M. (ionilolo, qui ajoute à la baryte un mélange de chaux, de magnésie et d'un peu demanganale de potasse pour empêcher le frillage de la baryte qui peut servir, sans discontinuer, par des alternatives d'oxydation et de désoxydation. Parmi les autres procédés pour obtenir industriellement l'oxygène, nous citerons celui de M. Malle! fondé sur la décomposition au rouge sombre (vers Ù00°) de l'oxychlorure de cuivre, et surtout le procédé de MM. Tessie du Molay et Maréchal, qui extraient le gaz oxygène de l'air par la désoxydation et la suroxulution sucessive des permanganates alcalins (V. Un* ph. 1868). L'emploi médical de l'oxygène remonte à l'époque de la décou\cite de ce corps simple. Vers 1791, Beddoes d'Oxford, fondait en Angleterre un établissement médical spécial sous le nom d'Institut pneumatique, avec des appareils compliqués, construits par le célèbre James Watt, pour la production, et l'administration des airs factices. Un grand enthousiasme se manifesta bientôt dans le monde savant et le public qui espéraient avoir trouvé dans l'oxygène la panacée universelle. D's insuccès répétés, des applications inopportunes ne tardèrent pas à détruire les espérances primitivement conçues, e! l'oxygène fut même condamné comme irritant et nuisible. Lavoisier et Séguin,et, après eux, Regnauld et Reiset prouvèrent aisément qu'il n'est pas nuisible, et que pour être irritant, il faut qu'il soit impur. Mais c'est surtout aux expériences sur l'homme sain et malade, de MM. Demarquay et Leconte (186't), Andral et Claude Bernard, qu'il doit d'avoir retrouvé * crédit dans la pratique médicale. 11 a été employé par inhalations dans les asphyxies, la syncope, les vomissements, l'albuminurie, le diabète, la pthisie et l'asthme. 11 a été essayé dans la chlorose. Il ne doit pas rire employé dans les cas où il existe chez les malades des plaies intérieures ou des foyers inflammatoires, des dispositions à l'hémor- rhagie, des maladies organiques du creur ou des gros vaisseaux. D'après les recherches de Demarquay et de Leconte, le, contact de l'oxygène est nuisible aux plaies, sauf dans les cas de gangrène localisée, où il donne d'excellents résultats. Ordinairement on en fait respirer 10 à 13 litres le matin et 10 à 15 litres le soir; danscer- tainscas, on peut le couper avec de l'air, au début. La durée du traitement, qui varie beaucoup suivant la nature de la maladie, est ordinairement de deux à quatre semaines. Son action sur le globule sanguin est plus active à jeun et il possède la propriété réelle de surexciter l'appétit (Claude-Bernard). Pans les cas à?asphyxie carbonique, ou par des gaz délétères, l'efficacité des inhalations d'oxygène a été mise hors de doute (Limousin, Const. Paul). A la suite de ces inhalations, le malade éprouve une sensation de bien-être général, quelquefois un peu d'ébriélé , toujours une respiration plus facile et un grand développement d'appétit. Mais l'oxygène, qui nous fait vivre, nous tue- rail ii dose trop élevée, et, suivant le:, expériences de M. Paul Bert, ce gaz ne doit être respiré qu'à la pression ordinaire. A cinq atmosphères, au plus, l'action de l'oxygène est toxique, il tue en entravant, en arrêtant les oxydations intra-organiques. La solution aqueuse d'oxygène , préparée pour la première fois vers la lin du dix-huitième siècle, et improprement nommée tau gazeuse or y y ('née, n'est utilisée actuellement qu'à titre de léger stimulant de la digestion. M. Ozanam a donné le nom d'eau oœygènatée à de l'eau distillée, chargée d'oxygène, et qui, d'après lui, possède une action reconstituante. M. Limousin la prépare régulièrement en comprimant, à 7 ou 8 atmosphères, de l'oxygène dans de l'eau. Ce médicament, simple dissolu- OXYGÈNE 699 tion d'oxygène, esl bien différent du bioxyde d'hydrogène (HO') qui est une combinaison. Pour préparer l'oxygène, M. Limousin emploie l'appareil suivant afin d'obvier à la rupture des vases de terre et à la difficulté qu'on éprouve à chauffer fortement des cornues de fonte dont les parois doivent être très- épaisses, et la panse recouverte d'un lut particulier. « fl se compose d'une sorte de générateur ovoïde en acier fondu, formé par deux calottes presque hémisphériques , réunies au moyen d'un rebord saillant. La fermeture est rendue hermétique, grâce à l'intervention d'un système de yis de pression, et par une disposition spéciale des surfaces en contact. Ces jointures par approche permettent d'éviter l'emploi d'un lut quelconque. Fig. 185 « Pour faire fonctionner l'appareil, on introduit dans le générateur d'acier un mélange intime de 100 grammes de chlorate et de 100 gi animes d'oxyde de manganèse. « Lorsque les deux hémisphères sont solidement réunis par les vis, on met le tube de dégagement en communication avec le flacon lavear contenant une solution étendue d'hydrate de potasse, et l'on chauffe la calotte inférieure du générateur au moyen d'une lampe à alcool ou d'un bec à gaz de ïîun-en'. L'oxygène se dégage presque immédiatement, et lorsqu'il a déplacé l'air del'appareil, on le recueille dans un réservoir sphérique en caoutchouc, réuni par un raccord au tube recourbé du laveur. En quelques minutes on peut facilement obtenir 25 litres d'oxygène ne troublant pas une solution d'azotate d'argent, et ne rougissant pas la teinture bleue, de tournesol. « Afin d'éviter la pénétration de l'eau dans (1) La calcination rnlongée du bioxyde de manganèse (MnO 2 ) aurait pour effet de le transformas en ojvrle ronge MnSO*, conformément à la réaction 3 M11O2 = Mn304-frx L'opération que nous prescrivons n'a pas besoin d'être poussée assez loin pour que la décomposition atteigne cette limite. La transformation complète n'a du reste aucun inconvénient, car l'activité de ilirSOidans la décomposition du chlorate de potasse ne le cède en rien à celle de l'oij de linO*. la cornue, dès que l'opération est terminée et avant d'éteindre la lampe, on sépare le générateur du flacon la\ eur en détachant le tube de caoutchouc qui les fait communiquer. Parmi les précautions à prendre dans la préparation de l'oxygène au moyen d'un mélange de chlorate de potasse et de peroxyde de manganèse nous signalerons les suivantes : « 1° Ne jamais employer le peroxyde de manganèse sans l'avoir soumis à une calcination préalable. Cette opération modifie la composition de l'oxyde (l), mais elle lui laisse toute son activité. Elle offre le grand avantage de détruire les matières combustibles qui peuvent le trouver accidentellement mélangées avec les peroxyde de manganèse et qui, associées ultérieurement au chlorate, formeraient un mélange explosif extrêmement dangereux (2). « L'oxyde de manganèse ne perdant pas, comme on le sait, sou activité par un fonctionnement antérieur, on peut en faire usage après l'avoir chauffé avec le chlorate de potasse. L'oxyde, débarrassé du chlorure de potassium au moyen de lavages, et séché après chaque opération, peut servir presque indéfiniment. « 2° Mélanger exactement le chlorate et l'oxyde calciné avant de les introduire dans la cornue ; adopte* le rapport de 1 partie de chlorate pour 1 partie de peroxyde calciné. Un tel mélange, soumis ii l'action d'une température suffisante pour amener la décomposition totale du chlorate, ne subit pas la fusion, et donne lieu à un dégagement de gaz régulier it mesure que la chaleur pénètre danslamasse des couches extérieures aux portions centrales. « 3° Produire la décomposition au moy en d'une lampe à alcool, d'un bec à gaz de Bunsen, ou d'un feu de charbon aussi peu intense (pie possible. Si, après quelques instants de chauffage, on ne constate aucun dégagement de gaz, il convient d'arrêter immédiatement le feu et de rechercher s'il n'y a aucune obstruction dans l'appareil. « U° Constater le degré de pureté du chlorate de potasse et ne faire usage de ce sel qu'à l'état de siccité. « Nous appelons d'une façon toute particulière l'attention sur les dangers que feraient courir aux manipulateurs la substitution ou le mélange du sulfure d'antimoine ou de la plombagine au peroxyde de manganèse. » (2) Cette calcination offre encore l'avantage de chasser l'ean de combinaison de certains oiydes de manganèse naturels, et de décomposer le carbonate qui s'y trouve quelquefois mélangé. 700 OXYGÈNE. Nous rappellerons ici, pour mémoire, que l'oxygène, l'hydrogène, l'azote, le bi-oxyde d'azote, l'air atmosphérique et tous les gaz incoercibles ont été liquéfiés et solidifiés par le froid et la compression. MM. Cailletet et Pictet ont ouvert cette voie et y ont réussi les premiers. L'eau oxygénée, appelée aussi Uoxyde ou peroxyde d'hydrogène, et qu'il ne faut pas confondre avec l'eau oxygénatée ou l'eau gazeuse oxygénée, a été découverte par Thénard en 1818. Elle se présente sous l'aspect d'un liquide incolore, inodore. D. : 1,452, Mise sur la langue elle la blanchit et produit des picotements; elle a une saveur métallique. Au contact de la fibrine, elle se décompose en eau et en oxygène ; elle décolore le permanganate de potasse avec dégagement d'oxygène et dépôt d'oxyde brun de manganèse. L'eau oxygénée décolore les matières colorantes, d'origine organique, à la manière de l'eau chlorée; elle sertàcolorer lescheveuxen blond (V. Un. ph. 1873). Suivant Schcenbein, le meilleur réactif pour l'eau oxygénée est un mélange de teint, de gaïac et d'ext. de malt, qui bleuit au contact de l'eau qui ne contient que un millionième d'eau oxygénée. Selon AI. Struve, le meilleur réactif serait l'oxyde de plomb (en solution dans la potasse caustique), qui se transforme en bioxyde au contact des moindres traces d'eau oxygénée; c'est à l'aide de ces réactifs que sa présence a été constatée dans l'eau de pluie, l'eau de neige, etc. (Sdiœu- bein, Struve). L'eau oxygénée s'obtient par la réaction de l'acide chlorhydriquc sur le bioxyde de ba-" ryum. (Un. ph. 1875). On a également de l'eau oxygénée très-diluée, en agitant dans un flacon très-large de la grenaille de zinc amalgamé avec un peu d'eau distillée (Schœntiein), Pour l'usage médical, il suffit d'une solution chargée de 10 vol. d'oxygène ; on en administre de à à 15 gr. dans une quantité d'eau indéterminée (Mehwd$on), L'eau oxygéné a été employée dans le rhumatisme chronique, dans certaines maladies du cœur, dans le pansement des plaies (Péan , le traitement du muguet (Damaschino) et contre la diphtérie (Baldy). En dissolution dans l'éther rectifié (éther ozonisé ou atomique), elle a été employée pour assainir l'air des chambres de malades (Bichai*dson). C'est ici le lieu de parler d'un corps dont l'etnde est encore loin d'être terminée, de l'ozone (de ïÇï, odeur) que le professeur Schcenbein, de Bàle, a découvert, en 18/iû. Lorsqu'on fait, passer une série d'étincelles électriques dans l'oxygène, on constate que ce gaz acquiert une odeur particulière due à l'ozone, fait que, dès 178/i, le physicien hollandais, Van Âlarum, avait remarqué. Pour quelques chimistes, l'ozone est un suroxyde ou peroxyde d'hydrogène existant naturellement dans l'air; pour Berzélius, ce n'est qu'une modification allotropique de l'oxygène; pour d'autres, c'est de l'oxygène modifié par l'électricité ; certains expérimentateurs le regardent comme un état particulier ou môme un élément de l'azote; d'autres, comme un bioxyde d'oxygène. MM. Bunsen et Alagnus admettent deux espèces d'ozone : l'une, est l'oxyg. allotropique; l'autre, une combinaison hydrogénée, un hydrate d'oxyg. (ozone hydrogéné, de Bau- mert). Schcenbein admet aussi 2 ozones : l'ozone proprement dit ou oxygène négatif et Vantozone ou oxygène positif. L'ozone et Pantozone en s'unissant forment l'oxyg. ordinaire ou inactif. Cette polarité ressort de la manière dont se comportent certains oxydes avec l'acide cblorliydrique ; les uns (ozonides), donnent du chlore et décomposent l'eau oxygénée ; les autres (autozonides) , donnent de l'eau oxygénée ; les premiers étant électro-négatifs par rapport aux seconds. L'existence de l'an- tozone est contestée par beaucoup de chimistes (V. J. ph. 1872). Cependant de nouvelles expériences de Schcenbein et de M. Aleisner tendent à prouver que dans toute combustion lente ou vive, c'est l'ozone qui oxyde, et Pantozone en présence de l'eau forme de l'eau oxygénée. Selon le chimiste de Bàle, l'ozone jouerait un grand rôle dans la météorologie morbifique : on déviait lui rapporter certaines épidémies de grippes , de toux catarrhalcs ; le choléra, 'la malaria, les affections paludéennes. Il semblerait exister une relation entre la présence ou l'absence de l'ozone dans l'atmosphère et la disparition ou l'apparition de certaines maladies épi- démiques, telles que le choléra. L'ozone serait donc un agent de purification de l'air, qu'il débarrasserait de ses propriétés miasmatiques : c'est ce qui paraîtrait résulter des ob- servatïons faites à Rouen, par Al. Uouzeau; à Versailles, par Al. le docteur Bérfgny; et de recherches venues de l'Inde, dues à un médecin anglais qui, par ordre de l'intendance sanitaire de la présidence de Bombay, fit des observations ozonométriques dans seize stations différentes ou hôpitaux civils et militaires. On reconnaît la présence de l'ozone dans l'atmosphère à l'aide du papier d'iodure potassique qu'il brunit. Comme ozonométre ou ozonos- cope, destiné à mesurer approximativement les quantités d'ozone contenues dans l'air ou dans un gaz, on emploie le papier iodiiro-amidonné de Schœnbein, c'est-à-dire du papier imprégné d'un mélange d'amidon et d'iodure de PAINS D'ANIS. 701 potassium, qui bleuit si le gaz ou l'air est ozonisé, l'intensité de la coloration bleue étant en rapport direct avec la quantité d'ozone. Mais ce papier présentant l'inconvénient d'être trop sensible, d'être bleui dans des circonstances étrangères, par les vapeurs nitreuses, chlorées, etc., M. Houzeau lui a substitué le papier de tournesol vineux mi-ioduré. On peut aussi constater la présence de l'ozone dans l'atmosphère, à l'aide d'un papier imprégné de protoxyde de lhallium qui brunit au contact de l'ozone par suite de sa transformation en peroxyde noir ISchœnbeiri); mais l'a coloration plus ou moins foncée du papier thallique n'est un signe certain de l'ozone que si ce papier bleuit la teinture de gaïac (A. Lamy). L'électricité qui se trouve constamment dans l'air, et qui se décharge à certains intervalles, peut avoir pour effet de transformer en ozone l'oxygène atmosphérique. Suivant le D r Thi- rion, quand l'ozone est en forte proportion dans l'air, on observe plutôt des angines, bronchites, pleurésies, pneumonies ; par l'absence d'ozone, on rencontre plus fréquemment des embarras gastriques. L'ozone (qui a reçu les noms d'oxygène électrisé, oxygène actif, oxygène ozone ou ozo- nisé, oxygène naissant, oxygène allotropique), se produit aussi quand on mélange ensemble de la vapeur de phosphore, de l'oxygène et de la vapeur d'eau ; quand on place du phosphore dans l'oxygène humide ; en mettant dans un ballon, de 10 à 15 litres de capacité, une petite quantité d'eau et des bâtons de phosphore qui plongent moitié dans l'eau et moitié dans l'air, opérant à -\- 15 ou 20° et fermant imparfaitement le ballon. 11 se produit dans les perturbations électriques de l'atmosphère. L'ozone se produit encore soit par l'action répétée des étincelles électriques sur l'air ou sur l'oxygène auquel on fait traverser le condensateur électrique de M. Ladd ou de M. Fizeau (V. Un. ph. 1808, p. 2/13) ; soit, dans l'électrolyse de l'eau c'est-a-dire lorsqu'on décompose par la pile l'eau pure ou tenant en dissolution certains sels (sulfates de potasse, de zinc), certains acides (acides sulfurique, nitrique, phosphorique étendus); soit par l'oxydation lente, à l'air et à la température ordinaire, de quelques substances, comme l'éther, les essences de térébenthine et de citron; ou en faisant agir l'acide sulfurique concentré sur le bioxyde de baryum (Houzeau); soit en faisant dissoudre du permanganate de potasse pur dans l'acide sulfurique concentré jusqu'à ce que le liquide soit d'un vert olive foncé, et. y projetant du bioxyde de baryum pulvérisé (Sehœnbein). 2 p. de permanganate de potasse, mélangées avec 3 p. d'acide sulfurique donnent une masse pâteuse qui dégage de l'ozone pendant plusieurs mois (Boettger); mais, suivant M. Ram- melsberg, le permanganate de potasse pur de chlorure de potassium ne donne pas d'ozone (V. J.ph. 187ft). A l'aide de son tube ozoniseur, M. Houzeau (V. J. ph. 1872; Dict. eh. W., t. 2) est arrivé à produire aisément de l'ozone concentré, et à oxyder instantanément l'alcool, l'éther, h décolorer le sulfate d'indigo, avec production d'eau oxygénée. MM. Houzeau et Renard ont proposé l'emploi de cet ozone concentré pour l'oxydation des matières organiques et, en particulier, des carbures d'hydrogène (benzine, élhylène) (V. J. ph. 1873). L'ozone est un oxydant puissant, son odeur estchloreuse lorsqu'il est concentré. 11 jouit de propriétés chimiques énergiques : il attaque à froid le mercure et l'argent, chasse l'iode des iodures, se combine directement à l'azote pour former l'acide azotique, transforme le, cyanure jaune en cyanure rouge, convertit le sulfure de plomb en sulfate, décolore le tournesol et l'indigo. Il disparaît par l'action d'agents réducteurs (charbon , soufre, sels de protoxyde de fer) ou d'une température de 250 à 300°. D té 1,858 (Soret). Il paraîtrait qu'il se développe plus d'ozone, pendant le jour, au printemps et en été, plus, au contraire, pendant la nuit, en automne et en hiver (Bazckel, Simonin). L'air de la campagne est plus ozonisé que celui de la ville (Kosmann); il y a analogie de propriétés entre cet air et l'ozone (Houzeau). Les plantes, par leurs parties vertes dégagent de l'ozone pendant le jour et point pendant la nuit (Scoutetten, de Luca). En pleine campagne, les plantes dégagent plus d'ozone que celles qui sont enfermées dans l'intérieur des villes. L'air très-sec et très- cliaudest peu ozonisé, les plantes y languissent et exhalent peu d'ozone (Kosmann). L'ozone os! un désinfectant au même titre que le chlore (Houzeau). (V. Itev. ph., 1850-57; 1859-60; Un. ph., 1862, 1868, 1869). D'après M. Jou- glet, certains corps détonants (nitroglycérine, dynamite, iod. et chlor. d'azote) feraient explosion au contact de l'ozone (V. Un. i'/t.!870). En résumé, la nature du corps ou des corps décrits sous le nom d'ozone, est loin d'être établie avec certitude. 11 est au moins acquis, dès à présent, que l'ozone peut détruire les gaz malfaisants désignés sous le nom générique de miasmes. P PAINS D'ANIS. Ânis vert entier. .. no ■> .. O.S. 702 PALOMMIER. — PANCRÉATINE. Pétrissez, cuisez et laissez les pains 22 ou 24 heures sur le four d'un boulanger avant de les enfermer. Celte formule est tirée du Formulaire de Cadet. En voici une autre analogue qui donne ce qu'on nomme lePaind'épices. Les médecins y font quelquefois incorporer des substances médicamenteuses. Anis ......... 15 Coriandre.... 15 Girofle ....... 2 Cannelle.... 2 Carb. de pot. 2 Eau ........ 500 Farine. Miel... 10000 o. s. F. S. A. une pâte que vous diviserez par parties que vous vernirez avec du jaune d'œuf et ferez cuire comme ci-dessus. En y ajoutant du semen-contra on obt. le Pain d'épiées avers. Les anciens se nourrissaient d'un pain fait de miel et de farine de seigle, sous le nom de m cl dates. Pains médicinaux. Il y a environ 30 ans, un médecin de Paris, M. Dérouet-Bossière, a présenté à l'Académie de médecine un pati» fetvuyineuw, comme lui donnant de très-bons résultats. Ce pain ferrugineux est à base de carbonate de protoxyde de fer; niais on peut y faire entrer [ont autre sel ferrugineux. Le pain ainsi additionné n'a presque pas de saveur étrangère. Le même docteur a aussi eu l'idée de faire du pain au bicarbonate de soude, à l'oxyde de zinc, au .■. nitrate de bismutfy, etc. On conçoit, en effet, qu'on peut ainsi incorporer une foule de subs- tances médicamenteuses au pain et traiter les malades à l'aide de lems aliments. Cette médication pourrait avoir son utilité. On doit admettre cependant que les sels sont plus ou moins modifiés. PALOMMIER. Guulthérie, Thé du Canada, Thé rouge, Thé du Tercc-Seuoe; Gaulthcria procumbens (Ericinées), (Canudisclter thee, al.; Winter- ijeeen , Box berry, Mountain tea, I'artridge berry, ajc). Le palommier est un petit arbrisseau de l'Amérique septentrionale. Les feuilles passent pour stimulantes, nervines. On les a, dit-on, employées contre l'asthme. L'huile volatile (Huile vol. de Gauthérie; Oleum Gaidthenœ, Essence de Winter-green, acide Gaulthérique), qui est obtenue par distillation de toutes les parties de la plante est très-employée dans la pharmacie américaine pour aromatiser les sirops , etc. Elle \ient de New-Jefsèy, où l'arbre croît en abondance. Récente, elle est incolore ; avec le temps elle devient rougeàtre. C'est un mélange d'un hydrocarbure nommé gaulthérdëne et de Sa- fytilate de méthyte ce dernier qui en est la partie principale (9/10) s'obtient artificiellement par distillation d'un mélange de 2 p. d'alcool méthylique 2 p. d'acide salicjiique et une p. d'aride sulfurique. Elle bout à 20/i°. Eu la traitant par la potasse, il se forme du salicylate de potasse, puis X acide sa/icylique, en décomposant par l'acide chlorhydrique le salycilate alcalin. Il se produit une bouillie de salicylate de potasse et une eau-mère, ayant une forte odeur de roses. En distillant on en obtient une eau de roses factice, bonne pour la parfumerie. PANCRÉATINE. Pancréas...... 1 partie. Eau........ 2 parties. Les pancréas, débarrassés des parties étrangères qui les accompagnent, sont délayés dans l'eau légèrement chloroformée pour empêcher l'altération. Après quelque temps de contact on jette sur des filtres, le résidu est exprimé et le liquide obtenu filtré et mélangé au précédent. On évapore rapidement dans un courant d'air et dans des \ases à large Surface à une température ne dépassant pas iu°. 0t-' r , 10 de pancréatine ajoutés ii y grammes de fibrine, 8B grammes d'eau et chauffés douze heures à SO° amènent une dissolution et une transformation complètes. La liqueur filtrée doit être à peine troublée par addition d'acide nitrique. 0s r ,10 de pancréatine ajoutés a 100 gr. d'empois contenant B grammes d'amidon donnent un liquide filtrant très-facilement et décolorant quatre fois soir volume de liqueui de Feiiling. Matière active du suc pancréatique. C'est un ferment (diastase pancréatique) sous l'influence duquel celui-ci saccharifie l'amidon, dédouble en acides gras et en glycérine les corps gras neutres que, seul de Lous les autres liquides de l'économie, il émulsionne instantanément et d'une manière complète {CI. Bernard). La pancréatine a une réaction acide, est colorable en rouge par l'eau chlorée, coagulahle par la chaleur ou l'alcool; dans ce dernier cas, l'eau la redissout. (V. Un. ph. 1879). En 1-864, le D c H. Dobell a cité de nombreux cas à l'appui des bons effets de la pancréatine. Depuis cette époque, en Angleterre, en Belgique, on emploie la pancréatine comme stimulant de la digestion des corps gras, qu'elle émulsionne sous forme dc crème épaisse, blanche: c'est donc un pendant à la pepsine qui, elle, digère la fibrine animale et a la diastase delà salive qui dissout l'amidon. — On l'administre généralement sous forme d'émulsion ou en solution dans l'alcool faible, et aussi sous ff PAO-PEREIRA. — PASSERAGES. 703 forme de poudre el de potion digestives (Van den Corput). PAO-PEREIRA. Pereira, Geissospermum vdlusii (Apocynées). Ëroi'ce fébrifuge d'un arbre très-élevé qui se trouve sur les montagnes de plusieurs provinces du Brésil. Cette écoree, grosse et irrégulièrement crevassée, d'une saveur amère, est employée au Brésil et surtout à Rio-de-Ja- neiro, contre les /lèvres intermittentes, en décoction (30 : 1000). Elle contient la péréirine, matière amorphe, blanc-verdàtre, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, et à laquelle l'acide sulfurique communique une couleur violette, et la geùsospermine qui cristallise en prismes blancs. PARACARY. Pcltudon radicuns (Labiées). Plante herbacée du Brésil de 0 m 60 à l m de hauteur, à feuilles ovales, aiguës, opposées, dentées, molles, pileuses et visqueuses, légèrement aromatiques, d'une odeur qui rappelle celles do la menthe et de la mélisse; à fleurs violettes, axillaires, formant des corymbes pédoncules. 11 y en a plusieurs variétés qui diffèrent beaucoup quant à la longueur des rameaux et à la forme des feuilles. On la trouve aussi au Mexique, Gualimala, Guyane et Pérou. Au Brésil, on l'emploie, contre l'asthme en infusion ('20 : iOOO) (V. Un. PL 1865), et aussi sous forme de teinture (qui se prépare comme celle de quinquina), à la dose de 15 à 30 gr. dans une potion ; on administre contre la morsure des animaux venimeux (serpents, scorpions, etc.), à l'intérieur le sue de Paracary à la dose de 60 grain., et à l'extérieur en cataplasmes faits avec la plante elle-même, appliques sur la morsure après cautérisation. PABEIRA BRAVA. Pareirawurzel, Brasilianische gries"\vurzel, al.; Wbitc partira brava, ang.; Butua, est.; Touwdruit, hol.; Abutua, por, Le pareira brava est la racine d'une Ménis- permée qu'on a longtemps rapportée au Cis- sampelps pareira, et qui, d'après llanbury est fournie par le Cocculus Chondodendr&n [Coccu- lusplatyphylla) , qui nous vient du Brésil et dont la grosseur \ arie de celle du doigt à celle du bras, elle est ligneuse, tortueuse, d'un brun-noir extérieurement, et intérieurement d'un brun jaunâtre clair, offrant dans sa coupe transversale des couches concentriques formées de faisceaux de fibres, et facilement séparables ; elle est inodore et amère. En 1838, Wiggers y a trouvé un alcaloïde, la Cissampelinc ou Pélo- sine, qui, d'après M. Fluckiger, serait identique avec la berbérine, la buxine et la paricine. Diurétique qu'on emploie, mais rarement, en tisane par infusion (pp. 20 : 1000). Le Caapeba, racine du C. Caapcba , en diffère à peine. C'est un puissant diurétique. PARIÉTAIRE \ Perce-muraille, Aumure, Herbe aux murailles, des nonnes, Notre-Dame ou de Sainte-Anne ; Helxine; Parietaria offleinalis (Urticées). Glaskraut, Tag nnd Nachtkraut, al.; Pellitory of the wall, ang.; AIurkurt,DAN.; Parietaria, esp., it., pou.; Glask- ri>id, hol.; Noc i dzien, pol.; VVœggœrt, su.; Japiscaa otou, TUR. Plante % herbacée; tiges rameuses, dressées, pubescentes ainsi que les feuilles qui sont alternes, un peu rudes, allongées, pétiolées, entières ; les fleurs sont petites , polygames, verdàtres, agglomérées; étamines à filaments élastiques. Pariétaire vient de Paries, muraille, parce que la plante croit au pied des murs et dans leurs tissures. Elle contient de l'azotate de potasse et est employée en infusion (pp. 10 : 1000), comme diurétique et émollienle. PARISETTE. Raisin de Pienard, Herbe à Paris, Étrangle- loup ; Paris quadrifolià (Asparaginécs). Volfsbeere, al.; One berry, ang.; Etbaer, dan.; Saart- ta, ég.; L'bas de zorro, esp.; Wolfsbezre, hol.; Uva di volue, it.; Wronie oko,POL.; Pariselle, von.; Trollbœr, su. Plante % qui croît dans les bois couverts. Sa tige simple, haute de 20 à 30 centimètres, porte à son extrémité supérieure â grandes feuilles formant verticille, et du milieu desquelles sort un pédoncule portant à son sommet une fleur unique, verdàlre, à laquelle succède un fruit bacciforme, qui est vénéneux. La racine est \omiti\e et contient de Vaspa- ragine. Elle aété conseillée dans la colique.Les feuilles sont purgatives et passent poursudori- fiques et antispasmodiques. — Inusité. PARNASSIE. Hépatique blanche; Pamassiapalustris (Droséracées). Leberkraut, Studentenroeslen, AL.; Stotterblomma, su. L'herbe et les fleurs passer! pour astringentes. PASSERAGES. La Grande passerai je ; Lepidiim latifoUum (Pfefferkraut, al. Breadlead, Pepperumrt, ang. Peperur, dan. Ereedbladig, Piperkruid, hol. Lepidio, rr. Pepparùrt, su.) et la Petite f 704 PASTILLES ET TABLETTES. passerage ; Lepidium iberis ( Siatica cress , ang.). Plantes indigènes de la famille des crucifères , employées dans quelques localités comme succédanées du cresson, du cochléaria et du raifort. La passerage (lepidium ruderak), nasitor sauvage, desséchée est, dit-on, propre à détruire les punaises. En Russie, où elle est très-abondante, on la considère comme fébrifuge ; le remède populaire est la décoction (Dêcoykress) (pp. 32 : 1000). PASTILLES ET TABLETTES. Saccharolés solides (Ch.) Faefelchen, Mundkiïgelchen, al.; Troches, Lozenges, anc.; Echras, ar.; Pastillas, esp.; Pastiglie, it.; Pas- tiljer, su. Médicaments internes, officinaux ou magistraux, composés de sucre uni à des matières médicamenteuses, auxquelles on donne d'abord une consistance de pâte au moyen d'un mucilage ou de la cuisson, que l'on divise en petites parties de formes diverses, et que l'on fait sécher ensuite. Les matières médicamenteuses que l'on fait servir à la préparation des pastilles sont nombreuses, et pourraient l'être davantage, puisque toutes les matières solides, toutes celles susceptibles de céder ci l'eau quelque principe soluble, tous les aromates, pourraient à la rigueur servir à cet usage. Cependant, le 1ml que l'on se propose étant d'obtenir des médicaments agréables et d'une bonne conservation, ce serait à tort qu'on ferait revêtir la forme de pastilles à des substances d'odeur et de saveur repoussantes, ou à des sels déliquescents. Jusqu'à présent les pharmacologistes ont distingué les tablettes proprement dites des pastilles ; mais l'usage portant de plus en plus a confondre ces deux sortes de médicaments, évidemment distincts, nous les avons réunis dans cet article, toutefois en en faisant deux classes : 1° pastilles préparées à l'aide d'un mucilage (tablettes proprement dites) ; 2° pastilles préparées par la cuite du sucre ou à la goutte. Jadis toutes les tablettes étaient préparées par la cuite du sucre ; on les désignait sous les noms de rotules, de. morsuli, de trochisques, à'électuaires solides. Les pastilles d'alors étaient des préparations qu'on brûlait comme parfums ; tels sont les clous fumants. I. Pastilles préparées à l'aide d'un mucilage. (Tablettes, Tabellœ du Codex.) On réduit les substances qui doivent en faire partie en poudre très-fine (1) ; on incorpore d'abord dans un mortier une partie du mélange au mucilage, puis on porte celte masse molle sur une table de marbre, et l'on y incorpore par malaxation le reste de la poudre sucrée ; on étend cette masse en couche uniforme au moyen d'un rouleau, après avoir saupoudré la table avec un peu d'amidon. On saupoudre également la surface de la masse. Afin d'avoir des pastilles de même épaisseur, on se sert de carrés ou de règles en bois ou en fer, de l'épaisseur qu'on veut donner aux pastilles, sur lesquelles les deux extrémités du rouleau s'appuient lorsque la pâte est convenablement étendue; à l'aide d'un emporte-pièce on la découpe en pastilles. On étale ces dernières, les unes à côté des autres, sur des feuilles de papier étendues sur des tamis ou des châssis, on laisse sécher un peu et l'on porte à l'étuve pour achever la dessication. On aromatise en général les tablettes et les pastilles avec une essence appropriée et quelquefois avec des eaux aromatiques. Les quantités d'essences employées pour 1000 p. de tablettes sont : Essences d'anis, de citrons, de menthe, i p. Teinture île vanille 10 p. (Codex). Certaines pastilles, celles de Vichy, de magnésie (action des alcalis sur la glucose), de bismuth (effet dû à la réduction, de l'argent contenu dans le bismuth), par exemple, se colorent quelque- lois en brun pendant leur dessiccation. Les emporte-pièces n'enlèvent ordinairement qu'une pastille à la fois, mais on a imaginé des emporte-pièces multiples, et même des cylindres creux percés de trous de la forme voulue ; en roulant ces derniers sur la pâte, chaque trou se remplit ; en continuant à la rouler, une nouvelle épaisseur est prise et fait tomber la première dans l'intérieur du cylindre. Ces moyens ne sont avantageux que dans la fabrication en grand. Les emporte - pièces sont généralement oblongs ou ronds ; mais il y en a de disposés en losange, en trèfle, etc. Les confiseurs font des cannelures à leurs pastilles en passant d'abord en long, puis en travers, un rouleau cannelé sur la pâte étendue. Quelques pharmaciens ont, à part de remporte-pièce, un cachet, portant le nom de la base des pastilles et qu'ils appliquent sur chaque pastille ; d'autres ont des emporte-pièces faits de telle manière qu'ils coupent et marquent en même temps. Pour avoir des pastilles dont les bords soient coupés net, il est important de nettoyer souvent l'extrémité de l'emporte - pièce en le (t) Béral. en général, préfère l'emploi rures à celui des poudres végétales. saccha- PASTILLES D'ACIDE LACTIQUE. trempant un instant clans l'eau et l'essuyant ensuite. Voici la figure de l'appareil à l'invention duquel nous avons participé et dont nous nous servons a la Pharmacie centrale de France, il donne des pastilles-tablettes timbrées sur les deux faces. (Fie/. 101.) Pour les pastilles faites avec des poudres végétales, on conseille de se servir d'un mucilage épais, afin d'éviter que la matière extrac- tive, en se dissolvant, ne colore le produit. (V. Pastilles d'ipéca.) Le mucilage des pastilles est presque toujours celui de gomme adragante ; mais, selon quelques pbarmacologistes, le mucilage de gomme arabique est préférable en ce qu'il donne des pastilles qui ont un aspect translucide. D'autres, pour obtenir cette quasi-transparence, conseillent l'emploi du blanc d'oeuf. La quantité de mucilage nécessaire à lier les substances varie un peu ; elle est plus forte pour les pastilles qui contiennent des acides et des sels que pour celles qui contiennent des substances extractives. Cette pp. varie de 100 à 125 p. de mucilage au 9 e , par kilogramme du mélange pulvérulent. Une chose à remarquer, c'est que les pastilles qui contiennent beaucoup de mucilage deviennent très-dures avec le temps. Les mucilages se font tantôt à l'eau simple et tantôt avec des bydrolats aromatiques. Quelquefois ces derniers sont remplacés par des essences ajoutées à la masse. (Voy. Mucilages.) Garot a rappelé un procédé des Allemands, et que nos confiseurs emploient aussi quelquefois pour aromatiser extemporanément les pastilles après leur dessiccation. Il consiste à faire dissoudre une huile volatile dans de l'éther, à verser celte dissolution sur les pastilles contenues dans un flacon à large ouverture et à remuer en tous sens ; on verse les pastilles sur un tamis et on met un instant a l'étuve pour évaporer l'éther. Ce procédé est - PASTILLES AMYGDALINES 705 surtout commode en ce qu'il permet de préparer de grandes quantités de pastilles inodores et d'aromatiser selon le besoin. Les pastilles se conservent mieux, renfermées dans des boîtes ou tiroirs en bois, que dans des pots ou flacons. Les pastilles-tablettes subissent à l'humidité une altération qui les fait paraître ponctuées. Cette altération est due à une production lente de sucre incristallisable (Huraut-Moutillard). Le Codex fait faite les tablettes du poid^ de ls r ,0. Pastilles~"d'acide lactique. Acide lactique liq.. 8,0 Gomme adragante. Q. S. Sucre............. 300,0 Vanille........... 1,0 Faites des pastilles de 2,0. (Soub.) Pastilles d'acide oxalique. Acide oxalique ..... 4,0 Ess. de citron, goût. 12 Sucre............. 2>0,0 Mucil. adragante.. Q. S. F. des pastilles de 0,6. Soubeiran donne ces pastilles sous le nom de pastilles pour la soif. V. Pastilles de suroxalate de potasse. Pastilles d'acide tannique. Ac. tannique, teint Mucilage de gom., Q. S. de toiu, aa...... 1,30 Gomme arabique. . 2^50 Sucre pulvérisé.... 60 Pour 60 pastilles contenant chacune 0,025 d'acide tannique. De 1 à 6 contre la diarrhée, la dysenterie, la métrorrhagie, etc. (Brit.) Pastilles d'albumine iodée. Iode... 10 Blancs d'œufs..................... 875 Sucre.. 410 1 J île de chocolat non sucrée........ 300 On dissout l'iode dans le moins possible d'alcool a 95 e ; on ajoute le soluté avec le blanc d'eeuf dans un mortier; au bout d'une heure on ajoute le sucre et l'on sèche à l'étuve. On incorpore le produit sec au chocolat et on fait des tablettes de II gram. contenant 5 ceiilig. d'iode chacune. (Soubeiran.) — On pourrait faire des pastilles blanches et du poids ordi- ■ naire, en employant simplement l'iodalbu- mine. Pastilles alumineuses (Argenti). Alun de potasse.... 3 Sucre pulvérisé....... 35 Gomme arabique... 2 Eau delaur.-ceriae— Q. S. F. 100 pastilles de /i0 centigr., contenant chacune 3 centigr. d'alun. Pour remplacer les gargarismes de décoctions alumineuses, dans les cas varies d'angines, dans les aphonies et les dysphonies des chanteurs; contre les ulcérations aphtheuses de la bouche. Pastilles amygdalines. Sacchar. d'am. pnlv. 250,0 Gomme adragante... 15,0 Sucre.............. .îjO.O Eau de 11. d'orang .. 6u,0 Faites des tablettes de 0 décigrammes que vous sécherez de suite dans une étuve modérément chauffée. {Mouch.) ;06 PASTILLES ANTICATARRHALES. — PASTILLES DE BICARBONATE DE SOUDE. Pastilles anticatarrhales (Deslauriers). Ipécacuanha puhér. 78,0 Sagou ........... 1000,0 Polygala pulvérisé.. 18,0 Gomme adrag... 25,0 Ext', aq. de pavot... 47,0 Eau de il. d'or.. Q. S. Essence de cannelle. 0,5 Sucre........... 12000,0 Pastilles anticatarrhales (Tronchin). P. gommeuses hermétisées ; P. Kermès comp. Kermès minéral..... 31,27 Gomme arabique... 240,0 Anis .............. 31,27 Sucre.............1000, 0 Mucilage adragant. Q.S. tic 0,30. — 6 à 8 par Extrait gonimeux d opium .......... 0,6 Extrait de réglisse.. 60, 0 Faites des pastilles jour (Cad.). Pastilles anticatarrhales (Vandamme). Acide benzoïque.. 8,0 Gomme arabique.. 60,0 Sucre blanc....... 1000,0 Amidon .......... 120,0 Iris de Fi........ 15,0 Eau distillée...... 120,0 Pour une niasse à diviser en pastilles de 1,0 • Pastilles antimoniales (Kunckel). Amandes do'uces... 60,0 Cannelle.......... 15,0 Sucre blanc....... 407,0 Sulfure d'antim__. 30,0 Cardamone pulvé-r. 30,0 Mucilage adrag.... Q. S. Monde/, les amandes, pilez-les avec le sucre, ajoutez les poudres, puis le mucilage, et faites des pastilles de 1 gramme. Chaque pastille contiendra 0,05 de sulfure {Ane. Codex). Anliher- pétique. Dose : 2 à 12. Pastilles aromatiques. Sucre ............. 500,0 Eau.............. 120,0 Faites cuire à la grande plume, ajoutez : Amandes douces... 60,0 Gingembre..........4,0 Ecorce de citron... 15,0 Cardamome ......... 4,0 Cannelle .......... 4,0 Galanga.............. 1,0 Muscade .......... 4,0 Girofle ..............4,0 Faites des tablettes. (But.) Les Pastilles impériales, que l'on prescrivait aux buveurs d'eaux minérales, comme stomachiques, en diffèrent à peine. Par leur composition, ces pastilles reviennent aux Tragem aromaticœ des pharmacopées allemandes. Pastilles aromatiques (Steel). Sulfate de fer....... 5,0 Sucre............. 200,0 Teint, de cantharides Mucilage à l'eau de à 1/24............ 1,0 cannelle........ Q. S. F. S. A. des tablettes de 1,0. — 1 tablette chaque jour dans Tanaphrodisie et l'asthénie. (Hem. pat. angl.) Pastilles d'azotate ou sous-nitrate de bismuth. S.-nitrate de bism. 100,0 Mucilage adragante... 90 Sucre............. 900,0 F. des tablettes de 1,0. Chaque pastille contient 0,10 de sous-nitrate (Codex). 2 à G par jour dans la gastralgie, la diarrhée, surtout chez les enfants. Ces pastilles noircissent au soleil. Pastilles bismutho-magnésiennes. S.-nitrate de bismuth.. 10 Mucil. adrag. menthe ou Magnésie hydratée. •.. 10 à l'eau de fleurs d'oran- Sucre pulvérisé....... ï>0 ger............. Q.S. Sucre .............. 2000 Alcool à 86c ........ 150 Ean distillée....... 300 F. 100 pastilles-tablettes. — De 1 à 10 par jour, contre la gastralgie, la dyspepsie, etc. Ces pastilles sont données comme représentant les pastilles américaines de Patterson, de Fayard, de Lyon. La poudre de même nom est la composition ci-dessus moins le mucilage. Pastilles balsamo-sodiques (Delioux). Baume de Tolu...... 150 Bicarbon. de soude... 75 Gomme adragante.... 20 On fait dissoudre à chaud le baume dans l'alcool; on passe, on remet le soluté sur le feu, on ajoute l'eau, on sépare le dépôt et l'on chauffe au B.-M. pour chasser l'alcool; on incorpore la gomme pour former mucilage, et enfin le sucre auquel on a mêlé le bicarbonate. On fait une masse que l'on divise en tablettes de 1 gr. que l'on lait sécher. En remplaçant le bicarbonate de soude par le bicarbonate d'ammoniaque, on a les pastilles ou tablettes ùalsamo-ammuinques pectorales. Pastilles de baume de Tolu*. Baume de Tolu... 100,0 Gomme adragante. 20,0 Sucre............ 2000,0 Eau distillée...... Q.S. F. digérer 2 heures au B.-M. le baume avec le double de son poids d'eau et en agitant souvent; laissez refroidir et filtrez; faites le mucilage avec la liqueur (180) et la gomme, et préparez une niasse que vous diviserez en pastilles de 1,0 (Codex). — Pectoral très-employé. — Dose, ad libitum. 11 a été pris un brevet pour une sorte de pastilles sous le nom de Dragées arabiques. Comme elles ont quelque analogie avec les pastilles de Tolu, nous en donnerons la composition ici. On fait digérer 500,0 de benjoin dans 2000,0 d'eau, on filtre et on verse le digeste sur 1000,0 de gomme arabique, on fait fondre a froid, on passe, on ajoute 8000,0 de sucie, on étend la masse sur un marbre; on la divise au couteau en dragées et l'on fait sécher à l'étine. Pastilles de bicarbonate de soude*. P. de Vichy ou de d'Arcet, P. alcalines, P. digestives. Bicarb. de soude.. 50,0 Mucilage adragante. 180 Sucre............ 1950,0 Faites des pastilles de 1 gramme; chacune contiendra 0,025 de bicarbonate (Codex). On est dans l'habitude d'aromatiser différemment ces pastilles : au citron, a la fleur d'oranger, à la menthe, à Fanis, au tolu, à la vanille, etc. — Dose : de 6 à 8. Pour la dose ci-dessus on emploie : Ess. de menthe rectif. 1,00 Essence de rose---- 0,50 Ess. de fl. d'oranger... 1,00 — d'anis..... 1,00 Ess. de citron......... 1,00 Tient, de vanille... 10,00 PASTILLES BLEUES. On les dissout dans 3 fois leur poids d'alcool à 40° et on les introduit dans la pâte à pastilles, encore molle. Les Bonbons de Malte contre le mal de mer ne sont, dit-on, que les pastilles de Viciiy modifiées dans la forme et la saveur. PASTILLES AU CHLORURE D'ARGENT. Pastilles de calomel* doux, Pastilles 707 ........ 1,0 do citr. Q. S. 2,50 60 . 10 » Pastilles bleues (Bodriguez) Cyanure ferroso-ferr.. 4,0 Cannelle....... Gomme arabique.....4,0 Sirop déc. Sucre............... 8,8 Div. en 20 pastilles. Pyrexies intermittentes. Pastilles de borate de soude. Borate de soude pul- Gomme adragante. vérisé ............ 100 Eau distillée...... Sucre pulvérisé ..... 900 Teinturede benjoin Préparez le mucilage avec la gomme adragante, oO" r . d'eau et 5s r . de teinture de benjoin. Mélangez le borate de soude avec la moitié du sucre et passez au tamis. Incorporez au mucilage l'autre moitié du sucre, le reste de l'eau et de la teinture de benjoin, et enfin le sucre borate. Faites des tablettes du poids de le r . qui contiendront O^MO de borate de soude. (Codex.) Pastilles de cachou *. Tabellœ cum catechu. Cachou.. 80,0 Sucre... 400,0 Mucil. adrag... 50,0 Faites des tablettes de 1 gr., contenant chacune 0,10 de cachou. (Codexj Dans beaucoup- d'officines on donne à ces pastilles un petit diamètre, et au contraire une asse/. grande épaisseur. — Stomachique. Dose : n° 5 a 10. — (Voy. Grains de cuckou.) Pastilles dites Cachundé. Terre bolaire....... 500 Succin ............. 250 Musc .............. 30 Ambre gris........ 30 Boia d'aloès ......... 160 Carb. de magnésie.. 330 Santal rouge....... 1000 — citrin ........ 50 Mastic ............. 30 ces subsl. ....... 500 Acore ............... 30 Galan.j i............. 30 Cannelle ............ 30 AJoêi ............... 30 Rhubarbe........... 30 Myrobolans .......... 30 Absinthe............ 30 Ivoire calciné....... 900 Porphyr. ces subst. et arrosez-les avec : Vin muscat.......... 500 Eau de roses........ 230 Mêlez exactement et avec : Sucre....... 24000 Mucil. de gomme adrag.. Q. S. Faites des pastilles de 0,6. M. Bouchardat ne fixe point la quantité de sucre; celle que nous avons indiquée est calculée d'après celle de la formule donnée par Guibourt et dans laquelle il entre des perles et des pierres précieuses. Suivant quelques auteurs, dans le cachundé des Indiens il entrerait du Haschisch et une terre argileuse appelée masqniqui. Aphrodisiaque, stomachique. au mercure Tabellœ cum Tablettes fâges; roso. Calomel à la vapeur. Sucre.............. chlorureto verrm- hydrargy- 90 Carmin n. 40... Mucilage adrag., 0,05 10 F. des pastilles de 1 gr. Chacune contiendra 0,05 de calomel (Codex). Dose : 1 à 5 aux enfants, comme vermifuge. Pastilles de carragaheen. Saccliar. de carragaheen. Gomme adragante....... 500,0 4,0 Eau commune.... Arôme, ao MaiT. i,0 Faites des tablettes de 2,0. (Mouchon.) Pastilles de charbon. Charbon végétal lavé......... 200 Sucre....... 200 Mucilage de gomme adragante. 50 Faites des pastilles de l gr . contenant chacune 0,50 de charbon. {Codex.) Le charbon de bois serait avantageusement remplacé par le charbon de pain. M. Thérouin a donné la formule suivante de pastilles de charbon : Chocolat ou café pulvérisé. 100 Sucre ............. 30 Charbon végétal porphyr. 30 Vanille............ 4 Ou Q. S. de mucilage de gomme. F. pastilles de 1 grani., 6 à 8 par jour. Cette formule ressemble beaucoup, moins le sucre, à celle donnée par M. Chevallier, en 1827 : Sucre pulvérisé....... 96 Vanille............ 4 Cbarb. végétal lavé et Mucil. de g. adrag.. Q. S. porphyrisé......... 32 F. pastilles de 9 décig. ; 6 à 8 par jour. Contre la fétidité de l'haleine. Pastilles de charbon animal (Radius). Charbon animal ....... 10 Sucre................ 80 Avec Q. S. de mucilage de gomme adragante. F. pastilles de 6 decigram. Pastilles de chlorate de potasse. Pastilles contre le croup, P. au sel de Berthollet, de Dethan. Chlorate de potasse.. 100 Gomme adragante..... 10 Sucre puhérisé...... 900 Digeste de Tolu...... 90 Carmin............. 0,5 F. S. A. une pâte homogène et divisez en tablettes de 1 gr. Chacune contient 10 oentig. de chlorate. Le nouveau Codex a supprimé le carmin. 12 a 20 par jour contre le croup, les angines, la fétidité de l'haleine, le mercuria- lisme, etc. Pastilles de chocolat au chlorure d'argent (Sicard). Chlorure d'argent... 0,03 Chocolat.......... Q. S. pour 12 pastilles. — Une par jour. Scrofules. 708 PASTILLES DE CHOCOLAT AU FER — PASTILLES DE FER. Pastilles de chocolat au fer réduit par l'hydrogène (Miquelard et Quevenne). Fer réd. parl'hydr.. 50,0 Chocolat fin vanillé. 930.0 Mêlez le fer au chocolat ramolli à une douce chaleur, et faites des pastilles de 1,0 dont chacune contiendra 1/20 ou 0,05 de son poids de fer. — Dose : 5 à 8 dans les premiers jours, et ensuite jusqu'à 15 dans le courant de la journée, et de préférence au moment des repas, soit avant, après ou même pendant ceux-ci. L'action de ces pastilles étant assez prompte chez la plupart des malades, il est important de commencer par la plus faible dose pour arriver progressivement à la plus forte. Pastilles de Chaussier. Opium ...... 0,3 Camphre___ 1,0 Sucre...... 12,0 F. 48 pastilles. — 5 à 6 par jour. Pastilles de chlorure d'or (Chrestien). Chlorure d'or et de sodium. 0,25 Sucre....... 30,0 F. avec mucilage Q. S. 60 pastilles. Pastilles de citrate de fer (Béral). Sucre van. 16,0 Cit. de fer ammon. 1,0 Mucil.. Q. S. F. des pastilles de 0,9. Pastilles de citrate de fer et de magnésie (Corput). Citr. deferet demag. 2,6 Sacch. de vanille.... 2,0 Sucre .............. 30,0 Mucilage adragant . Q. S. F. des tablettes de 0,8. Autre formule : Citrate de fer et de ma- Gomme arabique...... 4 gnésie ............. 18 Sucre vanillé......... 86 Pour 100 tablettes. Pastilles au citrate de magnésie. ilitrafe de magnésie... 50 Mucilage.......... Q. S. Sucre arom. eu citron. 50 F. 100 pastilles. Elles contiendront chacune 0,50 ou moitié de leur poids de citrate de magnésie. Laxatif pour les adultes et purgatif pour les enfants. Pastilles contre la mauvaise haleine. Çhlor. de chaux sec. 15,0 Carmin ............ 0,3 Sucre............. 500,0 Mucilage à l'eau de Amidon ........... 60,0 fleurs d'oranger.. Q. S. Faites des tablettes (Deschamps). Antérieurement, on a indiqué plusieurs formules pour la préparation de ces pastilles (Voy. J. Ch. m. 1861). Pastilles contre la toux (Lepère). Sucre, 500,0 Hydrochl. demorph. 0,6 Mucilage. Q. S. Faites des pastilles de 1,0. — k par jour, dans la bronchite aiguë. (Bouch. ) • Pastilles de coquelicot. Infusé de coquelicots. 000,0 Sucre........... 400,0 Cuisez en consistance et faites des tablettes. (Jourd.) On pourrait aussi les prépnrer de la manière suivante : extrait de coquelicots 5,0, sucre 95,0, mucilage Q. S. Faites des pastilles de 1,0. Pastilles de crème de tartre. Crème de tartre sol. 60,0 Sucre ............. 420,0 Gomme adragante... 4,0 Kau d'éc. de citrons. 30,0 Faites des pastilles (fiuib.). Pastilles de digitale (Labélonye). Extr. hydralcoolique Sucre............2200,0 sec de digitale___ 4,0 Mucilage ......... Q. S. Faites des pastilles de 1,0. Chacune contiendra 0,0015 d'extrait (Jourd.) Pastilles divines. Ambre gris......... 0,3 Musc ............... 0,3 Storax calam........ 2,0 Muscade ............ 0,6 Ecorce d'orange..... 2,0 Semence de basilic... 2,0 Macis ............. 0,6 Girofle ............ 2,0 Safran............ 0,2 Sucre............. 375,0 Mucilage adragant. Q. S. Faites des pastilles de 0,6. Pastilles effervescentes. M. Giraudean, fabricant d'eaux minérales, a imaginé de faire d'abord une pastille à l'acide larlrique et une autre au bicarbonate de soude, il colore l'une des deux en rose et la réunit à l'autre à l'aide d'un mucilage. De cette façon, la réaction a lieu dans l'estomac. Ces pastilles ne paraissent pas avoir eu de succès. Les Dragées minérales, deMège, doivent être quelque chose d'analogue ; seulement on les fait fondre dans l'eau pour les prendre. Pastilles d'émétine.pectorales. Emétine imp. 1,0 Sucre.. 125,0 Mucil. adrag. Q. S. Faites des pastilles de 0,/i5. (Mag.) Pastilles d'émétine vomitives. Emétine impure. 1,8 Sucre... 60,0 Mucilage. Q. S. Failes des pastilles de 0,9. (Mag.) Une à jeun pour les enfants et trois ou quatre pour les adultes. Pastilles d'épongés torréfiées. Pastilles antistrumeuses. Eponges torréfiées. 100,0 Mucilage adragante, à Sucre............. 400,0 l'eau de cannelle.. 30,0 Faites des tablettes de 0,5; chacune contient 0,10 d'épongé torréfiée (Codex de 1866). Contre les goitres. Pastilles de fer*. Tab. martiales, ehalybêes ou antichlorotiques. Fer porphyrisé.. Sucre.......... 30,0 320,0 Cannelle.......... 8,0 Mucilage adragant. Q. S. Faites des tablettes de 0,5. Chacune contiendra 0,05 de fer. (Ane. Codex.) Tonique, antichlorotique. Dose : n° 5 à 6. PASTILLES DE FER REDUIT. — Pastilles de fer réduit. Fer réduit..... 10,50 Gom. arabique Sucre......... 195,00 pulvérisé... 7,00 Mucilage adrag. 15,00 Eau distillée.. Q. S. Pour 175 pastilles contenant chacune 0,06 de fer réduit. De 1 à 6 par jour (Brit.). Pastilles ferrugineuses. Tart.ferrico-potass.. 50 Sucre vanillé........ 30 Sucre.............. 1000 Mucilage adrag...... 100 F. des tablettes de 1,0. Chacune contiendra 0,05 de sel de fer (Codex). Pastilles de gélatine de corne de cerf. Sacch. de corne de cerf. 2,0 Sucre............ 3,0 Mucilage............ Q. S. Faites des tablettes de 0,8 (Mouchon). 30,0 correspondent à 15 de corne de cerf. Pastilles de gingembre. Gingembre ......... 2,0 Mucilage adragant. Q. S. Sucre .............. 15,0 Divisez en pastilles de 0,8. (Soub.) Pastilles de ginseng. P. de Richelieu. Ginseng ............30,0 Teint.d'ambre, gtt. 2 Vanille ............. 60,0 Sucre ............ 1000,0 Ess. de cannelle, gtt. 10 Mucilage......... Q. S. Faites des pastilles de 0,6. (Guib.) MM. Pierquin, Bories, Cadet, Bouchardat, ajoutent à la dose ci-dessus k grammes de teinture de cantharides. — Stimulant, aphrodisiaque. Pastilles de gomme arabique *. Gomme arabique.. 100,0 Eau de fleurs d'or.. 75,0 Sucre............ 900,0 Faites des tablettes de 1,0 (Codex). Pastilles de goudron (Chauvel). Goudron végétal___20,0 Alcool à 36o........ 30,0 Dissolve/, et ajoutez : Eau de goudron concentrée........ 250,0 Faites évaporer au 15. -M. jusqu'à réduction à 45,0, laissez déposer la matière résineuse, passez et ajoutez au liquide obtenu gomme adragante 4,0 pour un mucilage. Ajoutez sucre blanc 450,0, essence de citron 25 goutt. F. S. A. des tablettes de 1,0. Chaque tablette du poids d'un gramme environ représente la quantité de principes contenus dans 60 à 70 grammes d'eau de goudron, c'est-à-dire que 16 pastilles équivalent à un kilog. de cette dernière. Asthme, catarrhes, maladies de la peau. Pastilles de guarana. Extrait alcoolique de guarana.......... 21,3 Sucre aromatisé à la vanille............ 500,0 Mucilage adragant.................... 0- »• Faites des pastilles de 0,6. — De 16 à 20 dans la. journée. (J. Ph.) Pastilles de guimauve *. Guimauve incisée. 100,0 Sucre............ 1000,0 Gomme adragante .. 10 Eau.............. Q. S. PASTILLES D'IPÉCACUANHA. 709 F. bouillir la racine dans h p. d'eau ; passez; réduisez le décodé à 90 et servez-vous- en pour faire le mucilage. F. des tablettes de 1,0 (Codex de 1800). Au lieu de faire bouillir la racine de guimauve le nouveau Codex fait incorporer 100 gr. de poudre de racine de guimauve dans la pâte destinée à faire les pastilles. Pastilles d'huile de croton. Chocolat vanillé.....8,0 amidon............. 1,2 Sucre............... 4,0 Huile de croton, gtt.. 5 Faites 30 pastilles. Dose : n° 6 à 12, pour obtenir un effet purgatif. Pastilles d'iodoforme. lodoforme........... 5 Essence de menthe... 1 Sucre blanc.......... 100 Mucil.de g. adrag.. 1 F. pastilles de 1,0.— 5 à 6 par jour, dans les affections scrofuleuses, le goitre, etc. (Bouch.) Pastilles d'iodure d'amidon. Iodure d'amidon.. 4 Sucre.. 90 Mucil. adrag. Q.S. F. pastilles de 1.0. Pastilles d'iodure de fer, de Dupasquier. Solut. oftic. de pro- Gomme arabique... 80,0 toiodure de fer... 100,0 Sucre............. 300,0 Faites 400 pastilles, dont chacune contiendra 0,025 d'iodure. Dose : n° 5 à 10. (Voyez Pastilles à la goutte.) Pastilles d'iodure de potassium. Iodure de potassium. 4,0 Sucre.............. 90,0 Faites avec Q. S. de mucilage adragante, 60 pastilles dont chacune contiendra 0,07 d'iodure. (Giord.) — Dose : n° 6 à 10. Sous le nom de Tablettes au moka, M. Pierquin donne la formule suivante : iodure de po- lassium à.0, café moka 2,0, sucre 120,0 mucilage l'ait avec un infusé chargé de cate Q. S. pour 300 pastilles. Contre le goitre, les scrofules, le carreau, la leucorrhée.' En raison de sa déliquescence, l'iodure potassique ne convient guère à la forme de pastilles. Pastilles d'ipécacuanha*. Ipécacuanba pulv. 100,0 Gomme adragante. 8,0 Sucre............ 9'>0,0 Eau de 11. d'orang. 60,0 Mêlez l'ipéca avec quatre fois son poids de sucre; faites un mucilage avec la gomme et l'hydrolat; ajoutez à ce dernier le reste du sucre, puis le premier mélange, et faites des pastilles de 1 gr. Chacune contiendra 0,01 d'ipécacuanha (Codex). On fait, en outre, dans quelques officines, des pastilles contenant chacune 0,025 d'ipéca. On donne généralement à ces pastilles un petit diamètre et une assez grande épaisseur, — Expectorant, —Dose : n° 3 à 6. \ 710 PASTILLES D'IPÉCACUANHA COMPOSÉES. — PASTILLES DE MANNE. C'est à tort que des pharmaciens, pour avoir des pastilles plus blanches, substituent l'emé- tique a tout ou partie de l'ipécacuanha. (Voy. Essai des méd.) Pastilles d'ipécacuanha composées. Ipécacu raha.. Sel ammoniac Chocolat..... 1,25 15,0 45,0 Faites 80 pastilles. (Jourd, Gomme arabique... 8,0 Sirop de capillaire. Q. S. Pastilles d'ipécacuanha au chocolat. Tablettes de Baubento». Ipécacuanha...... 30,0 Chocolat à la vanille. 375,0 F. ramollir le chocolat, incorporez-y la poudre et di\ iie/. la masse en pastilles de 05 centig. àlamaniere de celles de chocolat. (Ane Cod.) Jourdan, d'après Phrebus et Radins, donne à ces pastilles la formule suivante : ambre gris 0,2, ipécacuanha 4,0, cachou 8,0, sucre 30,0, mucilage Q. S. pour 60 tablettes. Pastilles d'iris. Iris...... 1,0 Sucre.....17,0 Mucilage... Q. S. Faites des pastilles de 1,0. (Guib.) Pastilles du Japon. Ambre, Musc, aâ. Eïtrait de chanvre.. 1,0 — de stramo/ne. 0,02 Faites des pastilles de 0,2. (Pier.) Il nous semble qu'on a omis du sucre. Q. S. Pastilles de kermès. Kermès minéral... Sucre blanc...... 10,0 450,0 Gomme arabique... 40,0 Eau de 11. d orang.. 40,0 Opère/ le mélange, comme pour les pastilles d'ipéca et faites des paslillesde 1 gr. Chacune contiendra 0,01 de kermès (Cod'jx). Incisif. — Dose : n° 3 à l\. Pastilles de lactate de fer *. Ladite de fer____ Soere............ 50,0 1000,0 Mucilage adragant.. 100 Sucre vanillé...... 30 Faites des tablettes de 1 gr. Chacune contiendra 0,05 de sel. (Codex.) Ces pastilles de lactate de fer sont celles que Ton trouve généralement chez les pharmaciens, mais on en fait aussi à la goutte, (Voy. p. 713.) Préparez de même les pastilles de citrate et de tartrate de fer ammoniacal. P. de lactate de soude et de magnésie (Pétrequin et Burin). Lact. de magn. pulvér. 2 Saccharurt* de lactato de soude au i/4.... 8 F. des pastilles de 1 gr. contenant chacune 5 centig. de lactates. Gastralgies, dyspepsies. Sucre pulvérisé----- 60 Mueil. de g. adrag. Q. S. P. de lactate de soude et de magnésie à la pepsine (Burin-Dubuisson). Saccharure de lactate Pepsine amylacée..... 8 de soude au 1/+.... 8 Sucre pulvérisé....... 61 Lactate de magnésie... 2 Avec mucilage de gomme adragante Q. S. F. pastilles de 1 gr. à conserver au sec. Chacune contient 10 centigr. de pepsine et 5 cenligr. de lactates. L'association de la pepsine aux lactates alcalins a été critiquée comme vicieuse. Pastilles laxatives. Essence de cannelle. 0,2 Mucilage ù l'eau de roses............ Q. S. Scammonée........ 90,0 Crème de tartre... 15,0 Sucre............. 2j0,0 Faites des tablettes de h,0. (Pieiq.) Pastilles de lichen. Sacchar. de lichen. 500,0 Gomme arabique. Sucre. 1000,0 Eau. 30,0 150 Faites des pastilles de 1,0 (Codex). Pastilles de limaçons. Sacch. de limaçons. 500,0 Eau de fl. dorang.. 45,0 Gomme adragante.. 4,0 Failcs des tablettes de 0,8. Chacune équivaut à 2 limaçons ÇMouchon). Pastilles de magnésie*. Tablettes de caréonote de magnésie ; Pastilles absorbantes ou antiacides. Hydro-carbonate de Sucre............. 800,0 magnésie........ 200,0 Mucilage adragant. 120,0 Faites des pastilles de 1,0. Chacune contiendra 0,20 de carb. de magnésie (Codex). Absorbant. — Dose : n° 5 a 10. L'hydrocarb. de magnésie est ici préférable à la magnésie calcinée qui donne généralement des pastilles moins blanches, présentant un reflet jaunâtre. En remplaçant 100 d'hydrocarbonate de magnésie par 50 de cachou et employant 850 de sucre, on obtient les Pastilles de magnésie et de cachou (Codex de 18G6). Pastilles de magnésie au chocolat. Magnésie.......... 12:-),0 Sucre............. 750,0 Chocolat..........375,0 Mucilage adragant. Q. S. Faites des pastilles de 1,2. (Chevallier.) Pastilles de manne*. Jlinns en larmes... 200,0 Gomme arab. pulv... 50,0 Sucre............. 750,0 Eau de (1. dorang.. 75,0 F. fondre à une douce chaleur la manne dans l'hydi-olat, passez; ajoute/, la gomme mêlée à 2 fois son poids de sucre, puis le reste du sucre et faites des pastilles de 1,0. Celles-ci contiendront 0,20 de manne (Codex). Les pastilles du Codex de 1866 ne contenaient que 0,15 de manne. Ces pastilles sont moins usitées que les pas- PASTILLES MARTIALES. — PASTILLES DE SCAMMONÉE ET DE SÉNÉ. 711 tilles de manne composées dont nous donnons la formule plus loin. (V. Pastilles à la goutte.) Pastilles martiales au chocolat. .. l.,,0 .... 4,0 .. 15,0 Mucilage..... .... Q.S. Faites des tablettes de 0,6. (Jourd.) 3 ou U par jour. Chlorose, leucorrhée. Pastilles de menthe anglaises*. Sacre............. Ess. de menth. root. 1000,0 Mucilage adragant.. 10,0 Divisez la pâte en pastilles de 1,0 (Codex). Pastilles de mercure saccharin (Lagneau). Sucre---- Mercure. 280,0 60,0 Gomme arabique. Vanille.......... 30,0 2,0 Faites avec eau Q. S,, des pastilles de 0,6. Pastilles mogoles. Sucre............. 105,0 Macis............. 10,0 Gomme arabique... 30,0 Muscade.......... 100,0 Extrait d'opium___ 27,0 Musc ............. 0,23 Girofle ............ 10,0 Eau de roses......Q. S. Faites des pastilles de 0,3. (Cad.) Pastilles de mudar. Mucilage adragant. Q. S. Ecorce de mudar.. Sucre............. 30,0 500,0 Faites des pastilles de 0,!i. {Jourd. Pastilles nitrées. Nifrate de potasse. 30,0 Sucre............. 330,0 Gomme adragante. Eau.............. 3,0 25,0 Divisez en pastilles de 0,6. (Guib.) Pastilles d'oxyiod. d'antimoine (V. D. Corput.) Oxyiodure (l'anlim. 0,10 Teint, de Tolu, gtt. 4 Acét. de morphine. 0,005 Sucre blanc pulvér. O.S. Avec Q. S. de mucilage de gomme adragante, F. 15 tablettes, 2 "à h par jour. Bronchites chroniques. Pastilles d'oxyde noir de fer. Ettuopa martial..... 30,0 Cannelle ........... 8,0 Sucre............. (50,0 Mucilage ..........Q. S. Faites des tablettes de 0,6. (Soub.) Pastilles pectorales incisives (Grunn). Sucre............. 300,0 Thridace .......... 8,0 Manne ............ 125,0 Scille............. 4,0 Ipéca............. 18,0 Mucilage adragant. Q. S. Faites des pastilles de 1 gramme. (Jourd.) 5 à 6 par jour, lthumes et catarrhes chroniques. P. pectorales incisives et calmantes (Jobard). Sucre .............. 45,0 Scille .............. 1,5 Ipécacuanba........ 4,0 Kermès minéral .... 1,5 Extrait d'opium..... 2,0 Pour 200 pastilles, dont on prend une toutes les deux heures. (Cad.) Pastilles de pepsine. Pepsine amylacée... 100 ftlticil. adr-'gnnt à l'eau Sucre.............. 1000 de fleurs d'oranger O-S. F. des pastilles de 1,0 dont chacune contiendra 0,1 de pepsine. — Dose : 1 à 5 pendant ou après les repas. Pastilles de phosphate de fer Phosphate de fer..... 100 Sucre .............. 900 Mucilage adragante ..... Q. S. F. S. A. des pastilles ovales de 1,0. Pastilles de pipéroïde de gingembre. Pipéroïde de ging... 1,0 Alcool à 90 e....... 10,0 Dissolvez et ajoutez : Sucre..... 288,0 Mucilage de gomme arabiq.. Q. S. Faites des tablettes de 1,0. (Bér.) Pastilles de pyrèthre (Lacombe). Sucre. 320,0 Teint, de pyrèthre. 30,0 Mucilage. O- S. Faites 150 pastilles. (Cad.) — Sialagogue. Pastilles de quinquina. Quinquina pulvér.. 60,0 Sucre............. 429,0 Cannelle pulvérisée.. 8,0 Mucilage adragant. Q. S. Chaque tablet'e contiendra 0,1 de quinquina. {Ane. Cod.)— Quelques p armacopéesremplacent la poudre de quinquina par l'extrait sec. Pastilles de rhubarbe. Rhubarbe. 30,0 Sucre. 340,0 Mucilage adrag. Q. S. pour des pastilles de 0,6 dont chacune contiendra 0,05 de rhubarbe (Ane. Codex). Pastilles de safran. Saccharolé de safran.. 4 Mucilage......... Faites des tablettes de 0,8. Pastilles de santonine. Mucil. adragant.. Q. S. Santonine Sucre.... 3,0 500,0 F. S. A. des tablettes de 1 gr. Chaque tablette contient 0,01 de santonine. (Codex.) Vermifuge. Dose : n° 2 à 10. Les tablettes du Codex de 1866 élaient de 0,.î0, contenaient également o,0l de santonine et étaient colorées en rouge par carmin 0,25 pour les quantités ci-dessus. Suivant M. Dnnnecy, le mélange de la santonine et du sucre doit être fait avec une spatule et non par la trituration dans un mortier, qui fait acquérir à la santonine une saveur amére, métallique, très-désagréable. D'autres confrères n'ont cependant pas remarque de différence bien sensible, pour la saveur, entre, ces deux préparations. Pastilles de scammonée et de séné. Tablettes •purgatives* Scammonée. 12,0 Ecorce de citron conf...... 30,8 Séné ....... 17,0 Sucre..................... 207,0 Rhubarbe.. 6,0 Mucilage adrag., à l'eau de Girolle ..... 4,0 cannelle ................. Q. S, 712 PASTILLES DU SÉRAIL. — PASTILLES DE GOMME LIQUIDE. Faites des tablettes de 0,8. Ces pastilles, dont la formule est tirée du Codex de 1818, sont destinées à remplacer les tablettes de citro et diacarthami des anciennes pharmacopées. Pastilles du Sérail. Vanille............. 8,0 Gingembre........ 12,0 Musc .............. 0,4 Macis ............. 23,0 Cannelle........... 4,0 Sucre, Safran............. 12,0 Mucilage adragant, Ambre gris......... 4,0 à l'eau de roses, Girofle ............. 4,0 Sa.............. Q. S. Cubèbe ........... 30,0 Les confiseurs mettent ordinairement celte préparation sous forme de dragées. On donne aussi quelquefois le nom de pastilles du sérail aux clous fumants. Pastilles de soufre*. Soufre lavé........ 100,0 Gomme adragante... 10,0 Sucre............. 900,0 Eau de il. dorang.. 90,0 pour des pastilles de 1 gramme. Chacune contient 0,1 de soufré. (Codex.) Antipsorique, pectoral. Dose : n os 5 à 10. Pastilles de soufre composées. Soufre............. 8,0 Essence d'anis..... 0,5 Acide benzoïque.... 0,6 Sucre............. 165,0 Iris................ 2,0 Mucilage .......... Q. S. Faites des tablettes. (Codex de 1818.) Pastilles stibio-arsenicales. Acide arsén'eux. 10 cent. Pâte de cbocolat Protox. d'antim.. 50 cent. vanillée....... 500 gr. F. S. A. 1000 pastilles qui contiendront chacune 1/10 de milligram. d'acide arsénieux etl'2 millig. d'oxyde d'antimoine. 1 toutes les heures. Pour remplacer la tisane de Feltz. (Bouch.) Pastilles stimulantes. Diablotins stimulants. Sucre............. 500,0 Gingembre........ 2,0 Mastic............ 12,0 Ambre gris....... 2,0 Safran............ 8,0 Girofle ............ 4,0 Musc ............. 4,0 Infus. de marum.. Q. S. Faites des tablettes. (Yir.) Ces pastilles sont à peu près les Pastilles aphrodisiaques de quelques pharmacopées. Il à 5 par jour dans 1 anaphrodisie. Pastilles de sulfate de quinine. Suif, de quinine.. 1,0 Sucre.. 300,0 Mucilage. Q. S. Faites des tablettes de 1,0. (Guib.) Pastilles de suroxalate de potasse. P. contre la soif. Oxalate de potasse. 12,0 Mucilage adragant. Q. S. Sucre pulvérisé-----500,0 Huile vol. de citr.. 0,6 Faites des pastilles de 0,6. (Ane. Codex.) On prépare de même les pastilles avec les acides citrique et tartrique. Pastilles de tartrate de fer. Tartrate de fer..... 1,0 Ess. de menthe, gtt. 2 Sucre.............. 32,0 Mucilage adragant. Q. S. Faites 36 tablettes. (Jourd.) Pastilles de thridace. Thridace-----10,0 Sucre___170,0 Mucilage.. Q. S. F. des tablettes de 1,0. — 6 à 8 par jour. Pastilles vermifuges. Semen-contra....... 30,0 Sucre............. 60,0 Chocolat ........... 50,0 Mucilage..........Q. S. Faites des tablettes. (Phab.) Pastilles vermifuges (Piderit). Sulfate de fer pur...... 2 Sucre pulvérisé...... 24 Semen-contra pulvérisé . 6 Mucilage............Q-S. F. des pastilles de 1,0. Pastilles vermifuges de mousse de Corse. Sacehar. de mousse Gomme adragante.. 2,0 de Corse........470,0 Eau d'érorces de Gomme arabique... 30,0 citrons.......... Q. S. Faites des pastilles de 1,0. (Deschamps.) Pastilles d'yeux d'écrevisses. Yeux d'écrevisses prép. 60,0 Sucre..........420,0 Gomme et eau de fleurs d'oranger............... Q. S. Prép. ainsi les pastilles au carb. de chaux. PASTILLES PAR LA CUITE DU SUCRE. Orbicules. Bér. PastiUi. Parmi ces pastilles, celles à /et goutte se préparent ainsi : Dans un petit poêlon, dont le bec est tourné à gauche, on met du sucre simplement granulé avec un peu d'eau aromatique pour faire une pâte. On fait chauffer, et dès que la matière se soulève par une légère ébullilion, on y ajoute une nouvelle quantité de sucre pour lui donner la consistance convenable, et en même temps la substance (essences ou alcools, etc.) qui lait la base des pastilles; on prend le poêlon par son manche, de la main gauche, on le tourne de manière a ce que le bec se trome placé en avant; on verse de suite goutte par goutte sur un corps froid (feuille de ferblanc), en facilitant l'écoulement avec un fil de métal tenu de la main droite. Chaque goutte, en se figeant, prend une forme hémisphérique aplatie. On réunit les pastilles sur un tamis, et on les porte à l'éluve. Ces pastilles sont en général plutôt des bonbons que des médicaments. Leur poids esf de 3 à 5 décigrammes. Pastilles de berberis. Sucre ............. 180,0 Suc de berberis..... 30,0 Chauffez et coulez en pastilles. (Pid.) Pastilles au citrate de fer à la goutte. Citrate de fer....... 10,0 Sucre tin.......... 200,0 Acide citrique...... 10,0 Eau.............. Q. S. Ess. de citr., goutt. 10 F. des pastilles à la goutte de 0,5. 5 à 6 par jour et plus. C'est une préparation à la fois efficace et agréable. (Bouch.) Pastilles de gomme liquide. Ce médicament-bonbon, de forme hémisphé- 1 PASTILLES D'IODURE DE FER. — PASTILLES DE MINISTRES. 713 rique, consiste, comme on le sait, en une couche on robe de sucre cristallisé renfermant dans son intérieur un soluté épais de gomme. Voici comment on le prépare : On tait à chaud un soluté concentré de gomme arabique blanche, et un soluté également concentré et de même volume de sucre parfaitement blanc; on mêle les deux solutés ell'onconliniieàcJiaiifrerquel- ques instants. D'autre part, on pratique dans une couche convenablement épaisse d'amidon en poudre ou de fécule des trous à l'aide d'une petite planchette portant des moules hémisphériques. Alors on verse le mélange dans ces trous on saupoudre d'amidon la surface des past. et on porte à Fétuve. Par suite d'un effet de cristallis., le sucre et la gomme se séparent; celui-là vient former une couche solide à la surf., tandis que celle-ci gagne Tint, delà petite sphère en restant liquide. Au bout de 2/i à 36 heures, on retire de Fétuve, puis de l'amidon, et on crible pour dépoudrer entièrement les pastilles gommo-saccharines formées. D'autre part encore, on fait un sirop cuit à la plume, on le verse dans une sorte de moules à pâte de jujubes, mais plus grands et plus hauts de bords; lorsqu'il est un peu refroidi, on y met des pastilles; on porte à Fétuve chauffée à 40° environ; on laisse jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'une légère couche de sucre s'est cristallisée à la surface des pastilles, ce qui a lieu ordinairement au bout de cinq ou six heures; on fait écouler alors le sirop; on laisse les pastilles se sécher un peu à Fétuve, on les sort des moules, on les dispose sur des cribles, et enfin on les laisse sécher à Fétuve peu chaude. C'est ainsi que les confiseurs préparent une foule de bonbons à noyaux liquides, au rhum, aux liqueurs diverses, aux sucs de fruits, etc. (Angles.) La préparation que l'on vend chez les confiseurs sous le nom de boules de gomme, n'est autre chose que du sucre, dit de pomme, mis en boules au lieu d'être roulé en cylindres. Pastilles d'iodure de fer à la goutte. Iode..... 20,0 Ferporph... 10,0 Eau .......200,0 Chauffez au B.-M. jusqu'à décoloration du liquide. Filtrez. D'autre part, mêlez : Sucre granulé..... 1000,0 Essence de menthe.. 5,0 Ajoutez au soluté d'iodure de fer S. Q. d'eau de menthe, F. des pastilles à lagoulte de 0,5. Affections scrofuleuses, tuberculeuses, etc. Dose : n° 20. (Bouch.) Pastilles de lactate de fer, à la goutte. Lactate de fer..... 25,0 Essence de menthe. 1,0 Sucre fin.......... 500,0 Eau de menthe___Q. S. F. des pastilles à la goutte de 0,5. On les prescrit à la dose de 6 à 12 dans les 2Zt heures, contre la chlorose et les accidents qui en dépendent. Ces pastilles répondent à celles de Gélis et Conté. Pastilles de lactate ferro-manganeux. Lact. ferro-mang. 20,0 Sucre. 400,0 Eau.... Q. S. Op. comme ci-dessus. (Burin-Dubuisson.) Pastilles de manne composées. P. de Calabre, Tubl. de manne de Tilanfredi. Racine de guim. 90,0 Eau... 2000,0 Manne.. 315,0 F. bouillir la guimauve dans l'eau quelques minutes; ajoutez la manne. Passez et ajoutez : Sucre. :.......... 3000,0 Eau de fl. d'oranger. 90,0 Extrait d'opium.. 0,G Ess. de bergamote... 0,5 F. épaissir ; coulez la masse sur une pierre huilée, et coupez-la en carrés. Les Pastilles de Calabre, de Potard, sont ces mêmes pastilles, mais faites à la goutte. Pastilles de manne et de crème de tartre. Manne tartarisée. Crème de tartre. 15,0 Manne. 12;;,0 Eau.... 300,0 Réduisez en consistance, et faites des pastilles. (Spielm.) Laxatif agréable. Pastilles de menthe *, Huile volatile de men- Sucre........... 1000,0 the poivrée...... 5,0 Eau dist....... 125 (Cod.) Opérez comme il a été dit aux généralités. On préparera de même les pastilles aromatiques à la rose, au citron, à la fleur d'oranger, à l'anis, à la cannelle, au girofle, en n'employant toutefois que la quantité nécessaire des huiles volatiles. Pour celles d'ambre, de vanille, etc., on emploie les teintures de ces substances; pour celles de cochléaria, c'est l'alcoolat ; pour celles de café, de safran, on fait dissoudre la première partie du sucre dans l'infusé de ces substances. On peut faire des pastilles à la goutte avec les acides citrique, lartrique, oxalique, etc.; dans ce cas, il faut opérer par petites parties, sans quoi le mélange ne pourrait prendre une consistance assez solide, les acides sous l'influence de la chaleur modifiant les propriétés du sucre. Pastilles de ministres. Pectoral suisse. Iris pulvérisé....... 8 Extrait de réglisse.. 125 Anis pulvérisé...... 10 Semences de fenouil. 6 Réglisse pulvérisée.. 14 Sucre.............. 875 F. avec eau Q. S. une pâte à diviser en pastilles hémisphériques de 40 à 50 centig. Ces pastilles, originaires de Genève, sont très en usage dans toute la Suisse. (B. Bichard.) Voici une autre formule : suc de réglisse 125; sucre 60 ; gomme arabique, 60; poudre anodine (opium, 1,2 ; sucre, 25) 20. 7a PASTILLES D'OPIUM. — CACHOU DE BOLOGNE. F. des pastilles de 20 centig., aplaties avec un petit timbre. Pastilles d'opium. Extrait d'opium... 4,0 Extrait de réglisse. 150,0 Teinture de Tnlu... 15,0 Sirop simple....... 200,0 Gomme arabique... 150,0 Ramollissez les extraits, ajoutez la teinture, puis la gomme et le sirop, rapprochez en pâte et divisez en pastilles de 0,5. Ce sont la les Trochisques ou Losanges d'opium de la pharmacopée d'Edimbourg, que l'on trouve indiqués dans quelques ailleurs sous les noms de Trochisques pectoraux danois, Trochisques on pastilles de réglisse opiacées. Pastilles pectorales (Tissot). On \erse250.0 d'eau bouillante sur 125,0 de fleurs d'oranger mondées, 60,0(1° de tussilage, 60,0 d° violettes. On laisse infuser dans un vase fermé pendant 24 heures; on passe. D'autre part, on prend 3000 de suere qu':m réduit eu sirop au moyen de l'infusé, on amène en consistance de pale et l'on fait des pastilles. Pastilles de poivre composées. Girofle ............. 2,0 Galanga............ 2,0 Cardamome m...... 0,75 Ecorce réc. d orang. 2,0 Ecorce réc. de citr.. 4,0 Cannelle ..........15,0 Poivre ............ 2,5 Acore ............. 2,5 Macis ............. 2,5 Muscade ........... 2,50 Cubèbe............ 0,75 F. une poudre homogène et ajoutez Amandes donc. mond. Ecorce de eitr. confit. r 0 30 Suere diss. dans l'eau de menthe......... 500 Cuisez et F. S. À. des pastilles. Carminatif, stomachique, sialagogue. Pastilles de réglisse. Suc de réglisse..... 552,0 Iris............... 15,0 Gomme arabique... 106,0 Eau.............. Q. S. Sucre ............. 16l,,0 (Giord.) Les TabelTw bechiccè nigrœ (Betg.), se composent de: baume de tolil, 18; iris, 18; g. adrag. A; sucre, 85Zi; ext. de régliss., 106. On divise la masse en tablettes de 1,0. Van J\lons prescrit : sucre fondu au feu , 16 parties .-extrait de réglisse, 1 partie. Sous le nom de Trochisques de réglisse, plusieurs pharmacopées étrangères indiquent des préparations qui ne diffèrent de la précédente que par des aromates, de la manne ou de l'opium. (Voy. les Pastilles ci-dessus et plus bas Bâtons de réglisse). Pastilles de Spitzlay. Anis pulvérisé..... 3,0 Gomme arabique.... 60,0 Sucre............. 500,0 — adragante.. 8,0 Extrait d'opium---- 0,5 Suéde réglisse..... 8,0 Faites des tablettes de 1,0. (Bvueh.) Virey donne la formule suivante : raisins secs, 500; orge germée, 750; faites bouillir dans Q. S. d'ean; dans d'autre eau f. dissoudre: opium, 2; gomme, 125; suc de réglisse, 30; passez. Reunissez les liqueurs, auxquelles vous ajouterez : sucre, 2,000 ; f. un sirop clarifié ; rapprochez-le en consistance de pâte en ajoutant sur la fin : anis pulvérisé, 12 ; coulez la masse sur un marbre huilé et divisez-la en tablettes. GRAKS. Nous plaçons ici cette forme pharmaceutique, parce que, par sa nature, elle ne diffère pas des pastilles. Par leur forme sphérique, les grains ressemblent aux pilules; mais ils en différent par la prédominance du sucre et leur consistance tout à fait solide et cassante. Leur poids est d'environ un décigramme. Les règles à suivre pour leur préparation sont les mêmes que pour les pastilles de la première classe ; senlem. une l'ois que la masse est faite, on la divise à la manière des pilules. Quelquefois, au lieu de la forme sphérique, on leur donne celle d'un grain d'avoine ou d'un troehisque, ce qui s'obtient en roulant avec le doigt une petite partie de la masse dans le creux de la main. Grains de cachou. Masse à pastilles de cachou...... Q. Y. Divisez en grains. (Ane Codex.) Ce sont la les grains de cachou sans odeur. Les grains de cachou à la menthe, à la rose, à la cannelle, a l'anis, à la /leur d'oranger, se préparent en ajoutant quelques gouttes des huiles volatiles de ces substances; ceux Cambre, de muse, de vanille, avec les teintures d'ambre, etc.; les grains de cachou à la violette, avec Q. S. de poudre d'iris. On peut préparer ainsi des grains de (gingembre, et de piment a/nhiel. Nous placerons ici les preparationssuivantes: Cachou de Bologne. Pastilles de cachou aromatiques des Italiens. Voici la formule que nous avons donnée de celle préparation. Elle fournit un produit qui peut remplacer, sous tous les rapports, la préparation italienne dont la recelte n'est pas connue. Extrait de réglisse par infusion, Eau, aa..... 100 F. fondre au bain-marie et ajoutez : Cachou pulvérisé ..... 30,0 Gomme pulvérisée.. 15,0 F. évaporer en consistance d'extrait, el alors incorporez les substances suivantes réduites en poudre très-fine : Mastic, Cascarille, Charbon, Iris, âa-----2,0 Rapprochez la masse eu consistance ; retirez du Feu et ajoutez encore : Essence de menthe.................... 2,0 Teinture de muse, d ambre, âa, gouttes. 5 Coulez sur un marbre huilé et étendez, à l'aide d'un rouleau, en plaque de l'épaisseur d'une pièce de 50 c. Lorsque la niasse sera re- GINGEMBRE PERLÉ. — PATES. 715 froidie, frottez-la avec du papier sans colle, afin d'enlever complètement l'huile des deux surfaces ; puis humectez celles-ci très-légèrement, étendez-y des feuilles d'argent, laissez sécher, et enfin coupez la plaque d'abord en lanières très-étroites, puis ces lanières en carrés ou losanges très-petits. Préparation stomachique et carminatived'une saveur fort agréable ; aussi la prend-on le plus souvent par agrément. Elle convient aux fumeurs pour couvrir l'odeur du tabac. Le cachou de Bologne qui vient d'Italie est contenu dans des petites boites de sapin, ovales, du poids d'environ '20 gr., portant sur le couvercle un large cachet rouge. Gingembre perlé. ( Ginijcr pearls, ang. ) Nonpareilles bl... 500,0 Gingemb. blanc pul- Sucre............ f'i00,0 -verisé........... 300,0 F. faire de petiles perles, dans une bassine au tonneau, par un ouvrier dragiste. Comme la quantité de gingembre ne suffit pas pour leur en donner la couleur, on les teint avec l'infusé aqueux de graine de Perse. Menthe perlée. (Peppermint pearh, a:vg.) Nonpareilles..... 500 Essence de menthe.. 30,0 Sucre............ 4500,0 Opérer comme ci-dessus, mais conserver le produit blanc. (Collas.) Les nonpareilles sont de petits granules de sucre que l'on trouve tout préparés chez les confiseurs. Bâtons de réglisse blancs. Esp. diatragacanthos 15 Sucre.............. ~20 Mucilage adragant.. Q. S. Amidon ............ 30 Réglisse ............ 30 Gomme arabique... . 15 Espèces diairreos... 15 Roulez la pâte en bâtons et faites sécher (Spiel.) Bâtons de réglisse citrins. Amidon. Iris..... Réglisse.. 15 15 30 Sucre.. Safran. (PlD.) SCO 1,5 PATCHOULY. Plante de l'Inde, Pogostemon patchouli/ (Labiées), dont les feuilles, qui ont quelque ressemblance a\ec celles de la guimauve, ont été en vogue comme parfum. Leur odeur musquée est due à une huile volatile (1 °/„, 5) qu'elles contiennent ainsi que la tige. L'odeur de cette essence est la plus puissante de toutes celles qu'on extrait des substances appartenant au règne végétal. Celte essence bout à -(- 268°; abandonnée à elle-même, elle laisse déposer un corps crist. dit camphre de patchouly, fusible entre 54 et 55°; qui est un homologue du camphre de Bornéo (Gai). Les feuilles de patchouly pulvérisées et mises en sachet sont très-bonnes pour préserver les vêtements de l'attaque des mites. PATES. Médicaments internes, de consistance ferme, qui ont pour base le sucre et la gomme. On est dans l'habitude de les couler en feuilles ou en plaques que l'on découpe ensuite en losanges. Elles sont opaques ou transparentes, selon qu'elles ont été battues jusqu'à la fin de leur préparation, ou, au contraire, qu'on a achevé de les sécher à l'étuve. Le but qu'on se propose dans leur préparation est d'obtenir des médicaments agréables. Comme elles ne possèdent cette qualité qu'autant qu'elles sont nouvelles et molles, il faut n'en préparer que de petiles quantités à la fois. M. Vigier a proposé d'ajouter 2"> gr. de glycérine parkil.de gomme pour empêcher leur dessiccation. (Uri. ph. 1875'.) Ce sont des pectoraux. L'n serrurier de Paris a imaginé un instrument, un coupoir à pâtes, assez analogue au couteau à racines. Au moyen de cet instrument, les pâtes sont coupées plus facilement et surtout plus régulièrement qu'avec les ciseaux ordinaires. Dans beaucoup d'officines, on est dans l'habitude de disposer d'avance les pâtes coupées en losanges dans des boites en carton de 100 ou de 125 gr. Les morceaux y sont arrangés avec soin, de manière à flatter la Mie : mais les pâtes, en raison de leur mollesse, s'attachent au papier intérieur des boites, qu'on arrache lorsqu'on veut faire usage du médicament. On évite cet inconvénient en se servant de boites garnies en étain, qui ne sont pas plus coûteuses. Pâte d'ache. Racine fraîche d'acbe. 250 Eau.............. Q. S. Faites bouillir légèrement, passez à travers un linge et ajoutez : Gomme pulvérisée.... 500 Sucre............... 250 Faites fondre, passez et évaporez à la manière de la pâte de jujubes. Pâte amygdaline. Amandes ............ 500 Eau commune...... 1500 Sucre.............. 500 — de laur.-cerise. 30 Gomme ............. 500 Blancs d'œufs .......no 6 Formez une pâte fine avec les amandes, le sucre et quantité suffisante d'eau ; ajoutez l'eau restante pour l'aire une émulsion ; dissolvez à chaud la gomme dans ce liquide, passez, concentrez convenablement pour ajouter le»blancs d'reufs montés en neige avec l'hydrolat. Concentrez encore jusqu'à ce que la pâte n'adhère * 716 PATE DE CARRAGAHEEN. — PATE DE JUJUBES. Eau ............... 15000 Eau de H. d orang. 280 plus au dos de la main, coulez sur une couche de sucre, coupez en losanges, garnissez-en des aiguilles à tricoter, en ayant soin de les espacer convenablement, puis plongez-les dans une solution chaude composée de sucre, gélatine, ââ, deux parties; eau commune, 3 parties; et hydrolat de laurier-cerise, Q. S. Les aiguilles sont alors posées sur des tiges horizontales, dans un milieu assez chaud pour en opérer la dessiccation en 48 heures. Après quoi les morceaux sont introduits dans des boîtes de 125 grammes, garnies en étain. (Mouch.) Pâte de Carragaheen. Carragaheen........ ISS Eau .............. 12000 F. bouillir d'abord dans 8000 d'eau, puis dans le reste ; ajoutez aux liqueurs réunies : Gomme arab. blanch. 1000 Sucre.............. 1000 F. fondre, passez et opérez du reste comme pour la pâte de jujubes. (Mouchon.) Pâte de dattes. Dattes............. 7S0 Sucre.............. 2300 Gomme arabique.... 3000 Faites un décocté avec les dattes et une partie de l'eau, et opérez du reste comme pour la pâle de jujubes. Pâtes de figues, de Cadet. Réduisez des figues Q. V. en pulpe sans coction, passez celte pulpe au tamis de crin, mêlez-la à quatre lois son poids de sucre, et faites une pâte que vous étendrez au rouleau ; portez-la à l'étuye pendant 2/i heures et divisez-la en carrés ou en losanges. On p«ut, si Ton veut, mettre cette pâte au candi. (Soub.) Pâte de gélatine de corne de cerf. Saccharolé de corne Sirop simple........ 750 de cerf........... 1000 Eaudefl. d'oraug.. 250 Gomme arabique.... 1000 — commune ...... 2250 Op. comme pour la pâte de lichen (Moueh.) Pâte de gomme arabique dite Pâte de guimauve *. Gomme arab. bl... 1000 Eau de fleurs d'or.. 100 Sucre ............. 1000 Blancs d'œufs...... no 12 Eau commune..... 1000 Concassez la gomme, faites-la dissoudre au B.-M. dans l'eau, passez; remettez la solution gommeuse sur le feu, dans une bassine plate, toujours au B.-M.,, ajoutez le sucre en remuant continuellement jusqu'à consistance de miel épais. D'autre part, battez les blancs d'œufs en neige, ajoutez-les alors par portions à la pale que vous agiterez vivement, continuez abattre la pâle jusqu'à ce qu'en l'appliquant avec la spatule sur le dos de la main elle n'y adhère plus, alors coulez sur une table de marbre ou dans des boîtes couvertes d'amidon. Conservez dans un mélange d'amidon 3, sucre 1. (Codex.) Autrefois on faisait entrer un macéré de guimauve dans cette pâte. Aujourd'hui ce n'est donc à proprement parler qu'une pâte de gomme opaque ou battue. M. Schewyck, pharmacien à Anvers, a proposé la formule ci-dessous pour éviter les longues manipulations que réclame la préparation de la pâte de guimauve : Gomme arabique blanche en poudre.. 200 gr. Sucre blanc en poudre.............. 200 Blancs d'œufs...................... no 3 E.iu de Heurs d'oranger............. 00 Mêlez les poudres, ajoulez les blancs d'œufs fouettés en neige avec l'eau de fleurs d'oranger, mélangez la masse avec soin, faites-la épaissir par une douce chaleur (environ 10 minutes) en la remuant constamment, et quand la pâle aura une consistance telle qu'elle n'adhère plus en l'appliquant avec la spatule sur la main, coulez-la sur des planchettes saupoudrées d'amidon. Pâte de guimauve soufflée. F. fondre à froid 500,0 de gomme dans Q. S. d'eau simple et d'eau de Heurs d'oranger, versez peu à peu dans la solution 500,0 de sucre cuit au boulé, agitez bien. Ensuite fouettez en neige 2Zi blancs d'œufs et ajoutez- les par parties au mélange en battant toujours. Alors dressez la pâte par petites portions sur des capsules de papier collé, et faites sécher à l'etuve très-chaude. La Pâte de guimauve soufflée de madame veuve HéuauU nous paraît devoir être cette préparation. Pâte de jujubes*. Massa de jujubis. Gomme arabique___3000 Inf. de(j00p.) dejuj. 3500 Concassez la gomme, faites-la dissoudre à froid, passez. Mettez le soluté dans le B.-M. d'un alambic, avec : Sucre concassé................ 2000 F. fondre le sucre en agitant et f. évaporer en consistance de sirop très-épais en ajoutant vers la fin : Eau de fleurs d'oranger........ 200 Maintenez au B.-M. bouillant pendant douze heures, enlevez la croûte qui se sera formée à la surface et coulez la pâte dans des moules en fer blanc que vous porterez à l'étuve pour achever la concentration de la pâte. (Codex.) Pour que la pâte puisse être retournée, on est dans l'habitude d'huiler légèrement les moules avec de Th. d'am. douces. Mais cette huile devenant rance par la suite, et corn- PATE DE JUJUBES AVEC LA PULPE. — PATE PECTORALE. 717 muniquant de l'âcreté à la pâte, il vaut mieux se servir de moules passés au mercure, ce que l'on fait facilement en promenant avec un chiffon un globule de mercure dans tout l'intérieur du moule et essuyant bien ensuite. Les moules n'ont', esoin d'être passés au mercure que toutes les 8 ou 10 venues. On peut encore employer des moules en papier fort, placés eux-mêmes dans les moules de fer blanc. On supprime généralement les jujubes de cette pâle qui, d'après cela, pourrait être appelée pâte de gomme transparente. Cette pâte, coupée en petits morceaux carrés et mise au candi, porte le nom de pâte de gomme candie ou sucrée. En remplaçant le sirop de sucre par les sirops de mou de veau, de violettes, de coquelicots, de thridace, d'orgeat, de tussilage, on obtient les pâtes de mou de veau, de violettes, de coquelicots, de thridace, d'orgeat, de tussilage. Toutes ces pâtes peuvent aussi être mises au candi. Le Rachat Loucoum (qui signifie Fondant délicieux) est une pâte pectorale orientale très- connue â Constantinople et au Caire ; elle se vend dans les bazars sous forme de petits cubes translucides roulés dans le sucre et l'amidon. Elle est composée de: sucre ;>00, eauàOO, arrow-root ou amidon 1Z|0, ac. eitriq. 3 (pour empêcher la cristallis. du sucre). On concentre en agitant jusqu'à ce que la masse n'adhère plus aux doigts. Les Orientaux y ajoutent quelquefois des pistaches, des amandes pilées, du chocolat et parfument à la rose, au citron, à la bergamotte, en colorant en rose. C'est un grand régal dans les harems. Pâte de jujubes avec la pulpe. Saccharo-condit de jujubes. Jujubes................................ Q. V. Mondez les jujubes de leurs noyaux et réduisez-les par contusion en une pâte aussi fine que possible ; ensuite : Pulpe ci-dessus....... 4 Extrait d'opium...... 0,5 Sucre pulvérisé....... 1 par 500 grammes. Pétrissez et étendez au rouleau la pâte sur un marbre, mettez-la à l'étuve pendant 24 heures et divisez-la en losanges. On peut mettre cette pâte au candi si l'on veut. (Cad.) Pâte de lactucarium (Aubergier). Pâte de jujubes..... 1000 Ext. aie. de lactue.. 1 Teinture de baume de Tolu.......... F. S. A. 30 à 60,0 dans la bronchite. Pâte de lichen*. Lichen d'Islande... Gomme arabique... Sucre............. 500 2500 2000 Ext. d'opium....... 1,0 Eau............... Q. S. Pour priver le lichen d'amertume, lavez-le dans de l'eau bouillante, rejettez cette eau, f. bouillir ensuite le lichen pendant une heure dans une nouvelle quantité d'eau de manière à obtenir 3000 de décocté ; passez avec expression ; ajoutez à la liqueur la gomme et le sucre puis l'extrait dans un peu d'eau et évaporez à une douce chaleur, en battant fortement avec une grande spatule en bois, jusqu'à ce que la pâte n'adhère plus au dos de la main; coulez alors sur un marbre huilé. Celte pâte contient environ 0,02 d'extrait d'opium par 100 (Codex.) Quelquefois on ajoute 200 d'eau de fleurs d'oranger. Pâte -de limaçons ou d'escargots (Figuier). Chair de limaçons.... 100 Sucre............... 500 Faites une pâte homogène par contusion au mortier et broyage sur la pierre à chocolat, pulpez à travers un tamis de crin. Faites fondre d'autre part : Gomme arabique..... 500 Eau.............. Q. S. Passez, évaporez au B.-M. en consistance sirupeuse, ajoutez-y alors la pulpe de limaçons et 6 blancs d'œufs battus avec soin dans 00 grammes d'eau de fleurs d'oranger ; achevez l'évaporation au B.-M. en remuant continuellement. Pâte de manne ou de Calabre. Gomme arabique.... 1500 Manne ............. 375 Sucre. Eau. . 1000 Q. S. Opérez comme pour la pâte de jujubes, en aromatisant sur la fin avec : Digeste de baume de Tolu............. 100 Pâte pectorale. Espèces pectorales.. 100 Sucre.............. 2000 Eau liltrée......... 3000 Eau de laurier cer.. 100 Gomme arabique.... 3000 Extrait d'opium .... 2 Opérez comme pour la pâte de jujubes. 100 de cette pâte contiennent environ 0,03 d'extrait d'opium (Codex). Pâte pectorale (Baudry). Baume de Tolu.... 40 Eau de fl. d'orang. 186 Essence de citron.. 0,2 Blancs d'œufs...... n» + Gomme arabique.. 3000 Sucre............ 2000 Thridace......... 8, Ext. de réglisse... 40 (Brevet expiré.) Pâte pectorale de George (selon M. Lahache, de Bruyère, Vosges). Gom. sén. blonde. 12 kîl. Magnésie calcin.. 250 gr. Sucre blanc...... 8 kil. Chlorh. demorph. 5 — Réglisse ratissée.. 250 gr. Eau............. 12 litres Faites dissoudre la gomme à froid dans l'eau en remuant de temps en temps ; achever la dissolution sur le feu dans une bassine de cuivre ; passez à travers une toile forte à l'aide de la torsion ; laissez reposer le liquide dans un vase en bois ou en terre pendant 2 ou 3 jours ; décantez pour séparer le sable ; agite/ la gomme à froid dans une bassine avec une 718 PATE PECTORALE DE MOU DE VEAU. — PATES DIVERSES spatule jusqu'à ce que le volume en soit doublé, ce qui a lieu dans l'espace de trois ou quatre heures. Allume/, un feu de charbon ; chauffe/, pendant 2 heures en agitant vivement ; ajoutez alors une première décoction de 1/2 litre de réglisse dans laquelle vous aurez délayé la magnésie ; faites une seconde décoction de réglisse ; dissolvez-y le sel de morphine et ajoutez-la une 1/2 heure après la première. Enfin une heure après, aj. le sucre grossièrem. pulvérisé, continuez le feu et l'agitation jusqu'à cuisson parfaite de la pâte, ce qui a lieu ordinairement 5 heures après l'addition du sucre. Coulez sur des coffrets à rebords, saupoudrés d'amidon, étendez au rouleau, faites sécher à l'étuve et découpez la pâte en losanges. L'ad- dilion de la magnésie a pour but de développer et de fixer la couleur jaune de la réglisse. Pâte pectorale de mou de veau (Dégenétais). Moudevean....... 1000 Sucre candi........ 1300 Figues grasses...... 500 Baume de Tolu..... 125 Daltes............. 300 Eau de fl. d'oranger. 93 Jujubes............ 500 Teinture de-vanille.. 8 Gurame arabique.. .. 3000 (BrKTÏT expiré.) Pâte pectorale de mou de veau et de lichen d'Islande (Paul Gage). Gelée de lichen.'. ..... 623 Thridace........... 3 Sirop de mou de veau. 625 Ext. d'ipécacuanha.. 2 Sirop de mûres...... 375 Gomme ............ 2500 Sucre............... 375 (Rem. spéc.) Baume de Tolu...... 8 Pâte pectorale balsamique (Reguauld). Quatre fleurs....... 500 Eau ............... 1500 Gomme arabique.... 3080 Sucre.............. 2500 Teinture de Tolu... H (Brevet expiué.) Pâte ou gelée pectorale de fruits. Fruits pectoraux.... 500 Lichen.............. 60 5Iou de veau....... 500 Gomme arabique..... 230 Pieds de veau...... n° 2 F. bouillir les k premières substances dans 6000,0 d'eau jusqu'à réduction des 2/3, passez avec expression et faites fondre la gomme dans le liquide à une douce chaleur. D'autre part on prend : ■Sucre .............. 1000 Suc de mûres....... 125 .Miel ............... 500 Infusion pectorale... 375 On fait un sirop clarifié auquel on ajoute le décodé ci-dessus, plus : Eau de il. d'oranger. 125 Alcoolat de citrons... 15 On fait réduire au B.-M. pendant 1 heure. On dépouille la gelée de la pellicule qui s'est formée à la surface, cl on la coule dans des moules de porcelaine ou de fer blanc. On obtient ainsi un produit diaphane agréable au goût. (Mothes; brevet expiré.) Pâte de réglisse brune*. Suc de réglisse....... 100 Eau............... 2500 Faites dissoudre, passez et ajoutez : Gomme arab. 1500 Sucre. 1000 Extrait d'opium 0,73 Opérez comme pour la pâte de lichen. 100 de cette pâte contiennent environ 0,02 d'extrait d'opium. [Codex.) Dans beaucoup de pharmacies on la prépare comme celle de jujubes ; on obtient ainsi une pâte transparente, mais plus noire. En remplaçant le soluté de suc de réglisse par un infusé de bois de réglisse on obtient la pâte de réglisse blanche. La préparation dite pâte substantielle pecto- rale de réglisse de Saint-Quentin ne diffère pas de la pâte de réglisse ordinaire. Elle se vend par paquets de 100,0 enveloppés dans un papier fort, doublé d'étain. Pâte de réglisse noire *. Suc do réglisse..... 500 Sucre.............. 2000 Gomme arabique ___ 3000 Eau ............... 3500 F. dissoudre à froid le suc dans l'eau ; ajoutez la gomme et le sucre ; passez de nouveau et évaporez jusqu'à consistance pilulaire; coule/, alors la masse sur un marbre huilé ; passez dessus un rouleau pour la réduire en plaques minces que vous diviserez en bandes avec des ciseaux, et que vous couperez ensuite transversalement en petits fragments ; faites sécher à l'étuve. (Codex.) C'est là ce qu'on nomme plus ordinairement suc de réglisse gommé, et lorsqu'on y a ajouté quelques gouttes (n° 2i) d'essence ou de teinture d'anis, suc de réglisse anisé. Taddey et Spiehnann y ajoutent en sus un peu d'iris en poudre que l'on peut remplacer par la teinture d'iris, préparée avec l'alcool à 90". Pâte dite suc de réglisse de Blois. Ext. de régi. pur. 280,0 Aunée pulvérisée.... 2,0 Gomme arabique.. 1000,0 Iris................. 2,0 Sucre............ 500,0 H. vol. de millcfeuill. 1,5 On fait dissoudre la gomme, on la passe, on y ajoute le sucre et -l'extrait (le réglisse ; on fait rapprocher au B.-M. en consistance convenable, on ajoute les poudres, puis l'essence, et on coule la masse sur un marbre huilé en lames de 5 ou 7 millim. d'épaisseur. Lorsque la pâte est refroidie on la coupe en lanières de 5 ou 7 millim. de large et l'on divise ces lanières en petits morceaux cubiques que l'on fait sécher à l'étuve et que l'on conserve en lieu sec. Pâte dite tussilage à l'anis de Lille. Anis ___ 180,0 Tussilage. 123,0 Pieds de chat. 80,0 Obtenez avec eau Q. S., 1000 de décodé dans lequel vous ferez dissoudre : Extrait de réglisse pur........... 3000,0 Faites rapprocher au B.-M., puis ajoutez : Huile essentielle d'anis........... 12,0 Coulez la masse sur un marbre huilé, coupez-la en petites lanières, roulez celles-ci en cylindres, divisez ceux-ci en petits morceaux que vous ferez sécher à l'étuve et conserverez en lieu sec. PATES DIVERSES. Pour l'usage externe (V. aussi Caustiques, p. 333). PATE ALUMINEUSE ACÉTIQUE. — PAVOT. 719 Pâte alumineuse acétique (Lefoulon). Alun................ 10 Ether acétique..... 2 Gomme arabique...... 10 Eau.............. Q. S. pour faire une pâle avec laquelle on enduit la cavité de la dent cariée, son collet et l'intervalle qui sépare les dents voisines. On peut rapprocher de cetle pâle le mastic ou ciment pour les dents, de Bernoth, que l'on prépare de la manière suivante : mastic pulv. 90,0, éther suif. Zi0,0; faites dissoudre, passez et ajoutez : alun de plume en poudre fine, Q. S. pour obtenir un mastic plastique que l'on enfermera dans de petits flacons de la capacité de 8,0, dans chacun desquels on aura préalablement versé : alcool camphré 2,0, essence de girofle 1 goutte. Ce mastic introduit dans la. cavité bien nettoyée et sécbée de la dent cariée acquiert une grande solidité. Pâte d'amandes pour les mains. Amandes............ 7j0 Blanc de baleine..... 30 Farine de riz........ 125 Essence de lavande.. 1,5 Iris................. 125 — de girofle... 2,5 Benjoin............. 30 — de Rhodes... 1,5 Sel de tartre........ 30 Pâte d'amandes au miel pour les mains. Pâte d'am. fines.... 500 IMte d'ara, amères... 125 Miel fondu......... 1000 Jaunes d'œufs....... no 8 Mélangez les pâtes avec les jaunes d'œufs, puis ajoutez le miel peu h peu en remuant toujours. Pâte dite amandine Faguer. On mélange dans un mortier 60,0 gomme avec 180,0 miel blanc; puis on ajoute au mélange 90,0 savon blanc de potasse et neutre. Ce mélange opéré, on incorpore peu à peu 1000,0 d'huiles d'amandes, puis 5 jaunes d'œufs, 125,0 de lait de pistaches à l'eau de roses. Ce dernier donne une teinte verte que l'on peut augmenter si l'on veut avec de l'huile chargée de la chlorophylle d'épinards. On aromatise avec 2,0 d'essence d'amandes amères par 5000,0. — Sorte de savon cosmétique. Pâte contre les engelures (Cadet). Aniand. amères mood. 250 Alun.............. 8 Miel................ 1S0 Oliban............. 8 Alcool.............. 15 Jaunes d'œufs...... n° 8 Moutarde pulvérisée. 15 Frottez les engelures non entamées, et lavez ensuite avec un peu d'eau tiède. Pâte pour noircir les cheveux^ Azotate d'argent, Protoazotate de mercure, aa, 15 Eau distillée................................. 135 Faire dissoudre, filtrer et laver le dépôt avec Q. S. d'eau distillée pour obtenir 165 de soluté. On fait une pâte liquide avec ce soluté et Q. S. d'amidon, puis on en enduit les cheveux avec précaution. L'opération se fait le soir. On recouvre la tête d'une calotte de taffetas gommé, et le lendemain matin on se lave la tête. On applique ensuite sur les cheveux une pommade ou huile cosmétique. Cette préparation ne paraît pas nuire à la substance pileuse. (fiant.) PATIENCE. Rhubarbe sauvage, Parelle ; Rumex paiienti et Rumex acutus. (Polygonees.) Alpenampferwurzel, italienische Bitterwurzel, al.; "Wa- terdock, ang.; Hommed, au.; Vand.skreppe, dan.; tïo- maza. esp.; Waterpatich, hol.; Romice, it.; Labaca major, pou.; Vattensyra, su.; Lapada, tur. C'est une espèce de grande oseille %, qui croit dans les lieux humides. La racine % longue de 20 a 40 centimètres, est grosse comme le pouce, brunâtre à l'extérieur, et d'un beau jaune d'or à l'intérieur à l'état frais. Le commerce l'offre sèche et coupée en tronçons. Elle contient du soufre, de la résine, de l'extractif, de l'amidon, de l'albumine, des sels, de la Rumicine ou Lapathine (Geiger), reconnue, depuis, identique avec la Rhubarbarine ou ac. Chrysophanique. (V. Rhubarbes.) Elle est journellement employée en infusé (pp. 20 : 1000) a l'intérieur dans le traitement de la gale et des maladies de la peau. On en prépare un extrait*, un sirop. On substitue souvent à la patience la racine d'autres rumex. Cette fraude n'a pas de grands inconvénients. La Patience aquatique , Oseille aquatique ; Uciba britannica, Rumex aquaticm, Lapa- thuiu aquaticum, est très-astringente et a été recommandée dans le scorbut. La racine de Yoseille rouge ou patience sang- dragon, rumex sanguineus, est astringente. Le docteur Louigny nous a fait parvenir du Brésil, sous le nom de Baîcuru, une racine ayant beaucoup de ressemblance avec celle de la patience et celle de bistorte à la fois. La plante qui la produit, encore inconnue bota- niquement, croît dans les provinces de Rio- Grande et de Jllatto Grosso dans le haut Brésil, au sein de marais alimentés par Peau de la mer. Aussi, selon le docteur Louigny, contiendrait-elle de l'iode. Ce serait un astringent et fébrifuge à l'intérieur et un fondant à l'extérieur. PAVOT. Pavot blanc ou officinal; Papaver somnifemm, Var. album. (Papavéracées.) Molin, al.; Poppy, ang.; Khuschkhasoh, ar., duk.; Yng choù-lioâjCH.; Valmue, d*n.; Adorniidera, Cascall, esp.; Post, ISO., san.; Tamme heul, Maankop, hol.; Papa- vero, it.; Kuknar, per.; Makbialy, pol.; Mak usipitel- noi, rus.; VVallmo, su.; Casa casa, tam., tel.; Hach- hach, tur. Les têtes ou capsules ^* de pavots ont une grande importance en médecine; la quantité énorme que l'on en consomme le témoigne. Comment se fait-il donc qu'on ne se soit pas encore bien fixé sur l'époque où il convient de les récolter pour qu'elles jouissent de toutes leurs propriétés thérapeutiques ? Selon les pharmacologistes modernes, on aurait récolté 720 PECHER. - PEPSINE. les capsules trop tard, et le moment le plus favorable serait celui où le pavot prend une couleur intermédiaire entre le vert et le jaune fauve. Vert en effet, ces sucs ne sont pas suffisamment élaborés; jaune-fauve, ils ont subi des transformations au détriment de leurs principes actifs. La raison qu'ils en donnent repose sur ceci : que c'est à ce moment intermédiaire que le pavot fournit le plus abondamment de l'opium, et que des empoisonnements ont eu lieu avec des capsules vertes à des doses où les capsules sèches n'auraient rien produit. Les travaux de M. Aubergier (de Clermont- Ferrand), qui ont jeté un grand jour sur la question de Yopium indigène, et conséquem- ment sur celle qui nous occupe, confirment celte manière de voir. Ils établissent, en effet, que l'opium, obtenu d'une même variété de pavot somnifère, contient des proportions de morphine d'autant plus faibles que la capsule approche davantage de la maturité au moment de la récolte. Mais toute la question ne gît pas seulement dans le moment précis de la récolle. 11 y a des pavots à capsules oblongues, rondes, déprimées; et les graines qui les produisent sont blanches, jaunes noires, bleues. Ces variétés de pavois amènent d'énormes différences dans leur valeur médicinale. L'importance de la graine est tellement grande dans la question du pavot, que M. Aubergier, qui, par induction, différenciait les opiums d'Egypte des opiums de Turquie , et les opiums des mêmes pays entre eux, a vu ses prévisions confirmées, par l'inspection des semences de pavots des étalages de Turquie et d'Egypte, à l'Exposition universelle de Londres de 1851. Ainsi donc, non-seulement la différence des pavots amène une différence dans le rendement en opium, mais aussi dans la composition de ce produit. Les écarts, à ce dernier point de vue, ainsi qu'il résulte de vingt-six analyses faites par M. Aubergier, se trouvent compris entre 2 et 13 pour 100 de morphine. Mais l'extrait du pavot a une action un peu distincte de celle de l'opium. Cela tient-il à ce que les principes actifs de ce dernier se trouvent dans une association différente : cela provient-il au contraire de principes autres ? Nous devons dire, à ce nouveau point de vue, que M. Grandval a obtenu un extrait de pavots doué de propriétés calmantes manifestes, et dans lequel il n'a pu constater la présence de la morphine. Le décocté de pavot (pp. 20 : 1000) est journellement employé comme sédatif en lotions , fomentations, lavements ; infusé pour tisane (10 : 1000); Les feuilles de pavots sont narcotiques ; elles entrent dans le baume tranquille. Les semences qui ne possèdent point les propriétés du péricarpe, et sont même rejetées en pharmacie, exprimées, fournissent Vhuile blanche ou d'œiUette (nom corrompu d'olivette, petite huile) qui est comestible. Dans quelques contrées , on mange les semences. Selon M. Meurein, cependant, elles contiendraient de la morphine dans l'épisperme. Le Pavot corna ou Gtaucie est le Qlaucium ftavum, dont les propriétés se rapprochent beaucoup de celles de l'argemone. Son extrait sert, dans le Levant, a falsifier l'opium. C'est une plante b, très-rustique et très- commune. Ses graines contiennent 27 0/0 (V huile i/rasse siccative, comestible et propre à l'éclairage (Cloez). PÊCHER. A mygdaluspersica,persica vulgaris (Rosacées). Pfirsichbaum, al.; Peacbtree, ANG.;K-bo^vkh, au.; Persik- ketrœ, dan.-, Melocoton, Albercbigo,ESP.; Persikboom, hol.; Persico, it.; Sehuftula, her.; Broskwina drzewo, POL.; Pecequeira, POR.; Persiketrttd, su.; Cbefdali, tur. Arbre cultivé en France. Les fleurs ^ et les feuilles sont légèrement purgatives. Les premières servent a préparer un sirop* employé chez les enfants à la dose de 10 à 20,0. La décoction des feuilles est employée par quelques Mauresques pour provoquer la stérilité. PENSÉE SAUVAGE. Viola tricolor areensis. (Viokriées.) Dreyfaltigkeitsblume, Stiefmiittercben, al.; Pansy, Three coloured violet, ang.; Stedmodersblomst, j>an.; Penaia- mento , Trinilaria, esp.; Drîekleurfge viool, hol.; Ja- cea, it.; Fiolek patroyny, Brut zsiostra, pol.; Amor perfetto, por.; XVdowki, rus.; Bialaker, Styfmors- blomster, su.; Kerdjei, tur. Sorte de violette blanche des champs. L'herbe et les fleurs, que l'on emploie réunies JJÇ* ou séparées, sont mucilagineuses et légèrement dépuratives. On s'en sert dans le traitement des dartres sous forme d'infusé (pp. 10 : 1000). On en prépare un extrait*, un sirop*. Les pharmacopées allemandes indiquent la pensée sauvage sous le nom de jacea. En France, on nomme jacée la centaurea jacea. PEPSINE. Chymosine (Deschamps), Gastérase (Payen); Pepsina. Verdauungsstoff, al.; Pepsin, ano v su. La pepsine (de tcsiJuî, coction, digestion) est la matière particulière, azotée complexe, retirée de la muqueuse du quatrième estomac (caillette) des jeunes ruminants (veaux, mou- 1 PEPSINE. 721 tons, chevreaux) et des porcs ; on la trouve aussi dans leur suc gastrique ainsi que dans le suc gastrique humain, qui lui doit ses propriétés digeslives, et dans le gésier des oiseaux (V. Un. Ph. 1869). Elle a été isolée d'abord par Schwann, en 1839. Elle est le ferment qui, sous l'influence de divers acides et surtout de l'acide chlorliydrique, opère la transformation des matières âllmminoïdes en peptones. D'après le Codex de 1860 on la préparait comme suit : on ouvre la caillette, on la vide des aliments qui s'y trouvent, on lave cet organe et l'on racle la muqueuse interne ou on la frotte rudement avec une brosse de chiendent; il en résulte une pulpe dont la quantité est de 10 litres environ, par 500 caillettes. Cette pulpe est délayée dans 20 litres d'eau filtrée, où on la laisse macérer, en agitant souvent, pendant deux heures, le tout est jeté sur une toile grossière, et le liquide est précipité par une solution de 750 grammes d'acétate de plomb cristallisé dansQ. S. d'eau. Le précipité est lavé à trois reprises avec, de l'eau, puis délayé dans de nouvelle eau où l'on fait passer Un courant d'acide sullhydrique en excès, on filtre et on évapore à siccilé, à une température inférieure à /i5 0c , le produit qui a la consistance d'une pâle ferme, une couleur ambrée, une transparence imparfaite : 10 litres de pulpe en donnent 125 gr. (Qui- bourt.) Le procédé suivant est beaucoup plus simple. Les estomacs de porcs, les caillettes de veaux ou de moutons sont soigneusement lavés à grande eau,- la muqueuse séparée par raclage est bâchée menu et mise à macérer dans 4 fois son volume d'eau, additionnée de 5 centièmes d'alcool. Après h heures de macération on filtre et on évapore comme ci-dessus {Soc. ph. de Paris). On obtient ainsi la pepsine extractive qui doit être soluble dans l'eau sans laisser de résidu sensible. La pepsine médicinale [Codex) constitue une poudre d'un blanc grisâtre qui est un mélange de pepsine extractive et d'amidon : elle a une odeur qui rappelle celle de la pepsine mais n'a rien de putride. La pepsine dile liquide n'est que de la pepsine dissoute dans de l'eau, de l'alcool, de la glycérine ou un sirop. La pepsine, mise en contact avec la fibrine humide, exerce sur elle une action comparable à celle du suc gastrique ; elle la dissout ; la solution n'est pas précipitée par l'acide azotique qui, au contraire, donne un précipité blanc cailleboté avec les solutions de fibrine dans les acides dilués (acides chlorliydrique, lactique, tartrique) ; elle ne doit pas subir une température au-dessus de Zi5 00 sous peine de perdre ses propriétés. Pure, elle est soluble dans l'alcool aqueux, mais non dans l'alcool absolu, l'éther, etc. La pepsine additionnée d'amidon laisse, bien entendu, celui-ci indissous dans l'eau ou l'alcool. Mal préparée, la pepsine a une odeur désagréable d'urine pourrie; au contraire, préparée avec soin, elle a une odeur annualisée qui n'est pas désagréable. Si même on a l'ait intervenir le charbon dans sa préparation, cette odeur a quelque chose d'appétissant, en même temps que le produit, au lieu d'être ambré, est blanc. La pepsine officinale est un ferment organique et non une substance chimique définie. Sa composition est variable ; suivant son origine et les circonstances de sa 'préparation, elle offre des différences plus ou moins grandes dans son degré d'activité, c'est-à-dire dans la proportion de fibrine qu'elle peut dissoudre, et qui peut aller de 1 à 300 p. C'est pour celle raison qu'il est utile, afin d'obtenir des effets constants de ce produit, de le doser par sa force digestive. La pepsine médicinale, en poudre, doit répondre à l'essai suivant (Codex) : Introduisez dans un petit flacon à large ouverture : Pepsine médicinale. 0,50 Fibrine de pore, lavée Eau distillée....... 6'',00 et fraîchem. essorée, lu Aride i-lilorhy. offic. 0,60 Placez le flacon dans une étuve à eau chaude dont la température devra être maintenue à 50", et faites digérer pendant six heures en ayant soin d'agiter fréquemment jusqu'à dissolution complète de la fibrine, et puis toutes les heures environ. 10 centimètres cubes de la liqueur refroidie et filtrée ne devront pas se troubler par l'addition de 20 à 30 goulles d'acide azotique ; l'alcool déterminera au contraire, un précipité blanc abondant. La pepsine extractive doit répondre à ce mode d'essai à la dose do 0 sr ,20 centigrammes seulement. Le Codex prescrit l'amidon pour être mélangé à la pepsine; nous pensons qu'on pourrait laisser toute latitude aux fabricants qui mélangeraient les diverses sortes de pepsine avec de l'amidon ou du sucre de lait, à condition que la pepsine réponde à l'essai ci- dessus. La pepsine a été introduite dans la thérapeutique française, en 185i, par le docteur L. Corvisart. Ce principe digestifs'emploie dans le cas où l'estomac étant altéré dans sa sécrétion, les digestions sont laborieuses, imparfaites ou impossibles, c'est-cà-dire dans la dyspepsie, l'apepsie, la gastralgie et autres affections de l'appareil digestif, dans lesquelles (parce que l'estomac n'a pas recouvré sa force secrétaire) on n'ose point encore alimenter; dans d'autres, où les tentatives d'alimentation causent le vomissement, la diarrhée, etc. 722 PERSICAIRES. — PERSIL. Elle s'administre enveloppée dans du pain azyme, ou mêlée à une cuillerée de soupe ou de confitures, immédiatement avant le repas, ou immédiatement après. On donne avec elle quelque aliment animalisé ou azoté, et on proscrit tout autre médicament. Après quelques jours, on doit suspendre la poudre par contre- épreuve, et la reprendre si les digestions redeviennent mauvaises. La pepsine peut encore s'administrer sous forme de pilules, d'elixir, de vin, de sirop, de, pastilles (V. ces mots). La pepsine, en consistance de pâte ferme, renfermée cfl vase clos, peut conserver à peu prés intégralement son activité pendant deux ans. A l'état sec, et à l'abri de l'air, car elle est hygrométrique, la pepsine est dans des conditions encore meilleures de conservation. L'amidon paraît, ainsi que la glycérine, assurer sa conservation presqu'indetiniment; on a proposé de la conserver dans des capsules gélatineuses ou en l'associant à P. E. de charbon végétal. La poudre nutrimentioe ou pepsine amylacée de MM. Corvisart et Boudaull, est de la pepsine extractive amenée à l'état pulvérulent par l'addition de Q. S. d'amidon grillé ou séché à 100°. 1 gr. de cette poudre doit digérer G gr. de fibrine. MM. Corvisartet Boudaull ont donné à formules de poudres nutrimeiitives: 1° poudre nul/inienlivc acide ou pepsine acidifiée par l'acide lactique ou citrique ; 2° poudre additionnée par prise de 1 centigr. de chlorhydrate de morphine; 3° poudre additionnée par prise de 3 milligr. de strychnine; h" pepsine neutre. Les peptones, qui sont les produits ultimes de la digestion pepsique des matières albvuni- noïdes, s'obtiennent en faisant digérer à 50° 1 kilog. de viande, sans graisse ni tendons, finement haché, avec 10 litres d'eau acidifiée par 15 gr. d'acide tartrique par litre et 10 gr. de pepsine ; au bout de 12 h. on laisse refroidir et on filtre sur un papier mouillé. On sature alors la moitié de la liqueur par du bicarbonate de potasse et l'on mélangera à l'autre moitié ; il se précipite de la crème de tartre qu'on sépare par fillralion. On évapore à sic- cité au Et.-M. On peut remplacer l'acide tartrique par h gr. d'acide chlorhydrique par litre d'eau et saturer exactement les liqueurs par du bicarbonate de soude. Les peptones s'emploient sous forme de cachets (1 gr. par cachet), de vins, sirops, élixirs (V. ces mots). On a employé, sous le nom de peptonates de mercure, des solutions de bichlorure de mercure additionnées de chlorure de sodium et de peptones en proportions telles que certaines propriétés des sels de mercure s'y trouvent dissimulées. Dans le traitement de la syphilis, les injections hypodermiques de peptone mc-rcurique ont donné d'excellents résultats. Pour l'obtenir, on dissout dans la plus petite quantité d'eau possible: bichlorure de mercure 1, chlorure de sodium 2, peptones sèches 1 ; on filtre et on évapore dans le vide, k gr. de ce produit représentent 1 gr. de sublimé. Dose : lnject. liypod., 3 milligr. à 1 centigr. On a également préconisé le peptonate de fer ammonigue qui s'obtient en dissolvant 5 gr. de peptone dans 50 c. c. d'eau de laurier- cerise et 50 gr. de glycérine, ajoutant à cette solution 6 gr. de perchlorure de for liquide, étendu de 25 c. c. d'eau de laurier-cerise et additionnant le tout d'ammoniaque liquide jusqu'à formation d'un précipité qui se redissoudra par addition d'une nouvelle quantité d'ammoniaque. La lartopcptine est un mélange dont la composition est la suivante : sucre de lait 567, pepsine 113,40, pancréatinc 85,05, diaslase 2,83, acide lactique 17,70, acide chlorhydrique 17,70. PERSICAIRES. 1° Persicatre poivrée , brûlante ou acre, Poivre d'eau, riment d'eau, Curage, Renonce l'are; Mercwnus ivrreslris, Polygonum hydro- piper. (Polygonées.) (Bitterhnœterich, Flœh- pfefferkraut, al.; Arsemart, Water pepper, asg.; Tatten peppar, su.) Plante Q indigène , qui croît au milieu des mares d'eau, et reconnaissable à sa lige rouge, à ses feuilles voles, très-brûlantes au goût. Frais, c'est un rubéfiant qui peut être utile, sous forme de teinture ou d'extrait, dans l'aménorrhée et les affections utérines. M. Rademaker y a reconnu la présence d'un acide cristallisable, vert, d'une saveur acre et amère, qu'il a nommé acide pohjtjoniqueel auquel il rapporte l'action de la plante. 2° Persicaire douce, Pilingre; Polygonum persicaria (Knœterich, al. ; Spottct persicuria, ang. ; Loppegras, dan. ; Persicaria monchada, esp.; Persihkruid, hol. ; Persigueria, pou.). Les feuilles de cette espèce, qui autrement a tout le faciès de la précédente, sont veinées de noir. Cette dernière passait pour vulnéraire. PERSIL. Pelroselinum sativum, Apium petroselinum. (Ombel.) Garteneppich, Petersilie, al.; Parsley, ano.; Charp, ar.; Persillé, dan.; Perejil, esp.; Pieterselie, hol.; Prezze- molo, it.; Pietruske, pol.; Perekil,pon.; Persiîja, su.; Maïdanos, tuii. Plantée? herbacée, cultivée dans les jardins pour les besoins culinaires. La racine $K qui est grosse comme le doigt, grisâtre et d'une PERVENCHES. — PETITS-LAITS 723 odeur aromatique forte , est employée en médecine. Elle est excitante, apéritive. On l'emploie en infusé (pp. 20 : 1000). La décoction a été recommandée en lavements, contre la diarrhée (Haro). Les feuilles sont résolutives et stimulantes, appliquées à l'extérieur. Dans le peuple, on les emploie ainsi contusécs pour dissiper les engorgements laiteux. Le docteur Péraire a publié un travail tendant à les faire considérer comme un antipériodique et fébrifuge excellent, propriété, du reste, que Tournefort leur avait reconnue. (Voy. Ache.) 11 les emploie fraîches sous forme de suc, d'nydrolat, d'alcoolature, d'extrait, de sirop. Braconnot a découvert dans le persil une substance qui a la propriété de se prendre en gelée par refroidissement d'un soluté aqueux ou alcoolique, et qu'il a nommée Apiine. De leur côté, MM. Homollo et Joret, en 18/|9, ont obtenu du persil un liquide huileux, non volatil, soluble dans l'alcool et l'éther, d'une saveur acre et piquante, qu'ils ont nommé apiol (V. J. ph. , 1852) et qu'on a recommandé comme emménagogue. Dose: 25 centigr., matin et soir, dans une capsule gélatineuse. Les fruits, séminoïdes, sont carminatifs. On a employé, contre l'épilepsie, les fruits du Persil de Macédoine, Ache ou Persil des rochers; Bubon Macedonicum (Maoedonische petersilie, al., Macedonian Parsley, A-ng., Pe- rejil de Macedonia, esp. Ipposelino, n. Scdsa macedordea, pou.). PERVENCHES*. Violettes de sorciers, Pucelages. La grande et la pelite pervenche; Vinca major et Vinca minor (Sinngrùn, al. PerwinMe, axg. Vtngrœn, dan. Peninca, esp. , it., por. Vinkoorde, iiol. Barwineh, pol.) (Apocynées.) Plantes % des bois et des haies des jardins, à tige débile; à feuilles petites, entières, coriaces, luisantes; àfl. bleues, infundibulifurmes. Elles sont indifféremment employées en infusé, seules ou concurremment avec la canne de Provence, dans la médecine populaire, pour tarir le lait des nourrices, et, comme vulnéraires, antihémorrhagiques. Elles sont légèrement astringentes. A Maurice, on fait avec les feuilles du Vinca rosea une sorte de thé préconisé contre les indigestions et la dyspepsie. PETITS-LAITS. Les petits-laits sont une sorte de médicaments magistraux dont le véhicule est le sérum du lait. (Whey of rnilk, ang. Suero, esp. Siero di latte, it. Sourat, tlr.) Ce sont en général des boissons peu actives. Petit-lait. Sérum lactis. Lait de vache pur................. 1 litre. Portez, le lait à l'ébullition et ajoutez-y, par petites parties, Q. S. d'une dissolution faite avec 1 d'acide citrique et 8 d'eau. Quand le coagulum sera bien formé, passez sans expression; remettez le petit-lait sur le feu avec la moitié d'un blanc d'œuf battu avec un peu d'eau froide, portez à l'ébullition ; laissez refroidir et filtrez à travers un papier lavé à l'eau bouillante. {Codex.) Quelques auteurs prétendent que, préparé à l'aide de la présure, le petit-lait est plus odorant et plus savoureux. Le petit-lait des crémiers provenant de la coagulation spontanée du lait est troublé par un peu de caséum en suspension. 11 est moins digestif que celui des pharmaciens, qui est d'une limpidité parfaite. On emploie le petit-lait pour favoriser les évacuations par les urines et les selles, pour calmer la soif et les irritations bilieuses et inflammatoires, les phlegmasies des organes digestifs, etc. On l'administre ordinairement froid ou simplement tiède, a la dose de 500 à 1000,0 par jour, pris par verrées. On l'édulcore quelquefois avec les sirops de capillaire, de groseille, de limons, etc. Des médecins prescrivent quelquefois du petit-lait gazeux (Petit-lait carbonique ou acidulé), qu'on trouve dans certains établissements pour la cure par le petit-lait en Suisse et en Allemagne ; c'est du sérum de lait de chèvre chargé de gaz acide carbonique. On a nommé petit-lait en poudre, un mélange de sucre de lait 8,0; gomme arabique 2,0; sucre 30,0; destiné à être dissous dans 1 litre d'eau. Le petit-lait contient de l'albumine (lactal- biiiidné), de la caséine, de la lactoprotéine, une matière gélaliniforme azotée (alhuminose, de Mialhe; exalbumine, de Corvisart; Galantine, dAnt. Morin), de l'urée, de la créatine, du sucre de lait et des sels. La lactoprotéine, principe allmminoïde découvert dans le lait par MM. Millon et Commaille, ne se coagule ni par la chaleur, ni par l'acide azotique, le sublimé, etc.; elle forme un composé insoluble avec une solution de nitrate mercu- rique. Petit-lait factice. Sel marin......... 140,0 Sel de lait......... 125,0 M. — D'autre part : Sirop de sucre.....125,0 Vinaigre blanc..... 15,0 Nitre.............. 83,0 Alun.............. 10,0 Sirop de nerpr 8,0 Pour obtenir un litre de petit-lait on emploie k 724 PETIT-LAIT ALUMINEUX. — PHELLANDRIE. eau Q. S., 6 grammes du mélange salin, et 24 du mélange sirupeux. Le médecin peut, s'il lui convient, prescrire cette boisson ; mais le pharmacien qui donnerait cette préparation comme petit-lait véritable ferait une substitution frauduleuse. Petit-lait alumineux. Lait.............. "50,0 Alun en poudre...... 3,0 Faites coaguler et filtrez. (Bat.) Quelques formulaires ajoutent l'alun au petit- lait clarifié. Dans les hémorrhagies passives. A boire froid par petites tasses. On y ajoute du sucre ou un sirop approprié. Petit-lait antiscorbutique. Suc de eochléaria.. 100,0 Lait de vache...... 400,0 Faites bouillir; passez. (Swéd.) Petit-lait apéritif, de Van-Swiéten. retit-lait clarifié... 500,0 Cresson, poignée... no 1 Pissenlit, poignée.. n° 1 Cerfeuil, do..... no 1 Pumeterre, do,... no 1 Faites bouillir, exprimez, ajoulez à la cola- ture : Sel de seignette..... 6,0 Miel ................ 23 En k verrées tous les matins. (S. M.) Petit-lait chalybé. Petit-lait....................... Q. V. Eteignez-y un fer rouge à plusieurs reprises. Petit-lait émétisé. Tartre stibié........ 0,i Petit-lait simple... 1000,0 Laxatif, [lier.) Petit-lait nitré. Nitre....... 0,4 Petit-lait clarifié. 500,0 (Bér.) Petit-lait purgatif. Manne ............. 30,0 Petit-lait simple___ 180,0 Crème de tartre..... 15,0 (Aug.) Petit-lait sinapisé. Lait .............. 720,0 Moutarde .......... 60,0 Faites bouillir et passez après coagulation. Excitant dans la goutte et la paralysie. Petit-lait tamariné. Tamarin........... 60,0 Petit-lait chaud... 1000,0 Passez. (Bouch.) Quelques formulaires étrangers prescrivent de faire bouillir le tamarin avec le lait et de passer. Petit-lait vineux. Petit-lait......... 1080,0 Vin blanc. 360,0 (Adg.) Petit-lait de Weiss. Follicules de séné...... 2 Fleurs de sureau .. 1,0 Sommités d'hypericum . 1 Sulfate de magnésie 2,0 — de caille-lait.'1 Pelit-lait clarif. bt. 500,0 Faites infuser 1/2 heure, passez et filtrez la colature. (Codex.) Antilaiteux que l'on prend pendant 20 à 30 jours, en se purgeant de temps en temps. PEUCEDAN ou PEUCÉDANE. (De ireuxs'Savoç, amer.) Fenouil de porc, Queue de Pourceau; Pcuce- danum officinale. (Ombelliferes.) Saufenchel, Schwefehvurzel, al.; Sulphur -wort, ang.; Svinekenkel, dan.; Peucedan, ESP., por.; Hair streng, hol.; Peucedano, it.; Wieprzniec, pol-, Svinfinkel,su. Passe pour excilant et antibystérique. On en dit autant du P. oreoselinum. M. Scblatter a extrait de la racine de P. officinale, une substance cristalline, la Peucé- danine, que M. Wagner regarde comme identique avec Yimpératorine. PEUPLIERS. 1° Peuplier noir ou franc. ; Populus nigra, L. (l'appel, al. Poplar, ang. Alamo, esp., Po- pulier, hol. Pioppo, it. Chopo, por. Svart poppel, su. Kavak, tur.). Grand arbre qui croit dans toute l'Europe. On emploie des bourgeons (Oculi s. Gemma: populi) comme balsamique, vulnéraire, antihé- morrboïdal. Ils font la base de la pommade de peuplier dite populcum. M. Piccard en a exilait un acide cristallisable, Facfefe chrysini- ijuf (V. Un. Ph. 18G5) ; ultérieurement, il a trouvé dans les bourgeons de peuplier, outre l'iiuile essentielle, la salicine et la populine, une matière colorante jaune cristallisable (chrysine), fusible, à 175°, et une substance homologue, la tectochrysine, fusible à 130" (V. Un. ph. 1874). 2° Peuplier baumier, ou de la Caroline ; P. bahamifera, L. (BaJsamespe, al. Balsam- tree, ang. Pioppo délia Caroltua, it. Balsam- poppcl, su.). Il croît en Amérique, où il donne une sorte de tacamaque dite d'Amérique. Les bourgeons très-résineux ont les mêmes emplois que ceux de l'espèce précédente, mais ils sont plus Volumineux, d'un rouge plus foncé, d'une odeur plus forte, plus aromatique et sont plus actifs. On les emploie aux États-Unis comme diurétiques et antiscorbutigues. Le genre Populus appartient à la famille des Amentacées. PHELLANDRIE. Ciguë ou Millefeuille aquatique, Fenouil d'eau ; Phellandrium aquaticum , OEuanthe phel- landrium. (Ombelliferes.) "Wasserfenchel, Pferdesamen, al.; Fine leaved, "VTater hemlock, ano.; Vandfennikcl, dan.; "Waterkervel, hol.; Fellandrio acquatico, it.; K.oper wodny.Ivruszykamien ziele,POL.; Stœkra, su.; Sou roumi tchicheghi, tir. Plante c? commune dans toute l'Europe. Elle croît dans l'eau ou sur le bord, et ressemble beaucoup à la cigué. (Voy. ce mot.) PHÉNACÉTINE. — PHOSPHATES. 725 On emploie l'herbe et surtout les sémi- noïdes £(*. Ces derniers, qui ressemblent assez bien à ceux de fenouil, ont une odeur forte, aromatique, peu agréable. Narcotique, excitant, diurétique, antiphthisi- que et fébrifuge. Dose : 1 à 3 gr. Peu usité en France, très-usité en Allemagne, surtout dans la toux catarrhale, sous forme de pilules, de poudre, de sirop. M. Hutet a donné le nom de Phellandrine à un produit qu'il croit être le principe actif du priellandrium et qu'il obtient à la manière de la cicutine. Liquide oléagineux, neutre , très- actif, d'une odeur forte, nauséabonde ; soluble dans l'éfher, l'alcool et les graisses. PHÉNACÉTINE. Dérivé acétilô de la phénétidine, cristaux incolores, inodores, sans saveur, peu solubles dans l'eau, fusibles à 135°. Antinévralgique à la dose de 0,50 à 0,70. PHOSPHATES. Phosphorsaures Salz, al. ; Fosfatos, esp.; Fosfati, it.; Foafat, Fosforsyradt sait, su. Combinaisons de l'acide phosphorique avec les bases. Phosphate d'ammoniaque. On l'obtient, soit en saturant l'acide phosphorique par l'ammoniaque ou le carbonate d'ammoniaque et faisant cristalliser; soit en traitant du phosphate acide de chaux liquide par un léger excès d'ammoniaque, filtrant, évaporant et faisant cristalliser. Dans le premier cas, on obtient du phosphate tribasique neutre ; et dans le second, du bi-phosphale. Le phosphate neutre est blanc, cristallisable en prismes rhomboïdatix, efflorescents à l'air en perdant de l'ammoniaque et devenant acides, très-solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. Diaphonique, antigoutteux, Iithontriptique. — Dose : jusqu'à 20 gram. Phosphate de bismuth. Poudre blanche, grenue, qui s'obtient en traitant une solution bouillante de phosphate de soude par du nitrate de bismuth dissous dans un excès d'acide nitrique. Par une ébullition prolongée le phosphate de bismuth se précipite. Même emploi que le sous- nitrate de bismuth. Phosphate de chaux. Terre des os, Terre animale, Sous-phosphate de chaux; Terra ossium, Phosphas cakicus. Phosphorsaures Kalk, al.; Bone-earth, aïs.; Fosforsy- rad kalk, su. _ Le phosphate de chaux des pharmacies s'obtient en disposant des os d'animaux quelconques dans un fourneau, en allumant le feu au- dessous et laissant continuer l'opération jusqu'à ce que les os soient devenus blancs et cassants. On les laisse refroidir et on les pulvérise. Ce sont là les Os calcinés, Ossa usta alba*. Autrefois, le phosphate calcaire qu'on obtenait par calcination de la corne de cerf (Voy. ce mot) était nommé Corne de cerf calcinée ou préparée par le feu, Cornu cervi ustum, parce qu'on en préparait une autre en enlevant la matière organique par l'ébullition dans l'eau ; celle-là prenait le nom de Corne de cerf préparée philosophiquement. On appelait encore le phosphate calcaire Spode, Ivoire brûlé ci blanc, lorsqu'on remplaçait les os par l'ivoire, ebur. {Sen fil, ar. Ivorio, it.) Le crâne humain, les os, les cornes, les dents, les mâchoires, les rachis de divers animaux, ainsi que l' Album grœcum (excréments de chiens nourris d'os), employés dans l'ancienne médecine et profondément oubliés aujourd'hui, ne devaient leurs propriétés qu'au phosphate de chaux. La Chaux phosphatée des minéralogistes a été constatée il y a déjà longtemps dans l'Estrama- dure en Espagne, et récemment, en Angleterre. En France, M. Delanoue, géologue distingué, a reconnu 30/100 de phosphate ferrico-calci- que dans une roche que l'on trouve entre Lille et Valenciennes sous le nom de Tun. Dans les Ardennes, à Grandpré, notre confrère Desailly exploite en grand pour l'agriculture des gisements de phosphate de chaux ; ce sel jouant avec les nitrates et les sels ammoniacaux le premier rôle dans les engrais. Les minéraux connus sous le nom de Phos- phorite, cVApatite, de Coprolithe et de Chryso- lithe sont des phosphates de chaux. L'emploi thérapeutique des phosphates de chaux sous diverses formes devient de plus en plus important, grâce aux éludes de la chimie physiologique ; c'est ainsi que sont adoptées les préparations nouvelles désignées sous les noms arbitraires de lacto, ehlorhydro, eitro- phosphate de chaux, etc., que le pharmacien peut préparer rapidement en dissolvant du phosphate neutre, dans les quantités théoriques d'acide lactique, chlorhydrique, citrique. Le médecin prescrit, actuellement, suivant les indications fournies par les conditions physiologiques ou pathologiques de l'estomac, le phosphate basique des os ou phosphate tri calcique, le phosphate M calcique ou neutre qui figurait autrefois dans les formulaires sous la rubrique « inusité » et qui ne mérite pas ce dédain et, enfin, le phosphate acide ou mono- calcique, dit phosphate sirupeux. 726 PHOSPHATES DE CHAUX. Phosphate de chaux tricalcique des os, Phosphate basique, Sous-phosphate de chaux, Phosphate de chaux. 3CaO, PhO 3 = 155. La solubilité du phosphate de chaux des pharmacies dans les acides chlorhydrique, azotique, lactique, citrique très-étendus, offre les plus grandes différences ; suivant les données théoriques, la solubilité du phosphate à l'état d'hydrate gélatineux est absolue, tandis qu'elle est presque nulle pour le même phosphate desséché au rouge. La déshydratation détruit ou amoindrit la solubilité de ce corps dans les acides étendus. On obtient du phosphate tricalcique en suivant la formule du Codex, en versant un excès d'ammoniaque dans la dissolution chlorhydrique d'os calcinés très-étendue, portant a une légère ébullition, laissant déposer et décantant. Cet hydrate est parfaitement soluble dans les acides étendus, mais il perd cette solubilité à l'ébullition ou en se desséchant lentement à l'air et prenant un aspect dur et corné ; d'un autre côté, les hydrates gélatineux sont difficiles à laver et à conserver, renferment des proportions variables d'eau, et ne se prêtent pas à certains modes d'administration fort usités, tels que prises et pilules. Les avantages d'un phosphate pulvérulent, complètement soluble et assimilable sont évidents. Voici un mode opératoire qui permet de préparer, à la température ordinaire, du phosphate de chaux sec d'une finesse extrême et d'une solubilité absolue (Falières, de Libourne). Os calcinés pulvérisés. 20 Eau commune........ 80 Ac. chlorhydr. D. 1,17-32 Ammoniaque liq...... 13 Phosphate de soude cristallisé..... 10 Délayez la poudre d'os dans une terrine avec 20 parties de l'eau prescrite ; ajoutez l'acide chlorhydrique ; remuez de temps en temps. Après quelques jours, ajoutez le phosphate de soude dissous dans les 60 parties d'eau restante; filtrez,—versez l'ammoniaque en excès dans le liquide obtenu; agitez et battez vivement à l'aide d'une spatule de buis pour empêcher la niasse de se prendre à la façon du plâtre gâché, et la ramener en bouillie épaisse. — Délayez le précipité dans une grande quantité d'eau froide (2 à 300 parties), abandonnez au repos; décantez, lavez méthodiquement le précipité avec 100 fois environ son poids d'eau. — Jetez alors le précipité sur un linge mouillé, laissez-le s'égoutter jusqu'à ce qu'il puisse être détaché du linge tout d'une pièce, recueillez-le et battez-le vivement de nouveau avec un balai d'osier. — Divisez rapidement en trochisques qui seront desséchés à l'air libre. Bien desséchés, ils ne retiennent que 25 pour 100 d'humidité. En cet état, le phosphate de chaux des os se réduit en poudre impalpable sous la plus légère pression, comme la poudre d'amidon; sa légèreté est très-grande. Un tel phosphate se dissout entièrement dans les acides dilués; son essai est très- rapide et très facile en le solubilisant par l'acide citrique, réactif qui existe partout dans un état très-convenable de pureté. 1 gramme de phosphate tricalcique doit fournir une solution limpide avec 1 gr. 00 d'acide citrique et dOOgr. d eau distillée. 11 faudrait employer, pour la même quantité du môme phosphate, 1 gr. 80 d'acide lactique et 1 gr. 08 d'acide chlorhydrique à 33 pour 100 pour arriver au môme "résultat. Le phosphate de chaux hydraté ou gélatineux n'est autre cbo--c que du phosphate obtenu en précipitant par du carbonate de soude le phosphate obtenu en traitant les os calcinés par l'acide chlorhydrique, recueillant le précipité, le lavant à grande eau et le séchant de manière à avoir un produit contenant 2 p. d'eau d'hydratation pour 1 p. de phosphate sec. Phosphate de chaux neutre ou bicalcique. 2CaO,HO,Ph0 5 , = 136. Ce sel était à peu près inusité; cependant la facilité de sa préparation et sa solubilité beaucoup plus grande dans les acides faibles le placent bien au-dessus du tricalcique. Sa composition est invariable. 11 est plus riche en acide phosphorique et par suite, coudent moins de chaux que le tricalcique. De tous les sels, le phosphate bicalcique est celui qu'il est le plus facile d'obtenir. Pr. — Chlorure de calcium cristallisé. 650 Phosphate de soude cristallisé........ 1,000 Eau distillée........................ 1,000 Acide chlorhydrique officinal......... 30 cent. cub. Faites dissoudre le chlorure de calcium dans l'eau distillée cl le phosphate de soude dans sept litres d'eau ordinaire additionnée de 30 cent, cubes d'acide chlorhydrique. Versez peu à peu la solution du phosphate de soude dans celle de chlorure de calcium. Laissez déposer le précipité ; décantez et lavez à cinq ou six reprises avec 10 litres d'eau chaque fois. Ce lavage s'effectue en quelques heures, le précipité se rassemblant très-rapidement au fond du vase. — Jetez sur une toile mouillée à l'avance; au bout de deux ou trois jours, le précipité, détaché en morceaux irréguliers, sera abandonné à une dessiccation spontanée et complète à l'air libre ou à l'étuve (Codex). Ainsi obtenu, il est très-léger, s'écrase au moindre effort et passe au travers du tamis le plus fin, sous la simple pression de la main. . PHOSPHATE ACIDE DE CHAUX. — PYROPHOSPHATE DE FER. 727 Il suffit de 1 gr. 25 d'acide citrique cristallisé pour solubiliser 1 gr. de phosphate neutre. 11 faudrait, pour le même résultat, employer i gr. 05 d'acide lactique, etOgr. 63 d'acide cblorhydrique a 33 pour 100. On peut remplacer le chlorure de calcium cristallisé par 320 gr. de chlorure de calcium fondu. Phosphate acide ou Biphosphate de chaux, Phosphate monocalcique. PO 8 , CaO, 2HO, 2aq. On délaye 6000 d'os calcinés dans le double d'eau pour former une bouillie ; on verse peu à peu sur celle-ci 5000 d'acide sulfurique officinal en agitant continuellement. La masse s'échauffe, se boursoufle et se solidifie. On la ramène h l'état de bouillie par une addition d'eau et on l'abandonne 24 heures. On la traite alors à plusieurs reprises par de l'eau bouillante; on la jette sur une toile; on lave le résidu jusqu'à ce que le liquide passe neutre. On évapore le liquide clair en consistance sirupeuse; on laisse refroidir; on sépare par décantation le sulfate de chaux déposé; on lave celui-ci avec un peu d'eau, on réunit ce liquide à celui décanté et on évapore le tout en consistance de sirop (Codexj.Lc phosphate acide de chaux cristallisera, par refroidissement, en lames nacrées contenant des quantités d'eau variables. Aussi est-il préférable de préparer les solutions, sirops, etc., avec le phosphate Mbasique et l'acide phospborique médicinal, en se conformant aux formules suivantes : Sirop de phosphate acide de chaux*. Phosphate bicalcique de chaux..... 13,50 Acide phosplior. officinal (U —1,35) (le moins possible, environ 22 gr.). Q. S. Eau distillée...................... 310 grammes. Sucre blanc...................... 630 — Alcoolature de citrons............. 10 — Divisez le phosphate de chaux avec soin dans l'eau distillée, ajoutez l'acide phospho- rique en quantité suffisante pour dissoudre ce sel. Quand la dissolution sera opérée, ajoutez le sucre grossièrement pulvérisé, que vous ferez fondre à froid ou à une très-douce chaleur, passez et ajoutez l'alcoolature au sirop refroidi. (Codex.) 20 grammes de ce sirop (ou une cuillerée à bouche) représentent 0,25 de phosphate bibasique de chaux ou très-approximathe- ment 0,40 de phosphate acide pur, dont on pourrait faire usage pour simplifier la préparation de ce sirop. Solution de phosphate acide de chaux*. Phosphate bicalciqae de chaux..... 18,3S Acide phosph. officinal (le moins possible pour dissoudre le sel, 28 gr., 70) Q. S. Eau distillée..................... 959,50 Divisez le phosphate avec soin dans l'eau distillée, ajoutez l'acide phospborique, laissez la dissolution s'opérer pendant quelques minutes et filtrez. 15 grammes (environ une cuillerée à bouche) de cette dissolution représentent 0,25 de phosphate bibasique de chaux ou très-approxima- tivement 0,i0 de phosphate acide pur. Phosphate de fer. Phosphate ferroso-ferrique, Phosphate de fer officinal; Ferrum phosphoricum, Phosphas ferroso-ferrims®.*. Décomposez un soluté de 100 de protosulfate de fer par un autre de 300 de phosphate, de soude crist. ; laissez déposer, décantez, lavez le précipité à l'eau chaude et desséchez. (Codex de 1806.) Poudre bleu-ardoise foncé, insoluble. Tonique, anlirachilique. Dose : 0,25 à 0,5. Le Perphospliate de fer s'obtient en remplaçant le protosel do fer par un persel. C'est une poudre blanc-bru n àl re. En faisant dissoudre à chaud, et jusqu'à refus, du phosphate de fer neutre dans de l'acide métaphosphorique, on a une solution verdàtre ou ardoisée, demi-transparente, de phosphate acide ou superphosphate de fer, très-employé en Angleterre ; il est soluble en toutes proportions dans l'eau, et n'a pas la saveur d'encre, caractéristique des sels solubles de fer. Pyrophosphate de fer. En précipitant l'une par l'autre des solutions de persulfate ou de perchlorure de fer et de pyrophosphate de soude, à une température ne dépassant pas 15°, on obtient un précipité gélatineux qui n'est autre chose que le pyrophosphate de fer 2 (Fe 2 O 3 ) 3 (Pli O % se dissolvant avec la plus grande facilité dans une solution de pyrophosphate de soude ou de citrate d'ammoniaque, avec lequel il donne le sel double employé en médecine. Si le sel ferrique était obtenu au-dessus de 15°, et à plus forte raison dans les liqueurs en pleine ébullition, il faudrait des quantités considérables de pyro- phosphate de soude pour le dissoudre, et encore n'obtiendrait-on qu'une dissolution éphémère se colorant en noir et prenant une saveur insupportable. Pyrophosphate de fer et de soude. A été signalé, en 1848, par Persoz; puis préconisé par les médecins anglais (Pyrophosphate de soude cristallisé, G0; sulfate ferrique, 17; eau distillée, Q. S.), et enfin, en 1849, par M. Leras (Pyrophosphate de soude sec, 30 ; sulfate ferrique*sec, 14,93; eau distillée, 600); on fait dissoudre séparément chaque sel, et l'on verse la solution du sulfate dans celle du 728 PYROPHOSPHATE DE FER. - PHOSPHATES DE QUIMNE. pyrophosphale ; le précipité qui apparaît d'abord se redissout aussitôt : cette solution contient environ 47 ° / 0 àe, pyrophosphale. M. Lehman emploie le perchlorure de fer au lieu du persulfate; d'autres auteurs prescrivent le perchlorure de fer additionné d'une petite quantité d'acide sulfuriquc concentré. M. Lebaigue modifie de la manière suivante le pyrophosphale de M. Leras : à une solution de 15 grammes de pyrophosphate de soude cristallisé dans 135 grammes d'eau distillée, il ajoute peu à peu 10" r ,50 de solution de perchlorure de 1er à 30°, élenduc de 140 grammes d'eau. Cette solution renferme, par 100 grammes, 33 centigrammes de fer métallique, c'est-à-dire près de trois fois et demie plus que la solution de M. Leras, qui, d'après les analyses de M. Lebaigue, ne contient que 10 centig. de fer par 100 gram. (J. pli», 1864; Utuph., 1865, 1809). Le Codex le fait préparer comme suit : On fait d'abord du pyrophosphate de fer gélatineux en précipitant à froid une solution de perchlorure de fer par une solution de pyrophosphale de soude, lavant le précipité et ajoutant à 100 p. de pyrophosphate de soude crist. : 400« r de pyrophosphate de fergélatineux. On chauffe au bain-marie : au bout de peu de temps le mélange se liquéfie, on l'elend Sflr des plaques de verre et on sèche à l'étuve. 11 se présente sous forme de paillettes dont la teinte varie du brun au blanc. On obtient cette dernière teinte par un excès de pyrophosphate de soude. Pyrophosphate de fer citro-ammoniacal^*, Il a été proposé par E. Robiquet, en 1857. (V. lier, ph., 1857-1858.) Dissolv. 84 de pyrophosphate de soude crist. dansQ. S. d'eau etversez peuàpeu le soluté dans 15G de perchlorure de fer officinal étendu d'eau; lavez le pyrophosphate de fer qui s'est précipité. D'autre part, dissolvez 2G d'acide citrique dans un peu d'eau el ajoutez-y assez d'ammoniaque pour former un citrate avec excès d'alcali. Versez le pyrophosphate dans le citrate liquide; évaporez en sirop, étendez le produit, à l'aide d'un pinceau, sur des lames de verre ou sur des assiettes, et desséchez à l'étuve sans dépasser 55°. Il se détachera sous forme de paillettes micacées brunâtres. (Codex.) Le pyrophosphale de fer citro-ammoniacal est soluble dans l'eau, sans saveur styptique, et le fer qu'il contient dans la pp. de 18 °/ 0 environ n'est point décelé par les réactifs. On peut en faire des pilules, des sirops, etc. — Doses : comme les autres sels de fer. De son côté, M. Daenen, de Bruxelles, a proposé le phospliate acide de fer citro-maqné- sien, qui paraît être un mélange de phospliate ferreux dissous à la faveur de l'acide citrique et de phosphate ferrique combiné à du citrate de magnésie. Il le prépare en mêlant ensemble deux solutions de sulfate ferreux cristallisé (too p.), et de phosphate de soude (170 p.)., et versant sur le précipité lavé avec soin une solution d'acide citrique (100 p.), additionnée de 12 p. de carbonate de magnésie; la liqueur filtrée est évaporée au B.-M. en consistance de sirop, puis étendue au pinceau sur des plaques de verre que l'on sèche à une température modérée. Ce sel est en paillettes transparentes d'un vert brunâtre, déliquescentes, insolubles dans l'alcool et l'éther, d'une saveur rappelant celle de l'acide citrique, avec un arrière-goût légèrement alramentaire. — Dose : 50 centigrammes par jour dans 120 grammes d'eau édulcorée ou de mucilage, ou en pilules, sirop. Phosphate de magnésie. On sature de l'acide phosphorique liquide étendu par de la magnésie, on filtre et on évapore à siccité, ou bien on opère comme pour le phosphate de sOude en remplaçant le carbonate de soude par le sulfate de magnésie. Préconisé au début du rachitisme. Dose : 0,05 à 2,0. Inusité. Le Phosphaté acide de magnésie et de fer, étendu de quatre fois son volume d'eau, paraît offrir un bon moyen d'assainir les étables, écuries, etc., de désinfecter les égouts, puisards, elc. Phosphate de manganèse. S'obtient par double décomposition entre le sulfate de manganèse et le phosphate de soude. Préconisé, sous forme de sirop, par M.Wiegand, de Philadelphie. M. H. Greenl'a fait entrer dans des mixtures contre la phthisie pulmonaire. Phosphates de mercure. Pour obtenir le phosphate mercurique, on décompose à chaud un soluté d'azotate mercurique, par l'acide phosphorique. On a finalement une substance blanche, cristalline, insoluble : c'est le deutophosphate de mercure, constituant la pommade dalbano. Le phosphate mercureux était jadis en vogue contre les dégénérescences syphilitiques. Il faisait partie du Précipité rose de Lemery ou Rose minerai qu'on obtenait en précipitant un soluté d'azotate mercureux par de l'urine, et qu'on prescrivait comme purgatif, à la dose de 30 à 50 centigrammes ; c'était un composé de phosphate mercureux, de calomel, et probablement d'autres sels de mercure. Phosphate de quinine. On prend : quinine, 2; eau, 3 ; on chauffe, on sature par de l'acide phosphorique. On filtre Hypophosphites. Untep phosphorigsaures sali, vl.; Underfosforsyrli£rtsalt, Hypofosût, su. [.es Hypophosphites de chaux, d'ammoniaque, de potasse, de soude, etc. ont été introduits par le docteur Churchill dans la thérapeutique de la pthisie pulmonaire. Pour les PHOSPHATE DE SOUDE. bouillant et on fait cristalliser. Peu soluble dans l'eau, surtout à froid, soluble dans l'alcool. — Inusité en France. Phosphate de soude*. Sel admirable ou cathartique perlé, Sous-Phos- phate de soude; Soda phosphorata, Natrum phosphoricum, Phosphas sodicus. PhosphorsauresNatron, al.; PhosphornoskisloiNatr,RUS.; Fosforsyjraâtîfatfon, su. S'obtient en décomposant du phosphate acide de chaux par du carbonate de soude en léger excès, laissant déposer, décantant, évaporant à pellicule et laissant cristalliser. 11 contient 6'0,33 °/, d'eau de cristillisation et 2,51 d'eau de constitution. En prismesrhomboïdaux obliques incolores, inodores et très-efflorescents; sa saveur est faible; c'est pour cela qu'il serait peut-être préférable au sulfate de même base, qui est très-amer. 11 est soluble dans k p. d'eau froide et dans 2 p. d'eau bouillante, et précipite les sels d'argent en jaune. Purgatif. Dose : de 20 à 50,0. A celle de 1 à 5,0, il a été employé c. le rachitis et le diabète. On a vendu, sous le nom de triastase, du phosph. de soude concassé, pour clarif. la bière. Incomp. : Acides, chaux, acétate de plomb, chlorures et sels pouvant donner des phosphates insolubles. Le Pyrophosphate de soude, employé aujourd'hui en pharmacie et dans les arts, se prépare en chauffant le phosphate dans un creuset de platine et lui faisant éprouver au rouge la fusion ignée. On dissout la masse dans l'eau bouillante, on filtre, et Von fait cristalliser. Il a pour formule 2 (NaO), PhO s + 10 aq. 11 contienl/iO,36/100 d'eau de cristallisation. Pour les arts, on le livre simplement calciné. On le distingue du phosphate en ce qu'il n'est pas efflorescent et qu'il préc. les sels d'arg. en blanc. Il devient Mataphosphate à la température du rouge-blanc et son acide coagule 1 albumine. Phosphate de soude et d'ammoniaque. Phosphate de soude ammoniacal. Sel de phosphore. Phosphas ammonico-socticus. S'obtient en faisant cristalliser un mélange de 5 p. de phosphate de soude ord. et de 2 p. de phosphate d'ammoniaque. Cristaux blancs solubles dans 6,5 d'eau froide et dans leur poids d'eau bouillante. Fond facilement dans son eau de cristillation. HYPOPHOSPHITES. 729 obtenir on prépare un lait de chaux clair et on le fait bouillir longtemps avec du phosphore, jusqu'à disparition complète de ce dernier ; il se dégage de l'hydrogène phosphore spontanément inflammable dont on devra éviter avec soin les vapeurs; on filtre, on laisse déposer, on décante, on précipite l'excès de chaux par l'acide carbonique et on fait évaporer le liquide clair surnageant, à siccité ou jusqu'à cristallisation. Ce produit est l'hypophosphite de chaux, pulvérulent, d'un blanc de craie, inodore, déliquescent; cristallisabîe en prismes rectangulaires, brillants et flexibles, insolubles dans l'alcool. Il réduit les sels d'argent et est précipité parl'oxalate d'ammoniaque. Chauffé à sec dans un tube à essais, il dégage de l'hydrogène phosphore spontanément inflammable. Dose 0= r f 0-0=" r 50 en sirop. Si, au lieu d'évaporer à siccité le liquide décanté, on le décompose par un soluté de sulfate ou de carbonate d'ammoniaque ou de sulfate de potasse jusqu'à cessation de précipité calcaire, on obtient l'hypophosphite d'ammoniaque, ou de potasse. On peut aussi l'obtenir de la décomposition du phosphure de calcium par l'eau, Les hypophosphites peuvent aussi se préparer au moyen de sulfate métallique et de Vhypo- phosphtie de Baryte, qui s'obtient en faisant bouillir du phosphore avec une solution de sulfure de baryum. L'hypophosphite de soude cristallisabîe en tables nacrées s'obtient comme suit : Hypopnosphtte de chaux. 10 p. Carb.desoudecrist. 1G p. Dissolvez séparément les deux sels dans un peu d'eau tiède, et mélangez leurs solutions en vous assurant par les réactifs quelles ne sont eu excès ni l'une ni l'autre. (Elles ne doivent pas précipiter par l'oxalato d'ammoniaque, ni faire effervescence par l'acide chlor- hydrïque). Filtrez pour séparer le carbonate de chaux insoluble. Lavez le précipité pour lui enlever l'hypophosphite qu'il retient et concentrez les eaux de la\ âge et les liqueurs au bain-marie, à une température de 60° pour éviter les détonations. Le résidu sec devra être conservé en vase clos. L'hypophosphite de soude est un sel blanc, amorphe ou cristallin, déliquescent, complètement soluble dans l'eau (2 parties) et dans l'alcool à 9° (l.'i parties). Il possède les caractères des hypophosphites et des sels de Siiucle; il ne doit" pas faire effervescence avec les acides ni précipiter par le chlorure de baryum ou par les sulfates. L'acide oxalique ne le trouble pas. L'évaporation de ce sel, et en général des hypophosphites alcalins et terreux exige la plus grande précaution; il ne faut pas que la température approche de 100°, autrement le sel 730 PHOSPHORE. fait explosion. Ces explosions dues, suivant M. Janssen, à la formation d'un composé particulier, très-explosible (triphosphure bihyêri- que), peuvent être prévenues par l'alcool pur dont on ajoute 1/3 au lait de chaux dans la préparation de l'hypophosphite de chaux. (V. lié]}, de. chim. appliq., 1861, et J. ph., 1863.) Il ne faut pas non plus le triturer avec un sel explosible, comme le chlorate dépotasse ÇV.Un. Ph. 1869-79). — Dose : 1 à 3 grammes, dans les 24 heures, en dissolution dans l'eau. — Vhypophosphite de fer, très-soluble, s'oxyde rapidement à l'air et se change en bypophos- phite de sesquioxyde qui ne se dissout qu'à l'aide d'un excès d'acide hypophosphoreux. On le prépare, pour l'employer sous forme de sirop (V. ce mot), en décomposant 1 équiv. d'hypophosphite de chaux ou de baryte par 1 équiv. de sulfate ferreux (Wood). Vhypophosphite de plomb se prépare en décomposant l'hypopliospliite de soude par l'azotate de plomb. Il cristallise en paillettes blanches, brillantes, insolubles dans l'alcool, facilement solubles clans l'eau bouillante, et peu solubles dans Peau froide. On le prescrit depuis q. q. années, en Suisse, contre les diarrhées colliquatives des phthisi- ques (Un. ph. 1866-1875). On a aussi préconisé, dans la phthisie, les scrofules, la cachexie, l'Hypophosphite de quinine, qui s'est fabriqué en grand a Louisville (Amérique). Ce sel, d'un aspect léger, volumineux, contient 83 0/0 de quinine et 4 à 5 0/0 d'eau de cristallisation (Laurence Smitli). On l'obtient en mêlant ensemble une solution d'hypophosphite de chaux ou de baryte (5 de sel pour 100 d'eau distillée) et une solution alcoolique de sulfate de quinine (25 pour 300 d'alcool concentré); on chauffe, on filtre, on réduit à moitié du volume au B. M., et ou fait cristalliser au-dessus de l'acide sulfurique. Dose : 5 à 10 centigrammes par jour. On l'administre sous forme pilulaire ou pour les enfants en soluté ainsi formulé : bypoph. de quinine 0,20; eau, sirop simple, Sa, 75. Une cuillerée à bouche chaque jour. On peut aussi y associer 1 d'hypophosphite dechaux (Churchill). Phosphate de zinc. S'associe facilement à d'autres médicaments. Proposé par M. Barnes dans le traitement de l'épilepsie. (V. Hev. ph., 1858-59.) 11 provoque moins les vomissements que le sulfate. PHOSPHORE. Phosphore normal, Phosphore ordinaire. Phosphorus (De »;, lumière, et œs?o>, je porte). Phosphor, AL.; Phosphorus, ANC; Fosfor, su. Corps simple môtalloldique découvert, en 1667, par Brandt, alchimiste de Hambourg. Dans l'origine on le retirait de l'urine, mais depuis 1770, époque h laquelle Gahn, chimiste suédois, démontra qu'on pouvait l'obtenir plus avantageusement des os, on ne le retire, dans les fabriques, que de cette substance. Il est solide, flexible, transparent quand il est nouveau, opaque quand il est préparé depuis longtemps, d'un blanc jaunâtre et d'une odeur alliacée. I). 1,83. Le phosphore blanc ne serait, suivant M. E. Baudrimont, que du phosphore ordinaire dépoli, pour ainsi dire, par l'action comburante de l'air dissous dans l'eau. Insoluble dans l'eau, soluble en petite quantité dans l'alcool, l'éther, l'essence de térébenthine, la benzine, le chloroforme et les corps gras. Le lait de soufre facilite son extinction dans ces derniers. Son meilleur dissokant est le sulfure de carbone, qui peut en dissoudre jusqu'à 18 fois son poids (Voejel). Il fond à k!x°,i et se volatilise à 290°. Il s'enflamme spontanément vers 00°. Sa propriélé caractéristique est de répandre de la lumière dans l'obscurité. On peut l'obtenir cristallisé, par séparation lente de ses dissolutions, ou mieux par sublimation dans une atmosphère d'azote raréfiée (Vlon- dlol). (Un. Ph. 1867.) La solution de phosphore dans le sulfure de carbone agitée avec l'eau, donne une émul- sion qui brunit avec la moindre trace d'un sel métallique, auquel elle peut servir de réactif (Sclvmid). Celle dissolution, contenant le phosphore dans un grand élal de division, constitue un liquide très-inflammable qui a été proposé, en 1854, pour les feux de guerre comme feu grégeois liquide ou feu fénian ; on l'a appliqué aussi dans la confection des allumettes chimiques. Cette dissolution, additionnée de chlorure de soufre, s'enflamme subitement au contact de l'ammoniaque liquide; c'est là le feu lorrain, deNicklès (V. J. Ph. 1869). Versée sur une feuille de papier recouverte de chlorate de potasse en poudre fine, le phosphore brûle avec une violente explosion. {Bosttgêr.) On donne ordinairement au phosphore la forme de bâtons cylindriques ou prismatiques triangulaires que l'on conserve sous l'eau bouillie, dans des flacons de verre recouverts de papier noir et à l'abri de la gelée ou dans des potiches de fer-blanc. Comme il s'enflamme facilement au contact de l'air, on ne doit le manier et le couper que sous l'eau. Le phosphore fondu et refroidi subilement peut devenir accidentellement noir (Thénard); mais on obtient plus sûremenl et plus complètement cette coloration en refroidissant lentement du phosphore distillé un certain nombre de fois et préalalilem. insolé ou en présence du mercure (Blondloi). (V. Un. PL 1865; J.ph. 1870, 1874). Suivant M. Ritter, le phosphore noir serait dû à la présence d'une impureté (arsenic, mercure, cuivre) (V. l'n. ph. 1874). r i I PHOSPHORE. 731 On a quelquefois besoin d'obtenir le Phosphore en poudre ; voici la manière d'opérer : on introduit du phosphore, soit dans un flacon aux deux tiers rempli d'eau à 50° environ, soit dans un flacon rempli aux 3/4 d'alcool (Casa- ceca), ou d'une solution d'urée (Eœttger), ou d'une solution saturée de chlorure de sodium, de sulfate de soude, d'alun, de sucre, ou autre substance analogue (Blondlot) qu'on chauffe au B.-M.; quand il est en fusion complète, on imprime au flacon, que l'on a fermé très-hermétiquement, un mouvement rapide et saccadé, et l'on continue ainsi jusqu'à refroidissement. Excitant et aphrodisiaque dangereux par son activité. On l'emploie surtout à l'extérieur en frictions, sous forme de linimenls ou de pommades, dans les rhumatismes, les paralysies; d'huile phosphorée au 300°, dans la cataracte (Tavignot). A l'intérieur, on l'emploie à la dose de 0,013 à 0,050 par jour en solutés, émulsions, potions, etc. Dans les arts, le phosphore sert à la fabrication des allumettes dites chimiques; depuis quelque temps on s'en sert avec avantage, sous forme de, pâle, pour la destruction des rats et des souris. (V. Appendice.) Le phosphore rouge ou amorphe, signalé en 1844par M. E. Kopp, mais plus spécialement étudié en 1848, par M. Schrœlter, s'obtient en introduisant le phosphore ordinaire dans un vase clos en fer, en terre ou en verre surmonté d'un tube de sûreté; on met le vase dans un bain de sable, on chauffe d'abord à 240°, puis à 280°, température que l'on maintient pendant dix jours. On réduit en poudre le phosphore rouge obtenu, en le broyant sous l'eau; on le tamise, on le lave à l'eau de soude pour enlever les traces de phosphore ordinaire, puis à l'eau ordinaire. 11 est d'un beau rouge, à cassure vitreuse. D lé à 0°, 2,148 (Troost et Eautefeuille). Il est insoluble dans les corps gras, les alcalis, le sulfure de carbone; il n'est pas phosphorescent, ne s'enflamme qu'à 260°, il fond vers cette température el distille à la pression ordinaire, en repassant à l'état de phosphore blanc. Il n'est pas vénéneux (B'issy, de Vrij, Orfila et Rigout) ; ce sont ces diverses propriétés qui font aujourd'hui rechercher le phosphore rouge pour certains emplois et, en particulier, pour la fabrication des allumettes chimiques dites hygiéniques. (V. Appendice). Les propriétés du phosphore rouge varient avec la température à laquelle on le prépare (Troost et Eaute feuille). Le phosphure de zinc a été proposé par MM. Vigier et Curie pour remplacer toutes les préparations phosphorées employées en médecine (V. TJn.ph., 1868). Ce phosplmre est gris, inaltérable à l'air humide, à cassure vitreuse et douée de l'éclat métallique. Il est très-friable et répand une odeur de phosphore quand on le pulvérise. Sa densité est de 4,72. Les acides minéraux et même l'acide lactique, l'attaquent facilement. Il n'agit que comme moitié des 25 °/ 0 de phosphore qu'il contient chimiquement. 1,171 de phosphure de zinc doivent dégager 0,200 d'hydrogène phosphore, complètement absorbable par une solution concentrée de sulfate de cuivre. Pour le préparer on introduit dans une cornue de grés tubulée des fragments de zinc distillé et pur qui occupent le quart environ de sa capacité; on place la cornue dans un fourneau ordinaire et l'on fait arriver par son col un courant d'acide carbonique sec. Sur la tubulure on pose un couvercle de creuset fermant incomplètement son orifice et permettant à l'acide carbonique qui traverse la cornue de se dégager. On chauffe la cornue, et dès que le zinc est en éliullition on projette successivement par la tubulure dont on soulève le couvercle des petits fragments de phosphore préalablement séchés. 11 importe de poser le couvercle immédiatement après la projection afin d'éviter toute perte de phosplmre. De temps en temps il est nécessaire de briser, à l'aide d'un petit ringard, la croûte de phosplmre de zinc formée, afin de soumettre une nouvelle couche de métal à l'action du phosphore. On termine l'opération en donnant à la cornue un fort coup de feu. Cette précaution est indispensable pour séparer le plus possible le phosphure de zinc du culol métallique de zinc presque pur qui se réunit au fond de la cornue. De plus il faut réduire le phosphure en poudre très-fine et conserver pour une autre opération les fragments de zinc qui résisteraient Uni soit peu au pilon ; d'ailleurs le phosphure de zinc se pulvérise d'autant mieux qu'il se rapproche davantage de la formule PhZn». Dans cet état il ressemble au fer réduit par l'hydrogène. Pendant celle préparation, il y a quelquefois une production accidentelle de petites houppes cristallines d'un rouge orangé, dites fleurs de Margraff (du nom du chimiste de Berlin qui fit, en 1740, des recherches sur les phosphures métalliques). Le phosphure de zinc s'administre surtout sous forme de pilules, contenant 8 mil- ligr. de ce composé, lesquels représentent 1 milligr. de phosphore actif. Sa facile inflam- mabilité et sa grande activité exigent beaucoup d'attention dans son emploi. (Baudrimont, Un. Ph. 1879). —Mentionnons encore le phosphure de calcium, souvent nommé phosphure de chaux, substance brune amorphe, obtenue par l'action de la vapeur de phosphore sur la chaux portée au rouge, et qui, outre son emploi à préparer l'hvpophosphite de chaux, est utilisé, 732 PHYLLYRÉE. — PIERRE MIRACULEUSE. sous le nom de photophore comme fanal, pour éclairer les bouées de sauvetage, en raison de sa décomposition par l'eau en hydrogène phosphore, spontanément inflammable. (V. Bull, de VUn. ph., 1874.) PHYLLYRÉE. Philyrea latifolia. (Jasminécs). Les feuilles de cet arbrisseau d'Espagne et de Provence, employées comme fébrifuge sous forme de poudre ou décocté, ont été présentées par le docteur Jachelli, de Ferrare, comme succédané du quinquina. 11 contient la Phily- linc, glucoside se transformant, par l'acide chlorhydrique, en glucose et en philygénine. PHYTOLAQUE. Raisin d'Amérique, Épinard des Indes ou de Guyenne, Marelle en grappes; Phytolacca decandra. (Atriplicées. ) Amerikanische Iïermesbeere, al.; American pokeweed, Pokan, G-arget, ANÔ.j Sabaghah, ah.; Yerba carmen, Fitolaca, esp. ; Tienmannige lack plant, hol.; Fito- lacca, it.; Bredol de Rio, por. Plante fort commune dans l'Amérique du Nord et que l'on cultive en Europe dans quelques jardins, dans le midi de la France où elle porte Je nom d'herbe à la laque. C'est un grand végétal herbacé, reconnaissable à ses fruits qui sont de pelites baies d'un noir violacé et disposées en grappes pendantes. Aux États-Unis, on emploie toutes les parties de la plante. La racine est émétique, le suc rouge est un purgatif populaire; les feuilles, réduites en pulpe, sont appliquées comme dé- tersives sur les cancers ; les baies, macérées dans l'eau-de-vie, ont été employées contre les scrofules et rhumatismes. Leur suc rouge sert, dans quelques pays, à donner une couleur factice aux vins. Cette plante est un émélique déprimant et nauséeux ; administrée par la bouche elle détermine des vomissements et de la diarrhée, plus tard, elle ralentit les mouvements cardiaques. Les expériences paraissent démontrer qu'elle paralyse la mobilité et la sensibilité en agissant sur la moelle. Les cendres de phytolaque sont très-riches en potasse, selon Braconnot, qui a trouvé dans cette plante de l'acide oxalique, appelé d'abord acide phytolaecique. PICHI. Fabiana imhricata. (Solanées.) Arbuste qui croit au Pérou, au Chili et dans la République Argentine; telle qu'on la trouve dans le commerce, la drogue consiste en tiges, branches, feuilles : les branches à écorce mince, lisse, un peu ridée longitudinalemenl, ont de 2 millim. à 2 centim. de diamètre. Lyorn a signale dans les feuilles une substance fluorescente rappelant Ténuline et un alcaloïde, la Fabianine. La partie qui doit être employée est le rameau tout entier et non pas le bois qui est sans action. Se prescrit en décoction : 30 p. 1000 dans les maladies de l'appareil urinaire et du foie. PIED DE CHAT. Pes cati, Ilispidula, Gnaphalium dioîcum, Antennaria dioica. (Synanthérées.) Kuhrkraut, Katzenpfoetchen, al.; Catsfoot, ang.; Hare- foot, dan.; Pie de gato, esp.; Twehttisige, Kattepoot, HOL.; Zamba di gatto, Gnafalio, it.; Kattfœtter, su. Petite plante vivace, inodore, qui croit sur les pelouses sèches des montagnes. Les feuilles sont linéaires, cotonneuses ; les fleurs* en ca- lathides, les unes fertiles, rougeâtres; les autres stériles, blanches; réceptacle scarieux. Béchique peu usité. Le Gnaphalium stœchas (ne pas le confondre avec la Lavande stœchas), Stœchas citrin, est employé en Provence, où il croît, dans le même cas que le précédent. Les Immortelles sont diverses espèces de Gnaphalium. Peu usité. PIERRES MÉDICAMENTEUSES COMPOSÉES. Les anciennes pharmacopées indiquent un bon nombre de ces préparations; nous ne parlerons ici que des principales. Pierre divine*. Collyre de sels fondus, Pierre ophthalmique, Sulfate de cuivre alumi/ieux. Sulfate de cuivre, alun, nitre, ââ----- 100 Faites fondre dans un creuset et ajoutez : Camphre en poudre................... a Coulez sur une pierre huilée. (Codex.) Elle sert en collyre (V. Coll. de pierre divine). Pierre médicamenteuse. . 30 Sulfate de zinc....... liô . 30 Sel ammoniac........ 15 . 30 Vinaigre............ 30 Faites dessécher au feu. {Wurt.) Préparation jadis célèbre, qu'on faisait dissoudre dans l'eau, après quoi on fomentait les ulcères sordides. On l'injectait aussi dans les fistules rebelles. Pierre miraculeuse. Pierre styptique d'IIesselbach, Poudre caustique d'Ammon. Alun ......... Céruse ........ Bol d'Arménie., Sulfate de cuivre...... 3 — de fer......... 6 Verdet gris.......... 1 Alun ........ Sel ammoniac. .. 1/2 PILOSELLE. — PILULES ET BOLS. 733 Faites fondre ensemble. [Bat) Pierre de salut. Sel ammoniac. Bol d'Arménie. Alan........... 30 60 60 Nitre........ Sulfate de fer. Ceruse....... F. avec eau et vinaigre Q. S. une pâte que vous ferez dessécher au feu. Celte pierre était employée à la dose de 30,0, dissoute dans 500,0 d'eau de pluie, pour la guérison des ulcères, des écoulements de natures diverses ; puis contre la gale, la teigne, les érysipèles, etc., cas dans lesquels elle devait certainement réussir. Pierre vulnéraire. Alun......... Sulfate de zinc. 180 180 Acétate de cuivre. Sel ammoniac..... F. fondre au feu dans un creuset, et lorsque la fusion sera complète, ajoutez : Safran 2. Pour déterger et sécher les ulcères. PIGAMON. Rue des prés, Fausse rhubarbe, Rhubarbe des pauvres, Pied de Milan; Thalictrum flacum. (Renonculacées.) Wiesenraute, Unaechte Rhabarber, al.; Meadow rue, ang.; Kneppanden, DAN.; Waterkruit, hol.; Pigamo, II. Plante indigène qui croît dans les haies des prairies. La racine, qui est jaune intérieurement, passe pour purgative. PILOSELLE. <)reiUc de souris ou de rat, Ëperviére; Iliera- ciwn pilosella. (Synanthérées.) Habiclitskraut, al.; Pilosella, esp., it. Herbe grêle de nos pays, amarescente, employée en médecine rurale contre le flux de ventre, les hémorrhagies passives, la gravelle, l'iiydropisie, la fièvre tierce. VHieraùium murorum, appeléPutoionaïre des Français, passait jadis comme efficace contre les maladies des poumons. PILULES ET BOLS. Pihlœ, Catapoces (de xzToœinw). (PiUen, al., hol. ; Pills, axc. ; ffe6o«6,AR. ; Pildo- ras, esp.; Pillole, n.;I'ilter, su.; llep, tur.) Les pilules sont des médicaments officinaux ou magistraux, en petites masses sphériques, et destinés à être avalés sans être mâchés. Toutes les substances qui composent la matière médicale sont susceptibles d'entrer dans leur composition. Les substances ont quelquefois la consistance requise et peuvent être directement roulées en pilules : d'autres fois elles ne l'ont pas ; alors on a recours à des excipients propres à la leur donner. Aux substances sèches il faut des excipients mous ou liquides, des sirops (sirops simple, de guimauve, de gomme), des extraits (extraits de chicorée, de chiendent, de bourrache), des conserves (conserves de roses, d'écorces d'oranges), par exemple. Aux substances molles ou liquides on adjoint des excipients secs, le plus souvent des poudres (celles do guimauve, de réglisse, etc.). L'excipient, quoique inerte en général, doit être approprié à la nature de la base ; il sera alcoolique pour les résines, hydralcoolique pour les gommes- résines, huileux pour les savons, extractif, aqueux ou mucilag. pour les autres substances. En Angleterre, on recommande l'excipient savonneux (savon pulvérisé) ou le mucilage de gomme adragante pour les essences et des substances telles que la créosote, l'ac. plié- nique, le camphre, l'huile de crolon. Les mucilages, à moins que les pilules ne doivent être prises de suite après leur préparation, ont l'inconvénient de donner des pilules qui prennent souvent une dureté telle, qu'elles traversent le tube digestif sans se dissoudre. Pour y obvier, M. Yigier y ajoute de la glycérine. Quelquefois aux excipients on substitue un simple modo opératoire. Ainsi, lorsqu'on agit sur une quantité notable de résines ou do gommes-résines, non à l'état pulvérulent, on les liât dans un mortier de fer préalablement échauffé par le séjour de l'eau bouillante, puis parfaitement essuyé ; d'autres fois on les plonge elles-mêmes qq. instants dans l'eau chaude. Il faut éviter en général de faire entrer des sels déliquescents dans Ja composition des pilules, à moins de gélatiniser ou de dragéifier immédiatement celles-ci. Pour faire de bonnes masses pilulaires avec des sels déliquescents, M. Dannecy emploie comme excipient résineux le baume de Canada associé à une partie de cire vierge (Un. ph., 1877). Pour faire une masse pilulaire, on commence par mettre la base, qu'elle soit molle ou sèche, dans un mortier de fer ou de marbre, on la triture s'il en est besoin, puis on y ajoute peu à peu l'excipient approprié, et l'on pile longtemps pour former une masse homogène et bien liée. On reconnaît qu'une niasse pilulaire a la consistance convenable, à ce qu'elle n'adhère plus au fond du mortier, ni aux doigts, et qu'elle conserve la forme qu'on lui donne. On fait, dans un mortier de porcelaine ou de gaïac, les masses pilulaires qui contiennent des sels métalliques dangereux. Pour les masses pilulaires officinales, on les 73A PILULES ET BOLS. conserve clans des pots ou Ton en fait des mag- daîéons, qu'on roule dans du lycopode,'et qu'on emeloppe ensuite dans du parchemin. C'est à tort que quelques auteurs recommandent encore d'huiler ce dernier. Lorsqu'on veut diviser une masse en pilules, on se sert d'un instrument particulier nommé •pilulier. Autrefois ce pilulier était une simple lame en cuivre ou en fer, dentée, que l'on appliquait sur la masse pilulaire disposée en cylindre, pour marquer les divisions. Aujourd'hui le pilulier se compose essentiellement : 1° d'une tablette portant sur un point de son étendue une série de cannelures en cuivre, ou mieux en fonte ; 2° d'une règle cannelée d'un côté et plane de l'autre. Pour s'en servir, on commence par étendre sur la tablette une petite quantité depoudre pour prévenir l'adhérence de la masse pilulaire ; on frotte de la même poudre la partie plane de la règle ; on roule entre ces deux surfaces la masse pilulaire, de manière à lui donner la forme d'un cylindre d'un diamètre parfaitement égal dans toute son étendue, et dont la longueur correspond à un nombre déterminé de divisions du pilulier; on porte ce cylindre sur les cannelures, et alors on le comprime légèrement entre celles de la tablette et celles de la règle que l'on fait glisser à sa surface, en lui imprimant un mouvement d'avant en arrière et d'arrière en avant jusqu'à ce que les cannelures, formant par leur réunion un cylindre complet, se trouvent en rapport. Les pilules, dont la grosseur est en rapport avec les divisions du pilulier, se trouvent toutes faites par ce moyen ; celles plus petites ou plus grosses ne le sont qu'imparfaitement, on achève de les rouler entre le pouce et l'index. Avec une série de piluliers àcannelures d'ouvertures graduées, on éviterait cette dernière opération, mais ce serait une grande dépense. M. Viel, pharmacien à Tours, a inventé un pilulier circulaire qui comprend cinq séries de cannelures, permettant de faire des pilules de cinq grosseurs différentes. Le n° 1 porte 12 cannelures; le n° 2, 15; le n° 3, 18; le n° k, 22 ; le n° 5, 30. Toutes ces séries sont renfermées dans une boîte qui porte aussi des planchettes sur lesquelles on peut rouler les pilules et malaxer les masses pilulaires en cylindres ou en magdaléons de grosseur et de longueur suffisantes pour le numéro que l'on veut employer. On imprime au pilulier fixé sur la boîte, un mouvement de va-et-vient qui divise d'un seul et même coup autant de pilules que le numéro du pilulier sur lequel on opère contient de cannelures. On peut, selon son auteur, fabriquer en deux heures mille pilules très-rondes et très-régulières. Pour la préparation de grandes quantités de pilules, on pourrait faire établir des piluliers multiples dont la construction serait basée soit sur le procédé indiqué à l'article Dragées pour la granulation des poudres, soit sur remporte- pièce multiple dont nous avons donné l'idée à l'article Pastilles. Deux cylindres creusés de cavités hémisphériques (celles de l'un correspondant exactement à celles de l'autre) et tournant en sens contraire, atteindraient, ce nous semble, le but. Toujours dans le même but, lorsque les pilules sont divisées au pilulier ordinaire, on pourrait les mettre sur un plan et les rouler en bloc, à l'aide de la main étendue et mue circulairement, ou à l'aide d'un disque de bois ou de métal, d'après la méthode allemande (fig. 102). ~te^ % S Pour que les pilules n'adhèrent pas entre elles, on les roule dans une poudre inerte, comme celle de magnésie, d'amidon, de réglisse, de guimauve, et surtout celle de lyco- pode. Pour aider à déguiser l'odeur propre de la masse, les Allemands emploient souvent à cet effet l'iris et surtout la cannelle. Quelquefois, pour rendre les pilules plus agréables à la vue autant que pour en masquer la saveur, au lieu de les ro'uler dans une poudre, on les revêt d'une feuille d'or et plus souvent d'une feuille d'argent. On se sert à cet effet d'une boîte sphérique dans laquelle on met les feuilles d'argent ou d'or, puis les pilules, et on imprime au tout un mouvement circulaire. Il faut éviter, pour la réussite de l'opération, que les pilules soient trop molles, car alors elles prennent beaucoup de métal et sont ternes. Quand leur surface est trop sèche, avant de les mettre avec les feuilles métalliques, on les roule dans les doigts légèrement recouverts de sirop. Un moyen expéditif, quand on a de grandes quantités de pilules à argenter, est de mettre celles-ci, avec une goutte d'eau ou de sirop, dans une boîte ou un pot quelconque, que l'on secoue alors avec force. Les pilules ainsi humectées sont versées dans la boîte à argenter et finies à,la manière ordinaire. On arrive de cette manière à un très- beau résultat, en employant de l'alcool pour les pilules résineuses, celles de Franck, par exemple. PILULES ET BOLS. 735 Dans quelques officines, dans un but louable sans doute, on est dans l'habitude d'argenter toutes les pilules, que le médecin l'ait prescrit ou non. Cette pratique occasionne des disparates quand les pilules sont préparées dans d'autres pharmacies ; c'est donc un tort, tant que le Codex n'aura pas adopté cette mesure d'une manière générale. Les moyens précédents ne masquent que très-imparfaitement la saveur et surtout l'odeur désagréable de certaines compositions pi- lulaires. On a cherché à parer à cet inconvénient en enveloppant les pilules d'une couche de gélatine (Pilules gélatinisées ou gdatinai- ses). Garot a donné le procédé suivant, qui réunit toutes les conditions désirables : On /ait dissoudre à chaud, dans une eau aromatique, partie égale de gélatine (gréné- li'ne) et de pâte de jujubes, de manière à obtenir un liquide de consistance de mélasse. D'une main on écarte, à l'aide d'une spatule, la pellicule qui se forme constamment à la surface du liquide gélatineux, et de l'autre on plonge la pilule, fixée au bout d'une longue épingle, dans ce liquide, puis on la retire aussitôt en lui imprimant un mouvement giratoire dans l'air pour la refroidir; on enfonce alors la tête de l'épingle dans du sableoutoutautre corps dans lequel l'épingle puisse être fixée facilement. On peut gélati- niser 60 pilules et plus à la suite. Quand les pilules sont convenablement refroidies, on. retire les épingles en ayant soin de commencer par la première pilule gôlatini- sée. Pour obtenir des pilules plus parfaites, on chauffe le milieu de l'épingle à la flamme d'une bougie ; la chaleur se communique bientôt à la gélatine gui entoure la pointe de l'épingle que l'on peut retirer alors par une faible traction. On peut ensuite boucher le trou laissé par l'épingle en passant celle-ci encore chaude, dessus. Pour gélatiniser un grand nombre de pilules à la fois, on a imaginé de fixer un grand nombre d'épingles sur un rond de liège ou de bois Ifig. 103); on met des pilules aux pointes; on trempe le tout dans un vase à large ouverture contenant de la gélatine, et l'on retire avec promptitude comme précédemment. Pour bien réussir, il faut une assez grande habitude. Une méthode qui réussit également bien consiste à garnir de pilules, sans qu'elles se touchent, le fond renversé d'un tamis de fil de cuivre, et de les arroser avec le mélange gélatineux ; ce bain par effusion enrobe toutes les surfaces, sauf le point de contact avec le tamis; l'étuve ou un courant d'air la durcit; on les agite, avant la dessiccation complète, pour rompre le point d'attache. La gélatinisation convient pour les pilules de copahu, de térébenthine, de musc, d'ase fétide et de substances analogues. La forme de dragées (Voy. ce mot) s'applique encore très-bien aux pilules d'odeur et de saveur repoussantes, ou altérables par l'air ou la lumière. Nous ferons môme remarquer que la draijcification des pilules par le procédé que nous avons indiqué étant plus expéditive que leur gélatinisation, est préférable dans beaucoup de cas à cette dernière. Un autre avantage de celte méthode, c'est que la couche enveloppante est toujours facilement solu- ble. La toluisation (V. Pilules de Blancard) est aussi un excellent moyen pour rendre les pilules inodores, insipides et inaltérables. Dans ces derniers temps, Unna a proposé de kéraliniser certaines pilules qui doivent passer inaltérées dans l'estomac et n'être dissoutes que par le suc alcalin de l'intestin. La kératine, qui est le produit de la digestion de la corne ordinaire, des os râpés, des tiges de plume en présence de' la pepsine et de l'acide chlorhydrique, est en effet soluble dans les alcalis et insoluble dans les acides. Pour kéra- tiniser les pilules on dissout une partie de kératine dans 4 parties d'ammoniaque, on enduit les pilules de cette solution et on opère comme pour les pilules gélatineuses. Les Bols ne diffèrent des pilules qu'en ce qu'ils sont plus gros el aussi en général plus mous. Le poids de celles-ci varie de 1 à 30 centigrammes, et celui de ceux-là, de ce dernier poids à celui de I à 2 grammes. On désigne sous le nom de Granules les pilules très-petites dont le poids n'excède pas 5 cenligr. et généralement recouvertes d'un enduit de sucre. On donne souvent aux bols la forme d'une olive pour faciliter leur ingestion. Ceux d'une odeur ou d'une saveur désagréable sont pris à l'aide de pain azyme, et mieux on les gélati- nise ou dragéifié. L'art vétérinaire ne connaît que des bols. Les médecins ont adopté une mesure très- lionne dans la prescription des pilules, en donnant la formule d'une seule et indiquant ensuite de faire tel nombre qu'ils désirent de pilules semblables. Le professeur Béhier a indiqué un moyen fort commode pour doser la matière active contenue dans une quantité donnée de masse pilulaire, de soluté, de sirop, etc. Ainsi pour les pilules], on prend comme unité de poids en centigrammes) d'une masse pilulaire, le quotient indique le nombre de pilules à 5 cen- 736 PILULES D'ACÉTATE DE MORPHINE. — PILULES D'ALOÊS. tigr. de matière active, que celte masse fournira. Ex : Une niasse renfermant 2 gr. (ou 200 centigr.) de matière active, donnera 40 pilules à 5 centigr. (200 : 5 = 40). Si, au contraire, on veut savoir la quantité de principe actif que renferme une pilule d'un poids déterminé et dont la formule est connue, on divise d'abord le poids de la masse pilulaire par celui de la pilule et on a le nombre de celles- ci ; puis, en divisant par ce dernier nombre la dose de principe actif de la niasse, le quotient donne le résultat cherché (V. Un. ph., 1867). L'usage des pilules est fort ancien : leur nom dérive du mot latin pilula, qui signifie petite boule; celui de bol vient du grec fSo'Xoç, qui signifie également petite boule ou balle. Les pilules ont été inventées pour faciliter l'ingestion de certains médicaments difficiles à prendre sous une autre forme, et pour éviter le contact trop direct de certains autres sur les parois de la bouche et du larynx. C'est l'une des formes les plus usitées aujourd'hui. Il arrive assez souvent que les médecins, dans une formule de pilules, après avoir indiqué la base, prescrivent : excipient Q. S., et de diviser en pilules d'un poids qu'ils déterminent. Dans ce cas, le pharmacien est quelquefois embarrassé ' pour savoir s'il doit tenir seulement compte de la substance active pour faire cette division ou s'il doit peser la masse brute et la diviser en pilules du poids donné ; selon nous, il doit prendre le premier parti. Mais pour qu'on obtienne chez tous des pilules de grosseur identique, les pharmaciens doivent veiller à ce que les substances aient une consistance régulière. Les pilules facilement altérables par l'air et la lumière, comme celles de Blaud, de Vallet et de différents iodures, doivent être livrées dans des flacons noirs bien bouchés; et leurs masses, conservées dans des pots hermétiquement fermés. L'emploi de ces flacons serait étendu avec avantage à toute espèce de pilules. Pilules d'acétate de morphine. Acétate demorph... 0,05 Guimauve........... 1,0 Avec Q. S. de sirop, F. 8 pilules. — Une ou deux toutes les G heures. (Bouch.) Pilules d'acétate de plomb (Fouquier). Pilules antiphthisiques. Acétate de plomb. ',,0 Guimauve. 1,0 Sirop simple. Q. S. Faites 36 pilules. — 4 a 5 par jour pour modérer les sueurs des phthisiques. (Foy.) Pilules d'acide phénique (Hustwick). Ac. phéniq., goutt. Savon pulvérisé___ pour 6 pilules. 3 0,00 Lycopode ......... 0,0G Gom. adrag'. pulv.. Q.S. Pilules d'acide phosphorique (D r Hoffmann). 1° Acide phosphorique sec, aso fétide, âa 12, calamus pulvérisé, Q. S. Pour 180 pilules que l'on roule dans de la poudre de calamus. 10 à 15 par jour. 2<) Acide phosphorique Quina jaune pulvérisé, sec vitrifié....... 4 Ext. de camomille, aa,Q.S Fer porphyrisé..... 2 Pour 240 pilules roulées dans de la poudre de cannelle. 30 pilules par jour : 10 le matin, 10 à midi, 10 le soir. Contre les pollutions nocturnes et l'irritation des organes génitaux. Pilules d'aconit mercurielles (Double). Extrait d'aconit...... 0,5 Sublimé corrosif-----0,0b Faites 10 pilules. (Guib.) Affections dartreuses compliquées de syphilis. Pilules d'aconit (Biett). Ext. alcool, d'aconit.. 2,0 Toudre de guim... Q. S. F. 48 pilules. — 1 à 1 malin et soir dans les syphilides et les douleurs ostéocopes. Pilules d'aconitine. Aconitine... 0,06 Réglisse. 1,0 Sirop simple. Q. S. Faites 14 pilules. Pilules algériennes. Extr. de Ientisque.. 1 Extr. thébaïque..... 0,12 Ipéca pulv......... 0,50 Myrrhe............ 1 Pour 20 pil. 1 à 4 par jour. C. la diarrhée. Pilules d'aloês*. Pilules aloétiques simples ; Pilulœ aheticœ. Aloès du cap........ 1,0 Jliel.............. Q.S. Pour 10 pilules (Cod.) Dose : n° 2à 8. Edimb. prescrit : aloès, savon, aa, P. E., conserve de roses, Q. S. — Les pilules d'aloês composées (Brit. et Dan.), contiennent : aloès 12,0; extr. de gentiane 6,0; ess. de carvi, 1; guimauve pulv., Q. S. Les pilules de famille ou aloés rosé sont de l'aloôs dissous dans le suc de roses, évaporé en consistance, puis divisé en pilules. Les pilules d'aloês et de savon se préparent à P. E. de ces deux substances et sont du poids de 0,20 (Codex). Les pilules d'aloês et de myrrhe (Brit.), se composent de : aloès, 57 ; my rrhe, 28 ; safran, 14; conserve de rose, 71. Pilules d'aloês et de coloquinte. P. paachymagogues, P. cochées, P. catholiques, P. scammonio-colocyathées, P. de Radius. P. de coloquinte comp., P. universelles. Extrait de coloquinte composé.... Q. V. PILULES D'ALOÈS. — PILULES ANTHELMINTHIQUES 737 Faites des pilules de 0,15. Purgatif drastique, là| par jour. Les pil. antibilieuses d'IIarvey diff. à peine. Pilules d'aloès et de fer. Sulfate de fer........ 3,0 Aloès des Barb......2,0 Poudre aromatique.. Cons. de roses ...... 6,0 8,0 F. des pilules de 0,25. (Ed.) Toni-purgatif d'un excellent effet. — Dose : n° 2 à 3. Les pilulœ aloetieœ fermtce (Germ.), se composent de : sulfate 1 ; aloès 1 ; en pil. de 0,12. Pilules d'aloès martiales. P. emménagogues, P. apéritives, P. de fer aloétiques. ..... 3,0 Ferporph.......... 23,0 .... 2,0 Sirop d'armoise___Q. Y. Aloès ----- Cannelle. Faites des pilules de 0,6. (Jourd.) Pilules alunées d'Helvétius. Alun dragonisé, Alun teint de Mynsicht. Alun..... 1,0 Sang-dragon. 0,50 Miel...... Q.S. Pour 10 pilules roulées dans la poudre de sang-dragon. Pilules d'amandes arriéres. Amandes amères. Sulfate de soude.. 6,0 2,0 fpéeacuanha...... Ext. de garance.. 0,1 Q- S. Faites 00 pilules. — Catarrhes. (Bouch.) Pilules amères (Gall). Ext. de trèfle d'eau. 3,0 Extr. de rhubarbe. 3,0 Aloès. 2,0 F. pilules de 0,15. — Embarras intestinal. Pilules américaines. Suif, de quinine. 2 Strychnine. 0,20 Pipérinepulv. 1 Mêlez et divisez en 12 pilules, ,'j par jour ; antipériodique. (V. Guib.) Pilules d'Anderson*. P. écossaises, P. d'aloès et de gomme-gutte, P. de Camboge, P. aloétiques cambogi'ées. Aloès des Barbades. Gomme-gutte ....... 1,0 1,0 Essence d'anis..... 0.10 Miel blanc........ Q.S. Pour 10 pilules (Codex.) Dans quelques pharmacopées, on trouve en sus du soufre, de l'ivoire brûlé, de la réglisse, du savon et du sirop de nerprun. Purgatif très-employé. Dose : 1 à Zi. En Angleterre, on les débite dans des boîtes de bois qui contiennent 30 pil. chacune. Les pilules de Dehaut seraient, dit-on, des pilules écossaises, dans lesquelles l'essence d'anis et le miel seraient remplacés par de l'extrait de pissenlit, et roulées dans de la poudre de réglisse. Pilules angéliques. P. de Francfort, P. aloétiques rhéo-agaricées. Aloès. ............... Suc. dép. de roses p... Suc dép. de chicorée. 15,0 — de bourrache. 15.0 2,0 Q.S. Evaporez en extrait et ajoutez : Rhubarbe.......... 2,0 Agaric blanc....... 1,0 Faites des pilules argentées de 0,1. (Guib.) Pilules ante-cibum*. P. gourmandes, Grains de vie de Mesuè, P. d'aloès et de quinquina, P. stomachiques, P. de longue vie, P. de madame de Cres- pigny. Aloès .............. 10,0 Cannelle...... Ext. de quinq. gris.. 5,0 Miel.......... Pour 100 pilules. Chacune contient 0,1 d'aloès et 0,05 d'extrait de quina. (Codex.) Employées comme toniques, digestives et purgatives. Une ou deux avant le repas. Guibourt, quia critiqué beaucoup cette formule , et quelques autres pharmacologistes, remplacent l'extrait de quinquina et la cannelle par du mastic et des roses rouges ; d'autres substituent l'extrait de rhubarbe à l'extrait de quinquina. Les Pilules de Duchesne (Quercetanus), les Grains de vie ou Pilules de Clcrambourg sont quelque chose d'analogue; il en e>t de même des Pilules vespèiïdes indiennes stomachiques de Delacroix et celles de Barbier, vendues comme remèdes spéciaux. Pilules anthelminthiques purgatives. Gomme-gutte...... 0,3 Conf. d'hyacinthe.. Q. S. Calomélas.. Scammonée. 0,5 0,5 F. S. A. 2 ou k bols. (Jourd.) Ces bols sont la base du célèbre remède de madame Nouffer contre le tœnia. On les prend à 1/Zi d'heure de distance l'un de l'autre, après avoir avalé 12 grain, de racine de fougère pulvérisée dans 180 d'infusé de tilleul, et buvant par-dessus une ou deux tasses dethé. Pilules anthelminthiques (Chaussier). Calomel ............. 0,1 Camphre.......... 0,3 Semen-contra........ 0,4 Sirop simple....... Q.S. F. S. 3 bols à prendre le soir. (Foy.) Pilules anthelminthiques (Bories). Mercure 45 Axonge 30 Aloès succotrin pulv. Q.S. F. pilules de 0,25. !\ le matin à jeun. 738 PILULES ANTHELMIMTHIQUES. — PILULES ANTIGOUTTEUSES. Pilules anthelminthiques (Bremser). Aloès ...... 2 Tanaisie... 2 Essence de rue. Faites 12 pilules. (Bouch.) Pilules antiarthritiques (Graeffe). Kermès minéral..... 5,0 Extrait d'iconit..... 3,0 — de douce-amère. 10,0 Résine de gaiac.... 10,0 Baume du Pérou... Q. S. Faites des pilules de 0,1. (Bouch.) Pilules antiarthritiques (Gall). Extrait de gaiac.... Sulfure d'antimoine.. 10,0 2,0 Extrait d'opium., Faites 60 pilules. (Bouch.) Pilules antiarthritiques (Vicq-d'Azyr). Savon médicinal.....4,0 Calomélas ......... 1,0 Extr. de fiel de bœuf. 2,0 Poudre de gaïac... Q. S. Résine de gaiac...... 1,0 Faites des pilules de 0,2. (Cad.) Pilules antiasthmatiques (Trousseau). Extr. de belladone, Rac. de belladone pulv., ââ... 0,01 F. S. A. une pilule. Pilules antibilieuses (Barclay). Extr. de coloquinte.. 8,0 Ess. de genièvre, gtt. 4 Résine de jalap..... 5,0 — de carvi, gtt.. 4 Savon médicinal ..... 6,0 — de romarin, gtt. 4 Résine de gaiac..... 12,0 Sirop de nerprun... Q.S. Emétique.......... 0,4 Faites des pilules de 0,2. (Rem. pat. ang.) Pilules antibilieuses (Dixon). Aloès ............... 8,0 Rhubarbe........... 8,0 Scammonéc .......... 8,0 Emétique........... 0,6 F. des pilules de 0,15. (Rem. pat. ang.) Pilules antiblennorrhagiques (Most). Térébenthine....... 10,0 Rino............... 10,0 Extrait de gentiane. 10,0 Sulfate de fer...... 10,0 F. des pilules de 0,1. — Blennorrhagies invétérées. 5 à 6 le malin, à midi et le soir. Pilules anticatarrhales calmantes (Petit) Beurre de cacao.....3,0 Extrait d'opium___ 1,0 Gomme arabique..... 3,0 Sirop d'ipéca...... Q. S. Faites des pilules de 0,2. (Bouch.) Pilules anticatarrhales (Trousseau). Térébenthine....... 15,0 Baume de Tolu.....0,20 Ammoniacum ....... 4,0 Extrait d'opium .... 0,40 F. 72 pilules. 5 par jour dans le catarrhe chronique des bronches et de la vessie. Pilules antichoréiques (Rasori). Extrait de jalap, scammonée, Sa... 0,1b 1 semblable tous les jours jusqu'à guérison. Pilules antichoréiques (Debreyne). Camphre, Ase fétide, Extr. aq. d'opium.. 1 ââ................. 12 Sirop de gomme... Q. S. Extr. de belladone.... 4 Pour 120 pilules. 1 à li par jour progressivement, le matin à jeun. Pilules antidiarrhéiques (Velpeau). Diascordium. S.-nitr. de bismuth 5 Pour 15 bols. De 3 à 6 dans les 2Zi heures. Pilules antidyssentériques (Boudin). Ipécacuanha.. 0,3 Calomel.. 0,3 Ext. d'opium. 0,06 F. 3 pilules à prendre d'heure en heure. Pilules antidyssentériques (Segond). Ipéca.............. 0,40 Extrait d'opium ___ 0,05 Calomel ............ 0,20 Sirop de nerprun.. Q. S. F. S. A. 6 pilules à prendre toutes les 2 heures dans la journée contre la dyssenterie des pays chauds. Pilules antiépileptiques (Leuret). Extrait de stramoine.. 1,0 Camphre........... 0,5 — de belladone.. 1,0 Opium.............. 0,5 F. des pilules de 1 décig. A prendre 1 par jour, et l'on va progressivement à 20. Pilules antiépileptiques (Podrecca). Ase fétide......... 0,8 Sirop simple.......Q. S. Indigo.............. 4,0 Castoréum . «........ 0,4 Faites 18 pilules argentées. (Ga:. II.) Pilules antigastralgiques (Trousseau). S.-azot. de bismuth. . 4,0 Carb. de chaux...... 1,0 F. S. A. Il» pilules. Pilules antigastralgiques (Corput). Nitrate d'argent cristallisé. 00,3 à 00,6 Extr. aq. de belladone. 00,2 à 00,4 F. 12 pilules. 2 à à dans les 1k heures. Pilules antigonorrhéiques (Berton). Goudron, Alun, ââ, P. E. Réglisse......... Q. S. Faites S. A. des bols de 3 décig. (EncycZ.) Pilules antigoutteuses. Ext. de coloquinte comp. 20,0 ■ Extrait d'opium.. 1,0 — de colchique....... 20,0 F. S. A. des pilules de 0,15. Ces pilules ont été proposées par M. Bou- chardat pour remplacer les Pilules de Larti- gues, auxquelles on attribue aussi la composition suivante : extrait de coloquinte composé, 20, extrait hydralcoolique de semences de colchique, 1, d° de digitale, 1 (Génissieu). Les pilules ci-dessus se prescrivent à la dose de 1 à 6 jusqu'à effet purgatif. On se trouve bien, dans quelques cas, de remplacer le gramme d'extrait d'opium par 10 grammes de sulfate de quinine. Pilules antigoutteuses (Becquerel). Sulfate de quinine... 1,50 Sem. de colchique., 0,5 Extr. de digitale.... 0,20 Pour 10 pilules. 1 à 3 pendant plusieurs jours de suite. Pilules antigoutteuses (Lemazurier). Sulfate de quinine... 0,o0 Acétate de morph.. 0,1 Poudre de digitale.. 0,25 Ext. de laitue vir... Q.S. — de rac. debell.. 0,10 Poud.temp.deStahl. Q. S. PILULES ANTIGOUTTEUSES. - F. S. A. 20 pilules. A prendre en 2 jours, 2 par 2, dans les accès violents, et en quatre jours lorsque les accès sont moins intenses. Pilules antigoutteuses (Halford). Ext. acét. decolch.. 0,10 Poudre de Dower... 0,10 Ext. de coloq. comp. 0,10 Pour une seule pilule que Halford administre après avoir fait prendre pendant quelques jours 30 à 40 gouttes de vin de colchique soir et matin. {Cad.) Pilules antigoutteuses (Henrotay). Soufre doré d'antim. 4,0 Réglisse ........... 4,0 Extr. d'opium...... 0,25 Mucilage arab..... Q. S. F. S. A. 30 pilules. — 1 matin et soir pendant 15 jours après avoir pris la potion du même auteur. Pilules antigoutteuses (Scudamore). Ext. acét. de colch.. £0,0 Guimauve......... 0- S. F. 100 pilules. 1 à 5 par jour, jusqu'à effet purgatif. Goutte. Pilules antithémoptoïques (Guéneau de Mussy). Ext. de ratanhia... 4 Digitale pulv...... 0,50 Ergot de seigle.... 3 Ext. de jusquiame.. 0,25 Pour 20 pilules, a à 6 par jour, Pilules antiherpétiques (Kunckel). Ext. de douce-amère. 10,0 Sulfure d'antimoine.. 5,0 F. des pilules de 0,2. — Employées avec succès contre les maladies chroniques de la peau. (Rem. secret.) Pilules antihystériques. Castoréum .......... 1,23 H. de Dippel, gtt.. 1 Myrrhe............ 2,0 Teint, de myrrhe.. Q. S. Acide succinique___ 0,2 F. 12 pilules. {Van M.) Les Pilules antispasmodiques de Piderit contiennent de Tasa-fetida. Pilules antihystériques (Selle). Ase fétide.......... 4,0 Castoréum .......... 1,0 Galbanum ........... 4,0 Safran .............. 1,0 Extrait d'angélique... 4,0 Opium.............. 0,5 F. une masse avec Q. S. de teinture de castoréum, et divisez en pilules de 0,15. Il faut rapprocher de ces pilules celles d'ase fétide et d'opopanax composées (pilules antihystériques du Codex de 1818), celles de galbanum composées de la pharmacopée de Londres, et une foule d'autres. Pilules antiictériques (Buchan). P. fondantes; P. aloétiques rhéo-savonneuses. Aloès, Rhubarbe, Savon méd., 5a, P. E. F. des pilules de 0,3. (Cad.) Pilules antiictériques (Cœroly). Extrait de saponaire. 10,0 Calomel............ 5,0 F. 100 pilules. (Bouch.) PILULES ANTISCROFULEUSES. 739 Pilules antiictériques (Storck;. Extrait de ciguë..... 5,0 Masse de Belloste.... 1,6 F. 60 pilules. (Bouch.) Pilules antilaiteuses (Bouchut et Desprès). Acétate de soude... 10,0 Nitre............. 4,0 Camphre ........... 4,0 Rob de sureau..... O.S. F. 60 pilules. 2 matin et soir. Pilules antimoniales. Sulfure d'anfimoine Cannelle .......... 5,0 porphyrisô...... 40,0 Conserves de roses. Q. S. F. S. A. des bols de 0,4. Deux à quatre par jour dans les affections psoriques, rhumatismales. (Bouch.) Pilules antimonio-mercurielles (Cheyne). Sulfure d'antimoine.. 1,0 Conserve d'écorce — de mercure noir.. 1,0 d'orange....... Q. S. F. 2 bols. A prendre 1 le matin et 1 le soir, dans les scrofules. (Bouch.) Pilules antinévralgiques. Masse de Vallet...... 2.0 Sulfate de quinine.... 2,0 F. 40 pilules. — h chaque jour. (Bouch.) Pilules antinévralgiques (Sandras). Ext. de belladone... 0,15 Mucilage......... Q. S. Chlorhyd. de morph. 0,05 Poudre inerte..... Q. S. Pour dix pilules à prendre, de demi en demi- heure, contre la névralgie des conduits biliaires. (R&p. ph.) Pilules antinévralgiques (Trousseau). Ext. de stramoine.... 0,5 Oxyde de zinc....... 8,0 — d'opium........ 0,5 F. ZiO pilules. — Depuis 1 jusqu'à 8 dans les 2/i heures, et continuer longtemps. Pilules antiphtisiques (Latour). Sel marin. 10,0 Tannin.. 10,0 Cons. de roses. Q. S. pour 100 pilules.—Une, toutes les heures, pendant un mois. Pilules antiscrofuleuses. Scammonée ......... 15,0 Antimoine diaph.... 4,0 Ethiops minéral..... 15,0 Savon médicinal..... 26,8 F. des pil. de 0,2, dont chacune contiendra 0,05 de scam. et autant d'éthiops. (Guib.) Pilules antiscrofuleuses (Baudelocque). Sulfure de merc.. .. 0,1 Ciguë ............... 0,1 Magnés/0...........0,05 F. une pilule. 1, matin et soir. Pilules antiscrofuleuses (Bailly). Eponge calcinée.... 1,2 Baume de soufre... 0,5 Sulfate de potasse... 0,73 Sirop............. Q. S. pour faire des pilules de 15 ou 20 centigrammes que l'on prend en 2 fois. On boit pardessus un verre d'eau de mer. (Cad.) 7ZtO PILULES ANTISCROFULEUSES. — PILULES ASTRINGENTES. Pilules antiscrofuleuses (Saunders). longe brûlée...... 2,0 Sirop de sucre-----Q. S. ms. d'éc. d'orang.. 1,25 A prendre 3 fois par jour. (Sound.) Pilules antiscrofuleuses (Thomson). Sesquiox. de for___ 4 Extrait de ciguë.. 1,20 Pour 2/t pilules. 1 à h par jour. Musc .............. Ext. de valériane... Pilules antispasmodiques. Extrait d'opium. 1,2 1,2 0,6 F. 16 pilules {.lourd.) Agaric pulvérisé... 60,0 Séné .............. 60,0 Miel .............. Q. S. Pilules arabiques Mercure pur........ 30,0 Sublimé corrosif.... 30,0 Pyrèthre pulvérisée. 60,0 Triturez le mercure avec le sublimé jusqu'à extinction de celui-là, ajoutez les autres substances et faites des pilules de 20 à 30 centigr. Par suite du mélange du mercure métallique avec le sublimé corrosif, il se forme du calo- mel. Ces pilules font partie du traitement arabique conservé par tradition à Marseille où il a, dit-on, été importé, il y a 150 ans, par un pharmacien espagnol, et que le docteur Payan a préconisé comme curatif des accidents tertiaires de la syphilis. Voici l'ordre suivant lequel les médicaments sont administrés : une pilule le matin, pardessus un verre de tisane (Voy. Tïsime œrab.) ; une heure plus lard, Fopiat (Voy. Opiat arab.), à la dose indiquée, avec un second verre de tisane. Le soir, on répète le même traitement; ce qui reste de tisane est consommé dans la journée. Le complément de ce traitement assez étrange est un régime sec qui ne consiste qu'en galettes, noix, amandes torréfiées, figues et raisins secs. La durée de cette médication ne dépasse guère 40 jours. Quelquefois le ptyalisme se montre à la fin; mais on peut alors considérer le traitement comme terminé. Pilules arméniennes (Corput). Copahu évaporé au B.-M. en consist. empl.....„. 32,0 Magnésie calcinée. 2,0 Cubèbe, Bol d'Arm., aa. 10,0 Incorporez la magnésie dans le copahu rapproché ; ajoutez le reste et faites des bols de 0,4 — 5 à 20 par jour dans la blennorrhagie. Ces pilules rappellent les bols d'Arménie de Charles Albert. Pilules d'arséniate de fer (Biett). 0,15 Arseniate de fer... Extrait de houblon. Guimauve pulv..... 2 Sirop de 11. d'orang. Q. S. !\nlidartreux. Pour 48 pilules ; 1 par jour, Pilules d'arséniate de fer (Vignard). Arseniate de fer, 5 Chlorhydr. de morphine. 0,25 Extrait de gentiane. Q. S. Pour 100 pilules. C. l'ecézma. 1 à 4 par jour aux adultes à l'heure des repas. Les pilules arsenicales de Bazin se composent de: arseniate de fer 0,10, ext. de douce- amôre 1; pour 20 pilules. Pilules arsenicales composées (Wilson). Arseniate de soude.. 0,12 Soufredoré d'antim. 1,25 Gaïac pulvérisé..... 2 Mucilage ..........O.S. Pour 2/i pilules. 1 par jour dans les affections rebelles de la peau. Pilules arsenicales (Boudin). Arseniate de soude................ 1 centig. Faites dissoudre dans quelques gouttes d'eau distillée, et avec Q. S. de poudre de guimauve faites 20 pilules. Afin de ne pas effrayer les malades, le doc- leur Boudin emploie le terme minéral au lieu du terme arsenical, pour toutes les préparations à base d'arsenic. Pilules arsenicales dites asiatiques. Acide arsénieux ..... 0,50 Gomme arabique... 1,0 Poivre noir......... 5,0 Eau pure......... Q. S. Triturez longtemps l'acide arsénieux avec le poivre, ajoutez la gomme et l'eau, et faites une niasse que vous diviserez en 100 pilules dont chacune contient 0,005 d'acide arsénieux (Codex. ) Une par jour dans la lèpre tuberculeuse. Augmenter la dose lentement. Fort usitées dans l'Inde, pour le même cas. Les Pilules de Tanjore (Tanjore pi/ls), préconisées contre les morsures des animaux venimeux sont analogues. Pilules astringentes (Cavarra). Tannin.............. 0,3 Sucre............. 4,0 Gomme arabique .....0,6 Sirop simple....... Q. S. F. S. A. des pilules de 0,2. 1 à li matin et soir dans les relâchements divers. (Bér., Bouch.) Pilules astringentes (Capuron). Cachou ............ 12,0 Opium ............ î,0 Alun .............. 6,0 Sirop de roses r... Q. S. Faites des pilules de 0,25. (Guib.) Les Pilules astringentes de Bècamier ne diffèrent pas de celles-ci. Pilules astringentes (Quarin). Limaille doter ......2,0 Extrait de quassie-----4,0 Térébenthine........ 4,0 Extrait de quina.....8,0 Alun ................ 4,0 F. des pilules de 0,1. —7 à 10 trois fois par jour dans les écoulements chroniques. (Aug.) Pilules astringentes toniques (Walch). Térébenthine....... 10,0 Extrait de gentiane. 10,0 Sulfate de fer....... 5,0 Kino............... 5,0 F. des pilules de 0,1. — 4 pil. 3 ou 4 fois par jour dans la blennorrhée et la leucorrhée chroniques. PILULES ASTRINGENTES. — PILULES DE CALOMEL COMPOSEES. 741 Pilules astringentes (Sainte-Marie). Conserve de roses... 60,0 Sang-dragon....... 8,0 Copahu............ 15,0 Calomel............ 2,0 Faites des pilules de 0,3. à à 6 par jour dans la gonorrhée. (Bouch.) Pilules d'atropine. Atropine........ i décig. Miel et guimauve. Q. S. pour faire 100 pilules de 1 décig. dont chacune contiendra 1 millig. d'atropine. 1 à 10 par jour progressivement dans les cas d'épilepsie, de choree et autres névroses. (Bouch.) On peut les dragéifier. Pilules balsamiques, de Stahl. Pilules arriéres et cathartiques, pilules eephrac- tiques. Ext. d'alots.......... 60 Ext. de fumeterre..... 30 — de myrrhe....... 60 — de cochléaria .... 45 — d'absinthe....... 45 — de rhubarbe..... 30 — de petite centaurée 30 Térébenthine......... 30 — de chardon bénit. 45 (Jourd.) Faites des pilules de 0,06. Il est difficile de varier plus dans les anciennes pharmacopées que la formule de ces pilules célèbres, réputées excitantes, stomachiques et eccoprotiques. Pilules balsamiques (Morton). Cloportes pulvérisés. 68,0 Safran............. 4,0 Gomme ammoniaque. 34,0 Baume de Tolu..... 4,0 Acide benzoique.... 23,,Q — de soufre an___ 23,0 Faites des pilules de 0,2. (Ane. Codex.) Affections chroniques de la poitrine. —2 à 6 par jour. Pilules balsamiques (Delioux). Bicarb. de soude...... 4 Sous-carbonate de fer, Baume de Tolu....... 2 Téréb. de Venise, ua.. 1 pour 40 pilules. 10 par jour dans les maladies chroniques des reins et de la vessie. Pilules de Barton. Ac :,1 e arsénifux. 0,1 Savon médic. 3,0 Opium.. 0,4 Faites 36 pilules, chacune contiendra un peu plus de 0,003 d'acide arsénieux. (Sou/j.) Contre les fièvres intermittentes rebelles. Pilules de baume du Canada. Baume du Canada. 20 Magnésie calcinée Q. S. Mêlez et divisez en 100 pilules. 10 a 20 par jour dans l'uréthrite chronique et la cystite du col de la vessie. Pilules de belladone. Eitr. de suc dépuré Myrrhe............. 2,0 de belladone....... 1,0 Ipécacuanha......... 2,0 Faites 36 pilules. — Dans l'asthme. (Bouch.) Pilules bénites (Fuller). P. dloétiques fétides. Aloés .............. 30,0 Safran............. 4,0 Séné ............... 15,0 Macis .............. 4,0 Ase-fétide.......... 8,0 Sulfate de fer...... 43,0 Galbanum.......... 8,0 Huile de Buccin..... 4,0 Myrrhe............ 15,0 Sirop d'Armoise___ 15,0 Faites S. A. des pilules de 0,2. (Soub.) Pilules au beurre de cacao (Lancelot). Beurre de cacao.... 5 Sirop de gomme. .. 5 Gomme adragante... 0,25 Sucre pulvérisé..... Q. S- Divisez en pilules ou bols. Dans la cardialgie et dans beaucoup de cas où l'huile de foie de morue ne peut être supportée. Pilules de beurre de cacao iodo-ferré (Vézu). Limaille de fer....... 6 Beurre de cacao... Q. S. Iode................. 4 On fait dissoudre l'iode dans le beurre de cacao liquéfié, et on divise en pilules, inaltérables après un enrobement de gomme et de sucre. Pilules de bromure de fer*. Solut. officinale de bro- Lim lille de fer porphyr. 0,19 mure ferreux (à 1/3).. 15 Réglisse en poudre ... Q.S. Gomme arab. en poudre. Q.S. On met la solution et le fer dans une capsule de porcelaine ; on fait évaporer prompte- ment jusqu'à ce que le liquide ait perdu les deux tiers de son poids; on le verse encore chaud dans un mortier de porcelaine très- sec et légèrement chauffé; on ajoute les poudre^ mélangées préalablement et en quantité suffisante pour former une ma-.se pilu- laire assez consistante que l'on divise en 100 pilules et que l'on roule dans le lycopode; on peut aussi les enrober d'un mélange de gomme et de sucre et les renfermer dans un flacon bien sec. Chaque pilule contient 0,05 de bromure de fer. (Codex). Pilules au bromure de plomb (Corput) Bromure do plomb, Extr. de belladone, Î3. 0,02 à 0,05 Lupulin................................. 0,05 à 0,10 F. S. A. une pilule 2 à 3 par jour, pour calmer les érections douloureuses dans les uréthrites. Pilules de brucine. Iïrucine............. 0,6 Conserve de roses.... 2,0 Faites 24 pilules argentées. (Mug.) Pilules calmantes (Bell). Camphre ........... 3,60 Extr. de jusquiame.. 2,0 Faites 24 pilules. 1 à 4 par jour dans l'ardeur d'urine. Pilules de calomel. P. de mercure doux, P. de protochl. de mercure. Calomel ..... 1,0 Guimauve..... 1,0 Miel---- Q.S. F. 20 pilules. —Ordonnées comme purgatives, altérantes et contro-sthnulantes. Pilules de calomel composées. Calomel ..... 1,2 Ciguë........ 2,4 Savon méd. 2,4 F. 24 pilules. — 1, puis 2, 3, 4, 5 et 6 par jour. Contre les engorgements chroniques du scrotum. (Foy.) (V. P. de Plummer.) 742 PIL. DE CALOMEL ET DE JALAP SAVON. — P1L. CHLORO-PLATINIQUES. Extrait d'opium. 0,50 Autre formule : C.alomel .............. 5 P rie rhuiarbe....... 2 pour 15 pilules. P. de calomel et de jalap savonneuses. P. purgatives, P. de savon comp., P. rner- curielles savonneuses, P. de mercure doux et de jalap. Calomel ..... 1,0 Résine de jalap, Savon méd., âà, 2,0 F. des pilules de 0,1. Purgatif, anthelmin- tliique, antisypliilitique. (Rad.) Les P. de Ritt- man sont celles ci-dessus moins le savon. Pilules camphrées, opiacées (Ricord). Camphre..... 2,4 Gomme et sirop de sucre... Q. S. Ext. d'opium. 0,4 Faites 16 pilules. — U à 5 par jour, comme tempérant dans les inflammations du canal de l'urètre, les érections douloureuses et les irritations du col de la vessie. P. de capsique ferrugineuses (Schneider). Ethiops martial. Capsique ....... Cannelle .......... 4,0 Ext. de camomille.. Q. S. ■ 10 en trois fois par 15,0 apsiquc ........... 1,0 Colombo ........... 4,0 F. des pilules de 0,1 jour dans la chlorose. Pilules de carbon. d'ammon. (Williams). Carb. d'ammoniaq.. 0,50 Chlorh. de morphine. 0,05 Gomme ammoniaq.. 0,50 Mucil. de gomme... Q. S. P. d ipéca.......... 0,12 Pour 10 pilules enrobées avec le baume de tolu dissous dans le chloroforme et conservées dans un flacon bien bouché. Contre la bronchite chronique. Pilules de carbonate ferreux*. P. de protocarbonate de fer, P. ferrugineuses ; Pihdœ cum protocarbonate ferri (formule de Vallet). Sulfate do fer pur cr. 1000,0 Sucre de lait...... 300,0 Carb. de soude cr... 1200,0 Sucre blanc........Q. S. Miel (in ............ 300,0 On fait dissoudre à chaud le sulfate dans Q. S. d'eau privée d'air par l'ôbullition et sucrée préalablement avec 1/20 de son poids de sucre. On fait dissoudre de la même manière le carbonate. On filtre séparément les deux liqueurs; on les réunit dans un flacon, on agite ; on laisse reposer ; on décante le liquide qui surnage le précipité de protocarbonate de fer qui s'est formé, et on le remplace par de nouvelle eau privée d'air et sucrée. On continue ainsi les lavages jusqu'à ce que l'eau n'enlève plus ni sulfate de fer ni carbonate de soude ; alors on jette le magma sur une toile serrée, imprégnée de sirop de sucre. On l'exprime fortement et on le mélange au miel, ajoutez le sucre de lait. On concentre le mélange très-promptement au B.-M. jusqu'en consistance pilulaire. On mêle 3 p. de ce produit avec 1 p. d'un mélange à P. E. de poudre de réglisse et de guimauve, et on fait des pilules de 0,25 que l'on enferme dans des flacons bien fermes. Ces pilules sont argentées. (Codex.) On peut aussi les rouler dans de la poudre de fer porphyrisé. Les pilules de Vallet se conservent assez longtemps sans se peroxyder. Elles jouissent d'une grande efficacité contre la chlorose. Dose : 2 à 10 pilules par jour. Pilules aux carb. ferreux et manganeux (Hannon). Sulfate de fer....... 26,0 Sirop simple, — demangan.. 7,0 Miel, aa.......... Q. S. Carbonate de soude. 35,0 F. des pil. de 0,2. — 2 à 10 par jour. Pilules au carb. ferro-manganeux (Burin-Dubuisson). Sulfate de fer pur.. 75,0 Miel fin........... 60,0 Carb. de soude..... 120,0 Eau.............. Q. S. Suif, de mung. pur. 25,0 Opérez comme pour les pilules de Vallet et faites des pilules de 20 centig. argentées. — 2 à k par jour. Pilules chalybées. Fer porphyrisé...... 0,8 Aloès ............. 0,1 Cannelle ............ 0,6 Sirop d'armoise---- Q. S. Faites les pilules de 0,2. — 2 à 6 par jour. Dans la chlorose et comme emmônagogues. Pilules de chlorhydrate de morphine. Chlorhyd. de morph. 1,0 Miel blanc........ Q.S. Sucre de lad....... 1,0 F. 100 pilules roulées dans de l'amidon. Chacune contiendra 0,01 de sel de morphine. (Codex de 1800.) Pilules de chlorhydrate de propylamine. Chlorydrate de pro- pylamine........ 2, Guimauve pulv. Miel ........... 7 o.s. F. 100 pilules de 0,10 toluisées suivant le procédé Blancard. Chaque pilule renferme 0,025dechlorhydrate.2 loules les deux heures. Pilules chloro-argentiques. Azotate d'argent — Chlorure de sodium , Amidon ............ 1,0 4,0 3,0 Gomme arabique... 1,0 Eau.............. Q. S. pour 100 pilules argentées. (Mia.) Pilules chloro-mercuriques. Gomme arabique... 1,0 Eau distillée...... Q. S. Bichlor. de mercure.. 0,5 Chlorure de sodium.. 2,0 Amidon ............. 3,0 F. 50 pilules à prendre comme celles de Dupuytren. (Mia.) Pilules chloro-platiniques (Hœfer). Perchlor. de platine. 0,05 Poudre de réglisse. Q. S. Extrait de gaiac----- 4,0 F. 2Zi pilules. —1,2, 3, h, matin et soir. PILULES CHLORO-PLOMBIQUES. Pilules chloro-plombiques. Acétate de plomb.... 1,0 Rac. de guimauve.. 5,0 Chlorure de sodium.. 4,0 Sirop dégomme... Q. S. F. 100 pilules. (MiO.) Pilules de chlorure ferreux. Chlorure ferreux sec. 1 Poudre de gomme.. 0.50 Eau ............. Q.S. — de réglisse . 0.50 Pour 10 pilules (Codex). Pilules de Chrestien. P. aurifères, P. de chlorure d'or et de sodium. Chlor. d'or et de sod. 0,5 Gomme arabique... 4,0 Fée. de p. de terre... 0,2 Eau distillée...... Q. S. F. S. A. 120 pilules. (Soub.) On connail encore des pilules de Chrestien avec : cyanure ou oxyde d'or 0,05, extrait de daphné mézéréon 0,75. Pour 15 pilules. 1, puis 2, 3 et plus par jour, dans les affections syphilitiques. Pilules de ciguë (Velpeau). Sem. de ciguë pulv. 2 Thridace 4 Réglisse pulv. Q.S. Pour 50 pilules. 1 le malin et 1 le soir, puis on augmente d'une tous les 3 jours, jusqu'à ce qu'on arrive à 6 à 8 par jour. Conseillées aux personnes qui portent des tumeurs cancéreuses non opérables. Pilules de cinabre. P. de sulfure de mercure, Bols rouges. Cpiabre....... 1,2 Conserve de roses. Q.S. (Sodb.) Pour 1 bol. Céphalalgies, névroses invétérées. Pilules de citrate de fer. Citrate de fer. 3,0 Miel...... 1,0 Guimau\e.. Q.S. pour 100 pilules. (Bouch.) Pilules de codéine. Codéine ............. 0,2 Thridace............ 0,6 F. avec Q. S. de poudre de guimauve, k pilules. — Lue chaque jour. (Bouch.) Pilules colehitiques. Aloès ....... 4,0 Réglisse..... 2,0 Se immonée. 0,2 olchique... 2,0 Cannelle-----2,0 Alcool .....Q.S. F. des pilules de 0,15. Contre la goutle, le rhumatisme. — 3 à 6 par jour, en augmentant au besoin, (fiiord.) Pilules de coloquinte composées. P. aloétiques scammonio-coloaj/tthces, P. Cochées mineures. Aloès barbades..... 10,0 Miel liquide....... 30,0 Coloquinte ......... lo.O Essence de girofle.. 0,05 Scammonée ...... .. 10 0 F. 200 pilules argentées dont chacune représentera 0,05 des 3 composants actifs. (Codex.) Elles correspondent aux pilules catholiques, de Rudias, panchymagoyues. (V. PU. oValoès et de coloquinte, p. 737.) PILULES CONTRE LE DIABÈTE. 7i3 Pilules contre la bronchite chronique (Corput). Extr.. descille. 1 à 1,60 Chlorhyd. de morph. 0,10 Gomme ammoniaq .. 2,00 pour 20 pilules. — 2 à h par jour. Additionnées quelquefois d'un peu de baume de tolu et roulées dans la poudre d'iris. Pilules contre le cancer (Boinet). Savon médicinal...... 4 Bromure de îer.... 0,50 Gomme ammoniaque.. 2 Extrait de ciguë... 1,50 Iodure de fer........ 1 — d'aconit___ 1,50 Divisez en pilules de 0,20. 2 à k par jour pendant 6 mois au moins. Pilules contre le catarrhe vésical (Gall). Copahu ___ 15,0 Térébenth.. 15,0 Magnésie. Q. S. F. des pilules de 0,2. (Foy.) 3 à Ii le matin, autant à midi et le soir. Pilules contre la chlorose (Chomel). Poudre de scille...... 2,0 Fer porphyrisè....... 4,0 — de digitale ... 2,0 Faites S. A. à0 pilules. — 2 à 6 par jour. Albuminurie compliquée de chlorose. Pilules contre la chlorose (Delioux de Savignac). Tartrate ferrico-po- réumpulv.,5â... 2 tassique......... 10 Safran pulv........ 1 Aloès pulv., casto- Téréb. de Venise.. Q.S. F. S. A. 100 pilules de 0,20. 3 par jour en commençant. Pilules contre la chlorose (Marshall-Hall). Aloès ............... 0,1 Sulfate de fer....... 0,1 F. S. A. une pilule. — 2 à 6 par jour. L'auteur de cette préparation la regarde comme un spécifique. Pilules contre la constipation (Trousseau). Aloès, Ext. de rhubarbe, de coloq., gomme-gutte, Si. 1 Extr. de jusquiame.. 0,25 Ess. d'anis, gouttes.....2 pour 20 pilules argentées. — 1, 2 ou 3 tous les 2 ou trois jours, en mangeant, au repas du matin ou à celui du soir. Lorsque leur action est trop rapide, il faut les administrer le matin au premier repas. Si elles agissent avec lenteur, on en prend une au commencement des deux repas, et quand elles troublent la digestion, on les prend au moment du coucher. Pilules contre la constipation (Macario). Aloès. 0,05 Sulfate de fer. 0,10 Ext. de belladone. 0,01 pour 1 pilule argentée. — 1 à 3 pilules le soir en se couchant ; ordinairement une seule pilule suffit. Remède très-efficace contre la constipation opiniâtre. Pilules contre le diabète (Berndt). Acétate de morphine. 0,15 Suif, de cuiv. amni... 0,30 Extr. de fiel de bœuf, — de Quassie am., aa. 4,0 F. des pilules de 0,1. 5 matin et soir. 7/ii PILULES CONTRE LA MIGRAINE. — PILULES DE CROTON. Pilules contre la migraine (Corlieu) Suif, de quinine... 3,00 Sirop de sucre..... Q.S. Poudre de digitale. 1,50 Pour 30 pilules, — 1 chaque soir. En cas de douleurs violentes : Suif, de quinine ... 1,50 Chlorhydr. de mor- Extrait de digitale. 0,50 phine........... 0,15 Pour 20 pilules. — 4 par jour. P. contre l'épilesie (Forget et Dupuytren). Oxyde de ziue. 1,0 Valériane... 1,5 Castoréum. 0,2 F. pilules. (Bouch.) Pilules contre la gonorrhée (Defermond). Copahu ............ 30,0 Cubebes........... 12,0 Magnésie calcinée... 4,0 Sirop diacode...... Q. S. Opium pur......... 0,5 pour faire des bols de 2 grammes chacun. On en porte la dose jusqu'à dix par jour. Pilules contre l'hydrothorax (Dupuy). Ext. de ményanthe... 6,0 Digitale pulvérisée... 6,0 Scille pulvérisée..... 6,0 Asa-fœtida..........4,0 F. 108 pilules. (Cad.) Préparation efficace et très-employée par les anciens praticiens. P. contre l'incontinence d'urine (Ribes). Ext. aie. de noix vom. 0,4 Oxyde de fer noir.... 4,0 F. des pilules de 0,15. —3 par jour. (Foy.) Les P. de Mondière ont la même composition. Pilules de Cooper. .... 12,0 Soufre doré d'antira. 4,0 Ext. de ciguë Calomel ............ 4,0 F. des pilules de 0,2. 1 malin et soir. contre la polyblennie pulmonaire (Corput). Gomme ammoniaque. 4,0 Extrait d'année...... 4,0 Soufre lavé........ 4,0 Ext. de marr. bla.. Q. S. F. des pilules de 0,1. — Bronchorrhée des vieillards. Les P. antiasthmatiques de Quarin sont analogues. P. contre la spermatorrhée (Wutzer). Acide phosphorique. . 4,0 Quinquina pulv----- 4,0 Camphre ............ 1,2 Ext. de cascarille.. Q. S. F. des pilules de 0,1. 5 pil. 3 fois par jour. P. contre les tumeurs blanches (Obrien). Calomel ............. 0,9 Opium .............. 0,3 F. 6 pilules à prendre de 3 en 3 heures. Aussitôt la salivation établie, on suspend l'emploi de ces pilules. (Bouch.) Pilules de copahu. Copahu ...... 10,0 Hydrocarb. de magnésie.. Q. S. F. ZiO pilules qu'on roulera dans la magnésie carbonatee. On les recouvre d'une couche de gélatine, ou bien on les dragéifié. (Codex de 1860.) Pour avoir des pilules de copahu moins grosses et d'une absorption plus facile, M. Am- blard fils, de Riom, conseille de chauffer au B.-M.: copahu 15, magnésie calcinée 1, eau 0,10 et d'agiter continuellement jusqu'à ce que la masse ait une consislance molle, puis on divise en pilules rapidement, parce que la masse se durcit très-vite. On opérerait de même pour les pilules de goudron, de térébenthine (V. p. 7o5). Pilules, bols ou capsules de copahu au goudron (Ricord). Copahu ............ 2200 Magnésie calcinée... 150 Goudron de Norw... 200 F. S. A. une masse pour 4000 bols que l'on gélatinise par les procédés ordinaires. Dose : 15 capsules par jour. Pilules, bols ou capsules de copahu, pepsine et bismuth (Ricord). Copahu ............ 2700 S. -azot. de bismuth... 120 Pepsine neutre...... 600 Magnésie calcinée..,. 180 F. S. A. une masse pour 6000 bols à gé- latiniser. Dose : 15 à 18 capsules par jour. Pilules ou bols de copahu au matico (Favrot). Copahu ............. 100 Magnésie.......... Q.S. Essence de matico.... 5 pour 100 bols recouverts de gluten, d'après le procédé de Raquin. Écoulements aigus et chroniques. Pil. de copahu, cubèbe et térébent. (Puche). Cubèbes... 90,0 Copahu. 24,0 Térébent. cuite. 21,0 F. 108 bols que vous gélafiniserez. U à 30 par jour en augmenlant graduellement. Ils ne doivent être donnés qu'à partir du 25° ou 30 e jour de l'invasion blennorrha- gique. En ajoutant 0,05 par bol de la masse des pilules de Vallet, on obtient les bols ou pilules de copahu, cubèbe et térébenthine ferrugineux, de Puche; à à 16 par jour chez les sujets atteints d'atonie. Pilules de copahu (Righini). Copahu ............ 10,0 Ess. de sassafras... 0,5 Ext. de ratanhia----- 3,0 Magnésie calcinée.. Q. S. Mêlez et faites U0 bols. (Foy.) Pilules de croton tiglium. Huile de croton...... 0,1 Guimauve puhér.. Q.S. Conserves de roses... 0.1 F. 2 pilules. (Guib.) — Pour une purga- tion. Une bonne manière d'administrer l'huile de croton en pilules est la suivante : Huile de croton, goutt. 2 Mica punis.......... 0,7 Faire 8 pilules qu'on roulera, après les avoir humectées, dans la poudre à dragées. (Voy. Dragées.) Autre: huile de croton goutte 1, savon pulvérisé 0,12, mie de pain 0,08 ; pour 2 pilules (Ph. J. 1869). PILULES DE CUBEBE. • Pilules, bols ou capsules de cubèbe. On les fait du poids d'un gramme, ovoidcs et gélatinisées. Dose : n° 5 à 20. Les Pratines-Dariês ne sont pas autre chose, selon l'étiquette; cependant on suppose qu'elles contiennent un peu d'alun. On peut lier la poudre de cubèbe en l'incorporant dans un peu de cire fondue. Les sirops lient mal; les mucilages sont dans le même cas et durcissent trop. On pourrait encore employer de la térébenthine, de la colophane fondue ou du copahu. solidifié par la magnésie ; mais alors ce n'est plus seulement le cubèbe qu'on emploie. Pilules de cuivre ammoniacales. P. cuivreuses, P. antiépileptigues, P. bleues des Allemands (qu'il ne faut pas confondre avec les pilules bleues anglaises). Sulfate de cuivre am- Mie de pain....... 3,0 moniacal .......... 0,4 Garb. d'amm. liq.. Q. S. F. 18 pilules (Swéd.) PU. de cyanure de fer comp. (Jolly). Bleu de Prusse pur... 1,0 Extrait d'opium---- 0,05 Sulfate de quinine ... 0,5 Conserve de roses.. Q. S. F. S. A. 12 pilules. — Contre les névralgies de l'estomac et de la face. {Bouch.) P. de cyan. de mercure op. (Parent- Duchâtelet). Cyanure de mercure. 0,3 Mie de pain....... 4,0 Opium brut......... 0,6 Miel .............. Q. S. pour faire 96 pilules dont chacune contiendra 0,003 de cyanure mercuriel. (Guib.) Pilules de cyanure de potassium (Bailly). Cyanure de potass---- 0,1 Sirop de gomme... Q. S. Amidon ............. 0,1 pour U pilules. (Guib.) Pilules de cynoglosse *. P. d'opium composées, P. adoucissantes de Mèsué, P. opiacées rnyrrho-cijnoglossécs, Pilules île cynoglosse opiacées. Ecorce de rac. de cynoglosse. 10,0 Oliban ...... 12,0 Semences de jusquiame...... 10,0 Safran...... 4,0 Extrait d opium............. 10,0 Castoréum... 4,0 Myrrhe.................... 15,0 Sir.demiel.. 35,0 Faites une masse homogène que vous diviserez en pilules de (0,05, 0,10, 0,15 et 0,20) &. Elles contiennent le 1/10 de leur poids d'extrait d'opium (Codex). Dose : 1 à 2 le soir pour procurer le sommeil aux malades. — Ces pilules sont fort employées. Quoi qu'en ait dit Guibourt, la formule de ces pilules célèbres n'a pas dans les pharmacopées une uniformité telle, et sa composition n'a pas reçu en passant des anciennes dans les nouvelles de si faibles altérations qu'il ne soit pas utile d'en dire un mot. En effet, à l'extrait vineux d'opium employé originairement, beau- PILULES DIURETIQUES. 745 coup do pharmacopées et notre Codex, en particulier, ont substitué l'extrait aqueux; d'autres, l'opium brut lui-même. L'excipient est tantôt du sirop diacode, du sirop de limons, de sucre, d'ceillet, de violette, de cynoglosse, de miel, voire même du B. du Pérou ; le safran, la myrrhe, le castoréum y font souvent défaut, ou sont remplacés par d'autres substances. Mais nous ne disons pas avec Jourdan qu'à cause de cela même ces pilules doivent être oubliées, car nous avons journellement la preuve que celles de notre Codex sont f >rt utiles aux médecins et aux malades. Le professeur Bouchardal a proposé une simplification des pilules de Cynoglosse (V. Un, ph. 1874), mais nous lui préférons la formule du Codex. ' Les pilules pour la nuit, désignées aussi sous les noms de pilules anodines et de nèpen- thès opiacé, dans la pharmacopée de Grey, diffèrent à peine des pilules de cynoglosse. Les grains sédatifs, de Dumont, sont les pilules de cynoglosse (de 20 centigr. argentées) dans lesquelles le lactucarium remplace l'opium et est additionné de kermès. Pilules dépuratives (Duchesne-Duparc). No 1, suif, de for.. 4,0 Hhubarbe......... 10,0 Sirop de fumet.... Q. S. Pour 100 bols argentés. No 2, sulfure de fer. 6,0 Aloès ............. 2,5 Rhubarbe......... 8,0 Quinquina ......... 8,0 Sirop de miel...... Q. S. Pour 100 bols argentés. Pilules dépuratives (V. Marletta). Saponine pure........ 1 Guimauve ......... 2,50 Résine de gaiac....... 5 Glycérine......... Q. S. pour faire 100 pilules roulées dans le lyco- pode. Pilules dialytiques (Bonjean). Silicate de soude___25,0 Bemoate de soude.. 50,ô Ext. aie. de colchiq. 15,0 Savon médicinal.....50,û — d'aconit... 30,0 pour 1000 pilules dragéifiées roses. Dose : 1, 2, 3, puis h par jour, contre la goutte, la gravelle. (V. Uev. ph., 1856-57.) Pilules diurétiques (Debreyne). Digitale ............ 12,0 Srille............. 6,0 Scammonée ......... 6,0 Ext. de genièvre.. Q. S. pour 120 pilules. (Gaz H.) Pilules diurétiques hydragogues. Scille .............. 5,0 Scammonée........ 5,0 Digitale ............ 5,0 Sirop de gomme— Q. S* F. 100 pilules. — M. Bouchardat signale ces pilules comme un remède souverain dans les hydropisies. 2 à 12 par jour. En remplaçant la digitale par 25 centig. de digitaline on a les P. de digitaline comp. du même auteur, destinées au même usage. Pilules diurétiques (Cruveilhier). Calomel ............. 1,0 Digitale........... 0,25 Scille ............... 0,5 Sirop de nerprun.. Q. S. F, 12 pilules. (Bouch.) 746 PILULES DE DUPUYTREN. Pilules de Dupuytren*. P. mercurielles gaiacées ou opiacées, P. antisyphilitiques. Extrait de gaïac... 0,80 Sublimé corrosif___ 0,20 — d'opium..... 0,40 F. 20 pilules dont chacune contient 0,01 de sublimé et 0,02 d'extrait d'opium. (Codex.) Ces pilules jouissent d'une réputation méritée dans le traitement de la syphilis constitutionnelle. Dose : 1 à 3 par jour. Pilules d'émétique (Boudet). P. de tartre stibié. Gomme arabique.... 1,50 Guimauve .......... 1,50 Emétique.......... 3,20 Extrait d'opium..... 0,16 Eitrait de laitue___4,0 F. 32 pilules, dont chacune contiendra 0,1 d'émétique. Proposées, par le docteur E. Boudet , pour remplacer les solutés d'émétique employés par la méthode rasorienne dans les inflammations aiguës du poumon. Pilules emménagogues. Oiyde noir de fer---- 0,4 Safran............ 0,8 Valériane........... 0,8 Sirop d'armoise.... Q. S. F. 8 pilules. (Foy.) Pilules emménagogues à la sabine. Sabine .............. 4,0 Extr. d'armoise...... 2,0 Safran.............. 2,0 Ext. d aristoloche. . 2,0 Castoréum ........... 2,0 Sirop d'armoise'.... Q. S. F. 36 pilules. — 2 à 5 par jour. (Cad.) Pilules emménagogues (Siehel). Gomme ammoniaque.. 4,0 Àloès ............... 1,0 Carbonate de fer..... 4,0 F. 50 pilules. (J. Ph.) Pilules d'ergotine (Bonjean). Ergotine............ 1,2 Reglisse pulvérisée. Q. S. F. 6 pilules à prendre dans la journée. Obstétrical et hémostatique. Bols d'étain (Swédiaur). Ec. d'oranges confit.. 2,0 Sirop............. Q. S. Poudre détain....... 1,0 F. des bols de 0,4. Anthelminlhique. Pilules éthiopiques. P. de mercure sulfuré antimoniates. Sulfure noir de merc. 2,0 Résine de gaiac...... 1,0 Antimoine métallique. 1,0 Extr. de salsepareille. 2,0 F. des pilules de 0,15. (Wurt.) Gales rebelles, teignes, dartres, hydropi- sies. Pil. d'ext. de noix vomique (Duncan). Ext. de noix vomiq.. 0,25 Poudre d'ipécaenanha. 0,30 Divisez en 10 pilules. 3 à 6 par jour. Pil. d'ext. de noix vomique (Fouquier). Ext. aie. de noix vom. 5,0 Poudre de guim... Q. S. Divisez en 100 pilules. (Bouch.) 1, puis 2, 3 et plus, dans la paralysie. Pilules d'extrait d'olivier (Faucher). Extrait hydroalcoolique de feuilles d olivier.. 4 Pour 24 pilules. Dose : 2 à 6 par jour. PILULES FERRUGINEUSES. Dans certains cas, on associe par pilule 1 centigr. d'aloès des Barbades. Pilules d'extrait de noix de cyprès (Frosini Marletta). Encens pulv. 5 Rac. de belladone pulv. 0,10 Eitrait éth. de noix de cyprès 0,50 F. 20 pilules. Contre l'incontinence d'urine. On proportionne la dose suiv. l'âge et le sexe. Pilules d'extrait d'opium et de belladone (Dubail). Extrait d'opium___ 0,30 Extr. de belladone. 0,15 Pour 12 pilules. Les pilules calmantes de Davaine en différent peu. Pilules fébrifuges (Desbois de Rochefort). Bolus ad quartanam. Quinquina.......... 30,0 Carbon, de potasse. 4,0 Emétique.......... 0,8 Sirop d'absinthe ... Q. S. F. 60 bols à prendre dans les vingt-quatre heures. Les P. fébrifuges de Laènnec en diffèrent à peine. Le remède du Calvaire n'en est qu'une modification, et n'en diffère que par son mode d'administration en 5 jours ; on prend : rhubarbe 4, carbon. de potasse ï, emétique 0,50, quinquina jaune ou rouge pulv. 40, sirop de quina Q. S. — F. S. A. 10 bols, à prendre un matin et soir. Pilules fébrifuges (Marc). Valériane... 8,0 Sulfate de fer.. 4,0 Miel-----(J. S. F. S. A. 8 bols. — 1 lotîtes les deux heures qui séparent les deux accès. (Bouch.) Pilules fébrifuges (Meitzinger). Quinquina.......... 15,0 Soufre doré d'antim. 2,0 Carbon, de potasse.. 4,0 . Ext. de ményantho.. 4,0 — d'ammoniaq. 2,0 — d'absinthe..... 4,0 Sel végétal......... 4,0 — de persil.......Q.S. F. une masse à diviser en pilules de 0,15. Pilules fébrifuges (Sachs). Cyanure de fer...... 1,0 Rhubarbe........... 2,0 Gomme ammoniaque. 2,0 Extrait de pissenlit.. 2,0 F. 50 pilules. — 5 matin et soir. Pilules ferrugineuses. Sulfate de fer sec... 1,25 Gentiane pulvérisée. 1,50 Ext. de pissenlit___ 2,j0 Conserve de roses. . 1,00 Pour 30 pilules. 2 à 6 par jour. Contre la chlorose (Edimb.). Pilules ferrugineuses (Andral). Digitale ............ 0,6 I, maille de fer----- 2,0 Thridace........... 2,0 Miel.............. Q. S. pour 36 pilules. 2 à 3 par jour, à doses croissantes, dans la chlorose. Pilules ferrugineuses (Blaud).* Sulfate de fer sec. 30,0 Gomme arab. 5,0 Eau 30,0 Carbon, de potasse 30,0 Sirop simple. 15,0 Dissolvez dans une capsule au B.-M. la gomme dans l'eau, ajoutez le sirop et le sul- PILULES FERRUGINEUSES. - PILULES HYDRAGOGUES. 747 fate. Agitez; ajoutez le carbonate en remuant continuellement, et continuez a chauffer jusqu'à consistance pilulaire. Retirez du feu et divisez en 200 pilules que vous ferez sécher à l'étuve et argenterez. Chacune pèsera environ 0,40. Conservez en flacons bien bouchés QCodex). Préparation très-efficace et très-employée. Dose : 1 à 10. Pilules ferrugineuses (Guéneau de Mussy). taraxacum quina, aa. ou de Protoiodure de Ver... 1 Fer réduit, extrait de Pour 40 pilules. 2 à 6 par jour dans lachlo- roanémie des phtisiques. Pilules fondantes danoises. Rhubarbe pulvérisée.. Fiel de bœuf épaissi... 4 Acétate de soude, âa, 4 Mucilage.......... Q. S. Pour 60 pilules. 2 à 4 matin et soir (Dan.) Pilules fondantes (Burdach). Aloès, Calomel, Savon médicinal, âa....... P. E. Faites des pilules de 0,1. Pilules de Fothergill. Aloès ___.......... 30,0 Eitr. de coloquinte.. 30,0 Scammonée ......... 30,0 Antimoine diaphor.. 1,3 Faites des pilules de 0,1. {Ilem. pat. angl.) Maladies cutanées. Pilules ou pierre de fougère. Noix de cyprès...... 45,0 Succiu ............ 30,0 Hématite........... 30,0 Mastic ............ 30,0 Sang-dragon....... 45,0 Eau-de-vie........ 125,0 Suif, de fer calciné.. 60,0 Vin rouge......... 250,0 Résine de gaiac..... 60,0 Suc de baies de sur. 1>0,0 Gomme arabique.... 8,0 Suc de feuilles et de — adragante... 8,0 rac. defoug. mâle. 125,0 On réduit les substances solides en poudre : on les met avec les liquides dans une terrine, et on chauffe au B.-M. en agitant sans cesse jusqu'à consistance pilulaire. Astringent énergique qui a été fort célèbre entre les mains d'un charlatan du dernier siècle. 0 y entrait primitivement de la litharge et du crâne humain. Baume a remplacé ces substances par l'hématite, le cyprès, le succin et le mastic. Dans l'origine encore, on conservait la masse dans des morceaux de vessie en forme de nouets. La dose était de 5 à 50 cenligr. Hémoptysie, blennorrhée, leucorrhée, dysenterie. Pilules de Franck*. Grains de sauté du docteur Franck. Aloès ............. 100,0 Rhubarbe......... 25,0 Jalap ............. 100,0 Sirop d'absinthe... Q. S. F. des pilules de 0,1 argentées. (Cad.) 1 à 12 dans une cuillerée de soupe ou de potage, selon l'effet purgatif que l'on veut produire. On les fait quelquefois dissoudre dans des lavements. Au dire de Guibourt, les fameux grains de santé du docteur Franck ne seraient formés que d'aloès et de suc de réglisse dissous à chaud et évaporés en consistance pilulaire. D'autres y font entier du fiel de bœuf, de l'émet ique, etc. Elles se délivrent en boîtes et demi-boîtes. Le tord-purgatif ou élixir toni-jwrgatif d'Audiit-Uouviére, paraît être le résultat du traitement des substances des pilules de Franck par l'eau-de-vie. Pilules de gomme ammoniaque savonneuses. Ammoniacum, Rhubarbe, Savon medic, ââ. P. E. Faites des pilules de 0,15. Pilules de gomme-gutte composées. Gomme-gutte ........ 4,0 Gingembre .......... 2,0 Aloès ............... 6,0 Savon ............... 8,0 F. S. A. (Lond.) Pilules de goudron. Goudron ........... Baume du Pérou.... 15,0 15,0 Réglisse ............ 30,0 Iris................ 10,0 Faites une masse pilulaire. (San/.) On peut administrer le goudron sous forme de capsules. Pilules de Goudron (P. Vigier). Goudron purifié.... 0.10 Poudre de Dower... 0.10 Benjoin de Siam.... 0,10 F. S. A. une pilule. 3 pilules par jour. Pilules de Griffith. P. de fer et de myrrhe composées. Myrrhe........ Carb. de soude. 8,0 1,0 Sulfite de fer........ 4,0 Mélasse ............. 4,0 Faites une masse pilulaire. (Belq.) Pilules analogues à celles de Blaud et à celles de Vallet à la lois, préconisées par les Anglais dans la phtisie tuberculeuse. Pilules de Holloway. Aloès succot ........ 4,00 Safran, suif, de soude, Rhubarbe.......... 1,70 aa............... 0,20 Pohre............. 0,1-5 pour 144 pilules. Telle est la composition de ce remède patenté anglais trouvée par l'analyse. Pilules d'huile essentielle de Thym (Campardon) Huile essentielle de Savon amygdalin.... 0,10 thym............. 0,10 Poudre de guimauve Q-S. Pour 1 pilule enrobée de baume de tolu. Dose : 1 pil. par jour, dans la chlorose, l'anémie, la chloro-anémie. Pilules hydragogues. Ase fétide........... 2,0 Seille ............... 2,0 Ext. de coloquinte... 1,0 Digitale............. 1,0 F. 20 pilules. — 2 toutes les 3 h. (Bouch.) Pilules hydragogues (Spielmann). Sem. de Tilly, Gomme-gutte, Scammonée, ââ. 13,9 Jalap............... 8,0 Macis ............... 4,0 Rhubarbe........... 8,0 Rob de sureau....... 2,0 Dose : 1 gramme. 748 PILULES HYDRAGOGUES. Pilules hydragogues (Bontius, Lemort) $*. Aloès barbade...... 10,0 Gomme ammoniaq . 10,0 Gomme-gutte ....... 10,0 Vinaigre blanc..... 60,0 Traitez les substances à chaud avec le vinaigre, passez avec expression et faites évaporer au B.-M. jusqu'en consistance pilulaire. Uiv. en pil. de 0,2 (Codex de 1866). Dose : 2 à 6. Bontius mettait, dans ses pilules, de la scam- monée et du sulfate de potasse, il liait la masse avec du vin de Malvoisie et du sirop de roses, au lieu de vinaigre. Pilules hydrargyroferrées (Lepetit). limaille de fer porph.. 30 Miel de Narbonne..... 5 Merc. cru, sans alliage. 3 Gomme pulvérisée.... 3 pour 100 pilules qui doivent être dragéifiées. On éteint le mercure dans le miel. Pilules immortelles. ...... 5,0 Ernétique .. Aloès. Jalap.............. 10,0 Sirop de gomme. Faites 72 pilules. (Bouch.) Pilules impériales ou de Vienne. 1° Avec calomel: Ext. aie. de coloquinte. 4,5 Savon médicinal...... 4,5 9 9 1,0 Q. S. Calomel ............... 9 Aloès des Barbades.... 9 Ext. aq. de jalap...... 9 Rhubarbe de Chine. Res. de .jalap........ F. 450 pilules. 2° Sans calomel : Eés. de jalap........ 20 Gomme-gutte........ 20 Res. descammonée... 20 Savon médicinal..... 10 Aloes des Barbades.. 20 Eau................ 10 Coloquinte sans pépins 20 F. 1000 pilules. — Ces deux formules sont populaires à Strasbourg. Pilules incisives expectorantes. Seille .............. 10,0 Bourre do cacao... 15,0 Ipécacuanba........ 10,0 Sirop de gomme... Q. S. Ext. de belladone... 2,0 Faites des pilules de 0,15. Une matin et soir dans le catarrhe chronique. (Bouch.) P. d'iodhydrarg. d'iodure potassiq. (Puche). Biiodure de mercure. 0,4 Sucre de lait...... 3,0 Iodure de potassium. 0,4 Mucilage.......... Q. S. F. 32 pil. recouv. de gélatine. Celle-ci doit être très-épaisse au moment où on rapplique. 1 à 4 par jour dans la syphilis avec scrofules. Pilules iodo-argentiques. Azotate d'argent..... 1,0 Gomme arabique... 1,0 Iodure de potassium. 2,0 Eau.............. Q. S. Amidon ............. 3,0 Faites 100 pilules argentées (Ma.) Pilules d'iodoforme. Iodoforme. 10 Extr. de gentiane ou d'absinthe. Q. S. F. 100 pilules contenant chacune 10 cenlig. d'iodoforme. 1 à 4 par jour. On en prendra 3 par jour, dans les affec- PILULES D'IODURE DE FER. tions scrofuleuses, les engorgements lymphatiques, les goitres, l'aménorrhée, le cancer. Pilules d'iodure d'argent (Patterson). Iodure d'argent.... 0,2 Conserves de roses. Q. S. F. 20 pilules. — Gastralgie, syphilides. L'iodure d'argent n'a pas l'inconvénient de donner à la peau une teinte bistrée comme le nitrate. Pilules d'iodure d'arsenic (Thomson). Iodure d'arsenic.... 0,05 Extr. de ciguë.......1,2 F. 10 pilules. Une toutes les huit heures contre le cancer du sein, la lèpre. (Bouch.) Pilules d'iodure de fer (Blancard). Iode............... 41,0 Miel ............... 50,0 Limaille de fer...... 20,0 l'oudre absorbante.. Q.S. Eau distillée........ 60,0 (Codex.) Mettez l'eau, l'iode et le fer en contact dans un ballon, agitez vivement; filtrez la liqueur verdàtre qui résulte de la réaction, dans une capsule de fer tarée; lavez le ballon et le filtre avec 10,0 d'eau distillée légèrement miellée. Ajoutez aux liqueurs le reste du miel et évaporez d'abord rapidement, puis à la fin doucement, jusqu'à ce que le produit soit réduit à 100,0. Ajoutez Q. S. d'un mélange à P. E. de poudre de guimauve et de reglisse pour former une masse homogène. Divisez la masse en 1000 pilules que vous roulerez dans de la poudre de fer. Exposez ces pilules à une douce chaleur. —D'autre part, faites une dissolution de résine mastic et de B. de Tolu (le résidu du sirop de Tolu peut servir a cet usage) dans 1 h 3 parties d'éther, versez de cette teinture dans une capsule où sont disposées les pilules (par fractions) et-imprimez à la capsule un mouvement de rotation afin de les humecter extérieurement et de favoriser l'éva- poration de l'ether. Enfin, lorsque les pilules commencent à se coller, projetez-les sur des moules à pâtes enduits de met cure, en ajant soin de séparer celles qui adhèrent entre elles et de les rouler dans de la poudre de mastic. Abandonnez-les 24 h. à l'air libre et finissez de les sécher à l'etuve douce. Chaque pilule est formée de 0,05 d'iodure ferreux, de 0,01 de fer fixé à la surface, plus des substances inertes. — Ces pilules ont un aspect métallique caractéristique. M. Mayet a proposé de rendre celte préparation magistrale en ne filtrant pas, de manière à laisser l'excès de fer dans la masse pour prévenir la perioduration. Il emploie : iode 3,40, eau 4, fer porphyrisé 1, poudre inerte 3,5; chauffe et fait 40 pilules a la manière ordinaire. M. Magnes-Lahens préfère au miel un mélange de gomme arabique et de sucre et emploie : iode 4,1; limaille de fer porphyrisée 1,9; sucre de canne pulv., gomme arabiq. pulvérisée, eau dist,âà, 2,5 (V. Un. ph. 1873). P. DE PROTOIODURE DE FER. — P. D'IODURE DE CHLOR. MERC. 749 Pilules de protoiodure de fer (Dupasquier). Iode. 8,0 Lim.de fer.. 15,0 Eau distillée. 25,0 Préparez comme la solution officinale, puis filtrez et versez dans une cuiller de fer non étamée ; ajoutez ensuite : Miel de Narbonne................ 20 Faites évaporer rapidement jusqu'à consistance de sirop clair, alors ajoutez : Gomme adragante pulvérisée...... 12 Divisez la masse en 200 pilules. A cette formule d'une manipulation assez longue et qui surtout fournit une masse élastique difficile à diviser en pilules à cause de la forte proportion de gomme adragante qui en fait partie» nous préférons la suivante : Soluté officinal de protoiodure de fer au 1/3.. 30,0 F. réduire à moitié par évaporation dans une cuiller de fer : ajoutez : Miel .................... 10,0 Mêlez, versez dans un mortier et ajoutez : Poudre de guimauve.......... Q. S. pour obtenir une masse de consistance ferme que vous diviserez promptement en 100 pilules que vous envelopperez aussitôt en dragées par notre procédé (Voy. Dragées) et renfermerez dans un flacon. Chaque pilule contiendra 0,1 de protoiodure de fer. On conçoit que )e médecin peut varier beaucoup cette proportion. Préparation efficace dans la syphilis constitutionnelle et surtout dans les affections scro- fuleuses, tuberculeuses, .chlorotiques. On fait prendre d'abord k pilules qu'on peut élever progressivement jusqu'à 20 par jour. Pilules de protoiodure de fer (Denique). Iode............ 4 gr. 10 Eau distillée.......4 gr. Fer porphyrisô.. 7 gr. 50 Chauffez au B.-M. dans une capsule tarée et agitez ; quand la réaction est terminée, ajoutez : Sucre de lait pulvérisé........... 2 gr. Evaporez à une douce chaleur, en agitant jusqu'à ce que la masse ne pèse plus que 8 gr. Mêlez alors dans un mortier de for avec 3 gr. de sucre de lait pulvérisé et 8 gr. de p. de guimauve, pour obtenir une masse pilulaire très- ferme,que vous divisez en 100 pilules. Séchez- les à 50° et renfermez dans un flacon bien sec et hermétiquement bouché. La masse piiulaire est roulée dans un mélange à P. E. de fer porphyrisé, de sucre et d'amidon. Chaque pilule contient 5 centigr. d'iodure ferreux et environ 5 milligr. de fer métallique. Pilules d'iodure de fer et de quinine. Protoiodure de fer. Sulfate de quinine.. 5,0 1,0 Poudre de réglisse, Miel, Sa.......... Q. S. F. S. A. 50 pilules. 2 à 6 par jour dans la chlorose, les fièvres intermittentes. (Bouch.) Pil. d'iodure de fer et de quinine (Augiéras). Iode. 5 Fer réd. par l'hydrog. 2 Suif, de quinine. 3,40 F. 200 pilules que l'on peut toluiser. Pour imiter les pil. dites de Cronier, ajoutez: Extrait de gentiane, Poudre de digitale, ââ, 10 Pilules d'iodure ferro-manganeux (Burin-D.). Soluté officinal d'iodure ferro-mangan. 1/3.. 15,0 Poudre composée de réglisse et guimauve... 9,5 Miel. 5,0 Opérez d'abord comme pour les pilules de Dupasquier, puis divisez en 100 pilules roulées dans la poudre de fer et toluisées d'après le procédé Blancard. — 2 à Zi par jour. Pilules d'iodure de manganèse (Hannon). Iod. de potassium, Suif, manganeux, ââ. P. E. Miel. Q.S. F. des pil. de 0,2. Conserver en flacons. Pilules d'iodure (deuto) de mercure. Deutoiodure de merc. 0,5 Poudre de réglisse. Q. S. Extr. de genièvre.... 5 Pour 100 pilules. Chacune contient 5 milligr. de deutoiodure. Pilules d'iodure de mercure. Protoiod. de merc. 0,5 Rob de sureau. 2,0 Réglisse Q. S. Faites 50 pilules. (Bouch.) Pilules d'iodure de mercure (Biett). Protoiodure de merc. 1,0 Thridace............4,9 Pour faire 100 pilules. Syphilides. Velpeau ajoutait 1 d'acétate de morphine et n'employait que 3 de thridace. Pilules d'iodure de mercure (Ricord). Protoiod.de merc. 3,0 Ext. de ciguë. 6,0 Thridace 3,0 F. S. A. 60 pilules dont chacune contiendra 0,05 d'iodure. Le docteur Ricord y ajoute quelquefois 1,0 d'extrait thébaïque, et dans les cas d'iritis syphilitiques, il remplace l'extrait de ciguë par de la poudre de belladone. Dose : 1 le soir, 5 heures après le dernier repas, puis 1 matin et soir. Ces pilules étant hygrométriques, le docteur Hicord les fait envelopper de gélatine ; maison pourrait aussi et plus expéditivement les enrober en dragées. Pilules d'iod. de merc. opiacées (Ricord). Protoiod. de merc. réc. 5 Conserve de roses.. 10 Extrait d'opium........ 2 Poud. de reglisse.. Q.S. Pour 100 pilules. Chaque pilule contient 0.05 de protoiodure et 0,02 d'extrait d'opium. (Codex. ) Pilules d'iodure de chlorure mercureux (Boutigny et Rochard). Iod. de chl. mercur. 0,25 Gomme arabique.... 1,0 F, 25 pilules. — 1 à 3 par jour. Couperose, Mie de pain....... 9,0 Eau de 11. d'oranger. Q. S. 750 S PILULES D'IODURE DE PLOMB. — PILULES MERCURIELLES. Pilules d'iodure de plomb (Cottereau). Iodure de plomb..... 2,0 Conserve de roses. Q. S. F. 14/ipil. Scrofules, tumeurs squirrheuses. Pilules d'iodure de potassium (Iodognosie). Iod. de potassium o,0 Guimauve pulv. 5,0 Sir simple Q. S. F. 100 pilules à dragéifler et conserver en flacons bouches. Pilules d'iodure de soufre (Devergie). Iod. de souf. 1 H. dam. douces, gomme arabiq. 0- S. Faites 20 pilules argenlées. Eczéma chronique, (litmcli.) L'iode attaquant l'argent, il serait mieux de gélatiniser ces pilules. Pilules d'ipécacuanha composées. P. de scille et d'ipécacuanha. Poudre de Dower... 12,0 Àmmoniacum...... 4,0 Scille .............. 4,0 Mucilage arabique. Q. S. F. une masse pilulaire. (Lond.) Pilules d'ipécacuanha et d'opium. Foudre de Dower.... 3,0 Conserve de rose s... 1,0 F. des pil. de 0,2. (Ed.) Pilules de lactate de fer. Lactate de fer. 1,0 Guimauve. 1,0 Miel......Q. S. pour 20 pilules. {Cap.) Pilules de lactucarium. Lactucarium......... 5,0 Guimauve......... Q. S. F. 50 pilules. Une chaque soir comme hypnotique. (Bouch.) Pilules laxatives (Hufeland). Ext. de fiel de bœuf, Rhubarhe pn\v.,âa... 5 Savon médicinal, Extr. de pissenlit.... Q. S. F. S. A. des pilules de 0,10; dose : 5 à 10 malin et soir. Contre la constipation hépatique. Pil. de madame Stephens contre la pierre. Remède de madame Stephens. Coquilles d'œufs calcinées, Savon noir.. Q. S. F. des pilules de 0,2. (Lond.) Pilules majeures (Hoffmann). Pilules de deutochlor. de mercure. Sublimé corr. 1,0 Mie de pain. 20,0 Eau dist. Q. S. F. 216 pilules. 1 matin et soir, dans les affections syphilitiques. Pilules martiales (Sydenham). Fer porphyrisé...... 10,0 Extrait d'absinthe. Q. S. F. des pilules de 0,3. (Gniib.) Pilules de Matico. Ext. hydroalcoolique de matico. 10 Réglisse pulv. Q. S. Divisez en 100 pilules. Chacune contient 10 centig. d'extrait. Pilules de Matico. Matico pulvérisé..... 20 Sirop de gomme... Q. S. Guimauve pulvérisée. 2 F. S. A. 100 pilules, involvées dans du ly- copode, du poids de /|0 à 50 centigr. chacune contient 20 centig. matico. de 2 à 25 par jour. Pilules de Méglin*. Pilules de Jusquiame et de valériane comp. : Ext. aie. de jusquiame 10,0 Oxyde de zinc....... 10,0 — — de valériane. 10,0 Pour 200 pilules. Le nouveau Codex a remplacé l'extrait de jusquiame par l'extrait de semence^ do jusquiame. Antihystérique fréquemment employé. Dose : 1, en augmentant progressivement. Pilules de mercure. P. bleues, P. mercur. simp. ; Pilulœ cœruleœ. Mercure ............ 20,0 Conserve de roses... 30,0 Eteignez le mercure et ajoutez : l'oudre de réglisse............... 10,0 F. 400 pilules (Codex, Lond.) dont chacune contient 5 centigr. de mercure. Dose : 2 à 5. Les pilules bleues (blue pills) sont fort usitées par les Anglais comme cholagogue. Pilules de mercure albuminé. Mercure albuminé.... 6,0 Extr. d'opium...... 0,50 Aloès ............... 0,5 — de salsepareille 2,00 ZtO pilules. (.lourd.) Pilules de mercure animalisé. Mercure animalisé.... 4,0 Guimauve...........4,0 F. avec Q. S. de sirop 72 pilules. (Bouch.) Pilules mercurielles purgatives*. P. de Belloste, P. mercurielles scammonio-aloétiques. Mercure............ 00,0 Miel ................. 60 avec un peu de l'aloès ci-dessous éteignez complètement le mercure ; alors ajoutez : Aloès .............. 60,0 Scammonée ......... 20,0 Rhubarbe.......... 30,0 Poivre noir......... 10,0 F. S. A. des pilules de 0,2 (Code*). Chaque pilule contient 0,05 de* mercure, 0,05 d'aloès et 0,017 de scammonée. Une à quatre pilules dans les maladies syphilitiques et dartreuses. Pilules célèbres dont la formule fut longtemps tenue secrète par le chirurgien Belloste lui- même, et ensuite par sa famille. Les pilules de Barberousse et les pilules nor- politaines de Renou ou Renaudot ne sont que des variantes. Pilules mercurielles (Hahnemann). Merc. soluble de Hahnemann. 0,5 Ext. de réglisse. 10,8 Faites 100 pilules contenant chacune 0,005 de mercure soluble. (Guib.) Dose: 1 à 2. Syphilis. Les proportions ne sont pas les mêmes dans toutes les pharmacopées. Le docteur Cazenave prescrit : mercure sol. 1,0; thridace3,0; pour 40 pil. PILULES MERCURIELLES. — PILULES DE NITRATE D'ARGENT. 751 Pilules mercurielles (Lagneau). P. d'onguent mercuriel. Onguent mercuriel. 15,0 Guimauve pulvérisée. Q. S. F. là 1 ! pilules dont chacune contient 0,05 de mercure. 3 à 12 par jour. Pilules mercurielles (Moscati). Merc. solub. de Mos- Ext. d'opium........ 0,6 cati ............... 2,5 — de quinquina... 8,0 Faites 20 pilules. (Bor.) Pilules mercurielles cicutées (Plenek). Mercure............ 1,0 Miel................ 2,0 Eteignez le métal et ajoutez : Guimauve pulvérisée. 2,0 Extrait de ciguë.. •• i,0 Faites des pilules de 0,1. Dose : 2 à 6 Celte formule, qui est de Planche, est une modification de la formule originale que l'on trouve dans le Dispensaire de Reuss. Pilules mercurielles, de Sédillot. P. mercurielles savonneuses. Ong. merc. double,réc. 30,0 Réglisse pulvérisée.. 10,0 Savon médicinal...... 20,0 Faites des pilules de 0,2 ; chacune contient 0,05 de mercure (Codex). Préparation efficace et souvent employée. Le docteur Rayer l'ordonnait à la dose de 2 pilules par jour pour les femmes et de 3 pilules pour les hommes. Pilules mineures (Hoffmann). Calomel, Mie de pain, âà. 2,0 Eau.......... Q. S. F. 72 pilules. Pilules de Morison. Ces pilules sont de deux espèces : No 1. — Aloès.. 70 Crème de tartre.. 35 Séné... 35 Mêlez, faites une pâte avec un peu d'eau et divisez en pilules de 0,13 à 0,15 que vous roulerez dans de la crème de tartre pulvérisée. No 2. — A»ëa.....40 Crème de tartre. 20 Jalap 20 Coloquinte. 30 Gomme-gutte.... 30 Opérez comme ci-dessus. 1 à à pil par jour comme purgatif drastique. La Poudre pour limonade Morison , destinée à entretenir l'effet purgatif des pilules, se compose de : Crème de tartre, 600 ; Acide tar- trique, 60; Cannelle, 15; Gingembre, 5. Sucre, 2000. Mêlez et divisez en flacons de 90,0. Nous donnons, d'après M. Bosredon, d'Orléans, ces formules comme authentiques. Pilules de monésia. Extrait de monésia............. Q. V. Faites des pilules de 0,1. — 5 à 10 par jour. , Pilules musquées (Hunter). Uusc.............. 0,15 Camphre. ....... 0,25 Triturez avec Q. S. d'alcool et ajoutez : Conserve de roses................ Q. S. Faites 12 pilules. (Bouch.) Pilules napolitaines (Martin-Solon). Onguent mercuriel... 5,0 Extrait d'opium___ 2,0 Extrait de ciguë.....3,0 Savon et ciguë pulv. Q. S. Faites 100 pilules. Syphilis constitutionnelle, dartres. Ce sont les pilules de Sédillot additionnées. Pilules narcotiques (Barthez et Rillet). Ext. d'opium........ 0,2 Thridace.......... 0,3 — de belladone___ 0,2 Poudre de guim... Q. S. .F. S. A. 24 pilules. — 3 par jour et plus dans les cas de chorée extrême chez les enfants de dix ans. Pilules de nitrate d'argent. P. antiépileptiques, P. lunaires. Nitrate d'argent. ... 0,05 Mie de pain.........4,0 F. 16 pil. (Guib.) Voy. P. d'iod. d'argent. P. de nitrate d'argent (Charcot et Vulpian). Nitrate d'argent cristallisé. 0.50 Mie de pain...... 1 Pour 50 pilules. 3 à 5 par jour. D'après M. Cloez, une partie du nitrate est réduite à l'état métallique et il reste au plus 1 milligr. de ce sel par pilule ; néanmoins elles agissent bien (V. J. ph. 1865). Pilules de nitrate d'argent (Trousseau). Nit. d'arg. 0,20 Eau distill., Gomme arab., âà. Q. S. Pour 20 pilules. — 2 ou 3 pilules par jour, pendant l'intervalle des repas. — Diarrhée opiniâtre. Pilules de nitrate d'argent (Socquet). Nitrate d'argent___0,30 Ext. de gentiane... Q. S. Sel ammoniaque.... 0,60 Pour 10 pilules. 2 ou 3 par jour, contre les céphalées nerveuses. Pilules de nitrate d'argent (Am. Vée). Nit. d'argent crist.. 0,20 Mucilage de gomme adra- Nitrate de potasse... 2 gante. Le moins possib. Pour 20 pilules. Le but à atteindre étant de mêler le nitrate d'argent à une poudre inorganique, sans action sur ce sel. A ces pilules au nitrate de potasse, M. Am. Vée préfère les pilules de nitrate d'argent à la silice, où celle- ci précipitée pure, provenant de la décomposition des silicates par les acides, est substituée au nitrate de potasse ; on les laisse sécher spontanément à l'obscurilé, si elles sont trop molles. Chacune de ces pilules renferme 1 cen- tigr. de nitrate d'argent. P. de nitrate d'argent composées (Mérat). Extrait d'opium..... 1,20 Musc.............. 0,75 Camphre ........... 1,50 Nitrate d'argent----- 0,10 F. 30 pilules. (Guib.) Contre la danse de Saint-Guy, l'épilepsie. 752 PILULES DE NITRATE D'ARGENT. — PILULES PHYSAGOGUES. Pilules de nitrate d'argent et de phosphore. Nit. d'arg. cristallisé 0,50 Haschisch......... 0,30 Phosphore.."....... 0,05 Mie de pain frais.. Q.S. F. 20 pilules. Triturez le phosphore dans 1 de sucre de lait, humecté avec de l'eau jusqu'à parfaite division, ajoutez ensuite l'extrait de chanvre indien et le nitrate. Pilules de nitre camphrées ou tempérantes. Ritre.. 10,0 Camphre.. 5,0 Conserve de roses.. 5,0 F. des pilules de 0,2. (Codex de 1866.) Blennorrhagie douloureuse. — Dose : n° 5 à 10. On y ajoute souvent : opium 0,5. Pilules d'opium ou thébaïques. • Extrait aqueux d'opium........ Q. V. F. des pilules de 5 centigr. (1 grain). Edimb. prescrit : opium 1 part., sulfate de potasse 3 part., conserve de roses 1 part. F. une masse à diviser en pilules de 0,25. Pilules d'opium aromatiques P. orientales. Opium pur, Cannelle, Cardamome, âa___ P. E. Safran,"Muscade, Sirop de (1. d'oranger... Q. S. pour faire des pilules de 0,15. {Cad.) 2 ou 3 avant le coucher pour procurer un doux sommeil. Variante des pilules de cynoglosse. Pilules d'opium balsamiques. P. de storax, P. de storuœ opiacées. Storax calamité..... 15,0 Benjoin........... 7,0 Suc de réglisse......11,0 Mastic............ 7,0 Extrait d'opium..... 7,0 Safran ............ 4,0 Oliban ............. 7,0 Essence de succin . Q.S. F. une masse pilulaire. (Par.) Calmant pectoral que l'on peut comparer aux pilules de cynoglosse et à Pélixir parégorique. Pilules d'opium camphrées. Pilules calmantes ou tempérantes. Extr. d'opium. 0,15 Camphre.. 0,30 Sirop... Q. S. F. 6 pilules. (Foy.) Pilules d'opium composées. Opium hrut pulvérisé 2 Ext. de ciguë 4 Gomme pulv. Q.S. Pour i0 pilules (Hôpit. de Londres). Pilules d'opium glycyrrhisées. Opium. 1,0 Extr. de réglisse. 7,0 Piment Jam.. 5,0 F. des pil. de 0,25. (Edimb.) Pilules d'oxyde d'argent (Thweat). Oxyde d'argent......0,6 Opium pulvérisé___0,05 F. 12 pilules. — 1 matin et soir. — Métror- rhagie rebelle. Pilules expectorantes d'oxyiodure d'antim. (Van den Corput). Oxyiodure d'antimoine, Extrait de scille, Gomme ammoniaque, aa....... 0,05 Pour 12 pilules. 2 à 6 par jour. Dans l'œdème pulmonaire, les broncho-pneumonies chroniques. Pilules pectorales (Latham). Poudre de Dower___4,0 Scille fraîche........ 1,2 Ammoniacum........ 1,2 Calomel .......,.....0,2 F. S. A. 20 pilules. — 3 par jour. Pilules de perchlorure de fer (Dcleau). Perchlorure de fer liquide à 30°,5 Poud. inerte.. Q. S. Pour 100 pilules, dont chacune contient 25 milligr. de perchlorure sec. Pilules de Peter. Gomme-gutte...... 100,0 Calomel ........... 60,0 Gomme pulvérisée .. 0,05 Sirop simple....... Q.S. Phosph. ac. de fer cit. mag. 10 Eau distillée........... Q. S. Aloès ............. 100,0 Jalap............. 100,0 Scammonée ........ 100,0 F. des pil. de 0,2. —Purgatif drastique. Pilules de phellandrie (Roth). Sem. de phell. pulv. 12,0 Chlorhyd. dammon.. 4,0 Ext. de chard. bénit. 8,0 Faites des pilules de 0,1. Renfermez dans un flacon. 6 à 8 quatre fois par jour, comme calmant dans la toux catarrhale, l'hystérie. Pilules phéniquées (Rohn). Ac. phéniq. concret. 0,05 Savon pulvérisé..... 0,05 Pour 1 pilule. 6 à 9 par jour, contre les maladies de la peau. Pilules de phosphate acide de fer citro- magnésien (Daenen). Poudre de guim... 5 Pour 100 pilules qu'on enrobe de tolu. Pilules au phosphore (Mandl-Gobley). Phosphore.......... 0,05 Huile............. 18,0 Suif, de carbone, gtt. 20 Magnésie........'.Q.S. Pour 50 pilules gélatinisées, dont «chacune contiendra 1 milligr. de phosphore et 1/3 de goutte de sulfure de carbone. (Bouch.) 3 à 5 de ces pilules par jour dans la période adynamique de la fièvre typhoïde. Pilules phosphorées (Tavignot). Phosphore.......... 0,16 Savon amygdalin... 8 Huile d'am. douces.. 8 Poudre inerte..... Q. S. Dissolvez au B.-M. le phosphore dans l'huile, ajoutez le savon et la p. inerte, mêlez et F. S. A. 100 pilules, dont chacune contient 1 milligr. de phosphore dissous. 2 à k par jour, dans les affections nerveuses, chlorotiques et scrofuleuses. Pilules physagogues. Scille .............. 15,0 Acide sucrinique..... 4,0 Extr. d'élatérium... 15,0 Soufre doré d'antim.. 2,0 F. des pilules de 0,15. (Swéd.) PILULES DE PHOSPHURE DE ZINC. PILULES DE RHUBARBE. 753 Pilules de phosphure de zinc (Vigier). Phosphure do zinc en poudre fine 0,8 Réglisse pulv. 1,3 Sirop de gomme 0,9. Pour 100 pilules argentées. Chaque pilule pèse 3 centig. et contient 1 millig. de phosphore actif. Pilules de pipérine. Sirop de gomme... Q. S. Pipérine.............. Guimauve pulvérisée.. 2 F. S. A. 18 pilules; dose : 2 pilules toutes les heures, contre les fièvres intermittentes. (V. Guib.) Pilules de Plummer $ *. P. altérantes, P. antidartreuses, P. de protochlorure de mercure et de soufre doré, P. soufre doré mercurielles. Soufre doré d'antimoine, Calomel, ââ.. P. E. ............... Q. S. de Sue de réglisse. F. des pilules de 0,1. (Rad.) Cette formule est assez vague. En effet, il est prescrit du suc de réglisse. Or, c'est un produit tellement ferme, qu'il n'est pas possible de l'employer tel pour unir les deux poudres. Il faut donc le ramollir ; mais alors quelle consistance lui donner, dans quelle proportion le faire entrer dans la masse ? Pour régulariser la composition de cette préparation , nous proposons d'employer l'extrait même de réglisse, et en telle quantité qu'il figure pour un tiers dans la masse pilulaire. A l'extrait de réglisse Fukl., W. et Rad. substituent celui de ciguë; Spiel., celui de gentiane ; Geuëv., celui de sureau ; Guib., celui de fumeterre. Pilules fort employées dans les affections dartreuscs et syphilitiques, puis comme altérant par les docteurs allemands. — Dose: 1 à 5. — Des auteurs les confondent avec les suivantes. Pilules de Plummer composées. P. altérantes comp.; P. hydrargyrici chl. comp. Soufre doré d'antim.. 2,0 Résine de gaiac... 1,0 Calomel .............2,0 Mucil. de g. arabiq. Q. S. F. des pilules de 0,2. (Edimb.) Quelques pharmacopées remplacent le mucilage par de l'alcool; Prit., par de l'ii. de ricin. Pil. de podophylline (Trousseau etBlondeau). Podophylline ....... 0,02 Eit. de belladone... 0,01 Poudre de racine de belladone......... 0,01 F. S. A. une pilule non argentée, à prendre le soir au moment de se coucher. Pilules de podophylline (Van den Corput). Podophylline Savon médicinal 0, Essence de fenouil ou de cannelle, goût ... 20 F. S. A. 10 pilules. Dose : 2 à l\ par jour, dans l'ictère simple et la constipation opiniâtre. Autre formule : Podophylline ....... 0,40 Extr. de belladone.. 0,30 Extr. de noix vomiq. 0,05 F. S. A. 10 pilules. Dose : 2 à 5 par jour. Dans le traitement des constipations saturnines. Pil. purgat. (Chassaigne-Beauséjour). Extr. de coloquinte.. 75,0 Savon médicinal___ 00,0 Poud. degom.-gutte. 75,0 Sirop de gingemb.. Q. S. Calomel............50,0 Faites des pilules. (Brevet d'import.) Pilules purgatives (Dehaen). Résine de jalap.... 125,0 Scammonée ........ 125,0 Ext. catholique.... 30,0 Alcool ............ Q. S. ammonée ........ 125,0 Alcool .......... F. des pilules de 0,2. — Dose : 2 à 5. Drastique efficace dans l'hydropisic. Pilules purgatives (LaHorse). ........... 500.0 Snvmi ........... Aloès ............. 500,0 Gomme-gutte...... 00,0 Savon ............. 120,0 Huile d'anis....... 15,0 Faites des pilules de 0,2. (Rem. pat. a/ig.) Pilules purgatives à la résine de jalap. Savon amygd........ 0,4 Btagn. calcinée...... 2,S Résine de jalap......0,5 Potasse caustique.... 0,1 Eau, gouttes..,..... 2 F. 10 pil. arg. — h à 10, purg. (Mia.) Pilules purgatives vermifuges (Meased). Huile de croton, g".. 4 Ext. éth. de foug.. 1 ,2 Savon médicinal..... 2,0 Ext. de réglisse... Q. S. Jalap do .........2,0 (PB.OEB.) F. 40 pilules. — Contre le taenia. Pilules de quinquina antimoniées. Qnina... 23,0 Emétique. 0,3 Sirop d'absinthe. Q. S. Simplification des pilules de Desbois. Pilules de rhubarbe. Rhubarbe. 3,0 Acét. dépôt. 1,0 Cons. de roses. 5,0 F. des pilules de 0,25. (Edimb.) Pilules de rhubarbe composées. Rhubarbe.......... 13,0 Essence de menthe.. 1,0 Aloès .............. 9,0 Cons. de roses...... 5,0 Myrrhe............ 0,0 ou mêlasse......... 10,0 Sa\on blanc........ G,0 F. des pilules de 0,25. (Edimb. Prit.) Pilules de rhubarbe et de fer. Sulfate de fer dess.. 4,0 Conserve de roses.. 5,0 Extr. de rhubarbe.. 10,0 F. des pilules de 0,25. (Edimb.) Pilules de rhubarbe magnésiées. Rhubarbe........... 8,0 Ext. de gentiane... 0-S. Magnésie calcinée-----8,0 F. des pilules de 0,25. Pilules de rhubarbe savonneuses. Rhubarbe... 4,0 Savon médic. 1,0 Sirop-----Q. S. Faites 15 pilules. (Esp.) 754 PILULES DE RUFUS. Pilules de Rufus. P. d'aloès et de myrrhe; P. d'aloès myrrho- safranées. PILULES DE SULFATE DE MORPHINE. Aloés... Myrrhe . Safran.. 4,0 2,0 1,0 Sirop d'absinthe d'Espagne lu Tin Q. S. F. S. A. des pilules de 0,2. (Cad.) Toniques, stomachiques et purgatives. Pilules de savon nitrées. Pilules savonneuses nitrées. Savon médicinal... 20,0 Poudre de racine de Nitrate de potasse.. 2,0 guimauve........ 3,0 F. S. A. 100 pilules de 0,25, roulées dans de la poudre d'amidon. (Codex de 1860.) Fondant diurétique. — Dose : 6 à 30. Les Pilules de savon simples se font chacune avec 0,2 de savon médicinal et sont roulées dans de la poudre d'amidon. (Codex de 1866.) Pilules de scammonée composées. Scammonée d'Alep, Gomme-gutte, Extrait de jusquiame, Ext. de coloquinte composé; savon médicinal, aa, 0,60 Pour 12 pilules. 2 à 3 par jour dans diverses formes d'hydropisie (\lvpit. de Londres). Pilules de scille comp. (Chomel). Scille, Digitale pulvér., âa. 2,0 Eer porphyrisé.... 4 F. /i0 pilules. 2 à 6 par jour dans l'albuminurie chloroUque. Pil. de scille et de gomme ammoniaque. Scille .............. 45,0 Oxymel scillitique... Q.S. Gomme ammoniaque. 15,0 F. des pilules de 0,2. (Guib.) Pil. de scille et de gomme ammon. savonn. Scille .............. 4,0 Gingembre ......... 12,0 Gomme ammoniaque. 8,0 Savon.............. 12,0 F. avec Q. S. de sirop des pilules de 0,2. (Cad.) Elles reviennent aux pil. de scille comp. de Biit. Pilules sédatives. Sulfate de morphine. 0,20 Ase fétide............ 4 Pour 30 pilules. Une ou deux avant de se coucher. Contre l'insomnie des personnes atteintes de maladies nerveuses. Pilules de seigle ergoté. Sirop de gomme... Q. S. Leucorrhée. (Bouch.) Seigle ergoté..... Extrait d'opium.... F. 6 pilules. - 2,0 0,02 Pilules spécifiques (Conrad). Ase fétide.......... 1S,0 Ipéca.............. 0,1 Faites des pil. de 0,1. — 3 pilules par jour en 3 fois, contre la dysurie des vieillards. Opium. Essence de menthe... 0.1 0,1 Aloès ........... Myrrhe........... '. . 5^0 Rhubarbe........... 5,0 Pilules de Speedimann. Pilules toni-purgatives. ........5,0 Extrait de camomille. 5,0 Essence de camomille. Magnésie calcinée___ 0,5- Safran.............. 0,3 Faites des pilules de 0,2. Purgatif, tonique. Pilules stimulantes (Swédiaur). outarde........... 0,2 Cannelle .......... 0,2 ïrvi............... 0,2 Sirop de gingembre. Q. S. F. S. A. un bol. Dans la paralysie. (Cad.) Pilules stomachiques (Parmentier). Cannelle .......... 0,15 Sirop simple....... Q. S. F. S. A. un bol. (Cad.) Pilules de strychnine (Magendie). Strychnine.......... 0,1 Conserve de roses.. Q. S. Divisez en 2â pilules. 1 à 2, matin et soir, dans la paralysie. Pilules de styrax. Styrax liquide. 30,0 Ecorce d'or, amères pulv.. Q. S. F. des pilules de 0,3. — 3 matin et soir. Blennorrhée et leucorrhée chroniques. (Guib.) Lond. prescrit : styrax, 3, opium, safran, âà, 1. Pilules de sublimé corrosif. Sublimé corrosif... Alcool ............ 1,25 8,0 Earine de froment. 12,0 Eau distillée......Q. S. Faites 160 pilules contenant chacune 0,007 de sublimé. (lourd.) Guibourt indique seulement sublime et mie de pain. Les Pilules majeures de Hoffmann sont la même chose en somme. (Voy. plus haut.) Il en est encore de même pour les pilules au sublimé, au gluten de quelques pharmacopées. Les pilules antisyphilitiques de Cullerier ont la même formule ; mais elles contiennent chacune trois milligr. de sublimé en sus. Les pil. de Kopp, contre les affections cutanées rebelles, contiennent: sublimé 0,15, extrait de ciguë k, réglisse pulvérisée Q. S. pour 60 pilules ; le sublimé est dissous préalablement dans une petite quantité d'alcool. Pilules sudoriiïques. Résine de gaïac...... 4,0 Emétique......... Camphre............4,0 Extr. de douce-am. Faites des pilules de 0,2. (Bor.) Pilules suédoises. Calomel ............. 6,0 Ethiops minéral... Kermès minéral...... 4,0 Mie de pain....... F. 1M pilules. (Guib.) 8. S Q. S. Q. S. Pilules de sulfate de morphine. 1,0 Guimauve......... Sulfate de morphine Conserve de roses.. O.S. F. 36 pilules. 1 chaque soir. (Bouch.) PIL. DE SULFATE DE MORPHINE. Pilules de sulfate de morphine. Miel blanc........ Q. S. Sulfate de morph. cr Poudre d'amidon----- F. 100 pilules dont chacune contient 1 cen- tigr. de sulfate de morphine. Préparez de même les pilules de codéine, avec la codéine cristallisée. Pilules de sulfate de quinine. Sulfate de quinine ... 1,0 Miel blanc........ Q. S. F. 10 pilules argentées contenant chacune 0,1 de sulfate (Codex). Pilules de sulfate de quinine acide. Sulfate acide de quinine........... 4,0 Conserve de roses. Q. S. ; environ.. 1,0 F. 20 pil. argentées, (Mia.) Pilules sulfuro-alcalines. Soufre lavé.......... 4,0 Carb. de magnésie... 4,0 Savon médicinal. ,0 Eau. Q. S. F. /t0 pil. — h à 6 par jour dans l'eczéma, le psoriasis, le flux hémorrhoïdal. (Mia.) Pilules de sulfure de potasse. Sulfure de potasse ... 1,0 Savon médicinal.....5,0 Baume du Pérou. Guimauve ....... 3,0 Q. S. Sulfate de fer...... 15,0 Extrait de safran.. 15,0 Teint, de fer tartr. Q. S. F. S. A. 30 pilules. — 2 à 10 par jour dans les maladies cuianées. (Bouch.) On pourrait gélatiniser ces pilules. Les Grains sulfureux d'Enghien sont préparés avec un mélange représentant l'eau d'Enghien, recouverts d'une couche de gomme et d'amidon, puis dorés. Pilules de tannin (Woillez). Tannin............. 0,60 Mucilage.......... Q. S. F. k pilules de 0,15. 2 à prendre avant chaque repas. Dans la phtisie pulmonaire. Pilules tartarées (Schrceder). Aloès ............. 1.15,0 Gomme ammoniaq.. 45,0 Acétate de potasse.. 30,0 Eitr. de gentiane... -'3,0 Faites des pilules de 0,3. Les fièvres, l'ictère, les obstructions, la chlorose. (Cad.) Pilules de tartrate ferrico-potassique. Tartrate ferrico-potassique............ 2b, 0 Sirop de gomme. Q. S.; environ........ 5^0 F. 100 pilules (Mia), Pilules de térébenthine. Térébenth. d'Alsace... 40 Hydrocarbon. de magn. 40 Laissez le mélange en contact jusqu'à ce qu'il ait pris la consistance pilulaire. F. 200 pilules. (Codejc.) Autre formule (Faurc) : Téréb. de Bordeaux. 10,0 Magnésie calcinée.. Q. S. F. des pilules de 0,3. — PIL. DES TROIS EXTRAITS. 755 Pour avoir des pilules moins grosses et d'une absorption plus facile, M. Amblard fils, de Riotn, conseille de prendre : térébenthine 15, magnésie calcinée 1, eau 0,10, et de chauffer le tout au B.-M. en agitant continuellement jusqu'à ce que la masse ait une consistance molle, puis on divise rapidement en pilules, car la masse se durcit très-vite. Les Pilules de térébenthine mite se font en ramollissant celle-ci dans l'eau chaude, la roulant en pilules de 0,3 que l'on conserve sous l'eau ou que l'on roule dans de la poudre d'amidon (Codex). Pilules de thridace. Thridace............4,0 Réglisse pulvérisée. Q. S. F. 18 pilules. — 1 chaque soir. (Bouch.) Pilules toni-purgatives (Larré). Ext. de fiel de bœuf.., 3 Ext. dequina calissaya 3 Aloès ................ 2 Gomme gutte........ 1 F. S. A. 30 pilules. Contre les affections gastro-intestinales. Pilules toniques antispasmodiques. Extrait de valériane.. 5,0 Suif, de quinine.. , 2.0 Sulfate de fer........ 5,0 Valériane pulvér... Q. S. Carbonate de potasse. 5,0 F. 50 pilules. — 1 à k dans la chlorose nerveuse. Pilules toniques (Formey). Extrait de quina..... 2,0 Alun................ 2.0 Chlor. de fer ammon. 2,0 Huile de cannelle.... 0,6 Rhubarbe........... 2,0 F. des pil. de 0,2. — 3 à 5, malin et soir. Rachitisme, fièvres, hémorrhagies. Pilules toniques de Moscou (Huln). Extr. de Colombo, Ext. de bile de bœuf, — de gentiane, aa................ 8,0 — de quassie am., Gentiane.......... Q. S. F. des pilules de 0,2. — 1 ou 2 après dîner. Pilules toniques (Bâcher). P. alcalines myrrho-elléborees. Ellébore noir...... 500,0 Alcool àS6c...... 2000,0 Carb. de potasse... 125,0 Vin blanc........2000,0 F. digérer ensemble l'ellébore, le carbonate et l'alcool pendant 12 h.; passez avec expulsion, versez le vin sur le résidu, laissez macérer 24 h., puis portez à l'ébullition et passez. Réunissez les liqueurs, filtrez, évaporez-les en extrait. Prenez alors : Extrait ci-dessus___60,0 Chardon bénit...... 30,0 Myrrhe............ 60,0 F. S. A. des pilules de 0,2. (anc. Codex.) Dose : n° 1 à 2 comme tonique, et 3 à lt comme drastique dans l'hydropisie. Pilules des trois extraits (Double). Ext. de douce-amèr.. 12,0 Extrait d'aconit......2,0 — de salsepareille. 10,0 750 PIMENTS. F. 100 pilules. — 2 à 8 pilules dans le rhumatisme et la syphilis chroniques. Pilules de valérianate de zinc (Devay). Yalérianate de zinc.. 0,6 Gomme adragante----- 2,0 F. 12 pil. à prendre une le matin et l'autre le soir comme antispasmodique. L'excipient est mauvais. Pilules de vératrine (Magendie). Vératrine.. 0,025 Gom. arabiq., Sirop, de gom. Q. S. F. 6 pilules de 0,05. Pilules vermifuges. Semen-contra....... 10,0 Calomel ............ 5,0 Extrait d'absinthe. Q. S. F. des pilules de 0,2. — Deux pour les entants de k ans et dix pour les adultes. (Bouch). Autre formule : Santoninel; Extrait d'absinthe 1,5; réglisse pulvérisée Q- S. pour 20 pilules. 1 à 2 le matin à jeun pour les entants, et 1 à 6 pour les adultes. Pil. vermifuges avec l'écorce de grenadier Poudre décorée de 1 1 u:ïe de croton ----- 0,2 rac. de grenadier.. 4,0 Sirop d'ether...... Q. S. Ase fétide........... 2,0 F. 15 bols. — 5 par jour; contre le taenia. (Jourd.) Pilules vermifuges avec la fougère. Fougère mâle....... 15,0 Calomélas ......... 4,0 Rhubarbe.......... 8,0 Sirop d'absinthe... Q. S. Semen-contra....... 15,0 F. S. A. 12 bols (Sptel.) Pilules vermifuges (Peschier). Ext. éthéré de foug mile............ F. 12 pilules. Fougère mâle pulv. 0,6 Cous, de roses.....Q. S. Pilules vermifuges stanniques. Etain pulvérisé..... 0,6 Cons. d éc. d'orang. 1,25 Sirop simple........ (Sadnd.) O.S. Pilules de vie. Aloès ..... 100,0 Rhubarbe.. 10,0 Mastic..... 10,0 Jalap..... 50*,0 Safran ..... 10,0 Savon bl... 10,0 F. des pilules de 0,25 (AU.) Analogues des pilules ante-cibum (Voy. ce mot), et simplification des pilules vaticanes, dans lesquelles il entre beaucoup d'aromates. Granules d'acide arsénieux. GRANLLES DE DIOSCORIDE. Acide arsénieux por- phyrisé ........... 0,10 Pùud. de sucre de lût 4 « Poudre de gomme.,. 1 » Mellite simple......Q.S- Triturez l'acide arsénieux dans un mortier en porcelaine avec le sucre de lait que vous ajouterez par petites portions ; mêlez la gomme arabique, et faites avec le mellite une masse pilulaire bien homogène. Divisez cette masse en cent granules. Préparez ainsi tous autres granules avec différentes substances actives : atropine, digitaline, strychnine, etc., dont la dose pour chaque granule pourra varier selon les indications du médecin (Codex). PIMENTS. On connaît sous ce nom différentes substances d'une saveur acre et chaude : 1° Piment de la Jamaïque, Piment des Anglais, Toute-cpice, Poivre de la Jamaïque Q Jamaîkapfeffer,Gewuerz, al.; Allspice, ang.; Pimiento, esi>. ; Jamdiea peper, hol. ; Pepe délia Ginmiuuicu, pimenta degli Inglesi, it. ; Auglielski ziele, pol. ; Krydpepper, su.). Ce sont les fruits desséchés du Myrtus pimenta (Alyrtacées) qui croît à la Jamaïque. Ils sont sous forme de petites baies d'un gris rougeàtre, ridées, un peu plus grosses que le poivre ordinaire ; leur odeur tient de celle de la cannelle et du girofle. 2° Piment de Tabago. Ne diffère du précédent qu'en ce qu'il est plus gros. Il parait provenir du même arbre, mais d'une localité différente. Il est moins estimé. 3° Piment des jardins, Piment rouge, Piment enragé, Capsique; Poivre de Guinée, d'Inde, de Turquie ou d'Espagne; Corail des jardins, Piment on Poivre de Guyenne; Cnp- sicum annuum et frutescens. (Solanées. ) Spa- nischer pfeffer, al.; Guinea pepper, Red pepper, Cayeyme pepper, aivg. ; Behar, ak. ; Spansk beber, dan.; Pimiento de Indias, esp.; Jaarlykse, Spaansche peper, hol.; TschilUe, ind. ; Pcperone, rr. ; Piepriyca, pol.; Pi- mentuo du India, por.; Sparisk peppàf, su.; Kirmizi biher, tur.). La piaule est originaire de l'Inde, mais elle est cultivée aujourd'hui dans toute l'Europe. Le fruit est rouge, luisant, allongé, pointu, gros comme le. pouce, trigone. Dans son intérieur il contient un grand nombre de semences plates, discoïdes, blanchâtres. Ces semences ont une saveur acre et brûlante excessive, et beaucoup plus prononcée que le péricarpe. Ce sont donc elles que nous conseillons d'employer pour l'usage médical. L'àcreté du piment est due h la cap- sieine, alcaloïde liquide qui possède l'odeur de la conkne. Tresh a retiré du piment en 1876 la capsaïcine, substance cristallisée incolore. Excitant plutôt culinaire que médicinal. Cependant il pourrait être employé avec utilité dans beaucoup de cas, comme dans la dyspepsie, la paralysie, la goutte atonique. C'est un rubéfiant énergique. Il est au nombre de.-, aphrodisiaques et des anlidysentériques les plus employés par les Arabes. Le docteur Allègre ayant remarqué l'extrême rareté des hémorrhoïdes dans les populations faisant PIMPRENELLE. — PISSENLIT. 757 usage du capsique, l'a appliqué a leur traitement. Dose de la pondre : 0,50 à 2,0. Extrait aqueux de 0,50 à 1,0, en pilules, moitié le malin e^ moitié le soir. 4° Piment royal, Gale odorant, Myrte bâtard; Myrica gale (Amentacées) (Myrtenheide, Brabantische post, Gerbemyrtenstrawh, al.; Dutch myrtle, ang. ; Pars. dan. , su. ; Gage!, iiol.). Les fruits sont employés comme le poivre. Ils contiennent une huile grasse solide, nommée Cire ou Beurre de gale, qui est fourni, suivant Nysten et autres auteurs, par le gale à rire {Myrica cmifcra). A la suite des piments nous placerons des substances voisines : Vunona ou uvaria œthiopica et Vunona aromatica. Le premier est un arbre qui croît dans les contrées les plus chaudes de l'Afrique, surtout en Ethiopie, d'où lui est verni le nom de poivre d'Ethiopie, poivre de singe, piper (Ethiophum; (Ethinpian pepper, ang.). Ses fruits sont de petites gousses noirâtres, longues de 27millim. environ, renflées çà et là par 5 à 6 graines ovoïdes, rougeàtrcs, luisantes, grosses comme des semences de vesce, et d'une saveur acre, piquante, chaude et poivrée. Vunona. aromatica, arbre qui se trouve à la Guyane et à l'île de France, fournit des graines aromatiques et piquantes, portant aussi le nom de poivre d'Ethiopie. Les unes et les autres servent d'épices dans les pays d'origine. Vunona ou anona odoratissima (anonacées), ilang-ilang ou ylang-ylang, hilan- hiian, alan-gilan, arbre qui croît dans la Ma- laisie, aux Antilles et à la Jamaïque, donne par la distillation de ses fleurs une huile volatile d'une très-grande suavité et qui commence à entrer dans le commerce (V. p. 554). Cette essence d'une densité de 0.(180 à 0°, bout vers 160°, est entièrement soluble dans l'étlier; de sa saponification par la potasse, on retire de Vacide benzoîque (Gal.-Soc. (■h. 1874). Nous citerons encore Vunona tripctala ou avaria tripetaloidea, qui donne une gomme par incision, et Vunona xylopioides ou uvaria febrifaga, dont l'écorceet le fruit sont vantés comme fébrifuges dans l'Orénoque. PIMPRENELLE. Sanguisorbe ; Pimpinella , Poterium sangui- sorba, Sanguisorba officinalis. (Rosacées.) Bibernelle, Blutkraut, al.; Burnet, ang.; Pimpinela, ksp.; Bioed kruid, hol. Plante herbacée % des prairies montagneuses. Les feuilles servent comme assaisonnement dans la salade. La sanguisorbe ou Pimprenelle des prés est regardée comme galactophore, astringente, hémostatique, diurétique, vulnéraire. Dans le vulgaire, on l'applique en topique contre les brûlures. La Pimprenelle d'eau est le Samolus vale- randi. (Primulacées.)' PISCIDIE. Piscidia erythrina. (Légumineuses.) Arbrisseau très-répandu dans l'Amérique du Sud aux Antilles et surtout à la Martinique. Ses feuilles, ses fruits et son écorce possèdent des propriétés enivrantes d'où les noms de bois ivrant, bois h enivrer. Les naturels s'en servent comme on fait ailleurs de la coque du Levant pour enivrer le poisson. Ils s'en servent aussi à tremper leurs flèches dans son suc pour faire périr les animaux qu'ils atteignent. C'est le Jamnka dog- wood (bois de chien) des Anglais, qui le désignent aussi sous le nom de cornus floridus. L'écorce, qui est surtout employée, se présente en fragments très-irréguliers, assez longs : elle est généralement incurvée ou disposée en tuyaux. La surface extérieure est grise et présente des sillons longitudinaux peu profonds et d'une teinte bleuâtre qui s'entrecroisent. La surface interne est grise, striée longitudinalemenf. Cette écorce a une saveur acre. Elle contient de la Piscidine (Hart.), substance cristallisée, insoluble dans l'eau peu soluble dans l'alcool froid, très-soluble dans l'alcool à chaud. L'effet produit par la piscidie sur les poissons engagea le docteur W. Hamilton, de Plymouth, pendant son séjour aux Antilles, â essayer sur lui-même les effets thérapeutiques de la teinture préparée avec l'écorce de la racine du végétal, et il lui trouva une propriété narcotique très-prononcée. La même teinture dont les proportions sont : 1 partie d'écorce de racine récoltée avant l'apparition des feuilles sur l'arbre, et 4 d'alcool, lui a parfaitement réussi contre les douleurs dentaires. Les médecins américains emploient l'écorce de piscidia comme narcotique et calmant sous forme d'extrait fluide h la dose de 3s r . ou d'extrait sec à la do=e de 0,30 à 0.90. Le P. carthaginensis a les mêmes propriétés. PISSENLIT. Dent de lion, Couronne de moine; Dens leonis, Taraxacum dens leonis, Leontodon taraxa- cum, L. (Synanthérôes.) Lo-wenzahn, PfafFenrœlirlein, al.; Piss-abed, Dandelion, ano.; Luweland, dan.; Diente do loon, esp-; Papec- kruid, hol.; Dente di leone, it.; XVolowe oezy, SwiDÎ miecz, pol.; Dente de leao, por.; Lejoustand, Maskr«- soor, su.; Kara hindiba, tur. Petite plante % humifuse, à suc laiteux, que tout le monde connaît. On emploie la racine et les feuilles 'M- Polex en a extrait une matière amère, la taraxaeine. m 758 PISTACHES. — PLATINE. Tonique, fondant, apéritif, employé surtout dans les obstructions viscérales. "L'extrait* (Extractum s. Mellago taraxaci) est la forme la plus usitée. Dose de ce dernier: 1 à 5,0. Il sert aussi comme excipient. Son nom français lui vient, dit-on, de sa vertu diurétique; Leontodon est formé deXéaw, lion, et de ôWvtbç, dent, à cause des dentelures profondes des feuilles ; Taraxacum dérive de rafiaaat, je remue, de ce qu'il est légèrement laxatif. PISTACHES. Pï-tazien, Italienische Pimpernusse, al.; Pistachio mit, ang.; Alfonrigos, ESP.; Fistik, tub. .Ce sont les semences du Pistacia vera (Téré- Mnthacées), arbre originaire de l'Asie, et cultivé dans le midi de la France. Ces semences, grosses comme des haricots, trigones, sont pourpres au dehors, vertes au dedans, e( d'une saveur amandée agréable. Elles entrent dans le looeh vert. On peut en extraire une huile fixe. On nomme Pistaches de terre {Noix de terre, Terre-noix) les fruits en gousses étranglées de Y Arachide, Arachis hypogœa (Légum.), à cause de la singularité qu'ils possèdent d'aller se mûrir en terre. On tire aujourd'hui, en grand, des semences 38 0/0 d'une huile grasse qui a beaucoup de rapports avec l'huile d'olive. On donne également /es différents noms ci- dessus aux tubercules comestibles du Bunium buïbocastanum (Ombell.), dont les séminoïdes portent le nom de Bùnias. PIVOINE. Pivoine mâle, Herbe Suinte-Pose, Herbe chaste; Pœonia officinalis, L. (Renonculacées.) Gichtrose, Pfingstroe, al.; Peony, ano.; Xo-to, ch.; Peonia, esp., it.; Pkihsterbloem, Pioene, iiol.; Pi- moniec, pol. Plante vivace, cultivée dans les jardins à cause de la beau lé de ses fleurs. La racine sèche du commerce est grosse comme le doigt, blanchâtre, dure, fusiforme, d'une odeur et d'une saveur sensibles, surtout lorsqu'elle est fraîche. Elle contient beaucoup d'amidon. Son suc est laiteux et fort odorant. Les fleurs ^ (Roses bénites ou saintes, Roses royales, ^Roses Notre-Dame) sont grandes et rouges. On prépare avec elles un hydrolat, un sirop. On nomme P. femelle la variété à semences noirâtres, luisantes, et P. mâle celle â semonces rouges. Cette dernière est plus estimée. La pivoine est une plante des plus anciennement employées. Les racines et les fleurs ont été vantées contre l'hydropisie, l'épilepsie, les 'onvulsions, l'hystérie. Les semences, qui sont inodores, peu sapides, émulsives, sont dites émétiques et purgatives. On en faisait jadis des colliers pour les enfants pour prévenir les convulsions. PLANTAINS. Différents plantains sont ou ont été employés en médecine. 1° Plantain commun , Grand plantain : Plantago major (Wegerich, al.; Ribivort, ang.; Che-tsien-sao, ch.; Vejbred, dan.; Plan- ten major , esp. ; Wegblad, hol. ; Pian- taggine, it. : Kanasch, per. ; Lubka, pol. ; Tanchagem, por.; Popuschnik, rcs.; Grodblad. su.) ; 2° Petit Plantain; Plantago lanceolata 3° Plantain moyen; Plantago média; W Plantain corne de cerf, Plantago coronopus (Plan- taginées). Toutes plantes fort communes dans les prés et reconnaissables à leur inflorescence en massue. Ils passent pour de légers astringents. La première espèce sert à préparer un hydrolat employé en collyres. Son suc est employé en médecine rurale comme fébrifuge. Le Psyllium, Plantain des sables, Plantago psyllium (Flea-wort, ang.), a des semences qui sont noires et grosses comme des puces, ce qui leur a valu le nom de Graines de puces, et la plante ceux de Pucière, Pulicaire (nom partagé avec un inula), Herbe aux puces ; elles contiennent un mucilage abondant que l'on utilise quelquefois encollyres. On a encore employé sous le nom de Plantain d'eau, de Flutau, de Pain de grenouille!: ou de crapauds, une plante d'une autre famille, l'AHsma plantago (Âlismacées) d'où Juch avait retiré une matière particulière, Valismine. La racine a été préconisée, en Russie, contre la rage. PLATINE. Or blanc, Petit argent ; Platina. Le plus lourd des corps connus, sa pesanteur spécifique étant de 21 à 22 ; c'est aussi le moins oxydable, le moins fusible de tous les métaux. Aussi est-il précieux pour la fabrication des creusets, capsules et autres vases de chimie, destinés à la préparation de substances qui exigent une température très-élevée, ou qui attaqueraient les vases de toute autre matière. Il paraît avoir été découvert en 1735, par don Ulloa, savant espagnol, et retrouvé, en 1741, par Wood, essayeur a la Jamaïque. On le trouve à l'état natif, sous forme de grains, allié à d'autres métaux dont il est assez difficile de le débarrasser. C'est un métal blanc, mais moins brillant que l'argent. Il est très-dur et très-tenace ; insol. dans tous les acides, exe. dans l'eau régale. Obtenu par calcination du chlorure double d'ammonium et de platine ( chloroplatinate d'ammoniaque), il se présente sous forme PLOMB. — PODOPHYLLE. 759 spongieuse, grisâtre, terne. Sons cet état on le nomme éponge ou mousse de platine, il sert dans la confection des briquets à gaz hydrogène ou hydroplatiniques. Le platine en poudre noire, très-divisée, obtenue par des réactions chimiques, à l'aide de substances organiques (alcool , sucre, etc.) ou du fer réduit de l'oxalate, d'après la méthode de M. Brunner(Y. lier, ph., 1859-1860), est connu sous le nom de noir de platine. Les préparations platiniques ont été vantées par le docteur Hœfer dans le traitement des affections syphilitiques. (V. Chlor. de platine.) PLOMB. Plumbum des Latins, McXoSh? des Grecs, Saturne des alchimistes. Bley, al.; Lead, ang.; Armk, ah.; Hé-yiien, CH.; Blye, dan.; Schisch, due.; Plomo, ESP.; Sisa. ind.; Lood, hol.; riouibo, IT.; ïamaetans, mal.; Suib, per.; Olow, pol.; Chumbo.poR.; Swmets,BUS.; Sisaka, san.; Elum, TAM. ; Schischum, tel.; KourcIioLin, tur. Métal solide blanc grisâtre, odorant par le frottement, mou, malléable, peu ductile. Sa densité est de 11,35; il fond entre 325 et 335 oc . Rarement la nature l'offre h l'état natif ou d'oxyde; mais on le trouve abondamment dans quelques localités à l'état de sulfure {galène) souvent argentifère; dans ce dernier cas, on en retire un plomb argentifère dit plomb d'œuvre ; le plomb privé d'argent se nomme plomb pauvre. C'est ce dernier que les essayeurs emploient pour la coupellation. Le sulfure de plomb sert aussi, sous le nom iValquiftiiix, pourvernirles poteries. Le sulfure artificiel pur et hydraté a été proposé par M. Grager comme agent décolorant de q. q. ac. organiques, tels que l'ac. tartrique (J.ph. 1867i). Le plomb n'est d'aucun usage en médecine ou en pharmacie ; mais ses composés et particulièrement l'acétate, l'iodure, le stéarate, sont journellement employés. Tous les composés saturnins présentent la singularité d'une saveur à la fois astringente et sucrée. Quelques- uns d'entre eux, notamment le citrate acide, possèdent cette dernière saveur à un très-haut degré. Le plomb laminé sert à recouvrir les plaies. On a nomme Plombites de chaux, de potasse, etc., les combinaisons du protoxyde de plomb, opérées par voie sèche ou par voie humide, avec la chaux, la potasse et autres alcalis et terres. Les plombâtes sont les sels définis et cristallisables que l'oxyde, puce ou peroxyde de plomb, forme avec différentes bases, principalement avec la potasse (Frémy). On sait que les préparations plombiques produisent des émanations pernicieuses. PODOPHYLLE. Podophyllum peltatum ou en bouclier (Berbéridées. ) Fussblathvurz, Entenfusswurz, al.; Fodofillo it. Plante sauvage des Etats-Unis, qui croît abondamment sur les bords des ruisseaux. Le fruit lég. acidulé est comestible sous le nom de pomme de mai (mcnj apple). Un essai de culture en a été tenté avec succès a Dublin. Sa racine, d'une odeur faille, d'une saveur acre, grosse comme la moitié du petit doigt, est un excellent purgatif populaire, employée sous forme de poudre, de teinture ou d'extrait, en Angleterre et surtout aux Etats- Unis, où le podophyllum est un des purgatifs les plus populaires. On donne, soit la poudre de racine à la dose de 1 gramme, soit la résine (appelée podophyllin ou podophylline) qui n'est qu'un extrait alcoolique de la plante et que M. Lewis, de Philadelphie, a retirée dans la proportion de 3 à li 0/0, sous forme de pilules a la dose de 15, 25 et 50 milligrammes. La poudre de racine est triturée avec du sucre de lait et associée généralement à celle de jusquiame ; l'extrait de celle-ci entre aussi, avec le savon médicinal, dans la composition des pilules de podophj lline. Le podophjllum a été introduit, d'Amérique en Angleterre, par M. R. Bentley. Dose de l'extrait: 15 à SOcentig. En France, le podophyllin a été employé par les D rs Trousseau et Blondeau à la dose de 2 centig., matin et soir, mais toujours associé à l'extrait et à la poudre de belladone, a la jusquiame, au calomel, à la crème de tartre. Dapsle traitement de la constipation habituelle, le docteur Constantin Paul a fixé la dose de podophyllin pour un adulte à 3 centigr. par pilule, avec Q. S. de miel. C'est un purgatif même à doses minimes ; il est vénéneux à haute dose. L'extrait aqueux de podophyllum n'a pas de propriétés catharliques. Pour obtenir le podophyllin ou résine de podophyllum peltatum, on épuise la racine par Q. S. d'alcool à 90°, on retire par distillation les 2/3 du liquide employé, on traite le résidu par son poids il'eau distillée froide, le précipité recueilli est séché à l'étuve à une température qui ne doit pas dépasser 30° (Codex). La racine du podophyllum peltatum et l'extrait de cette racine, c'est-à-dire, le podophyllin, renferment une substance, amorphe résinoïde amère et 1res active : la podophyl- lotoxine. Cette dernière est constituée par le picropodophyllin et V acide picropodophyllique. D'après Podrysazki, la propriété vomitive et purgative du podophyllin et de la podo- phyllofoxine dépend exclusivement de leur contenance en picropodophyllin. I 760 L'OIS DIVERS. — POIVRES. POIS DIVERS. Erbsensamen, al. 1° pois ordinaire ; Pisum sativum (Légumineuses). La racine est quelquefois employée comme résolutive. 2° pois mungo; Mungo, Phaseolus mungo (Légumin.), qu'il ne faut pas confondre avec le Muni/os ; Uphiorrhiza mungos, L. (Gentia- nees), plante de l'Inde, dont la racine, qui passe pour l'antidote de la morsure des serpents, donne une sorte de sagou. 3° pois chiches, Garvanre, Pesette ; Cicer arietinum (Légumineuses) (Kickererbsen, al. ; Chilk peas, ang. ; Garbauzos, f.sp. ; Cece, it. ; Sisers, hol.; Kikoerter, su.). Les pois eux- mêmes , et les feuilles qui contiennent de l'acide oxalique, (acide cicérique, de Dispan) (Deyeux), étaient jadis employés en décocté comme diurétiques et litliontriptiques. Les pois chiches torréfiés ont été proposés, sous le nom cle café français, comme succédané du café exotique. Le pois chiche sert d'aliment clans beaucoup de pays. à" pois de merveille ; Cardiospermum halicacabum (Sapindacées), est une plante annuelle et volubile de l'Inde. Le décodé de la racine est mucilagineux, on l'a cru lithontrip- tique. Le décocté des fruits est pris par les Indiens contre les douleurs arthritiques. 5° pois a cratteh ou ve/us ; Siligua Mr- suta, Stizolobium s. Dolichos, s. Mucuna pru- riens (Légumineuses) ( Juckende Faseln, Kuh- krœtze, al.; Cowhage, ang.; Klaudo bcerme, dan.; Pica-pica, esp.; Kiwach, ind.; Jeukboont- jes, hol.; Bolibo pizzicaule, it.). Le fruit est, dit-on, anthelminthique. Les poils rougeâtres qui le recouvrent, appliqués sur la peau, y causent une démangeaison des plus insupportables. On l'a employé dans le choléra asiatique pour ramener la chaleur à la peau. Le D r Blalin a proposé d'employer la pommade urticante (axonge 60 p., soies de pois velus 1 p.) comme dérivatif cutané à la manière de la pommade stibiée et de l'huile de croton. Pois à cautères. Ce sont de petites boules, le plus généralement faites au tour avec de la racine d'iris de Florence, que l'on introduit dans les cautères pour dilater les chairs et entretenir la suppuration. (Voy. Cautères.) On en prépare aussi en orange ttes, en marrons d'Inde, en ivoire, en cire jaune ou blanche et en différentes compositions auxquelles on ajoute quelquefois des substances irritantes, telles que le garou, l'euphorbe, les cantharides. Les pois d'iris étant facilement la proie des vers, on a proposé pour obvier à cet inconvénient de mettre du mercure au fond des vases dans lesquels on les conserve. Les Pois élastiques et à la guimauve et au garou pour cautères , de Leperdriel, sont préparés à l'aide du caoutchouc dissous, auquel on ajoute Q. S. de poudres végétales inertes pour lui donner de la consistance, et dans la masse desquels on fait entrer de la poudre de guimauve dans un cas, et de la poudre ou de l'extrait de garou dans l'autre. (Brev. cxp.) On pourrait faire de très-bons pois élastiques à l'aide du caoutchouc dissous et du liège en poudre, auxquelles substances on adjoindrait les mêmes poudres inertes que dans ceux de Leperdriel. Ces pois étant dilatables uniformément, leur emploi est bien supérieur à celui des anciens pois. Les pois à cautères de Frigerio se préparent de la manière suivante : cire jaune, 78 ; suif, 30 ; soude caustique à 31°, 15 : on l'ait fondre les deux premières substances, et on y ajoute la troisième goutte à goulle. A ce composé demi-liquide tenu sur le feu, on ajoute un mélange, préalablement purifié, composé de : résine élémi, Zi6 ; styrax liquide, 30 ; puis on ajoute encore les poudres suivantes : garou, 16 ; éponge, 30 ; gomme adragante, 20 ; chaux hydratée, 125; laque plate, 16; pour faire une pâte qui se moule à 55° lié. C'est la la formule des pois moyens. Pour obtenir les pois actifs, on ajoute à la masse ci-dessus : euphorbe, 12; cantharides, 12. Pour former ces pois, on roule la masse en petits cylindres, traversés dans leur longueur par une petite brochette d'acier, afin que les pois se trouvent percés ; puis on divise ces cylindres en globules à l'aide d'une sorte de pilulier à cannelures de différents numéros. Les pois suppuratifs de Wislin, de Gray, sont, selon Foy, des pois d'orange macérés dans une teinture de garou. Quelques personnes se servent encore des pois ordinaires secs. Mais ils sont d'un mauvais emploi. Pois à cautères narcotiques. — Extrait de stramoine 0,1; bydrochl. de morphine 0,5; gomme adragante 0,1. Faites un pois. Pansement des cautères dans la rachialgie, le mal de Pott. POIVRES. 1° Poivre commun ou noir 'M*- (Pfêffer, al., - Pepper, ang.; Filfll uswad, ar.; Hô-tsiaô-tzé, ch.; Peper, dan., hol.; Kati mirchie, dur.; Pimienta negra , esp. ; Mirrlch , Gotmirch , ind.; Pepe, it. ; Waricha, jvv. ; Lada, mal.; TiJfit siah, per.; Pieprrz, pol.; Pimenta negra, por. ; Perets schernoi, rus.; Waricha, san. ; Beppar, su. ; Millaghu, tam. ; Mirialu, tel. ; Kara biber, tur.; tât.^. des auteurs grecs). C'est le fruit du Piper nigrum (Pipéritées), arbrisseau sarmenteux de l'Inde. Le Poivre blanc n'est pas autre chose que le noir décortiqué. POLYGALES. 761 11 contient nn principe particulier cristalli- sable, le Vipérin on pipeline, découvert en 1819, par OKrstaedt, et une huile concrète à laquelle il doit son âcreté. 11 entre dans les pilules asiatiques ; comme rubéfiant dans les cataplasmes. La pommade de poivre a été employée contre la teigne. Le pipérin et le poivre ont été essayés, sans succès, comme fébrifuges. Condiment des plus usités. Un des aphrodisiaques les plus employés par les Arabes. 2° Poirre long; Piper longum* {Pi-po-tzé, CH.; Kadul Kaher, tcr.) Les fruits sont très- petits et forment, par leur réunion, un épi cylindracé, noirâtre, ligneux, de la grosseur d'une plume d'oie et d'une saveur acre et brûlante. Propriétés du précédent. Les feuilles du Bétel, Piper bétel (Lào-yé, cm.), sont employées comme masticatoire dans tonte lAsie, en Algérie, pour guérir la diarrhée; elles colorent les dents en rose, embaument l'haleine, excitent l'appétit, etc. Le poivre anglais est la semence de la Drave. Le piper ou mnn'opipcr methysticum, poivre enivrant est célèbre dans presque toutes les îles de la mer du Sud habitées par la race blanche, où il est connu sous le nom de Kawa Kawa ou d'Aw. Sa racine, fraîche et surtout sèche, serl depuis un temps immémorial à préparer une boisson qui, avant les rapports habituels des peuples de l'Océanie avec les Européens, constituait le breuvage favori de ces insulaires. Mise à macérer avec de l'eau, elle fournit en effet une liqueur que les peuples de ces pays boivent avec plaisir parce qu'elle les plonge dans une sorte d'ivresse ou d'excitation toute spécifique. Elle entraîne à la longue, des accidents sérieux du côté de la peau, l'icthyose et l'élé- pbantiasis. La racine est assez volumineuse, ligneuse, légère étant sèche, d'un (issu rayonné et spongieux; grise; son odeur et sa saveur sont aromatiques. Mâchée, elle est piquante et laisse après sa mastication une sorle d'engourdissement de l'impression gustative. L'action du Kawa n'est pas enivrante à la façon des alcooliques, il produitcependantune certaine ivresse tranquille, accompagnée de tendance au sommeil et a des rêves incohérents. l.esson le considérait comme un sudoiïfique plus certain que la squine, le gaïac, la salsepareille dans les pa\s chauds qui aident à leur effet, tandis que ces substances perdent de leur efficacité dans ceux que nous habitons. Les Taïticns l'emploient surtout comme anti-gonorrhéiquo, fait constaté par le D r O'Rorke et par le D r Dupouy, médecin de la marine qui en a fait le sujet de sa thèse. La racine de Kawa contient un principe cristallisé, la Méthysticine et une résine acre, la kawine (Goblet'et 0'Rorke\ La Méthysticine est une substance neutre cristalline, différant du pipérin, du cubebin, presque insipide. Ce n'est pas le principe actif de la racine de Kawa. Ce principe immédiat particulier avait été indiqué dès 1815 par M. E. IL Morson et isolé de la racine fraîche par M. Cuzent. La Kawine est une matière résineuse molle, jaune verdâlre, très aromatique, de saveur acre et piquante. C'est dans cetteresineque résident surtout les propriétés du piper methysticum. La préparation la plus commode pour l'emploi et la plus efficace dans l'action est l'extrait hydro-alcoolique sous forme pilulaire. La racine en fournit environ 1/10 de son poids. Le D r O'Rorke l'administre, dans le rhumatisme. chronique, la goutte, l'asthme, etc., à la dose de 1 a 2 grammes par jour, en trois fois, en recommandant le repos au litpour favoriser son action sur la peau. Dans tous les cas, l'action du Kawa ne peut être comparée à celle du Jaborandy. En Angleterre le Kawa a été employé en teinture : alcool à S0° 1, Kawa pulv. 5; en élixir, ratafia, sous des dénominations inexactes. La décoction dans l'eau, la racine étant préalablement râpée pour remplacer la mastication et l'insalivation employées par les naturels, fournit un apozème très-analogue à la boisson îecherchée par les Océaniens. (Kawa 10 gram., Eau bouillante 125). Le piper parthenium dont la racine est administrée, au Brésil, contre l'aménorrhée, la leucorrhée, est appelé dans la province de Rio- grande du Sud, Pariparoba ou Periparoba. Le Matico est le piper angustifolium, POLYGALES. 1" Polygale vulgaire, Laitier, Herbe au lait Polygala amara (Polygalôes) (KreutzwurzMilch- wurz, al. Milkwort, Ang. Korsblomster, dan. Poligala léchera, esp. Kruisblœm, hol. Wyezka, rou Jungsf rumarialin, su. Soudlou tche- sad, tur.). Sa racine est fibreuse, inodore, amarescento. On lui substitue souvent la racine du Polygala vulgaris. Amer, tonique, béebi- que. Inusité. 2° Polygale de Virginie; Polygalasenega'®*, Senega (Klapperschlangenieurzel, Scnegawurz, al. hattle seneka root, asg. Indyczk, Wirgi- nianski, pol.). La racine, est grise, menue, tortueuse et remarquable par une côte saillante qui la parcourt dans toute sa longueur. Son 762 POLYPODE. — POMMADES. odeur est faiblement nauséeuse et sa saveur acre et amère. 11 contient, d'après Gehlen, de la Sénégine ou Sènéguine (Polygaline ou acide polygalique). On y rencontre accidentellement de la racine de Qinseng et quelquefois de la racine d'un faux ipeeacuanha du Brésil Ioni- dium ipeeacuanha. Violariées) ajoutée frauduleusement et même de la racine de petit lmux. (Hatrouillard). Le nom de sênéha ou sênéca qu'on lui a donné quelquefois est celui d'une tribu indienne qui emploie la plante contre la morsure du crotale. Excitant, diurétique, incisif et béchique à faible dose; purgatif et émélique à haute dose. On en fait des infusés (pp. 10 : 1000), une poudre, un extrait, un sirop, une teinture. Dose de la poudre : 3 à 20 dôcig. POLYPODE. Polypode de chêne, Fougère douce, Réglisse des bois ; Polypodium vulgare (Fougères). Engelsiiss, Siissl'arron, al.; Polypody, anii.; Beflaici, Bi«- l>ery,Scetaonan, ar.; Engelsœdi, DAN.;PoIipodio, esp.; Engelzoet,HOL.; Felco quercina, polipodio cotnune, it.; Paprotka, pol.; Stensœta, su.; Besfaïtz, tdh. Le rhizome, improprement appelé racine, est gros comme une plume d'oie, rameux (d'où son nom, de mXh;, beaucoup, et ■kwç, ■boS'oç, pied), deuticulé, roussàtrc, d'une saveur sucrée mêlée d'àcreté. Anlicaiarrljaf peu employé aujourd'hui. V Agneau de Scythie ; Pohjpodium baro- metz,, passe pour avoir de nombreuses vertus médicinales. Ses villosités sont hémostatiques à l'extérieur. Le Zybotium glaucescens , Ping-war-har jamby, fougère de Java, est très-estimé dans cette contrée contre les bétnorrhagies en général. POMMADES. Liparolês H. et G. ; Stéarolés Ch. ; Pomata. Salbe, al.; Ointments, ang.; Pomada, esp.; Zalf, hol.; Pomata, it. Médicaments externes d'une consistance ordinairement molle, ayant pour base une ou plusieurs substances médicamenteuses associées à un corps gras comme l'axonge simple ou benzoînée, la moelle de bœuf, le suif, l'huile d'olives, la vasleine. Cette dernière s'emploie avec avantage dans des cas spéciaux; par exemple : les pommades ophthal- miques. Elles ne contiennent pas de substances résineuses, ce qui les distingue des onguents, et constituent des mélanges, des solutions et des combinaisons chimiques. On les prépare:! 0 par simple mélange de l'axonge avec les substances réduites en poudre fine ou dissoutes dans une petite quantité d'un liquide approprié : eau, alcool, éther, glycérine. (Nous recommandons cette dernière méthode, surtout pour les matières salines.) Dans ce cas, on commence par mettre les substances dans le mortier, et on y ajoute peu à peu, surtout dans le commencement, le corps gras. Dans quelques officines, au lieu de mortier on se sert d'un porphyre ou d'une glace très-épaisse, et l'on broie. Lorsqu'on a employé de l'eau pour dissoudre la substance, il arrive quelquefois que la pommade n'est pas unie; on lui donne l'homogénéité nécessaire par l'addition de quelques gouttes d'huile d'amandes douces. Lorsqu'on opère sur une grande quantité de matières, il est quelquefois avantageux de faire ramollir au feu l'excipient graisseux et d'y ajouter les poudres en les faisant tomber à l'aide d'un tamis. On peut aussi, dans ce cas. se servir d'un bistortier à manche très-long, dont la partie supérieure passe dans un anneau Rx.é au plafond ; 2° par solution : 3° par coction ; 4° par combinaison chimique. La préparation en sera donnée à leurs articles respectifs. Nous ferons ici une remarque touchant les pommades par coction. Lorsqu'après la coction opérée, on sépare le corps gras de la substance sur laquelle on l'a fait agir, une proportion /. notable de celui-là reste engagée dans le tissu de celle-ci. On pourra retirer la presque totalité du corps gras (soit huile Ou graisse) engagé, en faisant chauffer le résidu de l'opération avec une petite quantité d'eau et soumettant à la presse. Les pommades officinales doivent être conservées à l'abri de la chaleur. Lorsqu'on délivre les pommades, on recouvre les pots qui les contiennent d'une carte arrondie, puis d'un papier; mais bientôt ces épaisseurs sont traversées et salies par la pommade. On é\ite cet inconvénient en plaçant sous la coiffe en papier, soit du parchemin ou de la baudruche que l'on a préalablement ramollie par l'eau, soit une feuille d'étain. On lisse la surface de la pommade en renversant les pots au-dessus de la flamme d'une lampe à alcool, et redressant promptement. Deschamps, dans un travail sur les pommades, a proposé de remplacer les graisses ordinaires, qui rancissent très-vite, et par conséquent changent la nature des médicaments, par de Vaxonge ou graisse benzoînée ou balsamique, que le Codex qui l'a adoptée fait préparer ainsi : Axonge.... ....... 1000 Teinture de benjoin... 5 Faites fondre l'axonge, ajoute/, la teinture et agitez jusqu'à refroidissement; ou bien par Vaxonge ou graisse populinée dont voici la formule : Bourgeons de peuplier, 500; axonge, 3000; eau, 250. Chauffez jusqu'à ce que l'humidité soit dissipée, passez à travers un linge, et agitez jusqu'à refroidissement. Ces deux graisses se conservent parfaitement, et les pommades dans lesquelles elles entrent comme excipient, celles de Régent, de POMMADE D'ACONIT. — POMMADE ANTIHÉMORRHOÏDALE. 763 Lyon, d'ioclure de potassium, mercnrielles, etc., se conservent aussi fort bien. La graisse ben- zoïnée convient pour les pommades blanches, et la graisse populinée pour les pommades colorées. Le beurre de cacao s'emploie dans certaines pommades. Chapoteaut a proposé comme succédané de l'axonge, dans la préparation de la plupart des pommades, un savon imparfait à base d'axonge, préparé en faisant fondre 100 d'axonge dans 90 d'eau, versant le mélange liquéfié dans un mortier de marbre chauffé d'avance, ajoutant 1 de soude caustique à la chaux, dissous dans 10 d'eau chaude, et battant le tout pendant un quart d'heure. Le corps gras obtenu qu'il nomme stêadine (abréviation de stêaroîdine, apparence de graisse) est très-blanc, inodore, insipide et d'une bonne consistance. Il paraîtrait que les pommades préparées avec cette substance, ou stéadirtès, seraient plus facilement absorbables par les pores de la peau. M. Danneey emploie dans la préparation des pommades une graisse rendue inaltérable, dite graisse neutre, obtenue en faisant bouillir 6 parties de graisse, de beurre ou d'axonge avec 1 partie d'acide tartrique ou citrique en solution à !i°, et 1 ou 1 parties d'eau ; on laisse refroidir, on fait fondre la graisse, on passe et conserve pour l'usage. La pharmacie peut utiliser les propriétés de là paraffine et de la vaseline ou cosmoline, de ne pas rancir, de ne pas se saponifier, de dissoudre certains principes fixes ou odorants, pour servir d'excipient à bon nombre de pommades d'une conservation difficile. Le mot pommade, dans l'origine, était appliqué à des préparations cosmétiques de bonne odeur, dans lesquelles on faisait entrer du jus de pommes de reinette. Cette dénomination est donc aujourd'hui impropre. Quoi qu'il en soit, les pommades sont des médicaments destinés à frictionner la peau, a panser les plaies, etc. C'est une forme très-employée. Extrait d'aconit. Pommade d'aconit. 4,0 Axonge.. ...... 30,0 5 à 100 gram. ; mais le plus ordinairement il est de 30,0. Ramollissez l'extrait avec quelques gouttes d'eau et ajoutez l'axonge. (Toi.) Préparez de la même manière les pommades de belladone, de ciguë, de digitale, de jus- quiame, de morelle, de stramoine. On pourrait obtenir ces pommades par coc- tion de la plante (1 p.) avec l'axonge (2 p.) à la manière de celle de laurier (V. B. Tranquille). On peut aussi remplacer l'axonge par l'axonge balsamique et l'huile d'amandes douces. Pommade d'aconitine (Turnbull). Aconitine.. 0,13 Alcool.. 6 gouttes. Axonge... 4,0 Broyez l'aconitine avec l'alcool, et ajoutez l'axonge. En frictions dans le tic douloureux et les névralgies. Pommade alcaline (Biett). Carbon, de potasse.. 10,0 Axonge............ 40,0 Certaines affections dartreuses. (Bouch.) Pommade alcaline composée (Biett). Carb. de soude...... 10,0 Extr. d'opium...... 0,5 Chaux éteinte...... 5,0 Axonge............ 80,0 Prurigo. — En supprimant l'opium, on a la pommade de carbonate de potasse et de chaux ou alcaline de Devergie, employée dans l'ich- thyose. Pommade d'aloès. Aloès ............... 8,0 Axonge ............ 30,0 En frictions comme vermifuge. (Souft.) Pommade d'anthrakokali (Gilbert). Anthrakokali........ 1,0 Axonge............ 30,0 Pommade antidartreuse (Corbel-Lagneau). Précipité blanc....... 2,0 Cold-cream ......... 30,0 Contre les taches cutanées, les éruptions à la face, après les couches, connues vulgairement sous le nom de lait répandu. Pommade antidartreuse (Hardy). Calomel ..... Tannin... 3 Axonge..... 30 Contre le lichen agrius. Pommade antihémorrhoïdale. Populéum.......... 50,0 Laudanum liquide de Acét. de plomb liq.. 5,0 Sydenham......... 5,0 Résolutif efficace. Autre formule : Pomm. de belladone... 60 Teint, d'opium camph. 4 Camphre pulvérisé.... i (Lond.) Pommade antihémorrhoïdale au liège. Acétate de plomb... 0,8 Beurre............. 60,0 Liège brûlé ......... 75,0 (BOR.) Pommade antihémorrhoïdale (Ware). Galle pulvérisée. Camphre ....... 8,0 4,0 Teinture d'opium... 8,0 Cire ............... 30,0 Pommade antihémorrhoïdale à la chaux. P. de chaux opiacée. Pomm. aux concomb. 15,0 Chaux éteinte....... 2,0 Laudanum liquide de Sydenham ......... 2,0 Cette pommade est une des plus efficaces que l'on puisse employer. (Guib.) Pommade antihémorrhoïdale (Boyer). Huile d'amandes..... 150 Axonge............. 100 Cire blanche......... 20 Suc de joubarbe..... 100 Hémorrhoïdes et irritât, culanées. (Bouch.) 76/1 POMMADE ANTIHÉMORRH01DALE. — POMMADE ANTIPSORIQUE. Pommade antihémorrhoïdale (Valiez). Ext. de feuill. de sur. 4,0 Alun calciné........ 2,0 Onguent populéum.. 15,0 En onctions avec gros comme une noisette, quatre fois par jour, contre les hémorrhoïdes fluentes. Pommade antiherpétique (Gibert). Chlor. amm. de merc.. 0,5 Camphre......... 0,5 Axonge ............... 20,0 Dans les ophthalmies dartreuses. Autre formule (Gihert) : Cold-cream lég. alcal.. 30 Cinabre............ 1 Précipité blanc........ 2 Cblorhyd. de morph. 0,25 Pommade antiherpétique (Biett). Vomma.de antidartreuse. Turbith minéral. 1,0 Soufre... 2,0 Aïonge.... 15,0 Pommade antiherpétique (Cullerier). Turbith min., Laudan. Axonge .............. âà. 10,0 ... 80,0 Soufre .......... 5,0 Pommade antiherpétique (Dupuytren). Nitrate de merc. 20,0 Aïonge.. 80,0. H. rosat, 10,0 Pommade antiherpétique (Fontaine). Acide azotique. Mercure....... 130 95 Axonge ............ 1750 Huile d'am. douces. 1275 On piste l'axonge, on y ajoute la dissolution rtiercurielle refroidie el on triture pondant 1/2 heure en incorporant dans le mélange les 3/à de l'huile. Lorsque la pommade est dure, on la piste de nouveau de manière à en faire une masse bien homogène, qui est lavée à 3 ou li eaux, pour enlever l'excès d'azotate acide. On laisse égoutter et on ajoute le reste de l'huile en triturant. Pour éviter les grumeaux, il ne. faut pister la pommade que lorsqu'elle est devenue tout à fait dure. Contre les maladies de la peau. Pommade antiherpétique (Ricord). Cératsoufré. 30,0 Turbith minéral. 1,0 Goudron. 4,0 Eruptions sèches de la peau. Pommade antinévralgique (Debreyne). Exlr. de belladone. 12,0 Opium... 2,0 Axonge. 12,0 Aromatisez à volonté. Gros comme un haricot en frictions sur la partie affectée, trois fois par jour. Pommade antinévralgique (Florent). Huile vol. d'amand. ambres, Beurre de cacao, âa... 4,0 Une friction douce avec le volume d'un pois sur le front et les tempes, contre les névralgies symptomatiques qu'on observe dans certaines affections oculaires, notamment dans l'iritis. Pommade antinévralgique (Bourdon). Cire végétale...... H. dam. douce___ Axonge ............ 15 Chloroforme ....... ]2 5 Acèt. de morphine. 0,10 F. fondre la cire etTaxonge, ajoutez l'huile, versez le tout dans un flacon contenant le mélange de morphine et de chloroforme, agitez jusqu'à complet refroidissement. Pommade antiophthalmique, dite Saint-André-de-Bordeaux. de Acét. de plomb crist. 5,20 Cblorhyd. d'ammon.. 0,60 Tuthie............. 0,30 Oxyd. roug. de merc. 5,20 Beurre lavé a l'eau de rose .......... 30 F. S. A. une pommade que vous introduirez dans des pots de 8 grammes. Cette formule a été proposée par la Société de pli. de Bordeaux. La Pommade antiophthalmique des hôpitaux allemands est formée d'oxyde rouge de fer 2, axonge 16. Pommade antipériodique (Spinelli). Sulfate de quinine... 5,0 Opium pur........ 0,iS Sous-carbon. de fer.. 0,6 Axonge........... 80,00 En applications sur la région vertébrale. Pommade antiprurigineuse (Gibert). Alun. Axonge.... Soufre lavé 1,0 Camphre... 0,75 Axonge......3,00 Pommade antipsorique. Pommade soufrée composée. 500,0 Sel ammoniac ....... 15,0 ........ 15,0 250,0 Alun. Mêlez avec soin. [Ane. Codex.) La P. antipsorique de Pringle en diffère par l'absence de l'alun. Pommade antipsorique anglaise. Unguentum sulfuris compositum. Fleurs de soufre... KO,0 Nitre............. 4,0 Ellébore blanc..... 00,0 ' Axonge ........... 540,0 Savon noir........ 180,0 Ess. debergam.,gtt. 30,0 Pommade antipsorique (Bailey). Huile d'olives..... 500,0 Cinabre ........... 15,0 Axonge ........... 300,0 Essence d'anis..... 4,0 Nitre............. 60,0 — de marjolaine.. 4,0 Alun .............. 60,0 — de lavande----- 4,0 Sulfate de zinc. .. 60,0 Orcanctte ......... O.S. F. S. A. (Rem. pat. angl.) Pommade antipsorique (Jaser). Soufre ___1,0 Sulfate de zinc. 1,0 Axonge-----4,0 Des formulaires y aj. de l'huile de laurier. La pommade antipsorique de Mêlier revient à peu près à celle-ci : Pommade antipsorique. P. sulfuro-alcaline ou d'ilelméiich, P. contre ta gale. 10,0 . 5,0 Axonge............35,0 Huile d'am. douces.. 5,0 Fleurs de soufreIav Carbonate de potasa Dissolv. le sel à l'aide d'un peu d'eau (5,0.). (Codex). Cette préparation est très-efficace et très- employée contre la gale par M. Hardy, à l'hô- POMMADE ANTIPSORIQUE. — POMMADE DE BORAX. 765 pital Saint-Louis, où en onze ans (1852-1862), la proportion a été de 69 guérisons sur 70 malades traités. Seulement il préfère une pommade moins forte, augmente la quantité d'axon- ge, et formule: soufre sublime 10, carbonate de potasse 5, axonge 60. On peut remplacer l'axonge par l'axonge balsamique. La pommade de Willan (Rem. pat. angl.) est celle-ci, plus du cinabre et une essence pour aromatiser. Sous les noms de Baume antipsorique, de Baume sulfuro-alcâlin, la préparation suivante a été proposée par M. Mialhe pour remplacer celle d'Helmérich : Soufre sublimé 25,0 ; carbonate de potasse 15,0; savon animal 20,0; eau de Cologne 100,0. On broie le soufre avec le carbonate, et l'on ajoute peu à peu au mélange le savon dissous dans l'alcoolat. Pommade antipsorique (Bajard). Soufre sublime......... 8 Jaune d'œuf....... no 1 Poudre à tirer fine..... 8 Huile d'olives....... 40 En frictions générales contre la gale. Elle guérit en 3 jours. Pommade antipsorique (Mitau). Baies de laur. pulv.. 48,0 Fleurs de soufre... 96,0 — de gen. paWér.. 48,0 Beurre salé........ 192,0 En fricli ns vigoureuses sur tout le corps et surtout sur les points galeux. Cette dose est pour 3 jours, au bout desquels la guérison doit être obtenue. On prend en outre à l'intérieur, pendant le traitement, chaque jour 1 cuil. à calé de baies de genièvre pulv. délayée dans de l'eau-de-vie. Pommade antirhumatismale (Goulard). Sa\on médiein. 400 Eau distillée.. 1000 Camphre. 48 F. fondre au B.-M. le savon dans l'eau et ajoutez le camphre en poudre. — En frictions dans le rhumatisme. Ifihapoteaut.) Pommade antiscrofuleuse. Tabac.. 1080,0 Sue de tabac. 270,0 Axonge. 5'.0,0 F. cuire jusqu'à consomption de l'humidité, et ajoutez : Poix-résine. Cire ....... 90,0 45,0 Aristoloche......... 90,0 (Spiel.) Pommade aromatique (Cazenave). .Moelle de bœuf ..... 30,0 Teinture aromatiq... 4,0 En frictions contre le porrigo decalvans, après avoir lavé les plaques avec de l'eau salée. Pommade d'arséniate de soude. Arséniate de tonde... 4,0 Axonge............ 60,0 Dans les affections cancéreuses. Pommade ou onguent arsenical. Acide arsénieux... 4,0 Axonge___30,0 (Soub.) Pommade astringente. P. virginale, P. de la comtesse, P. de noix de galle composée, Ong. astringent de Pernel. Noix de galle....... 30,0 Sumac ............ 30,0 Noix de cyprès.....30,0 Mastic............ 30,0 Eeorce de grenade.. 30,0 Onguent rosat.....590,0 Esp. remplace la pommade rosat par de la cire jaune et de l'huile de myrte. Contre les hernies des enfants cl le relâchement de certains organes. On lui donne quelquefois le nom de ccrat labial. Employé par les matrones. Pommade d'atropine. Atropine..........0,25 Axonge ............. 5,0 Matin et soir, on introduit gros comme une tète d'épingle de celte pommade entre les paupières pour détruire les adhérences cris- talloïdiennes. (Bouch.) Pommade à l'azotate d'argent (Jobert). Axonge ......... n° 1. 30,0 n° 2. 30,0 n° 3. 30,0 Nitrate d'argent. 4,0 8,0 12,0 En onctionscontre l'érysipèle, les arthrites, les hydarthroses, les tumeurs blanches, les phlegmons. Pommade azotique. P. nitrique, P. ou Graisse oxygénée d'Alyon. Axonge .........500,0 Acide azotique à 1,42. 60,0 F. liquéfier l'axonge dans une capsule de porcelaine; aj. l'acide et continuez à chauffer en remuant continuellement avec une baguette de verre jusqu'à ce qu'il commence à se dégager des bulles de gaz nilreux; retirez du feu, et lorsque la pommade sera a moitié refroidie, coulez-la dans des moules de papier (Codex de 1866). Dartres, gale. Elle tombe dans l'oubli. Le docteur Hardy conseille, contre le pityriasis de la tête, une pommade composée de : axonge 30, acide azotique 1. Pommade de Banyer. titharge........... 60,0 Térébenthine..... 250.0 Alun calciné........ 50,0 Axonge.......... 1000,0 Calumet ............ 50,0 Dans le porrigo., — 10 grammes par jour. Pommade de Barèges. Hydrosuif, de soude. 10,0 Carbonate de soude. 10,0 F. dissoudre dans Q. S. d'eau, ajoutez : Axonge balsamique....... 100,0 Dartres légères. (Bouch.) Pommade belladonée. Extrait de belladone.. i Axonge.............. 2i Eau distillée......... 2 Délayez l'extrait dans l'eau distillée et incorporez-le dans l'axonge. (Codex.) Pommade de borax. P. antiherpétique de Lassaigne. Borax elfieuri....... 1,0 Axonge............. 8,0 Dartres furfuraeêes. (-lourd.) 766 POMMADE BROMUREE. — POMMADE DE CHLORO-PLATINIQUE. Pommade bromurée (Magendie). Bromure de potass... 2,0 Axonge............ 30,0 Une pommade analogue, camphrée (bromure de potass. 3, cérat 30. camphre 0,30), est employée par le docteur Guéneau de Mussy contre le prurit de la variole. P. de bromure de pot. bromure (Magendie). Bromure de potass... 1,3 Axonge............ 30,0 Brome liquide....... 0,6 (Mag.) Pommade de bourgeons de peuplier simple. Bourg, secs de peupl.. 1 Axonge.............4,0 F. digérer au B.-M. et exprimez. Pommade calmante (Pott). Poudre de ciguë.....4,0 Axonge............ 30,0 Dans les scrofules, le mal de Pott. (Foy.) Pommade de calomélas. P. de protochlorure de mercure ou au mercure doux. Calomel ........... 10,0 Axonge benzoïnée.... 90,0 Mêler sur un porphyre (Codex). F. H. P. prescrit : calomel 1,0; axonge 30,0. En remplaçant l'axonge par du cérat de Galien, on a le Gérai au calomel. Avec moitié moins de calomel, cette pommade est conseillée contre les fissures peu étendues de l'anus. Pom. de calomélas camphrée (Cazenave). Calomel... 2,0 Camphre-----0,3 Axonge_____ 30,0 Contre l'herpès du visage. Pommade camphrée*. Pomatum camphoratum. Camphre divisé. 30 Cire bl...... 10 Axonge.... 90 F. liquéfier la cire et l'axonge à une douce chaleur, ajoutez le camphre et remuez jusqu'au refroidissement (Codex). Vu la volatilité du camphre, il est bon de verser la cire et l'axonge sur le camphre divisé, dans un pot fermé, de grès ou de faïence cylindrique, allongé, que l'on ne remplit qu'aux 2/3 ou aux djli, afin de pouvoir mieux agiter et d'obtenir une pommade bien homogène (Lahache). Pommade camphrée (Raspail). Axonge ........... 100,0 Poudre de camphre. 30,0 Faites fondre au B.-M. Remuez jusqu'à ce que la poudre de camphre soit dissoute, alors laissez refroidir. Contre les excoriations, les plaies, les douleurs. Pommade de cantharidine. Cantharidine...... 0,0b Axonge .....30,0 (Soub.) Pommade de carbonate de plomb. Blanc rhazis ou raisin, Onguent blanc de Rhazis, de céruse ou de Tornamira. Carb. de plomb. 10,0 Axonge benzoïnée. 50,0 (Cod.) Cette pommade rancissant très-vile, ne doit être préparée qu'au moment du besoin. Beaucoup de formulaires prescrivent pour excipient le cérat sans eau. Dans le pansement des brûlures. En ajoutant à la dose ci-dessus 1 gram. de camphre broyé avec un peu d'huile, on ob- lient Vonyuent blanc camphré des pharmacopées batave, polonaise, hambourgeoise, et la Pommade divine de quelques autres. Pommade caustique (Baumes). Axonge. 8,0 Sabine puly. 1,0 Alun. 1,0 Calomel. 1,0 Pour détruire les végétations. (Bouch.) Pommade au charbon. Charbon............. 1 Axonge ...... 2 (Raï.) Opérez aussi comme nous l'avons dit pour la pommade soufrée. Pommade au chloral. Hydrate de chloral 3 Axonge 20 Eau 2 Triturez le chloral avec l'eau, puis ajoutez l'axonge. Dans ces proportions, cette pommade est simplement excitante; à plus forte dose de chloral, elle peut être rubéfiante et même vé- sicante. Pommade au chloroforme. Chloroforme.. 20 Cire bl...... 10 Axonge..... 90 F. fondre au B.-M. l'axonge et la cire, dans un flacon à large col bouché à l'émeri, ajoutez le chloroforme, bouchez et agitez vivement, puis tenez le flacon plongé dans l'eau froide en agitant de temps en' temps jusqu'à ce que la pommade soit refroidie (Codex). Contre le prurit dartreux, etc. Prép. de même la pommade à l'éther chlpr- hydrique chlore. Pommade au chloroforme et au cyanure de potassium (Cazenave, de Bordeaux). Chloroforme ........ 12,0 Cyanure de potass. 10,0 Axonge ............ 60,0 Cire.............. Q. S. Douleurs névralgiques intenses. L'emploi d'une pommade aussi active ne nous paraît pas toujours sans danger. P. de chloro-iodure de mercure (Récamier). Cbloro-iod. de merc. 0,2 Axonge............20,0 Pour résoudre les tumeurs du sein. (J. ph.) Pommade chloro-mercurique. Bichlor. de mercure.. 4,0 Axonge............ 30,0 Chlorhyd.d'ammon... 8,0 fMiA.) Pour remplacer la pommade de Cirillo. Pommade chloro-platinique (Hœfer). Extr. de belladone... 2,0 Axonge............ 30, o Chlor. de platine..... 1,0 Sur les ulcères indolents. POMMADE CHLORO-PLOMBIQUE. Pommade chloro-plombique. Acétate do plomb cr.. 1,0 Axonge............ 30,0 Chlorure de sodium.. 4,0 [MlA.) Pommade de chlorure d'argent (Sicard). Chlorure d'argent----- 0,2 Axonge............30,0 Engorgements scrofuleux. Pommade au chlorure de chaux. Soufre lavé......... 30,0 Axonge........... 120,0 Chlorure de chaux.. 40,0 En frictions contre la gale. Pommade de chlorure d'or (Chrestien). Chlorure d'or........ 0,6 Axonge. 30,0 iBouch.) Pommade de chlorure d'or et de sodium (Niel). Chlor. d'or et de sod. 1,0 Axonge............ 30,0 Plaies syphilitiques. (Soub.) Pommade de ciguë. F. fraîches de ciguë contusées, Axonge, âa 100. On chauffe à un feu doux les f. de ciguë dans l'axonge, jusqu'à dégagement complet de vapeur d'eau et l'on passe. A défaut de f. fraîches, on peut préparer cette pommade avec l'axonge et l'extrait de ciguë aqueux ou plutôt alcoolique. On peut préparer ainsi la pommade de belladone et des autres plantes narcotiques. Pommade de Cirillo. Sublimé corrosif. 4,0 Axonge. 30,0 (Anc. Codex). Dissolv. le sel à l'aide d'un peu d'eau. D'après Jourdan, Cirillo avait fini par ajouter un peu de chlorhydrate d'ammoniaque. Des formulaires, en effet, mentionnent cette addition. 4,0 en frictions sous la plante des pieds. Pour cette pommade, on peut remplacer l'axonge par l'huile d'amandes douces et l'axonge balsamique. Pommade de citrate de quinine. Citrate de quinine ... 0,6 Axonge............. 4,0 En frictions sous les aisselles contre les fiè- vres intermittentes. Pommade citrine *. Onguent citrin, Onguent contrelagede, Liparolé d'azotate de mercure. .Mercure ...........40,0 Acide azotique à 1 ,39. 80,0 Dissolvez à froid et versez dans un mélange londu et à moitié refroidi (à 35°) de : Azonge........... 400,0 Huile d'olives...... 400,0 Agitez pour avoir un mélange intime, et, lorsque la pommade commence à se solidifier, coulez-la dans des moules de papier (Codex). Avant l'entier refroidissement, on divise la — POMMADE AUX CONCOMBRES. 767 masse en petits carrés. Quelques pharmacopées recommandent de la fondre une seconde fois, pour éviter la forme irrégulière qu'elle prend clans les moules, après la première fusion. D'autres mêlent et agitent ensemble le mercure, l'ac. azotique et l'huile dans un B.-M. légèrement chauffé; lorsque le mercure est dissous, le tout est versé dans l'axonge liquéfiée, mais prête à s'épaissir. Emploie en frictions contre les dartres et surtout la gale. A trop forte dose, elle occasionne la salivation. On doit la renouveler assez souvent. Pour obvier à son défaut de conservation, M. Croven conseille de maintenir, pendant quelques minutes, les corps gras fondus à une température voisine de l'ébullition, et d'ajouter alors peu à peu la liqueur mercurielle. Dans le même but, M. Bodart la coûte dans un étui à sparadrap, en carton, qu'il place dans une boîte de fer-blanc, pour la préserver autant que possible, du contact de l'air. Suivant M. de Beck, de Bruxelles, la disparition rapide de l'acide nitrique, occasionnée par le contact de l'air, étant surtout la cause des modifications que la pommade citrine subit dans sa consistance et sa couleur, il faut, pour la conserver le plus longtemps possible, la couler soit dans des pots de porcelaine hermétiquement fermés, soit dans de petits flacons noirs à large goulot et bouchés immédiatement après à l'émeri. (V. Un. Pharm. 1868, 1869). Pommade aux concombres*. 1° Procède Page. Panne de porc mondée. 12000 Graisse de veau... 750O Pilez dans un mortier de fer; lavez ensuite, d'abord à l'eau tiède, puis à l'eau froide; F. égoutter, puis fondre au B.-M. après avoir ajouté : Baume du Pérou dissous Eau de roses...... 125 dans l'alcool......... 23 Passez avec expression et laissez reposer. Mondez 60 concombres faisant environ 60 kil. Râpez-les; mettez-en la pulpe dans un sac de crin; placez dans un seau percé de trous, et pressez ; passez le suc au tamis. Dans une bassine étamée et d'une capacité convenable, pesez : Graisse ci-dessus encore chaude et puisée à la surface........ 13000 Ajoutez-y un tiers du suc; agitez presque continuellement pendant six heures ; décantez le suc; remplacez-le par une nouvelle quantité; recommencez cette môme opération avec le second puis avec le troisième tiers du suc ; après cela, malaxez la pommade pour en séparer la majeure partie du suc. Mettez-la au B.-M. et chauffez en vase clos et sans re- 768 P. CONTRE L'ALOPÉCIE. — P. CONTRE LA CHUTE DES CHEVEUX. muer pendant deux heures; relirez le feu et laissez reposer pendant 25 minutes ; enlevez alors la couche de pulpe qui se sera formée à la surface ; puisez le liquide sans l'agiter, pour ne pas mêler les fèces, et coulez-le dans de grands pots. Cette première partie de l'opération commencée doit être terminée dans la môme journée. Pour livrer cette pommade au public, on lui fait subir l'opération suivante : Pommade................... 6000 Faites-la fondre à moitié dans une bassine étamée et battez pendant deux heures avec une spatule de bois, absolument comme on bat la pâte de guimauve. On l'introduit dans des pots, en se contentant de frapper le fond de ceux-ci sur une table. On ne doit battre que la quantité de pommade que l'on peut consommer dans un mois, et en battre au moins h kilos à la fois, sans quoi l'opération ne réussit pas bien. Le Codex, tout en acceptant le modus faciendi du procédé ci-dessus, en a modifié les doses comme suit et a remplacé le baume du Pérou par celui de tolu : Axonge........ Gr.isst; de veau. Baume de tolu.. 1000 000 2 Eau distillée de roses 10 Suc de corn ombres.. 1ÊO0 Axonge............. 125 Blanc de baleine..... lo 2° Procédé Binon. Concombres........ 7500 Alcool à 85c........ 250 Râpez les concombres; mettez-les avec l'alcool sur le diaphragme d'unecucurbiteet distillez jusqu'à ce que vous ayez obtenu 230 &'Alcoolat de e&nccmbres. Cire blancbe.......... 8 Liqueur ci-dessus..... 8 Fondez les corps gras; versez-les dans un mortier chauffé à l'eau bouillante, et ajoutez la liqueur aromatique, quand la pommade commence à se figer; coulez chaud en pots. M. Tillet modifié le procédé Buron en remplaçant un tiers d'axonge ordinaire par autant d'axonge benzoïnée, et battant le mélange à l'aide d'un fouet d'osier ou de 1er étamé. M. Gontier remplace la totalité de l'axonge par l'axonge benzoïnée. Dans le procédé Buron on substituerait avantageusement ta l'axonge, au blanc de baleine, etc., le mélange graisseux du procédé Page. Le procédé de M. Potlier, pharmacien à Auxerre, consiste à prendre : axonge, 500: suc distillé de concombres, 100; dans moitié de l'axonge préalablement fondue, on ajoute le suc par petites portions en battant continuellement avec un balai d'osier. Le suc distillé de concombres se prépare en râpant les concombres (6kil.),et, après les avoir pressés sur un diaphragme placé au fond de la cucurbite d'un alambic, distillant pour obtenir 1 kilogr. de produit. Mis dans un flacon bien bouché, ce suc peut se conserver plusieurs années. 3° Procède anonyme. Axonge............ 1000 Pommes de reinette, n° 4 Concombres........ 2500 Lait de vache....... 1000 Melons............. 2500 On râpe les fruits et on les met avec la graisse et le lait dans un vase que l'on chauffe au P. M. pendant huit ou dix heures; on passe ensuite avec expression ; on laisse refroidir en lieu frais, on sépare la partie aqueuse et les fèces; on fait fondre et on laisse refroidir de nouveau pour séparer les dernières parties de celles-ci; enfin on la bat comme dans le premier procédé. La pommade aux concombres est journellement employée pour adoucir la peau. On en fait quelquefois l'excipient de pommades plus actives. (V. Cérut de concombres.) Pommade contre l'alopécie (Hardy). Moelle de buml'. . . 60 à 05 Acide gaUique .... 2 à 5 Uuile de ricin.... 23 à 30 Teinture de romarin 3 ouess. de vanille qq.gout. Pommade contre l'alopécie (Schneider). Suc de citrons....... 4,0 IIuile vol. de cédrat. 1,3 extrait de quina .....8,0 — de bergani.. 0,5 Teint, de cantharides. 4,0 Moelle de bœuf.....60,0 En onctions sur la tête préalablement lavée à l'eau de savon. Autre formule : huile rosat il, moelle de bœuf (i, baume Nerval 6, extrait alcoolique de cantharides 1; pour fractionnel le cuir chevelu, matin et-soir. Pommade contre l'alopécie (Stéege). Beurre de cacao.... 40.0 Quinine............ 0,10 Huile d'olives....... 20,0 Alcoolat aromatique. 8,00 Tannin............. 0,8 Onctions matin et soir contre la chute des cheveux. Pommade contre la calvitie (Dupuytren). Teint, de cantharid. 1,2 — de girofle.... 0,75 — de cannelle.. 0,7 5 Moelle de bœuf____ 250,0 Acétate de plomb.. 4,0 Baume du Pérou... 8,0 Alcool à 21»....... 3u,0 Guib. indique moelle de bœuf 30, baume nerval 30, Imite rosat li, extr. aie. de cantharides 0,u. Celte formule nous parait préférable. D'autres substituent à l'alcool 50 d'huile d'amandes douces el augmentent la proportion des teintures. On enduit tous les soirs le cuir chevelu avec gros comme une noisette de cette pommade. Pommade contre la chute des cheveux (Dauvergne). Axonge............. Goudron de Norwège. Beurre de muscade... Benjoin............. 30 Baume de Ficravanti. 3 3 Baume du Command. 3 2 Musc.............. 0,06 2 Ess. de patchouly... 30 POMMADE CONTRE L'ECZEMA F. dissoudre par trituration le benjoin dans un peu d'alcool, ajoutez les baumes et incorporez le tout à la pommade de goudron, préparée d'avance au B.-M. Pommade contre l'eczéma (Mialhe). Turbitb nitreux. 2,0 Ext. d'opium. 1,0 Aïonge. 40,0 Dissolve/, l'extrait dans quelques gouttes d'eau. Pommade contre les engelures (Knœrlzer). Opium ............. 10,0 Acétate de plomb.. 20,ri Camphre........... 5,0 Aïonge........... 120,0 Carb. <1 ammoniaque. 10,u (BoDXH.) Pommade contre les engelures (Mayet). Pomma 1 !e rosat . Axonge ......... Alun calciné .......... 3 lod. de potass. crist... 1 Laudanum f le Rousseau. 2 Pommade contre les engelures aux oreilles. Axongelavée à l'eau de roses Huile de lis....... Q. S. Blanc"de baleine, Borax ............ 10 Beurre de cacao, aa...... 5 Alcool à b0 c ....... 2u Cire vierge.............. 8 F. fondre au B.-M. les 5 premières substances en consistance sirupeuse, ajoute/ le borax et l'alcool et laissez refroidir pour oindre l'oreille malade, 3 fois par jour. P. contre l'esthiomène (Duchesne-Duparc). Styrax liquide........... n° 1. 90,0 no 2. 180,0 Axonge ................. 90,0 90,0 Sublimé................. 4,0 8,0 Emétique............... 4,0 8,0 Teinture de canthar des.. 2,0 4,0 Euphorbe..............., 2,0 4,0 Pommade contre les gerçures des mamelons (Cru veil hier). Axonge ............ 30,0 Baume du Pérou..... 4,0 Et opium brut, 0,1, si les douleurs sont vives. Dans ce dernier cas l'enfant ne doit pas téter. Pommade contre les gerçures (Bertet). Oxyde de zinc. . 2,0 Laudanum. 1,0 Axonge... 30,0 En onctions sur le mamelon. (Gaz. H.) Pommade contre l'amaurose (Sichel). Strychnine.. 0,05 romm.au garou.. 1,2 Cérat. 1,2 3 à à décigrammes pour panser les vésica- loires appliqués sur le front dans le traitement (le l'amaurose torpide. (Foy.) Attire : 0*vde noir de cuixre 1, axonge 10. En onctions k fois par jour, sur le front et lis tempes, dans le cas d'amaurose provoquée par l'abus du tabac. Pommade contre l'otorrhée chronique (Ménière). Pioloiodure de mercure. 1,0 l'omffl. aux coneomb. 1 5,0 Hydrochl. de morphine. 0,2 En frictions dans l'oreille. (Bouch.) , — POMMADE COSMETIQUE. 769 Pommade contre la photophobie. Pommade belhtdonee de Cunier. Extrait de belladone. 1 Huile de foie de mora M. Contre la photopliobic. Pommade contre les poux. P. de staphisaigre. Poudre de staphisaigre... 1 Axonge.. 3 (Guirt.) Pommade c. le pityriasis (Mialhe). Protoiodure de merc. 1,30 Axonge............ 60,0 Bisulfure de merc... 0,25 Ess. de rose, glt.... S Contre le pityriasis du cuir chevelu. Pommade contre les taches de naissance. Chaux vive, Savon de Venise, âa....... P. E. Escarotique qu'on enle\e après 12 heures d'application. Pommade contre la teigne (Bories). Suie ___60,0 Sulfate de zinc 30,0 Axonge... 150,0 2 frictions par jour avec gros comme une noisette. Autre : charbon de bois pulvé'isé 25; soufre sublimé25; suie et carbonate dépotas. âa, 12 ; axonge 100. Pommade contre la teigne (Frères Manon). Chaux éteinte........ 4,0 Axonge ............ 30,0 Carbonate de soude.. b,0 (Cad.) On fait tomber les croûtes à l'aide de cataplasmes, et on enduit ensuite de pommade les parties affectées. Les pommades contre la teigne, des docteurs Hiett, Cazenave, Petel, ne diffèrent pas de celle-ci. (Voy. Rem. contre la teigne.) Pom. contre la teigne (Pinel-Grandchamp). Précipité rouge..... 10,0 Tutbie ............ 4,0 Carb. de soude sec.. 15,0 Soufre ............ 15,0 Sulfale de zinc ...... 6,0 Axonge ........... 125,0 Enduire le. soir les parties malades avec cette pommade et les laver le lendemain avec de l'eau de savon chaude. (Bouch.) Pommade contre la teigne (Michel). Sublimé corrosif..... 1,0 Axonge ............ 60,0 Houille porpbyrisée.. 8,0 Pommade cosmétique au beurre de cacao (Lange). Beurre de cacao... 500,0 Huile d'olives..... 1000,0 Cire vierge........ 2i0,0 Fleurs rie benjoin. 4,0 Blanc de baleine... 250,0 Vermillon........ 4,0 On fait fondre les graisses, on bat ensuite dans un mortier, en ajoutant 3000 d'eau, contenait! les fleura de benjoir. en dissolution, puis on ajoute le vermillon et enfin Q. S. d'essence de roses. (Brev. eœp.) Contre les gerçures du visage, (1er mains et des mamelles. 4') I 770 POMMADE POUR LE TEINT. — POMMADE ÉPISPASTIQUE JAUNE. Pommade en crème pour le teint. Pommade à la sultane. Cire blanche........ 2,0 Eau commune...... 24,0 Blanc de baleine___ 2,0 Baume de la Mecque. 0,0 Huile d amandes.... 30,0 Faites liquéfier au B.-M. la cire et le blanc de baleine clans l'huile, versez dans un mortier échauffé par Tenu bouillante ; battez vivement, puis ajoutez peu à peu l'eau et enfin le baume. Cette préparation , qui diffère à peine du cérat cosmétique, devrait être placée parmi les cérats. On lui donne quelquefois le nom de Pommade de limaçons. Pour que celte appellation fût justifiée, il faudrait que la pommade contint du mucus de ce gastéropode. Pommade pour faire croître les cheveux (Boucheron). Savon médicinal___30,0 Sulfate de fer...... 30,0 Cendres de cuir..... 30,0 Sel ammoniac ....... 30,0 Sel gemme ......... 30,0 Coloquinte .......... 30,0 Tartre mrt....... 30,0 Cachou .............. 8,0 Poudre à poudrer... 30,0 Faites une poudre fine, et formez une pommade avec Q. S. d'axonge. On enduit de cette composition un bonnet de taffetas que l'on place sur la tète. (J. m. ph.) Pommade créosotée. Créosote ........... 2,0 Axonge. 30,0 (Lonb.) Pommade au cyanure d'argent. Cyanure d'argent-----0,6 Axonge ............ 30,0 Pommade au cyanure de mercure (Biett). Cyanure de mercure. 0,75 Axonge............ 30,0 Ulcérations syphilitiques. (Jourd.) Pommade au cyan. de potassium (Hardy). Cyan, de potassium 0,05 à 0,10 Axonge 30 Pour calmer les démangeaisons occasionnées par le lichen. Pommade dessiccative. Beurre do cacao-----30,0 Cire jaune.......... 15,0 Blanc de baleine. ... 30,0 Acétate de plomb... 8,0 F. S. A. une pommade homogène. Ulcérations dues à un décubitus prolongé. On l'applique en couches très-minces. (Encycl.) P. au deutoxyde de mercure camphré (Monod). Bioxyde de merc.. 2,0 Camphre. 5,0 Axonge.. 40,0 Celle de Biett contient moins de camphre. Syphilides avec démangeaisons. Pommade ou onguent diurétique. Scille pulvérisée----- 2,0 Onguent napolitain.. 5,0 En frictions sur les lombes. Pommade d'ellébore noir. Ellébore noir pulv.. 8,0 Axonge,........... 30,0 Dartres invétérées. (Soub.) Pommade épispastique anglaise. Onguent de cantharides. Cantharides pulvér___ 60 Eau distillée......... 250 F. bouillir jusqu'à réduction de moitié, filtrez et ajoutez au liquide ; Cérat de résine................. 250,0 F. évaporer l'humidité. (Lond.) Pommade épispastique au garou ^ \ P. exutoire, ong. de garou ou de sainbois. Ext. éth. de garou... 40 Cire blanche........ 100 Axonge ............. 900 Alcool rectifié....... 90 Dissolvez l'extrait dans l'alcool, ajoutez l'axonge et la cive; chauliez modérément pour évaporer l'alcool; passez à la toile et agitez jusqu'à refroidissement. (Coder.) Pour le pansement des vésicatoires. La pommade épispastique végétale de Buch- ner, de Lausanne, a la couleur de celle ci- dessus, mais elle contient sans doute plus de garou, car elle est vésicante sur les en- fanls. Ou leur en frictionne le. derrière des oreilles pour obtenir un écoulement que l'on continue, si Ton veut, par de nouvelles applications. Pommade épispastique jaune*. Cantharides concassées.. 60 Axonge............ 840 F. digérer au B.-M. pendant k h. en agi- lant de temps en temps, passez avec expression ; remeltez la pommade sur le feu avec : Curcuma en poudre................. 4 Faites digérer, filtrez et ajoutez : Cire jaune.................. ". ...... 120 Faites fondre, et lorsque la pommade sera presque froide, aromatisez-la avec k d'essence de citron. (Codex.) Voici une recette qui nous réussit bien : Cantharides concassées. 250,0 Huile d'am. d.. 1250,0 Versez l'huile très-chaude (mais non bouillante) sur les cantharides, laissez digérer à une douce chaleur pendant 2/i heures, passez ' avec expression, filtrez et ajoutez à 1000,0 d'huile cantharidée : Cire jaune..................... 375,0 Pour le pansement des vésicatoires. M. Blanquinque met les cantharides dans un sac de loile, bien fermé, et le place à la surface du mélange de cire et d'axonge fondue dans une bassine avec 3 àZi litres d'eau; après une heure d'ébullilion pendant laquelle on remue le sac en tous sens, on charge ce dernier d'un poids qui le fait descendre dans feau bouillante; la graisse imprègne les cantharides, remonte à la surface et se mélange à la masse; le lendemain la pommade est fondue au B.-M. et versée en pots. POMMADE EPISPASTIQUE VERTE. — POMMADE DE GOUDRON. 771 Pommade épispastique verte*. Onguent populéum... 280 Cire blanche.......... 40 F. fondre, laissez refroidir un peu et ajoutez : Cantharides en poudre fine.. 10 (Codex.) Pour le pansement des vésicatoires. Elle est plus active que les précédentes et elle ne convient que lorsque ces dernières ne suffisent pas. La pommade ou onguent épispastique de Coense prépareavec : cantliarid. 125, ong. populéum 1,680; on fait dig. U h. au B.-M., on passe et on ajoute : cire 250. Pommade épispastique (Grandjean). Ong 1 . populéum. 750 Huile d olives. 500 Cire.... 215 Faites fondre et ajoutez : Cantharides puUérisées..... 35 (Cad.) Ne pas confondre cette pommade avec la pommade antiopiithalmique du même. Pommade épispastique (Rizet). Axonge ...... 00 Garou....... 30 Poivre........ 2 Divisez le garou et le poivre, faites-les digérer; passez et filtrez à chaud; ajoutez : Cire blanche.......... 4- Laudanum de Syd.... 0,5 Sulfate de quinine Eau de Habel Pommade fébrifuge de quinine (Boudin). i , 0 Axonge............ 15,0 O- S. F. dissoudre le sulfate dans l'eau de Rabel et ajoutez l'axonge. Employée avec succès contre les fièvres, toutes les fois que- la quinine n'est tolérée ni par l'estomac ni par le rectum; on l'applique sur l'aine ou sur l'aisselle préalablement rasées; puis on la recouvre de taffetas gommé. (Bowc/i.) Pommade fondante (Fabré). Émétique........... 1,9 Musc............... 0,5 Muriate d'ammoniaq. 4,0 Axonge............ 30,0 Camphre............ 1,3 En frictions sur les régions du foie dans les cas d'engorgement de cet organe. (Cad.) Onguent mercuriel.. 50,0 — basili'-'iim .. 25,Q Pommade de Fournier. Cantharides...... (Booch.; 0,50 Pommade de Giacomini. Eau cohobée de laur.- Axonge récente..... 15,0 Acétate de plomb... 4,0 Cette pommade, devenue populaire en Italie, est très-utile contre les inflammations externes, et surtout contre les engelures. Pommade de Gondret. Pommade ou Graisse ammoniacale, Caustique ammoniacal , Vésiratoire ammoniacal, Lipa- rolê d'ammoniaque. Suif de mouton..... 10,0 Axonge............ 10,0 Faites liquéfier dans un flacon à large ouverture. Ajoutez : Ammoniaque liquide à 0,92...... 20,0 Bouchez le, flacon, et agitez vivement dans l'eau froide jusqu'à refroidissement. (Codex). La véritable formule de Gondret est la suivante : axonge, 32,0 ; huile d'amandes, 2,0. On fait liquéfiera moitié et on ajoute : ammoniaque liquide à 25°, 17,0; et on agite jusqu'à refroidissement. Il faut éviter d'ajouter l'ammoniaque cà la graisse trop chaude. Employée en couches de 2 à 5 millim, d'épaisseur pour cautériser la peau, principalement dans certaines affections cérébrales. On doit la recouvrir d'une compresse épaisse, qui en concentre l'action; car, eu frictions à l'air libre, la pommade n'est que rubéfiante. Avec cette précaution elle produit la vesicalion en 10 à 15 minutes et forme eschare en 1/2 heure environ, plus ou moins selon l'idiosynerasie. On s'en sert quelquefois pour l'application de la méthode enderniique. Elle est héroïque dans l'amaurose avec dilatation de la pupille. Cette pommade n'agissant que par l'ammoniaque, et celle-ci se combinant à la graisse avec le temps, de manière à former savon, il s'ensuit qu'elle ne doit -être préparée qu'au moment du besoin. Deschamps a modifié, comme il suit, la foi- mule de cette pommade : graisse benzoïnée, 10, h. d'amand. 5, ammoniaq. liq. 15, et a proposé même de la remplacer par un mélange d'argile Q. V. et d'ammoniaque Q. S., que l'on conserve dans un flacon bien bouché. Pommade de goudron. ........ 00,0 Goudron purifié ___10,0 Axonge. (Coder. ) La formule du Codex de 1866 prescrivait seulement 30 gr. d'axonge. On peut ajouter de l'h. d'am. douces avec laquelle on triture le goudron, avant d'ajouter l'axonge, et opérer au B.-M. (Touéry.) Celte pommade est employée avec succès à l'hôpital Saint-Louis contre le psoriasis et la lèpre vulgaire. Elle doit être employée en grande quantité. Son usage ne peut causer d'accidents. On a remarqué qu'elle guérit plus promptemenf que les solutions arsenic des appliquées dans le môme cas, mais aussi que la guérison est moins durable. Celte pommade tachant le linge, Girault a pioposé l'usage de la pommade suivante : Axonge ....... 600 Huile ou pyrélaïne de goudron. 100 Mais elle ne paraît pas employée. La pommade de naphtaline, dont nous donnons plus loin la formule, a été proposée dans le même but. 772 POMMADE AU GOUDRON. Axonge............ 15, 0 Eau de Cologne.... 1,0 Pommade au goudron (Emery). Goudron........... 2,1) Cérat.............. 13,0 En frictions soir et matin, contre les affections cutanées chroniques, et principalement contre le psoriasis, la chute des cheveux. Pommade au goudron (Nat. Guillot). Axonge....................................^.... 50 S. -carbonate de soude, II. de cade, Goudron, aa.. 2à4 Contre l'eczéma des mains. Employée avec sucrés à l'hôpital Necker. Quelques praticiens remplacent l'huile île cade et le goudron par l'huile lourde i Eau de cann. orgée. 23,0 Cr rue............ 180,0 Sucre.............. 30,0 A prendra ad libitum, (St. Mort) Potion anisée. Alcoolat d'anis..... 10,0 Potion gommeuse.. 150,0 Dans les flaluosités. (Bouch.) Potion anthelminthique (Deslandes). Ext.aie. d'éc. de rac. Eau de menthe..... 50,0 de grenadier...... 25,0 Eau de tilleul...... 50,0 Suc de citron....... 50,0 Par cuillerées contre le taenia. (Bouch.) Potion antiasthmatique. Asc fétide.......... 2,0 Eau de menthe. Esp, de Minderer... 6,0 Une cuillerée toutes les heures. 100,0 PotiDn aatiasthmatique (Debreyne). Sirop de capillaire. Oxyinel seillitique, ûà. 23 Infusion d'hysope. . . 100 Kermès............ 0,10 Entrait de belladone 0,10 1 cuillère! 1 à bouche de 1/2 en 1/2 heure pendant la crise d'asthme. Potion antiasthmatique (Corput). Racine d'auu6e..... 30,0 Racine d'iris........ 15,0 F. inf. dansQ. S. d'eau bouillante pour obtenir 300,0 de Èôlalure. Ajoute/. : Gomme ammon. (diss. dans O. S. de vinaigre scillit.) 12,0 Sirop de polygala de Virginie.................... 30,0 '4 à 6 cuillerées par jour, dans la dyspnée polyblennique. Potion antiblennorrhagique (Langlebert). I. in distiLLe île copahu 300 Eau dist. de laur. cer. 10 Sirop simple 0- S. A donner, dans l'espace demi ou deux jours, aux malades qui ne peuvent supporter l'opiat de copahu et de cubèbes. Potion anticatarrhale. Potion expectorante. Oxymel scillitique... 50,0 Esp. de lavandecomp. 12,0 Elixir parégorique.. 12,0 Hydrolat de menthe. 50,0 Excellent incisif. — 3 à 5 cuillerées par jour. Potion anticroupale. Potion ou julep contre ,'e croup. Tartre stibié...... 0,08 Oxymel seillitique. . 12,0 Sir. d'ipécacuanha. 60,0 Infusé de polygala. 12.),0 Propre, dit-on, à favoriser l'expulsion des finisses membranes (.lourd.) Potion anticroupale (Albert de Bremen). l\lucil. de gomme.... 8,0 Sirop de guimauve.. 24,0 Eau distillée........ 60,0 Camphre.......... 0,02.'. Tartre st bié....... 0,10 Vin d ipéca........ 3,0 Une cuillerée à café toutes les 10 ou 30 minutes, en faisant boire dans l'intervalle de Peau sucrée tiède, ou un mélange d'eau et de lait. Potion antidiarrhéique Extrait thébaïque.. S nitr. do bismuth. Eau distillée...... 0,0,, 2 Sirop de coings, Sirop de menthe, aa. 15 Sirop d'armoise e... 30,0 Teint, de eastoréum. 2,0 Ean de 11. d'orang.. 60,0 Par cuillerée d'heure en heure, en agitant chaque fois. Potion antihystérique. P. arec tes substances fétides. Ean de valériane.... 60,0 Ether sulfurique,... 4,0 (Codex de if Potion antihystérique. Bromure de potass. u a 8 Eau dist. de tilleul.. 100 Sirop de Heurs d 01 aviser. 32. Potion antihystérique fétide. Ase fétide........... 4,0 ' Eau de menthe..... 45,0 Faites une émulsion, passez et ajoutez : Teinture ammoniacale Temt. de eastoréum. 12,0 de valériane....... 8,0 Ether sulfurique. ... 4,0 Potion antiietérique (Quarin). Acétale de potasse.... 15,0 Eau de fenouil..... 180,0 Extrait de pissenlit.... 15,0 Sir. des cinq racines. 30,0 — de ciguë. 0,5 à 1,0 [Cad.) Les pp. des deux premières substances nous semblent 1 ien foi tes. 2 cuillerées toutes les quatre heures. Potion antiphtisique. Eau de laitue...... 125.0 Sirop de guimauve. 30,0 Solut. d'iod. de potassium, gouttes....... 1 Acide [ituss. méd., gtt. 1 Une cuillerée à café d'heure en heure. Potion antirhumatismale (Wardelevorth). Iodure de potassium 2,0 Sirop de safran.... 15,0 Eau de menthe.... 173,0 30 grammes 3 fois par jour dans le rhumatisme articulaire aigu. POTION ANTIRHUMATISMALE. — POTION BALSAMIQUE. 785 Potion antirhumatismale op. (Delioux). Teint, de sem. de colch. 5 — d'aconit. 2 Sirop d'opium....... 30 Eau gommée........ 170 2 ou 3 cuillerées par jour, dans les cas d'insomnie ou contre les douleurs vives. Potion antiscorbutique. Sirop de quinquina. 50,0 Eau de menthe.... 150,0 Esp. de cochléaria.. 10,0 Suc de citron....... 30,0 P. antiscrofuleuse (Hufeland, Crawford). Chlorure de baryum.. 2,0 Eau de cannelle____30,0 Chlorure de fer...... 2,0 Sirop d'écorce d'or.. 30,0 20 à 30 gouttes toutes les 3 heures. Potion antiscrofuleuse (Righini). CMor. de calcium.. 4,0 Eau distillée....... 3b0,0 Sirop de mousse de Corse............ 50,0 A prendre dans un jour en trois fois. Potion antiseptique Serpentaire. Quinquina... 10,0 10,0 Eau bouillante 200,0 Faites infuser, passez et ajoutez : Sirop de sucre........ iiO Acétate d'ammoniaque. 20 Par cuillerées. (Bouch.) Potion antiseptique camphrée. Serpentaire de V ..... 8,0 Eau bouillante..... Q. S. pour 120 d'infusé, auquel ajoutez : Sirop de quinquina.. 30,0 Camphre........... 0,6 Teint, de quinquina. 8,0 Acétate d'ammon... '!0,0 Dissolvez le camphre dans la teinture. Potion antispasmodique j$. P. éihérée; Putio antispasmodica. Sirop de fl. d'orang. 30,0 Eau detl. d'orang.. 30.0 EaudetiUeul....... 90,0 Ether sulfurique____ 2,0 Le Codex a remplacé les 2 gr. d'éther par h gr. de liqueur d'iloifmann. La potion antispasmodique opiacée du Codex s'obtient en ajoutant à la formule ci dessus : laudanum Syd. 0,80. Potion antispasmodique opiacée. Sirop d'opium ..... (5,0 Eau commune.....100,0 de sucre... Eau de 11. d'orang 10,0 15,0 Ether. (F. II. P.; Potion antispasmodique fétide. Teint, de castoréurn. 1,20 Eau de fl. d'orang.. 48,0 Esp. de corne de cerf. 1,20 Sirop d'éc. d'orang.. 45,0 Potion antisyphilitique (Donovan). Solution d'iodo-ar^e- Eau distillée........ 80,0 nite mercuriqne... 4,0 Sirop de gingembre . 16,0 Affections syphilitiques. (Bouch.) Potion antisyphilitique (Mendaca). Cyanure de mère... 0,3 Laudanum........... 2,0 Eau distillée....... 180,0 Une cuillerée matin et soir dans une décoction de salsepareille. (Rud.) Potion antitétanique (Fournier) Camphre......... 4,0 Musc............ 4,0 Infusé chargé d'arnica. 125,0 Eau de Luee......... 8,0 A prendre par cuillerées d'heure en heure dans les morsures de serpent. Si le malade n'urine pas, on y ajoutera h gr. d'azotate de potasse. (Mr.) Potion aromatique. P. cardiaque, P. cordiale. Sirop d'œillets...... 30,0 Eau de menthe..... 60,0 Esp. de cannelle----- 15,0 Eau de fl. d'orang... 60,0 Conf. d'hyacinthe... 5,0 (Codex de 1866.) Par cuillerées, dans l'atonie de l'estomac. Potion cordiale. Vin de Binyuls...... 110 Teinture de cannelle.. 10 Sirop d'éc. d'orang. am. 40 Mêlez. (Codex.) P. arsenicale ou minérale (Boudin). Soluté arsenical de l'auteur. 25,0 Sirop simple. 25,0 Vin rouge................. 50,0 A prendre en 5 doses de 1/2 heure en 1/2 heure, au moins 3 heures avant le moment présumé de l'accès. Potion astringente. Extrait de ratanhia. 5,0 Eau corn.......... 100,0 Autre formule : Extrait de ratanhia. 2,0 Alun.............. 0,5 Infusé de roses.... 150,0 Sirop de coings.... 50,0 (Codex.) Sirop de roses..... 30,0 — de cachou... 30,0 Eau de Rabei, gtt. 15 Potion astringente (Gamba). Tannin........... Eau dist. d'absinth 1,0 100,0 Sirop de safran, Vin de Malaga, aa.. 20,0 Leucorrhées, métrorrhagies. Potion atrophique (Magendie). lodure de potass. Eau de laitue. ... {,0 250,0 Eau de menthe..... 8,0 Sirop de guimauve.. 30,0 Dans l'hypertrophie du ventricule du cœur. Dans certains cas on peut ajouter U à 8 gr. de teinture de digitale. Potion balsamique, de Choppart. Potion au baume de copafiu. Baume de copahu.....50 Alcoo à Sfio.......... 60 Sirop de Tolu........ 50 3 à 0 cuillerées par jour, en agitant chaque fois, dans la gonorrhée. Cette préparation est très-efficace, mais fort désagréable à prendre. On recommande de se pincer le nez en la prenant afin do n'en pas percevoir le goût; puis on fait aussi manger quelques pastilles de menthe après l'avoir prise. Eau di menthe...... 10e Acide azot. alcoolisé . o (Codex. F. O.P.) 786 POTION BALSAMIQUE ALCALINO-ÉTHÉRÈE. — POTION CHLORIQUE. En un jour dans les scrofules. (Mag Potion calmante. P. amdine, julep calmant. Cadet remplace le sirop de Tolu par celui de capillaire, et ajoute de l'eau de fleurs d'oranger. En remplaçant l'alcool par 15 gram. de gomme arabique en poudre et mieux par un jaune d'oeuf avec lequel on triture d'abord le copahu, on obtient la potion de Choppart ou de copahu émulsionnée. Le goudron dissimulant l'odeur et la saveur du copahu, Parisel a substitué celui-là au sirop de Tolu et aux eaux de menthe et de fleurs d'oranger, et a proposé la potion de Choppart modifiée suivante : Copahu ............. GO Gomme arabique ...... 15 Sirop de goudron.... 60 Alcool nitrique....... 5 Eau de goudron..... 100 F. uneémulsion en battant d'abord dans un mortier le baume, le sirop et la gomme, et délayez peu à peu dans l'eau de goudron. L'alcool nitrique se met directement dans la bouteille. Agitez. 3 à 6 cuillerées à bouche par jour. Potion balsamique alcalino-éthérée. Potion de copahu alcalino-éthérée. Copahu ............ 30,0 Eau de menthe----- 125,0 Sirop de gomme-----30,0 Ether sulfurique... 2,0 Carbon, de soude... 2,0 Dissolvez le - carbonate dans l'hydrolat, ajoutez le copahu, agitez et ajoutez les autres substances. Le copahu se trouve ainsi émul- sionné. (Voy. Copahu, Solut. spéeif. de copahu.) Potion balsamique magnésienne. Copahu ............ 50,0 Lait de magnésie.... 20,0 Alcoolat de menthe. 30,0 3 cuillerées à café par jour dans la gonor- rhée. (Mia.) Potion du docteur Bayle. Teinture de digitale. 1,0 Sirop simple........ 10,0 Eau di»t. de tilleul.. 50,0 (Boum.) Potion ou julep béchique. Inf. d'esp. béehiques, 120,0 Sirop de gomme... (Codex.) Potion au benzoate d'ammoniaque (G. Taylor). Benzoate d'ammon.. 0,30 Sir. de baume de Tolu. 1G Esprit d'éther nitriq. 1,00 Mixture camphrée..... 32 ou 50 gouttes. A prendre en 3 fois par jour. Contre l'albuminurie scarlatineuse. Potion benzoïque. Acide benzoïque..... 5,0 Potion gommeuse.. 125,0 Catarrhes chroniques , gravelle inique. (Bouch.) Potion bromée ou bromurée. Bromure de potass.. 0,6 Sirop de guimauve.. 30,0 Eau de laitue...... 90,0 Sirop d'opium...... 10,0 Eau de tilleul..... 120,0 — de fl. d'orang. 20,0 (Codex de 1866.) Le Codex prescrit : Gomme pulvérisée.... 10 Eau de fl. d'oranger.. 10 Sirop diacode........ 30 Eau distillée......... 100 Potion calmante (Buttner). Ipéca.............. 0,23 Lédum............ 30,0 Séné ............... 4,0 Eau bouillante___ Q. S. pour obtenir 120,0 d'infusé, ajoutez : Sucre .............. 30,0 Ammoniaque anisée. 4,0 1/2 cuillerée toutes les 2 h. dans la coqueluche. Potion cantharidée. Emuhion de cantharides, de Van Morts. Huile de cantharides 5tiel ............... 30,0 par infusion...... 6,0 Gomme arabique.... 8,0 Jaune d'œufs....... no 1 Eau dist. de genièvre. 90 â 0 F. S. A. une émulsion. (Pmb.) Dans l'ascite, la folie, et pour exciter l'appareil génital. Cette préparation est l'une des plus convenables pour l'administration de la canlharide a l'intérieur. Potion carminative. Eau de menthe ..... 60,0 Sirop de camomille.. 15,0 — de camomille... 60,0 — de coquelicot.. 15,0 (Spiel.) Potion au chloral hydraté. Colorai hydraté 2 à 5,0 Eau distillée de tilleul 150,0 Sirop d'écorec d'oranges 30,0 A prendre par cuillerée dans les 24 heures, comme calmant hypnotique. Lorsqu'on veut produire un sommeil prompt, on peut prendre cette potion en 3 ou !\ fois à une heure d'intervalle, selon le cas et le sujet. — Très- efficace contre le mal de mer. (O'Rorke.) Potion au croton chloral hydraté. (WeilL) Croton chloral........ 2 Ext. réglisse.......... 4 Glyérine chaude...... 6 Eau, simp sucre, aa... 45 On peut faire une solution titrée, préparée d'avance, pour les besoins journaliers. Croton chloral. 25 Eau..... 2i'0 Glycérine ...... 1b Sirop sucre.......... 130 Ext. réglisse........ 5» Cette solution se conserve indéfiniment, sans altération. La cuillerée à bouche contient 1 gr. du médicament que l'on étend d'eau et de sirop à volonté. Potion chlorique. Chlore liquide......60,0 Sirop de sucre..... 180,0 Une cuillerée à bouche toutes les 2 heures, dans les fièvres typhoïdes. (Jourd.) POTION AU CHLOROFORME. — POTION CONTRE LA RACE. Potion au chloroforme (Tourasse). Chloroforme. 1 Alcool à 90o c. 8 Eau de Iaur. Eau de lait.. 120 Sir. de fl. d'or.. 30 cerise---- 10 Dissolvez le chloroforme dans l'alcool et versez-le dans la potion. M. Sfurdock préfère la dissolution du chloroforme dans la glycérine (3 p.). Potion chloroformisée. Eau chlororormisée. 100,0 Sirop d'éc. d'orang. 25,0 Par cuillerée, contre les névralgies, l'asthme, etc. Potion chloroplatinique (Hœfer). Chlorure de platine.. 0,1 Potion gommeuse.. 180,0 Par cuillerées, dans les 24 heures. Potion de chloroplat. de sodium (Hœfer). Chlorure de platine.. 0,3 — de sodium.. 0,3 Potion gommeuse.. 200,0 Potion de codéine. Sirop de codéine___30,0 Infusé béchique.... 125,0 Une cuillerée toutes les heures. (Bouch.) Potion de colchique (Forget). Vin do colchique... 30,0 Eau de laur.-cerise.. 5/0 Inf. de camomille.. 120,0 Sirop simple........ 30,0 A prendre par cuillerée, de 2 en 2 heures. Potion contre l'albuminurie. Ac. gallique. 0,50 Eau dist....... G0 Sir. «impie. 20 F. dissoudre. A prendre dans la journée. Potion contre l'aphonie (Mongenot). Thé Ilyswen........ 8,0 Fleurs de molène..... 4,0 Lierre terrestre...... 8,0 Iris................. 2,0 Faites infuser dans 180 gr. d'eau bouillante. Passez et ajoutez. Rhum .............. 30,0 Sirop de Tolu...... 15,0 Sirop d'érysimum... 30,0 Teinture de t.moelle. 1,3 Dans l'aphonie par asthénie. (Cad.) Potion alumineuse contre la coqueluche. Alun .............. 1,25 Sirop de coquelicot.. 8,0 Extrait de ciguë___0,60 Eau de fenouil..... 90,0 Toutes les 6 heures, une cuillerée à dessert. Potion contre la coqueluche (Wright). Vin d'antimoine, goût. 20 Tart. dépôt, et de fer. 0,10 Teint, d'aconit, goût.. Pour un adulte. Eau distillée.......... 30 Potion contre la coqueluche (Holmes). Ac. nitrique dilué..... 50 Teint de card. comp.. 10 Sirop simple......... 100 Eau pure........... 30 Potion contre la coqueluche (Levrat). Hydrolat de laitue. 125,0 Sirop de belladone... 8,0 — de fl. d'orang. 8,0 Ammoniaque liquide, Sirop de pivoine... 30,0 gouttes............ 6 Une cuillerée d'heure en heure dans la coqueluche rebelle. Remède efficace. Potion contre la diarrhée. Sirop de coings.....30,0 Teinture de cachou. 10,0 Eau de cannelle.... 30,0 Eau commune...... 90,0 Acide sulfur. aie----- 2,0 Laud. de Rouss., gtt. 10 Cette potion est très-efficace. On la prend en deux ou trois fois dans la journée. Potion contre la diarrhée des enfants (Mascarel). S.-nitrate de bismuth. 1,0 Eau de laitue...... 120,0 Gomme adragante... 1,0 Sirop simple....... 30,0 1/2 cuillerée d'heure en heure. Diarrhée, cholérine. Potion contre la gangrène (Hunt). Chlorate dépotasse.. 2,0 Eau............... 50,0 Sirop simple........ 10,0 Par petites cuillerées dans les 2Zi heures. Potion contre la goutte (Henrotay). 60,0 2j0,0 Par cuillerées de 2 en 2 heures. Le surlendemain on prend les pilules du même auteur. Potion contre la gravelle urique (Venables). Gomme arabique... Eau.............. Alcoolé de colchique. 8,0 Sirop de rhubarbe.. 60,0 Borate de soude.... 0,50 Bicarbon. de soude. 0,60 Eau gazeuse........ 150 Sir. d'éc. d'or. am.. 50 On pourrait remplacer le borate et le bicarbonate de soude par 0,30 à 0,40 de borate de lithine. Potion contre l'ivresse. Potion ammoniacale. Ammoniaq. liq., goût. 20 Eau pure---- 125,0 Potion contre le mal de mer (Guépratte). Eau dist. de valér... — de il- d'oranger. — de laitue----- 60,0 Teint, de cannelle.. 4,0 30,0 Laudanum, gouttes. 0 30,0 Sir. d'éc. d'orang.. Q. S. F. S. A. une potion à prendre par demi- cuillerées à calé, de manière à la consommer en six ou huit heures. Potion contre la migraine. de menthe p. 90 Hydrol. de laurier-cer. 10 Sirop de citrale de caféine 30 Par cuillerée a café de 1/2 heure en 1/2 h Potion contre la rage. P. antilyssique, de Selle. Camphre ..... Proscarabées . Hydrol. Acét. d'ammon. liq. Thériaque......... Sel vol. de c. de cerf. 230,0 13,0 8,0 4,0 4,0 On broie les proscarabées dans l'esprit de Mindérer, et on ajoute les autres substances. On la prend par cuillerées dans Fhydropho- bie pour exciter les sueurs et les urines. Remède allemand. (Vir.) On a oublié cette préparation pour une POTION' CONTRE LA SCIATIQUE. — POTION EFFERVESCENTE. foule d'autres moyens qui nous semblent bien moins rationnels. Potion contre la sciatique (Schneider). Essence de téréb... 8,0 Sucre............. 15,0 Gomme arab. pulv. 8,0 Sir. de ment. poiv. 30,0 Eau de meuth. crép. 125,0 2 cuillerées trois fois par jour. En même temps l'auteur l'ait frictionner les parties malades avec le Uniment qui suit : Ess. de térébenthine, 1 p.; Uniment volatil camphré, 2 p. Potion contre la scarlatine (Stahl). Mixture de carb. d'ammoniaque, de Bodenius. 8,0 Sirop de guimauve.. 40,0 Carb. d'ammoniaq. Eau distillée....... 200,0 Scarlatine nerveuse et ataxique. (Bouch.) Potion contro-stimulante. Infusé de feuilles Antim. diaphorétiq.. 3,0 d'orang-er ....... 200,0 Sirop simple ........ 20,0 Gomme adragantc. 2,0 — diacode...... 20,0 L T ne cuillerée toutes les heures. (Bouch.) Potion contre la tympanite (Graves). Ess. de térébenthine.. . 2 Eau................. 2i Huile de ricin......... 3 Mucil. de gom. arab. Q.S. A répéter toutes les 6 heures, pour rétablir le cours des mat. intestinales et calmer le système nerveux des sujets atteints de fièvre typhoïde. Potion contre le taenia. Huile de ricin...... 30,0 Etber sulfurique..... 8,0 Une cuillerée toutes les deux heures. (Il ad.) Potion contre le taenia, térébenthinée. Beméde contre le tœtria, de Levaclier. Sirop de sucre...... 30,0 Gomme arabique.... 10,0 Huile de ricin.. .. Ess. de térébenth Eau de menthe.. 60,0 LS,0 60.0 A prendre en une fois le matin à jeun. Potion contre le vomissement nerveux (Padioleau). Hydroch. de morph. Bicarb. de soude... Eau de laitue...... 0,05 0,6 90,0 Sirop de limons..... 15,0 Eau de laur.-cerise.. 3,0 Potion contre la toux (Lebert). Sirop diacorle ...... 30,0 Elixir parégorique. 4,0 Eau distillée....... 120,0 Eau de laur.-cer___ 8,0 Mucilage de gomme arabique......... 30,0 Une cuillerée toutes les 2 heures. Potion de copahu et de cubèbes. P. antiblennorrhwjique. Copahu ............ 25,0 Ether azoteux aie. 5,0 Teinture de cannelle. 10,0 Sirop diacode...... 25,0 Infusé de cubèbes au 1/4 (Cub. 25,0 Eau 100,0). 100,0 3 à h cuillerées dans la journée. Agitez chaque fois la fiole. Eau distillée.......... 30 Essence de muscade... 2 Potion cordiale des Hôpitaux. Vin rouge......... 125,0 Teint, de cannelle . 10,0 Sirop simple....... 25,0 C'est une sorte i'hippoaras. (Voy. ce mot et Potion aromatique.) Potion créosotée (Ebers). Créosote, gouttes... 2à4 Emuls. de pavot bl.. 150 Mucil. de gom. arab .. 50 Sucre............... 4 1 cuillerée à bouche toutes les 2 heures, dans la bronchite chronique et la phthisie.- Autre formule : Créosote, gouttes...... Mue. de gomme arab.. Dans les vomissements rebelles (Frank.) Potion diaphorétique. Sirop de sucre.... 20,0 Eau ............. 1000,0 M. Bouchardat donne cette préparation comme très-efficace dans la glucosurie. Potion digestive à la pancréatine (Van den Corput). Pancréatine.......... 1 Eau de mélisse...... 120 Carbonate dépotasse. 1 Sirop d'écoices d'or.. 30 Mêlez. 1 à 2 cuillerées pendant les repas. Potion de digitaline (Homolle et Quevenne). Sirop de fl. d'orang. 25,0 Carb. d'ammoniaq... 2,0 Rhum .............. 20,0 5 millig. lailue. 100,0 Digitalii Hydrolat de Dissolv. la digitaline dans quelques gouttes d'alcool et ajoutez aux autres composants. Par cuillerées, dans les 2/i heures. Potion diurétique Oxym. colcbique... . 10,0 Sirop des 5 racines.. 40,0 Inf. de pariétaire.. 100,0 Alcool nitrique.... 2,0 Acétate de potasse. 10,0 Par cuil. dans la journée (Bouch.) Potion diurétique excitante (Harles). Digitale.. 2,0 Cascarille.. 8,0 Eau bouillante. 125,0 Laissez infuser et ajoutez à la colature : Esprit de Mindérer. 13,0 Sirop simple........ 15,0 Hydrothorax et hydropisie ascite [Gaz. H.) Potion diurétique nitrée. Nitre............. 1,2 Sirop des 5 racines. 30,0 Eau de fenouil..... 125,0 (Foy.) Potion diurétique sédative (Krauz). Digitale ............. 8,0 Eau bouillante..... 200,0 Faites infuser, passez et ajoutez : Nitrate de potasse.. 8,0 Eau de laur.-cerise.. 10,0 Sirop de guimauve.. 40,0 Cardite idiopalhique, ischurie. (Bouch.) Potion effervescente (Boerhaave). Suc de citron....... 15,0 Carb. de potasse..... 4,0 Vin rouge.......... 30,0 Le malade mêlera la poudre à la liqueur, et POTION EMETIQUE. - au moment de l'effervescence il avalera le tout. (Gaubius.) Potion emétique (Cayol). Emétique......... 0,1 Sirop d'ipécacuanha. 30,0 Eau de camomille.. 125,0 Eau de fl. d'orang.. 12,0 Potion émétisée ou stibiée (Rasori). Emétique.......... 0,3 Inf. defeuill. d'or. 125,0 Sirop de sucre......30,0 Une cuillerée toutes les deux heures dans la chorée et surtout dans les pneumonies. Dans la P. stibiée du docteur Louis, le sirop de sucre est remplacé par du sirop diacode. La Potion contro-stimulante de Laêhnec a la même formule. Potion éméto-cathartique. Emétique .......... 0,1 Eau chaude....... 280,0 Sulfate de soude.... 15,0 En 3 doses, à un quart d'heure d'intervalle (Souch.) Potion emménagogue (Desbois). Huile vol. de rue, goût 6 Sucre.............. 30,0 — de sabine, goût. 6 Triturez et ajoutez : Eau d'armoise..... 100,0 Eau de fl. d'orang.. 15,0 Une cuillerée toutes les heures (Cad.) Potion d'ergotine (Bonjean). Ergotine........... 1,2 Sirop de fl. d'orang. 30,0 Eau............... 90,0 A prendre par cuillerées à bouche dans la journée pour une.hémorrliagic, et de dix en dix minutes dans les cas d'inertie de la matrice, jusqu'à ce que les douleurs expulsives aient amené l'accouchement. Dans les cas de métrorrhagies graves, on peut porter la dose d'ergotine jusqu'à 8 grammes et plus. La potion est le mode le plus efficace pour l'administration de l'ergotino. Potion excitante (Schubarth). Vinaigre fort....... 30,0 Sirop de cerises..... 60,0 Une cuillerée à café toutes les heures dans les fièvres typhoïdes (Jourd.) Potion fébrifuge (Foy). Sulfate de quinine... 1,0 Acide sulfur-, goût. 2 Sirop de quinquina.. 30,0 Infusé d'absinthe.... 90,0 Potion ferrugineuse (Trousseau). Tart. ferrico-potass. 8,0 Eau distillée....... 100,0 Eau de cannelle..... 20,0 Sirop de Tolu ...... 30,0 1 à k cuillerées par jour. Potion gazeuse. P. effervescente, P. carbonique, P. antièmé- tique, P. antivomitive de Rivière. Sirop de limons..... 30,0 Eau commune...... 90,0 Suc de citrons...... 15,0 Bicarb. dépotasse.. 2,0 POTION GOMMEUSE. 789 Il est quelquefois avantageux de faire prendre séparément au malade le sel alcalin et les acides afin que l'effervescence se fasse dans l'estomac même. Aussi le Codex donne-t-il la formule suivante: Bicarb. de potasse .. 2,0 Sirop simple........ 15,0 Eau commune...... 50,0 Etiquetez : Potion alcaline ou n° 1. Acide citrique...... 2,0 Eau commune...... 50,0 Sirop de limons..... 15,0 Etiquetez :' Potion acide ou n° 2. On l'ait prendre successivement au malade P. E. de chacune de ces potions. La potion de Rivière est employée avec succès pour arrêter les vomissements. On pourrait l'administrer à l'aide d'un flacon, confectionné sur le modèle de Yappar. gazogène de Lliôte, qui contiendrait le soluté acide et le soluté alcalin, dans 2 compartiments différents, mais accolés et réunis dans un même cylindre de verre ou de porcelaine, qui par deux becs réunis verserait les 2 liquides simultanément et par portions égales. A défaut de l'appareil précédent, on se servirait avec avantage du petit appareil à double fond en porcelaine, employé pour l'injection de l'huile de foie de morue. Potion gazeuse ou effervescente éthérée. Potion de Rivière éthérée. Sirop de limons..... 30,0 Eau de tilleul....... 60,0 Sue de citrons...... 15,0 Laudanum liquide... 0,6 Eau de 11. d'oranger. 15,0 Etlier sulfurique___ 0,6 Mêlez et ajoutez en bouchant aussitôt : Bicarbonate de potasse.....2.0 (Guib.) La Potion de Dehaen s'en rapproche beaucoup. Potion de Gœlis. Décocté deguim... 100,0 Nitrate de potasse.. 2,0 Infusé de reglisse.. 100,0 Oxymel simple..... 50,0 Contre la pneumonie des enfants. — 1 petite cuill. toutes les heures. Lorsque la résolution est opérée, remplacer le nitre par 5 à 15,0 d'acétate d'ammoniaque. Potion (ou julep) gommeuse. Gomme arab. pulv.. 10,0 Eau de fl. d'orang. 10,0 Sirop simple........ 30,0 — commune...... 100,0 (Codex.) M. Magnes-Lahens prépare cette potion en ajoutant Q. S. d'eau au sirop officinal suivant : G. du Sénég. choisie.. 80 Sucre en p. gross..... 200 Eau dist. de fl. d'or... 160 Eau simple.......... 60 Avec 500 grammes de ce sirop, on obtient 10 potions gommeuses en prenant 50 de sirop et 500 d'eau; c'est 20 de sucre substitués aux 30 de sirop de gomme du Codex. Sou- 790 POTION HEMOSTATIQUE. — POTION PECTORALE. beiran remplace ce dernier par le sirop simple ; d'autres, par le sirop de guimauve. Au reste, dans plusieurs pharmacies de Paris, on se sert d'un sirop semblable à celui de M. Magnes-Labens pour préparer la potion gommeuse du Codex. Potion hémostatique. Dec. de ratanhia... 250,0 Elixir acide de Hall.. 4,0 Sirop de cannelle.. 45,0 (Rad.) Potion hémostatique (Dumas). Sulfatedefer........ 0,3 Eau de Rahel...... 2,0 Sang-dragon........ 0,5 liée, de consolide.. 150,0 Teint, de cannelle___0,5 Sirop diacode...... 30,0 Potion hémostatique au seigle ergoté. Extrait d'ergot.... 4,0 Sirop diacode....... 10,0 Eau de cannelle... 100,0 — simple ........ 20,0 Une cuillerée toutes les demi-heures. (Bouch.) (Voy. Potion d'ergotine). Potion hydragogue (Cruveilhier). Digitale........... 1,0 Eau bouillante..... 230,0 Ether nitrique...... 2,0 Sirop des 5 racines.. 30,0 F. infuser la digitale dans l'eau, passez et ajoutez les autres substances. Contre les infiltrations séreuses. Potion incisive. Gomme ammoniaq . 0,6 Oxymel scillitique... 30,0 Infusé d'hysope___ i25,0 (Cot.) Potion iodée (Boinet). Teinture d'iode. 2 Tannin..... 0,25 Eau..... 1000 Une cuill. à bouche 2 fois par jour, dan» le vin, en mangeant, au déjeuner et au dîner. Potion iodurée (Iodognosie). Iodure potassique.. 0,5 Sirop déc. d'orang.. 23,0 Eau distillée....... 100,o A prendre en 3 fois dans la journée. Potion de Lyon. Sirop de pivoine..... 15 — de belladone... 10 Eaudistill. de laitue. 125 Eau de fl. d'oranger. 10 Ammon.liq.,goutt. 8 à 13 Contre la coqueluche. Potion de magnésie. Potion purgative à la magnésie. Magnésie calcinée... 10,0 Eau distillée....... 100,0 Sirop de fl. d'orang. 30,0 (Gobley.) A prendre en une ou deux fois. M. Mialhe a donné la formule suivante de cette potion, adoptée par le Codex : Magnésie cale. ofF... 8,0 Sucre.............. 50,0 Eau simple......... 40,0 Eau de fl. d'oranger. 20,0 Broyez la magnésie avec l'eau, introduisez le mélange dans un poêlon d'argent et chauffez jusqu'à ébullition, en agitant sans cesse ; retirez du feu, ajoutez le sacre en continuant à l'agiter, ajoutez enfin l'hydrolat et passez à travers une passoire fine. (V. Lait de magnésie.) A prendre en une seule fois le matin à jeun ; aussitôt son ingestion, on prend une demi- verrée d'eau sucrée. Elle produit ordinairement son effet au bout de 5 ou G heures. Ces formules sont des modifications de la préparation connue à la Guadeloupe sous le nom de Médecine de magnésie, de Médecine blanche. La médecine de magnésie purge abondamment sans faire éprouver ni fatigue ni colique; elle ne provoque que peu de selles, mais des selles copieuses, molles et comme pultacées. Potion à la mannite. Marmite ............ 15,0 Eau.............. 100,0 Faites fondre et ajoutez : Sucre.............. 20,0 Alcoolat de cit., goût.. 6 A prendre en une fois. (Bouch.) Voyez nos remarques sur la mannite. Potion au musc (Delioux). Teint, de musc....... 4 Eau gommée......... 60 Ext. aq. de quina..... 4 Sirop de Tolu......... 30 Vin rouge............ 60 Dans les fièvres typhoïdes. Potion au musc (P. Vigier). Musc ................ ! Alcool à ï>3 n . ........ 4 Sirop ................ 30 Eau distillée......... 100 Triturez Je musc avec l'alcool et quand il est réduit en pondre très-fine, ajoutez l'eau petit à petit, puis le sirop. Potion musquée. Infusé de valériane.. 90,0 Sirop de fl. d'oranger. 30 Musc .............. 0,3 (Gïïib.) La Potion musquée ou Julep musqué de la plupart des pharmacopées étrangères contient une dose exagérée de musc. Potion nervine ou valérianée. Valériane., Eau bouillante.. Ajoutez à l'infusé : Eau de cannelle...... Liqueur d Hoffmann... 00 Sirop simple. (Aug.) Potion nitrique opiacée. Sirop simple ....... 30,0 Déeocté de gruau.. 270,0 Acide nitrique....... 4,0 Teinture d'opium, gtt. 20 1/2 verre toutes les deux heures dans la dys- senterie, le choléra. (Phccb.) Potion pectorale. Infusé de 11. pectorales. 120 Sirop de gomme...... 30 (Coiiex.) Potion pectorale. Looch expectorant ; Linctus pectoralis. Soufre doré d'antim. 1,25 Oxymel scillitique... 30,0 Exlr. de polygala... 1,0 Sirop de guimauve.. 60,0 Agiter au moment de s'en servir. (Eamb.) POTION PECTORALE. Potion pectorale avec l'acide prussique. POTION PURGATIVE AU CAFÉ. 791 Acid eyan. méd.,gtt. 15 Inf. de lierre terr... 60,0 Sirop de guimauve.. 30,0 (Mas.) Sirop d'opium...... 60,0 Eau............... 60,0 P. pectorale avec la gomme ammoniaque. Gomme ammoniaq.. 15,0 Eau d'hysope...... 180,0 Faites une émutsion et ajoutez : Esprit de Mindérer.. 30,0 Sir. de Vélar. 60,0 (FniD.) Potion pectorale (Rayer). Votion à l'huile de foie de morue. Huile defoiedemor. 90,0 Gomme arabique.... 15,0 On la prendra en 9 doses égales en trois jours. Dans la pneumonie chronique. Onajoute k à 5 gouttes de laudanum si l'estomac ne supporte pas l'huile. Potion au perchlor. de fer (Deleau). Perchlor. de fer.. 0,50 à 1 Sucre............. Q. S. Eau distillée......... 250 Dans certains cas de métrorrliagie et d'hé- morrhagie intestinale. Potion au perchlor. de fer (Barudel). Perehl.de fer à 30», gtt. 80 Siropsimple.......... lb Eau distillée.......... 60 Dans Furéthrite aiguë, les liémorrhagies internes, 1 cuill. à bouche de deux en deux heures. Potion phéniquée (Dussau). Acide phéniq. crist. 0,15 Eau de fl. d'oranger.. 10 Eau dist.......... 100 Sirop d'êc. d'or. ara.. 40 A prendre en trois fois dans l'espace de 2 heures. Choléra. Potion phosphorée. Potion stimulante 'phosphorée. Huile phosphorée..... 8 Eau de menthe...... 100 Gomme arabique..... 8 Sirop de sucre...... 60 Faites une potion émulsionnée. (Soub.) Cette préparation est le meilleur mode d'administration du phosphore à l'intérieur. Elle est préférable à la potion suivante, tirée du même auteur : Ether phosphore...... 4 Sirop de gomme...... 60 Eau de menthe........ 60 Par cuillerées d'heure en heure. Voici la formule adoptée par M. lléhu : Huile phosphorée Q. S. pour 0,001 à 0,010 de phosphore Sirop de gomme...... 30 Eau dist. de menthe... 30 On verse le sirop dans une fiole qu'on agite de manière à bien mouiller toute sa paroi interne, on y laisse tomber le nombre de gouttes d'huile phosphorée au -i- (V. p. 548 et549) correspondant à la quantité de phosphore prescrite, puis on agite, on ajoute l'eau de menthe et on agite de nouveau pendant quelques secondes. On a ainsi une émulsion assez stable à laquelle la moindre agitation rend toute son homogénéité. Potion de Pradel. Hydrolé de camph . 1J5,0 Sirop de ratanhia... 30,0 Sirop de gomme.... 30,0 Tannin ............ 2,0 Antidiarrhéique. (Nysten.) Potion à la propylamine (Dujardin-Beau- metz). Chlorhyd. de propyl. 0,25 à 0,50 Eau de tilleul 100 Sir. d'éc. d'or. am. 30 A prendre par cuillerée à bouche dans une journée, dans le rhumatisme aigu. Chaque cuillerée renferme 0,075 de chlorhydrate. Potion purgative. Apozème purgatif, Médecine noire. Séné... 10,0 Rhubarbe. 5,0 Eau bouillante... J00,0 Après 1/2 heure de digestion, passez avec expression et ajoutez à la colature : Sulfate de soude.... 15,0 Manne en sorte..... 60,0 Faites dissoudre sur un feu douv, passez, laissez déposer et décantez. Les quantités ci- dessus doivent donner 180 gr. d'apozème. (Codex.) Plusieurs formulaires ajoutent soit un citron coupé par tranches, soit le suc, l'essence ou la teinture. D'autres y ajoutent du tamarin, des aromates. Quelques praticiens, afin d'avoir une potion plus flatteuse à l'œil, la font clarifier à l'aide du blanc d'œuf. En une seule dose, le matin à jeun. Potion purgative anglaise. Potion noire ; Blaek draught, ang. Séné ............... 15,0 Eaubouillante..... 125,0 Sulfate de magnésie. 24,0 Eau de cannelle... 15,0 Manne ............. 34,0 Teint, de sénéeomp. 8,0 (Belg.) Potion purgative, de Sydenham. Séné ................ 2 Tamarin............. 15 Poudre de rhubarbe.. 6 Manne............... 30 Eau ................ 250 Sirop de roses........ 3T> F. infuser les feuilles et la poudre dans l'ean, passez avec expression et ajoutez les autres substances. Dans la dysenterie. Potion purgative (Cory). Huile de croton, goût. 2 Teinture de cardam. 2,0 Sucre ............... 8,0 Eau................ 40,0 Gomme arabique..... 2,0 2 à 3 cuillerées à café toutes les h heures. Potion purgative au café. Médecine au café. Café torréfié........ 15,0 Eau.............. 120,8 Sulfate de magnésie. 15,0 Sirop de sucre..... 50,0 Séné ............... 10,0 792 POTION PURGATIVE DES PEINTRES. — POTION SUDORIFIQUE. F. infuser les 3 premières substances dans l'eau, passer et ajouter le sirop. Purgatif agréable à prendre en une fois. Potion purgative des peintres. Elect. diaphœnii----- 30,0 Poudre de jalap..... 4,0 Séné ............... 8,0 Sirop de nerprun... 30,0 Eau bouillante..... 12^,0 (F. H. P.) Potion purgative stibiée (Béral). Sulfate de magnésie. 15,0 Tartre stibié....... 0,02 Manne. Eau ... 4b,0 125,0 Potion purgative huileuse. Huile de ricin...... 45,0 Eau de menthe..... 15,0 Sirop de limons..... 30,0 (Cct.) Dans quelques formulaires, on remplace le sirop de limons par celui de nerprun. (Voy. Ëmulsion purgative à l'huile de ricin.) Potion purgative à l'huile de croton. Huile de croton, goût. 1,0 — d'amandes.... 15,0 Gomme arabique.... 12,0 Eau.......... Sue de citrons. (For.) 90,0 \0 purgat. à l'huile de ricin et à la magnésie. Lait de magnésie... 10,0 Huile de ricin. Aie. de menthe 20,0 15,0 A prendre en une seule fois et boire pardessus 2 verres de bouillon coupé ou de thé. (Mia.) Potion purgative rhéo-magnésienne. Infusé de rhubarbe. 180,0 Essence d'anis, goutt.. 2 Magnélie.......... 4,0 (.Van-M.) On trouve dans la Pharmacopée de Pierquin une potion purgative magnésiée formulée ainsi : magnésie, 8,0; sirop de capillaire, 60,0; décocté de pois chiches, une verrée. Potion purgative végétale. Manne ..... Sel végétal.. 60,0 6,0 Suc de cilron...... n° 1 Eau bouillante..... Q. S. Faites infuser le tout avec l'écorce de citron, clarifiez au blanc d'œaf. (Par.) C'est la formule de VA qua angelica viennen- sis. Potion résolutive (Heim). Acétate de potasse.. 6,0 Eau............... 90,0 Eitr. de ciguë...... 0,2 Sirop de pavots..... 30,0 U petites cuillerées par jour dans l'atrophie mésentérique au début. Potion quinico-arsenicale (Boudin). Sulfate de quinine. 0,6 Acide sulfur., goutt... Eau distillée....... 100,0 Dissolvez et ajoutez : Soluté arsenical de l'auteur....... 60,0 En une fois, 1 à 5 heures avant l'accès, clans les fièvres intermittentes rebelles nu sulfate de cubaine et à l'acide arsénieux pris isolément. Potion salicylée. Acide saJicylique...... 1 Sirop amvgdalin...... 25 Huile am. douce...... 20 Eau fktirs d'oranger.. 45 Gomme arabique p ........ 10 Une cuillerée à thé toutes les 3 heures. Acide salicylique.... 1,50 Eau fleurs d'oranger .. 20 Gomme arab. pulv .. 10 Eau distillée......... 20 Sucre.................. 10 Agiter chaque fois, une cuillerée à café toutes les 2 heures pour les enfants. Potion scillitique. P. diurétique. Oxymel scillitique... 15,0 Eau de menthe p.. 30,0 Eau d'hysope....... 100,0 Alcool nitrique.... 2,0 Mêlez (Codex). Potion sédative au chloral (0. Liebreich). Hydrale de chloral.... 2 Mucil. de gomme ar.. 50 Sirop d'orange........ 50 Eau distillée........ 120 A prendre par cuillerée à bouche toules les heures. Potion sédative (Magendie). Cyanure de potass... 0,1 Sirop de guimauve.. 30,0 Eau de laitue....... 60,0 Une cuillerée à café de 2 heures en 2 heures. Potion de seigle ergoté. Seigle ergoté pulvér. 2,0 Eau de menthe..... 30,0 Sirop simple........ 15,0 (Soub.) Potion simple. Julep simple. Sirop simple.........30 Eau distillée........ 100 Eau dist. de 11. d'orang. 20 Mêlez. (Coito.) Potion ou infusion de Stearns. Ergot pulvérisé...... 2,0 Eau bouillante ..... 200,0 F. infuser. Une cuillerée à café toutes les 10 minutes, comme obstétrical. (Bouch.) Potion stibio-opiacée (Peysson). Emêtique.......... 0,05 Eau de 11. d'orang.. 10,0 Orium . Gomme adragante.. 0,05 1,0 Eau pure.......... 200,0 Fièvres intermittentes. Une cuillerée toutes les demi-heures. Eclampsie. Potion stimulante diaphorétique. Acét. d'ammoniaq.. 15,0 Eau de cannelle___50,0 Eau do menthe...... 50,0 Sirop de sucre...... 50,0 Par cuillerées. (Bouch.) Sucre.............. 12,0 Acide acétiq., goût. 2 Potion avec la strychnine. Eau distillée....... 60,0 Strychnine........ 0,05 Une cuillerée à café, matin et soir. (Mag.) Potion sudorifique. Potion, julep ou mixture diaphorétique. Sirop de miel....... 30,0 Infusion de sureau. 150,0 Esprit de Jlindérer. 30,0 as» POTION SUDOR1FIQUE AMT1MONIÉE. — POTION VOMITIVE. Potion sudorifique antimoniée Esp. de Mindérer... 30,0 Sel ammoniac ....... 6,0 Tartre stibié........ 0,i Sirop de guimauve. 22,0 Infusé de sureau... 150,0 (Rad.) Une cuillerée, toutes les 2 heures. Potion sudorifique et sialagogue. Jaborandy 2 à i grammes en infusion théi- forme sucrée, dans 150 grammes d'eau. — h heures au moins après le repas. Potion de sulfate de quinine au café. Café quinine. Café torréfié pulv.. 10,0 Eau bouillante..... 100,0 Suif, de quin. jusqu'à. 0,5 Succe .............. 15,0 F. do café en liqueur et ajoutez-y le sulfate de quinine trituré avec le sucre. Le sulfate de quinine ne doit être ni acidulé, ni chauffé avec la liqueur de café. Agiter au moment de l'administration. Telle est la formule qu r1 nous avons proposée, d'après les données de M. Desvouves, pour dissimuler la saveur amère du sulfate de quinine.- Pot. de suif, de quinine tartarisé (Righini). Sulfate de quinine... 1,0 Eau distillée....... 120,0 Acide tartrique..... 1,30 Sirop de menthe... 60,0 Préparation dont on dit beaucoup de bien. Potion à la teinture de coto. Eau................ 100 Jaune d'œuf........ no 1 Sirop simple ......... 30 (Dujardin-Beaumett.) Par cuillerée à bouche, toutes les heures dans les 2/i heures. Potion tempérante (Sydenham). Ea;i de laurier-cer... 20 Teinture de coto... 2àl0 Eau de laitue..... Eau de pourpier, âa, 100 Sirop de Unions.... 30 Sirop de violettes... 20 Azotate de potasse., 0,50 Eau de il. d'oranger. 10 Par cuillerée, dans la journée. Contre les maladies inflammatoires. Quelquefois employée dans le Midi de la France. Potion térébenthinée (Debreyne). Eau de laitue...... 180,0 Huile vol. detéréb,. 25,0 Gomme arabique... 15,0 Sirop simple........ 60,0 3 cuill. par jour dans la sciatique, conjointement avec la pommade du même auteur. Potion de Todd. Eau-de-vie vieille . Sirop simple ...... 40 30 Teinture de cannelle. E iu distillée......... On remplace quelquefois l'eau-de-vie par le rhum. (Codex.) Potion tonique. Sirop de quinquina . 25,0 Alcoolat de Mélisse. 5,0 Eau de menthe.... 30,0 Eau commune..... 90,0 (Codex.) Potion tonique et diaphorétique. Quina ...... 15,0 Polygala... 8,0 Eau....... pour obtenir 300,0 de décodé; ajoutez : 793 Q.S. Sirop de Tolu...... 30,0 — de violettes... 23,0 Vin antimonial. 8,0 Eau bouillante...... 90,0 Lait chaud......... 90,0 Potion au valérianate de zinc (Devay). Eau distillée....... 120,0 Sirop de sucre...... 30,0 Valérianate de zinc. 0,1 L'ne cuillerée toutes les demi-heures comme antispasmodique. Potion à la vératrine (Aran). Vératrine......... 0,0" Alcool ......... Q.S. Sirop simple...... 50 Eau distillée........ 70 Eau defl. d'or...... 30 Une cuillerée toutes les 2 heures jusqu'à nausées dans les maladies fébriles pour faire tomber le pouls. Potion vermifuge (Broussonet). Café purgatif, Inf. de séné et de café. Séné ................ 8,0 Café torréfié......... 4,0 F. infuser 12 heures. A prendre en une seule fois, le matin à jeun, chez les enfants. (Pierq.) Potion vermifuge purgative. Séné .............. 8,0 Manne ............ 60,0 Mousse de Corse... 4,0 Eau bouillante..... 180,0 Citron coupé ...... no 1 (Jourd.) Potion vermifuge au semen-contra. Semen-contra........ 8,0 Eau bouillante..... 125,0 Passez et ajoutez : Sirop d'écorces d'orange.. 30,0 (SoUB.) Potion vomitive composée. Tartre stibié........ 0,05 Eau pure..........45,0 Ipécacuanha pulvér. 1,25 En 3 ou à fois. (.lourd.) Potion vomitive avec l'émétique. Tartre stibié.. 0,1 Eau___200,0 Sirop simple. 30,0 En 5 ou 3 fois, à un quart d'heure d'intervalle. (Guib.) Potion vomitive avec l'ipécacuanha. Ipéca pulv.... 1,3 Eau___200,0 Sirop simple. 30,0 En 2 fois, à un quart d'heure d'intervalle, (Guib.) Potion vomitive (Larroque). Emétine imp. 0,2 Sirop d'ipéca. 30,0 Eau..... 90,0 Pour une potion à prendre en k fois. Potion vomitive (Hufeland). Tartrestibié........ 0,05 Oxymel scillitique... 15,0 Pondre d'ipéca...... 0,75 Eau simple......... 60,0 A prendre en 3 fois, à 10 minutes d'intervalle. 794 POUDRES. ■ POUDRES. Pulver, al.; Powders, at-îg.; ^\ïashok, Sessof, ar.; Polvos, ksp.; Jt'œijers, hol.; l'oheri, it.; Toz, tir. Les poudres sont le résultat de la division en particules plus ou moins ténues des corps solides à l'aide d'un mode opératoire nomme pulvérisation. Nous allons donner des détails fort succincts sur cette opération et sur quelques-unes de ses conséquences. Tous les solides peuvent être réduits en poudre ; mais tous ne peuvent l'être par le même moyen. Pour exécuter la pulvérisation avec avantage, il faut donc avoir égard aux propriétés physiques et chimiques des corps. Avant de l'aire l'exposition des modes de pulvérisation, disons un mot des opérations préalables que l'on fait subir aux substances. En général, les corps que l'on veut pulvériser doivent être bien secs. On amènera donc à dessiccation parfaite, à l'aide de la chaleur solaire, ou de celle de l'étuve, les substances végétales récentes ; on soumettra de nouveau aux mêmes agents celles déjà sèches, mais qui avec le temps se sont plus ou moins chargées de l'eau hygrométrique de l'air. Les sels seront privés de leur eau de cristallisation par leur exposition à l'étuve fortement chauffée ou par agitation dans une bassine soumise à l'action directe du feu. Les substances contenant des parties inertes ou des corps étrangers en seront débarrassées ; on concassera donc légèrement et on secouera ensuite sur un crible les racines de valériane, de serpentaire, d'an- gélique, d'asclépiade, d'arnica et leurs analogues, afin de les débarrasser de la terre engagée dans leurs radicelles ou chevelu, et qui altérerait la poudre sans cette précaution. On criblera seulement les fleurs pour en séparer la poussière, les étamines et les insectes. On vannera les séminoïdes des ombellifères. La mousse de Corse sera battue, puis criblée, pour en séparer les coquillages et le sable qui la souillent. Les semences de pavots et de coloquinte seront rejetées : au contraire, on les conservera dans les cardamomes, tandis qu'on rejettera le péricarpe scarieux de ces fruits. On mondera de leur enveloppe ou test les semences froides, les amandes, les pignons. Préalablement à leur pulvérisation, les métaux seront limés et les bois râpés ; les racines, les écorces et surtout celles qui sont fibreuses (salsepareille, réglisse, garou, simarouba) seront divisées a l'aide du couteau. Le riz, le salep seront mis à tremper dans l'eau , puis égout- tés ; l'eau, en pénétrant dans ces substances, leur enlève leur consistance cornée, leur donne de la friabilité en changeant leur état moléculaire. Dans le même but, on exposera à la vapeur d'eau les semences coriaces de la noix voniique et de la fève Saint-Ignace, qui en outre doivent être passées au moulin avant leur pulvérisation. Les silex et autres pierres quartzeuses seront soumises à Yextinciion, opération qui consiste à faire rougir ces substances au feu et à les plonger brusquement dans l'eau; on dit souvent, qu'elles sont étonnées; par cet artifice, leurs particules se dissocient et cèdent facilement au moindre choc. Les coquilles d'œufiou d'huîtres, les coraux, les pierres d'écrevites et autres concrétions animales seront d'abord contusés, puis lavés à l'eau bouillante pour leur enlever une matière organique putrescible. Certaines substances, comme l'aloès, la myrrhe, s'agglomèrent parfois, en été, au point de former une masse solide; pour l'éviter, il suffit de les exposer préalablement au séchoir, jusqu'à leur réduction spontanée en poudre (Wolhveber). Les modes de pulvérisation en usage dans les pharmacies sont au nombre de sept : 1° la conftBto», 2° la trituration, 3° la mouture, II 0 le frottement, 5" la pulvérisation pur intermède, 6° la pàrphyrisation, 7° là dilution. Lorsque les matières ont été amenées à un certain état de division, elles doivent être soumises au tamisage. Selon la nature des substances et le degré de division auquel on veut les amener, on emploie des tamis faits avec des tissus de soie, de laiton ou de crin, h mailles plus ou moins serrées. Les toiles de soie et de laiton sont très-régulières el donnent des poudres homogènes. On désigne ces tamis par des numéros qui indiquent le nombre de mailles en vingt-sept millimètres (0,27 = 1 pouce). Les tamis de soie portent encore quelquefois dans le commerce les désignations sui- \antes: 00 (l/iO mailles); 0 (120 mailles); N° 1 (100 mailles) ; N° 2 (90 mailles) ; !N° 3 (80 mailles), etc. Les tissus de crin sont moins réguliers et donnent des poudres plus ou moins grossières et peu homogènes. On doit employer de préférence les tissus de crin dits tissus de Venise, que l'on désigne par les numéros 1, 2, 3, etc., selon que le tissu est plus ou moins serré. Les tamis en toile métallique et à mailles très-larges portent plus spécialement le nom de cribles (n° 25, et au-dessous). L'emploi d'un tamis couvert pré-ente toujours des avantages, surtout lorsqu'il s'agit d'obtenir des poudres très-fines ou lorsque la poussière qui s'élève de la masse est dangereuse à respirer; c'est ce qui a lieu avec des matières acre* ou vénéneuses comme l'ipéca- cuanha, le jalap, l'euphorbe, les cantharides, etc., etc. Contusion. C'est le mode auquel on a le plus POUDRES. 795 souvent recours. Il consiste à mettre la substance à pulvériser dans un mortier, et à faire agir le pilon dessus perpendiculairement et avec assez de force pour vaincre la cohésion de cette substance. La contusion est usitée pour toutes les substances qui ne sont pas susceptibles de se ramollir par la chaleur que cette opération développe. Trituration. Elle s'exécute en comprimant la substance avec un effort proportionné à la résistance qu'elle oppose, entre le mortier et le pilon qu'on promène circulairement contre ses parois. On la réserve pour les résines et les gommes-résines. Mouture. C'est la pulvérisation à l'aide des meules. Les meules sont tantôt des disques pesants en pierre ou en fer qui tournent horizontalement sur un autre disque immobile et qui écrasent le corps interposé; tantôt la meule mobile est verticale et tourne sur sa circonférence en décrivant un cercle autour de la meule horizontale immobile. Ces deux sortes démoules ne sont en usage que dans les arts ou fabriques en grand. En pharmacie, la mouture s'exécute avec le moulin des ménages que chacun connaît, ou avec des modifications de cet appareil. On moud les semences de lin, de moutarde, de croton, de ricin, d'amandes, etc. Frottement. C'est le mode de pulvérisation le plus simple. 11 s'exécute en frottant les substances sur un tamis. On pulvérise ainsi les corps à texture Lâche ou peu cohérente; tels sont le carbonate de magnésie, l'agaric blanc, le blanc d'Espagne. Porphyrisation. Elle consiste à broyer les corps entre une pièce mobile nommée molette et une table fixe nommée porphyre. Ces deux pièces sont en pierre très-dure, en verre, en marbre, etc. On porphyrise les substances que l'on veut avoir en poudre très-fine. Exemple, le fer, le corail. Au Mexique, on emploie un mode particulier de. porphyrisation, à l'aide d'un instrument appelé métate, qui consiste en une pierre dure (basalte, lave volcanique), à surface non polie, plane, longue de 50 centim. environ et Luge de 30 à 35; la molette est un morceau de pierre de même nature, faisant fonction de molette, long de Z|5 à 50 centim. dont la coupe transversale est un carré de 8 à 10 centim. de côté, à angles arrondis. Certaines substances paraissent donner, avec la métate, un rendement en poudre, plus fort qu'avec le mortier ; celui-ci exige, en outre, une plus grande dépense de force musculaire (Dreyer). Pulvérisation par intermède. Un assez grand nombre de substances ne sauraient être pulvérisées seules pour des causes qui peuvent être fort disparates. Dans tous les cas, le corps que l'on y associe pour en obtenir la poudre prend le nom d'intermède. C'est à la pulvérisation par intermède qu'il faut rappoi ter la pulvérisation du phosphore à l'aide de l'eau ou de l'alcool, ainsi que celle du camphre à l'aide de ces deux liquides ou de Uétiier, du calomel à l'aide de la vapeur, de la vanille à l'aide du sucre, des métaux ductiles (or, argent, étain), à l'aide du sullale de potasse, du sel ou du sucre. (Voy. à l'article de ces substances.) Dilution ou léviijation. Ce mode opératoire, permet de séparer les parties les plus fines des parties plus grossières de certaines matières pulvérulentes. On fait une pâte avec ces dernières et de l'eau, on la délaye dans une plus grande quantité de ce fluide, on laisse reposer un instant et on décante le liquide encore trouble. On broie le. dépôt et on le traite de nouveair comme il vient d'être dit. On laisse reposer le liquide décanté, on recueille le dépôt et on le sèche en pains ou en trochisques. C'est par ce mode opératoire que l'on prépare les terres bolaires, le blanc d'Espagne, etc. Nous ajouterons à ces modes de pulvérisa- lion ceux par précipitation, hydratation et ca- léfaction. (V. aussi p. 127). La précipitation est une véritable pulvérisation chimique, si l'on peut s'exprimer ainsi. Elle est employée dans certains cas où l'on veut obtenir une poudre impalpable. C'est ainsi qu'on obtient du carbonate de chaux très-divisé en décomposant un soluté de chlorure calcique par un autre de carbonate so- dique. Par une addition de sulfate ferreux ou d'azotate mercureux à du chlorure d'or en dissolution, on précipite l'or métallique, en particules excessivement ténues. Par l'alcool, on précipite l'émétique ou un sulfate en solution aqueuse. L'hydratation n'est employée que pour deux substances, la chaux et la baryte vives. En versant avec précaution de l'eau sur ces substances, on les obtient à l'état de poudre plus facilement que par contusion. C'est à la culéfaction qu'il faut rapporter la pulvérisation du soufre par la sublimation, celle de rétain, du zinc et du plomb par la fusion (V. les articles de ces subst.). Les sels qui renferment une forte proportion d'eau de cristallisation (sulfate, phosphate, carbonate de soude), sont facilement amenés à l'étal de poudre en grandes quantités en les mettant dans une bassine placée sur le feu et agitant sans cesse jusqu'à complète dissipation de l'eau. Les sels qui ne contiennent pas d'eau de cristallisation peuvent être pulvérisés par ce moyen en ajoutant dans la bassine Q. S. d'eau pour les dissoudre, puis évaporant à siccité comme dans le premier cas. 796 POUDRES. La réduction des métaux de leurs oxydes ou de leurs amalgames (Fuchs) peut encore être considérée comme, un mode de pulvérisation; tel est le cas du fer et du cuivre réduits par l'hydrogène (V. Un. l'h. 1868). Jusqu'à quel point la pulvérisation doit— elle être poussée sous le rapport de quantité? Lorsqu'une matière n'est formée que d'une seule espèce de substance, qu'elle est homogène, comme les produits chimiques, l'amidon, le sucre, les résines, les gommes pures, etc., la poudre étant la même à toutes les phases de l'opération, il importe peu qu'on aille ou n'aille pas jusqu'à épuisement complet de celte matière. La même chose arrive, quoique d'une manière moins rigoureuse, quand les substances sont peu fibreuses, comme le jalap, la rhubarbe, la gentiane, le quinquina, la cannelle et leurs analogues. liais il arrive le plus souvent que les piaules ou leurs parties sont composées de (issus très- divers et ne donnent pas des produits identiques à tous les moments de la pulvérisation. Certaines parties plus friables se. réduisent en poussière avant d'autres plus dures: de là la nécessité de mélanger avec soin les produits des différents temps de la pulvérisation, afin d'a\oirun tout homogène; de là encore la possibilité d'améliorer le médicament en en séparai][ les parties inertes ou peu actives. Si la partie active se pulvérise la dernière, on rejette la première poudre; au contraire, on rejette la dernière, si c'est la première qui contient, constitue tout ou à peu près la partie active. La casearille, la gomme adragante se trouvent dans le premier cas, et le plus grand nombre des substances dans le second. La proportion des matières fibreuses variant de substance à substance, on conçoit qu'il est difficile d'indiquer d'une manière générale le point où l'on doit arrêter la pulvérisation. L'ancien Codex avait tranché la difficulté pour les feuilles en général, et pour quelques racines et écorces très-fibreuses, en prescrivant de ne retirer que les 3/Zi de la substance à l'étal de poudre. La nouvelle pharmacopée a moins généralise. Jusqu'à quel point doit être poussée la pulvérisation relativement à la ténuité des produits? Le mieux est de la pousser jusqu'à ses dernières limites, lorsque la substance pulvérisée est destinée-à être administrée directement, car l'extrême division augmente la puissance thérapeutique. Cependant à ce dernier point de \ue il faut faire des réserves (V. plus loin), puisque, dans quelques cas rares, une trop grande ténuité aurait des inconvénients; des auteurs citent des céphalites violentes causées par des poudres sternutatoires Sel ammoniac ........ 2 Crème de tartre.....3 Scammonée .......... 5 Rhubarbe........... 6,2 Quinquina ........... 6,3 Cannelle ............. 6,4 trop fines, des irritations intenses produites par des cantharides en poudre impalpable. La pulvérisation occasionne une perte de substance qui varie selon la nature de celle- ci. Voici, d'après Henry, le déchet éprouvé en opérant à mortier découvert, par 100 parties des substances suivantes : Gomme adrag-ante... 6,4 — arabique.... 6,5 Cantharides ........ 7 Jalap.............. 8,h Scille .............. 12,3 Ipècacuanha........ 13,0 En cherchant la moyenne du déchet éprouvé par les substances ci-dessus, on trouve qu'elle est sensiblement de 7/100. Celte perte nous paraît un peu faillie eu égard à la circonstance de la pulvérisation à mortier découvert; mais nul doute qu'il ne faille attribuer ce résultat à ce qu'à l'époque où Henry fit ces expéiiences, on ne préparait pas les poudres aussi fines qu'on les obtient aujourd'hui. Dans ce tableau figurent des sels. On sait qu'il est difficile de pulvériser ces composés dans un mortier de fer sans que leur poudre ne soit colorée. Pour obvier à cet inconvénient, les pharmacologistes allemands conseillent de chauffer préalablement le mortier à l'aide de charbons ardents, et de pulvériser prompte- ment. D'un autre côté, M. Auger a proposé, il y a déjà longtemps, un moyen pour éviter le déchet qu'entraîne la pulvérisation des corps en même temps qu'un perfectionnement à cette opération. Il consiste (en abrégé) à se servir d'un mortier ayant à sa partie supérieure et latérale une ouverture d'où part un tube en fer-blanc communiquant avec un réservoir, et à recouvrir le mortier du couvercle en peau ordinaire. On conçoit qu'avec celte disposition le jeu de soufflet formé par la peau pendant la pulvérisation détermine, à mesure qu'elle se produit, le passage de la poudre dans le récipient. La pulvérisation des corps a reçu depuis une vingtaine d'années des améliorations importantes. Au lieu des poudres grossières d'autrefois, on ne trouve plus dans les pharmacies que des poudres d'une ténuité par- laite. Ce résultat est dû sans contredit aux soins incessants apportés parMénier père à ce genre de produits et à ceux que nous avons nous-même apportés depuis lui (1). De leur côté, les pharmaciens, pour ne pas rester trop en arrière, ont dû perfectionner leurs moyens de pulvérisation. Cependant il est certaines substances qu'ils ont dà renoncer à pulvériser (1) La Pharmacie Centrale de France, aujourd'hui propriétaire de l'Usine M ÉNIER, attache la plus haute importance à maintenir la réputation universelle des poudres impalpables do ta Maison Ménier. POUDRES. 797 chez eux, faute de moyens satisfaisants, tandis qu'avec les pileries mécaniques, les substances les plus réfractaires aux modes ordinaires de pulvérisation sont réduites avec facilité en poudre aussi ténue qu'on le désire. La pulvérisation par contusion, c'est-à-dire au pilon, est encore celle qui s'applique le plus généralement aux substances médicinales. Nous donnerons une idée d'une pilonnerie mécanique par la figure 104 ci-contre, d'une travée de celle de la Pharmacie centrale de France. (Fig. 10',.) - il l it. '■*'■ "V ' en bois, qui comprend dans sa hauteur quatre compartiments où vont successivement les poussières entraînées par l'air, les plus fines étant recueillies dans la partie la plus élevée de la chambre. Depuis longtemps, quelques rares pharmaciens, modifiant ce mode de division dans son (Viij. 105.) kir ■ Le complément d'une pilerie mécanique est une tamiserie également mécanique. Elle est constituée généralement par un châssis auquel une bielle communique un mouvement de va-et-vient qui fait mouvoir les tamis engagés dans les carrés de ce châssis. La pulvérisation aux boulets peut s'étendre aussi beaucoup. Dans les ateliers de l'Etat, où l'on fabrique la poudre de guerre, on pulvérise le charbon qui entre dans sa composition à l'aide d'un appareil tout particulier qui consiste dans de grands tonneaux tournant sur leur axe, et dans l'intérieur desquels évoluent des boulets de fonte nommés gobtltes. A la Pharmacie centrale de France, nous nous servons avec avantage de l'appareil que représente la figure ci-contre {fig. 105), quf nous nommons lentille, où évoluent aus>i des boulets, et qui, selon nous, est une modification heureuse du tonneau, à la pulvérisation de tous les corps homogènes non fibreux. Nous avons fait établir à la Pharmacie centrale, un appareil plus nouveau encore pour la pulvérisation à ventilateur. C'est l'appareil ci-dessus modifié pour les cas où l'on veut avoir des poudres de divers degrés de finesse. On insuffle de l'air, à l'aide d'un ventilateur, dans l'intérieur de la lentille; cet air entraîne la poudre dans l'axe creux de celle- ci, auquel est adapté un tuyau se rendant dans la partie inférieure d'une chambre close exécution et sa destination, remplaçaient les tonneaux par une simple sébile, les gobilles par un boulet unique, et, au lieu de poudres, ne lui demandaient que le broyage des amandes dans la préparation du sirop d'orgeat. Quelques rares industriels aussi, modifiant le procédé à leur manière, broyaient les couleurs dans des mortiers ou des chaudrons de fonte, dans l'intérieur desquels ils faisaient tourner vivement plusieurs boulets attachés à des cordes fixées elles-mêmes au bout d'un bâton suspendu au plafond et tournant verticalement. Il y a plusieurs années, M. Thevenot a proposé d'étendre ce mode de broyage, qui pourrait prendre le nom de svbilation ou séooula- tion, dernier terme qui comprendrait les deux pièces de l'appareil, à diverses préparations pharmaceutiques qui exigent une longue trituration; tels sont les cérats, l'onguent napolitain, l'emplâtre de Vigo, le chocolat. Pour la pulvérisation des substances vénéneuses, M. Gélis emploie un appareil à gobilles, qui consiste en un cylindre de fonte, épais de 3 cent., long de 60 centim. sur 50 cent, de diam., partagé intérieurement et dans le sens de sa longueur, par des saillies demi-cylindriques, obtenues dans la coulée même, et espacées, les unes des autres, de 798 POUDRES. 12 centim. environ. Ce cylindre fixé par deux montants solides et renfermé dans une caisse en bois, que surmonte un dôme également en bois fermant à charnières, est traversé par un axe en 1er terminé par 2 manivelles qui permettent à deux hommes de la faire tourner. La pulvérisation s'opère au moyen de /|0 à 50 lui. de gobilles enfouie, de 1 cent, de diamètre, introduites dans le cylindre avec la substance à pulvériser. L'appareil se vide en enlevant deux portes, à fermeture hermétique, placées en regard l'une de l'autre et occupant presque toute la longueur du cylindre. Ces portes pleines sont remplacées par des portes grillées qui retiennent les gobilles, en permettant à la poudre de tomber dans un tiroir placé en bas de la caisse, sans répandre de fine poussière au dehors. Les poudres impalpables se reconnaissent d'abord à leur impalpabilité, puis à leur aspect tout à fait mat; et, tandis que les particules «les poudres grossières ou d'une ténuité médiocre, lorsqu'on les transvase, passent, tombent libres d'adhérence des unes aux autres, les particules des poudres impalpables,au contraire, semblent adhérer entre elles, et lorsqu'on met leur masse en mouvement, ou elles tombent en motions, ou elles coulent en quelque sorte comme de l'eau, selon la nature du corps pulvérulent. L'état pulvérulent in extremis serait-il comme les \ apeurs et le gaz un état intermédiaire entre la forme solide et la forme liquide? On sait que c'est par une superpulvérisation que les homœopathes arrivent (ou semblent arriver) à dissoudre des proportions infinitésimales de corps qui dans les circonstances ordinaires ne sont pas solubles; tels sont le fer, l'or, le mercure. En général, il ne faut pas préparer de trop grandes quantités do poudres à la fois, car il est reconnu que les substances se conservent mieux dans leur entier qu'en poudre. Pulvérisées, lessubstances attirent puissamment l'humidité de l'air et ne tardent pas à fermenter. D'un autre coté, les substances aromatiques perdent bien plus facilement dans cet état leur odeur dans laquelle résident souvent toutes leurs propriétés. Les poudres bien sèches ou préalablement séchées à l'étuve doivent être conservées à l'abri de la lumière qui les décolore et les altère plus ou moins profondément. Pour celte raison, on se sert avec avantage, pour les conserver, de grillons, sorte de boîtes rondes en bois, et qui en outre ferment parfaitement. M. Hérouard préfère les sacs de papier bleu ou gris (?). La poudre de cantha- rides s'y conserve bien (Bormewyri). Suivant M. Breau, certaines poudres ne se conservent bien qu'en sacs de papier, c'est-à-dire en communication avec l'air libre (p. d'aconit, can- tharides, ipéca, réglisse, etc., ele); d'autres se conservent également dans les sacs de papier et dans le verre (p. d'arnica, cannelle, crème de tartre, quina, etc., etc.); d'autres enfin ne se conservent que dans des vases bouchés (p. d'ase fétide, camphre, g. adragante, opium, scille, etc., etc.); en dernier lieu, M. L. Cor- nélis a imaginé, pour conserver les poudres, un flacon à bouchon dessiccateur, ou flacon à large ouverture fermé par un bouchon creux, rempli intérieurement de fragments de chaux- vive que retient un double de toile et de papier Joseph (V. Un. ph. 1873). Toute poudre décolorée ou modifiée dans son odeur ou sa saveur doit être rejetée. La pulvérisation change ou plutôt semble changer assez fréquemment la couleur des corps ; quelquefois elle donne une poudre d'une couleur plus foncée que celle du corps entier, tel est le cas de la plupart des métaux ; d'autres fois, et c'est le cas le plus ordinaire, elle rend au contraire celte couleur plus claire, tel est le cas des gommes, des gommes-résines, des résines. Le cinabre entier est couleur sang de bœuf foncé; pulvérisé, c'est le vermillon a\ec sa couleur éclatante; l'aloôs entier est vert bouteille ; pulvérisé, il est jaune d'or. La coloration d'une poudre sert souvent de ca- ractère distinctif à/asubstance qui l'a produite. iVous ferons remarque? également ici, et en dehors de l'opinion que nous émettons plus loin, que la pulvérisation modifie les propriétés des corps au point de vue thérapeutique, en ce sens qu'elle les rend plus actifs a mesure qu'on la pousse plus loin. En effet, il est rationnel d'admettre que plus un corps, dont une partie seulement est soluble ou le devient par la réaction cle nos humeurs, est divisé, plus il présente de surface à l'action de ces dernières et, par conséquent, plus il est actif. Ce fait doit être pris en considération sous le rapport posolo- gique. Le 1er réduit par l'hydrogène ne doit lias être prescrit à dose aussi élevée que le fer porphyrisé ; le jalap en poudre impalpable produira, à dose égale, un effet plus considérable qu'en une poudre dans laquelle l'œil aperçoit encore la fibre végétale. Au point de vue pharmaceutique, la division plus ou moins grande des corps a aussi son influence. Avant qu'on obtînt la gomme adragante en poudre aussi fine qu'on l'obtient aujourd'hui, on en faisait entrer 0,8 dans le looch blanc; maintenant on n'en emploie plus que 0,6, et on obtient un mucilage aussi épais. La pulvérisation peut avoir différents buts. On peut réduire un corps en poudre pour en rendre l'administration possible ou plus facile, pour le rendre apte à entrer dans la composi- POUDRES SIMPLES. — POUDRE D'ANIS. 790 tion d'un médicament composé, enfin pour le rendre plus propre à céder ses principes solu- bles aux véhicules. Sous le rapport thérapeutique, la forme pulvérulente est fort importante. Si Ton en excepte les substances qui n'agissent qu'à forte dose, presque toutes les autres peuvent être avantageusement administrées sous celte forme. C'est surtout pour les substances susceptibles d'être modifiées d'une manière fâcheuse parles véhicules ouïe mode opératoire, qu'elle est préférable. Car la poudre est peut-être la seule des formes pharmaceutiques qui représente la substance sans modification. Cependant nous devons appeler un instant l'attention sur cette dernière proposition. Jusqu'ici les pharmacologistes ont considéré la pulvérisation comme un simple changement de forme. Selon eux, par cette opération les solides n'éprouvent d'autres changements que ceux qui résultent de la séparation de leurs molécules intégrantes, et chaque particule du corps divisé peut être considérée comme un diminutif de la masse entière. Telle n'est pas notre opinion. Si jusqu'à présent les idées que nous venons d'exposer ont seules été émises, cela tient à ce que les faits qui nous empêchent de les adopter dans leur entier sont fort difficiles à apprécier. Nous admettons que dans nombre de cas la pulvérisation ne fait subir aucun changement à la constitution ou aux propriétés intimes des corps ; mais nous avons la conviction qu'il est des substances, en plus grand nombre peut-être même que nous ne pouvons le supposer, que cette simple opération modifie et dans leur composition ou constitution chimique et dans leurs propriétés médicinales. Malheureusement nous n'avons à présenter, pour étayer notre opinion, que deux exemples saillants, que nous trouvons dans la gomme et le sucre. Chacun sait, en effet, que ces deux substances pulvérisées n'ont plus la môme saveur ni la même solubilité qu'étant entières. La pulvérisation diminue la solubilité de l'acide arsénieux à ce point qu'un kilog. d'eau qui dissolvait 40 grammes de cet acide vitreux, n'en dissout plus que l_'i grammes à l'état de poudre. Eh bien! de ce que la simple contusion a modifié ces matières dans leurs propriétés, modification que, si elle n'avait pas été aussi perceptible, on aurait à coup sûr rejetée, ne peut-on pas conclure qu'un très-grand nombre d'autres substances peuvent et même doivent être aussi modifiées d'une manière quelconque? Est-ce un simple point de l'histoire du dimorpliisme que nous signalons ici ou .quelque chose de plus complexe? Quoi qu'il en'sojt' il y a, à coup sûr, dans la question que noîtsv.soulevons, un sujet bien digne de recherches.-î Les poudres sont administrées, sous cet état, délayées dans un peu d'eau, dans un sirop, une tisane, et mieux enveloppées entre deux soupes, un peu de confiture ou dans un pain azyme. Leur dose est celle indiquée comme étant celle de la substance. Les poudres très-actives ne se prescrivent jamais seules, mais mêlées à des substances inertes, comme du sucre, de la gomme, de la lactine, etc. POUDRES SIMPLES. Poudre d'acide citrique. Aride citrique cristallisé..................... Q. V. Pulvérisez l'acide citrique dans un mortier en porcelaine ou en marbre avec un pilon en bois, et passez au tamis de crin n° t. Pulvérisez de même les substances suivantes: Aride tartriqne, Sulfate de potasse, Azotate de potasse, Tartrate acide de potasse, Bicarbonate de soude. Tartrate borico-potassique, Borate de sonde. Tartrate neutre de potasse, Sulfate d J alumine et de Tartrate de potasse et de potasse, soude, et généralement tous les sels. On se sert d'un mortier en porcelaine pour ceux qui, par leur dureté ou leur acidité, pourraient attaquer les mortiers en marbre. 'Codex.) Poudre d'agaric blanc. Mondez l'agaric, faites-le sécher à l'étuve après l'avoir coupé par tranches; pulvérisez-le dans un mortier couvert. Ou bien, frottez l'agaric entier sur un tamis de crin. Dans les deux cas, passez la poudre au tamis de soie n° 100. (Codex.) Poudre d'aloès. Réduisez l'aloès en poudre grossière dans un mortier en fer, désséchez-le complètement à l'étuve, et terminez la pulvérisation par trituration. Passez la poudre au tamis de soie n° 100. Préparez de même les poudres de : Cachou. Guarana, Kino. (Codex.) Poudre d'amidon. Amidon de froment entier.................... Q. V- Pulvérisez l'amidon dans un mortier en marbre el passez la poudre au tamis de soie n° 140. (Codex). Poudre d'anis. Fruits d'anis vert mondés.................... Q. Y- Séchez ces fruits à l'étuve vers 23°, pulvérisez-les dans un mortier en fer et passez la poudre au tamis de crin n° 1. il 800 POUDRE D'ASARUM. — POUDRE DE CHLORATE DE POTASSE. Préparez de même tes poudres de : Badiane (fruit), rhellandrie aquatique(fruit), Carvi (fruit). Piment des jardins (fruit), Cévadiile (fruit), Eue. Cubèbe (fruit), Sabine, Cumin (fruit). Semen-contra, Fenouil (fruit), St iphisaigre. (Codex.) Poudre d'asarum. Feuilles d'asarum récemment Bêchées et mondées. Q. V. Pulvérisez dans un mortier en fer couvert et passez au tamis de soie n» 80. Préparez de même les poudres de : Bétoine, Muguet (fleur). Marjolaine (CoDKX.) Poudre de belladone (feuilles). Feuilles de belladone récemment sé< liées et mondées Q. Y. Exposez ces feuilles pendant quelques instants dans une étuve chauffée à ûO»; préparez la poudre par contusion dans un mortier en fer; passe/ au tamis de foie n° 120. Prépaie/. île même les poudres de : Ciguë (feuille), Nieoti me, Dictante de Crète, Séné (feuille), Digitale, Scille, .lusquiaine (feuille), Stramoine (feuille). (Codex.) Poudre de benjoin." Benjoin choisi............................... Q. V. Pulvérisez le benjoin par trituration dans un mortier en fer, et passez Ja poudre au tamis de soie n» 100. Cwii . Pulvérisez de même les substances suivantes, mondées et desséchées : Colophane. Sindar ique, Mastic, Sang-dragon. Résine de gayac, Sm-< in. (Codex.) Poudre de bol dArménie. Bol d'Arménie............................... Q. V. Pulvérisez le bol d'Arménie dans un mortier en 1er; mettez la poudre dans une terrine avec de l'eau, délayez-la exactement et laisse/ le mélange en contact pendant quarante-huit heures; en ayant soin de l'agiter de temps en temps. Mêlez alors le dépôt au liquide; laissez reposer pendant quelques minutes. Décantez la liqueur trouble, et renouvelez cette manipulation jusqu'à ce que toutes les parties lincs aient été séparées et recueillies. Rejetez le résidu de poudre grossière comme inutile. Faites égoutler le dépôt sur une toile et mellez-le en trochisques. Terminez la dessiccation à l'etuve. Préparez la même poudre de craie (craie lavée) et celles de toutes les matières argileuses. {Codex.) Po-idre de camphre. Camphre.................................... Q. y. Réduisez le camphre en poudre, au moyen d'une râpe à sucre. Passez au tamis de crin n° 1, et conservez la poudre dans un flacon bouché. (Codex.) Poudre de cantharide. Cantharides de l'année séchôes................ Q. V. Exposez les cantharides dans une étuve chauffée à "i0°, puis pulvérisez-les sans résidu dans un mortier en fer couvert; passez la poudre, selon l'usage auquel on la destine, aux tamis de crin n° 3 et n° 1, ou au tamis de soie n° 80 réservés spécialement pour cette poudre. On ne doit négliger aucune précaution pour se mettre à l'abri de la poussière des cantharides. Cette poudre doit être toujours récemment préparée, et mieux encore au fur et à mesure des besoins. Codex.) Poudre de carbonate de magnésie. Carbonate de magnésie....................... Q. V. Frottez successivement les pains de carbonate de magnésie sur un tamis de crin n° 2. Préparez de même la poudre de carbonate de plomb, en axant la précaution de laver le tamis, après l'ope rai ion, avec de l'eau fortement vinaigrée. (Codex.) Poudre de cardamome. Fruits de card imome......................... Q. V. Rejetez les péricarpes de manière à ne conserver que les graines. Séchez à l'étuve chauffée à 2,j". Faites une poudre que vous passerez au tamis de soie' n° 100. Codex.) Poudre de castoreum. Castoreum du Canada sec..................... Q. V. Déchirez les poches de castoreum, en prenant soin de rejeter l'enveloppe extérieure, et autant que possible les membranes intérieures. Après dessiccation dans une étuve chauffée à 25°, pulvérisez dans un mortier en fer, par trituration, et passez au tamis de soie n" 100. (Codex.) Poudre de charbon végétal. Charbon végétal............................. Q. V. Pulvérisez le charbon végétal dans un mortier couvert, et passez au tamis de soie n« 120. Pour l'usage interne on prépare une poudre moins fine (tamis de soie n° 80), dont on sépare les matières solubies par un lavage à l'eau. (Codex). Poudre de chlorate de potasse. Chlorate de potasse.......................... Q. V. Ce sel doit être mis en poudre par trituration, dans un mortier en porcelaine, et en opérant sur de petites quantité à la fois. 11 faut avoir soin, pendant l'opération, d'éviter POUDRE DE COLOMBO. — POUDRE DE GRAINE DE LIN. 801 tout choc violent ainsi que toute poussière organique. La poudre sera passée au tamis de crin n° 1. (Codex). Poudre de Colombo. Racine de Colombo........................... Q. V. Concassez la racine et faites-la sécher à l'étuve chauffée à \0 Ù environ ; pulvérisez-la dans un mortier en fer et passez la poudre au tamis de soie n° 120. Préparez de même les poudres de : Aunée, Patience, Bardane, Pyrèthre (racine), Bistorte, Qu issia-amara, Bryone. Santal citrin, Gurcum i. — rouge, Gayac (bois). Sassafr is. Gingembre, Tormentilie, Iris. Zédoaire. (Cohet..) Poudre de coloquinte. Fruits de coloquinte mondés de leur épicarpe... Q. V. Mondez les fruits de leurs semences, séchez-les à l'étuve vers ZiO". Préparez la poudre dans un mortier couvert. Passez-la au tamis de soie n™ 100. Préparez de même les poudres de : Jusquiame (semence), l'oivre noir. (Codex.; Poudre de cousso. Fleurs de cousso............................. Q. V. Pulvérisez dans un mortier en fer les fleurs de cousso préalablement séchées à l'étuve a â0>. Passez au tamis de crin n° 1 cette poudre qui ne doit pas être très fine. (Codex.) Poudre de gomme. Gomme arabique, ou gomme du Sénégal, blancbe, choisie et inondée................ Q. Y. Concassez grossièrement la gomme et faites- la sécher a l'étuve, vers 40'. Terminez la pulvérisation et passez la poudre au tamis de soie n° 100. Préparez de même la poudre de gomme adragante. Poudre de gomme ammoniaque. Gomme ammoniaque en larmes, mondée....... Q. V. Après dessiccation dans une étuve modérément chauffée (vers 25° environ), pulvérisez la gomme ammoniaque, par trituration, dans un morlier en fer ; passez la poudre à travers un tamis de soie n» 80. On prépare de même les poudres des gommes résines suivanles : Asa-fœtida, Myrrhe, Euphorbe. O ib n. Goinuie gutte, Scammonée. Poudre de guimauve. Racine de guimauve......................... (). V. Coupez la racine en tranches minces, faites- la séchera l'étuve. Pulvérisez dans un mortier en fer. Passez la poudre au tamis de soie n° 140. Préparez de même les poudres de : Belladone (racine), Cynoglosse, G ilanga, Gentiane, Ratanhia, Réglisse ratissée, Salsepareille. Poudre d'Ipécacuanha. Ipécacuanha officinal mondé.................. Q. Y. Faites sécher la racine à l'étuve chauffée à Z|0° environ. Pulvérisez dans un mortier couvert en ayant soin de ne recueillir que les trois quarts du poids total de la racine employée. Passez au tamis de soie n» 120. La poudre d'ipécacuanha est de couleur grisâtre et d'une odeur caractéristique. Elle donne un infusé aqueux qui prend une couleur vert-pomme par l'addition d'un cristal transparent de sulfate de protoxyde de fer. Poudre de jalap. Jalap offi inal............................... Q. V. Concassez le jalap et faites-le sécher à l'étuve à la température de Zi0 J environ. Pulvérisez dans un mortier couvert, et passez la poudre à travers un tamis de soie n° 120. Cette poudre est d'un gris foncé, d'une odeur spéciale, un peu nauséeuse et d'une saveur très-acre. Elle contient de 1G à 18 pour 100 de résine. On prépare de même la poudre de racine de turbith. Poudre de graine de lin. Farine de lin. Scmein es de lin......................... Q. S. Mondez la graine de lin, faites-la sécher à l'étine vers 10° et pulvérisez-la dans un mortier en fer, ou bien à l'aide d'un moulin à noix d'acier et a arêtes tranchantes. Passez la poudre h travers un crible n° 10. La farine de lin doit contenir toute la graine, amande et spermoderme. Elle doit être récemment préparée pour éviter la ran- cidité de l'huile, dont elle contient en moyenne 30 °/„. Elle est douce au toucher, reste en masse quand on l'a pressée avec la main. Enfin elle forme émulsion avec l'eau et ne bleuit pas par l'eau iodée. Préparez de même la poudre de moutarde noire (farine de moutarde) en la passant au crible n' 2o. La farine de moutarde offre, dans sa couleur, un mélange du jauneverdâtre de l'amande avec le rouge brunâtre du spermoderme. Elle n'est pas amère, elle dégage une huile volatile très-odorante, très-acre, quand on la délaie 802 POUDRE DE MUSCADE. POUDRE D'OXYDE DE PLOMB FONDU. dans l'eau froide. Comme la farine de lin, elle ne bleuit pas par l'eau iodée. Poudre de muscade. Noix muscades.................. Q. V. Concassez les muscades dans un mortier, puis broyez-les dans un moulin à noix d'acier. Passez la poudre au tamis de crin n" 1. Poudre de noix vomique. Noii vomiques......................... Q. V. Lavez les noix à l'eau froide, puis exposez- les sur un tamis de crin à la vapeur de l'eau bouillante; quand elles seront bien ramollies, divisez-les en tranches minces et broyez-les dans un moulin à noix d'acier. Achevez la pulvérisation dans un mortier en fer couvert et passez au tamis de soie n° 120. Préparez de même, la poudre de fève de saint Ignace. Poudre d'opium. Opium officinal................. Q. V. Coupez l'opium en tranches minces, faites- le sécher à l'étuve vers Z|0°, pulvérisez-le par trituration, et passer la poudre au tamis de soie n° 100. On doit conserver cette poudre dans un vase bouché. Poudre d'oranger (feuille). Feuilles d'oranger bigaradier............. Q. V. Faites sécher ces feuilles à l'étuve à 2o° environ, pulvérisez-les dans un mortier en fer et passez la poudre au tamis de soie n" 120. Préparez de même les poudres de : Camomille, Lobelie enflée, Coca, Pyrèthre (fleur), Eucalyptus, Rose rouge. Jabùrandi. Poudre de Quinquina. Écorce de quinquina gris officinal......... Q. V. Faites sécher cette écorce à l'étuve à 40° environ ; pulvérisez par contusion presque sans résidu, et passez au tamis de soie n° 140. Préparez de même les poudres de : Angtisture vraie, Quinquina jaune, Cannelle de Ccylan, — rouge, Cascarille, Simarouba. Chêne, Poudre de rhubarbe. Rhubarbe de Chine mondée.......... Q. V. Concassez la rhubarbe dans un mortier en fer ; faites-la sécher à l'étuve à la température de 40° environ. Pulvérisez par contusion, sans laisser de résidu, et passez la poudre au tamis de soie n° 120. Poudre de riz. Semences de riz........... Q. V. Lavez le riz à l'eau froide, et laissez-le macérer dans la nouvelle eau pendant 24 heures. Au bout de ce temps, jetez-le sur une toile el entretenez-le humide jusqu'à ce qu'il devienne opaque et friable; laissez-le sécher. Ecrasez-le dans un mortier en marbre, faites sécher cette première poudre à l'étuve chauffée vers 40° et achevez la pulvérisation dans un mortier en fer. Passez la poudre au tamis de soie n" 140. Poudre de safran. Safran du Gàtinais............... Q. V. Exposez le safran dans une éluve chauffée seulement à 2t>°. Pulvérisez ensuite et passez la poudre au tamis de soie n° 100. Cette poudre, bien séchée, doit être conservée à l'abri de la lumière. Poudre de salep. Salep de Perse.................... Q. V. Après avoir mis le salep à tremper dans l'eau froide pendant 24 heures, essuyez-le dans un linge rude, et après l'avoir concassé faites-le sécher dans une étuve, à une tempé- ture qui ne dépasse pas 50". Terminez la pulvérisation dans un moi lier en ter et passez la poudre au tamis de soie n° 100. Poudre de savon. Savon médicinal............... Q. Y. Râpez le savon, faites-le sécher complètement à l'étuve \ers 25". Pul\élisez dans un mortier en marbre et passez la poudre au tamis de soie n" 100. Poudre d'os de sèche. Os de sèche..............i......... Q. V. Ratissez légèrement la surface interne de la coquille. Détachez ensuite toute la partie blanche et friable; lavez-la à l'eau bouillante el, après l'avoir fait sécher à l'étuve, préparez la poudre par trituration sur un porphyre. Rejetez la partie externe qui est dure et cornée. Poudre de seigle ergoté. Ergot de seigle, de l'année et conservé sec...... Q. V. L'ergot de seigle doit être pulvérisé dans un mortier en fer, ou broyé dans un moulin spécial, et passé à travers un tamis de crin n° 1. La poudre de seigle ergoté doit être préparée au moment du besoin. Poudre de sucre. Sucre très-blanc. ;................. Q. V. Pulvérisez grossièrement le sucre dans un mortier en marbre, et faites-le sécher à l'étuve. Terminez ensuite la pulvérisation et passez la poudre au tamis de soie n° 140. Pulvérisez de même le sucre de lait. Poudre d'oxyde de plomb fondu. Poudre de litharge Oxyde de plomb fondu.................. Q. V. POUDRE DE TARTRATE D'ANTIMOINE. — POUDRE ALTERANTE. 803 Oxyde rouge de mercure. Sulfure jaune d'arsenic. — rouge — Pulvérisez l'oxyde de plomb dans un mortier couvert, et passez la poudre au tamis de soie ri 5 120. Préparez de même les poudres de : Acétate (sous-) de cuivre. Sulfure d'antimoine. Bioxydi- de manganèse, Sulfure rougp de mercure. Oivsulfure d'antimoine. Poudre de tartrate d'antimoine et de potasse. Émétique porphyrisé. Tartrate d'antimoine et de potasse cristallisé.. Q. V. Pulvérisez Je sel dans un mortier en porcelaine et achevez la pulvérisation sur un porphyre. Dans les deux cas il faut se mettre soigneusement à l'abri de la poussière qui peut se répandre dans l'air. Préparez du même les poudres de : Acide oxalique, Chlorure mercurique, Oxalate de potasse. Poudre de valériane. Racine de Valériane............ Q. V. Criblez la racine pour séparer la terre interposée, faites sécher à l'étuve vers 40°. Pulvérisez dans un mortier en fer couvert et pahsez au tamis de soie n° 120. Préparez de même les poudres de : Hellébore blanc, Rolygala de Virginie, — noir, Serpentaire de Virginie. et en général les poudres de toutes les substances analogues. Poudre de viande. Chair musculaire dégraissée et privée des matières grasses, tendons et [issu conjonctif. Q. V. Hachez et desséchez à l'étuve a une température inf. à 100°. Pulvérisez. Reconstituant alimentaire (Deborij représente à fois son poids de viande fraîche. Doses 50 à 300^''. délayée dans du lait, du bouillon ou des confitures; quelquefois introduite dans l'estomac au moyen du tube de Faucher pour l'alimentation forcée des phtisiques. POUDRES COMPOSÉES. Pulvcrolés, Espèces pulvérulentes, prises. Forme pharmaceutique qui résulte de la mixtion d'un plus ou moins grand nombre de substances pulvérisées. On les emploie en nature ou on les fait servir de base à des électuaires. Les règles applicables à leur préparation sont : 1° de pulvériser les substances séparément; 2° quand dans une poudre composée il entre des substances molles (résines, gommes- résines, muscade, vanille, etc.), on les pulvérise à l'aide des autres; 3° de n'ajouter les substances altérables ou déliquescentes (semences émulsives, potasse, etc.) qu'au moment du besoin; 4° le mélange des poudres opéré, et quand la quantité en est assez considérable, les passer à travers un tamis de soie peu serré ; 5° quand une poudre se compose de substances de densités fort différentes, rétablir l'homogénéité du mélange en la remaniant de temps en temps. Poudre d'Ailhaud. P. du baron de Castelet. Jalap.............. 72,0 Résine de gaïac..... 18,0 Scammonée ......... 6,0 Aloès ........ Gomme-gutte. Séné ......... 3,0 4,0 400,0 (Guib.) — C'est un remède particulier. M. Bouchardat lui donne pour formule : scammonée h, suie 6, colophane 8. Mêler. 2 grammes comme purgatif. — Sans doute qu'il l'aura prise dans l'avant-dernière édition de la Pharmacopée universelle de Jourdan, qui la donnait ainsi. La Pharmacopée batave (édition de 1811) donne la formule suivante : jalap, 0,5; ipécacuanha 0,35; diagrède tamariné 0,60; soude et sucre. Poudre alcaline (Trousseau). Sucre.............. 2ii,0 Magnésie calcinée Bicarb. de soude. i,0 6,0 P. 12 prises. 3 par jour clans un peu d'eau contre la gastralgie, la dyspepsie, les nausées. Poudre alimentaire. Café ............... 125 Cannelle ........... 180 Chàtaign. torréfiées. 1000 Beurre de cacao.... 2ii0 Sucre.............. 7">00 Chocolat ........... 4000 Arrow-root......... 2000 Salep .............. 2J0 F. une poudre du tout. — On peut rapprocher cette poudre du racahout, du kaïffa, etc. (Voy. Fécules.) Poudre d'aloès composée. Aloès .......... Résine de gaïac. 4â,0 30,0 Poudre de cannelle comp.. 15,0 (LOND.) Poudre altérante de Plummer. P. de soufre doré mercurielle, P. mercurielle antimoniée. Calomel... 1 Soufre doré d'antimoine. 1 (Guib). Ne préparer cette poudre qu'au moment du besoin. Vantée comme fondant et dépuratif. Dose : 3 a 5 décigrammes par jour. Cette poudre, mélangée avec moitié de son poids de sucre, constitue le remède de Bikker, contre la teigne. Poudre altérante (Rust). Ethiops antim. 0,23 Résine de gaïac, Sucre, âa... 0,7 A prendre 2 ou 3 fois par jour. (Phœb.) 804 POUDRE ALTÉRANTE. — POUDRE ANTIÉPILEPT1QUE. ■ Poudre altérante (Sundelin). Ethiops antimonial... 1,5 Carb. de soude ....... 1,1 Sassafras ............ 4,0 Sucre ............... 4,0 F. 6 paquets. — Un par jour dans les maladies chroniques de la peau. (Rad.) Les Poudres altérantes de Berends, de Schu- barth, de Vogt, ne sont que des variantes des deux ci-dessus. Poudre analeptique. Pulvis analepticus, s. cardiacus, s. cordialis nobilis cellensis, s. cellensis aureus. Cinnabre 15,0 Sucre candi. 90,0 II. de cannelle. 2,0 (Sivéd.) Poudre jadis célèbre. Dose : 1,0. Poudre d'alun et de cachou. Alun, Cachou, âà.............. P. E. Pour arrêter les hémorrhagies. (Sard.) En remplaçant le cachou par le sulfate de zinc, on a la Poudre styptique, qui sert aux mêmes usages. Poudre d'alun opiacée. Alun ....... 0,60 Opium ...... 0,15 Sucre..... 10,0 F. 12 prises. Une toutes les 3 ou h heures, contre la diarrhée. Poudre d'ambre composée. P. d'ambre et de cannelle composée. ..... 3 ^ g ..... 3 Bois de santal citrin.. Sem. de cardamome.. ..... 3 ..... 3 2 ..... 3 Stomachique excitant. Dose : 2,0. (Codex de 1758.) — La Poudre joviale ou lœtifkante (Guib.) ne diffère sensiblement de celle ci- dessus que par du camphré et du musc qu'elle contient en sus. Du reste, ses propriétés sont les mêmes. Nous en dirons autant de la Poudre impériale de Lémery, qui contient du musc, mais point d'ambre- Poudre anthelminthique. Mousse de Corse Semen-contra... Calomélas ........... 3,0 Depuis 5 jusqu'à 13 décigram. (Bouch.) 20,0 20,0 Poudre anthelminthique. Mercure doux . Jaiap......... 0,4 1,5 Scammonée ........ 0,25 Sucre............. 15,0 A prendre dans un lait de poule. (Pierq.) Poudre anthelminthique ferrugineuse. P. amère formée. Sulfate de fer.. 1,0 Tanaisie. 2,0 Semen-contra. 3,0 Div.en paquets de 0,6. (Guib.) Poudre antiarthritique purgative (Pérard). P. de séné et de scammonée composée, P. de séné et de crème de tartre, P. grégorienne. Scammonée ___ 2 Cliard. bénit .. 4 Gaïac.........2 Séné .......... 2 Salsepareille... 4 Cannelle...... 2 Crème de tart. 2 Squine........2 ( V IR.) Poudre antiasthmatique. P. incisive, P. de scille comp. Scille ...... 1,0 Soufre lavé___2,0 Sucre...... 3,0 Dose : 1 gramme. (Guib.) Poudre anticatarrhale (Van den Corput). Soufre doré d'antimoine, Elœosaceharure de Ext. dejusquiarn., àà. 0,05 fenouil .......... 1,30 Ext. aq. dopium. . . 0,002 A prendre avant le coucher. Autre formule (JIùp. allem.). Soufre sublimé et lavé... 8 crème de tartre soluble 24 S. doré d'antimoine 0,80. 16 prises. 1 à 3 par jour. Poudre antichlorotique (Sainte-Marie). P. de fer et de castoréum composée. Ferporph... 8,0 Anis........ 8,0 Muscade ___4,0 Castoréum... 8,0 Cannelle.... 4,0 F. 24 prises. (Guib.) — Simplification de la Poudre chalybèe de l'ancien Codex. Poudre antidotaire (Taddei). Poudre émulsivé de gluten. Gluten frais.. 300 Savon médic.. 60 Eau....... 625 Faites dissoudre, desséche/, la liqueur sur des assiettes et pulvérisez le résidu. 26 grammes suffisent pour en décomposer un de sublimé corrosif. On donne celle poudre dans un véhicule aqueux quelconque. Poudre antidyspepsique (Gendrin). Poudre d'yeux d'écre- visses .............. S.-azot. de bismuth... Poudre de fèves de St- Ignace............. 2 F. 36 prises. 1 à prendre, dans du pain azyme, avant le repas. Poudre antiépileptique (Bresler). P. d'armoise de Bresler. Racine d'arm. pulv... 100 Sucre............... 200 Une cuillerée à café, h fois par jour. Sel ammoniac........ 0,1 Huile de cajeput..... 0,2 Poudre antiépileptique (Ragolo). Valériane..........4,0 Feuilles d'oranger... 1,25 F. une poudre. Valériane............ 2,0 Magnésie ............ 0,2 Sel ammoniac ........ y,2 liutle de cajeput..... 0,1 F. une poudre. POUDRE ANT1GASTRALGIQUE. — POUDRE ANTISPASMODIQUE. 805 Magnésie ............ 2,5 Huile de cajeput..... 2,5 Valériane.......... 45,0 Feuilles d'oranger... 15,0 Variantes de la formule de ce remède secret, célèbre en Allemagne. La l re est de Knopf, la 2 e de Omelin, et la 3° de Radius. On en prend une cuillerée à café, h fois par jour, dans du vin chaud. Poudre antigastralgique. Magnésie... 5,0 Cannelle.... 2,0 Opiumbrut.. 0,05 F. 12 prises. — 1 chaque jour avant le repas. Poudre antigoutteuse (Haden). Sem. de colchique .... 3 Bicarbonate de potasse 3 Sulfate de potasse.... 4 De 0,50 a 1,0 par jour aux sujets atteints de goutte aiguë ou de rhumatisme articulaire. Poudre antihématémésique (Denton). Acétate de plomb..... 2,0 Extrait de ciguë___ 3,0 12 doses, une toutes les deux heures. (Bouch.) Poudre antimoniale (James). P. stibiée, Oxyde d'antimoine avec le phosphate de chaux; Pulvis Jacobi ou antimonia- lis, Pulvis antimonii comp. (Jame's fever powder, ang.) Oxyde d'antimoine précipité 10; phosphate de chaux 20. Mêlez avec grand soin (Codex, d'après Prit). Sulfure d'antim. pulv., Corne de cerf râpée, âa.. P. E. Mélangez ces deux matières et grillez-les dans un têt en terre, en remuant continuellement jusqu'à ce qu'elles soient réduites en une poudre grisâtre. Passez celte poudre sur un porphyre pour l'obtenir dans un grand état de division, et chauffez-la au rouge dans un creuset pendant deuv. heures. (Ane. Codex.) Préparation célèbre en Angleterre; Varcane fébrifuge de Rivière paraît en être l'origine. Selon Donald Monro, la formule déposée par James à la Chancellerie de Londres, et signée de lui, prescrit de calciner du sulfure d'antimoine dans un creuset, en ajoutant une petite quantité de nitrate de soude et quelques gouttes d'huile animale de Dippel, jusqu'à ce que la matière soit devenue blanche. Diaphoréti- que, laxatif, fébrifuge. Dose : 0,1 à 0,5 et plus. Poudre antimoniale dépurative (Kœmpf). Antimoine cru ...... 2,0 Carb. de magnésie.. 0,25 Cannelle ............ 0,2 Sucre___ 15,0 (IIad.) Poudre antimoniale (Sichel). Ethiops de Malouin.. 4,0 Rhubarbe........... 4,0 Carb. de magnésie... 4,0 F. 20 paq. pour enfant et 10 pour adulte. 1 matin et soir dans un peu d'eau sucrée. Ophthalmies scrofuleuses. Poudre antiotorrhéique (Bonnafont). Azot. d'argent fondu, talc, lycopode, âa....... 0,75 Conserver cette poudre en flacons noirs. Ulcération purulente du tube auditif. Poudre antiphthisique. Acét. de plomb. 0,3 Opium. 0,3 Sucre. 1,2 (Boit.) 15 centig. matin et soir pour combattre les sueurs et les diarrhées colliquatives des phtisiques. Poudre antipsorique (Chaussier). Acétate de plomb-----2,0 Sulfate de zinc..... 1,0 Fleurs de soufre.....2,0 Huile............. Q. S. pour faire une pâte au moment même, avec laquelle on fait des frictions dans la paume des mains. (Foy.) Poudre antipsorique (Pihorel). Sulfure de chaux broyé........ t5 grammes. F. 8 paquets. Matin et soir, une friction dans la paume des mains, avec un peu d'huile d'olives. Contre la gale. Poudre antirhumatismale (Pereira). Gaîac ................ 4 Acétate de morphine. 0,04 Feuilles d'oranger..... 2 12 prises ; une toutes les deux heures. Contre le rhumatisme aigu. P. antiscrofuleuse (Arnaud de Verneuil). Eponges charbonnées Gingembre ........... 30 en vase clos........ 30 Cannelle ............. 30 Racine de zostère ch.. 30 Pyrùthre............. 30 Poivre long........... 30 Os de sèche ........... 60 — noir........... 30 Sel ammoniac ......... 30 F. une poudre dont on prendra de 3 à 12 décigr. par jour dans du vin blanc. (Vir.) Poudre qui a probablement servi de modèle à la poudre deSancy contre le»goître. Poudre antispasmodique. Castoréum, Valériane, Sucre, âa....... 0,6 Pour h, doses. (Awj.) Poudre antispasmodique (Blache). Oxyde de zinc. 8,0 Calomel... 4,0 Valériane... 4,0 F. 70 prises. — 2 par jour contre les maladies épileptiformes des enfants. Poudre antispasmodique (Devay). Poudre au valcrianate de zinc. Valérianate de zinc... 0,6 Sucre............... 3,* Div. en 1k paquets. — 1 à h par jour. Poudre antispasmodique musquée. Valériane .......... 30,0 Musc ................ 0,5 Oxyde de zinc..... 1,25 (Joued.) 806 POUDRE ANTISPASMODIQUE. — POUDRE ARSENICALE. Poudre antispasmodique musquée- cinnabrée. Mflsc................ 1 Cinnabre............. 7 Selon Jourdan, celte formule donne la véritable poudre de Touquin, calquée sur celle qu'emploient les Chinois. Cependant Aug., Cad., Guib., Pid., Soub., etc., indiquent pour la poudre de Tonquin ou de musc composée : Muse........ 0,8 Valériane____ 1,2 Camphre... 0,4 Dans l'hystérie et l'épilepsie, les maladies convulsives, 60 centig. 2 ou 3 fois par jour. Poudre antispasmodique (Heintz). Gomme arabique____ 20,0 Valériane........... 0,5 Oxyde de zinc...... 1,0 Faire des prises de 30 centigr. 3 par jour contre le spasme nerveux. Poudre antispasmodique (Henning). P. de cyanure de zinc composée. Cyanure de zinc____0,15 Cannelle............ 0,6 Magnésie calcinée... 1,2 Divisez en 6 doses. (Guib.) — Crampes d'estomac, et maladies venimeuses des enfants. Poudre antispasmodique (Récamier). S.-nitrate de bismuth. 0,2 Magnésie. 2,5 Sucre. 2,5 Pour k prises. Dans les gastrodynies opiniâtres non inflammatoires. Poudre antispasmodique vésicale (Beyran). Cubèbe pulvérisé.......................... Racine de Belladone, Camphre pulvérisé, âa. 40 2 Mêlez et divisez en 20 paquets. Dose : 1 paquet matin et soir dans du pain azyme, contre la névralgie, le spasme et la contracture du col de la vessie. Poudre antistrumeuse. Eponge brûlée. Nitre......... 1,2 0,6 Mousse de Corse..... 0,6 Sucre............... 0,6 La formule de, cette poudre varie beaucoup, et pour le nombre des composants et pour leurs proportions, dans les différentes pharmacopées. (V. P. antiscrofuleuse.) Poudre antisyphilitique (Racreti). Mercure pur.......... 83 Soufre lavé........... 83 Salsepareille pulvérisée. 83 Jaunes d'œufs...... no 6 Extr. de jusquiame.. 2 Triturez jusqu'à extinction du métal. Poudre d'anthrakokali simple. P. antidartreuse de Polya. Anthrakokali........ 0,1 Réglisse pulvérisée ... 0,3 Pour une dose, que l'on répète 3 ou h fois par jour. Ce remède provoque d'abondantes sueurs. (Jourd.) Poudre d'anthrakokali composée. Anthrakokali........0,1 Réglisse pulvérisée... 0,2 Soufre lavé.......... 0,3 Dans la complication psorique. Anthrakokali....... 0,1 Réglisse pulvérisée... 0,2 Mercure d'Hahnem. 0,01 Dans la complication syphilitique. Poudre apéritive anglaise. Squam. de scille...... 3 Crème de tart. soluble 27 De 0,50 à 1,50, 2 ou 3 fois par jour pour provoquer une abondante sécrétion d'urine (Hôp. de Lond.). Poudre aromatique. Pulvis aromaticus. lo Cannelle......... 113 Muscade......... 8o Safran........... 85 Girofle.............. 42 Cardamome.......... 28 Sucre............... 709 (Biut.) 2" Cannelle, 5 Pet. cardamome, 3 Gingembre, 2 (Ge8m. A Strasbourg, la formule populaire de cette poudre est: Gingembre........... 5 Santal rouge........... 30 Girolle............... 12 Sucre blanc............360 Cannelle............. 25 Macis3 ooEss. demacis. gtt.30 Poudre arsenicale escharotique. P. caustique du frère Corne ou de Rousse- lot, Poudre arsenicale de Dubois, P. anti- carcinomateuse, Caustique arsenical; pulvis escharotievs. Cinnabre... 16 Acide arsénieux.. 1 Sang dragon.. 8 Ceci est la poudre faible (form. d' Antoine Dubois). Pour la poudre forte (form. du frère Came) on prend : Acide arsénieux.. 1 Cinnabre. 5 Eponge torréfiée. 2 La première poudre contient 1/25 d'acide arsénieux, et la deuxième 1/8. (Codex.) Anticancéreux. Au moment de se servir de ces poudres, on en fait une pâte à l'aide d'un peu d'eau gommée. La P. arsenicale d'Augustin contient, en sus de celle du Codex, de la corne de cerf calcinée ; et celle de Van Mons, du charbon animal. Au lieu d'épongé calcinée, la plupart des auteurs indiquent des cendres de vieilles semelles. Poudre arsenicale escharotique (Baumann). Racine de gouet...... 2 Carb. de potasse...... 2 (Van-M.) Noir de fumée.. Nitre.......... Acide arsénieux. Poudre arsenicale (Fontaneilles). Arsenic blanc. Mercure doux. Opium bruf... 0,1 0,8 0,1 Gomme pulvérisée... 4,0 Sucre.............. 4,0 POUDRE ARSENICALE. — POUDRE DE CARIGNAN. 807 Pour 16 prises. (Pierq.) Recommandée dans les fièvres intermittentes rebelles. Poudre arsenicale escharotique (Justamond). Sulfure d'antimoine... i6 Acide arsénieux ....... 1 F. fondre dans un creuset ; lorsque la masse est refroidie, réduisez-la en poudre; ajoutez-y : Extrait d'opium............. 5 (Guib.) Guibourt suppose qu'il doit se produire pendant la fusion une réaction qui doit annuler les propriétés de l'acide arsénieux. Nous, nous ferons remarquer que c'est sans doute pour ce motif que plusieurs pharmacopées n'indiquent point la fusion. Sous le nom de poudre sans pareille on trouve mentionnée dans les anciennes pharmacopées la poudre escharotique arsenicale suivante : orpiment, verdet sa, 8, alun calciné 30, colcothar 15,0. On en saupoudre les ulcères, on applique un emplâtre par-dessus, et on boit pendant son emploi de la tisane de gaïac. Poudre arsenicale mercurielle (Dupuytren). Arsenic blanc......... 1 Mercure doux ....... 199 Contre les dartres rongeantes. (Bat.) Poudre astringente (Hunter). P. de bisiorte composée. 8 Sang-dragon...... 4 Succin ............ 3 Bol d'Arménie..... 3 Terre sigillée...... 3 Corail rouge...... 3 Extrait d'opium.... 0,1a Cette poudre ne diffère de celle qui fait la base du diascordium que par l'absence de substances aromatiques. — Dose, jusqu'à h grammes. Poudre astringente et tonique (Knaup). Pierre slyptiquc de Knaup. Sulfate de fer........ 300 — d'alun et de pot.. 300 Chlorhyd. d'ammon.. 30 Mêlez le tout et faites fondre à une douce chaleur. Coulez la masse. Gros comme une noix de cette poudre dans un litre d'eau tiède. On en imbibe dos compresses que l'on applique toules les trois ou quatre heures sur la partie malade. Ce remède, qui est nouveau dans la thérapeutique humaine, est employé depuis longtemps dans la médecine hippiatrique où on le regarde comme souverain pour la guérison des blessures de chevaux produites par la selle, les coups de pied récents, les entorses, les contusions avec ou sans plaie, dans les érysi- Bistorte........... Tormentille........... • 8 Balaustes............. i Semences de berb..... 1 Cachou ............... i Mastic ............... 4 Sulfate de zinc........ 30 Oxvde de cuivre...... 30 pèles, l'œdème, les ulcères. On l'emploie aussi en collyre. Cette préparation, qui a la plus grande analogie avec la poudre ophthalmique ou collyre d'Yvel et quelques-uns des composés que nous avons donnés sous le nom de Pierres médicamenteuses, se trouve indiquée dans beaucoup d'ouvrages d'hippiatrique, mais avec de nombreuses variantes. La formule que nous donnons serait, selon M. Putégnat, la seule exacte. Poudre d'atropine. Atropine........... 0.03 Sucre.............. 10,0 Mêlez et divisez en 100 paquets dont chacun contiendra 1/2 millig. d'atropine. 2 ou 3 par jour aux enfants contre la coqueluche. (Bouch.) Poudre de Briffault. Soufre précipité...... 25 Chaux "vive ........... 5 Sulfate de zinc....... 2 Brique pulvérisée..... 1 F. une poudre très-fine et divisez en 20 P. E. dans des capsules de papier ciré. Celte formule est populaire à Strasbourg. Poudre cachectique (Hartmann). Cannelle... 12 Sucre.. 16 (GciB.) Safran de mars. Poudre camphrée antimoniée (Mursinna). Camphre ............. 2 Soufre doré d'anlim... 1 Ipécacuanha.......... 1 Sucre................ 20 12 doses. Une toutes les deux heures dans la pneumonie asthénique. (Bouch.) Poudre de cannelle composée. Cannelle Cardamome . 60 45 Gingembre ........... 30 Poivre long........... ! 3 Faites une poudre fine. (Lond.) Poudre des capucins. Sem. de cévadille, Semences dû persil. — de staphisaigre, Feuilles de Tabac, aa.... P. V.. Pour détruire les poux. (Bat) Poudre de Carignan*. Poudre de guttète___ 230 Cinnabre............. 12 Ambre jaune........ 315 Noir d'ivoire......... 12 Corail rouge......... 125 Kermès min.......... 12 Terre sigillée........ 125 F. une poudre à diviser en paquets de 0,1. Formule donnée à Pyat et Deyeux par la princesse de Carignan elle-même et publiée, il y a une quinzaine d'années, par M. Boudet. Contre les convulsions des enfants. 1 prise jusqu'à 1 an, à 2 ans 2 prises, 3 ans 3 prises, à k ans et au-dessus k prises. Cetle dose est la plus forte. On la prend délayée dans du lait, du bouillon, ou de l'eau. On l'administre avant ou après l'accès, mais jamais pendant. I 808 POUDRE CARMINATIVE. Poudre carminative. ... 3500 .. 500 .. 800 Celte formule est populaire à Strasbourg. Poudre de carragaheen composée (Benjamin Frank). Carragaheen........ 15,0 Eau de fontaine___ 500,0 F. bouillir jusqu'à réduction de moitié, passez et ajoutez à la colature : Sucre___125 Gomme arabique. 30,0 Iris...... 4.0 Amenez à siccité au.B.-M. en agitant sans cesse, et mêlez le produit par trituration avec : Arrow-root...................... 100,0 Cette poudre s'emploie sous forme de gelée dans la thérapeutique des enfants, surtout dans l'atrophie mésentérique. Pour en préparer une gelée, on en délaye une cuill. à café à l'aide d'un peu d'eau, et on verse le tout dans une tasse d'eau bouillante. Poudre caryocostine. Espèces caryocostincs. Cannelle ............ 30 Scammnnée .......... 60 Hermodarles......... 60 Gingembre ___...... 30 Costus arabique...... 30 (Van-M.) Aug. remplace le costus par du girofle ; et Par., le costus et la cannelle par du sucre et du turbith. En introduisant une partie de cette poudre dans six parties de miel, on obtient de VElcc- tuaire caryoeostin. POUDRE COMRE LA COQUELUCHE Poudre de Cheltenham. P. saline composée, Sel de Cheltenham. Suif, de magn., Suif, dépôt., Sel de cuisine, ââ... P. E. F. sécher au four. — Une cuillerée à café dans un litre d'eau, comme purgatif. (Lond.) Poudre de Clare. Mercure doux ........ 0,2 Bol d'Arménie....... 0,6 F. k paquets pour autant de frictions à faire dans la journée sur les gencives, la face interne des lèvres, la langue et le palais, selon la méthode de Clare et de Brachet. • Poudre caustique (Plenck). P. de précipité rouye avec l'alun, P. tique rowje, P. escharo- aluminoso-mercurielle. • Précipité rouge....... 4 Alun calciné.......... 4 Sabine pulvérisée___ (Bat.) P. détruire les verrues et les chairs luxuriantes des ulcères. Dans la Poudre contre les végétations vénériennes, de Vidal, l'oxyde de mercure est supprimé. Dans celle de Ricord, il est remplacé par l'oxyde de fer. Poudre de céruse camphrée. Sief album cum camphorà. Sarcocolle .......... 12„,0 Amidon ............ 8",0 Camphre ........... 2,0 Céruse lavée........ 38,0 Gomme adragante... 4,0 Gomme arabique.... 4,0 F. une poudre. (Sard.) — dans la Poudre de céruse opiacée; Sief album cum opio, le camphre est remplacé par de l'opium. On peut rapprocher ces poudres de la Poudre de céruse gommeuse ou Trochisques blancs de BJiazês. Carbonate de fer... Eitr. sec de quina. Poudre contre l'aménorrhée (Fouquier). 2,0 Cannelle ............ 0,5 1,3 D'abord en 3 fois, puis en 2, enfin en 1, dans la journée avant l'un des repas. (Bouch.) Poudre contre l'angine couenneuse (Bontemps). Noir animal........... 5 Calomel........... 0,50 En insufflations. Poudre c. la chloro-anémie (Eisenmann). Fèves de Saint-Ignace pulvérisées 0,06 Rhubarbe. 0,20 Lactate de fer ou limaille de fer porphyrisée...... 0,18 Oléosaccharure de menthe poivrée............... 0,36 Dose : 2 prises par jour. Poudre contre la coqueluche (Corput). Tannin.............. 0,1 Gomme arab. pulvér.. 4,0 Acide benzoique..... 0,1 F. 12 prises. 1 toutes les deux heures dans de l'eau. Poudre contre la coqueluche (Guersant). Belladone, Ciguë, Oxyde de zinc, âa....... P. E. De 5 à 25 centigrammes par jour. Poudre contre la coqueluche (Kahleis). Racine de belladone.. 0,2 Poudre de Dower.... 0,5 Soufre. Sucre.. 15,0 1 paquet de 1,0 toutes les heures. (Foy.) Poudre contre la coqueluche (Pittschaft). Nicotiane ........... 0,1 Tartre stibié........ 0,15 Sucre.............. 8,0 Gomme ............. 2,0 toutes les 2 ou 3 heures. F. 20 paquets; 1 Poudre contre la coqueluche (Viricel). Ec. de rac. de bellad. 0,15 Cochenille .......... 0,6 Bicarb. de soude.... 0,6 Sucre.............. 30,0 Divisez en 15 prises. — 1 par jour. Poudre contre la coqueluche (Wetzler). P. de belladone sucrée, P. sédative de Wetzler. Poudre de racine de belladone. 1,0 Sucre......4,0 u POUDRE CONTRE LE CORY Pour 72 prises. (Guib.) Vantée contre la coqueluche des enfants, à la dose de 2 à 5 prises, selon l'âge. Poudre contre le coryza (Corput). Hydr. d'ox. de bismuth. 2 Benjoin pulvérisé..... 1 Chlorhydrate de morphine................. 0,02 à 0,05 2 à 6 prises dans les 2i heures, en aspirations par le nez. Poudre contre le croup (Weber). Calomel... 0,05 Sucre... 0,6 Magnésie calcinée. 0,6 En 2 fois, à 1/2 heure d'intervalle, 10 a 16 doses semblables sont quelquefois nécessaires. (Bouch.) Poudre contre les engelures (Baudot). Son d'amandes antipernionculeux. Borate de soude....... 15 Son de blé.......... 45 Alnn ................. 12 Son d'amandes....... 135 Benjoin .............. 8 Ess. d'éc. d'oranges.. 1 Moutarde pulvérisée... 60 Ess. de bergamote.... 1 Iris...........,...... 45 On en met une pincée dans le creux de la main, puis on y ajoute quelques gouttes d'eau, et on se frictionne avec la pâte qui en résulte. (Gaz. H.) Poudre contre la gastrodynie (Odier). Magnésie calcinée... 50,0 Sucre.............. 50,0 Oxyde de bismuth... 5,0 1 gramme toutes les 3 heures. (Bouch.) Poudre contre le goitre. Poud. d'épongé à peine Chlorhyd. d'ammoniaq. 1 torréfiée ............ 20 Charbon végétal...... 1 On l'administre par prise de 1 gramme. Aux malades âgés de plus de dix ans on en donne 3 prises par jour. On porte la dose au fond de la bouche avec une cuiller à café, et on fait avaler la poudre toute sèche. Proposée par M. Bouchardat pour remplacer la fameuse Poudre de Sancy, dont la véritable formule n'est pas connue. Poudre contre l'ozène (Trousseau). Calomel ............. 4,0 Sucre candi........ 15,0 Précipité rouge...... 4,0 Pour priser par le nez, cinq ou six fois par jour, dans l'ozène et les affections dartreuses des fosses nasales. Poudre contre le rachitis (Temple). Oxyde de fer noir, Rhubarbe, âà, 1,0 Sucre___4,0 6 doses; une matin et soir. (Bouch.) Poudre contre les sueurs nocturnes (Rodolfl). Bicarb. de soude 10 Fleur de soufre, S. nitr.de bismuth, Sa, 3. Pour 20 prises; une toutes les 2 heures, ou 12 par jour. ZA. — POUDRE COSMETIQUE. 809 Poudre contre le vertige stomacal (Trousseau). Bicarbonate de soude, craie, magnésie, âa.......... 1 Pour 3 prises, 2, deux heures après chaque repas dans un 1/2 verre d'eau sucrée, et la troisième, le soir, avant de se coucher. Poudre contro-stimulante. Calomélas ........... 1,0 Nitrate de potasse... 5,0 Pour 9 doses; une toutes les deux heures dans l'hydrocéphale aiguë et autres maladies sthéniques. On prétend que le nitrate de potasse prévient la salivation. (Bouch.) Poudre de corail anodine (Helvétius). P. de myrrhe et de corail composée. Myrrhe.............. 6 Bol d'Arménie........ 1 Corail rouge.......... 2 Cannelle-giroflée...... 4 Cascarille ............ i Opium pulvérisé...... 1 Calmante, astringente et stomachique. Poudre cordiale (Content). • P. de cannelle et de girofle composée. Cannelle ............. 4 Girofle ............... 2 Vanille ............... 1 Sucre blanc........... Farine de riz......... (MoHELOT.) Digestive et restaurante, cette poudre a beaucoup de rapports avec les fécules composées que nous avons mentionnées sous les noms de Wukaka, de Bacahout. (Voy. Fécules. ) Poudre cornachine*. P. de tribus, P. des trois diables, P. du comte de Warwich, P. catholique, P. Scammo- nio-anlimoniéc , P. royale; Pulvis basi- licus. Scammonée d'Alep... 125 Bitart. de potasse----- 125 Antimoine diaphorét. 125 (anc Codex.) Poudre contre la salivation. Foie de soufre...... 0,5 Crème de tartre-----15,0 Diusez en 2Zi paquets; 3 dans la journée, dans de l'eau sucrée, contre la salivation mer- curielle. (Jourd.) Poudre cosmétique pour les mains. Pâte d'amamles cosmétique. Far. demarr. d'Inde. 480 Amandes amères..... 360 Iris................. 30 Carb. de potasse...... Ess. de bergamote... (Bit.) P. cosmétique savonneuse pour les mains. Savon d'Espag. pulv. Carbonate de potasse. Marrons d'Inde...... Ess. de lavande...... 360 Ess. de citron ....... 1,5 60 — de girofle...... 0,5 120 — de bergamote .. 2 2 Sucre.............. 15 810 POUDRE DE CRAIE COMPOSÉE. POUDRE DENTIFRICE. Poudre de craie composée. Pulvis cretœ aromatiem ( Powder of chalk, ARG.). Carbon, de chaux. 454 Poudre aromat. 1361 (Brit.) Dose : 0,5 à 2,0 dans la diarrhée. Poudre de craie opiacée. Poud. de craie comp. 276,4 Opium pulv. 7,09 (Brit.) En incorporant cette poudre dans du miel, on obtient VEIectuaire de craie opiacé. Poudre de Currie ou Kari. Terra mér.......... 2")0 Coriandre........... 250 Poivre noir.......... 150 Cannelle............ 15 Cumin.............. 125 Capsicum.......... Cardamome........ Poivre de Cayenne. Gingembre........ Poudre dentifrice alcaline. Dcntifricium alcalinicum. Carb. dechaux précip. tOO Carb. de mag. en pond. 100 Pondre de quinquina. Ess. de menthe poivr. 100 Mêlez. Conservez en vase clos (Codex). Poudre dentifrice. Bol d'Arménie........ 90 Corail rouge.......... 90 Os de seiche.......... 90 Sang-dragon.......... 45 Cochenille........... 12 Crème de tartre...... 140 Cannelle............ 2i Girofle.............. 4 Faites une poudre fine. (Ane. Codex.) Poudre dentifrice absorbante. Carb. de chaux, carb. de mag Essence de menthe......... quina gris, aa, 100 ............... 1 F. S. A. une poudre. (Codex.) Poudre dentrifîce acide. Crème de tartre..... 200 Sucre de lait......... 200 Carminé no 10...... 0,40 Essence do menthe.. 1 F. S. A. un poudre. (Codex.) Poudre dentifrice alcaline (Deschamps). Talc de Venise... Bicarb. de soude. 120 30 Carmin............ Essence de menthe. 0,3 0,6 Autre formule (Magitot) : Charbon végétal lavé et porphyr., carbon. de chaux pulv., s&, 20; quina ronge pulv. 12; magnésie cale. 8; essence de menthe 5 goutt. Poudre dentifrice blanche anglaise. Poudre dentifrice île craie camphrée. Craie camphrée. (Camphorated cretaceous tooth-poivder , axg.) Craie blanche......... 3 Camph. en poud. fine.. 1 Ripez le camphre et passez-le au tamis de laiton n° 120. Mélangez cette poudre très-fine avec le carbonate de chaux, dans un mortier eu porcelaine ou en marbre, et repassez le mélange au tamis de crin n° 1 pour obtenir une poudre homogène. Conservez en flacon bouché 'Codex). Poudre dentifrice (Charlard). tartre...... 150 Cochenille....... iné......... 10 Ess. de roses, go Poudre dentifrice (Désirabode) Crème de tartre...... 150 Alun calciné......... 10 Corail rouge.. Sang-dragon . Carmin...... 125 30 0,25 Ecorce de citron...... î Sucre blanc........... 15 Poudre dentifrice (Lefoulon). Cochléaria, Raifort, Gaiac, Quinquina, Menthe, Pyrèthre, Ratanhia^ Acore, aa. P. E. Faites une poudre fine. Poudre dentifrice (Maury). Charbon végétal. Quinquina....... Sucre........... 19 250 Essence de menthe. 125 — de cannelle... 8 250 Teinture d'ambre..... 2 Poudre dentifrice myrrhée. Crème de tartre. Tris............. Myrrhe.......... 125 Rang-dragon.......... 60 Essence de girofle..... 30 (Prus.) Poudre dentifrice noire ou au charbon. P. dentifrice de quinquina et de charbon ; dentif'rkium cum carbone. Charbon léger....... 200 Quinquina gris....... 100 Ess. de menthe....... 1 (Codex.) On peut y ajouter delà myrrhe, de la crème de tartre. — Dans quelques formules, le charbon de bois est remplacé par celui de pain. — Excellent dentifrice. Poudre dentifrice (Pelletier). Laque carminée...... 0,4 Ess. de menthe,»"... 2 Sulfate de quinine . . 0,2 Corail préparé...... 30 Poudre dentifrice péruvienne (Poisson). Sucre............... 2,0 Magnésie............ 4,0 Amidon............. 4,0 Cannelle............ 0,3 Macis............... 0,1 Crème de tartre..... 4,0 Sulfate de quinine... 0,15 Carmin............ 0,25 Essence de roses^et de menthe , aa , gouttes........... 4 Poudre dentifrice (Regnard). Magnésie calcinée.., 15 Sulfate de quinine.. 0," Carmin........... Q. S. H. vol. de ment., goût. 3 Poudre dentifrice savonneuse. Tris............... . 60 ...60 .. 90 Essence de girofle .. .. 1 ...90 .. 1 Poudre dentifrice à la suie. Suie de bois.......... 30 Racine de fraisier.....20 Eau de Cologne... Q. S. pour aromatiser la poudre. (Gai. H.) Le docteur Kemmerer dit que par l'usage POUDRE DENTIFRICE. — POUDRE DIURETIQUE. 811 de cette poudre on conserve ses dents dans un état d'intégrité parfaite. Poudre dentifrice tartarisée. Crème de tartre..... 750 Alun calciné......... 12o Cochenille ........... 60 Girofle .............. lo Cannelle........ Bois de Rhodes.. Essence de roses.. 15 30 Q. S. Poudre dentifrice (Toirac). Carb. de chaux. 4 Magnésie....... 8 Sucre.......... 4 Tartrate acide de potasse... 1,2 Essence de menthe, goutte.. 1 Cette poudre est celle que le docteur Toirac prescrit le plus souvent ; maintenant en voici une autre : Charbon .. Magnésie.. Quinquina. Tarirate acide de potasse...... 4 Essence de menthe, goutte..... 1 Poudre dépurative (Jaser). Antimoine cru. Fleurs de soufre, Iris de Florence, Nitre, âà......... P. E. Dans les maladies impéligineuses, 1 gram., matin et soir, dans un verre d'eau sucrée. Poudre désinfectante (Corne et Demeaux). Plâtre coalté, poudre coaltée, coaltar qypseucc. Plâtre à mouler fin............... 100 Coaltar (goudron de houille'....... 1 à i Proposée, en 1859, pour la désinfection et le pansement des plaies. I.a proport, de coaltar varie suivant que l'infection est plus ou moins grande. S'emploie en nature ou réduite en pâte au moy. de l'h. d'olive ou d'œiilette ou de la glycérine : délayée av. l'eau, elle sert en cataplasmes. (V. Rev. pharm., 1859-60.) L'eau de Corne et Demeaux (poudre désinf., alcool îa, 100; eau, 3000) a été employée en injection désinfect. dans la plèvre, par Trousseau. M. Demeaux a modifié la formule de la poudre désinfectante en substituant au plâtre un mélange de plâtre hydraté (2 p. en vol. ) et de plâtre anhydre (1 p. en vol.) ; on peut aussi remplacer le plâtre par le lycopode. La poudre de Mac Dougall, très-employée en Angleterre, au même titre, est composée de phénate de chaux et de sulfite de magnésie. Poudre désinfectante (Bouchardat). Plâtre............. 1000 Acide phénique..... 1 On a aussi proposé des poudres désinfectantes au perrldorure de fer, iodée, avec : plâtre 100 et perchlor. de fer ou teint, d'iode, 10 (V. Append. — P. désinfectantes). Poudre désinfectante (Demarquay). Permang. de pot.., Craie pulv., Amidon puiv., ââ, P.E Mêlez. Pour le pansement de certaines plaies à odeur fétide. Poudre détersive (Vogt). Aloè* ........... 4 Myrrhe ........ 4 Charbon... 4'S Ulcères atoniques fétides. (Rad.) Poudre diaphorétique, de Storck. Ext. d'aconit napel.... 5 Sucre.............. 200 Poudre diaromaton anglaise. Cannelle ............ 100 Gingembre..... Cardamome .......... 50 Muscades ....... Poudre diarrhodon. 50 50 Roses rouges....... 5n,0 Santal citrin ....... 28,0 Cardamome m ...... 4,0 Cannelle ........... 4,0 Safran............. 4,0 Mastic ...... Nard indien. Fenouil..... 4,0 4,0 4,0 (Sard.) Poudre digestive alcaline. Saccharokali de Blondeau. Sucre.............. 1000 Bicarb. de soude...... 20 Laque carminée, Q. S. pour colorer. Employée dans les mêmes cas que les pastilles de d'Arcet. 50 à 100 gram. pour un litre d'eau. Poudre digestive amère. Camomille... 16 Rhubarbe, Gingembre, âa, 8. 16 prises; 1 par jour, une heure avant ou après le repas (Hôp. de Londres). Poudre digestive simple. P. du duc, P. de cannelle sucrée. ■ Cannelle ............. 1 Sucre................ 16 Digestif. Se prend après le repas. {Lémery.) Poudre digestive (Klein). Tartrate dépotasse. 12,0 Ecorce d'oranger ... 6,0 Rhubarbe.......... 4,0 Magnésie ........... 6,0 Magist. de soufre... 2,5 (Rad.) Les pharmacopées batave et hamhourgeoise ne mentionnent ni magistère de soufre, ni magnésie. 1 cuillerée à café, 3 fois par jour, dans les obstructions de la veine-porte. Poudre digestive à la pancréatine (Van den Corput). Pancréatine sèche, Bicarb. Sucre vanillé.. 5 ou O.S. de soude...... ââ, 0.50 A prendre en une l'ois après chacun des principaux repas. Poudre diurétique *. Tisane sèche, tisane ou P. des voyageurs, P. gommeuse nitrée, P. tempérante gommeuse ; Pulvis riatorurn s. diureticus. Réglisse ............. Racine de guimauve. Gomme arabique.... 20 , 10 60 Sucre de lait.......... 60 Nitrate dépotasse.... lf> 812 POUDRE DIURETIQUE. — POUDRE POUR EMBAUMEMENTS. F. une poudre. (Codex.) On divise ordinairement cette poudre en paquets de 10 gram., et chacun est pour une bouteille d'eau. Dans le début des gonorrhées. Elle remplace avec avantage les tisanes préparées au feu. Quelquefois on y ajoute, pour la rendre plus calmante, un peu de poudre de belladone ou d'acétate de morphine. La poudre pour tisane de Chaussier se compose de : sel de nitre 50, sucre ZiOO, ext. de réglisse et de chiendent secs ââ 200, gomme 100. Une cuillerée à café dans Furéllirite aiguë. Poudre diurétique (Osiander). Scille ___0,1 Digitale. ... 0,5 Crème de tartre. 2,0 A prendre 3 fois par jour. (Bat) Poudre diurétique (Szerlecki). Digitale. 1,0 Scille.. 1,0 Oléosuere de genièvre. 0,2 20 doses; une toutes les heures, contre les hydropisies passives. (Bouch.) Poudre de Dower \ P. sudorifique, diaphorétique, alcxitére ou anodine de Dower; P. d'ipécacuanha composée ou opiacée, P. d'opium et d'ipécacuanha composée; Pu/vis Doweri. Sulfate de potasse... Nitrate de potasse.. Ipécacuanlia........ 40 40 10 Réglisse ............. 10 Ext. d'opium sec..... 10 Faites une poudre homogène. 1,0 de cette poudre conlient 0,10 d'extrait d'opium sec (Codex de 1866). Calmant et diaphorétique; 5 a lOdécigram. le soir en se couchant, dans la goutte, le rhumatisme chronique, etc. Ue Codex a remplacé les 10 gr. d'extrait d'opium par 10 gr. de poudre d'opium et a supprimé la poudre de réglisse. L'action thérapeutique de celle poudre est donc singulièrement modifiée, car elle ne contient plus que 0,5 d'extrait d'opium par gramme au lieu des 0,10 de l'ancienne formule. Cette préparation a subi de nombreuses modifications depuis sa publication par son auteur, en passant d'un formulaire dans un autre. En effet, quelques pharmacopées, au lieu d'extrait d'opium, prescrivent l'opium brut desséché, et de faire fondre dans un creuset les deux sels que l'on pulvérise ensuite dans un mortier de fer; d'autres torréfient l'opium. Ensuite le nombre et les proportions des substances ne sont pas toujours les mêmes. Prit, et Bonis. , etc., suppriment le nii. de potasse; Gcrm. remplace les deux sels par du sucre de lait. La date de l'introduction de la poudre de Dower dans la matière médicale française n'est pas bien précise. Le Codex de 17/i8, Lémery, en 1754, et Baume, en 1777, n'en parlent aucunement. Morelot, en 1803, en donne une formule. On peut rapprocher de la poudre de Dower les Poudres diaphoniques de Graefe, de Rich- ter et de Selle, qui toutes contiennent un peu de camphre. Poudre du duc de Portland. P. de la Mirandole, P. antiarthritiq. arriére. Gentiane, Aristol., Chamœd., Centaurée, ââ..... P. E. F. une poudre. — Contre la goulte. Poudre eephractique (Selle). Magnésie, Camomille, Crème de tartre, Rhubarbe, Soufre, Oléosuc. de fenouil, aa.. 15,0 Une cuillerée à café plusieurs fois le jour dans les obstructions des viscères du bas-ventre. (Cadet.) Poudre d'élatérine (Bright). Elatérine............ 0,2 Crème de tartre___40,0 F. 60 paq. 1 toutes les 2 ou 3 heures selon l'effet purgatif qui doit être abondant, liquide et sans coliques. Maladie de Bright. Poudre pour embaujnements. Galle ............. 10000 Tan.............. 10000 Sel marin décrépité. 75C0 Nitre............. 2300 Romarin .......... 2300 Lavande ........... 2500 Sauge............. 2:>00 Thym ............. 2500 Menthe........... 2500 Aloès ............. 2500 Benjoin ........... 2500 Myrrhe........... 2500 Gingembre ........ 2500 Girolles ........... 2300 Muscades .......... 2500 Poivre noir........ 2500 F. une poudre homogène. (Ane. Codex.) Quelquefois on remplace le nitre par le sulfate de zinc, dont on élève la proportion à 10000, ainsi que celle du sel marin décrépité. La poudre siccative pour remplir les coffres où l'on renferme les corps, est composée de : tan ou éc. de chêne pulv., 50 kil., sulfate de zincpulv., 20 kil. JV. B. On se servira, comme vernis, pour les bandelettes qui servent à recouvrir le corps, de la préparation suivante : Huile vol. de thym... 30 — de lavande..... 125 Baume du Pérou.... 1500 Styrax liquide...... 1500 Beurre de muscade.. 500 F. liquéf. au B.-M. Passez. (Ane. Codex.) Quelques pharmacopées donnent des formules de poudres pour chaque partie du corps. C'est au moins une puérilité. Sous le titre de poudre pour la conservation des cadavres, le Codex abandonne la formule ci-dessus pour la suivante : POUDRE ÉMOLUENTE. — Sciure de bois blanc 10000 Sulfate (le zinc pulv. 2000 Essence de thym.. 100 Alcool à 80o........ 100 Acide phénique..... 200 Poudre émolliente cataplastique. Farine émolliente. Espèces éniollientes............... Q. V. Pulvérise/, et passe/, au tamis de crin. (Cod.) Poudre pour les enfants (Hafeland). SaFran Valériane . Iris...... 0,4 3,0 4,5 Réglisse........... Carb. de magnésie. 6,0 3,0 Dose selon l'âge des enfants. A Strasbourg, la formule populaire de la P. pour les enfanls est: Carbon, de magnésie, Sucre de lait, Phosphate de chaux, oléosucre d'anis, sa, P. E. Poudre pour enfants (Trousseau). Sous-carbon. de fer .. 2,0 Yeux d'écrevisses.... 4,0 Nitrate de bismuth... 6,0 Sucre............... 6,0 Laudanum de Sydenh., gouttes............. 10 Div. en 20 prises. — 2 par jour chez les enfants épuisés par la diarrhée. Poudre errhine astringente. Aloès...... Myrrhe..... Chaux vive. Minium 45 Alun................. 5 45 Ecoree de grenade.... 8 4 Fleurs de grenade..... 8 F. une poudre à réduire en pâte avec : Huile de myrte....... 80 Eau de plantain... Q. S. Eau de roses......... 80 Contre les ulcères des narines. (Pierq.) Poudre errhine non sternutatoire (Léchelle). Tannin....... 1 Hoses rouges. 200 Sucre....... 200 On prise cette poudre à la manière du tabac. Coryza aigu ou chronique. Poudre errhine fébrifuge. Sulfate de quinine..... 1 Tabac à priser........ 30 Dans le mal de tête intermittent. (Rad.) Poudre errhine (Griffith). Alun.......... liol d'Arménie. Sang-dragon . Oxyde de 1er rouge.. Contre les saignements de nez. (Phœb.) Poudre errhine hémostatique. Errhin hémostatique. Alun................. 2 Bol d'Arménie........ 24 On en fait une pâte avec P. E. de vinaigre et de vin rouge, et on l'introduit dans les narines pour arrêter les saignements de nez (Jourd.) Poudre escharotique au verdet. Verdet gris, Sabine, Sa,.......... P. E. POUDRE FERRUGINEUSE. 813 Excroissances des parties génitales (Esp.), et verrues (Ilunter). Swéd. remplace la sabine par du mercure doux. Poudre éthiopique. Ethiops antim. Carbonate de magnésie. Poudre de ciguë. Sucre, aa......... P. E. 0,25 à 1,0. Exanthèmes chroniq. (Yan M.) Poudre expectorante (Berends). Acide benzoïque..... 2,0 Camphre............ 0,3 Soufre doré d'antim.. 0,3 Oléosucre de fenouil.. 4,0 Poudre expectorante (Horn). Acide benzoïque..... 2,0 Soufre doré d'antim. 0,15 lpecacuanha......... 0,3 Sucre.............. 4,0 Faites 6 paquets ; k par jour dans la pneumonie asthenique. {Phœb.) Poudre expectorante (Reil). Acide benzoïque.... 0,15 Oléos. d'anis. 0,5 (Ace) Reil remplaçait, selon le cas, l'oléosucre d'anis par celui de camphre ou de cajeput. Poudre fébrifuge. P. de sulfate de morphine et de quinine. Sulfate de quinine___ 1,2 Sulfate de morphine. 0,05 Div. en 8 paq.; 2 chaque jour, dans l'apy- rexie des fiôwes intermittentes. (Bouch.) Magendie, pour la môme quantité de sel de quinine, employait /i fois plus de sel de morphine, mais il faisait diviser en 16 paquets. Poudre fébrifuge arsenicale (Boudin). Acide arsénieux. 1 centig. Sucre de lait.. 1 gramme. Mêlez intimement, divisez en 20 paquets, dontehacun représentera un demi-milligramme ou un centième de grain d'acide arsénieux. On prend un paquet délayé dans une cuillerée d'eau, cinq ou six heures avant le moment présumé de l'accès. Poudre fébrifuge (Gola). P. de quinine stibiée. Sulfate de quinine___ 0,5 Tartre stibié........ 0,15 Faites (> prises. Une toutes les deux heures dans les fièvres opiniâtres. La première fait presque toujours vomir. (Bouch.) Poudre fébrifuge hollandaise. Remède hollandais contre la fiéure. Quina jaune pulvér.. 30,0 Girofle.............. 2,0 Crème de tartre..... 30,0 Mêlez et administrez 6 gram. toutes les 3 h. Poudre ferrugineuse (Menzer). Sulfate de fer........2,0 Sucre............... 6,0 81/i POUDRE DES FRÈRES MAHON. Faites une poudre, divisez en 12 paquets, et étiquetez n° 1. D'autre part : Bicarbonate de soude. 2,0 Sucre............... 6,0 Mêlez et divisez en 12 paquets n° 2. (Guib.) Au moment de l'emploi, faites dissoudre séparément chaque paquet dans quelques cuillerées d'eau; mêlez et buvez aussitôt. 11 se forme du carb. de protoxyde de fer. C'est sans doute par erreur que Guibourt a donné à cette poudre l'épithète de gazifère. Il y manque de l'acide tarlrique. Poudre des frères Manon, contre la teigne. M. 0. Figuier, pharmacien à Montpellier, qui a publié une brochure intéressante sur le traitement de la teigne, a analysé la Poudre des frères Mahon, qui lui avait été remise par le docteur Moulinié, et il a reconnu que cette poudre consistait uniquement en cendres végétales, qui, comme on le sait, agissent surtout par la potasse qu'elles contiennent, sans addition aucune. I.a Pommade île MM. Mahon serait tout simplement préparée en mélangeant ces cendres avec l'axonge. Les résultats obtenus par M. Figuier paraissent d'autant plus se rapprocher de la vérité, que, selon M. Bouchardat, parmi les médicaments employés par Sydenham, on trouve la formule suivante : Huile d'amandes, Cendres de feuilles d'au- — de laurier, rone, âà........... 30 Mêlez avec soin et faites un onguent dont on oindra toute la tête chaque matin, en frictionnant avec soin et en superposant ensuite une vessie de porc. On commence le traitement par une purgation. Cette préparation, exclue de la pratique médicale, aurait-elle été conservée, comme tant d'autres, par tradition dans une famille, etse- rail-elle arrivée ainsi aux mains des propriétaires actuels, qui en obtiennent de si beaux résultats? C'est ce qu'on serait tenté de croire. Voici la recette de la poudre proposée par M. Figuier pour remplacer celle des frères Manon. Cendres de bois neuf.. 10 Charbon porphyrisé... 50 On fera varier la quantité de charbon suivant l'alcalinité des cendres et la susceptibilité des malades. On saupoudre chaque jour la tête du malade avec cette poudre. ( V. aussi Remède contre la teigne faveuse, du docteur Petit.) On sait que M. Gruby a démontré que la teigne était due à une production cryptogami- que, à une sorte de champignon. Poudre de Fordyce. Sel de seignette..... 0,5 Rhubarbe.......... 0,25 POUDRE FUM1GATOIRE. A prendre tous les matins pendant une quinzaine, dans le carreau. Poudre fumigatoire anglaise. Oliban ....... 30 Benjoin ...... 30 Myrrhe ..... Cascarille... Storax calam. (Lom>.) Poudre fumigatoire balsamique. P. de benjoin et de mastic composée. Mastic, Oliban, Benjoin, Genièvre, âà...... P. E. Faites une poudre. (Guib.) Poudre fumigatoire nitreuse (Boutigny). Bisulfate de potasse... 15 Nitrate de potasse.. 12 On pulvérise les substances, on les mêle en y ajoutant Q. S. d'oxyde de manganèse pour noircir. Pour s'en servir, on la projette par pincée sur une pelle ou une brique fortement chauffée. Aussitôt d'abondantes vapeurs d'acides azotique et hypoazolique se dégagent. Pour remplacer les fumigations Poudre fumigatoire cinabrée. Cinnabre............. 15 Oliban ............... 8 Projetez le mélange sur une plaque de fer rouge. (Foy.) Dartres et pustules vénériennes. Poudre fumigatoire fétide. P. de corne fétide. Corne râpée.......... 4 Ase fétide ............ 1 Faites une poudre grossière. (Guib.) On la projette par pincée sur des charbons ardents et on en fait respirer la vapeur dans l'hystérie. Vieux moyen. Poudre fumigatoire mercurielle. Mercure doux.. 8 Sucre....... 15 Encens ....... 15 En fumigations dans certaines affections vénériennes. (Foy.) Poudre fumigatoire (Mazurier). Espèces fumigatoires du même. Encens... Mastic... Lavande. Boses rouges.. 4 Sassafras ...... 2 Cascarille ..... 2 Girofle ........ 1 Cannelle ...... 1 (IlÉIl.) Poudre fumigatoire odoriférante (Berlin). P. de Berlin, Parfum du prince Kourakin. Musc .......... Benjoin ........ Cascarille ...... Storax calam... Iris............ Girolle ......... Cannelle ....... Roses rouges... y _________ F. une poudre grossière dont on répandra une pincée sur une plaque chaude. Cette poudre peut aussi servir à l'aire des sachets. 0,1 4 — de grenade .... 21 24 1 15 15 12 12 12 Ess. de bergamote, g". — de girolle, goutt. ■— de cannelle, gt'.. ■— de roses, gouttes. 12 12 12 12 POLDRE GALACTOPOETLQUE. — POUDRE GAZIFERE. 815 Pour que les produits de la combustion soient plus suaves encore, une plus Coite proportion de substances résineuses, de benjoin, par exemple, serait nécessaire, ce nous semble. Poudre galactopœtiqua. Sem. d'anis..... 4,0 — de fenouil. 4,0 — de nigelle. 2,0 Trochisques de craie....... 3,o ■— d'yeux d'éerevisses. 3,o Sucre..................... 8,o Pour augmenter le lait des nourrices. (Wurt.) Poudre galactopœtique (Rosenstein). Semences de fenouil.. 1,0 Magnésie carbonatée. 8,0 Ecorces d'oranges— 1,0 Sucre............... 2,0 Zi,0 deux ou trois par jour. (Guib.) Poudre gazogène alcaline. Puhis effervescent alcalinus. Bicarbon — carotte... 0,6 — (Jouas.) Sivéd. donne une forme analogue. 90,0 bouillis dans 1 litre d'eau en ajoutant sel, Q. S. Poudre obstétricale ou acytique (Schmidt). Ergot, Borax, Oléosucre de camomille, Sa.......... «,!■ Div. en 6 paq. 1 tous les 1/4 d'heure pour réveiller les douleurs de l'enfantement. Poudre d'oxyiodure d'antimoine (Corput). Oxyiod. d'antim----- 0,10 Sucre ............. Q. V. Poudre d'ipécacomp. 0,20 En 8 prises. 2 à U par jour, à prendre dans du pain azyme; dans les arthrites rhumatismales aiguës. Poudre pectorale balsamique. Réglisse.. 20 Soufre.... 15 Ess. de fenouil.. 0,5 Iris..... 7 Benjoin... 1,25 — d'anis...... 0,1, (Wurt.) Poudre pectorale fondante. P. de réglisse antimoniale. Soufre doré.......... 2 Sucre de lait......... 22 Réglisse- Iris..... 1 à 2 gram. entre temps dans l'asthme. {Fui.) Poudre de Plenciz. Arsenic blanc....... 0,1 Myrrhe............. 0,1 Poivre long- .......... 0,1 Terre sigïl. rouge... o,î Fleur de soufre..... 15,',. Acide antimonique.. 4,0 Si 818 POL'DHE DE PROVENCE. — POUDRE STERNLTATOIRE. Poudre de Provence ou de Marseille. Cachou, Fer porphyrisé, Sucre, ââ...... '0,0 F. une poudre à diviser en paquets de l ,0. Employée contre la chlorose et les affections chroniques de l'estomac. Foudre purgative Poudre cathartique, P. de jalap et de scammonée. Jalap. 30 Scammonée. 30 Crème de tartre 60 (Cot.) La poudre purgative de Tissot, très-employée dans certaines contrées de la Normandie, se compose de : Jalap, Rhubarbe, Séné, Crème de tartre pulv., ââ, P. E. Dose : k à 6,0. La Poudre purgative de Beaslcy se compose de: séné, cr.de tartre, ââ, 30;scammonée7,50; Gingembre 4. Dose: 1,25 à 4. A Strasbourg^ la formule populaire de la poudre purgative est : Résine de jalap 30; Jalap pulv. 100; crème de tartre, sulfate de potasse, ââ, 35, Poudre purgative ophthalmique (Jundgken). Sulfure de mercure et d'antimoine.. 4.0 R. de gaiac........ 2,0 Rhubarbe............ 2 C. de magnésie..... 2,0 Sucre ................ M 1 cuillerée à café, matin et soir. Ophthalmie scrofuleuse. Poudre de quinquina au cacao Cacao torréfié....... 180 Quinquina........... 90 Sucre............... 250 Baume du Pérou..... 4 rat. On renouvelle ce pansement tous les deux jours. Poudre de rhubarbe composée. Magnésie... 3~S Rhubarbe.... 123 Gingembre... G9 Tenir en flacons bouchés (Edimb.) Boruss. prescrit : Rhubarbe..... 30 Suif, de potasse. GO Sucre..... 60 Germ. prescrit sous le nom de Puïn's ma- gnesiœ curn rheo : Carb. de magnésie... 60 Rhubarbe........... 15 Sucre............... 40 Essence de fenouil... 1 Antiacide, stomachique et purgatif plus spécialement destiné aux enfants. 1 à 2,0 pour adultes, 25 à 50 centig. pour enfants. Poudre de rhubarbe et de craie. Poudre absorbante. Rhubarbe.......... 0,73 Poudre de craie comp. 1,8 Contre la cardialgie (Foy.) P. de rhubarbe et de scammonée composée. Espèces diaturbitli. Rhubarbe............ 10 Anis ................. 3 Turbith.............. 8 Jusquiamo............ 3 Tlermodatte.......... 8 Cannelle ............. 1 Scammonée ........... 4 Purgatif anthelminthique. Dose : 1 à 3 (Van M.) 30,0 dans 90 de lait. On fait bouillir (Bat.) | Poudre saline rafraîcMssante (Burgraeve). Poudre de quinquina camphrée. uinquina........... 2,0 Camphre ........... 0,15 A l'intérieur et à l'extérieur, dans la pourriture d'hôpital. (Foy.) Poudre de quinquina et de magnésie. Quinquina, Magnésie, aa. P. E. \j uiul[uiiiu, lunylicou;, aa ......... j. ju. Préparez de même la poudre de quina ci de rhubarbe, de quina et de café, de quina et de valériane. Poudre de quinine ophthalmique (Sichel). Ethiops antimonial.... 8,0 Sulfate de quinine... 8,0 M. et divisez en 24 paquets ; 2 à 8 par jour. Dans les ophthalmies périodiques. Poudre de réglisse composée. Poudre pectorale. 30 Sucre ....... 180 30 (Boruss.) Poudre résolutive (Boinet). Amidon pulvérisé.. 130,0 Poudre de sabine-----2,0 Sulfate de fer...... 1,0 Acétate de morphine. 1,0 Chlorhydr. damm. 1,0 Pansement des ulcérations du col de l'utérus à l'aide d'un tampon de charpie enduit de cé- Réglisse ___ 00,0 Soufre lavé. Séné ....... 60,0 S. de fenouil Sulfate de magnésie. Chlor. de sodium... 20 i Sulfate de potasse.. 2 Sucre............. Q. S. Poudre de scammonée composée. Scammonée ......... 113 Gingembre.. Jalap.............. 83 (Brit.) Poudre de scille et d'ipécacuanha. P. expectorante. Scille sèche .......... 0,6 Ipécacuanha......... 1 ,.2 F. 16 paquets. 1 toutes les 2 heures, dans les catarrhes chroniques (Foy.) Poudre sternutatoire. Pondre capitale, P. errhine, P. d'amnuu composée, Tabac cépholique ; Pulvis ad sternvta- mentitm. Asaret, Bétoine, Marjolaine, Muguet, Sa...... 100 Pulvérisez et passez au tamis n° 3 (Codex). Plusieurs pharmacopées n'y mettent pas de muguet. Sous le nom de Poudre capitale de Saint- Ange, Baume donne la formule suivante, qui fournit une poudre (P. d'asarvm ellébôrée, Guib.), plus active que la précédente. Asarum............. 24 Ellébore blanc......... i Faites une poudre grossière. POUDRE STERNUTATOIRE. — POUDRE VERMIFUGE. 819 Guibourt dit que ce n'est pas là la véritable Poudre de Saint-Ange, et que cette poudre est composée ainsi : Asarum. 500 Bétoine.. 12 Verveine.. 4 Crapaud. 4 Cette dernière est encore vendue à Paris comme remède secret. Poudre sternutatoire avec l'euphorbe. Euphorbe........ 4 Ellébore blanc____ 5 (Piekq.) Cette poudre doit être dangereuse. Poudre stomachique. Colombo, Oléosucre de cannelle, ââ. P. E. (Wubt.) Poudre styptique de Maetz ou de Golbatch. A une dissolution très-concentrée de chlorure de fer, ajoutez P. E. d'acétate de plomb desséché, évaporez à siccité, pulvérisez et tamisez. (Vir.) A l'extérieur pour arrêter les hémorrhagies. Poudre sulfureuse (Marcellin Pouillet). Mono-Sulfure de calcium, Bicarbonate de soude, Sulfate de soude, Sulfate de potasse, Chlorure de sodium, Acide tartrique, ââ............................... P. E. Cette formule composée par M. Pouillet après de nombreuses analyses d'eaux sulfureuses naturelles, en s'inspirant des idées deM. Filhol qui pense que c'est un tort de ne considérer dans l'eau sulfureuse, que l'élément sulfureux, a obtenu l'approbation Académique. L'eau sulfureuse artificielle paraît réunir les propriétés qu'on recherche dans les eaux naturelles. Les bains sulfureux préparés avec cette poudre sont incolores comme les bains pris aux sources thermales, ils n'ont pas comme les solutions des sulfliydrates alcalins, cette coloration jaune sale, due aux produits complexes et de décomposition que renferment ejes sels. Poudre sulfuro-magnésienne (Biett). Soufre sublimé, Magnésie, âa......... 15,0 F. 18 paquets. 1 tous les jours dans l'eczéma chronique, les affections squameuses. Poudre pour teindre les cheveux. Lilharge..... 15 Chaux éteinte..... 7 Craie..... 15 On réduit cette poudre en bouillie avec de l'eau, et on y plonge un pinceau avec lequel on frotte les cheveux par mèches; au bout de dix heures on lave la tête. (Rad.) Dans quelques formules on trouve la litharge remplacée par de la céruse ou de l'acétate de plomb. P. pour teindre les cheveux (Hahnemann). Litharge porphyr___ Chaux vive porphyr.. 250 123 Poudre à poudrer..... 62 F. S. A. une poudre homogène. Pour l'employer, on en prend une quantité suffisante que l'on place dans une soucoupe et que l'on convertit en pâte molle par l'addition de Q. S. d'eau chaude. On applique cette pâte sur les cheveux, les favoris, en ayant soin d'atteindre jusqu'à la racine des poils ; on recouvre le tout, on laisse passer 3 ou k heures, et mieux la nuit, et on fait tomber la pâte à l'aide de l'eau de savon (Gaz. H.) Poudre tempérante, de Stahl. P. de sulfate de potasse comp., P. antispasmodique, P. d'or de Zell, P. nitrée cina- brée, P. tempérante rouge ; pulvis tempérons Stahlii. Sulfate de potasse----- 9 Cinabre .............. 2 Nitrate dépotasse... 9 (Codex de 1866.) Pour diminuer la chaleur du sang et corriger les humeurs altérées des premières voies. Dose : 1 à 5,0. — Peu usitée. Poudre taenifuge (Dupuis). Gomme-gutte....... 0,5 Oléosucre de cajeput. 0,25 Limaille d'étain. Tannin......... 1,3 0,5 Div. en 2 paquets égaux. On prend le premier dès 6 heures du matin et le second une demi-heure après. Poudre tonique astringente (Guipon). S. nitr. de bism.. 10 Colombo pulv. 5 Diascordium. 2 10 doses. Une avant chacun des deux principaux repas; contre la dyspepsie gatro-intesti- naleavec flatulence, borborygmes et diarrhée. Poudre de tranquillité anglaise. Emétique........... 0,2 Crème de tartre..... O.s Contre les indispositions des ouvriers des filatures. Poudre des 3 santaux. Espèces des 3 santaux. Santal citrin. . . — blanc ... — rouge... Sein, de pourp. Roses. 9,5 9,5 9,5 1,0 101,0 Violettes.......... 15,0 Rhubarbe........ Amidon.......... Ivoire calciné..... Suc de réglisse___ Gomme arabique.. — adragante. 7,0 5,0 7,0 7,0 5,0 5,0 F. une poudre. — Dose : 1 à Zi,0. (Par.) Poudre contre les végétations (Langlebert). Sabine............... 5 Alun calciné......... 5 Calomel.............. S Sublime.....0,05 à 0,10 Poudre vermifuge. Mousse de Corse sèch.. 30 Semen-contra......... 30 Rhubarbe........... (Anc. Codex Poudre vermifuge aromatisée. Calomel.. 0,7 Jalap... 2,0 Oléosucre de citron. 2,5 . 820 POULIOT. — PROP Y LAMINE. Poudre vermifuge avec la fougère. P. de fougère et de semenline comp. Fougère mâle, Rhubarbe, Semen-contra, Mousse de Corse, aa, P. E. F. une poudre. (Par.) Poudre vermifuge composée. P. vermifuge purgative de Bull, P. de scam- monée rhéo-mercurielle. Mercure doux........ 4 Rhubarbe............ 4 Scammonée ........... 4 Sucre ................ 12 5 à 6 décig. pour les enfants ; h gram. poulies adultes. (Cad.) Poudre vermifuge (Beck). Mercure doux....... 1,2 Corne de cerf ealcin.. 0,6 Cinabre ............. 0,6 (Abu.) A prendre toutes les k ou 5 heures. Le soir, on boit 60 gram. d'huile d'amandes ; le lendemain, on prend à jeun dans du sirop le tiers de la poudre préparée avec : fougère U gram., jalap 2 gram., autant de gomme-gutte, de chardon-bénit et de charbon animal. Si le taenia ne sort pas, on prend le second tiers au bout de deux heures, et le dernier tiers deux heures plus tard. Poudre vermifuge (Garbillon). Semen-contra. 123 Aloes...... 15 Pignon d'Inde. 8 F. une poudre. — Le Vermifuge Garbillon est très en vogue à Chambéry. — Dose : l'à h grammes, soir et matin, en bol ou délayé dans un peu d'eau. Poudre vermifuge (Gœlis). Calomélas ........... 0,1 Badiane............. 0,2 Valériane........... 1,0 Sucre............... 4,0 16 doses; une par jour dans une cuillerée d'eau. Poudre de Vernix ou de vitriol comp. Sulfate de zinc........ 1 Carb. de plomb....... 1 — de cuivre......... 1 Terre sigillée......... 1 — d'alum. et de pot. 1 (Guib.) F. liquéfier les trois sulfates dans un creuset, coulez dans un mortier, pulvérisez, ajoutez-y les autres substances et passez au tamis. Astringent énergique à l'extérieur. On en saupoudre les surfaces saignantes. On l'emploie aussi en injections. Poudre de Vichy. On a proposé cette pnudre économique et plus portative que l'eau de Vichy elle-même. Nous proposons de la préparer en mêlant les sels desséchés indiqués page IxiSk pour l'eau de Vichy, mais en substituant le bicarbonate de soude au carbonate simple. Pour s'en servir on la fait dissoudre dans de l'eau ordinaire, et mieux dans de l'eau gazeuse. Poudre vomitive. Ipécacuanha... 0,9 Sucre___0,9 Emétique... O,0t> Faites h paquets. (Aug.) POULIOT. Blechon ; Pulegium, Mentha pulegium. (Lab.) Poley, roleymiinze, al,; Poley, dan,, hol.; Penny-royal, ANG.; Fotongh berry, AR.; Pou-ho, CH.; Poleo, ESP.; Puleggio, it.; Poly, pol.; Poejo, por.; Miata serietseb- naia, rus.; Puleja, su. Plante % d'Europe, sorte de menthe, à tige presque cylindrique, pubescente, très-rameuse, portant des feuilles ovales obtuses, à peine dentées. Odeur forte, peu agréable; saveur un peu chaude, menlhée. Son nom latin, d'où dérive son nom français, lui vient de ce qu'on prétend que son odeur chasse les puces. Excitant nervin. — Inusité. Pouliot de montagnes (V. Germandrée'. POURPIER. Pourcelane, Portulaca oleracea, S. sativa. (Portulacées.) Tortulak , Purzelkraut, al.; Purslane, ang.; Portulak, dan., su.; Yerdolaga, esp.; Porsclein, hol.; Porcellana, IT.; Kurza noga, POL.; Beldroega, por. Plante mucilagineuse qui purge quand on en mange en grande quantité, et qui passe pour vermifuge et diurétique. On faisait autrefois un hydrolat de pourpier. La semence entrait clans les semences froides mineures. PRÊLE. Queue de cheval ou de renard ; Equisetum anense. (Equisétacées.) Schacbtelbalm, Rosscbwanz, al.; Horse-tail, ang.; Ilest<'- had, dan.; Cola de caballo, esp.; Akkerig paardestaart. hol.; Coda di caiallo, it.; Koszcka, pol.; Cavalinha, POR.; Rœfrumpa, su. Sa tige, qui est aphylle, tubuleuse et articulée, passe pour diurétique. — Inusité. PRIMEVÈRE. Herbe à la paralysie, Herbe de St-Pierre, de St-Paul; VI. de coucou ou de printemps. Oreille d'ours, Brairette; Primula officinalis, s. veris (Primulacées). Schlùsselblumen, Aurikeln, AL.jPrimrose, Cowslips, ang.; Oxedrif, dan.; Primula, esp.; Sleutelbloem, hol.; Pri- mavera, it.; Bakuiza, pol.; Oxelœgg, su. La racine est légèrement astringente ; les fleurs '-M passent pour béchiques et antispasmodiques. PROPYLAMINE ou TRIMÉTHYLAMINE. Ammoniaque composée liquide, découverte, en 1850, par Wertheim en traitant la nar- cotine par la potasse ou la soude caustique à 220°; elle se produit aussi dans la décomposition de la codéine par la chaux potassée ou PSORALE. — PULPES. 821 sodée de 120 à 175° (Anderson); etc. Depuis, nn l'a rencontrée dans le seigle ergoté (Wïnc- kler); dans les fleurs de l'aubépine (Wickc); dans la saumure de harengs {Wertheim) ; dans la vulvaire, l'urine humaine, le sang de veau non putréfié (Dessaignes) ; dans les fruits du sorbier, les fleurs du poirier (Wittstein); dans le cotylédon umbilicus (Hétet); dans le guano, l'arnica (liesse) ; dans la levure de bière (Mul- ler-Sullivan) : dans l'huile de foie de morue. On l'obtient industr. des vinasses de betteraves. La propylamine a été très-vantée en Russie, en Allemagne et en Amérique, comme spécifique contre la goutte; puis son usage se répandit en Belgique, en Italie. En 185&, le docteur Awenarius, de Saint-Pétersbourg, la prescrivit en solution aqueuse (20 goutt. pour 180 gr. d'eau distil. et 8 gr. d'oléosaccharum de menthe p.), à la dose de 1 cuill. abouche, toutes les deux heures, dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu. En France, l'emploi de ce médicament ne se généralisa pas ; ce n'est que dans ces dernières années que le docteur Dujardin-Beaumetz a repris, avec des succès divers, les expériences d'Awenarius. Son vrai nom est la triméthylamine ; la propylamine (obtenue au moyen de l'alcool pro- pylique) avec laquelle elle a été primitivement confondue, n'est qu'une isomère qui accompagne souvent la triméthylamine dans les substances où celle-ci a été trouvée. Ces deux ammoniaqu.es composées se différencient par leur point d'ébullition et la forme cristalline de leurs sels; la triméthylamine bout à 9° ; et la propylamine, dci9 à 50°. Ainsi, la solution vendue sous le nom de propylamine, n'est qu'une solution de triméthylamine, d'une odeur désagréable et d'un litre variable; aussi M. Dujardin-Beaumetz la remplace par le chlorhydrate de triméthylamine, préparé directement par synthèse et qui est presque inodore. On prescrit ce sel en potion, soluté, sirop, pilules. (V. J. ph. et D*. ph. 1873). PSORALE. Psoralea rjlandulosa, L. (Légumineuses.) Plante du Chili, où on la connaît sous le nom de Coulen ou de Culcn-culen. On l'y regarde comme un puissant vermifuge et un très-bon stomachique. C'est surtout à ce dernier titre qu'elle est employée à Valparaiso. Son décodé arrête le flux de sang. Sous le nom de Contrayena blanc, ou du Mexique, on a employé en Europe la racine du P. pentaphylla. Une variété du P. glandulosa, nommée Cullen jaune, a les mêmes vertus que ce dernier. Quelques auteurs le confondent avec le thé du Paraguay. Les feuilles grillées et ensuite pulvérisées du P. glandulosa servent à préparer une sorte spéciale de Yerba mate ou thé des Américains du Sud, d'où M. Lenoble a extrait, il y a quelques années, une matière azotée, amère, cristalline, la psoraléine. Le P. bituminosa, qui a une odeur de bitume, et le P. eorylifolia, sont encore usités dans la médecine de quelques pays d'outre-mer. On a tenté d'acclimater en France, sous le nom de Picotiane, de Racine à pain, le Psoralea esculenta dont la racine est féculente à la manière des tubercules de la pomme de terre. Nous en dirons autant de VApios tuberosa (Convolv.). Ces deux plantes ont été introduites en France par Lamarre-Picquot. PTOMAINES Alcaloïdes vénéneux se développant spontanément dans les cadavres, découverts par M. Selmi et qui peuvent être confondus avec les alcaloïdes végétaux. Les ptomaïnes ayant la propriété de ramener le cyanoferride de potassium à l'état de cyanoferrure, ou donnant du bleu de Prusse avec les sels ferriques. MM. Brouardel et Boutmy avaient indiqué cette réaction comme un moyen de reconnaître les ptomaïnes des alcaloïdes végétaux. Mais certaines bases phé- niliques, les alcaloïdes pyridiques, allyliques (Gautier), les peptones, les matières protéi- ques (Lebaigue) donnent lieu à la même réaction qu'il faut dès lors rejeter. PULMONAIRE *. Herbe aux poumons, Herbe au lait de T\otre~ Dame, Sauge de Jérusalem ; Pulmonaria officinalis. (Borraginées. ) Lungenkraut, Hirschkohl, al.; Long-wort, ang.; Spette langeurt, dan.; Pulmonaria, ESP., por.; Gewoon lon- genkruid, hol.; Polmoiiaria, 1T.; Plaenik, pol.; Medu- niza, rus.; Lungœrt, su.; Koiwiek, tam. Plante % indigène des bois, dont les feuilles vertes et pubescentes sont marquées détaches blanches ; fleurs violacées. Jadis on les vantait dans le catarrhe pulmonaire. Elles sont inusitées aujourd'hui. (V. Pulmonaire de Chêne.) On donnait jadis le nom de Pulmonaire des Français à Vllieracium murorum. (Synanth.) PULPES. Pulpœ, lat. (Muus, al.; Pulps, ang.; Pulpas, esp.; Polpe, rr.) Médicaments de consistance molle, magistraux ou officinaux, pour l'usage interne ou pour l'usage externe. On les prépare avec des substances fraîches ou cuites, mais presque toujours végétales. Ces substances étant réduites en magma par contusion (les herbes), rasion (les fruits et les racines charnues), ou pistation (les substances cuites) selon leur nature, on les débarrasse des fibres végétales en les forçant à passer à travers 822 PYRETHRE. un tamis de crin, à l'aide d'une sorte de spatule très-large d'un côté, nommée pulpoir. Les pulpes cuites sont d'une meilleure conservation que les crues ; mais les unes ne remplacent pas les autres. La pulpe d'oignon cru est rubéfiante, celle d'oignon cuit est émol- liente. Les pulpes sont destinées à servir en nature et à entrer dans les électuaires ou d'autres formes pharmaceutiques. Les pulpes sont d'une mauvaise conservation : on ne doit donc les préparer qu'au moment du besoin. Pulpe de carottes. Réduisez en pulpe Q. V. de racines de carottes au moyen de la râpe et passez à travers un tamis de soie. (Codex.) Usitée en cataplasmes comme résolutif, et particulièrement contre le cancer du sein. Préparez de la même manière les pulpes de aliénée, à'ail, de pomme de terre. Pulpe de casse. Ouvrez les bâtons de casse, enlevez avec une spatule tout ce qui se trouve h l'intérieur, et pulpez sur un tamis de crin. Si la pulpe intérieure était trop consistante, il faudrait préalablement la ramollir à chaud avec un peu d'eau. {Codex.) Purgatif. (Voy. Casse.) Pulpe de casse pour lavement. Feuilles de bette, Feuilles de violettes, — de mauve, Fleurs de violettes; de — de mercuriale, chaque, une poignée. — de pariétaire, Eau............... 1000 Faites réduire à 620 par la coction, ajoutez à la colature : Pulpe de casse................ Q. S. pour donner une consistance de miel, et à chaque 375 de produit ajoutez 560 de casson- nade, puis faites cuire en consistance d'élec- tuaire. (Spielm.) Pulpe de ciguë. Réduisez Q. V. de feuilles fraîches de ciguë en une pâte fine par contusion, et pulpez ù ravers un tamis de crin. (Codex.) Préparez de môme les pulpes de cochléaria, de cresson, de roses rouges et de toutes les au- res feuilles ou fleurs fraîches. Pulpe de cynorrhodons. Prenez Q. V. de cynorrhodons un peu avant leur maturité, coupez-les en deux, enlevez les grains osseux et les poils intérieurs, ainsi que les dents du calice; mettez ce qui reste dans un pot de faïence, arrosez-le avec un peu de vin blanc, portez-le dans un lieu frais et remuez-le de temps en temps ; quand les cynorrhodons seront suffisamment ramollis, pilez et pwlpez-les (V. Conserve de Cynorrh.). Pulpe de pruneaux. Exposez Q. V. de pruneaux sur un diaphragme à l'action de la vapeur d'eau, jusqu'àce qu'ils soient tout à fait ramollis, et, après avoir rejeté les noyaux, pistez la chair du fruit dans un mortier de marbre et pulpez (Codex). Préparez de même les pulpes de : Dattes, Oignons de scille, Jujubes, Racine d'armée, Oignons de lis, Racine de guimauve, Oignons communs, Espèces èmollientes. Pulpe de tamarins. Pulpa è fructibus tamarindi. Mettez Q. V. de tamarins dans un pot de porcelaine, ajoutez-y un peu d'eau, et faites digérer sur les cendres chaudes jusqu'à ce qu'ils soientraniollisbienégalement; pulpez (Codex). Purgatif. (Voy. Tamarin.) Sous le nom de pulpe de tamarin artificielle, Radius indique le mélange suivant : pulpe de pruneaux, 30; crème de tartre, 8. PYRETHRE. Solitaire; Anthémis pyrethrum, L. Anacyclus pyrethrum, De C. (Synanthérées.) Speichelwurz, Bertram, al., su.; Pellitory of Spain ang.; Akur Kurha, L'dcark, ar.; Spytteurt, dan.; Pe- lifre, esp.; Tandwortel, hol.; Piretro, it., por.; Zebne ziele, pol.; Akkarakarum, tam.; Oudoul kahri, TUR. La racine*, qui nous vient surtout de 7'u- nis, est grosse comme le doigt, longue de 10 à 15 centimètres, grise en dehors, blanchâtre en dedans, inodore, d'une saveur brûlante, acre et légèrement acide. Le suc exprimé de la racine fraîche n'est pas acre. Selon des auteurs, elle doit son àcrelé à une huile fixe; selon d'autres, à une résine molle acre, la pyréthrine ou pyrèthrin (3/100) qui existe en plus grande pp. dans l'écorce que dans la partie ligneuse. La pyrèthre cède son principe actif à l'alcool et à l'éther. (Parisel.) Outre l'huile fixe, la résine et l'huile volatile (25/100), la racine de pyrèthre contient de l'inuline, du tannin, de la gomme, des sels. C'est le nûjEgpcv de Diosroride. Excitant, sialagogue, qu"on n'emploie guère que comme masticatoire et en préparations dentifrices. On s'en est servi dans la paralysie et comme sternutatoire. Le Pyrethrum caucasicum ou Cineraria fo- lium, originaire non du Caucase, mais de la Dalmalie, fleurs pulvérisées, constitue la Poudre contre les punaises, du Caucase, de Kraille ou de Mismaque, laPoudre persane, V Insecticide de Perrand, de Ferry ou de Vical, ['Anti-punaise, le Morto-insecto de Julien, etc. etc. ; fort employé aujourd'hui, et très-efficace, lorsqu'il est pur, à la destruction des punaises. 11 suffit II PYRiDINE. — QL'ASSIE. 823 d'en mettre sur les draps de lit ou de l'insuffler dans les niches de ces animaux. Le P. cau- msicurn présente deux variétés, l'une blanc jaunâtre, la plus estimée ; et l'autre, bleuâtre. On fabrique aussi de ces poudres insecticides avec la camomille de Perse (Pyrethr. roseum et P. carneum.) (Y. Un. ph. 1876.) PYRIDINE. La Pyridine est une des bases qui prennent naissance dans la distillation sèche des matières organiques, et particulièrement des matières animales. Elle a été découverte par Anderson dans les produits huileux provenant de la distillation sèche des os (huile animale de Dippefi. C'est un liquide incolore, très- mobile, d'une odeur sui generis vive et pénétrante, bouillant à 116,7; densité à 0,9858. La pyridine a été préconisée par M. le D r Germain Sée dans le traitement .de l'asthme. On l'emploie en aspiration à la dose de 4 à 5 grammes versés sur une assiette et mêlés à l'air confiné d'une chambre close. Les malades éprouvent presque immédiatement une diminution marquée de l'oppression. PYROLES. Plantes éricinées, dont deux espèces sont employées : 1° Pyrole à feuille ronde, Pyrola rotundifolia (Waldmangold, Bieberklee, al.), petite plante du nord de l'Europe, et même indigène, à feuilles vertes et coriaces et à fleurs blanches ; 2° Pyrole en ombelle, Chima- phylle, Herbe à pisser, Chimaphylla corym- bosa, Pyrola umbellata (Wintergrvm hamkraut, au, Wintenjreen, ang.) (Voyez aussi Palotn- mier, Pipsissewa, am.), plante de l'Amérique septentrionale. La première passait jadis pour vulnéraire, tonique et antileucorrhéique. La seconde est très-employée aux Etats-Unis comme diurétique, antiscrofuleux, antispasmodique, sous forme de décocté et d'extrait, celui-ci à la dose de 0,5 à 2,0. Ses feuilles sont rubéfiantes. Elle contient une assez forte proportion d'or- butine (Zwenyer et Himmelmann). PYROTHONIDE. (De itOp, feu, et de ôoivicv, chiffon.) Huile de papier; Oleum chartœ {Rag oil, axg.). Liqueur empyreumatique d'un brun rou- geâtre, provenant de la combustion des chiffons, du chanvre, du coton, du papier; on recueille la liqueur qui en provient. En 1827, le docteur Ranque, d'Orléans, en a préconisé l'usage comme astringent. Etendue,elle sert en collyre, en injections, etc. Quelques gouttes de pyrothonide appliquées sur la langue abolissent complètement la sensation du goût pendant un temps plus ou moins long qui peut aller jusqu'à une heure {Johnson). Cette propriété pourrait peut-être servir à dissimuler aux malades la saveur repoussante de certains médicaments. Q QUASSIE*. Bois amer ou de Surinam, quassi amer, quinquina de Caycnne; Quussia amara. (Sima- roubées. ) Bitterholz, Quassienholz, al.; Quassia, ang., it.; Kasciab morr, ar.; Vestindisk bittertrœe, ban.; Quacia, esp.; Kwassya, pol., rus. On nous apporte de la Guyane et de Surinam le bois et surtout celui du tronc, des branches et de la racine. Il est blanc, inodore, léger, de 2 à h centimètres de diamètre, long d'un demi-mètre à 1 mètre, recouvert d'une écorce d'un gris clair qui n'est pas ordinairement adhérente. Le bois et l'écorce sont d'une amertume extrême, propriété due à un principe particulier cristallisé, la Quassine ou ((«as- site, extraite par Winckler ; que M. Morin a retirée aussi de l'écorce de Simarouba. l.a quassine se présente sous forme de petits cristaux blancs, prismatiques, soyeux, à éclat micacé, peu solublc dans l'eau, très so- luble dans l'alcool à ob° et dans le chloroforme. MM. Adrian et Moreau la préparent comme suit : On épuise le bois de quassia par l'eau bouillante additionnée de 5 gram, de carbonate de potasse par kil. de bois. Les liqueurs d'extraction, concentrées jusqu'en consistance d'extrait mou, sont épuisées par de l'alcool à 90°. On laisse déposer le liquide alcoolique, on le décante et on y ajoute de l'acide sulfurique étendu de dix fois son poids d'alcool à 90° tant qu'il se forme un précipité. On filtre el, au liquide filtré, on ajoute un lait de chaux au tiers. On filtre à nouveau; on neutralise la liqueur par un courant d'acide carbonique et on filtre une deuxième fois. 11 suffit de distiller alors le liquide jusqu'à ce qu'il reste encore un peu d'alcool dans le produit qu'on verse bouillant sur un filtre mouillé : on achève alors d'évaporer le reste de l'alcool en chauffant à 80°. La quassine cristallise et on la purilïe par une nouvelle cristallisation dans de l'alcool à 95°. Pour l'usage, on tient le bois de quassia en copeaux minces, en gobelets, en billes, etc., dans les officines (V. Bittera), qui nous vient aujourd'hui en grande quantité, en bûches beaucoup plus fortes que le quassia de Surinam avec lequel maintenant il est confondu. C'est le Pirrœna excclsa (Rulacées). 824 QUEBRACHO. — QEIN1NE, ■ La quassie a été introduite dans la matière médicale vers le milieu du siècle dernier. Ce fut un nègre, nommé Quassi, qui fit connaître ses propriétés. En Suisse, on se sert du décocté de quassie en place de cobolt pour détruire les mouclies. La décoction préparée avec: quassia en copeaux 100. graine de staphisaigre pulv. 20 et eau 0000 (jusqu'il réduction à 2000) constitue une .liqueur insecticide, particulièrement efficace contre les altises et certains pucerons (Chez). Les papiers tue-mouches sont préparés en trempant du papier buvard épais dans le décocté de quassie sucré, auquel on ajoute quelquefois un décocté de noix vomique et même de l'acide arsénieux, et faisant sécher. Pour se servir du papier tue-mouches, on le place dans une assiette où on le maintient humide. Amer, tonique, stomachique, fébrifuge, employé quelquefois aujourd'hui dans la dyspepsie, la diarrhée, les hémorrhagies. On "en l'ait des infusés (pp. 10 : 1000), une poudre*, un extrait*, un vin, un sirop, une teinture*. Dose de la poudre : 1 à 2,0. Le quassia fait la base d'une sorte de ratafia ou élixir stomachique amer, désigné sous le nom de Surinam. On appelle Cassie ou Cacic et non Quassie, Y Acacia farnesiana dont la fleur possède une odeur très-suave, utilisée par les parfumeurs et les fabricants de liqueurs. (V. p. 195). Quebracho (Apocynacées) Aspidosperma Quebracho (AsphL blaneo). Plante de la République Argentine, dont l'écorce joue, depuis quelque temps, un. certain rôle en médecine. Elle est employée comme tonique et fébrifuge. Elle est riche en tannin (27,5 0/0). Hesse en a retiré six alcaloïdes : Vaspidospermine, Yaspidospermatine, Yaspidosamine, Vhypoquebrachine, la quebra- chine, la quebracliamine et un corps, à caractère alcoolique, le quebrachol. Ces alcaloïdes sont des paralysants du système moteur (Penzoldt) et du cœur. Les six alcaloïdes ne se trouvent pas dans ^Dutes les variétés d'écorces, certaines n'en contiennent que trois. Vaspidospermine cristallise en prismes ou en aiguilles, solubles dans l'alcool, la benzine et le chloroforme; elle donne des sels cristallins (sulfate, chlorhydrate). Il ne faut pas confondre Yaspidosperma quebracho avec le quebracho Colorado ou quebracho rouge (Loxopterygium lorentzA), de Tucuman qui est une plante de la famille des Térébinthacées dont l'écorce sert surtout au tannage et contient deux alcaloïdes dont l'un, stable, a reçu le nom de Loxoptérigine (Hesse). QUININE". Chinina, Quiaina (Quinia, Quitta (1) ANC). On l'obtient ainsi : Suif, de quinine officinal 100 Eau bouillanle...... 2000 Acide sulfu'rique dilué 112. Ammoniaque liquide oflicinal 120. Dissolvez le sulfate de quinine dans l'eau additionnée de l'acide sul- furique: versez l'ammoniaque dans le mélange et laissez en contact pendant 24 heures. Sous l'influence de l'ammoniaque en excès, la quinine passe à l'état d'hydrate cristallin à 6 équival. d'eau. Lavez le précipité, recueille/ sur un filtre et séchez à l'air libre (Coder. L'hydrate de quinine se présente en cristaux très fins, contenant 1 i-,28 0/0 d'eau: a 57° il subit la fusion aqueuse. Dans une atmosphère desséchée il perd 9,.'i °i 0 d'eau, c'est- à-dire à équivalents: à 100° il se transforme en quinine anhydre, fusible à 177°. t'hydrate de quinine est soluble dans 1070 parties d'eau à + 15°, facilement soluble dans l'alcool, l'éllier, l'eau chaude. Il est lévogyre et possède une réaction alcaline. Les solutions de quinine sont fluorescentes. Un peu d'eau de chlore, puis quelques gouttes d'ammoniaque ajoutées à la solution d'un sel de quinine, développent une teinte verte: vert de quinine ou DalléiocMne (Btan- des), ThaUéioquine; cette réaction est caractéristique de la quinine. Si on verse de l'eau de chlore sur du sulfate de quinine délayé dans de l'eau jusqu'à ce qu'il soit dissous et qu'on ajoute à la liqueui du cyanure jaune en poudre, il se produit une couleur rouge foncée. Au lieu de chlore, on peut employer l'hypochlorate de chaux additionné d'acide chlorhydrique. Dans ce cas, par l'addition de l'ammoniaque, il se précipite en poudre verte. La quinine, broyée avec l'iode, forme Yiodo-quinine. La quinétine est le résultat de l'action de l'oxyde puce de plomb et de l'acide sulfurique sur la quinine. On n'emploie point la quinine en médecine; mais son sulfate, que l'on confond quelquefois avec elle dans le langage vulgaire, est l'un des agents les plus précieux de la matière médicale. 1 p. de quinine crist. équivaut à : Sulfate.... 1,33 Citrate ... 1,01 Chlorhydrate. 0,OS Acétate... 1,01 Tartrate .. 1,0b Femrcyanate. 1,01 Le borate de quinine qui se présente sou^ l'aspect d'une poudre cristallisée, de couleur jaunâtre, a été préconisé dans ces derniers temps à cause de sa solubilité dans l'eau. Il (1 Ce synonyme anglais peut être une cause d'erreur pour nous "en France, et pour d autres pays où l'on dit souvent, par abréviation, quina pour quinquina- QUINQUINAS. 825 se dissout, en effet, dans partie à peu près égale d'eau. Selon Wertheim, l'alcaloïde liquide, obtenu par Gerliardt, en distillant de la quinine ou de la cinclionine avec une lessive concentrée de potasse, et nommé quinoléine, Lexical, Leukol, leucoline, qui fait d'ailleurs partie des produits de la distillation du goudron de houille, serait un bon fébrifuge. Le Quinobaume de Gosselin est une combinaison ou mélange de 1,2 de quinine avec 30,0 de résine de copahu aromatisé avec quelques gouttes d'essence de sassafras. Il est employé contre la gonorrbée. On a nommé Quinoîdine (Sertuemer), quinine brute ou amorphe, un mélange qui existe en grande quantité dans les quinquinas des Indes néerlandaises et anglaises. Ses combinaisons avec les acides sont amorphes et très solubles. C'est un produit d'altération des alcaloïdes du quinquina sous l'influence de la lumière : il parait prendre naissance pendant la dessiccation des écorces au soleil et dans la fabrication du sulfate de quinine de* eaux-mères duquel il est précipité par les alcalis sous forme de matière résineuse (Quinoîdine brute). C'est un mélange en proportion variable des alcaloïdes du quinquina accompagnées d'une foule d'impuretés qui en constituent souvent la majeure partie. M. de\ rij recommande son emploi comme excellent fébrifuge sous forme de borate. Le borate de quinoîdine constitue une poudre amorphe très hygrométrique, plus ou moins jaunâtre, solublè dans 3 parties d'eau; 100 parties contiennent ",ii parties de quinoîdine pure. On le prépare en chauffant 2 parties de quinoîdine avec 1 partie d'acide borique et 20 parties d'eau distillée. Une partie de la quinoîdine, spécialement celle qui porte le nom d'alcaloïde amorphe (chinoîdine de Ser- tuerner ; diconchonine de liesse) est dissoute et se combine à l'acide borique; on laisse reposer, on filtre à chaud et on recommence la même opération avec le liquide filtré jusqu'à ce qu'il ne se sépare plus de matière résineuse par l'ébullition. On évapore ensuite le liquide jusqu'à ce qu'il ne pèse plus que le poids de quinoîdine employée; on laisse reposer 12 heures à 15°. Il se sépare de l'acide borique. La solution claire est évaporée ensuite au B.-M. (de Vrij). Un gramme de borate de quinoîdine donne le même résultat que 0.66U de sulfate de quinine. M. de Vrij a indiqué le moyen de purilierla quinoîdine au mo\en de l'oxalate d'ammoniaque (Un. ph. 1860) et d'extraire la quinidine de la quinoîdine. (Un. Ph. 1871). Le quinio du Brésil est de la quinine brute retirée de l'écorce fraîche du quinquina par la chaux, puis l'alcool; il est analogue au quinium et à la quinoîdine, mais moins impur que celle-ci (Batka). Le nom de Quinetùni a été donné par M. de Vrij au produit constitué par le mélange des alcaloïdes contenus dans le quinquina et ce produit a été proposé pour remplacer la quinine. On a introduit, en Amérique, sous le nom de quinine douée, une préparation qui, d'après M. Procter, est un mélange de cinclionine et de glvcvrrhizine impure dans la proportion de 3 à 1 (V. J. Ph. 1870). Un produit qui nous semble appelé à jouer un rôle important en thérapeutique, est le Qui- nium ou Extrait alcoolique de quinquina par la chaux. Extrait complet oupolychreste dequina, de Delondre et A. Labarraque. On l'obtient en broyant un mélange de quinquinas de composition telle que celui-là représente h ou 2 p. de quinine et 1 p. de cinclionine, lui ajoutant moitié de son poids de chaux éteinte, traitant ce mélange par l'alcool bouillant jusqu'à épuisement et évaporant ; le résidu est le quinium qui représente33/100 de son poids d'alcaloïdes, plus les autres principes actifs du quinquina, en un mot toute la matière de celui-ci, moins le ligneux. 11 est donc infiniment plus riche que les extraits ordinaires de quinquina, et les préparations qu'on en obtient sont donc, beaucoup plus actives et plus uniformes dans leur action, le quinium étant un produit dosé chimiquement. D'autre part, le quinium représentant les divers éléments du quinquina, il a des avantages, des réussites que n'a pas le sulfate de quinine, dans des cas de fièvre, hors toutefois les cas graves. C'est donc un tonique et un fébrifuge de grande importance. Il est amorphe, cassant, inodore, de couleur fauve, de saveur amère, fusible. Pilules de quinium. — Elles sont du poids de 15 centig. 10 pilules dans les 2à heure* comme fébrifuge et 1 pilule, matin et soir, comme tonique. — Vin de quinium. — Il est préparé avec : vin blanc généreux 1000 p., quinium h p. 1/2, dissous dans 54 p. d'alcool à 36°. Dose : 100 à 200 gram. dans les 24 h. comme fébrifuge et de 30,50 à 100 grammes comme tonique et préservatif. QUINQUINAS. Ecorces du Pérou. China, Chinarindo, ai; Périmai! bark. \ng.; China. ar-, it., por.; Kànabark, dan., su.; Qttina, esp., por.; Kina. hol. Chiuaia korka, rus.; Ivina-kina. tur. Les écorces de quinquina, dont l'importance thérapeutique est connue de tout le monde, sont fournies par diverses espèces du genre Cinchona, de la famille des Rubiacées. Le genre Cinchona est caractérisé par des stipules caduques, des fleurs disposées en 826 QUINQUINAS. panicules terminales [fig. 100), un calice supère à 5 dents, une corolle tubuleuse divisée en S lobes frangées sur les bords. La corolle ex- baie une < F ^- 106 -. odeur agréable, elle est colorée en rose, en pourpre ou en blanc. Le fruit est une capsule ovoïde ou à peu près cylindrique, déhiscente à partir de la base en deux valves. Les graines sont imbriquées verticalement. Les Cincho- nas sont des arbres toujours \erts, à feuilles ovales, obo- vales ou presque arrondies ; dans quelques espèces elles sont lancéolées. Ces plantes se trouvent disséminées dans les forêts de la Cordillière des Andes, entre le 10° latitude Nord et le 19° latitude Sud, c'est-à-dire depuis le Venezuela et le nord de la Nouvelle-Grenade, jusque dans la Bolivie, à travers l'Equateur et le Pérou. Elles ne descendent pas au-dessous de 1,200 mètres sur les flancs des Andes et arrivent à un niveau de 3,000 mètres et même pour quelques-unes de 3,200 mètres. Les divers pays qui fournissent les quinquinas exploitent chacun des espèces spéciales de cette plante. Ainsi, la République de l'Equateur a deux centres principaux de production : les environs du Chimborazo, qui fournissent les écorces de quinquina rouge, et la région si célèbre de Loxa, où les quinquinas ont été le plus anciennement exploités. Le Pérou proprement dit fournit les écorces de huanuco et les écorces de calisaya, mais ces dernières viennent surtout de la Bolivie. Les travaux de la récolte des écorces de quinquinas sont très pénibles: les hommes engagés pour ce travail sont désignés sous le nom de casrarilleros ou cascadores (cascaro, écorce en espagnol). Les cinchonas sont en petit nombre dans les forêts où ils croissent par rapport aux autres arbres; ils peuvent former des groupes plus ou moins serrés, épais, ça et là au milieu de la forêt et auxquels les Péruviens donnent le nom de Taches (manchets), mais ordinairement ils sont complètement isolés. Lorsque le cascarillero a trouvé son arbre, il commence par débarrasser sa tige des plantes grimpantes et parasites qui l'entourent. On abat alors l'arbre. Cela fait, il enlève à l'aide d'un battage préalable les couches superficielles inertes de Fecorce. Puis, afin de détacher la partie interne de l'écorce, il pratique sur la tige des incisions longitudinales et transversales. Les écorces sont séchées au soleil et se roulent d'autant plus sur elles-mêmes qu'elles sont plus minces. D'où il résulte que la convoluture des écorces n'est pas un caractère propre à faire distinguer les espèces. Les écorces étant sèches, on en faiMe choix, puis on les emballe dans des caisses ou de la toile grossière ; mais plus souvent on en forme avec des peaux d'animaux des ballots de 50 à 75 kilog., nommés suroîts, et on les envoie ainsi à la côte pour l'exportation. Les principaux ports d'exportation sont : Carthagène, Lima, Valparaiso, Arica et Buénos-Ayres. Le système déplorable employé pour la récolte de l'écorce de quinquina dans les forêts du Sud a occasionné la destruction des arbres dans un grand nombre de localités. L'attention de l'ancien monde a élé altirée sur ce fait ef des efforts sérieux ont été tentés pour cultiver l'arbre dans d'autres pays. Les premiers essais importants furent faits par les Hollandais; ils tentèrent d'acclimater les cinchonas dans leurs colonies des Indes orientales, et aujourd'hui plusieurs espèces, notamment les C. calisaya et pabudiana sont cultivées sur une grande échelle à Java. Leur richesse, suivant M. de Vrij, est : k °/ 0 , 31 d'alcaloïdes purs pour le quinq. calisaya et 0 °/ 0 , k pour le quinq. condaminea. Il y a trouvé de l'ac. quinovique qui paraît être aussi un bon fébrifuge, ainsi qu'il résulte d'essais faits en grand dans les hôpitaux de Java et de Sumatra. L'utilité du C. pahudiana n'étant pas établie, sa culture a été abandonnée en 1862 et les plantations hollandaises sont riches maintenant en C. calisaya sous ses diverses formes, qui sont les Calisaya javanica, Ledgeriana, Hassharliana, Scliukraft. Peu après, les Anglais, suivant l'exemple des Hollandais, grâce aux efforts de leur gouvernement et par l'initiative de M. Roberts Markham, ont acclimaté les cinchonas dans l'Inde et à Ceylan, où ils cultivent très en grand un certain nombre d'espèces, particulièrement les C. suaïïubra et émicrantha ; et la méthode du moussaye (mossing process), inventée par M. Mac-Ivor, a permis d'obtenir des écorces très riches en alcaloïdes. Le moussage consiste à recouvrir de mousse les parties du QUINQUINA GRIS. — QUINQUINA HUANUCO. 827 tronc sur lequel on a enle\é des bandes d'écorces espacées de i à 5 centimètres. L'année suivante on enlève les bandes qu'on a laissées l'année précédente. La troisième année on découpe la nouvelle écorce qui a remplacé la première et ainsi de suite : on a obtenu, par cette méthode, des écorces plus riches en alcaloïdes, surlout en quinine, que celles qu'elles remplacent. Depuis peu, au lieu d'enlever toute l'épaisseur de l'écorce on détache seulement la couche externe qui est la plus riche en alcaloïdes et qui se reproduit en deux ans sous le moussage. C'est ce que les recherches de M. Howard, sur l'endroit où se trouvaient surtout les principes actifs de l'écorce, ont pleinement justifié. Les succès obtenus à Java et dans les Indes anglaises ont encouragé les essais de culture des cinchonas dans un as-ez grand nombre de pays (Algérie, ile de la Réunion, Guadeloupe, Jamaïque, Brésil, Mexique, États- Unis, Sainte-Hélène, Australie, etc.). En Algérie, les tentatives sont restées infructueuses. Les écorces de quinquinas présentent un certain nombre de caractères généraux qui permettent de la distinguer des écorces d'espèces, de familles différentes ou de genre de Rubiacées \oisins. Elles peuvent se présenter sous deux formes: en cylindres variant de grosseur, depuis celle d'une plume jusqu'à celle du doigt (écorces roulées), ou en plaques plus ou moins épaisses (écorces plates) et généralement dépouillées à leur face externe des couches les plus extérieures. Les unes et les autres ont une saveur amère et astringente. Les libres lihériennes présentent une disposition caractéristique : elles sont isolées ou réunies en petits groupes qui n'affectent aucun arrangement régulier, de telle sorte qu'on ne voit sur la coupe transversale ni les stries radiales de beaucoup d'écorces ni la disposition feuilletée de beaucoup d'autres. Le nombre des quinquinas qui arrivent dans le commerce esi très considérable. Il est certains types qu'il convient surtout de connaître, ce sont les seuls que nous indiquerons. Pour les autres, on consultera avec fruit la Quinologie de Bouchardat et Delondre ; Weddell, Monographie du genre Cinchona ; Planchon, Des quinquinas, etc. Les propriétés fébrifuges du quinquina furent mises en lumière par la comtesse Del Cinchon (d'où Cinchona). Mais il ne fut désigné à cette époque que sous les noms de Poudre de la Comtesse ou des Jésuites, parce que ces derniers furent, en 16i9, les premiers qui en firent le commerce, et qu'ils ne le vendaient qu'en poudre. Un Anglais, du nom de Talbot, ayant découvert leur secret, se mit à leur faire concurrence, d'abord dans son pays, puis en France; selon M'" e de Sévigné, il faisait payer iOO pistoles chaque dose de son remède. Enfin, Louis XIV lui acheta son secret en 1670, et le fît publier. Ce ne fut qu'en 1738 que, grâce a La Condamine, on eut connaissance de l'arbre qui fournit cette précieuse écorce, et c'est à lui qu'appartient la première idée de transporter les cinchonas dans des pays autres que leurs pays d'origine. Le mot quinquina vient de kina-kina, mots péruviens qui signifient e'corce des écorces. Quinquinas gris. Quinquina de Loxa. Kron-China, al.; Crown bark, ang.; Cascarilla fin.i de Uristusinga. ESP.; On désigne sous le nom de quinquinas de Loxa un certain nombre d'écorces données par les diverses variétés ou espèces voisines du Cinchona of'ficinalis L. (C. Condarninea, Wedd.) Ces écorces viennent dans les enviions de Loxa, dans la République de l'Equateur. Écorces roulées en tubes cylindriques réguliers , de dimensions peu considérables, variant de celle d'une plume à celle du doigt; surface extérieure souvent recouverte de lichens grisâtres ou blanchâtres ; fissures transversales plus ou moins marquées, mais généralement très régulièrement espacées ; cassure peu fibreuse, saveur astringente et légèrement amère, odeur particulière très agréable. Les variétés qui forment les quinquinas de Loxa ou de Qitayaquil sont produites par les C- offtcinalis, L. ,var. Chahuar- guera, Bonplandiana, Crispa (Tafalla). Les proportions d'alcaloïdes sont assez variables. Cependant, les quinquinas gris doivent contenir au moins le p. 100 d'alcaloïdes saliliables, dans lesquels la quinine doit ligu- rer au moins pour 1/10. Quinquina huanuco. Grauos-China. al.; Siherb.irk, Grey bark, ang.; Cas<-a- rilla proiinziana, esp. Les quinquinas huanuco sont comme les Loxas un mélange de quelques espèces qui viennent dans les environs de Huanuco et qui sont embarquées au port de Lima, d'où le nom de quinquinas de Lima , qu'on leur a donné dans le commerce français. Trois espèces principales de Cinchona croissent dans le lieu d'origine de ces écorces : ce sont les C. nitida, C. micrantha et C. pauviana, mais c'est surtout le Cinchona peruviana (IIow) qui parait fournir la majeure partie. Ces écorces sont en tubes plus ou moins gros, dépassant d'ordinaire en volume ceux des quinquinas de Loxa, atteignant jusqu'à 0,02 de diamètre. La 828 QUINQUINAS JAUNES. — QUINQUINAS ROUGES. surface externe a une couleur grise argentée et lustrée, avec des reflets bleuâtres, qui se retrouve au-dessous des lichens, dont elle est souvent couverte. Les fentes transversales y sont rares dans les jeunes écorces, qui sont ordinairement ridées longitudinalemcnt; dans les écorces plus âgées, il existe des fentes transversales profondes, très espacées et ne ressemblant nullement aux fines fissures des Loxas. La surface interne est peu lisse et d'un jaune plus ou moins ocracé. Les extrémités sont généralement coupées obliquement. Le Cin- rhona peruviana renferme en général 3° / 0 d'alcaloïdes, dont 1,40 de cinchonine et le reste en cinelionidine {Howard). C'est l'espèce de quinquina gris qu'il faut préférer pour l'usage médical (Codex). Les quinquinas Havane, ferrugineux, de Jaén pâle, sont des variétés de quinquinas gris. Qainquinas jaunes. Quinquina cahsaya ou quinquina jaune royal, Cinckona calisaya. Kœnig's China, al.; YeUow bark. ang. ; Cascai'itli calisaya ou Collisalla, ESP. Croît dans la province péruvienne de Cara- raya et surtout dans la Bolivie septentrionale. Il existe deux sortes de calisaya, le Calisaya en écorces plates et le Calisaya roulé. Le premier est une écorce de 10 à L'i millimètres d'épaisseur, très dense, dépouillé de son épidémie, la surface extérieure présente de nombreux sillons longitudinaux (sillons digitaux). La couleur est jaune foncé ou brunâtre, la fracture transversale constamment fibreuse sur toute l'épaisseur, aussi bien vers la face externe qu'à la face interne, produit une poussière fine de fibres microscopiques prurientes. Saveur franchement amère. Les lionnes sortes doivent donner au moins 2o pour 1000 de sulfate de quinine [Codex. Le quinquina roulé se présente en tubes pourvus de leur épidémie profondément crevassé. C'est sous cette dernière forme que se présentent les quinquinas de Java, désignés sous le nom de Ledgeriana. Javanica; ils pourraient être confondus avec les Q. huanuco mais les bords du Calisaya sont coupés carrément, et ceux du Huanuco très obliquement. Enfin, on ne trouve jamais, sur ce dernier une cryptogame rouge Ilypoclinus mbrocin- tus) fréquente sur le Calisaya. On donne quelquefois pour le Calisaya le Q. Calisaya fibreux et quinquina rouge de Cuzco. Ce dernier, fourni par le C. Scrobiculata donne 4 p. de sulfate de quinine et 12 gr. de Milfate de cinchonine par kilogr. Le quinejuina Pitayo (Cinchona Pitayensis) est un quinquina jaune, de peu d'apparence, mais riche en quinine; le l'itoyo menu, donne jusqu'à ZiO gr. de sulfate de quinine par kilogr. On peut encore citer, parmi les variétés de quinquinas jaunes, les diverses écorces données par le Cinchona IcauAfolia (Mutis) et qui varient par la couleur, par les dimensions et par la finesse du tissu. La plupart ont une teinte orange, quelques-uns sont jaunes, d'autres presque rouges. Certaines sont roulées, d'autres cintrées les plus grosses sont plates. Les principales sortes sont le Calisaya de Santa-Fé qui donne de 30 à 32 parties de sulfate de quinine par kilogramme: le quinquina jaune orange roulé donnant 38 parties de sulfate de quinine par kilogramme ;»le quinquina jaune-orange de Mutis, 2ô à 30 parties de sulfate de quinine par kilogramme ; le quinquina Carthagéne ligneux (quinquina cartha- gène du commerce actuel) 10 à 20 parties de sulfate de quinine. Enfin, un quinquina qui est très proche du Cinchona lancil'olia : c'est le quinquina à quinidine (llx à 15° de quini- dine pour 1000. Le quinquina Mwacaîbo [Cinchona cordi- folia qui vient de la Nouvelle-Grenade doit être rejeté des pharmacies et des fabriques de sulfate de quinine. Il contient surtout de la cinelionidine et ï à 3 parties de sulfate de quinine. Ces trois dernières espèces, qui viennent de la Nouvelle-Grenade, ont quelques caractères communs, qui les distinguent nettement des écorces du calisaya : leur partie externe, au lieu d'être fibreuse, a une structure subéreuse, et la surface extérieure présente, çà et là, des fragments de plaques minces, brillants, d'aspect micacé; quant à la finesse des fibres, elle varie suivant la qualité des écorces : très-grossières dans le Mara- caîbo, ces fibres deviennent aussi déliées et aussi prurientes que dans le calisaya, dans les bonnes variétés de quinquina Pitayo et de quinquina lancifolia. Quinquinas rouges. Cinchona rubra des officines. Rotlie China al. ; Redbark. ang.; Cascarilla i olorada. ESP. Cette écorce est, de beaucoup, la moins importante des écorces de quinquinas employées en pharmacie. Cependant, comme le Cinchona suecirubra qui la fournit est maintenant cultivé sur une grande échelle dans l'Inde, son usage deviendra probablement plus considérable. Ils ont un faciès qui les fait assez facilement reconnaître. Cependant la nuance rouge qui les caractérise n'est pas toujours tellement marquée qu'elle ne se fonde souvent d'une manière sensible avec celle des quinquinas jaunes. QUINQUINAS ROUGES. 820 En général, les écorces sont très-épaisses très-larges, et peu ou point reniées; leur épi tienne est crevassé et dépourvu de lichens foliacés. Selon que cet épidémie présente ou ne présente pas de petites proéminences, les quinquinas rouges sont distingués en verru- queux (du C. wecirubm qu croît dans la province de Quito aux environs du Chimbo- razo), et en non verrugueuœ; leur saveur est amère et astringente. Les quinquinas rouges doivent fournir au moins 30 pour 1000 de sulfates d'alcaloïdes dont 20 au moins de sulfate de quinine (Codex). Depuis quelques années, des écorces a alcaloïdes provenant de Buccaramanga, dans la province de Santander et de Tolima au sud- est de Bogota sont arrivés sur les marchés européens. Ces écorces, nommées dans le commerce quinquina euprœa sont très denses, d'un rouge brun foncé, a cassure résineuse; elles ont une teinte extérieure terne et métallique, cuivrée «d'où leur nom); ils proviennent de deux arbres différents (Vlanclwn. D'après M. Triana, ces écorces sont fournies par des arbres du genre Remijia, voisin des genres Cinchona et Cascarilla. Ce sont le Remijia pedunculata (Triana>; et le Remijia pur- diœana (Werfco ou cTxiriea, quinquina de Carthagcne (Cinchona pubescens, var. pelletieriana) qui contient un alcaloïde particulier nommé Ari- cine ou Cusconine, découvert en 1829 par Pelletier et Corriol ; 5° le Q. laèn pâle (Cinchona Humboldtiana), qui contient de la Cin- chovatine (Manzinï<, que M. Vinckler considère comme identique avec l'aricine et de la Blanrhinine ou Blanquiniiie (MM.) qui paraît aussi identique avec l'aricine ; i>° le Q. pitoxa dans lequel Peretti a signalé, en 1837, la Pi- toxine, mais en 1873 Hesse a démontré que l'écorce d'où elle fut retirée et nommée aussi China bicolorata, ne contenait pas d'alcaloïdes ; 7° le Q. de para (Buena hexandra), dans lequel M. Winckler a trouvé, en 1815, un alcaloïde, la Paricine, qu'il l'approcha ensuite de la bébirine, et que M. Fluck.iger a reconnu être identique avec la buxine. La composition chimique des quinquinas est fort importante; elle est complexe et varie d'une espèce à l'autre. Les principes spéciaux des écorces de quinquina sont les alcaloïdes suivants : la Cinchonine et son isomère la Cinchonidine (quinidine des Allemands) ; la Quinine et son isomère la Quinidine (Conqui- nine de Hesse) ; la Quinamine. B.-A. Jomes retira le premier des quinquinas une matière qu'il nomme finehonin, mais les auteurs de la découverte de la quinine et de la cinchonine sont Pelletier et Caventou qui firent connaître ces alcaloïdes en 1820. La Cinchonidine ainsi nommée par Pasteur en 1853 fut obtenue en 1817 par Winckler sous le nom de Quinidine. Elle forme des cristaux anhydres solubles dans 76 p. d'éther, 20 p. d'alcool; ses solutions ne sont pas fluorescentes et ne se co- w m 830 QUINQUINAS ROUGES lorent pas en vert par l'eau chlorée et l'ammoniaque. Le nom de Quinidine fut appliqué en 1833 par Ossian Henry et Delondre à un alcaloïde étudié en 1853 par Pasteur qui montra son identité avec la Beta-Quinine de Van Heijnin- gen. Cet alcaloïde se trouve surtout dans les quinquinas Pitayo. Elle l'orme des cristaux solubles dans 30 p. d'étlier. Ses solutions sont fluorescentes et ont la propriété de produire de la tlialléioquine. L'iodhydrate de quinine se dissout dans 1250 p. d'eau à -j- 15° ; cette faible solubilité permet de séparer facilement la quinidine des autres alcaloïdes du quinquina. La quinamine fut découverte en 1872 par Hesse dans le cinchona succirubra cultivé à Darjiling. M. de Vrij l'a également trouvé dans le C. succirubra de .lava. Elle est presque insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool (100 p.), l'ether (32 p.), la benzine: ses solutions ne produisent pas de tlialléioquine et ne sont pas fluorescentes. La Paricine, découverte dans l'écorce de Bucna hcxandra, a été trouvée dans le C. succirubra (Hesse). Les noms d'Ariane, Cinchovatine, Cuscouine, Paltochine, Carthagine, Pseudo-rpiinine ont été donnés à des alcaloïdes retirés de certaines écorces de qualité inférieure, par ex. celles des cinchona piibesccns, var. jjelletie- rana. La Quinicine et la Cinehonicine n'existent pas à l'état naturel dans les quinquinas, mais ont été obtenus par M. Pasteur en soumettant la quinine et la cinclionine à l'action de la chaleur dans certaines conditions. La Paytiite (Hesse) n'a été trouvée dans aucune écorce de quinquina d'origine bien déterminée. La Iluanorjuine ou Huanokine trouvée par Erdmann dans le Q. Huanuco plana et qu'il considère comme un isomère de la quinine ne serait, d'après M. de Vrij, que de la cin- chonine très pure. La Quinoîdine est un mélange des divers alcaloïdes du quinquina. La GiTwhogénine aurait été trouvée par M. Destouches dans les résidus des quinquinas gris (Un. Plu 188/|). On trouve encore dans les écorces de quinquina : Vacide quinique découvert en 1790 par Hoffmann, il se présente en cristaux prismatiques incolores et transparents, assez gros, inaltérables à l'air, solubles dans 2 p. d'eau et dans l'alcool, fusibles a 161°. On connaît un grand nombre de quinates presque tous solubles dans l'eau (quinates de manganèse, de zinc, île fer, de mercure, d'argent, etc.). Le quinatc de quinine est insoluble dans l'eau, il est très amer et cristallise en croûtes mamelonnées, opaques ou semi- transparentes. Brera l'a recommandé à la dose de 25 à 30 militer, comme tonique dans la ronvalescence des fièvres d'accès. Le quinate de einchonine cristallise difficilement. L'acide quinique s'obtient en traitant par l'alcool l'extrait aqueux de quinquina, le résidu contenant du quinate de chaux insoluble dans l'alcool est traité par l'eau, on fait cristalliser le sel qui est ensuite décomposé par l'acide oxalique. Sous l'action du peroxyde de manganèse et de l'acide sulfurique, l'acide quinique donne de la quinone. Vacide cinchotannic[ue ou quinotannique qui se présente sous forme pulvérulente; il est soluble dans l'eau, les acides étendus, l'alcool et lY'ther, ses solutions précipitent en vert les sels ferriques. Le rouge cinchonique insoluble paraît être un produit d'oxydation de cet acide. Il est brunâtre, amorphe, à peine soluble dans l'eau ou dans î'éther, facilement soluble dans l'alcool et les acides étendus : les solutés alcalins le décomposent. Il est précipité de ses solutés acides par l'é- métique, mais non par la gélatine. 11 forme avec les alcaloïdes des quinas, des composés naturels brun-rougeàtre, peu solubles dans l'eau froide, plus solubles à -f- 100°. Le rouge cinchonique soluble, que des auteurs nomment jaune cinchonique, est soluble dans l'eau, l'alcool et I'éther; II est précipité de ses solutés par l'émétique et la gélatine. La quinovine et Vacide qninorique, dont nous avons déjà parlé (V. p. 8-29) et Yhydro- qumine, alcaloïde découvert par Hesse dans les eaux-mères de la fabrication du sulfate de quinine. On y a aussi trouvé du sucre (Fluc- kiger, Reichardt, Beirhol) et une petite quantité d'huile volatile butvreuse qui donne son odeur aux écorces. Ces matières n'existent pas en mêmes proportions dans tous les quinquinas. La einchonine domine dans les quinquinas gris; la quinine dans les quinquinas jaunes ; dans le rouge les deux alcaloïdes semblent exister en proportions égales. Les quinquinas peuvent se diviser en Q. lévogyres et dextrogyres : les premiers servent surtout h la fabrication du sulfate de quinine et leur richesse est en raison directe de l'élévation de leur pouvoir rotatoire (De Vrij). La quinine et la einchonine sont lévogyres, la quinidine, la cinchonidine, la quinamine et l'alcaloïde amorphe, dextrogyres. La quinine existe dans toutes les parties des écorces mais en proportion beaucoup plus élevée dans les couches externes que dans les couches libériennes (Howard; 11 résulle également des expériences de MM. de Vrij et Broughton que l'écorce de QUINQUINAS ROUGKS. 831 la racine des cinchonas de deux ans et au- dessous contient une notable proportion d'alcaloïdes. D'après les observations de Delondre il y aurait, dans certains cas, conversion réciproque des alcaloïdes des quinquinas, et notamment delà cinciionine en quinine. Telles écor- ces, en effet, qui, traitées séparément fournissent des proportions déterminées de quinine et de cinchonine, donnent, élant traitées en mélange, des proport, différentes de ces mêmes alcaloïdes, la proport, de la quinine augmentant en raison de la diminution de la cinchonine. Faisons enfin remarquer que MM. Delondre et Boucliardat terminent leur Quinologie par un chapitre (â° partie, Déductions pratiques, p. kShliè), où ils appellent l'attention des médecins sur l'emploi de la cinchonine, oubliée par beaucoup d'entre eux, malgré son efficacité reconnue, au profit de quelques prétendus succédanés dont les vertus sont au moins fort problématiques. Rappelons encore que la pulvérisation prolongée des écorcea de quinquinas modifie la nature des alcaloïdes (Bretet) et que dans les préparations faites avec les quinquinas le degré de ténuité du produit a une grande importance. Plus une poudre est tenue plus son rendement en alcaloïdes est considérable. (De Vrij, Marais.) Les quinquinas cèdent leurs principes actifs aux dissolvants pharmaceutiques ordinaires (les corps gras exceptés), mais pins facilement à l'alcool qu'aux autres , et plus aisément à l'eau à -f- 100°, qu'à l'eau froide. Nous ajouterons que la décoction dissoudra une plus grande quantité de principes actifs que l'infusion, sans cependant épuiser complètement les écorces; résultat q\K l'on n'obtient bien qu'à l'aide de l'eau acidulée. Les alcalis auraient un effet contraire. Cette dernière remarque nous amène aux considérations suivantes : Bien des choses ont déjà été dites sur le choix des préparations dont le quinquina est la base, et sur les meilleurs modes de les obtenir. Ce l'ait ne doit point étonner, si l'on considère l'importance thérapeutique de ces préparations ; mais il prouve que leur pharmacologie n'est pas encore assise. Garot, partant de cette considération, que le quina gris ne peut donner que des résultats infidèles, lui a substitué pour ses expériences, le kina jaune, et a fait ensuite la comparaison. «Lebut que nous voulons atteindre, en publiant ces observations, dit Garot, n'est poie.t de proposer un nouveau mode de préparation pour les sirops, vins ou extraits de quinquina, mais de venir en aide aux futurs rédacteurs du Codex, lorsqu'ils auront à réformer les formules qui concernent ces médicaments, et à en produire de plus rationnelles, en établissant, par des expériences positives, quelles sont les proportions réelles d'alcaloïdes enlevées à une écorce dont la richesse est connue, par les divers traitements qu'on lui fait subir dans nos officines. « Trois kilogr. de quinquina jaune, ayant été concassés finement, furent partagés en trois doses égales. « Un kilogr. fut mis en ébullition, en vase clos, pendant une demi-heure dans 11 kilogr. d'eau, proportion du Codex pour le sirop. « Un kilogr. fut mis en macération pendant huit jours , en suivant les prescriptions du Codex pour le vin de quinquina, dans 2 litres d'alcool, et 16 lit. de vin rouge de Bourgogne. « Ces diverses opérations terminées, le quinquina qui en provenait ainsi que celui qui n'avait subi aucune manipulation, furent soumis l'un et l'autre à trois décoctions successives dans l'eau acidulée d'acide chlorhydrique. Après saturation par la chaux, dessiccation du dépôt, traitement par l'alcool, et évaporation pour en extraire la quinine brute, celte dernière fut reprise par l'eau acidulée d'acide sul- furique, pour être transformée en sulfate. « Voici le résultat obtenu : Le quinquina n° 1, celui qui n'avait subi aucun traitement préalable, produisit 30 gr. de sulfate de quinine, qui, à 74 p. 100, représentent 52,20 de quinine. Le quinquina n° 2, celui qui avait servi à la préparation du sirop, produisit 14 gr. de sulfate de quinine qui, à 74 p. 100, représentent 10,36 de quinine. Le quinquina n° 3. celui qui avait servi à la préparation du vin, produisit 8 gr. de sulfate de quinine, qui, à 74 p. 100, représentent 5,92 vie quinine. 11 suit donc de cette première appréciation, qu'un kil. de quinquina, contenant 22,20 de quinine, a cédé : à une décoction d'une demi-heure dans 11 litres d'eau, 4,44 (le cinquième) de la quinine qu'il contenait; et à la macération dans 16 litres de vin, 8,88 (les deux cinquièmes) de cette même quinine. » Garot est parti des données que ces expériences lui ont fournies pour établir, avec des détails que nous ne pouvons reproduire ici, la quantité de quinine contenue dans les diverses préparations à base de quinquina jaune. 11 s'ensuit que la proportion de quinine est la suivante : Pour 1000,0 0,3b 100.0 0,035 10,0 de sirop. 0,0035 de quinine. soit pour une cuillerée de 20 gr., 7 milligr. de quinine. Pour 100 10 1 d'extrait mou. 3,52 0,35 0,035 de quinine. Pour 1000 de vin. 0,53 de quinine. — 100 — 0,053 — soit, pour le petit verre, qui représente environ 50 gr., 26 milligr. de quinine. 832 RAIFORT. Garot trouve fort petite cette proportion du principe actif du quinquina dans les préparations dont il fait la base, et fait remarquer qu'elle eût été encore plus faible s'il se fût agi du quina gris. Cependant nous ferons remarquer que telles quelles, les préparations du quina rendent d'évidents services. Néanmoins, on doit chercher à les améliorer. (V. Quinium.) Le quinquina doit être placé à la tête des toniques; c'est le spécifique des fièvres périodiques, où cependant son alcaloïde est préférable. Il est héroïque dans les fièvres pernicieuses. On l'emploie avec avantage dans les affections scrofuleuses ou scorbutiques ; à l'extérieur, on emploie les préparations de quinquina dans les cas d'ulcères sordides atoniques, dans la pourriture d'hôpital, la gangrène. Le Codex, en admettant trois quinquinas officinaux : 1° le qris huanueo; 2° le jaune calisaya et 3"le rouge vemtqueux ou nonverru- queux, a consacré, dans cette limite, la liberté du choix, selon les cas. Toutefois, il adopte le gris pour la poudre, l'extrait et le vin, c[ le jaune pour les sirops. Le quinquina jaune pulvérisé, projeté par pincées sur des charbons ardents, répand une odeur de vanille caractéristique. Fora, pharm. et dose. Poudre*, k à 12.0 comme fébrifuge ( pour cet emploi c'est le jaune qu'il faut prescrire), 0,2 à 2,0 comme tonique ; extrait mou & * ou sec*, 0,1 a 4,0 ; sirop à l'eau;§»* ou au vin* 10, à 100,0 ; teinture*, 5 à 20,0; vin*, 25,0 à 100,0; infusé (pp. 20 : 1000); décocté pour l'extérieur (pp. 50 : 1000). On fait encore des pastilles, une bière, un cérat au quinquina*; il entre, en outre, dans un grand nombre de médicaments composés. Le quinquina qui a servi à la préparation des vins peut être traité pour en obtenir les alcaloïdes ; il n'est point épuisé. Dans le midi de la France, on emploie avec succès contre les fièvres intermittentes une préparation de quinquina, sous le nom de Résine ou fii'sinoide de quinquina, d'Extrait résineux de quinquina, de Magistère de quinquina; voici la manière de l'obtenir. On épuise du quinquina jaune par de l'alcool a 85°, et l'on distille pour retirer toute la partie spiri- lueuse. On trouve dans le fi. -M. un liquide laiteux qui surnage une ihasse de matière insoluble. On sépare celle-ci de celui-là, on la lave et on la fait sécher : c'est, en résumé, le résidu de l'extrait alcoolique de quinquina jaune, précipité et lavé par l'eau. Cette prétendue résine de quinquina paraît être formée de la matière grasse de quinquina, du rouge cinchoniqne combiné avec une forte proportion des alcalis du quinquina. On obtient la résine de quinquina gris de la même manière. La résine de quinquina rouge s'obtient par le ■procédé dit de Montpellier, en épuisant d'abord le quinquina par l'eau, le marc restant est ensuite traité par l'alcool fort; on distille pour recueillir l'alcool et le résidu est lavé à l'eau, puis fondu et coulé en masse. La Liqueur antinécralgique ou essence de quinquina de Battley est un simple digeste de quinquina. On traite par digestion de la poudre grossière de quinquina calisaya par de l'eau distillée, on passe le liquide et on le fait évaporer à une température de 56° au plus, jusqu'à consistance sirupeuse. Cette liqueur ne se conserve pas bien, mais, suivant M. Bou- chardat. on peut assurer sa conservation en y ajoutant 1 ; 100 d'ether. Suivant le docteur Robarts, la liqueur de Battley est un des remèdes les plus puissants contre la névralgie. Dose : 8, 10, 12, 20 gouttes et même plus, 3 ou à fois par jour. Incomp. : acides concentrés, alcalis, sels de fer, sulfate de zinc, azotate d'argent, sublime corrosif, émetique; infusés de camomille, de Colombo, de rhubarbe, de cachou, etc. Le Cinchona ferruginea (quino de Campo), très-commun au Brésil, a été préconisé par le D r Felicio qui en a retiré un principe actif neutre: la Yèeirina. (Un. ph. 1878.) On a désigné fous le nom de Quinquina africain Pécorce du Doundaké [Sarcocephalus esadentus) Rubiacées), arbuste très répandu depuis le Sénégal jusqu'au Gabon et dont on avait singulièrement exalté les vertus fébrifuges. Contient de la Doundahine. R RAIFORT. Cran ou Cochlearia de Bretagne, Cranson, Grand raifort, Mifort sauvage, Moutarde des moines, des capucins ou des Allemands; Jiadis de chenal ; Armoracia, Raphanum rustieum, Cochlearia armoracia. (Crucifères.) Mt'erretlig, Kreen, al.; Horse radisti, ang.; Fidgel, ar.; Lô-pé-tsé, ch. ; Peberrod, dan.; Rabano, llarvisco, ESP.; Meeradys, hol.; Itafano rusticano ou selvaggio, Ramol accio, "it.; lïaikon, jap.; Chrzan, pol.; Rabao rusticano, roR.; Chren, nus.; Pepparrot, se; Jabani turup, TUR. Plante % indigène, à feuilles très-grandes, elliptiques, dentées et veinées. La racine, seule partie employée, est très-développée, blanche. Lorsqu'on déchire longitudinalement la racine de raifort elle n'a pas d'odeur bien marquée, mais, lorsqu'on la brise transversalement ou qu'on la broyé, il se développe un huile acre et caustique qu'on peut retirer par distillation; elle e-t plus lourde que l'eau, d'un jaune clair et contient du soufre, elle ne RAT AN H l A. 833 préexiste pas dans la racine ; elle ne se forme, comme celles de moutarde et d'amandes amè- res, que sous l'influence de l'eau. Nous dirons à ce sujet que le raifort, selon les recherches de M. Lepage, ne perd pas ses propriétés par la dessiccation lorsque cette dessiccation a été opérée convenablement. Il suffit de faire intervenir l'eau pour que, sur-le-champ, l'huile volatile prenne naissance. Aussi le phar- macologiste de Gisors a-t-il été amené à proposer l'emploi de la poudre de raifort dans les mêmes cas que la farine de moutarde. Pour obtenir la poudre révulsive au raifort, on coupe la racine en tronçons de 8 à 12 centimètres, on la fait dessécher à la chaleur de l'été, sur un four ou dans l'étuve faiblement chauffée; on mêle à la racine sèche 1,5 de graine de moutarde blanche, on pulvérise ensemble les deux substances et on passe au tamis. Pour se servir de cette poudre, on suit les mêmes règles que pour préparer les sinapismes ordinaires. Cette poudre prend sensiblement le double de l'eau de la moutarde. Comme Epithême rubéfiant pouvant remplacer l'alcoolé de moutarde de Fauré, M. Lepage propose : de faire macérer 12 heures 1 p. de. poudre révulsive dans 2 p. d'eau, puis d'y ajouter : alcool à 90°, 3 p. On agite fréquemment le mélange pendant à 5 à 6 h., on exprime et on filtre. La racine de raifort n'est convenablement employée qu'au bout d'un an de végétation et pas après deux. C'est le plus puissant des végétaux dits antiscorbutiques. 11 est, en outre, estimé antigoutteux, diurétique, stomachique, stimulant énergique. A l'extérieur, il peut servir comme rubéfiant.On l'emploie frais. Cependant, sec, il n'a pas perdu toutes ses propriétés, comme certains auteurs l'ont avancé ; mais il en a perdu la plus grande partie. On en fait un sirop, un alcoolat. Il entre dans le sirop* et le vin de raifort composés, préparations journellement employées. On pourrait préparer un saccharure de raifort, en pilant du raifort frais avec du sucre, et faisant sécher avec précaution (Voy. Sirop de raifort préparé à froid.) Le Raifort cultivé ou des Parisiens, dit aussi Radis noir; Raphanus sativus, a été employé aussi comme antiscorbutique et expectorant. Le Radis rose et la Rave, que l'on sert suites tables, sont des variétés de cette espèce. RATANHIA*. Ratanhiawurzel, al.; Ratanhyroot, ang.; Ratania, esp, it., RUS. Racine fournie par le Krameria triandra (Polygalées) des lieux arides et sablonneux du Pérou, et particulièrement à Caxatambo, Tar- ma, Huanuco. C'est un arbuste rampant de la famille des polygalées. Racines grosses comme le doigt, partant d'un tronc plus gros, très-longues, ligneuses, composées d'une partie corticale d'un rouge brun, et d'un corps ligneux à peine rougeàtre. Saveur de l'écorce, amôre et d'une grande astringence ; celle du corps ligneux est bien moins prononcée. L'écorce est la seule partie active. C'est la racine officinale, mais on reçoit également dans le commerce certaines autres sortes. Les deux plus importantes sont le Ratanhia de Savanille ou de la Nouvelle-Grenade, et le Rataiihia du Rrésil ou de Para. Le premier qui provient de la Nouvelle-Grenade, est produite par le Krameria ixina. Cette racine est en morceaux généralement courts, l'écorce est d'un gris violacé, mat, particulier, tandis que le ratanhia ordinaire (Ratanltia du Pérou ou de Voûta) est rouge et que le Ratanhia de Para ou du Brésil a une couleur mate, variant du brun au noir, Sa partie corticale est aussi plus épaisse. Autrement elle nous paraît avoir les mêmes propriétés médicinales. Le Ratanhia des Antilles est identique, suivant M. Fluckiger, avec celui qui a été décrit sous le nom de Ratanhia du Brésil. Citons encore pour mémoire le Ratanhia du Texas fourni par le Krameria secundiflora, son écorce est plus épaisse que le bois. La matière active du ratanhia est soluble dans l'eau et dans l'alcool. Traitée par l'eau, l'écorce seule donne un tiers de son poids d'extrait; et la racine (écorce et meditullium), un neuvième. Cet extrait, qui constitue un médicament important et des plus employés, doit être préparé par lixiviation à l'eau froide et évaporé complètement au B.-M., et mieux dans le vide, en raison de sa tendance à absorber l'oxygène de l'air. M. Breton, de Grenoble, a fait la remarque qu'en préparant l'extrait de ratanhia avec de l'eau légèrement sucrée, on empêchait cette oxydation et que le rendement était plus considérable. Nous avons vérifié l'exactitude de cette assertion et reconnu qu'elle s'appliquait surtout au ratanhia savanille qui, sous ce rapport, nous a fourni des particularités dignes d'être étudiées (V. Rev. ph. 1856-57). L'extrait de ratanhia obtenu par l'eau sucrée paraît plus avantageux, comme masse pilulaire ; de plus, l'emploi du sucre et de la glycérine donne, d'après M. Castueil-Patteson, un extrait fluide, très- soluble (V. Un. ph. 1874). La glycérine étant un des bons dissolvants de l'extrait de ratanhia, pourrait remplacer avantageusement les corps gras dans l'application externe de ce dernier (Cotton). 53 m m 834 RÉGLISSE. Wittstein trouvé, dans l'écorce de ratan- hia, 20 °/ 0 environ d'une sorte de tannin nommé Acide ratanhia-tannique très voisin de l'acide catéchu-tannique et qui fournit avec le perchlorure de fer un précipité verdàlre foncé. Ce tannin, bouilli avec les acides, donne du rouge kramérique ou de ratanhia. On y a trouvé aussi un peu d'amidon {Yoijel), un acide particulier cristallisable, Ac. kramérique , découvert, en 1820, par Peschier, de Genève, et, dans l'ext. qui arrive d'Amérique, un principe immédiat, la ratanhine (Ruge). Suivant Wittstein, l'acide kramérique est un mélange d'acide sulfurique et de tyrosine (rathanhine d'après RugeL Le ratanhia est un astringent puissant employé avec succès dans la diarrhée chronique, les hémorrhagies passives, les écoulements muqueux. C'est aussi un dentifrice. Les dames de Lima s'en servent de temps immémorial à cet usage, et c'est même cette particularité qui le fit découvrir par Ruiz ; il le nomma racine pour les dents, Raiz para los dientes. (V. Cotton, Thèse inawj. 1868). Form. pharm. et dose. — Poudre*, 1 à 10,0; extrait*, 0,5 à 5,0 ; infusé pour la boisson (pp. 20 : 1000) ; décocté pour injection, lavements, fomentations (pp. 50 : 1000) ; sirop*, 10 à 100,0; teinture*, 5 à 20,0. Le commerce fournit un extrait de ratanhia préparé dans le pays qui produit le ratanhia; il est presque insoluble et ressemble au kino; on doit lui préférer l'extrait des officines. En traitant le ratanhia par l'eau de Rabel, on obtient ce qu'on a appelé Extrait de ratanhia sulfatisé. Mais il paraît qu'on n'obtient ainsi que du charbon acidulé. Obs. Quelques auteurs, parmi lesquels nous citerons Mérat et Delens d'un côté, et MM. Trousseau et Pidoux de l'autre, mettent au féminin la substance qui nous occupe, et disent la ratanhia. Nous ne voyons que la désinence qui ait pu leur faire adopter ce genre. Mais la même raison existait pour le quinquina, le simarouba, etc., et cependant ils ont laissé ces substances au masculin. Nous croyons donc qu'on doit se conformer ici à l'usage et mettre ratanhia aussi bien que coca, au masculin. Incomp. : les mêmes que pour le tannin et les autres astringents végétaux. RÉGLISSE *. Bois doux, Racine douce; Liquiritia officinalis, Glycyrrhiza glabra (Légumineuses). Lakritzenholz, Siissholz, al.; Liquorice, ang.; L'ssulsus, Erechsus, ar.; Wellmie, Olinde, cyn.; Laktits, dan.; sb.; Mittie lurkerie, duk.; Begaliz, Orozuz, esp.; Jeti- madh, ind.; Zoethout, UOL.; Regolizia, it.; Oyot manis, jav.; Urat manis, mal.; Bikhmekch, per.; Korzen lukrecyowy, Czyli slodni, pol.; Alcaçuz, pdr.; Dubez, Solotko, rus.; Madhuko, Yastimadhuka, san.; Addim- dorum, tam.; ilian, tur. Arbrisseau qui croît abondamment en Espagne et en Calabre. En France, il croît aux environs de Bayonne, à Bourgueil en Tou- raine et à l'asile de Sléphansfeld, près Strasbourg. C'est de Bourgueil que vient la réglisse consommée à l'état frais à Paris. Ses feuilles ressemblent à celles de l'acacia. Sa tige souterraine, ou rhizome, improprement nommée racine, est très-longue, traçante, grosse comme le doigt, cylindrique, lisse quand elle est fraîche, ridée quand elle est sèche, brunâtre en dehors, jaunâtre en dedans, très-fibreuse, d'une saveur douce et sucrée agréable. Le rhizome*, qu'on nomme aussi Bois de réglisse, et qui est la seule partie usitée, nous est apporté sec de Bayonne en morceaux longs comme le bras et liés en grosses boites qu'on réunit elles-mêmes en ballot de 50 à 100 kil. dans de la toile grossière. Celui qui vient de la Touraine est frais et se consomme ainsi. Il est également disposé en bottes, mais les morceaux sont beaucoup plus longs et sont repliés une ou deux fois sur eux-mêmes. Le premier est à peu près le seul que l'on connaisse dans les pharmacies de Paris. La racine de réglisse contient, d'après Ro- biquet, une matière colorante, de l'acide ma- lique, de l'asparagineet un principe particulier la Glycyrrhizine ou glyzine (à tort, sucre de réglisse}. M. Roussin a fait voir que la glycyrrhizine pure est insoluble et insipide, elle doit sa douceur à l'ammoniaque qui exalte ses propriétés et l'accompagne probablement dans la plante. On peut obtenir la glycyrrhizine en précipitant l'extrait de réglisse dissous par l'acide sulfurique faible, lavant le précipité avec de l'eau acidulée d'abord, puis avec de feau pure; le dissolvant dans l'alcool, neutralisant par du carbonate de potasse, filtrant et évaporant à siccité. Ainsi obtenue, elle est en masse d'un brun clair, brillante, cassante et d'une saveur sucrée intense. Elle se gonfle plutôt dans l'eau qu'elle ne s'y dissout ; elle est soluble dans l'alcool et non dans l'éther. Elle diffère du sucre en ce qu'elle ne donne pas d'acide oxalique par l'acide azotique et qu'elle n'éprouve pas la fermentation alcoolique. C'est, d'après M. Gorup Besanez, un glu- coside se dédoublant par les ac. étendus, en glucose et en Glycyrrhétine. Celle-ci existe également dans les racines de YAbrus pre- catorius, du Trifolium alpinum, de YAstra- galus ammodytes, etc. On peut obtenir jusqu'à 30 de glycyrrhizine de 100 d'extrait. La glycyrrhizine étant insoluble dans l'eau, REMEDES OC TRAITEMENTS 835 on emploie pour les usages pharmaceutiques la glycyrrhizine ammoniacale qui s'obtient comme suit : On fait macérer deu^ fois de la racine de réglisse de Sniyrne (1000 p.) dans de l'eau (2000). Les liquides, exprimés et portés à l'ébullition pour coaguler l'albumine, sont précipités après refroidissement par Q. S. d'acide sulfurique officinale (20 p. environ) étendu de k fois son poids d'eau. Le dépôt formé est lavé avec de l'eau distillée pure, dissout au B.-M. dans la plus petite quantité d'ammoniaque officinale(15 p. environ), étendu de son volume d'eau, évaporé en consistance sirupeuse et étendu en couche mince sur des assiettes. On sèche à une température d'environ à0°. Ainsi préparée, la glycyrrhizine se présente sous forme d'écaillés brunes, très- solubles dans l'eau à laquelle elle communique, même à petite dose, une saveur sucrée rappelant celle du boi^ de réglisse et la propriété de mousser par l'agitation. En Russie, on emploie le rhizome du Gtycyrrhiza eckinata (Kan-tzaô, ch.) répandu dans les provinces du nord de la Chine, d'après plusieurs auteurs, et, selon M. Ba- lansa, du G. glandulifera, espèce originaire de l'Orient. 11 est très-gros, très-fibreux, jaunâtre, un peu moins sucré que le rhizome du Glycyrrhiza glabra. Il nous arri\ e, en France, décortiqué. 11 nous vient aussi, de Smyrne, de la racine décortiquée ou non et du suc de réglisse en gros pains carrés et provenant d'un Glycyrrhiza non encore déterminé qui forme des petites forêts aux environs de cette ville. C'est du Glycyrrhiza glabra que l'on retire, en Italie et en Espagne, par décoction et éva- poration dans des bassines de cuivre, le Suc ou Jus de réglisse, appelé aussi Sucre noir*, extrait noir solide, roulé en magdaléons, d'une saveur de réglisse très-prononcée, et que l'on distingue dans le commerce en Suc de réglisse de Bayonne ou d'Espagne, et en Suc de réglisse de Calabre. Ce dernier est en bâtons de 60 à 100 grain., longs de 16 centimètres environ, cassants, et marqués à l'une des extrémités du cachet du fabricant. C'est le plus estimé. Le premier est en magdaléons de 15 à 25 grain, seulement; il est mollasse, un peu acre au goût, et contient beaucoup plus de matière insoluble que celui de Calabre. L'eau dissout de 3/5 à 11/12 de ces extraits, selon la qualité. L'alcool rectifié en dissout de 1/5 à 1/10 et acquiert un goût acre. Le résidu laissé par ce véhicule estentiè- rement soluble dans l'eau et d'une saveur privée d'àcreté. Ces sucs du commerce contiennent toujours un peu de cuivre. On doit les purifier et mieux les obtenir soi-même. Le bois de réglisse sert journellement à édulcorer les tisanes. Une attention qu'on doit avoir, c'est de ne le faire qu'infuser ou macérer; car, par l'ébullition, son principe acre se dissout et passe dans les liqueurs. C'est pour cela qu'on ne le l'ait ajouter aux tisanes par décoction qu'en retirant celles-ci du feu. Il doit être aussi ratissé à l'aide d'un couteau pour enlever l'écorce brune, puis coupé et fendu. La droguerie livre une Réglisse décortiquée fort belle. Les Arabes mâchent tout le jour du bois de réglisse pour dissiper l'aphonie. Mâchée préalablement à leur ingestion, la réglisse couvre très-bien la saveur de l'aloès, du sulfate de quinine, etc. (V. Un. yh. 1872). La réglisse, macérée dans l'eau avec une petite quantité de coriandre, constitue la boisson populaire connue sous le nom de Coco. On en fait une poudre* qui est très-employée pour donner de la consistance aux pilules, et dans l'hippiatrique. Le suc de réglisse est employé tel quel, et sert à préparer le suc de réglisse anisé. C'est un remède populaire contre le rhume. La réglisse est le D.-j/.bfrZv. (derxuxûç, doux, et de vïÇa, racine) de Oioscoride, et le Glycyr- rhizion de Pline. Une autre espèce est le Glycyrrhiza aspera dont les feuilles, d'après Pallas, sont employées, en guise de thé, par les Kahnouks. Les feuilles de VAbrut precatorius Jéquirity. (Légumineuses), arbrisseau des Antilles, de l'Afrique et de l'Inde, sont employées à la Guadeloupe à faire un extrait qui remplace celui de réglisse. La racine est employée à Java et à Calcutta comme celle de réglisse, avec laquelle elle a la plus grande ressemblance, ce qui l'a l'ait appeler Réglisse d'Amérique, Liane à réglisse. Ses graines sont d'un rouge vif avec une tâche noire à l'extrémité. Leur infusion à froid produit une ophthalmic purulente factice. Pendant leur germination, il se développe un ferment non organisé isolé par Portes qui le nomme Jéqumtyzùnose. REMÈDES OU TRAITEMENTS. Remède contre le taenia (Bremser). 1° Electuaire vermifuge. Semen-contra ou û. Jalap............. 6,0 de tanaisie....... 15,0 Sulfate de potasse.. 6,0 Valériane.......... 8,0 Oxjm. scillitique... Q. S. Contre le bothriocéphale et le taenia. 2 ou 3 cuillerées par jour, pendant plusieurs jours. On prescrit ensuite Yhuile de Chabert à la dose d'une ou deux cuillerées, matin et soir, mêlée avec du sirop de limons. Quand le malade a pris 100 gr. de cette huile, on donne : 1 il 836 REMEDE CONTRE LE T.-ENIA. — REMÈDE T.-ENIFCGE. 2° Poudre purgative. Jalap..... 13,0 Séné... 2,0 Sulfate de potasse.. 4,0 Div. en trois doses, à prendre toutes les heures. Contre les ascarides on fait prendre une ou deux cuillerées matin et soir de l'électuaire, puis on purge avec la poudre précédente. Sous le nom d'électuaire anthelmintltique, belg. donne une formule analogue : semen- contra, fougère mâle, sulfate de potasse pulv., sa 2; eau dist., 8; miel, 16.' Remède c. le taenia (Matthieu et Kuttinger). Publié par ordre du Collège de médecine de Prusse. Electuaire A. 30,0 Map............. 4,0 24,0 Sulfate de potasse.. 4,0 15,0 -Miel .............. Q. S Limaille d'étain. Fougère........ S°men-contra... Electuaire B. Scnmmonée ........ 1,0 Miel .............. Q. S. Jalap............... 2,0 Gomme-gutte ........ 0,5 Sulfate de potasse.... 2,6 On donne toutes les deux heures, une cuillerée à café de l'électuaire A, et l'on continue ainsi pendant deux ou trois jours jusqu'à ce que le malade éprouve des sensations particulières dans les inleslins. Alors on t'ait prendre l'électuaire B. de la même manière que le précédent, jusqu'à l'expulsion du ver. Dans le cas où cette expulsion n'aurait pas lieu, on la provoque par quelques cuillerées d'huile de ricin, ou bien on donne un lavement avec 30 gram. de cette huile. La dose doit être réglée selon l'âge et la constitution du sujet. Remède Pagliano. Sirop Pagliano, Dépuratif réparateur du sang et des humeurs. Sorte d'apozôme purgatif qui jouit d'une très-grande vogue en Italie, sur tout le littoral de la Méditerranée, à Marseille, etc. Sa formule est la suivante : Baies mûres de nerp. 5000 Crocus metallorum.. 1000 Scammonée pulvér.. 600 Refîne de Jalap..... 150 Casse ..... Rhubarbe. Tamarin .. Eau...... 2000 SOS 500 3000 Broyez le nerprun, ajoutez les trois substances qui suivent, laissez fermenter jusqu'à destruction complète de la portion sucrée des baies, passez, faites un décocté avec les quatre dernières substances de manière à obtenir 2000 de liquide, mêlez le décocté à la co- lature et mettez en flacon, agitez au moment du besoin. Dose variable suivant l'âge et le tempérament : 1/2 à 1 cuill. à bouche pour les personnes de 18 à 45 ans; 3/4 à 1 cuill. pour celles de 50 à 60 ans; 1/2 à 3/4 de cuill., de 14 à 17 ans; l/5àl/4de cuill., de 7 à 12 ans ; 1 ou 2 petites cuill. à café, de 4 à 6 ans; 1/2 à 1 cuill. à café, de 1 à4ans. Pour vaincre la répugnance de certains malades, on peut mélanger la dose avec de l'eau pure ou sucrée, ou du sirop de chicorée, de cédrat, de capillaire, etc. Remède tasnifuge (Schmidt). Le secret de ce remède a été acheté par le gouvernement prussien. On donne, dès le matin, de deux en deux heures, jusqu'à sept heures du soir, deux cuillerées de la potion suivante : Valériane.. 2'*,0 Séné___ 8,0 Ean bouillante. 200,0 Laissez infuser, passez, et ajoutez : Sulfate de soude. ... 12,0 Oléosucre de tanaisie. 8,0 Sirop de manne..... 60,0 Dans les intervalles des prises de cette potion, on fait boire abondamment, au malade, du café a l'eau, très-sucré. A midi, une légère soupe et un peu de hareng avec la laitance. A huit heures du soir, on permet de manger une salade faite de hareng, de jambon cru haché, d'un oignon, d'huile et de sucre en abondance. Le second jour, dès six heures, on administre au malade, d'heure en heure, dix des pilules suivantes : Asa-fœtida .......... 12,0 Extr. de chiendent.. 12,0 Gomnie-gutte ....... 8,0 Rhubarbe.......... 8,0 Jalap.............. 8,0 Ipécacuanha........ 0,6 F. des pilules de 0,1. Une demi-heure après la première dose de ces pilules, on donne une cuillerée d'huile de ricin, et dans la journée, beaucoup de café à l'eau, bien sucré. Le plus souvent le ver est expulsé vers les deux heures de l'après-midi ; s'il en était autrement, on devrait continuer l'usage des pilules, et faire prendre de temps en temps de l'huile de ricin. {Gaz. Hôp.) La Pâte de citrouille (90 p. de semences de citrouille fraîche pilées et 180 p. de miel) a réussi contre le taenia à des médecins bordelais sur des données venues de Cuba. Mérat et Delens avaient déjà signalé comme taenifuges les semences du cucurbita pepo. M. Reimo- nenq recommande, comme une bonne purga- tion pour expulser le tœnia : 40 grammes de semences de courges (n° 200) avec huile de ricin et miel commun, sa, 30 grammes, à prendre en une seule fois dans un verre de lait. A propos de remèdes taenifuges, nous rapporterons que Huraut-Moutillard a traité pour le taenia huit charcutiers du quartier de la Digitale............ 0,6 Soufre doré d'antim. 0,6 CaJomélas .......... 2,4 Huile vol. d'anis.... 0,6 — de tanaisie.... 0,6 REMÈDE CONTRE LA GOUTTE. — REMÈDE CONTRE LE SQUIRRHE. 837 Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. La charcuterie favoriserait donc le développement de ce parasite ? 11 a constamment réussi à l'expulser à l'aide du décocté d'écorces de racine de grenadier sèche. Cependant, à notre avis, aucun de ces remèdes lamif uges ne vaut le Cousso. Remède du docteur Turck contre la goutte. Lotion alcaline alumineuse ou Solution antigoutteuse du docteur Turck. On prépare d'abord une lessive caustique avec la potasse ou la soude ; on l'étend d'eau, de manière à obtenir des dissolutions à 2, à h, à 6, à 8, à 10, à 12 degrés de l'aréomètre de Baume. Ces dissolutions, de forces différentes, servent à former les différents numéros du remède : le n° 1 se fait avec la lessive à deux degrés; le n° 6, avec la lessive à douze. Ces diverses lessives étant préparées, on précipite par l'ammoniaque une dissolution concentrée d'alun; on lave l'alumine convenablement et on la laisse sécher en partie ; on la fait ensuite dissoudre dans les lessives jusqu'à ce que ces dernières soient complètement saturées ; on fdtre ou on décante simplement pour séparer la dissolution d'un dépôt de silicate d'alumine qui se forme toujours; on y ajoute un peu d'alumine pour être bien sur qu'il n'y a plus d'alcali à l'état de liberté, sans quoi la liqueur irriterait trop longtemps la peau. On prend ensuite dix litres de chacune de ces dissolutions, et on y fait dissoudre 150 gr. de gomme arabique mondée. (L'auteur en avait prescrit 300 dans son Traité de la goutte, mais il a reconnu, depuis, que cette dose est trop forte, et rend le remède trop visqueux.) Puis on broie a part, dans un mortier, un jaune d'œuf avec 200 grammes de sirop de sucre, autant d'une dissolution concentrée de savon blanc, autant de térébenthine de Cliio, et 100 grammes d'huile d'olives. Quand le mélange est parfait, on y verse peu à peu l'aluminate de potasse, on ajoute 250 gram. d'alcool à 36 degrés de Baume, saturé de camphre, et l'on enferme dans des bouteilles. L'auteur prévient que la chose la plus importante, dans la préparation de ce remède, c'est la saturation complète de l'alcali par l'alumine. Il faut que les goutteux fassent des ablutions avec ce remède dès qu'ils ressentent un peu de douleur, quelque faible qu'elle soit, surtout si l'on est dans une saison où la goutte est à craindre. Pour faire ces ablutions, on prend deux à trois cuillerées de la liqueur dont nous venons de donner la composition; après l'avoir chauffée au B.-M., dans une timbale d'argent ou autre vase de même métal, on s'en humecte, au moyen d'une petite éponge, toute la surface du corps, depuis le cou jusqu'à la plante des pieds, et on passe successivement la main sur tous les points qui ont été mouillés, afin de bien étendre le remède, et de le faire pénétrer plus facilement dans la peau. L'auteur emploie, en débutant, le n° U chez les hommes, et le n° 3 chez les femmes. Lorsque la peau est trop sensible à l'action du remède, et qu'elle se couvre de petits boutons, il commence par des numéros moins forts, jusqu'à ce qu'elle soit habituée à leur contact. Dans les cas difficiles, il emploie au contraire les numéros plus élevés. Comme la préparation de ce remède est difficile, et qu'elle est par conséquent assez dispendieuse, il le remplace, chez les pauvres, par une dissolution de 10 à 15 grammes de potasse ou de soude par litre d'eau, il prend de préférence la potasse d'Amérique ou le sel de soude du commerce; mais les lotions faites avec cette dissolution sont bien moins énergiques que les précédentes, et l'on ne peut augmenter la force de ce remède économique, parce qu'alors il irriterait trop facilement la peau. Quand l'accès de goutte est violent, et que le malade ne peut pas dormir, le docteur Turck préconise l'emploi de l'opium à la dose de 3 à 5 centigrammes. Remède contre la rage. Les moines de l'île de Salami ne emploient, dit-on, avec succès un mélange de poudre de cynanchum erectum et de poudre de mylabris variabilis. Dose : 1,0 à 1,25 matin et soir dans un véhicule diaphonique, pendant 2 mois. La plaie se lave avec de l'eau tiède et se panse avec un onguent irritant. M. Guérin-Méneville a fait connaître que, dans certaines parties de la Russie, la Cétoine dorée, Cetonia aurata (coléoptères) en poudre, à l'intérieur, a procuré des guérisons positives d'hydrophobie. M. Rochet d'Héricourt a rapporté de son dernier voyage en Abyssinie une assez grande quantité d'une racine dont il n'a point fait connaître l'origine botanique, qui paraît provenir d'une cucurbitacée, et que les Abyssins emploient avec certitude contre l'hydropho- bie. En France, ce remède a été reconnu inefficace. Le Xanihtumspinosum a été aussi préconisé contre la rage, malheureusement sans succès (Un. ph. 1877). U en est de même de l'écorce de Hoang-Nan (Voir ce mot). Remède de Reitz contre le squirrhe et le cancer. Reitz traite de la même manière le squirrhe et le cancer lorsque ces affections paraissent être dues à une dyscrasie des humeurs, lors- 838 RENONCULES. que l'opération n'est pas indiquée ou qu'elle offre des dangers. Son remède, connu sous le nom d'acide composé de Reitz, est préparé de la manière suivante : Acide nitrique..... 125,0 — chlorhydriq.. 8,0 Elher sulfurique___ 8,0 Borate de soude..... 8,0 On met ces substances dans un flacon de la capacité de 5 à 700,0 que l'on ne bouche qu'imparfaitement, et on abandonne le tout a lui-même pendant quelques heures. Il se dégage des vapeurs. Quand le mélange a pris une teinte grisâtre, on le verse dans de petits flacons. On l'emploie à l'intérieur, à l'extérieur et en injections. Pour l'usage interne, on étend 1 partie de ce mélange dans 2 d'éther sulfurique alcoolisé, et on en administre 10 gouttes dans Q. S. d'eau sucrée. Pour l'usage externe, on en mélange 4,0 avec 60,0 d'une huile grasse douce, et on en forme un Uniment par agitation. Pour injections, on en étend 2,0 dans 500,0 d'eau distillée. Remède c. la transpiration des pieds. Acide salicylique Alun calciné.... ,50 Amidon pulvérisé..... 15 Talc pulvérisé........ 80 Rem. c. la teigne faveuse (Petit). C'est une imitation de celui des frères Mahon. 11 donne, dit-on, de très-beaux résultats entre les mains du praticien que nous venons de citer. « Lorsqu'un teigneux se présente, je fais couper les cheveux à 5 millim. de la peau. Je fais tomber toutes les croûtes par des applications de cataplasmes de farine de graine de lin ; je nettoie le cuir chevelu par des lotions avec l'eau de savon ou de lessive légère. Cela fait, vers le sixième jour, je fais commencer les frictions avec la pommade suivante, sur toutes les parties malades : Soude du commerce. 0,60 Axonge........... 120,0 Chaux éteinte ....... 4,0 On renouvelle une fois chaque jour, puis on entrelient la propreté de la tête avec un peigne fin enduit d'un corps gras, et à l'aide de lotions avec de l'eau savonneuse, répétées tous les six ou huit jours. Sous l'influence de ce traitement, le gonflement et la rougeur du cuir chevelu diminuent peu à peu, mais sans cesser entièrement. Les lavus dont la reproduction successive entretient la maladie deviennent plus rares, et bientôt ne se montrent plus qu'à de longs intervalles. Il faut, pour arriver à ce degré, un temps plus ou moins long, six semaines, deux mois, et souvent beaucoup plus. Alors on sème dans les cheveux, tous les deux jours, une pincée de la poudre qui suit : Chaux yiye.......... 120 Charbon puVvérlsé ...... 8 Peu à peu les cheveux perdent leur adhérence à la peau, et il devient facile de les arracher avec une pince ou avec les doigts: l'avulsion s'opère sans douleur et est complète en quelques séances. Quand toutes les parties malades ont été entièrement dénudées, le traitement est à peu près terminé, il suffit de se graisser la tête avec la pommade tous les deux ou trois jours et d'entretenir une grande propreté ; les cheveux repoussent partout où la maladie n'en avait pas détruit la racine. On cesse les frictions quand la peau a repris ses couleurs naturelles.» (Voy. page 766.) RENONCULES. Ranunkel, Hahnenfuss. al.; Crow foot, Butter-cup, anov. Kanunrulo, BSP., IT. Un grand nombre d'espèces du genre Ra- nuncu/us, type de la famille des Reuonculacées, ont été employées en médecine. Ce sont : 1° la Renoncule des prés ou acre, Bouton d'or, Jau- neau ; Ranunculun aeris ; 2" la Renoncule aquatique; R. aquatilis; 3° la Grande douve; R. linqua ; h" la Petite douce ou Flammule ; R. flammula ; 5° la Renoncule scélérate , Herbe sardouiqve, Ilerhc de feu, Mort aux vaches ; R. sceleratus [Chy-lan-tsàa, en.): 6° la Renoncule bulbeuse ou grcnouillette, Patte de loup, Pied de poule, de coq ou de corbin ; Rave Saint- Antoine, Bassinet; R. bulbosus ; 7° la Renoncule des jardins; R. asiaticus; 8° la Renoncule aconit ; R. aconitifolius. Le bouton d'or, qui est l'espèce la plus commune , émaille les prairies par ses fleurs ordinairement peu nombreuses, mais d'un jaune d'or magnifique. La renoncule scélérate est une plante de nos marais, des plus dangereuses. Toutes les renoncules sont remarquables par leur acre té à l'état frais. Cette âereté est due à un principe volatil qui se détruit par la dessiccation ou la coction. Selon M. Erdmann. ce principe, pour la renoncule scélérate, se présente sous forme d'une huile acre qui se transforme, à la longue, en une masse blanche d'anémonine et d'acide anémonique qui n'ont plus ces propriétés brûlantes. Fraîches, les renoncules peuvent servir comme rubéfiant et comme vésicant. La renoncule bouton d'or est employée dans quelques localités en épicarpes contre" les fièvres intermittentes rebelles. On l'emploie également conlusée contre la gale, les dartres, etc. La renoncule aconit, qui croît en Auvergne et dont on cultive une variété double dans les jardins sous le nom de Bouton d'arqent, sert à l'île d'OEsel contre la goutte. Plusieurs renoncules ont été usitées en applications sur les cancers. L'eau distillée des renoncules est, dit-on, un très-bon émétique. REN'OUÉE. — RÉSINES. 839 Le nom de renoncule vient (de Ram, grenouille) de ce que la plupart des espèces viennent dans les prairies humides. Les Adonides, dont nous dirons un mot ici, sont des herbes très-voisines des renoncules. Elles sont caustiques et fort dangereuses. L'Adonis capensis , xesicatoria, L. tient lieu de cantharides au cap de Bonne-Espérance. Il en est de même en Afrique de l'A. gracilis, P. Les A. œstivalis, autumnalis, L. et ano- mala, "Wal., qui croissent dans nos champs, ont aussi une action vésicante très-marquée. L' Adonis vernalis, a grandes fleurs jaunes, a une action analogue à celle de la digitale sans donner lieu aux effets de l'accumulation. Elle contient un glucoside, V Adonidine (Cerrello), dont l'action paraît identique à celle de la digitaline. On l'obtient de la manière suivante : le liquide alcoolique provenant de la macération de la plante est précipité avec l'acétate basique de plomb, filtré, condensé, puis avec du tannin et quelques gouttes d'ammoniaque on sépare l'adonidine. Le tannate d'adonidine est décomposé à l'aide de l'oxyde de zinc et de l'alcool et on obtient l'adonidine impure que l'on purifie par plusieurs cristallisations dans l'éther alcoolisé. L'adonidine est incolore, inodore, très-amère; soluble dans l'alcool, légèrement soluble dans l'eau et dans l'éther et entièrement énergique. Dose : 5 à 15 mill. par jour en pilules. RENOUÉE. Trame, Herbe des' Saints-Innocents ou A cent nœuds, Avicnlaire, Centinode, Traînasse, Camgiole ; Pohjgonum avicidure. (Poly- gonées.) Yogelknœterich, al.; Knotgrass, ang.; Varkensgras, hol.; Centinodia, Centimorbia, IT. Petite plante rampante qui tapisse les promenades abandonnées et les lieux incultes. On l'employait jadis comme astringente. Elle donne 27 0/0 d'un extrait astringent, contenant une forte proportion de tannin. (Paret). RÉSINES. Harz, al.; Kosins, Resins, anc; Résina, esp., it.; Ilarsen, hol.; Sakiz, tur. Les résines sont des produits végétaux, ordinairement amorphes ; rarement cristallisés, solides, fusibles par la chaleur, ce qui les distingue des gommes, mais ne devenant jamais parfaitement fluides, ce qui les différencie des corps gras ; inflammables, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool, le chloroforme, l'éther, les corps gras et les bitumes ; de couleur variée ; cependant elles sont généralement jaunes, cassantes, plus pesantes que l'eau (1,125). Elles paraissent être le résultat de l'oxydation des huiles volatiles. On trouve également des résines dans le règne minéral (résines fossiles). Celles-là doivent probablement leur origine à des végétaux antédiluviens. (Voy. Bitumes et Suecin.) L'hy- gate, résine minérale, paraît être un suecin. Il n'existe pas de résines proprement dites dans le règne animal. Le Coccus lacca cependant produit ou du moins provoque la formation de la résine laque. Les résines doivent leur couleur à des matières étrangères et leur odeur à l'huile volatile ; car on a des exemples qui permettent de croire que les résines pures seraient blanches et inodores. Bonastre a donné le nom de sous-résiyies aux matières qui se déposent sous forme cristalline des solutés résineux alcooliques. Beaucoup de résines possèdent des propriétés arides faibles parfois suffisantes cependant pour leur permettre de décomposer les carbonates alcalins et former ce qu'on a improprement nommé Résinâtes ou Savons de résine. Ces corps moussent dans l'eau, mais se distinguent des savons véritables en ce qu'ils ne sont pas précipités de leur dissolution par le sel marin. Les résines sont fournies parun grand nombre de végétaux des pays cliauds. Les familles où ces produits sont le plus répandus sont celles des conifères, des térébinthacées, et en seconde ligne, celles des légumineuses, desru- tacéees, des urticées, des sapotacées, etc. Quelques-unes exsudent spontanément, mais le plus grand nombre est obtenu par des incisions pratiquées à l'écorce des arbres résini- fères. Elles en découlent sous' forme de térébenthines claires en dissolution dans une huile essentielle, caractère qui les distingue des gommes résines, avec lesquelles on les confond souvent, et qui sont laiteuses au moment de leur exsudation. Par le contact de l'air, le suc résineux se concrète. Ceux de ces sucs qui restent à l'état de demi-fluidité, constituent les Térébenthines. Ceux qui se solidifient, mais contiennent un acide de la série aromatique (acides benzoïque ou cinnamique), sont appelés Baumes naturels. (Voy. ces deux mots.) Quelques résines sont obtenues dans le laboratoire du pharmacien. Après avoir épuisé les substances par de l'alcool à 86 c, on distille aux trois quarts; on mêle au résidu un volume égal d'eau distillée, on recueille le dépôt résineux qui se formé, on le lave dans l'eau chaude, on le met dans des assiettes que l'on place à l'étuve jusqu'à ce que la résine soit cassante. Par un procédé dû à Planche, avant de traiter les substances par l'alcool, on les débarrasse de leurs matières extractives à l'aide de l'eau. 840 RESINES. On prépare ainsi les résines de jalap, de gMac.de quinquina, de pyrèthre, de scamnto- née, de turbith. Au mot Jalap, nous avons indiqué un procédé pour obtenir une résine blanche de cette substance, qui, ce nous semble, pourrait être étendu aux précédentes. Pour les arts on peut décolorer les résines par le procédé qui suit : on prend de la résine et du carbonate de soude ou de potasse dans la proportion environ de 5 parties de résine pour une partie de carbonate et on jette dans uneHiaudière avec 20 parties d'eau. On fait bouillir jusqu'à ce que la résine, l'alcali et l'eau forment un mélange bien homogène qu'on laisse, refroidir. Après quoi on fait passer au travers un courant de gaz acide sulfureux ou de chlore ou de ces deux gaz à la fois, jusqu'à ce que la résine se sépare en flocons blancs ou en grains. On jette sur un filtre el on lave avec de l'eau froide. Quand la matière qui reste sur le filtre est sèche, elle est propre à être employée dans les arts. En général, les résines sont stimulantes, quelques-unes sont purgatives, d'autres caustiques. Elles forment la base des onguents. Un grand nombre servent dans l'industrie à faire des vernis, des savons, du gaz d'éclairage, etc. Nousparlerons très-succinctement des résines suivantes, en renvoyant à la table des matières pour celles qui seraient traitées ailleurs. Résine animée, Gomme animée, Résina s. Gummi anime, Cancanum. Selon Guibouil, qui la nomme aussi Résine de CourbarU, elle est fournie par Xllymenœa courbaril Flussltur:, KourbanUiarz, al. (Légumineuses) grand arbre de l'Amérique méridionale. Cette résine est en morceaux oblongs, durs, d'un blanc jaunâtre, transparents à l'intérieur, comme farineux à la surface; odeur aromatique et saveur peu marquée. Son histoire est fort obscure. Résine caragne ou caraigne, Coréenne, Gomme caragne (Carannenyummi, al.). En morceaux de la grosseur d'une noix, comprimés, durs, d'un noir verdâtre, opaques; odeur de résines de pin et de tacamaque mêlées. On l'attribue à 1 Amytis carannu. (Téré- binthacées). Résine copal, Copal, Gomme copal, Résina copallina. Fournie par VHymenaea verracosa Lan. (Trachylobium verrucosum). 11 en existe 3 variétés principales : le dur, le demi-dur et le tendre. La sorte la plus commune, qui est le copal de l'Inde, est d'un blanc jaunâtre ou jaune fauve, vitreuse, extérieurement dure, presque inodore et insipide à froid. Sa surface est rugueuse. Le copal est imparfaitement soluble dans l'alcool ; l'éther, le sulfure de carbone, le gonflent sans le dissoudre; il n'est aussi que très-imparfaitement soluble dans les huiles volatiles, très-soluble cependant dans l'essence de Caje- put [Napier Brapper), et ne se dissout pas dans les huiles fixes, dans la benzine et l'huile de naphte. Il forme cependant la base des Vernis gras et des Vernis à panneaux, dont l'excipient est une huile fixe; mais on parvient à l'y dissoudre en le faisant fondre d'abord dans un pot et y ajoutant alors l'huile de lin li- thargyrée bouillante, ensuite de l'essence de térébenthine; on passe. On a dit qu'il était entièrement soluble dans le chloroforme; il est soluble dans l'acide suifurique qui le colore en jaune, et dans l'ammoniaque qu'il retient même à 100° (Sacc). M. Filhol, dans ses recherches chimiques sur le copal, a vu qu'en abandonnant du copal broyé avec de l'eau pendant quelque temps à l'action de l'air, il s'oxydait et devenait soluble en entier, et à froid, dans l'alcool et dans l'éther. Cette donnée pourra être utilisée dans l'industrie. M. Violette a vu que, chauffé en vase clos entre -f- 3'iO et /|00°, le copal acquerrait une grande solubilité dans les hydrocarbures, etc. Par la distillation sèche, le copal donne des huiles hydrocarburées se rapprochant des hydrocarbures produits dans les mêmes circonstances par la colophane {Haute- feuille). (Un. ph., 1866, p. ZtO et 26i). Le copal a plus d'un rapport avec le succin. La Résine ou Gomme Dammar ou Barnmara, ou Kauri, gomme Kauri, appelée par les Anglais résine Cowdiedupin, dont il existe aussi plusieurs sortes, donne des vernis analogues à ceux du copal. Ce sont des produits résineux qui découlent d'arbres de la famille des Conifères, du genre Bummara. On en tire une grande quantité de la Nouvelle-Zélande. Elle est très- friable, facilement fusible, insoluble dans l'alcool, l'éther, l'acide acétique et la soude caustique ; soluble dans le sulfure de carbone, l'essence de térébenthine, la benzine, l'huile de naphte (Sacc). La résine brute est, suivant R.-D. Thomson, un mélange de deux résines ; l'une, acide, qu'il appelle ac. dammarique; l'autre, soluble dans l'alcool anhydre et l'essence de térébenthine, est la dammarune. Il s'en exporte beaucoup. Résine éléjii* (Buumharz, al. Lumi, ar. Goma de limon, esr.) On connaît deux sortes d'élémi : 1° Elémi du Brésil. Elle est produite par l'Ieiea icicariba (Térébinthaeées) selon les uns, et par VAmyris elemifera, arbre de la même famille, selon les autres. Elle nous vient en caisses ; elle est molle d'abord, mais devient sèche et cassante avec le temps. Elle est demi-transparente, d'un blanc jaunâtre mêlé de points verdâtres ; son odeur est agréable et analogue à celle du fenouil; dissoute dans l'alcool bouillant, elle laisse précipiter par le refroidissement, de Yélémine, résine cristallisée RESORCINE. — RHUBARBES. 841 blanche, opaque, très-légère; 2° Bésine èlémi en pains. Cetle sorte, produite par Yitica ca- ranna, est en niasses de demi à un kilogr., de forme triangulaire et enveloppées dans une feuille de palmier ou de canne d'Inde. On la suppose venir du Mexique; mais il paraît constaté maintenant qu'elle arrive par la voie de Carthagène, en Colombie (Planchon). Guibourt dit qu'elle, est généralement plus sèche que la précédente. Quant à nous, nous l'avons toujours vue plus molle, opaque, verdàtre et d'une odeur fenouillée très-prononcée. Cette sorte, qui était considérée autrefois comme Elémi faux, est rare depuis quelque temps dans le commerce; 3° Bésine élémi en bâtons. Il nous a été présenté cette année une résine élémi très-odorante, sous forme de bâtons très-longs, ayant 2 à 3 centimètres de diamètre, enveloppés de feuilles de palmier, maintenues par une liane filiforme. Cette sorte n'est point encore dans le commerce européen. Résine gommart, Chibou ou Cachibou. Ses propriétés physiques et son origine sont fort douteuses; cependant on dit qu'elle se rapproche de la résine élémi à laquelle on la substitue quelquefois, et quelques auteurs l'attribuent au Bursera gummifera. (Térébin- thacées.) Résine tacamaque ou tacamahaca. Les différentes variétés de Tacamaques sont désignées dans le commerce tant dans la région américaine que dans l'île Bourbon sous le nom de Baume vert ou Baume Marie. La couleur de ces produits est, en général, verte surtout dans les portions encore liquides. La partie déjà solidifiée garde cette couleur mais elle est devenue foncée, presque noire. L'odeur de tontes ces tacamaques est agréable et rappelle soit les racines d'Ombellil'ères soit le Mélilot. Elles sont fournies \>ai\esCalophyllum calaba {Baume calaba), C. mariœ; C.tamhamaea; C. inophyl- Jum. Les deux premières espèces donnent le Baume vert d'Amérique; la troisième, le baume vert de Bourbon et la quatrième le baume vert d° c, Monthus prépare une teinture rougissant par les acides, passant au vert par les alcalis et qui peut servir de succédané au sirop de violettes pour la recherche des réactions acides ou alcalines. Le safran du commerce est constitué par le stigmate trifurqué et tordu par la dessiccation. Ce sont des filaments élastiques d'un beau jaune orange, d'une odeur très-suave et d'une saveur aromatique et amère. H teint la salive en jaune doré. La poudre est d'un jaune rutilant. Le temps et la lumière lui font perdre beaucoup de ses propriétés. On doit le tenir enfermé dans des boîtes d'étain. On a estimé qu'un acre (1/2 hectare environ) de safraniers produisait de 1800 à 2000,0 de safran sec, et qu'il fallait 1Ô3600 fleurs pour en fournir 1 kilo. Il perd les Zi/5 de son poids par la dessiccation (V. Un. Ph. 1869, p. 308). . Dans le commerce, il existe deux sortes de safran : l'un dont les filaments sont simplement entremêlés et d'une couleur orange vive; l'autre qui a été pressé avant la dessiccation et qui a une couleur orange foncée. Le premier est le plus répandu et le plus estimé (V. Essai des mèdir:). Il doit sa couleur à une substance nommée Polychroite par Bouillon-Lagrange et Vogel; c'est elle qui se dépose peu à peu dans le laudanum de Sydenham. Sous 1 influence de l'ac. sulfurique, la polychroite se dédouble en glucose, en une huile volatile) jaune et en une autre matière colorante appelée Crodne {Henry). Le safran a été connu des anciens; Homère en parle dans l'Iliade, sous le nom de xpo'xoc Dès cette époque, il était employé comme médicament et comme parfum. Le mont Tmolus, en Phrygie, était célèbre par le safran qu'il produisait. Il a été importé en France à l'époque des croisades. Le mot safran vient de Assfar, mot arabe qui signifie jaune, et Crocus , du grec «oie», filament. Excitant stimulant, emménagogue. C est sous tonne d'infusé, à la dose de 8 ou 10 filaments par t.isse, qu'on l'emploie le plus ordinairement dans la médecine des femmes. En pharmacie, on en fait une poudre*, une teinture*, un sirop, une confection, un alcoolat; il entre dans la thériaque, le laudanum de Sydenham, etc. Dose de la poudre : 0,25 à 1,0. SAGAPÊNUM*. Gomme séraphique. Sagapen-gummi, al., dan.; Sagcpeno, esp., pop.; Saga- peno, Serapino, it.; Sek piuez, tur. Cette gomme-résine est produite en Perse par le Ferula persica (Ombellifères). Elle est 854 SAGOU. — SALICYLATES. en niasses granuleuses et poisseuses (Saga- penum en masses) ayant assez d'analogie avec le galbanum, mais en différant par sa couleur jaune, rougeàtre, et son odeur d'asa-fœtida. Quelquefois on le trouve en larmes irrégulières d'un brun jaunâtre à moitié translucides (Sttgapenum en larmes). Sa saveur est acre. Excitant, rarement employé seul. 11 entre dans différentes compositions emplastiques et autres. SAGOU \ Sago, al.; Tsi-choui-mia, CH.; Sagu, it. Fécule sous forme de petits grains de la grosseur d'une tête d'épingle, arrondis, blanchâtres ou rougeàtres, très-durs, élastiques, cornés, inodores, et d'une saveur fade et douceâtre. Il se ramollit et se gonfle dans l'eau bouillante. Importé en Europe en 1729. On le prépare, auxMoluques, avec la moelledu Sayus iphœnix) far&Ufera ou tiumphii (Palmiers). Suivant Bergius, les Moluquois coupent le slipe du palmier par tronçons, fendent ceux- ci longitudinalement, en reliren! la moelle qu'ils délayent avec de l'eau pour en faire une pâte qu'ils passent à travers un crible et font sécher. La coloration du sagou serait due, suivant les uns, à un commencement de torréfaction ; suivant les autres, à une matière étrangère. Un seul tronc donne quelquefois ."0 kil. de sagou. Cette substance est beaucoup plus alimentaire que médicinale. On en lait des gelées analeptiques avec le lait, l'eau ou le bouillon gras. SALICAIRE. Lt/thrum saliearia. (Lyllnariacécs) Lysïmachie rouge;. Solitaire « épis. Weiderich, al.; Willem herb, akg.; Saliearia, >;«r., it.; Pareike, hol. Plante herbacée des bords des ruisseaux, à fleurs petites, nombreuses, paniculées, d'un rouge de sang. Contient 2,20 de tannin pour mille. Peut être considérée comme un médicament des inflammations aiguës ou chroniques de la muqueuse gastro-intestinale. M. Cam- pardon l'a essayé avec succès dans les différentes formes de diarrhées : Doses : Infusion 30 à /|0 : 1000: Poudre : 3 à 5« r dans les 24 heures par paquet de 1**. Potion ou pilules : 2 à k d'extrait par jour : Teinture : 20 gouttes ûàô fois par jour. SALICYLATES. Salicylate de soude. Natrium salicylat urines 23 minutes après son administration; l'élimination d'une dose de 3 à P r exige 36 a 40 heures. Une portion s'élimine en nature, une autre portion est transformée en snlicine, en acide saHcylurique et probablement en acide oxalique. Le salicylate de soude augmente dans l'urine la proportion des substances azotées et de l'acide uriqne. — La salicine s'élimine en nature presque immédiatement. Salicylate de lithine. ■— S'obtient en saturant au bain-marie de l'acide salicylique dans quantité suffisante d'alcool par du carbonate de lithine, filtrant et évaporant à sec. On peut aussi taire cristalliser. Substance amorphe ou cristallisée en aiguilles réunies en masses soyeuses, blanches, inodores, soluble-, dans l'eau et l'alcool. ls r de ce sel calciaé avec un excès d'acide sulfurique laisse 0,381 de sulfate de lithine. Salicylate de magnésie. — S'obtient en satinant a l'ebuliition une solution aqueuse d'acide salicylique par du carbonate de magnésie et lassant cristalliser. Longues aiguilles incolores, solubles dans l'eau. Jb'me emploi que le salicylate de bismuth. Salicylate de quinine basique. '— Préparation, Sulfate officinal de quinine 10, salicylate de soude, 3,67, eau 120. Dissolvez le salicylate dans l'eau, portez à l'ebuliition et ajoutez le sulfate de quinine, le salicylate de quinineinsoluble.se précipite. Laisse/.refroidir, jetez sur un filtre; le sulfate de soude s'écoule avec l'eau mère, on lave a froid avec un peu d'eau di tillée. Soluble dans 900 p. d'eau à 4-10°. 100 p. de ce sel soutiennent 08,79 de quinine et 1,91 d'eau qui se dégage à 100". SALOL. SALSEPAREILLES. 855 Salicylate neutre de quinine. — Préparation. Sulfate neutre de quinine, 5« r 48, salicylate de soude, 3- 1 ' 20 ; opérez comme pour le précédent. Usage interne. Mêmes emplois que le sulfate ; s'emploie dans les fièvres infectieuses, la goutte, les rhumatismes. Salicylate de zinc. — M. F. Vigier le prépare directement en mélangeant dans une capsule de porcelaine de l'acide salicylique cristallisé avec de l'eau distillée; on chauffe et sans atiendre que la dissolution soit complète on ajoute peu à peu de l'oxyde de zinc en excès, délayé dans très peu d'eau. On filtre ; le salicylate de zinc, par le refroidissement, cristallise sous forme de longues aiguilles blanches. Les D rE Poignet et Desmarres l'ont employé dans les blennorrhagies, les plaies cancéreuses de la langue, l'oplithal- mie purulente, etc., aux doses du sulfate de zinc (V. Un. pli., 1878). On a également préconisé les salicylates d'Atrnpine, d'Esérine. Poudre d'un roug faut Salicylate 'le ^oudo A.cêtate *1>' soude... Suif île de L'an ...... fer... rer Salicylate de fer. brun insoluble. Pour l'avoir en solution comme suit : 1 30 Faire dissoudre. is r de solution contient 0,05 de sel de fer. Salicylate de bismuth. — Pour l'obtenir on précipite l'azotate acide de bismuth bien ciisl. : dans 500 fois un poids d'eau rendue faiblement alcaline par de la lessive de soude et contenant en dissolution un poids de salicylate de soude double de celui de l'azotate de bismuth employé. Après le dépôl du précipité on décante le liquide surnageant, on lave trois l'ois le précipité pour enlever toute trace de salicylate de soude puis on le fait sécher rapidement à une température de 40°. On a ainsi le salicylate acide de bismuth. Si on continue à laver davantage le précipité ci-dessus on obtient le salicylate basique dt bismuth, qui est légèrement jaunâtre tandis que le premier e*l blanc. L'un de ces salîcy - lates renferme près de 50 p. 100 d'oxyde de bismuth et 40 p. 100 d'acide salicylique; l'autre contient plus de 7G p. tOO d'oxyde et 23 p. 100 d'acide. Préconisé dans la fièvre typhoïde h la dose de 5 à 10s r par jour. SALOL. Poudre blanche, grasse au toucher, incolore, insipide, insoluble dans l'eau; obtenue par action du perchlorure de phosphore sur un mélange à équivalents égaux de salicylate et de phénate de soude. Même emploi que le salicylate de soude à la dose de 6 à 8 gr. par jour. On a aussi préconisé le Salinap/ttol, combinaison Je naphtol et d'acide salicylique, Dose : 0,30 à 0,35, quatre fois par jour. SALSEPAREILLES. Salsaparill, Sarsa, al.; Sarsaparilla, ang.; Esrebe, ar.; l'e-lsé-îin, cil.; Sarsaparil, dan.; Zarzaparilla, esp.; Sarzaparilla, hol.; Saîsaparriglia, it.; Sasaparylo, pol.; Solsaparillia, por.; Sassaparel, rus.; Sassaparill, su.; Saparna, tur. Racines exotiques, très-peu distinctes les unes des autres, et fournies par diverses espèces botaniques du genre Smilax (de auJXi, grattoir) (Asparaginées). Ces plantes s'étendent dans les régions chaudes des deux Amé- ques depuis le Mexique jusqu'au Brésil. Toutes ces plantes ont de gros rhizomes d'où s'élèvent des tiges généralement aiguillonnées et d'où se détachent les racines adventives, longues et flexibles qui constituent la salsepareille et qui sont regardées comme la t-eule partie active. Les principales espèces de Smilax sont les S. of/icinalis, syphilitica, medica papyricea. Les principales sortes commerciales de salsepareilles sont : 1° Salsepareille de la Yera-Cruz <» *. Cette espèce porto improprement en France le nom de Salsepareille de Honduras : On la croit fournie par le Smilax medica (Smilate sar- snparilla), (Fiy. 113, 114, 115.) qui, suivant de Ilumlioldt, abonde sur les bords du fleuve de la Madeleine, dans la Colombie, d'où elle nous vient par Yera-Cruz et Carlha- gène. Elle e^t en racines fort longues,de la grosseur d'une plume d'oie, ridée longitudinalement ; I'épider- me est grisâtre, terreux, le méditullium blanc rosé; son odeur est particulière et nauséeuse, sa saveur fade et visqueuse. Poudre grise. Elle nous arrive en bottes de près d'un 1 856 SALSEPAREILLES. mètre de longueur, formées par les racines repliées et garnies de leurs souches (fig. 113) réunies elles-mêmes en balles cordées, du poids de 75 à 100 kil. (fig. 116). C'est la salsepareille officinale. Selon les auteurs anglais, celle salsepareille ne serait, à proprement parler, que la salsepareille dite de Tampico ou du Mexique, fournie par le Smilax medica. Se., tandis que la vraie Honduras serait en hotte repliée aux deux- extrémités ligaturée par des racines de choix et dépourvue de souches (fig. llli). Elle serait de couleur blonde et de qualité supérieure à la S. Tampico. (Fig. 116.) -^ 2° Salsepareille rouge ou de la Jamaïque ou Salsepareille Barbue. A part sa couleur rouge terne, à part sa netteté, son odeur et sa saveur plus prononcées, elle est en tous points semblable à la précédente. C'est la sorte la plus estimée, mais elle est rare dans le commerce. Elle ne croît pas à la Jamaïque, comme son nom semble l'indiquer; elle vient de différents points du golfe de Honduras, du Gap, de St-Jean de Nicaragua, de Porto-Bello. Salsepareille du Brésil ou de Portugal ou du Para. Elle vient de Bahia, de Para et de Ma- rahara au Brésil, parla voie de Lisbonne. Elle est rouge comme la précédente, mais elle est plus petite, chevelue, en longues bottes serrées par une liane disposée en spirale, et est privée de ses souches (fig. 115). Elle est inférieure aux deux précédentes. On l'attribue au Smilax syphilitica. Il existe d'autres sortes de salsepareilles mais qui ne se trouvent qu'accidentellement dans le commerce. On en a fait avec succès des essais de culture à Java. Citons encore la Salsepareille d'Europe, Smilax aspera, qui vient dans le midi de l'Europe, en France, dans l'Hérault, le long des haies, entre les rochers, etc., et qui est fort commune en Provence. Sa racine, de la grosseur du doigt, est blanche, noueuse, et donne naissance à des radicules blanches et fort longues. Suivant plusieurs auteurs, cette salsepareille indigène aurait toutes les qualités antisyphilitiques de la salsepareille exotique. Ses semences, grosses comme des pépins de pommes ou de poires, contiennent: albumine, huile, résine jaune, cellulose et sinilaeine. II. Frosini Marlelta a proposé leur émulsion comme boisson dépuralive dans la syphilis et les maladies de la peau. On s'accorde à considérer la partie corticale de la salsepareille comme plus active que le méditullium. La meilleure salsepareille est celle dont la saveur est la plus forte et la plus nauséeuse. Bien que plusieurs chimistes se soient occupés de l'analyse de la salsepareille, sa composition n'est pas encore bien connue; on sait seulement qu'elle contient un principe nommé par Pallola, Pariglinc ou l'arîllme; par Folchi, Sinilaeine; par Batka, Acide parillinique; et enfin par Thubœuf, Salseparine, C'est une substance neutre, blanche cristalline; c'est elle qui donne aux hydrolés de salsepareille, la propriété de mousser fortement par l'agitation. Quant à savoir si cette substance est le principe actif de la salsepareille, cela ne semble pas bien prouvé. L'huile essentielle nous parait avoir une certaine part dans son action. La salseparine s'obtient en épuisant la salsepareille par l'alcool tort, distillant pour retirer celui-ci, décolorant le résida à l'aide d'un petit excès d'acétate de plomb liquide, précipitant l'excès de plomb par l'acide suif- hydrique, passant, concentrant, laissant cristalliser par refroidissement et purifiant les cristaux par plusieurs cristallisations. La salsepareille contient beaucoup de ligneux et plus ou moins d'amidon. La salsepareille de Honduras est beaucoup plus riche de ce dernier principe que celle de la Jamaïque. Des expériences non achevées sur la salsepareille nous ont donné des résultats fort curieux, que le défaul de temps nous a empêché de publier. Nous nous bornerons à en signaler quelques-uns et d'une manière fort incomplète. La salsepareille traitée par l'élher donne, par évaporation de ce liquide, une huile demi-fluide mêlée d'huile volatile. Soumise a la distillation, elle offre de grandes difficultés dans l'opération a raison de la mousse abondante qui se produit et occasionne presque toujours, malgré de grandes précautions, le passage du décodé dans l'hydrolat. Celui-ci, qui est très-odorant, comme lactescent, d'une saveur nauséeuse, laisse déposer par le repos des flocons jaunâtres qui ne sont autre chose qu'une huile fixe concrète mêlée de salseparine et d'huile volatile dont on peut la sépa- SANDARAQUE. — SANGSUES. 857 rer. Cette huile fixe, bien que tout à fait solide, nous paraît être la même que celle obtenue par l'étlier, mais modifiée par suite du mode opératoire. L'hydrolat impur, c'est-à- dire mêlé de décocté, abandonné pendant un certain laps de temps, se corrompt, prend une odeur des plus infectes, dégage beaucoup d'hydrogène sulfuré, laisse déposer une matière visqueuse qui, traitée par l'éther, s'y dissout en grande partie. En faisant dissiper l'éther, il reste une matière grasse d'une odeur qui rappelle à un très-haut degré celle du fromage de Marolles et de l'acide butyrique. La salsepareille a été introduite dans la matière médicale européenne vers le milieu du seizième siècle par Fallope, Prosper Alpin et Araatus Lusitanus. Malthiole est le premier auteur qui ait décrit la plante. Une préparation très-répandue en Amérique, sous le, nom de salsepareille Bristol, est une infusion de salsepareille légèrement alcoolisée et chargée d'acide carbonique qui en fait une boisson gazeuse. La salsepareille est aussi employée dans les rhumatismes et les maladies de la peau. Form. pharm. et dose. Poudre, de 0,1 à 10,0; extrait aqueux*, 0,5 à 2,0; extrait alcoolique &*, 0,5 à 1,0; sirop simple ^* ou composé*, 20,0 à 100,0; vin simple et composé (essence concentrée), 20,0 à 100,0; teinture. — Infusé ou décodé (p. 50 : 1000). Pour entrer dans ces préparations, ou pour être délivrée en nature, la salsepareille doit être fendue longitudiualement, puis coupée en travers. Pour pouvoir la fendre facilement, on l'arrose avec un peu d'eau, ou bien on la fait séjourner pendant quelque temps à la cave. Les principales Fausses salsepareilles sont les racines de Lâiche clés sables, de l'Agave Cubensis, de l'A ralia nudicaulis, du Teriploca indica. SANDARAQUE. Gomme de genévrier, Vernis see; Sandaracha. Sandarac, VVachholderharz, al.; Pounce, Gum Juniper. ang.; Mestcck mealca, Ait.; Résina de enebro, Gras- ailla, Sandaraca, esp.; Sandraca, it.; Geneverharst, hol.; Santnik, tur. Cette résine est en petites lames sèches, friables, transparentes et d'un jaune citrin comme celles du mastic, mais beaucoup plus longues. Odeur et saveur résineuses. Soluble dans l'alcool et dans l'essence de térébenthine, très-soluble dans l'éther, peu soluble dans la benzine et l'huile de napbte, insoluble dans l'ac. acétique et dans la soude caustique (S«cc). Elle est le produit d'une Capressinée, le Thvya articuluta qui croit sur l'Atlas et dans la région du nord-ouest de l'Afrique. Peu employée en médecine, elle sert à faire des vernis; et sa poudre, â gommer le papier raturé par suite de taches d'encre. La sandaraque des anciens est un sulfure d'arsenic, SANG-DRAGON \ Drachenblut, al.; Dragon's blood, ang.; Dam el akana, Dramulukhwain, ah, due.; Dragebiod, dan.; Sangre de drago, esp.; Draakenbloed, hol.; Sangue di draco, it.; Peraduke, ind.; Smoczakrew, fol.; Catakamri- garakta, San.: Drakblod, su.; Kandamurgarittutn, tam.; Catgannirgum nitura, tel ; Ikicardacb-kani TUR. Substance résineuse d'un rouge de sang, inodore, insipide, dure, friable, inflammable et brûlant avec une odeur balsamique agréable, très-soluble dans l'alcool, soluble dans l'éther, les huiles grasses et volatiles. Quelques espèces contenant de l'acide ben/.oïque, on avait proposé de placer le sang-dragon parmi les baumes. Il se présente : 1° en baguettes ou bâtons assez semblables à la cire à cacheter, entourés d'une feuille d'arbre {Corypha) — Palmiers), maintenue à l'aide d'une lanière de rotin ; 2° en boules ou globules du poids de 15 à 50,0, aussi enveloppés dans une feuille d'arbre et quelquefois attachés les uns aux autres en manière de chapelet : ces deux sortes de sang-dragon sont nommées Sang-dragon en roseau ; o° en pains ou masses assez considérables, quelquefois d'une bonne qualité, mais souvent noirâtres et impures ; 4° en galettes de la dimension des disques de cire blanche, et brunâtres. Cette dernière est d'une qualité inférieure. Du reste les sang-dragons en roseaux qui autrefois constituaient les premières qualités sont très-souvent aujourd'hui remplacés dans le commerce par des produits faux fabriqués en France. Ces différents sang-dragons sont obtenus dans l'Inde par l'ébullition dans l'eau des fruits du Rotang, Calamus draco (Pahnacées). Le sang-dragon fourni par la Lracœna draco (Asparaginées) ne se trouve pas dans le commerce; il en est ainsi de celui du Pterocarpus draco (Légumineuses). On importe des Indes orientales un sang-dragon en poudre. On suppose que ce sont tout simplement les fruits du C. draco réduits en poudre. Astringent, hémostatique, dentrifrice. Dose : 1, à 5,0. SANGSUES*. Ilirudo, Bdella, Sanguisuga. Blutegel, al.; Leecbes, ang.; Kherabeen, Dudalach, ah.; Choui-tebè, cil; Bodiglar, dan., su.; Sanguijuela, esp.; Bloedzuigers, HOL.; Mignatta, Sanguisuga, IT.. POR.; Zeloo, plr.; Pirvitza,KUS.; Atteï, tam.; SuuLouk, tur. Vers aquatiques h sang rouge, appartenant aux annélides abranches, et type de la famille des Hirudinées. Leur corps est allongé, subdéprimé, obtus SANGSUES. en arrière, rétréci graduellement eu avant, composé de 98 segment?, courts, égaux et très-distincts sur les côtés. La ventouse antérieure dite orale ou buccale est un peu profonde, bilabiee, à lôvie supérieure proéminente, sublancéolée, et formée par les cinq premiers segments; la bouche est grande; les mâchoires, au nombre de trois, sont dures, arm es chacune de deux rangées de GO den- ticules très-fines, très-acérées. La ventouse postérieure ou anale est de moyenne grandeur; sa concavité est sillonnée et s'ouvre obliquement du côté du ventre. On a considère comme organe de vision de petits tubercules noirs peu apparents, qui existent surles premiers segments. Les organes du goût et du toucher paraissent exister, mais à l'état rudinientaire. Elles sont privéesde l'ouïe, mais non de l'odorat. Elles respirent à l'aide de petits orifices interannulaires; elles se nourrissent du sang d'animaux, d'infusoires, de matières végétales. Les sangsues sont hermaphrodites, autrement dit androgynes, mais elles exigent néanmoins l'accouplement pour reproduire. L'organe mâle est situé à l'abdomen, entre le 27° et le 28 e segment ; l'organe reproducteur femelle est place entre le 32° et le 33 e segment. Les sangsues sont ovipares, le produit de la conception consiste en un cocon ovoïde, contenant un nombre variable d'ovules (3 à 2/j). L'éclo- sion a lieu an bout de 30 à Z|0 jours. On divise les sangsues en plusieurs espèces et variétés; cette division est généralement établie sur la coloration différente du derme. Nous ne décrirons que les deux espèces suivantes. Sangsue verte ou officinale. Dos de couleur variée, tantôt vert pâle et terne, tantôt vert brun ou vert jaunâtre, parcouru dé six bandes longitudinales, lesquelles, étendues de la bouche à l'anus, sont colorées d'une teinte orangée plus ou moins rapprochée de la couleur de rouille, et sablées, sur leurs bords et sur leur partie moyenne, de points noirs. On observe encore des rangées transversales de points transparents, correspondant aux orifices pulmonaires. Bords du corps de l'animal saillants et colorés de vert très-clair; ventre d'une teinle olivâtre plus ou moins terne, uniforme, parcouru sur les côtés par deux bandes noires. Sangsue grise ou médicinale. Dos vert foncé, à six bandes longitudinales d'une teinte rousse beaucoup plus claire que le tond, parmi lesquelles les médianes sont uniformes ou n'offrent que très-peu de points noirs. Les intermédiaires sont marquées, de cinq en cinq anneaux ou segments, soit de triangles noirs dont le sommet très-aigu s'étend en avant sur un certain nombre de segments, et dont les deux autres angles sont arrondis; soit de taches carrées limitées à un segment unique. Enfin les marginales présentent uir pointillé très- fourni, surtout vers les bords du corps qui sont d'un vert jaunâtre. Ventre jaune terne, parsemé de taches noires et limité par deux bandes longitudinales noires. Celte espèce est plus septentrionale que la précédente, et est moins vigoureuse. Elle doit occuper le premier rang parmi nos sangsues officinales (Bouch.). Habitation. Les sangsues habitent les eau\ des riv ières, les fossés, les vases des eaux stagnantes, la surface des terres humides, mais surtout les eaux des douves des marais, qui se renouvellent lentement. Mœurs. Leur apparition a lieu dans la belle saison, de mai à octobre. Aussitôt qu'arrive le mauvais temps, elles s'enfoncent en terre. Dans les temps chauds, elles fuient le jour et se retirent dans les anl'ractuosilés, ou entre les racines des végétaux. Les sangsues pour exister ont besoin de l'air et de l'humidité. Cependant elles peuvent rester, plusieurs jours, privées de l'un ou de l'autre. Elles résistent à la gelée, car prises dans de l'eau congelée et raidies par le froid, elles peuvent, si toutefois cet étal n'a pas duré longtemps, être ramenées à la vie par des soins convenables. La durée de la vie des sangsues n'est pas bien connue. On suppose qu'elle est de 6 à 7 ans; elles peuvent reproduire à 3 ou .'i ans. Pêche. La pêche des sangsues a lieu surtout au printemps et en automne. Les temps d'orage et de pluie sont favorables à la pèche, tandis qu'une température très-élevée ou très- basse et le vent lui sont contraires. On les prend tantôt à la main, tantôt à l'aide de tamis à long manche, tantôt en se mettant dans l'eau et s'exposant à leurs morsures, tantôt enfin en jetant dans les marais des couvertures de laine, des morceaux de flanelle, eu même temps qu'on trouble l'eau. Conservation. Dans les pharmacies où l'on n'a que peu de sangsues à la fois, on les conserve dans des pots de grès contenant de l'argile humide, ou plus ordinairement dans des vases de faïence, contenant de l'eau, et que l'on recouvre d'une toile peu serrée. Des causes, fort légères en apparence, peuvent les taire périr; aussi doit-on avoir soin de les changer d'eau tous les jours, et avec tous les soins de propreté possibles. On doit les tenir dans un lieu frais et non susceptible de variations de température ou exposé aux émanations étrangères. On ne doit point laisser accumuler les mucosités qui exsudent des sangsues, et dont la putréfaction est la principale cause des épizooties auxquelles elles sont fort sujettes. Les pharmaciens ne devraient pas les toucher SANGSUES. 859 avec la main, mais les servir à l'aide de tout petits filets ou tamis à manche. On a proposé pour conserver les sangsues en bon état, l'ac. salycilique à dose infinitésim. : 3 milligr. au plus par litre d'eau. (V. Un. ph. 187;;). Soubeiran a imaginé, pour l'usage des hôpitaux de Paris, un appareil conservateur composé d'un vase supérieur contenant de l'eau et communiquant, au moyen d'un tube à robinet, avec une caisse inférieure qui renferme les sangsues. On ouvre le robinet de manière à ne laisser passer de l'eau qu'en filet. Celte eau arrive par le tond de la caisse inférieure, qui déverse sen excédent d'eau par un trop-plein, de telle sorte que l'eau se renouvelle continuellement et lentement. Un appareil fort ingénieux et qui rappelle le précédent a été inventé par M. Desseaux-Val- lette, pharmacien à Moutereau. En voici le dessin et la description : {Fig. 117.) On dispose une couche de charbon concassé dans le réservoir inférieur i\, dont on ferme ensuite l'ouverture latérale E avec un bouchon de liège. Le second réservoir F, ou magasin, est garni de mousse, de cresson ou de fougère lavés (ou de glaise, de mousse ou de cresson en hiver), et reçoit une quantité de sangsues proportionnée a ses dimensions. Le couvercle mobile G de ce réservoir étant mis, on place dans le compartiment supérieur H les sangsues destinées à la provision journalière, en ayant soin d'y mettre également un peu de mousse et de cresson, et on ferme avec le couvercle I. On ouvre alors le robinet R du tuyau chargé de fournir l'eau. Cette eau arrive par l'ouverture C du tube B au fond du réservoir au charbon ; à mesure que sa quantité augmente, elle monte à travers les trous du plancher D du magasin, l'emplit, passe dans le compartiment supérieur dont elle sort par le trop-plein J, pour se rendre par l'ouverture K du second tube B dans la cuvette extérieure M, qu'elle remplit a son tour, et d'où elle s'écoule au dehors par le tube L. On modère alors l'écoulement en tournant plus ou moins la clef du robinet selon que l'on veut obtenir un renouvellement plus ou moins rapide du liquide. M. Lahache, pharmacien à Bruyères, nous a fait connaître un moyen de conservation des sangsues pour les petites provisions des officines. Il consiste à introduire une éponge dans le vase où l'on tient les sangsues. On doit laver chaque jour ou chaque deux jours le vase, et le remplir au deux tiers d'eau. Il va sans dire que l'éponge doit être lavée en même temps que le vase et même renouvelée de temps en temps. M. Lahache croit d'une bonne précaution de ne pas mettre des sangsues de grosseur différente dans le même vase. Pour éviter les inconvénients que présentent le tissu serré de l'éponge, les nombreuses mucosités qui s'y trouvent déposées au bout de quelques jours, les difficultés de retirer les sangsues qui s'y trouvent engagées, et le mode de blanchiment de l'éponge au moyen des chlorures, -M. Lahache remplace maintenant celle-ci (nousdoutons de l'avantage) par le fucus crispus (Carragaheen) (V. Vn.pharm., 1865). M. Sudre, de Gensac, a proposé comme réservoir de conservation l'emploi d'une boîte doublée de zinc, à couvercle percé de trous. , M. Mollier, pharmacien à Fontainebleau, a imaginé un appareil très-portatif {fig, 118) pour la conservation des sangsues nécessaires {Fi(j. 118.) aux besoins courants d'un pharmacien. Comme on le voit par ses dispositions, ce vase peut très-bien rester dans l'officine même, sur le comptoir ou la devanture. Cet appareil est constitué par deux boules abouchées l'une sur l'autre. Dans la partie de la boule inférieure formant pied, on met l'eau dans laquelle on place les sangsues ; au-dessus on dispose sur deux petites barres de bois en croix, des feuilles de fougère mâle. On recouvre par la boule supérieure percée de trous pour donner accès à l'air. Lorsque les sangsues sont fatiguées d'être dans l'eau, elles viennent sur la fougère F j 860 SANGSUES. où elles se nettoient de leurs mucosités, et de là peuvent se promener dans toute l'étendue de l'appareil. Contrairement à l'opinion bien répandue, M. Mollier croit les variations atmosphériques plus favorables aux sangsues qu'unmilieu constamment le même, ex. : la cave. M. Fermond qui s'est livré d'une manière toute spéciale à l'étude des sangsues, considérant qu'en principe pour conserver ces animaux il faut les placer dans des conditions qui se rapprochent autant que possible de celles de la nature, a établi des appareils de conservation qu'il nomme marais portatifs, où ces conditions sont observées et dont voici la figure: Outre cet appareil qui, selon la grandeur, permet de conserver de 1000 à 5000 sangsues, M. Fermond en a fait établir un plus petit et plus simple pour le détail immédiat des pharmacies. La figure ci-jointe représente un de ces pe- (Fi6, 120.) lits marais artificiels, imaginés par M. Borne, pour faciliter l'étude des mœurs des sangsues. Les parois sont simplement en bois de sapin; l'assemblage est fait en queue d'aronde, les joints sont cimentés au mastic de fontai- nier. Le fond est garni de tourbe émiettée et tapissé de gazon; les bords sont tapissés de plaques de tourbe, creusés de petites rigoles et recouverts de plaques unies ; les sangsues viennent déposer leurs cocons soit dans ces rigoles, soit dans la touffe de gazon qui garnit le milieu de l'appareil. Un robinet permet de vider le bassin, quand on veut en renouveler l'eau. Pour remplacer les marais naturels, on a aussi placé dans les vases à sangsues, outre les matières indiquées, différentes plantes aquatiques, du sable, du charbon, etc. Lorsqu'on vient de déposer des sangsues dans le marais d'étude, il est nécessaire, au moins pendant quelques jours, de se prémunir contre les désertions; la précaution consiste simplement à entourer l'appareil d'une toile métallique. Le commerce en grand conserve les sangsues dans la glaise humectée et dans de vas- tes réservoirs disposés d'une manière spéciale. On peut consulter à cet égard les monographies des sangsues, de Moquin-Tandon, Charpentier et Desrheims. (V. lier, ph., 1855-56.) Les réservoirs de M. J. Martin, négociant en sangsues, à Paris, à la monographie {Histoire pratique) duquel nous avons puisé de très- bons renseignements, ont de 12 à 15 mètres de long sur 8 à 10 de largeur. Le fond est formé par une couche d'argile grasse. La profondeur de l'eau y est maintenue à 60 centimètres. Un écoulement continu d'eau vive la renouvelle sans y produire de courant. On l'arrête au besoin pour y faire stagner l'eau. Le fond et les bords de ces réservoirs présentent une végétation d'herbes de marais, dans lesquelles, vers la nuit, les sangsues viennent ramper. Une eau très-courante a l'inconvénient dé les faire maigrir rapidement. Comme traitement de l'affection articulaire à laquelle les sangsues sont sujettes, M. Rich- ter propose de mettre 5 ou 6 gouttes d'acide sulfurique dans 3 ou !\ grammes d'eau, de tenir les sangsues pendant douze heures dans ce mélange et de recommencer ce traitement au bout de trois jours. Commerce. Le commerce en gros des sangsues acquiert une importance de plus en plus grande. On estime à plus d'un million le nombre des sangsues produites annuellement par les pêches indigènes, et à 21 millions en moyenne le nombre des sangsues importées de différents pays en France. Jusqu'en 1806, les étangs français suffisaient à la consommation; plus tard, il fallut recourir aux marais de l'étranger. Les pays qui fournissent aujourd'hui le plus de sangsues sont : la Hongrie, la Sardaigne, la Grèce, la Turquie (Saloni- que, Trébizonde), l'Egypte, la Pologne, la Russie, la Valachie, le Maroc, Tunis, l'Algérie, l'Australie, etc. Les principales villes de dépôt ou de transit de ces annélides sont Trieste, Hambourg, Londres. Marseille. SANGSUES. 86i Cependant on peut dire que la France fournit aujourd'hui la plus grande partie des sangsues qu'elle consomme, et bientôt même elle se suffira complètement (Voyez plus loin). Nous citerons en particulier les marais du département des Landes qui fournissent abondamment une sorte de sangsues dites landaises d'une excellente qualité, très-répandue aujourd'hui dans le commerce; c'est une sous-variété de la sangsue verte.ou officinale, elle est d'un vert plus ou moins olivâtre, le dos présente six bandes rousses continues, le ventre est d'un jaune verdâtre ; elle a beaucoup d'analogie avec la sangsue hongroise, elle prend moins promptement que celle-ci et que celle de l'Algérie, mais elle est plus rustique, supporte mieux le transport et se conserve pins facilement. Les fermiers des pêcheries vendent les sangsues en race (en sorte), c'est-à-dire grosses et petites mêlées ensemble. Le commerce en gros en l'ait le triage, et les revend au poids aux négociants de second ordre, sous les dénominations suivantes : Sangsues TACHES .......... i k. 500 à 12 et morne 1 G k. — grosses .......... 2 k. 500 à 3 k. — grosses moyennes. 1 k. 125 à 1 k. 250 — petites moyennes. 0 k. 625 à 0 k. 750 Filets..................... 0 k. S65 à 0 k. 450 La première et la dernière sorte ne sont pas employées, ou du moins ne doivent pas l'être. Les pharmacies achètent et vendent au nombre. On a reconnu que, par la traction, la sangsue grosse s'allonge de 12, 13, Wi et 18 centimètres; la moyenne, de 10, 11 et 12 contint. ; la petite moyenne, de 8 à 9 centim. Mais c'est là une indication vague. Moyen d'appliquer les sangsues. Les sangsues de bonne qualité doivent toutes prendre, si toutes les conditions sont bien remplies. La première de ces conditions est de bien laver et essuyer la place. Les excrétions propres à certaines maladies, les médicaments employés sur la partie, sont souvent des causes qui empêchent les sangsues d'agir. Si la peau est trop chaude par suite de fièvre, si elle est trop dure comme à la paume de la main, ou à la plante des pieds, un bain tiède, un cataplasme émollient, sont d'excellentes préparations. 11 convient, en outre, que les mains des personnes qui les appliquent soient propres et exemptes d'odeur, et que les sangsues ne soient pas maniées. Les sangsues doivent d'ailleurs, si on les sort de l'eau, être soigneusement essuyées avec un linge fin. Ces précautions prises, on met tout ou partie des sangsues à la fois dans un petit pot ou petit verre à liqueur que l'on renverse sur la partie du corps indiquée, de manière que l'ouverture se trouve appliquée sur la peau. On les excite à mordre en rinçant d'abord le verre ou le pot avec du vin et laissant égoutter. Beaucoup de personnes appliquent les sangsues en les mettant sur une serviette humide et approchant pour les faire prendre ; d'autres font un trou dans une pomme, y mettent les sangsues et appliquent alors l'ouverture de la cavité sur la peau ; d'autres encore prennent les sangsues une à une et les forcent à piquer en leur posant la ventouse buccale sur la peau tandis qu'elles les tirent fortement par l'autre extrémité. Mais ces moyens sont moins bons que le premier. Cependant, lorsque la disposition des parties ne permet pas l'emploi d'un verre ou d'un pot, on peut avoir recours au dernier moyen ou se servir de petits tubes en verre un peu effilés par un bout; on introduit la sangsue dedans par la grande ouverture et on la force à sortir sa tête par la petite en la poussant avec une petite baguette de verre. On se sert de ce moyen pour appliquer des sangsues aux gencives, au col de l'utérus, etc. 11 faut regarder comme de mauvaises pratiques celles mises en usage par beaucoup de personnes, et qui consistent à amorcer les sangsues en mettant sur la partie où l'on veut les appliquer, du lait, du sucre ou foute autre substance douce. Mais un moyen de ce genre, efficace, est de frotter légèrement la peau avec du saindoux ou avec de la viande fraîche et encore pourvue do ses sucs. On a aussi conseillé pour amorcer les sangsues, l'immersion préalable dans do la bière fraîche, l'application préalable d'un sinapisme à l'endroit du corps où on doit les poser. 11 est utile, à plusieurs titres, de faire connaître la quantité de sang tiré par les sangsues de di\erses grosseurs : Le poids d'une grosse sangsue égale.......... 3 gr. — d'une grosse moyenne............... 1 gr. 25 — d'une petite moyenne............... 0 gr. 70 — d'un filet........................... 0 gr. 50 Ces sangsues étant pesées lorsqu'elles tombent après s'être gorgées de sang, on trouve qu'elles ont absorbé : La grosse........... 5,33 ou 5 fois 1'2 son poids. La grosse moyenne.. 6,69 ou 6 fois son poids. La petite moyenne. .4,70 ou 4 fois 2/3 son poids. Le filet............. 3,80 ou 3 fois 4/5 son poids. Il faut noter que le sang qui s'écoule de la plaie après que les sangsues sont tombées peut être évalué à la même quantité, en moyenne, que celui qu'elles ont sucé. Les résultats ci- dessus s'appliquent à des sangsues hongroises choisies dans les meilleures conditions. Il résulte de ces données que les sangsues grosses moyennes seraient préférables, et sous le rapport de la quantité de sang qu'elles tirent, et sous celui du prix. Cependant les grosses sangsues, pas les vaches, bien entendu, 862 SANGSUES. sont généralement préférées et avec raison, selon nous, parce que leur vigueur est toujours plus certaine. Les filets peuvent être employés lorsqu'on veut éviter les cicatrices produites par les morsures. Nous" ferons à ce sujet une remarque, c'est qu'il est des parties du corps où les cicatrices des morsures restent à toujours marquées d'une manière fâcheuse, et que tandis que ces marques ne sont susceptibles de persister que sur certaines parties de certains individus, chez d'autres, cet accident a lieu sur presque toutes les parties. Nous soumettons cette réflexion aux praticiens. Suivant M. Desrheims, lorsque la sangsue, après divers tâtonnements, veut se gorger de sang, elle commence par faire le vide avec sa ventouse, raidit ses mâchoires formant triangle, pointillé le tissu cutané et enfin le transperce. La profondeur des morsures est variable. Quelquefois elles n'atteignent pas toute l'épaisseur du chorion; d'autres fois elles le traversent de part en part et arrivent même jusqu'au tissu cellulaire graisseux sous-cutané. On ne doit pas arracher les sangsues, autrement on s'expose â occasionner de petits phlegmons très-douloureux. Si on veut les faire tomber, il vaut mieux employer l'eau salée on le tabac. Quand les sangsues sont tombées, on favorise l'écoulement du sang par des lotions d'eau chaude, des cataplasmes, des bains. Pour arrêter le sang, on peut avoir recours à la compression, à l'agaric seul, ou saupoudré de colophane pulvérisée ou d'alun, à de petites compresses de vinaigre, et à défaut d'effet, d'eau de Habel, au plâtre sec. La pierre infernale, le fer rouge, ne doivent être appliqués qu'en dernier ressort. Un moyen bizarre d'arrêter l'hémorrhagie, et que M. Martin, qui l'indique, dit avoir jusqu'à présent toujours trouvé infaillible, consiste dans l'application de quelques pincées de la raclure du'n chapeau analogue à celui des Auvergnats. On chassera, à l'aide de l'eau salée, les sangsues qui seraient entrées par accident dans la gorge, les narines, le rectum. Dégorgement. — Plusieurs moyens de dégorgement, dans le but de rendre les sangsues qui ont déjà servi aptes à servir de nouveau, ont été proposés. Les uns consistent à plonger les sangsues dans l'eau tiède salée, dans le vin étendu; les autres à les saupoudrer de sel marin, de cendres, de tabac, de nitrate de potasse. Après l'emploi de ces divers irritants, les sangsues sont lavées à plusieurs reprises dans de l'eau pure, puis mises aans des réservoirs lorsqu'on pratique le dégorgement en grand. Mais un moyen préférable à ceux ci- dessus est le dégorgement mécanique. Il consiste à exercer une pression entre le pouce et l'index d'une main sur le corps de la sangsue tenue de l'autre main, depuis l'extrémité postérieure jusqu'à l'extrémité antérieure. Si cette pression est exercée d'une manière convenable, que donne l'habitude, il n'en résulte aucun dommage pour l'animal qui peut encore la supporter un certain nombre de fois; passé ce terme, on en perd de plus en plus. Une bonne précaution pour les disposer à subir cette opération est de les plonger 2 ou 3 minutes dans de l'eau tiède légèrement alcalisée, ou de les exposer à la vapeur d'eau. La ponction à l'aide d'une aiguille dans la région de l'anus et du ventre permettrait encore la sortie du sang à l'aide de pression. Le retournement, au quart ou au tiers, de l'animal, permet d'une manière plus complète que tous les autres procédés le nettoiement de l'intérieur de l'animal. Le dégorgement ne peut être considéré comme pratique loyale qu'autant que les sangsues seront livrées, après celte opération, comme ayant servi; car, dans l'autre cas, c'est une fraude manifeste, les sangsues dégorgées n'ayant jamais la vigueur des autres. Un fait à prendre en considération dans le dégorgement des sangsues, c'est que le sang que rend l'annélide sous la pression est complètement dépouillé de fibrine; celle-ci reste dans le corps de l'animal, qui doit sans cloute la digérer avant d'être tout à fait apte à servir. Dans les grands établissements hospitaliers on aurait donc avantage à mettre pendant quelque temps les sangsues dégorgées dans des marais; six semaines est le temps nécessaire. Le D r Roucher a proposé, pour le réemploi des sangsues, un vivier de revivification composé d'un baquet ordinaire enterré dans le sable et plein d'eau, recouvert d'un vase en terre, muni d'un couvercle de z.inc, ce vase contient dans son fond de la terre glaise disposée en couronne; au centre est de l'eau que l'on change souvent; un talus en bois, percé de trous de k à 5 militai., soutient la terre et permet son imbibition. Ce vivier peut suffire pour li applications de la même sangsue. M. Verrier procède d'une manière analogue et emploie un vivier garni déplantes aquatiques, qui végètent dans de petits îlots, où les sangsues s'enfoncent dans la tourbe. Ce serait, certes, une découverte importante que le moyen qui résoudrait le problème du dégorgementdes sangsues sur une large échelle. Cependant, il faut bien le dire, il y aurait, avant ae se servir oes sangsues dégorgées, à s'assurer si la santé publique n'en souffrirait pas, si ces sangsues ne pourraient pas transmettre les maladies d'un individu à un autre. Pour parer à la menace d'une disette de SANGSUES. 863 sangsues, et aussi comme moyen économique, des instruments nommés Bdetlomêtreset Têrab- dclles,sorles de ventouses en verre, munies d'une pompe pour opérer le vide, ont été proposés; mais leur emploi n'a pas pris. Les Sangsuesmécaniques ne paraissent pas dégorger les capillaires et avoir été assez expérimentées pour que l'on puisse se prononcer sur leur avenir. Un fait qui a été avancé et qui remédierait à tout s'il était prouvé, c'est qu'en coupant l'extrémité anale d'une sangsue appliquée, elle n'en continue pas moins à sucer le sang qui alors tombe à terre aussitôt qu'il esl tiré. Mais un moyen moins problématique de tirer un parti double d'un nombre donné de sangsues consiste à les faire dégorger par la pression aussitôt qu'elles tombent et à les réappliquer immédiatement sur les mêmes piqûres ; elles s'empliront de nouveau, et, par suite de cette réapplication, les morsures laisseront couler du sang en abondance. Fraudes. — L'épuisement des marais de nos contrées et, par suite, la cherté des sangsues ont donné lien à des fraudes nombreuses dans le commerce de ces animaux. Ces unes consistent à les goi-ger avec, du sang de bœuf ou d'autres mammifères, de manière à faire passer les filets pour des moyennes, les moyennes pour des grosses, etc. Ce genre de fraude se fait sur une grande échelle et avec de certaines règles. Ainsi on les gorge au 1/8, au l//j, au t/3. Quelquefois on mêle seulement un certain nombre de sangsues gorgées à des sangsues vides. Un autre genre de fraude consiste à mêler des sangsues de qualité inférieure : telles sont les sangsues dites bâtarde», chalands, demoiselles ou fleuries, syriennes, dragons, qui sont de peu ou de nul ellêt, avec des sangsues loyales. On conçoit, quand on considère toutes ces fraudes, quelle perturbation elles doivent jeter dans les résultats obtenus (1). Quels sont les moyens de reconnaître ces fraudes? Une sangsue de bonne qualité est très-élastique. On triple la longueur qu'elle prend dans sa marche ordinaire en la tirant d'une manière suffisante par les extrémités. On la reconnaît, en outre, a la rapidité de ses mouvements, de ses contractions, au degré de recouvrement des anneaux les uns sur les autres. Plus elle se pelotonne sur elle-même, ou prend la forme ovoïde, plus elle est vigoureuse. Un signe de bonne qualité est l'effilent) C'est dans le but de régulariser et de moraliser en même temps la vente des sangsues que, sur notre proposition, le congrès médirai de 184S a émis le vœu que ta vente au détml de ces annélirles lut exclusivement réservée aux pharmaciens, et leur fût en outre rendue obligatoire. L'espace nous manque pour consigner ici toutes les considérations qui nous ont porté à faire cette proposition. ment de la partie antérieure du corps relativement à la partie postérieure. Les sangsues gorgées sont paresseuses et ne présentent pomt les caractères ci-dessus. En saisissant une sangsue gorgée des deux mains, et en faisant fléchir le corps à angle droit vers- la partie moyenne, de plus en pressant légèrement les deux moitiés vers le coude de courbure, on aperçoit à travers la peau distendue de l'animal un reflet d'un bleu rougeatre Si le sang est coagulé dans le corps de l'animal, on sent les grumeaux à travers la peau. Ues sangsues gorgées teignent en rouge l'eau et les sacs dans lesquels on les conserve. Des sangsues gorgées mises sur un linge blanc, puis saupoudrées de sel ordinaire en poudre, tacheront celui-là en rouge. Du reste, tous les moyens indiqués pour le dégorgement peuvent être employés pour reconnaître si des sangsues ont été gorgées. En tout ceci il ne faut pas perdre de vue que des sangsues qui ne contiennent tpte du sang de marais peuvent rendre de ce fluide, et surtout celles qui proviennent des pêches de mai et de juin. -Mais il faut dire aussi que ce sang est en petite quantité et d'un rouge verdàtre. Quant à la manière de reconnaître les substitutions (le sangsues bâtardes ou autres de qualités inférieures, elle ne peut être donnée ici. Ce n'est que par une longue pratique qu'on arrive à des distinctions certaines. Cependant nous dirons qu'examinées a la loupe, les bâtardes vraies se reconnaissent à l'absence de mâchoires. Par une circulaire du ministre du commerce, la tolérance du sang de gorgement commercialement nécessaire est, à partir du 1 er janvier 1857, fixée à 15100 du poids net de l'animal. A la suite de cette circulaire, se trouve l'instruction suivante : « Pour s'assurer que la proportion de quinze pour cent du poids de l'animal n'est pas dépassée , les personnes chargées de l'inspection prendront, au hasard, quelques sangsues de chaque provenance et de chaque sorte dans les boutiques et magasins dont el'es feront la visite. Ces sangsues, après avoir été. essuyée* avec du papier Joseph ou un linge usé, seront pesées, puis immergées pendant deux minutes dans une dissolution saline tiède ; on fera sortir ensuite tout le sang qu'elles .contiennent en les pressant longitudinalement, suivant la méthode ordinaire; elles seront posées de nouveau, et la différence des pesées donnera la proportion de sang qu'elles n'avaient pas encore digéré. « Il est bien entendu qu'une sangsue ne doit pas être reconnue lionne par cela seul qu'elle ne céderait pas. à la pression, une proportion 861 SANGUINAIRE. de sang supérieure à celle qui vient d'être indiquée. Tous les médecins, tous les pharmaciens connaissent les caractères extérieurs qui permettent de distinguer une sangsue propre à l'usage médical de celle qui doit être rejetée; il n'est pas besoin de les leur' rappeler ici, et ceux qui seront chargés de l'inspection ne manqueront pas de faire saisir les sangsues qu'ils trouveraient dans un état maladif ou de mauvaise qualité, lors même qu'elles ne contiendraient pas un atome de sang étranger. » Les sangsues étaient connues dès la plus haute antiquité; il en est l'ait mention dans la Bible sous le nom iïHaliKah ; mais il serait difficile d'assigner l'époque précise à laquelle on commença à les employer comme agent thérapeutique. Hippocrate ne dit rien de leur emploi médicinal ; il en est de môme de Pline qui, cependant, parle de, la faculté qu'elles ont de pomper le sang. Quelques auteurs prétendent que Thémison, de Laodicée, célèbre médecin grec, qui vivait du temps d'Auguste, au commencement de l'ère chrétienne, les employait comme telles. Galien n'en parle pas; cependant Cœlius Aurelianus, qui le précéda, dit que, de son temps, on s'en servait en place de ventouses, ce qui apprend en même temps que les ventouses étaient connues. Paul Egi- nôte, Oribase, Actuarius, oui parlé des sangsues. C'est seulement vers le dix-huitième siècle qu'on voit des ouvrages en parler longuement. Jérôme Nigrisoli a le premier, en 1665, publié un travail sur l'emploi médical des sangsues. Aujourd'hui la question des sangsues est entrée dans une nouvelle phase. Autrefois on se contentait de la production spontanée de cesan- nélides; maintenant c'est une culture (hirudl- culturé). En effet, l'élève des sangsues est, depuis plusieurs années, en grande émulation. A Paris, dans Seine-et-Oise, Eure, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Haute-Marne, Maine-et-Loire, Indre, Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Vendée, Gironde, les Landes, etc., sont des marais où l'élève des sangsues donne des résultats fort avantageux et a résolu complètement le problème de VhirudiaUture. Lorsque les sangsues ont atteint tout leur développement dans les marais artificiels où on les nourrit avec le sang des bestiaux ou de chevaux hors de service, qu'on met à pacager dans ces marais, on les transporte dans un marais spécial dit d'épuration ou de dégorgement. (Sur celle question, consulter les travaux de MM. Fermond, Ebrard, Boudard.) (V. ./. ph. 1873). SANGUINAIRE. Sanguinaria canadensis. (Papavéracées.) Canadisehes Hiutkraut, al. Plante © commune au Canada et aux Ëtats- — SANTAUX. Unis d'Amérique, où elle est aussi appelée Racine rouge, Rouge indien, puccoon (Turmé- ric, Bloodroot). En France, on la connaît sous les noms de Beaufiamaise et de Grande Célan- dine (nom qui appartient plutôt à la chéli- doine). C'est une petite plante d'un aspect fort agréable. Lorsqu'on entame la racine fraîche, il en sort un suc, rouge comme du sang, qui passe pour émétique et cathartique. Elle contient, suivant Bana, de la Sanguiua- rine identique, d'après Schiel, avec la cfvêlé- rythrine, de la grande chélidoine; on y a aussi trouvé de la porphyroxine, de plus, elle se confond, par sa manière d'agir, av ecl'apomorphine. La sanguinarineest un alcaloïde crislallisable en mamelons formés d'aiguilles opaques, solublc dans l'alcool amylique, la benzine, le sulfure de Carbone, le chloroforme, le pétrole, auxquels il communique une fluorescence violette (Naschold). Suivant le I) 1 ' Barton, les feuilles possèdent les mômes propriétés que le stramonium, et, selon d'autres, que la digitale. Les médecins américains accordent, en outre, soit à la racine, soit aux feuilles ou aux semences, soit à l'extrait résineux ou mngui- narin, une foule d'autres vertus» En France, elle n'est pas usitée. Dose de la poudre de -la racine : 0,1 à 1,0. Le suc de la racine sert aussi dans la teinture. Sous le nom de Sanguinaire, on désigne vulgairement une espèce du genre Plantain, le Vlantago coronopus ; une seconde appartenant au genre Géranier, le Géranium sangui/ieiuu ; une troisième, la Renonce ; et sous celui de Pe~ titesanguinaiic,\a.l'aroniqHe,Paronychiaargen- tea, etc. Celle dernière est assez fréquemment employée, en Algérie, sous forme d'infusion. SANICLE. Sanicula europœa. (Ombellifèrcs.) Sanickel, al.; Sanicle, ang.; Sanikel, nAN., hol., su.; Sanicula, ESP., pou.; Sanicola, it.; Zankiel, pol. Plante % commune dans les bois ombragés. On employait jadis les feuilles dans les hémor- rhagies, la leucorrhée, la dysenterie, les contusions, les fractures, etc. —'inusitée après avoir eu de l'école de Salerne l'honneur de ce distique : Avec la sauge et la sanicle On fait aux chirurgiens la uïcle. La Sanicle de Maryland sert aux Indiens à combattre la syphilis, les affections des poumons. On l'a présentée comme antichoréique. SANTAUX. Santelholz, AL.; Saunders, ang.; Sundal, L'ndum, Ait.; Chandana, beng.; Tcliin-hian, Tan-hian, cil.; Sandun, f:YN.; Sundel, due.; Sandale-, ESP.; Zandelhout, HOL.; Chundun, inii.; Sandale-, il.; Sundul, Buekuns, pkr.; Kuehandana, Tilaparni, Kadjuna san.; Cliandanum, fam.; Sanlal ; nu. SANT0L1NE. — SANTONINE. 865 On en dislingue trois sortes principales : 1° Santal citkin ou S. citron, Santal jaune ft*. (Santalam album). En bûches décortiquées, longues de 50 centimètres à 1 mètre, de 10 centimètres de diamètre et plus, à fibres droites très-serrées, d'un jaune fauve, d'une odeur rosée-musquèe citronnée, fort agréable, et d'une saveur amère. Il est plus léger que l'eau et n'offre pas sensiblement d'aubier. Il contient une huile volatile essence de santal) qui a pris ces derniers temps un très grand développement par son application aux maladies des voies urinaires. Les recherches de MWy ont fait connaître que le bois de santal de la province de Mysore (Indes) était le plus actif ; il a introduit l'usage de l'essence sous l'orme de capsules sphériques. 2° S km al BLANC. (Santal à feuilles de myrte ou Santalin.) Sous ce nom on a décrit le bois jaune du Santahim album ou son aubier dépouille du cœur du bois, qui donne le santal citrin. La structure est la même. 3° Sam il rouge*. En morceaux équarris, de poids variable; brun à l'extérieur, rouge de sang a l'intérieur, fibreux, résineux, d'une odeur faible parfumée. Lourd, compacte, à fibres tantôt droites, tantôt contournées sur elles-mêmes. En 1814, Pelletier y a trouvé une matière colorante rouge particulière, la Suntaline, ou acide santalique presque insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éthcr, les alcalis, l'acide acétique et les essences oxygénées. Preisser a appelé santaliue la poudre blanche, cristalline qu'il a extraite du bois de santal; elle est soluble dans l'eau, l'alcool et l'ether, se transformant à l'air en une pondre rouge, \a.Suntaleine('.') De plus une matière colorante très-brune. 11 n'a pas d'emploi en médecine. MM. Ca/.eneuve et Ilugounencq en ont retiré deux principes cristallisés : la Pterocarpme et YHomoplérocarpine. C'est le bois du Pterocarpus santalinus s. indiens (Légumineuses), qui croît à Ceylan et à Coromandel. On l'appel ansM Sandal rouge. Il contient assez abondamment de résine et de matière colorante pour donner par l'alcool une sorte de vernis rouge. Le bois de santal est très-recherché en Orient, comme parfum. En Chine, on le mélange avec de la colle de riz pour fabriquer certaines bougies dites parfumées. La foudre des trois santaux est aujourd'hui lout à l'ait oubliée. SANTOLINE. Aurone femelle, Garde-robe (nom qu'elle partage avec l'aurone mâle) ; Santouique et Santonicum (nom qu'elle partage avec le se- men-contra) ; Chamœcypurissus, Santolina chamœcyparissus. (Synanth. ) Cypressenkraut, Gartencypressen, al.; Lavander cotton, ang.; Cipresilto, ksp.; Cypreskruid, hol.; Santolina, it., por.; lvourt otou, TUR. Plante ç? qui croît dans les montagnes de l'Europe. Sa saveur est amère et très-aromatique, son odeur est très-pénétrante. Elle est stimulante, anthelminthique, et jouit des mûmes propriétés que la tanaisie, le semen-con- tra et les absinthes dans la médecine populaire. Mérat et Delens la confondent, ce nous semble, avec l'absinthe marine. SANTONINE*. Santonin, Anhydride santonique, acide santouique ; Santonina, Elle a été reconnue par Kahler, Alms et Merk. C'est un glucoside qui cristallise en prismes hexagonaux aplatis, allongés, brillants, anhydres, ou en houppes entrelacées, incolores qui jaunissent à l'air, à la lumière solaire ou diffuse; il se forme, en outre, d'après M. E. Sestini, de l'acide formique, une matière incristallisable, jaune d'ambre, très- amère, Y acide photosanto nique, et une substance résineuse rougeàtre. Elle est insipide, inodore, fusible à 170°, volatile; soluble dans 300 p. d'eau froide; dans 250 p. d'eau bouillante, dans Z|0 p. d'alcool à 90 u froid, dans 3 p. d'alcool bouillant,dans 70 p. d'éther et dans 5 p. de chloroforme ; soluble dans l'essence de térébenthine, le chloroforme, les acides dilués. Son soluté est amer. Elle se combine aux bases avec lesquelles elle forme des santonates. C'est ainsi que pour augmenter la solubilité de la santonine, et faciliter son injection dans la vessie, dans certains cas d'hématurie, on a préparé le santonate de soude, soluble dans moins de deux fois son poids d'eau à 20°, en chauffant ensemble de 70 à 80°: Santonine pulvérisée G2,5; lessive de soude caustique 113,36; eau distillée 3i0 (Demie). Suivant M. 0. Hesse, la santonine ou acide santonique ne préexisterait pas dans la solution sodique et ne serait que l'acide anhydre de celui qui constitue le sel alcalin et qu'il nomme acide santoninique. Chauffée avec un alcali, la santonine donne une liqueur rouge, et le sel soyeux qui se produit devient spontanément blanc. Ingérée à la dose de quelques centigr., la santonine a la singulière propriété de faire voir, pendant un certain temps, les objets comme s'ils étaient colorés en jaune verdàtre; l'urine se colore à froid en rouge par l'ammoniaque, la potasse. La santonine paraît être un préservatif des concrétions urinaires (Caméra). 866 Se men-contra ........ 1000 Chaux caust.réc.éleinte 300 SANTON1NE MARINE. Alcool à 90»....... 2000 Eau............... 2000 Mêlez exactement; distillez à l'alambic et retirez à la distillation la moitié de l'alcool; après refroidissement, versez sur le résidu l'alcool distillé, agitez le tout et exprimez fortement. F. subir un nom eau traitement avec pareilles proportions d'alcool et d'eau. Réunissez les liqueurs, laissez-les reposer, décantez ; séparez tout l'alcool par distillation; filtrez le liquide aqueux restant et évaporez au If.-M. à moitié; ajoutez de l'acide acétique concentré jusqu'à reaction acide franche; abandonnez à la cristallisation; au bout de. quelques jours, la sanlonine se séparera en masse cristalline. On lave les cristaux avec, un mélange à P. E. d'eau et d'alcool et on les exprime. On les broie ensuite avec le 1/û de leur poids de charbon animal lavé et on l'ait chauffer le tout avec huit fois son poids d'alcool absolu; on filtre le soluté bouillant et on laisse refroidir lentement. Au bout de quelques jours, séparez les cristaux de l'cau-niére, lavez-les avec un peu d'alcool faible, et séchez-les sur du papier Joseph à l'abri de la lumière (Codex). On doit conserver la sanlonine dans des vases noirs ou jaunes. Kabler prescrit de la préparer en distillant la teinture élbérée. Le résidu oléagineux qui reste la laisse déposer, du jour au lendemain, en cristaux que l'on purifie par une dissolution dans l'alcool, additionnée d'un peu d'acide clilorhydriqiie. La sanlonine est un vermifuge lombricoïque efficace, fort employé d'abord en Italie et en Allemagne, et plus tard en France. Sa dose est de 2 à 5 centigr. pour les enfants et poulies adultes de 10 à 15, que l'on administre sous forme de poudre, de pilules et surtout de pastilles, de dragées et de biscuits. On en fait aussi un sirop. (l'est un médicament toxique, même à doses fail les, surtout chez les enfants. (V. Un. ph. !87o, 1879.) four éviter autant que possible des erreurs pouvant provenir de la ressemblance de la strychnine avec la sanlonine et. de la similitude de désinence dos deux noms, M. Lefort a proposé de ne pins désigner la santonine que sous le nom d'acide santonique. SANTONINE MARINE. Aiiemisia cœrukscens. "Wurmtod, al. Plante qui croît sur les bonis de la mer, et qui a une couleur verte tirant sur le bleu, et une odeur prononcée d'absinthe. Elle contient, entre autres sels, de l'iodure de sodium. JU. Righini a proposé d'en faire un sirop avec — SAPINS ET PINS. l'extrait. Cette plante n'est pas connue dans les pharmacies. Ne pas confondre cette plante avec la Santonine &, matière cristallisable du semen-con- tra, dont nous parlons ci-dessus. SAPINS ET PINS. Arbres de la familles des Conifères, éminemment résineux, et qui fournissent différents pi'oduits a la pharmacie. 1° Pin a pignon ; Pinus picea (Pinienbaum, al. ; Pinetree, ara. ; Spansk, dan., su. ; Pino, esp., it. ; Pi/nboom, iiol.; Penlieiro, por. ; Il fournissait jadis ses semences nommées Pignons doux, et qui sont constituées par une enveloppe osseuse renfermant une amande blanche, oléagineuse et d'une saveur agréable. On en faisait des émulsions tempérantes. 2° Pln sauvage; Pinussylvestiis, PinoTEco&se (Wald-fichte Kienfichte, al; Pino salvaggio, it.). 11 fournit ses bourgeons, tarions, strobiles ou gemmes*. Les Bourgeons 'le sapin du Nord sont préférai les à ceux du pays, mais on ne l'ait usage en pharmacie que des Bourgeons île pin (V. Un. ph. 1873). Ils ont une odeur résineuse balsamique. On les emploie en infusé ou décodé (pp. 20 : 1000), comme excitants, bécliiques, antiscorbutiques, et diurétiques. M. Dannecy prépare un Extrait et une F.un dist. aromatique; en distillant les bourgeons convenablement divisés et mis à macérer pendant plusieurs heures avec de l'eau additionnée de sucre incri.-lallisable (125 gr. par kilogramme de bourgeons), il obtient l'eau aromatique, et en évaporant le liquide resté dans la cucurbite, il a l'extrait. C'est avec celui-ci et l'eau aromat. qu'il fait le sirop de bourgeons de sapin. (V. Sirops.) La décoction concentrée de graines de P. Sybmtris et d'anis noir est employée par les Arabes, comme gargarisme antiodontalgique. Aujourd'hui, dans les landes de Bordeaux, on retire, par aspiration, des pins que l'on abat et soumet aux procédés de conservation de M. Boucherie, un liquide nommé Sève de pin maritime , qui est préconisé soit en cet état, soit à l'état de. sirop (dit Sirop de sève de pin maritime, de Lagasse) contre les affections calarihaies, les bronchites, les crachements de sang. Une buvette de sève de pin a été étal lie à Arcachon, au sein même de la forêt de pins maritimes où l'on fabrique cette liqueur résineuse. En Allemagne, on fabrique une Laine du pin sylvestre (Holz-wolle, Laine de bois) ou Laine des forets (Widduvlle), Laine végétale, servant à la matelasserie, en faisant bouillir dans une eau alcaline les feuilles (ou aiguilles) vertes, ou sé- chées, de divers pinus (P. Sytvestris, abies SAPONAIRE. 867 nigra). Ce produit obtenu d'abord, en 1840, par Weiss, est devenu l'objet d'une industrie importante sous l'impulsion de M. Lairitz, inventeur de la Flanelle végétale et de la Ouate de pin (18:i3) et de plusieurs articles : esprit, essences, bonbons, sirops, pommades, etc. d'aiguilles de pin. L'eau de cuisson des aiguilles, appelée Huile essent. de bois, Baume de pin, Essence de pin, Eau résineuse balsamique, sert en bains contre les rhumatismes, la goutte (V. Rer. pliarm., 1859-60). Ces préparations d'aiguilles de pin sont employées sous l'orme de perles ou capsules, de frictions, d'inhalation, dans les affections des voies respiratoires, les gastralgies et entéralgies. Le sirop balsamique d'aiguilles de pin, contenant 50 centig. d'extrait pour 30 gr., est préconisé en Allemagne, contre les toux nerveuses, dans les affections chroniques du larynx et vers la fin de la coqueluche. L'essence de pin est une huile éthériforme (h. éthérée de pin), légèrement jaunâtre, d'odeur agréable et bouillant à 152°. Elle est employée pour l'usage externe et interne. \'Essence de Spruce, très-connue aux Etats- Unis, est un extrait fluide de bourgeons de sapin du Canada (Abies Canadensis) (Spruce fir, ang.). Selon quelques auteurs, celte essence serait obtenue en distillant les bourgeons, recueillant l'huile ou essence qui pa-se et la mêlant au décocté. La bière de même nom est ccl extrait ou ce mélange mis à fermenter avec de la mélasse et de l'eau. L'éeoree de sapin du Canada est Ires-employée aux Etals- Unis pour le tannage des cuirs. Les pins et sapins fournissent divers autres produits résineux que nous traiterons à l'article Térébenthines. La plupart des conifères contiennent dans leur cambium un gliicoside, la coniférine, que l'on est parvenu, dans ces derniers temps, à transformer en Vanilline (V. Vanille) {Un. ph. 187'i). SAPONAIRE. Savonnière; Sàponaria offkinaKs. (Dianthées.) Seifenkraut, "Waschltraut, al.; Smpwort, m&c..\ Saebeurt, dan.; Jabonera, esp.; Zeepkrnid, iiol.; Sàponaria, it.; Jlyilt.'lnik, pol.; Sabuaira, POlt.; Sapœrt, su.; Saboun otou, TIR. Plante % indigène qui croît dans les lieux un peu humides; à tige articulée, à feuilles opposées, entières, lancéolées, et à fleurs blanches rosées en paquets à l'aisselle des feuilles. Elle contient de la Saponine ou Stru- thine, substance qui fait mousser l'eau et la rend visqueuse. On emploie les feuilles^ et la racine*. Cette dernièreestgros-e comme un tuyau déplume et recouverte d'un épiderme légèrement rougeàtre. Dépuratif assez employé dans les maladies de la peau. On en fait un extrait*, un sirop*. On l'administre le plus souvent sous forme d'infusé, en tisane (pp. 20 : 1000). Dans le commerce, on trouve une racine de Saponaire dite d'Orient ou d'Egypte vendue aussi sous le nom de Kahaggi (Heivadjitchœni, tur.) ; elle est longue et grosse comme le bras d'un enfant, blanchâtre et riche en saponine (Bussy) ; elle sert, dans l'industrie, à blanchir les étoffes de laine et surtout les cachemires. On la croit fournie par le Gypso- pliylla struthium s. rokejeka, plante delà famille de la saponaire. La saponaire ordinaire elle-même sert à blanchir les cloffes de laine. Le lieuf, pharmacien de Rayonne, est auteur d'un travail fort intéressant sur la saponine ; mais il s'appesantit surtout sur deux. écorces qu'il a reçues du Pérou et du Chili, qui la contiennent en abondance. La première est le Quillaya ou Quillaria sàponaria; et la seconde le YaUhoy, Monninca polystachia (Polygalées). Le Quillaya , en raison de son bas prix, est le plus propre à l'extraction de la saponine. A cette fin, on se sert d'un appareil à déplacement, à double corps, de manière à maintenir de l'eau chaude pendant que l'alcool traverse la poudre. Par refroidissement du soluté alcoolique, la saponine se précipite en grande partie. L'alcool saturé de saponine jouit de la propriété de dissoudre les matières résineuses, gommo-résineuses et huileuses, et de constituer avec elles, lorsqu'on les verse dans l'eau, des émulsions permanentes. Ce même alcool divise le mercure en particules excessivement tenues. Ces observations sont bonnes à connaître pour la pratique pharmaceutique. L'ecorce de Quillaya existe, dans le commerce fançais, pour les besoins des blanchisseurs de mérinos et de lainages blanc fins; mais on l'y désigne sous le nom d'Erorce de Panama, ou simplement de Panama. Elle vient de Panama, et ressemble assez à de grandes écorces de peupliers. Elle paraît agir en infusion légère (pp. 12 à 15 : 200), comme diurétique (Lesel/iers), ce qui doit être dû a la saponine. On en a composé une liqueur pour nettoyer les cheveux : Ec. de Panama pulv. 100, alcool à 70°c. 400, Ess. de bergamote, goutt. 20. La saponine a été trouvée par M. Stan. Martin, dans les jeunes pousses de pommes de terre. La Githagine de Scharling ou agrostem- mine de Schulze, obtenue de \' Agrostemma githago ou nielle des blés, n'est autre chose que la saponine. On sait que les sapindus contiennent la saponine assez en abondance. On en trouve aussi dans beaucoup d'autres végétaux, tels que les racines de salsepareille et de polygala, l'œillet, l'Arum maculatum et le 863 marron d'Inde. La saponine est un sternuta- toire très-énergique ; elle agit à la manière des éméto-cathartiques et comme diurétique. Elle est toxique pour le globule sanguin. SARCOCOLLE. Sarkoiolle, Fischleimgummi, al.; Unzerut, ar.; Sarco- colla, esp., it.; Kunjudeh, peu. Substance de nature indéterminée, en grains irréguliers, jaunâtres; demi-transparente, inodore, acre, soluble dans l'eau et surtout dans l'alcool, insoluble dans l'étlier. Elle exsude du Penœa sarcocolla ou mucronata (Epacridées), arbrisseau de Perse, d'Arabie et de l'Inde. On l'a dit propre à l'aire reprendre les chairs ; de là sonnom(de oâpÇ, chair et xôXXa, colle). Inusitée. La sarcocolle purifiée ou Sarcocolline est une matière gommeuse d'un blanc brunâtre; l'acide nitrique la convertit en acide oxalique. SARRACÉNIE. Coupe, cruche ou tasse indienne; attrape- mouches, coupe du chasseur, bonnet de chasseur, guêtres de grenouilles (Indiun cup., ang); Sarracenia purpuréa (Nymphaeacées). Plante qui croît en abondance dans les marais de l'Amérique du Nord : ses racines ou plutôt ses rhizomes cylindriques, noueux, ont été préconisés contre la variole, la rougeole, etc. On l'a employée en pou lie, à la dose de 8 à 10 gr.; en teinture, en infusion et décoction (pp. 30 : 1000). Les racines contiennent: un alcaloïde [Sarracénme) , incomplètement étudié, 6 0 / o de matière résineuse, une matière extrac- tive aromatique et amère, et une matière colorante (Stan. Martin). D'après M. Hètet, l'alcaloïde du sarracenia serait la Veratrine. (V. Un. plu, 1879). SARRIETTE. Satureia horlensis (Labiées). Garten quendel, Weflerkraut, Al..; Savory, ang.; Saer, dan.; Âjedrea, esp.; Keulen, hol.; Sanloreggia, it.; Ozahr, vol.; Segurelha, por.; Kyndel, su. Arbuste nain des jardins, aromatique et excitant. Usage des autres labiées. SASSAFRAS*. Pavanne; Laurus sassafras, Sassafras officinurum (Laurinées). Fencbelholz, al.; Anhuiba, iîrés.; Cay-vang-di , Tchang-hoàn, lh.; Sasafras, esp.; Sassafras, su. Arbre de l'Amérique méridionale, qui se rencontre aussi aux États-Unis ; selon Mo- nard, il y forme des forêts, notamment dans la Floride, où les Espagnols le découvrirent en 1538. On emploie le bois de la racine^et l'écorce. Le premier est en bûches irrégulières ; son SARCOCOLLE. — SAUGES. tissu est léger, rosé, d'une odeur camphrée agréable. L'écorce est épaisse, légère, cassante, rugueuse, d'un brun ferrugineux; même odeur que le bois. Les médecins américains remploient, de préférence an bois, contre les affections de la peau, les rhumatismes et les maladies syphilitiques invétérées. Le sassafras est employé comme sudorifi- que et carminatif. Il ne peut être employé qu'en infusé ou macéré, ou on ne l'ajoute aux décodés qu'au moment de les retirer du feu. On en prépare un sirop. Il fait partie des quatre bois sudorifiques. — Infusé (pp. 10 :1000). On le réduit ordinairement en copeaux pour l'usage; mais il faut n'en préparer ainsi que peu à la fois, car en cet état il perd beaucoup de son odeur. Il contient en abondance une huile volatile fluide, jaunâtre, d'une densité 1,08, et que le commerce tire en grande partie d'Amérique (Baltimore, Carroll et Frederick). C'est un mélange d'hydrocarbure (mflréne) et d'un principe oxygéné, le safrol (E. Grimaux et Tluotte). I)ose de la poudre : 2 à h gram. Le Sassafras de VOrénoque ou Bois d'unis ; Ocotea pkhurim. produit les fèves pichurim ou pkhurines, dites aussi Noix de sassafras ou de Para, contenant une matière grasse, cristalline, la Laurine ou Laurosléarine {Sthumer). SAUGES. Plusieurs plantes labiées de ce nom sont indiquées dans les pharmacopées. 1° Sauge officinale; Petite sauge, Thé d'Europe, Thé de la Grèce, Herbe sacrée; Salvia offuyinalis {Salbey, al. ; Saije, ang. ; GElipha- cos, ar. ; Sahvie, dan. ; Salvia, esp. , rr. ; Salie, hol. ; Szahvia, fol. ; Salva, por. ; Salvia, su. ; adà tchai, tur.) ®*. Plante des jardins, à feuilles blanchâtres, rugueuses, d'une odeur camphrée, forte et pénétrante. Plante célèbre depuis des siècles. C'est rilerba sacra des Latins. L'école de Salerne a dit : Cwr moriatur homo cui salvia crescit in horlo? Et aussi : Salva salvatrix, natura conci- liatrix. Excitant, nervin, tonique, résolutif, employé surtout sous forme d'infusé (pp. 5:1000) en tisane, et surtout (pp. 50 : 1000) en lotions, bains, fumigations. Les Chinois se servent de notre sauge en guise du thé que nous allons leur demander. 2° Sauge sclarée; Orvale, Toute-Bonne, Grande suuge; Salvia sclarea (Zahmes Schar- luchkruut, al. ; Clary, ang. ; Graakuse, dan. ; Maro cortuso, esp. ; Tamneslarey, hol. ; Schia- rea, Sclarea, it.; Esclarea, por.). Ses feuilles sont très-grandes, ridées et d'une odeur forte. Les fleurs sont rosées. Inusitée ainsi que les Salvia horminum, Hormin (GallUrichus) (Ed- SAULE. — SAVONS. 869 Weide, Salce, Sauce, bo"wa, pol.; Pil, les Scharlachkraut, AL.; Purple-topped sage, Ang. ; Horminio, esp. ; Edele slarey, iiol. ; Orminio, it. ; Ormino, por.) et pratensis. Il vient sur les feuilles du Salvia pomifera, à la suite de la piqûre d'un insecte, une sorte d'excroissance, nommée Pomme de sauge, Baisowje. Le Chia des liomœopathes est la semence du Salvia hispanica, qui croît naturellement dans les environs de Cordova (Mexique) ; on y prépare avec les semences une boisson rafraîchissante; on en extrait, en outre, une huile siccslive servant pour la peinture et pour l'éclairage. Salvia vient de salvare, guérir, et sclarée de ce qu'on emploie les semences de l'espèce de ce nom, dans les maladies des yeux. SAULE. Osier; Salix alba. (Amentacées.) Willow, ang.; Bhulles, AR.; Piil, BAN.; >p.; Wilg, hol.; Salice, it.; Kora -wierz- u.; Berba, sus.; Seut, tir. Son écorce est astringente et fébrifuge; peu employée. Les Arabes guérissent la fièvre quarte, par l'inspiration des vapeurs de feuilles et de branches de saule, projetées sur des charbons ardents. Leroux en a retiré, en 1830, la Salicine, substance blanche, cristalline, fusible à 120°, soluble dans l'eau, et ayant toute l'apparence du sulfate de quinine dont on avait voulu en faire un succédané comme fébrifuge. Mais il s'en faut de beaucoup qu'il en soit ainsi, car il faut des masses de salicine pour remplacer, et encore pas toujours, une petite quantité de sulfate de quinine. Nous en dirons autant de la PopuHne retirée, par Braconnot, de l'écorce du peuplier, du tremble et de la Phloridzine retirée, par MM. Slas et de Konninck, des écorces fraîches des racines de poiriers, pommiers, cerisiers, etc. Ces trois substances sont des glucosides pouvant se dédoubler par les acides étendus, en glucose et en Salirétine (Populétiue ou llutiline),en glucose et en Phloré- tine. Le procédé d'extraction de la salicine, d'après M. Merck, consiste à soumettre l'écorce de saule sèche et coupée menu, à deux décoctions successives avec 10 fois son poids d'eau et le 1/20 de litharge en poudre line. Les deux décoctions refroidies sont précipitées par l'acide sulfurique étendu, l'excès de ce dernier est enlevé avec le carbonate de baryte ou le sulfure de baryum. Les liqueurs filtrées sont évaporées en consistance sirupeuse et mises à cristalliser ; on redissout les cristaux dans l'eau bouillante et on décolore par le noir animal. L'ac. suif, la colore en rouge sang. M. de Ricci a recommandé la phloridzine à la dose de 25 centigr. dans une potion additionnée de quelques grammes de teinture ammoniacale , comme très-efficace pour bâter la convalescence des enfants débilités par certaines maladies, comme la coqueluche. SAVONS. Seife, al.; Soap, ang.; Saboon, ar.; Saebe, dan.; Jabon, esp.; Zeep, hol.; Sapone, it.; Savao, por.; Jljdla, pol.; Milo, ros.; Tval, su.; Not sowearum, tam.; Sa- boun, tur. Lorsqu'on fait agir les oxydes métalliques, et en particulier les oxydes alcalins ou leurs sulfures (Pelouze) sur les graisses ou les huiles, celles-ci se transforment en plusieurs acides gras qui se combinent immédiatement avec ceux-là et forment ainsi ce qu'on nomme des savons. Les savons sont donc, d'après ce que nous avons dit de la composition des corps gras, des sels mixtes, formés d'oléate et de mar- garate ou de stéarate, de l'oxyde qui leur sert de base. Par abréviation, on les nomme Stéarates, Oléo-stéarates ou Oléo-margarates. Cette transformation des corps gras par les alcalis s'appelle Saponification. L'acide sulfurique produit une décomposition semblable {Saponification sulfurique), il se combine avec la stéarine, la margarine, l'oléine,forme des acides sulfostéariquo, sulfomargarique, sulfoléique, décomposables par l'eau bouillante; les acides gras surnagent (Frèmy). La saponification, se produit aussi soit en chauffant les corps gras. entre 150 et 200°, avec 8 à 12 0/0 de leur poids de chlorure de zinc anhydre (Krafft et Tessié du Mothay) ; soit en les chauffant à 260°, au contact des carbonates alcalins ou des carbonates anhydres de plomb, de magnésie (Schetrrer-Kestner). Enfin, par la saponification dite globulaire que l'on doit a M. Mège- Mouriès, on agite les matières grasses et l'alcali (Soude) pendant quelque temps pour amener celles-ci à l'état de globules qui, offrant une surface considérable à l'action de l'alcali, rendent la saponification plus complète et plus rapide, susceptible de s'effectuer à la température de 60 oc , au lieu de 100 oc , température ordinairement employée. Le savon de soude, débarrassé d'oléate et de margarale, ou le stéarate de soude, et de préférence le bi stéarate, est employé avec avantage par quelques pharmaciens de Strasbourg pour préparer l'opodeldoch (V. Un. ph. 1873). Nous ne nous occuperons ici, bien entendu, que des savons médicinaux solubles, les savons de plomb ayant été traités sous le nom di 1 emplâtres stéarates. Les Savonules des anciens pharmacologistes sont des combinaisons d'huiles volatiles avec les alcalis. Ex. : savon de Sturkey. Béral a nommé Saponés, du savon additionné de substances susceptibles de lui communiquer des propriétés nouvelles sans lui 870 SAVONS. faire perdre celles qui lui sont propres (ex. : savon iodurè). 11 a nommé Sapouures des médicaments formés de savon en poudre et de matières résineuses ou extractives, que les oleules remplacent quelquefois (ex. : savons de résines, savon de cigui). Les Saponulés sont des alcoolés assez chargés de savon pour se prendre en gelée (ex. : baume Opodeldoch). L'emploi des savons pour l'usage externe pourrait, ce nous semble, être beaucoup étendu, car ils nous paraissent pour le inoins aussi propres à faciliter l'absorption des particules médicamenteuses que la forme de pommades. 11 suit de là que les savons au camphre, au goudron, mercuriel, sulfureux, phéuiqué, etc., ont leur raison d'être. Deschamps, d'Avallon, nomme Sommés les préparations formées par l'association d'une substance acli\o avec l'alooolé de savon (savon amygdaun, 250; alcool à 59" c., 625) ; il prépare les saponés d'iod. de potassium, de laudanum, S'extrait de belladone, avec lx de matière active, à d'eau et 32 d'aleoole de savon. Le saponé de digitale esl un mélangea P. E. d'alcoolé de digitale et de savon. Le Saponé ammoniacal laudanisé contient : ammoniaque, laudanum, eau-de-vie de lavande imbrée, as 4, alcoolé de savon, 28. Incomp. Dans l'emploi des savons il faut tenir compte des réactions que peuvent leur faire éprouver un grand nombre de substances. L'eau de chaux, les eaux naturellement séléniteuses, la plupart des dissolutions de sels métalliques, les décomposent en formant des savons insolubles. Les acides les décomposent égalcmeni, mais en s'emparant de la base. On emploie dans les arts un grand nombre de savons. Les principaux sont : 1° le Savon blanc de Marseille, dit aussi Savon d'Espagne, de Castille ou d'Alicante, qui se prépare à Chaud avec de l'huile d'olive commune el les lessives de soude étendues; 2° le Savon bleu ou marbré, qui ne diffère du précédent que par la suspension dans la masse d'une certaine quantité d'un savon alumino-ferrugi- neux; il contient moins d'eau; 3° le Savon de Venise, mêmes caractères que le précédent; W le Savon vert ou noir, qui est toujours mou et d'une odeur peu agréable. On le prépare avec la potasse caustique liquide, et les huiles de colza, de navette ou de chônevis. En Angleterre, les savons mous sont faits avec de la potasse, du suif et de l'huile de baleine; 5° le Savon de résine préparé avec la soude et la résine commune. Ce savon est employé dans les buanderies ; la marine n'en emploie plus d'autres ; le Savon de cire, dit Encaustique. On fait fondre : cire jaune, 1250, savon blanc, 165, et on ajoute : carbonate de potasse, 125, et par portions, eau chaude, Ù000, rocou Q. S. Sert pour enduire les parquets. Autre formule: F. fondre ciie jaune, 1000, ajoutez 120 de litharge pulv., agitez et laissez refroidir; le lendemain prenez 500 de la cire et ajoutez 1000 d'essence de térébenthine. Le Savon hydrofuye de Menotti est, selon M. Dumas, un savon d'alumine auquel on aurait ajouté une certaine quantité de gélatine. Il sert à rendre les étoffes imperméables. Savon de Windsor, Savons de toilette. Si on fait dissoudre du'savon animal à l'aide de la chaleur dans de l'esprit-de-vin, par le refroidissement il se déposera pour la majeure partie en une masse transparente jaune. Si on coule cette dissolution encore chaude dans des mises en fer-blanc gravées en creux, on obtiendra, par refroidissement et dessiccation, des tablettes de savon transparentes que les parfumeurs colorent diversement. On arrive au même résultat en chauffant un mélange à Pi E. de savon sec et de glycérine ÇPaynë). Les savons métalliques (oléomargarates) s'obtiennent par double décomposition. — On verse une solution aqueuse d'un sel métallique dans une solution aqueuse bien neutre de savon médicinal jusqu'à ce que le précipité' n'augmente plus. On recueille le précipité sur un linge et on l'exprime fortement. Les sulfates solubles permettent d'obtenir un grand nombre de savons métalliques (iiléomarijarate de fer, de cuivre, de zinc, etc.). Pour le savon de mercure, il faut employer le protonitrate dissous dans un peu d'eau acidulée par l'acide nitrique ou l'acétate mercu- rique. Les Savons de cuivre et de fer se préparent en décomposant un soluté de savon par un autre de sulfate de cuivre ou de sulfate de 1er. Le premier est vert et le second marron. Ils sont solubles dans l'essence de térébenthine et les huiles grasses. Ils servent dans les arts, le premier à imiter le bronzage ou patine antique, et le second au bronzage florentin, mais sur les objets moulés en plâtre seulement. M. Yvon a indiqué l'emploi de la glycérine pour obtenir les savons de métaux dont les sels sont décomposables par l'eau : proto- nitrate de mercure; azotate de bismuth; on dissout ces sels dans la glycérine, et on peut ensuite étendre d'eau sans avoir à redouter de décomposition. On précipite ensuite par la solution de savon. Tous les savons métalliques sont insolubles dans l'eau et plus ou moins solubles dans les huiles et les corps gras. On prépare aussi l'huile de foie de morue ferrugineuse avec le stéarate de fer. On explique la propriété qui fait employer SAVON AMYGDALIN. — SAVON ANIMAL AROMATIQUE. 871 !e savon dans le blanchissage des étoffes par la viscosité qu'il communique à l'eau et aussi . par l'alcali en excès qu'il contient. 11 rend miscibles à l'eau les corps gras et autres impuretés qui adhérent aux tissus; en d'autres termes, il s'interpose entre le. tissu et les impuretés, détruit leur adhérence en lubrifiant les surfaces, et met ces matières dans un état •de division tel qu'elles demeurent en suspension dans l'eau aussi facilement que l'huile dans une émulsion. Avant l'invention du savon on nettoyait les tissus avec diverses substances argileuses, dites Terres à foulon. Plusieurs plantes étaient aussi et sont encore employées a cet usage; tels sont le bulbe d'arum, la racine de saponaire d'Orient. Dans quelques contrées de l'Amérique, les fruits du Sapindus suponaria; dans l'Inde, ceux du Rita, qui contiennent une forte proportion de saponine, sont employés en guise de savon. La.pierre àsavon ousaponite (Hoâ-chè, en.) de File de Milo et de File de Kimolo (d'où son nom de cimolite), appelée, en Grèce, pi- loh (argile), sapounockoma (terre à savon) est Une espèce d'argile grise que l'on découpe en pains, comme le savon, et qui est très-employée en Turquie, en Russie, pour le dégraissage et le foulage des draps; elle se compose, d'après M. Landerer, de : silice, 58 ; alumine, 25; eau, 12; peroxyde de fer, 1,30. Il est difficile de déterminer l'époque précise de la découverte du savon. Le mot savon, en grec ni-v,, que quelques auteurs font dériver du vieux mot allemand sépo, se rencontre pour la première fois dans un auteur hébreu, Jérémie ; Pline en parle également et rapporte aux Gaulois l'honneur de sa découverte. Ils le préparaient avec des cendres et du suif. Ce qu'il y a de certain, c'est que les Romains connaissaient l'art de le fabriquer, puisqu'on a découvert dans les ruines de Pompéi un atelfer complet de savonnerie avec ses différents ustensiles et des baquets remplis de savon en bon état. C'est donc ci. tort que quelques ailleurs font venir le mot savon, de Sarone, ville de l'Etat de Gênes, où la femme d'un patron de barque ayant jeté une lessive de soude dans un pot qui contenait de l'huile, aurait, par cet heureux hasard, fait la découverte de cette précieuse combinaison. Savon amygdalin s^*. S. médicinal, S. sodaiqne; Sapo medicinalis. Soude caust. liquide à 1,33 (3G°B). Huile dam. doue. 2100 F. le mélange dans un pot de faïence en introduisant la lessive peu à peu dans l'huile, placez le mélange pendant quelques jours à une température de 18 à 20°, et agitez-le de temps en temps jusqu'à ce qu'il ait acquis une consistance de pâte molle; alors coulez-le dans des mises ou formes en faïence d'où vous le retirerez lorsqu'il sera entièrement solidifié. Ce savon n'est propre à l'usage médicinal qu'au bout d'un ou deux mois, ou mieux lorsque sa saveur, de caustique qu'elle était, est devenue douce et qu'il ne noircit plus le protochlorure de mercure. (Codex.) Fondant, anliacide, antilithique et diurétique à l'intérieur; fondant maturatif à l'extérieur; souvent employé en pilules ou dans des liniments. — Dose : 3 à 5 décig. C'est un bon excipient pour donner la consistance pilulaire convenable à l'extrait de coloquinte, à l'aloès, à la gomme-gutte, à l'onguent napolitain, etc. On a quelquefois besoin du savon en poudre dans les pharmacies. Voici comment on l'obtient : on prend du savon amygdalin ; on le râpe très-lin et on l'expose à l'etuve jusqu'à ce qu'il soit tout à fait sec. Alors on le pile dans un mortier de marbre et on le passe à travers un tamis de soie peu serré. Savons d'alcaloïdes. Stéarates, Margarates ou Oléates, Oléostéarates alcaloidiqu.es. On les prépare en combinant directement les bases organiques : morphine, quinine, strychnine, aux acides gras, ou par double décomposition du savon médicinal par le chlorhydrateou le sulfate de l'une de ces bases. Dans ce cas on verse peu à [uni le soluté de savon dans celui du chlorhydrate ou du sulfate organique, en agitant continuellement. Le précipité blanc, amorphe, se forme bientôt. On est guidé dans la saturation par le trouble qu'occasionnent les nouvelles allusions d'eau de savon. Ces savons à bases organiques ont été proposés par M. Tripier, pharmacien militaire, pour remplacer les pommades dans lesquelles on fait entrer des alcalis végétaux, les corps gras, dit-il, étant très-peu propres à en favoriser l'absorption, si ces bases ne sont préalablement combinées avec les acides gras. Pour les employer en pommade ou Uniment, il n'y a qu'à les faire dissoudre dans de l'axonge ou de l'huile. Le stéarate ou i'olèostéarate de quinine, incorporé à l'axonge, a été proposé par MM. Jeanne) et Monsel, pour les applications externes. Savon animal aromatique. Beurre de muscade...... 1 Moelle de bœuf ..... 5 Faites fondre et incorporez : Lessive des savonniers............. 7 (Van M.) 872 SAVON ARSENICAL. — SAVON MERCURIEL. Savon arsenical. Acide arsénieux..... 320 Savon de Marseille... 320 Carbonate de potasse. 120 Chaui vive.......... 40 Eau distillée......... 320 Camphre ............ 10 F. bouillir l'eau avec l'acide arsénieux et le carbonate. Lorsque la dissolution sera opérée, ajoutez le savon très-divisé ; celui-ci étant dissous, ajoutez enfin la chaux en poudre fine et le camphre. Ce savon, qui est celui de Bécœur, modifié par l'Ecole de pharmacie, sert aux naturalistes à conserver les dépouilles d'animaux. Savon de Barèges (Héreau), Chlorure de sodium. Savon sans eau. Sulfure de sodium. ... 1 Carbonate de soude... i En bains et lotions contre les dartres. Savon de cacao. Beurre de cacao fondu. 2 Lessive caustique. 1 (Van M.) Savon camphré. Saponé de camphre de Béral. Huile camphrée....... 20 Lessive des savonniers. 8 Opérez comme pour le savon amygdalin. Savon camphré (Lady Derby). Amandes am. mondées. 60 Camphre............ 8 Teinture de benjoin ----- 40 Savon blanc......... 500 Réduisez les .amandes en pâte, ajoutez le camphre, puis la teinture, et ensuite le savon; faites fondre au B.-M., passez et coulez dans des moules. Savon de toilette pour les personnes sujettes aux névroses, à la goutte, aux rhumatismes, aux dartres. Savon de ciguë. Saponure de ciguë, de Béral. Savon de moelle de Extrait mou de suc de bœuf pulvérisé.. 250,0 ciguë ............. 125 F. S. A. une masse ductile et homogène. Selon l'auteur, cette préparation étendue sur un tissu adhère parfaitement sur la peau, et pourrait remplacer l'emplâtre de ciguë ordinaire. 11 peut aussi être employé sous forme pilulaire. Préparez ainsi les Savons de belladone et de stramoine. Savon de gaïac. Résine de gaiac. 1 Sav. méd. 2 Alcool à 80» c. Q. S" Faites dissoudre, filtrez, distillez et évaporez en consistance pilulaire. (Soub.) Pour l'usage interne. En remplaçant la résine de gaïac par celle de jalap ou de scammonée, on obtient les Salons de jalap et de scammonée. On peut préparer ainsi une foule d'autres savons de résine et de gomme-résine, par exemple ceux de gomme-gutte et de gomme ammoniaque. Plenck, célèbre médecin de Vienne, a fait connaître ces savons de résines et a remarqué que leurs dissolutions alcooliques n'étaient pas précipitées par l'eau, comme cela arrive avec les teintures simplement résineuses. Savon d'huile de croton tiglium. Huile de croton....... 2 Soude caustïq. liquide. 1 Opérez comme pour le savon amygdalin. Ce savon doit être tenu enferme dans des flacons à l'émeri. Il est destiné à être administré en pilules (Oaventouj. Savon d'huile de foie de morue (Deschamps). Huile de foie de morue. 600 Soude caustiq. 80 Eau. 20 Ce savon peut servir à faire des pilules, des emplâtres, un alcoolé. II contient les 5/6 de son poids d'huile. M. Beck lui préfère \e sarcm cakaireà l'h. de fuie de morue. (V. Un.ph.Wll). Savon d'huile de foie de morue ioduré (Deschamps). Saponé d'iodure de potassium au savon d'huile de foie de morue. Savon d'huile de foie de morue............ 30 Soluté d'iod. potassique, à P. E........... 8 Savon d'iodure de potassium. Saponé d'Itydriodate de potasse, Savon ioduré. Savon amygd. non terminé................ 500 Soluté d'iod. potassique, à P. E............ 19 Mêlez et laissez saponifier (Bér.) A Strasbourg, la formule populaire de ce savon est : savon animal 60, alcool à 90" c. Z|00. F. dissoudre à chaud, filtrez; ajoutez: essence de citron 5, ioduré de potassium 60 dissous dans eau distillée 80. Savon mercuriel (Chaussier). Onguent mercuriel...... 7 Soude caustiq. liq... 6 Triturez l'onguent en ajoutant peu à peu la soude. Dans les maladies vénériennes, psori- ques et herpétiques. Il à 8 gr. en frictions (Cad.) Savon mercuriel (Hébert). Mercure, Acide azotique, âà............ 125 F. dissoudre dans un matras. D'autre pari, faites Fondre au B.-M. dans un vase en porcelaine : Graisse de veau lavée.............. 530 On retire du feu et on ajoute le dissoluté mercuriel en ayant soin de remuer jusqu'à ce que le mélange ait pris de la consistance. On prend ensuite : Pommade ci-dessus.. 150 Soude caustique à 36o. 60 On mêle intimement par porphyrisation ces substances jusqu'à combinaison exacte; on obtient ainsi un savon parfaitement soluble. Il s'emploie comme le précédent. SAVON DE MOELLE DE BŒUF. — SAVON DP: TEREBENTHINE. 873 On pourrait obtenir un Savon, un Oléo-stéa- rate ou Oléo-margarate mercuriel pour l'intérieur, par double décomposition d'une solution de savon amygdalin par une autre de protonitrate de mercure. Le produit est blanc, solide, insoluble dans l'eau, mais soluble dans les corps gras. 11 remplacerait avec avantage les pilules de Sédillot. Un mélange de 10 de cet oléo-stéarate de mercure avec 90 d'axonge, aromatisé avec 25 gouttes d'essence de citron, a été indiqué par M. Jeanne! pour remplacer l'onguent gris. L'emploi qu'on a fait de cette pommade au dispensaire de Bordeaux en a prouvé l'efficacité. En remplaçant le protonitrate de mercure par du sublimé corrosif, on obtient un savon mercuriel à base de bioxyde, et par conséquent plus actif. Ces savons doivent parfaitement s'assimiler à l'économie. Savon de moelle de bœuf. Savon animal; Sapo cum medulld bovine. Aloelle de bœuf purif. 800 Less. des savonniers.. 250 Eau ...... Sel marin . ___ 1000 ___ 100 Mettez la moelle et l'eau sur le feu ; lorsque la graisse sera fondue, ajoutez-y la lessive par poitions en agitant continuellement, entretenez la cbaleur et l'agitation jusqu'à ce que la saponification soit complète. Ajoutez alors le sel marin, enlevez le savon qui se rassemble à la surface, faites-le égoutter, fondez-le à une douce chaleur et coulez-le dans des moules. Le Codex a remplacé la moelle de bœuf par de la graisse de veau. On peut préparer ainsi les Savons de graisse de pore ou de veau. Le savon animal sert, en pharmacie, à préparer le baume Opodeldocli, etc. Savon de Naples. Ess. de girofle, — de néroli, — de sassafras, — de laurier-cerise, — de thym, âa, goutt. 3 Savon médicinal...... 15 — animal......... 15 Beurre de muscade... 8 — de cacao...... 8 Eau de laurier-cerise.. 15 Ess. de bergamote..... 5 Celte formule donne un produit qui se rapproche beaucoup du savon de Naples vrai, dont la recette n'est pas connue {Garotj. Savon prophylactique (Pfeiffer). Sublimé corrosif...... 6 Sel ammoniac ......... 15 Triturez avec Q. S. de teinture de thuya oc- cidentalis ; ajoutez : Tannin dissous dans l'eau chaude..... 4 Mêlez et ajoutez au mélange : Chlorure de chaux, Savon sodaïque... Teinture de thuya On lotionne les parties génitales avec ce sa von, immédiatement après un rapport suspect 45 Eau chaude..... 30 à 60 500 Essence de girofle..... 2 60 Préconisé contre l'infection syphilitique par le docteur Pfeiffer, qui s'est assuré de son efficacité p ir de nombreux essais à l'hôpital des vénériens de Saint-Pelersbourg. Cependant nous craignons qu'il n'inspire une dangereuse confiance. Savon résolutif contre les engelures. Camphre............. 4 Teinture de benjoin... 21 Ajoutez à la solution en triturant : Iodure de potassium... 8 Extrait de saturne.... 15 Versez sur le mélange : Huile d'amandes.... Less. des savonniers. 130 60 Essence de lavande. Dans les engelures non ulcérées (Cad.) C'est, a part le mode opératoire, la même préparation que celle que nous avons donnée sous le nom de Baume contre les engelures, de Lejeune. Savon de sabine. Saponure de sabine (Béral). Sav. de moelle de bœuf pulv. 180 Oléule de sabine. 60 F. S. A. une masse homogène. Préparez ainsi tous les Savons avec des huiles volatiles. Savon stibié ou antimonial. Soufre doré d'antim... 30 Potasse caust. liq.. Q. S. Dissolvez par digestion. D'autre part : Savon médicinal...... 80 Eau............. Q. S. Dissolve/.. Mêlez ce soluté au premier et faites évaporer à feu doux en consistance pilu- laire et y ajoutant, si la masse devient rouge, de la polasse caustique liquide Q. S. pour lui faire acquérir une couleur blanchâtre. Savon succiné. Saponure de pyroléule de succin (Bérai). Sav. anim. non terminé. 500 Pyroléule de succin.. 10 M. el laissez la saponification s'achever. Savon sulfureux (Franck). Savon blanc ou vert. 125 Soufre. 125 Ess. de berg. 2 Faites une masse homogène à l'aide d'un peu d'eau et de la chaleur. 18 à 50 grain, en frictions contre la gale. Le Savon soufré, de Lugol, se prépare en dissolvant 3 p. de savon blanc dans 6 p. d'eau et y ajoutant 3 p. de soufre sublimé. Savon de térébenthine. Saponure de térébenthine, de Béral. Savon de moelle de bœuf pulv. 375 Térébenthine. 123 F. S. A. une masse homogène. Savon de térébenthine. Savon de Starkey. Carbonate de potasse. 100 Térébenthine fine.... 100 Ess. de térébenthine.. 100 il 87/i SAVON DE TOILETTE. — SCAMMOiNÈES. Triturez le carbonate de potasse dans un mortier; ajonte/.-y l'essence, puis la térébenthine et triturez le mélange par parties jusqu'à ce qu'il ait acquis une consistance de miel épais. (Ane. Codex.) Fondant employé jadis sous forme de pilules à la close de 0,1 à 0,3. Savon de toilette. Savon blanc........ 1000 Blanc de baleine----- Î-2S Fiel de bœuf........ 00 Miel de Narbonne... l^o Essence de romarin. 60 Suc de citrons...... no G Oléosucre de citrons.. i2.'i Esprit de roses...... 00 — de Portugal. . 90 F. fondre les substances solides, mêlez-y les parfums et coulez dans des moules. Savon de toilette à la glycérine et au B. de cacao. Glycérine. Beurre do cacao, aa...... Lessive des savonniers à 26°......... . P. E. ■ 0- S. dans les On aromatise avant de couler moules. SAXIFRAGE. Rompt-pierre; Saariffaga yranulata. (Saxifragôes.) Schwarzc Steinbrechwurzel, Hundsrebenwurzel, al.; Stenbrœcka, su. Les petits tubercules que i'on trouve au collet de celle piaule indigène sont amers et légèrement astringents. Ils ont passé pour diurétiques et lilhontripliques. — inusitée. SCABIEUSE. •Y. b'osenkraut, m..; Field scabious, ang.; Scabur, ban.; Escabiosa, est., pou.; Schurftkruid, hol.; Scabiosa, it.; Dryakiew polna, pol.j Akervaedd, se; lvavrouk oton, TUR. 1° Scvbieise des chamfs ou des prés; Scabiosa arvensis. Herbe indigène © à feuilles opposées et à (leurs capitulées violettes. On emploie la racine, les feuilles $* et les /leurs. 2° Scabieuse succise, Mors du diable; S ubiosa succisa. Les noms de cette espèce lui viennent de ce que sa racine est tronquée et comme mordue à son extrémité. Les scabieuses sont employées contre les maladies de la peau, el particulièrement con- he la gale; de là leur nom de scabieuses (scabies, gale). On les emploie sous forme de tisane par infusion (pp. 20 : 1000). On en fait un extrait, un sirop. SCAMMONÉES. Scammonium, al.; Scammony, ang.; Sukmunia, Mah- uiude, ar. ( rue.; Skammonium, dan., su.; Escamonea, ksp., por.; Scammoneum, rol.; Mehmudet, ino., per.; Scamonca, it.; Skamonia, rus.; Mahmoudie, Marnou- i'n, TUR. Sous le nom de Scammonées, on connaît trois sucs gommo-résineux, Concrets, provenant de trois végétaux différents : 1° Scammonée d'Alep jfc*. Elle est fournie par le Convolvulus scaminonia (Convolvulacées), plante grimpante qui croît dans l'Asie Mineure, aux environs d'Alep et en Syrie, en Cappadoce, etc. Lascammonee pure est légère, friable, à cassure luisante, d'un noir rou- geàtre quand elle n'a pas été additionnée d'eau ; noire, dans le cas contraire, brûle avec flamme au contact d'une bougie allumée. Frottée avec de l'eau, ou par la simple application de la langue, elle donne aisément une émnlsionblanche. La gomme-résine du commerce est en fragments plus ou moins volumineux, plus ou moins spongieux, friables, à cassure terne et d'un gris noirâtre. Elle s'émulsionne facilement par l'eau et surtout avec le lait. .Alise dans la bouche, elle offre, suivant Cuibourl, un goût de beurre cuit ou de brioche très-marqué et qui devient acre. C'est l'espèce la plus estimée. Lit scanunonée qui a l'odeur la plus forte est celle qui vient dans les districts montagneux, dans un sol pauvre. Dans les sols riches, les terres marécageuses, le suc de la plante est très-aqueux, et la scanunonée qui en résulte est d'un noir grisâtre et d'une densité ■ moindre (Sidney Multass). La bonne seammonnee doil contenir de 75 à 80/100 de résine. 11 existe dans le commerce des scammonées d'Alep communes dites en galettes ou ikillip dont le titre va de 10 à 4O/1O0 et qui doivent être rejetées. (V. plus loin.) 2° Scammonée de Suyk\e. Elle est principalement fournie par le Periploca secamone (Apocynées), qui croit en Egypte. Cette sorte est en morceaux irréguliors, durs, pesants, non friables, d'un brun terne et d'une saveur acre el amère. La scammonée p»re des environs de Smyrnc est brune vue en masse, d'un brun doré pâle, en petits fragments ; elle est translucide, friable, à cassure luisante, à odeur de fromage. Frottée avec le doigt mouillé, elle donne une émnlsion blanche. Elle contient 88 0/0 de résine soluble dans l'éther. La scammonée pure des environs d'Angora (ville de FAnatolie) est en morceaux translucides, d'un brun jaunâtre, donne aussi une émul- sion blanche par le frottement avec le doigt mouillé; elle renferme 89° de résine soluble dans l'éther (Eanbury). 3° ScAMMOXÉE EN GALETTES OU de Motit- pellier. C'est le suc exprimé, et évaporé en consistance solide, du Cynanchummonspeliacum (Apocynées). On y fait entrer aussi des substances étrangères. Elle est en galettes noires, ' dures et compactes. Très-mauvais produit Son extrait a peu d'action purgative à la dose de 2 gr. (Laval). La scammonée de Smyrne, dite de première goutte ou en coquilles, ainsi que celle d'Alep, aussi en coquilles, ne se trouve que dans les SCAMMONÉES. 875 droguiers; il n'est maintenant offert que la scammonée première goutte hors des coquilles. La scammonée pure en coquilles, est d'une transparence remarquable, d'un brun doré pale, et ressemble à la colle forte ordinaire. Elle donne une émulsion blanche lorsqu'on frotte sa surface avec le doigt mouillé. Elle conlient 91 0/0 de résine solubledans l'éther. On l'obtient par l'incision du liseron scammonée, un peu au-dessus du collet de la racine; le suc extrait de celle-ci écrasé et pressé, puis évaporé à une douce chaleur constitue la scammonée de deuxième qualité ou de seconde goutte, qui tonne la majeure partie de la scammonée du commerce. Sa cassure est vitreuse et blanchit lorsqu'on y applique le bout de la langue. Elle est en morceaux gris, plus ou moins volumineux, faciles à rompre, légèrement poreux, d'une saveur un peu nauséabonde. La scammonée pure ou vierge (Scammonium vierge) est presque complètement soluble dans l'alcool rectifié bouillant. L'éther sulfu- rique en dissout 77/100, et même 83/100 si elle est bien sèche. Elle se dissout en fort petite proportion dans l'eau, avec laquelle elle forme seulement une émulsion momentanée. D'après ces données, on voit déjà que la quantité de matière gomineuse est faible. En effet, l'analyse donne pour composition à la scammonée : 83 de résine, 6 de gomme, sable, ligneux, eau 11=100. Quelquefois on y trouve des traces d'amidon, enlevé à la racine. Suivant M. Keller, la scammonée vierge renferme les éléments du glucose, de l'acide valérianique et de deux acides (acides scammonique et scam- monolique). En traitant un soluté alcoolique de scammonée par du charbon animal, on peut obtenir cette gomme-résine presque blanche (Oui.) V. Jaiap. C'est la résine pure de scammonée* ou scam- mmine, identique avec la résine extraite par l'alcool de la racine du cmwolvutus scammoniu (Si>irgatis). Elle se dislingue de la scammonée par la difficulté avec laquelle elle donne une émulsion par le mouillage et le frottement. Elle est soluble en toutes proportions dans l'alcool, l'éther, la benzine, le chloroforme; le sulfure de carbone n'en dissout que 2 °/„. Dissoute dans Jes alcalis, elle se dédouble, par les acides étendus, en glucose et acide scammonolique (Spirgatis). L'ammoniaque la dissout lentement en prenant une teinte ver- dàtre. A ces données nous ajouterons les suivantes. MM. Thorel, Dublanc et Guibourt, ont publié chacun un travail sur les scaromo- nées. Dublanc, expérimentant seulement sur la scammonée d'Alep, a trouvé dans 100 p. de divers échantillons qu'il s'est procurés dans le commerce, les pp. suivantes de résine : 1° 17, 2° 20, 3° 22, 4° 27, 5° 28, 6° 36, 7° 50, 8° 64, 9» 96/100. M. Thorel agissant sur des scammonées de diverses provenances a obtenu : de 4 échantillons d'Alep, 84, 75, 62 et 45/100; de celle de Smyrne, 18 à 20/100; de celle de Montpellier 6/100. D'après ces deux premiers pharmacologistes, il ne faudrait pas compter sur les caractères physiques pour l'estimation des (scammonées, mais seulement sur l'extraction de la résine, ce que Guibourt a conteste. Selon Dublanc, la scammonée ne doit pas être classée parmi les gommes-résines, puisqu'elle ne contient pas de gomme ou a peine, mais bien de la iécule qui, au dire de M. Thorel, n'existerait pas dans les bonnes qualités. Dans les scammonées envoyées à l'exposition universelle de 1867 par l'Empire ottoman, la proportion de résine variait, d'après les analyses de M. Délia Sudda, de 5,40 à 86 °/„ et les matières étrangères île 14 à 63 °/„ (Un. ]'h. 1868). — Il résulterait donc de ces faits que ie plus rationnel serait de n'employer que la résine et non la scammonée brute. A propos de cette variation dans la qualité des scammonées du commerce, une discussion intéressante a été soulevée, il y a quelques années, au sein de la Société de pharmacie de Londres. Un industriel anglais, habitant la Turquie, proposa d'expédier les racines desséchées, pour être dépouillées de leur résine sur les lieux mômes de consommation, en les faisant bouillir, d'après M. \Yil- liamson, dans l'eau, puis l'eau acidulée, le résidu étant ensuite épuisé par l'alcool qui abandonne la résine par distillation. On a ainsi une résine plus uniforme dans ses caractères, et plus abondante que celle obtenue par le procédé d'incision au collet des racines (V. lier, pharnu, 1859-60). Il y a une qualité de scammonée, préparée à Angora, vendue à Constantinople, usitée en Autriche et appelée Skiiip ou Iskilip (du nom d'une ville turque, voisine d'Angora, et sous lequel on désigne en turc une substance fausse), qui contient 30 à 40 0/0 de scammonée et 60 à 70 0/0 d'amidon. En Angleterre et en Ecosse, la scammonée de première qualité est préparée à Smyrne par les Juifs; elle contient 50 0/0 environ de résine pure et est formée par un mélange de 40 0/0 environ de skiiip et d'une sorte inférieure de scammonée qui renferme de la terre, des matières ligneuses, de la gomme. La seconde qualité se compose de 60 0/0 de skiiip, 10 0/0 de gomme arabique et de mine de plomb; elle contient 30 0/0 de résine pure, 50 0/0 d'amidon et de terre blanche (carbonate de chaux): le reste consiste en substances ligneuses, gommeu- ses, etc. (Sidney Maltass). 876 SCEAU DE SALOMOX. SCILLE. Les anciens pharmacologistes, dans le but d'adoucir les propriétés de la scammonée, la faisaient cuire avec du suc de coings, de réglisse, ou l'exposaient à la vapeur du soufre, et ils nommaient les produits Diacrydium cy- doniatum, glycyrrhizatum ou suiphuratum. Purgatif drastique très-employé par les anciens médecins arabes ; c'était leur El-sukmu- nia, c'est-à-dhe leur purgatif par excellence; aujourd'hui on emploie encore assez souvent la scammonée à la dose de 0,3 à 1,0 en pilules ou émulsionnée avec du lait (V. p. Z|67 et 583). On en prépare une poudre (diagrède)*, une teinture. Elle entre dans la poudre corna- cliine, l'eau-de-vie allemande, etc. La scammonée présente la singularité de purger moins bien à une dose supérieure à 1 gramme, qu'A cette dose et au-dessous. 11 faut beaucoup moins de la résine isolée. M. Lepage, de Gisors, qui trouve que la scammonée n'est pas assez employée, en a l'ait connaître plusieurs préparations magistrales que l'on trouvera dans notre Reçue pharm., 1853-54. Dublanc a signalé comme purgatif d'une saveur agréable et d'un effet certain le mélange suivant : Résine descamm., Iîicarb. de soude. Sucre, âa. 0,75 Lait........................................ 100 C'est un lait purgatif, analogue à celui de Planche. SCEAU DE SALOMON. Genouillet,Herbeaiipanaris,Muguetde serpent; Siijillum Salomonis, Convallaria muM/loni et polygonatum. (Asparaginées.) Weisswurz, al.; Saiomon's seal, ang.; Salomons sryei, dan.; Seilo de Salomon, esp.; Salomons zegel, hol.; Sigïllo di Salomone, it.; Kokoryczka, pol.; Scella di Salomone, for.; Salomons sigill, su. Plante % des bois, à rhizome noueux, à tigo courbée, à fleurs blanches assez longuement tubuleuses. Le rhizome est vomitif ainsi que le fruit. Le premier a été indiqué comme antigoutteux, mais c'est surtout comme astringent, puis comme vulnéraire qu'il a été préconisé. Il paraîtrait que le rhizome frais, cuit dans l'eau (125 : 1000), réduit en pulpe et mélangé avec P. E. d'axonge, forme un excellent remède contre les panaris; l'eau qui a servi à la cuisson est prise en manuluve avant l'application de ce topique. SCHŒNANTHE. Jonc odorant, Foin de chameau. Kameelheu, Citronengras, al.; Camelshay, Svveet rush, ang.; Aschkur, ar.; Kameelshooi, hol.; Gand beyl, ind.; Fieno di camello, it.; Gowrgia, per.; Kamachie pilla, TAM. Cette substance nous vient de l'Arabie; elle abonde dans les prairies de l'Inde et de la Ma- laisie. Ce sont des espèces de chaumes, courts et disposés en touffes. On l'attribue à YAndro- pogon schœnanthus (Graminées). Ses tiges et ses feuilles donnent une essence aromatique employée comme celle de l'A. Iwarancusa, avec avantage dans certains pays contre les ulcères et les rhumatismes. Elle entre dans la tliéria- que. Excitant, nervin, inusité. L'es», de citronelle ; de Verveine de Ximàr ou mélisse indienne (Lemon oil) ; J'ess. de géranium indienne (Rusa oil, Palmarosa) sont fabriqués, en grand, à Ceylan et Singapore, avec différents andropogon. On les emploie à la falsification des essences, celle de rose en particulier. Le Cohate dont il a été question, il y a quelques années, nous paraît être un andropogon. SCILLE*. Squille, Oignon marin ; SxtXXa, Seilla maritima. (Liliacées.) Meerzwiebel, Mauszwiebel, al.; Sea onion, Squill, ano.; Aschill, Alaschil Bessal onsol, AR.; Strandlœg, dan.; Kscila, Ceboila albarrana, ESP.; Zeeajuin, hol.; Seilla, Squilla, it.; Korzen cebul, pol.; Albarra, Cebola al- barra, por ; Skvilla, rus.; Sjœlœk, su.; Ada soani, TUR. C'est un gros oignon pyriforme recouvert de plusieurs tuniques rougeâtres, papyracées, inertes, qui en recouvrent d'autres d'un blanc rosé, charnu, d'odeur et de saveur très-àcre et caustique. Il croît sur les bords de la Méditerranée (fig. 121). On le tire du Levant, d'Italie, de Barbarie, d'Espagne. On en distingue deux variétés : l'une, plus commune et plus usitée, a les écailles rouges et se nomme scille mille, scille d'Espagne; l'autre a les .squammes blanches et est appelée scille femelle, scille d'Italie. On rejette les squammes extérieures qui sont trop sèches, et celles du centre, trop muqueuses , pour n'en conserver que les intermédiaires. Afin d'en opérer la dessiccation, on sépare les écailles, on les coupe en lanières, on les enfile et on les fait sécher à l'étuve et au soleil. On les conserve en lieu sec dans des contenants fermés. L'infusé aqueux de scille abandonne au noir SCOLOPENDRE. — SCROFULAIRES. 877 animal son amertume et son àcreté. L'alcool chaud, à son tour, enlève ces principes au charbon. En distillant l'alcool, faisant évaporer le résidu à une douce chaleur et traitant le produit par l'eau, on dissout le principe amer sans attaquer le principe acre. C'est à ce dernier que la scille doit ses propriétés; car son action est des plus énergiques. Tilloy donna, en 1820, le nom de scUlitmé ou amer de scille à une substance résinoïdetrès-àcre qu'il signala dans la scille ; M. Marais, en 1856, a donné le même nom à la matière incristallisable, à réaction alcaline, qu'il en a retirée; elle est très-toxique et tue un chien à la dose de 5 centig. Suivant M. Mandet, elle devrait ses propriétés vénéneuses à une substance particulière, la skulcine. Sous le nom de Scilline, MM. Riche et Rémont ont retiré de la scille un principe ternaire comparable à l'amidon soluble, à la gomme, à l'inuline. Cette substance se change faiblement en sucre sous l'influence des acides. La scille contient, d'après M. Marais : mucilage 30, sucre 15, tannin 8, matières colorantes 12, matière grasse 1, scillitine 1, sels 5, et des traces d'iode. En pharmacie, on ne la connaît que sèche et coupée en lanières nommées Squammes de scille, qui nous viennent de Marseille. La scille cède ses propriétés à l'eau, mais ses meilleurs dissolvants sont l'alcool et le vinaigre. L'infusé aqueux est rendu pourpre fonce par les sels de sesquioxyde de fer. La scille fait depuis longtemps partie de la matière médicale. Pytfaagore a écrit un volume sur les propriétés médicinales de la scille et passe pour l'inventeur du vinaigre scillitique. Ilippocrale employait la scille ia- tus et extra. C'est le SxîXXa de Dioscoride. C'est l'un des plus puissants diurétiques que l'on connaisse. C'est aussi un excitant et un incisif très-employé dans les hydropisies, les catarrhes chroniques, etc. On prépare en pharmacie une poudre*, un extrait*, une teinture", un miel, un oxymeP, un vinaigre de scille*. Une préparation qui devrait être active serait le saccliarure préparé avec la scille fraîche. Voy. Saccharures avec les plantes fraîches, et Sirop de raifort comp. préparé à froid. Dose de la poudre : 1 à 6 décigram. On l'associe fréquemment au calomel, à la digitale. Par ti immersions successives de quelques secondes (séparéespar autant de dessiccations), de feuilles de papier non collé dans du jus ou de la teinture concentrée de scilles fraîches, M. F. Marlelta prépare un papier rubéfiant contre le catarrhe chronique. En Algérie, où la scille est très-commune, les Arabes s'en servent assez comme aphrodisiaque, mais à très-petites doses; ils emploient avec un entier succès, à la destruction des rats, une pâte faite avec de la poudre de scille et un corps gras, du fromage ou de l'omelette. Dans le Wurtemberg, YOrnithogalhnn scil- loïdes, plante originaire du Cap, mais cultivée dans ce pays, s'emploie dans les mômes cas que la scille ; elle y joue même le rôle de panacée. SCOLOPENDRE*. Langue de cerf ou de bœuf; Seolopendrium officinale. (Fougères.) Hirschzunge, Steinfarren, al.; Harts-tongue, ang.; Hior- tulengue, dan.; Escolopendra, Lengua de ciervo, esp.; Herstong, hol.; Fillitide, Lingua di cer\o, it.; Jaleni szerzaw, POL.; Lingua cervina, pou.; Iljortlunga, su. Espèce de fougère qui croît sur les murs humides,et particulièrement surceux des vieux puits. Elle se présente sous forme de longues feuilles vertes portant sur leur dos les fructifications disposées sur deux rangs. Le pétiole est velu. La scolopendre a été recommandée dans l'obstruction des viscères abdominaux. Elle entre dans le sirop de chicorée; autrement elle est inusitée. SCORSONÈRES. La racine de la scorsonère d'Allemagne, Scorsonera hwnilis (Schlangemvurz, Schwarz- wurz, al. Escorzonera, esp. Scorzonera, it.), et celle de la scorsonère d'Espagne, salsifis noir, Se. Ilispanica (Synanthérées), passent pour excitantes et diaphoréliques. Cette dernière contient de l'asparagine. (Gorvp-Besanez.) Le Salsifis ou Cercifis , dont la racine est mangée sur nos tables, est le Tragopogtm por- rifolium (Synanthérées). Il passe pour apéritif, est riche en albumine végétale et constitue un bon aliment. C'e.-d dans le commencement du xvi e siècle que le salsifis et la scorsonère furent cultivés dans nos jardins potagers. En Russie, on emploie fréquemment, comme anti- lieniorrhoïdale, une pommade faite avec l'axonge et la pulpe de salsifis sauvage. SCROFULAIRES. Braunwurz, Kreuznessel, al.; Figwort, ang.; Eserofn- laria, esp.; Speenkruid, hol.; Siradjâ otou, TDR. La Scrofularia aquatica ou Grande scrofulaire et la S. nodosa, Herbes aux écrouelles, Herbe du siège, Bétoine d'eau (Scrophulariées), étaient employées jadis contre les affections scrofuleuses ; elles ont été la base de plusieurs onguents. Leurs propriétés thérapeutiques furent mises en lumière par suite du manque de vulnéraires qui survint pendant le siège de La Rochelle, sous Louis X11I. Chez les Arabes de l'Algérie, le décocté de scrofulaire est usité en tisane dans les fièvres intermittentes. Dans ces Ml 878 SCUTELLAHIE. — SEIGLE. derniers temps, la scrofulaire a été préconisée comme antidote du virus rabique. Elle contient un principe amorphe {scrofuline, de M. Joron), analogue à la digitaline, et un autre principe cristallin en très-minime proportion (V. Un. Ph. 1870). SCUTELLAIRE. Toque; Scutellaria gatericulata (Labiées). Blauer Augentrost, Flecken Kraut, al. Plante qui croît le long des fossés aquatiques de plusieurs contrées de l'Europe. Son odeur est un peu alliacée, sa saveur amëre ; elle a une réaction acide*. Le Se. laterifolia, (l\elmhraat,\h.,ScnJlcap, ANC), plante des Etats-Unis, a passé dans ce pays pour un remède assuré contre la rage. On Ta employée contre l'angine, comme vermifuge, stomachique, antilyssique. On l'a nommée Centaurée bleue, Tertianaria, en raison des propriétés fébrifuges qu'on lui supposait. Dans l'Inde, on l'emploie contre la dysurie et la blennorrhée. Inusitée en France. Cadet- Gassicourt en a retiré une matière amère, la Scutellarine. Le Se. indien [Curangà) sert comme fébrifuge en Chine. SÈCHE. Os de sèche, Biscuit de mec, Seiche ; Ossu sepium. Dintenfisch sepie, al.; Cuttlefiels, ang.; IIaï-piaô--siaû. ch.; Jibia, ksp.; Seppia, rr.; UvaltiskfjœU, su. Production animale, de forme ovale, lamel- leuse, blanche, qu'on trouve dans le dos et qui soutient le corps de la Sèche, araignée de mer; Sepia oflicïnaHs. (Moltusq. céphalopodes.) L'os de sèche esteomposéde phosphate, niais principalement de carbonate calcaire 83 0/0, plus du chlorure de sodium, des traces de soufre, d'iode et une matière organique (Brault et Péneau). H entre dans des poudres dentifrices. 11 y a quelques années, JIM. Brault et Péneau ont recommandé comme fébrifuge, la poudre d'os de seiche, à la dose de 20 gr. pour les adultes et de 10 à 15 gr. pour les enfants, à prendre dans de l'eau, du\in, du café, de la tisane, de la panade, etc. Plusieurs ailleurs attribuent à la matière noirâtre contenue dans une vésicule du corps des Seiches ou des Poulpes (mollusques du même genre), l'Encre de Chine. Elle sert à faire une couleur très-employée, la Scpia. SEIGLE. 1° Seigle vulgaire; Secale céréale. (Graminées.) Itoggen, al.; Rye, ang.; lïug, dan.; Centeno, esp.; Rog, hol.; Segaia, Segale, it.; Rez, pol.; Sontejo, por.; Rag, su.; Tchavdar, tur. La farine de seigle est employée quelquefois en cataplasmes comme résolutive. Le seigle entier, torréfié avec un peu de beurre, acquiert quelques qualités du café. Réduit en poudre, ainsi torréfié, il constitue la poudre économique alimentaire de liant. Le seigle renferme de la cholestérine et une matière grasse qui est de la pahnitine (Ilitt- hausen). 2° Seigle ergoté", Ergot, Charbon du seigle. Bic cornu , Seigle noir ; Secale cornutum, s. ckwatum. Mutterkorn, Roggenmutter, al.; Spurred rye, Ergotled rye, ang.; Hontat gaudar, au.; Som, DAN.jSpoor, hol.; Segale cornuto, it.; Sporinia, Rojki, bus.; Mjœlajka, Mjœldryga, su.; Delidjé, tur. Produit anormal qui se développe sur les épis de quelques céréales, et surtout sur celui du seigle, Secule céréale. L'opinion la plus anciennne consiste à considérer l'ergot comme une simple altération du grain de seigle. Selon M. de Candolle, c'est un véritable champignon, qu'il nomme Scie- rotium duras (Sphaeœlia, de Léveillé). Selon Martin Field, c'est une altération causée, par la piqûre d'un insecte du genre musca, qui y dépose une matière noirâtre. Sa nature véritable a été établie parTulasne : C'est l'état intermédiaire par lequel passe le Cktviceps purpurea pour terminer son déve- loppement. Il est long de 1 à 3 cent, et plus ; large de. 2 â h milita), aminci à'ses extrémités, un peu carré ou triangulaire, une face porte ordinairement une crevasse longitudinale et quelquefois plusieurs crevasses transversales. 11 se case nettement, est de couleur pourpre-noirâtre à l'extérieur, d'un blanc terne et cireux à l'intérieur, odeur animalisee particulière qui n'est pas désagréable ; sa saveur est légèrement acre et. nauséeuse (/iy.122). A l'état frais il e>t surmonté d'une matière blanchâtre, molle qui représente les restes de la spacélie desséchée (premierétal du champignon). Placé dans la terre humide l'ergot produit le champignon proprement dit : Claviceps purpwea. Son principe caractéristiques été nommé ergotine. En voici la composition: hui e grasse 35; substancograsse crist., 1,05 ; cérine, 0,76; ergotine, 1,25; osmazûme, 7,76; mannite, 1,55 ; matières gom- mense, extractive et colorante, 2,23 ; albumine, 1,46; fungine, 46,10; phosphate de potasse, 4,42; chaux, 0,29; silice, 0,14 (Wiggers); l'huile est épaissse, non sicative et est accompagnée d'un peu de cholestérine et de résine à laquelle paraissent SEIGLE. 870 devoir être attribuées les propriétés toxiques de l'huile. Wenzel trouve dans le seigle ergoté deux alcaloïdes : Yecboline et l'ergotine; et un acide : l'acide ergotique. Il ne faut pas confondre cette ergotine de Wenzel avec celle de Wiggers ni avec les préparations purement pharmaceutiques auxquelles on a donné le nom d'Ergotine (l-jgo- tine Bonjean, p. ex.). M. Tanret en a relire un alcaloïde incolore, cristallisé, YEraotinine. On y a encore trouvé l'acide sclérotinique, la scléromucine la picrosclérotine, un sucre particulier, mycose, etc., etc. Traité par un alcali il donne parmi ses produits de décomposition de la triméthylamine. Il ne renferme pas d'amidon, est inflammable et brûle avec une flamme jaunâtre. Broyé avec le musc, il en dissimule l'odeur. Le seigle, ergoté est un poison assez énergique; il n'agit qu'autant qu'il est sain et qu'il a été récolté au point de maturité convenable (courant de juillet). On l'emploie a différents titres; ainsi, on s'en sert aujourd'hui pour combattre les pertes séminales, les pollutions nocturnes, l'incontinence d'urine, la blennorrhagie, la leucorrhée, la paralysie, la coqueluche; mais c'est surtout comme obstétrical, dans les accouchements laborieux, qu'on y a le plus souvent recours. M. Bonjean, de Chambéry, lui a reconnu une propriété hémostatique très-prononcée. Sa poudre, prisée à la manière du tabac, est fort efficace contre la mydriase et la migraine. On en fait une poudre, des extraits (Ext. hémostatique, Ergokne), un sirop, une huile par expression, un saccharure (avec, l'ergot irais), une teinture. L'extrait aqueux de seigle ergote, préalablement débarrasse de son huile par l'éther, renferme 3 °/ 0 de sulfate de potasse (Attfield) sa réaction est acide. ' L'ergot de seigle a été employé avec succès, sous l'orme de sirop, par le docteur Griepen- keri, dans le traitement de la coqueluche. L'ergot devient promptememt la proie des vers : il doit èlie tenu en lieu sec. Pour sa conservation on a conseille la méthode d'Appert ; M. Laroche propose Pinvolvage an baume de Tolu. Va moyen de conservation consiste à placer du mercure au fond des vases qui contiennent le seigle ergoté. Le mieux est de l'enfermer bien sec, de rejeter tout grain altéré et de renouvelei' la provision chaque année. Dose de la poudre comme obstétrical : 3 décig. à 2 gr., délayée dans un peu d'eau sucrée. On sait que les années où il est abondant dans les blés, si ceux-ci n'en sont pas débarrassés, il fournit du pain qui produit Vergo- tisme. Ses effets semblent comparables sous ce rapport à ceux de l'Ivraie, Lolium temulentam, graminée vénéneuse par elle-même, qui se rencontre dans le blé, le seigle, l'orge et l'avoine. C'est le plus actif des lolium; on a essayé de l'employer dans le traitement delacliorée (Fil- hol). Autrefois les brasseurs mêlaient de l'ivraie à l'orge pour donner a la bière des propriétés enivrantes; d'où son nom (dérivé de ivresse). La poudre d ergot (Poudre obstétricale; Pulvis parturiens, Pulvis ad partant), qu'on emploie le plus souvent, s'altérant très-promptement, ne doit être préparée qu'au moment du besoin. L'ergot ne pouvant se pulvériser seul, à moins de le faire sécher au four, ce qui l'altère, on est dans l'habitude de lui ajouter le double de son poids de sucre pour en obtenir la poudre ou Savcharolé. En Piémont, le docteur Parola a préconisé, dans le traitement de la phthisie pulmonaire, l'extrait alcoolique de seigle ergoté, sous le nom de séealine ou de résine de seigle ergoté. Pour préparer celle-ci, le procède formulé par M. Salli, pharmacien à Coni, consiste à traiter la poudre de seigle ergoté par l'alcool à 35° dans un appareil à déplacement; les teintures additionnées de 2 0/0 d'eau pure sont distillées au B.-M. pour recueillir l'alcool; le résidu mis sur un filtre est lavé à l'eau distillée ; la résine enlevée et réunie à l'alcool qui a servi à laver le filtre est évaporée au B.-M. jusqu'à consistance demi-solide. L'époque à laquelle l'ergot du seigle fixa l'attention des naturalistes n'est pas bien connue ; on sait seulement qu'il attira celle des médecins lors d'une épidémie qui eut lieu en liesse dans l'année 1590, et que l'on reconnut être occasionnée, comme beaucoup d'autres depuis, par la présence d'une grande quantité d'ergot dans le pain. Mais alors on ne vit en lui qu'une substance délétère ; et, bien que ses propriétés médicinales lussent connues en Allemagne depuis fort longtemps, puisque sa propriété obstétricale a été signalée, en 1688. par Camérarius, qui assurait alors que les sages-femmes allemandes s'en servaient à ce titre, son usage cependant ne se répandit dans la médecine européenne qu'après la publication des expériences de Desgranges, en 1777, en France, et surtout de celles que firent, trente ans plus tard, Stearns etPrescot, en Amérique. D'après une note que nous devons à l'obligeance de Slan. Julien , de l'Institut, la propriété obstétricale de l'ergot de seigle est utilisée, depuis un temps Immémorial, par les 1 Chinois, qui de plus se servent de cette substance comme abortif pour détruire les effet- d'une trop grande fécondité. Nous avons dit que l'ergot était plus particulièrement produit sur le seigle, mais il peut affecter toutes les graminées, plus rarement le- cypéracées, quelquefois les palmiers (Christi- son). Les années pluvieuses paraissent être 880 SELS. — SELIN DES MARAIS. ï plus favorables à la production de ce produit morbide, que les années de sécheresse. Les pays dont le terrain est naturellement humide et ceux qui sont sujets aux brouillards a l'époque de la floraison du seigle, ont aussi une grande influence sur le développement de l'ergot. Il est commun sur le riz et l'orge. Uer'jot de blé ou de froment, indiqué par M. Miallie est assez, abondant pour suffire aux besoins de la thérapeutique; sa poudre agit comme celle du seigle ergoté et aux mêmes doses (Depaiil), il est plus gros que ce dernier et se conserve plus longtemps. Suivant Ch. Leperdriel, il est préférable à l'ergot de seigle, contient moins de principe toxique, fournit plus d'extrait aqueux. L'ergot d'avoine se reconnaît à sa- petitesse et à l'absence de stries prononcées. Le diss des Arabes ou ampelodesmos tenax (Graminées), très-connu en Algérie, porte une variété d'ergot ou mycélium du clarieeps pur- purea, de M. Tulasne. L'ergot de diss, trouvé pour la première fois, en 1842, à la Calle, se conserve bien, et, d'après les expériences faites à l'hôpital civil d'Alger, il paraît offrir à la médecine les mêmes ressources que les ergots de seigle et de blé. Il est long de 3 à 9 centim., large de2à2l/2mill., un peu aplati, rarement cylindrique, à extrémité mousse d'un côté, aiguë de l'autre, généralement contourné sur lui-même, de couleur noirâtre, marron ou cendré; lorsqu'il est altéré, sa couleur est fauve, son odeur est presque nulle ; sa cassure, sèche, anguleuse d'un jaune sale; sa forme, très-variable. Sa poudre est d'un jaune grisâtre sale. 11 a été analyse par M. Lallemanl, contient 31 °/ 0 d'huiles, 2 (, /„,3 d'ergotine et 50 °/o de fungine (V. J. l'h. 1865). SELS. Salz, al., sr.; Sait, tsc; Malh, ih., dan.; Sa., Sal, esp., por. ; Zout, hol.; Sale, it.; Sol, nus.; Touz ; tur. Nous plaçons à ce mot des composés mal définis ou des mélanges, qui ne pourraient être mis au rang des véritables sels. Sel de Carlsbad artificiel, Sulfate de soude......44 Chlorure de sodium.. 18 — de potisse.... 2 Bicarbonate de soude.. 36 Mêlez et puvérisez. 6 gr. de mélange pour un litre d'eau. Sel essentiel de citron. Crème de tartre. 125 Sel d'oseille. 230 Ess. de citr. 4 Ce sel est employé pour enlever la rouille sur le linge. (Sm6s. pat. ang.) Sel désopilant, de Guindre. P. saline purgative, P. de sulfate de soude comp. Suif, de soude effleuri. 24 Nitre. 0,5 Tartre stib. 0,03 Le Codex de 1866 donne à ce sel la composit. suiv. : suif, de soude effleuri, 250; chlorure de potassium, 1; mêlez et divisez en paquets de 18 gr. D'après nos essais, en effet, le sel de Guindre ne contient plus d émétique. Purgatif à prendre le matin dans du lait ou du bouillon aux herbes. Le Sel de Switon se prépare avec sulfate de magnésie 45,0; émétique 0,03. Ce mélange et 1 lit. d'eau constituent Y Eau fondante de Switon. Sel désopilant, d'Audin-Rouvière. Chlor. de magnésium 0,05 Emétique......... 0,025 (Remède selret.) Sulfate de potasse___ 6 — de soude..... 0 Chlor. de sodium..... 0,4 Sel volatil d'Angleterre. Sel ammoniac......... 2 Carbonate de potasse.. 3 Mêlez ei introduisez dans un flacon à large ouverture, bouché à l'émeri. On peut aromatiser avec une essence. Radius emploie la chaux vive en place du carbonate de potasse. Phœbus prescrit carbonate d'ammoniaque 15, huile de menthe et de cajeput 12 gouttes. (V. Sel de Preston.) Sel volatil aromatique. Carbon, d'ammoniaq. 60 Vanille.....8 Macis..... 3 Ecorce fr. dorange.. 24 Cannelle... 4 Girofle.... 2 — de citron.. 24 Distillez dans une cornue et recevez le produit. On peut aussi retirer ce sel de la cornue qui a servi à distiller l'alcoolat aromatique ammoniacal. SÉLIN DES MARAIS. Persil des marais, Encens d'eau, persil laiteux; selinum ou peucedanum palustre. (Ombelli- fères.) Sumpfolsnitz, At.; Marsh Selinum, ang.; Wandinerke, i \n.; Apio Léchai, esp.; Wilde eppe, hol,; Appio palustre, it.; Finsk ingefœra, su. Plante qui croît dans les marais du nord de l'Europe, et dans les prairies marécageuses du nord et de l'est de la France. On l'employa, dès la plus haute antiquité, dans les cas d'épi- lepsie, de névrose, hystérie, chorée, etc., puis elle était tombée dans l'oubli, lorsque, en 1806, un paysan de la Courlande (Russie) qui guérissait l'épilepsie à l'aide de cette plante, se laissa dérober son secret. Dans ces dernières années, le docteur Th. Hcrpin l'a de nouveau préconisée contre cette affection. La racine de sélin, qui est la seule partie de la plante qu'on ait encore employée, est charnue, à fibres épaisses, longues, d'un brun foncé extérieurement, blanches et lactescentes à l'intérieur, à odeur forte et aromatique , à saveur acre et piquante. Desséchée, elle conserve son odeur et sa saveur; la poudre est d'un jaune clair, tirant sur le gris. SEMEN-CONTRA. — SÉNÉS. 88* Elle contient, d'après Pesclner, une huile volatile, une huile grasse, une matière gom- meuse, un principe colorant jaune, un acide particulier, Vacide séltnique. La poudre délayée dans du sirop ou simplement dans de l'eau, est administrée à la dose de 3 gr. par jour en 3 fois. On augmente cette proportion de 1 gr. par jour; la 2 e semaine, de 2 gr.; la 3 e semaine de 3 gr. et ainsi de suite jusqu'à ce que le malade soit arrivé à en prendre 120 gr. par semaine, et on continue, à cette dose, pendant six semaines. Pour les enfants, de 7 à 15 ans, on la réduit d'un tiers, et de 2/3 dans La première enfance. On en prépare, avec du sucre, des granules (Mente!) ; 5 gr. de ceux-ci en contiennent 2 de poudre de sélin. (V. J. ph., 1859.) SEMEN-CONTRA*. Bârbotine, Semencine , Graine de zédoaire , Semence sainte, Graine d'Alger; Semen contra vernies, Santonicum. Zittwersamen, "Wurmsamen, al.; "Worm-secd, ano.; Ke- ressani, AR.; Santonico, esp.; Seine santo, Santonico, [T.; Cytwarowe nasiene, pûl.; Maski'rœ, su.; Kliora- sani, tur. Ce sont les capitules et non les semences, comme on l'a cru longtemps, des Ar- temisia judaîca et contra, A. cina (Synan- thérées), plantes de la Judée, de la Perse, du Turkestan (V. Un. ph. 1873). Tel que l'offre le commerce, il est formé de petits capitules .ovoïdes de 3 millim. de long sur 1 millim. de large, mêles d'un nombre assez considérable de petits pédoncules glabres de 3 à k millim. de long. La couleur est d'un vert jaunâtre ou brunâtre. Les capitules cueillis avant leur épanouissement sont atténués aux deux extrémités. Odeur aromatique très-forte et comme anisée ; sa saveur est acre et amere. Il contient une huile volatile légèrement jaune, vénéneuse et non vermifuge, une résine, de Pextractif et de la Santonine, principe actif que l'on faisait autrefois résider dans l'huile volatile. (V. Un. ph., 1861, p. 180.) Dans le commerce, on distingue le semen- contra d'Alep, d'Orient ou de Judée, et celui de Barbarie. Le premier, qui est le plus estimé, est glabre et verdàtre, tandis que le dernier est pubescent, grisâtre et rempli de bûchettes. Les fleurs des absinthes et armoises peuvent au besoin remplacer le semen-contra; c'est le Semen-contra indigène ou Bârbotine. Vermifuge fréquemment employé chez les enfants, en poudre*, en infusé (pp. 10 :1000), en sirop, en biscuits, en dragées (Semen-contra couvert). Dose de la poudre : 1 à 2 grammes, que l'on fait prendre dans des confitures ou des pruneaux. On lui associe souvent de la rhubarbe ou du calomel. Hamb. indique un extrait éthéré. SÉNÉS. Sennesblaetter, al.; Senna, ang., su.; Suna, Sanamak, ar.; Senne, D*« ; Sen, Sena, esp.; Zenebladen, hol,; Suna" mukki, ind.; Senna, Sena, it.; Liseia, Sanesowe, pol.; Nilaverei, Nilavoghei, tam.; Keyla tungadu, tel.; Sinna meki, tur. Sous ce nom, on comprend les folioles détachées de plusieurs Cassia, confondus par Linné en une même espèce sous le nom de Cassia senna et dont les botanistes modernes ont fait plusieurs espèces (fig. 123). Ils appartiennent à la famille des Légumineuses, et croissent dans le Levant. (Fiij. 123.) La forme de ces folioles est variable leurs dimensions oscillent entre 1 el à centimètres. Elles sont ordinairement fragiles, quelquefoi.> légèrement coriaces, glabres ou pubescentes. Toutes ont une nervure médiane d'où se détachent un certain nombre de nervures secondaires, a-sez rapprochées, saillantes à la face inférieure se portant vers l'extérieur et se recourbant en arc tout près des bords de manière à rejoindre chacune la nervure qui lui est immédiatement supérieure. On distingue plusieurs sortes commerciales de séné. 1° Séxé de la Palthe ou &* Egypte ^*. (Alexandrinische Sennesblœtter, Palthsenna, al.) 11 résulte du mélange d'un certain nombre de folioles dont celles du cassia lenitiva> (cassia acutifolia et obtusata) forment le fond- On y trouve en outre, mais en moindre quantité, les folioles du cassia obovata et celles 6a. h 82 SEiNES. cynanchum arghel (arguel). (Asclepiadées). Ces dernières sont obovées, blanchâtres, coriaces et comme chagrinées sur les deux face-;. Le mélange se présente à l'œil sous l'aspect de folioles plus ou moins brisées, d'un vert jaunâtre. Le triage y fait facilement découvrir, indépendamment des folioles : 1° des bûchettes ; 2° des follicules; 3° du grabeau. On y mélangeait autrefois des feuilles ou des folioles d'autres plantes, notamment les fusibles de Tephrosia, de Baguenau lit r, colvtea arbores- <-ens, de Redoul, (coriaria myrtifolia). Ces dernières qui sont toxiques sont glabres et parcourues de chaque côté de la nervure médiane par deux nervures longitudinales partant de la base et se dirigeant presque parallèlement aux bords, le caractère est. très-net. Ce séné est le plus eslimé. Lorsqu'il a été privé à la main des bûchettes et des autres corps étrangers, il porte le nom de séné monde. 11 est récolté dans la liante Egypte, dans la vallée de Bicharjé, dans l'Abyssinia et le Sen- naar; de là, il est dirigé sur l'entrepôt général île la l'.iltbe, à Bouhtç, près du Grand-Caire, d'où on l'expédie, en Europe, en balles du poids de 100 à 150 lui., nommées fardes (fij. 124). (Fi'j. 12',). 2° Séné de Tripoli. (Tripolitanische Sen- nesblœtter , Bergsenna, al.) On l'attribue au cassia œthiopica. Ce séné est encore plus brisé, les folioles sont plus petites, moins aiguës, plus vertes et d'une odeur herbacée plus forte que le séné de la Paltlie. Il ne contient pas d'argnel. Il vient du Fezzan, par Tripoli. On trouve encore, dans (eCommerce, les sénés d'Alep, d'Italie, de Iota ou de la Pique, de l'Inde, de Sênêgambie, etc.; mais ils n'y paraissent que fortuitement. Le Séné Tinnevelly, Cassia lanceolata, qui se présente en belles folioles entières, lancéolées et prend place de plus en plus dans les officines, nous paraît être le même que le séné de l'Inde où de Moka. Les fruits du séné | ortent !e nom de Follicules de séné. Ce sont des gousses aplaties foliacées et arquées. Les principales sortes sont les follicules de Palthe* et les follicules Tripoli. Les premières sont d'un vert sombre, et les autres fauves ou blondes. Les sénés et leurs follicules contiennent, d'après Lassaigne et Feneulle, une matière amère et nauséeuse nommée amer de Séné ou Cathartine, à laquelle ils doivent leur propriété purgative. Les folioles en contiennent plus que les follicules. L'analyse de ces derniers a été reprise, dans ces derniers temps, par M. Batka, qui y a trouvé : de Vacide chrysophanique qui y avait été antérieurement découvert par le docteur Martius; de Vacide sennatannique, de la légumine, de la sëiïnacrine,&e la sennarétine, de la gomme, du sucre , des sels de soude et de magnésie, etc. Pour M. Ludwig, le principe amer des touilles de séné ressemble extérieurement à la résine de ja'ap, il l'appelle sermapicrine, et en a retiré une matière térébenlbineuse, molle, réduisant les sels de cuivre, qu'il nomme Sennacrol. Pour MM. Dragendorff et Kubly, le principe aclif du séné est dû à Va- i-i'/i cathaHique contenu dans les feuilles; c'est un glucoside, se dédoublant sous l'influence de l'acide çhlorhydrique, en sucre et en acide cathartogênique; ils ont, en outre, trouvé dans le sene une substance sucrée cristallisa- blé, la lathartumannite (V. Un. Ph. 1867). Suivant MM. Bourgoiu et Boùchut, le séné rcn- ferméau moins 2 principes purgatifs : l'ac. ca- tliarlîque et un autre, contenu dans l'ext. hy- dralcoolîque, improprement appelé cathartine; cette dernière, d'après M. Bôurgoin, serait un mélange de trois substances distinctes (ac. chrysophanique, glucose dexlrogire el chry- sopkaninc). La meilleure préparation du séné sérail l'infusion (V. J. Ph. 1870, 1872, 1874; Un. ph. 1871). Ce sont les Arabes qui paraissent avoir introduit le séné dans la matière mé .'icale. Senna vient, suivant les uns, de sanare, guérir, et, suivant les autres, de Sennaar, nom de l'un des pays où l'on récolte le séné. Purgatif assez énergique et très-employé, mais qui a une saveur amère et désagréable, el qui donne souvent des nausées et des coliques. La décoction lui faisant perdre de ses propriétés, c'est donc sous forme d'infusé (pp. 10 : 100) qu'il convient de l'administrer, soit en potion, soit en lavement. On l'associe souvent a des purgatifs minoratifs et salins ou aux aromatiques qui diminuent sa tendance à donner des coliques, au café et au thé en liqueur qui dissimulent sa saveur. SENEÇON. — SiMAROUBA. 883 Grunsel, ano.; Yerba Gardoncello, 1T.; ïar- Le Café au séné lacté de MM. Lallier et Du- mesnil, est une infusion de séné dans du café au lait, ainsi formulée: follic. de séné 10 à 12, café torréfié pulv. 10, eau bouillante 180, lait bouilli 120, sucre ZiO. Form. pharm. et dose. On en prépare une poudre*, un extrait, un sirop, une teinture*. Il entre dans différentes préparations. Dose purgative : 10 à 20,0. Incompatibles : acides forts, carbonates alcalins, eau de chaux, émétique, etc. SÉNEÇON. Senecio vulgaris. (Synanthérées.) Jacobskraut, Kreutzkraut, al cana, ESP.; Kruiskruid, HOL. neirinba, por.; Stenœrt, su. On a prétendu que cette plante, fort commune dans les champs, était efficace pour prévenir les convulsions hystériques. Ce séneçon est VErigeron des anciens. Il ne faut pas le confondre avec VErigeron du Canada, plante à fleurons blanchâtres, de la même famille, fort commune aux environs de Paris et dont les feuilles ont une saveur de menthe très-marquée. Le Senecio Jacobea; Jacobée, Herbe Saint- Jacques, herbe à fleurons jaunes, qui croît le long des ruisseaux des prairies, est réputé émollient, résolutif, vulnéraire. Le Senecio Doria (Herbu Doria) a été fort usité comme vulnéraire. La Jacobée maritime, Cinéraire, Armoise blanche (Achaovan àbiat, ar.), est le Cinera- ria maritima, plante très-voisine des seitecio, à feuillage blanc et à odeur fétide lorsqu'on la froisse. Elle croît sur les bords de la Méditerranée. Elle passe pour antihystérique, diurétique, désobstruante, emménagogue. L'Ambaville, senecio ambavitta, sert à faire un sirop réputé vulnéraire et pectoral a l'île Maurice. SERPENTAIRE. Serpentaire, Vipérine ou Couleuvrée de Virginie; Aristolochia serpentaria (Aiïstolochiées). Schlangenosterluzei, Virginische Viperwurz, al.; Virgi- nian snakeroot, ang.; A'mf luf arcat, ar.; Slangeurt, dan.; Serpentaria de Virginia, esp.. por ; Virginische langenwortel, hol.; Serpentaria di Virginia, it.; We- zownik wirginianski, pol.; Zmoewek \irginskie, rus.; Ormaert, su.; Jenidouniâ keuku, tur. Racine* menue, à fibres grêles, entremêlées; brunâtre au dehors, jaunâtre en dedans. Son odeur est forte, pénétrante et camphrée ; sa saveur est amère, aromatique. Elle parait devoir ses propriétés à son huile volatile. Elle contient une matière amère extractiforme, la Serpeutarine (Chevallier et Lassaigne). La serpentaire croit en Amérique, à la Louisiane, à la Caroline, à la Virginie. Sudorifique, fébrifuge, antispasmodique, antihystérique. Le docteur Chapman la considère comme très-utile pour arrêter les vomissements. On l'emploie en infusé (pp. 20 : 1000). Dose de poudre jusqu'à 8 grammes. VArum dracunculus porte aussi le nom de Serpentaire. On falsifie la rac. de serpentaire par le rhizome du cypripedium pubescens (Orchidées), plante monocotyledone. SERPOLET. Thymus serpyllum (Labiées). Feldkiimme], Quendel, al.; WDd thyme, Mother ot thyme, ang.; Saatar, ar.; AVild thymian, dan.; Ser- pol, esp.; Wilde thym, hol.; Sermolino, Serpitlo, it.; Macierzanka, pol.; Serpao, por.; Achadownik, rus.; Backtimjan, su ; Némamoul, tur. Toute petite plante à fleurs rouges et d'odeur agréable. Croît dans les garennes. Excitant, aromatique. L'infusion (pp. 10 : 1000) gommée et édul- corée est recommandée contre la coqueluche, les toux quinteuses, convulsives, la grippe. SÉSAME. Jugeoline; Sesamum orientale (Bignoniées). Ghi-ma-tzé, en. Plante herbacée Q, originaire de l'Afrique, très-commune en Algérie. Les semences contiennent une huile abondante (/|8 à 56/100) non siccative qui peut servir à une multitude d'usages dans l'économie domestique. Dans l'Amérique du Nord, on l'emploie comme laxative. On a proposé Yhuile de sésame (Ma-tzé-yeoù, CH.) comme succédané de l'huile d'olives dans les usages pharmaceutiques ; elle est moins sujette à figer, à rancir. Elle a été introduite dans la pharmacopée suisse. On en a fait un cérat avec : huile de Sésame, 1200, cire blanche, 350, eau, 750. Mais elle donne aux emplâtres une consistance trop molle. Les feuilles sont mucilagineuses. SÉSÉLIS. Les séminoïdes du Séséli de Marseille ^ ; Seseli tortuoswn ; les séminoïdes du Séséli de Crète, Tordylium officinale (Ombellifères), sont des excitants. Entrent dans la thériaque. SIMAROURA. Simaruba amara s. officinalis (Simaroubées). Ruhrbaumrinde, al.; Simaruba, esp., it., su L'écorce qui nous vient de l'Amérique méridionale est en l(ngs morceaux aplatis, repliés sur eux-mêmes, flexibles, fibreux, grisâtres, inodores et très-amers, contenant un principe amer, la quassine (Morin). Tonique fébrifuge, antidiarrhéique. Dose de la poudre : 1 à 2 grammes. Peu usité. '; I . 884 SIROPS. SIROPS. Saccharolës liquides, Saccharliydrolés. Sirupe, al. ang.; J arabe, ESP.; Siroopon. iiol.; Seiroppo, it.; Xarope, por.; Sirap, su.; Chairoub, tir. Les sirops sont des liquides de consistance visqueuse, formés par une solution concentrée de sucre dans de l'eau, du vin, du vinaigre, soit purs,.soit chargés de principes médicamenteux. Les inventeurs des sirops se sont proposé deux buts : 1° conservation des substances médicamenteuses sous une l'orme commode ; 2° administration facile de substances acres, amères ou repoussantes par elles-mêmes. Les sirops ont été différemment classés. Cliéreau a proposé leur division en sirops simples, monoîamiques et polyamiques, c'est-à- dire en sirops de sucre, en sirops avec une seule substance active, enfin en sirops contenant plusieurs substance» actives; lierai les a divisés, d'après la nature du véhicule, en hydrauliques, aeétoliques et œiloliques. D'autres enfin, d'après leur mode de préparation. Les sirops se préparent : 1° par simple solution à froid et ûitration au papier; 2" par solution à chaud, clarification à l'albumine et filtration à l'étamine; 3° par distillation et solution. Deschamps, d'Avallon, dans son Traité des saccharolés liquides, admet presque pour tous la simple solution du suciv dans les liquides chargés de la substance médicamenteuse du sirop. Cela l'a amené à rechercher la quantité de liquide contenu dans un sirop marquant 30° bouillant et 35° froid. 11 a trouvé que pour les sirops hydrauliques ou aqueux les rapports sont : eau 530, sucre 1000 (1); pour les sirojis aciduliques ou de sucs de fruits ils sont : : h. : 7 ou 500 : 875; pour les sirops œnoliques ou vineux 5 : 8 ou 500 : 800. Les tables qu'il a établies à cet effet pourront être fort utiles. Nous renvoyons à sa Monographie ainsi qu'à c lie de Mouchon pour de plus amples délails sur les sirops en général. Pour la préparation des sirops d'extraits, M. Engelhardt a préféré aux extraits mous ou pilulaires les extraits liquides, analogues aux extr. fluides des Anglais et des Américains, c'est- à-dire le mélange de deux teintures concentrées de la plante, l'une alcoolique obtenue avec l'alcool à 50° c. (1 p. de poudre pour 2 p. d'a'c.) ; l'autre, aqueuse, en reprenant par l'eau tiède, le marc de la première; on filtre et on complète avec de l'alcool à 40° C., de manière à avoir en extrait liquide le Rouble du poids de la plante employée. L'emploi des extraits fluides pour la préparation des sirops, proscrit (1) En effet, aujourd'hui que les sacres sont bien raffinés, la pp. 1 : 2 n'est plus exacte. absolument par les uns, adopté par les autres, peut rendre cependant des services dans certains cas bien déterminés. Un travail assez étendu de M. Falières, sur la valeur des extraits fluides pour sirops, montre que, dans la classe des sirops monoîamiques, l'emploi des extraits fluides d'ipécacuanha, de ratanhia, de cachou et de monésia, peut être avantageux; et que, parmi les sirops polyamiques, un seul, le sirop de Portai, se prêle le mieux à la forme d'exlrait fluide; M. Falières trouve même que le sirop d'extrait fluide est incomparablement supérieur au sirop de Portai, du Codex (V. Un. ph. 187/i). Pour avoir des sirops d'égale consistance, M. Odeph a proposé de tenir compte de la densité des liquides (soluté, macéré, digeste, infusé, décocté, suc), afin de déterminer la quantité de sucre à ajouter à chacun d'eux pour les transformer en sirops. Il plonge dans le liquide donné, filtré et froid, un aréomètre spécial dont la lige est graduée de telle sorte que le zéro de la partie supérieure indiquant le point d'affleurement dans l'eau distillée, chaque degré marque le point où l'aréomètre affleure dans un mélange d'eau et de sirop contenant pour 200 gr., 6 gr., 12 gr., 18 gr., etc., de sirop simple, ou les multiples successifs de 6 par la série naturelle des nombres, le dixième degré étant, par exemple, le point d'affleurement dans un mélange qui contient 10 X G ou 60 gr. de sirop simple. Chaque degré indique donc la quantité correspondante de sirop à déduire de chaque 200 gr. de liquide; la différence, ou la quantité d'eau cherchée, donne le poids du sucre à chaque 200 gr. du liquide, proportionnellement aux rapports d'eau et de sucre déterminés par Deschamps pour les sirops hydrauliques (530 : 1000). (V. Vu. pharm. 18G0.) Pour les sirops de fruits, MM. Pages et Le- conte, partant de celte considération rationnelle que la densité des sucs de fruits varie non-seulement d'un fruit à un autre, mais du même fruit, selon l'année, le pays ou d'autres causes encore, ont établi que la quantité de sucre nécessaire pour transformer l'un de ces sucs en sirop doit être basée sur la pesanteur spécifique de ce suc. Chaque degré accusé au pèse-sirop par un suc représente 15 gram. de sucre à soustraire par chaque 500 gr. de suc; le reste doit être considéré comme de l'eau à laquelle on ajoute le double de son poids de sucre. De celte manière on obtient des sirops de fruits d'une densilé constante avec des sucs d'une densité variable et qui se conservent pai faitemenl. La conservation d'un sirop dépend en partie de son degré de concentration. Un sirop pas assez cuit ne tarde pas à fermenter ; quand il SIROPS 885 l'est trop, il laisse déposer des cristaux qui vont tapisser le fond des bouteilles, et le sirop restant se trouve dans les mêmes conditions que dans le premier cas. Avec un peu d'expérience on peut, en taisant un sirop, reconnaître son degré de cuisson à simple vue; on peut encore s'en assurer par la balance, mais on se sort généralement d'un aréomètre nommé pèse-sirop, qui donne des indications beaucoup plus précises. Le sirop simple et les sirops monoîamiques doivent marquer bouillants 29° en hiver et 30 en été, ou froids 34 et 35°; les sirops polyamiques ou composés, de 30 à 32° bouillants, ce qui les met à 35 ou 37° froids. La densité du sirop simple bouillant est de 1,300; et froid, de 1,385. D'après le Codex, la densité des sirops est de 1,32 (35° B é ) à + 15" et de 1,261 (30" B") quand ils sont bouillants ; dans ce dernier cas, le thermomètre marque + 105°; d'autre part, le Codex prend de préférence le degré des sirops au deiisimëtre. La cuite du sucre est une chose qui doit nous arrêter un moment. On nomme cuite du sucre différents degrés que l'on donne au sirop en vue de l'appliquer à des préparations diverses. Ces différents degrés de concentration du sirop, que l'on reconnaît au moyen de signes empiriques, sont: la pellicule. On reconnaît que le sirop est à cet état lorsqu'en soufflant à la surface on le voit se couvrir d'une sorte de membrane mince et ridée qui disparaît si l'on cesse de souffler. Le sirop est à la perle ou au perlé, quand en le prenant dans une cuiller, l'y balançant un instant, puis le versant par le côté, les gouttes, en tombant, affectent la forme d'une perle. La nappe est constituée quand, en prenant le sirop avec l'écumoire, le balançant et le versant comme dans l'expérience précédente, il forme une espèce de nappe de peu d'étendue en tombant. Le petit filet : Cet étal se reconnaît en plaçant quelques gouttes de sirop bouillant sur le pouce, approchant l'index de manière à ce qu'il touche le pouce, puis écartant ces deux doigts; le sirop forme un filet de 5 à 6 millimètres de longueur, qui se rompt par le milieu aussitôt qu'on l'étend par trop. Le sirop sera au grand filet ou au lissé, si le fil, par Fécartement des doigts, peut atteindre 2 ou 3 centimètres environ de longueur. Le petit soufflé a ce caractère que, lorsqu'on souffle à travers les trous de l'écumoire chargée de sirop bouillant, celui-ci s'en sépare de l'autre côlé sous la forme de petites ampoules qui voltigent dans l'air. Le petit boulé et la petite plume sont le même état. Le grand soufflé, la grande plume ou le grand boulé, quand fouettant vivement l'air avec l'écumoire, le sirop s'en sépare sous forme de filets déliés à demi solides. On peut encore s'assurer que le sirop est à ce degré lorsqu'en en versant une petite quantité dans de l'eau froide, il forme une masse molle et ductile. Le cassé a lieu lorsque le sirop projeté dans l'eau se prend en une niasse dure et cassante. À ce degré de concentration, le sucre ne contient plus d'eau; chauffé au delà, il se décompose, se colore, se boursoufle et se change enfin en caramel. La cuite à la pellicule, à la perle, à la nappe, même au pelit filet, sont des étals de concentration très-voisins qui, bouillants, correspondent sensiblement les uns cl les autres au 30 e degré de l'aréomètre de Baume. La cuite au grand filet répond au 36°, et celle au pelit soufflé au 37 e degré. Passé ce dernier degré, le sirop est si visqueux qu'il est impossible de s'assurer de son poids aréométrique. La limpidité est aussi une cause de conservation et une condition que l'on doit rechercher pour les sirops. Du sucre d'une belle qualité et une clarification à l'albumine suffisent ordinairement; mais on aura,sans beaucoup plus de dérangement, un sirop aussi clair que s'il avait été filtré au papier, en ayant recours au procédé Desmarest, décrit avec détails pai M. Magnes-Labens (V. Un. ph. 1872). Ce procédé consiste à battre du papier sans colle dans de l'eau de manière à le réduire en bouillie, à le bien laver, le faire égoutter et à le mêler au sirop sur le feu. On verse le sirop à une température de 35 à Z|0° sur un Manchet ou dans la chausse d'Hippocrate. On reprend les premières parties pour les passer de nouveau. Le papier, en se déposant sur l'étoffe, constitue un véritable filtre qui fonctionne ac tivement. Il faut environ deux grammes de papier par litre de sirop. Cette pratique dispense de la clarification à l'albumine; mais elle peut aussi être appliquée au sii'op clarifié par cette substance, cela n'en vaut que mieux (1). Nous devons dire que ce procédé n'est pas avantageux pour les sirops par trop composés, qui passeraient difficilement; pour ces derniers, M. Salles a proposé la clarification per descensum; c'est-à- dire de verser l'albumine simplement délayée dans l'eau et de forcer les écumes à gagner le fond de la bassine en agitant avec l'écumoire. On laisse déposer. Le même, pour les sirops avec les sucs de plantes, conseille de ne pas dépurer ces sucs, et de forcer l'albumine végétale, qui se coagule pendant la préparation du sirop, à gagner le fond. Les sirops parcoction, ceux surtout chargés de principes extractifs, et, plus particulière- (1) Pourtant la clarification à l'albumine peut laisser une faible pp. de celle-ci dans le sirop et devenir une cause de fermentation. Elle peut entraîner aussi dans l'écume des principes utiles du médicament. i 8S6 smops. ment encore, ceux de salsepareille, "on! une grande tendance à monter et déborder des bassines pendant leur préparation. Favrot a imaginé un appareil (fig. 125) qui obvie à cel {Fin. 125. I inconvénient. C'est, en quelque sorte, un entonnoir en étain, renversé dans la bassine en fonction, et en occupant tout le fond. Il porte des échanerures au bas et est maintenu en haut par une planchette traversée par la douille. On suspend au-dessus de cette douille un godet renversé. Le liquide de la bassine ne doit pas couvrir l'extrémité de la douille de l'entonnoir qui y est plongé: à mesure que la masse s'échauffe, le liquide s'élance par la douille, vient frapper le godet supérieur; le liquide retombe et refroidit assez le liquide de la bassine pour l'empêcher de monter. Les sirops s'évaporent très-rapidement en raison de l'agitation déterminée par cet appareillage et ne nécessitent presque pas de surveillance. (V. Vu: ph., 1863.) Malgré les précautions que l'on prend, il arrive souvent que les sirops fermentent. Dans ce cas on les met sur le feu et on leur fait jeter un bouillon, mais il faut avoir soin d'y ajouter un peu d'eau pour remplacer celle qui s'évapore pendant l'opération. Les sirops ainsi rhabilles doivent être considérés comme altérés. Baume a fait la remarque que les sirops qui ont été plusieurs fois raccommodés ne fermentent plus. Selon Virey, l'addition d'une petite quantité d'alcool dans les sirops en fermentation sus- pen I celle-ci sur-le-champ, fait disparaître toutes les bulles d'air et la mousse ; cependant ce moyen ne suffit pas toujours. Au lieu d'alcool. M. Lahache propose l'alcoolé de même base que le sirop. M. Vie! propose l'addition de l'alcool (1,10), mais seulement pour les sirops éminemment fermentescibles ou naturellement louches, tels sont:les sirops de quinquina, de jalap, d'ipecacuanha, etc., pour -les obtenir transparents. Huraul-Moutil'ard a lait connaître un moyen fort commode pour préparer les sirops avec les extraits, même peu solubles. C'est de dissoudre ceux-ci à chaud à l'aide d'une cuiller clans leur pends d'eau, pas plus, et de mêler le soluté chaud au sirop de sucre. Aux sii-ops d'extraits Moucbon préfère les sirops alcooliques, c'est-à-dire préparés en épuisant la plante ou la substance réduite en poudre grossière par l'alcool faible, mêlant la teinture au siiop et chassant la portion alcoolique du mélange au moyen du lî.-M et de l'alambic. Ainsi, pour le sirop d'asperges, on prendra : asperges en p. mi-fine, 500 ; alcool à 46° c, liOOO; sirop simple, 16000. On préparera de même les sirops de bourgeons de sapin, d'écorces d'or, am., de gaïae, de gentiane, d'ipéca, diacode, de quinquina, de ratanbia, de salsepareille, de thridace, de valériane et les sirops polyamiques. Pour préparer les sirops d'extraits peu solubles dans l'eau, comme le sirop de ratanbia, M, Gairaud propose de délayer l'extrait dans l'eau, puis d'additionner peu à peu le liquide d'alcool à 80° c. jusqu'à ce qu'il soit clair, de filtrer et d'ajouter la liqueur filtrée au sirop bouillant; par l'ébullition, l'alcool s'évapore et tout l'extrait reste dissous dans le sirop. A l'Usine de Si-Denis, nous préparons dans le vide des extraits secs dé sirops à l'usage des pays d outre-mer. C'est ainsi que nous préparons des extraits de sirops de violette , d'orgeat, de sucs de fruits dkers, etc.; pour l'emploi, il ne s'agit que de les délayer dans de l'eau. Ces extraits sont, à proprement parler, des saccliarures. Les sirops peuvent se couvrir de moisissures, de végélalions cryplogamiques (V. Un. ph. 1872). On a proposé, pour leur conservation dans les bouteilles, la méthode d'Apport ou sa modification, c'est-à-dire l'embouteillage des sirops bouillants. Ces moyens ne paraissent pas avoir été mis en pratique jusqu'à présent, si ce n'est pour les sirops spéciaux fabriqués en grand. On a proposé aussi de tenir les bouteilles couchées à la manière du vin et de les boucher avec des bouchons cirés. (Voy. à la table : Bouclions imperméables.) Le procédé très-simple de M. Lacbambre consiste à tenir couchée pendant quelques heures, la bouteille pleine de sirop de manière à bien imprégner le bouchon du liquide sucré, et à le redresser ensuite. D'autres ont proposé de met- SIROPS SIMPLES. — SIROP D'ACIDE CYANHYDRIQUE. 887 tre, dans les bouteilles pleines, à la surface du sirop, et sans agiter, une couche de sirop de sucre ou de gomme. Quelque moyen que l'on emploie, il faut avoir soin que les bouteilles soient bien sèches avant d'y mettre le sirop, de les retourner pour absorber l'eau de la surface si le sirop a été embouteillé chaud, éviter de les laisser en vidange, et les tenir en lieu frais el sec. Selon M. Carré, pour conserver les sirops en vidange, il suffit de plonger dans la bouteille une allumette au moment où le soufre s'enflamme, de la retirer aussi tôt et de bien boucher. On fait dériver le mot sirop de l'arabe schirab, siraph ou schlarab, qui signifie potion, ou, moins probablement, du giec o0p«, tirer, et de i-6;, suc. Les auteurs nous apprennent que dans l'origine, avant la découverte du sucre, les sirops étaient préparés avec le miel, autrement dit, que c'étaient les mellites de nos jours. Généralement agréables et d'un emploi commode, les sirops sont une forme précieuse et très-usitée. Leur composition étant très- variée, ils peuvent remplir un grand nombre d'indications médicales. Les Anglais el surtout les Allemands emp oient fort peu les sirops. On nomme Robs, sans doute par analogie de consistance avec les robs extraits de sucs de fruits, des sirops composés très-concentrés. Les médecins dosent généralement les sirops par cuillerées à calé ou à bouche : la cuillerée à café pèse environ 6 gr., la cuillerée à bouche 25 gr. Pour les propriétés et les doses, Voy. à l'article de chaque substance. Nous diviserons les sirops en simples et composés. SIROPS SU1PLLS. Sirop de sucre ou simple*. Syrupus sacchari s. simplex. Sucre___ 10000 E u— 0- S. Blanc d'œuf___ no i Battez le blanc d'oeuf avec 6 litres d'eau, conservez à part un litre de cette eau albu- mineuse, et faites fondre le sucre dans le reste; chauffez en remuant pour faire londre le. sacre; quand il sera dissous et que le sirop bouillira, versez-y par parties l'eau albnmi- neuse; enlevez les écumes après chaque allusion, amenez le sirop en consistance (1,26 au densim. 30"B 0 ). et passez au blanchet {Codex <)e 1806). Le Codex prescrit de mettre dans une bassine le sucre (1700 gr.) et 1 eau distillée (1000 gr.), de chauffer jusqu'à ébulli- tion et de passer au premier bouillon ou de filtrer. On peut passer le sirop, soit au travers d'un blanchet, soit au travers de la chausse en laine, dite d'Hippo'rale, dont on abandonne à tort l'usage, soit même au travers d'une simple toile, après y avoir délayé du papier réduit en pulpe, comme par le procédé Des- marest. Dans les raffineries, on passe le sirop au travers du filtre de Taylor, qui débite beaucoup, et de là au travers de grands cylindres en tôle ou filtres remplis de noir en grains, ayent de 8 à 10 mètres de hauteur et 1 mètre environ de diamètre. (V. Opérât. phamu, p. 132.) Les premières portions de sirop filtrées sont reversées sur le filtre. Les écumes parfaitement égouttées sont lavées à l'eau tiède et les eaux de lavage sont évaporées en consistance ou conservées pour une autre opération. P. obtenir un S. de sucre incolore* ou sirop de sucre à froid, on prend : Sucre très-blanc concassé. 1 -00 Eau.......... iCO F. dissoudre à froid et filtrez au papier. Ce sirop marque 1,32 D. (Ood.) Ce sirop incolore sert à préparer les sirop d'clhcr, de morphine, de quinine, d'acide hy- droci/anique, etc. Sirop d'acétate de fer. Acétate de fer liquide.. 30 Sirop simple. 470 (BéR). Sirop d'acétate de magnésie. On traite 120,0 de carbonate de magnésie par Q. S. d'acide pyroligneux; on filtre; on évapore le soluté jusqu'à ce qu'il ne pèse plus que 300,0 et on mêle a\ce 6(55,0 de sirop d'orange. 100àl50,0commc purgat. [Renaud.) Sirop d'acide azotique. S. nitrique. Acide azotiq. à 36°..... 20 Sirop simple ....... 980 100,0 par 1000,0 d'eau pour boisson. Sirop d'acide camphorique. Acide camphorique. 21 Eau distill. 123 Sucre... 200 F. un sirop au B.-M. (Mcrat.) Diurétique, tempérant. — k à 5,0 délayés dans de l'eau, 2 ou 3 fois par jour. Sirop d'acide chlorhydrique. Acide hydrochlorique. 60 Sirop simple. 940 (MouCH. Sirop d'acide cyanhydrique. S. hydrocyanique. Acide cyanhydrique médicinal.............. Sirop simple incolore. 199 (Codex de 1866. Ce sirop contient 0,10 d'acide médicinal par 20,0 ; s'altérant promptement, il ne devrait être préparé qu'au moment du besoin. Du reste, il est peu et même pas usité. SIROP D'ACIDE PHOSPHORIQUE. - SIROP D'AZOTATE DE FER. Sirop d'acide pliosphorique. Acide phosph. médic.. 15 Sirop simple. 1000 (Guib.) Soubeiran, à l'exemple de Niémann, remplace le sirop simple par celui de framboises. Sirop d'acide sulfurique. S. vitriolique, S. sulfurique. Acide sulfurique...... 60 Sirop simple......... 910 Mêlez à froid. (Mouch.) Les pharmacopées de Wurtzbotirg et de LeipsicK remplacent le sirop simple par celui de framboises ou de coquelicots, au choix. Astringent, antiputride et antiémétique. Employé aussi dans là colique saturnine. Dose, jusqu'à 60 grammes. Sirop d'acide sulfurique alcoolisé (Puche). S. de Rabel. Eau de Rabel......... 30 Sirop de sucre....... 37.» Une ou deux cuillerées à café dans un verre d'eau froide, comme adjuvant dans le traitement de la gonorrbee {Foi/). Sirop d'acide tartrique*. S. tartrique ou tartareux. Acide tartrique....... 10 Eau distillée.......... 10 F. dissoudre et mêlez avec : Sirop simple froid ......... 9S0 (Codei.) Préparez ainsi le Sirop d'acide citrique. En lui aj. 15 d'alcoolature de citron ou d'orange, onobt. les sirops de limon ou de citrons etrf'o- range (Codex). Sirop d'aconit. Alcoolat: rac. d'aconit 25 Sirop de sucre....... 073 Mêlez à froid. 20 de sirop cont. 0,,'iO d'alcoolature. (Codex.) Sirop d'aconit (Ferrand). C'est le mélange direct du sirop de sucre avec Palcoolature d'aconit dont la richesse en extrait alcoolique est préalablement déterminée. Les proportions sont une quantité d'alcoolature représentant 1,0 d'extrait pour 6000 de sirop. (V. Sirops d'alcoolatures). Par ce procédé, on obtient une préparation constante et d'une bonne conservation. — Dose : 1 à 2 cuillerées à bouclie pour adultes. Ail. Sirop d'ail. Eau bouillante.. Sucre. F. infuser l'ail dans l'eau, passez et ajoutez le sucre. Préparez ainsi le Sirop d'oignons blancs. Ce procédé, ainsi que celui par contusion de Mouchon, me paraît inférieur à celui qui consisterait à piler l'ail avec le sucre, comme pour le S. de raifort composé préparé à froid. La Pharmacopée des Etats-Unis fait préparer le sirop d'ail comme suit : Ail écrase... 180,0 Vinaigre... 500,0 Sucre.. 750,0 Faites macérer l'ail dans 250 de vinaigre, h jouis, dans un vase de verre, et exprimez la liqueur. Versez le resté de l'acide sur le résidu, exprimez de nouveau jusqu'à ce que, avec les deux liqueurs réunies, vous ayez retiré environ 450 à 480 gr. de liquide. Filtrez, et jetez la liqueur filtrée sur le sucre renfermé dans une bouteille d'un litre, et agitez jusqu'à dissolution. Excitant, incisif, diurétique, vermifuge. Sirop alcalin. Carbonate de potasse... 30 Eau................ 60 Dissolvez, filtrez et mêlez avec : Sirop simple réduit et bouillant........... 500 Fondant, diurétique, antiacide. (Genèv.) Sirop alcalin (Bazin). Bicarbonate de soude.. 8 Sirop simple........ 60 F. dissoudre le sel dans un peu d'eau ; filtrez et ajoutez la solution au sirop qu'on aura eu soin de faire un peu cuire. Sirop d'ammoniaque. S. ammoniacal. Ammoniaque liquide... 5 Sirop simple.. 500 (Ber. 15 gram. dans 375 d'eau, contre l'ivresse. Ne pas confondre ce sirop avec celui de gomme ammoniaque , appelé aussi sirop ammoniacal. Sirop d'anémone pulsatille. Suc non dép. de pulsatille. 1 Sucre............. 2 Dissolvez en vase clos et ajoutez : Sirop simple............ 9 (Mouch .) Sirop d'atropine. Atropine............ 0,05 Sirop simple.. 1000 gr. Dissolvez l'atropine dans 10 gramm. d'eau additionnée de 1 goutte d'acide ciilorhydrique; mêlez. — 100 gr. de sirop contiennent 1/2 cenligr. d'atropme. Dose : 20 à 50 gr. Sirop d'azotate de fer (Livermore). Sulfate de fer........ 230 Acide nitrique..... 0- S. Carb. de soude...... 300 Eau bouillante-----Q. S. Sucre ............... 600 Sirop simple....... Q. S. Dissolvez le sulfate et le carbonate chacun dans un litre d'eau, fillrez et ajoutez à chaque soluté 60 gr. de sirop. Mêlez les solutés, laissez reposer, décantez le liquide surnageant, et lavez le précipité jusqu'à ce que h s liqueurs n'aient plus de saveur alcaline; recueillez le précipité sur une mousseline fine, exprimez- SIROP DE BAUME DE TOLU. le pour en faire sortir autant d'eau que possible, mettez-le dans une capsule de porcelaine, et traitez-le graduellement par l'acide azotique étendu jusqu'à dissolution et même légère acidité. Mêlez le sucre au soluté, chauffez au B.-M., agitez avec une spatule de fer et passez. Ce sirop contient 1/8 de son poids de protonitrate de fer. (Am. J.) Sirop de baume de Tolu*. S. balsamique. Baume de Tolu...... 100 Eau............... 1000 Faites digérer au B.-M. couvert avec moitié de l'eau, pendant 2 heures, en agitant de temps en temps, décantez le digeste et faites un nouveau traitement avec le reste de l'eau. Réunissez les liqueurs, laissez refroidir et filtrez la liqueur, ajoutez-y : Sucre, 190 p. par 100 p. de liqueur. Faites dissoudre au B.-M. couvert et filtrez au papier (Codex de 1866). On pourrait le préparer comme celui de térébenthine. Les expériences de M. Deville et de Sou- beiran ont prouvé que la dose de baume indiquée par le Codex pouvait être traitée plusieurs fois et donner de nouveau sirop. Cependant Soubeiran a proposé d'adopter une proportion moindre de baume et de ne le traiter qu'une seule fois. Ce procédé a été adopté par le nouveau Codex qui a diminué de moitié la quantité de baume de Tolu. On a proposé de préparer le sirop de Tolu en précipitant la teinture par l'eau, filtrant ou décantant simplement la liqueur lactescente et se servant de cette liqueur pour faire le sirop ; ou encore de broyer ce baume en petite quantité avec le sucre, de faire fondre ensemble et passer, etc. (Boureau.) M. Desailly, de Grandpré, répand le baume pulvérisé suide la ouate qui le maintient suspendu au milieu du liquide. M. Dumesnil étend le baume dissous dans l'alcool au B.-M. sur de la ouate blanche et le soumet dans un grand élat de division à faction de l'eau chaude ; voici sa formule : baume de tolu 70, alcool à 90° 40, ouate blanche 45, eau 2500, sucre 4500. Pislez dans un mortier de faïence le 1/3 du coton cardé avec le 1/3 de la solution balsamique. Opérez de même avec les 2 au 1res tiers, et pistez le tout avec un peu de nouvel alcool qui a servi à nettoyer le vase dans lequel on a fait la solution du baume. Le coton élire est exposé à l'air, pendant quelques heures, pour faciliter l'évaporation de l'alcool, puis épuisé par deux digestions consécutives faites chacune avec la moitié de l'eau prescrite. F. dissoudre le sucre à froid dans les liqueurs et filtrez au papier. SIROP DE BELLADONE. 88!) Ce procédé ne nécessite que 10 de baume de Tolu par 1000 de sirop. —Pour le procédé de M. Montané, Voy. Sirop de copahu, p. 804. M. Breton prépare le sirop de tolu de la manière suivante : Baume de Tolu.. 500 Eau___ 6000 Sucre ___ 8000 On introduit le baume et l'eau clans un alambic, on distille pour retirer 2000 d'eau aromatique dans laquelle on dissout à froid la moitié du sucre prescrit, et on fait dissoudre la seconde moitié dans le résidu de la distillation ramené par évaporation à la moitié de son volume. M. Monier, de son côté, indique cette autre formule : Baume de Tolu... Alcool ........... 1S0 Q. S. Eau distillée........ 3:;00 Sucre.............. 6000 On distille l'alcool et l'eau avec le baume ; le produit distillé est mêlé au sucre, puis au liquide restant dans la cucurbite. Le procédé par digestion est celui qui donne le sirop le plus agréable. En employant de l'eau commune, il se forme du benzoate de chaux insoluble au détriment de la qualité du sirop. L'eau distillée serait préférable. Pectoral balsamique très-employé. Préparez ainsi les Sirops de benjoin, de baume du Pérou, de baume de la Mecque, de styrax. Pour combattre les hémoplysies, M. Latour a donné la formule suivante d'un sirop de Tolu opaque et se divisant très-bien dans l'eau, qu'il nomme sir. résina-balsamique: B. de Tolu 100, sucre 300, gomme du Sénégal pulv. 100, eau 600, sirop de sucre 2400. Triturez dans un mortier de porcelaine biscuit le baume de tolu avec le sucre et la gomme pour obtenir un mélange intime, que vous niellez dans une bassine de cuivre etamé, préalablement chauffée à 100°, ajoutez Q. S. de sirop de sucre bouillant, décuit par la pro- portion d'eau indiquée, triturez avec soin en chauffant et lorsque le baume est fondu et convenablement émulsionné, versez le sirop de sucre bouillant par quantités fractionnées, portez à l'ébullition et passez à l'élamine. 1 cuillerée à bouche représente 30 de sirop ou 1 de baume de tolu émulsionné. Sirop de baies de belladone (Dumont). Suc deb.de bellad.préparé à froid. 1 Sucre bl. pulv. 2 1 cuill. à café, 3 fois par jour. Contre les gastralgies. Sirop de belladone*. Teinture de bellad... 75 Sirop de sucre...... 925 5,0 contiennent 0,37 de teinture équivalant à 0,012 d'extrait. (Codex.) Préparez ainsi les Sirops de jusquiame, de stramoine. (Id.) 890 SIROP DE ROLRGEONS DE SAPIN. — SIROP DE CANNELLE VINEUX. Selon MM. Guilliermond, de Lyon, et M. Martin Barbet de Bordeaux, tons les sirops de plantes vireuses (aconit, belladone, ciguë, digitale, jusquiame, stramoine, etc.), seraient préférablement préparés avec leurs alcoola- tures. Ces alcoolatures contenant généralement ù/100 d'extrait sec, on pourrait employer /jO d'alcoolature pour 600 de sirop simple, de manière à ce que le sirop contienne 0,05 par 30,0, faire chauffer et passer au premier bouillon comme le propose M. Guilliermond , ou opérer par simple mélange comme le propose M. Martin Barbet. (V. lier. ph. 1856-57.) On pourrait les appeler Sirops d'alcoolatures. Sirop de bourgeons de sapin Bourgeons de sapin. 100 Eau bouillante...... 1000 Sucre blanc........ Q. S. Alcool à 60'........ 100 Op. comme pour le sirop d'écorce d'orange amère. M. Avisard obtient un excellent produit en taisant digérer, pendant 2 heures au B.-.M. 123 bourgeons gross. pulvér. dans 3000 sirop simple! Sirop de bourgeons de sapin (Dannecy). Eitr.de boufg. de sapin. 100 Sucre.......... 2000 Eau distillée aromatique. 1000 Sirop de bromure de potassium*. Bromure de potassium. 50 Eau distillée .......... 50 Sirop orécoree d'orange amère........ 900 Faites dissoudre à une douce chaleur le bromure de potassium dans l'eau distillée et mêlez au sirop. "20 grammes de ce sirop contiennenl 1 gr. de bromure de potassium. (Codex.) Sirop de brou de noix. Infusé de brou de noix au 1/1.. 1 Surre. Tad.' Sirop de Busserole (de Beauvais). Uvaursi. 90 Eau bouillante. Q. S. Sucre blanc. 1000 Contre les incontinences d'urine, leucorrhées, ménorrhagies. Sirop de café. Café torréfié et moulu.. 500 Sirop simple...... 4000 Traitez le café par déplacement au moyen de l'eau bouillante de manière à obtenir 1Ô00 de liqueur. Mettez alors le sirop sur le feu et faites-le évaporer jusqu'à ce qu'il ait perdu 1000; remplacez cette perte par le déplacé, passez. (Guib.) Ce sirop peut avoir un emploi utile dans la pratique médicale ; mais, en outre, il peut servir à la préparation ordinaire du café, étant ajouté à la dose de 2 cuillerées à bouche dans une tasse d'eau ou dans un bol de lait. Le Sirop de café de Ferrari est moins chargé, et le sirop simple y est remplacé par du sucre (Voy. S. de café composé). Pour déguiser la saveur de l'iodure de potassium, le docteur Calvo aîné emploie le sirop de café et a donne la formule d'un sirop de café iodurè (sirop de café 500, iodure de potassium 16), à prendre à la dose de 2 à 3 cuil. par jour. Sirop de café (Mallard). Café récemment torréfié et moulu....... 600 Sucre très-blanc en poudre grossière.... 2000 F. macérer le café pendant 2à heures avec Q. S. d'eau bouillante, retirez, par décantation, 1000 de produit, épuisez complètement le café par l'eau, filtrez les liqueurs réunies, moins la première; évaporez au 11-M. jusqu'à réduction à 100 de produit, redissolvez l'extrait dans les 1000 de colature réservée, filtrez, ajoutez le sucre et, après dissolution complète, passez à travers une élanime à looeh, peu serrée; chaque cuill. donne extemporané- menl une lasse de café au lait,, et contient les principes solubles d'environ k gram. de café et l'i gr. de sucre. Sirop de caïnça. Ext. aie. decaïnça. 10 Eau dislil'l. 00 Sir. simp. 100C Sirop de camomille. Fleurs sèches de camomille........ 100 Versez dessus 15 fois leur poids d'eau bouillante. Après 6 heures d'infusion, passez avec expression à travers un linge ; laissez déposer la liqueur, décantez-la, ajoutez-y lso de sucre pour 100 de colature. Portez rapidement à l'ébullition et passez (Codex). Préparez de même les sirops de : Absinthe Fmneterre. Phellandrium. Armoise. Houblon. Pivoine. Capill.du Canad.* Hysope. Polygala*. Chaimedrvs. Jaborandi. Primevère. Chèvrefeuille. Lierre terrestre. Saponaire. Coca. Narcisse. Sassafras. Coquelicot. Nénufar *. Seabieuse. Eucalyptus. Œillet rouge*. Somen-eontra. Frêne. Pensée sauvage. Tussilage. Sirop de camphre aqueux. Eau camphrée........ 1 Sucre ................ 2 Faites dissoudre. (Bèr.) Béral indique, en outre, un sirop de camphre vineux et un sirop de camphre acéteux, préparés avec du vin ou du vinaigre, contenant l'un ou l'autre 5 centigr. de camphre par 30,0. Sirop de cannelle vineux. Vin de cannelle....... 10 Sucre ................ 13 S. DE CARRONATE FERREUX — S. DE CHLOROFORME. 8M Sirop de carbonate ferreux (Dannecy). Sulfate ferreux. 64- Eau distillée. 560 Sucre...... 60 Dissolvez à l'ébullition et filtrez. Carb. de soude crist. Eau distillée. 800 Sucre. 60 Mêlez les solutés refroidis dans un matras ; laissez le précipité se former pendant 24 h;, décantez et agitez-le avec 500 d'eau contenant 80 de sucre; laissez déposer et décantez. Faites rapidement un second Ia\age pour enlever le reste du sulfate de soude. Alors agitez de temps en temps ce précipité avec une troisième dose d'eau sucrée, où il se dissoudra au bout de quelques jours. Pour terminer l'opération, ajoutez à la solution sucrée ferrugineuse : Sucre blanc ............ 1200 Eau distillée..... 600 F. cuire à 30° bouillant et aromatisez. Le produit sera de 2000 de sirop de pro- toxyde de 1er, presque incolore, limpide et contenant environ 1/100 d'oxyde de fer. Sirop de bicarb. de soude (Stan. Martin). Bicarb. de soude. 1 Eau distillée. 50 Sucre blanc. 100 F. dissoudre le bicarbon. dans l'eau, filtrez, triturez à froid avec le sucre, filtrez au papier et aromatisez avec de l'alcoolat d'orange ou de citron. Dans certaines affections de la peau. Sirop de carottes. Faites évaporer Q. V. de suc de carottes filtré jusqu'à 28°. (Mowcft.) Sirop de carragaheen. Carragaheen... 30 Eau..... 2000 Sirop simple. 4000 F. bouillir 1/2 heure le fucus dans l'eau, passez avec expression, ajoutez le sirop et réduisez le tout au poids de celui-ci. Sirop de centaurée. Ext. aie. de petite centaurée. 10 Sirop simple.. 1000 Sirop de chaux. Eau de chaux........ 500 Sucre.............. 1000 Faites fondre et passez à couvert. Diarrhées chroniques rebelles. 11 revient au S. de saccharate de chaux. Sirop de chloral. Hydr. de chloral crist. 50 Teint, d'ess. de menthe. 5 Sirop simple ......... 900 Eau distillée......... 45 F. dissoudre le chloral dans l'eau et mélangez la solution au sirop et aromatisez iCodex . Autre: Chloral hydratés à5 Eau distillée 30 Sirop sitnplc 150 Autre: Chloral hydraté....... 5 Sirop simple........ 100 2 à l\ cuill. dans la soirée et la nuit poui provoquer le sommeil. Pur ou avec de l'eau (JBomcA.). Autre : Hydrate de chloral 10 Alcool rectifié 5 Sir. simple. 85 F. Digérer à une douce chaleur et gardez pour remploi. Pour masquer la saveur du chloral, il suffit, pour 8 ;ï 10 gr. de ce dernier entrant dans la composition du sirop, d'une goutte de chloroforme. Sirop de chloral (Follet). Sucre blanc....... 3800 Ëss. de menthe___ 2,5 Hvdr. de chloral... 300 Eàu dist.......... 1900 Aie. de .Montpellier 2S0 1 cuill. à bouche contient 1 gr. ; et 1 cuill. à calé, 0,25 de chloral. Sirop de chlorhydrate de morphine *. Sirop de morphine. Chlorhydrate demor- Sirop de sucre incolore 98,0 phioë............ 0,05 Eau distillée.......... 2,0 Dissolv. le chlorhydrate dans l'eau et mêlez au sirop. 20,0 de ce sirop contiennent 0,01 de sel de morphine (Codex). — Dose : 10 à 30,0. Préparez ainsi les Sirops de sulfate et d'acétate de morphine. Pour ce dernier faites dissoudre l'acétate dans une très-petite quantité d'eau acidulée avec un peu d'acide acétique. On a dit que le Sirop leuitif de Flou était du sirop de morphine très-faible, coloré avec de la cochenille et aromatise avec de l'eau de laurier-cerise. On fait aussi un sirop béchiqui avec : sirop de sulfate de morphine et S. de Tolu, âà, 25, eau de laurier-cerise, 5. Sirop de chlorhydrophosphate de protoxyde de fer.* Chlornre ferreux ..... :> Acide phdsphof. ined.. 5 Iviu distillée ........ 3ao Sucre concassé...... Oie Dissolvez le chlorure ferreux dans l'eau distillée, ajoutez l'acide phosphorique et faites fondre le sucre à une douce chaleur. 20 grammes de ce sirop ou une cuillerée à bouche contiennent 0s r , 10 de sel de fer. En remplaçant le sel ferreux par le sel fer- rique, on obtient la solution et le sirop de chlorhydrophosphate de peroxyde de 1er. Sirop de chloroforme. Chloroforme pur...... 10 Sirop simple ........ 1000 Agitez fortement. 100,0 contiennent 1,0 de chloroforme et la cuil. 0.2. 892 SIROP DE CHLOROFORME Sirop de chloroforme (Bouchut). Clilorof. pur. 2,5 Aie. rectifié.. 12 Sirop simple. 300 Mêlez le chloroforme et l'alcool, ajoutez le sirop et agitez. A donner par cuill. aux hystériques pendant l'attaque. Sirop de chloroxyde ferrique (Jeannel). Solut. de chloroiyde à 30° 1 Sirop simple....... 100 Sirop de chlorure de calcium. ChJor. de cale, crist.. 8 à 15 Eau dist. 30 Sirop simp. 500 Ajoutez au sirop un peu cuit la solution du chlorure de calcium. — 1 ou 2 cuill. par jour, matin et soir, dans la, scrofule. Sirop de perchlorure de fer Solution de perchlor. de fer officin. (30°). 15 Sirop simple........................... 985 Mêlez. Ce sirop (qui revient à celui du docteur Deleau) contient environ 0,10 de chlorure par 20,0 ou cuillerée. (Codex.) Oose : 1 ou plus, cuill. par jour. Ce sirop est très-altérable, le perchlorure, en présence du sucre, étant ramené à l'état de protochlorure; le sirop de sucre étant converti en sirop de glucose (Duroy, Comar), M. Du- roy propose de le préparer, au moment du besoin, avec une solution magistrale ainsi composée : Solut. de perchl. à 30°, 2, eau dist., 100; sir. de sucre ou de fleurs d'oranger, 2ô. Celte solution renferme 1 0/0 de perchlorure. Sirop de protochlorure de fer* Sirop de gomne...... Eau de fleurs.d'oranger Sirop de fleurs d'orang. 175 Protochlorure de fer sec 5 Faites dissoudre le protoclilorure dans l'eau de fleurs d'oranger et ajoutez la solution au mélange des deux sirops. 20 grammes de ce sirop ou une cuillerée <à bouche contiennent 0 gr. 10 de sel de fer. Sirop de chlorure d'or et de sodium. Chlorure d'or et de sodium. 0,05 Sirop de sucre.. 18 Dose: 20 à 100,0. (Bor.) Sirop de chlorure de sodium (Mialhe, Grassi et Pietra Santa). Chlorure de sodium. Eau distillée........ Eau de laurier-cerise. 30 Sucre............... 400 30 gr. de sirop contiennent sensiblement 5 gr. de sel. Sirop de citrate de fer (Béral). Citrate ferrique....... 30 Sirop simple......... 470 r Mêlez, aromatisez avec 8 gouttes d'alcoolat de citron. — SIROP DE COINGS. Sirop de citrate de fer ammoniacal. 5 Sirop simple......... 930 Citrate de fer amm Eau de cannelle... Dissolv. le citrate dans l'hydrolat et mêlez au sirop. Contient 0,5 de citrate par 20,0 ou cuillerée. Le Codex remplace l'eau de cannelle par de l'eau distillée. Sirop de citrate de fer ammoniacal (Trousseau). Citrate de fer......... 25 Eau ................ 50 Ammon. liquide...... 20 Sirop simple......... 950 Chauffez les trois premières substances jusqu'à cessation de vapeurs ammoniacales et ajoutez le sirop. Dose : 2 grandes cuill. par jour. Sirop de citrate de fer et de magnésie (Corput). Sirop simple ......... 180 Citr. de fer et de mag. 8 Lau de fleurs d'orang. 15 Sirop de citrate de fer et de manganèse. Citrate de fer mang.. 8,0 Sirop simple......... 180 Cau de 11. d'uranger. io Sirop de citrate de quinine. Citrate de quinine., Sirop simple. 500 (ATag.; Feuilles de coca..... Eau alcooiis. au 1 /IO Sirop de coca (Fournier) Sucre........ 100 ^00 600 F. digérer pendant 2 heures au B.-M., passez avec expression, filtrez et F. S. A. un sirop, dont 10 gram. contiennent les principes de 1 gram. de feuilles. Sirop de codéine *. Syrvpus cum codeinâ. Codéine ....... Sirop de surre. 0.20 95 Alcool à CO». Dissolvez le codéine dans l'alcool et ajoutez le soluté au sirop (Codex.) 20,0 contiennent 0,0/t de codéine et 5,0 contiennent 0,01. Selon des auteurs, on réussirait mieux en triturant la codéine avec 1 goutte d'acide acétique, ajoutant 10,0 d'eau, puis 20,0 de sucre, et chauffant. D'autres emploient l'acide citrique au lieu d'acide acétique. Le sirop de codéine, de Berthé, contient 25 millig. de codéine par 30 gram. Sirop de coings. Suc de groseille filtré. 1000 Sucre blanc ........ Q. S. Prenez la densité du suc au moyen du densimètre, puis calculez la densité du sucre SIKOP DE COLCHIQUE. 893 nécessaire pour préparer le sirop d'après les indications suivantes : 3 Puids du sucre à ajouter à 1000 gr. de sur. 1746 m-> I63S 15S* 1530 1476 1422 1368 1314 1260 Faites avec la quantité du sucre ainsi calculé et lo suc, un sirop que vous passerez aussitôt qu'il commencera à bouillir : ce sirop refroidi doit marquer 1,33 au densimètre. (Codex.) Préparez ainsi, avec les sucs, les sirops de : SITE du sur à 1 007 1 014 1 022 1 039 1 036 1 «41 1 .052 1 060 1 067 1 .U76 Airelle. Framboises*. Tommes Berbéris. Grenades. Sorbes. Cassis. Groseilles. Verjus. Cerises*. Mûres*. Pour les sirops de suc de fruits, Deschamps indique seulement 875 de sucre pour 500 de suc. Ces sirops doivent être préparés dans une bassine d'argent, ou dans des vases de 1er émaillé ou encore au B.-M. dans un vase de Terre ou de terre, le cuivre ayant l'inconvénient de leur communiquer une saveur métallique désagréable. Le cuivre étamé et les vases en étain ont, eux, l'inconvénient de faire passer au violet la couleur rouge des sirops de groseilles, cerises, etc. Pour avoir des sirops de cerises et de groseilles fortement chargés en couleur, M. Au- raoine sépare avec soin les rafles des groseilles, les queues et les noyaux de cerises, et ne soumet à la presse le suc et les pellicules qu'après la fermentation. Le Sirop de mûres est rarement préparé comme l'indique le Codex, mais le plus souvent il Test de la manière suivante : VI ûres entières non en parfaite maturité...... G kllogr. Sucre grossièrement pulvérisé................ 6 — Mettez dans une bassine, chauffez et faites bouillir en remuant le mélange avec une écu- moire, jusqu'à ce que le sirop bouillant marque 30° à l'aréomètre ; alors passez au Manchet et laissez le marc égoutter dessus. On obtient ainsi un très-beau produit : c'est donc à tort, dit Guibourt, que les auteurs du Codex ont changé l'ancien mode opératoire contre celui qu'ils ont indiqué, qui donne un produit inférieur, ainsi que Baume l'a remarqué il y a déjà longtemps. Le Sirop de framboises peut admettre les mômes observations. M. Timbal-Lagrave prépare les sirops de limon ou d'orange en prenant :citronsou oranges n° 25, dont il enlève le zeste avec une râpe plate ; sur ces zestes, il verse 2000 de sirop simple, fait macérer pendant k jours, et mélange ensuite le sirop au sirop citrique ou tartrique ; ou bien il ajoute 1800 de sirop de sucre bouillant, passe à la chausse et ajoute, après refroidissement, 50 d'acide citrique dissous dans le même poids d'eau distillée. Le sirop d'ananas se prépare comme celui de coings; mais il est nécessaire de l'additionner d'alcoolature du parenchyme de l'ananas pour qu'il ait l'arôme de ce fruit. Il est a remarquer que dans les sirops acides le sucre se transforme, sous l'influence de la chaleur et du temps, en sucre de raisin. Cette transformation s'effectue surtout très-prompte- ment par les acides tartrique et citrique. Il n'est pas rare de voir des bouteilles contenant des sirops de groseilles, de limons, de cerises, dont le fond et quelquefois môme tout l'intérieur sont remplis de masses mamelonnées de sucre de raisin. Selon Guibourt, le meilleur moyen de prévenir ce genre particulier d'altération consiste à employer des sucs parfaitement clarifiés, du sucre de première qualité, et à faire chauffer le sirop durant quelques secondes, afin de détruire ou du moins de modifier le ferment. D'après les expériences de M. Thinus, la transformation commence un peu au-dessus de 60°, et augmente graduellement jusqu'à ce que le sirop ait acquis une température de 90°, où elle est complète. On pourrait croire, d'après cela, qu'en opérant à froid on préviendrait cette transformation ; mais il n'en est rien, car c'est le temps qui l'amène, même dans le sirop simple (Hardi/). Selon M. Germain, les sirops acides ne laissent pas cristalliser de. sucre de raisin quand on leur a fait jeter quelques bouillons au moment de leur préparation. La plupart des sirops dont nous venons de nous occuper sont des tempérants acidulés agréables. Celui de coings est journellement employé contre la diarrhée; celui de mûres est plus spécialement employé comme astringent en gargarismes. Ne pas confondre le sirop de suc de grenades avec celui d'écorces de grenades. Sirop de colchique. Vinaigre de colchique... 1 Sucre...... 2 (Ber.) A moins d'un débit courant, ces deux sirops ne doivent être composés ainsi qu'au moment du besoin. (V. Sirop tartrique, p. 888.) 89ù SIROP DE COPAHU. — Sirop de copahu. Gomme arabique pulv.. 60 Eau................. GO F. un mucilage et ajoutez : Copahu .......... 125 Huile \olatile de menthe. 2,3 Sirop simple...... 1750 (Mouch.) Le Sirop de copahu gommeux, de Puclie, ne diffère pas sensiblement. Van Mous supprime l'essence. M. Montaiié a proposé de préparer ce sirop, en introduisant dans un flacon seuil lable à celui qui sert à la préparation du sirop d'é- ther : baume de copahu, 100; sirop simple, 1000; on chauffe le tout au IÎ.-M. bouillant, puis on agite pendant un, quart d'heure. Après 12 heures de repos, on soutire et on filtre. Pour taire cesser certaines répugnances dues au nom de copahu, M. du May désigne, sous le nom de Sirop au baume du Brésil, la loi- mule suivante : B. de copahu de Cayenne. 167 Sirnp simple..... 320 Magnésie calcinée ........ 9 J. d'œufs frais... no 4 Les jaunes d'œufs sont triturés avec la magnésie, puis on ajoute le copahu et le sirop de sucre. M. du .May dit ce sirop très-efficace contre le croup. Les expériences du docteur Trideau, de Laval, sur l'emploi du copahu contre le croup et l'angine, paraissent avoir donné d'excellents résultais. Voici la formule du sirop de copahu employée, dans ce cas, par le docteur Trideau : Copahu ............. 80 Es». de"menthe. goût. 16 Gomme pulvérisée... 20 Sirop simple......... 300 Eau distillée........ uO Ce fait, rapproché de celui de l'emploi du cubèbe contre la même affection par ce dernier ainsi que par le I) r Courcelle et M. Del- pech (V. Un. Th. 1870), semble établir une sorte de spécificité des médicaments dits balsamiques. Sirop créosote (P. Vigier). Créosote .......... 10 Sirop de vit de quinquin t Alcool à 80°....... 850 m ll,il,:,i. Chaque cuillerée à bouche contient 0.20 de créosote. Sirop de cubèbe (Puehe). Extr. aie. liq. de cubèbe, Sirop simple, âa....... P. E. M. et F. évaporer en consistance de sirop. Mauvaise préparation. Sirop de cubébine (Labélonye). Cubébine.......... 90 Eau de menthe..... 500 .Uueilage .......... Q. S. Sucre.............. 1000 On le prend délayé dans de l'eau. Sirop de cyanure de potassium. S. d'hydrocyanate de potasse. Cyanure de potassium, t Sirop simple........ 1000 Eau distillée.......... 8 (S\ko.) SIROP DE DOUCE-AMÈRE. Ce sirop a été proposé pour remplacer celui d'acide bydrocyanique. Sirop de daphné mezereum (Cazenave). Extr. aie. de mézéréon. 0,2 Sirop simple...... 1000 Dans les affections cutanées. Sirop de daphné mezereum. Écoree de mézéréon.... 30 Eau............. Q. S. pour obtenir 500 de colat. ; filtrez et ajoutez : Sucre ................. 1000 (Bouch.) 60 gram. dans une tisane sudorifique. Sirop de dattes. Dattes........ 180 Eau ........ 2000 Sucre ___ 1000 Faites bouillir les dattes dans l'eau, passez, ajoutez le sucre, et laites un sirop. (Tad.) Préparez ainsi les Sirops de jujubes, de raisins de Corinthe et de carouges. Sirop diacode*. Sirop aopûtm faible. Ext.d'op.. 0,5 Eaudist.. 4,5 Sirop de sucre. 995,0 Dissolv. l'extrait dans l'eau,filtrez et mèlezau sirop. 20,0 ou une cuillerée contiennent 0,01 d'extrait d'opium (Codex). Ce sirop remplace le Sirop de pavot blanc du Codex de 1837. Ne pas le confondre avec le sirop d'opium tort, p. 90Zi. Sirop de digitale*. Teinture do digitale.. 25 Sirop de sucre...... 975 .Al( ; langez. Contient 0,5 de teinture ou 0,033 d'extrait alcoolique pour 20,0 [Codex). Le sirop de digitale de l'ancien Codex de 1837 se faisait avec l'extrait. Sirop de digitale (Labélonye). Extr. bydro-alc. de digitale. 2 Sirop de sucre. 1125 Chaque 30,0 contiennent 0,05 d'extrait, équivalant à 0,2 de poudre. Sirop de digitale au vinaigre. Oxysaccharum de digitale. Vinaigre de digitale au 8e... 195 Sucre........ 300 Dans la phtisie pulmonaire. (Bat.) Sirop de digitaline (Homolle et Quevenne). Digitaline .......... 0,10 Sirop de sucre...... 1500 Dissolvez la digitaline dans l'alcool à 85 c. et ajoutez la solution alcoolique au sirop, qui contient 1 milligr. de digitaline par 15 gr. (1 faible cuil.) lx à 6 petites cuillerées par jour, pur ou dans un verre d'infusion appropriée. Sirop de douce-amère *. Préparez ce sirop exactement comme celui de camomille (p. 890) (Codex). Ce sirop est employé contre les affections cutanées, seul ou pour édulcorer des tisanes appropriées. SIROP D'ÉCORCES D'ORANGES. — SIROP D'ESCUUNE. 895 Préparez aussi de même le Sirop de guaco. Sirop d'écorces d'oranges. Écorces fr. d'oranges.. 00 Eau bouillante....... 500 Laissez infuser pendant 24 heures, passez et dissolvez dans la colature. Sucre, le double de celle-ci.. (Anc. Codex.) Prép. ainsi le Sirop d'écorces de citrons. Esp. indique un sirop d'écorces de citrons préparé avec : eau distillée laiteuse d'écorces de citrons 500, sucre 1000. M. de Beck a indiqué pour le sirop d'écorces d'oranges une autre formule et un autre modits faciendi, mais d'une exécution plus longue et plus difficile (V. J. ph. 1874). Ne pas confondre ce sirop d'écorces d'oranges avec le suivant, qui est presque le seul employé. Sirop d'écorces d'oranges amères^*. Écorces sèches d'orang. amer. 100 Eau....... 1000 Alcool à 60°°: ................ 100 Sucre ......Q.S. Mettez les écorces en contact avec l'alcool pendant douze heures, versez dessus l'eau bouillante, laissez infuser six heures : passez avec légère expression, filtrez la liqueur, ajoutez le sucre dans la pp. de 190 pour 100 de colature et faites un sirop par solution au B.-M. couvert {Codex). Tonique, stomachique et antispasmodique; préparez ainsi le Sirop d'écorces de grenade, le Sirop de bourgeons de pin. Le Sirop tonique antinerveux d'écorces d'orange, de Laroze, se prépare avec : Extrait alcoolique de Eau distillée ........ 220 curaçao ........... 130 Sirop de sucre...... 1200 Sirop d'éc. d'oranges amères (Bordeaux). Extrait alcoolique d'écorces d'oranges amères...... 30 Teint, d'écorces ddr. amer. 10 Sirop de sucre.. 1800 F. dissoudre l'extrait dans son poids d'eau distillée, ajoutez la solution et la teinture au sirop de sucre et filtre?. Formule adoptée par la société de pharmacie de Bordeaux. En y ajoutant 10 centigr. d'iode dissous dans un peu d'alcool, on obtient le sirop d'écorces d'oranges iodé. Sirop d'écorce d'orme. Extr. hydralc. d'éc. d'orra. pyram. 20 Sir. simple. 980 Dissolv. l'extrait dans huit fois son poids d'eau distillée, filtrez, ajoutez le sirop et éva- , porez à 1,26 densim. (30" B e ) (Codex de 1866). Employé par M. Devergie dans les cas d'eczéma et d'impétigo. Sirop d'écorce de racine de grenadier. Écorces de racine de greaadier pulvérisées......... 5Q0 Traitez par lixiviation à l'eau, de manière à obtenir 2000 de liqueur que vous ajouterez a : Sirop de sucre............. F. réduire à 1000. (Guto.) Sirop d'émétine. Sirop simple......... 500 Emétine brune....... 0,8 Pour remplacer le sirop d'ipéca. (Mag.) Sirop émétique (Glauber). Fleurs d'antimoine___ 30 Sucre .............. 180 Crème de tartre....... 60 Eau de fontaine..... 2400 F. bouillir 6 heures, filtrez, évaporez en consistance de miel, et ajoutez alors : Alcool ............................ 4S0 Laissez digérer 10 heures et évaporez à feu doux en consistance sirupeuse. (Spiel.) Dose: quelques gouttes dans de l'eau jusqu'à effet. Le Sirop émétique d'Ange-Sala se prépare avec : verre d'antim. 30, cannelle, zédoaire, sem. d'angélique, ss, 7, santal rouge 15, safran 2, vinaigre rosat 600. On fait macérer 24 heures; on passe au filtre et on ajoute sucre 600. On fait un sirop. (Wurt.)— Le Sirop émétique vineux se compose de : verre d'antim. 7, vin blanc 360; on fait digérer 3 jours, on filtre et on ajoute à la colature : sucre 960. On fait fondre et on passe. Dose: 20 à 60,0. (Par.) De ces trois sirops, le premier et le dernier contiennent de l'emélique; celui-là beaucoup plus que celui-ci. Quant au second, c'est de l'acétate d'antimoine (?) qu'il contient. Dans le midi de la France, on emploie un sirop d'émétique que l'on prépare en incorporant 20 centig. de tartre stibié par 30 gram. de sirop simple. Sirop d'ergotine (Bonjean). Ergotine.......... 9 Ilydrolat. de H. d'orang.. 30 F. dissoudre et versez dans : Sirop simple bouillant.............. 500 30 gram. de ce sirop contiennent 5 décig. d'ergotine. Obstétrical et hémostatique. 2 à 4 cuill. par jour. Sirop d'érysimum ou de vélar simple. Véiar ................ 125 Eau bouillante..... 1500 F. infuser, passez avec expression et ajoutez le double de son poids de sucre. (Cot.) Taddeyle fait préparer comme celui d'hysope; Swédiaur et plusieurs autres emploient le suc dépuré et remplacent le sucre par le miel. Quand un médecin prescrit du sirop d'érysimum, c'est le sirop d'érysimum composé qu'il faut donner. Sirop d'Esculine (Mouchon). Esculine pulvérisée.. 125 Sirop de gomme..... 8000 Alcool à 56 c ........ 2500 F. dissoudre l'esculme dans l'alcool, filtrez et ajoutez au sirop, distillez l'alcool dans le B.-M. d'un alambic. Dans le traitement des névralgies périodiques. 896 SIROP D'ÉTHER. — SIROP DE FUMETERRE. Sirop d'éther*. Eau distillée....... 210 Ether officinal..... 20 Sirop de sucre préparé à froid...... 700 Alcool à 90» ........ 50 Mélangez exactement (Codex). Autre. Sirop simple incolore. 800 Alcool de vin à 90°. Eau dist. Ether sulfurique. 30 - 50 Agitez de temps à autre, pendant 5 à 6 jours, dans un flacon à robinet inférieur en cristal (fiy. 126) (ou mieux en buis) ; laissez reposer, tirez le sirop à clair par le robinet, et conservez-le dans des flacons de petite capacité bien bouchés. (Codex de 1806.) Une remarque que chacun a pu faire, c'est que le sirop, de transparent qu'il était, devient louche quand on le porte d'Un lieu frais dans un autre dont la température est plus élevée. C'est que la tension de l'éllier augmentant avec la température, sa solubilité diminue, dételle sorle qu'une portion primitivement dissoute, se sépare. Un peu d'eau le rend (Fia. ^g \ clair. La nouvelle formule du Codex cependant rend cet effet presque nul. C'est la formule du Sirop d'éther alcoolisé de quelques auteurs. Elle revient à la formule du Sirop d'éther, de Boulluy, un peu modifiée ,-; par Soubeiran et adoptée par "' lui a la suite des remarques de JIM. Magnes- Lahens et F. Boudet sur la faible pp. d'éther existant dans le sirop d'éther du précédent Codex. La formule ci-dessus donne en effet un sirop beaucoup plus chargé. Pour avoir un ether de bon goût, Boullay ne recueille que la portion intermédiaire de la distillation de l'éther, et la rectifie de nouveau sur de la magnésie pure. Il résulte des expériences de MM. Regnauld et Adrian que le sirop du Codex de 1866 parfaitement clair à + 15°, devient louche à +18°, Irouble à -f 20° et opaque à -f- 25°, et qu'eu ramenant à + 25° B'" la solution de sucre, la température du sirop d'éther peut s'élever jusqu'à +30° environ sans éprouver de modificat. sensible. Pour, arriver à l'inaltérabilité du sirop et éviter en même temps l'emploi de tout excès d'éther, ils en ont proposé la formule suivante : sucre ZiiO, eau dist. 490, alcool à 90° 50, éther pur 20 (V. J. Ph. 1868). Sous le nom A'Mhérodine, liqueur d'éther, M. Dannecy a proposé la formule ci-dessous qui est plus riche en éther que le sirop d'éther : Alcoolat lég. aromatique à 80» (menthe, anis. etc.) 400. Sirop de sucre préparé à froid 300. éther sulfuriq. Q. S. Ajoutez avec soin, après quelques heures le liquide est parfaitement clair. Sirop d'éther acétique. Éther acétique........ 30 Sirop simple........ 500 Préparez ainsi le Sirop d'éther chlorhy- drique. Sirop ferrugineux au tart. ferrico-potassiq. Sirop de sucre....... 500 Eau de cannelle....... 16 Tartrateferrico-potas. 16 Dissolv. le sel dans l'eau de cannelle, et mêlez au sirop. (JHto.) Sirop de fleurs d'oranger*. Eau de fl. d'oranger.. 500 Sucre blanc......... 900 Dissolv. à froid et filtrez au papier (Codex). Préparez de même les sirops de : Anis ..................... Laurier-cerise. Cannelle (S. Alexandrin). . Xtenthe p. Fenouili.................. Roses p. (S. Rosaf). Laitue................... Sirop de foie de soufre. S. de sulfure de potasse. Foie de soufre. 0,45 Eau distillée. 0,8 Sir. simp.. 30 Dissolv. le sulfure et ajoutez le sirop. Ce sirop étant fort altérable ne doit être préparé qu'au moment du besoin (Ane. Codex). Le Sirop de foie de soufre, de Willis ou de Chaussier, contient : foie de soufre, 8; eau de fenouil, 220; sucre, 500 (Cad.). Sirop de fraises. Sucre pulv. 3000 Eau. 1000 Fraises des bois épi. 1300 Faites fondre à chaud le sucre dans l'eau ; ajoutez les fraises; donnez quelques bouillons et versez de suite sur un blancliet. (Bér.) Le sirop de framboises peut être préparé ainsi, ou comme celui de coings. Sirop de fucus vesiculosus (Pottier). Fucus vésicul. pulv... 130 Eau alcoolisée à 14 oy 0 . 460 Sucre............... 370 F. macérer le fucus pendant k ou 5 jours, passez avec expression, soumettez le résidu à une nouvelle macération pendant le même temps, dans la même quantité d'eau alcoolisée, passez, réunissez les deux liqueurs, filtrez, concentrez jusqu'à réduction au tiers environ, ajoutez le sucre et faites fondre au H.-M. couvert, laissez refroidir et passez. 20 gr. de sirop représentent 60 centigr. d'extrait ou 5 gr. de fucus. Sirop de fuligokali (Deschamps). Fuligokali sulfuré. 0,8 Eau... 1,0 Sirop simple. 138 Affections cutanées. Sirop de fumeterre*. Suc de fumeterre dépuré a chaud . 1000 Sucre---- 1900 F. un sirop par solution au B.-M. couvert et passez. (Codex.) SIROP DE GAYAC. — SIROP DE GOUDROX 897 Préparez ainsi les sirops de Alléluia. Joubarbe. Persil (feuilles). Bourrache*. Ortie blanche. Pointes d'asperg Bryone. Oseille. Pulmonaire. Chicorée. Pariétaire, Trèfle d'eau*. Les sirops de fwneterre et de meiiyanthe sont employés comme dépuratif; celui de roses pâles, dit aussi sirop de roses so/utif, comme léger laxatif. Le sirop de pointes d'asperges est employé comme diurétique et contre les palpitations'(1). Comme on ne peut pas se procurer du suc de bourrache, de fumeterre, de ményanthe, de chicorée, etc., à toutes les époques de l'année, on pourrait traiter 125 grain, de ces plantes sèches par eau bouillante, Q. S. pour obtenir ôOO gram. de colature, et transformer celle-ci en sirop avec le double de son poids de sucre. Sirop de gayac*. Gaïac rjpé... 300 Eau...... Q. S. Sucre ...... 1000 F. 2 décoctions de gaïac dans 3000 d'eau chaque fois; passez, évaporez les liqueurs reunies jusqu'à ce qu'elles soient réduites à 600, fdtrez, ajoutez le sucre et faites un sirop marquant bouillant 1,26 d. (30 15 e ) {Codex). Sirop de gélatine de corne de cerf. Sacch. de corne de cerf. 2 Eau de fleurs d'oranger. 1 Sirop simple........... G — pure .............. 1 F. S. A. (Mvudi.) Sirop de gentiane*. Opérez comme pour le sirop de camomille, p. 800 (Codex). Tonique et antiscrofuleux excellent. Préparez ainsi le Sirop d'aimée, employé comme incisif et antidartreux. Sirop de gentiane au vin. Via de geniiane....... :!75 Sucre.... 470 (Ber.) Sirop de gentianin. Gentianin ........... 0,8 Sirop simple......... 500 Dissolvez le gentianin à l'aide d'un peu d'alcool et mêlez. Inusité. Sirop de gingembre. Gingembre ........... 90 Eau bouillante...... 1500 Passez l'infusé, et ajoutez-y : Sucre, le double de son poids. (Lond.) Sirop de gomme*. Gomme blanche la- Eau distillée...... 4300 yée ............. 1000 Sucre blanc concis. 0700 Faites dissoudre la gomme dans l'eau froide (1) Le Sirop dit' de pointes d'asperges, de Johnson, est un mélange de sirop d'asperges (préparé avec l'extrait de suc d'asperges), de sirop de réglisse et de sirop de guimauve (Brevet expiré,. en agitant de temps en temps jusqu'à solution complète; ajoute/, le sucre, et faites, au bain-marie, un sirop que vous passerez au blanche t. Ce sirop marque 1,33 au densimètre et contient la douzième partie de son poids de gomme (Codex.) M. Magnes-Lahens a proposé, pour la préparation de ce sirop, la formula suivante : gomme du Sénégal blanche, moyenne, 1010, eau Q. S. pour former avec celle que la gomme retient du lavage /|340, sucre blanc finement concassé 6660. Lavez la gomme à trois reprises pendant 10 à 12 secondes, et chaque l'ois avec le double de son poids d'eau, versez sur la gomme la quantité d'eau prescrite et agitez. Apres quelq. heures mêlez le soluté de gomme avec le sucre dans un B.-M. couvert, jusqu'à solution complète du sucre; laissez refroidir et passez. Ce sirop marque 33° B é et contient la 1/2 de son poids de gomme (V. Un. Ph. 1867). Adoucissant, béchique des plus employés. Sirop de gomme adragante. Gomme adrag. entière. 4 Eau................ 250 F. un mucilage que vous mêlerez avec : Sirop simple...........,......... 1000 Cuisez en sirop. (Guib.) Sirop de gomme ammoniaque. S.uutiasthmatique Gomme ammoniaque... 60 Vin biane........... 250 F. dissoudre au B.-M. et ajoutez : Sucre..................... 500 (Wcrt.) Des formulaires indiquent un sirop aqueux. Sirop de goudron. Syrupus cum Aquâ picea. Goudron végét.purif. 10 Eau distillée...... 1009 Sciure deb.de s.'ipin. 30 Sure blanc....... Q.S. Divisez le goudron en le mêlant avec la sciure de bois; versez sur le mélange l'eau échauffée à 60°, agitez de temps en temps. Après deux heures de contact, filtrez le digeste sur le sucre et faites au bain-marie, en vase clos, un sirop dans les proportions de 100 grammes de liquide pour 1,80 gr. de liquide pour 1,80 gr. de .sucre (Codex). M. Latour prépare de la même manière que le sirop de tolu (v. p. 889) un sirop de goudron avec : goudron lavé à l'eau bouillante, gomme du Sénégal pulvérisée, ââ, 100, sucre blanc 600, eau /t00, sirop de sucre 2000. Une cuillerée à bouche de 30 grammes représente 9 de goudron. Le sirop de goudron mélangé à P. E. avec celui de tolu, est mieux toléré que le sirop de goudron seul. Ce dernier peut servir à la préparation extemporanée de l'eau de goudron. i 893 SIROP DE GUANO. — SIROP D'HYPOPHOSPHITE DE FER. Sirop de guano (Girardin). Guano purifié.. 8 Eau........: 250 Sucre...... 500 F. S. A. un sirop que vous aromatisez avec 8 de teinture de vanille. Sirop de guarana ou de paullmia. aie. de guarana... 10 Sirop simple...... 1000 Extr. aie. de guarana /i5 à 60 gr. par joui- Sirop de guimauve* Racine de guimauve inc. 50 Eau froide........ 300 Fuites macérer pendant 12 heures, passez sans expression et mêlez avec : Sirop simple...................... 1500 F. cuire jusqu'à ce qu'il marque 1,26 d., passez (Codex). Adoucissant, bécliique. Préparez de même les Sirops de consoude*, de Colombo et de cynoglosse. Le premier est assez souvent employé comme astringent léger dans les hémoptysies. Sirop d'huile de foie de morue (Duclou). Gomme arab. 1JG II. de f. demorue 2:i Eau............. 37 S. simple 125 Sucre... 750 15 à 30 grain, par jour. Sirop d'huile de foie de raie (Mialhe). Sucre............ Amandes douces.. — amèrea. 600 Gomme arabique..... 50 50 Huile de foie de raie. 100 50 Eau................ 350 Broyez les amandes avec la gomme et un peu de sucre, puis ajoutez peu à peu l'huile, battez bien et ajoutez l'eau par partie; passez, ajoutez le reste du sucre et faites tondre aune douce chaleur; aromatisez avec 30 d'eau de fleurs d'oranger. On peut préparer ainsi le sirop d'huile de foie de morue. Sirop d'huile iodée (Lacassin). Huile iodée......... 30,0 Gomme pulvérisée... 20,0 Eau............... 30,0 Alcool de citrons.. . Q. S. Sucre.............. 60,0 Pour aromatiser. Ce sirop ne laisse dans la bouche rien de désagréable ; il se rapproche beaucoup, pour la saveur, du sirop d'orgeat. Sirop d'hydroeotyle (Lépine). Extr. alcool, d'hydr.. 2 Eau distillée......... 330 Sucre candi.......... 670 Triturez l'extrait avec le sucre, ajoutez l'eau peu à peu et F. S. A. 1000 de sirop qui contiendront 5 centigr. d'extrait par cuill. à bouche. (Bouch.) Sirop d'hypophosphite d'ammoniaque (Churchill). Hypophosphite d'amra. 1 Eaudist.,sir.simp.,âa, 100 1 cuill. à bouche, chaque jour, seule ou dans 1/2 verre d'eau. Préparez de même le sirop d'hypophosphite de potasse, en doublant la dose d'hypophosphite. Sirop d'hypophosphite de chaux. Ilypopbospb. de chaux.. 5 Sirop de il. d'oranger.. 50 Sirop di sucre préparé a froid____ 445. Faites un sirop par simple solution (Codex). 20 gr. de sirop contiennent 0,20 d'hypophosphite de chaux. Sirop d'hypophosphite de chaux (Churchill). Hypophospbite de eh. 2 Eau...... 70 Sucre..... 131 Dissolvez le sel dans l'eau, et ajoutez le sucre en opérant à chaud. 1 cuill. à bouche, chaque matin, dans un peu d'eau sucrée. Sirop d'hypophosphite de fer (Wood). Sulfate de fer granulé 31,20 Ac. phospboriq. dilué 2't HypopboSphite de eh. Eau................ 46,62 pulvérisé......... 21,19 Sirop simple........ Q- S. Dissolvez à froid le sulfate dans Tac. phos- phorique mêlé préalablement avec l'eau, ajoutez l'hypophospliite, triturez pendant 2 ou 3 minutes et exprimez fortement dans un linge. Filtrez le liquide dans un verre gradué et ajoutez-y 7 fois son volume de sirop simple. Ce sirop contient 43 milligr. d'hypophosphite de fer par gramme. On préparera de même le sirop d'hypophosphite de fer et de quinine, en décomposant le sulfate de quinine par l'hypopltosph. de chaux. (V. Un. Ph. 1868.) Dans le but d'avoir une double décomposition exacte du sulfate et de l'hypophospliite, M. Caries a donné la formule suivante : Sulfate ferr. pulv.. 15,00 Eau dist. bouillie 330,00 Hypoph. de eh. pul. 9,17 Sucre concassé... 660,00 Mélangez et agitez les deux solutions de sulfate dans 20 d'eau et d'hypophosphite dans le restant du liquide;au bout d'un quart d'heure, versez le magma sur un linge serré, exprimez et refiltrez s'il est besoin au papier, ajoutez Q. S. d'eau dist. bouil. pour parfaire les 350 de liquide où l'on fait dissoudre le sucre à l'aide d'une douce chaleur (V. Un. ph. 187/i). Sirop d'hypophosphite de fer (J. Hardy). Hypophosp. de baryte 71 Ac. sull'urique à 66° .. 25 Lim. de fer grossière. Q.S. ____________________________ Faites dissoudre l'hypophospliite dans 200 d'eau portée à l'ébullition. Versez peu à peu dans la solution chaude Tac. sull'urique étendu de 50 d'eau dist., agitez et chauffez jusqu'à l'ébullition. Laissez déposer et filtrez, lavez sur le filtre avec Q. S. d'eau chaude pour donner 300 de solution d'acide hypophosphoreux que vous verserez dans un ballon de capacité suffisante, muni d'un bouchon traversé par un tube à double courbure et contenant 35 à 40 Eau distillée........ 2:." Sucre............... 600 SIROP D'HYPOPHOSPHITE DE SOUDE. — SIROP IODOTANNIQUE. de limaille de fer exempte d'oxyde; faites plonger l'extrémité libre du tube dans un verre d'eau. Lorsque le dégagement d'hydrogène a cessé, introduisez rapidement le sucre grossièrement pulvérisé, chauffez avec précaution jusqu'à dissolution, en évitant la température de l'ebullition; laissez déposer, passez à l'éta- mine et introduisez le sirop encore chaud dans des flacons de petite capacité, emplis le plus complètement possible. (V. Un. Ph. 1870). Sirop d'hypophosphite de soude. Hypophosphite de sonde.. 5 Sirop de fj. d'oranger.. 50 Sirop de sucre préparé à froid...... 445. Faites un sirop par simple solution (Codex). Sirop d'hypophosphite de soude (Churchill). Hypophosp. de soude. 5 Sirop de fleur d'orang. 50 Sirop simple......... 350 F. S. A. un sirop par simple solution. i cuill. de 20 gr. contient 25 centigr.. d'hypophosphite. 1 ou 2 cuiil. chaque jour. Sirop d'hyposulfite de chaux (Laneau). Hyposulf. de cb. crût. 10 Sirop de fleur d'orang. 170 Eau distillée.......... 20 Sirop d'hyposulfite de soude. Hyposulfite de soude.. 45 Sucre.............. 1000 Eau distillée......... 555 F. dissoudre à froid ou au B.-M. et filtrez. (Mouck.) — Affections exanthématiques, scro- fuleuses. Sirop d'hysope*. Hysope sèche ......... 30 Eau dist. d'hysope... 1000 F. digérer au B.-M. pendant 2 heures, passez, filtrez et faites fondre au B.-M. dans la colature : Sucre, le double de celle-ci. Passez le sirop quand il sera froid. (Codex de 1866.) (V. Sirop de camomille, p. 890.) Préparez ainsi les sirops de : Ache. Mélisse. Rue. Bietame. Mentha crép. Scordium. Lierre terrestre. Myrte. Stœchas. Marrube. Par. fait préparer le sirop de myrte avec 'infusé des baies, et Sard., avec le suc des raies vertes. Sirop d'ichthyocolle. Jolie de poisson...... 30 Eau............... 1000 F. macérer, puis dissoudre au B.-M. et ajoutez : Sirop de sucre.................... 4000 F. un sirop qu'on aromatise ordinairement avec 30 grammes d'hydrolat de fleurs d'oran- .er. (Gutu.) Sirop d'Inga (Trousseau et Pidoux). Extr. hydralc. d'inga. 20 Sirop simple......... 980 899 F. dissoudre l'extrait dans 30 d'alcool faible à 16 ou 18°, et ajoutez au sirop qui prend une belle couleur rouge et reste transpa- ren t. Sirop iodotannique*. Iode................ 1 Alcool à 90° cent___ 11 Sirop de ratanhia............................... 988 Opérez comme pour le sirop de raifort iodé. Si l'on veut obtenir la préparation de suite, il suffît de porter le mélange à une température de 50 a 00°. Au bout de peu de iemps la combinaison est complète, ce qui est indiqué par le retour de la belle couleur rouge primitive du sirop de ratanhia. Ce sirop contient un millième de son poids d'iode. Sirop iodotannique (Demolon). Iode....... 10 Tannin....... 60 Eau distillée. 1000 F. dissoudre et évaporer jusqu'à réduction du liquide à 200, filtrez et ajoutez à 60 de la solution -concentrée : sirop de sucre, 9/i0. Mêlez. 10 gr. de ce sirop contiennent 3 centigr. d'iode en combinaison avec 27 centigr. de tannin; 1 cuill. à bouche doit donc contenir 60 centigr. de la combinaison iodotannique. Sirop iodotannique (Perrens). Iode................ 1 Alcoolà9J°c ....... 12 F. dissoudre et ajoutez : Tannin. 1 Alcool à 60° c. 20 Sir. de sucre. 250 Chassez l'acool par la chaleur. Dose : 10 a 60 par jour. Sirop iodotannique (Guilliermond). Iode............. 2,0 Eau. . ) âa. Q. S. pour obte- Est. de ratanhia.. 8,0 Sucre. ) nir liJuO de sirop. F. dissoudre l'iode dans une très-petite quantité d'alcool, et mélangez-le avec l'extrait de ratanhia dissous dans l'eau : le tout introduit dans un matras de verre, laissez opérer la réaction l'espace de quelques heures; quand la combinaison aura eu lieu, il se sera formé un dépôt brun pulvérulent; séparez-le au moyen du filtre, et lavez-le à plusieurs eaux pour enlever tout l'iode qu'il pourrait retenir. Réunissez les colalures et faites-les réduire sur une assiette exposée à la vapeur d'eau bouillante. Enfin, quand elles seront suffisamment concentrées, ajoutez le sucre de manière à former un sirop. Ce sirop aura une couleur rouge magnifique, un goût agréable et contiendra invariablement 6 centigr. d'iode par 30 gr. Il peut se conserver sans altération et presque indéfiniment. On aura soin de n'employer, pour faire ce sirop, que des vases de verre ou des bassines de fonte émaillée. ■ I 900 SIROP D'IODURE D'AMIDON. — SIROP DE PROTOIODURE DE FER. Selon M. Guillierïnond, il -est important que la solution de ratanhia iodée soit sans action sur le papier amidonné, ce qui oblige parfois à quelques tâtonnements, car on ne réussit pas toujours à absorber des proportions égales d'iode avec la même quantité de ratanhia. Il faut aussi avoir soin de remuer constamment les solutions pendant l'évapo- ration, et prendre garde qu'elles ne s'attachent aux bords des vases évaporatoires. Goitre, scrofule, phtbisic, leucorrhée. Dose : de 1 cuill. à café à plusieurs cuill. à bouche. Sur cette formation de sirop iodotannique, M. Chaix a calqué celle de plusieurs sirops iodés, tels que : les sirops de brou de noix, à'écoreed'or. arrières, de feuilles de noyer, de gentiane, de houblon, de quinquina, de rhubarbe, de salsepareille, iodés. Pour chacun d'eux, il emploie 60 d'extrait alcoolique sur lesquels il fait réagir 1,60 d'iode dissous dans l'alcool à 80° c, et mêle à 9Zi0 de sirop de sucre concentré. Seulement pour le sirop d'écorce d'or, ameres il ne prend que 30 d'extrait alcoolique et 970 de sirop de sucre. —Le Sirop de cresson iodé de M. Leriche se compose de : iode, 0,50; alcool, Q. S.; sirop de cresson, 300. Dose : 20 à 100 gr. Contre les affections scrofuleuses. — Le Sirop de goudron iode se prépare avec : iode 1, divisé rapidement avec sucre pulv. 600; le mélange est inc irporé à 33 de goudron de Norvège préalablement lavé; le tout étant introduit dans un flacon à large \ ouverture, versez ZiOO d'eau dist. à 80°% et agitez jusqu'à refroidissement, passez et filtrez au papier. Sirop d'iodure d'amidon. Iodure d'amidon solub. 10 Eau distillée........ 350 Sucre blanc grossièrement pulvérisé.......:...... 640 Dissolvez l'iodure d'amidon dans l'eau distillée, et filtrez. Employez ensuite cette liqueur pour dissoudre le sucre à une très-douce chaleur. 20 grammes de ce sirop renferment environ 2 centigrammes d'iode. 1 à 3 cuillerées par jour; pour remplacer le Sirop de Quesueville, M. Martin Barbet, de Bordeaux, recommande la formule suivante : iod. d'amidon (préparé d'après le procédé de M. Voituret) 1, eau 33, sucre grossièrement pulvérisé 66. Faites dissoudre à chaud l'iod. dans l'eau, ajoutez le sucre et, après solution, passez (V. J. l J h. 1870). Sirop ioduré ferré. Iodure de potassium... Eau de cannelle ....... Sirop de sucre....... 500 Tart. ferrico-potassiq. 8 F. dissoudre les sels dans l'eau de cannelle, filtrez et mêlez au sirop. (Mia.) Sirop d'iodure de fer. Iode........... Limaille de fer. Eau distillée ... 2 10 Sirop de gomme..... 785 Sirop de 11. d'orang.. 200 Introduisez l'iode dans un petit ballon de verre avec l'eau ; ajoutez la limaille par fractions, en agitant chaque fois ; laissez la réaction s'opérer quelques instants, puis chauffez doucement jusqu'à coloration verte de la liqueur; filtrez celle-ci en la recevant sur le mélange des deux sirops, lavez le filtre avec Q. S. d'eau pour compléter 1000; mêlez et conservez à l'abri de la lumière. 20 représentent 0,10 d'iodure de fer (Codex). Ce sirop se conserve d'autant mieux que tous ses composants sont préparés à l'eau distillée. Le sirop suivant revient à celui ci-dessus. Sirop de protoiodure de fer, de Dupasquier, modifié par Boudet. Solution offic. de protoiodure de fer au 1/10......... 20 Sirop de gomme. 220 Sirop de fleurs d'oranger... 60 Nous proposons la simplification suivante pour les raisons déduites à l'article Iod. de fer. Soluté offic. d'iodure ferreux au 1/3. 6 Sirop simp. 294 Par cette modification, les proportions d'iodure ferreux par rapport à'l'excipient ne sont pas changées. 30,0 de ce sirop contiennent 0,2 de proto-iodure de fer. Le sirop d'iodure de fer de la pharmacopée des Etats-Unis contient 4 gr. d'iodure de fer par 30 gr. Edirnl). donne la formule suivante : iode 12,50, limaille de fer 6,25, eau dist. làâ,0; mettez le tout dans un matras, chauffez d'abord doucement, puis vivement jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 60,0 de produit dans le matras, filtrez promptement dans un matras contenant : sucre en poudre l/i0,0; faites fondre à une douce chaleur. Ce sirop contient 1/15 de son poids d'iodure ferreux. M. Chauvel a proposé cette formule : Protoiodure de fer.. 3,20 Eau distillée........ 50 Lim. de fer porph... 2 Sirop simple........ 1000 L'iod. est dissous dans l'eau en présence de la limaille de fer; la solution est ensuite filtrée dans le sirop, en ayant soin que la douille de l'entonnoir enfonce profondément dans le liquide pour empêcher l'action de l'air. Le sucre a la même propriété conservatrice par rapport à l'iodure ferreux, que le miel par rapport au carbonate de protoxyde de fer. Le sirop d'iodure ferreux n'éprouve aucun changement dans sa composition pendant quelques jours, même étant exposé au contact de l'air. Mais cependant, à la longue, de presque incolore ou légèrement verdàtre qu'il était, il devient jaune pâle ; et, s'il est très-chargé d'iodure, il devient brun ; mais, chose à faire remarquer, il ne dépose aucunement de ses- quioxyde de fer. De sorte que, même en cet S. D'IODURE FERRO-MANGANEUX. — S. D'IODHYD. D'IOD. DE POTASSE. 90i état, on a encore un sirop ferrugineux d'un bon emploi thérapeutique. C'est pour assurer la conservation de l'iod. de fer, que M. Ilornscastlea substitué un mellite au sirop, et formule ainsi ce qu'il appelle un citromel ou un tartromel d'iod. ferreux : so- lulé d'iod. ferreux 71, miel 750. acide citrique kl, eau 71. Pour le tartromel, on remplace kl d'acide citrique par 31 d'acide tartrique. F. fondre le miel à une douce chaleur, ajoutez l'acide citrique ou tartrique en solution aqueuse, puis le soluté d'iodure. Chacune de ces préparations renferme 7 0/0, 25 d'iodure ferreux. Pour avoir une solulion stable d'iodure de fer, M. Jcannel a proposé une modification analogue: iode 8,2, limaille de fer k, eau dist. 20, mellite simple 70, ac. tartrique 0,5. On mêle l'iode, la limaille et l'eau dans un matras, on agite jusqu'il ce que le liquide ait pris une teinte verdàtre, on fdtre et on ajoute le mellite et l'acide. Cette solution représente 1 d'iod. de fer pour 10. M. Jeannel a observé, en outre, que l'addition de 0,005 d'ac. tartrique éclaircit le sirop d'iod. de 1er devenu louche et atténue notablement sa saveur atramentaire. Le sirop d'iodure ferreux est un médicament précieux dans la chlorose, les affections tuberculeuses, etc. On le prescrit à la dose de 1 à 3 cuillerées. Par analogie avec ce sirop, le Sirop de bromure de fer peut se préparer avec: soluté de bromure ferreux, au tiers 6, sirop simple 29/i. 30 de ce sirop contiennent 0,20 de proto- bromure. M. Vézu prépare un Sirop d'iodure de fer ' glycérine, avec : Glycérolé d'iod. de fer. 4 Sirop de gomme..... 200 Eau de fleurs d'orang.. 30 Sirop d'iodure ferro-manganeux. Burin-Dubuisson, procédant selon la formule de Dupasquier pour l'iodure de fer, a composé un soluté officinal d'iodure ferro- manganeux, qui contient un tiers de son poids de proto-iodure de fer et de manganèse. Ces deux sels s'y trouvent dans la proportion de 3 iodure ferreux, et 1 iodure manganeux. Soluté officinal d'iodure ferro-mangan. à 1/3...... 6,0 Sirop blanc.................................... 294,0 Mêlez. 30 gr. de ce sirop contiennent 0,20 de protoiodure ferro-manganeux. M. Pétre- quin en donne une à trois cuillerées par jour; dans la chlorose, les engorgements scrofu- leux, les affections tuberculeuses. Sirop d'iodure de fer et de quinine. Iode......... 5 Fer.......... 2 2au........... 2(j F. réagir jusqu'à décoloration du mélange, filtrez et mêlez avec : Sirop simple...................... 1120 Ajoutez d'autre part : Suif, de quinine (diss. dans Q. S. d'acide suif, dilué).. 1 Par cuillerées.- Scrofules, chlorose. (Bouch.) Sirop d'iodure manganeux (Hannon). On l'obtient en dissolvant ft,0 de carbonate de manganèse dans Q. S. d'acide iodhydrique et mêlant le soluté à 530,0 de sirop de gaïac et de salsepareille. 2 à 6 cuillerées par jour. Sirop d'iodure iodure de mercure (Boutigny-Gibert). Biiodure de merc. 1 Iod. de potass. 50 Eau...... 50 Dissolvez, filtrez, puis ajoutez : Sirop de sucre marquant 30° froid.......... 2400 Administré à la dose de 1 cuillerée, par M. Gibert, dans la syphilis tertiaire. La cuillerée représente environ 0,01 de biiodure de mercure et 0,5 d'iodure de potassium. Sirop d'iodure de potassium (Iodognosie). Iod. de potass. 10 Sirop simp. et de fl. d'or., ââ, 500 F. dissoudre l'iodure dans le double de son poids d'eau, filtrez et ajoutez le soluté aux sirops. Quelques praticiens remplacent les sirops simple et de fleurs d'oranger par le sirop d'é- corce d'oranges amères. Le Codex prescrit : Iodure de potassium. 25 Eau distillée........ 25 Sirop d'ècorce d'orange amère ............ 950 20,0 représentent 0,5 d'iodure. Sirop d'iod. de potass. et de fer (Lahache). Iodure de potassium.. 20 Eau de fl. d'oranger 30 Iod. de fer en sol. au 1/3 15 Sir. simp. bien conc. 100# Faites dissoudre l'iodure de polassium dans l'eau de fleurs d'oranger, ajoutez la solution d'iodure de fer, e( incorporez au sirop. Conservez au frais et k l'abri de la lumière. Sirop d'iod. de potass. iodure alcooliq. (Puche). Teinture d'iodure de po- Eau de menthe..... 25 tassium iodure....... 15 Sirop de menthe---- 500 Sirop d'iodhydrargyrate d'iod. de potass. (Puche). Iodhydrargyrate. 1 Teint, de safr. 10 Sir. simple. *80 25 grain, de ce sirop contiennent 5 centigrammes de sel. 25 à lOOgram. par jour dans une tisane appropriée, dans les maladies syphilitiques anciennes. (J. m. ph.) Sirop d'iodhydrargyr. d'iod. de potass. (Ricord). Biiodure de mercure. 0,15 Sirop de gomme...... 500 Iodure de potassium. 15 Contre les accidents syphilitiques mixtes. 902 S. D'IODURE DE ZINC. — S. DE LACTOPHOSPHATE DE CHAUX. Sirop d'iodure de zinc (Deschamps). Soluté officinal d'iod. de zinc. 4 Sirop simple... 396 M. 1 cuill. matin et soir. Le soluté officinal s'obtient avec : iode, 20 ; limaille de zinc pur, un excès; eau, 75,30. Agitez le tout"jusqu'à décoloration de la liqueur. Sirop d'ipécacuanha*. Syrupns rum extracto Ipecacuanhœ. Extrait d'ipéracuanha Alcool à 60°........ Enu distillée ........ 340 Sucre blanc.......... 630 Dissolvez à une douce chaleur l'extrait dans l'alcool; versez la solution, ainsi que l'eau, distillée, sur le sucre concassé que vous aurez préalablement introduit dans un ballon. Faites dissoudre au bain-marie, puis filtrez au papier après refroidissement. 20 grammes de ce sirop contiennent 0,20 d'extrait d'ipécacuanlia. (Codex.) Emétique précieux de la médecine des enfants : 15 gram. en deux fois pour un enfant de 3 ans. C'est aussi un incisif. Nous ferons connaître le procédé indiqué par Edimb. pour obtenir le sirop d'ipécacuanlia, à cause de son originalité : ipéca- cuanlia en pondre grossière, 125; alcool rectifié, 500; alcool à 56° et eau, sa, 360; sirop, 4500. On fait digérer l'ipécacuanha dans les 3/4 de l'alcool rectifié pendant 24 heures, on exprime, on filtre, on fait agir de la môme manière l'alcool faible, puis l'eau, sur le résidu. On réunit les liquides, on distille, jusqu'à ce qu'il ne reste plus dans la cucurhile que 375 de produit. On ajoute à celui-ci 120 d'alcool rectifié, on filtre et on mélange au sirop de sucre. M. Dannecy a appliqué son procédé de préparation de sacehaiures à la préparation de sir. altérables, comme celui d'ipéca; il fait ce qu'il appelle un sirop-saccharure d'ipécacuanha avec : extrait d'ipéca repris par l'eau 1,40; sucre blanc, 120; chaque cuillerée de saccharures de 12 gram. renferme 0,14 d'extrait d'ipéca et forme avec une proportion convenable d'eau 1 cuill. de sirop liquide. Sirop d'ipéca anglais (Brown). Ipéca concassé. Acide acétique dilué.. 30 240 Esprit de vin....... 12 Sucre.............. 500 Faites macérer l'ipéca dans le vinaigre pendant 3 jours, filtrez, ajoutez l'alcool, dissolvez le sucre à l'aide d'une légère chaleur. L'acide acétique sert ici à dissoudre dans le sirop toute l'émétine de l'ipéca employé. Sirop de jalap (Viel). Jalap pulv. 80 Sucre concassé. 300 Alcool à 10». 300 Mettez le jalap et l'alcool dans un ballon, faites digérer 5 ou 6 heures à une douce chaleur (30 à 40°), passez et filtrez; ajoutez le sucre : aussitôt ce dernier fondu, passez à la chausse, aromatisez et conservez pour l'usage. Ce sirop, d'un goût agréable, purge très-bien les enfants et se prend à la dose d'une à deux cuillerées à bouche. (V. S. de Jalap comp.) Sirop de kermès. Kermès animal. 6 Eau bouillante. 24 Sirop simp.. 45 F. infuser le kermès dans l'eau, passez, ajoutez le sirop et cuisez. (Giord.) Sard. le fait avec le suc de kermès frais, et Taddey y ajoute du sel de tartre et des substances aromatiques. Sirop de lactate'de fer. Lactate de fer.......... 4 Sucre pulvérisé...... 1 Triturez ensemble; ajoutez : Eau distillée bouillante............. 200 Dissolv. rapidement ; versez la liqueur dans un matras au B.-JL et contenant : Sucre cassé........................ 384 Filtrez après solution. (Cap.) Contient environ 2 décigr. par 30 gram. Sirop de lactate de fer et de manganèse (Burin-D.). Lactate ferro-manganeux. 4,0 Sucre en poudre. 16,0 Triturez ensemble et ajoutez : eau distillée 200. Dissolvez rapidement ; versez la liqueur dans un malras au B.-M., contenant : sucre cassé 384,0. Filtrez après solution. Ce sirop contient environ 15 cenligr. de lactate de fer, et 5 centigr. de lactate de manganèse par 30 gram. On en prend une ou deux cuillerées par jour. Sirop de lactate de quinine. Lactate de quinine. 1 Eau........ 33 Sucre ...... 66 Dissolv. le lactate dans l'eau, ajoutez le sucre et faites fondre. A prendre par cuill. à café pour combattre les lièvres intermittentes chez les petits enfants. (Bouch.) M. Ménières, conseille de le préparer plutôt avec : Lact. de soude très- Phospli. ac.de chaux 4 blanc............ 1 Sirop de sucre...... 395 F. dissoudre les 2 sels dans Q. S. d'eau dist., ajoutez la solution au sirop de sucre très-blanc et froid, puis aromatisez avec quelques goutt. d'essence de citron. Sirop de îactophosphate de chaux. !2 50 Phosph. bicalcigue Acide lactique à 1,21 D= ........ Q. S. Eau distillée........ 340 Sucre blanc......... 630 Acoolainre de citron. 10 Divisez avec soin le phosphate de chaux dans l'eau distillée; ajoutez l'acide lactique en quantité strictement nécessaire (14 gr. environ), pour dissoudre le sel; ajoutez à la SIROP DE LACTUCAR1UM OPIACÉ. — SIROP DE MANNE. 903 solution le sucre grossièrement pulvérisé et faites-le dissoudre à une douce chaleur. Passez et mêle/, l'alcoolature au sirop refroidi. 20 grammes de ce sirop contiennent 25 cen- " tigrammos de phosphate bi-caloique. (Codex.) On prépare de la même manière : Le sirop de chlorhydrophosphate de chaux, en remplaçant l'acide lactique par de l'acide chlorhj drique officinal (8 gr. environ). Le sirop de phosphate acide de chaux, en remplaçant l'acide clilorhydiïque par l'acide phosphorique officinal à 1,35 de densité (22 gr. environ}. Sirop de lactuoarium opiacé. Ext. aie. de lactac.. 1,58 Eau distillée....... Q.S' Extrait d'opium..... 0,7o Acide citrique...... 0,75 Sucre blanc ......... 2000 Eau de fl. d'oranger. 40 Dissolvez l'extrait d'op. dans l'eau de fleurs d'oranger et filtre/.; épuisez l'extrait alcoolique de laelucarium par l'eau distillée bouillante; après refroidissement, filtrez au papier, dissolvez le sucre a chaud dans ce soluté suffisamment étendu, ajoutez l'acide citrique et clarifiez au blanc d'œuf, en ayant soin d'enlever les écumes et de faire cuire à 30° bouillant ; évaporez jusqu'à ce que le sirop ait perdu un poids égal à celui de la dissolution d'extrait d'opium, ajoutez celle-ci et passez à l'étamine. (Suivant M. Magnes-I.ahens la clarification par 1 albumine enlève au sirop le septième du poids de laelucarium). 1 cuill. de ce sirop contient la partie solu- ble de 1 centigr. d'extrait alcoolique de lactucarium et 5 milligr. d'extrait d'opium (Codex), Le sirop de lactucarium se prescrit à la dose de 30 à 60,0, soit seul, soit en potion, dans les cas de bronchite aiguë, de phtisie, de névrose, etc. (Voy. Lactucarium.) En supprimant l'opium, on obtient le Sirop de lactucarium simple. Sirop de lait. Lait de Tache écrémé. 6000 Sucre............. 450° > F. réduire le lait de moitié sur le feu ; ajoutez le sucre et aromatisez avec : Eau distillée de laurier-cerise.. 90 (Robinet.) On peut préparer ainsi le Sirop de lait d'à- nesse. Sirop de lichen. Lichen ....... 30 Eau....... Q.S. Sucre....... 100° Privez le lichen de son amertume par des macérations à l'eau froide, faites-le bouillir ensuite quelques minutes avecQ. S. d'eau, rejetez-le decocté; lavez-le à nouveau à l'eau froide; remettez-le sur le feu avec un litre d'eau; faites bouillir une demi-heure; passez avec expression; ajoutez le sucre; clarifiez à la pâte de papier, et amenez le sirop à 1,27 D. (31 B e ) bouillant (Codex de 1806). On pourrait le préparer avec le saccharure. Sirop de limaçons. Sirop d'hélix ou d'escargots; Syrupus de limacibus. Sucre............. 1000 Chair de limaçons.. Eau.............. 200 1000 Versez de beau bouillante sur les limaçons; retirez-les de leurs coquilles, rejetez-en la partie noire; hachez la chair; lavez-les à l'eau froide et faites-les bouillir dans les 1000 d'eau jusqu'à évaporation du 1/3; passez; ajoutez le sucre et faites un sirop par clarification (Codex). Voy. aussi Sirop de limaçons composé. Sirop de lithine (Duquesnel). Lithine hydr.......... 1 Sirop de sucre...... 200 1 cuill. à bouche (20 gr.) représente 0,10 de lithine. 4 à 8 cuill. par jour aux goutteux. Sirop de lupuline. Sirop simple. 7 (Has.) Sucre ............... 333 Teinture de lupuline. 1 Autre (Personne) : Teinture de lupuline. 25 Eau................ 180 M.'lez le sucre concassé avec la teinture, ajoutez l'eau peu à peu, portez le tout à l'é- butlition, filtrez et conservez pour l'usage. 100 gram. de sirop représentent 1 grain, de lupulin. M. Félix Boyer a indiqué comme préférable la formule suivante du Sirop de lupulin : Lupulin.............. 00 Eau distillée......... 500 F. digérer en vases clos pendant !\ heures, filtrez la liqueur et ajoutez-y le double de son poids de sucre. Portez à l'éïmllition et filtrez. Ce sirop est limpide tandis que celui de Ma- gendic est toujours un peu trouble ; mais nous croyons ce dernier plus actif. (V. Un, pliant., 1865.) Sirop de magnésie. Magnésie calcinée ___ 100 Eau distillée........ 350 Triturez la magnésie avec l'eau, mettez sur le feu dans un poêlon d'argent, amenez en agitant à l'ebullition, et ajoutez alors : Sucre très-beau..... 600 Eau de menthe...... 25 F. fondre et passez à travers une passoire fine. Ce sirop contient le 10 e de son poids de magnésie. Une cuillerée en contient 3 gram. — Dose : 1 à 3 cuillerées. Ce sirop a besoin d'être agité au moment de s'en servir. Manne. Sirop de manne. 300 Sucre .......... 500 Eau. 904 SIROP DE MATICO. Faites un sirop. (Pid.) La proportion de manne est trop forte ; le sirop se prend en masse. Sirop de matico. Matico incisé...... 100,0 Eau............. 1000,0 Distillez 100 parties du produit. Retirez le résidu de la cucurbite, exprimez le matico, ajoutez k la eolature 700 parties de sucre; faites rapproche]', de façon qu'en ajoutant l'hy- drolat vous ayez un sirop au degré ordinaire ; filtrez par la méthode Desmarest. Préparé ainsi, le sirop de matico est brunâtre, limpide et d'une saveur aromatique qui n'est pas désagréable ; il contient tous les matériaux actifs, volatils ou fixes, de la substance. 11 peut être administré soit pur, soit délayé dans de l'eau. Ce sera l'un des plus faciles et des plus efficaces modes d'administration du matico dans le cas d'hémorrhagies internes ou de pertes blanches. — 11 représente le dixième de son poids de matico. La cuillerée étant évaluée à 20 gram. en représentera 2 gr. ; la cuillerée à café étant de 5 gr. en représentera 1/2 gr. Sirop de mercure, d'Hahnemann. Mercure soluble d'Hah- Gomme arabique...... nemann ............ i Sirop de guimauve---- 9 Une cuillerée matin et soir. (Soub.) Sirop de monésia simple. Sirop ..... 9800 Ext. de monésia. 100 Eau.... Ce sirop contient 1 p. 100 de son d'extrait (Bernard Berosne). Sirop de mousse de Corse*. S. vermifuge de mousse de Corse. .. 100 poids Mousse de Corse gra- belée.............. Eau... Sucre. ...... O-S- ..... 1000 Versez 500 d'eau bouillante sur l'algue; lais" sez infuser 6 heures; passez avec expression- Traitez le marc avec encore Q. S. d'eau bouillante pour obtenir, y compris le premier infusé, 530 de eolature filtrée avec laquelle et le sucre vous ferez un sirop au B.-M. couvert (Codex). Vermifuge. Dose : 16 à 50 grammes. Sirop de naphtaline (Dupasquier). Naphtaline........... 2 Sirop de sucre....... 125 F. dissoudre la naphtaline dans Q. S. d'alcool bouillant et ajoutez au sirop. Sirop de narcéine*. Eau contenant par litre 6 grammes de HCI à 1,16 de densité.................................... 100 Narcéine ........ 1 gr. Eau................ 250 Sucre blanc concassé............................ 650 Dissolvez à chaud la narcéine dans l'eau aci- - SIROP D'OPIUM. dulée, ajoutez les 250 grammes d'eau et le sucre et faites, par simple solution, un sirop qui contiendra 10 centigrammes de narcéine pour 100 grammes, 2 centigrammes par cuillerée à bouche de 20 grammes, et o milli- ' grammes par cuillerée à café de 5 grammes. Sirop de navets. NaTets coupés.. 500 Eau...... 2000 Sucre ___ 1000 Faites bouillir les navets dans l'eau, passez, ajoutez le sucre à la eolature et faites un sirop. (Giub.) Sirop de nerprun*. Suc de nerprun...... 1000 Sucre..;.......... 1000 F. cuire jusqu'à ce que le sirop bouillant marque 1,27 d. (31 B e ), et passez au blanchet (Codex). Le sirop de nerprun est un purgatif à la dose de 15 à 50 gram., mais qui n'est guère employé que dans la médecine canine. Sirop de noix de cyprès (Sylva). Noix de cyprès fr. conc. 250,0 Eau bouillante. 750,0 Siropsimple........... 1000,0 Alcool ........ 60,0 Infusez 24 h. les noix dans l'eau, passez et filtrez l'infusion, ajoutez l'alcool, et mêlez le tout au sirop réduit. Astringent antidysentérique efficace. Sirop de noix de galle. Noix de galle........ 125 Eau bouillante..... 0- S. pour obtenir 350 d'infusé; ajoutez : Sirop de sucre..,................. 1000 Rapprochez. (Jourd.) Sirop de noyer (Négrier). Ext. de feuill. de noyer. 0,4 Sirop simple........ 30 Lhermite a proposé de préparer ce sirop avec le suc de feuilles fraîches de noyer pilées avec 1/4 d'eau. Affections scrofuleuses. Sirop d'oeufs ou albumineux. CEufs ............. no io Eau................. 45 Battez, passez à l'étamine et ajoutez : Sucre ............... 300 Sel marin............ 15 Eau de (leurs d'orang.. 24 (Guib.) Comme fortifiant chez les convalescents. Sirop d'olivier (Faucher). Alcoolature de feuili. d'olivier. 20 Siropsimple... 250 2 cuillerées à bouche pour adultes ; 2 cuillerées à café pour enfants. Contre névralgies, migraines, fièvre d'accès. Sirop d'opium *. S. d'extrait d'opium, Sirop thêbaîque. Extrait d'opium....... 2 Eau pure............ 8 F. dissoudre, filtrez et mêlez avec : SIROP D'AFFIUM. — SIROP DE PÈCBEB. 905 Sirop simple bouillant.............. 990 20 grammes de ce sirop contiennent 4 centigrammes d'extrait d'opium (Codex). Ne pas confondre ce sirop avec le sirop d'opium faible (p. 896), devenu le Sirop diacode. En ajoutant à 100 gram. de sirop d'opium 5 décig. d'esprit volatil de succin, on obtient le Sirop de karabé ou d'opium succinè. Sirop d'affium ou d'opium de pavot pourpre (Aubergier). Opium de pavots pourpres. 3 Eau.......... 1000 Sucre blanc.............. 2000 Dissolvez l'opium dans l'eau, filtrez, faites-y dissoudre le sucre et filtrez le sirop au papier. 10 gr. ou 2 cuillerées a café de ce sirop contiennent 1 centigr. d'affium indigène , et 1 milligr. de morphine. (Bouch.) Sirop d'or. Or divisé............ 1,2 Sirop de sucre....... 30 Pour toucher les chancres de l'arrière-gorge. (Bor.) Sirop d'orgeat*. S. d'amandes, S. émulsif, S. amygdalin. Amandes douces___ 500 Eau............... 1625 — amères.... 150 Hydrolat de fleurs d'u- Sucre .............. 3000 ranger............ 250 Mondez les amandes de leur pellicule et réduisez-les en une pâte fine dans un mortier ou sur une pierre à chocolat, en y ajoutant 125 de l'eau et 750 du sucre prescrit ; délayez cette pâle avec le reste de l'eau, passez avec forte expression, ajoutez à l'émulsion le reste du sucre, faites fondre au B.-M., ajoutez l'hydrolat au moment de passer (Codex). Nous conseillons de faire fondre le sucre a une température qui ne dépasse pas 40°% parce qu'à ce degré l'albumine n'est pas coagulée, et que, par suite, le sirop a plus d'homogénéité. Le plus souvent on conserve l'hydrolat pour le verser à la surface du sirop, afin de dissoudre la croûte qui s'y forme par refroidissement. On mêle et on embouteille. Cependant il serait mieux de ne pas laisser former cette croule. On y parvient facilement en couvrant le vase dans lequel on a versé le sirop chaud ; de cette manière il ne peut y avoir évaporation. Aux doses ci-dessus Guibourt ajoute 30 gram. de gomme. M. Sevenet a donné pour le sirop d'orgeat la formule suivante : Amandes douces... — amères... Sucre............. 500 250 6000 Eau ................ 3250 Gomme adragante... 4 Elle diffère de celle du Codex par la quantité d'amandes douces qui est diminuée de moitié, par la suppression de l'eau de fleurs d'oranger et l'addition de la gomme adragante à laquelle on doit attribuer l'avantage que présente ce sirop, de ne pas se séparer. Nous avons donné le nom de Sirop amyg- dalin au sirop d'orgeat ; cependant, en Lorraine, on comprend, sous ce nom, la préparation suivante, dont la formule a été donnée par M. Simonin : amandes amères 1000, eau 8000, sucre 12000. On dépouille les amandes, on les réduit en pâte fine dont on exprime l'huile. On pulvérise le tourteau et on en forme une pâte liquide avec Q. S. d'eau, et on laisse en repos 15 à 20 heures. Après ce temps, on ajoute le reste de l'eau, et dans l'émulsion qui en résulte on fait fondre 15,0 d'acide lartrique qui précipite la caséine, on filtre. On doit obtenir ainsi 7 litres de liquide, dans lequel onj'ait fondre le sucre à une douce chaleur, ou même à froid ; on ajoute du papier en pâte et on passe promptement. Ce sirop est très-limpide. UOrgeude ou Orgeat était originairement une boisson émulsive faite avec l'orge ; lorsqu'on a remplacé celle-ci par les amandes, le nom est resté à la liqueur. Le Sirop d'orgeat nitré contient 10,0 d'azotate de potasse sur 1000,0. On obtiendra le Sirop d'orgeat au lait en remplaçant l'eau par du lait. Le Sirop de pistaches se prépare comme celui d'orgeat, en remplaçant les amandes par les pistaches. Sirop de pavot blanc *. S. diacode (îîa, avec, et nwSvt, tète de pavot). Eitr. aie. de pavot...... 15 Eau............... 125 F.' dissoudre, filtrez et mêlez avec : Sirop simple...................... 1500 F. cuire en consistance, passez (Ane. Codex). Le Codex a modifié la formule comme suit : Ext. de pavot blanc. 10 Eau distillée....... 340 Alcool à 60°......... 30 Sucre blanc......... 630 Dissolve/, à une douce chaleur, l'extrait dans l'alcool; versez la solution, ainsi que l'eau distillée, sur le sucre concassé que vous aurez préalablement introduit dans un ballon. Faites dissoudre au bain-marie, puis filtrez au papier après refroidissement. 20,0 de ce sirop contiennent 0,20 d'extrait. Calmant léger, journellement employé à la dose de 4 à 50 gr., pur ou incorporé dans des potions. Nous rappelons que le sirop diacode duCodex actuel est le sirop d'opium faible, p. 894. Sirop de pêcher*. Suc de fleurs de pécher. 1000 Sucre blanc..... 1900 F. fondre au B.-M. couvert, passez (Codex de 1866). Préparez de même les sirops de : 906 SIROP DE PEPSINE. — SIROP DE QUINQUINA. Cerfeuil, CooMéaria, Pariétaire, Chou rouge, Cresson, Roses pâles. Ciguë, Noyer*, Le sirop de chou rouge est un anticatarrha] ; et celui dépêcher, un purgatif doux assez souvent employé chez les enfants à la dose de 8 à 30 gr. D'après le nouveau Codex le sirop de pêches se prépare comme celui de camomille (voir page 890). Sirop de pepsine. Pepsine amylacée----- 25 Eau distillée......... 50 Triturez la pepsine avec l'eau; chauffez le mélange dans un matras au B.-M. à une température ne dépassant pas iO 0 ; agitez de temps en temps; ajoutez ensuite : Alcoolat de Garus........ 50,0 Agitez; laissez déposer; filtrez et mêlez avec : Sirop simple................ 900,0 On pourrait remplacer la pepsine amylacée par 5 de pepsine pure. Dose : une cuillerée à potage après chaque repas. Sirop de pepsine (Boudault). Pepsine (neuf, ou ac). 10 Acide citrique........ 2 Sirop de cerise...... 170 On fait dissoudre la pepsine dans 30 d'eau dist. et ou l'ajoute au sirop acidulé. Chaque cuill. à bouche contient 1 grain, de pepsine. Le Sirop de pepsine de Besson est un sirop d'écorces d'oranges amères contenant 0,15 de pepsine par 30,0. (V. Un. ph., 1863, p. 35k.) Sirop de peptone (Petit). Eau................ 30 Peptone............. 5 Sucre ................ 60 Teint, d'écorres d'oranges amères..... Sirop phéniqué. Acide phéniq. crist. 1 Ea 375 Sucre ..... 625 F. S. A. un sirop. 11 est au millième. Sirop de polygala. Polygala do Tirg. 30 Eaubouill... SiO Sucre.. 1000 F. infuser le polygala dans l'eau ; passez, ajoutez le sucre et faites un sirop. (Tad.) Pi'éparez ainsi le sirop d'ucore ou de mla- mus. Siu'd. fait entrer dans le sirop d'acore de l'écorce de citron, du suc de pomme, du tussilage. Sirop de propylamine. Sirop de triméthylamiue. Chlorhyd. de propyl. Sir. d'éc. d'or. am. 990 ou de triméthyl .. 20 A prendre dans une journée 1 cuill. abouche (contenant 0,50 de sel) dans un litre de tisane. Sirop de pyrophosphate de fer. Sirop de pyrophosphaste de fer citro- aramoniwa]. Pyrophosph. de fer ci- tro-ammoniacal..... Sirop simple........ 970 Eau distillée........ 20 F. un sirop par solution. — Chaque cuillerée contient k centig. de fer et 20 centig. de pyrophosphate (Codex). Sirop de pyrophosphate de fer et de soude* Pyrophosphate de soude 25 Eau distillée........ 350 Sulfate fcrrique sec..... 5 Sucre ............... 6 !0 Opérez la solution, et dans la totalité de la liqueur faites fondre le sucre au bain-marie. 20 grammes de ce sirop ou une cuillerée à bouche contiennent 0,10 de. sel de fer. Sirop de pyrophosphate de fer (Soubeiran.) Sulfate ferriqne..... 3,60 Eau............... 60,0 On laisse dissoudre lentement au B.-M., dans un matras à une douce chaleur ; d'autre part : Pyrophosphate de soude crist. 15,0 Eau..... 220,0 Eau distillée de menthe....... 100,0 Sucre... 500,0 On fait dissoudre à une douce chaleur le pyrophosphate dans l'eau ; on ajoute le soluté de sulfate ferrique et l'on agite. On filtre la liqueur dans laquelle on fait fondre le sucre à une température qui ne dépasse pas 50. Une cuillerée (20 grammes) de ce sirop con- tient 2 centig. de fer, à l'état de pyrophosphate douille. Sirop de quinquina*. Quinquina calisaya pulv. Eau............... Q. S. gros .............. 100 Sucre ............. 1000 Alcool à 30» c ....... 1000 Épuisez le quinquina par déplacement à l'aide de l'alcool d'abord, puis de l'eau, de manière à obtenir 1000 de colauire. Distillez au B.-M. pour retirer l'alcool ; laissez refroidir; Bltrez en recevant le liquide sur le sucre concasse et obtenez au B.-M. 1525 de sirop (Codex). Prép. de même le Sirop de quinquina gris huarmco*, en doublant la pp. de celui-ci (lb.); et le sirop de conilurango. En prescrivant de laisser refroidir la colature avant de filtrer, le Codex a sacrifié l'activité du sirop à sa limpidité. En effet, par refroidissement, en même temps que des matières inertes, beaucoup des principes actifs se déposent. C'est pour cela qu'il nous aurait semble préférable de faire dissoudre le sucre dans la colature non filtrée et de passer ensuite le sirop ou tout au moins de îecevoir la colature filtrée chaude sur le sucre. M. Saint-Plancat est aussi de cet avis; il a proposé, en outre, de remplacer l'alcool à 30° c. par l'alcool à 50° c, mais il arrive parfois que le sirop ainsi préparé se trouble par le refroidissement (V. Un. ph. et J. ph. 1873). — Le sirop de quina ioduré se pré- SIROP DE QUINQUINA AU VIN. — SIROP DE SAFRAN. 907 1 pare avec : sirop de quina 1000, iodure de potassium 2,5. Pour avoir un sirop de quina d'une transparence stable et d'une conservation facile, M. de Beck, de Bruxelles, recommande de le préparer de la manière suivante : ext. de quina pulv. demi-grossièrement 125, sirop de sucre 1000, eau distillée Q. S. Délayez le quina dans 75 d'eau disli liée bouillante, de manière à en faire une pâle molle que vous introduisez dans un appareil à déplacement bouché avec soin. Après 2 heures de macération, versez sur la masse 350 de sirop de sucre bouillant à 30° B é , laissez macérer pen lant 3 heures en prenant le soin d'entretenir à peu près le même degré de température. Soutirez le lixivié, rem- placez-fe à 2 reprises différentes par 325 de sirop de sucre bouillant à 30° B e e(, après 3 heures de chaque nouvelle macération, laissez écouler les lixiviés respectifs résultant; épuisez le résidu de l'appareil à déplacement par û00 d'eau distillée bouillante, réunissez les différentes colatures et soumettez-les à une évapo- ration modérée, de manière à obtenir un sirop a 30° B é bouillant. La plus haute température possible (80 à 90 oc ), inférieure cependant au point d'ebullition du véhicule, donne les meilleurs résultats (V. Un. ph. 1869). Sirop de quinquina au vin*. Extr. dequinq. jaune 10 Vin de Malaga. 430 Sucre. 560 F. un sirop par solution au B.-M. clos et passez. — Une cuillerée ou 20,0 représentent 0,2 d'extrait. Le Codex remplace le vin de Malaga par du vin de Grenache. Prép. ainsi le Sirop de quinquina gris hvta- nuco au vin, en doublant la pp. d'extrait. (/.) S. de quinquina dosé au vin (Guilliermond). Ext. alerte quinq. dosé. 10 Sucre. 500 Vin d'Espagne. 500 Cet extrait est celui que M. Guilliermond appelle normal, c'est-à-dire titrant, par gramme, 10 centigr. de quinine ou 15 çentigr. de sulfate de quinine. 1 kilogr. de sirop représente 1 gr. 50 de sulfate de quinine; 100 gram. de sirop représentent 0,15 de sulfaie ; 1 gr. de sirop, 0,0015, ou un peu moins de 5 centigr. de sulfate de quinine pour 30 gram. de sirop. Sirop de raisin. F. bouillir Q. V. de suc de raisin ; écumez et ajoutez 1/100 de craie; laissez déposer, décantez et évaporez en sirop. Sirop de ratanhia*. Extrait de ratanhia..... 25 Sirop simple ........ 975 Dissolv: il chaud Fext. dans le double de son poids d'eau, ajoutez le soluté au sirop bouillant, évaporez jusqu'à réduction de 1000 et passez. 20 de ce siropencontiennent 0,5 d'ext. (Cod). Par ce procédé, une grande partie de l'extrait reste indissous; on obvie à cet inconvénient en traitant l'extrait à chaud par son poids au plus d'eau et mêlant aussitôt le soluté au sirop simple froid et non réduit. Prépare/, de même les sirops de monésia et de cachou. (Ib.) Sirop de réglisse. Réglisse .....240 Eau bouillante . 2100 Sucre.. 1440 F. infuser, puis bouillir la réglisse dans l'eau, passez; ajoutez le sucre et f. un sirop. (Flamb.) C'est à tort que l'on prescrit l'ébullilion. Sous le nom de sirop de Calabre, M. Stan. Martin ajoute de l'ac. tartrique et de l'alcoolat de zestes frais de citron. (Un. ph. 1878). Sirop de rhubarbe. Rhubarbe de Chine en fragments. 90 Eau froide. 500 Laissez macérer pendant 12 h., passez avec expression, filtrez et faites dissoudre : Sucre, le double de Ja liqueur.. (Ane. Coder). Boruss. y ajoute cannelle et carb. de potasse. Sirop de ricin. Pilez 300 de semences non mondées de ricin avec Q. S. d'eau pour obtenir 500 d'émulsion dans laquelle vous ferez fondre au B.-M. 1000 de sucre. Aromatisez avec 20 d'eau de fleurs d'oranger. — Purgatif violent. Sirop de roses rouges. Rhodosaccharum. Roses rouges........ 125 Eau bouillante. Laissez infuser pendant 24 heures, exprimez, filtrez la colature, et ajoutez : Sirop simple...................... 1000 Rappr. (Guib.) Esp. le fail prép. avec le suc. Ce sirop étant d'une meilleure conservation que le mellile pourrait le remplacer. Sirop de safran. Safran............... 25 Vin do Malaga....... 440 Incisez le safran, faites-le macérer dans le vin pendant 2 jours, passez avec expression traitez le marc par Q.S. de vin pour obtenir avec la colature précédente Zi'iO de liquide, filtrez la liqueur dans laquelle vous ferez dissoudre au B.-M. clos : Sucre......................... 560 Le Codex remplace le vin de Malaga par le vin de Grenache. Quelques pharmacopées indiquent un Sirop de safran aqueux. Le Sirop de dentition de Delabarre serait, selon M. Larue-Dubarry, un mnomettitè de safran, c'est-a-direun sirop préparé avec safran, miel et vin blanc généreux. Suivant d'autres, il serait préparé avec : suc de tamarin frais 3 ; 908 SIROP DE SALICINE. — SIROP DE STRYCHNINE. infusion de safran (pp. 3: 100), 2; miel fin épuré, 10; et teinture de vanille, 0,25; le suc de tamarins pouvant être remplacé par la pulpe délayée dans l'eau et filtrée. Salicine. Sirop de salicine. 3 Eau bouillante.. 30 Sucre. GO Sirop salicylique Acide salyilique... 0,ï0 Sirop fleurs d'orung... 200 Chaque cuillerée de 20 gram. renfermera 0,05 d'acide. Sirop de salsepareille*. Salsepareille coupée. 1000 Eau___Q.S. Sucre. 2000 F. deux digestions successives, de chacune 12 heures, dans Q. S. d'eau à 80° pour baigner la salsepareille. Passez chaque digeste au tamis de crin; laissez reposer et décantez; évaporez-les en commençant par la dernière ; lorsque le tout sera réduit à 1600, clarifiez au blanc d'oeuf; passez à l'étamine; ajoutez le sucre etfaites un sirop par coclion e( clarification, marquant bouillant 1,27 D. (31° B é ) (Codes). Le Codex de 1837 faisait préparer ce sirop comme suit : Eitr. aie. de salsepareille. 180 Eau........... 2000 F. dissoudre et filtrez chaud; ajoutez : Sucre ................... 4000 Le sirop de salsopareille préparé en dissolvant 25 gr. d'extrait dans 973 p. de sirop de sucre (Soc. ph.), donne un très beau sirop bien supérieur à celui obtenu par le procédé du Codex. 500 de ce sirop et 20 à 30 d'iodure de potassium composent le sirop de salsepareille à l'iodure de potassium, de M. Mekhior Robert. 1 cuillerée à bouche et graduellement jusqu'à 3 et à , contre les accidents tertiaires de la syphilis. 500 de sirop de salsepareille et 16 d'iodure de potassium composent le Sirop ioduré de M. Ricord. De 3 à 12 cuillerées par jour dans un décocté amer. (Rouch.) Sirop de santonate de soude (J. Donde). Santon, de soude. 1,95 Eau dist. 31,25 Sir. simp. 510 Le santonate dissous dans l'eau dist. est ajouté au sirop bouillant et concentré a 32° B é . 28 «', 35 contiennent 0 s*, 06 de santo- nine. Sirop de santonine (Lafargue). Santonine.......... 3,60 Sirop simple......... 500 F. dissoudre la santonine dans un peu d'alcool, et ajoutez la solution alcoolique au sirop bouillant. 30 gr. de sirop contiennent environ 20 cenligr. de santonine. Sirop de sassafras (V. p. 838). Sassafras___90 Yin blanc......660 Sucre..... 960 F. infuser le sassafras dans le vin, passez et ajoutez le sucre. Sirop de scille. Scille ........ 1 Eau bouillante. 12 Sucre........ 16 F. infuser la scille dans l'eau, passez et ajoutez le sucre. (Van M.) Le S. de scille acèteux (Rcr.) est le mellite, dans lequel le miel est remplacé par le sucre et l'infusé de scille par du vinaigre de scille. Sirop de seigle ergoté. S. de calcar. Seigle ergoté puly..... 50 Vin blanc........... 360 Après h jours de macération, exprimez, filtrez, et à 300 gram. de liquide filtré ajoutez : Sucre............................. 500 F. fondre au B.-M., passez. (Guiô.) 30 gr. en représentent 2 d'ergot. Sirop de seigle ergoté (Martin). Seigle ergoté.......... 90 Eau................ 750 F. bouillir en vase clos pendant 1/2 heure: passez et ajoutez : Sucre............................ 1000 F. fondre et ajoutez encore : Teint, de seigle ergoté..... 45 (Bohch.) Sirop de séné. Séné ........ 100 Eau bouillante. 450 Sucre..... 700 F. infuser le séné dans l'eau, passez, ajoutez le sucre et faites un sirop. V. Sirop de séné comp. Sirop de spigélie. Ext. aie. de spigélie... 16 Sirop simple......... 500 F. S. A. — Dose : 1 à 60,0. (Thélu.) Sirop de squine. Squine concassée ..... 375 Eau.........-----. Q. S. pour obtenir, après une heure d'ébullition, environ 1000 de liquide ; passez, baltez un blanc d'œuf dans la colature refroidie et ajoutez : Sucre ............................ 2000 Amenez à Fébullition, écumez et passez. Sirop de sulfate de strychnine (Trousseau). Suif, de strychnine. 0,05 Sirop simple.. 196,00 Dissolvez le sulfate dans Zi,0 gr. d'eau dist. et mêlez intimement au sirop. 20,0 représentent 0,005 de sulfate (Codex). Contre la chorée. 10 grammes par jour, pris en 4 ou 6 doses. Chaque jour on augmente de 5 grammes jusqu'à démangeaison à la tête et légères raideurs musculaires. SIROP DE SULFATE DE QUININE. — SIROP DE VINAIGRE. Sirop de sulfate de quinine. S. de quinine. Sulfate de quinine----- 0,5 Acide suif., à 1/10.. 0,6 Eau distillée......... 4,0 Sirop simple........ 95,0 Dissolvez le sulfate et ajoutez au sirop. 20,0 représentent 0,1 de sulfate {Codex). Sirop de persulfure de fer (Bouchardat et Sandras). Hydrate de persulf. de fer gélatin. 100 Sirop simp. 500 Mêlez après avoir réduit par évaporation le sirop de sucre a àôO et l'avoir laissé refroidir. Conservez dans des bouteilles bien bouchées et agitez au moment du besoin. 3 cuillerées par jour, concurremment avec des purgatifs, dans le traitement des intoxications saturnines. 3 cuill. à calé, dans les 2k heures, dans les affections scrofuleuses. Sirop de sulfure (mono) de sodium. Sirop cThydrosulfate de soude. Stonosulfure de sodium Eau distillée.......... 1,0 cristallisé........0,10 Sirop de sucre incolore. 90,0 Dissolvez le sulfure dans l'eau et mêlez au sirop. Celui-ci, qui contient 0,02 de monosulfure par 20,0, ne doit se préparer qu'à mesure du besoin (Codex). Sirop de sureau. Taddey le fait préparer avec l'infusé de fleurs de sureau ; la pharmacopée wurtembergeoise, avec l'hydrolat ; Béral, avec le vinaigre de sureau, et la pharmacopée autrichienne, avec le suc des baies. Sirop de tamarin. Tamarin. 1000 Sucre___5000 Eau de Q. d'orang. 60 F. bouillir quelque temps le tamarin avec Q. S. d'eau ; passez, et avec le décocté et le sucre faites un sirop clarifié au blanc d'œuf. Ajoutez l'hydrolat après refroidissement. Au moment de la clarification la masse se boursoufle beaucoup. — Rafraîchissant, laxatif (Barbet). Sirop de tannin (Fiard). Tannin....... 60 Eau........ 500 Sucre...... 1000 F. un sirop. Une cuillerée, dans les hémor- rhagies passives (Foy). Ce sirop serait mieux préparé au 100° de tannin. Sirop de térébenthine (Trousseau). Xérébeut. des Vosges (au citron). 100 Sir. de sucre. 1000 F. digérer pendant 2 heures au B.-M. couvert dans un pot de faïence; agitez fréquemment avec une spatule; ajoutez Q. S. d'eau pour rétablir le poids primitif, laissez refroidir et filtrez au papier' (Codex). On pourrait le préparer à la manière du sirop de baume de Tolu et vice versa. 909 Ce sirop renferme, outre les principes résineux, sur la nature desquels on n'est pas bien fixé, de 1/60 à 1/100 de son poids d'essence de térébenthine. Il est limpide, d'une odeur aromatique très- suave, et d'une saveur très-agréable; il peut être employé pur ou servir à édulcorer des tisanes appropriées. Dose : de une à plusieurs cuillerées à soupe par jour. Sirop de tartrate ferrico-potassique. Tartrate ferrico-potassiq. Eau distillée ........ 25 en paillettes....... 25 Sirop de sucre....... 950 F. S. A. un sirop dont 20,0 contiendront 0,5 de sel ferrico-potassique ou 0,1 de fer (Codex). Prenez de même le sirop de tartratre 'de fer ammoniacal. Sirop de thridace *. Thridace... 25 Eaudist.... 50 Sirop de sucre.. 9S0 Dissolvez l'extrait dans l'eau, filtrez; mêlez au sirop que vous amènerez bouillant à 1,26 D. (30" B") 20 gram. de ce sirop contiennent 5 décig. de thridace (Codex). M. Lepage remplace l'eau ordinaire par de l'hydrolat de laitue. Sédatif dans les toux nerveuses. Préparez ainsi les Sirops de sue d'acacia, de kino. (V. Sirop de raianhia.) Sirop de valériane*. Entrait de valériane. 40 Eaudist. de valériane 1000 Sucre blanc........ 1S0O Dissolvez l'extrait dans l'eau distillée, filtrez; faites dissoudre le sucre dans le soluté, en vase clos, au bain-marie. (Codex.) La formule du Codex de 1860 était la suivante : Valériane .......... 100 Eau dist. de Valériane. iOO Eau..:............O.S. Sucre................ 1000 Concassez la valériane; faites-la infuser dans Û0O d'eau bouillante; passez avec expression; traitez le marc par 200 d'eau bouillante pour obtenir, y compris la première colature, /i30 de liquide filtré; ajoutez l'hydrolat et le sucre, et laites un sirop au B.-M. couvert. Sirop de vanille (Lepage). Vanille incisée ........ 6 Alcool à 80= .......... 40 Faites digérer 48 heures à une douce chaleur, et versez l'alcoolé sur : Sucre en morceaux................... 400 On expose celui-ci a l'étuve pour dissiper l'alcool, on le pulvérise et on fait un sirop avec 218 d'eau.Dans la formule donnée par Boullay, il y a beaucoup plus de vanille. (V. J. Ph. 1867.) Sirop de vinaigre. Vinaigre blanc..... 1000 Sucre blanc......... 1750 910 SIROP DE VINAIGRE FRAMBOISE. SIROP ANTIDARTREUX. w Concassez le sucre et faites-le dissoudre en vase clos dans le vinaigre à une douce chaleur. Laissez refroidir et passez (Codex). Sirop de vinaigre framboise. Sirop de vinaigre... 1000 Sirop de framboise.. 1000 Mêlez à froid les deux sirops (Codex). Sirop de violettes*. Pétales récents et mondés de violettes... 1000 Versez dessus 6 fois leur poids d'eau dist. à lia", agitez pendant quelques minules et passez avec une légère expression sur une toile lavée à l'eau dist. pour séparer l'eau de lavage; remettez les violettes dans un bain- marie d'ètain et versez-y Q. S. d'eau dist. bouillante pour obtenir avec les pétales un poids de 3000; après 12 heures d'infusion, passez avec expression à travers un liiuje bien rincé pour obtenir 2100, laissez déposer la liqueur et décantez, remettez-la dans le B.-M. avec 3800 de sucre cassé, et faites un sirop par simple solution au B.-M. couvert (Codex). M. Blondeau a proposé de substituer le criblage des violettes au lavage à l'eau liède, qui présente ('inconvénient de leur enlever une partie de leur propriété. Tous les auteurs recommandent d'employer les violettes eultivées de préférence aux violettes sauvages, moins colorées et moins aromatiques; les simples aux doubles à peine odorantes ; celles du printemps, primeurs, à celles de l'automne. L'emploi d'un bain-marie d'étain, indifférent si l'on avait toujours des violettes de la primeur, est nécessaire lorsqu'il en est autrement. Par son moyen, on peut toujours obtenir un sirop d'un beau bleu. L'action du métal paraît résider dans sa facile oxydabilité, en raison de laquelle il salure au fur et à mesure l'acide produit par la matière organique el l'empêche de réagir sur la couleur bleue.-On peut môme, au moyen d'un vase d'étain, rétablir la couleur bleue du sirop de violettes, boug ; e ou affaiblie par une légère fermentation, en le chauffant dedans et l'y laissant séjourner quelques jours. On observe quelquefois que le sirop de violettes, au sortir du B.-M., parait décoloré; mais il suffit du contact plus ou moins prolongé de l'air pour lui rendre sa couleur. Dans le but de faire avec les pétales secs de violettes, un sirop semblable à celui fait avec les fleurs fraîches, et qui puisse être préparé à toutes les époques de l'année, M. Bouil- hon a indique la formule suivante : pétales secs de violettes 2, eau distillée bouillante 100, acide citrique 0,005, sucre 20. Laissez infuser h heures dans un vase en étain et passez à travers un linge préalablement lavé à l'eau distillée, versez de l'eau distillée sur le résidu et exprimez de nouveau, de manière à avoir 100 de liqueur, puis avec le sucre F. un sirop au B.-M. couvert. SIROPS COMPOSÉS. Sirop d'airelle composé. S. astringent de Joubcrt. Baies d'airelle....... 11 j Nèfles .............. 9u — de berbéride... 75 Sorbes non mûres... 90 Feuilles de sumac... 75 Suéde grenades.... 1000 Balaustes............ 75 — de coings....... 1000 F. cuire ensemble, ajoutez à la colature 2500 de sucre, et faites un sirop que vous verserez bouillant sur un nouct contenant : Santal citrin....... 15 Cannelle.... 8 (Pierq.) Sirop d'amandes gommé et vanillé. Sirops d'amandes, de gomme, de vanille, â~a.....P. E. Ce sirop, mêlé à Q. S. d'eau, procure une boisson des plus agréables (Chevall. et Idt). Sirop antiarthritique (Dubois). Salsepareille___ G0 Gaîac râpé ..... 60 Eau... 3000 F. bouillir jusqu'à réduction de moitié ; passez ci faites un sirop avec 1000 de sucre. D'autre part : Ext. d'opium... 0,6 Teint, de colcbiq. au 1/3... 5 Résine de gaiac. 1Q Essence de citron, gouttes. 2 Garb. dépotasse. 12 Triturez ces substances et ajoutez leur mélange au sirop refroidi. (Brcv. exp.) Sirop antiasthmatique (Debreyne). Squammes de scille pulv. 3 Alcool .............. 1 -2 j Aunée puhérisée.... 12 Rac. debellad. pulv.. 4 F. macérer pendant 8 jours et filtrez; mêlez 100 de la teinture avec 500 de sirop simple. Sirop anticatarrhal (Mouchon). Coquelicot ........... 250 Eau bouillante..... 3000 Laissez infuser, passez avec expression, filtrez l'infusé el mêlez-le avec : Sirop simple..................... 8000 Réduisez à 7500 par l'ébullition, et ajoutez une solution filtrée de : Ext. de jusquiame... 30 Hydrolat de fi. d'orang. 500 Catarrhes aigus, toux nerveuses, croup, coqueluche. (Mouck.) Sirop antidartreux, de Berthomé. Gaiac... 1000 Squino... 1500 Sassafras 1000 Nénufar.. 500 Salsepar. 2000 Rhubarbe 7 50 F. bouillir les plantes dans iOOOO d'eau jusqu'à réduction de 7500 ou 10000 après expression; ajoutez la mélasse au liquide; chauffez, clarifiez à l'aide de G0 blancs d'œufs bien battus; faites cuire à 37°, passez et ajoutez le bicarbonate de soude. Santoline....... 3000 Bicarb. desoud.. 1000 Mélasse ........ 40000 SIROP ANTIGOUTTEUX. — SIROP ANT1SYPIRLI1TOUE. 911 3 cuillerées par jour chacune dans une tisane de patience et douce-amère, jusqu'à guérison. —Maladies darlreuses en général. (Brevet exp.) Sirop antigoutteux, de Boubée. Salsepareille....... 20000 Jalap.............. 4300 Résine de gaïac.... 7500 Moutarde conc...... 4500 On fait bouillir dans 150000 d'eau pendant 2 heures, à l'exception de la moutarde ; on passe, on fait bouillir le marc dans 100000 d'eau pendant 2 heures. On fait encore un nouveau traitement en •ajoutant cette l'ois la moutarde. On réunit les décodés et on y ajoute 570000 de sucre blanc et 35000 de sucre brut. On fait cuire à 30° illi, on met le sirop chaud en bouteilles et on bouche, après refroidissement. (Brevet exp.) Ce sirop est louche en raison de la résine qu'il contient en suspension. Sirop antigoutteux. Ext.de gaïac.... iO colehiq., temt.de Sir. de sucre.. .'.. 1000 digitale, £&.. ( . 5 Teint, de sem. de F. S. A. un sirop composé dont on donnera 3 cuill. à bouche dans un verre d'infusion de feuilles de frêne; on augmentera successivement la dose jusqu'à 10 et 12 cuill. par jour. Sir. antiherpétiq. n° 1 (Duchesne-Duparcq). Iodure de fer. 4 Rhubarbe.... 30 Douce-amère . 30 Fume!erre.... 30 Centaurée... 30 Sir. de sucre. 500 F. S. A. un sirop. Dartres et gourmes chez les enfants. Sir. antiherpétiq. n° 2 (Duchesne-Duparcq). Iodure de fer. 8 Sel végétal... 30 Salsepareille.. 30 Mézéréon ___ 2 Âloès ....... 1,5 Sir. de sucre. 500 F. un sirop. — Dartres chez les adultes. Sirop antiphlogistique, de Briant. 60 Sfucil. de rac.de guim. 60 — de graine de lin. 30 Eau de fl. d'oranger.. 00 Fruits pectoraux.. Fleurs pectorales..... fi — de coquelicots.. 4 Gomme arabique...... 90 Sucre et eau Q. S. pour 1000 de sirop. (Brevet expiré.) Avec une semblable composition les effets doivent être bien anodins. La société de pharmacie de Bordeaux, dans la formule qu'elle a adoptée, pour ce sirop, a supprimé les mucilages de guimauve et de graine de lin, et a ajouté 0,25 d'extrait d'opium. Sirop antirachitique (Vanier). Huile de foie de raie. Ext. de feuill. de noy. Miel .......!........ Eau distillée......... 125 Iodure de potass... 5 15 Sirop de quinquina. 315 135 — simple ....... 1125 6 Essence d'anis.....Q. S. Contre les diverses formes de scrofules. Sirop antiscrofuleux. lod. de potass Teint, d'iode.. Sirops de gentiane, de quina, d'éc. d'orang., âa.. i\ E. 3 cuillerées à bouche. (Boudi.) Sirop antiscrofuleux (Verneuil). 4 Sir. de gentiane, de 4 quina, aa........ 150 1 à 2 cuill. à café par jour. Sirop antiscrofuleux (Golfm). Quina rouge................. 90,0 Gentiane.. 96,0 Ëcorce fr. de daphné méz..... 48,0 Digitale... 10,0 Concassez et faites bouillir dans 750 d'eau jusqu'à réduction à 500, et versez bouillant sur : Ecorce d'oranges amères.. 32,0 Girofles........ 16,0 Laissez infuser, passez avec exp. et ajoutez : Sucre blanc..................... 1000,0 Faites un sirop auquel vous ajoutez : Muriate d'or et de soude........... 0,20 Une cuillerée à bouche dans une verrée de tisane de racine de saponaire et de fleur d'arnica, matin et soir. On augmente la dose jusqu'à k cuillerées à chaque prise (Bories). Ce sirop est aussi connu sous le nom de Sirop de Chrestien. Sirop antispasmodique. Eau de tilleul cobobée...... 120 Sucre ......... 210 Eau de fleurs d'oranger..... 15 F. fondre à froid et ajoutez : Etber sulfurique.................. 25 Opérez du reste comme pour le sirop d'éther (Cap). — Avec une cuillerée à café de ce sirop et deux cuillerées à bouche d'eau, on obtient une Potion calmante ou antispasmodique extemporanée. Sirop antistrumeux (Breschet). Glands rôtis pulvérisés. 500 Eau bouillante... O- S. pour obtenir par lixiviation 1000 de colalure, dans laquelle vous ferez fondre : Sucre ........... 2000 puis, Iodure de potassium. 30 2 à à cuillerées par jour dans la syphilis constitutionnelle ou les scrofules. Sirop antisyphilitique (Mistler). Douce-amère, Houblon. Gaïac, ââ___ 30 Racine de saponaire, — de patience, F. macérer dans 750 d'eau, passez, ajoutez : Sucre.......................... 1500 Clarifiez, faites cuire et ajoutez : Iodure de potassium. 12 Sirop de morphine.... 30 Hydrolat de fenouil.. 300 k à 8 cuillerées par jour dans de la tisane de chiendent. Sirop antisyphilitique (Savaresi). uina jaune....... 150 ourracbe......... 75 nis .............. 12 élasse ........... 1500 Salsepareille........ 4500 Gaïac.............. 3000 Squine............. 3000 Sassafras........... 3000 912 SIROP ANTISYPIIILITIQUE. — SIROP DE BOCHET IODÉ. F. 3 digestions de 12 heures chacune avec Q. S. d'eau, faites évaporer les liqueurs séparément, afin de n'ajouter les deux dernières à la première que lorsqu'elles sont suffisamment concentrées ; laissez refroidir en renos, décantez, passez, ajoutez la mélasse et opérez du reste comme pour le sirop de Cuisinier. (Vir.) C'est à tort que quelques formulaires intitulent cette préparation Hob antisyphilitique de Laffecteur. Ce dernier est seulement supposé s'en rapprocher beaucoup. Cependant plusieurs auteurs indiquent la racine de roseau, le séné, la bardane, comme en faisant partie. Voici, selon la Presse médicale belge, la formule du liob Boyveau-Laffeçteur, ayant aujourd'hui le même propriétaire que le ilo6- Laffecteur proprement dit , Giraudeau de St-Gervais. Polytric.............. 5 Chiendent............ 10 Séné................. 40 Beceabunça.......... 10 Agaric blanc......... lt Racine de pissenlit.... le — de chicorée.... H Roses pâles........... 4(j Semences d'anis, — de persil, — de fenouil, — de cumin, — de carvi, —■ de carotte, — de niyelle, âa, 5 Eau de pluie...... Q.. S. Salsepareille.......... 40 Saponaire............ 50 Squine............... 8 Sassafras............. 8 Galac................ 8 Santal jaune.......... 8 Ecorce de buis........ 10 Ecorce de çarou...... 10 Brou de noix sec...... 9 Mercuriale........... 25 Cynoglosse........... 30 Buglosse............. 30 Bourrache............ 30 Chardon bénit........ 10 Fumeterre........... 10 Houbion............. 5 Scolopendre.......... 5 ^^^^^^^^^^^^^^ Ces plantes doivent être cuites à vases clos, et les vapeurs aqueuses qui s'en dégagent, enlevées à l'aide de tuyaux communiquant avec une cheminée d'appel. On évapore ensuite le décodé au B.-M. jusqu'à ce qu'il marque 6° Baume. On y ajoute du miel et du sucre pour l'amener à 37°. On laisse alors le sirop déposer jusqu'à ce qu'il soit limpide. La Clinique de Pelletan donne à ce Rob à peu près la môme composition qu'au sirop de Cuisinier. Sirop antisyphilitique (Puche). Iodhydrarg. de potasse. 1 Iode................ 1 Iodure de potassium... 20 Sirop de coquelicot... 478 25 fi 100 gram. par jour, dans un liquide approprié, contre les affections syphilitiques tertiaires, chez les individus lymphatiques. On a donné aussi de ce sirop la formule suivante : iodure de potassium 10, tartrale ferrico-polassique 10, eau distillée de cannelle 20, sirop simple 480. Sirop antivénérien mercuriel. S. de Saint-lldefont. Sublimé corrosif..... 0,9 Alcool............... 7 F. dissoudre et mêlez avec : Sirop de capillaire............. 720 (Van M.) 1, 2, 3 cuillerées dans un litre de tisane de guimauve à boire dans la journée. Sirop d'armoise composé. S. aromatique, S. d'armoise et de rue composé, S. d'armoise, de Fcmel. Armoise récente..... 200 Racine réc. d'aunée.. 20 — de livèche. 20 — de fenouil. 20 Pouliot récent....... 200 Cataire récente...... 200 Sabine récente....... 200 Marjolaine récente... 100' Hysope récente..... 100 Matricaire récente.. .100 Rue do____ 100 Basilic do____ 100 Anis............... 25 Cannelle........... 25 Sirop de miel...... 1250 Sucre.............. 2500 Alcool à 90" c...... 250 Eau............... 3000 Mettez les plantes divisées, versez dessus l'eau et l'alcool mêlés; laissez en contact 2Zi heures et distillez au B.-M. pour retirer 3j0 de produit. Soumettez le résidu à la presse; clarifiez-en le liquide au blanc d'oeuf; ajoutez le sucre et laites un sirop par clarification marquant bouillant 1,26 1). (30° B<\ ) Faites- lui perdre par évaporation un poids égal à celui de l'alcoolat. Ajoutez alors le sirop de miel, puis au mélange presque froid, l'alcoolat. Passez. [Codex de 1806). Sirop d'arséniate de soude (Bouchut). Arséniate de soude.. 0,05 Sirop de quina...... 300 1 à 5 cuillerées à café par jour dans les scrofules (Botich.). Sirop béchiçrue ou d'espèces béchiques. Espèces béchiques... 100 Sucre...............2000 Eaubouillante...... 1200 Eau de laurier-cerise. 25 Opérez comme pour le Sirop d'espèces pectorales. Sirop de Bellet réformé Sirop mercuriel éthcrc. Sublimé corrosif____0,05 Eau.......... .- ...... 2 Dissolvez et ajoutez : Sirop simple____ 120 Ether nitrique aie. 4 (Gvjib.) Ce sirop s'altère assez promptement; on ne doit le préparer qu'au moment du besoin. On a indiqué une foule de procédés, dont bon nombre sont très-défectueux, pour la préparation de ce sirop, qui du reste n'est plus employé, après avoir été vanté chez les enfants dans les cas de scrofules, de rachitisme. Sirop de beurre de cacao iodoferré (Edmond). Beurre de cacao____ 30 Gomme arab. pulvér. 5 Gomme adr. pulvér.. 0,50 Ce sirop contient cacao. Sirop simple......... 525 Eau de fleur d'orang. 25 Sol. d'iod.ferr. aul/3. 10 5 0/0 de beurre de Sirop de Bochet iodé (Bertrand). Salsepareille, Squine, Séné, â&... 1000 Sassafras, Gaiac, On fait deux décoctions avec Q. S. d'eau, SIROP BROMURE. — SIROP DE CASTOREUM COMPOSÉ. 913 on réunit les liqueurs et on les réduit par éva- poration à 8000; on ajoute : Sucre, Miel, ââ................. 5000 Clarifiez, cuisez à 28°, passez et ajoutez : Teinture d'iode.................. 12S Ce sirop contient 1 de teinture d'iode par 100. Contre le goitre, le rachitisme, les scrofules, la syphilis. Le Bochet est une sorte de tisane. (V. ce mot.) Sirop bromure c. la coqueluche (Hiriart). Bromure de pot. Sirop au b. de tolu.. 0,30 20 Aleoolature d'aconit. 0,25 Dose : â cuill. en 2i heures pour un adulte ; dose graduée pour les enfants : 1 cuill. à café à un an, 2 à h ans, 5 à 7 ans, 8 à l/i ans, etc. Sirop de brou de noix iodoferré (Fr. Marletta). Teint, de brou de Lim. de fer porphyr.. 2 noix fraîches...... 125 Sucre blanc couc ..... 578 Ac. citriq. pulv..... 5 Eau distillée......... 260 Iod. ferreux sec..... 5 Triturez l'iod. avec le fer, ajoutez 20 d'eau, filtrez, mêlez au sirop, ajoutez la teinture dans laquelle on a préalablement dissous l'acide ; agitez. Contre les maladies scrofuleuses et syphilitiques. 2 heures avant chaque repas, à la dose de 2 cuillerées à soupe par jour pour un adulte et 2 cuillerées à calé pour les enfants. Sirop byzantin. Suc dép. d'ache, d'endive, âa..................... 750 — de buglosse, de lioublon, aa............. 375 Sucre ................. •. ....................... 1500 Faites un sirop. On l'employait jadis contre les fièvres rebelles et les obstructions des viscères du bas-ventre. {Spiel.) Sirop de café composé (Gaudier). Caféfaibl. torréfié. 250 Teint, dédig.,de stram., Si, 10 Cinchonine ....... 0,40 Suere ....../ Q. S.pour obtenir Sulfate de morph. 0,20 Eaubouill.) 1000 de sirop. Faites d'abord un sirop de café simple, d'autre part, faites dissoudre la cinchonine et le sulfate de morphine dans l'eau distillée, lég. aiguisée de quelques gouttes d'acide sul- fui'ique, mêlez les deux produits et ajoutez les teintures. 30 gram. de ce sirop contiennent 20 centigr. de cinchonine, 1 centigr. de morphine, l\ goût, de teinture de digitale, et h goût, de teinture de slramonium. Sirop de café composé (Severin). Café moka pnlv ..... 1250 Sucre blanc......... 850 F. de frêne élevé... 10 Ac. plieniq. alcoolisé Gtt. 5 Eau distillée.......Q.S. (environ 5000). Introduisez le café dans un appareil à déplacement d'une capacité telle qu'il n'en occupe que la moitié, emplissez d'eau distillée à 60° et maintenez à cette température pendant 12 h., versez le lixhié sur le sucre, traitez à épuisement le café par de nouvelle eau distillée à 60°, réunissez les dernières liqueurs, ajoutez-y les feuilles de frêne et portez à l'ébullition jusqu'à réduction du liquide telle qu'ajouté à la première liqueur, il donne, après légère ébul- lition, 1000 de sirop. Clarifiez au papier, et après refroidissement, ajoutez l'ac. phénique. Antirhumatismal et antigoutteux. Sirop calmant atropo-thébaïque (Dubail). Sirop bisédatif, Sirop opio-bdladoné. Ext. d'opium....... 0,15 Ext.de belladone... 0,10 Sirop de capill. du Canada...... 90 F. d'une part un sirop avec l'ext. d'opium et Zi5 de sirop de capillaire; de l'autre, un sirop avec l'ext. de belladone et /i5 de sirop de capillaire ; mêlez les deux sirops et conservez pour l'usage. Dose: 3 cuill. à café dans les2/ih., dans les toux d'irritation (Bouch). Sirop de cannelle composé. Cannelle ............. 45 Eau de roses....... 150 Girofle ............... 8 Vin de Lunel....... 1000 Gingembre ........... 4 Sucre.............. 1750 Faites macérer les substances dans le vin, passez, filtrez et faites fondre le sucre dans la colature. Sirop de carbonate (proto) de fer (Leistner). 6 Teinture de citrons... t> 6 Gomme pulvérisée ___0,5 Sulfate de fer........ Carbonate de potasse. Sirop simple......... 250 Après avoir traité séparément les deux sels. on les broie avec un peu d'eau pour former une pâte molle à laquelle on ajoute le sirop, ou délaye la gomme et on conserve dans une bouteille bien bouchée. Mouchon a donné une formule analogue. C'est la masse pilulaire de Blaud, sous foru: ■■ de sirop. Sirop carminatif. Zestes frais d'orang .. 60 .Menthe c. fralch..... 125 Sassafras ............ 45 Camomille ........... 30 Carvi .................0 Fenouil .............. (,0 Muscade ............. 8 Macis ................ 8 Mettez ces substances dans la cucurbite d'un alambic, arrosez-les de Q. S. d'eau, distillez 180 de liqueur avec laquelle, et 375 de sucre, vous ferez un sirop à froid. D'autre part exprimez le résidu de la cucurbite; ajoutez au liquide de l'expression 375 de sucre et faites un sirop clarifié que vous mêlerez au premier. Sirop de castoréum composé. Sirop emiinerveux de Lebrou. Eau de valériane---- 1000 Castoréum ........ Ean de laur.-cerise.. 500 Alcool à 80"....... Q. S. Sucre .............. 3000 91i SIROP DES CINQ RACINES. — SIROP DÉPURATIF. Faites macérer le castoréum dans l'alcool pendant 8 jours; filtrez la teinture; ajoutez-y les liydrolats ; laissez digérer à une douce chaleur; filtrez la liqueur après complet refroidissement et faites-y fondre le sucre. Spasmes, névralgies, coliques menstruelles. Sirop des cinq racines*. Sirop apéritif ou diurétique. Racines sèches d'ache.^de fenouil, de persil, d'asperges, de fragon, aa....................... 100 Sucre........................................ 2000 Coupez les substances et faites-les infuser 12 heures dans 1500 d'eau houill., passez sans expression, filtrez et conservez la liqueur; faites une seconde infusion avec encore 1500 d'eau, passez avec expression. Faites un sirop avec cette dernière liqueur et le sucre, par coc- tion et clarification. Quand il marquera 1,26 D. (,'30" B''); évaporez-le d'une quantité égale au premier infusé et ramenez-le à 1,26 en mêlant celui-ci. Passez [Codex). Bernard Derosne a proposé de faire ce sirop en ajoutant 100,0 d'extrait composé des cinq racines à 3500,0 de sirop simple. M. Bouchardat a proposé la modification suivante ; Acétate, de potasse 50, sirop des cinq racines 1000. — Chaque cuillerée de 20 gr. contient 1 gr. d'acétate. Sirop de cloportes composé. Racine d'asperges..... 8 Pariétaire........... 8 Réglisse .............. 8 Mauve .............. 8 Raisins secs.......... 9 Sucre............... 375' Faites un sirop. D'autre part : Suc de bourrache..... 60 Cloportes écrasés..... 45 Suc de buglosse...... 60 Délayez les cloportes dans le suc, filtrez et sur 125 de suc, ajoutez : Sucre 250; faites fondre et mêlez les deux sirops. Toux, coqueluche. Sirop de coings composé. 720 Girofle ............... 2 4 Gingembre........... 2 F. digérer à une douce chaleur et ajoutez : Vin de Malag-a ....... 300 Sucre .............. 1500 F. un sirop. Astringent, stomachique [Sourd.). Sirop contre la coqueluche. rop d'ipéca......... 60 Sirop de fleur d'orang. 30 — diacode......... 60 Oxymel scillitique ..... 45 2 cuillerées, d'heure en heure. [Cad.) Sirop contre la coqueluche (Delahaye). Sirop de café composé. Traitez par déplacement 500 de café torréfié et pulvérisé, au moyen de Q. S. d'eau bouillante, pour obtenir 1000 de liqueur; à cette liqueur ajoutez : Bit. aie. de belladone et d'ipéca ââ, 10 Sucre.. 2000 F. fondre au B.-M. et filtrez. 15 gram. le matin, autant à midi et le double le soir dans 2 ou 3 cuillerées d'eau chaude Sue dép. de coing Cannelle. pour les enfants de 3 à 5 ans, moitié moins pour les enfants au-dessous de cet âge. Médicament efficace. A la formule de ce sirop, !e D r Courbassiez' ajoute l'extrait alcoolique de quinquina, k; et diminue de moitié la quantité de sucre. Sirop contre la coqueluche (Boullay). Ippcacuanha......... 36 Opium brut....... 4 Quina jaune......... 180 Eau distillée...... Q. S. pour obtenir par déplacement 1500 de liqueur dans laquelle vous ferez dissoudre au B.-M. Sucre, 3000. On a proposé de préparer ce sirop en mêlant P. E. de sirop d'opium, de quinquina et d'ipécacuanha. Sirop contre la coqueluche (Trousseau). Sirops d'éther, d'opium de belladone et de fleurs d'o- ranget, aa..................................... 20 10 à 20,0 par jour, par cuill. à café. Sirop contre la diarrhée (Mayet). Ext. d'opium. 0,05 à 0,10 Sirop de coings..... 20 Gomme arab. pulv.... 15 Eau dist. de cannelle. 15 '— de menthe.. 10 Délayez la gomme dans le sirop et ajoutez successivement les eaux distillées dans lesquelles on aura dissous préalablement Text. d'opium. Sirop contre l'enrouement (Mialhe). Sir. de gomme. 150 Sir. de ToJu, de capillaire, âa, 50 Nifrate de potasse, Eau de laurier-cerise, âa........ 10 1 cuill. à bouche dans une tasse d'infusion chaude de feuilles de mélisse. Sirop de cynoglosse composé (Perret). Rac. de cynoglosse.. 30 Teint, de safran.... 4 Ext. de jusqulame.. 1,60 — de castoréum. 4 — de valériane... 1,20 Sucre.............. 1000 — d'opium ....... 0,80 Eau............... 600 Teinture de myrrhe. 4 Esp. vol. de succin.. 2,15 Traitez la racine par l'eau, pour avoir 500 de colature, laissez refroidir, ajoutez les extraits et les teintures, filtrez, f. fondre le sucre au B.-M. ; lorsque le sirop est prêt à être mis en bouteille, ajoutez l'esprit volatil. Sirop dépuratif (Larrey). Gaïac .............. 7500 Racine de bardane. . 7500 — de patience.. 7500 — de saponaire. 7500 Douce-amère ....... 2000 Séné ............... 1875 Roses trémières... 1875 Anis ............. 1875 Sassafras......... 310 Suc de bourrache. 10000 Sucre----- .' ....... 15000 Miel ............. 15000 F. deux décoctions des 5 premières substances et une infusion des à suivantes ; réunissez les 2 marcs et faites-en une 3° décoction; faites concentrer les 3 décodés avec le suc de bourrache, ajoutez à la fin l'infusé, puis le sucre et le miel, et faites un sirop clarifié. [Guib.) Dans quelques auteurs, la bardane, la patience, la saponaire, la douce-amère, les roses trémières et l'anis sont remplacés par de la salsepareille, de la squlne et des baies sèches de sureau. SIROP DÉPURATIF COMPOSÉ. — SIROP D'ÉRYSIMUM. 915 Sirop dépuratif composé (Larrey). Sirop dépur. simple. 500 Sel ammoniac....... 0,25 Sublimé corrosif .... 0,25 Ext. d'opium....... 0,25 Dissolvez dans la plus petite quantité d'eau possible le sublimé et le chlorhydrate, ensuite séparément l'extrait, et ajoutez les solutés au sirop. Des auteurs ajoutent 2 d'éther alcoolisé. Sirop dépuratif, de Montpellier. Glands rôtis et pulv___ 30 Santal citrin.......... 30 Anis étoile........... 30 Curcuma ............. 4 Faites infuser pendant 1k heures dans 1000 d'eau bouillante, passez et ajoutez : Ext. de salsepareille... 30 Extrait de rhubarbe . 8 — de douce-amère .. 30 Sucre ............... 750 — de fumeterre..... S F. un sirop clarifié auquel vous ajouterez une solution de : Sulfate de potasse..... 4 Eau................ 125 Terre foliée de tartre.. 4 (Jourd.) La dose de sucre nous paraît bien faible. Sirop ou rob dépuratif (Devergie aîné). Bardane, Patience, Saponaire, Gaiac, âa......... 1000 Séné ............... 250 Sucre ............. 5000 Miel ............... 5000 Eau.............. 15000 3 cuillerées par jour. Maladies syphilitiques. Sirop dépuratif (Majault). S. d'ammoniaque comp. Racine de saponaire.. 125 Squine ............. 60 Feuilles d'arnica..... 125 Sureau............. 60 — de menyant. 125 Gaiac .............. 60 — de fumeterre. 125 Sassafras ........... 60 Racine de câprier----- 60 Arum .............. 30 Genièvre ............ 60 Vin rouge.......... 6000 Faites-bouillir ensemble et ajoutez à la cola- ture : Gassonnade blanche............... 1500 Passez, évaporez en consistance de sirop, à chaque pinte de celui-ci ajoutez : Ammoniaque liquide................ 2 Affections scrofuleuses vénériennes, psori- ques et herpétiques. — Dose : 8 à Zi5 gnun. (Cad.) Sirop dépuratif (Ricord). Sirop de saponaire... 500 Arseniate de soude.. 0,15 Bicarbon. de soude..' 16 2 cuill. à bouche dans 1000 d'infusion de saponaire qu'on boira dans un jour. Contre les affections herpétiques. Sirop ou Rob dépuratif (Ricord et Duval). Salsepareille......... 250 Ecorce de mézéréon.. 125 Fuites infuser dans Q. S. d'eau pour obtenir 2000 de colature, dans laquelle vous ferez dissoudre : ïrotoiodure de fer.. 10,0 Suere.............. 4000 2 à 6 cuillerées par jour. Syphilis constitutionnelle. Sirop dialytique (Bonjean). Silicate de soude..... 600 Sirop de gomme... 10000 Beruoate de soude ... 300 Faites dissoudre séparément les deux sels dans Q. S. d'eau chaude, filtrez et mêlez au sirop que l'on concentre ensuite à 30° bouillant. Une à deux cuillerées par jour dans un verre de lisane depurative, contre la goutte, la gra- velle. Sirop diaphorétique (Cazenave)» Sirop de carb. d'ammoniacpie. Sirop de salsepareille. 200 Carb. d'ammoniaque .. 20 Une cuillerée matin et soir. Syphilis, dartres. Sirop d'éc. d'oranges ferrugineux (Taborel),, Ec. d'oranges amères 400 Alcool à 56°......... 57 Sucre.............. 1200 Citr. de fer amnvon... 15 Eau............... 525 Ac. citrique.......... 2 F. macérer les écorces concassées pondant 3 jours dans l'eau alcoolisée, distillez pour obtenir 100 de liqueur aromatique, passez le liquide resté dans la cucurbite et faites avec le sucre un sirop un peu cuit que vous ramènerez au degré voulu par l'addition de, la liqueur aromatique, puis ajoutez au sirop la solution, dans un peu d'eau, du citrate et de l'acide. Sirop d'émétique (James Morgan). Emétique.......... 0,05 Crème de tartre.... 0,15 Sirop simple......... 150 Par cuillerée à café, dans P. E. d'eau, contre la coqueluche, le croup, chez les enfants. Sirop emétique, de Charas. Verre d'antim. pulv. . 90 Suc de coings épuré. 3000 F. digérer pendant 1!\ li., filtrez et chauffez avec 1000 de sucre en consistance de sirop, puis aromatisez avec 2 gouttes d'ess. de cannelle incorporées à 15 de sucre pulvérisé. Sirop d'érysimum composé*. S. de Velar, de Tortelle, des chantres ou de Lobel. Orge monde........ 73 Raisins secs deMalaga 75 Réglisse ............ 75 Bourrache.......... 100 Chicorée ........... 100 Erysimum......... 1500 Aunée ............. 100 ^^^^^^^^^^^ F. bouillir d'abord l'orge jusqu'à ce qu'il soit crevé ; puis dans 0000 d'eau les Ix premières substances jusqu'à réduction d'un quart, passez avec expression et versez le dôcocté bouillant sur les autres plantes; laissez infuser 2k heures et retirez par distillation 250 d'bulrolat; d'autre part, exprimez le résidu de la cucurbite; décantez la liqueur; clarifiez-la au blanc d'œuf, faites-y fondre le sucre et le miel, et faites un sii'opclarifieinarquantbouillant 1,29D. (32 B''); mêlez presque froid avec l'hydrolat et passez {Codex). Il y aurait avantage à supprimer dans cet'.e Capillairedu Canada. 25 Romarin........... 20 Stœehas ............ 20 Anis ............... 2« Sucre .............. 2000 Miel ............... 500 ■ 9IG SIKOP DE GENTIANE 10DURÉ. — SIROP DE LIMAÇONS. formule l'orge perlé qui donne toujours un produit troutile; la distillation nous paraît aussi inutile, une simple infusion suffirait et l'on finirait le sirop à la manière ordinaire. Pectoral et incisif efficace. Sirop de gentiane ioduré (Ricord). Sirop de gentiane. 500 Iod. de fer.. 3 Eau... Q. S* pour dissoudre l'iodure. (Jourd.) Sirop de guimauve composé. Racine de guimauve. Dattes............. 1000 Jujubes. Eau 500 1000 Faites réduire à moitié par l'ébullition, et versez la colature bouillante sur : Pavots, Réglisse, Capillaire, ââ...... 125 Passez après 12 heures et ajoutez à l'infusé le double de son poids de sucre. (Tad.) C'est le sirop suivant simplifié. Jourdan oublie la guimauve dans cette formule, et indique plus loin le même sirop sous le nom de Sirop pectoral anglais. Sirop de guimauve comp. (Fernel). Racines de guimauve.. 60 — de chiendent.. 15 — d'asperges.... 15 — de réglisse.... 15 Sotn. de guimauve. ... 30 — de mauve........ 30 — de pariétaire .... 30 Pimprenelle. Planfain..... Capillaire ... Raisin...... Eau........ Sucre...... 30 30 30 ____ 15 .... O- S. ____ 2000 (Vie.) Rhubarbe.......... SB Sucre blanc......... 600 Eau distillée....... 1000 [1 existe plusieurs sirops composés, dits de. Fernel : 1° celui d'armoise comp., dont nous donnons la composition page 858 ; 2° celui de stœcbas composé qui se rapproche beaucoup du sirop d'énsimum composé; 3° un sirop astringent. Mais le sirop que l'on entend généralement par Sirop de Fernel, est celui dont nous venons de donner la formule. Sirop fébrifuge laxatif (Pavesi). Sulfate decinchon... 18 Acide citrique....... iO Café torréfié......... «0 Séné................ 50 Suivant l'auteur, Je café torréfié enlève l'amertume du sel de cinchonine, masque l'odeur du séné et de la rhubarbe; l'acide citrique augmente la solubilité du sel de cinchonine et exalte les propriétés fébrifuges du café. Sirop hypnotique. Muscade, Safran, Sa..................^..... 8 Eau de fleurs d'oranger, Eau de roses, aa.....500 Laissez macérer, passez et ajoutez : Sucre........ 2000 Laudanum liquide.. 50 (Bat.) Sirop d'ipécacuanha composé. S. pectoral de Desessartz. Tpécacuanha......... 30 Sulfate de magnésie.. 100 Séné................ 100 Vin blanc........... 750 Serpolet............. 30 Eau de fl. d'orang.. 750 Coquelicot........... 125 Sucre............. Q. S. F. macérer l'ipéca et le séné dans le vin pendant 12h rcs , passez avec expression et filtrez la liqueur. Réunissez le résidu aux autres substances, versez dessus 3000 d'eau bouillante, laissez infuser 6 heures, passez avec expression ; mélangez alors le produit avec la liqueur vineuse et l'eau de fleurs d'oranger tenant le sulfate de magnésie en solution ; aj. par 100 de ce mélange 190 de sucre et faites un sirop par simple solution au B.-M. (Codex). Remède précieux et éprouvé contre la toux et la coqueluche chez les enfants, 30 à 60 gr. par jour. On prétend que le Sirop pectoral incisif de Tteharambure (rem. secret) , principalement employé contre la coqueluche, n'est autre chose que le sirop de Desessartz. Sirop de jalap composé. Jalap. 40 Coriandre. 2 Fenouil. 2 Eau bouill.. 400 Faites infuser 2/i heures, filtrez et ajoutez : Sucre........... 800 (Codex de 1818.) Préparez ainsi le Sirop de rhubarbe aromatique. Sirop laxatif d'Amussat. Gayae râpé, racine de chicorée, de bardane, de patience, sommités de fameterre, de pensée-sauvage âa 100 gr. ; follicules de séné : :m gr. Faites deux infusions de, douze heures chaque, la première avec 5 lui. d'eau, la seconde avec 3 lui. Clarifiez les colatures et faites avec 3 kil. miel et 3 lui. sucre un sirop qui devra marquer 31°. Dose : 1 h 2 millièmes par jour, contre la constipation. A été quelquefois improprement appelé sirop de suc d'herbes. Sirop laxatif fond. (Fauconneau-Dufresne). Jalap................ 12 Carb. de potasse..... 12 Rhubarbe............ 12 Eau bouillante....... 130* Laissez infuser, passez avec expression, filtrez, et à 150 de colature ajoutez : Sucre............................. 300 F. dissoudre et aromatisez avec : Alcoolô d'écorces d'orange.......... 50 Contre les calculs biliaires. 1 cuillerée à bouche le malin (Garot). Sirop de limaçons ou d'escargots (Figuier). Limaçons privés des intestins. 500 Sucre........ 2500 Broyez intimement et passez à travers un tamis très-serré à l'aide d'un pulpoir. D'autre part : Amand. douces. 800 Amand. amères. 150 Eau. 1000 Traitez les amandes comme pour le sirop d'orgeat; ajoutez à l'émulsion le saccharure de limaçons; faites fondre au B.-M., passez SIROP MAGISTRAL ASTRINGENT. — SIROP PECTORAL. 917 avec expression à travers un linge serré, et aromatisez avec de l'eau de fleurs d'oranger. Préparation agréable et efficace. Sirop magistral astringent. S. de rhubarbe et de roses composé. Roses rouges........ GO Santal citrin...... 7,5 Rhubarbe........... 4a Suc de berberis... 120 Myrobolans citrins pri- Suc de groseilles.. 120 vés de noyaux..... 30 Eau de roses..... 210 Balaustcs.. ."......... 30 Sirop simple...... 1080 Cannelle............ 7,5 Eau............. Q. S. F. S. A. un sirop, (Gut'6.) Ce sirop est légèrement purgatif et ensuite astringent ; il était jadis utilisé dans les diarrhées chroniques. Sirop martial astringent (Trousseau et Pidoux). Sirop simple......... 375 Sir. de vinaig. framb. 125 Cit. d'ox. de fer magn. 10 Ext. aq. de noix de gai. 4 Sirop de Ményanthe composé (Boullay). Suc de menyanthe ... 200 Sucre blanc......... 600 Suc dépuré de P.L. de laitue, de laitron, de chicorée et de cresson............................ 100 (V. J. Ph. 1867.) Sirop mercuriel (Lagneau). Mercure. 1,2 Gomme arab. 30,0 Sirop de rhubarbe c. 45 Eteignez le métal avec la gomme et la moitié du sirop et ajoutez le reste de celui-ci. 15 à 30 gr. Affections vénériennes. (Cad.) Sirop minéral (arsenical) comp. (Cazenave). Iodure d'arsenic.., 0,10 Sirop de gentiane. 500,00 Sir. de mézèréum. 500,00 Chaque cuillerée (de 20 gram. ) de ce sirop contient 2 millig. d'iodure d'arsenic. — Certaines maladies de la peau. Sirop de monésia composé. Sir. de monésiasunp. 1000 Eau de fl. d'oranger.. 30 Ext. de pav. blancs. 1,6 Sirop de mou de veau*. Mou de veau. 1000 Ilaisins secs. 150 Pulmonaire. 150 Dattes...... 130 Réglisse..... 50 Sucre......2000 Jujubes..... 1S0 Coosou.de... 50 Eau....... 2000 Coupez le mou de veau par petits morceaux, lavez-le à l'eau froide, mettez-le avec les autres substances dans un B.-M. dont vous tiendrez l'eau bouillante pendant G heures, passez avec expression, décantez la liqueur, clarifiez au blanc d'œuf, ajoutez-y le sucre, et faites un sirop par clarii. marquant 1,27 d. (31° B é ). (Code* de 1866.) Le Sirop pectoral de Bouvard contient en sus de la gomme. Le Sirop de tortue des anciennes pharmacopées ne diffère guère du sirop de mou de veau qu'en ce que cette dernière substance est remplacée par de la chair de tortue et d'écre- visses. Sirop de Musculine (Réveil). Chlor. de potassium. 0,50 Chlor. de sodium... 0,50 Sucre blanc........ 1000 Muscles de veau lav. 100 Eau............... 500 Acide chlorhyd. pur. 0,50 Les muscles de veau sont dégraissés et hachés menu; à l'exception du sucre, on mêle et on agite; après 12 heures de macération, on filtre, et, après addition de Q. S. d'eau, pour obtenir 500 de liquide, et de 1000 de sucre, on fait dissoudre à la température de 35 à 40°. — Employé à l'hôpital des enfants. Le Sirop de viande se prépare avec le filet de bœuf. La Pâte de viande dite Musculine de Guichon, est du filet de bœuf cru pulpe, disposé en petits losanges, et candi. Sirop de nerprun composé. (Syrup of Buekihorn, Ang. ) Sucdenerp.. 500 Gingembre. 24 Piment Jamaïq. 24 F. digérer h heures-, filtrez et ajoutez : Sucdenerp.red.de moitié. 710 Sucre. 1572 (Lond. Sirop pectoral ou d'espèces pectorales. 0,3 2000 Ext. d'opium. Sucre-----____ Fleurs pectorales ... 100 Eau bouillante.....1200 Eau de fl. d'orang. . 30 F. infuser 6 heures les fleurs dans l'eau; passez avec expression de manière à obtenir 1000 de eolature; filtrez; ajoutez l'extrait dissous dans l'eau do fleurs d'oranger et faites avec le sucre un sirop par solution au B.-M. couvert. Passez (Codex). 50,0 de sirop ajoutés à 100,0 d'eau simple ou d'un hydrolat approprié, donnent une Potion béchique extemporance. Les médecins de Toulouse prescrivent un sirop pectoral dit Sirop de la Compassion, renommé dans le midi de la France où il est connu de temps immémorial et dont voici la formule: fleurs de nympliœa 50; dalles, jujubes, âà, 100; capillaire 50; gr. de pavois liQ; racines de réglisse et d'althœa, ââ, 30 ; sucre 1000. F. S. A. Sirop pectoral balsamique (Charles). Jpécacuanha......... 10 Teinture de Tolu___ 12 Infusé de coquelicot.. 360 Extrait d'opium .... 1 Vin île Bourgogne----- 500 Sucre.............. 1000 15 à /|5 gram. dans une tasse d'infusé pectoral contre les toux opiniâtres. (Yir.) Sirop pectoral (Courti). Ipécaouanha. Iris......... Quina rouge. Lichen...... 15 60 Polygala.......... 60 Eau.............. Q. S. Sucre............. 1000 (Boa.) Sirop pectoral (Deslauriers-Vauquelin). Mou de veau.......no 1 Lichen d'Islande------ Têtes de pavots.... Fleurs béeliiques. . . Fruits pectoraux... Gomme arabique... Feuill. d'érysim.. . . 2000 500 500 2000 2000 . 500 Rac. deconsoude.....500 Thridace............ 125 Sirop simple..... 40000 — de violettes. 60OO — de Tolu.... 3000 (Biuru ixpibé). V F f 918 SIROP PECTORAL. — SIROP DE PUNCH AU RHUM. Sirop pectoral (Gardanne). 24 20 2000 Ipécacuanha......... 20 Serpolet....... Vin blanc........... 500 Eeorce d'orang. Séné ................ 125 Eau bouillante. Crème de tartre..... 125 Laissez infuser, passez et ajoutez : Sirop de guimauve.. 1000 Eau de fi. d'oranger. 375 2 cuill. par jour aux enfants. (Pie.) Sirop pectoral (Lamouroux). Mou de veau .... Lichen d'Islande. J ujubes....... Dattes.......... Réglisse. 2 kil. n° 12 FI. de mauve.... 3 kil. — de guimauve. 2 — 3 — — de violettes.. 2 — 3 — — de coquelicot. 3 — 3 — Extr. d'opium.... 24 gr. Sucre........... 180 kil. Pulmonaire...... 1 — F. S. A. un sirop bien cuit. Une à à cuillerées par jour, dans les affections chroniques de la poitrine. (Rem. spéc.) Sirop pectoral (Lescure). Quina rouge 8 Polygala... 2 Réglisse.... 4 Pavots..... n« 3 Ipceacuanha Lierre terr. Hysope.... Pouliot.... 15 Sucre..... 500 Eau......Q. S. F. un sirop. Dans la coqueluche. (Bor.) Sirop pectoral (Malouet). Cassonnade.. Jujubes..... Battes ...... Raisins secs. 1000 Capillaire........... 15 30 Réglisse ............. 8 30 Ext. d'opium........ 0,3 30 (Cad.) Sirop pectoral (Maronceîii) Digitale ...... 16 Sucre...... 6000 Belladone ___ 16 Eau ....... 3000 B. de Tolu... 60 Ipécacuanba.. 4 F. digérer au B.-M. pendant 2 heures !e baume dans l'eau; versez le digeste balsamique chaud sur les plantes; laissez infuser 12 heures, passez, ajoutez le sucre et laites un sirop clarifié. 2 à Zi cuillerées dans la journée. — Toux, catarrhe, asthme. Sirop pectoral (Motts). Sucre ....... 5i00 Vinaigre scillitique. 200 Eau .............. Q. S. Etber sulfur. aie.. 25 Eau de laur.-cer... 50 Lichen d'Islande privé d'amert........... 300 Rac. de gentiane..... 100 — depolygala de V. 100 — de gr. consoude. 50 Marrube blanc....... 100 3 cuill. à café pendant quelques jours, puis 2 cuill. à bouche par jour.— Bronchites chroniques, phtisie pulmonaire, hémorrbagies des poumons. Sirop pectoral (Rivet). Séné ................ 300 Sureau ............ Réglisse ............. 300 Centaurée ......... Quinquina ........... 200 Ipécacuanba....... Anis ................ 160 Eau bouillante,... 100 45 20 Q. S. F. infuser, passez et ajoutez : Sucre .............. 4000 Extrait d'opium ... 1,8 Une cuillerée à café dans une tasse d'infusé d'hysope. (Cad.) Sirop de Peyrilhe. Mélisse ....... 125 Follic.de séné.. 15 Eau... 1000 F. infuser, passez; ajoutez à 3/jO de cet infusion. Sucre............ 125 Carbonate d'ammoniaque. 4 1/2 Terre toutes les 6 heures dans la syphilis. (Cad.) C'est plutôt une potion qu'un sirop. Sirop de phellandrie composé (Béclère). Infusé de pbelland.. 500 Extr. de belladone.. 0,55 3 à G cuill. h bouche par jour, pour les adultes; 3 à 6 cuill. à café, pour les enfants. Affections des voies respiratoires, toux nerveuses et rebelles. Sirop de pommes et de séné composé. Extr. tbébaïque.. Sucre.......... 0,00 1000 Séné ............... Semences de fenouil., 250 30' Girofle ........ Eau bouillante. 4 2000 Après 2i heures, passez; d'autre part : Suc non clarifié de bourrache........ 1500 Suc de buglosse.................... 1500 Suc de pommes de reinette........... 2000 Chauffez au B.-M., filtrez, ajoutez : Sirop de sucre.................... 3000 F. cuire en consistance, en ajoutant en dernier lieu l'infusé du séné. (Guib.) En ajoutant à 1000 de ce sirop un infusé de racine d'ellébore noir 30, et carbonate de potasse l\, on obtient le Sirop de pomme ellébore. Inusité comme l'autre. Sirop de punch au rhum. Sucre.......... 15000 Acide citrique.......... 10 Eau........... 8000 Citrons frais ............ n» 10 Thé Hyswen... 15 Rhum de la Jamaïq. , lit. 16 Faites avec le sucre et l'eau un sirop clarifié; ajoutez au sirop bouillant les citrons coupés par tranches et le thé; maintenez le sirop en ebullilion pendant un quart d'heure, versez le sirop bouillant dans un vase contenant l'acide citrique pulvérisé, laissez en contact k à 5 heures; après ce temps ajoutez le rhum, et passez à la chausse en feutre. On peut remplacer le rhum par le rack et même par l'eau-de-vie. Ce sirop procure à l'instant un Punch au thé, tout aromatisé, en y ajoutant un litre d'eau bouillante par litre de sirop. Le plus souvent on prépare directement le punch de la manière suivante : Infusé de thé k kil., citrons n° à, alcool, sucre, âa, 1/2 kil. Boullay a donné pour ce sirop la formule suivante Sirop simple ....... 12000 Teint de zestes de Thévert.......... 60 citron............ 45 Alcool à 90» C----- 1000 Ac. citrique........ 30 Rhum de bonne quai. 3000 Réduisez le sirop simple à 10000 et ajoutez-y l'infusé du thé dans Q.S. d'eau bouillante pour avoir 500 de colature, ajoutez au sirop SIROP DES QUATRE FRUITS. - chaud dans un B.-M. couvert, le mélange des autres subst. addit. de la sol. de Tac. citrique dans 90 d'eau. Sirop des quatre fruits. Sirops de cerises, groseilles, fraises, framb., âS.. P. E. Sirop de quinium et de quinquina. Quinium ............. 6 Teint, de zestes d'or. 4 Ext. hydrale. de quinq. 4 Eau distillée......... 90 Acide citrique........ 10 Sucre blanc......... 2o0 L'extrait de quinquina est dosé à 10 centig. de quinine pure par gramme. 3 cuill. à bouche, par jour, pour les adultes; 3 cuill. à calé pour les entants. Sirop de quinquina ferrugineux. Sir. de quina au vin.. 'i70 Eau distillée........ 20 Citrate de fer am----- 10 Dissolvez le citrate dans le double de son poids d'eau distillée; filtrez et mêlez au sirop. Il contient 0,2 de citrate par cuillerée. (Cod.) Il résulte d'expériences comparatives sur les sirops de quina préparés à l'eau et au vin avec les quinas jaune, rouge et gris et les tartrate, citrate, pyrophospb. citro-ammon. de fer et le pyrophosph. de 1er et de soude, que l'incompatibilité qui existe entre le quinquina et les sels de 1er est d'autant plus manifeste avec les sirops à l'eau, que les quinquinas sont plus riches en alcaloïdes et en mat. coter., aussi, le sirop au vin prép. avec le quinquina gris parait-il préférable pour le sirop de quinquina ferrugineux (V. J. ph., 186i). Longtemps on n'avait pu réussir à associer Véritablement le fer- au quina rouge, lorsque M. Zuccarello Patti, de Catane, a résolu la difficulté, a la faveur de l'acide citrique, par son sirop de quinquina à l'iodure de fer. (V. VU. ph., 18G7.) Sirop de raifort composé*. S. anliscnrbiiJiqiie. Cochléaria récent... 1000 Ecor. d'orang. amer. 200 Cresson récent...... ÎOOD Cannelle ........... 50 Raifort réfeent ...... 1000 Vin blanc .......... 4000 Ményanthe sèche... 100 Sucre .............. 800*0 Conlusez les feuilles de cresson et de cochléaria ; incisez le raifort, les feuilles de ményanthe et les zestes d'orange amere ; concassez la cannelle. Faites macérer le tout dans le vin blanc pendant deux jours, et distillez au bain-marie pour retirer 1000 grammes de liqueur aromatique (esprit recteur) ; faites avec celle-ci, dans la proportion de 180 grammes de sucre pour 100, un sirop en vase clos, au bain- marie. Séparez par expression le liquide des substances restées dans le bain-marie ; laissez reposer jusqu'à refroidissement et décantez. Clarifiez au moyen de l'albumine et passez au blanchet. Faites avec la liqueur claire el le SIROP DE RAIFORT COMPOSÉ. 919 reste du sucre, par coction et clarification, un sirop marquant bouillant 1,27 au densimêtre; passez au blanchet et mélangez à froid les deux sirops (Codex). Le sirop île raifort iodé s'obtient de la manière suivante : Iode sublimé......... 1 Sirop de raifort comp. 9S5 Alcool à Ooo. ......... Ib Faites dissoudre l'iode dans l'alcool ; mêlez le soluté au sirop. Au bout de 2/i heures, la combinaison sera complète. 20 grammes de ce sirop renferment 2 centigrammes d'iode (Codex). Le sirop antiscorbulique est une très-ancienne et très-bonne préparation, il est tonique, apéritif et dépuratif. On l'emploie souvent dans la médecine des enfants, dans les scrofules, la mollesse des tissus, la cachexie, la chlorose. Dose : 8 à 50,0. M. Magnes-Laheiis a proposé de substituer au vin blanc dans la formule du Codex, 400 d'alcool à 33° Cartier et 800 d'eau ou 1200 d'alcool à 15° Cartier; dans son mode opératoire il réserve cet alcool faible au traitement exclusif du raifort, de la cannelle et de l'écorec d'oranges amères; la inényanihe est ramollie dans le double de son poids d'eau chaude et pilée ensuite avec le cresson et le cochléaria (V. Un. ph. 1871). Sirop de raifort composé, préparé à froid. On prend les mômes substances en même quantité que pour le sirop ordinaire, seulement la dose du vin est réduite à 1000 gram. On pile les plantes, sauf le raifort, dans un mortier de bois et l'on soumet à la presse; on filtre le suc à couvert; on reprend ie tourteau végétal, on le pile en y ajoutant peu à peu le vin dans lequel on a préalablement fait macérer la cannelle ; on soumet le magma à la presse; on filtre Fœnolé à couvert. D'autre part, on coupe le raifort on petits tronçons, on lui ajoute 2' fois son poids de sucre et on pile par parties dans le mortier recouvert alors d'un couvercle en peau. Le suc aqueux et fœnolé étant filtrés, on les mélange, on les pèse et on les verse sur le saccharure de raifort que l'on a soin d'enfermer dans un matras; on fait fondre au B.-M. et l'on passe promplement avec expression. On remet le liquide dans le matras avec la quantité de sucre nécessaire pour parfaire en poids le double de celui du suc; on fait fondre à froid ou au B.-M. et l'on [tasse à couvert. Le point important de ce procédé, réside dans la contusion du raifort avec le sucre. On sait, en effet, depuis les expériences de MM Bussy, Boutron et Frémy, que l'huile volatile ne préexiste pas dans le raifort, mais qu'elle se forme 920 S. DE RAIFORT 10DURÉ. — S. DE RAIFORT ET DE GENTIANE COUP. aussitôt qu'on vient à mettre ses éléments en contact avec l'eau de végétation de cette racine ; or, le sucre est un corps avide d'eau : en le faisant intervenir dans la contusion, il absorbe cette dernière, et empêche momentanément la formation de l'huile; mais comme il est impossible d'empêcher complètement celle-ci de se former, le sucre agit encore en cette circonstance comme corps poreux ; il absorbé et fixe l'huile volatile qui tend à se dissiper. On a la preuve que cette action du sucre est exercée, en ce que l'odeur qui s'exhale pendant la contusion du raifort avec le sucre est incomparablement moins forte que sans cette addition, et que lorsqu'on délaye le saccharure de raifort dans les sucs pour le transformer en sirop, l'huile volatile se forme en abondance. Tel est, en abrégé (V. J. Ph. 1842), le procédé que nous avons fait connaître et qui donne un sirop d'une belle couleur ambrée, d'une odeur et d'une saveur antiscorbutiques, franches, prononcées sans être désagréables. L'application que nous faisons du sucre pour la contusion du raifort pourrait, ce nous semble, être étendue à d'autres substances. Ainsi, si l'on voulait utiliser les principes acres et volatils de l'oignon ordinaire, de l'ail, de la scille, etc., elle en donnerait le moyen facile, soit que l'on voulût en transformer les saccharures en sirops, comme celui de raifort, soit qu'on en fit des saccharures pulvérulents; dans ce cas, on ferait sécher à une douce chaleur. Plusieurs pharmacopées étrangères prescrivent de préparer le sirop antiscorbutique à froid. Du reste, dans l'origine, c'est ainsi que le Codex le faisait préparer. Voici la préparation du sirop antiscorbutique par un procédé mixte, dont nous devons la connaissance à M. Trouvin. Il donne un fort beau produit et est suivi par quelques pharmaciens de Paris. On prend : cresson, ményanthe, cochléaria 15000, raifort 3000, écorces d'oranges amères sèches 500, cannelle 125, suc de citron 2000, alcool 15000 ; on extrait le suc de la ményanthe et on rejette le résidu; on extrait également le suc du cresson et du cochléaria, mais en ayant soin de conserver le tourteau ; on réunit les sucs, on y ajoute le suc de citrons et les écorces d'oranges; on laisse macérer 2 ou 3 jours ; on passe alors et on fait un sirop au B.-M. couvert en employant par 1000 de liquide 1875 de sucre. D'autre part, on distille l'alcool sur le tourteau conservé, le raifort et la cannelle humectés d'un peu d'eau, et après suffisante macération on môle l'alcoolat obtenu au sirop. On laisse en repos quelques jours et on met en bouteilles. Le sirop de Raifort iodé, de Grimault, se prépare en incorporant l,/i5 d'iode par 1000 de sirop de raifort composé, préparé à froid. Dans cette préparation, l'iode est dissimulé aux réactifs. (Blondeau). Ce sirop contient un millième de son poids d'iode. En faisant absorber 1,50 d'iode et 2,50 de peroxyde de fer pur par 1000 de sirop de raifort concentré, préparé à froid, on obtient également le sirop de raifort iodoferré. Suivant M. Labiche, c'est le sirop antiscorbutique du Codex qui absorbe le plus d'iode et en moins de temps. Dès lors il prépare le sirop de raifort iodé en ajoutant au sirop du Codex de la teinture d'iode et laisse la combinaison se faire pendant 24 ou 48 heures, suivant la quantité d'iode dont on veut charger le sirop (V. Un. ph. 1864.) Dose : pour les adultes, 1 à h euill. à bouche; pour les enfants, 1 à plusieurs cuill. à café (V. Bull, thér., t. 46, p. 541). Scrofules, rachitisme, dartres, inappétence, anémie. Sirop de raifort ioduré (Iodognosie). Sirop de raifort à froid. 500 Iodure potassique... 1 Sirop de raifort et de gentiane composé. S. antiscorbutique de Portai. Gentiane... 20 Garance..;. 10 Quinquina calisaya. S F. infuser 12 h. dans Q. S. d'eau bouillante, passez, filtrez. D'autre part : Raifort........ 30 Cresson, Cochléaria, ââ..... 100 pour obtenir par contusion et expression 120 de suc filtré dans lequel ainsi que dans les 500 de colature précédente, on fera fondre : Sucre ............................ 1180 F. fondre au B.-M. couvert et passez à froid. (Codex.) On ajoute à ce sirop, et sur prescription spéciale, 5 centig. de deutochlorure de mercure, dissous dans un peu d'alcool, par 1/2 le. (Guib.) Originairement le sublimé corrosif faisait partie intégrante du sirop. La Société de Pharmacie de Paris a proposé une modification très-heureuse pour la préparation de ce sirop : elle consiste à remplacer l'infusion du quinquina, de la garance et de la gentiane par une quantité de sirop correspondant qu'on ajoute au sirop antiscorbu tique : Sirop antisrorbutique. bOO Sirop de gentiane.... 400 — de quinquina... 00 — simple......... 40 Mêlez. SIROP DE RÉGLISSE COMPOSE. — SIROP DE SALSEPAREILLE COMPOSÉ. 921 Sirop de réglisse composé. Réglisse. 60 Capillaire. 30 Hysope.. 15 Eau... 720 F. inf. 2Zi heures, passez, faites réduire la colature à moitié et ajoutez : Miel ....... 240 Sucre....... 480 Eau de roses.. 120 F. un sirop (SpteZ.). Il vaudrait mieux faire un infusé chargé et ne pas faire concentrer. Sirop de rhubarbe composé \ Sirop de chicorée composé, Sirop de chicorée et de rhubarbe. Rhubarbe........... 200 Racine de chicorée.. 200 Feuil. sèch. de cbicor. 300 — de fumeterre. 100 Scolopendre ......... 100 Baies d'alkékcnsce... 50 Cannelle de Ceylan. 20 Santal citrin........ 20 Sucre.............. 3000 Eau............... Q.S. Versez sur la rhubarbe la cannelle et le santal divisés 1000 d'eau à 80°, laissez infuser 6 h rca , passez avec expression, filtrez et conservez la liqueur. Réunissez le résidu de l'opération précédente aux autres substances convenablement divisées, versez dessus 5000 d'eau bouillante ; après 12 heures d'infusion, passez avec foi'te expression; clarifie/, ce liquide à l'albumine; passez au blanchet et faites avec le sucre un sirop par coction et clarification, marquant 1,26 (30° B c ); faites-le évaporer jusqu'à ce qu'il ait perdu un poids égal à celui de l'infusé de rhubarbe, et ajoutez-lui celui-ci pour le ramener à 1,26 bouillant ; passez. (Codex). Bernard Derosne a proposé de préparer ce sirop en introduisant 100,0 d'extrait de chicorée composé dans 1900,0 de sirop que Ton verse bouillant sur santal citrin et cannelle, âà 6,0. Ce sirop, le plus souvent désigné sous le nom de Sirop de chicorée, est très-employé comme laxatif dans la médecine des enfants. La dose est de 1 à 3 petites cuill. à café par jour. Sirop de rhubarbe et de séné. Sirop de Déodat. Sel de tartre......... 2,5 Eau de chicorée..... 300 Eau de roses........ 120 Rhubarbe............ 45 Séné ................. 45 Cannelle ............. 6 Gingembre ........... 2 ^^^^^^^^^ F. digérer 3 jours, puis jeter un bouillon; exprimez, clarifiez, et à 270 de colature ajoutez : Sucre .......................... 480 F. un sirop; 2 à /i,0 pour les enfants. Sirop de salsepareille composé*. S. de Cuisinier, S. de salsepareille et de séné composé, S. sudorijique, S. dépuratif. Anis ............... 60 Sucre .............. 1000 Miel blanc......... 1000 Salsepareille ........ 1000 Fleurs de bourrache. 60 Roses pâles......... 60 Séné ............... 60 ^^^^^^^^^^^^ Traitez à trois reprises, pendant 12 heures chaque fois, la salsepareille par Q. S. d'eau à 80° pour la recouvrir. Chauffez à part le troisième digeste et jetez le bouillant sur les autres substances ; laissez infuser 12 heures. — D'autre part, évaporez les premières liqueurs et après réduction suffisante, ajoutez-y l'infusé dernier. Continuez l'opération jusqu'à réduction du liquide au poids du sucre et du miel réunis. Clarifiez à l'albumine et passez à l'éla- mine. Ajoutez à ce produit le surre et le miel et faites un sirop par coction et clarification marquant bouillant 1,29 (32°B' ; ); passez. (Cod.) Ce procédé est défectueux, en ce que la longue évaporation qu'on est obligé de faire subir aux liqueurs altère les principes des substances employées. Il serait mieux de faire un digeste concentréde toutes les substances, et d'y faire fondre le sucre et le miel, ou bien de soumettre la salsepareille à la distillation, de faire digérer l'anis, le séné et la bourrache clans l'hydrolat, de faire avec le décocté de la cucurbite, le sucre et le miel, un sirop très- cuit que l'on ramène au degré voulu en ajoutant le digeste. On obtient par cette dernière méthode, que j'ai eu l'occasion d'éprouver, un sirop dont la sapidité est tout autre que celle du sirop de Cuisinier fait d'après le procédé du Codex. Bernard Derosne a proposé de préparer le sirop de Cuisinier en incorporant 100,0 d'extrait de salsepareille composé à 750,0 de sirop simple et de 500,0 de miel. Ou additionne quelquefois le sirop de Cuisinier de 15,20 et 30 centigr. de sublimé corrosif dissous dans un peu d'alcool par 500,0, et soin eut alors on le désigne sous le nom de Sirop de Cuisinier de première, deuxième, troisième ou quatrième cuite. Mais celte addition ne doit être faite qu'au moment de délivrer le sirop, et sur la prescription du médecin. 50 à 100 grammes par jour, pur ou dans une tisane sudorifique. Aromatisé avec quelques gouttes d'essence de Winter-green ou de periploca indica, le sirop de salsepareille composé devient agréable au goût. On en agit ainsi en Angleterre et surtout en Amérique où, en outre, on le rend mousseux par l'acide carbonique. La sedsepa- reille Bristol, si populaire aux Etats-Unis qu'on la sert dans les calés, est une préparation de ce genre (V. p. 857). La Panacée de Swaim, remède américain, est un sirop analogue. Salsepareille.. 50 Squine.... 50 Séné......... 30 922 S. DE SALSEPAREILLE VINEUX. Patience..... 30 Eau. Sucre..... 400 Q. S. Goutt. améric. 6 Sirop de salsepareille vineux. Salsepareille.... Aristol. 1............ 18 180 180 180 180 Gaiae............. Sassafras.......... Crème de tartre... Sulfure d'antimoin. Séné.............. Vin blanc......... 180 180 180 180 367 12000 Folypodc...... Jalap......... Squine........ F. macérer 6 heures, ajoutez : Eau .......................... isooo F. bouillir une heure à petit feu, passez et ajoutez sur le marc : Vin blanc........................ 6000 F. macérer 3 heures; et ajoutez : Eau............................. 8000 F. bouillir 1/2 heure, passez, mêlez les deux liqueurs, laissez déposer, décantez et ajoutez : Mélasse, Cassonnade rouge, âa ... 4500 F. cuire en consistance de sirop sans clarifier. (Bor.) Par suite de la réaction entre la crème de tartre et le sulfure d'antimoine, il doit y avoir production d'cmétique. Sirop de santé de Berlin. Syrupus sanitatis Berolinensis. Iris flor..... 125 Mercuriale... 64 Bourrache.. 32 Gentiane r.. 64 Buglosae..... 32 Vin blanc.. 1125 F. macérer 6 jours, exprimez et ajoutez : Mie) dépuré.................... 4000 Cuisez en sirop et passez. Sirop de scammonce. S. antiarthritique, Bemëde contre la goutte. Scammonée .. 15 Sucre....... 250 Eau-de-vie.. 500 Mêlez, mettez le feu à l'eau-de-\ie et laissez brûler jusqu'à solution du sucre; ajoutez à ce produit encore chaud : Sirop de violettes...... 125 (Baume.) Celle préparation est efficace contre la goutte, dont elle éloigne les accès : elle les prévient même. Sirop de scille composé. Scille sèche........... 30 Gingembre........... 15 F. macérer pendant 24 heures, passez en exprimant, et ajoutez à la colature : Sucre..................... 1080 (Spiel.) Sirop de. scille composé. (Hhe syfwp des Américains.) Scille en morceaux, Polygala sénèca en more, âa... 120 Emétique.......... 2,50 Sucre.............. 1160 Eau............... 1350 (Ln.ND.) Versez l'eau sur la scille et le polygala, faites bouillir et réduisez à moitié par l'ebul- Hysope............. 60 Eau de menthe...... 720 - S. TANNIQUE IODO-FERREUX. lition ; exprimez, ajoutez le sucre, évaporez jusqu'à réduction à 1750, et niellez ï'émé- tique pendant que le sirop est encore, chaud. Dose : k a 8 gram. pour les adultes ; 5 à 15 gouttes pour les enfants. Traitement du croup et de la bronchite chronique. Sirop de séné au café. Séné, Café torréfié, àà, 100 Sucre............. 500 F. infuser le séné et le café dans Q. S. d'eau pour obtenir 250 d'hydrolé dans lequel vous, ferez fondre le sucre au lî.-M, Dose : 25 a 50 gram. En remplaçant l'eau par du lait dans la préparation de ce sirop, on a le Café au séné lacté. (Laitier.) . Sirop de séné et de manne. S. de manne et de séné composé. Séné____ 73 Manne... 100 Fenouil.. 10 Sucre. 500 Jetez 500 d'eau bouillante sur le séné et le fenouil; laissez infuser; passez; ajoutez à la liqueur la manne et le sucre et laites un sirop. (Boruss.) Sirop de staechas composé (Fernel). Sem. de rue.. 20 Acore vrai... 10 Gingembre. .. 10 Cannelle..... 10 Mettez ces substances incisées dans leR.-M. d'un alambic, \ersez dessus 4000 d'eau très- chaude, et après 1k heures disti le/. 2/tO de produit; passez la liqueur restante, ajoutez : Sucre............................ 3200 Concentrez, clarifiez, cuisez à 31°, laissez refroidir en partie et ajoutez l'hydrolat. Sudorifique, tonique et excitant. Sirop de sulfate de fer. Sulfate de fer pur..... 8 Eau............ Faites dissoudre et mêlez avec : Sirop de gomme........... 560 (Guiii.) _ 20 grammes de ce sirop contiennent k déci- g'ramnies de sulfate ferreux. Le Sirop chalyhé, de Willis, contient 1,05 de sulfate de fer par .'!() gr. Sard. l'ail préparer le sirop cbalybé avec : viu chafybé 1000, eau de cannelle vineuse 15, sirop de sucre 1000. Cuisez en consistance. Dans la chlorose et la leucorrhée. Sirop de tannate de fer. Stîechas..... 120 liétoine. ;____20 Calament.... 60 Romarin..... 20 Origan....... 60 Sauge........ 20 Thym........ 00 Sem. defen.. 20 30 Citrate ferroso-ferriq.. 10 Extrait de eaUe...... 4 Sirop de sucre....... 475 Sirop de vinaigre fr.. 125 On l'administre dans le cas où les ferrugineux et les astringents sont utiles. (Bér.) Sirop tannique iodo-ferreux (Zuccarello Patti). Tannin....... 16 Ac. citrique . Eau distillée. SIROP TEMPÉRANT. — SOLUTÉS. 023 Faites dissoudre et mêlez la solution avec sirop simple 280. D'autre part, prenez : iode 5, lim. de 1er 2, eau 20, mêlez jusqu'à décoloration complète, filtrez et ajoutez : sirop simple 800. Réunissez les 2 sirops et aromatisez avec 8 de teint, d'éc. d'orange. Sirop tempérant. Azotate de potasse.... 10 Eau.............. Q. S- pour dissoudre le sel, ajoutez à : Sirop de cerises................. 1000 Une cuillerée dans une verrée d'eau 3 ou à fois par jour pour remplacer la poudre des voyageurs dans te gonorrliée commençante. On peut, si l'irritation est grande, y ajouter 2,0 d'extrait de jusquiamo ou 0,05 à 0,20 d'hydrochlorate de morphine. Sirop tempérant (Ricord). Sirop de pavots. 124 Sirop d'orgeat. 410 Nitre..... 3 A à 6 cuillerées par jour dans une tisane d'orge, de chiendent, ou de l'eau; contre les blennorrhagies aiguës (Foy). Sirop dit thé tunka. Itélilot.....100 Sureau, Camomille, Botrys, Sa.... 30 Faites macérer pendant huit jours dans 2 litres d'alcool à 20° ; passez, puis mélangez : Teinture ci-dessus...... 50 Sirop de capillaire... 100 Stimulant, carminalif, à la dose de 50 gr. pour 500 gr. d'eau. (Cad.) S. de thridace amygdalin (Bonnaire-Aviat). Eau dist. d'am. am. 500 Sucre... 1000 Thridace. 2,5 F. dissoudre au B.-M.. le sucre dans l'hydro- lat, et ajoutez au sirop la thridace dissoute dans Q.- S. d'infusé de coquelicots pour colorer le sirop en rouge. Matin et soir 2 cuillerées, battu avec un jaune d'œuf, puis délayé dans 125 gram. d'eau bouillante. La nuit et dans ta journée on peut le prendre par cuillerées à café. Rhumes. Sirop toni-purgatif magistral. Limaille de fer...... Crème de tartre sol. Cannelle ........... Sucre.............. il 6 500 1» 2000 Ec. d'oiang. inond., Rhubarbe, aa... 32 Vin blanc.........Q. S. F. infuser dans le vin blanc pendant 3 jours en agitant souvent, et faites un sirop avec le sucre. 1 cuillerée a bouche matin et soir. Très- usité, dit-on, dans le canton de Vaud (Suisse.) Sirop végétal (Velno). . 60 . 30 30 .... 6 — de pissenlit.. ____ 6 .... 750 ------1000 Faites un sirop auquel on ajoute, d'après la prescription du médecin : bichlorure de mercure, 1 décigramme par 500 grammes. Antisyphilitique. (Kern, pat angl.) Sirop vermifuge (Boullay). Mousse de Corse. 160 Acore, Angéliq., Séné, â"a, 30 F. bouillir le fucus dans 1000 d'eau jusqu'à réduction de moitié, versez le décodé bouillant sur les autres substances ; laissez infuser 12 h., passez avec expression, ajoutez 1000 de sucre à la liqueur et faites un sirop clarifié au blanc d'œufs. Une cuillerée à bouche pour les enfants de 2 à /i ans pendant 4 jours de suite. Sirop vermifuge purgatif. S. de séné et de semendne composé. Séné ................. 80 Rhubarbe ............ 4 Semen-contra......... 40 Ecorc. d'orang. amer.. 40 Mousse de Corse...... 40 Cannelle-----7-----.... 10 Faites infuser dans Q. S. d'eau bouillante ; passez, exprimez, filtrez et versez dans : Sirop convenablement rapproché...... 5360 Sirop vermifuge (Cruveilhier). Follic. de séné, Mousse de Corse, Rhubarbe, Tanaisie, Semen-contra, Absinthe marine, aa, 5. Petite absinthe, Sucre, Q- S. F. infuser les plantes dans Q. S. d'eau pour avoir 250 de colature ; passez avec expression ; ajoutez le sucre, et faites un sirop. Une cuillerée à bouche le matin pendant trois jours. Sirop vineux toni-stomachique au quinquina et à l'écorce d'oranges amères (C. Marc). Ext. de quiua gris.... 40 Vin de Bordeaux... 1000 — d'écor. d'or. am.. 30 Sucre.............. 1500 F. dissoudre à froid les extraits dans le vin, puis le sucre et filtrez. SODIUM. Métal appelé natrvtm par les Allemands lés Suédois, isolé pour la première fois par Davy, presque en même temps que le potassium. II n'est d'aucun usage en pharmacie; mais il n'en est pas ainsi de plusieurs de ses composés chimiques. Combiné avec l'alcool absolu il forme Yéthylate de sodium ou alcool caustique. (V. Un. Ph. 1879). SOLUTÉS. Eœsuntr, al.; Solucion, ksp.; Soluzione, it.; Lœsning, se. Nous employons ici le terme solutés, de préférence à celui de solutions, pour nous conformer à ce que nous avons dit aux mots Décodés et Infusés. (Voy. Tisanes.) En effet, la solution est une opération, et le produit un soluté. Quelques auteurs disent solutuni. Le soluté est le médicament dont la préparation est la plus simple possible, puisqu'il ne s'agit que de dissoudre à chaud ou à froid la substance prescrite dans le véhicule également prescrit, et qui doit être toujours approprie à la nature de la substance à dissoudre. 924 SOLUTÉ D'ACÉTATE DE MORPHINE. — SOLUTÉ ATROPHIQUE. On peul mettre sous cette forme une foule de médicaments qui peuvent recevoir également des indications très-diverses. Soluté d'acétate de morphine (Magendie). Acétate de morphine... 0,8 Eau............. 30,0 Dissolvez à l'aide de 3 ou 4 gouttes d'acide acétique ; 6 à 24 gouttes, comme calmant. Soluté acétique d'opium (Houlton). Liqueur d'opium acétique. Opium pur.. 63 Acide acétiq. conc. 29 Eau dist. 263 Faites digérer à une douce chaleur pendant quatre jours. 4 gouttes équivalent à 0,5 d'opium. Suivant Buchner, cette préparation a une action médicale si remarquable pour calmer les spasmes et les douleurs, qu'on ne peut assez la louer. On l'emploie à la dose de 2, 4, 6, 8 gouttes. (J. Ph.) Solution d'acide salicylique glycérinée (D r Muller). Acide sali' ylique...... 1 Eau distillée.......... 80 Glycérine ............ 20 Soluté aqueux d'opium. Opium de Chau'ssier. Opium. 60 Alcool. 30 Eau distillée. 500 (Joubd.) Soluté alcalin (Brandish). Liquor potossœ Brandishii (Brandish's alcaline solution, ang.) Potasse d'Amérique. 2358 Chaux vive........ 186 Cendres de bois..... "86 Eau bouillante..... 22710 Ajoutez d'abord la chaux, puis la potasse, puis les cendres à l'eau bouillante ; mêlez ; laissez en contact 24 heures, et décantez le liquide clair. (Redw.) C]est, en somme, un soluté de potasse caustique impur. Brandish, qui l'a rendu célèbre, l'employait avec succès dans la scrofule à la dose de 3 cuillerées à thé pour adulte, de 2 cuillerées d° pour adolescent, et de 1/2 à 1 cuillerée 1/2 d° pour enfant, prise entre le déjeuner et le dîner, puis au moment du coucher dans de la bière nouvelle. 1 ou 2 gouttes d'huile volatile de genièvre couvrent sa saveur savonneuse. Soluté alumineux benzine (Mentel). Benjoin amygd. conc... (Bouch.) Suif, d'alum. pur.... 1000 Eau............... 2000 Hydr. d'alum. en gel. Q.S. Dissolvez le sulfate dans l'eau, saturez d'hydrate d'alumine, récemment préparé, jusqu'à refus de dissolution; ajoutez le benjoin, chauffez pendant 6 heures à la température de 60 à 80 oc ., en agitant de temps à autre. La solution filtrée doit marquer 30° B é à + 15 oc , ou avoir une densité de 1,25 environ. Contre les maladies de la gorge, les angines, l'enrouement, en barbouillant la gorge avec un pinceau légèrement humecté de la solution. Utile comme hémostatique, désinfectant pour le pansement des plaies de mauvaise nature. En injections dans les leucorrhées, à la dose de 10 à 20 gr. pour 500 gr. d'eau. Soluté aluné, de Scudamore. Infusé de roses roug.. 150 Alun................ 10 En topiques ou en injections contre les hé- morrhagies. {Bouch.) Soluté antiherpétique (Purdon). A.C. chromique ....... 4 Eau dist............. 30 F. dissoudre. A l'extérieur, contre les affections parasitaires et certains eczémas chroniques. Soluté artiscrofuleux (Augustin). Ghlor. de baryum, perchlor. de fer, âa,. 1 Eau dist. 30 20 à 30 gouttes, 1 ou 2 fois par jour, dans les affections scrofuleuses. Soluté antivénérien (Weikard). Sublimé corrosif..... 0,2 Ess. de cannelle... 0,05 Sel amnioniao ........ 0,2 . Eau distillée....... 60,0 Laudanum liquide___ 2,0 30 à 40 gouttes matin et soir, dans de l'eau de gomme ou du lait. Ce soluté se supporte mieux que celui de Van-Swiéten. {Cad.) Soluté arsenical (Biett). Arseniate d'ammon... 0,40 Eau distillée........ 200 Biett l'employait dans les mêmes cas et aux mêmes doses que la liqueur de Fowler. Le so- luté arsenical de Bazin est 12 fois plus faible. Soluté arsenical ou minéral (Boudin). Solution fébrifuge du docteur Boudin. Liqueur de Boudin. Acide arsénieux...... 1 Eau distillée........ 1000 F. bouillir 1/4 d'heure. — 50 gram. de ce soluté représentent 5 cenlig. d'acide arsénieux. {Codex.) Soluté arsenical (Bazin). Arseniate d'ammon. 0,05 Eau. dist.......... 300 1 cuill. à bouche matin et soir; on augmente progressivement jusqu'à 4 et 5 cuill. par jour; contre l'eczéma herpétique. Soluté arsenical (Hardy). Ac. arsénieux ou arseniate de soude.......0,05 ou 0,10 Eau distiilée.................................... 250 1 cuiller à bouche chaque jour, 2 au bout de quelques jours; dans le lichen invétéré. Soluté atrophique (Magendie). ïodure de potass... 15,0 Eau de fl. d'orang... 5,0 • Sirop de guimauve. 50,0 Teint, de digitale... 10,0 Eau de laitue...... 250,0 1 cuillerée à café matin et soir. SOLUTE POUR BAIN MERCURIEL. — SOLUTÉS DÉSINFECTANTS. 925 Soluté pour bain mercuriel. Deuto-chlor. de merc. 30,0 Alcool........... 125,0 Dans k goulots pour k bains. (Enc. M.) Soluté borate (Hufeland). Borax ..... 30,0 Eau de roses ou de plantain. 375,0 En lotions contre les taches de rousseur, les dartres furfuracées, les efflorescences du visage. Quelques auteurs ajoutent à l'eau de roses, P. E. d'eau de fleurs d'oranger. Soluté bromo-ioduré (Lunier). Iodure de potass., Bromure de potass., Si... 0,40 à 0,60 Extrait de gentiane..... 1 Eau............... 400 2 ou 3 cuillerées par jour. Soluté de camphre (D r Delpech). Camphre, Ether rectifié, ââ....... 10 Contre les érysipèles ; versez de temps en temps quelques gouttes de cette solution sur la surface érysipélateuse. Soluté ou liqueur de carbon. d'ammoniaque. Carbonate d'ammoniaq. 125 Eau distill. 500 (Lond.) Soluté ou liqueur de carbonate de potasse. Sous-carb. de potasse. 300 Eau distill. 500 (Losd.) Soluté caustique de chlorure d'or. Caustique de Récamier. Chlorure d'or........ 0,3 Eau régale........... 30 S'emploie comme le nitrate acide de mercure, ainsi que le Soluté caustique de chlorure de platine. Soluté de chlorhydrate de morphine, pour injections hypodermiques. Chlorhydras morphinus aquâ solutus. Chlorhydr. de morphine. 1 Eau distillée......... 24 Faites dissoudre et filtrez. Cinq gouttes contiennent 1 centigramme de chlorhydrate de morphine (Codex). Soluté de chlorure de baryum (Lisfranc). Chlorure de baryum.. 0,3 Eau distillée...... 120,0 F. dissoudre. — Une cuillerée toutes les heures, en augmentant tous les jours la dose du sel. — Dans les tumeurs blanches, les squir- rhes, etc. Le Soluté ou Mixture barytique, deLauth, a la formule qui suit : Huriate de baryte..... 3,60 Eau ............. 100,0 Teint, stom. de Whyt. 30,0 Dose : pour un adulte, depuis quelques gouttes jusqu'à une cuillerée à café. La proportion pour un enfant de 6 ans est de 1,80 muriate de baryte; pour un enfant de Il ans, 1,20 ; pour un enfant de 2 ans, 0,60 ; même quantité de véhicule. Rhum .............. 500 Alcool .............. 75 Eau distillée........ 75 Soluté de chlorure d'or et d'ammonium, de Furnari et Deleschamps. Chlor. d'or, et d'amm.. 0,5 Alcool à 90°c..... 300 Eau distillée......... 300 Une cuillerée à café matin et soir dans l'aménorrhée et la dysménorrhée. On se procurera le chlorure d'or et d'ammonium en faisant fondre 1 de perchlorure d'or avec deux de chlorhydrate d'ammoniaque dans Q. S. d'eau, et faisant dessécher le sel double. Soluté de citrate de morphine. Gouttes roses de Magendie. Acide citrique....... 0,4 Eau distillée........ 30,0 Morphine pure....... 0,8 Teinture de eochen.. 8,0 Calmant composé pour remplacer la liqueur de Porter. — De 6 à 30 gouttes dans un liquide approprié. Soluté c. la calvitie (Shampoo). Teint, de cantharides.. 3 Carbon, d'ammoniaque. 3 Carbon, de potasse.... 5 Mêlez les liquides et après y avoir fait dissoudre les sels, filtrez. Soluté c. les démangeaisons (Hardy). Bichlor. de mercure. 1 Eau distillée........ 123 Alcool ............... Q.S. 1 cuiller à café dans 1 verre d'eau chaude pour calmer les démangeaisons du prurigo. Soluté, lotion ou fomentation c. l'érysipèle. Sulfate de fer....... 60,0 Eau ................ 1000 Selon Velpeau, cette préparation est le meilleur topique que l'on puisse employer contre l'érysipèle. Soluté contre la teigne et la gale (Bazin). Acide phéniq. 1 Acide acétiq. à 8«. îo Eau..... 100 Soluté contre les ulcères des jambes (Popper). Pierre divine........ 2,0 Laudanum liquide.. 1,0 Extrait de saturne... 0,5 Eau.............. 125,0 En compresse sur les ulcères. Soluté de cyanure de potassium (Magendie). Hydrocyanate de potasse médicinal. Cyanure de potassium. 1 Eau distillée......... 8 Magendie a proposé cette préparation pour remplacer l'acide cyanhydrique. S'emploie par gouttes dans des infusés. Le soluté de cyanure de potassium au 1/80 a été proposé, dans la céphalalgie, pour imbiber des compresses qu'on applique sur le front, en évitant toutefois de toucher les cheveux qui rougissent au contact de ce sel. Solutés désinfectants (Réveil). 1° Teint, d'iode, gouttes.. 20 Eau............... 1000 Iodure de potass., goût. 10 Nitrobenzine. goutt. 20 ' 926 SOLUTÉ DÉSINFECTANT PHÉNÏQOÉ. — SOLUTÉ IODURE. C'est la composition du soluté fort, le soluté faible s'obtient en réduisant à 5 le nombre de gouttes de teinture d'iode et d'iodure. 2o Sous-azot. de bism... 30 Eau nitrobenzinée. s .. 10 Teinture d'iode...... 1 Cette dose d'eau nitrobenzinêe contient 5 gouttes de nitrobenzine. Soluté désinfectant phéniqué. Ac. phonique crist... 12 Eau distillée....... 1000 Pour lotionner les sujets morts de la variole. Soluté d'émétique brome (Latour). Brome. Emétique. 0 Ea Pour la conservation des pièces anatomiques. Soluté d'émétique iodé (Selmi). Iode....... .1,12 Emétique.. G Eau distillée. 3T,8 Môme usage; antiseptique moins énergique que le précédent. Soluté escarotique (Freyberg). Camphre... 2 Sublimé corrosif. 2 Alcool rectifié. 3 Ce soluté est employé avec avantage, en Prusse, contre les végétations syphilitiques, et spécialement contre les condylômes. On l'étend à l'aide d'un pinceau sur la partie préalablement excisée. (Encycl. M.) Soluté éthèré d'iodoforme (Gubler). Iodof. crist... 1 Ether à 60o Eé.. 4 Pour le pansement des plaies cancéreuses. Soluté éthéré de biiodure de mercure. Ethérolé d'iodure de mercure. Biiodure de mercure... 1 Ether sulfur. 46 (Mag). Soluté d'hydrate de chloral p r pansements. EauchIor,iléeaulOO e i .000 Aleooléd'ess. d'eucalyptus ,-0 (Martineau et Delpech.) M. Dujardin-Beaumetz l'associe a la glycérine pour lui donner moins de fluidité. Soluté hypnotique au chloral (Liebreich). 1° Hjdr. de chloral.................... 2 Blucil. de g. arab., eau distillée, aa,. 15 A prendre ce mélange en une fois. 2° llj'dr. de chloral.................... 2 Sirop d'orange, eau distillée, aa...... 15 1 cuill. à bouche au moment de s'endormir. Soluté d'iodhydrargyrate de potasse (Puche). Biiodure de mercure. 0,4 Eau distillée.......250,0 Iodure potassique-----0,4 10 à 25 gouttes dans les 24 heures. Dans les mêmes cas que la liqueur de Van-Swiéten. Soluté d'iodure double d'arsenic et de mercure ou d'iodo-arsénite de mercure , de Donovan, modifié par Soubeiran. lod. d'arsenic. 1,0 Iod. de merc. 1,0 Eau dist. 98,0 Cette liqueur dite de Donovan, Irès-répulée en Angleterre, contient 1/100 de chaque iodure. Dans la lèpre, le psoriasis, le lupus, Donovan l'emploie à la dose de 4 gram. dans SOgram. d'eau distillée et 16 de sirop de gingembre. (J. Pli.) La véritable formule donnée par Donovan est la suivante : Arsenic pur sublimé et pulv.......... 0,08 Mercure........... 14,82 Iodo sublimé........ 47 Eau distillée........ 2jt> Alcool ............. Q.S Triturez l'arsenic avec l'iode el un peu d'eau, séchez, mêlez le mercure, avec l'intermédiaire de l'alcool, triturez jusqu'à combinaison parfaite, ajoutez le reste de l'eau. • Soluté iodo-tannique. M. Guilliermond a indiqué deux formules: 1° Soluté iodo-tannique normal. On l'obtient en triturant 5 p. d'iode, 45 p. de tannin et 1000 p. d'eau. Lorsque la solution est complète, on filtre et on réduit par évaporation ménagée à 1000 p. L'amidon ne doit pas réagir. Étendu d'eau, s'emploie en injections dans l'urèthre, le vagin ; en gargarismes. 2° Soluté iodo-tannique iodure. Tannin...... 10 Iode......... 5 Eau ........... 90 Dissolvez par trituration d'abord, puis à une douce chaleur, dans un malras au B.-M. L'iode en excès dissous ainsi ne se précipite pas, même par une forte dilution aqueuse. Pour toucher les ulcérations, et en injections dans l'hydrocèle, les tumeurs enkystées, etc. ; pour remplacer les anciennes injections indiques. Soluté iodure (Coindet). Iodure de potassium. 2,0 Iode. 0,5 Eau distillée. 30 6 ta 10 gouttes 3 fois par jour dans de l'eau sucrée. Soluté iodure (Lugol). Iode ....... 1,1 Iod. de potass. 2,4 Eau distill. 23,0 Ce soluté contient, dit le docteur Lugol, 1/24 de son poids d'iode. Mais en tenant compte de l'iode de l'iodure, on voit qu'il contient en réalité sensiblement 1/8 de ce corps. Cette préparation est en quelque sorte la base du traitement antiscrofuleux du docteur Lugol, c'est à elle qu'il a le plus souvent recours pour l'usage interne de l'iode, et à ce titre elle mérite que nous entrions dans quelques détails sur son emploi. Ce soluté est destiné à remplacer, comme étant plus économique, l'eau minérale iodurée du même praticien ; il s'administre par gouttes dans de l'eau sucrée, une ou plusieurs fois par jour. Le docteur Lugol commence, chez les SOLUTÉ IODURÉ CAUSTIQUE. adultes, par 6 gouttes le matin à jeun, et 6 gouttes dans l'après-midi, une heure avant le dîner, dans un demi-verre d'eau sucrée. Chaque semaine il augmente la dose de deux gouttes par jour jusqu'à 30 ou 36 gouttes dans les 2à heures. Pour les enfants, il débute par 2 gouttes deux fois par jour, que l'on augmente graduellement jusqu'à cinq gouttes le matin et autant dans l'après-midi. Pendant le deuxième septénaire, il ne prescrit guère plus de 16 gouttes de soluté par jour. Soluté ioduré caustique (Lugol). lod. de potassium. 30,0 Iode___ 30,0 Eau___60,0 Pour châtier la peau rouge, hypertrophiée, imprégnée de pus, les ulcères tuberculeux et cutanés, l'esthiomène. Le docteur Lugol l'emploie dans tous les cas où le soluté rubéfiant n'a plus d'effet local ou n'en a qu'un insuffisant. Soluté ioduré caustique. Soluté d'iode ioduré. Iode................. 5 Alcool à 90» c........ 50 lod. de potassium..... 5 Eau distillée......... 90 (Codex.) Soluté ioduré rubéfiant (Lugol). Iodure de potassium. 60,0 Eau distillée...... 375,0 Iode............... 30,0 Pour toucher le bord libre des paupières dans les ophtiialmies scrofuleuses, les fosses nasales. Soluté d'iodure d'argent et de potassium (Deschamps). lod. d'argent... 1 lod. de potassium. 2 Eau...... 2 Pour l'usage externe. Soluté d'iodure de mercure (Magendie). Alcool à 90° c....... 45,0 Biiodure de mercure.. 1,0 Affections scrofuleuses comp. de syphilis. Soluté d'iodure de potassium (Lisfranc). Eau distill. de tilleul. 90,0 Iodure de potassium.. 1,0 A prendre en 3 doses dans les 1h heures, à intervalles égaux ; chacune des doses dans un verre d'eau sucrée. On augmente graduellement celte dose de 3 décigr. tous les 8 ou 10 jours, (fiaz. m.) Soluté de Marryat. Sublimé corrosif ..... 0,4 Teint, de cardamome Acide chlorhydrique . 1,2 comp ............. 250 8 gr. matin et soir dans demi-verre d'eau sucrée. Cette solution n'a pas le goût désagréable de la dissolution aqueuse simple. Soluté ou liqueur mercurielle normale. Eau distillée .. Sel marin..... Sel ammoniac . 500,0 1,0 1,0 Blanc d'œuf........n° i Sublimé corrosif..... 0,3 — SOLUTÉ ODONTAGIQUE. 927 On bat le blanc d'œuf dans l'eau, on filtre, puis on fait dissoudre les trois composés salins, et l'on filtre de nouveau. M. Mialhe a proposé de substituer cette liqueur à celle de Van-Swiéten. Elle contient 0,02 de sublimé par 30 gram. selon son auteur, mais cela n'est pas rigoureusement exact, une partie du sublimé corrosif étant séparée par le filtre à l'état d'albuminate mercuriel insoluble. La Liqueur de Van-Suiéten réformée est cette préparation contenant 1/4 de sublimé en plus. Soluté de permanganate de potasse Permangan. de pot. crist. 1 Eau distillée..... 100 Injection modificatrice dans le traitement des ulcères; désinfectant des plaies de mauvaise nature; en gargarisme, contre les ulcérations buccale et pharyngienne. On se sert aussi d'un soluté désinfectant au -j^ pour injecter dans les narines en cas d'ozène; dans le vagin, dans le cas de cancer de l'utérus (Démarquai/). Soluté mercuriel opiacé. Sublimé corrosif... 1,0 Laudanum.......... 15,0 Eau distillée....... 500,0 (Bouch.) En topiques sur les ulcères indolents. Soluté de Mossart. Arséniate de soude.. 0,05 Alcoolature d'acouit.. 10 Teint, de digitale... 5,00 Eau................ 300 Soluté saturé de nitrate d'argent. Nitrate d'argent...... 10 Eau distillée.......... 10 Contre les ulcères de l'utérus. (Bowc/i.) Soluté de nitrate d'argent (Sanson) Nitrate d'argent___ 0,25 Eau distillée ......... 30 Ulcères indolents. Contre les eschares au début chez les malades atteints de fièvre typhoïde grave, on emploie un soluté plus fort (nitrate 0,60 à 0,90, eau distill. 32) (Kirby). Soluté ou liqueur de nitrate de fer. Fer pur........ 7,45 Acide nitrique concent.. 89,44 Chauffez tant qu'il se dégage des vapeurs rutilantes. Après refroidissement, ajoutez Q. S. d'eau dist. pour avoir l/i9,06 de liquide filtré. (Behj.) Soluté odontalgique (Chapmann). Camphre............. 4 Ess. de térébenthine.. 16 En application sur la dent malade. Soluté odontalgique (Cottereau). On sature 10,0 d'éther par du camphre et on y ajoute 2 ou 3 gouttes d'ammoniaque, Cet Ethérolé de camphre et d'ammoniaque fait cesser immédiatement l'odontalgie produite par la carie dentaire. 928 SOLUTÉ PHËMQUÉ. — SORBIER. Soluté phéniqué. Ac. phénique liquide.. 4 Eau.............. 1000 Pour la guérison facile de la gale. Ce soluté peut être remplacé par une pommade phén.i- quée (ac. phénique 8, axonge 125). Soluté de propylamine ou triméthylamine. Clilorhyd. de triméthylamine. 5 Eau dist..... 103 1 cuillerée à bouche dans un litre de tisane de chiendent, à prendre dans la journée. Soluté de chlorhydrophosphate de fer. Solution chlorhydriqœ de phosphate de pro- toxijde de fer. Chlorure ferreux...... 5 Acide phosph. mèdic.. 5 Eau distillée, pour faire 1 litre................. Q. S. 20 grammes de cette solution contiennent 0e r ,10 de sel de fer. En remplaçant le chlorure ferreux par le chlorure ferrique, on obtient le sel correspondant. Soluté de pyrophosphate de fer et de soude. Pyrophosphate de soude.......... 25 gram. Sulfate ferrique sec.............. o — Eau distillée, pour faire 1 litre. .. Q. S. Dissolvez-le pyropho- phale do soude dans 250 gram. d'eau, le sulfate ferrique dans 100 gram., ajoutez, en remuant, la solution ferrique à la solution de pyrophosphate et à la ■ liqueur limpide et incolore ajoutez quantité suffisante d'eau distillée pour faire un litre. 20 gram. de cette solution contiennent 0 gr. 10 de sel de fer. Cette préparation est très-connue sous le nom de Phosphate de fer de Lerus (sirop ou solution). Soluté de santonate de soude (J. Harley). Sautoniuc fiuem. pulv. 0,78 Bicarbon. de soude.. 1,30 Eau dist............ 00 Faire bouillir le tout jusqu'à réduction du poids du liquide, à G0. 15 à 30 du soluté sont étendus de 100 d'eau disl. pour une injection dans la vessie, dans certains cas d'hématurie. Le soluté est alcalin, on peut le neutraliser en grande partie avec de l'ac. acétique, avant d'en faire usage. Soluté de sulfo-tartr. de quinine (Righini). Sulf.ac.de quinine. 3 Ac. tartr. 4,50 Eau distill. 12à20 De 15 goût, à h gr. par jour, dans un véhicule approprié (infus. de < entaurée ou de gentiane), contre les fièvres d'accès. Soluté de sulfure de potasse alcoolique. B. de soufre alcoolique, Teinture de foie de soufre. Foie de soufre........ 1 Alcool ............... 4 Recommandé jadis contre la gale. Dose : C0 gouttes. Soluté de tartrate ferrico-potassique (Ricord). Tart. ferrico-potassiq . 30 Eau distillée........ 200 De 1 à 3 cuillerées par jour. Sert aussi au pansement des chancres (le soluté est alors à 5 et 10 °/ 0 de tartrate). Ulcères phagédéniques. Soluté de trinitrine (Huchard). Eau distillée........................ 300 Solution alcool, de trinitrine au 1/100.. 30 gouttes. 3 cuillerées par jour, dans l'angine de poitrine. Soluté de vératrine (Terrier) Vératrine........ No 1 Alcool .......... 0,5 30,0 No 2 1,0 30,0 No 3 1,5 30,0 En frictions sur le front et les tempes dans les cas d'amaurose, d'amblyopie, de névralgies oculaires. On commence par le n° 1. M. Terrier donne la préférence à la pommade de vératrine. Soluté de vératrine. Sulfate de vératrine... 0,05 Eau distillée....... 60 Par cuillerée à café dans l'eau sucrée. Pour remplacer Veau médicinale de Husson, comme antiarthritique. Soluté de viande Viande de bœuf..... 250 irus). Eau acidulée à 1 ou 2 o/ 0 d'ac. chlorhydriq.. 560 La viande privée de graisse, de tendons, de peau, etc., est hachée, pilée avec soin et chauffée avec l'eau acidulée pendant 15 heures dans une bouteille bouchée et introduite, dans une marmite de Papi'n; on agile ensuite fortement la bouteille pour avoir une sorte d'émul- sion et on chauffe encore pendant 15 heures; on neutralise exactement l'acide par le carbonate de soude, et on évapore au B.-M. en consistance de bouillie, ou à siccité, pour en faire une poudre ou des pastilles. Employé en Allemagne. SORBIER. Frêne sauvage, Sorbier des oiseleurs, vulg. Cochêne; Sorbus aucuparia. (Rosac.) Vogelbeerbaum, al.; Mountain ash, Roan, ang.; Serbal de cazador, esp.; Sorbo, it.; Rcenn, su. Les fruits rouges (sorbes) sont riches eu acide malique (acide sorbique, de Donovan) ; M. J. Boussmgault a extrait du jus de sorbes de la sorbite, matière sucrée isomère de la mannite et de la dulcite. On en prépare un sirop à la manière de celui de coings. Dans le nord de l'Europe, on en fait une espèce de cidre. Pelouze y a trouvé une matière sucrée, la Sorbinc, isomère du glucose. Cette substance, mise en contact avec les alcalis, puis traitée par l'acide chlorhydrique faible, laisse précipiter une matière qui, desséchée \ers 150° à 180°, fournit une poudre rouge : c'est l'Acide sorbimque. Astringent, diurétique, antiscorbulique inu- SOUCHETS. site. Antidysentérique pour les médecins arabes. SOUCHETS. Les rhizomes de plusieurs espèces du genre Cyperus (cypéracées) sous les noms de souchets, de Racines de souchet long M (Cyperwurz, Wilder Gâlgant, al. ; Bossira, ar. ; Juncia, r.sp.; Cipero, rr.), rond et comestible (Abêlêsie); Cyperus longus, rotundus (odoratus) et escu- lentus, vulg. amande de terre (Dulcichinum ; Bulburus thrasus), Souchet sultan, étaient employés dans l'ancienne médecine. Le premier est sous forme de rhizomes ra- meux, marqués d'impressions circulaires inégales et de nœuds de la grosseur d'une plume de cygne, noirâtres en dehors ; le second est constitué par des tubercules ovoïdes, gros comme des noisettes, unis entre eux par une radicule ligneuse; leur saveur est analogue a celle de la châtaigne. Selon Virey, à Valence, en Espagne, où l'on \ end de l'orgeat dans les rues, comme à Paris la liqueur de réglisse connue sous le nom de coco, on préparc cet orgeat avec les tubercules du souchet comestible au lieu d'amandes, dont ils ont la saveur. Ils contiennent une huile fixe très-douce, du sucre et de la fécule. Les Egyptiens cultivent en grand ce même souchet comme substance alimentaire. Ils en donnent aux nourrices pour augmenter leur lait. Le commerce tire ce tubercule d'Alexandrie et du Sénégal ; mais ils sont à peine connus en France. (V. Bul.de l'Un. ph. 1878). SOUCI. Fleur de tous les mois; Calendula offic. (Syn.) Ackeiringclblumc, îlinyulblume, Aï..; Mary a r "!<], amr.j Kahleli, ar.; Goudsbloem, hol.; Caléndula. esp.; No- grelek, fol.; Nogolki, nus.jKing blomma. se; Narzik, TUE. Petite plante Q à fleurs radiées jaunes, commune dans les champs cultives et su itou l dans les vignes. On la cultive dans les jardins; dans ce dernier cas, elle est beaucoup plus développée. Les feuilles qui, jetées sur des charbons ardents, fusent comme du nitre, appliquées sur les verrues (d'où le nom de verrucaria donné à la plante), les cors, les détruisent; sur les tumeurs, elles les résolvent. Les fleurs ^ passaient jadis pour antiscrofu- leuses, antiietériques, anîiophthalmiques, em- ménagogues, et surtout pour anticancéreuses. Geiger a appelé Calenduliiie le mucilage que laisse l'extrait alcoolique des feuilles et des fleurs du souci, lavé à l'eau et à l'éther. Le ■ Souci d'eau ou Populage; Caltha pa- lustris (Sump franun Kel, al.), appartient à la famille des renonculacées; il a tout le port des renoncules, seulement ses fleurs sont mo- SOLTRE. 929 nopérianthées, el ses feuilles sont beaucoup plus grandes. Il est acre et vésicant. SOUDE. Natriumoxyd, Soda al.; Soda, Sosa, esp.; Natron, Na- triamoxid, sl. La soude, oxyde de sodium, que, dans le langage ordinaire, on confond quelquefois avec son carbonate, n'est employée en pharmacie qu'à l'état d'hydrate. 1° Soude caustique a l'alcool ou pure. On l'obtient comme la potasse à l'alcool. 2° Soude caustique liquide, Lessive ou Liqueur des Savonniers, Solution concentrée de soude caustique. On l'obtient comme la potasse caustique liquide, et on lui donne le même degré (1,336 densim., ou 36° 13"). Elle contient environ 23 gr. d'oxyde de sodium anhydre correspondant à 29 gr. de soude hydratée. Voici le procédé indiqué par le Codex : carb. de soude sec 500,0, chaux vive Zi00,0, eau 6000,0; éteignez la chaux, délayez-la dans l'eau de manière à obtenir un lait homogène, ajoutez-y le carbonate de soude, et faites bouilli]' pendant une demi-heure dans une marmite en fer, en ayant soin d'agiter continuellement el de remplacer l'eau qui s'évapore. Jetez le tout sur une toile, recueillez le liquide clair, lavez le résidu, réunissez l'eau de lavage au premier liquide, et évaporez rapidement dans une bassine d'argent, jusqu'à fusion du produit de l'évaporation. On dissout le produit solide dans Q. S. d'eau pour obtenir un liquide marquant 1,336 d. (30° B é ), on laisse déposer, on tire à clair, et on a la lessive des savonniers, qui doit être consenée dans des flacons fermés par de bons bouchons de liège bouillis dans la cire ou la paraffine. Lorsqu'on calcine, à l'abri de l'air, un mélange d'azotate de soude et de perox. de manganèse, il ne se forme pas de manganate de soude, mais de la soude caustique (Wœhler.) On peut, au moyen du sodium arrosé de q.q. gouttes d'eau dans un vase en argent, préparer de la soude caustique chimiquement pure (De Meyer). (V. Un. Ph. 1870). SOUFRE*. Sulphur ou sulfur des Latins, "Axup ou Oàov des Grecs. Schwefel, al.; Sulphur, Brimstone, ang.; Cliibur, Kabrit, au.; Ché-Lieou-hoàng, ch.; Svolv, pan.; Azufre, esp.; Zwavel, hol.; Gundhuk, ind.; Zolfo et Solfo, it.; Gow- grid, per.; Siarka, pol.; Enxofre, pou.; Sura, Seva, rus.; Gandhaka, San.; Svafvel, su.; Gendagum, tam.; Ghendagum, tel.; Keukiourt, tur. Corps simple métalloïdique qui existe en couches abondantes, et qui est rejeté en masses considérables par les montagnes ignivômes. Le Vésuve, l'Etna, les volcans d'Islande, de 5Î> 930 SOUFRE. Java, de la Guadeloupe, de Ténériffe, de l'Amérique méridionale, en vomissent constam- nienl. Il y a certains volcans éteints dont les environs sont tellement imprégnés de soufre, qu'on leur a donné le nom de Solfatares (terres de soufre), de Soufrières. Telles sont les solfatares de la Sicile (V. Bull.de rUu.ph. 1874); de Pozzuolo, près de Naples; de Télamone, en Toscane; d'Islande, de la Guadeloupe. Les sulfures et les suifates, d'où on pourrait au besoin retirer le soufre, et d'où on le relire en effet dans qq. contrées, forment aussi des masses considérables au sein du globe. Le soufre existe dans plusieurs substances du régne végétal que la médecine emploie. Telles sont toutes les plantes de la famille des crucifères et presque toutes les liliacées bulbeuses ou leur huile vo'.alile. Beaucoup de légumineuses en contiennent. Cela rend compte des flatuosilés que quelques-unes occasionnent. 11 existe encore dans la racine de patience, etc. Dans le règne animal, on le rencontre dans les œufs, les limaçons, etc. Le soufre pur est de couleur jaune citron, très-friable, d'une odeur et d'une saveur particulières faibles. Il fond à 113° ; en fusion ; entre 140 et 150°, il a une teinte jaune foncé ; au delà de 150°, il devient de plus en plus rougeàtre, et commence à s'épaissir; à 190", il prend une teinte orangée et devient visqueux; soumis pendant quelque temps à une chaleur de + 220 à + 230°, il devient brun; chauffé davantage, il reprend quelque fluidité, si à ce moment on le refroidit subitement, il conserve une certaine mollesse après refroidissement et se présente d'ailleurs avec des caractères physiques différents selon la température à laquelle il a été porté. Dans cet état (soufre mou ou trempé), il peut servir à prendre des empreintes de médailles, de cachets, etc. A la température de 440", il se volatilise. Sa densité est 2,087. A 246" il brù!e avec une flamme bleue. Il est insoluble dans l'eau et dans l'alcool, mais soluble, en très-faible proportion, dans les huiles fixes et volatiles, l'éther, le chloroforme, la benzine. Son meilleur dissolvant est le sulfure de carbone qui en dissout à chaud 73 0/0 et même 95 0/0 (Cossa) et 38 0/0 à la température ordinaire. Il cristallise soit en prismes rhom'ioïdaux obliques, soit en octaèdres allongés à base rhomboïdale. On peut obtenu si- ' mullanémentles deux formes de cristaux dans la même dissolution en y projetant deux et étalez sur des cordes dans une chambre légèrement chauffée ou sèche et bien ventilée. En ajoutant un peu de benjoin au mélange ci-dessus, on masquerait l'odeur désagréable de l'huile de lin cuite. SPIGÉLIES. Deux plantes gentianées de ce nom sont usitées, en médecine, depuis 1740. 1° Spigélie du Maryland; Spigelia Mary- landica (Marilandische Spigélie, al. Çarolina pinch, Pink-root, ang. Marilandsk ormeurt, dan. Espigêlia, esp). $ Plante % des Etats- Unis. La racine, seule partie usitée, est simple, pourvue de nombreuses fibres, jaune brun extérieurement, d'un goût douceâtre et amer qui n'est pas désagréable et d'une odeur particulière faible. Les tiges pourvues de leurs feuilles nous viennent avec la racine. Elle contient une résine que l'on suppose être son principe actif. 2° Spigélie ANTHelminthique , Brinvil- lière; Spigelia anthelmia (lndianisches Wurm- kraut, al. Hierba de lombrices, esp.). Plante O de l'Amérique septentrionale dont on emploie la racine et l'herbe qui contiennent, suivant Feneulle, une substance amère, purgati\ e, qu'il a nommée Spigeline. Les spigélies ont été conseillées comme excitant, laxatif, et surtout anlhelminthique, à la dose de 5 à 20 décigram. et plus. On les dit vénéneuses à l'état frais. — Inusitées. SQUINE*. Esquine, Racine de Chine; Smilax china. (Asparaginées.) Chinawurzel, Orientalische Pockenwurz, al., Chinaroot, ang.; Khush sinie, ar.; Toû-fou-lin, ch.; Chinarod, dan.; Gbob chinie, duk., ind.; Esquina, esp., por.; Cliina -wortel, hol.; China Carnosa, Icina, it.; Chub cbiny, per.; Kinarot, su.; Parin^ay putlay, tam. ; Tchoptchini, tua. Racine ou plutôt rhizome qui nous vient de la Chine et du Japon. La squine est en morceaux gros et tuberculeux comme des pommes de terre ; cependant quelquefois allongés et plats, bruns en dehors, rosés en dedans, à tissu tantôt résineux, compacte et très-dur, tantôt léger et spongieux. Elle est inodore et sa saveur est acerbe. Elle a passé longtemps pour un sudorifique puissant, et à ce titre elle faisait et fait encore partie des quatre bois sudorifîques. STACHYS. Plusieurs espèces du genre Stachys (Labiées) ont été ou sont encore employées en médecine. Stachys recta, Ilerba sideritis hirsuta, Cra- paudine (nom partagé avec la pulmonaire de chêne). (Abnehmkraut, Bevufkraut, al. "W/iite stachys's, ang. Stacehi, Yerba de feridura, esp.). Plante % des pelouses sèches du midi de l'Europe, très-estimée en Alsace comme vulnéraire, et remède populaire contre l'atrophie des enfants, le carreau. Le S. palatins ou Ortie rouge (Sumfandorn, SHnknessel, al.), qui croît au bord des eaux, a passé pour fébrifuge. Ses racines tuberculeuses sont alimentaires. Le S. sylvatica ou Ortie puante des bois touffus CWaldandorn, al. ) passe pour emmé- nagogue. Nous avons parlé du S. Anatolica, sous le nom de Gwuco. STAPHISAIGRE. Herbe au mort, aux poux (nom appartenant aussi a l'actée) ; Pedicularia, Delphinium staphisagria. (Renonculacées.) Stephanskraut, Laussamen, al.; Louseseed, Seavesacre, ang.; Ilab bras, Zebib el gabal, ar.; Luusurt, dan.; Estalihagria, Albarrùz , Yerba piojera, esp.; Luizk- ruid, hol.; Stafisagria, Strafusaria, it.; Gnidosz ziele, pol.; Alvarraz, pur.; Slatîansfrœ, si!.; iles\ek, îua. La semence (Graine de capucin)* est brune, anguleuse, rude au toucher, ridée, courbée. Son odeur est désagréable, sa saveur amère, très-acre et brillante. En 1819, Brandes, Las- saigne et Feneulle y ont trouvé un alcaloïde vénéneux, la Delphine, qui est la source de son activité. Excitant, émétique, purgatif, mais employé seulement à l'extérieur en infusé ou décodé. Sa poudre, incorporée dans de la graisse, sert à détruire la vermine de la tête ; elle enivre les poissons à la manière de la coque du Levant. Il en est de même du Pied d'alouette (dau- phinelle), Delphinium consolida, si commun dans les moissons et qui passe en outre pour vulnéraire. Le pied d'alouette des jardins est le Delphinium Aiacis. Le mot staphisaigre vient de croupo';, grappe, et d'à-j-pîa, sauvage, de la forme de son inflorescence ; Pedicularia, de ce qu'il sert à détruire les poux; d'oii le nom de Poudre pédi- culaire donné qq. fois à la p. de staphisaigre. 942 STATICE. — STRAMOINE. STATICE. Romarin des marais, Lavande triste ou de mer ; Staticé limonium. (Plombaginées.) Meernelke Limonie, al. Plante vivace qui croît sur les rivages de la mer, et que l'on cultive dans les jardins. Les Heurs sont bleues et disposées en longs épis à l'extrémité des rameaux. On a employé le décocté de la racine contre les maladies cancéreuses, les ulcères, et comme antiseptique. Inusité. Il contient une assez forte proportion de soude, ainsi que ses congénères. La statice a porté aussi le nom de Katran, de Behen rouge ou astringent; le Behen blanc est la racine du Centaurea behen (Synanthé- réês), et le Behen commun est celle du Silène behen (Diantliôes). STORAX. Jodeaweihranch, al.; Storax, ang., dan., su.;Usteruk, ah.; Ebtoraque, est., pok-; Styrax, Storaoe, it. Baume naturel dont on connaît plusieurs sortes. 1° Storax en larmes M*. Il est en morceawx irréguliers, jaunâtre ou brunâtre, légèrement transparent et d'une odeur balsamique des plus suaves. C'est le storax ou styrax calamité ; sty: ax calamita des anciens. 2° Storax en pain ; T/ius Jutiteorum. Il est sous forme de masses rougeàtres hétérogènes, d'une odeur balsamique agréable. C'est un produit impur et peu estimé. 11 est fabriqué à Marseille, où" souvent le précédent l'est aussi. Le storax est fourni, en Orient, par le Styrax officinale (Ebénacées). Il est employé comme parfum. Cependant il entre dans quelques compositions pharmaceutiques anciennes. Il ne faut pas le confondre avec le styrax liquide, dont nous parlons plus loin. STRAMOINE. Stramonium, Pomme épineuse, Endormie, Herbe aux sorciers ou des magiciens, Herbe ou pomme da diable, chasse-taupe; Datura stramonium. (Solanées.) Stechapfel, Tollkraut, al.; Apple of Peru, Devil's apple, ïhorn apple. ang.; Datora, Ait.; Ho-yen-liôa, ch.; Ga- lurt, dan.; Estramonio, ESP., por.; Dutroa, ind.; Door- nappel, hoi,.; Pomo spinoso, Stramonio, it.; Tondera fol.; Burladora, por.; Durnisehnichnick, Durman- rus.; Spikklubba, su.; Benghiljk, tur. Plante herbacée Q assez vigoureuse, qui croît dans les champs cultivés de quelques parties de la France. Elle est reconnaissable à ses liges dichoto- mes, à ses feuilles grandes, anguleuses, irrégulièrement découpées, d'une odeur forte et vireuse; à ses longues fleurs blanches pentagones, auxquelles succède un fruit vert, héris- sonné, rond et gros comme une petite pomme (fig. 129), ce qui lui a valu le nom de pomme épineuse. Ses feuilles ont beaucoup d'analogie cependant avec celles du chenopodium hybri- duin qu'on lui substitue quelquefois par ignorance ou par cupidité. Elle contient, d'après Geiger et liesse, un alcaloïde, la Baturiue, qui cristallise en prismes blancs, brillants, inodores, d'une sapeur âcrè et amère rappelant celle du tabac. La da u- rine est soluble dans l'alcool, moins dans l'é- ther, et seulement dans 280 p. d'eau froide. Elle se rapproche beaucoup de l'atropine ; {Fig. 129.) comme celle-ci, elle est très-vénéneuse et dilate fortement la pupille. On l'obtient en traitant les semences de stra- moîne pulv. par de l'alcool faible à la chaleur de Pébullilion, et faisant digé- rei la liqueur avec 15 de magnésie par 500 de semences employées ; le liquide traité par le charbon, filtré et réduit de moitié, abandonne des cristaux de daturine (Simes). D'après Ladenburg la daturine serait identique avec l'hyoscyaminé et la duboisine. 11. Trommsdorff a trouvé dans l'extrait alcoolique de stramoine, une substance neutre, crislallisable, la Stramonine. On emploie la racine, les feuilles WS et les semences. Narcotiq., antispasmodiq., employé comme la belladone. On l'a vantée dans les convulsions, les névralgies, la manie, l'épilepsie, le rhumatisme, l'asthme. Form. pharm. et dose. — Poudre", 0,05 à 1,0; extrait aqueux*, 0,02 à 0,2; extrait alcool.*, 0,01 à 0,1 ; extr. avec le suc*, 0,02 à 0,2; alcoolature, 1 à 6 gouttes; teinture alcoolique* et éther, 2 â 12 gouttes. — Infusé pour l'usage externe (pp. 10 à 50:1000).—On l'ait quelquefois fumer la stramoine sous forme de cigares. Les fumigations de feuilles de datura paraîtraient occasionner des troubles" dans la STRYCHNINE. — STYRAX LIQUIDE. 943 vision, et causer momentanément la presbytie (Woillez). Les médecins arabes emploient la décoction concentrée contre la diarrhée. La stramoine a été introduite dans la matière médicale européenne par Storck, en 1762. Quelques auteurs la donnent comme étant le 2tj6/vcv [uxvixot de Dioscoride ; mais la description que le médecin grec fait de ce dernier ne se rapporte pas à notre stramoine. Une sorte de stramoine, le Mithel, Datura metel, est fort connue dans l'Inde par ses fruits nommés Noix de Méthel, et que les indigènes emploient comme soporifique, à la manière de l'opium. Il a été question, il y a une quinzaine d'années, d'une substance narcotique sous le nom de Deîamba, de Tabac du Congo, qui nous parait avoir les propriétés de la stramoine et du Pitchery, narcotique estimé des sauvages de l'Australie. Une autre espèce, le Datura tatula, originaire ■ de l'île de Malte, est employée contre l'asthme par le docteur Dunsany, de Dublin; en fumigation, extrait, teinture. Dose : 40 à 60 gouttes dans un grand verre d'eau. STROPHANTUS (Apocynacées). Plante grimpante, ligneuse. Les fruits sont des follicules contenant un grand nombre de graines surmontées d'une touffe de poils qui lui donne l'apparence d'une aigrette. Le Strophantus hispidus et le S. Kombc sont les variétés les plus communes de ce genre dont on connaît plus de vingt espèces. Le premier vient de la Sénégambie, le second de la région des Grands-Lacs et de la Côte orientale. Les graines renferment un glucoside cristallisé, la Strophantine (G 31 IL' 8 0") d'une saveur très-amère, soluble dans l'eau. Les poils renferment Vtnéine. La strophantine est un poison cardiaque très-violent. Dose 1/5 à 2/5 de milligrammes. (Germ. Sée). STRYCHNINE*. Alcaloïde découvert, en 1818, par Pelletier et Caventou. On la retire de la noix vomique par différents procédés. On pourrait la retirer aussi d'autres organes des strychnos. Elle est le principe actif de la Fèce Saint-Ljnace et de /'Upas tieutè. Noix vomique râpée. 1000 Chaux vive......... 100 Alcool à 90°........ 4000 Ammoniaque offie... Q.S. Epuisez la noix vomique par l'alcool bouillant; distillez au B.-M. les liqueurs alcooliques. Reprenez le résidu par de l'acide sulfurique irès-dilué : filtrez. Ajoutez la chaux après l'avoir éteinte et délayée dans l'eau, recueillez le précipité, séchez-le et traitez-le par l'alcool ; filtrez le soluté alcoolique ; rapprochez-le par distillation. Par refroidissement, la strychnine se dépose accompagnée d'un peu de brucine, la plus grande partie de celle-ci restant dans l'eau-mere. — Délayez la strychnine impure dans l'eau distillée; ajoutez de l'acide azotique étendu par dix fois son volume d'eau en Q. S. pour disseudre l'alcaloïde; concentrez au B.-M. et laissez cristalliser. Le nitrate de strychnine se dépose ; celui de brucine reste en dissolution. — Dissolvez les cristaux dans l'eau, ajoutez au soluté du charbon animal lavé ; faites bouillir quelques instants et filtrez. Traitez k froid par l'ammoniaque, recueillez le précipité, et après l'avoir fait sécher, dissolvez dans l'alcool bouillant. Par refroidissement la strychnine cristallisera en octaèdres à base rectangle ou en prismes quadrilatères terminés par des pyramides à quatre faces (Codex). Les eaux-mères servent à obtenir la brucine et l'igasurine. La strychnine cristallise en octaèdres inco- lores, anhydres, fusibles vers 300°, d'une amertume excessive. La strychnine est lévogyre, soluble dans 7000 p. d'eau froide, dans 2500 d'eau bouillante, dans 100 p. d'alcool à 95° et dans 105 p. de benzine, dans le chloroforme 1/7,1, presque insoluble dans l'éther. Elle contient souvent de la brucine, qui lui donne la propriété de prendre une coloration rouge par l'acide azotique (V. Rev. ph., 1856-57. Synop. Alcaloïdes). Son amertume est telle que 1 gr. dans 1 mètre cube d'eau (1000 kil.) communique encore à ce liquide une saveur amère très-sensible. C'est un des poisons les pius énergiques que l'on connaisse; à la dose de lOmilligr, la strychnine agit d'une manière sensible; à celle de 5 àOcenligr., elle peut donner la mort. C'est le type des médicaments tétaniques. On l'emploie avec beaucoup de succès contre les paralysies qui ne dépendent pas de lésions organiques incurables; contre ramaurose, l'épilep- sie. Le plus souvent, on l'administre par la méthode endermique ou en pilules. On l'emploie aussi en collyre, en pommade, en Uniment. Dose : 5 à 25 millig. par jour. L'initiale de son nom, quelque ressemblance physique, ont été cause de terribles méprises entre ce toxique énergique et un simple vermifuge, la santonine. Atten ion ! Le sulfate et le chlorhydrate de strychnine sont solubles, et, pour cette raison, plus actifs que cette base elle-même. STYRAX LIQUIDE*. Substance semi-liquide, glutineuse, grisâtre, opaque, d'une odeur forle, pénétrante, d'une 944 SUCS VEGETAUX. saveur acre et amère, soluble dans l'alcool ; solidifiable par la chaux ou la magnésie. Le styrax (Mea saîb, ar.) contient, d'après M. Simon, une huile volatile styrol ou styrole, une résine, de la Styrucine (Bonaslre) et de Ya- cide cinnamiijue qui vient quelquefois cristalliser à la surface. Il fait partie des baumes, et est fourni par le Liquidambar orientale (Balsami- flués), qui croît en Asie. Le baume appelé Liquidambar, Ambre, ou Karabé liquide, Copalme, Baume ou huile de copalme ou de Tkymiamè, Basamala, est fourni par le Ligwdambar styraciflua qui set rouve dans les pallies méridionales des Etals-Unis el dans certaines régions du Mexique. A Java existe encore le Liquidambar altigianum ; il a une odeur benzoïnée, une saveur balsamique et chaude, il est soluble dans l'alcool, le chloroforme et les huiles fixes. Le styrax est un excitant presque exclusivement réservé pour l'usage externe. Cependant on l'a préconise comme diurétique et anligo- norrhéique. On fait un onguent de styrax. M. Lepage, de Gisors, a reconnu dans le styrax les substances suivantes : Résine neutre crist. (styrucine), résine molle, matière verte, acide benzoïque, acide cinnamique; la présence de ce dernier a été confirmée ultérieurement par H. Landon Harrison, qui n'a pu y reconnaître l'acide benzoïque. M. Lepage a proposé (,f. Ch. méd., 1842) l'emploi interne de ce baume après purification sous forme de pilules (uni à la magnésie on pourrait le mettre en capsules), de sirop, de potion. Pour la purification il indique de chauffer au B.-1I. jusqu'au point d'ébullition un mélange de 2 p. de styrax et 5 p. d'alcool à 34° et de filtrer rapidement. Par refroidissement et repos, le styrax se' dépose au fond du vase ; il ne reste plus qu'à décanter l'alcool et à chauffer légèrement le styrax pour chasser le peu d'alcool resté engagé. Le styrax purifié est verdàtre, semi- transparent et semi-fluide. SUCS VÉGÉTAUX. Saft, al., se; Juice, ang.; Jugo, Suco, Zumo, esp.; Sap, HOL.; Sugo, IT. On nomme sucs les produits liquides qui existent dans les divers organes des végétaux. A ce titre, les résines, les gommes-résines, les gommes, les huiles fixes et volatiles, etc., sont des sucs, comme les sucs des plantes herbacées et des fruits; mais restreignant la signification de ce mot, nous ne nous occuperons ici que de ces derniers, dits aussi Sucs aqueux, et, parmi eux encore, des sucs extrac- tifs el acides seulement. 1° Sucs aqueux extractifs. Ils sont principalement fournis par les feuilles de plantes herbacées. Leur préparation peut avoir pour but leur emploi en nature, ou de les faire servir à la préparation des extraits, des sirops. Leur mode d'obtention est en général fort simple. Pour les plantes aqueuses, on les pile dans un mortier de marbre ou de bois,on les exprime et l'on clarifie le suc par filtration s'il doit être pris en nature, et par coagula- lion à chaud s'il est destiné à la préparation d'un sirop ; quand la plante n'est pas assez succulente ou que le suc est tres-visqueux, on lui ajoute pendant la contusion et peu à peu le 1/8 de son poids d'eau pour faciliter l'extraction du suc. Cette addition d'eau ne se ferait pas si on lavait la plante ou si on la pilait a\ec plusieurs autres très-succulentes. Ces sucs sont très-altérables. On ne les conserve poinl pour l'usage comme les sucs acides, si ce n'est toutefois le suc de pointes d'asperges. Suivant nous, les sucs extractifs dépurés, ceux surtout qui proviennent de plantes à alcaloïdes, ne représentent pas complètement les propriétés des plantes qui les ont fournis. La chlorophylle relient bien certainement en combinaison, ou en solution, la majeure partie des principes actifs (alcaloïdes, résines, huiles volatiles, etc.). Nous puisons notre manière de voir dans la différence qui existe entre les extraits avec les sucs dépurés et ceux préparés d'après la méthode de Storck ; dans la différence d'action, qui a été plusieurs lois remarquée, du suc dépuré de certains végétaux toxiques, et de ces végétaux eux-mêmes ingérés dans l'économie ; dans l'inégalité existant entre des préparations obtenues à l'aide de dissolvants convenables sur des plantes activés, et les sucs dépurés de ces mêmes plantes; et, sans avoir aucun renseignement à ce sujet, nous sommes presque persuadé que le suc d'aconit et celui de ciguë, avec lequel quelques peuples de l'antiquité faisaient périr leurs criminels, n'étaient pas dépurés. M. Bouchardat a proposé, il y a une quinzaine d'années, l'emploi thérapeutique des Sucs éthérés. On ajoute au suc d'une plante active assez d'éther pour qu'après l'agitation il soit surnagé par une légère couche de ce liquide. Après 24 heures, on enlève la couche d'éther, on filtre et on conserve en flacons bouchés. Ces sucs ne \ aient pas les alcoola- tures. Il résulterait cependant d'expériences de M. Lepage, de Gisors, que cette méthode permet de conserver, pendant très-longtemps, des sucs de plantes qui donnent ensuite des extraits aussi bons que les mêmes sucs récemment obtenus. SUC DE CHICORÉE. — SUC DE CERISES. 945 Suc de chicorée. Suçais è folii cichorii. Feuilles récentes de chicorée mondées........... Q. V. Pilez-les dans un mortiei' de marbre; exprimez le suc et clarifiez-le (Codex). On préparera de môme les sucs de feuilles de bourrache, de carottes, de cerfeuil, de chou rouge, de ciguë, de cochléaria, de cresson, de noyer, de fleurs de pêchers, de stramoiae, de pétales de roses, et en général de toutes les plantes vertes, en tenant compte de ce que nous avons dit plus haut. Pour les sucs de bourrache, de chou, de noyer, de pêcher, de rose, le Codex fait ajouter 1/5 d'eau à la pulpe avant d'exprimer. On obtient les sucs de racines succulentes, en réduisant celles-ci en pulpe à l'aide de la râpe, exprimant et clarifiant. Suc d'herbes dépuratif $, Feuilles de chicorée, — de fumeterre, Feuilles de cresson^ — de laitue,aa. P. E. Pilez, exprimez et filtrez au frais (Codex). Ordinairement on prépare ce suc le soir; il filtre pendant la nuit, et on le délivre le lendemain matin. La dose est GO à 125 grain, à prendre en une fois. Suc d'herbes antiscorbutique. Cresson, Cochléaria, Ményanthe, âa............. P. E. Pilez, exprimez et filtrez au papier. Suc de cochléaria composé. ___ 800 Oranges ............. 300 .... 300 Esprit de muscade... 12 Cochléaria. Cresson.... Pilez les plantes, exprimez-en le suc, ajoutez l'alcoolat et filtrez. (Am.) Tableau du rendement en suc de 1 kilog. de chacune des herbes suivantes : Bourrache....... 7S0 gr. Joubarbe........ 778 gr. Cerfeuil ......... 700 Laitue.......... 880 Chicorée ........ 800 Oscille .......... 860 Cochléaria ....... 788 Pissenlit......... 730 Cresson ......... 830 Pointes d'asperg. 650 Fumeterre...... 730 Saponaire....... 600 La moyenne est : : 760 : 1000. 2° Secs acidks. Ils sont exclusivement fournis par les fruits, et sont caractérisés par la présence d'un acide, au moins, à l'état libre. L'acidité est due, dans les sucs de citrons, d'oranges, de groseilles, de cerises, de fraises, de berbéris, de framboises, d'airelle-myrtille, tout à la fois aux acides citrique et malique ; seulement le citrique domine dans les sucs de citrons, d'oranges, de groseilles et de fraises ; le malique, dans les sucs de berbéride, d'airelle : les deux acides existent à peu près à parties égales dans le suc de framboises. L'acide malique seul caractérise le suc de pommes, de coings, de sureau ; et le tartrique ou le tartrate acide de potasse, celui de raisin. Selon Lecanu, ce serait l'acide acétique qui existerait dans le nerprun. Beaucoup contiennent en abondance de la pectine ou gelée végétale qui leur donne une viscosité que la fermentation détruit. M. Boutteaux, pour préparer les sucs acides, supprime la fermentation; il écrase les fruits un peu avant leur maturité, presse et coule le suc, avant que la fermentation ait commencé, dans des bouteilles qui sont bouchées, ficelées et soumises immédiatement à 100° pendant une demi-heure. Après refroidissement, on trouve la pectine coagulée et on obtient un suc clair (V. Un. ph. 1874). Le but de la préparation des sucs acides est presque toujours de les faire servir à la préparation des sirops acides. On obtient des sucs plus colorés et plus aromatiques en les laissant fermenter sur leurs enveloppes (Périer), mais il faut bien surveiller la marche de la fermentation (V. Un. ph. 1876). Suc de citrons ou de limons. Citrons choisis et très-succulents................ Q. V. Enlevez l'écorce et les semences; exprimez le fruit; mêlez le résidu avec de la paille de seigle hachée et lavée, et soumettez à la presse. Laissez le suc se clarifier par le repos; filtrez et conservez (Codex). Le suc de citron contient environ 1/10 de son poids d'acide citrique ; convenablement préparé, il a une densité de 1,044. (Labiche.) On préparera de même les Smcs d'oranges douces et amères. Le suc de citrons a été employé avec succès par AI. "Lebert, de Zurich, dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu. Dose : 120 gr. par jour donnés par cuill. dans de l'eau sucrée; on élève graduellement la dose jusqu'à 180 et 250 gr. Le Suc de Unions factice se prépare avec: acide citrique 3/i, eau 384, essence de citrons quelques gouttes; ou avec : acide citrique 20, eau 30, teinture de zestes de citrons frais 15, alcool rectifié 12, sirop de sucre 2000. Suc de- cerises*. Cerises rouges...... 10000 Cerises noires ...... 1000 Écrasez-les entre les mains au-dessus d'un tamis de crin, recevez le suc, et soumettez le marc à la presse. Mêlez les deux sucs, portez-les dans un lieu frais (-|- 12 à + 15"), et laissez fermenter le suc pendant environ 24 heures, passez à la laine et conservez (Codex de 1866). Le nouveau Codex a supprimé les cerNes noires. Piéparez de même les Sucs d'airelle, de. berbéris, de verjus. B y/iG SUC DE COINGS. En Allemagne, aux environs deMagdebourg, on fabrique, avec des cerises noires cultivées dans ce but, un suc d'un rouge foncé, un peu glulineux, dont une grande quantité est exportée en Amérique pour augmenter la coloration des sirops de framboises et de fraises, et pour préparer des boissons rafraîchissantes. Suc de coings*. Cydùnium. Coings un peu avant leur maturité.... Q. V. Essuyez les coings avec un linge rude ; râpez-les, mêlez la pulpe qui en résulte avec de la paille de seigle hachée et lavée, et soumettez a la presse ; laissez le suc s'éclaircir par le repos, filtrez-le, et conservez (Codex). Préparez ainsi les Sucs de pommes, de grenades, de concombres', de bryone. Les pépins de coings, l'écorce et les cloisons des grenades doivent être séparés. Ainsi des pommes, etc., dans le ràpage. La pulpe d'amandes douces, proposée pour la dépuration de ces sucs, est vicieuse et doit être rejetée. Le suc de coings, dont la d lé est 1,055, a été analysé par M. Falières (V. Un. ph. 1870). Suc de groseilles* Merises. 50 Groseilles rouges.... 1000 Cerises rouges acides 100 Écrasez les fruits à la main sur un tamis de crin placé sur une terrine destinée it recevoir le suc ; soumettez le marc à la presse et réunissez les deux sucs que vous porterez dans un lieu frais (de-)- 12° à 4-15°). Lorsque la masse gélatineuse sera bien réunie à la partie supérieure du liquide, et que celui-ci sera éclairci, passez à la chausse, en versant le suc en premier lieu, et en faisant égoutter ensuite, aussi complète!nent que possible, dans la chausse la masse gélatineuse. Pour obtenir le suc de groseiUe framboise, ajoutez aux proportions ci-dessus un dixième de framboises qui, dans la préparation, seront mélangées aux autres fruits. L'addition des cerises facilite la coagulation de la pectine. Le temps de la fermentation est variable et ne peut être précisé. 11 faut l'arrêter au moment où les moucherons voltigent au-dessus de la terrine. Suc de framboises. Framboises.........4000 Cerises rouges..... 1000 Séparez les pédoncules des cerises écrasez les fruits sur un tamis de crin exprimez le marc, portez dans un lieu frais (de -j- 12° à -f-15°). Lorsque la séparation de la partie gélatineuse sera effectuée et que le suc sera suffisamment éclairci, passez dans une, chausse avec une légère expression. SUC DE NERPRUiV. Préparez ainsi le suc de mûre, de merise, mais sans addition de cerises. Suivant M. Grager, on a un suc de framboises clair, d'une belle couleur, d'un goût et d'un arôme agréables, en abandonnant à elles-mêmes les framboises écrasées et additionnées de 5 à 10 0/0 de sucre de raisin ou de canne (V. Un. ph. 1871). Suc de nerprun. Baies de nerprun mûres......... Q . Y. Écrasez-les, et laissez-les fermenter trois ou quatre jours; passez avec expression, filtrez à travers une étoffe de laine et conservez (Cod.). Prép. de même les Sucs d'yêble, de sureau. Tableau du rendement en suc de 100 kilorj. de chacun des fruits suivants : Airelle....... ? Framboises. 62,5 Oranges.... 27,5 Berbéride___40 Grenades... 52 Pommes.... ? Cerises ....... 55 Groseilles.. 05 Sureau..... 55 Citrons .. 30 à 35 Merises. ... 43 Verjus ..... ? Coings ... 55 à 68 Mûres..... 55 Fraises...... 46 Nerprun... 32,5 Conservation des sucs acides. La clarification des sucs étant opérée par la fermentation qui ne doit jamais être complète, on les conserve par l'un ou l'autre des procédés suivants : 1° Conservation par le mutisme. Ce procédé, qui est suivi pour les vins, nous paraît être le plus ancien de tous; c'est pour cela que nous commençons par lui. On le pratique en faisant brûler dans le col des bouteilles qui contiennent le suc, des allumettes ou des mèches soufrées. On bouche immédiatement sur le gaz produit. On a proposé aussi d'introduire dans les bouteilles de suc quelques gouttes d'acide sulfureux en dissolution, ou 30 à 50 centig. de sulfite de chaux solide, duquel les acides du suc dégageraient l'acide sulfureux. 2° Conservation au moyen de l'huile. Cette méthode est aussi fort ancienne. On remplit les bouteilles de suc autant que possible pour qu'elles ne cassent pas en les bouchant On verse à la surface une couche mince d'huile d'oeillette, à laquelle on donne la préférence sur l'huile d'amandes douces, en ce qu'elle rancit moins vite, sur celle d'olives, en ce que ne se congelant que par les plus grands froids, elle ne donne pas lieu à ces fissures qui donnent accès à l'air auquel on cherche justement à soustraire le suc. On conserve les bouteilles debout, et quand on veut se servir du suc, on enlève la couche huileuse à l'aide d'une petite cuiller ou d'une pipette, ou encore en donnant un mouvement brusque en arrière à la bouteille débouchée. 3° Conservation par le procédé d'Appert. Ce procédé est à peu près le seul suivi aujourd'hui ; c'est aussi, en effet, celui qui donne les meilleurs résultats. On remplit seulement jus- SUCCIN. 947 qu'au bas du goulot des bouteilles qu'on a soin de choisir fortes et même, autant que possible, ayant déjà servi à cet usage ; on les bouche fortement avec de bons bouchons que l'on maintient à l'aide d'un fil de fer ou d'une ficelle en croix, on entoure les bouteilles de foin ou de paille, on les place debout ou couchées dans une bassine à fond plat, on verse de l'eau dessus, enfin on chauffe pour amener peu à peu l'eau à l'ébullition qu'on prolonge pendant 12 à 15 minutes au plus : quand l'eau est refroidie, on retire les bouteilles, on les goudronne. On écrit le nom du suc sur le verre même avec de l'encre blanche, et on descend les bouteilles à la cave, où on les couche. On reproche à ce procédé d'occasionner la casse quelquefois d'un assez grand nombre de bouteilles ; c'est pour cela qu'on a proposé de faire chauffer le suc dans une bassine et de l'embouteiller bouillant , ou mieux encore d'opérer comme dans le premier procédé, mais en laissant les bouteilles débouchées , les remplissant et les bouchant aussitôt l'ébullition cessée. Mais on se met facilement à l'abri de l'inconvénient de la casse en se servant, ainsi que nous l'avons déjà conseillé, de bouteilles en grès. Elles résistent parfaitement à l'ébullition. M. Fayard a indiqué de remplir les bouteilles jusqu'au haut du col et d'appliquer sur l'ouverture une lame de caoutchouc ramollie par l'eau bouillante, et que l'on serre fortement autour du goulot avec une ficelle. On a indiqué aussi, dans le même but, l'emploi d'une armoire en tôle chauffée à la vapeur. SUCCIN*. Ambre jaune, Karabé; Electron, Succinum. Agtsteln, Bernstein, al.; Jcllow, Amber, AND.; Jiernul- bebr, K.abraban, ar.; Beenstern, dan.; Karuba, duk., per.; Sueino, esp.; Barnsteen, hol.; Kepui-, ind.; Ambra gialla, Succino, ir.; Barszlyn, pol.; Alambre, por.; Jantar, nus.; Benisten, BV.j Aaibier, tam., tel.; Keh- ribar, tur. Résine fossile qu'on trouve principalement sur les rivages de la Baltique (Côtes de Mémel, de Kœnigsberg et de Dantzick), sur lesquels il est déposé par les flots (V. On. l'h. 18G9; J. pli. 1873; Bull, de fUn. ph. 1874); on en a trouvé, en France, dans les terrains à ligniles de la Picardie; il est solide, d'un jaune plus ou moins foncé, en morceaux de grosseur variable, mais généralement petits, translucides, durs, à cassure conchoïde, acquérant de l'odeur et de l'électricité par le frottement ou la chaleur. D. : 1005 environ. Inflammable, insoluble dans l'eau, fusible à 2S5°. Il renferme souvent des restes organisés (fleurs, insectes) ; en humectant avec une solution de potasse caustique les surfaces de deux morceaux de succin et les pressant à chaud l'une contre l'autre, elles se soudent avec facilité. Berzélius considère le succin comme un mélange ou plutôt une combinaison d'huile volatile tout à fait semblable à celle des térébenthines, d\icide succinique, de principes résineux semblables aussi à ceux qui constituent la résine des pins, et d'une matière bitumineuse particulière qui en forme la majeure partie; celle-ci communique à toute la masse une insolubilité à peu près complèle dans l'alcool, l'éther, les huiles fixes et volatiles, l'ac. acétique, l'ac. azotique^ les alcalis étendus, le sulfure de carbone, la benzine. L'acide sulfurique le noircit et le dissout en partie. Si on distille le succin de manière à lui faire perdre 25 °/ 0 ou si on le chauffe en vase clos à 350 ou /|50° et sous une forte pression, il devient soluble à froid ou à chaud ainsi que les copals, dans ces liquides et autres hydrocarbures (Violette. — Un. ph. 1806, p. 264). Traité par l'acide azotique, ou bien chauffe dans une cornue avec un solut concentré de potasse caustique, le succin donne du camphre qui passe dans le récipient. On pense que c'est une résine modifiée par suite de son séjour dans le sein de la terre. Guibourt rapproche le succin de substances analogues fournies par quelq. hymenœa ou par le Pinus Dammara et la résine Cowdie. M. E. Baudrimont y a trouvé du soufre dans la proportion maximum de 0°/ o , 48 (succin transparent) qu'il pense être en combinaison avec la matière organique ; le succin opaque et blanc en contient moitié moins. En médecine, on l'emploie comme excitant et antispasmodique, sous forme de fumigation; on en prépare une teinture*, on en fait aussi des colliers pour les enfants. On leur attribue des propriétés anodines. On sait ses nombreux emplois dans l'industrie. Lorsqu'on soumet le succin à la distillation sèche dans une cornue, on obtient trois produits différents : 1° Acide succinique impur ou Sel volatil de succin, qui s'attache à la partie supérieure de la cornue ; 2" un liquide aqueux contenant de l'acide acétique, de l'acide succinique et de l'huile pyrogénée : c'est V Esprit volatil de succin ; 3° sur ce produit aqueux surnage un liquide huileux, mélange de différentes huiles pyrogénées, c'est l'Huile volatile ous le nom de : ferrum carboniewm saccharatum et il a la plus grande analogie avec le produit de M. Tanret qui contient 18,44 % de carbonate de fer tandis que celui de la pharmacopée allemande en contient 20 %• Sucre candi*. Kandiszucker, xt. On se procure des terrines nommées cris- taUisoirs,. percées sur les côtés de quelques trous à travers lesquels on fait passer un certain nombre de fils parallèles; on bouche ensuite ces trous en collant du papier dessus: on place ces vases dans une étuve chauffée à 40°, et lorsqu'ils ont pris la température, on y verse, du sirop de sucre cuit au boulé, ou 37° B é . On entretient l'étuve à la température de ZiO°. Lorsque les cristaux sont complètement formés, on perce la croûte supérieure pour laisser sortir le sirop non cristallisé, et on laisse bien égoulter. Selon que l'on a employé du sucre blanc ou coloré, on obtient du sucre candi blanc d'alun, paille ou roux. Le sucre candi en gros cristaux blancs donne 17 à 18 0/0 de charbon qui ne fournit que un millième de cendres et dont la densité oscille entre 1,81 et 1,85; on le rend très-dense et très-dur en plongeant successivement le charbon dans le sirop pur bouillant, laissant refroidir et portant au rouge blanc, et cela un certain nombre de fois; il raie légèrement le quartz (Monter). Sucre sablé. On verse du sucre cuit au grand soufflé dans une bassine légèrement chauffée, et on l'agite continuellement avec un bislortierde bois jusqu'à ce qu'il soit réduit en grains pulvérulents. S. d'orge ou de pommes, Boules de gomme, Sucre rosat, Sucre tors ou pénides. Toutes ces préparations sont essentiellement composées de sucre cuit au cassé. Voici maintenant ce qui les différencie : Pour le sucre d'orge, on coule le sucre cuit au cassé sur un marbre huilé, et pendant qu'il est chaud, on le divise en parties que l'on roule en bâtons ; pour le sucre de pommes, on le coule dans des moules de fer-blanc, cylindriques et huilés : on le coule aussi dans des moules carrés et plats. On obtient les boulQS de gomme en coulant le sucre dans une espèce de moule à balles. Le sucre rosat est le même sucre fondu, coloré en rouge par de la cochenille et aromatisé à la rose. Le sucre retors ou pénide ou cannela se prépare comme le sucre de pommes, mais quand il est coulé sur le marbre, on lui ôte sa transparence en le prenant dans les mains et l'étendant vivement de l'une à l'autre jusqu'à ce qu'il soit suffisamment blanc, et comme argenté; on en forme ensuite de petits cylindres que l'on lord deux à deux. Toutes ces sucreries peuvent être aromatisées à volonté. Autrefois, dans le sucre d'orge et celui de pommes on faisait entrer une décoction d'orge ou de pommes, mais cette pratique n'est plus usitée. Ces préparations, par suite d'un mouvement de cristallisation, deviennent piompte- ment opaques. Pour relarder cet effet, les confiseurs ajoutent au sucre fondu une petite quantité de vinaigre. Les confiseurs nomment Sucres de fruits, J 952 SUIE. — SULFATE D'ALUMINE. Sucres acidulés, du sucre délité avec le suc de cerises, de framboises, de groseilles, etc., puis desséché à l'étuve et disposé sous une forme de poudre. Voici quelques exemples : Sucre a l'orange. — Placez dans le B.-M. d'un alambic le zest rais de 20 oranges avec 500,0 d'alcool à 80°, distillez et retirez 575,0. D'autre part, prenez 6Zi,0 d'acide tartrique ou citrique ; faites dissoudre dans 96,0 d'eau. Ajoutez à ce produit 96,0 de liqueur distillée. Prenez un pain de sucre de 5 kilogrammes; renversez-le perpendiculairement sur sa pointe versez peu à peu sur sa base (ou patte) le mélange ci-dessus. Laissez-le dans cette position jusqu'à ce qu'il ait été imbibé entièrement de ce liquide; replacez-le sur sa base et mettez-le a l'étuve jusqu'à dessiccation. Le S. au citron se prép. de la même manière. Sucre de framboise. — Prenez 375,0 de suc de framboise, dans lequel vous aurez fait dissoudre 30,0 d'acide tartrique ; versez ce soluté sur un pain de sucre de 5 kil. disposé comme ci-dessus; faites sécher; ajoutez de nouveau 375 de suc de framboise, mais sans addition d'acide, et faites sécher définitivement. Les sucres des autres fruits rouges se prépaient a l'instar de celui de framboise. Sttcre de menthe. — Prenez 150,0 d'alcool à 90c, et 8,0 d'essence de menthe fine; dissolvez et ajoutez 186,0 d'eau; mêlez, et avec le mélange arrosez le sucre comme ci-dessus. Avec l'eau de fleur d'oranger, l'infusé de tlié, le digeste de baume de Tolu, le café en liqueur, l'émulsion d'amandes, le soluté de gomme, etc., on obtient les Sucres à la fleur d'oranger, au thé, au tolu, au café, à l'orgeat, à la gomme, etc. SUIE. Fuligo ligni, Fuligo splendms. Glanzruss, Ofenruss, al.; Soot, Yegetable eetbiops, ang.; Po-cao-tchouan, ch.; Ilollin, ESP.; Roet, bol.; Fulig- gine, it.; Glans-sot, su. Matière pyrogénéc complexe qui se concrète en croûtes noires, fragiles, brillantes dans les cheminées où Ton brûle du bois. Son odeur est désagréable ; sa saveur, amère et empyreu- matique. L'eau en dissout les deux tiers. Elle contient des sels ammoniacaux et autres, de la pyrétine, et une matière particulière, oléiforme, jaune, acre et amère, nommée Asboline (de dfoSoXïi, suie), par Braconnot, qui lui attribue les propriétés vermifuges de la suie. La Pijro- thonide s'en rapproche. La suie nettoyée et pulvérisée prend le nom de Suie préparée. On l'emploie à l'extérieur contre les dartres, la gale, les plaies scrofu- leuses, les cancers ulcérés, et surtout contre la teigne. Combinée à la potasse, elle constitue le Fidigokali. L'eau de suie a été vantée, il y a quelques années, contre les brûlures. On en fait des hydrolés, une décoction, un extrait, une teinture, des pommades. L'extrait alcoolique ou fuligine, a été proposé à l'intérieur par Debreyne. L'Esprit de suie, de Iicuss, est le produit huileux qui résulte de la distillation sèche de la suie ; on l'employait jadis à la dose de 20 à 30 gouttes, dans un véhicule approprié, contre les affections hystériques. SULFATES. Schwefelsanres salz, al.; Sulpliates, ang.; Kabritat, ar.; Sulfatos, esp.; Solfati, it.; SernoLisloi, rus.; S\af\e- loyradt sait, sulfat, su. Sels nombreux résultant de la combinaison de l'acide sulfurique avec les bases. Ce sont les Vitriols, les Cbvperoses des anciens chimistes. On ne peut établir aucune généralité sur les sulfates, au point de vue médical. Incompatibles : les sels solubles de chaux, de baryte, de mercure, de plomb, etc. Sulfate d'alumine. Sulfas aluminicus. Sulphate of aluminium, angl.; Aluminium sulfat, all.; Svatielovrad lerjord, su. On l'obtient en saturant de l'alumine récemment précipitée et lavée, par de l'acide sulfurique étendu de cinq à six fois son poids d'eau; faisant rapprocher et cristalliser. Il est incolore, hygrométrique, a une réaction acide. Se présente sous lorme de masses blanchâtres, cristallisées confusément, contient 15 °/ 0 d'alumine. On doit le conserver dans des flacons bien bouchés. Il sert dans les arts, et pour la conservation des substances animales. M. Homolle a recommandé l'emploi de sa solution (3 p. de sel pour 2 p. d'eau) comme topique contre un certain nombre de maladies et surtout contre le cancer ulcéré. Le Bisulfate d'alumine a été proposé pour remplacer l'acide tartrique dans la fabrication des eaux gazeuses. (V. Sulfate acide de soude.) En saturant d'oxyde de zinc la dissolution de sulfate d'alumine du commerce, et abandonnant à l'évaporation, il se dépose sous forme de mamelons rayonnes, non déliquescents, un Sulfate d'alumine et de zinc, que M. Homolle emploie au même usage que le sulfate d'alumine. Les dissolutions de ces deux sels s'appliquent en couches minces sur les parties ulcérées, soit au moyen d'un pinceau à laver, soit à l'aide de charpie ou d'amiante. La- solution de sulfate d'alumine et de zinc peut aussi servir dans les embaumements. Epaissie par la poudre de guimauve, on en prépare des pastilles, trochisques, olives, qui permettent d'obtenir une action plus profonde. SULFATE D'ALUMINE ET DE POTASSE. — SULFATE D'ARGENT. 953 Sulfate d'alumine et de potasse *. Alun, Sulfate acide ou Sursulfaie dépotasse et d'aluntine; Alumen, Sulfas aluminopotassicus. Alaun, al.; Aluni, ang.; Schelib nila, Sciab naï, ar.; Té-fan, ch.; Allun, dan.; Alumbre, esp.; Aluin, hol.; Allume, it.; Zaïbelur, per.; Ualun, pol.; Pedra hume, ruR.; Kwasszu, rus.; Alun, su.; Paddicarum, tel.; Cbap, tur. Sel cristallisé eu octaèdres, transparent, incolore, soluble dans 10 p. 5 d'eau froide, dans 0 p. 3 d'eau bouillante et dans 2 p. 5 de glycérine; il fond dans son eau de cristallisation; d'une saveur acide et styptique. Il contient quelquefois du sulfate d'ammoniaque. Chauffé dans une cornue avec du sucre ou une matière analogue, il donne un produit inflammable au contact de l'air, nommé Pyro- phore de Homberg. Dans le commerce, on nomme Alun de glace, Alun de roche (du nom de Rocca, ville de Syrie, d'où l'art de le faire fut apporté en Italie), un alun impur fabriqué avec les argiles pyriteuses ou Ahm cubique; et Alun de Rome, un alun venant des Etats romains, qui est rose à l'extérieur et contient moins de fer dans sa composition : il est avec excès d'alumine, on le prépare avec l'alunite ou pierre d'alun qui se trou\ e à la Tolfa, près de Civila-Vecchia. On l'obtient en grand, soit par Iixiviation de certaines pierres qui le contiennent tout formé, soit par calcination des schistes argileux qui en contiennent les éléments, ainsi qu'on le pratique en Picardie, soit enfin en réunissant artificiellement ces mêmes éléments, comme on le fait à Javel, près Paris. Dans le cas d'extraction des pyrites de fer argileuses, on grille le minerai que l'on expose ensuite à ['humidité. Il en résulte du sulfate d'alumine et du sulfate de 1er ; on traite par lixhiation, on ajoute au liquide du sulfale de potasse, et, par des cristallisations répétées, on sépare le sulfate d'alumine et de potasse du sulfate de fer. On l'emploie en médecine, comme astringent, dans les hémorrhagies passives, les flux atoniques, les diarrhées, les écoulements à l'intérieur ou à l'extérieur. On l'administre sous forme de pilules, de collyres, de garga- rismes, d'injections, de lotions. C'est une substance conservatrice des matières animales. — Dose de la poudre*: t à 3 décigr. et plus. Zi.O d'alun en poudre battus avec deux blancs d'oeufs constituent le Cataplasme alu- mineux des pharmacopées anglaises, remède excellent contre les engelures ulcérées et les excoriations de la peau par suite d'un décubitus prolongé. Ce même mélange imprégnant de la filasse constitue YEtoupade de Moschati. On y ajoute quelquefois un peu d'eau-de-vie camphrée. A la dose de 2 à 12 par jour dans un ju- lep gommeux, il a été administré avec succès dans la colique métallique. Sa poudre est insufflée dans l'arriôre-gorge et même dans le larynx, dans l'angine couenneuse. On l'applique aussi sur les aphthes. On l'emploie aujourd'hui contre la coqueluche. L'Esprit d'alun des anciens pharmacologistes est de l'eau chargée d'acide sulfurique que l'on obtenait par la distillation à feu nu de l'alun. Le sulfate d'alumine et de potasse, privé de son eau de cristallisation en le chauffant modérément dans un têt à rôtir à moitié rempli et en ne dépassant pas 240° jusqu'à cessation de boursouflement, prend le nom d'Alun calciné*, Alun desséché ou brûlé, Sulfate d'alumine et de potasse desséché; Alumen exsiccatum, s. ustum (Bumt alurn, ang.). Il forme une masse blanche, légère, spongieuse, est alors moins soluble dans l'eau (dans 25 à 30 fois son poids), et sert comme cathérétique pour réprimer le chairs baveuses, ou en insufflations dans les cas de laies de la cornée, etc. L'humidité lui rend ses propriétés premières. Incompatibles : les alcalis et leurs carbonates, les sels de mercure, l'acétate de plomb, l'émétique, le quinquina, les infusés ou décoc- tés astringents. ■ Le Codex de 1866 indiquait un soluté de sulfate d'alumine bihasique. On l'obtient en dissolvant 500 de sulfate d'alumine exempt de fer dans 500 d'eau, précipitant par l'ammoniaque et laissant pendant 24 h. égoutter l'alumine en gelée. On lui ajoute 500 de sulfate d'alumine, on chauffe au B.-M. et on rapproche a 1,26 (30°B é ). On filtre, après quelques jours de repos, pour séparer les cristaux de sulfate d'ammoniaque. Le Soluté de sulfate d'alumine et de zinc, s'obtient avec : sulfate d'alumine exempt de fer 700, eau 400, oxyde de zinc 60. Faites dissoudre à chaud et filtrez. Ce soluté doit marquer 1.35 (38 B é ) (Codex de 1866). Par une plus forte concentration, le sel cristallise. Sulfate d'ammoniaque. Sel secret de Glauber ; Ammonium sulfuricum, Sulfas ammonicus. On l'obtient en traitant le carbonate d'ammoniaque par l'acide sulfurique, ou en distillant clans un appareil communiquant avec des récip'ients l'acide sulfurique, un mélange de chaux éteinte et de dissolution de déchets de matières azotées (laine, peau, cuir, corne, etc.) dans la soude caustique au dixième (Lhote). Sel incolore, très-soluble dans l'eau. Apéritif. — Dose : 0,5 à 2,0. — Inusité. Sulfate d'argent. Versez peu à peu dans un soluté d'azotate d'argent un autre de sulfate de soude jusqu'à II 954 SULFATE D'ATROPINE. — SULFATE DE CINCHONIDINE BASIQUE. cessation de précipité ; lavez celui-ci et faites- le séclier. Soluble dans 200 parties d'eau. Sulfate d'atropine*. On délaie de l'atropine pulv. dans 2 fois son poids d'eau distil.; on ajoute de l'acide sulfu- rique au 1/10 exactement en Q. S. pour dissoudre et on fait évaporer à siccité, de + 30 à 40°. Le sulfate ne tarde pas à se dessécher, alors il se présente sous forme de poudre blanche ( Codex ). 11 est très-soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans l'éther et le chloroforme. 11 contient 85,50 d'atropine pour cent. M. Laneau obtient ce sel cristallisé en aiguilles déliées, incolores, en dissolv. 2e r ,80 d'atropine crist. dans 8 gr. d'alcool absolu, et sature exactement par 40 à 50 cenligr. d'acide sulfurique étendu de 2 à 4 gr. d'alcool anhydre ; puis il abandonne la dissolution à l'évaporation spontanée ; la cristallisation est complète au bout de 3 à 6 jours, suivant la saison. Employé en collyre pour la dilatation de la pupille. 0,02 à 0,10 pour 20,0 d'eau dist. A instiller par gouttes. Les Papiers atropines du docteur Streatfield, de Londres, sont des bandes de papier, trempées dans une solution de sulfate d'atropine (25 : 1500) et séchées lentement; au moment du besoin, le papier est humecté et introduit entre les paupières. Sulfate de baryte. Vitriol ou Spath pesant ; Sut fus baryticus. On le trouve abondamment dans la nature. Il est blanc, pesant, infusible, inodore, insipide, insoluble. 11 se dissout un peu dans l'acide sulfurique concentré et bouillant; mais on peut le dissoudre à froid en versant du chlorure de baryum dans de l'acide sulfurique monohydraté. Employé en peinture. Sulfate de cadmium. Sulfas cadmicus. On sature de l'oxyde de cadmium par de l'acide sulfurique; on évapore, et on fait cristalliser. On peut traiter à chaud le cadmium (1 p.) directement par l'acide sulfurique à 66° (4 p.) et plus sûrement par l'acide azotique. On décompose ensuite l'azotate a l'aide de la chaleur et de l'acide sulfurique. 100 gr. de cadmium donnent 250 gram. de sulfate cristallisé. On peut encore décomposer par 45 p. de cadmium métallique en lames, une solution de sulfate de cuivre (100 p.)légèrem. acidulée par qq. gouttes d'acide sulfurique (Gibertini). Le sulfate de cadmium forme de gros cristaux prismatiques incolores ayant l'aspect du sucre candi blanc, d'une saveur styptique, efflorescents, solubles dans leur poids d'eau environ. Mêmes usages que le sulfate de zinc ; émôlique, mais il est dix fois plus actif que ce dernier. Sulfate de chaux. Sel qu'on trouve abondamment dans la nature et particulièrement dans le bassin de Paris. Il y existe dans toutes les eaux qui coulent a la surface ou à l'intérieur du sol, mais surtout dans les eaux de puits. Il est à peu près insoluble dans les véhicules ordinaires. I/eau n'en dissout que 1/460 de son poids. 1 p. de plâtre se dissout dans 445 p. (l'eau a 14° et dans 420 p. à 20° (Church). La solubilité du sulfate de chaux anhydre, qui est plus grande que celle du sulfate hydraté ou gypse, est a son maximum à 35° et diminue ensuite jusqu'à 100" (Poggiale). Selon l'état sous lequel il se présente, le sulfate de chaux prend les noms de Gypse (Gips, al., su.; Blaster, ang. ; Ghebess, ar. ; Lin-choù-cha, ch. ; Yeso, esp.; Gesso, it.), Plâtre {Ché-kan, eu.), Sélénite, Pierre spécu- Inire, Grignard, Pierre à Jésus, Miroir d'âne, Albâtre gypseux, Karsténite, Ankydritè, Alu- men scissilie, etc. Bien qu'il ne soit pas employé en médecine, il est mentionné par plusieurs pharmacopées. Le docleur S. Clark dit que les Hindous se servent fréquemment de poudre de sulfate de chaux calcinée avec P. E. de pulpe d'aloès, pour combattre les fièvres intermittentes. La chirurgie y a quelquefois recours dans les cas de fractures pour tenir le membre fracturé immobile. A cet effet, on délaye le plâtre cuit dans de l'eau, dont on imbibe dos bandes pour envelopper le membre d'une couche qui se solidifie bientôt (Seutiri), Lorsqu'on délaye dans l'eau du plâtre cuit, il développe beaucoup de chaleur; c'est qu'alors il reprend et solidifie l'eau que la cuisson (300°) à laquelle on le soumet pour la bâtisse lui a fait perdre (environ 20 0/0); la cause de la solidification du plâtre est due à la densité ou au peu d'écartement des particules qui s'hydratent et se solidifient successivement et graduellement (Payen). Le plaire gâché avec l'eau augmente de volume; après 24 heures de prise, le gonflement est d'environ 1 °/ 0 du volume primitif. C'est en vertu de la propriété caractéristique du plâtre d'absorber l'eau, qu'on en emploie des plaques ou tablettes pour hâter la dessiccation de substances pâteuses comme la fécule, l'amidon et divers produits chimiques. Sulfate de cinchonidine basique. Sub sulfas cinchonidicus.. Ce sel est obtenu d'ordinaire par cristallisation dans des solutions aqueuses peu concentrées : il s'y dépose en aiguilles brillantes SULFATE DE CINCHONINE BASIQUE. — SULFATE DE CUIVRE. 955 contenant 6 équivalents d'eau. Dans les liqueurs aqueuses concentrées, il forme des prismes à 3 équivalents d'eau; ses solutions alcooliques le fournissent en beaux cristaux prismatiques renfermant 2 équivalents d'eau. Cabact. — Le sulfate à 6 équivalents d'eau (soit 13,60 pour 100) est le sel officinal. Il se dissout dans 96 parties d'eau à-)- 12°, et très facilement dans l'alcool; il est insoluble dans l'éther. Ses solutions sont fortement lévogyres, sans fluorescence; elles ne se colorent pas par le chlore et l'ammoniaque. Il est combustible sans ré>idu. 100 parties de ce sel cristallisé contiennent 7i,06 de cinchonidine et 13,60 d'eau. Essai. — Dissous dans 40 fois son poids d'eau bouillante, et additionné d'un excès de tartrate droit de potasse et de soude, le sulfate basique de cinchonidine fournil, par refroidissement de la liqueur, des cristaux de tartrate droit de cet alcaloïde. Après 24 heures, l'eau mère filtrée ne se trouble pas par addition d'une ou deux gouttes d'ammoniaque, si le sulfate employé était pur. Sulfate de cinchonine basique. Sulfata de cinchonine du Codex de 18C6. Su6 sulfas cinchoninus. S'obtient, comme le sulfate de quinine, en remplaçant seulement l'écorce de quinquina jaune par celle de quinquina gris. Le précipité déterminé dans les décoctions acides par le carbonate de soude, lavé et desséché, est traité à plusieurs reprises par l'éther ou le chloroforme, qui dissolvent la quinine et laissent pour résidu la cinchonine. Celle-ci, reprise par l'eau aiguisée d'acide sull'urique, donne du sulfate de cinchonine qui cristallise par la concen tr. des solut ions bouill., en prismes rhomboïdaux, courts, durs et transparents. Ce sel se dissout dans 05 p. 5, d'eau à -f-13°, et dans 14 parties d'eau bouillante; dans o p., 8 d'alcool à 80 e froid et dans /ri parties de chloroforme à -f- 15°, presque insoluble dans l'éther. A 100°, il perd toute son eau de cristallisation, soit 4,99 pour 100 de son poids; il fond ensuite vers 120". Ses solutions sont amôres, dextrogyres et non fluorescentes; elles ne verdissent pas par le chlore et l'ammoniaque. 100 parties de ce sel cristallisé contiennent 81,44 de cinchonine et 4,99 d'eau. Ce sel, seul ou associé au sulfate de quinine, peut rendre des services comme fébrifuge, mais son action est variable. Il ne peut remplacer le sulfate de quinine dans les accès pernicieux des fièvres un peu graves, mais il peut marcher de pair avec ce dernier dans le traitement des fièvres intermittentes simples. Dose : 50 centigr. en une seule fois ; en Algérie, elle peut être portée au double. Suivant M. Moutard-Martin, il s'administre aux mêmes doses et de la même manière que le sulfate de quinine (V. Un. ph. 1873). Sulfate de cuivre*. Vitriol bien, de Chypre ou de Vénus; Couperose bleue, Sulfate de deutoxyde de cuivre; Cupricum vitriolatum, s. sulphnrieum, Sulfas eupricus. Sclrwelelsaures Kupferoxyd, Kupfer-vifriol, AL.; Sul- pbate of eopper, Blue vitriol, ang.; Zungbar, Zagh el nabas, Iladjera zergua, ar.; Blaauwe vitriol, dan.; Vitriolo azul, esp.; ICopper-rood, hol.; Solfato di rame, Vetriolo turchino, it.; Vitriolo de cobre, Coparosa azul, por.; Sernokisloi okis rr-edi, Mednoi, Kuporos, rus.; Kapporvitriol, Svafvelsyrad Kopparoxid, su.; Tooriskoo, tam.; Gbeuz tachi, tur. En gros cristaux d'un beau bleu foncé, d'une saveur styptique désagréable, se dissolvant dans 4 parties d'eau froide et dans 2 d'eau bouillante. Exposés à l'air, ils s'ef- ileiiiissent à la surface; chauffés à 100°, ils perdent i- équivalents d'eau, le 5 e ne se dégage qu'à 2Î3°, le sel anhydre est blanc. On ne le prépare pas en pharmacie. Il est l'objet d'une fabrication en grand, et provient 1° du chauffage du cuivre avec l'acide sulfu- rique concentré; 2° du grillage des pyrites cuivreuses; 3° de la calcination des lames de cuivre saupoudrées de soufre, et que l'on humecte lorsqu'elles sont encore rouges de feu; 4° du traitement des carbonates de cuivre naturels par l'acide sulfurique; 5° enfin de l'affinage de l'argent. Pour quelques usages pharmaceutiques le sulfate de cuivre doit être privé du sulfate de fer qu'il contient souvent. Pour cela on le dissout dans de l'eau bouillante légèrement additionnée d'acide azotique; on fait bouillir avec un excès d'hydrate de, bioxyde de cuivre, on filtre , et l'on fait cristalliser. A défaut d'hydrate de bioxyde de cuivre, on pourrait verser dans la dissolution bouillante un peu de soude ou de potasse caustique qui précipite le peroxyde de fer; ou l'agiter avec du carbonate de cuivre basique récemment précipité et encore humide. M. Henri Wnrtz convertit le sulfate ferreux en sulfate ferrique en faisant bouillir la solution de sulfate de cuivre avec de l'oxyde puce de plomb ou avec du bioxyde de baryum, et précipite à chaud le peroxyde de fer, à l'aide du carbonate de baryte. (V. Rev. pharm. 1859-60.) Il est employé à l'extérieur comme léger ca- thérétique dans les cas d'aphthes et môme de chancres, puis comme astringent, anliépilep- tique, etc. On l'a employé à l'intérieur depuis 0,007 jusqu'à 0,1 comme antispasmodique, fébrifuge et vomitif. On le fait entrer dans des collyres, des injections, des lotions. Comme là 956 SULFATE DE CUIVRE AMMONIACAL. — SULFATE DE FER. caustique, on se sert d'un cristal que Ton humecte légèrement, ou bien on se sert du Sulfate de cuivre fondu (avec du nitre), puis coulé en cylindre à la manière de la pierre infernale. Le meilleur moyen pour obtenir des cylindres do sulfate de cuivre est de choisir de longs cristaux et de leur donner cette forme sur un grès humide. Un pharmacien espagnol, Don Mariano Liovet, en fait des crayons caustiques d'un vert bleuâtre, en fondant dans une capsule d'argent un mélange d'alun (1 p.) et de sulfate de cuivre (2 p.) qu'il coule en cylindres, dans une lingotière de bronze, comme le nitrate d'argent. L'addilion de l'alun donne ici plus de dureté au sulfate, et le conserve sans altérer ses propriétés cathéré- tiques. Pour faire les crayons médicamenteux, M. Bouilhon fait un mélange à P. E. de la substance en poudre impalpable et de gutla-per- cha tondue, et roule la masse encore chaude en crayons de la dimension voulue, contenant chacun moitié de leur poids de matière active (V. J. Ph. 1869). La Poudre tonique du docteur Smith est composée de sulfate de cuivre, de kino et de gomme arabique. Incompatibles : les sulfures, les sels de plomb, les décoctés astringents. Dans les arts, on se sert du soluté de sulfate de cuivre pour bronzer les vases de métal. Les Limes dites chimiques ou sulfuriqucs, contre les cors, sont des baguettes de bois en forme de limes, enduites de colle forte et de résine laque dans lesquelles on incorpore du verre pilé, du sulfate de cuivre, du vermillon, etc. On s'en sert pour user les cors. Les Sulfates mixtes du commerce sont divers produits quel'on emploie, depuis quelques années, en teinture et pour le chaulage des blés. Le Vitriol de Salzbourg est un sulfate double tle cuivre et de fer, dont la composition varie selon le lieu où il est fabriqué; aussi le divise-t-on en vitriol 1, 2 et 3 aigles. Le Vitriol mixte de Chypre est un sulfate double de cuivre et de zinc. Sulfate de cuivre ammoniacal. Cuivre ammoniacal, Ammoniure de cuivre composé ; Sulfas cuprico-ammonicus. On le prépare en faisant dissoudre du sulfate de cuivre pulvérisé dans Q. S. d'ammoniaque liquide, ajoutant à la solution un volume d'alcool à 90° égal au sien en ayant soin que les deux liquides ne se mêlent pas. Au bout de 2/t heures il se formera de beaux cristaux de sulfate de cuivre ammoniacal. On les recueille et on les sèche rapidement entre des feuilles de papier buvard et on conserve dans des flacons bien bouchés (Codex). Au lieu d'ajouter de l'alcool il suffit de concentrer la solution ammoniacale au B.-M. jusqu'à ce qu'elle marque 32° B. Le sel cristallise par refroidissement. Il est d'une belle couleur bleue, soluble dans 1,5 d'eau. 11 doit être conservé en flacons bien bouchés. Astringent, irritant, diurétique, antispasmodique, antiépileptique.—Dose : 15 à 20 centig. Sa dissolution constitue l'eau céleste. Sulfate d'ésérine. Sulfas eseriuus. Dissolvez l'ésérine dans l'éther : faites-y tomber goutte à goutte de l'acide sulfurique au dixième jusqu'à ce qu'il ne se dépose plus de sulfate d'ésérine, le mélange éthéré restant neutre au tournesol. Recueillez sur un filtre le sulfate d'ésérine formé, laissez-le sécher spontanément et enfermez-le dans un flacon bouché. Le sulfate d'ésérine ainsi obtenu est amorphe. Il peut cristalliser, mais difficilement à cause de son extrême déliquescence. Ses solutions s'altèrent assez rapidement au contact de l'air en prenant une coloration rouge; elles ne doivent être préparées qu'au moment du besoin. S'emploie à l'intérieur sous forme de granules de 1 miliigr. et en collyres à la dose de i à 5 centigr. pour 10 gr. d'eau. Sulfate de fer*. Couperose verte, Vitriol vert, martial, cha- lybè, ou de fer ; Chukanthum, Protosulfate de fer, Sulfate de protoxyde de fer, Sulfate ferreux; Ferrum vitriolatum, s. sulfuricum, Sulfas ferrosus. Schwefelsaures Eisenoxyd, Grimer Vitriol, al.; Sulphate of iron, Green vitriol, Copperas, ang.; Zagh el hadid, Alt.; Ta-fan, Lou-fan, ch.; Gron vitriol, dan.; Vi- triolo verde, Caparrosa, esp.; Grœne vitriol, hol.; Copparosa verde, it.; Zunkar madenu, P£R,; Serno- kisloi zakis g-eleza, Zelenoi kaporos, rus.; Svaf- velsyrad Jernoxidul, JernvitrioljSu.; Annabaydie, tam.; Satchi kibris, tur. Le sulfate de fer a été connu dès la plus haute antiquité. Solide, cristallisé, sans odeur, d'une saveur styptique prononcée, soluble clans les trois quarts de son poids d'eau bouillante, et dans son poids d'eau froide. Ses cristaux, lorsqu'il est pur, sont des prismes rhomboédriques, d'un beau vert émeraude légèrement bleuâtre, transparents. Chauffé, le sulfate de fer fond dans son eau de cristallisation à Wi", il perd 6 équivalents d'eau et n'abandonne le dernier qu'à 300°, se dessèche et produit une poudre blanche; si on calcine plus fortement, il se décompose en donnant pour résidu du col- cothar. A l'air humide, il se recouvre d'une couche de sulfate basique de peroxyde de fer, SULFATE DE FER. 957 de couleur ocracée. Le soluté est dans le même cas ; mais, en l'acidulant légèrement avec l'acide sulfurique, on retarde considérablement sa suroxydation. Le sulfate de fer est l'objet d'une grande fabrication. Il provient, tantôt du traitement des vieilles ferrailles par l'acide sulfurique étendu, tantôt del'exposition, à l'air humide, des pyrites argileuses. Ce sulfate est impur, il peut contenir des sulfates de cuivre, de zinc, de manganèse, d'alumine, de magnésie, de l'oxyde d'arsenic. Le plus souvent il a besoin d'être purifié. Pour cela, on fait bouillir sa dissolution avec de la limaille de fer; on passe et on fait cristalliser. Mais on a tout aussitôt fait, et on a encore un produit plus pur, en le préparant soi-même directement. Voici le procédé du Codex. Tournure de fer ou pointes de Paris 100 ; acide sulfurique officinal 160; eau 800; mettez l'acide dans un vase degrés ou de verre; ajoutez-y la limaille par parties jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'effervescence ; mettez un excès de limaille; portez à l'ébullition et filtrez prompte- ment à l'abri du contact de l'air; ajoutez à la liqueur 20 grammes d'acide sulfurique dilué ; concentrez la liqueur jusqu'à 1,29 au densi- mètre (34° B e ), décantez et laissez cristalliser par refroidissement. Jetez les cristaux obtenus dans un entonnoir dont la douille sera en partie obstruée par un petit tampon d'amiante ou de coton; laissez égoutter, lavez-les ensuite sur l'entonnoir, en les arrosant d'un peu d'alcool à 60° c., laissez encore égoutter et épongez-les rapidement avec du papier buvard jusqu'à ce qu'ils soient secs, enfermez-les dans un flacon à l'abri de l'air. 1 kil. de limaille de fer produit au maximum 4 kil, 964 de sulfate cristallisé qui contient 45 0 0 d'eau de cristallisation. Si l'on voulait obtenir le sulfate de fer en petits cristaux d'une dessiccation facile, on opérerait de la manière suivante : faites dissoudre 500 grammes de sulfate pur dans autant d'eau bouillante, et recevez la solution filtrée dans 375 parties d'alcool à 36°, additionné à l'avance de huit parties d'acide sulfurique. Le sel se dépose en petits cristaux qui se sèchent très-facilement (Berthemot). Pour conserver longtemps le sulfate de fer cristallisé, M. Baudt conseille d'étendre les cristaux sur du papier à filtrer et de les réduire en grains au moyen d'une spatule ; il place ensuite le tout sur une plaque de fer et sèche avec précaution au dessus d'un fourneau, en remuant constamment, puis il renferme les cristaux dans un flacon bien bouché. On peut aussi le conserver en employant une solution très-dense de gomme arabique ; dose : 4 p. de sel, 4 p. de gomme finement pulvérisée (C. Parvesi) ; ou en mettant avec ce sel un petit morceau de camphre enveloppé dans du papier (Welborn). Il absorbe fac. le bioxyde d'azote. Le sulfate de fer est un excellent astringent, dont on obtient de bons résultats, lorsqu'il est employé convenablement, dans les hémor- rhagies scorbutiques, la chlorose, le diabète, les fièvres intermittentes, les maladies de cœur, la phtisie. A l'extérieur, on l'emploie en injections, lotions, collyres, etc., contre les hémorrhagies, les écoulements muqueux, les ulcères rebelles. Velpeau a découvert dans sa dissolution le meilleur remède pour combattre les érysipèles. Dose à l'intérieur: 5 à 30 centigrammes et plus, progressivement. Le sulfate de fer desséché constitue, selon qq. auteurs, la Poudre de sympathie de Diyby, tandis que, selon d'autres, ce serait le sulfate de zinc desséché. Le Sel martial de Lagrésie était un mélange de sulfate de fer et de sulfate de potasse. Le Sel de Mars, de Rivière, était du sulfate de fer impur, préparé par un procédé particulier. Incomp. : le tannin et les substances qui en contiennent, le quinquina, le cachou, les alcalis et leurs carbonates, les savons, les infusés de végétaux mucilagineux, etc. Le Persulfate de fer, Sulfas ferrims, peut être obtenu en saturant de l'acide sulfurique par du peroxyde de fer, ou en suroxydant à chaud le sulfate ferreux par l'acide azotique, jusqu'à cessation de vapeurs rutilantes. La médecine militaire l'utilise comme astringent hémostatique, sous le nom de Liqueur hémostatique de Monsél, à la façon du perchlorure ferrique. D'après MM. Devillars et Darrach, le persulfate et le perchlorure de fer exercent une action coagulante identique sur le sérum du sang; ils préfèrent le premier comme étant plus stable et plus facile à préparer. Le Sulfate de fer et de potasse, Alun de fer (Iran alun, ang.J, qui a la même constitution, la même cristallisation que l'alun proprement dit, et qui sert surtout comme mordant dans la teinture en noir, peut se préparer en traitant 9 p. d'oxyde rouge de fer, par 14 p. d'acide sulfurique et ajoutant au sulfate ferrique produit et dilué 10 p. de sulfate de potasse puis laissant cristalliser. Par un procédé analogue, on peut préparer le sulfate de fer et d'ammoniaque, en remplaçant le sulfate de potasse par le sulfate d'ammoniaque. Ces deux sels, plus astringents que l'alun, s'emploient, en Angleterre, à la môme dose que ce dernier. Le Sulfate de fer et de quinine, dont on paraît avoir obtenu de bons résultais comme fébrifuge tonique, se prépare ainsi : on fait dissoudre 30 de sulfate de fer pur dans 180 d'eau distillée, on ajoute à la solution 30 de 958 SULFATE DE MAGNÉSIE. — SLLFATE DE MANGANÈSE. sulfate de quinine et quelques gouttes d'acide sulfurique dilué. La liqueur, fillrée et évaporée jusqu'à pellicule, donne par le refroidissement un sel double cristallisé en prismes, d'une forte amertume, styplique, blanc, très-soluble dans l'eau et dans l'alcool, et rougissant le papier bleu de tournesol. On le donne à la dose de 5 à 20 centig., plusieurs fois par jour, en poudre ou en pilules. Sulfate de magnésie*. Sel d'Epsom, d'Egra, de Sedlitz, deSeidckulz, anglais, cathartique ou amer; Magnésium sulfuricum, Sulfas magneskus. Sehwefelsaures Magnesia, Bittersalz, al.; Epsom sait, Bitter sait, ang.; Engelsk laxeersalt, dan.; Sa! amar- ga, Sal de higuera, esp.; Engelschzout, hol.; Sale d'In- ghilterra, Sale amaro, it.; Sol gorzka, l'OL.; Sal ca- thartico amargo, por.; Sernokisloi magnesia, bus.; Engelokt salt/Svafvelsyrad talk, su.; Inghiliz touzou, TUR. Il fut découvert en 169Zi par Grew. Dans les grottes des montagnes d'Alieghany en Amérique, on l'a trouvé en couches fort épaisses et formant quelquefois des blocs cristallisés de li à 5 Irilog. ; c'est YEpsomite des minéralogistes. On le trouve en dissolution dans les eaux de la fontaine d'Epsom en Angleterre, et dans celles de Sedlitz et d'Egra en Bohême. On l'en retire par évaporation et par cristallisation. On peut aussi le préparer par l'exposition a l'air des schistes contenant du sulfure de fer et de la magnésie, après les avoir arrosés d'eau. On peut encore calciner, de manière à la décomposer, la dohmie ou carbonate double de chaux et de magnésie naturel (1). On traite le résidu par l'acide sulfurique, on évapore, on calcine fortement ; on reprend par l'eau qui dissout seulement le sulfate de magnésie, et l'on fait cristalliser. Au Mans, où l'on fabrique aujourd'hui beaucoup de sulfate de magnésie, on traite directement la dolomic pulvérisée par l'acide sulfurique. M. Findcisen calcine la dolomie au rouge vif, en vases clos, de manière à décomposer seulement le carbonate de magnésie ; le carbonate de chaux reste inaltéré. Le produit calciné humecté d'eau et mêlé avec une quantité de plâtre correspondant à celle de la magnésie, est mis en tas au contact de l'air. Sous l'influence de l'eau et de l'acide carbonique de l'air, la magnésie se transforme en carbonate de magnésie qui avec le plâtre donne du (1) On découvre chaque jour des mines importantes de doiomie en France. Pour notre part, nous avons découvert, en 1846, celle qui s'étend de Sentis à Pont-Sainte- Maxence et même Compiègne , et dont on retrouve des épanouissements sur divers points des départements de l'Oise et de l'Aisne. Cette dolomie, fort riche en magnésie, fiar endroit, est sous forme pulvérulente. C'est elle que es fabricants de Paris exploitent aujourd'hui. carb. de chaux et du sulfate de magnésie, qu'on extrait en lessivant le tas, et ainsi de suite (1). Les eaux mères des salines fournissent actuellement une partie du sulfale de magnésie du commerce. C'est ainsi qu'on trouve du sulfate de magnésie brut, contenant 8G à 90 0/o de sulfate pur à 7 équivalent d'eau, provenant des salins du Midi établis suivant les procédés de; M. Balard. Les mines de sel de Stassfûrt (près de Magdebourg) contiennent 12 à 15 0/0 de sulfate de magnésie hydraté, sous le nom de KMsèrttè, qui est séparé de ses impuretés et purifié par cristallisation jiour avoir le sulfate cristalliséà 7 équivalents d'eau, dont on fabrique annuellement a Stassfûrt plusieurs millions de kilogr.; c'est aujourd'hui un important article de commerce (V. If», pfc. 187/i). Le sulfate de magnésie du commerce contient ordinairement des sulfates de fer, de cuivre, de manganèse, de chaux et du chlorure de magnésium. On l'en débarrasse en le dissolvant dans environ deux fois son poids d'eau bouillante, ajoutant quelque peu de magnésie en poudre ou en gelée, faisant bouillir quelques instants, filtrant et laissant cristalliser. Le procédé de M. IL WurU, dont nous avons parlé, pour la purification du sulfate de cuivre, s'appliquera très-bien ici à celle du sulfate de magnésie. Il est en petits cristaux aciculaires, blancs et transparents, solubles dans leur poids d'eau froide, et dans 0,15 d'eau bouillante. Il s'ef- fleurit à l'air et perd 2 équivalents d'eau à 100°. Mais on peut l'obtenir en gros prismes rhomlioédriques; chauffé, il fond dans son eau de cristallisation. Sa saveur est fraîche et plus amère que celle du sulfale de soude qu'on lui substitue quelquefois. Purgatif très-usité à la dose de 15 h 60,0. 11 fait la base de l'eau de Sedlitz artificielle. L'addition de l'essence de menthe masque parfaitement la saveur désagréable du sulfale de magnésie, à la condition que la quantité de véhicule soit peu considérable. La formule suivante permet la facile administration du sel magnésien. Suif, de magnésie.... 20 Eau................ 40 Essence de menthe..... 2-3 gouttes (Yvo^). Incomp. : les alcalis et leurs carbonates, phosphates solubles, sels dont les basesforment des sulfates insolubles. On emploie aujourd'hui en Angleterre , comme toni-purgatif, un Sulfate double de ■magnésie et de fer qui contient 5/100 de ce dernier sulfale. Sulfate de manganèse. Sulfate manganeux ; Sulfas manganosus. (1) Nous avons aussi essayé le procédé par le plâtre, mais avec moins de succès que il. Findeisen. SULFATES DE MERCURE. — SULFATE DE POTASSE. 959 Le moyen le plus avantageux pour l'obtenir est de calciner un mélange à P. E. de sulfate ferreux et de peroxyde de manganèse ; il se forme du peroxyde de fer. On traite le produit par l'eau bouillante ; on filtre, on évapore à pellicule et on laisse cristalliser. On peut aussi l'obtenir en précipitant le chlorure de manganèse par le carbonate de soude et traitant ensuite le carbonate manganeux par l'acide sulfurique. Cristaux volumineux de couleur rosée, de saveur styptique, se dissolvant dans 0 p. ,8 d'eau froide, et dans leur poids d'eau bouil- bouillanle. Ces cristaux retiennent des proportions variables d'eau, suivant la température à laquelle ils se sont formés; ceux qui ont pris naissance entre 20° et 30° contiennent ordinairement 4 équiv. d'eau (soit 32,3 p. 100.) Antichlorotique à dose très-faible. (V. Oxyde de manganèse.) Le Sulfate de fer et de manganèse se prépare en saturant de l'acide sulfurique par le carbonate double de fer et de manganèse (V. Pilules de carb. ferroso-manganeux). Sulfates de mercure. Plusieurs sulfates de mercure sont mentionnés dans les pharmacopées. 1" Sulfate mercureux. Proto-sulfate de mercure; Sut fus ltydrargyrcsus. Si on soumet à une douce chaleur 2 parties de mercure et 3 d'acide sulfurique, il y a réaction à la suite de laquelle le sel en question est produit. Il est blanc et fort peu soluble. Inusité. 2° Sulfate mercurique. Bi, deuto ou per- sulfate de mercure; sulfate de bioxyde de mercure; Sulfas hydrargyricus. Si au lieu d'une douce chaleur, comme dans le cas précédent, on emploie tout d'abord une haute température, ou bien encore si on maintient pendant quelque temps du sulfate mercureux à celte dernière température, on obtient du sulfate mercurique: on aiderait encore la suroxydation du mercure par l'addition d'un peu d'acide azotique. Poudre blanche, cristalline, très-lourde, très-peu soluble dans l'eau froide, l'eau bouillante le décompose en deux produits: l'un qui est du sulfate acide qui s'y dissout, et l'autre insoluble, jaune, qui constitue le sous-sulfate de mercure. Le sulfate mercurique ne sert qu'A la préparation du sublimé coït, et du produit suivant : 3° Silfate trimercurique*, TurUth miné- ral, Précipité jaune, Sous-sulfate de bioxyde de mercure, Sulfate jaune de mercure ; Mercurius emeticus,- s. vitriolatus. On l'obtient en traitant le bisulfate de mercure (100) par l'eau bouillante (1500) et faisant sécher la poudre jaune produite, après l'avoir lavée à plus, reprises av. de l'eau bouillante. Cette poudre s'altère à la lumière, on doit la conserver dans l'obscurité. Pour obtenir un beau produit il faut que le bisulfate soit entièrement privé de protosulfate, et que, par conséquent, sa solut. ne produise aucun trouble avec une dissolut, de sel marin. Violent purgatif et émétique. Inusité aujourd'hui, si ce n'est a l'extérieur comme anti- herpétique, en pommade, ou dans la médecine des chiens. La dose pour ces animaux est de 0,05. Zi° Sulfate de mercure et d'ammoniaque, Sulfate ammonico-mercurigue. Triturez du sulfate mercurique avec de l'eau, filtrez, et dans la liqueur filtrée versez peu à peu de l'ammoniaque jusqu'à cessation de précipité ; lavez celui-ci et faites sécher. Vanté sous forme de pommade en frictions contre les exostoses vénériennes. — Inusité. Sulfate de morphine*. Délayez la morphine dans de l'eau chaude, ajoutez-y de l'acide sulfurique au dixième en quantité telle que, toute la morphine étant dissoute, la liqueur conserve une légère réaction alcaline au tournesol, évaporez jusqu'à consistance sirupeuse et laissez cristalliser. (Codex.) Aiguilles prismatiques, solubles dans 32 p. d'eau froide, peu sol. dans l'alcool. 100 p. de ce sel contiennent 73,2 de morphine et 11,87 d'eau. Ses propriétés sont celles des autres sels de morphine. Dose : 1 à 5 centig. Préparez ainsi le Sulfate de vératrine. Sulfate de nickel *. Sulfate niccoligue; Sulfas niccolicus. S'obtient en dissolvant le carbonate de nickel dans l'acide sulfurique étendu, et faisant cristalliser par évaporation. Il se présente en cristaux vert-émeraude, efflorescents, solubles dans 3 p. d'eau froide, insolubles dans l'alcool et l'éther ; sa saveur est à la fois douceâtre et astringente. Le professeur Simpson, d'Edimbourg, l'a employé avec succès dans des cas graves de migraine périodique. Dose : 25 à 50 milligr., 3 fois par jour, sous forme de pilules ou simplement en solution. A plus haute dose, il détermine, surtout à jeun, des nausées et des vomissements. Sulfate de potasse *, Sel duobus, Arcanum duplicatum, Nitre fixe de Schrœder, Panacée de Holstein, Vitriol de potasse, Tartre vitriolé, Sel po/yckreste de Gloser; liali sulfuricum, s. vitriolatum, 960 SULFATE DE POTASSE ACIDE. — SULFATE DE QUININE. Panacea duplicata, Specificum Paracelsi, Sulfas potassions. Schwefelsaures Rali, al.; Sernokisloi kali, rus.; Svafvelsyrad kali, su. Croll fit connaître sa préparation vers le milieu du dix-septième siècle. Il est fourni par le commerce, qui le retire presque constamment des fabriques d'acide azotique. On en retire aussi aujourd'hui des eaux de la mer, ou en calcinant le sulfate de plomb avec le chlorure de potassium (ou de sodium, pour avoir le sulfate de soude); il se produit du sulfate de potasse et du chlorure de plomb qui, à son tour, régénère du sulfate de plomb lorsqu'on le met en contact avec du sulfate de chaux ou tout autre sulfate soluble LMarçjueritté). Mais on pourrait l'obtenir dans les officines en saturant de l'acide sulfurique par du carbonate de potasse. Il est blanc, cristallisé, d'une saveur saline amère, soluble dans 10 fois son poids d'eau froide seulement, et dans 3,8 d'eau bouillante. Apéritif, purgatif peu employé aujourd'hui, si ce n'est chez les nourrices qui vont sevrer, à la dose de k à 8 gr. dans un litre de tisane appropriée. Il est vénéneux à dose élevée. Le Fiel ou Sel de verre; Recrementa vitri, Anatron, produit en masses blanches spongieuses, est un mélange de chlorure de sodium ou de potassium, et de sulfate de potasse ou de soude, qui se sépare pendant la fusion du verre. On l'employait jadis comme incisif et laxatif. Le sel microcosmique, natif ou fusible de l'urine, est un mélange de phosphate de soude et d'ammoniaque, de sel marin et de sulfate de soude et de potasse, que l'on obtenait jadis par l'évaporation de l'urine. Sulfate de potasse acide. Pi, per ou sursulfate de potasse; Sal enixum, Sal auri philosophicum. Sulfate de potasse..... 11 Acide sulfurique...... 10 Desséchez au feu, dissolvez dans l'eau bouillante et faites cristalliser. Sel plus soluble que le sulfate neutre, purgatif comme lui, mais moins usité. 11 a été proposé comme substitut de l'acide tartrique dans la préparation des eaux gazeuses. (V. Sulfate acide de soude, p. 962.) Sulfate de potasse et d'ammoniaque. Bisulfate de potasse... 1 Eau chaude.......... 2 Versez dans le soluté : Ammoniaque liquide............. Q. S. pour saturer l'acide en excès et faites cristalliser. — Inusité. Sulfate de potasse et de magnésie. Sulfate de potasse..... 1 Eau chaude....... Q. S. — de magnésie... 20 pour dissoudre les deux sels, filtrez et faites cristalliser. — Inusité. Sulfate de quinine*. Sulfate de quinine officinal, Sulfate de quinine du Codex de 1866; Sous-sulfate de quinine, Sulfate basique de quinine; Sulfas quinicus. Schwefelsaures chinin, ai.; Malh el China, ab.; Solfato di chinina, it.; Sernokisloi chinin, rus.; Kinasalt, Svafvelsyrad quinin, su. On réduit 1000 de quinquina calisaya en poudre grossière, on le fait bouillir avec 20 d'acide chlorhydrique et 4000 d'eau, on tire à clair et on fait subir au résidu deux traitements pareils. On réunit les décoctés dans un vase étroit, on y ajoute 100 de chaux délayée dans 600 d'eau, ou du carbonate de soude en léger excès, on recueille le dépôt sur une toile, on le lave par décantation, on le met à égoutter, on le comprime et on le fait sécher à l'étuve; on le traite ensuite à cinq ou six reprises par l'alcool à 90° c. bouillant; on réunit toutes les liqueurs alcooliques, et on distille au R.-M. jusqu'à siccité : Le résidu de cette distillation est laQuinine brute, substance résinoïde d'un jaune fauve. On fait bouillir ce produit avec 500 d'eau distillée, on ajoute Q. S. d'acide sulfurique dilué pour dissoudre l'alcaloïde, on y projette alors 20 de charbon animal purifié. On maintient au B,-M. pendant une demi-heure. Au liquide bouillant on ajoute de l'ammoniaque jusqu'à neutralisation presque complète au tournesol, tout en laissant subsister une très- faible réaction acide. Par refroidissement, le sulfate basique se séparera f n fines aiguilles. Après cristallisation on décante, on exprime le produit et on le soumet à des cristallisations dans 30 fois son poids d'eau bouillante. On lait sécher les cristaux à l'étuve ne dépassant pas 36 0c . {Codex.) Les eaux-mères retiennent du sulfate de quinine que l'on peut retirer en les précipitant par l'ammoniaque ou le carbonate de soude, traitant le précipité par l'acide sulfurique, et procédant du reste comme plus haut. L'huile de schistes, l'alcool amylique, etc., ont aussi été proposés pour remplacer l'alcool dans la préparation du sulfate de quinine. Pour économiser la quantité d'alcool, Delondre traitait par un système de circulation continue fort ingénieux. Un mélange de résidus do fabrication de sulfate de quinine, de sulfate de cinchonine el de sulfale de quinidine paraît avoir été débité dans l'Italie sous le nom de sulfate de quassine. Le quinetum et la quinoidim sont des sels d'alcaloïdes amorphes. Le sulfate de quinine basique, ou sulfate de quinine officinal, improprement aussi appelé sulfate de quinine neutre, cristallise en SULFATE DE QUININE. 96t aiguilles longues, minces, flexibles, dériyées d'un prisme rliomboïdal oblique. 11 possède une saveur amère très prononcée; sa réaction est très légèrement alcaline au tournesol, 100 parties de ce sel cristallisé contiennent : Quinine, 7t,3t; acide sulfurique mo- nohydralé, \ 1,24; eau de cristallisation, 11,48. 11 s'effleurit à l'air et peut perdre ainsi jusqu'à 5 équivalents d'eau, soit 10,32 0/0 de son poids : celte modification s'effectue rapidement à "J0"; il perd à 100° le reste de son eau de cristallisation. Au contact prolongé de l'air bumide, il peut absorber jusqu'à 39 0/0 d'eau, sans changer d'aspect; séché entre 100 et 105° centigr., le sulfate officinal ne doit perdre que 12 0/0 environ de son poids (Millon et CommaiUe). Le sulfate de quinine officinal se dissout dans 735 parties d'eau a -f- 13°, et dans 30 parties d'eau bouillante; dans 80 parties d'alcool à 80 centièmes froid, dans 60 parties d'alcool absolu, et dans 36 parties de glycérine pure; il est insoluble dans l'éther et dans le chloroforme. 11 est phosphorescent par la chaleur. L'acide suifurique, eu le transformant en sulfate neutre, augmente considérablement sa solubilité dans l'eau. Ses solutions sont tévogyres; les solutions acides présentent une fluorescence bleue très manifeste, surtout dans les liqueurs diluées : l'acide chlorhydrique et les chlorures solu- bles diminuent ou annulent cette propriété. — Le sulfate de quinine officinal doit être conservé dans des flacons bouchés et à l'abri de la lumière. Le sulfate de quinine du commerce est parfois additionné de matières étrangères; aussi doit-on toujours l'examiner avec soin (Voir Essai du sulfate de quinine). En saturant d'acide arsénieux une solution alcoolique de sulfate de quinine, M. V. Mar- letta prépare un sutfù-arsenite de quinine, cris- lallisable, qu'il mêle ,i la dose de 0,5 à 0,7 avec 2 de sacre pulvérisé pour en faire une poudre fébrifuge, dont il fait dix prises pour en prendre 1 chaque heure (V. Un. Ph. 1865). L'acide tartrique, dans le rapport de 1 à 3, rend, selon la remarque de M. Righini, le sulfate de quinine soluble. Le sel ammoniac, l'azotate de potasse, le chlorure de sodium, l'eau de savon, augmentent sa solubilité ; les sulfates de soude et de magnésie la diminuent ; le bicarbonate et le phosphate de soude le décomposent en totalité ou en partie (Calloud). Le sulfate de quinine est un des agents les plus précieux de la thérapeutique ; c'est le spécifique de toutes les maladies périodiques à courtes périodes en général, et des fièvres intermittentes en particulier. C'est aussi un Ionique puissant. On prescrit le sulfate de quinine depuis la dose de 5 à 7 centigr. jusqu'à 4 grain. 11 est quelquefois nécessaire de l'associer à l'opium pour en obtenir la tolérance. On l'a administré à très-hautes doscs r jusqu'à 8 grain, par jour, dans le rhumatisme ; mais il a occasionné des accidents toxiques. On l'a aussi employé avec avantage à haute dose contre l'infection purulente. Les Hollaa— dais paraissent l'avoir employé avec succès. à forte dose, contre la petite vérole dans les îles de l'archipel indien (V. Un. ph. 1874). On l'administre sous forme de poudre, de pilules, de potion, de lavement. La forme pi- lulaire, avec la conserve de roses pour excipient, est la forme la plus convenable pour son administration par la bouche. Sous forme de lavement ou de potion, il convient que le praticien le prescrive dissous, résultat qui s'obtient extemporanément par l'addition de Q. S. d'acide sulfurique ou d'eau de Rabel : ■ il faut environ une goutte de cette dernière pour dissoudre 0,05 de sulfate (V. Un. ph. 1872). Chacun sait que le sulfate de quinine a une saveur très-amère. Nous avons eu occasion d'incorporer du sulfate de quinine à du chocolat, à du lait, et l'amertume était loin d'être parfaitement masquée. Le mieux est donc, lorsqu'on veut couvrir l'amertume du. sulfate de quinine, de le prescrire sous forme de pilules argentées, gélatinisées ou dragéifiées. Cependant pour les malades auxquels il est di ficile de faire prendre des pilules, au\_ enfants par exemple, les praticiens se trouveront bien, dans ce cas, de se servir du passeport du café dans la forme que nous avons indiquée page 793, artifice qui ne nous paraît pas devoir amoindrir l'action dynamique du médicament. Nous ajouterons qu'en mâchant un morceau de racine de réglisse, on peut faire disparaître à peu près instantanément l'amertume des sels de quinine (t). D'ailleurs, en solution dans l'eau, au 1000 e , l'amertume est à peine perceptible et des enfants prennent très-facilement de ,'i à 13 centigrammes de sulfate basique, dissous dan- très-peu de glycérine et ajouté à 60 gr. de café au lait sucré. Incomp. : alcalis, chlore, iode, hydrolés astringents, tannin, noix de galle, iodure de potassium ioduré. (V. Rev. ph. 1856-57- Synop. alcal.) L'Hérapathite} découvert par Hérapath en. (1) Ce moyen est bon aussi pour faire disparaître l'amertume d'autres amers, couine la coloquinte, le quussu-, l'uloett ; on peut môme piler et tamiser ce dernier sait i en être incommodé. On doit conserver la réglisse dans l.t bouche pendant un temps d'autant plus long que la matière est plus amere ou sa solution plus concentrée (Y Vu. p*. 187Î, p. 353). ■1 SULFATE DE QUININE NEUTRE. — SULFATE ACIDE .NEUTRE. 962 1852 est de l'iodo-sulfate de quinine ou sulfate d'iodoquinine qui possède des propriétés optiques analogues à celles de la toumaline. On le prépare en dissolvant le sulfate de quinine acidifié dans l'alcool et ajoutant de la teinture d'iode jusqu'à cessation de précipité noir. On obtient des cristaux qui, à la lumière réfléchie, présentent des reflets vert-émeraude et qui rappellent la couleur des élytres des cantharides. Sa faible solubilité dans l'alcool froid est utilisée pour séparer et doser la quinine mélangée aux autres alcaloïdes du quinquina (V. Un.ph. 1870). Sulfate de quinine neutre. Sulfas quinicus. Ce sulfate improprement appelé bisulfate ou sulfate acide de quinine (Codex de 1866 , est beaucoup plus soluble que le sulfate basique. Il s'obtient en faisant dissoudre le sulfate de quinine officinal d'layé dans (J. S. d'eau dans de l'acide sulfurique au dixième (Q. S.), évaporant la liqueur au B.-M. et laissant cristalliser. Le sulfate de quinine neutre se dépose de ses solutions refroidies en prismes orlhorhom- biques fins et allongés; il peut cependant être obtenu en cristaux très-volumineux, notamment par l'évaporation spontanée. Sa réaction est légèrement acide au tournesol. 11 s'effleu- rit vers 30°. A 100°, il fond dans son eau de cristallisation. Il est soluble dans 10 p., !) d'eau à 4 lo°, et dans 32 parties d'alcool. La fluorescence de sa solution aqueuse est trè—marquée. 100 parties de ce sel cristallisé contiennent 59,12 de quinine et 22,90 d'eau. Sulfate de quinidine basique. Sub sulfas quinidicus. Le sulfate de quinidine basique constitue des prismes incolores et allongés, prenant facilement l'apparence du sulfate de quinine officinal, non efflorescents à l'air, solubles à -f- 13* dans 110 parties d'eau et dans 10p.,y de chloroforme ; très-solubles dans l'eau et l'alcool bouillants. Ses solutions sont fortement dextrogyres et lluorescentes. 100 parties de ce sel cristallisé contiennent 82,86 de quinidine et /i,60 d'eau. 1 partie de sulfate basique de quinidine étant chauffée a\ec 10 parties d'eau jusqu'à 60», puis additionnée d'une partie d'iodure de potassium et abandonnée au refroidissement après agitation, donne de l'iodhydrate de quinidine cristallisé. L'eau mère filtrée ne se trouble pas par addition d'une ou deux gouttes d'ammoniaque si le sulfate employé était pur. Sulfate de soude \ Sel de Glauber, Sel admirable ou cathartique de Glauber, Soude sulfatée ou vitriolée; Natrum sulfuvicum, s. vitriolatum, Sulfas sodicus, s. uatricus. Schwefelsaures Natron, Glaubersalz, al.; Glauber'g sait, ANC; Yiien-min-fen, en.; Glauber zout, hol.; Kbar nu- muk, iND.; Sal glauberiana, it.; Sernokisloi natr. bus.; Glaubersalt, Svafvelsyrad Natron, su. Il a été découvert par Glauber en 1658, en examinant la décomposition du sel marin par l'acide sulfurique. On l'a trouvé dans certaines salines à l'état anhydre, crist. : c'est la"37uJnj*r- dite ; à l'état d'hydrate, elïleuri, lîeudant l'a nommé Exauthalose; en combinaison avec la chaux, c'est la Glaubérite. 11 y a qq. années, M. Zuccarrello Patti a signalé, aux environs de Catane, en Sicile, une mine considérable de sulfate de soude en masses transparentes (Y. Un. ph., 1867). Il nous \ient de Lorraine, où des sources salées le produisent en qnanlilé par évapora- lion. Cependant, aujourd'hui, il provient plus communément de la décomposition du chlorure de sodium par l'acide sulfurique dans la fabrication de l'acide chlorhydrique. Le résidu de l'opération (Terra danmata, de Glauber) est repris par l'eau et soumis à la cristallisation, qui lui fait perdre l'excès d'acide qu'il pourrait avoir obtenu. On le connaît en gros cristaux prismatiques à 6 pans allonges, et, surtout aujourd'hui, en cristaux fins, imitant assez bien ceux de suif, de magnésie, ce qui lui a fait donner le nom de Se! d'Epsom de Lorraine. On l'extrait aussi, par le froid, des eaux mères des marais salants du Midi, d'après les procédés de M. Balard. Pour le purifier il suffit de le l'aire cristalliser dans son poids d'eau. (Cad.) Il est incolore, tres-efflorescent, d'unesaveur fraîche, moins amère que celle du sulfate de magnésie, soluble dans 2 p., 8 d'eau froide à 4-15°, insoluble dans l'eau au-dessous de 0°. Il jouit de la singulière propriété d'être plus soluble à 4 33° qu'à -f- 100°. 11 se dissout dans 0,33 à 4 33 et dans 0,5 à + 100. 11 contient plus de la moitié de son poids (56 °/<0 d'eau de cristallisation, dans laquelle il fond lorsqu'on le chauffe. On peut l'obtenir anhydre et cristallisé en prismes opaques d'un soluté saturé à chaud, refroidi brusquement. — C'est un purgatif d'un effet certain et très-emplo\ é. Dose: 15 à 60 gr. Sulfate acide de soude (bi-sulfate, id.). Ce produit que nous avons proposé comme préférable au sulfate d'alumine et au sulfate acide de potasse pour la préparation économique des boissons gazeuses à l'aide des appareils gazogènes, ga/.aleurs, etc., en remplacement de l'acide tartrique, se prépare à cet eflet en réunissant à 1000 p. de sulfate de soude sec, 60 p. d'acide sulfurique à 66°. SULFATE DE STRYCHNINE. L'opération se fait dans une chaudière émail- iée, on coule le produit sur des assiettes, on le pulvérise et on le conserve dans des pots bouchés. 32 à 35 gr. pour un appareil d'un litre contre 20 de bicarbonate de soude. Sulfate de strychnine. Délayez 10 de strychnine pulv. dans 25 d'eau bouillante: ajoutez de l'acide sulfuricfue au 10 e Q. S. (128'-, 5 environ) pour dissoudre, filtrez et évaporez à sec au B.-M. Reprenez par 50 grammes d'alcool à 90°, élevez la température jusqu'à dissolution et laissez refroidir lentement. (Codex.) Le sulfate de strychnine cristallisera sous des formes diverses et avec des quantités d'eau variées. Le sel qui cristallise pendant le refroidissement d'une solution dans l'alcool concentré, renferme 5 équivalents d'eau: il constitue le sulfate de strychnine officinal. Ce dernier cristallise en aiguilles ; il est neutre au tournesol ; il est soluble à froid dans moins de 10 parties d'eau et dans 75 parties d'alcool à 90°; il se dis-out dans 2 parties de ces liquides bouillants. Ses solutions possèdent une amertume excessive. 100 parties de ce sel cristallisé contiennent 78,04 de strychnine et 10,51 d'eau qu'il perd par dessiccation à 100°. Sulfate de zinc*. Vitriol blanc ou deGoslar, Couperose blanche; Gillavitrioli, Zincum sulpkurkum, s. vitiïo- latum, Chalcantum album, Sulfas zincicus. Schwefe'saures Zink-oxyd, Weisser Vitriol, al.; White vitriol, ANfi.; Hwid vitriol, dan.; Vitriolo blanco, ESP.; AVitte vitriool, hol.; Copparosa bianca, it.; Veloi ku- poros, rus.; 2inkvitrioI, S\afvelsyrad Zinkoxid, su. C'est un sel blanc cristallisé en prismes droits rhomboïdaux, renfermant 43,8% d'eau de cristallisation, inodore, d'une saveur styptique. Il est soluble dans 0,74 d'eau froide, 0,15 d'eau bouillante et dans 0,86 de glycérine. Le commerce le présente quelquefois en tables ou en masses. Chauffe au rouge très-vif, il se décompose en oxyde de zinc, oxygène et acide sulfureux. Ce sel nous venait autrefois d'Allemagne. Vée l'a fabriqué industriellement, le premier en France, en traitant directement le zinc par l'acide sulfurique étendu. Le sulfate de zinc du commerce pouvant contenir des sulfates de fer et de manganèse, on le purifie par l'un des procédés suivants : 1° On fait dissoudre le sel dans de l'eau bouillante, on ajoute de l'acide azotique, ou on fait passer un courant de chlore qui peroxyde le fer, on fait bouillir quelques instants, on ajoute quelques gouttes d'ammoniaque li- SLLITTE DE CHAUX. 963 quideet un peu d'hydrocarb. ou d'oxyde de zinc, on filtre, on concentre et on fait cristalliser. ' 2° On calcine au rouge dans un creuset, on traite le produit par environ deux fois son poids d'eau bouillante, on filtre, ou fait évaporer et cristalliser. 3° On emploie le procédé de M. -H. Wurtz dont nous avons parlé pour la purification du sulfate de cuivre. (V. ce mot.) Le Codex le fait préparer directement en employant du zinc pur (200), de l'eau (1500) et l'acide sulfurique officinal a 1,8/j (250). I kilogr. de zinc produit au maximum û\389 de sulfate cristallisé qui contient Zi3 °/o, 8 d'eau de cristallisation. Astringent rarement employé à l'intérieur, il fa été, dans ces derniers temps, contre la cho- rée; il l'est a l'extérieur en collyres, lotions, et surtout en injections dans la gonorrhée, les (lueurs blanches. Ses proportions pour collyre sont de 10 à 50 cenligr. de sel pour 100 gram. d'eau; et pour injections ou lotions, de 25 centigr. à 2 gr. pour la même quantité de liquide. Sa poudre ou son soluté ont été proposes comme errhins contre le co- r\za. Autrefois, le sulfate de zinc était assez employé à l'intérieur comme astringent, fébrifuge, antispasmodique (0,15 à 0,25), et surtout comme émetique (0,5 à 1,0). Avant la connaissance de l'emélique et de l'ipécacuanha, il les remplaçait comme vomitif. Aujourd'hui, dans les établissements de bains de Paris, on désinfecte les bains sulfureux qui ont servi, en mettant 100 gram. de sul fate de zinc dans les baignoires. Incomp. : alcalis, carbonates alcalins, sels de plomb, de baryte, sulfures, substances tannifères, phosphates, lait. SULFITES. Sctiweili£siiures salz, al.; Svufvelsyradt sait, Sulfit, su. Sels résultant de la combinaison de l'acide sulfureux avec les bases. Suivant le docteur de lienzi, les sulfites alcalins sont un bon succé»- dané du sulfate de quinine dans le traitement de la fièvre de marais. Sulfite de chaux. II s'obtient en faisant arriver un courant de gaz acide sulfureux sur de la chaux suffisamment hydratée et tamisée ou sur du carbonate de chaux (craie). La combinaison s'effectue avec dégagement de chaleur. Soluble seulement dans 800 p. d'eau. lîn pharmacie, il sert au mutisme des sucs. Dans l'industrie, où aujourd'hui son emploi est assez considérable, il sert dans les sucreries et raffineries de l'Amérique à la décolo- 964 SULFITE SULFURE DE CHAUX. ration et à empêcher la fermentation des jus de canne ; sous le nom d.'Antichlore on l'emploie, dans les fabriques de tissus et de papier, à détruire les fâcheux effets d'un excès de chlore. 11 empêche les vins blancs de tourner au brun. 2 kil. de sulfite pour 700 litres (plus ou moins suivant la température) de moût de raisin, empêchent la fermentation de ce dernier. M. Medlock en a proposé l'emploi pour la conservation de la bière et, en général, des liqueurs fermentées. (Uev. ph., 1859-60.) Le bisulfite de chaux est préféré par quelques auteurs au sublimé et à l'arsenic pour la conservation des pièces anatomiques ; il est bon aussi pour la conservation de certaines substances pharmaceutiques, telles que les pommades, les gelées, l'axonge, le musc, le castoréum (LasccIles-Scott). Sulfite sulfuré de chaux. Hyposulfite de chaux. Peut s'obtenir en faisant passer de l'acide sulfureux dans du polysulfure de calcium, préparé lui-même en faisant bouillir un mélange de fleur de soufre (100 p.), cliaux \i\e (40 à 50 p.), et eau (400 a 600 p.) {I'olli); ou bien en faisant digérer à 30 ou /|0 OC , un mélange de sulfite de chaux (150 p.), fleurs de soufre lavées (/i0 p.), et eau distillée (500 p.); ou au moyen d'une solution de chlorhyd. de calcium cristallisé (22 p.) et d'hyposulfile de soude (25 p.) dans 30 d'eau (HerscheJ) ; on filtre et on évapore entre 30 et /i0 oc pour avoir le sel en gros prismes hexagonaux incolores, solubles dans Op. 6 d'eau froide, efflo- rescents à l'air, renfermant 41 °/ 0 , 5 d'eau de cristallisation. La solution aqueuse se décompose à 60° en soufre et sulfite de chaux. Ce sel se prépare en grand en faisant passer du gaz sulfureux dans une solution de sulfure et d'oxysulfure de calcium. On l'a préconisé contre la phthisie pulmonaire; on en fait un sirop, des tablettes. On l'a mélangé avec les hypophosphiles de chaux et de soude (Laneau). Sulfite de magnésie. MgO, SO 2 , 3HO = 79. On peut l'obtenir par double décomposition entre le sulfate de magnésie et le sulfite neutre de soude, mais il est préférable de le préparer en faisant passer un courant de gaz acide sulfureux dans de l'eau tenant en suspension du carbonate de magnésie. Lorsqu'il ne se produit plus d'effervescence et lorsque la liqueur fortement agitée conserve l'odeur de l'acide sulfureux, on suspend l'émission de ce gaz ; on recueille sur un filtre ou sur une toile le précipité obtenu ; on lui fait subir un léger lavage; puis on le comprime et on le - SULFITE DE SOUDE NEUTRE. fait sécher rapidement à une très-douce température. Il doit être conservé à l'abri de l'air. C'est un sel blanc à saveur terreuse avec un arrière-goût d'acide sulfureux. Il est so- luble dans 20 parties d'eau. 11 se dissout plus facilement dans la solution d'acide sulfureux, qui l'abandonne ensuite par évaporation, en cristaux prismatiques transparents. Exposé à l'air, il en absorbe assez rapidement l'oxygène. 100 cc d'une solution contenant par litre 0,79 de sulfite de magnésie pur additionnés d'empois d'amidon absorbent 10"' de solution iodée à 12s r ,7 par litre avant de donner uni- coloration bleue persistante. Sulfite de potasse. Saturez un soluté de carbonate de potasse, à P. E. d'eau et de sel, par de l'acide sulfureux.- chauffez ensuite au B.-Al. et laissez cristalliser. Sulfite de soude neutre. Préparez une solution concentrée de carbonate de soude cristallisé et pur (1 partie de sel pour 2 parties d'eau) ; partagez-la ensuite en deux parts égales et saturez l'une d'elles de gaz acide sulfureux jusqu'à refus. Mêlez-y alors l'autre partie ; faites bouillir pour chasser l'excès de gaz : vous obtiendrez ainsi un sulfite bien neutre que vous abandonnerez à la cristallisation. Il faudra conserver les cristaux à l'abri de l'air. Ce sel est en prismes rhomboïdaux obliques renfermant 7 équivalents d'eau. Il est trè>- soluble dans l'eau, son maximum de solubilité est à 33°; au delà de cette température, il laisse déposer des cristaux de sulfite neutre anhydre. Sa solution, légèrement alcaline, s'oxyde lentement à l'air. 100 centimètres cubes d'une solution contenant, par litre, t gr.,'26 de sulfite neutre de soude pur additionnés d'empois d'amidon absorbent to centimètres cubes de solution iodée à 12 gr.,7 par litre avant de donner une coloration bleue persistante. Il possède une saveur fraîche d'abord, puis alcaline. Sa réaction est alcaline. —Le sulfite de soude est un antiseptique et un désinfectant; grâce à son avidité pour l'oxygène, il détruit les ferments et les matières putrides. C'est un excellent parasiticide et un des meilleurs désinfectants des plaies, sans odeur. On peut l'employer en collutoire, en gargarisme, en lavement, ou sous forme de glycéré ou de pommade. Mêmes usages que celui de chaux. En Angleterre, on l'a employé avec succès dans la cystite chronique. Le sulfite de soude, comme l'hyposulfite de soude et \lvjposulfite de magnésie a été intro- SULFITE (BI-) DE SOLDE. — SULFOVINATE DE SOLDE. dult en thérapeutique par le D r Constantin Paul dans le traitement des maladies contagieuses et infectieuses (V. Un. ph. 1866). 11 est antiseptique. Usage interne. — En sirop ou en solution dans l'eau. Dose : 1 a 3 gr. dans les vingt- quatre heures. Sulfite (bi-) de soude. Sulfite acide de soude; Bisulfis sodicus. Cristaux irréguliers et opaques à réaction acide; d'une saveur sulfureuse désagréable; solubles dans l'eau, insolubles dans l'alcool. La solution de bisulfite de soude, traitée par l'acide sulfurique ou l'acide chlorbydrique étendus, dégage de l'acide sulfureux sans former de dépôt ; elle ne précipite ni par l'azotate d'argent, ni par l'azotate de baryte. Elle décolore le caméléon violet. Sulfite sulfuré de potasse. Hyposulfite de potasse. Soufre, Suinte de potasse..... F. fondre le sel dans le moins d'eau possible, ajoutez le soufre, chauffez pendant 1/2 heure, filtrez, et faites cristalliser. h'hyposulfite de potasse et de mercure mentionné par quelques pharmacopées se prépare en incorporant à 5 parties d'hyposulfile dépotasse dissous et bouillant 2 parties d'oxyde rouge de mercure, filtrant et laissant cristalliser. Il en est de même dts hyposul fîtes de mercure et de soude, de mercure et d'ammoniaque. Sulfite sulfuré de soude*. Hyposulfite de soude+ Bihyposulfite de soude. Découvert, en 1802, par Vauquelin, dans les résidus de fabrication de la soude artificielle. Se prépare en faisant passer un courant de gaz acide sulfureux dans une solution de pentasulfure de sodium, jusqu'à décoloration de la liqueur. Le procède le plus simple consiste à dissoudre à chaud du soufre dans le sulfite neutre de soude, à filtrer la solution et à faire cristalliser. On retire aussi, en grand, l'hyposulfile de soude des marcs ou châtrées de soude artificielle contenant une forte proportion de sulfure de calcium qu'on transforme par un courant de gaz sulfureux en hyposulfite de chaux; celui-ci, par une double décomposition avec le sulfate de soude, est transformé en sulfale de chaux et hyposulfite de soude, que l'on purifie par deux cristallisations. Il est soluble dans l'eau, insoluble dans 965 l'alcool, incolore, inodore; sa saveur est saline amère. Son soluté concentré dissout plusieurs sels insolubles (sulfate et iodure de plomb, biiodure de mercure, sulfate de chaux). Il forme des sels doubles avec les oxydes de mercure, d'argent et d'or; ce dernier {hyposulfite d'or et de soude ou sel de Fordos et Gelis) a servi à fixer les images daguerriennes. On emploie ce sel dans les maladies de la peau, comme sudorifique fondant, à la dose de 1 à 5,0; à haute dose (30,0), il est purgatif. Ce sel sert beaucoup en photographie. On l'emploie en solution dans les embaumements, pour l'injection et la conservation des cadavres. C'est, d'après MM. Fordos et Géiis, Yautichlore le plus avantageux. Sulfonaî. Cette substance, obtenue par MM. Kast et lîaumann, de Fribourg, est le produit de l'oxydation d'une combinaison d'éthylmercap- tan et d'acétone. Poudre cristalline, blanche, inodore, insipide, soluble dans 100 parties d'eau à la lem- péralure ordinaire et dans 20 parties d'eau bouillante, plus soluble dans l'alcool et dans l'étirer alcoolisé. Hypnotique à la dose de 2 à 3 grammes pour les adultes. Sulfovinate de soude. Ethylsulfate de soude; Ethykulfas sodicus. Purgatif très-doux, presque insipide, avec un arrière-goût sucré, introduit dans la thérapeutique par le D r Rabuteau. Pour l'obtenir, on commence par préparer l'acide sulfovinique en versant petit à petit avec beaucoup de précaution et en agitant sans cesse avec une tige de verre 1,000 gr. d'acide sulfurique a 60° dans 1,000 gr. d'alcool rectifié à 96°. On laisse quelques heures en contact, puis on étend le mélange avec 4 litres d'eau distillée. On sature par du carbonate de baryte pur. Quand la saturation est complète, on laisse déposer le sulfate de baryte et l'on filtre. La solution du sulfovinate de, baryte est décomposée par une solution de, carbonate de soude pur jusqu'à cessation de précipité. Le liquide évaporé au bain-maric est abandonné à la cristallisation. On purifie les cristaux s'il est nécessaire, en les faisant dissoudre et cristalliser de nouveau. Ils doivent être renfermés dans des flacons fermant bien. Ces proportions fournissentcn\iron l,000grammes de sulfovinate de soude. Dubois conseille do saturer directement une solution alcoolique d'acide sulfovinique par du 966 SULFURES. ■ I carbonate de soude, de filtrer, de distiller et de purifier le sel obtenu par des cristallisations répétées. On évite ainsi l'emploi des sels de baryte, mais ce procédé est peu économique et il ne permet pas de débarrasser complètement les cristaux de sulfbvinale du sulfaté de soude qui a pu se former et qui modifie la saveur du sel même quand il s'y trouve à petite dose. Le sulfovinale de soude cristallise en tables hexagonales, incolores; il est un peu onctueux au toucher, Irès-soluble dans l'eau et dans l'alcool. Sa solution dans l'eau produit un abaissement considérable de température (— 13°). La chaleur le décompo-e en vapeurs d'alcool inflammables et en bisulfate de soude. Le sulfovinale de soude ne doit pas contenir d'acide sulfnrique ni présenter de saveur acide. Il ne doit pas précipiter par le chlorure de, baryum et surtout par les sulfates solubles qui indiqueraient la présence d'un sel de baryte vénéneux. S'il possède l'une ou l'autre de ces propriétés, ce serait une preuve qu'il a été mal préparé ou qu'une partie de l'acide sulfovi- nique a élé décomposée. Dans ce cas, il devrait être rejeté. Dose: 20 à 30 gr. pour les adultes, 10 gr. pour les enfants. S'administre en nature dans un verre d'eau sucrée ou édul- coré avec du sirop de cerises ou de framboises, ou en introduisant le sel et le sirop dans une demi-bouteille que l'on achève de remplir avec le contenu d'un siphon d'eau de seltz. {Limousin). Ce sel est le type des purgatifs dialytiques et serait le meilleur des purgatifs salins s'il était stable, mais à moins d'être bien préparé et d'être conservé avec soin il subit des modifications qui donnent na ; ssance à du sulfate de soude et a des produits dérivés de l'alcool. Les sulfovinates de potasse et de magnésie se préparent comme le sel de soude en remplaçant le carbonate de soude par le carbonate de potasse ou le sulfate de magnésie. Le Sulfovinate de quinine a été proposé pour les injections hypodermiques en raison de sa neutralité et de sa grande solubilité. 11 s'obtient aussi sous les deux formes basique et neutre, et renferme à peu près la même proportion de quinine. Seulement le brombydrate, suivant Guider, peut lui être préféré dans certains cas, à cause de l'action spéciale du brome qui vient s'ajouter a celle de l'alcaloïde. On les obtient par double décomposition entre le sulfovinate de baryte et les sulfates neutre et basique de quinine. SULFURES. Gesch-wefeltes salz, al.; Ghibidat.Kabritur, AR.; Sulfuros. esp.; Sotfuri, Fegati. it.: Svafla, Sraulghet, SX'. Les sulfures sont des composés binaires, qui résultent de la combinaison du soufre avec les corps simples plus électro-positifs que lui. Dans leur ordre d'affinité respective pour le soufre, les métaux les plus usuels se rangent ainsi: cuivre, fer, élain, zinc, plomb, argent, antimoine: le sulfure d'un de ces métaux, chauffé avec le métal qui le précède, lui cède son soufre, tandis que le métal du sulfure devient libre (V. Un. ph. 1S7A, 18m). Plusieurs sulfures sont employés en médecine. Sulfure d'ammonium. ITydrosulfate ou sulfhydrate d'ammoniaque. Sulfure de fer....... 30 Acide hydrochlorique... 90 Introduisez le sulfure dans un matras suivi d'un appareil de Woulf dont le premier flacon contient un peu d'eau, le second 27 p. d'ammoniaque et le troisième de l'eau. Fa/les agir l'acide sur le sulfure. Lorsqu'il ne se dégage- plus de gaz l'opération est terminée. On conserve le flacon ammoniacal. Mêmes usages que le suivant. Sulfure (bi) d'ammonium. Liqueur fumante de Boyle, Esprit sulfure de Béguin, Foie de soufre volatil, Hydrosulfate ou Sulfhydrate sulfuré d'ammoniaque. Soufre ....... 1 filiaux éteinte.. 2 Sel ammoniac.. 2 Introduisez ces substances dans une cornue de gi'ès lutée ; placez-la dans un fourneau k réverbère; adaptez une allonge, un ballon et deux flacons contenant chacun 1 p. d'eau; chauffez graduellement jusqu'au rouge blanc et jusqu'à ce qu'il ne distille plus rien. Conservez en vase hermétiquement fermé. Employé jadis dans le diabète mellitis, uni à l'alcool. F. Hoffmann l'administrait, sous le nom de Lirquor antipodagricus comme un puissant sudorifique dans la go.tte. Il a été aussi préconisé contre le rhumatisme, le catarrhe pulmonaire et vésical. Dose : !\ à 6 gouttes clans un véhicule. Sulfure d'antimoine*. Antimoine cru ou sulfuré , Sulfide antimo- nieux, Protosulfure d'antimoine; Lupus metallomm, Stibium sulphuratum nigrum, Sulfuretum stibicum. ScbvwèfelsBÎessgtaDZ, al.; Crude antimony, ang.; Ismud, AR.; Spids^lands, dan.; Antimonio crudo, it.; Surmah, per.; Sernistaia surme, rus.; Svafvelantimon. Spets- glan8, su.; Anjana katloo, ta».; Demir bozan, tur. Le sulfure d'antimoine forme des mines abondantes; celui des pharmacies a subi une sorte de purification. Il est reconnaissable à sa cristallisation en longues aiguilles prisma- SULFURE D'ANTIMOINE HYDRATÉ. 967 tiques, appliquées parallèlement les unes contre les antres ; il en resuite des masses ten- dro-fragiles, d'un- clivage facile, d'un gris de plomb et d'nn aspect métallique assez vif. Sa poudre est noire. 11 est insoluble ; sa densité est 4,6. Le sulfure d'antimoine du commerce est le produit de la purification, par voie de fusion, du sulfure nat rel. Aux mines mêmes, on chauffe celui-ci dans des pots percés, par le fond, d'un trou gui les met en communication avec d'autres placés en dessous. Le sulfure fond et coule dans les vases inférieurs, tandis que la gangue infusible reste dans les supérieurs. Le sulfure d'antimoine contient toujours des sulfures de plomb, de fer et d'arsenic. (On prétend que celui qui nous vient du département de l'Allier ne conlient pas de ce dernier.) Pour le débarrasser du sulfure arsenical, les pharmacologisles ont recommandé jusqu'à présent de laverie sulfure d'antimoine à l'eau bouillante, et même de le faire digérer, pendant plusieurs jours, avec de l'ammoniaque ; mais G rot a démontré que ce sulfure se dissout lui-même en forte proportion (50 p. 100 au moins) dans ce véhicule, et que le résidu ronge qui reste par évaporation de ce dernier est presque entièrement formé par du sulfure d'antimoine hydraté, et non par celui d'arsenic, comme on l'avait cru. Du reste, ce qui ne nous parait pas exact, beaucoup de praticiens croient que le sulfure d'antimoine ne doit ses propriétés anlidartreuses qu'a l'arsenic qu'il contient, et, sous ce point de vue, Rayer a proposé de remplacer le sulfure d'antimoine par Tarséniate de soude, dans la préparation de la tisane de Felt/. Pour l'obtenir pur, le Codex prescrit de mêler 1250 d'antimoine purifié et pulv. avec 500 de fleur de soufre, de chauffer le mélange dans un creuset et, lorsque la matière est en fusion, de donner un coup de feu vif pour chasser l'excès de soufre. Le sulfure d'antimoine est fort anciennement connu. Les femmes, chez les Hébreux, s'en servaient pour se noircir les sourcils. C'est le Ztîmu, 27Îêt, nxaTÔccpAaljwv ou le àâjêaacv des Grecs, qui en faisaient usage comme astringent et siccatif. Aujourd'hui le sulfure d'antimoine est peu employé directement, mais il sert a la préparation de la plupart des sels d'antimoine. A la suite du sulfure d'antimoine, nous placerons quelques produits considérés comme des oxysulfnres de ce métal, et que l'on demande encore quelquefois dans les pharmacies : 1° Foie d'antimoine, Oxyde d'antimoine sulfuré demi-vitreux, Foie de soufre antimoine, Sulfure d'antimoine et de potasse. On l'obtient en grillant le sulfure d'antimoine, le faisant fondre en y ajoutant du carbonate de potasse et le coulant immédiatement ; il en résulte un produit semi - opaque et comme vitreux ; 2° Crocus metaïlorum, Safran des métaux; c'est le produit ci-dessus réduit en poudre ; la Rubine d'antimoine, Matjnesia opalina, Antimoine diaphorctiqne rouye ; Febrifuijnm speci- fieum Craanii, était un composé analogue résultant de la détonation de P. E. de sulfure d'antimoine, de nitre et de sel marin ; 3° Verre d'antimoine (ckoù-lin-tan, ch.) ; on l'obtient comme !e foie d'antimoine, mais sans addition, et au lieu de couler la matière dès qu'il est en fusion, on la maintient longtemps sur le feu, dans un creuset de terre; le produit est un verre d'un jaune hyacinthe. Souvent on substitue à ces différents produits les scories provenant de l'extraction de l'antimoine de son sulfure. Ils ne servent que dans la médecine hippiatrique. Pour le Vermillon ou cinnabre d'antimoine, V. Chlorure d'antimoine. A la suite de ces produits nous placerons encore le Sulfare d'antimoine calcaire, Siilfanti- monite udeique; Snlpliuretum calcis stibiatum, Calx antimonii eum suJphure Hoffmanni ; il s'obtient en chauffant au rouge pendant 1 h : sulfure d'antimoine 12, soufre 15, chaux 60, rejetant la partie supérieure et conservant l'autre en flacons bouchés. Plusieurs pharmacopées le font préparer en triturant ensemble : soufre doré d'antimoine 1, chaux \ivp 3, versant sur le mélange 24 d'eau chaude et évaporant à siccilé en remuant toujours. Résolutif, émétique, antigoutteux. La Panacée antimoniale qui fait, dit-on, la base des Pilules de Lockier, s'obtient en projetant dans un creuset porté au rouge, un mélange de fi p. de sulfure d'antimoine, 10 p. de nitre, 1 p. 1/2 de sel marin et 1 p. de charbon, rejetant les scories, et lavant le produit réduit en poudre. C'est un produit rouge qui doit se rapprocher du kermès par la voie sèche. V Antimoine ciré composé, sur lequel on a beaucoup écrit dans le dernier siècle, est le résultat de la fusion d'un mélange de cire et de serre d'antimoine qui, à la dose de 5 à 6 décig., est un éméto-catbartique assez doux, dit-on. On l'employait surtout contre le flux de ventre. Le Mochligue était un mélange à P. E. de sucre et de verre d'antimoine; il était usité contre la colique de plomb. P. E. de sulfure d'antimoine et d'iode chauffés dans un matras, donnent un sublimé de sulfo-iodure d'antimoine, en paillettes rouges brillantes [Van den Corput). Sulfure d'antimoine hydraté*. Kermès minéral ou officinal; Kermès par voie ? 968 SULFURE D'ANTIMOINE HYDRATÉ. humide; Poudre des Chartreux, Oxyde d'antimoine brun, Soufre antimoine tartarisè, Oxydo-sulfure d'antimoine hydraté, Sulfure d'antimoine précipité ou brun, Sulfhydrate d'antimoine, Hydrosulfate ou Sousdiydrosid- fate d'antimoine ; Oxydum stibii sulphu- ratum rubrum , Sutphur stibiatum rubrum, Panacea universahs, Alkermes ainïfuum minérale, Ilydrosulfas stibicvs (Chermcs, AR., IT.) Depuis Glauber, qui l'a découvert, une foule '. Jlo Charbon végétal..... 30 Introduisez dans un creuset le mélange finement pulvérisé et fondez-le ; coulez le produit de la réaction sur un carreau en faïence et épuisez-le par le moins d'eau possible. La liqueur filtrée et au besoin concentrée fournit bientôt des tétraèdres incolores ou faiblement jaunâtres, d'une saveur piquante saline, laissant un arrière-goût bépatico-métallique. (Sel de Schljppe SbS 6 , 3\aS, 18aq.) Le sel de Schlippe est soluble dans3p. d'eau, mais insoluble dans l'alcool. En Allemagne, les praticiens le substituent avec avantageai] kermès minéral. Si on redissout dans environ 8 fois leur poids d'eau les cristaux de sel de Schlippe et qu'on ajoute peu à peu un léger pxcès d'aeide sulfurique étendu, on a un précipité de sputïe doré qui est lavé et séché à 50° au plus ; d'après M. Fréd. Wurtz, il est toujours mélangé de soufre (V. Un. l'h., 1870). Sulfures d'arsenic. Deux sulfures d'arsenic font partie de la matière médicale. 1° Sulfure rouge d'arsenic, Réahjar, bi- îvlfured'arsenic,Arsenic rouge, Rubis d'arsenic, Sulfidc hypoarsénieux (Rother Arscnik, al. ; Red orpiment, aivg. Rahegh asseffar, ar.; Hiong- hoâng, Tsee-houang, cu.;Rejalgar, esp.; Nan- sil, HOL.; Realgar, Risigallo,n.; Zemek, tur.)* Il est rouge orangé, insipide, inodore, fragile, insoluble dans l'eau, mais soluble dans les solutions alcalines, fusible, volatil, vénéneux. On le trouve en Bohême, etc. 11 n'est pas employé en médecine. C'était la Sandaracha des anciens, qui, suivant Pline, l'employaient dans la peinture et comme médicament. En Chine et au Japon, où il forme des amas en Stalactites considérables, les habitants en font des pagodes, des vases pour différents usages. On rapporte aussi qu'ils en font des coupes où ils laissent séjourner de l'eau avec du jus de citron ou de vinaigre qu'ils boivent ensuite pour se purger, ce qui a fait dire à Haûy que ces peuples ont le privilège de boire leurgué- rison dans des coupes empoisonnées. Mais cela se rapporte au sulfure naturel, et non à l'artificiel, que l'on trouve plus souvent dans le commerce, et avec lequel l'expérience serait dangereuse à tenter (V. Sandaraque). Les peintres le nomment Orpin rouge. 2 U Sulfure jaune d'arsenic, Orpiment, Orpin (une Joubarbe porte ce nom), Arsenic jaune, Per ou trisulfure d'arsenic, Sidfide ar- sénieux; Auripigmeutum (Goldgelb, al. Yellow arsenic, ang. Arsanikun, Zarnik, ar. Pi-choàng, Che-houang, en. Oropimente, esp. Hurtal, ind. Orpimento, it. Zimeik zird, per. Operment, su. Aridarum, tau.). Le sulfure jaune d'arsenic nous vient de la Perse et du Japon ; il est d'un jaune d'or (Or}rin doré), en masses composées de lames demi-transparentes; comme le pécédent il est inodore, insipide, insoluble et volatil par la chaleur. Le sulfure jaune est beaucoup plus répandu dans le commerce, et comme il contient une forte proportion d'acide arsénieux non combiné, il est beaucoup plus vénéneux; il est d'un jaune clair. Le sulfure (jaune) d'arsenic officinal (sulfure jaune d'arsenic pur) s'obtient, d'après le Codex, en faisant passer jusqu'à refus un courant d'hydrogène sulfuré bien lavé dans une solution chaude d'acide arsénieux (100 gr.) dans acide chlorhydrique officinal (300) et eau disl. (900). L'orpiment a été employé comme fébrifuge. II entre dans le rusma des Turcs et autres pâtes épilatoires. Il est de la plus haute antiquité, le premier auteur qui en parle est Théophraste qui vivait 350 ans avant J-C. Les produits connus dans le commerce, sous les noms de realgar et d'orpiment artificiels, â'orpin de Saxe, de mbis d'arsenic, paraissent être des mélanges, en proportions variables, de bi, de tri, et de quintisulfure d'arsenic. /' 970 SULFURE DE CALCIUM. — SULFURE DE CARBONE. Sulfure de calcium. Foie de soufre calcaire ; Hepar sulphuris cal- oarcum, Sulphnretum calcicum. Svafvel calcium, su. Soufre 100, chaux éteinte 300, eau 500. Mêlez dans une terrine ; laites bouillir jusqu'à ce qu'une portion de mélange versée sur une surface froide se prenne en masse ; coulez sur un marbre, et quand le sulfure sera froid, enfermez-le dans un flacon bien bouché. (Codex.) 11 est gris et se dissout mal dans l'eau. An- tipsorique peu usité. Le docteur Malago en fait, sous l'influence de la chaleur, avec la chaux éteinte, une pâle qu'il emploie dans le traitement de la teigne. Le Sulf'are de chaux liquide s'obtient avec: chaux vive l'i, soufre 35, eau 150; on éteint la chaux; on la délaye dans l'eau; on ajoute le soufre et l'on fait bouillir pendant 1 heure au moins, en remplaçant a mesure l'eau qui s'évapore; on filtre. La liqueur marque 20". 11 peut être employé comme les autres sulfure alcalins. Pour le suif, sulfuré de calcium, V. p. 428. A la suif, ce de ce dernier, il se forme à la longue de gros cristaux, ambiésou d'un jaune d'or, d'oxysulfu •« de calcium. Sulfure de carbone*. Bisulfure de carbone; Acide sidfocarbouique; Alcool de soufre, Liqueur de Larufiadivs, Sulf.de de carbone, Carbide ou Carbure de soufre; Sulfuretum carbonicum. Les traités de chimie indiquent de faire passer lentement du soufre à travers du charbon chauffé au rouge dans un tube de porcelaine légèrement incliné. Le produit est reçu dans un récipient entouré de glace. Aujourd'hui l'industrie le produit en grande quantité et à très-bas prix, ce qui a permis de lui donner une foule d'applications. Le sulfure de carbone, découvert en 1796 par Lampadius, souvent nommé Carbure de soufre ou Soufre carbure, bisulfure de carbone, acide sulfocarbonique, Sulfure de Sulfocarbo- nyle (Schwefelliohleitstoff ', al. , Bisulphuret of carbon, anc, Kolsva/ta, su.) pur, est liquide, transparent, incolore, neutre aux réactifs; densité 1,271 à -f 15 oc . Son odeur alliacée, pénétrante, fétide, rappelle celle de l'hydrogène sulfuré ou plutôt celle (mélange d'ail et de raifort) de l'hydrogènesélenié. On peut le congeler dans le vide en l'additionnant d'elher, ou dans l'air en dirigeant à sa surface un courant très-rapide d'air sec (Wartha). Il est extrêmement inflammable et brûle avec une flamme bleue en donnant naissance aux acid°s carbonique et sulfureux: sa saveur est acre et brûlante. Il se vaporise à l'air libre avec une telle rapidité qu'il détermine la condensation et la congélation de l'eau contenue dans l'air. Par son évaporation dans le vide, on peut obtenir un froid de — 60 oc , la tension de sa vapeur est considérable à la température ordinaire, au point qu'il peut s'enflammer à distance d'un corps allumé. 11 bout à 46 oc . Le mélange d'air ou d'oxygène avec sa vapeur peut être détonant; de plus, il est vénéneux; on doit donc prendre de grandes précautions dans la préparation, l'emmagasinage et l'emploi de ce liquide. M. Gérard a imaginé, pour le conserver, des récipients cylindriques en zinc, d'un hectolitre de capacité. Chacun porte à sa partie inférieure une cavité cylindrique dans laquelle s'engage le bout d'un large tube retenu par son rebord supérieur rabattu qui recouvre, comme un couvercle, les bords de l'ajustage supérieur. Pour le remplir, on verse le sulfure de carbone dans le tube plongeur après avoir ouvert un robinet d'air placé sur le couvercle du récipient. On ferme ensuite ce robinet et l'on verse dans le tube un peu d'eau qui surnage le sulfure et en prévient l'évaporation ; l'orifice du tube est d'ailleurs recouvert d'un disque en pierre ou en zinc. Il est soluble dans l'alcool, l'étber et les corps gras, insoluble dans l'eau. D'après Ckiandy-Bey 1 litre d'eau dissout 0,002 à 0,003 de sulfure de carbone. Il dissout l'iode, le soufre, le phosphore, les corps gras, le camphre, les résines, la gutta-percha, le caoutchouc, avec une grande facilité. Sa dissolution alcoolique s'altère facilement, mais si on fait intervenir de l'essence de ment lie, sa décomposition n'a pas lieu, et de plus son odeur fétide est dissimulée. 11 se colore en jaune sous l'influence des rayons solaires; exposé au soleil dans des tubes scellés, il se décompose. au bout de quel ues mois, en sesquisulfure de carbone (Loeic). De tous les agents employés comme dissolvant des corps gras et résineux, des huiles fixes et volatiles, il n'en est pas dont l'action soit plus puissante que celle qu'exerce le sulfure de carbone sur ces différents corps. Aussi, mettant à piofit les propriétés de cet agent, MM. Millon et Lepage l'ont-ils appliqué à l'extraction des huiles fixes et volatiles; M. Deïss, à celle de diverses matières grasses des tissus animaux et végétaux qui les recèlent. En même temps que ces chimistes, nous arrivions au même résultat dans le laboratoire de la Pharmacie Centrale de France. Mais poussant plus loin nos essais sur les corps organiques, nous avons constaté qu'il dissout avec une grande facilité les résines proprement dites, les oléo-résines, le principe actif des cantharides, les principes aromatiques de, SULFURE DE CARBONE. 97 ti thé et du café, celui de la vanille, qu'il donne dans »n très-grand état de concentration et de pureté, du castoréum, du musc qui lui cèdent en outre une forte partie de leur matière grasse et résineuse (X.IItiilesrolat. et Alcoolats). Le sulfure de carbone, tel qu'il existe dans le commerce, a besoin d'être débarrassé d'une matière grasse et d'une petite quantité d'acide sulfureux qu'il contient. Pour cela nous l'agitons pendant 10 minutes avec 10 0/0 d'acide sulfurique à 66°, jusqu'à ce qu'il cesse de. se colorer par une nouvelle addition d'acide. Nous décantons le sulfure qui surnage et nous le battons avec de l'eau alcaline jusqu'à ce que celfe-ci ne colore plus le papier de tournesol. Après décantation et un repos de quelques heures, nous enlevons avec un papier Joseph toute l'eau qui surnage et nous soumettons le sulfure de carbone à la distillation dans un alambic ordinaire chauffé à la vapeur. Nous obtenons par ce moyen un sulfure d'une très-grande pureté, ne laissant ni résidu, ni odeur après son évaporation. On le purifie aussi soit en le lavant à plusieurs reprises à l'eau disiillée, puis le distillant sur de la chaux vive, après 2& heures de contact, et le recevant dans un flacon contenant une grande quant, de cuivre réduit (Millon) ou de la tournure de cuivre (Yeon) ; soit en le distillant après l'avoir mis en contact pendant 24 h. et agité de temps en temps avec 1/2 °/ 0 de son poids de sublimé corrosif pulvérisé et additionné de 0,02 de son poids d'un corps gras inodore (Cloèz) (Un. Ph. 1870). Le sulfure ainsi purifié possède une odeur éthérée bien différente de l'odeur infecte du produit brut. On peut aussi le laver à plusieurs reprises avec de l'eau distillée et le distiller ensuite avec le 1/100 de son poids d'huile d'amandes douces (Lefort) (V. Un. Ph. 1870); ou, avant de le rectifier, l'agiter avec du mercure jusqu'à ce que ce dernier ne soit plus noirci ou terni (Sidot). Son action dissolvante sur le soufre, le phosphore, l'iode, le brome, nous a porté à penser que nous pourrions obtenir ces différents corps cristallisés isolément ou en combinaisons. En effet, nous avons obtenu un iodure de soufre parfaitement cristallisé en belles aiguilles. M. Lepage, de Gisors, a, le premier, indiqué le sulfure de carbone pour l'extraction de l'huile de cr iton, de l'huile de laurier, du beurre de muscades • t du beurre de caaco. En raison des propriétés spéciales que possède le sulfure de carbone bien purifié, nous pensons qu'on pourrait l'employer avec succès à l'extraction des alcalis organiques pour éliminer les corps gras, résineux, la chlorophylle, qui souvent s'opposent à la séparation complète des alcaloïdes. Les essais que nous avons faits nous permettent même de ne plus douter des services qu'il est appelé à rendre. La racine de fougère, les bourgeons de peuplier et de sapin nous ont donné, la première une huile odorante; les derniers, un extrait résineux possédant au plus haut degré l'odeur forte et aromatique qui caractérise ces substances. Aussi, proposerons-nous l'emploi de l'extrait de bourgeons de peuplier dans la préparation de l'onguent de ce nom (V. Eer. ph. 1856-57). Le sulfure de carbone se combine avec les monosulfures métalliques en donnant lieu à de véritables sels (Sitlfoscls ) auxquels Ber- zélius a donné le nom de Sulfocai'boiwtes. Les sulfoearbonates alcalins, et en particulier le sulfocarbanate de potasse (que l'on obtient en agitant 1 équiv. de sulfure de potassium en solution aqueuse avec 1 équiv. de sulfure do carbone), paraissent avoir donné des résultats sérieux pour la destruction du phylloxéra va st al rie, insecte parasite qui est devenu le Beau de nos vignobles, et contre lequel on a aussi essajé, avec succès, le sulfure de carbone lui-même, à la dose, par cep de vigne, de 30- à 60 gr., suivant la nature du terrain. (\ . Bail. Un. ph. 187.;). Le sulfure de carbone à l'état de dissolution d uis l'eau et à l'état pur est un antiseptique des plus énergiques (Ckiandy-Bey). M. Dujar- din-Deaumetz a nommé eau sulfo-carbonée le liquide obtenu par agitation du sulfure de earbone avec de l'eau, laissant reposer et décantant. Calmant et antiputride. S à 15 cuillerées par jour. Les médecins allemands emploient le sulfure de carbone à l'extérieur contre les rhumatismes, les tumeurs arthritiques, la gale; à l'intérieur comme incisif et emménagogue (Mcmnsfeld, Wutçer, de Bonn) à la dose de 2 gouttes dans une tasse de gruau sucré, ou en solution alcoolique (sulfure h, alcool rectifié 15) à la dose de h à 6 gouttes, toutes les deux heures, dans de l'eau sucrée. Le meilleur véhicule pour son administration interne serait le lait avec lequel il se mélange très- bien. On l'emploie également comme révulsif. On en a fait usage en liniment à la dose de 8 gr. dans 15 gr. d'huile d'amandes douces, pour frictionner les parties prises de goutte ou de rhumatisme. Krimmer l'a employé dans le traitement des tumeurs blanches; furnbull a appliqué ses vapeurs mélangées avec celles de l'iode, en douebes locales dans le traitement de certaines affections des yeux et des oreilles. On l'a conseillé encore en frictions, matin et soir, contre les gonflements érysipélateux produits par les engelures, mélangé d'après la formule suivante : sulfure de carbone, 8; camphre, 0,30 ; alcoolat de Fioravanti, 30 ; 972 SULFURES DE CL IVRE. baume (tu Pérou, h [Van dm Comprit). Le sulfure de carbone paraît aussi avoir des propriétés anesthésiques employées pour la première fois, en 18Û8, par M. Harald Taulow, pharmacien à Christiania, et confirmées par Simpson, d'Edimbourg; mais l'odeur forte de la substance s'opposera toujours à l'emploi générai de ce procédé. Le sulfure de carbone peut être employé utilement à la destruction des rais (C/oéa) (V. Un. Ph. 1867). Sous le nom de Carburine, on l'emploie dans l'économie domestique pour détacher les étoffes. On l'a appliqué à la suifuration (ou vulcanisation) du caoutchouc; pour dissoudre et épurer par fillralion la gulla-perelia, etc. Sulfures de cuivre. 1° Sulfure cuivreux, protosulfure de cuivre. — Chauffez un mélange de 3 p. de soufre et de 8 p. de cuivre; la réaction est vive, a même lieu avec lumière; il se produit un sulfure gris foncé, en masse cristalline. 2° Sulfure cuivrique ou Cuprique, bisulfure de cuivre. — Brun noirâtre, pulvérulent, attirant rapidement l'oxygène de l'air et se transformant en sulfate sous l'influence de l'eau. S'obtient en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré dans la dissolution d'un sel de cuivre. — Sans usage. Sulfures d'étain. 1" Sulfure stanneux, Protusulfave d'étain. — Chauffez dans un creuset 3 parties d'étain avec 1 de soufre, jusqu'à ce qu'il se manifeste une flamme très-vive, et pulvérisez après refroidissement. On obtient un produit plus pur en versant un hydrosulfale alcalin dans un soluté de chlorure stanneux jusqu'à cessation de précipité; on sèche et on fait rougir celui-ci (V. Rev. pli. 1856-1857). Vermifuge. D.'Se : 05, à 1,0. 2° Sulfure STANMque , Bisulfure d'etain, Or musif ou mussif, mosaïque ou de Judée; Bronze des peintres, Pcrsulfure d'étain; Au- rum musivum. — On a indiqué un grand nombre de procédés pour l'obtenir, le plus fréquemment employé est le suivant, on prend : Ktain.. 12 Soufre. 7 Mercure.. 6 Sel ammoniac. G Amalgamez les deux métaux, broyez-les avec le soufre et le sel et chauffez graduellement dans un matrasau bain de sable, jusqu'à ce qu'il cesse de se dégager de l'hydrogène sulfuré; laissez refroidir, brisez le matras <'t conservez la partie supérieure jaune du résidu. La pai'tie noire du fond est du proto-sulfure d'étain. Le sel ammoniac abaisse et maintient la température par sa volatilisation in- •eesante. - SULFURES DE FER. Produit léger, en écailles jaunes, micacées. On l'obtient en belles paillettes en sublimant à l'abri de l'air le bisulfure d'étain précipité (jaune de Naples, jaune mussif), obtenu en faisant passer un courant de gaz sulfureux dans un mélange, préalablement porléàl'ébul- lilion, de sel d'étain (h p.),d'eau (20p.). d'acide cblorbydrique concentré (2 p.)et d'ac. sulfu- rique concentré (1 p.) (Klctzinsky). 11 n'a plus d'usage en médecine; on s'en sert pour frotter les coussins des machines électriques et pour bronzer les peintures. Il a été, dit-on, découvert par les Phéniciens. Sulfures de fer. Svafveljern, su. Les chimistes reconnaissaient trois sulfures de fer, qui sont : le proto, le sesqui et le bisulfure. Les minéralogistes désignent, en outre, sous le nom de Fer sulfuré magnétique, de Pyrite magnétique, une combinaison toute paiticu- lière de proto et de bisulfure de fer. Le sulfure de fer des pharmacies, ou sulfure ferreux par voie sèche, ne correspond à aucun de ces sulfures ; c'est un mélange de protosulfure et de fer métallique; suivant quelques chimistes, ce serait un mélange de plusieurs sulfures, dans des proportions indéterminées. Voici comment le Codex dit de le préparer : Limaille de fer...... 600 Soufre.............. 400 Introduisez le mélange dans un creusel, chauffez doucement : lorsque la réaction, qui est très-vive, sera terminée, augmentez assez la chaleur pour liquéfier le sulfure; coulez-le alors sur une plaque de fonte, pulvérisez-le quand il sera froid. Il est noir, cassant. Ce sulfure n'est pas employé en médecine; il sert à la préparation de l'hyd. sulfuré. Protosulfure de fer hydraté. Pour l'obtenir on fait dissoudre 139 gr. de protosulfate de fer pur dans au moins vingt fois son poids d'eau distillée, et on opère la précipitation au moyen d'une quantité suffisante (120 gr. | de monosulfure de sodium cristallisé (hydrosulfale de soude) également dissous dans l'eau distillée; on lave ensuite avec de l'eau pure le proto- sulfure obtenu, et on le conserve dans un flacon bouché à l'émeri, plein d'eau distillée bouillie (Codex). Cette précaution est importante, ce composé ayant une très-grande tendance à passer à l'état de sulfate par le contact de l'air. On éviterait peut-être cet effet en faisant intervenir du sucre. Selon M. Mialhe, le protosulfure de fer hydraté, corps tout à fait inerte, décompose instantanément le sublimé corrosif, en donnant lieu à du protochlorure de fer et à du SULFURE DE MAGNÉSIUM. — SULFURES DE MERCURE. 973 bisulfure de mercure, c'est-à-dire à deux substances totalement inolfensives, d'où il résulterait que ce serait l'antidote, par excellence, du sublimé corrosif. A ce composé MM. Bouchardat et Salidras proposent de substituer le suivant : Persulfitre de fer hydraté, — Pour l'obtenir il suffit de verser goutte à goutte une dissolution neutre de sulfate ferrique dans un excès de dissolution de foie de soufre, étendue d'eau. On obtient ainsi un précipité noir, gélatineux, qu'on prive de sulfure de potassium en excès, par des lavages à plusieurs reprises avec de l'eau bouillie et des décantations, et que l'on conserve sous l'eau, dans un ilacon bien clos. On ne peut obtenir ce persulfure de fer en versant la dissolution du sulfure alcalin dans une dissolution ferrique; car l'oxyde ferrique se réduit alors à l'état d'oxyde ferreux pendant qu'il se précipite du soufre. MM. Bouchardat et Sandras ne regardent pas ce composé comme l'antidote seulement du sublimé, mais encore des préparations de cuivre, de plomb et de l'acide arsénieux; ils prétendent qu'il a sur le peroxyde de fer hydraté cet avantage, que, changeant la nature des quatre poisons que nous venons de citer, il conviendrait surtout dans le cas où la substance suspecte appartiendrait à l'une ou à l'autre de ces séries, sans qu'on put, à priori, décider laquelle. Cependant ces auteurs avouent que dans les expériences sur les chiens, le sulfure hydraté ne leur a pas donné de résultats aussi bons contre l'acide arsénieux que le peroxyde de fer gélatineux (Voy. Toxicologie). C'est ici le lieu de mentionner les nitrosul- fares, obtenus par M. Roussin, en 1858; ils ne diffèrent des nitro-prussiates que par la substitution du soufre au cyanogène. L'un d'eux, le hinitrosulfure de fer, est employé dans l'essai du chloroforme (V. Essai des médicam.); on l'obtient en faisant bouillir un mélange de solutions d'azotite de potasse, de sulfhydrale d'ammoniaque et de protosulfate de fer (V. Rev. I>h., 1858-59). Sulfure de magnésium. On peut l'obtenir en décomposant un soluté de sulfate de magnésie par un autre de sulfure de baryum, on filtre et on fait évaporer; ou en faisant passer un courant d'acide sulthydrique à travers de l'hydrate de magnésie délayé dans de l'eau, mais le plus souvent on a, dans ce dernier cas, un sulfhy- drate de sulfure de magnésium, à moins qu'on n'ait soin d'éviter l'emploi d'un excès d'acide sulthydrique. Ce sulfhydrate de sulfure se décompose par l'ébullition en acide sulthydrique et en une masse blanche gélatineuse, qui est le sulfure de magnésium ; on produit encore celui-ci avec facilité en faisant passer de la vapeur de sulfure de carbone sur un mélange de magnésie et de charbon, réduit en boulette^ et chaude au rouge (Frémy). Il a été recommandé par Autenrielh dans le traitement de la gale, des dartres, scrofules, catarrhes; contre-poison dans la plupart des intoxications métalliques aiguës, excepte cependant dans les empoisonnements par l'arsenic. Dose : 0,2 à 1,0. Il est moins irritant que les autres sulfures alcalins. Sulfures de mercure. On connaît, en pharmacie, deux sulfures de mercure : 1° Sulfure rouge de mercure, Cinnabre. Bisulfure de mercure, Ciniiubaris, Hydrargy- rum sulphuretum rubrum, Sulfuretum hydrar- gyricum (Rothes Schwefelquccksilber, Zinnober, al. ; Red sidfuret ofmercvry, Cinnabar, ang. : Zangafer, ar. ; Choit teha, eu. ; Cinabrio, esp. : Cinubi'o, vt. : Krasnaia sernistaiia rtut, rcs. : Cinnober, su.)* (1). On le nomme quelquefois deuto et persulfure, bien qu'il soit le seul sulfure de mercure qui existe chimiquement parlant. 11 forme des mines considérables, dont les plus célèbres sont celles d'idria en Carniole. et d'Almaden en Espagne, où on en retire presque tout le mercure du commerce. Le cinnabre est en masses d'un rouge de sang, que l'on trouve formées intérieurement d'aiguilles brillantes, il est inodore, insipide, volatil, insoluble dans les dissolvants ordinaires. Sa densité est 8,1. Sa poudre (Cinnabrepréparé) qui est d'un rouge vif, quelquefois très-beau, porte, dans les arts, le nom de Vermillon. (Vermillion, Vermil, ang.; Yn-chou, en.; Bermellon, esp. : Vermiljoen, hol.; VermtQNcme, it.) Le Vermillon de Chine a une réputation méritée. Le produit dont nous venons de parler est le Cinnabre naturel. On fabrique en France un sulfure de mercure qui porte le nom de Cinnabre factice, de vermillon français. Les pharmacopées indiquent de le préparer en introduisant 21 parties de mercure dans 3 de soufre en fusion, pulvérisant et sublimant le produit. Les beaux vermillons sont préparés par vois humide. Le procédé de M. Fir- menich consiste à faire bouillir avec du soufre une solution de monosullure de potassium (provenant de la réduction du sulfate de potasse par le charbon) ; li litres 1/2 de la solution de polysulfure de potassium obtenu sont chauffés au B. M. avec du mercure (5 kil.) H du soufre (2 kil.), on agite, on porte à la tem- (lj La plupart des auteurs écrivent Cinabre : non- avons adopté l'orthographe Cinnabrk fondée sur l'él; mologie latine Cinnabaris, et grecque. 97û SL'LEL'RË DE MERCURE ET D'ANTIMOINE. — SULFURE DE POTASSE. pératurede 45 à 55 oc , l'excédant de soufre est enlevé au moyen d'une lessive de soude caustique, puis le produit est lavé et séché à 60 oc . Par le procède de M. Gautier-Boucliavd, analogue au précédent, on agite vivement dans un cruchon de grès bien bouché et ficelé, un mélange de mercure (1000), de soufre en (leurs (200) et de sullhydrate d'ammoniaque sulfuré ou polysulfure d'ammonium; on abandonne le tout pendant 3 à U jours à la température de 50 à 60 c ; le magma délayé dans l'eau chaude est traité par l'acide nitrique, lavé avec soin, égoutte et séché. Le sulfure rouge de mercure a été employé dans les arts dés la plus haute antiquité, car on l'a reconnu dans la composition des peintures qni décorent les tombeaux des anciens Egyptiens. Il était connu des Grecs sous le nom de KiWSapi , et des Romains, dont les triomphateurs s'en peignaient tout le corps, sous celui de Minium et de Millos, tenue qui cependant semble avoir été appliqué à plusieurs substances de couleur analogue à celle du cinnabre, et au sang-dragon. Dès 1506, suivant Astruc, il était employé contre la syphilis. Le cinnabre est rarement employé en médecine à l'intérieur; les uns le disent excitant, les autres antispasmodique. Mais on l'emploie en fumigation à l'extérieur, a la dose de U à 32s r , contre certaines maladies cutanées et Vénériennes. —Dose : 0,2 à 1,5. La Crème de cinnabre est constituée par la pellicule qui se forme sur l'eau dans laquelle on fait bouillir le cinnabre, que l'on recueille et que l'on pulvérise. 2° SlLFURE XOIR DE MERCURE , FthiopS minerai, Poudre hypnotique de Jacobi; Pains hypHoKcus, jEtltiops narcoticus, Hydranjy- rum svlphuretum nitjrum *. Mercure 100, soufre lavé 200 ; triturez jusqu'à ce que le mercure soit bien éteint. Ce n'est d'abord qu'un mélange de mercure très-divisé et de soufre, mais qui, avec le temps, par suite d'une réaction des composants , devient un mélange de sulfure de mercure et de soufre. U est principalement employé comme vermifuge et dans les maladies scrofuleuses. Dose : 5 à 20 decig. Le Précipité noir ou violet se préparait avec le soufre, le mercure et le sel ammoniac. Le Foie de soufre mercwïel paraît être un sulfure de mercure dissous dans la potasse. Sulfure de mercure et d'antimoine. Ethiops antimonial , FMdops de Malouin, Ethiops minéral stibié, Mercure sulfuré stibié. Sulfure d'antimoine... 2 Mercure.............. ] Triturez ensemble (Guib.). Les pharmacopées ne sont pas d'accord sur les proportions. — Exanthèmes chroniques, engorgements lymphatiques, vers intestinaux. — Dose : 0,5, à 1,0. iSEthiops antimonial d'Huxam s'en rapproche beaucoup, il est composé de : mercure 125, gulfur« d'antimoine 100, fleur de soufre 50, que l'on triture ensemble jusqu'à parfaite extinction. Sulfure de potasse *. Foie de soufre, Poly ou Trisulfure depotassium, Sulfure depotassium impur on sulfaté; Ile- par sulp/iwis, Kuli sulphvrutum, Potassii sulphuretum, Polysulphuretum ou Tiïsul- furetum potassicvm. (Svufvellefeer, se.) Soufre sublimé..... 1000 Carbonate de potasse. 2000 Mêlez; laites fondre dans un vase déterre cuite à couvercle, et retirez du feu quand la masse sera en fusion tranquille; coulez le produit. di\isez-le en fragments et conservez ces derniers dans un pot ou flacon bien bouché (Codex.) En grand on le prépare dans le 1er. Ce produit est un mélange de trisullure de potassium et de sulfate de potasse. C'est une su! stance solide, verdàtre à l'extérieur et de couleur-de foie à l'intérieur; d'une odeur d'eeufs pourris, caustique, soluble dans 2 p. d'eau, un peu soluble dans l'alcool et très-déliquescente. Par son exposition à l'air et à l'humidité, le sulfure de potasse se sulfatise. Il est très-employé en bains ou lotions contre les maladies de la peau ou la gale. On l'emploie aussi quelquefois à l'intérieur à très- petites doses (0.1 à 0,5) dans les mêmes cas, pui.-, comme incisif et contre la salivation mer- curielle. Il est très-toxique. Le Quintisulfure de potasse concret, sur lequel M. Tiobley a appelé l'attention, se prépare avec P. E. de soufre et de sel de tartre. Il est plus rouge et plus déliquescent que celui du Codex. Le sulfure de potasse liquide, foie de soufre liquide, s'obtient avec sulfure de potasse ci- dessus 100, eau Q. S. pour que la dissolution filtrée marque 1,26 d. (30° 15 e ). Elle contient 1/3 de son poids de sulfure {Codex). Le Codex de 1860 indiquait encore un quinti ou persulfure de potassium (Foie de soufre saturé, Sulfure de potassium hyposidfité, Sulfure hydroijéné de potasse), que l'on obt. en faisant dissoudre 100 de fleurs de soufre dans 3000 de potasse caustique liquide à 1,32 (35° B<'). Ce produit marque A0' B e ou 1,38 d.. il contient la moitié de son poids de quintisulfure. Le Foie de soufre martial se préparait avec: carbonate de potasse, soufre, sa, 30, ethiops martial 7, et faisant fondre dans un creuset. Le Sulforyanure de potassium, Prussiate de potasse sulfuré, se prépare en chaullant dans un creuset un mélange de 2 parties de cya- SULFURE DE SOUDE. — SUMACS, 975 nure de fer el de potassium et I partie de soufre jusqu'à fusion complète. Geber reconnut que le soufre se dissolvait dans un soluté alcalin. Mais ce fut Albert le Grand qui indiqua la préparation du sulfure de potasse par fusion. Incomp. : acides et sels acides, métaux, sels métalliques. C'est en décomposant un soluté de sulfocya- nure de potassium par un autre de nitrate mer- curique que Ton prep. lesutfocyanwedemercure, avec lequel on fait un jouet désigné sous les noms de fantaisie de Serpent indien, Serpent de Pha- raonqui a joui, il y a qq. années, d'une certaine vogue. Ce sel, en effet, façonné en cylindres de la grosseur d'un crayon et longs de 1 cent, ou puhérulentet renfermé dans un petit cône en feuille d'étain, se change par la combust. en une substance jaunâtre ou jaune verdàtre, affectant la forme absolue d'un serpent. C'est une application curieuse de la propriété que possède ce sulfocyanure d'augmenter considérablement de volume en brûlant. On a proposé de le rempla- cer.pour cet usage, par un mélange de fleurs de soufre (1 p.) et de cyanure de mercure (6 p.), bien broyé. M. Vorbringer a obtenu des serpents de Pharaon inoffensifs, ou sans mercure, en traitant par l'ac. azotique fumant le résidu goudronneux de l'épuration des huiles de lignite (V. Un. ph., 1865,1866 et 1868). Sulfure de soude. Tiïsulfure de sodium impur, Foie de soufit sodique; Natrum sulpkuratum, Sulpkuretnm sodicum. (Scnfcclnatrhim, su.) Carb. de soude desséché.. 2" Soufre...... 20 ' v Cou). Opérez comme pour celui de potasse. 11 est peu employé. On lui préfère le sulfure de sodium cristallisé, dont nous parlons ci-après, ou le sulfure de potasse. Le Sulfure de soude liquide s'obtient aussi comme le sulfure de potasse liquide. Sulfure (mono) de sodium cristallisé \ Hydrosulfute, Sulfhydrate ou bisulfhydrate de soude, Sulfure sulfuré de sodium. Soude causlique liquide à 1,33 (36° Baume; Q. V. Faites passer dans cette dissolut, un courant d'acide sulïliydrique jusqu'à saturation ; maintenez la liqueur à l'abri du contact de l'air, elle déposera des cristaux incolores, transparents, d' hydrosulfute de soude ; faites-les égout- ter sur un entonnoir et conservez-les poui l'usage (Code*). 11 faut avoir soin de séparer la petite quantité de sulfure de fer qui se forme dans le commencement de l'opération et qui colore toujours le sel en gris. C'est le sulfure employé dans la préparation de quelques eaux minérales sulfureuses artificielles. Il entre dans la composition du bain de Baréges artificiel du Codex. Uni à la chaux il est épilatoire. On peut l'obtenir en calcinant un mélange de sulfate de soude et charbon. En chauffant ensemble dans un matras : Monos. de sod. crist.. 240 Eau distillée........ 200 Fleurs de soufre..... 128 On a une solution de tri ou polysxdfure de sodium ou solution normale pour bain sulfureux au polysulfure, qui doit marquer 1,14 densim. ou 18° B c et contient exactement 100 de ce sel, calculé anhydre et pur, pour remplacer le foie de soufre liquide et le foie de soufre saturé. En faisant fondre un mélange de 1400 p. de carbonate de soude sec et de 1000 de soufre sublimé on obtient le trisulfure de sodium solide. (Codex.) SUMACS. 1°Sljmc des corroyeurs, Corroyêre. fioure; Rhus coriaria (Terebintliacees) (Gerberbaum, Sumach, al. Currier's sumach, axg. ; Adu- rion, Sommak, ar.; ïnmaque, esi\; Sumah, iiol. , per. ; Sommacco dei Conciatori, it. ; Su- maijro, por.), arbrisseau du midi de l'Europe, que l'on cultive en Espagne, Portugal, Italie, en France dans le département du Var, dont les feuilles jouissent d'une grande astringence, et sont à cause de cela employées en médecine dans quelques contrées ; mais elles le sont beaucoup plus en teinture et pour le tannage des peaux destinées à la maroquinerie. Les fruits, petites baies d'un beau rouge, sont astringents et acidulés. 2 J Sumac vénéneux; (Giftbaum,Giftsumach, al.; Eprijht sumach, Poison ouft, ang.; Vergift- boom, hol.; Sommacco venenoso, it.; Geltuik iodoritoi, rus.; Gifstrœd, su.). Le sumac vénéneux est fourni par deux e-pèces voisines : Je Ithtts radicans et le Rhustoxicodendron, origi- ■ naires des deux Amériques mais cultivés en Europe. On emploie les feuilles, qui sont ter- nées, à folioles pétiolees. Les unes sont entières sur le bord et glabres (fi. radicans), les autres sinuées-dentees el pubescenles à la face inlé- rieure (fi. Toxieodendren). Elles ont une telle àcrelé que leur seul contact suffit pour irriter \ iolemment la peau et \ produire des ampoules. Elles doivent perdre beaucoup de leur activité par la dessiccation. Elles paraissent contenir un principe vénéneux, acide volatil [acide toxi- codendriqm), qui produit une action vesicante sur la peau (Maiseh). Il a été introduit dans la matière médicale, en 1796, par Alderson. Excitant vénéneux qu'on a conseillé dans les dartres et la paralysie. On en prépare un extrait, un alcoolature. L'extrait a été conseillé contre la scrofule, la paralysie, l'incontin. nocturne d'urine. — Dose de la poudre : 0,05 97G SUMBl'L. — SUPPOSITOIRES ASTRINGENTS. à 0.25 répétée jusqu'à ce qu'un picotement se fasse sentir. — Inusité. Le Vernis du Japon (Poison tree, ang.: tsi- chu, ch.) est le Rhusverrtix, arbre aujourd'hui assez commun en Europe. Il ne faut pas le confondre avec l'arbre d'ornement connu vulgairement sous le nom de vernis du Japon (Ailantkus ijhmdulosa), dont les feuilles servent de nourriture au bombyx cynthia, ver à soie provenant de la Chine, et que M. Hetet a employées avec succès comme tœnifuges : la poudre d'ecorces à la dose de 50 centig., la poudre des feuilles, l'extr. aqueux de i'écorce à la dose de 25 centig. , l'extr. alcoolique de I'écorce, l'oléo-résine à la dose de 20 cent., la résine à celle de 40 centig.; la poudre a été la forme préférée pour l'administration. Ces préparations ont à la fois un effet éméto-càthartique et vermifuge. D'après l'analyse de Payen et de M. Hétet, l'ai- lante glanduleux contient: ligneux, chlorophylle, matière color. jaune, gelée végétale, substances araères, résine aromatique, huile essentielle, matière grasse azotée et quelques sels. C'est à la résine et à l'huile volatile d'odeur forte et vireose, qu'il faut attribuer les phénomènes d'iiypostlienie observés chez l'homme et chez les animaux (V. Rev. pli. 1859-60 et J. ph. 1859.) SUMBUL. Persische moschuswurzel, al. Celte racine épaisse et homogène, de la grosseur du pouce et au delà, longue d'environ 15 centimètres, à tranches fibreuses, d'une teinte blanc jaunâtre, couverte d'une écorce papyracée foncée, appelée aussi Som- boid, Racine de musc ou musquée, en raison de son odeur musquée, vient de Boukharie, des montagnes du Népaul, des régions septentrionales et orientales des Indes anglaises; ne pas la confondre avec le Sumbul-hindi que les In- dous, les Brahmines, appellent Jatamausi. Elle contient, d'après Reinsch, une huile volatile, deux substances balsamiques (résines), de la cire, un esprit aromatique, une substance amère et un acide particulier, l'acide sumbuloliquc ou sumbuliqite,qui a beaucoup d'analogie avec l'acide angélique. Connu en Allemagne et en Russie, depuis 1835, le Suinbul (Stnnbulus moschatus ; Euryanguim sumboul) (Umbelli- fères) y a été employé contre le choléra comme hydragogue et excitant aromatique; en France, son odeur musquée l'a fait entrer dans la parfumerie. Dans les Indes orientales, on applique le nom de Sumbul aux nards, etc. La parlie résineuse balsamique, que le docteur Murawieff considère comme le principe actif, s'obtient à la manière de la résine de jalap. Elle est solide, transparente, et a été proposée sous diverses formes (poudres, pilules, teinture) contre les affections de poitrine. SUPPOSITOIRES. (De suppositum, posé dessous.) Stuhlza-pfchen, al.; Suppository, »NG.; Snpositorio, ESP., IT. Les suppositoires constituent un genre d>- médicaments d'une consistance solide, destinés à être introduits dans l'anus. On leur donne la forme d'un cône dont la grosseur varie depuis celle du petit doigt jusqu'à celle du pouce. Leur poids ordinaire est de 3& r ,50 pour les adultes et de 2 gr. pour les enfants. Les suppositoires au beurre de cacao, qui sont les plus employés, et ceux de suif, se préparent en faisant fondre l'une ou l'autre de ces substances avec 1/10 de cire blanche. On coule le mélange dans de petits cônes en papier simple, ou garni d'une feuille d'etain bien lisse (Addington), enfonces dans du sable, et on l'en retire lorsqu'il est refroidi. On les prépare aussi par trituration du corps gras avec la substance active (V. J. ph. 187Zi). Les suppositoires de savon se préparent en taillant un morceau de savon médicinal en cône, à l'aide d'un couteau. Les suppositoires de miel se préparent en faisant cuire le miel jusqu'à ce qu'il puisse se prendre en masse par refroidissement ; on le coule alors dans des moules huilés. On a proposé de préparer les suppositoires en comprimant les substances qui les composent, dans un tube muni à sa partie supérieure d'une sorte de pavillon en l'orme d'entonnoir, par lequel la matière introduite est chassée, à l'aide d'un petit piston, à l'autre extrémité du tube, d'où elle sort, sous forme de cylindre. Suppositoires d'aloès. Aloès pulv.......... 5 Beurre de cacao.... %0 Pour dix suppositoires. Opérez comme pour les suppositoires au beurre de cacao, en ajoutant et mêlant bien l'aloès au beurre au moment de couler. Chaque suppositoire contiendra 0,5 d'aloès (Codex). Suppositoires anthelminthiques. Aloès. 1S Sel commun. 12 Farine.. 60 Miel. Q. S. Failes des suppositoires (Sivéd.). Suppositoires antihémorrhoïdaux. Charbon de liège. 1 Cire.......... I Beurre...... 2 Faites des suppositoires (Cad.). Suppositoires astringents (Reuss). Poudre de tormentille. — d'éc. 'de chêne. Miel ........ Q. S. F. des suppositoires. On les emploie contre la chute du rectum (Cad.). SUPPOSITOIRES CALMANTS. — SUPPOSITOIRES VAGINAUX. 977 Suppositoires calmants (Labordette). Cire blanche. 15 Populéum.. 40 Rob de belladone 5 F. 10 suppositoires. Dans les hémorrhoïdes. Suppositoires au calomel. Beurre de cacao...... 18 Calomel .............. 6 Suppositoires au chloral (Constantin Paul). Hydr.de clil.. 6 Cire blanche.. 7 B. de cacao... 11 Pour 6 suppositoires. On peut les placer dans la cavité vaginale, cliez les femmes atteintes de cancer à l'utérus. Suppositoires de ciguë. Cire, i Beurre de cacao 4 Extr. de ciguë 0,10 (BÉa.) On ramollit l'extrait et on l'ajoute à la matière au moment de la couler. Le docteur Pfeiffer conseille d'introduire l'extrait ou la substance médicamenteuse dans une rigole pratiquée dans la matière coulée et refroidie, au moyen d'une petite tige qu'il enfonce à moitié ou aux deux tiers du suppositoire; cette rigole nu récipient peut aussi recevoir un médicament liquide, une teinture qu'on verse à une certaine distance de la base; on recouvre et bouche ce trou avec un peu de beurre de cacao fondu. On prépare ainsi les Suppositoires avec lesex- traits de ratanhia, de Belladone, thébaîque. La formule du Codex pour les suppositoires à l'extrait de ratanhia est la suivante : Extrait de ratanhia pulv. 1 Beurre de cacao........ 3 Opérez comme pour les suppositoires d'aloès. Suppositoires au copahu (Wenher). B. de cacao.. 45 BI. de baleine 45 Cire blanche. B. de copahu 180 Opium pulv. 0,25 Pour 12 suppositoires. En introduire un le matin et le soir dans le cas de gonorrhée chronique. Suppositoires emménagogues. Beurre de cacao..... 8 Castoréum ..........0,5 Aloès............... 0,1 Ase fétide........... 0,5 Plusieurs jours de suite à l'époque présumée des règles (Rick ). Suppositoires d'ergotine (Bonjean). Taillez un morceau de savon en cône et enduisez-le d'ergotine. — Hémorrhagies rectales et hémorrhoïdales. Suppositoires fondants (Stafford). Iodure de potassium 5,80 Extrait de jusquiame, Beurre de cacao----- 5 Extrait de ciguë, aa, 0,30 Pour 1 suppositoire ; contre les engorgera, et l'hyperthrophie de la prostate. Suppositoires hémorrhoïdaux (Trousseau). Beurre de cacao. 8 Aloès...... 0,2 Emétique. 0,05 Pour rappeler le flux liémorrhoïdal. Un, tous les jours jusqu'à cuisson à la marge tlu rectum (Riclu). Suppositoires à l'iodoforme (A. Maître). Beurre de cacao...... 30 Iodoforme .......... 1,2 F. fondre le beurre de cacao au B.-M., ajoutez l'iodoforme en poudre. F. S. A. 6 suppo- toires. M. Hillairet a préconisé contre les hémorrhoïdes indurées, et M. Lallier, contre les ulcérations syphilitiques, le suppositoire fait avec: iodoforme 1, beurre de cacao 9. Suppositoires laxatifs. Savon ...... 60 Sel commun.. 30 Miel épaissi. Q. S. F. des cônes et enduisez-les d'huile d'ab- sintbe {Par.). D'autres substituent au sel le sulfate de soude desséché. Suppositoires mercuriels. Beurre de cacao... Onguent mercuriel. 12 6 Cire. (Béb.) Suppositoires morphines. Beurre de cacao.....16 Sucre pulvérisé........ 0,25 Cire blanche........ 4 Chlorhyd.de morph. 0,01 à 0,04 Le sucre et le sel de morphine triturés ensemble, sont incorporés dans le beurre et la cire préalablement fondus. Pour k suppositoires. Dans les affect, douloureuses de l'utérus, du rectum et de la vessie. Suppositoires opiacés au tannin. Tan. pulv. 0,20 Op.br. pulv. 0,10 Stéarine... 2 Utile dans le cas d'hémorroïdes douloureuses. Suppositoires au sulfate de quinine (Boudin). Sulfate de quinine... 1,0 Beurre de cacao...... 6,0 F. S. A. un suppositoire ou deux. Suppositoires vaginaux (Gaudriot). Chl.de zinc liq., g 11 . 5 Sucre pulvérisé....... 3 Suif, de morphine.. 0,025 Amidon.............. 9 Mucilage adrag-----6 Mêlez exactement et moulez de façon que le suppositoire soit creux et n'ait que deux millimètres d'épaisseur. Ces suppositoires ont exactement la forme d'une boule de Nancy, ovale et aplatie, et sont munis à une extrémité d'un petit ruban qui sert à les tenir. Dans les écoulements blennorrhagiques du vagin (Rem. breveté). Simpson a donne des formules de suppositoires vaginaux à base u"axonge et de cire jaune ou blanche, avec l'extrait de belladone, l'opium, l'iodure de plomb, le tannin, l'oxyde de zinc, l'acétate de plomb, l'onguent mercuriel (V. J. Ph. 186 ). Autrefois on faisait des suppositoires vaginaux qu'on nommait Pessaires (de r.imiî, plu- 978 SUREAU. masseau); ces suppositoires, qui pourraient encore être utilisés aujourd'hui, étaient une sorte de cylindres creux, comme un doigt de gant, faits de toile ou de taffetas, et remplis de poudres ou autres substances médicinales; on les introduisait dans le vagin ou pour guérir les relâchements de l'utérus, ou contre les hémorrhagies, ou pour exciter la menstruation. Voici un exemple de Pessaires emménagogues : zestes d'orangé, racine d'angélique, SS, 6, safran h, souci, dictame de Crète, aa, s. F. une poudre et faites 4 pessaires (Voy. Bougies). Le docteur Duclos. de Tours, emploie avec succès contre les leucorrhées opiniâtres, les ulcérations superficielles du col utérin, des poudres médicamenteu es (quinquina gris, ratannla. sous-azotate ae bismuth, borax, ca- lornel, belladone, opium) dont il remplit des sachets cylindriques de mousseline grossière, faits en forme de doigts de gant, fermés au moyen d'une coulisse et d'un fil; on les baigne dans un peu d'eau tiède, avant de les introduire dans le vagin. On se servait, en outre, de suppositoires en bois, en JiAge, en éponge, en coton, qu'on enduisait d'un Uniment approprié à la maladie, comme de teinture de castoréum et de camphre mêlés à l'onguent d'althœa, ou à une huile empyreumatique pour l'hystérie, ou de l'h. rosat, ou des poudres astringentes contre les relâchements du vagin ; on attachait un petit ruban à ces suppositoires pour les retirer. Aujourd'hui, ce qu'on entend par Pessaires sont des instruments de formes différentes, mais ayant le plus généralement celle d'un bourrelet circulaire ou d'un disque troué à son centre, pour laisser passer les liquides. Ils sont en bois, en liège, en ivoire, en porcelaine, en argent, et le plus souvent en gomme élastique ou en caoutchouc vulcanisé ; ils sont employés contre les chutes de matrice; rarement on leur ajoute des matières médicinales. SUREAU. Sambucus nigra. (Caprifoliacées.) Flieder, Hnllunder, al.;' Elder, ano.; Sol, TJkti, Khaman, Belascin. ar.; Tchni'i foû-boa. ch. ; Hyld, ban.; Sauco, esp.; Viier, hol.; Sambuco, it. ; Bzowy, pol. ; Sabu- guiero, por.; Busina, rus.; Flœder, Hyll, su.; Mulver tur. C'est Yixr-n de Dioscoride. Arbrisseau indigène très-connu, et dont on emploie l'écorce, les feuilles, les fleurs, ^* et les fruits. Les feuilles exhalent une odeur un peu vi- reuse. Les fleurs, blanches à l'état frais, et jaunes après dessiccation, ont une odeur aromatique qu'elles doivent à une huile volatile concrète et qui n'est pas désagréable. Elles sont légèrement excitantes et usitées à l'intérieur comme diaphoniques, à l'extérieur — TALC. en fumigations, lotions, comme résolutives; on en prépare un hydrolat* employé en collyre. On a recommandé comme un remède très-efficace contre la goutte, les pédiluves avec de l'eau dans laquelle on fait bouillir pendant trois heures des fleurs de sureau. L'écorce moyenne a une odeur forte et nauséeuse, elle paraît avoir été employée avec succès contre l'hydropisiè. C'est un drastique. Les fruits sont de petites baies succulentes, à" suc rougeâtre et acidulé, qui, évaporé en consistance, constitue le Bob de Sureau*. Ce dernier est sudorifique à la dose de ti à 8 gram., et purgatif au delà. Infusé de fleurs pour l'intérieur, pp. 5 : 1000; pour l'extérieur, pp. 20 à 50 : 1000. Les feuilles paraissent jouir de propriétés analogues à celles de la seconde écorce. Con- tusées et en topique, on les dit utiles contre les hémorrhoïdes et les brûlures. On nommait jadis Grana actes les baies scellés de sureau. Selon Kramer, les différentes parties du sureau contiennent de l'acide valerianique. TALC. Talc de Venise, Craie de Briançon. Talkerde, Speckstein, al.; Yn-tsin-ché, ch.; Ta!<-o. e«p.- Talk, su. Produit minéral blanc, nacré, onctueux au toucher. C'est un Silicate de magnésie. La poudre entre dans la composition de quelques opiats et poudres dentifrices. Les bottiers s'en servent pour faciliter l'entrée des chaussures, de là le nom de Savon des bottiers qu'on lui donne quelquefois. Voici la préparation d'un Blanc de fard à base de talc. Talc en poudre fine.. 500 Vinaigre distillé..... 100» On met le talc avec le vinaigre dans un ma- tras, on laisse pendant 15 jours en ayant soin de remuer de temps en temps; on filtre et on lave avec l'eau distillée jusqu'à ce qu'elle sorte sans saveur aucune. On le broie alors avec un peu d'eau et 60 gram. de blanc de baleine; on place la pâte encore liquide dans des pots, et l'on fait sécher à l'abri de la poussière. Le Bouge végétal des parfumeurs, qu'il ne faut pas confondre avec leur Fard liquide, qui est une teinture de fleurs de géranium san- guineum, se prépare avec : Blanc de fard ci-dess. 500 Blanc de baleine...... 60 Rouge de cartharae.. 15 Broyez le tout ensemble avec un peu d'eau distillée, faites sécher et conservez le produit dans un pot. TAMARIN. - Ces fards sont sans danger pour la santé ; il n'en est pas toujours de même du sous-nitrate de bismuth, nommé aussi blanc de fard, de la Céruse et de quelques autres sels minéraux. TAMARIN'. Sauerdatteln, Tamarinden, al.; Tamarind, ang., su.;Ta- marhendi, Umhlie, ar.,puk.; Tsâo-kiào, ch.; Tamarin, DAN.;Tamatindo, esp., it., por.; Tamarinde, hol.; Ta- mari ir.di, ind.j Potion assani, m 4L.; Tumiri hindi, per.; Amlika, Tintili, san.; Pulliam, tam.; Chintu punddo, tel.; Demer indi, TUR. Le tamarin des pharmacies est la pulpe brute du tamarinier, Tamarindus indica (Légumineuses), arbre originaire d'Egypte, d'où ii a été transplanté aux Indes orientales et aux Antilles. Le fruit est une gousse noirâtre, aplatie et recourbée en sabre ; il offre à l'intérieur 3 ou h semences tétragones, rougeàtres. Le sarco- carpe est pulpeux, jaunâtre, acide et sucré; trois gros cordons ou filaments ligneux traversent ce sarcocarpe qui constitue la pulpe du tamarin ou tamar indien. La préparation en est fort simple. On ouvre les fruits, on en retire la pulpe sans en séparer les semences, on la place par couches dans des barils; on verse dessus un sirop bouillant qui pénètre jusqu'au fond. Dans quelques pays, on fait subir à cette pulpe une légère coction dans des bassines de cuivre afin de l'empêcher de noircir, ce qui explique la présence du cuivre dans cette substance. Il nous vient de la pulpe de tamarin de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique ; celle-ci est préférée. Telle que le commerce la présente, c'est une pâte noirâtre , consistante, mêlée de semences et de débris végétaux, d'une odeur vineuse et d'une saveur aigrelette et sucrée. Avec le temps, celle qui est de bonne qualité se dessèche, et celle qui ne l'est pas, moisit. Lémery parle d'un tamarin rouge qui est seul usité en Angleterre; il est plus sucré et plus agréable au goût que le noir. Il vient du Brésil. Dans une partie de l'Egypte, on prépare le Tamarin en pains du poids d'environ 2 à 300 gram., de consistance très- ferme, et percés d'un trou au milieu, qui permet de les enfiler. Cette sorte de tamarin fait partie des approvisionnements comestibles des caravanes. Le tamarin contient : acides citrique, tar- trique et malique, crème de tartre, sucre, pectine, parenchyme (Vauquelin). C'est un laxatif doux que l'on emploie en tisane (pp. 50 : 1000). On en extrait la pulpe mondée, qui est beaucoup plus employée que le tamarin lui-même. La dose est de 10 à TAMBAYANG. 979 50 gram. Il entre dans les électuaires purgatifs. Les nègres du Darfour se nourrissent en partie de la pulpe fraîche. Le mot tamarin est la simple traduction du nom hindou Tamari Hindi, qui signifie fruit de l'Inde. TAMARISQTJE. Tamarix gallica. (Portulacées.) Tamariskenrinde, Myrica, al. Le tamaris est un arbrisseau du midi de la France et de l'Algérie. On le cultive aussi dans les jardins, où on le reconnaît à ses feuilles très-menues, analogues à celles de la sabine. L'écorce $ a une saveur astringente et faiblement amèie. Tonique peu usité qu'on rangeait jadis parmi les apéritifs et les diurétiques. Les Arabes emploient le jus concentré de tamaris comme hémostatique. Le Tamarix germanica a une odeur balsamique agréable. Ses propriétés sont les mêmes. Quelques tamarisques, et surtout le Tamarix orientalis, produisent une excroissance analogue à la noix de galle. Le Tamarix mannifera (tarfa ou allé des Arabes) croît sur le Sinaï ; piqué par le coccus manniparus, il exsude une sorte de manne. TAMBAYANG. Sous ce nom et sous ceux de Boatam-pai- jang, Boocham-tam-paijim,s. stibium tar- tarisatum, Tartrus stibico-potassicus. (Brech- weinstein, al. Tartar-emetic, ang. Tartir mokai, ar. Târtaro emético, esp. Rrotnoi ka- man, kus. Vinsyradt antimonoxid-kali, Krœksatt, su. Tateri moukayi, tlr.) L'émétique est blanc opaque, inodore ; sa saveur est acre et désagréable ; il cristallise en octaèdres qui s'effleurissent à l'air; il a une saveur acre et désagréable ; une partie d'émé- " tique se dissout dans 14 d'eau froide et dans 2 d'eau bouillante. Cette solution aqueuse additionnée d'alcool laisse précipiter l'émétique en poudre fine et légère, plus rapidement so- luble dans l'eau que la poudre d'émétique obtenue mécaniquement, et plus favorable à l'usage médical (Roussin). Pour le préparer on fait une pâte liquide avec Q. S. d'eau chaude, 75 p. d'ox. d'antimoine sec et pur (provenant de la décomposition à chaud du chlorure d'antimoine (100) par le se-quicarbonate d'ammoniaque et 100 p. de crème de tartre pulvérisée ; on l'abandonne à elle-même pendant 1k heures, on ajoute de l'eau, on fait bouillir pendant 1 heure environ dans une bassine d'argent ou une capsule de porcelaine, on filtre, on concentre jusqu'à 1,21 d. (25° B c ) et on fait cristalliser. Les cristaux obtenus sont redissous et purifiés par une nouvelle cristallisation. {Codex.) Dans sa Pharmacopée universelle, Geiger indique le procédé suivant qui se rapproche de celui de Philips, et que Soubeiran, qui l'a expérimenté, a dit être d'une exécution facile et donner un produit avantageux. Sulfure d'antimoine pulrérisé et passé au tamis fin... 12 Nitrate de soude pulv. 10, ou de potage......... 1:2 Mêlez intimement dans un mortier. D'autre part, mettez dans une capsule de porcelaine, et, si vous opérez en grand, dans une chaudière de plomb : Eau commune........ 2i Acide sulfurique...... 12 Portez à l'ébullition, et alors projetez-y, par (ietites portions, le mélange de sulfure d'antimoine et de nitre, attendant, pour faire une nouvelle projection, que la portion précédente ait pris une couleur grise; quand tout le mélange aura été introduit, faites évaporer à l'ébullition presque jusqu'à siccité, enlevez la bassine du feu et abandonnez la matière au refroidissement. Prenez la masse d'un blanc gris qui se sera formée, réduisez-la en pâte à l'aide d'un peu d'eau, délayez-la dans une plus grande quantité de ce liquide, décantez, et cela a plusieurs reprises; lavez le dépôt fin obtenu par la décantation jusqu'à ce que les eaux de lavage aient perdu toute acidité et faites-le égoutter avec soin, alors prenez de ce sulfate d'antimoine humide, la totalité, puis : crème de tartre en poudre, 11 p. Faites avec Q. S. d'eau distillée une pâte que vous laisserez exposée à une douce chaleur pendant quelques heures ; ajoutez ensuite 96 parties d'eau distillée, faites bouillir pendant quelque temps et filtrez bouillant pour obtenir des cristaux; les eaux-mères en fourniront de nouvelles quantités ; enfin les dernières eaux-mères, saturées par un peu de potasse, en fourniront encore. Le tartre stibié est un médicament héroïque, dont la découverte date de 1631 ; c'est Adrien de Mynsicht qui le fit connaître, le premier, dans un traité qu'il publia sous le nom de Thésaurus chimico-medicus. C'est le vomitif par excellence, à ce titre on le donne à la dose de 2 à 20 centigr. dans un à deux verres d'eau, et comme purgatif à celle de 5 à 10 centig. dissous dans une pinte de ce liquide; c'est un contro-stimulant; on l'administre aujourd'hui à dose très-élevée dans la pneumonie. Il y a alors tolérance; à dose trop élevée il peut produire, chez les enfants surtout, le choléra stibié. On l'emploie souvent à l'extérieur comme rubéfiant, soit en pommade, soit étendu sur des emplâtres ; son action est d'abord lente, puis très-active. TARTRATE DE POTASSE ET DE MAGNÉSIE. — TAYUYA. 987 Incompatibles : les acides forts, les alcalis, les sulfosels, les substances astringentes, les savons, la rhubarbe, le quinquina. Tartrate de potasse et de magnésie. En saturant l'excès d'acide de la crème de tartre par de la magnésie, sous l'influence de l'eau, on obtient un sel qui reste en dissolution quelque temps, mais la liqueur finit par déposer des cristaux. Ce sel est amarescent. On obtiendrait probablement ce sel soluble en suivant le procédé que nous avons l'ait connaître pour le citrate de même base. En taisant fondre à chaud 1000 de crème de tartre soluble dans 6000 d'eau, ajoutant par portions 240 de carbonate de magnésie, filtrant, remettant le liquide sur le feu, évaporant presque à siccité et finissant de faire sécher la matière à l'étuve, on obtient le Boro-tartrate de potasse et de magnésie (Garot), sel soluble dans 8 ou 10 p. d'eau chaude, de laquelle il ne se précipite pas par refroidissement, et très-convenable à la préparation de limonades purgatives, à la manière de celles au citrate de magnésie. Un peu d'acide citrique le rend plus soluble. Tartrate de potasse et de soude*. Sel de Seignette, Se! polychreste soluble, Sel de la Rochelle, Soude tartavisée; Natrum tartarisatum, Tartras potassico-sodicus. Yinsyiadt natron-kali, su. Ce sel n'a ni couleur, ni odeur; sa saveur «st légèrement amôre; il forme de très-gros prismes rhomboïdaux à 8 faces, le plus souvent coupés dans la direction de leur axe, ce qui avait fait dire aux anciens chimistes qu'il cristallisait en tombeaux. Il est légèrement efflores- cent, soluble dans 1 p. 2 d'eau froide, insoluble dans l'alcool. Crème de tartre...... 100 Eau distillée........ 3j0 Carbonate de soude.. 75 Portez à l'ebullition dans une capsule en porcelaine l'eau et la crème de tartre, ajoutez le carbonate de soude par petites portions jusqu'à cessation de dégagement d'acide carbonique ; filtrez, évaporez à 1,38 au densimôtre et laissez cristalliser. Purgatif à la dose de 15 à 60 gram. Ce sel a joui d'une réputation immense; Seignette le débitait dans des enveloppes sur lesquelles figurait une oie. A dose faible il rend rapidement l'urine alcaline Tartrate de quinine. Chauffez 2 p. de quinine avec 3 p. d'eau, puis ajoutez assez d'acide tartrique pour neutraliser et même aciduler légèrement la liqueur, filtrez, évaporez et faites cristalliser. Sel soluble. Recommandé comme tonique à la dose de 25 à 50 milligr., et comme fébrifuge à une dose s'élevant jusqu'à 125 centigr. Tartrate de soude. On l'obtient en saturant le carbonate de soude par l'acide tartrique. On le retirerait économiquement des résidus accumulés des appareils gazogènes, provenant de la décomposition du bi-carbonate de soude par l'ae'de tartrique. Purgatif à la dose de 40 à 50 gram. Pouvant remplacer les sulfates de soude et de magnésie, et revêtir la forme de limonade. On l'administre dans une solution édulcoree avec un sirop (de limons, d'oranges, de framboises, ou de fleurs d'oranger). TAYUYA (Cucurbitacées). Le mot Tayuya, Tayuia, est une dénomination vulgaire ; les naturalistes du Brésil ne. sont pas d'accord à quelle plante des Cucurbitacées on doit l'attribuer. Martius indique un Trianosperma Tayuya jouissant de propriétés cinétiques et drastiques; l'herbier du Muséum de Paris possède un échantillon étiqueté Bryonia Tayuia (Vellozo). Un naturaliste, M. Ùbicini, dans ses excursions, a souvent vu les Nègres employer cette plante pour combattre la syphilis et le Tayuya doit jouir de quelques sérieuses propriétés, car son amertume et son odeur sont très-prononcées. Arbrisseau sarmenteux, sauvage dans les forêts ou très-souvent dans les plantations de café; feuilles dentelées, fruit trilobé renfermant une douzaine de graines; racine allongée, napiforme. Toutes les parties de la plante sont amères, purgatives et résolutives, elles exercent une action toute spéciale sur le système lymphatique. La racine est la partie principalement employée dans le traitement de la syphilis, en infusion ou en teinture alcoolique. Racine de Tayuya 1, alcool 3, à doses très-faibles, en commençant par une goutte et augmentant progressivement jusqu'à quinze {Ubicini). On fait aussi, avec la poudre, des cataplasmes résolutifs. — L'échantillon reçu en France était sous forme de rondelles desséchées de 3 millim. d'épaisseur et 4 cent, de diamètre, de couleur jaunâtre et de structure intérieure rayonnée comme dans la racine de Bryone. M. Stan. Martin n'a pu découvrir, dans les analyses qu'il a faites, si l'amertume était due à un alcaloïde ; il en a isolé : résine verte, matière grasse et matière extractive brune (très- amère et fortement aromatique), tannin, amidon, huile volatile, magnésie, alumine, chaux, fer, potasse, ligneux. Les substances minérales y sont extrêmement abondantes. — M. Dujar- 988 TEINTURES ALCOOLIQUES. din-Beaumetz a expérimenté cette substance très-prônée par les médecins brésiliens dans la syphilis, l'hydropisie, les obstructions viscérale?., la goutte, l'épilepsie, etc. TEINTURES ALCOOLIQUES. Tinctur, al.; Spirits, ang.; Sabeghlt, ar.; Tintura, ESP., it.; Sprit-tincturer, su. On donne, en pharmacie, le nom de teintures alcooliques à l'alcool chargé des principes actifs d'une ou plusieurs substances médicamenteuses de nature végétale, animale ou plus rarement minérale. Ces préparations partageaient jadis avec les alcoolats les noms empiriques de Baumes, d'Elixirs, de Gouttes, d'Essences, de Quintessences, etc. Aujourd'hui ces dénominations sont complètement bannies des ouvrages dogmatiques : il en devrait être ainsi du mot impropre de teinture, qui, sans rien apprendre sur la composition de ces médicaments, présente une idée fausse à l'esprit. En effet, le mot teinture comporte avec lui une idée de couleur, et cependant plusieurs de ces préparations sont incolores : telles sont celles de térébenthine, de copahu, etc. Ahoolë, nom proposé, en 1822, par Chéreau, est le seul qui devrait figurer dans une nomenclature méthodique pour désigner les médicaments qui nous occupent (Voy. le mot Alcoolé). Les éléments des teintures sont l'alcool et toutes les substances de la matière médicale, susceptibles de céder quelques principes à ce liquide. Les substances que l'on destine à la préparation des teintures doivent être sèches et convenablement divisées; divisées, pour que l'alcool les attaque plus facilement ; sèches, pour qu'il ne soit pas affaibli par leur eau de végétation. Le contact est plus ou moins prolongé, selon que la substance cède plus ou moins facilement ses principes. L'alcool doit être pur ; à moins d'indication spéciale, l'alcool laihle devra toujours être de l'alcool rectifie étendu, et non des eaux-de- %ie. On doit se servir d'eau distillée, et non d'eau ordinaire; pour étendre l'alcool. De ce que les principes que l'on cherche à faire entrer dans les alcoolés ne sont pas également solubles dans l'alcool à toutes espèces de degrés, il s'ensuit que ce dernier doit varier en force. Malgré la diversité des points de solubilité des substances, le Codex a réduit à trois les degrés de l'alcool pour la préparation de toutes les teintures. Ce sont les 60, 80 et 90 de l'alcoomètre centésimal, ou les 22 1/2, 31 et 36° de l'aréomètre de Cartier. L'alcool à 60" est réservé pour les substances qui sont plutôt de nature extractive; l'alcool à 80° sert pour les substances plus riches en principes résineux et en huiles volatiles; enfin l'alcool à 90° convient aux résines elles-mêmes, aux baumes, aux térébenthines et aux substances chargées de principes gras peu solubles. Le Codex prescrit le rapport de 5 d'alcool sur 1 de matières médicamenteuses pour toutes les teintures simples ; il y a cependant quelques exceptions : dans la teinture de musc et dans celle de cantharides, le rapport est de 1 à 10; dans celle d'opium, de 1 à 12 ; la teinture d'iode 1 à 12, etc. Les pharmacopées étrangères formulent, en général, des teintures moins chargées que les nôtres. On détermine l'action dissolvante de l'alcool sur les substances par la solution, la macéra- lion, la digestion, la décoction et la lixivia- tion. On a recours à la solution quand toute la substance est soluble ; tels sont le camphre, l'iode, e(c. L'opération se fait à froid (à+ 15°) ou à chaud. A froid, rien de plus simple ; il suffit de triturer la matière avec l'alcool dans un mortier, ou de mettre le tout dans un flacon et d'agiter. A chaud, on met les corps dans un matras que l'on coiffe avec un parchemin percé de trous d'épingle; on chauffe au B.-M. et on agite de temps en temps pour renouveler les surfaces. Quand on opère sur de grandes quantités, on peut se servir du B.-M. d'un alambic, ou de l'appareil de Cor- riol et Berthemot, qui permet de recueillir les vapeurs alcooliques, ou mieux encore de (Fia. 130.) l'appareil à déplacement continu. Quand la substance n'est pas entièrement soluble, comme cela arrive le plus souvent, on a recours à la macération. Dans ce cas, on prolonge le contact convenablement, et l'on a soin d'agiter de temps en temps. Quant à la digestion et à la décoction surtout, on n'y a que très-rarement recours. La lixiviation jusqu'à présent n'a uère été employée à la préparation des teintures ; cependant ce procédé mérite d'être pris en sérieuse considération et d'être généralisé, ainsi que cela résulte des recherches de M. Bui- gnet(V. Ilcv. ph., 1857-58). L'alcool est déplacé par de l'alcool de même force centésimale. L'appareil ci-contre (fig. 130) est très-convenable pour la préparation des teintures par lixiviation, autrement tous les appareils TEINTURES SIMPLES. — TEINTURE D'AIRELLE. 989 dont nous avons déjà parlé p. 130 peuvent être mis en usage. Il résulte d'expériences faites, en 1862, que les teintures préparées par déplacement ont une densité un peu plus grande que les teintures faites par macération : une seule, la teinture de ratanhia, préparée par macération, a une densité un peu plus forte. Mais l'expérience a prouvé également qu'il n'était pas possible de fixer de densités légales, pour les teintures, la densité ne pouvant servir à faire reconnaître si une teinture a été bien ou mal préparée (V. J.ph., IS62). Généralement, dans la préparation des al- eoolés simples on ne l'ait qu'une seule opération. II vaudrait mieux, sans contredit, diviser l'alcool en deux parties, faire avec la première une première teinture, verser le reste de l'alcool sur le résidu pour avoir un nouveau produit que l'on mêlerait au premier. Si la teinture est composée, il faut soumettre les substances à l'action dissolvante de l'alcool, selon l'ordre de leur moindre solubilité. Nous verrons un exemple de cette méthode dans la Teinture balsamique. La durée de la macération, très-arbitraire, est fixé par le Codex h 10 jours, dans la plupart des cas. Pour extraire les dernières parties de l'alcool contenues dans le marc des teintures par macération, on exprime avec les mains ou à l'aide d'un torchon. 11 a été établi, depuis quelques années, de petites presses dites à teinture, fort (Fig. 131.) convenables pour cet usage (fig. 131), dont nous avons déjà parlé page 133. On a reconnu que l'action des substances alcalines, que les anciens pharmacologistes prescrivaient dans le but d'obtenir des teintures plus chargées, était tout à fait nulle dans le plus grand nombre des cas. Les teintures conservées pendant un certain temps, fournissent des dépôts dont la nature a été étudiée par M. Menière (V. Un. ph., 1860), sans que ces médicaments aient subi une altération bien sensible. Celles préparées par lixiviation déposent plus que les autres. Les teintures alcooliques sont des médicaments précieux, en ce qu'elles renferment toutes les matières solubles des substances dans un état parfait de conservation, même après des années. Il est bon de faire remarquer que dans ces préparations non-seulement l'alcool agit comme dissolvant et comme conservateur, mais qu'il ajoute encore ses propriétés à celles de la matière médicamenteuse. Les teintures sont fréquemment employées à petites doses dans des potions, et à doses plus fortes en frictions, etc. Les teintures se conservent dans des flacons bien bouchés; on emploie généralemenl des flacons à l'émeri, mais il serait certainement préférable de se servir, comme pour les liquides volatils, de flacons en verre noir bouchés avec de très-bon liège, ainsi que le recommandait Gay-Lussac. Les flacons sont remplis de manière qu'il n'y ait qu'une faible distance entre le liquide et le bouchon, et doivent être placés dans un lieu frais. Nous les exposerons en deux catégories : 1° Teintures simples ou monoiamiques, préparées' avec une seule substance ; 2° Teintures composées ou polyamiques préparées avec plusieurs substances. Les teintures avec les plantes fraîches ont été traitées sous le nom d\tlcoolatures , et quelques teintures par simple solution, sous celui d'Alcoolés. Pour les doses et les propriétés, nous renvoyons aux articles des substances. TEINTURES SIMPLES. Teinture d'acétate de fer. Acétate de fer liquide. GO Alcool à 56 c. 410" (Sodb.) Préparez aux mêmes doses la Teinture de perchlorure de fer , mais en employant du chlorure cristallisé. (Bër.) Teinture d'airelle (Reis). Baies réc. d'airelle... 100 Eau-de-vie......... 1000 F. macérer 15 jours. Dose : un petit verre à liqueur dans la diarrhée, le scorbut, les affections catarrhales. 990 TEINTURE D'ALOÈS. — TEINTURE DE GENTIANE. Teinture d'aloès*. Essence d'aloès. AIoés du Cap........ 100 Alcool a GOo ......... 500 Faites macérer pendant 8 jours en agitant de temps en temps et filtrez {Codex). Préparez de la même manière les teintures de cachou* et de kino (Codex). L'amer d'aloès se dissout mal dans l'alcool concentré ; il est insol. dans ce liquide anhydre. La teinture d'aloès simple, contrairement à celle d'aloès composée, est rarement employée à l'intérieur, mais elle l'est à l'extérieur comme cicatrisant dans le pansement des plaies et ulcères ; c'est un des meilleurs moyens pour guérir les brûlures, et cependant elle est peu connue pour cet usage ; on sait aujourd'hui que l'eau de suie est un excellent remède contre les brûlures ; cette parité d'action, jointe à quelques autres propriétés de ces deux substances, ne serait-elle pas de nature à faire supposer une analogie plus intime entre la suie et l'aloès, ou entre l'as- boline et l'aloétine '? M. Gamberini, de Bologne, l'a préconisée contre la blennorrhée, en injections, mêlée avec l'eau distillée (100 pour 1 à 5 teint.). L'hippiatrique fait une grande consommation de teinture d'aloès. Les teintures de cachou et de Mno présentent quelquefois la particularité de se prendre en gelée. L'addition d'une petite quantité de glycérine s'oppose à cette précipitation. Teinture de benjoin.* Benjoin pulvérisé___ 100 Alcool à 80» c....... 500 F. macérer 10 jours, en ayant soin d'agiter de temps en temps. Filtrez (Codex). Préparez ainsi les teintures de : Ase-félide*. Gomme ammon. Opop^nax. B. de Ja Mecque. — gutte. — laque. Résine de gaïac B. du Pérou *. Sang-dragon. B. de Tolu*. Mastic. Scummonée. Copatui. Myrrhe*. Storax. Euphorbe *. Oliban. Styrax. Galbanum. et de tous les baumes, de toutes les résines, gommes-résines et térébenthines non indiquées ici. Les teint, de baume de Tolu, du Pérou et de la Mecque, la teint, de storax, et surtout celle de benjoin, sont employées à titre de parfums balsamiques ; plus rarement elles le sont sous le rapport médical comme pectorales. Bien que la teinture de benjoin soit presque exclusivement employée à la préparation du taTrfrc....... 120 Faites dissoudre; filtrez (Codex). Dans le pansement des ulcères scrofuleux et en injections chirurgicales. (V. Inj. iodées.) Pour la guérison des cors que l'on touche, 3 ou li fois par jour, avec un pinceau imbibé de teinture (Verges et Wagner). Elle doit être bannie de l'usage interne. On doit n'en préparer que peu à la fois, car avec le temps elle s'altère ; il se forme de l'acide iodhydri- que. Il faut la conserver dans des flacons noirs (Commaille). La teinture d'iode officinale s'altérant au bout de peu de temps, M. Dannecy a proposé la préparation suivante qui est d'une parfaite stabilité : elle se compose dp deux solutions. I. Iodure de-potass... 10 II. Acide citrique... 10 Iodate de potasse.. i Eau. . . . 50 Eau................ 50 Badigeonner la partie malade d'abord avec la solution 1, puis avec la solution II; immédiatement l'iode est mis en liberté et produit l'effet caustique. M. J. Casthelaz a proposé d'ajouter à la formule du Codex 1 gr. d'iodate de potasse pour avoir une teinture d'iode fixe. Pour l'application sur les mains, le cou, la figure on préfère la teinture d'iode décolorée qu'on prépare aux États-Unis par une addition d'ammoniaque ; les proportions les plus convenables, sont, suivant Curtman : iode 5, alcool 50, et ammoniaque 11,6; on agite entre temps; la décoloration est complète au bout de i semaines. Pour avoir une décoloration instantanée, on ajoute un excès d'ammoniaque, puis de l'acide chlorhydrique de manière que la liqueur ne conserve qu'une légère réaction alcaline; le chlorure d'ammonium se précipitant presque complètement est facilement séparé (Curtman). Teinture d'iode morphinée (Bouchut). Teinture d'iode....... 15 Sulfate de morphine... 2 En frictions h l'aide d'un pinceau, on recouvre ensuite d'un morceau de ouate. Contre les névralgies. En remplaçant le sulfate de morphine par 0,8 de chlorhydrate, on a la teinture d'iode morphinée, de Mackcnsie, pour calmer les douleurs dans l'iritis aiguë ou chronique. Teinture d'iodure de fer (Pierquin). Iodure de fer......... 4 Eau, Alcool, âa...... 30 15 à 20 gouttes dans la journée, dans une boisson appropriée, pour combattre l'aménorrhée et les flueurs blanches. Teinture ou Alcoolé de lupuline. Lupuline........... 10,0 Alcool à96»e....... 90,0 Dissolvez par trituration et filtrez. Préparez aux mêmes pp. la Teinture ou Alcoolé de haschischine ou cannabine. Teinture de monésia. Extrait de monésia.. 500 Eau pure.......... 1500 Alcool à 86o c...... 2000 (J. Pu.). Teinture de musc*. Essence de musc. Musc .............. 100 Alcool à 80o c...... 1000 F. macérer 10 jours dans un flacon bouché, passez avec expression et filtrez (Codex). Préparez ainsi les Teintures de : Ambre (ess. d')*. Civette. Safran*. Castoréum* Cochenille*. Vanille (ess. de). Pour la teinture d'ambre, il est nécessaire de chauffer un peu au B.-M. Suivant M. Stanislas Martin, il ne faut, dans aucun cas, employer la chaleur pour sa préparation; elle 092 TEINTURE DE NOIX VOMIQUE. — TEINTURE DE SAPONINE. se conserve mieux et a une odeur plus suave lorsqu'on la prépare en porphyrisant l'ambre avec du grès lavé. Guibourt indique le rapport de 1 à 1k pour cette dernière. Au mot Ambre, nous avons fait remarquer que l'odeur de cette substance est douce et peu marquée lorsqu'elle est seule, mais qu'elle se développe considérablement et devient très- suave par son mélange avec d'autres parfums, tels que la civette, le musc, l'essence de roses, de girofles, ou par le contact de certaines substances inodores : tel est le carbonate de potasse. C'est ce qu'ont reconnu les anciens pliarinacologistes, dans les ouvrages desquels on voit presque toujours l'ambre associé aux parfums que nous venons de citer. C'est aussi ce qu'avaient reconnu les auteurs du Codex de 1758, relativement à la potasse, car voici la formule que l'on trouve dans cette édition de la Pharmacopée légale : Ambre gris........... 1 Teint, de carbon. de Alcoolat de roses..... 12 potasse ............. 12 Sans doute que dans ce cas l'alcali développe l'odeur de l'ambre, en formant un peu d'ammoniaque qui, suivant Robiquet, sert de véhicule au principe odorant et le rend alors très-sensible. Je ne sache pas que, jusqu'à présent, on ait appliqué ces considérations à la teinture de musc, qui nous paraît dans le même cas que celle d'ambre ; en effet, l'odeur de l'alcool couvre presque complètement celle du musc. Les teintures de musc et d'ambre entrent à la dose de quelques gouttes dans les potions, et de quelques grammes dans les la\ements, comme antihystériques. Elles sont aussi usitées comme parfums. La teinture de civette n'est pas employée. La teinture de safran doit être conservée à l'abri de la lumière, qui la décolore. Elle est d'un jaune si foncé, que, vue en masse et par réflexion, elle paraît rouge. Teinture de noix vomique *. Noix vomique râpée..... 100 Alcool à 80o c.. 500 F. macérer 10 jours, passez avec expression et filtrez (Codex). Préparez de même les Teintures de fèves de St-lynace, d'ellébore blanc et de girofle*. Teinture d'opium*. Opium brut.......... 1 Alcool à 56» c........ 7 Faites macérer pendant 8 jours, filtrez. Lond. prescrit : opium 60, eau-de-vie 9/i0; BriL, opium /|2; alcool à 60° c. 518; Grec, opium 1, alcool 6, eau 2; Eerr., opium 1, alcool 6, eau 6. La teinture d'opium déodorisée de la pharmacopée des Etats-Unis s'obtient en épuisant par l'eau 10 p. d'opium; évaporant les liquides à 10 p. et les agitant ensuite avec 20 p. d'é- tber, on enlève l'éther par décantation et on chauffe le résidu aqueux pour chasser les dernières traces d'éther. Ce résidu est ensuite délayé dans Q. S. d'eau pour avoir, après fil- tration, 80 p. de liquide auquel on ajoute 20 parties d'alcool. Préparez comme celle d'opium la T. de lac- tucarium pour laquelle certaines formules indiquent 9 à 10 d'alcool. Teinture de quinquina \ Tinctura de cinchonà. Quinq. calisaya en poudre. 100 Alcool à 60».. 500 Mettez la poudre dans un appareil à lixivia- tion, dont la douille est garnie de coton, en la tassant convenablement; versez peu à peu dessus assez d'alcool pour l'imbiber; ajoutez de nouvel alcool pour déplacer le premier, et continuez ainsi jusqu'à obtention de 500 de produit. Filtrez (Codex). Préparez ainsi les teintures de : Belladone*. J;iborandi. Ratanhia*. Ciguë*. Jusquiame. Séné*. Coca. Lobelie. • Stramoine. Digitale*. Quinquina gris*. Valériane*. Chanvre indien. .— rouge*. La teinture de quinquina entre à la dose de quelques grammes dans «des gargarismes, des potions, des injections, à dose plus forte et même pure, ou mêlée à des liquides actifs eux-mêmes, dans des linimenls, des fomentations. Elle est aussi assez employée comme dentifrice. La teinture d'absinthe est employée comme stomachique et vermifuge. Celles de belladoïie, de ciguë, de jusquiame, de stramoine, entrent à la dose de quelques gouttes dans des potions, à celle de quelques grammes dans des liniments, des fomentations. Pour la teinture de jusquiame, on ne doit jamais employer que la plante de seconde année, qui seule est active (Donovan); la teinture devient alors laiteuse, tandis qu'elle reste claire lorsqu'elle a été préparée avec une plante de première année. La teinture de valériane est employée à l'intérieur et à l'extérieur comme antispasmodique. Teinture de Saponine ou de Quillaya (Lebeuf). Ec. de quill. saponaria.. 100 Alcool à 90° c...... 500 Chauffez jusqu'à ébullition et filtrez. Cette teinture sert pour les émulsions des médicaments insolubles dans l'eau. 2Zi de cette teinture mêlés et mis à digérer pendant 8 jours dans de l'eau tiède, avec 10 de coaltar, puis, agités et filtrés, donnent la teinture de coaltar saponifiée, de Lebeuf 1 p. de cette teinture saponinée mêlée avec k p. d'eau de fontaine, donne Yémulsion mère de Lebeuf, employée par M. Lemaire pour la désinfection des plaies, etc. (V. Rev. pharm. T. DE SEMENCES DE COLCHIQUE. - T. ANTISCORBUTIQUE. 993 1859-1860). La teinture de quill. saponaria préparée avec 1000 d'éc. de quill. et iOOO d'alcool à 90°, puis salurée d'iodoforme, donne la teinture d'iodoforme saponiné de M. Lebeuf fils ; 1 p. de celle-ci mêlée et agitée avec h p. d'eau, ou mieux de glycérine, donne Vémid- sion d'iodoforme saponiné, d'un jaune citrin, susceptible de faciliter les applications thérapeutiques de l'iodofonne. Teinture de semences de colchique*. Semences de colchique pulv. 100 Alcool à 60°.. 1000 F. macérer pendant 10 jours; passez avec expression et filtrez (Codex). Préparez ainsi les teintures avec les semences de : Belladone. Digitale. Jusquiame. Stramoine. Teinture de succin*. Succin .............. 10 Alcool à 80o ....... 100 F. macérer pendant 10 jours, passez avec expression et filtrez (Codex). Teinture de Turnbull. Poudre de racine d'aconit.. 1 Alcool rectifié.... 2 o à 1S gouttes par jour. Teinture de suie. Suie................. 1 Alcool à 21o... S (Guib.) F. macérer pendant 8 jours, filtrez. Teinture de Wilson. Bulbes de colchique réc. 30 Alcool à 860 c...... 250 Û,0 contre la goutte. (Item. pat. ang.) TEINTURES COMPOSÉES. Teinture d'absinthe composée. (V. Elix. de Stoughton.) Quintessence d'absinthe ; FJixir, Essence ou teinture amére. Grande absinthe. Petite absinthe.. Girofles Sucre.. . 20 . 10 Alcool à 36o c.. 320 Faites digérer au soleil ou à l'étuve pendant 6 à 8 jours ; filtrez. (Guib.) Stomachique, antiventeux, vermifuge. Teinture acétique d'opium. Vinaigre d'opium. Opium. 1 Vinaigre. 6 Alcool à 80». 4 (Abc. Cou.) Il gr. correspondent à 0,35 d'opium. Jourdan fait observer que cette formule est de Van Mons, et non de la Pharmacopée américaine,, comme le dit Soubeiran. La Liqueur sédative d'opium, de Battley (Bat- tley's liquor opti sedativus), est un soluté d'opium dans le vinaigre ; mais, comme on ne peut la conserver sans y ajouter un peu d'alcool, ce qui détruit une partie de ses propriétés sédatives, il s'ensuit que cette préparation revient à celle ci-dessus. Teinture d'acore composée. Acore........ 90 Gingembre... 30 Alcool..... 10S0 Zédoaire..... 30 Orang. vertes. 60 (pol.) Teinture d'aloès et de benjoin. Teinture de benjoin composée, Essence balsamique. Benjoin. 135 Aloë?. 15 B. du Pérou. 30 Alcool. 108 Préparation que l'on trouve indiquée dans beaucoup de pharmacopées étrangère:, et qui diffère à peine de notre teinture balsamiqu ■. Le papier brouillard épais, préalablement nitré, puis enduit de cette teinture et coupé en morceaux de 0 m ,10 de long sur 0 m ,05 de large, sert à faire les cigarettes balsamiques, vantées contre l'aphonie. Teinture d'aloès et de réglisse. Aloès ................ 30 Eau distillée......... 750 Extrait de réglisse.... 90 Alcool.............. 250 C'est la Teinture d'aloès de Lond. Teinture antigoutteuse, de Pradier. T. d'opobalsamum ou de b. de la Mecque composée, Quina rouge.......... 20 Safran.............. 1H Salsepareille.......... 20 Alcool à 85° c........ 9Ui Sauge ................ 20 F. digérer pendant 8 jours, passez avec expression et ajoutez : * Térébenthine de La Mecque........ 15 Cet alcoolé fait partie du célèbre remède d Pradier contre la goutte, dont le gouvernemeni a acheté le secret. (Voy. Cataplasme antijout ^ux de Pradier.) Teinture antimoniale (Jacobi). Soufre doré liquide, Liqueur de savon stibiêe, T. acre ou dorée d'antimoine. Soufre doré___30 Potasse caustique liquide. Q. S pour dissoudre le sulfure; laissez digérer et ajoutez : Savon ....... 90 Alcool ...... 180 Eau distillée.. 180 Continuez la digestion à une douce chaleur en remuant souvent; filtrez. (Hamb.) La Teinture ou mixture tonico-nervine de Stahl contient en sus moitié d'esprit de corne de cerf. Teinture antiscorbutique (Copland). Baume du Pérou Alcoolat de ttaifni t. Esp. de vin rectifié. ] 40 . 305 63 994 T. ANTISYPHILITIQUE. - T. POUR FAIRE CROITRE LES CHEVEUX. Faites macérer dans l'esprit de vin, pendant 15 jours, les 4 premières substances, ajoutez l'acoolat et filtrez. Cette teinture est étendue d'un peu d'eau avant de s'en servir pour toucher les gencives des scorbutiques. Teinture antisyphilitique (Besnard). Carb. de potasse. 360 Eau de cannelle.......... 360 Opium.......... 60 — de cannelle vineuse.. 125 Faites digérer 3 semaines et ajoutez à la colature : Gomme arabique...... 60 Eau de cannelle..... 180 Carbonate d'ammon... 30 Filtrez au bout de quelques jours. (Bor.) La Teinture antisyphilitique de Talbot s'en rapproche beaucoup. Teinture antivénérienne. T. de Falk., T. dépurante balsamique, Essence balsamique canadienne. Sublimé corrosif..... 1,2 Alcool............... 30 F. dissoudre, ajoutez : Bésine de gaîac....... 30 Alcool .............. 220 Baume du Canada___30 Huile vol. de sassafr. 8 10 à 20 gouttes malin et soir dans un véhicule approprié. (Bor.) Aug. et Wurt. remplacent le baume du Canada par de la térébenthine de Venise. Teinture d'arnica aromatique. Fl. d'arnica.. Girofle ....... Cannelle ..... 10 Gingembre... 10 Anis ........ Alcool, litre. 100 1 F. macérer 8 jours, passez. (Bouch.) Une cuillerée dans 1/2 verre d'eau sucrée, réitérée, 2 ou 3 fois par jour dans le cas de chute el de contusion; bon odontalgique. Teinture aromatique*. Essence céphalique, Bonferme, Eau ou teinture de Bonferme. (V. Teinture de cannelle composée.) Muscade ..... 60 Cannelle___ 48 Alcool à 80<>c. 1000 Girofle ....... 60 Balaustes... 45 Laissez macérer quinze jours (Ane. Codex). On en verse quelques gouttes clans la main et l'on aspire par le nez ; dans les céphalalgies, Ma suite de contusions; sert aussi en compresses. Teinture aromatique arniquée (Delioux de Saviçjnac). Baies de laurier concassées .......... 15 Fl. d'arnica......... 25 Fl. de lavande...... 10 Fleurs de camomille, feuilles et sommités de thym, de menthe p., de mélisse, de sauge, aa............. Eau de vie........ 10 1000 F. macérer pendant 15 jours, passez avec forte expression et filtrez. Les quantités ci- dessus sont données pour les substances scelles. Tonique et vulnéraire à l'extérieur. Teinture balsamique*. Baume du commandeur de Permes, B. du chevalier de Scdnt-Yidor, B. des innocents, B. catholique, B. vulnéraire anglais, B. persique, Êlixir traumatique. Bacine d'angélique___ 10 Alcool à 80° ......... 720 Hypéricum........... 20 Faites digérer pendant 8 jours en ayant soin d'agiter de temps en temps : passez avec expression et ajoutez à la colature : Myrrhe.............. 10 Oliban ............... 10 F. digérer de nouveau; ajoutez : Baume de Tolu.. 60 Benjoin..... 60 Aloès ......1 F. macérer dix jours; filtrez (Codex). Jadis on l'employait à l'intérieur comme cordiale, vulnéraire ; mais aujourd'hui elle ne sert plus qu'à l'extérieur ; c'est un remède populaire pour le pansement des coupures. L'Elixir vulnéraire de Burrhus ne diffère de la T. balsamique que par de la laque en grains et du nard des Indes en sus ; le Baume dis Turcs, que par du storax en plus et l'an- gélique et l'hypéricum en moins. Teinture de bourgeons de sapin composée. Ess. de sapin comp., T. de pin ou de sapin c. Alcool ....... 36 (Han.) Sudorifique et antigoutteux. Le Baume de Biya (taux), Sjnritus turionum pini, est une teinture préparée avec : bourgeons de sapin d'Ecosse, 372 ; eau-de-vie, 3785. Stimulant diurétique, vulnéraire. Teinture de cannelle composée. Teinture aromatique. Cannelle.... Cardamome. Stomachique ; dose : 20 à 50 gr. Autre (Belg., Bonis., Dan., etc.). Galanga............ 10 Gingembre.......... iQ Alcool rectifié....... 480 Bourg, de sapin.. 3 Sassafras.... 1 Gaïac ........... 2 Genièvre___ 1 Poivre long... 10 Gingembre... 10 Esprit faib. 1000 (Lond.) Cannelle ............. 40 Pet. cardamome....... 10 Girofle ............... 10 Teinture de cardamome composée. Cannelle ..... 20 Sem. de card. 10 Carvi ...... 10 Cochenille.. 10 Baisins secs.. 160 Alcoolà56°c.. 1200 Teinture de castoréum composée. Castoréum ......... 15,0 Esprit volatil huil.. 180,0 Asa-fœtida......... 8,0 Teinture pour faire croître les cheveux (Landerer). Feuilles de laurier.... 60 Esprit de lavande.... 125 Girofle ............... 8 — d'origan...... 125 F. digérer à une douce chaleur ; ajoutez : Ether sulfurique....... iô (Gaz. H.) T. DE COCHENILLE AROMAT. — T. DE GENTIANE COMPOSÉE. 995 Teinture de cochenille aromatique. Bouteille rouge de Taylov. Alcool à 56°c ........ 300 Essence de marjolaine. 5 Cochenille ........... 10 [Lond.) Teinture de colchique composée. Sem. de colchique conc. 150 Esp. d'amm. arom. 1000 Antiarthritique. (Lond.) Teinture de coloquinte anisée (Dahlberg). Coloquinte..... 8 Anis étoile.... 1 Alcool....... % Filt. au bout de trois jours. —15 à 20 gouttes. Teinture cordiale (Rymer). Aloès ........ 10 Camphre...... 2 Aleoolà56°c. bOO Rhubarbe.... 10 Capsicum.....1 Castoréum. . 4 Cardamome.. 15 Faites macérer 8 jours, filtrez, ajoutez : Acide sulfurique.................. i Cordial et antispasmodique; 1 gram. dans une tisane appropriée. {Rem. pal. ang.) Teinture de cresson de Para composée. Feuilles de cresson de Para. 40 Pyrèthre........ 16 Feuilles d'inula bifrons...... 10 Alcool à 86» c.. 80 F. macérer 15 jours dans l'alcool les substances incisées ; exprimez et filtrez. C'est cette préparation, dont le brevet est aujourd'hui expiré, que l'on vendait sous le nom de Paraguay-Roux, t contre les maux de dents. On en imbibe un morceau de coton ou d'amadou, qu'on introduit dans la dent cariée, ou bien on en ajoute quelques gouttes dans un verre d'eau, et on se gargarise. Autre formule : Cresson de Para, 11... 200 Alcool à 90» c....... 400 Pyrèthre............ 100 F. macérer 3 jours et filtrez. (Germ.) Teinture cyanurée composée (Parent et Boutigny). Cyanure do merc . 1,3 Ess. d'anis ou de sass. 1,3 Hvdi'ochi. d'am... 1,2 Eau distillée ......... 410 Extrait de bois... 100,0 Alcool à 86» o ........ 320 — d aconit... 12 Faites dissoudre S. A. et filtrez. (Bouch.) 5 grammes matin et soir dans un véhicule approprié, contre la syphilis. Teinture ou élixir dentifrice (Désirabode). Eau-dc-vie de caiac. Alcool vulnéraire... 1S7 Huile volatile de menthe. 187 ou de roses, ou de girofles, gouttes........ 4 Teinture dentifrice pyréthrée. Eau pour In bouche, Esprit de pyrèthre comp., Alcoolé de vanille et de pyrèthre comp. Cannelle ..... 8 Macis .................... 1,5 Vanille ....... 6 Cochenille ................ 1,5 Coriandre.... 6 Sel ammoniac............ 1,5 Girofle ....... 6 Alcoolat de pyrèthre...... 1344 Faites macérer pendant 15 jours, ajoutez : au de fl. d'orang.. 24 Huile vol. de thvm. 0,7b uile vol. de menth. 6 — de lavande. 0,75 — d anis.... 1,5 Teinture d'ambre... 0,75 — de citron. 1,5 IGuib.) Camphre......... 0,10 Safran........... 0,15 Alcool ........... 100,00 Teinture fébrifuge de l'hôpital de Vienne. Aloès ............. 45,0 Aunée ........... 250,0 Camphre.......... 6,0 Alcool........... 7500,0 Ecorce d'oranges... 250,0 Faites digérer 8 jours et ajoutez au liquide: Sulfate de quinine . 125,0 Alcool............. 75,0 Laudanum Sydenh. 45,0 Filtrez. Dose: 8 grammes. Ces remèdes allemands rappellent Télixir aloético-fébrifuge du docteur Rècamier. Teinture fébrifuge de Warburg. On lui suppose la composition suivante : Aloès hépat........ 4,0 llacine de zédoaire.. 4,0 — d'angélique.. 0,10 F. digérer, filtrez et ajoutez à la colature par 100 grammes. Sulfate de quinine................. 2,0 Dose : 20 gram. par jour. D'après quelques auteurs, la base de la teinture de Warburg serait la Picrolichénine retirée du variularia discorda, amara, etc. Mais M. Van tien Corput, ainsi que d'autres chimistes, y ont positivement trouvé du sulfate de quinine. Teinture de fer ammoniacale. Fer ammoniacal.. 125 Alcool...... 500 (Prodh.) C'est à la fois la T. de mars de Mynskht et la T. de mars apérilive de Paracelse. — Dose : i0 à 60 gouttes. Teinture de gaïac ammoniacale. Alcool ammoniacal gaîaciné, Teinture volatile de gaïac. Résine de gaïac...... 1 Alcoolé d'ammoniaque. 6 (Ams.) Quelques formulaires font une teinture aromatique; d'autres remplacent l'alcoolé d'ammoniaque par celui de carbonate de cette base. Teinture de gaïac composée. Gaïac ................ 6 Santal rouge.......... 2 S.Lssafias ............. 4 — citrin .......... S B. de Rhodes......... 1 Esprit de fumeterre... 48 Salsepareille.......... 2 (Par.) Spielmann ajoute de l'année, de la rhubarbe, de la fumeterre, de l'acide chlorhydri- que, et remplace l'esprit de fumeterre par de l'eau-de-vie. Teinture de gentiane composée*. Teinture ou Elixir stomachique amer, Tein- 996 T. DE GENTIANE COMP. ANC — T. DE MARS TARTARISÉE. turc de gentiane alcaline. Elixir amer ou antiscrofuleux de Peyrilhe. Gentiane ............ 100 Alcool à 60o c..... 3000 Carb. de soude...... 30 Après 10 jours de macération, passez avec expression et filtrez (Codex). Autre formule : Cochenille ........... 2 Alcool .............. 900 (Spiel.) Guibourt remplace la cannelle blanche par du safran. Gentiane............. 00 Ecorce d'orange...... 30 Cannelle bl........... 1S Sem. de cardamome. 7 Alcool à 60»....... bl8 Teinture de gentiane composée anglaise. Gentiane ..........48,30 Ecorce d'orange ... 21,00 Stomachique. (Brit.) Teinture de Grenough pour les dents. Amandes amères..... 60 Bois Je Brésil........ 15 Bourg, de sapin...... 15 Iris.................. 8 Cochenille ............ 4 Sel d'oseille........ 4 Alun.............. 4 Alcool ............. 1000 Esprit de cochiéaria. 45 (R. PATENTÉ ANG.) Teinture de Hatfleld. Gaîac ........ 10 Savon ........ 10 Alcool...... 100 Contre la goutte. (Bouch.) Teinture de houblon alcaline. Liqueur des teigneux. Carbon, de potasse. 1,0 Alcool a 56° c..... 720 Honblon............. 40 Centaurée............ 40 Ecorces d'or, amères.. 10 Filtrez après 8 jours de macération. 30 gram. dans un véhicule approprié. Dans le traitement de la teigne. (Guib.) Teinture hydragogue. Remède du curé de Chance. Rhubarbe.....4 Iris........... 4 Sucre candi. 60 Jalap......... 2 Diagrède.....4 Eau-de-vie.. 500 Contre l'hydropisie. Teinture iodique composée. Iode.. 30 Iod. depotass.. 60 Esprit rectifié. 1 litre. Laissez en contact jusqu'à dissolution parfaite et filtrez. (Lond.) Teinture d'iodure de potassium ioduré (Puche). Iodure de potassium... 15 Alcool à 56o c........ 30 Iode................. 15 Quelques gouttes dans de la tisane de gentiane, contre les scrofules et la syphilis compliquée de scrofules. Cette teinture plus faible c'est-à-dire faite avec: alcool 30, iodure de potassium 2, iode U, constitue 1' 'Embrocation révulsive de Todd, dans la bronchite chronique et la tuberculisation pulmonaire. Teinture de jalap composée*. Alcool de jalap et de turbith, Eau-de-vie allemande, Teinture purgative ou germanique; Tinctura purgans. Ja'ap............... 80 Scammonée ......... 20 Turbith............. i0 Alcool à 60» ....... 960 F. macérer 10 jours, passez et filtrez (Codex). C'est un bon purgatif. Dose : 15 à 60 gr. C'est cette préparation que l'on annonce sous le nom cYElixir purgatif officinal de Lavolley et surtout d'élixir tonique antiglaireux de Guilliè. Ce dernier est additionné de sucre. Teinture de jalap composée aromatique. Eau-de-vie allemande aromatique. Jalap........ 80 Coriandre___ 5 Alcool à 060 c. 1280 Turbith...... 40 Girofles ...... 5 Sucre ....... 80 Cannelle ..... 10 Santal rouge.. 5 Faites digérer, passez, ajoutez le sucre et filtrez. (Guib.) VEssence aromatique laxative de la pharmacopée de Strasbourg a beaucoup de rapport avec celle-ci ; elle se compose de : Ellébore noir......... 60 Girofles ............. 12 Jalap................ 60 Acore.............. 12 Scammonée ........... 30 Alcool rectifié....... 750 Cannelle ............. 12 A Strasbourg, la formule populaire de cette teinture est : Résine de Jalap ... Alcool ............ 25 225 Ess. de citron, ess. de bergamotte^aa, goût. 5 Teinture de laque composée. Teinture gingivale. Laque en bâtons...... 40 Alcoolat de cochiéaria Alun calciné.......... 10 composé ........... 230 F. macérer, filtrez. (Guib.) — Dentifrice. Teinture de lavande composée. (Spirit of lavender, Lavender's drops, ang.) Ess. de lavande..... 5 — de romarin..... 0,6 Cannelle concassée.. 10 Muscade concassée... 10 Santal rouge incisé... 19 Alcool rectifié....... 945 (Brit.) Opérez par macéraion et solution. Complétez 9Zi8 de teinture. Fort usitée en Angleterre comme stimulant, cordial, carminatif, antihystérique. Teinture de mars tartarisée \ Tartrate de potasse et de fer liquide; Tinctura martis tartarisata. Limaille de fer...... 100 Crème de tartre..... 250 Alcool à 90». Eau dist..... 50 3000 Mettez la limaille et le bitarlrate dans une chaudière de fer, ajoutez-y Q. S. d'eau pour faire une masse molle que vous laissez réagir 2/1 heures, versez-y alors le reste de l'eau et TEINTURE DE MARS. — TEINTURE D'OPIUMÉ CAMPHRE. 997 laites bouillir pendant 2 heures en agitant et ajoutant de l'eau pour remplacer celle qui s'évapore ; laissez déposer, décantez le liquide surnageant, filtrez-le et évaporez-le jusqu'à 1,28 d. (32° B r ), ajoutez l'alcool, mélangez exactement, filtrez etcons.ervez (Codex de 1866). Dans le nouveau Codex, cette teinture a été supprimée nous ne savons pour quelle, raison. Le résidu de l'évaporation de cette teinture est ce qu'on appelait Extrait de mars. La formule ci-dessous donne un produit de composition variable. L'évaporation des liquides et leur précipitation par l'alcool font déposer des tartrates basiques contenant un grand excès de fer, etc., aussi la Société de Pharmacie a-t-elle proposé de la remplacer par la suivante : Tartrate fcrrieo-potassique............. 10 Eau distillée ........ 85 Alcool à 90" ......... 5 Mélangez l'eau distillée et l'alcool, faites dissoudre le sel dans le mélange; filtrez. La Teinture de mars saline, dite aussi Mu- riate de fer liquide, Huile de fer, Eau styp- tique de Loof, Essence de mars, n'est pas, à proprement parler, une teinture, mais du chlorure de fer tombé en deliquium. La teinture de mais tartarisée acquiert parfois une odeur opiacée manifeste. Astringent employé dans les hémorrhagies utérines passives, à la dose de 3 à 6 gr. dans une boisson tnucilagineuse. On s'en sert aussi comme emménagogue. Teinture de mars (Zwelfer). Teinture d'acétate de fer aromatique. Sulfate de fer......... 1 Acétate de potasse..... 1 Triturez, abandonnez le mélange pendant quelque temps, puis traitez par : Eau de cannelle...... 90 Alcool ___ 150 (Bat.) Teinture des métaux. Lilium de Paracelse, Aie. de potasse antimonié. Antimoine...... 4 Etain........ 1 Cuivre ........ 1 Fondez ces 3 métaux ensemble ; pulvérisez l'alliage et mêlez-y : Nitre................ 6 Crème de tartre...... 6 Projetez par partie dans un creuset, chauffez fortement, pulvérisez la matière et introduisez-la encore chaude dans un matras contenant : Alcool à 950 c.................... 32 Faites digérer à l'étuve; filtrez. (Guib.) Préparation hermétique tout à fait oubliée. Teinture de myrrhe alcaline. Myrrhe...... 130 Carb. dépotasse. 240 Eau... 540 Faites digérer 8 jours au B.-M., puis évaporez en consistance de miel ; ajoutez au résidu : Alcool .......................... 600 Filtrez après quelques jours. (Pid.) Teinture de myrrhe et de borax, dentifrice. Myrrhe............. 1 Borax............... 1 Ratanhia............ 1/3 Eau................ 3 Sirop .............. 3 Eau de Cologne___ 16 Esprit de roses.....1/16 F. digérer 10 à 12 jours et filtrez. Teinture de myrrhe composée. Eau de madame de Beaumont. Myrrhe.............. 15 Semences de persil.. 15 Aristoloche........... 15 Coquelicot .......... 23 Camphre............. 15 Hypéricum......... 45 Opium ............... 12 Eau-de-vie......... 3000 Teinture de noix de galle composée (Lepère). Akéomine, Alcoolë tannique. Noix de galle....... 600 Eau................ 2000 Faites bouillir jusqu'à réduction de moitié, passez et ajoutez : Alcool rectifié ...... 1000 Alcoolat de citrons c . 125 Cette teinture, étendue de 6, 8 et 10 fois son poids d'eau, s'emploie en lotions et surtout en injections contre la leucorrhée, la blennor- rhée, le ramollissement du col de l'utérus. Cette préparation peut l'aire partie des liqueurs de toilette chez les femmes. La Teinture astringente de Boutigny et Gi- bert n'en est qu'une modification. En voici, du reste, la formule : Toud. gros.de noix de galle. 4000 Alcool à 90» c. 15C0 Épuisez la noix de galle par voie de déplacement ; distillez de manière à obtenir 2250 à 2375 d'extrait ; redissolvez cet extrait dans 2000 d'alcool ; puis ajoutez : Huile volatile de cédr. 15 Huile vol. de lavande. 4 — de bergamote... 15 — de romarin..... 4 — de citron....... 15 Teinture de benjoin... 30 — de thym........ 4 Teinture d'opium ammoniacale (Warner). Laudanum ou gouttes de Warner. Opium ....... 24 Muscade......4 Savon d'Alie . 24 Camphre......8 Safran...... 2 Aie. d'amm. 270 F. macérer 10 jours. (Jourd.) Teinture d'opium camphrée. T. antispasmodique de Chrestien. Opium brut___4 Camphre..... 12 Eau-de-vie. 500 En frictions. (Bor.) — (V. Elix. parég., p. 473). Dans la Teinture d'opium succinêe ou antispasmodique de Dumas {Pie ;•.), il y a, on outre, du succin. 998 TEL\T. D'OPIUM CINNAMOMÉE. — TEINT. DE SÉNÉ COMPOSEE. (m w Teinture d'opium cinnamomée. Extrait d'opium...... 2 Eau de cannelle...... 11 Alcool à 90» c ......... 11 (Guib.) Teinture d'opium cinnamomée (Eccard). Teinture thébaîque de Ramberg. Opium. Girofle. 60 4 Eau de cannelle..... 250 Alcool .............. 125 Teinture d'opium cydonié. Essence anodine de Langelot. Extr. d'opium cydonié.. 1 Esprit de genièvre.....4 Dissolvez et filtrez. (Guib.) T. d'opium et de suie (Carron-Buvillard). Opium ___ Girofle.... Suie lavée. 60 4 15 Eau de cannelle..... 250 Eau-de-vie.......... 125 On touche les granulations de la cornée avec un pinceau légèrement imbibé de cette liqueur. Teinture d'or. Or pur................ 4 Eau régale........... 30 Versez dans la solution : Essence de romarin... 60 Alcool.............. 240 Dose : 12 gouttes. (Spiel.) C'est là l'Or potable. Teinture de poivre composée. T. stomachique d'Èrnsling. Poivre d'Espagne..... 30 Gingembre.......... 15 — noir.......... 28 Calamus ............ 15 — blanc......... 4 Pouliot de Crète..... 15 — long.......... 15 Acct. de potasse liq.. 15 Graine de paradis..... 15 Alcool .............. 600 Cannelle............. 15 (Bat.) Teinture de quinquina composée. 57 14 Safran........ Cocbenille ..... Alcool à 60° c. Quina calisaya.... Ecorces d'oranges Serpentaire....... Opérez par déplacement et complétez 530 de teinture. (Brit.) Teinture de raifort composée. T. antiscorbutique. Raifort.............. 200 Moutarde noire...... 100 Sel ammoniac....... 50 Alcool a 60°......... 400 Aie. de cochléaria c.. 400 F. macérer pendant 10 jours, passez avec expression, filtrez (Cotte). Teinture de rhubarbe aqueuse. Rhubarbe....... Carb. de potasse. 45 12 Eau de cann. spirit.. 6 Eau distillée......... 39 n Faites macérer 24 heures ; passez avec expression, filtrez. Âustr. remplace le carb. de potasse par celui de soude et supprime l'eau de cannelle. Teinture de rhubarbe composée. Teinture de rhubarbe aromatique. Rhubarbe............ 57 Safran incisé........ 7 Cardamome........... 7 Alcool à 60° c........ 518 Coriandre............ 7 (liiUT.) Opérez par macération et déplacement. Complétez ;>30 de teinture. Teinture de rhubarbe et d'aloès composée. Elixir sacré, T. sacrée, T. d'aloès et de rhubarbe. Rhubarbe............ Aloès ................ .....40 Sein, de cardamome. 15 ...... 24 Eau-de-vie......... 1000 Laissez macérer 8 jours et fîlliez au papier. Stomachique, stimulant. Par cuillerées. Telle est la formule que donnent de VElixir sacré les pharmacopées d'Edimbourg et d'Amérique ; c'est aussi celle que donnent Virey et beaucoup d'autres pharmacologïsles : tandis que Soubeiran et plusieurs autres indiquent, sous ce nom, le Vin d'aloès et de rhubarbe composé dont nous donnons la formule plus loin. Teinture de rhubarbe vineuse composée (Coqueret). Rhubarbe............ 30 Ec. d'orang. ameres . 6 Gentiane............. 6 Vin de Jlalaga....... 250 Serpentaire........... 4 Alcool à 80° c........ 250 Sem. de cardamome... 4 F. macérer 8 jours et fillrez. Cette formule offre des variantes dans les pharmacopées étrangères. (V. Elixir et vin de rhubarbe composé.) Teinture rubéfiante. Huile vol. de moutard. 12 Alcool à 60°......... 250 On l'applique avec de la flanelle. (Cad.) Teinture de séné composée. T. cathartique, T. de séné et de rhubarbe. Séné ................ 240 Ecorces d'oranges... 30 Rhubarbe........... 120 Eau-de-vie ......... 3360 Coriandre........... 30 (Van-M.) Bat. et Edimb. remplacent la rhubarbe par du jalap et ajoutent du sucre. Autre : Séné incisé.......... 71 Raisins sans pépins... 57 Carvi ............... 14 Coriandre........... 14 Alcool à 60° c....... 518 (Bb.it.) Opérez par macération et déplacement. Complétez 535 de teinture. Teinture de séné composée (États-Unis). Extrait liquide de séné des Américains. Séné pulv., gros.. 1000,0 Ess. de fenouil... 4,0 Esp. d'éthercomp. 6,0 Alcool dilué...... 2000,0 Sucre............ 600,0 Mêlez le séné avec l'alcool, et laissez-les en TEINTURE SINAPIQUE. contact 58 heures. Introduisez le mélange dans un appareil à déplacement, et verse/, peu à peu de l'eau mêlée d'un tiers en poids d'alcool jusqu'à ce que vous ayez retiré 7500,0 de liquide. Faites évaporer au B.-M. jusqu'à réduction à 500,0, filtrez, ajoutez l'esprit d'éther composé, tenant l'essence de fenouil eu dissolution. Dose : h à 8 gr. dans une potion appropriée. Purgatif tonique très-employé aux Etats- Unis, dans la dyspepsie. Le café couvrant très-bien la saveur amère du séné, on rendrait la préparation plus agréable en faisant intervenir cette substance. Teinture sinapique (Martin-Barbet). Alcoolê ou Alcool sinapique. Far. de moutarde noire. 2150 Alcool à 86° c.... 125 Eau................... 500 F. macérer la farine dans l'eau froide, ajoutez l'alcool et distillez pour avoir 125 de produit. Révulsif; pour remplacer économiquement la dissolution d'essence de moutarde dans l'alcool, ou rubéfiant de Liebig (Y. Moutardes). Teinture de spigélie et de séné. Extrait liquide id. des Américains. Spigélie pulv.gross. 374,0 Carbon, de potasse.. 24,5 Séné id...... 180,0 Essence d'anis...... 1,5 Sucre............. 550,0 — decarvi.... 1,0 Alcool dilué....... Q. S. Mêlez la spigélie et le séné avec un litre d'alcool dilué, et après quarante-huit heures de macération, jetez ce mélange dans un appareil à déplacement. Versez peu à peu de l'alcool jusqu'à ce que vous ayez retiré 1500,0 de ce liquide que vous ferez évaporer au B.-M. jusqu'à réduction à 500,0. Ajoutez le carbonate de potasse, et après que le sédiment sera dissous, ajoutez le sucre, préalablement trituré avec les huiles essentielles, et dissolvez enfin à une douce chaleur. Bonne préparation vermifuge. Une cuillerée à bouche, fouies les heures, chez les enfants de un à cinq ans. Teinture stomachique de Leipsick. Alcoolé d'ammoniaq... 60 Essence d'absinthe___ 12 Après suffisante macération, ajoutez : Teinture de santal rouge..... 30 ("Wurt.) Teinture styptique (Eaton). Noix de galle........ 125 Esprit-de-vin....... 1000 Safran de mars...... 125 Ec.de chêne, pour colorer. Teinture sudorifîque. Liqueur dépurative de François. Salsepareille, Sassafras, Gaïac, Squine, âa.. 100 Alcool à 56o c ............................. 1500 Ase-fétide Teinture de suie fétide. T. d'asa-fatida composée. .. 5 Suie........ 10 Alcool à 56° < 120 TEINTURES ÉTHÉREES. 999 Contre les convulsions, l'hystérie, à la dose de quelques gouttes dans de l'eau sucrée ou dans un lavement. (Cad.) . Teinture thériacale. Thériaque.............. 1 Eau-de-vie. 6 (Sard.) Van Mons prescrit le rapport de 1 à 3. Teinture de valériane ammoniacale. Teinture antispasmodique de Kent. Valériane... 125 Alcoolat ammoniacal aromat.. 900 F. macérer et filtrez. (Lond.) Teinture dite vermifuge Swaim's. Semen-contra........ 90 Spigélie .............. 45 Agaric blanc......... 32 Essence de tan........ 2 Rhubarbe............ 45 — de girofle___ 1 Valériane............ 45 F. bouillir pour obtenir 3000 de colature, passez, dissolvez les essences dans 1000 d'alcool, ajoutez au décodé et filtrez. (Remède améric. pat. — Marqua). Teinture vulnéraire *. Eau vulnéraire rouge, Eau rouge, Alcoolature vulnéraire. Feuilles fraîches de : Absinthe, Fenouil, Menthe p., Sarriette, Angélique, Ilysope, Origan, Sauge, Basilic, Marjolaine, Romarin, Serpolet, Calament, Mélisse, Rue, Thym, aa, 100 Sommités fleuries de : Hypéricum.. 100 Lavande. 100 Alcool a 80». 30oo Incisez les plantes et faites-les macérer dans l'alcool pendant 10 jours ; passez avec expression et filtrez (Codex). Cette eau vulnéraire, que l'on confond quelquefois avec l'alcool vulnéraire, n'est employée qu'à l'extérieur, contre les entorses, les contusions. En remplaçant l'alcool par du vinaigre on obtient le Vinaigre vulnéraire ou la Teinture vulnéraire aceteuse. TEINTURES ÉTHÉREES. Les teintures éthérées, qui seraient mieux dénommées éthérolés (Voy. ce mot), comme l'ont proposé plusieurs pharmacologistes, se préparent presque toutes au moyen de l'éther sulfurique alcoolisé ; quelques-unes seulement sont obtenues par l'éther acétique. Le véhicule éthérique prescrit par le Codex est un mélange de 700 p. d'éther rectifié avec 300 p. d'alcool à 90°. Ce mélange pèse 0,738 au densimètre. Les pharmacopées ne parlent pas d'éthéro- latures, c'est-à-dire de teintures éthérées avec les plantes fraîches. C'est qu'en effet l'éther se prêterait mal à ce genre de préparation. (Voy. Sucs éthérès). On avait proposé de prép. des éthérolats ; mais 1000 TEL\T. ETHEREE DE DIGITALE — TEINT. ËTHÉRÉE D'IODOFORME. ou a reconnu que l'éther distillé sur les plantes ne se chargeait presque pas de leurs principes volatils, en raison de sa trop grande volatilité. Les teintures éthérées s'emploient à l'intérieur par gouttes, ou à l'extérieur en frictions. L'éther joue un rôle important dans leur action. Quelques teintures éthérées par simple solution ont été traitées sous le nom diéthérolés. Teinture éthérée de digitale*. Digitale pulvérisée. 100 Ether a 0,758.......... 500 Traitez la substance par le mélange éthéiïque dans un appareil à déplacement (Codex). Le Codex de 1837 indiquait le modus ope- randi suivant: Mettez la poudre dans une allonge en verre posée sur une carafe, et dans le bec de laquelle vous aurez mis une boule de coton; versez-y O- S. d'éther sulfurique pour humecter, et bouchez l'allonge. Après quarante-huit heures, donnez accès a l'air dans la carafe pour permettre à l'éther de s'écouler; épuisez la poudre par le reste de l'éther, et chassez les dernières portions de celui-ci engagées dans la matière, par une couche d'eau. On retire le récipient dès que l'on s'aperçoit que celle-ci va remplacer la teinture éthérée. Préparez ainsi les teintures éthérées de : Aconit. Arnica (&.). Belladone. Ciguë. Fougère mâle. Jusquiame. Nicotiane. Pyrèthre, racine. Valériane, racine. Un appareil fort commode pour la préparation des teintures éthérées est celui que l'on doit à Guibourt et dont nous donnons la figure ci-contre. L'appareil à distillation continue serait applicable à la préparation en grand des élhérolés. De toutes ces teintures éthérées, celle de digitale est la seule qui soit fréquemment employée; elle l'est par gouttes dans des potions, ou un liquide approprié pour combattre les palpitations. Elle l'est aussi à l'extérieur, pure, sous forme de Uniment. Mais, d'après des expérimentations faites, il y a quelques années, il paraîtrait que l'éther, et surtout l'éther pur, serait impropre à se charger du principe actif de la digitale, d'où il résulterait que la préparation éthérée serait à rejeter. Teinture éthérée aromatique*. Esprit d'cther aromatique. Cannelle ............. 12 Gingembre........... 4 Poivre long........... 4 Semences de cardam. 6 Esprit d'éther sulfurique, litre........ 1/2 F. macérer et filtrez. Teinture éthérée d'ase-fétide. Ase-fétide pulvér___100 Ether suif a!c.(0,758D). 500 F. macérer dix jours, en ayant soin d'agiter de temps en temps, et filtrez à couvert {Codex). Préparez ainsi les teintures éthérées de i Baume de Tolu, Succin, et, en général, les teint, éthérées des résines et des g.-résines. Teinture éthérée de cantharides. Cantharides pulvér.... 10 Ether acétique....... 100 Faites macérer 10 jours, passez avec expression et filtrez (rode*). Rubéfiant à l'extérieur, dans l'apoplexie, la paralysie, les rhumatismes chroniques. Teinture éthérée de castoréum. Castoréum pulv ....... 10 Ether aie. à 0,758 .... 100 Op. comme pour rétliéroléd'asa-fœtida.((7od.) Prép. de même les éthérolés d'ambre gris, de musc. Teinture éthérée de chlorure de fer. T. de Bestuchef ou de Klaproth, Alcoolé de chlorure de fer éthéré. Perclilorure de fer sec. 1 Liqueur d Hoffmann.... 1 Conservez à l'abri de l'air. {Ane. Codex.) C'est cette même préparation qui a porté le nom de Gouttes d'or du général de Lamothe. Dans l'origine, selon Guibourt, cette teinture contenait réellement de l'or, puisqu'elle teignait en violet le linge et la peau ; plus tard elle ne contint plus que de l'alcool et du sublimé corrosif, ainsi que les Gouttes blanches du même. Quelques formulaires mentionnent une Teinture de fer acétique éthérée ou Ether acétique martial de Klaproth, préparée avec acétate de fer liquide, alcool et éther acétique. Teinture éthérée d'iodoforme (Odin et Ley marie). Iodoforme cristallisé.. 1 Éther à 60» Bé....... 4 Dissolvez dans un flacon en verre rouge par simple agitation. Employée comme topique. TEINTURE ETHÉRÉE DE MASTIC. — TÉRÉBENTHINE DE VENISE. 1001 Teinture éthérée de mastic. Mastic pour les dents; tinctura œtherea cum mastiche. Mastic en larmes choisies.. ^0 Éther rect. du com, 10 Après qq. jours de contact de l'éther avec un excès relatif de mastic, décantez et distribuez le liquide épais dans de petits flacons à l'émeri à large ouverture {Codex). Préparez de même le mastic dentaire en remplaçant l'éther par le chloroforme. Le mastic dentaire au benjoin s'obtient en dissolvant 20 p. de benjoin en larmes dans 10 p. d'éther rectifié du commerce (Codex). TÉRÉBENTHINES. Oléorésines. (Guib. ) Terpentin, al., dan., rus.; Tnrpentine, ang.; Tremen- tina, ar., esp., it.; ïerpentyn, hol.j Terebenthina, POR-; Balsamer, su. Les térébenthines sont des composés naturels, de consistance molle, formés par le mélange d'une ou plusieurs résines acides et de carbures : les végétaux qui les fournissent appartiennent à la famille des Conifères et des Térébïnthacées. Quelques-unes découlent spontanément des arbres qui les contiennent, mais le plus grand nombre est obtenu par les incisions. Incolores pour la plupart lorsqu'elles exsudent, elles prennent avec le temps une couleur jaunâtre plus ou moins foncée. Leur odeur est en général très-forte, et leur saveur chaude et acre. Les térébenthines jouissent de la faculté de dévier la lumière polarisée en sens et en intensité divers, selon leur origine ; de sorte qu'on peut mettre à profil cette faculté pour distinguer les térébenthines les unes des autres. Les térébenthines font depuis très-longtemps partie de la matière médicale. Ce sont des excitants énergiques, très-utiles dans les catarrhes chroniques de la vessie ; on les a conseillées aus^i dans les catarrhes chroniques des poumons. A l'extérieur, elles sont souvent employées contre les pleurodynies et les rhumatismes musculaires. Térébenthine du Canada. Baume du Canada, Tèrêbmth. du sapin balsamifère; Balsamum canadense. Canadabalsam, su. Elle est fournie par Vabies bahamea, qui croît au Canada. Demi-fluide, d'une transparence parfaite, presque incolore, à moins qu'elle ne soit ancienne; alors elle est d'un jaune d'or; odeur forte, particulière, très-agréable; sa saveur n'est pas très-amère. Elle est très-siccative; elle devient sèche et cassante à la surface, même dans les bouteilles fermées en vidange. Très-imp.arfaitement soluble dans l'alcool. On la donne quelquefois pour lé véritable baume de Gilead, comme quelquefois aussi on lui subst. à elle-même la téréb. de Strasbourg. Térébenthine de Chio. T. de Chypre, térébenthine du téribinthe ; Tcrébinthina chia, s. pistaciœ, s. vera, s. cypria. Cyprischer Terpentin, al.; Chian turpentine, ang.; Tre- mentina di Cipro, it. Elle est fournie par le Tistacia terebinthns (Térébinthacées), arbre qui croît dans le Levant. C'est la première térébenthine connue, c'est le Pt,tîvyi Tépu.ivÔGu de Dioscoride. Elle est consistante, nébuleuse, quelquefois opaque, grise ou jaune verdâtre, d'une odeur de résine élémi ; sa saveur est parfumée , sans àcreté et rappelant celle du mastic; incomplètement soluble dans l'alcool, très-soluble dans l'éther. Selon quelques auteurs, ce serait la véritable térébenthine dite de Venise, que les Vénitiens allaient jadis chercher à Chio, et apportaient dans leur pays, dont elle a pris le nom. Térébenthine de la Mecque. Cette térébenthine, plus souvent nommée Baume de la Mecque, B. de Judée, Égtjptien, Oriental, de Constantinople ou de Gilead (Mec- kaixiMam, su. Kiabé pelessenki, tdr.) est produite par YAmyris opobalsamum , L. Balsa- modendrum opobalsamum , K. (Térébinthacées), arbre qui croît naturellement dans l'Arabie Heureuse. Suivant Prosper Alpin, ce produit serait de deux sortes, l'un obtenu par incision , l'autre par ébullition dans l'eau; ce serait celui-ci qui viendrait en Europe, celui-là étant réservé pour le grand seigneur. Quoi qu'il en soit, cette térébenthine nous vient de Turquie, contenue dans des flacons en étain, carrés et ornés de figures. Elle est de consistance sirupeuse, limpide, jaunâtre à l'état récent, blanchâtre et opaque lorsqu'elle est vieille; elle devient même solide. Odeur anisée vive et pénétrante, et saveur aromatique acre. Il n'y en a plus de véritable aujourd'hui dans le commerce. On l'estime stomachique el béchique. Elle est surtout employée comme parfum. C'est le huante de l'Ancien Testament, le BâXaapov de Théophraste et de Dioscoride. Térébenthine de Venise. T. du mélèze ou de Briancon ; Tcrébinthina Veneta. Vcnedisk terpentin. su. Elle est produite par le mélèze, Larix curo- pœ((,DeC, Abies Larix, Lam., Pinus larix, L. (Conifères), arbre qui croît en Europe. Elle est ordinairement assez liquide, transparente, un peu verdâtre; son odeur est forte, mais non désagréable ; sa saveur est trôs-âcre et très-amère. Elle contient de 18 à 25/100 d'huile volatile. Elle se solidifie avec le temps. (Voy. Téréb. de Chio.) Elle nous vient aujourd'hui de Briancon et 1002 TÉRÉBENTHINE DE VENISE. ■ surtout de Trieste. Elle dévie à droite le plan de polarisation ; ce pouvoir rotatoire est dû à la lésine qu'elle contient, car son essence est lévogyre. La térébenthine pise et dont le nom vient, sans doute, de celui de la ville italienne, nous paraît être une téréb. de Venise commune. M. Weraer a recommandé la solution alcaline de térébenthine de Venise (térébenthine de Venise, 100; bicarbonate de soude, 25; eau distillée, 1000) comme topique, pour le pansement des plaies ; c'est une espèce de savon de térébenthine pi us Isoluble que la téré- bentbine prise isolément. (V. Un. ph., 18G5.) Térébenthine de Strasbourg^*. T. claire d'Alsace ou des Vosges, d'Allemagne ou de Suisse; Bigeon (Olio d'abete, it.). La Térébenthine d'Alsace (Térébenthine nu citron ou Citriodore) découle des troncs du Sapin vrai ou Sapin argenté (Abics pectinata DC. ou Pinus yucca L.) que Ton exploite surtout dans les Vosges. Elle est d'une consistance de miel, visqueuse, couleur peu prononcée, jaune verdàtre ; odeur agréable ; saveur très-amère jointe à une grande àcreté à la gorge ; peu siccative, solidifiable par 1/1G de magnésie, incomplètement solublë dans l'alcool rectifié. Elle est dextrogyre. D'après Fluckiger la térébenthine de Strasbourg contient 72,2 p. 100 de matières résineuses (acides sylvique, pinique et pimarique) et 27,8 p. 100 d'une essence de térébenthine lévogyre. C'est elle qu'on emploie pour obtenir la Térébenthine cuite. Voici comment se fait l'opération : on met dans une bassine ce que l'on veut de térébenthine avec Q. S. d'eau, et on fait bouillir jusqu'à ce qu'en faisant tomber un peu de térébenthine dans de l'eau froide, elle y devienne sèche et cassante ; on la conserve dans un pot. Pour la transformer en pilules, on la ramollit dans l'eau tiède et l'on conserve les pilules sous l'eau, ou bien on les roule dans de la poudre d'amidon ou de magnésie. On fait ces pilules de 20 centig. Térébenthine de Bordeaux*. T. de cheval ou commune, ou du pin maritime; Résina pini liquida, T. vulgaris. Gemeiner Terpentin, al.; Eatingie roomie, ar.; Zung- barie, per.; Terpentin. su. C'est la plus commune des térébenthines. Elle est fournie dans le département des Landes par le Pinus maritima (Pinus pinaster), qui fait l'essence des bois des départements de la Dordogne et surtout des Landes, depuis Bordeaux jusqu'à Bayonne; dans le nord de l'Europe, par le P. si/lcestris; aux Etals-Unis, par le P. palustris. (Conifères.) TEREBENTHINE DE BORDEALX. Elle est épaisse, grumeleuse et se séparant en deux couches, l'une transparente, colorée, l'autre grenue, consistante et opaque ; odeur forte et désagréable ; saveur acre et amère ; très-siccative à Pair, très-solidifiable par la magnésie et entièrement soluble dans l'alcool. Elle est lévogyre. Elle renferme 12/100 d'huile volatile. On l'obtient par incision. La térébenthine brute ou gemme, mélange de térébenthine et de matières étrangères, est épurée pour avoir la térébenthine fine du commerce, et la térébenthine commune, propre à la distillation. La première est dite au soleil ou à la diaudière suivant qu'elle a été séparée de la gemme par une simple exposition au soleil, ou par une température modérée; quant à la seconde, on la retire de la gemme chauffée à feu nu en vases couverts et filtrée sur de la paille ; c'est un mélangé d'essence et de résine (colophane) que l'on sépare à l'aide de la distillation (V. Un. pharm., 1863). La Térébenthine de Boston, fournie par le P. Australû, et celle d'Amérique ou de la Caroline, produite par le.P. teeda ou palustris, possèdent les mêmes propriétés. Mais leur odeur est moins désagréable. Quelques térébenthines américaines ont même une odeur de rose. La térébenthine dite Baume de Riga ou Baume des Carpathes ; Balsamum Libaui, est obtenue des pousses du pinus cembro que l'on brise, que l'on fait macérer pendant un mois dans l'eau avant d'en retirer la térébenthine. Elle est liquide, pellucide. —Diurétique vulnéraire. (V. Sapins et Teint, de bourg de sap.) La térébenthine dite Baume de Hongrie; Résina strobilina, est retirée du pinus rnugho. Distillée, elle produit une sorte d'essence de térébenthine, nommée huile de Templin ; Oleum templinum (Krumhoh oil , ang.), qui est jaune d'or et d'une odeur agréable. Quelquefois on ajoute de la térébenthine de Bordeaux au copahu pour le rendre solidifiable. Elle peut, en effet,être solidifiée par les alcalis, à la manière du copahu. La partie résineuse des térébenthines de pins et sapins contient quatre résines : Acides pimarique, pinique, sylvique (isomères), et une résine indifférente. PRODUITS SECONDAIRES DES TKRÉDCXTHINES. ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE, HllUe Volatile de térébenthine ; Oleum terebenthirUè s. spicœ (Terpentinôl, al; Turps, Oil of turpentine, ang; Olio di trementina, it. ; Terpentinolja, se.)*. On l'obtient par la distillât, de la térébenthine, et plus particul. de la térebent. de Bordeaux (dite commune) ; l'Amérique du Nord fournit aussi ce produit à l'Europe en quantité considérable. L'essence brute étant toujours ESSEiNCE DE TÉRÉBENTHINE. 1003 un peu visqueuse et colorée, on la rectifie en la distillant avec de l'eau et en l'agitant avec du chlorure de calcium. Elle est très-fluide, incolore, d'une odeur forte et désagréable, très-inflammable (à 35 oc ) ; elle est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, mais au contraire l'éther la dissout fort bien; elle est miscible aux huiles grasses et volatiles, en toutes proportions. Sa densité est de 0,86; elle bout à 156 oc . Un froid de — 8° centig. y fait déposer des cristaux. L'essence pure bout entre 159 et 160°; à-f- 15 oc , elle marque 78° à l'alcoomètre de Gay-Lussac (Barbet). Elle a une très-grande affinité pour l'iode, qu'elle dissout en faisant quelquefois explosion. Elle dissout aussi le soufre (en petite quantité), le phosphore, les résines, les graisses, le caoutchouc. M. Bouchardat a fait voir qu'on augmentait beaucoup son pouvoir dissolvant pour cette dernière substance en la distillant à plusieurs reprises sur de la brique pilée. D'après Nimmo, son odeur et sa saveur désagréables peuvent être enlevées en grande partie en l'agitant avec un huitième de son volume d'alcool rectifié, et répétant plusieurs fois ce traitement. En opérant la distillation de la térébenthine à l'aide de la vapeur d'eau surchauffée, l'essence n'a pas d'odeur désagréable. Les essences de térébenthine du commerce font dé\icr différemment la lumière polarisée selon leur provenance et aussi selon la manière dont elles ont été obtenues. C'est ainsi que, parmi les diverses variétés d'essence de térébenthine retirées du Pinus maritima, P. australis, P. abies, P. sylvestris, la première, l'essence de pin maritime ou Essence française, dévie à gauche les rayons de lumière polarisée, tandis que l'essence de pin austral ou essence anglaise les dévie à droite. L'essence de térébenthine jouit de la propriété de former un hydrate, cristaux du Wig- gers, terpine; bihgdrate dr térébenthéne. \Vig- gers avait observé que, dans certains médicaments employés en médecine vétérinaire et constitués par un mélange d'alcool fortement acidulé d'acide nitrique et d'essence de térébenthine, il se déposait une quantité considérable d'une substance cristallisée. M. Deville, reprenant les expériences de AViggers, a trouvé que les proportions convenables pour obtenir ces cristaux étaient les suivantes : U litres d'essence de térébenthine, 3 litres d'alcool à 90° et 1 litre d'acide azotique du commerce ; au bout d'un mois ou desixsemaines, surtout auxrayons solaires on peut déjàobtenir 225 gram. d'hydrate purifié : l'essence continue à se transformer, et l'on obtient une quantité considérable d'hydrate. M. Deville a aussi observé que les essences de cédrat, de citron et de bergamote donnent les mêmes résultats ; elles fournissent avec un mélange semblable des hydrates de même forme et de même composition. Il en est de môme de l'essence de Laurier (Stenhousr), des essences de Basilic et de Cardamome. (Dumas et Pcligot.) L'essence de copahu a donné quelques cristaux au bout d'un temps très-long. Ces hydrates peuvent se former dans d'autres circonstances. La terpine obtenue par le procédé ci-dessus se présente sous forme de cristaux prismatiques droits à base rhombe, inodores, d'une limpidité parfaite, solubles dans 200 gr. d'eau froide et 22 gr. d'eau bouillante : 100 p. d'alcool à 85° en dissolvent 14 p. 9 à ■]- 10°. Elle a été préconisée par M. le D r Germain Sée comme un modificateur énergique de la muqueuse respiratoire et un antisécrétoire puissant. Dose : 0,60 à 1,20 par jour, sous forme de pilules. Outre cet hydrate, à 6 équivalents d'eau, l'essence de térébenthine forme avec l'eau 3 autres hydrates : à h, 2 et 1 équivalent d'eau. Le Terpinol est un produit huileux à odeur de jacinthe et de muguet, obtenu par distillation de la terpine en présence de l'acide sul- furique dilué. L'action du gaz chlorhydrique sur l'hydrate de térébenthine est fort curieuse : en effet, il en élimine l'eau et le transforme, non pas en chlorhydrate de térébenthine (camphre artificiel de térébenthine), mais en un produit qui est identique avec le camphre de citron ; lorsqu'on chauffe ce chlorhydrate, il perd une partie de son acide; traité alors par du potassium, il donne naissance à une huile fluide et incolore qui possède l'odeur ainsi que toutes les propriétés physiques et chimiques de l'essence de citron. M. Deville a donc résolu le problème, posé déjà depuis plusieurs années, de la transformation de l'essence de térébenthine en essence de citron. L'essence de térébenthine du commerce contient toujours un peu de résine; pour certains usages pharmaceutiques et pour le nettoyage des étoffes, elle a besoin d'être purifiée par distillation. Celle qui provient de la distillation des bois résineux en vases clos, est fortement colorée en brun et contient 30 à 40 0/0 de goudron en dissolution ; on l'épure en l'agitant vivement avec 2 0/0 d'acide sulfurique à 66°, laissant reposer et décantant, puis ajoutant dans la partie décantée un peu de carbonate de chaux pour neutraliser l'acide qui a pu être entraîné, et distillant (Mathieu). (V. Rev. pharm., 1859-60). Lorsqu'on fait arriver du gaz chlorhydrique 1004 COLOPHANE. I dans l'essence de térébenthine, il est absorbé en grande quantité ; il en résulte un composé cristallin nommé camphre artificiel, découvert par Kindt, c'est le chlorhydrate de camphène ou de dadyle, et un camphre liquide, de même composition que le précédent; c'est le chlorhydrate de peucyle ou de peucyléne. Soit par l'application de la chaleur seule, soit par l'action des acides minéraux ou organiques ou du chlorure de zinc, l'essence de térébenthine peut éprouver diverses tians- formations moléculaires et se convertir en un grand nombre de composés isomeriques. Hippocrate, Dioscoride, Galien, connaissaient quelques-unes des propriétés médicinales de l'huile volatile de térébenthine. C'est un agent thérapeutique très-précieux et dont aussi les applications sont fort nombreuses. A très-forte dose, elle deviendrait vénéneuse; elle exerce toujours une action physiologique considérable. On connaît Yodeur de violettes qu'exhale l'urine des personnes qui ont respiré, même passagèrement, un air chargé des vapeurs de cette essence; or, celles-ci paraissent agir comme poison hyposthénisant sur les hommes et les animaux. Elle a été préconisée dans le catarrhe vésical chronique (médecins anglais), les dévoiements colliquatifs, la phthisie avancée (Baylivi, Van Swiéten), les névralgies (Home, Thiltcnius, Pitcaim, IMcamier, Martinet), contre les vers intestinaux et surtout le taenia (Chaumeton, Peschiez, Kennedi, Me rat), contre les calculs biliaires (Ettmidler.Bianchi,Boerhaave,BagHri, Durande), dans les coliques hépatiques (Bu- rancle), la blennorrhée, les hemorrhagies, {Douglas, Chapman), le rhumatisme, la scia- tique, la néphrite, la goutte, les tympanites, la rétention d'urine, la constipation opiniâtre, la salivation mercurielle, pour l'expulsion d'bydatides par l'urètre. C'est le contre-poison du phosphore (Personne), etc. A l'extérieur, on l'emploie sous forme de pommade , de liniment, de fomentations, d'injections, sur les ulcères indolents. La charpie imbibée d'essence de térébenthine a été employée avec succès, aux Etals-Unis et en Belgique, dans le pansement des plaies gangreneuses, dans le traitement de la pourriture d'hôpital. Appliquée pure et à l'air libre, à l'extérieur, elle ne produit qu'une simple rubéfaction à la peau, mais préservée de l'action de l'air elle détermine une inflammation très- intense sans aller jusqu'à la vésication. Les Anglais, qui emploient beaucoup l'essence de térébenthine intérieurement et extérieurement, préconisent, dans le premier cas, la préparation suivante (Emuhion têréb.) pour l'administrer à petites doses : on triture 4 gram. d'essence avec du jaune d'œuf, et on ajoute peu à peu 4 gram. d'esprit de cannelle, autant de sirop et 45 gram. d'eau. Ils l'emploient comme purgatif de cette manière : 24 gram. d'huile de ricin et 8 d'essence de térébenthine, avec 30 gram. d'eau de menthe et 4 gram. de liqueur de potasse. Le Liniment de S. Jean (S. John Long's liniment, ang.) est un mélange d'essence de térébenthine et de vinaigre, unis à l'aide d'un jaune d'œuf. La médecine vétérinaire fait le plus fréquent usage de l'essence de térébenthine. Dans les arts, elle sert de dissolvant du caoutchouc, des résines et autres corps ; on l'emploie dans la fabrication des cuirs vernis. On sait qu'elle sert de délayant pour les couleurs communes, et qu'avec l'alcool elle constitue le mélange dit Gaz ou hydrogène liquide, que Fennings proposa, dès 1831, pour l'éclairage, mais qui oifre des dangers fréquents d'explosion. Le Baume de térébenthine ÇDutch drops, ang.) est obtenu en distillant l'essence dans une cornue jusqu'à ce qu'elle se colore en rouge. L'Huile de sapin, qu'il ne faut pas confondre &\cc sa térébenthine, nommée aussi en Italie olio aveto (huile de sapin), ni avec l'essence de térébenthine, est extraite dans quelques localités de l'arrondissement de Saint- Dié (Vosges), par l'expression à chaud des graines du pinus picea L. ou ahies pectinata de C. L'huile de sapin est d'une couleur brune verdâtre, d'une consistance demi-liquide : elle dépose abondamment par le repos, et a une odeur balsamique rappelant l'essence de citron. Dans quelques contrées des Vosges, cette huile sert à l'éclairage, donne un noir de fumée très-abondant et lait partie de différentes préparations antipsoriques et antirhumatismales populaires. (V. p. 815.) Colophane, Arcanson; Pixgrœca (Kolopho- nium, Geigenharz, al. Colophony ang. Calafo- nia, ab.. Colofonia, it. Harts,Kolofonium,sv.)* Venant autrefois, selon Pline, de Colophane, Mlle de l'Asie Mineure, fondée par les Ioniens, ce produit devrait prendre le nom de Colophone. Lorsqu'on a distillé les térébenthines du commerce et qu'on en a retiré toute l'huile essentielle, on obtient la Colophane et les Brais. La colophane est le produit le plus pur, celui qui a le moins de couleur et le plus de transparence. Les brais sont les produits colorés et plus ou moins opaques. La colophane est solide, vitreuse, transparente, cassante, d'un jaune d'or, inodore à froid; c'est la plus fusible de toutes les résines; elle est soluble dans l'alcool, l'éther, la benzine, l'ammoniaque, dans l'acide suifurique qui la colore en orange vif et foncé (Sacc). TÉRÉBENTHINES. 1003 Agitée avec de l'alcool dilué elle fournit l'acide Abiétique. Les acides Pinique, Pymarique, Sylviquc, qu'on avait signalés dans la colophane sont considérés aujourd'hui comme de l'acide abiétique impur. Elle entre dans différentes compositions onguentaires, et sert en poudre* comme moyen mécanique pour arrêter le sang des piqûres de sangsues. On l'emploie à la fabrication des savons fins de résine. Les produits de sa distillation sont deux huiles; l'une est la vive essence, l'autre, l'Huile lourde (Rési- néine de M. Frémy). La vive essence se fractionne en deux autres : l'une, identique au té- rébène de M. Deville ; l'autre, plus légère, qui traitée par l'acide sulfurique, puis par l'eau, développe une odeur de thym, et chauffée en vase clos, donne une odeur de menthe poivrée; d'après M. Gerrard, cette résine peut dissoudre environ k °/ 0 de phosphore; il l'a proposée, sous le nom de résine phosphorèe, pour en faire, après son mélange avec Q. S. de sucre blanc pulvérisé et quelques gouttes de teinture de tolu, des pilules renfermant 1 milligr. de phosphore (V. Un. ph. 1874). Galipot, Barras, Oliban de France, Encens de Thuringe; Thus fœmininum (Fran- kincense, Perrosin, ang.). C'est le produit de l'évaporation spontanée, dans l'arrière-saison, de la térébenthine sur le tronc des arbres. Il est sec, en morceaux mamelonnés, larmeux, jaunes. Le galipot distillé fournit l'Huile de raze. Dans les Landes, le barras brut est épuré par la liquéfaction dans une chaudière et par fdtration à travers un lit de paille, puis distillé. Ce barras purifié donne, par distillation, de l'essence ou huile de résine, analogue à l'essence de térébenthine, et de la colophane ou du brai sec, ou de la résine molle. Poix blanche ou de Bourgogne* ; Poix jaune, Pix burguudica, s. alba, s. a/rida, s. abietina [Burgundisches Pech, Weihrauch, al. Pitch, ang. Pez, esp., por. Pece, it.). D'après Guibourt, ce serait le produit direct d'incisions faites à la Pesse ou faux sapin, Abies excelsa. Elle se présente en masses sèches, d'un blanc jaunâtre, opaque, prenant la forme des vases qui la contiennent, et ayant une odeur de térébenthine. Elle contient quelquefois jusqu'au tiers de son poids d'eau qui y existe naturellement ou qui lui a été ajouté frauduleusement. Elle arrive du lieu de récolte, contenue dans une sorte de barils coniques nommés Tinettes d'où les droguistes la dépotent pour la mettre dans des vessies de porc. Elle entre dans la composition de différents emplâtres. On l'emploie souvent elle-même en écussons comme dérivatif; on saupoudre quelquefois ces derniers d'émétique. Poix résine, Résine, Résine jaune ; Résina pini, Pix résina, s. stcca {Gemeines Harz, al. Resin, ang. Leban stiami,An.Per résina,Résina giolla, it.)*. Elle s'obtient au moyen du Brai qu'on met dans l'eau bouillante et on bat le mélange pendant environ 20 minutes. Elle est jaunâtre, solide, friable. La résine commune soumise à la distillation sèche, outre un résidu résineux qui reste dans la cornue, donne une huile grasse consistante dite huile de résine pyrogénêe et une huile essentielle fluide. Cette dernière est connue aussi en fabrique sous le nom de Vive essence. Agitée avec 5 0/0 de noir animal, lavée à l'eau chaude, et rectifiée sur du noir, elle donne une huile blanche, propre à l'éclairage. Quant à l'huile pyrogénêe qui s'obtient aussi, dans les Landes, par la distillation du brai sec, du barras ou de la gemme, elle sert en peinture après avoir été rectifiée ; brute, on en fait une graisse végétale, pour le graissage des machines, en la brassant avec 20 0/0 de chaux délitée et de talc en poudre fine ; à la façon des graisses minérales paraffinées de pétrole brut. Poix noire, Résina nigra, Pix atra, s. migra, Palampissa (Pece nera, it.). Elle est le produit de lacombustion des filtres de paille qui ontservi à l'épuration de la térébenthine et du galipot, ainsi que des copeaux de sapin. On dispose le tout en tas, et on y met le feu. La résine fondue est conduite dans une cuve pleine d'eau où elle se sépare en une matière demi-solide qu'il faut rapprocher pour avoir la poix noire, et en une autre qui surnage et que l'on nomme Huile de poix ou Pisselœon. C'est un produit noir, friable, facile à ramollir et d'une odeur empyreumatique. Brai gras, Poix navale. S'obtient par la fusion de la colophane, de la poix noire et du goudron ensemble. Dans les Landes, le brai gras est préparé en brûlant la paille qui a servi à l'épuration de la gemme et du barras, et les autres résidus de fabrication ; il s'obtient aussi en ajoutant du brai sec au goudron; ou bien on l'extrait du goudron de bois très-résineux dont on sépare le produit le plus chargé en résine. Il est mou et sert à la confection d'un mastic pour enduire les citernes ; dissous dans le goudron, on l'emploie dans la marine au calfatage des navires. Le coaltar esl le goudron minéral. Le brai sec est un mélange de poix noire et de colophane. Dans les Landes, on donne ce nom à la résine transparente, brune, résidu de la distillation des térébenthines communes. On l'emploie à la fabrication des savons communs de résine, des torches, des boules dites pyrogènes ou pyrophiles, très- employées dans l'économie domestique. Le brai sec filtré et additionné de 6 0/0 d'eau, ou bien le mélange de brai sec (3 p.), de galipot (1 p.) et d'eau en quantité variable 1006 donne la résine jaune, molle, dite hydratée, qui sert principalement, en Bretagne, à l'éclairage des ménages pauvres. Noir de fumée (Lamp black, ang.; Tizne, esp.)- C'est le produit de la combustion des résidus résineux que l'on reçoit sur des toiles grossières tendues au-dessus du brasier. Le Goudron a été traité à sa lettre, p. 527. Sous le nom d'hydrate de terpUéne on a préconisé le produit obtenu en distillant dans le vide à très basse température les gemmes des Pinus mantirna et (instruits; il se forme ainsi du Térébène que l'on mélange avec de l'eau distillée et on fait absorber au tout de l'oxygène à saturation. Le liquide acquiert ainsi des propriétés ozonisantes ; il est employé en pulvérisation, en vapeur et à l'état liquide : c'est un désinfectant de premier ordre. ; THALLINE. Cette substance découverte par le professeur Skraup, de Vienne, est un antipyrétique comme l'anlipyrine. Elle dérive primitivement de la quinoline qui, par une série de transformations, lionne la tétrahydroparaméthyloxyqmnoUne ou tétrahydroparaquinanisol CH 6 , H 4 Az, (OCH 3 ) ou plus simplement thâlline. Ce nom rappelle la propriété caractéristique de ce corps de se colorer en vert émeraudepar le perchlorure de fer. La thâlline se présente sous forme huileuse mais donne, avec les acides (chlorhydrique, tar- trique, sulfurique), des sels cristallisés. C'est sous cette forme qu'on l'emploie a la dose de 0,40, 0,20 à 0,75 centigr. Le sulfate a une odeur caractéristique d'anisol et le tar- trate de eoumarine. Le sulfate est soluble dans o fois son poids d'eau froide, à peine soluble clans l'éther et le chloroforme. THAPSIA. Thapsie, faux fenouil; Thapsia Garganica (Ombellifères). Plante très-commune dans les pays chauds, particulièrement en Algérie (où on l'appelle Bou-Nefad), en Sicile, et déjà connue de Dios- coride, de Théophraste, de Pline, de Galien. Suivant Dioscoride, elle tire son nom de l'île de Thapsos où elle lut découverte; du temps de Théophraste, on la trouvait le plus abondamment sur le promontoire dit Garganum (aujourd'hui, Gargano) ; de là son épithète de Garganica. Sa racine, très-àcre, très-amère, est employée quelquefois pour remplacer le turbith comme purgatif; l'écorce de cette racine contient une résine jaune molle, très-rubéflante (Résine de Thapsia), que MM. Reboulleau et Bertherand ont fait connaître en 1857, et avec laquelle on prépare un collodion, un sparadrap et un taffetas rubéfiants liquéfiée soit avec de l'alcool ou de l'huile, on en fait, à l'aide d'un pinceau, des applications rubéfiantes. THALLINE. — THE. Ecorne de racine de thapsia incisée... Alcool à f>oo ........................ Q.V. O.S. Lavez à l'eau tiède l'écorce de racine de thapsia, faites-la sécher et pulvérisez-la grossièrement. Faites digérer à chaud et à deux reprises avec l'alcool au bain-marie couvert. Décantez, filtrez et distillez pour recueillir l'alcool : le résidu est la résine de thapsia, mélangée d'une certaine quantité de matières étrangères. Lavez ce résidu à plusieurs reprises avec l'eau chaude, et, lorsque celle-ci ne dissoudra plus rien, évaporez au bain- marie en consistance d'extrait mou. (Codex.) D'après M. Heckel le Thapsia xiilosa pourrait remplacer le Th. Garganica. Certains auteurs ont prétendu que le Thapsia Silphium, de Viviani, produit le Silphium (ou Sylphium) des anciens, so.y.ct des Grecs, Laser ou Laserpitium des Romains; d'autres auteurs ont rapporté ce dernier à d'aufïes plantes ombellifères ; mais d'après M. Félix Déniau (V. Thèseinaugur., 1868), le silphium des anciens était connu vers l'an 608 avant Jésus-Christ, et est notre Asa fœtida, produit par l'osa disgunensis dcliœmpfer, et aussi par une collection de plantes qui fournissent un suc très-semblable, comme le Scorodosma fœti- dum de Bunge, le Marthen asa fœtida de Falconer, le Ferttla asa fœtida de Buhse, etc. (V. Un.ph. 1874). THÉ*. Thee, al., hol., Tea, ans.; Cha, Sciai, ak., duk;, per.; Tcha, ch.; The, dan., su.; Te, isp., it., roit.; Tjao, jav.; Tjeha, rus.; Tchaï, tur. Le thé est en Chine ce qu'est la vigne en France, un objet de la plus grande importance. Ce n'est qu'au milieu du xvn e siècle (1666) que l'usage du thé fut importé par les Hollandais en Europe, qui en consomme plus de 50 millions de kilog. (Angleterre, plus de 25 millions; Hollande, 1 million; France, 300,000 kilog. seulement; les Etats-Unis, 10 millions). D'après la légende chinoise fort longue et fort ampoulée, le thé aurait pris naissance de la paupière d'un prince chinois très-vénéré. Les nombreuses sortes de thé que l'on trouve, dans le commerce proviennent toutes du Thea chinensis ou sinensis (Camelliacccs ou Terns- trœmiacées), arbrisseau qui croît en Chine, au Japon, en Cochinchine, dans quelques contrées de l'Asie orientale et méridionale et dans l'Inde anglaise, cultivé d'une manière toute spéciale par les Chinois, et qui présente plusieurs variétés, les Thea bohea, viridis, stricto. Les feuilles de thé, telles qu'elles arrivent dans le commerce, sont torréfiées et enroulées. Lorsqu'elles ont auparavant subi une sorte de fermentation, elles donnent le thé noir. Quand on les a torréfiées directement, elles forment le thé vert. Les principaux thés noirs sont le thé bomj-bou ou Woo-e, le thé souchong ou THUYA. Seam-Schwng ou Saoutchong, le thé pèkao ou pekoe. Parmi les thés verts on distingue les thés ou hyswen ou hyson ou hê-chun, schoulang ou sehulang ou téhulan,poudre à canon ou cftoo- e/ta, impérial ou /te«rs de J/ié. Depuis une quinzaine d'années la fabrication du thé en briques paraît être en usage chez les Chinois (V. Un. ph. 1871). Le thé du Japon s'exporte exclusivement en Amérique (V. Bull, de l'Un. ph. 1873). Le thé contient du tannin, de l'acide quercitannique, de la caféine ou théine (2 à 3 p. 100), de V acide bohéique (?), une huile volatile, de l'extractif, une matière colorante, de la cire, de la cellulose, de la gomme, une résine, de la chlorophylle, de l'albumine ou de la caséine, des matières minérales (Péligot, Mulder, Stenhouse, Roehleder). M. Weppen a récemment signalé la présence de Yac. cinna- mique dans les thés de Chine (?) (V. J. ph. 187/i). 11 paraîtrait, toutefois, que les effets physiologiques de la théine et de la caféine ne sont pas tout à fait les mêmes (Levai). L'infusé de thé (pp. 5 à 10 :1000) est stimulant, stomachique, mais beaucoup plusemployé comme boisson d'agrément que comme préparation médicinale. Il atténue l'amertume du sulfate de quinine. En mêlant l'infusé de thé avec du sirop de capillaire, on a ce que les limonadiers appellent Bavaroise à l'eau : quand on y ajoute encore du lait ou de la crème, on a la" Bavaroise au lait ; puis encore du chocolat, on a la Bavaroise au chocolat. ïncomp. : eau de chaux, gélatine, sels de fer, vases métalliques non étamés ou non argentés. Par un abus de mot, quelques personnes, en France, nomment thé toute substance employée en infusion : ainsi elles disent thé de fenouil pour feuilles de fenouil, thé de mélisse pour mélisse, thé purgatif, etc. Sous le nom de thé de Sicile, M. Frosini Marie (la a proposé, comme succédané du thé de Chine, le mélange suivant : feuilles de fumeterre 90, de noyer 90, d'oranger 20 ; eau distillée 240. Un très- sérieux succédané du thé est le Maté du Paraguay. Pour les thés divers. V. la table THUYA. Arbre de vie; Thuya occidentalis. (Conifères.) Lebensbaum, kl.; American arbor vita;, ang.; Livestrœ, dan.; Arbol de la vida, Tuya, esp.; Levensboom, hol.î Albero di vita, it.; Aarvore da vida, poa.; Lifstrœp, su. Arbre de l'Amérique septentrionale cultivé en France dans les jardins botaniques, dont le bois passe pour diaphorétique, et a été conseillé dans le traitement de la syphilis. Les feuilles et le bois du thuya occidentalis ont été autrefois employés à l'intérieur et à l'extérieur comme expectorants, sudorifiques, antirhlunatiques et diurétiques; mais depuis THYM. 1007 longtemps ils étaient tombés en désuétude, lorsqu'on 1828 des médecins allemands recommandèrent l'huile éthérée de la plante comme anthelminthique. Plus tard, un médecin polonais vanta cette huile essentielle comme un moyen topique des plus précieux contre les condylômes rebelles. L'emploi de la teinture alcoolique des feuilles a donné au docteur Mohnike, de Berlin, de très-belles cures dans ces dernières affections. Nous avons vu que la sandaraque était produite par le thuya articulata dont les feuilles ont été proposées, sous forme de teinture, contre les excroissances vénériennes rebelles. Les Arabes emploient la poudre de feuilles comme hémostatique, et en recouvrent la plaie produite par la circoncision. Nous mentionnerons ici une plante de la famille des conifères, Vif commun (taxas baccata) (dérivé de if ou iw, qui signifie vert, en celtique), très-répandu en France et dans la majeure partie de l'Europe. Pline en faisait le symbole des plantes vénéneuses, et de son nom latin, dériverait, suivant lui le mot grec ToÇôtov, poison. Ses feuilles, d'un vert noirâtre, en poudre, ou sous forme d'extrait, ont de tout temps été reconnues dangereuses pour l'homme et les animaux, principalement le cheval et le mouton. Au dire de Strabon, le suc des feuilles d'if servait aux Gaulois pour empoisonner leurs flèches. Les baies, d'un rouge vif, ne sont pas nuisibles ; Percy en fit autrefois préparer des gelées et un sirop contre la toux , les douleurs de la gra- velle. Les feuilles sont abortives comme celles de la sabine. THYM*. Farigoule; Thymus vulgaris. (Labiées.) Thymian, Gartenquendel, al.; Thyme, ang.; Ilascîa, AR.; Thymian, dan.; Toiuillo, esp.; Thym, hol.; Timo, it.; Tymian, Szmer wloski, pot.; Tomilho, POfl.; Timjan, su.; Ghirit keklighi, tur. Petit arbuste nain, cultivé dans les jardins. Ses propriétés sont celles des autres labiées aromatiques. 11 contient une grande quantité d'huile essentielle, dont on a extrait un hydrocarbure (thymène), isomère de l'essence de térébenthine, et un acide cristallisable, l'acide thymique ou thymol, présenté par MM. Bouilhon et Paquet, comme un succédané de l'acide phé- nique dans l'usage médical, en vertu de ses propriétés antiseptiques. Le mélange de : acide thymique h, tannin h, aniline 2, glycérine 100, a été employé avec succès par M. Paquet pour la conservation des pièces anatomiques. (V. Un. Ph. 1874.) L'acide thymique s'obtient de la manière suivante: Traitez l'essence de thym par un volume égal d'une solution aqueuse de potasse ou de 1008 TILLEUL. — TISANES. soude à I/o, agitez à plusieurs reprises pour faciliter la combinaison. L'acide thymique ou thymol se dissout en formant un composé soluble, tandis que le thymène, carbure d'hydrogène qui l'accompagne dans l'essence, ne se combine pas avec les alcalis et se sépare. Filtrez la solution obtenue et traitez-la par un acide, l'acide chlorhydrique, par exemple, qui met en liberté l'acide thymique. Purifiez par des lavages le produit obtenu, et, après l'avoir desséché, distillez-le. L'acide thymique ainsi préparé est liquide mais il ne tarde pas à se solidifier. Purifié par compression et par cristallisation dans l'alcool, le thymol se présente sous forme de tables rhomboïdales. Il se dépose quelquefois de l'essence de thym. Son odeur est douce et rappelle celle du thym. Il est peu soluble dans l'eau (I /3000 e ) et très-soluble dans l'alcool, il fond à i4° et bout à 230°. C'est un caustique puissant. Il possède toutes les propriétés de l'acide phénique et ne présente pas son odeur désagréable. Il peut renfermer, comme fraude, de l'essence de thym : on le reconnaît en l'agitant avec de la potasse ou de la soude en solution ; il se fait un thymate alcalin soluble et l'essence se sépare. Le thymol, dont l'usage se répand de plus en plus, n'est pas toujours retiré de l'essence de thym; il en arrive actuellement de grandes quantités de l'Inde, fournies par la distillation des seminoïdes d'une ombellifère, l'Ammi ou Ptychotis Ajowan; l'identité du thymol et de l'essence d'Àmmi a été démontrée par M. H. Miiller. Le thymol forme avec les alcalis des combinaisons définies ; comme l'acide phénique, il a été tantôt rangé dans le groupe des acides, tantôt dans celui des alcools. M. Berthelot le place au nombre des phénols, dont il a tous les caractères. Sa pharmacologie offre une analogie complète avec l'acide phénique, aussi bien au point de vue médical, que sous le rapport des propriétés chimiques. Il est, comme celui-ci, astringent, modificateur ou caustique, suivant le degré de dilution. Il arrête la fermentation putride et rend les tissus animaux imputrescibles. S'emploie en solution : Acide thymique..... 1 Alcool ............... 4 Eau................ 995 D'après le D r Campardon, l'essence de thym jouit de propriétés diaphoniques et diurétiques. Son action sur la muqueuse la rend très-utile dans la période catarrhale des affections des bronches, de l'urèthre, de la vessie. Comme antizymotique sa puissance est égale à celle 4e l'acide thymique. TILLEUL. Tilia europœa. (Tiliacées.) Linde, al., hol.; Bast, Limetree, ang.; Zahrzezafo-î ar.; Lind, dan., su.; Tilo, ESP.; Tiglio, it.; Lipo, po- Ihlamour, tur. Les fleurs ^* de tilleul, que tout le monde connaît, sont généralement employées en infusé (pp. 10 : 1000) comme antispasmodiques et diaphoniques. L'hydrolal de tilleul* est employé fréquemment comme excipient dans les potions. Elles contiennent : huile volatile, tannin, sucre, beaucoup de gomme, chlorophylle. Les fleurs accompagnées de leurs bractées, employées dans quelques localités, donnent une boisson moins agréable et moins active. Le tilleul des anciens est le Tilia argentea qui croît en Orient et est cultivé dans quelques jardins de nos contrées. Il est plus aromatique que le nôtre. (V. Un. ph. 1875.) TISANES. Boissons médicinales, Hydrolés; Ptisanœ. The, su. Une tisane est un médicament magistral, peu chargé de principes médicamenteux et qui sert de boisson habituelle aux malades. Elle a toujours l'eau pour excipient. Le mot tisane, tiré du grec miai-rn, qui signifie proprement orge mondé, fut d'abord appliqué à la décoction d'orge mondé. C'était la seule tisane que prescrivait Hippocrate. Aujourd'hui on fait des tisanes avec des racines, des bois, des feuilles, des fleurs, des fruits, des semences, quelquefois même avec des matières animales et minérales. Toute substance devant servir à faire une tisane doit être mondée ou lavée, privée des corps étrangers qui peuvent lui être adhérents ou mélangés ; elle doit être divisée à l'aide du couteau, des ciseaux ou du mortier (les fleurs exceptées), afin d'offrir plus de surface à l'action du liquide. L'eau devra être choisie aussi peu séléniteuse que possible; celle de puits, qui se trouve dans ce cas, devra donc être rejetée. En effet, cette eau, en raison du sulfate calcaire qu'elle contient, durcit les substances et les pénètre mal, et," de plus, donne une saveur désagréable au médicament. L'eau distillée serait même préférable ; il est reconnu que les infusions faites avec l'eau distillée conservent mieux la suavité de leur arôme et l'intégrité de leur couleur. Les tisanes se préparent par solution, macération, digestion et décoction. Comme on le voit, ces sortes de médicaments, qu'en général on croit si faciles à préparer, demandent plus TISANES. 1009 que de l'habitude et de l'attention, ils demandent encore une connaissance exacte des modifications que l'eau peut faire éprouver aux substances, dans les circonstances que nous venons d'indiquer. C'est une chose avérée que les préparations pharmaceutiques les plus vulgaires sont souvent ignorées ou oubliées de la plupart des praticiens, et que bien des embarras naissent pour eux au lit du malade, des notions imparfaites qu'ils possèdent sur la manière de préparer ce que cependant ils prescrivent journellement. Combien de médecins, en effet, dit Foy, lorsqu'il s'agit de déterminer si telle ou telle plante, si telle ou telle racine, doivent être traitées par décoction ou par infusion, très-souvent font bouillir ce qui ne doit être qu'infusé, ou ne font qu'infuser ce qui doit bouillir; erreurs qui, dans certains cas, peuvent avoir quelque importance pour la médication suivie. Ces considérations nous engagent à donner à l'article Tisane toute l'étendue qu'il réclame. La préparation des tisanes nous fournit l'occasion de parler des opérations pharmaceutiques suivantes, prises d'une manière générale en tant que l'eau est le véhicule employé. Solution. Nous avons dit ailleurs ce que c'est que ce mode opératoire, et nous avons dit que le produit se nommait solutum, et mieux encore soluté. Les tisanes préparées par ce moyen sont peu nombreuses. Macération. Elle s'exécute en laissant le véhicule et la substance dont on veut dissoudre les principes, plus ou moins longtemps en contact à froid. Le produit se nomme maaera- tum, et mieux macère. Si ce n'est sa lenteur, ce mode serait certainement le meilleur lorsqu'on veut obtenir les principes actifs et facilement solubles, comme les acides, le sucre, la gomme, l'extractif, dans toute leur intégrité, car elle ramène les sucs à ce qu'ils étaient avant leur dessiccation ; niais elle a l'inconvénient que souvent la décomposition se manifeste dans la masse avant que les substances soient entièrement pénétrées; il en serait tout autrement si le véhicule était le vin, le vinaigre, l'alcool, etc. Les tisanes préparées par ce moyen sont aussi peu nombreuses, et far. fermentescibles. Infusion. On fait une infusion en mettant la substance à traiter dans un vase et jetant de l'eau bouillante dessus. Ou couvre le vase, et lorsque le contact a été suffisamment prolongé, on passe. Le produit se nomme infusum, et mieux infusé. Sous le rapport de la saturation du liquide, l'infusé est dit léger ou chargé. On indique la durée de l'opération par le nombre de minutes ou d'heures. Courte pour les substances à tissu délicat, elle doit être de longue durée pour celles à tissu compacte. L'infusion est le mode auquel on a le plus souvent recours pour la préparation des tisanes ; c'est qu'en effet elle est applicable dans le plus grand nombre de cas. Elle agit également bien sur les substances d'un tissu léger et sur celles à tissu compacte, pourvu toutefois que celles-ci soient convenablement divisées. Il en est de même sous le rapport de l'état de fraîcheur ou de sécheresse des sub- (Fia 133 1 stances - Néanmoins, elle est plus 1 J ^ '' particulièrement applicable aux ra= cines amylacées, et en général à toutes les substances aromatiques. Un appareil commode pour faire les infusions en pharmacie est celui ci-contre (fig. 133) composé d'une petite bouilloire et d'une petite lampe éolypile. Digestion. Elle consiste à mettre une substance dans le véhicule que Ton maintient à une certaine température pendant un temps plus ou moins long. Elle s'opère de toutes les manières qui peuvent procurer de la chaleur sans faire bouillir le liquide : telle est l'apposition du vase digesleur sur les cendres chaudes, sur un bain de sable, dans la cucurbile d'un alambic ; telle est encore l'exposition au soleil {insolation des anciens). Le produit de la digestion se nomme digestum, et mieux, digeste. La tisane de salsepareille serait très- bien préparée par digestion. Décoction. L'action de faire bouillir un corps dans un liquide se nomme décoction. C'est donc à tort que l'on applique ce nom au produit qui doit être nommé décoetum, et mieux encore, décodé. Ce mode, très-employé jadis, est, avec de justes raisons, presque abandonné aujourd'hui. En effet, il a l'inconvénient grave d'allérerou de modilier souvent les propriétés médicinales des corps qui lui sont soumis; ou bien encore d'introduire dans les liqueurs des principes qui n'y doivent pas entrer, tels sont les principes tàcres de l'aunée et de la réglisse. Mais, si la décoction doit être rejetée dans le plus grand nombre de cas, elle est cependant indispensable pour certains autres. Ainsi, on aura recours à la décoction, toutes les fois que les matières que l'on veut atteindre ne peuvent se dissoudre que par une action prolongée de l'eau et de la chaleur. C'est pour cette raison que l'on traitera par décoction les semences des céréales, le lichen, le chiendent, le gaïac ; c'est pour cette même raison encore que l'on traitera par une ébullition prolongée les membranes animales, les os, la corne de cerf, pour obtenir la gélatine qui n'y 1010 TISANES. préexiste pas, et ne se forme que dans cette condition. Relativement à la saturation du liquide, le décocté est léger ou chargé. On fixe la durée de l'opération, soit par le nombre de minutes ou d'heures, soit par la quantité de liquide à évaporer : on dit décoction avec évaporation d'un quart, d'un tiers, de moitié : faites bouillir 10 minutes, demi-heure, etc. Maintenant que nous savons ce que c'est qu'une infusion, qu'une décoction, etc., avant de passer aux tisanes en particulier, nous allons indiquer sommairement les substances qui loivent être soumises à telle ou telle opération. A cet effet, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire, avec de légers changements toutefois, les tableaux synoptiques dressés par Foy. Cette mesure aura l'avantage d'épar- pargner aux pharmaciens comme aux médecins le soin do rechercher péniblement des détails disséminés, soit dans les formules ci-après, soit dans le reste du Dispensaire. 1° On traite par vants : Acides végétaux. —. minéraux. Subst. salines. solution les produits sui- Sucs concrets. Camphre. Gomme. Manne. Miel. Sucre. 2° On traite par Uxiciaiion (V. Lixiviation, p. 128 et i82) les substances suivantes : Le café ordinaire et celui de glands. 3-° On traite par macération les substances suivantes : Goudron Racine de guimauve (i). Racine de consoude (2). k° On traite par infusion les produits végétaux suivants : Racine de : Angélique. Chicorée. Nymphœa. Asperges. Colombo (4). Pareira. Aunée (3). Gentiane (5). Patience. Bardane. Bistorto. Gingembre. Ipécacuanha (6). Cabaret. Iris. Feuilles fraîches de : Chou rouge. Cochléaria. Cresson. Feuilles sèches de : Absinthe. Dictame. Marrube. Armoise. Digitale. Menthe. Belladone. Fumeterre. 51 o relie. Bounache. Ilysope. Mercuriale. Calament. Jusquiame. Nicotiane. Chicorée. Lavande. Orangers. Ciguë. Lierre terrestre. Origan. (i) Ou par infusion pour l'intérieur; par décoction pour lavements ou lotions. (2) De même que pour la racine de guimauve. (3) Ou par décoction pour l'extérieur. {-£) Comme tonique, on peut également le traiter par macération. Le decocté est antidysentérique. (5) Ou par macération. (6) Ccmme vomitif; par décoction pour être pris en lavement, comme antidiairhéique. Rhus. Saponaire. Stramonium. Romarin. Sauge. Séné. Thé. Rue. Thym. Sabine. Stœchas. Fleurs de : Arnica (1). Guimauve. Pensées. Bouillon blanc. Houblon. Roses paies. Bourrache. Mauves. Roses rouges Camomille. Mélilot. Safran. Centaurée. Millepertuis. Tilleul. Chèvrefeuille. Œillet. Violettes. Coquelicot. Orangers. Girofle. Pêchers. Puis les substances ci-après : Ail. Oignon. Baies de genièvre. Scille. Bourgeons de peuplier. Semences de coings (2). — de sapin. — de lin (3). 5° On traite par digestion les produits suivants (*) : Agaric. Aneth. Badiane. Baume du Pérou. — de Tolu. Benjoin. Cachou {%). Cannelle. Cardamome. Carvi. Cinq rac. apér. Coloquinte. Coriandre. Cubèbes. Ecorce d'oranges. — de citrons. Esp. arem&tfq — béchiques. ■— vermifuges. — vulnéraires. Fenouil. Kino (5). Mous, de Corse (G). Phellandrie. Poivre noir. Quinquina (7). Rac. de polygala. — de raifort. Rac. deratanhia. — réglisse (8). — rhub. (9^. — saponaire. — sassafras. — serpentaire. — simaronba. — valériane. Safran. Salsepareille (10), Semen-contra. Tamarin. TCtesdepavots(ll) 6° On traite par décoction les substances végétales suivantes : Uuis. Café cru (12). Caïnça. Chiendent. Coings. Dattes. Fécules. Figues. Fougère mâle. Gaïac. Jalap. Jujubes. Lichen Orge. (13). Feuilles fraîches de Belladone. Laitue. Le Pain. Pommes. Pruneaux. Pyrèthre. Raisins. Salep (14). Seigle ergoté {15}. Nicotiane. (1) Il faut passer la liqueur à travers une toile serrée ou une étoile de laine, afin d'empêcher de passer les poils de l'aigrette, qui autrement s'attacheraient à la gorge. (ï) Ou par macération. (3) Ou par macération. (i) Ou par solution. • (5) Ou par solution. (6) L'usage a prévalu. On traite généralement, à tort, la mousse de Corse par décoction. (7) Comme tonique; par décoction comme fébrifuge, surtout associé à un acide minéral. (8) Ou par macération. (9) Ou par macération. En ajoutant un peu de carbonate de potasse à la liqueur, on dissout une plus grande quantité de partie résineuse, et on augmente la propriété tonique et purgative. (10) C'est bien à tort qu'on emploie une ébullition prolongée, et pourtant c'est ce que l'on fait généralement. (11 ) On rejette les graines. (12) Comme fébrifuge. (13) Comme émollient, béchique; par macération ou infusion, comme amer tonique. (14) On mouille préalablement la poudre de salep au moyen de quelques gouttes d'alcool (V. Un. ph. 1874). (15) Ou par infusion. (*) La plupart des substances de ce tableau peuveat aussi être soumises à l'infusion. TISANES SIMPLES. 1011 Bourrache. Chicorée. Jusquiame. Ecorces de Chêne. • Garou (1). Mercuriale. Morelle. Oseille. Stramoine. Grenade. Saule. Rac. de grenade. Sureau. Substances animales. Assez souvent il entre dans une même tisane des substances de natures très-diverses ; dans ce cas, il faudra opérer d'après les principes que nous avons exposés, c'est-à-dire qu'on fera bouillir les substances qui n'abandonnent leurs principes actifs qu'à la décoction, et qu'on ajoutera à la fin de l'ôbullition les substances qui ne doivent être qu'infusées, ou même on jettera le décodé bouillant dessus. Les additions de sels, d'acides, de sirops, elc, aux tisanes ne devront être faites, en général, qu'après que la liqueur aura été passée. On devra soigneusement peser la nature de ces additions, et éviter qu'elles ne contrarient celle des autres principes médicamenteux. L'acétate de plomb précipitera tous les produits immédiats, à l'exception du sucre; un grand nombre de sels métalliques donnent les mêmes résultats. L'addition d'un acide facilitera la dissolution des principes actifs des substances riches en alcaloïdes. Les alcalis précipiteront ces mêmes alcaloïdes. On a proposé d'obtenir des tisanes avec des extraits secs ou des saccharolés préparés ad hoc et d'avoir des tisanes portatives et extem- poranies (Gendron et Limousin), mais leur mode de préparation ordinaire est si simple qu'il enlève toute importance à ces propositions, sauf pour des cas spéciaux de voyage ou d'autres difficultés. Les tisanes s'administrent édulcorées ou non. L'édulcoration des tisanes se fait à l'aide du sucre, d'un sirop ou du bois de réglisse. Dans les hôpitaux de Paris, les tisanes sont généralement édulcorées à l'aide du bois de réglisse à la dose de 10,0 par 1000,0 de tisane. Celles que les médecins de ces établissements jugent à propos d'édulcorer avec des sirops le sont avec 60,0 par 1000,0, quel que soit le sirop. En ville, cette quantité ne serait pas suffisante ; nous proposons donc de porter à 100,0 par litre (75,0 pour une bouteille) la dose de sirop dans les cas ordinaires. Le but qu'on se propose dans l'emploi des tisanes en général, est simplement de préparer le malade à l'action des médicaments plus actifs; alors elles en précèdent l'administration, ou elles sont prises dans leurs intervalles et elles en favorisent l'effet. Quelquefois, cependant, on peut les considérer comme médicaments par elles-mêmes; comme elles doi- (1) Par infusion pour l'intérieur. Voyez aussi la liste des tisanes simples pour les substances qui n'auront pas ete mentionnées dans ces tableaux. vent se continuer quelque temps, il faut les rendre le moins désagréables possible, et, pour cela, on doit s'attacher à les obtenir claires et peu chargées ; on doit aussi corriger leur insipidité ou leur amertume par le sucre, les sirops, le miel ou la réglisse. Suivant M. Terreil, les tisanes doivent une partie de leur action sur l'économie à l'acide phosphorique et aux phosphates qu'elles renferment (V. Rep. eh. 1862). Un certain nombre des préparations que nous plaçons à l'article Tisane, sont désignées dans quelques ouvrages sous les noms (Tapozèmes (V. ce mot), de décoctions, d'infusions. Nous ferons observer que toutes les fois que le médecin prescrira un décodé ou un infusé, pour tout autre emploi que pour une tisane, à moins cependant que ce ne soit pour lavements, lotions, potions, cas dans lesquels généralement les liquides ont besoin d'être plus chargés, on pourra employer les mêmes doses que pour les tisanes, mais en supprimant les substances édulcorantes. TISANES SIMPLES. Nous avons renversé en grande partie l'économie de l'article Tisane de la l re édition de l'Officine, ou du moins la partie qui traite des proportions pour les tisanes simples. Notre but, dans ce changement, a été d'indiquer des proportions plus en harmonie avec la nouvelle posologie, puis de les régulariser, de les simplifier. A l'article de chaque substance médicinale susceptible de revêtir la forme de tisane, nous avons indiqué sa proportion par rapport à celle de l'eau. En se rapportant à ces indications, on voit qu'en général nous avons adopté les rapports suivants : Pour les racines, beaucoup de feuilles et les écorces, substance 20, eau 1000; poulies fleurs peu actives et peu odorantes, substance 10, eaulOOO; pour les fleurs tres-adives ou très-odorantes, substance 5, eau 1000; pour les séminoïdes d'ombellifères, substance 10, eau 1000; proportions que nous avons indiquées, dans le cours du Dispensaire, entre deux parenthèses, de la manière suivante : (pp. 20 : 1000), etc. On trouvera aussi d'autres proportions : 30, 50, 100 sur 1000, par exemple; mais ce ne sont que des exceptions. Ces rapports entre les substances et le véhicule seront facilement retenus par l'esprit, de sorte que le praticien pourra le plus souvent en faire l'application sans recourir aux formulaires. Nous ne prétendons pas dire, bien entendu, que ces proportions sont invariables, au contraire, elles peuvent être variées pour divers*'s considérations; mais ce que nous avons voulu établir, c'est que ces proportions sont celles -—_ 1012 TISANE COMMUNE DES HOPITAUX. — TISANE DE CITRONS. qu'il convient de suivre dans les cas ordinaires, et qu'en pharmacie, même dans les choses les plus simples, la régularité est un point qu'il faut prendre en grande considération. Mais ces proportions ne sauraient s'appliquer aux plantes vénéneuses susceptibles d'être employées comme tisanes, telles que belladone, digitale, rue, Sabine, etc. C'est au médecin seul qu'il appartient de fixer les doses ie ces substances. Nous pourrions nous contenter des indications que nous venons de donner pour les préparations des tisanes simples; cependant, pour épargner les recherches, nous rappellerons ici les principaux hydrolés simples pour boissons. Tisane commune des hôpitaux ou de réglisse. Réglisse contuse___10,0 Eau iouillante---- 1000,0 Passez après 2 heures d'infusion (Codex). Tisane d'absinthe. Absinthe........... 5,0 Eau iouillante---- 1000,0 Laissez infuser 1/2 heure, passez (Codex). On préparera de même les tisanes de : Calament, Capillaire, llysope, Marrube, Matico, Mélisse, Menthe, Oranger (feuilles et fleurs), Origan, Sauge, Thé perlé. Tisane amère. Espèces amères..... 10,0 Eau bouillante.... 1000,0 Laissez infuser, passez. Tisane d'anis. Anis............... 10,0 Eau bouillante___ 1000,0 F. infuser 2 heures, passez. Préparez ainsi les tisanes de : Radiane. Genièvre. Semences de lin. Ec. d'oranges. Phellandrie. Stigmates de maïs. Tisane apéritive. Espèces apéritives... 2.0,0 Eau bouillante.... 1000,0 Laissez infuser, passez. Tisane d'arnica. Fleurs d'arnica...... 5,0 Eau bouillante.... 1000,0 F. inf. 1 / 2 h. et passez à travers une toile serrée. Prép. de même tisanes de fleurs de: Camomille. Coquelicot. Matricaire. Sureau. Tisane de bardane. Bardane incisée..... 20,0 Eau bouillante----- 1000,0 F. infuser 2 heures, passez et décantez (Codex). On prépare de même les tisanes de racines de : Ache. Asperges. Aunée. Bourg, de sapin. Consoude. Chicorée. Douce-am. tiges Fougère (1). Fraisier. Guimauve. Panicaut. Patience. Quina êc. (1). Raifort. Ratanhia. Saponaire. Tisane de bouillon-blanc. Fleurs de molène ... 10,0 Eau bouillante.... 1000,0 Passez après une heure d'infusion. Prép. de même les tisanes de fleurs de : Centaurée. Mauve. Roses rouges. Tussilage. Guimauve. Pied-de-chat. Tilleul. Violettes. Pour ces infusés, le Codex ne prescrit que 5,0 de substance. Tisane de bourrache. Feuill. de bourrache. 10,0 Eau bouillante... 1000,0 Laissez infuser 1/2 heure, passez (Codex). On prépare ainsi les tisanes de feuilles de : Armoise. Buclm. Chamœdrys. Chardon b. Chicorée. Coca. Eucalyptus. Funieterre. II û ti lj ion. J.iborandi. Lierre terr. Mais (stigm.) Noyer. Pariétaire. Pensée sauv. Saponaire. Scabieuse. Scolopendre. Scordium. Séné. Turquette. Véronique. Tisane avec le cachou. Cachou concassé.... 10,0 Eau bouillante___ 1000,0 Tisane de carragaheen ou de mousse perlée. Carragaheen.......... 5 Eau bouillante.... Q. S. Lavez le carragaheen à l'eau froide et faites- le bouillir pendant 10 minules de manière à obtenir 1 litre, de tisane ; passez (Codex). Tisane ou eau de casse. Extrait de casse...... 10 Eau bouillante...... 1000 Délayez l'extrait dans l'eau; passez à travers un Manchet (Codex de 1866). Le Codex indique pour celle tisane la même préparation que pour la tisane de tamarins. Tisane de chiendent. Chiendent coupé.... 20,0 Eau.............. Q. S. pour obtenir, après une ébullition de 1 /2 heure, 1 lit. de tisane; passez et décantez (Codex). On prépare de même la tisane de : Canne de Provence, Consoude. Pour celte dernière, il nous semble que l'infusion conviendrait mieux. Il est bon de laver le chiendent à l'eau bouillante, ainsi que la canne. Tisane de citrons (Mynsicht). F. bouillir 5 dirons coupés, dans 2250 gr. d'eau, jusqu'à réduction de 1250 ; passez et ajoutez 120 gr. de sucre. — Fièvre adynami- que, scorbut. (1) Ou par décoction. Il TISANE AVEC LA FÉCULE. — TISANE D'UVA URSI. 1013 Tisane avec la fécule. Fécule de pommes déterre. 10,0 Eau.......Q. S. Délayez la fécule dans 60 grammes d'eau froide, portez le reste de l'eau à l'ébullition, versez-y la fécule délayée, continuez à faire bouillir pendant vin quart d'heure, vous obtiendrez un litre de tisane, que vous passerez à travers une étamine. On prépare de même la Tisane de salep. Tisane de fruits pectoraux. Fruits pectoraux...... 50 Eau distillée....... Q. S. Après avoir enlevé les noyaux des dattes, incisé les jujubes et les figues, faites-les bouillir avec les raisins de Corinthe pendant une demi-heure, dans une quantité d'eau suffisante pour obtenir un litre de liquide. Passez à travers une étamine. {Codex.) Tisane de gaïac. Gaïac râpé... 50 Racine de réglisse. 10 Eau.. Q. S. pour obtenir, après une heure d'ébullition, 1 lit. de tisane ; passez et décantez. Le Codex ne prescrit pas la réglisse. Quelques auteurs portent la dose de gaïac jusqu'à 250 grammes ; à cette dose, le décocté est très-àcre, et il l'est même à moins. Tisane de gentiane. Gentiane incisée...... 5,0 Eau froide....... 1000,0 F. macérer k heures, passez {Codex). Préparez ainsi les tisanes de : Quassia arnara, Rhubarbe, Sirnarouba, Tisane de gomme. Eau de gomme ou gommeuse. Gomme arab. lavée et concass. 20,0 Eau froide. 1000,0 (Codex.) On peut opérer aussi avec de l'eau chaude. On passe. On peut obtenir plus promptement une eau de gomme avec de la gomme en poudre ; mais alors le produit est louche. Tisane miellée dite Hydromel. Miel .......... 100,0 Eau tiède... 1000,0 (Codex.) A l'article Miel, nous avons indiqué la préparation de Vhydromel vineux, boisson économique. Tisane de lichen d'Islande. Lichen ............. 10,0 Eau.............. Q. S. Versez sur le lichen 8 à 10 fois son poids d'eau bouillante, laissez infuser une 1/2 heure et rejetez la liqueur, faites bouillir alors pendant 1/2 heure le lichen avec Q. S. d'eau pour obtenir 1 litre de tisane ; passez avec expression. (Voy. Lichen.) {Codex.) Si le médecin veut conserver le principe amer du lichen, il devra le spécifier. Tisane de mousse de Corse. Mousse de Corse.... 20,0 Eau bouillante.... 1000,0 Laissez infuser, et passez avec expression. Tisane ou eau d'orge. Orge entière........ 20,0 Eau.............. Q. S. Lavez l'orge à l'eau tiède et faites-la bouillir ensuite dans Q.S. d'eau jusqu'à ce qu'elle soit bien crevée, et que le liquide soit réduit à 1 litre. C'est la tisane d'Hippocrate. Préparez ainsi les tisanes de : Gruau. Orge perlé. Riz. On édulcore souvent la tisane d'orge avec 60 gram. de miel {Eau d'orge miellée) ; celle de riz, avec 100 gram. de sirop de coings, ou bien on lui ajoute 15 à 30 gram. de vinaigre, ou 1 à 2 gram. d'eau de Rabel, ou enfin 8 gram. de cachou {Riz-cachou). A la tisane de gruau, on associe souvent la gomme ou le lait. Tisane dite Oxycrat. Vinaigre blanc...... 30,0 Eau froide....... 1000.0 Mêlez. {F. IL P.) Maladies scorbutiques. Tisane pectorale. Espèces pectorales.. 10,0 Eau bouillante.... 1000,0 Laissez infuser; passez. On édulcore souvent avec le sirop de mou de veau. Tisane de polygala. Polygala de Virgin.. 10,0 Eau bouillante___ 1000,0 F. infuser deux heures ; passez {Codex). On préparera ainsi les tisanes de : Guimauve. î Sassafras. Serpentaire. Valériane. Tisane de pruneaux. pruneaux ouverts..... 50 Eau.............. Q. S. pour obtenir, après une heure d'ébullition, un litre de tisane ; passez à l'étamine. Préparez ainsi les tisanes de : Dattes. Figues. Fruits pectoraux. Jujubes. Tisane de safran. Safran.............. 4,0 Eau bouillante___ 1000,0 (Codex de 1S66). Le nouveau Codex ne met que 2 gr. de safran. Tisane de salsepareille. Salsepareille incisée. 50,0 Eau bouillante..... Q. S Laissez macérer, mettez alors sur le feu; amenez à l'ébullition et laissez digérer dans un endroit chaud pendant deux heures ; passez et décantez pour obtenir 1 litre de tisane {Codex). Tisane de tamarins. Pulpe de tamarins.. 20,0 Eau bouillante___ 1000,0 Délayez la pulpe dans l'eau bouillante, laissez infuser pendant 1 heure dans un vase de faïence ou de porcelaine; passez à l'étamine {Codex). Tisane d'uva ursi. Uva ursi........... 10,0 Eau bouillante___ 1000 06s. On connaît, dans les hôpitaux de Paris, 1014 TISANES COMPOSEES. — TISANE DITE BOCIIET. Extrait de réglisse.. 16,0 Carbonate de potasse 2,0 Aloèi .............. 4,0 sous les noms d'orge, chiendent, gomme, etc., émulsionnés, des tisanes où l'on ajoute P. E. d'émulsion sans sucre ; sous le nom de tilleul- orange, une infusion de fleurs de tilleul et de feuilles d'oranger. TISANES COMPOSEES. Tisane ou mixture alcaline. Bicarb. de potasse... 1,0 Sirop simple...... 100,0 Teinture de cannelle. 1,0 Eau............. 1000,0 — de vanille .. 1,0 Par tasses, dans la journée, contre la gra- velle et les calculs d'acide urique (Bouch.). Tisane d'aloès composée. Décodé d'aloès composé. (Lond.) Myrrhe........... 4,0 Safran ............ 4,0 Eau............. 500,0 F. réduire à 375,0; filtrez et ajoutez : Teinture de cardamome composée. 1,25 Emménagogue, calhartique, 15 à 30,0. Tisane analeptique. Jaunes d'œufs, n» 2 Sucre... 30,0 Eau-de-vie. 60,0 Girofle....... 2,0 Eau___ 720 Tisane antiherpétique. Apozème antipsoriquc Bardane... 10,0 Saponaire.. 10,0 Douce-am. 10,0 Patience... 10,0 Ec. d'orme. 10,0 Eau...... 1200,0 Réduisez d'un cinquième par coction ; passez et ajoutez à la colature : Sirop de fumeterre.............. 100,0 Maladies de la peau (Cad.). Tisane antiphlogistique ou tempér. (Stoll). Tisane d'orge. 1000,0 Sir. .de Vinaigre. 100 Nitre. 6 Une petite tasse toutes les heures dans les fièvres inflammatoires. Dans le rhumatisme articulaire aigu, on porte la dose de nitre à 20 gram. par litre. Tisane antirachitique. Racine de garance.. 15,0 Feuilles de noyer___ 15,0 Houblon... .. 8,0 F. bouillir dans 750 d'eau jusqu'à réduction d'un tiers. Ajoutez à la colature refroidie : Teinture de mars tartarisée......... 8,0 Deux verrées chaque matin. (Vir.) Tisane antiscrofuleuse. Quinquina... 8,0 Gentiane___4,0 Houblon. 4,0 Garance..... 8,0 Centaurée... 4,0 Eau..... 1000,0 F. bouillir; ajoutez à la colature : Teinture de mars tartarisée.............. 4,0 Sirop d écorces d'oranges amères........ 90,0 (Bor.) Tisane ou Rob antisyphilitique (Arnoud). Suif, d'antim. dans Colle de poisson., 8,0 un nouet......... 50,0 Salsepareille...... 60,0 Gaïac .............. 8,0 Eau............. 1500,0 Ec. de buis, de garou, aa.......... 8,0 F. réduire d'un tiers; passez. Par verres dans les syphilis rebelles. Tisane arabique. Elle se fait avec la salsepareille et la squine. C'est la seule boisson permise aux malades. On en prend un litre par jour. (Voy. Pilules arabiques.) Tisane astringente. Apozéme astringent. Tormentille......... 30,0 Boses rouges..... 15,0 Bistorte............ 30,0 Eau............. 1000,0 F. bouillir et ajoutez à la colature : Sirop de grenade... 45,0 Acide sulfurique.....0,S — dégomme___30,0 (Cad.) Tisane astringente (Sainte-Marie). Cachou ...... 7,5 Consoude... 7,6 Eau bouill. . 500 Passez au bout de à heures ; ajoutez : Eau de cannelle....... 30 Sirop do coings....... 60 Tisane d'Astruc. Antimoine cru, Squine, Salsepareille, Sassafras Gaïac, aa-. 8,0 Eau.......4500,0 Lierre terrestre.... 60,0 Eau bouillante.....200,0 Faites réduire d'un tiers en ajoutant sur la fin : Réglisse ........... 30,0 Et, au besoin, Séné.. 15,0 Cette formule a été modifiée par Pierquin. La Tisane de Musitanus diffère à peine de celle-ci. Tisane d'aunée composée. Hydromel composé ou anticatarrhal. Aunée............. 30,0 Hysope............ 60,0 F. infuser, passez et ajoutez : Sirop de miel................. 60,0 Préparation avantageuse dans les catarrhes pulmonaires chroniques. (Rich.) Tisane dite Bochet. Le docteur Pétrequin a publié les formules suivantes de cette préparation en usage à Lyon : 1° Hochet simple dépuratif. Gaïac ............... 8,0 Sassafras........... 8,0 Squine .............. 8,0 Fraisier............ 16,0 Salsepareille......... 8,0 Pour un litre de décocté. 2° Bochet purgatif. Adulte. Adolesc. Enfant. Séné ..................... 10 8 5 Sel d'Epsom.............. 10 8 5 Manne ................... 60 4b 30 Bocbetsimple............. 300 200 100 A prendre en une fois. (V. Sirop de Bochet.) TISANE DE CACHOU COMPOSÉE. Tisane de cachou composée. Infusion de cachou anglaise. Cachou ............ 21,0 Eau bouillante..... 500,0 Cannelle ........... 4,0 (Lond.) Tisane dite Café de glands. Glands torr. et pulv. 15,0 Eau............. 1000,0 F. bouillir, passez et ajoutez : Sirop de gentiane............. 60,0 Par tasses dans la journée, dans l'atrophie mésentérique, les scrofules, l'atonie du tube digestif (Foy). Tisane de Callac. Mercure doux dans un Salsepareille...... 57,0 nouet ............. 7,0 Eau............. 5175,0 F. réduire d'un tiers, ajoutez alors : Séné ......... 29,0 Coriandre.. 21,0 Alun.....2,0 F. bouillir encore 1/4 d'heure. {Esp.) Remède secret, jadis célèbre en Espagne. Tisane de chiendent iodurée. Tisane de clnend.. 1000,0 Sirop de menthe.... 60,0 Iod. de potassium.. 2,0 (Mas.) Tisane chlorurée (Chomel). Chlorure de soude. 2,0 Sirop de gomme-----60,0 Décocté d'orge___ 1000,0 Par verre dans la journée, dans la période de putridité des fièvres typhoïdes. Tisane de crème de tartre. Soluté, Limonade ou Eau de crème de tartre. Crème de tartre soluble 20 Eau bouillante....... 900 Sucre............... 100 F. dissoudre (Codeas de 1860). — Laxatif. Des auteurs prescrivent de la crème de tartre ordinaire. C'est l'Agita cristallina des Allemands. Tisane de Datisbius. Enlevez I'écorce et les semences de 2 citrons; réduisez la chair en pulpe en y ajoutant 60,0 de pain grillé; délayez peu a peu avec 750,0 de décocté d'orge ; passez et ajoutez 30,0 de sirop de mûres et 180,0 de vin généreux. 60 à 120,0 toutes les 3 ou h heures dans les phlegmasies aiguës. Tisane diaphorétique (Gimelle). Gaiac ...... 15,0 Sureau...... 5,0 Eau bouill. 1250,0 Réglisse ___ 15,0 Coquelicot... 5,0 (Bouch.) Tisane diaphorétique (Standish). Gaïac' ..... 30,0 Raisin sec... 30,0 Eau..... 1500,0 F. bouillir une demi-heure, ajoutez : Sassafras, Réglisse, Sa........ 13,0 — TISANE DE GENET COMPOSÉE. 1015 Laissez infuser jusqu'à refroidissement (Rem. pat. angl.). Tisane diurétique. Apozème apéritif. Infusé des 5 rac. M.iel scillitiqne.. 1000,0 100,0 Acétate de potasse.. 1,2 (Foy.) Tisane d'écorce d'orange composée. Infusion d'orange anglaise. Ec. d'or. am. sèches. 15,0 —■ de citron réc ---- 8,0 Girofle ............ 4,0 Eau bouillante..... 500,0 Tisane de, Feltz. Apoz-ème de salsepareille composé. Salsepareille........ 60,0 Suif, d'antimoine.. 80,0 Colle de poisson----- 10,0 .Eau commune.... 2000,0 Mettez le sulfure dans un nouet, faites-le bouillir dans de l'eau pendant une heure, rejetez le liquide ; f. bouillir à nouveau le nouet avec les autres substances et l'eau prescrite jusqu'à réduction de moitié du liquide ; passez, laissez déposer et décantez (Codex). Le même sulfure peut servir plusieurs fois. Rayer, supposant qu'il agit par l'arsenic qu'il contient, a proposé de le remplacer par de l'arséniate de potasse (6 millig. ou 1/8 de grain par litre); et Guibouvt, qui partageait cette opinion, par de l'acide arsénieux, afin d'avoir une action régulière. Mais il résulte des expériences de M. Grassi, que la tisane de Feltz contient, en outre, de l'oxyde d'antimoine en dissolution ; il est donc à croire qu'en modifiant la formule de Feltz, on pourrait avoir un médicament différent. Antisyphilitiquo célèbre. Baume faisait entrer dans cette tisane de la squine, des écorces de buis et de lierre. Cette dernière formule est conservée dans beaucoup de formulaires, et entre autres dans celui des hôpitaux militaires. Quelques praticiens l'ont additionner la tisane de Feltz de bichlorure de mercure. Tisane de gaïac composée (Chaussier). Gaïac râpé......... 50,0 Raisins secs........ 30,0 F. bouillir 1/2 heure dans 2 litres 1/2 d'eau et jetez le décocté bouillant sur : Sassafras et Réglisse, âa....... 15,0 Un à deux litres par jour. Tisane ou décoction de genêt composée. Sera. fr. de çenèt. Pissenlit, racine... 15,0 15,0 Genièvre (baies).... 15,0 Eau.............. 750,0 F. réduire en ébullition à 500,0 et passez. (Ph. Lond.) — Edimh. remplace le pissenlit par la crème de tartre. — Diurétique. — 3 ou k verres dans la journée. 1016 TISANE DE GENTIANE COMPOSÉE. — TISANE PURGATIVE. Tisane de gentiane composée. Infusion de gentiane anglaise. Gentiane ............ 4,0 £c. de citron fraîc. 4,0 JÉc. d'orang. sèche... 4,0 Eau bouillante..... 375,0 Passez au bout d'une heure. (Lond.) Tisane ou Eau impériale. Crème de tartre. 10,0 Sucre___55,0 Eau___ 664,0 F. bouillir quelques instants, ajoutez : Ecorce de citron............... 7,0 Passez après infusion. (Tad.) Tisane iodurée (Ricord). Infusé de saponaire 1000,0 Sirop simple...... 60,0 Iod. de potassium. 2,0 Tisane de lichen composée. Boisson pectorale. Lichen d'Islande___ 15,0 Eau.............. 750,0 Faites réduire de deux tiers par Pébullition, passez et ajoutez à la colature: Sucre de lait.. Lait de vache. 8,0 500,0 Sirop de pointes d asperges ....... 90,0 Dans les rhumes chroniques. (Cad.) Selon Jourdan, en remplaçant le décocté par de l'eau et supprimant le sirop, on obtient une boisson qui peut remplacer le lait d'ànesse. Tisane de limaçons composée. Lait d'ànesse artif. ; Becodum helicum. Limaçons ........... n° 6 Corne de cerf râpée. 12,0 Orge perlée....... 12,0 Eau distillée....... 790,0 Pour obtenir 373,0 de décocté que l'on édul- core avec 30,0 de sirop de capillaire. (Han.) Tisane de lin cantharidée, de la Charité. Semences de lin...... 8,0 Eau bouillante___ 1000,0 Faites infuser et ajoutez : Teinture de cantharides, gouttes....... 5 Puis progressivement, 10, 20, 30, 60 et jusqu'à 80 goutles. Par cuillerées, dans la journée, clans les cas de paralysie de la vessie (Foy). Tisane ou Boisson laxative. Tartr. de potasse. 15,0 Miel dépuré....... Q. S. Infusé de chicorée. 1000,0 Plusieurs verres par jour. (Cad.) Tisane de Lisbonne ou Lusitanienne. Salsepareille.. Sant . 90,0 I rouge ........ 90,0 blanc ........ 90,0 Bois de Rhodes..... 30,0 Gaïac .............. 30,0 Sassafras ......... 30,0 Ec. de racine de bois gentil ...... 15,0 Antimoine cru. ... 60,0 Eau bouillante___ 3600,0 F. infuser pendant une nuit et réduisez ensuite à moitié, en ajoutant sur la fin : Sucre .............. 8,0 Teint, de cardam. c. 15,0 Réglisse .................... 15,0 (Bat.) Affections vénériennes et cutanées. Tisane de menthe composée. Infusion de menthe anglaise. Menthe ........... 8,0 Eau bouillante..... 250,0 F. infuser la menthe clans l'eau, fillrez, ajoutez le sucre, puis la teinture. (Lond.) — Carmin atif. Tisane de mézéréon (Thompson). Ecorce de mézéréon.. 8,0 Eau............. 1125,0 Réduisez à 750,0 par ébullition, ajoutez: Réglisse .................... 15,0 (Foï.) Tisane d'orge composée. Bècocté d'orge pectoral, Mixture d'orge. Décocté d'orge___ 1000,0 Bais, de Corinthe. 60,0 Figues........... 60,0 Eau............. 1000,0 Réglisse coupée... 15,0 F. réduire à 1000,0. (Lond.) Tisane au phosphate d'ammoniaque. Phosph. d'am... S 4 20,0 Sucre............ 50,0 Teint, de zestci d'or. 1,0 Eau............. 1000,0 Acide citrique....... 1,0 (Booch.) Goutte et rhumatisme. Tisane de Pollini. Bécoctc de brou de noix composé. Brou de noix sec.... "5,0 Salsepareille........ 12,5 Squine ............. 12,5 Réduisez de moitié par coclion. (Guib.) A prendre en un jour, moitié le matin et moitié le soir. Préparation qui compte de nombreux succès dans les maladies vénériennes. La Tisane de Bichter, indiquée dans les pharmacopées de Phcebus et de Radius, diffère à peine. Tisane purgative. Médecine du curé de Deuil. Antimoine cru. ... 25,0 PierreponcepL.lv. 12,5 Eau ............. 1500,0 Chicorée ........... 15,0 Racine de chiendent. 30,0 Rac. de patience fr. 60,0 — de guim. fraîc. 30,0 Réglisse verte...... 30,0 Rhapontic.......... 15,0 Sel de Glauber...... 15,0 Séné ............... 15,0 P. 3 pintes (2 lit., 793) d'eau, qu'on fait bouillir 20 minutes. Celte préparation, qui est un véritable apo- zème, est quelquefois demandée dans les pharmacies de Paris. La formule ci-dessus, que nous avons donnée de cetle préparation dans les précédentes éditions, est inexacte. Voici celle que nous ont communiquée MM. Gardes, Bourbier et Moreau, comme étant écrite de la main même TISANE PURGATIVE. — TISANE DE SEIGLE ERGOTE OPIACÉE. 1017 de M. Hurel, ancien curé de Deuil, près Montmorency. Rac. de guim. incisée 15,0 Chiendent.......... 15,0 — de patience----- 15,0 Fenilt. de chicorée.. 8,0 — de réglisse..... 15,0 On fait bouillir ces substances dix minutes dans 3 bouteilles d'eau et on ajoute : FoIIic. de séné......20,0 Rhubarbe de Chine. . 4,0 Sulfate de soude____ 4,0 Faites infuser 2 heures ; passez à I'étamine. Boire dans la matinée en deux ou trois jours, selon l'effet. Remède populaire aux environs de Paris. Tisane purgative, de Zimmermann. Rhubarbe....... Crème de tartre. 4 30 Orge. Eau.. 30 1000 F. bouillir dans l'eau et édulcorez avec du sucre. Zimmermann prescrivait 2500 d'eau, à réduire à 2000 par la décoction, et employait 60 d'orge. Contre la dyssenterie. Tisane de quinquina calcaire. Infusion de quinquina avec de l'eau de chaux. Quinquina en poudre.. 30 Eau de cbaui....... 4000 Versez peu à peu l'eau de chaux sur le quina' en délayant avec soin pendant un quart d'heure» puis passez à I'étamine. Virey, qui a tiré cette formule de la Pharmacopée des Etats-Unis, dit que c'est le remède fébrifuge des Anglais et des Américains. Cependant il nous semble que la chaux doit s'opposer à la dissol. des alcaloïdes du quina. Aussides pharmacopées additionnent-elles d'acide sulfur. les hydrolés de quinas. (Xorw. etc.) Tisane de quinquina et de séné. T. fébrifuge laxathe. Quinquina......... 30,0 Eau............. 1000,0 Faites bouillir 15 minutes, retirez du feu, ajoulez : Fol. de séné. 8,0 Suif, de soude. 8,0 Selaram.. 1, Passez au bout d'une 1/2 heure, ajoutez: Sirop de séné composé........ 30 (Foï.) Tisane de roses composée. Roses rouges...... 12,0 Acide sulfnriq. dilué. 6,0 Eau bouillante..... 500,0 Sucre.............. 24,o F. infuser dans un vase de terre, ou de porcelaine, ajoulez l'acide, laissez 6 heures, passez et ajoulez le sucre (Lond.). Astiingent, hémostatique. Tisane royale. Apozême laxatif. s; né. 15,0 Sulfate de soude .... 15,0 Anis....... Coriandre.. Persil frais. .. 5,0 Eau froide....... t000,0 5,0 Citron coupé par 15,0 tranches....... no 1. F. macérer vingt-quatre heures, en remuant de temps en temps ; passez avec expression et filtrez (Codex). Le cerfeuil, autrefois prescrit, nous semble plus convenable que le persil, comme aromate. Fapoiémc laxatif, de Copland, se compose de : infusion de séné et de Colombo, Sa 150, sulfate de potasse 2, extrait de pissenlit 2, teinture de cardamome composée k; faites dissoudre. Tisane ou boisson de Russel. Décodé de quinquina, Eau de mer, Sa. 250,0 Dans les scrofules. (Bouch.) Tisane de salsepareille iodurée. Tisane de salsep.. 1000,0 Sirop d'éc. d'orang. 100,0 Iod. de potassium. 4,0 ^Mag.) Tisane de salseparei?le et de mézéréon (Cazenave). Salsepareille........ 60,0 Eau............. 1250,0 F. bouillir jusqu'à réduction d'un tiers, en ayant soin d'ajouter à la fin de l'ébullition. Daphné mézéréon................. 1 Passez à I'étamine et édulcorez avec du sirop de squine. 3 verres par jour. (V. p. 1018 tisane sudorifique américaine ou de salsep. comp. ) Tisane de Salvadori ou de Passerini. Salsepareille....... 101,0 Aristoloche ronde.. 27,0 Rac. d'artichaut... 14,0 Fumeterre........ 14,0 Rluet............ Calomel non lavé . Alun calciné...... Eau............. 14,0 8,0 8,0 3940,0 F. réduire de moitié, ajoutez : Séné................... 20,0 (Tad.) Tisane célèbre en Italie, et qui a assez de rapport avec celle de Zittmann. 125 à 375 gr. par jour. Tisane de scille composée. Squam. de scille... Baies de genièvre.. 12,0 125,0 Toi; gala......... 90,J) Eau bouillante___ 2000,0 F. réduire à moitié, passez et ajoutez : Alcoolé d'ac. azotique____ 125,0 (An.) Puissant diurétique dans l'bydropisie. Tisane de seigle ergoté opiacée. Infusé de Stearns. Seigle ergoté conc... 1,5 Eau bouillante..... 250,0 Laissez infuser, passez et ajoulez : Extrait d'opium..................... 0,05 Une cuillerée à café toutes les dix minutes dans les accouchements difficiles (Foy). Le Thé noisei des sages-femmes américaines 1018 TISANE DE SENE COMPOSÉE. — TISANE DE ZITTMANN. se prépare avec : poudre d'ergot, 2 ; eau bouillante, 125; on lait infuser, on passe et on ajoute : sirop de sucre, 45. Le Dccoctum par- turiens n'en diffère qu'en ce qu'on fait bouillir, et non infuser. Tisane de séné composée. Infusion de séné anglaise. Séné ............... 14,0 Eau bouillante..... 285,0 Gingembre ......... 2,0 (Brit.) Aust. y ajoute de la manne et Germ., manne et tartratè de soude; tous deux suppriment les aromates. Tisane sudorifique. Apozéme sudorifique. Gaïac .............. 60,0 Sassafras........... 10,0 Salsepareille........ 30,0 Réglisse............ 20,0 F. bouillir le gaïac et la salsepareille dans Q. S. d'eau, ajoutez le sassafras et la réglisse, et laissez infuser 2 h.; passez (Codexde 180(1). Ces doses sont pour un litre de produit. Voici, d'après le docteur Hancock, qui critique vigoureusement toute préparation de salsepareille obtenue par ébullition, la formule d'une préparation, dont cette substance est la base, en usage à Augustura : Eau............. 8000,0 Anis.............. 60,0 Salsepareille...... 500,0 Réglisse ........... 60,0 Gaiac ............ 60,0 Clous de girofle.... no 6 Ec.de r. demézér. 20,0 Mélasse ........... 500,0 Laissez macérer le tout en agitant plusieurs fois, et commencez à faire usage de la liqueur aussitôt que la fermentation commencera. Tisane sudorifique américaine. Décodé de salsepareille composé. Salsepareille.. Gaïac ........ Sassafras. . 43,0 Béglisse.......... 8,0 . 8,0 Mézéréon........ i ,0 . 8,0 Eau bouillante ___ 1500,0 Laissez digérer à une douce chaleur pendant 6 heures la salsepareille, le gaïac; ajoutez vers la fin les autres substances; passez la liqueur (Am.). Brit. indique une formule analogue. Employée avec succès contre les affections vénériennes invétérées. Tisane sudorifique (Caméra). F. d'aya pana. 30 Sem. d'anis. 4 Eau bouillante. 800 Faites infuser, filtrez et édulcorez ; 2 ou 3 demi-lasses par jour. Tisane sudorifique (Smith). Espèces sud. de Smith. 30,0 Eau............. 1000,0 Faites macérer 12 heures, puis bouillir 1/Zr d'heure; passez. (Guib.) Tisane sudorifique. Bardane,patience,ââ.. 20 Eau............... 1000 Faites infuser et ajoutez : Acétate d'ammoniaque. 20 Sirop do sucre....... 100 A prendre dans la journée. Fait partie du traitement des frères de la Charité contre la colique des peintres {V. Empoisonnement par les préparations de plomb). Tisane sudorifique laxative Gaiac râpé........... 30 Réglisse .............. i Salsepareille......... 15 Séné ................. 15 Sassafras............. 5 Eau Q. S. pour 1/2 litre. Fait partie du traitement des frères de la Charité contre la colique des peintres (V. Empoisonnement par les préparations de plomb). Tisane ou Rob de Vigaroux." Salsepareille....... 150,0 Crème de tartre-----45,0 Séné .............. 90,0 Aristoloche ronde... 45,0 Game ............. 45,0 — longue.. 45,0 Sassafras ........... 45,0 Jalap............ 45,0 Squine ............. 45,0 Polypode......... 45,0 Iris.................ï;),0 Noix fraîches, avec Antimoine cru...... 15,0 leur brou...... no 12 Anis ............... 45,0 Vin blanc......... 1000,0 Faites digérer 2/i heures sur les cendres chaudes, puis ajoutez ! eau, 6000. Faites diminuer d'un tiers sur un feu modéré ; et passez. (Bor.) Le résidu sert à faire une tisane plus légère avec 2 ou 3 pintes (1 lit.,862 ou 2 lit.,793) de vin blanc et 6 ou 7 (5 lit.,486 ou 6 lit.,517) d'eau, que l'on réduit aussi d'un tiers. Cette dernière sert de boisson ordinaire, tandis que l'on prend seulement 2 ou 3 verrées de la première par jour. Cette tisane n'est évidemment qu'une complication de celle de Pollini. Tisane de Vinache. Salsepareille........ 45,0 Antimoine cru----- 60,0 Squine ............. 45,0 Eau............. 3000,0 Gaiac .............. 45,0 Après 12 h. de macération, faites réduire à 2 litres par ébullition, ajoutez : Sassafras ........... 15 Séné......... 15 (Guib.) Laissez infuser une heure, passez et décantez après un repos suffisant. Purgative et sudorifique dans les manifestations cutanées de la syphilis. Tisane d'Yvo-Gaukes. Bois de gaïac....... 90,0 — de genévrier... 60,0 Squine ............. 30,0 Mettez le mercure et le sulfure dans un nouet; chauffez pendant 12 heures, et ajoutez sur la lin : Réglisse ................. 60 (Spiel.) Tisane de Zittmann. Décoction de Zittmann. Salsepareille ...... "5,0 Eau bouillante, litres. 24 Mercure......... 20,0 Sulfure d'antim... 30,0 Eau.............4320,0 TOPIQUES. — TOPIQUE POUR Faites digérer 24 heures, ajoutez dans un nouet. Sucre d'alun (Alun, Mercure doux ...... 15,0 4 p., kino, 1 p.).. 43,0 Ginnabre........... 4,0 F. réduire jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 8 lit. de liquide; sur la fin ajoutez : Séné. 90,0 Réglisse 43,0 Ards.. lo,0 Fenouil. 15,0 Passez et étiquetez Décodé fort. 1/2 litre matin et soir. Au résidu de l'opération précédente, ajoutez: Salsepareille....... 190,0 Eau, litres.......... 25 Réduisez à 8 lit., en ajoutant sur la fin : Ecorces de citrons.. 12,0 Cardamome........ 12,0 Cannelle........... 12,0 Réglisse............ 12,0 Passez et étiquetez Décodé faille. (Bat.) 1 litre dans le milieu du jour. Celte préparation, qu'on peut qualifier de monstrueux farago, ainsi que quelques-unes de celles qui précèdent, compte cependant des succès surprenant., dans quelques affections syphilitiques, et en particulier contre celles des os de la tête. Les docteurs Biett et Cazenave ont eu plusieurs fois à se louer de son emploi dans ce cas, On commence le traitement par le purgatif résineux suivant: résine de jalap 0,1, gomme- gutte 0,25, aloès0,2, pour une pilule à prendre le matin. Comme celle de Callae, dont elle se rapproche, la tisane de Zitlmann contient, suivant Taddei, du mercure en dissolution. TOPIQUES. (Du grec totcîz.o5 : qui s'applique en un lieu donné). A la rigueur, tous les médicaments externes sont des topiques. Mais ici nous ne voulons parler que de quelques médicaments ainsi nommés par leurs auteurs, bien que, peut- être, nous eussions pu les placer parmi quelques-uns des groupes de médicaments qui précèdent. Nous appellerons l'attention des médecins sur les préparations désignées ci-après sous le nom de Topiques ■pulvérulents. Ces médicaments, dont on s'est mis à faire usage seulement depuis quelques années, ont donné des résultats satisfaisants dans certains ordres de maladies. Le docteur Cazenave en a retiré de bons effets dans quelques affections de la peau. Topique antinévralgique (Geay). Alcoolat, d'aconit. 5 Chloroforme. S Axonge..... -20 Topique antiodontalgique (Handel). Huile de jusquiame... 4,0 Camphre............ 0,3 Extr. d'opium....... 2,0 Teint, de cantharides. 0,3 — de belladone... 0,3 Huile de cajeput..... 0,3 Introduire dans la dent cariée. LE PANSEMENT DES PLAIES. 1019 Topique ou cataplasme rubéfiant des compagnons. Poivre pulv......... 16 Séné pulv............. 12 M. dans 3 blancs d'œufs, étendez sur de la filasse et appliq. pend. 12 h. sur les douleurs. Revient au cataplasme rubéfiant poivré. Topique contre les cors (Laroche). Huile d'olives....... 30,0 Cire blanche....... 10,0 F. liquéfier et ajoutez : orcanette Q. S. Battez cette pommade avec : Farine... 90,0 Acide acétique. 90,0 Ess. de lav. 4,0 Renfermez dans un flacon à l'émeri. On applique cette pâte sur le cor à l'aide d'un morceau de toile par-dessus lequel on met un morceau de sparadrap, et on la garde 2Zi heures. (Brev. exp.) Topique contre les engelures (Berton). B. de Fioravanti... 200,0 Jluile d'olives...... 300,0 Ext. de saturne___ 300,0 Acide hydrochlor.. 100,0 On agite la fiole au moment de s'en servir. Topique contre le panaris (Pavesi). A'cét. de plomb Iiq... 15 Eau de laurier cerise. 20 Glycérine ............ 2o Eau de roses rouges.. 100 Plonger à plusieurs reprises et pendant 1 h. le doigt malade dans ce mélange. Topique (mixture) ferrugineux. Sulfate de fer... 10 Tannin....... 2 Eau........ 60 Le résultat est du tannate de fer. — Pansement des ulcères phagédéniques 2 ou 3 fois par jour. (Trouss. et Bèv.) Topique iodé (Schœnbein). Sel marin.......... 100 Sulfate de magnésie. 50 Imbiber, avec cette solution, des compresses que l'on applique sur les engorgements stru- meux. Teinture d'iode...... 2 Eau................ 500 Topique ou pâte de biiodure de mercure (Cazenave). Biiod.de merc. 13,0 H. d'am.. -10,0 Axonge... 6,0 Pâte demi-fluide que l'on applique sur les ulcères syphilitiques et scrofuleux, le lupus ulcéré ou non. Topique mercuriel bellad. (Desmares). Miel ....... 10 Extr. de belladone. 5 Mercure.....5 F. un mélange homogène, 5 ou 6 lotions par jour sur le front et les tempes avec gros comme une noisette; contre la photophobie. Topique pour le pansement des plaies (Foucher). Alcool.. 400 Glycérine.. 625 Chlorate de potasse. 40 1020 TOPIQUE PURGATIF. — TORMENTILLE. Topique purgatif. Aloès, Bês. de jalap, Ellébore n., Coloquinte, âa... 8,0 On fait avec Q. S. de sirop de sucre une pâte que l'on étend sur de la peau et que l'on applique ensuite sur l'épigastre. (Bor.) Topique ou tampon stupéfiant (Trousseau). Extrait de belladone. 0,10 Extrait d'opium.... 0,05 Placer le mélange au centre d'un plumasseau de charpie, nouer avec un fil à bonis libres et introduire clans le col de l'utérus, dans les douleurs névralgiques. L'y laisser 2û h. En y ajoutant 0,5 de tannin on le rend propre à combattre les métrites douloureuses avec leucorrhée. Topique pulvérulent d'amidon camphré. Amidon ............... 60 Campbre ............ 10 F. une poudre. En application locale contre l'érysipèle œdémateux. {Boach.) Topique pulv. d'amidon et de sel ammoniac (Chabrely). Amidon ___ 100,0 Chlorhydrate d'ammoniaque.. 3,0 Contre l'érysipèle. (Bouch.) Topique pulvérulent calmant. Poudre calmante. Amidon, Pierre calaminaire, âa............ P. E. Contre le prurit de la vulve ; on en saupoudre la partie malade. (Hufeland's Journ.) Top. pulv. contre les engelures (Chabrely). Safran...... 1,0 Camphre..... 15,0 Pécule... 50,0 On en saupoudre intérieurement des gants fourrés que l'on porte nuit et jour. Topique pulvérulent dessiccatif. Poudre pour les parties froissées. Lycopode .......... 30,0 Oxyde de zinc....... 15,0 Cette poudre s'applique à la main, ou mieux à l'aide d'une houppe de coiffeur, sur les parties froissées, comme chez les personnes grasses qui ont marché pendant la chaleur ou ont été à cheval, ou chez les enfants dont la peau a été irritée par leur urine. (Vir.) Topique pulvérulent de digitale camphrée (Chabrely). Digitale ..... 5,0 Camphre----- 3,0 Amidon___ 30,0 Contre l'œdème des convalescents. (Bouch.) Topique pulvérulent iodé (Chabrely). Amidon. 60 Iode---- 0,5 Acétate de morphine. 0,45 Contre les indurations de la peau et les engorgements. Le topique pulvérulent iodé, de Boinet, pour panser les ulcèresde toute nature, n'en diffère que par les proportions. Topique pulvérulent d oxyde de Einc (Cazenave). Oxvde de zinc......... 1 Amidon............ Contre les démangeaisons dartreuses. Le docteur Cazenave y fait ajouter quelquefois du camphre. Topiques d'Unna. Sous ce nom, Unna a préconisé l'emploi des colles médicamenteuses, des mousselines-onguents et des mousselines-emplâtre';. Dans ces préparations, l'excipient est réduit au minimum possible. La formule de la colle dans laquelle on incorpore la substance active est la suivante : Oxyde de zinc....... 15 Gly erine..,........ I :i Gélatine ............ 25 Eau ................ 25 Au moment de s'en servir, la colle est fondue au B.-M. et appliquée au moyen d'un pinceau sur la partie malade. Les mousselines-onguents sont composées d'une mousseline sur laquelle on applique un excipient (axonge, lanoline, vaseline) additionné d'un principe actif. Les mousselines-emplâtres sont obtenues au moyen d'une toile imperméable obtenue en trempant de la mousseline dans une solution de gutta-percha et sur laquelle on applique la subtance active incorporée à de la gomme élastique dissoute dans de la benzine. M. F. Vigier prépare sous le nom ÎTEpitkê- mes antiseptiques ce même genre de topiques (Unna). Pour obtenir plus de souplesse et de légèreté, il supprime la feuille de gutta-percha et coule sur un tissu très fin un mélange de gutta-percha dissout dans la benzine ou le sulfure de carbone et de vaseline, dans lequel il incorpore le médicament; en général à la dose de 10 °/ 0 , mais cette dose peut varier selon le désir du médecin. Presque tous les médicaments peuvent être mis sous cette forme. TORMENTILLE. Blodrot ; Heptaphyllum , Tormentilla erecta, Potentilla tormentilla (Rosacées). Siebenfingerkraut, Fingerkraut, al.; Tormentil, ang., dan., hol.; Boshmel alimar, ar.; Tormentilla, esp., it-, por.; Korze ziele pepawy, pol.; Uzik, Zevjaznik, rus.; Blodrot, su. Petite plante % de nos bois, à fleurs jaunes, dont on emploie la racine* qui est grosse, noueuse, garnie de fibres nombreuses; rougeâ- tre en dedans et noirâtre en dehors; sa saveur est très-astringente. Astringent usité en décodé. Elle contient 17/100 de tannin et de V acide quinovique (Rembold) (Y. Un. Ph. 1869). TOURNESOL — TROCH1SQUES. 1021 TOURNESOL. Laque bleue ; Lacmus, Lacca cœrulea. Blauer Laok, Lakmus, 4L., su.; Litmus, ang.; Girasol, esp.; Lakmœs, hol.; Tornasole, it. Matière tinctoriale dont on distingue deux sortes : 1° Tournesol en pains ou de Hollande ; en tout petits pains cubiques, de couleur bleue cendrée : il se prépare au moyen des mêmes lichens qui servent à l'obtention de l'orseille tels que le Rocceïto tinctoria et diverses variétés de Variolaréa et de Lecanoro, réduits en pâle et mêlés avec des cendres gravelées, de la chaux et ■de l'urine; il sert à taire la teinture si usitée dans les laboratoires, comme réactif; 2° Tournesol en drapeaux ou de Provence; ce sont des chiffons ou des morceaux de toile d'emballage imbibés, à 2 reprises, du suc de Crosophora tinctoria (Euphorbiacées) (Crolon tinclorium, maurelle), mélangé d'urine, séchés (appelés alors Wanquerie), puis exposés soit aux vapeurs de l'urine et de la chaux vive, soit aux vapeurs ammoniacales que dégage une couche de fumier de cheval, dite aluminadou. Sous cette influence, le suc prend une teinte d'un rouge vineux. Le tournesol en drapeaux sert, en Hollande, à colorer l'extérieur des fromages. Ce produit se fabrique presque exclusivement au Grand-Gallargues, village près Nîmes. Contrairement au tournesol en pains, il ne revient pas au bleu par les alcalis (V. Un. plu, 1866). La matière colorante bleue du tournesol, qui ne constitue qu'une très-petite fraction du poids total des pains, est une combinaison de quatre matières colorantes rouges (Erythroléine, Eryth- rolitmiue,Azolitmine et Spaniolitmine de R. Kane avec de la chaux, de la potasse, de l'ammoniaque mêlés de beaucoup de carbonate et de sulfate de chaux et même de sable. Le tournesol en pains cède presque toute sa couleur à l'eau et à l'alcool faible; mais il est entièrement insoluble dans l'éther et l'alcool anbydrc. Pour faire la teinture de tournesol, Vogel prépare, de la manière suivante, un extrait inaltérable : 16 gr. de tournesol du commerce, réduits en poudre fine, sont mis à macérer pendant 24 heures avec 120 c. cubes d'eau distillée ; cette première liqueur, contenant tout l'alcali libre du tournesol, est mise à part et remplacée par une nouvelle quantité de 120 c. cubes d'eau distillée qu'on laisse séjourner encore pendant 2k h., en l'agitant de temps en temps. Le liquide décanté est divisé en 2 parties égales; l'une est agitée, à plusieurs reprises, avec une baguette de verre trempée dans l'acide azotique étendu, jusqu'à ce qu'elle soit franchement rouge ; on la mêle avec l'autre moitié réservée, qui est encore bleue ; de ce mélange résulte un liquide bleu tirant sur le rouge, que l'on évapore a siccité au bain de sable ; on obtient ainsi une masse grenue, amorphe, que l'on enferme dans un flacon bien bouché, susceptible d'une longue conservation; elle est soluble dans l'eau, sans résidu, et donne extemporanément une teinture de tournesol au degré de concentration dont on a besoin. Les papiers réactifs s'obtiennent par immersion dans une décoction de tournesol neutralisée ou non, et en séchant. — Ce qu'on a appelé tournesol en coton venait du Portugal et se préparait avec de la cochenille déposée sur de petits disques de coton aplatis. TROCHISQUES. Ce mot, qui vient de tjo'/.°'?> toupie, cône, parce que les trochisques reçoivent souvent cette forme, était appliqué par les anciens pharmacologues à des préparations internes ou externes auxquelles on donnait souvent, comme nous venons de le dire, la forme d'un cône, et aussi celle d'un grain d'avoine, d'un tétraèdre, d'une boide, d'un cube, etc. Les pastilles de nos jours étaient jadis des trochisques. Aujourd'hui le mot trochisques, qui, du reste, est peu usité, n'est appliqué qu'à des médicaments externes. On nomme aussi trochisques, des poudres ou précipités auxquels on donne cette forme pour faciliter leur dessiccation. Les Trochisques alhandal, du mot arabe al handal, coloquinte, se préparaient avec de la poudre de coloquinte et Q. S. de mucilage adragant pour en faire une pâle que l'on divisait en trochisques triangulaires ; on les employait à l'intérieur contre l'hydropisie, la léthargie , etc. Les Trochisques d'agaric leur étaient analogues. Les Trochisques de plomb blanc de Rhazis, ou Sief des Arabes, se préparaient avec de la céruse, du camphre, de la sarcocolle, de l'amidon, de la gomme et de l'eau de rose; on leur donnait la forme de grains d'avoine, et on les employait à l'extérieur en collyres, en injections. Trochisques antisyphilitiques (Langlebert). Charbon de braise finement pulvérisé............ 25 Protoiodure de mercure.. 2 Benjoin.......... 0,50 Mêlez et ajoutez Q. S. d'eau sucrée pour faire une pâte diviser- en 20 trochisques. 1 tro- chisque à brûler malin et soir et en diriger la fumée vers la bouche dans le cas d'ulcères syphilitiques du larynx et de la trachée. Trochisques aromatiques. Bâtons aromatiques russes. Baume du Pérou....... 1 Sucre.............. 4 — de la Mecque... 1 Vanille............. — de Tolu........ 4 Musc .............. i/18 Storax calam.......... 4 Ambre gris......... i/18 Benjoin ............... 4 Succin............. 8 Cannelle .............. 4 Laque carm........ 1 Cuscarille ............. 4 Esprit de roses.....Q. S. Girofle ................ 1 1022 TROC1HSQUES CONTRE LA COQUELUCHE. — TROÈNE. Faites une masse que vous diviserez en cylindres allongés du poids de 15 gr. (Soub.) On s'en sert pour parfumer les appartements ; en frottant ces cylindres sur une pelle chauffée, ils répandent une odeur aromatique agréable. Ch. de boislég. pulv. 750 Azotate dépotasse... 20 Naphtaline.......... 100 Créosote ............ 80 Trochisque contre la coqueluche (Vichot). Acide phénique..... 40 Goudron de houille.. 100 F. d'aconit pulv.... 7,5 Mucilage adragant.. Q.S. F. S. A. des trochisques de 4,0. 1 trochisque suffit pour saturer l'atmosphère d'une pièce mesurant 10 mètres cubes. L'opération devra être répétée 2 fois par jour, et durer chaque fois une heure au moins. Trochisques cypheos, de Damocrates. Masticatoire égyptien ; Cyphoîdes Galli. Cassia ]ig ......... 12 Souchet rond...... 12 Genièvre .......... 12 Asphalte.......... 10 Sa) nui ............ 4 Miel, Vin de Crète, Sa.. Q. S. Raisins socs.......... t'O Térébenthine cuite.... 90 Sehœnanthe.......... il) Myrrhe.............. i< Roseau aromatique----- 34 Cannelle ...... .' ...... 15 Bdeliium ............. 12 ïïard ind............. 12 F. dissoudre ies gommes-résines et la térébenthine dans le vin, ajoutez le miel et les raisins en pulpe, puis les autres substances réduites en poudre, et faites des trochisques que vous ferez sécher à l'ombre. (Par.) Spiel. donne une formule analogue où la térébenthine cuite est remplacée par celle de Chio. D'après l'étymologie du mot cypheos, il faudrait croire que les prêtres égyptiens se servaient de celte préparation ou d'une autre analogue, au lieu d'encens dans leurs sacrifices. Plus tard, ils ont été employés comme masticatoires, et à l'intérieur comme cordiaux, stomachiques, anticontagieux. Les Trochisques liélichrùon d'Andromaque diffèrent peu de ceux-ci. Trochisques escharotiques avec le sublimé corrosif. S Mucilage de gomme 16 adragante....... Q. S. F. des trochisques de 0,15 en forme de grains d'avoine (Codex). Pour ouvrir les bubons et ulcères vénériens. Trochisques résino-iodés (Roumier). Charbon léger...... 0,05 Baume do Tolu.... 0,05 Benjoin ............ 0,23 Azotate dépotasse. 0,10 Iode............... 0,10 Mue. de g. adrag.. Q.S. Pour un trochisque, pour les personnes qui ne peuvent tolérer les respirations de vapeurs d'iode, dans certaines affections de la poitrine. Sublimé corrosif. Amidon ......... M. Roumier prépore aussi des trochisques iodes simples avec : charbon 0,50, iode 0,10, azotate de potasse 0,10 et mucilage de gomme adragante Q. S. pour un trochisque également. Ces trochisques se brûlent a la manière des clous fumants. Trochisques de minium. Sublimé corrosif...... 8 Minium .............. 4 Mie de pain. Eau........ 32 Q. S. Benjoin ........ Baume de Tolu. Santal citrin.... pour faire une pâte à diviser en trochisques de 0,15 en forme de grains d'avoine (Codex). Trochisques odorants. Clous fumants, Pastilles fumigat. du sérail. 80 Charbon léger..... 500 20 Nitre ............. 40 20 Mucil. adiagant... Q. S.- F. une masse homogène que vous diviserez en petits cônes do 3 centim. de hauteur , en donnant à leur base la forme d'un trépied. (Cod.) On les allume par la pointe, et ils continuent à brûler en répandant une odeur très- suave. M. Tanret mettant à profil la grande porosité des clous fumants, leur a communiqué des propriétés désinfectantes en leur f.tisant absorber des quantités relativement grandes d'antiseptiques volatils. (Trochisques désinfectant},) TROÈNE. Ligustrum vuUjare. (Jasminées.) Liguster, Spanische"SVeidenblaetter, al., dan., bol.; Ligustro, ESP., IT.; loba, pol.; Liguster, su. Arbrisseau qui croît dans les haies de nos contrées, et reconnaissable à ses toutes petites fleurs blanches odorantes, disposées en grappes. Les feuilles et les fleurs passent pour astringents légers. M. Polex a trouvé dans l'écorce de troène une substance amère, particulière, nommée Ligustrine, que M. Kromayer a reconnue n'être autre que de la Syrimjine, extraite par Ber- nays, du lilas, plante de la même famille que le troène. La syringine à son tour n'est autre que de la mannite, suivant .M. Ludwig, ou un glucoside, d'après les recherches ultérieures de M. Kromayer. Dans les baies de troène, Nicklôsa trouvé une matière colorante rouge, non azotée, soluble dans l'eau et l'alcool, qu'il a appelée Ligidine, et qui peut servir de réactif comme le tournesol : elle verdit par les alcalis, rougit par les acides, et se colore au contact des eaux qui renieraient en disso- ltouiu du bicarbonate de chaux. TULIPIER. — ULMAIRE. 1023 TULIPIER. Liriodendrum tulipifera. (Magnoliacées.) Tulpenbaum, al.; American poplar, Virginian tuliptree, ANG-; Tulipero, ESP.-; Tulpboom, hol.; Tulipifero, it.; Tulpantrad, su Bel arbre originaire de l'Amérique septentrionale croissant facilement en France, comme les magnolia grandiflora et glauca. On emploie l'éeorce et surtout celle de la racine, qui est arrière et aromatique. Aux Etats-Unis, on l'administre comme fébrifuge succédané du quinquina, stimulant, tonique, sous forme de vin ou d'extrait. Dose : h à 6,0. Emmet y a trouvé un principe ciïstallisable, alcalin, non azoté, amer, la Liriodendrine. TURBITH. Turbith végétal ; Convolvirfus ou ipomœa turpethum. (Convolvulacées.) Turpethwinde, Treibwurzel, al.; Square stalked bind- weedroot, Indian jalap, Turpeth root, ang.; Turbit, ar.,esp.; Teori, beng.; Trastawaîa, cyn.; Tikura, due.; Turbith, hol.; Dudh-kulmi, Niswut, iaD.; Tassia, it.; Athapsia, por.; Turpout, un. La racine qui nous vient de l'Inde est du volume du doigt, fauve a l'extérieur, poreuse et résineuse au dedans, inodore et d'une saveur d'abord peu sensible, mais qui devient manifestement nauséeuse. On doit choisir cette racine lourde, non vermoulue, et pourvue de son écorce, qui est sa partie la plus active. Purgatif drastique peu usité. Il entre dans quelques teintures purgatives composées. On en fait une poudre. On peut en retirer 4 0/0 d'une résine (turpéthine) à la manière de celle de jalap. La résine de turbith est soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther, brunâtre, fusible vers 183° ; sa poudre, grise, irrite fortement les muqueuses du nez et de la bouche. Avec les bases puissantes, elle se transforme en un acide soluble, Yacideturpéthique. Comme la résine d'autres convolvulacées, c'est un glucosidequi, en présence de l'acide chlorhydri- que, se dédouble en glucose et en acide turpé- tholique, qu'il faut rapprocher de l'acide scam- monolique (Spirgatis) (V. Un. ph. 1865). TUSSILAGE. Pas-d'âne, Beehion, Taconnet, Herbe deSaird- Quirin; TJwjula caballina, Tussilago far- fard (Synanthérées). Huflattig, Maerzbîumen, al.; Coltsfoot, akg.; Faagabittn, ar.; Hestehov, Hovblad, dan.; Tusilago, esp.j lioef- blad, hol.; Tussilagine, Farfara, it.; Podbial, pol.; Tossilageni, por.; Podbel, Belûkopitnik,Rus.; Ilœsthof, su.; Farïar otou, tir. Plante % des lieux humides, dont les fleurs, composées de fleurons jaunes très-déliés, apparaissent' au commencement du printemps bien avant les feuilles. Ces dernières sont d'un vert pâle en dessus, blanchâtres et cotonneuses en dessous, très-grandes, sous-cordées et denticulées. On a comparé leur forme à celle de l'empreinte du pied de l'âne, d'où est venu le nom de Pas-d'àne. Celui de Tussilage vient de l'emploi qu'on en fait contre la toux. Les racines sont longues, effdées et blanchâtres. On emploie les racines, les feuilles et les fleurs M* comme béchiques. Les fleurs sont très-souvent employées en infusé (pp. 10 : 1000). On en prépare un sirop; elles entrent dans les Quatre fleurs. W. Pid. et Spicl. nomment Looch de pas- d'àne de la racine de tussilage cuite dans l'eau, puis pulpée et enfin cuite en consistance de bouillie avec le double de miel. On a employé la racine de Petasite; Tussilago petasites, qui a une odeur forte et désagréable, une saveur amère et répugnante. Le tussilage est le Hyysi des Grecs et le Farfara des Latins. TYPHA. Masse, Massette, Chandelle ou Quenouille d'eau, Roseau de la passion; Typha latifo- lia. (Typhacées.) Ueschkolbenwurz, Wasserkolben, al.; Ilorse-tail, ang. Lisch-dodden, Donsen, hol.; Mazza sorda, it.; Kafvel- dun, su. Grande monocotylédone des marais, sans nœud, à feuilles très-allongées, entières, à longue tige terminée par un épi ou chaton de fleurs extrêmement nombreuses, serrées entre elles de manière à donner à leur réunion la forme d'une petite massue cylindrique, noire, veloutée. Les jeunes pousses sont mangées par les Cosaques h la manière des asperges chez nous, d'où leur nom d'Asperges de Cosaques. Le rhizome, qui est féculent, sert de nourriture aux Kalmouks. Son pollen est substitué, dans quelques contrées, au Iycopode. Le duvet ou édredon végétal a été vanté dans le pansement des brûlures. u ULMAIRE. Reine des prés, Vignette, Herbe aux abeilks; Spirœa ulmaria (Rosacées). Wiesenkœniginn, al.; Queen meadows, ano.; Miœdnrn, dan.; Reyna del prado, ESP.; Reinette, hol.; Regina dei prati, it.; Rozia brodka, pol.; Rainha dos prados, por.; Kasseeta, su. Plante herbacée O des prés humides. Sa racine était jadis fort employée comme tonique, anticatharrale et antihémorrhagique. Ses 1024 URATE D'AMMONIAQUE. — URÉE. fleurs, qui sont blanches et ont assez d'analogie avec celles de sureau, possèdent, dit-on, les mêmes propriétés médicinales. MM. llannon et Lepage ont publié des travaux sur l'ulmaire. Si l'on verse de l'eau bouillante sur des fleurs d'ulmaire, il s'exhale bientôt une odeur Irès-suave, des huiles volatiles se forment à la manière de celles d'amandes amères, de moutarde, etc. Si on distille une telle infusion on obtient un mélange d'huiles volatiles, oléagineux, trôs-parfumé, qui, traité par les alcalis, donne des sels dont l'acide est l'Acide salicyleux (de Satix saule et ûx« matière). Il peut s'obtenir de la plante, mais on le prépare plus avantageusement de la manère suiivante : On prend 30 p. de sali- cine et 30 p. de bichromate de potasse por- phyrisés, puis dissous dans 300 p. d'eau distillée. On introduit le mélange dans une grande cornue et on y ajoute 45 p. d'acide sulfurique étendu de 300 p. d'eau (Piria). Lorsque l'effervescence a cessé, on adapte le col de la cornue à un récipient refroidi, on chauffe avec précaution, et dès quel'ébullition se manifeste, un liquide opalin passe goutte à goulte à la distillation. On arrête lorsque le produit distille transparent et inodore. On bouche le récipient, on le laisse en repos au frais. Le lendemain on recueille l'acide salicyleux qui s'est précipité, en décantant l'eau qui surnage, et on l'agiie avec de l'eau pour le purifier. Les eaux de distillation et de lavage emportent une certaine pp. de produit : aussi doivent-elles être conservées. L'acide salicyleux est d'une consistance oléagineuse, incolore, mais qui prend bientôt une teinte rouge par le contact de l'air. Il brûle avec une flamme rougecàlre. Sa densité est de 1,17. Il verdit, puis décolore le tournesol. Il se dissout en toutes pp. dans l'étber et l'alcool, bout à + 196°; à — 20°, il se solidifie et cristallise. Il a reçu un grand nombre de dénominations différentes : Huile volatile ou Essence d'ulmaire ou de Reine des prés ou de spirœa ulmaria ; hydrure de sali- cyle ou de spiroîle, tic. spiréique, spiroileux ou spiryleux, aldéhyde salkylique, etc. Si on le traite par un soluté de potasse ou de soude jusqu'à légère réaction alcaline et que l'on évapore convenablement, on obtient soit du Salkylite de potasse en cristaux titulaires, blancs et nacrés, soit du Salkylite de soude sous forme d'aiguilles, très-longues et très-brillantes. La dose de l'acide salicyleux est de 2 à 3 gouttes dans un véhicule. Urate d'ammoniaque. On ne connaît que le sel acide. Il s'obtient en petites aiguilles, lorsqu'on maintient de l'acide urique dans l'eau bouillante et qu'on y ajoute un excès d'ammoniaque. Il exige 1608 p. d'eau à -f- 10° pour se dissoudre; il se forme toujours lorsque l'acide urique et l'ammoniaque se rencontrent. Il forme la base du guano.qui lui doit une partie de ses propriétés médicales. Il a quelques rares emplois. L'Acide urique, découvert en 1776 par Schèele, dans les calculs urinaires. Se rencontre à l'état libre et à celui d'urate d'ammoniaque dans les excréments de serpents, d'oiseaux, de mollusques gastéropodes (escargots), de vers à soie; dans les urines de mammifères, dans le guano. On l'extrait ordinairement en broyant des excréments de boa ou du guano avec 1 p. de potasse caustique et 10 p. d'eau, faisant bouillir, filtrant chaud et ajoutant à la colature de l'acide chlorhydrique. L'acide urique se dépose, on le. recueille, on le purifie par dissolution dans les alcalis et une nouvelle précipitation. 11 se transforme en murexide par l'ac. azot. et l'ammoniaque. Il se présente sous forme de petites lamelles blanches, satinées, ou de poudre blanche inodore, insipide, soluble dans 1720 p. d'eau froide et 1150 p. d'eau bouillante {Dumas), insoluble dans l'alcool, l'étber. Urate de quinine. S'obtient en faisant bouillir un mélange de quinine brute (10 p.), d'eau distillée (500 p.) et d'acide pur cristallisé (20 p.) additionné à doses fractionnées; pendant l'ébullition qui dure une heure, on agite et on ajoute au fur et à mesure la quantité d'eau distillée néces- cessaire pour maintenir le niveau du mélange ; on filtre, on fait bouillir de nouveau le marc avec une quantité d'eau distillée égale à la première et on filtre: les liqueurs filtrées, réunies et évaporées convenablement, donnent l'urate de quinine cristallisé en paillettes jaunes brillantes, sol. dans l'eau, plusque le sulfate. Dose : 20 à 25 centig. dans les 24 heures; en potion, alcoolé, vin, pilules de 5 à 16 centigr. ORÉE. Elle a été découverte, mais à l'état impur, en 1773, par Rouelle, qui la nommait Extrait savonneux de V urine. Depuis, on l'a appelée Néphrine, Cruikshanks lui donna le nom d'urée, et, en 1799, Eoucroy et Vauquelin l'isolèrent de l'urine. L'urée cristallise en longues aiguilles soyeuses ou en prismes à 4 pans, incolores, inodores, de saveur fraîche et piquante, un peu déliquescents, très-solubles dans l'eau, un peu moins solubles dans l'alcool, à peu près insolubles dans l'éther et les essences. Fusibles à 120°. URÉTHANE. — VALÉRIANATES OU VALÉRATES. 1025 Le chlore la décompose en azole et acide carbonique (V. Un. ph. 1879). On peut l'obtenir en traitant l'urine concentrée au dixième par l'acide azotique et décomposant le nitrate d'urée produit par le carbonate de plomb. Liebig a fait connaître le procédé suivant pour obtenir l'urée artificiellement. Ferrocyanure de potassium. 28 Peroxyde de mang. 24 On réduit le ferrocyanure bien sec en poudre fine ainsi que l'oxyde et on mêle intimement; on chauffe sur une plaque de lôle à la chaleur rouge faible. La matière s'enflamme et s'éteint peu à peu. On l'agite pendant son refroidissement; on la dissout dans l'eau troide et on y ajoute 20 p. 1/2 de sulfate d'ammoniaque. 11 se fait un précipité de sulfate de potasse que l'on sépare. On évapore au B.-M. et l'on sépare de nouveau le sulfate de potasse qui s'est déposé. Enfin on évapore à siccité et l'on traite par l'alcool à 90 c. bouillant. L'urée cristallise par refroidissement. Le ferrocyanure fournit le 1/3 de son poids d'urée. L'urée a été produite directement par Tac. carbonique et l'ammoniaque (Basarow). M, Woehler, auquel revient l'honneur d'avoir, le premier, préparé artificiellement l'urée, par union de l'acide cyanique et de l'ammoniaque, la considère comme un Cyanate d'ammoniaque. Cette expérience remarquable fut le premier exemple de la production artificielle d'une substance organique.. L'urée existe dans l'urine de tous les quadrupèdes; elle existe dans le sang, et paraît être séparée plutôt que formée par les reins; sa présence a été constatée dans beaucoup d'autres liquides animaux ; par exemple, dans le chyle et dans la lymphe du taureau, du chien, de la vache, du bélier, du mouton, du cheval (A. Wurtz) ; dans l'eau de l'amnios {WœMer); dans l'humeur vitrée de l'œil (Mil- Ion) ; dans le liquide des ventricules cérébraux (Schlossberger) ; dans la salive (Pettenkofer) ; dans les kystes séreux du rein (Gallois); clans l'organe électrique de la torpille (Schultze), dans le lait des herbivores (J. Lefort), etc. Elle est accompagnée, dans l'urine de l'homme et dans celle des carnassiers, de différents principes et particulièrement d'un acide insoluble qui fait souvent partie des calculs vésicaux : c'est V acide urique (Ac. lithique, de Schèele), qui se dépose, sous forme de poudre rougeàtre ou jaunâtre, des urines chargées. On a remarqué que cet acide existe en forte proportion dans l'urine solide des oiseaux et des reptiles, et non dans l'urine des quadrupèdes herbivores où il est remplacé par Yacide hippurique. L'urée se forme encore dans l'oxygénation, la distillation sèche de l'acide urique (Liebig et Wœhler) ; dans l'oxydation des matières albuminoïdes (Béchamp). L'urée jouit, d'après Ségalas, de propriétés diurétiques; mais elle a été fort peu employée jusqu'à présent. Elle possède une action toxique et son empoisonnement constitue l'urémie (O'Roi'ke, Urine et dépôts urinaires). URÉTHANE (Carbamale tTéthyk), Corps blanc, cristallise en lames transparentes, inodores, solublcs dans l'eau, l'alcool et l'éther. S'obtient en chauffant un excès d'alcool en présence de l'urée. Préconisé comme hypnotique à la dose de 3 à i gr. en une seule fois. V VALÉRIANATES ou VALÉRATES. Baldriansaures salz, al.; Valerianat, Valeriansyradt sait, su. Sels résultant de la combinaison de l'acide valérianique avec les bases. Les valérianates suhants ont été introduits dans la matière médicale. Pour tous, l'acide joue un rôle important dans leur action. Valérianate d'ammoniaque. On l'obtient à Vêlât liquide concentré en saturant de l'acide valérianique par du carbonate d'ammoniaque, et à Yétat solide (blanc et cristallisé en prismes) en faisant arriver du gaz am- moniaesec dansde l'acide valérianique sirupeux (monohydraté) (Laboureur et Fontaine) ; c'est le procédé adopté par le Codex ; ou en plaçant sous une cloche un mélange de chaux caustique et de sel ammoniac réduit en poudre grossière, au-dessus duquel on dispose une soucoupe renfermant de l'acide valérianique pur; au bout de quelques jours tout l'acide est transformé en cristaux blancs de valérianate d'ammoniaque que l'on introduit rapidement dans un flacon sec et bien bouché (E. Robi- quet). Il est très-déliquescent, volatil et décompo- sable par la chaleur. Il est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Sa saveur est douce et légèrement sucrée ; son odeur rappelle à la fois celles de l'acide valérianique et de l'ammoniaque. Antinévralgique. Dose : 5 à 50 centig. en pilules ou en solution. Le Valérianate d'ammoniaque liquide, de Pierlot, se compose de : Eau distillée 95, acide valérianique 3, sous-carbonate d'ammoniaque, Q. S. pour saturer, extrait alcoolique de valériane 2. Dose : 2 ou 3 cuillerées à café dans un peu d'eau sucrée ; 6 à 30 gouttes dans une 1026 VALERIANATE D'ATROPINE. — VALÉRIAiNATE DE ZIXC. ■ potion de 120 gr., contre les névralgies, les spasmes, l'hystérie, l'épilepsie. M. Dannecy prépare, sous le nom de valéria- natc extract ifa'ammoniaque, l'extrait de valériane obtenu au moyen de l'alcool ammoniacal; on introduit dans un appareil à déplacement tOO de racine de valériane pulvérisée grossièrement, on verse dessus un mélange de 80 d'alcool a 60° et de 20 d'ammoniaque liquide à 22°; on déplace ensuite ce premier liquide par Q. S. d'alcool à 60° pour avoir un poids de teinture ammoniacale égal à celui de la valériane employée, on évapore au-dessous de 70° et en agitant continuellement jusqu'en consistance d'extrait mou, qui est ensuite mis en capsules gélatin., contenant chacune 0,5. Valérianate d'atropine. On dissout 38 p. d'atropine pure et sèche dans IZiO p. d'alcool à 85 c, et on mêle cette solution à une autre de 12 p. d'acide valéria- nique pur dans 10 p. d"alcool à 85 c; on laisse cristalliser par évaporation spontanée à la température de 30 à à0° c . Le procédé du Codex consiste à dissoudre l'atropine dans l'éther, à la saturer exactement par de l'acide valérianique et à abandonner la liqueur à l'évaporation spontanée dans un vase incomplètement bouché. Lamelles cristallines, incolores, qui se soudent de manière à former des masses légères. Ce sel est très-soluble dans l'eau, moins so- luble dans l'alcool, presque insoluble dans l'éther. Il fond à 32°. 100 p. contiennent 70,66 d'atropine et 4,i0 d'eau. Très-toxique. Vanté par le docteur Michéa contre l'épilepsie, la chorée, l'hystérie, la coqueluche, par milligram., en granules ou en potion (infusion de tilleul, 120; valérianate d'atropine, 0,001; sirop de tolu, 10); à prendre par cuillerée à café, toutes les 1/2heures, dans la coqueluche. En raison de sa perfide activité, ce médicament pourrai! sans inconvénient disparaître de la nomenclature officielle. Valérianate de bismuth (Sous-). M. Righini, à qui on en doit la découverte, propose le mode suivant de préparation : on fait un mélange de 1250 p. d'acide azotique avec 625 p. d'eau distillée, on fait chauffer dans une capsule de verre et on y ajoute par portions successives Zi65 de bismuth pur divisé. Lorsque tout est dissous, on filtre et on instille dans la liqueur Q. S. de valérianate de soude dissous, pour que la décomposition soit complète. On lave le sous-valérianate blanc à l'eau distillée, légèrement acidulée par l'acide valé- ianique, on le fait sécher à l'étuve, et on le conserve en flacons bouchés à l'abri de la lumière. Dans la gastrodynie et la gastralgie chroniques, dans certaines névralgies, les palpitations. Valérianate de fer. On peut l'obtenir directement en combinant l'acide valérianique à l'hydrate de peroxyde de fer récemment précipité à la température ordinaire ; mais il vaut mieux opérer par double décomposition du valérianate de chaux ou de baryte par du perchlorure de fer. On recueille et on sèche le précipité. Le valérianate ferrique est rouge brun, d'une odeur forte caractéristique, d'une saveur légèrement sucrée, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. On l'a donné en pilules à la dose de 10 à 50 centigr. par jour. Valérianate de quinine. C'est le premier valérianate employé. Il a été découvert par L.-L. Bonaparte. On verse de l'acide valérianique en léger excès dans un soluté alcoolique et concentré de qninine ; on étend le soluté de deux fois son volume d'eau distillée, on le met dans une étuve chauffée à 50", et, à mesure que l'alcool s'évapore, le valérianate cristallise (Codex). On peut également l'obtenir par double décomposition, au moyen du chlorhydrate de quinine et du valérianate de soude. M. Ceresoli le prépare en versant et agitant du valérianate de soude en solution dans du sulfate de quinine dissous dans l'eau acidulée par l'acide sulfurique ; et M. Lalieu, par double décomposition du sulfate de quinine et d'une solution alcoolique de valérianate de potasse (V. Un. pharm., 1865 et 1868). 11 est blanc, cristallisé en prismes souvent volumineux et anhydres, en aiguilles prismatiques un peu nacrées ; soluble dans 110 p. d'eau froide et dans 40 p. d'eau bouillante, dans 6 p. d'alcool à 80°, dans les huiles et le chloroforme; l'eau bouillante, les acides le décomposent. Il a une odeur forte et persistante d'acide valérianique. Il devient phosphorescent pendant qu'on le triture. (LÏmderer.) 100 p. de ce sel contiennent 76,06 de quinine. On l'emploie dans les mêmes cas et aux mêmes doses que le sulfate de même base et que le valérianate de zinc. Valérianate de zinc*. On peut se le procurer en saturant un soluté aqueux d'acide valérianique (1 d'ac. et 30 à 40 d'eau) par un léger excès d'hydrocarbonate de zinc bien lavé et encore humide (Codex). On favorise l'action au moyen de la chaleur, et, quand la liqueur est saturée, on la filtre encore VALERIANES. 1027 chaude. On recueille les cristaux formés et on évapore les eaux mères pour en obtenir de nouveaux. On peut encore l'obtenir en décomposant le valérianate de chaux ou de baryte par le sulfate de zinc. M. Ceresoli le prépare en versant et agitant du valérianate de soude, dans une solution de sulfate de zinc, chauffée à 36 QC . (V. Un. pharm., 1865.) Le valérianate de zinc est sous forme de paillettes brillantes, légères, nacrées comme l'acide borique; il est neutre, soluble dans 50 p. environ d'eau froide, et dans ZiO p. d'eau chaude. Il se dissout aussi dans l'alcool et très-peu dans l'éther. Il a une odeur particulière d'acide valérianique , et une saveur astringente un peu métallique; la chaleur le fait fondre et le décompose, il brûle avec flamme. Sa dissolution aqueuse se décompose, à l'ébullition, en acide valérianique qui se volatilise et en valérianate basique qui reste dans la liqueur. Selon M. Devay, qui l'a mis en usage en France, c'est un antispasmodique pur qni agit directement sur le système nerveux. Il convient dans la migraine, les névralgies faciales, le sa- tyriasis, etc. La dose est de 1 à h décig. par jour en poudre, potions et surtout pilules, pendant ou après l'accès. M. Herpin l'a expérimenté dans le traitement de l'épilepsie. VALÉRIANES. \Baldrian, Katzenwurzel, al., dan.; Valerian, ano., hol.; Herr, ar.; "Valeriana, esp., it., pob.; Balderjan, rus.; Wœndelrot, su.; K-iedi otou, Tua. Plusieurs plantes de ce nom sont indiquées dans les pharmacopées ; nous n'avons à nous occuper ici que des deux suivantes : 1° Valériane sauvage ou sylvestre ^ *, Petite valériane, Herbe a>ix chats (V. Cataire); Valeriana elatior sylvestris, Valeriana offici- nalis (Valérianées). Plante <$ herbacée, indigène, à tige fistuleuse, à feuilles découpées et à fleurs blanches ou couleur lilas, en cimes au sommet des tiges. (Fiq. 134.) La racine ^ se compose de fibres déliées, brunâtres ; elle acquiert, par la dessiccation, une odeur fétide d'urine de chat, très-désagréable ; fraîche, son odeur est peu sensible. Elle a une saveur acre et amère. Elle contient une huile volatile (0,50 à 2 p. 100), une résine, de V Acide valérianique. L'huile essentielle, telle qu'on la retire de la racine sèche, est un mélange (Yacide valérianique (o p. 100 environ, Picrlot; ; de valé- rène (environ 23 p. 100) ; et de 70 p. 100 de composés oxygénés qui cristallisent en partie à 0" et se résinifient facilement. Parmi ce? derniers on a signalé le Valérol ou Stèaropténe de valériane et un camphre identique avec le Bornéol. Il y a une remarque importante à faire, c'est que la valériane peut différer beaucoup d'elle- même. Venue dans un terrain humide, bas, le long des ruisseaux , elle est bien moins active que celle qui croît sur les hauteurs, dans les bois et les terrains maigres, qui a une odeur, une saveur, et partant des propriétés ou 3 ans et en à 2 plus développées. C'est automne qu'il convient de la récolter. Suivant M. Ïimbal-Lagrave, la fig. 13Zi représente le Valeriana samhucifolia et non le Valeriana officinalis (V. J. Ch. m. 1867). La valériane est un antispasmodique puissant, employé principalement dans les affections nerveuses. On la dit aussi fébrifuge, vermifuge, sédative, antihystérique et antiépileptique. Tissot, parmi les modernes, assure que si l'épilepsie lui résiste, elle est incurable. Elle est prescrite le plus souvent en infusé. L'administration de l'extrait de valériane paraît diminuer la production de l'urée. Les feuilles contusôes sont, dit-on, un excellent moyen pour réduire les varices. Forrn. pharm. et doses. Poudre *, 0,5 à 10,0; extrait*, 0,25 à 5,0; liydroiat*, 10,0 à 100,0; teinture alcoolique*, 2,0 à 30,0 ; teinture élhé- rée, 1,0 à 5,0; sirop* 10,0 à 50,0 ; infusé 10 : 1000). La valériane fait, depuis plusieurs siècles, partie de la matière médicale européenne; il est probable qu'elle y a été introduite d'abord comme une substitution de la valériane des Grecs, le çoù de Dioscoride, dont nous allons parler maintenant. Aux Etats-Unis, on emploie comme succédané de la valériane, sous le nom de Valériane américaine, la racine du Cypripidium pubes- cens (Orchidées). 2 J Valériane phu, Grande valériane, Valériane des jardins, Nard de Crète ; Valeriana phu. Cette espèce est cultivée dans les jardins; sa racine est beaucoup plus développée que celle de la précédente ; mais son odeur est moins forte. Elle n'est plus employée. Nous avons vu que les nards celtique et indique sont produits par des valérianes. 1028 VANILLE. VANILLE*. Vanille, al.; Vanilla, ang.; Kartrab el Amerika, ab.; Vainilla, esp.; Banilje, hol.; Yaniglia, it.; Ttixochitl, mex.; Wanillia, pol.; Vanilj, su. C'est le fruit d'une plante grimpante et parasite du Mexique, de St-Domingue et du Pérou, acclimatée aujourd'hui dans beaucoup de pays : YEpidendrum vanilla, L. ; Vanillaare- matica, Sw. s. sativa (Orchidées), {fig. 135.) Ce (Fig. 135.) fruit, en forme de silique, long de 15 à 25 centimètres sur quelques millimètres d'épaisseur seulement, est brun-noirâtre, ridé, et renferme une pulpe brune, molle, contenant une prodigieuse quantité de semences excessivement ténues. Les indigènes ont soin de le recoller, d'avril à juin, avant sa parfaite maturité pour éviter qu'il ne s'ouvre et ne laisse écouler un suc balsamiq. qu'il contient {Baume de vanille). Ils l'enduisent ensuite d'une couche d'huile d'acajou ou de ricin, afin de lui conserver sa souplesse; ils en forment de petites bottes, de 50 ou de 100 capsules, qui nous arrivent enfermées dans des boîtes métalliques. Le fruit vert n'a pas d'odeur, il acquiert celle-ci en séchant par une sorte de fermentation. La bonne vanille est celle qui se recouvre naturellement de petites aiguilles très-fines d'une substance cristalline, possédant des propriétés semblables à celles de l'acide benzoïque, et connue sous le nom de givre (vanille givrée), fusible de 76 à 78 oc (A. Vée), que M. Gobley a isolée et appelée vanilline (Ac. vanillique de M. Stokkeby), et qui est aussi le principe odorant de la vanille. L'étude de ce givre a été reprise par M. Caries, qui le trouve fusible entre 80 et 81 0t ; il îiaraît se comporter comme un acide (ac. Vanillique) (V. Un. ph. 1870, 72-74). En réalité la vanilline ou aldéhyde vanillique est l'aldéhyde méihylpfotocathécique. MM. Tiemann et Haarmann ont produit artificiellement le givre de vanille en oxydant par l'acide chromique ou par'le permanganate de potasse le produit de dédoublement de la coniférine, sous l'influence des acides dilués ou de l'émulsinc en glucose et en alcool coniféryliqué ; la coniférine étant le glu- roside cristallisante découvert, en 1861, par M. Hartif dans le cambium du Larix Europœa (de là son premier nom de Lancine) et qui a été trouvé depuis dans le cambium de la plupart des conifères. Dans ces dernières années la vanilline est devenue un produit industriel entre les mains de M. de Laire. I.a vanilline artificielle se retire également de VAvéni'ine, glucoside cristallisé en aiguilles blanches, extrait par Serullas de l'avoine et qui est notablement différent de la coniférine. (Un. ph. 1879). L'oxydation de Yéthyleugénol (Wassermann) ou de l'açétyleugénol (Reimer et Tiemann) fournit également de la vanilline. La meilleure vanille, comme finesse de parfum, est celle du Mexique, où on désigne les différentes sortes sous les noms de Mansa ou grande pria, de mestiza, de Cimarrona, àepom- pona et de tara; cetle dernière est sans valeur, la première est très recherchée, les capsules tachées ou fendues sont mises à part et vendues sous le nom de lacatv. La dessic. de la vanille s'y opère par l'exp. au soleil, ou, pendant les pluies, par l'exp. pendant 36 h. dans un four chauffé à 60 ou 75 oc , après l'avoir enveloppée dans une couverture entourée de feuilles de bananier et le tout dans une natte fortement liée et mouillée (V. Un. Ph. 1868). Dans le commerce, on nomme Yanillon (Vanilla pompona ou rosa des Espagnols), une vanille commune plus grosse que la précédente, et qui paraît avoir été privée de son suc balsamique. Elle vient de l'Amérique méridionale. La culture de la vanille a été introduite, a Tahiti et dans l'Ile de la Réunion où elle est prospère. On conserve bien la vanille en la tenant enfermée dans desboîtes enfer-blanc, entre des couches de sucre pulvérisé (Stanislas-Martin). La vanille est un excitant. En raison de son odeur très-suave, elle sert à aromatiser les chocolats, les crèmes, des liqueurs, etc. A cet effet, on peut employer la teinture faite avec: vanille 10, alcool à 30° c. ZiO; on laisse macérer 15 jours, on exprime et on filtre. Pour en VËRATHINE. — VERVEINES. 1029 obtenir la poudre on la pile avec du sucre. Le mot vanille vient de vainilla , diminutif de vaina, en espagnol, gaine, gousse. VÉRATRINE*. Veratria, ang.-, Veratrin, su. Cet alcaloïde a été découvert en 1819, par Pelletier et Caventou, dans la racine de l'ellébore blanc et le bulbe de colchique, et, en 1818, par Meissner, dans la cévadille, toutes plantes de la familles des colcbicacées. Elle y est combinée à l'acide gallique. C'est de la cévadille qu'on l'extrait ordinairement. Le procédé consiste à traiter ces semences concassées par de l'alcool à 80° c. additionné d'une petite quantité d'acide sul- furique jusqu'à épuisement ; d'ajouter de la chaux éteinte aux liqueurs alcooliques, de distiller, de redissoudre le produit dans l'eau distillée, d'ajouter au résidu de l'eau distillée et un peu d'acide sulfurique jusqu'à réaction acide, de décolorer la solution par le charbon, de filtrer et d'ajouter à la liqueur de l'ammoniaque jusqu'à réaction alcaline; la véralriue est précipitée. On la dessècbe au B.-M. ; on traite par l'alcool ; on filtre ; on fait dessécher de nouveau ; on redissout encore le résidu par de l'eau aiguisée d'acide sulfurique ; on fait digérer avec du charbon animal, on précipite par l'ammoniaque, on recueille le précipité, on le redissout dans l'éther et on abandonne la liqueur à l'évaporation. {Codex.) 500,0 de cévadille fournissent au plus li,0 de vératrine. M. Murray Thompson substitue l'eau acidulée à l'alcool, pour le traitement de la cévadille et précipite par l'ammoniaque ; la vératrine est purifiée par l'alcool. Suivant Couerbe, la vératrine obtenue ainsi serait un produit complexe, formé de saba- dilline, de sabwlillin, de vératrin et d'une matière noire, poisseuse. Celle opinion a été confirmée par M. Bullock, de Philadelphie; d'après lui, la vératrine renfermerait deux alcaloïdes associés avec une résine. Néanmoins, on doit considérer le produit obtenu par le procédé ci-dessus, comme la vératrine médicinale. La vératrine est blanche, cristall., pulvérul., inodore, d'une àcreté excessive, et irritant fortement la membrane pituitaire. Elle détermine de violents éternuments, accompagnés de maux de tète et d'un malaise général. On doit prendre beaucoup de précautions en la maniant, en y ajoutant q.q. gouttes d'alcool au besoin. Elle fond à 115 oc . Elle est in- sol. dans l'eau, très-sol. dans l'alcool et l'éther. Sa solution à froid dans l'acide chlorhydrique concentré est incolore, mais, par une ébullition prolongée, elle devient d'un rouge intense, assez stable, semblable à celui du permanganate de potasse. (Trapp.) La vératrine a surtout été employée contre les affections rhumatismales et goutteuses (Turnbull, Maijendié), les névralgies. Klinger la dit efficace contre les engorgements chroniques des articulations. Le docteurAran, considérant les dépressions qu'elle exerce sur le système circulatoire, l'administrait partout où il est utile de ralentir le pouls. Le docteur Vannaire la prescrit en pommade (contcnantl/lOOdeson poids de vératrine) contre les douleurs qui accompagnent la menstruation. Presque aussi vénéneuse que la strychnine, on l'emploie à doses très-réfractées : 5 milligrammes qu'on arrive à répéter 2 ou 3 fois par jour, sous forme de potion , de teinture et mieux de pilules. A l'extérieur, on l'emploie sous forme de Uniment, de pommade, etc. Ses effets sont tel— leuienl énergiques que la médecine renonce souvent à leur bénéfice. VERGE D'OR. Herbe des juifs ; Yirgauurea, Solidago virga aurea. (Synanthérées.) Goldruthe, al.; Golden rod, ang.; Verga de oro, esp.; Wondkruid, lioi.; Erba giudaica, it.; Guldris, su. Plante % cultivée dans les jardins : fleurs jaunes, nombreuses, en corymbes. Diurétique inusité. VÉRONIQUES. 1° Véronique officinale, V. mâle, The d'Europe, Herbe aux ladres; Veronica offl- einalis ( Ehrenpreis, Vergissnvinnicht, al. ; Spcedicdl. ang.; Érepriis, dan.; Veronica, esi\, it., rOR.; Eerenprys, hol. ; Przetaeznik, vol.; JErenpris, su.) (Personnées) W<*- Plante herbacée qui croît abondamment dans les bois, sur les coteaux. Feuilles opposées, ovales, fleurs violettes, en épis axillaires. La véronique est un peu amère et aromatique ; ses feuilles $, eii infusion théiferme, sont légèrement excitantes. On les employait jadis dans les catarrhes pulmonaires, dans l'ictère, la gravelle, etc. 2° Véronique beccabunga , Cressonncc ; Veronica beccabunga [Bachbungen, Wasserbun- gen , al. ; Brooklime, ang. ; Lemmike, Bek- bung. dan.; Beccabunga, esp., it., poil; Bœkebom, hol.; Polœznik, pol.; Bœckabunga, su.). Elle croît dans les prairies humides, sur les bords des ruisseaux et des étangs. Elle est reconnaissable à sa tige couchée, à ses feuilles opposées et à ses fleurs bleues assez ressemblantes à celles des myosotis. Le beccabunga est amer, acre et légèrement excitant. 11 passe aussi pour antiscorbutique et diurétique. Inusité. VERVEINES. Deux espèces de verveine sont usitées en médecine. F 1030 VÉSICATOIRES OU EXUTOIRES. 1° Verveine commune, Herbe à tous les maux; Verbena offieiiadis (Eisenhart, Eisen- kraùt, al.; Vervein, Vervain, Holyherb, ang.; Mapien-tsao, ch.; Jenurt, dan.; Verbena, esp., it., por. ; Yzerhart, hol. ; Zeleznik, pol. ; Sohelesnih, rus.; Jemœrt, su.) (Verbénacées) $*. Tige © ou <$, carrée, feuilles opposées, fleurs d'un blanc rosé. Elle croît dans les lieux stériles. Elle est inusitée aujourd'hui, si ce n'est chez les gens de la campagne, qui l'ont bouillir les feuilles avec du vinaigre et les appliquent ensuite sur le point douloureux dans la pleurésie. Les anciens lui accordaient mille propriétés : c'était leur 'i^&txérn, c'est-à-dire Herbe sacrée. (La sauge porte aussi ce nom.) Des auteurs l'appellent Gucrit-tout. Ce dernier nom s'applique plutôt au Collinsonia ca- nadensis, jolie plante de l'Amérique septentrionale (Labiées), où elle jouit d'une grande réputation et qu'aux Etats-Unis, où on l'emploie dans l'art vétérinaire, on appelle Baume de cheval (Horse-balm). Il ne faut pas non plus confondre la verveine avec l'Herbe divine qui est le SiegesbecMa orientulis (Synanthé- rées), plante herbacée de Pile Bourbon, que les créoles nomment 'aussi Gw'rit-vite, Collé- colle, Herbe de lacque, et qu'on y emploie comme sialagogue, vulnéraire, etc. Le suc laisse sur les plaies un enduit ressemblant à du collodion ; de là son nom de Collecolle. 2° Verveine odorante, Aloysia ou Lippia citriodora, Verbena triphyïïa [XocMcopcdli^tM.; Yerba luisa, esp. ; Erba cedrata, Cedronella,n.). Arbrisseau originaire d'Amérique que l'on cultive dans les jardins et dont les feuilles, assez semblables à celles de la menthe, exhalent, lorsqu'on les froisse, une odeur citronnée très-agréable. Leur infusé (pp. 5 : 1000) est excitant, stomachique et antispasmodique. Le Verbena jwmaicensis, L., sous-arbrisseau de l'Amérique méridionale, est regardé, au Brésil comme stimulant, vulnéraire, fébrifuge. L'ess. factice de Verveine ou Citronelle de l'Inde est retirée d'une graminée : VAndropo- gon citratas. VÉSICATOIRES ou EXUTOIRES. Blasenpflaster, al.; Blister, ans.; Vejigatorios, esp.; Vescicatorio, it. Plaie superficielle de la peau formée par l'application d'un vésicant. Ce nom s'est également étendu à l'emplâtre qui sert à produire la plaie. On peut appliquer des vésicatoires sur foutes les parties du corps; mais c'est surtout au bras, sur l'abdomen, aux cuisses, aux mollels, à la nuque, derrière les oreilles, qu'on les établit ordinairement. L'urgence d'un vésicatoire étant reconnue, sa forme et sa grandeur arrêtées, le lieu de son application déterminé, on applique le vésicant sur la peau, on place par-dessus une compresse, et on assujettit le tout à l'aide d'une bande. Quelquefois on se contente de. bandelettes de diachylon qui se croisent sur le vésicatoire même qu'elles dépassent pour se coller sur la peau. Le vésicatoire est volant on permanent. Dans le premier cas, on lève L'appareil au bout de S ou 12 heures d'application, on perce l'ampoule, s'il y en a une de formée sans enlever la peau, et l'on panse avec du papier brouillard enduit de céra». Dans le second cas, on n'enlève l'appareil qu'au bout de 12, 15 et même 20 heures. On perce la vésicule pour permettre à la sérosité de s'écouler; on enlève avec les doigts ou avec des ciseaux l'épidémie soulevé", et on panse la plaie, le premier et le second jour, avec du papier ou une feuille de poirée enduite de cérat. Les jours suivants, on se sert' de pommade épispastique, ou mieux encore de papier ou de taffetas à vésicatoires, que l'on coupe en morceaux de grandeur convenable. Le n° 2 de ces préparations est celui qu'on emploie dans le plus grand nombre de cas. Le n D 1 convient pour les enfants, et le n° 3 quand le vésicatoire a besoin d'être excité. Aulant que possible le pansement ne doit se faire que toutes Jes 24 heures et promptement. On ne lavera pas la surface de la plaie ; on se contentera de l'éponger légèrement. Quelquefois il se forme à la surface des vésicatoires une membrane blanche, couenneuse, qui intercepte la suppuration ; dans ce cas, on appliqua le soir un cataplasme par-dessus le pansement, et le lendemain cette membrane peut être enlevée par un simple frottement. La plaie est-elle très-rouge, très-enflammée, très-douloureuse? on recouvre encore le vésicatoire de cataplasmes émollietits. L'humeur acre qui exsude du vésicatoire corrode quelquefois la peau environnante, et la plaie s'agrandit; dans ce cas, on graisse tout le tour avec du cérat. Quand l'humeur est fétide, on emploie des compresses au charbon ou chlorurées qui, en l'absorbant, détruisent l'odeur. Les bourgeons charnus, les carnosités qui surviennent quelquefois à la surface ou autour des vésicatoires, longtemps entretenus, sont détruits comme ceux des cautères par l'alun calciné qu'on applique dessus. En se servant de. serre-bras à plaque, au lieu de bande, on facilite singulièrement le pansement. (Voy. Cautères.) Lorsqu'on veut supprimer un vésicatoire, il est bien de le faire lentement : à cet effet on se sert de pommades ou de taffetas de moins en moins forts, ou bien encore on diminue chaque jour un peu sur le diamètre. Il est VESICATOIRES OU EXUTOIRES. 1031 aussi nécessaire de produire une légère irritation sur le canal intestinal par l'emploi d'un" purgatif répété de temps en temps. Les vésicatoires sont des agents précieux de révulsion, dont on fait un fréquent usage. Dans certains cas, ils doivent être larges et répétés. Le moyen de vésication le plus employé est l'emplâtre vésicatoire anglais étendu sur du sparadrap. Cependant les taffetas vésicants sont bien commodes. Chez certaines personnes l'application d'une préparation cantharidée est une cause d'irritation très-grande à la vessie (Cantharidisme) ; dans ce cas, le médecin prescrit de saupoudrer le vésicatoire de camphre. Mais le camphre en poudre s'étend mal sur la surface d'un vésicatoire ; on obtient un meilleur résultat en se servant d'un soluté concentré de camphre dans l'éther, ou mieux, d'après Deschamps, d'Avallon, d'un chloroformé de camphre (solution de liO de camphre dans. 20 de chloroforme); l'éther ou le chloroforme se volatilise, et laisse à la surface du vésicatoire une couche de camphre. D'autres praticiens regardant comme illusoire l'efficacité du camphre,ont proposé l'addition du carb. de soude; mais la cantharidine ne produit la vésication qu'autant qtie la sécrétion delà peau est suffis. acide (O'Rorke) et un vésicatoire alcaline perd son acti\ilé. Les Compresses au charbon et chlorurées se préparent, en délayant du charbon animal en pondre dans un soluté de gomme, et trempant dans ce mélange des morceaux d'étoffe que l'on fait sécher ensuite. Pour les secondes, on délaye du chlorure de chaux dans l'eau, et on trempe dedans des morceaux d'étoffe ou de papier de soie que l'on fait également sécher. Quant aux compresses en papier simple, dont on se sert beaucoup aujourd'hui en guise de linge pour le pansement des vésicatoires ou cautères, ce sont des feuilles de papier de soie, sans colle, très-spongieuses et choisies exprès, pliées en quatre, et disposées par paquets de cent. Le Vésicatoire de Trousseau est une rondelle de papier Joseph de grandeur voulue, qu'on imbibe d'extrait éthéré de cantharides en consistance huileuse; on applique cette rondelle sur une autre de sparadrap dont les bords dépassent un peu. Sept à dix heures après l'application, 1'épiderme est soulevé. Le Vésicatoire Bretonneuu consiste en une pâte molle faite avec cantharides en poudre Q. V. et huile d'olives Q. S., que l'on étend sur du sparadrap, et que l'on recouvre avec un morceau de papier brouillard. Ce vésicatoire agit très-bien, surtout additionné de quelques gouttes d'acide acétique. La pâte connue sous le nom de Vésicatoire magistral est faite avec : cantharides pulvérisées, 15 p. ; farine 15 p. ; et vinaigre, quantité suffisante pour faire une pâte molle. Le Vésicatoire de Wautcrs se compose de : Poivre noir... 12 Sel marin___ 12 Oliban...... 10 Savon blanc. 190 Alcool ...... 220 On fait bouillir pendant quelques minutes. Nous doutons de son efficacité. Le Vésicatoire de Lecomte se prépare avec : Cire jaune........... 375 Cantharides ......... 190 Térébenthine........ 130 Euphorbe........... 23 Le Vésicatoire de Méjean revient à l'emplâtre perpétuel de Janin. Il en est de même de celui de Poma. Ifiiord.) Sous le nom de Mouches de Milan {Epispa- tico dolce, it.), on se sert beaucoup, en Italie et dans le midi de la France, de la composition emplastique suivante : Résine élémi ......... 125 Camphre............ 30 Styrax liquide....... 125 Cantharides en poudre Cire jaune.......... 150 fine ............... 2*0 On fait fondre ensemble la résine et la cire, et on ajoute le styrax, puis les cantharides, et on maintient le tout sur un feu très-doux pendant une demi-heure. Au bout de ce temps, on relire du feu, et on agite la masse emplastique avec une spatule jusqu'à ce qu'elle soit à peu près refroidie; enfin on incorpore le camphre. Cet emplâtre est d'une bonne consistance et produit promptement et sûrement la vésication. La dimension des écussons varie depuis 0 m ,025 jusqu'à 0 m ,0/t0. C'est le plus souvent sur du taffetas ciré noir ou vert qu'on prépare les mouches de Milan (Louradour). Voici une formule indiquée par M. Ménier : Poix de Bourgogne.. 1500 Résine élémi ........ 300 Calipot ............. 400 Styrax liquide...... 700 F. S. A. une masse emplastique. M. Mouchon, pharmacien à Lyon, où l'on fait un grand usage de mouches de Milan, a fait connaître la formule suivante : Poix-résine.......... 250 Cire jaune.......... 250 Axonge ............. 250 Cantharides pulvér,.. 250 Le Codex supprime l'axonge de cette formule et au lieu de térébenthine 60, essence de lavande et de thym âa 4, il met : térébenthine 50, essence ââ 5. Dans la première formule, les cantharides sont pour un peu plus d'un tiers dans la masse ; dans les deux autres, elles y sont sensiblement pour un quart. Faites liquéfier à une douce chaleur les trois premières substances, mettez les cantharides et faites digérer pendant deux heures, ajoutez la térébenthine, et quand elle sera fondue, retirez le vase du feu, en remuant continuellement jusqu'à ce que la masse prenne Cire jaune......... 700 Poudre de canthar.. 1400 — de camphre. 1600 Essence de lavande.. 0 Térébenthine......... C0 Essence de lavande... 4 — de thym..... 4 F. S. A. 1032 VÉTIVER OU VÉTYVER. — VIGNE. de la consistance ; aromatisez avec les essences avant son entier refroidissement. Pessina, de Milan, a donné la formule suivante : Colophane choisie. 9 Cantharides, Euphorbe pulv., Térébenth. claire. 9 Styrax liquide, â5......... 1 Faites fondre les deux premières substances, ajoutez les autres et mêlez. Les mouches de Milan sont principalement employées comme dérivatif contre les fluxions, les douleurs de tête, les maux d'yeux, les rhumatismes; on place sur l'endroit désigné une ou plusieurs mouches que l'on recouvre d'une compresse. On n'enlève les mouches que lorsqu'elles cessent de produire une sécrétion de sérosité, et qu'elles se détachent d'elles-mêmes; on les renouvelle au besoin. Le Vésicatoirc extemporané ammoniacal du docteur Darck, ou Vésicatoirc au verre de montre, se dispose de la manière suivante : Dans un verre de montre plat, versez 8 à 10 gouttes d'ammoniaque très-concentrée : recouvrez le liquide d'une pièce de linge d'un diamètre un peu moindre que n'est celui du verre, et appliquez lestement l'appareil sur la peau. L'effet est produit lorsqu'on remarque une zone rosée autour du verre. Alors on lave la place et on enlève la peau, 30 secondes suffisent quelquefois pour la vésication. Le pansement reste subordonné au but que l'on se propose. (Bullet. de thérap.) Pour appliquer un vésicatoire ammoniacal, Deschamps, d'A- vallon, découpe dans un carré de sparadrap une ouverture du diamètre du vésicatoire ; il applique le sparadrap sur la peau et remplit le vide avec un mélange d'argile pulvérisée Q. V. et d'ammoniaque liquide à 25° Q. S. ; le tout est recouvert avec un autre carré de sparadrap. Remplace la pommade de Gondret. Vésicatoire à la pièce de monnaie. Quelques gouttes d'ammoniaque concentrée, une pièce de monnaie, deux rondelles de vieux linge superposées, constituent l'appareil. Placez la pièce de monnaie sur le plateau d'une assiette; posez les deux rondelles sur l'aire de ia pièce qui doit dépasser légèrement leur diamètre ; versez de l'ammoniaque sur les rondelles pour les imbiber, et appliquez sur-le- champ le disque par sa surface de linge sur la partie à dénuder, en pressant modérément avec les doigts sur la pièce de monnaie. Au bout de 10 minutes, la rougeur de la peau à la circonférence du disque indique que la vésication est terminée. On fait tomber l'épi- derme en frottant avec un linge rude. Mettant à profit les recherches de MM. Ma- sing et Dragendorff sur les cantharidates alcalins, MM. Delpech et Guichard ont proposé un nouveau vésicatoire produisant la vésication en 6 heures environ, et dont la formule est : gélatine 2, eau 10, alcool 10, cantliaridate de potasse 0,20, glycérine Q. S. Le liquide est étendu uniformément avec un pinceau sur de la gutta-percha en feuilles minces, de manière à ce que chaque décimètre carré contienne 0,01 de cantliaridate alcalin. Avant son application, le vésicatoire est légèrement humecté avec de l'eau (V. Un. Ph. 1870). Dans le même but, le D r Squibb emploie une solution alcaline de cantharidine (V. J. ph. 1873). M. Limousin a proposé, sous le nom de vésicatoire en feuille, un produit constitué par une couche d'emplâtre vésicant ordinaire, emprisonnée entre deux feuilles de papier mince, résistant et non collé. Sur l'un des côtés elle est camphrée sous le papier. Pour s'en servir on trace sur la feuille de papier la dimension à donner au vésicatoire, on la découpe et on enlève, du côté non camphré, la feuille de papier après . l'avoir légèrement mouillée. On porte alors sur le sparadrap le côté ainsi préparé et avec une légère pression on le fait adhérer. Aux mots Emplâtres, Pommades et Sparadraps, nous avons donné les formules de plusieurs préparations vésicantes. VÉTIVER ou VÉTYVER. Chiendent des Indes, Kus-kus. ïndischer Narden, Tndischer Spickanard, al.; Carbone, ït. C'est la racine fibreuse de VAndropogon mu- ricatus (Graminées). Elle a une odeur forte et tenace. C'est un excitant; mais il est beaucoup moins employé en médecine, que dans l'économie domestique pour préserver les hardes de la vermine. VIBURNUM PRUNIFOLIUM. (Caprifoliacées.) L'écorce de cet arbre, employée dans la thérapeutique des Etats-Unis, est recouverte d'un suber grisâtre, verruqueux, peu adhérent aux couches sous-jacentes qui ont une couleur de rouille. La surface interne est blanche, comme satinée. La saveur est légèrement anière et astringente. Préconisée contre la dysménorrhée sous forme d'extrait fluide (fluid extract) à la dose d'une cuillerée à café toutes les 4 beures. VIGNE. Vitis vinifera. (Vinifères.) Weinrehe, "Weinranke, al.; Vine, ano.; Vid , ESP.; Vigna, vite, it.; Vinranka, su. La vigne est un arbrisseau que tout le monde connaît; ses feuilles, comme celles de cerisier et de pêcher, contiennent un mé- Jange de sucre de canne et de glucose (A. Petit). Récoltées en juin, les feuilles de vigne contiennent d'après M. C. Neubauer : acide tar- VIN. 1033 trique, Jbitartrate de potasse, quercétine, quer- citrin, tannin, amidon, acide malique, gomme, itiosite, sucre incristallisable fermentescible, oxalate de chaux, ammoniaque, phosphate et sulfate de chaux; les feuilles récoltées en automne contiennent beaucoup plus de quercé- tine et seulement des traces de quercitrin ; on n'y retrouve pas Tinosite ni l'acide malique. Les feuilles de vigne rouges sont quelquefois employées dans la médecine populaire comme fortifiantes, et pour prévenir les accidents de l'âge critique chez les femmes. Lorsqu'on (aille la vigne vers la fin d'avril, il s'écoule des rameaux une sève abondante, limpide, appelée Pleurs de la vigne. Les médecins l'employaient jadis contre les affections cutanées. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un remède populaire contre l'ophthalmie. Le fruit ou Raisin, lira des Latins {Rosinen, al. ; Grape, ang. ; Zebeeb, ar. ; Poû-tâo-tzé, ch.; Rosiner, dan.; Vva,Pasa, bsp.; Rozijuen, hol.; Kishmisli, ind. ; Vva passola, it. ; Me- wuz, per. ; Uvas passadas, por. ; Vindrufèor, su. ; Dividatesipal avustil, tam.), avant sa maturité, porte le nom de verjus {omphacium); sa saveur est alors acide et astringente. Le suc de verjus a été et est encore quelquefois employé comme acidulé et diurétique. On fait un sirop de verjus, employé pour combattre l'obésité. Le raisin mûr fait partie de la bromatologie, mais il sert quelquefois en médecine comme émollient, béchique, lorsqu'il a été desséché au soleil. On connaît : Les gros raisins secs ou raisins de caisse (passulœ majores; Russin, su.), que l'on distingue ensuite en raisins de Smyme ou de Damas, lorsqu'ils sont gros comme de petites prunes, allongés, comprimés, ridés et d'un jaune brunâtre ; en raisins de France, de Marseille ou de Provence, d'Espagne ou de Malaga, lorsqu'ils sont plus petits et plus brunâtres. Les raisins de Corinthe (nva grœcida, passulœ minores; Korinter, su.)*. Ceux-ci sont noirs, gros comme des lentilles, sans pépins apparents et très-ridés. Ils deviennent facilement la proie des insectes. Ils font partie des Quatre fruits pectoraux. (V. Bull, de ['Un. ph. 1878).) Les Arabes emploient, comme gargarisme dans l'angine, le décocté de raisins secs. Pendant le blocus continental, le Sirop de raisin, que l'on obtient en faisant évaporer le suc de raisin, servait de matière sucrante, le sucre de canne étant à un prix très-élevé. Le Rob de raisin (sapa uvaruni) est le suc de raisin amené en consistance de miel. L' Extrait de vigne, Extractum pampinorum vitis, employé dans quelques contrées comme astringent, diurétique, nervin, antispasmodique, et contre les taches de rousseur, se prépare en évaporant le suc exprimé des jeunes bourgeons de la vigne, reprenant l'extrait par l'alcool et faisant évaporer de nouveau. Suivant la variété des cépages et des terrains où croît la vigne, les pépins de raisin donnent 10, 12 et même jusqu'à 20 0/0 d'une huile douce jaune brunâtre ou verdàtre, un peu épaisse, siccative, qui pourrait avoir des applications utiles dans la peinture et l'éclairage, la fabrication des savons, etc. On nomme Cendres gravelêf-s le carbonate de potasse résultant de la combustion des sarments de vigne et de l'incinération des lies de vin. Les lies de vin ou les marcs de raisin calcinés en vase clos donnent un charbon d'un beau noir, employé dans la peinture ou l'impression, sous le nom de noir de Francfort; outre ce charbon, M. Ilgen obtient par la distillation des marcs de raisin un gaz propre à l'éclairage et au chauffage (V. Un. Ph. 18G7). VIN. oîvg; des Grecs ; vinian des Romains. Wein, al.; Wine, ano.; Kliumar, ar.; Tchou, en.; Viin, ran.; Scherab ung hury, duk.; Vino, esp, it., bus.; Wijn, hol.; Draklilva mud, ind.; Mey, per.; Wiuo, pol.; Vinho, pon.; Jlada, Madira, SAN.; Vin, su.; Charab, tur. • On peut obtenir du vin de presque tous les fruits sucrés ; mais le vin dont nous devons nous occuper, celui qui porte plus particulièrement ce nom, est le résultat de la fermentation vineuse ou alcoolique du suc de raisin. Nous ferons connaître très en abrégé la fabrication du vin ou vinification. Les raisins étant mûrs et vendangés, on les foule avec les pieds dans de grandes cuves en bois ou en pierre, afin d'en faire sortir le suc nommé moût. Dans certains cas, avant Je foulage ou écrasement, on procède à Yegrappage ou séparation des rafles, et à Yêpêpinage ou séparation des pépins. Au bout de quelques jours la fermentation s'établit, la masse s'échauffe, des bulles d'acide carbonique se dégagent en soulevant les débris solides du fruit et une écume épaisse ; de sorte qu'il se forme peu à peu à la surface de la liqueur une croûte que l'on nomme chapeau. Mais bientôt l'effervescence se calme et le chapeau s'affaisse. Alors on soutire le liquide dans des tonneaux; il porte déjà le nom de vin. La fermentation routinière en cuve ouverte offre beaucoup d'inconvénient; leplàtrage est plus nuisible encore. Dans les tonneaux le vin continue à fermenter, même pendant plusieurs mois. A mesure que le vin s'alcoolise, il laisse précipiter son tartre et se purifie complètement. Cette purification a donné lieu à un dépôt au fond des tonneaux ; ce dépôt est ce qu'on appelle lie. C'est un mélange des sels du vin, de ferment, de matière colorante et de débris atténués du 1034 VIN. fruit. On s'en est servi en médecine sous forme de bains. Lorsque le vin s'est bien dépouillé de sa lie on le colle, c'est-à-dire qu'on y introduit une certaine quantité de blancs d'œufs, de colle de poisson ou de gélatine dissoute. L'albumine ou la gélatine, coagulée par l'alcool ou le tannin, entraîne avec elle dans sa précipitation toutes les matières en suspension dans le vin. Tel est le procédé par lequel on prépare les vins rouges ou blancs dits secs (alcooliques, ou astringents, ou acides, ou mixtes, avec et sans bouquet). Ceux-ci sont faits avec du raisin blanc. On peut cependant en faire avec le raisin noir, pourvu qu'on ne laisse pas le moût fermenter sur les rafles et les téguments du raisin qui contiennent toute la matière colorante. Cette matière colorante ou œnoeianine est bleue; dans le \in elle est rougie par l'acide acétique et le tarlrate acide que celui-ci renferme. L'acétate de plomb ne la précipite pas. Les vins secs, de beaucoup les plus répandus, sont des vins complets; le sucre en a presque complètement disparu, ils ont abandonné leur acide carbonique. Les vins de liqueur ou tins sucrés se préparent clans les pays chauds, sur les côtes d'Espagne, à Malaga, à Madère, en Italie (vin de Marsala) et même dans le midi de la France (vins de Lunel, de Bagnols ou Bagnouls ; ce dernier, qui est très-riche en tannin, est prescrit, au lieu de \in de Malaga, dans les hôpitaux civils de Paris, à la dose de 125 gr. par jour). Pour obtenir ces vins, on écrase le raisin cl on arrête la fermentation de bonne heure. Une partie du sucre n'étant point altérée par la fermentation, le vin reste sucré. Pour augmenter encore la quantité proportionnelle du sucre dans le raisin, dans quelques contrées on a soin de tordre la grappe et do la laisser quelque temps en cet état sur le cep. Dans cette circonstance le soleil, en dardant sur le fruit, concentre la pulpe intérieure, en la privant de beaucoup d'eau ; dans d'autres pays, dans le même but, on fait subir au moût un commencement d'évaporation sur le feu. Mais ce procédé est bien inférieur au premier. Les vins blancs mousseux ou de Champagne sont obtenus en mettant dans les bouteilles, qu'on ficelle bien, le moût de raisin qui a déjà subi un commencement de fermentation. L'acide carbonique qui se forme tant que cette dernière n'est pas complète se dissout dans le vin, et s'y accumule en raison de la pression à laquelle il est soumis. Les vins des coteaux d'Aï et de Sillery en Champagne, pays qui a longtemps eu le monopole de la préparation de ces vins, sont très-propres à cet usage ; mais aujourd'hui on peut dire que les vins blancs de Bourgogne, de la Meuse et du Jura sont presque aussi souvent champanisés. Presque toujours on introduit dans ces vins un peu de sucre candi pour augmenter leur richesse en alcool et en acide carbonique. Les vins contiennent tous, mais clans des proportions variables, beaucoup d'eau, de 1 alcool, un peu de sucre indécomposé, de mucilage, (le tannin, d'acides malique et acétique, de tartrate acide de potasse, de tartrate et de malate de chaux (Panré a trouvé du tartrate de fer dans les vins de la Gironde), de sulfate de potasse, de chlorure de calcium, une matière colorante jaune, et de plus, dans les vins rouges une matière colorante bleue, dont nous avons déjà parlé ; c'est la diversité des proportions respectives de ces substances dans le vin qui en constitue les variétés commerciales presque sans nombre. Voici la composition moyenne d'un vieux vin rouge, pour 1000 p. : 878 d'eau, 100 d'alcool, traces d'alcools butyrique, amylique et de ' plusieurs aldéhydes, bouquet (formé des éthers acétique, caprique, caprylique, œnanlhique, d'huile essentielle, etc.), et 22 de sucre, mannite, glycérine, mucilage, gommes, matière colorante ou (ÏEaocyanine de M. Mulder (OEneline de M. Glénard), matière grasse, matière azotée ou ferment,' tannin, acide carbonique, tartrate acide de potasse, tartrates, ra- cémates, acétates, propionates, butyrates, lactates, citrates, malates, sulfates, azotates, phosphates, silicates, chlorures, bromures, iodures, fluorures, succinates, potasse, soude, chaux, magnésie, alumine, oxyde de ter, ammoniaque. M. Pasteura, en outre, reconnu dans tous les vins la présence de la gomme combinée à du phosphate de chaux (V. XJn. Ph. 1869); M. Ludwig, celle de la triméthylamine; M. Lebaiguo a constaté dans le vin la présence fréquente du manganèse (V. Un. Pli. 1870). Ce qu'on nomme [Arôme ou Bouquet, particulier à chaque vin, est dû à des huiles es- senlielles spéciales; l'odeur vineuse est due à un principe huileux ou éthéré, que Liebig et Pelouze sont parvenus à isoler et qu'ils ont nommé Ether œnanthique. Cette huile, dont la proportion est toujours très-faible, paraît se former pendant la fermentation et le travail subséquent. Fauré suppose qu'il provient de la pellicule du fruit parvenu à maturité parfaite. M. Berthelot a isolé le bouquet des vins en agitant à froid le vin dans un vase rempli de gaz carbonique, avec de l'éther préalablement purgé d'air par un courant d'acide carbonique ; l'éther décanté et évaporé à une basse température, dans un courant de gaz carbonique, donne un extrait qui contient le goût vineux et le bouquet particulier du vin. L'alcool est le principe qui donne aux vins leur propriété enivrante. On nomme vins gé~ VINS MEDICINAUX. 1035 neveux les vins qui en contiennent plus de 11 0/0. Voici le tableau des proportions d'alcool contenues dans les principaux liquides vineux : Quantité d'alcool pur contenue dans 100 parties de liqueur en volumes. Vin de Marsala-----23,83(1) Vin de Cahors. 10411,36 — de Lissa....... 23,37 — de l'Hermit. r.. 11,33 — de Madère-----20,48 — de Côte-Rôtie . 11,30 — de Porto...... 20,00 — du Rhin....... 11,11 — de Constancebl. 18,17 — de Bord. r. 8 à. 11,00 — de Xérès...... 17,63 — de Tokay...... 9,10 — de Bagnols___ 17,00 — de Mâcon..... 7,66 — de Roussdlon.. 16,68 — de Chablis..... 7,33 — de Collioure... 16,10 Hydromel......... 6,73 — Johannisb. 13 à 16,00 Poiré............. 6,70 — de Grenache... 16,00 Cidre ordinaire.... 6,55 — de l'Hermit. bl. i:S,50 Aie de Burton..... 8,20 — de Jfalaga..... 15,00 —d'Edimbourg.. 5,70 — de Sauterne ... 13,00 — de Dorchester.. 3,11 — de Cbâteau-Yq. 14,80 Bière moyenne. ... 6,32 — deLunel...... 13,70 — forte........ 6,25 — de Bourgogne . 13,40 Porter de Londres.. 3,88 — de Champagne. 12,77 Bière de Strasbourg 4,00 — de Grave...... 12,30 — de Lille..... 3,00 — de Fronti^nan . 11, .6 — de Paris.. 1 à 2,50 — Champ, mouss. 11,60 Pet. bière do Londres 1,20 Nous devons dire que des ailleurs ont dressé des tableaux analogues où les proportions varient sur celles-ci de 1 à 2 ou 3 volumes, quelquefois en moins et très-souvent en plus. M. Pasteur attribuant les maladies des vins au développement de végétaux microscopiques de la nature des ferments, considère comme un procédé de conservation très-pratique, poulies vins en.bouteilles, de les chauffer, à l'abri du contact de l'air, pendant une heure ou deux, à une température comprise entre 55 et 60 oc . (V. «Tn. l'h., 1864,1869). Parmi les nombreux appareils proposés pour le chauffage de grandes quantités de vins, le plus simple semble être Vœnotherme de, M. Terrel des Chênes (V. J. Ph. 1869). 11 paraît que le vin s'améliore par l'électricité aussi bien que par le chauffage (Scoutetten). On a conseillé aussi la congélation comme, un moyen d'améliorer les vins, en leur enlevant de l'eau pure et par cela môme les enrichissant, demanièreà remplacer le vinage dans beaucoup de cas (V. J. ph. 1873). L'époque de la connaissance du \in, comme celle de la vigne, se perd dans la nuit des temps. L'Ecriture sainte nous apprend que Noé, le premier, planta la vigne au sortir de l'arche, et comme elle nous l'ait connaître en même temps que le saint patriarche fut trouvé un jour ivre par un de ses fils, Cham, qu'il maudit à cette occasion, il faut conclure que Noé sut aussi faire le vin. Homère a décrit les vendanges; Hésiode donne des préceptes pour tailler la vigne, et il n'est pas de peuple, si ancien qu'il soit, dans l'histoire duquel le vin (1)'D'après'des essais de M. "Wittstein, la richesse alcoolique t\u vin de Marsala serait seulement de 17,91 pour le yin blanc et 17,60 pour le yin rouge. ne figure au moins comme boisson de luxe ou comme remède. C'est de l'Asie que nous est venue la vigne, et ce sont les Phocéens qui en introduisirent la culture dans les îles de l'Archipel, dans la Grèce, dans la Sicile; enfin en Italie et dans le territoire de Marseille, d'où elle se répandit peu à peu, non sans éprouver de grandes vicissitudes de la part de quelques gouvernants, dans toutes les Gaules. (V. Un. ph., 1866, p. 373.) L'action physiologique du vin sur l'économie est, à quelque chose près, à part l'intensité, celle de l'alcool. A petites doses, c'est un stimulant, et à hautes doses, c'est un narcotique. On peut dire aussi que les vins ont des propriétés médicinales secondaires selon leur qualité : les vins blancs ordinaires sont diurétiques, les vins rouges sont toniques et sont employés avec succès dans les affections ato- niques ; comme boisson de table, et pris en quantité convenable, le vin augmente la chaleur, aide à la nutrition, donne du ton à tous les organes : Vi/mm lœtificat cor hominis, dit l'Ecrilure; pris en quantité plus forte, il agit sur l'imagination. L'Ecole de Salerne a émis cette donnée homœopalhique un peu risquée : Si riocturna tihi noceat potatio vini, hoc ter marie bihas iterum et fuerit medicina (si un coup de vin, le soir, t'a fait du mal, bois en trois, le malin, et tu seras guéri). Les vins servent, en pharmacie, à faire les vins médicinaux, dont nous allons parler maintenant, VINS MÉDICINAUX. (Enolés. Les vins médicinaux sont des médicaments officinaux qui résultent de l'action dissolvante du vin sur une ou plusieurs suhslances médicamenteuses. Dans la préparation de ces médicaments, les premiers soins doivent se porter sur le choix des vins. On peut distinguer ceux-ci en trois sortes principales : les vins rouges et les vins blancs, contenant environ 10 p. 100 d'alcool, et les vins de liqueur ou vins fins. (Vin de Grenache, environ l.'i "/„ d'alcool; vin de Lunel, environ 15 % d'alcool ; vin de Malaga.) Pour être de bonne qualité un vin doit réunir toutes les qualités qu'exigeait l'Ecole de Salerne, c'est-à-dire, qu'il doit offrir une limpidité parfaite, une couleur pure, une odeur suave et une saveur franche et agréable, être miscible en toutes proportions à l'eau, sans se décomposer ni perdre de ses qualités. Nous avons fait connaître, page 103 i, la composition des vins. L'eau et l'alcool sont leurs deux principaux agents de dissolution. La première leur donne la propriété de dissoudre les matières salines, gommeuses et extractives. 1036 VIX D'ABSINTHE. C'est par le second qu'ils dissolvent les parties huileuses et résineuses des substances. Dans la préparation du vin chalybé, c'est par ses acides que le vin dissout le fer en formant des sels. Les autres composants ne sont point non plus sans influence sur la dissolution de certains principes; d'où il résulte que le vin ne saurait être remplacé par un autre liquide. On est guidé dans la sorte de vin à employer pour la préparation d'un vin médicinal, par la nature des substances sur lesquelles on doit agir. On choisira des vins de liqueur pour les substances riches en principes éminemment altérables; on se servira de vin rouge lorsqu'il s'agira de dissoudre des principes toniques ou astiingcnts, parce que ses propriétés propres seront en rapport avec celles des matériaux médicamenteux. Le vin blanc est choisi pour les vins diurétiques, par les mêmes motifs. Deschamps, d'Avallon, considérant que, pour pouvoir obtenir des vins médicinaux constamment les mêmes, il faudrait employer des vins toniques identiques, a proposé l'emploi d'un vin normal artificiel ou vin blanc renfermant là 0/0 d'alcool pur et 100 gram. de sucre par litre. (V. Rev. pharm. 1851-52.) Les substances qui entrent dans la composition des vins doivent être saches, à moins que ces substances, les plantes antiscorbutiques, par exemple, ne soient dans le cas de perdre leurs propriétés par la dessiccation; mais alors on ajoute un peu d'alcool au vin pour remonter sa spirituosité. Les matières doivent, en outre, être convenablement divisées. Le mode de préparation est, en général, la macération plus ou moins prolongée; on passe, on filtre et conserve dans des bouteilles à la cave. La lixiviation, proposée par Boullay pour préparer les vins, n'a pas été adoptée ; pourtant elle mériterait de l'être, selon M. Bui- gnet (V. Rev. ph. 1857-58). On pourrait préparer ainsi certains vins avec les plantes sèches, comme le vin d'absinthe, le vin aromatique. Parmenlier et divers pharmacologistes, pour parer à l'inconvénient que présentent les vins de s'altérer peu après leur préparation, avaient proposé d'abord l'addition d'un peu d'alcool à tous les vins médicinaux ; ensuite, de les faire, à mesure du besoin, avec les teintures alcooliques. Le Codex a adopté un procédé qui a tous les avantages des autres sans en avoir les inconvénients ; il consiste à mouiller préalablement les substances avec de l'alcool, à ajouter le vin, et à prolonger la macération convenablement. Jadis on préparait les vins par fermentation du moût de raisin sur les substances médicinales. C'est par ce procédé que M. Boinet a proposé - VIN ANTIMOME. de préparer des vins iodés naturels. Il remplit des cuviers de vendanges, de couches successives de raisins non égrappés et de plantes marines (fucus vcsiculosus) pulvérisées ou de cendres de ces plantes, le tout étant recouvert d'une couche de menue paille, il laisse cuver pendant 15 à 20 jours, et fait tirer le vin dans des tonneaux, en le préservant autant que possible du contact de l'air. Ce vin iodé, d'une bonne conservation, est coupé avec d'autres vins pour l'administrer. Dose : 2 à 3 cuill. à bouche par jour pour les adultes, et 2 à 3 cuil. à café pour les enfants. Ce vin peut être remplacé par la boisson iodée suivante : teinture d'iode 2, tannin 0,25, eau 1000. Une cuillerée à bouche deux fois par jour, dans le vin en mangeant, au déjeuner et au dîner; pour les enfants, une cuillerée à café (V. Vu. ph. 1873). Les œnolés se rapprochent des teintures sous plusieurs rapports ; comme celles-ci, ce sont des médicaments commodes ; mais ils sont plus altérables ; ils sont moins chargés de substances actives, aussi sont-ils pris en général à plus grandes doses. Une remarque à faire, sous le point de vue thérapeutique, c'est que les propriétés du vin s'ajoutent a celles des substances dont il est chargé. On a proposé de faire des vins minéraux (vin de Seltz, de Bussang, etc.), pour faire pendant aux eaux minérales factices. VINS MÉDICINAUX SIMPLES. Vin d'absinthe ou anthelminthique. Absinthe............. 30 Alcool à 60° c........ 60 Laissez en contact 2/i heures; ajoutez : Vin bïanc généreux................. 1000 Faites macérer 10 jours en agitant de temps en temps; passez, exprimez et filtrez (Codex). Amer, tonique, stomachique, vermifuge.. Préparez ainsi les Vins d'aunce, de digitale, de guaco, de valériane. Vin d'acétate de fer. Acétate de fer liq... 1 Vin de Chablis... 99 (Bér.) Vin d'afflum ou d'opium de pavot pourpre (Aubergier). Atrium de pavot pourpre.. 50 Vin de Madère.... 500 Faites macérer pendant 8 jours et filtrez; si vous ne retirez pas une dose de vin équivalente à celle employée, lavez le résidu avec une Q. S. de vin pour compléter 500 (Bouch.) Vin antimonié*. Y. antimonial d'Huxam, Y. stibié, V. émé- tique, Eau bénite de Ruland ; Vinum bene- dictum. I I VIN DE BULBES DE COLCHIQUE. — VIN DE COLOMBO. Tartre stibié........... 1 Vin de Malaga....... 300 Faites dissoudre (Codex). Germ. prescrit: tartre stibié, 1; vin d'Espagne 2i9. La pp. d'émétique y est plus considérable que dans le vin antimonié du Codex. On préparait autrefois ce vin avec : verre d'antimoine 30, et vin d'Espagne 720. Mais on n'obtenait ainsi qu'un médicament infidèle, par suite de la différence qui existe dans la force dissolvante des vins. Aujourd'hui on n'emploie plus cette préparation qu'en lavement, sous le nom de Vin cinétique trouble, parce qu'on la conserve sur le marc, et qu'on l'agite au moment de s'en servir. Le Vin ou la liqueur d'antimoine tartarisée (Lond.) se prépare avec : émétique, 1,2 ; eau distillée bouillante, 125 ; vin, 180. Vin de bulbes de colchique. Bulbes frais de colchique. 100 Vin de Grenache.. 1000 Faites macérer pendant 10 jours et filtrez. (Codex.) Vin de cachou. Teinture de cachou___ 80 Vin rouge.......... 1000 Vin camphré. Camphre.............. 1 VindeLunel. 616 (Bia.) Vin de cannelle ou cordial. Cannelle ............. 30 Vin de Malaga....... 500 Laissez macérer 6 jours et filtrez (Bér.) L'IIippocras (Vinum hippocraticum) des anciens était du vin aromatisé avec la cannelle. Préparez ainsi les Vins de cascarille, de genièvre, de gingembre. Vin de cantharides. Cantharides.......... 1 Vin*blanc ........... 500 15 à 30 g r dans un verre d'eau sucrée. (Bouch.) Vin chalybé. Vin ferrugineux, CEnolé ferrugineux, Vin de fer ou martial, Vinum martiatum Citrate de fer ammoniacal. S Vin de Grenache... 1000 Faites dissoudre lesel dans deux fois son poids d'eau distillée. Ajoutez la solution au vin. Fil Irez. 20 grammes de ce vin contiennent 0« r ,10 de citrate de fer ammoniacal. On peut préparer ce vin avec le vin blanc. (Codex. ) Limaille de fer........ 30 Vin blanc généreui . 1000 Laissez en contact pendant 6 jours, en agitant de temps en temps, décantez et filtrez (Ancien Codex). Le vin ferrugineux de Brit. est préparé avec: FU. de fer fin........ 30 Vin de Xérès ....... 000 F. digérer pendant un mois, en agitant souvent. La bouteille doit être bouclée; mais le fd de fer ne doit pas être entièrement immergé. Dose, 5 à 20 gr., comme tonique et reconstituant. 1037 Des pharmacopées étrangères ajoutent de la cannelle à cette préparation. Partant de ce principe que le vin, en réagissant sur le fer, dissout une quantité de ce métal en rapport avec la proportion des principes acides qu'il contient, et que par conséquent on ne peut obtenir ainsi qu'un médicament de composition variable ; pour régulariser la préparation du vin chalybé, nous proposons la formule suivante qui permet, en outre, de ne le préparer qu'au moment du besoin : Tar- trate ferrico-potassique (soluble), 1 ; vin blanc, 1000. Dissolvez et filtrez. Soubeiran a donné la formule suivante : Tartrate de prot. de fer 1, acide tartrique 1, vin blanc 1000. Triturez le tartrate de fer et l'acide tartrique dans un mortier de verre ou de porcelaine, ajoutez le vin et filtrez. Vin de citrate de fer. Citrate de fer liquide. 10 Vin de Chablis. 500 ^Bér. Vin de cloportes. Cloportes ............. 60 Vin blanc... 373 (Rad.) Vin de coings. Suc de coings..... 12 p. Sucre............. t p. Laissez fermenter dans un baril. (Van-M.) Vin de colchique (Husson). (V. p. 977.) Eau médicinale d'Husson. Colchique sec ......... 60 Vin de Xérès........ 125 20 gouttes dans un verre d'eau sucrée, contre la goutte, le rhumatisme. (Rem.jpai.ang.) Comme on le voit, cette préparation diffère de la Teinture ou Antigoutteux de Want, que l'on donne comme étant YEau médicinale. Vin de colchique (Reynold). Spécifique antigoutteux de Reynold. Vin de Xérès........ 500 Bulbes de colchique.. 250 Colorez avec Q. S. de coquelicots, et aromatisez avec rhum 30. 20 gouttes dans un verre d'eau. (R. pat. ang.) Vin ou teinture de colchique (Williams). Semenc. de colchique. 60 Vin de Xérès........ 473 k à 8 gram. chez les adultes. Vin de coloquinte. Coloquinte ........... 5 Vin de Malaga....... 150 1 cuillerée toutes les deux heures. (Bouch.) Vin de Colombo. OEnolé de Colombo. Racine de Colombo ... 30 Vin de Grenache.... 1000 Réduisez la racine en poudre grossière, faites-la macérer, en vase clos, dans le vin pendant dix jours, en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Filtrez. Préparez de même, soit avec le vin blanc, soit avec les vins de liqueur, les vins de : 1038 V13S D'ELLEBORE BLANC. — VIN DE PEPTONE. Boldo. Bucliu, Eucalyptus, Quassla amara. (Codex.) Vin d'ellébore blanc. Ellébore blanc....... 250 "Vin de Xérès. 946 (Lonb.) Vin d'extrait de salsepareille concentré. Extrait de salsepareille œnolisé, Tisane portative de salsepareille. Ext. aie. de salsepar. 500 Vin de Malaga...... 1500 Dissolvez et filtrez. (Bér.) 30,0 de ce vin en représentent 60,0 de salsepareille. Voy. Essence de salsepareille, pag. 492, et Vin Je salsepareille, de Smith, pag. 1041. Le même auteur a donné la formule d'un vin d'extrait de salsepareille, dans les proportions de 1 d'extrait contre 15 de vin. Vin ferrugineux. Vin chalybé; Vinum martiatum. Citrate de fer ammoniacal. 5 Vin de Malaga... 1000 Faites dissoudre et filtrez. — Une cuillerée représente 0,10 de sel ferriqué {Codex). Le vin ferrugineux de Brit. est préparé avec: Fil. de fer fin........ 30 Vin de Xérès...... 600 F. digérer pendant un mois, en agitant souvent. La bouteille doit être bouchée; mais le fil deiï'i' ne doit pas être entièrement immergé. Dose, 5 à 20 gr., comme Ionique et reconstituant. Vin ferrugineux (Draper et Whitla). Citrate de fer amm. Cit. d'ammon. crist. 10,5 3,9 Sherry. 500 Limpide et sans goût désagréable. Le citrate d'ammoniaque maintient en dissolution le prolosel de fer qui pourrait se former sous l'influence de la lumière. Pour remplacer le vin de la pharmacie anglaise, ainsi formulé : Tartrate de fer, 10,5; sherry, 500. Le sherry est une sorte de vin d'Espagne, très-usitée en Angleterre. Vin de gentiane*. Gentiane............. 30 Alcool à 60» c........ 60 Laissez macérer 24 heures; ajoutez : Vin rouge........................ 1000 Laissez macérer 10 jours (Codex). 11 vaudrait mieux préparer ce vin par lixi- "uation, car il se conserve limpide près d'un mois par ce procédé de préparation, ce qui n'est pas le cas quand il est préparé par macération. Vin de gratiole. Gratiole.......,...... 7 Vin blanc........... 360 2 cuillerées toutes les deux heures dans l'hypocondrie. {Bat.) Vin de houx (Rousseau). Feuill. de houx pulvér. 8 Vin blanc............ 18 F. macérer, fdtrez. Fébrifuge. Vin iodé (Barnouvin). Iode métallique.....___ 0,40 à 0.50 Dissolvez l'iode dans Q. S. d'alcool et ajoutez à un litre de vin. Ce vin remplace avec avantage le vin iodé obtenu par fermentation du raisin en grappes en présence de plantes marines réduites en poudre. (Un. ph. 1885.) Vin d'iodure de fer. fodure de fer..... 15 Vin de Bordeaux. 500 (Sobb.) Vin ioduré (Boinet). Iod. de potassium..... 5 Vin blanc.......... 500 F. dissoudre; 1 cuillerée abouche 3 fois par jour, dans les affect. seroliileuses, syphilitiques, les dermatoses chroniques, etc. Vin d'ipécacuanha, Ipéca concassé....... 28,35 Vin de Xérès... 566,80 (Brit-) Faites macérer; fdtrez. Il se forme dans ce vin, au bout d'un certain temps, un dépôt jaune brunâtre qui, d'après M. Attfield, est un mélange de bitartrate de potasse et d'émétine combiné à Yacidc ipécacuanhique. 3 à 4 goût. de potasse liquide rendent complètement clairs 400 grammes du vin d'ipéca le plus trouble (V. Un. ph. 1872). Vin de moutarde. Vin .............. 360, Moutarde..... 15(Wuht.) Vin d'opium. Teinture vineuse d'opium. Opium .......... 1 Vin deMalaga... 8 (Guib.) La pharmacopée de Londres ajoute de la cannelle et du girofle. Vin de pepsine. Tcpsine méd. en poud. i0 Vin de Lunel ou de OU Pepsine extrartive.. 20 Frontîgnan....... 1000 Délayez la pepsine dans le vin. Laissez en contact pendant 24 heures. Filtrez. (Codex.) 20 gr. de ce vin, additionnés d'eau distillée (60 gr.); d'acide chlorhydrique oflic. (0=' r ,60) et de fibrine (10 gr.) doivent donner, au bout de 0 heures de digestion à 50°, une liqueur qui, filtrée, ne devra produire aucun trouble par addition d'acide azotique. Pour le Vin digestif de Chassaing, v. Ballet, de t'Acad. d. Méd. 1864. Vin de peptone. Vin de Malaga....... 95 Peptone., Dissolvez à froid. VIN DE PHELLANDRIUM. — VIN D'ALOËS COMPOSÉ. 1039 Vin de phellandrium (Chapoteaut). Fruits de phellandrie. 100 Vin blanc généreux.. 1000 F. macérer 8 jours. A prendre. 50 à 150 gr. en 3 doses, contre la cachexie paludéenne. Vin de poule. Fiente de poule........ 1 Vin blanc............ 16 Filtrez après deux heures de macération. (Gwib.) Remède populaire contre les coups à la tête. Vin de présure (Ellis). F. macérer pendant 3 semaines dans une bouteille de vin de Xérès, un estomac de veau frais, auquel on a retranché le cardia, dont la surface interne a été essuyée avec soin et qui a été coupé en petits morceaux. 1 cuill. à café dans un verre d'eau immédiatement après les repas, pour remplacer la pepsine dans les cas où elle est indiquée. Vin de quassie. Quassie pulvérisée..... 30 Vin de Madère...... 500 Faites macérer, filtrez. (Bér.) Vin de quinquina^*. Quinquina gris officinal.. oO Alcool à 60° c..... 100 Laissez en contact 2li heures ; ajoutez : Vin rouge......................... 1000 Laissez macérer 10 jours ; passez avec expression et filtrez (Codex). Guibourt prescrit du vin blanc, qui est aussi leseul employé dans certaines contrées du Midi. Le \ in rouge se décolore par Tact, du quinquina. Préparez ainsi le Vin de quinquina jaune et le Vin de quinquina rouge, mais en n'employant que 25 gr. de l'un ou l'autre de ces quinquinas. Préparez ainsi le Vin de quinquina gris *, en employant le quinquina gris, mais en doublant la dose sans changer celle des autres composants. Il résulte des recherches analytiques de M. Schlagdenhauffen (V. J. ph. 1873), que le vin de quinquina gris ne renferme que le 1/5 des alcaloïdes de Pécorce employée; cela justifie ce que nous disons p. 782 sur l'emploi des quinas qui ont servi à la préparation des vins, pour en extraire les alcaloïdes. Préparez encore de même, en observant respecta ement les doses, mais en supprimant l'alcool, les Vins de quinquina aux vins de Malaga, de Madère, etc. M. F. Vigier propose de remplacer dans la préparation du vin de quinquina la macération par la méthode de déplacement qui, d'après ses expériences, introduit dans le vin une plus forte proportion d'alcaloïdes (V. J. ph. 187a). Sem. de stramoine... 60 Vin de Malaga....... 250 Vin salicylique, Acide salicylique...... 3 Vin muscat......... 1000 Vin rosat. Roses rouges......... 1 Vin rouge ............. 16 Pour pansements. (Bér.) Vin scillitique. Squames de scille..... 30 Vin de Grenache..... 500 Laissez macérer 10 jours en agitant de temps en temps; passez avec expression et filtrez. (Cod.) On préparera de la même manière les Vins de semences de colchique, AHpécaeuœnha, décorées d'oranges, de coca, de rhubarbe. Vin de semences de stramoine. Alcool .............. 30 (SûïïB.) Vin de seigle ergoté (Balardini). Ergot pulvérisé...... 1,5 Vin blanc généreux... 60 Mêlez et agitez chaque fois ; 1 cuillerée toutes les 10 minutes pour faciliter les accouchements. Vin de sulfate de quinine. Suif, de quinine. 0,6 Vin de Madère... 1000 (Soïïb.) Bér. prescrit : vin de Malaga 500, sulfate de quinine 0,8, et dit de faciliter la dissolution à l'aide de 16 gouttes d'acide sulfurique dilué. Ce dernier œnolé contient 5 centig. de sulfate par 30 gram. Vin de tulipier. Ec. fr. de tulipier... 100 Alcool.............. 100 Vin blanc généreux . 1000 Laissez macérer 8 jours ; passez. (Bouch.) Employé avec succès aux Etats-Unis contre les fièvres intermit. ; 1 verre pendant l'apyrexie. Vin d'urate de quinine (Peraire). Urate de quinine..... 1 Vin bianc de Grave.. 125 VINS MÉDICINAUX COMPOSÉS. Vin d'aloès ou aloétique composé. Aloès ................ 30 Gingembre .......... 4 Cardamome .......... 4 Vin d'Espagne....... 786 Excitant, purgatif. (Arn.) 25 à 50,0 comme purgatif, h k 8,0 comme stomachique. Nous avons fait remarquer, à Teinture de rhubarbe et d'aloès , que quelques auteurs nomment cette préparation Teinture ou FJixir sacré, tandis que d'autres donnent ce nom à la teinture de rhubarbe et d'aloès composée. Nous croyons que dans le cas d'une demande d'élixir sacré, le pharmacien devra donner la teinture alcoolique. 1040 VIN DALOES COMPOSÉ. — VIN AROMATIQUE AMER. Vin d'aloès composé (Beasley). Safran............. 15 Chlortiyd. d'ammon. 12 Vin blanc.......... 1000 Carbon, de potasse... 15 Aloès succotrin ...... 15 Myrrhe............. 15 Faites macérer 8 jours et filtrez. 1 cuillerée à bouche le matin, à jeun, comme stomachique. Vin amer diurétique (Corvisart). Quina pulv., Genièvre. Ec. de citron, Asclépias, Macis, aa, 10 — de Winter, Angélique, Absinthe, Alcool à 34°, Si, 60 Scille, ââ, 30 Mélisse.ââ, 2 Vinblanc....... 4000 F. digérer au B. de sable pend. 24 h. les subst. contusées. Passez, exprimez et liltrez au papier, 4 cuill. par jour et plus successivem. dans la débilité des org. digestifs. (Bouch.) Vin amer de Dubois. Quina gris........... 140 — jaune......... 140 Cannelle ............ 38 Genièvre ............ 3S Ecorce de citrons----- 30 Ecorce de Winter... 36 Carb. de soude..... 17 Vin de Madère...... 9000 Cid.) Vin amer scillitique. V. diurétique amer de la Charité, V. de scille et de quinquina composé. Quinquina gris........ 60 Scille ............. 15 Ecorce de Winter----- 60 Mélisse ............ 30 — de citrons..... 60 Genièvre.......... 15 Racine d'asclépias .... 15 Macis ............. 15 Racine d'angélique___ 15 Alcool à 60» ....... 200 Absinthe............. 30 Vinblanc......... 4000 Divisez les substances ; F. macérer 10 jours; passez avec expression; filtrez (Codex). 50 à 100,0. Leucophlegmasies chroniques. Vin analeptique phosphato-ferrugineux (O'Rorke). Hydr. de phosphate de chaux gélatineux. 25.00 Acide citrique..... 8.00 Mêlez et agitez. Filtrez après quelques jours. A prendre 1 verre à liqueur avant chaque repas. Vin antigoutteux (Anduran). Bulbe de colchique.... 30 Vin de Malaga....... 300 Feuilles de frêne...... 30 F. macérer 8 jours; passez et ajoutez : Peinture d'aconit..... 8 Teinture de digitale... 5 Une cuillerée à café, matin et soir, dans une tasse de thé, contre la goutte et le rhumatisme articulaire. {Bouch.) Citrate de fer..... 2.50 Alcool fin ....... 10 Vin de Lunel..... 1000.0 Vin antileucorrhéique. ........ 180 Sureau ...... Alcool ...... Eau pure---- 24 1500 9000 Quinquina......, Acore............... 45 Quassie ............. 24 Cannelle............ 24 Après suff. digestion, passez et ajoutez : Teinture de mars___375 Sirop de sucre....... 180 Eau de 11. d'oranger.. 750 (Cad.) 60,0 le matin à jeun, dans la leucorrhée. Vin antilymphatique (Boutigny). Suc de gr. capucine, Alcool à 90° c, Quinquina gris c, aa. 25 Phosphate de chaux, * Ecorce d'orang. am. 2 Vin bl. de Bordeaux. 1 Ht. F. macérer pendant 8 jours, en agitant fréquemment, puis filtrez. Le phosphate de chaux provient de la décomposition de 1 gram. de chlorure de calcium dissous dans l'eau et versé goutte à goutte dans une dissolution de ls r ,50 de phosphate neutre de soude. Vin antirhumatismal (Delioux). Teint, de sem. de colch. 25 — de feuill. d'acon. 12 Teint, de feuill. de dig.. 5 Vin blanc.......... 1000 1/2 cuill. à bouche matin et soir; on porte ensuite à 2 cuill. par jour. Se prend encore dans une infusion de thé. Contre les rhumatalgies. Vin antiscorbutique*. Vin de raifort composé. Rac. réc. de raifort ... 300 Moutarde pulv----- 150 Feuill. réc. de cresson. 150 Sel ammoniac... 7f> — de cochléaria. 150 Vin blanc........ 10000 — de ményanth . 150 Esp. de cochléaria 160 Incisez les substances, f. macérer 10 jours, passez, exprimez et filtrez (Codex de 1 866). l.e Codex a remplacé les 150 gr. de feuilles fraîches de ményanlhe par 30 gr. de feuilles sèches. Très-employé ; 30 à 125 gram. dans les affections scrofulcuses ou scorbutiques. Vin aromatique*. Alcoolature vulnér... 125 Vin rouge........... 875 Mêlez. Filtrez. (Codex.) Espèces aromatiques. 100 Teinture vulnéraire .. 100 Vin rouge.......... 1000 (Codex de 186S.) F. macérer les espèces aromatiques pendant 10 jours dans le vin, passez avec expression, ajoutez l'alcoolat et filtrez. Très-employé en fomentations ou injections Pour rendre plus souples les compresses faites avec le vin aromatique, M. Ferrand, de Lyon, a proposé de faire intervenir la glycérine dans la préparation de ce dernier, et le nomme otn aromatique onctueux; il se conserve, dit-il, beaucoup plus longtemps que le vin aromatique ordinaire (V. J. ph. 1873). Vin aromatique amer. Vin d'absinthe composé, V. fortifiant. lo Gentiane.......... 83 Sclarée. Centaurée......... 56 Ecorce d'oranges .. 42 Absinthe.......... 56 2« Acore............. 85 Aunée............ 85 Galanga........... 42 Petite absinthe___ 28 Iris. 3o Quina jaune. 4° Coriandre ... Cannelle Girofle...... Muscades ... 14 n» 3 VIX AROMATIQUE AMER. — F. Zi sachets distincts, mettez-les au fond d'un baril de la capacité de 51 kil., emplissez le baril de moût de raisin, et lorsque la fermentation sera apaisée, tirez à clair. Fort employé, selon Taddei, comme stomachique dans les digestions languissantes et pénibles chez les valétudinaires. Vin aromatique amer (Récamier). Semence de cardam... 8 Ményantlle........... 15 F. macérer 8 jours ; passez et filtrez. Un verre à liqueur avant chaque repas. Absinthe............ 15 Vin de Grave........ 750 Vin aromatique opiacé. Vin aromatique..... 1000 Opium brut.......... 30 Dans le pansement des chancres de mauvais aspect et douloureux. Vin aromatique tanniné. Vin aromatique..... 1000 Tannin ............... 10 Même usage que ci-dessus, mais quand il n'y a pas de douleurs. Vin astringent. Roses rouges. 10 Ec. degren.. 10 Alun........ 4 Balaustes___ 10 Vin ronge... 660 Eau vulnér... 85 Laissez macérer. (lourd.) Vin de cannelle composé. Hippocras, V. cordial, V. hippocratique ou cFHippocras. Amandes d.. 125 Sucre....... 900 Vin de Mad. "20 Cannelle.... 45 Eau-de-vie.. 360 Faites macérer quelques jours et ajoutez à la colalure : Muse, Ambre gris, âà....... 0,09 (Bat.) Par. prescrit : vin de Madère, 665; sucre, 1320; et eau de cannelle, 40. C'est un véritable sirop. SpieL, cannelle, 105; gingembre, 15; girofle, petit cardamome, muscade, âà, 8; vin rouge, 10000 ; et sucre, 2880. Aug. remplace la muscade de celte dernière formule par le macis, ne désigne pas l'espèce de vin et supprime le gingembre. A Strasbourg, la formule populaire de ce vin est : Cannelle .......... 7,50 Zestes d oranges am. 0,25 Gingembre........ 1,00 Alcool............25,00 PJoix muscades .... 0,50 Sirop simple....... 150 Girofle ............ 0,50 Vin rouge génér... 1000 Cardam. petite.... 0,25 Le Vin cordial, de May et, se compose de : cannelle 10, poivre noir 2, cardamome 2, quina huanuco 30, ratanhia 20, vin de Lunel 1000; faites macérer les substances concassées dans le vin pendant k jours et filtrez. Remède préventif contre le choléra. Un verre à madère matin et soir. VIN DIURÉTIQUE ANGLAIS. loal Vin de colchique opiacé (Eisenmann). Vin de sem. de colchiq.. 12 Teinture d'opium...... 2 Mêlez. 20 à 25 goutt. toutes les 2 ou 3 heur., dans le rhumatisme aigu. (Bouch.) Vin créosote. Alcool iSOo ......... 250 Vin de Malaga, Q.S. p. 1 lit. Créosote de hêtre.. 13,50 Teint, de gentiane.. 30,00 Chaque cuillerée à bouche contient 0,20 de créosote. Vin diurétique de l'Hôtel-Dieu. Vin de digitale composé de l'Hôtel-Dieu. Feuilles sèches de di- gitale en poudre demi-fine ......... 5,00 Squames de scille... 7,50 Baies de genièvre.... 75 Acétate de potasse sec. 50 Vin blanc........... 900 Alcool à 90»........ 100 Contusez les squames de scille et les baies de genièvre ; faites-les macérer avec la digitale, en vase clos, pendant 10 jours, dans le vin blanc additionné de l'alcool, en agitant de temps en temps. Passez avec expression. Dissolvez l'acétate de potasse dans le liquide obtenu. Filtrez. 20 grammes de ce vin correspondent à environ O' r ,10 (10 centigrammes) de digitale et à 1 gramme d'acétate de potasse. (Codex.) Baies de genièvre----- 300 Acétate de potasse sec 200 Feuill. sèch. de digit. 60 Vinblancà 10°/ o d'alc. 4000 Scille ..........,___ 30 Alcool a 90° c........ 500 F. macérer pendant 15 jours dans le vin blanc additionné d'alcool, en agitant de temps à autre; passez avec expression. Ajoutez l'acétate et filtrez (Trousseau). Dose : 2 à 3 cuill. à bouche par jour. Maladie de Bright. (V. Un. ph. 1866.) Il importe de remarquer que la formule du Codex diffère notablement de celle de Trousseau qu'on avait l'habitude d'employer. Ainsi la proportion de scille est portée à 15 gr. par litre au lieu de 0,60 et celle de la digitale est réduite à 5 gr. au lieu de 13,20. Vin diurétique (Hamon) Feuilles de digitale___ 6 Sel ammoniac........ 20 Aulx ................. 10 Vin blanc sec........ 70u 3 petits verres par jour. Vin diurétique (Lahache). Jalap, Scille, aa . Azotate de potasse.. 15 ...... 8 Vin blanc.......... 100» F. macérer. 3 à k cuill. par jour. Hydropisies. Vin diurétique anglais. Zédoaire............. 7 Cannelle........... 11 Scille ................ 7 Carb. de potasse.... 6 Rhubarbe............ 7 Vin blanc .......... 1000 Genièvre ............. 7 (Cad.) 66 1042 VIN EMMENAGOGUE. — VIN D'OPIUM PAR FERMENTATION. Vin emménagogue (Bonnet). Teinture de safran___20 Sirop d'armoise...... 125 Esp. de Mindérérus ... 20 Vin blanc généreux.. 500 1 verre à liqueur 2 fois par jour. Dysménorrhée. N Vin fébrifuge d'oléastérium (Hoste). Oléastér. ou extr. hydro-alc. d'olivier sauvage, Ecorce d'oranges amères cône., aa....... 10 Vin blanc................................ 1000 F. macérer pendant 5 a 6 jours. 2 à 3 verres à liqueur par jour. Vin fébrifuge de quinquina. Quina jaune.......... 125 Angusture vraie..... 15 Cone. les deux écorces el versez dessus : Alcool a 56»c...................... 250 Laissez en contact 2à heures, ajoutez : Vin blanc de Bourgogne acide.......... 1000 F. macérer un mois en agitant entre temps. A la dose de 00 a 125 gl'am., c'est un excellent fébrifuge; il est tonique «à celle de 15 à 30 grain. Vin de gentiane composé. Vin de quina et de gentiane ; V. stomachique ou tonique. Gentiane............. 15 Quinquina............ 3Q Ecorce d'oranges..... 8 Cannelle blanche___ 4 Alcool ............. 125 Vin d'Ësna^ne...... 9bo ÇK'Jimb.) Vin hydragogue majeur (Debreyne). Jalap... 8 Scille___S Kitre... 15 Vin blanc. 1000 3 cuillerées par jour, que l'on augmente progressivement. Le Vin hydragogue mineur du même auteur se prépare avec : nilre 12, genièvre 60, et vin 1000. (Gaz. IL) Vin d'opium composé $*i Laudanum liquide de Sydenham, ÇEnolê d'opium et de safran composé, Gouttes de Sydenham, Vin d'opium parégorique, Teinture d'opium vineuse saf'ranée; Viuum opii compositum. Opium.... 200 Cannelle... 15 Vin de Grenache 1G00 Safran___ 100 Girofle..... 18 Incisez et contusez les substances, laissez macérer 15 jours en agitant de temps en temps, passez, exprimez fortement et filtrez. 4 gram. représentent 50 renligr. d'opium brut ou 25 centigr. d'extrait d'opium (Codex). Ces quantités donnent environ 1500 gr. de produit, la densité du liquide peut varier de 1050 à 1070. Quelques pharmacopées ajoutent une certaine proportion d'alcool au vin. Tad. le substitue même complètement à ce dernier, sous prétexte que la force dissolvante du vin est variable. tond, supprime le safran. On a remarque que les vésicatoircs après des applications de laudanum (et autres opiacés sans doute) ne prenaient que difficilement. Cette préparation, inventée, vers 1660, par Thomas Sydenham, célèbre médecin anglais du xvii" siècle (1624-1689), est des plus employées à la dose de quelques gouttes dans des potions, injections, lavements: à celle de quelques grammes, en liniments. On l'emploie aussi très-souvent pour arroser des cataplasmes. On s'en est servi avec succès contre les ophthalmies. Le laudanum laisse déposer d'une manière incessante une poudre jaune. Cette matière, que les auteurs indiquent comme formée par la Polychroîte du safran, contiendrait, selon, M. Biliot, une forte pp. de narcotine. Le Vin d'opium safrano-glycyrrhisé ou Esse,.> ot est une simplification du laudanum de Sydenham. Une préparation qui a quelque analogie avec le laudanum de Sydenham esl la suivante, connue sous le nom de Spécifique anodin de Paracèlse. Opium .................... 4- Cannelle ....... 4 Sucs d'oranges et de citrons. 180 Girofle......... 45 Exposez au soleil pendant un mois, exprimez et ajoutez : ■ gris ........... 4 Safran............... 45 Faites digérer encore un mois, filtrez. Employé par Paracèlse pour procurer le sommeil; il y ajoutait encore du suc de corail, du magistère de perle et de la quintessence d'or, de chaque, 2 (Boucti.). On peut aussi comparer cette préparation à la Liqueur du docteur Porter. Vin d'opium par fermentation*. Laudanum, Opium ou Gouttes de Rousseau, Hydromel fermenté de Rousseau. Opium incisé....... 200 Alcool'àBO"........ 200 Mifli ............... 000 Levure de bière..... 40 Eau chaude........ 3000 Délayez séparément le miel et l'opium dans l'eau chaude, mélangez les liqueurs, ajoutez-y la levure et laissez digérer à une température de 30° pendant un mois ou jusqu'à ce que la fermentation soit terminée: passez avec expression, filtrez, évaporez au B.-M. la liqueur jusqu'à ce qu'elle soit réduite à 600, laissez refroidir, ajoutez-y l'alcool et filtrez après 24 h. — 4,0 de ce laudanum représentent 1,0 d'opium ou 0,50 d'extrait (Codex). Le précédent Codex prescrivait de distiller la liqueur fernientée jusqu'à ce que l'on eût obtenu 500 de liqueur alcoolique (cette espèce I VIN D'OPIUM. VIN DE QUINQUINA FEHRUG. AU CAFÉ. 1043 d'alcoolat constituait les Gouttes blanches de l'abbé Rousseau, l'inventeur de ce laudanum, que l'on distillait une seconde fois pour en avoir 375, et enfin une troisième pour obtenir 140 de produit seulement. 20 gouttes de ce laudanum correspondent à environ 12 centigr. d'extrait d'opium ; il en contient donc le double de celui de Sydenham. Le poids moyen d'une goutte de ce laudanum estde/|3milligr. (Guibourt) ; et, selon le Code», de 28 milligr. M. Marchand, de Fécamp, propose, pour préparer le laudanum de Rousseau, de faire la fermentation en vases clos, et de l'accélérer par une proportion don'de de levure de bière, en maintenant la température à 30°, au fi.-M. ou à l'étuve. Au bout de cinq jours, lorsque la fermentation est achevée, il distille et mêle l'alcoolat d'opium bien rectifié avec le résidu de la distillation convenablement concentré. Médicament très-employé, quoiqu'il le soit moins que le laudanum de Sydenham. Son action est un peu différente; Vin d'opium ou Laudanum (Lalouette). Ext. d'opium acéteux. 24 Vin d'Espagne....... 300 Eau-de-vie........... 60 (Joïïrd.) Vin purgatif. V. de séné et d'agirri; composé. Séné ................. 30 Agaric blanc......... t> Crème de tartre...... 12 Scille ............... 90 Aunée............. 90 Marrube............. 90 Iris.............. 180 Gingembre ....... 2, Vin.............. 1500 Teint.de gentiane 12 (Cad.) Le Vin de séné et'd'ellébore, du Formulaire de Bories, ne diffère à peu près que par la présence de ce dernier. Vin de quinquina composé. Alcool àS0° ; ........ 100 Vin blanc généreux.. 900 Quinquina calisaya ... 100 Ec. d'oranges amer.'. 10 Camomille ........... 10 Divisez les substances et faites-les digérer clans le vin et l'alcool pendant 10 jours, en agitant de temps en temps; passez et filtrez {Codex). Vin de quinquina composé. V. stomachique, V. d'acore composé. Quinquina ............ 15 Absinthe............ 8 Acore ................ 15 Cenlaurée........... S Galanga.............. 15 Camomille ........... 8 Zédoaire ............. 13 Alcool .............. 60 Ecorce d'oranges..... 15 Vin d'Espagne....... 540 La Teinture bourguignonne diffère à peine. Vin de quinquina ferré. . V. tonique et antipériodique. Quinquina.... 45 Cannelle..... 8 Vin blanc.. 1000 Lim.de fer... 15 Sucre........ 30 (Bon.) Vin de quinquina ferrugineux. OEnolé de quinquina ferrugineux. Sulfate ferr. pur. < rist. 2 Vin de quinquini gris, Acide citrique'crist... 2 au grenache....... 990 Eau distillée chaude .. 10 « Dissolvez le sulfate ferreux et l'acide citrique dans la quantité d'eau prescrite; ajoutez la solution au vin de quinquina; mêlez et conservez en vase clos. 50 gramme-, de ce vin contiennent 0s r ,10 de sulfate ferreux cristallisé, corre pondant à 0ï r ,02 de fer métallique (Codex). Citrate de fer ammoniac. 5 Vin de quinq. gris. 1000 Dissolvez le citrate dans deux fois son poidr d'eau distillée; mêlez le soluté au vin et filtrez. —Une cuillerée représente 0,10 de sel ferrique (Codex de 1866). Cette formule nous parait bien préférable à la nouvelle qui introduit dans le vin un sel minéral quand il est généralement admis que les sels de fer à acide organique sont mieux tolérés par l'estomac. D'après les recherches analytiques de M. Sclilagdenhauffen (V. J. ph. 1873), ce vin ne renferme, que le 1/10 ou tout au plus le 1/8 des alcaloïdes des ôcorces ; les matières résineuses et tanniques n'y existent qu'en très-minime quantité, parce qu'elles sont retenues par le dépôt formé lors de la préparation du vin; et le citrate de fer y est presque complètement réduit à l'état de sel ferreux. Vin de quinquina ferrugineux (E. Robiquet). Pyrophosph. defer crtrô-gmMhoft. 10 Vmb'anc. 1000 Extrait de quina gris........... 5 F. S__ A. I cuill. à soupe contient 20 centigr. de py- rophospbale et 10 centigr. d'extrait de quina gris. 1 à h cuill. par jour. Dans cette préparation le fer n'est pas précipité par le tannin de quinquina. II résulte néanmoins d'expériences faites sur les vins de quinquina ferrugineux au vin de Bordeaux rouge ou blanc, aux M'ns de Madère, de Malaga, que ce ne sont pas, en général, des médicaments d'une composition constante, sur lesquels la thérapeutique puisse compter, quelle que soit la manière dont on les prépare, ou la combinaison saline dans laquelle le fer est engagé, celui-ci est incompatible avec les principes contenus dans les vins de quinquina jaune, rouge et gris (V. J. ph, 186i). Vin de quinquina ferrugineux au café (Berghem). Moka- Kina. Quina eahsaya conc, café torréfié, pulv. âa, 100 Lactate de fier.,.... 1 Vin d'Espagne...... 2000 Ce vin paraît être très employé dans les Flandres. ÎQUk VIN AUX ROSES IODÉ. — VIN TOM-rURGATJF. Vin aux roses iodé (Le Riche). Teinture d'iode.......................... 6 Tnfus. conc. de roses de Provins........... 50 Tin de Bordeaux......................... 250 1 à 5 cuill. scrofuleuses. à bouohe contre les affections Vin de rhubarbe et d'aunée. Teint, de rhub. de Darel, Teint, vineuse rhubarbe, Elixir de salut. Rhubarbe............ 3» Aunée............... 15 Ecorce d'orang. amer. 8 Aust., Boruss., Germ. formule suivante : Rhubarbe de Chine. 70,00 Zestes d'orange .... 17,50 s>m. depet.cardam. 8,75 Petit cardamome..... 4 Vin de Madère......480 (Van. -M.) Wwrt, donnent la Sucre blanc pulv.. 105,00 Vin de Malaga ... 810,00 Rhubarbe Cannelle . Vin de rhubarbe aromatique. ....... 30 Vin d Espagne. îGum. Vin de salsepareille composé (Smith). (Etiolé sudorifique du docteur Smith, Essence concentrée de salsepareille, de Smith. Vin généreux... 3500 Oléule de sassafras, gouttes, 64 Agitez et faites dissoudre dans ce mélange : Extrait sudorifique de Smith............ 500 30,0 en représentent 5 d'extrait. (Mr.) Cette préparation a une très-grande réputation chez les Anglais et les Américains. Sous le nom d'Essence de salsepareille nous avons indiqué, des préparations analogues à celle-ci. Vin de scille composé (Richter). ^qu.de scille desséch. 30 Baies de genièvre... 8 Éc. d'orange am., rac. Vin blanc.......... 1500 de glaïeul odor. aa, 12 Faites digérer pendant 3 jours, filtrez et ajoutez 60 d'oxymel scillitique. Dose : 10 à 50, comme diurétique. Vin scillitique composé (Fuller). (Enolature scillitirjue de Fuller. Ccorce de sureau..... 30 — de Winter..... 30 Squam. de scille...... 30 îtacine d'aunée....... 15 Racine d'iris......... 4 Ellébore noir... Jalap.......... Agaric blanc ... Séné........... Vin de Chablis . 4 4 2 2 1000 Vin de scille aromatique. Scille................ 4 Acore............... 8 Genièvre............. 4 Vin blanc... 375 (Bat.). Vin de séné composé. Séné................ 120 Fenouil, sem........ 8 Coriandre, sem...... 8 Vin de Xérès....... i 000 Faites digérer les substances concassées •pendant 3 jours, filtrez, ajoutez 90 de raisins secs, faites macérer 24 heures et filtrez; 60 à 100 le matin, à jeun, comme laxatif et carmi- natif, dans la dyspepsie flatulente (Su.). Vin (fébrifuge) de Séguin. Teint, de quina jaune 250 Quassia am......... 9 — d'opium....... 9 Vin de Malaga...... 1500 Angusture vraie..... 16 Vin de Pouilly bl.... 1500 30,0 à 60,0 dans les fièvres intermittentes. (Soubeiran). La Société de pharmacie de Bordeaux a adopté la formule suivante : Quina jaune concassé, Fleurs de camomille. 20 d'orang. am., âà, 20 Vin de Malaga...... 1000 F. macérer pendant 6 jours et filtrez. Vin thériacal. Thériaque....... 8 Vin rouge..... 125 (Jouhd.) Vin tonique fébrifuge (Maugenest). Café cru . Thé ..... Cachou... Cannelle . Sem. d angélique.. 1000 60 30 21 60 Coq. de cacao...... 125 Macis.............. ■> Sucre candi........ 750 Ec. d'orang. amères. 12 Eau-de-vie......... 300 Vin blanc généreux. 7480 (BaEV. kxp.) En suivant la formule ci-dessus on n'obtient pas une préparation semblable à celle qui est vendue comme spécialité. Le peu de saveur médicamenteuse de celle-ci fait supposer que les doses de principes médicamenteux sont beaucoup moins fortes. Proposé à la fois comme vin d'agrément et comme pouvant remplacer celui de Séguin. Vin toniquejèbrifuge (D r Orosi). Quina jaune conc... 6 FI. de camomille.... 4 Racine de gentiane,.. 4 Vin d'Espagne...... 25A Ec. d'or. am.,âa,.. 4 F. macérer 8 jours et filtrez. 60 a 100 par jour, quand les accès de fièvre ont été coupés. Vin toni-nutritif au quinquina et au cacao (Bugeaud). Cacao caraquetorr.. 1000 Vin de Malaga..... 20000 Quinquina Calisaya.. 500 Alcool Montpellier. 4000 — Loxa..... 500 F. une bouillie claire avec le cacao et l'es- prit-de-vin et chauffez dans un flacon au B.-M. jusqu'à fusion du cacao. Bouchez le vase, agitez et laissez macérer 8 jours en répétant chaque jour la même opération. Versez alors le mélange dans les 20 litres de vin de quinquina, et après un mois de macération enlevez par la distillation dans le vide l'alcool employé. La saveur du vin vendu sous ce nom semble indiquer des pp. moindres de substances actives. Vin toni-purgatif (Pierquin). Follic. de Séné....... 30 Safran............. 4 Rhubarbe conc...... 24 Vin de Xérès....... 1000 Clous de girofle...... 4 VINAIGRE. 104a Faites macérer pendant 6 jours en agitant souvent et filtrez. 2 ou 3 cuill. de ce vin agissent comme toniques, et 5 à 6 cuill. déterminent un effet laxatif. VINAIGRE {Tin-aigre). Acetum des Latins, ti&t des Grecs. Essig, "Weinessig, al.; Vinegar, ang.; Khull, Cal àrîe; Aft.; "Wiinœdike, dan.; Vinagre,ESP., por.; Azyn. hol.' Aceto, 1T.; Cirka, peb.; Ocet, pol.; Uksus, rus.; Chanchica, san.; .JStika, su.; Kadi, tam.; Pulla nillu, TEL.; Sirké, TUR. Le vinaigre est le résultat de la fermentation acide des liqueurs alcooliques, telles que le vin, le cidre, la bière, etc. A Orléans, où se fabrique le meilleur vinaigre, et dans le département de la Meurtlie, on suit le procédé suivant : dans une pièce où la température peut être maintenue entre 25° et 30°, on dispose plusieurs rangées de tonneaux par étages en les plaçant sur leur fond. Ceux qui ont déjà servi et qui sont imprégnés de ferment {mères du vinaigre), doivent être préférés. Ils sont percés de deux trous à leur fond supérieur, l'un pour l'introduction du liquide, l'autre pour le dégagement de l'air. On verse d'abord dans chaque tonne une certaine quantité de vinaigre bouillant, puis tous les 8 jours on y introduit jusqu'à une certaine hauteur de 10 à 12 litres de vin généreux filtré sur des copeaux de hêtre. Moins de 15 jours après, l'acétification est complète. On soutire la moitié du vinaigre de chaque tonneau, et on recommence avec du nouveau vin. Dans le Nord, on obtient le vinaigre de la bière non houblonnée. Dans d'autres pays, on acidifie le cidre ou le poiré, en abandonnant quelque temps ces liquides dans des tonneaux percés de trous à leur partie supérieure. En Allemagne, on suit un procédé expéditif pour obtenir du vinaigre : on mêle à de l'eau-de-vie marquant 22° une liqueur fermentescible, telle que du suc de betterave ou de topinambour, du moût de raisin ou d'orge. On fait couler ce mélange lentement, mais d'une manière continue, par le moyen de petites cordes ou de tuyaux de paille, dans un tonneau rempli de copeaux de hêtre trempés à l'avance dans du vinaigre fort. Ce tonneau est percé de petits trous aux deux tiers inférieurs de sa hauteur et muni de tubes à son fond supérieur, afin d'entretenir dans l'intérieur un courant d'air non interrompu. Le liquide, pour être acidifié complètement, n'a besoin, une fois arrivé à la partie inférieure, que d'être versé sur un autre tonneau. Pour hâter l'acétificalion,on a proposé d'adapter à la partie supérieure de l'appareil à vinaigre, du charbon platiné (1500 de charbon de bois imprégnés d'une soluLde 16 de chlor. de platine dans 2500 d'alcool et calcinés) {Artus). La théorie de Taeétification, établie d'une manière si rationnelle par Liebig, il y a plus de trente ans, a amené de notables améliora ■ tions dans la fabrication du vinaigre. M. Pasteur a fait sur l'acétification de- nombreuses et savantes recherches qui ont servi de base à un nouveau procédé de fabrication du vinaigre. Il a reconnu que les cordes, copeaux de hêtre, n'avaient d'autre rôle dans l'acétification que de servir de- support aux végétaux ou mycoderm.es qui seuls la déterminent. Dans des cuves en bois, rondes ou carrées, fermées par un couvercle de 1 mètre carré de surface et de 20 centrai,, de profondeur, M. Pasteur place un liquide formé d'eau contenant 2 0/0 de son volume d'alcool, 1 0/0 d'acide acétique, dix millièmes de phosphates d'ammoniaque, de potasse, de magnésie; à la surface de ce liquide, il sème le mycoderma aceti ou/ïewr du vinaigre; la petite plante se développe et recouvre bientôt toute sa surface, en même temps l'alcool s'acétifie, et lorsque la moitié environ de la quantité totale est transformée en acide acétique, on ajoute, par petites portions, de l'alcool ou du vin, du cidre, de la bière, alcoolisés. Car ce nouveau procédé peut être appliqué à toutes les liqueurs alcooliques ; comme l'acétification a lieu à une basse température et en vases couverts, il présente l'avantage de conserver les principes qui donnent du montant au vinaigre, et de diminuer la perte en alcool. Le vinaigre de vin est le seul qui soit employé en pharmacie, et le vinaigre blanc esl préférable au rouge. Ce dernier peut, du reste, être décoloré par le charbon animal. Le laiî écrémé le décolore également en partie. Le vinaigre de vin, de bonne qualité, a une odeur agréable, une saveur acide et piquante ^ frotté sur la main, il ne laisse pas de mauvaise odeur (Voy. Essai des méd.). Le vinaigre de vin a la même composition que le vin ; seulement l'alcool y est remplacé par l'acide acétique. Indépendamment de l'odeur d'acide acétique que possède le vinaigre, il a encore une odeur particulière ; ce bouquet est attribué, par quelques chimistes, à de l'éther acétique. Le Vinaigre de Mollerat, du nom du chimiste qui le premier l'a mis en vogue, est de l'acide, pyroligneux bien purifié, convenablement étendu et aromatisé. Il constitue un vinaigre très-agréable, et fort employé aujourd'hui sur les tables. Le Vinaigre de Lagmi est obtenu par simple fermentation à l'air de la sève de Palmier. 15 a une odeur légèrement butyrique, sa saveur est franchement acide. D é : 1030 ; contient 6,20 ° o d'acide acétique monohydraté. 1046 VINAIGRES MEDICINAUX. La connaissance du vinaigre, comme celle du vin, remonte à l'antiquité la plus reculée. Moïse parle du vinaigre comme étant en usage chez les Israélites; Pline fait l'éloge de cet acide, soit comme assaisonnement, soit pour conserver des fruits et des légumes. On sait aussi que la boisson ordinaire des soldats romains était de l'eau vinaigrée (O.ryciaf). Les anciens chimistes attribuaient la saveur aigre du vinaigre, et par suite celle de tous les autres acides qu'ils connaissaient, à une action mécanique. Leeuwenhœck, ayant vu au microscope, dans un vinaigre, de petits cristaux très-fins de crème de tartre, dont on ignorait alors la nature, dit, dans ses Arcana ?iaturœ, que l'acidité du vinaigre, qu'on attribuait à la piqûre des anguilles (vibrions) du vinaigre, devait, au contraire, être attribuée à l'introduction de la pointe de ces cristaux sa- gittés dans les papilles de l'organe du goût. Ce qui le confirmait encore davantage dans cette idée, c'est que plus le vinaigre était fort à la langue, plus les cristaux lui paraissaient acérés. Dans le vin généreux, au contraire, il vit que les cristaux étaient obtus ou tronqués par les deux bouts; il profita de cette dernière observation pour réfuter ceux qui prétendaient que le vin engendre la goutte ; car, avant observé les calculs de la goutte, il n'y rencontra aucun des cristaux du vin. Hippocrate employait thérapeutiquenient le vinaigre. Le vinaigre sert, en pharmacie, à faire les vinaigres médicinaux dont nous parlerons bientôt, et les oxvmclliles. A l'article Extrait, nous avons fait remarquer que le vinaigre avait une action spéciale sur certaines plantes, dont il fournissait les extraits doués de propriétés plus actives que ceux obtenus par l'eau ou l'alcool. Dans l'économie domestique, le vinaigre est l'assaisonnement le plus commun et le plus Utile ; il rend les aliments plus tendres, plus faciles à digérer, couvre leur fadeur et en relève le goût. Mais l'emploi abusif des aliments vinaigrés détermine toujours de graves accidents. Il est des personnes qui boivent du vinaigre dans l'intention de se faire maigrir, car depuis longtemps cet acide jouit de la réputation de faire cesser l'obésité ; malheureusement, le remède est pire que le mal, il occasionne des irritations très-intenses de l'estomac et des intestins. Etendu d'assez d'eau pour ne conserver qu'une légère acidité, il est rafraîchissant, augmente la sécrétion urinaire et, selon Halle, la diaphorèse. On le donne en boissons, en lavements, principalement dans les affections bilieuses, putrides, scorbutiques. Il est hémostatique. Pur ou à peu près, il est usité comme révulsif en frictions, fomentations, pédiluves. Le vinaigre, de tout temps, a éfé regardé comme propre à empêcher la contagion et à détruire les miasmes et les mauvaises odeurs répandus dans l'air. De là l'usage si fréquent de jeter du vinaigre sur une pelle rougie au feu pour purifier l'air vicié des habitations. Mais c'est gratuitement qu'on lui concède cette propriété, car il ne fait que masquer les odeurs et ne les détruit pas. Le vinaigre est un agent précieux de conservation pour les substances végétales et animales. VINAIGRES MÉDICINAUX. Oxcolés, Chéreau. Acétolés lierai. Âcétolatures, Les vinaigres médicinaux résultent de l'action dissolvante du vinaigre sur une ou plusieurs substances médicamenteuses. Pour préparer ces médicaments, on se sert de vinaigre blanc ou de vinaigre rouge. Le premier est préférable au second, en ce qu'il est de meilleure conservation. Il est, dans tous les cas, indispensable d'employer de bon vinaigre. 11 doit Offrir une grande fluidité, une odeur suave, acide et spirilueuse, une saveur aigre franche; il doit marquer 3° à l'aréomètre (d tc environ 1,019) et 100 doivent saturer 8 de carbonate de soude anhydre. On ne doit pas remplacer le vinaigre par de l'acide pyroligneux faible, pas davantage par un mélange d'eau et d'acide acétique, qui n'est pas plus du vinaigre qu'un composé d'eau et d'alcool n'est du vin. Le vinaigre ordinaire, Acide acétevx des anciens chimistes, est composé d'eau, d'acide acétique et de bitartrate de potasse ; il contient, en outre, quelque peu d'alcool, de matière colorante, etc. Les principes qu'il peut dissoudre sont à peu près les mêmes que le vin; mais on lui accorde la propriété d'en modifier quelques-uns. C'est ainsi qu'il corrige , dit-on , l'àcreté de la scille et du colchique, qu'il di- minueJa propriété vireuse de l'opium. Il faut, en outre, reconnaître que par son acide il est bien plus apte que le vin à s'emparer des alcaloïdes , lorsqu'on le met en contact avec les plantes qui en contiennent. Les vinaigres médicinaux se préparent de la même manière que les vins, c'est-à-dire que les substances doivent être sèches et convenablement divisées; cependant les vinaigriers préparent presque tous leurs vinaigres avec des plantes fraîches. Quelquefois on ajoute aux vinaigres, ^ pour en assurer la conservation, un peu d'acide acétique. Cette addition est plus rationnelle que celle d'alcool qu'on avait proposé dans le même but. VINAIGRE DISTILLÉ. — VINAIGRE D'OPIUM. 1047 Les vinaigres, comme les vins, se préparent par macération. Cependant, il en est quelques- uns qui se font par distillation ; ces derniers portent les noms de vinaigres distillés, d'oxéo- lats ou d'aaètoktts. Us ne contiennent que les principes volatils des substances. En un mot, il y a entre eux la même différence qu'entre les teintures et les alcoolats. Les vinaigres sont tantôt destinés à l'usage interne et tantôt à l'usage externe ; souvent leur préparation n'est que transitoire à une autre ; aussi servent-ils à la préparation des oxymels et de quelques sirops. VINAIGRES SIMPLES. Vinaigre distillé*. Qœéolat simple. Vinaigre de vin.................. Q. V. Relirez par distillation an bain de sable les 3//t du vinaigre employé ( Codex ) ; ajoute/, au résidu un volume d'eau égal au sien, et distillez de nouveau jusqu'à ce que la totalité du produit distillé soit égale au volume du vinaigre employé. La volatilisation de l'acide acétique exigeant un plus haut degré de chaleur que celte de l'eau, il s'ensuit que les premières parties du produit de la distillation du vinaigre sont très- faibles et gagnent eu force au fur et à mesure que l'opération approche de la fin. Stein propose de mêler une partie de chlorure de sodium à 3 parties du vinaigre à distiller ; de la sorte, le vinaigre qui distille en premier est le plus concentré. II fait partie des uor. Kutalsa, s\x. Rœfkaha, se. Yettie cottay, tam. Musitghenza, tel. Karga- bouken, tdr.), sont des disques en forme de boutons d'habits, légèrement déprimés au centre, d'un gris verdàtre, soyeuses, d'une consistance cornée. On en retire la stitychhine; c'est dire qu'elles sont très-véne- neuses. Elles viennent de Coromandel et de Ceylan. MM. W. Dunstan et Short ont retiré de la pulpe qui entoure les semences dans le fruit -du strychnos nux voinica, un glucoside cristallisé : la Loganine et M. Hanbury y a trouvé de la strychnine. Form. pharm. et dose. — Poudre* 0,025 à 0,2 en pilules; extrait aie.*, 0,02 à 0,1 en pilules; teinture*, 0,5 à 2,0, en potions dans la paralysie, quelques affections nerveuses. La teinture est usitée à l'extérieur en frictions. On emploie quelquefois la noix vomique, en poudre ou râpée, mêlée à 10 fois son poids de suif fondu, pour détruire les rongeurs (rats, souris, mulots, etc). Les anciens médecins arabes mentionnent la noix vomique. — M. Angelo Pogliani l'a employée comme fébrifuge à la dose de 6 décigr. à 1 gr. divisés en 8 prises; de 2 en 2 h. pendant l'apyrexie. La Fève Saint-Ignace ou igasuriqne est fournie par un arbre voisin du vomiquier, par le Strychnos Ignatii ou Ignatia amara (Pohon upas, mal.). Cette fève est grosse comme une praline, anguleuse, grise ; elle contient de l'ac. igasuriqne (Pelletier et Caventou), qui semble se rapprocher des tannins. M. Desnoix y a trouvé, ainsi que dans la noix vomique, un alcaloïde crislallisable, Ylgasurine (V. Bev.ph. 1853-5/i), plus toxique que la brucine. On sait que les fameux poisons indiens appelés Chettik, Urari, Kurari, Ounni, Wourali, Curare (V. Bot. pharm., 1850-51), Woorara, Tschettik, Ticunas, Ticuté, Upas tieutc, Titan- Cotte, sont produits par des strychaos. Curahe. (Wuorara, Urari, Woiirori.) Le curare qui nous arrive des rives de l'Amazone, de rOrénoque, des Guyanes ou du Pérou, a été proposé, comme spécifique dans le traitement du tétanos et de la rage. Il a été apporté pour la première fois en Europe sur des tiédies par VY. Raleigh, en 1595. Cette Bubstance fut étudiée par Cl. Bernard, Vulpian, Voisin, etc. C'est une sorte d'extrait noir cassant, d'apparence resinoïde, Irès-soluble dans l'eau bouillante. Il arrive en Europe dans de très-petites gourées ou de très-petits pots en grès commun dont l'ouverture est recouverte par une sorte de parchemin. MM. Boussingault et Roulin ont extrait du curare, un alcaloïde toxique, amorphe, la Curarine. Depuis, M. Preyer a extrait du curare, de la curarine cristallisable en prismes quadrilatères incolores, très-amers, Irygrô- scopiques, solubles en toutes proportions dans l'eau, l'alcool, la glycérine, peu solubles dans le chloroforme et l'alcool amyiique, insolubles dans l'ether, la benzine; l'essence de térébenthine, le sulfure de carbone. La curarine a une réaction alcaline sensible, mais faible; elle se colore en bleu avec l'acide sulfurique pur et concentré ; en pourpre, avec l'acide azotique concentré; en violet, avec le bichromate, de potasse et l'acide sulfurique. La curarine est 20 fois plus active que le curare ((.'■'. Bernard) (V. Un. pli. 1865 ; .7. ph. 1873). Celui-ci se dose comme la strychnine. On eu fait des injections hypodermiques. Le curare et un sialagogue et un faible diuré- lique dont l'action est bien moins prononcée que celle du jaborandi. MM. Trasbot et Noçard ont trouvé ii Alfort cette plante complètement inefficace pour guérir la rage ou prévenir son dé\eloppement, après l'inoculation naturelle ou expérimentale. YAUPON ou thé de la Caroline. C'est le nom indien des feuilles de l'Ilex Cassine. Mélangé avec les feuilles d'autres espèces de la même famille (//ex vomitoria. Alton et llcx Dahoon) ; il forme un breuvage employé comme le Maté ou Thé du Paraguay par certains habitants du Sud des Etats-Unis comme stimulant et substitut des boissons enivrantes. 11 contient aussi de la caféine. YÈBLE. Hièble; Ebulus, Sambucus ebulus. (Caprifol.) Zwerghollunder, Attich, al.; Dwarfelder, anû.; Mmer- kyld, dan.; Yezgo, esp.; Wilde ilier, hol.; Ebbio, Ebolo, it.; Chebd, pol.; Éngos, por.; Sommarhyll, su. Sorte de petit sureau très-commun dans quelques localités ; son odeur est forte. Jadis on employait la racine comme émétique et hy- dragogue; les feuilles étaient appliquées extérieurement dans les cas d'oedème et d'érysi- pèle; les fruits passaient pour sudorifiques et diurétiques. YEUX D'ÉCREVISSES. Pierres d'écrevisses ; Lapides, s. Oculi cancrorum. Krebsaugen, Krebssteine, al., bas.; Crabs eyes, ang.; Ojos de cangrejos, esp.; Kreeftsoogen, hol.; Occbi di granebio, it. K.raeftstenar, su. Concrétions entièrement formées de carbonate calcaire uni à une matière gélatineuse et que l'on trouve aux approches de la mue, dans l'intérieur de l'écrevisse, astacus fluviatilis (Crustacés décapodes). Ce sont de petits corps hémisphériques formés découches concentriques superposées, lisses, dures, dont la partie plate est déprimée au centre, ce qui leur donne une sorte de ressemblance avec un œil : de là leur nom. On les employait jadis comme antiacide; aujourd'hui on les remplace, dans ce cas, par le carbonate de chaux. On les employait aussi comme antidiarrhéique, antihémorrhagique, antigoutteux. 11 en était de même du test de homard ou écrevisse de mer; cancer gam- marum, formé de carbonate de chaux. Oh sait que dans les animaux inférieurs le carbonate calcaire remplace le phosphate de chaux des animaux supérieurs. L'animal lui-même était préconisé contre l'anaphrodisie, l'asthme, les obstructions. ZEDOAIRE. Zitt-werwurzel, Zepterwurz, al.; Zedoary, ang.; Bar, Judwar, ab.; Nagai mio. roc; Ambie huldie, duk.; Zedoaria, esp., it.; Bakzedoar, hol.; Cyiwas, pol. Bbu ebampaka, Nirviscba, San.; Sittver, su.; Casturie munjet, tam.; Casorie Passapu, tel. Zouroumbase, La zédoaire officinale ou ronde est la racine ou plutôt le rhizome du Kcmpferia rotunda, curcurna aromatica (Amomées). Elle nous vient de l'Inde sous forme de quartiers qui ont appartenu à des tubercules de la grosseur d'un œuf de poule, et qui ont la surface marquée de cicatrices indiquant la place des radicules. La couleur est grise extérieurement, blanchâtre intérieurement; l'odeur est analogue à celle du gingembre. Trommdorff en a retiré une matière amère, la Zcdoarinc. On distingue dans le commerce une zédoaire longue que quelques auteurs attribuent à Vamomum zedoaria, et d'autres à un curcurna, ou à une simple variété du kœmpfcria rotunda. Le Zerumbet ou Gingembre sauvage, et le Cassumuniar, se confondent avec les zédoai- res, et c'est avec beaucoup de peine que des auteurs ont reconnu qu'ils en différaient, et les ont attribués à un ziniibcr, à un amo- mum, etc. Tous ces produits sont des excitants fort peu employés aujourd'hui. ZINC. — ZOSTERE. 1053 ZINC. Marcassite d'or; Speltrum, Zincum, Stannum iiulimm. Zink, al. dan., hol., su.; Zinc, ang., esp., Sungbusrie, beng.; Tung-tsé-nay, cH.;Zinco, it., poR.;Cynk, pol.; Spiagter, rus.; Tootoonagum, tam.; Toutia, tur. Albert le Grand, le premier, en parle auxni" siècle. Le zinc est un métal d'un blanc bleuâtre, lamelleux, malléable, mais peu ductile, fusible à ZilO 0 ; il bout à 10/|0°, se volatilise et donne alors naissance à une lumière vive, qui produit finalement de l'oxyde de zinc en flocons légers ou nih.il album. D é : 6,8. On le retire de la calamine ou de son sulfure naturel (blende). On le coule ordinairement en plaques de l'épaisseur du pouce. La mine de zinc la plus considérable est celle de la Vieille-Montagne, en Belgique. Son sulfate, son oxyde (blanc de zinc, etc.), et son chlorure sont assez souvent employés en médecine ; le métal lui-même ne l'est pas. Il sert en pharmacie à la préparation de l'hydrogène. Selon M. Schaeuffèle, tous, ou à peu près tous les zincs sont arsénifères; suivant MM. Elliot et Storer, cette impureté ne serait qu'accidentelle; néanmoins, on comprend combien il est important que ce métal soit purifié pour l'emploi qu'on en fait dans les expertises chimico-légales par l'appareil de Marsh. ZOSTÈRE. Algue marine, commune ou des verriers; Foin de mer; Zostera occanica ou marina (Naïa- dées). Meerpillen, Seebaclle, ai.; Grass wrack, ang.; Slena- rach, ar.; Zecwier, tâng, su. hol. ; Alga dei Vetrai, it.; Band- Sorte d'algue dont les poils abondants et déliés de la base de la tige, entremêlés, feutrés par l'action des vagues, forment avec le Posi- donia mediterranea ce qu'on a appelé Pelotes de mer ; Pila s. Sphœra marina et CEgagro- piles de mer. On les trouve sur les bords de la mer. Torréfiées et réduites en poudre, les pelotes de mer ont été conseillées contre les scrofules, le goitre. Leurs cendres, très-siliceuses et riches en sels de potasse, renferment 0 °/ 0 ,83 d'iodure de potassium et des traces de bromures (E. Baudrimont). Les longues feuilles elles-mêmes du zostère séchées servent, sous le nom de crin végétal (1), et à tort sous celui de Varech, à différents usages, entre autres aux emballages, à faire des couchers hygiéniques et économiques. Elles ont été recommandées en applications sur les hydrocèles. (1) On appelle aussi crin végétal : 1° un produit venant d'Afrique et fourni par les fibres de divers palmiers, [arenga, cocos); notamment du palmier-nain, chamoerops humilis; 2o la caragate {Tillandsia usneoides) ou barbe espagnole, végétal parasite des arbres maladifs des deux Amériques; 3° les feuilles du Cttrex brizoïdes, très-employé comme tel dans quelques parties de la Suisse et de l'est de la France ; 4° Les libres teintes de Yagave américain:, I'Esparto ou jonc d'Espagne; Le Diss et I'Alfa Africain, graminées que l'on teint en noir. Deux plantes cultivées dans toutes les parties de l'Inde, les oôrcho- rius olitorius, et cupsularis servent plus spécialement à la fabrication des toiles d'emballage du sucre, riz, coton, café, etc. apportés de l'Inde ou de l'Amérique en Europe, c'est le jute. D'autres plantes connues sous le nom de chanvres de l'Inde ou de Suun, servent aux mêmes usages et sont fournies par le Crolalaria jimcea, de la famille des légumineuses (O'Rorke, Planta filamenteuses et textiles, des différente» parties in monde, propres il la fabrication des étaffes, des cordages et du papier. Revue coloniale et mat/lime). PHARMACIE LÉGALE COXTEXANT 1° LA LEGISLATION PHARMACEUTIQUE 2° LA TOXICOLOGIE 5° L'ESSAI DES TiIÉDICAMEXTS LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE RECUEIL DES PRINCIPAUX STATUTS, ÉDITS, ARRÊTS, DECRETS, LOIS, ORDO.XWXCES ET RÈGLEMENTS COYCEltX'AXT L'EXERCICE DE LA PHARMACIE. C'est surtout dans le moment actuel, où les pharmaciens attendent une loi réorganisatrice, qu'ils ont le plus besoin de connaître l'ensemble de la législation qui régit leur profession. Cette considération, jointe à celle que quelques-uns des détails de cette matière sont, pour ainsi dire, d'une utilité jontn dière, nous a engagé à en insérer dans l'Officine les points les plus importants, afin que nos confrères pussent se renseigner facilement aussitôt que l'occasion s'en présenterait; car, il Faut bien le dire, la pratique de notre profession a tant d'ecueils judiciaires à éviter sur sa route, qu'aujourd'hui c'est une obligation do connaître son code pharmaceutique. Et quels sont les avantages offerts en compensation a cette autre épée de Damoclès? La pharmacie n'a p is la liberté commerciale accordée aux autres professions. Elle a sa législation, mais celte législation n'est pas encore codifiée; elle existe, mais morcelée, éparse dans des décrets et ordonnances sms nombre, dont l'interprétation souvent contradictoire empêche d'en s risir le vérit ible esprit. La contradiction dans cette appréciation de nos lois, si l'on considère les différents jugements rendus par les tribunaux, est devenue si grande aujourd'hui, que vraiment il est impossible d'y pouvoir rien démêler. D'importantes réformes sont donc urgentes. Nous allons d'abord exposer les faits tels qu'ils sont, afin que chacun puisse prendre connaissance de ses droits actuels, et voir quelles améliorations il y aurait a introduire dans une loi nouvelle; car, ainsi que le font judicieusement observer les auteurs des Pandectes phnrma- ceiitiqui's, la première condition pour une innovation prudente en pareille matière, est de connaître complètement à l'avance la législation à changer. Avant h loi organique de germinal an xi, la pharmacie n'était régie par aucune législation régulière. 11 y avait cependant une foule d'ôdits qui la concernaient, édits qui avaient été ren lus a mesure qu'un besoin se faisait sentir. Dans l'origine, ces ordonnances n'avaient point un caractère général, mais étaient rendues pour telle ou telle ville et pour telle ou telle occasion. La première ordonnance faite pour la corporation des apothicaires (1), dont les épiciers faisaient partie, concerne les poids et balances; celles qui suivirent concernaient la falsification (piperie, sophistiquerie) des drogues. Le roi Jean, en 1353, rendit la première ordonnance relative à la visite des pharma- (1) Le mot apothicaire, encore en usage chez les Anglais (apothei ary), chez les Allemands (apoteckk), chez les Espagnols (boticario), etc., et qui vient d'un mot grecàTTO&TJXYi, signifiant boite, boutique, a été presque le seul nom par lequel on nous ait désignés en France, pendant tout le moyen âge, et môme jusqu'au commen- cernent du siècle présent, époque à laquelle celui de pha.rma.cien prévalut. Ce dernier, aussi d'origine grecque, cpapfJ-ccxov, et qui veut dire médicament ou poison, est beaucoup plus convenable que l'autre, qui peut s'appliquer aux marchands de toute espèce (V. dans le Grand Dictionnaire de Larousse le mot Pharmacie). PHARMACIE LÉGALE. 1055 tiens, et portant obligation aux pharmaciens d'avoir chez eux une même pharmacopée (l'Antidotaire de Nicolas). Cette même loi, qu'on pourrait presque dire organique, détendait a tous ceux qui ne savaient pas le métier et qui n'avaient droit, de vendre des drogues. Elle mentionne même les élèves (valiez) qui devaient jurer, comme leurs patrons, qu'ils feraient loyalement leur mélier sans fraude ni mensonge (l). Mais toutes ces lois ou ordonnances étant annulées, ainsi que beaucoup d'autres qu'il était inutile de mentionner.* par h loi de germinal an xi, nous allons tout de suiie faire connaître ce document, en faisant remarquer que ses dispositions se trouvent très-modifiées par l'ordonnance de septembre 18/i0 et le décret d'août 185i. (V. p. 106'i et .1068.) Cependant nous ferons précéder cotte loi organique de la Pharmacie des quatre documents suivants, qui ont continué tVi'lro. en vigueur et que les tribunaux appliquent fréquemment. DÉCLARATION DU ROI DU 25 AVRIL 1777. (Ext.) Art. 6. — Défendons aux épiciers et à toutes autres personnes, de fabriquer, vendre et débiter aucuns sels , compositions ou préparations entrantes au corps humain en forme de médicaments, ni de faire aucune mixtion de drogues simples pour administrer en forme de médecine, sous peine de cinq cents livres d'amende, et de plus grande, s'il y échoit. Art. 8. — Né pourront, les communautés séculières ou régulières, même les hôpitaux et religieux mendiants, avoir de Pharmacie, si ce n'est pour leur usage particulier et intérieur ; leur défendons de vendre et débiter aucunes drogues simples ou composées, à peine de cinq cents livres d'amende. LETTRES PATENTES DU 10 FÉVRIER 1780. (Ext.) Art. 10. — Aucun des maîtres composant le Collège de pharmacie ne pourra, sous quelque prétexte que ce soit , avoir de société ouverte qu'avec les maîtres de ladite profession. DÉCRET DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE DU ïk AVRIL 1791. L'Assemblée nationale , après avoir entendu son comité de salubrité sur un abus qui s'introduit dans l'exercice de la Pharmacie, considérant l'objet et l'utilité de cette profession, décrète: Que les Lois, Statuts et Règlements existants (l)Voir au mot Pharmacie du Dictionnaire de Larousse le Serment des Apothicaires chrétiens et crainnant Dieu, et le livre de M. Grave, de Mantes, lauréat de la Pharmacie centrale: Etat de la Pharmacie en France avant la loi de germinal an À7, étude sur une ancienne corporation de marchands. au 2 mars dernier, relatifs à l'exercice et à l'enseignement de la Pharmacie , pour la préparation , vente et distribution des drogues et médicaments, continueront d'être exécutés suivant leur forme et teneur, sous les peines portées par lesdits Lois et Règlements, jusqu'à ce que, sur le rapport qui lui en sera fait, elle ait statué définitivement h cet égard. En conséquence, il ne pourra être délivré de patentes, pour la préparation, vente et distribution des drogues et médicaments, dans l'étendue du royaume, qu'à ceux qui sont ou pourront être reçus, pour l'exercice de la Pharmacie, suivant les Statuts et Règlements, concernant cette profession. Loi contenant organisation des Ecoles de pharmacie (1). Du 21 germinal an xi (11 avril 1803). — (Bulletin des Lois, m> 210.) Titre I. — Organisation des Ecoles de Pharmacie. Art. 1 er . Il sera établi une Ecole de pharmacie à Paris, a Montpellier, à Strasbourg, et dans les villes où seront placées les trois autres écoles de médecine, suivant l'art. 25 de la loi du 11 floréal an x (l cc mai 1802). 2. Les Ecoles de pharmacie auront le droit d'examiner et de recevoir pour ! otite la France, les élèves qui se destineront à la pratique de cet art; elles seront de plus chargées d'en enseigner les principes et la théorie dans les cours publics, d'en surveiller l'exercice, d'en dénoncer les abus aux autorités, et d'en étendre les progrès. 3. Chaque Ecole de pharmacie ouvrira tous les ans et à ses frais, au moins trois cours expérimentaux, l'un sur la botanique, et l'histoire naturelle, des médicaments, les deux- autres sur la pharmacie et la chimie (2). à. Il sera pourvu par des règlements cfadriri- (1) Loi DU 29 pluviôse an xiii. — Article unique. — Ceux qui contreviendront aux dispositions de l';irtiele xxxvi de ta lin du 21 germinal an XI, relatif à la police de la Pharmacie, seront poursuivis par mesure de poïiee correctionnelle, et pun:s d'une amende do vingt-cinq à six cents livres, ,>t, en outre, en cas de récidive, dune détention de trois jours au moins, de dix au plus. (2) « Il sera établi, dans l'Ecole de Pharmacie de Paris, à dater du mois de janvier 1S:>4, deux nouveaux cours, le premier sur la piiïsioue élémentaire, et le second sur la toxu.olocie. » Ord. royale du 7 janvier 1834.) Il a été créé, il ya plus de trente ans, dans les laboratoires de l'Ecole de Pharmacie de Paris, une école pratique où les élèves qui ont pris l'inscription de l'année courante sont admis, a la suite d'un concours qui s'ouvre dans les premiers jours de mai. Ils sont exercés à des manipulations particulières, à des analyses simples. A la fin des travaux de l'Ecole pratique, il est décerné un prix. Les épreuves de ce concours sont : lo l'examen des produits préparés pendant la durée des leçon* de l'Ecole pratique, c'est-à-dire depuis le mois de mai jusqu'au milieu du mois d'août ; 2» un concours oral et écrit sur des questions de chimie, de pharmacie, de botanique et d'histoire naturelle. Par suite du décret du 22 août 1834, les cours de l'Ecole pratique sont obligatoires. io;;g LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. nistration publique à l'organisation des écoles de pharmacie, à leur administration, à renseignement qui y sera donné, ainsi qu'à la fixation île leurs dépenses et au mode de leur comptabilité. 5. Les donations et fondations relatives à l'enseignement de la pharmacie pourront être acceptées par les préfets, au nom des Ecoles de pharmacie, avec l'autorisation du gouvernement. Titre II. — Des Elèves en Pharmacie et de leur Discipline. (1) 0. Les pharmaciens des villes où il y aura des Ecoles de pharmacie feront inscrire les élèves qui demeureront chez eux sur un registre tenu à cet effet dans chaque école ; il sera délivré à chaque élevé une expédition de son inscription portant ses nom, prénoms, pays, âge et domicile ; cette inscription sera renouvelée tous les ans. 7. Dans les villes où il n'y aura point d'Ecole de pharmacie, les élèves domiciliés chez les pharmaciens seront inscrits sur un registre tenu à cet effet par les commissaires généraux de police, ou par les maires (2). 8. Aucun élève ne pourra prétendre à se faire recevoir pharmacien sans avoir exercé, pendant huit années (3) au moins, son art dans des pharmacies légalement établies. Les élèves qui auront suivi pendant trois ans les cours donnés dans une des écoles de pharmacie, ne seront tenus, pour être reçus, que d'avoir résidé trois autres années dans ces pharmacies (4). (t) On trouvera dans de précédentes éditions de I'Offi- cine le texte d'une ordonnance de police sur les règles à observer par les élèves lorsqu'ils quittent une pharmacie pour entrer dans une autre. Cette disposition est tombée en désuétude; mais les conflits de cette nature, à défaut de chambres syndicales, peuvent se porter devant les prud'hommes. (2) Un décret impérial du 15 février 1860, réglant le stage des élèves en pharmacie, détermine que dans les localités où il n'existe pas d'Ecoles de pharmacie, c'est au srreffe de la justice de paix du c.inton qu'aura lieu l'inscription. (V. Un. phahh., 1800, p. 92. 1861, p. 2j). Le droit d'inscription est de 1 fr. (3) On ne peut refuser le diplôme et la patente de pharmacien aux étrangers non naturalisés qui, remplissant les formalités et conditions prescrites par la loi et l'arrêté de l'an xi, se présenteraient pour subir les examens et prouveraient qu'ils possèdent les connaissances nécessaires pour cette profession; que, relativement au temps d'exer- eice, dans une pharmacie légalement établie, condition exigée par l'art. 8 de ladite loi, l'on doit compter aux étrangers le stage fait chez des pharmaciens légalement établis en pays étranger, sauf a l'administration des écoles et aux jurys chargés des examens, à prendre tous les renseignements nécessaires pour s'assurer du degré de confiance que mériteraient des certificats produits à cet égard. (Lettre du ministre de l'intérieur, 23 juillet 1830.) (4) « Un élève est-il astreint à travailler dans une pharmacie? Oui. — Pourrait-il ne justifier de son temps d'étude que par l'exhibition d'inscriptions de cours prises à une Ecole de pharmacie? Non. » 9. Ceux des élèves qui auront exercé pendant trois ans, comme pharmaciens de deuxième classe, dans les hôpitaux militaires ou dans les hospices civils (1), seront admis à faire compter ce temps dans les huit années exigées. Ceux qui auront exercé dans les mêmes lieux, .mais dans un grade inférieur, pendant au moins deux années, ne pourront faire compter ce temps, quel qu'il soit, que pour ces deux années. 10. Les élèves payeront une rétribution annuelle pour chaque cours qu'ils voudront suivre dans les écoles de pharmacie : cette rétribution, dont le maximum sera de trente-six francs par chacun des cours, sera fixée pour chaque école par le gouvernement. Titre III. — Du Mode et des Frais de réception des Pharmaciens (2). 11. L'examen et la réception des pharmaciens seront faits, soit dans les six écoles de pharmacie, soit par les jurys établis dans chaque département, pour la réception des officiers de santé, par l'article 16 de la loi du 19 ventôse an xi ('20 mars 1803). 12. Aux examinateurs désignés par le gouvernement pour les examens dans les Ecoles de pharmacie, il sera adjoint, chaque année, deux docteurs en médecine ou en chirurgie, professeurs des Ecoles de médecine : le choix en sera fait par les professeurs de ces Ecoles. 13. Pour la réception des pharmaciens par les jurys de médecine, il sera adjoint à ces jurys, par le préfet de chaque département, quatre pharmaciens légalement reçus, qui seront nommés pour cinq ans, et qui pourront être, continués. A la troisième formation des jurys, les pharmaciens qui en feront partie ne pourront être pris que parmi ceux qui auront été reçus dans l'une des six écoles de pharmacie créées par la présente loi. 14. Ces jurys pour la réception des pharmaciens ne seront point formés dans les villes où seront placées les six écoles de médecine et les six écoles de pharmacie. 15. Les examens seront les mêmes dans les écoles et devant les jurys. Ils seront au nombre de trois : deux de théorie, dont l'un sur les principes de l'art, et l'autre sur la botanique et l'histoire naturelle des drogues simples; le troisième, de pratique, durera qualre jours, (1) La Pharmacie centrale des Hôpitaux est assimilée aux officines particulières, ainsi que les pharmacies des grands hôpitaux qui sont dirigées par des pharmaciens reçus. On comptera donc aux élèves tout le temps qu'ils y auront passé. (Réponse du ministre de 1 intérieur, 22 août 1829.) Cependant, aujourd'hui, l'Ecole ne compte aux élèves des hôpitaux que la moitié du temps qu'ils ont passé dans ces établissements. A la Pharmacie centrale de France, le stage est entier. '2) L'Ord. du 27 septembre 1840 et le Décret du 22 août 18ui détruisent l'économie d'à peu près tous ces articles. LEGISLATION PHARMACEUTIQUE 1037 et consistera dans au moins neuf opérations chimiques et pharmaceutiques désignées par les écoles ou les jurys. L'aspirant fera lui- même ces opérations ; il en décrira les matériaux, les procédés et les résultats. 16. Pour être reçu, l'aspirant, âgé au moins de 25 ans accomplis (1), devra réunir les deux tiers des suffrages des examinateurs. 11 recevra des écoles ou des jurys un diplôme qu'il présentera à Paris au préfet de police, et (tans les autres villes, au préfet du département, (levant lequel il prêtera le serment d'exercer son art avec probité et fidélité (2). Le préfet lui délivrera sur son diplôme, l'acte de prestation de serment. 17. Les frais d'examen (3) sont fixés à 900 fr. dans les écoles de pharmacie, à 200 fr. pour les jurys. Les aspirants seront tenus de faire en outre les dépenses des opérations et des démonstrations qui devront avoir lieu dans leur dernier examen. 18. Le produit de la rétribution des aspirants pour leurs études et leurs examens dans les écoles de pharmacie, sera employé aux frais d'administration de ces écoles, ainsi qu'il sera réglé par le gou\ ornement, conformément à l'article k ci-dessus. 19. Le même règlement déterminera le partage de la rétribution payée par les pharmaciens pour leur réception dans les jurys, entre les membres de ces jurys. 20. Tout mode ancien de réception, dans des lieux et suivant des usages étrangers à ceux qui sont prescrits par la présente loi, est interdit et ne donnera aucun droit d'exercer la pharmacie. Titre IV. — De la Police de la Pharmacie. 21. Dans le délai de trois mois après la publication de la présente loi, tout pharmacien, ayant officine ouverte, sera tenu d'adresser copie légalisée de son titre, à Paris, au préfet de police, et, dans les autres villes, au préfet du département. 22. Ce titre sera également produit par les pharmaciens, et sous les délais indiqués, aux greffes des tribunaux de première instance dans le ressort desquels se trouve placé le lieu où ces pharmaciens sont établis. 23. Les pharmaciens reçus dans une des six (1) On peut être reçu, savoir: pour la première classe à 24 ans, pour la deuxième classe à 24 ans 1 /S, au moyen d'une dispense. Cette dispense se demande au ministre de l'instruction publique. Le candidat qui en a imposé sur son âge et sur son temps d'étude s'expose à voir sa réception annulée : s'il n'en a imposé que sur son âge, il s'expose à la suspension de l'exercice de sa profession jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge voulu par la loi. (Esprit d'une lettre de M. Guizot, alors directeur de l'administratron commerciale, en date du 19 mars 1819.) (2) Ce'serment n'a rien de politique. (3) Vovez l'Ordonnance royale de 1810 et le décret du 22'août 1834. écoles de pharmacie pourront s'établir et exer cer leur profession dans toutes les parties du territoire français. 2Z|. Les pharmaciens reçus par les jurys ne pourront s'établir que dans l'étendue du département où ils auront été reçus. 25. Nul ne pourra obtenir de patente (1) pour exercer la profession de pharmacien, ouvrir une officine de pharmacie (2), préparer, vendre ou débiter aucun médicament (3) s'il n'a été reçu suivant les formes voulues jusqu'à ce jour, ou s'il ne l'est dans une des Ecoles de pharmacie, ou par l'un des jurys, suivant celles qui sont établies par la présente loi, et après avoir rempli toutes les formalités qui y sont prescrites (à). (1) Tarif des patentes de pharmaciens. Dans la loi des patentes (1846), les pharmaciens se trouvent placés dans la troisième classe du tableau A, dont la patente est, dans les villes de 100,000 âmes et au-dessus, 100 fr.; dans celles de 50 à 100,000, 80 fr.; (le 30 à .'10,000, 60 fr.; de 20 à 30,000, 40 fr.; de 10 à 20,000, 30 fr.jde 3 à 10,000,23 fr.; de 2 à 3,000, 22 fr.; de 2,000 et au-dessous, 18 fr. Sauf cette dernière catégorie, qui n'existait point dans l'ancienne loi, le chiffre de notre patente est le même. Cependant notre droit proportionnel était du loe, par la nouvelle loi il est du 20e. Evidemment, nous eussions obtenu davantage si, comme beaucoup d'autres professions, nous avions trouvé, dans la Chambre, des défenseurs ardents de notre cause. (2) Le mot officine est au singulier : le comité de l'intérieur et diverses Cours royales ont arrêté qu'un pharmacien ne peut avoir deux pharmacies. Une officine ne peut être créée, achetée, ni gérée par une personne non pourvue du diplôme de pharmacien; elle est, dans ce cas, considérée comme incapable'V. Rev. PH. 1859-60.— J.PH. 1830, 1860. — Un. pharm., 1860, p. 5,93,281, 317; 1802, p. 8S. — .T, CH.M, 1861, p. 163). L'association du propriétaire d'une officine, non reçu pharmacien, avec un pharmacien diplômé, pour l'exploitation de la pharmacie, est illicite et ne saurait donner lieu à une action en justice pour le règlement d'un compte d'intérêt (V. Un. Ph. 1872, p. 255). (3) On doit entendre sous le nom de médicament dont la vente est exclusive aux pharmaciens, toute substance simple ou composée, vendue comme ayant des propriétés médicinales. Par contre, toute substance simple on composée vendue pour un emploi autre et bien qu'appartenant à la matière médicale, ne peut être dans ce cas réputée médicament et son débit être réclamé par le pharmacien. Il faut ranger dans la même catégorie les cosmétiques. les préparations dites d'agrément ou hygiéniques, les substances banales de l'herboristerie indigène. (4) Cet article, qui porte que nul ne pourra préparer, vendre, etc., ne prononce point de peine en cas de contravention ; cependant, il y a lieu d'appliquer aux contrevenants les peines portées par la déclaration de 1777. (Jurisprudence de la Cour de cassation.) Les préparations pour bains médicinaux ne doivent être délivrées que par les pharmaciens. (V. Rk.v. pharm., 1830-51 et 1853-54.) Là où un pharmacien est en mesure de délivrer les médicaments homoeopathioues, les médecins homœopa- thes ne peuvent délivrer de médicaments. (V. Rev. pharm., 1830-51.—J. Ph.1858.) Le magnétisme ayant pour but le traitement des maladies, exercé sans diplôme, constitue la contravention d'exercice illégal de la médecine, prévu et réprimé par l'art. 36 de la loi du 19 ventôse an xi. (C. de cassation.) (V. les chapitres Tribunaux des Rev. pharm. de 1850 à 1854 et de l'Os, pharm. 1860-1806.) 67 1058 PHARMACIE LÉGALE. a 26. Tout individu qui aurait une officine de pharmacie actuellement ouverte, sans pouvoir faire preuve du titre légal qui lui en donne le droit, sera tenu de se présenter, sous trois mois, à compter de rétablissement des écoles de pharmacie ou des jurys, pour y subir ses examens et y être reçu. _ 27. Les officiers de santé (1) établis dans (1) Par officier de santé, il faut entendre ici tout individu qui exerce légalement l'art de guérir dans les communes rurales. Aux termes de cet article, le médecin peut fournir des médicaments à ses malades, mais non à d'autres, et seulement dans une commune où il n'existe pas d'officine. (V. Un. ph. 1866, p. 29.) En cas d'infraction à cette règle, l'art» 6 de la déclaration du 25 avril 1777 lui est applicable. Le médecin qui, dans sa commune, a le droit, par suite de l'éloignement de toute officine, de fournir des médicaments à ses malades, ne peut prétexter de ce droit lorsqu'il vient dans une autre commune où existe une pharmacie. Une question fort controversée est celle de savoir si les communautés religieuses ont le droit de vendre des médicaments; car, bien que cet article 25 le leurretire implicitement, comme â tous antres, et que l'abt. 8 de la déclaration de 1777, dont voici le texte, « ne pourront les communautés séculières ou régulières, même les hôpitaux, avoir de pharmacie, si ce n estpourleur usage particulier et intérieur : leur défendons de vendre et débiter aucune drogue simple ni composée, à peine de t>00 livres d'amende, » le leur interdise explicitement, cependant diverses juridictions en ont décidé autrement; de plus, des jugements (tribunal correct, de la Seine, 2fi décembre 1833, affaire des Religieuses de Saint-Denis; tribunal civil de Lyon, affaire de l'Ilôtel-Dieu, 18 février 1845; affaire de l'hospice du Puy, 1801), ont établi que, si à la tète do la pharmacie d'un hospice, il y a un pharmacien diplômé, on ne peut refuser à ces établissements le droit de vendre au dehors. Mais c'est là une mauvaise interprétation des choses, car l'article 8 de la déclaration de 1777 n'est abrogé par ia loi de germinal an xi dans aucune de ses parties, comme on l'a prétendu pour établir les jurisprudences que nous venons de citer (V. Rev. pharm., 1855-1856; Un. ph., 1861, p. 289; 1862, p. 221; 1863, p. 289; 1866, p. 221). D'ailleurs l'instruction générale du 31 janvier 1840, dans son art. 39, prohibe formellement la vente, par les sœurs de charité, des remèdes simples qu'elles peuvent fabriquer. Une société de secours mutuels ne peut pas avoir de dépôt de médicaments, même pour les distribuer gratuitement à ses membres; les intéressés peuvent porter plainte et obtenir condamnation (Y. Bull, de l'Un. Th. 1873; J. PH. 1874). Un arrêt de la Cour de Grenoble du 21 août 1879, reconnaît le droit a une société de secours mutuels de posséder et de faire gérer par un pharmacien une officine pour l'usage exclusif de ses membres, mais cet arrêt d'ailleurs déféré à la Cour de cassation paraît contraire à la jurisprudence adoptée jusqu'à ce jour. * Un médecin peut-il, étant reçu pharmacien, exercer la médecine et la pharmacie, et vice versa?» Question non résolue par la loi, admise affirmativement par les tribunaux, mais qui l'est négativement par M. Chevallier. (J. de Chim. méd., 1841.) «Est-ce une obligation pour un pharmacien d'avoir son nom à l'extérieur et à l'intérieur de sa pharmacie?» Question non résolue par la loi, mais qui l'a été affirmativement par le Congrès. Le Congrès a, en outre, émis le vœu que les pharmaciens ne puissent donner d'autre nom à leurs établissements que celui de pharmacie. Cette proposition est importante. Son adoption est, jusqu'à présent, le seul moyen que nous voyons pour faire cesser le dommage que causent les pharmaciens-droguistes à fa pharmacie régulière. des bourgs, villages ou communes, où il n'y aurait pas de pharmaciens ayant officine ouverte, pourront, nonobstant les deux articles précédents, fournir des médicaments simples ou composés aux personnes près desquelles ils seront appelés, mais sans avoir le droit de tenir une officine ouverte. 28. Les préfets feront imprimer et afficher, chaque année, les listes des pharmaciens établis dans les différentes villes de leur département; ces listes contiendront les noms, prénoms des pharmaciens, les dates de leur réception, et les lieux de leur résidence (1). 29. A Paris, et dans les villes où seront placées les nouvelles écoles de pharmacie, deux docteurs et professeurs des écoles de médecine, accompagnés des membres des écoles de pharmacie, et assistés d'un commissaire de police, visiteront, au moins une fois l'an, les officines et magasins des pharmaciens et droguistes, pour vérifier la bonne qualité des drogues et médicaments simples et composés. Les pharmaciens et droguistes seront tenus de représenter les drogues et compositions qu'ils auront dans leurs magasins, officines et laboratoires. Les drogues mal préparées ou détériorées seront saisies à l'instant par le commissaire de police, et il sera procédé ensuite conformément aux lois et règlements actuellement existants (2). 30. Les mêmes professeurs en médecine et membres des écoles de pharmacie pourront, avec l'autorisation des préfets, sous-préfets ou maires, et assistés d'un commissaire de police, visiter et inspecter les magasins de drogues, laboratoires et officines des villes placées dans le rayon de dix lieues de celles où sont établies les écoles, et se transporter dans tous les lieux où l'on fabriquera et débitera, sans autorisation légale, des préparations ou compositions médicinales (3). Les maires ou adjoints, ou, à leur défaut, les commissaires de police, dresseront procès-verbal de ces visites, pour, en cas de contravention, être procédé contre les délinquants, conformément aux lois antérieures (4). (1) Le nombre des pharmaciens du département de la Seine est, d'après la liste officielle de I8Ï7, de 815 dont 704 pour Paris et 111 pour la banlieue. Il y a, en France, environ fi.7 HO pharmaciens, Algérie et Colonies comprises, et 20,000 médecins. (2) On devrait soumettre à la visite les petites pharmacies des médecins de campagne, cela dans leur intérêt et celui de leurs malades, car il peut résulter les inconvénients les plus grades du désordre qui y règne en général. (3) Les professeurs de l'Ecole de Pharmacie de Paris ont ie droit de se transporter, d'office et sans autorisation préalable, dans les lieux et dépendances du ressort de la Préfecture de police, où l'on fabrique et débite, sans autorisation légale, des préparations médicinales. (Arrêt préfectoral. 1832.) (4) Le procès-verbal serait réputé non avenu, s'il était dresse par des agents de l'autorité n'ayant pas mission. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1059 31. Dans les autres villes et communes, les visites indiquées ci-dessus seront faites par les membres des jurys de médecine, réunis aux quatre pharmaciens qui leur sont adjoints par Fart 13 (1). 32. Les pharmaciens ne pourront livrer et débiter des préparations médicinales ou drogues composées quelconques, que d'après la prescription qui en sera faite par des docteurs en médecine ou en chirurgie ou par des officiers de santé et sur leur signature (2). Ils ne pourront vendre aucun remède secret (3). Ils se conformeront, pour les préparations et compositions qu'ils devront exécuter et tenir dans leurs officines, aux formules insérées et décrites dans les dispensaires ou formulaires qui ont été rédigés ou qui le seront dans la suite par les écoles de médecine. lis ne pourront faire, dans les mêmes lieux ou officines, aucun autre commerce au débit que celui des drogues et préparations médicinales. (t) Un décret impérial du 3 mars lSo'.f (V. p. 1014), en abolissant les jurys médicaux, a donné l'inspection des officines à des commissions de trois membres prises par les préfets dans les conseils d'hygiène d'arrondissements. Chaque Commission est formée d'un médecin et de deux pharmaciens. L'un de ces derniers peut être remplacé par un chimiste. (V. Un. ph., 1860, p. 129 et 161.) Le décret ne précisant pas pharmacien de première classe, et ce titre n'étant pas exigé pour les conseils d'hygiène, il s'ensuit que le pharmacien de deuxième classe peut être inspecteur à la volonté des préfets. (V. J. ru. 1861, p. 215, 413). (t) Quand le pharmacien manque du médicament prescrit, le médecin est-il par cela même autorisé à le fournir? » Question qui nuus a été posée et qui ne peut être convenablement résolue que par les chambres pharmaceutiques. Un pharmacien peut-il refuser d'exécuter l'ordonnance d'un médecin? Oui, s'il .reconnaît des \ices engageant sa responsabilité, et s'il estdans l'impossibilité de s'entendre avec le médecin; non, s'il en est autrement. (Appréciation.) Par contre, un médecin ne peut détourner les malades d'aller chez le pharmacien de leur choix, sous prélexle d'incapacité ou de mauvaise foi, sous peine d'amende. (Tribunal d'Anvers, Franck médicale du 18 juillet 1857.) L'association d'un médecin et d'un pharmacien, pour consultations gratuites est illicite (Un. pu., 1866). Les signatuju:s de médecins étant le plus souvent illisibles et cela pouvant entraîner des inconvénients, il ssrait à désirer qu'une mesure fût prise pour en constater, fiar ville, I'authenticité à l'aide de fac-similé mis à a disposition des pharmaciens. (3) L'ordonnance ou prescription d'un médecin ne suffît pas pour couvrir la vente d'un médicament secret non autorisé. (Cour royale de Paris, 7 août 1843, aff. Blancard; et trib. correct., 7 août 1844, aff. Denis de Saint-Pierre.) Une substance devient remède secret sous un nom qui a déguise ; cependant la Cour royale de Paris a renvoyé le nommé AVarton des poursuites dirigées contre lui pour la farine de lentilles, qu'il débite sous le nom d'ERVALEN- ta, et comme propre à combattre la constipation. Un pharmacien ne peut prétexter de sa bonne foi en alléguant qu'il croyait que le médicament qu'il avait en dépôt était celui du Codex. (Aff. Hébert, Abadie, etc., décembre 1844). Le dépositaire de remèdes secrets peut, lors de sa condamnation, actionner celui qui lui a donné ces remèdes en dépôt. (Aff. Garnier et Beauclair, Rouen, 1841.) Un changement dans le mode opératoire du Codex ne constitue pas un remède secret. (Aff. Laroze, décembre 1844, et Pilules de Vallet.) 33. Les épiciers et droguistes ne pourront vendre aucune composition ou préparation pharmaceutique, sous peine de 500 francs d'amende (1). ils pourront continuer de l'aire le commerce en gros de drogues simples, sans pouvoir néanmoins en débiter aucune au poids médicinal. dâ. Les substances vénéneuses et notamment l'arsenic, le réalgar, le. sublimé corrosif (2), seront tenues, dans les officines des pharmaciens et les boutiques des épiciers, dans les lieux sûrs et séparés dont les pharmaciens et épiciers seuls auront la clef, sans qu'aucun autre individu qu'eux puisse en disposer. Ces substances ne pourront être vendues qu'à des personnes connues et domiciliées qui pourraient en avoir besoin pour leur profession ou pour cause connue, sous peine de 3000 fr. d'amende, de la part des vendeurs contrevenants. 35. Les pharmaciens et épiciers tiendront un registre coté et paraphé par le maire ou le commissaire de police, sur lequel registre ceux qui seront dans le cas d'acheter des substances vénéneuses inscriront de suite, et sans aucun blanc, leurs noms, qualité et demeure, la nature, la quantité des drogues qui leur ont été délivrées, l'emploi qu'ils se proposent d'en faire, et la date exacte du jour de leur achat; le tout à peine de 3000 fr. d'amende contre les contrevenants. Les phar- maciens et les épiciers seront tenus de faire eux-mêmes l'inscription, lorsqu'ils vendront ces substances à des individus qui ne sauront point écrire, et qu'ils connaîtront comme ayant besoin de ces mômes substances. (1) La peine de 500 fr. est fixe et ne saurait Être modifiée par application de l'art. 463 du Code pénal (Cassation 12 septembre [873, affaire Gïacomctti). La peine n'est pas applicable seulement aux épiciers et droguistes, mais aussi à tous authes. (V. Un. ph., 18450, p. 93, 152, 257; 1863, p. 26; 1864, p. 349 ; 1865, p. 3 49, 373, 374; 1806, p. 158.) (2) Selon MIC. Chevallier et Thieullen, par ces mots : * notamment l'arsenic, le réalgar, le sublimé corrosif, » insérés dans l'article 3i, il faut entendre non-seulement ces poisons, mais encore les substances vénéneuses, SOIT DE NATURE MINÉRALE, SOIT DE NATURE VÉOÉTALE, SOIT DE NATURE ANIMALE, etc. Des pharmaciens, pour n'avoir pas tenu sous clef les substances vénéneuses, furent condamnés à 15 et à 150 fr. d'amendes (en 1849). En 1840, d'autres, pour la même cause, n'avaient été condamnés qu'à b fr. et aux dépens. BFM. Chevallier* et Thieullen ont publié un livre-registre pour la vente des poisons. Ce cahier fort commode et que chacun peut faire du reste, n'a pas besoin d'être timbré, mais seulement folioté- paraphé et contre-signe, selon les localités, par le maire ou par le commissaire de police; cette formalité étant exigée par la loi, la copie d'ordonnances, foliotée par le commissaire, devrait suffire. Les articles 34 et 35 ont été remplacés par l'ordonnance du 29 octobre 1846. (Voir page 1070). I 1060 PHARMACIE LÉGALE. 36. Tout débit au poids médicinal (1), toute distribution de drogues et préparations médicamenteuses sur les théâtres ou étalages, dans les places publiques, foires et marchés; toute annonce ou affiche imprimée qui indiquerait des remèdes secrets, sous quelque dénomination qu'ils soient présentés, sont sévèrement prohibées. Les individus qui se rendraient coupables de ce délit seront poursuivis par mesure de police correctionnelle, et punis conformément à l'article 83 du Code des délits et des peines (2). 37. Nul ne pourra vendre, à l'avenir, des plantes ou des parties de plantes médicinales indigènes,*fraîches ou sèches, ni exercer la profession d'herboriste, sans avoir subi auparavant, dans une des écoles de pharmacie, ou par-devant un jury de médecine-, un examen qui prouve qu'il connaît exactement les plantes médicinales, et sans avoir payé une rétribution qui ne pourra excéder 50 francs à Paris, et 30 francs dans les autres déparlements, pour les frais de cet examen. Il sera délivré aux herboristes un certificat d'examen par l'école ou le jury par lequel ils seront examinés, et ce certificat devra èliv enregistré à la municipalité du lieu où ils s'établiront (3). 38. Le gouvernement chargera les professeurs des écoles de médecine, réunis aux membres de l'école de pharmacie, de rédiger un Codex ou formulaire, contenant les préparations médicinales et pharmaceutiques qui devront être tenues par les pharmaciens. Ce formulaire devra contenir des préparations assez variées pour être appropriées à la différence de climat et de productions des diverses 0) Par poids médicinal, il ne faut pas entendre un poids particulier ou la masse matérielle qui sert à peser, mais traduire ces mots par petites doses, ou mieux, toute substance médicinale vendue en quelle quantité que ce soit au malade qui doit en faire usage ou à son intermédiaire. La Cour de Cassation (26 juin 182i>) a défini le poids médicinal : la dose dans laquelle un médicament doit être emp'O'je, ou celle que le médecin prescrit au malade. Les pharmaciens ne peuvent se servir que des poids et mesures appartenant au système mis en ligueur, par ordonnance royale, en 1840. Los médecins sont aussi, eux, obligés de se conformer à cette ordonnance dans la prescription des doses des médicaments. Le pharmacien peut exécuter une ordonnance dont les doses sont indiquées en anciens poids, sans assumer pour cela aucune responsabilité. Il peut et doit même refuser de montrer les formules qu'on lui demanderait d'exhiber, dans le but de s'assurer si les doses sont bien indiquées en poids légaux. (Marseille, 1843.) (2) Cette disposition s'applique aux sœurs de charité comme à toutes autres personnes. (Cour royale de Bordeaux, 1830.) tin pharmacien peut intervenir comme partie civile dans les poursuites exercées par le ministère publie contre ceux qui vendent des remèdes secrets ou des préparations pharmaceutiques. (C. cass., 1832. (3) On ne peut être reçu herboriste avant l'âge de vdngt- et-un ans. Un herboriste ne peut cumuler que le commerce de grainetier. parties du territoire français : il ne sera publié qu'avec la sanction du gouvernement et d'après ses ordres. L'arrêté du 25 thermidor an xi dont nous allons faire connaître les articles principaux peut être considéré comme ' document interprétatif de la loi de germinal. Arrêté contenant règlement sur les Ecoles de pharmacie. Du 25 thermidor an xi (13 août 1803). — (Bulletin des Lois, n° 306.) Titre IV. — Police. 1» Elèves. 37. Il sera tenu, au bureau d'administration de chaque Ecole, un registre sur lequel s'inscriront les élèves attachés aux pharmaciens des villes où il y aura des Ecoles établies. Extrait de cette inscription leur sera remis, signé par l'administration. 38. Aucun élève ne pourra quitter un pharmacien, sans l'avoir averti huit jours d'avance. 11 sera tenu de lui demander un acte qui constate que l'averlissement a été donné. En cas de refus du pharmacien, l'élève fera s'a déclaration au directeur de l'école et au commissaire de police, ou au maire qui l'aura inscrit. 39. L'élève qui sortira de chez un pharmacien ne pourra entrer dans une autre pharmacie qu'en faisant sa déclaration à l'Ecole de pharmacie et au commissaire de police, ou au maire qui l'aura inscrit. 2» PllABMACIENS. /|0. Les pharmaciens qui voudront former un établissement dans les villes où il y aura une Ecole autre que celle où ils auront obtenu leur diplôme, seront tenus d'en informer l'administration de l'Ecole, à laquelle ils présenteront leur acte de réception, en même temps qu'ils le reproduiront aux autorités compétentes (1). /il. Au décès d'un pharmacien, la veuve pourra continuer de tenir son officine ouverte pendant un an, aux conditions de présenter un élève âgé d'au moins vingt-deux ans à l'Ecole, dans les villes où il en sera établi : au jury de son département, s'il est rassemblé ; ou aux quatre pharmaciens agrégés au jury par le préfet, si c'est dans l'intervalle des sessions de ce jury (2). L'Ecole, ou le jury, ou les quatre pharmaciens agrégés, s'assureront de la moralité et (1) Les pharmaciens reçus à Paris, qui s'établiraient à Nancy ou à Montpellier, devront présenter leur diplôme ù l'administration de ces ésoles; à Paris, à la préfecture de police; dans les pro\inoes, à celle du département. (2) Il y a Heu d'appliquer des dispositions analogues au pharmacien lui-même lorsqu'une raison majeure (uue maladie grave, un long voyage) l'empêche de s'en occuper. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1061 de la capacité du sujet et désigneront un pharmacien pour diriger et surveiller toutes les opérations de son officine. L'année révolue, il ne sera plus permis à la veuve de tenir sa pharmacie ouverte (1). Visite et Inspection dea Pharmacies. h'2. Il sera fait au moins une fois par an, conformément à la loi, des visites chez les . pharmaciens, les droguistes et les épiciers. A cet effet, le directeur de l'Ecole de pharmacie, s'ei«tendra avec celui de l'Ecole de médecine, pour demander aux préfets des départements, et à Paiis au préfet de police, d'indiquer le jour où les visites pourront être faites, et de désigner le commissaire qui devra y assister. Il sera payé pour les frais de ces visites six francs par chaque pharmacien, et quatre francs par chaque épicier ou droguiste, conformément à l'article 1G des lettres patentes du 10 février 1780 (2). Des Herboristes (3). 43. Dans les départements où sont établies des Ecoles de pharmacie, l'examen des herboristes sera fait par le directeur, le professeur de botanique et l'un des professeurs de médecine. Cet examen aura pour objet la connaissance des plantes médicinales, les précautions nécessaires pour leur dessiccation et leur conservation. Les frais de cet examen, fixés à cin- (1) Comme danis le cas d'une veuve, les héritiers d'un uharmacien peuvent faire gérer son officine par un plnir- macien admis par 1 Ecole, mais seulement pendant le temps moralement nécessaire pour vendre 1 officine au mieux des intérêts de la auccessiun. (2) Bien que non mentionnes, les herboristes payent 4 francs à Paris comme les épiciers et droguistes. La visite chez les épiciers a pour but l'examen des substances employées dans l'industrie et des substances alimentaires. C'est, selon nous, une inconséquence flagrante de la part du législateur que de faire payer la visite à celui qui la subit. Cet impôt étant dans l'intérêt de tous, devrait être payé par tout*, h en est de môme pour la vérification des poids et mesures. Selon nous aussi, les épiciers, ne de\ant pas avoir de médicaments chez eux, ne devraient pas être soumis à la visite, si ce n'est pour les substances alimentaires. «Lorsqu'un procès-verbal de commissaire de police constate qu un herboriste a tenu des préparations ou compositions pharmaceutiques dans sa boutique ou arrière-boutique, la preuve de la euiitra\entiûn, résultant du procès-verbal, ne peut être détruite par simple allé- fationdu prévenu, que les préparations pharmaceutiques taient placées dans une cour ou arrière-buutique, réservées comme ancien fonds de commerce et non de&tiuées à la vente.» (G. cass., 1824.) (3) Plusieurs jugements et arrêts ont déclaré nulles les ventes de pharmacies faites à des non-pharmaciens, mais, d'après un jugement du tribunalde la Seine du 13 février 1814, la vente d'un fonds d'herboristerie est valable quoique faite à une personne non pourvue du certificat d'herboriste, seulement l'acheteur est obligé de se pourvoir du certificat voulu, sous peine d'être forcé de revendre et de voir-son établissement fermé par l'autorité (V.Bull, de l'Un. Ph. 1870, quanle francs à Paris, et à trente francs dans les autres Ecoles, ainsi que dans les jurys, seront partagés également entre les examinateurs des Ecoles ou des jurys {Modifié par le décret du 22 août 1854), 44. Dans les jurys, l'examen sera fait par l'un des docteurs en médecine ou en chirurgie et deux des pharmaciens adjoints au jury : la rétribution sera la même pour chacun defc examinateurs. 45. Il sera délivré à l'herboriste, reçu dans les Ecoles, un certificat d'examen, signé de trois examinateurs, lequel sera enregistré, ainsi qu'il est prescrit par la loi. Dans les jurys, ce certificat sera signé par tous les membres du jury. 46. Il sera fait annuellement des \i>ites chez les herboristes, par le directeur et le professeur de botanique, et Fua des professeurs de l'Ecole de médecine, dans les formes voulues par l'article 29 de la loi. Dans les communes où ne sont pas situées les Ecoles, les visites seront faites conformé- mément à l'article 31 de la loi. modèle De Diplôme de Pharmacien actuel, adopté par suite de l'Ordonnance de Septembre 1840. UNIVERSITÉ DE FRANCE. DIPLÔME DE PHARMACIEN. Nous ..... ministre secrétaire d'Etat au département de l'instruction publique, grand maître de l'Université : Vu le certificat d'aptitude au litre de pharmacien accordé par le directeur et les professeurs de l'Ecole de pharmacie, Académie de ..... au sieur..... né à..... département de ..... le ..... Vu l'approbation donnée à ce certificat par l'inspecteur général exerçant les fonctions de recteur de ladite Académie ; Donnons par ces présentes audit sieur..... le diplôme de pharmacien pour en jouir avec les droits et prérogatives qui y sont attachés par les lois et règlements, tant dans l'ordre ci\ il que dans l'ordre des fonctions de l'Université. Fait au chef-lieu et sous le sceau de l'Université. A Paris, le Le ministre secrétaire d'Etat au département de l'Instruction publique, grand maître de l'Université, Par le grand maître, le conseiller exerçant les fonctions de secrétaire du conseil royal de 1 Instruction publique. Le conseiller au conseil royal de l'Instruction publique, exerçant les fonctions de chancelier. Délivré par nous inspecteur général, administrateur de l'Académie. *** Signature de l'impétrant. /; 1062 PHARMACIE LÉGALE. ORDONNANCE DU ROI (l). Contenant la Réorganisation des Ecoles de Pharmacie. LODIS-FHILIPPE, KOI DES FRANÇAIS, A tous présents et à venir, salut. Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au département de l'instruction publique ; Vu la loi du 11 avril 1803 sur les Ecoles de pharmacie, spécialement l'article de ladite loi, ainsi conçu : « Il sera pourvu par des règlements d'administration publique à l'organisation des Ecoles de pharmacie, à leur administration, à l'enseignement qui y sera donné ainsi qu'à la fixation de leurs dépenses, et au mode de leur comptabilité; » Vu l'arrêté du gouvernement, en date du 13 août 1803; Vu les articles 1, 2 et 3 du décret du 17 mars 1808 ; Vu les rapports des diverses commissions qui ont été chargées de l'examen des questions relatives a l'enseignement et à l'exercice de la médecine et de la pharmacie ; Vu les mémoires présentés par les pharmaciens de la ville de Paris ; Avons ordonné et ordonnons ce qui suit : Titre I. — Organisation des Ecoles de Pharmacie. Abt. 1". Les Ecoles de pharmacie établies par la loi du 11 avril 1803 feront à l'avenir partie de l'Université et seront soumises au régime du corps enseignant." Leurs recettes et leurs dépenses seront portées au budget général de l'Etal. 2. L'Ecole de pharmacie de Paris sera composée de cinq professeurs titulaires et de trois professeurs adjoints. Les autres Ecoles auront trois professeurs titulaires et deux professeurs adjoints. 3. 11 y aura de plus dans chaque Ecole des agrégés nommés pour cinq ans, lesquels remplaceront les professeurs en cas d'empêchement, participeront aux examens et pourront être autorisés à ouvrir des cours complémentaires, conformément a ce qui a été établi pour les diverses Facultés, par nos ordonnances des 22, 24 et 28 mars, et 10 avril 18/[0. 11 y aura pour l'Ecole de Paris cinq agrégés; trois pour les Ecoles de Montpellier et de Strasbourg. à- Les professeurs titulaires et adjoints seront nommés par notre ministre de l'instruction publique, d'après une double liste de présentation, faites, l'une par l'Ecole de pharmacie, l'autre par la Faculté de médecine établie dans la même ville. (1) Modifiée par le décret du 22 août ii Chaque liste de présentation contiendra les noms de deux candidats. Les mêmes candidats pourront être présentés par l'Ecole de pharmacie et par la Faculté de médecine. 5. Nul ne pourra être nommé professeur titulaire s'il n'est docteur es sciences physiques et âgé de vingt-cinq ans. Les uns et les autres devront avoir été reçus pharmaciens dans une Ecole de pharmacie. 6. Les agrégés seront nommés au concours d'après un règlement qui sera ultérieurement arrêté en conseil royal de l'instruction publique. Il suffira, pour être admis au concours, de produire le diplôme de pharmacien, ainsi que le diplôme de bachelier es sciences physiques. 7. Le directeur de l'Ecole sera choisi par notre ministre de l'instruction publique parmi les professeurs titulaires. Il conservera ses fonctions pendant cinq années et pourra être nommé de nouveau. 8. Il y aura dans chaque école un secrétaire agent comptable, qui pourra être choisi par notre ministre de l'instruction publique parmi les titulaires ou adjoints. Il y aura de plus un ou plusieurs préparateurs, qui devront justifier du grade de bachelier es sciences physiques. Les préparateurs seront nommés par le directeur d'après l'avis des professeurs. Le directeur nommera les employés et gens de service. Titre II. — Enseignement. 9. On enseigne dans chaque Ecole : Première année. — La physique et la chimie, l'histoire naturelle médicale. Deuxième année. — L'histoire naturelle médicale, la matière médicale, la pharmacie proprement dite. Troisième année. — La toxicologie, et, sous le titre d'Ecole pratique, les manipulations chimiques et pharmaceutiques. 10. Un arrêté spécial déterminera, pour chaque Ecole, la répartition des différente cours entre les professeurs titulaires et les professeurs adjoints. 11. Les cours s'ouvriront chaque année au mois de novembre et seront terminés à la fin du mois de juillet. Chaque professeur titulaire ou adjoint qui sera nommé à l'avenir devra faire son cours pendant toute la durée de l'année scolaire. 12. Le registre des inscriptions pour les élèves sera ouvert chaque année, dans les quinze premiers jours du mois de novembre. 13. Pour satisfaire à la solution prescrite par l'art. 25 de l'arrêté du 13 août 1803, nul candidat ne sera admis aux examens pour le I LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. litre de pharmacien s'il ne justifie du grade de bachelier es lettres (1). Conformément à l'article 15 de la loi du 11 avril 1803, qui prescrit les mêmes épreuves pour les récept ons dans les Ecoles et devant les jurys, le présent article sera obligatoire à l'égard des aspirants qui postuleront le titre de pharmacien devant les jurys médicaux. 14. Nulle dispense d'âge pour l'admission aux examens ne pourra plus être accordée qu'aux candidats qui se présenteraient aux épreuves devant une des Ecoles de pharmacie. lô. Indépendamment des deux professeurs en médecine qui, aux termes de l'article 12 de la loi du 11 avril 1803, sont appelés aux- dits examens, trois membres de l'Ecole de pharmacie devront y prendre part, savoir : deux professeurs, titulaires ou adjoints, et un agrégé. 16. Les élèves des Ecoles de pharmacie, qui auront mérité des prix dans les concours institués par l'arrêté du 13 août 1803, obtiendront des remises de frais, conformément aux dispositions de nos ordonnances des 17 mars et 10 juin 1840 (2)'. Le montant desdites remises sera fixé, pour chaque prix, par un règlement unhersitaire. Les noms des élèves lauréats seront proclamés dans la séance annuelle de rentrée. Titre III. 17. A partir du 1" janvier 1842, les sommes nécessaires, soit pour acquitter les traitements fixes et éventuels des professeurs, soit pour les dépenses du matériel et l'entretien f l) Depuis, le baccalauréat es lettres a été remplaça par le baccalauréat es sciences complet exigé pour- les pharmaciens de première classe, mais sur demande écrite ù l'Administration on sceordé l'équivalence du baccalauréat es lettres accpmpagné du baccalauréat es sciences restreint, et même celle du baccalauréat os lettres sou] (V. Pi». I'ii. 1874, p. 8 •>> et 288 . (1) Conlbnaément à l'arrêté du Ministre de l'instruction publique, en date du zt avril Isij'i, les prix à décerner et ies dispenses de droits qui eu sont lu conséquence sont ainsi thés : lrc Année : 1er Prix : Médaille d'argent, 30 fr. île livres et dispense dos droits d'inscriptions et d'examens semestriels , nérents à l'année scolaire suivante. ae Prrx : Médaille de bronze et s!5 fr. de livres. ■le Année. — 1er Prix : Médaille d'argent. 75 fr. de livres et dispense de droits d'inscriptions et d'examen.? semestriels afférents à l'année scolaire suivante. 2e Prix : Médaille de bronze et 25 fr. de livres. 3e ArïKÉE. — 1er Prix : Médaille d'or de la valeur de 300 fr. et dispense des d" ils des deux premiers examen* de fin d'études et des certificats d'aptitudes correspondants. 2e Prix : Médaille de bronze et 2.'i fr. île livres. Un lauréat qui aurait obtenu successivement le prix de première, de deuxième et de troisième année jouira de la gratuite complète des droits qui lui resteront à acquitter pour obtenir le diplôme de pharmacien de t" classe. 1063 des collections, seront portées au budget de l'instruction publique. 18. Tous les produits actuellement perçus par les Ecoles de pharmacie, en vertu de la loi du 11 avril 1803, seront perçus pour le compte du Trésor. On se conformera à cet égard aux règles prescrites pour les produits dés Facultés. 19. Les rentes inscrites au nom des Ecoles de pharmacie seront déposées à la Caisse des dépôts et consignations; les arrérages en seront versés au Trésor, comme les arrérages des rentes qui appartiennent à l'Université. 20. Le budget annuel de chaque Ecole sera arrêté en conseil royal de l'instruction publique. 21. Les professeurs titulaires recevront, à Paris, un traitement fixe annuel de 4,000 fr. ; dans les départements, un traitement fixe annuel de 3,000 fr. Le traitement des professeurs adjoints est fixé à 2Z|00 fr. à Paris, et a 1500 fr. dans les départements. Le professeur-directeur recevra en outre, à titre de préciput, une indemnité annuelle de , 1500 fr. à Paris, et de 1000 fr. dans les autres Ecoles. Le secrétaire agent comptable recevra à Paris un traitement de 3000 fr. et dans les autres Ecoles un traitement de 1500 fr. Le traitement annuel des préparateurs sera de 1200 fr. 22. Les professeurs titulaires et adjoints des Ecoles de pharmacie et le secrétaire agent comptable subiront sur le traitement fixe les retenues déterminées par les règlements au profit de la caisse des retraites, auxquelles ils auront droit désormais, comme les autres membres de l'Université et aux mêmes conditions. 23. Les droits de présence aux examens seront de 10 fr. pour chacun des fonctionnaires appelés à y prendre part. Les mêmes droits seront alloués aux professeurs chargés de l'examen des herboristes. 2i. Le prix de l'inscription annuelle a acquitter par chaque élève est fixée à 36 fr. dans les trois Ecoles. La répartition des frais d'examen reste fixée ainsi qu'il est prescrit par l'arrêté du 13 août 1803, savoir : premier examen, 200 fr., deuxième examen, 200 fr., troisième examen, 500 fr. Les frais des opérations et des démonstrations qui doivent avoir lieu dans le dernier examen et qui, d'après l'art. 17 de la loi du 11 avril 1803, sont à la charge des aspirants, I 106/i PHARMACIE LÉGALE. sont fixés à 200 fr. pour Paris, et 150 fr. dans les autres Ecoles (1). Titre IV. — Dispositions transitoires. 25. La condition du diplôme de bachelier es lettres, prescrite par l'art. 13 de la présente ordonnance pour l'admissibilité aux examens de pharmacie, ne sera obligatoire qu'à partir du 1 er février 1844. 26. Les traitements des professeurs titulaires ou adjoints continueront à leur être payés d'après le taux et le mode actuellement en usage, jusqu'à l'époque où un crédit spécial aura été porté, pour cette dépense, au budget de ('instruction publique. 27. Les Ecoles de pharmacie continueront également de percevoir, pour leur propre compte, les droits fixés par la loi du 11 avril 1803, jusqu'à l'époque où ces différents droits auront été portés en recette au budget de l'Etat. 28. La situation de la caisse de chaque Ecole de pharmacie sera arrêtée le 31 décembre 1841, par le directeur, qui dressera pro- rès-verbal de cette opération ; une amplialion en sera donnée au minisire. Les dépenses de 1841, qui n'auraient pas été acquittées le 31 décembre, devront êlre liquidées et soldées a\ant le 1 er avril 18'i2; elles seront payées sur les fonds trouvés en caisse le 31 décembre, et, d'après les règles actuellement en vigueur, les payements seront inscrits sur un registre particulier. Le 1 er avril 1842, le directeur arrêtera le registre constatant qu'il ne reste plus aucune somme à payer pour dépense de 1841. Le procès-verbal relatera la somme qui était en caisse le 31 décembre précédent, le montant des payements affectés sur ces fonds, et la somme restant sans emploi. Cette somme sera versée ie jour même dans la caisse du Trésor et portée en recette au budget de l'Etat. Am- pliations du procès-\ erbal et du récépissé du versement seront transmises au ministre. 29. Les titulaires des emplois qui se Irou- vent en excédent du nombre fixé par l'art. 2 de la présente ordonnance continueront à remplir leurs fonctions et recevront un traitement fixe, équivalant aux avantages qui leur sont assurés par les règlements actuels, et dont le montant sera porté temporairement au budget. A mesure des extinctions, il ne cera plus ait de nominations auxdits emplois. 30. Continueront d'être observées les prescriptions de l'arrêté du gouvernement du 13 août 1803, non contraires à la présente ordonnance. (1) Droit de sceau, 100 fr.: total 1200 fr., plus la synthèse, 23 fr. 31. Notre ministre secrétaire d'Etat au département de l'instruction publique est chargé de l'exécution de la présente ordonnance. Fait au palais de Saint-Cloud, le 27 septembre 1840. Louis-Philippe. Règlement sur la réception des officiers de santé, des pharmaciens, herboristes et sages- femmes de deuxième classe, suivi de l'arrête fixant les droits de présence des examinateurs. Le ministre de l'instruction publique et des cultes, Vu les lois du 21 germinal et du 19 ventôse an xi ; Vu les articles 17, 18, 19, 20 et 21 du décret du 22 août 1854, sur le régime des établissements d'enseignement supérieur; Le conseil impérial de l'instruction publique entendu, Arrête : Art. 1 er . Les officiers de santé, les pharmaciens, herboristes et sages-femmes de deuxième classe qui, en exécution de l'art. 1!) du décret du 22 août 1854, continuent à n'exercer leur profession que dans les départements pour lesquels ils ont demandé à être examinés, sont reçus par la Faculté de médecine, l'école supérieure de pharmacie dans la circonscription de laquelle ils se proposent d'exercer. Art. 2. La circonscription des Facultés de médecine, des Ecoles supérieures de pharmacie, et des Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie, en ce qui concerne la délivrance des certificats d'aptitude pour les professions d'officier de santé, de pharmacien, herboriste et sage-femme de deuxième classe, est réglée de la manière suivante : f La circonscription de l'école préparatoire Académie \ de médecine et de pharmacie de Marseille d'Aix. i embrasse tous les départements compris dans ( l'académie, académie ( ^ a circonscription de l'école préparatoire j \ de médecine et de pharmacie de Besançon Tîocar,™ i embrasse tous les départements compris dans uesançon. ( [.académie. .... ! La circonscription de l'école préparatoire de ' tle mé(lecine et de pharmacie de Bordeaux Bordeiu ) embrassc t° us ' es départements compris dans ' { l'académie. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Caen embrasse les départements de l'Orne, de la Sartoe. du Calvados et de la planche. La circonscription de l'école préparato re de médecine et de pharmacie de Rouen embrasse les départements de la Seine-Inférieure et de 1 Eure, académie ( ^ a c ' rcons cription de l'école préparatoire 1 de } c ' e me( ' ecine e ' de pharmacie de Clermont fieraient / embrasse tous les départements compris daaa ' ' l'académie. Académie ' de Caen. I LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1005 Académie do Dijon. Académie de Douai. Académie de Grenoble. Académie. de ' Lyon. ! Académie / de \ .Montpellierj Académie / de ) Nancy. t Académie de Paris. Académie de Poitiers. Académie de Rennes. Académie I de | Toulouse. | La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Dijon embrasse tous les départements compris dans l'académie, La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Lille embrasse les départements du Nord et des Ar- dennes. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie d'Arras embrasse le département du Pas-de-Calais. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie d'Amiens embrasse les départements de la Somme et de l'Aisne. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Grenoble embrasse tous les départements compris dans l'académie. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Lyon embrasse tous les départements compris dans l'académie, La circonscription de la faculté de médecine et de l'école supérieure de pharmacie de Montpellier embrasse tous les départements compris dans l'académie. La circonscription de la faculté de médecine et de l'école supérieure de pharmacie de Nancy embrasse tous les départements compris dans l'académie. La circonscription de la faculté de médecine et de l'école supérieure de pharmacie de Paris embrasse les départements de la Seine, de Seine-et-Oise, d'Eure-et-Loir, de Loir-et- Cher, du Cher et du Loiret. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims embrasse les départements de la Marne, de Seine-et-Marne et de l'Oise. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Poitiers embrasse les départements de la "Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée, La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Tours embrasse les départements d'Indre-et-Loire et de l'Indre. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Limoges embrassé les départements de la Haute-Vienne, de la Charente-Inférieure et de la Charente. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Rennes embrasse les départements de l'IUc-et-Vilaine, des Cotes-du-Nord et du Finistère. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Nantes embrasse les départements de la Loire-Inférieure e* du Morbihan. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie d'Angers embrasse les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne. La circonscription de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Toulouse embrasse tous les départements compris dans l'académie. Art. 3. Par exception aux articles qui précèdent et conformément aux art. l/i et 2/i de la loi du 21 germinal an xi, aucun pharmacien de 2 e classe ne pourra être reçu pour les départements de la Seine, de l'Hérault et du Bas-Rhin, qui sont sièges d'une Ecole supérieure de pharmacie (abrogé par décret deiffôl). Art. 4. Les sessions d'examen des Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie sont présidées : Pour les Ecoles situées dans les académies de Paris, de Douai, de Rennes, de Poitiers et de Caen, par un professeur de la Faculté de médecine ou de l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris; Pour les Ecoles situées dans les Académies de Montpellier, d'Aix, de Grenoble, de Cler- mont, de Toulouse et de Bordeaux, par un professeur de la Faculté de médecine ou de l'Ecole supérieure de pharmacie de Montpellier; Pour les Ecoles situées dans les Académies de Nancy, de Besançon, de Lyon et de Dijon, par un professeur de la Faculté de médecine ou de l'Ecole supérieure de pharmacie de Nancy. Le président des sessions d'examen est désigné, chaque année, par le ministre de l'instruction publique, après avis des Facultés. Art. 5. Dans les Facultés de médecine, les Ecoles supérieures de pharmacie, les Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie, des registres d'inscription sont ouverts séparément : 1° pour les aspirants au doctorat en médecine; 2° pour les aspirants au titre de pharmacien de l re classe ; 3° pour les aspirants au titre d'officier de santé; k° pour les aspirants au Litre de pharmacien de 2 e classe. Art. G. Les aspirants au titre d'officier de santé ou de pharmacien de 2 e classe ne peuvent prendre leur première inscription avant l'âge de dix-sept ans révolus et sans justifier, devant un jury spécial composé de membres et l'orme par les soins du recteur de L'Académie-, des connaissances enseignées dans la division de grammaire des lycées. Les candidats pourvus du certificat délivré conformément aux prescriptions de l'article 2 du décret du 10 avril 1852 sont dispensés de l'examen. Les aspirants au titre d'officier de santé ou de pharmacien de 2 e classe, en cours d'étude, qui voudraient, après avoir obtenu le grade île bachelier es sciences, passer dans la catégorie des aspirants au doctorat en médecine ou au titre de pharmacien de l rc classe, subiront une réduction de quatre inscriptions, quel que soit le nombre de celles qu'ils auront prises antérieurement, en y comprenant la réduction prévue par le paragraphe 2 de l'article 12 du décret du 22 août 185/j. Art. 7. Les aspirants au titre d'officier de santé ne sont pas admis à subir leur dernier examen avant l'âge de vingt et un ans révolus. Art. 8. Le premier examen d'officier de santé comprend fanatomie et la physiologie, le second, la pathologie interne, la pathologie externe et les accouchements; le troisième, la clinique interne et externe, la matière mé- 1006 PHARMACIE LÉGALE dicale, la thérapeutique et une composition écrite sur une question tirée au sort parmi un certain nombre de sujets arrêtés d'avance par le jury d'examen. La durée de chaque examen oral est fixée à trois quarts d'heure. Art. 9. Dans les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, le jury d'examen des officiers de santé et des sages-femmes se compose, outre le président, de deux professeurs titulaires ou adjoints. Art. 10. Pour le premier examen d'officier de santé, le jury est choisi, sur la désignation du directeur, parmi les professeurs titulaires ou adjoints d'analomie, de physiologie externe, de pathologie externe, de clinique interne, de médecine opératoire ; Pour le deuxième examen, parmi les professeurs titulaires ou adjoints de pathologie interne, de pathologie externe, d'accouchements, de clinique interne; Pour le troisième examen, parmi les professeurs titulaires ou adjoints de clinique intérim, de clinique externe, de matière médicale et de thérapeutique. Le professeur d'accouchements fait nécessairement partie du jury chargé de délivrer le certificat d'aptitude à la profess. de sage-femme. Art. 11. Dans les Facultés de médecine, le jury d'examen des officiers de santé ou des sages-femmes est composé de deux professeurs titulaires et d'un agrégé, choisis par le doyen, suivant la nature de l'examen, dans les catégories indiquées en l'article 8 ci-dessus, en y ajoutant pour le deuxième examen d'officier de santé, le professeur de pathologie générale. Art. 12. Le premier examen de pharmacien de 2° classe porte sur la chimie, la physique et la toxicologie. L'épreuve est précédée de l'explication d'un passage du Codex latin. Le deuxième examen porte sur l'histoire naturelle médicale et la pharmacie. Le candidat est tenu de déterminer trente échantillons de matière médicale et vingt plantes. Chacun de ces deux examens dure une heure au moins. Le troisième est un examen pratique. Le candidat exécute des préparations chimiques et pharmaceutiques. Cet examen se partage en deux séances : Dans la première, le candidat met sous les yeux du jury les matières premières dont il a fait choix ; il les étudie et les décrit sous les points de vue suivants : Histoire naturelle, Propriétés chimiques, Sophistications, Moyens de constater la pureté des produits. Dans la seconde séance, le candidat expose les produits qu'il a obtenus. Il en démontre les propriétés et les caractères. Il fait connaître comment il les a préparés. Les préparations, au nombre de dix au moins, doivent comprendre cinq médicaments galéniques et cinq produits chimiques. Le temps accordé pour ces préparations est de quatre jours au moins. Elles se font sous la surveillance des examinateurs (1). Conformément à l'article 17 de la loi du 21 germinal an xi, le candidat en supporte les frais, qui, aux termes de l'article 21 du décret du 22 août 185'i, sont fixés, par abonnement, à la somme de 150 francs. L'examen d'herboriste de 2° classe porte sur la connaissance des plantes médicinales, les précautions nécessaires pour leur récolte, leur dessiccation et leur conservation. Art. 13. Dans les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, le jury d'examen des pharmaciens et des herboristes de 2° classe se compose, outre le professeur de l'Ecole supérieure de pharmacie, président, de deux professeurs titulaires ou adjoints de l'école préparatoire, désignés par le directeur parmi les professeurs de pharmacie, de toxicologie et de matière médicale. Dans les Ecoles supérieures de pharmacie, le jury d'examen des pharmaciens et herboristes de 2 B classe est composé de deux professeurs titulaires ou adjoints et d'un agrégé. Art. 1 lu Dans les Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie, il y a par an une seule session d'examen, dont l'ouverture ne peut avoir lieu avant le 1 er septembre de chaque année. Les candidats se font inscrire au secrétariat de l'Ecole, du 10 au 25 août. Le registre d'inscription est clos ledit jour, et la liste des candidats dont l'inscription est régulière est adressée immédiatement au président désigné pour la session d'examen, qui fait connaître au directeur de l'Ecole, par l'intermédiaire du recteur de l'Académie, le jour où il pourra présider les opérations du jury. Dewtnt les Facultés de médecine et les écoles supérieures de pharmacie, les examens ont (1) Conformément à l'arrêté ministériel dû 2 juilIeU866, les candidats au grade de pharmacien do 2e classe ne sont obligés de déclarer le département dans lequel ils doivent exercer qu'au 3« examan qu'ils sont tenus nécessairement de passer dans l'école du ressort auquel appartienne département où le candidat se propose d'exercer. Le candidat est libre de subir son 1er et son 2e examen n'importe dans quelle école; il est tenu seulement à adresser une demande au Vlin'tstre de l'instruction pu- b'ique à l'effet d'être autorisé à changer d'école pour terminer sa réception. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. lieu dès qu'on a pu compléter une série de cinq candidats. Un candidat refusé par une Faculté de médecine ou par une Ecole supérieure de pharmacie est ajourné à trois mois au moins. Fait à Paris, le 23 décembre 185/j. Le ministre de T instruction publique, DÉCRET CONCERNANT L'INSTITUTION DES ÉCOLES DE MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE PLEIN EXERCICE. (14 Juillet et 6 Septembre 1875). Art. 1 er . —Il pourra être institué des écoles de médecine et de pharmacie de plein exercice dans les villes qui s'engageront à subvenir aux frais d'entretien du personnel et du matériel de ces établissements. Art. 2. — Le personnel enseignant dans les écoles de médecine et de pharmacie de plein exercice, comprend des professeurs titulaires, des professeurs suppléants, des fonctionnaires, et des employés auxiliaires. Art. 3. — Les professeurs titulaires seront au nombre de.dix-sept, répartis dans les chaires suivantes: anatomie, une chaire; physiologie, une chaire ; pathologie interne, et pathologie générale,une chaire; anatomie pathologique, une chaire ; hygiène et médecine légale, une chaire; clinique médicale, deux chaires, sous la réserve que les administrations hospitalières contracteront vis-a-vis des villes l'obligation : 1° d'assurer pleinement le service de cliniques; 2° d'annexer à ces chaires une ou plusieurs salles consacrées aux maladies des enfants; pathologie externe ou médecine opératoire, une chaire; clinique chirurgicale, deux chaires, sous la mémo réserve que pour les chaires de cliniques médicales, en ce qui concerne l'engagement des administrations hospitalières vis-à-vis des villes ; clinique, obstétricale et gynécologie, une chaire ; même réserve que pour les autres chaires de clinique; thérapeutique, une chaire; matière médicale, une chaire; botanique et zoologie élémentaire, une chaire ; chimie médicale, une chaire; physique médicale, une chaire; pharmacie, une chaire. Art. 4. — Le traitement fixe et éventuel des professeurs titulaires, est fixé à quatre mille francs par an. Le. directeur reçoit en outre un préciput de mille francs. Art. 5. — Les suppléants seront au nombre de huit, répartis ainsi qu'il suit : Deux pour les chaires de sciences naturelles (botanique et zoologie élémentaire, chimie, pharmacie); deux pour les chaires de médecine; deux pour les chaires de chirurgie ; un pour 1067 les chaires d'accouchements et de gynécologie; un pour les cours d'anatomie et de physiologie. Art. 0. — Les suppléants prendront une part active à l'enseignement et feront des cours accessoires, savoir : les deux suppléants attachés aux chaires physico-chimiques feront l'un, un cours de chimie physiologique, l'autre, un cours de toxicologie ; les suppléants des chaires de médecine pourront faire des cours complémentaires déterminés par l'école sur diverses hanches de la pathologie interne et de la pathologie générale etc. Les suppléants des chaires de chirurgie pourront être chargés, l'un, d'un cours de médecine opératoire, l'autre, d'un cours de clinique complémentaire d'ophtalmologie, pour lequel un service spécial sera institué à l'hôpital où se donne l'enseignement clinique de l'école. Le suppléant de la chaire d'accouchements et de gynécologie pourra être chargé de l'enseignement gynécologique. Le suppléant des chaires d'anatomie et de physiologie fera un cours complémentaire d'anatomie générale et d'histologie. Art. 7. Les suppléants professeront pendant un semestre : ils feront trois leçons par semaine; quand ils seront appelés à remplacer temporairement un professeur titulaire, ils remettront au Semestre suivant l'enseignement spécial dont ils sont chargés. Art. 8. — Les suppléants prendront part aux examens de fm d'année; le jury pour ces examens sera composé de deux professeurs titulaires et d'un professeur suppléant. Art. 9. — Les suppléants seront nommés au concours et pour dix années. Ils recevront un traitement fixe et éventuel de deux mille lianes. Après l'expiration du temps légal d'exercice, le ministre pourra maintenir un suppléant dans ces fonctions ou même le rappeler temporairement à l'activité, si les besoins du service l'exigent. Art. 10. — Les grades à exiger des professeurs titulaires et des suppléai)Is sont : Pour les professeurs de médecine, le doctorat en médecine; pour les professeurs de pharmacie et de matière médicale, le titre de pharmacien de première classe; pour les professeurs de physique et de chimie, la licence es sciences physiques et le doctorat en médecine ou le titre de pharmacien de première classe; pour les professeurs d'histoire naturelle médicale et de matière médicale, la licence es sciences naturelles et le doctorat en médecine, ou le litre de pharmacien de première classe. I 1068 PHARMACIE LEGALE. Art. il. —Le personnel des fonctionnaires et employés auxiliaires de l'enseignement comprend : Traitements Un chef des travaux anatomiques............. 2000 fr. Un prosecteur d'anatomie et de méd. opératoire. 1500 — Deux aidesd'anatomieet dephysiologie, chacun. 1000 — Cinq chefs de clinique...................... 1000 — Un chef des travaux chimiques.............. 2000 — Un préparateur des cours de pharmacie...... 1000 — Un préparateur de cours d'histoire naturelle... 1000 — Un préparateur des cours de physique........ 1000 — Un prép irateur des rours de chimie.......... 1000 — Un bibliothécaire........................... 1500 — Art. 12. — Le personnel administratif se compose de : Traitements Un secrétaire agent-comptable............... 2400 fr. Un employé du secrétariat.................. 1200 — Agents inférieurs : Un garçon de pavillon ...................... 1000 fr. Deux garçons de laboratoire pour la chimie et la physique, chacun....................... 1000 — Un garçon de laboratoire de pharmacie....... 1000 — Un garçon de lnbliotbèque.................. 1000 — Un garçon de bureau....................... 1000 — Unjardinier........ ...................... 1200 — Un concierge appariteur..................... 1000 — Art. 13. — Les villes sièges d'écoles de plein exercice, s'engageront à prendre entièrement à leur charge les ttaitements des professeurs, fonctionnaires et agents inférieurs; elles devront en outre couvrir les dépenses occasionnées par le chauffage et l'éclairage, l'enlretien des bâtiments et du mobilier, les frais de bureau, les frais de, cours, de laboratoire et de manipulation se rapportant à la physique, la chimie, la pharmacie, l'histoire naturelle, la matière médicale et la physiologie, les tra\ aux pratiques d'anatomie, l'en Ire tien du jardin botanique, l'enlretirn du matériel des cliniques, la bibliothèque (achats de li\ res, abonnements et reliures). Elles devront également fournir : Deux amphithéâtres pour les cour.-., un cabinet pour le directeur, un local pour le secrétariat, des salles de conférences et d'examens, une bibliothèque et une salle de lecture, des salles de collections d'histoire naturelle, médicale, d'analomie et d'arsenal de chirurgie ; trois laboratoires de chimie (un pour la préparation des cours, un pour les travaux pratiques, un pour le professeur); un cabinet et deux laboratoires de physique, (un pour le professeur et un pour les travaux pratiques) ; un laboratoire de pharmacie, un laboratoire dephysiologie, des salles de dissection pour les élèves, des cabinets pour le professeur d'anatomie, le chef des travaux anatomiques et le prosecteur; un laboratoire anatomique ; une salle de néeropsie ; une salle pour les exercices de médecine opératoire; un laboratoire d'histologie. Les services cliniques auront à leur disposition deux amphithéâtres de cours; l'un pour l'enseignement médical, l'autre pour la clinique chirurgicale. De plus chaque professeur de clinique aura dans les dépendances de son service, un cabinet de travail où seront réunis les moyens d'analyse et d'études pratiques les plus usuellement employé en clinique. Les frais des divers services énumérés dans le présent article sont estimés à un minimum do dix-huit mille francs par an, et celle somme devra être augmentée de six mille francs pour chaque accroissement de cent élèves au-dessus du chiffre de trois cents. Art. 14. — Un règlement d'administration publique déterminera la durée de la scolarité que les élèves en médecine et les élèves en pharmacie pourront accomplir dans les écoles de plein exercice, en vue de l'obtention des grades et le montant des droits à percevoir. Art. 13. — Le ministre de l'instruction publique est chargé de l'exécution du présent décret, etc. DÉCRET RELATIF AUX CONDITIONS D'ÉTUDES EXIGÉES DES ASPIRANTS AUX GRADES DE PHARMACIEN DE l re ET DE 2 e CLASSE. Le Président de la République française, Sur le rapport du Ministre de l'Instruction publique, des beaux-arts et des ailles, Vu le décret du 14 juillet 1875 ; vu le décret du 26 décembre 1875; vu les décrets des 12 juillet et ot août 1878; vu l'arrêté du 30 décembre 1878 ; vu les lois des 27, lévrier et 18 mars 1880; vu le décret du 3 août 1880 ; le conseil supérieur de l'instruction publique entendu, Décrète : Art. 1 er . Les études en vue des diplômes de pharmacien de l re cla-.se et de pharmacien de 2 e classe durent six années, savoir : trois années de stage dans une officine et trois années de scolarité. Art. 2. Le stage est constaté au moyen d'inscriptions. Nul ne peut se faire inscrire comme stagiaire, s'il n'a seize ans accomplis et s'il ne produit, pour le grade de pharmacien de i re classe, le diplôme de bachelier es lettres, ou le diplôme de bachelier es sciences (complet), ou le diplôme de bachelier de l'enseignement secondaire spécial ; pour le grade de pharmacien de 2 e classe, à défaut d'un diplôme de bachelier, soit le certificat d'études de l'enseignemenl secondaire spécial, soit le certificat d'examen de grammaire complété par un examen sur les éléments de physique, de chimie et d'histoire LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1069 naturelle, conformément au programme d'études de S' année de l'enseignement secondaire spécial. Art. 3. Les inscriptions de stage sont reçues: 1° Au secrétariat des écoles supérieures de pharmacie, des facultés mixtes de médecine et de pharmacie, des écoles de plein exercice et des écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, pour les stagiaires attachés à des officines situées dans les villes ou cantons où se trouvent lesdits élargissements; 2° Au greffe de la justice de paix du canton, pour les autres. L'inscription a lieu sur la production d'un certiiicat de présence délivré par le titulaire de l'officine à laquelle le stagiaire est attaché ; il est remis à chaque stagiaire une expédition de son inscription énonçant ses nom, prénoms, date et lieu de naissance (1). Art. 4. L'inscription doit être renouvelée tous les ans au mois de juillet. Si le stagiaire, sans sortir de la circonscription où il a pris son inscription, passe d'une officine dans une autre, il est tenu de produire pour le renouvellement de son inscription, outre un nouveau certificat de présence, des certificats de sortie délivrés par les pharmaciens qui l'ont occupé depuis la précédente inscription. Il est fait mention de ces pièces sur le registre et sur l'extrait d'inscription. Quand un stagiaire change de circonscription, il est tenu de se faire inscrire de nouveau, dans le délai de quinzaine, en produisant soit au secrétariat de l'école ou faculté, soit au greffe de là justice de paix, suivant les cas, un extrait de ses précédentes inscriptions, constatant les périodes de stage qu'il a régulièrement accomplies jusqu'au jour de son départ. Art. 5. Toute période de stage qui n'a pas été constatée conformément aux dispositions qui précèdent, est considérée comme nulle. Art. 6. Les stagiaires qui justifient de trois années régulières de stage subissent un eœmien de validation devant un jury composé de deux pharmaciens de l rc classe et d'un professeur ou d'un agrégé d'une école supérieure de pharmacie ou d'une faculté mixte de médecine et de pharmacie président. Les épreuves de cet examen sont : 1° La préparation d'un médicament composé, galénique ou chimique, inscrit au Codex; '2° Une préparation magistrale ; 3° La détermination de trente plantes ou (t) La rétribution a percevoir pour les inscriptions et les certificats de stage officiel a été fixée à un franc par la loi de finance du 16 juillet 1300. parties de plantes, appartenant à la matière médicale et de dix médicaments composés ; h" De questions sur diverses opérations pharmaceutiques. Il est accordé quatre heures pour la première épreuve, une demi-heure pour chacune des trois autres. Les sessions d'examens ont lieu pendant les mois d'août et de novemhre dans les écoles supérieures de pharmacie, dans les facultés mixtes de médecine et de pharmacie, dans les écoles de plein exercice et dans les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie. Les candidats, en se faisant inscrire pour l'examen, déposent leurs certificats de stage. Art. 7. La valeur de chaque épreuve est exprimée par l'une des notes suivantes: Très bien. — Bien. — Assez bien. — Médiocre. — Mal. Est ajourné à la session suivante après délibération du jury tout candidat qui a mérité soit deux notes médiocre, soit une note mal. Aucun candidat ne peut se présenter pour l'examen de validation devant deux établissements différents pendant la même session. Le candidat devra déclarer par écrit, au moment de subir l'examen, qu'il ne s'est pas présenté pendant la même session. En cas d'infraction à cette disposition, l'article 2/i du décret du 30 juillet 1883 devra être appliqué au délinquant. Art. 8. Pendant les trois années de scolarité, les candidats à l'un et à l'autre grade prennent douze inscriptions trimestrielles. La première inscription doit être prise au trimestre de novembre, sur la production du certificat d'examen de validation de slage. La scolarité en vue du diplôme de première cla>se peut être accomplie soit dans les écoles supérieures de pharmacie, soit dans les facultés mixles de médecine et de pharmacie, soit dans les écoles de plein exercice de médecine et de pharmacie. Toutefois, le- huit premières inscriptions peuvent être prises dans une école préparatoire de médecine et de pharmacie. La scolarité en vue du diplôme de deuxième classe peut être accomplie soit dans l'un ou l'autre des établissements précités, soit dans les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie. Art. 9. Pendant la durée de la scolarité, les aspirants aux diplômes de l'une et l'autre classes prennent part aux travaux pratiques. Ces travaux sont obligatoires pendant les trois années cl comprennent nécessairement : la chimie minérale, la chimie organique et la chimie analytique ; la toxicologie, lapharmacie, la micrographie et la physique. 1070 PHARMACIE LEGALE. Art. 10. Les candidats aux diplômes de l'une et l'autre classes ne sont admis à prendre la cinquième et la neuvième inscription qu'après avoir subi avec succès un examen de fin d'année. Les candidats au diplôme de première classe subissent, en oulre, avant de prendre la onzième inscription, un examen Semestriel. Ces examens portent sur les matières enseignées pendant la période d'éludés à la fin de laquelle ils ont lieu. Ces matières sont : La chimie minérale. — La chimie organique. — La chimie analytique. —La toxicologie. — La physique. — La pharmacie. — La matière médicale. — La minéralogie et l'hydrologie. — La botanique et la zoologie. Ces examens comprennent, en outre, une reconnaissance de médicaments, de plantes, de produits de matière médicale et de minéraux. Les examens de fin d'année ont lieu au mois d'août; l'examen semestriel, dans la première quinzaine du mois d'avril. Le jury est composé d'un professeur et de deux agrégés dans les écoles supérieures de pharmacie et dans les facultés mixtes de médecine et de pharmacie. Dans les écoles de plein exercice et dans les écoles préparatoires de médecine et de pharmacie, il est compose de deux professeurs et d'un suppléant. Est ajourné tout candidat qui a mérité deux notes médiocre ou une note mal. L'étudiant ajourné à un examen de fin d'année peut renouveler cette épreuve au mois de novembre ; en cas de nouvel échec, il est ajourné au mois d'août suivant et ne peut prendre d'inscription pendant la durée de cet ajournement ; il ne peut prendre part qu'aux travaux pratiques de l'année d'études à laquelle il a échoué. L'étudiant ajourné à l'examen semestriel peut renouveler cette épreuve aux mois d'août et de novembre ; il ne peut prendre la onzième inscription qu'après avoir subi cet examen avec succès. Art. 11. Après la douzième inscription, les étudiants dont la scolarité est régulière sont admis à subir les examens probatoires. Ces examens sont au nombre de trois. Les candidats au diplôme de l re classe les subissent dans l'établissement où ils ont accompli la .troisième année de leur scolarité. Il ne peut être dérogé à cette prescription que pour motifs graves et par décision du recteur, après avis de la faculté ou école à laquelle appartient le candidat. Art. 12. Les candidats au diplôme de dxeuième classe sont tenus de subir les trois examens probatoires devant la faculté ou école dans le ressort de laquelle ils doivent exercer. Art. 13. Les sessions pour les examens probatoires ont lieu dans les divers établissements aux mois d'août et de novembre. Les jurys pour chacun de ces examens se composent de : Dans les écoles supérieures et dans les facultés mixtes, de deux professeurs et d'un agrégé; dans les écoles de plein exercice et dans les écoles préparatoires, d'un professeur d'école supérieure ou de faculté mixte, président et de deux professeurs de l'école. Art. 14. Les matières des examens probatoires sont les suivantes : Premier examen. 1° Epreuve pratique d'analyse chimique; 2° Epreuve orale sur la physique, la chimie, la toxicologie et la pharmacie. Deuxième examen. 1° Epreuve, pratique de micrographie ; 2° Epreuve orale sur la botanique, la zoologie, la matière médicale, l'hydrologie, la minéralogie. Il est accordé quatre heures pour l'épreuve pratique de chimie et deux heures pour l'épreuve pratique de micrographie ; ces épreuves sont éliminatoires. Troisième examen. 1° Epreuve orale sur les matières premières de cinq préparations chimiques et de cinq préparations de pharmacie gallénique; 2° Préparation de cinq compositions chimiques et de cinq compositions de pharmacie gallénique. Quatre jours sont accordés pour cette deuxième partie de l'examen. Les candidats refusés à la deuxième partie du troisième examen, conservent le bénéfice de la première partie. Dans les écoles supérieures et dans les facultés mixtes, le délai d'ajournement est fixé a trois mois au minimum. Les étudiants refusés à l'une ou à l'autre de ces épreuves dans les écoles de plein exercice et préparatoires, pendant la session d'août, seront ajournés à la session de novembre suivant. Aucun délai n'est exigé entie les examens probatoires subis avec succès. Art. 15. La valeur de chaque épreuve est exprimée par l'une des notes suivantes': Très bien. — Bien. — Assez bien. — Médiocre. — Mal. Est ajourné, après délibération du jury, tout candidat qui a mérité deux notes médiocre ou une note mal. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1071 Art. 16. Le présent décret sera seul en vigueur à partir du l or novembre 1885. Toutefois l'examen scientifique complémentaire du certificat de grammaire ne sera exigible qua partir du I er novembre 1886. Art. 17. Sont abrogées toules les dispositions antérieures contraires au présent décret, sauf les prescriptions relatives aux droits à percevoir. Art. 18 Le ministre de l'instruction publique, des beaux-arts et des cultes est chargé de l'exécution du présent décret. Fait à Paris, le 26 juillet 1885. Diplôme supérieur de pharmacien de l re classe (12 juillet 1878). Art. 5. Le diplôme supérieur de pharmacien de l re classe pourra être délivré, à la suite do la soutenance d'une thèse, aux pharmaciens de l re classe, licenciés es sciences physiques ou es sciences naturelles, ou qui, à défaut de l'une de ces licences, justifieront : 1° avoir accompli une quatrième année d'études dans une école supérieure ou dans une faculté mixte ; 2° avoir subi avec succès un examen sur les matières des licences es sciences physiques et naturelles appliquées à la pharmacie. Les pharmaciens de i ro classe qui auront obtenu le diplôme supérieur pourront être nommés, concurremment avec ceux qui sont docteurs es physiques ou naturelles, aux emplois de professeurs ou agrégés des sciences pharmaceutiques dans les facultés mixtes. Arrêté du 31 juillet 1878, qui détermine les conditions d'études pour le diplôme SUPÉRIEUR DE PHARMACIEN DE l re CLAssE. Art. 1 er . L'examen de validation de la quatrième année d'études pour obtenir le diplôme supéi ieur de pharmacien de l rc classe se divise en épreuves écrites, en épreuves pratiques et en épreuves orales. Les épreuves orales seules sont publiques. Nul n'est admis aux épreuves orales s'il n'a satisfait aux épreuves écrites et aux épreuves pratiques. Le candidat qui n'a pas satisfait à l'une des épreuves perd le bénéfice des épreuves antérieures. Art. 2. Epreuve écrite. — L'épreuve écrite porte sur deux sujets distincts choisis par le président du jury d'examen, et afférents, l'un aux sciences physico-chimiques, l'autre aux sciences naturelles. Quatre heures sont accordées pour celle épreuve, Art. 3. Epreuve pratique. — L'épreuve pratique porte, au choix du candidat, sur les sciences physico-chimiques ou sur les sciences naturelles. Dans le premier cas, cette épreuve comprend: 1° Une expérience physique ; 2° Une préparation et une analyse chimiques; 3° La détermination de dix minéraux ayant trait à la matière médicale. Les sujets des deux premières épreuve seront choisis parmi ceux indiqués dans le programme de la licence es sciences physiques. Dans le second cas, l'épreuve écrite comprend : 1° Une préparation d'anatomie végétale et une préparation d'anatomie zoologique ; 2° Une analyse de morphologie et d'orga- nogénie végétale ; 3° La détermination d'un certain nombre de végétaux et d'animaux ainsi que de produits pharmaceutiques tirés des règnes organiques. Les préparations anatomiques seront accompagnées : 1° D'un croquis ou dessin représentant les parties mises en évidence ; 2° D'une description sommaire de ces parties ; 3° De l'indication de la place occupée, dans le règne végétal ou dans le règne animal, par les espèces qui ont fait le sujet de l'épreuve. Art. h. Epreuve orale. — L'épreuve orale durera une heure au moins. Elle portera, au choix du candidat, ou sur les questions de physique ou de chimie, ou sur les questions de botanique et de zoologie indiquées dans les programmes pour la licence es sciences. Art. 5. Chaque examinateur exprime son jugement par une boule. Ces boule-, diversement colorées, correspondent aux notes suivantes : Une boule blanche....... Très-bien. Une boule blanche-rouge. Bien. Une boule rouge ........ Assez bien. Une boule rouge-noire... Médiocre. Une boule noire ........ Mal. Tout candidat auquel il a été attribué deux boules rouges-noires ou une boule noire est ajourné. Droits a percevoir des pharmaciens de 2 e classe. Décret du 14 juillet 1875 (Extrait). Art. li. Les droits à percevoir des aspirants F 1072 PHARMACIE LÉGALE. au diplôme de pharmacien de 2 e classe sont fixés ainsi qu'il suit : 12 inscriptions à 23 fr............. 300 3 années de travaux pratiques à 50 fr. par semestre................... 300 I er examen de fin d'études......... 50 2 e examen de fin d'éludés......... 50 !l n épreuve....... 50 2 e épreuve y compris 100 fr. pour irais matériels.. 150 3 certificats d'aptitude à /i0 fr...... 120 Diplôme......................... 100 Total............. 1120 Les examens de fin d'année sont gratuits. Art. 5. Les droits acquittés par les élèves des écoles supérieures sont versées au Trésor public. Ceux qui sont acquittés par les élèves de- écoles préparatoires sont versés dans les caisses municipales. Toutefois, les droits de certificat d'aptitude el de diplôme continueront ta être perçus au compte de l'Etat. Droits a percevoir des pharmaciens de l rc CLASSE El DES ASPIRANTS AU DIPLÔME SUPÉRIEUR. Décret du 12 juillet 1878. (Extrait.) Art. 9. Les droits à percevoir des pharmaciens de l re classe sont fixés ainsi qu'il suit: 12 inscriptions à 32 fr. 50 (y compris le droit de bibliothèque)......... 390 3 années de travaux pratiques à 50 fr. par semestre................... 300 2 examens de fin d'année et un examen semestriel placé au mois d'avril de la 3 e année, chacun a 80 fr....... 150 I ,r examen de fin d'études......... 80 2 e examen de fin d'études.......... 80 3° examen de fin d'éludés (y compris i 00 fr. pour frais matériels)...... 200 3 certificats d'aptitude à 40 fr...... 120 1 diplôme....................... 100 Total ...... 1,420 Art. 10. Les droits à percevoir des aspirants au diplôme supérieur sont fixés ainsi qu'il suit : i inscriptions à 32 fr. 50 (y compris le droit de bibliothèque) ............ 130 1 année de travaux pratiques à 50 fr. par semestre................... 100 1 examen ....................... 30 1 thèse .......................... io i diplôme........................ 100 Total ___~ 400 Les certificats d'aptitude de l'examen et de la thèse seront délivrés gratuitement. Les aspirants, licenciés es sciences physiques ou naturelles, n'auront à payer que les droits de thèse et de diplôme. Art. 11. Tout candidat qui, sans excuse reconnue valable par le jury, ne répond pas à l'appel de son nom le jour qui lui a- été indiqué, est renvoyé à trois mois et perd le montant des droits d'examen qu'il a consignés. Art. 12. Les droits acquittés par les élèves des écoles supérieures ou des facultés mixtes sont versés au Trésor public. Ceux qui sont acquittés par les élèves des écoles de plein exercice ou des écoles préparatoires sont versés dans les caisses municipales. Décret concernant les officiers de santé et les pharmaciens de 2 6 classe qui veulent exercer dans un autre département que celui pour lequel ils ont été reçus (23-24 août 1873). Le troisième examen sera subi devant le jury de la faculté de Médecine, de l'école supérieure de Pharmacie ou de, l'école préparatoire de Médecine et de Pharmacie de laquelle relève le département où ils se proposent d'exercer. Art. 2. Les ministres de la Justice, de l'Instruction publique, etc., sont chargés de l'exécution du présent décret, etc. Le Président de la République, etc. Vu, etc., etc. Décrète : Art. 1 er . Les officiers de santé et pharmaciens de 2 e classe qui veulent s'établir dans un autre département que celui pour lequel ils ont été reçus peinent être dispensés par le ministre de l'Instruction publique des deux premiers examens de fin d'études. Loi relative à l'exercice de la médecine. Du 19 ventôse an xi (10 mars 1803 ; . Titre I Art. 1 er . A compter du 12 vendémiaire de l'an xn (24 septembre 1803), nul ne pourra embrasser la profession de médecin, de chirurgien ou d'officier de santé, sans être examine et reçu comme il est prescrit par la présente loi. 2. Tous ceux qui obtiendront, à partir du commencement de l'an xn, le droit d'exercer l'art de guérir, porteront le titre de docteurs en médecine ou en chirurgie, lorsqu'ils auront été examinés et reçus dans l'une des trois Facultés de médecine, ou celui d'of/iaers' LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1073 de santé, quand ils seront reçus par les jurys dont il sera parlé dans les articles suivants. 3. Les docteurs en médecine et les chirurgiens reçus par les anciennes Facultés de médecine, les collèges de chirurgie et les communautés de chirurgiens, continueront d'avoir le droit d'exercer l'art de guérir, comme par le passé. 4. Le gouvernement pourra, s'il le juge convenable, accorder à un médecin ou a un chirurgien étranger, et gradué dans les Universités étrangères, le droit d'exercer la médecine ou la chirurgie sur le territoire français. Titre II. — Des Examens et de la Réception des Docteurs en médecine et en chirurgie. 5. Il sera ouvert, dans chacune des trois facultés de médecine, des examens pour la réception des élèves,en médecine ou en chirurgie. 6. Ces examens seront au nombre de cinq, savoir : le premier, sur l'anatomie et la physiologie ; le deuxième, sur la pathologie et la nosologie ; le troisième, sur la matière médicale, la chimie et la pharmacie; le quatrième sur l'hygiène et la médecine légale ; le cinquième, sur la clinique interne ou externe, suivant le titre de docteur en médecine ou de docteur en chirurgie que l'aspirant voudra acquérir (1). Les examens seront publics; deux d'entre eux seront nécessairement soutenus en latin. 7. Après les cinq examens, l'aspirant sera tenu de soutenir une thèse qu'il aura écrite en latin ou en français. 9. Les conditions d'admission des étudiants aux Ecoles, le mode des inscriptions qu'ils prendront, l'époque et la durée des examens, ainsi que les frais d'étude et de réception, et la forme du diplôme à délivrer par les Ecoles (t) Un arrêté de l'Université du 22 octobre 1821, modifié depuis par un autre arrêté du 11 octobre 1831, a changé l'ordre des examens de la manière suivante : Le premier examen, sur l'histoire naturelle, la physique et la chimie médicale. Cet examen doit être subi après la quatrième inscription révolue. Le second examen, sur l'anatomie et la physiologie, après la douzième inscription. Le troisième, sur la pathologie interne et externe. Le quatrième, sur l'hygiène, la médecine légale, la matière médicale, la thérapeutique et la pharmacie. Le cinquième, sur la clinique interne et les accouchements. Ces trois derniers doi\ent être subis après la seizième inscription. Le total des frais pour le doctorat est de 1100 fr. Ceux pour le grade d'officier de santé sont de 580 fr. aux docteurs reçus, seront déterminés par un règlement délibéré dans la forme adoptée par tous les règlements d'administration publique; néanmoins, la somme totale de ces trais ne pourra excéder 1000 fr., et cette somme sera partagée dans les quatre années d'études et dans celle de la réception. Titre III. — Des Etudes et de la Réception des Officiers de santé. 15. Les jeunes gens qui se destineront à devenir des officiers de santé ne seront pas obliges d'étudier dans les Ecoles de médecine; ils pourront être reçus officiers de santé après avoir été attaches, pendant six années, comme élèves, à des docteurs, ou après avoir suivi, pendant cinq années consécutives, la pratique des hôpitaux civils ou militaires. Une étude de trois années consécutives dans les Ecoles de médecine leur tiendra lieu de la résidence de six années chez les docteurs, ou de cinq années dans les hospices. 16. Pour la réception des officiers de santé, il sera formé, dans le chef-lieu de chaque département, un jury composé de deux docteurs domiciliés dans le département, nommés par le premier consul, et d'un commissaire pris parmi les professeurs des six Ecoles de médecine, et désigné par le premier consul. Ce jury sera renommé tous les cinq ans ; ses membres pourront ètie continués. 17. Les jurys des départements ouvriront, une fois par an, les examens pour la réception des officiers de santé. Il y aura trois examens : L'un sur l'anatomie ; L'autre sur les éléments de la médecine; Le troisième sur la chirurgie et les connaissances les plus usuelles de la pharmacie. Ils auront lieu en français, dans une salle où le public sera admis. 18. Dans les départements où seront situées des Ecoles de médecine, le jury sera pris parmi les professeurs de ces Ecoles, et les réceptions des officiers de santé seront faites dans leur enceinte. Les frais des examens des officiers de santé ne pourront pas excéder 200 fr. La répartition de cette somme entre les membres du jury sera déterminée par le gouvernement. Titre IV. — De l'Enregistrement et des Listes des Docteurs et des Officiers de santé. 1!\. Les docteurs ou officiers de santé, reçus suivant les formes établies dans les deux tdres 1074 PHARMACIE LÉGALE. précédents, seront tenus de présenter, dans le délai de trois mois, après la fixation de leur domicile, les diplômes qu'ils auront obtenus au greffe du tribunal de première instance, et au bureau de la sous-prélecture de l'arrondissement dans lequel les docteurs et officiers de santé voudront s'établir. 25. Les commissions du gouvernement près les tribunaux de première instance (procureurs royaux) dresseront des listes des médecins et chirurgiens anciennement reçus, de ceux qui sont établis depuis dix ans sans exception, et des docteurs et officiers de santé nouvellement reçus suivant les formes de la présente loi, et enregistrés au greffe de ces tribunaux : ils adresseront en fructidor (septembre) de chaque année, copie certifiée de ces listes au grand-juge, ministre de la justice. 26. Les sous-préfets adresseront l'extrait de l'enregistrement des anciennes lettres de réception, des anciens certificats et des nouveaux diplômes dont il vient d'être parlé, aux préfets, qui dresseront et publieront les listes de tous les médecins et chirurgiens anciennement reçus, des docteurs et officiers de santé domiciliés dans l'étendue de leur département. Ces listes seront adressées par les préfets au ministre de l'intérieur, dans le dernier mois de chaque année. 27. A compter de la publication de la présente loi, les fonctions de médecins et chirurgiens jurés appelés par les tribunaux, celles de médecins et chirurgiens en chef dans les hospices civils, ou chargés par des autorités administratives de divers objets de salubrité publique, ne pourront être remplies que par des médecins et chirurgiens reçus suivant les formes anciennes, ou par des docteurs reçus suivant celles de la présente loi. 28. Les docteurs reçus dans les Ecoles de médecine pourront exercer leur profession dans toutes les communes de France, en remplissant les formalités prescrites par les articles précédents. 29. Les officiers de santé ne pourront s'établir que dans les départements où ils auront été examinés par le jury, après s'être fait enregistrer comme il vient d'être prescrit. Ils ne pourront pratiquer les grandes opérations chirurgicales que sous la surveillance et l'inspection d'un docteur, dans les lieux ou celui- ci sera établi. Dans le cas d'accidents gra\ es arrivés à la suite d'une opération exécutée hors de la surveillance et de l'inspection prescrites ci-dessus, il y aura recours à indemnité contre l'officier de santé qui s'en sera rendu coupable. Titus Y. 33. Les sages-femmes ne pourront employer les instruments dans les cas d'accouchements laborieux, sans appeler un docteur, ou un médecin, ou un chirurgien anciennement reçu. Titre VI. — Dispositions pénales. 35. Six mois après la publication de la présente loi, tout individu qui continuerait d'exercer la médecine ou la chirurgie, ou de pratiquer l'art des accouchements, sans être sur les listes dont il est parlé aux articles 25, 26 et 34, et sans avoir de diplôme, de certificat ou de lettres de réception, sera poursuivi et condamné à une amende pécuniaire envers les hospices (1). » 36. Ce délit sera dénoncé aux tribunaux de police correctionnelle, à la diligence du commissaire du gouvernement (procureur royal) près ces tribunaux. L'amende pourra être portée jusqu'à mille francs pour ceux qui prendraient le titre et exerceraient la profession de docteur; A cinq cents francs pour ceux qui se qualifieraient d'officiers de santé, et verraient des malades en cette qualité; A cent francs pour les femmes qui pratiqueraient illicitement l'art des accouchements. L'amende sera double en cas de récidive, et les délinquants pourront, en outre, être condamnés à un emprisonnement qui n'excédera pas six mois. PHARMACIENS ET ELEVES EN PHARMACIE DES HOPITAUX ET HOSPICES. Autrefois, on donnait le nom d'hôpitaux à tous les établissements fondés en faveur des pauvres, malades ou valides. La nouvelle législation les désigne sous le nom d'/iospices. Mais, dans le langage médical, on ne confond pas ces deux dénominations; on appelle hôpital toute maison publique destinée à recevoir et à traiter les pauvres, pendant le temps seulement que ceux-ci sont affectés de maladies, et l'on nomme hospices celles qui sont consa- (1) « Un pharmacien qui a prescrit et délivré des médicaments qui ont occasionné la mort, est-il passible d'une amende?» (AIT. de Montrouge, 1846.) LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1075 crées à offrir un asile à l'indigence, à l'enfance abandonnée, à la vieillesse dénuée de moyens d'existence, et aux longues et graves infirmités (1). Extrait du Règlement sur le service de santé des hôpitaux et hospices. Art. l or . Le service de santé Alans les hôpitaux et les hospices est fait par des pharmaciens, des élèves en pharmacie, etc. 4. Un pharmacien est préposé au service général de la pharmacie, sous le titre de pharmacien en chef. Un pharmacien est attaché à chacune des maisons dont la nature et l'importance l'exigent. Le tableau des pharmaciens en exercice est revu et arrêté tous les cinq ans. 5. Les pharmaciens des hôpitaux et hospices peinent, sur la demande et en vertu d'une délibération du conseil général, passer, en la même qualité, d'un établissement à un autre. 6. Le nombre des élèves est fixé chaque année par le conseil général de manière à donner au moins : 1° Pour chaque médecin et chirurgien de service dans les hôpitaux et hospices, un élève interne et deux externes en médecine et en chirurgie, et, sauf l'exception ci-après, un élève interne en pharmacie ; 2° Pour la pharmacie centrale, six élèves, dont deux ont le titre de premiers élèves (2). Il n'y a point d'élèves en pharmacie dans les maisons où les sœurs sont chargées de ce service. 7. Avant l'expiration de chaque année, le conseil général arrête le tableau nominatif des élèves, tant internes qu'externes (3), qui doivent faire le service de l'année suivante, et leur répartition entre les divers établissements auxquels ils doivent être attachés. Il ne peut être rien changé pendant le cours de l'année à cette répartition, si ce n'est en vertu d'une délibération spéciale du conseil, et sur la demande motivée, soit des médecins, chirurgiens ou pharmaciens des maisons auxquelles les élèves ont été attachés, soit des membres de la commission administrative. (i) On compte, en France, environ quinze cents établissements hospitaliers. (2) Il n'y a plus d'élèves internes; mais il y a un sous- chef du laboratoire. (3) Il n'y a point d'externes en pharmacie. 8. Il est pourvu au remplacement des pharmaciens, dans les formes indiquées aux chapitres suivants. Des concours sont ouverts à la fin de chaque année, seulement pour les places d'élèves. 9. Les étrangers peuvent, comme les Français, et en satisfaisant aux conditions exigées de ceux-ci, concourir pour toutes les places et participer à toutes les nominations. Chapitre IY. — Des Pharmaciens. 42. Le pharmacien en chef est nommé dans les formes prescrites pour les médecins et les chirurgiens des hôpitaux et hospices, c'est-à- dire par le ministre de l'intérieur, sur l'avis du préfet de la Seine, et d'après une liste de trois candidats présentés par le conseil général dans la forme suivante : pour chaque présentation, il est procédé par le conseil général a trois scrutins successifs et individuels, pour la nomination de chacun de ces candidats séparément. Un quatrième scrutin, également individuel, désigne, sur les trois, celui qui doit être porte le premier sur la liste; les deux auties y sont places à la suite, dans l'ordre de leur nomination à la candidature. La majorité absolue des suffrages est nécessaire pour le résultat de chacun des scrutins (art. 24). 43. Il ne peut être choisi que parmi les membres reçus dans l'une des Ecoles spéciales de pharmacie du royaume. 11 doit être âge de trente ans accomplis (1). 44. Les pharmaciens des hôpitaux et hospices sont nommés par le conseil général au scrutin et à la majorité absolue des suffrages, sur une présentation de candidats, faite d'après les dispositions de l'article suivant. 45. Aussitôt qu'une place de pharmacien est vacante, il est ouvert un concours spécial auquel sont admis les élèves en pharmacie ayant exercé pendant trois ans au moins en cette qualité, soit à la Pharmacie centrale, soit dans les hôpitaux et hospices de Paris. Le conseil général peut, en outre, et par des délibérations spéciales, autoriser a concourir tous les autres élèves en pharmacie ou phar maciens qui lui présenteraient les garanties convenables. Le jury désigne les deux concurrents les plus capables" sur lesquels doivent porter exclusive- (l) Aujourd'hui on est admissible à 25 ans. 1076 PHARMACIE LÉGALE. ment les suffrages du conseil général pour la nomination. U6. Dans les maisons où il n'est pas établi de pharmacien, ce service est confié aux sœurs, à la charge par elles de se conformer aux règlements. 67. La durée des fonctions de pharmacien en chef et des pharmaciens des hôpitaux et hospices n'est pas limitée, et ne cesse que par démission, décès, admission à la retraite ou destitution. La destitution ne peut être prononcée que par le ministre de l'intérieur, sur la proposition du conseil général. Néanmoins le conseil peut ordonner la suspension par mesure provisoire. 52. Aucun d'eux ne peut avoir de pharmacie en ville, ni faire le commerce de drogues simples ou composées, ni de plantes médicinales, ni même y être intéressé directement ou indirectement. Chapitre V. — g il. — Elèves en pharmacie. 66. Tout aspirant qui veut se présenter au concours pour les places d'élèves en pharmacie, doit produire : 1° son acte de naissance, constatant qu'il est âgé de vingt ans accomplis et au plus de vingt-quatre ans ; 2° certificat de vaccine ; 3° certificat de bonnes vie et moeurs, délivré par le maire de la commune (ou le commissaire de police de l'arrondissement) ; k° des certificats constatant les études préalables qu'il a faites dans la pharmacie (1). 67. La durée du service des élèves en pharmacie est de quatre ans ; elle peut être proro- (1) Ce concours s'ouvrait ordinairement à mi-février et se terminait à mi-mars. Depuis 1885, il a lieu en mai et juin. La liste d'inscription est ouverte dès la fin de janvier. En voici les conditions actuelles (Décision ministérielle du 21 janvier IXjO). « Tout aspirant qui veut se présenter au concours pour les places d'élèves en pharmacie, doit produire : lo son acte de naissance, constatant qu'il est âgé de 20 ans accomplis ; 2» un certificat de vaccine; 3*> un certificat de bonnes vie et mœurs délivré par le maire de sa commune ; 4° des certificats constatant trois années d'exercice dans des pharmacies, dont une année dans la même maison. Ces certificats, sous peine de nullité, devront indiquer quelle a été la conduite de l'élève pendant son séjour dans ces pharmacies. Ils devront également, sous peine de nullité pour les pharmacies hors Paris, être visés par les maires des communes où elles sont situées, et pour les pharmacies de Paris être appuyés d'une attestation d'inscription de l'élève à l'école de pharmacie. Les épreuves sont réglées comme suit : une épreuve pour 11 reconnaissance des plantes et substances ; une épreuve de manipulations ou de préparations; une épreuve verbale ; une épreuve écrite. » Le nombre des compétiteurs chaque année est d'environ 80, et celui des places de 30. gée de deux années par le conseil général (1) : 1° en faveur de ceux qu'il choisit pour les deux places de premiers élèves de la Pharmacie centrale; 2° dans le cas de l'art. 88. 70. La prohibition imposée par l'art. 52 est également applicable aux élevés en pharmacie. § ni. — Dispositions communes à tous les élèves. 75. Aucun congé n'est accordé aux élèves que par décision du conseil général. La demande, appuyée de l'avis du chef de service, est remise à l'agent de surveillance, et le rapport en est fait au conseil par le membre de la commission administrative chargé de chaque établissement Ce rapport doit exposer le motif du congé demandé et les moyens de pourvoir au service, en indiquant le suppléant proposé. Le congé, avant d'être délivré, est enregistré ainsi par l'agent de surveillance. La durée des congés ne peut excéder deux mois, y compris le temps des voyages, quelle que soit la distance du lieu où les élèves doivent se rendre. 76. Les suppléants des élèves, en cas de maladie ou d'absence autorisée par congé, sont pris : Pour les élèves en pharmacie attachés aux hôpitaux et aux hospices, parmi les élèves attachés à la Pharmacie centrale (2). Ces suppléants seront indiqués chaque fois, savoir : Ceux des élèves en pharmacie, par le pharmacien en chef. 77. Tout élève qui quitte son service sans autorisation est exclu définitivement de la place qu'il occupe ; il ne peut même se représenter au concours qu'après un an l'intervalle, avec l'autorisation du conseil général, et en outre à la charge de justifier qu'il n'a pas dépassé l'âge fixé p,ir les règlements pour être admis au concours. 78. Celui qui donne sa démission pour une cause autre que celle de maladie constatée, ne peut rentrer qu'en se soumettant à un nouveau concours, auquel il n'est admis qu'avec la justification d'âge prévue par l'article précédent. 81. Celui qui, après s'être présenté à trois (i) Aujourd'hui, n'a droit à rester deux années en sus dans les hôpitaux que l'élève qui, au concours établi chaque année entre tous les élèves des hôpitaux et rendu depuis près de vingt ans obligatoire, que l'élève, disons- nous, qui remporte la première médaille. (2) Les élèves provisoires et les élèves libres. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. concours, n'a pas été porté sur la liste des nominations, est exclu de tout nouveau concours et cesse à l'instant ces fonctions, s'il est en exercice en qualité d'externe. 82. Aucun élève ne peut rester attaché plus de deux ans de suite dans le même établissement. Sont seuls exceptés de cette disposition les premiers élèves de la Pharmacie centrale. Chapitre VI. — Concours et Examens. 95. Ceux qui se présentent au concours doivent se faire inscrire au secrétariat général de l'administration et y déposer leurs pièces dix jours au moins avant l'ouverture. Pour les examens, chaque élève doit se faire inscrire, cinq jours au moins avant l'ouverture, au bureau de l'agent de surveillance de son établissement, lequel transmet la note au secrétariat. 96. Les concours sont publics. Les examens ont lieu en présence seulement des élèves qui y prennent part (1). 97. Pour les places de pharmaciens, le jury est composé de 2 médecins, 1 chirurgien, Ix pharmaciens. (Suppléants : 1 médecin, 1 chirurgien, 1 pharmacien.) Pour les places d'élèves en pharmacie, membres : 1 médecin, 1 chirurgien, 3 pharmaciens, 1 suppléant (2). Médecine et pharmacie militaires (3). Les conditions d'admission aux emplois d'aide-major à l'Ecole du Val-de-Grâce ont été ainsi déterminées par l'article 2 du décret du 13 novembre 1852, qu'une décision du 22 août 1854 a modifié : 1° Etre né Français ; 2° Etre docteur en médecine de l'une des (1) Il y a là contradiction. Par le fait ils sont libres. (2) Maintenant le médecin et le chirurgien sont rem- F lacés par un pharmacien praticien et un professeur de Ecole de pharmacie. (3) Un programme émanant du ministère de la guerre, en 1865, fixe les conditions à l'admission aux emplois d'ELÈVE EN PHARMACIK A L'ECOLE DE SANTÉ MILITAIRE du Val-de-Grace, qui devient ainsila pépinière où se recrutera dorénavant la pharmacie militaire. Ces principales dispositions dudit programme sont d'avoir 17 ans au moins et 21 ans au plus, être pourvu du diplôme de bachelier-ès-sciencescomplet; on s'inscrit au 1er juillet; les examens ont lieu en septembre, à Nancy, Lyon, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Paris (V. Rev. pu. 1869-60, p. 68-70). Quant aux conditions actuelles du concours, peur l'admission aux emplois d'élèves du service de santé militaire, V. }. ph. 1873. 1077 trois Facultés, ou pharmacien de l re classe, reçu dans l'une des trois Ecoles supérieures de pharmacie de l'Empire {toutefois, les candidats que ne seraient pas encore docteurs ou pharmaciens pourront prendre part aux épreuves du second concours, à la charge par eux, en cas cFadmission, d'avoir acquis Vun de ces titres avant l'époque de leur entrée à PEcole, fixée par approximation au 1 er mars 1855) ; 3° Etre exempt de toute infirmité qui rende impropre au service militaire ; W N'avoir pas dépassé l'âge de trente ans à l'époque de l'ouverture des concours ; 5° Avoir satisfait à des épreuves déterminées par le ministre de la guerre. Formalités préliminaires. — En exécution des dispositions qui précèdent, chaque candidat doit déposer dans les bureaux de l'intendance militaire du lieu où il désire concourir 1° Son acte de naissance dûment légalisé; 2° Le diplôme de docteur en médecine ou de pharmacien de l re classe, ou, dans le cas prévu par le paragraphe 2 ci-dessus (pour les candidats du second concours), un certificat constatant le nombre d'examens passés; 3° Un certificat délivré par un médecin militaire ayant au moins le grade de major, et constatant qu'il est apte au service militaire : cette aptitude pourra d'ailleurs être vérifiée par le jury de chaque localité ; 4° L'indication exacte de sa demeure, pour qu'il puisse être convoqué en temps utile aux épreuves du concours. Concours des candidats médecins. I. — Nature des Epreuves. 1° Une composition sur une question de pathologie et de thérapeutique médicale; 2° Une épreuve orale d'anatomie des régions, avec application à la médecine et à la chirurgie pratiques ; 3° Une épreuve orale de chirurgie, suivie de l'application de deux appareils ou bandages. II. — Mode-d'exécution des épreuves. Il est accordé quatre heures pour rédiger la composition écrite sans livres, ni notes, sous la surveillance d'un membre du jury; la question est la même pour tous les candidats de chaque localité. Pour traiter la question orale d'anatomie 1078 PHARMACIE LÉGALE. des régions, il est accordé quinze minutes de réflexion. Au commencement de la séance, chaque 'candidat tire sa question, qui est numérotée par le président dans l'ordre que le sort a fixé pour son audition ; elle lui est remise dans le cabinet de réflexion quinze minutes avant l'épreuve. La durée de l'épreuve orale de chirurgie, suivie de l'application de deux appareils ou bandages, est fixée à vingt minutes, dont cinq à liait, au gré du candidat, pour l'épreuve. Concours des candidats pharmaciens. I. — Nature des épreuves. 1° Réponse écrite a une question d'histoire naturelle des médicaments et de matière médicale; 2 e Epreuve orale sur une question de chimie ; 3" Epreuve orale sur une question de pharmacie, suivie de l'exécution d'une préparation officinale. II. — Mode d'exécution. Il est le même que pour le concours des candidats médecins, en ce qui concerne les deux premières épreuves; la durée de l'épreuve orale de pharmacien est de dix minutes ; celle de la préparation officinale sera réglée par le jury, suivant la nature et l'objet de la préparation. Stage à l'Ecole du Val-de-Grâce. La durée de ce stage ne peut dépasser une année, et peut être abrégée si les besoins du service l'exigent. Pendant leur séjour à l'Ecole, les docteurs admis sont exercés à l'examen des malades, aux prescriptions d'après le régime et le formulaire des hôpitaux militaires, aux opérations, aux pansements, aux analyses de chimie usuelle dans l'armée, aux expertises d'hygiène et de médecine légale militaire, à la connaissance et à l'application des lois et règlements qui concernent le service de santé militaire. Les pharmaciens sont astreints à des travaux analogues, qui ont pour but de les familiariser avec la gestion des ofïïcines des hôpitaux militaires, avec les règles d'une comptabilité spéciale, avec le service pharmaceutique des ambulances. Les uns et les autres sont soumis aux obligations de la discipline militaire, et reçoivent, pendant leur séjour à Paris, des appointements de 2300 francs. Au terme de leur année de stage, ils obtiennent, sous la réserve d'examens de sortie, le brevet du grade dont ils sont investis par la commission ministérielle, et jouissent, à partir de ce moment, des privilègas inhérents à la position d'officier. Paris, le 23 septembre 1854. Loi concernant la vente des poisons. Du 25 juillet 1845. Art. 1. Les contraventions aux ordonnances royales portant règlement d'administration publique sur la vente, l'achat et l'emploi des substances vénéneuses, seront punies d'une amende de cent francs à trois mille francs , et d'un emprisonnement de six jours à deux mois, sauf application, s'il y a lieu, de l'art. 463 du Code pénal. Dans tous les cas, les tribunaux pourront prononcer la confiscation des substances saisies en contravention. Art. 2. Les art. 34 et 35 de la loi du 21 germinal an xi seront abrogés h partir de la promulgation de l'ordonnance qui aura statué sur la vente des substances vénéneuses. ORDONNANCE Sur la vente des substances vénéneuses. Le Moniteur l'a publiée sous la date du 29 octobre 18a6. Titre I. — Du Commerce des Substances vénéneuses. Art. 1 er . Quiconque voudra faire le commerce d'une ou de plusieurs des substances comprises dans le tableau annexé h la présente ordonnance, sera tenu d'en faire préalablement la déclaration devant le maire de la commune, en indiquant le lieu où est situé son établissement. Les chimistes, fabricants ou manufacturiers, employant une ou plusieurs desdiles substances, seront également tenus d'en l'aire la déclaration dans la même forme. Ladite déclaration sera inscrite sur un registre à ce destiné, et dont un extrait sera remis au déclarant; elle devra être renouvelée, dans le cas de déplacement de l'établissement. Art. 2. Les substances auxquelles s'applique la présente ordonnance ne pourront être vendues ou livrées qu'aux commerçants, chimistes, fabricants ou manufacturiers qui auront fait la déclaration prescrite par l'article précédent, ou aux pharmaciens. LÉGISLATION PHARMACEUTIQUE. 1079 Lesdites demandes ne devront être livrées que sur la demande écrite et signée de l'acheteur. Art. 3. Tous achats ou ventes de substances vénéneuses seront inscrits sur un registre spécial, colé et paraphé par le maire ou par le commissaire de police. Les inscriptions seront faites de suite et sans aucun blanc, au moment même de l'achat ou de la vente; elles indiqueront l'espèce et la quantité des substances achetées ou vendues, ainsi que les noms, profession et domicile des vendeurs ou acheteurs. Art. à. Les fabricants et manufacturiers employant des substances vénéneuses, en surveilleront l'emploi dans leur établissement, et constateront cet emploi sur un registre établi conformément au premierparagraphe de l'art. 3. Titre II. — De la Vente des Substances vénéneuses par les Pharmaciens. Art. 5. La vente des substances vénéneuses ne peut être faite, pour l'usage de la médecine, que par les pharmaciens et sur la prescription d'un médecin, •chirurgien, officier de santé ou d'un vétérinaire breveté. Cette prescription doit être signée, datée et énoncer en toutes lettres la dose desdites substances, ainsi que le mode d'administration du médicament. Art. 6. Les pharmaciens transcriront lesdites prescriptions, avec les indications qui précèdent, sur un registre établi dans la forme déterminée par le paragraphe 1 er de l'article 3. Ces transcriptions devront être faites de suite et sans aucun blanc. Les pharmaciens ne rendront les prescriptions que revêtues de leur cachet et après y avoir indiqué le jour où les substances auront é:é livrées, ainsi que le numéro d'ordre de la transcription sur le registre. Ledit registre sera conservé pendant vingt ans au moins, et devra être représenté à toute réquisition de l'autorité. Art. 7. Avant de délivrer la préparation médicale, le pharmacien y apposera une étiquette indiquant son nom et son domicile, et rappelant ia destination interne ou externe du médicament. Art. 8. L'arsenic et ses composés ne pourront être vendus pour d'autres usages que la médecine, que combinés avec d'autres substances. Les formules de ces préparations seront arrêtées sous l'approbation de notre ministre secrétaire d'Etat de l'agriculture et du commerce, savoir : pour le traitement des animaux domestiques, par le conseil des professeurs de l'Ecole royale vétérinaire d'Alfort ; pour la destruction des animaux nuisibles et pour !a conservation des peaux et objets d'histoire naturelle, par l'Ecole de pharmacie. Art. 9. Les préparations mentionnées dans l'article précédent ne pourront être vendues ou délivrées que par les pharmaciens, et seulement à des personnes connues et domiciliées. Les quantités livrées, ainsi que le nom et le domicile des acheteurs, seront inscrits sur le registre spécial, dont la tenue est prescrite par l'article 6. Art. 10. La vente et l'emploi de l'arsenic et de ses composés sont interdits pour le chau- lage des grains, l'embaumement des corps et la destruction des insectes. Titre III. — Dispositions générales. Art. 11. Les substances vénéneuses doivent toujours être tenues, par les commerçants, fabricants, manufacturiers et pharmaciens, dans un endroit sûr et fermé à clef. Art. 12. L'expédition, l'emballage, le transport, l'emmagasinage et l'emploi doivent être effectués par les expéditeurs, voituriers, commerçants et manufacturiers, avec les précautions nécessaires pour prévenir tout accident. Les fûts, récipients ou enveloppes ayant servi directement à contenir les substances vénéneuses, ne pourront recevoir aucune autre destination. Art. 13. A Paris et dans l'étendue du ressort de la préfecture de police, les déclarations prescrites par l'article 1 er seront faites devant le préfet de police. Art. 14. Indépendamment des visites qui doivent être faites en vertu de la loi du 21 germinal an xi, les maires ou commissaires de police, assistés,, s'il y a lieu, d'un docteur en médecine désigné par le préfet, s'assureront de l'exécution des dispositions de la présente ordonnance. Ils visiteront, à cet effet, les officines des pharmaciens, les boutiques et magasins des commerçants et manufacturiers vendant ou employant lesdites substances. Ils se feront représenter les registres mentionnés dans les articles 1 er , 3, à et 6, et constateront les contraventions. Leurs procès-verbaux seront transmis _ au procureur du roi, pour l'application des peines prononcées par l'art. 1 er de la loi du 19 juillet 1845. 1080 PHARMACIE LÉGALE. Tableau des Substances vénéneuses annexé à l'Ordonnance du 29 octobre 1846. (Décret du S juillet 1850.) Un décret du Président de la République, en date du S juillet 1850, porte que « le tableau des substances vénéneuses annexé à l'ordonnance du 29 octobre 1846 ci-dessus, est remplacé par le tableau suivant : « Acide cyanbydrique ; alcaloïdes végétaux vénéneux et leurs sels ; arsenic et ses préparations ; belladone, extrait et teinture ; canthari- des entières, poudre et extrait ; chloroforme ; oiguè, extrait et teinture ; coque du Levant (1) ; cyanure de mercure ; cyanure de potassium ; digitale, extrait et teinture ; émétique ; jus- quiame, extrait et teinture; nicoliane; nitrate de mercure ; opium et son extrait ; phosphore ; seigle ergoté (2) ; stramonium, extrait et teinture; sublimé corrosif (3). « Dans les visites spéciales prescriles par l'art, là de l'ordonnance du 29 octobre 1846, les maires ou commissaires de police seront assistés, s'il y a lien, soit d'un docteur en médecine, soit de deux professeurs d'une Ecole de pharmacie, soit d'un membre du jury médical et d'un des pharmaciens adjoints à ce jury désigné par Je préfet. » Circulaire contenant des instructions S}ir la vente de la pâte phosphorée. (9 avril 1852.) «....M. le ministre de l'intérieur a décidé que la pâte phosphorée serait assimilée, en ce qui concerne les formalités à observer pour sa vente et son emploi, aux substances vénéneuses dont la nomenclature annexée à l'ordonnance du 27 octobre I8/16 est reproduite, avec des modifications, dans le décret du 8 juillet 1850, et dans laquelle le phosphore se trouve compris. Il suffira donc d'appliquer à la pâte phosphorée le régime auquel est soumis le phosphore lui-même en vertu de l'ordonnance précitée. Je vous invite donc, Monsieur, à donner immédiatement avis de la décision précitée aux personnes qui font le commerce de ce produit, et à leur rappeler que désormais elles ne peuvent délivrer la pâte phosphorée que sur la demande écrite et signée de l'acheteur, et que toutes les ventes doivent être (1) La coque du Levrnt a été compri.se dans ce tableau pir décret du » Le collège de sanlé du duché de Brunswick a publié une formule d'antidote de l'acide arsénieux, dans laquelle sont associés l'hydrate de peroxyde de fer et la magnésie. On ajoute 12 gr. de magnésie calcinée à 30 gr. de sulfate acide de peroxyde de fer, délayés dans 250 gr. d'eau ; et on administre par quart d'heure 6 à 12 cuillerées de ce mélange trouble, dont 30 gr. contiennent 0,37 d'hydrate de peroxyde, 0,675 de magnésie et 1,75 de sulfate demagnésie (V. J. Ch. m. 1862, p. 602). De ses nombreuses expériences sur l'influence que les corps gras (huile, beurre, lait, etc.) exercent sur la solubilité de l'acide arsénieux, M. Blondlot a été porté à conclure qu'on pouvait les considérer, dans certains cas, comme antidotes de cet acide, en retardant beaucoup sa dissolution et partant son absorption. (V. Ihi.pharm. 1860, 1877, 1878, p. 270.) Réactifs. — L'acide arsénieux, jeté sur des chai bons ardents, répand des vapeurs d'une odeur d'ail caractéristique ; chauffé avec de la potasse et du charbon, dans un tube effilé à l'une de ses extrémités et fermé à l'autre, il forme au-dessus de la partie chauffée un anneau miroitant d'arsenic métallique. L'acide arsénieux dissous précipite en ver) par le sulfate de cuivre ammoniacal, en jaune par le nitrate d'argent, en flocons jaunes par l'acide sullhj- drique, en blanc par l'eau de chaux. Le précipité vert que l'on obtient dans le premier cas est de l'arsénite de cuivre (veri de Schèele), soluble dans l'ammoniaque. 11 est donc important que le sulfate de cuivre ammoniacal ne contienne pas un excès d'ammoniaque. Le précipité jaune que l'on obtient par le nitrate d'argent est de l'arsénite d'argent, qui passe assez promptement au noir par son exposition à la lumière. Le nitrate d'argent ammoniacal proposé par Hume produit la même réaction avec plus de sensibilité ; mais, comme le sulfate ammoniacal, et moins encore, il ne faut pas qu'il contienne d'ammoniaque en excès, car le précipité ne se formerait pas; un moyen d'obtenir ce résultat, en préparant le réactif, consiste à ne verser l'ammoniaque que goutte à goutte dans le soluté du nitrate d'argent, et de cesser aussitôt que l'on voit l'oxyde d'argent qui a été précipité par les premières portions d'ammoniaque être complètement dissous. Le précipité formé par l'eau de chaux est de l'arsénite de chaux qui se dissout dans un excès d'acide arsénieux. L'acide sulfbydrique est un réactif très-bon et très-sensible pour démontrer la présence de l'acide arsénieux. Il donne, comme nous l'avons dit, un précipité jaune sulfure d'arsenic (orpiment) soluble dans l'ammoniaque, d'où on peut le précipiter en saturant celle-ci par un acide. Il est toujours nécessaire d'ajouter qq. gouttes d'acide chloi hydrique, afin de favoriser la réaction. Quand l'acide arsénieux est en très-faible proportion, la liqueur jaunit et ne donne pas de précipité ; nonobstant l'addition de l'acide chloi hydrique, on n'obtient le précipité qu'en concentrant la liqueur. Les sulfliydrates solu- bles précipitent également comme l'acide sul- fhydrique, mais il est plus convenable d'em- plojer ce dernier, qui est plus sensible et de la pureté duquel on peut plus facilement s'assurer. On peut réduire le précipité de sulfure d'arsenic en le chauffant avec 12 p. d'un mélange de carbonate de soude (3 p.) et de cyanure de potassium (1 p.) bien secs, dans un courant d'acide carbonique sec; on obtient finalement un anneau miroitant d'arsenic. Christison, dans l'essai par l'h\ drogène sulfure, propose de décolorer les liqueurs et de séparer les matières organiques, en ajoutant dans le décodé des matières suspectes un | soluté d'oxyde de zinc dans la potasse caustique, L'oxyde se précipite uni aux matières organiques, tandis que la potasse s'unit avec l'acide arsénieux et reste en solution. Ce liquide obtenu clair par décantation ou filtration, est acidulé par l'acide eblorhydrique, et l'arsenic est précipité par l'acide sulfhydrique. Nous avons dit que l'hydrogène sulfuré était un réactif très-sensible de l'acide arsénieux : cependant il l'est beaucoup moins que le nitrate d'argent ammoniacal dont nous avons parlé plus haut. M. Devergie, dans son Traité de médecine légale, évalue la sensibilité de ce dernier au double de celle du premier. Ce même loxicologisle a déterminé en chiffres la valeur des divers réactifs : l'eau de chaux peut déceler dans un soluté la présence d'un deux- millième d'acide arsénieux; le sulfate de cuivre ammoniacal, un cinq - mille - deux - centième ; l'acide sulihydriquc, un deux-cent-millième ; et le nitrate d'argent ammoniacal, un quatre-cent- millième. Malgré cette excessive sensibilité du nitrate d'argent ammoniacal, M. De\ergie lui accorde moins de confiance qu'à l'acide sulfhydrique, car il suffit qu'il y ait un atome de chlorhydrate dans le soluté présumé arsenical pour qu'il se produise un chlorure d'argent qu'on pourrait prendre pour un arséniate; les liqueurs provenant des expertises présentent souvent, en raison des substances animales qu'elles tiennent en dissolution, une coloration jaune qu'elles communiquent au chlorure d'argent qui est primitivement blanc ; un phosphate soluble produirait un résultat analogue. Tous les précipités obtenus par les réactifs que nous venons de faire agir donnent de l'arsenic métallique si on les chauffe dans un tube avec de la potasse et du charbon, ainsi qu'il a été dit plus haut. TOXICOLOGIE. 1107 Tels étaient les moyens employés pour rechercher l'acide arsénieux dans les substances qu'on supposait en contenir, jusqu'à l'époque (1836) où James Marsh mit si ingénieusement à profit la propriété que l'on connaissait déjà au gaz hydrogène arsénié de laisser déposer par la combustion l'arsenic métallique qu'il contient. Le nom de son appareil est devenu historique. Cependant disons tout de suite, avant de passer à l'étude de cet appareil, que si les moyens indiqués démontraient pleinement la présence de l'arsenic; si, en un mot, par leur emploi on arrivait à pouvoir présenter de l'arsenic métallique, il serait inutile d'aller plus loin. Nous dirons même qu'aidant que possible il faudra contrôler les résultats de l'appareil de Marsh par ces réactifs, car celui-ci, en raison même de sa très-grande sensibilité (il peut déceler un einq-eent-mil- liéme d'acide arsénieux, d'après M. Mohr ; un millionième, , suivant M. Devergie) , peut jeter du doute dans quelques circonstances. Depuis son invention, l'appareil de Marsh a subi de nombreuses modifications de la pari des toxieologistes ; à ce point que l'appareil primitif de Marsh n'étant plus employé depuis longtemps, on devrait plutôt dire : méthode de Marsh. Mais notre intention n'est point de faire connaître toutes ces modifications heureuses ou puériles ; nous nous bornerons à dire quel est l'appareil qui nous paraît le plus apte'à donner des résultats à la fois faciles et exacts, renvoyant pour plus de détails au Manuel de l'appareil de Marsh , de MM. Chevallier et Barse (1). L'appareil que Marsh a mis en usage se compose d'un tube de verre recourbé en siphon, de 20 à 25 millimètres de diamètre intérieur, ouvert à ses deux extrémités ; un tube de métal muni d'un robinet, et terminé par une ouverture circulaire très-étroite, est engagé au moyen d'un bouchon dans la petite branche du tube. Une lame de zinc est suspendue dans cette branche à quelques centimètres au-dessus de la courbure ; enfin , tout l'appareil est maintenu dans une position verticale au moyen d'un support. L'appareil étant ainsi disposé, le robinet ouvert, on verse la liqueur suspecte par la grande branche, après l'avoir convenablement acidulée avec de l'acide sulfurique; la liqueur s'élève jusqu'à une petite distance du bouchon ; on ferme le robinet. Le zinc est attaqué, et il se dégage de l'hydrogène qui déprime la colonne liquide dans la grande branche : bientôt le zinc est mis à nu, et le dégagement de gaz cesse. On essaye alors l'hydrogène qui s'est produit (1) Une bonne partie de cet article est extraite de l'excellent Manuel de Médecine légale du docteur Bayard. pendant la réaction ; pour cela on ouvre le robinet, on enflamme le gaz à sa sortie, et l'on lient horizontalement en contact avecla flamme une lame de verre ou une soucoupe de porcelaine. Si l'hydrogène est mélangé d'hydrogène arsénié, il se forme un dépôt métallique d'arsenic ; à mesure que le gaz hydrogène s'écoule, la liqueur acide remonte et arrive de nouveau en contact avec le zinc; le dégagement recommence; on ferme alors le robinet jusqu'à ce que la courte branche soit de nouveau remplie de gaz, et ainsi de suite. Ce procédé réussit fort bien lorsque les liqueurs suspectes sont limpides ; mais lorsqu'elles sont visqueuses, comme cela arrive presque t mjours dans les recherches médico-légales, le dégagement d'hydrogène donne beaucoup de mousse, et il faut attendre souvent longtemps avant que cette mousse soit tombée et qu'elle permette d'enflammer le gaz. Marsh recommandait, pour empêcher la formation de la mousse, de verser une couche d'huile à la surface du liquide. Nous venons de voir que les matières organiques gênaient considérablement l'opération. Plusieurs procédés ont été conseillés pour détruire les matières organiques et obtenir des liqueurs propres à être introduites dans l'appareil de Marsh. Le procédé cFOrfUa, qui est un perfectionnement de celui de Rapp, consiste à mélangerla matière animale avec le double à peu près de son poids d'azotate de potasse, et à la dessécher dans une capsule de porcelaine, à une douce chaleur, en agitant de temps en temps. Cette opération faite, on chauffe au rouge obscur un creuset de Hesse neuf, on y ajoute par pincées le mélange organico-salin, jusqu'à épuisement de la matière; si, toutefois, des la première pincée, le produit de la déflagration, au lieu d'être blanc ou simplement grisâtre, était encore charbonneux, ce serait une preuve que la proportion de pitre n'aurait pas été assez forte pour incinérer toute la matière animale; il faudrait alors ajouter au mélange une nouvelle quantité de sel comburant capable de produire un' résidu salin tel que nous l'avons dit. Lorsque la masse a subi la déflagration, on retire le creuset du feu, et quand il est assez refroidi pour que la malière ait acquis une consistance molle, on verse dans le creuset, et par très-petites parties, un peu d'eau distillée afin de délayer cette matière et de pouvoir la verser dans une capsule de porcelaine. Si une partie de la masse saline restait adhérente au creuset, on la détacherait en faisant bouillirdans celui-ci un peu d'eau, que l'on verserait ensuite dans la capsule. On décompose ensuite la masse salineparl'acidesulfuriqueconcentréetpur.que l'on emploiepar petites parties et jusqu'à ce qu'il 1108 PHARMACIE LÉGALE. n'y ait plus d'effervescence ; alors on fail bouillir pendant un quart d'heure, une demi-heure ou une heure, suivant la proportion de matière sur laquelle on agit, afin de chasser la totalité des acides azotique ou azoteux. Celte précaution est indispensable, car sans cela le dégagement du gaz hydrogène n'aurait pas lieu, et d'un autre côté des explosions arriveraient infailliblement ; cette opération terminée, on reprend par l'eau le produit de l'évaporation saline, et le solulum est introduit dans l'appareil de Marsh; s'il était par trop acide, on le saturerait par de la potasse à l'alcool. A l'aide de ce procédé, toute la matière organique est détruite; on obtient de l'arsenic ou des taches arsenicales qui présentent tous les caractères physiques et chimiques qui leur sont propres ; mais, il faut le dire, ce mode de traitement offre quelques difficultés d'exécution : d'abord il a l'inconvénient d'exiger beaucoup d'acide sulfurique pour la décomposition de l'azotate de potasse, et ensuite si la décomposition de ce sel n'est pas complète, on éprouve des difficultés à faire fonctionner l'appareil de Marsh, parce que l'hydrogène mis à nu réagit sur les éléments de l'acide azotique. Le procédé de destruction par l'acide azotique consiste à ajouter, par petites portions, les matières organiques préalablement incisées et divisées, dans une fois et demie leur poids d'acide azotique chaud, additionné de quelques gouttes d'acide sulfurique; quand la-dissolution est effectuée, on évapore à siccité en agitant continuellement, et le charbon obtenu est repris par l'eau pure ou aiguisée d'acide azotique. M. Devergie a conseillé un procédé qui consiste à faire dessécher modérément la matière animale, à la peser et à la faire bouillir avec de l'eau à laquelle on ajoute de la potasse à Vairon] en quantité suffisante pour dissoudre la matière animale. On prend ensuite un poids d'azotate de chaux égal à celui de la matière animale, on ajoute un peu d'eau pour que le mélange soit bien homogène, car la chaux de l'azotate de chaux est mise à nu par la potasse employée, et la matière s'épaissit beaucoup. L'arsénite de potasse et l'azotate de chaux se décomposent mutuellement, il en résullo de l'arsénite de chaux fixe et de l'azotate de potasse ; alors, en desséchant le mélange et élevant légèrement la température, la matière animale brûle aux dépens de l'acide azotique de l'azotate de potasse ; la combustion est lente, elle se communique de proche en proche dans la capsule, et on obtient un résidu calcaire noirci par du charbon. On traite ce résidu par l'acide chlor- hydrique, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'effervescence; on filtre, on obtient un liquide incolore ou légèrement ambré, qu'on introduit dans l'appareil de Marsh, en s'assuranl qu'il n'est pas trop acide, ce que l'on reconnaît en en mettant une portion dans cet appareil. M. Jacquelain a proposé de détruire les matières organiques par un courant de chlore gazeux dans l'eau tenant en suspension les ma- ■ tières préalablement broyées dans un mortier. Flandin et Danger ont indiqué un procédé de carbonisation dans lequel on n'emploie qu'un seul réactif, l'acide sulfurique. La matière organique étant placée dans la capsule de porcelaine, on ajoute environ un sixième ou un cinquième de son poids d'acide sulfurique, puis on chauffe. La matière entre d'abord en dissolution, puis elle se charbonne pendant la concentration de la liqueur. On évapore en remuant continuellement avec une baguette de verre, et on continue à chauffer jusqu'à ce que ie charbon paraisse friable et presque sec. On laisse alors refroidir la capsule, puis on ajoute avec une pipette une petite quantité d'acide azotique concentré ou d'eau régale avec un excès d'acide azotique (composée de 3 p. d'acide azotique et 1 p. d'acide chlorhydrique), dans le but de faire passer l'acide arsénieux à l'état d'acide arsénique, beaucoup plus soluble; on évapore de nouveau à siccité, puis on reprend avec de l'eau bouillante. La liqueur filtrée est traitée par l'appareil de Marsh,, dans lequel elle ne donne jamais de mousse. Ce procédé a été recommandé par la Commission de l'Institut, comme préférable aux précédents. Une modification utile à apporter à ce procédé consisterait à carboniser la matière en vase clos dans une cornue munie d'une allonge et d'un récipient. En agissant de la sorte, on serait certain de ne laisser échapper aucune portion du poison. On pourrait ainsi détruire les matières organiques par Veau régule; la destruction opérée, on ajoute les liquides condensés dans le récipient à ceux qui sont restés dans la cornue, on laisse refroidir, on enlève les substances grasses solidifiées, on les lave à l'eau distillée, on réunit les eaux de lavage au reste du liquide suspect, on sature le tout, et le fait ensuite bouillir avec de l'acide sulfurique jusqu'à expulsion complète des acides azotique et chlorhydrique. Un bon procédé de destruction dû à MM. Frésénius et Babo, consiste à mélanger les matières avec leur poids environ d'acide chlorhydrique pur, additionné d'eau pure, de manière à avoir une bouillie claire ; on chauffe et on verse dans le mélange peu à peu des pincées de 2 grammes environ de chlorate de •potasse; l'opération achevée, on jette sur un filtre, on lave jusqu'à ce que l'eau de lavage ne soit plus acide; la liqueur filtrée est additionnée de solution aqueuse d'acide sulfureux en Q. S. pour que l'odeur de ce dernier soit TOXICOLOGIE. 1109 persistante, puis on t'ait bouillir pour chasser l'excès d'acide sulfureux. La liqueur filtrée, limpide, obtenue par l'un de ces procédés de carbonisation des matières suspectes, peut être transformée en hydrogène arsénié dans un appareil particulier, imaginé par Flandin et Danger (/!/i.,1867.) MORSURES PAR DES ANIMAUX ENRAGÉS. (Hydrophobie.) Si la plaie est récente, on la pressera dans tous les sens pour la faire saigner, on appliquera, s'il y a lieu, des ventouses; on la lavera ensuite avec de l'eau salée ou de savon; la morsure est-elle sinueuse, on l'agrandit avec le bistouri, puis sans perdre de temps, on la cautérise profondément, et toutefois avec ménagement, au fer rouge, ainsi que toutes les écorehures qui pourraient exister. Sept ou huit heures après la cautérisation, on recouvre l'eschare d'un large vésicatoirc et on entretient la suppuration. Si la morsure était ancienne, il faudrait ouvrir la cicatrice, la cautériser et la l'aire suppurer. On peut encore cautériser avec l'acide sulfurique concentré, le chlorure d'antimoine, etc. Il ne faut considérer et employer les spécifiques internes contre la rage que comme moyens accessoires. On a préconisé, contre la rage et contre la morsure des serpents venimeux, les infusions d'aya-pana, de guaco, et de bœneset (Eupato- riurn perfoliatiuii), de la famille des Eupato- riôes, a\ec beaucoup d'autres plantes mutiles. SECOURS A DONNER AUX ASPHYXIÉS. (V. J. ph. 1857). On nomme asphyxie l'état particulier qui résulte de la suspension de la respiration. L'asphyxie peut avoir lieu : 1° par des gaz délétères; 1° par submersion; 3° par strangulation; k° par le froid; 5° par les boissons fermentées ; 6° asphyxie des nouveau-nés. ASPHYXIE PAR LES GAZ DÉLÉTÈRES. Acide carbonique. — Cet acide peut être produit par la combustion du charbon, du bois, par la calcination de la chaux, par la termentation vineuse (dans les cuves de vendanges), par celle du fumier, de la tannée, de la drècbe; en général dans l'altération des matières organiques accumulées ; il peut exister dans des excavations naturelles (grotte du Chien; source d'acide carbonique, près d'Aigue- perse, en Auvergne). Soustraire le malade à la cause de l'asphyxie, l'exposer au grand air, le déshabiller ou du moins faire en sorte qu'aucune partie de son corps, surtout la poitrine, ne soit comprimée par les vêtements : il sera couché sur le dos, la tête et la poitrine un peu plus élevées que le reste du corps pour faciliter la respiration. Affusion d'eau froide sur le visage et la poitrine ; frictionner le corps, et surtout la poitrine, avec des linges trempés dans l'eau vinaigrée, ou dans un liquide alcoolique, eau de mélisse, eau de Cologne, etc. Essuyer les parties mouillées avec des serviettes chaudes, puis recommencer les frictions avec de la flanelle sèche ou une brosse, irriter l'intér. des narines avec du tabac, avec les barbes d'une plume, avec des vapeurs de soufre, de l'ac. acétique ou du vinaigre radical, de l'éther ; administrer un lavement à l'eau froide avec un tiers de vinaigre, et, quelques minutes après, un autre fait avec de l'eau froide, 60 ou 80 gr. de chlorure de sodium et 30 gram. de sulfate de magnésie. On insufflera de l'air dans les poumons soit avec la bouche, soit avec le soufflet de Gorcy, le tube de Chaussier, ou la sonde laryngienne; dans tous les cas, cette insufflation doit être faite doucement, car, mal pratiquée, elle peut être funeste; électrisation des intercostaux et du diaphragme ; dilatation et diminution alternative de la capacité thoracique par l'élévation et l'abaissement rapide des bras, etc. Si l'assoupissement continue, que le malade ait de la chaleur, on le saignera à la jugulaire ou au pied ; enfin, lorsque les symptômes alarmants sont dissipés, on couche le malade dans un lit chaud et on lui fait prendre quelques cuillerées de vin chaud sucré ou la potion cordiale: Tous ces moyens doi\ ent être continués lors même que l'individu paraît être mort, car on a vu des asphyxiés ne reprendre connaissance qu'au bout de douze heures. mi PHARMACIE LÉGALE. L'asphyxie par l'oxyde de carbone, le gaz des marais, par celui des mines de charbon, par défaut d'air respirable, par le gaz de Vè- dairage, sera traitée de la même manière. L'asphyxie par le gaz d'éclairage, par le charbon, a été traitée aussi avec succès par l'inhalation de l'oxygène. (V. J. Ph. 1869,1870). ASPHYXIE PAR LE GAZ DES FOSSES D'AISANCES , DES PUISARDS, DES ÉGOUTS. Le gaz des fosses d'aisance est l'hydrogène sulfuré mêlé à du sulfhydrate d'ammoniaque. L'hydrogène sulfuré se rencontre aussi dans les égouts, et autres cloaques contenant des matières organiques en décomposition putride; il se dégage des eaux de féculerie déjà altérées, des eaux de savon en putréfaction ; il se produit aussi par la décomposition du sulfate de chaux, au contact des substances organiques en dissolution ou en suspension dans les eaux séléniteuses, lorsqu'on décompose des sulfures par des acides ; il accompagne le gaz d'éclairage mal épuré, etc., etc. On exposera le malade au grand air; on lui mettra avec précaution sous les narines dos compresses cMaro-vinaigrées (nouet de chlorure de chaux imbibé de vinaigre). On lotiou- nera légèrement les narines avec du chlorure de soude, ou du chlorure de chaux étendus ; on aspergera la figure avec de l'eau vinaigrée froide, on frictionnera, on saignera, enfin on mettra des sinapismes aux extrémités. Dans les laboratoires où les émanations d'hydrogène sulfuré sont fréquentes on peut combattre l'empoisonnement par ce gaz délétère, au moyen d'alfusions d'eau chlorée. L'opérateur peut se mettre cà l'abri du danger à l'aide du chlore gazeux ou en solution dans l'eau. Le chlore peut aussi servir à neutraliser l'action de l'hydrogène arsénié, ce gaz si éminemment délétère qui a causé la mort de plusieurs chimistes. PROCÉDÉ POUR RECUEILLIR LES GAZ. Lorsqu'on veut connaître la nature d'un gaz au point de vue de la médecine légale, il faut en recueillir une portion; pour cela on peut se servir d'un flacon plein d'eau ou de mercure que l'on vide dans le lieu même renfermant le gaz que l'on veut soumettre à l'expérience ; lorsqu'il est complètement vide du liquide et que le gaz le remplit, on le bouche aussitôt en le maintenant renversé, et on le plonge ainsi dans l'eau jusqu'au moment de l'analyse. Lorsqu'il y a du danger à entrer dans le lieu infecté, ou pour ne pas y faire entrer l'air du dehors, on pratique à la porte une ouverture dans laquelle on place un bouchon percé d'un trou que traverse un tube coudé qui entre par son extrémité dans un bouchon fixé sur un flacon plein d'eau. Dans ce dernier bouchon on a placé un autre tube, mais droit, qui dépasse au dehors le coude du tube précédent, et qui ne déborde pas le bouchon dans l'intérieur du vase. En tenant ce vase renversé, l'eau s'en écoule et l'air de l'appartement vient le remplacer. ASPHYXIE PAR SUBMERSION. (ÏVOyéS.) On déshabille promptement le noyé, ou mieux on coupe ses habits pour avoir plus tôt fait, on le revêt d'une chemise et d'un bonnet de laine, on le couche sur le dos, un peu tourné sur le côté droit, on débarrasse la bouche, le nez et les oreilles des mucosités qui peuvent s'y trouver, en tenant la tête un peu penchée pour laisser écouler le liquide mu- queux qui souvent est contenu dans la trachée, mais on se garde bien de mettre en usage la coutume populaire de pendre le noyé par les pieds. On fait aspirer des odeurs fortes, on réchauffe lentement et progressivement le malade en promenant sur toutes les parties de son corps des briques chauffées, des fers à repasser chauds et enveloppés dans» des torchons, des sachets remplis de cendres chaudes, en pratiquant des frictions avec de la flanelle chaude que l'on enduit quelquefois d'un Uniment ammoniacal, puis d'autres avec des liqueurs alcooliques ou éthérées ; on exerce encore avec méthode des compressions alternativement sur la poitrine et sur le bas-ventre, afin de l'établir la respiration. Si ce moyen échoue, on insuffle de l'air dans les poumons (V. Asphyxie par l'acide carbonique), on donne'un lavement purgatif. La nécessité de la saignée ne peut être reconnue que par un médecin. Les poudres sternulatoires, le tabac, le poivre, l'euphorbe en poudre, introduits dans les narines ; la fumée de tabac introduite dans l'anus, le lavement de tabac et de sel marin, le galvanisme, l'électro-puncture, l'urtication, la flagellation, l'ustion même, ont encore été mis en usage, cl avec -succès, dans l'asphyxie par submersion. Il ne faut pas se lasser trop tôt d'administrer des secours à un noyé, quelque peu nombreuses que puissent être les chances de succès. Les auteurs s'accordent tous à dire qu'on a vu des noyés revenir à la vie après être restés un quart d'heure, une demi-heure, et même quelques heures sous l'eau, et sept ou huit heures après en avoir été retirés. Voy. à l'Appendice la composition de la boîte de secours. ASPHYXIE PAR STRANGULATION. (Pendus.) On coupe le nœud, on pratique une saignée h la jugulaire ou au pied, et on se comporte du reste comme précédemment. ASPHYXIE PAR LE FROID. On déshabille l'asphyxié, on le plonge dans de l'eau froide dont on élève peu à peu la température par de l'eau d'abord moins froide, TOXICOLOGIE. 1123 puis dégourdie, et enfin tiède. Du reste, on traite la maladie comme dans les cas précédents. Quand la congestion n'est que partielle, on localise le traitement et on donne des sudori- fiques à l'intérieur. ASPHYXIE PAR LES BOISSONS FEMIENTÉES. (Ivresse.) L'excès des boissons fermentées cause une asphyxie qui peut aller jusqu'à la mort. Certaines eaux-de-vie, mélangées d'air, butylique et amylique, sont déplorablement toxiques. L'eau qui étend le liquide alcoolique, administrée abondamment en boisson, l'ammoniaque ou son acétate, qui agit comme stimulant diaphonique, administré à la dose de 8 à 10 gouttes dans un verre d'eau, l'eau froide appliquée sur la tête pour détourner la congestion cérébrale, sont les moyens tes plus habituellement employés contre ce genre d'asphyxie. Les accidents qui résultent de Véthérisation ou chloroformisation sont généralement considérés comme une asphyxie. On a conseillé, pour rappeler à la vie les asphyxiés par éthérisation, les inhalations d'oxygène, d'ammoniaque, l'aération, l'inspiration buccale, etc. Il peut être important en médecine, légale de reconnaître Pétuer ou le chloroforme dans le sang. Pour reconnaître le chloroforme on fait chauffer au B.-M., pendant un temps assez long, 30 gram. du sang à examiner dans un ballon. On fait passer les vapeurs dans un tube abducteur chauffé au rouge en un point et dont l'extrémité est enduite intérieurement d'un mélange d'iodure de potassium et de colle d'amidon ou d'empois très- léger. De plus, on introduit dans l'ouverture une bande de papier imbibé du même mélange. S'il y a production de chlore par suite de la décomposition du chloroforme, il y aura formation d'iodure d'amidon bleu. On peut découvrir ainsi jusqu'à 1/10000 dechloroformc. Pour l'éther, on introduit le sang à examiner dans un flacon à large ouverture et que l'on peut fermer à volonté; au moyen d'une ficelle on suspend dans le flacon, au-dessus du sang, de l'acide chromique placé dans un verre conique; enfin on chaude le liquide au B.-M. ; les vapeurs d'éther, en se dégageant, se feront aussitôt reconnaître par la teinte noirâtre qu'elles communiqueront aux cristaux d'acide chromique. L'alcool et Fhydrogène carboné agissent de la même manière sur l'acide chromique. ASPHYXIE DES NOUVEAU-NÉS. On placera le corps de l'enfant sur le côté, la tète un peu élevée et la face découverte; le reste du corps sera enveloppé dans un lange de laine ; on s'assurera de la liberté de la bouche et des narines, on insufflera avec beaucoup de précaution de l'air dans les poumons à l'aide d'un petit soufflet, d'une sonde de femme, ou mieux débouche à bouche; on pratiquera des frictions sèches sur le dos et la plante des pieds, on frictionnera les autres parties du corps avec des flanelles imbibées de vin, on exercera de légères pressions sur le cordon ombilical, le ventre et la poitrine, on donnera un lavement très-légèrement irritant, et enfin, si ces moyens échouent, on mettra l'enfant dans un bain tiède additionné d'un peu de vin. SIGNES DE LA MORT RÉELLE. Absence de battements du cœur et consé- quemment de circulation et de respiration, relâchement simultané de tous les sphincters, raideur du corps {rigidité cadavérique), aspect cadavérique de la face, si bien décrit par llippocrate (face hippocratique) : front ridé et aride, yeux caves, nez pointu, bordé d'un cercle violet ou noirâtre, tempes affaissées, oreilles redressées, lèvres pendantes, pommettes saillantes, menton racorni, couleur de la peau plombée ou violette, poils des narines ou des cils parsemés d'une espèce de poussière blanc- jaunâtre. A quoi il faut ajouter la flaccidité et l'obscurcissement du globe oculaire par une toile glaireuse, le froid glacial de toutes les parties du corps, l'abolition de la contractilité musculaire, l'insensibilité aux incisions, aux cautérisations, aux excitations électriques, l'absence d'auréole, et de phlyetène dans les brûlures cutanées, etc.; tels sont les signes généraux de la mort. La réunion de tous ces signes indique formellement la mort réelle. Mais comme le médecin seul est apte à reconnaître quelques-uns de ces caractères, les personnes étrangères à la médecine ne devront se prononcer qu'avec réserve, et prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas enterrer des vivants, sans cependant attendre la putréfaction générale, qui serait le signe le plus certain de la mort. L'œil est l'organe qui se putréfie le premier, sa décomposition devance celle de l'abdomen; un nouveau signe certain de la mort, précédant à longue date la putréfaction générale, semble être une tache ombrée et grisâtre qui apparaît sur la sclérotique (membrane d'un blanc nacré formant l'omeloppe extérieure de l'œil), s'étend peu a peu et envahit ainsi toute sa circonférence. Il faut y ajouter la décoloration du fond de l'œil à l'oplitlialmoscope. Comme moyen secondaire pour constater la mort réelle, M. J.-B. Borelli a proposé l'action myosique de la fève de Calabar et l'action mydriasique de l'atropine (V. Un. Ph. 1869 ; J. Pli. 1871). I MARCHE A SUIVRE DANS LES RECHERCHES TOXICOLOGIQUES (frêd. wobtï) Dans ces recherches, on examine successivement l'aspect (1), la couleur, la réaction aux papiers réactifs, l'action de la chaleur, les produits de la distillation, et les résultats fournis par la dialyse. Ac. Chlorhtllrique. — Nitrique. — sulfurique. FOTte... /, ",',„,,„„ „,„„" ,1„ ,,,„'v!',, lf ,f„ r l„ s rool». la'lLnAiir fntric nont renfermer ) PHOSÏHORIQUE. — lARTRIQLE. — OXALIQUE. Ac. Acétique. Faible.. Chauffer dans une cornue au B.-JI. les substances suspectes, pendant une demi-heure environ, à 50 ou 60°e, avec de l'alcool à 90° c. ; filtrer, saturer avec du carbonate de soude ; la ligueur filtrée peut renfermer... Distiller an B.-M................................................. Chauffer les substances à l'ebullition, avec alcool aiguisé d'acide chlorhydriquc, filtrer bouillant, évaporer au B.-M.; le résidu repris par l'eau bouillante, colore la laine eu jaune............................. Aciduler légèrement les substances suspectes avec un peu d'acide tar- trique, y ajouter du carbonate de chaux récomment précipité qui fixe les arides ferro et ferrieyanhydriques qui pourraient provenir de cyanures ncm toxiques....................................................... Ac. PiCRICjlE. Faire digérer les matières suspectes avec alcool d'un degré peu élevé, filtrer, distiller une demi-heure à une température modérée. Produit de distillation. Résidu dans la cornue, filtré et tra\ersé par un eourant d'a- eidecarbonique Précipité soluble dans l'acide clilorlp. - drique................................ Partie soluble évaporée à sec et reprise par l'alcool. Soluble Insoluble .. Distiller les substances après addition d'un peu de soude, pour retenir l'acide acétique s'il y en a.......................................................... Faire macérer pendant 24 heures dans l'alcool fort, les substances faiblement acidulées par ï'ncidc sulfurique; distiller les 5/6 du liquide..................... Distiller. Distiller 1/0 des substances, en faisant passer les vapeurs dans un tube en verre chauffé au rouge, puis les recueillir dans de l'iodure de potassium renfermant de l'amidon : coloration bleue................................................... Distiller les substances avec de l'acide sulfurique étendu, dans l'appareil de Mitscherlich : traînée lumineuse.............................................. Distillation en présence d'acide sulfurique et de bioxyde de manganèse........ Epuiser par l'eau bouillante les substances, exprimer, aciduler avec l'acide chlorhydriquc, ajouter du perchlorure de fer; coloration rouge de sang......... s Couche éthérée. Faire digérer les matières suspectes additionnées préalablement de 0 gr. 50 à 2 gr. d'acide tartrique, dans le double de leur poids d'alcool absolu, fiitrer, distiller à sec ; reprendre par l'alcool absolu, filtrer, évaporer à sec : le résidu repris par de l'eau et de l'éther donne deux couches : Couche aqueuse additionnée de soude caustique en excès; agiter avec de l'é ther. Chauffer au B.-M. les substances suspectes avec de l'eau et un poids d'acide chlorhydriquc égal à celui de ces substances supposées sèches ; ajouter peu a peu du chlorate de potasse, chauffer - jusqu'à cessation d'odeur de chlore et disparition des matières organiques; filtrer: Couche éthérée. Couche aqueuse Résidu........ Pas de résidu, tout est soluble ....... Gaz délétères. Recherche dans le sang.. Examen physique dn sang Analyse de l'air du lieu des muqueuses................... i analyse ue iatr au neu où s'est produit l'accident (V. plu ' loin Tableau de l'analyse de gaz, page 1206). f AC. ClANHUlRIQrE ( Ammoniaque. ' Carbon. n'A union. ( Sulfure d'Ammonium. i Chaux. s Baryte. Ç Sthontiàkb. \ Potasse. I Soude. i Carbonati s alcalin-,. '( Sulfures alcalins. Ali: "0.. NlTROBEWZINE. XlTRWLÏCÉBINB. AC. PhÉMQVE. Ether Acétique. S, i.LLiiE de Carbone, Alcool Amyliqee. Ess.db Térébenthine. Chlore, Brome, Iode (libres). Chloroforme. J l'ilo PHORE. S Chlore , Brome , Iode t (combinés). > SUI.FOCÏANURES. '( CnLCKICINE. < Digitaline. ( PlCROTeXINE. ( Agonitine. Aniline. Atropine. IJiuciM:. CoNICINK. À ARCoTINE. KlCÔÏINÈ. Strychnine. VÉRATfilNE. Morphine. Chlorure d'Argent. Sulfite de Baryte. Sulfate ue Plomb. Sels Arsenicaux, An- timonuux, d'etain, de Mercure , de Plomb, de Cuivre, etc. Les Poisons Métalliques. Ac. Carbonique. ). — Le café en grain est imité'par des mélanges de substances organiques et minérales auxquels on donne la forme du véritable café. La torréfaction suivie de la lixiviation et l'incinération dévoileront la fraude. Le café donne de 3 à Ix 0 /0 de cendres très-riches en carbonates {Lèwy) ; le café Bourbon donne k ° / o, 66 de cendres ; le café Martinique 5 °/„; le café Moka 7 »/., 84 (JPayeii). Les faux grains de café se délayent facilement dans l'eau. Le café moulu a été allongé par des céréales torréfiées, du café épuisé et surtout du café-chicorée. La dégustation, le degré de coloration des liqueurs guideront en ces circonstances. Les céréales donnent un café en liqueur louche, et si la torréfaction n'a pas été complète on les retrouve par la réaction de l'iode. On sait que le café en liqueur éteint l'amertume du sulfate de quinine ou du séné. On pourra donc doser le café par la quantité qu'il en faut pour couvrir cette amertume. Quant au mélange avec du café épuisé, on pourrait découvrir la fraude en s'appuyant sur ce que le café torréfié, sans mélange, donne environ 37 0/0 d'extrait (Paycn). En projetant, h la surface de l'eau, du café moulu mêlé de chicorée moulue aussi, celui- là, se mouillant difficilement, surnagera, tandis que la chicorée qui absorbe immédiatement l'eau se précipite au fond en la colorant I 1148 PHARMACIE LÉGALE. û en jaune brunâtre. Mais ce caractère se mani- fested'une manière moins sensible quand lecafé contient 25 à 50 °/„ de chicorée. Il paraîtrait même qu'il n'est pas toujours exact; certaines sortes de cafés se précipitent aussi vite et même plus vile au fond de l'eau que le rafé -chicorée (Denaidt). Ce caractère ne doit donc être invoqué qu'avec prudence et à titre auxiliaire. La proportion de cendres insolubles laissées par un échantillon de café peut indiquer s'il est pur ou mélangé de chicorée; 100 p. de cendres de café pur abandonnent à l'eau 70 p. de matières solubles ; 100 de cendres de chicorée n'en abandonnent que 17 à ce liquide (Payai). (Y. J. ch. m. 1857; Un. pft. 1873, p. 268.) CAFÉ-CHICORÉE. — Le décodé de café- chicorée ne doit pas bleuir par l'iode, ni précipiter en noir par les perscls de fer. On sait que le café-chicorée est constitué par la racine de chicorée sauvage torréfiée, puis réduite en poudre. Malgré son bas prix il est souvent falsifié avec des débris de matières organiques torréfiés (vieux marc de café, pain torréfié, glands de chêne, cossetles de betteraves, fè- veroles, pois, lupins, haricots torréfiés, etc.) ou de substances minérales telles que l'ocre, le sable, les cendres de houille, la brique pulvérisée; avec de la tourbe. Pour découvrir les substances organiques, la dégustation est à faire intervenir. La coloration en bleu par l'iode indiquerait la présence de substances féculentes; la précipitation en noir par les persels de fer, celle de substances tannantes (glands, etc.). Quant aux substances minérales l'incinération les décèle facilement. Le café-chicorée donne de 4 à 9/100 de cendres grises. (V. Chevallier et Baudrimont, Dkt. des falsifie, 6 e édit. 1882.) CAMOMILLE ROMAINE (p. 326). — Paillettes entre les fleurons, prolongement du tube du fleuron sur l'ovaire, pas d'appendice jaune à la base du 1/2 fleuron. A la camomille romaine on substitue quelquefois des fleurs de matricaire, de maroute, de camomille des champs. On se reportera aux caractères ci-dessus. CAMPHRE (p. 327). — Ce produit est rarement falsifié. Cependant on l'a trouvé mêlé de sel ammoniac. En triturant un pareil mélange avec de la chaux, de la potasse ou de la soude, le dégagement d'ammoniaque qui aurait lieu décèlera bien vite la fraude. Le camphre artificiel se décompose en partie par la chaleur en donnant des vapeurs chlorhydriques; il est bien moins soluble dans l'alcool que le camphre naturel. CANNELLE (p. 330). — On vend souvent de la cannelle de Chine pour celle de Ceylan. Nous en avons donné les caractères distinc- tifs. Les poudres des deux cannelles sont aussi mélangées, et souvent même on substitue complètement la poudre de cannelle de Chine à celle de cannelle de Ceylan. On a encore reconnu de la poudre de "cannelle faite avec cette substance épuisée, à laquelle on rendait une partie de son odeur par quelques gouttes d'essence de cannelle ou de poudre de bonne qualité. On y a même rencontré des coques d'amandes pilées. La distillation peut seule faire connaître exactement ces fraudes. CANTHARIDES (p. j332). — Entières, elles ne peuvent guère être falsifiées avec succès ; cependant on les a trouvées mêlées avec la cétoine dorée. Mais cet insecte est facile à reconnaître, à moins qu'il ne soit concassé, à sa forme ramassée qui est bien différente. On a aussi rencontré les cantharides d'Allemagne mélangées àeLyttasyriaca, insecte moins vé- sicant, qui se reconnaît h ce qu'il est d'un tiers plus petit et a son corselet rouge (V. Fumouze, thèse iimuçj. 1867). Si les cantharides étaient humectées par un liquide quelconque, on s'en assurerait en les mettant à l'étuve; dans ce cas, elles perdraient de leur poids. Les cantharides du Nord (Russie, etc.) sont souvent grasses; cela tient à ce que les marchands juifs, tant pour leur donner du poids que pour les conserver, les immergent dans l'huile. Quant à la poudre de cantharides, elle est au contraire facile à falsifier : on y a rencontré de l'euphorbe (Péreird). Pour reconnaître cette substance, on fait bouillir la poudre avec un peu d'alcool à 22°, et on filtre chaud. Par refroidissement, l'euphorbe se dépose (Stan. Martin). 1 kilog. de cantharides en poudre de bonne qualité fournit 150 à 160 gr. d'extrait presque entièrement soluble. On peut par une quantité moindre d'extrait voir si lescanlharides ont été mêlées de cantharides préalablement immergées dans l'alcool ou macérées dans l'essence de térébenthine et séchées à l'étuve; dans ce dernier cas, un lavage à l'éther enlève la matière résineuse qui les recouvre. 40 gr. de cantharides de bonne qualité doivent donner au moins 20 cenlig. de cantha- ridine (Mortreuos). Pour doser celle dernière, M. Mortreux emploie un procédé qui est basé sur l'insolubilité de cette substance dans le sulfure de carbone. 40 gr. de cantharides, réduits en poudre fine, sont introduits dans l'allonge de l'appareil extracteur à distillation continue, dePayen, et traitées par l'éther sul- furique concentré ou par le chloroforme; on obtient une solution éthérée qu'on évapore à ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1149 siccité à -j- 40 ,JC au plus. Le résidu d'évapo- ration est délayé dans le sulfure de carbone, jeté sur un filtre, lavé au sulfure de carbone; le lavage opéré, on fait sécher les filtres et on pèse : la différence de poids du filtre contenant la cantharidhie avec celui du filtre vide, donne le poids de cette dernière contenu dans les 40 gr. de poudre de cantharides. (V. Un. pharm. 1864.) CAPILLAIRE (p. 335/. — Le capillaire du Canada seul est susceptible d'être falsifié. On y mêle, et même on y substitue le capillaire de Montpellier ou d'Italie, mais surtout le capillaire du Mexique (adianthum trapeù- forrne). Xous avons donné le caractère des deux premiers. Le dernier est un gros capillaire à frondes très-développécs, ainsi que les folioles qui sont trapéziformes. Aujourd'hui que le vrai Canada est fort rare, beaucoup de maisons de commerce ne connaissent et ne délivrent que cette dernière sorte comme M'aie. CARBONATE D AMMONIAQUE (p. 338). —• Entièrement volatilisable par la chaleur, entièrement soluble dans l'eau. Le soluté, traité par l'acide nitrique en excès, n'est pas précipité par l'azotate d'argent ni par celui de baryte. Le chlorhydrate d'ammoniaque qu'il pourrait contenir sera précipité par le nitrate d'argent, et le sulfate de même base par le nitrate de baryte, après saturation par l'acide azotique. Carbonate de baryte (p. 338). — Entièrement soluble dans l'acide muriatique dilué. Ce soluté est incolore et n'est pas précipité par 1'anunoniaque ou l'acide sulîhydrique, 100 parties, dissoutes dans un excès d'acide azotique, ne sont pas entièrement précipitées par lui de sulfate de magnésie. Carbonate de fer (p. 339). — Le collège d'Edimbourg donne pour formule d'essai : couleur verdàtre, aisément soluble dans l'acide chlorhydrique, qui occasionne une vive effervescence et dans l'eau exemple d'air et contenant de l'acide carbonique. Mais ici c'est du carbonate de proloxyde do fer sucré, dont nous avons parlé page 339, qu'il est question. Cet essai serait applicable par conséquent aux pilules de Vallet. Carbonate de lithine (p. 340). — Sa dissolution azotique, ne doit pas précipiter par le chlorure de baryum et par l'azotate d'argent; sa dissolution chlorhydrique évaporée à siccité laisse un résidu complètement soluble dans un mélange à P. E. d'alcool et d'éther; ce dernier, au contraire, ne dissout pas les chlorures de potassium et de sodium. La présence de 6 °/„ environ de sucre de lait a été signalée dans un carbonate de lithine du commerce; dans ce cas, le carbonate de lithine prend par la calcinalion une odeur de caramel et laisse un charbon volumineux; sa solution aqueuse réduit le tartrate cupropotassique {Sehlagdenhaufferi) (V. Un. ph. 1873). Carbonate de magnésie (p. 341). — Lorsqu'il est dissous dans un excès d'acide muriatique, un excès d'ammoniaque occasionnera seulement un faible précipité d'alumine, et la liqueur filtrée n'est pas précipitée par l'oxa- late d'ammoniaque. L'eau distillée, bouillie avec ce sel, n'est pas précipitée par le chlorure de baryum ou le nitrate d'argent. Il est soluble''dans l'acide sulfurique dilué; 100 parties par ce moyen perdent 36,6 on poids, et le soluté après l'effervescence ne précipite pas par le bicarbonate de potasse. A l'ôtuve chauffée à 100° il ne doit perdre que 5/100 de son poids. S'il perdait davantage c'est qu'il contiendrait trop d'eau. Les adultérations de ce sel sont les mêmes que celles de la magnésie calcinée, et peuvent être décelées à peu près par les mêmes moyens. L'alumine est séparée du soluté chlorhydrique par un excès d'ammoniaque. La magnésie reste en solution si l'acide est en excès, parce que l'ammoniaque ne la précipite pas dans un soluté de chlorure de cette base. La chaux est indiquée par l'oxalate d'ammoniaque dans le soluté, après que l'alumine a été séparée par l'ammoniaque. On peut aussi précipiter la chaux par le bicarbonate de potasse qui ne précipite pas la magnésie. Le sulfate de magnésie ou le carbonate de soude sont dénotés par le précipité blanc que donne le chloruré de baryum. Le chlorure de sodium est indiqué par le nitrate d'argent. Carbonate de plomb (p. 342). — Il doit perdre 14°/o, 5 de son poids par la chaleur ( Stein ). 38 r ,4 sont entièrement dissous avec effervescence dans 10 grain, d'acide acétique étendu de 24 gram. d'eau distillée, et le soluté n'est pas entièrement précipité par un soluté aqueux de 3 gram. de phosphate de soude. Le charbon aide de la chaleur le ramène à l'état métallique. La céruse dt souvent adultérée par la craie, le gypse, le talc, le carbonate et le sulfate de baryte. Ces derniers ne sont pas solu- bles dans l'acide acétique ; la craie et le carbonate de baryte s'y dissolvent néanmoins; mais on pourra les reconnaître à leurs caractères chimiques, en les précipitant par l'oxalate d'ammoniaque et le sulfate de soude après l'élimination du plomb par l'hydrogène sulfuré. L'essai par le phosphate de soude, dont le principe a été donné page 1067, permet aussi de connaître très-exactement la quantité de plomb contenue dans le sel analysé. Pour démontrer la présence des sels précipités, on peut encore se servir, de l'acide nitrique, qui 1150 PHARMACIE LÉGALE. laisse le (aie et les sulfates indissous, et si l'on précipite le soluté par de la potasse en excès, celle-ci redissout l'oxyde hydraté précipité par les premières portions, tandis qu'il laissera la chaux si de la craie a été ajoutée. Le sulfate de plomb, qu'on mêle au carbonate, et qui résiste à l'action de l'acide nitrique, est soluble dans l'acide mnriatique, d'où alors on pourra le précipiter par les réactifs ordinaires. La calcination peut servir, dans une certaine mesure, à reconnaître l'adultération de la céruse par le sulfate de baryte; la perte de poids qu'elle éprouvera sera d'autant moindre qu'elle contiendra une plus forte proportion de celui-ci (Stein). Carbonate de potasse neutre (p. 343). — Ne perd pas plus de 1/5 de son poids par la chaleur rouge. Le soluté sursaturé par l'acide azotique donne seulement un faible nuage par l'azotate de baryte ou le carbonate de soude. Il perd 26/1000 d'acide carbonique quand on le traite par l'acide sulfurique dilué. Le nitrate de baryte indiquerait la présence de l'acide sulfurique. Un soluté de nitrate d'argent dans le rapport de 1 à 40, ajouté dans la proportion de G gram. pour chaque 5 gram. de carbonate, ne laisserait pas de chlorure dans la liqueur, de sorte qu'une quantité additionnelle ajoutée après fillralion ne produirait pas d'effet, à moins que le carbonate ne contînt plus de 1/100 de chlorure de potassium. Ce que nous venons de dire se rapporte au carbonate de potasse pur, et non aux potasses du commerce. Pour ces dernières, on conçoit qu'en raison de leur emploi et des impuretés nombreuses qu'elles contiennent, ce mode d'essai ne peut convenir. Cependant, vu l'importance de leur consommation dans les arts il est nécessaire de constater leur degré d'alcalinité. Beckcr est le premier chimiste qui se soit occupé de cette question; après lui, Dal- ton, puis Vauquelin ; mais on a abandonné les procédés indiqués par ces chimistes, comme n'étant pas d'un emploi facile. Descroizilles a fait connaître un mode d'expérimentation (oZ- calimétrie) à la portée de tous les fabricants {fig. 140). Le voici modifié par Gay-Lussac, On prépare une liqueur d'épreuve (liqueur alcalimétrique, acide normal) en dissolvant à -f- 15 ,JC 5 gr. d'acide suif, dans 50 cent. cub. d'eau. Ces 5gr. d'ac. sont exactement neutralisés par 4 s r .; 807 de potasse pure. Pour obvier aux erreurs de pesée, on est dans l'habitude de décupler cette quantité et de prendre 48 g r , 07 de potasse à essayer, qu'on dissout dans l'eau de manière à avoir 500 centim. cub. (1 / 2 lit.) de solution. On a eu soin de composer cette potasse d'échantillons pris sur différents points de la masse, et de traiter celle-ci en deux fois avec la moitié de l'eau chaque fois : on laisse déposer à chaque traitement ; on décante et on mêle la liqueur. On laisse déposer encore, et lorsque la liqueur est suffisamment reposée, on en prend avec une pipette jaugée, 50 c. cubes que l'on introduit dans une éprou- vette ; de plus, on colore le soluté avec de la teinture de tournesol. D'un autre côté, on met la liqueur acide dans un tube gradué {alcali- mètre) jusqu'à 100 ou mieux dans la burette alcalimétrique de Gay-Lussac, divisée en demi- centim. cubes. 100 div. contiennent 50 c. cubes d'acide normal. On verse celle dernière liq. par gouttes dans le soluté alcalin. 11 se produit une vive effervescence parsuite delaquelle le tournesol passe au rouge vineux, coloration due à l'acide carbonique qui se dégage. On remue bien et même il est nécessaire de faire bouillir la liqueur alcaline afin de Chasser immédiatement l'acide carbonique mis en liberté; le tournesol revient au bleu. On recommence le traitement acide, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que le tournesol a pris une couleur rouge pelure d'oignon, qui annonce que l'acide sulfurique' est en excès; alors on regarde sur le tube la quantité d'acide sulfurique employée, et on donne à la potasse le degré correspondant Si, par exemple, on a employé 75 mesures ou divisions de soluté acide, la potasse est au titre de 75°; elle contiendra les 3/4 de potasse réelle. Ce procédé eal donc fondé sur la capacité de saturation de la potasse par l'acide sulfurique. Un degré alcalimétrique est la quantité de potasse qui peut être saturée par un poids donné de 1 d'acide sulfurique et de 9 d'eau. Il faut éviter l'emploi des verres de Bohème qui supportent bien le feu, mais qui par l'ébul- lition cèdent assez d'alcali pour ramener au bleu la teinture de tournesol après saturation. Les vases français, à base de soude, ne présentent pas cet inconvénient. La potasse d'Amérique, qui est la plus riche en alcali, marque de 60 à 63 degrés; celle de Dantzick, qui l'est moins, de 45 à 52°. Pour les lessives colorées, M. Strohl emploie la méthode alcalimétrique suivante : 50 cent, cubes de la liqueur alcaline et un décig. d'à- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1151 cétate de soude fondu sont introduits dans un matras avec Q. S. d'eau, pour le remplir à moitié. Lematras est fermé par un bouchon muni de deux tubes, dont l'un, recourbé à angle droit, contient, dans sa partie horizontale, une bande de papier de tournesol bleu, et dont l'autre plongeant dans le liquide se termine à sa partie supérieure par un entonnoir. On chauffe peu à peu le matras, et à l'aide de la burette alcalimétrique on introduit goutte à goutte par l'entonnoir la liqueur acide normale ordinaire. Quand le point de saturation est proche, on porte à l'ébullition; si le papier de tournesol ne rougit pas au bout de quelques secondes, on fait refroidir, on aj ou le une nouvelle quantité de liqueur normale, on fait bouillir et ainsi de suite jusqu'à ce que le papier commence à rougir; il faut seulement retrancher du nombre de divisions de la burette employées, 2 divisions ou 1 cent, cube, représentant la quantité d'acide nécessaire a la décomposition de l'acétate de soude (Un. ph. 1869). L'essai des soudes du commerce se fait de la même manière. Il n'y a de différence que dans la quantité équivalente de soude pure, qui est 3 gr. 185, au lieu de h gr. 807. Nous devons dire cependant que ce procédé alcalimétrique ne remplit pas toutes les conditions désirables, en ce qu'il ne permet pas de bien distinguer ce qui est soude de ce qui est potasse dans un mélange ; aussi la Société de pharmacie de Paris a-t-elle fait de cette question un sujet de concours. M. Anthôn, dans un travail très-étendu sur ce sujet (J. p/t. 18i4), dit qu'il a cru trouver dans la propriété du bitartrate de potasse de ne se dissoudre qu'avec beaucoup de difficulté dans l'eau, le moyen le plus convenable pour fonder le procédé d'essai de la potasse sur l'emploi de ce sel ; car, dit-il, il est facile de prévoir que, si à une sorte de potasse contenant de la soude, on ajoutait la proportion d'acide tartrique précisément nécessaire pour transformer les deux alcalis en bitartrate, le bitartrate de soude devrait, en présence d'une quantité suffisante de dissolvant, rester en dissolution à cause de sa plus grande solubilité, et le bitartrate se précipiter sous forme d'une poudre cristalline, soit en majeure partie, soit en totalité, au cas où toutes les liqueurs employées auraient été préalablement saturées de bitartrate de potasse, à la température ordinaire ; ce dépôt pourrait alors être facilement mesuré. Mais on voit que ce procédé n'a pas toute la précision désirable; car, outre quelques autres inconvénients, l'acide tartrique ne précipite pas seulement la potasse du carbonate, mais encore la potasse qui se trouve à l'état de phosphate, sulfate, chlorure, dans la potasse du commerce. Le carbonate de potasse pur n'est pas décomposé par voie humide, par le sulfure d'antimoine; le carbonate de soude seul produit cette réaction; de la un moyen de constater la présence de la soude, même en très- petite quantité, dans le carbonate de potasse (Terreil). 0. Henry a proposé un procédé alcalimétrique fondé, comme le précédent, sur la détermination de la quantité de potasse dans le mélange, mais par un autre moyen. Ce moyen, repose sur un fait reconnu par Sé- rullas, savoir, la propriété que possède l'acide perchlorique de formel' avec la potasse un sel complètement insoluble dans l'alcool, tandis que la soude donne un sel déliquescent et des plus solubles dans l'alcool à 37°. L'instrument cà l'aide duquel il fait l'application de sa méthode est le patassimètre (1). M. Pesier, pharmacien, a proposé un procédé pour l'essai des potasses, fondé sur T accroissement de densité que le sulfate de soude occasionne dans un soluté salure de sulfate de potasse pur, et dont le mode d'appréciation repose sur l'emploi d'un aréomètre particulier auquel il a donné le nom de natrométre (2). (V. Rev. pharm. 1856-57, Alcalimétrie.) Carbonate de potasse (Bi) (p. 343). — Ce sel est sujet à contenir du sulfate, du carbonate, du chlorure de potassium, qui peuvent provenir du défaut de soin mis dans sa préparation. Le sulfate et le chlorure sont décelés par le nitrate de baryte et le nitrate d'argent, qui occasionnent un précipité blanc dans le soluté saturé par l'acide nitrique. Le carbonate l'est par le sulfate de magnésie qu'il précipite à froid, par le sublimé corrosif, lequel, avec un soluté de bicarbonate pur dans àO par- lies d'eau, ne donne rien ou cause seulement un nuage blanc, mais produit immédiatement un précipité rouge brique si le sel contient un centième de carbonate neutre. Carbonate de soude (p. 3lih). — Efflores- cent. Un soluté de ls r ,05 dans 2i d'eau distillée, précipité par 95 cenlig. de nitrate de baryte, reste précipilable par ce nouveau réactif, et le précipité est entièrement soluble dans l'acide nitrique. L'azotate de baryte indiqué par la formule d'essai, ajouté à un poids donné de carbonate de soude en solution, précipite du carbonate de baryte en telle quantité, qu'il restera encore du sel en solution s'il est pur, de sorte qu'après fdtration il pourra être précipité par une addition du réaclif; d'où il suit que s'il contient quelque sel, cet essai et la solubilité du précipité dans l'acide azotique, démontrent que (1) Journal de Pharmacie, mars 18 io. [2) Journal de Pharmacie, octobre l84o. 1152 PHARMACIE LEGALE. « ce n'est pas un sulfate, et que les autres impuretés ne peuvent y être pour plus de 1/200. La présence du sulfate de soude dans le carbonate sera reconnue en traitant ce dernier par l'acide acétique ou l'acide ehlorhydiïque pur, la majeure partie du sulfate restera indissoute; pour le doser, on précipite la solution aqueuse du carbonate suspect par le chlorure de baryum; le précipité est traité par l'acide azotique, qui ne dissout que le carbonate de baryte, et laisse indissous le sulfate de baryte qui est recueilli sur un filtre, lavé, séché et pesé ; ce poids donne par suite celui du sulfate de soude. Les soudes du commerce s'essaient comme les potasses. Seulement on prend 3 gr. de la soude à essayer au lieu de 5 gr., et quand on opère sur les soudes brutes, on s'assure préalablement, au moyen d'un acide, qu'elles ne contiennent ni sulfites, ni sulfures. Dans le cas contraire, on les calcine avec une quantité de chlorate de potasse suffisante pour changer les sulfites et les sulfures en sulfates (Wetter et Gay-Lussaij. Carbonate de soude (Bi-) (p. 344). — Sa solution dans 40 p. d'eau ne donne pas un précipité orange avec le sublimé corrosif, ni uii précipité blanc, à froid, avec le sulfate de magnésie. Cet essai peut faire connaître la présence d'un centième de carbonate neutre. Pur, le bicarbonate n'affecte pas le sublimé corrosif, à moins qu'on n'agite brusquement ou qu'on ne chauffe longtemps la liqueur. Pour reconnaître le mélange d'un carbonate alcalin avec un bicarbonate de même classe, on peut avoir recours au moyen indiqué à V Essai du sucre. Carbonate de soude (Sesqui-) (p. 344). — Entièrement soluble, et le soluté n'est pas affecté par le chlorure de platine ni par le sulfate tic magnésie, à moins qu'on ne fasse chauffer le mélange. Une forte chaleur le convertit en carbonate neutre. CARMIN (p. 399). — Le carmin étant une substance fort chère, contient souvent de l'alumine, de la fécule de pommes de terre, qu'on y ajoute au moment de sa préparation, ou du vermillon qu'on y ajoute après, afin de lui donner du poids. Il est même admis en quelque sorte dans le commerce que le carmin au-dessous du n° 40 qui doit être pur, est de qualité d'autant plus intérieure que les numéros sont plus bas. Un moyen sur de reconnaître ces additions est de traiter le carmin par l'ammoniaque liquide, qui a la propriété de dissoudre complètement le carmin pur, et de laisser précipiter les matières étrangères. La fécule se reconnaît par l'eau iodée; l'alumine, par le nitrate de cobalt avec lequel elle donne une couleur bleue, par la calcination. Le vermillon est repris par l'acide nitrique, qui donne du nitrate de bioxyde de mercure precipitane en rouge vif par l'iodure de potassium. CASTORÉUM (p. 349). — Cette substance, d'un prix très-élevé, est très-sujette à la falsification. On l'a contrefaite par des matières résineuses eu gommo-résineuses félidés (sogapénum, galbanum, gomme-ammoniaque), auxquelles on donne l'odeur de castoréum à l'aide d'une faible quantité de ce dernier, et que l'on introduit dans de petites vessies imitant plus ou moins bien celles du véritable castoréum. On ne pense plus aujourd'hui à introduire dans ces dernières elles-mêmes des substances étrangères, la supercherie est trop grossière. Le meilleur mode d'examen du castoréum consiste à s'assurer de la présence des cloisons membraneuses dans l'intérieur des poches, et à voir si leur disposition est naturelle. On peut encore s'assurer de la qualité du produit par l'alcool ou par la benzine, qui doit fournir de la castorine si le produit est de bon aloi. Le castoréum de Sibérie ou de Hussie contient 4 0/0, 6 de castorine; celui du Canada, seulement 1 0/0, 98; ce dernier, traité par le chloroforme, donne une résine brune, comme sèche, et d'une odeur franche; le castoréum de Sibérie donne une résine brune plus visqueuse et d'une odeur plus îoTleÇSager). Le castoréum du Canada donne par l'ammoniaque diluée un précipité orange; celui de Hussie en donne un blanc (Ko/if). La poudre de castoréum traitée d'abord par l'alcool, puis par Pac. .cnlorhydrique étendu, fournit, au bout de 10 à 20 heures, un liquide jaune ou brun clair, avec le castoréum du Ca- nadael brun foncé avec le castoréum de Sibérie. La teinture alcoolique donne avec l'eau une liqueur laiteuse qui, additionnée d'ammoniaque, s éclaircit si la teinture est faite avec le castoréum de Sibérie, et reste plus ou moins louche si elle est faite avec le castoréum du Canada (llwjer). CËRAT (p. 357). — Dans le but de lui donner plus de blancheur et de lui faire absorber une grande quantité d'eau, on introduit quelquefois de la magnésie dans le cérat. En le faisant fondre on obtiendra un dépôt de poudre blanche qu'il n'y aura plus qu'à essayer. Le cérat à la stéarine se reconnaîtra en saponifiant cette dernière par la chaux, puis traitant le stéarate par l'acide sulfurique, qui le dédouble en acide stéarique et sulfate de chaux. Le cérat préparé avec la cire végétale donne avec le chloroforme un soluté à peu près transparent, tandis qu'avec le cérat de cire ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1153 d'abeilles, il reste toujours à la surface du chloroforme une épaisse couche blanche insoluble; de plus, le cérat à la cire végétale est entièrement soluble dans une forte solution alcoolique de potasse caustique ; le cérat à la cire d'abeille ne s'y dissout que très-incom- plétement (Roucher). Le cérat préparé avec l'huile d'oeillette au lieu d'huile d'amandes douces rancit beaucoup plus vite que celui à l'huile d'amandes douces. En outre, il présente bientôt dans le haut du pot qui le renferme, et autour du couvercle, une sorte de peau ou membrane très-adhérente (Lepage, de Gisors). CHARBON ANIMAL (p. 364). — Traité par l'acide chlorhydrique, il ne doit pas faire effervescence, et cet acide, après avoir agi sur lui, ne doit pas donner de précipité par l'ammoniaque ou son carbonate. Le noir lavé à l'acide peut contenir du chlorure de calcium, même après les lavages à l'eau ; pour s'en assurer, on en prend 50 gr. qu'on fait digérer pendant quelques minutes dans 100 c. cubes d'eau distillée ne contenant pas d'acide carbonique, on agite, on jette sur un filtre, et le liquide filtré se trouble ou précipite par l'oxa- late d'ammoniaque, suivant la quantité de chlorure de calcium que retient le noir. Epuisé par le lavage, il perd à peu près 90 0/0 de son poids, et incinéré avec son poids d'oxyde rouge de mercure, ou par un jet de gaz oxygène dirigé lentement à sa surface pour rendre la combustion plus complète et plus rapide, il ne doit laisser qu'une très-faible quantité (2 à 3 0/0) de cendres grisâtres. Le charbon animal, livré comme pur, ne l'est souvent pas. Il peut contenir du phosphate et du carbonate de chaux provenant des os avec lesquels il a été obtenu: l'effervescence par l'acide chlorhydrique et la précipitation du soluté chlorhydrique par l'ammoniaque ou son carbonate, dénoteront ces impuretés. L'ammoniaque précipite le phosphate de chaux on solution; le spsqui-carbonate indique le chlorure de calcium provenant du carbonate. On peut encore s'assurer de la présence de ces sels par l'incinération. Le charbon d'ivoire bien préparé ne doit pas en contenir plus de 1/200. On voit qu'il s'agit du charbon animal chimiquement pur et non du noir animal du commerce. Celui-ci doit contenir les sels de chaux naturels des os; mais frauduleusement on y ajoute quelquefois des matières terreuses, des cendres noires ou pyriteuses de Picardie, du mâchefer, du charbon de schiste; le bon charbon animal ne doit pas donner plus de 85/100 de cendres d'un vert grisâtre. Le mâchefer et les schistes seront reconnus à la cendre jaune résultant de l'incinération et au fer contenu dans le soluté chlorhydrique; les cendres pyriteuses, par leurs cendres rou- geâtres, dont le soluté chlorhydrique accuse la présence du fer par les réactifs appropriés. On essaie le noir animal par l'expérimentation directe de son pouvoir décolorant, comparativement avec un noir type de bonne qualité, à l'aide d'un instrument particulier, le décolo- rimêtre de Payen (V. Payen, Préc. de Ch. indust. 5 e éd., t. II), qui permet^d'établir un rapport d'intensité des nuances entre deux liquides décolorés (l'un par le noir type, l'autre par le noir à essayer), par conséquent entre les'pouvoirs décolorants des noirs essayés. M. Corenwinder a proposé de reconnaître la valeur du noir animal d'après la quantité de chaux qu'il peut absorber. Il prépare d'abord un liquide composé de 20 gr. d'acide sulfuri- que à 66° et d'eau distillée pour parfaire un litre; d'autre port, il dispose un soluté de su- crate de chaux tel qu'un litre soit exactement saturé par le litre de liquide acide. Si on agite par exemple 50 gr. de noir à essayer avec 1 décilitre du soluté titré de sucrale qu'on laisse en contact une heure, que l'on filtre, et qu'on prenne 5 centilitres (50 c. cub.) du liquide filtré, on reconnaît, par le nombre de centilitres de liquide acide qu'il aura fallu pour neutraliser la chaux du sucrate, la quantité de cet alcali absorbée par le charbon ; il s'ensuit donc que plus un noir aura absorbé de chaux, moins il faudra de liqueur acide pour enlever la chaux du sucrate, et meilleur il sera au point de vue industriel. En effet, la force décolorante des noire est en rapport avec leur force absorbante. On peut préparer le Sucrate de chaux en faisant dissoudre dans l'eau 125 à 130 gr. de sucre, y ajoutant 15 à 20 gr. de chaux vive. On fait bouillir, on filtre, et on complète un litre avec le liquide filtré. C'est ce liquide que l'on titre. CHLORAL (p. 308). — Outre les propriétés décrites qui permettent de reconnaître la pureté du cliloral, savoir : la couleur, l'odeur, la solubilité, la densité, nous ajouterons qu'il ne doit pas précipiter l'azotate d'argent, ni donner de fumées blanches au contact de l'ammoniaq., autrement il contiendrait de l'acide chlorhydrique; sa vapeur ne doit pas décolorer le papier de tournesol, ni décomposer tes iodures ou colorer en bleu le papier amidonné ; le contraire, indiquerait la présence d'un excès de chlore. Un autre indice d'impureté est la coloration en brun, au contact des alcalis caustiques, qui révèle la présence d'huiles chloral- cooliques et un produit mal rectifié. Si on fait réagira froid le sulfure de sodium sur le cliloral en solution aqueuse, et alcoolique, le liquide s'échauffe et prend une belle couleur rouge (E. Baudrimont). L'ac. azotique ajouté a chaud a de l'hydrate de cliloral mélangé de 73 115Zi PHARMACIE LÉGALE. bichromate de potasse, donne peu à peu une coloration bleue qui passe au rouge par l'addition d'ammoniaque (Fuithoi-nc). L'hydrate de chloral agité avec de l'essence de menthe, donne une coloration rose, puis rouge cerise foncé, que l'éhullition ne détruit pas et à laquelle le chloroforme communique une teinte violette foncée (Cari Jehn). La réaction caractéristique du chloral est son dédoublement sous l'influence des liqueurs alcalines, en formiale et en chloroforme (81 0/0 s'il est anhydre ou liquide ; 72 0/0 s'il est hydraté ou solide, blanc, sec). M. Cari Muller détermine la pureté de l'hydrate de chloral en cherchant la quantité de chloroforme qu'il produit à froid, par l'action d'une solution de potasse caustique en léger excès (V. 17». ph. 1872) ; MM. Meyer et Haffter, en chauffant un certain poids d'hydrate de chloral avec un volume déterminé de lessive de soude étendue et titrée; puis on cherche, à l'aide de l'acide sulfurique titré, le poids de soude restée libre; cette méthode se réduit en quelque sorte à un dosage alcalimé- trique, en s'appuyant sur ce fait qu'il faut employer 1 équiv. de soude pour décomposer 1 équiv. de chloral. Si, pendant la préparation du chloral, le courant de chlore dans l'alcool n'a pas été suffisamment prolongé, il se forme de Vakoo- latc de chloral, en masse demi-transparente, ayant l'aspect du camphre, moins soluble dans l'eau que l'hydrate, éprouvant par les liqueurs alcalines le même dédoublement que ce dernier, seulement il se produit moins de chloroforme (61 0/0, 7). L'alcoolate de chloral, chauffé sur une lame de platine, prend feu et brûle a\ec une flamme bleue (Faithome) ; chaude avec l'acide azotique, il donne des vapeurs rutilantes. CHLORATE DE POTASSE (p. 371). — Soluble; le soluté n'est affecté ni par le nitrate de baryte, ni par le nitrate d'argent fondu, et une forte chaleur en expulse l'oxygène (39 0/0 en poids) en produisant du chlorure de potassium. Un peu d'acide sulfurique rend les cristaux d'abord jaunes, puis rouges, et en chasse du chlore. Le nitrate d'argent décèle le chlorure de potassium qui est la substance que ce sel contient le plus ordinairement par suite d'accidents de fabrication. 11 peut être mêlé d'azotate de potasse que l'on reconnaît en versant quelques gouttes d'acide sulfurique sur le mélange du sel suspect, d'eau et de tournure de cuivre ; il y a dégagement de vapeurs rutilantes qui bleuissent le papier de gaïac, et formation d'azotate de cuivre bleu verdâtre. CHLORATE DE SOUDE (p. 372). — Plus soluble que le chlorate de potasse, s'essaie comme ce dernier. CHLORE (p. 372). — On l'essaye comme les chlorures d'oxvde. (V. Rev. ph., 1856-57.) CHLOROFORME (p. 372). —Le chloroforme pur, agité avec son volume d'acide sulfurique officinal, ne doit pas lui communiquer de coloration même au bout d'un certain temps. Les substances étrangères qu'on y a rencontrées, sont : l'alcool, le chlore, l'acide chlorhydrique, l'acide hypochloreux, l'élher chlorhydrique, l'éther hydrique, des composés du méthyle, l'aldéhyde, l'aloool amylique et ses dérivés, l'eau, des substances fixes, qu'elles proviennent d'addition, d'un défaut de soin dans la préparation ou d'altération spontanée. Alcool. On a trouvé du chloroforme qui contenait jusqu'à 50 pour 100 d'alcool. Cette adultération provient soit d'addition, soit d'une purification incomplète. Dans tous les cas, elle diminue la pesanteur spécifique du chloroforme. Le chloroforme alcoolique est inflammable ; il est attaqué à froid par le potassium, le sodium, et donne lieu à un dégagement de gaz (hydrogène, gaz des marais, oxyde de carbone), tandis que ces métaux alcalins n'attaquent pas le chloroforme pur (Hardy). Mais ces modes d'essai peuvent bien aussi se rapporte]'aux adultérations par les éthers, l'esprit de bois, l'aldéhyde, etc., qu'à celle par l'alcool. Pour reconnaître l'alcool, M. Caltel propose d'ajouter un cristal ou deux d'acide ehromique, ou une petite quantité de bichromate de potasse et d'acide sulfurique à 8 ou 10 grammes de chloroforme ; après quelques instants d'agitation, si le chloroforme est alcoolique, il se produit de l'oxyde vert de chrome reconnais- sable à sa couleur. M. Braun recommande d'agiter 2 à 3 centim. cubes de chloroforme avec un petit cristal de fuchsine ; il prend alors une coloration rouge d'autant plus foncée qu'il contient plus d'alcool: on reconnaîtra ainsi jusqu'à 1 0 /„ d'alcool. C'est une applicat. du mode d'essai des huiles volatiles. D'après les recherches de M. Lepage, de Gisors, le procédé de M. Caltel, basé sur l'action de l'alcool sur l'acide chromique, doit être rejeté comme infidèle. La coloration verte se manifeste avec du chloroforme lavé et rectifié plusieurs fois. Suivant M. Lepage, les seuls procèdes certains, pour reconnaître la présence de l'alcool dans le chloroforme, sont : le procédé de Souheiran par l'huile, et le procédé de M. Roussin, par le binitrosulfure de fer. (V. p. 976.) Dans le premier cas, on agite le chloroforme dans un tube avec de l'huile d'amandes douces; le mélange reste transparent, si le chloroforme est exempt d'alcool, sinon il devient plus ou moins laiteux. Mais ce procédé n'est sensible que si le chloroforme contient au moins 5 à 6 0/0 d'alcool; tandis que le ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1155 procédé de M. Roussin permet de déceler un millième d'alcool ; il consiste à mettre dans un tube fermé ou un petit flacon à l'émeri, quelques grammes de chloroforme en contact avec quelques centig. de hinitrosulfure de 1er, on agite et on laisse déposer une ou deux minutes. Si le chloroforme est pur, il reste limpide comme de l'eau; s'il renferme de l'alcool, il prend une teinte brune plus ou moins foncée, selon la proportion de cette substance ; le nitrosul- fure de fer étant complètement insoluble dans le chloroforme, tandis qu'il se dissout dans l'alcool, l'élher, l'esprit de bois. Il faut s'assurer préalablement si le binitrosulfure est bien soluble dans l'éther; car il est très-susceptible d'altération. Chlore. La présence du cblore peut avoir des inconvénients encore plus graves que celle de l'alcool ; elle provient de ce que ce corps, en excès dans l'hypochlorite, a passé ci la distillation en même temps que le chloroforme, et qu'un défaut complet de purification ou qu'une purification imparfaite l'y a laissé. Le premier, nous avons indiqué pour le faire découvrir, ainsi que le produit suivant, le soluté d'azotate d'argent, qui donne un précipité blanc de chlorure d'argent. Le chloroforme chloré détruit d'ailleurs les couleurs végétales. Acide hyrlrochlorique. Sa présence est très-fréquente. Elle ne peut être attribuée qu'au défaut de soins dans la préparation ou à l'altération spontanée. Il peut être facilement décelé par l'azotate d'argent qui précipite du chlorure, et par le papier de tournesol qu'il rougit. — Acide hypochloreux. Même origine, mêmes réactifs que le précédent ; seulement, après avoir rougi le papier de tournesol, il le blanchit. —■ Eflter hydrochlorique. Même origine que le précédent. Il sera décelé en traitant le chloroforme par l'eau et distillant celle-ci au bain-manie. Les premiers produits distillés auront une odeur d'étlier chlorhydrique trè.s-reconnaissablo. — Ether hydrique. On a trouvé du chloroforme falsifie parce produit. On reconnaîtra la fraude par la moindre densité, par l'inflammabilité du mélange et par la teinte vineuse et même rouge caramel de la dissolution d'iode dans le chloroforme adultéré, au lieu de la belle couleur violette qu'elle possède lorsque le chloroforme est pur (Rabourdin). — Aldéhyde. Elle sera reconnue à son action réduetive sur l'oxyde d'argent hydraté, et h la coloration brune que ce liquide prend en le chauffant lorsqu'il est additionné d'un peu de liqueur de potasse. — Composés du méthyle. Ils ont été signalés par M. Lélheby, qui malheureusement n'indique d'autres moyens de les découvrir que les accidents qu'ils peuvent déterminer sur l'économie : la céphalalgie, et une prostration générale et rapide. — Eau. On la constatera par le sulfate de cuivre anhydre. (V. p. 1138.) Comme l'éther hydrique, le chloroforme dissout un peu d'eau, qu'on peut lui enlever par le chlorure calcique anhydre. — Huiles hydrocarbonées et matières organiques. L'acide sulfurique concentré n'a pas d'action sur le chloroforme pur, et noircit celui qui contient des produits hydrocarbonés et organiques. — Substances fixes. Les substances fixes qui y ont été et peuvent y être trouvées, sont celles que le chloroforme peut dissoudre. En chauffant au bain-marie, le chloroforme sera volatilisé, et les substances fixes resteront comme résidu (V. Rev. ph., 1856-57). Le commerce fournit quelquefois du chloroforme qui s'altère facilement à l'air et à la lumière, contracte alors l'odeur dugazphos- gèue ou ac. chloroxycarbonique, devient acide et émet des vapeurs blanches irritantes. Cettealté- ration se reconnaît facilement, d'après M. Stae- deler, au moyen de la matière colorante rouge de la bile (bilirubine), qui donne une dissolution jaune ou orangée avec le chloroforme pur, et verte, au contraire, avec le chloroforme altéré : moins de 1 milligr. de bilirubine suffit pour rendre la réaction manifeste (V. Vn.ph., 1867). L'ac. chloroxycarbonique se forme dans le chloroforme ainsi altéré, aux dépens de l'éther chloroxycarbonique qu'il contient fortuitement et que l'on détruit par une rectification du chloroforme sur la potasse caustique (Personne). La présence, dans le chloroforme, de l'alcool amylique et des alcools butyrique et propyli- que, signalée par M. J. Hardy, paraît pro\e- nir des alcools de grains, de marcs, qui ont servi à sa préparation. Ce chloroforme versé sur du papier non collé lui communique, après évaporation, l'odeur caractéristique de l'alcool amylique, tandis que le chloroforme pur ne laisse aucune odeur après son évaporation. Si l'on rectifie le chloroforme contenant de l'alcool amylique, celui-ci reste dans la cornue et répand l'odeur acre, nauséabonde qui le caractérise; par une distillation fractionnée on recueille des produits bouillant au-dessus de 100 or , qui sont inflammables et laissent sur le papier une tache très-persistante (V. Un. ph. 1869, 187d, 187!)). Sous le nom de chloroforme anglais, on vend un chloroforme préparé par la décomposition du chloral à l'aide des alcalis, c'est donc un chloroforme de chloral qui en fournit ainsi 72 p. „/°. CHLORURE D'AMMONIUM (p. 376). — Entièrement vaporisable par la chaleur, entièrement soluble, donne de l'ammoniaque par la potasse on la chaux, n'est pas précipité par le chlorure de baryum. Le sel ammoniac contient souvent du sulfate 1156 PHARMACIE LÉGALE. d'ammoniaque, du chlorure de sodium et du sulfale de chaux ; l'eau de baryte décèlera le premier, et la sublimation fera découvrir les deux autres sels qui resteront en résidu. Chlorure de baryum (p. 377). — Traité par l'alcool, il ne doit rien lui céder. Son soluté n'est pas précipité par l'ammoniaque ni par l'hydrogène sulfuré. Chlorure de calcium (p. 377). — Si le chlorure de calcium est alcalin on le reconnaîtra par l'oxalate d'ammoniaque ; k grammes de chlorure calcique dissous dans 24 grammes d'eau distillée, précipités par ls r ,6 d'oxalate d'ammoniaque, resteront précipitables par de nouveau réactif après filtration. Dans le cas contraire, il existerait un sel alcalin dont on déterminerait la nature. Le chlorure de calcium fondu est quelquefois souillé par du fer, que l'on reconnaîtra au moyen du cyanure jaune qui occasionne un (Fhj. précipité bleu. La magnésie sera décelée par l'ammoniaque qui la précipitera en blanc. Chlorures de chaux, de soude et de potasse ou chlorures d'oxydes , hypochlorites (p. 378). — Plusieurs moyens d'essai ont été proposés pour s'assurer de la force des chlorures d'oxydes ; l'importance que ces préparations ont dans les arts, comme matières décolorantes, explique les nombreuses recherches qu'on a faites dans ce but. Dalton a proposé d'essayer leur pouvoir peroxydant sur le sulfate de fer protoxydé; Ure, leur puissance de saturation sur l'ammoniaque, ou la quantité de chlore dégagée par un acide fort. Le collège d'Edimbourg, pour le chlorure de chaux en particulier, a indiqué l'essai suivant : 2 g r , 5 sont presque entièrement solubles dans 48 grammes d'eau; 100 mesures de ce soluté traitées par un excès d'acide oxalique donnent beaucoup de chlore, et si alors on fait bouillir le mélange, tU.) puis qu'on l'abandonne au repos pendant vingt- quatre heures, il donne un précipité qui occupera 19 mesures. Gay-Lussac est l'auteur de deux méthodes d'essai, ou de chlorométrie, basées sur la puissance décolorante du chlore. La première, qui a été en usage pendant longtemps, consistait h se servir d'une dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique ; on ajoutait à cette dissolution le chlorure de soude, celui de potasse ou le soluté aqueux de chlorure de chaux, et l'on accordait au chlorure mis en expérience une richesse d'autant plus grande qu'il décolorait plus de sulfate d'indigo. Mais ce procédé ayant quelques inconvénients, son auteur lui a substitué le suivant, qui est aujourd'hui le seul en usage. 11 est basé : 1° sur la propriété que possède l'acide arsénieux, sous l'influence de l'eau, de transformer en acide chlorhydrique le chlore libre ou combiné aux oxydes alcalins, en môme temps qu'il devient lui-même acide arsénique; 2° sur la persistance de la teinte bleue du sulfate d'indigo au sein d'un mélange d'eau, de gaz chlorhydrique, d'acide arsénieux et de chlorure d'oxyde, tant que la proportion d'acide arsénieux reste suffisante pour transformer complètement le chlore en acide chlorhydrique. Gay-Lussac a pris pour unité de force l'action d'un volume de chlore sec, à la température de + 15° et sous la pression de 0 m. 76, dissous dans un égal volume d'eau; cette unité est divisée en 100 parties ou degrés. Un degré chlorométrique représente donc un centième de volume de chlore. Voici la manière de procéder (pj. l/il) : On fait dissoudre à une douce chaleur, dans 30 gr. d'acide chlorhydrique pur, k g r , 399 d'acide arsénieux pur et sec, puis on ajoute la quantité d'eau suffisante pour compléter un litre de solution, et, pour la colorer, quelques gouttes de sulfate d'indigo très-étendu ; dissolution telle que 6 à 8 gouttes soient décolorées par une goutte d'une solution d'hypochlo- rite marquant 100° chlorométriques [Cheval- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1157 lier et Baudrimont). Celle coloration a pour but de faire connaître le moment où la réaction est complète. En efïet, aussitôt que l'acide arsénieux est entièrement détruit, la couleur bleue s'évanouit par le plus léger excès de chlorure, et le liquide devient incolore. Au moyen d'une pipette graduée on mesure 10 centimètres cubes de liqueur d'épreuve que l'on verse dans un vase à précipiter; d'un autre côté, on introduit dans une burette partagée en un nombre indéterminé de divisions, dont 100 seront égales à 10 centimètres cubes, soit le chlorure de soude, soit celui de potasse, soit la solution de chlorure de chaux. Cette burette, qui est cylindrique, est munie d'un tube qui part du fond et remonte le long du corps de la burette à la manière de celui du récipient florentin. (V, fig. 15Zi.) Alors, d'une main on imprime au vase a précipité un mouvement giratoire et continu, tandis que de l'autre on ajoute peu à peu le liquide de la burette, en cessant l'addition aussitôt que la teinte bleue disparaît. Le soluté arsénieux a-t-il pu détruire 100 divisions de chlorure liquide, le chlorure est à 100° chlorométriques ; n'a-t-il détruit que 10 divisions de chlorure, ce dernier qui, sous un volume dix fois moindre, aura produit autant d'effet que le précédent, contiendra par conséquent dix fois autant de chlore, et sera titré à 1000 n chlorométriqups. Au contraire, si un même volume de soluté arsénieux a suffi à l'annihilation du pouvoir décolorant de 1000 divisions de chlorure, ce dernier n'ayant produit que le môme effet sous un volume dix fois plus grand que le premier et cent fois plus grand que le second, sera titré à 10° chlorométriques. 11 suit donc de là que le degré d'un chlorure est en rapport inverse du nombre des volumes qu'il en faut employer pour détruire complètement la nature de la liqueur d'épreuve; en d'autres termes, s'il a fallu cinquante parties de chlorure, le titre sera 100 X 100/50 = 200°; s'il en a fallu 200, le titre sera 100 X 100/200 = 50, etc. 11 faut avoir soin de faire cet essai chloro- métrique à l'abri des rayons solaires, car la solution aqueuse d'hypochlorite y éprouve une transformation qui lui ôte la propriété de convertir l'ac. arsénieux en ac. arsénique. On trouvera dans les Annales de chimie et de physique, 2° série, tomeLX, et dans le Traité de pharmacie de Soubeiran, la table dressée par Gay-Lussac pour faire connaître, sans calcul, le degré chlorométrique d'un chlorure d'oxyde dont il a fallu employer un nombre déterminé de divisions pour détruire une pleine pipette de soluté d'épreuve. Les chlorures liquides de soude et de chaux des officines doivent être, selon le Codex, au titre de 200° chlorométriques; et celui de chaux solide, au titre de 90°. Pour l'essai de ce dernier, on prélève un échantillon de 10 gr. sur la masse ; on le broie dans un mortier de porcelaine ou de verre, avec de l'eau distillée, jusqu'à épuisement complet, et de manière à former un litre de soluté; on procède alors comme ci-dessus. En se rappelant ce que nous avons dit plus haut, qu'un degré chlorométrique équivaut à un centième de litre de chlore, on trouve que 90° pour 10 gr. de chlorure de chaux sec représentent 0 lit. 90. L'eau de Ja\ elle est ordinairement colorée en rose dans les arts; cette coloration, d'abord due accidentellement à un peu de chlorure de manganèse, lui est donnée aujourd'hui volontairement, pour lui imprimer le cachet commercial, avec un peu de permanganate de potasse en solution; pour les essais, on la décolore facilement en la passant, à plusieurs reprises, à travers un filtre de papier, dont la matière organique agit sur le permanganate et détruit la coloration. Dans la chlorométrie, on peut substituer à l'acide arsénieux un grand nombre de sels au minimum qui, sous l'influence du chlore, passent au maximum, tels que le cyanure jaune, L'azotate de protoxyde de mercure, le sulfate de protoxyde de. fer, le protochlorure de manganèse, le protochlorure de fer, le protochlorure d'étain, l'arsénite de soude, l'hy- posulfite de soude, etc., etc. Le chlorure de potasse ou Eau de Javelk est maintenant remplacé par le chlorure de soude ; dans ce dernier cas, étant concentré, il ne donnera pas de précipité jaune serin avec le chlorure de platine. Chlorure de fer ammoniacal (p. 381). — Entièrement soluble dans l'eau et dans l'alcool faible. La potasse précipite le sesqui- oxyde de fer du soluté, et, s'il y est ajouté en excès, elle en dégage de l'ammoniaque. Chlorure de mercure (Proto-) (p. 381). — Entièrement volatilisable par la chaleur; l'é- ther sulfurique agité avec lui, puis filtré, ne laisse pas de résidu cristallin par évaporalion, ni ne forme soit un amalgame blanc par frottement sur une lame de cuivre, soit une tache noire par l'évaporation du liquide éthéré sur une lame de fer bien polie (Bonnewyn). Le résidu qu'il peut laisser ne doit pas être coloré en jaune par l'eau de chaux ou de potasse. 11 noircit par cette dernière, et le précipité chauffé donne du mercure métallique. Le nitrate d'argent, l'eau de chaux, l'acide sulfhydrique ne causent pas de précipité dans l'eau dist. avec laquelle il a été agité ou bouilli. 11 est soluble entièrement, à la température de l'ébullition, dans l'acide azotique; en quelques 11S8 PHARMACIE LÉGALE. minutes, le calomel se dissout dans 100 fois son poids d'eau saturée de chlore, récemment préparée. L'essai de ce produit est très-important, car il contient quelquefois, par suite d'une mauvaise préparation, une forte proportion de bichlorure de mercure. L'éther, qui dissout celui-ci facilement et ne dissout pas au contraire le protochlorure, décèlera facilement sa présence. En outre, le nitrate d'argent, l'eau de chaux, l'eau de potasse, l'acide sulfhydrique, donneront, s'il y a du sublimé corrosif, le premier, un précipité blanc de chlorure d'argent; les deux suivants, un précipité jaune d'hydrate de bioxyde de mercure; le dernier, un précipité noir de sulfure de mercure. Christison dit que le calomel bouilli dans l'eau peut donner naissance à une certaine quantité de sublimé. Si on essaye le calomel par l'io- dure de potassium, il donne un précipité vert si celui-là est pur ; et rouge s'il contient du sublimé, il ne faut pas que le réactif soit concentré. L'état de division du calomel pulvérisé, du calomel à la vapeur el du précipité blanc est :: 1 : h : ii; le dernier étant li fois plus fin que le premier. Les substances fixes seront décelées par la sublimation, par le résidu que laissera la cal- cination, sur une lame de platine, d'une petite quantité de calomel suspect. Chlorure de mercure (Proto-) précipité (p. 382). — Entièrement volatilisable par la chaleur sans donner de vapeurs nitreuses. L'acide acétique qu'on fait digérer sur ce corps n'est pas précipité en jaune ou en bleu par l'iodure de potassium. L'eau de chaux ne le noircit pas; l'acide chlorhydrique le dissout sans effervescence. Il devient jaune quand il est chauffé avec un soluté de potasse. La formule d'essai démontre la présence du carbonate de plomb, de l'amidon, du calomel, de la craie. Le premier donnerait un précipité jaune, et le second un précipité bleu par l'iodure de potassium; le calomel serait noirci par l'eau de chaux; la craie ferait effervescence par un acide. Chlorure de mercure (Bi-) (p. 382). — Entièrement volatilisable par la chaleur, et sa poudre est facilement soluble dans l'élher; ce soluté donne, par la potasse ou l'eau de chaux, un précipité rouge, lequel devient jaune si l'essai est fait à saturation. Le précipite chauffé donne de l'oxygène, puis des globules de mercure. Le calomel et le sel ammoniac y seront découverts en agitant le sel avec l'éther, 5 ou G parties de ce liquida dissoudront tout le sel s'il est pur. La sublimation fera connaître les substances fixes. Une altération du bichlorure de mercure par la rosaniline, signalée par M. Bultot, porterait à penser qu'on a versé dans le commerce des sels de mercure qui auraient servi à la fabrication des couleurs d'aniline ( V. Un. ph. 1873). Chlorure de mercure et d'ammonium (p. 383). — Entièrement volatilisable par la chaleur, l'acide acétique digéré sur lui ne précipite ni en jaune ni en bleu par l'iodure de potassium; l'eau de chaux ne le noircit pas, l'acide chlorhydrique le dissout sans effervescence; donne de l'ammoniaque et devient jaune s'il est chauffé avec un soluté de potasse. Il est toxique. Cette formule d'essai fera découvrir les carbonates de plomb et de chaux, l'amidon et le calomel qu'on mêle quelquefois au sel qui nous occupe. Chlorhydrate de morphine (p. 384). — Très-blanc, son soluté aqueux est incolore; neutre au papier de tournesol; chauffé à 100°, il ne doit pas perdre plus de 13/100 de son poids. La blancheur du sel garantira contre la matière colorante qui accompagne le sel mal préparé ; la chaleur assurera contre un excès d'humidité; Ja narcotine, qui s'y trouve souvent mêlée frauduleusement, ne serait pas redissoute par un excès d'ammoniaque ou de potasse. Le sucre, avec lequel il a été quelquefois fraudé, se reconnaîtrait par l'acide sulfurique concentré qui charbonne le sucre, ou par l'ébullition avec de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique et l'addition d'un peu de solution alcaline de sulfate de cuivre ou Liqueur de Frommhcrz (sulfate de cuivre 1, potasse pure 2, eau distillée 300); on aura un précipité rouge de protoxyde de cuivre. Chlorhydrate de quinine (p. 383). — Ce sel a été accidentellement mélangé de chlorhydrate de morphine ; dans ce cas, le sel suspect bleuira au contact d'une solution de perchlorure de fer, et rougira par quelques gouttes d'acide azotique (Hager). Il a été aussi mélangé de chlor. de baryum fixe. Chlorure d'or (p. 38i). — Par la calcina- tion 100 p. de chlorure d'or simple doivent donner 65,18 p. d'or métallique ; el le chlorure d'or et de sodium 49,66 p. de ce dernier, plus 14,71 p. de chlorure de sodium. Chlorure de sodium (p. 383). — Presque aussi soluble à froid qu'à chaud ; sans action sur les papiers réactifs; il ne doit contenir que 8 0/0 d'eau, en moyenne. Le carbonate de soude et l'azotate de baryte ne doivent pas le précipiter. Le chlorure de sodium pur n'est pas ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS. 1159 précipité par l'addition du carbonate d'ammoniaque, suivie de celle du phosphate de soude. 1 gr. de chlorure pur doit fournir 2s r ,452 de chlorure d'argent. Le chlorure de sodium provenant des eaux de la mer contient quelquefois de l'iodure de sodium, des chlorures de potassium, de magnésium et de calcium, des sulfates de magnésie, du carbonate de chaux, du sable : très-souvent on y introduit frauduleusement du plâtre. L'iode sera décelé en plaçant du sel suspecté sur une assiette blanche, l'imprégnant d'un décodé d'amidon légèrement acidulé par l'acide sulhirique, puis versant goutte à goutte du chlore liquide sur le mélange. Si le sel est mélangé d'iodure, il prend immédiatement une teinte bleue. L'azotate de baryte décèlera les sulfates, les carbonates alcalins, les sels de magnésie et de chaux; et le chlorure de platine, ceux de potasse. L'eau laissera le sulfate de chaux indissous. Si le sel contenait des nitrates, on les reconnaîtrait aux vapeurs rutilantes dégagées par l'action de l'acide sulfurique sur le sel et a la formation d'azotate de cuivre bleu, en présence d'un peu de tournure ou de limaille de cuivre, ou à la coloration bleue que les vapeurs nitreuses feraient prendre à un papier imprégné de teinture de gaïac récemment préparée. Les sels de morue sentent le poisBon. CHOCOLAT (p. 387). — Cette préparation a été altérée de diverses manières : 1° par le cacao plus ou moins avarié ; 2° en le préparant avec du cacao dont on extrait le beurre que l'on remplace par des graisses communes ; 3° par l'emploi du sucre commun ; Zi° par l'introduction des coques du cacao; 5" par l'introduction de fécules ou farines diverses; 6° par l'addition de substances inertes ou nuisibles, minérales ou organiques, etc. La décoction aqueuse des chocolats falsifiés par les fécules ou les farines, filtrée et très- étendue se colore en bleu par l'eau iodée, tandis qu'une décoction aqueuse de chocolat pur ne fournit, dans les mêmes circonstances, qu'une liqueur légèrement verdàlre avec le même réactif. Le cacao naturel ne contient pas de fécule, ou du moins une quantité (rès-faible, dont les grains, parfaitement sphériques, sont d'un diamètre vingt fois plus petit que ceux de la fécule de pommes de terre; on la découvre au moyen du microscope et de la teinture éthérée d'iode qui a l'avantage de dissoudre la matière grasse du cacao, insoluble dans l'eau ou l'alcool (Giranlin et Bidard). Le chocolat mêlé de dextrine ou de ses variétés, bouilli dix minutes avec de l'eau et essayé comme ci-dessus, donne une teinte lie de vin ou marron. Ces expériences doivent être faites comparativement avec du chocolat pur. Pour reconnaître un chocolat privé de tout ou partie de beurre de cacao, on le réduit en poudre et on l'epuise par l'éther. On fait évaporer complètement celui-ci et on pèse le corps gras obtenu. Les cacaos contiennent un peu plus de 50/100 de leur poids de beurre. Pour s'assurer qu'il n'a pas été remplacé par des graisses étrangères, il faut se rappeler qu'il est fusible de 29° à 30° ; mélangé de graisses animales, il fond de 26° à 28° au plus. Les chocolats mêlés de substances inertes insolubles, traités par l'eau à chaud donnent un précipité sensible par le repos. Si ces substances sont minérales, l'incinération les fera facilement reconnaître. Le bon chocolat ne donne pas au delà de 2 à 3/100 de cendres. Les substances nuisibles y seront constatées à l'aide des diverses méthodes et réactifs em~ ployés pour reconnaître les toxiques. Les chocolats contiennent toujours du cuivre, mais en proportions extrêmement faibles; il prouent probablement du cacao dont il paraît être un élément normal (Duclaux) (V. un. p/i. 187/i). CHROMATE DE PLOMB (p. 388). — On l'a mélangé avec de la craie, de la céruse, du plâtre, du sulfate de baryte, du sulfate de plomb. L'effervescence que le chromate fera avec les acides indiquera la présence des carbonates. Le chromate de plomb étant réduit par l'acide nitrique et l'alcool (Duvillier), on chauffe modérément ce chromate (1 p.) avec 2 à 3 p. d'acide nitrique de densité 1,42, 1 à 2 p. d'eau distillée et 1/6 p. d'alcool, jusqu'à disparition des vapeurs nitreuses; le liquide violet additionné d'eau et porlé à l'ébullition laisse pour résidu le sulfate de baryte et une partie du plâtre ou du gypse et du sulfate de plomb (V. .;. ph. 1873) ; ce dernier desséché et chauffé à l'air dégage des vapeurs d'ac. sulfureux ; mêlé avec du carbonate de soude et chauffé au chalumeau sur le charbon, il donne des grains de plomb métallique. Pour découvrir les sulfates de chaux et de baryte, on calcine le chromate avec du charbon dans un creuset couvert ; on traite le produit par l'acide chlorhydrique faible qui, dans le cas de présence de ces sels, dégagera du gaz suif- hydrique; on filtre le liquide de couleur verte, on précipite par l'ammoniaque, on filtre de nouveau, et dans la liqueur on verse de l'oxa- late d'ammoniaque qui produit un abondant précipité d'oxalate de chaux ; de l'acide sulfurique ou un sulfate soluble qui donne un précipité de sulfate de baryte, insoluble dans l'acide azotique. L'amidon qu'on ajouterait au chromate de 1160 PHARMACIE LEGALE. plomb rendrait le produit d'un broyage à l'huile difficile, et donnerait par calcination une odeur de matière organique brûlée ; il ferait bleuir, au contact de l'eau iodée, le liquide provenant du traitement par l'eau bouillante, d'une certaine quantité de chromate réduit en poudre. Chromate jaune de potasse (p. 388). — Des falsificateurs ont mis à profit la propriété qu'a ce sel de s'unir facilement avec le sulfate de potasse, pour lui en associer jusqu'à 56/100. On découvre celte fraude, en décomposant le soluté de chromate de potasse par le nitrate de baryte : il se précipite du chromate de baryte, et du sulfate de cette base, s'il existe du sulfate de potasse; en traitant le précipité par l'acide azotique, le chromate de baryte se dissout et laisse le sulfate intact. On peut encore calciner le chromate avec du charbon ; s'il y a du sulfate de potasse, il est converti en sulfure qui dégage de l'hydrogène sulfuré, au contact d'un acide. CIGUË (p. 391). — La ciguë n'est jamais falsifiée avec intention; mais, par suite d'un défaut de soin ou par ignorance, elle peut être mélangée et même entièrement remplacée par une des substances nombreuses qui ont quelque rapport avec la véritable ciguë. Les caractères botaniques devront être consultés. Un point sur lequel nous devons encore appeler l'attention, est l'état de vétusté dans lequel se trouvent quelquefois la ciguë et quelques-unes de ses préparations, notamment sa poudre et ses extraits, dans les officines ; dans cet état, elle peut être considérée comme tout à fait inerte. Les séminoïdes de ciguë sont plus actifs que les feuilles. Edimbourg indique, pour s'assurer de sa nature et de sa bonne conservation, de la triturer, elle ou ses préparations, avec un soluté de potasse qui doit développer une forte odeur de ciguë. Ce même moyen peut être employé à faire distinguer la ciguë des autres plantes qui lui ressemblent à l'état frais. CIRE (p. 394). — On a trouvé dans la cire jaune des résines, du galipot, du suif, de l'amidon ; dans la blanche, ces deux dernières substances, du kaolin, des os calcinés, du gypse, etc. En faisant bouillir la cire avec de l'eau et essayant le décocté par l'iode, il bleuira s'il contient de l'amidon. On découvrira encore cette substance en faisant dissoudre à chaud la cire dans l'essence de térébenthine, qui la dissoudra en entier si elle est pure, et au contraire laissera un dépôt si elle est mélangée (Delpech). Pour s'assurer que le résidu est bien de l'amidon, on peut enlever l'essence qui l'imprègne par de l'éther, et alors faire intervenir l'iode. En traitant à chaud de la cire mêlée avec de l'amidon par de l'acide sulfurique dilué, l'amidon serait transformé en dextrine et resterait en dissolution ; en pesant ensuite la cire, on connaîtrait l'importance de la falsification. Les résines seront décelées par l'alcool froid qui ne dissout qu'elles. Les substances terreuses (ocre jaune, soufre) et autres infusibles seront reconnues par fusion et fil- tration à chaud à travers une étoffe : l'amidon pourrait encore être reconnu par ce moyen. Une cire qui contiendrait du curcuma (employé pour donner à de la cire commune une belle couleur jaune) se colorerait en brun rouge au contact des alcalis. Les matières grasses offrent assez de difficulté. Cependant elles seront reconnues par la différence du point de fusion avec celui de la cire puie qui a lieu à -f- 70°; la cire jaune du commerce fond entre 61 et 62° (Payai) ; la cire jaune pure fond à 66 0f , li (Dames). On pourrait encore, mais en expérimentant sur une masse assez considérable, distiller la cire qui, dans le cas de falsification par le suif, donnerait de l'acide sébacique précipitant en blanc l'acétate de plomb, et de Yacrolêine, reconnais- sable à l'action de sa vapeur sur les yeux et sur les organes de la respiration (Voyez à ce sujet les expériences de M. Lepage). Le meilleur mode d'essai connu repose sur la densité; il est dû à M. Legrip; mais ses indications, d'ailleurs très approximatives, ont dû être rectifiées par M. J. Hardy (V. Un. Ph. 1871). La cire d'abeilles pèse 962 à 969, et le suif 886. De l'alcool à 29°, à + 15°, tient la cire suspendue au milieu ; de l'alcool à 71°,50 tiendra de même le suif en suspension. Le mélange de ces deux liquides (Liqueur cérométrique) indique par conséquent un mélange de cire et de suif à P. E. On peut encore plonger la cire à essayer dans un alcool, de manière qu'elle flotte au milieu, l'enlever et s'assurer du degré de cette liqueur par l'alcoomètre. Si elle marque : 29°, elle représentera: cire 100, 39°,63 — 75, 50°,25 — 50, 60»,87 — • 25, 71°,50 — 0, Il est bien entendu que les masses essayées seront compactes, sans pores qui pourraient changer la densité, et que l'alcoomètre sera exact (Legrip). Pour reconnaître la présence de l'acide stéa- rique dans la cire, on prend un ballon dont le col porte un bouchon de liège, surmonté d'un tube effilé à la partie supérieure; on met dans la panse de l'eau de chaux et la cire à essayer convenablement divisée; on chauffe suif 0 — 25 — 50 — 75 — 100 ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1161 rapidement. Si la cire est pure, l'eau de chaux reste transparente; dans le cas contraire, elle perd bientôt sa limpidité et la propriété de ramener au bleu le tournesol rougi; il se forme un dépôt de stéarate de chaux. Un moyen également facile de reconnaître l'acide stéarique jusqu'à 1/20 consibte à faire fondre 1 p. de cire dans 2 p. d'huile d'amandes; à battre ce mélange avec son poids d'eau et a y ajouter quelques gouttes d'acétate de plomb liquide; aussitôt la. masse devient consistante (Lcbel). L'alcool chaud dissout l'acide stéarique et le laisse cristalliser par refroidissement. Ce soluté a une réaction acide. Le chloroforme dissout les 25/100 de la cire. Tout ce que ce fluide enlèvera en plus indiquera la mesure d'une adultération par des corps gras ou résineux (Vogel). Cet essai ne nous a pas réussi. Il ne faut pas perdre de vue que les ciriers ajoutent une petife quantité de suif (environ 5 0/0) à la cire blanche, afin de lui donner du liant, ce qu'il ne faut pas considérer comme une fraude. On ajoute aussi de la cire végétale du Japon à la cire d'abeilles, dans une proportion qui peut aller de 25 à /i0 0/0. On peut s'en assurer par la quantité de résidu insoluble d :ns l'éther, que fournit la cire à essayer, en défalquant toutefois les matières indissoutes provenant du traitement h chaud de ce résidu par Uessence de térébenthine tfiobineaii). La cire végétale a une densité supérieure à celle de la cire d'abeilles, aussi le mélange frauduleux a-t-il une densité de 988 à 990 ; mais la cire pouvant être à la fois mêlée de cire végétale qui augmente sa densité et de suif qui la diminue, le mélange pourrait présenter la densité de la cire pure ; pour constater la fraude, il vaut mieux traiter la cire suspecte par une lessive de potasse caustique au dixième, portée à l'ébullition; la liqueur filtrée contient la cire du Japon (ou tripalmi- tine), à l'état de savon de potasse dont on sépare l'acide palmitique; rien de semblable ne se manifeste quand on opère sur la cire d'abeilles pure. On a falsifié la cire avec la paraffine, qui en abaisse le point de fusion, >et le fait descendre à 48° environ ; d'après M. Davies, à 59 oc si la cire jaune contient 13 0/0 de paraffine ; à 56°" pour 56 0/0. Le meilleur moyen de séparation consiste à saponifier par la potasse la cire suspecte, puis à traiter par l'éther qui extrait la paraffine, fusible de 42 à 49° cent., et non saponifiable (Payen). Ou bien on chauffe la cire suspecte avec de l'acide sulfu- rique fumant qui détermine une effervescence d'autant plus forte qu'il y a plus de cire; lorsqu'elle a cessé, on chauffe un peu, on laisse refroidir, la paraffine se réunit à la surface du liquide (Landolt). L'éther peut aussi servir à découvrir le mélange. L'éther dissolvant environ 50 0/0 de cire, une plus forte proportion dissoute indiquerait la présence de la paraffine (Dnllu). Suivant M. Wagner, on peut déterminer la paraffine danslacire, à l'aide des densités. Ce chimiste s'est assuré expérimentalement que des mélanges de cire et de paraffine avaient une densité correspondant à la proportion des substances employées; de plus, la cire pure tombe au fond d'un alcool de densité 0,961 ou 15°, 8 B é , composé de 33 volumes d'alcool absolu et 67 volumes d'eau; si elle surnage, on peut soupçonner une falsification avec la paraffine. La paraffine elle-même peut contenir de l'acide stéarique dont la présence est décelée par une solution alcoolique d'acélate de plomb qui donne un précipité floconneux de stéarate de plomb avec une solution alcoolique de paraffine adultérée; au contraire, celle-ci étant pure ne manifeste ni précipité, ni trouble. La cire dans laquelle on a incorporé de l'eau perd de son poids lorsqu'on la chauffe au bain-marie. M. Ed. Donath a donné un procédé général pour reconnaître les falsifications delà cire. On fait bouillir pendant 5 minutes une petite quantité de cire avec une solution concentrée de caib. de soude ; A émulsion persistante après refroid, résine, suif, stéarine ou cire du Japon. B cire surnage, après le refroid, elle est pure ou mélangée de paraffine. Dans ce dernier cas la densité de la cire ne doit pas être inférieureà 0,960 (V. Un.pfc. 1873) CITRATE DE MAGNÉSIE (p. 396). —A l'état amorphe, on peut lui substituer frauduleusement du tartrate de magnésie, de la crème de tartre soluble, etc. Le citrate de bon aloi doit se dissoudre momentanément dans 8 à 10 fois son poids d'eau froide, quelquefois encore plus soluble, selon son mode de préparation; être presque sans saveur ; son soluté convenablement étendu ne doit pas précipiter par un soluté concentré d'acétate ou de nitrate de potasse ; calciné dans un creuset, il doit laisser un résidu de magnésie entièrement soluble. dans l'acide sulfurique. La limonade au citrate de magnésie que l'on supposerait préparée avec un tartrate sera essayée surtout par les réactifs de l'acide tartrique. Certains citrate* de magnésie effervescents anglais consistent en ac. tartrique, bicarbonate de soude et sulfate de magnésie. CIVETTE (p. 397). — En raison de son prix élevé, de sa couleur foncée et de son odeur forte, cette substance est très-sujette à être falsifiée. Ainsi à Marseille elle est faite de toutes pièces avec du musc, du styrax, de l'ase 11C2 PHARMACIE LÉGALE. fétide, de la graisse et du beurre rance. Les auteurs n'indiquent d'autre moyen de reconnaître cette fraude que l'examen de ses propriétés physiques. COCHENILLE (p. 399). — On donne quelquefois à des cochenilles inférieures l'apparence de la cochenille grise, en les humectant, puis leur faisant prendre une légère couche de talc en les promenant dans un long sac de peau qui contient de cette substance. On reconnaît cette cochenille talquée en ce que, macérée dans l'eau froide, elle laisse déposer le talc. M. E. Baudrimont a reconnu de la cochenille grise, talquée avec 20°/ o de sulfate de baryte obtenu par précipitation (blanc de baryte). Cette fraude se constate en traitant, dans un tube à essais, 1 gr. de cochenille par 4à 5cent. cubes d'éther; la substance étrangère se détache et forme un dépôt blanc qui présentera les caractères du sulfate de baryte: transformation par la flamme réductrice du chalumeau en un sulfate solnble donnant avec l'acide sulfurique un précipité blanc, insoluble dans l'acide azotique; fondu avec du carbonate de soude il donne un sulfale soluble et un corps blanc insoluble, attaquable avec effervescence par l'acide ehlorhydrtque en formant un sel ayant toutes les propriétés du chlorure de baryum. On arriverait au même but par une simple incinération de l'insecte; la cendre serait traitée comme le dépôt blanc. On a aussi cherché à contrefaire la cochenille par des compositions diverses et colorées de manière à imiter plus ou moins bien cette substance. Ces substitutions grossières se reconnaissent à ce que le produit macéré dans l'eau se désagrège, tandis que la véritable cochenille se gonfle et laisse apercevoir distinctement les anneaux de l'insecte. On s'assurera de la qualité d'une cochenille en faisant bouillir séparément une cochenille déjà éprouvée et celle dont on veut connaître la qualité, dans une égale quantité d'eau, puis on met une mesure égale de ces teintures dans des éprouvelles graduées, et on y ajoute peu à peu du chlore liquide jusqu'à ce que la liqueur soit devenue jaune. La différence de quantité de chlore exigée pour la décoloration de chacune d'elles fera connaître leur différence de qualité (Uobiquet). L'hydrate d'alumine qui précipite la carminé d'une décoction de cochenille donne aussi la richesse de celle- ci en raison de la pp. employée (Anthon). On pourrait ainsi, dans le même but, se servir d'une dissolution titrée d'acétate de plomb (Bloch). M. Merrick a conseillé l'emploi d'une solution étendue de permanganate de potasse, pour juger de la valeur relative des cochenilles par la quantité de permaganate employée pour faire passer leur couleur à une teinte sensible déterminée. CODÉINE (p. 400). — On lui a substitué quelquefois des sels de morphine dont l'action est beaucoup plus forte et par cela même plus dangereuse. On reconnaîtra cette substitution aux réactions de la morphine. Les sels minéraux seront décelés par l'incinération; le sucre candi, par son insolubilité dans Véther ou le chloroforme ; le sucre reste sous forme d'une matière déliquescente qui, portée à l'ébullition avec une ou deux gouttes d"acide chlorhydri- que pur et quelques grammes d'eau distillée, puis additionnée d'un fragment de potasse caustique, pour la rendre alcaline, précipite en rouge, par "ébullition, la liqueur de Bar- reswil ou celle de Feliling. On reconnaît ainsi moins de 10 0/0 de sucre dans la codéine, (Lepage, de Gisors). Ajoutons que la codéine mélangée de sucre se colore en brun ou en noir par l'acide sulfurique. COLOMBO (p. Zi07). — Ses hydrolés sont précipités par l'infusé de noix de galle, bleuis par l'iode et insensibles au perchlorure de fer. Plusieurs racines lui sont substituées, et d'abord la bryone, qu'on a teintée légèrement en jaune, de manière à lui faire imiter le Colombo; mais on la reconnaîtra à ses zones plus prononcées, et à sa saveur amère et acre. Le colombo d'Amérique (Frasera Walteri Gentianées) qu'on lui substitue le plus souvent et le plus aisément, sera reconnu à ce que son infusé devient noir verdàtre par le sulfate ou le perchlorure de fer, et n'est pas changé par la teinture de noix de galle, tandis que l'infusé du véritable colombo n'est pas affecté par le sel de fer, et l'est au contraire par la noix de galle, avec laquelle il donne un précipité abondant. COPAHU (p. 411). — Doit être transparent, être entièrement soluble dans 2 parties d'alcool absolu; former à la température de 15 à 20° un mélange transparent avec les deux cinquièmes de son poids d'ammoniaque à 22°, produire une résine sèche et cassante par une ébullition suffisamment prolongée dans l'eau, se solidifier avec un seizième de son poids de magnésie calcinée. Cet effet ne se produit pas toujours : l'absence de l'eau dans le copaiiu ou dans la magnésie suffit pour empêcher le mélange de se solidifier. (Roussin.) On trouve plus souvent le copahu falsifié que naturel. On le mélange avec de l'essence de térébenthine, delà térébenthine elle-même, des huiles fixes, telles que celles d'œillette et de ricin. Une goutte de copahu pur qu'on laisse tomber dans l'eau conserve sa forme sphérique ou nage entre deux eaux. Mêlée ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS 1163 d'huile de ricin, la goutte s'aplatit et surnage i'eau. La térébenthine ou son essence, même ■en petite quantité, seront décelées par l'odorat, surtout à l'aide de la chaleur. Les huiles fixes seront découvertes par l'alcool absolu, qui donnera un soluté trouble au lieu d'un soluté limpide. Il en serait de même par l'éther alcoolisé. Cependant nous devons faire observer que ce moyen ne décèlerait pas nettement les falsifications par l'huile de ricin. Suivant M. Fluckiger, 1 0/0 d'huile de ricin dans le copalm peut être reconnu, en faisant digérer ce dernier avec de l'alcool à chaud, le baume se dissout et par le refroidissement il se forme 2 couches : la couche supérieure renferme l'alcool et l'huile de ricin qui reste comme résidu par l'évaporation. On a encore proposé pour reconnaître les huiles fixes : 1" de verser une goutte de baume suspecté sur une feuille de papier, puis de chauffer avec précaution : le baume pur y laisse une tache homogène et translucide, le baume adultéré laisse une tache entourée d'une auréole huileuse (Ber- zélius) ; 2" de chauffer le baume avec de l'eau; s'il est pur, il laisse une masse sèche et cassante; s'il ne l'est pas, une masse molle et visqueuse (Henry elDelondre). La meilleure épreuve est par le carbonate de magnésie : une partie de ce sel triturée avec quatre de copahu hydraté donne, au bout de quelques heures, une masse assez consistante, ayant l'aspect et la translucidité do la gomme. Le copahu impur ne fournirait qu'une niasse molle et opaque (Blondewi). L'expérience doit se faire à la température de-f- 15°. — On falsifie le copahu par le baume de Gurguin et le Woud ail (Hard- wickia pinnata, légumineuses) ; la magnésie ne les solidifie pas. On peut caractériser ainsi les 3 baumes précédents : 1 goutte du baume à essayer est agitée avec 19 gouttes de sulfure de carbone et 1 goutte d'ac. sulfurique concentré et d'ac. azotique : le baume de Copahu tire au rouge brun et abandonne un dépôt cristallin; le baume de dur juin se colore en pourpre, passant bientôt au violet, tandis que la couleur vert jaunâtre de la solution du baume de Hardwickia ne subit aucun changement. CRÉOSOTE (p. 418). — Sa densité est 1,037, elle marque au pèse-acide 8 à 9° à -f-15°; incolore, résiste à l'action de la lumière, soluble dans son propre poids d'acide acétique, insoluble dans la glycérine; elle ne devient soluble dans ce dernier véhicule que lorsqu'elle est mélangée d'acide phonique (Th. Morson). On peut distinguer la créosole du goudron de houille de celle du goudron de hêtre à l'aide du perchlorure de fer neutralisé par l'ammoniaque, lequel verdit, puis brunit cette dernière tandis qu'elle bleuit par la première (Rust). La créosote est sujette à de nombreuses falsifications ; ainsi on y trouve souvent de l'eu- pione, de la picamare, du capnomor, et une matière colorante brune provenant du peu de soin apporté à sa préparation, puis des huiles fixes ou volatiles; toutes ces substances, sauf la picamare et la matière brune, diminuent la densité de la créosote : toutes sont précipitées par l'acide acétique concentré et flottent à la surface du soluté acétique de créosote. L'huile fixe peut être reconnue par la tache qu'une goutte de la créosote, qui en contiendrait, laisserait sur le papier après que celui-ci aurait été chauffé. On peut reconnaître ainsi 5/100 de substances étrangères. La matière brune et la picamare, au contraire, donnent de la densité. La première est découverte par l'exposition aux rayons solaires, qui amène promplement une coloration. La picamare se précipite du soluté acétique. La créosote est fréquemment allongée avec de l'alcool, en telle quantité que le liquide ne marque plus au pèse-acide, mais au pèse-alcool. On a reconnu que la créosote marquant 6 au pèse-alcool, contient 71/100 d'alcool, et que celle qui fait descendre l'aréomètre à zéro en contient 3/i/100. Pour en retirer l'alcool, on distille, et ce liquide passe le premier. En fractionnant les produits on arrive à avoir un produit pur ; c'est celui qui reste dans la cornue. CYANURE D'ARGENT (p. /|22). — La chaleur en dégage du cyanogène et le réduit en argent métallique. Cyanure double de fer (p. /J23). — D'un beau bleu. Il doit prendre une teinte cuivrée sous l'ongle, brûler difficilement en répandant une odeur désagréable, et son résidu ne doit être composé que d'oxyde de fer; il doit se dissoudre dans un soluté d'acide oxalique et de tartrate d'ammoniaque. Les matières qu'on y mélange le plus ordinairement sont: l'alumine, la craie, le gypse. L'incinération permettra de reconnaître ces fraudes. Cyanure de fer et de potassium (p. 423). — Entièrement soluble; il perd 12,6 pour 100 de son poids par une chaleur modérée, une forte chaleur le décompose; le résidu est soluble dans l'acide chlorhydrique, et l'ammoniaque précipite cette solution. 100 parties ainsi traitées laissent 18,7 de sesquioxyde de fer. Il donne un précipité bleu avec les per- sels de fer, et un précipité blanc avec les sels de zinc. S'il contient accidentellement du sulfate de potasse, sa solution donne avec le 1161 PHARMACIE LÉGALE. chlor. de baryum un précipité blanc, insoluble dans Tac. azotiq. concentré et bouillant. Quelquefois, au lieu d'être jaune citron, il présente une teinte jaune grisâtre due à la présence d'un peu de sulfure de fer, que l'on reconnaît par la dissolution dans l'eau : ce sulfure leste indissous et dégage de l'hydrogène sulfuré au contact de l'acide sulfurique étendu. Cyanure de mercure (p. 425). — Entièrement soluble ; l'acide chlorhydrique en dégage de l'acide cyanbydrique, que l'on reconnaît à son odeur; il donne avec l'azotate d'argent un précipité soluble dans l'acide nitrique concentré bouillant. La chaleur expulse du cyanogène de ce sel et le réduit en globules de mercure. Cyanure de potassium (p. /i25). — Blanc, soluble dans l'eau et l'alcool dilué, insoluble dans l'alcool anhydre, dégageant une odeur prussique par les acides et faisant effervescence avec eux lorsqu'ils sont concentrés et non lorsqu'ils sont dilués; ne précipite pas en noir les sels de plomb. Le cyanure potassique se carbonatise facilement sous l'influence de l'acide carbonique de l'air; dans ce cas, les acides dilués feront effervescence avec lui. et le gaz dégagé précipitera l'eau de chaux ou l'eau de baryte. S'il contient du sulfure de potassium provenant de la décomposition du sulfate du cyanoferrnre employé, il précipitera en noir les sels de plomb. Le cyanure de potassium destiné aux arts (Galvanoplastie) est souvent chargé frauduleusement de carbonate et de sulfate de potasse ; MM. Fordos et Gélis ont indiqué un bon procédé d'essai qui leur a permis de constater que les cyanures du commerce ne l'enferment, en moyenne, que 50 à 60 0/0 de cyanure réel. On pèse 50 centigr. de cyanure que l'on fait dissoudre dans 50 gram. d'eau ; on y ajoute 1 décilitre d'eau gazeuse et assez d'eau pour compléter un litre. D'autre part, on fait dissoudre 97 centigr. d'iode dans 24 gram. d'alcool à 33° B é ; et l'on verse, au moyen de la burette alcalimé- trique, cette solution titrée d'iode dans celle du cyanure, par petites quantités à la fois, tant que la coloration jaune produite par l'iode ne reste pas persistante. Si on a employé toute la solution d'iode, le cyanure était pur : l'équivalent de cyanure a pris 2 équivalents d'iode. Si la coloration jaune a persisté avant que tout l'iode ait été employé, ce qui reste indique la proportion d'impureté. En effet, 1/10 de liqueur restante indiquera 1/10 de cyanure en moins, etc. En un mot, la richesse du cyanure est directement proportionnelle à la quantité de teinture d'iode employée (V. Chevallier, Dict. des Falsif., 6 e édit. 1882). DAUCUS DE CRÈTE (p. 428). — On lui substitue souvent les séminoïdes du Daucus carota : mais ces derniers s'en distinguent en ce qu'ils n'ont guère que 2 millim.de longueur, sontplans d'un côté, convexes de l'autre, striés longitu- dinalement, hérissés de poils longs bien différents du dm et cotonneux qui recouvre le daucus de Crète. DIGITALE (p. 430). — Elle est quelquefois mêlée ou totalement remplacée, par erreur ou fraude, par des feuilles de consoude ou de bouillon-blanc. Ces feuilles en seront distinguées par leur pubescence sur les deux côtés, ensuite en ce que les premières ont une saveur seulement mucilagineuse, et les dernières une saveur faiblement amère. Les feuilles de digitale sont aussi remplacées par celles de conyse (imila comjM, D. C; conyza squarrosa, L.) qui sont aussi pubescentes sur les deux faces, obovaies, spatulées, obtuses, molles, vertes; les nervilles sont arquées, convergentes au sommet; elles sont inertes et inoffensives (Timbal-Lagrqve). Le pétiole est canaliculé dans la digitale, il est plan dans l'inula conyza. On reconnaîtra si la digitale possède les propriétés requises, en en extrayant la digitaline, ou l'essayant par le réactif indiqué àson aiticle. DIGITALINE (p. 430). — Amertume détendant à 200000 p. d'eau, soluble dans l'alcool et dans l'acide acétique, presque insoluble dans l'eau et dans l'éther. La digitaline cristallisée est compl. sol. dans le chloroforme. L'acide chlorhydrique concentré lui communique une couleur vert émeraude. L'acide sulfurique concentré la colore en brun terre de Sienne, que l'addition d'eau fait virer immédiatement au vert sale. Humectée d'acide sulfurique, la digitaline exposée aux vapeurs de brome se colore immédiatement en violet (Grandeau). Par suite d'une purification incomplète elle contient quelquefois du tannin; il suffit, pour en constater la présence, du contact d'un soluté de persel de fer. En la traitant par la litharge comme dans le procédé d'extraction, on enlève le tannin en excès (Lepage). DRAGEES (p. 434). — Dragées cCiodure de fer. Délayées dans l'eau distillée, donnent un soluté à peine coloré, ne bleuissant pas au contact de l'amidon et fournissant un léger précipité verdàtre avec le carbonate de potasse; l'acide azotique en petit excès brunit le liquide surnageant; celui-, i agité avec le sulfure de carbone lui donne une teinte rose ou violacée. — Dragées d'iodure de fer et de manganèse. Leur soluté donne avec le carbon. de soude en léger excès un précipité verdàtre qui, lavé, égoutté,est dissous dans un excès d'eau régale; ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1165 dans la dissolution concentrée par la clialeur, on délaye un excès de carbon. de baryte pour séparer le fer; après cessation d'effervescence, le magma formé est délayé dans Q. S. d'eau distillée chaude et jeté sur un filtre; du liquide filtré on précipite le sel de baryte par un léger excès de sulfate de soude, on filtre, on ajoute au liquide filtré quelques gouttes de solution de potasse caustique qui donnent un précipité brun floconneux d'oxyde manganeux ; celui-ci, lavé et porté àl'ébullition avec de l'eau acidulée par l'acide azotique et un peu d'oxyde puce de plomb, fournit une liqueur d'une belle teinte rouge violacé d'acide permanganique ; ou bien le même précipité calciné avec du nitre et de la potasse donne du caméléon vert. — Dragées de lactate de fer. Possèdent une saveur d'encre très-marquée ; leur soluté aqueux ne donne pas avec le chlorure de baryum de précipité insoluble dans l'acide azotique. — Dragées de santonine. Saveur amère spéciale ; pulvérisées et agitées dans l'étlier à 65°, elles donnent une solution dont le résidu d'évaporation spontanée se colore en jaune par l'exposition à une vive lumière. — Granules de digitaline. Saveur très amère ; avec l'alcool pur à 95° c. elles donnent un macéré qui, filtré et évaporé, laisse un résidu colorant en vert ciguë, au bout de 2 ou 3 heures, l'acide chlorhydrique pur et incolore avec lequel on l'agite de temps à autre. La solution alcoolique de ces granules, étendue d'eau, ne doit jamais prendre de teinte noire ou violacée au contact d'un persel de fer (Lepage de Gisors). EAUX POTABLES. — Parmi les eaux douces (Eaux de pluie ou météoriques, E. de citernes, de puits artésiens, des fleuves et rivières, de puits), on distingue : 1° Les eaux douces, potables, doivent être fraîches, limpides, inodores et contenir une petite quantité de matières salines en solution; aérées, c'est-à-dire renfermer (J. S. d'air en dissolution, dissoudre le savon sans former de grumeaux, bien cuire les légumes et contenir une proportion convenable de substances minérales. Celles que l'on y rencontre ordinairement sont : des gaz (oxygène, azote, acide carbonique), de la chaux, de la magnésie, de la potasse, de la soude, combinées avec les acides carbonique, sulfurique, chlorhydrique et azotique, une petite quantité de silice, des traces d'alumine, d'oxyde de fer, d'ammoniaque, d'iode, et des matières organiques; 2° Les eaux douces dites crues ou dures qui ont une saveur rèche, âpre. Elles sont calcaires ou incrustantes (renfermant du bicarbonate de chaux) ou se/eniteuses (renfermant du sulfate de chaux, gypse ou sélenite) ; elles sont impropres au savonnage et ne cuisent pas les légumes parce que la légumine qu'ils contiennent (ex. : les haricots) forme avec le sel de chaux un composé insoluble, qui fait croûte et, empêchant l'eau de les pénétrer plus avant, ne permet pas à la cuisson de s'effectuer; en outre, la pectose des légumes devient dure et coriace sous l'influence des sels de chaux. Les eaux séléniteuses, comme les eaux de puits de Paris, sont rendues moins impropres aux usages domestiques par une addition de 3« r ,50 de carbonate de soude par litre ; les eaux calcaires, comme celle de la Dliuys, par une addition de chaux qui, en se combinant avec l'excès d'acide carbonique du bicarbonate de chaux en dissolution, amène la précipitation totale de la chaux, à l'état de carbonate. L'ac. carbonique libre se reconnaît par l'ac. rosolique qui se colore en présence des bicarbonates et se décolore si l'ac. carb. n'est pas combiné. On reconnaît la bonne qualité des eaux et notamment la quantité de sels de chaux et de magnésie qu'elles contiennent, à l'aide d'une méthode d'essai que MM. Boutron et Boudet ont désignée sous le nom èYhydrotimé- trie (ûàwp, eau; riuni, valeur; u.s'Tpsv, mesure) (V. J. ph. 1856). Elle repose sur la propriété (observée depuis longtemps par Clark en Angleterre) que possède le savon de rendre l'eau pure ou distillée mousseuse et de ne produire ce phénomène, avec les eaux qui contiennent des sels de chaux et de magnésie, que lorsque ces sels sont décomposés par un léger excès de savon. Une dissolution de savon (savon de Marseille, 100; alcool à 90» c, 1600; eau distillée, 1000) titrée avec une dissolution de chlorure de calcium fondu (0 gr. 25 de sel par litre d'eau distillée) constitue la liqueur d'épreuve ou liqueur hydrotimétrique qui permet de reconnaître la bonne ou mauvaise qualité des eaux, au moins sous le rapport des sels terreux. Au moyen d'une burette graduée ou hydrotimètre (fig. 1/|2), dont chaque degré représente approximativement 1 décigr. de savon, on verse goutte à goutte la liqueur d'épreuve dans 40 c. cubes de l'eau à essayer; (Fig. 142.) le nombre de divisions de la burette employées pour former la mousse persistante, donne le 1166 PHARMACIE LEGALE. degré hydrotimêtrique de l'eau, c'est-à-dire la quantité de savon qu'elle neutralise par litre, et le poids en centigr. de sels terreux contenus dans un litre : 15 degrés correspondent à 15 centigr. de sels terreux. L'eau est donc d'autant plus pure qu'elle exige moins de solution alcoolique de savon pour donnei une mousse persistante. En se basant sur les résultats d'un grand nombre de recherches bydrotiméiriques, M. Seeligmann a proposé de partager les eaux en 3 classes: 1° eaux dont le titre ne dépasse pas 30° hydrotimétriques, très-bonnes pour les usages domestiques et industriels ; 2° eaux marquant de 30 à 60°' hydrotimétriques, ne pouvant être employées pour beaucoup d'usages industriels ; 3° eaux marquant 60 à 150° et plus, impropres à tous les usages domestiques et industriels. Les degrés hydrotimétriques des eaux de nos fleuves et rivières sont, en moyenne, compris entre 12 et 25°. L'eau de la Seine peut être considérée comme un bon type pour les eaux potables. Le résidu d'é\a- poration d'une bonne eau potable ne doit pas dépasser 0 gr. 30 par litre (Appexd. phahm. Analyse des eaux minérales ou mi-dia'nales).(i ) Pour déceler et doser approximativement les matières organiques des eaux, M. Etn. Mon- nier emploie une liqueur titrée de permanganate de potasse (1 gr. pour 1 litre d'eau distillée), et la verse, jusqu'à coloration persistante, dans 1/2 litre de l'eau à essayer, portée préalablement à la température de 70° et additionnée de 1 cent, cube d'acide sulfurique pur (V. Un. ph. 1860). Ces matières organiques étant, par leur nature, très-complexes et d'une oxydation difficile à des degrés divers, ce procédé ne saurait être général, il est insuffisant ; d'autres ont été proposés, c'est ainsi que M. Péligot (V. Soc. ch. 1864) précipite les matières organiques des eaux douces au moyen du perchlorure de 1er; M. Bellamy (V. Un.ph. 1867) en évalue approximativement la proportion (principalement des matières humiques) au moyen du sous-sulfate d'alumine, qui forme avec elles des laques insolubles, dont la teinte plus ou moins foncée permet de suivre, jour par jour, leur variation dans les eaux. (V. Chevallier et Baudrimont, Dict. des falsif. 1882). EAU DISTILLÉE (p. M7). — Doit être incolore, inodore, insipide ; ne doit pas préci- (i)Il a été reconnu que, en employant pour le blanchissage l'eau de Seine on perd, sons forme de grumeaux, 2 kil. de savon par 1,000 litres; l'eau d'Aicneil 2 k. 5; et si on employait l'eau de puits de Paris on perdrait 15 à 16 kil. L'eau de l'egont collecteur, à Asnières, donne après iittr.ttion 0 gr. 86 de résidu par litre. Elle contient 1S fuis plus d'ammoniaqne que l'eau de Seine; elle contient en effet de l'urine dont l'urée se transforme en carh. d'ammoniaque. Cette transformation n'est pas rapide, car on a retiré de l'urée en nature, par le procédé de dialyse. piter par l'azotate d'argent, l'eau de chaux, le chlorure de baryum ou l'azotate de baryte, l'oxalate d'ammoniaque, le sulfhydrate d'ammoniaque, le cyanure jaune, la teinture de noix de galle; elle ne doit pas non plus réagir sur le chlorure d'or, sur la couleur du tournesol, ni laisser un résidu par l'évaporation; elle doit marquer 0° à l'hydrotimètre. L'eau distillée très-pure précipite souvent par l'acétate ou le sous-acétate de plomb ; cela tient sans doute à l'acide carbonique que l'eau- dist. aura dissous dans son contact avec l'air. On reconnaîtra que l'eau distillée contient du carbonate d'ammoniaque, si le chlorure de platine y produit un précipité jaune serin, et surtout si le sublimé, beaucoup plus sensible, y produit un précipité blanc de chlorure ammoniaco-mercuriel. On pourra aussi avoir recours au réactif Néssier (soluté d'iodure double de mercure et de potassium) qui produit immédiatement une coloration jaune ou jaune brunâtre, lorsqu'on en ajoute quelques cent, cubes à de l'eau renfermant même de minimes quantités d'ammoniaque libre ou d'un sel ammoniacal (V. Un. ph. 1869). C'est, suivant AI. lînetlger, à la présence de traces de carbonate d'ammoniaque dans l'eau distillée, qu'est due l'action de celle-ci sur le plomb pur. 11 resuite, d'autre part, des expériences de M Langlois (V. J. ph. 1865), de MM, Calvcrl et Johnson (Soc. ch. 1868) que cette action n'a lieu qu'avec l'eau distillée exposée au contact de l'air atmosphérique dont l'oxygène et l'acide carbonique agissent d'une manière permanente. Les eaux de condensation des machines à vapeur, qu'on recueille quelquefois comme eaux pures, le sont rarement. L'eau de mer distillée contient souvent de l'acide chlorhy- drique qui attaque les réservoirs métalliques. Le chlorure d'or, l'azotate acide d'argent [Robinet),en donnant une couleur pourpre indiqueront des matières organiques. 11 sera facile de s'assurer, par les réactifs que nous venons d'indiquer, si dans une préparation l'on a substitue l'eau commune à l'eau distillée, et même, jusqu'à un certain point, aux eaux distillées de plantes. EAUX DISTILLÉES (p. M6). — Les eaux distillées sontquelquefoispréparées artificiellement en agitant des huiles volatiles avecdel'eau distillée simple seule, ou associée a du sucre, de la craie ou du carbonate de magnésie, corps qui facilitent la mixtion. Les eaux distillées, contenant presque toutes les matières organiques entraînées par la distillation, donneront lieu à un précipité cailleboté muqueux si on les traite par un alcali après les avoir traitées par un acide ; elles ne donneront rien de sem- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1167 blable dans le premier cas. Si le sucre ou le carbonate de magnésie ont été employés, on évaporera l'hydrolat et on essayera le résidu par les réactifs de ces corps. Pour enlever aux eaux distillées les sels métalliques qu'elles contiennent, on y ajoute du noir animal lavé ou, à son défaut, de la braise de boulanger pulvérisée, lavée et sé- chée : il suffit de 2 gr. de noir ou 10 gr. de braise, par 25 litres d'eau distillée. Les eaux distill. odorantes absorb., si on les mélange avec de l'huile volatile, une proportion d'iode qui correspond à la quantité d'huile essentielle qu'elles contiennent, de sorte que l'amidon ne réagit plus sur l'iode. Pour faire cet essai, on peut se servir de la teinture d'iode (Gruncr), ou d'une solution aqueuse et titrée d'iode qui, se combinant avec l'huile essentielle, en indique la proportion et permet de reconnaître si une eau distillée est officinale ou préparée extemporanément, la première renfermant constamment plus d'huile essentielle que la seconde (Ans. Duregazzï). M. Lepage, de Gisors, emploie, comme réactif iodé, une solution composée de : iode 1, iod. de potass. 2, eau dist. 97. Sauf les eaux dist. de laur. cerise et d'am. am. avec lesquelles la réact. est immédiate, le phénom. de décoloration n'a lieu avec les autres hydrolats qu'au bout de plusieurs heures. Quelques eaux dist., comme celles de menthe poivrée, de cannelle, d'hysope, de valériane, de lanaisie, n'absorbent que très-peu d'iode ; celle de laitue n'en absorbe pas du tout; cette dernière eau ne doit pas l'amener au bleu le papier rouge de tournesol, ni louchir par quelques gouttes de solution de sublimé corrosif. Quelques eaux distillées réduisent le chlorure d'or neutre, après plusieurs heures de contact. Eau distillée de fleurs d'oranger (p. h i9). — On substitue quelquefois à cet hydrolat un produit obtenu avec les feuilles d'oranger. On fait aussi des eaux de fleurs d'oranger avec le néroli. L'acide azotique, qui colore manifestement en rose l'hydrolat de fleurs d'oranger de bon aloi, et necolore nullement, ou d'une teinte feuilles mortes, celui qui est préparé avec les feuilles, les fruits verts de l'oranger (Adcr), ou le néroli, décèlera la fraude. D'autres acides produisent aussi ce phénomène, mais il arrive quelquefois que ces derniers ne colorent pas des hydrolats bien préparés. On peut employer, pour ces essais, une liqueur composée de : 10 p. acide sulftirique, 20 p. acide azotique et 30 p. eau (Gobley). On reconnaîtra en outre qu'une eau de fleurs d'oranger a été préparée avec le néroli, en ce que cette eau, traitée par un alcali après l'avoir été par un acide, ne laissera pas précipiter une matière muqueuse abondante comme le fait l'eau préparée avec les fleurs, ainsi que nous en avons fait la remarque. La matière qui dans l'hydrolat de fleurs d'oranger se colore en rose sous l'influence des acides étant cette matière muqueuse dont l'élimination a lieu peu à peu avec le temps, il s'ensuit que l'eau de fleurs d'oranger vieille ou qui a été exposée longtemps à l'action de la lumière, peut ne plus donner lieu à la réaction ; de même que cette dernière est plus ou moins prononcée, selon le mode de distillation suivi. Certaines eaux de fleurs d'oranger offrant une réaction acide doivent être saturées préalablement par le carbonate de soude pour laisser apparaître la coloration rose par l'addition de quelques gouttes d'acide azotique. L'eau de fleurs d'oranger contient presque toujours de l'acide acétique ; il s'ensuit que celle qui nous vient de Malle ou de la Provence, renfermée dans des estagnons de cuivre, contient presque toujours aussi de l'acétate de cuivre, ce qui peut avoir des effets fâcheux sur la santé. On reconnaîtra la présence d'un sel cuivreux dans cette eau par l'hydrogène sulfuré, qui y occasionnera un précipité noir; par l'ammoniaque, qui développera une belle couleur bleue ; par le cyanure jaune, qui donnera une coloration rosée ou un précipité brun marron, suivant la proportion de cuivre. La présence du plomb a été encore bien plus souvent constatée que celle du cuivre. On l'y décèle par les réactifs ordinaires de ce métal, et en particulier par l'acide sulfhjdrique ou le sullhydrate de soude qui détermine une précipitation en noir. (V. ci-dessus Généralités.) L'eau de fleurs d'oranger peut contenir du tannin provenant de celui des différentes parties de l'oranger (feuilles, fleurs, bois, etc.) qui a été entraîné pendant la distillation; l'hydrolat, dans ce cas, donne toutes les réactions qui dénotent la présence du tannin. Enfin, il est des eaux de fleurs d'oranger qui, sans cause connue, deviennent filantes, visqueuses, leur saveur et leur odeur sont comme englobées par une matière glaireuse; pour leur rendre leurs quaiilés primitives, on a conseillé l'agitation avec de la magnésie anglaise, suivie de la Bltration (fieding); l'agitation pendant 10 minutes avec 1 ou 2 millièmes de tannin, puis la filtration sur une couche de sable lin parfaitement lavé (Perret), Eau distillée de laurier-cerise (p. /ii9).— Selon Christison, la prop. d'ac. cyanhydrique contenue dans l'eau dist. de laurier-cerise (55 à 70 millig. sur 100 gr.; 80 à 90 niillig. suivant M. Lepage) diminue avec l'âge, et même disparaît complètement, quoique l'odeur persiste. Mais il résulte d'une remarque de Huraut- 1168 PHARMACIE LÉGALE. Moutillard que cela n'est pas, ou du moins en tant que les flacons ont été tenus bien pleins et bien bouchés. L'acide cyanhydrique peut être découvert dans l'hydrolat par les réactifs ordinaires, et plus spécialement en ajoutant d'abord un soluté de potasse, puis du sulfate ferroso-ferriq. qui détermine un précipité bleu. Mêlé de 1/5 d'ammon., il devient d'un blanc de lait par suite de la formation d'hydrobenza- mide. 50 gr. d'hydrolat doivent décolorer presque instantanément 30 à 32 gouttes du réactif iodé de M. Lepage (V. p. 1168). L'ac. cyanhyd. sera dosé par la méthode de M. Bui- gnet, à l'aide d'une solution titrée de sulfate de cuivre (contenant 23 g r , 09 de ce sel crist. par litre), versée goutte à goutte dans un poids déterminé de l'hydrolat, préalablement additionné d'un grand excès d'ammoniaque (V. J. ph., 1859). On lui substitue Vhydrolat d'amandes arrières (qui contient, d'après M. Mayet, 88 à 90 millig. d'ac. cyanhydrique pour 100 gr.); traitée par l'ammoniaque, elle louchit au bout d'un temps très-long, tandis que celui-ci devient bientôt lactescent (Wetteman). L'eau de laurier-cerise bien préparée doit, au bout de 10 à 15 minutes, devenir blanc de lait. L'épreuve doit se faire dans un flacon bouché avec 3 p. d'hydrolat et 1 p. d'ammoniaque (Lepage). Nous devons dire que nous n'avons pas trouvé ce caractère constant. Quelques gouttes de sulfotartrate de quinine dans l'hydrolat concentré de laurier-cerise le font blanchir immédiatement, et il finit par se produire un précipité blanc ; avec Uhydrolat d'amandes amères il y a précipitation de globules blancs, et le liquide recouvre aussitôt sa limpidité première (Righird). 30 gouttes d'hydrolat de laurier-cerise forment avec 5 centig. de sulfate de quinine, une masse solide, et non avec celui d'amandes amères. Mêmes phénomènes avec les huiles volatiles de laurier-cerise et d'amandes amères (Aschoff). Enfin le chlorure d'or colore légèrement en jaune les deux hydrolals ; mais au bout de 7 à 8 heures celui d'amandes amères perd cette coloration [Lepage et Pœtrouillard, Essai des médicaments galértiques et chimiques). Eau distillée de roses (p. 450). — On lui substitue quelquefois de l'eau additionnée d'essence de roses à l'aide du carbonate de magnésie, et celle du Midi, expédiée en esta- gnons, peut contenir, comme l'hydrolat de fleurs d'oranger, du cuivre et du plomb (V. Généralités). Eau oxygénée (p. 700).— Liquide incolore, inodore, à saveur métallique; se décomposant au contact du bioxyde de manganèse en oxygène et en eau ordinaire. Pure, elle ne doit pas laisser de résidu fixe à l'évaporation ; elle a une densité de 1,452 et dégage alors 475 fois son volume d'oxygène. Celle du commerce est beaucoup moins concentrée, elle ne contient que 6 ou 8 ou 20 fois son volume de gaz. Elle peut contenir un sel de baryte, de l'acide sulfurique ou chlorhydrique provenant de sa préparation. Dans le premier cas elle se trouble par l'addition d'un sulfate soluble. Dans le second elle rougit la teinture de tournesol et donne un précipité avec les sels de baryte ou le nitrate d'argent : il est utile de la titrer. Pour cela on fait passer 10 cc de l'eau oxygénée dans une éprouvette graduée remplie de mercure: on y introduit 0s r ,10 à 0s r ,20 de bioxyde de manganèse pulvérisé : tout l'oxygène se dégage immédiatement. 11 ne reste qu'à mesurer le volume du gaz, en tenant compte de la pression et de la température. EMPLATRE DE CIGUË (p. 481). — Doit être d'un vert tirant sur le brun. Chauffé avec de la potasse, il devra donner les réactions de la ciguë. S'il est coloré par un sel de cuivre, il brûlera avec une flamme verte, et ses cendres donneront une liqueur bleue avec l'ammoniaque; coloré avec un mélange d'indigo et de curcuma, il fera prendre une teinte bleue à l'eau tiède dans laquelle on aura malaxé l'emplâtre (V. Réact. deVammordacum). Emplâtre diachylon gommé (p. 481). — L'emplâtre simple y est quelquefois remplacé par un mélange de résine et de craie et les gommes-résines y font défaut, fl est alors irritant et produit des érysipèles. Les acides produiront une effervescence s'il y a de la craie. L'absence des gommes : résines se reconnaîtra à l'odeur (V. Réact. de Vammoniacum ; p. 252). Emplâtre mercuriel de Vigo (p. 483). — Cet emplâtre, d'un gris d'ardoise à l'extérieur et un peu jaunâtre à l'intérieur, doit s'enfoncer dans une liqueur d'épreuve composée d'ac. sulfurique et d'eau d'une densité de 1,426 (43° au pèse-acide), s'il contient la quantité de mercure prescrite. L'emplâtre de Vigo non-seulement ne contient pas toujours la proportion de mercure, mais quelquefois celui-ci y est complètement remplacé par de la plombagine, de l'ardoise pilée, et le safran y fait également défaut. Par l'essence de térébenthine, qui dissoudra la matière emplastique, on pourra séparer et peseï le mercure; le même liquide en ne se colorant pas en jaune indiquera l'absence du safran. ÉTAIN (p. 493). — Ce métal pur fondu permettra d'obtenir, en le coulant convenablement, des espèces de larmes dont la partie arrondie présentera une surface extrêmement polie, d'une couleur blanche, sans aucune tache ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS. 116* ni gerçure, et qui, pliées, feront entendre un cri particulier bien clair (cri de rétain). 9 gr. d'acide azotique convertissent 6 grammes d'élain en poudre blanche ; et l'eau distillée bouillie avec cette poudre, filtrée ensuite, ne donne pas de précipité par le sulfate de magnésie. 100 parties d'acide stannique anhydre correspondent a 78,62 detain métallique. Le dissolulé dans l'acide muriatique précipite en poudre par le chlorure d'or, et donne parla potasse un précipité blanc, solubledans un excès du précipilant. Traité par l'appareil de Marsh, il donne un résultat négatif. Ces différents caractères feront reconnaître les impuretés que l'on rencontre le plus ordinairement dans Pétain, et qui sont le plomb, le fer, l'arsenic, le cuivre. ETHER ACETIQUE (p. 493). — Il doit marquer 23° à l'aréomètre, densité 0,915, avoir une odeur franche et agréable, ne pas laisser, quand on l'évaporé dans le creux de la main, une odeur empyreumatique. 11 ne doit pas non plus faire effervescence avec les carbonates, et réagir ou à peine sur le papier bleu de tournesol. Il ne doit se dissoudre que dans 7 p. d'eau (V. Un. ph. 1879). Ether azoteux (p. 493). — Blanc jaunâtre, il peut contenir de l'acide nitreux, de l'eau, de l'alcool. Le premier est dévoilé par l'effervescence qu'il produit avec le bicarbonate de potasse. Les deux autres le seront par le chlor. de calcium, comme pour l'éth. sulfuriq Ether sulfurique (p. 496). — L'éther ordinaire est un mélange d'éther, d'alcool et d'eau en proportions variables. MM. J. Regnauld et Adrian ont donné une méthode éthérométrique propre à déceler la proportion d'alcool et d'eau dans un éther. Avec des densimètres donnant à + 15" les densités comprises entre 0,718 et 0,760, on fait deux déterminations de densité, l'une avant, l'autre après avoir fait agir sur l'éther du carbonate de potasse bien desséché par une calcination au rouge sombre. Avec les deux essais densimétriques et une table générale dressée ad hoc, on peut calculer les proportions d'éther pur, d'alcool et d'eau contenues dans un éther quelconque. C'est ainsi que l'éther médicinal à 56° I! e (d te 0,758 à 4- 15 0c .) contient, d'après MM. Regnauld et- Adrian : éther pur, 71,394; alcool absolu, 25,7Z|6; eau, 2,860. C'est approximativement un mélange à -f- 15 oc de 720 d'éther pur et de 280 d'alcool hydraté (à 90° c.) (V. J. ph., 1864 et 1865). Le phénate de potasse peut servir de réactif pour déceler la présence de l'eau dans l'éther : il est insoluble dans l'éther anhydre, et soluble dans l'éther hydraté qui le dissout partiellement en se colorant en rouge brun (J. Romei). — Le sulfate de cuivre desséché reste blanc dans l'éther anhydre et devient bleu dans le cas contraire. L'éther peut contenir, par suite d'une purification nulle ou incomplète, de l'huile douce de vin et d'autres impuretés. La densité suffit pour faire connaître les premières : l'éther rectifié doit marquer 62° et même 65° au pèse- éther. On peut encore déceler la présence de l'alcool en agitant l'éther dans un tube gradué avec un volume déterminé de soluté concentré de chlorure de calcium. L'éther, en s'élevant à la surface, donnera la mesure de la fraude. L'éther pur, absolument privé d'alcool, ne dégage pas d'hydrogène au contact du sodium, à la température ordinaire, et ne se colore pas par l'addition du violet d'aniline qui y est complètement insoluble (L. Foucault). La moindre trace d'alcool fait apparaître la teinte violette. Une petite quantité d'éther légèrement chauffée dans un tube à essais, avec quelques cenlig. d'iode et quelques gouttes de soude caustique, donne un précipité cristallin, jaunâtre, d'iodofbrme, pour peu que cet éther renferme de l'alcool (Lichen). — Pour reconnaître la présence de l'huile douce, on délaye l'éther dans l'eau ; celle-ci restera trouble si l'éther est huileux ; on peut encore faire évaporer de cet éther dans le creux de la main, il laissera une substance huileuse d'une odeur caractéristique ; mais le mieux est de distiller l'éther sur de l'eau ; la distillation achevée, il reste des globules huileux à la surface de ce dernier liquide. L'éther sulfurique ne doit pas faire effervescence avec les acides ni réagir sur le tournesol. D'ailleurs les éthers du commerce ont rarement une réaction acide. EXTRAITS (p. 501). — Les extraits vus en couches minces sur un marbre, sur une plaque de verre ou sur une feuille de papier blanc, ne doivent jamais être complètement noirs, à part quelques-uns ; exemple : ceux de brou de noix, de feuilles de noyer. La couleur des autres va du brun foncé au jaune clair. Les extraits mous, a part un petit nombre, comme les extraits narcotiques, ne doivent pas traverser le papier buvard ni adhéreraux doigts. Ceux de plantes odorantes doivent rappeler l'odeur originelle. Ex. : extraits de valériane, de rhubarbe, d'opium, de ciguë, de digitale, de belladone, de jusquiamc, de safran, de/oM- gêre mâle, d'arnica, de houblon, de laitue, de noyer, de quina gris, ergotine. Us doivent, à part les extraits dits de Stôrck, se dissoudre entièrement dans l'eau ou tout au plus donner un résidu d'apothème de 5/100. Quelques-uns, comme ceux d'aZoès, d'absinthe, de digitale, de genièvre, de gentiane, de rhubarbe, de réglisse, d'opium,ont des amertumes U70 PHARMACIE LÉGALE. différentes ou des saveurs particulières. Les uns sont très-lisses, comme Vergotine, V extrait de trèfle d"eau, l'extrait hydralc. de belladone, etc. ; d'autres sont grenus, comme l'extrait de gaîac, de genièvre, etc. Ils doivent se dissoudre dans l'eau, sans laisser de résidu appréciable ; les extraits obtenus des feuilles doivent donner une solution transparente. Les extraits des substances exotiques ne donnent généralement qu'à chaud une solution transparente qui se trouble par le refroidissement. Les extraits alcooliques ne donnent jamais non plus un soluté transparent lorsqu'on les traite par l'eau ; ils sont complètement solubles dans l'alcool à 60° c. Les extraits alcooliques des feuilles (Ext. d'aconit, de belladone, de ciguë, de digitale, de jusquiame), agités avec 5 a 6 fois leur poids d'éther, d'alcool amylique ou de benzine, communiquent à ces liquides une belle teinte verte. L'Extrait de ciguë devra donner les réactions de la plante; traitée par la potasse, il dégage de la conicine, reconnaissable à son odeur (Christison). — Extrait de colchique; très- amer ; traité par l'éther ou le chloroforme il décèle la présence de la colchicine, en ce qu'elle communique une couleur bleue à l'acide sulfurique concentré. — Extrait de gaîac; est imparfaitement soluble dans l'eau, mais solu- ble dans l'alcool a 60 e , a une odeur vanillée ; 1 p. dissoute dans l'ammoniaque forme une mousse persistante avec 15/100 p. d'eau (Sow- beiran) ; en sus, réactions du gaîac. — Extrait ètherè de Garou; vert ou jaune verdàtre, odeur caractéristique d'écorce de garou ; insoluble dans l'eau, complètement soluble dans l'alcool à 80° c. l'éther, l'alcool amylique. — Extrait alcoolique d'ipéca; repris par l'eau froide qui le dissout à peu près complètement, il laisse sur le filtre des matières grasses. 1 gr. de cet extrait dissous dans 3 gr. d'eau additionnée d'un bicarbonate alcalin et traité par l'éther, donne une solution dont le résidu d'évaporalion, dissous dans à gr. d'eau faiblement acidulée, précipiteabondamment par quelques gouttes d'une solution concentrée d'azotate dépotasse. Ce même soluté, étendu de 10 à 12 fois son poids d'eau, précipite aussi par le tann : n, l'iodure de potassium et de mercure, lfodure de potassium et de cadmium (Lepage, de Gisors). — L'Extrait de monésia a quelque ressemblance avec l'Extrait de ratanhia, il en diffère par sa couleur noire ; il a été remplacé par celui de bois de Campêche (Latour) ; ces 2 extraits se distinguent : le premier, par l'état spumeux intense et persistant qu'il communique à la salive; le second, par l'absence Gomplète de cet état spumeux et par la couleur violette qu'il donne à la salive; à l'aide du traitement de l'extrait suspect par l'éther et l'alcool, M. Latour a obtenu de l'hématoxy- line (V. J. eh. m., 1858). Le soluté au 1/40 d'extrait de monésia est d'un brun très-foncé ; il donne, par l'agitation, une mousse très-persistante comme le soluté d'extrait de cachou; il se trouble par les acides minéraux (ac. sulfurique, azotique et chlorhydrique), et donne un dépôt gris brun volumineux; le perchlo- rure de fer le colore en noir (Lepage , de Gisors). — Extrait de noix vomique; caractérisé par son excessive amertume. Son soluté qui est trouble, légèrement blanchâtre, chauffé avec quelques gouttes d'acide sulfurique ou chlorhydrique, donne naissance à une coloration rouge très-intense (Rcbling). 1 gr. de cet extrait délayé dans k gr. d'eau dist. additionnée de 5 à 6 gouttes d'ammoniaque et traité par l'éther, donne, après évaporation spontanée de celui-ci, un résidu très-amer qui, dissous dans 2 ou 3 gr. d'eau à "la faveur de 1 à 2 gouttes d'acide sulfurique dilué, laisse précipiter une matière poisseuse et il reste en suspension des flocons blancs; ceux-ci, séparés et desséchés sur un verre de montre, donnent, par l'addition d'une goutte d'ac. sulfuriq. concentré et d'une parcelle de bichrom. de potasse pulv., la couleur bleue violacée caractéristique de la strychnine {Lepage). — Extrait d'opium; essayé par le procédé de M. Guil- liermond, pour l'opium, il devra donner 12 à 15/100 de morphine. Un soluté de 5 centig. de cet extrait dans à gr. d'eau dist., additionné de 7 à 8 gouttes d'une solution au 1/8 d'acide iodique, puis de 2 gr. de sulfure de carbone pur, et agité, laisse voir après un repos de quelques minutes,, ce dernier coloré en rose ou couleur de chair ; une petite bande de papier amidonné et humide, plongée dans le sulfure, ne tarde pas à prendre une teinte bleue. Aucun autre extrait alcaloïdique ne décompose l'acide iodique (Lepage). — Avec Y Extrait de pavots blancs, on obtient une légère coloration rose du sulfure. — Extrait de quinquina gris; on y introduit quelquefois de la gomme que l'on recherchera par les réactifs de cette substance. Son soluté, additionné de potasse et d'ammoniaque, prend une couleur rouge cramoisi, par la chaleur et en y introduisant de l'air par l'agitation ; les extraits de quina jaune et rouge prennent la même couleur, mais faiblement (Duroy). — L'Extrait de quina jaune, sans odeur caractéristique comme celui de quina gris, est partiellement soluble dans l'eau froide. Le soluté de cet extrait, surtout de l'alcoolique, est additionné de quelques gouttes d'ammoniaque, puis d'éther; agitant et décantant, il laisse par évaporation spontanée, un résidu qui dissous dans l'eau à la faveur de 1 ou 2 gouttes ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS. d'acide sulfurique étendu, précipite par l'ammoniaque et donne, étant étendu d'eau chlorée, une liqueur verte par l'addition de quelques gouttes d'ammoniaque (Lepage). — Extrait de ratanhia ; il est brun, à cassure luisante; sa poudre est rouge; saveur amère, très-astringente, colore la salive en rouge; complètement soluble dans les alcalis caustiques. On le falsifie et même on lui substitue de l'extrait de tormenlille ou de bistorte, du kino, du cacliou. Le soluté d'extrait de ratanhia est coloré en gris brun par les proto ou persels de fer. Le soluté concentré est transparent à chaud ; mais se trouble fortement en refroidissant; par une addition de sucre, il conserve sa transparence. Le soluté au 1/40 est d'un beau rouge tirant un peu sur le brun; il ne laisse pas de mousse très-persistante par l'agitation. Les acides minéraux le troublent aussitôt, il se fait un volumineux précipité couleur de chair qui ne commence à se déposer qu'au bout de 8 à 12 heures (Lepage, de Gisors). Les extraits de tormentille et de bistorte sont colorés en vert par les sels ferreux et en noir par les sels ferriques. Si les liqueurs étaient concentrées, il y aurait précipité (Soubeiran). Le soluté au 1/40 d'extrait de tormentille est d'un rouge assez vif, moins foncé que celui d'extrait de ratanhia; mousse non persistante par l'agitation. Les acides minéraux ne le troublent pas immédiatement. Le soluté .l'extrait de bistorte au 1/40 a une teinte jaune brun, et n'est pas troublé par les acides minéraux. Le soluté au 1/40 d'extrait de cachou, est d'un rouge foncé; il donne, par l'agitation, une mousse persistante; il est troublé par les acides minéraux ; le per- chlorure de fer le colore en gris (Lepage). Le kino sera reconnu à sa presque insolubilité. — Entrait de rhubarbe; rougit au contact des alcalis. — Extrait de salsepareille ; saveur souvent amère, puis acre. 10 centigr. dans 30 à 40 gr. d'eau donnent encore une mousse persistante. Le soluté de cet extrait n'est pas affecté par les persels de fer. — Extrait de scille; traité par l'éther ou le chloroforme, il décèle la présence de la scillitine par la couleur pensée qu'elle communique à l'acide sulfurique concentré (Marais). — L'Extrait de seigle ergoté ou Ergotine donne avec l'eau un soluté transparent qui, surtout à chaud, exhale une odeur marquée de champignons, et ne donne qu'un léger trouble avec l'alcool à 70° c. — Extrait de séné; amertume que dissimule l'inlusé de café. Les extraits alcaloïdiques ou à principes neutres particuliers (extr. des solanées, de ciguë, de colchique, iïaconit, de datura, etc.) seront essayés à ce point de vue. Beaucoup devront l'être par la méthode du charbon (V. Alcalis, 117i p. 230). Pour extraire les alcaloïdes contenus dans ces extraits, M. Gundermann a proposé le procédé suivant : on délaye l'extrait avec son volume d'eau et on agite la solution avec 4 volumes de chloroforme ; après deux jours de digestion à 18 oc , on chauffe au B.-M., le chloroforme se rend au fond du vase ; on filtre, on soumet le résidu à un second traitement par le chloroforme; les eaux mères réunies et évaporées donnent un résidu qui est neutralisé par de l'eau acidulée et précipité par l'ammoniaque ; on reprend par i'alcool, puis on abandonne à la cristallisation (X ph. 1860). Pour apprécier chimiquement ces mêmes extraits, M. Lepage, de Gisors, en prend 1 gr. qu'il fait dissoudre dans 2 gr. d'eau distillée, le soluté introduit dans un tube fermé par un bout est additionné de 25 à 30 centigr. de bicarbon. de potasse ou de soude pulvérisé. Après cessation de toute effervescence, il verse sur le mélange 4 à 5 fois son volume d'alcool amylique ou mieux d'éther pur à 65°, et agite vivement à deux ou trois reprises pendant quelques minutes; après repos, l'éther est décante et abandonné a l'évaporation spontanée ; le résidu dissous dans 6 à 8 gram. d'eau distillée additionnée de 1 à 2 gouttes d'acide chlorhydrique, donne un soluté incolore qui doit se troubler par l'io- dure double de mercure et de potassium, par l'iodure double de cadmium et de potassium, et donner un précipité floconneux avec le tannin. Antérieurement, M. Loret, pour doser ces mêmes extraits, avait indiqué de prendre : extrait hydralc. privé de chlorophylle, 1 p. ; eau dist, 2 p.; et d'agiter le soluté avec Q. S. d'éther; les liqueurs éthérées réunies et distillées, puis évaporées complètement à -f- 40°, laissent pour résidu la matière résinoïde active qui, reprise par l'acide acétique faible, donne l'alcaloïde, après saturation par un léger excès de bicarbon. de potasse (V. Un. ph., 1867). La dialyse peut fournir des résultats utiles dans l'essai des extraits. 1 gr. d'extrait (pour beaucoup, il suffit de 50 centig.) dissous dans 20 gram. d'eau distillée communique, au bout de 10 à 12 heures, à l'eau pure qui est en contact avec le dialyseur, la propriété de se troubler plus ou moins fortement par l'un des trois réactifs : tannin, iodure double de potassium et de mercure, iodure de potassium et de cadmium. C'est ce qui arrive quand on soumet à la dialyse les Extraits aqueux de belladone, d'opium, de quina gris et jaune; les Extraits alcooliques de colchique, de semences de ciguë, d'ipéca, de semences de jusquiame, de noix vomique, de pavot, de quina gris et jaune (Lepage, de Gisors). Les extraits adultérés par des fécules seront examinés à l'aide de l'eau bouillante et de 1172 PHARMACIE LÉGALE. l'iode. Le cuivre provenant des bassines sera reconnu dans le dépôt même ou le produit de l'incinération, à l'aide de l'acide nitrique et des réactifs du cuivre. Il est assez difficile de reconnaître avec certitude si un extrait provient de telle ou telle planle, surtout lorsqu'il s'agit d'extraits préparés avec des végétaux dits narcotiques. L'odeur spéciale de la planle peut, il est vrai, être utile dans ce cas; mais elle n'est pas toujours très-prononcée. M. Righini dit avoir réussi à la rendre très-sensible en dissolvant dans l'eau distillée une certaine quantité de l'extrait qu'on veut examiner, en ajoutant ensuite un vingtième d'acide sulfurique étendu : l'odeur de la plante se développe aussitôt. Les alcalis caustiques ont une action analogue. En général, les solutions aqueuses des extraits alcooliques sont troubles, mais celle d'un grand nombre d'extraits aqueux (quinquina, gaïac, etc.) le sont également. Certains extraits (Extr. de belladone, d'aconit) ont une réaction acide; d'autres, comme YExtr. de ciguë, sont plus ou moins alcalins. Quelques-uns, comme les Extr. de belladone, de laitue, renferment du glucose ou des glu- cosides, qu'on isole par un traitement à l'alcool concentré; le résidu repris par l'eau peut réduire la liqueur cupropotassique de Iîarres- wil, ou cuprosodique de Fehling. D'autres renferment du sucre crist. ( Hxtr. de chiendent) ou du sucre crist. et du glucose (Extr. debelladone, de gentiane). Les Ext. d'ipéca, de noix vomique, de gaina gris et jaune, donnent aussi avec la liqueur de Fehling, la réaction du glucose (V. Lkpage, de GiSOrs, htude sur les princip. extr. phai-m, 1870). FARINES (p. 516). — La farine de froment de bonne qualité doit être d'un blanc très-légèrement jaunâtre, d'une odeur sui generis, n'offrant pas de points colorés lorsqu'on la presse pour lui donner une surface unie. Mêlée avec le tiers de son poids d'eau elle doit former une pâte homogène élastique longue. 100 p. donnent à l'incinération 0,8 à 1,5 de résidu; 100 p. doiv. donner, malaxées sous un filet d'eau, 25 à 31/100 de gluten (8 à 11/100 de gluten sec). Le son y existe pour 8 à 10/100; l'eau pour 15 à 18/100, l'amidon pour 60 à 72/100; une matière gommeuse sucrée pure, 8 à 12/100. Les falsifications des farines sont nombreuses. Rappeler que les farines sont la base de l'alimentation de l'homme, c'est dire l'importance qu'il y a à reconnaître les fraudes qui s'exercent sur elles. Ce que nous allons en dire ici est le résumé d'un travail de Lecanu. 1° Par la fécule de pomme de terre : L'addition à la farine de blé de la fécule de pomme de terre ne peut se reconnaître par les sens. Une farine ainsi fraudée absorbe moins d'eau que la farine pure et conséquemment fournit moins de pain ; mais 25 pour 100 de fécule la rendent impropre à la panification et, quelle qu'en soit la proportion, le pain additionné de fécule a perdu de ses propriétés nutritives. L'eau, les solutés de carbonates alcalins n'ont donné à Lecanu rien de remarquable pour la décélation de cette fraude. Les solutés à 1,50 et à 1,75 de potasse caustique pour 100 d'eau agissent à peine sur l'amidon ; les grains restant opaques et résistants, se séparent par repos du liquide, ne montrent au microscope aucune déformation, tandis qu'ils agissent sur la fécule. En quelques minutes, par une température de -f- 15 à -(- 20°, 1 p. de fécule et 30 p. environ de soluté potassique se prennenlen unegelée consistante. Cette différence d'action, reconnue primitivement par Payen, fournit un moyen de séparer l'amidon de la fécule. Il suffit de délayer le mélange dans une solution alcaline, de prolonger le contact pendant une demi- heure environ, avec le soin d'agiter de temps à autre, d'étendre d'eau afin de rendre plus facile la précipitation des particules en suspension ; d'agiter violemment, afin de produire plus complètement hi déchirure des vésicules de fécule; enfin de laisser reposer un moment et de décanter. L'amidon se retrouve presque tout entier au fond du vase, tandis que la fécule a été convertie en gelée, puis dissoute ou plutôt détruite. Quand on examine au microscope un pareil mélange d'amidon et de.fécule, après en avoir placé quelque peu sur une plaque de verre, l'y avoir délayé, à l'aide d'un tube, dans le soluté potassique, avoir laissé tomber, sur la couche gélatinoïde qui s'est produite, quelques gouttes d'eau iodée acidulée, on aperçoit distinctement les globules d'amidon dont le volume est demeuré ce qu'il était d'abord, et les vésicules de fécule dont le volume est devenu 5 ou 6 fois plus considérable que ne l'était celui du globule qui leur a donné naissance. On sait que le procédé d'essai des farines, de Boland, consiste à séparer le gluten des farines suspectes, à recueillir leurs eaux de, lavage dans un vase conique, à les y abandonner au repos pendant environ trois heures, à décanter le liquide surnageant, à. enlever-à l'aide d'une cuiller la couche supérieure molle et grisâtre, à laisser sécher la petite masse consistante tassée au fond du vase, jusqu'à ce qu'elle soit devenue assez solide pour être enlevée d'un bloc en la poussant du doigt vers la paroi du verre, à séparer avec le tranchant d'un couteau le sommet du petit pain conique principalement formé de fécule, et à procéder ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1173 à son examen à l'aide de l'iode. Lecanu a modifié ainsi ce procédé : Former avec la farine suspecte et ZiO pour 100 de son poids d'eau une pâte bien liée, bien homogène : la malaxer sous un filet d'eau pour en séparer le gluten ; recueillir les eaux de lavage, les agiter do manière à remettre en suspension la totalité des particules déposées ; passer le liquide trouble au travers d'un tamis de soie; le décanter dans un vase conique. Aussitôt qu'un dépôt notable s'y sera formé, sans attendre que l'eau qui le surnagera se soit éclaircie, on la décantera, on la mettra en réserve pour l'examiner au besoin, puis, reprenant le dépôt, on le délayera dans de nouvelle eau ; on laissera reposer de nouveau pendant un temps seulement suffisant pour qu'une portion des particules remise en suspension ait pu se précipiter; finalement on répétera 5 ou 6 fois ces opérations sur le dépôt de moins en moins considérable. Le dépôt le plus lent à se former ne contiendra pour ainsi dire que des petits globules d'amidon. Les dépôts intermédiaires contiendront de gros globules d'amidon et de petits globules de fécule. Le dépôt le plus prompt à se former présentera à l'œil nu, et mieux encore à l'œil armé d'une loupe, le brillant, le grenu des plus belles cassonnades de betteraves ; au microscope, il laissera distinctement apercevoir des globules semblables, par leurs volumes et par leurs formes, à ceux de fécule et des mieux caractérisés. Au contact de l'eau de potasse à 1,25 pour 100, sans que d'ailleurs ils paraissent éprouver d'autres altérations, ils montreront pour la plupart, sur un point quelconque de leurs surfaces, une ouverture circulaire d'un très- petit diamètre, parfois remplacée par une petite croix. Délayés dans un verre de montre avec environ trente fois leur poids d'eau de potasse à 1,75 pour 100, ils donneront naissance à une gelée homogène d'une transparence parfaite, à une véritable glaire que fera disparaître l'addition d'une plus grande quantité de véhicule. A son tour, cette gelée, étendue en couche mince à la surface d'une nlaque de verre, puis légèrement imprégnée d'eau iodée aiguisée d'acide cblorbydrique, présentera des vessies colorées en bleu, d'un diamètre égal à cinq ou six fois au moins celui des globules primitifs. Lecanu dit que l'on peut arriver, par ce procédé, à retrouver dans les farines un centième de leur poids de fécule de pomme de terre. 2° Par les semences de légumineuses (haricots, pois, léveroles, lentilles, vesces) : L'addition des farines de lentilles ou de vesces, en raison de leur couleur brune, ne peut avoir lieu que sur des farines de blé inférieures. Au contraire, les farines de haricots et même celles de pois sont facilement supportées par la farine de blé de toute qualité, tant que leur proport, se maintient inférieure à 5 pour 100. On peut réduire aux suivants les procédés imaginés pour découvrir la fraude : 1° Déterminer la proportion de gluten que contiennent les farines douteuses, en les malaxant sous un filet d'eau, après les avoir amenées à l'état de pâte. Les semences de légumineuses ne renfermant pas de gluten, leur addition aura diminué la proportion de celui que renferment les blés. 2° Décomposer par la chaleur, dans une cornue munie d'un récipient, une portion de farine suspecte. Les farines pures fournissent un produit neutre aux réactifs colorés; les farines additionnées de légumineuses un produit ammoniacal {Rodriguez). 3° Exposer la farine d'abord à l'action des vapeurs d'acide azotique, puis à celle de l'ammoniaque ; la farine pure prendra une teinte jaune uniforme ; la farine additionnée de fé- veroles ou de vesces, une teinte jaune marquée de points rouges correspondants aux particules étrangères interposées (Donny). Il" Examiner au microscope les farines à l'avance délayées sur une lame de verre avec une dissolution de potasse à 10 pour 100. L'alcali déterminera la destruction des globules d'amidon et mettra à nu les débris d'un tissu cellulaire réticulé, à mailles hexagonales, pour peu qu'il y ait eu addition de légumineuses (Donny). 5° Faire macérer la farine dans deux fois son volume d'eau à 25 ou 30°; recueillir le macéré, le filtrer, et l'essayer par l'acide acétique, ajouté goutte à goutte. Si l'on a opéré sur un mélange, la liqueur se troublera par suite de la précipitation du principe (légumine) particulier aux semences des légumineuses [Martens). Chacun de ces procédés, employé isolément, présente des chances d'erreurs que l'on évitera en les combinant entre eux, ou mieux, selon Lecanu, en suivant la marche expérimentale suivante : La farine, convenablement formée en pâte, sera enveloppée d'un linge et malaxée sous un filet d'eau, sans négliger, comme indice, de tenir compte de l'odeur de semences de légumineuses ; de l'aspect gras que lu pâte pourrait prendre; de l'état savonneux qu'offrent les eaux de lavage, du peu d'éclat, de ténacité, de plasticité du résidu glutineux. On recueillera les eaux de lavage ; on les agitera pour remettre en suspension les molécules qui se seraient déposées; on les passera au travers d'un tamis de soie, on les partagera en deux portions. L'une sera abandonnée à elle-même à une température de + 20" pour essayer de lui 1174 PHARMACIE LÉGALE. faire éprouver la fermentation putride qu'éprouvent, dans ces conditions, les eaux de lavage des légumineuses, tandis que celles des farines privées de gluten, n'éprouvant que la fermentation lactique, ne dégagent que l'odeur du lait aigri. L'autre sera étendue d'eau, s'il est besoin, pour rendre sa flltration possible et faciliter la précipitation des particules en suspension, puis abandonnée au repos. On décantera ; le liquide sera étiqueté A et le dépôt B. Le liquide A sera filtré et concentré avec précaution, jusqu'à ce qu'il se produise une pellicule à la surface. Alors on laissera refroidir ; on filtrera de nouveau, puis on y versera goutte à goutte un très-léger excès d'acide acétique. Pour peu qu'il contienne de la légu- mine, il s'y produira un dépôt blanc floconneux, lequel recueilli et lavé présentera les caractères suivants : au microscope, il apparaît sous forme de lamelles à bords échancrés; il est sans couleur, sans odeur, sans saveur ; devient corné par la dessiccation; l'eau iodée ne le colore pas; insoluble dans l'eau froide ou chaude; insoluble dans l'alcool, soluble dans l'ammoniaque et l'eau de potasse ; ses dissolutions sont précipitées par les acides chlorhydrique, azotique, acétique, oxalique, citrique. Le dépôt B sera également partagé en deux parties très-inégales. Dans la moindre, on recherchera au microscope le tissu réticulé des légumineuses, après l'avoir délayé, en évitant le plus possible de déchirer ce tissu, sur des plaques de verre : avec de l'eau ordinaire; avec de l'eau iodée qui, colorant en bleu les globules d'amidon, laissera incolores les tissus qui les enveloppent à la manière d'un réseau ; avec de l'eau de potasse à 10 pour 100 ; avec de l'acide chlorhydrique étendu de son volume d'eau, qui le débarrassera de l'amidon. Ou bien encore, après l'avoir traitée, dans des verres de montre, par des quantités d'eau de potasse et d'acide étendu, on portera sous le microscope les résidus devenus translucides et comme géla- tinoïdes. La partie la plus considérable sera, à plusieurs reprises, mise en suspension dans l'eau, puis abandonnée au repos le temps seulement nécessaire pour que les gros globules d'amidon se précipitent ; ce sera la portion la plus rapide à se déposer que l'on soumettra à l'examen microscopique. Il sera facile d'y déceler les globules de légumineuses. Lorsqu'on les étudie imprégnés d'eau, ils laissent apercevoir, pour la plupart, tantôt une simple fente longitudinale, tantôt une double fente se croisant de manière à produire une sorte d'étoile. Les particules qui restent le plus longtemps suspendues dans l'eau sont principalement, au contraire, des débris de tissu cellulaire; en sorte que c'est là surtout qu'on a chance de rencontrer celui qui proviendrait des légumineuses. Si donc dans une farine suspecte on a constaté la présence : Du tissu cellulaire réti- \ culé à mailles hexa- i que renferment les gonales .........../ semences de légu- Des globules à cicatrices > mineuses, et qu'on linéaires ou cruciales. I ne retrouve pas dans Celle surtout de la lé- ] le blé, gumine ............/ on pourra, dit Lecanu, conclure avec certitude à l'existence d'une ou de plusieurs légumineuses (V. Jtev. pharm. 1847-/t8). Les substances fixes seront reconnues par l'incinération ou la saccharification. Les farines peuvent être rendues malfaisantes : 1° par des toxiques minéraux. L'incinération et l'emploi des réactifs feront recone naître ces derniers ; 2° par les produits d ; générations spontanées : champignons, etc. : 3° par des substances organiques étrangères , mélampyre, seigle ergoté (V. J. cft. m. 1870)- ivrale, etc.; pour la recherche de cette substance consulter le travail de M. Cailletet (Moniteur, oct. et nov. 185/i), et pour l'essai des farines en général (V. Chevallier et Baudri- mokt 1882, Dict. des falsif.; Payen, Des substances alimentaires, 5° édit.). FÉCULES DU COMMERCE (p. 517). — L'amidon, la fécule de pommes de terre, l'arrow- root, mis en contact avec l'eau iodée ou la teinture d'iode, prennent immédiatement une coloration bleuâtre dont l'intensité est sensiblement la môme pour toutes, ce qui ne permet guère de distinguer ces fécules entre elles; mais, d'après les expériences de M. Gobley, si, au lieu d'agir ainsi, on expose ces corps à la vapeur de l'iode, si l'on met, par exemple, une certaine quantité de ces fécules dans des verres de montre, et si l'on place ces verres sous une cloche qui renferme de l'iode, on voit ces trois corps prendre, après vingt-quatre heures, une coloration assez différente pour permettre de les distinguer l'un de l'autre. En expérimentant ainsi on voit que l'amidon, sous l'influence de la vapeur d'iode, prend une couleur violacée, la fécule de pomme de terre une couleur gris-tourterelle ; que l'ar- row-root pur prend une teinte café au lait clair, tandis que mélangé d'un quart d'amidon il en prend une lilas gris, et l'arrow-root factice une couleur gris-tourterelle, c'est-à- dire la même coloration que la fécule de pommes de terre qui sert à le préparer. Si l'oç soumet les tapiokas et sagous vrais et factices ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1175 à la même expérience, on voit qu'ils prennent sensiblement la même teinte jaunâtre, et que les poudres de ces mêmes fécules prennent toutes une couleur chamois. 11 est donc impossible de prononcer dans ces derniers cas. Nous devons faire remarquer, en outre, qu'indépendamment du peu de différence qui existe entre la couleur gris tourterelle et la couleur café au lait clair, il faut encore, pour la réussite de l'opération, que les fécules soient dans un certain état hygrométrique, car séchées à -j- 100° immédiatement avant l'opération, elles ne se coloreraient pas (V. Essai des farines). L'emploi simultané du microscope donnerait des in dications rapides et rigoureuses. Suivant M. Mayet, on peut distinguer la fécule de pommes de terre, l'arrow-root et l'amidon de blé par la consistance et la transparence de la gelée qu'ils forment avec une solution de potasse au 1/4. Ces trois fécules peuvent contenir du carbonate et du sulfate de chaux (albâtre, gypse) : l'effervescence au contact des acides, l'incinération et la proportion de cendres permettront de déceler cette fraude. La fécule mêlée de sulfate de chaux, portée au rouge, laisse une masse charbonneuse qui, délayée dans l'eau et additionnée de quelques gouttes d'acide, dégage une forte odeur d'œufs pourris. A l'état de pureté, l'amidon donne 1 à 2 0/0 de cendres; l'arrow- root, moins de 1 0/0 ; la fécule de pommes de terre, 1 °/„,4 (Louyet). FÉCULE D'ÉLATERIUM (p. 518). — Vert pâle; traitée par l'alcool fort, puis le soluté alcoolique étant rapproché et versé dans de l'eau de potasse faible et chaude, il se produit, par refroidissement, des cristaux incolores, soyeux, dont le poids sera de 1/6 a 1/Zi de la fécule. FER (p. 519). — La limaille de fer contient souvent du cuivre (jusqu'à 2 0/0). On avait proposé l'emploi du fer aimanté pour séparer les parcelles de fer de celles de cuivre. Celte manière d'opérer est bonne quand le fer et le cuivre ne sont pas à l'état d'alliage; mais, dans ce dernier cas, elle n'aurait aucun effet. On peut, pour reconnaître la présence du cuivre, mettre une pincée de la limaille dans de l'ammoniaque liquide, et agiler de temps en temps le mélange au contact de l'air. Lorsque la limaille est pure, le liquide reste incolore : dans le cas contraire, il prend une couleur bleue d'autant plus intense que la proportion de cuivre est plus forte. On peut aussi traiter la limaille par l'eau régale, saturer le dissoluté par l'ammoniaque et ajouter à la liqueur filtrée du cyanure jaune qui donnera un précipité brun chocolat, dans le cas de la présence du cuivre. Pour distinguer la limaille de fer de celle d'acier, on traitera la limaille par de l'iode et de l'eau. Le fer disparaîtra sans résidu à l'état d'iodure incolore ; l'acier laissera pour résidu du carbone et du silicium après qu'on aura lavé la matière indissoute avec de l'eau de potasse (Berthier). Dans la limaille qui serait mêlée d'oxyde ou de rouille, la partie métallique seule serait at- tirable à l'aimant, et le dissoluté chlorhydri- que, au lieu d'être verdâtre, serait jaune rou- geàtre ; et additionné d'un léger excès de carbonate d'ammoniaque, il précipiterait du peroxyde, tandis qu'il resterait dans la liqueur du sel de protoxyde, ce dont on devrait s'assurer. Fer réduit (p. 520). — Doit être plutôt gris que noir, léger, ne rien céder à l'eau, ne pas ou presque pas dégager d'hydrogène sulfuré par l'acide chlorhydrique ou sulfurique étendu et s'y dissoudre sans résidu. On a falsifié le fer réduit par le graphite ou plombagine dans la proportion de là 0/0 (Liénart). Il a une couleur gris noirâtre, est parsemé de points brillants et tache les doigts comme le graphite lui-même. Traité par l'eau aiguisée d'acide sulfurique, il dégage un peu d'acide sulfhydrique, puis des gaz carbures à odeur suffocante, comme dans l'attaque de la fonte par un acide étendu, et le graphite reste in- dissous. On lui substitue quelquefois du fer en poudre très-fine, fabriquée en grand dans le Tyrol, par voie mécanique et, paraît-il, avec des limes très-fines. 11 contient souvent une matière grasse, d'odeur rance, qui lui communique une certaine âcreté, et semble provenir de la substance qui a servi au graissage des outils employés à le fabriquer. Cette poudre, débarrassée par l'éther de la matière grasse, donne avec l'eau et l'acide sulfurique un gaz bien moins fétide que le gaz obtenu avec le fer en poudre ordinaire du commerce ( La- neau). 11 est douteux que la limaille du Tyrol ait des propriétés thérapeutiques, identiques avec celles du fer réduit; elle ne s'enflamme pas spontanément à l'air. Elle ne prend pas feu à l'appi oche d'un corps enflammé, mais elle brûle facilement lorsqu'on l'a préalablement suspendue aux pôles d'un aimant {Ma- gnus). Le fer provenant de la calcination du pyrolignite de fer contient du charbon. GAIAC (p. 533). — Ce n'est qu'en poudre ou en ràpure qu'il peut être falsifié avec des râpures de buis et d'autres bois. Si les bois étrangers étaient en proportions très-grandes, le gaïac perdrait d'autant la propriété qu'il a de verdir par son exposition à l'air et à la lumière. 11 en serait de ntême de la propriété 1176 PHARMACIE LÉGALE. que possède sa teinture alcoolique de blanchir avec l'eau et de bleuir lorsqu'on en mélange quelques gouttes avec de la gomme arabique. On prend de 15 à 20 de gaïac râpé et on l'humecte bien d'eau chlorée ou de chlorure de soude ou de chaux. Après une minute de contact, tout le vrai gaïac a pris une teinte verte, tandis que le faux a conservé sa couleur (JIuraut-Moutillard). Résine de gaïac. — Sa cassure récente passe lentement au vert. La teinture produit en peu de temps une belle couleur bleue sur la surface interne d'un morceau de pomme de terre crue. Triturée avec de l'iode, du brome, de l'acide hyponitrique, quelques peroxydes, elle devient bleue ; l'acide azotique la colore en vert bleuâtre, puis en jaune ; l'acide sulfurique concentré la colore en rouge cramoisi, l'eau donne à cette dissolution une couleur d'un beau violet (Schifl) ; l'ammoniaque la dissout ; avec l'ac. cyanhydrique et un sel de cuivre, elle devient bleue (réactif très-sensible soit pour cet acide, soit pour ce métal, selon M. Pagenstecher). H résulte cependant des expériences de M. J. Hardy que la teinture de gaïac et l'acide cyanhydrique associés se comportent avec les sels de nickel comme avec les sels de cuivre et constituent un réactif très-sensible pour distinguer ces derniers des sels d'or et de sesquioxyde de fer (V. Un. ph. 1870). On la contrefait par la colophane colorée en vert artificiellement ; mais la cassure de ce produit est de suite verte et ne varie pas, et la teinture ne colore pas en bleu le parenchyme de la pomme de terre crue. La colophane est soluble dans l'essence de térébenthine, la résine de gaïac ne l'est pas. Si elle est, non plus contrefaite par de la colophane, mais seulement mélangée avec cette substance, elle dégagera une odeur térébinthacée lorsqu'on la chauffera, et si la teinture est d'abord décomposée par l'eau, puis rendue claire par la potasse, elle se troublera par un excès de réactif, ce qui n'arrivera pas avec la résine de gaïac pure. Celle-ci se dissout très-bien dans l'éther, et sa teinture alcoolique est colorée en bleu par le chlore et en vert par les chlorures de soude et de chaux, le bichlorure de mercure. GALBANUM (p. 530). — Doit fournir 60/100 de résine, 10/100 de gomme et 6/100 d'huile volatile GARANCE (p. 531). — La garance entière n'est guère falsifiable. Celle en poudre, au contraire, l'est fort souvent. On y mêle de la poudre de garance épuisée, des poudres végétales inertes (sciures de bois, son, coques d'amandes et de cacaos, etc.), des matières tinctoriales de moindre valeur (bois de Campêche, du Brésil, de santal), et surtout des matières minérales telles que l'ocre rouge ou jaune, la brique pilée, les argiles et sables colorés. On lui donne encore du poids en lui faisant absorber de l'humidité (jusqu'à 24 0/0). On reconnaîtra ces fraudes à l'aide de la co- lorimétrie, de l'incinération (les cendres ne doivent pas dépasser 5/100 pour la garance desséchée à 100 oc ) et par l'étuvage (V. Chevallier et Baodrimont, Dictlonn. des falsif.; Bolley, Manuel pratique d'essais, 1877).—Pour déterminer rapidement la richesse tinctoriale de la garance et de ses dérivés (garancine ou charbon sulfurique de garance, alizarine, colorine, purpurine, etc.), M. Herland, de Brest, a proposé le procédé suivant permettant de reconnaître dans une garance la présence de 5 à 6 °/ 0 de bois colorés étrangers. Un échantillon moyen de 4 à 5 gr. de la garance à essayer est porté à l'ébullition pendant 10 minutes avec 100 gram. d'eau distillée, additionnée de 8 à 10 gouttes d'ammoniaque pure. Dans la liqueur filtrée, on verse goutte à goutte une solution très-étendue d'acide sulfurique jusqu'à ce que la couleur violette soit remplacée par une teinte variant du jaune clair au jaune brun ; on verse dans le liquide décoloré quelques gouttes de soluté acide de protochlorure d'étain. Si la garance est pure, la liqueur n'éprouve aucun changement; mais pour peu qu'il y ait un mélange de bois coloré, il y a formation d'un précipité gélatineux, dont la nuance varie avec la proportion de bois colorés; le précipité est rose si le bois de Brésil domine ; violet, si le campêche est dominant ; rouge brique, si c'est le santal (V. Un.ph. 1868). GENTIANE (p. 540). — On mélange à cette racine ou on lui substitue celle des gentiana purpurea, punctata et pannonica, qui croissent dans les mêmes localités que le gentiana lutea ; ces fraudes ont peu d'importance. Mais un mélange dangereux et qu'on ne peut attribuer qu'à la négligence, c'est la présence des racines d'aconit, de belladone, d'ellébore blanc, qu'on dit avoir été constatée. Ces racines sont très-reconnaissables à simple vue, puis à la saveur, qui n'est pas d'une amertume franche comme dans la gentiane. L'ellébore blanc a une saveur amère, mais elle est en outre acre et nauséeuse. La poudre de gentiane a été falsifiée par l'ocre jaune {Peltier, Davallon); par la poudre de gaïac (Houdbine). La première fraude se reconnaîtra par l'incinération et le traitement approprié des cendres; la seconde, par la macération dans l'alcool ; la teinture alcoolique présentera les propriétés de celle de gaïac. GINGEMBRE (p. 541). — Le gingembre blanc est quelquefois blanchi artificiellement ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1177 par la chaux (Patrouillard). ou par un enduit minéral composé de carb. el de suif, de chaux, de chlor. de calcium et autres sels (Gardside). La poudre détachée du taux gingembre à l'aide d'un canif, dissoute dans l'acide acétique avec ou sans effervescence, précipitera par l'oxalate d'ammoniaque s'il y a de la chaux; par le chlorure de baryum, l'azotate d'argent, s'il y a des sulfates, des chlorures. GIROFLE (p. 542). — On remet quelquefois dans le commerce du girofle épuisé de son huile essentielle; il est moins pesant, moins piquant à la bouche, d'une saveur et d'une odeur presque nulles, noir, ridé, et ne laisse pas exsuder d'huile lorsqu'on le comprime avec l'ongle. GLYCÉRINE (p. 543). — La glycérine a une saveur sucrée, sans arrière-goût acre ni amer; elle a la consistance d'un sirop épais, sa densité est de 1,242 (28° B ë ) à la température de 15°. Elle doit avoir une réaction nulle sur le papier de tournesol et le sirop de violettes. Elle peut contenir un excès d'eau qui affaiblit son poids spécifique. En déterminant celui-ci par expérience on peut calculer la proportion d'eau mélangée à la glycérine pure à l'aide de la formule suivante, donnée par Vogel : 100 (p. — 1,266) .„„„", . , * = p. (1,000- 1,266) ' d ' 2M re P réS6nte la densité et la glycérine anhydre ; p, le poids spécifique de celle que l'on considère et x la proportion d'eau renfermée dans 100 p. de cette glycérine. Elle peut contenir des chlorures, du sulfate de chaux provenant des noirs qui ont servi à la décolorer ; elle précipite alors ou manifeste un louche par l'azotate d'argent, le chlorure de baryum, l'oxalate d'ammoniaque. La quantité de sels de chaux qu'elle contiendra sera mise en évidence par le dépôt qu'y formera un volume, égal au sien, d'alcool sul- furique (1 acide p. 100 d'alcool) ou par le dépôt grenu ou floconneux que produira l'addition de 2 volumes d'alcool éthéré (alcool 2, éther 1) à 1 volume de la glycérine essayée. La glycérine peut être adultérée par le sirop de sucre, par la dextrine, par le glucose ou sirop de miel, sirop de fécule. On y ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique concentré et on chauffe au B.-M. pour chasser l'eau; une coloration noire accuse la présence du sucre de canne {Palm), celle du glucose est décelée par la coloration brune qui se manifeste lorsqu'on chauffe, jusqu'à l'ébullition, la glycérine avec le tiers de son volume de lessive de potasse (V. Ben. ph. 1855-56). Agitée avec du chloroforme, la glycérine peut être séparée du sucre de canne ou du glucose : le sucre se dépose à l'état cristallin, tandis que la glycérine flotte à la surface du liquide ; d'ailleurs la présence du sucre serait aussi décelée par le polarimè- tre. On peut encore reconnaître la fraude par le sucre ou la dextrine, en faisant bouillir pendant 2 minutes quelques gouttes de glycérine étendue d'eau distillée avec 3 à h centig. de molybdate d'ammoniaque additionnés d'une goutte d'ac. azotique pur : pour peu que la glycérine contienne des traces de sucre ou de dextrine, elle se colore en bleu ; dans le cas contraire, elle demeure incolore (Itager). Il est plus simple encore de chauffer la glycérine avec la Liqueur de Fromrnherz (Y. p. 1158) qu'elle ne réduit pas lorsqu'elle est pure; on fait ensuite bouillir la glycérine avec quelques gouttes d'acide chlorhydrique étendu qui intervertit le sucre, si elle en contient; on sature l'acide par la potasse en léger excès et on porte à l'ébullition avec la liqueur de Fromrnherz ; on aura alors un précipité jaune d'hydrate de protoxyde de cuivre (Em. Bau- drimont). La glycérine peut contenir de l'acide oxalique, de l'acide formique, de l'acide butyrique. On découvre les deux premiers au dégagement d'acide carbonique mêlé d'oxyde de carbone que donne la glycérine agitée avec son \olume d'acide sulfurique pur. La présence de l'acide oxalique seul est décelée par le trouble produit en faisant bouillir un peu de glycérine avec une solution de chlorure de calcium, additionnée d'ammoniaque ; celle de l'acide formique, par le dépôt noir d'argent réduit qui se forme lorsqu'on chauffe de la glycérine avec une solution d'azotate d'argent ou par l'apparition d'un miroir d'argent qui se manifeste en la chauffant, préalablement additionnée d'ammoniaque, avec le même sel de ce métal (Hager). On reconnaît la présence de l'acide butyrique à l'odeur particulière d'ananas (éther butyrique), qui se développe en soumettant à la chaleur la glycérine avec un peu d'alcool fort et d'acide sulfurique concentré (Perutz). MM. Champion et Pellet ont proposé une méthode d'analyse des glycérines commerciales, qui repose sur la proportion de nitroglycérine qu'elles fournissent, sachant que 100 de glycérine pure donnent 190 de nitroglycérine ; le défaut de ce procédé est dans les dangers que présente le maniement de la nitroglycérine (V. J. ph. 1873). M. J. Casthelaz purifie les glycérines brutes du commerce en les portant a l'ébullition pendant une demi-heure avec 2 à 3°/° de sulfate d'alumine en dissolution, après avoir ramené la glycérine à Iti ou 15° B é , par une addition d'eau ; après refroidisssement on filtre, on décante; le liquide acide est saturé à chaud par 2 à 3 °/ 0 de carbonate de chaux, puis ramené à 28° B é par évaporation, et on filtre sur le noir animal ; la chaux est précipitée par 1178 PHARMACIE LEGALE. l'oxalale d'ammoniaque ou le phosphate d'ammoniaque tribasique. GOMME ADRAGANTE (p. 519). — La gomme adragante en plaques peut être mélangée avec quelques variétés de gommes de Bassora, de gommes de Sassa, dites pseudo- adragantes; mais ces fraudes sont très-grossières. Quant à la gomme adragante ordinaire entière, elle ne peut être fraudée à cause de sa forme, et nous croyons peu à la falsification qu'on dit exister par une sorte de gros vermicelle fait exprès. Mais il n'en est plus de même avec cette gomme réduite en poudre, car alors une foule de substances pulvérulentes blanches peuvent y être mêlées. La gomme arabique en poudre est ce qu'on y ajoute le plus ordinairement. On reconnaîtra qu'il en est ainsi par la moins grande consistance du mucilage; en ce que ce mucilage, mêlé exactement avec un peu de te : nture de résine de gaïac, devient au bout de quelques minutes, parfois de 2 ou 3 l.eures, d'un beau bleu, ce qui n'arriverait pas si la gomme adragante était pure (Planche). On peut découvrir ainsi l/'20 de gomme arabique. La fécule sera reconnue par l'eau iodée. La poudre de g. adrag. délayée dans l'eau (L p. sur 50) doit donner un mucilage qui, par le repos, devient transparent. Le sous-acétate de plomb, l'alcool, peuvent jusqu'à un certain point être employés (V. ci- après). Gomme arabique et du Sénégal (p. 550). — La gomme, telle que nous la fournit le commerce, est toujours mélangée de quelques morceaux de bdellium, que l'on reconnaît facilement à leur couleur gris verdàtre, à leur opacité, à leur toucber onctueux, à leur insolubilité dans l'eau, à leur cassure terne et cireuse, enfin à leur saveur acre et amère et à leur adhérence aux dents pendant la mastication. Quant à la gomme de ceiisier que l'on y introduit, elle en diffère par sa couleur généralement foncée, par sa mollesse et son insolubilité. La gomme de l'Inde, que l'on mélange et même que l'on y substitue fréquemment, en raison de son bas prix, se reconnaît à sa très-faible solubilité, même à chaud. En abandonnant, pendant quelques heures, des morceaux de celte gomme avec deux fois leur poids d'eau froide, il se développe un mucilage très-visqueux, caractéristique, qui ne disparaît jamais complètement, quelle que soit la quantité d'eau ajoutée (Lebœnf et buménil). La gomme en poudre peut être mêlée avec de l'amidon, de la fécule de pommes de terre; mais par la solution dans l'eau on reconnaîtra la supercherie. L'iode pourra aussi être employé. On reconnaîtra la présence de la gomme dans les liquides, comme il a été dit. Le persulfate de fer forme avec l'arabine un précipité gélatineux jaunâtre, transparent comme de la gelée de viande. Cette action peut servir utilement, suivant Lassaigne, à distinguer l'arabine de la dextrine et de certaines matières mucilagineuses des végétaux que les autres réactifs de la gomme, l'alcool et le sous-acétate de plomb, précipitent indistinctement. Nous ajouterons que, longtemps auparavant, le chlorure ferrique nous a donné le même résultat que le sulfate. Pour bien séparer la dextrine de la gomme, M. Roussin conseille d'opérer de la manière suivante : on dissout la gomme dans l'eau, on amène, par évaporation, le liquide en consistance sirupeuse et on le précipite par 10 fois son volume d'alcool à 90°; 1 gram. de ce précipité lavé à l'alcool et séché au B. M. esl dissous dans 10 cent. cub. d'eau distillée et agité vivement avec 30 cent, cub. d'alcool à 50°, h gouttes de soluté de perchlorure de fer et quelques décig. de craie pulvérisée (pour saturer exactement l'acide mis en liberté) ; on filtre; la liqueur filtrée est mélangée avec 8 ou 10 fois son volume d'alcool A 90° ; si la gomme est pure, aucun trouble ne se produit, si elle contient de la dextrine, celle-ci ayant passé en solution dans la liqueur Bltrée, donne avec l'alcool un précipité blanc plus ou moins abondant, suivant sa proportion La gomme artificielle ou gommeline est de la dextrine des>échée et moulée. GRENADIER, écorce de racine (p. 558). — On lui substitue l'écorce de buis et celle d'épines inette, ou on la mélange avec elles. La première est presque blanche, ne colore pas la salive en jaune brun, est amère, peu astringente, et son infusé n'est pas précipité par les persels de fer. La seconde est très-amère, non astringente, teint la salive en jaune clair, et son infusé n'est pas affecté par le soluté d'un sel de fer, ni par ceux de potasse et de gélatine, qui agissent sur l'infusé de la véritable écorce. Une falsification plus fréquente encore que celles que nous venons de mentionner consiste à mélanger l'écorce de la tige ou du tronc avec celle de la racine. On peut reconnaître cette substitution à l'absence totale de toute production cryptogamique sur l'écorce des racines, tandis que l'on rencontre à l'aide de la loupe et du microscope, sur l'épiderme des écorces caulinaires, un grand nombre de cryptogames, tels que Vopegrapha serpentina, le verrucaria Umitata, etc. En outre, l'écorce du tronc a des cellules plus larges, celles des rayons médullaires sont non allongées mais quadrangulaires (C. Harz). ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1179 On peut la confondre avec les écorces d'an- gusture. Le sulfate de fer donne avec l'infusé d'écorce de grenadier comme avec celui d'an- gusture vraie, un précipité gris jaunâtre ; avec l'angusture fausse, un précipité vert bouteille. On a mélangé aussi l'écorce de racine de grenadier avec celle de mûrier noir. Cette dernière est jaune fauve, à reflet rougeâtre; sa texture est tenace et fibreuse ; son odeur, nauséeuse; sa saveur, d'abord sucrée, devient fade et mu- eilagineuse. Son macéré est rougeâtre, rougit le tournesol, précipite en jaunâtre par le bichlo- rure de mercure; se décolore et donne un dépôt gn'sâtre avec l'acétate de plomb ; se trouble par l'iod. de potassium {Rigout-Verbert). GUANO (p. 559). — Les bons guanos ont ordinairement une teinte café au lait; trop gris, ils sont terreux; de plus en plus bruns jusqu'à la couleur bistre, la quantité d'eau y est de plus en plus considérable. Leur odeur est fortement et francbement ammoniacale ; plus leur saveur est salée, piquante et caustique, plus ils sont riches en sels ammoniacaux. Un bon guano est ordinairement onctueux au toucher; lorsqu'il est riche en urates, sa cassure est brillante et cristalline; quand il est de qualité médiocre, il est terreux et pulvérulent. Il ne doit pas donner plus de 35 0/0 de cendres. Une pincée de guano triturée avec une pincée de chaux vive, dégage une odeur ammoniacale d'autant plus prononcée qu'il est plus riche en ammoniaque, et le mélange répand d'abondantes vapeurs blanches à l'approche d'un tube de verre imprégné d'acide azotique ou acétique. Avec les acides, il ne doit produire qu'une légère effervescence ; si celle- ci est très-prononcée cela indique qu'il renferme beaucoup de carbonate terreux. Le bon guano, arrose d'un peu d'acide azotique, se colore en rouge vif par l'évaporation au B.-M. Le résidu, imbibé d'un peu d'ammoniaque caustique, prend une teinte rouge de murexide d'autant plus foncée que le guano renferme plus d'acide urique (V. Rev. ph., 1857-58, p. 49). Quant à l'essai du guano et des engrais, en général, pour déterminer leur richesse en azote, V. Append. pharm. — Anal, orgcm. êlém. — Baudrimont, lh'rt. des falsif., 6 e éd. 1882. GUIMAUVE (p. 501). — Pour lui donner plus de blancheur, on traite quelquefois la racine de guimauve par la chaux. L'acide acétique faible, macéré sur une pareille racine, précipite par l'oxalate d'amm. Le maeératé aqueux de la guimauve pulv. jaunit par l'addition d'un alcali. GUTTE (p. 561). —Doit fournir 70 à 80/100 de résine, 20/100 de gomme. On y introduit des substances amylacées ou résineuses : les premières seront reconnues par l'iode mis en contact avec la poudre ou le décocté, qui se colorera en bleu; les secondes en ce que, tandis que la gomme-gutte s'émulsionnera facilement par l'eau, elles resteront au fond du mortier, pour ainsi dire inattaquées. On la mélange aussi avec les sucs gommo-résineux jaunes du garcinia cambogia, du œanthochy- mus pictorius et de divers hyperkum, ou on les lui substitue ; le premier et le dernier sont si mous, qu'ils deviennent plastiques lorsqu'on les tient entre les doigts. Us ne forment pas émulsion avec la salive; le second est d'un jaune vert légèrement translucide, et non émulsif (Christison, Gigon). HUILES FIXES (p. 556). — L'essai des huiles est une question fort intéressante, mais qui malheureusement est loin d'être complètement élucidée. Les différentes huiles fixes ont des densités différentes, et qui changent avec la température. Si donc, connaissant la densité des huiles, on consulte les tables des densités des différentes sortes à toutes les températures, l'espèce d'huile examinée est aussitôt déterminée. C'est sur cette donnée qu'est établi YOléomètre à froid de Lefebvre (J. ph., 1845). Voici le tableau des densités des huiles, selon Lefebvre. Nous y avons ajouté la comparaison avec l'alcoomètre centésimal. Huile de cachalot....... — de suif ou oléine. — de colza d hiver . — de navette d'hiver. — de navette d'été.. — de pieds de bœuf. — de colza d'été..... — d'arachide........ — d'olives.......... — d'amaiides douces. — de faine.......... — de ravison....... — de sésame........ .— de baleine....... — d'œillette......... — do chenevis...... — de foie de morue. — de foie de raie.... — de cameline...... — de coton......... — de lin........... TEMP1 ;hature - DEGRÉS DENSITÉ. à l'alcoomèt. 884 73 900,3 66 913 59,8 915,4 59,5 915,7 59,2 916 59 916,7 58,8 917 58,5 917 5<,5 918 58 920,7 57,5 921 57 923,5 56 924 55 9-25,3 5i,5 927 53,5 927 53,3 927 53,5 928,2 53 930,6 52 935 50 POIDS de l'hectol. "kÏL 88,40 90,03 91,59 91,54 91,57 91,60 91,67 91,70 91,70 91,80 92,07 92,10 92,35 92,40 92,53 92,70 92,70 92,70 92,82 93,06 93,50 Lefebvre a fait la singulière remarque que le mélange des huiles n'est pas persistant : au bout de quelques jours de repos, elles se séparent en raison de leur densité; les plus lourdes vont au fond, et les plus légères à la surface. M. Donny a fait connaître, dans ces derniers temps, un procédé d'essai des huiles, basé, comme celui de Lefebvre, sur la diffé- 1180 PHARMACIE LEGALE. rence de densité des huiles. (V. Dm. pharm. I86/1.) Uélaïornètre [de M. Gobley est aussi établi sur la densité des huiles. C'est une sorte d'aréomètre à boule très-forte et d'une sensibilité extrême; il permet de connaître à l'instant le degré de pureté de l'huile. Il marque 0° dans l'huile d'oeillette pure qui est la plus lourde, et 50" dans l'huile d'olives également pure. Les degrés intermédiaires indiquent la composition du mélange de ces deux huiles, pour lequel il a été construit spécialement. Les essais doivent être faits à la température de + 12°,5 (V. J. ph. 18Zi5). Quelques huiles comme les huiles d'olive, de navette, d'oeillette, etc., présentent un caractère assez tranché par leurs figures de cohésion, c'est-à-dire par les différentes dispositions qu'affecte une goutte de chacune d'elles placée à la surface de l'eau contenue dans une large capsule de verre (Fr. Chatin, thèse inaug. 1872). Les huiles enlèvent aux vases qui les contiennent du cuivre ou du plomb. Pour reconnaître ces métaux on agitera les huiles avec 2 fois leur poids d'acide nitrique que l'on sépare ensuite et que l'on essaye par les réactifs des deux métaux en question. L'acide oléique sera reconnu à son action sur le tournesol. Larosaniline et ses sels, tels que la fuchsine, fournissent un moyen de reconnaître la présence d'un acide gras libre dans les huiles. On chauffe au B.-M. l'huile suspecte additionnée de quelques gouttes de solution alcoolique de fuchsine ; si l'huile est pure on n'observe aucune coloration ; si elle renferme des acides gras libres ou si elle est très-rance, elle est colorée en rouge plus ou moins foncé ; la fuchsine étant très-facilement soluble dans les acides gras tandis qu'elle est insoluble dans les huiles (Jacobsen. — V. Un. ph. 1867). Les huiles animales sont brunies par le chlore, tandis que le même agent blanchit les huiles végétales. L'éther dissout les premières et fort peu les dernières. 10 gram. d'huile de sésame mis en contact avec 10 gram. d'un mélange à poids égal d'acide sulfurique et d'acide nitrique développent instantaném. une coloration vert pré foncé. Il suit de là que la falsification des huiles par l'huile de sésame pourra être reconnue à ce caractère (Behrens). En outre, l'huile de sésame peut dissoudre, au moyen de la chaleur, une certaine quantité d'hydrate de chaux et donne un liquide jaune blanchâtre (P. Guyot). M. Heydenreich, pharmacien de Strasbourg, a fait connaître, en 1841, l'action qu'exerce l'acide sulfurique sur les différentes huiles. Il a reconnu que lorsqu'on ajoute une goutte de cet acide concentré, à 10 ou 15 gouttes d'huile déposées sur une lame de verre placée sur une feuille de papier blanc, on voit presque aussitôt apparaître une coloration qui varie suivant l'espèce d'huile essayée. Par cette réaction, l'huile de sésame devient rouge; celle de baleine, rouge brun foncé; celle de chène- vis prend une teinte émeraude ; celle d'olives, une couleur jaune; celles de navette et de colza offrent une auréole bleu-verdàtre; celles d'oeillette et d'amandes douces deviennent jaune pâle, avec un contour gris sale ; celle de coton devient jaune avec stries brunes au centre; celle de lin devient rouge brun qui passe bientôt au brun. Mais malheureusement ces colorations ne sont pas toujours aussi tranchées que nous venons de l'indiquer, ce qui tient à différentes causes, comme l'ancienneté, la provenance, le mode de préparation des huiles. M. Clarke a observé aussi les réactions de l'acide sulfurique sur les diverses sortes d'huiles (V. Un. ph. 1872). Dans les cas où cet acide fait défaut, on peut avoir recours aux aréomètres dont nous parlons ci-dessus, au diagomètre de Rousseau, au réactif Poutet (Y. plus bas, .Essai de Vhuile d'olives), à l'acide hypoazotique qui communique des colorations différentes aux huiles (F. Boudet) ; à l'ammoniaque, qui leur donne des couleurs et des consistances variables (Fauré); au chlore, qui permet de distinguer les huiles animales des huiles végétales (Fauré) ; au soluté saturé à froid de bichromate de potasse dans l'acide sulfurique, qui les colore diversement (Penot) ; au papier de tournesol, qui y fait reconnaître la présence de l'acide oléique; à l'emploi de la lessive de soude caustique, des acides sulfurique et nitrique de trois densités différentes, de l'acide phosphorique sirupeux, de l'eau régale, suivi de la lessive de soude caustique (Calverf) ; aux colorations diverses qui se produisent lorsqu'on agite 5 cent, cubes d'huile à essayer avec un cent, cube d'acide sulfurique à 66°, et 1 cent, cube d'acide azotique à à0°, ensuite avec 10 cent, cubes de benzine pure pour dissoudre l'huile, enfin le tout avec !i cent, cubes d'acide hypoazotique et faisant refroidir dans l'eau {Cailletet. — V. J. ph. 1870) ; aux colorations diverses et aux températures de solidification observées après l'agitation de 10 gram. d'huile en essai avec, 5 gram. d'acide azotique, laissant reposer, puis, après une première observation, ajoutant 1 gram. de mercure au mélange d'acide et d'huile ; après la dissolution du métal on agite à plusieurs reprises et il y a ou non solidification suivant qu'on a affaire à une huile non siccative ou siccative {Massie. — V. J. ph. 1870). 50 gram. d'huile d'olive mêlés à 10 centimètres cubes d'acide sulfurique concentré, ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1181 Huile de chènevis .. 98° — de noix ...... 101» — de raie...... 102° — de morue .... 103° — de im........ 133° donnent une élévation de température de /i2°, tandis que l'huile d'oeillette, dans la même circonstance, en donne une de 7Zi°,5. En opérant ainsi sur d'autres huiles on arrive aux chiffres suivants : Huile de ricin..... 4™o — d'amandes... 53o,5 — de navette .. 5lo — de colza..... 58° — de faîne .... 65° — de sésame... 68° Ces résultats permettent de distinguer les huiles les unes des autres à l'état pur et aussi à l'état de mélange, puisqu'il suffit, dans ce dernier cas, de constater la différence avec le chiffre normal. II est de rigueur de tenir compte de la température à laquelle on opère et d'y ajouter l'élévation de température produite par la réaction. Ainsi en opérant à la température ambiante de + 25°, on obtient avec l'huile d'olive 67° et avec celle d'ceillette 100°,5. Les degrés intermédiaires indiqueront la nature du mélange de ces deux huiles. On fait l'expérience dans un verre à expérience et en agitant avec le pied du thermomètre. Comme on le voit, par ce procédé, on peut aussi reconnaître les huiles siccatives des huiles non siccatives {Maumené). M. Fehling a fait des observations analogues; il a remarqué, en outre, que pour certaines huiles comme l'huile d'olives mêlée d'huile d'oeillette, l'élévation de température croît proportionnellement à la quantité de cette dernière huile dans le mélange. Pour déceler la présence de 1/100 d'huile de crucifères (colza, navette, moutarde, etc.) dans toute autre espèce d'huile, M. Mailho fait bouillit' dans une capsule de porcelaine (ou mieux d'argent) 25 à 30 grain, de l'huile à essayer, avec une solution de potasse ou de, soude pure au 1/10. Après quelques minutes d'ébullition, on filtre, et l'eau alcaline filtiée dénote la présence du soufre, lorsqu'on y plonge un papier imprégné d'acétate de plomb ou d'azotate d'argent : si on s'est servi d'une capsule d'argent, sa coloration en noir est immédiate et très-appréciable. Citons encore : la série d'essais méthodiques, par réactions chimiques, qu'emploie. M. Château, pour éliminer successivement dans l'essai des huiles un certain nombre d'entre elles, et arriver à restreindre le nombre des huiles à examiner; dans ce but, il verse quelques gouttes des réactifs suivants sur l'huile placée dans un verre de montre reposant sur une feuille de. papier blanc : bisulfure de calcium, chlorure de zinc sirupeux, acide sulfurique, bichlorure d'étain fumant, acide phosphorique sirupeux, à froid et à chaud, azotate acide de mercure, employé séparément et conjointement avec l'acide sulfurique (V., pour plus de détails, Baudrimont et Chevallier, DM. des falsif., 6° édit. 1882) ; et les réactions données par quelques huiles avec le perchlorure d'antimoine (Wefe) (V. J. ph. 1874). Huile d'amandes douces (p. 56o). — Elle est quelquefois falsifiée par l'huile d'œillette. On reconnaîtra la fraude aux caractères suivants : l'huile a une saveur légèrement acre; par agitation, elle forme chapelet; elle se solidifie plus lentement par l'acide hypom'trique; 9 parties mêlées à une partie d'ammoniaque forment une pâte molle grumeleuse, au lieu d'une pâte molle unie que donne l'huile pure; si une partie de chlorure de chaux et 1 partie d'eau sont agitées avec 8 parties d'huile, celle- ci se sépare en deux couches : l'une d'huile claire, l'autre d'un mélange opaque dans le cas d'huile pure, tandis que, dans le cas d'huile d'amandes contenant de l'huile d'œillette, la couche supérieure, peu distincte de l'inférieure, donne une matière savonneuse qui s'attache aux parois du vase. On place sur l'eau l'huile à essayer, et on y dirige un courant de gaz nitreux provenant de l'action de l'acide nitrique sur la limaille de fer; si l'huile est pure elle est transformée en élaïdine cristallisée; si elle reste liquide, c'est qu'elle contient un peu d'huile d'œillette ou de toute autre huile siccative (Wimmer) ; c'est une variante du procédé de Poutel. L'huile de sésame sera reconnue par l'essai Behrens (V. ci-dessus), etc.; les huiles d'olive et d'arachide, par la congélation, celle d'amandes ne se congelant qu'à 12' au-dessous de zéro. L'huile de faîne est celle qui se prête le plus â l'adultération de l'huile d'amandes douces. Elle pourra être reconnue par l'acide hypo- azotique, par le réactif de M. Roth (V. p. 1183), celui de M. Hauchecorne, l'acide azotique très- étendu. Avec le premier, l'huile de faîne se colore en rose rougeàtre, l'huile d'amandes douces, en blanc sale et se solidifie au bout de 2 heures; avec le second, l'huile de faîne- rougit, l'huile d'amandes se convertit en une masse pâteuse blanchâtre ; avec le réactif Hauchecorne ou l'acide azotique très-étendu, l'huile de faîne se colore en rouge orange; l'huile d'amandes douces, en blanc. L'huile d'amandes douces est souvent mélangée d'huile d'abricots, qui vient du midi et dont le prix est moins élevé. Si on chauffe au B.-M., au-dessous de 100°, 12 grain, d'huile suspecte avec 1 gram. 50 de chaux hydratée et que l'on filtre à chaud, le liquide filtré se trouble et blanchit en refroidissant, s'émul- 1182 PHARMACIE LÉGALE sionne s'il contient même 1 °/ 0 d'huile d'abricots, tandis que l'huile d'amandes douces pure est sans action sur l'hydrate de chaux (Nicklês. — V. J. ph. 1868). L'huile d'amandes pure agitée fortement avec 25 °/ 0 d'acide nitrique ne se colore pas et, après plusieurs heures de contact, il ne se développe qu'une légère teinte rou- geàtre; l'huile d'abricots, dans les mêmes conditions, se colore en jaune rougeàtre. Huile concrète de cacao (p. 571). — Le beurre de cacao de bonne qualité fond à 29°, rancit difficilement ; mais il n'en est pas de même de celui qui est adultéré avec du suif. Ce dernier a une saveur et une odeur moins agréables. On a indiqué l'étherpour reconnaître cette fraude : il dissoudrait le beurre de cacao pur facilement à froid, en donnant un soluté clair, tandis que ce dernier est trouble si le beurre contient des graisses ou de la cire. Suivant le D r Bjorklund, si le beurre de cacao est falsifié, sa solution éthérée (1 p. de beurre, 2 p. d'éther) à 0°, mettra plus de 10 minutes à devenir laiteuse ou à déposer des flocons blancs. Huile de croton (p. 566). — On l'a, dit- on, contrefaite avec de l'huile de ricin et de pignon d'Inde, l'euphoibe. L'alcool, tenant en dissolution un semblable mélange, blanchirait avec l'eau ; quant à son mélange avec des huiles fixes autres que l'huile de ricin, on le constatera par l'alcool à /i0°, qui dissoudra l'huile de croton et laissera l'huile fixe indissoute. Cependant le collège d'Edimbourg base sa formule d'essai sur l'insolubilité de T'huile de croton dans l'alcool absolu. L'essai le plus probant de ce produit est l'action qu'il exerce sur la peau. Huile concrète de muscade (p. 572). — On l'imite avec des matières diverses, souvent par du spermacéti aromatisé avec de l'huile volatile de muscade et coloré avec du safran : on reconnaîtra la fraude à ce que la matière n'est pas soluble dans 4 parties d'alcool rectifié (Chiistison). Si la couleur était obtenue par le curcuma, on la venait tourner au rouge brun par les alcalis. Huile de foie de morue (p. 567).— Il y a, dans le commerce de l'huile de foie de morue, au point de vue de la qualité et de la pureté du produit, anarchie complète. Le seul moyen présenté jusqu'à présent pour reconnaître les falsifications de cette huile, sont les acides sulfurique et azotique dont une goutte que l'on fait tomber au milieu de quelques gouttes d'huile suspecte, étendues sur un corps blanc, développe une coloration pourpre quelquefois des plus intenses. Cet essai indique bien assez exactement l'huile de poisson, mais non positivement l'huile de morue. Ensuite, il suffit que le mélange contienne de celle-ci pour que la coloration, due à la réaction de l'acide sur la matière colorante de la bile (?) des poissons, ait lieu. Cette réaction n'a donc pas grande signification. Ayant commencé avec Huraut- Moutillard des expériences dans le but de trouver un réactif sérieux de cette huile, le meilleur que nous ayons trouvé jusqu'à présent est le soluté concentré de sulfure de potasse qui, battu avec l'huile de morue, donne (sauf avec la blanche) un mélange épais, lequel, traité par l'éther, se dissout en partie, tandis que le composé produit, insoluble dans ce véhicule, se précipite au fond de l'éprou-. vette, ce que ne font point les autres huiles. L'huile de foie de morue pure inarque 53° à l'alcoom. de Gay-Lussac. Pour essayer l'huile de foie de morue, M. Caillelet en agile, pendant 15 secondes, 5 cent. cubes avec 1 cent, cube d'un réactif composé de : acide pliosphcjrique à Zi5°, 12 p. ; acide sulfurique à 66°, 7 p. ; acide azotique à 1x0°, 10 p. ; il agite ensuite le tout avec 5 cent, cubes de benzine et laisse reposer une demi-heure, puis observe la coloration. Les huiles de foie de morue et de foie de raie se colorent en rouge; les autres huiles de poisson, en brun foncé (V. J. ch. m. 1870.) On pourrait appliquer à l'essai de l'huile de morue le procédé Alaumené ci-dessus, par rapport aux huiles végétales. Les acides gras se reconnaîtraient par le procédé de M. Ja- cobsen (V. p. 1180). — La falsification de l'h. de foie de morue par la colophane peut se reconnaître, en la mélangeant avec 15 fois son volume d'éther acétique et agitant; si, au bout d'une minute de repos, le liquide est trouble, c'est que l'huile renferme de la résine (Bœttger). Huile de laurier (p. 616). — Vert foncé, soluble dans l'éther, d'une consistance d'huile d'olive figée, son odeur est très-aromatique. Elle se résout par la chaleur en une huile transparente d'un vert foncé. Son ébullition avec de l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique ne change pas sa couleur, et la liqueur aqueuse, qui ne s'est pas colorée, ne prend pas une teinte bleue par un excès d'ammoniaque. Huile de lin (p. 565). — Huile, essentiellement siccative, soluble dans Z|0 p. d'alcool froid, dans 5 p. d'alcool bouillant et dans 1 p. d'éther. On la mélange aux huiles de colza, de cameline, de chènevis et de poisson. Elle noircit par le chlore lorsqu'elle contient de l'huile de poisson ; quant aux autres huiles, voyez les procédés généraux indiqués à l'article Huiles fixes. L'huile de lin employée à préparer l'encre d'imprimerie est souvent mé- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. H83 langée d'huile de morue; 10 p. de cette huile sont agitées avec 3 p. d'acide tartrique ordinaire; par le repos, l'huile et l'acide se séparent en 2 couches distinctes; si l'huile de lin contient de l'huile de morue, la couche d'huile se colore en brun foncé ou noirâtre et la-couche d'acide sous-jacente est colorée en jaune orange brillant ou jaune foncé ; si elle est pure, la couche d'huile est d'abord couleur vert d'eau, puis verdâtresale; la couche d'acide est d'un jaune clair brillant. Huile d'œufs (p. 674). — Celle qu'on se procure dans le commerce est souvent une huile fixe colorée en jaune par le curcuma. Cette supercherie est fort aisée à reconnaître ; et d'abord cède dernière huile est plus fluide que la véritable; exposée à une température de 8 à 10 ', elle ne se trouble pas. Si on en traite 2 parties par 1 d'alcali caustique, le mélange prend une couleur rouge brun résultant de l'action de cet agent sur la matière colorante du curcuma, et le savon qui en résulte n'a, pour ainsi dire, pas acquis de consistance au bout de 24 heures, tandis que l'huile d'œufs ne change pas de couleur et prend une consistance demi-solide {Bussy et Boutron). Huile d'olives (p. 5(39). — Après une forte agitation et un instant de repos, elle doit présenter une surface unie et non huileuse, ou, comme on dit dans le commerce, ne pas faire le chapelet. Elle doit se solidifier complètement par une température de 0 ' ; 8 gram. de réactif Pontet (mercure 12, acide azotique à 38°,15; faites dissoudre à froid), agités toutes les 5 minutes pendant quelques heures avec 90 d'huile d'olives, doivent donner un mélange consistant, homogène et à surface unie; une consistance douteuse et une configuration en choux-fleurs indiqueraient un mélange frauduleux. L'huile d'arachide est très-difficile à être reconnue dans celle d'olive, même lorsqu'elle y est dans la proportion d'un quart. On le comprendra facilement lorsqu'on saura que ces deux huiles ont la même densité, qu'elles se congèlent à la même température, que ni l'une ni l'autre ne forment le chapelet, que l'ac. sulfurique exerce à peu près la même action sur elles. Ce n'est donc que par le réactif Poulet, lorsque la proportion de la première dans la seconde est trop forte, que l'on peut découvrir la fraude. Pour découvrir l'introduction de l'huile d'oeillette dans celle d'olives, nous nous sommes bien trouvé de la congélation, faute de moyens plus certains, dans les essais de divers échantillons que nous avaient fournis des négociants qui voulaient savoir à quoi s'en tenir avant d'acheter. Pour déceler la présence de l'huile d'oeillette dans l'huile d'olives, outre les moyens indiqués plus haut (V. Généralités, p. 1179), nous ajouterons les colorations produites par l'acide nitrique ordinaire (Diesel), par l'acide nitrique saturé de bioxyde d'azote (Barbof) ; le chlorure de chaux qui opère une séparation plus ou moins complète de l'huile en deux couches suivant sa pureté (Lipowitz) ; le procédé de M. Wimmer (V. plus haut, Huile d'amandes douces). La présence de l'huile de navette dans l'huile d'olives sera décelée par l'azotate d'argent fondu. En ajoutant 20 à 30 gouttes d'une solution alcoolique de ce sel au mélange de l'huile à essayer (1 p.) avec 2 p. d'éther, agitant le tout et le plaçant dans un lieu obscur; la partie inférieure du liquide devient presque noire, après la volatilisation de l'éther, si l'huile renferme de l'huile de navette (Schneider). Le mélange de l'huile d'olives avec d'autres huiles de moindre valeur, telles que celles de sésame, d'arachide, de coton, d'œillette, de colza, etc., peut être reconnu par les colorations diverses que produit soit te réactif de M. Hau- checorne (V. Un. pharm., 1862), ou l'acide azotique très-étendu qui s'en rapproche beaucoup par les résultats obtenus; soit le réactif azotosulfurique de M. Roth, ou acide sulfurique à 46° B é , saturé de vapeurs nitreuses (V. Un. pharm., 1864) ; soit l'acide chlorhy- driqueaul/8, ou le mélange d'acide chro- mique et d'acide azotique à 40°, de M. Lail- lier (V. Un. pharm., 1865); soit par la coloration rougeâtre caractéristique que prend l'huile d'olive chauffée au B.-M. avec un reactif composé de 3 p. d'acide azotique pur à 40° et de 1 p. d'eau distillée, tandis que lorsqu'elle est pure elle prend une couleur jaune comme l'huile épurée (Codina Langlies). M. Renard a basé un mode de recherche de l'huile d'arachide dans l'huile d'olive, sur la présence et le dosage de l'acide arachidique ("V. Un. ph. 1872); ce procédé très-compliqué demande une certaine habileté pratique. Huile de palme (p. 571). — Lorsqu'elle est d'un prix élevé, on l'allonge avec des graisses communes colorées par du curcuma et aromatisées avec l'iris; mais les alcalis, en rougissant la couleur jaune du curcuma, dévoilent la fraude. L'huile de palme vraie possède, en outre, la propriété de se dissoudre en toutes proportions dans les éthers sulfurique et acétique, ce que ne font pas les graisses qu'on y mélange (Henry). Huile de ricin (p. 570). — Soluble dans 1184 PHARMACIE LEGALE. l'éther et dans son propre volume d'alcool à 40». La falsification de l'huile de ricin par les huiles fixes est facile à reconnaître à 1/100 près. Pour cela, on met l'huile suspectée dans une éprouvette graduée, on ajoute 6 ou 8 fois son volume d'alcool à 38 ou 40°, on agite fortement et on laisse reposer. L'alcool dissout l'huile de ricin et laisse intacte l'huile étrangère. L'huile de ricin rance peut être reconnue à son odeur forte, à sa saveur acre et à ce qu'elle rougit quelquefois le papier de tournesol. Suivant Buchner, on peut priver l'huile rance de son àcreté en la faisant bouillir pendant 15 minutes avec un peu de magnésie calcinée. Mais il est évident que cette huile raccommodée ne peut être considérée comme de l'huile de ricin naturelle. Baume tranquille. Huiles de belladone, de ciguë, de nicotiane, de stramoine (p. 29i, 573) et autres analogues. — On a trouvé ces prép. remplacées par de l'huile d'olives ou d'oeillette colorée avec une poudre composée d'indigo et de curcuma. Pour reconnaître cette fraude, M. Lepage, pharmacien à Gisors, conseille d'agiter l'huile suspectée avec de l'ammoniaque ; si elle a été bien préparée, elle deviendra d'un blanc opaque ; si elle a été colorée avec la poudre indiquée, elle prendra subitement une teinte brunâtre due à l'action de l'ammoniaque sur la matière jaune du cur cuma. Le môme mode d'essai peut être employé pour reconnaître si de l'onguent popu- léum n'est pas simplement de la graisse popu- linée colorée artificiellement. On fait fondre parties égales d'huile et d'onguent dans un flacon d'Opodeldocb, puis on ajoute de l'ammoniaque au mélange refroidi, et on agite. Le baume tranquille bien préparé avec les solanées, doit contenir leurs alcaloïdes dont la présence peut être constatée par le procédé suivant dû à M. Valser : 100 gr. de baume sont agités entre temps, pendant quelques heures, avec 100 gr. d'alcool à 90° c. additionné de 2 gr. d'acide tar- trique; après un repos suffisant, l'alcool est décanté et évaporé au B.-M.; le résidu est repris par un peu d'eau distillée bouillante et la solution filtrée à travers un filtre préalablement mouillé a l'eau distillée; on l'additionne d'un léger excès de potasse caustique et on agite avec de l'éther. Le résidu d'éva- poration de ce dernier, dissous dans un peu d'eau distillée à l'aide de deux gouttes d'acide chlorhydrique, produit au contact de quelques gouttes d'iodure double de mercure et de potassium, un trouble jaune caséeux très- marqué. HUILES VOLATILES (p. 576). — Elles sont très-sujettes à être falsifiées par de l'alcool, des huiles fixes, des huiles volatiles de moindre valeur (essence de térébenthine), du spermaceti, de la cire, voire même par du savon animal et de la gélatine. L'alcool s'ajoute particulièrement aux huiles essentielles très-fluides. Voici les moyens de découvrir cette adultération. On prend un tube gradué ou un tube simple sur lequel on fait des marques, on remplit d'eau la partie quî existe entre le fond du tube et le trait inférieur, et d'huile volatile l'intervalle des deux traits ; le haut du tube reste vide. Alors on agite à plusieurs reprises, et, après quelques instants de repos, si l'huile contient de l'alcool, on trouve que le volume de l'eau a augmenté et que celui de l'huile a diminué. Dans le cas contraire, les volumes ne changent pas sensiblement. Dans le cas où l'huile essentielle est plus pesante que l'eau, c'est celle-là que l'on met en premier lieu dans le tube, et celle-ci la dernière. On prend 15 d'huile d'olives pure ou d'amandes et on les mélange avec P. E. de l'essence suspectée; si celle-ci contient de l'alcool, ce dernier corps se sépare immédiatement [Righini). — On prend un tube d'essai, on le remplit aux 2/3 avec de l'huile suspecte et l'on y ajoute peu à peu de petits morceaux de chlorure de calcium sec {Borsa- relli). On bouche et l'on chauffe au B.-M. Si l'huile contient de l'alcool, il se formera infé- rieurementune couche liquide de chlorure cal- cique. Béral a proposé, pour reconnaître de très-petites quantités d'alcool mêlées aux essences hydrocarburées, l'emploi du potassium, qui se conserve intact dans les huiles volatiles pures, tandis qu'il s'oxyde et disparaît dans une essence qui contient de l'alcool ; mais cet essai est incertain parce que le potassium agit aussi sur un grand nombre d'essences oxygénées et aussi sur l'eau qu'elles peuvent retenir. Quand l'alcool est en très-grande proportion dans une essence, celle-ci rend l'eau laiteuse. On peut reconnaître 1/100 d'alcool par la fuchsine qui, très-soluble dans ce liquide, est insoluble dans les essences (Puscher); mais les essences de géranium et de cannelle pouvant dissoudre un peu de fuchsine (Massignon), il y a là une cause d'erreur. M. Bernouilli recommande le procédé suivant : introduisez 5 décig. d'acétate de potasse sec et pulvérisé dans un tube de 3 cenlim. de diam. etl5 à 20 centim. de long, remplissez- le aux 2/3 de l'essence à essayer, agitez et laissez déposer. Si l'essence renferme de l'alcool, ce dernier forme une couche liquide au-dessous de l'essence. L'épaisseur de cette couche fait apprécier les proportions du mélange. Un moyen préférable est de distiller l'essence au ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS. 1185 B.-M. ; s'il y a de l'alcool, il passe avec un peu d'essence, agitant le produit distillé avec un peu d'acétate de potasse et additionnant d'acide sulfurique dilué, l'odeur caractéristique d'étlier acétique se développe immédiatement (Swan). Un autre procédé consiste à placer 10 à 12 gr. de l'essence suspecte avec 25 ou 50 centig. de noir de platine et une bande de papier de tournesol, sous une cloche en verre ouverte à sa partie supérieure ; si l'essence contient de l'alcool, il se produit de l'acide acétique reconnaissahle à son odeur et à l'action qu'il exerce sur le papier de tournesol (Oterdorffer). Une essence pure agitée avec l'huile d'olive s'y dissout; si elle contient de l'alcool, celui-ci surnage (Righini). Une essence agitée dans un tube gradué, avec son volume de glycérine de 1,25 de densité, se sépare par le repos en 2 couches; la glycérine, plus dense, se sépare rapidement et éprouve une augmentation de volume proportionnelle a la quantité d'alcool ajoutée à l'essence (Bœttger). Les huiles fixes se reconnaissent à ce qu'une goutte d'essence qui en contient, jetée sur du papier sans colle, fait une tache que l'agitation dans l'air et la chaleur ne dissipeni pas. L'alcool à 40°, agité avec 1/10 ou 1/12 de son volume d'essence, dissout celle-ci et laisse l'huile fixe indissoute. On pourrait, pour cet essai, se servir, comme plus haut, de tubes gradués. L'huile de ricin et celle de croton pourraient seules apporter quelques causes d'erreur dans l'essai par l'alcool, mais l'huile de croton n'est pas employée a cette falsification. L'huile de ricin peut se découvrir par l'odeur spéciale d'acide œnanthylique que communique au mélange l'addition d'acide nitrique et de carbonate de soude au résidu provenant du chauffage au bain de sable de l'huile suspecte (Draper). La falsification des essences les unes par les autres est difficile à constater. On a ind que d'imbiber dans ce cas un linge ou un papier de ces essences mélangées, et d'agiter dans l'air; l'essence la plus One se dissipe la première, et celle dont l'odeur est la plus pénétrante ne s'évapore qu'en dernier lieu. MM. Violet et Guénot ont établi un aréomètre-pése-es- sences, qui peut, jusqu'à un certain point, faire connaître ce genre de falsification. Toutefois on peut reconnaître, d'après M. Hoppe, les huiles volatiles non oxygénées des huiles volatiles oxygénées, à l'aide de la réaction suivante : dans un tube d'essai on porte à l'ebul- lition, pendant quelques minutes, quelques gouttes d'une huile volatile avec une très-petile quantité de aitroprnssiate de cuivre (préparé en précipitant le sulfate de cuivre par le ni- troprussiate de soude), préalablement desséché à 100° ; si l'on a affaire à une huile volatile non oxygénée, il se produit un précipité vert ou vert-bleu, dans les huiles vola liles oxygénées, le nitroprussiate de cuivre devient noir-vert ou brun et l'huile qui surnage es! colorée en jaune foncé, brun jaune ou brun vert. Pour déceler l'essence de térébenthine dans les autres huiles volatiles, on prend 3 p. d'huile d'œillette que l'on met dans un tube gradué, on ajoute même quantité d'essence à essayer ; on agite le mélange, qui devient laiteux si l'essence est pure, tandis que si elle contient de l'essence de térébenthine, il reste transparent [Méro). Cet essai se rapporte plus particulièrement aux huiles volatiles de Labiées, puis à celle d'absinthe; il ne paraît pas avoir donné des résultats satisfaisants (V. Chevallier et Baudrimont, Dict. des falsif., 6 e édit. 1882). Huile volatile d'amandes amères (p. 580). — Très-soluble dans l'acide sulfurique avec, coloration rouge-brun et sans décomposition sensible; l'acide azotique a peu d'action sur elle; l'iode ne s'y dissout que partiellement, le chromale de potasse lui est indifférent; le soluté alcoolique de potasse caustique donne naissance à des cristaux de benzoate de potasse; l'ammoniaque et l'acide chlorhydrique l 'épaississent et éliminent des cristaux. L'huile volatile d'amandes amères peut avoir été mélangée de nitrobenzine (huile ou essence de Mirbane du commerce), alors sa densité est augmentée, car la nitrobenzine a une densité de 1,180 à 1,201 (24 a 25 B*) el l'essence d'amandes amères a une densité de 1,040 a 1,044; le po ds d'un volume donné d'essence (5 cent, cubes par exemple), permettra de délerminer la quantité de nitrobenzine qu'elle renferme; c'est ainsi que M Em. Kopp a trouvé une essence d'amandes amères du commerce qui contenait 60 °/ 0 d'essence de Mirbane. D'autre part, en agitant fortement l'essence à essayer, préalablement additionnée d'un volume égal de ben- /. ne ou d'huile de schiste légère (pour faciliter la séparation de la nitrobenzine) avec une solution de bisulfite de soude à 28° 15'', l'essence d'amandes amères se dissoudra ei la niiroben- zine se reunira à la surface; sa proportion se déduira de la quantité dont le volume de benzine ou d'huile de schiste aura au mente ( Wagner. — V. J. ph. 1868). — Le soluté alcoolique de potasse caustique donne lien, avec la nitrobenzine, à des cristaux jaunes d' atoxybenzine, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'ether. Si donc on fait dissoudre 1 grain, de l'essence suspecte dans 12 fois son volume d'alcool, additionné de 75 centigr. de pétasse caustique, et qu'on chauffe jusqu'à diminution d'un tiers, l'essence pure brunit, ne cristallise pas et se dissout entièrement dans l'eau ; dans le 73 1186 PHARMACIE LÉGALE. cas où elle contient de la nitrobenzine, elle donne un résidu cristallin, brun, insoluble dans l'eau (Maisch) ; a froid, l'essence d'amandes ameres, mélangée de nitrobenzine, agitée avec la moitié environ de son poids de potasse caustique solide, prend une coloration rouge carai téristique (Ed. Bourgoin). On peut aussi employer le sodium pour distinguer l'essence pure de celle qui est mélangée d'huile de mirbane {Dragendorffl. (V. Un. vh. 1865.) Pour doser la nitrobenzine mélangée a l'essence d'ama.ides ameres, M. Ed. Bourgoin agite vivement et a plusieurs reprises 5 a 10 gr. de celle-ci avec une solution concentrée de bisulfite de soude, puis ajoute de l'élher rectifié qui s'empare de la nitrobenzine; le liquide éthéré, décanté ou filtré et évaporé au B. M., donne pour résidu la nitrobenzine que l'on pèse et que l'on caractérise par sa transformation en aniline (V. Un. ph. 1872). Le mélange de l'essence avec de l'alcool est accusé par un procédé que l'on doit h M. Red- wood. L'essence pure mélangée avec deux fois son volume d'acide azotique à ù3" se sépare de l'huile, et ce n'est qu'après trois ou quatre jours qu'il se forme des cristaux d'acide ben- zoïque. S'il y a de l'alcool (environ 8 0/0), l'acide nitrique, après quelques minutes de contact, réagit sur lui, il se produit une vive effervescence avec dégagement de vapeurs ni- treuses. En se servant d'acide azotique mono- hydraté (d e 1,5), on pourrait découvrir 2 à 3 p. 100 d'alcool ajouté à l'essence. Huile volatile d'anis. — On connaît sa facile congélation. L'iode la solidifie subitement avec dégagement de chaleur et de vapeurs co- lo. ées ; l'acide sulfurique la colore en rouge, puis la solidifie. Elle a été falsifiée par un mélange d'alcool, de gélatine, d'essence de savon ou de savon animal à base de soude. Huile volatile de badiane. — La difficulté avec laquelle cette essence se dissout dans 5 ou 6 p. d'alcool et dans le soluté de potasse caustique et l'action remarquable que le froid lui lait éprouver, la différencient des autres huilés essentielles. Huile volatile de bergamote. — Elle se distingue des autres essences aurantiacées par sa dissolution facile et claire dans la potasse caustique; autrement, comme ses congénères, elle fulmine avec l'iode et est impropre à dissoudre la santaline. Huile volatile de cajeput (p. 580). — Ce produit est souvent fraudé. La contrefaçon habituelle se fait avec l'huile volatile de romarin distillée avec du camphre, des semences de cardamome et de l'eau. Le meilleur caractère de la véritable essence, c'est qu'elle brûle sans laisser de résidu (Hagen). Quelques auteurs attribuent la coloration verte de l'huile de cajeput à du cuivre, ce que d'autres contestent; cependant M. Ed. Histed a trouvé une petite quantité de ce métal dans un certain nombre d'échantillons d'huile de cajeput; il a observé que cette dernière exerce sur le cuivre métallique une action à laquelle doit être attribuée la présence de ce métal en quantité toujours très-minime. L'essai se fait en brûlant l'huile : le résidu dissous dans l'ac. nitrique donne un liquide bleuissant par un excès d'ammoniaque et donnant les autres réactions des sels de cuivre. Si on jette une goutte de cette huile sur l'eau, elle s'y étend et s'évapore de suite; elle se dissout complètement dans l'alcool, ce qui n'arrive pas si elle est falsifiée par l'essence de térébenthine (Thompson). Après une réaction peu énergique et une faible élévation de température, après l'émission de légères vapeurs rouge jaunâtre (qui quelquefois manquent), le résidu devient immédiatement épais, puis bientôt sec et brun- \ erdâtre. Huile volatile de cannelle (p. 580). — On vend le plus souvent pour huile essentielle de cannelle de Ceylan, celle de cannelle de Cliine. Mais par l'odeur moins forte et moins suave de cette dernière, on peut reconnaître la substitution. Voici les caractères de sa pureté : rouge-cerise quand elle est vieille, jaune-ambre quand elle est récente, odeur purement cinnamomique et nullement irritante; l'acide nitrique la convertit presque entièrement en une masse cristalline (Edimb.). Christison fait remarquer que ces caractères sont aussi ceux de la cannelle de Chine, et qu'ils vont diminuant avec l'âge. L'acide nitrique doit être ajouté goutte à goutte à l'huile volatile tenue dans un mélange frigorifique. On a dit aussi l'huile essentielle de cannelle adultérée par celle de feuilles de cannellier; mais cette dernière se reconnaît bien vite à son odeur moins suave et à sa couleur brune. Les deux huiles de cannelle se dissolvent dans le soluté alcoolique de potasse caustique en prenant une couleur rouge brunâtre mêlée de jaune; au bout de quelque temps ce soluté devient trouble, une huile pesante se dépose, et la liqueur redevient claire ; l'acide ni rique leur donne une odeur d'amande amère; l'iode se dissout rapidement dans l'huile de Ceylan avec dégagement de chaleur et formation, au fond du vase, d'une substance coriacée extrac- tiforme. Avec l'essence de Chine la réaction est lente; le chromate de potasse a aussi plus d'action sur la première que sur la seconde ; ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MEDICAMENTS. 1187 l'essence de Ceylan forme avec l'acide sulfu- rique une niasse solide; avec l'essence de Chine le produit est mou; une forte proportion d'acide sulfurique colore ces huiles en rouge pourpre, tandis que l'acide muriatique les colore en violet {Queller). L'essence de cannelle est parfois falsifiée avec l'essence de girofles. Chauffée dans un verre de montre, elle émet alors une vapeur piquante qui provoque la toux; a\ec l'acide azotique fumant, elle se boursoufle et se transforme en un liquide brun; elle se prend en masse au conlact d'une lessive concentrée de potasse; quelques gouttes de perchlorure de fer lui font prendre une couleur intermédiaire entre le brun et le vert, tandis que l'essence de cannelle pure prend une coloration brune, et l'essence de girofles seule, une couleur verte ou bleue suivant qu'elle est vieille ou récente (Vlex). Huile volatile de copahu. — Elle fulmine avec l'iode et se dissout mal dans l'alcool; l'acide sulfurique la colore en rouge. Caractères peu différents de ceux de l'huile de térébenthine. Elle sert elle-même aujourd'hui en grand, fait qui semble paradoxal, à falsifier les essences d'un grand prix, et notamment l'essence de roses avec laquelle elle se marie d'une façon intime. Sans odeur saillante par elle-même, elle s'assimile a toutes les autres essences. Huile volatile de cubèbes. — Faible action de l'iode avec coloration violette; l'acide nitrique la trouble fortement à froid, et à chaud lui donne une teinte rouge pâle et la décompose en une résine consistante. L'acide sulfurique prend une couleur rouge, tandis que l'huile devient cramoisie. Huile volatile d'eucalyptus (p. 5^0). — Elle peut être falsifiée par l'alcool, une huile fixe, l'essence de térébenthine, l'essence de copahu. Agitée avec un peu de fuchsine, elle est colorée en rouge si elle contient de l'alcool; dans le cas contraire, elle reste incolore. En la distillant en présence de l'eau ou l'évaporant sur un papier, on rend manifeste la présence de l'huile Ike. L'iode pulvérisé (0 gr. 15 pour 3 gouttes d'essence) n'a pas d'action sur l'essence pure, tandis qu'il y détermine une explosion d'autant plus prononcée qu'elle contient plus d'essence de térébenthine; ou mieux elle exige pour se dissoudre d'autant plus d'alcool a 73° c. qu'elle renferme une plus grande proportion d'essence de térébenthine. Ce dernier moyen permet aussi de reconnaître l'essence de copahu {Duquesnel) (V. Un. ph, 1872). Huile volatile de girofles. Elle se colore à la lumière, ou exposée en flacons débouchés, soit aux rayons du soleil, soit à la chaleur modérée d'une éluve. Avec le soluté de potasse alcoolique, elle se concrète entièrement en une masse cristalline en perdant son odeur : a\ec l'ammoniaque, elle donne une masse butyreuse cristallisable après fusion ; l'acide nitrique la décompose immédiatement avec formation d'une masse solide rouge-brun; une petite quantité d'acide sulfurique la colore en bleu fencé; une plus forte proportion de cet acide, en rouge de sang; le chromate de potasse la décompose en flocons bruns en même temps que ce sel se decoloie. On lui ajoute quelquefois du phénol ; dans ce cas une goutte d'essence avec une fraction de goutte d'aniline et quelques gouttes d'hy- pochlorite de soude produit une belle coloration bleue persistante {Jacquemin). Huile volatile de lavande. — Elle se distingue des autres huiles de labiées par sa fulmination violente avec l'iode en développant des vapeurs jaunes et par l'odeur balsamique et piquante du résidu extracliforme. Cependant l'espèce commerciale de qualité inférieure ne fulmine pas ; l'alcool en certaine proportion n'empêche pas la fulmination, mais, dans ce cas, l'huile dissoudra la santa- line. Le soluté alcoolique de potasse caustique donne une liqueur rouge brun claire ; l'acide sulfurique donne une teinte brun rougeatre avec épaississement considérable. Une petite boule de ouate, de la grosseur d'une noisette, imprégnée d'huile de lavande et suspendue dans un flacon de chlore sec, donne lieu à des vapeurs blanches, bientôt l'huile prend l'eu et répand beaucoup de noir de fumée; il en est de môme de l'essence de térébenthine (Bôett- ger). L'essence de térébenthine y est aussi décelée par une certaine lactescence que prend l'eau lors de l'agitation du mélange avec celle- ci dans un petit tube en verre. Huile volatile de menthe (p. 651). — Le chromate de potasse lui communique une couleur rouge-brun, l'épaissit, la coagule en une matière extractiforme qui se divise en flocons par l'agitation, tandis que le soluté salin perd sa couleur jaune ou du moins en prend une gris-jaunatre. Le quart de son volume d'acide nitrique lui communique une couleur rouge pourpre. Au contact de l'hydrate de chloral, elle développe une coloration rouge vif qui devient peu a peu rouge cerise; agitée avec 20 p. d'acide acétique à 10°, elle donne peu h peu une coloration instable qui est d'un bleu pur par transmission et d'un beau ronge cinabre par réflexion (Roucher) (V. Un. ph. 1875) . On falsifie l'huile volatile de menthe le plus ordinairement avec l'alcool, les huiles fixes, 1188 PHARMACIE LÉGALE. l'essence de térébenthine. L'alcool et les huiles fixes sei'ont reconnus par les procédas généraux que nous avons indiqués plus liant (V. p. 1121). Pour déceler l'essence de térébenthine on a proposé un procédé fondé sur l'hydratation de cette essence par l'action de l'air humide. Si on souffle avec la bouche, ou si, à l'aide d'une espèce d'éolipyle.. on projette un mince filel de vapeur à la surface de l'essence de menthe pure de manière à ne pas agiter le liquide, il se condense un peu d'humidité qui descend au sein du liquide comme des gouttelettes en chapelet, tandis que si elle contient de l'ess. de térébenthine, l'humidité descend sous forme de stries nuageuses, comme elle ferait avec l'essence de térébenthine elle-même (Roze). L'adultération de l'essence de menthe par l'essence de copahu rectifiée, est reconnue, d'après M. Slan. Martin, en chauffant avec précaution, jusqu'à l'ebullition, l'essence suspecte avec de l'acide azotique ; si elle est pure, el\e prend une couleur brun-marron sans perdre de sa fluidité ; si elle renferme de l'essence de copahu, elle perd sa fluidité, l'essence de copahu se résinifiant et acquérant une consistance bu- tyreuse par l'action de l'acide azotique (V. Un. ph. 1868). Huile volatile de roses (p. 8'.t6). — Le prix excessivement élevé de cette substance l'expose à des falsifications sans nombre. Dans l'Inde, d'où le commerce la retire en grande partie, on la falsifie avec l'huile volatile de santal, ou le santal lui-même mêlé et distille avec les roses qui doivent fournir l'essence. Quelquefois aussi on l'y falsifie avec une huile grasse obtenue, dans le pays, de divers andiopoyons, et notamment de l'A. iwarancusa, et de l'A. ca- lamus qui jouissent d'une odeur suave. Ces falsifications rendent l'huile moins congelable à la température ordinaire. En Europe, on y ajoute du blanc de baleine dissous dans une huile fixe : de cette façon, l'huile est parfaitement congelable ; mais lorsque par une légère chaleur elle est devenue liquide, elle n'a pas la fluidité de l'huile de roses pure ; plongée dans de l'eau à 25 oc , l'huile volatile se liquéfie et le blanc de baleine se dépose; les alcalis la saponifient, et une goutte qu'on laisse tomber sur du papier y fait une tache permanente; il est vrai que lorsque l'essence de roses contient une proporiion notable de stéaroptène, ce dernier fondu à 32 oc , laisse sur le papier une tache qui persiste pendant plusieurs jours. Mais ce stéaroptène traité par un mélange de bichromate de potasse et d'acidesul'urique concentré, émet une légère odeur d'acroleine. L'acide nitrique fumant l'attaque et donne des acides butyrique, formique, fumarique, oxalique, valéria- nique et succinique; ce dernier, le plus abondant, paraît le dernier terme de l'oxydation. Enfin ce stéaroptène fondu cristallise par refroidissement en pyramides hexaédriques tronquées {FlwkUjcr. — V. Un. ph. 1869). On mêle souvent, même sur les lieux de production, l'huile volatile de roses, lorsqu'on ne la lui substitue pas entièrement, avec de l'huile volatile de pélargonium (ou de géranium) (1), ou celle de bois de Rhodes. En mettant sur une assiette un peu d'iode, et, autour, trois verres de montre contenant chacun une des trois huiles, et recouvrant le tout d'une cloche ; au bout de quelques heures, on voit que l'huile volatile de roses est restée blanche et que les deux autres sont devenues brunes ou complètement noires. En agitant un mélange d'autant dégouttes d'acide sulfurique que d'essence ainsi falsifiée, le mélange brunit, mais conserve une odeur franche de rose si l'essence est pure, et acquiert une odeur désagréable dans le cas contraire (Guibouii). — L'huile essentielle de copahu sert, depuis quelques années, à l'adultérer. (V. plus haut, p. 1187.) Huile volatile de rue (p. 8'i7). —L'iodes'y dissout len ement sans l'altérer; l'ac. nitrique, lechroinatedepotasse, n'ont aussi qu'une action lente. Sa dissolution alcoolique est trouble. Huile volatile de sassafras (p. 868). — Si l'on distille de cette essence qui aurait été mélangée d'essence de térébenthine, celle-ci passera la première dans le récipient (Bonastre). Elle se distingue de la plupart des huiles essentielles par le soluté clair, sans épaissis- sement, qu'elle donne avec l'iode. 2 p. mêlées à 1 p. d'acide sulfurique donnent immédiatement une couleur verte qui passe au rouge-sang par la chaleur. Une plus grande proportion d'huile produit dans l'acide chauffé un rouge-amarante magnifique. L'acide nitrique, d'une densité 1,25, la colore en rouge nacarat, et produit à chaud de l'acide oxalique; elle est peu soluble dans l'alcool. L'huile essentielle de girofle sert aussi à l'adultérer. Distillée avec de l'eau contenant 1/3 de son poids de soude caustique, l'essence de térébenthine surnage le liquide distillé, celle de sassafras se précipite, et l'eau du vase distillatoire évaporée laisse cristalliser de l'essence de girofle combinée a la soude (eugéiiate de soude). Huile volatile de térébenthine (p. 1003).— Elle doit être limpide, incolore, très-fluide, se (1) On désigne le plus souvent sous le non d'exsence de Gi'ranuuii, l'essence à'Andrnpogmi et de Cymb"pogon.h'o&. sence vraie de géranium est, paraît-il, rarement employée aujourd'hui pour adultérer l'essence de rose. ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. U89 dessécher sur les doigts sans les laisser poisseux. A + 15°, elle doit marquer de 78° à 78",5 à l'alcoomètre centésimal de Gay-Lussac. Elle donne avec le protpchlorure d'antimoine une coloration rouge caractéristique(.R/6«/0-L'huile volatile récente s'évapore sans résidu appréciable. Celle des Landes contient souvent un peu de colophane, comme conséquence de la distillation a l'eu nu. Quelques gouttes d'ammoniaque solidifient en masse butyreuse l'huile volatile qui contient plus de 2 0/0 de colophane. Le même réactif décèle la térébenthine, ou l'iiuile pyrogénée (obtenue par la distillation de la résine elle-même) que l'on mêlerait frauduleusement à l'huile volatile; il donne lieu a un magma gélatineux, brun fauve, demi-transparent, surnagé par un liquide incolore; ces caractères sont d'autant plus tranches que la proport. de térébenthine, de colophane ou d'huile pyrogénée, est plus considérable. Ces matières étrangères forment le résidu de la distillation et de l'évaporation de l'huile volatile adultérée; en outre, celle- ci ne marque plus à l'alcoomètre que 73 à 76°, suivant la proportion de ces mêmes matières (Barbet). (V. Chevallier et Baudrimont, 6 e édit.). ICHTHYOCOLLE (p. 535). — La colle de poisson factice, celle qui est faite avec la membrane intestinale du veau et du mouton, lorsqu'on veut la rompre, se déchire en tous sens, tandis que la véritable colle de poisson, en feuilles, se divise dans le sens des fibres ; ensuite, quelque minceur que les fraudeurs lui donnent, elle possède toujours une certaine opacité que n'a pas la colle véritable. Mise dans l'eau, elle se ramollit bientôt, se tumelie et se divise en une espèce de précipité cailleboté, ce que ne fait pas encore la colle vraie ; elle ne se dissout qu'aux deux tiers dans l'eau bouillante, et le décode ne se prend point en gelée par refroidissement. La colle de poisson pure donne tout au plus 0 °/ 0 ,9 de ceudres (Letheby) ; celles-ci sont d'une couleur rouge fonce et renferment seulement un peu de carbonate de chaux. On la falsifie ordinairement avec la gélatine, par simple mélange ou par incorporation. Cette fraude peut se reconnaître par la différence d'action de l'eau, par l'examen microscopique et celui des cendres; celles de la gélatine sont bien plus abondantes, blanches, riches en carbonate de chaux et renferment en outre des traces de chlorure et de sulfate. La colle de morue ou queue de rat ne se prend pas en gelée. Quant à l'imitation de la colle de poisson en cordon par le nerf de bœuf, elle est encore plus facile à découvrir, car elle est bien plus insoluble encore que la précédente. Elle a un aspect corné, grisâtre ou d'un jaune sale, et est très-difficile à diviser. INDIGO (p. 583). — 10,0 d'indigo mêlés avec 10,0 de sucre de fécule et 20 centilitres d'un soluté alcoolique et concentré de soude caustique étant mis à macérer ensemble, le liquide clair surnageant, décanté, se décolore au contact de l'air en passant par la couleur pourpre, rouge, violette et blanche, et il se produit par l'action de l'oxygène de petits cristaux microscopiques d'indigotine (Fritszche). L'indigo est souvent falsifié par l'amidon. Persoz a découvert cette falsification en faisant digérer l'indigo avec de l'acide sulfuri- que étendu, filtrant, saturant l'acide par de la craie et faisant fermenter le liquide. L'alcool produit sera la preuve de la fraude. — Pohl chauffe l'indigo en poudre avec de l'acide nitrique dilué jusqu'à décoloration et essaie le liquide refroidi par l'iodure de potassium ; la réaction bleue décèle la fraude. D'ailleurs l'indigo allongé d'amidon n'a ni la densité, ni la cassure de l'indigo véritable, et s'en distingue par l'espèce de colle qu'il forme avec l'eau bouillante ; préalablement décoloré par la potasse ou la soude caustique, il fournit avec la teinture d'iode la couleur bleue foncée d'iodure d'amidon. Pour déceler l'argile dans l'indigo, on en dissout une certaine quantité dans l'acide sulfu- rique fumant, et de la dissolution l'ammoniaque précipite l'alumine. On reconnaît le sable ajouté à l'indigo, au dépôt qui reste, lorsqu'on dissout ce demie, dans l'acide sulfurique, ce qui est rendu bien plus visible si l'on étend d'eau le soluté. Mais le moyen le plus simple de découvrir les matières terreuses est l'incinération, qui détruit complètement l'indigo et met à nu la falsification. L'indigo ne doit pas perdre plus de 3 à 5 0/0 par la chaleur de i'étuve. La quantité de cendres fournies par l'indigo varie beaucoup (10 à 15 0/0) suivant les s >rtes. La valeur commerciale de l'indigo résidant uniquement dans sa propriété tinctoriale, on a indiqué plusieurs moyens de rechercher et 4e doser cette propriété. M. Chevreul, à cet effet a pi'oposé l'emploi du chlorure de chaux. Le soluté de sulfate d'indigo, qui exige le plus de chlorure de chaux liquide pour être décoloré, est celui quiestde meilleure qualité. Le même chimiste a encore indiqué d'étendre d'eau le sulfate d'indigo, et d'épuiser sa couleur par des quantités connues de soie ou de laine; celui qui teint le plus d'échantillons est le meilleur. Le Calorimètre de Houton-Labillar- dière est fondé sur ce que, pour amener au même degré d'intensité de coloration deux dissolutés sulfuriques d'indigo pour lesquels 1190 PHARMACIE LÉGALE. on a employé les mêmes quantités de la substance tinctoriale, il faudra employer des quantités d'eau différentes, à moins qu'ils ne soient de mémo richesse. On pourra aussi employer le colorimétre de MM. Dubosc et Mène. Le bleu de Prusse qu'on aurait substitué à l'indigo serait reconnu à son insolubilité dans l'acide sulfurique, à la non-décoloiaïon par le chlore, et à ce que, par lacalcinalion dans un têt, il émet une odeur assez désagréable et laisse un résidu rougeàtre de peroxyde de fer, tandis que, dans les mêmes conditions, l'indigo donne des vapeurs pourpres, un sublimé d'in- digotine en aiguilles rouge pourpre, et un résidu charbonneux. On a substitué quelquefois au sulfate d'indigo \e-bleude Prusse dissous dans l'aride oxalique. L'iodure d'amidon que l'on rencontre quelquefois dans l'indigo (Magonty, Fauve , etc.) se. reconnaîtra au moyen de la potasse caustique en solution étendue, qui décolore l'indigo; le liquide filtré et saturé par l'acide nitrique contiendra l'iode, et donnera toutes les réactions caractéristiques de l'iodure de potassium. IODE (p. 589). — Entièrement vaporisable par la chaleur, entièrement soluble dans l'alcool et clans l'étber, le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone, l'iodure de potassium, la potasse caustique, k grammes avec 1 gramme de chaux vive pure, et ikh grammes d'eau soumise à une courte ébullilion, forment lentement un soluté parfait, d'une couleur jaunâtre ou brunâtre si l'iode est pur, mais incolore s'il y a seulement 2/100 d'eau ou autres impuretés (Madden). Le commerce le fournit rarement pur; on a indiqué l'oxyde de manganèse, le charbon en poudre fine, la houille, la plombagine, l'oxyde de fer (Battitures) et des substances analogues (ardoise pilée, sulfure de plomb, etc.) comme servant à l'adultérer. C'est sans doute par erreur qu'on a annoncé y avoir rencontré du sulfure d'antimoine, car il résulte des expériences de Henry et Garot, que ces deux corps réagissent l'un sur l'autre, même à la température ordinaire, en donnant lieu à un compose de couleur rouge {sulfoiodure d'antimoine). Toutes les fraudes indiquées plus haut seront décelées par la sublimation, par l'alcool, l'éther, le chloroforme, le sulfure de carbone, l'acide sulfureux (Lepage), le sulfite d'ammoniaque (Hesse), qui laisseraient un résidu; on aurait encore le même résultat par l'eau de potasse. On a rencontré de l'iode qui contenait 15 à 20/100 d'eau; on reconnaît qu'il en est ainsi à ce que l'iode adhère aux parois des vases, et même rend ces vases visiblement humides. En comprimant cet iode avec du papier sans colle, on reconnaîtrait encore cette fraude ; ou bien on triture l'iode avec 2 fois son poids de chlorure de calcium fondu et on chauffe le mélange à 180' dans une petite cornue, l'iode se volatilise, le chlorure relient l'eau, son augmentation de poids représente la quantité d'eau abandonnée par l'iode. Mais il résulte des expériences de M. Patrouillard que l'addition de l'eau à l'iode, en proportion notable (13 °/ 0 ), est une fraude trop grossière pour échapper à l'observateur, et qu'on peut déceler aisément l'addition même de 1,25 pour 1000. (V. J. th. m. 1868).—L'essai par la chaux prévoit toutes les adultérations; dans cette opération il se forme de l'iodure de calcium et de l'iodate de chaux qui sont incolores ; mais la faible quantité d'iode qui reste, et sur laquelle on a calculé, suffit pour colorer le soluté en jaune foncé. On peut découvrir ainsi 1/200 d'impureté, de sorte que si l'iode contient 98/100 d'iode réel, un soluté d'une couleur pâle est obtenu; s'il en contient seulement 97,72, le soluté est incolore. Pour connaître la quantité de matières étrangères contenues dans l'iode, Huraut a mis à profit la propriété que possède l'iodure de potassium ioduré d'attaquer les métaux. On pèse : iode, 12^ r , 2Z(; iodure de potassium, 12 gr. ; eau distillée, 6 gr.; plomb pur, en grenailles, 100 gr,; le tout étant introduit dans un flacon, on laisse la réaction se faire entre 30 et h0°, on ajoute ensuite de l'eau pure de manière à remplir les 3 \h de la capacité du flacon, on agite et on décante pour séparer l'iodure du plomb non attaqué, on réitère l'opération jusqu'à ce que la grenaille de plomb soit entièrement privée d'iodure. Le plomb séché est pesé. Si l'iode est pur, il ne doit rester que 90 gr. de plomb; 12s r .,2Zi d'iode exigeant 10 gr. de plomb pour se transformer en iodure. Si l'iode est impur, le poids du plomb se rapprochera d'autant plus de JOOgr. qu'il y aura plus de matières étrangères dont la quantité x sera déterminée par la proportion : 12,24 :10 p; d'où 12,24 X /' 10 p étant le poids du plomb excédant 90 gr. (V. notre lodognosiè).— M. Bobierre titre l'iode du commerce en en faisant dissoudre un certain poids dans une solution concentrée d'iod. de potassium préparée à l'avance et qui sera la même pour les divers dosages à effectuer; cette solution iodée est versée goutte à goutte, au moyen d'une burette graduée, dans 10 cent, cubes d'une liqueur normale d'arsénite de soude, additionnée de 5 cent, cubes de solution un peu concentrée de bicarbonate de soude (pour rendre l'arsénite fortement alcalin) et de h cent, cubes de benzine incolore. La goutte de solution iodée qui excède la saturation colore la benzine ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1191 en rose et le liquide aqueux prend une légère teinte jaunâtre. On a le degré de pureté de l'iode essayé par la comparaison des volumes employés pour un dosage d'iode pur, pris sous le même poids, dissous dans la même quantité d'iodure de potassium et formant un même volume (V. Un. ph. 1869). IODURE DE FER (p. 595). — Entièrement soluble dans l'eau ; lorsqu'à est récemment préparé, son soluté est \ert clair; chauffé, il donne des vapeurs violettes et laisse du sesqui- oxyde de fer pour résidu. Iodure de mercure (Proto-) (p. 596). — Chauffe, il rougit en se sublimant en cristaux rouges, lesquels deviennent bientôt jaunes par le refroidissement, et noircissent si on les expose à la lumière; insoluble dans le chlorure de sodium, l'alcool, l'iodure de potassium. Ces derniers essais feraient reconnaître la présence du bi-iodure. Iodure de mercure (Bi-) (p. 596). — Entièrement vaponsable par la chaleur, entièrement soluble dans UO parties d'un soluté chaud et concentré de chlorure de sodium, duquel il se dépose en beaux cristaux rouges par refroidissement ; partiellement soluble dans l'alcool qui le laisse déposer en cristaux par refroidissement. Il est alternativement dissous et précipité par l'iodure de potassium et lebichlorure de mercure. Complètement soluble dans une solution concentrée d'iodure de potassium, très- soluble dans l'éther. On reconnaîtrait aussi facilement le sulfate de baryte, le minium, qui ont servi quelquefois à le falsifier, et même le cinnabre qui est moins volatil. D'ailleurs, l'iodure de mercure mêlé de cinnabre, chauffé à l'air brûlerait partiellement avec une flamme bleue et dégagement de vapeurs sulfureuses. Chauffé dans un tube, le biiodure de mercure devient jaune. Iodure de plomb (p. 598). —Jaune brillant. 5 parties sont entièrement solubles à l'aide de l'ébullition dans 12 parties d'acide pyroligneux dilué a\ec il\h parties d'eau, et d'abondants cristaux d'un jaune d'or se déposent par refroidissement; l'eau bouillante seule (300 p.) produira ce résultat. Il est soluble dans l'acétate de soude. La chaleur le fait fondre, [mis le dissipe en vapeurs qui sont d'abord jaunes, puis violettes, en laissant un faible résidu jaunâtre iodure. L'acide a/.otique le décompose subitement en mettant son iode en li' erté. 1 gr. d'iodure de plomb trituré avec 2 gr. de sel ammoniac et Q. S. d'eau pour former une pâte de consistance de miel, doit perdre complètement sa couleur jaune. D'après cet essai, un iodure de plomb qui contiendrai! du chro- mate de plomb, conserverait une teinte jaune d'autant plus intense qu'il en renfermerait davantage (Lipaye). 0 gr. 5 d'iodure de plomb se dissolvent à chaud entièrement dans 50 c. cub. d'une solution saturée d'acétate de soude acidulée par quelques gouttes d'acide acétique; si l'iodure renferme du chromate de plomb, celui-ci se dépose par le refroidissement et peut être recueilli, lavé, séché et pesé (Tom- masi). L'iodure de plomb préparé avec un acétate de plomb un peu basique est jaune terne et peut contenir alors jusqu'à 31 0/0 d'oxyiodure de plomb (Caries) ; additionné de quelques gouttes d'acide acétique, la couleur jaune se ravive; si l'iodure est pur, il n'y a pas de changement de couleur. En épuisant l'iodure suspect par l'eau bouillante, celle-ci laisse pour résidu l'oxyiodure qui peut être dose (V. Un. ph. 1873). Iodure de potassium (p. 598). — Entièrement soluble dans l'eau et dans l'alcool, sans action sur les papiers réactifs, ne perd aucunement de son poids par la chaleur; traité par l'acide sulfurique, il produit une coloration bleue, si l'on fait intervenir le decocté d'amidon. Son soluté aqueux n'est pas affecté ou très-faiblement rendu trouble par un soluté d'azotate de baryte. Un soluté de 1 gramme dans 100 gr. d'eau distillée, précipité par un excès d'azotate d'argent et alors agité dans une fiole contenant un peu d'eau ammoniacale, laisse promptement par le repos, un liquide, surnageant, clair, qui n'est pas affecté par un excès d'acide azotique, ou est rendu simplement louche. 100 parties d'iodure de potassium doivent en fournir l'i 1 ,k d'iodure d'argent avec 102s c ,a de nitrate d'argent (JSérullas). Les adultérations ordinaires de l'iodure de potassium sont : le carbonate de potasse, l'eau, le chlorure de potassium ou de sodium et l'iodate de potasse. Le carbonate y entre quelquefois pour 10'100. Christison dit en avoir trouvé qui contenait 74,5 pour 100 de ce sel et 16 d'eau, de sorte qu'il ne contenait que 9,5 pour 100 d'iodure réel. L'iodure de potassium peut contenir 5 ou 6 pour 100 de carbonate de potasse, sans que sa cristallisation soit altérée sensiblement; mais sa déliquescence est plus grande. Si la proportion de ce sel dans l'iodure est plus forte, ce dernier fait effervescence au contact des acides étendus, il rougit le curcuma et ramène au bleu le tournesol rougi. Le carbonate pourra être décelé par le nitrate de baryte, qui donnera un précipité de carbonate de baryte; il peut l'être aussi, lorsque la proportion en est forte, par l'ébullition dans trois ou quatre parties d'alcool rectifié qui laisse le carbonate au fond du vase, sous forme d'une masse solide ou dissoute dans l'eau de l'alcool, et formant alors un liquide dense 1192 PHARMACIE LÉGALE. qui occupe le fond du vase, et qu'il est facile de distinguer par une légère agitation. Quelques gouttes de sulfate de protoxyde de fer ou le sirop de protoiodure de fer tftomney) donnent un précipité bleuâtre avec l'iedure de potassium , mêlé de carbonate ; s'il contient en même temps de l'iodate, le précipité bleu passe au rouge. L'eau accompagne toujours le carbonate dans fiodure. Elle peut être decelée en chauffant fiodure dans un tube; l'eau ira se condenser sur la paroi supérieure et froide de ce tube, et la perte de poids qu'aura éprouvée l'iodure en indiquera la quantité. — L'iodate de potasse peut être découvert dans un soluté concentré par le nitrate de baryte, qui donne un précipité d'iodate de baryte; par une solution étendue d'acide acétique ou d'acide tartrique qui donne de la crème de tartre et de l'acide iodhydrique libre, si l'iodure est exempt d'iodate ; ou, dans le cas contraire, de l'acide iodhydrique et de l'acide iodique qui reagissent l'un sur l'autre et précipitent de l'iode. — La falsification par le chlorure de sodium ou celui de potassium est, après celle par le carbonate, la plus fréquente : c'est la plus difficile à découvrir. On dissout des poids égaux d'iodure de potassium pur et du même iodure suspecté, tous deux calcinés, dans des quantités égales d'eau distillée. On introduit les deux solutés chacun dans une petite cornue tubulée, on verse également dans chacune de celles-ci des poids égaux d'acide azotique pur ; on chauffe, et on reçoit l'iode qui se volatilise dans des récipients rafraîchis. On sèche fiode entre des feuilles de papier et on le pèse. Si l'on obtient la même quantité d'iode de l'un et de l'autre soluté, c'est que l'iodure qu'on essaye est pur ; dans le cas contraire, il ne l'est pas, et l'on pourra apprécier l'importance de la fraude en se rappelant que 100 d'iodure de potassium devront donner 76,5 d'iode {Ro- biquet). La méthode indiquée dans la formule d'essai est d'une exécution plus facile; elle est basée sur l'insolubilité de 1 iodure d argent, et sur la solubilité du chlorure de ce même métal dans l'ammoniaque. En effet, le soluté d'iodure de potassium piécipité par un excès d'azotate d'argent est alors agité avec de l'eau ammoniacale. Le chlorure d'argent, si chlorure alcalin il y avait, est aussitôt redissous, tandis que l'iodure d'argent est dissous en très-faible quantité, en même temps qu'il acquiert une grande densité par l'agitation ; il se précipite promptement et laisse un liquide surnageant clair. Dans ce liquide décanté, l'acide azotique ajouté pour saturer l'ammoniaque fera reparaître le chlorure d'argent sous forme d'un précipité blanc; mais s'il n'y avait pas de chlorure alcalin dans l'iodure, la limpidité du liquide serait à peine troublée. Un autre moyen de déceler la présence d'un chlorure alcalin dans l'iodure de potassium, consiste à verser dans un poids de ce dernier un excès d'azotate de palladium, qui précipite tout l'iodure; on chauffe, on filtre, et le liquide filtré contient le chlorure qui est précipité et dosé au besoin, à l'aide de l'azotate d'argent. On a tenté de substituer du bromure de potassium pur à l'iodure de même métal. En se reportant aux propriétés du bromure, la substitution est facile à reconnaître. Mais il n'en est plus de même si le bromure, en plus ou moins grande quantité, a été mêlé à l'iodure. On reconnaît cependant ce mélange à ce que le précipité produit par l'azotate d'argent sera cail- leboté au lieu d'être pulvérulent; à ce que le précipité, traité par l'ammoniaque, laissera dissoudre du bromure d'argent que l'on pourra ensuite recueillir par évapoialion, tandis que ce liquide laissera l'iodure; à ce que le sublimé corrosif donnera un précipité jaune-litharge, au lieu d'un beau précipite rouge. Mais un moyen qui permet de doser le mélange est le suivant : on dissout à froid l'iodure suspecté dans Q. S. d'eau (titillée; on y ajoute un excès de soluté de sulfate cuivri- que ; puis on sature le mélange par l'acide sulfureux; aussitôt que ce dernier est en excès, tout l'iode est précipité à l'état de protoiodure de cuivre, tandis que le bromure est indécomposé; on filtre pour séparer l'iodure cuivreux que l'on pèse après lavage et dessiccation; on ajoute une nouvelle quantité de sulfate de cuivre et d'acide sulfureux aux liquides. On porte le mélange à l'ébullition; alors le bromure est précipité à son tour à l'état de protobromure de cuivre, qu'il n'y a plus qu'à laver, sécher et doser. Si l'on voulait seulement constater la présence du bromure dans l'iodure par ce moyen, il suffirait, après avoir séparé l'iodure cuivreux, de mettre le liquide dans un tube, d'y verser un peu d'étiier ou de sulfure de carbone et d'eau chlorée, puis d'agiter: par le repos, l'un ou l'autre des dissolvants apparaît chargé du brome qui les colore en jaune plus ou moins foncé. (J. Personne.) (V. notre Iodognosie.) Pour reconnaître la pureté des iodures de potassium du commerce, M. Lepage (Un. ph. 1873) fait remarquer que l'iodure de potassium se dissout lentement dan- l'alcool dans la proportion de 1 sur 12 à 13 à la température ordinaire, tandis que le carbonate, l'iodate, le sulfate, ainsi que le chlorure et le bromure, le chlorure de sodium y sont complètement insolubles. En mélangeant U gr. d'iodure de pot. à 55 gr. d'alcool à 90°, la solution étant complète indique la pureté de l'iodure et l'on pourra borner là son essai. ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1193 JALAP (p. 605). — Le meilleur jalap est celui qui est compacte, pesant, dur, noir et marqué de beaucoup de lignes et de points brillants. Le jalap officinal est quelquefois substitué ou falsifié avec la racine de VIpomœa jalappa, ou avec le jalap léger (jalap fibreux de Geiger, jalap fusiforme de Guibourt), fourni, selon Ledanois, par VIpomœa orizaben- sis, qui croît au Mexique, dans la province d'Oaxaca. 11 contient 8/100 d'une résine particulière, selon le dernier auteur. Cependant Marquait dit n'avoir pas obtenu moins que 19,5 pour 100 de cette résine qui, un peu différente de celle du vrai jalap, est très-so- luble dans l'éther, partiellement dans l'essence de térébenthine, et miscible par trituration au lait, avec lequel elle forme une émulsion homogène. On a reconnu par expérience que 18 décigr. de ce jalap produisent le même effet que 1 gram. du vrai, et que la résine jouissait de la même activité que la véritable : cette racine, en définitive, est donc moins un faux jalap qu'une variété du jalap. Beaucoup de racines de plantes des genres Ipomœa et Gonvohmlus ont également été substituées au vrai jalap. On a trouvé aussi du jalap mélangé avec une excroissance ligneuse, qui vient sur le tronc de certains arbres. L'absence de résine dans ce produit et sa simple inspection l'auront bientôt fait reconnaître. Guibourt (J. ph., 1864) a signalé l'apparition d'un faux jalap rayonné du Mexique qui ne contenait que 1 °/ 0 , 61 d'une résine rouge, et dont l'extrait aqueux était rouge-sanguin, sucré, astringent, et se colorant en noir par les sels de fer. La résine de jalap officinale est brune, d'une saveur acre non amère, d'une odeur suà generis. Celle du commerce ne cont. souvent que 30 à ZiO/100 de cette résine elle-même ; le reste est un mélange de résine degaïac, de colophane, de résine d'agaric. Celte fraude sera reconnue par les réactifs de la résine de gaïac (V. p. 1176), et par l'éther sulfurique à 65°, qui dissout à peine la véritable résine de jalap, plus solnhle dans l'éther à 56°. Si l'on triture 50 centig. de résine de gayac et 20 centig. d'oxyde noir de cuivre avec une vingtaine de gouttes d'alcool et qu'on ajoute au mélange une quinzaine de gouttes d'ammoniaque, on obtient parla trituration, en moins d'une minute, une belle coloration vert-pomme. En opérant de la même manière avec la résine de jalap pure, la coloration brune du mélange se maintient constamment (Blueher. — V. Un. ph. 1869, 1870). La résine de jalap n'est pas non plus soluble dans l'essence de térébenthine, l'ammoniaque. Elle est peu soluble dans le sulfure de carbone, le chloroforme; insoluble dans la benzine, à froid dans un soluté de carbon. de soude; très- soluble dans l'alcool. La résine de scammonée diffère de la résine de jalap en ce qu'elle est très-miscible au lait et soluble dans le chloroforme, la benzine, l'éther; elle est également peu soluble dans le sulfure de carbone; insoluble dans un soluté de carbon. de soude. KINO (p. 608). — Dans le commerce, on substitue au kino de bonne qualité des kinos inférieurs, ou on le mêle a\ec : 1° le sang- dragon commun, que l'on reconnaîtra à son insolubilité dans l'eau; 2° le bitume, qui est insoluble dans l'eau et dans l'alcool et est fusible par la chaleur; 3" des cachous, dont le soluté aqueux précipite en noir par le sulfate de fer; h" l'extrait de ratanhia, dont le soluté rougit le tournesol. On se rappelle que le vrai kino donne avec le temps un dépôt gélatineux dans sa dissolution alcoolique. Ce caractère peut servir à le faire reconnaître. KIRSCH (p. 234). — Cette liqueur produite, par la distillation du suc fermenté des cerises noires ou merises sur les noyaux, se fabrique en Allemagne, en Suisse et en France, principalement dans l'Alsace, dans les départements dps Vosges et de la Haute-Saône. Incolore, d'un goût agréable particulier, aromatique, dû a l'acide cyanhydrique qu'elle contient dans la proportion variable de 3 à 5 millig. (F. Bou- det), et de 7 à 10 millig. {Gentilhomme), pour 100 gram., environ 1 décigr. par litre; elle doit peser, en moyenne, 50° à l'alcoomètre de Gay-Lussac à + 15 oc , perle pendant quelques instants quand on l'a agitée vivement dans un flacon ; versée dans le creux de la main, elle laisse sur la peau un bouquet agréable quand on a frotte les mains l'une contre l'autre. Le kirsch est sujet a de nombreuses sophistications, par du trois-six plus ou moins pur, diverses essences de noyaux, l'alcool et l'essence d'amandes amères, l'essence de mirbane ou nitrobenzine, l'eau distillée de laurier-cerise; on fabrique du kirsch en mélangeant P. E. d'alcool a 85° c. et d'eau de laurier-cerise, ou 2 p. d'alcool à 85° c. avec 1 p. d'eau de laurier-cerise et 1 p. d'eau de marasque (ou cerise noire). On avait cru pouvoir reconnaître ces fraudes en ajoutant une pincée de bois de gayac râpé ou un peu de teinture de gayac dans 6 a 8 gram. de kirsch qui, s'il est naturel, prend aussitôt une belle couleur bleu-indigo ; les autres produits ne prenant qu'une teinte jaunâtre. Mais il résulte des expériences de M. J. Hardy (V. Un. ph. 1872) et de celles de M. Boussingault ( *. J. ph. 1874), que ce procédé est défectueux; d'ailleurs tout kirsch coloré en bleu par le gayac donne avec le cyanure jaune le précipité rouge brun caractéristique du cuivre; le kirsch 119/1 PHARMACIE LÉGALE. 'M en effet, contenant presque toujours un peu d'acide acétique peut être altéré par do cuivre, par suite de négligence dans la distillation; ce métal serait d'ailleurs facilement décelé en incinérant le résidu d'évaporation du kirsch. Le meilleur procédé est le titrage du kirsch par le procède de M. Buignet (V. p. 1105), c'est-à-dire la détermination de la proportion d'acide cyanhydrique qu'il contient, ce qui permet de reconnaître si elle dépasse la limite extrême de 10 milligr. par 100 gram. ou 10 centigr. par litre environ. LACTATE DE FER (p. 610). — On le mêle quelquefois a\ec le sulfate de fer. Le lactate bien préparé précipite en brun par l'ammoniaque, tandis que le protosulfate donne un précipité blanc verdàtre. L'eau de baryte indiquera positivement, par le précipité qu'elle produira, la présence d'un sulfate. LAIT (p. 612). — Le lait de vache pur est composé en moyenne de : eau 862,8, beurre Zi3,8, sucre de lait 52,7, caseum 38,0, sels 2,7 = 1000 {Poggiale). Les falsifications de ce liquide alimentaire sont très-fréquentes, mais la plus importante et celle dont les autres ne sont que la conséquence, est l'addition d'eau. Plusieurs moyens ont été indiqués pour reconnaître cette fraude : d'abord la saveur, puis la teinte bleuâtre qu'offre le lait simplement étendu d'eau. Les lactométres peuvent aider à la dévoiler. La pesanteur spécifique du lait varie de 1029 à 1033. Au laeto- densimétre de Qnevenne, le lait de bonne qualité marque de 33 à 29 degrés à la température de + 15". Une table a été dressée par l'auteur pour faire connaître la richesse du lait, selon le degré qu'il marque, et à la température à laquelle on opère, Le lait écrémé pèse plus que le lait naturel. Le crêmomètre (fuj. 143) est une éprouvette assez large, divisée en 100 p., dans laquelle on laisse reposer le lait au frais pendant 12 heures, la crème monte à la surface. Tout lait qui ne donne pas 11 à 12 pour 100 de crème en volume, doit être considéré comme lait [Ffy- 143.* écrémé. Le battage du lait est plus expéditif. Un litre de bon lait doit donner au moins 30 gr. de beurre. Le Lactoscope de M. Donné est fondé sur l'opacité que les globules gras donnent au lait et dont on constate l'intensité à l'aide de la lumière d'une bougie: mais il ne donne pas de résultats certains. Barruel, ayant remarqué que la quantité de caséum dans le lait était moins sujette à variation que les autres principes, avait conseillé de coaguler le lait, de presser et de faire sécher le caséum, puis enfin d'en prendre le poids qu'on n'a plus qu'à comparer à celui que fournit un lait pur. On pourrait aussi évaluer la proportion d'eau dans le lait, en déterminant par l'évaporation (de 15 gr. par exemple), sa richesse en éléments solides ou résidu sec, dont la proportion varie dans le lait normal de 11 à 13 0/0. Al. Pog- giale a proposé, comme mode d'essai du lait, le dosage de la lactine par la méthode des \olumes (V. Rev. ph., 18Zi9), en employant une liqueur d'épreuve semblable à celle de Barreswil, faite dans les proportions suivantes: sulfate de cuivre cristallisé. 10 gram. ; bitar- trate de potasse, 10 gram.;'potasse caustique, 30 gram.; eau distillée, 200 gram. La richesse en sucre de lait est donnée par la proportion de sel de cuivre que réduit une certaine quantité de petit-lait; sachant que 1000 gram. de lait renferment 52s r .,7 de sucre de lait et fournissent 923 gram. de petit-lait; 1000 de petit- lait normal contiennent 57 de sucre de lait (Poggiale), 54 (Boussingault). M. Poggiale dose aussi la lactine au moyen du polarimêtre ou saecharimétre de M. Soleil ; 100 degrés étant la déviation produite par un litre d'eau pure contenant en dissolution 20is r ,90 de lactine, une simple proportion suffit pour trouver la quantité de cette dernière (par litre de petit-lait), qui correspond au nombre de degrés de déviation déterminé par le polarimêtre. Suivant M. Poggiale, tout lait qui ne marque pas 20 degrés au polarimêtre doit être considéré comme additionné, d'eau. M. Rosen- thal emploie un procédé analogue au précé- deot, il opère directement sur le lait lui- même; sa liqueur cTessai est composée de le manière suivante : sulfate de cuivre cristallisé 40 gr. ; tartrate neutre de potasse, 160 gr.; lessive de soude d'une densité 1,12, 6 à 700 centrai, cubes ; le tout est étendu d'eau distillée de manière à avoir 115/i cc , U de dissolution. MM. Chevallier et Réveil emploient, dans le même but une liqueur analogue à celle, de Fehlimj et qui a la composition suivante : sulfate de cuivre pur et cristallisé, /i0 gram.; eau distillée, 160 gr.; soude caustique, 150 gram.; potasse caustique, 100 gr.; eau distillée, 500 gram.; tartrate neutre de potasse, 160 gr.; on complète avec Q. S. d'eau distillée pour obtenir 1155 centimètres cubes de dissolution à -j- 15 oc . Au moyen d'une burette saccharimétrique contenant le petit-lait a essayer étendu d'un volume égal d'eau, on verse dans 20 c. cubes de la liqueur d'épreuve portée à l'ébullition, et le nombre de divisions nécessaires pour sa saturation, indique le nombre de grammes de sucre de lait par litre, correspondant par suite à une certaine proportion d'eau, comme Pin- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS 1195 (Fig. m.) dique une table dressée par MM. Chevallier et Réveil. Divers instruments ou procédés ont encore été proposés pour l'essai du lait. Nous signalerons d'abord le galac- tomètre de M. Chevallier {fig. 1M), puis le Butyro- mètre de M. Leoonte, basé sur la propriété que possède l'acide acétique fort de dissoudre le caséum et de permettre ainsi la séparation du ' beurre, qu'on n'a plus alors qu'à mesurer; enfin le Lacto-butyrométré de M. E. Marchand, de Fécamp (fig. 145), dont voici le principe: Si l'on agite du lait avec un égal volume d'éther, on dissout le beurre. Si on ajoute ensuite un égal volume d'alcool, le beurre primitive- (Fig- 145.) ment dissous se sépare et vient surnager sous forme de couche huileuse dont l'épaisseur donne la richesse. La méthode de M. Adam se rapproche en certain-; points de celle deM.Marchand,etM.Méhu substitue l'acide borique à la soude caustique dans lebulyro- mètre de M. Marchand. L'instrument consiste en un tube fermé par un bout, et divisé en trois capacités égales, la plus rapprochée de l'ouverture est divisée en centièmes ou degrés. La première capacité est remplie du lait à essayer, additionnée d'une goutte de soude caustique liquide à 36" ; ia deuxième capacité, d'éther; et la troisième, d'alcool à 8G ou 90°. c. Un mélange bien et on plonge le tube fermé par un bouchon dans un B.-M. chauffé à 43° environ; bientôt la matière grasse du lait se rassemble a la surface du liquide et on lit les degrés qu'elle occupe. Une table dressée par M. Marchand indique les proportions de. beurre correspondant a chaque degré de l'instrument. (V. pour plus de détails, Chevallier et Baudrimoj.t, Bivt. des falsif., 6° édit) La farine qu'on a ajoutée au lait pour lui rendre l'opacité que l'eau lui a fait perdre, fait prendre le lait au fond des casseroles dans lesquelles on le fait chauffer; on la reconnaîtrait encore mieux, ainsi que les décodés de fécules, de riz et d'autres matières amylacées, en coagulant le lait, le passant et laissant tomber quelques gouttes de teinture d'iode clans le sérum ; il se développerait une belle couleur bleue. La dexlrine, en ce qu'elle îenferme toujours un peu d'amidon, sera reconnue de la même manière et aussi a l'aide du saccharimètre (Ch. Lamy) (Y. Chevallier, Dict. des falsif. 6 e édit.). Les matières sucrées sont difficiles à déceler; cependant elles le seront en ajoutant un peu de le lire de bière, qui y développera la fermentation alcoolique. L'emul- sion de cbènevis et celle d'amandes sont reconnues, en ce que le lait qui en contient donne lieu à des globules huileux qui viennent à la surface de ce lait bouilli. On reconnaîtrait positivement l'émulsion d'amandes si l'amyg- daline développait une odeur d'amandes «mères. Dans le but de sa conservation, ou pour lui rendre son homogénéité, on ajoute quelquefois au lait du bicarbonate de soude. Ou s'assurera que cette addition a été faite en traitant le lait suspecté par de l'alcool à 40°, qui a été distillé sur de la magnésie; l'alcool sépare le caséum du sérum, on filtre. L'un ou l'autre de ces produits I leuirait le tournesol rougi par un acide ; le sérum évapore donnera un résidu qui, traité par un acide, fera effervescence (Chevallier). — La gomme adragante est reconnue au dépôt gélatineux et demi-transparent qui se forme dans le lait abandonné à lui-même après qu'il a été chauffé (?). —Quant à la cervelle d'animaux (?), qui a été, dit-on, employée à falsifier le lait dans le but de lui donner une apparence crémeuse, on en constatera la présence en évaporant le lait à siccilé, traitant le résidu par î'éther chaud, évaporant les liqueurs qui fournissent des matières grasses, brûlant celles-ci par l'azotate de potasse, faisant dissoudre le résidu dans l'eau; si le chlorure de baryum occasionnait un précipité dans ce soluté, si ce dernier présentait les réactions de l'acide phos- phorique, c'est que le lait aurait été falsifié par de la cenelle (V. Chevallier, Divt. des falsif., fi" édit., 1882; BûLLEr, Manuel pratique d'essais, 1877). LAQUE (Résine) (p. 616). — Contient toujours une quantité plus ou moins considérable de Coccine, matière colorante dont les dissolutions sont rouges n l'état acide et deviennent violettes quand on les neutralise par un alcali. Pour reconnaître sa présence dans un vernis, on ajoute rt ce dernier un excès d'acide acétique ou chlorhydrique, on chauffe, on décante, et par l'addition d'un excès d'ammoniaque, une coloration rouge plus ou moins violette se manifeste, s'il y a de la gomme- laque en présence. On procédera de même pour l'examen d'un vernis appliqué depuis longtemps, d'un mastic, d'une cire a cacheter, etc., après les avoir fait dissoudre préalablement dans l'alcool et filtré (Schapi inger). LAUDANUM DE SYDENHAM (p. 1042).—Préparé avec le vin de Grenache comme le veut le 1196 PHARMACIE LEGALE. Codex, il doit peser de 1050 à 1070 ou 8° à 10° B é . II doit être d'un jaune brun très-foncé, au point que la transmission de couleur ne puisse avoir lieu que sur le bord ou dans le col étroit du flacon; il colore la peau en jaune. H doit donner un abondant précipité de morphine par l'ammoniaque (Guibourt) ; il doit aussi sentir fortement le safran et laisser déposer, avec le temps et la lumière, de la poJy- chroite et la majeure partie de la narcotine qu'il contient (Bihot). 1 gr. de laudanum fait avec de l'opium à 10 0/0 de morphine, contient 11 milligr. de morphine. 1 goutte de laudanum de Sydenham pèse 0,0303. 1 goutte ajoutée à 100 gr. d'eau doit donner encore une teinte jaune appréciable. Si on mélange 4 gr. d'eau distillée, 24 à 30 goutlps de laudanum, 7 à 8 gouttes de solution d'acide iodique au 1/6, et, qu'au bout de quelques minutes on ajoute 2 à 3 gr. de sulfure de carbone, celui ci prendra par l'agitation une légère teinte rose, et le résidu de sa volatilisation bleuira le papier amidonné (Le- page). Laudanum de Rousseau (p. 1042).—Il doit peser 1,046 à 1,052 ou 6 ci 7 B e . Mal préparé quelquefois il pèse plus, parce que le miel n'a pas été entièrement détruit. Lorsqu'il ne contient pas la dose d'opium voulue, il pèse moins de 6. Il doit être brun foncé, peu visqueux, avoir une odeur un peu vireuse d'opium ; quelques gouttes d'ammoniaque y produisent un magma blanchâtre, qui se dissout par l'agitation, mais qui reparaît par une addition d'eau [Guibourt). Le tannin y forme un abondant précipité. 12 à 15 gouttes étendues de 4 grain. d'eau distillée doivent donner, avec l'acide iodique et le sulfure de carbone, la réaction manifeste de la morphine. (V. Laud.de Sydenham, ci-dessus.) 1 goutte de laudanum de Rousseau pèse 0,0i85. Quelquefois on remarque au fond des flacons de ce laudanum, un léger dépôt de plaques minces, formées, suivant M. Lepage, de sulfate de chaux et de méconate de chaux et de magnésie. LIN (Farine) (p. 626). — On reconnaîtra les falsifications de la farine de lin par le son et les substances amylacées, à ce que le décodé de cette farine bleuira par la teinture aqueuse d'iode si elle est falsifiée, tandis que le décocté de la farine pure n'est pas affecté. Véther sulfwïque ou le sulfure de carbone permettra de reconnaître la proportion d'huile qu'une farine non exprimée fournira. Cette proportion est de 32 à35°/ 0 environ. L'eau pourra faire apprécier l'abondance du mucilage; enfin la «alcination fera découvrir le mélange de substances minérales : la farine de lin donne de 3 à 6/100 de cendres. La bonne farine de lin se tasse en une seule masse dans la main fermée, et conserve sa forme après qu'on a cessé la pression. Elle est grise ou un peu jaune, suivant la nature de la graine ou le degré de mouture; à peu près inodore et d'une saveur douce, légèrement sucrée. Elle graisse instantanément le papier sur lequel on la presse, forme une émulsion blanche avec l'eau. Si l'usage venait de se servir de farine de lin exprimée (Voy. Lin), cet essai ne serait plus valable. LOOCHS BLANC et HUILEUX (p. 634). — Le looch blanc ou amygdalin et le looch huileux se substituant fréquemment l'un à l'autre dans la pratique de la pharmacie, il est utile, dans certains cas, de pouvoir les distinguer. La densité du looch blanc est 1,075 (10° B e ); celle du looch huileux, 1,067 (9» B é ). L'examen microscopique 'ait découvrir, dans le premier seul, quelques débris de tissu végétal ; par l'évaporation, ils donnent à peu près la môme proportion de résidu : 28 0/0,50 pour le looch blanc; 28 0/0,80 pour le looch huileux. Porté à 140°, le looch blanc se colore en jaune foncé, et prend une odeur d'amandes grillées. Les deux résidus traités par l'élher, jusqu'à épuisement, abandonnent : le looch huileux, 15 0/0 d'huilé: le looch blanc, seulement 6 0/0,40. Mais, d'après les expériences de M. Lebaigue, 3 réactions caractéristiques permettent de distinguer ces 2 looehs : on jette a plusieurs reprises sur un filtre mouillé le looch à examiner, jusqu'à ce qu'on obtienne une liqueur à peu près limpide ; celle-ci portée à l'ébullition ou additionnée de quelques gouttes d'acide azotique, donne un abondant précipité d'albumine, et développe, quand on y ajoute quelques centigr. d'amygdaline, une odeur très prononcée d'ess. d'amandes amères, si on a affaire au looch blanc ou amygdalin ; les 3 réactions seront négatives, si le looch examiné est le looch huileux (V. Vn.ph. 1867). LYCOPODE (p. 637). —On le falsifie par du talc, du sable fin, de la sciure de bois, du pollen de di térents végétaux, de l'amidon, la fleur de soufre, etc. Le lycopode suspect, étant délayé dans l'eau, laissera précipiter le talc, la silice, la sciure de bois et l'amidon, tandis que le lycopode pur viendra à la surface. Pour rechercher l'amidon, on pourrait encore faire bouillir le lycopode, et traiter le décocté par l'iode. Pour les substances minérales, l'incinération sera employée complémentairement. M. Janssen, de Tongres, a trouvé dans un lycopode, venu d'Allemagne, jusqu'à 22 0/0 de matières minérales (sulfates de chaux et de baryte, carbonate de chaux, talc). Une fraude habile du ly- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1197 copode est celle qui se pratique à l'aide de la dextrine, du leïocomme et autres matières solu- bles. Si dans ce cas on essaie le lycopode par l'eau, les matières se dissolvent et on n'aperçoit rien; si le lycopode renferme du leïocomme ou de la dextrine, la liqueur filtrée réduit le tartrate de cuivre et de potasse, se colore en violet par l'iode, est troublée par l'alcool a 90° c. Dans ce cas, il faut recevoir le lycopode sur un filtre, le sécher et le peser. MAGNÉSIE CALCINEE (p. 638). — 5 grammes sont entièrement solubles et sans effervescence dans à8 grammes d'acide chlorhydri- que dilué; un excès d'ammoniaque occasionne à peine dans le soluté un précipité d'alumine; la liqueur filtrée n'est pas précipitée par l'oxa- late d'ammoniaque, ni par le bicarbonate de potasse ou de soude, ni par le chlorure de baryum. A l'étuve chauffée à 100°, elle ne doit pas perdre de son poids. Elle est très-souvent falsifiée avec de la chaux, de l'alumine et de la silice. On y trouve souvent du carbonate de magnésie provenant d'une calcination imparfaite ou d'un manque de soin dans sa conservation. Elle peut aussi contenir un peu de carbonate de soude et de sulfate de magnésie, par suite d'un lavage imparfait du carbonate de magnésie qui sert à la préparer. La formule d'essai fait reconnaître toutes ces impuretés. Si du carbonate de ma- gnésieexiste, il y aura effervescence avec l'acide. La silice reste indissoute. 11 faut faire observer que l'acide est quelquefois lent à agir, parce que la magnésie dense est difficilement attaquée. L'alumine est decelée dans le soluté muriatique par un grand excès d'ammoniaque; la magnésie n'étant pas précipitée dans un soluté de muriate d'ammoniaque, l'alumine est alors précipitée directement. La chaux est indiquée dans le soluté muriatique par l'oxa- late d'ammoniaque ou le bicarbonate de potasse. Un très-bon moyen encore de découvrir la chaux est de triturer la magnésie avec un soluté alcoolique de sublimé corrosif, lequel n'affecte pas la magnésie pure, mais la rend jaunâtre s'il y a de la chaux. Le sulfate de magnésie sera décelé par le chlorure de baryum qui donne un précipité blanc de sulfate de baryte. Voici le mode d'essai indiqué par M. A. Vée : on pèse 1 gr. de magnésie, on le place dans un vase taré, et on le dissout dans un peu d'acidi' sulfurique étendu; par une addition d'eau, on complète 100 gr. de dissolution qu'on partage en deux parties égales. A - l'une on mêle 50 gr. d'alcool à 90" c. qui précipite le sulfate de chaux de suite, s'il y en a beaucoup ; au bout de quelques minutes seulement, si la propoition est faible. L'autre moitié de la dissolution est sursaturée par l'ammoniaque ou mieux par le bicarbonate de potasse (Lepage, de Gisors). Il se dépose plus ou moins d'alumine colorée par de l'oxyde de fer, s'il en existe dans l'échantillon. Cette coloration manque le plus souvent, mais les flocons d'alumine prennent presque toujours, par l'addition de quelques gouttes d'un sulfure soluble, une teinte d'un vert foncé. La magnésie calcinée peut, comme la chaux vive, s'emparer d'une certaine quantité d'eau; alors elle est analogue à la chaux éteinte. On a reconnu que quelquefois la magnésie du commerce était dans ce cas et contenait jusqu'à 1/5 d'eau. La chaleur, en dissipant l'eau, donnerait la mesure de la fraude. Disons toutefois que la magnésie un peu hydratée, n'irritant pas les organes comme la magnésie vive, il est bon, à ce point de vue, d'admettre une tolérance d'hydratation. Nous la portons à 8/100. MANNE (p. 6i3). — La manne a été contrefaite par un mélange de farine, de miel et de poudres purgatives ; cette fraude, qui n'est applicable qu'à la manne commune, est si grossière, qu'elle ne doit pas nous arrêter. Mais il est beauconp plus difficile de reconnaître dans la manne en sorte l'addition, du reste peu fâcheuse, de sucre de canne, de glucose, de sucs sucrés naturels, plus ou moins analogues à la manne des frênes. Telle est la manne de Brian- çon, le terniabin ou méréniabin, dont nous avons parlé à l'article Manne (O'Rorke); telle est encore la manne du Liban, qui découle du larix cedrus ; la manne du mont Sinaî, qui exsude du tamarix gatlicu ; la manne de la Nouvelle-Hollande, qui provient de Y eucalyptus mannifera. Cette dernière, selon Christison, imite très-bien la manne en larmes inférieure. Quant n la manne en sorte, purifiée et disposée ensuite sous forme de manne en larmes, elle est facile à reconnaître : elle ne possède ni le goût, ni la demi-transparence de la manne en larmes, naturelle. On distinguera la marmite du sucre par l'acide sulfurique concentré qui dissout la mannite sans la colorer, tandis qu'il attaque le sucre de canne en dégageant de l'acide sulfureux et le colorant en noir. On sait ensuite que la dissolution aqueuse de mannite ne fermente pas. MASTIC (p. 646). — On y mêle souvent de la sandaraque. Cette fraude est facilement reconnue, d'abord par la forme des larmes plus allongées de cette dernière, qui, de plus, ne devient pas molle et ductile sous la dent, et qui est insoluble dans l'huile vol itile de térébenthine, très-peu soluble dins l'ellier, tandis que le mastic se dissout très-bien dans ces deux véhicules. 1198 PHARMACIE LÉGALE. MELLITE DE ROSES (p. 650). — Le miel rosat peut avoir été préparé avec l'eau de roses colorée artificiellement, 'au lieu de l'avoir été avec l'infusion de roses rouges, que prescrit le Codex. Le miel rosat du Codex possède une odeur prononcée et très agréable de roses de Provins, et une saveur qui est à la lois celle du miel et de la conserve de roses. Le miel rosat falsifie sera toujours facilement distingué de celui qui aura ete fait avec une infusion de roses, non-seulement à la saveur, mais encore en ce que les sels ferriques n'affecteront pas sa couleur, tandis qu'ils colorent en noir la solution du miel rosat vrai; en outre, cette dernière est troublée par un soluté de gélatine. Dans le cas de mellite colore artificiellement et préparé avec des matières astringentes, telles que la décoction d'ecorce de chêne mêlée à une infusion de roses pales, l'infusion de coquelicots ou de roses tréinières additionnée de tannin et parfumée, soitaxec l'essence de géranium, soit avec l'eau de roses, on aura recours au carbonate de potasse, qui altère profondément la nuance communiquée par les matières colorantes étrangères, tandis que le miel ros.it vrai n'éprouve qu'une très- légère modification dans sa couleur. De plus, tandis que, dans le premier cas, lorsqu'on vient à saturer l'alcali par un acide, la couleur rouge réparait; dans le second, la couleur primitive ne reparaît plus; elle jaunit sous la même in- fiuence {Huraut-Mouiillard). Ajoutons le caractère spécial au miel rosat de se prendre en gelée par une addition d'acide. D'après M. Patel, tout mellite de roses qui, pour U grain., additionné de k gouttes d'acide sultu- rique ne donne pas, au bout de 2 ou3 minutes, une belle gelée consistante, limpide, de couleur framboise, ou qui, add tionne de h gouttes d'azotate acide de mercure, ne donne pas instantanément un coagulum tres-consistant, d'un brun sale, doit être regardé comme falsifié ou comme ne contenant pas la quantit" de roses prescrite (V. Va. p/t. 1870; J. ph. 1871). MERCURE (p. 652). — Complètement vola- tilisable par la chaleur. Un globule promené sur une leuille de papier doit conserver la forme sphérique, et non s'allonger en arrière en forme de poire ou faire la queue. L'acide sulfurique agité avec ce métal, puis séparé et évaporé, ne doit pas laisser de résidu. Solu- ble dans l'acide azotique, inattaqué par l'acide chlorhydrique bouillant. Ce dernier filtré ne doit pas se colorer, ni précipiter par l'acide sulfhydrique. Le mercure du commerce contient toujours plus ou moins de métaux étrangers (plomb, bismuth, zinc, étain). L'essai sur le papier, si le mercure fait la queue et tache le papier en gris, ou la poudre grise qu'il laisse lorsqu'on l'agite dans une fiole, permettent de reconnaître une très-petite quantité de ces substances. S'il était nécessaire de reconnaître au juste l'importance de la fraude, on peut suivre plusieurs méthodes. La première et la meilleure est d'agiter le métal avec de l'acide sulfurique et d'évaporer celui-ci ; s'il laisse un résidu, c'est que le mercure contient des métaux étrangers; ou bien on agite fortement et à plusieurs reprises le mercure avec une solution concentrée de nitrate acide de mercure, les métaux étrangers sont oxydés et dissous (fler- zèlius). A chaud, le mercure lui-même serait attaqué par l'acide sulfurique. La distillation permet de séparer jusqu'à un certain point les métaux étrangers. L'acide chlorhydrique, qui n'attaque ni à froid ni à chaud le mercure, peut s'emparer au contraire de tous les autres métaux, qu'il sera facile alors de séparer par les méthodes connues d'analyse. On peut encore suivre un procédé basé sur la densité du mercure. On prend un flacon dont la capacité est bien connue, on le remplit exactement de mercure et on le pèse. Le poids de mercure qu'il renferme doit être 13,57 fois celui de l'eau. MIEL (p. 654). — Son soluté aqueux ne doit pas bleuir par l'iodure de potassium additionné d'un acide. Le miel, pour les usages pharmaceutiques, doit être exempt de cire, qui gênerait sa clarification dans la préparation des mellites. Il ne doit pas contenir d'amidon, de sucre, de glucose; l'amidon serait reconnu au résidu que laisserait le miel traité par l'eau, ou bien par l'iodure de potassium additionné d'un acide, ou tout simplement par la teinture d'iode qui développerait une couleur bleue. Le sirop de fécule le serait encore par ce dernier moyen, parce que rarement il est tout à fait privé de matières amylacées. On pourrait, du reste, se servir d'alcool faible qui dissout le miel pur et qui laisse pour résidu une matière gommo- amylacee, si le miel contient du sirop de fécule. Le sucre de fécule contenant toujours un peu de sulfate de chaux par suite de son mode de préparation, on pourra par ce sel reconnaître sa présence ; pour cela on constatera l'existence de l'acide sulfurique par les sels solubles de baryte, ou celle de la chaux par l'oxalate d'ammoniaque. Quant à la cire, on la reconnaîtra à ce que le miel qui en contient se clarifie mal. MORPHINE (p. 661). — A peine soluble dans l'eau froide, faiblement dans l'eau bouillante, très-bien dans l'alcool rectifié. Le soluté alcoolique donne, par évaporation, des cristaux que le feu détruit complètement. L'acide azoti- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1199 que d'abord la rougit, puis la jaunit ; la teinture de perchlorure de fer la bleuit (Robinet) ; le chlore, avec addition d'ammoniaq., rend ses sels bruns ; mais un excès rétablit la couleur. Elle est précipitée de ses sels par la potasse qui, mise en excès, dissout le précipite. Avec Tac. iodique et l'ammoniaque, elle se colore en rouge ou en brun assez intense (V. J.ph. 187i). La morphine du commerce contient souvent de la matière colorante de l'opium, par suite d'une purification incomplète ; il faut donc l'exiger blanche. Elle contient presque toujours de la nareotine, soit que cette substance ait été incomplètement séparée pendant la préparation, soit qu'elle y ait été ajoutée frauduleusement. On reconnaîtra sa présence par l'aride acétique faible, qui dissout à froid la morphine sans attaquer sensiblement la nareotine (Pelletier); par l'éther, qui dissout à froid la nareotine et ne dissout pas, ou a peine, la morphine (Robiquet); par la potasse caustique marquant 20° B é , qui dissout la morphine, à l'exclusion de la nareotine (Liebiy). Les matières fixes seraient décélées par la calcination. La nareotine pure ne bleuit pas par les persels de fer, ni ne rougit par l'acide azotique. Les sels de morphine ne sont point précipités par les bicarbonates alcalins, en présence de l'acide tartrique; mais ceux de nareotine le sont abondamment en blanc. En outre, le sul- focyanure potassique, non en excès, ne trouble point les solutés morphiques neutres, mais produit un précipité rose dans ceux de nareotine (Opjxrmann). MOUTARDE (p. 662). — Le décocté de moutarde passé et refroidi ne doit pas tourner au bleu par la teinture d'iode. Sa farine doit être d'une couleur jaunâtre ou jaune verdàtre et d'une saveur piquante; délayée dans de l'eau froide ou tiède, elle doit dévelop. uneodeur vive due à la format, de son huile volatile; le décocté de cette farine pure ne bleuit pas par l'eau iodée. L'éther en extrait, en moy., 28/100 d'huilé grasse. L'incinération donne 5/100 de cendres. On falsifie la farine de moutarde avec les farines de blé, d'orge, de maïs, la fécule de pommes de terre, la farine de pois, l'ocre jaune, le gypse, la terre à poêle. MUSC (p. 665). — Il est peu de substances de la matière médicale qui soient aussi souvent adultérées que celle-ci ; déjà altérée par les Chinois, les marchands européens achèvent ce que les négociants d'Asie ont commencé. Le sang est la substance que l'on trouve le plus -souvent mêlée au musc; le sable, le plomb, le fer, des poils, des membranes, des fragments de cuir, de papier, de la fiente d'oiseaux, de la cire, des résines, du tabac, sont aussi tour à tour employés à cet usage. On raconte même que les Chinois flagellent le porte-musc jusqu'à ce qu'il se forme des ampoules à la peau, lesquelles sont enlevées, remplies de musc mélangé, et vendues comme de véritables vessies. On ne saurait donc trop se mettre en garde. Le premier, le plus important examen consiste à s'assurer de l'intégrité des poches ou follicules qui le renferment; on verra s'ils n'ont pas été recousus ou recollés, et si les poils qui les recouvrent y adhèrent naturellement et n'ont pas éle fixés à l'»ide d'un mucilage. Les vessies artificielles n'offrent jamais les détails anatomiques des vessies naturelles. Ensuite l'eau bouillante, s'il est pur, en dissoudra 60 à 70 centièmes; l'alcool étendu le dissout d'autant plus facilement qu'il contient plus d'eau; incinère, le musc ne donnera que û à 6 0/0 de cendres grises. Il est, en outre, fusible par la chaleur, très-inflammable, le musc brûlé répand une odeur qui rappelle celle de l'extrait d'urine ; trituré avec de la potasse, il dégage beaucoup d'ammoniaque. On humecte souvent le musc pour augmenter son poids. Tout échantillon qui diminue notablement de poids par la dessiccation doit être rejeté, car le musc pur, même conservé dans un endroit aussi sec que possible, tend plutôt a augmenter de poids (Bematzik). MYRRHE (p. 667). — 4,0 de myrrhe en poudre, triturés pendant 15 minutes avec autant d ■ chlorhydrate d'ammoniaque pur, puis additionnés par trituration de 60 a 100,0 d'eau, se dissolvent facilement, si la myrrhe est pure (Btgfttnt). Quelques gouttes d'acide azotique, ajoutées à un soluté alcoolique de myrrhe, en séparent sur-le-champ un précipite rose qui passe au rouge et au rouge lie de vin successivement (Roi/astre). On y mêle souvent du bdeilium, que l'on reconnaît à son manque d'onctuosité, a sa plus grande dureté, à l'odeur térébenthinee qu'exhale sa cassure fraîche, tandis que celle île la véritable myrrhe est balsamique. On y mêle aussi de la gomme du pays, roulée dans la myrrhe en poudre. Cette fausse myrrhe est sans saveur, insoluble dans l'alcool; pulv., elle ne produit pas de coloration rose avec l'acide azotique. NOIX DE GALLE (p. 672). —On donne aux galles blanches l'apparence des galles noires ouvertes, en les arrosant avec un soluté de sulfate de fer. Cette supercherie sera dévoilée par l'acide muriatique, qui s'empare du fer en rétablissant la couleur primitive île la substance, tandis que la galle de bonne qualité n'est pas affectée. On contrefait la galle par de la glaise colorée, façonnée en boules. Cette fraude est grossière. Le vrai moyen de connaître la valeur de la noix de galle est de s'assurer de sa richesse en tannin, en traitant 100 gr. d'un 1200 PHARMACIE LEGALE. échantillon moyen, par l'éther dans un appareil à déplacement; ou en employant le tan- nométre de M. Pedroni, mode de dosage volu- métrique fondé sur la propriété que possède l'émétique de former avec le tannin un précipité de tannate insoluble sans se combiner avec les autres substances (matières colorantes, gommes, etc.)- Dans 50 c. cubes de liquide provenant du traitement de 2 gr. de noix à essayer, par 200 gr. d'eau distillée, on verse goutte à goutte, à l'aide d'une burette graduée (ou tannornetre), une liqueur d'épreuve formée en dissolvant l gr .,Z|02 d'emétique dans 1 litre d'eau distillée, et saturant exactement 2 gr. de tannin. — La noix de galle d'Alep de bonne qualité donne 38 à 45 0/0 de tannin. OPIUM (p. 681). — 5 gram. de bon opium macères pendant vingt-quatre heures dans 50 gram. d'eau, puis fortement exprimés, fournissent un liquide qui, filtré et traité par un soluté froid de 15 gram. de carbonate de soude dans 00 gram. d'eau, donne un précipité pesant sec au moins 5 décig., et se dissolvant complètement dans un soluté d'acide oxalique. Les falsifications de l'opium sont fort nombreuses : des pierres, du sable, des morceaux de plomb, de la terre, de l'argile, de la cire, des huiles, des résines, des extraits, la gomme adragante, et une foule d'autres substances sont employées à cet effet Le D'Finckh a trouvé un opium d'Orient forme presque entièrement d'argile et de 1 ouse de vache (Un. ph, 1870). Mais une fraude plus sérieuse est celle qui onsiste à épuiser l'opium de sa morphine, et à lui rendre son aspect primitif. On a vu de ces opiums refaits qui imitaient les opiums vierges de manière à tromper les plus fins connaisseurs. En Orient, on introduit quelquefois une Ires-grande quantité d'extrait de glaucium dans l'opium. Dans l'Asie Mineure, principalement à Smyrne, les marchands juifs fraudent l'opium avec de petits raisins finement écrasés et du salep. Le salep se reconnaît par l'eau iodée; le glucose, par la réduction du tartrate cupropotassique ou sodique (liqueur de Barreswil ou de Fehling) ; l'examen microscopique permet de distinguer les pelures du raisin, qui proviennent du vitis apyrena (Landerer). Mais tous les opiums contiennent naturellement, en moyenne, 7 a 8 0/0 de glucose (Maynes-Lahens) ; on ne doit suspecter que ceux qui contiennent beaucoup plus ou beaucoup moins que cette proportion. L'opium d'Egypte est fraudé tantôt avec un mélange tres-concentré de gomme, tantôt a\ec la pulpe des ruits du rhamnus lotus ; M. Figari- Bey y a reconnu aussi l'existence d'une certaine quantité de farine de lentilles, de lupin (V. J. ph. 1868). Aujourd'hui c'est donc une obligation de s'assurer de la qualité de l'opium qu'on achète. On a proposé à cet effet de rechercher la proportion de l'ac. méconique dans l'opium. On sait que cet acide est rougi par les persels de fer. Mais on a abandonne ce moyen quand on a vu que sa proportion n'avait aucune corrélation exacte avec celle de la morphine. Couerbe a conseillé de traiter l'opium à plusieurs reprises par l'eau bouillante, de faire chauffer un instant les liqueurs avec un excès de chaux et de passer. Toute la morphine reste en dissolution ; on acidulé les liqueurs, et l'on précipite par l'ammoniaque; de l'abondance du précipite on déduit la richesse en morphine. Cet essai est facile et prompt. Le procédé indiqué par Payen est le même ; seulement on recueille sur un filtre la morphine précipitée, on la lave avec de l'eau alcoolisée, puis on la fait dissoudre dans de l'alcool a 85° c. bouillant; elle cristallise par refroidissement, il suffit alors de la laver à l'éther pour éliminer la narco- tine, on la fait ensuite dessécher, et on en prend le poids. Cependant les pharmaciens anglais préfèrent le procède indiqué à la formule d'essai. Le carbonate de soude, selon eux, ferait moins entrer de narcotine et de matières résineuses dans le précipite, que l'ammoniaque. Enfin pour s'assurer de la richesse d'un opium en morphine on procède à l'extraction de la morphine pure (V. Prueédé Guilliermond, p. 683). Le procédé de Guiih'ermond a clé modifié par M. Guilherinoiidfils (J. Ph. 1807), par M. Rous- sille (J. Ch. m. 1867), par M. Saint-PIancat (Un. ph. 1869), par M. Petit (Un. ph. 1879). M. Miller a proposé une méthode de dosage basée sur la réduction de l'acide iodique par la morphine et la dissolution de l'iode dans le sulfure de carbone ou le chloroforme (V. J. Ph. 1873). M. Yvon a proposé l'analyse pola- rimétrique de l'opium (V. J. Ph. et Ch. 1879). Enfin A1M. Porter et Langlois ont indiqué un procédé de dosage rap : de de la morphine, qui donne d'excellents résultats. Ce procède consiste à pister 15 gr. de l'opium avec 9 gr. de chaux et 150 gr. d'eau, à filtrer et ta recueillir 100 rc de liquide correspondant à iOe r d'opium. A ces 100 cc on ajoute 20 cc d'éthér et, après agitation, 6gr. de chlorhydrate d'ammoniaque. Au bout de 2 heures on "décante l'éther et on le remplace par une nouvelle quantité d'éther. On agite de nouveau et on laisse déposer la morphine qu'il ne reste qu'à recueillir, à laver, à sécher et à peser. L'opium donne sensiblement la moitié de son poids d'extrait. Pour doser le glucose d'un opium, on en épuise 25 centigr. par 0- S. d'eau froide, jusqu'à ce que les dernières portions d'eau employées ne soient presque pas colorées, on filtre et on rapproche jusqu'à ce que le soluté pèse 2s r .,50; on le verse goutte à goutte dans 5 ESSA.I PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. centimètres cubes de liqueur cupropotassique portée à l'ébullilion dans une petite capsule de porcelaine (Magnes-Lahens). OPOPANAX (p. 685). — Cette gomme-résine, presque inusitée en pharmacie, est aujourd'hui très-employée dans la parfumerie, et fraudée ou remplacée entièrement par certaines gommes-résines, comme la myrrhe. Or, l'opopanax vrai brûle avec une flamme non fuligineuse, en répandant une odeur très- , prononcée de racine d'ache; l'opopanax faux répand l'odeur de la gomme-résine ou des résines qui en font la composition ; la myrrhe prend une belle couleur rose au contact des vapeurs d'acide nitrique; l'opopanax vrai ne change pas de couleur (V. Un. ph. 1875). OR (p. 685). — L'or renferme ordinairement de l'argent et du cuivre. En traitant l'alliage par l'eau régale, on dissout l'or, et l'argent est converti en chlorure insol. Quant au cuivre, pour en constater la présence, on évapore la solution acide. On reprend par l'eau, on y ajoute du protosulfate de fer dissous, qui précipite l'or. La liqueur bleuira par l'ammoniaque ou donnera un précipité brun-marron avec le cyanure jaune si elle contient du cuivre. OXALATE ACIDE DE POTASSE (p. 689). — On le mélange quelquefois avec de la crème de tartre ou avec du bisulfate de potasse. La manière la plus simple de découvrir la crème de tartre est de projeter une pir.cee du sel sur des charbons ardents ; s'il est pur, il brûle sans exhaler d'odeur sensible ; s'il contient du tartrate acide de potasse, il répand une odeur manifeste de caramel. Quant au bisulfate, on le reconnaît au précipité blanc, insoluble dans l'acide nitrique, que produit le chlorure de baryum dans une solution aqueuse de I'oxal ate acidulé. OXYDE D'ANTIMOINE (p. 690). — Entière" ment soluble, sans effervescence, dans l'acide muriatique et dins un mélange bouillant de bitartrate de potasse et d'eau. Fusible à la chaleur rouge. S'il était mélangé d'acide antimonieux, il ne serait pas complètement dissous par l'acide chlorhydrique. Oxyde de calcium (p. 691). — La chaux vive s'échauffe et se brise d'elle-même par le contact de l'eau. L'acide muriatique la dissout en entier sans effervescence, et le soluté ne précipite pas par l'ammoniaque. Si la chaux était carbonatée en tout ou en partie, elle ne s'échaufferait pas par l'eau, elle ferait effervescence avec l'acide muriatique ; et si elle contenait de la magnésie par suite de la nature des pierres employées à sa préparation, le soluté muriatique neutre précipiterait par 1201 l'ammoniaque. La chaux peut aussi contenir de la potasse, soit que celle-ci provienne des cendres du bois employé pour sa calcination, soit qu'elle y existe naturellement. On s'assurera de sa présence en précipitant la chaux du soluté muriatique et essayant la liqueur par les réactifs de la potasse (Voy. Toxicologie). Oxyde de fer hydraté (p. 693). — Entièrement sol., à l'aide d'une douce chaleur, dans l'ac. muriatique avec une faible effervescence. L'ammoniaque le précipite de son soluté. Cet essai prévoit son mélange avec la brique pilée. L'oxyde rouge de fer sera essayé de la même manière. Oxyde de fer noir (p. 693).— Noir, attirable à l'aimant; la chaleur en expulse de l'eau. L'acide chlorhydriq. le dissout entièrement, et l'ammoniaque le précipite en noir de ce soluté. Oxyde de manganèse (p. 695). — L'acide muriatique, aide de la chaleur, le dissout presque entièrement en dégageant du chlore. Le feu en dégage de l'oxygène. Le soluté muriatique donne, avec la potasse, un précipité blanc qui passe prompt, au brun. L'oxyde bien sec perd 12/100 de son poids au rouge blanc. Il contient toujours plus ou moins d'impuretés. Si le ferrocyanure de potassium rend le soluté murialique vert, c'est qu'il est souillé par du fer. Un léger excès d'ammoniaque dans le soluté des deux chlorures précipite seule- mont celui de fer. On peut connaître la valeur commerciale d'un oxyde de manganèse par le chlore qu'il dégage sous l'influence de l'acide chlorhydrique (procédé de Gay-Lwssac), sachant que 3s*.,98 d'oxyde pur réduit en poudre fine, donnent, avec" 25 c. cubes d'acide chlorhydrique pur, 1 litre de chlore sec à 0° et à 0 m ,76 de pression. 1 Jdlog. d'oxyde manganique pur en fournit 0,796/t; celui de Cretnicli, près Saar- bruck, en donne 0,7526; celui de la Roma- nôche, 0,ii92 à 0,5135; celui de Perigueux, 0,5179; celui de Saint-Marcel (Piémont), 0,2789 à 0,098. On peut aussi apprécier la qualité d'un manganèse par la quantité d'oxygène qu'il fournit lorsqu'on lé fait bouillir avec l'acide sulfurique concentré, ou par la quantité d'acide carbonique qu'il dégage, avec de l'acide oxalique, ou un mélange d'oxalate et d'acide sulfurique en excès. L'oxyde de manganèse a été trouvé falsifié avec 25 0/0 de suie de cheminée ou de poudre de charbon. Oxyde rouge de mercure (p. 695). —- Entièrement soluble dans l'acide chlorhydrique. La chaleur le décompose et le volatilise sans dégagement de vapeurs nitreuses. Il a été trouvé falsifié par l'oxyde rouge de fer, le minium, la mine orange et la brique 1202 PHARMACIE LÉGALE. pilée. L'acide nitrique s'y trouve aussi quelquefois par suite d'une calcination imparfaite du nitrate. La chaleur décèlera toutes ces fraudes; seulement, dans le cas où il se trouve du minium ou de la mine orange, on a du protoxyde de plomb résultant d'une désoxygé- nation partielle. Oxyde de plomb fondu (p. 696). — 1 gr. se dissout sans effervescence dans 144 gram. d'acide acétique, et le soluté, traité par une liqueur formée de 10,5 de phosphate de soude, précipitera, une fois filtré, par de nouv. réactif. (V. Form. d'essai deVacét. de plomb.) Si la litharge contenait du sulfate de baryte, de la silice, de la brique pilée, du sable rou- geàtre, micaoé, elle ne serait pas entièrement soluble dans l'acide acétique ou dans l'acide nitrique. Ce traitement par l'acide acétique permettrait aussi de séparer le plomb métallique qui se rencontre dans certaines lithar- ges du commerce. Le fer et le cuivre seraient décelés en versant du sulfate de soude dans le soluté acétique ; le plomb se précipite à l'état de sulfate ; on filtre, on traite la liqueur par l'ammoniaque qui la bleuit dans le cas de présence du cuivre, et qui occasionne un précipité brun jaunâtre si elle contient du fer. L'essai par le phosphate de soude appliqué ici, et aux autres sels de plomb, décèlera les impuretés dont la quantité dépasserait 1/100. Oxyde de plomb rouge (p. 697). — Souvent falsifié avec des matières terreuses rouges (ocre rouge, poudre de briques), avec le colco- thar, le sulfate de baryte. Ces fraudes se reconnaissent soit par l'acétate de plomb neutre en solution, qui s'empare du protoxyde de plomb et ne doit laisser pour résidu que de l'oxyde puce ; soit par l'acide nitrique étendu, additionné d'un peu d'alcool, qui dissout tout, sauf l'oxyde puce et les matières étrangères citées plus haut; soit par l'acide cblorhy- drique concentré qui laisse à l'état indissous les mêmes matières; la solution est évaporée à siccité, et le résidu d'évaporalion traité par l'alcool ou par l'éther additionné de 1/100 d'alcool à 10° pour dissoudre le chlorure de fer et de cuivre; car le minium renferme ordinairement une certaine proportion de ces oxydes métalliques (V. Chevallier et Bau- drimont, Dict. des falsif., 6 e édit.). Oxyde de zinc (p. 697). — Blanc, insipide, soluble sans effervescence dans l'acide azotique dilué. Ce soluté n'est pas affecté par l'azotate de baryte, mais donne par l'ammoniaque un précipité soluble dans un excès d'alcali. Les falsifications sont: le sulfate et le carbonate de zinc, le carbonate et le sulfate de chaux, l'oxyde de fer, le sulfate de baryte. L'azotate de baryte décèlera le premier. La chaux sera reconnue par son insolubilité dans l'ammoniaque, une fois précipitée; et le fer donnera au soluté une coloration jaunâtre. En traitant l'oxyde par l'acide nitrique, l'effervescence décèlera la présence des carbonates ; la dissolution précipitera en blanc avec l'oxa- late d'ammoniaque, s'il y a du carbonate de chaux ; en jaune, par le cyanure rouge, si l'on a affaire au carb. de zinc ; on aura un résidu blanc insol. s'il contenait du sulfate de baryte. L'oxyde de zinc contient souvent des parcelles de zinc métallique (7 à 8 0/0); pour s'en assurer, on passera l'oxyde au tamis. PAIN FRELATÉ. — Le pain de bonne qualité, bien cuit, contient, 8 heures après sa sortie du four : 33 à 34 0/n d'eau, savoir, la mie 42 à 43 0/o et la croûte 17 à 18 0/ o (Bïuof).Pour rechercher la quantité d'eau contenue dans le pain, on prélève un morceau de 100 à 150 gr., représentant la masse aussi exactement que possible, et on le dessèche au bain d'huile à 165 oc , ou dans une étuve a air chaud, maintenue à la tempérât, de 110 à 115 oc (Ah'ZIon). Les diverses substances étrangères que l'on a introduites dans le pain sont : la fécule de pommes de terre, les farines de féveroles, d'orge, de maïs ; le carbonate d'ammoniaque, le carbonate de magnésie, le carb. de potasse, le borax, l'alun, lesulfale de zinc et le sulfate de cuivre. La présence de la fécule pourrait être constatée par le procédé de M. Mayet qui repose sur la transformation de la fécule en sucre sous l'influence d'un acide et la détermination, au moyen de la liqueur de Fehling, de la quantité de sucre formé (V. Un. ph. 1869). Le carbonate d'ammoniaque a d'abord été employé en Angleterre, puis en France, pour faire du pain poreux, vendu sous le nom de pain anglais. On constate, jusqu'à un certain point, sa présence en faisant digérer le pain dans l'eau, évaporant la liqueur en consistance d'ext., et traitant le résidu par la potasse ou la soude pour en dégager l'ammoniaque. Mais comme le pain non frelaté donne de l'ammoniaque, on ne peut juger le résultat obtenu que par la quantité plus ou moins considérable d'ammoniaque, qui a été dégagée. Le carbonate de potasse se reconnaît en ce que la liqueur fournie par l'action de l'eau sur le pain frelaté bleuit le papier de tournesol rouge, et que celte liqueur, évaporée en extrait et reprise par l'eau, précipite en jaune serin par le chlorure de platine. Le carbonate de magnésie, mêlé à la farine de mauvaise qualité, améliore singulièrement le pain. Pour le reconnaître, on incinère le pain, on dissout les cendres dans l'acide acétique, on évapore à siccité, on reprend par l'alcool, on évapore de nouveau, on traite par l'eau, et on verse dans la liqueur un ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1233 excès de bicarbonate de potasse pour précipiter la magnésie. L'alun a la propriété de rendre le pain plus blanc. Pour découvrir sa présence, on incinère le pain et on dissout les cendres par l'acide azotique, on évapore à siccité, puis le résidu est repris par l'eau; on ajoute à la liqueur un léger excès de potasse pure, on chauffe et on filtre ; on précipite ensuite l'alu- ' mine par le chlorhydrate d'ammoniaque et on note le poids de cette alumine précipitée. Suivant M. Hadoii, le pain aluné contracte une coloration rouge, caractéristique, lorsqu'on le fait macérer pendant 12 heures, dans une décoction faible et récente de bois de Campêche. Le pain frelaté par le sulfate de zinc donnera par sa macération dans l'eau une liqueur qui précipitera l'azotate de baryte (sulfate de baryte). Le reste de la liqueur, traitée par l'ammoniaque et acidulée faiblement par l'acide azotique, donnera des précipités blancs par le ferrocyanure de potassium et le sullhydrate d'ammoniaque, un précipité jaune orangé par le ferricyanure de potassium. Le sulfate de cuivre a été employé, il y a un certain nombre d'années, par beaucoup de boulangers du nord de la France, de la Belgique et de la Hollande, dans le bût de favoriser le levage de la pâte. Pour reconnaître cette dangereuse addition, il faut incinérer le pain et traiter les cendres par l'acide azotique : il est alors facile de constater la présence du cuivre par les réactifs ordinaires de ce métal. Une goutte de cyanure jaune colore en rose jaunâtre le pain blanc qui contient, 1/9000 de sulfate de cuivre (V., pour plus de détails, Chevallier, Bict. des fahif., 1882, en ce qui concerne surtout les parasites ou moisissures colorées du pain et l'emploi du microscope pour les déterminer). PASTILLES-TABLETTES (p. 704). — Past. de baume de tolu. Blanches, doivent avoir une saveur balsamique très-prononcée. — P. de s.-nitr. de bismuth. Se colorent en brun au contact d'une dissolut, d'ac. sulfhydriquc ou d'un monosulfure alcalin.— P. de cachou. Brunes; noircissent par le perchlorure de fer. — P. de calomel. Blanches ; prennent une teinte grise au contact de l'ac. sulfnydrique ou d'un monosulfure. — P. de chlorate de potasse. Blanches; pulvérisées, elles fusenl et scintillent sur les charbons ardents. —P. dégomme. Blanches, entiè- rem. solubles dans l'eau ; la solution filtrée précipite pat l'alcool fort et par le persulfate de fer neutre. — P. de guimauve. Jaunâtres, se colorent en jaune au contact des alcalis (ammoniaque, potasse ou soude).—P. d'iod. de potass. Se colorent en rouge par une solut. faible de sublimé et en jaune par l'acét. de plomb. —■ P. dHpècamanha. D'un gris pâle ; plongées dans un peu d'acide sulfhydrique, elles ne doivent pas jaunir ou donner de précipité jaune orangé; autrement c'est qu'il y aurait eu substitution de l'émétique à l'ipéca. — P. de kermès. D'un brun marron; traitées à froid par l'ac. chlorhydrique, elles dégagent de l'hydrog. sulfuré, et la solution étendue d'eau reste jaune.—P. de lactate de fer. Saveur atramentaire ; colorables en noir par le tannin ; leur soluté aqueux ne doit pas donner avec le chlorure de baryum, de précip. blanc, insoluble dans l'ac. azotique. —P. demagnêsie. Blanches, peu sapides ; elles donnent avec l'eau chaude un dépôt blanc, soluble sans effervescence dans les acides étendus; la solut. sursaturée par l'ammon. ou un carbon. alcalin, donne un précip. blanc volumineux. —P. de rhubarbe. Les alcalis font virer leur couleur jaune au rouge brun. —P. de santonine. Blanches; pulv. et traitées par l'éther ou le chloroforme (Rieckher), on en retire la santonine, colorable en jaune à la lumière (V. Un. ph. 1867). — P. de Vichy. Blanches; saveur lég. alcaline; pulv., elles verdissent un mélange d'eau et de sirop de violettes, et font effervescence avec les acides [Lepage, de Gisors). Dans certaines pastilles de gomme, dites boules de gomme, rendues à très-bas prix, on ne trouve pas traces de gomme, à laquelle on substitue de la glucose ou sirop de fécule et de la gélatine. On a trouvé qu'elles contenaient : sirop de fécule 60, sucre de canne 10, gélatine 50. Elles ont un goût désagréaide, Feur intérieur est blanc et terne ; elles s'attachent aux dents; elles ne sont pas entièrement soin! les dans l'eau; la solution est immédiatement troublée par le tannin et prend un aspect blanc bleuâtre. AU contraire, les houles de gomme faites avec le sucre de canne et la gomme fondent rapidement dans la bouche, s'attachent peu ou point aux dents, sont solubles dans l'eau sans résidu, donnent un louche blanchâtre avec l'alcool, une coloration gris jaunâtre avec le tannin. PEPSINE (p. 720). — Sa propriété capitale est de pouvoir digérer la fibrine, en présence d'un acide, à la température du corps humain; l'alcool détermine un abondant précipité blanc; étendu d'eau, le même liquide ne se trouble pas par l'ébullition et précipite par le tannin. (Pour l'essai de la pepsine, voir page 720.) PETIT-LAIT (p. 723). — Le petit-lait, prépaie convenablement, est facile à distinguer de la solution qu'on lui substitue quelquefois sous le nom de petit-lait factice ou artificiel et dont nous avons donné, peut-être à tort, la formule page 724; ce dernier, ne contenant point de matières animales, n'est nullement troublé par l'infusé de noix de galle, au contraire de ce qui a lieu avec le petit-lait natu- 1204 PHARMACIE LÉGALE. rel ou de ton aloi ; puis le résidu donne, par une chaleur forte, des vapeurs à odeur de caramel, bien différentes de celles que répand le véritable petit-lait. PÉTROLE (p. 305). — Les huiles de pétrole, huiles ou essences minérales, bien que présentant de nombreuses variétés dans leurs caractères physiques, ont la même composition élémentaire; ce sont des hydrocarbures contenant invariablement, à Fêtât brut : un principe volatil, éminemment inflammable (essence de pétrole, essence légère ou naphte, gazoline, benzine ou pétroléine à détacher les étoffes), un autre principe qui est l'élément utilisable pour l'éclairage (huile photogène, kèro- sine, huile minérale, pétrole, etc.) et une huile lourde, impropre à l'éclairage : de là la nécessité d'une rectification pour débarrasser le pétrole brut de l'huile lourde et de l'élément inflammable qui cause les accidents. Il est donc utile de pouvoir reconnaître à certains caractères si l'huile de pétrole a été convenablement rectifiée ou raffinée, si elle peut être brûlée sans danger d'explosion. Celle huile bien épurée est incolore ou d'une nuance ambrée, sa densité ne doit pas être inférieure à 0,800 ni supérieure à 0,820, c'est-à-dire que le litre doit peser au moins 800 gram. et pas plus de 820 gram. ; elle ne doit pas prendre feu immédiatement par le contact d'un corps enflammé. On doit rejeter pour l'éclairage, toute huile minérale émettant une vapeur inflammable au- dessous de 38 oc . Pour faire cette constatation, on verse du pétrole dans une soucoupe et l'on touche la surface du liquide avec la flamme d'une allumette, s'il a été bien dépouillé des essences légères combustibles ou naphtes, non- seulement il ne s'allume pas, mais si on y jette l'allumette enflammée, elle s'éteint après avoir conlinué à brûler pendant quelques instants. Toute huile minérale qui ne soutient pas cette épreuve doit être repoussée comme huile d'éclairage (V. Instruit, du conseil d'hyg. et de salub. ae la Seine sur remploi des huiles de pétrole pour Vèdairagc, 29 juin I86Z1; et Décret du 19 mai 1873 sur les huiles de pétrole et. autres hydrocarb. inséré dans /. ph. 1873). Autrefois l'huile de pétrole était mélangée avec de l'essence de térébenthine ou de l'huile de goudron. Cette fraude se reconnaîtrait en broyant l'huile suspecte avec quelques centig. d'iodure de potassium, et un peu d'eau ; celle-ci devient immédiatement jaune ou couleur orange, si l'huile est fraudée ; on peut découvrir ainsi 1/30 d'essence de térébenthine (Saladin). D'un autre côté, un courant de gaz chlorhydrique sec traversant de l'huiledepétrole pure, ne donne aucun produit, mais si elle renferme seulement quelques centièmes d'essence de térébenthine, il se sépare, au bout de quelques heures des cristaux de camphre artificiel. — La principale fraude de l'huile de pétrole consiste à porter sa densité de 0,750 à 0,800, en mêlant, par exemple, à de l'huile de pétrole d'une densité de 0,790 à 0,795 des huiles lourdes dites de paraffine, ou pour le graissage, d'une densité de 0,820. C'est ainsi que l'analyse a fait reconnaître que des huiles d'une densité de 0,800 étaienteomposées, en volumes, de : 25 p. d'essence de pétrole (densité 0,750), 20 p. de bonne huile pour l'éclairage (densité 0,790), et 50 p. d'huiles lourdes (densité 0,830). Pour déceler de semblables mélanges, on agite avec de l'eau froide 1 volume de l'huile à essayer; si elle est exempte d'essence, lapartie de l'huile qui surnage ne s'allumera pas au contact d'un corps enflammé ; mais elle prendra feu immédiatement, si elle contient plus de 12 % d'essence. On a imaginé plusieurs appareils pour l'épreuve des huiles de pétrole. Le Naphtomêtre imaginé par MM. Horace Smith et Woodruff ou par M. Anthony Casartelli, de Liverpool, consiste en un réservoir métallique fermé par un couvercle, contenant de l'eau, puis l'huile à essayer, jusqu'à un certain niveau. Le réservoir po'rle deux tubulures; l'une pour livrer passage à un thermomètre; l'autre, traversée parun petit tube métallique dans lequel est une mèche en coton dont l'extrémité inférieure plonge dans l'huile. On allume cette mèche, puis l'appareil est chauffé avec une lampe à huile; dès que la température de l'huile à éprouver s'élève au point d'émettre des vapeurs inflammables, celles-ci semélangeant avec l'air dans l'appareil, viennent en contact de la flamme de la mèche, prennent feu et produisent une faible explosion qui éteint la flamme. En notant la température indiquée par le thermomètre au moment où l'effet a lieu, on reconnaît le degré auquel l'huile devient explosive. M. Tagliabue, de New-York, a imaginé un appareil d'épreuve analogue au précédent. MM. Salleron et Urbain ont proposé une méthode qui consiste à mesurer la tension de la vapeur des huiles à essayer; elle est basée sur ce fait expérimental, que le degré d'inflammabilité des liquides volatils à une certaine température est proportionnel à la tension des vapeurs qu'ils émettent à celte température (V. Chevallier, Dict. des falsificat., 6 e édit., 1882). PHLORIDZINE (p. 869). — Les caractères auxquels on peut reconnaître la pureté de la phloridzine brute sont les suivants : elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool, mais insoluble dans les acides étendus. La solution de phloridzine ne doit pas troubler celle des sels de baryte. Les persels de fer instillés dans la ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1205 solution de phloridzine brute y font naître un précipité de couleur olive. PHOSPHATE DE CHAUX (p. 725). — Entièrement soluble sans effervescence dans l'acide azotique ou chlorhydrique; l'oxalate d'ammon. précipite la chaux de ce soluté; et l'acétate de plomb, l'acétate ou l'azotate d'urane précipitent l'acide phosphorique. Le commerce livre souvent pour de la poudre de corne de cerf calcinée, la poudre blanche d'os calcinés. La véritable poudre de corne de cerf calcinée est d'un blanc un peu grisâtre, et doit se dissoudre complètement dans l'acide chlorhydrique, avec effervescence, mais seulement au commencement de la réaction. Un excès d'ammoniaque, versé dans la dissolution étendue d'eau, y produit un abondant précipité gélatineux. Si la corne de cerf n'a pas été additionnée de carbonate de chaux, la liqueur séparée du précipité de phosphate de chaux ne donne qu'un précipité faible avec l'oxalate d'ammoniaque (Lepagë). M. Duquesnel a signalé la présence de 12 °/ 0 de plomb, a l'état d'oxychlorure insoluble, introduit accidentellement dans le phosphate de chaux,par le métal du vase dans lequel on avait préparé ce sel. Dans ce cas, la solution chlorhydrique étendue du phosphate précipite en noir par l'acide sulfhydrique (V. Un. ph. 1871). PHOSPHATE DE SOUDE (p. 719). — h^fi dissous dans 86 gram. d'eau bouillante ne seront pas entièrement précipités par un soluté de ô gram. d'acétate de plomb dans û8 gr. d'acide pyroligneux (V. le princ, p. 1067). Si le sel était mêlé de sulfate de soude, l'eau de baryte occasionnerait dans le soluté aqueux un précipité formé de phosphate et de sulfate de baryte, le premier se dissoudrait dans l'acide, et le second ne s'y dissoudrait pas. Le phosphate de soude, très-sou\ent mêlé de carbon. de cette base, fait effervescence avec les acides. PILULES (p. 733). — Mules balsamiques de Morton. Odeur où domine celle de l'essence d'anis. Délayées dans l'eau chaude, elles donnent un liquide rougissant le papier de tournesol et à la surface duquel se rassemble une matière huileuse (baume de soufre). — Pilules de cynoglosse. Brunes extérieurement, jaunes brunâtres à l'intérieur, odeur où l'on distingue celle du castoréum et de la myrrhe. Gros comme un pois de masse, en contact avec 10 gram. d'eau, communique à celle-ci une teinte jaune safran au bout de quelques minutes. — Pilules d'iodure de fer. Comme les dragées, donnent avec l'eau distillée une solution à peine colorée qui ne bleuit pas au contact de l'amidon, donne un léger précipité verdàtre qui brunit au contact d'un petit excès d'acide azotique ; et le liquide agité avec un peu de sulfure de carbone qui s'empare de l'iode prend une belle teinte rose ou violacée. —■ Pilules mer- curiellespurgatives de Belkste. Grises extérieurement et jaunâtres à l'intérieur. Odeur rappelant celle de la rhubarbe et du poivre. Délayées dans l'eau, elles lui communiquent une couleur jaunâtre que les alcalis font virer aurougebrun. Un peu de masse imprégné d'une goutte d'acide azotique et frotté sur une lame de cuivre doit y produire une tache blanche, volatile par la chaleur. — Fihrfes de Vallet. Gris verdàtre à l'intérieur. Pulvérisées et traitées parl'ac.chlor- hydrique pur dilué, elles donnent une solution filtrée, incolore où l'ammoniaque produit un léger précipité verdàtre {Lepage, de Gisors). PIMENT DE LA JAMAÏQUE (p. 756). — Sa grande ressemblance avec la coque du Levant pourrait le faire confondre avec cette dangereuse substance ; celle-ci sera reconnue à l'absence du calice persistant et à l'extrême amertume de ses semences privées d'arôme. PLOMB (p. 759). — 11 contient presque toujours des métaux étrangers, notamment du cuivre et du fer ; ce qui est un inconvénient pour son emploi en pharmacie. Dissous dans l'acide azotique dilué, puis précipité par un léger excès d'acide sulfurique, il contiendra du cuivre si l'ammoniaque versée dans les eaux mères les bleuit, ou du fer si ce réactif produit un précipité rougeâtre ; ce dernier métal sera aussi reconnu par la coloration rouge que prendra la dissolution additionnée de quelques gouttes de sulfocyanure de potassium. POIS A CAUTÈRES (p. 760). — Les pois d'iris, piqués des vers, sont promenés humides, dans des sacs contenant soit de la poudre d'iris, soit du talc; avec un peu d'attention, ce raccommodage est bientôt reconnu. La substitution des pois de marrons d'Inde aux pois d'iris, signalée, il y a longtemps, par M. Caventou, se reconnaîtra à ce qu'un pois, réduit en poudre et jeté dans un soluté de sulfate de zinc du commerce, ou de sulfate de fer (Poulenc), ne changera pas de couleur s'il est en marron, tandis que, s'il est en iris, au bout de quelques minutes, le soluté prendra une couleur rose plus ou moins foncée. POIVRE (p. 700). — Le poivre entier a été trouvé contrefait par un mélange d'une petite quantité de poivre en poudre, de moutarde, d'autres substances acres et de terre glaise, liées à l'aide d'une matière gommeuse ou d'un •' 1206 PHARMAClEfLEGALE. mucilage et façonnées ensuite de manière à imiter la forme du poivre. La macération dans l'eau, qui réduit cette pâte en bouillie, décèlera la fraude. Quant à la falsification du poivre en poudre, elle est beaucoup plus commune; elle se pratique ordinairement a\ec la craie, avec le tleurage de pomme de terre (Boucharddt), avec de la poudre de tourteaux de noix, ou de lin, ou de la farine de lentille mêlée de terre (épiées d'Auvergne) ou encore avec des grignons d'olive (Planchon). Ces fraudes se reconnaissent par un examen microscopique comparatif avec du poivre pur, par la recherche de la quantité de cendres que fournit l'incinération et de la quantité d'extrait alcoolique. Le poivre pur donne h 0/0 de cendres et 16 0,0 d'extrait alcoolique. 11 contient souvent beaucoup de chl. de sodium provenant de l'arrosage frauduleux avec l'eau de mer (O'Bprke), POMMADES (p. 762). — Pommade de carbonate de plomb. Colorable en beau jaune, au contact d'un peu d'acide acétique et de solution d'iodure de potassium. — Pommade citrine. Couleur jaune citrin lorsqu'elle est nouvellement préparée ou bien conservée. Odeur légèrement nitreuse, surtout sous l'influence de la chaleur ; une goutte d'ammoniaque y produit une tache noire (Lepage, de Gisors) ; elle se dissout complètement dans le chloroforme, le sulfure de carbone ; liquéfiée au 15.-M. elle a une couleur jaune citrine et ne laisse pas déposer de sédiment. Lorsqu'elle est anciennement préparée, elle a une couleur blanchâtre ou grisâtre; son odeur est presque nulle. Traitée par le chloroforme ou le sulfure de carbone, elle laisse déposer, si elle renferme des matières étrangères, un sédiment grisâtre ou jaunâtre, de couleur et de volume variables. Préalablement liquéfiée au B.-M. la pommade citrine prend, au contact de certains réactifs, des colorations diverses, suivant qu'elle est récente ou ancienne ou mal préparée ; récente, elle se colore successivement en rouge vif, brun verdâtre sale et rouge brun foncé, par quelques gouttes d'ammoniaque ; en verdâtre, par la potasse caustique ; il n'y a pas de changement sensible avec le cyanure jaune ; elle se colore en jaune verdâtre puis en vert pré par le cyanure rouge; triturée avec quelques millig. d'acétate de morphine, elle se colore eu beau rouge. Ancienne, la pommade citrine prend une couleur brun verdâtre avec l'ammoniaque, gris jaunâtre avec la potasse, vert pâle avec le cyanure jaune, vert bleuâtre foncé avec le cyanure rouge et ne manifeste aucune coloration lorsqu'on la triture avec l'acétate de morphine (de Beck). Un poids déterminé de la pommade, liquéfié au B.-M., traité par !\ fois son volume de chloroforme, laisse un résidu de mercure qui est lavé a plusieurs reprises à la benzine rectifiée, puis à l'acide sulfurique dilué : le poids du tube sec donne, par différence, celui du mercure (V. Un. ph. 1868). Celui-ci peut encore être dosé en instillant dans un poids déterminé de pommade, liquéfié, un peu d'essence de citron qui revivifie le mercure; le corps gras est enlevé à l'aide de 3 ou /i volumes d'éther, employés à plusieurs reprises et le mercure reste comme résidu (Bobierre). —■ Pomm. épispas- tique au garou. Odeur marquée d'écorce de garou ; sa couleur verdâtre passe au jaune sale lorsqu'on la triture avec quelques gouttes de potasse. Elle prend une teinte rouge brun au contact des alcalis, lorsqu'elle a été colorée en jaune avec le curcuma. On évite son rancissement, ordinairement rapide, en agitant, pendant 15 à 20 minutes dans la pommade fondue du baume noir du Pérou (dans la proportion de 10 gram. par kilog. de pommade); on laisse déposer, puis on passe à travers une étoffe de, laine (Lepage, de Gisors). — Pommade rpis- pastigue faune. Odeur rappelant celle des cantharides, surtout par la chaleur; couleur jaune citron, passant au rouge brun au contact des alcalis. — Pommade épispastique verte. Odeur de l'onguent populôum ; triturée avec quelques gouttes de sous-acétate de plomb, elle prend une teinte jaune ; liquéfiée, elle laisse déposer de la poudre de cantharides.— Pommade oxygénée. Entièrement soluble dans le sulfure de carbone ; l'ammoniaque la colore en jaune orangé. — Pommade ros«(. Odeur de roses marquée; lgram, additionné de 2 ou 3gouttes de potasse caustique prend une couleur bleu- d'outremer. — Pommade siibiéc. Colorable en jaune orangé par une solution d'acide sulfhy- drique (Lepage, de Gisors). Pommade mercurielle (p. 773). — Doit être d'une belle couleur grise, très-pesante, ne pas laisser voir de globules de mercure à la loupe, ni sentir le rance. On peut, éviter ce rancissement par une addition de 20 gr. de baume noir du Pérou par kilog. de pommade (Lepage, de Gisors). Le mercure étant d'un prix assez élevé, une bonne partie de ce métal a été remplacée, dans l'onguent, par de l'ardoise pilée ou de la plombagine, de l'oxyde de manganèse, du charbon. On peut reconnaître ces falsifications en traitant l'onguent par l'éther sulfurique bouillant qui s'empare de l'axonge et qui laisse les substances minérales indissoutes ; on chauffe le résidu de manière à volatiliser tout le mercure ; le poids du résidu indiquera l'importance de la fraude. On peut encore, jusqu'à un certain point, avoir recours à la pesanteur spécifique de l'onguent. Cet onguent pesant, lorsqu'il fie contient vas d'air interposé, 1,68, devra s'en- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1207 foncer facilement dans un mélange de 68 p. d'acide sullurique à 66° el de 32 p. d'eau, dont la pesanteur spécifique est de l,5Zi9 (51 au pèse-acides) (Guibourt), ou dans un mélange refroidi de k p. d'acide sulfurique à 66° et de 1 p. d'eau, en poids (Soubeirari). On conçoit que si cet onguent était coloré avec de l'ardoise ou de la plombagine, l'expérience ne serait plus exacte. Pour doser le mercure, on enlève la matière grasse à l'aide de traitements répétés par la benzine. Pour l'onguent mercuriel simple, ou on- gueïit gris, d'un gris plus paie que le précédent et aussi bien moins pesant, l'eau pure suffît pour l'essai. Le liparolé s'y enfonce s'il contient la dose de mercure prescrite, et non dans le cas contraire. Traité par la benzine, il doit laisser sur 8 p. de pommade, 1 p. de résidu entièremenl soluble dans l'acide azotique. Pommade populéum (p. 777). — D'un beau vert tirant légèrement sur le jaune, d'une odeur très-arornal. de bourgeons de peuplier. Cet onguent prend, par trituration avec un peu de soude caustique, une belle couleur orangée; avecqq. gouttes de s.-acet. de plomb, une couleur jaune. 11 donne à la fusion un liquide transparent. Par ébullition avec de l'eau acidulée par l'acide azotique ou acétique, il fournit une solution qui ne devient pas bleue par un excès d'ammoniaque. En incinérant l'onguent, on pourrait aussi rechercher dans les cendres la présence du cuivre, par un traitement avec l'acide azotique étendu, et avec les réactifs appropriés. Ces caractères permettent de reconnaître la coloration artificielle de l'onguent par l'oxyde de cuivre (vert-de-gris), ou par un mélange d'indigo et de curcuma, qui brunirait au contact d'un alcali (ammoniaque ou potasse), surtout après avoir préalablement traité la pommade par l'éther (Soubeirari). Traitée par l'essence de térébenthine, elle laisse, à l'état indissous, la résine de bourgeons de peuplier, qu'on dose et que Ton compare à la résine extraite directement des bourgeons eux-mêmes. 100 gr. d'onguent populéum traités par la méthode de M. Valser (V. p. 1185), doivent donner un liquide se troublant par l'iodure double de mercure et de potassium. POTASSE CAUSTIQUE (p. 781). — L'eau ordinaire bouillante laisse indissous l'oxyde de fer qui ne doit pas excéder 1/100. Le soluté sursaturé p ir l'acide nitrique donne un précipité faible avec le nitrate de baryte, et plus fort avec le nitrate d'argent. Entièrement soluble dans l'alcool. •Elle est sujette à contenir des sulfates, des chlorures, de l'oxyde de fer, de la silice, et souvent de l'alumine. La formule d'essai prévoit toutes les impuretés. (Voy. ci-après.) Potasse caustique liquide (p. 781). — Marque 36° B é , ne fait pas ou presque pas effervescence lorsqu'on la neutralise par l'acide azotique dilué, et le mélange ne précipitera pas par le carbonate de soude, le chlorure de baryum, le nitrate d'argent, mais donnera un précip. jauneabondantaveclechlor. deplatine. Ce dernier réactif distingue la potasse de la soude dont la substitution à la potasse peut présenter des inconvénients au point de vue chimique et médical (V. J. ph. 1871). Si elle précipite par le carbonate de soude, c'est qu'elle contient de la chaux ; si avec le chlorure de baryum, il y aura de l'acide sulfurique; si avec le nitrate d'argent, il y aura de l'acide chlorhydrique. Potasse à la chaux (p. 781). — Non effervescente par les acides ; non entièrement soluble dans l'alcool. QUASSIE (p. 823). — Les bois blancs qu'on lui substitue quelquefois seront décelés par l'absence d'une forte amertume. L'infusé de quassie ne noircit pas par l'addition du sulfate de fer. QUININE (p. 824). — Très-facilement soluble dans l'alcool et l'éther. Elle est lévogyre et possède une réaction alcaline, sa saveur est amère ; le feu la détruit complètement. A -f- 15 oc , 1 gr. de quinine pure exige pour se dissoudre 1670 p. d'eau distillée, 1 gr. 133 d'alcool absolu, 2 gr. 926 de chloroforme, 22 gr. 632 d'éther pur (J. Regnauld). Voici les caractères différentiels de la quinine el de la cinchonine : Cinciionine. Quinine. Forme,......... cristalline....... amorphe. Goût ............ amer........... très-amer. Fusibilité....... infusible, si sec.. fusible. , Eau...... 2500 bouillante.. 760 bouill. Soluble, crist. facilement ...... à peine soluble -§•3 AIcodI . , I Éther___ Benzine.. crist. facilem.. plus, soluble cris- lai. diCficilcm. très-solub., cristal lise difficilem. Sels ■ Sulfate.... Hydrochl . PhVsph ... Arséniate . Acétate... Soluté de suif, traité par chlore, puis par ammon. Soluté de cyanure jaune......... Soluté bouill. d'un sel, traité par le polysulf. de po- ' tassium (Palm). ■ insoluble ........ soîub. et cristal. prisme 4 pans i Aiguilles, so- i sol. dans 54 part./ lub. dans 740 p. d'eau froide et G t d'eau froide et p. d'alcool froid. ) 80 p.d'alc.froid. en aiguilles...... tourtes crist. à peine crist..... aiguilles. à peine crist.... aiguill. prism. tr. sol. cr. granul. moins soluble. houppes soyeuses. rouge........... vert émeraude. précipité blanc \ jaunâtre insol. dans un excès, soîub. à chaud, et donnant par le refroidissem. de très- beaux crist.jaun.d'or. / précipité blanc , pulvér., contenant du soufre. précipité blanc jaunâtre, soîub. dans un excès. précipité rouge résinoide. 1208 PHARMACIE LÉGALE. Les sels de quinine, en présence de l'acide tartrique, ne sont pas précipités par les bicarbonates alcalins, tandis que ceux de cincho- nine le sont (Oppermann) (V. p. 1160). QUINIUM (p. 826). — La solution de 40 à 50 centig. de quinium dans Q. S. d'éther rectifié laisse, par évaporât- spontanée, un résidu résinoïde, jaunâtre, en partie soluble dans 3 ou k gram. d'eau additionnés de 2 ou 3 gouttes d'acide sulfuriquc dilué<ç la solution filtrée doit se troubler fortement par l'ammoniaque; additionnée d'eau chlorée (2 vol.), elle doit prendre une belle couleur verte, par la formation de la Thdlléioquine ; lorsqu'on y ajoute 3 à A gouttes d'ammoniaque {Levage, deGisors).Le quinium est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. QUINQUINAS (p. 855). — De ce que les quinquinas gris, jaune et rouge contiennent des proportions fort différentes d'alcaloïdes ; de ce qu'ils sont mêlés d'écorces qui, sous les noms de quinquina Cusco ou (Tarica, de quinquina Jahaen, etc., contiennent une base organique autre que la quinine et la cincbonine, Vaticine; de ce que dans d'autres écorces, comme le quinquina de Carthagéne , la proportion de cincbonine est considérablement accrue aux dépens de la quinine ; de ce qu'enfin des quinquinas épuisés d'alcaloïdes et qu'on a sechés et roulés dans de la poudre de quinquina afin de leur rendre leur amertume, pourraient être substitués en entier ou seulement mêlés aux écorces vierges, il résulte qu'il est important pour le pharmacien de constater la bonne qualité des quinquinas qu'il achète. Les décodés ou macérés de quinquinas riches en alcaloïdes précipitent abondamment par la noix de galle ou le tannin; il y a formation d'un composé des alcaloïdes et du tannin (Vauquelin, Henry). La gélatine y produit un précipité blanc ou grisâtre ; l'émétique, un précipité jaunâtre; le sublimé corrosif, un précipité grisâtre : ici les caractères de précipitation sont dus au tannin du quinquina; il en est encore de même pour le sulfate ferrique, qui colore les liqueurs en vert et donne quelquefois un précipité grisâtre. Le sulfate de soude donnera un précipité de sulfate de chaux par suite de la décomposition du quinate de cette base (Guibourt). Souvent on mélange au quina gris de loxa, une écorce d'un blanc grisâtre à l'extérieur, non fendillée, aromatique et d'une âcreté brûlante comparable à celle du poivre et des piments. Cette écorce paraît être fournie par un cirmamodendron (Guibourt), et arrive, quelquefois en Angleterre, sous le nom de pepper-bark. Nous en avons reconnu, nous-même, qui avaient les apparences du plus beau quina gris, et possédaient cette saveur mordicante au plus haut degré. On ne pouvait le reconnaître comme faux quina, qu'en examinant sa cassure â la loupe, qui faisait découvrir à l'intérieur une couche épaisse d'une matière résineuse acre. On a falsifié le quina rouge en poudre par le santal rouge aussi en poudre. L'essence de térébenthine et l'éther sullurique à froid décèlent cette fraude instantanément si la proportion de santal est forte, et au bout de quelques minutes si elle est faible. Le quina rouge vrai ne teint aucun de ces liquides, tandis que celui qui contient du santal leur donne une teinte safran d'autant plus intense que la prop. en est plus grande et qui passe au rouge cramoisi par une addition de potasse ou de soude (Pelletier). Une fraude ingénieuse est celle qui consiste à donner aux quinquinas rouges de basse qualité, soit entiers, soit pulvérisés, l'apparence des beaux quinas de cette sorte, à l'aide des vapeurs ammoniacales ou en les faisant macérer pendant quelque temps dans une eau ammoniacale et sécher il l'air. L'alcali active la transformation du tannin de quinquina (acide quinotannique) en rouge cinchonique insoluble (acide rufiquviotanniqne). Le moyen de reconnaître cette fraude c'est d'exposer le quina suspecté aux vapeurs ammoniacales : si la couleur rouge n'est pas rehaussée, c'est qu'il a déjà été soumis à cette opération, attendu que les plus beaux quinquinas rouges ont eux- mêmes leur couleur rehaussée par l'ammoniaque. On peut encore triturer le quinquina avec de la chaux ou de la potasse et quelques gouttes d'eau : l'ammoniaque se dégagera et sera reconnue à son odeur ou par les fumées blanches qu'elle occasionnera si l'on présente au-dessus du mortier où l'on fait l'opération un tube imprégné d'acide cblorhydrique non fumant ou mieux d'ac. acétique (Huraut-Moutillard). Pour d'autres altérations spéciales (V. Un.ph. 1873 et J. ph. 187/i). Quinométrie ou quinimétrie. — M. Grahé, de Kazan, a fait connaître la réaction suivante qui, selon lui, appartient exclusivement aux quinas contenant de la quinine, de la cincho- nine et de la quinidine. Le produit de la distillation sèche d'un peu de poudre ou de quelques fragments de ces écorces, renferme des gouttelettes huileuses d'un corps de nature complexe, d'un beau rouge carmin, qui est d'autant plus abondant que la valeur du quinquina essayé est plus grande. Un autre moyen, qui est le plus certain, mais qui est long et minutieux, est le dosage de la quinine. Pour les différents procedes.de dosage qui ont été proposés, nous citerons les suivants : M. Maître prend 10 gr. du quina à essayer, ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. concassé, les fait bouillir pendant 1/2 heure dans 125 gr. d'eau additionnée de l« r .,50 d'acide chlorhydriqne ; on renouvelle la décoction en remplaçant au fur et à mesure l'eau d'évaporation. Ces deux décoctions réunies et évaporées à 1/2 de leur volume sont traitées par un léger excès d'hydrate de chaux. Le précipité calcaire recueilli et séché à 100° est repris à 2 fois par l'éllier anhydre dans un flacon bien bouché. Cet éther abandonné à l'éva- poration spontanée laisse la quinine très-blanche. Le résidu repris par l'alcool à 36° B é donne ensuite la cinchor.ine. Le procédé quinimétrique de MM. Glénard et Guilliermond exige l'emploi d'un appareil spécial appelé Quinimëtre (fig. 146) et consiste à arroser avec de l'eau chaude, seu- l â> {Fig. 146.) lement pour l'humecter, 10 gr. de quina en poudre, à faire une pâte avec un peu de lait de chaux, puis ajouter et mêler intimement 10 gr. de chaux délitée; le mélange est séché au B.-M. et réduit en poudre, on fait macérer pendant 1/4 d'heure environ dans 100 c. cubes d'étlier pur et anhydre, dans un tube fermé A, appelé digesteur; on soutire l'éther dansun autre tubeC, appelé collecteur ou mesureur, puis, à l'aide d'une pipette graduée, on introduit 20 c. cubes de liqueur éthérée, 10 c. cubes d'acide sulfurique normal, c'est-à-dire renfermant par litre 3s r .,020 d'acide mono- hydraté, plus quelques gouttes d'une solution éthérée de bois d'Inde, et on agite le flacon. On ajoute avec une burette B la liqueur titrée ammoniacale (c'est-à-dire préparée dans des 1209 proportions telles qu'elle neutralise exactement son volume de la liqueur acide) jusqu'à ce que la liqueur vire au rose; on compte alors les degrés à partir de 100 en remontant jusqu'au point où l'on s'est arrêté ; le nombre des degrés indique le nombre de grammes de quinine contenus dans 1000 gr. de quina (V. Vn.ph., 18G0, p. 45 et suiv.). Fagetayant observé que le .procédé de MM. Glénard et Guilliermond ne décèle que la moitié de la quinine, parce que le virement de la couleur du bois d'Inde n'a lieu que lorsqu'il n'y a plus que du sulfate bi- basiqiie, la modification à apporter, suivant lui, à ce procédé est de doubler les indications de l'ammoniaque ou mieux de constituer l'acide quinométrique avec l^ r , 512 d'acide sulfurique à 66° par litre. MM. Glénard et Guilliermond ont remplacé, depuis, les ls r ,512 d'acide sulfurique par l'équivalent ou ls r ,944 d'acide oxalique cristallisé, la liqueur ammoniacale, par une dissolution de soude ou de potasse à l'alcool, et la teint, de bois de Brésil, par la teint, de bois de Sainte-Marthe ou la teinture de tournesol exempte de sels calcaires (Un. ph. . 1861). 1000 g r de bon quinquina jaune en fournissent 30 de sulfate de quinine. (V. Quinquina.) M. Rabourdin a fait connaître un mode d'essai du quinquina à l'aide du chloroforme (V. Rev. ph., 1850-51); et un autre où il traite les 10 gr. de quina à essayer, pulvérisés, dans un appareil à déplacement avec l'eau acidulée par l'acide chlorhydrique à 4 0/0, jusqu'à obtenir 100 à 120" gr. de colature, où l'on verse 12 à 15 gr. de soude caustique; le précipité recueilli sur un filtre et lavé à l'eau quand tout le liquide rouge est passé, est dissous dans l'eau acidulée d'acide chlorhydrique ; on précipite par l'ammoniaque en excès. (V. Un. ph., 1879, Prunier). Le procédé d'essai de M. Schacht {Un. ph., 1864) a beaucoup d'analogie avec le précédent. M. Orrillard fait une bouillie de 20 gr. de quina pulvérisé avec 20 gr. de chaux éteinte, sèche le tout à 100°, et ajoute à la masse pulvérulente assez d'alcool à 86" et bouillant pour avoir 2 décil. de liqueur, il retire par fillration 1 décil. qui est acidulé par l'acide sulfurique, évaporé a siccité, et le résidu repris par un peu d'eau distillée ; on filtre, on précipite par la soude caustique ; le précipité recueilli, lavé et séché à 90°, donne la quantité d'alcaloïdes contenu dans 10 gr. de quina (V. J. ph. 1863). On sépare le sulfate de quinine du sulfate de cinchonine, en le précipitant par la teinture d'iode à l'état d'iodo-sulfate de quinine (ou Hérapalldté), presqu'insoluble dans l'aie, froid. D'autres procédés d'essai ont encore été indiqués par M. Hager qui dose les alcaloïdes du quinquina à l'aide d'un excès de solution satu- 1210 PHARMACIE LÉGALE. rèe d'acide picrique (Y. Un. ph. 1870; J. ph. 1871); par M. Scolt qui forme une pâte avec le quina, de l'eau distillée chaude et un peu de bisulfate dépotasse; celle-ci est traitée par l'eau chaude aiguisée d'acide chlorhydrique, on laisse macérer à 90° pendant 12 à 1Z| heures; la matière colorante est séparée à l'aide d'une solution mixte d'acétate de plomb et d'acétate d'alumine; le liquide concentré par évaporation est précipité par un excès de soude caustique pure (J. cit. m. 1870). Par le procédé de M. Caries on traite par le chloroforme, dans un appareil à déplacement, un mélange, préalablement desséché, de quina (20p.) et de chaux éteinte (6à8p.);le résidu d'évaporation de la liqueur ohlorofor- mique est malaxé à froid avec de l'acide sulfu- rique au 1/10; la dissolution filtrée est portée à l'élmllition, puis additionnée d'ammoniaque en Q. S. pour lui conserver une réaction à peine acide; le sulfate de quinine cristallise, il est égoutté, séché et pesé ; les autres alcaloïdes restant dans les eaux-mères sont précipités et traités par l'étlier; 3° le procédé du D r Vogl; on épuise par l'alcool à 90" c. bouillant le mélange sec de quina pulvérisé et de chaux éteinte; à la solution filtrée, on ajoute un peu d'acide sulfurique étendu, le sulfate de chaux précipité est séparé par ûltration, l'alcool est enlevé par distillation et évaporation ; le résidu desséché, traité par l'eau et filtré, est précipité par la soude caustique; le précipité desséché et pesé est ensuite traité par l'étlier, à peu près comme clans le procède de M. de Vrij (V. Un. ph. 1870). Tous ces divers procédés concourent à doser la richesse des quinquinas en quinine, mais ils ne suffisent pas au dosage des autres alcaloïdes. M. de Vrij a proposé la méthode sui- vanle qui permet de doser et de séparer les divers alcaloïdes des quinquinas. 100 gr. d'é- corce pulvérisée sont mêlés à 25 gr. de chaux éteinte, délayée dans un peu d'eau. On dessèche au lî.-M. et on épuise à chaud en 3 fois le mélange par environ U litres d'alcool à 94°. Les liquides alcooliques sont réunis, additionnés d'un léger excès d'acide sulfurique, distillés jusqu'à ce qu'ils laissent un résidu de 300 gr. environ. On finit par chasser l'alcool en chauffant dans une capsule, on laisse refroidir et on filtre. Les alcaloïdes sont précipités de celte solution par de la soude caustique. Le précipité recueilli sur un filtre est lavé puis séché et pesé: on a ainsi le poids de tous les alcaloïdes. Pour les séparer on épuise à froid par 10 p. d'éther qui dissohent la quinine et la quinoïdine. La quinine est séparée à l'état d'hérapathite dont 100 p. = 56,5 p. de quinine. Les eaux-mères sont additionnées d'une solution alcoolique d'acide sulfureux jusqu'à complète décoloration, puis précipitées par de la soude caustique en excès, on obtient ainsi Yakaloîde amorphe ou quinoïdine de de Tri). La partie insoluble dans l'étlier est délayée dans ZiOp. d'eau chaude et additionnée d'acide sulfurique en Q. S. pour dissoudre. La liqueur doit être légèrement alcaline. On en précipite la cinchonidine par une solution de sel de sei- gnelte ; 100 p. de ce sel = 80,40 de cinchonidine. L'eau-mère additionnée d'iodure de potassium laisse précipiter l'iodhydrate de qui- nidine dont 100 p. = 71,88 de quinidine. Il ne reste plus qu'à précipiter les dernières eaux-mères par la soude, ce qui donne la cinchonine. Dans ces dernières années M. de Vrij a également fait connaître un procédé de dosage rapide des quinquinas. Il consiste à agiter ZiO gr. de quinquina en poudre fine avec un mélange formé de 733 p. d'éther, 07 p. d'alcool et 32 p. d'ammoniaque. Au bout de une heure de contact on décante un poids déterminé de liquide, qui correspondra à un poids connu du quinquina employé, et on lui ajoute de l'acide sulfurique dilué en Q. S. pour que la liqueur soit acide. Tous les alcaloïdes dissous dans l'élher sont transformés en sulfates et passent dans la liqueur aqueuse dont il n'y a plus qu'a les précipiter et a opérer comme ci-dessus pour les séparer et les doser. Empruntant aux procédés de MM. Glénard et Guilliermond, Caries, de Vrij, ce qu'ils présentent de plus exact et de plus rapide dans l'exécution, M. Ern. Baudrimonl a donné le moyen suivant pour titrer les quinquinas : une pâte homogène faite avec 30 grammes de quinquina pulvérisé, 15 grammes de chaux éteinte et Q. S. d'eau, puis séchée à 60° à l'étuve, est tassée légèrement dans l'allonge du digesteur de Payen; on porte à l'élmllition au B.-M. 100 c. cubes de chloroforme pur, non acide, introduits dans le ballon de cet appareil; après ZiO à 50 minutes d'une ébul- lition soutenue, le quina devra être complètement épuisé par le dissolvant; on s'en assurera d'ailleurs après le refroidissement ; 1 goutte du dissolvant prise à l'extrémité de l'allonge du digesteur, et évaporée, ne devra laisser aucun résidu. Le chloroforme refroidi est ensuite agité avec 30 c. cubes d'acide sulfurique ii Z|9 millièmes (49 gr. d'acide pur, monohydraté, dans un litre d'eau); 1 c. cube du liquide acide surnageant est titré à l'aide du tournesol et d'une liqueur alcaline titrée, comme dans le procédé de MM. Glénard et Guilliermond; l'essai étant répété trois ou quatre fois de suite,pour prendre une moyenne, le calcul indique ensuite la richesse en alcaloïdes du quinquina soumis à l'essai. On prend 20 c. cubes du môme liquide acide qui surnage le chloroforme, et on le sature exactement par ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1211 Q. S. de la liqueur alcaline normale; on évapore le liquide jusqu'à formation d'une légère pellicule cristalline, et par refroidissement il abandonne tout le sulfate de quinine en houppes soyeuses; celui-ci, recueilli sur un filtre, lavé et desséché, donne le poids de sulfate de quinine cristallisable. Ce sulfate est ajouté à ses eaux-mères, et le tout étant dissous par quelques gouttes d'eau acidulée, on peut précipiter la solution par un léger excès d'ammoniaque, afin d'en obtenir tous les alcaloïdes, pour les séparer ensuite d'après le procédé de M. de Vrij (V., pour pi us de détails, Chevallier et Baudkimomt, Dict. des falsif.,& éd., 1882). RÉGLISSE (p. 83/i). — Le rhizome n'est pas sujet à être falsifié par des racines d'aspect analogue; mais seulement des sortes communes, ou avariées, peuvent être mêlées aux bonnes, ce dont la simple vérification rendra compte. Quelques auteurs prétendent que le rhizome du glycyrrltiza glabra se trouve parfois mêlé avec celui du G. echïriata, ou réglisse de Russie, qui a une saveur moins agréable ; aux caractères déjà donnés, nous ajouterons qu'elle est plus légère que la réglisse ordinaire ; aussi flotte-telle quelque temps sur l'eau. On a signalé de la poudre de réglisse falsifiée par le stïï de grain qui est une laque composée de carbonate de chaux, d'alumine et de la matière colorante de la graine d'Avignon (ou de la gaude, du quercitron, du bois jaune, etc.); l'incinération qui donnera un résidu terreux, l'acide chlor- hydrique faisant effervescence avec la poudre ainsi mélangée, l'odeur argileuse exhalée par l'humidification avec l'haleine, feraient reconnaître cette fraude (Wichmann). Le suc est très-souvent de mauvaise qualité, vu les impuretés qu'il contient, par suite d'un manque de soins dans sa préparation. La fraude y joint de l'amidon, de la gomme commune, de la pulpe de pruneaux, etc. On reconnaît sa valeur à la quantité de glycyrrhizine qu'il fournit et à celle du résidu insoluble qu'il laisse lorsqu'on le traite par l'eau , le suc pur étant complètement soluble dans ce liquide. Le cuivre qu'il contient souvent et qui a été enlevé aux bassines dans lesquelles on le prépare, sera décelé en plongeant dans sa solution acidulée, une lame de fer bien décapée, ou en incinérant le suc, traitant les cendres par l'acide azotique; et le soluté acide, par l'ammoniaque. Cependant, suivant Zeer,il faudrait lenircompte d'un peu de cuivre qui existe h l'état normal dans la réglisse. Les différents sucs de réglisse commerciaux, d'origine française et d'origine étrangère, laissent un résidu insoluble, dont le poids varie de 10 à 50 0/0 (Bussy et Chevallier). RHUBARBE (p. 8il). — Le soluté de colle de poisson précipite plus abondamment l'infusé de rhubarbe de Chine que celui de rhubarbe de Turquie, et le décocté de quinquina jaune donne lieu à un précipité verdàtre plus abondant dans la rhubarbe de Russie que dans celle de Chine, où il est d'un jaune brillant (Thompson). John Cobb propose l'emploi de l'acide nitrique étendu de son vol. d'eau dist. comme préférable à tous les moy. employés jusqu'à présent. Ayant préparé, en effet, trois teintures de rhubarbe, l'une avec la rhubarbe de Chine ou de Moscovie, l'autre avec la rhubarbe de l'Inde, et la troisième avec la rhubarbe indigène (rhubarbe anglaise), et introduit 8 gram. de chacune d'elles dans un petit tube à analyser et k gram. d'acide nitrique étendu, ce dernier, ajouté goutte à goutte en ayant soin d'agiter pendant qu'il tombe dans le tube , il a remarqué qu'avec la rhubarbe de l'Inde, en moins de cinq minutes, la teinture commence à devenir nébuleuse et est complètement trouble dans l'espace d'un quart d'heure; qu'avec la rhubarbe indigène le trouble se produit au bout d'une demi-heure et enfin qu'avec la rh. de Chine ce n'est qu'au bout de 3 ou Zi h. qu'elle commence à se troubler à son tour. Nous avons dit que la rhubarbe devenait la proie des vers. Pour raccommoder la rhubarbe piquée, les droguistes bouchent les trous au moyen d'une pâte faite avec de la poudre de rhubarbe et de l'eau gommée, ou quelquefois avec de l'ocre jaune, et mieux du terra mérita. Us roulent ensuite les morceaux dans de la poudre de rhubarbe. En cassant les morceaux, on s'apercevra bientôt de la supercherie. Le curcuma serait reconnu par l'acide borique, qui le fera virer au brun, tandis qu'il n'affectera pas la matière colorante de la rhubarbe [Maiseh) (V. Un. ph. 1871). L'acide iodhydrique ioduré est un bon réactif pour faire distinguer les diverses rhubarbes du commerce. Avec le décocté de celle de Moscovie, il donne une teinte verte; une teinte brunâtre avec celle de Chine ; une rouge foncé avec la rhubarbe indigène anglaise, enfin une bleue avec la rhubarbe indigène française. L'amidon étant la partie attaquée par les vers, l'iode, tout en déterminant la richesse des rhubarbes en cette substance, pourra indiquer celle qui se conservera le plus longtemps (Geiijer). Si l'on fait bouillir légèrement des tranches de rhubarbe de Moscovie dans l'eau et qu'on les examine au microscope, on remarque dans le tissu cellulaire des conduits annulaires et de nombreuses raphides conglomérées (agrégats de cristaux d'oxalate de chaux), que l'on peut détacher et dont le poids peut aller jusqu'à &0/100 de celui de la rhubarbe. Dans les rhubarbes indigènes, ces 1212 PHARMACIE LEGALE. cristaux sont en grande partie remplacés par de l'amidon. On mélange aussi la rhubarbe avec la racine de rhapontic, dont la couleur, l'odeur et la saveur sont analogues, quoique plus faibles. M. Em. Rillot a indiqué, comme moyen de reconnaître ce mélange, les colorations qu'il donne lorsqu'on le triture avec de la magnésie calcinée et carbonatée et de l'huile essentielle d'anis (ou de bergamote, de fenouil, de citron) (V. J. ch. m. 1860). La substitution des Rheum indigènes aux vraies rhubarbes se reconnaît par l'examen de la structure des coupes transversales préalablement mouillées de quelques gouttes d'eau; la rhubarbe indigène ou fausse se distingue de la rhubarbe exotique ou vraie par son aspect rayonné et la disposition recliligne des rayons qui vont du centre à la circonférence: par la présence, sur son pourtour, d'une zone brune très-distincte; par l'absence des systèmes radiés (étoiles), si nombreux dans la rhubarbe de Moscoxie, moins fréquents mais toujours faciles à constater dans la rhubarbe de Chine (V. J. ph. 1872; Un. ph. 1873). ROCOU (p. 8î5). — Le rocou est quelquefois falsifié pur de l'ocre rouge, du colcothar, du bol d'Arménie, de la brique pilée (Girurdin). Le bon rocou est une pâte molle, de consistance butyreuse, onctueux et non terreux au loucher; sa saveur est à peine sensible, il a une odeur ammoniacale particulière. Il contient, d'après John : matières colorantes et résineuses 28; gluten 26,5 ; ligneux, 20 ; matière colorante extract., 20; matières gélatineuses extract., à; mat. ligneuse et acide, 1,5. D'après M. Chevreul, le rocou du commerce contient, en moyenne, 68/100 d'eau. Le rocou desséché à 100" contient 9,5 de matières organiques et 8 à 13 0/0 de cendres d'un gris jaunâtre. On doit considérer comme fraudé tout rocou qui donne plus de 13 % de cendres. Il en résulte que l'incinération permet de reconnaître si des matières terreuses ont été ajoutées au rocou {Bisler) (V. J. ch. m. 1853). SAFRAN (p. 853). — Ses falsifications ordinaires sont : l'humidité, les fleurons du car- thame, du souci, les fleurs de grenadier hachées, des fibres musculaires desséchées, puis du sable, du plomb, etc. Une trop forte humidité se laisserait apercevoir au papier sans colle dans lequel on presserait le safran. Les fleurons de carthame et ceux du souci, que l'on rencontre beaucoup moins souvent, seront reconnus à ce que ce sont de petites fleurs tubu- leuses avec tous les organes sexuels, et qu'un examen attentif fera reconnaître. Cet examen sera facilité en faisant macérer préalablement dans l'eau le safran suspecté : car alors les corolles tubuleuses des fleurons sont gonflées, et les autres organes sont aussi beaucoup plus apparents. MM. Winckler et Gruner ont donné les caractères différentiels que présentent, avec le nitrate d'argent et le perchlorure de fer, les macérés de safran, de carthame et de souci. Le safran de bonne qualité ne doit pas donner plus de k à 6 0/0 de cendres {Ilanbury), 8 °/ 0 au plus (V. Chevallier, Dict. des falsifie, 6 e éd. 1882).—La viande desséchée donnerait une odeur désagréable par la combustion. — Le safran épuisé, pressé entre les doigts, ne les teindrait pas en jaune : il lie colorerait pas non plus la salive. Ensuite son odeur est faible. — On a aussi fraudé le safran par une addition de fleurs de fumi- nella (L. Soubeiran), de curcuma lavé à l'eau (Fabre-Volpelière), d'étamines de crocus vernus, teintes artificiellement en rouge (Gui- bourt), de fleurs de Lyperia crocea (Muisch) (V. J. ph., 1855, 1864, 1872). Le safran d'Espagne est souvent falsifié avec du miel qui lui donne du moelleux au toucher, sans adhérence à la main. Cette fraude peut se déceler à l'aide du polarimètre, ou bien on lave le safran avec de l'eau distillée, on évapore la colature au B.-M. en consistance de sirop, on ajoute Q. S. de levure, et, lorsque la fermentation est terminée, on retire, par distillation, l'alcool qui s'est formé (Stem. Martin). En 1867, on a vendu un faux safran composé de safran épuisé, mélangé de pousses de laiclie (Carcx) colorées avec de la teinture de safran ; cette fraude fut reconnue par un examen microscopique. Ce safran avait un aspect terne, mat, il était r.ude au toucher, un peu résistant, d'une couleur brunâtre, privé des nombreuses étamines que renferme habituellement le safran; en outre, il était légèrement imprégné d'huile et tachait à la longue le papier qui le contenait (J. Caroz). Dans ces derniers temps, MM. Am. Blachez et Constantin ont signalé une nouvelle falsification du safran par 15 0/0 environ de carbonate de chaux pulvérulent et coloré, dont on avait formé une pâte avec du miel et qui était fixée le long des stigmates. Pour reconnaître cette fraude, on agite le safran avec de l'eau dans un verre, la poudre calcaire se détache et se dépose; on enlève le safran, on décante, le résidu est séché et pesé; au moyen des acides acétique ou chlorhydrique et des réactifs des sels de chaux, il est facile d'en reconnaître la nature (V. Un ph. 1869,1870). Une fraude analogue a été aussi constatée par M. Daniel Hanbury sur des safrans qui ont donné 15 à 18 p. 0/0 de cendres {Pharm. Journ. 1870). SANG-DRAGON (p. 857). — Le sang-dragon en baguettes produit, lorsqu'on l'incinère, ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1213 des vapeurs rouges analogues a celles que l'on obtient en chaulfant le quinquina {Guichard). On imite le sang-dragon au moyen de résines communes colorées par du sang-dragon de bonne qualité, ou avec du santal rouge, du colcothar, du bol d'Arménie, de l'ocre rouge, de la brique pilée. Mais le produit n'a pas la cassure luisante et rouge du beau sang-dragon; projeté sur des charbons ardents, il laisse exhaler une odeur désagréable ; sa solubilité dans l'alcool est fort incomplète. Traité par l'éther jusqu'à entière dissolution de la matière résineuse, on a pour résidu les substances étrangères. Traitez 1 gram. de cette résine par 10 gr. d'alcool à 33™. La moitié de la solution sera précipitée par l'acétate de plomb ; il se déposera une matière rouge briquetée, si le sang- dragon est pur. L'autre moitié sera évaporée à siccité et dissoute par la potasse caustique. Si cette dissolution a lieu sans altération de couleur, et si elle noircit par l'addition de quelques gouttes d'acide sulfurique, le sang-dragon est de bon aloi (Pommier) (V. J. ph. 187i). SANTONINE (p. 865). — Cette substance a d'abord été falsifiée par de la gomme, puis par de l'acide borique (J. Iiuspini). La santo- nine pure se liquéfie à la chaleur sans crépitation, laisse alors sur le papier une tache grasse, et par refroidissement se prend en une masse jaune. Si elle contient de l'acide borique, elle se gonfle et décrépite par le feu. En outre, elle colorera la flamme de l'alcool en vert. Une solution aqueuse de santonine pure ne doit produire ni trouble ni précipité lorsqu'on y verse une solution concentrée à froid d'acide picrique. gSAVON (p. 869). — Sans odeur étrangère, soluble dans l'alcool rectifié, ne tachant point en gras le papier ; desséché a l'étuve, il ne doit pas perdre plus de 1/10 de son poids. S'il contient un excès d'alcali caustique, il colore en gris noir le protochlorure de mercure avec lequel on le triture (Planche). M. Stein préfère le sublimé corrosif qui donne avec les savons neutres une combinaison blanche d'acide gras et de mercure, tandis qu'en présence d'alcali libre, il se forme de l'oxyde roug<' de mercure. Pour déceler l'alcali libre dans les savons résineux, on emploie l'azotate mercureux neutre. Les savons mous, à base de potasse, sont souvent adultérés par des fécules de basse qualité, dont la proportion s'élève de 10 à 25 p. 0/0 (Roussiri). Cette addition de fécule qui ne peut être décelée à la simple vue, est immédiatement découverte par l'examen microscopique, et en dissolvant à froid, par l'agitation, 10= r . de savon dans 30 à 40 c. cubes d'alcool à 85° c. ; si le savon est pur, la dissolution est presque complètement limpide ; dans le cas contraire, elle laisse un résidu qui est recueilli, séché et pesé, forme un empois quand on le fait bouillir avec de l'eau, et prend la coloration caractéristique avec l'eau iodée (V. J. ph. 1867). Certains savons contiennent du verre soluble (silicate de potasse ou de soude), de la terre à infusoi- res (silice). 10 gr. de savon sont dissous dans l'eau distillée, on filtre; le résidu resté sur le filtre est lavé, desséché et calciné au rouge, donne la silice insoluble (terre à infu- soires); le liquide filtré sursaturé par l'acide chlorhydrique est évaporé à siccité au B. M., le résidu est arrosé avec de l'acide chlorhydrique pur, dont l'excès est chassé par la chaleur; ce résidu desséché, traité par l'eau distillée, recueilli sur un filtre, et calciné donne la silice soluble provenant du silicate alcalin (V. J. ph. 1873). Les savons peuvent être essayés rapidement au moyen d'une liqueur titrée de chaux et de soude caustique; ce procédé, indiqué par M. Schulze, est la contre-partie de la méthode hydrotimétrique (V. Un. ph. 1870). SCAMMONÉE (p. 87i). — Cassure luisante, résineuse; l'acide muriatique ne produit pas d'effervescence à sa surface; le décocté de la poudre, filtré et refroidi, n'est pas bleui par la teinture d'iode. Presque entièrement soluble dans l'alcool. L'éther sulfurique sépare au moins 75 à 80/100 de résine très-sèche. Elle ne doit donner que 3 0/0 environ de cendres. L'acide muriatique décèlera les carbonates terreux qu'on incorpore souvent jusqu'à frO /100. La teinture d'iode décèlera l'amidon qu'on y incorpore aussi en proportion très-forte. Cette falsification est fort ancienne, car Dioscoride dit que de son temps elle se faisait avec de la farine d'orobe. L'essence de térébenthine y décèlera la colophane. Si l'acide sulfurique développait une couleur rouge, elle contiendrait de la colophane. S'il y avait sophistication par la résine de gaïac, on le reconnaîtrait par le réactif de cette dernière et par la coloration verte que l'hypochlorite de soude communiquerait à la solution alcoolique du mélange. Les sucs inspissés de différents convolvulus, tels que la scammonée di'Allemagne, fournie p ir le convolvulus sepium, et la scammonée d'Amérique, produite par le C. mechoacan, puis la scammonée de Bourbon, retirée du perpiploca mauritania, et enfin les scammo- nées de Smyrne et de Montpellier, dont nous avons parlé p. 87 i, peuvent être considérées comme de fausses scammonées. SEIGLE ERGOTÉ (p. 878). — On l'a falsifié avec du gypse coloré mis en pâte et façonné à la manière de l'ergot. Quelquefois il est altéré par l'âge. Le meilleur ergot est ferme, 1214 PHARMACIE LÉGALE. cassant, d'un non- pourpré a la surface, plus pesant que l'eau, exempt d'insectes, inflammable et brûlant avec une flamme claire; broyé avec de l'iode et de l'eau, il ne doit pas donner une pulpe d'un bleu sombre (Wright). On peut ajouter que l'ergot récolté sur pied est plus actif que celui récolte quand le grain a été battu et ramassé (Bottcher et Khujé). 11 ne faut pas perdre de vue que le froment fournit des semences altérées qui ont quelque analogie avec l'ergot. Ces grains que les laboureurs nomment charbon, sont noirs à l'intérieur, tandis que ceux d'ergot sont blanchâtres. SEMEN-CONTRA (p. 881). — Nous avons signalé à son article ses falsifications. On les découvrira à l'examen oculaire et en cherchant à en retirer la santonine. SÉNÉ (p. 881). — La présence des feuilles d'arguel dans le séné palthe est une chose admise. Ces feuilles ont une teinte générale blanchâtre qui peut les faire reconnaître ; ensuite elles sont légèrement chagrinées sur les bords, plus épaisses que celles du vrai séné, marquées d'une ligne médiane prononcée et sans nervures latérales apparentes. On les dit plus purgatives que le séné. En Europe, on y ajoute quelquefois des feuilles de baguenau- dier, colutea arborescens ; ces dernières sont ovales, un peu échancrées au sommet, sans pointe, plus vertes et plus minces que celles du vrai séné ; ou bien encore des feuilles d'airelle, des feuilles de la globulaire turbith, appelée aussi séné des Provençaux; ses feuilles sont spatulées, coriaces, terminées par une pointe piquante et parsemées de poils brillants (Fr. Lacroix). Une falsification grave est celle qui a lieu avec le redoul, coriaria myrtifolia, arbrisseau qui croit en Provence et dans le Languedoc. Ces feuilles sont fort astringentes et môme vénéneuses, elles contiennent un glucoside cristallisé, blanc, vénéneux, la coriamyrtine (V. Un. plu, I86/1, p. Ylk) ; elles sont ovales, lancéolées, très- entières, offrent, outre la nervure du milieu, deux autres nervures très-saillantes, qui partent, comme la première, du pétiole, s'écartent, suivent les bords du limbe, et viennent converger au sommet. L'infusé de ces dernières précipite abondamment par la gélatine, le persulfate de fer, le chlorure d'or, le uichlo- rure de mercure, la potasse caustique, tandis qu'avec le vrai séné ces réactions ne se produisent pas. SERPENTAIRE (p. 883). — Elle est souvent mêlée avec les racines à'aristolochia hastata et tormentosa, qui n'en sont pas très-distinctes, et avec celles du spigelia marylandica, qui lui ressemblent beaucoup. Aux États-Unis, on la mêle avec le, rhizome du cypripedium pubes- cens, plante monocotylédone d'une structure différente de la serpentaire qui est dicotylé- done (V. Un. ph., 187i). SILICATE DE POTASSE (p. 782). — Très- souvent on lui substitue le silicate de soude, qui ne présente aucun de ses avantages au point de vue des applications chirurgicales. En précipitant la silice par l'acide chlorhydri- que, la potasse serait reconnue dans la liqueur filtrée à l'aide du chlorure de platine.. Un mode d'essai très-simple, indiqué par M. Personne, consiste à mélanger dans un tube à essai 1 c. cube du silicate à examiner avec 8 à 10 c. cubes d'eau distillée, on ajoute 1 c. cube d'acide acétique ordinaire pour saturer l'alcali du silicate, puis 12 c. cubes environ d'alcool à 85 ou 90° c. et quelques petits cristaux d'acide tartrique; on agite rapidement, et, si l'on a affaire à du silicate de potasse, on voit apparaître un précipité grenu et cristallin de bi-tartrate de potasse; la liqueur reste transparente si le silicate est à base de soude (V. J. ph. 1871). SIROP ANTISCORBUTIQUE (p. 919). — Odeur forte sui yeneris, où se distingue l'arôme des oranges amères, de la cannelle; saveur" acre, piquante et notablement amère; réaction légèrem. acide au papier de tournesol ; chauffé avec un peu d'eau, il laisse échapper ses parties volatiles, reconnaissables à l'odeur; il dissout du fer quand on le l'ait bouillir avec de la limaille de 1er et de l'eau ; soumis à la distillation, il donne un liquide alcoolique, lactescent, sapide et odorant, précipitant en brun par le tartrate de cuivre et de potasse; il dissout de l'iode en formant une combinaison, car la coloration bleue avec l'amidon n'apparaît que si on acidifie le mélange. 1 kilog. de sirop antiscorbutique absorbe en quelques heures 1 gr. d'iode (lissons dans l'alcool ou dans l'iodure de potassium. M. Stanislas Martin a signalé les nombreuses sophistications de ce sirop, au nombre desquelles est la suppression du vin blanc, ce que l'on reconnaît à l'absence de bitartrate de potasse (V. J. Ch. m., 1860; Un. ph., 1864). — Le Sirop antiscorbutique de Portai a une saveur bien moins piquante et ne rougit pas le papier de tournesol. Sirop de capillaire (p. 890). — Il se reconnaît à son odeur et à sa saveur agréable, légèrement aromatique. L'ammoniaque lui fait prendre une couleur jaune d'or foncé ; l'acétate de fer, le perchlorure de fer, le font passer au vert brunâtre. 10 gr. de ce sirop mêlés avec P. E. d'eau distillée et agités avec A à ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1215 5 goultes de perchloruré de fer prennent une coloration vert foncé, due à l'action de ce persel sur le tannin du capillaire ; la coloration verte sera d'autant moins foncée ou plus pâle que la dose de capillaire sera plus faible et inférieure à celle que prescrit le Codex; enfin la couleur du sirop sera plus foncée ou prendra un aspect noirâtre par le perchloruré, si l'on n'a affaire qu'à du sirop simple coloré avec un peu de caramel (Am. Mâchez). Sirop diacode (p. 89'i). — On reconnaîtra qu'on lui a substitué le sirop de pavots blancs, en ce que les persels de fer ne donnent pas la coloration rouge de l'acide méconique; ou par l'acide azotique, qui ne donnera pas cette même coloration en agissant sur la morphine. Il paraîtrait cependant que ces réactions ne se produisent pas très-bien. Sirop de gomme (p. 897). — Pour reconnaître la présence de la gomme, il suffit d'y verser un volume double d'alcool à 90° c., qui occasionnera de suite un précipité floconneux d'autant plus abondant que le sirop contiendra plus de .gomme, et qui serait encore apparent lors même que la proportion de cette substance ne s'élèverait qu'à 1 centième. Le sous-acétate de plomb est encore un réactif plus sensible de la gomme. On peut aussi uti- *liser la réaction de la résine de gaïac dont la teinture alcoolique (25 à 30 gouttes) bleuit en 10 ou 15 minutes par l'agitation, avec 30 à 40 gr. de sirop contenant la proportion voulue de gomme. Quelques gouttes d'un soluté concentré et bien neutre de persull'atc ou de perchloruré de fer, versées dans du sirop de gomme ajouté à son volume d'eau, donneront, par agitation, un liquide trouble qui acquerra bientôt une consistance tremblante et comme gélatineuse : c'est un précipité de gummatè de sesquioscyde de fer. La même expérience, tentée sur du sirop simple, ne donne pas de résultat, ou du moins que très-faiblement (V. ci-après Sirops glucoses.) Sur cette réaction, M. Roussin a basé un procédé pour doser la gomme, et reconnaître si un sirop contient la quantité de gomme exigible. Le réactif consiste en une solution de persulfate de fer neutre et contenant 1 gr. de fer métallique par 10 c. cubes. Un volume de celte solution solidifie, au bout de quelques minutes, volume égal de sirop de gomme étendu de 5 à 6 fois son volume d'eau. (V. Un. pharm., 1860.) Le sirop de gomme est de tous les sirops celui que l'on falsifie plus volontiers avec le sirop de fécule ou de glucose (sirop de malt, sirop de blé ou de froment), obtenu par la sac- charification des fécules, non-seulement sous l'influence de l'ac. sulfurique mais aussi sous l'influence de la diastase; or, ce dernier sirop renferme à peu près parties égales de dextrine et de glucose. Souvent on débite le sirop de fécule pur pour du sirop de gomme, parce que les deux se ressemblent un peu par leur viscosité considérable et par la propriété qu'ils possèdent tous deux d'être précipités par l'alcool. On reconnaît la fraude par la potasse ; tandis que le sirop de gomme, bien préparé, reste blanc, le sirop de fécule devient noir à l'ebullition. Mais cet essai n'est valable que si le sirop de gomme est récemment préparé. M. Chevallier a reconnu qu'il se formait, au bout de quelque temps, de la glucose dans les sirops de gomme même préparés avec le plus de soin ; ce fait a depuis été confirmé par les expériences de M.- J. Hardy, qui a constaté que la transformation du sucre en glucose s'opérait dans le sirop simple, et était encore plus rapide et plus considérable dans le sirop de gomme (V. Un. plt. 1869); il résulte, en outre, des expériences de M. Haoult, que cette transformation se fait lentement sous l'influence de la lumière (V. J. ph. 1871). D'un autre côté, si l'on mélange chacun de ces sirops avec un volume égal au sien d'alcool à 34", le sirop de gomme devient très-laiteux, tandis que le sirop de fécule reste transparent, ce qui tient à ce que la dextrine est soluble dans l'alcool affaibli. Une plus grande quantité d'alcool déterminerait une précipitation, mais toujours moins abondante que celle qui se produit dans le sirop de gomme. On s'assurerait de la présence du sirop de fécule dans le sirop de gomme, au moyen de l'iodure ioduré de potassium qui lui communiquerait une couleur rouge-vineux et non jaune (Soubeirqn). Ce réactif n'a d'action que sur le glucose provenant de la sac- charification de la fécale au moyen de la diaslase. C'est à cause de la présence de la dextrine dans ces sirops de glucose, que M. Roussin a modifié de la manière suivante son mode d'essai des sirops de gomme : on mêle par agitation 10 cent, cubes du sirop à essayer avec 30 cent, cubes d'alcool à 56° c. On ajoute h gouttes de solution officinale de perchloruré de fer à 30° B é et quelques décigr. de craie pulvérisée pour saturer l'acide mis en liberté et décomposer l'excès du persel de fer, on agite vivement et on jette le magma sur un filtre; le liquide filtré et mélangé avec 8 ou 10 fois son volume d'alcool à 90° c, reste limpide si le sirop de gomme est pur, et donne un précipité plus ou moins abondant, si le sirop renferme du glucose dextrine (V. Un, ■ph. 1868). On pourrait avoir directement la proportion de gomme contenue dans un sirop en agitant celui-ci avec cinq à six volumes d'alcool rectifié, chauffant au B.-M. jusqu'à l'ebullition et 1216 PHARMACIE LEGALE. recevant la gomme sur un filtre taré. On lave la gomme à plusieurs reprises avec de l'alcool ; on sèche le filtre, mais on ne le pèse que lorsque la gomme a repris à l'air la proportion hygrométrique qu'elle renferme dans son état ordinaire. Veut-on par un essai fait chez le débitant même reconnaître si un sirop est convenablement chargé de gomme, le mieux est d'emporter avec soi un sirop dont on soit sûr et de les précipiter tous les deux comparativement avec un même volume d'alcool (Soubeiran). Le sirop de gomme normal doit être épais, transparent, et ne jamais laisser déposer de sucre cristallisé sur les parois des vases qui le contiennent. Sirop de groseilles (p. 893). — On l'imite avec du vin rouge, du sucre, et du sirop de framboises. On reconnaît ce mélange par la gélatine qui le trouble. On le fait aussi avec du sucre, de la glucose, de l'acide tartrjque et du coquelicot, Dans ce cas, il faudra rechercher la présence du sulfate de chaux qui existe toujours dans la glucose préparée par l'action de 1 ac. sulfurlq. faible sur la matière amylacée, et mieux on constatera la présence de la glucose elle-même par les moyens indiqués à l'essai du sucre. Néanmoins, le premier mode d'essai sert à distinguer la glucose ajoutée frauduleusement de celle en laquelle se transforme assez rapidement le sucre de canne dans le sirop de groseilles et les sirops de fruits acides (J. Hardy). L'ammoniaque colore en vert le sirop de groseilles vrai et en noir \iolacé celui qui est coloré par du coquelicot (Marchand). La couleur de l'orseille est soluble dans l'éther tandis que celle de la groseille ne l'est pas (Tanref). Si on emploie l'acide tartrique et des matières colorantes, le chlorure de potassium donnera un précipité de crème de tartre, et les alcalis, qui virent au vert la couleur de la groseille, n'agiront pas ou presque pas ou donneront une teinte violacée {Soubeiran). Les divers sirops arides pourront être essayés par ce procédé. Ultérieurement M. Gaultier de Claubry a dressé un tableau des couleurs produites par quatorze réactifs avec le sirop de groseilles pur et les diverses matières qui peuvent servir à colorer artificiellement des sirops sans groseilles; on peut dès lors reconnaître la nature de la substance colorante employée. Mais lorsqu'il s'agit seulement de constater si le sirop est naturel ou a été préparé artificiellement, on se borne à l'emploi de quatre réactifs : l'ammoniaque, la potasse, le pcrchlorure ou le persulfate de fer, et le chlorure cuprico-ammonique, qui donnent des colorations très-distinctes. (V. Un. plu, 1861.) On vend aussi des sirops de groseilles et d'autres fruits acides qui sont faits de sirop de glucose, additionné d'ac. tartriq. ou citriq.et de qq. gouttes d'ess. artificielle de groseilles, de framboises, etc., coloréspar des produits dérivés de l'aniline (fuchsine, rubincimpériahj (1). Suivant M. Vandevyvere, on reconnaît ces fraudes par les réactions suivantes: lesacidessullurique, azotique, chlorhydrique, colorent les sirops artificiels en jaune orange et avivent la couleur rouge des sirops naturels ; la potasse caustique décolore les sirops artificiels et colore en vert sale les sirops naturels; le carton, de potasse, sans action sur les premiers, verdit les seconds; le sous-acétate de plomb donne un précipité rouge avec les premiers, verdâtre avec les seconds. — La lydine, matière colorante violette, obtenue par l'action de l'ac. chlo- rhydriq. étendu et du cyanure rouge sur l'aniline donne, au sirop de glucose et d'ac. tartrique ou citrique, une coloration rappelant le sirop de mûres (P. Gmjot). (V. J. ch. m. 1869). Sirop de guimauve et sirop de consoude (p. 898). — On a récomment indiqué comme un bon moyen de distinguer le sirop de- guimauve du sirop de sucre qu'on lui substitue souvent, la coloration jaune que prend le premier, à l'exclusion de l'autre, par son contact avec les alcalis caustiques ou carbonates. Ce > procédé est très-exact et très-sensible ; mais l'analogie de composition des racines de guimauve avec celles de consoude fait que le sirop préparé avec ces dernières partage la propriété reconnue au sirop de guimauve. Un caractère qui permettra toujours facilement de distinguer ces deux sirops, c'est que le sirop de consoude prend de suite, par les sels de fer, une teinte verdâtre tirant sur le noir; ce qui indique que la racine de consoude, à l'exclusion de celle de guimauve, renferme un peu de tannin. On pourrait encore reconnaître ces sirops, ainsi que tous ceux qui doivent contenir du mucilage analogue, de la même manière que pour le sirop de gomme. Sirop d'ipécacuanha (p. 902). — On reconnaîtra sa substitution par un sirop d'émétique coloré artificiellement avec un peu de caramel, de la même manière que pour les pastilles d'ipéca; (1) Le mélange dit sirop de i/remiitie ou simplement grenadine est un produit de cette nature, qui sert, chez certains débitants, à faire des limonades communes; on en a trouvé qui était préparé avec du sirop de sucre et un certain extrait de grenadine composé de 15 p. o/ 0 d'acide sulfurique avec un peu d'acide malique et de matière colorante (Jaillard); ou qui était uniquement formé d'acide sulfuriqueétendu de4 fois son poids d'eau et additionné d'une matière colorante (E. Haiulrimont). Tout ce qui porte le nom de sirop de grenadine ne doit pas précipiter par nn sel de Baryte, s'il a été préparé avec le sucre et le suc de grenades. ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. le vrai sirop d'ipécane donne lieu à aucune coloration ou précipité avec l'acide sulfhydrique. Sirop de limaçons (p. 903). — Saveur agréable caractéristique, couleur ambrée. On lui substitue quelquefois du sirop de sucre aromatisé à l'eau de fleur d'oranger, du sirop de gomme, du sirop de guimauve, du sirop de fucus, ou un mélange de sirop de capillaire et de sirop de sucre aromatisé. M. Labiche a dressé un tableau comparatif des propriétés physiques et organoleptiques de chacun de ces différents sirops, ainsi que des couleurs et précipités qu'y produisent divers réactifs (alcool, tannin, soude ou ammoniaque, sous-acétate de plomb, chlore avec ou sans ammoniaque). (V. Un. ph., 1861.) La transformation du sucre de canne en glucose s'opère très rapidement dans ce sirop (J. Hardy). Sirop de limons (p. 903). — Le sirop de limons fait avec de l'ac. tartriq., ce qui ne tire pas à conséquence, sera reconnu par le chlorure de potassium en solut. concentrée, qui donnera un dépôt cristallin au bout de quelques heures. Sirop de morphine (p. 891). —On a quelquefois donné du sir. de codéine en place de ce sir. L'acide iodique additionné d'ammoniaque peut servir à les distinguer : le sirop de codéine ne subit aucun changement, tandis que dans le sir. de morphine, il se développe une coloration jaune-clair qui passe au jaune brunâtre par l'addition de l'ammon., et devient verdâtre; puis bleue en peu de temps quand en y ajoute qq. gouttes de soluté d'amidon (J. Lefort). Sirop de quinquina (p. 906). — Le tannin devra donner un précipité de tannate de quinine et de cinehonine; l'oxalate d'ammoniaque, un précipité d'oxalale de chaux (Lecanu). Sirop de rhubarbe (p. 907). — Les alcalis doivent le colorer fortement en rouge jaunâtre. Sirops de salsepareille (p. 908 et 921). — Bien préparés et agités avec de l'eau distillée, ils donnent un liquide huileux ou mousseux (Soubeiran). Sirop de violettes (p. 910). — On lui substitue quelquefois du sirop de pensées des jardins, ou un sirop préparé soit avec l'iris de Florence et coloré par le tournesol en pains, par une solution d'indigo ou par la fleur du pied d'alouette, soit avec le chou rouge, le coquelicot, l'airelle, dont on fait virer la couleur par une petite addition de potasse. Le sirop préparé avec l'iris et le tournesol, traité par les alcalis, virera seulement au vert pâle; tandis que le sirop de violettes de bonne qualité vire nettement au vert. Ensuite celui-là tourne au rouge coquelicot par les acides, tandis que celui- ci conserve toujours une légère teinte violacée. 1217 On a proposé, il y a plusieurs années, un procédé pour préparer le sirop de violettes. Ce procédé ne nous paraissant avoir d'autre but que de donner une couleur bleue vive à un sirop fait avec des fleurs de qualité médiocre et en tout point inférieures à celles adoptées par le Codex, nous croyons devoir donner ici le moyen de distinguer ce sirop, que nous appellerons stanné, de celui du Codex. Si, dans un petit tube de verre fermé par un bout, on introduit 10 gram. d'eau distillée pure et 20 gouttes de sirop à essayer, le mélange, après agitation, sera d'une teinte bleue à peine sensible avec le sirop du Codex, et d'un beau bleu avec le sirop stanné. Si, dans ce mélange, on ajoute 1 goutte ou 2 d'une solution très-étendue (0,10 pour 100 gr.) de protochlorure d'étain, le sirop du Codex devient d'un bleu admirable,et le sirop stanné ne change point ou à peine de couleur. Si, au lieu d'eau distillée, on fait usage d'eau ordinaire, c'est-à-dire d'eau de Seine, d'Arcueil, de l'Ourcq, d'eau de fontaine, de source, de puits, etc., la solution du sirop stanné sera d'un beau bleu et celle du sirop du Codex prendra une belle teinte verte. 11 en sera de même si on se sert, dans les mêmes circonstances, d'eau distillée et d'une dissolution très-diluée d'ammoniaque ou de sous-acétate de plomb. La réaction avec ce dernier est très-sensible et très-facile à obtenir*. Le sirop du Codex peut être aussi distingué des autres sirops qui auraient été faits soit avec de moindres proportions de fleurs, soit avec des fleurs doubles, ou bien encore avec des fleurs des quatre saisons. Si, dans un tube de 3 centim. de diamètre, on introduit du sirop h essayer et qu'on le regarde soit à la lumière du soleil, soit à celle d'une bougie, du gaz, etc., on voit la lumière traverser le sirop, celui-ci fût-il du sirop stanné. Quant au sirop du Codex, il ne laisse point passer la lumière à travers une couche de 3 centim (Huraut-Moutillard). Dans le sirop de \iolettes, la transformation du sucre de canne en glucose est plus considérable encore que dans le sirop de gomme (J. Hardy). Sirops divers. — Tous les sirops à base de sels (Sirops dltyposulfitc de soude, d't'o- dure de fer et de magnésie, (Tiodure de potassium et de mercure, de lactate de fer, de perchlorure de fer, de pyrophosphate de fer citro-ammoniacal, de sulfate de cinehonine, de sulfate de quinine, de tartrate de fer et de potasse) seront facilement essayés par les réactifs propres à déceler chacun de ces derniers. Si un pharmacien était appelé à constater la présence du sublimé corrosif dans un sirop, il devrait se rappeler que ce sel est constamment décomposé, en totalité ou en partie, si le sirop 1218 PHARMACIE LÉGALE. est chargé de matières organiques; il devra donc le chercher non-seulement dans la partie fluide, mais aussi dans le dépôt que le sirop aura vraisemblablement formé. Il étendra le sirop d'eau distillée, l'agitera avec l'éther, qui s'emparera du sublimé non décomposé, lequel, étant séparé du liquide sucré, restera comme résidu par évaporation. D'un autre côté, il plongerait dans le sirop, également étendu d'eau distil., et pendant 24 ou 36 heures, une petite pile de Smithson (p. 1102). Pour peu qu'il contint du mercure, la lame d'or se recouvrirait d'une tache blanche qui disparaîtrait par la chaleur. Quant aux dépôts, apros les avoir desséchés, on les calcinerait avec du carbonate de potasse pur et sec dans un long tube fermé par l'une de ses extrémités, effilé par l'autre : le mercure se revivifierait. Du reste, on pourra traiter ces dépôts par l'acide azotique, et le soluté azotique par les réactifs du mercure. Les sirops très chargés de principes médicamenteux, comme le sirop de Cuisinier, doivent, s'ils ont été bien clarifiés, donner avec l'eau une solution transparente. Tous les sirops doivent marquer 30° à 30°, 5 bouillants, et 35 à 36» froids. Sirop d'aride cyanhydriqtie; 25 à 30 gratis. étendus de 2 fois leur poids d'eau distillée, additionnée de quelques gouttes de potasse caustique, doivent donner une couleur bleu- verdàtre avec le sulfate ferroso-ferrique acide. — Sirop de berberis ; brunit fortement au contact des alcalis, se teinte en brun verdàtre foncé avec le perchlorure de fer. — Sirop de cachou; se colore en brun-verdàtre avec le perchlorure de fer ; ne se trouble pas par l'ac. chlorhydrique. — Sirop de chou rowje ; verdit par les alcalis et rougit parles acides.— Sirop de codéine; ne se colore ni par le soluté d'acide iodique; ni par l'acide azotique concentré ; 25 à 30 gr. étendus de 2 ou 3 fois leur poids d'eau distillée, se troublent immédiatement par une solution de tannin. — Sirop de coings; brunit par l'addition de quelques gouttes de perchlorure de fer. — Sirop de digitale ; se colore en vert brunâtre par les persels de fer. — Sirop de digitaline; prend une couleur jaune verdàtre par l'acide chlorhydrique pur et concentré. — Sirop de gaîac; l'eau de chlore concentrée y développe une couleur verdàtre. — Sirop de gentiane; les alcalis exaltent sa couleur jaune. — Sirop de monésia ; agité vivement avec de l'eau produit une mousse très persistante, se colore en brun noirâtre par le perchlorure de fer, précipite légèrement par l'acide chlorhydrique. — Sirop de mûres ; l'ammoniaque le colore en vert brun sale, — Sirop de nerprum; donne avec l'eau un soluté d'un rouge pourpre qui passe au vert brunâtre par les alcalis. — Sirop de noyer ; étendu d'eau, se colore en vert brunâtre par les persels de fer. — Sirop a"œillets ; verdit par les alcalis. — Sirop d'opium ; 30 gr. additionnés de quelques gouttes d'acide iodique au 1/6, puis de 30 gr. d'eau et 5 gr. de sulfure de carbone, sont agités vivement ; on laisse déposer le sulfure, on décante, et, après un lavage réitéré à l'eau distillée, ce dernier doit offrir une légère teinte rose et, par volatilisation, colore en bleu le papier amidonné humide. — Sirop d'orgeat; 1 vol. mêlé à 9 vol. d'eau donne une émul- sion qui doit marquer 43 au lactoscope de Donné. — Sirop de pensée sauvage; filant comme le blanc d'œuf; les alcalis exaltent sa couleur jaune, les persels de fer lui donnent une teinte verdàtre. — Sirop de ratanhia ; donne avec l'eau un soluté rouge qui précipite en brun verdàtre par le perchlorure de fer neutre et en rouge floconneux, par l'acide chlorhydrique (Lepage, de Gisors). Les sirops pour lesquels on aurait employé de la glucose au lieu de sucre pourront être essayés par le procédé indiqué ci-après comme il est dit à l'essai du sucre. Sirops divers adultérés par le sirop de fécule ou de glucose. Nous analysons ainsi un article intéressant de Soubeiran. La fabrication du sucre de fécule a pris une énorme extension et fournit aux arts des produits d'une incontestable utilité; mais la fraude n'a pas tardé à en tirer profit, et aujourd'hui une grande partie des sirops vendus dans le commerce comme sirops de sucre sont plus ou moins mélangés de fécule. Tant qu'il s'agit des sirops de simple agrément, le mal est léger et le mélange serait même tout à fait innocent si le fraudeur ne s'en servait pas pour attirer le client sous l'apparence du bon marché, et ne le trompait pas réellement sur la qualité de la marchandise. Mais quand il s'agit de sirops destinés à l'usage des malades, on ne peut pas tolérer que le sirop de fécule soit substitué en tout ou en partie au sucre de canne. C'est donc avec raison que l'école de pharmacie de Paris s'oppose, autant qu'elle le peut, à ce qu'il soit introduit du sirop de fécule dans aucun des sirops médicamenteux. Dans les visites faites chez les débitants, ces sirops sont examinés séance tenante. Une très-petite quantité du sirop soupçonné est introduite dans un matras avec deux ou trois fois son volume d'eau d'une solution de potasse caustique, et le tout est porté à l'é- bullition. La couleur noire et l'odeur caramélisée que prend la liqueur ne laissent aucun doute sur la présence du sirop de fécule. Il est certain que ce mode d'essai suffit par- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1219 faitement à l'acheteur pour reconnaître la pureté du sirop qui lui est livré; il est d'un emploi moins sûr quand on veut déterminer en quelles proportions le sirop de fécule a été mélangé au sirop de sucre de canne; il est alors préférable de recourir à l'emploi du sacchari- mètre. Dans un travail postérieur, Soubeiran établit que le sirop de sucre pur à 35° n'est pas précipité par l'alcool à 86° : il ne se colore pas sensiblement quand on le fait bouillir avec un peu de potasse caustique ; il ne prend pas une couleur rouge quand on y mêle quelques gouttes d'iodure ioduré de potassium (iodure de pot. 2,5, eau 100, iode autant qu'il s'en peut dissoudre). Un pareil sirop étendu de 9 vol. d'eau marque 52° à droite du saccharimètre, quand on l'a chauffé avec 1/10 de son vol. d'acide chlorhydrique au B.-M. jusqu'à 68° et qu'on l'observe dans un tube de 22 centim., on lui trouve 20° à gauche. Si le sirop a été fait avec du sucre de qualité inférieure, ou s'il a subi un mouvement de fermentation, ou encore s'il a été fait avec du sucre ayant servi à confire des fruits, il contient alors du sucre interverti. Il brunit par la potasse, mais il ne rougit pas par l'iodure ioduré et ne précipite pas par l'alcool. Du sirop mêlé de glucose, étendu d'eau, noircit, donne une odeur de caramel par la potasse, et rougit par l'addition de quelques gouttes d'iodure ioduré. 1/50 de sirop de fécule peut être reconnu par ce dernier moyen. Pour des pp. plus petites, il est bon de faire la contre-épreuve avec pareil vol. d'eau. Il blanchit et précipite par plusieurs fois son volume d'alcool (V. Lepage, jBsso» des prépar. pharm.). Toutefois la recherche du sirop de fécule dans les divers sirops médicamenteux doit être faite avec réserve, et le dosage est nécessaire, puisque, d'après les expériences de M. J. Hardy, le sirop simple de sucre de canne et les sirops médicamenteux de différents âges, contiennent des quantités de glucose variables et d'autant plus grandes qu'ils sont préparés depuis plus longtemps (V. Un. ph. 1869). SOUFRE (p.929). — Vaporisante par la chaleur, sans résidu; l'eau distillée agitée avec le soufre ne doit pas affecter les papiers réactifs. L'acide azotique qui a été chauffé avec lui, dilué par l'eau, neutralisé par du carbonate de potasse et acidulé par l'acide chlorhydrique, ne donne pas un précipité avec l'acide sulfhy- drique. (Edimb.) Cette formule d'essai prévoit la présence des matières fixes, de l'acide sulfurique et de l'arsenic que contient ordinairement le soufre extrait des pyrites. A l'aide du microscope, on peut distinguer la fleur de soufre de la poudre fine de soufre, connue sous le nom de soufre trituré et si employée aujourd'hui dans la viticulture ; la première est en granules globuleux, sphériques ou elliptiques, isolés ou réunis en petits chapelets plus ou moins ramifiés, mêlés d'agglomérations cristallines; la poudre de soufre se présente en grains très-irréguliers et anguleux (Payen). En outre, la fleur de soufre contient environ 3 millièmes d'ac. sulfurique, le soufre trituré n'en contient pas, de sorte que, par l'agitation avec l'eau distillée, la liqueur filtrée rougit le tournesol, précipite par le chlorure baryum, si on a affaire à de la Heur de soufre; celle-ci n'est qu'en partie so- luble dans le sulfure de carbone, le soufre trituré s'y dissout entièrement. Un procédé pratique, dû à M. Chancel, est basé sur la différence de volume de la fleur de soufre et du soufre trituré qui est plus pesant. Dans un tube-essayeur de 17 à 18 millim. de diamètre, divisé en 100 p. d'égale capacité, correspondant chacune à 1/4 de c. cube, on introduit 5 gr. du soufre à examiner, et pour rendre le tassement égal on mouille de Q. S. d'éther; on agite, on place le tube-essayeur verticalement et on laisse reposer; au bout de quelques minutes, le tassement définitif est produit et on lit le résultat sur la graduation du tube; on fera l'essai comparativement avec de la fleur de soufre et du soufre trituré. La fleur de soufre marque en moyenne 50 à 70°; le soufre trituré, 35 à 40° au tube-essayeur et 70° s'il a été soumis à une double porphyrisation. En Angleterre, le soufre précipité ou magistère de soufre est très souvent mélangé de sulfate de chaux, dans des proportions qui s'élèvent jusqu'à 66 p. 0/0 {Attfield). Cette impureté provient du mode de précipitation par l'acide sulfurique au lieu d'acide chlorhydrique; elle est décelée par l'examen microscopique et par le résidu blanc que laisse un poids connu du produit examiné, chauffé dans un creuset pour volatiliser le soufre. Les soufres sublimés sont souvent mouillés pour leur donner du poids. STORAX (p. 942). — Le storax en pains est un produit très-impur. Le storax calamité est imité avec un mélange de styrax liquide et de résine commune, dans lequel on distribue des larmes de benjoin, de gomme ammoniaque ou de tacamaque. Ce produit est reconnaissante à sa couleur noire, à son odeur peu suave et à sa solubilité très-incomplète dans l'alcool. STRYCHNINE (p. 943). — Un soluté de 5 décigr. dans 12 gram. d'eau, acidulé par 3 gram. d'acide pyroligneux, traité par 24 gram. d'un soluté concentré de carbonate de soude laisse, par une brusque agitation, une masse adhésive pesant, sèche, 5 décig., et entière- i 1220 PHARMACIE LÉGALE. ment soluble dans l'acide oxalique. Le feu la détruit complètement. La strychnine contient presque constamment de la brucine, qui lui donne la propriété de se colorer en rouge par l'acide azotique ; quand elle est colorée en brun, c'est qu'elle contient des matières résineuses et colorantes. Les substances terreuses, comme la magnésie et le phosphate de chaux, qu'on y ajoute frauduleusement, sont décelées par la combustion. Les solutés de sels de strychnine acidifiés par l'acide tartrique précipitent par les bicarbonates alcalins. Les sels de brucine n'offrent aucun trouble (Oppemuuui). SUC DE CITRON (p. 945). — Bien préparé, il a une couleur ambrée, une saveur acide, légèrement amère; densité 1,044. On lui substitue le plus souvent un soluté d'acide tartrique, que l'on colore avec du caramel. On saura qu'il en est ainsi par l'acétate de potasse, qui donnera un précipité cristallin de bitartrate de potasse. Les acides acétique, sulfurique, nitrique, chlorhydrique, qu'on pourrait faire servir à cet usage, seront reconnus par les procédés indiqués à Vin et Vinaigre. SUC D'HERBES (p. 945). — Les sucs d'herbes faits avec des extraits sont presque toujours identiques dans leurs couleurs et leurs saveurs ; ils peuvent se conserver longtemps sans s'altérer; la chaleur, le sous-carbonate de potasse, l'eau de chaux, les acides acétique, sulfurique et nitrique, ne leur font éprouver aucune altération physique : évaporés jusqu'à siccité, ils répandent en se carbonisant une odeur de sucre brûlé. Les sucs d'herbes fails avec les plantes varient souvent dans leurs couleurs et leurs saveurs; ces variations sont dues aux circonstances atmosphériques ; leur conservation ne va pas au delà de vingt-quatre heures; alors, ils se décolorent, se troublent et contractent une odeur fétide. Si on les chauffe à une douce température, ils répandent le parfum des plantes qui les composent et une odeur herbacée caractéristique à tout jus d'herbe ; si on élève davantage la température, ils se décolorent en partie et laissent déposer, par refroidissement, de l'albumine colorée par de l'extractif. Les acides acétique, sulfurique et nmriatique, les troublent; l'eau de chaux, si les sucs d'herbes contien. de l'oseille,y forme un précip. abondant. SUCCIN (p. 947). — L'ambre jaune a été imité par du verre coloré (Ebermayer), et falsifié avec de la résine copal. L'odeur résineuse que cette dernière développe par la chaleur ou l'ignition, ainsi que sa solubilité dans les huiles essentielles, la feront découvrir. SUCRE (p. 948). — L'amidon et la farine se reconnaîtront par l'eau, qui dissoudra le sucre et les laissera comme résidu, ou encore par la teinture d'iode, qui colorerait le mélange en bleu. L'albâtre en poudre, ou sulfate de chaux avec lequel on a fraudé le sucre en poudre, se reconnaîtra par l'eau qui ne dissout que ce dernier. L'oxalate d'ammoniaque précipitera la chaux. On peut aussi découvrir cette dernière par l'incinération, qui laisse la chaux à l'état caustique ou à celui de carbonate, selon que la température aura été plus ou moins élevée. Le sucre de lait sera découvert par son insolubilité dans l'alcool. Pour déceler le sucre de fécule on met, dans un flacon fermé, 1 p. de sucre en poudre et 2 d'alcool à 70°; on abandonne le tout à lui-même, pendant quelques heures, à une température de-f-12°, en ayant soin d'agiter de temps en temps ; on laisse déposer, on décante et on détermine le degré de la liqueur au pôse-alcool. Si le sucre est pur, elle marque 30° ; elle descend à 10° et même au-dessous, pour peu que la glucose intervienne (Soubetran). 2 gr. de sucre soupçonné, étant dissous dans 30 gram. d'eau distillée, on y ajoute 2 décig. de potasse à l'alcool ot 1 décig. de sulfate de cuivre; on agite et on ferme le flacon. S'il existe du sucre de fécule dans le mélange, il ne tarde pas à se déposer un précipité rouge de protoxyde de cuivre; 2 0/0, 5 de sucre de fécule peuvent être ainsi dévoilés (Krantz, Frommherz). On prépare un soluté avec : carbonate de soude cristallisé 40 p., crème de tartre 50 p., potasse caustique 40 p. dissous dans eau 400 p. On fait dissoudre d'autre part-: sulfate de cuivre 30 p. dans eau 250 p. On mêle les deux liqueurs, on filtre et on complète un litre. Si l'on introduit dans un tube de ce soluté et du sucre cristallisable pur, il n'y aura de changement de coloration ni à froid ni à chaud; mais en cas de présence de glucose ou de sucre in- cristallisable, il se produira un dépôt rougeâtre de protoxyde de cuivre (Barresivil) (1). Dans certains cas.ee dépôt peut être complètement réduit à l'état métallique (Commaillé). Les si- (1) Le soluté suivant est plus stable, et donne un précipité plus net, plus dense, selon M. Magnes-Lahens, de Toulouse. Prenez, d'une part : potasse caustique, 60; tar- trate neutre de potasse, 40; eau distillée, 200. Dissolvez d'autre part : sulfate de cuivre, 15; eau distillée, 50 ; mêlez les deux liqueurs et filtrez. Une autre variante est la suivante : on dissout à chaud 500 gr. de lessive de soude à 24° Bé et 200 gr. de sel de Seignette pur; d'autre part, on dissout 36 gr. de sulfate de enivre cristallisé dans 140 gr. d'eau distillée, on mêle les deux solutions et on complète i litre à-t-i5°c. 1 c. cube de cette liqueur d'épreuve représente 5 milligr. de glucose. M. Rosenthal, MM. Chevallier et Réveil, ont donné aussi d'autres formules de la liqueur de Fehling (V. Chevallier, dict. îles fatsif. 6e édition) ; la solution proposée par M. Lœwenthal, qui se conserve mieux, est composée de: sulfate de cuivre 16 gr., acide tartrique 48 gr., carbonate de soude 288 gr., eau 1 litre.— M. Lœwe a donné la formule d'une solution alcalino-glycerique ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1221 rops qui auraient bouilli longtemps donneraient celte réaction, en raison du sucre incristallisable produit par l'action prolongée de la chaleur sur le sucre cristallisable. Ajoutons aussi que, d'après les expériences de M. Dubrunfaut et de M. J. Hardy, presque tous les sucres bruts ou raffinés contiennnent des proportions notables de glucose (V. Un. ph. 1869). Pour l'essai il faudra donc faire une simple dissolution de sucre dans l'eau, en remplir une burette graduée en dixièmes de cent, cubes et la verser goutte à goutte dans la liqueur cu- pro-potassique (ou cupro-tartrique) portée à i'ébullition dans un petit ballon, jusqu'à décoloration complète de la liqueur. On remplace à volonté cette liqueur saccharirnétrique de Barreswil par une liqueur analogue, dite de Fehling, composée ainsi qu'il suit : sulfate de cuivre pur et cristallisé, 40 ; eau distillée 160; soude caustique, 130 ; tartrate neutre de potasse, 160 (ou crème de tartre 1/|0) ; eau distillée, 600. M. Em. Monnier a modifié la liqueur de Fehling, en y ajoutant du sel ammoniac, pour empêcher tout dépôt de crème de tartre, et d'ox. de cuivre ; il la compose ainsi : sulfate de cuivre pur et crist., ZiO; eau, dist.,160; sel ammoniac pur, 3; soude caustique à la chaux, 130; crème de tartre, 80; eau disk, 600; on mêle les deux solutions faites séparément et on complète un litre. Pour apprécier facilement la disparition de la teinte bleue dans le titrage des sucres, M. Lagrange additionne la liqueur cuivreuse de quelques centimètres cubes de sulfate tU cuivre, moins altérable que les liqueurs de Barreswil eu de Fehling ("V. J. ph. 1811.) Le soluté de M. Poggiaîe est composé de : eau distillée, 200; sulfate de cuivre cristallisé, 10; crème de tartre, 10; potasse caustique, 30. M. Ern. Baudrimont a constaté que le chloroforme, le bromoforme, l'iodoforme, (ces deux derniers à 120" et sous pression) réduisent la liqueur de Barreswil ou de Frommherz comme le glucose ou le sucre interverti. (V. ./. pli. 1869.) D'autres substances (aldéhydes, acide urique, cellulose, chloral, etc.), peuvent aussi opérer celte réduction, c'est-à-dire donner un précipité rouge d'oxydule de cuivre. Pour lever la difficulté, M. Knapp dose le glucose dans un liquide sucré à l'aide d'une solution titrée de cyanure de mercure et de soude caustique (V.J.ph. 1870; Un. ph. 1872). Ajoutons que, d'après les espériences de M. Schlag- dL-nhauffen, il se forme du paratartrate (ou racémate) alcalin dans les liqueurs cupropotassiques anciennes (V. Un. ph. 1872); que, sous l'influence d'un excès d'alcali, le sucre cristallisable réduit les liqueurs cupropotassiques ; de là les résultats inexacts qu'elles donnent lorsqu'on dose des traces de glucose dans une solution sucrée [FelU)', il faut donc éviter l'excès d'alcali quand on prépare ces liqueurs et ne leur donner qu'une alcalinité déterminée, ou les étendre de Q. S. d'eau quand on les destine au dosage de très-petites quantités de glucose (Loiseau) (V. J. ph. 1873). Dans le but d'obvier aux inconvénients que présentent les liqueurs de Barreswil ou de Fehling, d'une alcalinité excessive ou insuffisante, M. Lagrange a trouvé expérimentalement la formule suivante d'une liqueur cupro- sodique, très-stable et sans action sur le sucre cristallisable : tartrate neutre de cuivre sec 10 gr., soude caustique pure 400 g., eau distillée S00 gr.fV. /. ph. 18~i). d'alumine en solution concentrée ; l'aluminequi se précipite, lors de l'ébullition de la liqueur, englobe le protoxyde de cuivre et opère une clarification qui facilite l'observation des changements de nuance de coloration bleue (V. Un.Ph. 1868). On prend sucre, 5s r ,8; eau, 1/32 litre; potasse caustique pure, 1 gr.; on introduit toutes ces substances dans un tube fermé à l'une de ses extrémités, et l'on chauffe jusqu'à l'ébullition. Si le sucre est pur, la potasse ne détermine pas de coloration bien sensible; si, au contraire, le sucre est mêlé de glucose, il y a coloration d'autant plus intense, que la quantité de celle-ci est plus considérable (Chevallier). La même réaction a lieu avec la liqueur de Lœwenthal, mélange de carbonate, de tartrate de soude et de perchlorure de fer, ainsi composé : acide tartrique, 60 ; carbonate de soude cristallisé, 2Z|0 ; perchlorure de fer cristallisé, 5 à 6 ; eau distillée, 500. A chaud, du reste, tous les alcalis, voire même leurs carbonates , produisent cet effet. Celui de chaux donne une coloration très-faible. Les bicarbonates ne produisent point ce phénomène: ce qui peut servir à les distinguer des carbonates (Cottereau fils). La réaction inverse a lieu avec le bichlorure de carbone (obtenu en décomposant le sulfure de carbone par le chlore et la vapeur d'eau), qui est sans action sur le glucose, tandis que chauffé à près de 100° avec le sucre de canne, celui-ci brunit et noircit (./. Nicklés) — Nous devons encore mentionner les procédés saccharimétriques de MM. Pe- ligot et Payen. Le premier est fondé sur la différence d'action que la chaux exerce sur le glucose et le sucre de canne ; le second, sur l'insolubilité du sucre cristallisé dans l'alcool saturé de sucre pur, tandis que les substances étrangères se dissohent dans ce véhicule. M. Riflard a proposé, en dernier lieu, un procédé de dosage du sucre cristallisable au moyen du fer (V. J. ph. et Un. ph. 1874). (V. Chevallier, Dict. des falsif., 6 e édit. 1882). Si le sulfate d'indigo additionné préalablement d'un excès de carbonate de potasse ou de soude, est bouilli avec une liqueur renfermant du glucose, la couleur bleue disparaît; rien de semblable ne se produit avec le sucre de canne (E. Mulder). L'action réciproque des sels de protoxyde de cuivre et des sels d'argent peut être utilisée pour doser la glucose. Un poids déterminé de sucre interverti, ajouté à une liqueur cupro-potassique portée à l'ébullition, donne un précipité de protoxyde de cuivre qui est dissous dans l'acide chlorhy- drique; cette solution rendue ammoniacale et versée dans du nitrate d'argent ammoniacal donne un précipité d'argent métallique dont le poids donne celui de la glucose; sachan que 100 de glucose correspondent à 300 d'ar- I 1222 PHARMACIE LEGALE. gent; et 100 de sucre de canne, à 316 (F. Jean). V. Essais divers, pour l'essai commercial des sucres. SULFATE D'ALUMINE (p. 952).—Le sulfate d'alumine contient assez souvent de l'acide sulfurique libre, dont la présence peut être nuisible dans les divers usages auxquels on l'applique ; on ne peut déceler sa présence par les procédés ordinaires, 'attendu que le sel a toujours une réaction acide. Dans ce but, M. Gieseke a proposé de traiter un poids connu de sel par l'alcool absolu et de titrer dans les eaux de lavage l'acide sulfurique au moyen de la liqueur normale de soude; ou bien encore de mêler à la solution du sel un décodé de campêche, qui se colore en brun jaunâtre s'il y a de l'acide sulfurique libre, et d'ajouter au mélange une liqueur titrée de soude jusqu'à ce que la couleur ait été ramenée au violet- rougeâtre. (V. Un. ph. 1867.) Sulfate d'alumine et de potasse (p. 953). — La potasse ou l'ammoniaque en précipitent l'alumine sous forme de gelée, qui est redissoute par un excès de potasse et laisse le sos- quioxyde de fer à nu, si le sel essayé en contient. Certains aluns de France renferment environ un millième de sulfate de fer. La potasse caustique dégage de l'ammoniaque dans l'alun ammoniacal. Sulfate de cadmium (p. 95/i). — On lui substitue le sulfate de zinc. L'hydrosulfate d'ammoniaque précipite celui-ci en blanc, et le précipité est soluble dans un excès de réactif, tandis que celui-là donne un précipité jaune orangé insoluble dans un excès du réactif. Sulfate de cuivre (p. 955). — Par suite d'un défaut de soin dans sa préparation, il peut contenir du fer. Si l'on fait bouillir un pareil sel avec de l'eau acidulée par l'acide azotique, si l'on ajoute un excès d'ammoniaque, de manière à redissoudre le précipité d'oxyde de cuivre, une poudre rougeâtre d'oxyde de fer restera indissoute. Sulfate de fer (p. 956). — Vert légèrement bleuâtre, soluble ; suroxydé en le faisant bouillir avec de l'eau acidulée par l'acide azotique, il précipite en brun par un excès d'ammoniaque. Le liquide filtré est incolore ou d'un bleu très-pâle, et ne doit pas laisser précipiter de cuivre sur une lame de fer. Le zinc se découvrira également par l'ammoniaque ajoutée au soluté acide, filtrant et chassant l'excès d'ammoniaque de la liqueur par l'ébullition. L'oxyde de zinc se sépare alors en flocons. Sulfate de magnésie (p. 958). — 5 décigr. dissous dans 25 gram. d'eau et traités par une dissolution de carbonate d'ammoniaque, ne sont pas entièrement précipités par 18 gram. d'une dissolution de phosphate de soude contenant une partie de sel sur 20 d'eau. (Edimb.) Son soluté ne donne pas d'acide chlorhydrique par l'acide sulfurique. 100 p. en dissol. donnent, par un soluté bouillant de carb. de soude, 3/i p. de carbonate de magnésie sec. L'acide sulfurique décèlerait les chlorures par le dégagement de chlore qu'il occasionnerait. La précipitation par le carbonate de soude indiquera si le sel est mêlé d'autres sulfates, par la quantité insuffisante du carbonate magnésien qui sera alors produit. L'essai par le phosphate prouvera la même chose. L'infusé de noix de galle fera connaître si le sulfate de magnésie contient du sulfate de fer. La présence du sulfate de soude sera, en outre, constatée par le sulfure de baryum en léger excès qui donnera un précipité de sulfate de baryte et un précipité de magnésie, et laissera la soude dans la liqueur, à l'état de sulfure de sodium; par un léger excès d'acide sulfurique, ce dernier est converti entièrement en sulfate, et l'excès de sulfure de baryum, en sulfate de baryte, facile à séparer (Liebvj). Ou bien on traite le soluté par le chlorure barytique non en excès, on filtre et on lave le précipité de sulfate de baryte. Le liquide surnageant est évaporé à siccité ; le résidu composé de chlorure magnésique et de chlorure sodique, traité à froid par l'alcool concentré, dissout le premier et laisse le second. Le carbonate d'ammoniaque précipite la magnésie : en calcinant le produit, il reste de la magnésie et du sulfate de soucie facile à séparer par l'eau. Un peu de sulfate de magnésie étant dissous dans l'eau et porté à l'ébullition avec 3 fois son poids de carbonate de baryte pur, donne une liqueur filtrée à réaction alcaline due à la formation du carbonate de soude, lorsque le sulfate de magnésie contient du sulfate de soude (Germ.). 2 gr. de sulfate de magnésie et 2 gr. d'hydrate de chaux sec et pur sont triturés ensemble; sut le mélange on verse 5 gr. d'un liquide formé de P. E. d'eau et d'alcool à 90° c. On agite fréquemment pendant une heure, puis après avoir ajouté 10 gr. d'alcool absolu, on agite fortement et on laisse reposer. Un papier de curcuma plongé dans le liquide limpide devient d'un rouge de sang si le sulfate de magnésie examiné contient même 1/2 0/0 de sulfate de soude; s'il est pur, lepapier de curcuma reste jaune (Biltz). Sulfate de potasse (p. 952). — Insoluble dans l'alcool, difficilement soluble dans l'eau. Le chlorure de platine précipite son soluté en jaune, et le chlorure de baryum donne un précipité blanc, insoluble dans l'acide azotique. Un moyen simple d'essayer la valeur du sulfate de potasse consiste à le dissoudre à chaud, ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. dans 10 fois son poids d'une solution de sulfate d'alumine à U0°. Le sulfate a d'autant plus de valeur qu'il produit plus d'alun. Il en donne ordinairement de 5 à 5 fois 1/2 son poids. Sulfate de quinine (p. 960). — Le sulfate de quinine du commerce est parfois additionné de matières étrangères dont la présence peut être reconnue par les modifications qu'elles apportent aux propriétés suivantes, propres au sel pur : 1° Par dessiccation complète à 100°, 1 gr. de sulfate de quinine officinal doit laisser un résidu ne pesant pas moins de 0s r , 85 (eau en excès) ; 2° Le sulfate de quinine officinal est combustible sans résidu {matières minérales fixes). Il ne se colore pas sensiblement au contact de l'acide sulfurique pur et concentré (matières étrangères ; matières sucrées et glucosidcs), et se dissout complètement dans cet acide dilué (acides gras, amidon), ainsi que dans un mélange, en volumes, de 5 parties d'aicool à 95 e et de 10 parties de cbloroforme [sets minéraux). Sa solution aqueuse, ne précipite pas l'azotate d'argent (chlorures) ; chauffée avec un excès de soude diluée, elle ne dégage pas de vapeurs ammoniacales bleuissant le papier rouge de tournesol ; 3° Le sulfate de quinine officinal ne doit contenir aucun des autres alcaloïdes des quinquinas. A cet égard, il doit satisfaire à l'essai suivant, qui permet en outre de reconnaître la présence dans ce sel de toute autre substance plus soluble : Prenez 2 grammes de sulfate de quinine, mélangez-les clans un tube à essai bouché avec 20 cent. cub. d'eau distillée, en agitant vivement de manière à mettre le sel en suspension dans le liquide; maintenez en contact pendant une demi-heure, en tenant le tube plongé dans l'eau chaude (60°) et en agitant de temps en temps. Laissez refroidir complètement à l'air, puis dans un bain d'eau à la température de -f- 15°, où le tube sera maintenu pendant une demi-heure et agité fréquemment. Versez ensuite le contenu du tube sur un petit filtre Berzélius, et faites avec le liquide filtré les deux Opérations suivantes : a. Prélevez, au moyen d'une pipette jaugée, 5 cent. cub. de la liqueur limpide, introduisez- les dans un tube et ajoutez-y 7 cent. cub. de solution ammoniacale à 0,900 de densité, en opérant de manière à ce que les liquides se mélangent le moins possible; liouchez le tube et renversez-le doucement : vous devrez obtenir immédiatement, ou au bout de très peu de temps, un mélange limpide, et qui reste tel même après 2/i heures. Un trouble persistant, ou des cristaux déposés dans la liqueur d'abord éclaircie, indiqueront la présence d'une pro- 1223 portion inacceptable d'alcaloïdes autres que la quinine (1). 6. Prélevez, d'autre part, 5 cent. cub. de cette même liqueur limpide et saturée à -f-15°, versez-les dans une petite capsule exactement tarée, et évaporez à l'étuve à 100° jusqu'à ce que la capsule et son contenu ne varient plus de poids : le résidu laissé par les 5 cent. cub. de liqueur ne devra pas peser plus de 0e r ,015 milligrammes. Le sulfate de quinine se colore en vert éme- raude par l'eau chlorée additionnée d'ammoniaque par formation de la thalléioquine. (Brandes) ; et en rouge foncé par l'addition de chlore, puis de cyanure jaune et de quelques gouttes d'ammoniaque (Vogel fils). Le sulfate de quinine mélangé de salicine est coloré en rouge de sang par l'acide sulfurique concentré et pur. On reconnaît ainsi 1 à 3 °/ 0 de salicine. Sulfate de soude (p. 962). — S'effleurit à l'air, entièrement soluble dans l'eau, pas du tout dans l'aicôoî, sans action sur le papier réactif. Son soluté dilué est à peine affecté par l'azotate d'argent, mais avec celui de baryte, il donne un abondant précipité blanc, insoluble dans l'acide azotique. Une forte chaleur en chasse 35/100 d'eau. Sulfate de zinc (p. 963). — Son soluté dans 6 p. d'eau bouillante, additionné d'acide azotique et traité par l'ammoniaque jusqu'à dissolution du précipité, reste incolore. S'il donnait un dépôt jaunâtre, il contiendrait du fer, et du cuivre si le liquide devenait bleu. SULFOVINATE DE SOUDE (p. 965). — Ne doit pas précipiter le chlorure de baryum ; chauffé de 120 à 130°, il fond, se boursoliffle, dégage des vapeurs alcooliques inflammables, et laisse finalement un résidu de bisulfate de soucie blanc s'il a été préparé avec de l'alcool bien rectifié, plus ou moins coloré si l'alcool contenait encore des produits empyreumati- cpies. Le sulfovinatc de soude s'altère au bout d'un temps plus ou moins long lorsqu'il est conservé humide ou en dissolution. Cette altération est due à un commencement de séparation de ses 10 % d'eau de cristallisation, qui s'éliminent par efilorescence; on la ralentit en ne conservant que du sulfovinatc cristallisé bien purgé d'eau-mère, et dans un lieu maintenu à une température invariable. SULFURE D'ANTIMOINE (p. 966). — Entièrement soluble à chaud dans l'acide muria- (1) Le sulfate de quinine pur, trop fortement effleuri, peut, il est vrai, être trouve impur quand on le soumet à cet essai ; mais un pareil sel, dont la teneur en alcaloïde est devenue plus considérable, n'a plus la composition du sulfate officinal. 11 est indispensable, dans ce cas, de tenir compte, dans la prise d'essai, de l'eau disparue. 1224 PHARMACIE LÉGALE. tique ; ce soluté précipite en blanc par l'eau et laisse un liquide qui, filtré, donne un précipité brun par l'acide sulfhydrique ou un sulfure. Le sulfure d'antimoine n'est pas falsifié dans la véritable acception du mot, mais il peut contenir naturellement des impuretés. La formule d'essai ne fera pas reconnaître le fer et l'arsenic qu'il contient souvent. Le fer donnera une coloration rougeâtre au soluté clilor- hydrique si l'on a employé de l'acide pur, et le liquide qui retient cette coloration après la précipitation par l'eau, précipitera en bleu par le prussiate de potasse ferrugineux. Quant à l'arsenic, qui existe dans tous les sulfures d'antimoine naturels, sauf celui des mines de l'Allier, on l'y découvre de la même manière que dans l'antimoine métallique. L'ammoniaque, employée jusqu'à présent pour enlever le sulfure d'arsenic au sulfure d'antimoine, est un moyen défectueux, car non-seulement l'ammoniaque enlève l'arsenic, mais encore jusqu'à 60/100 de sulfure d'antimoine lui-même (Gant). Sulfure d'antimoine hydraté (p. 969). — Traité par 6 ou 7 fois son poids d'un soluté bouillant de potasse caustique, il ne laisse qu'un léger résidu blanchâtre d'oxyde d'antimoine soluble en totalité dans l'acide chlor- hydrique. Du reste, même formule d'essai que pour le sulfure d'antimoine ordinaire. Le kermès peut être falsifié par de l'oxyde rouge de 1er, de la brique pilée, de l'ocre, du soufre doré d'antimoine, du soufre, des poudres organiques (santal, bois de Brésil, etc.). Le fer sera décelé de la même manière que dans le sulfure naturel. La brique pilée,le soufre, l'ocre et les poudres rouges végétales seront laissés presque entièrement indissous par l'acide clilorliydrique. Ces dernières sont carbonisées et forment des petits points noirs, très-distincts, si on délaye le kermès dans un peu d'acide sulfurique. Quant au soufre doré, il est soluble aussi à chaud dans l'ac. clilorliydrique et la potasse caustique, mais il communique à l'essence de térébenthine une couleur jaune-orangé, et celle-ci laisse déposer par le refroidissement des cristaux de soufre en abondance, tandis que le kermès pur ne cède que des atomes de soufre. Sulfure d'antimoine sulfuré (p. 969). — Le soufre doré d'antimoine est soluble à chaud dans 12 fois son poids d'acide clilorliydrique, moins une petite quantité de soufre. Le soluté est incolore. (V. Y Essai ci-dessus.) Le foie d'antimoine, souvent mêlé de brique pilée et de matières terreuses, sera essayé comme les produits ci-dessus par l'acide chlorhydrique. Sulfure de fer (p. 972). — Soluble dans une grande quantité d'acide sulfurique dilué, avec dégagement d'acide sulfhydrique. Sulfure rouge de mercure (p. 973). — La chaleur le volatilise complètement sans production de globules mercuriels. Chauffé avec la potasse ou la chaux, il donne du mercure métallique et est dissous par l'eau régale, mais non par l'acide azotique ou chlorhydrique séparément; il ne teint pas l'alcool bouillant, et l'acide acétique avec lequel on le l'ait digérer ne précipite pas en jaune par l'iodure de potassium. On le mélange avec l'oxyde rouge de fer (colcothar, ocre rouge), le minium, la mine orange, le sulfate de baryte, le talc, le chro- mate de plomb bibasique, la brique pilée et le réalgar. Ce dernier seul sera volatilisé par la chaleur. S'il y a du minium, il y aura formation de globules de plomb. Le réalgar, qui est ajouté dans le pays même d'où nous vient le cinnabre, sera dévoilé par l'odeur alliacée qui se dégage lorsqu'on projette un peu de sulfure de mercure sur des charbons ardents, ou en faisant bouillir le cinnabre avec un soluté de potasse, saturant le liquide filtré par l'acide muriatique, et y faisant passer de l'hydrogène sulfuré qui donne naissance à un précipité de sulfure jaune d'arsenic. Sulfure noir de mercure (p. 97/i). — La chaleur le volatilise, sans qu'il reste ni charbon, ni phosphate calcaire. Cette formule d'essai prévoit le charbon animal, la plombagine, qu'on y introduit quelquefois. Si l'on incinère le résidu-, on obtiendra une poudre blanche de phosphate calcaire ou grise de plombagine. Sulfure de potasse (p. 971). — Dans sa fabrication, on substitue en partie ou en totalité le carbonate de soude au carbonate de potasse ; on le reconnaît par l'expérience suivante : une solution à froid de 100 gram. de foie de soufre dans 200 gram. d'eau donne, au bout de six semaines, du sulfate de soude cristallisé en gros prismes hexagonaux, efflo- rescents à l'air (Adrian). SULFHYDRATE DE SOUDE (p. 975). — On a mis dans le commerce, sous ce nom, du carbonate de soude arrosé avec un soluté de sulfhydrate de soude vrai. Traité par l'acétate ou l'azotate acide de plomb, ce mélange donne un précipité de sulfure de plomb insignifiant. TAMARIN (p. 979). — On découvrira le cuivre tout simplement en plongeant dans la masse une lame de fer bien décapée, ou bien en incinérant, traitant les cendres par l'acide azotique, et ce soluté par un excès d'am- ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1225 moniaque qui développera une belle couleur bleue. TANNATE DE QUININE (p. 982). — On prend 5 gram. du tannate que l'on veut essayer, on le réduit en poudre fine, et on le mêle intimement avec 8 gram. de chaux éteinte, et Q. S. d'eau pour en former une pâte molle, après quoi l'on porte ce mélange à l'ébullition avec UO ou 50 gram. d'alcool rectifié. Après quelques instants d'ébullition, on filtre la liqueur que l'on évapore ensuite à une douce chaleur. Vers la fin de l'évaporation, on sature avec un léger excès d'acide sulfurique, puis on précipite par l'ammoniaque; l'alcaloïde étant bien lavé, on le combine de nouveau avec l'acide sulfurique pour en obtenir le sulfate que l'on soumet aux divers moyens employés pour constater la pureté de ce corps. On peut aussi, après la précipitation par l'ammoniaque, traiter le précipité par l'é- ther qui dissout la quinine, décanter le produit éthéré, le faire évaporer à siccité, et du poids de l'alcaloïde obtenu en déduire la pureté du tannate soumis à l'essai ; 5 gram. de tannate doivent donner ls r ,52 de quinine pure. TAPIOKA (p. 982). — On contrefait le ta- pioka par de la fécule de pommes de terre mise sous forme de grumeaux, en l'imbibant d'eau et la projetant sur des plaques de cuivre rouge chauffées a 100°''. On reconnaîtra cette fraude à l'opacité plus grande de ce dernier, et à ce que, traité à froid par l'eau, puis filtré à plusieurs reprises, le liquide ne prendra pas une coloration bleue par l'iode, tandis que ce sera le contraire avec le tapioka factice. On fait bouillir le tapioka suspecté avec Q. S. d'eau, et on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique ; il se manifeste aussitôt une odeur de colle aigrie d'autant plus prononcée que la quantité de fécule est plus forte (Payeu). Le microscope décèle ces fraudes. TARTRATE ACIDE DE POTASSE (p. 985). — Entièrement soluble dans ftO parties d'eau bouillante, insoluble dans l'alcool. 2 gram. en solution sont neutralisés par 1,5 de carbonate de soude cristallisé, et si alors on précipite par 3,7 de nitrate de plomb, le liquide reste précipitable par de nouveau réactif. La chaleur rouge le convertit en carbonate de potasse. La crème de tartre pure donne environ, par la calcination, 30 0/0 de carbonate de potasse pur ; c'est sur cette donnée que M. Perrens a basé l'essai pratique des tartres bruts du commerce (V. Un. plu 1867). Celte formule d'essai prévoit toutes les falsifications de la crème de tartre. Le tartrate de chaux reste indissous quand on traite le tartrate acide de potasse par l'eau ammoniacale (Squible). Tartrate de fer et de potasse (p. 983). — Soluble dans l'eau froide et dans l'alcool faible, saveur de fer peu prononcée ; le soluté n'est pas troublé par l'eau de potasse et les autres alcalis, ni par le ferrocyanate de potasse, ni par les acides. Il est indifférent. Tartro-borate de potasse, crème de tartre soluble (p. 985). — Pour distinguer la crème de tartre soluble préparée d'après le Codex, de celle qui n'est qu'un mélange frauduleux d'acide borique et de crème de tartre ordinaire, l'essai consiste à verser sur la crème de tartre en essai un peu d'alcool fort; on enflamme celui- ci et on agite le mélange. Si la crème de tartre est convenablement préparée, la flamme de l'alcool n'offre rien d'anormal ; dans le cas contraire, elle présente des reflets très-verts; ce moyen est plus net, plus tranché, plus ex- péditif que les essais de solubilité dans l'eau (Magnes-Lahens). Tartrate neutre de potasse (p. 985). — Entièrement et aisément soluble dans quatre parties d'eau bouillante. Le soluté est neutre et donne un précipité cristallin par l'acide chlorhydrique ; 2^ r , 20 dissous dans l'eau ne sont pas entièrement précipités par 2,75 de nitrate de plomb. Le précipité occasionné par le chlorure de baryum est soluble dans l'acide azotique dilué. Tartrate dépotasse et d'antimoine (p. 986). — Entièrement soluble dans moins de 2 parties d'eau bouillante et dans 15 p. d'eau froide, le soluté donne un précipité jaune-orange par l'acide sulfhydriquc, n'est affecté ni par le chlorure de baryum, ni par le nitrate d'argent. Le précipité occasionné par l'acide nitrique est soluble dans un excès de réactif. Insoluble dans l'alcool. Les principales falsifications de l'émétique ont lieu par la crème de tartre, l'oxyde de 1er, la chaux, la silice, l'acide sulfurique, l'acide chlorhydrique, des sulfates, des chlorures, provenant tant du manque de soin dans la préparation, que d'addition après coup. Le chlorure de baryum décèle l'acide sulfurique ou un sulfate ; l'azotate d'argent, le chlore ou un chlorure. Le défaut de solubilité indique la crème de tartre; la coloration en jaune du soluté, le fer. Ce dernier sera encore reconnu au moyen du ferro-cyanate de potasse précédé par l'acide acétique. (Un précipité bleu peut se produire lentement par la seule réaction du tartrate sur le fer du ferrocyanate.) Un essai qui peut faire déceler de très-minimes quantités de bitartrate de potasse, consiste dans l'emploi de l'acétate de plomb 1226 PHARMACIE LÉGALE. acide. La présence de l'arsenic dans l'émétique peut être décélée en en dissolvant un poids connu dans l'acide chlorhydrique pur et ajoutant à cette dissolution une certaine quantité d'acide chlorhydrique saturé de gaz sulfhydrique; on agite, la liqueur reste incolore si l'émétique est pur, mais s'il y a de l'arsenic, on a une coloration ou un précipité floconneux jaunâtre de sulfure d'arsenic (Stro- rneyer). Tartrate de potasse et de soude (p. 987). — Entièrement soluble dans cinq parties d'eau bouillante ; l'acide muriatique occasionne dans ce soluté un précipité cristallin de bitartrate de potasse ; 2« v , 85 dissous ne sont pas entièrement précipités par 5,15 d'azotate de plomb. Le soluté étendu n'est pas affecté par le chlorure de baryum ou l'azotate d'argent. TEINTURES (p. 988). — On ne peut guère reconnaître la bonne ou mauvaise préparation des teintures que par leur caractères physiques et organoleptiques. Les teintures de substances résineuses ont pour caractère spécial de blanchir l'eau dans laquelle on les verse. Parmi celles-ci les unes ont une couleur foncée (teinture d'osé fétide, de Baume de tolu, de benjoin, de cascarille, de castoréum, de gaîac, de girofles, de jalap, Av Sabine, de valériane), les autres ont une couleur ambrée plus ou moins foncée {teint, de cardamome, de Colombo, de gingembre, de myrrhe, de pyrêthre, de succin). Plusieurs teintures se distinguent par leur odeur (teint, d'arnica, d'ambre gris, de castoréum, de girofles, de safran, de vanille, etc.); d'autres, par leur saveur (teint, de cannelle, de digitale, de gentiane, de pyrêthre, de quina gris, de rhubarbe, de seule, de valériane, etc.). Ajoutons que: la teint, de digitale, d'une couleur brune foncée, communique à l'eau une saveur très amère et une légère teinte jaunâtre que les alcalis exaltent beaucoup; les persels de fer la colorent en brun-verdàlre; la teint, de rhubarbe communique à l'eau une teinte jaune que les alcalis font passer au rouge^brun; la teint, de scille, d'une couleur de vin d'alicante foncé, colore l'eau en rose-brun qui passe au jaune par les alcalis et prend une couleur verdâtre par les persels de fer (Lqiage, de Gisors). Teinture de castoréum (p. 991). — Blanchit fortement l'eau, ce qui la distingue de la teinture d'hyraeeum, que l'on pourrait lui substituer, et qui ne trouble nullement l'eau (Lepage). Teinture de noix vomique (p. 992). — 2 gr. mêlés à 20 ou 30 gouttes d'acide sulfurique ou chlorhydrique donnent naissance à une coloration rouge intense (Rebling). On comprend que les Teintures en général peuvent être essayées en utilisant les réactions de leur base : comme la teinture de gaîac, qui bleuit par l'acide azoteux, le perchlorure de fer; dans ce dernier cas, l'hyposulfite de soude lui fait prendre passagèrement une belle coloration violette. Elle prend une teinte verdâtre quand on la fait tomber goutte à goutte dans de l'eau chlorée.—D'après M. Cotton, on peut distinguer de la manière suivante, les alcoolatures des teintures : à 10 gouttes de de teinture ou d'alcolature, on ajoute 5 gouttes de sous-acétate de plomb liquide, puis 15 à 20 gouttes d'ammoniaque, et 5 gouttes de sulfate de cuivre en solution saturée, par l'agitation on a avec la teinture une écume verdâtre, et avec l'alcoolature, une écume non colorée (V. Un. ph. 1870). De même que les teintures, les alcoolatures peuvent aussi être essayées en utilisant les réactions de leur base : c'est ainsi que 30 grammes d'aleoolature de ciguè additionnés de 1 à 2 gouttes de soluté de potasse, exilaient l'odeur de la conicine. Parmi les teint, composées, celle d'aloés composée (p. Zi72) a une couleur foncée qui parait noire par réflexion ; elle colore le papier en jaune et donne à l'eau une teinte jaune que les alcalis font passer en rouge-brun. La teint, balsamique, d'un brun foncé, a une odeur fortement balsamique; versée dans l'eau, elle donne avec celle-ci un mélange laiteux jaunâtre, d'où la résine ne tarde pas à se séparer sous forme de flocons. La teint, de jalap composée, de couleur brune, blanchit l'eau. TÉRÉBENTHINE DE LA MECQUE (p. 1001). — Cette térébenthine, d'un prix élevé, est très-sujette à être adultérée, sinon complètement remplacée par une autre. Lémery dit qu'en versant une goutte de vrai baume de la Mecque à la surface d'un verre d'eau, elle doit s'étendre sur-le-champ en une pellicule mince, irisée et blanchâtre, qu'on peut ramasser avec la tête d'une épingle. Le baume de la Mecque présente en effet ce caractère lorsqu'il est nouveau et fluide; mais s'il est ancien et épaissi par suite de son contact avec l'air, il tombe au fond de l'eau. Pour notre compte, nous avons soumis à cet essai un baume de la Mecque qui nous avait été donné par Page, à qui il avait été remis, comme véritable, par l'un des médecins de Napoléon ; il ne nous a pas présenté de caractères particuliers différents de ceux des autres térébenthines. URÉE (p. 1024). — L'urée pure répand des vapeurs ammoniacales et est entièrement détruite par le feu; chauffée en contact avec de la potasse caustique, elle est décomposée en dégageant de l'ammoniaque ; projetée dans de ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1227 l'acide sulfurique concentré tenant en dissolution du sulfate ferreux, elle n'y détermine aucune coloration (£. Marchand). Cette formule d'essai fera reconnaître l'azotate de potasse ou d'ammoniaque avec lesquels on la mélange quelquefois jusqu'à la proportion de 75/100, et qu'on lui substitue même entièrement. Une coloration rose ou violacée, dans la dernière expérience, serait l'indice certain de la présence d'un azotate quelconque parmi les particules du corps soumis à l'examen. VALÉRIANATEDE QUININE (p. 1026). —On l'a trouvé mélangé de sulfate de quinine. Pour reconnaître cette fraude, on dissout 20 à 30 centigr. de sel dans 20 gr. d'eau distillée à la faveur de quelques gouttes d'acide chlor- hydrique; le soluté donnera, avec le chlorure de baryum, un trouble ou un précipité blanc (suivant la proportion de sulfate), insoluble dans l'acide azotique. Valérianate de zinc (p. 1026). — Du bntyrate de zinc, de l'acétate de zinc, imprégnés d'essence de valériane, ont été substitués à ce produit. Pour reconnaître cette falsification, on prend 3 ou Zi,0 du produit suspecté, on l'introduit dans une cornue tubulée à laquelle on adapte un récipient ; on verse ensuite par la tubulure, 3 ou à fois le poids du sel, d'acide sulfurique étendu de P. E. d'eau ; on agite et on chauffe doucement. Bientôt l'acide du sel passe dans le récipient. Il ne faut pas pousser trop loin la distillation. On essaye le liquide obtenu, qui dégagera l'odeur d'acide acétique ou qui formera immédiatement un précipité blanc bleuâtre par un soluté d'acétate de cuivre si c'est de l'acide butyrique, tandis qu'avec l'acide valérianique pur, il ne se produira rien de semblable (Larocque et Huraut-Mou- Hllard). — Il nous semble que tous les valé- rianates peuvent admettre ce mode d'essai. VÉRATRINE (p. 1029). — Entièrement so- luble dans l'éther à 65° B é ; l'acide sulfurique lui communique une teinte jaune qui vire bientôt au rouge sanguin. Les solutés de sels de vératrine, acidifiés par l'acide tartrique, précipitent par le bicarbonate sodique {Opper- mann). VINS (p. 1029). —Les vins sont sujets à des falsifications nombreuses. On ajoute de la li- tharge, des alcalis à ceux qui sont acides (aigres) pour les adoucir. Pour reconnaître la présence du plomb, on fait passer dans le vin un courant d'hydrogène sulfuré qui forme un précipité noir de sulfure de plomb. Ou bien on évapore le vin à siccité, on ajoute du nitre au résidu, et on projette le mélange dans un creuset de platine chauffé au rouge ; on traite par l'acide azotique, qui s'empare de l'oxyde de plomb, on évapore, on reprend par l'eau, et l'on traite le soluté aqueux par les réactifs du plomb, qui décèlent difficilement ce métal lorsqu'on les verse directement dans le vin. Aujourd'hui, la craie qui n'a pas, comme la litharge, l'inconvénient de donner un liquide vénéneux et qui n'altère pas la couleur du vin, comme le font la soude et la potasse, est presque la seule substance employée pour saturer les vins acides. Les vins naturels précipitent à peine par l'oxalate d'ammoniaque; tandis que ceux adoucis par la craie précipitent abondamment par ce réactif. Pour reconnaître la potasse et la soude ajoutées, on évaporera à siccité ; l'alcool à 53° dissoudra l'acétate de soude, et l'alcool à 95° celui de potasse. On s'assurera que ces sels sont bien des acétates, par l'acide sulfurique qui en dégagera des vapeurs acétiques. Pour reconnaître l'alun, ajouté parfois aux vins pour en rehausser la couleur et leur communiquer une saveur styptique, on fait bouillir le vin qui, dans l'affirmative, se troublera par suite de la combinaison de l'alun avec la matière colorante. On précipite par l'acétate de plomb, la matière colorante, les tartrates, sulfates, chlorures, phosphates, on filtre et on fait passer dans le liquide un courant de gaz acide sulfhydrique pour éliminer l'excès de plomb ajouté; on chauffe pour chasser le gaz excédant, on filtre, et on ajoute de l'ammoniaque qui précipite l'alumine; celle-ci est dosée après en avoir éliminé le fer; si cette dose dépasse 3 centigr. par litre de vin (1 litre de vin contient, en moyenne, 2 centig. d'alumine), et si le vin essayé n'a pas été plâtré, on pourra conclure à l'addition d'alun (Lassaigne). Le plâtrage des vins, qui est une pratique fort ancienne, puisqu'elle remonte aux temps des Grecs et des Romains, élimine la crème de tartre, se reconnaît par la quantité élevée do sulfate de potasse et de sulfate de chaux, d'alumine, qui se trouve dans le vin, et que l'on dose à l'aide d'une solution acidulée et titrée de chlorure de baryum. L'administra lion de la Guerre ne tolère que 2 gr. au plus de sulfate de potasse par litre de vin {Marty, Un. ph. 1878). Au delà le vin n'est pas admis. Le degré alcoomé trique des vins est l'une des questions les plus importantes de leur examen. Les œnomètres étaient des instruments analogues aux aréomètres, qu'on a abandonnés parce qu'ils ne pouvaient pas donner d'indications exactes sur la richesse alcoolique des vins, leur densité n'étant pas toujours en rapport avec celte richesse. Le mode d'essai adopté généralement est le suivant, dû à Gay- Lussac. Dans la cucurbite d'une sorte de petit alambic, on introduit une mesure donnée 1228 PHARMACIE LÉGALE. du vin à essayer. On adapte le chapiteau, puis Je serpentin, et l'on fixe le tout au moyen d'une anse à vis qui vient s'appuyer sur le chapiteau; on place une éprouvette graduée sous le bec du réfrigérant, et l'on distille à la flamme d'une lampe à alcool. On arrête l'opération aussitôt que le liquide distillé représente le tiers du vin employé; on en prend le degré alcoomélrique. Supposons que le produit distillé marque 30°, autrement qu'il contienne 30/100 de son volume d'alcool absolu : comme cette quantité existait primitivement dans 3 fois autant de liqueur, il en résulte que le vin essayé contient 3/30 ou 10 p. 100 de son volume d'alcool absolu, (V. plus loin.) L'alcool ajouté au vin pour le rendre plus généreux n'est pas facile à reconnaître, surtout si le mélange date de quelque temps; s'il était nouveau, on pourrait le découvrir par distillation. En effet, on remarque que dans ce cas on obtient d'abord de l'alcool, qui est celui qu'on a ajouté, ensuite de l'eau, puis de l'alcool, celui qui existe naturellement dans le vin, et enfin de l'eau. M. Marc a proposé de constata' l'alcoolisation des vins ou vinagç par la déflagration en jetant le mélange sur un brasier ardent. L'alcool prend feu et se reconnaît à sa flamme. Mais il faut alors que la quantité ajoutée de ce liquide soit considérable. La falsification des vins blancs par le poiré ou le cidre se reconnaît en évaporant en consistance de sirop clair ; laissant cristalliser le tartre, on décante , on évapore et on laisse cristalliser de nouveau; on décante encore; enfin on fait évaporer, et le résidu, jeté sur des charbons ardents, répand une odeur manifeste de poires ou de pommes cuites (Deyeux). Mahier se sert, en outre, d'une lame de fer bien décapée qui se colore en noir dans le vin additionné de cidre ou de poiré, tandis qu'elle peut séjourner plusieurs heuies dans le \in blanc pur, sans donner traces de coloration (V. Un. ph., 1861. ). M. Moraweck distingue le vin fraudé avec du cidre ou du poiré, au moyen du chlorure de platine qui précipite en jaune la solution aqueuse de l'extrait de ce vin; cet extrait ayant été préalablement lavé à l'alcool à 75° c. pour éliminer les sels de potasse excepté le sulfate et le bitartrate de potasse. — Les matières sncrées, comme la mélasse, -la casson- nade, que l'on ajoute au vin, se reconnaissent par l'évaporation en consistance d'extrait, reprenant par l'alcool et faisant éwvporer de nouveau. 11 est très-difficile de se prononcer sur la coloration artificielle des vins dans le but de rehausser leur couleur ou de colorer des vins blancs de moindre valeur pour les vendre comme vins rouges. Les sucs de betteraves rouges, de mûres, de baies d'yèble, de sureau, de myrtille, de phytolaque et de troène; les décodés de Fernambouc, de bois d'Inde et de tournesol, les roses trémières, les pavots rouges, la cochenille ammoniacale, la fuchsine ou rouge d'aniline, sont les substances employées ordinairement à cet effet. L'alun, additionné de potasse caustique jusqu'à dissolution du précipité, donne avec les vins naturels un précipité gris sale virant plus ou moins au rouge, et, avec presque tous les principes colorants ci- dessus, des précipités autrement colorés. L'ammoniaque liquide fait passer tantôt au vert brunâtre, tantôt au brun verdâtre la couleur rouge des vins naturels, et ne produit rien de semblable avec les \ins factices. La potasse caustique fait passer au vert bouteille et quelquefois au vert brunâtre, sans jamais les précipiter, la couleur rouge des vins naturels, et fait virer au violet les vins colorés par des baies d'yèble, au violàtre le suc de mûres ou de baies de sureau, au violet clair le tournesol, au violet bleu le suc de baies de troène, au rouge violacé le bois d'Inde ou de Campê- cbe, au rouge le bois de Fernambouc et le suc de betteraves, au jaune le suc de baies de phytolaque. Le vin de Fismes ou vin de teinte destiné à colorer les vins est préparé avec les baies d'yèble et de sureau additionné d'alun. C'est une véritable fraude, nuisible à la santé. Pour reconnaître les vins colorés artificiellement, on a proposé les réactifs suivants : solutions d'alun et de carbonate de potasse (Nées tFEseubeck); ammoniaque et sulfhy- drate d'ammoniaque (Vilhol) ; sulfate d'alumine et carbonate d'ammoniaque (Jacob) ; sous- acétate de plomb (Jacob) ; gélatine (Fauié). M. Blum conseille de tremper dans le vin un morceau de mie de pain ou d'épongé bien lavée, à placer le fragment imbibé sur de l'eau contenue dans une assiette, le liquide se colore immédiatement en rouge, si la coloration du vin est artificielle ; dans le cas contraire, l'eau devient opaline, et ne se colore qu'au bout d'une demi-heure. Suivant M. La- peyrère, une bande de papier Berzélius imbibée d'une solution concentrée d'acélate neutre de cuivre prend une teinte violacée lorsqu'elle est plongée dans un vin coloré par du bois de Campèehe; rouge-pâle, dans un vin coloré par le sucre do Betteraves, grise, dans le vin naturel (V. Un. ph. 1870). L'acétate de cuivre colore en bleu pur, et l'acétate de soude, en lilas, un vin coloré avec les baies de sureau (Routière). Suivant M. Caries 2 à 5 gr. de vin suspect sont versés dans 250 gr. d'eau potable, s'il conserve sa couleur ou vire au violet, s'il est en grande partie décoloré par l'albumine, s'il verdit franchement par l'ammoniaque ou le carbonate de soude, ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 122 9 il est pur ; mais si par le collage à l'albumine la couleur vineuse vire au violet améthysle et qu'il jaunisse par l'ammoniaque, il est coloré avec les baies de phytolaque; s'il bleuit par l'ammoniaque, la coloration est due à la coclienille; en outre, lorsque le vin est coloré par le sureau, il verdit après le collage à l'albumine, devient violet par l'acétate d'alumine, et donne un précipité rouge avec le sous-acétate de plomb ou vert bleuâtre avec le même réactif si la coloration est due aux roses trémières; le vin coloré avec les baies de myrtille verdit par l'acétate d'alumine. D'après M. Rouvière, la soie écrue, décreusée et mordancée avec le chlorure d'étain ou avec le sulfate d'alumine, mise à macérer pendant 2/i à Z|8 heures dans un vin, fixe les matières colorantes animales et minérales, que n'enlève pas un lavage prolongé à l'eau distillée ; ce lavage entraîne, au contraire, complètement la couleur naturelle du vin, ou la fuchsine; cette dernière est ensuite dissoute dans l'alcool amylique. La même soie mordancée s'imprègne aussi des couleurs végétales, et, après le lavage à grande eau, elle reste colorée en bleu-violet si on a employé les roses trémières ou les pavots rouges; et se colore en vert foncé ou en vert-jaune si la coloration a été produite avec les autres sucs végétaux (V. Un. ph. 1874). — Plusieurs procédés ont été encore indiqués pour déceler la coloration des vins par la fuchsine. On traite 50 gr. de vin par 10 gr. de sous-acétate de plomb pour précipiter la matière colorante du vin, puis on ajoute 20 gr. d'alcool amylique et on laisse reposer; s'il y a de la fuchsine, cet alcool a pris une teinte rouge; on peut ainsi constater 0,0001 de fuchsine (lloméi). Le fulmi- coton et les fibres animales azotés fixent, sans mordant, les couleurs d'aniline. Quelques fibrilles de laine ou de soie floche plongées dans le vin fuchsine ammoniacal se teignent en couleur rouge solide par l'acide acétique qui reconstitue la rosalinine incolore àl'étatde fuchsine colorée (Jacqueniin et RUier). Dans un flacon de 30 cent, cubes on introduit 5 à 6 gr. de vin suspect et un léger excès d'ammoniaque, on achève de remplir a\ec de l'éther pur, et on agite ; après un repos, on décante l'éther surnageant qui, par l'addition de quelques gouttes d'acide acétique, se colore en rose si le vin a été coloré avec du rouge d'aniline (Falières). Eau-de-vie. On rehausse quelquefois la saveur de l'eau-de-vie faible par les substances acres, voire même par les acides que nous indiquons pour le vinaigre. Pour constater la présence des premiers, on évaporera le liquide au B. -M. en consistance d'extrait ; le résidu aura une saveur acre. Pour constater la présence des acides, on suivra la marche indi~ quée pour leur recherche dans le vinaigre. Le laurier-cerise a été employé pour donner une saveur agréable à l'eau-de-vie de grains et à celle de pommes de terre. Cette falsification, qui peut occasionner des accidents graves si la proportion de laurier-cerise ajoutée a été considérable, se reconnaît au précipité bleu que la liqueur fournit par un mélange de protosulfate et de persullate de 1er, ou par le procédé indiqué pour l'essai de l'eau de laurier-cerise (V. p. 1105 et 1130). (WMomètve. — Le premier instrument qui ait été proposé pour reconnaître la richesse alcoolique des vins est un aréomètre dont les degrés très-étendus ont été divisés chacun en dix parties, et auquel on a appliqué le nom de Pese-vin ou (Enomètre (de oîvoç, vin, et (ijTfov, mesure). 11 semblait, en effet, a priori, qu'un moyen aréométrique pût être employé, puisque le vin, toutes choses égales d'ailleurs, a une densité d'autant moindre, que la proportion d'alcool est plus considérable; mais comme le vin, selon sa provenance, renferme, outre l'alcool, des substances qui en modifient différemment la densité, il peut arriver que tel vin qui contient plus d'alcool que tel autre, aura cependant une densité plus grande et marquera moins à l'aréomètre. Ce mode d'essai n'offrait donc aucune certitude. M. le docteur Tabarié a, il est vrai, fort ingénieusement tourné la difficulté qu'offre pour l'exactitude de Fessai la présence des matières autres que l'alcool, en dissolution dans le vin. Après avoir déterminé la densité du vin à essayer, il en prend un volume connu, il le fait bouillir jusqu'à ce que tout l'alcool en ait été chassé; il ajoute de l'eau au résidu, de façon à reproduire le volume primitif. 11 détermine alors la densité de ce mélange, qui doit représenter celle qu'aurait eue le vin, s'il n'eût point contenu d'alcool ; la différence qui existe entre la densité de ce nouveau liquide et celle du vin lui-même, indique la richesse alcoolique de ce dernier. Des tables en devaient faire connaître le chiffre. Mais il ne paraît pas que l'auteur ait terminé ce travail.—L'alambic de Descroizilles vint après l'œnometre. Perfectionné par Gay-Lussac, ce moyen est peut- être de tous les procédés le plusexac^ Il consiste à distiller une partie du vin, le tiers, par l'exemple, à prendre le titre, à l'aide de l'alcoomètre, de l'eau-de-vie obtenue. En divisant ce titre par 3, on a celui de l'alcool. Mais il exige une opération qui, bien que fort simple pour les personnes habituées aux manipulations, peut embarrasser celles qui y sont étrangères, les amateurs, les négociants en vins, par exemple. C'est de cette considération que sont nés les appareils suivants ; 1230 PHARMACIE LÉGALE. Ebullioscope Conaty. — 11 est fondé sur le point d'ébullition des liquides alcooliques et s'applique à tous les liquides de cette nature. Le point d'ébullition de l'eau est à + 100° c , sous la pression barométrique de 0™,76. Celui de l'alcool pur, sous la même pression, est à -f- 78 0c . Ce fait posé, il en résulte que les mélanges en proportions variées d'alcool et d'eau entreront en ébullition à des degrés différents compris entre 78 et 100; que ce degré sera d'autant plus rapproché de 100, que le liquide contiendra plus d'eau, et qu'il sera, au contraire, d'autant plus rapproché de 78, qu'il renfermera plus d'alcool. Une table, comme celle de Groning, indiquant les points d'ébullition des divers mélanges alcooliques, aurait donc bien vite fourni l'indication cherchée. Dans ces termes, il n'y a rien de plus simple que de reconnaître, à l'aide de l'ébullition, la richesse alcoolique des mélanges d'alcool et d'eau. Cependant le problème se compliquerait du moment où ces liquides contiendraient des substances en dissolution, capables d'affecter leur point d'ébullition. Ainsi tous les sels très- avides d'eau et qui n'ont que peu d'affinité pour l'alcool (potasse caustique, carbonate et acétate de potasse) abaissent le point d'ébullition des mélanges et accusent une quantité d'alcool de beaucoup supérieure à celle qu'ils contiennent réellement. Mais comme la crème de tartre, la glucose et les autres substances contenues dans le vin ne modifient pas sensiblement son point d'ébullition, il s'ensuit que le procédé de M. Conaty, basé sur le point d'ébullition des liquides alcooliques, est parfaitement applicable à l'essai des vins. L'ebullioscope à tige droite ou thermomètre akoométrique de M. Conaty consiste en un simple thermomètre à mercure, placé sur une échelle métallique. Celle-ci est divisée de manière que le point correspondant à l'ébullition de l'eau pure marque 0", c'est- à-dire 0 alcool. Le point inférieur correspondant à l'ébullition de l'alcool pur porte 100° qui indique 100 centièmes d'alcool; tout l'espace intermédiaire est divisé, d'après l'expérience, en degrés qui expriment des centièmes d'alcool depuis 0 jusqu'à 100; ainsi, lorsqu'en plongeant le thermomètre dans le liquide qu'on veut essayer, on voit le mercure indiquer le nombre 12, par exemple, au moment où le \irf entre en ébullition, on en conclut que ce vin contient 12 centièmes ou 12 0/0 d'alcool. L'appareil comprend donc l'échelle thermométrique, l'échelle de correction des pressions, le bouilleur qui vient immédiatement après le thermomètre, et enfin le réchaud. On reconnaît de suite, en raison du facile dégagement de l'alcool sous l'influence de la chaleur, qu'il est important, dans cet essai, de prendre le chiffre du thermomètre au premier bouillon de l'alcool ; plus tard les indications ne seraient pas exactes. La pression atmosphérique pouvant varier et cette circonstance pouvant influencer l'essai, M. Conaty, pour donner à son procédé toute la rectitude possible et éviter des corrections compliquées, a imaginé une échelle mobile à l'aide de laquelle l'opérateur peut se mettre avec la plus grande facilité dans les conditions voulues. Le procédé de M. Conaty est exact, selon M. Bussy, à 1/100 près; en admettant toutefois que le liquide expérimenté ne contiendra point de substances qui puissent influencer sensiblement son point d'ébullition. Ebullioscope Vidal. — L'abbé Brossard- Vidal a fait connaître, il y a déjà plusieurs années, bien avant que M. Conaty fit connaître le sien, sous le nom A'ebullioscope à cadran, un petit appareil bouilleur, fondé exactement sur le môme principe que celui que nous venons de décrire. Mais les indications, au lieu d'être fournies directement par l'allongement de la colonne de mercure, sont rapportées à l'aide d'une aiguille sur un cadran divisé, par un mécanisme semblable à celui qu'on emploie dans la construction des baromètres à cadran. Cet ebullioscope est peut-être un peu plus compliqué que le précédent. Depuis, il a été perfectionné par MM.Jacquelain etE. Malligand (V. J. ph. 1874). Dilatométre akoométrique. — De même que l'alcool et l'eau ont un point d'ébullition spécial pour chacun d'eux, de même ces deux liquides, sous l'influence de la chaleur, se dilatent d'une quantité.propre aussi à chacun d'eux. L'eau, en effet, en passant de 0° à 100°, se dilate de 0,0/t66 de son volume primitif, tandis que l'alcool, dans les mêmes circonstances, se dilate de 0,1254. Maintenant, si nous supposons des mélanges d'eau et d'alcool, il est évident qu'en les soumettant à une même élévation de température, ils se dilateront d'autant plus qu'ils renfermeront plus d'alcool, et d'autant moins qu'ils contiendront plus d'eau. 11 ne s'agira donc, pour déterminer la richesse alcoolique d'un mélange, que de connaître exactement la quantité dont il se dilate pour une élévation donnée de température. L'appareil imaginé par Silbermann est justement destiné à faire obtenir rapidement ce résultat. L'auteur a pris l'élévation de température entre 25 et 50°, comme étant deux températures faciles à obtenir dans la pratique ; son instrument se compose d'une plaque en cuivre sur laquelle est fixé un thermomètre à mercure à réservoir cylindrique allongé. Sur cette plaque en cuivre sont marqués deux traits perpendiculaires à la colonne de mercure; le trait inférieur correspond à la température ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS. 1231 -de 25°; le trait supérieur, à 50°. A côté, et parallèlement au tube thermométrique, se trouve placée une pipette cylindrique ayant la forme d'un gros thermomètre. Un trait inférieur indique la quantité de liqueur qu'on doit y introduire. A une certaine distance au-dessus se trouve le 0 : c'est le point correspondant à la dilatation de l'eau à 50° ; plus haut se trouve le nombre 100 correspondant à la dilatation de l'alcool pour la même température. L'intervalle entre 0 et 100 est divisé en 100 degrés, qui correspondent à la dilatation des divers mélanges. Pour se servir de l'instrument, on le plonge dans le mélange ou le vin qu'on veut essayer ; on ouvre la pipette en dessous, et l'on y fait monter, à l'aide d'un piston, une quantité de liquide déterminée. L'on a, d'une autre part, un petit vase en cuivre renfermant de l'eau chaude, on y plonge l'instrument, et lorsque la température est exactement à 25°, on laisse écouler un peu de liquide de la pipette jusqu'à ce que le niveau soit descendu au trait marqué 0°. Arrivé à ce point, on ferme l'ouverture inférieure et on élève la température de l'eau à 50°. A ce moment, on regarde la hauteur de la colonne du liquide de la pipette, et le degré qu'elle indique fait connaître en centièmes la quantité d'alcool contenu dans le liquide essayé. S'il n'existe aucune substance soluble dans un liquide alcoolique qui puisse modifier sa dilatation normale, nous n'hésitons pas à considérer le principe adopté par Silbermann pour base de son procédé alcoométrique, comme préférable à tous autres, en raison de la facilité avec laquelle il peut être mis en pratique. Alambic Salleron. — MM. Lerebours et Se- cretan ont fait établir un appareil qui nous semble résoudre d'une manière pratique la question de l'essai des vins. — Cet appareil, adopté par l'administration de l'octroi, est fondé sur le principe de la distillation ; son but est de mesurer la richesse alcoolique des liquides spiritueux, quelles que soient leur nature et la quantité de corps étrangers qu'ils contiennent en dissolution. Il doit donc être employé quand l'alcoomètre de Gay-Lussac est en défaut, c'est-à-dire quand il s'agit de titrer des vins, liqueurs sucrées, bières, cidres, vernis, etc., en un mot, tous les liquides dans la composition desquels il entre des sels, sucres, gommes et matières colorantes, qui en modifient la densité, et faussent les indications des alcoomètres ordinaires. L'emploi de l'alambic se réduit à extraire du liquide qu'on essaye tous les corps étrangers qu'il contient; ou, ce qui revient au même, à le transformer en un mélange d'eau et d'alcool susceptible d'être pesé à l'alcoomètre. La grande exactitude de cet instrument, sa simplicité, son peu de volume le rendent d'un usage extrêmement commode et pratique. L'alambic de M. Salleron (ftg. ikl), renfermé dans une petite boîte à charnière, se compose des objets suivants: 1° une lampe A, alimentée par l'esprit de vin ; 2° un ballon de verre B, qui sert de chaudière ; 3° un serpentin contenu dans un vase C, qui tient lieu de réfrigérant; celui-ci est supporté par trois pieds en cuivre. Le serpentin communique avec la chaudière au moyen du tube de caoutchouc D, terminé par un bouchon E, qui s'adapte au col du ballon B. Une éprouvette L, sur laquelle sont gravées trois divisions ; l'une, a, sert à mesurer le vin soumis à la distillation ; les deux autres, marquées 1/2 et 1/3, ont pour but d'évaluer le volume du liquide recueilli sous le serpentin ; 5° un aréomètre, dont les indications se rapportent à celles de l'alcoomètre de Gay-Lussac; 6" un petit thermomètre; 7° enfin, un petit tube de verre, qui sert de pipette. Sur la lampe A on pose le ballon B, on mesure dans l'éprouvette L le vin qu'on veut distiller; à l'aide de la pipette, on amène le niveau exactement devant le trait a. On vide le contenu de l'éprouvette dans le ballon, et on ferme celui-ci avec le bouchon E, puis on verse de l'eau froide dans le réfrigérant C. Il ne reste plus qu'à placer l'éprouvette sous le serpentin et allumer la lampe pour que l'appareil fonctionne. Le vin ne tarde pas à entrer en ébullition ; la vapeur s'engage dans le serpentin, s'y condense pour tomber dans l'éprouvette. Les premières portions de liquide recueilli sont de l'alcool très-concentré ; les suivantes sont un peu plus pauvres, et s'appauvrissent de plus en plus jusqu'à ce qu'il ne s'écoule plus du serpentin que de l'eau. On peut alors ■■ 1232 PHARMACIE LEGALE. arrêter l'opération et éteindre la lampe. Mais comment reconnaître que tout l'alcool est bien distillé et qu'il n'en reste pas dans le ballon ? Ce moyen est facile. Quand on essaye un vin ordinaire, on est certain d'avance que sa richesse alcoolique ne dépasse pas 15 à 18 centièmes ; si donc on a recueilli sous le serpentin le tiers du liquide versé dans le ballon, soit 33 pour 100 de son volume, on peut être assuré qu'on a reçu dans l'éprouvette non-seulement tout l'alcool qu'il contenait, mais encore un volume égal d'eau ; si le liquide qu'on analyse est très-spiritueux, si c'est, par exemple, un vin de Madère ou une liqueur sucrée qui soit riche à 25 ou 30 pour 100, il est évident qu'en recueillant seulement un tiers de son volume, on courrait grand risque de ne pas recevoir tout l'alcool qu'il contient et d'en laisser encore dans le ballon. Il faut donc, dans ce cas, prolonger davantage la distillation, et recueillir moitié au lieu d'un tiers. En résumé, les vins ordinaires, les bières, les cidres, et tous les liquides dont la richesse ne dépasse pas 15 à 18 pour 100, peuvent être distillés au tiers. Les vins capiteux, tels que ceux de Cette, Madère, Oporto, etc., les liq. sucrées et tous les liquides dont la richesse varie entre 18 et 25 centièmes, doivent être distillés à moitié. 11 va sans dire qu'il est préférable d'en agir ainsi avec les liquides dont on ne connaît pas approximativement la valeur; on évite par ce moyen toute chance d'erreurs. Quand donc on a recueilli dans l'éprouvette une quantité de liquide suffisante pour contenir tout l'alcool renfermé dans le vin, on éteint la lampe, et on ajoute de l'eau dans l'éprouvette jusqu'à ce que le niveau s'élève exactement au trait a. Pour faire cette opération avec facilité et précision, on fait usage de la pipette, qui ne laisse tomber l'eau que goutte a goutte. On agite le mélange, et on y plonge simultanément l'alcoomètre et le thermomètre. (La rainure pratiquée dans l'éprouvette a pour but de contenir le thermomètre sans qu'il puisse gêner l'alcoomèt. dans ses mouvements.) On note les indications des deux instruments, et on cherche dans le tableau qui accompagne l'appareil, quelle est la force réelle du liquide. Les nombres trouvés dans ce tableau correspondent avec ceux donnés par les tables de Gay-Lussac ; ils indiquent donc la richesse alcoolique du liquide, soit la quantité (en centièmes) d'alcool pur qu'il contient. Pour l'essai des vins, Yérorateur deMM. Kess- ler et Pontier (V. p. 136), a reçu une disposition spéciale (fuj. 148) qui lui permet de distiller, à volonté, les vins à feu nu ou au B.-M. Dans ce dernier cas, il suffit déplacer le vin dans la cuvette B, s'emboîtant sur la chaudière G, qui reçoit l'eau. Les compartiments P et R contiennent de l'eau froide pour la condensation. {Fig. liS, Un pharmacien de Mayence, M. Schœfler, détermine la richesse alcoolique des vins à l'aide d'un petit appareil de distillation, analogue au précédent, et d'un flotteur aréomé- trique ou petit tube de verre fermé à ses deux extrémités, présentant une pesanteur spéci- (Fi On peut y ajouter : sel marin, 60 gr. h kil. 500 gr. de ce pain suffisent pour la nourriture quotidienne d'un cheval de poste ou de diligence. PATES MÉDICAMENTEUSES. Pâte caustique. Alun calciné........ 100 Acide sulfurique... Q. S. Faites une pâte de la consistance du miel, puis appliquez immédiatement, en couche mince, sur le crapaud du cheval. — 11 faut préalablement enlever les filaments cornés qui garnissent la sole malade en évitant l'exsudation du sang. Il faut continuer l'emploi de cette pâle jusqu'à ce que l'épaisseur des parties malades ait disparu. Pâte caustique contre le crapaud. Chlorure d'antimoine. Q.V. Acide chlorhydi'ique. Q. S. Pour faire une pâte molle. Pâte contre le piétin (de Gasparin). Vert-de-gris....... 100,0 Vinaigre.......... Q. S. Faites une pâte. On l'applique sur la plaie. On n'enlève le bandage qu'au bout de deux ou trois jours. . Pâte de chaux contre le piétin du mouton (Malingié). Faites déliter de la chaux vive de manière à former une bouillie épaisse. — Placez-la dans des boîtes en bois que vous disposez à l'entrée de la bergerie. Faites passer les moutons en ayant soin que leurs pieds plongent dans le lait de chaux. Ce bain chaulé, répété trois ou quatre fois, guérit le piétin récent. Pâte escharotique contre le crapaud du cheval (H. Bouley). Deuto-chlorure de mercure. 16 Alcool à 33°... Q. S. Faites une pâte à employer immédiatement. Pâte escharotique (Canquoin). Chlorure de zinc. 16 Farine...... 32 Eau.... Q. S. Pour former une pâte solide que l'on amincit en feuilles plus ou moins épaisses sur un marbre avec un rouleau. Pâte bonne pour les ulcères, les plaies de vésicatoires. Elle forme une eschare épaisse qui tombe du 8 e au 10 e jour. PHARMACIE VÉTÉRINAIRE PILDLES ou BOLS (Boite; asg.) Pilules altérantes (Bell). 1245 Ase fétide.... Cinnabre ..... Chlorure de calcium. Galangapulvérisé... 30,0 Onguent napolitain . 60,0 (Leb.) Kermès, Ethiopsmin., Savon............ 300,0 Nitre, Soufre, aa..... 90,0 Essence de genièv. 12,0 Pour 12 bols. Pilules anodines (White). Opium. 5,0 Camphre.. 5,0 Anis. 20,0 Miel. Q. S. Pour 1 bol. Affection catarrhale du cheval. Pilules anthelminthiques. Aloès des Barb..... 13,0 Savon.............. 8,0 Calomel ............ 4,0 Huile volatile de gi- Gingembre......... 8,0 rofle, gouttes..... 10,0 Pilules antifarcineuses. 90,0 60,0 12,0 Autre formule, de Lebas : Asa-fœtida.......... 120 Galanga pulvérisé..... 30 Calomel ............. 30 Onguent napolitain ... 60 Mêlez et faites 6 pilules. Pilules ou bols antivermineux (Blavette). Racine de fougère mâle sèche et Sommit. detanaisie sèche, aa..................................... 90 Eau............................................ 1500 F. bouillir jusqu'à réduction d'un litre, et ajoutez sarriette sèche, 1 poignée, et faites bouillir 5 à 6 minutes; laissez reposer et passez, puis ajoutez Q. S. de farine d'orge ou de seigle, pour former une pâte avec laquelle on fait des bols ou pàtons gros et longs comme la moitié du doigt annulaire. Dose : 3, matin et soir. Contre les vers intestinaux des volailles (poules, dindons). Pilules astringentes. Kino................ 8,0 Gingembre........ 4,0 Cannelle............4,0 Mélasse........... Q. S. Pour un bol. Pilules canicures. Coloquinte......... 8,0 Tartre stibié...... 4,0 Poudre cornachine.. 15,0 Soufre doré d'ant.. 24,0 Calomel ............ 13,0 Sirop de nerprun.. Q. S. F. une masse à div. en 360 pilules. Pilules canines. 2,0 2,0 Divisez en pilules de 15 cetitig. Pour prévenir la maladie des jeunes chiens et guérir ceux qui en sont affectés. On les ad- ministre dans une boulette de viande et de beurre. Autre formule, de M. dater : Turbith minéral___ 0,20 Aloès ............. 1,00 Asa-fœtida......... 2,00 Savon .............Q. S. F. S. A. un bol; un chaque jour; réitérez après un mois de suspension. Pour les jeunes chiens, la dose de turbith est réduite à 5 centigrammes. Turbith minéral___ Eitrait d'ellébore... Extrait de quina... Valériane pulvér.. 2,0 Q. S. Pilules contre l'inappétence. Ase fétide, Aloès, âa................. P. E. Crocus pulvérisé, Extrait de gentiane........ Q. S. Baies de laurier, Divisez en pilules de 30 gr. {Leb.) Inusité. Pilules contre la jaunisse (White). Calomel. 2,0 Aloès. 6,0 Savon. 8,0 Rhubarbe. 12,0 F. un bol pour une dose. Pilules contre la morve (Grimelli). Strychnine cristall. 11,95 Acide chlorhyd. conc. 10 Acide arsénieux ... 12,38 Eau................ 800 Varsénite de strychnine ainsi obtenu par solution et cristallisation est en petits prismes blancs et transparents, solubles dans 300 parties d'eau froide et 18 parties d'eau bouillante. Dose : 20 à 60 et 80 centig. En pilules, contre la morve et le farcin. (V. Un. pharm., 1861.) Pilules contre la pousse (White). Scille. 4,0 Gomme ammoniaque. 2,0 Anis..... 12,0 F. un bol. — Pour le cheval. Pilules contre la toux (Blaine). Réglisse ........... 13,0 ....... Q. S. amphre............ 8,0 Miel. Pour une dose. — Une chaque matin. Pilules contre la toux (White). Ammoniacum ....... 15,0 Savon.. Miel... 8,0 Q. S. Scille en poudre.... 4,0 Pour un bol. Pilules cordiales (Morton). Gingembre. 373,0 Gentiane. 373,0 Miel...... Q. S. Dose de 30 à 45 grammes. Pilules diurétiques tempérantes. Nitre.............. 30,0 Cinnabre .......... 15,0 Résine ............. 30,0 Miel.............. Q. S. Camphre........... 8,0 Formez U bols (Leb.) Pilules mercurio-antimoniales (Eckel). Merc. sol. d'IIahneman. 4 Soufre doré d'antim. 12 Calamus pulvérisé...... 100 Mêlez et faites avec Q. S. de rob de genièvre 12 pilules. Deux pilules matin et soir avant l'alimentation. Contre les maladies chroniques de la peau, le farcin et les eaux aux jambes. Pilules purgatives ou aloétiques. Aloès ................ 23 Savon noir......... Q. S Coloquinte ........... - Pour un bol. Pilules purgatives (Lebas). Aloès .............. 45,0 Anis pulvérisé___. 15,0 Crème de tartre___30,0 Miel .............. Q. S. Formez h bols. 1246 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Pilules purgatives (pour les chiens). Aloès ............... 10 Coloquinte......... 1,50 Savon médicinal .... Q. S. Pour 10 pilules. Dose : 1 à k pilules. Pilules purgatives (Strauss). Aloès..... 30,0 Savon___ 30,0 Sel commun. 90,0 F. un bol. — En une fois au cheval. Pilules purgatives anglaises. (Horses purging balte.) Aloès des Barbad.. 500,0 Savon............. 120,0 Gomme-gutte ...... 60,0 Essence d'anis..... 15,0 Faites des bols de 30 grammes. — 1, 2 ou 3 au cheval. Pilules purgatives (Morton). Aloès ...... Savon mou. 125,0 125,0 Farine de lin...... 373,0 Mélasse ........... 373,0 En bols de 30 grammes. Pilules dites Piss-Bols, pour les chevaux. Savon blanc...... 1000,0 Carbonate de pot.. 250,0 Poil blanche...... 1000,0 Ess. de genièvre... 60,0 Nitrate de potasse. 250,0 Poudre de réglisse. 625,0 Faites des bols de 60 grammes. (Soub.) Pilules, ou bols téuifuges (Erdmann et Hertwig). Racine de fougère mâle pulvérisée................ 15 Calomel, gomme-gutte pulvérisée, âà............. 0,40 Mêlez avec sirop commun Q. S. pour 3 bols égaux à faire prendre d'heure en heure. Contre le tœnia des chiens et des porcs. POMMADES. Pommade ophthalmique (Lebas). Précipité rouge..... 30,0 Sublimé corrosif,.. 0,6 Minium ........... 30 0 Cinnabre.......... 4,0 Tuthie........... ._ 30,0 Onguent rosat..... 300,0 Alun calciné........ 30,0 F. S. A. une pommade. (Delaf. et Lassaig.) C'est une modification de la pommade de Desault, qu'on peut lui substituer ainsi que celle de Régent, de la veuve Farnier de Bordeaux, etc. 'Pommade arsenicale de Naples. Acide arsénieui.,.. 30,0 Euphorbe......... 25,0 Suif, jaune d'arsenic. 50,0 Pomm. de laurier.. 200,0 Sublimé corrosif.... 50,0 En frictions légères ou en topiques, pour cautériser les boutons de farcin superficiel et faire disparaître les glandes dans les cas de morve. Étant très-active, il faut l'employer avec une grande circonspection. (Delaf. et Lassaig.) (Voy. Topique Terrât.) Pommade astringente (Debeaux). Noii de galle pulvér.. 30 Litharge Sulfate de zinc........ 30 Verdet.. Sulfate de cuivre...... 30 Miel.... 30 30 Q. S. On peut remplacer le miel par l'acide acétique. Contre les eaux aux jambes du cheval, même les plus anciennes. Pommade de cantharides. Cantharides pulvér.. 1,0 Cire jaune.......... 2,0 Aïonge............ 12,0 (Moiroud). Pommade cathérétique. Acide arsén. porphyre. 4 Cinabre pulvérisée.... 9 Avonge............... 32 Pommade contre les dartres du bœuf (Houlez). Sulfate de zinc....... 4 Cantharides pulvér... 4 Alun................. 4 Mercure............ 10 Soufre ............... 4 Aïonge............. 250 Acétate de cuivre..... 4 Pommade contre la gale des chevaux (Lebas). Mercure............. 600 Cantharides pulvér.. 200 Soufre .............. 600 Aïonge............ 3000 On éteint le mercure avec une partie du soufre et de la graisse; on fait chauffer la can- tharide avec le reste de la graisse et on mêle le tout. On y ajoute de l'essence de térébenthine au besoin. On nettoie préalablement la place à l'aide d'eau émolliente et même d'eau de savon. Pommade contre la gale du mouton (Daubenton et Tessier). Graisse récente.... 125,0 Ess. de térébenfh.. 125,0 F. un mélange. (Delaf. et Lassaig.) Pommade sulfureuse contre la gale (Trasbot). Carbon, de potas. pur. 2 Aïonge............ 300 Mélangez exactement. Pommade contre la simonide du chien (Acare découvert par le D r Simon). — (Clément). Sulfate de zinc. 35 Canthar. pulv. 15 Aïonge.... 50 Faites une pommade. Pommade vésicante énergique, efficace, contre la maladie cutanée du chien appelée : mal, gale, dartres rouges. Dans cette affection, les poils tombent, et la peau, dénudée et considérablement épaissie, est d'un rouge intense. Elle envahit ordinairement tout le corps, et, dans ce cas, elle ne tarde pas à déterminer la formation de plaies qui prennent promptement le caractère oliveux. Frictionner d'abord une partie de la peau et appliquer sur les plaies vives une couche légère de pommade. Continuer ce traitement pendant deux ou trois jours; laisser suppurer pendant un temps égal, et renouveler les frictions et les applications jusqu'à ce que la peau ait sensiblement perdu de son épaisseur et ne présente plus de rougeur. Trisulf. de potassium solide .............. 10 PHARMACIE On lave ensuite les plaies avec la lotion suivante : Acide chlorhydrique........ 10 grammes. Créosote ................... 10 gouttes. Eau....................... 100 grammes. Pommade contre les malandres (White). Cérat sans eau. Huile d'olives.. Camphre ...... 60,0 30,0 4,0 Essence de romarin. 4,0 Extrait de saturne.. 60,0 Pommade contre les maladies de peau des chiens (Blaine). Goudron.... 100,0 Chaux___ 50,0 Axonge... 250,0 Pommade contre le piétin du cheval (White). Acide sulfurique.... 60,0 Axonge........... 150,0 Pommade contre les genoux couronnés (White). Cérat sans eau...... 30,0 Huile vol. de romarin. 5,0 Camphre ........... 10,0 Assortisse* la couleur à celle du cheval. Dans cert. formules on remplace le cérat par l'ong. basilicum et l'essence de romarin par celle de lavande. Pommade dessiccative contre les eaux des jambes. Axonge ........... 121,0 Sulfate de zinc..... 30,0 Egyptiac.......... 242,0 (Moirocd). Pommade dessiccative (Rodier). Sous-acét. de cuivre. 30,0 Miel............ Q. S. Axonge............ 125,0 Pour donner la consistance de pommade. (Delaf. et Lassaig.) On la vante contre les eaux aux jambes. Pommade de strychnine (Négrier). Strychnine.......... 5 gr. Axonge........ 250 gr. Contre la paralysie des muscles de la mâchoire inférieure du cheval. Deux frictions par jour pendant dix jours. Pommade d'euphorbe. Euphorbe pulvérisé.. 100,0 Axonge.......... 800,0 Préparation vésicante. (Delaf. et Lassaig.) Pommade de goudron. Soudron végétal...... 10 Aïonge.............. 30 Pommade d'Helmerich (V. p. 764). Gale récente des chiens et des chevaux. Pommade d'iodure de potassium (V. p. 777). Gale récente des chiens et des chevaux ; engorgements farcineux, etc. Pommade de biiodure de mercure. fiiiodure de mercure .. 4 Axonge.............. 46 Engorgement des ganglions sous-glossiens. Pommade de laurier (V. p. 773). VÉTÉRINAIRE. 1247 Pommade mercurielle double (V. p. 773). Pommade mercurielle soufrée (V. p. 774). Gale du cheval, ainsi que la précédente. Pommade populéum (V. p. 777). Pommade populéum saturnée. Crevasses du paturon, eaux aux jambes. Pommade soufrée. Soufre ............... 13 Axonge.............. 30 Pomm. au sulfure de potasse (V. p. 779) Pommade sulfuro-savonneuse (Bouchardat). Soufre .......... 15 Savon mou de potasse....... 30 Faites une pommade. — Contre les herpès, l'eczéma, le psoriasis. Pommade vésicante stibiée (p r les chiens). Éniétique porphyrisé.. 1 Axonge.............. 50 Bichromate de potasse. 1 Mélangez exactement. POUDRES. Poudre à l'aconit, de Martin-Chapuis. Feuilles d'aconit pulv. Sulfate de soude..... 100 — de pavots pulv. FI. de soufre........ 100 Guimauve pulv. Sulfure d'antimoine.. 50 Béglisse pulv., aa,... 100 Div. en 13 paquets de 50,0 ; deux par jour. C. les toux opiniâtres, chez le cheval et le bœuf. Poudre adoucissante n° 1. Poud. de guimauve.. 500,0 Poud. de gomme... 250,0 30 à 60 gr. pour le cheval. (Delaf. et Lassaig.) Poudre adoucissante n° 2. Poudre de réglisse. *500,0 Poudre de guimauve.. 50,0 Cette poudre est plus économique que la précédente. Mêmes doses. Poudre anticatarrhale (Schweisteigre). Amidon de seigle..... 38 Emétique............ 8 Hjdrocyanate de fer.. 1 Camphre............. 1 F. S. A. une poudre homogène. 2Zi à 30 gr. pour chevaux. Une dose matin et soir dans de l'eau d'orge. Poudre antifarcineuse. Colophane ......... 370,0 Colcothar......... 230,0 Béglisse ........... 150,0 Kilre............. 100,0 Bol d'Arménie..... 150,0 (Mobitz.) Poudre arsenicale modifiée par Schaack, contre les eaux aux jambes. Acide arsénieux. 2 Sang-dragon.. 16 Cinnabre... 32 Mêlez et porphyrisez. (Delaf. et Lassaig.) On fait avec de l'eau une bouillie que l'on applique avec un pinceau contre les eaux aux jambes, chroniques seulement. 1248 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Poudre astringente. Espèces astringentes Bol d'Arménie ...... Sang-dragon., Alun ........ Faites une poudre qu'on administre au cheval dans du miel, à la dose de 60 gr. contre les relâchements, (Leb.) Poudre astring. dessiccative (Bracy-Clark). Sulfate de zinc ...... 230 Craie légèrement cal Poivre blanc... 230 230 Broyez ensemble (Delaf. et Lassaig.). Employée avec avantage pour dessécher les eaux aux jambes des chevaux, et les dartres humides des chiens. On s'en sert aussi dans le catarrhe auriculaire ancien des mômes animaux. Poudre béchique adoucissante. Poudre de réglisse ----- 12 Poudre d'iris ......... 4 — de guimauve... 8 Soufre sublimé ........ 8 — dégomme ..... 4 Extraits de pavots.... 5 On l'administre dans du son ou du miel, a la dose de 60 gr. (Leb.). Poudre béchique incisive. Guimauve ............ 12 Gomme-ammoniaque.. 2 Réglisse ............. 12 Soufre ............... 10 Iris................. 5 Sulfate de potasse----- 6 Aunée ............... 5 Etrait de pavots...... 6 Galanga.............. 2 Kermès minéral...... 8 Faites une poudre. Employée contre la toux, les catarrhes, et surtout pour faciliter lapousse ou la gourme des jeunes chevaux. La dose est de 60 gr. [Leb.). La Poudre béchique incisive, de Miramont, paraît s'en rapprocher beaucoup. Poudre caustique arsenicale. Acide arsen. porphyr.. 10 Sang-dragon pulvérisé. 1 Cinabre pulvérise ..... 60 Mélangez exactement. Poudre de coaltar (Corne et Demeaux). Coaltar .............. 5 Plâtre blanc ......... 100 Mélangez. Poudre contre la diarrhée des chiens (Blaine). Rhubarbe ..... 2,0 Ipéca ....... 1,0 Opium... 0,13 Mêlez et faites k prises. — 1 à h par jour. Poudre c. la maladie des chiens (Blaine). Turbith minéral ...... 1 Or massif ............ 4 F. S. A. 18 paquets [Rem. pat. any.). Poudre c. la maladie des chiens (Vatrin). Jalap pulv. 2,00 Sem. de cévad. pulv. 1,20 Sulfure noir de mère. 0,30 Poudre contre l'inappétence. Pondre cordiale ...... 10 Crème de tartre ...... 6 Gentiane ............. 6 Crocus met ........... 4 Ase fétide ........... 2 On l'administre dans du son ou du miel, à la dose de 60 gr. (Leb.). — Vieillerie. Poudre cordiale. Baies de laurier...... fi Valériane............ 4 — de genièvre.... fi Gingembre........ __ 4 Ecorce d'orange...... 6 Sem. de fenouil...... i Aunée ............... 6 — de coriandre----- 3 Réglisse .............. 6 — d'anis.......... 3 Gentiane............. 6 — d'amom........ 3 Gaïac ................ 6 Absinthe............. 4 Cannelle ...........,. fi Menthe .............. 4 Angélique............ 4 Romarin .............. 4 Acore ................ 4 Sauge............... 4 Galanga.............. 4 Scordium............ 4 Iris.................. 4 Safran de mars....... 10 Rhubarbe............ 4 Alcool à 80°...,...... 6 Cette poudre est excitante, fortifiante, appétissante; elle ranime les forces, facilite la gourme: 60 gr. pour le cheval, 125 pour le bœuf, et 15 pour le mouton, dans du son, de l'avoine, du miel ou du vin (Leb.). Poudre cordiale tonique (Lebas). Gentiane pulvérisée.. 2S0 Sel marin ........... 123 Oxyde rouge de fer.. 25 Mêlez. Poudre diaphorétique. Guimauve, Réglisse, Kermès, ââ ...... P. E. Poudre diaphorétique (Bracy-Clark). Sulfure d'antimoine.. 125 Farine d'orge ........ 250 Fleur de soufre ...... 60 30 à 60 gr. pour le cheval. Poudre diurétique (Lebas). (Imitée d'après Vanalyse). Nitre ................ 30 Peroxyde de fer ...... 27 Résine ............... 30 Tartre stibié ........ 0,1 Deutoxyde de fer ..... 4 F. une poudre homogène (Delaf. al Lassaig.). On la divise en paquets de 60 à 125 gr. On peut confectionner avec cette poudre des Diuretic-bols du poids de 8 gr., que l'on fait avaler aux chevaux, au nombre de deux tous les matins. Les auteurs disent ces pilules excellentes contre les maladies cutanées, les hydropisies et le farcin. Poudre diurétique. Azotate de potasse... 10 Bicarbonate de soude.. 5 Poudre de guimauve.. 125 Poudre excitante pour les bêtes à cornes (Mathieu). Moutarde noire. Fleur de soufre. Poudre cordiale. 13 30 30 Fenugree ...... Sel de cuisine. 125 500 Faites une poudre (Delaf. et Lassaig.). Contre les maladies anémiques. On en étend une forte pincée sur une tranche de pain que l'on donne à l'animal. Poudre hippiatrique. Antimoine cru ........ 2 Soufre ............... 3 Poudre de réglisse.... 3 — d'anis ......... 3 Poudre de cumin ..... fi — de b. de laurier... fi — de fenugree ...... 0 (Van-M.) PHARMACIE VÉTÉRINAIRE. 12ft9 Poudre incisive et pectorale n° 1. Réglisse... 180 Iris........ 120 Kermès minéral. 30 Faites une poudre (Delaf. et Lassaig.). Poudre incisive et pectorale n° 2. Guimauve___250 Aunée...... 123 Soufre lavé. 125 Faites une poudre (Delaf. et Lassaig.). Poudre incisive et pectorale n° 3. Réglisse...... 250 Aunée ....... 125 Ase fétide. 125 Faites une poudre (Delaf. et Lassaig.). Ces poudres s'administrent dans la période de sécrétion des bronchites aiguës et chroniques. Poudre kusique. Azotate dépotasse. 100 Soufre.... 100 Charbon., 2 Divisez en paquets de 2 gr. (Habert). Employée pour prévenir et combattre la maladie des chiens. On fait prendre trois paquets de cette poudre chaque jour, en continuant pendant trois jours. Cette préparation nous paraît se rapprocher de la Poudre de Ilemel, vendue pour le même objet. Poudre purgative. Aloès....... 10 Sel d'Epsom..... 8 Anis......... 3 Administrez à la dose de 60 à 90 gr. dans du son ou du miel. (Leb.) Poudre sulfuro-antimoniale (Clater). Crocus met., Nitre, Crème de tartre, Soufre, ââ.. 100,0 Une cuillerée dans du son ou de l'avoine mouillée, soir et matin, au cheval, pour tenir le ventre libre et donner du luisant au poil. Poudre tonique. Gentiane pulvérisée, Quina pulvérisé, ââ.. 30 On ajoute presque toujours 300 de miel. Fougère mâle........ 125 Tanaisie............ 60 Poudre vermifuge n° 1 Ase fétide.... Aloès ........ 30 30 15, 30 et 60 grammes pour le cheval, et de 8 à 15 gr. pour les petits animaux. (Delaf. et Lassaig.) Poudre vermifuge n° 2 Fougère mâle........ 250 Rhubarbe ............ 50 Mousse de Corse..... 50 Mercure doux lavé.... 23 Gentiane............ 50 Doses de la précédente. (Delaf. et Lassaig.) Poudre vermifuge (Lebas). Soufre ............. 12 Mercure................ 4 Triturez pour éteindre le métal. Fougère m . 4 Tanaisie.. 4 Absinthe., i Aloès.. 1 Rhubarbe.. 4 Gentiane.. 4 Sabine.... 1 Ricin.. 1 Faites une poudre. — A la dose de 60 gr. pour le cheval, mêlée avec du son ou du miel. (Leb.) Préparation dangereuse. Obs. La plupart des poudres pour l'usage interne, dont nous venons de donner les formules, unies à du miel, constituent autant d'é- lectuaires que les vétérinaires emploient sous les mômes noms spécifiques. Ces électuaires, à leur lotir, mis sous forme de bols, ne changent que de nom générique. PROVENDES MÉDICAMENTEUSES. Mélanges de substances alimentaires et de substances médicamenteuses qu'on donne aux animaux dans un but thérapeutique. Exemple : Provende nourrissante et excitante. Avoine concassée....... 2000,0 Sel marin....... 30 Baies de genièvre, conc. 60,0 Mélangez et donnez à l'animal en plusieurs rations. (Delaf. et Lassaig.) Provende nourrissante ettonique(Delafond). Avoine concassée ... 2000 l'aille hachée....... 1000 Gentiane........... 30 Sulfate le fer........ 8 Carbonate de soude... 8 Pour les moutons et bêtes bovines. Solution au sulfate de fer. Sulfate de fer du commerce. 10 Eau............. 90 *Solutum astringent contre le catarrhe auriculaire des chiens. Vin rouge. 200 Acétate de plomb. 10 Sel gris.... 50 Faites dissoudre et filtrez. — Nettoyez avec soin les oreilles malades, et les séchez. Penchez la tête du chien et faites pénétrer une injection dans l'oreille. Maintenez la tête en position inclinée pendant cinq minutes; videz- la ensuite et recommencez une seconde lois. — Agissez ainsi deux à trois fois par jour. Pour les catarrhes récents, employez l'ai- coolé suivant : , Camphre ........... "2 Alcool à 22o.......... 100 Alternez avec la solution qui vient d'être formulée plus haut. Solutum des chasseurs contre la gale des chiens de chasse. Viniigre......... 1 litre. Fleur de soufre. 1 poign. Sel gris.......... 1 poig. Ess. de téréb... 400 gr Poud. de chasse.. 2 coups Entretenir chaudement les chiens en traitement. — Contre la gale récente. TEINTURES. Teinture d'aloès (V. p. 990). Plaies du pied. Teinture de cantharides (V. p. 990). Distension des tendons du pied, douleurs articulaires profondes. 1250 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Cumin pulvérisé...... 125 Essence de rue...... 80 — de sabine ... 80 Teinture de cantharides et d'euphorbe. Eau-de-vie vêsicante. Cantharides... 4 Euphorbe..... 1 Eau-de-vie... 24 On s'en sert, sans être filtrée, comme résolutif et rubéfiant, dans les écarts, les foulures, les rhumatismes, les tuméfactions. (Leb.) Teinture contre la morve, le farcin et la gala Cantharides. 30 Eau-de-vie. 800 (Gaz. des Hôpit.) Teinture de cubèbes (V. p. 990). Teinture utérine pour l'expulsion du délivre de la vache (Caramija). Alcool à 35°........ 2000 Sabine pulvérisée... 250 Thériaque.......... 190 Faites digérer pendant un mois les quatre premières substances, passez avec expression et ajoutez les essences. Dose de 60 à 120 gr. dans une bouteille de vin. Thériaque. Poudre cordiale....... 84 Eitrait de genièvre... 12 Sulfate de fer......... 4 — de pavots.'.... 8 Galbanum............ 1 Miel, 2 fois le poids de Myrrhe.............. 1 la poudre. Oliban ............... 1 Vin rouge, 0- S. pour Suc de réglisse....... 1 donner une consis- Camphre ............. 1 tance d'électuaire. Térébenthine......... 8 Cette préparation convient au tempérament du cheval : c'est un excellent cordial, fortifiant, excitant, incisif, calmant. La dose est de 60 gr. pour un cheval, 125 pour un bœuf, et 15 pour un mouton. {Leb.) Topique Terrât contre le farcin. Euphorbe........... 15 Huile de laurier..... 125 Chlorure de mercure.. 30 Sulfurejaime d'arsenic. 38 Acide arsénieux...... 15 F. un onguent à l'aide d'une douce chaleur. On l'applique sur les tumeurs farcineuses des chevaux. Cet onguent produit, selon son auteur, une phlogose qui n'a pour résultat qu'une plaie simple qui se guérit d'elle-même. L'auteur, dans sa formule (brevetée), ne s'explique pas sur la nature du chlorure mer- curicl. Mais, sans aucun doute, c'est du bi- chlorure qu'il emploie. — Celte pommade a la plus grande analogie avec celle de Naples. VINS. Vin astringent contre les hémorrhagies intestinales. Alun.. 10 Sulfate de zinc. 5 Cubèbes. 5 Vin.. 1000 Vin tonique de gentiane. Extrait de gentiane... 30 Vin................ 1000 Vin de quinquina. Teinture de quinquina. 100 Vin............... 1000 VINAIGRES. Vinaigre contre le javart cartilagineux (Mariage). S.-acétate de plomb Sulfure de cuivre. 60,0 liquide.......... 125,0 Vinaigre.......... 500,0 Sulfate de zinc..... 60,0 Ce mélange doit être agité au moment de l'emploi. En injections et en plumasseaux dans les ouvertures ■fistuleuses du ja\art. Vinaigre sternutatoire (Mathieu). Essence de téréb. Camphre........ Vinaigre fort____ 30 Azotate de potasse. Sulfate de zinc Alun................. 30 Sulfate de zinc........ 30 Poivre d'Espagne.....30 Vinaigre fort...... 1000 Réduisez les substances en poudre ; mêlez'- les au liquide, laissez macérer. On agite la bouteille au moment de s'en servir. Une cuillerée à café introduite dans l'une ou l'autre narine, dans la broncho-pneumonie des bêtes à cornes. Il provoque d'abondantes larmes et des ébrouemenls qui débarrassent les animaux des mucosités. Vinaigre sternutatoire, de Mathieu, modifié par Dehau. . 120 Essence de genièvre. 60 . 60 Alun............... 60 Poivre d'Espagne.... 30 Thériaque.......... 30 Cannelle ............ 30 Vinaigre........... 1000 Poivre long.......... 60 Faites infuser pendant vingt-quatre heures; passez à travers un linge et conservez pour l'usage. Vinaigre scillitique (V. p. 1048). Employé chaud contre le.prurit, à l'encolure et à la queue chez les chevaux. Formules des préparations arsenicales arrêtées par le conseil des professeurs de l'école vétérinaire d'Alfort et adoptées par le gouvernement. N° 1. -— Poudre pour bain de Tessier. Acide arsénieux.. 2 kil. Colcotbar.......800 gr. Sulfate de fer.... 20 — Gentiane........ 400 gr. Triturez séparément dans un mortier l'acide arsénieux et le sulfate de fer ; réunissez ensuite ces deux substances, et faites un mélange intime ; ajoutez l'oxyde de fer et la poudre de gentiane; mélangez de nouveau très-exactement toutes ces substances. Conservez cette poudre composée dans des vases de verre bien bouchés. N° 2. — Bain de Tessier. Poudre n» 1 ci-dessus................. 11 kil. 600 gr. Eau.................................. 100 litres. Mettez lit poudre dans une grande chaudière de fonte avec les 100 litres d'eau ; faites bouillir jusqu'à réduction au tiers ; remettez autant d'eau qu'il s'en est évaporé, ou 66 litres : lais- PHARMACIE HOMCEOPATHIQUE. 1251 sez bouillir huit à dix minutes ; retirez du feu et versez dans un cuvier pour le bain. N° 3. — Lotion de Tessier. Poudre no 1 ci-dessus.. 1 kilog. Eau...... 10 litres Mettez la poudre dans une chaudière de fonte avec les 10 litres d'eau ; faites bouillir jusqu'à réduction au tiers ; remettez autant d'eau qu'il s'en est évaporé, ou 6 litres; laissez bouillir huit à dix minutes; retirez du feu; versez dans un vase pour laver les parties malades. PRÉPARA TIONS CAUSTIQUES. . N° h. — Poudre caustique modifiée sur la formule du frère Corne. Acide afsénieuî. 10 Cinnabre. 60 Sang-dragon... 1 Réduisez séparément ces trois substances en poudre très-fine; réunissez et faites un mélange intime par trituration. Observation. — L'action caustique de cette poudre peut être augmentée en ajoutant une plus forte proportion d'acide arsénieux. Elle peut être diminuée en augmentant celle du sulture de mercure et du sang-dragon. Délayée dans l'eau gommée, cette poudre sert à confectionner des bouillies ou des pâtes caustiques. N° 5. — Pommade cathérétique. Acide arsénieux. 4 Cinnabre... 2 Axo&ge....... 3i Incorporez très-exactement, dans un mortier de porcelaine, la poudre d'acide arsénieux et de sulfure rouge à l'axonge. PRÉPARATION ARSENICALE DESTINÉE A L'USAGE I-XTERNE. N° 6. —Solution de Fowler de l'école aVAlfort.. Acide arsénieux. 5 Carbonate de potasse. 5 Eau. bOO Réduisez l'acide arsénieux en poudre, ainsi que le carbonate de potasse ; faites bouillir dans un vase de verre jusqu'à dissolution complète de l'acide arsénieux ; laissez refroidir; filtrez et conservez dans un flacon bien bouché. Ajoutez à cette liqueur, au moment de la délivrer, la solution suivante : Gentiane.............. 4 Eau................ 230 Faites bouillir pendant vingt minutes la poudre de gentiane dans l'eau. Ajoutez la solution à la quantité de liqueur de Fowler formulée, afin de lui donner une saveur très- amère. 10 à 12 gouttes pour le chien; 10 à 100 gr. pour le cheval. Contre les gales et dartres rebelles. PHARMACIE HOMCEOPATHIQUE (1) On emploie, en pharmacie homœopathique, des substances minérales , végétales et animales. Ces substances sont généralement les mêmes que celles de la pharmacie ordinaire; mais chacune d'elles, au lieu d'être mél mgée avec une ou plusieurs autres, est toujours em- (1) Pour cet article, nous avons mis à contribution la Pharmacopée iiomoeopathique, publiée par te D r Jahr, avec la collaboration d'un homme spécial bien connu, nous voulons parler de M. Catellan, pharmacien homœo- pathe, à Paris. Que l'homœopathie progresse ou soit en décadence, questions que nous ne voulons point élucider, notre but, en donnant dans l'Officine une place à la pharmacie infinitésimale, a été do mettre nos confrères complètement à mémo de satisfaire aui prescriptions halinenian- niennes, et d'enlever tout prétexte aux médecins de la doctrine de dispenser eux-mêmes les médicaments. En effet, les médecins homœopathes délivrent assez fréquemment eux-mêmes les médirarnents qu'ils prescrivent. Pas plus que les médecins allopathes, ils n'ont le droit de vendre ou distribuer gratuitement les remèdes qu'ils ordonnent. C est par erreur que nous avions indiqué dans la quatrième édition l'acquittement, à Dijon, du docteur Laville de Laplaigne, comme la constatation du droit, pour les homœopathes, de distribuer leurs médicaments; il n'y avait eu acquittement que par suite du refus fait par les pharmaciens de la localité de tenir des remèdes homœopathiques, refus constaté par procès-verbal. En dehors de ce refus, les tribunaux sont unanimes pour la condamnation du délit. Voir pour Paris, affaires Brun- ner, Robbede Rhegart, M mi; Hahnemann ; pour Angers, affaire Oriard; pour Nantes, affaire Richard, Libau- dière ; arrêt de cassation, toutes chambres réunies, affaire des pharmaciens d'Angoulème. (Y. Rev. ph., 1858-59.) ployée seule, isolée; riiomœopathie n'a pas constamment recours à des substances simples, puisqu'elle se sert de se/s, mais elle repousse tout mélange de deux ou plusieurs sels, de deux ou plusieurs plantes, et d'une plante avec un sel, etc. Aussi les préparations connues sous les noms de pilules, pâtes, extraits, sirops, onguents, etc., lui sont-elles tout à fait étrangères. Tous les médicaments homœopatbiques sont ramenés, par certaines manipulations et à l'aide de certains véhicules, à quatre formes que Ton désigne ainsi : Teintures mères (médicament liquide). Dilutions (médicament liquide). Triturations (médicament en poudre). Globules (médicament en petits grains). Parlons d'abord des véhicules, nous nous occuperons ensuite des manipulations. VÉHICULES. — Veau distillée, Yalcool, le sucre de lait, la non-pareille (globules saccha- rins mertes); tels sont les véhiculés usités, en homœopathie, pour la préparation des médicaments. Ces substances doivent être parfaitement pures; dans le choix qu'on en a fait, on s'est préoccupé d'avoir des agents non susceptibles de modifier ou d'altérer les propriétés des 1252 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. médicaments. Quelques mots sur chacun de ces véhicules. 1° Eau distillée. — L'eau distillée, préparée dans les alambics qui servent journellement pour les eaux aromatiques de cannelle, de menthe, de fleurs d'oranger ; pour les alcoolats de Cologne, (Tunis, de raifort, etc., est impropre aux usages homœopathiques, parce qu'elle est toujours plus ou moins imprégnée de principes étrangers provenant de ces diverses substances. Les soins ordinaires apportés au nettoyage des appareils sont loin de suffire pour faire disparaître toute trace médicamenteuse. Pour obtenir une eau distillée irréprochable, il faut se servir d'un petit appareil en verre, consistant en une cornue et un ballon, réunis par un tube également en verre et s'adaptant convenablement aux tubulures des deux vases. Mais ce procédé ne peut convenir que pour une quantité d'eau fort limitée; il serait impraticable dans le cas où il s'agirait de se procurer 7 à 800 litres d'eau distillée ; ici, il faut nécessairement recourir à un appareil ordinaire qu'on réserve uniquement à cette opération ; on a soin de faire passer, pendant quelques minutes, l'eau à l'état de vapeur dans le serpentin, de jeter les premières portions obtenues, et d'arrêter l'opération dès que les deux tiers du liquide sont passés à la distillation. L'eau distillée obtenue avec l'appareil en verre sera employée pour la préparation des médicaments; celle qui serait obtenue à l'aide de l'appareil ordinaire pourra être réservée pour l'exécution des ordonnances, c'est-à-dire pour la dispènsation au public des médicaments qui doivent être dissous dans une certaine quantité d'eau distillée. 2° Alcool. — L'alcool qui sort de l'industrie et des laboratoires ordinaires est impropre aux usages homœopathiques, par les mêmes motifs qui ont été indiqués en parlant de l'eau distillée. Un alcool qu'on prépare ou qu'on rectifie dans un alambic qui a servi précédemment pour Veau de fleurs d'oranger, le sirop antis- corbutique, etc., peut être parfaitement pur, au point de vue de la chimie et de la thérapeutique allopathique; mais il ne peut pas êtiv convenable pour les préparations homœopathiques, si délicates, et prescrites le plus souvent à des doses infinitésimales. L'alcool tiré des pommes de terre ne saurait convenir non plus, à cause de l'huile empyreumalique qu'il renferme, et dont il est impossible de le débarrasser complètement. Celui qu'on prépare avec le seigle ou le froment est à peu près dans le même cas. Pour se procurer de l'alcool aussi pur et aussi naturel que possible, voici comment il faut procéder : Dans les pays de vignobles où la distillation des vins se fait en grand, on se procure un baril en bois de chêne qui n'ait jamais servi, et, après l'avoir fait tremper dans l'eau, pour le rendre capable de conserver l'alcool, on le rem- v plit d'esprit-de-vin dit trois-six, en le faisant servir de récipient à un appareil en train de distiller; on possède alors un alcool naturel, marquant 81 à 82 degrés centésimaux. Il s'agit alors de le rectifier pour le débarrasser de l'huile de vin qu'il contient, et de la matière colorante qu'il a enlevée au tonneau, et aussi pour accroître la concentration de quelques degrés. Pour cela, on prend 20 litres d'alcool environ, on les introduit dans le bain-marie d'un alambic uniquement réservé à cet usage; et, après avoir convenablement luté les jointures de l'appareil, on distille à un feu modéré jusqu'à ce qu'on ait obtenu 12 litres environ d'un alcool qui marquera, à peu près, 86 degrés centésimaux. Ce produit, étiqueté alcool à 86° et mis de côté, sera tenu en réserve pour la préparation des alcoolatures ou teintures mères. Pour terminer l'opération, l'on adaptera un nouveau récipient, et l'on continuera la distillation jusqu'à ce que l'on ait obtenu k litres environ d'un alcool qui marquera à peu près 78 degrés. Celui-ci sera étiqueté alcool à 78°, et sera conservé pour la préparation des dilutions. On arrêtera alors la distillation, et on trouvera 3 à h litres de résidu, qui sera de l'alcool ou eau-de-vie à 50 degrés environ. On ne pourra en tirer parti dans la pharmacie homœopathique. Les pharmaciens homœopatlies renoncent à faire usage d'alcool absolu, parce qu'il n'est pas indispensable, et aussi parce qu'on ne l'obtient que par l'intermédiaire de substances avides d'eau, telles que la chaux, l'alun, le chlorure de chaux, etc., substances qui altéreraient la pureté du produit. 3° Sucre de lait. — C'est dans les montagnes de la Suisse qu'on prépare le sucre de lait qui se trouve dans le commerce. C'est là que les homœopathes conseillent de le prendre afin de l'avoir plus pur. Celui que l'on se procure chez les droguistes est souvent altéré par les mortiers de fer ou de cuivre dans lesquels on le pile, et souvent aussi, il est imprégné des émanations diverses des substances au milieu desquelles il est placé. Le sucre de lait cristallisé en forme de grappes est regardé comme le plus pur ; il ne faut pas le choisir en tables mais bien en bâtons longs de 40 à 50 centimètres et épais de 5 à 6 centimètres. On purifie le sucre de lait par dissolution et cristallisatioi.. Quand on le réduit en poudre, il faut éviter de se servir de mortiers ou de pilons en métal. PHARMACIE HOMOEOPATHIQUE. 1253 h" Globules saccharins inertes. — Les globules saccharins sont de petites non-pareilles destinées à être imbibées avec des médicaments liquides. Hahnemann a proposé de leur donner le volume de la graine de pavot ; on a adopté généralement, aujourd'hui, une dimension deux ou trois t'ois plus considérable, que l'on trouve chez, les confiseurs. Mais pour peu qu'on tienne à être exact et scrupuleux dans la préparation des remèdes homœopathiques, il faut absolument éviter de les puiser à pareille source ; chez les confiseurs, en effet, elles sont fabriquées .avec des résidus de divers sirops, avec des débris de sucre parfumés au citron, à la rose, à la vanille. Dans de semblables conditions, il est impossible d'avoir des médicaments sûrs. 11 faut donc se procurer les globules inertes, soit en les demandant à un pharmacien homœopathe digne de confiance, soit en les fabriquant soi-même, soit en les faisant préparer sous ses yeux par une personne compétente, avec des matières premières d'une grande pureté. Voici la règle à suivre pour la confection des globules saccharins (mais faisons observer qu'elle est difficile à mettre en pratique et qu'elle exige un long et pénible apprentissage) : « Placez sur un baril défoncé aux deux extrémités une terrine de faïence ou de porcelaine à surface très-lisse, et se rapprochant par sa forme de celle dite bassine plate. Mettez sur le sol un réchaud médiocrement garni de feu, et recouvrez-le par le baril muni de sa terrine, de telle sorte que le feu soit assez, près pour pouvoir chauffer la terrine sans la rendre brûlante. Pratiquez, au baril, vers son extrémité inférieure, 5 à 6 ouvertures de U à 5 centimètres carrés, afin de donner passage à l'air destiné à alimenter le feu du réchaud, .Maintenant, à l'aitle d'un sucre pur, faites un sirop cuit ii la nappe. D'autre part, pilez de sucre pur l'équivalent de 200 à 250 grammes ; séparez, à l'aide d'un tamis assez fin, tout ce qui s'est mis en poudre fine, et, à l'aide d'un tamis plus gros, tout ce qui aura une grosseur égale à peu près au 10° du volume à donner aux globules que vous voulez préparer. Mettez de côté, comme inutiles, et le sucre en poudre fine, et les plus gros morceaux qui sont restés sur le dernier tamis. On prend alors le sucre de moyenne grosseur, on le place en tas, au milieu de la terrine déjà chaude, en ayant soin de pratiquer au milieu une légère dépression pouvant contenir une ou deux cuillerées à bouche du sirop déjà préparé. On verse de ce sirop une cuillerée plus ou moins forte, suivant la quantité de poudre, dans la dépression qu'on a eu le soin de former, et, à l'aide des doigts et du plat de la main, on mêle le tout rapidement, en le frottant en tout sens contre le fond de la terrine, jusqu'à ce que la masse soit devenue sèche et pulvérulente. On répète de même cette opération autant de fois qu'il est nécessaire pour arriver à la grosseur qu'on désire obtenir. Les principales précautions à prendre pendant l'opération, sont de modérer la chaleur, de n'ajouter le sirop que par petites portions ; enfin, d'opérer avec une grande célérité, quand on mélange le liquide ; sans cela le tout se mettrait en masse et il faudrait tout recommencer. Pour obtenir des globules d'une grosseur à peu près uniforme, il faut faire, à l'aide de tamis de grosseurs convenables, la même opération qu'on a faite pour obtenir le sucre en poudre fine. Avec un tamis suffisamment clair, on laisse tout passer, sauf les agglomérations de globules, qu'on appelle moines en confiserie. Avec un second tamis, plus serré, on laisse passer les parties les plus fines et l'on retient sur le tamis la grosseur convenable pour continuer l'opération. Les parties les plus fines sont mises de côté et conservées comme graine pour une nouvelle opération qu'on pourra faire plus tard ; on n'aura pas besoin, alors, de préparer la poudre de sucre pour commencer l'opération. MANIPULATIONS. — Nous venons de passer en revue les véhicules qui servent à la préparation des remèdes homœopathiques ; occupons-nous, maintenant, des manipulations proprement dites. Rappelons que les médicaments hahneman- niens se présentent en teintures mères, en dilutions, en triturations, en globules, et voyons comment on amène les substances à ces diverses formes. 1° Teintures mères. — C'est surtout avec des substances végétales qu'on prépare des teintures mères. Trois cas peuvent se présenter: Ou la substance est assez succulente, et alors on la réduit en pâte fine dans un mortier et ou la soumet au pressurage, dans un morceau de toile neuve, pour en obtenir le suc. Ce suc ainsi obtenu est mêlé avec une quantité égale d'alcool à 85 degrés et renfermé dans un flacon bien bouché ; au bout de 2Zi heures, on décante et on filtre la liqueur qui surnage le dépôt d'albumine coagulée et on la conserve pour l'usage, en ayant soin de la mettre à l'abri de la lumière. Cette liqueur, ainsi obtenue, prend le nom de Teinture mère, par expression. Ou la substance est très-peu succulente, et alors, après l'avoir réduite en pâte, on la met dans un flacon avec deux fois son poids d'alcool, à 85 degrés; on abandonne le mélange à lui-même, pendant 8 ou 10 jours, en agitant de temps en temps, puis on l'exprime à tra- 125/1 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. vers un linge nevf; on obtient ainsi une teinture mère par macération. Ou la substance se trouve à l'état sec, ce qui arrive, par exemple, pour les produits exotiques, et alors on la réduit en poudre plus ou moins ténue, et on la met dans un flacon avec '20 l'ois son poids d'alcool ; après 8 à 10 jours, ■on décante et on filtre le liquide qui surnage la poudre, et on le conserve, pour la pratique, sous le nom de Teinture mère. Quel que soit le procédé mis en usage pour obtenir les teintures mères, il faut éviter l'emploi des presses, parce qu'il est matériellement impossible de les nettoyer dans toutes leurs parties avec la rigueur qu'exigent les prescriptions hahnemanniennes. Comment, en effet, nettoyer complètement la vis de pression?... Comment laver et essuyer, d'une manière ■exacte, le cylindre qui est percé d'une multitude de trous? En liomœopatbie, d'ailleurs, la •question de quantité est toujours très-secondaire, et ce qui doit principalement préoccuper, c'est la pureté du produit. Nous avons dit qu'on faisait surfont avec clés végétaux les teintures mères; mais il est évident que, s'il est quelques substances animales qui, par leur nature, puissent rentrer dans l'une des trois catégories de substances végétales que nous venons d'énumérer, on pourra faire leur teinture mère, en mettant en pratique l'un des trois procédés qui viennent d'être indiqués. C'est ainsi, par exemple, qu'on pourra traiter le Cancer fluviatilis (écrevisse commune) par le 2 e procédé qui s'applique aux substances assez succulentes, et la cantharide, la cochenille, le musc, parle 3 e procédé (20 d'alcool pour 1 de substance). Il est évident aussi que l'on pourra faire une espèce de teinture mère avec certaines substances minérales, so- lubles : nous citerons, par exemple, Yiode, Viodure de potassium, etc. La teinture mère une fois obtenue, n'importe par quelle voie, sert à préparer les dilutions ou atténuations. Nous allons indiquer le procédé opératoire. 2° Dilutions. — (Atténuations). Laissant de côté la teinture mère, nous dirons que chaque remède homœopathique existe à 30 degrés. Ces degrés sont désignés sous les noms de: l or , 2 me , 3 mc , Zi m0 ,.... 30 me dilutions. Toutes ces dilutions sont faites dans la proportion de 1 à 100, et de telle sorte que chacune d'elles contient la centième partie de celle qui la précède. Pour les obtenir, on prépare pour chaque substance 30 tlacons neufs, de la capacité de 150 à 200 gouttes (5 à 6 grammes) et portant une étiquette qui est répétée sur le bouchon ; on verse dans chacun d'eux 100 gouttes d'alcool à 75° environ, et, pour éviter d'avoir à compter les gouttes chaque fois, on se sert d'un petit vase de verre, gradué, sur lequel est marqué le volume occupé par 100 gouttes d'alcool. Cela fait, on prend un de ces flacons, on y verse une goutte de la teinture mère, et on imprime à ce mélange à peu près 100 secousses assez fortes, après quoi on écrit sur l'étiquette et sur le bouchon le chiffre 1, qui indique que la préparation qu'on vient de faire, constitue la première atténuation ou dilution. Cette préparation contient 1/100 de teinture mère. De cette dilution on verse une goutte dans l'un des autres flacons tenant de l'alcool, et, après avoir secoué ce mélange une centaine de fois, on écrit le chiffre 2 pour désigner la deuxième dilution qui contient 1/10000 de teinture mère. Une goutte de la 2 e atténuation sert à faire la 3 e qui contient 1/1000000 de teinture mère. On continue ainsi à préparer et à étiqueter jusqu'au 30 e degré, en versant, chaque fois, une goutte de la dilution qu'on vient d'obtenir dans le flacon qui contiendra la dilution suivante. Les pharmaciens exclusivement homeeopa- thes doivent conserver les 30 atténuations pour chaque substance; ils en ont besoin pour exécuter les formules très-variées qui leur arrivent, et aussi pour faire les collections destinées aux pharmaciens ordinaires qui préfèrent acheter toutes prêtes les préparations homœo- pathiques. Si, cependant, pour un motif quelconque, on ne veut pas conserver toutes les dilutions, on peut éviter de sacrifier un flacon pour chacune des dilutions qu'on ne garde pas, et voici le moyen d'arriver à ce résultat. Je suppose qu'on ne veuille conserver que les atténuations les plus usitées, par exemple la 6 e , la 18 e et la 30° : après avoir préparé la première par le procédé ordinaire, on jette le liquide, on imprime au flacon deux ou trois secousses afin de le débarrasser même de la dernière goutte apparente du médicament (Je liquide qui mouille les parois suffit pour représenter une goutte) ; on verse dans le flacon ainsi vidé 100 gouttes d'alcool, on imprime une centaine de secousses, et l'on obtient ainsi une 2 e dilution ; on jette de nouveau, et comme tout à l'heure, le liquide contenu dans le flacon; on y verse 100 gouttes d'alcool, on secoue, et on a la 3 e dilution. On continue ainsi jusqu'à la 6° dilution que l'on conserve. On suivra la même marche pour la 18 e et 30 e atténuations qui doivent être gardées. Lorqu'on doit jeter successivement plusieurs dilutions, on peut employer l'eau distillée pour toutes celles que l'on jette et recourir à l'alcool pour celle que l'on doit garder et pour celle qui la précède. Ce procédé pourra être surtout mis à profit PHARMACIE HOMOEOPATHIQUE. 1255 pour la préparation des très-hautes dilutions ÎOC 5 , 200 cs , 600 es , 1000 os , etc., dites dilutions de Jenichen, et préconisées en Allemagne depuis quelques années. Il est vrai de dire, cependant, qu'il offre moins de précision que celui qui consiste à employer autant de flacons qu'il y a de dilutions à préparer. 3° Triturations. — C'est surtout pour les substances minérales que la trituration est mise en pratique. Voici comment s'opère cette manipulation : On pèse, d'une part, 5 centigr. (ou 1 grain) de la substance médicamenteuse, et d'autre part, 5 grammes (ou 100 grains) de sucre de lait ; on prend un tiers environ du sucre de lait, et on le mêle exactement dans un mortier de porcelaine avec la totalité du médicament ; puis, on broie le mélange avec une certaine force, à l'aide d'un pilon, pendant 6 minutes; on détache alors, avec une spatule, la masse pulvérulente qui adhère plus ou moins au pilon et au tond du mortier ; on mêle de nouveau et on triture encore pendant 6 minutes. Cela fait, on détache une seconde fois la poudre adhérente au mortier et au pilon, et on ajoute alors le second tiers du sucre de lait pour broyer le tout pendant six minutes ; on détache la poudre pour la broyer et la détacher encore comme pour la première partie. Enfin, on ajoute le 3 e tiers de sucre de lait, on mêle, on broie, et on détache, ainsi que cela a été fait pour les deux premières parties. En broyant cliaque tiers pendant six minutes et comptant environ quatre minutes pour le temps employé chaque l'ois pour détacher et mêler la pondre, on aura mis juste une heure pour faire la trituration. Cette préparation prend le nom de l re trituration; elle contient 1/100 de la substance médicamenteuse, et correspond par conséquent à la l r0 dilution, faite, avec la teinture mère. On fait une 2 1 ' trituration, en prenant 5 centigrammes (1 grain) de la l rc , et les broyant pendant une heure en fractionnant les opérations ainsi qu'il vient d'être dit, avec 100 grains (5 grammes) de sucre de lait. Cette 2'' trituration renferme 1/10000 de la substance active et correspond à la 2 e dilution. On obtient la 3 e trituration avec 5 centigr. de la 2 e et 5 grammes de sucre de lait. Elle contient 1/1000000 du médicament, et correspond à la 3" dilution. Là s'arrêtent les triturations; à partir de ce. moment et par suite du broiement très-pro- longé, toute substance est devenue soluble; on renonce alors au broiement et on entre dans la voie liquide. Pour cela, on fait dissoudre par simple agitation, dans un petit flacon, 5 centigr. (1 grain) de la 3 e trituration dans 2 « r , 50 d'eau distillée. La dissolution opérée, on ajoute 2 s r , 50 d'alcool, et on a ainsi une k" dilution. On a recours ici à l'eau distillée à cause du peu de solubilité du sucre de lait dans l'alcool; toutes les autres dilutions, jusqu'à la 30°, se font avec l'alcool seulement, en suivant absolument la même marche que pour les dilutions qui dérivent des teintures mères. Nous avons dit que la trituration était surtout usitée pour les substances minérales; mais on comprendra aisément qu'elle peut ou doit s'appliquer aussi à certaines substances animales, comme la cantharide, la cochenille, Y ambre gris, V éponge brûlée, etc...., et à certaines substances végétales, comme le lym- pode, Yipécacuanha, le quinquina, la noix vo- mique, la rhubarbe, etc. De ce qui précède et de ce qui a été dit à l'art. Teintures mères, il résulte que certaines substances peuvent être préparées à la fois par la voie liquide (teinture mère) et par la voie sèche (trituration). Nous indiquerons plus loin celles qui présentent cette particularité. Il faut observer que lorsqu'un médicament existe à la fois en trituration et à l'état liquide pour les trois premiers degrés, on fait toujours la /i° dilution avec un grain de la Zi e trituration, et non pas avec une goutte de la 4 e atténuation liquide. U° Globules médicamenteux. — Les médicaments homœopathiques ne sont pas employés seulement en teintures mères, en dilutions liquides et en triturations, ils sont encore très-usités sous la forme globulaire. Pour préparer les globules médicamenteux, on place une certaine quantité de globules inertes (non-pareilles) dans une capsule de verre, on les arrose avec suffisante quantité de l'une des dilutions alcooliques du médicament que l'on veut avoir en globules ; on les remue de temps en temps à l'aide d'une carte recourbée en forme de petite cuiller, et, lorsque l'humidité a totalement disparu, ce qui arrive au bout d'une heure et demie environ, on les enferme dans un flacon bien bouché et on les place dans un lieu sec. Si l'on a imbibé les globules inertes avec la 18 1 ' dilution de belladone, par exemple, les globules médicamenteux prennent le nom de belladone, 18° dilution de globules. 11 en est de même pour toute autre dilution et pour tout autre médicament. Les globules, imprégnés comme nous l'avons dit, ont un aspect sec et terne; avant d'être imbibés, ils sont blancs et brillants. Hahnemann a prétendu que les globules médicamenteux, ainsi préparés, pouvaient conserver toutes leurs propriétés pendant 12 ou 15 années. Cette opinion n'est point partagée par 125G APPENDICE PHARMACEUTIQUE. les praticiens homœopathes ; ils croient généralement qu'il ne faut pas compter d'une façon absolue sur Faction des globules dont la préparation remonterait au delà de 2 ou 3 années. Soins et précautions à prendre dans la préparation des médicaments homœopathi- ques. — Pour avoir les médicaments comme le veut la doctrine, il ne suffit pas de posséder à l'état de pureté les véhicules dont nous avons parlé et de faire très-exactement les manipulations prescrites; il faut encore observer certaines règles, prendre certaines précautions que nous allons signaler. Parmi ces précautions il en est quelques-unes qui pourront paraître superflues et peut-être même puériles au premier abord; mais on en comprendra bientôt l'absolue nécessité, si l'on songe à l'exiguïté des doses prescrites par les médecins ho- mceopatbes. Les substances primitives seront choisies de très-bonne qualité, et dans l'état le plus convenable, eu égard à leur destination. Toutes celles que nous fournissent le règne végétai et le règne animal seront employées, autant que possible, à l'état frais ; quant à celles qui ne se trouvent que dans les pays lointains, il faut se les procurer entières, afin de pouvoir en constater la qualité et l'identité. On sera également sévère pour les produits chimiques; on n'en emploiera aucun sans avoir vérifié préalablement s'ils sont conformes aux prescriptions de Hahnemann. Un point très-important, c'est le choix exact de Vcspéce particulière dont l'homœopathie fait usage. On a cru souvent introduire dans la pratique une amélioration réelle en substituant, ou proposant de substituer aux substances usitées d'autres substances qu'on regardait comme plus pures ou plus énergiques. Quelque bonnes que soient ces modifications sous le rapport scientifique, il n'en est pas moins certain que le moindre changement essentiel apporté dans la préparation d'un médicament peut porter atteinte à la sûreté de la pratique. Ce qui importe aux praticiens, ce n'est pas toujours que la préparation soit plus ou moins scientifique, mais bien qu'elle soit pareille à celle qui a servi aux expérimentations; et plus en ce sens sa conformité sera grande, plus la préparation sera parfaite pour le but qu'elle doit remplir. C'est ainsi, par exemple, que pour obtenir le Calcarea, ou sous-carbonate de chaux, tel que l'homceopathie l'emploie, il faut absolument préparer l'écaillé d'huître comme Hahnemann le prescrit, quoique cette préparation soit loin de contenir du sous-carbonate de chaux pur. C'est ainsi encore que le quinquina, Y opium, la noix vomique, etc., tels qu'ils servent à préparer les teintures du même nom, ne peuvent jamais être remplacés sans inconvénients par la quinine, la morphine, la strychnine, etc., bien que ces dernières substances soient réputées contenir les principes actifs des premières à l'état pur. Celui qui prépare des médicaments homeeo- pathiques doit avoir soin : de choisir un lieu dont la température ne soit pas trop éle\ée; de garantir les substances sur lesquelles il opère contre l'action directe des rayons solaires ; de veiller à ce que l'atmosphère dans laquelle il est placé soit exempte de toute émanation médicinale. Il est important aussi que les mains de l'opérateur soient pures de tout contact récent avec des substances médicamenteuses ou odorantes. Les ustensiles qui servent aux manipulations, tels que mortiers, pilons, spatules, cuillers, doivent être en quartz, en porphyre, en verre, en porcelaine, en corne. Ceux en métal, en marbre, en serpentine, en bois, pourraient altérer la pureté des médicaments, et pour ce motif ils sont inadmissibles. Les pharmaciens homœopathes emploient, pour la plupart de leurs opérations, des flacons de 5 à 6 grammes (150 à 200 gouttes) qu'ils bouchent avec des bouchons de liège. Ces bouchons doivent être toujours neufs et de très-bonne qualité; il est essentiel qu'ils soient exempts de piqûres aux deux extrémités d'une part pour que la vermoulure ne tombe pas dans le flacon, d'antre part pour qu'il soit possible de répéter nettement sur le bouchon l'étiquette dont le flacon est déjà muni. Le liège sera choisi souple et mou, afin qu'il puisse prendre toutes les formes, qu'exige la structure du goulot. Les flacons à l'émeri sont d'un usage peu fréquent en homœopathie, parce qu'ils sont généralement mal bouchés et aussi parce que le nom de la substance ne pouvant pas être écrit sur le bouchon, on est très-sujet à les transposer et par conséquent à perdre les remèdes altérés par cette transposition. Nous n'avons pas besoin de dire qu'il faudra nécessairement recourir aux flacons bouchés à l'émeri lorsqu'il s'agira de substances susceptibles d'attaquer le liège. Le nettoyage des ustensiles sera fait avec le soin le plus minutieux. Les lavages à grande eau sont loin de remplir toutes les conditions, de suffire dans tous les cas. Le nettoyage à l'aide de certaines matières chimiques, comme les acides, la potasse, le chlore, la chaux, n'est pas sans inconvénients. L'emploi de l'alcool à froid ne peut être utile que dans quelques cas particuliers. Le meilleur moyen pour obtenir la parfaite propret ■ de ces ustensiles (nous avons surtout en vue les mortiers), c'est de les nettoyer d'abord plusieurs fois PHARMACIE HOMEOPATHIQUE. 1257 avec de l'eau bouillante, d'y brûler à plusieurs reprises de l'alcool très-pur, et de les exposer ensuite à l'action soutenue d'une grande chaleur, par exemple celle d'un four. Les diverses méthodes de lavage ne s'appliquent jamais aux flacons qui ont déjà servi, Tout flacon qui a contenu un médicament est impropre à recevoir un autre médicament ; quels que soient le nombre et la nature des lavages auxquels on pourrait le soumettre, on n'arriverait jamais à détruire les restes de l'ancienne substance, mais seulement à en faire des dilutions plus éloignées. Tout bouchon qui a servi doit être rejeté. Les flacons neufs de 5 à 6 grammes (pour dilutions) doivent être lavés à l'eau distillée, puis fortement séchés ; on les bouche alors et on les conserve pour l'usage. On peut encore les essuyer intérieurement avec du papier de soie pour faciliter leur dessiccation. Conservation des médicaments homœopa- thiques. — La conservation des remèdes hah- nemanniens exige beaucoup de soins et beaucoup d'attention. 11 !aut avant tout les soustraire à l'action des odeurs de toute espèce, et ne point les placer dans un lieu trop chaud ou trop humide. Les remèdes en globules seront isolés des remèdes liquides ; les uns et les autres seront placés dans des tiroirs à l'abri de la lumière. On exclura des tiroirs à substances liquides, les teintures mères et les l re * dilations à odeur forte, à évaporation facile, comme celles de musc, de camphre, de créosote, de valériane, u en noir \ cobalt... ) Magnésie . G 1 UCINE .. Yttria ... ZlRCONE... 2° La matière ne se colore pas et ne présente aucun r ractère parti ulier quand on la chauffe avec le nitrate de cobalt. On examine la couleur communiquée à la flamme, cette flamme est colorée eu Jaune rougeàtre. Vert jaunâtre... Jaune pur ...... Violacé ......... Violet rouge___ Rouge pourpre., Bleu............ Thorine Strontiane . Chaux ...... Baryte ... Soude ..... Potasse. ,. Rubidium . Lithine... CûESIUM... NOTA. — Bans ce tableau, F. R. signifie feu réducteur ; F. 0., feu oxydant; B. ; Borax; S. Ph., sel de phosphore. par i'aualjse au Chalumeau, par le professeur BAURD, de l'Instilla*. 1265 ( Chauffé avee B. sur fil de platine ou dans uti* coupelle, il est réduit sans se dissoudre et peut être fondu en bouton. Si le verre > était bleu et qu'il devienne rouge par l'addition de l'étain, l'or était cuivreux ; an chalumeau de gaz tonnant, auréole pourpre. f II se produit uni.' auréole grise peu sensible par suite de la forte chaleur du chalume.iu à gaz tonnant. Chauffé sur B. avec fil \ de platine, l'oxyde se dissout et se réduit en partie ; le verre chauffé au F. R. devient grisâtre par suite de la réduction de ) l'argent, mais le verre devient ensuite limpide par suite de la précipitation de l'argent qui se réduit en bouton. Si le verre ( était bleu et devient ro ge par l'addition de l'étain, l'argent éiaii cuivreux.. I L'oxyde se fond^n un globule noir avant le se réduire. Le globule métallique ou la croule de cuivre réduit se colore en brun noir par l'oxydation. Le B. donne à chaud un verre vert qui devient bleu tendre par le refroidissement. Ge verre chauffé au F. R ou addi- ' tionné d'etain se colore en rouge foncé et devient opaque. Il redevient Heu iu F 0. Il colore la flamme en vert on bleu avec HC1. i L'ac. stannique blanc devient lumineux sur le charbon, mais sans se fondre. Il se dissout lentement dans B. en un verre incolore S et limpide qui reste tel après le refroidissement. Quand ce verre fortement saturé est refroidi et chauffé ensuite au rouge i sombre, il devient opaque et présente une cristallisation confuse. 11 produit une couleur èteuventâtre3.vec le nitrate de cobalt, ' Au F. R- il peut produire un globule d'étain ; il détermin■■ l'effervescence do sel de soude. I Colore la flamme en Heu verdâtre. -L'oxyde se dissout dan* le B. en donnant un verre Jaune à chaud, presque incolore à froid, qui •] devient gris par la réduction de l'antimoine et incolore par sa vaporisation. L'étain opérant, la réduction de l'antimoine rend r le verre gris ou même noir. i L'oxyde se dissout fa ilement dans B. et donne un verre limpide jaune à chaud, incolore à froid. Saiuré, ce verre est. jaune rou- t geâlre à chaud, jaune par refroidissement et opalin après refroidissement complot. Au F. R., ou après addition d'etain, ce verre j est rendu gris par le bismuth réduit. Il devient incolore et clair quand le bismuth est précipité. Avec S. Ph., le verre saturé devient blanc d'email par le refroidissement. L'oxyde se fond «n un verre transparent d'un beau faune fnncè.W se dissont dans B. en un verre jaune à chaud et incolore après le refroidissement. Par surcharge d'oxyde, le verre peut devenir opaque et blanc d'émail par le refroidissement. Ce verre est pur et monochromatique. V. l'examen au spectroscope. V. ci-dessus les caractères de l'antimoine. Si l'on indique ce métal â cette place, c'est que sa facile oxydabilité et la volatilité de son oxy.de peuvent avoir empêché de constater la formation de globules métalliques. L'oxyde tellurique se dissout dans le B. en un verre limpide et incolore qui devient gris par suite de la réduction. Le verre fourni par la soude sur le fil de platine est limpide et incolore à chaud. Il devient 'dune par le refroidissement. L'oxyde chauffé au F. 0. devient jaune à chaud et blanc par le re'roidissement. [I répand de l'éclat et disparait au F. R. Il donne avec B. un verre limpide gui, saturé d'oxyde, peut devenir opaque au flamber. Avec S. Ph. le verre saturé devient blanc d'émail. Couleur verte avec le nitrate de cobalt. L'oxyde donne avec B. un verre limpide jaunâtre, presque incolore par le refroidissement. A un degré moyen de saturation, le verre peut devenir laiteux au flamber, Saturé d'oxyde, il devient opaque et blanc par le refroidissement. Palladium, Rhodium, Iridium. Ces métaux ne peuvent êtr* distingués les uns des autres par le procède d'analyse au chalumeau Ge verre prend au F, FL ainsi que par l'addition de l'étain une teinte verte. Mêmes phénomènes avec S. Ph., mais les couleurs disparaissent par le refroidissement plus tôt qu'ave* B. Donne avec B. un verre viol t à chaud, rouge brun pâle par le refroidissement. Le verre saturé est violet foncé dans la flamme et rouge brun après refroidissement. Au F. R. le nickel se réduit et la perle devient grise. Par un feu prolongé, le nickel se rassemble et la perle devient incolore. La perle saturée est bleue, si foncée qu'elle paraît noire. Nuance plus faible avec S. Ph. La perle obtenue avec les 2 fondants reste bleue au F. R. Une petite quantité d'acide molybdique donne une perle limpide au B.; une plus grande proportion donne verre jaune à chaud, incolore après refroidissent; une plus grande proportion rend verte jaune obscur à chaud, opalin par refroidi ssem., plus grande proportion donne verre rouge à chaud, qui devient bleu gris opalin par refroidissent. Il devient opaque au F. K.. Le verre formé par S. Ph. au F. 0. et par addition d'étain est vert coloré corn ne par oxyde de chrome. — Colore la flamme en vert jaune. L'acide tungstîque est infusible au F. 0. Il se dissout facilement en verre limpide. Plus grande proportion don m' verre jaune à chaud, qui plus saturé d'oxyde devient spontanément blanr d'èmait par refroidissent. Le verre de S. Ph. s- 1 colore au F. R. en bleu pur. Le ttfngstate de fer est rouge de sang L'étain colore ce verre en bleu ou en vert, si le fer est en quantité considérable. Ces globules peuvent être réunis en un globule plus gros par la pression, surtout quand on les mouille avec HCi. Les sels ammoniacaux colorent la flamme en violet. Le verre jaune, saturé d'oxyde, devient opaque au flamber et prend l'aspect d'un émail jaune ; le verre peut devenir vert au F. R. Saturé, il p^ut même devenir noir. Avec S. Ph., le verre du F. R. est d'une couleur verte plus vive. L'acide titanique jaunit parla chaleur, fond avec B. en verre limpide, incolore à chaud; La quantité d'acide titanique allant croissant, le verre devient jaune â chaud, puis blanc d'émail au flamber, puis opaque spontanément par le refroidissem. Au F. R. ce verre devient jaune, jaune foncé ou brun. Le verre saturé prend au flamber l aspect d'un émail blinc; avec 6. Ph. verre jaune à chaud, ronge en refroidissant et violet par refroidissem. complet. L'acide croissant, le verre devient si foncé qu'il est opaque. S'il contient du fer, il devient b un-jutne et même brun-rouge. Une addition d'étain fait disparaître la couleur due au fer et ramène au violet. L'acide titanique forme avec le sel de soude un verre limpide qui, cessant d'être chauffé, cristallise et dégage une vive lumière quand il se solidifie. Avec B. au F. 0. donne un verre jaune assez semblable à celui du fer au F. R. Avec S. Ph., verre incolore à chaud et à froid, ce qui le dis'ingue du fer. Avec les 2 fondants et tous les feux il se produit une perle d'un beau verl quand elle est refroidie; la potasse n'empêche pas cette coloration, mais elle est masquée par la présence de la soude. Avec les 2 fondants au F. R. on obtient un verre qui chargé de matière semble brun à chaud, maïs par refroidissem. donne une teinte verte analogue à celle du chrome, devient incolore ou à peine coloré en jaune au F. 0., ce qui le distingue du chrome. La matière chauffée avec un mélange de soude et de nitre donne du manganate vert* Aux 2 feux avec les 2 fondants, verre incolore qui, très-chargé de matière, devient avec B. opaque au flamber et blanc d'émail par refroidissement. Le phosphate de chaux jouit aussi de la même propriété. Brille dans la flamme. Avec B. verre limpide qui se trouble au flamber. Avec S. Ph. même chose. Le verre peut devenir blanc de lait par refroidissement. Avec B. verre Mm >ide qui saturé complètement devient opaque au flamber et par le refroidissement. Mêmes phénomènes. Répand lumière plus vive qu'aucun autre corps, surtout quand elle a été préparée par le sultate. One'petite quantité se. dissout aux i feux et avec les i fou lants nn un verre limpide qui ne devient pis opaque au flamber quand il a été maintenu transparent par refroidissement. Il devient blanc d<' lait nar refroidisse uent quand il a été complètement saturé. Cetto flamme s'observe surtout quand la matière a été humectée avec HOl. Raies caractéristiques au speetrosr.Ojie, Elle répand une vive lumière. Réactions alcalines avec B. Wrre clair qui se trouble au flamber. Ge verre saturé cristallise, mais ne devient ïamais blanr de 'ait comme la baryte et la strontiane. Raies au spectroscope. Cette flamme s'observe surtout quand on a hume té de KCl. Le carbonate donne avec B. une perle blaue d'émail au flamber et qui devient opaque par le seul refroidissement. . Ces 2 bases amendes à l'état caustique fondent sur la lame de platine sans l'altérer. Les sels ammoniac tux colorent aussi la ; flamme en violacé. Susceptible d'être distingué, par les raies du spectroscope, du potassium qui colore, coin ne lui, la flamme en roug • violacé. Cette base chauffée au rouge sur la lame de platine lui fut perdre soo poli et la reni mate. — Raies au speetrose ipe. \ La flamme est bl-ue. Raies caractéristiques au spectroscope dans la bande bleue. L'i.ndium donne aussi une couleur bleue, mais ! monochroniatique. Le gallium est dans le même cas. 89 1266 Voie humide. — Dans cette méthode, on a pour but de séparer, par un liquide ou dissolvant, un certain nombre de corps solubles d'avec d'autres corps insolubles dans ce même liquide ; ce n'est que dans quelques circonstances particulières que l'on est'obligé de séparer des corps gazeux ou gazéifiables d'avec d'autres corps fixes, dans des conditions de température déterminées. — On commence généralement par dissoudre les corps a analyser, puis, à l'aide de réactifs, on tonne des combinaisons insolubles ou précipités, de composition connue, qu'il est toujours facile de séparer, par filtration, du reste de la liqueur, et que l'on pèse après en avoir opéré le lavage et la dessiccation. Frésénhis, analyse chimique (1875) qualitative et quantitative, trad. For- ntne. — Des acides énergiques, tels que les acides sulfiarique, azotique, chiorhydnque, Veau régale, etc., sont les dissolvants le plus fréquemment employés; on verse ensuite dans la dissolution dillérents réactifs pour précipiter successivement les substances qui s'y trouvent. Le choix des réactifs varie beaucoup avec la nature des corps dissous; on peut dire cependant que, dans la plupart des cas, les alcalis, Yacide sulfhydrique, le sulfhydrate d'ammo- niaque, les carbonates alcalins, suffisent pour séparer et précipiter successivement les corps ou les mélanges de corps sur lesquels porte l'opération. — il est certaines solutions métalliques qui, mises en contact avec un autre métal, laissent précipiter celui qu'elles renferment, si ce dernier est moins électro-positif. Ainsi, une solution de sulfate de cuivre, dans laquelle on plonge une lame de z-inc ou de fer, laisse précipiter à l'état métallique tout le cuivre qu'elle contient, et l'échange contre une quantité proportionnelle de zinc ou de fer. Il n'y a donc qu'à peser le cuivre précipité pour connaître la quantité qui était renfermée dans le sulfate, et on doit aussi, comme contre- épreuve, estimer la perte du poids que la lame de zinc ou de fer a éprouvée; car le rapport entre le cuivre précipité et le zinc ou le fer qui a pris sa place, est constant. Enfin, l'emploi de liqueurs normales ou titrées (analyse volume- trique., — V. Ilev. pharm., 1857-58. — V. Mohr, Traité d'anal, chim. à l'aide de liq. titrées, 1857 ; Pogciale. Traité d'anal, chim. par la méth. des vol., 1858; Bolley, Manuel prat. d'essais chim., 1869; Ad. Wurtz, dict. de chim., t. I, p. 253-268 ; J. pli. 1856- 1875) permet de supprimer les pesées, et d'arriver promptement au résultat désiré. Par ce mode d'analyse volumétrique, on évite, en outre, l'altération ou le changement de poids (1) Il serait à désirer que le pharmacien eût dans son «ûkirœ avec un microscope, des solutions titrées choisies, APPENDICE PHARMACEUTIQUE. que présentent certains précipités pendant le temps de leur lavage et de leur dessiccation (1). Dans ces essais par la méthode des volumes, on se sert, pour mesurer par de très-petites fractions, la quantité d'une liqueur titrée nécessaire à saturer, décomposer, etc., une autre liqueur soumise à l'expérience; on se sert, disons-nous, d'instruments appelés burettes, dont on a propose plusieurs modèles, parmi lesquels le plus employé est la burette de Gay-Lussac (fig. 15/i et 155) de 100 c. (Fig. 154.) cubes div. par centimètre cube; de 50 c. cubes, par demi-centimetre cube; de 25 c. (Fig. 155.) cubes, par dixième de centimètre cube. Viennent ensuite la burette anglaise (fig.ibS); (Fig. 156.) la burette de M. Mohr (fig. 157), d'égales divisions, qui a été modifiée par M. Blondlot pour faire rapidement, par les méthodes \olumétriques. l'essai des produits chim. qui lui sont livrés par l'industrie. CHIMIE PHARMACEUTIQUE. (V. J. ph. 1801); et la burette de M- Hervé- Mangon (fig. 158). C'est en pressant avec le doigt sur une poire en caoutchouc, qu'on verse (Fig. 157.) la solution normale dans le liquide à saturer; Ici, la burette reste immobile sur son support (Fig. 158, dont la tubulure inférieure s'adapte avec la sphère en caoutchouc qui est percée d'un petit trou, tenant lieu de soupape, laissant rentrer ^^^^^^^^^^^B 1207 à volonté l'air qu'on en a expulsé. Les autres instruments nécessaires aux essais par liqueurs titrées, sont des vases ou carafes ou ballons gradués, des tubes gradués, des vases à saturation, des agitateurs en verre, des pipettes diverses graduées et jaugées de 1 à 100 centimètres cubes (fig. 159). Sans entrer ici dans tous les détails que comporte l'analyse chimique, et avant de parler de chaque genre spécial d'analyse, voici sommairement la série d'opérations à peu près , . , communes a toutes (Fig. lo9.) les analyses. Si le corps a analyser est solide, on commence par lui faire subir une division mécanique au moyen de morliers de porphyres, de limes, etc.,puis on en pèse exactement une certaine quantité variant de 2 a 5 gram., quelquefois moins, très-rarement plus. On le met ensuite en contact avec les agents qui doivent en opérer la dissolution totale ou partielle, soit par la voie humide (dissolvants), soit par la voie sèche (attaques au creuset d'argent ou de platine). La dissolution étant faite, on opère les précipitations successives à l'aide de réactifs appropriés ; et après avoir eu soin de s'assurer qu'on a employé une quantité suffisante de liquide précipitant, on procède au lœoage du précipité par décantation ou sur des filtres. Dans tous les cas, on reconnaît qu'il est terminé lorsque les eaux du lavage ne contiennent plus aucune trace de matières étrangères mêlées aux pré- (Fig. 100.) cipités, ou du réactif employé à la précipiiu- 1268 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. tion; et toutes les fois qu'il reste encore en dissolution quelques matières des corps que l'on analyse, on réunit les eaux de lavage à la liqueur même. On desséche ensuite le précipité sur le hltre même, soit à l'etuve {ex. : Etuve à huile de Gay-Lussac, ftg. 160), soit dans le vide sec, et l'on déduit du poids total celui du filtre, connu d'avance par la pesée préalable d'un filtre de même poids et bien desséché. Si le précipité peut résister sans s'altérer à l'action d'une haute température, on le chauffera au rouge avec le filtre, soit dans une petite capsule de porcelaine, soit dans un creuset d'argent ou de platine, pesé avant et après la calcination; la différence de poids donnera la quantité de précipité. Mais lorsque ce dernier, quoique pouvant supporter une chaleur rouge, sera susceptible d'être altéré par les principes du filtre, on en détachera la plus grande quantité possible, on la calcinera au rouge, et ce qui restera sur le filtre sera déterminé comme précédemment; ou bien lorsqu'on pourra régénérer en quelque sorte la partie du précipité qui aura été attaquée ou réduite par les matières du filtre, on incinérera ce dernier dans une petite capsule de porcelaine placée dans le moufle d'un lour- neau de coupelle; c'est ainsi que lorsqu'on a à peser du chlorure d'argent, on peut incinérer le filtre dans une capsule avec la portion de précipité qui y reste adhérente, en ayant soin d'y faire arriver une atmosphère de chlore qui relorme incessamment le chlorure d'aTgent à mesure qu'il est réduit par les matières organiques du filtre. Analyse des gaz. — Certains gaz ne peuvent se trouver dans un mélange en même temps que certains autres : il y a entre eux une incompatibilité par suite de laquelle la présence d'un gaz exclut celle d'un ou de plusieurs autres : d'où il résulte que le nombre des gaz qui peu\ent se rencontrer ensemble est assez limité. — Ainsi le chlore est incompatible avec tous les gaz hydrogénés, le gaz acide cblorbydrique excepté ; les acides hy- pochloreux et hypocliloriqiie sont incompatibles avec tous les gaz hydrogénés, sans exception ; Vacide sulfureux agit tantôt comme oxydant (Ex. : a\ec l' hydrogène sulfuré, Vhy- drogéne phosphore) ), tantôt comme un corps avide d'oxygène (Ex. : avec Yaminoniaque, le bioxyde d'azote); le gaz ammoniac est incompatible avec tous les gaz acides, il y a formation d'un sel ammoniacal correspondant. — L'oxygène et le bioxyde d'azote, l'oxygène et Yhydrogéne phosphore offrent encore des exemples bien tranchés d'incompatibilité. — D'un autre côté, Yhydrogéne, Voxyde de carbone, sont compatibles avec tous les gaz, excepté le chlore et les oxydes de chlore; Yazote est compatible avec tous les gaz sans exception ; il' ne possède que des caractères négatifs. L'incompatibilité des gaz n'est pas toujours absolue, elle est souvent relative à la durée du contact, à la pression, à la température, à la présence ou à l'absence d'humidité, à la lumière, etc. Ayant donc égard, dans les recherches analytiques sur les mélanges gazeux, à l'incompatibilité que ces corps peuvent présenter entre eux, on procède à leur séparation par Veau, la potasse; agents à l'aide desquels on isole les gaz acides de ceux qui ne le sont pas. La présence de quelques gaz acides peut aussi être décelée par des réactifs spéciaux; ainsi, Vacide carbonique peut se reconnaître par l'eau de chaux; Vacide sulfhydriqut, par l'acétate de plomb; Vacide fluosilicique, par Vacide borique cristallisé ; Vacide sulfureux, par Voxyde puce de plomb ou le peroxyde de man- ganese; tous les gaz acides, excepté les gaz carbonique et suif hydrique, sont absorbés par le borax. — Certains gaz inabsorbables par l'eau et par la potasse sont, au contraire, ab- sorbables par des dissolutions métalliques dont les oxydes sont réductibles. Ainsi, le sulfate de cuivre, Vazotate d'argent, le bichlorure de mercure, peuvent servir à distinguer Yhydrogéne arseniqué, V hydrogène phosphore, Yhydrogéne antimouié. — Les gaz qui peuvent être oxydés sont séparantes de ceux qui ne le sont pas. Cn mélange 'd'acide sulfureux et d'acide carbonique est facilement analysé au moyen du bichromate de potasse, qui enlève l'acide sulfureux et laisse pour résidu l'acide carbonique. Par le chlorure d'argent ou le chlorure de calcium fondu, on peut absorber le gaz ammoniac, qui se reconnaît d'ailleurs aux caractères alcalins qu'il possède seul parmi les gaz. — L'oxyde de carbone peut s'absorber par le potassium, par une solution acide de /irotochlorure de cuivre; le protoxyde d'azote, par Yatcool; le bioxyde d'azote, par une solution d'un protosel de fer (sulfate ou chlorure); Voxygëne, par un bâton de phosphore, par le bioxyde d'azote, par les sulfures alcalins, par le pyrogallate de potasse. — Il peut arriver que le mélange gazeux contienne des vapeurs soit aqueuse, alcoolique ou éthérée, soit d'acide hy- poatotique ou d'acide cyanhydrique, etc.;. la vapeur aqueuse se reconnaîtra par l'introduction de quelques bulles d gaz fluoborique, qui produiront des fumées blanches (si toute- lois le mélange ne renferme pas de gaz ammoniac), ou par le chlorure de calcium, qui s'humectera. La vapeur alcoolique au éthérée sera decelée par la potasse ou la soude, qui donneront à la distill ition un produit spiritueux, etc. (V. le tableau synoptique ci-contre). — Soit, par exemple, à analyser un mélange d'acide carbonique, de bioxyde d'à- ANALYSE DES GAZ 1260 Tableau synoptique des réactions qui servent à reconnaître la nature d'un Gaz isolé Par le Professeur BALARD, de l'Institut, devenant acide au contait de l'air....................................... Bioxyde d'azote. rallumant I une allumette 1 en ignilion H T, rouge /jaune non | fumants l'air insoluble dans l'alcool, vapeurs rutilantes avec le bioxyde d'azote........................ Oxygène. solnble dans l'alcool ; pas de vapeurs rutilantes avec le bioxyde d'azote.................... Protoxyde d'azote. éteignant une bougie allumée............................. Azote. ( la vapeur colore le sulfate ferreux en noir................ Vapeur nitreuse. la vapeur colore le sulfate ferreux en jaune en le suroxydant... Brome (vapeur). I le gaz n'est pas modifié la solution agit sur Tac arsénieux i par la chaleur........ Chlore. avant de décolorer l'indigo..... y le gaz détone quand on le ( chauffe dans un tube. -. Ac hypochloreux. la solution n'agit pas sur / le gaz est absorbé entièrement par Tac. arsénieux et déco- \ le mercure............ ...... — chloreux. lore immédiatement Tin- ) le gaz laisse sur le mercure qui le digo................. ( décompose, un îésidu d'oxygène. — hypochlorique. non acides arides , ( alcalin..................................... Ammoniaque ( neutre.................................... Chlorure de cyanogène. inodore, louchissant l'eau de chnin.............. Ac. carbonique. odeur du soufre brûlant à l'air........ — su fureux. provoquant le larmoiement............ — chlorocarbonique ( inodor 1 odeur ( vive le résidu de l'évaporation dp cet alcool est fixe et repri> par de l'alcoo 1 il lui communique la propriété de brûler avec une flamme verte — composé bore. l'évaporation de l'alcool ne laisse au- cu.i résidu qui, repris parl'alcool, lui communique la propi iété de brûler avec une flamme verte.. le gaz noircit le papier; la solu- phosgène), tion ne précipite pas par l'a- zotate d'argent........... Fluorure de bore. la v,ipeur ne noircit pas le papier, elle précipite l'azotate d'argent................. Chlorure de bore. le gaz traité par l'eau donne un dépôt floconneux de silice.................... Fluorure de silicium. le gaz traite par / le chlore est sans action sur lui...... le chlore ledé-( comp. avecl production de vapeurs. Ac chlorhydrique. — bromhydrique. ' viulettes iodhydrique. sulfhydrique. sélenhydrtque. teu.urhydriquf l'eau ne donne pas de dépôt de silice. Il est décomposé....... , ' le gaz est à réaction acide, il noircit le papier d'acétate ( jaune (soufre). de plomb ; le chlore et les agents oxydants y produi- ] rouge (sélénium) .. sent un dépôt.................................. ' brun (tellure...... il est alcalin............................................ Méthylymine. de l'acide sulfureux et de l'acide carbonique ... Oxysulfure de carbone . il brûle avec une flamme de Tac. carbonique \ rose.................. Cyanogène. seulement....... ) il brûle avec une flamme \ blanche.............. Ether. méthylique. cet acide est vo- / c'est de l'aride sulfureux; la potasse imbibée d'alcool ne l.tn'l, le résida [ l'absorbe pas immédiatement....................... Sulfure de carbone (vapeur; ' il ne corrode pas le verre, et contenant de l'aride riilurhydrique, il précipite l'azotate d'argent...... ................ Ethylène monochloré. il corrode le verre et ne précipite pas l'azotate d'argent....................... Fluorure de méthyle. le gaz ne s'enflamme pas spontanément de l'évapora- 1 tion de s;t so- < ce n'est pas lutiunaqueu- i de l'aride se n'est pas f sulfureux , acïàe ....... I cet acide est fixe; le résidu de l'air. O ~\ 5* ZT B. ! l&S lac SJ ll|s&Ui m01 **+* .SJa £•« £3-3 1 «3 •= il est absorbé rapidement par L'ac. sulfurique monohydraté.. il est absorbable par le brome IVv.poration de sa solution \ . a *"«?•• i..........yv-;....... Hydrogène phosphore (pur) .».,„, ,^, ,.o+n^;^ a i le gaz s'enflamme spontanément... ... Hydrogène phosphore melj aqueuse (hidoiuo ........... ç ^ Phll» (->). forme un dé- ( il disparait par l'hypochlorite de soude................. Hydrogène arsénié. pôt brun, d'as- ) il ne disparait pas par { il disparaît par l'ac. azotique____ Hydrogène antimo.nié. pect métalliq. ( l'hypocblor. de soude ( il ne disparait pas par l'ac. azotique Hydrogène SILTCIb. le gaz brûle sans produire d'acide arhomque....................... Hydrogène. mêlé au chlore, il brûie sans .épôt de charbon; il est absorbé par la solution acide de pretoe orure de cuivre.................,. Oxyde de carbone. il n ,st pas absor- / l'alcool en prend 6 ^é par le prnto- \ volumes......... Propylène. chlorure de cui- f l'alcool en absorbe vre ammoniacal \ 2t> volumes...... Butylène. il est absorbe par le protochlorure de cuivre ammoniacal.................. AllylÈNE. précipite par le protochlorure de cuivre ammoniacal...... ................. Acétylène. ne précipite pas parle protochlorure de cuivre ammoniacal.................. Ethylène (gaz oléflant). ' l'alcool en absorbe 10 à 25 fois son volume....................... Hydrure de butyle. l'alcool en absorbe environ 6 fois son volume.................... Hydrure de propyle. l'alcool en prend I fois i/2 son volume........................ Hydrure d'éthyle. l'alcool en prend 1/2 de son volume. Hydrure de méthyle (gaz des marais). il n'est pas absorbable par le brome (1) Vapeurs de corps assez volatils pour fonctionner, dans certains cas. comme des gaz, (*) Phosphure d'hydrogène liquide. 1270 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. zote, de protoxyde d'azote et d'azote; un pareil mélange se rencontre toutes les fois que l'on traite" une matière organique par l'acide azotique, et souvent il se forme en même temps de la vapeur cyanhydrique, dont la séparation serait préalablement opérée par le bioxyde de mercure, qui donnerait du cyanure de mercure. On absorbe l'acide carbonique par la potasse, puis le bioxyde d'azote par le sulfate de protoxyde de fer, et le résidu (protoxyde d'azote et azote) est brûlé avec l'oxyde de carbone; il se forme de l'acide carbonique qu'on absorbe par la potasse; reste l'azote dont on mesure directement le volume. A cause de ses propriétés négatives, on termine toujours une analyse par la détermination de ce dernier gaz. Il est des cas où la séparation directe devient, pour ainsi dire, impossible; on brûle alors le gaz avec un volume déterminé à'oxyyéne, et par la nature et la quantité des produits qui prennent naissance, on reconnaît quels sont les gaz qui composent ce mélange. Un mélange de métalloïdes se présente rarement dans les analyses; en tous cas, si on applique à ce genre de recherches les connaissances que l'on possède sur les propriétés chimiques et physiques de chacun de ces corps, on parviendra à en opérer la séparation. Quant h Yanah/se des acides, des métaux, des alliages, d"S oxydes métalliques, elle rentre dans cell des composés salins, aux recherches desquels se ramènent, pour ainsi dire, presque toutes les analyses minérales par voie humide. — En effet, pour les mélanges d'acides, qui se présentent rarement, on suivra la méthode générale, c'est-à-dire qu'on les fera passer dans les combinaisons ou sels insolubles, de composition connue, dont le poids fera connaître, à l'aide d'un calcul facile, celui de l'acide. — Le mélange d'acides le plus fréquent à rencontrer est celui des acides sulfuriepie, azotique, et chlorhydrique. Il sera mis en contact et agité pendant quelque temps avec un excès d'oxyde d'argent ■ très-divisé : l'acide chlorhydrique se précipitera à l'état de chlorure d'argent; au moyen de Veau de baryte, l'acide sulfurique sera précipité à l'état de sulfate de baryte ; restera l'acide azotique qui, combiné avec l'oxyde d'argent, pourra être isolé à l'état d'azotate d'argent. Le poids de chacun de ces sels (chlorure d'argent, sulfate de baryte, azotate d'urgent) fera connaître celui des acides; il suffira d'une simple règle de proportion basée sur les équivalents chimiques. Les mélanges d'oxydes ou de métaux (alliages) s'analysent par des procédés analogues. Pour la plupart des alliages on procède par voie humide; pour d'autres, on a recours "à la eoupellation. Le plus généralement, on traite l'alliage réduit en limaille, par l'acide azotique, l'acide chlorhydrique, ou X'eau régale. Si l'alliage est composé de métaux que l'acide sulfhydrique précipite, on emploie l'un des deux derniers acides; si l'un des métaux s'oxyde, mais ne se dissout pas dans l'acide azotique, alors on emploie ce dernier. Si on a, par exemple, à analyser la soudure des pîom- biers (plomb et étain), ou l'alliage des caractères d'imprimerie (plomb et antimoine), en les traitant par l'acide azotique, le plomb se dissout dans les deux cas, et l'autre métal se précipite, savoir : l'étain à l'état d'acide mé- tastannique, l'antimoine à l'état d'acide antimo- nieux ; onévapore jusqu'à siccité, et l'on reprend le résidu par l'eau dist., l'azotate de plomb seul se dissont; on le précipite par un sulfate solnble. — Si on a un alliage, comme le métal d'Alger (étain et antimoine), composé de métaux s'oxydant tous les deux par l'acide azotique, on emploie l'eau régale, qui dissout les deux métaux ; on ajoute de l'acide tartri- que pour empêcher la précipitation du chlorure d'antimoine par l'eau, puis on met la dissolution en contact avec une lame d'étain, qui précipite l'antimoine sans toucher à l'étain dissous ; la différence de poids de la lame avant et après l'expérience fait connaître celui de l'étain entré en dissolution dans la liqueur; on en tient compte dans le dosage de ce métal. — Supposons qu'on ait à faire l'analyse d'un alliage plus complexe tel que le laiton, qui, outre le zinc et le cuivre, contient presque toujours des traces d'étain et de plomb. On le traite par l'acide azotique; ces métaux sont convertis en azotates solubles, sauf l'étain qui passe à l'état d'acide métastannique, on évapore à siccité et on reprend par l'eau dist. qui dissout les trois azotates ; l'acide métastannique restant comme résidu, sera séparé par fil- tration ; on précipitera ensuite de la solution le plomb à l'état de sulfate, par l'acide sulfurique ; le cuivre à l'état de sulfure, par l'acide sulfhydrique; le zinc à l'état de carbonate, par un carbonate alcalin. — On suivrait une marche analogue pour opérer la séparation d'autres métaux composant un alliage donné. Analyse des sels. — Dans ce genre d'analyse, on a 2 questions à résoudre : reconnaître Vacide et reconnaître la base. — Envisagé au point de vue de l'acide, un sel peut présenter trois cas : 1° l'acide du sel est solnble et non gazeux (sulfates, hyposulfates, azotates, iodates, hyperiodates, perchlorates, phosphates, phosphites, hypophosphites, arséniates, chromâtes, vanadates, manganates, molybdates) ; 2° l'acide est insoluble ou peu soluble (antimo- niates, antimonites, stannates, titanates, tung- CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1271 states, arsênites, silicates, borates); 3° l'acide est gazeux (azotites, bromures, bromates, chlorates, hypochlorites , carbonates , chlorures , fluorures, fluosilicates, fluoborates, sulfures, sulfites, hyposulfites, iodures, séléniures, cyanures). Les éléments dans lesquels se décomposent les acides servent ici de caractère différentiel. Les silicates, qui se rencontrent si fréquemment dans les analyses, peuvent se présenter soit en combinaison soluble, soit en combinaison insoluble. Un silicate soluble traité par l'acide chlorhydrique, donne un précipité blanc gélatineux d'acide silicique. — Lorsque, dans la substance à analyser, dans une argile, par exemple, une partie de l'acide silicique est soluble dans les alcalis, on fait bouillir cette argile avec de la potasse, et on décompose par l'acide chlorhydrique le silicate de potasse formé. — Un silicate insoluble peut être attaquable ou inattaquable par les acides : un silicate insoluble et attaquable par les acides, tel que le silicate de fer des scories de forge, ou le silicate de chaux des verres à bouteilles, sera décomposé par l'acide chlorhydrique ou par l'acide sulfunque ; un silicate inattaquable par les acides (feldspaths, cmeraudes, zircons, grenats, etc. ; verres, poteries, faïences, porcelaines, émaux, laitiers, etc.), est rendu atta- ÇFig. 161.) quable en le fondant avec une hase (potasse, soude, baryte, oxyde de plomb). Ordinairement on emploie le carbonate de potasse, de soude ou de baryte bien sec, dans la proportion de 10 à 12 gram. environ pour 2 gram. de substance à analyser, porphyrisée avec soin. Le carbonate de baryte servira dans le c is où la substance à analyser sera reconnue renfermer de la potasse ou de la soude ; car, dans l'analyse, l'obligation de mettre en évidence l'existence d'un corps, exclut dans les opérations l'emploi de ce même corps, ou même des composés qui pourraient le contenir. — Ces sortes d'opérations, dites attaques, se font dans des creusets de platine, introduits eux-mêmes dans des creusets de terre ; le tout est soumis, penda.nt vingt minutes ou trois quarts d'heure, a l'action d'un bon feu de forge ou d'un fourneau à vent. (On peut, dans certains cas et en opérant sur de très-petites quantités, faire cette attaque avec la lampe de Berzélius (fig. 161) à double courant d'air.) On forme ainsi un silicate soluble àbase de potasse, de soude ou de baryte, que l'on décompose par l'acide chlorhyd. ; celui-ci s'empare des hases, forme avec elles des chlorures solubles, et met à nu l'acide silicique ; dans le cas d'une attaque par le carbonate de baryte, on sépare ensuite cette base par l'acide sulfuiïque. — Dney qui, le premier, avait remarqué que l'acide borique et les borates alcalins facilitaient, par leur propre fusion, celle des silicates alcalins ou terreux, proposa d'employer l'acide borique comme fondant. Si on avait, par exemple, un mélange de silicate dépotasse, d'alumine, de fer, de manganèse et de chaux, il faudrait, après l'avoir finiment pulvérisé, le mêler avec une suffisante quantité d'acide borique, et chauffer le tout à un feu de forge pendant une ou deux heures. Lorsque la masse sera entrée en fusion, la silice sera dépl icée de ses combinaisons ; si, après refroidissement, on fait bouillir avec de l'acide azotique, on dissoudra tous les borates formés, et la silice sera mise à nu, puis on procédera à la séparation des bases. En spécifiant l'acide dans un sel, on détermine le genre auquel ce dernier appai tient ; Vespèee est déterminée quand on connaît la base. Envisagés sous le point de vue de la base, les sels peuvent être partagés en trois groupes : 1" sels ne donnant pas de précipité avec un sulfhydrate alcalin (sels ammoniacaux, sels de potasse, de soude, de lithine, de chaux, de strontiane, de baryte, de magnésie) ; 2" sels donnant un précipité incolore avec un sulfhydrate (sels d'alumine, de zinc, de manganèse); 3° sels donnant un précipité colore avec un sulfhydrate (sels incolores : sels d'étaiu, d'antimoine , de plomb , d'argent, de bismuth, de mercure. — Sels colorés : sels de fer, de cobalt, de nickel, d'uranium, de cuivre, d'or, de platine, de chrome). Une fois le caractère de groupes déterminé, on reconnaît l'espèce par 1272 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. l'essai des rendions particulières à ehaquebase. (Voy. les tableaux, p. 55-57 et les quatre tabl. synoptiq., p. 58-73). Signalons le procédé de séparation de la potasse et de la soude, au moyen du perclilorate d'ammoniaque, recommandé par M. Sclilœsing (V. J. ph. et Un. ph. 1872). Analyse des minerais et des minéraux. — On commence par déterminer la quantité d'eau que le minerai ou le minerai peut contenir, en chauffant à l'étuve un poids connu de ce dernier réduit en poudre très-fine; la perte, après l'opération, représente la quantité d'eau. On essaye ensuite si le minéral est soluble dans l'acidechlorhydrique, l'acide azotique ou l'eau régale.' Dans le cas où cette solubilité n'a pas lieu, on procède d'une manière semblable à celle qui a été indiquée pour l'analjse des silicates, c'est-à-dire que l'on rend le minéral attaquable par les acides en le calcinant préalablement dans un creuset d'argent ou de platine (1), avec un tondant [carbonates de potasse, de soude, de baryte ; potasse caustique, oxyde de plomb ou les azotates correspondants; spath duor). La dissolution du minéral opérée, on isole la silice, s'il s'en trouve en résidu, puis on procède à la séparation des autres corps (acides et bases). Les réactifs généralement employés a cet eP'et sont : Pacifia sulfhydriqw, le carbonate et le sulfhydrate d'ammoniaque, les alcalis caustiques. Les minerais peuvent se diviser en deux genres distincts : les uns sont des composés salins {silicates, phosphates, carbonates); les autres sont des arséuiurcs, sulfures, arsênto- sulfures. Pour les premiers, le mode d'analyse rentre dans celui que l'on a indique pour les sels et les minéraux. Quant aux seconds, on commence généralement par les griller pour se débarrasser d'abord de la majeure partie du soufre et de l'arsenic qu'ils renferment. Le résidu du grillage est mêlé avec un excès d'azotate de potasse, puis calciné au rouge ; tout l'arsenic passe à l'état d'acide arsénique, le Soufre à l'état d'acide sulfurique ; en traitant par l'eau, on dissout l'arséniate et le sulfate (1) Jin passant, nous dirons qu'en vertu (les propriétés chimiques du philiue, on doit préserver les creusets de ce métal du contact immédiat du charbon de bois à des températures élevées, ni y exécuter d'opération qui entraîne la séparation d'ac. silicique; on ne doit jamais y ehauffer ou fondre les alcalis caustiques, les azotates, notamment ceux des alcalis et des terres alcalines, les sulfures alcalins, ou les sulfates mêlés avec de la poudre de charbon, les métaux à l'état de régule (plomb, bismuth, étain, cadmium, etc.), les substances arséniferes ou anti- monifères, le phosphore ou l'acide phosphorique, les phosphates acides, mêlés avec des corps contenant du eharbnn ou d'autres corps désoxydants; il ne faut pas y porter au rouge-blanc les oxydes métalliques (0( des de yiomtt, de bismuth, de cuivre, de nickel, etc.), susceptibles de perdre leur oxygène & cette température; ni y faire bouillir ou évaporer des liquides contenant du chlore, du brome, de l'iode, du fluor, ou dans lesquels ces corps peuvent se développer. de potasse ; les métaux qui sont oxydés, forment le résidu insoluble dans l'eau; on le traite à chaud par l'acide sulfurique et on y fait passer tin courant d'acide sulfureux qui réduit l'acide arsénique, et le fait passer à l'état d'acide arsénieux. Cette réduction opérée, on dirige dans la liqueur un courant d'acide sulfhydrique qui précipite l'arsenic à l'état de sulfure; les autres métaux, sépares ultérieurement, sont ainsi exempts d'arsenic. Analyse des cendres de végétaux. —- L'analyse des cendres végétales a pour but de faire connaître la nature et la proportion des matières inorganiques absorbées par ces plantes, a l'organisation desquelles celles-ci sont nécessaires. Les sul stances que l'on rencontre habituellement dans les cendres de plantes, sont : potasse, soude, chaux, magnésie, oxydes de fer et de manganèse; acides silicique, phosphorique, sulfurique, carbonique; chlore; on y trouve quelquefois aussi : fluor, iode, brame, cuivre. — Pour analyser les cendres d'une plante, on commence par l'incinérer après l'avoir préalablement nettoyée, mais sans la lever afin de ne pas enlever une partie des sels soluhles. Les bois, les chaumes, et autres matières de cette nature, se dessèchent fortement, puis sont brûles sur une plaque ou dans un fourneau en tôle. Les grains sont incinérés dans des creusets de Hesse; il en est de même pour les racines, les fruits, préalablement découpes en tranches minces et desséchées; dans tous les cas, les cendres sont encore grillées au rouge faible dans une capsule de pl-atine à fond plat, en les remuant continuellement, puis réduites en poudre très-fine. MM. Fréséuius et Wffl ont divisé les cendres végétales en trois groupes : 1° cendres Contenant une forte proportion de carbonates alcalins et terreux, provenant généralement de l'incinération des bois, herbes, lichens, tic; 2" cendres où prédominent les phosphates alcalins et terreux : c'est le cas de la plupart des cendres de graines; 3° cendres riches en acide silicique, telles que celles qui proviennent des tiges de graminées, cYèquisétaeêes, etc. Cette division n'est établie que d'après la nature des composés dont l'existence est, non pas exclusive, mais seulement prédominante. Ainsi, outre les corps précédemment énoncés, presque toutes les cendres contiennent des chlorures, des phosphates alcalins, terreux et ferrugineuse, des sulfates alcalins, et, comme impuretés étrangères à leur composition, du. sable et du charbon. — L'analyse qualitative fait reconnaître parfaitement à quel groupe appartient une cendre. 1 er Groupe. — On dissout la cendre dans l'acide chlorhydrique pour séparer immédiatement la silice libre ou combinée, le sable, le CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1273 charbon et les autres corps étrangers. On divise la solution obtenue en trois parties : dans la première on verse un excès d'acétate de potasse, puis d'acide acétique, qui donne un précipité blanc-jaunàti e et gélatineux de phosphate de fer. Si tout l'acide phosphorique était combiné à l'oxyde de ter, la liqueur restante ne donnera pas de précipité de couleur ocreuse avec l'ammoniaque, une l'ois que la séparation de ce phosphate de ter aura été opérée. —Dans la deuxième portion, on recherche la présence des alcalis ; on se débarrasse d'abord des traces d'oxyde de fer, d'acide sulfurique et d'acide phosphorique que la solution renferme, en y versant de l'eau de barj te ; l'excès de cette base est saturé dans la liqueur filtrée, par du carbonate d'ammoniaque additionne d'ammoniaque caustique; on évapore la liqueur surnageante dans une capsule de platine, et on calcine jusqu'à ce que tous les sels ammoniacaux soient volatilisés : le résidu sera un mélange de chlorure de potassium et de chlorure de sodium, qu'où dissoudra dans l'eau; on précipitera ensuite la liqueur par le chlorure de platine pour avoir la potasse. — Dans la troisième portion, il ne reste plus à doser que l'acide sulfurique; on y parviendra facilement en acidulant fortement la liqueur par l'acide acétique, et précipitant ensuite l'acide sulfurique par le chlorure de baryum. Si la cendre contenait des chlorures, on en reconnaîtrait la présence en la dissolvant dans l'acide azotique, et précipitant par l'azotate d'argent. Quant à l'acide carbonique, sa présence est suffisamment signalée par l'effervescence qui se manifeste au moment de la dissolution tles cendres dans les acides ; son dosage se fera en déterminant la perte de poids qui a lieu en traitant une certaine quantité de cendres par un poids donné d'acitle. 2° Groupe. — Si la cendre contient, en outre , du phosphate de chaux mêlé à des traces de sels de magnésie ou de manganèse, on la traite de la manière précédemment indiquée, jusqu'à la précipitation du phosphate de fer. L'excès d'acide acétique ajouté sert a dissoudre plus complètement le phosphate de chaux, que l'on précipite ensuite par l'oxalate d'ammoniaque. La magnésie est précipitée par le phosphate de soude ammoniacal, et le manganèse par le sulfhydrate d'ammoniaque. 3 e Groupe. — L'analyse des cendres riches en silice se fait de la même manière que celle des matières siliceuses, en général. On divise la cendre en deux portions égales, de 3 a /i grammes chacune ; on chauffe la première dans une capsule d'argent, avec une solution de potasse caustique, et on évapore à siccité, en ayant soin de ne pas pousser jusqu'à la fusion : de cette manière, on désagrège tous les silicates sans toucher au sable et à la silice libre; on dissout ensuite dans l'acide chlorhydrique. La seconde portion de cendres est londue dans un creuset de platine ou d'argent, avec trois ou quatre fois son poids de carbonate de baryte, et reprise par l'acide chlorhydrique pour isoler la silice. La solution contient un mélange de chlorures alcalins que l'on sépare comme il a été dit pour les cendres du premier groupe. — En exposant les résultats des analjses de cendres, on doit donner l'analyse brute et l'analyse corrigée, c'est-a-dire débarrassée des éléments accidentels (charbon , sable) ; les autres parties constituantes sont alors calculées en centièmes. On peut aussi calculer l'oxygène contenu dans chacune des bases, et en* faire connaître la somme. Analyse des sols. — La connaissance des parties constituantes d'un sol peut être très- utile, en indiquant le terrain le plus convenable à chaque espèce de plante, ou bien quel engrais on doit y apporter pour le rendre apte à la culture de telle ou telle plante. — Les substances minérales qui se trouvent dans les terres sont : potasse, soude, chaux, magnésie, alumine ; oxydes de fer, de manganèse ; ammoniaque; chlore; acides silicique, sulfurique, phosphorique, carbonique, et quelquefois acide azotique. On y rencontre aussi des matières organiques (débris végétaux, acide ul inique, humus, substances cireuses et résineuses) provenant de la décomposition lente des produits végétaux ou animaux, et qui exercent une grande influence sur la fertilité des terres. — Pour rendre utile l'analyse d'un sol, on doit non-seulement indiquer ses éléments constituants, mais aussi la forme sous laquelle ils s'y trouvent. Envisagées sous ce point de vue, les substances minérales qu'on rencontre dans les terres peuvent se classer en substances solubles dans Veau; substances insolubles dans Veau., solubles dans les acides faibles ou étendus; suhslmceR insolubles dans Veau et dans les acides étendus. — On commence par prendre un échantillon moyen de la terre à analyser, on le réduit en poudre très-fine, qu'on Lusse sécher à l'air. 1200 grain, de cette terre sont bouillis avec de l'eau, en ayant soin de remuer sans cesse; on jette sur un filtre et on lave le résidu sur le filtre. La liqueur filtrée, réunie aux eaux de lavage, est partagée en différentes portions pesées, avec chacune desquelles on pourra faire un dosage isolé,'dont il sera facile de reporter, par le calcul, les données sur la masse entière. Une première portion est évaporée à siccite au B.-M. et pesée; on a ainsi le poids de toutes les substances solubles dans l'eau. Ce résidu est ensuite calciné au rouge; la perte de poids donne celui des substances organiques, de l'acide azotique et de l'ammoniaque qui peuvent s'y trouver. Si, en le 127/i APPENDICE PHARMACEUTIQUE. chauffant avec l'acide ehlorhydrique, il laisse une partie indissoute, c'est de l'acide silici- que; on évapore alors à siccité, on reprend par l'eau légèrement acidulée, et on sépare cet acide silicique par filtration. La solution acide est divisée en deux parties : dans l'une d'elles, on verse de l'ammoniaque, qui précipite l'alumine et l'oxyde de fer, que l'on sépare au moyen de la potasse, puis on isole successivement le manganèse par le sulfhy- drate d'ammoniaque; la chaux, par l'oxalate d'ammoniaque; la magnésie, par le phosphate de soude ammoniacal. L'autre portion de solution acide est évaporée à sec et calcinée au rouge faihle; le résidu, repris par l'eau, est traité à chaud par un excès d'eau de baryte, puis on filtre; l'excès de baryte est précipité par le carbonate d'ammoniaque. La solution filtrée est de nouveau évaporée à sec, et dans le résidu, calciné au rouge, on sépare la potasse de la soude au moyen du chlorure de platine. D'une seconde portion de la solution aqueuse primitive, on sépare l'acide sull'urique par le chlorure de baryum; et d'une troisième, l'acide ehlorhydrique, par l'azotate d'argent. La partie de la terre, insoluble dans l'eau, est desséchée, broyée avec soin, puis calcinée au rouge faible jusqu'à disparition complète des matières organiques; on fait bouillir ce résidu avec de l'acide ehlorhydrique, puis on filtre et on lave. — Une portion du liquide est évaporée à siccité, après addition préalable d'acide azotique; on verse sur le résidu de l'acide ehlorhydrique concentré, qui décèle l'acide silicique s'il laisse un corps blanc insoluble. Dans une seconde portion de ce liquide, on sépare l'acide sulfurique par le chlorure de baryum; dans une troisième, les alcalis; et dans une quatrième, l'acide phosphorique, la chaux, la magnésie, l'alumine ; l'acide carbonique sera dosé par Ja méthode de MM. Frésénius et Will. Après avoir été séché et réduit en poudre fine, le résidu, insoluble dans l'acide ehlorhydrique, est mis à bouillir avec de l'acide sulfurique concentré et pur, jusqu'à ce que ce dernier ait entièrement disparu. On reprend à chaud par l'acide ehlorhydrique, on «'tend d'eau et on filtre; la liqueur est partagée en trois parties : dans l'une on sépare les alcalis; dans la deuxième, l'acide phosphorique ; dans la troisième, le fer, le manganèse, l'alumine, la chaux, la magnésie. — Dans d'autres cas, la terre, insoluble dans l'acide ehlorhydrique, est fondue avec des alcalis, avec du carbonate de soude ; s'il y a dissolution complète, le résidu est entièrement formé d'acide silicique : dans le cas contraire, ce dernier est séparé ; le résidu séché, pesé, est divisé en deux parties égales, qu'on désagrège, l'une avec du carbonate de soude, l'autre avec de l'hydrate de baryte. Dans les deux analyses, l'acide silicique "est séparé à la manière ordinaire. Dans la solution ehlorhydrique de la première, on sépare le fer, le manganèse, l'alumine, la chaux, la magnésie et l'acide phosphorique ; dans la solution ehlorhydrique de la seconde, on dose la potasse et la soude. 50 gram. de terre environ, chauffés entre 80 et 90° avec une solution de carbonate de soude et filtrés, donnent un liquide dans lequel l'acide ehlorhydrique précipitera l'acide humique sous forme de flocons bruns. Si la terre contient aussi de l'humine, on la traite à chaud par une lessive de potasse ; on sépare l'acide humique obtenu par l'altération do l'humine sous l'influence des alcalis caustiques; du poids de cet acide on soustrait celui de l'acide humique précédemment obtenu : on a le poids de l'humine existant dans la terre. — Le poids des débris organiques s'obtient en calcinant, dans une capsule de platine, AO gr. de terre.sèche; la perte éprouvée pendant la calcination fait connaître la quantité de matière inorganique non décomposée, en soustrayant toutefois le poids de l'humine et de l'acide humique. — L'azotate du sol se dose par les procédés d'analyse des matières organiques azotées. — Si la terre contient des substances cireuses ou résineuses, on la dessèche au B.-M., et on fait bouillir 100 gram. à plusieurs reprises avec de l'alcool concentré ; les liqueurs filtrées sont distillées jusqu'à réduction de moitié, et on laisse refroidir; la cire, s'il s'en trouve, se sépare; on la recueille sur un filtre et on lave avec de l'alcool froid. On ajoute de l'eau à la liqueur filtrée, qu'on évapore jusqu'à ce qu'on ait chassé tout l'alcool ; on lave avec de l'eau la résine qui s'en sépare ; on dessèche et on pèse. — L'exposition des résultats d'une analyse de terre se fait de trois manières : on donne en centièmes la quantité d'eau contenue dans la terre desséchée à l'air, les substances minérales solu- bles dans l'eau, dans l'acide ehlorhydrique, insolubles dans l'eau et dans l'acide ehlorhydrique, et les substances organiques que renferme la terre anhydre ; puis, d'après le calcul, on représente les acides unis aux bases suivant leur affinité respeethe. On n'indique comme libres que les acides phosphorique, silicique et humique. Pour doser l'acide phosphorique seul, on peut employer le silicate de 1er, d'après le procédé indiqué par -M. Schlœ- sing (V. Un.ph. 1869). — On peut aussi déterminer la quantité de terre qui reste en suspension lorsqu'on la soumet à la levigation; puis on examine au microscope la nature du résidu (grains de sable, de feldspath, de mica, etc.). CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1275 Analyse des eaux minérales ou médicinales. — Il est difficile de préciser avec exactitude la nature des sels que les eaux tiennent en dissolution, car, lorsque dans un même liquide il existe plusieurs acides et plusieurs bases, on ne peut dire exactement de quelle manière ils se saturent réciproquement; à cet égard, on ne peut former que, des conjectures plus ou moins probables. — Berthollet (Stnt. chim., t. I, p. 93) ayant établi, par de nombreux exemples, que dans une solution saline multiple et concentrée, ce sont les sels ayant le plus de cohésion ou une plus grande tendance à la cristallisation, qui se forment de préférence, J. Murray (Arm. de chim. et de pliys., 2 P série, t. VI , p. 139) en avait conclu que la réciproque devait être vraie également, et que, par conséquent, les sels ayant le moins de cohésion devaient exister de préférence dans les solutions très-étendues. En effet, la force de dissolution est toujours opposée à la force de cohésion ; il en résulte donc que, dans les solutions concentrées, la première force exerçant moins d'influence que la seconde, sera dominée par elle; le contraire aura lieu pour les solutions étendues. Si, par exemple, on reconnaît dans un liquide parfaitement neutre la présence des acides chlorhydrique et sul- furique, de la soucie et de la magnésie, on sera conduit à. admettre que si la solution est étendue, elle renferme un mélange de sulfate de soude et de chlorure de magnésium, sels très-solublos et possédant une faible cohésion; tandis que si la solution est concentrée, elle renfermera du chlorure de sodium et du sulfate de magnésie, qu'on peut successivement obtenir par voie de cristallisation. —L'analyse des eaux minérales peut se faire par deux méthodes : l'un ■, dite analyse par éraporation, consiste à séparer les principes que fournit l'évaporation de l'eau; l'autre méthode, due à Murray, consiste à isoler, dans les eaux, les acides et les bases des substances salines, puis à les combiner par le calcul théorique pour en former des sels. — Ces deux modes d'analyse doivent être employés simultanément, soit comme contre-épreuve, soit pour arriver à lien connaître la proportion des éléments qu'on ne saurait isoler ou séparer directement. Xous avons indiqué (p. i33) les substances que l'on rencontre le plus souvent dans les eaux minérales. Supposons, pour embrasser la question dans toute sa généralité, qu'on ait à analyser une eau minérale contenant à la fois tous les principes précités. — On se procure, à la source même, une quantité suffisante d'eau, on en apprécie les propriétés physiques ; on en note exactement la température; on en détermine la densité, on constate son odeur et sa saveur. — On doit aussi, comme essai préliminaire, examiner à l'aide des papiers réactifs si l'eau est acide ou alcaline. Enfin, on doit prendre note, avec le plus grand soin, de toutes les particularités intéressantes de la source : si elle est limpide ; si elle produit un dépôt dans les tuyaux de conduite; dans quelle formation géologique elle naît, etc. Pour les eaux potables et celles destinées à la préparation des aliments, il faut s'assurer si elles entrent bien en ébullition, si elles cuisent bien les légumes, si elles ne caillebottent pas l'eau de savon, si elles éprouvent ou non, pendant l'opération, des changements dans la couleur, la transparence, si des sels s'en précipitent, etc. On les essaie ensuite par la méthode hydrotimétri- que de MM. Boutron-Charlard et F. Boudet (V. p. 1165). Dans le mode d'analyse par éraporation, on évapore à siccilé une quantité déterminée d'eau, de manière à avoir 12 a 15 gram. de résidu, que l'on sèche à la température de 110 à 120°, puis on en prend exactement le poids. Ce résidu desséché est soumis successivement à l'action des divers dissolvants, Yéther, Valrool à 36°, l'eau distillée chaude ou froide. — L'éther ne dissout aucun sel, mais il dissout des matières analogues au bitume, s'il s'en trouve, le soufre quelquefois en petite quantité.—L'alcool enlève quelques substances organiq., quelques matières bitumineuses, les acides sulfurique, chlorhydrique, borique, le soufre, la soude, la potasse, les azotates, les chlorures, les iodures, les hyposulfatcs, et quelques sulfures qui n'ont pas été décomposés par l'air et la chaleur. L'eau chaude enlevé les sulfates de soude, de magnésie, de manganèse, de fer, d'alumine, de chaux, le carbonate et le borate de soude, le phosphate de soude, les fluorures, quelques substances organiques. — Enfin, il reste des matières insolubles; lels sont : les carbonates de chaux, de magnésie, de manganèse, de fer, les oxydes de ces deux métaux ; le sulfate de chaux qui a résislé à l'action de l'eau, la silice, l'alumine. <>s différentes matières sont séparées par les moyens ordinaires, mais on ne peut pas toujours en faire l'analyse directement; on a recoure alors à la méthode de Murray. — On doit distiller préalablement une certaine quantité de l'eau h analyser, pour voir si, dans le produit de la distillation, il ne se trouverait pas quelque substance saline de nature volatile ou ammoniacale. — S'il arrivait que l'eau déposât, par l'évaporation, des flocons grisâtres de matières organiques, il faudrait les réunir avec soin, et chercher à s'assurer par la calcinalion de ces dépôts, s'ils donnent ou non des produits ammoniacaux. Enfin , l'eau peut déposer aussi des flocons d'oxyde rouge de 1er, qu'elle 1276 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. tenait primitivement en dissolution à l'état de carbonate, à la faveur d'un excès d'acide carbonique. Par le second mode d'analyse, on évapore 1 kil. environ d'eau minérale dans une capsule de platine : il se forme un précipité dû au dépôt des substances tenues en dissolution par un excès d'acide carbonique qui se dégage. On sépare au moyen du filtre, et on lave. — Un grand nombre d'eaux minérales renferment, en dissolu'ion ou en suspension, des matières organiques, le plus souvent d'origine végétale, et qui, pendant les diverses phases de l'analyse, se trouvent profondément altérées : elles se convertissent ordinairement en une masse noirâtre, désignée sous le nom de matière extractire. On sépare celle-ci des eaux-meres, on la dessèche à 100 ', et on la détruit en la calcinant avec un poids connu de carbonate de potasse : la différence des pesées, avant et après l'expérience, donne le poids de la matière organique détruite. Lorsque l'eau à essayer contient une proportion anormale de matière organique, sa présence peut être déceiée par le chlorure d'or, réactif proposé par Dupasqiiier. Quelques gouttes de ce sel, ajoutées à 25 ou 30 gram. d'eau portée à l'ebullition, communiquent à celle-ci une teinte violette-bleuâtre, due à la décomposition du chlorure d'or par la matière organique ; la coloration est d'aut mt plus intense que la proportion de matière organique est plus considérable. — Quelquefois, comme cela a lieu pour certaines sources ferrugineuses, la matière extractive n'est autre que de l'acide crénique ou apocrenique. Si, après avoir fait bouillir le dépôt ocreux de ces sources avec de la potasse, on sursature par l'acide acétique, qu'on obtienne avec l'acétate de cuivre un précipité brun, le sel formé est de l'apocrénate de cuivre. On sépare la liqueur surnageante par décantation ; on ajoute assez de carbonate d'ammoniaque pour faire virer au bleu la couleur verte de la solution, puis on chauffe : s'il se forme alors un précipité, il est dû à du crenate de cuivre. La distinction des acides crénique et apocrenique ne peut être rigoureusement établie que par leur ana-, lyse élémentaire. Suivant M. Mulder, l'apocrénate de cuivre desséché à -f- l/iO°, laisse par la calcination 42 "/„, 80 de bioxyde de cuivre; le crénate, dans les mêmes circonstances, laisse lh °/„, 12 de bioxyde de cuivre. — Quelquefois les dépôts ocreux, provenant de sources ferrugineuses, contiennent des quantités appréciables (Tarse/tic, de cuivre, d'antimoine. — Pour isoler l'arsenic et le cuivre, on fail bouillir les dépôts avec un excès d'acide sulfurique, on précipite les sulfates calcaires par l'alcool, on évapore pour retirer ce dernier, et on plonge dans la dissolution une lame de fer, sur laquelle le cuivre se dépose. La solution, additionnée d'une nouvelle quantité d'acide sulfurique, et, plus tard, de quelques gouttes d'acide azotique, est évaporée à siccité, pour détruire la matière organique, et reprise par l'eau : la liqueur filtrée est essayée à l'appareil de Marsh. — La présence du bicarbonate de chaux dans les eaux peut se reconnaître, d'après Dupasquier, par l'emploi de la teinture alcoolique de bois de campê- che ou bois d'Inde récemment coupé, et présentant une nuance jaunâtre. L'eau contenant la moindre trace de bicarbonate de chaux prend une belle couleur violette. Comme la même réaction peut être déterminée par les carbonates de potasse ou de soude qui se rencontrent quelquefois dans les eaux en même temps que le bicarbonate de chaux, on fait bouillir l'eau de manière à précipiter le carbonate de chaux ; l'eau essayée deviendra jaune par le réactif, ou prendra une teinte violette si elle tient, en outre, un carbonate alcalin en solution. Suivant M. F. Bellamy, le même réactif est très sensible pour déceler dans les eaux naturelles des traces de fer ou de cuivre ; il vire au bleu (V. J. ph, 1869). La présence du bicarbonate de chaux se reconnaît également par la couleur bleue que prend une dissolution aqueuse ou alcoolique de ligidine (principe colorant des baies- de troène), qui est naturellement d'un beau rouge cramoisi, ou le papier de liguline (Hiddés). L'A ciderosolique indique très-nettemenU'acide carbonique libre ou combiné, il reste coloré en présence des bicarbonates et se décolore si l'acide carbonique est libre. (V. Un. ph. 1878).—Généralement, pour connaître la nature des gaz (azote, oxygène, acide carbonique, hydrogène sulfuré, hydrogène carbone) qui peuvent être contenus dans une eau, on les dégage par l'ebullition d'un poids connu de celle-ci, et on les recueille sous le mercure ou sous de l'eau préalablement bouillie; on mesure avec soin le volume des gaz dégagés, et on procède à leur séparation pir les moyens analytiques ordinaires. — Enfin, on trouve souvent, au fond des sources minérales, des dépôts vaseux qui portent le nom de boues minérales ou médicinales. On en distille une certaine quantité et on recueille sous le mercure les gaz dégagés. Une autre portion de ces boues est portée à l'ebullition avec de l'eau; la liqueur filtrée est soumise à l'action des réactifs appropriés ; on peut aussi traiter la boue, privée d'eau, par l'alcool et l'ether. La portion indissoute par ces menstrues sera fortement calcinée, pour détruire la matière organique qui aura pu résister à leur action ; puis on séparera et dosera, d'après les procé- CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1277 dés ordinaires, les oxydes de fer, de manganèse, l'alumine, la silice, qui pourront s'y trouver. — Quand on l'ait connaître les résultats d'une analyse d'eau minérale, on expose d'abord les données immédiates de l'analyse, calculées en centièmes; puis on combine, par le calcul, les acides et les bases; en supposant que ces corps, pour former des sels, se sont unis dans l'ordre de leurs affinités respectives ; on a, toutefois, égard à l'influence que la plus ou moins grande solubilité des sels exerce sur les phénomènes de l'affinité. C'est cette raison qui fait admettre que, lorsqu'il se trouve à la fois, dans l'eau bouillie, de la chaux; de la potasse et de l'acide sulfurique, ce dernier est combine avec la chaux, et ainsi de suite. Néanmoins les mêmes résultats directs pourront amener à des conclusions fort différentes, suivant qu'on les calculera de telle ou telle manière. Nous présenterons maintenant l'analyse des eaux minérales par catégories,en résumant pour cela l'article exposé sur ce sujet, par Lecanu dans son Cours de pharmacie, après y avoir fait les additions et corrections nécessaires. Eaux acidulés. — Le procédé à l'aide duquel on peut déterminer la proportion du gaz carbonique varie, suivant que l'eau sur laquelle on opère conserve son gaz sous la pression de l'atmosphère, ou le perd en partie. Le conserve-t-elle? Dans une cornue tubulée d'environ 1 lit., 3 de capacité, l'on introduit 20 à 25 gr. de mercure et 1 litre d'eau mine- raie, l'on adapte a sa tubulure un tube droit, plongeant au fond du mercure, et destiné à prévenir dans le vase distillatoire la rentrée du liquide des flacons qui le suivent, au moment où tout le gaz carbonique étant abandonné par l'eau, la pression y devient moindre qu'elle ne l'est dans ceux-ci. On adapte également a son col un tube recourbé pénétrant dans un flacon à trois tubulures, d'un demi-litre environ, en partie rempli d'une solution de chlorure de baryum additionnée d'ammoniaque caustique ; l'on fait suivre le premier flacon d'un second contenant une solution semblable a celle du premier, et l'on termine l'appareil par un tube à double branche, se rendant sous une cloche pleine de mercure. Les jointures étant lutées, l'on porte à l'ebullition l'eau de la cornue. L'acide carbonique se dégage, est forcé de traverser le liquide des flacons, y trouve de l'ammoniaque qui l'absorbe ; le carbonate d'ammoniaque formé réagit sur le chlorure de baryum, et de leur mutuelle décomposition résultent du chlorhydrate d'ammoniaque et du carbonate de baryte. Aucune bulle du gaz carbonique ne doit arriver jusque sous la cloche ; cependant il est bon, à la lin de l'expérience, de s'assurer que celle-ci n'en contient pas. Le gaz qui s'y est rassemblé, mélange d'azote et d'oxygène, ne doit pas diminuer de volume, en l'agitant avec une solution d'alcali caustique. Lorsque tout l'acide carbonique est dégagé, et que, partant, le dépôt cesse d'augmenter dans les flacons, on laisse tomber le feu, ou, si l'on préfère, on enlève le tube placé entre la cornue et le premier flacon, on filtre les liqueurs troubles; le précipité de carbonate de baryte recueilli sur le filtre est lavé avec soin, séché et pesé ; on a par suite le poids de l'acide carbonique abandonné par l'eau; en effet, on sait que 100 pirties de carbonate de baryte contiennent 77 p., 6 de base, et 22p., à d'acide. On a même le volume de cet acide carbonique, car un litre d'acide carbonique, sous la pression de 0 m , 76, et a la température de 0°, pèse 1 g r , 98, ce qui conduirait à dire que 100 gr. de carbonate de baryte représentent 11 lit. 26 d'acide carbonique, sous la pression et à la température susindiquées. Si tout l'acide du carbonate de baryte obtenu provenait de l'acide carbonique préexistant à l'état de liberté, dans l'eau mise en expérience, l'on aurait toutes les données nécessaires à la solution du problème ; mais comme il provient en partie de ce que les bicarbonates de soude et de magnésie, dont nous avons eu l'occasion de constater l'existence, sont décomposés par l'eau bouillante : le premier en sesquicarbonate, le second en carbonate basique; et aussi de ce que, dans les mômes conditions, le bicarbonate de chaux, dont il est tout a l'ait rationnel de supposer l'existence au sein d'un liquide chargé d'acide carbonique, se trouve à son tour converti en carbonate neutre. Pour connaître exactement, soit en poids, soit en volume, la proportion du gaz carbonique, il faut retrancher du poids ou du volume trouvé, le poids ou le volume de l'acide carbonique nécessaire à la transformation en bicarbonate : du sesquicar- bonate de soude, du carbonate basique de magnésie, du carbonate neutre de chaux, préexistants dans l'eau. En attendant que nous ayons appris à déterminer la proportion de ces carbonates, disons que, pour convertir en bicarbonate, 100 gr. carb. de soude, il faud. aj. 15,38 \ ., .. 100 gr. cari), neutre de chaux..... «,00 } , . 100 gr. carb. basique de magnésie. 74,20 ) carDoni que. L'eau ne pourrait-elle, sans laisser dégager une partie de son gaz, être versée dans une cornue? On débouche le flacon qui la renferme dans un vase en partie rempli d'une solution de chlorure de haryura, mélangée d'ammoniaque liquide; comme dans l'expérience précédente , l'acide carbonique libre que celle-ci contenait est converti en carbonate de baryte, 1278 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. après avoir transiloiremcnt formé du carbonate d'ammoniaque ; et, de plus, l'acide combiné se porte ég ilement sur la baryte, el parce que la décomposition du carbonate de soude et du chlorure de baryum soluble donne naissance à un carbonate insoluble, el parce que la mutuelle décomposition du chlorure de baryum et des carbonates de chaux et de magnésie peut produire un carbonate plus insoluble que ne l'était chicuu de ceux-ci : toujours est-il, en définitive, que tout l'acide carbonique existant dans l'eau se trouve transforme en carbonate de baryte. Un semblable échange de bases et d'acides a lieu entre le sulfate de soude, le chlorure de baryum : et le sulfate de baryte se précipite en même temps que le carbonate. Le précipité complexe est lavé, séché, pesé, traite pir l'eau aiguisée d'acide chlorhy- drique, et de nouveau lavé, séché, pesé ; la différence entre le premier poids et le second fait connaître le poids du carbonate, seul soluble dans l'acide. S'il était nécessaire, l'addition à la solution acide d'un léger excès de carbonate de soude pur, reproduirait le carbonate de baryte* que l'on pourrait recueillir. Du poids du carbonate de baryte l'on déduira le poids et le volume de l'acide carbonique; mais non plus seulement, comme tout a l'heure, en retranchant du poids ou du volume de l'acide correspondant à celui du carbonate de baryte, le poids ou le volume de l'acide carbonique abandonné par le sesquicarbonate de soude, ou p ir les carbonates de chaux et de magnésie ; il en faudra retrancher le pouls ou le volume de tout l'acide primitivement combiné, en partant de cette autre donnée, savoir que : 100 parties de sonde, dera.... 141 p., 93 ) d'acide 100 parties de chauï , dem... 15: p., 14 „ arhr)nlni ,„ 100 parties de magnésie, dem. 220 p., 00 ) carD ™ 1 1< ie - pour se constituer a l'état de bicarbonates. Les expériences suivantes feraient connaître la proportion de la soude, de la chaux, de la magnésie. On évapore à siccité k à 5 litres d'eau, on traite à deux ou trois reprises le produit de l'évaporation p ir une petite quantité d'eau froide, afin de le bien épuiser; le carbonate et le Butfate de soude sont dissous, les carbonates de eh tux et de magnésie ne le sont pas. L'on verse dans la liqueur un très-léger excès de chlorure de baryum, ou d'azotate de baryte, l'on recueille le précipité formé de carbonate et de sulfate de baryte, on le lave, on le sèche, on le pèse, on le fait digérer dans l'eau aiguisée d'acide chlorhydrique ou azotique purs, et l'on conclut la proportion de carbonate, de la perte de poids qu'il éprouve; ainsi, au reste, qu'il a été dit précédemment : 100 gr. de carb. de baryte représentent 31 gr., 83 de soude. 129 gr., 76 de sesquicarb.) ' de 53 gr., 73 de carbon. 77 gr. de bicarbonate, (soude. La proportion non dissoute par l'eau, presque exclusivement composée de carbonates de chaux et de magnésie, qu'accompagnent souvent des traces de silice, est traitée par l'acide chlorhydrique faible, mélangé de quelques gouttes d'acide azotique; la solution acide qui en resuite est portée a l'ébullitton, afmde per- oxyder le fer aux dépens de l'acide azotique ; puis, après refroidissement, sursaturée par l'ammoniaque et filtrée; alors elle ne contient plus que des chlorures de calcium et de magnésium. On l'étend dans le but de prévenir la précipitation de l'oxalate de magnésie peu soluble ; on y verse d'abord de l'oxalate d'ammoniaque, jusqu'à ce qu'elle cesse de se troubler; ensuite, et après filtration, du phosphate d'ammoniaque, également jusqu'à ce qu'elle ne se trouble plus. La chaux tout entière est précipitée à l'état d'oxalate, la magnésie l'est plus lard à l'état de phosphate ammoniaco-uia- gnésien. L'oxalate est calciné ; la chaux carbo- natée qu'il laisse pour résidu, est convertie en sulfate de chaux, de composition constante, au moyen de l'acide sulfurique ; le sulfate de chaux est calciné et pesé. 100 de sulfate représentent : 41,54 de ebauï caustique. 103,25 de bicarb. de chaux. 73,53 de carb. de chaux. Quant au phosphate ammoniaco-magnésien, on se contente de le dessécher et de le peser. 100 de ce phosphate double représentent 18,9 de magnésie. 42,1 de carbonate de magnésie basique 59,8 de bicarbonate de magnésie. Des méthodes ont été indiquées pour doser l'acide carbonique des bicarbonates dans les (Fia. 162.) eaux naturelles, au moyen d'une solution titrée d'azotate mercureux contenant un excès d'acide azotique (Barthélémy), ou de phosphate de cuivre dans un léger excès d'ac. chlorhydrique (Ck. Lory.) (V. J. ph. 1868; Un. Ph. 1868). Eaux sulfureuses.—En 1839, Dupasquier trouva une méthode a la fois très- exacte et tres-e péditive, de déterminer la proportion d'acide sullhydrique, libre ou combine, qu'elles renferment : c'est la sulf- hydtvmétrie ou mlfaromc- CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1279 trie. Après s'être procuré une solution alcoolique d'iode au dixième, c'est-à-dire formée de 90 parties d'alcool et de 10 parties d'iode, on remplit une pipette graduée ou sulfhydrométre ( sulfwrométre de Fontan ) (fig. 162), dont chaque division représente un centig. de teinture, ou un millig. d'iode; puis on lusse tomber goutte à goutte dans une capsule de porcelaine contenant une quantité déterminée (250 c. cub. par exemple) d'eau sulfureuse, et quelques gouttes seulement de décodé d'amidon très-clair, le liquide de la pipette étant préalablement ramené a -\- 13''°. On agite constamment et l'on arrête l'écoulement aussitôt que Je mélange présente la légère teinte azurée, caractéristique de l'iodure d'amidon, et indice de la décomposition complète du principe sulfureux par l'iode, en léger excès. L'hydrogène de l'acide sulfhydrique libre, celui aussi de l'acide sulfbydrique combiné abandonnent le soufre pour se porter sur l'iode, et de là un dépôt de soufre, et formation d'acide iodhydrique. Le \olume de teinture nécessaire à la complète décomposition est évidemment d'autant plus considérable que la proportion d'acide sulfhydrique était elle-même plus forte. 11 indique, et le poids de l'iode transformé en acide iodbydrique, et celui du soufre éliminé, et celui de l'acide sulfhydrique décomposé. 1 équival. d'iode représenté par 126,88 (H = 1) correspond à 1 équiv. de soufre représente par 16. D'où il résulte : Que 100 d'iode correspondent à 12,61 de soufre. Que — — à 13,40 d'acide sulfhydriq. Si on tenait à savoir combien une eau sulfureuse renferme d'acide sulfhydrique libre ou à l'état de sulfure, au cas, par exemple, où cette eau devrait être chauffée, on déterminerait par deux ess lis successi's la somme de l'acide sulfhydrique, et la perte d'acide qu'entraîne l'ébullition. A cet effet, après avoir très-légèrement aiguisé, an moyen de l'acide chlorhy- drique, une quantité déterminée d'eau, afin de décomposer les carbonates alcalins susceptibles de troubler les résultats, par suite, de produire du carbonate de cuivre insoluble, et sans craindre de perdre l'acide sulfhydrique déplacé par l'acide ehlotiiydrique, attendu que sa très- minime proportion lui permet de rester tout entier en dissolution, on l'additionnerait de sulfate de cuivre en excès, on recueillerait le dépôt de bisulfure de cuivre, on le laverait, on le sécherai! à l'abri de l'air, qui tend à en brûler les éléments, et on le pèserait. 100 de bisulfure ■d . , ,( 33,52 de soufre. Représenteront j ^ ^^ suIfhj . drique . D'autre part, on répéterait l'expérience sur une égale quantité d'eau minérale, après l'avoir fait bouillir à l'abri de l'air, dans un matras muni d'un tube plongeant sous l'eau. La quantité de sulfure obtenue dans cette seconde expérience serait nécessairement inférieure à celle obtenue dans la première, et la différence serait égale au poids du sulfure correspondant à l'acide sulfhydrique éliminé, ou en d'autres termes, libre. — Un autre procédé, dû à O. Henry, consiste à doser d'abord le soufre contenu dans un volume déterminé d'eau, puis à agiter un nouveau volume d'eau avec de l'argent en poudre, l'acide sulfhydrique libre est décomposé, tandis que le sulfure reste inaltéré; on décante le liquide et on l'essaie par la liqueur normale d'iode. Le nombre obtenu dans cette dernière opération, représente le poids du soufre qui se trouvait à l'état de sulfure et l'excès du premier nombre trouvé sur le second, donne le poids de soufre qui existait à l'état d'acide sulfhydrique. La solution alcoolique d'iode étant facilement altérable, produisant de l'iodoforme au contact des eaux alcalines thermales (V. Un. phi, 1864), donnant des résultats inexacts avec les eaux sulfureuses qui contiennent simultanément des sulfites et des byposulfîtes [Aubergié? et Fontan), un sel de fer et un bicarbonate alcalin (Vèsu), M. Filhol lui a substitué une solution aqueuse d'iodure de potassium ioduré (iode pur et fondu 20 gt\, iodure de potassium 25 gr.; eau distillée Q. S. pour 1 litre de liquide) ; en outre, on verse préalablement dans l'eau à essayer une quantité de chlorure de baryum suffisante pour transformer les sels à réaction alcaline, qu'on trouve habituellement dans les eaux sulfureuses, en sels Insolubles qui n'exercent pas d'action sensible sur l'iode. Ajoutons qu'il résulte des expériences de M. Héchamp, que dans les eaux Sulfureuses les sulfures alcalins pouvaient se dissocier en acide sulfhydrique et en alcalis susceptibles d'absorber de l'iode ; d'où l'iode signalerait du soufre, là ou il y a un alcali caustique. Suivant M. Lefort, il est préférable d'employer l'azotate d'argent ammoniacal pour apprécier dans les eaux sulfureuses la quantité d'acide sulfhydrique et de sulfures mélangés avec des hyposulfites. Eaux ferrugineuses. — On porte à l'ébullition une quantité déterminée d'eau ; le dépôt formé par les carbonates de fer, de chaux ou de magnésie, est recueilli, lavé à l'eau distillée et dissous dans la plus petite quantité possible d'acide chlorhydrique pur; on ajoute à la dissolution, privée de l'excès d'acide par l'évapo- ration, un léger excès de sulfhydrate d'ammoniaque, destiné à précipiter le fer à l'exclusion de la chaux et de la magnésie. Le précipité de sulfure de fer lavé est redissous dans l'acide chlorhydrique additionné de quelques gouttes d'acide azotique pour peroxyder le fer; on 1280 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. chasse encore l'excès d'acide par l'évaporation, et dans la nouvelle liqueur étendue d'eau dis- lillée on verse du succinate d'ammoniaque. Le fer sera précipite à l'exclusion, cette fois, du manganèse qui se sera trouvé dans l'eau mise en expérience, et qui l'aura suivi. Le succinate de fer, lavé et calciné, laisse pour résidu du peroxyde de fer, dont ou déduit, par le calcul, la quantité de protoxyde, ou celle du carbonate de protoxyde. 100 de peroxyde représenteraient : 45 de protoxyde. 72,'i0 de carbonate de protoxyde. D'un autre côté, la liqueur bouillie, séparée, au moyen du filtre, du dépôt en partie formé de carbonate de fer, sera concentrée après l'avoir trés-legêrement acidulée ; on y fera passer un courant de gaz sull'hydrique, destiné à précipiter le cuivre qu'il pourra lui arriver de contenir; on filtre, s'il y a lieu, puis on l'additionne de sulfliydrate d'ammoniaque, ainsi qu'il vient d'être dit. Le fer et le manganèse se précipitent accompagnés d'alumine, si l'eau contient un sel soluble de cette base. On lave le précipité, on le dissout dans un mélange d'acide chlorhydrique et d'acide a/.olique, on décompose a chaud la solution par la potasse caustique en excès. L'alumine sera retenue en dissolution, les peroxydes de manganèse et de fer seront au contraire éliminés, et l'on en opérera la séparation au moyen du succinate d'ammoniaque: 100 de peroxyde de fer représentent 95 de sulfate de protoxyde anhydre. On voit que cette série d'expériences, indique, non- seulement la proportion du fer, mais encore, et individuellement, celle du carbonate et celle du sulfate. Un procédé plus expéditif, pour arriver à connaître la proportion de fer, mais abstraction faite de l'état sous lequel il se trouve, est celui-ci : on commence p ir additionner l'eau minérale, d'acide chlorhydrique mélangé d'acide azotique, et par la porter à l'ébullilion, afin d'en peroxyder 1 1er, en môme temps que l'on convertit en chlorure les bases des carbonates. Dans la liqueur refroidie et très sensiblement acide , on verse un excès d'ammoniaque liquide qui précipite le peroxyde de fer. Le précipité est recueilli sur un filtre, lavé, calciné et pesé. 100 de ce précipité, que l'on peut sans erreur sensible considérer comme du peroxyde de fer, attendu qu'il peut tout au plus retenir des traces de m tnganèse et d'alumine , représentent, nous l'avons déjà dit, Û5 de protoxyde, et 72,50 de carbonate de protoxyde. Eaux salines. — Ce qu'il importe au phar- maci n, c'iargé de l'examen d'une eau minérale saline, c'est surfont de savoir déterminer la somme des miti'res fixes qu'elle contient, l'existence ou l'absence des corps que leur action prononcée sur l'économie animale- semble devoir appeler, quelque petite qu'en soit la quantité, à modifier l'action thérapeutique du médicament, enfin la proport, des matières qui dominent. L'évaporation à siccité fera connaître la proportion de matières fixes. L'addition du chlore liquide, au mélange de ces matières fixes, avec un décocté d'amidon légèrement aiguisé d'acide sulfurique, suivant ce qui est dit, au sujet des essais du sel marin, manifeste la présence de l'iode, par l'appirition de la teinte bleue caractéristique de l'iodure d'amidon. D'un autre côté, leur calcination avec du bisulfate de potasse légèrement humide, donne lieu a des vapeurs rouges de brome, que l'on rend surtout apparentes, en les obligeant à traverser un tube de très-petit diamètre intérieur, à l'extrémité duquel on peut même les condenser. Pour rendre d'ailleurs les réactions plus sensibles, on peut traiter la masse saline desséchée par l'alcool à Z|0 ' froid, de manière a dissoudre l'iodure et le bromure alcalin à l'exclusion du chlorure, et à n'agir que sur le produit de l'évaporation de la solution alcoolique. On peut aussi, relativement a l'iode, ajouter à la solution saline, supposée en contenir, quelques gouttes d'azotate ou de chlorure de palladium peu acide ; au bout de llx heures au plus, on voit s'y produire un dépôt noirâtre d'iodure de palladium, lequel dissous dans l'ammoniaque, et délayé avec un décocté récent d'amidon et quelque peu d'acide sulfurique, colore en bleu ce mélange {Lassaiijue, 0. Henry). Relativement au bruine, on commence par précipiter la solution saline par du nitrate d'argent très-acide; on recueille le dépôt de chlorure et de bromure d'argent ; on le lave a l'eau distillée; on le mélange avec de fi grenaille de zinc et de l'acide sulfurique affaibli Apres un contact assez prolongé pour que tout l'argent puisse être réduit par l'hydrogène dégagé, on filtre la liqueur contenant alors l'excès d'acide sulfurique, du sulfate, du chlorure et du romure de zinc, on l'additionne de baryte en excès; on filtre une seconde fois, afin de séparer le sulfate de baryte formé et l'oxyde de zinc dépose; on évapore afjn d'obtenir le chlorure, le bromure de baryum, que l'alcool à /i0" tiède sépare l'un de l'autre en dissolvant le second, en sorte qu'on peut alors traiter par le bisulfate de potasse, dans les conditions les plus favo- ral les a la production des vapeurs rouges caractérisant le brome, le bromure reproduit au moyen de l'évaporation (O. Henry): Pour reconnaître de petites quantité d'iode et de brome dans les eaux, M. Phipson a indiqué une méthode fondée sur la décomposition des iodures d'abord, puis des bromures* par le chlore libre, en présence du sulfure de car- CHIMIE PHARMACEUTIQUE. 1281 bone (V. Un. ph. 1867). Quant à la proportion du chlore à l'état de chlorure, de l'acide sul- ftirique à l'état de sulfate, de la chaux et de la magnésie, de la soude à l'état de carbonate, pour la déterminer on s'y prend ainsi qu'il va être dit. Dans une quantité donnée d'eau à l'avance additionnée d'acide azotique destiné à décomposer les carbonates et les sulfhydrates susceptibles de précipiter l'azotate d'argent, on verse un excès de ce réactif, on recueille le précipité, on le lave à l'eau distillée jusqu'à ce que l'eau de lavage cesse d'être troublée par l'acide chlorhydrique ou par les sulfures solubles ; on le calcine et on le pèse. iOO de chlorure d'argent correspondent à 24, 71 de chlore. Dans un poids donné d'eau également aiguisée d'acide azotique ou chlorhydrique, afin encore de détruire les carbonates, on verse un excès d'azotate de baryte ou de chlorure de baryum; on recueille le précipité, on le lave, on le calcine, on le pèse. 100 de sulfate de haryte représentent 34,29 d'acide sulfurique. Dans un poids connu d'eau acidulée par l'acide azotique ou par l'acide chlorhydrique, l'on ajoute du chlorhydrate d'ammoniaque destiné à prévenir la précipitation ultérieure de la magnésie, puis de l'oxalate de chaux ; on recueille le précipité d'oxalate de chaux, on le lave, on le calcine et l'on en convertit le produit en sulfate de chaux. 100 p. de ce sulfate correspondent à 41 p., 18 de chaux. Dans la liqueur dont il vient d'être parlé, et que l'azotate d'ammoniaque a débarrassée de la chaux, on verse un excès de phosphate d'ammoniaque, l'on recueille le précipité de phosphate ammoniaco-magnésien, on le lave et on le sèche. 100 parties de ce phosphate douhle correspondent à 16,33 de magnésie. Enfin, les expériences qui ont été relatées au sujet de l'analyse des eaux acidulés permettent de déterminer la proportion des carbonates de soude, de chaux et de magnésie. (V. 0. Hemrï père et fils, Traité (Fanal, des eaux miner, 1858 ; J. Lefort, Traité de chim. hydrologiq., 2 e édit., 1873.) Analyse organique. — Les composés organiques sont presque tous formés de carbone, d'hydrogène et d'oœyjéne ; d'autres ne renferment que deux de ces éléments (carbone et hydrogène, carbone et oxygène) ; beaucoup en contiennent quatre : carbone, hydrogène, oxygène et azote; enfin, quelques-uns contiennent, en outre, soufre, ou phosphore, chlore, brome, iode, etc. — L'analyse chimique appliquée à ces composés peut être de deux genres, immédiate ou élémentaire ; immédiate, lorsqu'elle a pour objet de séparer les composés constituant immédiate nent les corps organiques, d'en extraire des matières pures, des principes immédiats; élémentaire, lorsqu'elle a pour objet de déterminer la nature et le poids des éléments que renferment les substances organiques. Analyse organique immédiate. — Quoique, dans ce genre d'analyse, les procédés à suivre pour isoler les mêmes matières l'une de l'autre varient d'après les proportions dans lesquelles ces matières sont unies, il est possible, cependant, de tracer la méthode la plus convenable pour réduire en principes immédiats une matière organique quelconque. Les préceptes généraux qui doivent servir ici de guide ont été donnés par II. Chevreul. — On détermine d'abord l'eau contenue dans la matière organique, au moyen du vide sec ou d'une température de 100 ' c , et on compare les deux résidus pour savoir si la chaleur a opéré quelque changement dans l'arrangement des molécules. On détermine ensuite la nature et le poids de la cendre que laisse la matière sèche, soumise à l'incinération dans un creuset de platine. Après ces essais, on étudie les propriétés physiques et organoleptiques, on examine l'action de la matière sur le tournesol, puis on la soumet à l'action des réactifs, qui sont ici de deux sortes : les dissolvants et les précipitants. —Le choix des dissolvants doit être fait de manière à ne pas dénaturer les corps que l'on se propose de séparer. On emploie d'abord des dissolvants neutres : eau, alcool, éther. On examine chacun des extraits aqueux, alcoolique et éthéré, en cherchant surtout à séparer de ces derniers des matières cristallisâmes. Les cristallisations fractionnées sont souvent très-avantageuses, et en général, le principe du fractionnement appliqué à d'autres opérations, tel que la méthode des dissolutions successives, est à recommander pour la séparation de substances dont la solubilité el les propriétés chimiques sont peu différentes. Le résidu indissous par l'étirer, l'alcool et l'eau, ensuite mis en contact avec des dissolvants acides (eau acidulée par les acides azo- ticpie, chlorhydrique) et alcalisés ou basiques (solution de potasse), pour séparer des prin • cipes immédiats doués de l'alcalinité ou de l'acidité. (V. J. ph. 1872). — Lorsqu'on a épuisé l'action des dissolvants, on a recours aux précipitants : ce sont ordinairement les acides, les bases salifiables (eaux de chaux, de baryte, de strontiane; oxyde de plomb, oxyde d'étant, alumine gélatineuse, ammoniaque, magnésie, les sels (sous-carbonates, acétate et sous-acétate de plomb, sels d'alumine). — Pour étudier l'action de la chaleur, on ne doit chauffer que de très-petite 1 1282 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. quantités de la substance dans des tubes de verre, vides d'air, ou dans des tubes pleins de mercure, et éviter que la matière organique soit exposée à la chaleur pendant un temps plus long que celui qui est nécess lire pour qu'elle éprouve le genre de modification qu'elle est susceptible de recevoir d'une première action de cet agent; on l'expose à une température plus élevée, puis on la chauffe à l'abri du contact de Pair. — Enfin, on doit avoir égard à l'action de l'oxygène de l'air, action qui est favorisée : par une élévation de température; par l'état où se trouve la matière organique quand elle est dissoute dans l'eau, ou bien seulement pénétrée par ce liquide; par l'existence simultanée de certains principes immédiats avec la même matière dissoute dans l'eau ; par la présence d'un alcali. — La distillation fractionnée s'applique souvent pour séparer les huiles volatiles, pour obtenir des liquides purs. On place le mélange de liquides dans une cornue tubulée, et on distille en observant la marche d'un thermomètre à mercure fixé par, sa tige dans le bouchon (le la tubulure, el dont le réservoir plonge dans la vapeur du liquide bouillant. Des qu'on arrive à un point d'ébullition constant, on isole l'une ou l'autre des substances contenues dans le mélange, en fractionnant les produits de la distillation, ne recueillant que les portions qui passent entre certaines limites de température assez rapprochées, et soumettant les produits distillés à de nouvelles distillations fractionnées. Cette marche donne quelquefois des séparations régulières lorsque les liquides composant le mélange ont des points d'ébullition assez éloignés ; il n'en est plus de même lorsque la différence entre les points d'ébullition est moindre de Z|0 à 50', comme dans le cas d'un mél mge d'alcool et d'essence de térébenthine (Maumenè), de deux alcools homologues, d'alcool et de sulfure de carbone {Berthelot). (V. T. Ch. m., 1864. — J. ph., 186/i.) Lorsque l'air altère les substances organiques à leur point d'ébullition, on les distille soit dans le vide, soit dans une atmosphère d'hydrogène ou d'acide carbonique sec. Analyse organique élémentaire. — Nous n'en dirons qu'un mot, et uniquement pour en donner une idée. — Elle s'exécute en chauffant dans un tube disposé horizontalement la matière organique avec un corps oxydant {chlorate de potasse, bioxyde de cuivre ou un mélange des deux, chromate de plomb fonda, etc.): les résultats de cette combustion sont de la vapeur d'eau et de l'acide carbonique. L'une des extrémités du tube est effilée et fermée, l'autre communique avec un tube, de forme très-variable, contenant du chlorure de calcium fondu (ou des fragments de pierre ponce préalablement calcinée et imprégnée d'acide sulfurique concentré), destiné à absorber l'eau ; ce tube est suivi d'un autre à cinq boules, connu sous le nom d'appoVeil ou tuhe de Liebiij, et contenant une solution de potasse caustique d'une densité 1,27, pour absorber l'acide carbonique. La différence de poids du tube à chlorure et du tube de Liebig,avant et après la combustion, donne le poids de Veau et de l'acide carbonique, et par suite le poids de l'hydrogène et du carbone contenus dans la substance à analyser; quant à l'oxygène, il est dosé par différence; mais on accumule ainsi sur cet élément toutes les erreurs qui ont pu être commises dans la détermination des autres. Pour éviter les causes d'erreur provenant de celte manière d'opérer, plusieurs méthodes ont été successivement proposées pour doser directement l'oxygène. Celle de Perso: est fondée sur remploi du deuto-sulfate de mercure comme agent oxydant. L'acide el la base de ce sel fournissent de l'oxygène; tout le carbone de la substance organique passe a l'état d'acide carbonique en produisant un volume égal d'acide sulfureux, et l'hydrogène passe à l'état d'eau, en dégageant un volume d'acide sulfureux égal à la moitié de celui de l'hydrogène. Quand l'azote fait partie de la substance, il reste pour résidu et accompagne les gaz sulfureux et acide carbonique qui s'analysent par une solution de bichromate de potasse dans l'acide sulfurique. Connaissant la quantité de carbone, d'hydrogène et d'azote, on en retranche la somme du poids de la substance organique, et on a le poids de l'oxvgène. M. Al. Mitscherlich a proposé, dans le même but, une méthode basée sur la propriété' que possède le bioxyde de mercure de brûler les matières organiques à une température inférieure à celle à laquelle il se dédouble en mercure et en oxygène. L'eau et l'acide carbonique sont recueillis cl pesés comme d'habitude; le mercure ramené à l'état métallique est également pesé; le poids de l'oxygène de la matière analysée est égal au poids d'oxygène renfermé dans l'eau et l'acide carbonique, moins celui de l'oxygène uni au mercure. Pour les matières organiques azotées, dont l'azote se dégage à l'état d'ammoniaque lorsqu'on les traite par la potasse, on commence par doser à part, comme nous l'avons dit plus haut, le carbone et l'hydrogène; quant à l'azote, on en détermine la proportion en volume ou en poids. Le dosage en volume se fait 'dans un tube à combustion où l'on place la substance à analyser, mêlée d'oxyde de cuivre et recouverte de tournure de cuivre, préalablement grillée, puis réduite par l'hydrogène. En chauffant, le carbone est converti en acide carbonique; l'hydrogène en eau; l'azote se dégage; CHIMIE PHARMACEUTIQUE. on le recueille avec l'acide carbonique dans une cloche graduée, renversée sur le mercure et faisant fonction de gazomètre. L'acide carbonique est absorbé par la potasse; reste l'azote, plus l'air que contenait la cloche et dont le volume a été déterminé avant la combustion. Le tube à combustion doit avoir 60 à 80 cenlini. de long, son extrémité fermée est arrondie à la lampe. Au fond du tube on introduit une couclie de carbonate (de plomb ou de cuivre on du bicarbonate de soude) qui de- gage de l'acide carbonique sous l'influencé de la chaleur, et on ne commence la combustion que lorsque l'appareil ne contient plus que ce gaz, ce que l'on obtient en opérant, successivement et à plusieurs reprises, un dégagement d'acide carbonique, puis le vide, au moyen d'une petite pompe pneumatique. — Le dosage de l'azote en poids, d'après la méthode de MM. Varrenlrapp et Will, consiste à transforme]' par la chaleur en gaz ammoniac l'azote de la substance à analyser, que l'on mélange, dans ce but, avec de la chaux sodée (mélange de chaux caustique, 2, et d'hydrate de soude, 1). Le gaz ammoniac est reçu au sortir du tube à combustion (long de /|0 à 45 centim.) dans un tube à trois boules, contenant de l'acide chlorhydrique pur, d'une densité 1,13 environ. La combustion terminée, on verse dans le liquide du tube a boules un léger excès de chlorure de platine très-pur, et on évapore à si.-cite au B.-M., le précipité jaune de chlorure double de platine et d'ammonium est lavé à l'alcool éthéré, recueilli sur un filtre, séché et pesé ; le poids du sel double l'ait connaître celui de l'azote, sachant que 100 p. de ce sel équivalent en poids à 6 p., 349 d'azote en poids. Comme contrôle, on pèse Je résidu de pi itine métallique provenant de la cal- cination du sel double : 100 de platine équivalent, en poids, à 14,3.35 d'azote. Pour le dosage de l'azote dans les engrais et autres produits commerciaux, et afin d'opérer sur 25 à 30 gr. de matière, M. Ch. Mené a modifié l'appareil précédent, et substitue aux tubes à combustion des cornues de terre, semblables à celles qui servent à la préparation de l'oxygène, de l'ammoniaque, etc. (V. Un. ph. 1867). Le gaz ammoniic peut aussi être recueilli dans une quantité déterminée d'acide sulfurique ou chlorhydrique titré, correspondant à un certain poids d'azote. L'abaissement du titre de l'acide (duquel on déduit la proportion d'azote), après la combustion, est évalué à l'aide d'une solution titrée de potasse ou de soude caustique (Bineau). Dans le procédé de M. Péligol, qui est généralement adopté (très-employé pour doser l'azote des engrais azotés, guanos, etc.), on se sert d'acide sulfurique titré que l'on sature, après la combustion dans un tube de B 1283 fer, avec une solution titrée également de sac- charate de chaux (dissolution de chaux dans l'eau sucrée). Dans ces procèdes de dosage en poids, l'aspiration d'air à la tin de chaque opération, est remplacée par l'hydrogène que fournit 1 gr. d'acide oxalique, préalablement introduit au fond du tube à combustion. Ce procédé de dosage, d'une exécution facile et rapide, a été proposé par M. A. Herbelin, comme moyen d'essai applicable cà un certain nombre de substances et de préparations pharmaceutiques (lait, opium, quinquina, sirop (forgeât, etc.) (V. Un. Ph. 1868). L'analyse élémentaire des matières organiques azotées se fait aimultanémement en une seule opération, en suivant la modification indiquée par M. Schlœsing qui recueille l'azote à la suite des tubes d'absorption de l'eau et de l'acide carbonique provenant de la combustion de la matière, et balaie les appareils, au début et à la fin de l'analyse, par l'oxygène pur et sec; la séparation de l'oxygène et de l'azote est ensuite opérée par un réactif approprié, et une disposition spéciale de l'appareil (V. Un. Ph. 1867). La présence du soufre dans les matières organiques entraîne une légère modification dans le procédé de dosage du carbone; car le soufre, étant converti par l'oxyde de cuivre en acide sulfureux que la potasse absorbe en même temps que l'acide carbonique, pourrait être dose comme tel. Pour parer à cette cause d'erreur, on met entre le tube de chlorure de calcium et le tube de Liebig, un autre tube long de 0 ,a ,10 a 0 m , 12, rempli d'ox-i/ifc pttce de plomb parfaitement sec, qui absorbe le gaz sulfureux en passant à l'état de sulfate de plomb. — La présence du soufre n'exerce aucune influence sur le dosage de l'azote des matières organiques azotées. Pour doser le soufre, on chauffe la matière organique avec un mélange de carbonate de baryte (2 p.) et à'azotate de potasse (1 p.) ; le soufre est converti en acide sulfurique qui s'unit cà la baryte, et si, après la combustion, on reprend la masse par l'acide chlorhydrique étendu, tout se dissout, à l'exception du sulfate de baryte, qui est lavé, séché et pesé avec soin. On peut aussi convertir le soufre en acide sulfurique en chauffant la matière, qui ne doit pas être volatile, soit avec de l'acide azotique rouge fumant, soit avec un mélange d'acide azotique à 39° B"' et de chlorate de potasse ÇPearson), soit avec un mélange dépotasse et $ azotate de potasse purs, et sursaturant par l'acide chlorhydrique la solution du produit : on précipite ensuite par une solution titrée de chlorure de baryum. La conversion du soufre en acide sulfurique s'opère également en traitant la matière par l'eau régale; la plus convenable pour cette application doit se com- 1284 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. poser, d'après M. Lcfort, de 3 volumes d'acide azotique et de 1 volume d'ac. chlorliydrique, très concentrés (V. Un. I) que par sa généralité et sa certitude (1). Ils démontrèrent que les raies caractéristiques que chaque métal (alcalin ou alcalino-terreux) fait naître dans le spectre d'une flamme, sont d'autant plus visibles que la température de la flamme est plus élevée et son pouvoir éclairant moindre ; et que l'observation de ces raies constitue un moyen d'analyse sûr, facile et d'une grande puissance. Les deux éminents professeurs de l'Université d'Heidelberg ont reconnu , par cette méthode délicate , que des corps , comme le lithium, réputés très-rares, sont, au contraire, des plus répandus dans la nature ; en outre, ils ont été amenés à découvrir, dans certains produits minéraux, dans quelques eaux minérales, deux nouvelles substances métalliques : le rubidium et le caÂum, dont les traces eussent été peut-être inappréciables par les (1) Dès 1846, Bt, Zantedeschi, physicien italien, avait émis ridée de considérer le spectre lumin. comme un ana- ltsateur CHROMATiouK, susceptible de révéler l'existence de corps terrestres et planétaires. De son côté, et beaucoup plus tard, Jï. Cartmell a fait connaître une méthoce fhotochimtque pour reconnaître les alcalis fixes et les terres par les diverses teintes qu'ils communiquent il la flamme incolore d'un corps en combustion. Cette méthode consiste à interposer entre l'œil et la lumière un milieu coloré susceptible d'intercepter une couleur déterminée, et de laisser passer les autres. (V. Un. phaem., iS6P.) seules ressources de l'analyse chimique. A l'aide des mêmes moyens d'investigation, un autre métal, le thallùm,îgl découvert presque en même temps, en 1861, par M. Crookes, en Angleterre; et, en 1862, par M. A. Lamy, en France; Yindium, en 1863, par MM. Reich el Ricater ; enfin dans ces derniers temps, le girfhiii/i par MM. Lecoq de Boisbaudran et •lungfleisli ; le philippium et le décipwm par M. Uelalontaine (V. Bull, un.ph. 1879). Lit même méthode a permis aussi à M. Kir- chhoff de connaître la constitution de l'atmosphère du soleil et de déterminer la nature des métaux qui entrent dans sa composition. L'argent, l'or, le cuivre, le plomb, rétain, le mercure, l'antimoine, le lithium, le strontium, paraissent y manquer, ainsi que le silicium et l'aluminium, les deux éléments de l'argile si abondante à la surface de la terre; mais le potassium, le sodium, le magnésium, le fer, le nickel et le chrome, y ont été reconnus. L'appareil (spectrométre) dont se sont servis MM. Bunsen et Kircl holT se compose d'une caisse ou boite noircie intérieurement, dont la base est un trapèze reposant sur trois pieds. Les deux parois de la boîte, répondant aux côtés obliques du trapèze, et faisant entre elles un angle de 58° environ, supportent deux lunettes. L'une a son oculaire remplacé par un disque de laiton muni d'une fente verticale, placée au foyer de l'objectif; (levant cette fente, on place une lampe, de manière que l'axe de. la lunette rencontre le bord de la flamme; c'est à cet endroit de la flamme que l'on maintient l'extrémité du fil de platine très-fin qui est chargé de, la perle du sel h examiner (de préférence un chlorure). Entre les objectifs des lunettes, on place un prisme creux, d'un angle de 60°, rempli de sulfure de carbone. Ce prisme est supporté par un axe vertical traversant le fond de la boîte, et portant à son extrémité inférieure un petit miroir pouvant tourner avec le prisme à l'aide d'un bras adapté à l'axe. A la hauteur du miroir, on dispose une échelle horizontale dont on lit les divisions au moyen d'une petite lunette dirigée vers ce dernier. Les raies sont d'autant plus marquées que la combinaison soumise à l'expérience est plus volatile ; un même sel donne des spectres d'autant plus brillants que la température de la flamme est plus élevée. Le spectromètre a reçu de M. Steinheil, de Munich, et, en dernier lieu, de M. Duhoscq, des modifications qui en facilitent l'usage. Au moyen d'une disposition ingénieuse des pièces de l'appareil, M. Duboscqlui adonné la forme verticale d'un microscope ordinaire (tpectros- cope) ; ainsi modifié, il est très-commode pour l'observation et s'emploie maintenant dans les laboratoires de chimie. CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1287 Les spectres des métaux alcalins et alcalino- terreux sont caractérisés, savoir : le potassium, par deux raies: l'une, rouge sombre; l'autre, violette; le sodium, dont le spectre est le plus facile à reconnaître, et, en même temps, le plus sensible, par une raie unique, jaune très- brillante ; le lithium* par 2 raies, l'une, jaune très-faible ; l'autre, rouge, très-brillante ; le strontium, par 8 raies : 6 rouges, 1 orangée et 1 bleue, parfaitement isolée et très-intense; le calcium, par 2 raies : 1 orangée et 1 verte; le baryum, dont le spectre es! plus compliqué, par quelques raies rouges et 5 raies vertes; le rubidium, par 1 raie rouge; le cœsium, par 2 raies bleues; le thallium, par 1 raie verte aussi isolée que la raie jaune du sodium ou la raie rouge du lilbium (V. Un. ph. 1862). Uindium et le gallium ont des raies bleues. Le spectre du phosphore donne 2 belles raies vertes et 1 troisième un peu moins visible (P. Christofle et Beilstein) (V. Un. pharm., 1863) ; le spectre du soufre donne 3 raies violettes très-larges et un grand nombre d'autres raies Irès-fines (Mulder). MM. Boettger, Sim- mler, Erdmann, ont observé les spectres du bore, des chlorures de bismuth, de manganèse, de plomb, de cuivre, du cyanogène, etc. Le chlorure de chrome ne donne pas de spectre particulier ; mais l'acide chlorochromiquc donne un spectre très-beau et très-compliqué, présentant 16 raies principales : 3 violettes, 8 vertes, 1 jaune, 2 orangées et 2 rouges. Pour les métaux, autres que ceux de la première série, la question est plus complexe ; c'est ainsi que le ter ne possède pas moins de 70 raies brillantes. De plus, il parait résulter des expériences de M. A. Mitscheriich, que les métaux n'ont pas, comme on le croyait, toujours le même spectre, quelle que soit la combinaison dans laquelle ils se trouvent engagés; ce se; ail le métal lui-même réduit dans la flamme qui produirait le spectre. MM. Plucker et Hittorf ont constat* 1 que certains corps, comme Yazote, le soufre, ne donnent pas un spectre unique, mais deux spectres très-différents, selon la température à laquelle on soumet le gaz ou la vapeur incandescente. Ils nomment premier spectre celui qui correspond à la température la moins élevée, et second spectre, celui qui correspond a une température plus élevée. Voaygéne, le chlore, le brome, l'iode, etc., n'ont qu'un spectre. En étudiant les spectres des gaz, MM. Plucker et Hittorf ont vu, en outre, qu'il n'y a pas de spectre de corps composé; c'est au reste une question encore très cou I reversée. Ainsi le gaz oxyde de carbone, l'acide carbonique, le gaz oléfiant, le gaz des marais, le sulfure de carbone, etc., donnent le speclre de la vapeur de carbone (Attfield, Morren), un des plus beaux et des plus curieux que l'on puisse observer. Des recherebes récentes ont montré que l'étude comparative des spectres des métalloïdes conduit à classer ceux-ci dans l'ordre que leur assigne déjà l'ensemble de toutes leurs autres propriétés {Troost et HauiefeuiUe, Ditte). M. Sloddart a examiné les spectres fournis par un certain nombre de préparations plutr- macculiqueslesplus usitées (infusions, solutés, teintures, vins médicinaux, etc.) qui présentent des raies noires, constantes, dites raies d'absorption, remplaçant une partie du faisceau de la lumière transmise (V. Un. Ph. 1870). D'autres recherebes permettent d'espérer que l'analyse spectrale donnera de fécondes applications en physiologie et en toxicologie (V. Grandeau, instruit, pratiq. sur l'anal, spectr. 1863; Delafontaine 1878). Jusqu'à présent l'analyse speclrale est restée essentiellement qualitative; les travaux de M. Janssen donnent lieu d'espérer qu'elle pourra donner des déterminations quantitatives, ramenées à des mesures photométriques (V. Un. Ph. 1871). D'aprèsces idées, MM. Champion, Pellet et Grenier ont proposé un appareil fondé sur la mesure de l'intensité d'une raie brillante d'un corps pour doser ce corps; pour doser, par exempte, la soude dans les cendres des végétaux (V. /. ph. 1873). CHIMIE PATHOLOGIQUE (i; SANG. — Le sang de l'homme, des mammifères et des oiseaux constitue un liquide rouge plus ou moins foncé, opaque, alcalin à l'état normal, d'une densité de 1,050 à 1,057 à -(- 15 oc , d'une saveur salée, d'une odeur (1) On trouvera cette matière traitée avec plus de détail dans le Traité de Chimie pathologique, du docteur Lhéritier; voyez aussi : P. SctiutzenberGer, Chimie appliquée à la Physiologie, à la Pathologie, 186*; Chimie médicale, MÉau 1879." fade particulière ; main contiennent, 790,37 69,15 de sérum ^ 10,98 renfermant 67.80 1000 parties de sang hu- d'après M. Dumas : Eau. Matière grasse phosphorée, cholestérine , séiohne , acides margarique et oléiquo libres, sel marin, chlorure de potassium, sel ammoniac, carbonates de soude, de chaux et de magnésie, phosphates de soude, de chaux et de magnésie, sulfate de potasse, lactate de soude.sels formés par des acides gras fiies et volatils. Albumine. 1288 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. 2,93 Fibrine. Contenant 130,85 de 2,27 Hématosine. de la matière (matière cograsse, des sels caillot { lorante). terreux et al125,63 Albumine et calins ( du fer renfermant fibrine des (1), du manga- globules. Dèsejt 1000,00 1000,00 Au microscope, à l'état vivant, il se montre formé d'un liquide incolore (plasma) et de globules ronges [hématies) et b\auas{kueocytes). M. Herniann y a découvert le Protagon, azoto- phosphoré, cristallin, principe de toutes les matières animales (jaune d'œuf, pus, sperme, cerveau). Le sérum renferme de la soucie, les globules de la potasse. Le sang [chair coûtante, de Bordeu) peut être altéré pathoiogiquement de différentes manières. Nous nous bornerons aux cas suivants : 1° Sang altéré par du pvs. Au microscope, le pus offre des globules doubles de ceux du sang (Donné). On bat le sang au sortir de la veine avec une baguette de verre pour en Séparer la fibrine. S'il est pur, il forme sur la baguette une membrane élastique sans lambeaux ni filaments, causant entre les doigls une sensation semblable à celle que produit le caoutchouc mouillé, et dont la couleur, d'abord rouge, devient jaunâtre par le lavage. Si, au contraire, il existe du pus, même 1/60, il se forme non plus une membrane, mais une accumulation de lambeaux filamenteux, sans élasticité, et d'autant plus mous que la quantité de pus est grande. Ces lambeaux sont rouges, mais le lavage les blanchit plus que dans le cas de sang pur. Si la proportion de pus est très-forte, il ne se forme ni membranes, ni lambeaux filamenteux, et le sang ne se coagule plus (Mandl). — 2° Sang ictérique. Le sérum a une saveur désagréable, une couleur safranée qui devient jaune lorsqu'on l'étend d'eau. On verse sur ce sérum un excès d'alcool qui précipite des flocons albumineux; on filtre. Le soluté alcoolique, jaunâtre, réagit alcalin ; évaporé, il laisse un résidu jaune foncé, d'une saveur amère désagréable, déliquescent et presque entièrement soluble dans l'étirer. Le soluté éthéré fournil, par l'évaporation spontanée, un résidu jaune orange avec des cristaux de matière grasse. Le précipité albumineux, traité par l'alcool bouillant, donne une liqueur verte qui, par refroidissement, donne des cristaux gras. Clinique- ment, il suffit de traiter le sérum par l'acide sulfurique dilué ou l'acide nitrique; sous l'influence de ces réactifs, un précipité cailleboté (1) Le sang humain contiept 0 °/ 0 , 05 de fer métallique combiné aux globules (Pelouze). verdâtre prend naissance. JIM. Lhéritier et Martin Solon ont trouvé de la bile dans le sang de quelques pneumoniques. — 3° Sang dans la maladie de Briyht. Les principales altérations consistent dans la présence d'une proportion sensible d'urée et dans une diminution de la proportion d'albumine. On constatera la première comme il sera dit plus loin, et la seconde par la pesanteur spécifique du sérum réduite à 1020, par la pesée de l'albumine de ce liquide, enfin par la présence, en forte proportion, de l'albumine dans l'urine.— h° Sang chlorotique. Il est pâle; diminution des globules, de la matière colorante, dufer, des sels, et de la fibrine; accroissement de la proportion d'eau ; coagulation prompte, mais imparfaite ; densité faible. — Le médecin et le pharmacien sont quelquefois requis comme experts pour déterminer si des maculatures sont des taches de sang. Si ces taches existent sur du fer (instruments tranchants ou contondants) el sont un peu épaisses, d'un rouge brun brillant, en exposant celui-ci à une température de 25 à 30°, elles se soulèvent en écailles et laissent le métal assez brillant. En chauffant ces écailles dans un petit tube de verre, il se dégage de l'ammoniaque qui ramène au bleu le tournesol rougi; mais ce caractère est insuffisant, car des ' grattages de rouille chauffées dans un tube avec la potasse dégagent aus«i de l'ammoniaque. Lorsqu'on traite une goutte de sang par une goutte d'acide cblor- hydrique, la tache ne jaunit ni ne disparaît, et la lame de fer ne devient pas brillante, comme cela aurait lieu si la tache était produite par un suc acide. En plongeant la lame tachée de sang dans l'eau distillée, la matière de la tache se dissout et gagne le fond de l'eau, qui se colore plus ou moins si l'on agife. Chauffé ou soumis à l'action du chlore, ce liquide se coagule ou devient seulement opalin, selon la quantité d'albumine qu'il contient. S'il se forme un coagulum, celui-ci est gris-verdâtre sans la plus légère trace de nuance rosée ou rouge. Ce coagulum peut être dissous par la potasse et donner un liquide coloré enuer/par transmission, et en rosé ou en rougeâtre par réflexion lorsqu'on l'observe dans un tube de verre étroit. Les taches produites par les fruits acides ou la rouille ne donneraient rien de semblable. Les taches de rouille sonl claires et mates; celles provenant de fruits acides ont une teinte qui varie du rouge brun foncé au noir; elles' sont hygroscopiques, complet, solubles dans l'eau; la sol. donne, avec un peu d'ac. acétique et de cyanure jaune, un précipité bleu foncé. Mais l'observation des taches au microscope, d'un grossissement de 3 àZiOO diamètres (fig. 105), et la recherche des globules sanguins constituent le caractère essentiel et le signe le plus certain de il CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1289 la présence du sang. Pour les taches de sang sur étoffes, linges, vêtements, ou sur le bois (meubles, parquets, etc.), on découpera les points de S'étoffe ou du vêtement où elles existent, on raclera les taches sur le bois ou (Fig. 165). sur les meubles, on fera macérer dans l'eau ces découpures ou ces raclures ; bientôt après on verra la matière colorante du sang se détacher et se rassembler au fond du vase, en traversant l'eau, sous forme de stries rou- geàtres, tandis que la fibrine restée sur l'étoffe ou sur le bois pourra s'enlever facilement avec l'ongle, sous forme de matière glutineuse d'un blanc grisâtre ou rosé. Quant à la partie du sang dissoute dans l'eau, elle se comportera comme plus haut (V. lier. ph. 1859-60; Un. ph. 1863, p. 18); elle donnera un précipité avec l'acétate de zinc (Gunning); un précipité rouge brun ou chocolat, se, caillebotant par l'ébullition, avec le lungstate de soude fortement acidulé par l'acide acétique (Sonnenschein) (V. Un. ph. 1873); ces réactifs précipitent complètement la matière colorante du sang. Un procédé qui parait très-sûr pour reconnaître les taches de sang, est celui qui repose sur la production des cristaux (Chemine ou cristaux du sang (Teichmann) ; il consiste à chauffer à la lampe à alcool, entre 2 lames de verre, la matière suspecte avec quelques gouttes d'acide acétique cristallisable et une trace de chlorure de sodium, sans toutefois évaporer à siccité ; si la tache est produite par du sang, l'examen au microscope d'un grossissement de 250 fois environ fera apercevoir des lames rhom- boïdales très caractérisées d'une forme toujours identique, de dimensions variables, d'une coloration qui varie do jaune clairau brun rougeàtre. La production des cristaux d'hémine prouve toujours la présence du sang, mais leur défaut ne prouve pas nécessairement son absence. Toutes les espèces de sang rouge donnent des cristaux d'hémine identiques, quel que soit l'animal dont le sang provient. Pour enlever les taches sur les étoffes, on remplace avec avantage l'eau par l'alcool ammoniacal. A l'aide de ce procédé, MM. Isidore Pierre et Lepetit ont pu, après un intervalle de 10 mois, constater la présence du sang sur du drap qui, peu après avoir été maculé de sang, avait été lavé à l'eau bouillante, puis rincé à l'eau froide (V. J. Ph. 1860, 1862, 1868). Un dernier procédé, dû à M. Taylor, repose sur la coloration bleue que manifeste le sang au contact de la teinture de gaïac, additionnée de quelques gouttes d'élher ozonisé ; toutefois, cette teinture se colorant en bleu par les matières les plus diverses, la réaction ne peut servir ici que comme confirmation d'autres moyens analytiques (V. J. Ph. 1871). Mais est-ce par le sang de l'homme ou par celui d'un animal que les taches ont été produites ? Jusqu'à présent, on n'a découvert aucun moyen certain d'établir une distinction entre le sang humain et le sang bestial. L'examen microscopique pourra seul, dans quelques circonstances, permettre d'émettre des hypothèses sur l'origine de la (acbe du sang. Une forme elliptique du globule exclut l'idée du globule humain; et lorsque les mensurations de globules non déformées auraient donné une moyenne de J/200 de diamètre, on serait autorisé à supposer crue le sang examiné n'est pas du sang humain. SALIVE. — Elle réagit alcalin, sa pesanteur spécifique varie de 1,00&3 à 1,0090 à -\- 12°. Elle est opaline et filante, tient en suspension des fragments de tissu épithélial et des corpuscules muqueux dits salivaires, aussi se putréfie-t-elle rapidement. Les alcalis en dégagent une odeur ammoniacale ; elle est précipitée par les nitrates d'argent, de plomb et de mercure ; le bichlorure de mercure la colore en rouge pourpre, et le sulfate ferreux en rouge violet. Elle laisse 0 »/„, 35 à 0 °. 6, 8û de résidu sec. Elle est formée d'eau (99 °/ 0 , 5), de ptya- line (0,0029) ou matière salivaire insoluble dans l'alcool (Berzêttus), de mucus (0,0014), d'os- 1290 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. mazône unie au lactate de soude (0,0002), de chlorure de sodium (0,0017) et de potassium (Berzélius), de phosphate calcaire (0,00017), silice (0,00015) (Mitscherlich), de diastase animale ou salivaire (Miàlhe) et de sulfocyanure de potassium (Tiedmann et Gmclin). Elle peut être altérée dans ses qualités physiques et chimiques. Elle se charge de l'odeur de différentes substances. La couleur opaline est quelquefois remplacée par une nuance noirâtre, verdâtre ou jaunâtre, coloration due à du pus, du sang, de la bile, que l'on y décèlera comme il sera dit plus loin. Dans l'hypocondrie, le pyrosis, la gastrite, la goutte, l'hystérie, le cancer de l'estomac, le diabète, etc., la salive perd sa propriété alcaline pour prendre le caractère acide, ce que les papiers réactifs démontrent facilement. On peut retrouver dans la salive des substances médicamenteuses, comme l'iode, le mercure. Le me pancréatique est alcalin, et contient trois iermenls distincts, myopsine, amy/o/.si/ie, stéapsine, qui le rendent propre ta agir sur l'albumine, Famidon cl à émulsionner les graisses. (Un. ph. 1879J BILE. — Liquide sécrété par la vésicule biliaire, de consistance de sirop épais, filant, d'une couleur jaune doré ou verdâtre ou brunâtre, d'une densité de 1,020 à 1,027; ayant, en général, une réaction alcaline; d'une odeur faible particulière, d'une saveur très-amère, soluble en toutes pp. dans l'eau avec laquelle il mousse comme du savon, soluble aussi dans l'alcool qui n'en laisse que, le mucus; il se putréfie rapidement à l'air. Les alcalis 'e fluidifient, les sels métalliques le précipitent, les acides faibles précipitent du mucus, les acides forts en séparent la résine sous forme de flocons verts. Abstraction faite de quelques principes accessoires, la bile peut être considérée comme un véritable savon de soude, c'est une dissolution de choléate m taurocbolate de soude (biline, principe amer de la bile). La bile humaine contient : eau, sels divers (principalement des phosphates), traces de silice et d'oxyde de fer, taurocholate ou choléate de soude, glyco- àholate ou cholate de soude, choline, cholesté- rine, lécitKine ou graisse phosphorée, stéarine, margarine, oléine, traces de savon et de niu- cosine, urée, matière colorante verte (biliver- dine) présentant plusieurs modifications brune [cholèpyrrine, biliphœine), jaunc-rougeàtre (bi- lifulvinc); M. E. Ritter a trouvé, en outre, une matière bleue (V. Un. ph. 1870). 11 n'y a pas • de substance albuminoïde dans la bile, aussi n'est elle pas coagulée par la chaleur. C'est surtout à la matière colorante que l'on doit de découvrir facilement la bile partout où elle se trouve. En effet, l'acide nitrique lui communique une teinte verte très-prononcée, qui, par un excès de réactif passe successivement au bleu, au violet, au rouge, puis enfin au jaune. Chauffée à 60° au plus avec de l'acide sulfu- rique et du sirop île sucre, la bile donne une réaction pourpre et violette (Pettenkofer), dernière réaction toutefois qui ne lui est pas spéciale; elle a été modifiée par M. Strasburg, et appliquée à la recherche des acides biliaires dans l'urine (V. J. ph. 1872). Le suc gastrique estacide, parl'ac. ehlorhy- drique. Le suc intestinal réagit alcalin. Pour rechercher l'acide chlorhydrique Gûnzbourg se sert du réactif p/doroalucine- vanilline. (Vanilline, 1 ; phloroglucine, 2; alcool, 30). En évaporant à sec au B.M. 2 à 3 gouttes du réactif avec 2 à 3 gouttes d'une solution très étendue d'acide chlorhydrique, il reste un résidu rouge cramoisi. Cette réaction est spécifique des acides minéraux, la coloration rouge ne se produit pas avec les acides organiques. Uffelmann a indiqué le réactif suivant pour reconnaître l'acide lactique : En mélange de 3 gouttes de solution de perchlorure de fer offic. et 3 gouttes d'acide phénique dans 20 IC d'eau décèle l'acide lactique en donnant une coloration jaune, mais si l'acide lactique renferme des traces d'acide chlorhydrique libre, la liqueur devient incolore. SPERME. — Liquide blanchâtre, visqueux, filant, opalin, d'une saveurun peu salée, d'odeur sut ijencris, qui rappelle celle du chlore, du châtaignier ou de l'ivoire râpé ; il verdit les couleurs bleues végétales ; chauffé, il ne se coagule pas, bien que laissant déposer quelques flocons glutineux. L'acide azotique lui communiqueune légère teinte jaune sans le troubler. Il émul- sionne les corps gras neutres, tels que l'huile d'olives (Lonijet). Evaporé, il perd 90 0/0 de son poids; il reste une matière organique jaunâtre, coagulable par l'alcool (spermatine), qui projetée sur des charbons ardents, répand l'odeur de corne brûlée, et laisse un faible résidu inorganique, composé surtout de phosphates de chaux et de magnésie. Son caractère le plus saillant consiste dans les spermatozoaires (animalcules ou filaments ou vers spermatirpies, zoospermes, spermatozoïdes), que Je microscope y fait voir et qui ont été découverts, en 1677, par un étudiant en médecine allemand, Louis Ilannn, élève de Leeinvenhœk. Cependant ces animalcules font quelquefois défaut.—En médecine légale, il est quelquefois important de pouvoir distinguer sur les tissus, les objets d'habillement, de literie, etc., les tacites de sperme, de celles dues à des écoulem. hlennorrliagiques ou CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1291 leucorrhéiques, au mucus nasal, à la salive, etc. On pourra reconnaître les premières à ce que desséchées elles sont minces, jaunâtres, à circonférence hrégulière et ondulée, rendent le linge raide et comme empesé. Ainsi desséchées elles n'ont aucune odeur, mais il suffit de les humecter pour que l'odeur spermatique se développe. Sur un tissu blanc de coton ou de chanvre, elles se l'ont remarquer par leur transparence (lioussin): sur les étoffes de soie, de laine, elles prennent l'aspect d'un vernis superficiel, blanchâtre, écailleux, plus ou moins analogue aux (rainées laissées sur le sol et les feuilles par les limaçons. Si on approche le linge du feu avec précaution, les taches prennent une teinte fauve jaune, et sont parfaitement circonscrites, couleur que n'acquièrent pas les flux morbides. En faisant macérer les taches dans l'eau, elles s'y dissolvent et communiquent à ce fluide les propriétés du sperme liquide. La propriété qu'il a de jaunir par l'ac. nitrique sans être troublé le fait facilement distinguer des flux morbides, qui sont précipités et blanchis par cet agent. Mais les taches de sperme sont surtout différenciées par la présence des spermatozoaires, reconnaissables au microscope, même après un an et plus, qui ont l'apparence de têtards avec une tète aplatie, ovoïde, plus pointue en avant qu'en arrière, et une queue très-fine, longue de 1/20 à 1/10 de millim., terminée, en pointe effilée. Ils sont tués par le chloroforme, l'ess. de menthe, à doses trôs-fail les (Mantega&za). — En résumé, la recherche du sperme consiste à ramollir les taches avec de l'eau, à les séparer autant que. possible dû tissu et à les examiner au microscope pour constater la présence des spermatozoaires. Viw petite goutte de teinture d'iode iodurée les rcifd plus apparents. URINE. — Liquide limpide, de couleur ambrée variable à l'état normal, à réaction acide au moment de son émission, très-rarement neutre ou alcaline, de saveur salée sui-geueris, d'une odeur fade et nauséabonde, et de densité variable suivant l'âge, le sexe et le régime, de 1,005 à 1,030 (G à 7" II'-). La quantité moyenne d'urine expulsée, en 2i heures, par un adulte, à l'état normal, est de 1250 gr.; elle égale la perspiration cutanée et s'influencent réciproquement. Après son émission, l'urine se trouble, laisse déposer des sels, devient alcaline et exhale une odeur très-ammoniacale. La matière colorante de l'urine, appelée uro- chrômc par le docteur Tbudichum, est jaune, très-soluble dans l'eau; AI. Scberer la considère comme étant la substance fermentescible et fait jouer au mucus le rôle de ferment. (V. Un. pharm., 1865.) D'après l'analyse de Berzélius, on trouve dans : Crée......................... Acide lactique libre ?......... Lactate d'ammoniaque?....... Extr. de \iandeso!. dans l'aie. Mat.extractives sol. dans l'eau. Acide urique................ Mucus de la vessie........... Sulfate de potasse............ Sulfate de soude.............. Phosphate de soude........... Biphosphate d'ammoniaque.... Sel marin.................... Sel ammoniac................. rhosph. de chaux et de magn.. Silice.................... .... Eau......................... 1000 p. 100 p. d'urine de résidu d'homme. d'urine. 30,10 44,93 17,14 25,58 1,00 1,49 C,32 0,48 3,11 5,54 3,16 4,72 2,94 4,39 1,65 2,46 4,45 6,64 1,30 2,24 1,00 1,49 0,03 0,04 933,00 0,00 1000,00 100,00 Dans cette analyse, faite, il y a plus de cinquante ans, il s'agissait sans doute d'urine du matin, quelquefois très-concentrée et très- dense. Voici une analyse plus récente de l'urine, due à AIAI. Becquerel et Rodier : Urée....................................... 12,102 Acide urique............................... 0,398 Sels fixes / p., / de chaux.... \ indçcomposab. \ p , , t ; de soude ... 6 à la tempe- ) S , r v ) de potasse... { ' rature rouge, f »»«*«»-•-{ de magnésie . } i Acide lactique............ ftfelfcrM \ Lai ' laie d'ammoniaque..... raawerw j Matières colorantes....... , J Matières extrai'lnes ....... i organiques. I aûmh ^ A . d'ammoniaque .. V Acide hippurique?....... Eau............. .' .......................... 971,934 1000,000 En résumé, l'urine est une dissolution d'un certain nombre de sels, accompagnée de matières organiques provenant de la nourriture et de l'usure de nos différents organes. Les propriétés physiques et chimiques de l'urine peuvent être modifiées par une foule de causes : beaucoup d'aliments odorants ou colorés lui communiquent leur odeur ou leur couleur ; les médicaments chimiques lui donnent leurs réactions. Parmi les substances toxiques ou médicamenteuses qui peinent être introduites dans l'économie, il en est un certain nombre qui ne peuvent être retrouvées dans les urines (acides minéraux, alcool, camphre, musc, etc.) ; quelques-unes passent dans l'urine après avoir subi une altération spéciale {acétates, citrates et tartrates alcalins, acide benzoique, soufre, hydr.ogène sulfuré,sulfures, etc.); d'autres, au contraire, passent dans l'urine sans y subir d'altération (iodiireile potassium, mercure, arsenic, chlore, antimoine, silice, ac. succinique, ac. tjalb'que, carbonates, phosphates, sulfates, caotatts, cldo- 1292 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. rgtes, sidfocyanures, etc.). Certaines matières colorantes (celles de la rhubarbe, de la garance, du bois de campèche, du séné, des cerises noires; le sulfate d'indigo, la gomme- gutte) colorent fortement l'urine ; ["opium, le co- palui, le. poivre cubébe, l'osa fœtida, le safran, lui communiquent leur odeur propre; l'essence de térébenthine, les baumes, certaines résines lui donnent une odeur de violette; les asperges, une odeur fétide particulière, bien connue (V. p. 172). La coloration de l'urine est fort souvent changée par des causes toutes pathologiques. Sa pâleur est remarquable dans un grand nombre de névroses, surtout dans la migraine et l'hystérie ; elle devient rouge plus ou moins foncé dans les maladies fébriles ; rouge ou jttmenteute dans le rhumatisme aigu, dans la goutte ; noire ou plutôt jaune- orange foncé, dans les maladies putrides; rouge de sang ou noirâtre dans l'hématurie; bilieuse et tachant le linge en jaune dans l'ictère, etc. Relativement à sa consistance et transparence, l'urine est muqueuse, glaireuse, oléagineuse, trouble, sédimenleuse, épaisse, floconneuse. Au lit du malade, le praticien peut reconnaître, avec une exactitude généralement suffisante pour son diagnostic, les qualités de l'urine : dans ce but, il en constatera la densité, la couleur, l'odeur, la saveur ; si le papier bleu de tournesol trempé dans l'urine rougit, c'est que celle-ci est acide ; bleuit-elle au contraire le papier rougi de la même substance, elle sera alcaline.— L'acide nitrique est un réactif précieux et journellement usité pour constater l'état de l'urine. Ajouté directement et goutte ta goutte dans ce liquide, il détermine la précipitation de Yalbumine sous forme de flocons ; il précipite aussi Vacide inique, mais le précipité ne se forme souvent qu'après plusieurs heures de contact et lorsque cet acide est assez abondant. Ajouté en excès, il fait passer au \ ert, puis au rouge obscur, puis enfin au brun, la matière colorante de la bile (V. p. 1290) ; ajouté en excès encore, il dissout en général les sédiments et notamment ceux d'acide urique et les urates, — Il peut aussi faire découvrir purée, lorsqu'elle existe en pp. notable dans l'urine. A cet effet, on met dans un verre de montre une portion de ce liquide auquel on ajoute un volume égal d'acide, qui donne lieu à une cristallisation de nitrate d'urée. On a proposé un assez grand nombre de procédés pour doser l'urée dans l'urine. Le procédé de Liebig, qui repose sur la propriété que possède ce principe de se combiner avec le bioxyde de mercure, consiste à verser une liqueur titrée d'azotate de bioxyde die mercure dans 2 volumes d'urine additionnés de 1 volume d'un mélange composé de : 2 volumes d'eau de baryte pour 1 volume d'azotate de baryte en solution saturée à froid. On continue de verser la liqueur titrée jusqu'à ce que une goutte du mélange placée dans un verre de montre rempli d'une solution saturée de carbonate de soude forme une pellicule, jaune au moment de la réunion des deux liquides. Le procédé de M. Bunsen repose sur la propriété de l'urée en solution aqueuse tle se transformer en carbonate d'ammoniaque, vers 240 OC ; l'urée est chauffée avec une solution ammoniacale de chlorure de baryum et on obtient du carbonate de baryte équivalant à l'urée détruite. La proportion d'urée dans l'urine et des matières azotées qui l'accompagnent peut être aussi déterminée par le procédé de M. Leconle, qui consiste à oxyder l'urée a l'aide del'hypochlorite de soude; il en résulte du chlorure de sodium, de l'eau, de l'acide carbonique et de l'azote. Le poids de l'urée se déduit du volume de gaz dégagé (V. Un. pharm., 1879). D'autres procédés de dosage ont été indiqués par 31. Byasson, qui modifie le procédé de Liebig, et verse dans un volume déterminé d'urine, préalablement décolorée par une addition convenable d'eau de baryte, une liqueur titrée d'azotate de bioxyde de mercure aussi peu acide que possible; par M. Guicbard qui verse une solution titrée de bi- chlorure de mercure dans l'urine préalablement déféquée au moyen du sous-acétate de plomb liquide dont l'excès est précipité par le bicarbonate de potasse en solution saturée; après filtration, le mercure non précipité est dosé, d'après le procédé de M. Personne, à l'aide d'une solution titrée d'iodure de potassium; par M. Bouchardat qui, prenant pour base la décomposition du nitrate d'urée au moyen de l'hydrogène naissant, en azote, eau et acide carbonique, dose l'urée d'après la quantité produite de ce dernier gaz. (V. Un. ph. 1868,1869); par M. Boymond, donf le procédé est basé sur la décomposition de l'urée en volumes égaux d'azote et d'ac. carbonique par l'acide azoteux, représenté par un réactif mercuriel consistant en un mélange d'acide azoteux, d'azotite et d'azotate de mercure; la réaction est effectuée dans un petit appareil spécial en verre, dont le poids permet de le placer sur une balance; en opérant sur 10 c. cubes d'urine, connaissant la perte de poids de l'appareil après la réaction, on en déduit le poids de l'urée, sachant que 100 gr. d'urée produisent 120 gr. d'azote et d'ac. carbonique (V. J. ph. et Un. ph. 1873). Un procédé pratique et expéditif est celui du dosage de l'urée au moyen de l'hypobromite de soude, dans un appareil spécial dit urornêtre ou uréométre (Knopp, Yvon, Magnier de la Source) (V. Un. pharm. 1879). — Le procédé de M. Yvon avec Yuréomètre à mercure (fig. 166), est le CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1293 suivant. Un tube de verre, long de 0 m /i0, porte vers son quart supérieur un robinet également en verre et est gradué de chaque côté, à partir de ce robinet, en centimètres cubes et dixièmes de centimètres cubes. Cet instrument est plongé dans une longue éprou- vette, évasée à sa partie supérieure et contenant du mercure. Le robinet étant ouvert, le mercure pénètre ; on ferme alors le robinet et on soulève le tube. On a ainsi un baromètre tronqué dans lequel on peut introduire divers liquides sans laisser rentrer d'air: au lieu delà cuve qui vient d'être décrite on peut tout simplement faire usage d'un grand ver/e à pied contenant le mercure ; on soulève alors ce métal par aspiration. Pour faire un dosage, on commence par préparer une solution d'urée renfermant un centigramme de cette substance pour cinq centimètres cubes d'eau, et l'on en mesure ce volume dans la partie supérieure de l'uréomètre. En ouvrant lentement le robinet on fait pénétrer cette solution dansletube inférieur et le mercure s'abaisse d'autant. On lave ensuite le tube mesureur avec un peu d'eau et l'on réunit ce liquide au premier. On fait ensuite pénétrer 5 à 6 centimètres cubes de solution d'hypo- bromite de soude. La réaction commence aussitôt, mais aucune bulle de gaz ne peut s'échapper, la pression étant plus faible à l'intérieur qu'à l'extérieur. Pour faciliter le mélange des liquides on retire l'instrument de la cuve, en bouchant l'extrémité avec le doigt et on agite. On le remet ensuite dans la cuve jusqu'à ce que tout le gaz se soit rassemblé dan-, la chambre et que le liquide soit éclairci : il doit y avoir un excès d'Iiypo- bromite, et le liquide doit être coloré en jaune. On porte alors l'instrument dans une éprou- vette pleine d'eau : l'hypobromite, plus dense, recoule, on égalise les niveaux et on fait la lecture. On trouve par exemple 40 divisions ou ti centimètres cubes. Celte détermination dispense de faire les corrections de température et de pression pour les opérations suivantes : elle nous apprend en effet que dans les conditions où l'on opère : un centigramme d'urée donne ZiO divisions d'azote ; si ensuite on décompose dans l'appareil un centimètre cube d'urine et qu'on obtienne 88 divisions d'azote, on posera la proposition suivante: i-0 divisions représentent 1 centigr. d'urée, divisions représentent x centigr. d'urée, d'où : x = y— = 2 centis ;r. 2, et, en passant au litre, 22 grammes. On prépare la solution d'hypobromite avec : Brome, 5 cent, cubes ; Lessive des savonniers, d é 1,32, 50 gram. ; Eau distillée, 100 gr. La solution d'urée est obtenue en dissolvant, dans 500 cent, cubes d'eau, 1 gr. d'urée pure et desséchée. Pratiquement, on supprime souvent la première opération: il résulte de la discussion détaillée des causes d'erreurs que pratiquement un centigramme d'urée décomposé dans l'appareil donne ZiO di\i>ions d'azote. Si donc on opère sur un centimètre cube d'urine, àO divisions correspondent à 10 grammes d'urée par litre et chaque division à 0« r 25, Pour un essai clinique il suffit donc de diviser par li le nombre de divisions obtenues dans la décomposition de un centimètre cube d'urine : le quotient représente, en grammes, la quantité d'urée par litre. Le sucre n'exerce aucune influence nuisible sur le dosage de l'urée par ce procédé : il en est de même pour l'albumine ; seulement (an 10*1 Purine albumineuse donne une \l a< /■ mousse persistante qui empè- frf che de faire la lecture : on la fait tomber en introduisant quelques gouttes d'alcool dans l'appareil. M. Yvon a fait également construire sur le môme principe un uréomètre à eau flg. 167) qui évite l'emploi du mercure. 11 se compose de 2 boules dont l'une B sert de chambre a réaction. Le tube C destiné à mesurer l'azote dégagé se renlle en B' et se termine en une pointe effilée d et qui pénètre dans la boule B. Cette dernière est séparée par un robinet R du tube mesureur A. gradué destiné à mesurer l'urine et à verser l'hypobromite. Ces deux liquides se mélangeront dans la boule B et l'azote provenant de la réaction sera conduit par le tube d dans la boule B' et en refoulera l'eau. Cet instrument donne des résultats moins précis. L'acide chlorhydrique précipite aussi l'acide urique et réagit sur la matière colorante de la bile. Il est même préférable, dans ce cas, à l'acide azotique en ce que son action dissolvante sur l'acide (.-» 129/i APPENDICE PHARMACEUTIQUE. urigue est moins grande et que la couleur verte qu'il développe sur la bile est permanente. L'alun, le prussiale jaune de potasse et le bi- ehlorure de mercure sont de bons réactifs de l'albumine qu'ils précipitent. Mais si l'urine est alcaline ou neutre, elle doit être préalablement acidulée par de l'acide acétique. La chaleur et l'alcool, qui déterminent la coagulation de cette substance, sont encore à employer. Suivant AI. Lehmann, l'urine albumineuse est toujours acide et celle acidité serait due non à un acide libre, mais à du biphosphate de soude. La présence du sang dans l'urine se rattache à l'existence d'un assez grand nombre de maladies locales ou générales. S'il est pur et en grande quantité, il conserve la teinte qui lui est propre, gagne en grande partie le fond de Turin d où il forme caillot. La coloration rouge de l'urine ne suffit pas pour que Ton puisse conclure à l'existence certaine du sang; il faut constater la présencedes globules à l'aide du microscope, ou avoir recours à l'examen suivant, dû à Lécana. Les urines préalablement saturées par un peu d'acide nitrique, si elles sont ammoniacales, sont portées à l'é- bullition ; le coaguiuin formé est recueilli sur un filtre, traité sur le filtre même, s'il ne peut en être détaché, par l'alcool aiguisé d'acide sulfurique ; il se décolore, tandis que le liquide prend une teinte brune qui passe, au rouge vif par un léger excès d'ammoniaque. En faisant évaporer le soluté alcoolique, on recueille le corps colorant à la surface du liquide, sous forme de matière noire, d'aspect résinoïde, soluble dans l'étirer acétique et dans l'alcool ammoniacal, auquel il communique une couleur rouge qui donne avec l'acide chlorhydi'iquo un soluté jaune précipitant en bleu par l'addition du cyanure jaune de potassium. — L'albumine (uraUmmine de M. Com- maille) dans l'urine sera reconnue par les moyens déjà indiqués. Toute urine qui précipite une matière floconneuse, par l'acide azotique et non par l'acide acétique, et qui se coagule pir la chaleur, est assurément albumineuse (V. p. 1300). Un bon réactif de l'albumine dans l'urine est l'acide phénique (Méhu); on ajoute à l'urine successivement 1/50 d'ac. nitrique ordinaire et 1/10 d'une solution phénique composée de : acide phénique 1 p., ac. acétique ordinaire 1 p., alcool à 86° c. 2 p. Comme contrôle, M. L. Bouland recommande de dissoudre dans un peu de potasse le précipité d'albumine, bien lavé, et de verser dans la solution 1 à 2 gouttes de liqueur de Barres- wil, on a immédiatement une belle couleur violette (V. Un. ph. 1868, 1869, 1870). M. Es- bach dose l'albumine dans les urines à l'aide de l'ac. picrique (V. Un. ph. 1874). Mais ce procédé le plus exact consiste à doser l'albumine par coagulation, recueillant le précipité, le lavant et le pesant après dessiccation. Pour cette dernière opération M. Yvon a imaginé un dessiccateur spécial (fig. 168). Cet appareil se compose d'une plaque rectangulaire en cuivre nickelé de Zi05 millimètres d'épaisseur: sur (fig. 108). un des côtés de cette plaque se trouve une petite cuvette destinée à recevoir le réservoir d'un thermomètre gradué de 00 à 100 degrés. Cette cuvette est remplie de limaille de cuivre destinée à assurer le contact. En quelques minutes on peut porter la pi ique à 100 degrés et la maintenir à celte température soit par la manœuvre du robinet, soit au moyen d'un régulateur. On étale le filtre sur la plaque et on le pèse après dessiccation; puis lorsqu'on a recueilli et bien lavé le précipité on étale de nouveau le filtre tout humide, le papier adhère à la plaque et sa dessèche très-rapidement II se détache ensuite de lui-même et l'on reconnaît que le lavage a été bien fait, à ce que la plaque reste brillante. Avec cet appareil on peut, en quelques minutes, dessécher un précipité d'albumine ou d'acide urique et éviter la perte de temps que nécessite toujours le chauffage d'une étuve. Les urines chylmses ont une teinte opaline, laissent déposer une matière gélatinoïde ; leur surface se recouvre d'une couche crémeuse. Ce caractère les dislingue des urines qui contiennent du pus, des matières grasses, du phosphate de chaux, de l'albumine. —. Les urines graisseuses se reconnaissent aux globules gras qu'elles contiennent, et qui, dans quelques cas, leur donnent l'apparence d'émul- sions. On peut séparer les globules gras à l'aide d'une huile fixe ou volatile, de l'éther, etc. — Les urines hdteuses ne sont que des urines chyleuses, on les rencontre assez souvent chez des sujets habitant les pays chauds. Les urines spennatiques sont louches, ne se CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1295 coagulent ni par la chaleur, ni par l'acide azotique, et dégagent une odeur de sperme pendant leur évaporation. Par le repos, elles laissent déposer les animalcules du sperme, qu'il est alors facile de reconnaître au microscope et par les réactifs que nous indiquons p. 1290. — Le pus se rencontre fréquemment dans l'urine. Pour peu qu'il soit en quantité un peu notable, il rend ce fluide op ilin. Après repos, il forme un dépôt blanc mat, laiteux ou jaunâtre, bien délimité. Dans les affections du foie, l'urine est assez souvent colorée en jaune par la bile. On reconnaîtra cette substance dans l'urine par les réactions que nous avons indiquées à 1 article Bile (p. 1228), et aussi par le chloroforme qui, suivant M. Cunisset, est un réactif de la bile, plus sensible que l'acide nitrique. M. Maréchal considère comme plus sensible encore la teinture d'iode, dont quelques gouttes déterminent dans une urine bilieuse, neutre ou acide, une belle teinte vert-émeiaude qui persiste pendant une demi-heurt (V. Un. ph. 1866, 1868). — La présence du sucre dans l'urine {Glycosurie) se rattache à une altération pathologique des plus intéressantes, le •Halète. L'urine diabétique est pesante (densité 1,030 à 1,032), sucrée, sa couleur est ordinairement pale; sa reaction neutre ou alcaline devient, avec le temps, fort acide par suite de 11 transformation du glucose en acide lactique. Dans l'urine, il y a plusieurs moyens de déceler ce fci sucre. Par exemple, lorsqu'on fait bouillir dans un matras P. E. de lait de chaux ou un peu de potasse caustique avec de l'urine diabétique, le mélange brunit d'autant plus que la proportion de glucose est plus forte (Bou- chardat). La même urine étant chauffée avec un peu d'acide sulfurique seul, et mieux additionné de bile, il se produit une belle coloration rouge (Thomson). Elle réduit à chaud et noircit le sous-nitrate de bismuth en présence de la potasse (Boettger) ou la dissolution d'hydrate de bismuth dans la potasse caustique additionnée de Q. S. suffisante d'acide tar- trique (Franequi et Van de Vyvêre). Le réactif Barreswil ou celui de Fehling est un moyen d'essai fort sensible; on porte à l'ébulliùon 1 vol. d'urine à essayer avec 2 volumes de liqueur cuprqpotassique. Lorsque l'urine ne renferme qu'une très-petite.quantité de sucre, on a conseillé de la décolorer préalablemenï par le noir animal (Maly), ou de rechercher le sucre dans l'eau de lavage de ce charbon (Seegen) (Y. J. ph. et Un. ph. 1872). A la rigueur le sulfate de cuivre suffirait. En préparant la liqueur de Fehling avec : sulfate de cuivre pur cristallisé, 3i gr., 65 ; eau distillée, 200 gr.; tartrate de potasse et de soude pur, 173 gr.; lessive de soude caustique à 18°,5 B% 480 c. cub., et complétant un litre, on a une solution dont 10 c. cubes représentent 5 centigr. de glucose. Ces 10 centim. de solution cui- vrique sont chauffés au bain de sable dans 1290 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. une petite fiole de verre blanc, et on ajoute goutte à goutte avec une burette graduée la liqueur sucrée, tant qu'il se forme un précipité jaune rougeàtre et que la liqueur est colorée en bleu ; on s'arrête lorsqu'elle ne précipite plus en noir par l'hydrogène sulfuré ou en brun marron par le cyanure jaune, c'est-à-dire lorsqu'elle ne contient plus de cuivre. La fermentation alcoolique développée à l'aide de la levure de bière, le polarimètre de Laurent, le diabétomètre d'Yvon (fig. 109), sont encore des moyens de dosage à mettre en pratique. Pour extraire le sucre de l'urine, on la fait évaporer à la température de 60°, au B.-M.; lorsqu'elle est convenablement évaporée, on l'abandonne à l'étuve chauffée à 25", et l'on obtient des cristaux de sucre urinaire que l'on peut avoir tout à fait blancs et purs, par des lavages et des dissolutions dans l'alcool. Un moyen fort simple d'obtenir le sucre diabétique de l'urine, c'est de mettre celle-ci dans un alca- razas à travers les pores duquel elle filtre et laisse, par évaporation, le sucre cristallisé sous forme de croûte. Aux modes d'essais chimiques diabétiques nous ajouterons les suivants,, qui sont à la portée de tout le inonde. 1° Quelques gouttes de l'urine sont déposées sur du papier blanc non collé; on chauffe avec précaution. Si l'urine est sacrée, elle s'évapore lentement et laisse sur le papier un résidu sirupeux, qui le rend transparent à la manière de l'huile. 2 U Quelques gouttes d'urine diabétique répandues sur une étoffe de laine noire, puis séchées, laissent après elles une tache blanche sirupeuse. 3° En abandonnant à une douce chaleur de l'urine diabétique à laquelle on a ajouté un peu de levure, il se développe bientôt une odeur de vin ou de bière manifeste. Dans quelques urines diabétiques, on a aussi trouvé de l'acide hippurique (Lehmann). — Sédiments deju- rinr: gravelle. Ils sont de deux sortes, selon qu'ils prennent naissance dans les urines acides ou dans les urines alcalines. Les premiers peuvent être composés plus particulièrement d'acide urique, d'urates d'ammoniaque ou de chaux, de chlorure de sodium, de cystine et de mucus, ensemble ou séparément, et combinés a\ ec de la matière colorante de l'urine. L'acide urique y est soit à l'état de poudre rougeàtre, soit sous forme de cristaux de formes variées. Les sédiments d'urines alcalines sont ordinairement composés de mucus, de phosphate de chaux seul ou mêlé de phosphate ammoniaco-magnésien ; rarement ils contiennent des urates. Les sédiments bleus de l'urine, que quelques chimistes, avec Bracon- nol, attribuent à des substances azotées particulières, la Cyanourme (Urocyamnè de M. Boucher, Urocyartose de MM. O'Rorke et Forclos) et la Mélanourine, et d'autres, à des sédiments ordinaires colorés par du bleu de Prusse, sont constitués par une poussière bleue qui dégage, par la chaleur, des produits erapyreumatiques. L'alcool bouillant la dissout en partie et laisse déposer par refroidissement une poudre bleue cristalline que les acides colorent en rouge et que les alcalis ramènent au bleu. Heller attribue la coloration bleue de l'urine à un corps jaune (uroxanthine) qui se transforme, par l'oxydation, en deux autres matières colorantes, rouge rubis (ae. uroérythriqtie, de M. Fordos) et bleu d'outremer, et qui se rencontre surtout dans les maladies où le sang renferme beaucoup d'urée. Heller a signalé aussi dans l'urine plusieurs autres matières colorantes {uioijlaucine, uiorho- dine, wroérythrine, w. roséiqw, purpurine), assez peu définies, qui se produiraient dans le typhus. Suivant M. Thudichum, Furoérythrine serait due à une oxydation de l'urocnrôme ; et la fétidité de l'urine décomposée, acide ou alcaline, devrait être attribuée à la formation, de substances particulières: Furômélanine, produit de décomposition de l'urochrùme, Fu- ropittine, Fomwholine, ou acide omieholique (Soc. eh. 1868). Pour les urines à sédiment violet, légèrement albmnineuses, qui se rencontrent surtout chez des malades atteints d'affections de la moelle épinière, M. Méliu est parvenu à extraire les matières colorantes (bleue et rouge), an moyen de l'éther, du chloroforme et de l'alcool (V. J. ph. 1871). — Pour connaître la nature chimique des sédiments de l'urine, on commence par s'assurer de la réaction de celle-ci, afin d'avoir une première indication. Si elle est acide, on filtre, on dessèche la matière restée sur le filtre et on la fait bouillir dans l'eau. Celle-ci dissout les urates et laisse sur le filtre l'acide urique et les phosphates. Ces deux substances peuvent être séparées par l'acide nitrique, qui dissout seulement les phosphates, que l'on reconnaîtra alors à leurs réactions. Pour vérifier la nature des produits entraînés par l'eau bouillante, on évapore à siccité, on traite une petite quantité de résidu par l'acide azotique aidé de la chaleur, et on obtient ainsi la teinte pourpre de murexide, caractéristique de l'acide urique, que l'ammoniaque rend encore plus intense. Une seconde portion de la masse est mêlée avec un peu de chaux caustique. En chauffant le mélange sur une lame de platine on obtient des vapeurs ammoniacales. Enfin, on chauffe au rouge sur une lame de, platine une troisième portion du résidu, et on obtient un produit alcalin insoluble dans l'eau : magnésie ou chaux ; soluble au contraire dans ce véhicule : soude ou potasse. Si l'urine est alcaline, les sédiments seront plus particulièrement formés de phosphate calcaire et de phos- CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1297 phate ammoniaco-magnésien. On reconnaît un sédiment de cette nature par la résistance qu'il oppose à l'action dissolvante de l'eau, h sa solubilité dans l'acide chlorhydrique d'où l'ammoniaque le ' précipite, et aux vapeurs qu'il fournit lorsqu'on le triture avec de la potasse caustique. Le soluté hydrochlorique, presque neutralisé par l'ammoniaque, puis traité par l'oxalate d'ammoniaque, donne un précipité d'oxalate de chaux. Si l'on sépare le précipité, qu'on ajoute à la liqueur un excès d'ammoniaque, on obtient un précipité de phosphate ammoniaco-magnésien avec excès de base. Si le sédiment ne contenait que du phosphate ammoniaco-magnésien, il ne précipiterait pas par l'oxalate d'ammoniaque dans la liqueur acide presque neutralisée par l'ammoniaque. Dans ces recherches sur la nature des sédiments urinaires, il pourra être utile de consulter le tableau analytique dressé par M. Sorré (V. Un. Ph. 1867, p. 290). Outre la qualité acide ou alcaline, on trouve une première indication dans la couleur des sédiments urinaires; ainsi ce n'est pas a tort que l'on nomme gravelle rouge, les sédiments d'acide urique ; gravelle jaune, les sédiments d'oxalate de chaux; graoellegrise, les sédiments de phosphate ammoniaco-magnésien. (V. pour plus de détails, Neubauer et Vogel, De Vurine et des sédiments urinaires ; — Yvon, Manuel clinique de V analyse des urines.) Analyse approximative de V urine (V. Un. ph. 1872, p. 42). — Les méthodes d'analyse de l'urine que nous avons exposées jusqu'à présent ne sont guère praticables que dans un labora- {F - m) toire ; mais il en est de plus simples, de plus faciles et de plus ex- péditives, qui sont susceptibles d'éclairer le clinicien au lit même du malade et qui peuvent lui fournir des données sur lesquelles il doit asseoir son diagnostic. Pour cela on constate : 1° la quantité d'urine rendue; 2° sa densité à l'aide d'un simple aréomètre ou mieux de Vuromëtre ou urinométre (densimètre donnant les densités des liquides de 1000 à 1050, à -{- 15 oc ) de M. Bouchardat (fig. 170), dont les indications peuvent être corrigées soit au moyen de tables spéciales (V. ' ' " Bouch.), soit par les formules que M. Sorré a données pour les cas où l'urine contient ou ne contient pas de sucre, et où l'on opère à une température inférieure ou supérieure à -f- 15° c (V. Un. Ph. 1867) ; 3° sa coloration, qui permet de juger non-seulement de la quantité des matières dissoutes dans l'urine, mais très-souvent encore de la nature de certains principes déposés accidentellement dans ce liquide; h" la consistance et la transparence, aux altérations desquelles se rattache la plupart du temps la présence des sédiments, du mucus, du pus, du sang ; 5" l'acidité , l'alcalinité, ou l'état neutre, précaution indispensable puisqu'elle éclaire sur la nature des sédiments formés : on se sert pour cela de papier de tournesol rouge et bleu ; 6° l'action de l'acide nitrique ; une petite quantité de ce réactif détermine, dans quelques urines, la formation d'un sédiment d'acide urique. Une grande quantité du même acide dissout le précipité précédent ou tous les sédiments, surtout ceux d'acide urique et des urates ; enfin l'acide nitrique, ajouté a un volume égal d'urine, peut, lorsque ce liquide est très-riche en urée, déceler la présence de ce principe en donnant lieu à une cristallisation rapide du nitrate d'urée.; 7° l'action de la chaleur ; cet agent dissout les sédiments des urines acides, et la dissolution commence à + 30° ou -+- Z|0° ; il précipite et coagule l'albumine, quelle que soit l'origine de la présence de ce principe dans l'urine, pourvu toutefois qu'elle soit acide ; 8° l'action de l'acide chlorhydrique ; cet acide précipite aussi l'acide urique qui n'y est pas cependant tout à fait insoluble (V. J. ph. 1872), et la matière colorante de la bile ; on doit même, dans ces deux cas, le préférer à l'acide nitrique, parce que son action dissolvante sur l'acide urique est moins énergique, et que la couleur verte qu'il communique à la matière colorante de la bile est permanente ; 9° l'action du nitrate de baryte, qui sert à déceler la présence des sulfates ; 10° l'action du nitrate d'argent, qui indique l'existence des chlorures et des phosphates; 11° l'action de l'acide oxalique, qui permet de reconnaître la chaux et la magnésie ; 12° l'action de l'ammoniaque, qui peut aussi être mise à profit pour apprécier approximativement la quantité des phosphates ; 13" l'odeur et la saveur fournissent quelquefois des renseignements qu'il ne faut pas négliger, comme dans le diabète sucré et dans le cas de décomposition des urines dans la vessie; l/i° enfin l'emploi du microscope permet d'étudier et de distinguer les corps suivants : a. dans les urines parfaitement transparentes, quelques lames d'épithélium ; b. dans celles qui contiennent une quantité notable de mucus, les mêmes lamelles et de plus les globules de mucus ; c. dans celles qui contiennent 82 1298 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. du pus, les globules de pus à peu près semblables aux précédents ; d. dans celles qui contiennent du sang, les globules de ce liquide, le plus souvent déformés et irréguliers ; e. les globules qui se forment dans les urines des diabétiques; f. dans les urines spermatiques, les animalcules spermatiques le plus souvent morts ; g. dans les urines sédimenteuses et acides, les grains amorphes d'acide urique combinés à une petite quantité de matière animale et d'urates, beaucoup plus rarement d'acide urique pur ; h. dans les sédiments des urines alcalines ou neutres, les grains amorphes de carbonates de chaux et de magnésie, de phosphate calcaire ; souvent les cristaux de phosphate ammoniaco- magnésien. Mais lorsque le praticien juge convenable de faire cet examen chimico-clinique des urines, il doit tenir compte de l'espèce (urines du soir ou du matin ; urines de la digestion, rendues 2 ou 3 heures après le repas, influencées par la quantité ou la nature des aliments), de la boisson (urines des boissons, plus aqueuses, moins denses) et de la quantité d'urine sur laquelle on opère, car ce ne soumettant pas a l'analyse toutes les quantités d'urine sécrétée pendant 24 heures, on n'arrivera jamais qu'à des résultats relatifs. {Cottercau). S'agit-il de retrouver dans l'urine certaines substances médicamenteuses (iodures, bromures, chloroforme, santonine, sulfate de quinine, etc.) dont la présence est souvent utile à constater, on emploie pour les iodures les procédés ordinaires déjà indiqués, ou celui de M. Laronde (J. Ch. m. 18G6), qui consiste à agiter l'urine avec quelques gouttes de pétrole, à y instiller quelques gouttes d'acide nitrique, puis de chlorure de chaux liquide et agiter; la présence de l'iodure sera manifestée par la teinte rosée qu'aura prise l'huile de pétrole en remontant à la surface du liquide. Le mélange d'urine à essayer et d'empois d'amidon, agité avec quelquesgou lies de solution d'hypochlorile de chaux au 1/8, donne immédiatement la coloration bleue caractéristique de l'iode (Pollacci), — Les bromures seront décelés en évaporant l'urine à siccité, épuisant le résidu sec par l'eau distillée chaude, filtrant et ajoutant un peu de chlorure de soude à la solution acidulée par l'acide citrique; il se produit du chlore naissant qui met en liberté le brome que l'on peut séparer par l'éther ou par le sulfure de carbone (Caigniet). — Pour la recherche du chloroforme V. p. 1122. — La santonine sera manifestée par la coloration rouge de l'urine au contact de la potasse, coloration qui varie avec la quantité de santonine absorbée et ne disparaît pas par l'ébullilion (W. Smith). — La quinine, d'après M. Vitali, sera décelée en agitant 8 à 10 c. cubes d'urine avec 5 à 6 c. cubes d'éther et 8 à 10 c. cubes d'une solution au sixième de soude caustique ; l'éther additionné d'acide chlorhydrique pur et étendu est évaporé à siccité; le résidu, agité avec 1 ou 2 gouttes d'eau de chlore préparée à l'instant, puis avec 1 goutte d'ammoniaque, donne la coloration vert émeraude (V. Un. ph, 1871, 1879). EXCRÉMENTS. — La composition organique et inorganique des matières fécales de l'homme est fort variable en raison de la diversité de son alimentation. Dans tous les cas, elle ne contient que fort peu de substances solubles dans l'eau. L'alcool leur enlève des matières grasses et résinoïdes. Quant aux matériaux inorganiques, Berzélius a trouvé dans 150 p. de cendres provenant de 1000 p. de fèces : Phosphate de chaui..... ] Oarb. de sonde.. 8 — de magnésie.. > 100 Silico........... 16 Sulfate de chaux (traces). ) Charbon et perte. 18 — de soude........ 1 ■----- — de potasse....... > 8 150 Phosphate de soude..... | Marcel a retiré des excréments de l'homme un principe immédiat cristallisàble, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, auquel il a donné le nom iïexerétine (V. J. p/i. 1873). Les substances inorganiques que l'on aurait à rechercher dans les matières excrémentitielles y seront trouvées d'après les préceptes généraux donnés dans l'analyse minérale. Le sang, le pus et autres produits pathologiques y seront décelés à l'aide des caractères et réactions que nous venons d'indiquer pour chacun d'eux, L'usage des médicaments change quelquefois la couleur des matières fécales : le calomel les colore en vert ; le peroxyde de fer, en ronge brun ; la magnésie à dose purgative, en blanchâtre ; le sous-nitrate de bismuth en noir, etc. CONCRÉTIONS. — Les concrétions pathologiques sont constituées généralement par des matières inorganiques (phosphate et carbonate de chaux , phosphate ammoniaco - magnésien, etc.), réunies par une matière organique variable. Un grand nombre d'organes peuvent en être le siège. 11 y a les calculs de la glande prostate; les calcids ou concrétions arthritiques {calculs goutteux, C. articulaires) qui se forment dans les capsules et dans les ligaments chez les personnes affectées de la goutte («pôfî- tiç), les calculs ou concrétions intestinales, en général, produites par des causes accidentelles (chez les animaux, elles portent le nom de 6é- zoards et i'.égagropiles) ; les C. srdivaires, du pancréas, etc. Sous le rapport de leur origine on peut les diviser en trois variétés : 1° celles qui dérivent de noyaux formés soit dans le canal alimentaire, soit dans l'appareil biliaire, mais qui se sont recouvertes de matières salines ou animales pendant leur trajet dans l'intestin; 2° celles CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1299 qui ont pour origine des noyaux ou enveloppes de fruits, des fragments d'os, etc., recouverts de particules cristallines ; 3° celles qui se sont entièrement formées dans le tube digestif et sont homogènes. Les premières ont leur noyau principalement formé de cholestérine, de matière colorante jaune et de résine biliaire, recouvert de couches de phosphates. Les secondes ont leurs couches extérieures analogues. Enfin les troisièmes sont constituées par des fibres végétales unies à des sels terreux par du mucus. Des concrétions énormes ont été quelquefois trouvées dans l'intestin de personnes qui prenaient de grandes quantités de magnésie, etc. Le volume des concrétions pathologiques est fort variable; leur couleur extérieure est généralement ocracée, rarement blanchâtre. CALCULS BILIAIRES. — On les trouve soit dans la vésicule même, soit dans les canaux biliaires. Leur nombre varie de 1 jusqu'à plusieurs milliers. Ils sont tantôt libres et tantôt séparés par des cloisons. Leur volume dépasse rarement celui d'un œuf de poule ; ils peuvent ne pas être plus gros que des grains de millet. Généralement, ils sont de 'a grosseur d'une noisette. Quand leur volume ne dépasse pas celui d'une lentille, ils constituent la graveïle hépatique ou biliaire. Ils sont arrondis, oblongs, à facettes, etc. Ils sont généralement ver- dàtres ; mais on en trouve de jaunes, de rouges, de bleus, de noirs (calculs mélaniques) , de blanchâtres. Ils ont une structure cristalline, sont fusibles, plus légers que l'eau, facilement solubles dans l'alcool et l'éther. On les divise en lamellati, striait et corticati. Les premiers sont formés de couches concentriques, sont durs et peu ou point inflammables. Les seconds présentent des stries qui vont du centre à la circonférence. Ils sont généralement formés de cholestérine, et par conséquent sont inflammables. On les nomme quelquefois calculs muraux ou murifvrmcs. Les troisièmes ont un noyau constitué par des lamelles de cholestérine, puis par une substance intermédiaire à lui et à l'écorce qui enveloppe le tout. Ils sont irrégulièrement inflammables. Outre la cholestérine, graisse blanche, cris- tallisable, soluble dans l'alcool et dans l'éther, non saponifiable, qui en est le principal constituant, on a trouvé dans les concrétions biliaires : 1° les matières colorantes de la bile ; 2" du mucus; 3° de l'albumine; Zi° une matière charbonneuse ; 5° des sels alcalins et terreux, etc. Pour les analyser chimiquement, il suffira donc de les broyer, de les traiter successivement à chaud par les dissolvants ordinaires afin de s'emparer des principes organiques que l'on reconnaîtra ensuite à leurs caractères; puis d'agir avec le résidu, comme il est dit à l'analyse minérale ou à l'analyse des sédiments et calculs de l'urine. (V. Un. ph. 1875). CALCULS URINAIRE3 ou VÉSICAUX. — Ce sont les concrétions morbides des reins, des uretères et de la vessie (pierres urinaires., pierres de la vessie). Ils sont encore plus variés de formes, de couleurs et de composition que les calculs biliaires. Les substances que l'on y rencontre peuvent se diviser en deux classes : destructibles et non destructibles par la chaleur rouge. Les ' premières sont: 1° l'acide uri- que; 2° les urates de soude et d'ammoniaque; 3° l'acide oxalique (à l'état d'oxalate); k° la cystine ou oxyde cystique ; 5° la xanthine ou oxyde xanthique; 6° Xuro-Uéalithe (Un. ph. 1877); 7° la matière animale; 8° le sang desséché. Les substances de la deuxième catégorie sont : 9° le phosphate, de chaux; 10° le phosphate de magnésie; 11° le carbonate de soude (provenant de la calcination de 1'u- rate); 12° le carbonate de chaux ; J3° le carbonate de chaux mêlé de chaux caustique (provenant de la décomposition de l'oxalate); Ih" la silice, etc. Ils peuvent être constitués par une seule de ces substances ou par plusieurs. Il suit de ha que, pour procéder à l'examen chimique d'un calcul urinaire, il faut d'abord, après l'avoir desséché, et pesé, le soumettre à l'action du feu. S'il ne reste aucun résidu, c'est qu'il ne contiendraque des corps organiques ; s'il ne fait que perdre plus ou moins de son poids, c'est qu'il a une composition mixte; enfin s'il n'éprouve aucune perte ou à peu près, c'est qu'il ne contient que des sels terreux ou alcalins. On obtient donc ainsi une première indication. Maintenant, supposons que nous ayons affaire à un calcul renfermant toutes les substances que nous venons d'énumérer, voici comment on procédera à son analyse. On en réduira uni' partie en poudre fine," et celte poudre sera divisée en deux par- lies. — Examen de la première partie. On la fait bouillir quelques minutes dans un matras avec de l'eau distillée. On décante la liqueur et on évapore quelques gouttes à siccitô dans un verre de montre. Si l'on obtient un résidu, il faudra recommencer le traitement avec de nouvelle eau, et ainsi de suite, jusqu'à épuisement de l'action de ce véhicule. On obtient ainsi un soluté A et un résidu B. On évapore le soluté A; on met une portion du résidu de l'évaporation dans un verre de montre el, en faisant agir dessus l'acide azotique, puis l'ammoniaque, on obtient la réaction qui caractérise l'acide urique. Une autre partie du résidu est traitée par un soluté de potasse caustique, et il s'en dégage de l'ammoniaque , 1300 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. urate d'ammoniaque. Enfin, une troisième partie du résidu A est chauffée au chalumeau sur une lame de platine ; si le produit incinéré possède une réaction alcaline et si l'eau qu'on a fait agir dessus ne précipite pas par un carbonate alcalin, ce sera de l'urate de soude ou de potasse. Ce sera de l'urate de chaux qui existera dans le calcul si cette dernière précipite par un carbonate alcalin. Ces premiers résultats obtenus, on traite le résidu B insoluble dans l'eau bouillante. Une petite quantité est essayée par l'acide nitrique pour s'assurer de la présence de l'acide urique. Une autre portion est mise en digestion avec de l'acide chlorhydrique étendu; s'il y a effervescence, ce sera l'indice de la présence du carbonate de chaux. A défaut de ce caractère on incinère la matière à la flamme de l'alcool sur une lame de platine. Si le résidu fait alors effervescence avec le même acide, on en conclura à l'existence de l'oxalate de chaux. — Examen de la deuxième portion. On se conduit envers elle comme dans l'analyse minérale (p. 1272). Les calculs d'acide urique, observés d'abord par Scliéele, sont, de tous, les plus importants et les plus nombreux; leur couleur est fauve, rougeâtre, brune, grise ou noire, jamais blanche; d'un tissu cassant, rayonné, surface souvent lisse, quelquefois mamelonnée, mais jamais épineuse, volume variable; d té l,2àl,7. Lescalculs d'urate d'ammoniaque sont allongés, déprimés; leur surfasse est lisse, jamais tuberculeuse, quelquefois brillante et cristalline; densité, 1,2 à 1,7. Généralement petits, fauves et formés de couches minces, concentriques, ils sont quelquefois recouverts d'une couche d'acide urique. Cassure plus terreuse que les précédents, dont ils se distinguent facilement d'ailleurs par leur grande solubilité dans l'eau chaude et les solutés de carbonates alcalins. Traités par une goutte de potasse caustique, ils répandent, à une douce chaleur, une forte odeur d'ammoniaque. Les calculs phosphatiques ou de terre d'os, signalés par Wollaston, sont formés de phosphate de chaux ; ce sont des sphéroïdes aplatis ou des masses irrégulières blanchâtres. Les ccdcids fusibles formés par un mélange de phosphate de chaux et de phosphate am- moniaco-magnésien donnent, par voie sèche, un verre transparent avec le borax et le sel de phosphore, et un verre rouge sombre avec le nitrate de cobalt {Berzêlius). Les calculs d'oxalate de chaux sont sphéroïdaux, souvent mamelonnés et hérissés de pointes, ce qui leur a valu le nom de calculs muraux, par suite de leur ressemblance avec une mure ; bruns au dehors et gris à l'intérieur; tissu homogène; sciés, ils offrent le poli de l'ivoire. Volume jusqu'à celui d'un œuf de poule ; densité, 1,4 à 2,0. Les, calculs de cystine ou d'oxyde cystique (cystineux ou cystiques), observés d'abord par Wollaston, sont entièrement formés par cette substance sulfo-azotée qui est soluble dans les acides minéraux et l'acide oxalique étendus, et résiste à l'action des acides tartrique, citrique, acétique. Les alcalis et les carbonates alcalins en opèrent rapidement la dissolution ; insoluble dans l'alcool et dans l'eau, elle brûle à la flamme du chalumeau qu'elle colore en vert bleuâtre, en répandant une odeur fétide. Les calculs de cystine ont une teinte jaunâtre variable, et sont assez mous pour être rayés par l'ongle. La xanthine, ou oxyde xanthique, ou acide ureux, a été trouvée dans de rares calculs volumineux (Marcet). Ses caractères sont ceux de l'acide urique, sauf le jeu des couleurs sous l'action de l'ac. azotique et de l'ammoniaque, la coloration étant rouge pour l'acide urique et jaune pour la xanthine ; mais quand celle-ci est mélangée d'ac. urique ou d'urates, ce qui est le cas le plus ordinaire, sa solubilité dans l'acide chlorhydrique et l'insolubilité de l'acide urique dans le même liquide, peuvent être mises à profit pour opérer la séparation de ces deux corps (V. Gerhardt et Chancel pour les essais au chalumeau). Réactif de l'albumine, des autres matières albuminoïdes et des gommes. — La liqueur très-aeide qu'on obtient en dissolvant le mercure dans son poids d'acide nitrique à h 1/2 équivalents d'eau, est un réactif d'une extrême sensibilité pour toutes les substances albuminoïdes et pour bon nombre de produits secondaires qui s'y rattachent. Voici comment Millon, qui l'a fait connaître, s'exprime à son égard : Cette liqueur nitro-meramque communique à ces diverses substances une couleur rouge très-intense, et l'on peut très- aisément reconnaître ainsi dans l'eau un cent millième d'albumine et même une proportion moindre. Pour donner de suite une idée de la délicatesse de ce réactif et peut-être aussi du parti qu'on en pourra tirer pour l'étude des organismes végétaux, je dirai que le coton, les fécules et la gomme arabique prennent, à son contact, une teinte rose très-distincte. Les urines se colorent presque toutes en rose, après que la liqueur nitro-mercurique y a été mélangée, qu'on a chauffé le mélange et que l'urée a été détruite. L'albumine du sang, celle des épanchements séreux et des végétaux, la fibrine, le caséum, le gluten, la légumine, la soie, la laine, les plumes, la corne, l'épiderme, la gélatine, la chondrine, la protéine, le cristallin, la cornée, la couenne bien lavée, le produit soluble qu'elle cède à l'eau bouillante aussi bien que sa partie insoluble, se teignent CHIMIE PATHOLOGIQUE. 1301 en rouge plus ou moins foncé. Lorsque la protéine devient soluble pur l'action prolongée des lessives alcalines ou bien par l'action de l'acide sulfurique, la même coloration rouge se produit toujours ; mais ce n'est plus une matière insoluble que l'on obtient : la liqueur rougit fortement sans donner aucun précipité. L'acide xanthoprotéique, les chlorites de protéine et les oxydes de protéine qui dérivent de ces chlorites, se séparent des produits précédents, ils ne se colorent nullement en rouge. Ainsi la couenne n'est pas identique avec les oxydes de protéine obtenus en faisant agir la potasse sur les chlorites de protéine. Ce réactif met sur la voie de différences très-intéressantes à approfondir. J'ai déjà reconnu que l'action du chlore sur l'albumine, jusqu'à ce que le gaz cesse d'être absorbé, ne fournit pas moins de trois matières très-distinctes l'une de l'autre. On prépare la liqueur nitro-mercurique en versant sur le métal pur un poids égal d'acide nitrique à à 1/2 équivalents d'eau. La réaction s'établit vivement à froid; lorsqu'elle s'est ralentie, on chauffe très-doucement jusqu'à dissolution complète du métal : à ce point on s'arrête et on ajoute deux volumes d'eau pour un volume de solution mercurielle. On décante, après quelques heures, la partie liquide qui surnage du mélange cristallin de nitrate et de nitrite mercureux. Cette liqueur réagit à froid sur les substances albuminoïdes, mais la réaction n'est complète que de 60 à 70 oc ; il est même bon de porter de suite le mélange à l'ébullition. Un contact prolongé du réactif en excès n'altère pas la matière rouge. J'ai conservé ainsi, durant plus d'une année, de l'albumine devenue d'un rouge très- vif en présence d'un grand excès de liqueur nitro-mercurique. Il est à remarquer que le réactif ne réside ni dans le nitrate mercureux ni dans le nitrate mercurique, ni même dans leur mélange. Il faut que dans la solution qui renferme ces deux sels il y ait de l'acide ni- treux ; sans cela on n'obtient aucune coloration. Les substances albuminoïdes solides se colorent en bleu au contact de l'acide sulfurique contenant de l'acide molybdique; mais certains réactifs empêchent cette coloration de se produire (Frœhdé). Lassaigne et Lebaillif avaient déjà étudié, mais d'une manière moins précise, l'action de la dissolution nitro-mercurique sur les matières azotées (V. p. suiv. : Essai des tissus). De notre côté, en 18i5, dans un article sur une gomme rouge fétide (1), nous avions signalé (i) Journal des Connaissances médicales pratiques et de Pharmacie, 1845-46, page 32. l'action de ce réactif sur la gomme et sur quelques substances neutres analogues. Nous reproduisons textuellement ce qui est relatif à ce réactif : L'azotate acide liquide de mercure colore au bout de quelques minutes les trois mucilages (soluté de 1 p. de trois sortes de gommes dans 3 p. d'eau) en rouge, mais plus promptement et d'une manière plus intense celui de gomme rouge fétide que ceux des autres. De plus, il communique en même temps à celui-là une consistance gélatiniforme qui le ferait prendre, à l'aspect, pour de la gelée de groseilles un peu tenace, tandis que les autres restent liquides. Nous avons cherché à nous assurer de la valeur du nouveau réactif de la gomme que nous venions de découvrir, et voici ce que nous avons constaté : il colore également en rouge la gomme adra- gante, V empois; très-faiblement et après un laps de temps assez long : Vamidon, la dex- triae. Ne colorant pas le sirop de sucre, il peut servir à reconnaître si le sirop de gomme contient réellement de cette substance. Il faut deux à trois heures pour que la coloration en rouge soit bien manifeste dans ce cas. A quoi attribuer cette coloration en rouge ? La gomme n'est pas colorée en rouge par l'acide nitrique pur; on ne peut donc attribuer la coloration à l'excès d'acide de l'azotate; le mercure métallique ne produit rien de semblable; il en est de même du proto-azotate ; et l'acide hypoazotique, auquel on aurait pu encore attribuer le phénomène, n'occasionne qu'une légère coloration en jaune. Comme moyen de recherche de l'albumine, nous devons aussi mentionner YAlbuminimètre de M. Becquerel. Il est fondé sur ce fait, que l'albumine en dissolution dans le sérum du sang et dans un grand nombre de liquides organiques dévie à gauche le plan de polarisation d'un faisceau lumineux, déviation dont l'intensité est en raison directe de la proportion d'albumine. L'albumine longtemps en contact avec les acides, ou bouillie avec l'acide acétique, perd la propriété de se coaguler par les acides et les sels métalliques. Soufre. — Réactif. — M. Playfair a recommandé le nitroprussiate de potasse ou de sonde comme le réactif le plus sensible des sulfures alcalins. M. Bailey l'a appliqué à la recherche du soufre partout où il se trouve. En effet, toutes les substances qui contiennent ce métalloïde donnent un sulfure alcalin lorsqu'on les calcine avec du carbonate de soude en présence ou en l'absence du charbon, selon que la désoxydation le réclame. La belle couleur pourpre ou violet foncé qui se produit quand on ajoute une goutte de nitroprussiate 1302 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. au liquide provenant du lessivage du résidu de la cairination suffit pour signaler la présence du soufre. On reconnaîtra ainsi le soufre dans les cheveux, la corne, l'albumine, etc. D'un autre côté, le mélange de nitroprussiate et d'acide sulfhydrique constitue un réactif très-sensible pour reconnaître Yalcalinité d'un liquide (Filhol); il se colore en bleu sous l'influence des alcalis caustiques, des carbonates et bicarbonates, borates, silicates alcalins (V. Un. ph. 1868). ESSAIS DIVERS w Essai des tissus. Les matières textiles sont végétales : chanvre, lin, colon, phormium tenax (lin de la Nouvelle-Zélande), agave oupitte, jute, china- grass, pigna ou ananas, etc., ou animales : laine, soie, poils divers. Les tissus animaux chauffés dans un tube fermé fournissent des produits ammoniacaux, ramenant au bleu le papier rouge de tournesol ; dans les mêmes circonstances, les fils végétaux rougissent le papier bleu de ce réactif. Les fils animaux, mis en contact avec du sulfure sulfuré calcique vert, sont promp- tement réduits en pulpe ; les fils végétaux résistent. Il en est de même avec les lessives caustiques au 1/20. Bouillis pendant 15 à 20 minutes avec du nitrate acide liquide de mercure, les tissus animaux seuls prennent une couleur amarante (Lebaillif et Lussaigne). Bouillis quelque temps avec l'acide nitrique, les fils animaux, notamment ceux de laine, deviennent jaunes ; les fils végétaux restent blancs (Rouchas). — Les filaments de lin, sous un grossissement de 2 ou ZiOO diamètres au microscope, se présentent comme des lames ou tubes lisses, coupés de distance en distance par des lignes transversales simples ou doubles, assez semblables à des nœuds de roseaux ; tandis que les filaments de coton, dépourvus de ces nœuds, sont plats, disposés en rubans tortillés sur eux- mêmes en hélices aplaties, plus ou moins allongées. Les filaments de chanvre, comme ceux de lin, sont des tubes creux caractérisés par une série de nœuds comme le chaume des graminées, élargis en certains endroits et ont des parois plus épaisses que ceux de coton. Les filaments de la laine, observés sous le même grossissement, offrent une forme cylindrique irrégulière et une surface marquée de stries qui, par leurs positions variées, simulent certaines écorces d'arbres; leur coupe transversale est un peu elliptique. Enfin, les fils de soie marqués de quelques lignes transversales que l'on pourrait confondre avec celles du lin, se distinguent des trois matières textiles précédentes par des càmiehïrés longitudinales que l'on parvient, par un examen attentif, à reconnaître sur presque tous les filaments (Clerget et Lerebours). — On l'ait bouillir dans l'eau un tissu prétendu de lin, pour lui enlever son apprêt; on le fait sécher et on le plonge à moitié pendant 1 à 2 minutes dans de l'acide sulfuriquc concentré et froid : tout ce qui était coton sera réduit en gomme. On lave dans de l'eau ammoniacale, et on sèche. Tous les fils manquants seront ceux de coton (Kindt). Si on plonge un tissu composé de fibres végétales dans une solution bouillante dépotasse caustique (parties égales d'eau et de potasse) et qu'on l'exprime entre des doubles de papier, les filaments du lin sont d'un jaune foncé; ceux du coton, blancs ou jaune clair (Bœttger). Le coton écru plongé dans une solution froide et concentrée de potasse devient gris clair ; le lin, dans les mêmes conditions, passe au jaune orange (Kuhlmami). Les fils de coton, blanchis et débarrassés de l'apprêt, immergés dans l'huile d'olive et exprimés fortement, restent opaques; le lin devient au contraire translucide (Frankenheim et leykauf). ■ — Si une toile faite avec un mélange de jute, de chanvre et de lin est soumise, pendant à heures, a l'action de la vapeur à haute pression, puis au lavage, le jute seul est détruit. — L'acide nitrique à 36° B é , chargé de vapeurs nitreuses, colore en rouge les fibres du phormium tenax, ce qui n'a pas lieu pour les fibres de lin et de chanvre (Boussingault). —Par l'action successive et très-, prolongée d'un soluté de chlore, puis d'ammoniaque, les fils de phormium tenax se colorent en' rouge violacé qui disparaît par quelques gouttes d'acide nitrique. Les fils de chanvre (1) V. aussi à l' Essai pharmaceutique des médicaments, p. H28-1236. ! ESSAIS DIVERS. 1303 prennent une teinte légèrement rosée, qui devient un peu plus vive avec les filasses provenant de chanvres rouis dans l'eau stagnante. Quant au lin, il conserve sa couleur primitive (Ad. Vincent). — Dans une solution aqueuse de fuchsine (0 gr. 1 par litre d'eau), après quelques secondes de contact à chaud (70 à80 oc ), toutes les fibres du phormium restent fortement colorées en rouge après un lavage à l'eau de savon, tandis que celles du chanvre, du Un, demeurent blanches (Vitrebert). — Découpez dans le tissu dont vous voulez reconnaître la composition un morceau carré de 3 à à centimètres environ, effilez-le, c'est-à- dire tirez-en tous les fils en travers (ceux de la trame) et tous les fils en long (ceux de la chaîne), puis les prenant l'un après l'autre, brûlez-les à la chandelle : ceux de coton, de chanvre ou de lin brûlent avec une flamme vive, en ne laissant que peu de résidu; les vapeurs donnent une odeur franche de linge brûlé, légèrement acide, et elles rougissent le papier de tournesol humide; ceux de laine ou de soie brûlent mal, un charbon boursouflé, spongieux, brillant, se forme à leur extrémité et en arrête la combustion; il se dégage des vapeurs qui ont une odeur forte, caractéristique, de corne brûlée et qui rougissent le papier de curcuma humide maintenu au-dessus. Ainsi, il sera facile de compter le nombre des fils d'origine animale, et le nombre de ceux d'origine végétale. Cette analyse de la nature d'un tissu est parfaitement exacte et n'exige ni science ni agents ; elle est à la portée de tout le monde. L'eau de javelle transforme la soie en gomme et n'attaque nullement le coton ou le lin. — Si un Lissu blanc ou coloré est immergé à froid, pendant 10 à 12 minutes, dans un mélange, à volumes égaux, d'acide nitrique monohydraté et d'acide sulfurique à 66°, et qu'on lave ensuite à grande eau pour enlever toute trace d'acide, les fils de soie ou de poil de chèvre seront complètement dissous ; ceux de laine seront colorés en jaune citron ou en brun foncé; les fils végétaux seront blancs et auront acquis les propriétés du fulmi-coton (Pdtier fils). Pour distinguer, dans un tissu, le coton d'avec la laine et la soie, M. Lie- bermann le trempe dans une solution aqueuse de rosuniline (V. p. 293) ; la soie et la laine se teignent en rouge, le coton reste blanc. Cette différence est si grande, que l'on peut compter à l'œil nu les diverses fibres (V. Un. ph. 1867). Ces moyens généraux permettent de distinguer dans un tissu la nature des fils qui le composent, et lorsqu'il a été soumis à l'un des essais précédents, puis lavé et séché, on peut, à l'aide d'une loupe montée ou compte-fils, savoir le nombre des fils de nature animale ou végétale qui ont servi à le former. On reconnaîtra la soie de la laine par le plombite de soude (1/100 de litharge bouillie avec une quantité de lessive de soude contenant 15 p. d'alcali réel ; ou solution d'acétate neutre de plomb mélangée avec autant de soude qu'il en faut pour que le précipité blanc d'abord formé se redissolve). La laine seule colore le liquide en brun noirâtre en raison du sulfure de plomb formé par le soufre qu'elle contient (Lassaigne). Avec la potasse bouillante, la laine seule produit une petite quantité de sulfure alcalin reconnaissante à la coloration violette qui se manifeste par l'addition de quelques gouttes de nitroprussiate de potasse ou de soude au liquide étendu d'eau (if. Wagner). Avec une solution aqueuse de chlorure de zinc neutre, on peut aussi distinguer la soie de la laine. La soie s'y dissout complètement, la laine reste intacte (Persoz fils). Celle- ci, traitée par une solution aqueuse de potasse ou de soude à 5 ou 10°, sera complètement dissoute; restera la cellulose ou le coton, s'il y en avait dans le tissu examiné; on pourra la dissoudre dans l'oxyde de cuivre ammoniacal ou réactif de Schweitzcr. Par l'emploi de ces trois réactifs : oxyde de cuivre ammoniacal (ou ammoniure de cuivre), potasse ou soude cuiistiqiœ, chlorure de zinc, il est possible d'analyser tous les tissus. Les recherches de M. Vétillart sur les six matières textiles végétales employées dans l'industrie, fournissent les moyens de les distinguer à l'aide de l'observation microscopique de leurs fibres (coupées perpendiculairement à l'axe) et des réactions microchimiques au moyen de la coloration que ces fibres éprouvent par l'action d'un soluté d'iodure de potassium au 1/100, additionné d'iode, sous l'influence de l'acide sulfurique concentré étendu d'eau ou de glycérine pure. Ce mode d'essai des principaux textiles, qui a été répété par l'auteur, devant les commissaires du Ministère de la Marine, dans le Laboratoire d'analyse de la Pharmacie centrale de France, nous a paru des plus sûrs et des plus sensibles (V. Un. ph. 1870, p. 179-183). Essai des draps. Drap noir. Un soluté d'acide oxalique produit une tache vert olivâtre s'il est teint en indigo, et orange foncé s'il l'est avec les bois de teinture et la couperose. — Drap bleu. Les étoffes teintes au bleu de Prusse résistent à l'action de l'acide nitrique (à moins qu'on ne les brûle), et non à celle de la potasse qui les rouille, du fluorure de potassium qui les décolore (Nichlës). Celles teintes à l'indigo résistent I 1304 APPENDICE PHARMACEUTIQUE à la potasse, à l'acide sulfurique et à l'acide chlorhydrique, mais non à l'acide nitrique (V. Rep. ch. 1861, p. 133). Essai commercial des sucres bruts. Pendant longtemps la valeur d'un sucre n'a été déterminée que par sa comparaison avec l'un des 24 échantillons types renfermés dans autant de flacons, hermétiquement fermés, que contenait une boîte dite boite aux arbitrages. Ces échantillons types par leur coloration graduelle, depuis le plus blanc jusqu'au plus co- oré, comprennent tous les échantillons de sucre qui peuvent être produits par tous les fabricants. Le 12° type, qui porte le nom de basse quatrième, sert de base à tous les arbitrages ; il est considéré comme devant donner un rendement de 88 °/ 0 . Mais des sucres colorés apportés à l'expertise légale sont colorés artificiellement avec des matières colorantes de la houille (Riche et Bardy, Un. pli. 1875), aujourd'hui la richesse ou le rendement des sucres se détermine généralement par des procédés chimiques plus précis. L'analyse complète d'un sucre brut de cannes ou de betteraves comporterait le dosage de l'eau, des matières terreuses et des matières organiques, gommeuses, albumineuses, colorantes; le dosage des cendres du sucre cristallisable et du glucose; mais, dans la plupart des cas, l'essai commercial consiste dans la détermination de l'eau, du sucre cristallisable et des chlorures dont la présence est défavorable au raffinage, car ils forment avec le sucre cristallisable des composés incristallisables. Pour simplifier les opérations on admet que les matières salines des sucres bruts sont totalement formées de chlorures, et un sucre brut aura d'autant plus de valeur qu'il sera riche en sucre cristallisable et pauvre en cendres. — Pour doser Veau, on "dessèche 5 gr. de sucre dans une étuve chauffée de 100 à 110 oc , jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de variation dans le poids. — Pour doser les cendres, au lieu d'avoir recours à une incinération pure et simple, on met dans une capsule de platine 5 gr. de sucre qui sont arrosés d'acide sulfurique pur, très-concentré, et on chauffe au rouge dans un mouille à gaz ou au charbon; et lorsque l'incinération est complète, on pèse après refroidissement de la capsule dans un air sec. Dans cette incinération dite sulfurique, l'acide sulfurique évite les boursouflements exagérés et transforme les chlorures en sulfates non volatils, plus pesants. Pour atténuer l'erreur commise par cette manière d'opérer, on ne prend que les 9/10 du poids trouvé des cendres, admettant que l'équivalent des chlorures est sensiblement à celui des sulfates dans le rapport de 9 à 10; on admet, en outre, que le poids des cendres fourni par l'incinération de 100 de sucre brut, multiplié par le coefficient 5, donne le poids de sucre pour 100 qu'entraînent les chlorures représentés par ces cendres. — On détermine le sucre cristallisable à l'aide du saccharimètre à pénombre ; on dissout 16s r ,19 de sucre dans 60 cent, cubes d'eau; on clarifie avec un peu de sous-acétate de plomb et on filtre. Dans le cas où la clarification par lesel de plomb est insuffisante, on ajoute préalablement quelques gouttes d'une solution de tannin au 1/20, on rince plusieurs fois avec le liquide clarifié le tube du saccharimètre, puis on le remplit complètement et on porte au saccharimètre; le degré trouvé à ce dernier, diminué des 9/10 du poids des cendres multiplié par le coefficient 5, représente le rendement ou la richesse productive du sucre brut soumis à l'essai qui est en même temps mélussimétri- que, car il donne indirectement la proportion de mélasse en déterminant la quantité de sucre que les sels retiennent dans la masse incristallisable après le raffinage. Ainsi, pour un sucre qui donne 96° au saccharimètre, et fournit 1 °/ 0 ,5 de cendres (dont on ne prend que 0,9 ou 1 °/ 0 ,35), le rendement sera 96 — 1,35 X 5 = 96 — 6,75 = 89,25 p. 100. Si on a à doser le glucose, on emploie une liqueur cupropotassique (V. p. 1220); en général, on n'accuse en chiffres que les résultats supérieurs à 0,10, les nombres inférieurs sont indiqués par le mot traces. Préalablement, on s'assure que le titre de la liqueur n'a pas varié; de plus, il faut se garder de clarifier au tannin le liquide sucré qui doit servir à un titrage de glucose. Dans ces essais, toutes les pesées se font par la méthode des doubles pesées; les échantillons moyens doivent être choisis avec soin et renfermés dans des boîtes de fer-blanc ou dans des flacons de verre bien secs, dont les bouchons sont entourés intérieurement d'une feuille d'étain (V. J. Ch. m., 1868). —Pour plus d'exactitude, M. Dubrunfant a proposé l'incinération du sucre et le titrage alcalimé- trique du résidu, toujours riche en carbonates alcalins; pour activer l'incinération du sucre, il y ajoute 1 poids de platine en éponge dont on tient compte dans le dosage des cendres. En outre, M. Taussig diminue les erreurs d'appréciation en défalquant des cendres la proportion de matières insolubles (silice, oxyde de 1er, etc.) qu'elles renferment. — Pour distinguer le sucre brut de canne de celui de betteraves, on a proposé le carmin d'indigo qui, chauffé avec le sirop de sucre de canne très- concentré, ne se décolore pas, tandis qu'il perd sa couleur au contact du sucre de betteraves. Remarquons, en outre, que ce dernier est presque constamment alcalin en raison de ESSAIS DIVERS. 1305 la chaux qu'il renferme, et que le sucre de canne est toujours acide. Réactif des sucres et des tissus. Le chlore et les perchlorures à froid, et surtout à chaud, transforment les divers sucres en un caramel noir brillant. Le ligneux, l'amidon, etc., éprouvent la même transformation. Partant de ce fait, M. Maumené a propose, comme réactif des sucres, des bandelettes préparées en plongeant des lanières de mérinos blanc dans un soluté aqueux au 1/3 de bichlorure d'étain, et faisant sécher. Ces bandelettes trempées dans une liqueur sucrée, puis placées à une température de 130 à 150 degrés, deviennent d'un beau noir. 11 suit donc de là que le médecin, à l'aide de ce mérinos chloruré, pourra facilement déterminer si l'urine d'un malade renferme une trace appréciable de sucre. Il suffira de verser une goutte d'urine sur une bandelette, et de l'exposer à la chaleur pour produire une tache noire très-visible. La sensibilité du réactif est extrême. Dix gouttes d'une urine diabétique versées dans 100 gram. d'eau forment une liqueur avec laquelle on rend le mérinos chloruré complètement brun noir. L'urine ordinaire, l'urée, l'acide urique, ne donnent rien de semblable avec le chlorure d'étain. — Le bichlorure d'étain, d'après ce qui a été dit de l'action des perchlorures sur le ligneux, permettra de distinguer dans les tissus blancs ou peu colorés le mélange de coton ovi de lin avec la laine ou la soie ; les premiers fils deviennent entièrement noirs, tandis que les autres conservent leur couleur (Maumené). Réactif de Schweitzer. — Ce réactif, découvert par M. Schweitzer, appelé aussi liquide cupro-ammouiacal, ou ammonio-cuprique, ou ammoniaco-cuiaique, liqueur de Schweitzer, est un oxyde ammoniacal d'un bleu foncé qui possède la propriété de dissoudre la cellulose, le coton, la soie, le papier, le lin, le chanvre, les fils d'araignée (Schlossberger), l'inuline, et aussi l'albumine coagulée, la gélatine, la fibrine, les cheveux, les crins, la corne, le mucilage de coings ; ces dernières substances sont précipitées en partie, lorsqu'on sature la liqueur par un léger excès d'acide acétique. Dans le même cas, la dissolution de cellulose est précipitée en totalité; elle l'est aussi par l'alcool, les acides, les solutions concentrées de sels alcalins, le miel, la gomme, la dextrine (Schlossberger). Ce réactif se prépare en arrosant, au contact de l'air, d'ammoniaque seule ou additionnée d'un peu de sel ammoniac en solution, de la tournure de cuivre placée dans une allonge en verre (Peligot), ou de l'hydrate d'oxyde de cuivre (Frêmy). La pyroxyline est insoluble- dans le réactif Schweitzer ; la fécule ne fait que s'y gonfler. — Avec ce réactif, on pourra distinguer dans un tissu, le coton, la soie et la laine, d'après la rapidité de leur dissolution. Si on y plonge le tissu, le coton se dissout au bout d'une demi-heure ; la soie, au bout de 2Zi heures ; restera la laine, qui peut rester 15 jours au contact du liquide cu- pro-ammoniacal sans éprouver la moindre modification dans sa texture. De nombreuses applications ont été faites de la cellulose dissoute. Le celluloîde en offre un exemple ; on sait que cette substance est une sorte de collodion ou de cellulose dissoute et comprimée ressemblant à de l'ivoire. Essai des monnaies. Dans les petites localités, le plus souvent, c'est le pharmacien que l'on va consulter pour connaître la nature des monnaies suspectées. Nous allons donner, d'après M. Gaultier de Claubry, un aperçu de l'examen à faire en semblable occurrence. La fraude a lieu : 1° par la soustraction, au moyen du grattage, d'une certaine quantité de métal précieux; 2° par l'imitation au moyen d'alliage de même apparence ; 3° en fourrant les pièces ou les lingots. L'irrégularité de la forme et la différence de poids suffisent pour indiquer qu'on a affaire â des pièces rognées. En général, les pièces fausses n'ont jamais le poids voulu. Pour reconnaître la nature d'un alliage faux, il faut recourir à l'analyse chimique. L'étain, ou ses alliages avec le plomb, et un peu de cuivre ou d'antimoine, ont été fréquemment employés par les faussaires ; le peu de dureté de ce métal et de ses alliages avec le ploznb rend facile la constatation de la fraude. Il n'en est pas tout à fait de même de l'alliage de cuivre et d'antimoine, dont la consistance peut ne présenter aucune différence avec celle de l'alliage légal. La couleur terne de la pièce, l'odeur qu'elle exhale par le frottement, son toucher gras, le son mat qu'on obtient lorsqu'on la jette sur le carreau, ou qu'on la frappe avec une autre pièce, peuvent servir d'indices de la fraude. La différence de densité qui existe entre les métaux substitués et les métaux précieux, et qui se reconnaît par la balance en pesant la pièce suspectée et celle de bon aloi, peut accuser la fraude. Mais on ne pourrait reconnaître ainsi une pièce d'or fourrée en platine ou formée d'un alliage d'argent et de platine et dorée par les procédés galvanoplastiques. En coupant une pièce réputée fausse, on reconnaît le doublage (qui consiste à recouvrir un flan d'un métal (étain) ou d'un alliage sans valeur 1306 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. (cuivre jaune) avec des feuilles minces ou rondelles enlevées à une pièce de bon aloi), la couleur des métaux ou des alliages différant de celle des métaux précieux (V. Un. ph. 1870). Si des pièces d'argent avaient été dorées, leur apparence pourrait en imposer un moment ; mais les poids si différents des métaux ne permettraient aucun doute. Il est d'ailleurs un signe physique qui peut servir en pareil cas : l'effigie des pièces d'argent est toujours, pour un même règne, tournée en sens inverse de celles des pièces d'or. Une pièce de plomb est grise, sans sonorité. L'acide azotique dissout complètement le métal sans se colorer, et le soluté présente tous les caractères des sels de plomb. Un alliage de plomb et d'étain est moins gris; traité par l'acide azotique, il se dissout en partie en donnant un soluté qui possède les caractères du précédent et une poudre blanche qui est de l'acide stannique. On vérifiera que celui-ci est bien de l'étain et non de l'antimoine, en le lavant, puis faisant fondre dans un creuset avec du charbon, dissolvant le bouton métallique par l'acide chlorJiydrique. Le soluté fournira tous les caractères des sels d'étain. On opère de môme pour un alliage de plomb et d'antimoine. La liqueur présente les caractères du plomb, et le précipité d'acide anti- monieux donne un boulon métallique qui fournit ceux de l'antimoine. Si on avait affaire à un alliage d'étain et d'antimoine (métal à"Alger), l'acide azotique transformant ces deux métaux en acides stannique et antimo- nieux insolubles, il faudrait, pour se prononcer, peser un gramme de l'alliage, le fondre avec 3gram. d'étain pur, et traiter le tout par l'acide chlorhydrique, qui dissoudrait tout l'étain et laisserait* l'antimoine sous forme de poudre noire. Si du cuivre avait été ajouté h ces deux métaux, on le reconnaîtrait dans la liqueur par les réactifs de ce métal. Un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine n'offrirait aucune difficulté à être analysé d'après ce que nous venons de dire. l'n alliage d'étain et de zinc serait traité comme celui de plomb et d'étain. Pour un alliage de cuivre, de nickel et d'étain ou de zinc (pacfong, argentan, argent blanc, maillechort, cuivre blanc, etc.), on traiterait par l'acide azotique, qui laisserait l'étain et dissoudrait le cuivre et le nickel ou le zinc, que l'on distinguerait en traitant par un excès d'acide sulfliydrique le soluté azotique. Le cuivre se précipiterait, tandis que le nickel et le zinc resteraient dans la liqueur qu'on précipite ensuite par un carbonate alcalin. Le précipité est redissous dans un excès d'acide acétique, et l'on fait passer dans la dissolution un courant d'acide sulfliydrique qui précipite le zinc à l'état de sulfure, tandis que le nickel reste en dissolution. Le sulfure de zinc recueilli sur un filtre est lavé et dissous dans l'acide azotique, puis précipité par un carbonate alcalin et dosé à l'état d'oxyde. L'acétate de nickel est précipité par la potasse caustique en excès et chauffé au rouge. Le poids du protoxytle de nickel ainsi obtenu fait connaître le poids du nickel. — Les essais d'or et d'argent par la coupellation ou par voie humide demandent de trop longs détails pour être abordés ici (V.Dkt. de ch. W., t. i, p. 1262; Anal, des alliages, p. 1208). En plongeant une pièce d'argent dans un soluté composé de 32 p. d'eau, 3 p. de bichromate de potasse et k p. d'acide sulfurique, elle prend aussitôt une couleur pourpre d'autant plus vive que l'argent est plus pur. Cette coloration s'affaiblit et disparaît même selon la proportion de l'alliage. Pour cet essai, les articles plaqués ou argentés doivent être grattés à la surface : ie zinc ou le cuivre qui en constituent le fond ne sont pas colorés en rouge (Range). Acide pour le touchau. Acide azotiq. à 31» V. 123 Acide cb.lorh.yd. a 2lo B,s. 2 Cette eau régale particulière (dont la formule, due à Levol, est une modification de celle de Vauquelin) (!)■ se conserve dans un flacon plat, fermé par un bouchon de verre dont la base, taillée en cône, arrive jusqu'au fond du flacon (fig. 171). 11 sert aux [.Ftgj.il) egsa y eurs à l'essai des matières d'or et fE d'argent, aux bijoux, que l'on compare cSÊa a un alliage nommé touchau, contenant ,' Jjjt 750 millièmes d'or et h. reste en ar- *—" gent et cuivre en proportions variables; il a la forme d'une étoile à 5 branches formées chacune d'un alliage de titre connu, pour le comparer aux bijoux de diverses couleurs. L'acide pour le touchau n'altaque pas i'or pur ni même les bijoux au titre légal, mais il attaque les alliages trop faibles. Il donne une trace blanche de chlorure sur la pierre de tune/te (2) avec l'argent, tandis que le maillechort, qui imite ce métal, se dissout sans donner de trace. Essai des papiers. Le papier le plus pur, dont le type est le papier dit Berzélius, papier Suédois, qui sert dans les analyses chimiques, ne laisse par l'incinération qu'un très-faible résidu, environ 3 milligr. par feuille ; Berzélius évaluait cette (1) L'acide des touchaux contient, d'après Vauquelin, 98 p. d'acide azotique à 37" Bé, et 2 p. d'acide chlorhy- drique a. 21" Bé. (2) Pierre siliceuse noire, très-dure, inattaquable par les acides, que l'on tire aujourd'hui de la Saxe, de la Bohème et de la Silésie. ESSAIS DIVERS. 1307 proportion à un millième du poids du filtre. Mais les papiers façon Berzélius, vendus en France, donnent un poids de cendres beaucoup plus considérable, qui peut aller jusqu'à 5 milligr. par gramme de papier. Il est donc très utile, avant de remployer pour les analyses, de connaître la quantité de cendres que fournit un poids déterminé de papier. Certains papiers à filtrer renferment de l'oxyde de fer, du carbonate de chaux, dont la proportion peut aller jusqu'à 13 0/0 (Jacob) ; dans ce dernier cas, ils produisent une vive effervescence au contact des liqueurs acides. D'autres papiers renferment assez de sulfates pour que la même eau distillée qui aurait filtré au travers donnât un précipité, sensible, par l'azotate de baryte; on en a trouvé qui contenaient du plomb (tyïeke). Le papier laisse, en moyenne, de 1 à 3 °/ 0 de cendres; pour doser la charge du papier, c'est-à-dire les substances minérales qu'il contient, il suffit d'incinérer un poids déterminé de papier (une feuille, 5 gr.) dans une capsule de platine placée dans un moufle chauffé au charbon ou au gaz; les cendres sont ensuite pesées. — D'après M. Perrens, 1 gram. des papiers ci-dessous, brûlé dans un creuset de platine, a fourni : le beau papier blanc et fort, 25 milligr. ; le papier du genre de celui dont l'Etat se sert pour le papier timbré, 30 milligr. ; le papier employé par les pâtissiers pour envelopper les gâteaux, h0 mill. ; le papier de chiffons pur, 20 à 50 milligr. ; le papier de chiffons de fil, 70 milligr. ; le papier semblable à celui qui sert à l'impression des journaux, 40 milligr., etc. (V. Un. ph. 1868; A. Chevallier et Bacdmuont, Dict. desfahif. 6 e édit. 1882). Essai des écritures publiques et privées. Les moyens auxquels les falsificateurs d'écritures ont généralement recours sont : le grattage, dissimulé pur la poudre de sandaraque, d'alun, ou un collage partiel ; le keuage à l'aide d'agents chimiques (chlore, hypochloriles ; acides chlorhydrique, citrique, oxalique : oxalate acide de potasse, etc.). ■— Examen physique. On place l'acte suspect entre l'œil et une rive lumière ; on l'examine soit à l'œil nu, soit à la loupe. L'amincissement du papier dans les points grattés offre une semi-transparence, parfois des espèces de marbrures. Le papier peut aussi présenter des parties déchirées, égrati- gnées, une différence de couleur en divers endroits; la couleur de l'encre peut aussi n'être pas la même dans l'étendue de l'acte. On doit examiner si l'écriture est également pleine, si les traits se sont élargis (havochés) , comme ils le sont sur le papier non collé. Pour faire reparaître l'écriture primitive, incomplètement lavée ou disparue naturellement, on humecte le papier suspect avec de l'alcool, et on passe par-dessus un fer à repasser très-chaud, ou bien on présente le papier directement devant le feu, en évitant de le brûler, mais ayant soin cependant de le chauffer assez pour" lui faire prendre une légère teinte chamois (Chevallier et Lassaigne). — Examen chimique. On place l'acte argué de faux sur une plaque de verre, puis on mouille peu à peu, à l'aide d'un pinceau, toutes les parties de cet acte, en tenant compte de la manière dont il se comporte dans cette épreuve. L'alcool employé de même sur du papier dont la partie grattée aurait été collée par une matière résineuse, en dissolvant cette dernière, le rendrait buvard. Les papiers réactifs servent à faire reconnaître si un papier a été lavé à l'aide d'acides incomplètement enlevés ou dont l'excès aura été saturé par un alcali. Pour faire l'essai, on mouille la surface de l'acte, on applique dessus le papier réactif, et on laisse en contact une ou deux heures. En essayant l'eau de lavage d'un papier lavé au chlore par le nitrate d'argent, il y a précipitation de chlorure d'argent. L'acide gallique, la teinture de galle, le prussiate jaune de potasse, les sulfures alcalins, l'hydrogène sulfuré, peuvent être employés avantageusement pour faire reparaître les écritures enlevées parle lavage. On imbibe le papier de l'un de ces réactifs, et on l'abandonne au besoin jusqu'au lendemain. 11 paraîtrait, d'après Si. F. Carré, qu'il serait jusqu'à un certain point posssible de reconnaître l'âge d'une écriture par la résistance qu'elle offre au lavage ou à la macération avec une solution au 1/12 en vol. d'acide chlorhydrique ordinaire (V. Un. ph. 1869). Les encres de sympathie pouvant être employées, dans certains cas, pour atteindre un but coupable, il devient important de savoir reconnaître si un papier considéré comme blanc, ou si un papier écrit, ne contiendrait pas, soit sur la feuille blanche, soit sur la feuille écrite, mais dans les interlignes, une écriture tracée avec une encre de sympathie. Les essais pratiqués dans ce but étant souvent très-nombreux, nous signalerons les principaux. On humecte avec soin le papier placé sur une lame de verre; on le recouvre avec une autre lame, et on l'examine par transmission de la lumière : de cette manière, on parvient quelquefois à lire avec assez de facilité tous les caractères qui auraient été tracés avec une poudre incolore, délayée dans l'eau seule, ou additionnée d'une petite quantité de substance gommeuse ou mucilagineuse, car ce tracé, en augmentant l'épaisseur du papier, laisse moins facilement passer la lumière, et produit une ombre occasionnée par l'assemblage des lettres. L'application de la chaleur donne lieu, comme nous l'avons dit plus haut, à l'apparition d'un 1308 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. grand nombre de traces incolores. On présente avec précaution, au-dessus d'un brasier, la pièce à examiner, ou bien on la place dans un double de papier Joseph, et on applique dessus un fer chaud qui détermine l'apparition de l'écriture. On a recours aussi à l'emploi de poudre de charbon, de noir d'ivoire, de cin- nabre et d'autres poudres colorées très-fines, dans le cas où on soupçonnerait que des substances glutineuses, hygrométriques, auraient été mises en usage pour tracer un corps d'écriture. On place sur une table la feuille de papier suspecte, et, à l'aide d'un tamis de soie très-fin, on y répand la poudre colorée, on recouvre d'une feuille et on presse; on secoue ensuite la feuille : la poudre reste ordinairement sur les tracés qu'elle colore, et permet de les apercevoir et de lire ce qui a été écrit. Lorsqu'on a lieu de supposer que le produit employé comme encre sjmphatique est susceptible de se ramollir par la chaleur, on place le papier couvert de poudre dans un double de papier Joseph, et on promène à sa surface un fer à repasser chauffé convenablement. L'hydrogène sulfuré, le gaz ammoniac, le chlore, peuvent quelquefois être employés pour faire paraître des écritures d'abord invisibles (V. A. Chevallier et Baudrimont, Dict. des falsif., 6 e édit., 1882). MISCELLANEES CONSERVATION DES ANIMAUX OU DE LEURS PARTIES. La conservation des substances animales intéresse à un assez haut degré le praticien ; et comme les moyens employés à cet effet lui sont généralement peu connus, nous avons cru utile de les lui présenter à peu près tous condensés dans un même article. L'excellent ouvrage de Lecanu, et quelques ouvrages étrangers, publiés depuis plusieurs années, nous ont fourni de précieux éléments. Moyens généraux. — La dessiccation pourrait indistinctement s'appliquer à la conservations de toutes les matières animales susceptibles d'éprouver la décomposition putride, mais il en est un assez grand nombre d'entre elles que l'on conserve sans les dessécher, et par quatre méthodes très-différentes : soit en les soumettant à la congélation ; soit en les soustrayant à Faction de l'air; soit en les entourant de substances capables, sans toutefois s'y combiner, de prévenir leur putréfaction ; soit en les mettant en contact avec des substances capables, en se combinant avec elles, de donner naissance à des composés imputrescibles. Dessiccation. — Elle s'opère en plein air, à l'étuve, ou au four. Dans ces deux derniers cas, la température doit être suffisante pour dissiper l'humidité, sans brûler aucunement les substances et sans occasionner la sortie des sucs propres. Le charqui est une méthode suivie dans quelques pays chauds pour la conservation des viandes. Elle consiste à couper les parties maigres en tranches minces et à les exposer à l'action du soleil, en ayant soin de tourner de temps en temps les pièces jusqu'à parfaite dessiccation. Alors on les pile dans un mortier, et on conserve la poudre dans des pots. Congélation. — Elle est appliquée chez quelques peuples du Nord à la conservation des viandes et des poissons. Comme exempte de la puissance conservatrice du froid, on cite le fait d'un dinotherium, animal gigantesque des premiers âges, qui, surpris vivant sans doute au milieu de la glace, y est resté emprisonné, selon les calculs des géologues, des milliers d'années ; lorsqu'il fut mis à l'eau, en 1802, époque où on le trouva aux bords de la Lena (fleuve de la Sibérie qui se jette dans l'océan glacial Arctique), les chairs devinrent de la part des Lapons l'objet d'une véritable curée. Depuis, les explorations des côtes de la mer glaciale, entre la Lena et la Kolyma, ont fait découvrir des milliers d'éléphants, de rhinocéros, de buffles ensevelis dans le terrain glacé de ces contrées. — Dans ces derniers temps, M. Tellier a proposé un procédé de conservation des viandes par le froid, sans addition de substances étrangères, en utilisant Févaporation et la condensation de Fétlier mé- thylique (Y. J. ph. 1874). Conservation à l'abri de l'air. — Elle s'exécute de deux manières. Suivant l'une, on enveloppe la matière animale de substances qui la défendent du contact de l'air ; suivant l'autre, on l'introduit dans des vases dont l'air, en MISCELLANÈES. 1309 laissant son oxygène se combiner avec l'un des principes de la substance à conserver, perd la propriété de développer la fermentation. Au premier mode se rattache la conservation, dans les cabinets d'histoire naturelle, des pièces anatomiques que l'on place au milieu d'une huile fixe ou volatile, d'un corps gras solide. L'huile d'olive, en particulier, sert à la conservation d'un grand nombre de poissons destinés à l'usage culinaire. On remplit, à cet effet, des jarres avec les pièces à conserver, et on -verse dessus de l'huile en assez grande quantité pour recouvrir complètement le tout. Les vases sont ensuite hermétiquement bouchés, et les bouchons ou couvercles sont lûtes avec du mastic ou du plâtre. Le vernissage des objets à conserver, à l'aide de dissolutions alcooliques de résines, de dissolutions de caoutchouc ou de gutta-percha dans le chloroforme, le sulfure de carbone, etc., qui laissent, en se desséchant, une couche imperméable à la surface de ces objets, le vernissage, disons-nous, appartient au mode qui nous occupe maintenant. 11 consiste à recouvrir les objets d'une couche de cire ou de résine fondue, de gélatine dissoute, etc. Pour conserver les préparations microscopiques, M. Pacini a proposé la formule suivante : bi- chlorure de mercure (1 p.), chlorure d'iode (2 p.), glycérine à 25" B é (13 p.), eau distillée (113 p.). On laisse reposer deux mois, on étend le liquide de 3. p. d'eau distillée, et on filtre. (V. Ber. pharm., 1859-60.) M. Latour conserve les pièces anatomiques à l'aide d'une solution d'émétique iodée ou mieux bromée, préparée avec : iode Zt,12, émétique 6, eau distillée 378 ; ou brome 5, émétique 6, eau distillée 500. M. Moullade conserve les poissons, après en avoir vidé l'abdomen, par une immersion de plusieurs jours dans une solution au 1/20 de sublimé corrosif dans la glycérine; on fait égoutter et sécher, on recouvre d'un vernis incolore et on sèche à l'abri de l'air (V. Un. ph. 1863). La Glycérine est aussi un agent de conservation assez général. Au second mode se rattache la conservation des matières animales par le procédé a"Appert. On introduit les matières animales dans des vases de verre ou de terre, à large ouverture,que l'on remplace lorsque les substances à conserver ont un volume considérable, par exemple, les viandes destinées aux voyages de long cours, par des boîtes de fer-blanc que l'on soude après l'introduction. On place ces vaisseaux dans l'eau de manière à ce qu'ils en soient bien enveloppés ; on porte celle-ci à l'ébulli- tion que l'on entretient pendant environ une demi-heure; on laisse refroidir, et on goudronne les bouchons. On juge, pour les matières conservées dans les caisses de fer-blanc, que l'opération est bien faite, que l'absorption de l'oxygène est complète, à la légère dépression que subissent les parois des caisses, et, plus tard, sans qu'il soit besoin de les ouvrir, de l'entière conservation des matières qu'elles renferment, à la persistance de la dépression. Pour peu qu'iby ait d'altération, il se développe des gaz, et à la dépression succède une boursouflure. On sait toute l'extension qu'a prise la préparation des conserves alimentaires (fruits, légumes, etc.) depuis la connaissance du procédé d'Appert. La troisième méthode de conservation des substances animales consiste surtout dans l'emploi que l'on fait, de temps immémorial, de la saumure ou dissolution de sel marin dans l'eau. On dissout une partie de sel dans deux parties d'eau et on immerge dans ce liquide la viande ou les matières animales que l'on veut conserver. On place à la surface une planche que l'on charge de sel. Les matières animales, en dégorgeant les liquides aqueux qu'elles contiennent, affaiblissent la saumure; mais le sel placé sur la planche baignant dans la saumure compense l'affaiblissement de celle-ci, qui, par conséquent, se maintient toujours au même degré de force. Lorsque la matière animale est restée immergée dans la saumure pendant deux ou trois jours, elle en est retirée et séchée en la frottant avec du son ou du sel bien sec. Dans cet état elle peut être entassée dans des barils alternativement avec des couches de sel en grains.—Plusieurs procédés de conservation des viandes de bœuf, ou tussùfù dans l'Uruguay, sont fondés sur la pression très-énergique à laquelle on soumet les viandes salées, non-seulement pour en diminuer le volume, mais aussi pour contribuer à leur bonne conservation. L'addition d'un peu de salpêtre au sel ordinaire présente l'avantage de conserver aux chairs leur couleurrouge naturelle et même de l'aviver. L'addition du sucre brun améliore leur saveur et leur arôme. La saumure suivante, dont la composition est basée sur ces données, paraît très-usitée en Angleterre : Sucre brun naturel, i kil. Salpêtre..... 1/2 kil. Sel gris............ 2 kil. Eau........... : kil. 1/2 Ce soluté nous paraîtrait propre à la conservation des pièces de myologie; car, comme pour les viandes, le nitrate de potasse relève la couleur rouge des muscles. En 1862, M. Van Vetter a proposé, pour la conservation des pièces anatomiques, un liquide analogue composé de : 14 p. de glycérine à 22°, 2 p. de sucre brun naturel, 1 p. de salpêtre. Quelquefois on simplifie l'opération en se contentant de saupoudrer de sel sec les matières animales ; mais les salaisons obtenues ainsi sont trôs-im- 1310 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. parfaites. M. lourdes a proposé pour la conservation des matières animales le borate de soude et les borates en général (V. Bail, un ph. 1879). — M. Delignac conserve les viandes en y faisant pénétrer, sous pression, la saumure (eau saturée de sel marin, additionnée de divers aromates et condiments). —Le procédé de conservation des viandes, de M. Morgan, qui rappelle un peu le précédent et celui de Gannal, consiste en une injection pratiquée sur l'animal entier et privé de tout son sang, avec de la saumure additionnée d'azotate de potasse (V. Un. ph., 1865 et 1866). — M. Slialer conserve lesviandes (ainsi que les fruits) dans l'acide sec carbonique et pur, a 0 OC . — On a conservé les viandes par des immersions successives dans des dissolutions d'acétate d'alumine, de gomme adragante et de gélatine, ou d'acétate de soude, d'acétate de chaux (Sacc) ; avec l'ac. sulfureux (Braaonaat); avec l'oxyde de carbone (E. Pelouse); en les enduisant de gélatine (sous le nom de Conservatine), associée à du sucre et à de la gomme, où contenant 1 % de fuchsine (Laujorrois)'-, en les renfermant dans des vases de fer-blanc de 35 litres de capacité, au fond desquels est un sac. de toile contenant 500 gr. de cbaux délitée (Youwj). M. Alv. Reynoso conserve les \iandes par l'emploi de l'air ou des gaz comprimés (Un. ph. 1870). Ajoutons (pie la viande coupée en morceaux de 1 à 2 kil., placée dans des vases en terre ou en bois, saupoudrée et recouverte de poussier de charbon sous une épaisseur de 2 à 3 centim., peut être conservée très-fraîche environ deux semaines, pendant les grandes chaleurs de l'été. Récemment, M. Rcdwood, de Londres., a imaginé de conserver les viandes à l'état Irais, pour un terme indéfini, en les plongeant dans de la paraffine fondue. Pour se débarrasser de celle-ci, on plonge les viandes dans l'eau chaude; laparaffîne fond; elle est recueillie et peut servir indéfiniment (V. Un. ph., 1866). La quatrième méthode de conservation consiste dans l'emploi de substances capables de former a\ec les matières animales des combinaisons imputrescibles. La créosote, l'alcool, le tannin, le bichlorure de mercure, les sels de fer, le protochlorure d'étain, l'arsenic, les sels d'alumine, de zinc, sont au nombre des plus fréquemment employés. La créosote est un des meilleurs moyens de conservation des matières animales ; il est peut-être le plus ancien. Le cédrium, dont quelques peuples de l'antiquité se servaient dans leurs embaumements, était un liquide pyrogéné, analogue à l'huile de cade, qui, comme on sait, contient de la créosote. C'est donc à celte substance bien plus qu'aux autres produits du cédrium qu'il faut rapporter l'action conservatrice de ce dernier. Vinfumatin/i des viandes est aussi fort ancienne : c'est aussi par la créosote qu'elle agit. Elle se pratique en plongeant les matières animales à l'état frais dans la saumure, puis en les suspendant à l'intérieur de vastes cheminées, dans lesquelles la combustion du bois donne beaucoup de fumée et entretient un courant d'air chaud. Le boucanage des viandes est un moyen [grossier d'intonation pratiqué surtout par les chasseurs dans les forêts du Nouveau-Monde. Des branches d'arbres fourchues sont fixées en terre; d'autres branches, mais droites, s'appuient horizontalement sur les premières de manière à former un gril, sur lequel on place les pièces à boucaner; au-dessous on brûle du bois. L'infumation comporte donc en elle-même deux moyens de conservation : la dessiccation partielle des matières animales et leur imprégnation par les produits pyrogé- nés de Ja fumée. La créosote elle-même, dépouillée des autres produits pjrogénés, possède au plus haut degré les propriétés antiputrides. Un mélange de 1 partie de créosote et de 50 parties d'eau distillée a été proposé comme moyen avantageux de conservation des pièces anatomiques. La benzine, Yhuile de houille, ou simplement leurs émanations, sont de bons conservateurs des substances animales et végétales. lien est demêmefle l'acide phéniqite; Y eau phéniquée à 1/100 peut remplacer l'alcool pour la conservation des animaux, des pièces anatomiques, par immersion. Veau chloroformisée paraît avoir donné de bons résultats dans le même cas. Valcool est le moyen le plus fréquemment employé dans les muséums pour la conservation des pièces anatomiques, d'animaux entiers, etc. Une dissolution de sucre dans l'eau-dc-vie est vantée comme conservant parfaitement la matière encéphalique et lui donnant une densité remarquable. Le tannin, en raison de ce qu'il produit avec la peau une combinaison à peu près imputrescible, sert dans les arts à la transformation des peaux d'animaux en cuir. Le tannage consiste en effet à superposer, dans des fosses pratiquées en terre, des couches alternatives de tan et de peaux fraîches, préalablement dépilées en les faisant macérer dans de l'eau chargée de chaux \ ive, puis dépouillées de leur graisse. V embaumement des cadavres, te) qu'il était pratiqué il y a quelques années et l'est encore quelquefois, est principalement fondé sur celte propriété que possède le tannin de former avec les matières animales des composés insolubles et imputresicbles. ifeis les observations de Chaussier, et celles non moins importantes de Gannal, doivent faire ahan- MISCELLANÉES. 1311 donner ce mode d'embaumement. Suivant le procédé de Chaussier, très-habilement modifié par M. Boudet, après avoir enlevé rapidement tous les viscères et le cerveau, que l'on abandonnerait ou que l'on conserverait à part, on remplirait immédiatement les cavités d'étoupes sèches et assez fortement tassées pour qu'elles puissent empêcher les parois de s'affaisser; on fermerait les incisions par des sutures, en ayant soin, pendant la durée, des opérations, de plonger de temps à autre le corps dans un bain d'alcool pur, puis dans un bain d'alcool chargé de sublimé. Cela fait, on le placerait dans une baignoire de bois assez remplie d'eau distillée, saturée de bichlorure pour qu'il en fût complètement recouvert, en y tenant plongés des sachets remplis de ce chlorure en poudre, afin d'entretenir la saturation du liquide ; on l'y laisserait séjourner pendant environ trois mois, et, au bout de ce temps, on le suspendrait sur des bandes en toile, jusqu'à dessiccation complète, dans un lieu aéré. Au besoin, on relèverait les parois des cavités, au moyen de nouvelle étoupe, de manière à éviter toute déformation. Ce procédé a sur les précédents, entre autres avantages, ceux d'assurer mieux la conservation du corps, et de le débarrasser detoutes les matières qui le cacheraient à la vue. Mais il offre les inconvénients d'exiger l'emploi d'une substance d'un prix élevé, dangereuse à manier, d'être d'une exécution longue et difficile; surtout, en rendant'inévitable encore la mutilation, de blesser profondément le sentiment religieux, qui porte à conserver intacts les restes de ceux qui furent l'objet de notre admiration ou de notre amour. Le procédé de Gannul repose sur la propriété que possède l'alumine de former une combinaison imputrescible avec la matière préexistante dans tous les tissus animaux, et que ce chimiste nomme géline, parce que c'est elle qui, sous l'influence prolongée de l'eau bouillante, se convertit en gélatine. Non-seulement ce procédé s'exécute au moyen d'une substance sans danger pour l'opérateur, d'un prix très-modique, dans un espace de temps très-court, en substituant aux incisions profondes, à l'enlèvement -des viscères, une simple injection, une simple macération ; mais encore il conserve presque indéfiniment la couleur et la souplesse propres à chaque tissu. Pour le mettre en pratique, on injecte par l'une des carotides, au moyen d'une seringue ( à injection, un soluté aqueux d'acétate d'alumine, préparé en décomposant le soluté de 1000 gram. de sulfate d'alumine par celui de 250 gr. d'acétate de plomb cristallisé ; puis à cette injection on fait succéder, pendant deux à trois jours, une macération dans un soluté salin analogue. Des ouvrages donnent lacomp. suivante au liquide de Gannal : Sel commun. 1000 Alun. 1000 Nitre. S00 Eau. 20000 Dans les expériences comparatives qui furent faites, il y a environ vingt-cinq ans, sous les yeux d'une commission, Gannal semble avoir employé une autre liqueur conservatrice, puisqu'en effet, d'après les publications faites à ce sujet, le liquide employé par lui était un soluté, à parties égales, de sulfate et de chlorure d'aluminium, marquant 31° B é . Les compétiteurs de Gannal avaient employé : 1° M. Duprê, l'introduction, dans le système sanguin, d'acides carbonique et sulfureux provenant de l'action h chaud de l'acide sulfuri- que sur le charbon ; 2° Sucquet, un soluté de chlorure de zinc, marquant 4° B é , et injecté de la même manière que le liquide Gannal. On se rappelle que ce fut Sucquet qui obtint la palme. Pour la simple conservation des pièces anatomiques, Sucquet injecte dans les vaisseaux une dissolution concentrée cV hyposulpie de soude. Ce moyen facilite beaucoup les dissections. Dans le cas où l'on tient à les conserver pour collections, les pièces ainsi injectées sont immergées dans le soluté de chlorure de zinc dont nous avons parlé plus haut pour la conservation des cadavres entiers. On avait avancé que les liquides de Gannal contenaient originairement de l'arsenic , et que c'était par la présence de ce corps que ce chimiste avait obtenu ses plus beaux succès. On sait qu'aujourd'hui, en France, il est défendu de faire entrer l'arsenic dans l'embaumement des cadavres. Mais on peut s'en servir pour la conservation des animaux ; c'est, en effet, à l'aide du savon arsenical de Bécœur que les naturalistes conservent les dépouilles d'animaux ; c'est à l'aide d'immersions dans Ycdcool arsénié (alcool à 85° macéré pendant plusieurs mois avec un excès d'acide arsénieux) qu'on a proposé de conserver les insectes (Leprieur). Le procédé d'embaumement du docteur Frmtrltiiia, de Naples, consiste à injecter un soluté de 1 kilog. d'arsenic blanc dans 10 kil. d'eau de fontaine, ou mieux d'eau-de-vie. Il faut, sans doute, injecter une partie de l'arsenic en simple suspension dans le liquide ; car, dans les proportions ci-dessus, il ne peut s'y dissoudre entièrement. Par ce procédé, les cadavres se conservent parfaitement ; mais, selon Gannal, ils se dessécheraient assez promp- tement. — M. Marquez emploie comme solution pour embaumement, à injecter par la carotide, un mélange des k solutions suivantes : n° 1 bichlor. de mercure pulv., 500; alcool à 36°, 2000; n°2 ac. arsénieux, 25; eau bouillante, 300 gr.; n° 3 eau de Cologne, 2000; n 0 û carmin, 1; ammoniaque, 4.—Un chimiste anglais, M. Goadby, semble avoir voulu, dans la composition du liquide conservateur qui porte 1312 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. n° 1 Sel gris...... 125,0 Alun........ 60,0 Sublimé corr. 0,1 Acide arsén.. 0,0 Eau......... 1000,0 no 3 n o 4 no 5 250,0 250,0 250,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 1,0 0,0 1,0 1,0 1000,0 1000,0 1000,0 son nom, réunir les différents agents de conservation employés jusqu'alors séparément. Voici ses formules : n° 2 125,0 60,0 0,2 0,0 2000,0 Faites bouillir jusqu'à dissolution. Le soluté n° 1 est celui que M. Goadby emploie le plus ordinairement. Il se sert du n° 2 dans les cas de tissus délicats qui pourraient être altérés par un soluté concentré. Le n° 3 est employé dans les cas où les matières animales contiennent du carbonate de chaux (os), que l'alun décompose. Le n° k est convenable pour les vieilles préparations anatomiques, ou celles qui ont une grande tendance au ramollissement et à la moisissure. Le professeur Owen a trouvé ces solutés beaucoup plus avantageux que l'alcool pour la conservation des matières nerveuses, et les a employés presque exclusivement pour la conservation des pièces du musée de chirurgie de Londres. Les naturalistes de Paris et les hongroyeurs, pour la préparation des peaux d'animaux et notamment de celles des mammifères, se servent du bain suivant : Eau....... 10000 Alun .....500 Sel marin... 250 On y laisse séjourner les peaux de 1 à 15 jours, selon leur épaisseur. Ce procédé diffère, comme on le verra bientôt, de celui qu'emploient les naturalistes anglais sous le nom de tawing. Le sulfate de zinc paraît être employé par ces derniers à la conservation des muscles, des téguments et de la substance cérébrale des vertébrés. Il possède la singulière propriété de détruire les larves d'insectes. Nous venons de parler de l'emploi du chlorure de zinc clans l'embaumement des cadavres. Un industriel anglais, William Burnett, a pris une patente, en I8/1O, pour une dissolution de 500 grammes de chlorure de zinc dans ftOOO grammes d'eau, destinée à la conservation des matières animales et végétales. Ces substances sont immergées pendant trois ou quatre jours dans la solution , puis séchées à l'air. Les sels de fer, notamment le persul- fate ont été reconnus comme des antiputrides efficaces. Le docteur Dusourd, de Saintes, est parvenu à conserver parfaitement les viandes en les pénétrant avec le sirop ferreux dont il est l'inventeur, ou avec du sirop simple, bien cuit, et qu'il a même proposé comme moyen certain d'embaumement des corps. Le soluté de chlorure d'ammonium a été reconnu comme préservant efficacement la substance musculaire des mamelles. Le sulfate d'alumine est quelquefois employé comme moyen d'injection pour la conservation des substances animales. Ce sel présentant l'inconvénient d'être toujours acide, AI. le docteur Homolle le sature par l'oxyde de zinc, et le remplace ainsi par le sulfate d'alumine et de zinc pouvant servir avec avantage dans les embaumements par injection (Un. pft., 1861). Le chloral a été proposé par M. Personne {Un. ph. 187/i) dans le même but. Les acides sont quelquefois employés à la conservation des matières animales chargées de graisses. On sait que l'acide acétique faible ou vinaigre est un moyen de conservation des matières animales alimentaires, fort anciennement et fort communément employé. Les a!- calis servent, dans certains cas spéciaux, à convertir la graisse des matières animales en savon, et à permettre ainsi leur dessiccation. Ils servent aussi au nettoyage de ces matières. L'emploi du natron, antérieur à celui de l'asphalte dans les embaumements chez les Guan- ches et les anciens Egyptiens, ne devait pas avoir d'autre but La préparation des peaux d'animaux que les Anglais nomment tawing ( tannage ), consiste à tremper d'abord les peaux dans un lait de chaux, pendant plusieurs semaines, en changeant le lait de chaux deux ou trois fois dans ce laps de temps. Alors les peaux sont retirées et rincées à l'eau simple, puis avec de l'eau de son. On prépare ensuite une pâte comme suit : On dissout k kilog. d'alun et 1 kilog. 1 '2 de sel gris dans de l'eau chaude ; on y ajoute 10 kilog. de farine de froment, les jaunes de 100 œufs et Q. S. d'eau pour former une pâte claire. Une partie de cette pâte est encore étendue d'eau. On y plonge les peaux que l'on retire et replongé alternativement, et que finalement on fait sécher. — Voici une composition pour blanchir les os d'animaux, que nous trouvons dans les ouvrages anglais sous le nom de solution : Soluté faible. Soluté fort. Carbonate de soucie....... 125 125 Chaui \he............... 30 30 Eau bouillante............ 2500 1250 Dissolvez le carbonate dans l'eau; ajoutez la chaux, agitez et décantez, après repos, le liquide surnageant. Les os, débarrassés autant que possible de la graisse et de la moelle, sont mis à macérer dans cette liqueur pendant une semaine ou deux. Lorsqu'ils commencent à blanchir, on les met à bouillir pendant un quart d'heure dans la même liqueur ; puis on les lave bien et on les fait sécher. Les os ne doivent pas rester trop longtemps dans la liqueur, crui finirait par attaquer la partie gélatineuse. L'essence de pétrole dégraisse et blanchit les os du squelette. Les différents procédés que nous venons de passer brièvement en revue sont tous propres à prévenir la décomposition putride des MISCELLANËES. 131? matières animales ; mais, ainsi que l'a fait remarquer Lecanu, outre qu'ils sont plus ou moins dispendieux, d'une exécution plus ou moins longue, etc., etc., ils ne sont pas applicables avec un égal succès à la conservation de toutes. Le tannin conserve admirablement la peau, et très-mal la chair musculaire. L'alcool concentré contracte les matières essentiellement cartilagineuses, d'où la nécessité d'employer en premier lieu de l'alcool faible et de le* remplacer par de l'alcool concentré quand on tient à prévenir leur racornissement et par suite leur déformation. L'addition d'un peu d'ammoniaque à l'alcool combat, à ce qu'il paraît, ce fâcheux effet. Mais, d'un autre côté, quoi qu'on fasse, il jaunit les substances qu'on y laisse longtemps plongées et détruit leurs couleurs naturelles. Si l'addition de quelques gouttes d'acide hydrochlorique empêche souvent cet effet, d'un autre côté, elle change quelquefois l'aspect des pièces. Le bi- chlorure de mercure les racornit, les rend dures et brunes, à l'exception des muscles qu'il blanchit. Excellent moyen de conservation pour les substances dont on ne tient pas à conserver l'aspect naturel, il ne convient donc que médiocrement danslecas contraire; on lui associe la glycérine qui conserve la souplesse. L'alun conserve bien les parties membraneuses; mais il les décolore et laisse déposer, à la longue, un sédiment blanc a la surface des pièces et sur les parois des vases. Le persul- fate de fer les recouvre, à la longue, d'une couche ocracée de sous-sulfate. D'après les auteurs anglais, ce sel attaquerait les os. Le protochlorure cl'étain, qui décompose les sels calcaires des os, ne convient bien que poui' les matières fibreuses et cartilagineuses. Les acides ne conservent bien que les matières chargées de graisse; ils altèrent la couleur des tissus et les corrodent; ils détruisent la par- lie calcaire des os. L'acide sulfureux convertit les parties tendineuses et le tissu cellulaire en une sorte de bouillie transparente; il n'altère en rien les parties fibreuses. L'acide acétique ramollit les muscles et les décolore. Les alcalis ne sont, à proprement parler, que des moyens préparatoires à la conservation, et non des agents mêmes de conservation. Les huiles essentielles sont de bons préservatifs , mais comme elles dissolvent les parties grasses que l'on peut avoir intérêt à conserver, il ne faut les employer que pour les pièces où cette action n'est pas à craindre. Avec le temps, elles déposent et se troublent, il est vrai; mais rien n'empêche, lorsqu'on s'aperçoit de cet effet, de les renouveler, ou, plus économiquement, de les filtrer. Si l'on fait sécher les substances qui y ont séjourné, celles-ci deviennent quelquefois transparentes. Injections anatomiques. 1. Suif, 375 grammes; cire, 15 grammes; huile d'olive, 90 gr.; faites fondre ensemble. 2. Cire, 375 grammes ; térébenthine commune, 180 grammes; suif, 90 grammes; essence de térébenthine, 30 gram. faites fondre. 3. Blanc de baleine, 60 grammes; cire, k grammes ; térébenthine commune, 30 grammes. Faites fondre. — Injection très-pénétrante. II. Gélatine, 375 grammes; eau, 5 litres; faites fondre. En hiver, seulement 220 grammes de gélatine. 5. Baume du Canada, vermillon Q. S. ; faites fondre. Ces deux dernières injections sont plus particulièrement destinées aux vaisseaux capillaires. 6. Résine, 250 gram. cire, 300 gram.térébenthine commune, 375 grammes ; faites fondre. 7. Cire, 500 grammes; résine, 250 grammes; térébenthine fine, 180 grammes; vermillon, 90 grammes ; faites fondre (Knox). Pour conserver les œufs, outre les procédés indiqués p. 641, on a recommandé de les enduire d'une couche de collodion ; de les placer, le petit bout en bas, dans une solution refroidie, faite avec : chaux vive, sel marin as, 500 «', nitre 90 « T , eau 25 litres; ou dans une solution décantée, faite avec : crème de tartre 30 e r , cau 25 litres, chaux éteinte 60 s p . L'âge des œid's se reconnaît, suivant qu'ils descendent au fond, flottent ou surnagent une solution de 12â gr. de sel marin dans un litre d'eau; les œufs les plus frais descendant au fond (V. Bull, de Vlïn. ph. 1873). Quant à la conservation des végétaux, V. p. 1Z|5, et Rev. ph., 1856-57; des fruits, X. Rev. ph. 1859-60; Un. ph. 1861, 1873; J. ph., 187/i, p. 318. Ajoutons seulement que pour conserver les bois tendres, on emploie le sulfate de cuivre, la créosote, le chlorure de zinc ou de manganèse, le phénol sodique (ou phénate de soude), l'acide phéniqiie, le goudron de houille sulfuré; pour les bois durs, on a tenté avec succès la carbonisation superficielle à l'aide d'un jet de gaz (gaz d'éclairage, hydrogène ou oxyde de carbone) auquel on mélange un courant d'air forcé (deLap- purent) ; on a proposé aussi le tannate acide de proloxyde de fer (Hatzfeld). On a conseillé l'eau phéniquée au millième, pour conserver les racines, tiges, feuilles, fruits et graines en les introduisant avec un peu de ce liquide dans un bocal fermé par une lame de verre dépolie. — Un procédé russe pour conserver les fruits, légumes, consiste à les placer sur des couches superposées de chaux créosotée ou phéniquée (c'est-à-dire chaux éteinte dans de l'eau créosotée ou phéniquée) et recouvertes d'une feuille de papier, dans des boîtes bien closes, dont les interstices et la partie supérieure sont préala- 83 131/1 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. blement garnis de poussier de charbon de bois. M. Cornelis a conseillé un procédé analogue pour conserver les plantes ou parties de plantes médicinales. Le salycitate de soude est actuellement très- employé pour la conservation des fruits, des boissons, etc. M. Uegrip conserve les plantes grasses, en les immergeant dans un bain d'eau acidulée parl'200 à 1/58 d'acide sulfurique ou oxalique. Galvanoplastie, Dorure, Argenture. La galvanoplastie, découverte en 1838, par Jacobi, de Saint-Pétersbourg, a reçu également, en Russie, ses perfectionnements et ses premières applications. Son but est de précipiter sur un objet donné, par l'action d'un courant électrique, un métal de sa dissolution saline, en couche continue, mais non adhérente. Cette couche doit représenter intérieurement tous les détails du modèle, et peut alors servir de moule. On se propose également, dans la galvanoplastie, de précipiter sur le moule d'un objet une couche métallique continue, qui, séparée du moule, soit la représentation extérieure de l'objet lui- même. Pour engendrer le courant électrique, on peut employer soit un appareil simple ou à effet direct, soit un appareil composé ou à transmission. Dans l'appareil simple, l'objet sur lequel le métal doit se déposer fait partie du circuit galvanique ; dans l'appareil composé, la pile se trouve en dehors du bain [fig. 172); le moule est attaché au pôle négatif, et le pôle positif est mis en communication avec le bain. Lorsqu'on se sert d'an appareil composé, on peut attacher au pôle positif, com- (Mg. me pour la dorure et l'argenture, des anodes solu- bles, c'est-à-dire des lames du même métal que celui qui se précipite, et qui entre en dissolution en quantité à peu près égale à celle qui se dépose au pôle négatif. On obtient ainsi une dissolution constante, et, de plus, on proportionne la surface positive à la surface négative, de manière à mieux répartir l'action électrique. La pile qu'il convient d'employer dans ce cas est généralement celle de Daniell. On peut aussi se servir des piles de Bunsen modifiées. Parmi les appareils simples, celui qui fut employé d'abord, et que l'on a aujourd'hui abandonné, est YElectrotype de Smée, qui se compose d'un vase de \erre contenant une dissolution du métal que l'on veut déposer, du sulfate de cuivre, par exemple. Au centre de ce premier vase, on en place un autre qui doit être poreux, fermé par une membrane, ou le plus ordinairement fabriqué en porcelaine dégourdie ; il contient de l'ac. sulfurique étendu de 12 ou 15 fois son poids d'eau; on plonge dans cette liqueur acide une lame ou un disque de zinc, amalgamé pour résister plus longtemps à l'action de l'acide. Les moules se trouvent dans la dissolution métallique, et sont en communication avec le zinc au moyen d'un iil de cuivre ou de laiton. La dissolution du sulfate de cuivre s'épuise à mesure que le dépôt métallique s'opère à la surface du moule. On l'entretient à un degré constant de saturation, en ajoutant de temps à autre des cristaux de sulfate de cuivre dans la dissolution métallique ou en laissant plongé dans celle-ci un nouet de linge contenant des cristaux de sulfate de cuivre. Ce sel offrant une certaine résistance au passage du courant électrique, on augmente son pouvoir conducteur en ajoutant dans sa dissolution une petite quantité d'acide sulturique ou d'acide azotique. D'après des observations que l'on doit principalement à Boc- quillon, pour obtenir de bons résultats dans les opérations galvanoplastiques, il faut tenir compte : 1° de l'intensité du courant électrique; 2° du degré de concentration et de la composition chimique de la dissolution ; 3° de la température à laquelle on opère ; 4° de la disposition et de la surface relatives des deux électrodes. Ces conditions doivent être entre elles dans certaines re- 172.) lalions que l'habitude seule peut indiquer. Pour prendre une empreinte galvano- plastique, on n'agit pas en général sur l'objet ' lui-même que g | Ion tient le plus souvent à conserver et à ne pas détériorerparson immersion dans diverses liqueurs corrosives; on opère presque toujours sur des moules. Ces moules sont laits soit en alliages fusibles, soit en matières plastiques ou en matières gélatineuses et élastiques, rendues,? à leur surface, conductrices de l'électricité par une couche de plombagine ou de poudre métallique, en un mot, de toute substance pouvant conduire le courant galvanique : c'est ce qu'on appelle mètalliser les moules. L'alliage MISCELLANEES. 1315 fusible que Ton emploie ordinairement pour la reproduction des médailles est celui de d'Arcet, fusible de 80 à 90°, formé de 8 p. de bismuth, 5 p. de plomb et 3 p. d'étain (V. p. 1255). On se sert plus souvent de moules en plâtre, que l'on commence par rendre imperméables à l'humidité par une immersion, soit dans la cire ou la stéarine en fusion, soit dans un mélange d'acide stéarique et d'un peu de cire blanche fondue ou de cire et de colophane; quand tout l'air contenu dans les pores du moule est chassé, on laisse refroidir le moule et on étend uniformément sur sa surface, à l'aide d'un pinceau, de la poudre de plombagine. Pour établir la communication entre le pôle négatif de la pile et le moule, on entoure celui-ci d'une bande de cuivre, ou s'il est métallique, on le soude sur ses bords à cette même bande avec de la soudure à 1'étain. Le procédé de galvanoplastie d'argent employé dans les ateliers de M. Christofle, pour obtenir des bas-reliefs d'orfèvrerie d'argent propres à orner des coffres, des vases, etc., est le suivant : On commence par faire un moule élastique en prenant 20 p. de colle de poisson de Russie, et 2 p. de caramel dissous dans assez. d'eau chaude pour faire une pâte qui, par le refroidissement, devient solide. On verse cette composition chaude sur le modèle ; on laisse refroidir et on sépare celui-ci du moule, ainsi formé. À l'aide du moule élastique, on fait un moule en cire en y versant la composition suivante : 24 p. de cire jaune, 12 p. de graisse de mouton et h p. de résine ; cette cire est employée tiède. Après le refroidissement, on détache le moule en cire du moule élastique, et on le trempe rapidement dans du sulfure de carbone saturé de phosphore ; on laisse égout- ler et on souffle en môme temps sur la cire pour accélérer la volatilisation du sulfure de carbone. On le plonge alors dans une dissolution d'azotate d'argent contenant 10 gram. d'argent par litre ; au moyen d'un pinceau de blaireau, on fait pénétrer cette dissolulion dans l'intérieur du moule. Le phosphore réduit l'argent, et le moule, devenu conducteur de l'électricité, peut être recouvert galvaniquement d'une couche d'argent de l'épaisseur voulue. —Aujourd'hui, on emploie avec avantage, et presque exclusivement, la gutta-percha pour fabriquer les moules galvanoplastiques, soit par pression de cette matière préalablement ramollie dans l'eau chaude, soit par fusion et pétrissage d'un mélange de gutta-percha (7 p.) et d'huile de lin (1 p. ). On se sert aussi de gélatines composées pour obtenir des empreintes délicates, lorsque la nature des modèles à reproduire rend impossible toute espèce de moulage. — Si l'on veut obtenir des médailles au moyen de la galvanoplastie on peut opérer de trois manières différentes: 1° On agit directement sur la médaille que l'on veut reproduire en la recouviant d'unecou- che très-mince de corps gras qui empêche l'adhérence; on obtient ainsi une image en creux sur laquelle on opère de nouveau pour la reproduction en relief ; 2° on prend l'empreinte de la pièce avec un alliage fusible qui donne le creux, l'épreuve galvanoplastique produit le relief; 3° on prend l'empreinte avec du plâtre que l'on métallisé par les procédés indiqués précédement. On peut, au moj en de la galvanoplastie, recouvrir de cuivre des statuettes, des objets d'art, des cachets de cire, des fruits, des végétaux, etc., après avoir rendu leur surface conductrice. Pour obtenir des statues en cuivre, on fait un moule en plâtre que l'on revêt intérieurement avec de la poudre de plombagine ; on plonge le moule dans la dissolution de cuivre, et l'on fait passer le courant électrique ; lorsque la couche est assez épaisse, on enlève le moule qui laisse le cuivre en relief. Les statues de cuivre obtenues par cette méthode s'altèrent plus facilement que celles qui sont faites en cuivre fondu, parce que le métal déposé par les procédés électrochimiques est toujours poreux et s'oxyde rapidement. Le cuivre déposé par la voie galvanique reproduit avec une telle exactitude les saillies et les creux qui se trouvent à la surface d'un objet, que l'on emploie la galvanoplastie pour reproduire des planches métalliques unies et gravées, des planches gravées sur bois, et même des épreuves da- guerriennes. — M. Becquerel a proposé d'appliquer la galvanoplastie à l'extraction des métaux précieux (Pelouze et Fremy, Traité de chim., 3 e édit. t. 3). Les dissolutions métalliques employées dans la galvanoplastie, soit pour la reproduction dont nous venons de parler ci-dessus, soit pour la dorure, l'argenture, etc., portent le nom de bains. Ce n'est qu'à» force de tâtonnements et d'essais que l'on est parvenu à trouver les bains les plus convenables pour les différents métaux. Nous allons passer rapidement en revue les différents bains dont on se sert ordinairement : Pour la dorure électro-chimique, galvanique ou voltaique, due en premier lieu à Henri Elkington, en 18i0, on emploie le sulfure d'or dissous dans le sulfure de potassium neutre, l'oxyde d'or dissous dans la potasse ou la soude ; l'anode soluble est une lame d'or. Elkington employait d'abord le cyanure de potassium. Mais ce procédé avait l'inconvénient d'être assez coûteux, à cause de la difficile préparation du cyanure de potassium simple. A la même époque, M. de Huolz essayait les dissolutions suivantes : 1" cyanure d'or dans le cyanure simple de potassium; 2° cyanure d'or dans le cyanoferrure, sel connu sous le 1316 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. nom de prussiate de potasse ; 3° cyanure d'or dans le cyanure rouge ; h" chlorure d'or dans les mêmes cyanures ; 5° chlorure double d'or et de sodium dans la soude ; 7° enfin , le sulfure d'or dans le sulfure de potassium neutre. M. Roseleur dora le cuivre et d'autres métaux, au moyen des pyrophosphates et des sulfites alcalins. Tous ces procédés, basés sur l'emploi de liqueurs alcalines', réussissent bien ; mais celui qui repose sur l'emploi des sulfures paraît être le plus convenable. Les trois derniers permettent de dorer, non-seulement tous les métaux employés dans le commerce et les usages sociaux, tels que l'argent, le cuivre, le laiton, le fer, le platine, mais encore ceux qui jusqu'à présent sont restés inusités. Une application des plus heureuses de ce mode de dorure a été faite au fer et à l'acier; les couteaux de dessert, des instruments de laboratoire, de chirurgie, les armes, etc., reçoivent ce vernis d'or avec facilité et presque sans frais. Dans tous les cas, on plonge dans la dissolution les deux pôles d'une pile à courant constant, l'objet à dorer étant suspendu au pôle négatif où le métal de la dissolution est transporté. On se sert toujours d'appareils voltaïques composés, c'est-à-dire que la pile est hors du bain, au lieu d'être dans le bain même, comme dans la plupart des appareils qui servent à la galvanoplastie. — En opérant, par exemple, sur une cuiller d'argent avec la liqueur portée à 50 degrés environ, on obtient une dorure rapide et régulière. A peine immergée, la cuiller est déjà couverte d'or ; il s'en dépose environ 5 centigrammes par minute. On peut donc augmenter à volonté la couche déposée et se rendre compte de son épaisseur par la durée de l'immersion. Les objets de cuivre, de bronze, de maillechort, de fer ou d'acier que l'on veut dorer, sont préalablement recuits, dérochés ou dégraissés, et décapés avec soin par des procédés chimiques ou mécanises, avant la mise au bain. On augmente l'adhérence de la dorure voltaïquc en déposant sur elle une couche de mercure, par la décomposition du cyanure de mercure, au moyen de la ile. L'amalgame d'or pénétrant dans l'épaisseur du cuivre y adhère fortement ; par la chaleur, le mercure s'évapore et l'or demeure, ayant contracté avec le cuivre une adhérence aussi forte que celle qui résultait de l'ancien procédé de dorure par l'amalgame. — Pour la dorure des bronzes, on trouve de l'avantage à opérer à 70 oc environ. La composition des bains peut être variée d'un grand nombre de manières, en remplaçant le cyanure de potassium par le cyanoler- rure, le chlorure de sodium ou de potassium avec addition de potasse, par l'iodure de potassium rendu alcalin, par l'byposulfite ou le sulfite de soude, etc. — Les applications de l'argent ne diffèrent pas de celles de l'or. On est également parvenu, au moyen de cyanure d'argent dissous dans le cyanure de potassium, à appliquer l'argent avec la plus grande facilité sur l'or et sur le platine pour obtenir certains effets d'ornement, sur le laiton, le bronze, le cuivre, l'étain, le fer, l'acier, ce qui remplace avantageusement le plaqué. On dore l'argent pour obtenir le vermeil voltaique : on obtient l'or vert en mélangeant 10 p. de bain d'or à 1 p. de bain d'argent, ou en faisant fonctionner quelque temps le bain d'or avec un anode d'argent. M. Burot obtient la dorure électro-chimique des fils, des tissus, des étoiles, en les ar- gentant préalablement par une immersion de deux heures dans une dissolution d'azotate d'ar- gèntarnmoniacal, puis en les soumettant, après dessiccation, à l'action du gaz hydrogène pur, qui réduit le sel d'argent à l'état métallique. L'argenture électro-chimique ou galvanique, voltaique ou par la pile, à laquelle ont concouru d'abord Richard Ehongton, en 18i0, puis M. de Ruolz et M. Becquerel, est également fondée sur l'emploi de dissolutions froides et alcalines d'argent (cyanure d'argent dans le cyanoferrure de potassium pu dans le cyanure simple de potassium ; chlorure, iodure, oxalate, carbonate, etc., d'argent dans le cyanure simple de potassium ou de sodium, ou dans l'hyposulfite de soude, ou dans le sulfite de soude), où plonge l'objet à argenter mis en communication avec le pôle négatif d'une pile, tandis qu'au pôle positif est attaché un anode ou lame d'argent. Brugnatelli, élève et collaborateur de Volta, avait réussi, dès l'année 180*2, à dorer l'argent en décomposant l'ammoniure d'or par la pile: il conservait à l'or tout son brillant métallique. En 1825, puis en 1840, de La Rive chercha à dorer par la pile au moyen du chlorure d'or. Mais c'est en 1838 que," II. Jacobi en Russie, et, peu après, M. Spencer en Angleterre, firent de la galvanoplastie un art pratique (V. Rev. ph., 1857-58), qui permît de graver sur cuivre ; de cuivrer la fonte recouverte préalablement d'un vernis isolant, séché et enduit de plombagine (Oadry); d'obtenir des planches de cuivre reproduisant à l'impression les contours des objets d'un relief peu prononcé, comme la dentelle. — On peut aussi faire un platinaije galvanique, c'est-à dire fixer le platine, par les procédés électro-chimiques, à la surface du fer, de l'acier, du cuivre, du laiton, en mélangeant du chlorure de platine avec une dissolution alcaline de cyanure de potassium. De son côté, M. Roseieur a obtenu des dépôts de platine en couches épaisses (V. Roseleur, Guideprat. dudor.,de V argent.,et MISCELLANÉES. 1317 du galvanoplaste, 2 e édit.).—M. George Peppe a opéré Yétamage électrique du plomb, à T'aide d'un bain de stannate alcalin, ou de cyanure de potassium et d'étain, chauffé vers 55°. —MM. Person et Sire ont opéré le lincage électrique du fer, à l'aide d'une dissolution d'oxyde de zinc (1 p.) et d'alun (10 p.) dans 100 p. d'eau. — Le nickelarje électro-chimique du fer et du cuivre, créé en 1869, par M. Isaac Adam, de Boston, se fait avec un bain de sulfate double de nickel et d'ammoniaque bien neutre. — Mais jusqu'ici on n'est pas encore parvenu à déposer, par les courants électriques, des métaux comme l'aluminium, le magnésium, non plus que des alliages ; dans ce dernier cas, les proportions des métaux déposés varient en même temps que celles des composés salins dissous, autour des lames décomposantes. Dès lS/il, cependant, M. de Ruolz a fait connaître un procédé de bronzage électro-chimique, par dépôt, au moyen de la pile, de couches de laiton ou de bronze, en employant des cyanures doubles alcalins de cuivre et de zinc ou de cuivre et d'étain, auxquels MM. Brunel, Bisson et Gaugain ont substitué une solution aqueuse de carbonate de potasse (500 p.), de chlorure de cuivre (20 p.), d'azotate d'ammoniaque (250 p.) et de sulfate de zinc ou de sel d'étain (UO p.) pour recouvrir de laiton ou de bronze, après un décapage préalable, le fer, la fonte, l'acier, le plomb, le zinc, rétain, et les alliages de ces métaux, soit entre eux, soit avec le bismuth et l'antimoine. — Nous devons ici, en terminant, mentionner le procédé de gravure électro-chimique que l'on doit à M. Vial, pharmacien, et qui est fondé sur les précipitations métalliques et quelques phénomènes nouveaux d'électrochimie. Ainsi une plaque d'acier sur laquelle est tracé un dessin à l'encre grasse, est-elle plongée dans un bain saturé de sulfate de cuivre aiguisé d'acide azotique, le cuivre se précipite sur l'acier qui n'a pas reçu d'encre; mais en même temps, et c'est là le fait nouveau, la dissolution métallique pénètre peu à peu au travers de la matière grasse et mord aussi l'acier sous le dessin ; l'action est d'autant plus lente à s'effectuer et l'acier est attaqué d'autant plus profondément que la couche d'encre est plus épaisse. En retirant avec l'ammoniaque le cuivre déposé, les traits du dessin paraissent en creux (V. TJn. ph. 1863, 1864). Par suite, M. Vial a imaginé un nouveau moyen d'impression sur étoffes au moyen des précipitations métalliques (V. Un.ph. 1872) (V. Dict. Ch. W. art. Galvanoplastie). DAGUERRÉOTYPIE ET PHOTOGRAPHIE. Les premiers essais tentés pour fixer l'image de la chambre noire sont dus à Charles, en France, à Wedgwood et à Davy en Angleterre, qui bientôt se découragèrent. De 1813 à 1826, Nïcéphore Niepce, qui habitait les environs de Chalons, était parvenu, à l'aide du bitume de Judée et de l'essence de lavande, à reproduire des gravures, et, imparfaitement, l'image de la chambre noire, lorsque apprenant que, de son côté, Daguerre se livrait à des recherches du même genre, il entra en relations avec lui et ils poursuivirent de concert leurs travaux (1829). Cependant Daguerre abandonna bientôt le bitume de Judée pour les sels d'argent, et 6 ans après la mort de Niepce, le 7 janvier 1839, livra son procédé à l'Etat, en échange d'une pension viagère do 6000 fr. Une fois publié, le procédé de Daguerre ou daguerréotypie marcha rapidement de progrès en progrès, mais les découvertes simultanées de Tal- bot, en Angleterre, Vérignon (V. p. 28), Blan- quart-Evrard à Lille, Bavard à Paris, qui parvinrent à fixer l'image sur le papier, firent négliger un peu la plaque; et leurs travaux servirent de point de départ aux procédés ultérieurs de la photographie. La Daguerréotypie ou photographie sur plaque de cuivre, argentée au trentième, étant aujourd'hui complètement abandonnée, nous nous contenterons de la mentionner. Dès 1847, la photographie sur papier commença par supplanter le daguerréotype, auquel on pouvait reprocher le miroitement de l'image et la nécessité d'une exposition spéciale à la chambre noire pour obtenir chaque épreuve. Blanquart-Evrard simplifia le procédé primitif de Talbot. M. Humbert de Molard (1850) employa le papier rendu transparent par l'addition de résines dissoutes dans les essences; ensuite Legray eut l'idée d'incorporer la cire d'abeilles à la feuille de papier. A ce papier ciré sec, Baldus, en 1852, substitua le papier gélatine. Vers 1847, Niepce de St-Victor remplaça le papier préparé, par le verre. Une plaque de verre ou une glace, bien nettoyée avec une pâle de blanc d'Espagne et d'eau, est albumini- sée, c'est-à-dire recouverte d'une couche d'albumine (blanc d'œui) additionnée d'iodure de potassium et séchée à l'abri des poussières de l'air. On procède ensuite au nitratage ou immersion dans un bain d'aecto-uitrate d'argent (eaudist. 100, azot. d'arg. 10, ac. acétique 10). Au sortir de la chambre noire, le développement de l'image, qui existe sur la plaque à l'état latent, se fait à l'aide d'une solution d'ac. gallique et d'azolate d'argent. L'image, lavée ensuite à grande eau, est fixée par l'hyposulfite de soude. —M. Humbert de Molard a modifié ce procédé en iodurant l'albumine avec l'iodure d'amidon. A l'albumine (peu employée à cause des difficultés du procédé), Legray, MM. Bingham et Cundell, substituèrent, en 1850, le collodion, J 1318 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. donl. quelque temps après, Scott Archer fît la base du procédé suivi pour obtenir des négatifs. Une couche de collodion est étendue sur une glace ou une plaque de verre, nettoyée préalablement avec beaucoup de soin. Celteglace collectionnée est ensuite sensibilihée par l'immersion dans un bain d'azotate d'argent neutre ou légèrement acide. Au sortir de la chambre noire, l'image est développée dans un bain révélateur, puis, après un lavage convenable, fixée par un bain fixateur et conservée ensuite par l'application d'une couche d'un vernis approprié. D'une manière générale, on peut dire que le collodion photographique est une solution de coton-poudre, préalablement bien lavé, dans l'étlier alcoolisé, additionnée d'une solution sensibilisatrice ou solution alcoolique à base d'iodui'cs et bromures d'ammonium, de cadmium, de potassium, etc., avec traces d'iode. Nous renvoyons -aux ouvrages spéciaux poulie détail des nombreuses formules de collodion qui ont été proposées. Le collodion dit humide est celui qui doit être employé a l'instant même quand on en a recouvert la plaque de verre ; par opposition, on appelle collodion sec (au tannin),celui qui présente, par sa composition, l'avantage de conserver aux plaques leur sensibilité pendant longtemps (plusieurs mois). On le préfère pour prendre des vues, des paysages, etc. Les bains révélateurs se composent de solutions d'azotate d'argent et de sulfate ferreux ou de sulfate de fer et d'ammoniaque avec l'acide acétique ou formique, ou citrique, ou pyrogal- liquc. Les bains fixateurs sont des solutions d'hy- posulfite de soude ou de cyanure de potassium ou de sulfocyanure d'ammonium. Ce dernier est à proférer, à cause du danger que présente le maniement du cyanure. Pour le vernissage des plaques, les vernis photographiques sont : ou une solution de gomme arabique, ou un vernis alcoolique à la gomme laque, un vernis au succin avec P. E. de chloroforme et d'éther à 65", ou un vernis à la benzine et au copal tendre, ou à la gomme laque et au benjoin. Les manipulations précédentes donnent des épreuves négatives ou des négatifs dans lesquels les parties éclairées du modèle sont noires et les parties dans l'ombre sont blanches. Ces épreuves, appelées clichés, peuvent fournir sur papier un nombre presque indéterminé d'épreuves positives ou positifs. Ce tirage de positifs se fait en exposant au soleil ou à la lumière diffuse un papier sensibilisé appliqué contre la surface du négatif. L'épreuve est passée ensuite dans un bain de virage, composé, par exemple, d'une solution à P. E.. de phosphate de soude et de chlorure double d'or et de potassium, puis dans un bain fixateur. Les taches que l'on se fait aux mains, dans les opérations photographiques, peuvent s'enlever par un lavage avec la solution suivante : bichrom. dépotasse 2, ac. sulfuriqueft, eau30. Les taches de nitrate d'argent s'enlèvent aussi comme nous l'avons dit, p. 266 et 1293. On a fait de nombreuses tentatives pour fixer les couleurs de l'image; pour obtenir des images photo-chromatiques. M. Ed. Becquerel est parvenu à reproduire les teintes du spectre solaire, mais ces impressions qui se conservent indéfiniment à l'obscurité, s'altèrent par une exposition à la lumière. Depuis, Niepce de Saint-Victor a obtenu des images coloriées, plus vigoureuses et plus stables, sur fond blanc préparé à l'aide d'un vernis protecteur, de chlorure de plomb mélangé de dex- trine. Applications. On a essayé, par divers procédés, de graver directement la plaque qui a reçu l'image; ce qui constitue la gravure hcliogra- phique ou l' MHographie. MM. Donné et Fi- zeau s'en sont d'abord occupés. Talbot soumit à l'action de la lumière une plaque d'acier légèrement dépoli, recouverte d'une couche de gélatine tenant en dissolution du bichromate de potasse, sur laquelle était appliquée une épreuve photographique sur papier ; JSïepce de St-Victor exposait à l'action de la lumière une plaque d'acier recouverte d'un vernis de bitume de Judée, à l'essence de lavande; dans ces deux cas les parties impressionnées par la lumière devenaient insolubles ; on enlevait les parties intactes par l'eau; pour le bichromate, sur le métal resté à découvert on taisait agir une dissolution de chlorure de platine; pour le bitume de Judée, les parties non altérées parla lumière étaient enlevées au moyen d'un mélange d'huile de naphte rectifiée et de benzine ; la plaque était ensuite mordue par l'acide azotique, étendu, mêlé d'alcool. Dans le procédé de M. Ch. Nègre, la plaque après l'exposition à la lumière, est soumise à la dorure galvanique, puis à l'action des acides qui n'attaquent que la portion où l'acier est à nu; les parties dorées préservées de l'action des acides constituent les reliefs qui doivent former les blancs de la gravure.— Le procédé de M. Poitevin, désigné par lui sous le nom d'/ié- lioplastie, consiste dans le tirage de l'épreuve sur gélatine bichromatée ; mises dans l'eau froide, les parties non insolées se dessinent en relief sur le fond formé par la gélatine insolubilisée. L'épreuve est moulée en plâtre, on en prend une autre épreuve par la galvanoplastie et on tire par le procédé typogiaphi- que ordinaire.—Revenant au point de départ de Niepce, MM. Lerebours, Lemercier, Barreswil MISCELLAXEES. 1319 et Davanne, ont pu, à l'aide d'une couche de bitume de Judée, se servir d'une pierre lithographique pour recevoir l'image négative; on l'expose à la lumière, puis l'épreuve négative étant retirée, on lave la pierre à l'éther qui ne dissout que la partie du bitume non impressionnée par la lumière. Ils en tirent ensuite, comme d'une lithographie ordinaire, des épreuves fort belles. Ils ont nommé ce procédé : lithophotographie ou photolithographie. Son principe est le même que celui de la reproduction des images sur les plaques d'acier. Le procédé de MAI. Lerebours et Lemercier est remplacé aujourd'hui par le procédé plus pratique de M. Poitevin, qui repose sur î'insolubilisation, par la lumière, de la gélatine (gomme ou albumine) bichromatée. Mais la photographie est surtout importante pour la reproduction des pièces d'histoire naturelle : le microscope peut retrouver dans la copie tous les détails de l'original, et nous espérons qu'un jour les ouvrages qui traitent de sciences naturelles* n'auront plus d'autres planches. D'un autre côté, la photographie constituera peut-être une ressource importante de physiquelégale dans les constatations judiciaires. Pour obtenir les épreuves photographiques, on remplace, dans certains cas, la lumière par certaines lumières artificielles données par l'électricité ., la combustion du magnésium. Récemment, MM. Delachanal et Mermet ont imaginé dans ce but une lampe photographique, à sulfure de carbone et à bioxyde d'azote, donnant une flamme d'une belle teinte bleu- violacé, riche en rayons chimiques. (V. p. plus de détails : Mohckhoven, Traité gén. de Photog., 6 e édit. ; E. Robiquet, Manuel de Photog., 1859 ; Barreswil et Davanne, Chim. photog., k a édit., 1864; Rêp, de Chim. appl., 1859-186;!, et Soc. oh, 1864-68, 1871-73; Pe- louze et Frémt, TV. de Chimie, 3 B édit., t. 3; Cordter, Tr. desi/isuecës en photog., 1866; Ro- bertson, La photog. mine à ht portée de tout le monde, 1867; Dict. ch. \V. art. photographie ; etc.). RECETTES DIVERSES. Alliages fusibles de D'Arcet. lo Bismuth...... 8 Plomb ....... 5 Etain........ 3 Il fond de 80 à 94 oc . On le connaît aussi sous le nom S alliage de Newton. En lui ajoutant 1/16 de mercure, il devient fusible à65 oc . 2o Bismuth... 2 Plomb.... 1 Etain..... 1 Fusible à 93°°. — L'alliage de Pelouze, composé de : bismuth 5, plomb 3, étain 2, fond à 91 oc , 6 ; celui qui est fait avec : bismuth 5, plomb 2, étain 3, fond à 100 oc ; additionné de 1 de mercure, il devient fusible à 70 oc ; l'alliage formé de : bismuth 5, plomb 5, étain 3, mercure 2, fond à 53 oc (Roseleur). Alliages fusibles de Wood. Bismuth. ]ài Plomb. 4 Etain. 2 Cadmium, t 4 2 Il fond entre 65 et 71 oc . On abaisse encore le point de fusion par l'addition du mercure (V. Un. pharm., 1860) ; il a été proposé pour remplacer les amalgames employés au plombage des dents. — M. Wood a indiqué un autre alliage fusible à 72 oc , en faisant fondre ensemble : bismuth 7, plomb 6, cadmium 1 ; sa couleur rappelle le platine ; on peut le forger, sa dureté égale celle du bismuth. — L'alliage dit de Stcwart, destiné à prendre des moules pour la galvanoplastie, se compose de : bismuth 7, 5 ; plomb 4 ; étain 2 ; cadmium 1, 5 et fond à 66°''. (V. Un. ph., 1869.) Alliage de sûreté. Alliage de franklinite (ferro-manganate de fer et de zinc) avec le fer forgé et l'acier ; il est d'une grande résistance (V. Un. ph., 1865). Alliage de cuivre et d'aluminium. Bronze d'aluminium. Cet alliage a reçu de très-nombreuses applications dans les arts, l'orfèvrerie, etc. On connaît 3 bronzes principaux d aluminium : le bronze à 5 O/o d'aluminium, couleur d'or; le bronze à 7 0 o d'alumin., couleur d'or vert; le bronze à 10 O/o d'alumin., c'est celui que l'on emploie pour les machines, pour la confection d'instruments de précision, de coussinets pour arbres à grande vitesse, etc., etc. Alliage blanc pour coussinets. Employé pour les coussinets d'arbres à rotation très-rapide ; se compose, d'après l'analyse de M. Becker, de : zinc 76,11; étain 17,47 ; cuivre 5,60. Il est assez fusible pour pouvoir être coulé directement autour des collets des arbres de transmission. Alliage dit Minargent. Cet alliage américain, qui a, suivant son auteur, la blancheur, la malléabilité, la ductilité et la ténacité de l'argent, et, de plus, l'avantage de ne pas être attaquable par le soufre et ses composés, se compose de : cuivre 1000, nickel 700, tungstène 50, aluminium 10. Allumettes chimiques. Depuis l'apparition, en 1832 ou 1834, des premières allumettes chimiques, à friction, dont l'inventeur est un Wurtembergeois, Jean-Frédéric Kammerer, on a donné un grand nombre de formules ou recettes pour la composition de la pâte, que l'on peut considérer, d'une manière générale, comme une association d'agents inflammables (phosphore) et d'agents comburants (chlorate de potasse, azotate de potasse, etc.). Voici quelques formules de pâtes d'allumettes chimiques au phosphore blanc : 1320 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Phosphore ..... Chlorate dépôt. Azotate de pot. Bioxyde de man ganèse....... Sulfure d'antim. Bioxyd.de plomb ou S Minium ....... ( Acide azotique Gomme arabiq.. Gomme adrag.. Gélatine ou colle- forte ... Tan..... Sable fin. Verre pulvérisé. Vermillon...... Ocre rouge ou Minium ...... Smalt .......... Bleu de Prusse. (1) (2) (S, M (5) (6) (") 4 4 n 3 2 12 9 2 » » >i 0,50 » j) » 10 38 " ' " 1-i „ , „ a » „ i ; „ ,i ), ■ » 3 ■ » » » 2 » 36 ■ ! a „ „ 2 , 35 , » » » 0,5 » 21 » 7 H ■ a 2 14 16 » » » 0,5 0,10 » » 2 6 21 , , » , » M a M 2,50 a ■ a H a 2 » » » • » » !) n » a » » » » » 0,1 » a 3 24 , , » , a 2 N H « a 1 » ' » » 0,0* » » On divise le phosphore dans la gomme, amenée à l'état de mucilage épais et chaud ; on fait fondre la gélatine et on l'ajoute au mélange phosphore; on broie le sel de potasse imbibé ; on le mêle au reste. Avec la pâte, obtenue et colorée par le vermillon, l'ocre rouge ou le minium, ou le bleu de Prusse, etc., on enduit des allumettes soufrées que l'on fait sécher à l'étuve. Souvent on donne à la tête de ces allumettes une apparence argentée à l'aide d'un peu de sulfure de plomb, formé en imprégnant leur extrémité d'une petite quantité de sous-acétate de plomb, et les soumettant ensuite, dans une étuve, à un courant d'hydrogène sulfuré. Dans le mélange dangereux de chlorate de potasse et de phosphore, la plupart des fabriques, excepté en Angleterre, remplacent le premier, soit par le bioxyde de plomb (seul ou mélangé à l'azotate de plomb) ou par l'azotate de potasse, soit par un mélange de ces deux substances. Au reste, la composition des allumettes chimiques varie en raison de la nature du climat. Ainsi, en Angleterre, pays humide, elles contiennent une forte proportion de chlorate et peu de phosphore ; c'est le contraire en Allemagne. CANOUIL À n* . (H IljERPE. N H 1 2 " 4 ■J 6 M £ B frottoir. frott. 15 90 S 28,5 ï,a 6 26 4 à 6 " 2 52 35 25 • » » • 25 2 oi.de f. 4 à 6 » ' 35 15 sulfure d'antim. " ' " 11 20 sulfure d'ant. " 1 " 45 2 2,9 85 1,8 * 20 2 2à4 » » » » • 2,7 8,3 » » » » » » " 20 0,8 ■ ■ n 20 • „ B 26 a » a » i , t , a 1 „ a 5 a » « a « » ,1 » , » » » » " » 20 » ■ 0 , a a » » » 1 n H » H D • a » a » 1 n 1 » H H i 20 a » H 1 » » ■ a „ » 13 .i 0 » a 4 » 2 ■ » H >! a » » a M )) » „ „ « 13 H « il a 5 H » Q. S. 8 10 n 15 o, \ 8,3 Q. S. » 3 2à3 „ I ou deilriue. u " * " " B ■ ■ " 1 Chlorate de potasse... Bioxyde de plomb ou de manganèse ou oxyde de fer............. Sulfure de fer (pyrite) ou d'antimoine...... Bichromate de potasse. Soufre pulvérise...... Azotate de plomb..... Oxysulfure d'antimoine (Crocus) ............ Soufre doré........... Hyposulfite de plomb.. Hyposul. de soude, de cuiv. et d'ammoniaq. Prussiate de potasse... Cyanure de plomb.... Mâchefer............. Emeri................ Minium .............. Poudre de verre....... Sable................ Gomme .............. Colle-forte ou gélatine. Oliban............... (V. Un. ph., 1860,1862.) Les allumettes au phosphore rouge ou amorphe, inventées, en 1853, par un Suédois, M. Lundstrom, et a Francfort-sur-le-Mein, par le D r Boettger, sont garnies d'un mélange ou (2) Formule allemande (Boettger). — (3) Formule allemande. — (6) Formule française (Merckel). — (7) Formule allemande (Boettger); les allumettes n'éclatent pas lorsqu'on les frotte pour les allumer. — (8) Formule anglaise. 60 sulfure d'antim. pâte composée de : chlorate de potasse 6, sulfure d'antimoine 2 à 3, colle 1; elles s'enflamment par le frottement sur une surface {frottoir ou grattin) enduite préalablement d'une couche de verre pilé ou de sable étendu à la colle et d'une pâte composée de : phosphore amorphe 10, sulfure d'antimoine ou peroxyde de manganèse 8, colle forte sèche 3 à 6. La pâte des allumettes hygiéniques de MISCELLANÉES. 1321 sûreté, ou au phosphore amorphe, de MM. Coi- gnet frères, a une composition analogue ; il en est de même de celle du frottoir. Les allumettes dites androgynes, de MM. Bombes de Villiers et Dalemagne, ont leur extrémité soufrée, trempée dans une pâte de chlorate de potasse 2, charbon 1, terre d'ombre 1, colle de peau Q. S. ; à l'autre extrémité, non soufrée, est appliqué le phosphore rouge; si l'on rompt l'allumette en deux parties inégales et qu'on frotte la partie la plus longue contre celle qui est garnie de phosphore rouge, l'inflammation a lieu. On a enfin inventé des allumettes sans phosphore (blanc ou rouge) qui s'enflamment, par le frottement seul, sur toute espèce de corps rugueux (verre pilé ou sable fin et colle forte); telles sont les allumettes de MM. Canouil, Meyer, Hjerpe,Polt/.er, Wiederhold, etc. ; voici la composition des différentes pâtes ; pour quelques-unes, il faut un frottoir dont la composition est donnée dans le tableau ci-contre. Les allumettes en papier ou petites mèches fulminantes, fabriquées au Japon, qui brûlent en projetant de jolies étincelles ramifiées, sont enduites d'une pâte, dont la composition, d'après les analyses de M. Hoffmann, représente une espèce de poudre à canon imparfaite. (V. Un. pharm., 1865.) Amalgames pour machines électriques. Fondre 2 p. de zinc et 1 p. d'étain dans un creuset ; ajouter 5 p. de mercure préalablement chauffé et porter au rouge. On en fait aussi avec 2 à 3 p. de mercure, 1 p. de zinc et 1 p. d'étain ; ou avec 7 p. de mercure, 4 p. de zinc et 2 p. d'étain. Bandoline. Fixateur Clypliique. — 1. Gomme adra- gante, 6,0, Eau, 220,6. Alcool, 90,0. Huile volatile de roses, gouttes 10. Faites macérer 24 heures et passez. — 2. Huile de ricin, 60,0, spermaceti, 4,0. Faites fondre, passez et ajoutez, huile volatile de bergamote, 4,0, id. de roses, gouttes 5. — 3. Huile d'amandes douces 30,0, cire blanche 4,0; f. fondre et ajoutez, teinture de mastic 12,0, essence de bergamote 1,0. — Bandoline à la rose. Gomme adragante 170 gr., eau de roses 4 lit., 5, essence de roses 10. En remplaçant l'eau de roses par l'eau distillée d'amandes amères, on a la bandoline à Tamande. Les mucilages de coings, de psyllium, de carraga- heen, additionnés d'eau-de-vie, d'eau de Cologne, etc., sont plus employés comme bandoline que les compositions ci-dessus. —La crème de mauve pour lustrer les cheveux se fait avec : glycérine pure 2000 gr., esprit de jasmin 0 lit., 56, aniline 5 gttes. — La brillantine pour lustrer la barbe et les cheveux, est un composé alcoolique légèrement aromatisé dans lequel on fait dissoudre 1/10 de glycérine pure ou d'huile de ricin très-fraîche. Les eaux destinées à nettoyer la tête {eaux romaine, athénienne, etc.) doivent tenir en dissolution une certaine quantité de saponine. — Veau de quinine, pour nettoyer la tête, est une décoction de 30 de quina jaune dans 500 d'eau, on met 2 de cochenille, 2 de carbon. de pot., on filtre et on ajoute : alcool, 80; essence odorante, Q. S. pour aromatiser. Bière de ménage. Pour 100 litres de bière on prend : Suc. 7500,0 Coriand. 60,0 Houbl. 375,0 Ec.de curaç. 60,0 On fait bouillir 1/2 heure le houblon et l'écorce d'orange dans 30 litres d'eau; sur la fin de l'ebullition, on ajoute la coriandre, on passe, on ajoute le sucre au liquide qu'on introduit encore chaud dans un baril de la contenance de 100 litres, que l'on finit de remplir avec de l'eau ordinaire. On ajoute enfin 250,0 de levure de bière délayée dans un peu d'eau, et l'on agite bien pour mélanger le tout. Au bout de quelques heures, si la température est convenable, la fermentation commence, de la mousse est rejetée par la bonde laissée ouverte; à mesure que cette écume se produit, on entretient le baril tout à fait plein par du décocté réservé à cet effet ou par de l'eau ordinaire. Lorsque l'écume s'affaisse, la fermentation est suffisante. On colle la bière avec 4,0 de colle de poisson, ramollie d'abord dans du vinaigre, puis dissoute dans un peu d'eau et mêlée ainsi à la bière à l'aide d'un bâton. Au bout de deux jours, on met en bouteilles. En opérant avec soin, on peut obtenir ainsi une excellente bière. Elle reviendra à meilleur marché, en remplaçant le sucre par de la mélasse ou de la glucose, mais le produit sera moins bon. On fait de la bière de betteraves avec le jus de betteraves bouilli avec Q. S. de houblon, on laisse refroidir et on met en levain. (V. Un. pharm., 1861.) Autre recette (Marchand). Houbl. 250 Mélasse.3000 Le\. de bière.. 150 Eau,lit. 11 Opérez comme ci-dessus. Cette boisson revient à 3 cent, le litre. Autre recette. Eau............ 600 litr. Mélasse ......... 15 kil. Houblon........ 300,0 Gentiane ....... Levure de bière. Opérez comme ci-dessus. Autre recette (vin de Lafayette). Cassonnade. 750 Violettes... 4 Sureau...... 4 Coriandre. .. 4 Vinaigre. Eau..... 300,0 300,0 125 9000 1322 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Après (rois ou quatre jours de contact, passez et mettez en bouteilles. Le liquide moussera au bout de quelques jours. Boisson économique. Raisin sec..... 500 Pommes séchées et coupées. 500 Faites macérer à l'air pendant 8 jours dans 10 litres d'eau. Boisson hygiénique. Café torréfié___ 1000 Sucre..... 500 Eau ___ 20000 Additionnez de 800 d'eau-de-vie ou d'alcool. Boisson tonique, qui soutient les forces, arrête la transpiration. Cette boisson est aujourd'hui employée pour les armées en campagne. Il y a aussi d'autres boissons hygiéniques désignées sous les noms de grog (Eau, 1 lit., rhum, 50 gr., ac. taitrique, 2 gr.), de thé-vin (c'est le grog précédent additionné de thé, 2 gr., et où le rlmm est remplacé par l'eau- de-vie), de gloriade (Eau, 1 lit., café torréfié et moulu, 10 gr., rhum, 50), à'humuline (Eau, 1 lit., houblon, 2, rhum, 30). — Une autre boisson hygiénique et économique, dont nous recommandons l'emploi pendant les grandes chaleurs, est la suivante : on prépare d'abord une teinture de gentiane et de genièvre composée avec racine de gentiane 1, baies de genièvre 1, alcool a 60° c. 10; laissez macérer 10 jours et filtrez; 2 litres de cette teinture sont ajoutés à une dissolution de 3 kil. de suc de réglisse dans 3 lit. d'eau; on laisse déposer pendant 2i heures et on filtre ; 10 gr. de ce mélange mis dans 1 litre d'eau (ou 1 litre par hectolitre) forment la boisson hygiénique. Boisson employée pour les ouvriers agricoles. Groseilles rouges et blanches, cassis, cerises, aa, 13 kil. Broyez dans un tonneau et mêlez 5 à 6 litres d'eau bouillie avec 2 litres de baies de genièvre, et additionnée de 250 gr. de miel. Laissez fermenter et remuez 3 ou !x fois pendant 24 heures : ajoutez eau de manière à avoir 150 litres de boisson dont on augmentera la force pari ou 2 litres d'eau-de-vie ou d'alcool. Boisson rafraîchiss. (Dujardin-Beaumetz). Eau bouillante..... 1000 Racine de gentiane___ 2 Feuilles de menthe.. 2 Faites infuser pendant une demi-heure, passez et ajoutez : filycirrbizatc d'amm. 0,30 Acide citrique......0,40 Vin de Beauce (Duvivier). Eau............ 240 lit. Mûres des haies ou pru- Alcool. 3/6.....5 4 6 lit. nelles ....... 6 à 8 kil. Tartre brut rouge. 250 gr. On fait dissoudre le tartre dans 2 litres d'eau bouillante et on verse le soluté trouble dans un tonneau où on aura mis les fruits; on verse par-dessus 3 chaudronnées d'eau bouillante et l'on remue. On laisse en repos 5 jours, alors on ajoute l'alcool, on remplit le tonneau d'eau, on le bouche, et on laisse éclaircir avant de faire usage de la boisson. Vin de réglisse. Eau........... 100 lit. Crème de tartre.. 500 gr. Réglisse ........ 1250 gr. Eau-de-vie à 19». 5 lit. Aromate quelc. (sureau, mélilot, eoriand., éc. d'or.)50 gr. On fait une sorte de décoction de la racine de réglisse dans 20 à 25 lit. d'eau; pendant ce temps on fait infuser, dans h ou 5 lit. d'eau bouill., les fleurs de sureau ou l'aromate choisi; on dissout la crème de tartre dans une autre quantité de liq., on passe toutes ces liqueurs à travers un tamis de crin ou un linge, on les introduit dans un tonneau de grandeur convenable avec le restant de l'eau, on ajoute l'cau-de-vie, on brasse fortement et on laisse reposer. La fermentation se manifeste plus ou moins activement en raison de la température du lieu où le baril est placé; la plus convenable est comprise entre 10 et 15 oc . On peut d'ailleurs activer la fermentation et la rendre plus régulière, en jetant dans le tonneau 50 à 60 gr. de levure de bière délayée dans un peu d'eau. Lorsque la fermentation est sur le point de s'apaiser on bondonne hermétiquement le tonneau, et, après trois ou quatre jours de repos, on peut se servir de la boisson. Si on la met en bouteilles, on obtient, après huit ou dix jours, une liqueur mousseuse fort agréable. Vin de reine des bois dit Vin de mai. Sommités fraîch. de reine des bois faspérule odor.).. 60 "Vin blanc .......... 1000 Sucre .............Q. S. On prépare ce vin au printemps, époque de floraison de la plante, en mettant macérer pendant 1/2 heure, et en ajoutant le sucre. On le fabrique aussi avec d'autres plantes, légèrement aromatiques (bêtoine, groseilles noires, lierre terrestre, jrimprenelle, pulmonaire officinale, réronigue), additionnées d'un peu de citron et de cannelle; en ajoutant une petite quantité d'alcool de bon goût (1 cuill.), on aura du vin de dessert, qui mis à la cave, devient mousseux. Bishop américain (Marquez). Vin rouge......... 20000 Orang. ara. grillée... no 1 Sirop citrique...... 150 Teinture de citron... 100 — simple....... 3000 Gazéifier à l'appareil. Blanchiment des éponges. Les éponges, préalablement lavées par des immersions dans l'eau froide, répétées pendant plusieurs jours, sont trempées dans l'acide chlorhydrique ordinaire, étendu de 6 p. d'eau, jusqu'à cessation complète d'effervescence ; MISCELLANÉES. 1323 elles sont ensuite lavées à l'eau pure et plongées soit dans de l'acide sulfureux, à li° B% les immersions étant répétées pendant 8jours; soit pendant 2Zi h. environ dans l'acide chlorhy- drique étendu et additionné de 60 °/ 0 d'hypo- sulfite de soude dissous dans un peu d'eau (Bœttger) ; elles sont ensuite lavées avec soin et à plusieurs eaux. L'opération réussit souvent mieux lorsque le traitement par l'acide et l'hyposulfite est précédé de l'action d'une lessive de soude chaude et étendue et d'un rinçage parfait (Artus). Blanchiment de l'ivoire et des os (Cloez). On fait disparaître la couleur jaunâtre et graisseuse et l'odeur désagréable des squelettes en suspendant les os dans l'essence de térébenthine, dans un vase couvert, de façon à ce que ces os ne touchent pas le fond du récipient exposé au soleil, L'ivoire, le bois se blanchissent aussi de la même façon. On a également proposé l'emploi de l'ess. de pétrole. Bleu en liqueur, de Saxe ou de composition, Sulfate d'indigo. Indigo 500, acide sulfurique concentré 2000; faites dissoudre au B.-M. et ajoutez : eau 6000. L'indigo précipité par la potasse de cette dissolution, puis séché et fractionné en boules de la grosseur d'une noix, constitue le bleu anglais, carmin bleu. Bleu de Prusse soluble, préparé dViprès le procédé de M. Brucke, pour injecler les préparations anatomiques (V. Un. p/i.,1866,p. 266); celui qui est préparé d'après le procédé de M. Sergent se prête très-bien aux injections histologiques (V. Un. ph., 1874, p. 11). Bleu de rose. Campéche.. 60 Alun___ 60 Indigo... 6 Eau. 1000 Apprêt du linge. Boules à détacher (Trommsdorff). Alcool............... 32 Jaunes d'œufs...... no 2 Savon blanc.......... 64 Ess. detéréb. rectif.. 16 F. unepàte en boules avec Q. S. de magnésie. Carmin des confiseurs (Guillon). Bois de Brésil effilé.. 500 Sel de cuisine........ 125 Cochenille concassée . 16 Acide azotiq. à40°... 440 Alun et sel ammoniac, Etain incisé......... 125 âS................ 21 Faites U décoctions du bois et de la cochenille, ajoutez les sels et la dissolution d'étain, agitez, laissez déposer, décantez, lavez à grande eau, jusqu'à ce que l'eau de lavage ne soit plus acide, et conservez le précipité ou carmin dans des pots de faïence, en recouvrant la surface d'une légère couche d'alcool. Les confiseurs emploient plus habituellement hcarminHquide composé de : carmin 120; sirop simple, 3 lit.; ammoniaque, 30. Carmin en liqueur. Cochenille, Sel de tarlre, Eau...... 250 Crème de tartre, Alun, aa___ 30 F. bouillir la cochenille et le sel de tartre dans l'eau; ajoutez la crème de tartre et l'alun : passez. Cerises à l'eau-de-vie. Choisissez tout ce qu'il y a de plus beau et de plus mûr en cerises; coupez la moitié de chaque queue, et mettez-les dans l'eau bien fraîche. Après une demi-heure, retirez-les et faites égoutter sur un tamis; essuyez-les légèrement avec un linge et pesez ensuite. Suivant le poids des cerises préparées, et nous supposons celui-ci de 3 kilogrammes, on prend 700 grammes de sucre qu'on fait clarifier, et ensuite cuire au grand perlé. On met les cerises dans le sirop ; on leur fait faire deux ou trois tours de bouillon, en les remuant doucement avec une écumoire. Quand le tout est suffisamment refroidi, on arrange les cerises dans le bocal ; on y verse le sirop, et ensuite on ajoute, pour la quantité ci-dessus, 8 litres d'eau-de-vie. Pour cette dernière préparation, on remue le mélange et on ferme le bocal. Pour la bonne préparation des cerises à l'eau-de-vie, M. Bertault indique la recette suivante : Mettez les cerises dans un bocal de petile dimension et à petite ouverture, remplissez-le avec un mélange, exactement dosé, de : Alcool à 90° c. 1 litre, eau 800 gr., sirop de sucre 900 gr. ; fermez avec un bouchon de liège surfin, bouchant exactement. Autrement, si le bouchage est imparfait, l'air oxyde la matière colorante des cerises qui prennent à la longue une couleur brune. Conserves de cerises. Les conserves sont des confitures sèches faites avec du sucre, des fruits et quelques essences. Sous celte forme, les fruits conservent leurs qualités primitives. On prend 5 kil. de cerises sans noyaux, qu'on fait cuire dans une bassine jusqu'à réduction des deux tiers. Dans une autre bassine on fait fondre environ 6 kilog. de sucre ; on y ajoute les cerises, en laissant le sucre sur le feu, et on remue avec une spatule jusqu'à ce que le mélange commence à se boursoufler. On verse dans des caisses garnies de papier préparées à l'avance, pour s'en servir au besoin. La conserve ainsi préparée a assez de consistance pour former des tablettes à l'instar du chocolat. Les conserves fines se préparent de la même manière, avec la différence qu'on triture les cerises, qu'on les passe au tamis pour en exprimer le jus et en séparer les peaux. 132/i APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Cerises confites au liquide. On peut confire les cerises avec ou sans leurs noyaux. On prend de belles cerises, 3 kilog., on leur coupe le bout de la queue, et on les jette aussitôt dans 3 kilog. de sucre clarifié. On leur donne quelques bouillons dans le bassin fermé; on les écume; on les retire du feu et on les fait égoutter. Le lendemain, on fait cuire de nouveau le sucre au gros perlé, en y incorporant un peu de jus de groseilles; après quoi, on y ajoute de nouveau les cerises, auxquelles on fait faire huit à dix tours de bouillon, la bassine couverte. On retire du feu ; on écume et on met dans des pots. Quand la confiture est refroidie, on la recouvre d'un peu de jus de groseilles ou de framboises. Chaux carburée. Chaux saturée de carbures d'hydrogène et de goudron, notamment dans la fabrication de l'acide pyroligneux. D'après M. Herbault, 2 ou 3 lit. de cette chaux, répandus à l'are de terre ensemencée, met celle-ci à l'abri des ravages des limaces. Cirage (Jacquand). Noir d'os. Huile d'olives........ 500 Mêlez, broyez et ajoutez : Bleu de Prusse. Laque d'Inde.. 30 30 Acide muriatïque... 250 Mélasse ............ 1000 Mêlez bien et ajoutez encore : Gomme arabique, 125, fondue dans eau, Q. S. Pour obtenir le cirage liquide, on délaye cette pâte dans Q. S. de vin ou de bière. Cirage anglais. Noir d'ivoire............ Mélasse ................ Acide sulfnrique........ Noix de galle concassées. Sulfate de fer............ Acide clilorhydrique..... Sucre candi............. Vinaigre ................. Bière.................... Gomme arabique......... Huile de lin ou d'olive... Bleu de Prusse........... 10 2o 30 2000 350 150 2000 350 126 400 45 24 120 n „ 120 45 60 „ 170 500 250 » 20 15 » 20 15 Autre recette. Mélasse ............. 130 Noir animal......... 126 Huile d'olives........ 16 Vinaigre.......... 125 Acide sulfurique__ 60 Eau .............. Q. S. Les gens de livrées emploient comme Cirage des revers de bottes : 1° Lait aigri 1000, crème de tartre 50, acide oxalique 25, alun 25. — 2° Eau 1000, acide oxalique 2Zi, potée d'étain 2&, os de seiche pulv. 25. Le Cirage pour harnais se prépare avec : cire 90, bleu de Prusse 10, essence de térébenthine 900, indigo 5, noir animal 50. CIRES A CACHETER. Ce sont des mélanges résineux différemment colorés. La cire rouge ordinaire se prépare avec de la résine laque et de la térébenthine Q. S., colorées par du vermillon. La cire de qualité inférieure, dite Goudron à bouteilles, se fait avec de la colophane, de la poix-résine, à laquelle on donne un peu de liant par Q. S. de térébenthine ou de suif, ou avec : résine, 100; cire jaune ou térébenthine de Bordeaux, 25; suif, 10; et que l'on colore en rouge par du minium ou de l'ocre rouge, eu noir par du noir de fumée, en bleu par du bleu de Prusse, en jaune par de l'ocre jaune ou du chroniate de plomb, en vert par du vert métis ou un mélange de bleu de Prusse et d'ocre jaune. Lorsque la bouteille est bouchée, on trempe le goulot dans cette cire que l'on tient en fusion dans un vase placé sur un réchaud. (V. Rei: ph., 1850-51, Recette par Pottinger.) Cire à cacheter. Vermillon............ 4 Colophane ............ 45 recette. 300 23 Cinuabre............. 5 Minium ou mine orange 5 Résine laque..... Benjoin .......... Autre Gomme laque......... 16 Térébenthine......... 10 Colophane............ 10 Pour la cire à cacheter verte, on remplace les poudres colorantes par 90 de sulfate de cuivre. Cire dite d'Espagne fine. Térébent. de Venise.. 100 Colophane........... 500 Résine laque......... 230 Liquéfiez sur le feu en agitant sans cesse, ajoutez : Vermillon ...................... 125 Remuez, et, étant prêt à retirer du feu, ajoutez : Alcool rectifié................... 60 Roulez en cylindres sur une plaque de métal médiocrement chaude, ou versez dans des moules. On donne le poli aux bâtons de cire à cacheter en les passant rapidement à travers la flamme d'une lampe à alcool, ou en les exposant à un feu modéré sur un réchaud. On peut remplacer le vermillon par d'autres matières colorantes, par du mica ou poudre d'or, de l'or mussif, du talc, de l'oxychlorure de bismuth, etc. Cire à cacheter bleu foncé. Résine laque........ 100 Térébenthine ........ 50 — dammar...... 100 Outremer ........... 150 Poii de Bourgogne... 50 Cire molle. Colophane .........., 3 Térébenth. de Venise. 4 Résine............... 3 Carbon, de chaux pulv. 4 Suif....... '..'. ....... 3 Minium pulvérisé..... 4 ^ MISCELLANEES. 1325 F. fondre les 3 premières substances, ajoutez les 3 dernières successivement; remuez jusqu'à refroidissement. Bonne pour cacheter sans lumière et pour mettre les scellés. Colle à étiquettes. Tanaisie., Eau...... 500 15000 Sublimé corrosif.... 125 Farme de froment.. 1000 Absinthe........... 500 Cette colle est bonne pour les étiquettes des vases que l'on conserve dans les caves humides ; sans l'addition de sublimé ou d'oxyde de mercure, les étiquettes seraient rapidement détruites. On prépare une autre colle à étiquettes, en faisant bouillir avec de l'eau : Amidon 100, colle forte, térébenthine, ââ, 50 ; elle sèche avec rapidité. Colle forte liquide (Knaff). Colle forte en pet. more. 12 Eau................... 32 Acide chlorhydrique. 2 Sulfate de zinc...... 3 Laissez séjourner l'eau sur la colle pendant quelques heures, ajoutez l'acide et le sulfate, et chauffez le tout de 81 à 89 oc pendant 10 à 12 heures. Convient pour coller le bois, la porcelaine, le verre. Crayons dermographiques (Pyrlas). Colophane............ 5 Stéarine.............. 4 Cire........... Noir de fumée.. 0. F. fondre les 3 premières substances et ajoutez en remuant le hoir de fumée ; introduisez dans des tubes en papier pour former des crayons noirs et laissez refroidir. On peut obtenir des crayons rouges en remplaçant le noir de fumée par du vermillon. Sert aux chirurgiens à indiquer sur la peau le volume des organes intérieurs d'après la percussion, ou à indiquer la place et la grandeur des épithèmes. Eau de beauté ou de M me Bargasse. Eau de roses........ 250 Sublimé corrosif......0,80 Blanc d'œuf.......... n° 1 Alcool p. dissoudre le sublimé........... O- S. Cette eau, très en vogue chez les créoles, enlève les taches de rousseur. Elle a été importée du Mexique dans la Louisiane par M me Bargasse, dont elle porte parfois le nom. On la vend en bouteilles, forme à eau de Sedlitz. Eau pour nettoyer le bronze doré. Eau. 250 Acide nitrique. 6f Sulfate d'alumine.. 8 Si le bronze à nettoyer est sali par l'huile ou la graisse, on l'enlève préalablement à l'aide d'une solution chaude de soude caustique. Camphre............. 1 Sulfate de zinc....... 4 Acétate de plomb .... 4 Eau.. Eau., 125 Eau de cuivre. .... 125 Acide oxalique ... Autre recette. Acide sulfurique. 60 Alun. Autre recette. Terre pourrie. Eau.......... . 64 1000 Acide oxalique....... Acide sulfurique..... On nettoie aussi les cuivres, avec la composition suivante (Policuivre?), qui ne contient ni acide, ni mordant : Terre pourrie porpb, 100 Savon noir.......... 60 Alcool.............. 60 Ess. de térébenthine. 100 Huile blanche....... 30 Eau commune....... 500 Autre recette. Jaune d'œuf........ no 1 Huile d'ara, douces. 15 Eau............... 1000 Acide oxalique...... 30 Tripoli de Venise____ 30 Ess. de lavande...... 15 Alcool.............. 125 Mêlez l'essence à l'alcool, le jaune d'œuf à l'huile, et ajoutez à la solution. Écume de mer artificielle (Wagner). Magnésie calcinée..... 6 Blanc de zinc........ 1 Mêlez intimement avec Q. S. de caséine ammoniacale (fromage), et faites sécher.—L'écume de nier viennoise se prépare en faisant bouillir, pendant 10 minutes, avec de l'eau un mélange, intime et bien porphyiïsé, de 100 de silicate de soude, 60 de carbon. de magnésie et 80 d'alumine pure ou d'écume de mer naturelle pulvérisée (Holdmann). Encaustique ou Cire pour cuirs et gibernes. Colophane........... 100 Ess. de térébenthine. 100 Cire jaune... Noir animal. 400 150 Encens d'église. Sucre..... Cascarille. Nitre..... 100 60 LS0 Oliban.............. 450 Benjoin............. 250 Storai.............. 120 V Encens dit des mwjes contient, en outre, du charbon et de la myrrhe. ENCRES. Encre blanche pour la cave. Elle se fait en délayant un peu de céruse dans l'essence de térébenthine. On écrit avec cette composition directement sur le verre des bouteilles que l'on veut conserver longtemps à la cave. Encre noire pour la cave. Pour écrire sur les flacons de verre blanc ou sur les bouteilles de grès, par exemple celles à eau de Vichy, dans lesquelles on conserve des sucs, etc., il faut une encre noire. On la compose avec du noir de fumée délayé avec de l'essence de térébenthine et de l'huile 1326 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de lin, ou on la prépare avec de l'encre d'imprimerie fluidifiée par l'essence de térébenthine seule. Ue goudron de houille liquide est très-convenable pour cet emploi. Encre de Chine (Behrens). L'auteur broie de la suie fine avec de la teinture de cachou jusqu'à consistance pâteuse en ajoutant quelques gouttes de teinture de musc. Il évapore le tout à une douce chaleur et en remuant jusqu'à ce que la pâte soit devenue très-ferme. Il lui donne la forme d'un gâteau plat, l'enveloppe de toile et la presse très-fortement, d'abord à froid, puis entre des plaques chauffées modérément; le produit se laisse très-bien broyer avec de l'eau, et des traits foncés, faits au pinceau sur le papier, prennent en séchant un bel éclat métallique (V. Un. ph., 1860). D'après M. Paul Champion, l'encre de Chine a pour base le noir de fumée (noir de lampe), ou, pour les encres de première qualité, le noir obtenu par la combustion de la graisse de porc ; on en fait une pâte avec une colle forte préparée avec la peau de Buffalos. On la mélange intimement avec un peu d'huile de poix, et on chauffe à 50 ou 60° dans une chaudière en fonte; pendant le brassage de la pâle, on y ajoute du camphre de Bornéo et du musc. — La meilleure encre de Chine est très-noire, légère, et présente une cassure lisse et vitreuse. On en fait la base des encres indélébiles. Encre incorrodible. Faites fondre à une douce chaleur 5 p. de copal en poudre dans 32 p. d'essence de lavande, et colorez a\ ec du noir de fumée, du vermillon ou de l'indigo. — Pour écrire sur les flacons à acides. > Encre d'horticulture Pour écrire les étiquettes sur zinc, les jardiniers se servent d'un soluté aqueux de chlorure de platine, ou tout simplement de sulfate de cuivre tenant du noir de fumée en suspension. Cette encre est indestructible. Mais l'encre au chlorure de platine résiste mieux aux influences météorologiques. Avec : chlor. de platine 1, gomme arabique 1, eau distillée 10 , on a une encre qui noircit immédiatement sur le zinc. Les parties noires étant inattaquables par les acides étendus, on peut avoir des caractères en relief, en traitant par l'acide nitrique très-étendu, la plaque de zinc sur laquelle on a tracé des caractères (Boettyer). Les pharmaciens pourraient s'en servir à faire des étiquettes métalliques pour ia cave, pour les plantes des jardins botaniques. Le vernis au goudron de houille convient aussi comme encre d'horticulture. Voici la recette d'une encre à écrire sur le zinc : Vert-de-gris puhérisé, 30 Sel ammoniac pulv.... 30 Noir de fumée ou matière col. minérale. 8 Gomme arabique .... 8 Eau ................ 300 Agitez cette encre au moment de s'en servir; et pour écrire se servir de préférence d'une plume d'oie. Pour écrire sur le fer- blanc, on emploie le liquide suivant : acide nitrique, 10; eau, 10; cuivre, 1. Encre au bleu de Prusse (A. Vogel). MM. Stephen et Rasch ont découvert dans l'acide oxalique le moyen de rendre le bleu de Prusse soluble. On triture du bleu de Prusse avec 1/5 à 1/6 d'acide oxalique et un peu d'eau pour faire une pâte homogène, que l'on étend d'eau suffisamment pour avoir une encre bleue solide qui peut aussi remplacer le bleu en liqueur pour le linge. Elle ne supporte pas le mélange avec la moindre quantité d'encre noire à la noix de galle. (J. ph., 1864.) Encre bleue. Indigo flor........... Carbonate de potasse.. Sulfure d'arsenic...... Chaux vive .......... 16 Eau................ 400 Faites bouillir jusqu'à solution complète, passez et ajoutez : Gomme arabique en poudre.......... 16 Les encres bleues généralement employées sont préparées soit avec le sulfate d'indigo plus ou moins neutralisé, soit avec du bleu de Prusse basique soluble, soit avec du bleu de Prusse rendu soluble par l'acide oxalique ou le tartrate d'ammoniaque. — L'encre bleue rouennaise est préparée d'après la méthode suivante : bois de campêche, 750; alun, 35 ; gomme arabique, 31; sucre, 15. —On fait une encre ùleuc-noireayec : noix de Galle concassée 170, girofles concassées 8, sulfate de fer 46, sulfate d'indigo en pâte légèrement acide 46 ; acide sulfurique 1,75, eau de pluie 240 (V. Un. ph. 1868). Encre d'imprimerie. Le principal ingrédient de l'encre d'imprimerie est le noir de fumée broyé avec une huile siccative (h. de lin, de noix) épaissie par l'action du feu et souvent par une addition de résine. On prépare généralement cette encre avec l'huile de noix qu'on fait chauffer dans un vase de cuivre ou de fer, jusqu'à commencement de décomposition ; en continuant à chauffer, elle s'enflamme, on la laisse brûler quelque temps, ce qui la rend plus siccative, on chauffe pendant 2 ou 3 heures jusqu'à ce qu'elle acquière une consistance épaisse et qu'elle file bien à froid M1SCELLANÉES. 1327 quand on la fait couler. L'huile ainsi préparée prend le nom de vernis ; par une ébulli- tion plus ou moins prolongée, on a un vernis un peu clair pour les temps froids (vernis d'hiver), un peu épais pour les temps chauds (vernis (Tété). On y ajoute généralement de la poix résine, fondue séparément, dans la proportion de 1 p. sur 25 d'huile pour le vernis d'hiver, et de 3 p. sur la même quantité d'huile pour le vernis d'été. Le vernis est ensuite broyé avec 1/8 de son poids de noir de fumée purifié par la calcination : on a l'encre typographique. Pour l'imprimerie en taille- douce, qui demande un noir plus foncé, on remplace le noir de fumée par le noir de Francfort ou d'Allemagne (charbon de lie et de marc de raisin). Pour la lithographie, l'encre a pour base le même vernis broyé avec le noir de fumée calciné (obtenu par la combustion incomplète de l'essence de térébenthine), additionné d'indigo en poudre fine. — Pour écrire sur pierre, les encres et les crayons lithographiques sont composés, en général, de noir de fumée et de préparations à base de cire, de suif, de térébenthine, de savon et même de gomme laque ou de vernis de résine copal. On obtient l'encre d'imprimerie rouge, bleue, verte, en remplaçant le noir de fumée par des matières colorantes appropriées. Le docteur Artus a donné une formule pour préparer économiquement l'encre d'imprimerie. (V. J. Ch. m., 1867.).. Encre indélébile. On peut obtenir une encre presque indélébile en mêlant simplement à l'encre ordinaire un peu de noir de fumée, et agitant chaque fois que l'on s'en sert. Autrement voici les recettes données par les auteurs : 1. Encre de Chine délayée dans du vinaigre ou dans de l'acide chlorhydrique à 1°,5 B é . 2. Encre de Chine délayée dans de l'acétate de manganèse liquide marquant 10° B*, auquel on ajoute 1/9 de son volume d'acide acétique. Lorsque l'écriture est tracée avec cette encre, l'exposer aux vapeurs ammoniacales. 3. Gluten 3 p., acide pyroligneux 20 p., noir de fumée 1/2 (Traill). h- Encre de Chine délayée dans une solution aqueuse de soude caustique marquant 1°,5 B é (encre de F Académie). — On a une encre indestructible avec : Bois de Brésil........ 2 Oxyde de manganèse Eau................. 24 porphyrisé......... 64 Sulfate d'alumine..... 1 Gomme arab. pulv.... 1 L'encre indélébile de M. John Spiller se compose de : acide sulfurique concentré, fortement coloré par l'indigo, eau, ^ucre, mucilage épais de gomme arabique, aa , P. E. Les caractères tracés avec cette encre sont d'un bleu pâle, mais si on les approche du feu, ou si on passe dessus un fer chaud, l'acide sulfurique charbonne le sucre, les caractères noircissent et font corps avec la pâte du papier. Celte encre exige l'emploi exclusif de plumes d'oie. Voici la formule que donne M. Puscher, d'une encre indélébile, d'un bleu foncé, qui n'attaque pas les plumes d'acier : Noir d'aniline...... 4 Alcool ............. 15 Ac. chlorhydr. eonc., goutt........... 60 Gomme arabique.__ 6 .Eau ................ 90 (V. Soc. ch. 1868). Dans ces dernières années, M. Encausse a proposé une encre indélébile plus homogène que l'encre de l'Académie et ne déposant pas par le repos (V. J. ph. et Un. ph., 1873). Encre jaune. F. Bouillir 15 minutes : graine d'Avignon, 125; alun, 60; eau distillée, 1000. Passez et ajoutez : gomme, 30. Encre noire à écrire. Noix de galle........ 500 Sulfate de fer........ 250 Gomme arabique.... 250 Eau bouillante...... 8000 Jetez l'eau bouillante sur les galles concassées, passez après 24 heures, et ajoutez le sulfate et la gomme. On y ajoute quelquefois une essence pour mettre l'encre à l'abri des moisissures. On peut considérer cette encre comme un gallo-tannate de fer. Suivant M. Starck, c'est la plus durable, la plus solide, mais en employant les proportions de 6 p. de noix de galle pour h p. de sulfate de fer; on l'améliore en y ajoutant du sulfate d'indigo. Voici la recette de M. Starck : .. 315 Gomme arab.. 125 à 180 2 .. 250 es. pour avoir 2000 d'encre. L'encre ordinaire, à la noix de galle, peut être distinguée de l'encre, dite moderne, au carmin d'indigo, à l'aide du fluorure de potassium légèrement acidulé qui détruit instantanément la première et rougit la seconde (Nicklés). Encre noire à écrire (Perry). Galles conc. 9000 Suif, de fer. 4000 Campêche. 1000 F. bouillir avec l'eau. Enlevez les fèces et ajoutez : Sucre, Gomme arabique, âa........... 4000 Evaporez en consistance d'extrait et ajoutez Indigo.............. 250 Sel ammoniac ........ 180 Essence de citron.... 30 Essence de lavande... 90 Acide acétique....... 250 Cyanure de potassium 125 Pour 225 litres d'encre. 1328 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Autre recette. Dans 25 litres d'eau ordinaire, faites bouillir : Sulfate de fer....... 1300 Bois de campêche.. 1500 Après 1/2 heure d'ébullition, ajoutez : Noix de galle eonc... 2000 Alun............... 250 Retirez du feu au bout d'une heure, laissez reposer 8 jours, en agitant chaque jour, ajoutez ensuite : Gomme arab. pulv.... 230 Sucre candi........ 750 Et agitez plusieurs fois pendant une semaine. On a une encre usuelle de bonne qualité, en employant les doses suivantes : Noix de galle concass. 200 Sulfate de 1er........ 100 Campêche divisé..... 13 Gomme arabique. 110 à 120 Ess. de lavande. 6 goutt. Eau filt. oudist.. 2200 Encre noire à écrire (Runge). Chromate de potasse. Bois de Fernambouc . 50 500 Eau . 5000 F. bouillir le bois dans l'eau, passez et ajoutez le chromate. Cette encre, fort économique et fort bonne, n'attaque pas les plumes de fer. Elle peut servir à écrire sur os, ivoire et plomb graine ou poli. Autres formules : Jo Ext. de campêche. Alun............. 250 100 Gomme arabique.. 100 Eau.............. 5000 2o Eitr.de campée. 5 Bichrom. de pot. t Eau. 10O0(Cmé.) 3o Ext. de campêche sec. 30 Chrom. de potasse. 0,8 Cristaux de soude..... 7 Gomme arab. pulv. 7 Glycérine (dens. 1,25). 30 Eau.......environ. 250 (BOETTGEH.) M. Enz prépare une encre noire avec le suc de baies d'hyôhle, étendu de 200 p. d'eau et additionné de 1/100 de sulfate ferreux et de 1,100 de vinaigre de bois, afin d'assurer sa conservation. Les caractères fraîchement tracés avec cette encre sont d'un rouge violet foncé; en séchant, ils deviennent d'un noir bleuâtre. Encres d'or et d'argent. On mêle de la poudre d'or avec de l'eau gommée. Une fois sèche, cette encre peut être brunie. De même pour celle d'argent. Les dessins d'or, d'argent et de bronze sur papier, etc., s'exécutent en faisant d'abord le dessin avec un mucilage de gomme arabique contenant un peu de sucre candi, puis pendant qu'il est encore un peu humide, on applique dessus, à l'aide d'une brosse douce, des feuilles d'or, d'argent ou de bronze. Encre d'Orient. Noir de fumée........ 1G Sulfate de fer........ {6 Noix de galle......... 32 Gomme arabique..... 64 On ajoute Q. S. d'eau à la masse pulvérisée et triturée sur un marbre. Bois de Brésil. Encre rouge. . 1000 Vinaigre. Laissez macérer pendant 3 jours, puis faites bouillir; filtrez et ajoutez : Gomme, Alun, Sucre, âa....... 1M La meilleure encre rouge est celle au carmin, que l'on obtient en dissolvant 30 de carmin n° 40 dans Q. S. d'ammoniaque, puis ajoutant 30 de sirop simple, 30 de gomme pulv. et Q. S. d'eau pour faire un litre. A chaud, cette dissolution peut servir à teindre les os en rouge. — Une solution de fuchsine dans l'eau additionnée d'ac. phénique et de dextrine peut constituer une encre rouge. Encre de transport ou à décalquer. Encre ordinaire....... 3 Sucre candi........... 1 Faites fondre le sucre dans l'encre. Pour reporter sur une feuille de papier ce qu'on a écrit sur une autre. Encre verte. Acétate de cuivre brut. 10 Bitart. de potasse. 50 Eau. 400 F. réduire à moitié par ébullition, passez. Encre à marquer les emballages. Gomme arab. (Grabeaux). 600 Eau................. 2000!' Noix de Galle.. . 1200 Sulfate de fer___ 700 Bois d'Inde...... 750 Encres à marquer le linge. 1° Formule de M. Ruhr : Soluté n» 1. Hypophosphite de soude. 1 Gomme arabiq...... Eau distillée....... 10 Soluté no 2. Nitrate d'argent. 1 Gomme...... 6 Eau distillée.. 6 2° Encre dite anglaise : Soluté no I. Carb. de soude. 15 Gomme.... 15 Eau distillée. 250 Soluté no 2. Nitrate d'argent. 8 Gomme.....8 Eau distillée.. 30 Trempez le linge dans le soluté n° 1, faites sécher et marquez avec le n° 2. — On obtient une encre qui ne nécessite pas d'apprêt, en adoptant la formule suivante : Nitrate d'argent, 30; crème de tartre, 30; ammoniaque, 125; orseille, 15; sucre, 2Zi; gomme, 40. On broie le nitrate avec le tartrate; on ajoute alors l'ammoniaque et l'orseille, et enfin le sucre et la gomme. On écrit avec cette encre sur le linge bien empesé et on passe par-dessus un fer chaud. — Une solution de 5 p. de nitrate d'argent dans à0 p. de solution gommée avec curcuma pulvérisé, donne une encre bonne pour écrire sur os ou sur ivoire. MISCELLANÊES. 1329 On obtient une encre à marquer le linge sans nitrate d'argent, comme suit : Limaille de fer, 100; acide pyroligneux, 400. Faites dissoudre à une douce chaleur. On mêle cet acétate de fer liquide avec un soluté contenant : eau, 500; sulfate de fer, 100; gomme, 50. Mêlez et ajoutez un peu d'encre ordinaire pour colorer. Elle n'est pas aussi solide que celle au nitrate d'argent. — Une autre encre à marquer le linge se prépare avec : noix de galle concassée, 8, bouillie avec Q. S. d'eau, et sulfate de fer, à- Avec cette encre on trace les caractères sur le linge préalablement trempé dans une dissolution de gomme arabique 2 et cyanure jaune 3, dans 9 d'eau, puis séché et poli avec un lissoir de verre ou d'ivoire. — On marque aussi le linge avec une pâte semi-liquide, composée de : sulfate de manganèse, 30 ; eau, 30 ; sucre pulvérisé, 60 ; noir de fumée, 4. On laisse sécher, on trempe la marque dans une solution de potasse caustique, on fait sécher de nouveau, puis on lave à grande eau. Encre bleue à marquer le linge. Nitrate d'argent ctist. 100 Gomme pulvérisée ... 150 Ammoniaque........ 300 Sulfate de cuivre.... 50 Carb. de soude crist.. 100 Eau distillée......... 380 Dissolvez le sel d'argent dans l'ammoniaque, et versez la solution dans celles du carbonate, du sel de cuivre et de la gomme. Encre noire d'aniline à marquer le linge (Jacobsen). Solution cuivreuse. Chlorure de cuiv. crist. 8,52 Chlorhydrate dam. 5,35 Chlorate de soude..... 10,05 Eau distillée...... 60,00 Solution d'aniline. Chlorhydr. d'aniline. 20 Glycérine............. 10 Eau distillée........ 30 Eau gommeuse,à50°/o- 20 On prépare cette encre indélébile en mêlant, au moment du besoin, à p. de la solution d'aniline avec 1 p. de la solution cuivreuse. Les caractères tracés sur le linge, soit à la plume, soit à la brosse, soit au pinceau, ont une teinte verdàtre, qui devient rapidement noire, surtout par l'emploi d'un fer chaud à repasser que l'on passe sur l'envers du linge ou mieux par l'exposition à la vapeur. (V. Un. pli. 1868.) Encre rouge à marquer le linge. Chlorure de platine... 4 Eau distillée.......... 00 On écrit sur le linge apprêté avec le soluté ci-dessus. Lorsque l'écriture est sèche, on écrit sur chaque lettre avec le soluté suivant : Proto-chlorure d'étain. 4 Eau distillée......... 00 Aussitôt les caractères prennent une belle couleur pourpre. Encre solide de voyage. Noix de galle......... 84 Acétate de fer....... 4 Garance de Hollande., o Indigo liquide....... 2 : i Sulfate de 1er........ 11 On fait infuser la noix de galle et la garance dans Q. S. d'eau chaude. On filtre, on dissout le sulfate, puis l'acétate et l'indigo. On évapore à siccité, et le résidu est moulé en gâteaux de grandeur convenable. 1 p. de cette encre sèche dans 6 p. d'eau chaude, donne une bonne encre. M. Boettger prépare une encre portative pour voyages, en saturant de bleu noir d'aniline ou d'autres couleurs d'aniline (pour avoir des encres bleues, violettes, rouges, vertes, etc.) des feuilles de papier buvard blanc, qui sont ensuite réunies et pressées l'une contre l'autre, de manière à former un tout compacte et facile à empaqueter. Un petit morceau de ce papier trempé dans une faible quantité d'eau donne immédiatement de l'encre. Encres diverses avec les couleurs d'aniline (Fuchs). Pour préparer l'encre rouge, bleue, verte ou jaune, on prend la couleur d'aniline correspondante, que l'on trouve maintenant dans le commerce à l'état solide. Le mélange de : couleur d'aniline 15, alcool fort 150, eau de pluie bien pure ou mieux eau distillée, environ 1000, est chauffé doucement pendant quelques heures, jusqu'à cessation d'odeur alcoolique ; on ajoute alors une solution de 60 de gomme arabique dans 250 d'eau et on laisse reposer. Encres de sympathie. On donne le nom d'encres de sympathie, ou encres sympathiques, à des liquides employés à tracer sur le papier des écritures incolores, susceptibles d'être rendues lisibles, et de laisser des traces (délébiles ou indélébiles) sous l'influence de la chaleur, de la lumière, ou d'agents chimiques convenablement choisis. On emploie les encres de sympathie pour entretenir des correspondances secrètes, soit sur papier blanc, soit entre les lignes d'un écrit ou d'un imprimé quelconque. Les substances employées pour faire des encres de sympathie sont très-nombreuses, car on peut dire que l'on a aujourd'hui plusieurs centaines de ces encres. Nous citerons les solutions aqueuses étendues de chlorure de cobalt (connue depuis près de cent cinquante ans), d'acétate ou de nitrate de cobalt, mêlées de 1 jlx de sel marin ; elles donnent une encre sympathique avec laquelle l'écriture, invisible sur le papier, apparaît en bleu par une légère application de la chaleur, puis disparaît ensuite par degrés à mesure que le chlorure de cobalt reprend de l'eau, et reparaît de nouveau par la chaleur. Avec une solution de chlorure de cobalt mêlée de chlorure de fer, les caractères, au lieu de paraître bleus par la chaleur, ont une couleur verte. Les sels de nickel donnent 1330 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. aussi une encre sympathique dont les caractères apparaissent verts par la chaleur. Avec une dissolution d'acétate de plomb ou de nitrate de bismuth, on trace des caractères invisibles qui noircissent au contact de l'hydrogène sulfuré ou des sulfures alcalins. Avec une solution de sulfate de fer, l'écriture a une couleur bleue ou noire, suivant qu'on emploie pour la faire reparaître le cyanure jaune, ou une infusion de noix de galle. Inversement, on peut tracer une écriture sans teinte sensible, qui, au contact d'une dissolution de fer au maximum, apparaît noire ou bleue, uivant qu'on a employé, comme encre, une décoction faible de noix de galle , à'écorce de chêne, de sumac, ou une solution étendue de cyanure jaune. Les caractères tracés avec le sulfate de cuivre paraîtront avec une belle couleur bleue au contact des vapeurs ammoniacales (D r Wurzer). Avec \'a- cide sulfurique trés-étendu, les caractères tracés deviennent noirs et ineffaçables par l'application de la chaleur : l'eau s'évapore, et l'acide, en se concentrant, cliarbonne le papier. Avec les sucs végétaux, tels que ceux de navets, d'oignons, le jus de citron, on peut tracer des écritures invisibles; mais en présentant le papier au-dessus de charbons rouges, il arrive que la matière végétale se détruit avant ou après le papier. Si elle se décompose d'abord, ses caractères sont noirs ou jaunes-bruns; si le papier se décompose le premier, les caractères sont blancs sur fond noir. Avec une solution suffisamment étendue de nitrate d'argent, les caractères tracés sont invisibles à l'abri de la lumière, et ne prendront une couleur brune, puis noire, que par leur exposition à la lumière diffuse. En général, on peut dire que tout composé incolore, se colorant par l'action d'un réactif, peut servir d'encre de sympathie (V. p. 1307). Encrivore. Cette préparation, que l'on vend depuis un certain nombre d'années à Paris, pour enlever les taches d'encre, et, ce qui est plus grave, l'écriture elle-même, parait être un soluté d'acide oxalique et d'acide tartrique. Épices fines. Quatre épices. Piment Tabago....... 15 Cannelle ............. 3 Gingembre........... 5 Laurier .............. 1 Épices solubles (Bonnière et Lemettais). Condiments ou poudres solubles parfumées, obtenues en évaporant sur du sel ou sur du sucre de lait la dissolution d'une épice dans le sulfure de carbone purifié. C'est une application, au parfum des épices, du procédé proposé par Millon, pour extraire le parfum des fleurs (V. Rev. pharm., 1859-60). Feux de couleur. — Pyrotechnie. Feu bleu : nitre 5, soufre 2, antimoine 1. — Chlorate de potasse 12, soufre 4, sulfate de cuivre ammoniacal 4. — Cramoisi : chlorate de potasse 17, nitrate de strontiane 270, charbon 21, soufre 90. — Vert : nitrate de baryte 63, soufre 11, chlorate de potasse 24, charbon 2, sulfure d'arsenic, 2. — Soufre 25, limaille de euh re rouge 5, chlorate de potasse 45, calomel à la vapeur 1, nitrate de baryte 60. — Soufre 15, chlorate de potasse 36, noir de fumée 0,66, calomel à la vapeur 0,34, nitrate de baryte 48. — Lilas : chlorate de potasse 49, soufre 25, craie sèche 20, oxyde noir de cuivre 6. — Chlorate de potasse 45, soufre 20, craie 2, sulfure de cuivre 5, sulfate de cuivre 10, nitrate de potasse 23. — Violet : soufre 24, chlorate de potasse 22, sulfate de strontiane 18, carbonate de cuivre 1. — Soufre 29, chlorate de potasse 43, azotate de strontiane 20, calomel à la vapeur 3, carbonate de cuivre 5. — Pourpre : chlorate de potasse 42, nitre 23, soufre 23, oxyde noir de cuivre 10, sulfure de mercure 3. — Rouge : lycopode 1, nitrate de strontiane sec 20. — Soufre 20, nitrate de strontiane sec 72, poudre de guerre 6, charbon 2. — Nitrate de strontiane 48, soufre 16, chlorate de potasse 30, noir de fumée 6.—Nitratede strontiane sec 125, gomme laque en poudre fine 32, noir de fumée 1, chlorate de potasse 60, calomel 2, fleurs de soufre 2.' — Nitrate de strontiane sec 4, laque en écailles 1 (Boeltger). — Blanc : nitre 46, soufre 23, poudre de guerre 12, zinc en poudre 18. — Pulvérin 16, soufre lavé 24, salpêtre 45, mercure fulminant 5, cristal pulvérisé. 10 — Jaune : nitrate de soude sec 75, soufre 20, charbon 6. — Soufre 6, chlorate de potasse 12, bicarbonate de soude 3, sulfate de strontiane 3. — Pluie d'or : salpêtre, soufre, pulvérin, noir de fumée, gomme arabique pulvérisée, suie, âa, P. E. (V. Chertier, Traité de Pyrotechnie, 2 e édit. — Tessier, Chimie pyrotechnique, 1859). — Composition à l'alcool pour cérémonies funèbres : acétate de cuivre 1, chlorure de cuivre 1, alcool, Q. S., pour dissoudre les sels, ou : acétate de cuivre cristallisé 4 à 6, sulfate de cuivre 2, sel ammoniac 1, alcool, Q. S. pour dissoudre les sels. Rappelons ici ce que nous avons dit des feux liquides, de Nicldês (p. 691), et mentionnons le nouveau feu liquide de M. P. Guyot, obtenu soit en mettant l'ammoniaque en présence d'une solution de bromure de soufre dans le sulfure de carbone, additionné de phosphore ; soit en mélangeant du bromure de soufre et du feu fénian, en proportions variables (V. J. ph. 1871). Foudre de salon. Papier chimique, préparé d'abord en Angle- MISCELLANÉES. 1331 terre, ou pyroxyline préparée en trempant des feuilles de papier dans de l'acide nitrique fumant. Il s'allume instantanément au contact d'un corps en ignition et brûle sans résidu avec une belle flamme rouge, pourpre, verte ou jaune, par l'addition de sels de strontium, de cuivre, etc. (V. Un. pharm., 1866).—Le feu d'artifice de chambre ou bouquet magique se prépare avec : salpêtre pulvérisé 15, fleur de soufre 15, huile de lin 10, poudre à tirer (pulvérin) 30, esprit-de-vin 8, camphre pulv. 2, gomme arabique pulvér. U- F. dissoudre le camphre dans l'esprit-de-vin, la gomme dans un peu d'eau, mêlez le salpêtre, le soufre et le pulvérin, formez une pâte en y ajoutant l'huile, l'esprit et l'eau gommée, pétrissez-la fortement de manière à en faire une plaque de 2 millim. d'épaisseur que l'on découpe en carrés de 6 à 8 millim. environ, et laissez sécher convenablement. On fait entrer un carré dans une fente faite à un bout d'allumette, que l'on allume dans un endroit obscur. Glu marine. Une invention susceptible d'applications nombreuses et d'une grande importance, est la glu ou colle marine ; le mot emporte avec lui sa définition. La glu marine est une substance destinée spécialement à faire joindre, adhérer les bois de constructions maritimes. Nous disons spécialement, car l'application peut très-bien s'étendre aux constructions terrestres. M. Jeffery, qui en est l'inventeur, a formé sa glu marine des éléments suivants : naphte brut ou huile essentielle de goudron, gomme- laque et caoutchouc, associés de la manière suivante : le caoutchouc, découpé en minces lanières, est mis en macération dans l'huile de naphte et on favorise la dissolution par la chaleur et par l'agitation. Les proportions sont de 34 p. d'huile essentielle et de 2 à k de caoutchouc. La dissolution, qui a la consistance d'une crème épaisse, est additionnée de 62 à 64 p. de gomme-laque réduite en poudre. Le tout est chauffé, soit à feu nu, soit à la vapeur, dans un vase de fer ou de cuivre, et agité convenablement jusqu'à ce que la fusion soit bien complète et le mélange bien intime ; on enlève le composé, ou bien on le fait couler encore chaud par un tuyau de décharge sur des platines de métal ou sur un dallage. La matière refroidie forme des plaques ou bandes, présentant pour la consistance quelque analogie avec le cuir souple : c'est ainsi que la glu marine est conservée pour l'usage. Les proportions des éléments, que nous venons de donner, ne sont pas absolues ; elles doivent varier suivant les emplois auxquels on destine la colle : ainsi on peut supprimer entièrement le caoutchouc, et forcer la dose de gomme-laque, quand on veut donner à la glu plus de consistance et moins d'élasticité. Pour faire usage de cette colle, on la porte dans un vase de fer à la température de 120° environ, et on l'applique chaude à l'aide d'une brosse sur les surfaces que l'on veut réunir, en ayant soin de l'étendre en couches uniformes. Comme la température de la colle s'abaisse aussitôt qu'elle est étendue et qu'elle durcit, il faut la ramollir en la ramenant à 60°, ce qui se fait en passant dessus des fers chauds. On plonge de suite les parties soudées dans l'eau froide. Des expériences ont constaté que les objets soudés avec cette matière se brisaient toujours ailleurs qu'à l'endroit de la soudure. La glu marine est destinée à rendre à la marine et aux arts des services signalés. Elle peut servir à faire des mâts avec des pièces d'assemblage, à calfater les navires ; chargée d'un poison minéral, elle peut remplacer avec économie le doublage en cuivre des navires. Elle a même sur les pierres le plus fort degré d'adhésion et peut servir à les relier avec la plus grande solidité. Elle est bonne pour coller les planches à imprimer le papier peint. Pour ce dernier usage, on emploie aussi un mélange, à parties égales, de chaux éteinte et de fromage blanc que l'on a fait dessécher; le tout, réduit en poudre, est délayé avec de l'eau en consistance de crème, et s'applique au pinceau sur les pièces à coller, qui sont mises ensuite en presse. La glu marine pourra peut-être aussi être employée en pharmacie dans quelques circonstances, et d'abord à souder les instruments de bois, de marbre et de porcelaine, brisés. En 1850, M. Lenhcr, de Philadelphie, a proposé, pour le collage des morceaux de verre, une espèce de glu translucide, que l'on prépare en faisant dissoudre 75 de caoutchouc dans 60 de chloroforme, ajoutant 15 de mastic, et laissant macérer pendant huit jours. Si on augmente la dose de caoutchouc, on obtient une glu plus élastique. Glycérocolle (Mandet). Dextrine........... 500 Sulfate d'alumine... 100 Glycérine à 28°..... 1300 Eau de riyière...... 3000 150 gr. de cette préparation, ajoutés à 250 gr. de gélatine préalablement dissoute dans 3 lit. d'eau, qui forment le parement ordinaire des tisseurs en mousseline de Tarare, permettent à ceux-ci d'abandonner le travail dans les caves, dans les lieux bas et humides, pour un travail salubre dans des ateliers secs, vastes et bien éclairés, ou dans les étages supérieurs des maisons. La découverte de cet encollage ou parage, à l'usage des tisserands, est donc un véritable bienfait; on la doit à deux pharmaciens: MM. Mandet,de Tarare,et Freppel, ■■ 5!j 1332 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de Sainte-Marie-aux-Mines (V. Un. ph., 1862). Koumiss, Koumys ou Kumys. Liqueur vineuse préparée par les Kalmouks, les Kirgliiz, les Baskirs et la plupart des peuples pasteurs de l'Asie centrale, avec du lait de jument (très-riche en sucre de lait) aigri; dès le xm e siècle, elle était très-employée chez les Tartares. Ses premières applications médicales datent de 1788. Anliscorbutique usité en Allemagne. Préconisé contre la phthisie, en 1866, par le médecin russe Karell. Depuis peu de temps on l'expérimente en France; il parait rendre des services dans les affections catarrhales et l'albuminurie. On l'obtient aussi en Russie, en Autriche, en Saxe, en Suisse, avec le lait de différents animaux. Le D r Schneep, qui a fait, en France, les premiers essais du koumys, l'obtient avec un mélange de lait d'ânesse (2 vol.) et de lait de vache (1 vol.) ; la fermentation est provoquée par du levain ; il nomme ce koumys, galazyme. Chez les Kirgliiz, le vieux koumys desséché, nommé korà, sert de ferment; chez les Tartares, le ferment est de la farine de seigle ou de la levure de bière. Le koumys est un liquide lactescent, blanchâtre, d'une odeur qui rappelle celle du petit-lait, d'une saveur légèrement acide et piquante; l'acide carbonique qu'il contient le rend très-mousseux; de là le nom de lait de Champagne qui lui a été donné. A Paris, on en fabrique 2 sortes d'après le degré d'alcool par litre qu'il représente. On le prescrit à la dose de 2 verres pris en 4 fois entre les repas; cette dose est augmentée jusqu'à 2 verres le matin et 2 verres dans l'après- midi, en ayant soin de ne pas le prendre à jeun, ni immédiatement avant ou après les repas. Pour vaincre la répugnance de certains malades, on l'édulcore avec Q. S. de sirop ou de sucre pulvérisé (V. J.ph., 1855,1874,1875; Un.ph., 1874). Le Koumiss est la même chose que laPinna, liqueur favorite des Lapons, faite avec du lait de renne. Par la distillation du Koumiss, les Kalmouks obtiennent une eau-de-vie de lait, qu'ils nomment Rark ou Bahy. — Avec une pâte formée de millet, d'eau et de lait de jument, les Kirgliiz préparent une boisson aigre très-enivrante, nommée Basha (V. J. ph. 1871). Ce nom a été également donné par le D r Dujardin-Beaumetz à une sorte de lait fermenté obtenu en dissolvant 4 gr. de levure haute de grain et 10 gr. de sucre dans 1 litre de lait, et plaçant le tout en lieu frais dans des flacons bien ficelés. Le Kéfir ou Képhir est une boisson analogue au koumys, préparée par les montagnards du Caucase avec le lait de vache et un ferment (graines de kéfir) qui se trouve au fond des vases en bois dans lesquels les indigènes font cailler le lait à l'aide de l'e>tomac de mouton. Kwas (Quas ou Quisitchy). Boisson fermentée que les Russes préparent avec P. E. de farines de seigle, d'orge et d'avoine, et de l'eau, addit. d'un peu de menthe sèche, de raisins secs et de levure de bière. Lait d'amandes. Am. amer, décortiq. 285 H. d'amandes, âa... 0,14 Eau de roses....... 1100 Savon d'huile....... 0,14 Aloool à 60°........ 400 Ess. d'am. amères.. 0,44 Cire, Spermaceti, — de Bergamote.. 3,50 Lait de pistache. Pistaches............ 85 Huile verte, âa....... 28 Eau de il. d'oranger. 420 Cire, Savon de Palme, Spermaceti, âa....... 28 Lait de roses. Amandes mondées .. 250 Spermaceti.......... 15 Eau de roses....... 1500 Alcool .............. 375 Savon "Windsor ..... 15 Essence de bergam... 15 Cire Manche....... 15 — de lavande... 4 II uile d'amandes.... 15 — de roses..... 8 F. avec les amandes et l'eau une émulsion; faites fondre la cire, le spermaceti et le savon dans l'huile ; versez ce produit dans un mortier, et ajoutez-y peu à peu l'émulsion, puis les huiles volatiles dissoutes dans l'alcool. D'une manière analogue, on prépare d'autres cosmétiques, tels que : les laits de concombres, de pissenlit, de sureau. Il est bon d'être en garde contre l'emploi de certains cosmétiques, qui, sous le nom trompeur'de laits, contiennent des substances toxiques, pouvant donner lieu à des accidents graves chez les individus qui en font un usage continuel. iNous citerons, par exemple, le luit antéphélique, destiné à conserver la fraîcheur et la clarté du teint, et qui, d'après l'analyse de Réveil, renferme : sublimé corrosif 1,075 ; oxyde de plomb hydraté 4,010 ; eau 122,715 ; plus des traces de camphre et d'acide suli'u- rique. L'Eau ou Crème de Lys parait être à base de chlorure ammoniacal de mercure. Lessive alsacienne. On fait dissoudre 1000 de savon dans 50000 d'eau chaude ; on ajoute 15 d'essence de térébenthine et 30 d'ammoniaque. Il suffit de laisser le linge plongé pendant quelques heures dans celte lessive, de le frotter ensuite entre les mains pour enlever la crasse et de le. passer à l'eau (Kampmann). — Lalessive américaine présente de l'analogie avec celle-ci; seulement, dans la solution de savon, on ajoute 4 cuillerées d'un mélange de : huile d'aspic 5, essence de térébenthine 30, ammoniaque concentrée 12. Levure de bière artificielle. Miel ............... 150 Crème de tartre..... 30 Eau à 50".......... 1500 Malt ................ 500 Remuez bien le tout et abandonnez-le peu- MISCELLANEES. 1333 dant 2 ou 3 heures, ou jusqu'à ce que la température soit descendue à 20°, à laquelle il faut couvrir jusqu'à ce que la fermentation survienne et que la levure soit formée. La levure dite viennoise, fabriquée à Vienne (Autriche), douée d'une énergie plus grande que la levure ordinaire, a une régularité d'action qui paraît contribuer à la supériorité de la bière autrichienne et du pain viennois. Elle se prépare en soumettant à la fermentation alcoolique, avec un peu de levure, le liquide provenant de la macération dans l'eau, vers 65 ou 70°, d'un mélange de maïs, de seigle et d'orge germes et pulvérisés. La levure égout- tée, lavée légèrement et comprimée à la presse hydraulique, peut être conservée 8 ou 15 jours suivant la saison. Liqueur pour l'argenterie. Crème de tartre, Alun.............. 30 Sel marin, aa........ 30 Eau .............. 1500 L'argenterie bouillie dans cette composition devient très-brillante. Pour nettoyer l'argenterie, M. Boettger a propose de plonger l'objet en argent dans une dissolution faible de potasse caustique ou de borax, et de le toucher, au sein de cette dissolution, avec une lame de zinc. Liqueur pour le fourbissage du cuivre. Eau............... 2000 Acide oxalique....... 15 Terre pourrie...... 60 — sulfurique...... 1 o On agite le mélange au mom. de s'en servir. Mastics, Luts et Ciments divers. Ciment arménien, turc, chinois, à diamant, ou des bijoutiers. —■ On fait dissoudre de la colle de poisson, préalablement ramollie par l'eau, dans la plus petite quantité possible d'alcool à l'aide d'une douce chaleur. Dans 60 de ce soluté on fait dissoudre 0,5 de gomme ammoniaque, et on y ajoute un soluté de 2 de mastic dans 12 d'alcool fort. On conserve en flacon bien bouché. Pour s'en servir, on le fait ramollir au B.-M. Sert plus particulièrement aux bijoutiers pour fixer les pierres fines. — Ciment parolie ou universel. Chauffez du lait caillé; recueillez le caillot, exprimez-le, faites- le dessécher et mettez-le en poudre. A 300 p. de cette poudre, ajoutez 30 p. de chaux vive en poudre, et 3 p. de camphre. Mêlez bien et conservez en flacon bouché. Lorsqu'on veut s'en servir, on forme une pâte avec cette composition et Q. S. d'eau, et on applique aussitôt. La poudre de chaux vive, mêlée avec du blanc d'oeuf, forme un ciment analogue. — Ciment algérien. Cendre de bois 2, chaux 3, sable 1 ; mêlez, battez en humectant avec de l'eau et de l'huile. — Ciment inaltérable à l'eau. Chaux vive 5, fromage frais 6, eau 1. — Ciment de Chenot. Mélange pâteux d'épongé de fer ou fer métallique divisé avec des matières inertes (sable, argile), comprimé dans des moules; acquiert une dureté considérable par suite de l'augmentation de volume que produit l'oxydation du fer. — Ciment de Kuhlmann. Mélange pâteux de pyrites calcinées, pulvérisées, et de marcs de soude brute, moulé en briques ou en ornements d'architecture ; acquiert beaucoup de dureté. — Ciment-Marbre, plâtre durci. Plâtre calciné et concassé, immergé pendant 24 heures dans une solution d'alun au 1/10 (plâtre aluné, de Savoie et Greenwood), ou dans une solution au 1/100 de borax et de crème de tartre (Keating), ou dans une dissolution formée de silicate de potasse (100 p.), carbonate de potasse (27 p.), eau (500 p.) [De Wylde) ; le plâtre est ensuite séché ^ers 200° et réduit en poudre. On a aussi un plâtre durci en y mêlant de la poudre d'alun. Quant au marbre artificiel ou stuc, on le forme en gâchant un mélange de plâtre cuit, tamisé et de poussière de marbre, dans de la colle forte, de la gomme arabique ou dans une décoction de graines ou végétaux mucilagineux. Tous ces marhres artificiels, stucs, plâtres durcis, peuvent être colorés de diverses manières au moyen d'oxydes et de sels métalliques. — Colle pour unir les objets de verre ou de porcelaine. Amidon 60, craie pulvérisée 100, eau-de-vie étendue d'eau Q. S., colle forte 30, térébenthine de Venise 30. — M. Manon fabrique avec le gluten du blé, ramolli soit par fermentation à 35°, soit par chauffage à la vapeur ou au B.-M., entre 40 et 60°°, une matière qu'il appelle albumine végétale et qui peut servir de colle forte ou pour clarifier les moûts, encoller les papiers et les tissus, fixer les couleurs et les métaux en feuilles, en peinture et sur les tissus (V. Un. ph. 1863).— Ciment pour cristal, porcelaine, marbre, etc., ou ciment de colimaçons. Voici une composition bizarre que nous avons vu bien réussir dans le recollage des pièces de cristal, etc. On prend 100 limaçons, on les fait jeûner pendant deux mois au moins, en ayant soin de les nettoyer entre temps. Alors on les arrose avec un peu d'eau pour les faire sortir de leurs coquilles ; on décante l'excès d'eau lorsqu'on s'aperçoit qu'ils vont sortir. Lorsqu'ils sont sortis, on jette dessus une poignée de sel de cuisine, puis le suc de k ou 5 citrons, un filet de vinaigre, et on bat bien le tout ensemble. Les colimaçons laissent exsuder leur mucus que l'on recueille, mêlé aux substances ajoutées, et on l'unit intimement, dans un mortier, à 8 gr. de gomme adragante, puis à 60 ou 50 gr. de suc d'ail, et à 200 gr. d'alcool. On le conserve ainsi opaque, ou on le colore selon la pièce à souder. Il s'applique à froid, mais il faut ensuite exposer la soudure au soleil en été, et au feu en hiver. — En Chine, on raccommode les porcelaines avec un ciment composé 1334 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de verre blanc broyé avec du blanc d'œuf. — La gomme-laque, ramollie dans l'alcool, ou une dissolution de 2 p. de succin dans 3 p. de sulfure de carbone, constitue un bon mastic, pour le même usage. Il en est de même de la glu transparente, tres-agglutinative, que l'on obtient en mêlant ensemble dans un mortier 2 p. de nitrate de chaux, 25 p. d'eau et 20 p. de gomme arabique pulv. — Mastic hydrofuge, de Cools. Goudron de houille 15, soufre 2, minium 2, litharge 2. S'emploie à chaud ; durcit beaucoup par le refroidissement. — Mastic des fabriques de produits chimiques. On fond ensemble 1 p. de résine, 1 p. de soufre, et on mêle environ 2 p. de brique soigneusement pilée. 11 est inattaquable par les acides; est très-employé dans la fabrication en grand des acides chlorhydrique, nitrique, etc. — Mastic à souder la pierre. Soufre, cire jaune, résine, P. E., ou un mélange de glycérine concentrée et de litharge en poudre fine ; ce dernier mastic durcit très-vite et convient aussi pour souder le fer à la pierre ; il est inattaquable par l'eau, les acides, la benzine et les huiles essentielles (Hirzel, Pollack). — Ciment pour la pierre, de Lielegg. Bouillie de chaux hydraulique et de verre soluble. — Mastic pour enduits et moulages. Sable 315, sablon ou grès 215, blanc d'Espagne 105, céruse 25, massicot 10, huile d'oeillette ou autre huile siccative 10. — Ciment pour conduites d'eau. Goudron, suif, brique pulvérisée P. E. Mêlez exactement et employez à chaud. — Mastic commun. Sable de rivière 20, litharge 2, chaux vive 1, huile de lin Q. S. pour former une pâle. Pour mastiquer les interstices des pierres, les chaudières à vapeur. — Mastic de fonte ou de fer. Limaille de fonte non oxydée 25 à 30, sel ammoniac pulvérisé 1/2 à 1, fleur de soufre 1. Autre formule : limaille de fer 100, sel ammoniaque 3 a 5, fleur de soufre 10 à 20. Mêlez avec de l'eau ou de l'urine et faites une pcâte homogène bien malaxée. S'emploie, tantôt à froid et en pâte molle, dans le raccommodage des tubes et chaudières; tantôt sec et chaud dans l'ajustage des cylindres, bouilleurs, boîtes à vapeur, etc. (V. Un. ph., 1861). Il peut être remplacé par un mastic fait avec : eau salée Q. S., et limaille de fer 4, terre glaise 2, poudre de tessons de grès 1 ; ou avec : limaille de 1er et Q. S. de silicate de soude en solution, de manière à faire une bouillie épaisse ; la limaille de fer peut être remplacée par P. E. de peroxyde de manganèse et de blanc de zinc pulvérisés (Schwartze). — Mastic pour sceller les chaudières, de Hamelin. Sable 84, pierre de Portland 166, litharge 18, verre pulvérisé 0,90, minium 0,45, oxyde gris de plomb 0,90; le tout est broyé avec de l'huile (V. Un. pharm., 1861). — Ciment de graphite. Pour luter, comme le mastic de minium (céruse broyée à l'huile 2 p., minium 1 p.), les joints de conduites de gaz, de machines à vapeur, etc. Plombagine en poudre fine 270, craie ou chaux éteinte 135, sul- afate de barfyte 360 huile de lin cuite 315. Mêlez, b,royez e t ites une pâte avec l'huile. Pour le même emploi, on fait une pâte bien homogène avec : argile sèche pulv. 1 p., limaille de fer non oxydée et tamisée 2 p. et Q. S. d'ac. acétique (Junemann) ; ou une bouillie épaisse avec : argile sèche pulv. 8 à 10 p., limaille de fer, exempte d'oxyde, 4 p., perox. de manganèse 2 p., sel marin 1 p., Borax 1 p. et Q. S. d'eau {Schwartze} ; ou sulfate de baryte mélangé avec une solution de silicate de potasse et de borax; en y ajoutant 2/3 d'argile, on peut l'employer pour les joints qui doivent résister à une très-haute température (Friedrich). — Ciment de Botany- Bay. Résine de Botany-Bay, brique en poudre, âà, P. E.; mêlez par fusion. Pour coller les objets de terre. En employant la résine commune, le suif, le colcothar, la brique pulvérisée P. E, ou brique pulvérisée 2, arcanson 1, on obtient le ciment ou mastic des fontainiers. — Mastic au caoutchouc, de Maissiat. On fond le caoutchouc très-divisé, en le chauffant à 220° (1/15 de suif ou de cire est ajouté au début de la fusion), en ayant soin de conduire le feu lentement et de remuer sans cesse. Lorsque la fusion est complète, on ajoute par partie de la chaux délitée et tamisée, dans la proportion de 1 p. pour 2 p. de caoutchouc ; on a un mastic mou ; en doublant la dose de chaux, le mastic est plus ferme, mais toujours souple. Une odeur spéciale indique que l'opération marche bien. Quand le mélange a une consistance convenable, on le retire du feu, et le mastic est fait. Il est excellent pour la fermeture hermétique des vases (on l'interpose entre le goulot d'un flacon et un obturateur usé sur les bords) et pour le lulage des appareils de chimie et de pharmacie. Il ne se dessèche pas, reste longtemps ductile et tenace ; mais on peut lui faire acquérir la propriété siccative, lorsque cela est nécessaire, en l'additionnant d'un sel de plomb, ou en employant 1 p. de minium pour les doses de mastic mou, indiquées ci-dessus. — Ciment pour les dents, d'Ostermaier. On mêle promptement 13 p. de chaux vive finement pulvérisée, à 12 p. d'acide phosphorique anhydre, puis on introduit Q. S. de cette poudre dans la cavité dentaire, préalablement desséchée au papier Joseph. — Mastic pour les dents, de Feichtingcr. Verre pulvérisé 1, oxyde de zinc pur 3, mêlés intimement et délayés avec une dissolution composée de 50 p. de chlorure de zinc (densité 1, 5 à 1,6) et de 1 p. de borax. Durcit vite et MISCELLANEES. 1335 doit être employé avec promptitude ; a de l'analogie avec le ciment Sorel (V. Rev. pharm., 1859-60). — Le Lut à la colle, employé dans les laboratoires de chimie, et de pharmacie, se prépare en formant une pâte avec de la colle d'amidon et de la farine de lin ou du tourteau d'amandes. — Le Lut gras, pour appareils de chimie, se fait avec de la glaise, 1 / 8 de litharge, et de l'huile de lin. — Le Lut à la chaux s'obtient en battant de la chaux délitée avec des blancs d'ccufs; on trempe des bandelettes de toile dans ce mélange, et on les applique aussitôt. Ce lut se dessèche prompte- ment et devient très-solide. Un lut analogue est le suivant : craie pulvérisée 30, farine de seigle 60, blanc d'œuf, Q. S. Pour former un mélange presque liquide. On l'étend au pinceau sur de petites bandes de toile qu'on superpose sur la pièce à luter, après avoir passé sur le premier tour de bande un fer rouge, qui brûle partiellement le lut; les autres tours de bandes sont seulement desséchés par l'approche du fer chaud. — Le Lut ter- feux se fait avec de la terre à four et du crottin de cheval ou de la bouse de vache. Ces cinq derniers luts sont employés dans les laboratoires de chimie et de pharmacie.— Le Lut de Mohr se compose de : brique pulvérisée, litharge pulvérisée, P. E., dont on fait une pâte avec de l'huile de lin ; on en recouvre une capsule ou une cornue, on saupoudre de sable fin et on sèche à l'étuve. Ce lut, sans le sable, est bon pour réparer les mortiers de porcelaine. — Mastic d"Ellsner pour coller des objets en bois avec d'autres en métal, verre, pierre, etc. : colle forte bouillie avec de l'eau et épaissie avec quantité suffisante de Cendre de bois tamisée; s'emploie à chaud. — Mastic pour fixer le laiton sur le verre. On fait bouillir un mélange de : soude caustique 1 p., colophane 3 p., plâtre 3p., eau 5 p. Il durcit au bout d'une demi-heure ; le durcissement est retardé en remplaçant le plâtre par du blanc de zinc, de la céruse ou de la chaux éteinte (Pus- cher). Un autre mastic pour le même usage s'obtient en formant une pâte plastique avec 2 parties de litharge fine, 1 p. de céruse, triturée avec 3 p. d'huile de lin cuite et 1 p. de çopal (Franke). — Mastic de caséine, de Wagner. Solution de caséine dans une solution saturée froide de borax ou de silicate alcalin. — Mastic ou Ciment pour les arbres. Les plaies ou crevasses des arbres se trouvent très-bien d'être recouvertes par un mélange de goudron et de poussier de charbon. — Le Ciment zincique, de Sorel, qui peut servir comme mastic et comme moulage, se prépare en délayant de l'oxyde de zinc dans du chlorure de zinc liquide marquant 50 à 60° B é . — Selon l'emploi, on se sert de produits plus ou moins purs; on y ajoute des matières siliceuses, calcaires, métalliques, etc. (V. Rev. ph. 1855- 1856). Quand on applique ce ciment sur un mur, plafond ou lambris, on met d'abord une couche d'oxyde de zinc mêlé de colle, et on la recouvre d'une couche de chlorure de zinc. L'oxyde et le chlorure se combinent et forment une espèce de mastic, poli comme le verre, qui peut servir de couleur, d'enduit, pour les métaux, la porcelaine, le verre et aussi pour plomber les dents {Love). — Le Ciment magnésien, de Sorel, pouvant se mouler comme le plâtre et être coloré diversement, se forme en gâchant de la magnésie avec une solution de chlorure de magnésium marquant 20 à 30° B é . Sous le nom cÏAlbolithe, M. Niemann, de Breslau, prépare un ciment très-analogue. — V enduit imperméable, de Dondeine, est une pâle hydrofuge, composée d'oxydes métalliques, de corps gras et résineux. Ce mélange acquiert, avec le temps, la dureté du métal, s'emploie à chaud et à froid contre l'humidité des murs, pour la conservation des bois, du fer, etc. (V. Rev. ph. 1859-60). Mélange pour le dégraissage des étoffes de soie. Savon noir... 125 Miel....... 150 Eau-de-vie.. 400 On lave l'étoffe dans ce mélange, puis on la passe à l'eau. Mélange restaurant (Caudle, ang.), Dans 500,0 de bouillie de gruau claire et bouillante, mettez un jaune d'œuf battu avec du sucre et mêlez avec une cuillerée d'eau froide, un verre de vin et de la muscade. Au vin on peut substituer de l'eau-de-vie, et à la muscade d'autres aromates. — Restauratif pour les convalescents et les accouchées. Moutarde de table. Persil, Cerfeuil, Ciboule, Quatre-épices....... 60,0 Céleri, âa... 1/2 botte Ess. de thym, goutt. 40 Ail............ 3 tètes — de cannelle, g.. 30 Sel marin pulvér... 250,0 ■— d'estragon, g... 30 Huile d'olives...... 125,0 Hachez les plantes, faites-les macérer pendant 15 jours dans du vinaigre blanc Q. S. Au bout de ce temps, broyez au moulin. On ajoute à la matière broyée assez de moutarde en poudre pour former 12 litres, et on mêle alors les autres ingrédients. Pâte arsenicale pour la destruction des animaux nuisibles. Soif fondu. 1000 Acide arsen. en Noirdefum. 10 Far. de fr. 1000 poud. tr-fine. 100 Ess. d'anis.. 1 Faites fondre le suif dans une terrine à feu doux ; ajoutez-y les autres substances et mélangez exactement. Cette pâte peut.être employée seule ou mélangée avec des substances recherchées par les animaux qu'on veut détruire. (Formule arrêtée par l'Ecole de pharmacie conformément a l'ordonnance sur la vente des poisons.) (V. p. 1079.)—Sous le nom 1336 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de Poison spécifique pour les cuirs, on prépare à Buenos-Ayres une pâte très-arsenicale pour la conservation des peaux. Cette pâte, d'un brun-violet, contient 20 °/ 0 d'eau; desséchée à 100°, elle présente, d'après les analyses de M. Girardin, la composition suivante : Acide arsénieux...... 89 Sel marin............ 2 Sulfate de soude...... 4 Argile pour colorer... 5 Pâtes phosphorées pour la destruction des animaux nuisibles. Phosphore. 20 F. de blé. 400 H.denoixoud'œill. 200 Eau bouill. 400 S. fondu.. 400 Sucre pulv....... 300 On met le phosphore et l'eau bouillante dans un mortier en porcelaine très-propre ; lorsque le phosphore s'est liquéfié, on ajoute promptement la farine par portions en agitant continuellement avec un pilon de bois ; ce premier mélange étant presque froid, on y verse peu à peu le suif fondu, mais peu chaud, l'huile et enfin le sucre, et on remue jusqu'à refroidissement. On conserve la pâte dans des pots bouchés. Pour l'employer, on l'étend, avec un couteau ou une spatule, en couches légères sur des tranches de pain minces, isolées ou appliquées l'une contre l'autre, afin que la pâte reste interposée entre les tranches. Les rats, les souris, les mulots, etc., la mangent avec avidité et ne tardent pas à succomber. Hachée avec des vers, elle détruit parfaitement les taupes, les loirs, les grillons, elc. On peut remplacer la farine de blé par la fécule de pommes de terre ou toute autre farine appréciée de l'animal à détruire, Cette préparation est préférable à la pâte arsenicale. Son odeur indique parfaitement sa nature ; les animaux de basse-cour seuls peuvent s'y tromper. —Voici encore d'autres formules de pâtes phosphorées pour la destruction des rats : farine ordinaire 24, phosphore 3, eau 173 (Schattenrnann): On môle la farine avec l'eau à 100° comme si l'on voulait faire de la colle de pâte ; lorsque la température est abaissée à 60°, on ajoute le phosphore, en agitant fortement avec une spatule, jusqu'à ce que la température soit abaissée à 30°. — Pâte officiellement recommandée en Prusse : phosphore divisé 8, farine de seigle 180, eau tiède 180, beurre fondu 180, sucre 125 (Simon). (V. Rev. pharm., 1859-60.) On obtient encore une préparation qui réussit très-bien, dit-on, contre les rats, en incorporant 60 gr. de scille en poudre dans 250 gr. de fromage odorant ou d'omelette, ou d'une graisse quelconque. Il paraîtrait que les racines fraîches de la renoncule bulbeuse, pilôes et mélangées avec de la graisse, sont très-propres aussi à empoisonner les rats et les souris. Pâte circassienne. Savon bl.. 12 Axonge. 50 Céruse.. 30 Iris pulv.. 8 Pierres hydrofuges et d'ornement. On fait bouillir les pierres naturelles que l'on veut rendre hydrofuges dans un mélange de goudron, de bitume et de suif, ou bien dans un mélange de résine et de térébenthine que l'on colore diversement. Poison pour les mouches (Fly-Ptison, aiyg.). F. bouillir 8 de quassie dans 500 d'eau; passez et ajoutez 125 de mélasse (V. p. 775). U'huile de laurier paraît être un préservatif des mouches. — Pour débarrasser les chevaux des piqûres de mouches, on les frotte avec un décodé de feuilles de noyer (V.p. 640), avec des feuilles de marrubenoire (Rallota ?iigra), qui donne un suc dont l'odeur chasse les mouches et les taons. — On fait un papier tue-mouches en trempant du papier buvard dans de l'eau miellée, additionnée d'émétique. —On a imaginé, dans le même but, différents petits appareils en verre, dans lesquels les mouches ne peuvent sortir lorsqu'elles y sont entrées. Poison pour les punaises (Bug-Poison, Ang.). Alcool ............. 3500 Camphre ............. 60 Ess. de férébenth... 125 Sublimé.............. 30 Pommade dite Crème du Liban. Huile de ben......,. 250 Amandes fines....... 500 de pavot bl.... Cire Vierge.......... Spermaceti.......... Fleurs do benjoin.... Extr. de £1. d'oran^.. 60 Bl. de perles........ 250 30 Talc de "Vemse ...... 125 30 Baume du Pérou..... 1 15 Ess. de roses........ 0,5 10 (Brevet expiré.) Cosmétique pour la peau (V. IHspens.). Pommade pour noircir les cheveux. Nitrate d'argent...... 8 Ammoniaque......... 15 Crème de tartre....... 8 Axonge.............. 15 Poudre pour détruire les rats. La poudre intitulée le Philanthrope muopho- bon, pour la destruction des rats et des souris (sans arsenic), de Jacques Salomon et C e , doit son action, d'après l'analyse qui en a été faite, à une forte proportion d'émétique, puisque 10 gr. de celte poudre on t fourni 1,9 de cette substance. Poudre pour nettoyer l'argenterie. Carb. de chaux..... 3u00 Onguent napolitain... i-5 Os calcinés......... 1125 Ess. de térébenthine. 125 Au moment de s'en servir, on la délaye avec un peu d'eau-de-vie ou d'alcool. La Poudre pour nettoyer Vor est du colco- thar en poudre très-fine que l'on nomme Rouge de Prusse ou Rouge anglais. La poudre ci-dessus pourrait servir à cet usage. Autre recette : Crème de tartre pulv., carbonate de chaux pulv., aa, 64 Alun pulvérisé.................................... 32 On frotte l'argenterie avec ce mélange délayé dans un peu d'eau , en se servant d'un linge doux ou d'une brosse. Poudre désinfectante des matières fécales, etc. (Siret). Sulfate de fer....... 2000 Sulfate de chaux..... 265 __ de zinc...... 10 Charbon végétal..... 10 On fait, avec Q. S. d'eau, une pâte dont 150 kil. suffisent pour désinfecter 1000 m. d'égoul. M1SCELLANEES. 1337 Siret a employé aussi une solution composée de: sulfate de fer 100, acide chlorhydrique h, eau 1000, additionnée quelquefois de goudron. Poudre désinfectante, de Douglas. Mélange de sulfites de chaux et de magnésie avec les phénates des mêmes bases ; ceux- ci se préparent en faisant bouillir l'acide plié- nique pendant longtemps avec ces bases à l'état caustique. (V. p. 213 et 763.) En général, les désinfectants sont des composés susceptibles soit de rendre plus ou moins complètement inodores les détritus organiques en voie de décomposition ; soit de déterminer, à la façon du tannin, un temps d'arrôt dans la fermentation putride des matières organiques, et de tuer, dans une atmosphère viciée, les germes morbides, les miasmes. M. Hoffmann les classe en trois calég. : les désinfectants fixants (chaux ; sels de fer, de manganèse, de zinc, de plomb, de cuivre, formant des mélanges, en proportions variables, de sulfates, nitrates et chlorures), très-utiles dans la désinfection des matières liquides, qui réagissent chimiquement sur l'acide sullhydrique et le sulfhydrate d'ammoniaque ; les D. antiseptiques (produits em- pyreumatiques et goudronneux, acide phéni- que, créosote, huiles lourdes oe houille, etc.); les D. oxydants, qui tiennent le milieu entre les deux précédents, décomposent, comme le chlore, les gaz odorants hydrogénés, ou modifient, comme l'acide sulfureux, les miasmes et les ferments, et sont tantôt poreux (charbons de tourbe, de bois, de terre, etc.), ou volatils (gaz sulfureux et nilreux, acide hypo- chloreux, chlore), tantôt solubles (manganates et permanganates alcalins, hypochlorites alcalins, bichromate de potasse). 11 convient donc, pour désinfecter et assainir, d'utiliser simultanément le chlore ou le gaz sulfureux et l'acide phénique (V. Un. ph. 1860 ; /. Ch. m. 1860, 1861, 1862; J. ph. 1871, 1874). RATAFIAS (1). Alcoolês sucrés, Saccharo-alcoolés. Les ratafias sont des liqueurs alcooliques aromatiques très-sucrées, et qui sont plutôt des liqueurs de table que des médicaments. On a remarqué que ces préparations gagnent beaucoup en vieillissant. Ils sont de trois sortes : 1° par simple macération; 2° par distillation; 3° avec les sucs de fruits. Ces derniers portent plus spécialement le nom de ratafias; les premiers sont les liqueurs, et les seconds les huiles liquoreuses, (1) Deux hypothèses ont été émises pour expliquer l'origine de ce nom : ou il vient, par corruption, de rhum, tafia, avec lequel on a d'abord fait ces liqueurs; ou il dérive de rata fiât (fax), mots de conclusion de paix dans les dîners diplomatiques, où l'on portait des toasts avec une liqueur agréable. les chrêmes (et non pas crèmes), selon Virey, des liquoristes. Les ratafias, dit Guibourt, sont colorés artificiellement et de manière à imiter la couleur des substances qui leur servent de base, sans en avoir la saveur désagréable ; on colore en vert la liqueur d'absinthe faite avec l'alcoolat de cette plante, en rose la liqueur de roses, en jaune oelle de citrons, etc. La couleur jaune s'obtient à l'aide du safran que l'on a exposé à la vapeur d'eau et fortement exprimé afin de lui faire perdre son odeur. La couleur rouge se donne avec la cochenille et l'alun dont on fait varier les proportions suivant la nuance que l'on veut obtenir. La couleur bleue se prépare en étendant 120 gr. de bleu en liqueur de 8 litres d'eau et faisant bouillir dans ce liquide un morceau de molleton neuf. On lave ensuite l'étoffe dans l'eau froide, puis on la fait bouillir dans de l'eau alcalisée. La couleur se sépare du drap et se divise dans la liqueur : on la recueille en filtrant celle-ci au papier; ce qui reste sur le filtre peut colorer en bleu intense 1000,0 d'alcool à 90°. La couleur verte résulte du mélange de P. E. d'alcool bleu et d'alcool coloré en jaune par le safran sans odeur. On peut également l'obtenir en filtrant le suc vert d'épinards, faisant sécher le filtre et le traitant par l'alcool qui se teint en vert ; mais cette couleur est plus altérable que la première. Ratafia ou liqueur d'abricots. Abricots........... .10 Alcool ............. 1000 Vin blanc.......... 4000 Cannelle ........... 10 Sucre blanc........ 1000 F. bouillir les abricots dans le vin, ajoutez les autres ingrédients, retirez du feu, laissez infuser pendant cinq jours, et filtrez. Ratafia d'absinthe. Absinthe suisse. Alcoolat d'absinthe Eau de fl. d'oranger. 185 composé ......... 1720 Eau commune ...... 1250 Sucre............. 12^0 Blanc d'œuf........ n° 1 F. fondre le sucre à froid dans l'eau pure, ajoutez l'eau de fleurs d'oranger dans laquelle le blanc d'œuf aura été battu , mêlez-y l'alcoolat, chauffez un peu au B.-M. fermé, laissez refroidir et filtrez (Guib.), Les liquoristes la colorent comme il a été dit ci-dessus. Ils ajoutent aussi à la formule précédente de la racine d'angélique, des semences de badiane, des feuilles de dictame, etc. D'ailleurs l'alcoolique vulgairement appelé absinthe, et qui lait l'objet aujourd'hui d'une si grande consommation, ne contient pas l'absinthe qui devrait en faire la base ; c'est de l'alcool coloré avec des épinards, du persil, du suc d'hysope ou d'ortie, de la teinture de curcuma, de l'indigo, etc., et contenant en dissolution assez d'essence d'anis et même de badiane pour lui 1338 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. donner la propriété de blanchir lorsqu'on Télé id d'eau. Sous le nom d'essence ou teinture concentrée d'absinthe, on comprend le mélange destiné à fournir la liqueur d'absinthe. D'après la loi du 26 mars 1872, le commerce et la vente de cette essence doivent être effectués exclusivement par les pharmaciens. Quant à la formule de cette essence et aux diverses recettes employées par les liquoristes pour préparer cette liqueur, V. Un. ph., 1872, p. 194. La meilleure absinthe suisse est préparée avec le génépi (V. p. 194 et 539). Deux espèces de liqueurs sont livrées au commerce sous le nom d'extrait d'absinthe, ce sont l'absinthe commune préparée avec des alcools à 40° c, et l'absinthe suisse, la plus employée, avec des alcools de 60 à 72° c. (V. J. ph., 1872). La Crème d'absinthe est une infusion de sommités d'absinthe, grande et petite, de zestes de citrons ou d'oranges, dans l'eau-de- vie ordinaire ; on distille pour retirer la moitié de la liqueur, et on mélange avec du sirop de sucre, puis on tire à clair; c'est une liqueur de table sucrée, peu employée. Ratafia d'angélique. Tiges réc, d'angél... 125 Eau-de-vie......... 5540 Amandes ameres.... 1:25 Eau commune...... 6000 Sucre.............. 1000 On coupe l'angélique, on concasse les amandes, on met le tout dans une cruche avec l'eau-de-\ie et l'eau. Après quatre jours de macération, on y ajoute du sucre. On filtre au bout de quelques heures {Guib.). Pour la liqueur d'angélique, voici la formule : Graines d'angéliq. 240 Sucre.............. 3500 Girofle ........... 8 Eau ............... 1150 Vanille.......... 1 gous. Tiges d'angélique... 240 Alcool ........... 1000 Curcuma pulvérisé.. 8 F. infuser l'angélique, le girofle et la vanille dans l'alcool, pendant 8 jours ; distillez et infusez l'esprit distillé, pendant un mois, avec le sirop de sucre, les tiges d'angélique râpées et le curcuma, puis tirez à clair. Ratafia d'angélique et de coriandre composé. Vespetro. Sémin. d'angélique.... 60 Sémin. de fenouil... 8 Sémin. de coriandre... 60 Eau-de--vie......... 2000 — d'anis......... 8 F. macérer le tout huit jours et ajoutez Sucre, 500, dissous dans : Eau, 500 Laissez reposer 2 jours et filtrez. (Guib.). Liqueur de table fort agréable, dont le nom vulgaire fait allusion à sa propriété de prévenir les vents qui proviennent des mauvaises digestions. Le Clairet ou Rosolis des six gravies diffère peu du vespetro. Ratafia d'anis. Anis............... 45 Eau-de-vie à 24».... 1500 Eau .. Sucre. 1000 80 Opérez comme pour le vespetro (Guib.). Le ratafia d'anis distillé, dit huile d'anis, se prépare en distillant le macéré d'anis ci-dessus et mêlant le produit avec le double de son poids de sirop de sucre. On prépare de même les ratafias de genièvre et de badiane, distillés et non distillés. Ratafia dit Anisette de Bordeaux. Anis étoile......... 1000 Alcool à 90»........ 6000 Coriandre.......... 60 Eau............... 4000 Fenouil............ 60 Concassez les séminoïdes, mettez-les avec l'eau-de-vie dans le B.-M. d'un alambic et distillez 10 litres de produit que vous laisserez vieillir 3 ou 4 mois; alors faites dissoudre dans l'eau de la colle de poisson, Q. S., et Sucre.............. 6000 Eau pure.......... 8000 Mêlez à l'esprit aromatique et filtrez. Virey donne cette formule plus simple : sucre, 300 gram. ; huile volatile d'anis, 6 gouttes; eau commune, 2 kilos; alcool à 90", 1 kilo. Ratafia dit Bitter des Hollandais et Amer des Allemands. Gentiane.....15 Cannelle......4 Aunée....... 2 Orangette.... 15 Calamus......4 Coriandre.... 12 Réduire le tout en poudre grossière, faire macérer 8 jours dans 2 litres de genièvre (des Allemands), et ajouter 90,0 de sucre. Employé à tort comme apéritif. Les recettes usitées pour le préparer dans le commerce varient selon les fabricants. On le prépare avec des alcools de betterave, de pommes de terre et de grains, souvent de mauvaise qualité, qui ont une action fâcheuse des plus marquées sur le système nerveux et les fonctions digestives. Beaucoup de médecins pensent que le bitter, même de bonne qualité et pris comme apéritif, devrait, comme l'absinthe et le vermouth (V. p. 1343), être banni de la consommation. Ratafia de brou de noix. Noix nouvellement nouées. n° 30 Eau-de-vie... 100 Ecrasez les noix et faites-les macérer un mois; ajoutez alors : Sucre............................ 187 Et trois semaines après : Girofle, Macis, Cannelle, âà............ 0,65 Après 8 jours, passez et filtrez (Guib.). Bon stomachique, mais qui doit avoir deux ans de préparation avant d'être bu. Ratafia de cacao. Cacao caraque...... 500 Cacao des lies ........2 Torréfiez, mondez, pulvérisez et faites macérer avec : Vanille............ 0,65 Eau-de-vie à 56o.... 2000 Et au bout d'un mois, ajoutez : Sucre............... 150 Eau ................. 750 Filtrez (Guib.). M. Jeannel a donné la formule suivante : MISCELLANEES. 1339 ■Cacao caraque torr. Vanille........... 2 et mondé........ "50 Alcool a oô"....... 4000 Faites macérer pendant 15 jours, passez, ajoutez sur le résidu : Eau distillée bouillante............ 1 100 Laissez refroidir, faites dissoudre dans l'infusé : Sucre blanc...................... 1300 Mêlez au liq. aie. et filtrez. Ratafia de café. Café moka brûlé___ 500 Eau-de-vie........ 9480 Faites macérer 8 jours et ajoutez : Stère.............. 625 Eau................. Filtrez (Guib.). Ratafia de café distillé. Ligueur ou Chrême de café, Chrême de moka. Café moka brûlé... 1000 Eau-de-vie.......... 6230 Après suffisante macération, distillez au B.-M. 7 litres de liqueur, recohobez sur le marc en retirant seulement 6 litres de produit, alors ajoutez : Sucre............. 2300 Eau................ 4000 Faites fondre le sucre dans l'eau, mêlez les deux liqueurs et filtrez {Guib.). Ratafia de cannelle. Liqueur de Madame Amphoux. Alcoolat de cannelle, Sirop simple, ââ...... P. E. Mêlez et filtrez (Tad.). Liqueur excellente et propre à relever les forces abattues. Dose: 20 à 100 gram. On préparera de même le Ratafia de menthe, ainsi que de beaucoup d'autres substances aromatiques. Ratafia de cassis. Cassis mondé de ses Sucre.............. 1750 rafles et écrasé ,.. 3000 Girofle............. 4 Eau-de-vie à 20»... 8400 Cannelle........... 2 Laissez macérer 15 jours, passez avec expression et filtrez (Guib.). Dans beaucoup de recettes de cassis, on supprime ou diminue le girolle et la cannelle. Pour préparer le Ratafia de cassis, de Dijon, qui jouit d'une grande réputation, on n'écrase pas les fruits (V. J. Ch. m. 18G7). Ratafia de cédrat distillé. Alcoolat de cédrat. 1 Eau. 1 Sucre. 1 (Guib.) Ce qu'on nomme Parfait-Amour est du ratafia de cédrat, coloré en rouge avec de la cochenille. En voici une autre recette : Zestes de citrous... no 12 Alcool a 22o...... 24 lit. Ambrette......... 4 Sucre............ 6000 Vanille ............ 15 Eau............. 4000 Laissez macérer dans l'alcool pendant 5 jours, distillez, et mêlez le produit obtenu avec la solution de sucre, et filtrez. On prépare de même un Ratafia de citron ou Citronnelle. La Chrême des Barbades est le mélange de 2 p. de ratafia de citron et de 1 de cédrat. Quelques auteurs donnent la recette suivante : Citrons ............ no 12 Oranges.......... no 10 Cannelle .......... 60 Clous de girofle ... no 12 Amandes amères... 180 Macis ............. 60 Coriandre........ 125 Muscades ........ i 25 Alcool ........... 30 litr. Eau............. 24000 Sucre............ 20000 Eau de il. d'orang. 180 Laissez macérer pendant 15 jours, ajoutez le sucre et l'eau, et filtrez. Ratafia de cerises. Cerises aigres mondées et écra- Eau-de-vie sées avec leurs noyaux...... 4000 à56o... 4000 F. macérer un mois, passez et ajoutez par chaque kilog. de liqueur : Sucre........................... , 180 Filtrez après dissolution (Guib.). Préparez de même les Ratafias de framboises et de groseilles. Ratafia de coings. Suc de coings....... 3000 Cannelle............ 12 Alcoolà35o........ 1500 Coriandre ........... 8 Sucre .............. 1250 Macis ............... 4 Amand. am. pilées.. 15 Girofles............. 1,3 F. macérer 15 jours; filtrez (Guib.). Ratafia du commandeur de Caumartin. Eau-de-vie......... 5096 Rac. de panicaut...... 60 Rac. de bugrane.... 60 — de consoude ..... 30 — de cynorrhod.. 60 Genièvre ............. 30 — de guimauve .. 60 Muscade............. 24 — de sceau de Sal. 60 Anis................. 4 F. macérer pendant 13 jours, passez avec expression et ajoutez : Sucre................. 1020 (Cad.) I petit verre matin et soir dans la gra- velle. On aide ce remède par l'usage d'un infusé de criste marine. Ratafia d'écorces d'oranges amères. Curaçao. Zestes secs d'oranges Cannelle............. 8 am., dits Curaçao.. 500 Eau-de-vie, litres..... 10 Girofles ............. 8 Faites macérer 8 jours et ajoutez : Eau pure...... 1000 Sucre...,.___ 2500 (Guib.) Les liquoristes y ajoutent du fernambouc, du bois ou mieux de l'extrait sec de campèche, qui lui donnent la propriété de rougir d'autant plus que l'eau commune employée est naturellement plus alcaline, car le inênic curaçao additionné d'eau distillée restera jaunâtre. Aujourd'hui beaucoup de liquoristes éliminent le girofle et la cannelle et donnent de suite la coloration rouge-avec la cochenille. II résulte de l'analyse d'un certain nombre de curaçaos fins du commerce, faite par M. Bertault, que leur composition moyenne est : Alcoolat de curaçao à 90° 1000, sucre 2000, eau 1500, et peut servir de base à toutes sortes de liqueurs, en se servant d'un alcoolat approprié. Les liqueurs plus ordinaires se font en diminuant la quantité, de sucre et augmentant la quantité d'eau. Pour le Curaçao blanc, M. Gérardin, de Sézanne, recommande la formule suivante : Curaçao rouge 1340 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. vif récent 50, girofle, cannelle sa, 2, alcool a 75° c. 1000 ; faites macérer 5 jours et distillez toute la partie spiritueuse. Ajoutez à 1000 de l'alcoolat obtenu un sirop fait avec 800 de sucre et 1050 d'eau, et filtrez au papier blanc. Ratafia dit Escubac ou Scubac de Lorraine. Safran.............. 10 Coriandre......... 2,5 Jujubes............. î>0 Cannelle .......... 2,5 Dattes.............. 60 Eau-de-vie........ 2560 Baisins.............. 60 Eau pure.......... 640 Anis................ 2,5 Sucre............. 1280 Après avoir séparé les pépins des raisins et les noyaux des dattes et jujubes, faites macérer le tout sans le sucre et l'eau pendant 15 jours, passez avec expression, ajoutez le sucre fondu dans l'eau et filtrez. (Guib.) Ratafia ou chrême de fleurs d'oranger. Alcoolat de fl. d'orang. 4 Sucre................ 2 Eau de fleur d'orang.. 4 F. fondre le sucre dans l'eau, mêlez et filtrez (Guib.). Ratafia de fleurs d'oranger composé. Eau divine. Huile toI. de citrons.. 8 Alcool à 88°........ 4000 — de bergam. 8 Distillez ZiOOO de ligueur à laquelle vous ajouterez : Sucre. 2000 Eau.. 7000 Eau de fleurs d'orang. 1000 Filtrez (Guib.). Ratafia de fruits. Ratafia antiscorbutique. Cerises. 15 Groseilles. 6 Framboises.. 3 Alcool. 24 Au bout d'un mois, exprimez, et à 7500 de liqueur ajoutez : Girofles ___no 24 Vanille___no 1/2 Sucre.... 2000 Filtrez après un mois (Aug.). Ratafia de genièvre. Genièvre de Hollande. Celte boisson si répandue en Angleterre, en Hollande et dans tout le Nord, se prépare, d'après l'ouvrage intitulé : One thousand experi- ments in chemistnj, en délayant dans de l'eau chauffée à 100° pour en faire une bouillie claire, 10 quarters (2910 lit.) de malt moulu fin et 3 quarters (873 lit.) de farine de riz, on ajoute une forte dose de levure pour activer la fermentation. La fermentation terminée, on distille et on ajoute à 35 litres de l'eau-de-vie obtenue 1471 gr. de bois de genièvre et 90 gr. d'essence de genièvre (quelques-uns mettent les fruits), on distille à petit feu. Le produit est cette liqueur nommée Genièvre de Hollande. La plupart du temps le genièvre est fabriqué, en Hollande et en Belgique, avec des alcools de grains (seigle, malt) ; en Angleterre, dans le pays de Galles, le genièvre ou gin est fabrique avec de l'alcool d'orge, d'avoine ou de maïs. Ratafia de grenades. Grenades mûres ... n° 15 Alcool à 22°, litres.... 3 Sirop.............. 2250 Ratafia de Grenoble. Suc de merises..... 5000 Feuilles de pêcher. 25 Sucre.............. 1000 Am. de cer. pilées. 250 Cannelle........... 4 Eau-de-vie à 22°. 5 lit. Clous de girofle.... n° 24 Dissolvez le sucre dans le suc, et faites infuser les autres substances dans de l'eau-de- vie; mêlez les deux liqueurs et filtrez. Ratafia de Grenoble ou de Tesser. Suc de meris. noir. 10000 Macis.............. 4 Merises noires..... 2000 Sucre .............. 4500 Feuill. de cerisier.. 375 Alcool à 22° ........ 8000 Cannelle fine...... 8 Eau................ 2250 Girofles ........... 4 Ratafia de merises composé. Marasquin de Tara. Kirschwasser....... 300 Sucre ............... 600 Eau pure.......... 2400 Alcool 1 90° ......... S00 Alcoolat de framb.. 200 (Guib.) Le véritable vient de la Dalmatie. Ratafia de Neuilly. Cerises aigres. 2500 Pétales d'œillet rouge...... 500 — noires. 1000 Alcool à 22°, litres........ 2 Sucre... 100 gr. par kilog. de liquide. Ratafia de noyaux. Noyaux de poches ou d'à- Eau-de-vie..... 1000 bricots................,n° 60 Sucre.......... 150 On casse les noyaux et on les met en macération avec de l'eau-de-vie. Au bout d'un mois, on ajoute le sucre et on filtre. (Guib.) Ratafia d'oeillets. Œillets roug. mondés Girofles ............ 1 sans onglets...... 2000 Eau-de-vie......... 4000 Cannelle........... 1 Sucre.............. 500 F. macérer pendant 15 jours, exprimez, ajoutez le sucre et filtrez. Ratafia dit Persicot. Amandes am. conc... 315 Alcool à 22°, litres.... 12 Cannelle de Ceylan.. 30 Macérez 15 jours. Distillez au B.-M. et ajoutez sirop k k. 500. Ratafia de quinquina. Teint, de quinquina au 20°. 5 Sirop simple. 1 CBËR.) Ratafia ou Liqueur de Raspail. Rac. etsem. d'ang. 15,00 Myrrhe.. 1,00 Safran .. 0.25 Calam. aromat___ 4,00 Cannelle. 0,25 Camp. 0.25 (?) N. de muscades... 0,25 Girofle... 0,25 AIc.à21° Aloès ............ 0,25 Vanille... 0,25 Cartier lit. 1 F. digérer pendant qq. jours au soleil, agitez entre temps, ajoutez au liquide un petit verre d'eau-de-vie, puis 500 de sucre caramélisé dans 1/2 lit. d'eau et filtrez ; c'est cette liqueur que M. Raspail nomme liqueur hygiénique sucrée. Elle est préparée en grand par M. Combier- Destre, de Saumur. M. Gérardin propose de diminuer de moitié la proportion d'angélique dans la formule ci- dessus, de faire une macération de 5 à 6 jours, de distiller la macération filtrée et de sucrer MISCELLANÉES. 1341 l'alcoolat obtenu dans les proportions suivantes : alcoolat 1000, sucre 1000, eau l/i00 ; on colore ensuite avec Q. S. de teinture de safran. Ratafia ou Chrême de rhum. Rhum ...... 6 lit. Eau....... 4 lit. Sucre..... 2000 Distillez le rhum au B.-M. pour retirer 3 lit. de produit, ajoutez la dissolution de sucre et filtrez. Ratafia dit Rosolio. Roses rouges........ 250 Girofles ............ 30 Fleurs d'oranger..... 125 Alcool à 22°, litres.. 10 Cannelle............ 8 Sirop de sucre...... 4500 F. macérer 5 jours, distillez, ajoutez le sirop et 30 gr. d'alcoolat de jasmin. Colorez en rouge. Ratafia dit rosolio de quinquina. Teint, de quinquina.. 250 Sucre............... 375 Eau de fl. d'oranger. 375 Sirop de capillaire... 250 A prendre par cuillerée (Pierq.). Ratafia ou huile de roses. Alcoolat de roses ... 2000 Eau pure.......... 1250 Hjdrolat de roses... 750 Sucre.............. 1000 F. dissoudre, mêlez, colorez en rouge comme il a été dit plus haut et filtrez {Guib.). Ratafia, Eau ou Chrême de thé. ThéHvswen......... 250 Alcool i 60°....... 12000 Distillez 10 lit. de liqueur à laquelle vous ajouterez : Sirop de sucre,.................. 9000 Ratafia de Tolu. Baume de Tolu....... 60 Eau................ 720 F. digérer, décantez et ajoutez a la liqueur : Sucre............... 720 Alcool à 64o......... 960 On prépare de même le Ratafia de benjoin, connu sous le nom d'Urne d'éléphant ou d'Eléphantine. Ratafia de Turin. Raisins de Corinthe.. 125 Roses de Provins..... 500 Fleurs de jasmin..... 64 Cannelle............ 4 Filtrez après dissolution {Guib.). Ratafia, Huile ou Chrême de vanille. Alcoolà82°........ 500 Vanille............... i Faites macérer 2 jours et ajoutez : Sirop de sucre blanc............. 1000 Filtrez (Guib.). L'Hutte de Vénus est la liqueur ci-dessus, additionnée d'esprits de cannelle, d'oeillet, de girofle et de fleurs d'oranger. Rouge liquide. Alcool à 90°....... 125 Acide oxalique...... 0,3 Eau distillée...... 60 Sulfate d alumine.... 0,3 Carmin............ 1 Baume Je la Mecque. 0,5 Ammoniaq. liquide. 0,5 Mêlez l'alcool, l'eau, l'acide, l'alun, le baume. Macis .............. 4 Sucre.............. 2500 Alcool à 220........ 550 Eau............... 2000 Agitez, faites digérer, filtrez, ajoutez le carmin dissous dans l'ammoniaque. Agitez, laissez déposer 10 minutes, décantez et conservez le liquide dans des flacons bien bouchés. Pour s'en servir, on agite la fiole; on étend la liqueur sur la partie que l'on veut colorer à l'aide du doigt ou d'un petit pinceau. Sachets parfumés (Voyez aussi p. 852). Il y a un grand nombre de recettes de ces sachets; en voici quelques-unes; plusieurs sont extraites de l'ouvrage de M. S. Piesse sur les odeurs et les parfums, 1865 : Sachet de Chypre. Bois de rose, de cèdre, de santal pulvérisé, sa, 500 ; essence de bois de rose 6, musc 2 ; mêlez. Sachet de frangipane. Son nom est emprunté, dit-on, à la noble famille romaine des Frangipanni. Racine d'iris pulvérisée 1500; vé- tyver pulvérisé 125 ; bois de santal pulv. 125 ; essences de rose, de santal, de néroli, âa, 2 ; musc pulvérisé 28 ; ambre pulvérisé 17. Sachet à l'héliotrope. Iris pulvérisé 1000, feuilles de roses pulv. 500, fèves Tonka pulv. 250, gousses de vanillon 125, musc en grains 10, essence d'amandes 5 gouttes. Sachet de lavande. Fleurs de lavande pulvérisées 500, benjoin pulvérisé 125, essence de lavande 7. Sachet à la maréchale. Bois de santal, racine d'iris pulv., âa, 250; feuilles de roses pulv., clous de girofle pulv., écorce de cassia, âà, 125 ; musc en grains 0,88. Sachet aux mille-fleurs. Fleurs de lavande pulv., iris, feuilles de roses, benjoin, ââ, 500; fèves Tonka, vanille, santal, âà, 125 ; musc, civette, âà, 3,54; clous de girofle pulv. 125; cannelle, piment Jamaïque, sa, 56,67. Sachet pour parfumer le linge. Roses, racine d'iris pulv., âà, 500; clous de girofle, fleurs de muscades, sa, 32 ; graine d'ambrette pulvérisée, 60. Sachet pour meubles et cassettes. Iris pulvérisé 750, bois de rose 164, calamus aromati- cus 250, santal citrin 164, benjoin pulv. 125, baume de Tolu 4, clous de girofle 16, cannelle pulvérisée, 52. Saponine à gants ou gantéine. Savon en poudre..... 250 Ammoniaq. liquide... 10 Eau de Javelle...... 165 Eau................ 155 Faites une pâte dont on imprègne des morceaux de flanelle avec lesquels on frotte le gant jusqu'à ce qu'il soit nettoyé. Pour nettoyer les gants, on se sert aussi de lait écrémé et de savon blanc ou de lait et de carbonate de soude. Aujourd'hui la Neufaline semble remplacer avec avantage les divers produits proposés, tant pour le nettoyage spécial des gants que 1342 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. pour le nettoyage général des étoffes, chapeaux d'homme, etc. Savon pour la conservation des animaux à empailler (Drapier). Savon mou d'huile de poisson pulvérisé. Camphre dissous dans l'alcool musqué.................... P. E. Sirop pour vin de Champagne (Marquez). Vinblanc___ 1000 Sucre candi. 1000 Cognac. 2,00 Pour 18 bouteilles de vin que l'on gazéifie à l'appareil. Sirop de Grog (Marquez). Sirop simple........ 96 Eau-de-vie........... 60 Acide citrique...... 0,5 Teinture de citrons ... 4 150 grammes par bouteille d'eau gazeuse. Soluté pour nettoyer les cheveux. Ecorce de bois de panama pulv. 100 Alcool à 10°. 400 Essence de bergamote, gouttes, 20 Mêlez. Solutés pour noircir les cheveux. Nitrate d'argent. 4 Eau dist. 30 Vert de vessie Q. S. . Pour colorer. On l'applique à l'aide du peigne ou de la brosse, en ayant soin de ne pas toucher la peau. Dans le même but, on peut employer le moyen suivant : on passe d'abord dans les cheveux, à l'aide d'un peigne, un soluté de nitrate d'argent au 1 /15, puis un soluté de sulfure de potassium ou d'ammonium. Les cheveux doivent être préalablement dégraissés. Voici la formule d'une eau pour teindre les cheveux en noir, donnée par M. Vasse. Azotate d'argent crist.. S Ammoniaque liq... Q. S. Eau distillée de roses.. 125 Faites dissoudre l'azotate dans l'eau de roses et versez peu à peu de l'ammoniaque jusqu'à dissolution complète du précipité d'abord formé. On passe sur les cheveux ou la barbe une petite brosse imbibée de ce liquide, qui leur fait prendre une teinte brune, virant au noir, suivant la quantité que l'on emploie. Eau de renaissance. Acétate de plomb pur 25, hyposulflte de soude 100, eau de roses 1000, glycérine 5 ; cette formule paraît être celle de la fameuse Eau des Fées, et correspond à celle d'un liquide analogue marquant 10° B", reproduit par M. Bobierre, d'après l'analyse qu'il en avait faite (V. Un. ph. 1868). — Eau juvénile. Soluté n° 1 : Acétate de plomb 25, eau de roses 1000 ; soluté n° 2 : Sulfure de sodium 30, eau de roses 1000. Les solutés pour cette dernière, préparés séparément, s'emploient l'un après l'autre. La Teinture brune de manganèse, imaginée par M. Condy, sous le nom de baffine, est une solution saturée de permanganate de potasse, qui donne aux cheveux et à la peau une belle couleur châtain, par suite de la décomposition que ce sel éprouve au contact des matières organiques. — La Teinture brune française est un mélange d'eau céleste (solution saturée de sul- ate de cuivre additionnée d'ammoniaque) et de solution saturée de cyanure jaune. On emploie aussi Veau oxygénée faible pour donner artificiellement aux cheveux une teinte blonde (V. Un. ph., 1873). En général, tous les liquides employés, en France, pour teindre les cheveux, ont pour base les sels d'argent, de cuivre ou de plomb ; le mordant employé pour produire la couleur consiste tantôt en solutions de sulfure de potassium, de sodium ou d'ammonium, tantôt en solutions de tannin, d'acide gallique ou d'acide pyrogallique. — L'Eau de la Floride, pour teindre les cheveux, est composée, d'après Réveil, de : acétate neutre de plomb, 2,786; soufre, 2,652; eau de roses, 94,562. On trouve aussi la formule suivante : acétate de plomb pulvérisé 50, soufre lavé 20, eau distillée 1000. Mêlez. On l'applique sur les cheveux dégraissés; elle produit son effet au bout de 3 ou à jours naturellement, ou de suite si on fait intervenir une émanation sulfhydrique. Solution pour conserver la couleur des plantes séchées. Acide salicvlique....... 1 Alcool ............. 600 Chauffez jusqu'à ébullition. Passez lentement la fleur dans la liqueur, secouez, desséchez au buvard, comprimez. L'immersion prolongée décolore le violet (J. Ph. et Ch. 1880). DESTRUCTION DES MITES. Teinture chinoise. Alcool à 80° c... 8 Poivre d'Espagne ou coloquinte Camphre........ 1 broyée..................... 1 Laissez en contact pendant 10 jours, passez avec expression et filtrez. On en arrose uniformément la fourrure et les vêtements que l'on veut conserver, et on les roule ensuite fortement dans un linge épais. Employé avec succès en Russie pour la conservation des pelleteries. DESTRUCTION DES INSECTES. Terre coaltée ou coaltarée (Lemaire). Terre commune passée à travers une claie (ou sable, ou sciure de bois).............................. 100 Coaltar.......................................... 2 Mélangez intimement. Employé comme désinfectant pour éloigner les petits animaux nuisibles des plantes et des arbres, pour soustraire les grains à leurs attaques dans la terre, pour préserver la vigne et les pommes de terre de leurs maladies. Trempe de l'acier. M. Legrip, pharmacien distingué de Cham- bon (Creuse), à la suite d'une étude sur les compositions diverses employées à la trempe des outils d'acier, a proposé la suivante : Prussiate dépotasse.. 125 Savon vert.......... 250 Sel de tartre......... 125 Axonge ............. 250 MISCELLANEES. 1343 Piler les sels, les mêler au savon, y verser l'axonge fondue et triturer jusqu'à refroidissement. On chauffe la pièce d'acier au rouge blanc ; on la plonge dans la pâte, puis on la chauffe au rouge cerise clair et on la trempe dans un nain de prussiate ou simplement dans l'eau (J. ch. m. 1853). La pièce ou l'outil d'acier chauffé au rouge sombre peut être aussi trempé, en le plongeant dans une mélange d'arcanson 500, d'huile de poisson 250 et de suif 125; on le porte de nouveau au rouge sombre et on le trempe dans l'eau comme à l'ordinaire. Vermouth ou Vermuth. Chaœœdrys... 12 Tanaisie..... 16 Girofle ..... 20 Aunée ....... 12 Ec. d'orange. 24 Coriandre.. 20 Acore ....... 12 Chardon bén, 16 Badiane.... 20 Quinquina.... 12 Pet. centaur.. 16 Muscade... 4 Cannelle..... 12 Absinthe..... 16 Galanga___ 4 Sureau....... 16 Quassie ...... 8 Vin bl. gén. 8000 Faites macérer 8 jours, passez (Ollivero). Liqueur stomachique très-usitée en Italie, et en France depuis un certain nombre d'années (V. p. 1275). VERNIS. Les vernis sont des préparations employées dans les arts, mais que le pharmacien doit connaître. Les vernis servent à couvrir d'un enduit mince, transparent, brillant et imperméable les objets de bois ou de métal que l'on veut préserver de l'air ou de l'humidité, et à rendre en même temps leur surface plus agréable au tact et à la vue. Ce sont, en général, des dissolutions d'une ou plusieurs substances résineuses dans un liquide volatil ou pouvant se dessécher à l'air. Selon le véhicule, on distingue les vernis en : vernis à Talcool, vernis à V essence, vernis à V huile ou vernis gras. Pour les vernis à l'esprit, on prend de l'alcool fort, l'esprit de bois, l'acétone ; on facilite la dissolution de la résine en la mêlant avec du verre en poudre. Ces vernis sont les plus brillants, mais aussi les plus cassants ; on en peut diminuer la rigidité par une addition de térébenthine, de substances huileuses ou de résines molles. Les résines que l'on emploie le plus souvent pour les vernis sont : le mastic, la sandaraque, la laque, le benjoin, l'élémi, le copal, la résine animé, la colophane, l'arcan- son. Dans certains cas, on emploie le caoutchouc. Le vernis au tampon des ébénistes est une dissolution alcoolique de laque en écailles. Ces mêmes résines, également mêlées au verre pilé et dissoutes dans l'essence de térébenthine, l'essence de romarin, donnent des vernis plus souples, car l'essence en s'oxydant à l'air forme une couche résineuse qui fixe les résines; à elle seule, elle produit en se desséchant une sorte de vernis. On a même, dans ces derniers temps, cherché à remplacer l'essence de térébenthine par les hydrocarbures légers et volatils obtenus au moyen du pétrole d'Amérique et vendus sous le nom d'essence de térébenthine minérale. Quant aux vernis gras, ils sont préparés avec le copal seul ou accompagné d'une autre résine, comme le succin, et de l'huile de lin lithargirée, ou d'une autre huile grasse siccative (huile d'oeillette, huile de noix). Ces vernis sont très-solides, mais ils ne sont pas incolores. Quelquefois on donne aux vernis des teintes particulières ; on emploie à cet effet le curcuma, la gomme- gutte, le rocou, le sang-dragon, l'aloès, le safran, l'oxyde de cuivre, l'indigo, le bleu de Prusse, le jaune de chrome. En somme, un bon vernis, après la dessiccation qui doit s'effectuer le plus rapidement possible, reste brillant sans s'écailler et sans présenter un aspect gras ou terne. — Le vernis, nommé Mastic hydrofuge, imaginé parThénard et D'Arcet, en 1813, pour préserver les murs de l'humidité et empêcher ainsi la détérioration des peintures à fresques exécutées sur pierre ou sur plaire, consiste en un mélange de 1 partie de cire jaune et de 3 parties d'huile de lin lithargirée, ou de 2 parties de résine et 1 partie d'huile lithargirée ; on lait pénétrer ce vernis, à l'aide d'une chaleur très-intense, dans les pores des pierres. C'est sur un vernis semblable que sont faites les peintures de la coupole du Panthéon. 11 pourrait aussi servir à préserver les habitations de l'humidité. Nous rapprocherons de ce vernis une autre composition appelée Cire punique, et qui se rapproche elle-même de ce que nous avons mentionné sous le nom de savon de cire. Elle se fait en combinant à la cire blanche ou jaune de la potasse caustique; on obtient une masse pâteuse, dans laquelle on incorpore toutes les couleurs que l'on veut, et on peint avec cette masse délayée dans l'essence de térébenthine, à Y encaustique. On prétend que les peintures anciennes sont faites à l'encaustique. Vernis blanc. Sandaraque......... 500 Térébenthine......... 90 Alcool à 90"c....... 1000 Ess. de térébenthine.. 1 Sert, en pharmacie, pour vernir les étiquettes. Autres formules : Sandaraque lavée et sèche. 50 Térébenthine fine. 80 Alcool a 92" c........... 180 Ess. de térébent. 10 (Soubeiban.) Sandaraque pulv..., 120 Térébenthine cuite.. 120 Térébent. de Venise. 120 Ess. de térébenthine. 80 Fondez à un feu doux, agitez et ajoutez de l'alcool à 84° c. jusqu'à cessation de précipité ; filtrez à la ouate, laissez déposer pendant 6 semaines, puis décantez et ajoutez 10 d'éther. Ce vernis est très-siccatif et ne ternit pas l'or des étiquettes de pharmacie. 1344 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Vernis ou Noir de Brunswick. Faites fondre 4 p. d'asphalte dans 2 p. d'huile de lin, et 7 d'essence de térébenthine. Pour vernir les grillages. Vernis au caoutchouc (Bolley). Faites digérer du caoutchouc coupé en très- petits morceaux dans du sulfure de carbone, reprenez la gelée qui s'est formée par la benzine incolore, agitez, laissez reposer, filtrez à la chausse, et distillez au B.-M.; le résidu donne, avec la benzine, une solution limpide, transparente, à peine colorée. Le vernis sèche vile, est flexible, s'incorpore bien avec toutes les huiles grasses et volatiles ; n'altère pas la blancheur du papier, et s'emploie avec avantage pour fixer les dessins au crayon. Inaltérable par l'air et la lumière. — La dissolution du caoutchouc dans le sulfure de carbone saturé de soufre, forme un vernis qui rend le bois inattaquable par l'acide sulfurique {Zalwiski- Mikorski). Vernis changeant pour métaux. Sandaraque......... 120 Curcuma ............ 2 Sang-dragon........ 15 Gomme-gutte ........ 2 Térébenthine........ 60 Verre pilé........... 150 Laque en grains..... 120 Essence de térébenth. 980 Vernis de Chine. Mastic ....... 6 Sandaraque... 6 Alcool....... 50 Vernis ou Encaustique à cirer les meubles. Cire blanche...... 125 Essence de térébenthine. 250 Laissez fondre à froid. En employant la cire jaune on a un vernis jaune, et en colorant l'essence par de l'orcanette, un vernis rouge. (Voy. Encaust. pour parq., p. 870.) Vernis à la cire pour statues. Cire ............... 2 Essence de térébenthine. On l'emploie à chaud. Vernis au copal pour l'ébénisterie et la reliure (Bœttger). Camphre ......... 100 Alcool absolu.......... 400 Ether............ 1200 Essence de térébenthine, Copal choisi pulv. 400 rectifiée............. 25 Après la dissolution complète du camphre dans l'éther, on ajoute le copal incolore, réduit en poudre très-fine, on agite, puis on ajoute l'alcool et l'essence, et on recommence à agiter. Vernis pour le fer contre la rouille. Sandaraque......... 180 Essence de téréb..... 120 Colophane ........... 120 Alcool .............. 180 Gomme-laque....... 60 M. Lunge a recommandé, dans le même but, un vernis noir, qui est tout simplement une dissolution de brai (résidu de la distillation des goudrons de houille) dans les huiles de houille légères ou lourdes, suivant qu'on veut avoir un vernis plus ou moins siccatif. Vernis pour fixer le fusain. 1° Gomme-laque blanche 20, alcool 100; pour les dessins sur papier non collé. On enduit le verso. 2° Essence de térébenthine 100, vernis copal 25 ; pour les dessins sur papier peu perméable. 4 Vernis au galipot. Galipot.............. 125 Ess. de térébenthine. 500 Ce vernis est très-commun. C'est le vernis des sabotiers qui, quelquefois, le rendent noir en y ajoutant du noir de fumée. Vernis pour gravure. 1° Sur cuivre : Cire jaune... 46 Mastic...... 30 Asphalte..... 15 2° Sur verre : Mastic... 15 Térébenthine... 7 Huile d'aspic 4 Vernis hollandais. Sandaraque, Téréb. fine. 120 Huile de lin.. 250 Mastic, âS.. 120 Succinfondu 150 Ess. de téréb. 250 Emplois du vernis isochrome. Vernis imperméable pour les tonneaux à bière (Dullo). Colophane ........... 250 Cire jaune....... 15 Térébenthine........ 1000 Alcool rectifié___ 1600 Gomme laque........ 60 Ce vernis est employé avantageusement dans plusieurs brasseries allemandes. On en donne deux couches au pinceau, à l'intérieur du tonneau bien sec ; la deuxième couche étant sèche, on la recouvre d'une solution de 50 s r de gomme laque dans 2 lit. d'alcool. Vernis inaltérable à l'eau (Louvel). Gomme-laque. 1000 Eau. 3000 Potasse a la chaux. 93 Mêlez à chaud. Vernis isochrome. Essence de térébent.. 900 Mastic gross. pulv.. 250 Verre en poudre fine. 125 On expose ce mélange 25 jours au soleil, en ayant soin d'agiter entre temps, et on ajoute : Térébenthine de Venise........... 500 On expose le tout de nouveau au soleil pendant quelques jours, et l'on filtre. Pour donner aux lithographies coloriées l'aspect de tableaux peints à l'huile. Vernis pour les planchers d'appartement. Résine laque......... 1500 Alcool rectifié ..... 90CÛ Faites dissoudre. — D'autre part : Résine élémi ........... 250 Ess. de térébenth. 200U F. dissoudre et mêlez ce soluté au premier. On commence par donner au plancher une couche de couleur à la colle, puis une couche d'huile de lin, et alors on étend deux couches de vernis. Les planchers vernis se nettoient à sec ou à l'eau. On leur rend le brillant en les frottant avec un linge imbibé d'huile de lin. Le vernis dit Siccatif brillant de Mannaury et MISCELLANÉES. 1345 Raphanel est préparé avec : huile de lin chauffée 16 h., 2kil.,copal 1 kil 1/2, galipoUkil., sandaraque 2 kil., laque blanche, 6 kil., mastic I kil. On fait fondre a chaud et on ajoute 20 litres d'alcool, on passe et on colore le vernis selon la couleur que l'on veut donner au parquet. Pour remployer, on commence par nettoyer le parquet ou les carreaux, et on l'étend dessus au pinceau. Cette composition convient aussi pour \ernis de boiseries, de ferrures, etc. II est bon cependant, pour cet usage, d'y ajouter de la gomme élémi. Vernis d'or. Laque en grains..... 180 Sang-dragon........ 35 Succin fondu ........ 60 Safran............. 2 Eit. de santal rouge.. 1 "Verre pulvérisé ..... 120 Gomme-gutte......... 6 Alcool ............. 1250 On fait dissoudre et l'on passe. On l'applique sur les métaux, le laiton, pour leur donner la couleur de l'or. Pour lui donner plus d'adhérence, on y ajoute 1/2 °/ 0 d'acide borique (Morell). Le vernis d'or est plus beau en remplaçant le succin, l'extrait de santal rouge, le sang-dragon et le safran par de la garancine, ainsi qu'il suit : Garancine............ 60 Alcool a 96°......... 180 F. Digérer 24 heures, passez et ajoutez : Gomme Jaque orangée.......... 100 Faites fondre. Vernis pour les peintres. Sandaraque......... 1-0 Mastic.............. 30 Térébent. de Venise. 6 ^^^^^^^^^^^^^ Vernis photographiques. 1° Pour épreuves négatives , de Nicliols : Résine blanche de benjoin. 62 Sandaraque.... 0,65 Alcool................... 47,5 On y ajoute 30 gouttes de vernis au mastic, 31 gr. de mastic et 200 centim. cubes d'essence de térébenthine. Le suivant est, dit-on, bien préférable. 2° Pour épreuves négatives et positives, de Mailand : Gomme-laque en grains. 10 Elémi...'.......... 3 Alcool à 05o c........... 80 Autre : Gomme laque blanche 8 Ess. de lavande..... 16 Alc&ol à 80o c....... 100 3° De transport (Nichols) : Gomme-laque blanche. 31 Borax... 2,6 Eau... 155 Vernis siccatif pour meubles. Sandaraque......... 180 Térébenthine....... 75 Mastic.............. 90 Verre pilé.......... 100 Copal tendre........ 90 Alcool............. 1000 Vernis à tableaux ou à l'essence. Mastic .............. 175 Verre pilé........... 150 Térébenthine........ 45 Ess. de térébenthine. 110 #amphre............ 15 Vernis pour les toiles métalliques et pour le fer. Ess. de lav. 90 Ess. de térébenth.. 250 Camphre. 60 Essence de térébent. 90 Huile de lin cuite... 750 Vernis ou noir du Japon pour les corroyeurs. 1. — Huile de lin 3700, asphalte 90, terre d'ombre brûlée 250. Faites bouillir et ajoutez Q. S. d'essence de térébenthine. 2. — Essence de térébenthine 60, laque 30, alcool 125, noir de fumée 15. 3. — Benzine <'i0, asphalte 20, poix noire 10. On laisse digérera une douce température. Ce vernis noir est très convenable aussi pour le caoutchouc (Bœttyer). Vernis noir des forgerons ou Vernis de goudron. Huile do goudr. 2000 Asphalte.. 250 Colophane. 250 L'opération se fait à chaud en évitant le contact de la flamme. Aujourd'hui on se sert beaucoup, sous le nom de vernis noir, du goudron de houille liquide. Vernis noir pour le zinc (Boettger). Azotate de cuivre..... 2 Eau distillée......... 64 Ghlor. de cuivre crist.. 3 Acide chlorhydr. (densité 1,10)........... 8 Le zinc, décapé avec du sable lin, est plongé dans ce liquide, puis lavé à l'eau et séché rapidement. (V. Rev. pharm., 1859-1860.) Vernis noir (Puscher). Noir d'aniline. 4 Gomme laque. 6 Alcool... 90 Le noir d'aniline est dissous dans 15 d'alcool et 60 gouttes d'ac. chlorhydrique concentre; puis la dissolution est étendue avec la solution alcoolique de gomme laque. Ce vernis est d'un beau noir et peut s'appliquer sur les métaux, le bois, le cuir. (Soc. ck 1868.) Vert pour la confiserie (Guillon). - Mélange de 2 infusions de 32 centig. de safran dans 7 gr. d'eau distillée et de 20 centig. de carmin d'indigo dans 15 e r , 60 d'eau distillée. 10 gr. de la solution suffisent pour colorer en très-beau vert 1 kilogr. de bonbons. En l'évaporant à siccité, ou en la transformant en sirop, la matière colorante verte peut longtemps se conserver. Verts de chrome divers. 1. Oxyde de chrome par la voie sèche. Mélange a P. E. de bichromate de potasse et de fleurs de soufre ; porté au rouge, puis traité par l'eau chaude ; le résidu est une belle poudre verte (Lassaiyne). 2. Vert Arnaudon. Obtenu en chauffant à 180 oc un mélange intime de phosphate neutre d'ammoniaque (128) et de bichromate de potasse (149). C'est un métaphosphate de chrome (Guignet). 3. Vert Guignet. Oxyde de chrome hydraté, d'une couleur très-solide; obtenu en portant au rouge sombre, dans un four a réverbère, un mélange, en proportions équivalentes, d'acide borique et de bichromate de potasse ou de soude, avec une certaine quantité d'eau, 85 1346 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. La masse traitée par Veau est soumise à un lessivage complet, puis broyée à l'eau avec soin. Ce vert est une reproduction du beau Vert émeraude, de Pannetier, préparé par un procédé tenu secret. U. Vert turquoise. Vert solide, obtenu par la calcinalion d'un mélange d'alumine hydratée 40, de carbonate de cobalt 30, et d'oxyde de chrome 20 (Salvétat). 5. Vert Plessy. Formé en ajoutant à une dissolution bouillante de bichromate de potasse au 1/10, 3 litres de biphosphate de chaux et 1250 s r de cassonnade. Au bout de 24 heures, le précipité est lavé à l'eau froide jusqu'à disparition de réaction acide, puis séché et étuvé (Mathieu Plessy). 6. Cinabre cert. Vert peu solide, qui n'est qu'un mélange de chromate de plomb et de bleu de Prusse, préparé en précipitant 120 de couperose verte en solution par 150 de cyanure jaune en solution, puis ajoutant en môme temps une dissolution de 500 d'alun, 125 de craie lavée et, après cessation d'effervescence, 180 de chromate de potasse en solution ; le tout esl précipité par une solution concentrée de 2000 d'acétate de plomb. On obtient des nuances variées en changeant les proportions des solutions ci-dessus. Le cinabre vert, additionné d'une proportion variable de sulfate de baryte , ou le mélange de bleu d'outremer et de chromate de plomb est connu sous le nom de Vert anglais, sous lequel on désigne aussi à tort le Vert en grains ou Vert Milory (du nom de son inventeur), vert de chrome (?) dont le procède de fabrication est tenu secret. (V. Rép. ch. 1863; Un. ph. 1864.) Vin de Portugal artificiel. Cidre ..... 1000 Eau-de-vie... 350 Kino........ 4 Selon Wylle, en remplaçant le kino par autant d'éther nitrique alcoolisé, on obtient une liqueur qui simule le vieux vin du Rhin. Vinaigre de table (Maille). Fl. de Sureau. 250 Thym,t pincée Piment mûr, c. n° 6 Estragon..... 315 Laurier, l. 4 ào Cerfeuil...... 180 Menthe aquat. 125 Echalotte. 125 Poivre concas. 60 Basilic....... 100 AU ....... 31 Seletpet.oign.Q.S. Marguitaine.. 100 Clousdegir. 40 Vinaigred'Or- Sarriette..... 100 Cannelle.. 40 léans,le plusf.3000 Exposez le tout au soleil, pendant 6 semaines, dans un vase de grès clos avec une feuille de parchemin ; filtrez et mettez en bouteilles cachetées. PROCÉDÉS ET INSTRUMENTS DIVERS. Boîtes à coulisses pour les prises. — Lorsque les prises de poudre sont nombreuses, leur disposition en un seul paquet a l'inconvénient d'obliger le malade, aussitôt qu'il ouvre ce paquet, à chercher un objet pour les serrer ; le pharmacien lui épargnera ce désagrément, en mettant les prises dans une boîte longue et carrée sans couvercle, qui entre dans une sorte d'étui de même forme et ouvert (Fig. 173. aux deux extrémités. On peut établir des compartiments dans ces boîtes. A la suite des Boîtes à coulisses pour recevoir les prises, nous indiquerons le. guide-pa- i/nct dont les Allemands se sers eut pour obtenir les paquets de prises de dimension régulière. La figure ci-dessus (173) en donne suffisamment la clef. Bouchons imperméables. — Les bouchons de liège trempés 2 ou 3 fois dans de la paraffine fondue ou dans un mélange fondu de 2 parties de cire blanche et de 1 de suif, et placés ensuite par le gros bout sur une plaque métallique qu'on met dans l'étuve jusqu'à ce qu'ils soient secs, deviennent imperméables aux liquides les plus fluides, sans leur communiquer de mauvaise odeur. On peut encore obtenir des bouchons parfaitement imperméables, en faisant une pâte avec du liège en poudre et un soluté de caoutchouc dans l'essence de térébenthine, coulant cette pâte dans des moules et faisant sécher ; mais ces bouchons ont de l'odeur. On a des bouchons qui gardent le vide, en les trempant dans du caoutchouc fondu, additionné d'une petite quantité de cire. Bronzage et métallisations diverses. — On se sert, pour le bronzage (teinte jaune brunâtre) des peintures, de l'or mussif, du précipité de cuivre métallique. On bronze les canons de fusil avec un mélange de beurre d'antimoine et d'huile d'olive , que l'on passe sur le canon préalablement chauffé. On frotte ensuite à la cire , puis au vernis à la gomme laque. Le bronzage est produit par la couche d'antimoine métallique , résultant de l'action décomposante du fer sur le chlorure d'antimoine. Les solutés suivants servent au même objet : acide nitrique 15, éther nitrique alcoolisé 15, alcool 30, sulfate de cuivre 60, teinture de chlorure de fer 30, eau 900, ou : sulfate de fer 45, eau 1000 et quelques gouttes d'alcool nitrique et d'étlier. On bronze aussi le cuivre préalablement décapé, lavé et séché avec soin, en appliquant à sa surface une pâte faite avec de l'alcool et un mélange de plombagine, M1SCELLANÈES. 1347 d'hématite ou de sanguine, broyé à l'eau. On fait reparaître les rubans sur les canons des armes a feu, en les chauffant, puis recouvrant d'une couche d'onguent aegyptiac bouillant; on laisse agir pendant 24 heures ; on lave et on sèche. —Les savons de cuivre et de fer (p. 870) servent à bronzer les figures en plâtre. — Les médailles de cuivre peuvent être bronzées ainsi : on dissout 2 p. de verdet et 1 p. de sel ammoniac dans du vinaigre; on fait bouillir, on passe et on dilue avec de l'eau jusqu'à saveur métallique et précipité blanc. On fait bouillir le liquide, on le verse sur les médailles bien nettoyées et placées dans un vase de cuivre. Ce vase est mis sur le l'eu et l'on tient le liquide bouillant jusqu'à bronzage complet. — La. couleur cfor (uurum sophisticum) se donne a\ec le mélange suivant : verdet 250, tuthie 125, borax 60, nitre 60, sublimé corrosif 8. — On donne l'apparence métallique blanc d'argent aux sculptures, en les frottant avec un amalgame de P. E, de mercure, d'étain et de bismuth et vernissant par dessus.— Le noir de fer s'obtient à l'aide de la plombagine. On appelle aussi noir de fer, dans le commerce, la poudre noire, très-ténue, d'antimoine précipité du chlorure légèrement acide, par le zinc; on l'emploie pour enduire les objets en plâtre et leur donner l'aspect de lafontegrise. — On donne au fer l'apparence du cuivre en plongeant les pièces bien décapées dans un soluté de sulfate de cuivre. Par la galvanoplastie, on peut recou\ rir les métaux les uns par les autres, et même les objets en plâtre. (V. p. 131 i). On donne au fer une couleur bleue en nettoyant bien la pièce, l'enduisant de vinaigre, séchant, passant ensuite un linge imbibé d'acide hydrocblorique, séchant de nouveau et le plongeant au bout de quelques minutes dans un bain de sable que l'on chauffe graduellement. Lorsque le bleu a atteint son summum d'intensité, on retire la pièce et on l'essuie. La chaleur seule suffit pour les lames de fer polies. Pour obtenir une couleur brune, on procède comme ci-dessus, puis on passe sur l'enduit bleu un linge imprégné d'huile d'olive qui fait virer au brun. Pour obtenir une marbrure, on ne nettoie pas complètement l'objet, et même on y produit artificiellement de petites taches graisseuses. On opère ensuite comme ci-dessus. — M. Hugo Fleck bronze le fer et la fonte, préalablement bien décapés, en les chauffant au rouge vif dans un fourneau à moulle après les avoir recouverts d'un mélange de chlorures ammoniacaux de cuivre et d'étain secs (3 p. ) et de chaux vive pure (2 p.), broyés avec du goudron de houille, de l'huile de lin ou de la térébenthine. Le même procédé peut s'appliquer aux cuivrage, argentage, zincage, étamage, etc., de la fonte et du fer(V. lb'ï>. ch. 1859). — On opère le bronzage du fer par la teinture d'iode (V. Un. pharrn., 1860); celui du fer, de la fonte, de l'acier, par l'immersion, au conlact du zinc, dans un bain à cuivrer, additionné de stannate de soude ou d'une dissolution de bichlorure d'étain, traitée préalablement par Q. S. de soude (Weil). — Le bronzage du laiton se fait au moyen du nitrate, de l'acétate et du chlorure de cuivre en solution étendue (Boettger). (V. Un. pharm., 1861.) On donne au cuivre poli une teinte gris- bleuâtre, en l'enduisant superficiellement d'un liquide préparé avec le cinnabre et une solution de sulfure de potassium additionnée d'un peu de potasse caustique. — "On bronze au moyen de poudres à bronzer, de couleurs diverses, composées le plus ordinairement de cuivre (80 à 99 °/„) et de zinc (6 à 17 °/ 0 ), ou de cuivre seul réduit en poudre, ou provenant de la réduction à chaud de l'oxyde par la vapeur d'huile de pétrole ou d'une huile suï- fuiée (Wagner). À la suite du bronzage, nous mentionnerons diverses métallisations pratiquées par immersion dans des bains métalliques {argentage ou argenture, cuivrage, dorure, étamage, plati- nage, plombage et zincage). Argenture. — L'argenture par frottement, dite argenture au pouce, s'exécute en frottant la surface métallique à argenter, à l'aide d'un morceau de peau ou de linge fin et serré, avec une pâte formée d'eau et de chlorure d'argent {8 p.), de sel marin (1 p.), de craie (1 p.), de carbonate de potasse sec (3 p.); ou d'argent précipité par le cuivre (1 p.), de crème de tartre (2 p.), de sel marin (2 p.) et d'alun. On argenté aussi le cuivre des vases servant à la préparation de substances acides comme les sirops de groseilles, de cerises, etc., en appliquant par frottement, à la manière du tripoli, une poudre homogène composée de : cyanure de potassium 12, azotate d'argent crist. 6, carbonate de chaux 30 (Boudier). — Vargi a tuée du. verre, des glaces, par le procédé Drayton pour faire des miroirs possédant une grande pureté de réflexion, consiste à verser sur la glace un liquide réducteur de l'azotate d'argent, qui se compose généralem. : d'azotate d'argent, alcool, carbonate d'ammoniaque, essences de cassia, de girofle, de rue, de camomille, de sassafras; ou d'azotate d'argent, et une solution alcaline de colon-poudre, de sucre de canne, de sucre de raisin, de sucre de lait, de mannite on d'acide picrique, etc. Un procédé d'argenture expéditif, est celui de M. Martin, qui consiste à plonger la glace à argenter dans un mélange, à vol. égaux; et chauffé à 70 oc , d'une sol. d'azotate d'argent ai 0 /,,, d'ammoniaque, d'une sol. de potasse à à "1° et d'une sol. au 1/10 de sucre interverti par l'acide azotique. M. Bolhe, de Saar- 1348 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. bruck, emploie pour argenter le verre, un mélange, à volumes égaux, d'une liqueur d'argenture faite avec l'azotate d'argent ammoniacal, et d'un liquide réducteur obtenu avec l'azotate d'argent additionné de sel de seignette ; la couche d'argent sur le verre est préservée par un vernis préparé avec une dissolution d'asphalte dans la benzine. (V. Un. ph., 1865.) Liebig argenté le verre a l'aide de 5 vol. d'un liquide composé de 10 : vol. d'une solution de sullate ou d'azotate d'ammoniaque, 14 vol. d'une solution au 1/10 d'azotate d'argent neutre'et 75 vol. de lessive de soude d'une d té 1,050 ; de 1 vol. d'un liquide réducteur (composé de 1 vol. de solution au 4/10 de sucre candi additionné d'acide tartrique et de 1 vol. de liquide cuivré contenant un peu plus de 5 gr. de tartrate cuprico-sodique par litre, et de 8 vol. d'eau), et de '25 à 30 vol. d'eau. (V. Un. ph. 1869). Dans le même luit, il recouvre la couche d'argent d'une couche d'or, de cuivre, de nickel, etc., au moyen du tartrate double de potasse et du métal, que l'on décompose par la pile. (V. J.ph., 185P.) MM. Millon et Commaille argentenl la pierre, le cuir, le papier, les tissus, en les plongeant dans un mélange de solutions de protochlorure de cuivre ammoniacal et de nitrate d'argent ammoniacal (V. Un. ph., 1863). On argenté aussi les os, la corne, le cuir, le papier, les cheveux, etc. (V. Un. pli., 1872, p. 339). Cuivrage. — M. Dullo cuivre la fonte préalablement décapée à l'acide chlorhydrique, en l'immergeant dans un bain prépare en dissolvant 25 d'oxyde de cuivre dans 170 d'acide chlorhydrique du commerce, et additionné de 500d'eau et 375 d'alcool. (V. Un. ph., 1865.) M. Ludersdorff compose ainsi le bain de cuivrage : Carhonate de cuivre 1, crème de tartre pulv. 12, eau dist. 24 ; on chauffe à 72 oc , et on neutralise avec craie 3,5. — Le 1er, la fonte, l'acier, préalablement décapés à l'eau aiguisée d'acide sulfurique (marquant 2° B e ) puis lavés à l'eau simple et à l'eau alcalisée par la soude, sont cuivres par l'immersion, au contact du zinc, et pendant une durée qui varie de 3 à 72 heures, dans un bain, marquant 19° B é , ainsi composé : Sulfate de cuivre crist. 350, sel de seignette crist. 1500, soude à la c'iaux, 800; eau 10000 {Fréd. Weil). — On cuivre le le fer et l'acier en les recouvrant au pinceau d'une solution de sel d'étain et immédiatement après d'une solution de sulfate de cuivre ammoniacal (Graeger) ; ou en les frottant, au moyen d'une brosse très-dure, avec de la crème de tartre pulvérisée, humectée par une solution de sulfate de cuivre (Stoeliel). — On cuivre la fonte en la recouvrant avec une brosse, douce d'un mélange de nitrate de cuivre (10 p.) de chlorure de cuivre (10 p.) et d'acide chlorhydrique à 15° (80 p.); on donne a ce cuivrage l'apparence du bronze antique, en le passant dans une dissolution tonnée de : sel ammoniac (4 p.), acide oxalique (1 p.), acide acétique (1 p.) et eau (40 p.) {Wmkopf). — Un bain composé de P. E. de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc, ou de 2 p. de sullate de zinc pour 1 p. de sulfate de cuivre, en solution aqueuse saturée et additionnée d'une solution de cyanure de potassium, Q. S. pour reois- soudre le précipité formé et de 1/5 ou 1/10 de son volume d'ammoniaque, de manière à marquer 8° B e , donne le laitonnage des objets de métal qui y sont plongés (liaeio). Dorure. — Peut se faire par le frottement de la surface à dorer, avec un mélange pâteux formé de : chlorure d'or sec, 20 ; cyanure de potassium, 60; eau, 100; blanc d'Espagne, 100; crème de tartre, 5. On dore le zinc au mat, en le plongeant dans une dissolution de cyanure d'or de potassium, après l'avoir préalablement déroché a l'acide, azotique et chlorhydrique, puis argenté. La dorure au trempe ou par immersion, qui ne s'applique qu'au cuivre et à ses alliages (laiton, bronze, maillechort) consiste à plonger, pendant quelques secondes, l'objet à dorer dans un bain bouillant, comp. de : or (transformé en chlorure) 12, bicarb. de potasse 900, eau 1600 (Elkington); ou mieux : or (transformé en chlorure sec) 1, pyrophosphate de soude 80, eau 1000 (Roseleur). On rend les dorures au trempé plus solides en répétant les immersions dans le bain de dorure, après avoir eu soin toutefois que chacune d'elles soit précédée de l'immersion de l'objet déjà doré dans une dissolution d'azotate de bioxyde de mercure. Après la dorure, les objets sont lavés à grande eau et sèches dans de la sciure chaude de bois de sapin, de peuplier ou de tilleul. — La dorure du verre, par le procédé de Liebig, repose sur la réduction dans le \crre à dorer de 9 vol. d'une solution alcaline de chlorure d'or et de sodium par 1 vol. d'un mélange d'alcool et d'elher (Un. ph. 1867). M. Wernicke préfère un bain composé de : 4 vol. de solution de chlorure d'or, 1 volume de solution alcaline (soude pure 6, eau dist. 100) et 1/30 ou 1/35 vol. de liqueur réductrice ; celle-ci est un mélange de : alcool 80, sucre interverti par l'ac. azotique 10, eau 50 et 50 du produit de la distillation de 50 d'acide sulfurique à 66°, 40 d'alcool, 35 d'eau et 50 de peroxyde de manganèse pulv. M. Boetlger a propose de remplacer cette dose de liqueur reductive par 1/16 vol. d'une autre liqueur préparée en ajoutant à une solution de glucose au 1/12 volumes égaux d'alcool à 80" c. et d'aldéhyde (V. Soc. ch. 1868). Etamage. — La méthode ordinaire pour étamer ou blanchir le laiton et le cuivre con - MISCELLANÉES. 1349 siste à les chauffer dans l'eau avec de l'étain et de la crème de tartre, ou mieux, suivant M. Hiller, dans 1 partie de solution de sel d'étain au 1/10, additionné de 2 parties de solution de potasse caustique au 1/10. — MM. Vivien et Lefebvre, de Laigle, étament le fer avec un bain composé de : étain en plaques 300, crème de tartre 75, eau ordinaire 5000, que l'on fait bouillir, après un nickelage préalable a l'aide d'un bain contenant : sel marin 60, sublimé corrosif 30, sulfate de nickel bien pur 2. (V. Un. ph., 1861 et Bull. del'Un. ph. 1874). — M. Ludersdorff étame le zinc par immersion ou par friction, en portant à 75 oc un bain composé de bicblorure d'étain 1, bitartrate de potasse 2, eau 45. — M. Weil étame le cuivre, la fonte, le fer, l'acier, en es plongeant, au contact du zinc, dans une dissolution d'un sel d'étain dans une lessive concentrée de potasse ou de soude caustique, portée de 50 à 100"=. —M. Stolba, de Prague, étame à froid le cuivre, le laiton et le fer, en les frottant avec une solution de sel d'étain, qu'il décompose ensuite par la poudre de zinc (V. Un. ph., 1871). Platinnge. — On platine le cuivre et le laiton par immersion dans un mélange bouillant de : sel ammoniac 8, chlorure de platine ammoniacal 1, eau 36 à à0 (Wihl); ou dans une solution chaude de crème de tartre, puis dans le chlorure de platine (Tlunt) ; ou dans une solution de chlorure de platine chauffée à 60° et additionnée de carbonate de soude pulv. jusqu'à cessation d'effervescence, puis d'un peu de glucose et de Q. S. de sel marin pour que le platine en se déposant prenne l'aspect blanc métallique (Boettger). — Une solution de chlorure de platine contenant environ 1/20 de métal, et réduite par la chaleur, sert à M. Dullo pour platiner intérieurement et extérieurement des tubes de verre, des creusets de porcelaine biscuit. (V. Un. ph., 1860). — On a essayé aussi le platinage ilrs glaces en étendant à leur surface, et à l'aide d'un pinceau, un mélange de chlorure de platine sec broyé avec de l'essence de lavande rectifiée, et d'un peu de litharge et de borate de plomb en poudre impalpable, broyés également avec l'essence de lavande ; les glaces sont ensuite soumises à l'action du feu de moufle, pour le développement de la couche de platine qui forme comme une espèce d'émail à leur surlace (Doilv). Plombage. — Si on plonge une feuille de cuivre ou d« laiton, bien décapée, dans une dissolution chaude d'oxyde de plomb dans une lessive alcaline, et qu'on touche le métal à plomber avec un morceau d'étain, le plombage se produit aussitôt. — M. Weil plombe les métaux par un procédé analogue à celui qu'il emploie pour l'étamage. Zincage. — On peut zinguer le cuivre ou les métaux cuivrés, en les plongeant, en présence du zinc métallique, dans un bain formé par la dissolution d'un sel de zinc dans une lessive concentrée de potasse ou de soude, chauffée à 100 oc (Weil). Burettes graduées. — Les pharmaciens pourraient avoir, pour donner à leurs clients, de petites burettes graduées pour mesurer les médicaments que les médecins prescrivent de prendre par cuillerées, verrées ou gouttes. Cartes doublées d'étain. — Pour délivrer au détail des cérats, des onguents, ou pour recouvrir l'ouverture des pots de pommades, on s'est servi jusqu'à présent de cartes blanches ordinaires. Actuellement, ces dernières, qui sont facilement pénétrées et salies par les corps gras, sont avantageusement remplacées par des cartes doublées d'une feuille mince d'étain. Le commerce tient à la disposition des pharmaciens des ronds faits à l'emporte-pièce en carton étamé. Casse-gomme (Herbelin fils). — Appareil à casser la gomme avec facilité et netteté, en appliquant un coup de maillet sur de la gomme mondée et tenue entre deux doigts sur le fil d'une lame d'acier modérément trempée , aiguisée comme une hachette à gomme. Cette lame est soudée perpendiculairement sur le milieu d'une table d'acier carrée, de k à 5 cen- tim. de côté. (V. Un. pharm., 1864.) Charbons poreux et absorbants. — Ces charbons employés, soit comme filtres pour clarifier les eaux, soit comme absorbants pour purifier l'air des appartements, des chambres de malades, etc., se préparent avec un mélange de charbon de bois, de charbon d'os en poudre grossière et de sciure de bois, auquel on incorpore à chaud 20 °/„ de goudron de houille ; le tout est additionné d'une certaine quantité d'asphalte et soumis à une forte pression dans des moules en acier poli ou en laiton, de formes variables, puis porté à une température suffisamment élevée, après avoir été placé dans des caisses en tôle et recouvert d'un mélange de sable et de poussier de charbon. C'est en se fondant sur les propriétés absorbantes et antiseptiques du charbon que MM. Pichol et Malapert, de Poitiers, ont préparé les produits (charpies, ouates, sachets, papiers, suaires, etc.) dits carbonifères, pour pansements divers, inhumations, ayant pour base le charbon en poudre et pour excipient la cellulose seule ou additionnée d'épongé ; que la fabrique de charbon plastique de Berlin a établi ses ballons-filtres, d'une capacité de 1 à 2 litres, pour la clarification et l'assainissement des eaux troubles et marécageuses. (V. J. Ch. m. 1862 ; Un. ph. 1868.) 1350 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Chromographe. —■ Lorsqu'après avoir écrit en se servant comme encre d'une solution un peu concentrée de violet de méthylaniline ou de fuchsine, on applique exactement l'écriture ainsi obtenue sur une lame gélatineuse molle, constituée pnr une substance analogue à celle dont sont faits les rouleaux (l'impression, en passant plusieurs fois la main sur le revers du papier et qu'on enlève ensuite ce dernier après quelques minutes l'encre a quitté le papier et l'écriture renversée se trouve reportée sur la lame de gélatine. Si dès lors on applique sur la préparation ainsi obtenue une feuille de papier ordinaire, en frottant plusieurs fois le revers avec la main étendue, l'écriture redressée s'imprime sur la feuille et donne une reproduction exacte de l'original. L'encre étant épaisse, on peut obtenir ainsi iO ou 50 épreuves sans modifier la préparation. La lame de gélatine est formée par un des mélanges suivants : Gélatine ............ 100 Dextrine........... 100 Glycérine .......... 1000 SO'B.iO........... Q-S. Gélatine ............. 10 Glycérine ........... 40 Eau................ 20 Gélatine............. 100 Eau................ 175 Glycérine ........... 37fi Kaolin.............. 60 Gélatine ........... 100 Glycérine .......... 1200 Bouillie de sulfate de baryte lavé pat déc. 500 Ue mélange fondu est agité pendant qu'il se refroidit jusqu'au moment de l'épaississement, puis coulée dans une caisse de zinc rectangulaire de 3 cent, de profondeur. I.e kaolin ou le sulfate de baryte rend la masse blanche et permet de voir plus facilement la préparation. Lorsque le tirage est terminé, il suffit (le frotter la surface avec une éponge imbibée d'eau pour enlever toute trace d'encre. L'introduction deladextrine facilite ce nettoyage. FORMULES DE l'eNCHE V EMPLOYER : Encre violette. Eau.............. 30 Violet de Paris..... 10 Encre violette. Alcool ....... 1 Eau......... 7 Violet de Taris. 1 Encre rouge. Alcool.... 1 Eau..... 10 Acétate de rosaniline. 2 Il est bon d'employer, pour l'écriture, du papier glacé que l'eau abandonne plus facilement. On facilite le report en passant sur le revers une éponge à peine humide. Pour les épreuves il est avantageux, au contraire, de se servir de papier moins uni. Composteur à étiquettes. — Le pharmacien ne peut avoir toutes faites, à moins de frais énormes, toutes les étiquettes dont il a besoin ; ses planches n'en contiennent qu'un certain nombre des plus courantes; celles qui lui manquent sont faites à la main par les élèves; mais les étiquettes faites ainsi ne sont pas toujours satisfaisantes. On pourrait perfectionner cette partie du service officinal, en ayant des caractères d'imprimerie mobiles de différents numéros, ou tout au moins plusieurs alphabets, les uns de lettres majuscules, les autres de minuscules. On compose les mots dont on a besoin, on les dispose dans un composteur en forme de cachet, on enduit les caractères d'encre grasse en les appuyant sur le tampon qui sert pour le cachet ordinaire de la pharmacie, et on les applique ensuite au milieu d'une étiquette en blanc (fig. 17/i). (Tic,. 17/j.) Ces petites imprimeries sont depuis longtemps en usage dans quelques professions. Conservation des substances altérables par la lumière. — C'est par un oubli des lois physiques qu'on emploie ordinairement, en pharmacie, les flacons de verre bleu foncé pour conserver les substances altérables par la lumière, car le bleu laisse passer les rayons actifs ; on doit se servir exclusivement de flacons noirs ou jaunes. De même,' on substituerait avec avantage au papier bleu employé pour envelopper les flacons, le papier jaune qui absorbe les rayons actifs que le papier bleu laisse passer (Bottle). Désodoration des mortiers, etc. — On détruit l'odeur du musc, de l'as.e fétide, etc., à. l'aide du tourteau d'amandes amères ou de moutarde, des feuilles de laurier-cerise, etc. Dessiccation des précipités. — Lorsqu'on opère en grand, les précipités sont ordinairement fort longs à sécher, et l'on use quelquefois une quantité énorme de papier pour arriver à ce résultat; dans ce cas, on se trouve bien de l'emploi d'une aire en plâtre vif sur laquelle on pose le précipité (Béral). Nous ferons remarquer que c'est là le procédé de dessiccation en usage chez les amidonniers et les fabricants de carbonate de magnésie, etc. On M1SCELLANÉES. 1331 se sert aussi de briques poreuses, pour dessécher certains corps cristallisés, tels que, par exemple, le permanganate de potasse, l'acide chromique. Eaux de couleurs pour flacons de devantures. — Ces eaux sont, pour ainsi dire, les enseignes supplémentaires obligées des pharmaciens. Voici la manière de les obtenir. Eau bleue : on t'ait une dissolution de sulfate de cuivre dans l'eau et on y ajoute un excès d'ammoniaque ; on l'obtient ainsi d'un bleu magnifique {eau céleste). — Bleu de Prusse 0,5, acide oxalique 1,0, eau 500. — Eau verte : on fait comme ci-dessus une dissolution de sulfate de cuivre, mais au lieu d'ajouter de l'ammoniaque on y ajoute Q. S. d'acide clilo- rhydrique ou d'hypochlorite de soude, selon la nuance verte que l'on veut obtenir. — Soluté d'un sel de nickel. — Soluté de sulfate de cuivre additionne de bichromate de potasse ou d'acide nitrique. — Soluté de sulfate de cuivre et de chromate de potasse, additionné d'ammoniaque (chromate de cuivre ammoniacal). — Eau jaune : dissolution acidulée de chromate de potasse jaune, additionnée de carbonate de potasse. — Eau rouge : dissolution de bichromate de potasse. On peut encore obtenir cette coloration avec du carmin dissous dans l'ammoniaque; avec le décocte de garance additionné de carbonate d'ammon. ; a\ecdes infusés de matières colorantes végétales, telles que le coquelicot, l'orseille, le tournesol, etc., acidulés par un acide, le sulfurique, par exemple; mais les eaux ainsi obtenues sont beaucoup moins stables. Une simple solut. de de permanganate de potasse atteint aussi bien le but. — Eau pourpre : Sulfate de cuivre 30, carbonate d'ammoniaq. /iô , eau 1000. — Eau violette : Sulfate de cuivre ammoniacal et Q. S. d'eau lilas. — Eau lilas : Ajoutez un soluté de carbonate d'ammoniaque à un autre de nitrate de cobalt jusqu'à ce que le précipité se redissolve, et ajoutez un peu de sulfate de cuivre ammoniacal. — Eau blanche : on obtient une eau blanche permanente en suivant la formule du cosmétique d'Alihert (V. p. 636), mais en remplaçant l'eau de roses par de l'eau ordinaire. — Eau chamois : per- chlorure de fer étendu. — Une remarque commune à toutes les eaux ci-dessus, et principalement aux eaux à base de sels minéraux, c'est que leur coloration est d'autant plus intense que la solution esl plus concentrée. Comme objets de devanture, on peut aussi exposer des cristallisations de bismuth, l'arbre de Diane, V arbre de Saturne, l'arborisation blanche obtenue en versant une solution d'azotate de plomb au dixième sur des morceaux de chlorhydrate d'ammoniaque pur, ou les cristallisations arborescentes obtenues comme il est dit dans l'Un, ph., 1866, p. li'i, 128 et 180, avec des solutions de silicate de potasse marquant 5 à 6» Iî é . Emballage des alcalis caustiques. — Les pharmaciens ayant souvent à en\ elopper, pour l'usage des médecins, de la potasse fondue ou autres caustiques analogues, nous pensons qu'il est bon de signaler l'emploi d'un papier imprégné de paraffine, que M. Chase, de Philadelphie, a proposé pour l'emballage des alcalis caustiques. Comme cette substance n'est ni saponifiée, ni attaquée par ceux-ci, on peut l'employer avec avantage pour enduire les bouchons de verre et les goulots des flacons à liqueurs alcalines caustiques et se garantir ainsi de l'inconvénient qui résulte de l'adhérence croissante des bouchons à l'emeri, car la précaution de graisser ceux-ci avec de l'huile ou du suif n'empêche pas qu'on ne soit souvent obligé de sacrifier des flacons de valeur. Enveloppes pour les formules. — Aujourd'hui, beaucoup de pharmaciens, au lieu de renvoyer les formules à nu, comme on l'a fait jusqu'à présent, ce qui avait l'inconvénient de les exposer à être salies, et de permettre aux domestiques et aux personnes étrangères de les lire, aujourd'hui, disons-nous, les pharmaciens les rendent sous le couvert d'enveloppes analogues à celles dont on se sert pour les lettres ; seulement, en général, elles portent une suscription de la teneur suivante : Pharmacie de *** Prescription du docteur***, du (date) et inscrite sous le n 0 .... M. *** (nom du malade). Les pharmaciens anglais font depuis longtemps usage de ces enveloppes. Etiquettes (V. Un. pharm., 1860). —On gomme le revers de la feuille entière, et on découpe après. 11 suffit de passer légèrement la langue dessus pour les coller sur l'objet à étiqueter. — Ce moyen nous parait convenable pour les petites étiquettes. On peut rendre indélébiles les étiquettes en papier, en les recouvrant d'une couche d'albumine que l'on soumet à l'action de la vapeur pour la coaguler, et que l'on sèche ensuite dans une étuve à 100°. On forme ainsi une sorte de vernis insoluble. Pour les vases à mettre à la cave, Quevenne a recommandé, comme se conservant très- longtemps, les étiquettes faites de petites bandes de sparadrap, de diachylon, sur lesquelles on écrit comme on eût fait sur du papier; on les chauffe légèrement à une lampe ou à un foyer, pour les coller et faire pénétrer de part en part la couche emplastique. Extraction de l'iode des bains iodurés. — Dans les grands établissements, où l'on admj- 1352 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. nistre beaucoup de bains indurés, il est avantageux de retirer l'iode de l'iodure employé, attendu le prix élevé actuel de cette substance. Plusieurs moyens ont été proposés à cet effet. L'amidon, l'acétate de plomb, qui peuvent donner naissance a des iodures insolubles d'où l'on retire l'iode ensuite, ont été proposés; on a encore indiqué le chlore, l'acide sulfureux ; mais le meilleur procédé est, jusqu'à présent, le suivant : On reçoit les eaux des baignoires dans une cuve placée en contre-bas; on les traite par un mélange préalablement dissous ou non de 3 p. de sulfate ferreux et 2 p. de sulfate cui- vrique ; tout l'iode se précipite à l'état d'iodure cuivreux qu'on lave bien et dont on peut retirer l'iode en le chauffant dans une cornue avec l'acide sulfurique et le peroxyde de manganèse. (Berzélius, Soubàran.) Si, au lieu de retirer l'iode, on voulait obtenir un iodiire solnble immédiatement utilisable, il n'y aurait qu'à traiter le protoiodure de cuivre, à l'aide de Q. S. d'eau et de la chaleur, par le carbonate de soude, un lait de chaux (Clément) , ou du carbonate de potasse pour obtenir de l'iodure de sodium, de calcium ou de potassium liquide, que l'on peut employer ainsi en bain en le dosant, ou que l'on peut obtenir cristallisé par l'évaporation. Dans un service d'hôpital où l'iode est administré en grand, on pourrait recueillir les urines des malades et en extraire ce corps par l'un des procédés ci-dessus. (Pour tout ce qui concerne la recherche de l'iode et du brome, nous renvoyons à notre ouvrage intitulé : Iodognosie, Paris, 1850.) Extracteur à distillation continue. — A l'article Extraits (p. 503), nous avons indiqué idéalement les modifications que l'on pourrait faire subir à Y extracteur de Payen pour en faire un appareil pharmaceutique. Depuis, nous nous sommes occupé de réaliser cette idée, et aujourd'hui nous prévenons nos confrères que nous avons fait exécuter par la maison Egrot un appareil destiné à prendre place dans tous les laboratoires de pharmacie, d'abord comme extracteur à distillation continue, puis comme appareil à fonctions multiples, dernière considération qui devrait peut-être lui valoir le titre d'appareil omnium. En voici d'abord la description. (fia/. 175.) A, cylindre dans lequel on place la matière pulvérisée dont on veut obtenir l'extrait : B, bain-marie dans lequel on met le liquide destiné à épuiser la matière; C, cucur- bite ; E, serpentin dans sa cuve à eau et servant à condenser les vapeurs venant du bain- marie par le tube D; F, manchon enveloppant le cylindre A et servant de réfrigérant pour le cylindre dans les longues opérations; a, entonnoir diftube à renouvellement de l'eau du serpentin;^, trop-plein pour l'écoulement de (Via kl\\ l'eau chaude; (Fig. £75.) C) lunette double permettant de voir comment l'opération marche; d, trop plein pour l'écoulement de l'eau chaude du manchon; e, tube à robinet terminant le cylindre à lixi- vialion et par lequel le liquide retombe dans le bain-marie. Pour opérer, on suit les indications déjà données p. 502 et 503. Pour l'alcool, la chaleur du bain- marie aqueux bouillant suffit et au delà pour opérer la distillation; pour l'éther, de l'eau amenée à la tempérât, de /|0° suffit également à l'opération : mais lorsque c'est l'eau qui est le liquide extracteur, le bain-marie aqueux simple bouillant ne suffit pas; il faut avoir recours à un artifice. Cet artifice consiste à remplacer l'eau simple formant bain-marie par un soluté de /i8 p. de carbonate de soude pour 100 p. dont l'ébullition a lieu à -f- 10Zi oc , et mieux par un soluté de 60 p. de sel marin pour 100 p. d'eau dont le point d'ébulli- iton est à 108 oc . On conserve ensuite ce soluté dans une bouteille pour une opér. subséquente. Ainsi que nous l'avons fait pressentir, cet appareil est non-seulement destiné à la préparation des extraits, mais encore à beaucoup d'autres opérations pharmaceutiques et industrielles : ainsi il peut servir à la préparation des teintures alcooliques et étliérées (p. 988), emploi dans lequel il aurait l'avantage de permettre l'épuisement complet de la matière avec la même quantité de liquide ; il peut servir de digesteur pour les préparations alcooliques, éthériques, etc., diverses, et, sous ce rapport, remplacer l'appareil condensateur de MISCÈLLANÉES. 1353 Corriol et Berthemot; dépourvu du tube conducteur et du réfrigérant, il peut servir d'appareil de filtrage à chaud de certains liquides aqueux (sirops, etc.) et surtout des corps gras. Dans ce cas, au lieu de rafraîchir entre temps l'eau du manchon, on la laisserait s'échauffer. D'un autre côté, les pièces de l'appareil peuvent isolément être utilisées : le cylindre peut servir comme simple.appareil de déplacement ; le petit serpentin peut servir de condensateur dans une foule de cas où le grand serpentin ordinaire serait par trop embarrassant. Comme on le voit, les pièces inférieures de l'appareil sont celles de l'alambic ordinaire. Quant aux pièces supérieures, elles sont en cuivre ou en fer-blanc, selon le prix que l'on veut y mettre. Cet appareil peut être exécuté en toutes dimensions. Mais on ne le trouvera exécuté d'avance que dans les 3 grandeurs suivantes : l rt> grandeur, cylindre à déplacement contenant 5 litres; 2 e grandeur, cylindre de 12 litres 1/2; 3 e grandeur, cylindre de 25 litres. Glace artificielle et appareils frigorifiques. — Sans parler de l'importance de la glace au point de vue culinaire eu gastronomique, son utilité comme moyen hygiénique ou thérapeutique est depuis longtemps reconnue. Nous avons donc cru, pour cette raison, devoir dire un mot des appareils congélateurs. M. Boutigny d'Evreux, l'un de nos confrères les plus distingués, a fait connaître l'appareil suivant pour l'obtention de la glace. 11 se compose d'une boîte en bois de chêne de 36 centim. de longueur, de 8 centim. de largeur et de 16 centim. de hauteur, et de deux boîtes en fer- blanc de même forme, et de telle grandeur qu'elles entrent dans la première en laissant un espace convenable au mélange frigorifique. Ces deux dernières boîtes sont destinées à contenir l'eau que l'on soumet à l'action du mélange frigorifique contenu dans la _^^_^^^^^^_^ boîte de bois. Leur capacité est d'environ 1500,0 d'eau que 3 doses du mélange suivant peuvent solidifier quand on opère à la tempérât, de 10°. Suif, de soude, non effleuri, en poudre........... 1500 Acide sulfuriq. à41o Acide 7, Eau 'j. refroidi .... 2000 Le refroidissement de l'eau par les mélanges réfrigérants peut se faire en très-peu de temps, (Fig. 176.) avec les carafes à anse, fabriquées depuis quelques années, 'dans l'intérieur desquelles on a ménagé, a l'aide d'un tour de main de verrier, une poche vitreuse en forme de boule, destinée à recevoir le mélange réfrigérant. Divers appareils ou procédés ingénieux ont encore été proposés par quelques-uns de nos confrères pour obtenir artificiellement de la glace. Nous citerons, entre autres, le procédé de M. Decourdemanche, de Caen, et celui de M. Ma- lapert, de Poitiers. Un appareil qui a l'avantage d'être tout fait, d'être commode, peu dispendieux, et dont l'usage, par ces raisons-là mêmes, paraît se répandre beaucoup, est l'appareil designé sous le nom de Congélateur ou Glacière des familles (Villeneuve). Cet appareil, qui a été l'objet d'un rapport très-favorable de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, se compose: 1° de quatre tubes ou vases cylindriques s'enchâssant l'un dans l'autre et formant le corps principal de l'appareil dont nous donnons la figure (jïg. 176). Le premier et le deuxième tubes sont soudés ensemble; l'intérieur du premier est rempli d'une substance non conductrice du calorique. Le troisième adhère au deuxième par ses bords supérieurs et le ferme hermétiquement Le quatrième tube, ou sorbetière, s'enchâsse librement dans le troisième, mais il est lui-même hermétiquement fermé par un couvercle auquel est fixée une petite manivelle destinée à faire tourner la sorbetière. 2" D'un \ase cylindrique placé à la partie inférieure de l'appareil et servant de récipient aux matières réfrigérantes qui s'échappent du troisième tube au moyen d'un conduit fermant à soupape et traversant les deux premiers tubes. Un petit entonnoir soudé en haut de l'appareil et un robinet fixé en bas du corps principal traversent les deux premiers tubes, communiquent avec le troisième et servent, l'un à l'introduction du liquide à congeler, l'autre à l'écoulement de l'eau refroidie. Le mélange frigorifique adopté par l'inventeur du congêlatew est un mélange de 3 p. de sulfate de soude et de 3 p. d'acide chlorhydrique. 11 faut quatre doses de ce mélange et 30 ou 60 minutes pour obtenir deux cylindres de glace dont le poids varie de 2 à 7 kilog., selon la grandeur de l'appareil. Le congélateur est non-seulement destiné à faire la glace, mais encore à frapper de froid Veau, le vin, les liqueurs d'agrément; à congeler des sorbets, des crèmes, etc. M. Toselli a donné une disposition particulière du récipient à glace dans l'appareil à récipients multiples dit malle-glacière ; la source de froid dont il se sert est la liquéfaction de l'azotate d'ammoniaque. Dans les grandes villes de nos contrées, pourvues de glacières, les appareils frigorifiques ne 1354 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. sont d'aucune utilité sous le rapport médical ; mais il n'en est pas de même pour les petites villes, les bourgs, où l'on n'a de glace que l'hiver, quandil gelé, ainsi que dans les pays chauds où l'hiv er ne se l'ait pas sentir. Là, dans les cas de congestions cérébrales, d'hémorrhagie, de dysenterie, où on a besoin d'applications de glace ou de compresses d'eau glacée, la médecine est privée de ce précieux agent. C'est donc dans ces localités que les pharmaciens reconnaîtront l'utilité d'avoir chez eux un appareil congélateur économique, pouvant produire 1 ou 2 kilog. de glace par heure. Par exemple, on pourra prendre deux pots, l'un, extérieur en fer émaillé, l'autre, entrant dans le premier, pourra être en terre ou en bois; ces deux vases laissant entre eux un espace intermédiaire de 8 cent, environ, dans lequel on introduira un mélange réfrigérant (P. E. de chlorure de calcium et d'azotate d'ammoniaque et eau en poids égal à celui des deux sels); le vase en terre recevra l'eau à congeler, qui le sera dans l'espace de trois quarts d'heure. La glace se conserve bien en petite quantité dans des pots bien couverts, entourés de plumes. En 1859, M. Carré a produit artificiellement de la g!ace par la vaporisation des liquides volatils et notamment de l'éther (V. lier. pliai m., 1839-60), que, depuis, il a remplacé avantageusement par l'ammoniaque liquide (alcali volatil). Son appareil, considéré d'une manière générale, consiste en un tube en U (en fer, fonte ou cuivre, avec rivures à l'étain) renversé, fermé par les deux bouts. Dans une branche est l'alcali volatil; en chauffant, le gaz se dégage et se condense, se liquéfie dans l'autre branche ; on retire le feu : le gaz liquéfié s'échappe vivement pour revenir dans la première branche ; cette évaporation produit un froid très-vif (qui peut aller jusqu'à — 50", au delà du point de congélation du mercure) dans le milieu ambiant; si ce dernier est del'eau. elle se congèle rapidement. MM. Mignon et Houart construisent ainsi des appareils Carré, qui peuvent donner à l'heure depuis 1 jusqu'à 200 kilog. de glace. Cette production de froid est susceptible de nombreuses applications dans les industries chimiques, pour le refroidissement de l'air; la concentration des eaux minérales, des dissolutions salines, sucrées, et autres; la cristallisation de certains produits, comme la benzine, l'acide acétique; la précipitation du suif, de soude des eaux-mères du sel marin, etc., etc. (V. XJn. ph., 1861). M. Carré a aussi imaginé de nouveaux générateurs de froid, qui sont une application de l'expérience de Leslie. Au-dessus de l'eau à congeler, le vide est fait au moyen d'une pompe pneumatique ; l'air et la vapeur d'eau, avant d'arriver à cette pompe, sont obligés de traverser un cylindre en alliage de plomb et d'antimoine, contenant soit de l'acide sulfuri- que à 66°, soit un autre agent hygrométrique puissant (potasse ou soude caustique, chlorure de calcium desséché), qui absorbe instantanément la vapeur au fur et à mesure de sa formation ; d'où refroidissement de l'eau, puis production de glace. (V. Un. ph. 1867.) Goudronnage des bouteilles. — On est dans l'habitude de goudronner les bouteilles de sirops, vins, sucs, etc., que l'on fait en provision et que l'on conserve à la cave. Mais cette pratique a un inconvénient ; c'est d'exposer, lors du débouchage des bouteilles, à laisser tomber dans le liquide, que contiennent ces dernières, des parcelles du goudron à cacheter, qu'on ne parvient que très-difficilement à enlever complètement. On obviera à cet inconvénient en coiflànt d'abord les bouteilles d'un papier commun et plongeant ensuite cette coiffure dans le goudron fondu. Quand on veut se servir du liquide, on met facilement et proprement le bouchon à du en enlevant le papier. Dans quelques pharmacies, depuis longtemps on délivre au public des flacons cachetés d'une manière analogue : on commence par coiffer soigneusement les flacons avec de la baudruche ou du parchemin mouillé et qu'on a essuyé, ensuite on plonge cette coiffe à demi ou jusqu'au tournant du col, et on applique le cachet de la pharmacie au centre. Cette méthode de cachetage, qui, toutefois, n'est applicable qu'aux médicaments préparés d'avance, est à la fois très-élégante et très-convenable. 'M. Berjot, de Caen, a imaginé un obturateur en caoutchouc, qui empêche l'air de pénétrer dans les flacons qui en sont munis. On bouche aussi les bouteilles en plongeant leur col, fermé par un I ouclion, dans un mélange chaud de gélatine et de glycérine, qui peut être, au besoin, coloré et aromatisé. Gravure sur verre (Simonin).—Pour graver d'une manière facile sur le verre, des divisions, lettres et caractères inaltérables, on étend,avee, un pinceau doux, du vernis de graveur (ou une couche de cire molle) sur les tubes, flacons, etc. Quand il est sec, on trace ou on écrit à la pointe, en enlevant le vernis; et sur ces places on étend une couche peu épaisse d'une pâte molle, faite à l'instant même avec du fluorure de calcium en poudre et de l'acide sulfurique concentré. Après quelques heures de contact, on lave, et le verre est suffisamment rongé et creusé. Pour marquer d'une marque indélébile les lignes, étiquettes, etc., on peut, pour rendre l'action plus énergique, couvrir cette pâte d'une feuilledeplomb laminée mince. On écrit aussi sur le verre, en traçant des caractères sur le vernis ou sur la cire avec MISCELLANÉES. 1355 une plume molle non fendue, et le posant sur une boîte de plomb eontenant P. E de fluorure de calcium (spath fluor) et d'acide sulfu- rique; on fait chauffer la boite, et, au bout de quelques minutes, on nettoie la surface du verre. La cire molle pour graveurs se compose de plusieurs manières: 1° suif 1, cire jaune 2 ; 2° cire jaune 5, huile d'olive 1 ; 3° cire jaune h térébenthine I ; à" cire jaune 500, térébenthine, huile d'olive sa, 30. Marchepied, chaise de pharmacie. — Dans les pharmacies allemandes et aujourd'hui, en France, chez divers marchands, on se sert d'un meubla à deux fins, comme chaise et petite échelle, dont nous donnons ci-dessus la figure {fix Mâche-bouchon. — Ce petit appareil, comme son nom l'indique, sert à ramollir par la pression la substance des bouchons et à faciliter (Fig. 178. leur introduction dans le goulot des bouteilles. Il se compose d'une pièce inférieure que l'on peut fixer sur une table, à l'aide de vis, et d'une pièce supérieure tenant a la première par une charnière. Ces deux pièces ont des cannelures correspondantes de différentes grandeurs, dans lesquelles on couche les bouchons; en appuyant sur le manche de la pièce supérieure, qui forme ainsi le levier, le liège cède et perd sa rigidité {fig. 178). Molleteur. — Appareil imaginé par M. Ma- lapert fils pour cuire les œuls graduellement et également dans toute la masse. M. Ma- lapert l'a appelé aussi cuit-œuf à thermomètre : un thermomètre à alcool, placé au centre de l'appareil, indique, en effet, le degré convenable de la cuisson des œufs. Les œufs mollets, cuits à point, sont chose importante pour les malades. (V. Un. ph. et J. ch. m. 1805.) Moule-fdtre. — Cet Instrument, inventé par M. Carré, pharmacien à Bergerac, est destiné à confectionner en peu de temps une quantité de filtres de papier. INous ne pouvons mieux le comparer qu'à deux éventails de papier réunis de manière à former un disque complet. On place au milieu une feuille de papier pliée en deux ; on rabat alors les deux parties du disque, et on forme ainsi un éventail double qui, replié sur la feuille de papier, lui imprime ses plis et en fait un filtre régulier. Moyens divers à mettre en pratique pour ouvrir les flacons bouchés à l'émeri. — Il existe un grand nombre de moyens de débouchage des flacons bouchés en verre. Une note de M. Victor Legrip, insérée dans le .tournai de Chirniemédicah (18Vi), les résumant à peu près tous, nous allons la faire connaître, en la faisant suivre, toutefois, de plusieurs procédés qui n'y sont point mentionnés. Les difficultés journalières qui s'opposent a l'enlèvement d'un bouchon de verre trop adhérent au col d'un flacon, dit vulgairement bouché à l'émeri, et les perles renouvelées que cause la rupture de ces 1 ouchons, lorsque, pour les avoir, on emploie une force supérieure à leur résistance, ont fait successivement proposer divers moyens de prévenir la perte et de vaincre l'obstacle : ainsi l'immersion dans l'eau chaude, simple ou précédée du relroidissement du col du flacon ; la torsion et la percussion ; la chaleur d'une lampe; le. frottement avec l'archet; frapper le bouchon, de bas en haut, de quelques petits coups secs, au moyen d'un more au de bois, d'un manche ; prendre le flacon d'une main et approcher avec l'autre, au moyen de pinces, un charbon incandescent qu'on promènera autour du goulot, en imprimant à celui-ci un mouvement de rotation, et soufflant en même temps le eharbon avec la bouche afin d'entretenir sa combustion, etc., etc. Comme les difficultés de déboucher un flacon à l'émeri peuvent dépendre d'une foule de causes, il est impossible que l'un des moyens que nous ver nons de citer puisse les surmonter toutes. Si ee n'est qu'un abaissement de température qui fasse serrer fortement le bouchon par le col, on comprend qu'une légère chaleur communiquée au col fera disparaître la difficulté. Dans ce cas l'immersion dans l'eau chaude, la lampe, l'archet, la chaleur de la main peut- être, pourront suffire; mais, si à cette cause de resserrement ou de rapprochement des molécules du verre, il se joint un encrassement, une jonction des pièces, dus à la cristallisation de principes salins, ou au dessèchement 1356 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de principes gras, résineux, gommeux ou sucrés , alors le concours de plusieurs moyens réunis devient nécessaire. Ainsi, entretenir assez longtemps au point de contact du col avec le bouchon une couche d'alcool, ou d'eau, ou d'eau acidulée, ou d'essence, ou d'huile d'olive, ou de forte lessive, ou de glycérine ; après suffisante immersion de ces menstrues, communiquer au col une chaleur assez forte, mais graduée; après cela, souvent le moindre effort de la main ou quelques coups frappés de bas en haut, pourront suffire pour enlever le bouclion. Comme, à l'aide de ces moyens connus, il nous est encore trop souvent arrivé de ne pouvoir déboucher un flacon, tant l'adhérence du col au bouchon était grande, nous avons adopté un moyen qui nous a toujours réussi; le voici : lorsque l'adhérence se trouve accrue par l'attraction qu'exercent des matières encrassantes, nous commençons par l'emploi d'un menstrue approprié et capable de commencer la dissolution des matières desséebées, puis de la chaleur, si nous la croyons nécessaire pour dilater le col; ensuite, entourant la tête du bouchon tout près du col avec un peu de linge, nous le saisissons à l'aide d'une pince dite alicate pointue (1), et serrant modérément les deux brandies de la pince, nous foulons avec ménagement. Cet eifet de levier n'a jamais manqué de succès ; tout bouchon ayant résisté à tous les moyens proposés jusqu'à présent a toujours cédé à celui-ci. Nous pouvons même dire que c'est très-rarement que, avec l'alicate, nous avons pris les soins que nous indiquons devoir prudemment faire précéder, et jamais il ne nous est arrivé de casser un seul bouclion. On comprend qu'il faut mesurer l'effet à la résistance du verre : si, par exemple, pour un faible bouclion on se servait d'une alicate de 22 à 24 centim. une pesée qu'on croirait peu puissante pourrait rompre la tête du bouchon et ne pas l'enlever. Il conviendra donc de n'employer pour les petits bouclions qu'une pince de 11 à 16 centim.; celles de 16 à 1h centim. ne devront servir que pour les bouchons de gros volume , 18 à Zh millim. de diamètre, par exemple. On ne devra jamais négliger l'interposition du linge entre, le fer et le verre. A ces divers moyens, M. Chariot, pharmacien à Saint-Aignan, propose d'en ajouter un autre qui a quelque analogie avec le dernier dont nous venons de parler, bien que l'instrument soit différent Ce moyen consiste à se servir d'un petit levier constitué par un morceau de bois plat, dur, de 30 à 35 centimètres de long sur h de large, un peu courbé en sabre et percé de trois à quatre (11 On trouve ces sortes de pinces dans tons les magasins de quincaillerie, sous le nom d'ALicATE eonde TOINTUE (ou BEC DE COHBIN). trous ovales, de grandeurs proportionnées à la grosseur des bouchons les plus usités. Les grands trous doivent être faits de préférence aux extrémités. Pour se servir de cette clef, on commence, comme pour les autres moyens, par détruire l'adhérence du bouchon ; on prend celui-ci dans une des ouvertures de l'instrument, et l'on tourne en proportionnant la force à la résistance. Nous ajouterons encore un procédé mis en usage par les flacon- niers. Il consiste à chauffer le col des flacons à la flamme de la lampe à alcool ou à celle d'une bougie pour le dilater, à saisir le bouchon avec les dents, et appuyant les lèvres à l'extrémité du col, à faire subir à celui-là un mouvement de torsion et de traction à la fois. Moyens divers pour détruire les punaises. — Sans compter la pyrèthre du Caucase (V. p. 822), plusieurs matières ont été indiquées dans ce but ; telles sont : la décoction de tabac, les dissolutions mercurielles et particulièrement de sublime, l'essence de térébenthine. Thénard a préconisé l'eau de savon (2 p. de savon vert pour 100 p. d'eau) ; on lave les boiseries, les murs, etc., avec une éponge imprégnée de la dissolution bouillante de savon attachée à l'extrémité d'un bâton de ZiO centim. de long. Pour agir efficacement, la liqueur savonneuse doit être employée bouillante. Suivant Despretz, le gaz acide sulfureux produit en brûlant des canons de soufre dans plusieurs têts à rôtir, et pénétrant dans les fentes, les crevasses, etc., présente l'avantage de détruire non-seulement les punaises, mais aussi les œufs. Le gaz acide est ensuite saturé par un dégagement de gaz ammoniac obtenu en chauffaot légèrement dans 2 ou 3 creusets un mélange de chaux et de sel ammoniac (V. J.p/i. 1855). On détruit instantanément les punaises ainsi que leurs œufs par une seule application d'eau pliéniquée à 5 %• On introduit aussi 5 % d'acide phénique dans la colle qui sert à fixer les papiers de tentures pour détruire les punaises qui existent dans les vieux murs (Lemairë). Moyen de donner au bois de noyer l'apparence du bois d'acajou. On frotte le bois avec de l'acide nitrique étendu, et on laisse sécher ; on dissout ho p. de sang-dragon dans 750 p. d'alcool, on enduit le bois mordancé avec ce foluté, jusqu'à ce qu'il en soit bien imprégné, et on laisse sécher. Enfin, on dissout /i5p. de laque dans 750 d'alcool, en y ajoutant 8 p. de carb. de soude, et on vernit le bois. Après dessiccation, on polit avec la ponce, puis avec un morceau de hêtre bouilli dans l'huile de lin, qui donne au bois le brillant de l'acajou verni. Pour donner aux meubles ou aux planchers en sapin et en bois blanc l'aspect du bois de palissandre ou du noyer, il suffit de les recou- MISCELLANÉES. 1357 vrir, avec un pinceau, d'une ou plusieurs couches d'une solution saturée de permanganate de potasse, on lave ensuite à grande eau, on fait sécher, on huile et on polit (V. Un.ph. 1865) Moyens pour enlever : Taches de nitrate d'argent sur le linge et sur la peau. On humecte les taches avec un peu d'eau froide ou chaude, on les frictionne avec de l'iode ou de l'iodure de potassium. Par cette première opération, les taches deviennent jaunâtres. On achève de les taire disparaître en frictionnant avec un soluté concentré d'hyposulfite de soude. Le chlore et le brome ou leurs composes alcalins donnent sensiblement le même résultat. — Taches d'acides minéraux. Alcali volatil (ammoniaque) étendu de Q. S. d'eau, ou exposition aux vapeurs seules de cet alcali. — Taches d'encre. Sel d'oseille seul, ou additionné de sel d'étain en dissolution ; ou mieux : acide oxalique, pour empêcher la couleur d'une étoffe de disparaître en même temps que la tache d'encre; on recouvre celle-ci de fort vinaigre blanc; solution concentrée de pyrophosphate de soude, qui n'altère pas les matières colorantes fixées sur le tissu. —Taches de graisse. Essence de térébenthine, benzine, dont on frotte la tache avec une éponge fine. Sur les planchers, les taches grasses peuvent s'enlever par le frottement reitéré avec le tan frais et légèrement humecté d'eau chaude. — Taches de rouille. Acide sulfurique très-éten du et solution de cyanure jaune; la tache de bleu de Prusse produite est enlevée au lessivage ; il faut quelquefois répéter l'opération [IfArcet fils). Frottement doux avec la crème de tartre pulvérisée et humectée, puis lavage. Sulfhydrate de soude ou de potasse, puis acide chlorhydriqu" étendu de P. E. d'eau, lavage à l'eau simple, puis à l'eau de savon faible. — Taches de résine, de térébenthine, poix, cire, bougie. L'alcool rectifié les dissout parfaitement. Faute d'alcool, l'eau de Cologne. — Taches de vernis, de goudron, de peinture. Essence de térébenthine, benzine, comme pour les tacbes de graisse. On peut aussi employer le beurre, que l'on fait disparaître ensuite avec l'essence de térébenthine. Moyen d'éviter la casse des capsules de verre ou de porcelaine. — En interposant entre la capsule et le feu une grille en fil de fer serrée, on prévient lacassede la capsule (Béral). Les ouvriers verriers préparent leur soupe dans des capsules de verre, et, au moyen de cette précaution, ils n'en cassent jamais. Une invention qui paraîtrait devoir rendre des services sous ce rapport, sont les Galvano-cérames, vases de porcelaine de toutes formes, sur le fond desquels on fait déposer par la galvanoplastie une- couche de cuivre permettant de les chauffer presque sans crainte de les casser. Des capsules ordinaires, des capsules propres à évaporer les extraits, des cornues,etc.,en galvano-cérames, seraient utilement employées en pharmacie. Une autre invention appelée, nous le croyons du moins, ù rendre plus de services encore que celle dont nous venons de parler, en ce qu'elle permet d'obtenir des appareils de plus grande dimension et à beaucoup meilleur marché, est la fonte émaillée (fonte décapée à l'acide sulfurique, enduite d'une pâte composée d'eau et de feldspath, de fluorure de calcium, de borax, de soucie et d'oxyde d'étain; ou de sable, de borax, de sel de soude sec, d'acide borique et d'oxyde de zinc, et chauffée au rouge blanc dans un four à moufle), dont quelques vases à différents usages (capsules, bassines, chaudières) existent dans certains laboratoires de pharmacie. On aura une idée exacte de ces objets en se figurant des vases ordinaires coulés en fonte et garnis dans leur intérieur d'une couche d'email blanc, inattaquable par la plupart des agents chimiques et pharmaceutiques. (V. les appareils en fonte émaillée de M. Al. Reeb, Un. pharm., 1863, 1871, 1873), — Nous en dirons autant de la tôle vitrifiée, du contfoxyde ou fer contre-oxyde, de M. Paris, qui ne sont attaqués que d'une manière presque insensible par les acides concentrés et chauds, mais qui ne supportent pas l'action des alcalis. Ce fer contre-oxydé est du fer recouvert d'une couche vitreuse, très-tenace, fondue à sa surface et adhérant fortement au métal ; cet en- dnil vitreux se compose de: flintglass pulv.130, carbonate de soude 20 1/2, acide borique 12, (V. J. Ch. m. 1870.) Moyens d'éviter les erreurs en pharmacie. — M. Laroche, pharmacien à Bergerac, a fait connaître (J. ph., 1842) un moyen, qu'il a breveté, pour éviter les erreurs en pharmacie. Ce moyen consiste en un système d'étiquettes combiné pour faire distinguer, au premier coup d'œil, le degré de danger que peut offrir le médicament que ces étiquettes couvrent. Ainsi les plus dangereux d'entre eux ont leurs étiquettes teintées moitié et diago- nalement d'un rouge vif, ceux qui le sont moins portent une simple rayure muge, et les médicaments tout à fait innocents ont une étiquette blanche. Ces dispositions se répètent non-seulement sur les étiquettes des flacons, pots ou boîtes de l'olficine et des magasins, sur celles des médicaments livrés au public, mais encore sur les papiers qui leur servent d'enveloppe, de manière à exciter constamment l'attention dans toutes les circonstances. Quelques pharmaciens, dans le même but, ont les étiquettes à substances dangereuses à 1358 APPENDICE PHARMACEUTIQUE fond noir, et celles des substances non vénéneuses à fond blanc. Deleschamps a proposé les moyens suivants pour éviter les erreurs en pharmacie : pour les bocaux contenant des substances vénéneuses et pouvant recevoir un couvercle de liège, on colle autour du goulot un ruban noir et mince, auquel on attache la rondelle de liège, sur laquelle on colle une carte portant le nom de la substance, les doses auxquelles on l'administre le plus souvent, et recommandation de ne la délivrer que sur ordonnance de médecin. Vient ensuite la capsule du bocal. Pour les flacons bouchés à l'émeri, contenant des substances vénéneuses, on implante le bouchon dans une capsule carrée à moitié pleine de cire à cacheter fondue, on colle sur la face supérieure de la capsule une carte portant l'inscription citée plus haut. Cette capsule est elle-même recouverte par la capsule ordinaire. Pour les extraits vénéneux, on place immédiatement sur l'ouverture du pot une rondelle métallique, retenue par un fil fort; on met l'inscription sur celte rondelle, que l'on recouvre d'un couvercle ou d'un parchemin. Comme moyen de précaution, nous indiquerons encore une mesure prise dans les hôpitaux de Paris, et adoptée par quelques pharmaciens de la ville : c'est l'emploi de /lofes de verre bleu pour tous les médicaments liquides destinés à l'usage externe, sans préjudice des précautions indiquées page 187. Les pharmaciens anglais ont adopté l'usage (un peu funèbre) d'apposer sur chaque flacon ou paquet, contenant un poison, un papier noir portant une tète de mort et deux fémurs en croix au-dessus du mol poison, au lieu de l'étiquette usitée en France, en papier de couleur jaune-orange, portant ces mots : pour Vusage externe. Les pharmaciens allemands enveloppent ou mettent le poison ficelé et cacheté dans une boîte; sur l'enveloppe est inscrit le mol poison, au-dessus duquel on ajoute 3 croix, ou bien l'on appose une étiquette sur laquelle est figurée une tête de mort. Dans quelques Etats de l'Allemagne, on exige, en outre, un reçu très-explicite donné par celui qui reçoit le poison et sur lequel ce dernier est tenu d'apposer son cachet (V. les observations de M. Busquet, sur les étiquettes à usage externe, Un. ph. 1861). — Signalons les contre-étiquettes pharmaceutiques de M. Bar- bot, de Saintes, comme un moyen de rappeler à l'élève, dans un cadre aussi succinct que possible, les notions et les renseignements les plus indispensables sur chaque substance, de le prémunir contre les erreurs et de le guider dans la partie commerciale. Ces contre-étiquettes donnent, en effet, pour chaque substance : l'origine, la provenance, les propriétés toxiques, les conditions de vente, l'emploi, le prix de revient, le prix de vente, et, au besoin, quelques observations particulières ; pour une substance médicamenteuse, comme une teinture, la formule est indiquée en tête. La question des erreurs en pharmacie a été traitée in extenso au concours ouvert par la Pharmacie centrale sur ce sujet. (Y. Compte rendu de l'assemblée générale du 14 août 1866 ; Un. ph. 1873). Moyen pour percer et pour couper le verre. Essence de térébenthine. 60,0 Gousses d'ail... a» 5 Sel d'oseille............ 125,0 On met le sel d'oseille dans l'essence; on y ajoute le suc ou l'ail lui-même, coupé, et on laisse en macération pendant 8 jours, en agitant de temps en temps. Lorsqu'on veut percer du verre, on verse une goutte de ce mélange sur l'endroit désigné, et l'on perce à l'aide d'un trocart (sorte de burin) plus ou moins gros, selon la grandeur du trou que l'on veul obtenir. Ce moyen, qui peut paraître empirique, est cependant celui que l'on emploie dans les industries où le perçage du verre est fréquent. Du reste, nous ferons remarquer que l'essence de térébenthine seule ou camphrée, aidebeaucouplepercementduverre. On coupe les tubes de verre soit à l'aide d'une lime triangulaire trempée dans de l'essence de térébenthine ou du suc d'ail, soit en faisant tourner vivement, à l'aide d'un archet, une corde autour du point où l'on veut couper les pièces, de manière à développer le plus de chaleur possible, et les plongeant brusquement dans l'eau froide : l'effet du froid subit fait rompre le verre sur la ligne frottée par la corde ; soit a l'aide de l'appareil Ifiq. 179), en usage chez les Allemands. (Fig. 179.; Moyens de rendre les étoffes imperméables. — En I8/1O MM. Girardin et Bidard ont MISCELLANÉES. 1359 indiqué pour imperméabiliser les tissus de les plonger, à plusieurs reprises, dans des solutions d'alun et de savon ; il se forme alors un savon d'alumine, insoluble très-divisé, qui bouche les pores des tissus et empêche l'eau de s'y introduire. D'autres ont proposé l'immersion dans l'acétate d'alumine, formé par le mélange de deux dissolutions d'alun ou de sulfate d'alumine à (100-300 p. et ti à 5000 p, d'eau) et d'acétate neutre de plomb (300 p. et 5000 p. d'eau). — En 1859, MM. Murmann et Krakowizer ont indiqué de faire dissoudre 500 de gélatine, 500 de savon de suif bien neutre et 75 d'alun dans 17 litres d'eau, de porter à Fébuilition ; puis, quand la température s'est abaissée à 50°, de plonger le tissu à imperméabiliser; il est ensuite séché, lavé, séché de nouveau et calandre. Ce procédé rappelle celui de M. Menotti qui interposait dans une étoffe de l'alun en poudre délayé dans la gélatine , et appelait cet enduit savon hydro- fuge, quoique ce ne fût pas un savon, puisqu'il ne renfermait ni corps gras, ni alcalis. — M. Stenhouse a conseillé l'emploi de la paraffine fondue ou préalablement dissoute dans des essences, des liuiles minérales ou dans le sulfure de carbone, pour rendre imperméables le drap, le cuir, le feutre, la soie, le calicot. — M. Forlier a proposé, dans le même but, la solution de blanc de baleine ou de paraffine dans l'alcool ou la benzine. — M. Wagner rend imperméables les étoffes de laine et de coton en les imprégnant d'une solution de caséine dans le borax ou le silicate de soude, et les traitant ensuite par le tannin ou l'acétate d'alumine. — M. Puscher rend imperméables les tissus de toute sorte, en appliquant à leur surface une solution de savon d'alumine, bien privé d'eau, dans l'essence de térébenthine. Ce savon s'obtient par double décomposition, au moyen d'une solution de savon d'huile végétale et d'une solution d'alun ou de sulfate d'alumine. — Enfin, les tissus s'imperméabilisent avec le caoutchouc réduit en pâte ou en feuilles très-minces étirées à chaud. — On rend le cwt'r complètement imperméable en le recouvrant, par couches, d'un enduit composé de : Huile de lin 950, essence de térébenthine 60, cire jaune 60, poix de Bourgogne 30 (Mabré). — On rend le papier imperméable en enduisant au pinceau d'une solution alcoolique de cire végétale du Japon (cire 1, alcool 5 à 6) le papier préalablement recouvert d'une couche d'empois formé de P. E. d'amidon et de glycérine, où l'on introduit Q. S. de suie ou de toute autre matière colorante. — On a proposé, pour rendre les étoffes et le papier imperméables, de les enduire de colle rendue insoluble par l'addition de 2 °/ 0 de bichromate de potasse. Le papier est aussi rendu imperméable à l'eau par son immersion dans une solution ammoniacale de cuivre ou liqueur de Sehweitzer (V. p. 1241) ; plusieurs feuilles ainsi préparées et associées ensemble par compression, donnent des cartons épais et solides. Les Chinois rendent le carton et le bois impénétrables à l'eau, par l'application d'un vernis qu'ils nomment chio liao et qui est formé par un mélange de sang récemment défibriné (3 p.), chaux pulv. (I\ p.), et une petite quantité d'alun pulv. (V. Un. ph., 1873). * Moyens de rendre les étoffes ininflammables. — Depuis longtemps on a employé des substances minérales pour rendre les tissus non inflammables. Dès 1735, Obadiah Wy'ld proposa d'appliquer, sous forme de solution, sur le papier, un mélange (Ta/un, de borax et de vitriol. En 178G, un Saxon, Arfird, proposa le phosphate d'ammoniaque, mais ce sel présente l'inconvénient grave d'être décomposé à la chaleur rouge par le charbon et de fournir du phosphore. En 1820, Von Fuchs, chimiste bavarois, proposa le verre soluble ou silicate de potasse en dissolution concentrée; ce sel n'a été appliqué, ainsi que le silicate de soud", que pour diminuer l'inflammabilité des bois. En 1821, Gay-Lussac proposa un mélange, a parties égales, de sel ammoniac, et de phosphate d'ammoniaque ou de sel ammoniac et de borax. En 18il, M. de Brcza a indiqué l'emploi d'un mélange Cl alun (60), de sulfate d'ammoniaque (60) et d'acide borique (dans 1000 d'eau), additionné de 19 de gélatine et de 6 A'empois. Les objets imprégnés de cette solution sont ininflammables, et, en outre, préservés de l'attaque des insectes. Le chlorure de calcium a été aussi conseillé, mais son extrême déliquescence a dû en faire rejeter l'emploi. M. Abel s'est servi, dans le même but, du silicate de plomb, en passant l'étoffe dans une solution chaude d'acétate de plomb basique, puis, au bout de 12 h. d'exposition à l'air, dans une solution chaude et moyennement concentrée de silicate de soude. Des àO sels environ essayes jusqu'à ce jour pour rendre les tissus non inflammables, les deux à préférer, d'après les expériences de MM. Versmann et Oppen- heim, seraient : le sulfate d'ammoniaque, pour l'usage des fabriques, et le tungstate de soude, le seul applicable dans la blanchisserie. Le sulfate en solution au 1/10 convient pour les tissus ordinaires; les tissus légers, comme la gaze, exigent des dissolutions plus concentrées. Quant au tungstate, on doit le mélanger avec une certaine proportion de stéatite, et l'appliquer pendant l'amidonnage des tissus (amidon tungstate). Il faut en renouveler l'application après chaque lessivage du tissu. M. Kletzinsky incorpore dans l'empois ordi- 1360 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. nairemoitié de son poids d'un mélange à P. E. de sulfate de zinc, de sulfate de magnésie et de sel ammoniac, bien broyés, auquel on ajoute trois fois son poids d'alun ammoniacal. — M. Patera introduit dans l'empois un mélange pâteux de sel ammoniac et de plâtre ; il recommande aussi le mélange de k p. de borax et de 3 p. de sulfate de magnésie, dissous dans 20 à 30 p. d'eau chaude; l'étoffe sèche est plongée dans cette solution (V. Un. pli., 1872). Nettoyage des bouteilles. —Les bouteilles grasses se rincent ordinairement avec de l'eau et de la potasse, de la soude, chaux, cendre de bois, papier non gommé. Un moyen moins dispendieux, suivant M. Stanislas Martin, consiste dans l'emploi de plusieurs cuillerées de sciure de bois de chêne par bouteille, qu'on agite pendant quelques secondes avec un peu d'eau, la plus chaude possible ; l'opération est réitérée une ou deux fois, puis on passe à l'eau ordinaire. L'eau avec la grenaille de plomb ou le plomb de chasse est avantageusement remplacée, au point de vue hygiénique, par la fonte granulée, la grenaille de fer ou par le noir animal en grains, très-convenable pour nettoyer les bouteilles qui ont contenu une matière résineuse ou une huile empyreumatique ; les parois internes du vase sont préalablement mouillées d'un peu d'alcool (Harms). Pour les bouteilles destinées à recevoir du vin blanc, M.For- dos conseille l'emploi de la grenaille d'étain. Odorateur atmosphérique pour parfumer les appartements. — Application des appareils à pulvériser les liquides, par laquelle on convertit quelques gouttes d'un liquide parfumé, volatil ou éthéré, en brouillard qui imprègne l'atmosphère ambiante d'une odeur agréable. L'appareil se compose de deux tubes, de longueur inégale, d'un diamètre intérieur assez petit, et maintenus dans une position perpendiculaire, l'un par rapport à l'autre, dans le même plan vertical. On place le plus long tube dans le flacon de liquide parfumé et on insuffle vivement, par le plus petit. L'extrémité du long tube doit couvrir la moitié environ de l'orifice du petit. (V. Un. ph. 1865.) Pansement antiseptique de Lister. — Depuis longtemps les chirurgiens émus de la léthalité qui frappait leurs malheureux amputés, ont imaginé des méthodes de pansement diverses qui, dans leur esprit, devaient les conduire à un résultat moin^ désastreux. M. le professeur Lister d'Edimbourg, s'inspi- rant des travaux de M. Pasteur, sur les germes et les fermentations, imagina la méthode antiseptique qui, après avoir rencontré d'abord l'incrédulité, puis une opposition plus ou moins vive, a fini par être adoptée, dans tous les pays, par les maîtres les plus autorisés de la chirurgie moderne; cette méthode,pratiquée comme elle doit l'être, donne des résultats tellement satisfaisants, qu'elle m''rite d'être placée au rang des importantes découvertes de la chirurgie. Pour M. Lister, la cause principale d'aggravation des plaies et des blessures, produites soit par le scalpel, soit par accident, devait résider dans les éléments extérieurs; l'air, les instruments, les linges, les aides, l'opérateur lui-même, pourraient bien être les véhicules de transmission des corpuscules fermentescibles à l'intérieur des plaies, et tous les efforts doivent tendie à supprimer cette cause si redoutable. En quoi consiste cette méthode? M. Lucas Championnière l'a décrite ex professa dans la deuxième édition (1880) de sa Chirurgie antiseptique. Pratique du pansement. — Deux solutions aqueuses jouent un grand rôle dans le pansement : la solution d'acide phénique à 5 gr. pour 100 d'eau, ou la solution forte, et la solution à 2 gr. 50 pour 100 d'eau ou la solution faible Les instruments, les éponges sont maintenus assez longtemps dans la solution forte, les éponges doivent être exprimées a\ec soin avant d'être remises à l'opérateur. Tout objet devant être mis en contact avec les plaies ou ses environs, devra être purifiée de la même façon ; la solution faible suffira pour laver et purifier les mains. A ces soins de propreté minutieuse il faut ajouter une autre précaution très-importante : créer autour de la plaie et du champ opératoire une atmosphère antiseptique. Ce résultat est obtenu par la pulvé- risation, à l'aide d'un appareil spécial, de l'eau phéniquée en un jet puissant au-dessus du champ opératoire, et qui doit l'envelopper pendant tout le temps que dure l'opération. Ceci fait, le pansement consiste dans la ligature des vaisseaux à l'aide du catgut. Le catgut, fabriqué à l'aide de boyaux, a l'apparence d'un fil, et est d'une solidité parfaite ; il est de six grosseurs différentes indiquées par les n os 0,1, 2, 3, 4, 5 (chez Desnoix et C ie ), et doit servir tant à la ligature des vaisseaux qu'a la suture des plaies. Il ne doit pas être enlevé et doit demeurer dans la plaie, sa nature animale fait qu'il est facilement assimilable et qu'il est en effet résorbé au bout de très-peu de temps. Le pansement con iste ensuite'dans l'application sur la plaie d'un morceau de protective (silk protectif) taillé et mouillé préalablement dans la solution faible d'acide phénique. Puis on applique directement sur le protective quelques fragments de gaze antiseptique, également trempés dans la solution faible. Cette précaution est nécessaire, bien que la substance soit antiseptique, parce que la gaze ne cède l'acide phénique que lentement et des germes peuvent s'être déposés pendant l'expo- MISCELLANÉES. 1361 sition à l'air, germes qu'il est nécessaire de détruire immédiatement. Pour la même raison, on mouille légèrement dans la même solution la surface du pansement qui s'appliquera sur la peau. La dernière pièce principale du pansemen t se, compose en général de 8 feuilles de gaze superposées. Entrela 7°etS e feuille, on place le Mae- Âùitos/i,quiestuneétofledecoton revêtue d'une mince couche de caoutchouc. Le pansement devra couvrir une élendue assez considérable au delà de la plaie et la dépasser de qq. centim. Le pansement sera ensuite fixé à l'aide de bandes de gaze antiseptique qui sont d'une extrême commodité, ne glissent pas, sont très-solides et très-résistantes. Telle est la manœuvre générale du pansement, sans qu'il nous soit possible d'indiquer ici les modifications qu'il devra subir pour chaque cas particulier. Dans certains points, le pansement devra être plus épais, dans d'autres, il faudra combler les vides par où l'air pourrait pénélrer, elc. Le pansement devra être renouvelé au bout de vingt-quatre heures, plus rarement de quarante-huit heures. Pour ce second pansement et les suivant»,il faut prendre,bien entendu, les mêmes précautions que pour le premier, pour l'atmosphère, les mains, les instruments, etc. Dans lesovariotomiesriiystérolomie.elc, suivant M. Spencer Wells, la réduction du pédicule, embrassé fortement par le calgut, est la règle. Catgut. — Un des points les plus remarquables de la pratique de M. Lister est l'emploi du catgut (corde à boyau) pbéniqué. Ce sera là certainement une des conquêtes importantes de la chirurgie. M. Lister chercha une substance qui pût s'unir avec les tissus, contracter avec eux une sorte d'intimité, ou même être résorbée au milieu d'eux. Il songea dès lors à employer la corde à boyau (corde des instruments de musique), qui aurait subi une préparation anti-fermentinde, et voici celle qu'il a déterminée après de nombreux essais. Elle donne à cette ligature certaines propriétés précieuses ; il est doue nécessaire d'insister sur son mode de préparation. Le catgut, vulgairement boyau dechat, corde à boyau, corde à violon, est fabriqué, comme l'on sait, avec des intestins de mouton. On prend les cordes telles qu'on les trouve dans le commerce, on les choisit de diverses grosseurs ; toutefois, celui qui les prépare doit savoir qu'il ne faut pas qu'elles aient trop vieilli et desséché, et que les cordes fabriquées en certains pays sont beaucoup meilleures que d'autres. A l'état où on la trouve, la corde ne pourrait supporter la formation du nœud, elle casserait souvent. Ainsi la préparation qu'elle subit lui donnera de la force et la privera de germes en mêmes temps. Pour avoir un fil solide et bien aseptique suffisamment résistant, il faut suivre très-exactement la formule suivante : Acide phénique cristallisé. Eau..................... Huile d'olive ............ 20 grammes Jeter l'eau sur les cristaux d'acide phonique, puisfaire émulsionner les cristaux fondus dans l'huile en agitant vigoureusement. Mettre dans un flacon ; placer quelques cailloux ou une baguette de, verre au fond pour empêcher la corde de toucher à l'eau qui s'y rassemble. Mettre les cordes à boyau enroulées dans le flacon, boucher hermétiquement. On doit les faire séjourner cinq à six mois. Avant ce terme la corde est rarement solide, et plus le séjour se prolonge, meilleure elle est pour l'usage sous tous les rapports. Mais que l'on n'oublie pas que la nature de la corde est de très-grande importance. Les cordes employées dans le commerce sont généralement de très-mauvaise qualité. Elles sont trop fines, ce qui est absolument inutile, sauf pour quelques cas particuliers de suture. Les cordes françaises sont les meilleures, les plus résistantes ; sur les conseils d'un luthier bien connu, M. Lucas Championnière a choisi pour les préparer, les cordes non blanchies que l'on utilise comme squelette des cordes filées. Ce sont d'excellentes cordes, de beaucoup les plus résistantes. Il en a préparé de très-volumineuses, parfaitement suffisantes pour attacher le pédicule dans l'ofrario- tomie. Le nœud que l'on fait alors est très- solide et résistant, il ne casse pas comme celui d'une corde qui a séjourné dans l'huile simple. Il est très-curieux de voir que si, au lieu d'ajouter de l'eau à l'acide phénique, on le faisait dissoudre pur dans l'huile, on obtiendrait des ell'ets tout différents sur la corde à boyau qui y serait immergée; celle-ci deviendrait molle et glissante aussitôt qu'elle serait mouillée ; elle ne pourrait être d'aucun usage. Un temps considérable est nécessaire pour cette préparation, plusieurs mois. En revanche, un bon lil se conserve indéfiniment, si on continue l'immersion, on peut même dire qu'il s'améliore. Le fil ainsi préparé est absolument propre à être placé, à rester au milieu des tissus. Celle substance possède en effet la propriété, soit de séjourner sans accidents, soit de disparaître peu à peu. Il semble qu'elle s'identifie avec le tissu conjonctif, ou puisse même être résorbée. Des expériences sur des animaux ont fait savoir qu'au bout d'un certain temps le nœud seul pouvait être perçu et bien distingué de l'artère el des parties périphériques où la ligature avait été abandonnée. Il en résulte que celte ligature, 80 1362 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. au lieu de provoquer un travail d'élimination ayant pour résultat la chute du iil, n'irrite en aucune manière les parties où elle se trouve. Au lieu de les couper, elle les soutient ; elle les soutient au premier moment de la ligature, et les soutiendra encore après un assez longtemps écoulé. Ce résultat est obtenu, que la ligature ait été posée à l'extrémité d'une artère coupée, comme clans un moignon, qu'elle ait été placée sur la continuité de l'artère, ou abandonnée dans la ca\ité péritoniale, comme le font les ovariotomistes qui divisent le pédicule en plusieurs parties, lient avec le catgut chacune de ces parties, puis les réduisent dans l'abdomen. Les uns referaient l'abdomen par une suture complète, les autres le drainent comme dans toutes les opérations par la méthode de Lister. On le voit, le catgut permet d'enserrer des parties molles par une ligature sans les mortifier. Le calgut devait nécessairement être employé pour les sutures ; il rend encore la des services précieux quand il est appliqué dans de certaines conditions. Mais l'opportunité de son emploi peut être discutée dans ces cas, à cause du manque de solidité et aussi à cause du gonflement du fil. Le meilleur calgut est donc, comme il vient d'être indiqué, fabriqué avec les cordes a boyaux des luthiers ; cependant, en Amérique et ailleurs, on a essayé l'emploi de tendon* grêles et longs, vermiformes, que l'on trouve dans la queue des chats et des autres félins ; certains tendons analogues, très-résistants, de la queue des Kangourous, ont été également vantés ; mais l'expérience est encore insuffisante pour permettre de se prononcer sur leur valeur comparative. Papier-filtre. — M. Carré, l'inventeur du moule-filtre, a fait fabriquer un papier exclusivement destiné ci la fîltration des liquides. Il est coupé en îond, de différentes dimensions correspondant à des numéros, de telle sorte qu'en choisissant ce papier de la grandpur nécessaire, on ne perd point de papier en rognures. Le papier-filtre donne des liquides très-clairs, et débite beaucoup. Les pharmaciens peuvent maintenant filtrer une foule de préparations magistrales, qu'auparavant ils étaient obligés de délivrer avec une limpidité douteuse, à cause du temps et de la difficulté qu'offraient les anciens papiers. Le papier à filtre increvable, de Malapeft, est aussi un grand progrès. Papier-parchemin (appelé aussi parchemin végéta!, papyrme, papier siilfitrique). — C'est une modification isomérique du ligneux, obtenue, décrite et analysée, en 1846, par MM. Figuier et Poumarède, en plongeant le papier non collé dans l'acide sulfurique mono- hydraté, étendu de son volume d'eau (Gaine), ou dans 1000 d'acide étendu de 125 d'eau (P. Maigne). Ce papier-parchemin se conserve très-bien dans un air humide et n'est pas altéré par son ébullition dans l'eau; il a une ténacité cinq fois plus forte que celle du papier ordinaire, et les 3//i de celle du parchemin animal. Sa souplesse et son imperméabilité le rendent utile en chimie pour relier ensemble les diverses parties des appareils distillatoires, où il remplace avec avantage le parchemin et les vessies. On l'emploie, en Allemagne, pour garantir la literie des malades, pour faire des bandages. Il peut servir à faire les septa des appareils dialyseurs, etc. (V. Un. ph. 1868); pour la transcription de diplômes, de documents à conserver, pour l'exécution de plans et dessins de tout genre; on l'ulilise en chirurgie pour le pansement des plaies à suppuration fétide. — Si l'on traite à 15°, pendant quelques secondes, par l'acide sulfurique étendu de son poids d'eau, des plaques sèches de collodion, on aura un c(Âhd4ûn-par- chemin qui est lavé dans l'eau ammoniacale, puis dans l'eau pure. Ces plaques de collodion parcheminé, annualisées par des dissolutions de colle ou de blanc d'œuf, puis superposées et réunies par une pression énergique, tannées avec le tannin et une forte dissolution d'alun, donnent une matière, désignée sous le nom de cuir artificiel, imperméable à l'air et susceptible de recevoir diverses colorations (A. Rabe). — Le papier rendu imperméable, par le procédé de M. Neuscharop, c'est-à-dire trempé dans une solution d'alun (250) et de savon blanc (125) pour 1000 d'eau, puis dans un second bain composé de gomme (00) et de colle (180) pour 1000 d'eau, pressé, séché et égalisé au fer chaud, peut remplacer le parchemin dans beaucoup de ses applications, notamment pour coiffer les bouteilles. — En trempant le papier dans une dissolution concentrée et neutre de chlorure de zinc, le lavant, pressant et séchant, M. Th. Taylor obtient un papier qui peut acquérir les qualités du parchemin ; il a augmenté de volume, est plus fort, plus dense, moins poreux. Dans quelques cas, le chlorure de zinc est additionné, soit d'amidon, de dextrine ou de gomme, soit de chlorures d'étain, de calcium ou de magnésium (V. Un. ph. 1860). — On prépare un papier transparent, à calquer, en saturant de benzine du papier à écrire ordinaire, soit par immersion, soit au moyen d'un pinceau ou d'une éponge, on le recouvre d'un vernis spécial qui se sèche rapidement avant que la benzine ait eu le temps de s'évaporer. Ce vernis se prépare en faisant bouillir pendant 8 heures un mélange de : huile de lin bouillie M1SCELLANÉES. 1363 et décolorée 20 p., tournure de plomb 1 p., oxyde de zinc 5 p., térébenthine de Venise 1/2 p. Après refroidissement on agite et on ajoute : résine copal blanche 5 p., sandaraque 1/3 p. Pommes de terre. — Betteraves. — Conservation. — Quelques agriculteurs conservent ces racines à l'abri de la pourriture et de la germination, en Jes empilant, couche par couche, avec de la cendre de lignite, de manière à ce qu'elles en soient complètement recouvertes. Portefeuille - trousse, pour essais. — M. Munos de Luna a confectionné un portefeuille-trousse, qui permet de constater avec promptitude les altérations pathologiques de nos principaux fluides (urine, sang, lait, etc.). Ce portefeuille, long de 14 centim., large de 8, épais de 3 1/2, et, du poids de 180 gr., présente quatre compartiments; le premier contient des bandes de papiers réactifs (papiers bleu et rouge de tournesol, de curcuma, d'acétate de plomb, de molybdate d'ammoniaque, etc.); le second, des tubes creux ouverts et des agitateurs en verre ; le troisième, des plaques de verre de 12 centim. de long et 4 de large; le quatrième, trois tubes de verre épais, bouchés à l'une de leurs extrémités, et fermés à l'autre par des bouchons de cristal, faisant fonction de flacons à l'émeri, et renfermant, l'un, de très-petites pastilles de potasse caustique; l'autre, de la charpie, imprégnée d'acide azotique concentré et pur ; le troisième, du sous-nitrate de bismuth pulvérisé. (V. J. ph., 1863.) Porte-filtre. — De temps immémorial, on se sert, dans les laboratoires, d'un appareil en bois pour supporter les ,pj r ^gm entonnoirs pendant la filtra- tion des liqueurs. Une vis en bois permet de monter ou de descendre le porte-entonnoir sur sa colonne. Mais cet appareil, subissant les influences des saisons, est rarement enbonétat. Celui qu'a inventé M. Fayard nous paraît répondre à tout ce que l'on peut exiger de cet appareil. 11 est en fer étarné et inoxydable. La figure 180 le représente monté. A la tige ascendante sont fixées, avec une vis de pression, deux branches en croix pour 4 entonnoirs qui peuvent être montés et descendus avec facilité. L'ouverture des cercles permet le passage de la douille de l'entonnoir sans A quitter le récipient. La fig. 21 (p. 131) indique un nouvel usage du porte-filtre d'une utilité incontestable, lorsqu'on voudra faire évaporer et filtrer en même temps un liquide quelconque. Le pied de l'appareil est formé de deux petites tringles mobiles, dont" l'une traverse l'autre et s'y trouve fixée par la pression à vis de la tige ascendante. A l'extrémité de l'une de ces tringles est une vis destinée à mettre de niveau l'appareil, lorsqu'il se trouve sur un plan imparfaitement horizontal. Pose-sangsues métallique. — M. Roudet a imaginé ce petit appareil. On en aura une idée exacte en se figurant une cloche garde- mets, de très-petite dimension. Son utilité est basée d'abord sur ce que l'air pénétrant facilement à travers le réseau métallique, les sangsues n'y sont pas étouffées, comme lorsqu'on se sert de verres ou de pots pour leur application; puis, sur ce que ces animaux ne pouvant appuyer leurs ventouses sur les parois du petit appareil, les fils en étant trop fins, ils sont forcés de se rejeter sur la peau. Silicatisation. — Application industrielle des silicates alcalins (de potasse ou de soude), qui doit son origine aux travaux de Von Fuchs, tle Munich, en 1825, et reçut, des 1841, de grands développements de M. Kuhhnann, de Lille, qui indiqua les services que ces sels pouvaient rendre à la conservation des monuments,' à la fixation des peintures murales. (V. KrjHLMANN, Àpplicat. des silic. alcal. so- lub., 3 e édit., 1858). Vers 1851 à 1852, M. Léon Dalemagne, en France, et en 1856, M. Hansome, en Angleterre, proposèrent la pénétration, l'imprégnation des dissolutions de silicates alcalins dans la pierre, pour en obtenir le durcissement, en assurer la conservation. M. Dalemagne additionne, en outre, les silicates alcalins de phosphates solubles, pour éviter l'entraînement de la silice par les pluies, si elles surviennent, alors que la silicatisation n'est pas accomplie. Les silicates alcalins s'obtiennent, par voie sèche, en chauffant dans de grands l'ours à réverbère un mélange de sable et de carbonate alcalin (dépotasse ou de soude) ; le choix de l'alcali et les proportions du mélange dépendent de l'emploi auquel est destiné le silicate. — En 1867, M. Clé- mandot a appliqué ces mêmes silicates au durcissement, à la silicatisation des poteries et terres cuites, en introduisant, soit dans le mélange, soit à la surface des pièces- fabriquées, une dissolution de silicate qui, par la réaction des éléments de la terre sur la silice et sur la base du verre soluble, forme avec ces éléments, et sous l'action de la température de cuisson de cette terre, une pâte beaucoup plus dure, une croûte non émaillée, non APPENDICE PHARMACEUTIQUE. 136/1 ■______________ luisante, mais d'un grain plus serré, qui la rend moins perméable. Teinture du bois. — Le bois préalablement blanchi au moyen d'une dissolution de chlorure de chaux additionné de carbonate de soude, puis immergé dans l'acide sulfureux, lavé à l'eau et séché, est susceptible de recevoir diverses teintures par des immersions, d'abord dans un bain de savon, puis dans des bains de couleurs d'aniline (rouge, bleu, etc.). Le bois mordancé en acétate d'alumine à 1° B e , est teint en jaune avec le quercitron ou le curcuma; en vert, avec la graine de Perse et le carmin d'indigo ; en rouge, avec la cochenille et le sel d'étain, additionné d'acide tar- trique ; en noir, par une immersion dans un bain de campêche, auquel on a ajouté du sulfate de cuivre, puis dans l'azotate de fer à W {Stubenbaueh), Teinture des métaux. — Un procédé général de teinture des métaux consiste dans l'emploi du sulfhydrate d'ammoniaque, qui forme une légère couche de sulfure métallique (Otto Reinsch). Un autre procédé consiste à plonger le métal dans un bain contenant, par litre d'eau, Ù5gr. d'hyposulfite de soude et 15 gr. d'acétate de plomb, et maintenu à. une température constante de 90 à 100 oc . Les nuances varient avec la durée de l'immersion. Le fer se colore en bleu ; le zinc, en bronze ; le cuivre, le laiton, en rouge, bleu, bleu-clair, ble^i-rosé ; le laiton, en jaune d'or. Si l'on remplace, dans le bain précédent, l'acétate de plomb par le sulfate de cuivre, le laiton se colore en rouge, vert, ou en une espèce de moiré, brun chatoyant. Le laiton, bien décapé, plongé, pendant quelques instants, à la température ordinaire, dans une solution fusible d'acétate de cuivre cristallisé, se teint en jaune d'or. On teint le laiton en noir, par l'immersion, à 50 oc , dans une dissolution de : ac. arséniquc 0,50 ; ac. chlor- hydrique 1; ac. sulfurique 0,25 ; eau 20 ; on rince à l'eau et on fait sécher. Le dépôt noir est accéléré par le contact du laiton avec une lame de zinc {Knaffl). Pour teindre le zinc en noir, on le décape au moyen du quartz pulv., humecté d'acide sulfurique étendu, et on le plonge, pendant quelques instants, dans une dissolution de k de sulfate de nickel ammoniacal dans /|0 d'eau, contenant 1 d'acide sulfurique ; on rince ensuite avec de l'eau et on fait sécher. Travail de la corne. — On donne à la corne de buffle beaucoup de souplesse et d'élasticité, en la trempant dans un bain composé de : acide nitrique 30, acide pyroligneux 20, tannin 50, crème de tartre 20, sulfate de zinc 25, •eau Q. S. (Damé). — Sorel a indiqué le .mélange de chlorure de zinc et de fécule, comme propre à faire une corne artificielle très- dure et translucide. —M. Mann, de Stuttgard, colore la corne en blanc, en la colorant d'abord en brun au moyen du minium, et décomposant, par l'acide chlorhydrique pur, le sulfure de plomb qui s'est formé, il y a dégage ment d'acide sulfhydrique et production de chlorure de plomb, qui donne à la corne une couleur blanc de lait, susceptible de recevoir le poli. Si l'on plonge celle corne blanchie dans une solution tiède de chromate de potasse, elle prend l'aspect du buis, en se colorant en jaune de chrome. Cette corne jaune ehromatée, traitée par un bain de bois rouge, est colorée en brun. D'autre part, la corne colorée en brun par le minium, se recouvre à froid, au contact de l'acide chlorhydrique pur et très-élendu, de couleurs iriaces, imitant les refiels de la nacre de perle. 1 Verre trempé. — Une découverte due il M. de La Bastie intéresse le pharmacien et le chimiste; il s'agit du Verre trempé ou durci. M. de Luynes a montré a la Société d'encouragement des tubes pour verres de lampe et becs de gaz, des gobelets, des mortiers, pour laboratoires et leurs pilons, des capsules pour la chimie, des tasses, etc.; M. de Luynes a terminé cette énumération par une expérience décisive, en mettant des verres ordinaires dans un panier, avec des verre> à boire de même forme, en cristal trempé. Après quelques secousses, les verres ordinaires sont cassés et les ! verres trempés sont intacts. Les procédés de fabrication du verre trempé se sont beaucoup simplifiés et se sont combinés avec les opérations ordinaiies de la verrerie. Les objets faits avec la matière liquide quand ils sont encore rouges, sont directement jetés dans le bain de trempage, et ne sont plus réchauffés comme à l'origine jusqu'au ramollissement, qui altérait souvent leur forme. Toute cette fabrication est installée à la Verrerie de Choisy-le-Roi. Le verr i trempé figurait à l'Exposition de 1878 ; il y a dans ce produit, évidemment, le germe d'une véritable révolution dans l'industrie du verre, si l'on parvient à surmonter un inconvénient fondamental : l'impossibilité de le couper, pour la fabrication des vitres, de le rogner, de le tailler, sans qu'il vole en éclats. Les détracteurs de cette belle découverte ont beaucoup insisté sur le fait, véritablement étrange, de l'explosion subite et spontanée qui s'est quelquefois produite, par clivage, d'objets fabriqués en verre durci, dans des laboratoires ou dans un appartement, et cela avec une telle force que tous les assistants en furent effrayés et quelques-uns même atteints par la projection de fragments très- petits lancés dans toutes les directions. ECONOMIE PHARMACEUTIQUE. 1365 ÉCONOMIE PHARMACEUTIQUE REGLEMENT Pour le Seixice intérieur d'une officine. Nous empruntons cet article à l'ouvrage de M. Cap. (Principes de Pharmaceutique). Toutefois, nous y avons apporté quelques légers changements que nous avons crus nécessaires dans l'état actuel des choses. L'administration intérieure d'une maison un peu importante a besoin d'être réglée par des dispositions arrêtées à l'avance, auxquelles les employés se conforment d'autant plus facilement qu'ils les trouvent tout établies et déjà en vigueur. Ces mesures ont encore l'avantage de régler les attributions et la responsabilité de chacun, d'épargner les observations des subordonnés, et de donner au service plus d'unité, d'ensemble et de régularité. Règlement. Art. 1 er . Le premier élève surveille toutes les parties du service. Chaque matin il remet au chef la liste des substances destinées à l'approvisionnement, et celle des préparations officinales à exécuter au laboratoire. 11 vérifie les marchandises achetées, il s'assure de leur nature, reconnaît leur poids et les fait mettre en place. Il reçoit toutes les formules magistrales, puis les classe, les copie, les numérote, les timbre et exécute lui-même toutes celles qui sont délicates. Lorsqu'il en confie de moins importantes aux autres élèves, il leur indique tout ce qui est nécessaire, et, avant de délivrer les préparations , il s'assure qu'elles ont été bien exécutées. Il doit s'attacher h ce que tout ce qui est commandé soit prêt et envoyé exactement aux heures convenues. Il veille à ce que les menus objets qu'on est dans l'habitude de disposer à l'avance le soient toujours en quantité convenable. En conséquence, il visite de temps en temps la boîte aux grains d'émétique, aux paquets de sel de nitre, à ceux de rhubarbe ; il s'assure que des pots de cérat, des fioles d'extrait de saturne, d'huile de ricin, des flacons de lycopode, etc., de grandeurs diverses, sont tout prêts à être délivrés. L'activité, l'application, la propreté, la politesse, sont des qualités qui lui sont indispensables et dont il doit fournir l'exemple aux autres élèves. Art. 2. L'élève du laboratoire exécute les préparations officinales d'après les formules qui lui sont remises par le chef. Il inscrit chaque jour sur une ardoise les préparations officinales qui tirent à leur fin et qu'il doit exécuter dans un court délai. Il tient un journal sur lequel il inscrit, jour par jour, les opérations qu'il exécute, leurs formules, les doses employées, la quantité de produits obtenus, ainsi que les observations auxquelles elles auraient donné lieu. Il ne met en place aucune préparation officinale sans l'avoir fait examiner par le chef. 11 a la surveillance des caves, des magasins et du lavoir ; le bon état de tout ce qui y est contenu est sous sa responsabilité. Il exécute tout ce qui est de son ressort dans les prescriptions magistrales, sur la note écrite qui lui est fournie par le premier élève, et les remet à la pharmacie dans un état convenable avec une étiquette provisoire. 11 surveille le travail de l'homme de peine. Art. 3. Le second élève de la pharmacie supplée le premier dans toutes les parties du service. Il est spécialement chargé de tenir au complet les vases, bocaux, boites et tiroirs de la pharmacie. Lorsqu'il s'aperçoit qu'un flacon ou un tiroir est vide ou à peu près, et qu'il n'a pas le temps de le garnir de suite, il se contente de retourner le premier sur place et de faire sortir un ruban ou un papier du dernier, afin que cette disposition des contenants lui rappelle qu'ils sont à garnir. Il est chargé des eaux minérales (approvisionnement et distribution). La bonne tenue de la cave qui les renferme est sous sa responsabilité. Il a soin de tenir toujours au complet les armoires aux fioles, celles aux sirops en rouleaux ou bouteilles d'un débit journalier. Il est chargé du soin des ustensiles à l'usage de la pharmacie et des sangsues. La recherche des objets qui nécessitent des allées et des venues dans les dépendances de la pharmacie est aussi de son ressort. Art. à. La propreté et la bonne tenue de l'officine sont sous la responsabilité du premier élève. L'armoire aux poisons, les livres pharmaceutiques et le cahier des formules lui sont particulièrement confiés. La propreté du laboratoire, des magasins. 1366 APPENDICE PRARMACEUT1QUE. du lavoir et des caves est sous la responsabilité de l'élève du laboratoire. Il a un catalogue des ustensiles et autres objets qui y sont contenus, et il doit en répondre. Art. 5. Tous les matins, avant huit heures, les vases de la devanture, les montres vitrées, les comptoirs et autres meubles qui garnissent l'officine, ainsi que les trois premiers rangs de bocaux de chaque casier, doivent être nettoyés à fond, et les balances passées au tripoli. Les élèves se partagent le travail en changeant de côté tous les mois. Art. 6. Tous les samedis malin, les casiers et les armoires de soubassement doivent être nettoyés de haut en bas. Art. 7. Tous les matins, immédiatement après le nettoyage de la pharmacie, les sirops et autres objets tirés de la cave pour le service de la veille, doivent y être descendus et placés. Art. 8. Tous les matins, une fois Tordre rétabli, les élèves ont, chacun à leur tour cl d'après Tordre de leurs fonctions, un quart d'heure pour faire leur toilette. Art. 9. Tous les soirs, le premier élève s'assure que les vases et ustensiles d'argent ou autres qui appartiennent à. l'officine sont nettoyés et remis à leur place. Tous les soirs, l'élève du laboratoire doit s'assurer que les foyers des fourneaux et de Tétuve sont éteints, et qu'aucune préparation commencée n'est en souffrance. Art. 10. Le dimanche matin, les comptoirs et les montres sont cirés à fond. Aucun élève ne doit sortir avant que les préparations dont il a été chargé, ou que la partie du service, qui le concerne, ne soient terminées. Art. 11. Les élèves ne doivent jamais être tous absents de la pharmacie à la fois. Art. 12. Les élèves sont subordonnés les uns aux autres, suivant le rang que leur donnent leurs fonctions ; mais ils se doivent tous réciproquement les égards et la condescendance qui caractérisent des personnes bien élevées et de bons condisciples. Ainsi, quoique les attributions de chaque élève soient en quelque sorte fixées, il est évident que toutes les parties du service sont du ressort de chacun d'eux, et que personne ne doit se refuser à un travail quelconque, lorsqu'il est commandé par la circonstance. Les dispositions précédentes ont donc plutôt pour objet d'établir l'ordre et la responsabilité dans les différentes parties du service, que de déterminer le cercle des devoirs qui sont imposés à chaque élève, et dans lequel il aurait le plus grand tort de vouloir se renfermer, en s'appuyant sur le texte du présent règlement. Ce règlement s'applique à une maison dans laquelle, trois élèves sont habituellement employés ; mais il est facile de l'étendre à une officine qui en occuperait un plus grand nombre, ou de le réduire pour celles qui n'en emploieraient que deux. Dans ce cas, par exemple, le deuxième élève de la pharmacie cumule avec ses fonctions celles d'élève d.u laboratoire. D'un autre côté , ce règlement peut être modifié par les chefs de maisons de plusieurs manières, selon les qualités, les habitudes et les exigences particulières du service. COMPTABILITÉ PHARMACEUTIQUE. La comptabilité d'un pharmacien doit être simple, claire, facile. Notre honorable confrère Duroziez a fait établir, il y a déjà longtemps, des registres pour un système de comptabilité qui remplit les conditions que nous venons d'énoncer. Nous pensons donc qu'on nous saura quelque gré d'exposer ici ce mode de comptabilité qui se recommande, en effet, par sa simplicité, sa clarté et la facilité de sa pratique. Ce mode de comptabilité que, du reste, chacun peut faire établir lui-même, se compose de : 1° Un registre de 365 pages, réglé et disposé à l'avance, de manière à résumer sur chaque page les opérations d'une journée, ainsi qu'il suit : Vente au comptant, au crédit.... Recette au comptant............ en avoir de Jean ...... de François.. de Joseph .... 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 Dépenses en marchandises.. ustensiles.......... 00 0 blanchissage....... 00 0 éclairage.......... Oo 0 chauffage .......... 00 0 loyer et impôts..... 00 0 divers............. 00 0 nourriture......... 00 0 personnel.......... 00 0 Cette dernière partie de la feuille est disposée de manière à ce que chaque nature de dépenses ait la place nécessaire pour être inscrite en détail. Les factures soldées sont mises par ordre de, date du jour du paiement, pour être inscrites à leur place, non pas en détail, mais toujours avec le nom du marchand et avec la date du jour de l'inscription, afin de pouvoir les retrouver facilement en cas de réclamation. On portera à l'article marchandises tout ce qu'on achète pour être revendu et sur quoi l'on fait bénéfice ; à divers, on porte les dépenses non désignées, telles que ports de lettres, pourboire, etc. ECONOMIE PHARMACEUTIQUE. 1367 2° Une feuille volante formant tableau, et résumant les opérations du mois, jour par joui', conformément au registre ci-dessus. Douze de ces feuilles forment l'année. Elles se font suite Tune a l'autre, et les opérations du mois qui précède viennent s'ajouter sommairement à celles du mois courant, de manière a ce qu'à toute époque de l'année on puisse voir l'état de ses affaires : vente, recette et dépense. La feuille du mois de décembre donne le résumé total de l'année. Ce résumé, en forme de récapitulation, donne les résultats suivants : De la vente on défalque la recette pour connaître ce qui reste dû. De la recette on défalque la dépense pour connaître le bénéfice. La dépense elle-même, par nature, est accumulée de mois en mois, de manière a ce que le dernier tableau (celui de décembre) présente non-seulement le total de la dépense de l'année, mais aussi celui de chaque espèce, afin de pouvoir, en cas d'augmentation extraordinaire de dépenses générales, reconnaître à quel article particulier elle s'applique et sur quoi doit porter l'économie. Ces tableaux sur feuilles détachées ont pour avantage de rendre la comparaison facile entre les diverses époques de l'année, ou bien entre les années elles-mêmes. Nous devons faire remarquer, et on s'en est sans doute aperçu, que ces deux éléments ne suffisent pas pour la comptabilité. En effet, ils ne dispensent pas du livre pour l'inscription détaillée de la vente journalière au comptant, ni du brouillon ou livre de vente journalière au crédit, ni enfin du grand-livre où l'on établit les comptes détaillés des clients à l'année et au mois. INVENTAIRE. L'inventaire est le relevé, ordinairement annuel, de la \aleur d'un fonds en marchandises et ustensiles. Cette mesure d'ordre, que l'on prend dans beaucoup de professions, n'est guère en usage dans les pharmacies; cependant elle nous paraît bonne à prendre, surtout dans les maisons d'une certaine importance. Ce travail n'a rien de bien particulier. On relève la quantité de chaque substance, on ajoute au bout son prix d'achat et l'on fait le total. Ensuite on fait le relevé du matériel, on met le prix également au bout du nom de chaque objet, et l'on additionne comme ci- dessus; seulement, sur ce dernier chiffre, on fait une diminution annuelle (ordinairement d'un dixième) pour usure ou détérioration. La réunion des deux totaux indique l'état, la va- eur du matériel et des marchandises. Les substances et objets étant à peu près toujours les mêmes, le même cahier peut servir à plusieurs inventaires : il n'y a que de nouveaux chiffres à mettre à côté des anciens. ESTIMATION D'UNE PHARMACIE. Il y a deux modes ordinaires d'apprécier la valeur d'une pharmacie : l'un consiste a prendre pour base deux fois et demie, trois fois le chiffre de la vente brute pendant une année; l'autre à établir la proportion de 1000 fr. par franc de la vente journalière, calculée sur la moyenne de toute une année. Soit, par exemple, une pharmacie dont la recette annuelle s'élève à 20000 fr. : suivant le premier mode d'appréciation, sa valeur varierait de 50 à 60000 fr.; d'après le second mode, cette vente de 20000 fr., divisée par 365, donne pour chaque jour un chiffre de 5/i fr. 79 c. ; par conséquent la valeur de l'officine serait d'environ 55000 fr. {Cap). Mais cette évaluation varie nécessairement selon les localités, selon la nature, le genre de pharmacie et une foule de circonstances accessoires ; d'un autre côté, il est admis avec raison que les frais de maison n'augmentant pas en même proportion que la recette, une maison qui f.dt moins que 20000 fr. ne vaut pas deux fois et demie ou 3 fois la recelte, tandis que celle qui fait davantage supporte hardiment et plus la première évaluation. Nous devons faire remarquer que, depuis quelques années, l'évaluation des officines a baissé de nouveau, les frais généraux d'une part, et les bénéfices sur la vente de l'autre, n'étant plus les mêmes qu'autrefois. En général, on évalue que les frais d'un établissement de moyenne importance absorbent la moitié du produit de la vente brute. Par conséquent, une officine dont la recette est de 20000 fr. aurait 10000 fr. à prélever pour achat de matières premières, loyer, impositions, appointements et frais généraux de toute nature. Sur cette somme, il faut encore retirer les dépenses de la famille ; l'excédent est le bénéfice net. M. Feret propose, pour l'évaluation raison- née d'une otfieine, l'intervention des éléments suivants : Recette brute............................... 000 Dépenses : Droguerie................... 00 Divers (alcool, vins, sucre, etc.). 00 Loyer, impôts, etc........... 00 Eclairage, chauffage, etc..... 00 Elèves ....................... 00 Domestiques ................. 00 Entretien du matériel........ 00 Intérêt du capital............ 00 Dépenses de table......... u .. 00 Dépenses personnelles........ 00 Total des dépenses..................... 000 Reste net. 000 I 1368 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Les questions de recettes, de ventes, de dépenses, en pharmacie, sont longuement traitées par M. Miramont, dans sa brochure intitulée : le Passé, le Présent et l'Avenir de la Pharmacie, en France, 1865. ORDONNANCEMENT D'UNE PHARMACIE. L'arrangement ou classement de médicaments peut s'établir d'après différentes considérations. Généralement ceux-ci sont classes par formes pharmaceutiques, savoir : les teintures avec les teintures, les poudres avec les poudres, etc. ; nous ne voyons même pas qu'on puisse convenablement procéder d'une autre manière pour ce premier classement. Mais il n'en est plus de même pour le classement entre eux des médicaments appartenant à la même forme pharmaceutique. En effet, on peut les classer : 1° d'après leurs propriétés médicinales; 2° selon qu'ils proviennent de racines, de feuilles, de produits chimiques; 3° par familles de plantes et par genre de sels; 4° selon l'ordre alphabétique; 5° selon la plus ou moins grande fréquence de leur emploi, etc. Celte dernière classification, bien qu'elle soit la moins digne d'être appelée ainsi, est, à notre avis, la meilleure, et, après elle, celle par ordre alphabétique. Le numérotage des flacons, bocaux, boîtes et pots est un soin que nous recommandons pour le maintien de l'ordre et pour faciliter les recherches dans la classification adoptée ; et afin qu'ils ne soient point distraits des vases auxquels ils appartiennent, nous recommandons encore de répéter ce numérotage sur les bouchons et couvercles de ces contenants. Une liste collée sur un des côtés du casier indique par numéros tous les médicaments qui y sont contenus. (V. Yavis en tête du Tarif.) L'étiquetage d'une pharmacie mérite considération. En France, chacun suit la nomenclature latine ou française qui lui convient. Dans les Etats du Nord, il n'en est pas ainsi ; les pharmaciens sont à peu près obligés de suivre tous la même. Nous ne discuterons pas sur les avantages et les inconvénients de ces diverses manières de procéder, cela nous entraînerait trop loin ; seulement, nous conseillerons, quelle que soit la nomenclature chimique, botanique ou zoologique adoptée, de l'interpréter en latin. PLAN D'UNE PHARMACIE NORMALE. En demandant pour la pharmacie, aux grands pouvoirs de l'Etat, des améliorations et un changement d'organisation considérables, il faut surtout, pour les obtenir, leur montrer comment l'intérêt public est engagé dans la question, par l'aspect aussi nouveau qu'utile que pourraient prendre nos établissements sous l'égide d'une loi protectrice, mais sévère et intelligente, des besoins spéciaux de nctre profession. Dans cette condition, et en supposant la limitation du nombre des officines accordée et effectuée, j'ai cru utile de décrire le plan d'une pharmacie normale, t&i- table utopie que chacun pourra modifier à son gré, selon les données de son expérience et de sa position, et dans laquelle je désire surtout qu'on ne recherche aucune espèce de comparaison à établir ou de critique à faire de ce qui existe aujourd'hui, dans d'autres conditions. Mais avant de tracer le plan matériel d'une officine normale, il semble convenable de dire quelques n ois de celui qui la (litige. Je souligne à dessein ce dernier mot pour caractériser la différence de la position faite au pharmacien dans la pharmacie regénérée, à la tète d'un établissement considérable et d'un personnel nombreux et exercé, avec le servage où il est actuellement retenu, obligé le plus souvent de manipuler lui-même , et ne trouvant autour de lui qu'une assistance insuffisante et. qui peut souvent compromettre gravement sa responsabilité. Un tel rôle n'est pas en harmonie avec ce qu'on exige actuellement du pharmacien, en savoir et en capacité ; les garanties de toute espèce dont on a voulu entourer sa réception, le placent dans une sphère élevée ; il faut qu'il y reste pour le bien du public et pour le sien. Le pharmacien aura donc la direction d'un grand établissement, l'impulsion morale à. donner à un personnel nombreux qu'il élèvera aux saines maximes de probité et de rigoureuse exactitude, qui sont les véritables bases de la pharmacie; mais, en même temps, il conservera assez de liberté pour remplir, sans danger pour sa responsabilité, ses droits et ses dc\oirs d'homme et de citoyen ; pour s'enfermer à loisir dans son cabinet ou dans son laboratoire afin de cultiver ou perfectionner les connaissances acquises; pour suivre les séances des réunions ou sociétés savantes, des conseils de salubrité dont il doit être appelé à faire partie, remplir la mission d'inspection ou d'expertise qu'il peut recevoir de l'administration ou des tribunaux. Du proviseur. — Nous nous servons de cette qualification parce qu'elle est déjà consacrée, en Allemagne, pour le même emploi. Le proviseur est celui qui remplace le pharmacien en toutes circonstances ; à lui les manipulations difficiles et la surveillance immédiate et incessante de toutes celles qui sont exécutées par les autres employés de la pharmacie ; il ÉCONOMIE PHARMACEUTIQUE. 1369 est chargé des rapports habituels avec le public, de ta tenue des livres et de la comptabilité de l'officine. Le proviseur doit être un homme de vingt-quatre à trente-six ans. Il est reçu pharmacien ou a subi au moins des examens spéciaux. Sa responsabilité est légalement reconnue et dégage celle du pharmacien pour les faits qui lui sont personnels. Des élèves. — Les élèves seraient divisés en deux classes, les aides pharmaciens et les apprentis. Il serait désirable que la loi nouvelle consacrât la nécessité d'un examen tout pratique pour passer d'une classe dans l'autre. Des manipulateurs. — Dans l'état normal que nous concevons , les conditions de savoir exigées des élèves devraient être forl élevées. Leur nombre serait peu considérable et ne suffirait pas aux besoins des officines, réduites à un petit nombre, il est vrai, mais toutes très-chargées d'occupation. Il y aurait une classe d'agents qui, sous un titre plus élevé que ce que nous appelons actuellement hommes de peine ou garçons de laboratoire, seraient chargés des manipulations qui exigent plus de talent et d'habileté de main que de savoir théorique, telles que les sirops courants, les tablettes, les pâtes, les grandes distillations, etc., etc. Ils seraient à côté des élèves, comme les sous-officiers dans l'armée, les maîtres de timonnerie dans la marine, obéissant toujours, mais pouvant éclairer, au besoin, par les conseils autorisés d'une longue pratique. De Vof(idne. — Notre officine normale ne serait plus une boutique; elle tiendrait à la rue, parce qu'il le faut ainsi pour la plus grande commodité du public, mais elle n'y prendrait pas d'entrée directe. Elle serait divisée en deux parties : la première, destinée à recevoir le public ; la seconde, ou l'officine proprement dite, séparée de celle-ci par une balustrade à hauteur d'appui, servirait pour la préparation des formules et la dispensation des médicaments. Un de nos confrères a proposé, ainsi que cela se voit dans quelques pays étrangers, que ces deux parties soient totalement séparées en deux pièces distinctes. Il peut être bon, sans doute, d'éviter, pendant la préparation des médicaments, les observations oiseuses du public et les causeries inutiles qui peuvent être la cause d'erreurs graves; mais ceci ne sera guère à craindre dans un établissement organisé comme celui que nous proposons. Je suis plutôt porté à penser que la présence du public est une garantie pour lui et pour le chef de la maison, parce qu'elle est une raison de meilleure tenue pour les élèves; d'ailleurs, les prescriptions, les demandes écrites ou orales de médicaments sont loin d'être constamment claires et précises ; le préparateur a besoin, pour se guider, pour dissiper les doutes qui surviennent, de renseignements que le malade ou son envoyé peuvent seuls lui donner. Le lieu destiné à la préparation des formules, quoique séparé de celui réservé au public, resterait en communication facile avec lui; il renfermerait, outre les comptoirs de service, un bureau pour le proviseur et un pour le caissier dans les établissements assez considérables pour distinguer ces deux emplois, qui autrement pourraient rester confondus. Le bureau du caissier renfermerait naturellement les livres de crédit et de comptabilité ; et celui du proviseur, le Codex, les Manuels et Formulaires d'un usage courant, l'armoire aux poisons, les clefs des magasins, une paire de balances sous verre pour les pesées délicates, et tous les objets trop précieux et trop facilement detériorables pour être abandonnés aux employés inférieurs. Cette partie de la pharmacie, destinée aux travaux, deit être spacieuse et renfermer toutes les tables, instruments et appareils propres à les faciliter. Comme le public n'y aura pas accès , il dispensera de l'adjonction de la pièce ordinairement appelée anière- •pharmatAe. Immédiatement après la pharmacie, et entre cette dernière et le laboratoire, se trouveront la laverie et la pilerie, qui serviront en même temps de magasins pour la poterie et la verrerie. Les garçons de service s'y occuperont de la pulvérisation et des nettoyages, toujours prêts à recevoir les ordres du chef ou des élèves qui auront le droit d'en donner pour les travaux de force ou les commissions à faire au dehors. Ils y tiendront toujours dans un grand état de propreté toute la verrerie nécessaire au service du jour, ainsi que les mortiers, spatules, molettes, porphyres, moutoirs, étami- nes, etc., au furet à mesure du besoin. Cette pièce servirait de centre et d'entrée au laboratoire, aux cours, aux magasins supérieurs; le cabinet du chef, dont nous n'avons pas encore parlé, aurait un principal accès sur la pharmacie, mais il aurait vue sur le centre commun, de telle sorte qu'aucun mouvement ne pourrait lui échapper, et que ses ordres seraient facilement transmis partout. Le laboratoire se divisera aussi en deux parties formant deux pièces distinctes, l'une consacrée au travail journalier, l'autre aux essais et à la chimie pure, avec un cabinet destiné aux instruments de physique et aux collections diverses ; cette dernière partie devrait communiquer directement avec le cabinet du chef. 1370 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Le laboratoire destiné à la préparation journalière des médicaments officinaux serait vaste, et pourvu de presses de différentes sortes, d'é- tuves, d'un réservoir à eau, la distribuant par des robinets dans toutes ses parties ainsi que dans le laboratoire de chimie, dans la laverie et dans l'officine ; au centre des fourneaux serait placé un générateur de vapeur, qui servirait, au moyen d'un tube de distribution générale, aux distillations, à l'évaporation des extraits, et même à la cuite des sirops, des emplâtres, etc. (1.) De vastes caves régneraient sous toutes les parties du bâtiment; dans la première, celle qui par un escalier commode et constamment éclairé serait en communication presque directe avec l'officine, on placerait les sirops et les eaux distillées d'un usage journalier; plus loin, une autre division servirait à conserver les autres préparations officinales, les approvisionnements de graisses, de miels, etc., ainsi que la cave au combustible qui communiquerait par un escalier spécial avec le laboratoire; enfin un caveau bien fermé, et dont le proviseur aurait seul la clef, renfermerait les alcools , les liqueurs, les vins destinés à l'usage officinal. Au premier étage se trouveraient les magasins, divisés en plusieurs sections destinées à la droguerie, l'herboristerie, les papier? d'enveloppe et cartonnages : une pièce fermant à clef servirait de magasin pour les sucres et les objets d'une certaine valeur, ou qu'il pourrait être dangereux d'abandonner à la disposition de tous. Enfin, dans une partie séparée du magasin, se placerait convenablement aussi une boite de secours pour les asphyxiés, des compresses, bandes, attelles et autres objets nécessaires aux cas chirurgicaux les plus communs et les plus urgents, et même un brancard pliant, dont chaque pharmacie devrait être pourvue. (1) L'Appareil de Beinporff, qui parait <'fre adopte dans les pharmacies de l'Allemagne, et qui nous semble avoir quelque rapport avec la cuisine bistillatoire adoptée à bord des navires, consiste en un système de fourneaux sur leque 1 reposent de grands et de petits appareils en étain qu'un seul feu chauffe (feu de bois) en donnant constamment pour le train d'une pharmacie occupée, et de manière à ne pas l'épargner, de l'eau bouillante et de l'eau distillée. Le dessin ci-dessous (fig. 181) donnera d'une autre manière l'idée de la distribution d'une pharmacie normale comme nous l'entendons. A pièce d'attente pour le public, B officine, C cabinet du proviseur, D caisse, E arrière- pharmacie, F cabinet du chef, G cabinet de physique et des collections, H laboratoire de chimie, I laboratoire de pharmacie, x balustrade de séparation, a comptoir de distribution, b comptoir de service, c escalier de la cave, d escalier du magasin , e e e e e e e portes, f f f f f f f f f croisées. L'excellent article qu'on vient de lire est de Vée père, liais nous devons dire que notre honorable et savant confrère AI. Scbaeuffèle nous a, le premier, signalé l'utilité d'un pareil article dans notre ouvrage. Notre confrère (Fig. 18.1 ) t ï / _LDZ_ kl / H l G 1 c 1 1 t ï 1 A g \ nous a même donné sur cette matière quelques idées éparses, dont quelques-unes concordent avec celles émises par Vée, mais dont quelques autres, empruntées aux habitudes allemandes, s'éloignent peut-être par trop des nôtres pour qu'elles puissent jamais être adoptées. Ainsi il l'ait attendre le public dans une pièce tout à fait séparée de l'officine proprement dite, et il exclut complètement les femmes du service de la pharmacie, quelque passif que soit leur rôle. ÉCONOMIE PHARMACEUTIQUE. 1371 MEDICAMENTS ET SECOURS D'URGENCE. COFFRE DE MÉDICAMENTS POUR LES NAVIRES (t). Acide tartrique.......... Alcool camphré.......... ■— de cannelle....... — de cochléaria..... — rectifié........... ■— de quinquina...... Ammoniaque liquide...... Baume de copaliu........ Baume opodeîdoch........ Bicarbonate de soude..... Bitartrate de potasse..... Camphre raffiné.......... Cire jaune............... Nitrate de potasse........ Tartr. de potasse et (Tant. Emplâtre a vésicatoire.... — diachylon....... — de Vioo ........ Etirer sulfurique.......... Extrait de réglisse........ Extrait d'opium.......... Farine de lin............. Fleurs de camomille...... — de sureau......... Gomme arab. en poudre... Huile d'olives............ Chlorure de chaux sec, flacons, 2, 3. Chlorure d'ox. de sodium, litres 3, 4. Huile de ricin............ Ipécacuanha ea poudre... Jalap en poudre.......... Magnésie................ Manne en sorte........... Miel blanc............... Citrate d'argent fondu----- Onguent jaune........... — mercuriel....... — antipsorique..... i— styrax.......... Orge perlé............... Pommade au garou....... Poudre de cantharides.... Diascordium............. Acétate de plomb......... Protochlorure de mercure. gr. gr. 125 192 1500 2500 125 19S 230 378 2;.o 192 375 250 64 192 250 375 L2 192 125 192 250 375 gr. gr. 64 96 6; 96 4 000 5000 1000 1500 1-5 192 750 1000 48 6t 32 64 96 125 (6 24 64 125 375 500 96 125 64 125 1500 2000 4 8 3000 4000 96 125 96 u;, 150 1000 750 1000 250 375 15 24 64 96 32 48 500 730 2000 3000 8 12 250 375 123 KO 750 1000 125 192 4000 5000 48 64 48 64 48 i i 123 192 48 64 Rhubarbe entière ........ — en poudre..... Semence de lin.......... Semence de moutarde.. .. Séné................... Sulfate de magnésie..... ■— de quinine....... — de zinc.......... Sparadrap, mètre 1. Taffetas gommé, pièces et 4. Vin d'opium composé.... LINGE , USTENSILES ET AUTRES OJîJETS. Charpie fi ie.............. 1000 1500 Eponges fines............ 32 48 Etoupes fines rouR panse- Mi .vrs................. 1000 1000 Fil retors................ 48 6i Linge a pansements, dont un tiers en draps, pour BANDES ............ 12,000 20,000 USTENSILES ET AUTRES OBJETS. Aiguilles à coudre et leur étui.. 12 Balance à main et ses poids.... 1 Bandages herniaires, 2 droits , 1 gauche et un double........ 4 Bassin de commodité en étain... 1 Biberon en étain............... 1 Bouchons..................... 12 Canules en buis................ 5 Cafetières en fer-blanc. 1 d'un litre et l'autre de 2 litres..... 2 Courtines assorties............. 12 Ecuelles en étain .............. 2 Epingles...................... 300 Etamines..................... 2 Galon de fil, mètres 30. Gobelets en fer-blanc.......... 2 Mortier de marbre, 96 mill. de diamètre intérieur, et son pilon en gaiac.................... i Peau blanche................. 1 Poêlon en fer battu étamé, de 2 litres..................... 1 Seringue à lavement avec canule courbe en étain.............. 1 Trébuchet garni et ajusté...... 1 L rinal en étain ou en fer-blanc.. 1 Ventouses en verre, assorties... 3 COMPOSITION- DE LA CAISSE D'INSTRUMENTS DE CHIRURGIE POUR LES NAVIRES. Aiguilles en argent, assorties... 2 Boite contenant 6 aiguil es à sutures et à ligatures. (Il diverses dimensions.................. Bougies en gomme élastique, de grosseurs variées............ Ciseaux courbes à incision. Paire. Ciseaux à linge.......... — Clef de Garangeot, avec ses crochets ....................... Couteaux à amputation......... — inter-osseux.......... Davier........................ Lacs à amputation............. Lancettes et leur étui.......... Ligature pour la saignée....... Pied-*de-biche................. Pierre et cuirs à rasoirs........ Ruginës assorties.............. Se ilpels...................... Scie à amputation, et sa feuille de rechange................. Seringue à injection............ Sondes en gomme élastique, assorties...................... Spatule....................... Tourniquet.................... Trocart moyen................ LA TROUSSE DU CHIRURGIEN DOIT CONTENIR : (Cette trousse doit être placée dans la caisse d'instruments de chirurgie.) Bistouris, dont un convexe..... 3 Ciseaux droits a incision, l'aires. 2 Feuilles de myrte............ Pince à anneaux............. Pince à dissection............ Porte-pierre................. Rasoir...................... Sonde cannelée.............. Sonde brisée................. Stylet à séton............... (1) La visite de ce coffre, qui doit avoir lieu trois jours au moins avant le départ du navire, ne peut se faire par la Commission d'examen, sans la présence du chirurgien (article 10 de l'Ordonnance du 4 août 1819), et le scellé ne peut être enlkvé avant le départ du bâtiment. (Art. 12 de la même Ordonnance.) Le pharmacien qui livrera le coffre à médicaments sera tenu d'y mettre, lors de la visite, un exemplaire du tarif des objets que renferme ce coffre, afin que l'officier de santé puisse connaître la nature et la quantité des articles mis à sa disposition. Après l'examen du coffre scellé par la Commission, la clef, avec une étiquette portant le nom du capitaine, celui du navire et sa destination, sera déposée au bureau de l'inscription maritime, pour être remise au capitaine ou à son représentant, avec son rôle d'équipage. La première colonne de quantités de médicaments est pour les navires de 20 à 30 hommes ; la seconde, pour ceux de 30 à 40 hommes. Les coffres de navires ayant moins de 20 hommes d'équipage contiennent des médicaments en moins grand nombre et en moins grande quantité ; les moyens de pansements, les ustensiles divers sont fort bornés, et les instruments de chirurgie se réduisent à des bougies élastiques, à quelques lancettes. Dans ce dernier cas, il n'y a pas de chirurgien à bord, et le coffre n'est pas obligatoire. Le prix ordinaire du coffre de médicaments pour navires de 20 à 30 hommes est de 365 fr.; pour ceux de 30 à 40 hommes, il est de 415 fr., droits de visite compris. La caisse d'instruments de chirurgie se compte à part. (Lemaire). 1372 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Composition de la boîte de secours pour les noyés et asphyxiés. 1° Une paire de ciseaux de 16 centim. de long, à pointes mousses; 2° un double levier; 3° deux vessies ; k" deux frottoirs en laine ; 5° deux chemises de laine à cordons; 6° un bonnet de laine ; 7° une couverture ; 8° une bouteille d'eau-de-vie camphrée; 9° une bouteille d'eau-de-vie camphrée et ammoniacée ; 10° trois petits flacons, dont un d'alcali volatil, un d'eau de mélisse spiritueuse ou d'eau de Cologne, un de vinaigre antiseptique; 11° unecuilleren fer étamé; 12° un gobelet d'é- tain; 13° une canule munie d'un petit soufflet , propre à être introduite dans les narines; une aiguille à dégorger la canule ; là" une canule en gomme élastique; 15° un soufflet; 16° un petit miroir; 17° des plumes pour chatouiller le dedans du nez et de la gorge; 18° une seringue ordinaire complète ;19° deux bandes à saigner; 20° une petite boîte contenant des paquets d'émétique de 10 centigr. chaque; 21° des compresses et de la charpie; 22° une boite à briquet garnie ; 23° nouet de soufre et de camphre pour la conservation des objets en laine; 24° 500 grammes de séné; 25° sulfate de magnésie, 1 kilogramme; 26° vin émétique trouble, une bouteille; 27° \inaigre fort, une bouteille ; 28° un caléfacteur de 1/2 litre à 1 litre; 29° une bassinoire à eau bouillante; 30° une palette; 31° 1/2 litre d'alcool. Boîte de secours pour les blessés. Voici l'état des objets et médicaments contenus dans la boîte à pansement que le préfet de police a fait établir pour les principaux corps de garde de Paris. 1° Une paire de ciseaux de 16 centimètres de long, à pointes mousses; 2° Deux coussins à balle; 3° Trois attelles pour fractures de jambes; il 0 Deux attelles pour fractures d'avant-bras; 5° Trois attelles pour fractures de bras; 6° Un vase en cuir bouilli ; 7° Une éponge et son enveloppe en taffetas gommé; 8° Un étui, épingles, aiguilles et fil; 9° Quatre grands flacons contenant : . Ether. Ammoniaque liquide. Vinaigre des 1 voleurs. Alcool, de mélisse. 11° Bandes; 12° Compresses; 13° Charpie; 1&° Sparadrap; 15° Un gobelet d'étain; 16° Une cuiller en fer étamé. 17° Palette pour la saignée. Pharmacie portative ou de campagne. Deitrine. Alcool vulnéraire. Eau-de-vie camphrée. Acét. de plomb liquide. 10° Quatre petits flacons contenant : Alcool rectifié. Laudanum de Sydenham, Ether sulfurique. Ammoniaque liquide. Eau-de-vie camphrée. Huile d'amandes douces. Acétate de plomb liquide. Alcool, de mélisse. Calomel en prises de 3, 5 et 10 centigrammes. Magnésie calcinée. Kermès en prises de 5 centigrammes, Emétique en paquets de 5 centigr. Cérat, ou plutôt les substances pour le faire. Opium en pilules de 3 et 5 centigrammes. Sulfate de quinine en prises de S et de 10 centigr. Azotate de potasse en paquets de 25 centigr. Pierre infernale. Pierre à cautère. Taffetas vésicant. Vinaigre des 4 voleurs. Vinaigre anglais. Eau de Rabel. Acide azotique. Acide phénique. Alcoolat vulnéraire. Alcoolat de cochléaria. Créosote odontalgique. Bicarbonate de soude. Acide tartrique. Sulfate île magnésie. Séné mondé. Beurre de cacao. Camphre. Tilleul. Camomille. Safran. Racine de guimauve. Quinquina en poudre. Gomme arabique pulvérisée. Ipécacuanha en prises de 25 centigrammes. Rhubarbe en prises de 50 centigrammes. Taffetas d'Angleterre, Sparadrap. Bandes. Compresses. Charpie. Agaric de chêne. Un petit trébuchet. Une spatule. Une paire de ciseaux. Un petit mortier de porcelaine. On conçoit sans peine que cette liste de substances peut être modifiée selon les cas et les besoins des personnes pour lesquelles la boîte pharmaceutique est faite. C'est ainsi que quelquefois on supprimera tous les objets qui ne sont pas de première nécessité, que d'autres fois on ajoutera des objets de toilette, comme poudres et élixirs dentifrices, l'eau de Cologne et autres cosmétiques, ou encore des objets nécessaires au pansement des vésica- toires et cautères, des sondes, des bougies, des clysoirs, des clysopompes. Les boîtes se font en noyer, en acajou, en citronnier, en ébène et en bois ordinaire. Dans tous les cas, elles doivent être solides, aussi peu embarrassantes que possible, et les flacons ne doivent point ballotter dans leurs cases. Un état des objets doit être collé dans l'intérieur du couvercle de la boîte. ÉCONOMIE PHARMACEUTIQUE. 1373 MEMORIAL THÉRAPEUTIQUE Abcès aigus. — Ponction, compression, injections, émissions sanguines; purgatifs (p. 157), émollients (p. loi), maturatifs, résolutifs. Abcès chroniques froids ou chauds. — Ponction, ponction capillaire ou sous-cutanée, compression, injections, fomentations, vésicatoires, cautères, cataplasmes; collodion; stimulants externes : onguent de la mère, basilicum ou de Canet, Eau de Goulard, acétate de plomb ; purgatifs; traitement général. Jf Abcès laiteux. — Diète; antiphlogistiques, diaphoniques, purgatifs légers; petit-lait de Weiss; cataplasmes émollients. Abcès phlegmoneux (V. Phlegmons). Accouchements laborieux. — Seigle ergoté et ses préparations, tels que poudre, ergotine, sirop, vin, potion, lavement d'ergot lorsque l'orifice est complètement dilaté; chloroforme; castoréum; préparations de belladone; bains tièdes, douches tièdes; forceps. Acné simple. — Bains généraux et locaux émollients (p. ibh), cataplasmes de fécule; pommade de concombres ; purgatif de soufre et de magnésie, glycérine mercurielle au 1000 e . Acné pustuleux, induré ou chronique. — Douches, préparations morcurielles externes, pommade au bi-iodure de mercure, lotion de Goulard, cérat émulso-mercuriel ; eaux sulfureuses à l'intérieur et à l'extérieur; iodiques. Acné rosacé (V. Couperose). Adhérence de Viris. — Belladone, jus- quiame, duboisine. Adynamie. — Ethers (V. Fièvre adynam.). Age critique. — Laxatifs, antispasmodiques (p. 153); castoréum, valériane, ase fétide; hydrothérapie; bains; régime doux. Aigreurs. {Dyspepsie par fermentation acide, lactique et butyrique des aliments). — Alcalins (p. 158); magnésie, carbonates et bicarbonates de magnésie, de chaux, de potasse, de soude, d'ammoniaque et leurs préparations ; charbon, sous-nitrate de bismuth, eaux minérales alcalines. Albuminurie. —Diurétiques (p. 156), drastiques, hydragogues (p. 158), révulsifs (p. 159), altérants; cantharides, scille, digitale, iodure de potassium, perchlorure de fer, seigle ergoté, acide nitrique, lait; jaborandy et pilo- carpine. (Y. Hydropisie). Alcoolisme (V. Delirium tremens). Aliénation mentale. — Emissions sanguines, douches froides, purgatifs (p. 157), révulsifs (p. 159) ; solanées vireuses, haschisch. Alopécie. — Révulsifs cutanés, poivre, tannin, borax; pommades contre l'alopécie; cosmétiques (p. 160). Amaurose. — Emissions sanguines, électricité, sétons, vésicatoires, cautères; antispasmodiques (p. 153), révulsifs (p. 159), purgatifs antimoniaux, altérants, sternutatoires; aconit, strychnine, vératrine, belladone. Verres gradués. Amblyopie (V. Amaurose). Aménorrhée (Chlorose). Amygdalite (V. Angine). Anaphrodisie. — Poiwe, Aphrodisiaques (p. 152) et leurs préparations (mixtures, potions, pastilles stimulantes) ; phosphure de zinc. Anasarque. —Ferrugineux, toniques (p. 153), purgatifs (p. 157); vératrine; eau de chaux; acupuncture. Jaborandi et pilocarpine. Anévrysmc. — Contro-sfimulants, acidulés, réfrigérants; digitale, digitaline, camphre, acétate de plomb; émissions sanguines, compression digitale, ligature, acupuncture électrique. Injection de perchlorure de fer. Angine {amygdalite, esquinancie). — Emissions sanguines, gargarismes émollients ou astringents, pédiluves irritants; solution alu- mineuse benzinée; borax, miel ou glycéré rosat; azotate d'argent, excision. Angine maligne ou gangreneuse. — Caustiques (nitrate d'argent, sulfate de cuivre, teinture d'iode); chlorate de potasse, gargarismes camphrés, acidulés, astringents ou antiseptiques. Insufflations énergiques. Angine de poitrine. — Antispasmodiques (p. 153), révulsifs sur la poitrine; solanées vireuses, électricité. Aitiite d'amyle 6 gouttes en inspirations ; arséniate de soude. Angine pseudo-membraneuse ou couenneuse et pultacée (V. Croup ou diphlhérite). Angine striduleuse. — Ase fétide en potions et lavements, baume de tolu, musc. Angioleuiite ou Angéioleucite. — Dérivatifs, opiacés, compression, diète, repos, bains. Ankylose. — Exercice gradué, bains d'eaux minérales ou de vapeurs, fumigations émol- lientes, fomentations résolutives au sel ammoniac, etc. Electricité. 137/i APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Anorexie (V. Dyspepsie). Anthrax.— Incision, caustiques (p. 159), pâte d'encens, pansements avec onguents excitants, sublimé corrosif, boissons toniques et stimulantes. Cataplasmes,bains, liqueur de Fowler. Rechercher si l'urine ne contient pas de sucre. Aphonie. —Topiques avec l'alun ou le nitrate d'argent; solution alumineuse benzinée; garga- rismes astringents, thé, érysimum, goudron. Aphrodisie. —Réfrigérants (p. 155); camphre, nilre, ciguô, nymphaca, bromure de potassium. Apkthes hàtins. — Boissons et gargarismes émoîlientsîgargar. avec l'acide chlorhydrique, au borax ou au chlorate de potasse; liqueur contre lesaphthes; purgatifs. Cautérisations. Aphthes confluents (muguet des enfants). — Collutoire détersif borate ou aluné, miel ro- sat, larges applications au pinceau. Apoplexie hémorrhagique. — Placer le malade dans une position verticale, la tète élevée; émissions sanguines, glace ou eau froide sur la tête, sinapismes ou autres rubéfiants aux pieds, boissons émétisées; purgatifs. Apoplexie des nouveau-nés (V. p. 1125). Apoplexie séreuse. — Révulsifs (p. 159), purgatifs (p. 157). Vésicatoire à la nuque. Arachnitis (V. Méningite). Ardeurs d'urine (V. Dysurie). Artérite (V. Anévrysme). Arthrite, Arthrodynie (V. Goutte). Ascite (V. Hydropisies). Asphyxies (V. p. 1123-1125). Asthénie. — Régime réparateur, excitant, aliments gras, huile de foie de morue, viande crue, toniques amers et toniques stimulants (p. 153), ferrugineux, eaux minérales naturelles stimulantes intùs et extra, électricité. Hydrothérapie. Asthme. — Antispasmodiques (p. 153), incisifs (p. 157), opiacés, solanées vireuses(p.l52), cyaniques (p. 151); eaux minérales sulfureuses, aunée, ipéeacuanha, scille, digitale, gommes- résines fétides; laxatifs, émissions sanguines, électricité. Induré d'éthyle en aspiration, bromure de potassium. Fumigations de papier nitré. Ataxie (V. Fièvre nerveuse). Atonie (V. Asthénie). Balanite. — Lotions d'abord émollientes, puis légèrement astringentes ou résolutives entre le gland et le prépuce; soins de propreté. Bégaiement. — Soins tout physiques : parler rhylhmiquement, retirer la langue dans le pharynx et relever la pointe de cet organe vers la luette; écarter les lèvres transversalement de manière à éloigner leurs commissures comme si l'on voulait rire ; faire précéder chaque phrase d'une profonde inspiration. [Colombat.) Battre mentalement la me-iire. Blennorhagie aiguë. — D'abord réfrigérants (p. 155), et émollients (p. 15/i), bains, sirops tempérants nitrés, tisanes de lin, de guimauve ou de chiendent nitrées, pilules nitrées camphrées ou opiacées camphrées ; émulsions sédatives; puis copalm, cubôbc, térébenthine, goudron, matico, et leurs préparations (élec - tuaires, opiats, potions, pilules, lavements) ; balsamiques; injections styptiques (]). 159) ; sulfate et chlorure de zinc, nitrate d'argent, acétate de plomb, alun, etc.; injection à l'eau distillée de copahu. Injections à 1 pour 100. Biennorrhagit chronique ou blennorrhée. — Médicaments du second temps de la précédente, puis toniques astringents (cachou, ratanhia, îrino, roses rouges, tannin, phosphate et (annale d'étain, ferrugineux (p. 154), à l'intérieur et en injections; mercuriaux; injections styptiques ou caustiques, comme ci-dessus, et a I iodure de potassium induré, à la teinture d'iode, au nitrate acide de mercure, au sublimé corrosif. Relever la constitution en général. Blépharite (V. Ophthalmies). Blessures (V. Contusions, plaies). Boulimie. — Electricité, électro-puncture. Bourdonnements d'oreilles. — Antispasmodiques, injections brusques, coton dans le tube auditif. Installations d'étber par gouttes. Boutons à la peau (V. Dartres). Bronchite aiguë. — Emissions sanguines ; émollients (lichen, gomme, molène, mauve, guimauve, violette, limaçons ; mou de veau, fruits pectoraux, réglisse, manne, huiles douces (p. 154); sédatifs (opium, morphine, pavot, jaetucarium, tbridace (p. 152); révulsifs; oxy- jodùre d'antimoine; emplâtre de poix. Bronchite chronique. — Expectorants (aunée, érysimum, hysope, ammoniacum, ipécacuanha, scille, polygala, serpentaire (p. 157); pilules de carbonate d'ammoniaque; balsamiques (baume de Tolu et du Pérou, benjoin, acide benzoïque, térébenthines, goudron, bourgeons de sapin) ; opiacés, antimoniaux, cyaniques, révulsifs (emplâtre simple ouémétisée, huile dé croton, thapsia); eaux sulfureuses. Bronchorrhée (V. Pituite). Brûlures, 1 er degré (rubéfaction, ampoule). — Immersion de la partie bridée dans l'eau froide, dans l'eau légèrement alcaline, tenant en suspension de la magnésie, de la craie ou de la cendre ; irrigation d'éther, ammoniaque, cataplasme de pulpe ou de fécule de pommes de terre, compresses d'eau de Goulard, Uniment oléo-calcaire, ouate, collodion, baudruche en- MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE. diiite sur une de ses faces d'une solution épaisse de gomme arabique ; opiacés et astringents externes.—'2 e degré. Topiques émollients, narcotiques sur la plaie; eau de laurier-cerise; Uniment oléo-calcaire, ouate à demeure ; talc ; teinture d'aloès ou de suie ; astringents. — 3 e degré. Topiques antiseptiques (chlorures d'oxydes, quinquina, charbon), cérat saturné, préparations onguentacées, teinture d'aloès, de suie; astringents. Surveiller la cicatrisation de peur d'adhérences. Bubon vénérien inflammatoire. —■ Diète, émissions sanguines, bains, topiques émollients (à la guimauve, au pavot, à la graine de lin) ; merciirieîs (onguent napolitain, emplâtre de Vigo) ; iodiques ( teinture d'iode ). ( Y. Syphilis.) Cachexie (V. Asthénie). Calculs biliaires. — Préparations d'essence de térébenthine et de savon ; remède de Du- rande ; fondants ; eaux minérales alcalines ; acétate de potasse ; sucs d'herbes ; vomitifs ; purgatifs ; chloroforme et ses préparations ; perles d'éther; alimentation herbacée, salade, pommes de terre. — Calculs véskaux. — Gm- velle. — Lilhontripliqu.es ou alcalins (magnésie, chaux, carbonates de soude et de potasse, eaux minérales alcalines, phosphate d'ammoniaque (p. 159). Calenture. — Emissions sanguines, tempérants (p. 155) ; purg. (p. 157) ; opiacés (p. 15'2); topiques froids sur la tête. Calvitie (V. Alopécie). Cancer. — Fondants internes et externes (mercuriaux, iodiques, cigué) ; sédatifs opiacés, narcotiques ou cyaniques internes et externes; caustiques (acide arsénieux, chlorure de zinc, sulfate de cuivre, beurre d'antimoine, nitrate acide de mercure, sublimé corrosif (p. 159) ; Condurango. Carcinome (V. Cancer). Cardialgie. — Antispasmodiques (p. 153), sous-nitrate de bismuth, valérianates, magnésie, opiacés, épithème de thôriaque ; bains pé- diluves, irritants. Carie. — Cautérisation, créosote, teinture d'iode, d'aloès, de suie; narcotiques; carbonate de chaux, phosphate de chaux, acide phospho- rique, lactophosphàte de chaux. — Carie dentaire (V. Odontalgie) ; Carie des vertèbres (V. Scrofules). Carnosités (V. Excroissances). Carreau (V. Scrofules). Catalepsie. — Pendant l'aocès, saignée du bras s'il y a congestion cérébrale; affusions froides sur la têle ; frictions sèches, vésicatoi- res volants sur l'épigastre ou le sternum. Dans 1375 l'intervalle des accès : antispasmodiques, sulfate de quinine, laxatifs. Cataracte. —Emissions sanguines, sétons, vésicatoires, purgatifs, altéianls mercuriaux et antimoniaux; huile phosphorée; fondants. — Opération(extraction, abaissement du cristallin). Catarrhe pulmonaire (V. Bronchite, pneumonie). Catarrhe de la vessie. — Balsamiques et térébinthacés (baumes de Tolu, du Pérou, de la Mecque ; térébenthines ; goudron ; copahu). Diurétiques ( genièvre , busserole, bières, (p. 156) ; sulfite de soude. Cauchemar. — Toniques, antipériodiques, antispasmodiques. — Moyens hygiéniques. Céphalalgie (V. Migraine). Chairs fongueuses (V. Excroissances). Chancre des enfants (V. Aphthe-Muguet). Chancres syphilitiques (V. Syphilis). Charbon (V. Pustules malignes). Chaudepisse (V. Blennorrhagie). Chémosis (V. Ophthalmies). Chlorose. —Préparations de fer; à un moin- dredegré, celles de manganèse; toniques, amers (p. 153) ; balsamiq. ; emménagogues (p. 158) ; iodiques ; eaux minérales ferrugineuses. — Moyens hygiéniques. Ch léra sporadique, l ro période (période pro- dromiipie, cholérine). — Astringents; Boissons diaphoniques ; lavements opiacés; pilules de diascordium et de sous-nitrate de bismuth. 2 e période (période cVinvasion). Opiacés en potions et la\ ements ; boissons froides acidulés, limonade sulfurique, solanées vireuses; haschisch ; menthe poivrée ; mélisse; sauge, tilleul, thé, camomille; guaco; préparations cuivreuses; chloroforme; révulsifs ordinaires; si- napismes sur l'épigastre, frictions. — Choléra asiatique ou épidémique. — Antiseptiques (acide phénique, camphre, hypochlorites, permanganates alcalins, sulfate de fer); émissions sanguines ; ipécacuanha ; purgatifs ; astringents; punch, excitants alcooliques (eau-de- vie, rhum, alcoolat de mélisse, chartreuse, vins de liqueur) ; préparations éthérées ; quinquina, café; poudre de Dower; lavements et cataplasmes laudanisés; rubéfiants; vésicatoires ; ammoniacaux ; bicarbonate de soude. Chorée. — Gymnastique; hydrothérapie; bains sulfureux; bains froids; bains de mer; opiacés; antispasmodiques; strychnine;• bromure de potassium; oxyde de zinc ; sulfate de cuivre ammoniacal. Choroîdite aiguë. — Emissions sanguines ; antiphlogistiques; frictions mercurielles sur les tempes et le front; calomel à l'intérieur. — 1376 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. — Mercuriaux; collyres sélons ; émissions san- I Choroidite chronique. au sublimé ; moxas guines. Chutes (V. Contusions). Chute de la luette. — Gargarismes astringents; excision de l'organe. Colique des enfants. — Laxatifs légers (sirop de chicorée et de rhubarbe, sirop de fleurs de pêcher ; huile d'olives ou d'amandes) ; eau de fleurs d'oranger; cataplasmes émollients. Colique d, estomac (V. Cardialgie). Colique hépatique (V. Calculs biliaires). Colique nerveuse (miserere). — Antispasmodiques; opiacés; émollients internes et externes; chloral; perles d'éther et chloroforme. Colique de plomb ou despeintres (V. p. 1115). Colique végétale ou de Poitou. — Vomitifs : purgatifs souvent répétés; antispasmodiques, antiphlogistiques. — Diète et repos. Colique venteuse (V. Flatuosités). Coma. — Excitants, café, éméto-catharti- ques ; préparations au musc et au camphre ; révulsils; marteau de mayor; flagellation. Commotion ( congestion cérébrale ). — Emissions sanguines ; bains de pieds irritants; glace sur la tête; arnica; purgatifs. Condylomes (V. Excroissances). Congélation (V. p. 1124). Conjonctivite (V Oplithalmies). Consomption (V. Phthisie). Constipation. — Emollients; laxatifs; calhar- tiques ; drastiques (p. 158) ; bains généraux ; suppositoires. Eau de mer, podophyllin. — Constip. nerveuse. — Lavements; bains émollients; narcotiques externes. Contractures (V. Crampes). Contusions. — A l'intérieur : infusé d'arnica ou d'espèces vulnéraires ; antispasmodiques (p. 153). A l'extérieur : topiques résolutifs (eau fraîche, eau de Goulard, eau-de-vie savonneuse, eau-de-vie camphrée, eau vulnéraire, eau de boule de Nancy) ; alcoolalure d'arnica, teinture d'arnica, teinture de Bon- ferme ; embrocation de sel ammoniac. Convalescences. — Vins généreux, toniques cordiaux; analeptiques (p. 154). Convulsions des adultes (V. Névroses). Convulsions des enfants. — Pendant l'accès : eau froide sur la tète, sinapismes aux pieds, et au besoin sangsues derrière les oreilles ; antispasmodiques internes (potions éthérées à l'eau de fleurs d'oranger, etc.). Dans l'inten aile des accès, antispasmodiques (oxyde de zinc, valé- rianates, poudre Carignan}. Succin et ses dérivés (acide succinique, esprit volatil de succin, etc.). Laxatifs doux, calomel. Coqueluche. —Narcotiques (p. 152); antispasmodiques (p. 153); ipécacuanha, cochenille, café et leurs préparations (potions, mixtures, gouttes, poudres, sirops, etc., contre la coqueluche) ; huile volatile de succin ; bromure d'ammonium; bromure de potassium; potion au chloroforme; ammoniaque; belladone. Corps étrangers dans les yeux. ■ — Extraction; mucilage de gomme; collyre ioduré; solution sucrée. Barreau aimanté pour le fer en limaille. Cors aux pieds. — Sparadrap ; emplâtres et topiques contre les cors; teinture d'iode ; papier chimique ; potasse caustique ; acide acétique; sulfure sulfuré de calcium. Coryza. — Suif, fumigations aqueuses, émol- lientes ou ammoniacales dans les narines ; inhalations d'iode; respiration de vapeurs ammoniacales; purgatifs antispasmodiques, errhins astringents (poudre de roses rouges ou tannin prisés) ; cautérisations nasales au nitrate d'argent. Coup de sang (V. Apoplexie). Coup de soleil. — Lotions froides sur les parties atteintes, pédiluves irritants; boissons tempérantes. Au besoin, saignées, purgatifs, révulsifs. Couperose aiguë. — Emollients externes ; pédiluves irritants ; laxatifs ; diète végétale ; abstinence de boissons fermentées. — Couperose chronique. — Eaux sulfureuses intùs et extra; lotions émollicntes au borax, de Gow- ]and; pommades mercurielles ; purgatifs. Coupures anatomiques (V. Piqûres). Courbature. — Repos; bains; boissons su- dorifiques, diète végétale. Laxatifs. Crampes cTestomac ( V. Cardialgie , gastralgie). Crampes musculaires. — Bains émollients, narcotiques ou antispasmodiques ; frictions ; massage ; compression ; antispasmodiques internes. Creks de coq (V. Excroissances syphilitiques). Crevasses (V. Gerçures). Croup. — l re Période ; Emissions sanguines inutiles, vésicatoires dangereux; vomitifs; bicarbonate de potasse ; boissons émollientes. — 2 e Période: Cautérisations, topiques avec l'alun; insufflations d'alun et de tannin ; calomel ; potions, mixtures, poudres, etc. , contre le croup; glace; acide chlorhydrique, miel rosat et chlorate de potasse, iodate de potasse; acétate de potasse; inhalations de liquides pulvérisés; potion soufrée; trachéotomie, instil- MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE. 1377 lations de chlorate de soude dirigées dans la trachée. — 3 e Période : Expectorants (p. 157); révulsifs (p. 159). Toniques. Croûtes laiteuses. — Lotions émollientes, glycérine, cataplasmes (V. Gourme). Cystite (V. Catarrhe de la vessie). CystocéJe (V. Hernie de la vessie). Danse de Saint-Guy ou de Saint-With (V. Chorée). Dartres. — Soufre et ses préparations ; eaux minérales, sulfureuses ou salines; mercuriaux; auriques; arsenicaux, arséniate de 1er; alcalins; iodiques; ac. chromique; sudorifiques ou dia- phorétiq. (p. 155); purgatifs (p. 157); amers (p. 153). Lotions, sirops, tisanes, pommade, mixtures, bains, pilules, etc., antiherpétiques ou antidartreux ; acide chrysophanique. Débilité générale (V. Asthénie). Défaillance (V. Syncope). Delirium tremens. — Alfusions froides; vomitifs; purgatifs; narcotiques; ext. alcoolique et teint, de cannabis indica ; potion au chloroforme ; chloral ; ammoniaque, 15 gouttes dans un verre d'eau; opiacés. Démangeaisons. — Lotions avec l'eau de Goulard, un liquide alcalin très-faible, l'eau chloroformisée, etc. Saupoudrer les parties avec de l'amidon ou de la farine (V. Dartres). Démence (V. Aliénation mentale). Descentes (V. Hernies). Dévoiernent (V. Diarrhée). Diabète sucré. — Supprimer ou diminuer la quantité des féculents, suivant l'état des urines qu'on devra essayer journellement; supprimer les boissons et les'aliments sucrés; prescrire la viande, les œufs, les poissons, les légumes non farineux, le pain de gluten, le chocolat au gluten sans sucre. Aliments salés, vins généreux ; exercice, hydrothérapie, bains de mer, eaux de Vais ; café et thé sans sucre, qu'on peut additionner d'un peu de rhum ou d'eau-de-\ie ou de crème; diaphorôtiques; alcalins ; toniques, ferrugineux. Diarrhée aiguë. — Anliphlogistiq. (p. 154) ; opiacés ; décoction blanche; tisane de riz ; sirop de coings. Diarrhée chronique. Astringents (p. 153) (cachou, ratanhia, Colombo, alun, diascordium) ; craie, magnésie, eau de chaux; ipécacuanha; sous-nitrate de bismuth; opiacés; préparations magistrales diverses contre la diarrhée. — Diarrhée colliquative des phtisiques. Acétate de plomb en pilules, potions, lavements; opiacés. Digestions difficiles (V. Cardialgie, Gastralgie, Dyspepsie). Diphthèrite (V. Croup). Douleurs (V. Rhumatismes, Odontalgie, etc.). Dysenterie aiguë. — Antiphlogtstiques ; opiacés ; lavement d'amidon simple ou lauda- nisé; lavement au nitrate d'argent, laudanisé au besoin. — Dysenterie chronique. Même traitement que pour la diarrhée. Anthelmintiques. Dysménorrhée (V. Chlorose). Dyspepsie. — Toniques amers (p. 153) ; acide picrique et picrates ; ferrugineux ; oxyde de manganèse épuré; eaux minérales ; stimulants (p. 152) ; absorbants (magnésie, craie) ; rhubarbe, thériaque; charbon; pepsine; viande crue. Dyspnée. —Antispasmodiques (p. 153); narcotiques (p. 152); azotite d'amyle; iodure d'étliyle. Dystocie (V. Accouchements laborieux). Dysurie. —Bains;antiphlogtstiques (p. 154); diurétiques (p. 156). Sonder au besoin. Ecchymoses (Y. Contusions). Eehauffement (V. Inflammations, blennor- rhagie, etc.). Eclampsie (V. Epilepsie). Ecorchures (V. Excoriations). Ecoulement (V. Blennorrhagie , leucorrhée, etc.). Ecthyma (V. Dartres). Ectropion (V. Ophthahnies). Eczéma. —Arsenicaux; mercuriaux; purgatifs soufres; orme pyramidal; limonade nitrique, eau phéniquée, glycérine hydrargy- rique au 1,000 e (V. Dartres). Amidon pulvérisé. Efflorescences (V. Dartres). Eléphautiasis aigu. —Emissions sanguines; émolhents- purgatifs; diète; repos. — Eléph. chronique. Sudorifiques (p. 155) ; mercuriaux; iodiques; arsenicaux; eau phéniquée; hydro- cotyle; purgatifs; bains de mer (V. Dartres). Emaeiation (V. Marasme). Embarras gastrique et intestinal. — Diète; Purgatifs ; éméto-cathartiques(V. Constipation). Empoisonnements (V. Toxicologie). Encéphalite (V. Méningite). Enflure (V. Hydropisie, œdème, etc.). Engelures non ulcérées. — Astringents (sul- late de zinc, alun, borax, acét. de plomb), et fondants (iodure de potassium, teinture d'iode, sel ammoniac, etc.) externes; topiques et li- niments divers contre les engelures ; alcool camphré. — Engelures ulcérées. Chlorures d'oxydes ; cérat saturné ; pommade à la céruse, à l'oxyde de zinc ; teinture d'iode ; lait virginal ; pyrothonide ; glycérine ; collodion ; pommades et topiques divers ; coaltar saponiné. APPENDICE PHARMACEUTIQUE. ^H__________ Engorgements. — Fondants ; eaux minérales (V. Scrofules; tumeurs, orcliite, etc.). Enrouement (V. Bronchite). Enrouement des chanteurs. — Limonade nitrique, aconit, vins toniques. Entéralgie (V. Colique). Entérite (V. Plilegmasies). Entorses (V. Contusions). Epanchements (V. Hydropisies). Ephélides. — Lotions boratées, de Gowland, de Guerlain, de Hardy; teinture d'iode; pommade anlidartreuse de Corbel-Lagneau. Epididymite (V. Orcliite). Epilepsie. — Pendant l'accès : se borner à empêcher le malade de se blesser contre les corps environnants. Dans l'intervalle : vomitif ou purgatif s'il y a embarras intestinal; anthel- îninthiques en cas de présence de vers. Emissions sanguines si le sujet est pléthorique. La maladie est-elle essentiellement antispasmodique? musc, valériane, valérianate de zinc, cotylédon umbilicus, gallium palustre et rigi- dura, asa-fœtida, armoise, oxyde de zinc (V. p. 153), indigo, bleu de Prusse, noix vomique, strychnine, brucine, sulfate de cuivre ammoniacal ; bromure de potassium ; prépar. d'argent; calomel; glace; aneslhésiques (V. Convulsions). Songer à la syphilis et au taenia. Epiphora (V. Larmoiement). Epistaxis. — Glace ou eau froide sur le front ; perchlorure de fer ; pédiluves irritants ; tamponnements avec l'eau de Rabel, avec du vinaigre ; errhins astringents, insufflation de talc dans les fosses nasales; réfrigérants à l'intérieur. Elévation des bras. Epuisement (V. Asthénie). Erotomanie (V. Nymphomanie, Priapisme). Eructations (V. Flatuosités). Erysipêle. — Diète; émissions sanguines, vomitifs; purgatifs; réfrigérants; alcoolature d'aconit, eau de sureau, camphre; coton cardé; cataplasme de fécule; saupoudrage à l'amidon, à la farine; badigeonnage avec la teinture d'iode, lotions au sulfate de fer ; coaltar sapo- niné, eau phéniquée ; panne de porc ; collo- dion élastique. Un tracé cathérétique de nitrate d'argent en arrête quelquefois la marche envahissante. Erythème (V. Dartres). Cataplasmes, glycé- eérine. Esquinancie (V. Angines). Esthiomène (V. Lupus). Etouffements (V. Dyspnée, asthme, flatuosités). Etourdissements. — Emissions sanguines ; applications froides sur la tète; pédiluves irritants ; laxatits ; antispasmodiques (V. Vapeurs, Hystérie, Syncope, Vertiges nerveux). Exanthèmes (V. Dartres). Excoriations. — Cérat de Galien ; Cold- cream ; cérat calaminaire ou à l'oxyde de zinc ; onguent de Rhazès, populéum ; glycérat d'amidon; beurre de cacao; lycopode. Excroissances. — Excision, cautérisation par le fer rouge ou les caustiques (p. 159) ; acide phénique, coaltar saponiné; antiphlogis- tiques en cas d'inflammations ; collodion caustique. Exostoses (V. Syphilis, scrofules). Faiblesse (V. Asthénie). Fucus (V. Teigne). Fer rouge (V. Pyrosis). Feu de dents (V. Croûtes laiteuses). Feu Saint-Antoine ou sacré (V. Zona et eczéma). Fie (V. Excroissances vénériennes). Fièvre cérébrale (V. Méningite). Fièt're intermittente ou d'accès. — Toniques fébrifuges (p. 15i) et leurs préparations simples et composées (V. à toutes les formes pharmaceutiques) ; diète avant le paroxysme et pendant l'accès; eucalyplus globulus ; quinine. Fièvre intermittente pernicieuse (Même traitement, mais vig. appliqué dès le début). Fiérre jamie (Y. Typhus). Fièvre de lait ou puerpérale. —Emollients; diaphoniques ; laxatifs ; sulfate de quinine ; tenir les mamelles chaudes ; essence de térébenthine ; cataplasmes sur le ventre. Fièvre larvée (Même traitement que la fièvre intermittente). Arsenicaux et alcalis. Fièvre typlwîde. — Forme bilieuse : èmé- tiques ; purgatifs. — Forme inflammatoire : émissions sanguines; antiphlogistiques; réfrigérants (p. 155); diurétiques (p. 156). — Forme ataxique : antispasmodiques (p. 153). — Forme adynamique: toniques (p. 153); stimulants (p. 152) ; antiseptiques (p. 159). Fièvres éruptives (V. Erysipêle, rougeole, scarlatine, suette miliaire, variole, zona). Fissures à Vanus. — Populéum ; eau blanche ; nitrate d'argent ; teinture d'iode ; injections iodiques; glycéré de tannin; astringents externes (p. 159 et 153); digestifs (p. 159). Dilatation. Fistules. —Teinture d'iode; injections iodiques; digestifs et dessiccatifs (p. 159); chlorures d'oxydes ; acide phénique; caustiques. Flatuosités ou flatulence. — Stimulants car- minatifs (p. 153);absorbants (magnésie, craie); MÉMORIAL THERAPEUTIQUE. 1379 sous-nitrate de bismuth, charbon ; purgatifs ; rhubarbe, Flueurs blanches (V. Leucorrhée). Flux de ventre (V. Diarrhée). Fluxion de poitrine (V. Pneumonie). Fongus (Traitement des excroissances). Foulures (V. Contusions). Fractures. — Irrigations d'eau froide ; coaltar saponiné ; ajuster les fragments osseux et les maintenir réunis par des bandages appropriés, par des appareils inamovibles ou con- tentifs, à l'empois d'amidon, au plâtre, à la dextrine, au silicate de potasse ; topiques émol- lienfs ou résolutifs. Fraîcheurs (V. Rhumatisme). Furoncle. — En le prenant dès le début, on peut le faire avorter par l'onguent napolitain, la teinture d'iode. Plus avancé, on active la maturation, puis la suppuration, par les émol- lients, le basilicum, l'onguent Canet, l'onguent de la mère, le sparadrap; purgatifs; eau de goudron. S'assurer que le malade n'est pas diabétique. Galactorrhée. —Tempérants (p. 155) ; laxatifs (p. 157 ; diaphoniques (p. 155). Ferrugineux. Gale. — Préparations sulfureuses; mercu- riaux; aromatiques; empyreumatiques; coaltar saponiné, acide phénique, huile de pétrole; alcalins (pommades, lotions, etc., antipsori- ques) à l'extérieur; diaphoniques végétaux à l'intérieur ; bains sulfureux, antipsoriques. Gangrène. —Antiseptiques (p. 159); quinquina jaune; camphre pulv. ; acide phénique alcoolisé et eau phéniquée; essence de térébenthine; caustiques. Coussins d'air. Gastralgie, Gastrodt/nie. — Antispasmodiques (préparations éthérées, perles d'éther, sous-nitrate de bismuth); chloral; absorbants (magnésie, craie); sédatifs opiacés et cyaniques; arséniate de soude ; phosphate de chaux. Gastrite aiyuè. — Emissions sanguines; réfrigérants, émollients; bains; diète. — Gastrite chronique. —Alcalins, eaux minérales alcalines; absorbants; opiacés ; lait. Gastro-entérite (V. Fièvre typhoïde). Gengivite (V. Scorbut). Collutoires acides. Gerçures. — Cérat, cold-cream, pommades et liniments divers, collodion, mucilage tanni- que (V. Excoriations). Glycosurie (V. Diabète sucré). Goitre. — Iodiques intùs et extra. Gonorrhée (V. Blennorrhagie). Gourme. — Toniques amers (p. 153) ; stimulants antiscorbutiques (p. 153). — Pour l'extérieur, s'en tenir aux soins de propreté. Goutte. — Colchique ; gaïac, alcalins ; amers ; iodiques; purgatifs; diaphoniques ; feuilles de frêne ; remède de Turck ; phosphate d'ammoniaque; sulfhydrale d'ammoniaque; sulfure de carbone ; carbonate de lithine ; eau de Vais ou de Vichy; guano; embrocations narcotiques ; hydrothérapie; abstinence de boissons fermentées. Huile de marrons d'Inde ; cure de petit lait et par les raisins. Goutte sereine (V. Amaurose). Gravelle (V. Calculs vésicaux). Grenouillette. — Excision de la tumeur; gargarismes émollients, puis détersifs; injections iodiques. Grippe. — Traitement du catarrhe pulmonaire aigu. Diète; éméto-cathartique, vomitifs, purgatifs ; pédiluves révulsifs ; boissons dia- phorétiques ; guaco ; jaboràndi. Haleine fétide. — Charbon ; chlorures d'oxydes; masticatoires; cachou, cachundé; amandes amères. Surveiller l'état des gencives et des dents. Hallucination (V. Manie). Haut-Mal (V. Epilepsie). Hématémèse (V. Hémorrhagies). Glace. Hématocéle. — Suspensoir; topiques résolvants; fomentations iodées. Hématurie (V. Hémorrhagies). Goudron. Hèmèralopie. — Traitement de l'amaurose. Hémicranie (V. Migraine). Hémiplégie (V. Paralysie). Hémoptysie (V. Hémorrhagies). Repos ; résineux ; perchlorure de fer ; glace. Hémorrhagies traumatiques et actives. — Emissions sanguines; ventouses; glace; révulsifs; boissons réfrigérantes; eaux et poudres hémostatiques; ergotine; eau de Rabel, acide phosphorique; matico ; styptiques externes, solution alumineuse benzinée, acide phénique, chloroxyde ferrique, perchlorure de fer (p. 159). — Hémorrhagies passives. Astringents et styptiques externes (p. 159) et ut suprà; bains et topiques froids ; térébenthine et son essence ; acide picrique et picrates ; fer. Hémorrhoîdes. — Sont-elles douloureuses : Bains, émissions sanguines; fumigations et cataplasmes émollients; onctions avec le popu- léum ; topiques narcotiques ; suppositoires au beurre de cacao; puis résolutifs (eau de Gou- lard, charbon de liège, suc de joubarbe, tomate, etc.); purgatifs. Lavements glacés. Pour rappeler le flux hémorrhoïdal ; aloès comme purgatif; bains de siège ; ventouses au périnée; drastiques. Scarifications légères. Hépatite (V. Ictère). 1380 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Hernies. — Réduction par le taxis ou à l'aide des inhalations de chloroforme ; bandages ; topiques narcotiques, éthérés, astringents ; lavements de tabac ; purgatifs ; glace. Herpès (V. Dartres et Eczéma). Hoquet. — Ether; antispasmodiques; sédatifs ; chloroforme ; acupuncture ; faradisation. Humeurs froides (V. Scrofules). Hydarthrose. — Résolutifs ; injections iodi- ques ; compression, bandage dextriné. Hydatides. — Ponctions et injections iodi- ques, mercuriaux et anthelmintiques. Hydrocéle. — Suspensoir ; fomentations et injections vineuses ; injections iodées, alcooliques. Essayer des pommades iodurés. Hydrocéphale (V. Hydropisies). Hydrophobie (V. p. 1123). Hydropisies. —Diurétiques (p. 156) et toutes les préparations magistrales qui en dérivent (V. toutes les formes pharmaceutiques) ; purgatifs hydragogues (p. 158) ; iodiques a l'intérieur et injections iodiques dans tous les cas où elles sont possibles ; jaborandi ; sureau. Hydrothorax. — Purgatifs ; sudation ; pilo- carpine ; thoracenthèse. Ilypertrophie du cœur (V. Anévrisme). Hypochondrie. — Médecine morale et hygiénique ; eaux minérales salines ; purgatifs ; antispasmodiques ; amers ; hydrothérapie. Hypopion. — Collyres émollients, puis résolutifs (iodés). Hystérie. — Pendant l'accès : aération ; liberté dans la respiration ; antihystériques. Après l'accès : antispasmodiques ; soins hygiéniques ; ferrugineux ; bains de mer ; gim- nastique ; électricité ; métallothérapie. Ichthyose (V. Dartres). Ictère. — Aloès, autres purgatifs ; sucs d'herbes ; amers ; décoction de leuilles d'artichaut et de chiendent ; alcalins ; préparations savonneuses ; fondants généraux ; diurétiques. Cure par les raisins et le petit lait. Iléus. — Diète; antispasmodiques; narcotiques; solanéesvireuses; purgatifs; réfrigérants sur l'abdomen. Ponction capillaire de l'intestin dans le cas de tympanite. Huile d'olives à haute dose. Impétigo (V. Dartres et Gourmes). Impuissance (V. Anaphrodisie). Incontinence d'urine. — Bains froids; belladone, atrcpine et ses préparations; solanées vireuses; noix vomique; seigle ergoté; hydrate de chloral ; toniques. Indigestions. — Diète ; infusés stimulants (de thé, de tilleul, de camomille). — Vomitifs ; purgatifs ; opiacés. Indurations. — Emollients; fondants (V. Dartres). Infection (V. Miasmes). Inflammation (V. Phlegmasies). Influenza (V. Grippe). Intertrigo (V. Excoriations). Suif, de zinc. Insomnie. —Narcotiques (p. 152); antispasmodiques (p. 153); anestliésiques; chloral; iodolorme ; bromure de potassium ; hydrothérapie. Iritis. — Emissions sanguines ; mercuriaux ; iodiques internes; collyres narcotiques; purgatifs. Ischurie (V. Dysurie). Jaunisse (V. Ictère). Kératite (V. Ophthalmies). Kystes. — Ponctions et injections iodiques. Lait répandu. — Expression populaire par laquelle on désigne toutes les maladies vagues des femmes qui ont nourri. Langueur (V. Asthénie). Larmoiement. — Collyre astringent et résolutif (V. l'état des voies-lacrymales). Laryngite (V. Angine et Phlegmasie,). Lèpre (V. Dartres). léthargie (V. Coma). LeucopWeymasie {Phlegmatia alba dolent). topiques, narcotiques, compression, purgatifs ; ferrugineux et toniques. Leucorrhée. — Toniques (p. 153) ; balsamiques ; produits empyreumatiques ; injections émollientes ou légèrement narcotiques, si aiguë; injections astringentes, résolutives ou iodiques, solution alumineuse benzinée, si chronique; pessaires; cautérisations du col de l'utérus. Porte remèdes Raynal. Lichen (V. Dartres). Lientérie (V. Diarrhée). Lipomesiy. Tumeurs). Cautérisation linéaire. Lochies. — Saignée s'il y a hémorrhagie , topiques froids ou astringents sur les cuisses, le ventre, le vagin ; boissons réfrigérantes ; diète ; cataplasmes narcotiques. Loupe (V. Tumeurs). Lumbago (V. Rhumatisme). Lupus. — Caustiques (p. 159) à l'extérieur ; acide phénique ; traitement intérieur de la diathèse scrofuleuse et syphilitique. Luxations. — Réduction de la partie démise; puis traitement des contusions. Mal oVaventure (V. Panaris). MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE 1381 Mal caduc (V. Epilepsie). Mal d'estomac (V. Gastralgie). Mal de mer. — Compression hypogaslrique; bicarbonate de soude ; antispasmodiques ; chloral ; position horizontale au grand air ; glace, Champagne frappé. Prendre le mal en patience et réagir. Mal de Pott. — Moxas, sétons, injections iodiques (V. Scrofules). Phosphate de chaux. Mal de tête (V. Migraine et névralgies). Maladie de Bright (V. Albuminurie). Maladie des yeux (V. Ophthalmies). Manie (V. Aliénation mentale). Marasme (V. Asthénie). Mélancolie (V. Hypochondrie). Mélitagre (V. Impétigo et gourmes). Méningite. — Glace, topiques froids sur la tête; émissions sanguines, sangsues derrière les oreilles ; boissons tempérantes ; antiphlogis- tiques (V. Phlegmasie) ; calomel. Mêtéorisme. — Boissons aromatiques et ammoniacales ; régime dessiccatit ; opiacés. Métrite (V. Phlegmasies). Métrorrhagie (V. Hémomiagies passives). Miasmes. — Fumigations de chlore; aspersions de chlorures d'oxydes ; charbon ; eau créosotée ; eau phéniquée, vinaigre phéniqué, lait de chaux phéniqué, boisson phéniquée ; permanganates alcalins; goudron purifié, eau et émulsion degoudroncoaltar, saponiné, plâtre coalté, poudres désinfectantes, thymol ; établir des courants d'air. Migraine. — Repos absolu dans l'obscurité ; topiques froids sur la tète; pédiluvesirritants; frontal hypnotique ou d'eau sédative; sternu- tatoires ; antispasmodiques; vomitifs; purgatifs; fébrifuges; sulfate de quinine associé à la digitale ; métallothérapie. Miliairc. — Boissons délayantes et sudori- fiques ; pédiluves irritants ; isoler les malades. Miserere (V. Colique nerveuse). Morsures d'animaux (V. p. 1122). Muguet (V. Aphthes des enfants). Myélite (V. Méningite). Narcotisme (V. Coma et p. 1117). Nausées (V. Vomissements). Nécrose (V. Carie). Néphrite (V. Phlegmasies). Névralgies. — Opiacés ; solanées vireuses (p. 152); antispasmodiques (p. 153); préparations de camphre; teinture d'iode, glycérolé de morphine ; collodion morphine ; vératrine ; atropine ; valérianates; sulfate de quinine; cyaniques (p. 151); essence de térébenthine; huile de croton; bromure de potassium ; iodo- forme; chloral; acupuncture, moxas, électricité ; injections hypodermiques. Névroses. — Traitement ci-dessus. Nœvi materni. —■ Astringents ; teinture d'iode; caustiques; vaccination. Noyés (V. p. 1124). Nymphomanie. — Réfrigérants; antiphlo- gistiques; camphre; bromure de potassium. Obésité. — Stimulants, astringents; café; vin blanc; abstinence des alcooliques, des boissons aqueuses abondantes et des corps gras; flanelle; exercice; préparations iodiques; fucus vesiculosus. Obstructions. — Purgatifs (p. 157) ; diurétiques (p. 156); gommes-résines des ombellifères; alcalins ; savon ; sucs d'herbes ; petit-lait. Odontalgie. — Odontalgiques (p. 160). OEdème de la glotte. — Vésicatoires sur les côtés du larynx ; émétiques ; purgatifs ; sina- pismes aux pieds ; laryngotomie. Œdème des membres (V. Anasarque). Œil de perdrix. — Sparadrap ; extirpation. Ouyxis ou ongle incarné. — Cataplasmes; potasse; azotate de plomb pulv.; caustique de Vienne; caustique de Filhos; sulfure sulfuré calcique ; opération. Ophthalmies aiguës. —Emissions sanguines; séton, moxas; narcotiques; atropine, calaba- rine; purgatifs; collyres calmants, au nitrate d'argent ; résolutifs. Ophthalmies chroniques. — Collyres astringents, dessiccatifs, résolutifs, caustiques; pommades id.; cautérisations avec les cathérétiques et les escharotiques ; drastiques, purgatifs. Ophthalmies scrof'uleuses : collyres iodurés, barytiques ; purgatifs antimoniaux. Ophthalmie blennoriiiagique ou purulente : collyre au nitrate d'argent concentré ; révulsifs internes et externes ; onctions sur les tempes avec la pommade mercurielle belladonée. Oppression (V. Dyspnée). Orchite. — Suspensoir; frictions à l'onguent napolitain ou à la pommade iodurée; emplâtre de Vigo ; compression. Dans la période d'acuité, cataplasmes et fomentations émollientes ; sangsues a l'aine et au périnée ; bains ; mouchetures. Orgelet. — Cataplasmes émollients et résolutif», sparadrap de diachylon ; laxatifs. Otite (V. Phlegmasies). Otorrhée (V. Surdité et scrofule). Oiène. — Chlorures d'oxydes; iodure de potassium ; iodoforme ; permanganate de potasse, solution alumineuse benzinée; solution *■-?■ ■ 1382 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. de tannin ; eau de goudron ; exutoires ; inhalations d'acide phonique; calomel ; purgatifs. Pâles couleurs (V. Chlorose). Palpitations (V. Anévrysme). Panaris. — Sangsues ; cataplasme ; topique avec racine fraîches de sceau de Salomon ; onguent excitant; eau phéniquée ; teinture d'iode ; acétate de plomb ; incision ; purgatifs (V. Abcès). Paralysies. — Emissions sanguines; moxas, cautères, vésicatoires ; prépirations phospho- rées; tétaniques (p. 151); drastiques (p. 158); rubéfiants et excitants cutanés (p. 150); arnica; rhus radicans ; électricité ; bains sulfureux. Paraphimosis. —Sangsues; topiques froids, émollients ou narcotiques; anliphlogistiques; pommade d'atropine, injection opiacée; taxis forcé après compression ; opération. Paraplêijie (V. Paralysies). Paresse d'estomac. — Eau gazeuse; rhubarbe; absorbants; eaux minérales naturelles. Parotides (V. Phlegmasies). Passion éœliaque (V. Lienlérie). Passion iliaque (V. Iléus). Pellagre (V. Dartres et anémie). Pcmphigus (V. Dartres). Pendu$ (V. p. 112/i). Péricardite (V. Phlegmasies). Péripneumonie (V. Pneumonie). Péritonite (V. Phlegmasies). Péritonite puerpérale ( V. Fièvre puerpérale). Perte utérine (V. Métrorrhagie). Peste (V. Typhus). Petite vérole (V. Variole). Phimosis (V. Paraphimosis). Phlébite. — Diète; topiques émollients; an- limoniaux; bains locaux et généraux, puis topiques résolutifs. Le mal faisant des progrès : saignée du bras, sangsues. Phlegmasies. — Sont-elles aiguës : Traitement antiphlogistique; traitement mixte dans le cas contraire. Émissions sanguines ; bains tièdes; bains émollients; topiques émollients; boissons tempérantes ; opiacés ; mercuriaux ; révulsifs, huile de croton. Phlegmons. — Emissions sanguines; réper- cussifs froids ; purgatifs ; vomitifs ; boissons tempérantes ; cataplasmes ; révulsifs ; incisions. Photophobie. — Ventouses scarifiées près de l'œil; émissions sanguines; topiques belladones; teinture d'iode, bromure d'ammonium; abri de la lumière (V. Ophthalmies). Phlyctênes (Voy. Brûlures, morsures, contusions, Ecthyma et Pcmphigus). Phrénésie (V. Méningite). Phtisie pulmonaire. — Imminence. Soins hygiéniques : flanelle sur le corps; éviter l'humidité; climats chauds maritimes; insolation; équitation; exercice modéré; fondants (iodi- ques); hypophosphites; acide phénique, aspirations d'airphénique ; Eaux-bonnes; goudron; vésicatoires ou cautères. — l re période. Emissions sanguines; pédiluves; ventouses sèches sur les cuisses ou le thorax; émollients analeptiques (p. 15/i) ; sédatifs légers (p. 152) ; fondants (iodiques), hémostatiques s'il y a crachement de sang ; diète. — 2 e période. Expectorants (p. 157) ; analeptiques (p. 15/i) ; sédatifs (p. 152); toniques amers ; phosphate de chaux ; arsenicaux ; ferrugineux; huile de foie de morue; aliments gras; phellandrie. — 3 r période. Toniques amers (p. 153); sédatifs; acétate de plomb en pilules et lavements ; thériaque; diascordium; lavements laudanisés; kouinjs et lait, viande crue. — Opiacés contre la toux, créosote de hêtre ; stations hivernales : Madère, Ténériffe, le Caire ; cures de petit lait et de raisin ; vacheries et établcs. Piqûres anatàmiques. — Solution de sulfate d'alumine; eau et solutions phéniquées diverses ; acide phénique liquide ; chlorures. Piqûre d'animaux (V. p. 1122). Pituite. — Toniques amers (p. 153) ; eaux minérales naturelles; vomitifs; purgatifs; expectorants. Pityriasis (V. Dartres). Plaies. — Anliphlogistiques ; topiques froids ; taffetas adhésifs; sparadraps ; collodion; con- ferve huileuse; astringents résolutifs; digestifs; dessiccatifs (p. 159); onguents excitants ; solution alcaline de térébenthine ; coaltar saponiné, eau phéniquée; ferrugineux externes ; purgatifs; eaux minérales, bains et boissons. Pléthore. — Emissions sanguines; antiphlo- gistiques; purgatifs (p. 157). Pleurésie aiguë. — Emissions sanguines ; ventouses; vésicatoires. Pilocarpine; boissons émollientes et réfrigérantes ; expectorants (p. 157); diète. — Pleurésie chronique: Révulsifs; vésicatoires, emplâtres résineux, stibiés, etc.; sétons; cautères; eaux minérales sulfureuses ; diurétiques; diaphoniques (p. 155). Thora- ceutèse. Pleurodynie (V. Rhumatisme). Plique polonaise aiguë. — Antiphlogistiques. — Chronique. Flanelle sur le corps ; bains de vapeur; topiques excitants; boissons sudori- flques. MÉMORIAL THÉRAPEUTIQUE. 1383 Pneumonie aiguë. — Emissions sanguines ; vésicatoires sur le côlé douloureux ; contro-sti- mulants (émétique ; kermès ; oxyde blanc d'antimoine ; iodure et oxydo-iodure d'antimoine ; calomel) ; boissons émollientes ; inhalations ménagées de chloroforme; sédatifs légers (p. 152); diète. — Pneum, chronique: Emol- lients (p. 154) ; expectorants (p. 157) ; eaux minérales sulfureuses; émanations goudronneuses ; cautères, sétons, vésicatoires volants sur le thorax. — Pneum. ataxique : Antispasmodiques (p. 153). Poil ou engorgement des mamelles chez les femmes en couches. —Diète; topiques chauds émollients, fondants, de cerfeuil ou de persil, sur les seins; boissons diaphorétiques, antispasmodiques ou narcotiques , tempérantes , laxatives, selon le cas. Si l'engorgement ne se résout pas, cataplasmes maturatifs; emplâtre de Rustaing, antiphlogistiques, opiacés, col- lodion élastique; ponction. Point de côté (V. Pleurodynie). Poireaux (V. Verrues). Acide chromique. Pollutions nocturnes. — Soins hygiéniques ; ac. phosphorique ; lupulin; traitement débilitant s'il y a pléthore; traitement tonique s'il y a atonie ; douches rectales. Polypes. — Arrachement, excision ; caustiques ; ligature ; écrasement linéaire. Porrigo (V. Teigne). Pourriture d'hôpital (V. Gangrène). Poux (V. Vermine). Onguent gris. Priapisme. — Camphre; Bromure de potassium; Réfrigérants (p. 155); saignées; régime débilitant. Lupulin. Prostration (V. Asthénie). Prurigo (V. Dartres). Prurit (V. Démangeaisons). Psoriasis (Y. Dartres). Ptèrygion (V. Ophthalmies). Ptyalisme (V. Salivation). Punaisie (V. Ozène). Purpura. — Toniques (p. 153); antiscorbutiques (p. 153) (V. Dartres). Ferrugineux. Pustule maligne. — Incisions, puis cautérisation au fer rouge et par la pâte de Vienne ; topiques antiseptiques ; boissons diaphorétiques. Pustules diverses (V. Dartres). Pyrosis. — Absorbants (magnésie, craie, charbon) ; eau de chaux ; bicarbonate de soude; rhubarbe. Rachitisme. — Soins hygiéniques ; toniques (p. 153); stimulants (p. 152); h. de foie de morue ; bains de mer, insolation. Rage (V. Hydrophobie). Rapports (V. Flatuosités). Refroidissement. — Vin thériacal ; labiées aromatiques diaphorétiques. jaborandi (p. 155). Rétention a"urine (V. Ischurie). Rhagades. — Trait, des excroissances. Rhumatisme aigu. — Emissions sanguines; antiphlogistiques et narcotiques internes e exlernes ; antimoniaux ; colchique ; diurétiques; huile de croton; révulsifs (p. 159) ; diète nitrate, iodate et chlorate de potasse; essence de térébenthine ; opiacés ; chloroforme ; chlo- ral ; sulfate de quinine ; salycilate de soude ; Chronique : Diaphorétiques (p. 155), diurétiques (p. 156); iodiques; balsamiques; feuilles de frêne; alcalins; eaux minérales sulfureuses ou salines ou alcalines, bains de vapeur, hydrothérapie; révulsifs (p. 159); sinapismes, cataplasmes narcotiques, poix de Bourgogne; électricité ; acupuncture. Rhume (V. Bronchite). Rhume de cerveau (V. Coryza). Roséole (V. Rougeole et Syphilis). Rougeole. — Boissons sudorifiques et tempérantes ; diète ; repos au lit. Rousseurs (V. Ephélides). Rupia. — Comme le purpura. Salivation mercurielle. — Gargarisme à l'alun, à l'acide hydroehlorique ; iodure de potassium ; préparations au chlorate, à l'iodate de potasse; soufre; purgatifs. Satyriasis (V. Priapisme). Scarlatine. — Solanées vireuses (152); diaphorétiques (p. 15:>) ; diurétiques (p. 156). Sciatique. — Essence de térébenthine à l'intérieur et à l'extérieur ; opium et opiacés ; huile Se croton; révulsifs; électricité (V. Rhumatismes). Injectionshypodermiques de morphine. Sclérotite (V. Ophthalmies). Scorbut. — Soins hygiéniques ; végétaux frais ; oseille ; sucs d'herbes, d'oranges, de groseilles; boissons acidulées; antiscorbutiques (p. 153); toniques (p. 153); ferrugineux. Scrofules. — Soins hygiéniques; gymnastique ; habitation au bord de la mer, insolation ; toniques amers (p. 153); antiscorbutiques (p. 153) ; eau phéniquée; gentiane et autres amers; mercuriaux ; iodiques internes et exlernes, eaux minérales sulfureuses, salines ou ferrugineuses ; huile de foie de morue ; hydrothérapie ; bains de mer; exercice, air sec, bons aliments (V. notre Iodognosie). Soubresauts. — Antispasmodiques (p. 1531. Spasmes (V. Névroses, hystérie). 1384 APPENDICE PHARMACEUTIQUE. Spermatorrhêe, pertes séminales. — Régime fortifiant; toniques (p. 153) ; noix vomique, brucine, strychnine, bromure de potassium. Traitement de la blennorrhagie chronique. Squirrhe (V. Cancer). Stomatite (V. Salivation). Strangurie (V. Dysurie). Suette miliaire (V. Pblegmasies). Sueurs nocturnes. — Acétate de plomb en pilules, potions et lacements ; agaric blanc ; limonade sulfurique; tannin. Suffocations (V. Asthme, hystérie, névroses, etc.). Nîtrîte d'amyle. Surdité. — Alliacés; créosote; sulfure de carbone; rime; mélanges contre la surdité; astringents locaux ; alun , tannin ; purgatifs ; cathétérisme, injection térébenthinée, éther; fumigations de sauge, de fleurs de sureau ; fumigations arsenicales. Cathéthérisme de la trompe d'Eustache. Syncope. — Vapeurs acétiques, étliéréos ou ammoniacales; excitants cutanés, aspersions d'eau froide, de vinaigre; vins généreux ; lavements vineux; air frais; position horizontale déclive (Y. Hystérie, névroses). Syphilis. l re période. — Antiphlogistiques internes et externes ; mercuriaux externes (V. Blennorrhagie). 2 e période : Mercuriaux internes et externes ; iodures de mercure ; préparations d'or ou de platine ; sudorifiques végétaux (p. 155). 3 e période : iodiques; mercuriaux iodiques ; toniques amers (p. 153); sudorifiques végétaux (p. 155); mélanges antisyphilitiques, eaux sulfureuses, hydrothérapie (V. le Dispensaire et notre lodognosic). Taches de rousseur (V. Ephélides). Tœnia. — Taenifuges (p. 158). —Pelléliérine. Taies. — Collyres secs et liquides contre les taies. Teigne. — A l'extérieur, alcalis; sel marin; suie; produits résineux pyrogénés; préparations sulfureuses; acide phénique. Les croûtes sont enlevées à l'aide d'eaux savonneuses, de cataplasmes émollients; on dépile à l'aide du sulfure sulfuré calcique. A l'intérieur, toniques amers (p. 153) ; mélanges divers contre la teigne (V. le Dispensaire). Tétanos. — Antiphlogistiques (p. 15A) ; antispasmodiques (p. 153); narcotiques (p. 152); solanées vireuses ; nicotine ; chloroforme; chlo- ral; affusions froides, curare, éserine, duboi- sine, aconitine, en injections hypodermiques. Anesthésie générale renouvelée. Tic (V. Névralgies). Toux (V. Bronchite). Toto: convulsives (V. Névroses). Tumeurs. — Traitement selon leur nature ; on les détruit par les fondants (p. 155), les caustiques, le fer rouge, la ligature, la compression, le badigeonnage à la teinture d'iode, l'incision, suivie de l'excision ou d'injections iodiques (abcès, cancer, goitre, scrofules, etc.). Tympanite (V. Méléorisme). Typhus. — Traitement de la fièvre typhoïde adynamique. Ulcères et ulcérations (V. Ophlhalmies, cancer, syphilis, aphthes, plaies, soi ofules, fistules, tumeurs). Urcthritc (V. Blennorrhagie). Urticaire. — Vomitifs ; boissons acidulés ; topiques froids et traitement des démangeaisons; sulfate de quinine. Vaginite (V. Blennorrhagie). . Vapeurs (V. Hystérie, syncope). Variole. — Emissions sanguines; boissons diaphoniques ; émollients ou diurétiques ; bains et fomentations émollientes ; purgatifs ; sarracenia ; mercuriaux. On pourra faire avorter les pustules parle sparadrap deVigo, l'onguent napolitain ou la teinture d'iode, \e mélange de savon, de glycérine et d'onguent napolitain , l'acide phénique, les fumigations d'acide sulfureux; la cautérisation. Varus (V. Acné). Végétations (V. Excroissances). Vents (V. Flatuosités). Ver solitaire (V. Taenia). Vers intestinaux. — Anthelminthiques (p. 158). Vermine. — Onguent gris ; lotion au sublimé ou au stapbisaigre ; pommade id. et au précipité rouge ; poudre de rhue, de côvadile, de stapbisaigre; etc. Verrues. — Caustiques (p. 159) ; acide nitrique , acide chromique ; vinaigre fort ; sucs de brou de noix, de chélidoine, d'euphorbe. Vertiges (V. Etourdissements). Vomissements. — Boissons glacées; potion de Rivière; eau et limonade gazeuse; vin de Champagne ; boissons acidulés ; antispasmodiques (p. 153), noix vomique, brucine, strychnine ; pepsine ; quassia, simarouba, Colombo, angusture ; marronnier ; vésicatoire à l'épi- gastre. Vidvite. — Lotions et bains, émollients ou alcalins; Fomentations d'acétate de plomb. Zona ou Zoster. — Boissons délayantes et tempérantes ; sudorifiques (p. 155) ; antispasmodiques (p. 153) ; tempérants ; laxatifs ; vomitifs; purgatifs; sparadrap de Vigo; collo- dion ; perchlorure de fer ; nitrate d'argent. TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE ET DES BRANCHES ACCESSOIRES A L'USAGE DES PHARMACIENS M A priori, rien ne semble plus facile que de faire un tarif, et, de plus, un tarif rationnel. Tout d'abord, en effet, ne se présente-l-il pas à l'esprit cette idée, que pour l'exécution d'un pareil travail, il suffit de connaître le coût des substances qui en sont l'objet, et de prélever sur toutes un bénéfice uniforme? Mais cette simplicité d'exécution n'est qu'apparente. On ne s'est pas plutôt mis à l'œuvre que l'on reconnaît que dans la fixation des prix des médicaments, il faut avoir égard à une foule de considérations dont les principales sont la fréquence et l'importance de leur consommation, la responsabilité qu'ils entraînent, les habitudes prises, sous peine de choquer à tout moment les nécessités de la pratique. Quel degré d'importance donner à chacune de ces considérations? tl faut donc reconnaître, au contraire, que l'établissement d'un tarif pharmaceutique, en raison des considérations que nous venons d'émimérer et de la multiplicité des substances médicinales, présente de sérieuses difficultés. Notre tarif peut être considéré comme représentant le prix moyen des médicaments en France. C'est bien le cas, à l'occasion du tarif, de dire un mot de la réputation toute gratuite faite aux pharmaciens de faire des bénéfices énormes. Il est évident que ceux qui lancent cette accusation contre nous ne tiennent pas compte, dans l'appréciation de nos prix, de deux faits capitaux : c'est d'abord le chiffre peu élevé de nos affaires; c'est ensuite que les pharmaciens ne sont pas des marchands ordinaires : puisqu'enmême temps que des substances matérielles, ils délivrent la science qu'ils ont acquise par des études spéciales.Les études du pharmacien ne sont-elles pas, en effet, aussi longues, aussi coûteuses que celles du médecin et de l'avocat? Pourquoi lui dénierait-on les mêmes droits, les droits d'honoraires? La conséquence d'un autre raisonnement ne serait-elle pas que le médecin et l'avocat font des bénéfices encore plus exagérés que le pharmacien, illicites même; qu'en un mot, ne donnant que des paroles, ils ne doivent pas être payés du tout? Mais admettons qu'on ne doive voir dans le pharmacien qu'un marchand; ses bénéfices sont-ils aussi exagérés qu'on le répète? A. ce point de vue, il faut reconnaître que l'accusation est encore erronée. Si ce n'est dans quelques commerces de détail relatifs aux objets de première nécessité, tous les commerçants, avec des chiffres d'affaires beaucoup plus élevés, prélèvent des bénéfices qui néanmoins ne le cèdent pas aux nôtres. 11 est évident que nous sommes loin d'avoir épuisé tous les arguments propres à faire exonérer les pharmaciens du reproche de cherté qui leur est fait. Mais si les arguments que nous venons de donner et ceux que nous pourrions donner encore en ce sens n'étaient considérés que comme des arguties de palais, alors nous en produirons un dernier qui sera irrécusable pour tout le monde : c'est que le plus souvent les pharmaciens sont dans une position de fortune plus que modeste. (V. La Pharmacie française en présence de ses réformes. L'Union ph. 1865.) (1) Depuis la publication de la 2 e édition de ¥ Officine, les pharmaciens de la Haute-Garonne, réunis en société à l'instar des pharmaciens des Haut et Bas-Rhin, de la Marne, de la Loire-Inférieure, etc., ont publié un tarif de médicaments, dont nous devons dire un mot en raison de l'originalité de son plan. L'idée nouvelle d'après laquelle a été exécuté ce tarif consiste dans l'emploi des lettres de l'alphabet mises en regard des substances, et d'un tableau récapitulateur ou échelle de prix. Ainsi, point de chiffres de prix ni de quantités à l'endroit même des substances, mais seulement une lettre. Veut-on savoir le prix de vente de lune d'elles, de l'iode, par exemple, qui porte en regard la lettre u, on se reporte à l'échelle générale des prix, et l'on trouve que pour toutes les substances marquées de la lettre u lès prix sont : 30 gram. 4 f., 10 gram. 1,50, 5 gram. 1 fr., 1 gram. 30 c, 1 décig. 10 c, et ainsi pour les autres substances selon la lettre sous laquelle elles se rangent. En somme, ces dispositions et d'autres innovations secondaires sur lesquelles nous ne pouvons nous arrêter, font du tarif des pharmaciens de Toulouse un travail vraiment original. A ce titre, tout en reconnaissant que leur tarif n'est pas aussi pratique que le nôtre, surtout au point de vue des élèves, à ce titre, disons- nous, nous en devons faire des éloges à ses auteurs, MM Bonnafé, Goffres et Magnes-Lahens. Les pharmaciens de la Seine-Inférieure et de l'Eure ont, eux aussi., publié un tarif de médicaments, en 18-74, et en 1878, ceux du Loiret ont suivi le même exemple. 1386 TARIF DES MANIPULATIONS POUR LA CONFECTION DES MÉDICAMENTS MAGISTRAUX. Les tarifs officiels imposés aux pharmaciens des différents Etals du nord de l'Europe contiennent à peu près tous un tarif des manipulations et on peut affirmer qu'un tarif est incomplet quand il n'indique pas les prix applicables à la préparation des médicaments magistraux. Les prix fixés dans notre tarif pour la confection des médicaments sont, bien entendu, ceux de cette confection elle-même, et ne comprend pas la valeur des substances employées. Pour obtenir le prix complet d'un médicament quelconque il n'y aura, lorsqu'il s'agira d'une opération sur une seule substance officinale, par exemple, diviser de la térébenthine cuite en pilules, il n'y aura, disons-nous, qu'à ajouter le prix de cette dernière à celui fixé pour la confection du nombre de pilules demandé. S'il y a mélange de différentes substances, on ajoutera les prix de celles-ci les uns aux autres, et enfin celui de la manipulation (1). Les contenants se payent à part. Les médicaments magistraux peuvent être prescrits à des doses fort diverses. Ne pouvant faire figuier, avec leurs prix, toutes les quantités susceptibles d'être demandées, nous avons dû en choisir un certain nombre comme point de départ. Les chiffres que nous avons adoptés comme types de quantités nous ont paru assez convenablement échelonnés pour qu'il soit facile d'établir le prix des quantités intermédiaires. Cette méthode, qui pourra paraître d'abord compliquée, est cependant fort simple, et une fois qu'on l'aura bien comprise, on pourra en faire l'application dans tous les cas, sans qu'il soit nécessaire de l'étudier chaque fois. En voici le mécanisme : pour les pilules, par exemple, nous avons adopté les nombres 5, 10, 25, 50 et 100, et fixé à 25 c, 40 c, 75 c, 1 fr. 20 et 1 fr. 75 c. le prix de la manipulation; pour ces quantités point d'embarras; (1) Il nous semble raisonnable de ne prélever le prix de la manipulation qu'autant que le prix de la ou des substances n'est pas Irh-èlei é. Dans le cas contraire, pour le muse, pour les sels d'or, de morphine, de quinine, etc., on ne comptera que le prix de la substance employée. Si cependant ces substances n'entraient qu'en faibles proportions par rapport à la division ou au volume des médicaments, on agirait comme en premier lieu. Le prix de manipulation sera maintenu, dans tous les cas, pour les bureaux de bienfaisance et les sociétés mutuelles, en raison des concessions de prix faites par ailleurs mais que le médecin prescrive un nombre de pilules autre qu'un de ceux ci-dessus, comment en fixera-t-on le prix? En se reportant aux chiffres que nous venons de poser, on voit que la concession augmente avec la quantité. Dans la fixation du prix de toutes les autres quantités, il faudra observer le même principe. On l'observera avec une rigueur mathématique suffisante parle calcul suivant: Cherchez, dans les types de quantités, celui qui, multiplié par 3, produit le nombre ou la quantité dont vous avez besoin, autrement dit, son multiplicande, et donnez ensuite pour prix à celle quantité, non pas 3 fois, mais seulement 2 fois le prix du nombre multiplicande. A-t-on, par exemple, à fixer le prix de 15 pilules, nombre qui est en dehors des types? 15 est le produit de 5 par 3: or 5 pilules valant 25 c, 15 n'en vaudront pas 75,mais 50; 30, autre nombre non indiqué, est le produit de 10 par 3; 10 pilules étant fixées à 40 c, 30 le seront au double ou 80 c. En d'autres termes, tandis que la quantité est triple, le prix est seulement double; ou encore, pendant que la quantité est multipliée par 3, le prix ne l'est que par 2. Le tableau suivant achèvera notre explication. Quantité .........5X3= 15X3= 45X3= 135 Prii.........25c.X2= 50X2= lf.«X2= î, » Quantité....... 10X3= 30x3= 90X3= 270 .Prix.........40 C.X2= 80X2=1,60X2= 3,20 ! Quantité ....... 25X3= 75X=3 225X3= 6T5 g S Prix.........75 c.X2= 1,50X2= 3, »X2= 6, » m i ------------------- | / Quantité....... 50X3= 150X3= 450X3= 1350 B I Prix........If. 20X2= 2,40X2= 4,80X2= 9,60 Quantité......100X3= 300X3= 900X3= 2700 i Prix........1 f.75X2= 3,50X2= 1, »X 2 = 14, « Comme on le voit, dans ce tableau, bien des quantités ne se trouvent point représentées. C'est ainsi, en nous en tenant aux pilules, que nous ne voyons pas les nombres 24, 36 et 72, qui sont assez souvent demandés. Pour le premier de ces nombres, on peut négliger la différence qui existe entre lui et 25, et faire payer comme pour ce dernier nombre. Il en sera de même pour la différence qui existe entre 72 et 75. Mais le nombre 36 s'écarte davantage des nombres indiqués au tableau. En etfet, il se trouve entre les nombres multiples 30 et 45. Dans ce cas et les analogues, il faudra voir la différence de prix qui existe TARIF DES MANIPULATIONS. 1387 entre les deux nombres voisins, prendre la moitié de cette différence et l'ajouter au prix du nombre inférieur. Ainsi, la différence de prix entre 30 et hb pilules est de 20 c. La moitié de cette différence étant 10 c, et 30 pilules étant cotées 80 c, 90 c. sera le prix de la manipulation de 36 pilules. Il y a tout à croire que les cas exceptionnels, de Tordre de ceux que nous venons de citer, qui sont en dehors du système de numération et de pondération décimal, disparaîtront à mesure que les médecins s'initieront davantage à ce système, et que les défauts que nous signalons dans notre méthode (car il en existe d'autres) disparaîtront aussi. Les calculs que nous venons de faire pour /? . l'établissement du prix des pilules, et quV donneraient encore un résultat plus mathématique si, au lieu d'employer des nombres | ronds pour les types de prix, nous avions employé des fractions de 5 c, comme 2, 3 c, sont, disons-nous, applicables à toutes les autres préparations, soit que le prix s'établisse sur le nombre, soit sur le poids, soit encore qu'elles appartiennent à la série des types 5, 10, 25, 50, 100, soit à cel \e des types 50, 100, 250, 500, 1000, employés dans le Tarif des manipulations. En effet, que l'on substitue aux prix types des pilules, ceux des prises : 20 c., 35 c., 60 c., 90 c, 1 fr. 50 c, puis qu'on opère dessus de la même manière que plus haut, on obtiendra facilement le prix de la manipulation d'une quantité donnée de prises. 11 résulte de ces dernières observations, qu'une fois nos calculs compris pour un genre de préparations, ils le seront pour tous les autres. RÉPERTOIRE GÉNÉRAL DES POIDS, DES MESURES, DES NOMBRES ET DES PRIX CORRESPONDANTS POUR LE PRIX DES MANIPULATIONS LETTRES indicatives 1000 igram. 'unit. 500 S gra , m ' ( amt. f unit. 100 1 gram. unit. 50 j gram. unit. 30 j gram. unit. io \ gram - ( unit. 4 t gram. ( unit. l gram. ( unit. des 1 litre. so î centil - ( cent. 1 centil. * ! . | eut. 10 j centil. prix. mètre cent. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. fr. c. A , 10 » 5 B ,, 20 '. 15 » 10 ii 6 C » 30 » 20 i 15 » 8 9 5 D . 10 » 30 i 20 » 10 ii 7 » 5 E » 50 . 40 » 30 » 15 » to » 8 • 5 F D 60 » 50 » 35 » 20 » 15 » 40 » 6 G » 80 » 60 » 40 » 25 n 17 » 13 .. 7 . 4 H 1 ■ » 75 » 50 » 30 ,i 20 D 15 . 8 » 5 I 1 50 1 ■ • 60 n 40 s 25 » 18 . 10 » 6- J 1 75 1 20 » 75 il 50 » 30 » 22 » 12 » 7 2 K. 2 » 1 35 » 85 » 60 » 36 D 28 » 14 » 8 . 2 L 2 50 1 50 1 » » 70 » 42 D 32 » 16 • 10 » 3 M 3 » 1 80 1 20 » 80 • 48 » 36 » 18 » 12 » 4 N 4 50 2 70 1 80 1 » » 60 11 45 » 24 » 15 » 5 0 1 50 n 90 « 67 « 35 » 20 » 7 P 2 » 4 20 11 90 ., 45 d 27 » 10 Q 3 » 1 80 1 35 » 70 » 40 » 45 R 4 50 2 70 2 05 4 05 » 60 » 20 S 6 » 3 60 2 75 1 40 » 75 » 25 T 7 50 4 50 3 45 1 75 » 90 » 30 Le tableau ci-dessus est dû, comme celui de la page 1333, à M. Laliache. II est applicable à tous les cas; mais nous ne l'avons adopté que pour l'usage des bureaux de bienfaisance, des sociétés mutuelles et de la médecine vétérinaire. En effet, les lettres placées dans tes colonnes verticales, à gauche du tarif, renvoient, pour ces cas, au tableau répertoire ci-dessus. Les quantités intermédiaires a celles indiquées participent des deux prix qui les avoi.sinent; ainsi, 60 pilules à 1,50 la cent, lettre O, seront payées 90, prix de 50, plus le 1/10 du prix du cent, ou 15 centimes = 1,05. La préparation de 70 pilules coûtera 1,20. Les 9/10 d'une quantité seront tarifés comme cette quantité. Les bureaux de bienfaisance et les société*; mutuelles jouiront des chiffres entie 5 et 10 (6, 7, 8), entre 10 et 20 (13, 14, 16, 17, 18), etc. Ces chiffres devant être additionnes sur des factures offrent des avantages à tous; 2, 3, 4 seront comptés comme 5 centimes au publie, et 6, 7 8, 9 comme 10 centimes. 1388 TARIF DES MANIPULATIONS. 11TTRBS BBS MI AUX Bureaux JcBienf. E N p 0 S Soc. 1 TétCrin. W pour essais alcalimétriques, soude. Analyses' — potasse. - titres des manganèses— • titres des chlorures décolorants .............. ■ titres du vinaigre........ titres du savon......... chercher le principe mi- néralisateur d'une eau minérale ............. ■ en faire l'analyse complète analyser un minerai..... —■ un alliage ...... — de Ja chaux ou une pierre de construction.. — une argile, une marne....... — un engrais...... — une urine...... — une boisson .... — du pain ou une substance alimentaire .. — une farine.... — des sucres, miels, sirops........ essais de benzines, pétroles, huiles, etc........ analyserunmélangeincon. Apozèmes. V. Décoction, infusion. Bols. V. Pilules. Biscuits. Pour préparer des biscuits sur prescription magistrale ....... Numéros. Bougies médicinales. Pour faire des bougies avec une masse emplastique ou on- guentaire (mèches comprises). .Numéros. Cachlts médicamenteux. Préparation de la poudre et division en cachets, y compris la valeur des rondelles de pain azyme ..................... Numéros. Capsules médicamenteuses ............ 1000 unités gramm. ceiitira 25, 250à 10 à 20 à 20 à 500 unités cramm. centim. 10 10 10 10 10 20 250 20 à 30 0 à 25 10 à 40 10 à 40 300 100 50 30 10 à 10 à 10 à 10 à 20 40 20 20 100 7,50 7,50 2,50 3, 50 25 4,50 4,50 10 3, 3, 50 ,90 1,80 1,20 1,75 1,75 ,50 ,70 1, 1, ,50 (i) Ces prii s'entendent d'analyses courantes. Pour celles qui présentent des difficultés ou réclament des soins particuliws, on traitera de gré à gré. Certains analystes, pour les substances contenant divers corps simples ou composés, demandent 5 fr. four la détermination qualitative de chaque corps et. 20 fr. pour la détermination quantitative aussi de chacun d'eux. Ainsi analyse qualitative d'un alliage de 4 métaui coûterait 20 fr. ; et son analyse quantitative, 80 fr. TARIF DES MANIPULATIONS, 1389 UIIRU DIS PEU AUX H G H N Q E E G G E F K 0,60 O O O E <; il F Cataplasmes et Sinapismes. Pour préparer la pâte d'un cataplasme ou d'un sinapisme (V. aussi le tarif général). Qram. Cataplasmes. La fourniture de la toile met le prix au double. Cérats. V. Pommades. Chocolats. Pour faire une addition à du chocolat et le mettre en tablettes....... 1000 unité» 500 nnités gramm. centim. — Et le mettre en pastilles............. Cigares. Mettre une substance médicamenteuse en cigares ou cigarettes. Num. Collutoires. V. Potions. Collyres. V. Solutions. Confections. V. Electuaires Crème. Y. Electuaires. Décoctions. Pour faire une décoction de quelques minutes de durée............ — Avec une forte réduction (2) .......... Distillation. Pourfaireune distillation ordinaire, 1 lit. ùfr.,2 lit. 3fr., 3à51it.,le lit. — Chaque litre en plus................ Division en paquets d'une poudre, pommade, onguent, électuaire, etc........ — D'une substance entière ou concassée. — Des mêmes en flacons, pots ou boîtes (contenant, à part). V. Poudres, p. 1306. Dragées. Pour mettre une substance médicamenteuse sous forme de dragées (comme pour les pilules gélatinisées). N. Eaux. V. Solutions, décoctions, etc. Electuaires, Confections, Opiats, Marmelades. Leur préparation........... Embaumement, système Égyptien ....... — — Gannal......... ,80 1,75 ,80 l, % ,80 ,60 1,20 250 100 ,60 ,75 — — S-ucquet ........ Emplâtres. Pour faire une masse emplas- tique.............................. — Pour l'étendre en sparadrap sur de la toile, du calicot, etc. (les tissus non compris) de 15 à 20 cent, de large. Cenlim. 1,50 1,75 ,75 ,40 ,50 ,25 ,50 1,50 6, 50 1,20 ,60 ,75 ,25 ,30 1,50 d' 3, ,40 25 ,30 ,90 3,60 ,50 1, ,20 ,25 ,90 d' 1,80 ,25 10 (1) ,60 2,40 ,30 ,75 ,60 d° d° 1,20 ,35 1,40 ,25 ,80 ,35 d 70 ,20 d c d° ,50 .50, ,30 1) Les poids sont ceux du véhicule employé. (2) Pour beaucoup de manipulations, nous sommes descendus pour les petites quantités au-dessous de 50 c. Peut-être, vu le haut prix que l'on donne an temps, même dans les professions les plus manuelles, aurions-nous dû ne pas aller au-delà. Mais, si petite que soit la manipulation, son prii ne peut descendre au-dessous de 15 centimes. 1390 TARIF DES MANIPULATIONS. LETThSS DES PRIX AUX Bureaw Soe. M 1 ' 1 ' de Bienf. Yétérin. 1 Ê i- jr= r - - *< — E i- m Ë- H SE z m *~ S H H 35 w d - î- e a, |, SE * - 1 H H i Si : M > -~ a H a g ,_ H M W ■g, < h « a a H S "3 1____ US ------- H S» H Emplâtre. Pour l'étendre au pouce en écusson sur peau ou sparadrap (peau ou sparadrap compris) (1) ........ 114 Dimensions 1 Dimensions en Prix. en Prix. centimètres. centimètres. lODg. larg. long. larg. 2 sur 2 ,15 16 sur 16 ,75 3 3 ,15 21 14 ,80 6 4 ,20 22 16 ,85 7 5 ,25 19 19 ,90 6 6 ,25 25 16 ,95 8 5 ,30 25 19 1, 8 8 ,40 22 22 1,10 11 8 ,40 30 19 1,20 14 8 ,45 27 22 1,30 11 11 ,45 25 25 1,40 14 11 ,50 33 22 1,50 16 11 ,60 33 25 1,60 14 14 ,60 35 33 1,70 16 14 ,70 41 33 1,80 19 U ,75 50 40 2, (1) Voici une manière bien plus commode d'établir le prix des écussons- emplâtre^, et dont nous devons l'idée à Desmarets et Huraut-Moutillard. Il s'agit, d'après cette méthode, de trouver tout simplement par le calcul la grandeur en centimètres carrés d'un écusson donné, puis de prendre lesdeux tiers, la moitié ou le tiers (selon la nature de 1 a masse emplastique) du nombre de centimètres carrés qu'on a trouvé. Les chiffres ainsi obtenus représentent en centimes le prix de l'écusson. Que l'on ait, par exemple, à établir le prix d'un écusson appartenant à la seconde catégorie, un écusson de Vigo de 25 centimètres de long sur 16 centimètres de large (en comprenant le rebord, autrement le prix se trouverait trcp bas), on multiplie l'un des nombres par l'autre, et l'on trouve 400 centimètres carrés ; si l'on prend la moitié de ce nombre on a 200; par conséquent 200 centimes, ou 2 fr., sera, d'après ce que nous avons dit plus haut, le prix cherché. Supposons maintenant que l'on ait à établir le prix d'un écusson appartenant à la troisième catégorie, c'est-à-dire qu'il soit de ceux pour lesquels on ne prend que le tiers de la somme des centimètres carrés, par exemple, un écusson de poix de Bourgogne de 22 centimètres de long sur 18 de large, on trouve 396 centimètres carrés. En divisant ce nombre par 3, on obtient 132-, par conséquent encore 132 centimes, ou 1 fr. 32 c, sera le prix cherché. Le calcul pour ceux de la première catégorie ne présente pas plus de difficulté. Les véslcatolres constituent les emplâtres de la première catégorie. Les emplâtres appartenant à la deuxième catégorie sont les emplâtres de Vigo> de ciguë, des quatre fondants, les épithèmes de thériaque et les analogues. Ceux de la troisième catégorie sont les emplâtres de poix de Bourgogne, diaehylon, diapalme, céroène. Dans le calcul, pour plus de simplicité, on ne tient pas compte de l'arrondissement des angles: autrement dit, que l'écusson soit rond Ou ovale, on le compte comme s'il y avait quatre angles. TARIF DES MANIPULATIONS. 1391 Bureau! deBimr. Soc. 1 Tété E G G 11 B D 0 V P o Q (i A B 1000 ■ailés grimm. centim. 500 unités (f ramai. centim. 250 100 50 25 10 5 ,60 ,50 ,35 ,20 ,15 3, 1,80 1,20 ,70 4,50 2,70 1,80 1,05 6, 3,60 2,40 1,40 ,30 ,20 Ëmulsions. V. Potions. Épithèmes. De thériague, d'extraits. V. Emplâtres en écusson. Espèces. Leur mélange S. A... Grammes. Extraits. Pour préparer un extrait aqueux Grammes. — Alcoolique ......................... — Êthéré ............................ Filtration. Pour filtrer un liquide. Gram. Fomentations. V. Solutions. En outre, le prix ne s établit ainsi qu'au-dessus de 80 centimètres carrés. Depuis cette dernière dimension jusqu'à la plus petite, on compte, selon la grandeur, de 20 à 50 c. l'écusson. Nous maintenons cependant notre manière de tarifer pour les cas exceptionnels. Nous ajouterons : qu'un cercle ou bordure de diachylon, que l'on compte d'après l'une ou l'autre méthode, augmente le prix d'un quart; Qu'une addition de tartre stibié, d'euphorbe, de laudanum, etc., se compte le prix de ces substances. Un emplâtre fait, comme cela se pratique beaucoup aujourd'hui.en taillant un morceau de papier recouvert d'une composition emplastique que l'on colle sur de la peau ou du sparadrap, se compte comme l'emplâtre fait au pouce ou au fer chauffé. Maintenant nous croyons important de bien définir ce que l'on doit entendre par la grandeur d'un écusson-emplâtre. Le diamètre d'un écusson-emplâtre pour le médecin s'entend toujours non compris le bord. Pour les écussons-emplâtres dont la mesure est donnée positivement en carré, il faut se rappeler que le coté d'une surface carrée est la racine carrée du nombre qui exprime la surface. Ainsi, qu'un médecin prescrive un emplâtre de 16 centimètres carrés, ce sera un coté de 4 centimètres seulement qu'il faudra lui donner; pour un autre de 25 centimètres carrés, on donnera un côté, ou, si l'on aime mieux, une longueur et une largeur de 5 centimètres, parce que 4 et 5 multipliés par eux-mêmes donnent 16 et 25. Voilà la manière rigoureuse, mathématique, d'entendre la grandeur d'un écusson, donnée en mesure carrée. Cependant les médecins ne se rendant pas toujours bien compte de la dimension d'un écusson qu'ils prescrivent ainsi, comme ils entendent môme assez souvent, par exemple dans les cas que nous venons de citer, ordonner des écussons de 16 et 25, au lieu de 4 et 5 centimètres de côté, en prenant leurs prescriptions à la lettre, il sera bon de prendre quelques informations préalables pour être fixé sur ce que l'on a à faire dans cette occurrence. Dans le cas où le médecin prescrirait un emplâtre circulaire dont la surface devrait contenir un nombre donné de centimètres carrés, pour connaître le rayon, et par suite le diamètre, il suffira d'exécuter l'opération suivante : diviser le nombre qui exprime la surface par le nombre constant 3 (le nombre exact serait 3,1416) et extraire la racine carrée du quotient. Le double de ce résultat sera le diamètre demandé. Exemple : on demande un écusson rond de 27 centimètres carrés; 27 divisé par 3 donne 9; la racine carrée de 9 est 3; donc 6 est le diamètre cherché. Une dernière remarque qui ne sera pas sans trouver son utilité, c'est que les écussons d'une épaisseur convenable contiennent environ 20 centigrammes de masse emplastique par centimètre carré. 1392 TARIF DES MANIPULATIONS. LUTHS DIS Mil AUX Buream Sot. ï'« de fiienf. Tétérin D G E D D G D E E J D 0 F D !•: n G E D E G G E G E G D E B D D E E F E G E D G F Gargarismes. V. Potions. Gelées. V. le Tarif général. Glycérés, Glycérats. V. Pommades. — Glycérolés. V. Liniments. Hciles médicinales. V. Linimenls. Infusions. Préparation d'une infusion. Gr. Injections. V. Solutions. Jïïleps. V. Potions. Lavements. V. Solutions. Limonades. V. le Tarif général. Liniments. Pour préparer un Jiniment sans mortier................... Grammes 1000 l soo suites unités gramm. gramm, eeDtim. eentim. ,60 250 ,50 100 ,35 ,20 ,15 Avec mortier ........................ Loochs. V. Potions. Lotions. V. Solutions. Macérations. Faire une macération aqueuse, vineuse, alcoolique ...... Grammes. Mixtures. V. Solutions, potions. Mucilages. Préparer un mucilage. Gram. Onguents. V. Pommades. Opiats. V. Electuaires. Papiers médicamenteux. V. Emplâtre en sparadrap. Paquets. V. Poudres. Pastilles et Tablettes. Pour préparer la masse et la diviser en pastilles... Gram. Pâtes. Pour faire une pâte----- Grammes. Petits-Laits. V. Solutions. Pilules et Bols. Pour faire une masse pi- lulaire et la diviser en pilules (1). Num. Pommades et Onguents. Pour leur préparation au mortier à froid..... Grammes. à chaud. Potions, Juleps, Loochs, Gargarismes. Leur préparation sans mortier... Gram. ,80 1, ,60 ,80 2,50 1,50 1,75 ,80 ,60 ,75 ,50 ,60 1,50 1, 1,20 ,60 ,40 ,50 ,35 , 40 25 ,25 ,30 ,20 ,25 ,60 ,75 ,40 ,15 ,20 ,20 1,50 ,70 1,75 ,40 ,50 ,25 ,90 1,20 ,25 .30 ,15 10 ,60 ,75 ,35 ,40 ,25 ,25 (1) Pour les argenter, moitié en sus; pour les gélatiniser ou les dragéifier, le double d°. Nous avons cru devoir faire connaître le tarif des pilules ci-dessous, dû à M. Leclert, d'Épernay, et inséré dans le Tarif à TARIF DES MANIPULATIONS 1393 UTTRB^ OiS PRIX MX Préparation au mortier, par émulsion ou (Voir aussi au Tarif général.) 1000 unités grarara cectiiL, 1, 500 unités gramm. ieniim. ,75 250 ,50 100 ,30 so 25 10 5 Bureaux 'ie Bieaf. ïoe. *'" Tétcrio. E G 5 10 15 20 30 40 50 60 70 80 90 108 ,50 1, 1,25 1,50 2, 2,25 2,50 3, 3,25 3,50 3,75 4, l'usage des pharmaciens de la Marne. Son usage étant plus pratique que le nôtre, nos confrères le préféreront sans doute ; cependant, nous maintenons le nôtre pour les mêmes causes que nous avons exposées au Tarif des emplâtres. Pilules d'aloès et de myrrhe ou de Rufus. j — d'alun d'Helvétius. — angéliques (grains de santé). — asiatiques. — balsamiques de Morton. — de baume de copahu et cubèbes. — de baume de copahu et magnésie. — bénites de Fuller. — de cynoglosse. — de Dupuytren. — écossaises ou d'Anderson. — hydragogues de Bontius. — ferrugineuses de Blaud. — — de Vallet. — de lactate de fer. — de Méglin. — d'opium et autres extraits, de 5 centigrammes et au-dessus. — de Plenck. de Sédillot, Stahl, Starkey. — toniques de Bâcher. — magistrales en général. 12 ,60 1,20 18 1,50 24 36 1,80 2,10 AS 2,40 00 72 84 90 3,30 3,60 3,90 100 4, Pilules de musc, sulfate de quinine, sels de morphine, strychnine et autres bases végétales. V. Tableau et renvoi i, p. 1386. Pilules ante-cibum, ou gourmandes. — de Belloste ou mercurielles. — de carbonate (sous-) de fer. — martiales ou chalybées. — d'opium et autres extraits, de 1 à 4 centigrammes. — purgatives de jalap. — savonneuses simples. — aloéuques. — scillitiques ou diurétiques simples — scillitiques ou diurétiques comp. — de styrax. — de térébenthine cuite ou liquide. 5 10 15 20 30 40 50 60 70 80 90 100 ,50 ,75 ,90 ii 1,25 1,50 1,75 2, 2,25 2,50 2,75 3, 6 12 18 24 36 48 60 72 84 90 100 ,60 ,90 1,05 1,20 1,50 1,75 2, 2,40 2,60 2,90 3, 88 F 1394 TARIF DES MANIPULATIONS. LETTRES DBS PRIX AUX Rnream de Dienf. Soc. «'« Vrlenn. N 0 F 11 F G H J J L F 11 Poudres. Division en prises ou paquets Num. Pulpes. Faire une pulpe à la râpe ou par coction .................. Grammes. Pulvérisation (1). Faire une poudre sans tamisation ..... Grammes. — avec tamisation ........... — et porphyrisation.......... SiROrs. mellites, leur préparât, à chaud. Gr. Poudres divisées en paquets, d'après le^Tarif à l'usage des pharmaciens de la Marne*. 1000 500 uuués gramm. unités gramm. 250 ICO 50 25 10 5 ceulim. CtUtl'U. 1,50 ,35 ,20 ,90 ,60 1,75 1,20 ,75 ,50 ,30 1,50 1, ,60 ,40 ,25 2,50 1,50 1, ,70 ,45 4,50 2,70 1,80 1, ,60 1,50 1, ,60 NOMS DES SUBSTANCES EN PAQUETS DE 0,01 ET MOINS Morphine et ses sels.. Strychnine etvératrine Belladone, pulv...... Digitale, pulv........ Calomel à la vapeur.,, Poudre de Dower..... Oxyde bl. d'antimoine Oxyde de fer........ Oxyde de zinc........ Limaille de fer por- phyrisée.......... Magnésie calcinée___ Yeux d'écrevisses calcinés............ Carbonate de fer... Rhubarbe de Chine, et kina.............. Rhubarbe et magnésie. Valériane, pulv...... Acide tartrrque, pulv. Bicarbonate de soude, pulv.............. Cubèbes, pulv....... Fleursdesoufre lavées. Magnésie carbonatée.. Nitrate de potasse___ Sulfate de potasse.... Chlorure d'or........ Emétique porphyrisé. ,90 EN PAQUETS be 0,02 a 0,05 EN PAQUETS de 0,10 A 0,30 12 1,20 1,80 ,00 1,80 I Chaque 2$ douzaine eu plus 1,80 2,40 ,90 2,40 ,30 12 ,60 24 1,20 Chaque douzaine en plus ,60\ U5 >,30 12 ,00 ,00 24 1,20 1,20 En paquets de 5 centig., 10 c.l'un jusqu'à deux; au-delà, 5 c* Chaque douzaine en plus EN PAQUETS DE 0,40 A 0,60 12 ,60 ,,60 ,60) ,45 ,30 1,20 ,90 24 1,80 Chaque douzaine eu plus ,60 ,60 1,20 ,60 . * Ce tableau est dû, comme celui des pilules, à M, Leclert. ** Nous approuvons le prix de l'émétique porté à 10 c. le paquet de 5 centigrammes ; seulement nous proposons d'étendre ce prix de 10 c. à trois paquets, qui est à peu près la dose maximum à laquelle on délivre l'émétique, et de fixer a 5 cent, chaque uaquet en sus de ce nombre. A ce propos nous ferons remarquer que par les mots : au-delà, qui terminent la phrase de notre confrère, il faut entendre : les paquets suivants. En l'interprétant autrement, il arriverait qu'une personne qui prendrait deux paquets du sel eu question payerait 30 c, tandis qu'une autre qui en prendrait trois ne paierait que 15 c, ce qui ne se peut pas. (1) Perte de substance comptée à part, si la substir.ee eat «hir«. TARIF DES ^MANIPULATIONS. 1395 IETÎRES (ES Mil AUX [tiiream Sw. M''-' JtEitDf. Tétérin. H J E F D E E G D F F G P R J E D ,50 ,75 G E N G E ,75 1,10 1,50 H G Mômes prix. id. id. id. id. id. id. id. id. ,80 1,50 Sirops par solution et filtralion .......... —par addition d'une solution. V. Solutions. Solutions, Collyres, Injections, etc., à froid sans mortier.......... Grammes. — avec mortier ou à chaud............. Sparadraps. V. Emplâtres en sparadraps. Secs. Extraction du suc et sa filtralion. Gr. Suppositoires. Leur confection. Numéros. Tablettes. V. Pastilles. Teintures. V. Solutions, macérations. Tisanes. V. décoctions. Trituration d'une poudre 1 homœopalhique et toute [par 1/4heure. \i, opération longue sur une > 1/2heure. jl,50 substance d'une valeur l 1 heure. )2, nulle ou à peu près. ] Vésicatoires. V. Emplâtre en écusson. Vins et Vinaigres. V. Solutions, macérations. TARIFS DES CONTENANTS (1) 2,50 1000 500 unités imités graœm. grarara cenlim. eeatiiu 250 1,50 ,60 ,75 ,40 ,50 ,60 i* 50 ,25 ,30 ,40 7,50 ,15 ,25 ,50 25 3, Fioles ou Goulots en verre blanc. Francs. — en verre vert, eic___ Flacons dits Cols-Droits en verre blanc. Flacons bouchés a l'éjieri ouverture ordinaire .......................... — — à large ouverture___ Bouteilles, verre noir. 1/2 bouteille, 20 centimes; bouteille, 30 centimes; litre, Ù0 centimes; 1/2 litre 25 centimes. — verre blanc 10 c. en plus. Pots en faïence ou en porcelaine opaque.. — en grès......................... ,60 ,50 ,60 1,25 Boîtes en carton ordinaire, comme pour les fioles en verre blanc.............. ,60 ,30 ,30 ,30 ,30 ,80 ,60 ,40 ,25 ,20 ,20 ,20 ,60 1,2b ,30 ,20 ,20 ,15 ,15 ,15 ,50 1, ,20 ,15 ,15 ,10 ,10 ,10 10 75 ,10 ,05 ,10 ,05 ,i0 ,05 ,40 ,30 ,60 ,40 ,05 ,05 ,05 (1) Les fioles et les pots sont repris à moitié prix, à moins qn'ils ne soient rendus propres, Les bciïes ne s'tit reprise i aucun prii; il en est de même pour les bouteilles grasses, écornées, etc. 1396 TARIF GENERAL DES MEDICAMENTS AVIS» ESSENTIEL Les poids adoptés comme base, dans le Tarif général, pour la fixation du prix des substances simples ou composées, sont le kilo, l'hecto, ledéca, le gramme et le décigramme. Lps prix des autres quantités, celles qui se rapportent aux anciens poids en particulier, seront trouvés : l'once (30 grammes), en prenant le résultat de la division par 3, du prix de l'hectogramme (1) ; le gros (4 grammes), en prenant la moitié du prix du décagramme. On jugera des exceptions à faire. Quant aux autres quantités intermédiaires appartenant à la pondération actuelle, un point important à considérer, est de faire une concession convenable, à mesure que le nombre d'unités de même ordre augmente. Autrement, en conservant le même prix à toutes, quel qu'en soit le nombre, on arriverait, dans certains cas, à faire payer le double de. ce qu'il faut. L'acétate de morphine, par exemple, coté 50 cent, le décigramme, donne pour 9 décigrammes, au même prix, Afr.50cent.; tandis que le grammen'estque de2fr. 50c. (2). Les colonnes blanches placées à la gauche des pages sont destinées : la première, à recevoir des observations diverses, et principalement l'indication du lieu ou de la place qu'occupent les médicaments dans l'officine ou ses dépendances ; la seconde, à recevoir, en chiffres ou lettres convenus, le prix d'achat on de revient, par exemple, le mot prudentiam, dont nous parlons plus bas, pour les prescriptions magistrales. Nous ne saurions trop engager nos confrères à prendre ces deux mesures. La première leur épargnera du temps; par la seconde, ils sauront jusqu'à quel point peuvent être poussées, sur le prix de vente ordinaire, les concessions qu'ils sont journellement obligés de faire par des considérations fort diverses et dont les principales sont : l'état de fortune du malade, la quantité des substances et même l'emploi qu'on veut en faire. Sans le prix coûtant en regard, on agit le plus souvent en aveugle, et partant on s'expose à des mécomptes. Nous n'avons pas fait ce travail nous-mêmes, pour des motifs qu'on appréciera. Du reste, on remplira facilement cette lacune à l'aide du Catalogue ou prix-courant général de la Pharmacie centrale de France. Pour les médicaments composés, le prix d'un certain nombre d'entre eux seulement a été donné. On établira celui des autres, soit par analogie de composition et de préparation avec ces derniers, soit en ayant recours au Tarif des manipulations. L'astérisque ou signe ^ indique la substance que l'on devra donner ou employer quand il y a pluralité de substances ou de leurs parties, et que la demande ne spécifiera pas. Quelques interlignes ont été ménagés afin que chacun pût, sans nuire à l'ordre alphabétique, réparer les omissions qui auraient pu être faites, ou inscrire les nouveaux médicaments qui pourraient surgir. Le petit nombre de prix laissés en blanc se rapportent ou à des substances presque exclusivement employé s dans les arts et dont il valait mieux laisser fixer le prix par les pharmaciens, selon les localités et l'importance de la consommation, ou à des matières médicamenteuses pour lesquelles nous avons manqué des renseignements nécessaires, ou qui n'ont qu'une valeur conventionnelle qu'il était impossible de fixer. Après le nom d'une substance, nous en donnons en général la synonymie. Cependant, pour ne pas trop surcharger le Tarif, nous n'y avons pas mis les synonymes peu usités, les ayant indiqués dans le Dispensaire. Quelques substances, afin d'éviter des renvois nuisibles à la promptitude des recherches, ont été lépétées sous leurs différents noms; d'autres", d'un intérêt moindre, ne l'ont pas été. Toutes les fois donc qu'on ne trouvera pas une substance avec le nom sous lequel on la cherche, il faudra recourir à la table des matières. En terminant les observations nécessaires à l'intelligence du nouveau Tarif, nous dirons que nous n'avons point eu la prétention de l'imposer à qui que ce soit ; nous ne le considérons que comme un guide propre à faire disparaître un grand nombre d'inégalités fâcheuses et involontaires, qui nuisent a tous les pharmaciens, et que chacun s'empressera sans doute d'éviter (3). (t) On pourrait encore former le prix de l'once en multipliant le prix du décagramme par 3. Mais nous préférons le premier moyen. Le répertoire généraldonne le prix des quantités intermédiaires les plus usitées. (ï) Si une concession mathématique était nécessaire, on obtiendrait à peu près ce résultat en concédant d'un dixième par cliaqne unité additionnelle, que ce soit les déci, les mono, les déca ou les hectogrammes. Pour l'acétate de morphine, que nous prendrons encore pour exemple, on a : pour le 1 er décigramme, 50 c, 2« 45, 3« 40, 4 e 35, 5« 30, 6« 25, 7« 20, 8e 15, 9« 10, 10« 0b; total 2 fr- 73 c. pour 2 fr. 50 Une substance cotée 1 fr. le gramme donne : 1" gramme 1 fr., I' 90, 3* 80, 4' 70, S* 60, 6« 50, T 40, 8« 30, 9* 20, 10 e 10; total 5 fr. 50 c. Le décagramme de cette même substance est généralement coté 5 fr. On opérerait de même en passant du déca à l'hecto. Ce système de concession, comme on le voit, est fort simple, et peut être facilement retenu par l'esprit. Cependant nous ne le présentons que sous forme de proposition, et pour certaines occasions seulement; car, en général, nos affaires roulent sur de trop petits intérêts pour exiger quelque rigueur; nous dirons plus, c'est que nous-mêmes, dans nos prix, nous n'avons pas toujours suivi ce système. Nous nous sommes bien trouvé, à plusieurs reprises, de l'emploi d'un système consistant à ajouter au prix de la quantité immédiatement inférieure le prix de la différence entre cette quantité inférieure et la quantité à tarifpr, prix que l'on calcule en se basant sur celui de la quantité immédiatement supérieure. Si l'on prend encore peur exemple l'acétate de morphine, et si l'on a à établir le prix de 0 gr. 70, on cherche d'abord le prix du décigranme (quantité immédiatement inférieure) • ce prix est 0 fr. 50 ; on calcule ensuite, d'après le prix porté dans la colonne rbservée au gramme (quantité immédiatement supérieure), le prix de la différence entre 0 gr. 10 et 0 gr. 70, c'est-à- dire le prix de 0 gr. 60; ce prix est 1 fr. 50 que l'on ajoute à 0 fr. 50, prix du décigramme, ce qui donne 2 fr. dour 0 gr. 70. 3) Il serait bien à désirer pour la considération pharmaceutique que les pharmaciens français adoptassent une marque générale, c'est-à-dire connue d'eux tous, le mot prudentiam par exemple, déjà adopté pai beaucoup pour indiquer sur les ordonnances magistrales le prix des médicaments, de telle sorte qu'une de ces formules exécutée soit dans la même localité, soit dans des localités diverses, fut tariâée uniformément; les dix lettres de ce mot représentent les chiffres 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0 et peuvent en recevoir toutes les combinaisons. TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Taïiïeau-lSénevtoire Général DES POIDS, DES MESURES, DES NOMBRES ET DES PRIX CORRESPONDANTS (à) 1397 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 M jram ■lit mètre fr. c. » 20 » 25 » 35 .i 50 » 60 » 75 » 85 10 50 75 » 50 » 50 1 1 1 2 2 3 3 4 » 5 » 6 » 7 » 8 » 10 » 12 » 14 » 250 \ grain junit. | cealini » 5 » 7 » 10 » 15 » 15 » 20 » 25 » 30 » 35 » 45 » 55 » 05 » 75 » 85 10 30 70 6 50 Igram junit. eentil. eentim » 10 » 15 » 20 » 20 » 25 » 30 » 35 » 40 « 50 » 60 » 75 » 90 igram. unit jcenlil. (ceolim » 2 » 3 » 3 » 4 » 5 » 6 » 7 » 8 ,. 10 » 12 » 15 » 20 » 20 » 25 » 30 >, 35 » 40 » 50 » 60 » 70 » 80 io! jUDit. j eentil » 2 » 3 » 3 » 4 » 4 » 5 » 6 t 7 » 8 » 10 » 12 » 15 » 17 » 20 » 25 » 30 » 35 » 40 » 50 ,. 60 » 70 » 80 1 20 1 50 1 75 2 » 2 50 3 » 3 50 4 » 5 » » 2 » 2 » 3 » 3 » 4 » 5 » 6 >. 7 » 8 » 10 « 12 » 15 » 18 ., 20 » 25 » 30 » 35 » 40 » 50 » 60 » 70 » 90 1 » 1 1 1 2 2 3 3 4 5 ODIt. » 2 » 3 >' 3 » 4 » 5 » 6 » 7 » 8 >i 10 » 12 » 15 » 17 » 20 » 25 » 30 » 35 » 40 » 50 » 60 » 70 » 80 1 » 1 1 1 2 2 3 3 4 5 6 7 8 10 12 15 18 "0 eentigr. 25 2 2 3 4 4 5 6 7 8 10 12 15 17 20 22 25 30 40 50 60 70 80 1 » 1 20 1 40 1 70 2 » 2 50 3 » 3 50 4 » 5 « 6 » 7 » eentigr. 10 » 2 » 3 » 3 » 4 » 4 » 5 » 6 » 7 » 8 » 10 » 12 » 13 » 15 » 20 » 25 » 30 ■i 35 » 40 » 50 » 60 » 70 » 80 2 50 3 » 3 50 eentigr. S » 2 » 2 » 3 » 3 » 4 » 5 » 6 » 7 » 8 » 10 » 13 » 15 » 18 » 20 » 25 » 30 » 35 » 40 » 50 » 60 » 70 » 80 20 1 50 1 80 2 » eentigr. » 3 » 3 » 4 » 5 » 6 » 7 » 8 n 10 » 12 » 14 I » 17 ™ i, ÎO » 25 n 30 > 35 » 40 » 50 » 60 » 70 1398 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Le tableau synoptique qui précède est tiré du mémoire de M. Lahache, couronné par la Pharmacie centrale de France au concours de 1863. Si nous n'avons pas fait usage de l'ingénieuse méthode de notre confrère de Bruyères, pour le prix des médicaments au public, c'est qu'elle nous a semblé présenter des inconvénients dans la pratique courante. Mais ses avantages pour la tarification à l'usage des bureaux de bienfaisance, des sociétés de secours mutuels, de l'industrie et de l'art vétérinaire, nous ayant paru incontestables, nous lui en avons fait l'application. (a) Les numéros composant la série du répertoire ci-contre correspondent aux mêmes chiffres placés à la suite (dans les 2 dernières colonnes à droite) des noms des médicaments dans le tarif général. Les numéros des bureaux de bienfaisance, des arts et du commerce, se rapprochant du prix d'achat, sont sujets à variations, le mot prudentiam fixera le prix de revient dans la colonne spéciale, pour éviter les mécomptes. Les numéros des Sociétés de secours mutuels sont la moyenne des prix que nous avons trouvés dans les tarifs publiés en France. (b) La vente au kilogramme, au litre et au mètre, ne doit pas être considérée comme détail d'une manière générale; les concessions à faire au public, dans ce cas, peuvent s'arrêter sur les numéros affectés aux secours mutuels pour quelques articles de droguerie, d'herboristerie, de confiserie, etc., souvent demandés. (c) Les plus faibles prix des plus petites doses s'arrêteront à 10 cent, pour le public; 2, 5, 7 cent, compteront comme 10 cent. ; 12, 17 comme 15, 20 cent. (d) Les sociétés de secours mutuels et les bureaux de bienfaisance jouiront des chiffres compris entre 5 et 10 (6, 7, 8), entre 10 et 20 (12, 13, 17, 18). Ces chiffres, do\antêtre portés sur des factures et additionnés, ne prés' ntent aucune difficulté et offrent à tous des avantages. (c) Le prix des 500 grammes sera en général moitié du prix du kilogr.; il en sera de même pour le demi-litre et le demi-mètre. (/) Toute dose non tarifée ou plus faible que celle portée au Tarif et prise isolément sera comptée le même prix que la dernière tarifée. (g) Les quantités intermédiaires sont tarifées en ajoutant, au prix du chiffre ou de la quantité inférieure marquée, la proportion prise dans la quantité supérieure suffisante pour compléter la quantité que l'on cherche ; par exemple, pour obtenir le prix de 50 grammes du n° 20, il suffit d'ajouter à 40 cent., prix de 30 grammes, le cinquième de 1 fr. 20, piix de 100 grammes, ou 25 cent.,= 65 cent.; le cinquième de 100 grammes = 20 grammes -f- 30 = 50 grammes. Veut-on connaître le prix de 20 pilules à 3 fr. 50 le 100 n» 26? Il faut ajouter au prix de 10 pilules à 50 cent, le tiers du prix de 30 à 1 fr. 20 cent, ou 40 cent., et l'on a 50 cent, -t- 40 cent. = 90 cent., prix de 20 pilules. (h) Les 9/10 d'une des quantités inscrites seront comptés les 9/10 du prix de cette même quantité. Soit 900 grammes à 6 fr. le kilog. n° 17, 5 fr. 40 c, ou 90 pilules à 4 fr. le 100, n" 27, 3 fr. 60 cent. (i) Le prix d'un nouveau médicament peut être ainsi établi : en ajoutant une unité au prix de revient on a le numéro des bureaux de bienfaisance qui, augmenté de 2 unités donne le prix des sociétés mutuelles, lequel augmenté du chiffre 2, donne le prix au public. Les changements de prix se feront de la même manière. Tous les changements sont faits sans rature en collant des numéros sur ceux qui n'ont plus cours. TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1399 Observations diverses Pi ii d'achat ou de revient Abelmosch (arabrette) semences ..... ^Absinthe commune (aluyne), feuilles. — — — pulv... — maritime (sanguenitte) feuil. — — pulv............. —■ politique (pet. abs.), feuilles. — suisse (génépi faux) ........ — — pulv............... Acacia, suc épaissi ................ — fleurs .................... Acajou, noix .............. la pièce. — gomme ................... éAgahthb (branc-ursine), feuilles ..... Acétates (terres foliées). Acétate d'alumine pur ............. — — du commerce___ — d'ammoniaque cristallisé... i — —■ liq. (esp. deMindérer) — d'argent cristallisé......... — de baryte................. — de bismuth............... — de brucine............... — de cadmium .............. — de chaux pur............. — — du commerce..... — de cinchonine............. — de codéine............... ( — . decuivrecrist.(crist.deVénus) — — — pulv......... Quanti!*! dÎTerse- (1) ,20 iii«- grainm 1000,0 (3) Hsclo- gramnu 100,0 1,20 ,50 1, ,50 ,75 ,50 ,50 1, 3,50 1,20 1,20 1,50 1,75 2, 3,30 1, 1,20 Déca- grammt 10.0 ,20 ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,20 ,60 ,20 ,20 ,25 ,30 ,40 ,10 2,50 ,40 1,20 1,75 ,60 ,20 ,25 ,40 1,0 (2) ,50 ,10 1,75 ,25 ,35 3,50 1,75 ,15 2, 6, ,10 Détl- iramnii 0,1 ,30 ,60 ,30 ,3;; »»■ DES PRIX aux B* B«|Soc. I 1 ' Arls.C" Têlérin. 17 12 16 12 14 12 12 16 23 17 0,10 18 19 20 12 31 18 38 27 29 42 36 23 16 37 46 20 20 19 14 18 14 16 14 14 18 25 19 0,15 20 21 22 14 33 21 40 29 31 4't 39 25 18 40 48 21 22 (a) Les prix de revient inscrits avec le mot Prudentiam, dont les lettres sont représentées par les chiffres 1.1,3,4,8,6,7, 8,9,0, trouvent leurs places dans cette colonne. Cette précaution est indispensable pour certains cas où le prix d'achat, offrant un léger bénéfice dans la vente au déca et à l'hecto, mettrait en perte dans la vente au kilo de quelques substances. (1) Les numéros correspondants aux prixdu public sont aussi éloignés des numéros des sociétés mutuelles que cem-cideceut des bureaux de bienfaisance. Ainsi 17 étant aux bureaux de bienfaisance, 19 aux sociétés et vétérinaires, 21 sera pour le public; 37,40, donneront 43, pour le public, à l'article acétate de cinchonine. En recourant au répertoire général, on trouvera les prix de toutes les quantités intermédiaires, 2^0 grammes, 30 grammes, 4 grammes, 15 centigrammes, 5 centigrammes, 1 centigramme, non portées ici. Ces numéros, placés sur les bocaux, pots, vases, rappelleront promptement les prix correspondants. (2) Ces prix s'appliquent tout paitieulièrement aux substances considérées comme médicaments et vendues au poids médicinal, C'est-à-dire au détail sur ordonnance magistraleou non pour l'usage du public. Les bureaux de bienfaisance avec les arts et le commerce, les sociétés de secours mutuels avec la médecine vétérinaire ont, dans les deux colonnes verticales qui suivent, leurs numéros spéciaux correspondant au répertoire général, pa^e 1397, sauf variations. (3) Le prix du kilo comme médicament sera, en général, de 6 à 7 fois le prii de 100 grammes. 1400 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Prix d'achat ou de revient Acétate de cuivre brut (verdet gris).. Quantités Jirersfs Kilogramme 1000,0 Hitto- ïramme 100.0 téta- 1 gramme 10.0 Gramme 1.0 EéCi- ,ranime 0,1 !»■ DES PMI aux B' B" [Soc. »l> (r(s.C«|VSIérra. il ,20 18 19 ,30 ,10 13 21 1,20 ,25 ,10 28 30 2, ,40 18 21 — — — du commerce (pyrolignite de fer). 1,75 ,25 8 10 — — et d'ammoniaque___ 1,20 ,20 17 19 3,50 ,60 23 25 2,50 ,50 ,10 31 33 2,50 ,50 ,10 31 33 2,50 ,50 40 42 20 1,50 ,25 18 — — — du commerce ,75 ,10 12 15 — —(sous-)liq.(ext.desat.) 4, ,60 ,10 12 14 1$ — depotasse(terrefoliéedetart.) 2,50 ,40 ,10 19 22 2,50 ,40 38 41 — de soude (terre foliée miner.). 2,50 ,40 ,10 19 22 4 .70 41 43 54 *> 3,50 52 ,70 ,15 24 26 ,50 10 12 14 ,50 10 12 14 1 20 16 18 2, 3, . ,35 ,60 ,15 20 22 22 24 ^Acide acétique pur, cristallisable.... — — aromatisé(vinaig.angl.) 4, ,75 ,15 24 26 — garniture d'un flacon de poche de grandeur ordinaire, sel compris. i, » 0,50 0,75 — — du verdet (vinaig. radie.) 4, ,75 ,15 24 26 — — de bois (A. pyrolig.)pur. 4, ,75 ,15 14 13 — antimonieux (deutoxyde d'ant.) 1,75 ,35 29 31 — antimonique (peroxyde d'ant.) 1,73 ,35 29 31 1,75 ,75 40 ,10 13 23 1 ............'-" t * " 9 ,40 30 32 " TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1401 Observations diverses Prii d'achat ou de revient SAcide azotique (A. nitrique) pur à 40° — — du commerce........ — — alcoolisé............ î — benzoïque sublimé ou de Paris — — précipité ou d'Allemagne. — borique (A. borac.) pur...... — — — et fondu.. — — — du comm.. — bromhydrique (A. hydrobrom.) — bromique.................. — camphorique............... — carbolique. V. Acide phénique. — chlorhydrique (muriatique) pur — — du comm. — chlorique pur............... — — (per-)............. — chloroazotique (eau régale) ... — chromique crist.............. — — liquide conc. (Codex) — citrique blanc (variable) ...... — chrysophamque............. — cyanhyûrique (A. prussiq.) pur — — médicinal ...... — formique ................... — gallique .................... — hydrochlorique pur.......... — — du comrilerce. — hydrocyanique méd.......... — hypophosphorique(A.phosphat) — iodhydrique (A. hydriodique).. — iodique crist................ — lactique crist................ — — liquide concentré..... — malique (A. sorbique) pur crist. — — liquide concentré..... — margaiïque................. — métaphosphorique ........... — muriatiqueV. A. chlorhydrique. — nitrique. V. A. azotique. — nitro-muriatique (Eau régale). Qaan- tilés Kilogramme 1000,0 lltelo- çramrm 100,0 1,50 1,50 ,50 2, 2,50 1, Décj- grammt 10 0 1.0 Déei- gramme 0.1 8' ïélorin 1, ,40 ,90 1 ,50 1,50 ,25 ,10 ,40 3,50 1,75 ,40 1,20 ,15 2, S, ,20 ,10 ,10 ,60 ,35 ,25 ,40 1, ,15 2,50 ,25 ,40 ,90 3, 2, ,20 ,10 2, 3,50 2,50 2, 1,75 1, ,50 ,10 1,50 ,80 ,60 ,40 ,80 ,40 ,70 2, 6, 50 2,50 ,80 1,75 ,40 ,i5 ,15 ,05 ,10 ,50 ,20 ,30 ,20 ,25 ,15 ,10 ,10 ,15 ,10 ,15 ,35 ,10 ,40 ,15 ,30 ,10 16 12 18 34 211 19 27 16 32 37 37 16 7 35 38 17 36 31 19 36 32 32 30 16 7 32 30 33 39 47 32 40 34 38 30 17 19 14 21 36 31 22 29 18 33 41 38 18 11 37 40 18 38 33 20 39 35 34 32 18 11 35 32 35 41 48 34 42 36 40 32 18 1402 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses ■ Pi il d'achat ou de revient ê- Acide oléique pur................. — — du commerce......... — oxalique pur................ — — du commerce....... — pectique ................... — phénique cristallisé.......... — — liquide au 5 e ....... — — impur ............ — phospliorique liq. médicinal... — picrique cristallisé ........... — — en pâte, impur....... — prussique médic............ — pyrogallique ................ — pyroligneux pur à 8°......... — — impur.......... — quinovique ................. — salicylique crist............. — stéarique du commerce ....... — succiniquepur(selvol.desuccin) impur............ sulfhydrique liquide......... sulfovinique ................ sulfureux liq................ sulfurique pur à 66°......... — du comm. à 66°... — de Nordhausen ___ — alcoolisé...'....... tannique (tannin) pur........ tartrique crist............... — pulv............... thymique (thymol)........... urique ................ valérianique ................ Qnaa- lilés dÎTersc Kilo- gramiB 1000,0| lhcti- ?rammi' 100.0 Diagramme 10 0 « — — 3,50 2,50 i; 3, 1,50 1,75 ,75 ,30 1,25 1, 1, 1,25 ,40 1,25 2, 6, 1, 1,20 ,40 ,20 ,50 ,25 2, 2, S, ,10 2,50 ,20 5, 3, ,20 ,20 ,20 ,10 ,20 ,40 i, ,20 ,20 2,50 \-> des mu aux Irls.O' l, 6, ,10 ,10 ,40 ,40 ,80 1, ,40 ,00 ,10 ,20 ,40 1,75 1, ,10 ,10 ,15 ,15 ,10 ,15 ,10 ,80 ,10 ,10 ,30 ,20 35 12 23 16 45 21 17 15 28 30 23 32 35 14 32 17 33 32 14 44 12 15 9 15 18 24 17 18 32 38 35 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1403 Observations diverses Pn'ï d'achat ou de levient Aconit napel, feuilles............ — — — pulv....... — — fleurs............. — — racine...... ..... Aconitike ...................... Acore vrai (Calamus aromat.), racine — — pulv. Agaric blanc.................... — — pulv................ — de chêne (amadou)........ Aoiros castus (gatillier), semences.. Agripaume (cardiairo), feuilles..... Aigreuoine (herbe d'eupat.), feuilles), — pulv.................. Ailanthe (vernis du Japon), feuilles. £ Airelle myrtille, baies............ Alaterne, feuilles................. Albumine desséchée pure........... — iodée........•.......... — du commerce............ £ Alcali volatil pur à 22°.......... — — du commerce....... Alchtmille (pied de lion), feuilles... Alcool (e-p.-de-vin) de Montpellier à 86° c........... le litre (I ) — rectifié à 90° c. le litre (1)____ — de fécule ou de betterave à 90° c.......... le litre (1) — rectifié à 96° c.....le litre (1) — — absolu.....le litre (1) — faible (eau-de-vie).......... — amylique rectifié........... — méthylique (esprit de bois) rect.............le litre (1) Quantités Mersi 1 - 4,50 5,50 4, 7, 9, (1) Verre non compris. lilo- giainm 1000,0 llîclo- ïrarann 1000 1, 1,75 1,75 1,20 ,75 1,20 2, 3, 1,50 2 ,60 ,50 à, 1,20 ,75 ,50 3, 1,50 ,50 ,90 ,60 ,75 ,60 1,20 2 ,50 2,00 ,60 fltfca- 10 0 10 50 25 10 L5 in 15 10 20 35 10 30 ,13 i o Diei- graomc 0,1 V" DES NUI aux B' B «]Sw. H 1 ' trls.r/' Vflerin ,10 ,10 ,to ,40 ,60 1,75 15 18 18 17 48 13 16 18 22 20 18 13 12 16 16 13 12 32 32 24 16 10 16 15 16 15 18 21 13 22 15 17 20 20 19 50 15 18 21 24 21 21 15 14 18 18 15 14 33 34 25 19 12 17 15 16 15 19 22 14 23 15 1404 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prix d'achat ou de revient Alcoolat d'absinthe et tous les alcooQnan- fflto di*erse\ Kilogramme 1000,0 BîCtO- gramme 100,0 Déca- grarami 10 0 Gramme 1,0 Ciel- gramme 0,1 S"' CES PRIÎ aux B' B" Ilot. 1 irl!,C«|w*rm lats de feuilles ou de racine. 8, 1,20 ,20 17 19 — ammoniacal aromatique ... 6, ,80 27 28 — — huileux de Sylv. 6, ,80 27 28 — d'angélique .... le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 — d'anis et ceux des autres fruits ombellif. le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 2, 2, ,35 ,35 20 20 22 22 — de citron composé (eau de 7, 1, ,15 17 18 — de cochléaria simple le lit. (1) 8, 1,20 ,20 17 19 ^ — — composé (esprit ardent de c.). .le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 — de cochléaria et de cresson (eaudelaVrilIière).leZ. (1) 8, 1,20 ,20 19 20 — de coriandre.... le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 — d'écorce de citrons et d'autres fruits hespéridés. le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 8, 1,20 ,20 17 19 1,50 ,25 20 21 3, ,A0 23 25 — — composé (eau de magnanimité). 3,50 ,50 24 26 1,50 1,20 ,25 20 18 17 20 10 1,50 ,2b 18 20 ^ — de lavande.... le litre (1). 7, if ,15 17 18 — de lavande ambré à 10,0 de teinture desafran,leZrtre(l) 10, 1,50 ,20 19 20 1,20 ,20 17 19 $ — — composé (eau de mélisse des Carmes, le litre (1) 8, 1,20 ,20 17 19 le rouleau. ,75 0,45 0,60 (1) Alcools, al ix de l'hectogramme , X 5,6.....] > Verte ecmp ri§. XM..... \ * \ 1/2 litre........... oolés et olcoolats en....< „ , ... . ,, ... 1 Bouteille de 7-> cenlil. [ 1/2 bouteille........ X 2,4. ....] TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1405 Observations diverses Prit d'achat ou de revient Alcoolat demélisse de Dardel, litre(l) — de menthe poivrée, litre (1) — de miel composé (eau de miel odorante)....... — de romarin (eau de la reine de Hongrie).. le litre (1) — de roses........le litre (1) — de sabine ................ — de safran................ — — comp. (A. deGarus) — detéréb.comp. (B. deFior.). — thériacal................ — vulnéraire (eau vulnéraire spiritueuse).. .le litre (1) Alcoolatures. Toutes celles inscrites au Codex peuvent être cotées au prix uniforme de................ Alcoolé d'acide azotique (acide azotique alcoolisé) .......... — chlorhydrique (acide muria- tique alcoolisé) .......... — d'acide sulfurique (acide sul- furique alcoolisé) ........ — d'ammoniaque ............ — — anisé ....... — — succiné (eau de Luce)... (i) Voir la note de la page précédente. Quan- titis diîerses SilO- gramme Hectogramme 1000,0 100,0 Diagramme 10.0 1,20 1,20 1, ,15 1,20 ,20 1,50 ,25 3,50 ,60 1,50 ,25 2, ,30 2,50 ,40 2,50 2, 2,50 4, ,20 ,20 ,30 ,15 ,40 ,40 ,40 ,40 ,40 ,70 ,50 Gramme 1,0 ,10 ,10 ,10 ,10 Diagramme 0,1 1 rts.Cc DES PMI aux Socl 1 ' Telérin. 17 17 21 17 18 17 19 18 20 25 26 18 20 21 22 21 23 17 20 18 18 18 19 22 22 19 19 22 18 22 21 21 21 22 25 24 I I 1406 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Piii d'achat ou de revient Alcoolé d'atropine au 1/40........ $ — de camphre fort, verre compris ........... le litre. — faible (eau-de-vie camphrée) verre compris, litre. — de cinchonine au 1/50..... — de digitaline au 1/500...... — de lupuh'ne au 1/10....... — de phosphore............. — de quinine au 1/100....... de strychnine au 1/200___ — de vératrine au 1/200...... Pour les autres, V. Alcoolats et teintures Alcornoque, écorce ............. — pulv ........... Alizarike ...................... Alkékenge (coqueret), baies ...... — — — pulv... ;#Alkermès (élecluaire alkermes.)... — liquide des Italiens, le litre Alléluia (surelle), feuilles ......... Alliaire, feuilles ................ Aloès (suc épaissi) des Barbades... — — pulv. — hépatique....... i -- — succolrin ........ — — pulv... Aloïne ou Aloétine ............... Alumine desséchée ............... — en gelée................. '^Alun (suif, d'aluni, et de pot.)....... — pulv ..... calciné... — — de Rome. Amadou (agaric de chêne) .......... Amandes amères .................. S — douces belles ou flots...... — mondées de leur pellicule.. Quan- lllfl iifersc- Mo gramme 1000,0 à,50 4, Hectogramme 100.0 Btcj- graiûGH 10 0 Mtl- gramme 0 1 ,60 5 7,50 ,90 1,75 3, 1, ,60 ,60 2 - ? 3, •) - ! I, 1,50 3 ,40 ,60 1,20 ,60 1,50 ,60 ,60 1, ,80 ,15 ,10 ,50 ,70 ,50 ,50 ,50 ,50 ,50 ,80 1,20 3, ,15 ,30 ,50 ,10 ,10 ,35 ,50 ,35 ,20 ,25 ,10 ,15 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,60 ,75 ,50 ,10 ,10 ,20 ,10 ,20 1,25 ,10 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1407 Piii d'achat ou de revient Amandes en sortes ................. $ Ambre gris ou vrai (variable) ........ — jaune (succin).............. Ambrette (abelmosch), semences ___ — pulv ................... Ambroisie (botrys) ................. Amiante (asbeste) ................. Amidon en aiguilles ................ t — — pulv........... AmmIj séminoïdes ................. g Ammoniaque liq. (alcalivol.)pure à22°. — en flacon avec étui, la pièce — du commerce.......... — (gomme-résine) ....... — — pulv... ammoniure de cuivre liquide ...... Amome en grappes, semences ...... — — — pulv. Amygdaline ...................... Amylène ......................... Anacarde occidentale (noix d'acajou). — orientale ................ Ancolie, feuilles .................. Anémone des bois, feuilles .......... — des prés, feuilles.......... 4k — pulsatille(coquelourde), feuil — — — racine Anémonine ....................... Aneth, séminoïdes ................ Angélique, feuilles ................ — séminoïdes ............. 4k — racine................. — — pulv............. $Angusture vraie, écore ............. — — pulv............. — fausse, écorce ........... Aniline pure .................... — pour les arts.............. Quantités liTerseï lilo- gramiûf- 1000,0 Etclo- gramme 100,0 2,50 1,50 2, ,50 2, 1,20 ,90 •) * i ,20 ,25 L, 1,50 ,50 1,50 'l, Diagramme 10 0 ,35 ,20 ,35 ,15 ,35 ,20 ,25 ,10 ,25 ,50 ,75 ,70 Gramme 1,0 6, ,n 1,20 2 ,75 ,90 ,90 1, 1,20 ,90 ,60 1, ,75 1, 3, 4, r h G, II, ,20 ,35 ,10 ,15 ,15 ,20 ,20 ,15 ,10 ,20 ,10 ,20 ,40 ,60 ,40 l, ,10 ,15 1,25 ,80 Déci- gramme 0,1 s- m prix aux B< B' c |Soe. H 1 ' Ar[s,C" fétéria. ,20 ,35 l'i 47 20 17 20 15 20 8 9 18 10 10 16 15 48 22 19 22 17 22 9 10 19 19 12 19 25 •16 27 23 25 25 27 37 39 33 36 17 19 22 23 14 16 15 17 15 17 15 17 15 17 52 54 15 17 13 15 16 18 14 16 16 18 21 23 22 25 21 23 39 41 2G 28 1408 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pril d'achat ou de revient Quantités iiff rse> Kilo- 1000,0 Hectogramme 100,0 Mca- fframok 10,0 I Wei- Grammel liramme 1,0 | 0,1 1- Btë «11 aux B< B^lSoe.1' 1 lr!<.C«|T«érin. ,60 ,10 u 15 1, ,20 16 18 ,60 ,10 15 16 — — étoile (badiane), fruits___ 1,20 ,20 17 19 — — — — pulv. 1,75 ,30 19 21 6, 1, ,20 26 28 7,50 ,90 1,20 ,1b y ** ,25 27 15 29 17 Antimoine, métal (régule d'ant.) pur. — — pulv. 1,20 ,20 17 19 — cru. Voy. Sulfure (Tant... ,S0 ,10 12 14 ^Antimoniate de potasse lavé (antimoine diaphonique). ,70 ,15 21 26 ,50 10 20 36 50 ,70 25 38 52 ,90 , 1U 1 25 ,20 2, Apozème amer, verre compris, le litre. 1,25 i, — des cinq racines (A. diuré tique), verre compris, litu 1,25 1» ,70 ,90 — de Kousso (Codex), dose.... 4,50 — de mie de pain (décoction blanche),verre comp. ,litre. 2,25 2 ,50 1,20 1,75 — purgatif (Codex) (méd. noire) 1,50 1, 1,25 — de raifort composé (A. antis.) (Codex),verre compris, litre. 1,50 ,40 1, 1,20 — tœnifuge (décoction d'écorce;- de racine de grenadier), (Codex), verre compris___ 2,50 1,25 1,80 Pour les autres, Voyez Tisanes et le Tarif des manipulations. ,50 ,03 ,05 Argentine (potentille argentée), feuil. ,50 ,10 7 12 14 Argiles médicinales (Bol d'Arménie et Terre sigillée), préparées.......... 1 20 12 16 Aristoloche longue, racine ......... ,60 10 13 15 $ — ronde, racine.......... ,60 , XV ,10 ,20 13 16 15 18 50 10 12 14 18 1 ,xv .20 16 75 .10 14 16 , iOi , TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1409 Piix d'achat ou de ie\ient Arnica, feuilles. $ — fleurs.. pulv. racine. pulv. Arrête-Boeuf (bugrane), racine. pulv Quantités Kilo- il.'Clo- grïmcie L'ramme 1000,01100 0 Mn- 10 0 Arrow-root, féeule ............. Arséniate d'ammoniaque .......... — d'antimoine.............. — de cuivre................ — de fer.................. f — de potasse pur........... —■ — du commerce.. — de quinine.............. — de soude pur........... — — du commerce.. — de strychnine............ Arsenic impur (aobolt à mouches). .. blancpulv. (acide arsénicux). — jaune (sulfure d'arsenic j.).. — rouge (sulfure d'arsenic r.). Arsénite d'ammoniaque ............ — de cuivre (vert de Scheele).. g — de potasse pur............ — — du commerce ... — de quinine............... g — de soude pur............. — — du commerce..... — de strychnine___,........ Arthanite, racine (cyclamen) ....... Arcji (gouel) racine............... — — pulv............ ARUNDOdonax (canne de Prov.), racine. Asa fétida, gomme résine, en larmes. — pulv .................. — en sorte, pour vétérinaires - pulv......... ,75 1, », 1,75 ,50 1,20 ,75 1, 1,75 1,75 1,75 ,10 ,15 ,40 ,15 ,30 ,10 ,20 ,10 1.0 Déci- gramme 0.1 S'" CES PJiI aux B> B- trfcC Soc. Il'* Vplprin. G, ,60 1, ,40 1,50 3, ,75 1,50 i 1,20 ,25 ,26 ,20 ,75 ,75 ,75 ,80 1,20 1,20 ,25 1, ,10 ,20 ,10 ,20 ,40 ,10 ,20 ,10 ,60 ,60 ,60 ,60 ,30 ,10 3, ,30 ,10 ,40 ,40 ,40 ,60 ,20 ,30 ,10 3, ,30 ,10 ,10 ,20 ,20 ,20 ,20 ,20 ,50 ,20 ,70 ,10 ,10 ,10 ,20 ,20 ,50 ,20 ,70 14 15 17 15 18 12 15 15 26 26 26 28 20 16 40 20 16 41 14 13 13 13 26 26 20 16 40 20 16 41 27 13 16 10 17 21 14 18 16 18 21 18 20 14 18 15 31 31 31 32 30 19 42 30 19 45 17 23 23 23 31 27 30 19 42 30 t9 45 28 15 18 13 19 24 16 20 1410 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pi il d'achat ou de revient ^Asarum (cabaret), feuilles ........... Quantités Inerses Kilogramme 1000,0 lleclo- gramme 100.0 Déea- gramme 10 0 Gramme' 1,0 Mi- gramme 0,1 «o» DIS PU* aux E 1 B c |Soc. M<> àrfc.C rp j Vêlérin. 1 ,60 1,50 ,90 1,50 ,75 ,50 ,90 ,60 ,75 1,50 ,75 ,90 ,60 ,60 ,60 1 ,10 ,25 ,15 ,25 ,10 ,10 ,15 ,10 ,10 ,25 ,1° ,15 ,10 ,10 ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,40 ,40 1, ,20 4, 4, 5, ,50 ,10 1,75 1,20 3, ,25 4, 2, 8, ,20 ,40 ,60 ,60 1, ,40 ,15 ,60 ,80 ,40 1,50 ,10 ,15 ,15 ,15 13 16 15 18 12 38 11 16 13 16 18 12 13 48 15 13 13 là 13 13 15 16 22 23 22 15 29 34 34 35 20 13 29 27 32 19 34 15 19 17 20 15 40 14 17 15 17 20 15 16 49 16 15 15 17 15 14 16 17 24 25 25 18 31 35 35 37 23 15 31 29 34 21 36 — — pulv....... — racine........... Asclépiade (dompte-venin), racine.. Asphalte, bitume de Judée ......... Astragale à gousses velues, feuilles . ® — — racine.. Aone commun, écorce ............. — — pulv............... .60 Axonge (graisse de porc) naturelle... ^ — — lavée ou purifiée. — — benzinée ou populinée • ,40 ,75 ,90 3, 3, 1,20 3, ,60 8, l,K Azotate (nitrate) d'aconitine ........ — — ordinaire.... — ammoniaco-mercuriel (mercure soluble de Halmemann) — — fondu (pierre Mer.) — — ammoniacal...... — de baryte pur............. — — du commerce----- — de bismuth crist........... JK — — (sous-) (magistère de bismuth) (car.) TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1411 Observations diverses Prix d'achat Azotate de cobalt crist ............ — de cuivre pur............ — — du commerce___ — — ammoniacal ...... — de fer crist.............. — de magnésie ............. g — de mercure (pi oto-)....... — — (deuto-) liquide... — — (sous-) (turb. nit.) — de morphine............. 8 — de plomb pur............ — — du commerce.... * . — de potasse pur........... — pulv............ — — — vétérinaire .. — — fondu (crist. min.) — de quinine.............. i — de soude pur............ — du commerce ............ de strychnine............ — d'urane................. — d'urée .................. de zinc pur.............. — — du commerce.. Azur (bleu de cobalt) ............. Quao- tMs iiTerses Kilo- grau.au' 1000,0 Hectogramme 100.0 2,50 1,75 2, 3, 6, 1,50 ,75 ,60 ,75 I, 1,20 ,50 Déca- grarumt 100 i o ,75 3, 1, ,30 i',20 ,30 ,50 1, 1, ,25 ,10 ,10 ,10 ,20 ,20 3, 1,70 ,40 ,15 ,60 ,20 ,25 ,20 ,20 ,20 2,50 4, ,60 ,75 ,15 ,10 Déci- gramwe 0.1 ,50 ,40 ,70 ,30 fi°« un i'itîi aux B' B" [Soe. H 1 - trts.C" Yelérin 32 34 22 26 19 21 27 30 19 21 22 24 25 27 23 26 26 30 42 43 18 20 13 16 12 14 13 15 13 14 17 39 41 17 19 12 14 41 45 35 36 38 40 22 26 19 22 14 16 1 1412 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Bablah de l'Inde, fruits............ — — pulv ............. Badiane (anis étoile), fruits ......... — pulv........... Baguenaedier (faux séné), folioles... Baies. Voy. à leurs noms spécifiques. Bains (doses du Codex) : Bain alcalin (250 gr. carb. de soude).. — aromatique (500 gr. esp. aromat.) — Barèges artificiel à l'hydrosulf. de soude, verre compris....... — gélatineux (500 gr. de gélatine). — Plombières artif., verre compris. — sédatif (Raspail) .............. — de sublimé corrosif ........... — sulfureux(100 gr. sulfure dépôt). — sulfureux liquide, verre compris. — sulfuro-gélatineux ........... — de tilleul (500 gr. tilleul)...... — de Vichy artificiel (500 gr. bi carbonate de soude) .......... Quan titës Jnersos Public ,20 1,75 1,75 1,75 1,75 ,90 2,50 ,30 ,75 1,50 2 1,25 ïilo- gramn 1000,0 11-CtO' gramme 100.0 1,20 1,75 1,20 1,75, ,90 Deçà- gramme 10.0 ,20 ,25 ,20 ,30 ,15 1,0 01 1°' DIS Mil aux B'B™|soe. Ï 1 ' !rtsX cc |Té(m». 17 19 17 19 15 19 21 19 21 17 ,15 1,20 I. 1,40 l, ,80 (,75 ,20 ,40 », 1,50 ,80 20 1,50 1,20 1,50 1,25 ,80 2 ,25 ,40 ,25 1,75 », TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1413 Observations diverses ri ii d'achat ou de revient Balaustes (fleurs de grenadier) (var.) Ballote noire (marrube noir), plante. Balsamite (coq des jardins), plante.. Bandes pour pansement.... le mètre. Barbotine (semen-contra) .......... — — pulv ...... ^Bardane (glouteron), racine ........ — feuilles ........ — racine pulv----- Baryte pure ..................... Basilic, la plante .................. Basilicum, onguent ................ Baudruche gommée ...... le mètre. — — 10 centimètres. — sans apprêt, la feuille ----- — en vrac................. Baume acétique camphré .......... — acoustique .................. — anodin de Batli............. — d'Arcœus ................... — du Canada .................. — Chiron ..................... — du Commandeur (teint.balsam). — de conicine ................. — de copahu (Voy. aussi Copahu). — — solidifié ........... — de Fioraventi (alc.de téréb.c). — de Geneviève ............... — de Gurgum ................. — deLucalel.................. — de la Mecque ............... — nerval (pommade nervine).... — Opodeldoch, le 1/2 flacon ..... — — le flacon ......... — opodeldoch liquide ........... — du Pérou noir liquide (variable) — de soufre simple ............. — — anisé.............. — — succiné............ Quantités Kilo- graramc dherses 1000,0 Hectogramme 100,0 ,40 2,50 ,50 1,50 ■>, 2 ,60 ,75 1,50 ,75 1,20 ,50 ,35 ,75 ,75 ,90 4, 1, 7, 2,50 2, 1,75 2,50 2, 1,75 1,75 2 4, 2, 5, 2,50 10, 7,50 Déea- fframmt' 100 ,30 ,10 ,10 ,25 ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 ,75 ,10 ,15 ,70 ,80 ,70 ,20 I, ,40 ,30 ,50 ,25 ,40 ,35 ,25 ,25 ,35 I» ,60 ,30 ,75 ,40 2, 1,20 1.0 ,35 ,10 ,20 ,20 DJCi- iramme 0,1 ,60 ,15 ,40 S»' DIS PRIX aux B> l« I Soc. H 1 ' IrKC" ! Feiéria. ,10 20 14 14 18 14 16 12 12 14 29 14 13 1,50 ,30 1. 22 24 25 24 16 26 19 20 22 19 21 21 19 19 21 32 25 ,40 ,75 20 25 19 30 28 22 16 15 20 16 19 14 13 16 31 16 15 ,2 ,40 1,25 24 26 27 26 18 28 22 22 24 21 23 22 21 21 22 35 26 ,60 1,20 22 27 22 31 29 1414 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Baiime de soufre térébenthine....... — de Tolu (variable) ........... — tranquille.................. — vert de Metz (B. de Feuillet).. — de vie Hoffmann............ — de Vinceguère (B. de Lectoure). — vulnéraire (B. de Hollande)... Bdellium, gomme résine, en larmes . Bébéérine ....................... Bec-de-grue, plante.............. Beccabunga, plante............... «Belladone, feuilles mondées....... — — pulv..... — racine................ — — pulv..... Ben, noix........................ i Benjoin de Sumatra, larmeux....... — — — pulv... — — en sorte....... — — — pulv.. — vanille (ou de Siam) (variable). Benoîte, racine................... — — pulv............... Benzine du commerce rectifiée...... — — non rectif. litre Benzoates d'am., de fer, de pot., de soude, de chaux.......... Berberis, baies sèches............. — racine................... Betoine, plante................... — — pulv............... — racine................... — — pulv............... Beurre lavé...................... — de cacao .................. — de muscades (variable) ...... Beurres métalliaues, Voy. Chlorures. Quantités diTerse* iilo- gramm 1000,0 Ilerlo gramme 100 0 2,50 2,50 6, 1, 2,50 6, 6, ,75 ,90 1, I, 2, 1, 2,50 3,50 2, 2,50 1,50 2, 6 ,75 1,20 ,75 ,40 ,75 ,50 ,75 1,20 ,75 1,50 1,20 2, 5, Déca- gramme )00 Gramme 1.0 D«i- gramrae 0,1 ,40 i, ,15 ,40 i, 4, l, ,15 ,10 ,15 ,20 ,40 ,20 0,40 ,60 ,30 ,40 ,25 ,35 ,80 ,10 ,20 ,10 3, ,10 ,10 ,10 ,20 ,10 ,25 ,20 ,30 ,80 ,20 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,60 ,10 ,20 R* &<• Soc. I 1 ' lrti.C c * I ïêtérîn ,50 ,10 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 141E Observations diverses Pi il d'achat ou de revient i Quantités direrse Kilo- gTamm I000.C lîeclo- snmuu 100,0 Déca- gramme 10 0 Gramme 1,0 Déci- gramme 0,1 loi D a B< B« .Irlî.C" S PBïT JX Soc. I'' Vtlérin . 2,50 1,80 ?, , 50 1,20 ,50 ,40 ,75 ,20 ,10 10 16 10 9 12 19 13 10 14 — de soude............. — pour bains .... — — — pour bains. 2,50 ,50 10 11 Bi-sels, Voy. aux noms génériques. Bière anlisc. (sapinette), litre verre c. 2, 1, 1,50 — de quinquina, litre verre compris Bile épaissie (extrait de fiel de bœuf).. 3, 1, ,20 1,50 27 2,25 29 Biscuit purg. àiascammonée, lapiêce. ,60 1 40 50 — vermifuge à la santonine, boite de 2 ,50 30 40 j — mercuriel....... la douzaine. 3, 1,50 2,25 & Bismuth, métal, purifié (variable).... ^Bistorte, racine.................. 2, 10, ,50 1, ,75 1,50 1,50 1,50 ,10 ,20 ,10 ,20 ,25 28 12 14 16 20 18 30 14 17 17 21 20 — — pulv.............. Bitume de Judée.................. Blanc de baleine................. Bluet, fleurs mondées............. 1,20 0 ,20 3, 1,20 ,35 ,60 ,25 18 33 27 20 19 35 29 22 Bleu d'aniline.................... — de Prusse (cyanure de fer) pur. Bois d'aloès...................... 7,50 ,60 ,50 ,40 1, ,50 1,20 ,10 1,50 ,10 ,15 ,10 27 12 8 30 9 15 8 29 14 12 31 12 17 12 — de Brésil (B.de Fernambouc)effilé. — de Campêche (B. d'Inde) effilé____ — de fustet (B. de rhus cotinus)... — de garou (Voy. Garou) écorce.. . — — pulv................ 1, ,20 12 16 — jaune (querci tron)............. ,40 9 12 — néphrétique................. 6, 5, 1, ,70 26 25 28 26 — de Rhodes................... — — pulv................ 7,50 1,20 27 28 — de sanlal citrin.............. 1,75 ,30 17 20 3,50 ,60 19 23 ,60 ,10 9 13 1, ,20 16 18 — — — moulu....... ,80 ,15 10 14 — de Surinam. (Voyez Quassia) 1416 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observad'achat Quao- lilês iiu- Uîcto- Srammc Déca- grammo 1 Déci- r, ramraei Wramme \"- dfs raii aux tions diverses ou de revient Bol d'Arménie (argile orr. rouge) prép. Jnerscs 1000,0 100.0 10.0 1,0 j 0,1 B 1 B <■ |«oc. !'• Irls.O J [fltrin. 1, ,20 12 16 1, ,20 12 16 4, ,60 25 26 Boi.s. Voy. Mules. Borate d'ammoniaque ............. 1,50 ,30 29 31 2,50 ,40 23 2i ^ — de soude (borax) raffiné..... ,G0 ,10 15 16 — — pulv....... 1,20 ,20 17 19 2,50 2,50 ' ,40 ,40 21 21 23 23 Botrys (ambroisie), feuilles ......... ,75 ,10 14 16 Bougies médicamenteuses. Voyez le Tarif des manipulations. Bougies en gomme fines, cylind. la-pièce 1,25 ,80 1, — — coniques — 1,50 1, 1,25 — — courbes — 1,50 1, 1,25 — — olivaires — 1,75 1,25 1,50 — — p r le rectum — 1,75 1,25 1,50 Bouillon-blakc (molène), feuilles... 2,50 ,50 ,10 11 13 % — fleurs............. 8, 1. ,60 1, ,15 ,10 16 13 18 18 15 19 Bouleau, écorce .................. — de gomme................ 5, ,60 ,10 15 15 — de Nancy, grosses, pièce 30 gr. ,80 ,20 ,40 — — petites. d° 15 gr. ,40 ,10 ,20 — — au poids.......... 1,75 ,30 15 19 ,60 ,80 ,10 ,10 13 14 15 16 X ,40 20 22 ,50 ,10 12 14 1, 1, ,15 17 ,7o 18 ,90 Bout-de-sein en gomme ...la pièce. 1,20 ,90 1, — de rechange, en gomme ou ,G0 3, ,50 ,10 2, ,40 8 ,75 ,50 12 1,50 Brayêre (kousso). la dose de 15 gr... 3, ,60 ,10 29 34 Bromhydrates. (Voyez Bromures). 2, ,35 39 41 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1417 Observations diverses Prii d'achat ou de revient Bromure d'ammonium ............. — d'argent................. — d'arsenic................. — de baryum ............... — de calcium ............... — de camphre.............. — de cicutine, un centigramme. — de fer................... — d'iode .................... — de lithium................ ^ — de mercure (proto-)....... — . — (deuto-)....... — de morphine.............. — d'or..................... — de plomb ................. — de potassium............. — de quinine (variable) ....... — de sodium ................ — de zinc .................. Brou de noix sec ................. Brucine ......................... Bryose, racine coupée ............. — — pulv................ Bucco (bucliu, diosma) ............. Bugle, feuilles .................... ^Buglose, feuilles.................. — fleurs ................... Bugrane (arrête-bœuf), racine ...... Buis, bois râpé .................... — écorce ...................... — feuilles ...................... Bunias (semences.)............... Busserole (uva ursi), feuilles ....... — — — pulv... Butyrates ....................... Buxine .......................... Cabaret (Voy. Asarum), feuilles ..... M Cacao caraque, semence ........... — — — torréfié... Qaan- (:Ifs lilo- 1000,0 ll.-tlo- grlinmt 100.0 ,35 ,75 ,G0 1,25 1,50 ,50 ,50 ,91) , 50 ,50 ,90 ,60 ,60 1,20 ,60 '.,20 1,50 D«C2- ïramœc 10 0 Gramme 1,0 Mci- gramrae 0.1 !"• ces rp.ii aux B' Df 8 | Soc. V Irls.C" ïeléri» 2, 3, G, 2,50 2,50 2 i, 2, 2 ,10 ,10 ,20 ,25 ,10 ,10 ,15 ,10 ,10 ,15 ,10 ,10 ,20 3, ,10 ,20 ,20 ,40 1,25 1,25 ,40 ,40 h * ï 10, ,40 ,60 1,25 ,50 ,50 3, 12, ,40 ,15 3, ,30 ,40 4, ,20 ,60 12, 31 ,20 37 ,20 30 29 31 ,15 35 1,75 48 ,10 31 32 ,20 36 ,10 31 ,10 31 ,50 42 2, 49 29 ,10 27 ,50 42 29 ,10 31 12 ,70 40 13 15 20 12 12 16 12 10 15 13 26 12 16 32 2, 50 13 18 20 33 39 39 32 33 37 50 33 34 38 33 33 43 51 32 29 43 32 33 15 44 15 18 21 14 14 17 14 13 17 15 28 14 18 34 51 15 19 20 1418 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pn't d'achat ou de revient Cacao caraque, semence, pulv ...... — maragnan ou para........... — — torréfié........... — — —* pulv ........ — — coques ............ ^Cachou, suc épaissi, brut.......... — — pulv.......... — en grains (grains de cachou). — de Bologne ........ la boite. Cachundé ........................ Cadmium, métal ................... Café cru pulvérisé................ — de glands doux.............. Caféine ......................... Caille-lait, sommités fleuries ....... Caijvça, racine .................... — pulv ..................... Calaguala, racine ................. Calament de montagne, sommités... Calamine { pierre calaminaire) préparée Calamus aromaticus ............... — pulv ..................... Calomel (protochlorurcde m.) à lavap. V. aussi Chlorure de mercure proto-). ^Camomille de Paris, fleurs.......... — — -— pul....... puante (maroute), fleurs. Camphorate de morphine .......... ^Camphre raffiné................... — pulv .................... — artificiel ................. — monobrômé (bromure de camphre) ............. Camphrée de Montpellier ......... Canchalagda ................... Cannabis indica (Voyez Haschisch). Canne de Provence, racine coupée. ^CiNNEi.LE de Ceylan, écorce ....... — — pulv........ — do Chine .............. Quantités Kilo- graramt 1000.0 n-cto- gramme 100.0 Mci- gramm>. 10 0 Grammi 1,0 Déci- gramrac 0.1 I»> DES FJII aux B' 71 " |Sk. S' trl!.C«|vélérir ,12 1,75 ,25 20 20 4, ,75 ,10 16 17 8, 1,20 ,15 18 19 8, 1,20 ,15 18 19 1,50 ,30 9 11 I, ,20 14 17 2, ,40 ,10 16 20 2,50 ,35 21 23 1,50 4, ,75 1, 1,2 10, 1,50 30 Si 1,50 ,30 28 30 1,50 ,25 18 20 2,50 ,4<» .,10 13 14 4, ,70 43 45 ,75 ,10 13 15 4, ,60 24 26 6, ,80 26 28 à, ,60 24 26 ,50 ,10 H 14 2, ,40 ,10 17 21 ,75 ,10 14 16 1,20 ,20 16 18 li, ,70 ,15 24 26 ,90 ,10 16 17 2, ,40 20 22 ,75 ,10 12 15 à, ,70 44 46 ,75 ,10 15 16 1,20 ,15 17 19 6, 1,25 35 37 4, ,15 35 37 ,75 ,10 12 15 5, ,70 25 27 ,40 ,10 10 13 3,50 ,50 23 25 6, ,80 ,15 24 27 ,90 ,15 16 17 ■ TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1419 Observations diverses Pi ii d'achat ou de revient Cannelle de Chine pulv .......... — blanche ................ — — pulv............ — giroflée ................ — — pulv............ Cantharides ..................... — pulv .................. Cantharidïne cristallisée ........... Cancles en gomme pour lavem. pièce, — — à injections pour femmes .............. pièce. — en os pour lavements. — Caoutchouc (gomme élast.), en tabl.. — — enfeuill. — dissous ............... Capillaire du Canada ............. g — de Montpellier.......... Câprier, écorce .................. ., Capsicine ........................ Capsicum annum (poivre de Guinée).. — — pulv.............. — frutescens (poiv. de Cayenne. Capsules de brôm. de camphre, les 100 — au copahu, au cubèbe, au copahu et cubèbe, au copahu solidifié et analogues ............ les 40. — les 100. — d'huile de foie' de morue, de ricin, de térébenthine .......... les 50. — les 100. — d'huile de foie de morue créosotée .......les 50. — les 100. — de goudron ....... les 00. — d'essence de santal, les 40. — d'ess. d'eucalyptus.,les30. — petites (Voyez Perles). Caramel ......................... Qifan Mes diverses Kilogramme 1000,0 llacto- gramme 100.0 0,50 1, ,50 15, 4, 2,50 2, 3,50 2,50 4, 9 "i 5, 2,50 1,5 *,- 4, 6. Oéea- gramme 10 0 2,50 3,50 3, 1,75 ,75 2, ,75 ,20 ,30 ,20 ,20 ,25 ,60 ,80 ,70 ,80 Gramme 1,0 ,35 ,50 ,40 ,25 ,10 ,35 ,10 ,20 ,30 ,15 ,20 25, Mei- gramme 0.1 «•■ l'IS HIT aux B< B' c jsoe. M 1 - IrKC™ Veléria 6, ,10 4, 19 17 19 23 25 22 23 55 ,30 ,75 ,30 21 25 20 20 14 18 45 15 17 19 2,50 20 19 21 25 27 25 26 56 ,40 ,90 ,40 22 26 23 21 16 21 47 16 19 21 3, 1, 1,25 2, 2,50 1, 1,25 2, 2,50 1,40 1,70 2,50 3, 1,40 1,70 3, 4, 1,50 2, lit 12 1420 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observa- lions diverses Prii d'achat ou de revient i Carbonate d'ammoniaque pur ....... — d'ammon. du commerce... — — empyreumatique. — (sel vol. de corne de cerf). — de baryte pur........... — — naturel....... — de bismuth............. — de chaux pur préparé..... i — de cuivre pur........... — — du commerce .. { — de fer (SOUS) (oxyde de ferhyd.). — de lithine.............. — demagnésie(magn. blanc). — de manganèse ........... — ferro-manganeux........ — de plomb pur........... — — du comm. (céruse) — de potasse, pur......... — — purifié (sel de tartre). — de potasse (bi-)......... — de soude pur............ — — du commerce... - (bi-)........... — — — pour bains. — — — pulv....... — — — — p r bains. — de zinc,.............. ^Carbure de soufre (suif, de carb.)pur^ — — du commerce.. Cardamine des prés, plante ......... * Cardamome petit .................. — — pulv.............. — grand................ Carlinê, racine ................... ^Carmin fin n° 40 .................. — liquide des dragistes....... Carminé ......................... Carotte, séminoïdes ............... Carooge, fruit .................... Caroubes de Judée ................ Quantités rtiterses Kilo- gramm 1000,0 ,80 2,50 ,80 3,50 2,50 a, Hectogramme 100 0 ,75 2, ,75 1, 2,50 1,75 1,75 1,50 4, 2,50 1,50 ,40 9 ,50 1,20 ,20 ,10 ,50 ,40 ,75 ,50 Mca- I gramme 10 0 Gramme 1,0 ,75 1, 4, 6, 5, ,90 1,50 ,75 1,20 1, ,30 ,10 1,20 ,30 ,10 1,50 ,20 ,40 ,25 ,30 3, ,20 A ,40 ,25 ,10 ,30 ,10 ,20 ,20 ,10 ,10 ,60 ,30 ,10 ,15 ,60 ,80 ,70 ,10 5, ,30 ,10 ,20 ,15 Dëci- gramme 0,1 ,25 ,20 ,60 ,10 5, ,15 ,80 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1421 Observations iiverses Pli! d'achat ou de revient Carpobalsamum ................. Caeragaheen (fucus crispus) ...... Carthame, fleur (safranum) ....... — semence(grainedeperroq.). Carthamine .................... Carvi, fruit sec................. — — pulv............. Cascarille, écorce .............. — pulv ................ Casse en bâtons ................. — cuite .................... Cassia lignea, écorce ............. — — pulv.............. Cassis, feuilles .................. Castoreum ..................... — pulv ................ Cataire, plante ........._........ Qaan- UtéS uiierses Kilogramme 1000,0 Bicto- gramme dOO.O Catholicum double, électuaire ...... Caustique arsenical de Rousselot ou du frère Cosme......... — dcCanquoinfpâtedeCanq.) — de Filhos ..... le cylindre. — de Vienne (poud.de Vienne) Cédrat, ëcoice ................... Cédron, semence .................. Centaurée (petite), sommités fleuries. — — pulv... ®>Cérat de Galien ................... — — jaune............. — calaminaire (de Turner)...... — laudanisé ................... — mercuriel ................. — opiacé ..................... — àla rose(pomm.j). leslèv.)6oWe. — sans eau (cérat simple)....... — saturné.................... — soufré ..................... Cisrises, queues. 2,50 ,50 ,75 1,50 1,20 ,90 1,20 1,50 2,50 ,75 - , 1,50 2 ,50 ,75 Béca- gramme 10 0 ,10 ,25 ,20 ,15 ,20 ,20 ,40 ,10 ,30 ,20 ,30 ,10 1, ,75 1,50 ,90 ,75 1,75 2,50 1,50 ,50 1,20 1,20 1, à, ,10 ,30 1,50 ,70 1,50 ,20 5, ,10 ,20 ,10 ,<0 ,30 ,60 ,25 ,50 ,30 ,25 ,20 ,20 ,15 l o MCI- gramme 0.1 ,40 ,80 ,10 ,10 ,30 i°, ois ran aux B> B = jsoc. H'" irls.C ce ]VéIério. ,15 34 14 18 18 45 13 17 16 19 14 21 18 20 12 30 32 15 20 17 17 n 36 16 20 20 47 16 19 19 22 16 22 20 22 14 32 35 16 22 28 31 20 22 ,50 2 24 28 16 18 36 38 14 16 16 19 15 17 15 16 19 21 21 23 18 20 20 22 21 22 20 19 19 18 1422 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Piii d'achat ou de revient Cerisier, écorce .................. Ceruse (carb. de plomb) ............ Ceterach (doradille) ............... Cétine pure ...................... — ordinaire (blanc de baleine) .. Cétoine dorée pulv ................ Cétrarin ........................ ùévadille, fruit sec ................ — — pulv............ Cham^dris (germandrée) plante ..... — pulv ................... Cham^pitis (ivette) plante......... — pulv ................. Chanvre ordinaire.semence (chénevis). — Indien (V. Haschisch). Charbon animal, lavé à l'acide chlorh. — — du commerce...... & — végétal (cb. de bois) pulv ... — — — porphyrisé. — de liège .................. — de peuplier............... — de quinquina gris......... ^Chardon bénit, feuilles............ — — pulv ......... — — racine........... — — semences ......... Chardonnette .................... Charpie anglaise .................. $ — fine...................... — ordinaire ................. — en mèches ................ Chausse-trappe (chardon étoile), rac. Chaux éteinte (hydrate de chaux) ___ — vive (oxyde de calcium) pulv . Chélidoine (éclaire), plante........ — racine ................ Chêne, écorce ..................... — — pulv. (tan).......... Chervi, séminoïdes .............. Chèvrefeuille, fleurs mondées ... Quantités Kilo- graoïm Hscto- granamc Ma- gramme Gramme Déei- gramme S-» UtS PRU aux — — — — — B' f Soc. ■'■ [000,0 100.0 100 1.0 0,1 IrU.C" Velerin ,75 ,10 16 17 2, ,40 ,10 11 13 ,90 ,15 15 17 I, ,15 35 37 1,50 ,25 19 20 2, ,40 ,10 30 32 6, 1, 46 48 1,20 ,20 16 18 2,50 ,40 20 22 ,60 ,10 12 14 1,20 ,20 15 18 ,60 ,10 12 14 1,20 ,20 15 18 ,50 ,10 10 13 ,75 ,10 14 16 ,25 7 10 ,90 ,15 13 16 1,50 ,25 16 19 5, ,80 ,15 25 27 1, ,20 16 18 7, 1, ,20 27 29 ,80 ,10 13 15 1, ,20 16 18 ,75 ,10 15 16 1,20 ,20 18 19 1,20 ,20 18 19 25, 3,50 ,60 24 25 10, 1,50 ,25 18 20 8, 1,20 ,20 17 19 3,50 ,50 23 25 ,60 ,10 13 15 ,40 ,10 9 12 ,50 ,10 10 13 ,60 ,10 13 15 ,60 ,10 13 15 1,50 ,30 ,10 8 9 ,60 ,10 12 15 2, ,30 18 21 1, ,15 16 17 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1/123 Prii d'achat ou de revient Quantités Inerses ^Chicorée sauvage, feuilles .......... — — racine........... Chiendent ord., rac. mondée et coup. Chloral hydraté .................. — camphré ................. Chlorate d'ammoniaque ........... — dépotasse............... — de soude ................ Chlore liquide ................... Chlorhydrates, V. Chlorures et Hydrochlorates . Chlorhydro-phosphate de chaux.... Chloroforme pur anesthésique ...... —■ ordinaire rectifié ...... Chloro-iodure de mercure (sel de Boutigny) ...................... Clorure d'aluminium, liq. à 12° ..... — d'ammonium (sel am.) blanc, g — — — pulv. — — gris .......... — — — pulv...... g — d'antimoine (b.d'ant.) conc. — — liquide. — (oxy-) d'antimoine (poudre d'algaroth) ............. — d'argent.................. — d'atropine {variable) ....... — de baryum............... — de bismuth............. — de calcium desséché ..... — — cristallisé ___ Kilogramme loou.o Hectogramme 100.0 Déta- grainme 10 0 Déci- gratnme 0,1 i<" des pan aux B< B « Isoc. 1C> trls.cH Velërin * — — calciné oufondu de chaux (hypochlorite de chaux) sec ___ — liquide ........ de cinchonine ............. de cobalt cristallisé........ de cuivre pur............. d'étain (proto-) (muriate d'été in) ........ 1,20 ,80 , 50 ,50 ,50 ,90 1,20 ,75 1, ,60 ,75 4, 2,50 i, 7,50 2,50 ,25 ,20 I, ,10 ,10 ,10 1,75 3, ,30 ,70 ,15 1,50 i, ,80 2,50 ,20 ,10 ,15 ,10 ,10 ,00 , 40 ,60 40 1,20 ,15 ,20 ,40 ,10 ,10 4, 2,50 ,20 ,30 ,50 I, ,15 ,30 ,15 ,15 ,50 ,15 ,10 ,10 ,10 i, 10, ,25 ,80 ,50 ,20 ,10 ,20 1,50 ,15 10 10 10 28 32 3G 18 25 11 '28 25 32 17 15 16 13 15 23 19 23 35 49 19 28 14 14 21 7 6 34 31 H 12 12 12 33 38 20 27 15 30 26 26 33 19 16 17 15 16 25 22 25 37 50 21 30 17 17 23 7 36 33 27 18 1424 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prix d'achat ou de revient S Chlorure d'étain (deuto-) (liqueur de Libavius) ....... — de fer (proto-)......... g — — (per) sec........ — — liquide à 30°..... — — ammoniacal...... — d'iode ................ — de magnésium ......... — de manganèse .......... — — du commerce. i — de mercure (proto-) (calo- mel) préparé à la vap.. — de merc. précipité (précipité blanc). — — (deuto-)(subi, corrosif). — et d'ammoniaque (sel d'Alembrotb) ......... — de morphine (hyd. de mor.). — d'or (deuto-)............. — — et de sodium........ — de palladium sec......... — de platine............... — et de sodium... — de plomb (magistère de pi.). — dô potasse (eau de javelle). — de potassium............ — de quinine (variable) ...... i — de sodium (sel marin) pur. — — ordinaire. — de soude (liq. deLabar.).. — de soufre ................ — de strychnine............ — de triméthylamine........ — de zinc ................. Chocolat analeptique au salep, au sa- gou, au tapioca, àl'arrow- root, au lichen, aux escargots ................... Quan- IllOJ Urerses Kilogramme 1000.0 Hectogramme 100.0 4, 4, ,60 ,75 3, 2,50 2,50 3, ,90 Dira- I I gramme I 10 0 Déci- I V HES PRII aux Soc. U : * HlSrin. gramme 1 0.1 Lkc 3, ,20 ,10 ,40 ,25 1,50 ,50 ,50 ,50 1, 2, ,40 ,40 ,15 ,70 ,70 ,70 1,20 ,30 ,10 ,10 ,10 ,20 ,40 ,50 ,10 ,20 ,20 ,10 1,50 ,15 ,15 ,15 ,25 2,50 6, 6, 12, 4, 4, 2,50 ,10 ,60 4, ,70 ,30 ,50 1, ,75 ,75 ,40 46 48 46 48 50 52 42 44 42 44 22 24 5 6 16 18 40 42 17 19 4 5 9 10 30 33 41 45 35 36 26 29 .7 i 17 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1425 Observations diverses Prii d'achat ou de revient Chocolat ferrugineux en tablettes... Quan- lilts diverses Kilo- gramme 1000,0 Hectogramme 100.0 Diagramme 10.0 Gramme 1,0 Diagramme 0,1 5»' DES l'Ml j aux 1 B' B^lsoo. K : > tr!s,C»|»tt«ii. 7, 1,20 17 17 — — en pastilles.... 9, 1,50 19 19 1,25 10, 1,50 19 ,75 19 1, — àlamagnésie,lataôLde30gr. — vermifuge àlasanton. ,1a tabl. 1,50 ,30 28 30 — de plomb (bi-) pur........ 3,50 ,60 23 25 — — du COm.(jaune de chrome) 1,20 ,20 17 19 — depotasse(proto-)(chr.j.)pur 3, ,50 22 24 du commerce..... 1,20 ,20 18 20 — — (bi-)(chr.rouge)pur. h ,50 22 24 1,20 ,20 18 20 9, 1,50 5. ,80 28 44 30 46 Cigares médicinaux (ou cigarettes **t médicinales) de belladone, digitale, jusquiame, nico- tiane, stramoine. ( pièce.. ,15 ,10 ,10 ( les 10. 1,25 ,80 1, ( pièce. . - Gémeaux........j fe$ iQ ,20 1,50 ,10 ,80 ,15 1,20 — indienn.au cannabis! pièce.. ,20 ,10 ,15 1,50 i, 1,20 Cigarettes de camphre dites de Raspail ( pièce.. — en plume....... , ( les 10. ,10 ,50 ,05 ,50 ,05 ,50 ,40 ,20 ,25 1, ,60 ,75 ,75 ,15 14 16 — pulv. .. 1,50 ,25 16 19 — — séminoïdes___ 1,50 ,20 17 20 — — — pulv. 2,50 ,40 19 21 — aquatique. Voy. Phellandrie... 3,50 ,50 1, ,10 ,20 35 24 37 25 Cmnabre (sulfure rouge de mercure). 4, ,60 ,10 25 26 1, ,90 ,15 ,15 18 17 19 18 ,60 4, ,10 ,75 15 24 16 26 1426 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pril d'achat ou de revient Citrate de bismuth............... — de caféine................ — de cliaux................. — de fer ammoniac, en paillett — — et de magnésie...... — — et de manganèse..... — — et de quinine....... — de magnésie amorphe...... — — effervescent... — de mercure............... — de morphine.......,...... — de potasse................ — de quinine................ — de soude................. — de strychnine............. — de zinc.................. Citron, zestes secs................ — — pulv................ — fruit............... pièce. Citronelle. Voy. Mélisse et Aurone. Civette .......................... Clématite, plante................. Cloportes, le crustacé............. — pulv.................. Clous fumants............. pièce. Coaltar ......................... — plâtré.................... — saponiné ................. Cobolt à mouches (arsenic impur) ... Coca ............................ •, Cochenille grise, l'insecte.......... — — — pulv..... Cochléaria, feuilles sèches......... Codéine ......................... Coings, semences (pépins de coings). Colchicine ....................... ' Colchique, bulbes................. — pulv............. fleurs................. — semences.............. Quan- liUt diverses Kilo- gramm 1000,0 ,20 ,10 llec!o gramme 100,0 1,75 7 2,50 50 3, Mca- grammi 100 ,75 1,50 ,7:» 2,50 ,50 ,50 1,20 1, 6, 5, 6, 1, 2,50 I, * î 2,50 1,50 2,50 ,30 1,50 1,50 ,40 ,20 1,50 ,50 ,50 ,10 ,25 ,10 ,40 ,60 ,40 ,10 ,10 ,20 ,20 1 ,80 !l5 ,20 ,40 ,40 ,20 Gramme 1,0 Mei- gramme 0.1 ,50 4, ,10 ,20 ,30 ,30 1,25 ,30 3, 2,50 4, ,40 .10 ,20 ,15 ,20 3,50 12, 70 ,20 ,50 ,40 ,70 ,80 ,60 17 14 25 24 25 16 43 22 50 14 16 22 17 S»' IIES flilT aux B' B"° jSuc. I'' Irto.C" Télsrii. 31 33 43 45 19 21 26 28 27 29 27 29 36 38 22 23 19 20 28 30 41 43 23 24 40 42 23 24 41 45 30 32 15 16 17 19 ,10 ,15 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1427 Observations diverses P >.x. d'achat uu de levient Quantités li'ersp Kilo— eiarom 1000,0 autogramme 100,0 tla- grammi 100 Gramme 1,0 Déci- gramme 0,1 i»- m prix aux B«»-«|Soe. I'« irh 1 fl»|T*ttri«. 1, 2, 3, i, 2,50 1,20 1,50 9> 3,50 3, 1,50 2,50 ,30 ,60 2,50 3,50 5, 1,20 1,20 1,20 3,50 1, 3, 1,75 g ,40 ,20 ,20 1,50 ,60 ,50 ,20 ,40 ,10 ,10 ,H» ,60 ,75 ,20 ,50 ,30 ,40 ,20 ,10 ,10 ,15 ,10 5, 1,75 ,80 19 1/1 18 30 1,25 ,50 1,25 1,50 ,25 22 18 48 16 18 9 14 19 22 24 17 17 17 23 16 20 44 19 20 22 17 19 30 1,60 ,75 1,60 2,25 ,60 24 22 50 19 22 H 15 22 24 26 18 19 19 25 18 23 46 21 22 Colle de poisson (ichthyocolle), en Voy. aussi Gélatine. Colliers d'ambre (C. de succin) selon la gro-seur, de 2 à 10 fr. — anodins (C. d'os ou de dents de loups), ordinaires. _ — fins. Collutoires. Voy. le Tarif des médicaments magistraux. Collyre de Lanfranc (mixt. cathérét.). Collyres. Voy. le Tarif des médicaments magistraux. — — mondé de ses sem.. — d'angélique (ang. confite) ----- — de fl. d'oranger (fl. d'or, pralin.) — de guimauve rac. (guim. conf. ) Confections autres. Voy. Electuaires.. Conserve d'absinthe, d'armoise, de rue, de Sabine, d'aunée et autres plantes fraîches .. 1428 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Conserve de roses rouges ......... Consoude (grande consoude), racine. Contrayerva, îacine (variable) ..... — — pulv......... Copahu (baume de copahu) ........ — solidifié par la magnésie ... Copal (gomme copal), résine ....... — — — pulv... Coqdes du Levant ................ — — pulv............ Coquelicot, fleurs ................ Coquilles d'huttres calcinées et prép — d'œufs — Corail blanc, le polypier entier..... — — pulv................ — rouge, le polypier entier..... i — — pulv................ Coralline blanche, polypier ........ — — pulv........... — de Corse (mousse de Corse) Coriandre, fruit sec ............... — — pulv.............. Corne de cerf râpée ............... — calcinée ............. Coton cardé (ouate) ............... — poudre (pyroxyline) .......... — de verre.................... Coumarine ....................... Couperoses. Voy. Sulfates. Cousso (Kousso), la dose de 15 gr. Craie, préparée (carb. de chaux) .... — de Briançon (talc) pulv ........ Crème de riz (farine de riz très-fine).. Crème de tartre .................. — pulv ............. — soluble .......... Créosote de hêtre ................. — du goudron rectifiée ...... — — ordinaire..... QuanSilo- tités gramniL direrses 1000,0 Ileclo gramme 100,0 2,50 ,50 1,75 2,50 1,75 2,50 1, 2, 1, 1,20 2, 4, 6, 1,20 2,50 1, ,90 ,60 1,50 ,75 1,50 ,50 ,90 I, 1,50 Déc>- grammt Gramme 10 0 1,0 ,40 ,10 1,50 2,50 ,50 ,25 ,40 ,25 ,40 ,10 ,20 ,40 ,15 ,20 ,40 ,60 ,80 ,20 ,40 ,20 ,40 ,15 ,10 ,25 ,10 ,25 1,50 ,25 1,50 1,25 0 ,20 ,20 ,10 ,10 ,15 ,20 1,50 ,25 1, ,15 ,75 ,10 Mel- I Ko- DtS PMI srammtl ^J"" 1 ____ H' B'° hoc. ■'■ 0.1 Itls.C" ïélérin ,20 21 11 30 33 19 21 21 22 14 18 17 15 16 24 26 17 19 14 lï 13 11 14 12 18 29 40 37 26 16 10 12 17 18 20 29 26 25 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1429 Observations diverses Pril d'achat ou de revient Quan- liiés inerses Cresson de Para, feuilles et fleurs ... — — fleurs mondées ___ Cristal minéral (azot. dépôt, fondu). Crocus métallorum (oxysulf. d'antim.). Croton tiglium, semences .......'...'. Croton-chloral .................. Cubèbes (poivre) .................. — — pulv .............. Cubébine (ext. éthéré de cubèbes) .... Cuivre, métal pur ................. — — en tournure.......... Cumin, fruit sec ................... — — pulv.................. Curaçao (écorce d'orange amère) ___ Curare .......................... Curcuih, racine.................. — — pulv.............. Cuscute, la plante ................. Cvanoferrures. Voy. Cyanures. Cyanures (prussiates.lrydrocyanatesou cyanbydrates) — d'argent ................. — de cuivre ................ M — de fer (bleu de Prusse) pur. — — du commerce....... — — et de potass. jaune (prussiate jaune) pur. — — — ordinaire. — — — rouge (prussiate rouge) pur___ — — — ordinaire. — — et de quinine (ferro- cyanate de quinine). — de mercure.............. — d'or .................... — de plomb ................ si — de potassium fondu, pur... — — pour les arts, de sodium.............. — de zinc ................. lilo- grauimi 1000,0 lltclo- granum: 100.0 10 0 Gramme 1,0 Oéti- gramme 0,1 \<" DES MU aux B* B" [Soc. «>■ lrls.C» Télérin. 2,50 3,50 I, ,60 2,50 1,50 1,75 2,50 I, ,75 1,20 I ,60 ,75 ,40 ,50 .20 ,10 ,40 6, ,20 ,25 3,50 ,40 ,15 ,10 ,20 ,10 ,20 ,10 ,25 ,70 5, 2,50 1, 3, 1,25 1,75 2 1,20 ,35 ,40 ,15 ,50 ,20 1,50 ) 3, 25 2,50 1,50 ,40 ,25 ,10 ,10 ,30 15, ,40 ,60 ,60 ,60 ,25 3(i 2,50 ,10 ,10 22 24 li 13 19 38 1S 19 33 22 18 14 15 15 52 13 14 15 38 30 27 20 21 17 22 18 39 28 51 30 30 19 30 30 23 25 17 15 21 39 20 21 35 24 19 10 18 17 53 15 17 10 40 32 29 22 23 23 18 2*4 19 41 30 52 32 34 20 34 34 1430 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Piit d'achat ou de revient Cyclamen (pain de pourceaux), racine. Cynoglosse, racine ................ — — pulv............ — écorce de racine....... — plante ................ Cynorrhodons, fruits .............. Cyprès, fruits (galbulesou noix de cyp.) Daphné. Voy. Garou. Daphnéine ....................... Dattes .......................... Datura stramonium. Voy. Stramoîne. Dadcus de Crète, fruits secs ......... — de pays (carotte sauvage), sem. Décoction blanche deSyd, le litre, v. c. Décoctés simples. V. Apozémes et Tisanes et Tarif des manipulations. Delphine ........................ Dentelaire, racine ................ — — pulv............ Dépilatoire de Martins ............ — des Turcs (Rusma)..... Dextrine ......................... Diachylon, Voy. Emplâtre Diachylon. Diagrède (scammonée pulv.) ....... Diaphoenix, électuaire ............. Diascordium, électuaire ............ — — vétérinaire... DlASTASE ......................... Dictame de Crète, feuilles .......... — — pulv..... — blanc. Voy. Fraxinelle. £ Digitale pourprée, feuilles ......... — — pulv. ... — — fleurs .......... — — racine.......... £ Digitaline pure amorphe.. lemïlligr. — — cristallisée ......... Dompte-venin (asclépiade) racine ___ Doradille (eétérach), plante ........ Qnan- UUl diTerses lilo- graroœE 1000,0 llîtto- ïranc; 100 0 D(C3 grimât' 100 2, ,05 1,75 2,50 4, ,60 1,20 1,20 ,60 ,60 .75 ,50 7,50 ,75 .50 75 1,50 5, 1,50 ,50 2 2,50 3, 5, 1, 2,50 1,20 1, ,75 ,90 ,60 ,10 ,20 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 1 0 10, 8, ,10 ,20 ,80 ,25 2,50 ,40 ,50 ,40 ,80 ,20 ,40 ,20 ,20 ,10 ,15 ,40 ,10 ,10 ,10 ,10 10, ced- griunt: 0,1 1,75 1,50 .50 1,75 *"• MS Mil SOS H' B • Isoe. I 1 ' irli.C" Velérn 23 25 13 15 17 19 17 19 13 15 13 15 13 16 47 49 12 14 28 29 14 16 1, 1,50 48 49 16 17 18 20 23 26 18 20 10 H 31 32 21 22 21 22 18 43 44 22 24 25 27 14 17 17 21 16 19 15 17 47 50 12 15 15 17 TARIF GENERAL DE PHARMACIE im Observations diverses Prii d'achat on de revient Doronic, racine — — pulv Douce-amère, tiges coupées camphre Dragées d'aloès — de bromui e à 0 gr. 10...... — de chloral à 0 gr. 10 — aucopaliu, copahuetcubèbe, copaliu solidifié et autres analogues.............. — d'ergotine................ — de fer réduit............. — d'iodure de fer............ — d'ioduredepotassiumàOgr.10 — de lactate de fer........... — de pepsine à 0 gr. 10...... — de protochlorure de fer..... — de santonine à 0 gr. 025 ... (V. aussi Tarif des manipulations). Drèche ou Malt (orge germée) Drosera rotundifolia, fleurs... DtiBOISINE.................. Eaux diverses Eau d'Alibour ..................... — de baryte .................... — blanche (eau végéto-min.), litre v.c. — camphrée.................... — céleste, pour les yeux.......... — de chaux, le litre, verre compris.. — de Cologne le litre, verre compris.. — de cuivre..................... — dentifrice(E.ditedeBotot)Z#re v.c. — éthéiée...................... — — camphrée............. — ferrée........................ (1) Les prix pour le public sont indiqués par les numéros d'ordre du Répertoire général page 1397), auquel on doit se reporter. Quantités diverse- Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100,0 Oéca- grammt 10,0 1,0 Mci- gramme 0,1 I»' DES PBIl aux lr|s,C c « Public (1)25 28 30 28 30 24 24 26 24 28 24 26 1,50 1,75 ,50 1,20 ,20 ,30 ,10 ,20 2,50 1,25 1,25 7, ,30 I. -1 1, 1,25 ,50 1,20 ,30 ,50 ,75 ,30 ,20 ,20 ,20 ,50 ,15 ,15 ,20 ,25 16 17 11 15 22 25 23 Soe. !'■ VéWrin. 19 20 12 18 24 27 29 24 26 28 29 22 23 22 23 23 24 22 23 26 27 22 23 22 24 10 11 32 33 15 17 19 20 5 6 9 10 13 15 3 6 17 18 7 8 17 18 12 16 13 17 2 4 1432 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Prix d'achat ou de diverses rev i ent Observa tions Quantités Iilo- gramm 1000.0 1 Eau de javelle .................... — des Jacobins (élixir des Jacobins). — de goudron................... — de Goulard (E. blanche), le litre. — hémostatique (de Brocchieri ou Tisserant) ................. — iodée ........................ — de Luce (aie. d'ammon. succiné. — de Mélisse des Carmes (alcoolat de mélisse) blanche ^ ou jaune, le litre. — — — le rouleau. — de mercure par décoction....... — de miel odorante (alcoolat de m.). — oxygénée (hioxyde d'hydrogène). — phagédénique ................. — de Rabel (acide suif, alcool.)___ — régale ....................... — de la reine de Hongrie, le litre (1). — sédative de Raspail............ — térébenthinée................. — de-vie allemande (teint, de jalap comp. ) .............. — — camphrée, le litre, verre c. — — degaïac(leint.deboisdeg.) le litre, verre compris (1) — — de lavande, litre, verre c.(l) { — vulnéraire blanche (alcool, vuln.) le litre, verre compris (1) — — rouge (teint, vulnéraire), le litre, verre compris (1) Pour les eaux spiritueuses non portées ici, voyez Alcoolés, Alcoolats, Teintures, Elixirs. Eaux distillées (hydrolats) Eau distillée simple ......... le litre. 1,2! 3, ,80 ,60 lltcto- gramme 100.0 ,20 1 ) ,20 ,30 ,50 ,90 3, (1) Voir la note page 1404. 7, 4,50 7, 7, 7, 1, 1,50 ,75 1,75 ,75 , 20 ,30 1,20 9 D(ca- (traoïm 10 0 ,10 ,40 ,90 ï ,10 ,40 ,60 ,90 1, ,25 ,15 ,50 ,20 ,30 ,20 ,40 ,15 ,15 ,30 ,10 ,15 ,15 ,15 ,15 Déci- IgramcK' 1.0 0,1 5°' IIFS Pltil aux B' II" Isot H 1 ' IrkC" ttlirln. ,10 5 20 1 5 16 14 22 6 22 4 6 17 1G 2li 17 | 19 ,60| 9 ,45 8 21 13 18 17 17 20 là 16 17 17 17 22 17 21 18 18 5 9 22 15 17 18 18 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1433 Quantités dherse! lill gramme 1000,0 llïcto gramme 100,0 2,50 2,50 2,50 Ead distillée d'absinthe et de feuilles de plantes analogues, litre. — d'amandes amères....... — d'anis et d'autres fruits ombellifères ___ le litre. — de camomille et de fleurs indigènes analog., litre. — de cannelle et de substances exotiques analog., litre. — de cerises noires........ — de copahu.............. — de fleurs d'oranger de Paris .......... le litre. — de fleurs d'orang. du midi. — de laitue......... le litre . — — vireuse......... — de laurier-cerise ......... — de matico .............. — de mélisse ....... le litre. — de menthe....... le litre. — de plantain............. — d'opium ................ — de roses......... le litre. 4, — de tilleul ......... le litre. 2,50 — de valériane et d'autres racines indigènes ..... 5, 3, 2,50 2,50 2,50 2,25 2,25 Eaux minérales naturelles 10 Eau min. nat. d'Alet — d'Allevard. d'Amélie-les-Bains.. d'Aulus........... d'Auteuil .......... de Bagnères de Bigorre de Bagnères de Luchon de Bagnoles (Orne). 2,25 4,75 4,75 2,75 2,25 2,25 2,25 3,75 2,25 ,50 ï ,50 ,50 1, ,60 ,50 ,50 ,60 1,20 1,20 ,50 ,50 ,50 1,50 ,60 ,50 ,50 Diagramme 10,0 1.0 (1) Nous n'avons inscrit aucun prix pour les eaux minérales, attendu que ce prii varie suivant les localités. Chacun de nos confrères inscrira les prii qu'il aura, cru devoir adopter. ,10 ,20 ,10 ,10 ,20 ,20 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,20 ,20 ,10 ,10 ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 (ici gramme 01 K°' MS PRII aux B* B« [Soc. »'• Arts,C«|ïé(«rhi 10 14 10 10 10 '2 17 12 12 14 17 14 17 14 17 15 15 14 15 10 12 13 15 15 18 15 18 10 12 10 12 10 12 17 20 13 14 10 12 12 l43/i TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pi il d'achat ou de revient Eau min. nat. de Balaruc.......... — de Barèges, la bouteille. — — 1/2 d°. — de la Bauche........ — de Bilin ............. — de Birmenstorf...... — de Bonnes, la bouteille. — — Ili litre. — — 1/4 d°. — de Bondonneau ___ ue Bouillens ....... — deBourbonnc-Ies-Bains — de la Bourboule...... — de Bussapg, la bouteille — de Capvern .......... — de Cauterets,/a bouteille — 1/2 litre. — — 1/4 d°.. — de Carlsbad, la bouteille — 1/2 d°... — de Chabetout........ — de Challes, la bouteille. — — 1/2 litre... — — 1/4 d°.... — de Chàleauneuf. ...... — de Chateldon ........ — de Cliatelguyon ...... — de Conduise......... — de Contrexeville ...... — de Corneto .......... — de Couzan ........... — de Cransac.......... — de Cusset (Elisabeth et Sainte-Marie) ...... — de Desaignes ........ — d'Ems ___ la bouteille. — — 1/2 d 0 .... — d'Enghien la bouteille. — — 1/2 litre.. — — 1/4 d».... Quao- uiïerses tllo- gramm 1000,0 ilttlll ^ranime 100,0 Mcj- gramme 10.0 Gramme 1,0 S" DIS PIH aux TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1Zi35 Olserva- tions diverses Prix d'achat ou de revient Eau min. Quantités .Morses Kilo— gramme 1000,0 11,-cto- gramme 100.0 DCca- gramou 10.0 Gramme 1,0 Deci- gramme 0,1 ai ltl!,C« S ftlT X Soc. Jf> Velerin. deFachingen, lecruch. —, de Forges, la bouteille. — de François-Joseph ... — de Friedriclishall bout. — 1/2 d 0 .. _, — de Heilbronn........ — de Hombourg........ — —. de Kreutznach le cruch. — de Kissingen. .la bout. — — 1/2 d°. de Labassère..to6ow<. — — 1/2 litre. — — 1/4 d 0 .. 1 — de Marienbad, le cruch. _ de Marljoz.......... de Martigny......... — de Miers............ de Mont-Dore, la bout. — — 1/2 litre. — — 1/4 d-.. — de Monlmirail........ — de Nauheim......... de Néris............ — de Nejrac........... — de Niederbromi...... — — d'Oriol.............. — de Passy............ — de Pierrefonds....... — de Plombières....... de Pougues ......... — de Pullna. Je cruchon. —.. — 1/2 d\. ! I J436 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Quantité iliTerses Eau min. nat. de Pyrmont......... — de Rakoczy-Bude ___ — de Renaison......... — de Renlaigue ........ — de Ripertsviller...... — de Rippoldsau ....... — de Sainl-Alban ....... — de Saint-Christophe .. — deSaint-Denis-Iès-Blois — de Saint-Galmier ..... — de Saint-Honoré..... — do Saint-Nectaire ..... — de Saint-Pardoux .... — de Saiins ............ — de Saxon, ........... — de Schwalbach, cruch. — de Schwalheim, bout. — — 1/2 d°. — de Sedlitz.. la bouteille. — ~ 1/2 d»... — de Saidschutz, le cruch. — de Seltz ou Selters, le et. — — 1/2 d°. — Sermaize ............ — de Sierck ............ de Soultzmatt....... — de Soultzbach ........ — de Spa ............ — de Thieux........... — d'Uriage ............ — deVals,sourceSt-Jean£ et sources diver. bout. — de Vichy (Célestins, Grande-Grille.Hôpital, Hauterive, Chomel, Lardy) ............. — de Vichy (Mesdames cl Parc) ..... — — (Larbaud)... — (Saint- Yorre). m gramme 1000,0 llieto- graoui. 100,0 Ilîca- l Kramiiir ranime 10.0 1,0 TARIF GENERAL DE PHARMACIE 1437 Observations diverses Pi ii d'achat ou de revient Quantité» direrses lilo- grainae 1000,0 Hectogramme 100,0 Diagramme 10,0 Gramme 1,0 Séei- gramœe 0,1 au »' i" iris,C« ï PMI X Soc. V ïélérii — de Vittel............ — de Weilbach......... — de Wildegg......... Eaux minérales artificielles. Eau acidulé gazeuse (eau de Seltz) la bouteille s. v. ,25 ,15 ,20 — — en siphon (celui-ci à part 3 fr.) ,30 ,20 ,25 — alcaline gazeuse (eau de Vichy art.) la bouteille v. c. ,75 ,55 ,65 — magnésienne ga?. du Codex d°.. 2 1,50 1,75 — de Sedlitz.............. d°.. 1, ,65 ,85 — de Seltz (V. Eau acidulé gazeuse). — de soude (soda-water), labout. v.c. ,75 ,65 ,70 Toutes les autres eaux artif. d°___ ,75 ,65 ,70 1,20 ,20 15 18 Ecorce de chêne .................. 1,50 ,30 ,60 ,10 ,10 8 12 9 15 ,75 1,50 ,10 ,25 14 16 16 19 1, ,15 15 17 — — — pulv........ 1,50 ,25 16 19 — de Panama................ ,60 2,50 3,50 ,10 ,40 ,50 H 22 23 14 23 25 Ecorces autres. Voy. leurs noms spécifiques. 1,50 ,20 2, 3, k, 15, ,40 ,50 ,70 2,50 41 44 52 17 30 43 46 53 19 32 ^Elaterine blanche anglaise......... Elaterium (concombre sauv.), sera. . Electuaires, confections et opiats Electuaire alkermès (confection alk.). 2,50 ,50 ,10 21 22 2, ,40 ,10 19 21 l '>* 1438 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE ObservaPi ii QU3D- Kilo- HectoDéta- Grau) nu Ueci- 1 s»' DES Mil tions d'achat lilé» grain m gramme gramme gramme aux ou de — — — — _ l'B '|Soc. «'• diverses revient ELECTUAiRECatholiconfcatholic. double) liTe^se^ 1000.C 100.0 100 1.0 0.1 Ws.t" 1 ' 2 ,40 ,.. 19 21 — dentifrice (opiat dentifrice). 9 ,40 20 22 2 ,-'10 ,10 21 22 — diaprun solutif.......... '2,50 ,50 ,10 20 22 '2,50 ,50 ,10 21 22 18 — — vétérinaire .. — Hamech (conf. H.)....... 2,50 ,50 ,10 21 22 — Iliéra-picra............. 2, ,40 ,10 19 21 — d'hyacinthe (conf. d'Iiyac.) 3, ,50 ,10 20 23 japonais (conf. jap.). 2,50 ,50 ,io 21 22 — lénitif............. 2 2,50 ,40 ,50 ,10 ,10 19 21 21 22 — mésentérique........ — orviétan................ ■ 2,50 2,50 ,50 ,50 ,10 21 21 22 22 — de quinquina (El. fébrifuge). i ,10 — de Salomon............. 2,50 2,50 ,50 ,50 ,10 '1 21 21 22 22 17 $ — thériaque........... — — vétérinaire..... 1,75 ,30 17 20 Élixirs Elixir acide de Haller............. 2 ,40 ,40 18 19 21 21 | — antiasthmatique de Bœrhaave . 2 2 ,40 19 21 ! — antigoutteux de Villelte....... 2 ,-'l0 19 21 ; — américain de Courcclles...... 2 50 ,50 20 22 '' — de Chaussier (E. antisep.)____ 2 50 ,50 20 23 ! — dentifrice (eau de Bo»t) litrev.c. (t) 7, 1 ,15 17 18 t ,15 16 17 — de Garus, le litre v. c......(1). 7, 1 ,15 17 17 - d'Hoffmann, balsamique...... 2 50 ,50 20 22 ■2 3 50 ,50 ,50 20 20 20 22 23 22 de Huxam.................. — des Jacobins de Rouen (élixir ou eau antiapoplectique).... 2 ,40 20 22 - - de longue-vie (E. suédois) ZeWre (1) G, 90 ,15 16 1G 'j ,70 23 25 2 ,40 21 22 — de Peyrilhe (teint, de gentiane f alcal.) le litre ......... (i). 6, 1, ,15J ! 16 17 | (1) Voir la note pige 1404. 1 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1439 Observations diverses Pril d'achat ou de revient Quantités iliTerse Kilo- Uttlo- snamme çramm 1000,0 100.0 Mca- gramm 10 0 Gramm 1.0 Ceci- gramm 0.1 «.<■• I1FS PRIX aux B' t" [ irb.C «[Tétérin. Ejiplatre de la main de Dieu, le mag. ,50 1,50 ,20 18 20 — demélilot.........d\. ,50 1,50 ,25 18 20 — de minium.........d°.. ,50 1,50 ,25 18 20 — de Nuremberg......d°.. ,50 1,50 ,25 18 20 — d'opium, avec extrait .... ,80 ,15 34 36 — oxycrocéon, le magdalëon. 1,25 4, ,60 24 25 — du pauvre homme....... 1,20 ,20 17 19 — de poix de Bourgogne___ 1, ,15 16 18 — deRustaing, le magdalëon. ,80 2,50 ,40 21 23 M — de savon...........d°.. ,40 1,20 ,20 17 19 — — camphré ... d°.. ,50 1,50 ,20 18 20 ,40 1, ,15 16 18 3, ,50 23 24 — — perpétuel de Janin. 4, ,70 25 26 — de Vigo cum mercurio (E. ,60 1,75 ,30 19 21 Pour les emplâtres étendus. Voy. le Tarif des Manipulations. Ejiulsion simple (lait d'amandes du Codex, te litre, verre c... 9 1,75 ,60 ,80 1,40 — de chènevis..........d°.. 2, 1,75 ,60 ,80 1,40 — de pistaches.........d°.. 2,50 2,25 ,70 1, 1,75 — de semences de pavot, le litre verre c. 0 1,75 ,60 ,80 1,40 — — froides d 0 .. 2, 1,75 ,60 ,80 1,40 ^Encens (oliban) en larr nés .......... 1, 9.n 15 17 1,50 25 18 20 — en soi te ........... ,60 ,90 10 15 13 15 15 17 » 1,50 25 18 20 ^Epine-vinette (berberi s) baies sèches ,75 10 14 16 — racine. ,50 ,75 10 10 12 15 13 16 5, 1 20 80 ,25 ,20 30 24 30 26 — calcinée (charbon d'épongé).. 8, 1 25 ,25 29 30 — — à la cire.......... 3, 1 25 ,25 29 30 4, '2 60 ,10 ,40 ,10 24 2G 26 28 Ergot de seigle pulv ......... 'a .80 ,15 34 36 1 " 1 ' , TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1411 Observations diverses Prit d'achat ou de revient Erysimum (herbe aux chantres) ..... — — mondé. ESCDLINE........................ Eserlne pure et son sulfate ......... Espèces Espèces amères ................. — anthelminthiques .......... — antilaiteuses ............. — aromatiques .............. — béchiques du Codex........ — carminatives (sem. chaudes]. — diurétiques (cinq racines)... — émollientes ............... — narcotiques,.............. — pectorales (fleurs) (4 fleurs). — purgatives (tliédeSt-Gerraain) — diles quatresemences froides. t- —quatre semences chaude* — — quatre fruits pectoraux.. — sudorifiques (4 bois sudorifi.) — vulnéraire (thé suisse)..... — — le rouleau ....... Esprit de Mendererus (acét. d'am.).. — de nitre dulcifié(alc. d'ac. a/.ot.) — volatif de corne cte cerf ...... — — de succin........... Esprits (parfums) Voy. Extr. d'odeurs. Esprits autres. V. Alcoolats. Essence d'ambre (teint, d'ambre gris) — de mirbane (nitrobenzine, (ess. art. d'amandes amères} — de salsepareille ............ — de térébenthine rectifiée----- — — du commerc t- — de Ward................. liléi li verse- Pour les autres, voy, Huiles volatiles, Teintures ou Elixirs. Kilo— gramm 1000,0 Hectogramme 100 0 ,40 3,50 3,50 Mca- grammt 100 ,60 ,75 ,75 1, 1,50 ,75 ,75 ,75 ,75 ,50 ,75 ,90 2 ,75 ,75 ,40 ,90 ,75 9 •h 3,50 5, 3,50 2,50 ,75 ,50 1,50 ,10 ,10 ,10 ,15 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,15 ,30 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 ,40 ,40 ,60 ,80 0, ,50 ,10 ,10 ,25 1.0 Déci- granimi' 0,1 7, 1,25 ,10 ,10 ,10 ,15 1, ,10 n« DES ?MI aux n i B"-|soc. *' Irls.C" telénn 12 15 46 54 13 13 16 12 13 12 12 12 12 15 20 12 12 12 14 12 ,15 18 18 22 25 38 14 16 48 54 ij 15 18 13 15 15 15 12 15 17 22 15 15 13 17 15 ,25 21 21 24 27 38 24 25 22. 23 15 16 12 14 18 20 1442 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations Pi il d'achat ou de Quantités Ktlo- frantt II;cto- grammi Iiéca- gramiDi 1 Deci- 1*1 ra m met uramiin \"> IF PRIX X Sot, K ! > diverses revient diierse^ 1000.0 100 0 10 0 1.0 j 0 1 Iris i'"' ttlélil. i 1,20 3,50 1,20 ,20 ,60 ,20 19 20 25 20 1 22 19 i, 1,20 ,20 ,20 18 19 19 20 — laminé ou en feuilles .. Etffr SfiAtifiufi.......... ...... 4, ,60 22 25 3, 6, ,40 ,80 20 24 23 26 — alcoolisé............ 4, ,60 2,50 ,50 22 32 25 34 hromhydr. (bromure d'étbyle) hntvrimie__........ ....... 5, 1, 36 38 camphré................... 4, 6, ,60 1, ,«0 ,15 ,20 23 25 24 25 27 26 - chlorhydrique (E. hydrocliiori.) 4, ,60 22 25 chloré ......... 15, 2,50 ,50 32 34 — cicuté ..................... 7, 1, ,20 26 28 - formique.................. 3, ,60 33 35 - iodhydrique (iodure d'étbyle.. 3, ,60 33 35 - phosphore.................. 1,50 t, ,20 ,20 25 19 27 20 sulfurique ordinaire... .à 56°. — rectifié......à 62°. 2,25 ,30 ,10 20 22 — pur anesthésique ... 3, ,40 ,10 22 23 —■ alcoolisé (liq. d'Hoffm) 1,75 ,25 ,10 19 21 1, ,15 3G 38 Et hérolés, voy. Teintures cthérées.. Et uovs antimonial de Malouin...... ,80 ,20 25 27 — martial (oxyde noir de fer).. 2,50 ,40 19 21 — minéral (sulfure de merc)... ,80 ,20 25 27 Eu calyptol (huile vol. d'eucalyptus). l 1,50 ,30 28 30 1, ,15 16 17 — — — pulv... 1,75 ,30 ,10 18 20 ,75 ,10 13 15 racine................ 1,20 1, ,20 17 16 19 17 Euphorbe, résine.................! ,15 — — pulv.............. 9 - 1 » ,40 ,10 18 20 Euphraise, la plante............. ,60 ,10 13 15 — — puh.......... 1,20 ,20 16 18 Eu 2, ,s: 39 41 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1443 I Prix I d'achat ou de revient Extraits (') £ Extrait d'absinthe aqueux mou (2).. — — alcoolique ........ : — d'aconit napel aqueux....... — — alcoolique ........ — d'agaric blanc aqueux....... — alcoolique. .. d'airelle (rob) ............. — d'aloès (suc d'aloès purifié) aq. — — ' — aie.. — d'alléluia.................. — d'anacarde orientale........ — d'anémone pulsatille aqueux. —- — — aie.... — d'angélique................ — d'absinthe aqueux sec........ — d'angusture vraie aqueux . . . d'aristoloche aqueux...... — d'armoise aqueux.......... — d'arnica, fleurs, aqueux..... — — alcoolique. — d'artichaut avec le suc..... — d'arum aqueux........... — d'asarum aqueux.......... — alcoolique........ — d'asclépiade, racine, aqueux . — d'asperges, racine, aqueux.. — — pointes, avec le suc — d'aunée aqueux............ — de bardane aqueux......... — debelladoneaq.aveclesucdép. — — — non dépuré. — — alcoolique ....... — deberbéris, racine, aq., sec. Quali(ilo- llttlo- Met- fies Siammi gramim grammi diverse* 1000.0 100 0 10 0 [leci- | gramme 1.0 V UfS PMI aux IB> B" - hoc. t h lrls.C" tflérin. (1) Toutes les fois qu'il existera à la fois un extrait sans fécule et un exilait avec fécule, c'est tonjoar» le premier qu'il faudra donner s'il n'y a pas spéc'nc.ition. (2) Le prix des mêmes extraits à l'état sec augmente ces numéros d'une unité. Ex : Extrait d'absinthe aqueux sec.... I 1,20 1,50 4, 5, ,75 ,75 1, 1, 5, 1,75 2, ,80 1, ->, 1, ,80 1, 1,50 1 1,20 1,20 1,50 1,50 ,80 2, ,80 ,80 1, 1, 1,50 3, 15 20 20 30 70 15 15 20 20 30 40 15 20 40 20 15 20 30 20 20 20 30 30 15 40 15 15 20 20 30 60 26 27 27 28 34 35 26 26 27 27 35 30 30 26 27 30 27 26 27 28 27 27 27 28 28 26 30 26 26 27 27 2S 32 28 29 29 30 36 37 28 28 29 29 37 32 32 28 29 32 29 28 29 30 29 29 29 30 30 28 32 28 28 29 29 30 34 ,20 27 | 29 1444 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE ! Dbsi rva tions diverses Prix d'achat ou de revient Quantités rtiu'rse ïilo- eramm 1000,C litc!o- gramme 100 0 Mca- gramrat 10 0 Gramme 1.0 teti- grammc 0,1 I»' DIS (BU aux B- B« [Soc. I 1 ' »rl!,C"[ït(*rin. Ex TRA 1, ,20 27 29 de bois de Campêche....... ,80 ,80 1,75 ,15 ,15 ,35 25 25 29 28 28 31 — de bourgeons de sapin...... — ,80 ,15 26 28 — de brou de noix aqueux (suc). ,80 1,50 d ,75 1,50 1,50 2 1, 1, 2,50 1,20 1,50 ,15 ,30 ,35 ,30 ,30 ,40 ,20 ,20 ,50 ,25 ,30 26 28 29 28 28 30 27 27 31 27 28 28 30 31 30 30 32 29 29 33 29 30 — (écorce) alcoolique... de busserole (uva ursi) aqueux de cachou (cachou épuréj sec. de caïnca hydroaîcoolique ... « - de cantharides alcoolique ... — éthéré ...... 4, 5, i ,80 ,20 ,20 34 35 36 37 — 5, 1 , ,20 35 37 de capsicum annuum aqueux, de carottes.............. 1,75 ,80 ,35 ,15 29 26 31 28 * de cascarille aqueux....... — alcoolique..... de casse aqueux........... 8, 2, 2,50 1,20 ,80 ,40 ,50 ,20 ,15 30 31 27 26 32 33 29 28 — de cerfeuil aqueux......... ,80 1,75 3, ,80 ,15 ,35 ,60 ,15 26 29 32 26 28 31 34 28 de chanvre indien (ext. gras). — —hydroalcool. de chardon bénit aqueux... $ de chélidoine aqueux (suc).. — alcoolique___ de chêne (écorce)......... 4, ,80 1,20 ,70 ,70 ,15 ,25 ,10 ,10 26 27 25 25 28 29 27 27 — m deciguë aq.avec le suc dépuré — non dép. ou féculent. 6, 6, ,70 1, 1, ,10 ,20 ,20 25 27 27 27 29 29 & — 1,20 2 1,50 2, ,25 ,40 ,30 ,40 27 30 28 30 29 32 30 32 — (semences) alcooliq. de colchique (bulbes)hydralc. TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1445 Observa- 1 PHl tions d ' acl ! at 1 ou de diverses | revieQt Extrait de colchique (semences) acétiq. Quantités ifrerse Kilo- grarom I000.C UîCtO- Sramme 100,0 Céca- gramme 100 Gramme 1.0 Déci- erammi' 0,1 «•• ms rmi aux B' B"> Isoe. I'< iris.C^'' ïplenu 3, ,60 32 34 $ — — — alcooliq. 3, ,60 32 34 — 2, ,40 30 32 — 2,50 ,50 ,10 31 33 m — 3, ,60 32 34 z — alcoolique ___ — comp. (E.pan.) 3,50 2,50 ,70 ,50 33 31 35 33 — de condurango, hydroalc... 3, ,60 32 34 — ,80 ,15 26 28 — 1, ,20 27 29 1,20 ,25 27 29 — — de Para aqueux.. - 2,50 ,50 31 33 $ — de cubébes alcoolique...... 2, ,40 30 32 — — éthéré (cubébine). 3,50 ,70 33 35 — 1, ,20 27 29 m — 1, ,20 27 29 — alcoolique........ 1,50 ,30 28 30 — de douce-amère aqueux.... ,80 ,15 26 28 — 9 1, ,40 ,20 30 27 32 29 — — — alcoolique.. 1,50 ,30 28 30 $ — 1, ,20 27 29 — — — alcoolique___ 1,50 ,30 28 30 — — — alcalin (deBac.) 2, ,40 30 32 — d'érysimum aqueux........ 1,20 ,25 27 29 — d'eucalyptus, hydroalcool... de fiel de bœuf (bileépaissie). 9 -» 1, ,40 ,20 30 27 32 29 — de fèves de Calabar alcool.. 2, ,40 39 41 — de fougère mâle alcoolique.. 2, ,40 30 32 — — éthérée (huile éth. de fougère). 3, ,60 32 34 — de fucus vesicul. alcoolique.. 2, ,40 30 32 — de fumeterre aqueux....... ,70 ,10 26 27 de galanga aqueux ......... 1,20 ,20 27 29 — de garance aqueux........ ,80 ,15 26 28 __ 1,75 ,35 29 31 — 2, ,40 30 32 — — éthéré .......... 1,50 ,80 ,30 34 28 36 30 — 1,50 ,30 28 30 1446 TARIF GÉNÉRAL DE PAARMACIE ■ Observations diverses V \i d'achat ou de revient Extrait de genièvre aqueux (rob)... Quan- UUl Kilogramme 1000,0 UecU- iramm. 100 0 Mta- fframm- 100 1 Déci- iirammh Urimrci' 1.0 j 0.1 ï"' 11F! NUI aux B> B '• [foc. «'• trls.r' J ïeiérin. 1,75 ,30 21 23 — 17 de gentiane aqueux......... 4, ,70 ,10 26 27 — — — vétérin.. 21 — de germandrée aqueux...... ,80 ,15 26 28 — de gingembre alcoolique..... 2, ,40 30 32 de gommes-résines......... 4, ,70 ,10 25 27 ■ 1, ,20 27 29 — — alcoolique....... 1,20 ,25 27 29 — de grenadier (écorce de racine) 12,50 2, ,40 30 32 5, 1, 0,15 35 37 « — de lioublon aqueux......... 1 1, ,20 27 29 — — alcoolique....... 1,20 ,25 27 29 — 1,50 ,30 28 30 — d'hydrocotyJe alcoolique.....i 4, ,80 ,15 34 36 — d'ipécacuanha aqueux....... 4, ,80 ,15 34 36 .-, — alcoolique .... 1 5, 1, ,15 35 37 "■ — 2,50 ,50 ,10 31 35 — alcoolique..... 5, 1, ,15 33 37 — 1,50 ,30 28 30 — — aie. (voy. Résine dejal.) 3,50 ,70 34 36 4 — de jusquiame (feuilles) aq.avec suc dépuré. 1, ,20 27 29 — — — non dép. 1, ,20 27 29 — — — alcoolique. 1,50 ,30 28 30 — — (semences) alcooliq. 2,50 ,50 31 33 — 7,50 1,50 ,30 37 39 — de lactucarium alcoolique ... 7,50 1,50 ,30 39 40 ; — ,88 ,15 26 28 — — sec (ihridace)...... — vireuse, aqueux.... 1,20 1,20 ,25 ,25 27 27 29 29 — 4, ,70 ,10 26 27 — — sucré (saccharure).. 2, ,40 20 22 — 3, ,60 32 34 — 2, ,40 30 32 — 1, 1, ,20 ,20 27 27 29 29 de mars pommé (malate defer\ ~ 2, ,80 ,40 ,15 30 26 32 28 — de mézéi'éon aqueux....... 1 1,75 ,35 29 31 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1447 Observations diverses Prix d'achat ou de revient Quan- tités §$Extuait de mézéréon alcoolique ..... — — éthéré ........ de millefeuille ........... de motiésia ............. do morelle aqueux...... — alcoolique ..... de mou de veau.......... de mousse de Corse aq. sec. . — de myrrhe alcoolique...... •:■ - de narcisse des prés aqueux. — alcoolique — de nénuphar ............ — de nerprun (rob)........ — de nicotiane aqueux....... — alcoolique.. . . de noix de galle aqueux..... — vomique alcoolique. de noyer (feuilles) aqueux ___ de nymphœa aqueux........ > - d'opium aqueux............ — privé de narcotine.. d'orme pyramidal alcoolique. d'ortie blanche........... de pareira brava aqueux.. . de patience aqueux..... de paullinia............ de pavots blancs (capsules) aq. k — — — aie. de pensée sauvage aqueux ... — de persil aqueux ............ — de phellandrie alcoolique.... — — éthéré ....... de pissenlit .......... •. . . — de pivoine (fleurs) aqueux ... — — (racine) aqueux... — de podophylle ............ — de polygala alcoolique ....... — de polypode aqueux ....... de quassia amara aqueux----- Kilo- Siammr 1000.0 Hrclo- ■rriinnîii 100 0 Iléca- ;ramou 10 0 1,50 2 3, ,70 7,50 1,20 1,50 ,70 >, 9 -* > à, ,70 1,50 i, 3,50 4, i, 4, i o léci- eranimi 0 1 V» [IFS PRIX âUX n- b <■ Isoc. »i> lr!s.C UelérïD. 2 4, ,80 3, ,70 1,20 1,50 1,50 2,50 1,50 o - , 1,20 ,60 I, 1,50 ,70 ,70 1,20 3,50 5, I ,40 ,80 ,15 ,60 ,10 ,20 ,30 ,30 ,50 ,30 ,40 ,25 ,10 ,20 ,30 ,10 ,60 ,10 ,25 ,70 ,30 ,30 ,60 ,10 ,50 ,25 ,30 ,10 ,20 ,40 ,80 ,10 ,30 ,20 ,70 ,80 ,20 ,80 ,10 ,15 ,20 ,30 ,15 ,ia ,15 30 34 26 32 26 27 28 28 31 28 30 27 25 27 28 26 32 26 27 33 35 28 30 32 26 37 27 28 26 27 30 32 26 28 27 33 34 27 34 32 36 28 34 27 29 30 30 OO 30 32 29 26 29 30 27 34 27 29 35 37 30 32 34 27 39 29 30 27 29 32 34 27 30 29 35 36 29 36 1448 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE ! ObservaPril QuanKiloUido- Deçà- ! Déei- f.rammel V» DES PMI tions d'achat ou de tités gramme prsmnH pm 1 gramme B" B = Isoc. t diverses revient ® Extrait de quinquina gris aq., mou. l'eese* 1000,0 100 0 10 0 1.0 1 0,1 lrls.C. cc Yetcrin. 2,50 ,50 31 33 __ — — — sec. 3,50 ,70 ,15 33 35 — — — alcoolique 3,50 ,70 ,15 33 35 — — jaune aqueux.. 4, ,80 ,15 34 36 — — alcoolique. 5, 1, ,15 35 37 — — rouge aqueux.. 6, 1,25 36 38 — — — alcoolique. 7, 1,50 37 39 ft — de ratanliia aqueux sec...... 2, ,40 30 32 — 2,50 ,50 31 33 >£- — de réglisse aqueux .......... ,50 ,10 23 25 — (suc de rég.de Cal.) ,60 14 15 W — 2,50 ,50 ,10 31 33 3,50 ,70 ,10 33 35 « — 2,50 ,50 ,10 31 33 — — alcoolique. . 3,50 ,70 ,10 33 35 — de roses pâles aqueux ....... 1,75 ,35 29 31 — — rouges aqueux..... 3, ,60 32 34 — de rue alcoolique......... 1,50 ,30 28 30 — 1,50 ,30 28 30 — safran alcoolique........... 7,50 1,50 ,30 37 39 — de salsepareille aqueux...... 10', 1,75 ,30 29 31 » — — alcoolique,... 12, 2, ,40 30 32 — de saponaire, (feuilles) aqueux ,70 ,10 26 27 __ de sassafras aqueux ......... 2 ,40 30 32 — de saturne (s. ftcét. de pi. liq). S, ,60 ,10 12 14 1, ,20 27 29 — de scabieuse aqueux........ ,70 ,10 26 27 de scille aqueux........... 1,20 ,25 27 29 « - —■ alcoolique ......... 1,73 ,35 29 31 ,80 ,15 26 28 — de seigle ergoté aqueux..... 3, ,60 32 34 .— 4; ,80 ,15 34 36 — éthéré ...... 5, 1, ,15 35 37 — de semen-conlra alcoolique .. 2,50 ,50 31 33 — de séné aqueux............ 1,20 ,20 27 29 — de serpentaire de Virginie aie. 3,50 ,70 ,10 33 35 — de simàrouba aqueux....... 3, ,60 32 34 — de spigélie alcoolique ....... 3, 1,75 ,60 ,35 32 29 34 31 » - destramoine (feuilles) aqueux. H ,20 27 29 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1449 Observations diverses Pi ii d'achat ou de revient Extrait de stramoine (feuilles) alcooliq. — (semences) aie. — de suie aqueux............ K — de sureau (baies) (rob)...... — — (fleurs) ........... — — (écorce).......... — de tanaisie aqueux.......... — de tormentille aqueux..... — d'uva ursi, aqueux....... — de valériane aqueux...... — — alcoolique .... — de viande (osmazone) ..... — de vulvaire aqueux ........ — d'yèble (baies) (rob) ....... — d'odeurs (parfums) ........ Faham, feuilles ................. Farine de Gluten............... — de gruau................ de lin.................. — de maïs................. de moutarde ............. QII3D- liTersp* I X:b- (rraramp 1000.01 Hrclo- rnram- 100 0 Meï- :rammc 10 0 d'orge. — de riz .................... — — très-fine (crème de riz). — de seigle .................. Farines résolutives (4 farines résolu.). — émollientcs ................ Pour les autres, voy. à leurs noms spécifiques et à Fécules. Fécule d'arum.................. — debryone................. de pommes de terrre........ Fenouil, feuilles .................. — racine ................... $ — semences................ — — ............pulv., Fenugrec (sénégrain) semences ..... — — —* pulv.. Ter, métal en limaille............. 4, 2,50 1, 2,50 2 1,50 1,75 3, ,50 1,50 1,50 2,50 'i. i, ,60 ,40 ,15 ,40 ,20 ,20 ,30 ,50 ,20 ,30 ,30 1,50 1,50 ,20 ,60 ,60 ,75 1,20 ,25 ,40 ,50 ,50 ,50] I, 2 1, I, ,80 1,20 i2,50 ,20 ,60 ,80 ,75 ,10 ,25 ,25 ,10 ,10 ,10 ,20 ,10 ,10 1.0 | .30 ,60 ,20 ,20 ,40 ,20 ,20 ,20 ,15 ,25 ,50 ,25 ,15 lléci- sramme 0 1 V" iifs rau aux 28 32 27 23 27 30 27 27 27 26 27 31 27 25 27 24 14 H 7 11 9 8 9 12 8 9 9 12 12 13 17 8 10 11 30 34 29 24 29 32 29 29 29 28 29 33 29 26 28 26 14 11 7 11 10 8 10 13 8 10 10 20 20 8 14 14 ! 15 19 8 H 14 Ii50 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses P. ix d'achat ou de revient Fer, mêlai en limaille porphyrisée ... Qnan- liléi Hhtsp- S loin»» 1000.0 IIîcIo- îi-auimc 100.0 [léci- jrarom 10 0 Gramme 10 Déci- gramm, 0.1 «o> des nu aux B« B "hoe. t h !rts.C"|ïel*rin ,75 ,15 21 25 — dialyse a 5 pour cent......... — réduit par l'hydrogène........ 4, 8, ,70 1,50 ,10 ,30 23 26 25 29 Ferrocyanure de potassium, voy. Cyanure de fet. Feuilles, voy. à leurs noms spécifiques. 7, 5, 1,20 1,20 1,50 ,80 ,20 ,20 ,30 28 30 30 30 27 '■ 28 < 2* : 25 de Saint-Ignace (f. igasurique). 0,30 Ficaire (petite chélidoine).......... ,75 ,50 ,75 ,10 ,10 ,10 15 H 15 16 13 16 ! Fleurs, voy. à leurs noms spécifiques. t, ,50 ,75 ,90 ,60 ,15 ,10 15 12 17 15 Fluate dechaux (fluorure de calcium}! 1,75 ,25 18 20 Follicules de séné............... Fomentations. V. le Tarif des manip. ,25 8 10 ,60 ,10 11 U — — — pulv........... 1,20 ,25 15 18 royale (osmonde), feuilles. — — — racine... ,60 ,75 ,10 ,10 12 15 là 17 Fragon (petit houx), racine........ ,50 ,50 1,75 ,10 ,10 ,15 ,30 11 H 15 18 13 13 17 j 20 | Fraxinelle (dictame blanc), racine.. — — pulv.. . 3, ,50 ,10 H 13 — écorce.................... ,75 ,10 là 16 Fruits pectoraux ................ Fuchsine pure.................... 3,50 ,40 ,10 2,50 ,50 ,{0 12 31 13 33 Fucus crispcs (carragahen)......... — VÉSICULOSUS ................ ,75 ,75 5, 10, ,50 ,60 1,20 ,10 ,10 ,80 1,50 ,10 ,10 ,15 ,30 l/l i/l 25 29 H 13 17 16 16 27 31 13 15 19 1 1 Fumeterre, plante................ ,« » TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1451 Observations diverses P ii d'achat ou de levient Galbanïïm, gomme-résine .......... Galega, plante ................... Galipot, résine ................... Galle (noix de galle), noire........ — — — pulv .... Garance, racine .................. — — pulv.............. Gargarismes. V. Tarif des manipulât. — antiscorb., astring., borate, chlorate, détersif, (Codex) Garou (sain-bois), écorce ........... Gavac, bois râpé .................. — — pulv..... ........... écorce .................... — — pulv................. — résine.................... —• — pulv.......... ;$Gelatine pure (grénétine).......... — ord. concassée pour bains . — pour clarifier les vins..... Gelée de baume de Tolu, le» 125 p. com. — de carragaheen........d°.... — de chou rouge....... d° ___ — de coings .............d 0 .... — de corne de cerf.......d°.... — amjgdalinp (M mGn;;er)d°. — d'huile de foie de morue..d°.. — de lichen amère.........d°.. : - — privé d'am.....d 0 .. — au quinquina...... — sèche (saccar. de lich). - demousse de Corse,les 125 gr.p.c. — de sagou ..............d".. Gelsemium ....................... Genepi des Alpes vrai (art. glacialis). Genêt, fleurs ..................... Genévrier, feuilles ................ & — baies (genièvre) ......... — — pulv............ Gentiane, racine .................. Quan- lllés Inersr 1,60 2 1,50 1,50 1,25 1,50 2, 1,50 1,50 1,50 2, 1,50 1,50 Kilo- giammt 1000,0 1030 3,50 1,75 2,50 ,90 ,50 ,20 .OU Béca- granimi 10 0 ,40 ,15' ,10 ,15 ,20 ,10 ,20 ,15 ,10 ,20 ,10 ,20 ,2 ,40 ,40 ,30 ,40 ,15 75 ,10 50 ,10 40 90 ,15 50 ,10 Grimmt 1,0 Déci- gramme | 0,1 «<■■ m prix i aux s> ** Isoc. »'• ' |trU,C«|V««r6l.! ,30 21 16 H 16 17 12 16 ,80 15 9 12 11 15 16 20 20 13 19 ,75 ,75 ,70 ,75 t ,75 ,75 ,75 I, 20 ,75 ,75 32 16 15 10 8 11, II. Il, 23 17 13 18 19 14 18 1, 17 12 16 13 18 19 22 22 13 21 1,50 1,10 1,10 1, 1,10 1,50 1,10 1,10 1,10 1,50 22 1,10 1,10 33 18 16 12 9 16 12 1452 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses d'achat ou de revient Gentiane, racine pulv. n° 1 ......... — — — vétérinaire n° 2 Gentianin ....................... j^Gerhandrée botrys (petit chêne), pi.. — ivette (châmœpitis), pi. — d'eau (scordium), plante. ® Girofle (clous de girofle) ........... — — pulv ....... — pédoncules (griffes de gir.). Giroflée, plante.................. — fleurs ................... ® Gingembre gris, racine ........... — — Pulv.........j — blanc, racine........... — — pulvérisé........ Ginseng, racine.................. — — pulv................ Glaïeul commun, racine ........... Glands de chêne torréfiés (café de glands doux) pulv....... Glu ............................. Glucose (sirop de fécule) liquide ___ Gluten desséché .................. ^Glycérine médicinale............. — pure................... Glycérolé d'amidon .............. Glycérolés et Glycérats. V. Tarif des manipulations. Glycyrriiizine ................... GLYCYRnmzATE d'ammoniaque ..... Gomme adragànthe mondée ........ — — pulv............ — ammoniaque .............. — — pulv............ — arabique vraie (gomme turiq — copal .................... — — pulv................ — gutte.................... — — pulv ................ — kino ..................... Quantités dîrerses lilo gramme 1000,0 2,50 1,40 HîClO- Deçà- gramme gramme iOO.O 10 0 1, ,40 ,60 ,10 ,60 ,10 ,60 ,10 1,50 ,25 2,50 ,40 ,75 ,10 ,60 ,10 1, ,15 ,60 ,10 1,20 ,20 1,50 ' ,25 3, ,50 9, 1,50 2,50 ,50 ,10 ,40 ,10 ,90 ,15 ,25 4, ,60 ,90 ,15 1,50 ,25 2, ,50 3,50 ,50 5, ,70 1,50 ,25 ,50 ,75 ,10 1,75 ,25 2,50 ,40 ,75 i. 2,50 •*| Gramme 1,0 Deci gramme 0.1 ,80 ,30 ,50 .10 ,10 ,15 ,10 ,15 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1453 Pi il d'achat ou de revient Gomme laque, Voy. Laque. — du Sénégal, blanche...... — — — pulv... — — —• — vétér. — — — mond. etlav — — rouge (marrons ch. lavée et cassée ..... Pour les autres gommes, voyez à leurs noms spécifiques. Gommes-résines. V. à leurs noms spé. Goudron de Norwége .............. Gouet (arum), racine.............. Godttes amères de Baume ........ — anodines anglaises......... — noires des quakers........ Graine d'Avignon (rhamnus infect.).. — de Paradis (maniguette)___ — de Tilly (croton tiglium)___ Graines autres, Voy. à leurs noms spé. Grains de cachou ................. — — argentés.......... Grains dévie, Voy. PU. antecibum... Graisse de blaireau ................ — de porc. V. Axonge. Granules d'acide arsénieux ou de Dioscoride.d'arséniate d'antimoine, de fer, de potasse ou de soude, à 1 milligr. les 10... les 50... les 100... — d'acide benzoïque, d'aspa- ragine, de caféine, de cicu- tine, d'iodoforme, de sels de morphine, de quassine, à 1 milligr., de phosphurede zinc à4milligr., les 10... les 50... les 100... Quantité direne; Kilo- Ilecio- gramnu gramme lOOO.OMOO.O Déca- griiium, 10.0 1,0 lié ci- gramme 0,1 \°» DES PRIX aux B l B^ISoe. M' 4 .trts.V' YélèiiD. 40 1,75 3, ,50 2, 3,50 .50 ,60 1, 1, 1, ,30 ,60 ,60 ,90 2,50 ,75 2, ,15 ,15 ,15 ,15 ,10 ,10 2, ,70 ,10 ,15 ,40 ,25 ,70 ,30 ,20 ,10 ,30 15 17 17 17 8 13 26 25 31 13 16 19 20 26 21 ,30 1,20 2 15 18 17 17 17 9 13 28 27 33 15 17 21 21 27 22 ,35 1,50 2,50 ,35 1,50 ,50 ,Û0f 1,75. 3, 145/i TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses P IX d'achat ou de revient Granules d' aconitine, d'arséniate de Quantités iiverse k;lo- gimai 1000.C ; llttlo 100 0 Mcl- gramuK 10 0 1 Déci- lîrammtl 1 o 1 0.1 s»- m na aux B> B' r |Soe. H 1 ' lrKC~|Tel«rin. quinine ou de strychnine, d'atropine, de brucine, de de digitaline, de strychnine, " de valérianate d'atropine, de vêratrine, à 1 milligr., de sels de morphine à 2 mil., de codéine à 1 cenligr. les 10... ,60 ,40 ,50 les 50... 2,25 1,75 2, les 100... 4, 3, 3,50 Gratiole (herbe à pauvre homme), f les . ,60 ,10 13 15 Grémil (herbe aux perles), semences.. ,75 .,10 16 17 Grenades , écorce. — — p Grenadier, écorce ,60 1,20 2, ,10 ,20 ,30 ' 14 |ll 18 15 19 20 de racine sèche (1) — — — pulv.... 3, ,50 20 22 — fleurs (balaustes) (variable).. 3, ,40 24 25 Gruau (avoine mond.) entier (g. Koisiel) 1,50 ,25 8 8 — concassé (g. de Bretagne) .... 1,50 ,25 8 8 — pulv. (farine 2,50 ,40 11 11 Guaco, racine................. 1,60 8, ,25 9, 1,20 1,50 29 8 29 30 9 31 Guarana (paullinia) (variable) ....... — pulv.................... 10, 1,75 30 32 Gui de chêne, plante............... ,60 ,10 11 14 — pulv 1,20 ,20 16 18 Guimauve (althasa) 3, 3, 5, ,50 ,90 ,40 1, ,10 ,15 ,10 ,15 10 14 10 14 12 16 12 15 — racine se — pi — — — vétérin., n° 2 12 Haschisch (chanvre Indien) feuilles.. k, ,70 23 25 — extrait { — électuai 1,75 1,75 ,35 ,35 29 29 31 31 re (Dawamesc)... Haschischine ou es 1 i i 2,50 ,40 | i 1 40 42 (1) L'écorce fraîche, prescrite quelquefois par les médecins, revient à un prix très-élevé, forcé! que l'on est d'acheter le grenadier entier pour se ia procurer. i i 1 i 1 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1455 Observations diverses Piii d'achat ou de revient Hélicine (saccliarolé de limaçons)... Héliotrope, feuilles ............... Hépatique des fontaines, herbe ..... Heemodacte, racine .............. — — pulv...... Herniole (turquette) ............... Hosties (pains azymes) .. la douzaine. Houblon, feuilles ................. - fleurs ou cônes ............ - racine................. Houx (grand houx), feuilles ......... — (petit) (fragon), racine......... Huiles diverses. Huile d'absinlhe................. — d'amandes douces....... — animale de Dippel........... — - de belladone............... — de cade vraie.............. — fausse ou vétérinaire. de camomille ............... — camphrée....... - camphrée .................. de cantharides.............. de caoutchouc pyrogénée. ... de chènevis ....... .* ........ de ciguë................... de cire distillée ou pyrogénée. de coco .............-...... de corne de cerf rectifiée (huile empyreum. animale de Dippel). — de croton-tiglium ............ - douce de vin............... d'épurge................... - - de fenugrec................ de foie de morue brune ou blonde....... le litre v. c. - de ioie de morue blanche, le litre verre compris............. Qiisn- lilés liicrsp' Kilo- îramm 1000.0 ,20 HîCtO- Kranat 100 0 3, ,75 1,75 2,50 3, ,60 ,50 ,75 ,50 ,60 ,50 D(ca- grammt 10 0 ,90 1,50 4, 50 6.50 ,40 ,10 ,25 ,40 ,50 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 1,20 ,15 ,20 1 o 1, ,15 1, ,15 1, ,15 3, ,50 1,50 ,30 ,60 1, ,10 ,13 4, ,75 ,75 ,10 1,20 ,25 3,50 ,70 6, 1, ,20 5, 1, 1, ,15 ,60 ,10 .90 1 ,15 Ileci- granjin»' o.i B> B-Isoc. «■> trKC-' ÏMério. ,25 ,15 22 12 20 22 23 12 ,15 12 l/l 12 13 11 15 16 28 15 17 15 15 15 22 28 13 15 2/i l/l 28 32 27 3/j 15 14 15 24 15 21 23 24 14 ,20 14 16 14 15 13 17 17 30 17 19 12 17 17 17 24 30 15 17 26 16 30 34 28 36 17 15 16 1456 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Piii d achat ou de revient Huile de foie de morue blanche an- Quantités duerses Kilogramme 1000.0 lleclo- grammi 100.0 Ctïa- gramm 10 0 Gramme 1,0 Déci- griunif 0,1 ï«- »ES PRIX aux B' B'' |Sk. X< Uts.f.' :p Yeleria ' glaise, le litre verre compris. 7, 7,50 1, ,15 16 17 — de foie de morue ferrugineuse, le litre verre compris. 6, 6,50 ,90 ,15 15 16 — de foie de raie ___ le litre v. c. 7,50 8, 1,20 ,20 17 18 9 — — de squale. d° 7,50 8, 1,20 ,20 17 18 — de fougère mâle par l'éther ... 3, ,60 32 34 — de gabian (h. de pétrole noire). ,60 ,10 12 14 — 2, ,40 20 22 — d'hy péricum (ou de millepertuis) 1, ,15 15 17 — 9, 9,50 1,20 ,20 18 19 — iodo-phosphoiée.. d° 10, 11, 1,50 ,20 19 20 — d'iodure de fer... d° 9, 9,50 1,20 ,20 18 19 — 1, ,15 15 17 — de laurier, concrète......... 1, ,15 17 18 m — ,50 ,60 ,10 ,10 12 13 13 là — cuite ou lithargyrée___ — de lys ..................... 1, ,15 16 17 — de mélilot ................. 1, ,15 16 17 — 1, ,15 16 17 — de millepertuis........... 1, ,15 15 17 — 1, 1,50 ,15 , 25 15 18 17 20 de morphine au 1/1000 ...... — 1, 5, ,15 ,80 ,20 16 26 18 27 de muscade concrète (variable). — narcotique (B. tranquille)...".. 1, ,15 16 17 — de nicotiane ................ 1, 1,50 ,15 ,25 16 20 17 21 — ,60 ,10 14 15 — 3,50 ,70 33 35 — 12, 3, ,60 32 34 — ,50 ,10 14 14 _. 1, ,15 16 17 —. i, ,15 16 17 _, de pétrole rectifiée ........... 1,86 ,25 18 20 — — noire (huile de gabian) ,60 ,10 12 14 — 2, ,40 20 22 , de pieds de bœufs........... ,60 ,10 15 16 — i ,60 ,10| 14 15 TARIF GENERAL DE PHARMACIE 1457 Observations diverses Sril d'achat ou de revient Huile de pommes de terre rectifiée (alcool amylique) ........ — de ricin (h. de palma-christi) à froid ............. — — ■ ordinaire .......... de roses pâles (h. rosat) — de rue................... de sabine................ de stramoine............. de succin rectifiée ......... — ordinaire........ devers................. de, violettes ............... m — ® — Huiles volatiles, Essences Huile vol. d'absinthe ............. — d'amandes amères....... — — artificielle (ess. de mirbane) ............ — d'aneth................ — d'angélique ............. — d'anis vert.............. — ' — étoile (de badiane). — d'aspic ou de lavande com. — de badiane............ —■ de basilic .............. — de bergamotte {variable). — de bigarade............ — de bois de Rhodes....... — de boldo ............... — de cajeput.............. — de camomille........... — de canelle de Ceylan..... — — de Chine...... — de cardamome .......... — de carvi............... — de cédrat .............. — de citron par expression.. — — distillée(àdétacher; (liés diverse- Kilo- graromt 1000,0 lltelo- Déca- îramme gramme 100.0 10.0 2, ,30 1,50 ,20 ,90 ,10 1,50 ,20 1, ,15 1, ,13 1, ,15 1,50 1, 1,50 ,25 à, ,60 1,75 3, 3,50 ,50 3,50 6, 1,20 1,50 1,50 ,20 1,50 8, 1,20 1,20 7,50 ti, 2, 7, 8, 2, 8, 1,20 1,20 1. ,80 1.0 Déci gramme 0,1 ,30 ,20 ,35 ,60 ,10 ,70 1,25 ,25 ,30 ,30 1,60 ,25 ,25 1,50 ,80 ,40 1,40 1,60 40 1,60 25 25 20 15 ,10 ,25 ,25 ,25 S»- DB FMI aux B" B-c Isoc. M' 1 lr!s.C ce Velérin. 20 16 15 19 :!6 iG 10 28 2G 18 24 31 33 24 34 38 29 30 19 30 39 29 29 38 36 30 37 38 30 38 29 29 28 27 22 18 17 20 17 17 17 30 28 20 26 32 35 25 36 39 30 31 20 31 40 30 30 39 37 32 39 40 32 40 30 30 29 28 1458 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Pjïi d'achat ou de revient Huile voi Quan- îiUs lnerses Silo- IlIîCtO- grammeijrramroe 1000,0 100.0 Diagramme 100 Gramme 1.0 Mt't- | 1°' DES pml tram. -J ux ._-- — \v B« Soc H 1 ' 0,1 \lits.f." FélMïn. 1,50 ,30 28 30 — de coriandre............ 6, 1,25 ,20 38 1 39 — de cubêbes............. 3, ,60 33 34 — 2, ,40 32 33 d'estragon....... 4, ,80 ,15 36 37 — d'eucalyptus (eucalyptol).. 1,50 ,30 28 30 — de fenouil.............. 1,50 ,30 30 31 de fl. d'oranger (néroli) de Paris 9, 1,75 ,30 40 41 — — du Midi.. 7, 1,40 ,20 38 39 — de gaulthérie (ess. de Win- ter-green)............ 2,50 ,50 32 34 — l. ,20 28 29 — de géranium rosat....... 3, ,60 ,10 34 35 — de gingembre........... ; 5, 1, ,15 37 38 — de girofle.............. 1,20 ,25 29 30 — d'hysope...............1 h, ,80 ,15 36 37 — de laurier-cerise.........| 3,50 ,70 ,15 35 36 — de lavande fine..........i 3, ,50 ,10 23 24 — commune (essence ou huile de spic ou d'aspic) ......... 1,50 ,20 19 20 __ de limon ou de limette... 1,50 ,30 30 31 — 3,50 ,70 35 36 — de marjolaine........... 1, ,15 27 28 — 7, 1,40 38 39 — de mélisse.............. 1,50 1,50 ,30 ,30 28 30 30 31 — — poivrée fine... 2, ,40 32 33 * — — — anglaise. 2,50 ,50 33 3â — de mirbane............. 3,50 ,50 6, ,10 1,20 ,20 24 38 I 25 39 de moutarde............ — 3,50 ,70 ,15 35 36 de myrte............... 1,50 ,30 30 31 __ d'oranges (es. de Portugal) 1, ,15 28 29 — — anières......... 6, 1,20 1, 5, 3, 2,50 ,25 ,15 1, ,60 ,50 ,15 ,10 29 27 37 34 30 28 ?6 35 34 d'origan............... de patchouly............ TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1459 Observations diverses Prix d'achat ou de revient Quantités dnerse lilo- gratata 100O,( Itecto- gramuiL' 100.0 Déca- gramau- 10.0 Gramme 1,0 Déci- graramc 0,1 Ko» DES PRIT aux B< t-=|Soe. H 1 - trls.C" Yetéria 2,50 ,50 ,10 22 23 — — ordinaire.... 1,75 ,30 20 21 ,15 2,50 ,40 42 43 de rue................ 1, 1, 3, 1,50 ,15 ,15 ,60 ,30 27 27 34 30 28 28 35 31 — de sabine............... — de santal citrin.......... — de sassafras............ 1, 5, ,15 1, ,20 27 37 28 38 de semen-conlra......... i,50 ,75 ,10 25 26 ,50 3,50 ,10 ,75 35 12 36 14 — de térébenthine ordinaire. — rectifiée.. ,75 ,10 14 16 2,50 ,50 ,10 22 23 — de valériane............ 4,50 1,50 ,90 ,30 ,20 36 30 37 31 — de Winter-green (ou de gaulthérie)........... 2,50 ,50 32 34 Hydriodates, voy. Ioclures. Hydrochlorate d'ammon.blanc pulv. 1, ,15 16 17 2,50 ,50 40 42 Pour les autres, voy. Chlorures. Hydrocotyle asiatique............. 3, ,50 ,10 23 24 IIydrocyanates, voy. Cyanures. î y v Hydroferrocyanate dépotas.et d'urée 1, ,15 33 36 Hydroferrocyanates autres, m. Cyanures Hydrolats, voy. Eaux distillées. Hydromel simple, le litre, ver. comp. 1,50 ,30 ,75 1,1C 2, ,48 1, 1,50 Hydrosulfates, voy. Sulfures. ,50 ,60 ,10 ,10 15, 2,50 12 52 12 14 53 14 Hypochlorites, voy. Chlorures. 3, ,50 22 24 Hypophosphite d'ammoniaque, de baryte, de chaux, de fer, de magnésie, de potasse, de soude, de zinc — de morphine....... 2,50 ,50 4, ,70 31 43 33 45 3, ,50 41 43 1/.60 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Pm d'achat ou de revient Hyposulfite de soucie pur ......... — — ordinaire..... HYSorE, plante .................... — mondée.................. Ichthyocolle (colle de poisson) ..... Impératoire, racine ............... Indigo ........................... — en liqueur (sulfated'indigo).. Infusés, voy. Tarif des manipulations. Injections ......... d° ............ Inuline .........,................ Iodate de potasse................. — de quinine................. — de soude.................. Iode {variable) .................... IodhydrAtes, iodlijdrargyrates, V. Iodures. Iodoforme ....................... Iodure d'amidon soluble ............ — d'ammonium............... — d'antimoine................ — d'argent................... — de barium................. — de bismuth................ — de cadmium............... — de calcium ................. — de chlorure mercureux (sel do Boutigny) ......... — de cuivre.............. — d'éthyle (éther iodhydrique).. — de fer (proto-)......... — — liquide (solution au 1 /10) — — et de manganèse .. — — et de quinine..... — de magnésium .......... — de manganèse .......... — de mercure (proto-)..... — (deuto-)......... — — et de potassium (iodhy- — drargyrated'ioduredepotass.). — de morphine........... Quantité! Kilo— gramme 1000,0 Hectogramme 100 0 Déea- grarome 10 0 Gramme 1,0 Mel- gramme 0,1 V>- DBS Ntll aux B« B« Soc. l<< Ms.C™ Vétérin. 1,7! ,30 16 19 ,51 ,10 10 13 ,5. ,10 11 13 ,66 ,10 12 14 i ,50 ,20 30 30 ,5G ,10 12 14 6, i, ,20 27 28 3,50 ,60 23 25 3, ,60 33 35 3,50 ,70 34 36 3,50 ,60 42 44 3,50 ,70 34 36 1,75 ,30 30 31 4, ,80 ,20 35 37 1,50 ,25 28 30 2, ,40 31 32 2,50 ,50 32 33 7, 1,50 ,25 39 40 2, ,40 31 32 2,50 ,50 32 33 2,50 ,50 32 33 2, ,40 31 32 2,50 ,50 ,10 32 33 2,50 ,50 ,10 32 33 3, ,60 33 35 2, ,40 31 32 1, ,20 26 28 3, ,60 33 34 2,50 ,40 40 42 3, ,60 33 34 3, ,60 33 34 2, ,40 31 32 2,50 ,50 ,10 32 33 3, ,60 33 34 3, ,50 41 43 TARIF GENERAL DE PHARMACIE 1461 Observations diverses Prix d'achat ou de revient Iodure d'or..................... — de plomb précipité......... —r — cristallisé........ — de potassium.............. — de quinine................ — de sodium................ de soufre................. — de strychnine............. — de zinc................... — — et de morphine...... — — et de quinine....... Ipécacuanha, racine.............. — — pulv.......... $ Iris de Florence, racine........... — choisi pour hochets........... — pulvérisé................... Ivette (ehamcepitis), plante......... Ivoire, râpé___................. — brûlé (noir d'ivoire)........ Jaborvkdi, feuilles............... — — pulv........... Jacée, plante.................... Jalap, racine................... ■ — — pulv................ — résine brune................ — — blanche............. Jalapine pure (résine bl. de jalap) ... Jean Lopez, patine................ Jujubes, fruit.................... Jlleps. V. Potions et Tarif des Manip JiscjiiAME noire, feuilles........... — — — pulv........ — — racine ........... — semences......... — — — pulv..... Kamala ......................... Karabé. V. Succiu. & Kermès animal (graine d'écarl.), Tins — minéral (hydrosulf. d"ant.),fin — vétérinaire. tyran- Kib- Uerto- tiles gi anime grarani- lin rses IÛIHU) 100 0 Dta- ;ramm 100 ,60 1,20 i, ,75 ,50 ,50 ,75 2,50 ,50 ,90 1,75 ,90 1,20 2,50 1,75 2,50 1,25 1,75 1,75 2 1,25 2, ,10 ,20 ,15 ,10 ,10 ,10 1,50 2,50 ,10 ,40 ,50 3,50 4, 4, ,50 ,10 ,15 ,30 ,15 ,20 ,50 i o Pécr- grarami- 0.1 1°' »FS PIM aux B' B"< Isoc. t< lr[s.C c ' ïtterm 15, ,30 ,50 ,20 3, ,30 ,30 3, ,40 3, 3, ,25 ,40 ,30 ,50 ,10 ,60 ,40 2,50 51 ,10 29 32 28 ,50 41 29 29 ,50 41 31 ,50 41 ,50 41 27 30 13 18 16 12 12 il 29 31 14 21 22 ,10 34 ,15 35 35 30 12 13 18 14 15 20 32 27 ,10 29 31 33 29 43 30 31 43 32 43 43 29 32 15 19 18 15 14 13 31 33 16 22 23 36 37 37 31 14 16 20 17 18 22 34 28 31 23 1462 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prix d'achat ou de revient Quantités ■liTerses Kilogramme 1000.0 Hectogramme 100.0 Diagramme 100 Gramme 1.0 Déci- gramme 0.1 .1 ■• DES PRIX B" V [«oc. !'■ \rkC«|vrlé,ïi> 4, ,70 là 45 Kino (gomme ou ext. de kino), suc ép. 2,50 ,40 21 23 — — pulv. 3, ,50 ,10 22 24 | 8, 1,50 48 49 1 Kousso (Brayère) la dose de 15 gr. ... 3» 2, 26 30 3, ,60 32 23 34 Labdanum, gomme-résine (variable) . 3,50 ,60 24 Lactate de chaux ................ 1,25 ,25 27 29 1,25 1,75 ,25 ,30 27 28 29 31 — de fer et de manganèse..... — de magnésie............ 1,25 1,25 ,25 ,25 27 27 29 29 — — et soude ...... 1,75 ,30 28 31 3, ,50 41 43 — de soude ou de potasse .... 1,2;; ,25 27 29 1,25 1,50 ,25 ,30 27 28 29 30 Lacto-phosphate de chaux........ Lacune (sucre de lail) pulv..... X, ,15 18 19 1, 3, ,15 ,60 ,10 32 18 34 19 Lactose (sucre de lait) pulv....... ,75 ,10 14 15 Lait d'amandes du Cod., litre, v.comp. 2, 1,75 ,60 ,80 1,40 ,75 ,15 13 15 Pour les autre*, v. Tarif desManipul. Lamier blanc (ortie blanche), fleurs.. 1,75 ,25 20 21 4, ,60 24 25 Laque, gomme-résine, en bâtons .... 1,75 ,25 20 21 ><>; — — en grains..... 2, ,30 21 22 — en feuilles ... 1,75 ,25 20 21 6, 1, ,20 26 28 Laudanum de Sydenham (variable) . . 6, 1, ,20 26 27 — de Rousseau (variable)... 0, 1, ,20 26 27 Laurier, baies................... ,60 ,10 11 14 — — pulv............. 1, ,20 15 17 feuilles................ ,50 ,10 11 14 ,75 ,10 14 16 Laurier-cerise, feuilles sèches..... 1, ,lï 15 17 Laurier-rose, feuilles sèches....... ,75 ,10 14 16 ,60 ,75 ,10 ,1 ( il 12 14 « — fleurs mondées........... TARIF UtfNËRAL DE PHARMACIE 1463 Observations diverses Pjïi d'achat ou de revient Lavement purgatif du Codex, la dose. Lavements autres. V. Tarif des Manipulations. Lessive des savonniers (soudecaust.liq) ^Lichen d'Islande, mondé........... — — pulv............. — privé d'amertume . — pyxidé .................... — pulmonaire (pulm. de chêne). Liège brûlé (charbon de liège)...... Lierre commun, écorce............ — — baies.............. — terrestre, feuilles............ Limaille de fer................... — — porphyrisée......... Pour les autres,v. à leurs noms spécifi. Limonade ordinaire (citronade et orangeade), te litre, v. comp. — azotique,chlorhydr.,sulfur., tartrique, citrique et analogues, te litre, v. comp.. — au citrate de magnésie, à 50 gram. (on compte 23 c. par 10 giam. en plus ou en moins), la bout.,y. comp. — vineuse, le litre, verre comp. — gazeuse au citron, à la groseille, à l'orange, à la framboise et analogues, le litre v. comp. Lin, semence grosse ............. — — farine.............. Linaire, plante................. Linge fenêtre ................... Liniment au chloroforme du Codex — excitant ...........d°... narcotique ou calmant d°. oléocalcaire ........d°... de Rosen .......... d° ___ Quantités iiïerses Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100,0 1,40 3,50 1,25 1,50 ,50 1,25 1,25 ,50 ,50 1,20 ,75 1,20 ,60 ,60 ,90 ,50 ,30 téea- gramme 10,0 1,25 1,20 ,20 ,10 ,60 2,50 2, 2, 2,25 ,90 2,50 ,10 ,10 ,20 ,10 ,20 ,10 ,80 ,10 ,15 ,10 ,50 ,75 1.0 ,10 ,35 ,00 ,10 ,15 Déci- gramme 0,1 H« DIS PRIX aux B* B cc |Soc. I ls Arls,C cs Vélériii. ,60 11 11 16 14 17 11 25 13 15 12 il 21 ,90 14 12 18 16 19 14 27 15 17 14 14 25 1,50 7 ,70 ,9 7 8 7 7 12 14 22 23 19 21 19 21 20 22 16 17 22 23 1464 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prix d'achat on de revient Linimfxt savonneux, du Codex.. — térébenthine.........d°... — volatil (1. ammoniacal). d\ .. — — camphré.......d'... Pour les autres, v. Tarif des Manipul. Liqueur arsenicale de Boudin ....... — cupropotàssiquedeFehlingou autre.. — de Fowler................ — d'Hoffmann ............... — de Labarraque............ — de Libavius (bichl. d'étain). — de Pearson ............... — de Van-Swiéten ......... — ou mixture de Villate .... Pour les autres, v. Solutés, etc. LlQUIDAMBAR................... Lis, fleurs...................... Litharge en paillettes........... — pulv.................. LlTHINE....................... Lobélie enflée, feuilles ........... •"I.ooch blanc du Codex ........... — diacodé'................. — huileux ou gommeux ......... — jaune ou d'œuf.............. — vert ou de pistache........... Pour les autres, v. Tarif des Manipul. Lotion de Gowland ................ — du doct. Alibert (cosm. dAlib). Pour les autres, v. Tarif des Manipul. Lupin, semences .................. — pulv ...................... Lupuline ........................ Ltcopode (soufre végétal) .......... Macis ........................... Magistère debismulh (s.-nit. de bism.) — de soufre (soufre précipité) Magnésie blanche (carb. de magnésie). Qaaa- Kté! iirerui Kilogramme 1000,0 UKlO- ïraame 100.0 Mes- sramnh 100 1,75 ,50 1, 2, '3,50 1,20 1,50 1,30 1,50 1,80 ,90 1,20 1,20 1,20 1,50 2,50 1,75 ,/|0 ,75 h, ,40 ,50 2, ,90 1,10 1 1,10 1,30 ,75 ,50 ,90 à, 1,50 3,50 8, 2, 1,50 ,20 ,20 ,25 ,50 1, ,25 ,10 1,50 75 15 20 1,50 ,60 ,10 ,30 I Deei- GraaDfl IgriDCf 1,0 0,1 B> B" [Soc. Il 1 ' tr!sX r '■ Rlérin. ,20 ,10 ,30 ,15 ,30 ,10 ,15 ,60 ,20 ,50 1,20 ,Ù0 ,20 ,10 ,15 ,10 ,70 la 17 17 19 16 18 16 18 15 17 21 23 21 25 19 21 9 10 28 30 19 23 10 13 15 17 28 30 25 26 10 12 11 13 hk 45 21 22 ,70 ,80 ,90 1, ,80 ,90 ,90 1, 1, 1,20 ik 15 ià 15 11 13 là 16 1k 26 18 20 24 23 27 29 19 21 17 20 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1465 Prix d'achat ou de revient g Magnésie calcinée ou décarbonatée.. —i — le flacon......... — hydratée................. Magnolier, écorce................ Maïs, semences................... — — farine............... — stigmates................... Malate de fer..................,. — — impur (ext. pomme ferré) — de plomb.................. Malt ou orge germé (Drèche)...... ManditIgor, feuilles............... — raeine................ Manganate de potasse vert......... — (per-) rouge crist____ Manganèse, métal pur............. — oxydé (bioxydedemang.). Maniguette (graine de paradis)..... — — pulv. Manioc, farine.................... ^Manne en larmes.................. — — (débris)........... — en sorte................... Mannite ......................... Marjolaine, plante................ — pulv................. Marmelade de Tronchin........... — de Zanetti............. Pour les autres, v. Tarif des manipul. Marronnier d'Inde, écorce......... M \rrdre blanc, plante............. Marum, feuilles et sommités........ Massicot (oxyde jaune de plomb)----- Mastic en larmes................. — pulv...................... Masticatoires, v. le Tarif des manip. Maté (thé du Paraguay)............ Matico .......................... — pulv...................... Matricaire, sommités fleuries...... QuanKilotités gramme ïiierses 1000,0 Htclo gramme 100.0 2,50 2,50 i, ,90 ,20 ,40 ,30 4, 4, 2, à, ,50 ,90 1,20 ,50 1,75 1,20 ,90 ,60 1, 2, 2,50 ,75 ,60 ,76 ,90 4, Déci- îramme 10 0 ,50 ,50 ,15 ,30 ,75 ,60 ,60 ,40 ,80 ,10 ,15 ,20 ,25 ,15 ,10 1, ,10 ,20 ,40 ,40 ,10 ,10 ,10 ,10 ,70 ,80 ,50 ,40 ,60 ,10 i o ,10 ,10 ,G0 ,20 ,G0 ,15 Déci- gramffle 0,1 ,20 ,15 ,10 1, V» DES PR1I aux B" B°o ISOO. JO» Irls.C" Télérin, 21 1,20 21 15 7 11 21 33 27 33 10 25 25 19 24 47 9 16 18 14 20 18 16 27 12 16 20 21 13 13 16 16 25 26 23 20 22 14 23 1,50 23 17 9 11 22 35 29 35 10 26 26 21 26 48 10 17 19 14 21 19 17 28 14 17 22 23 15 15 17 17 26 27 24 21 24 16 F MC6 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE H ObservaPrii ------------------------------------------------ QuandiaHectoDéca- 1 tëei- Graromel I" des m tions d'achat ou de tités gramme gramme gramme Utimojt B' II" hat. «'• diverses revient Mauve, feuilles ................... dÎTcrse^ 1000,0 100,0 10.0 1,0 1 oTi Irli.C <■ j TeUrio 2,50 ,50 ,10 1" 12 $ — fleurs..................... 1, ,15 17 18 Méchoacan, racine ................ 1,50 ,25 20 21 — pulv.................. 3, ,50 22 lit Médecine noire du Codex (apozème purgatif) dose ... 1,50 1, 1,25 — du curé de Deuil (les espèces) dose. 1,23 ,90 1, — — préparée. d°. 1,60 1, 1,30 MÉDiciMER,sem.(gros pignons d'Inde). 1,50 ,25 20 21 ^Mélilot officinal, sommités fleuries.. ,60 ,10 13 15 ,75 v ,10 15 16 ,60 ,10 13 14 Mellite simple (sirop de miel) le litre. 4,50 ,60 ,10 1/1 15 1, ,20 16 17 1, ,20 16 17 — de mercuriale (miel mercurial). 5, ,75 ,10 l/l 16 — de roses rouges (miel rosat).. 7, 1, ,15 16 17 — descille.................. 1, 1,20 ,20 ,20 16 17 17 18 — de violettes (miel violât) .... MÉNISPERMINE .................. 4, ,70 là 45 Menthe aquatique, sommités ......; ,50 ,10 11 13 — coq (balsamite) ........... ,75 ,10 14 15 — crépue, sommités..........! ,75 ,10 14 15 $S — poivrée, sommités........ ,75 ,10 14 15 ,75 ,10 14 15 Ményanthe (trèfle d'eau), feuilles... - ,60 ,10 12 14 M Mercure, métal (vif-argent), pur [var. v 2,50 ,40 22 23 — du commerce...... 1,50 ,25 19 20 — soluble d'Hahnemann ......1 1,75 ,35 29 31 — doux (protochlor. demerc). 1 4, ,75 ,15 24 26 Mercuriale, feuilles ............ ,50 ,10 11 13 3, ,50 32 33 Meum, racine .................... ,75 2, ,10 ,30 14 9.0 15 21 — — pulv... 3,50 ,60 22 23 $ Miel blanc (du Galinais) fin....... ; 2,75 ,40 12 12 1 3,50 ,50 13 13 1 — commun (ou de Bretagne)... 2, ,30 i 10 10 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1467 Observations diverses Pi il d'achat ou de revient Qaan- Utta iiTersr kilo- gramm 1000, Hectogramme ) 100,0 DCca- ïrammi 10.0 Gramme 1,0 (ici- gramme 0,1 ï»> DES MU aux B> B« Soc. W Arh.C ce Velério 5, 7, ,75 1, ,10 ,15 14 16 16 17 — rosat ....................... Pour les autres, v. Mellites. Millefeuille, sommités fleuries ..... ,60 ,10 12 14 Millepertuis, sommités fleuries ..... ,60 ,10 12 14 2,50 ,50 ,10 11 13 Mixture cathérét.(collyredeLanfranc). 3, ,50 18 22 l,5o ,20 20 20 Molène (bouillon hlanc), feuilles .... 2,50 ,50 ,10 11 13 $ — — fleurs. 1, ,15 16 18 3, ,60 33 35 4, ,60 21 25 Monesia, écorce (V. aussi extrait) ... 2,50 ,40 21 22 ,50 ,10 12 14 ,25 2,50 ,50 40 ,15 42 ,20 Mouches d'opium, le prix de l'ext. ,20 ,05 ,10 Mousse de Corse (helminthocorton).. ,90 ,15 13 16 1,50 ,75 ,25 ,10 18 14 20 16 Moutarde blanche, semences mondées. 2, 10 10 — — — pulv___ ,40 ,10 12 13 — grise ou noire, semences... 1,50 ,20 9 9 M — — pulv. (far. demout.) 2 ,20 9 10 Mucilage de coings, de gomme, de 1, ,30 15 17 2,50 4, ,40 ,60 22 25 23 26 Muriates, v. Chlorures. "-*) 3, ,40 6, 1, 47 23 48 24 4, ,60 ,10 25 26 1,50 ,30 28 30 i, ,15 16 17 Myrrhe en larmes ............... 1,75 ,30 19 21 2,50 ,40 21 23 ,50 ,50 ,10 ,10 . 12 12 14 14 1468 TARIF GENERAL t»E PHARMACIE Observations diverses Piiï d'achat ou de revient Naphtaline pure cristallisée ......... Naphte (pétrole rectifié) ............. Naucéixe ......................... N mcissE des prés, fleurs ........... Narcotine ........................ Nard celtique ..................... — indique ou spicanard .......... Natkom (sesquicaibonate de soude)... & Nénufar (nymphaca), fleurs ......... — — racine........ — — — pulv___ Néroli de Paris (huile \ol. de fl. d'or.)- — du midi................... Nerprun, baies sèches .............. Nicotiane (tabac), feuilles mondées.. — — pulv ..... Nicotine ......................... & Nitrate d'argent crist .............. — — fondu............ — de bismuth (sous-)......... — de mercure (proto-)........ — — (deuto-) liquide. — de pilocarpine ............. — de potasse ................ — — pulvérisé........ — vétérinaire....... — de soude ................. Voy. aussi Azotates. Nitres, voy. Azotates et Nitrates. Nitrite d'amyle ................... — d'ammoniaque............. Noirs, voy. Charbons. Nitrobenzine (V. Huilevol. deMirbane) Noix de ben ...................... — de galle..................... — — pulv................. ■— muscades .................... — — pulv................ — de ravensara................ Qoao- Kilolilés gramme iTiTems 1000,0 llido ïramiru (00 0 3, 2, 1,75 3,;;o ,co ,90 ,00 1,20 Wei- 2r;;mm 10 0 ,30 ,25 ,60 ,80 ,10 ,15 ,10 ,20 ,00 ,75 1,20 ,10 ,20 ,40 *, 1,20 1, 1, ,10 ,10 ,20 2,50 ,50 1, 1, ,20 3,S0 ,60 1, ,15 1,20 ,20 3, ,40 i, ,60 ,10 3, ,50 Grammt 1 0 Mtl- Rramme 0.1 I»' DES Hit aux B> J» |Soc. II'' lr[!.C c '|réltrin ,10 8, 3, 1,50 ,50 1,75 1,40 ,10 7, ,00 ,60 ,15 ,20 ,20 ,30 ,20 1,25 ,15 ,15 TARIF GENERAL DE PHARMACIE 1469 Pi-ii d'achat ou de revient Noix vomiques ................ — — râpées .......... — — pulvérisées...... Pour les autres, v. aleurnomsspécifiq. Noyer, feuilles .................... Nvmfrsa, voy. Nénufar. Ocre jaune ....................... — rouge....................... Œillet rouge, pétales (variable) ..... OEnolés, voy. Vins médicinaux . OLÉosiccHiRDREs (saccharures d'huiles volatiles) .................. Oléosté iRATEs, voyez Stéarates. Oliban (encens) en larmes .......... — — pulv ...... Olivier, écorce .................... — feuilles ................... Onguent œgyptiac (mellite de cuivre). — d'altheea.,................ — d'Arcœus (baume d'Arcœus). — basilicum ou suppuratif ..... du Bec ................... — blanc de Rhasis ........... brun..................... — Canet (emplâtre de Canet)... citrin ................ — digestif simple ........ — — animé........ — — mercuriel...... — du duc............... — épispastique, voy. pom. épisp. — deGeneviève(baumedeGenev.) — de laurier............ — mercuriel double (ong. nap.) — — simple (ong. gris). de la mère (emplâtre brûlé). nutritum................. de pieds (vétérinaire) ....... populéum................ Quantités iÎTenes kilogramme 1000,0 llecio- gramme 100,0 Mm- gramme 10 0 Gramme 1,0 Déci- gramae 0,1 !»• DI ai B> B" lrls,C« 3 PHI X Soc. «'■ Yétérin. ,60 ,10 12 15 1,20 .20 15 18 2, ,30 18 21 2,50 ,ll0 ,15 ,15 ,10 k 4 12 6 6 5, ,70 26 27 1,50 1, ,25 ,20 ,10 17 14 19 17 1,50 ,25 18 20 ,75 ,10 15 16 ,75 1, 1, ,10 ,20 ,20 15 16 16 16 17 17 1,20 ,20 16 18 5, , 90 ,15 13 15 1,20 ,20 <6 18 1,20 ,20 16 18 1,50 ,25 17 19 1,50 ,20 18 20 1,20 1, ,20 ,20 16 16 18 18 1,50 ,25 18 20 1,50 1, ,25 ,20 18 15 20 17 1,75 1, ,25 ,15 19 17 21 18 2, ,30 19 21 ,90 1, ,15 ,20 lû 16 16 17 1,20 ,20 16 18 16 ,90 ,15 li 16 1470 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses P/ii d'achat ou de revient Quan- lilfs littrm Kilogramme 1000,0 llKlO- grammi- 100,0 Uta- gramnu 10 0 Déei- Crammi (gramme 1.0 | 0,1 !(»■ IIS fPlT aux B> B < Isoc. «'• (rh.C* ttUMn. Onguent résolutif de Lebas vétérinaire. 1 20 — de sty — vésic. 1,20 ,20 16 18 20 de Lebas vétérinaire.. Pour les autres, voy. Pommades. Opiat dentifrice (élect. dentifrice)___ 2, ,40 20 22 — de copaliu composé du Codex.. 2,50 ,50 21 23 Pour les autres, voy. Elcctuaires, et à défaut le Tarif des manipulations. Opium de Sinyme, brut............. 2,50 ,50 31 33 — — pulv............. 3, ,60 32 34 Opopanax, gomme-résine........... 1,75 ,35 32 33 Or en feuilles. 1, 8, 8, ,20 1,50 1,50 49 49 26 50 50 28 —• pulv.......................... — mussif (persulfure d'étain)....... Orange, écorce.................. ,78 ,10 14 16 — — pulv............... 1,50 ,25 16 19 — amère, écorce............. 1, ,15 13 17 Orangeade, le — pulv......... t,2b 1, 1,20 ,20 J 16 5 19 6 litre verre compris.. . $ Oranger, feuilles, du Midi......... ,60 ,10 13 15 — pulv..... 1,20 ,20 17 19 - feuill — fleurs es de Paris....... ,90 3, ,15 ,50 16 22 17 2/i sèches............. Orangettes ................ ..... ,75 ,90 2,50 ,10 ,15 ,40 12 12 22 15 16 23 Orcanette, rac Orchis (salep d Orge mondé........... 1,10 1,20 ,20 20 7 7 8 8 1,50 ,20 8 8 Origan, sommi Orme pyramida tés......... ,60 ,60 1,20 ,10 ,10 ,20 12 12 16 14 14 18 l, écorce ........... — pulv....... Orobe, semenc ÎS................ ,40 ,50 ,10 ,10 12. 13 13 14 pulv. (farine d')___ Orpiment (suif, jaune d'ars., orpin) naturel ou artificiel......... 2,50 ,40 1,75 •,25 ,10 25 ,10 13 10 20 15 11 21 Ortie blanche >HARMACIE 1471 TARIF GÉNÉRAL DE I Observations diverses Prix d'achat ou de revient Quantités ncrse Kilo- Uecto- gramme gramme 1000,0 100,0 Dira- gramme 10.0 Gramme 1,0 Déci- gramrae 0,1 J°" DES PMI aux B< B=« Soc. U'< irts.C" ïetenn. • ,3C 1,20 ,60 1,20 ,50 ,60 ,75 1, •ï, 5, 5, 1,50 i, 1,50 4, 3,50 8, i, ,90 3, 1,50 1,20 1,75 ,20 ,10 ,20 ,10 2,50 ,10 ,10 ,20 1, 1, 1, ,80 ,20 ,75 ,20 1,50 ,75 II, ,60 ,70 1,75 1,20 1,20 ,60 ,15 ,50 ,25 ,20 ,30 ,50 ,20 ,20 ,20 ,20 ,10 3, ,25 ,10 ,80 ,15 ,15 1,25 ,35 ,15 ,23 ,50 ,15 ,20 8 15 12 16 12 31 12 15 18 24 25 25 25 18 24 18 /Il 28 24 36 21 21 38 29 27 28 25 16 23 19 1/1 16 10 18 14 18 1/1 33 14 17 19 27 27 27 27 20 26 20 43 30 26 37 26 26 39 31 29 30 26 18 2i 20 17 19 — trochisqués............. — — pulv____ Oseille, racine.................. Oshonde (fougère royale), feuilles___ — — racine .... Oxalate d'ammoniaque............ — de chaux pur.............. — de fer (proto)............. — de potasse neutre.......... — acide (sel d'oseil.)pul. — de soude neutre........... — — acide............ —■ de strychnine............. Oxychlorures, voy. Chlorures. Oxyde d'aluminium (alumine pure)... — — desséché........ — d'antimoine cristal. (fl. arg.) (1). — — par précipitation.. — blanc (antimon. de potasse)..... — de baryum (baryte).......... — debismuth (sous-azotate deb.).. — de calcium, voy. Chaux. — de cuivre (noir)............. — d'étain (proto-) pur.......... — — — ordin. (potée — — (deuto-) pur........ — — du commerce....... — defer(sesqui-) anhydre(colcoth.) — —■ hydrat 3 (safran de mari ap.). (1) Ne pas confondre ce protoxyde avec l'antimoniate de potasse (oxyde blanc d'antimoine), ni avec les oxydes de l'antimoine (deuto et peroxyde d'antimoine). 1472 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observa- • tions diverses P ix d'achat ou de revient — — noir (éthiops martial)___ — demagnésium, (magnésiecalc.) — — ducomm. — de mercure (bi-)(précip. rouge). — — (précipité jaune)... — d'or par la potasse........... Quantité Iherses Kilo- giamrcf 1000,0 iletto- grammc 100.0 Datagramme 10 0 Tamise 1,0 I.BCI- gramme 0,1 li°> DES PRU aux B- B-« lsoe. W>< lrt!.C«°|Vélérin ,20 ,20 ,60 1, 1, ,50 ,50 ,75 2, 2,50 2,50 i 3,50 2, 2, 3, 3,50 ,50 ,50 ,60 2, 1,50 ,75 1, ,60 ,60 1, ') 6, 8, ,50 ,90 ,90 ,40 ,40 ,50 ,60 ,10 ,70 ,70 ,10 ,10 ',75 ,40 ,30 ,10 ,15 ,15 ,10 ,10 ,20 ,40 ,80 ,20 ,10 ,151 ,15 ,10 ,10 ,15 ,15 8, 8, 6, ,15 ,10 ,10 ,70 6, .10 1,50 1,50 1, ,10 1, 19 19 21 24 9 24 24 49 49 47 11 11 25 18 17 12 15 15 ,15 11 36 12 15 46 ,15 ,40 ,60 i, ,50 ,30 ,30 ,50 20 27 28 12 15 15 21 21 23 25 10 26 26 50 50 48 13 13 26 21 19 15 17 17 ,20 14 37 14 17 47 ,20 ,50 ,80 1,40 ,70 ,40 ,40 ,60 22 28 29 13 17 i — — la magnésie........ — l'étainfpourpredeCas.) m — de plomb fondu (litharge) pulv. — — (per-) (oxyde puce).. <■ — de zinc sublimé (fleurs de zinc). — — impur (tuthie)........ Oxygène, gaz ..................... Oxymellites (oxymels, acétomellés).. Oxymellite simple ................ — de colchique........... — de scille.............. Panicaut (chardon Roland), racine .. — — —pulv. Papier brouillard..... les 12 feuilles. — compresse ..... le paquet ___ — — lel /2 rouleau. — à vésicatoires,lal>oUe,ii 0 M,2ct5.. Pareira brava, racine ............. — — — pulv......... Pas-d'ane (tussilage) fleur- .......... Passerage, feuilles ................ TARIF GENERAL DE PHARMACIE 1473 Pril d'achat ou de Lverses I rev ; en t Observations Pastilles et Tablettes Pastilles d'acide citrique ........... — — oxalique.......... — — tartrique.......... — d'anis à la goutte......... — antimoniales de Kunckel... — d'azotate de bismuth..'___ — de badiane à la goutte..... — de baume de Tolu........ — de bicarbonate de soude... — bLmutho-magnésiennes... — de cachou............... — — et de magnésie .. — de Calabre (ou de manne).. — de 'ea.lomel... les II pastilles. — de charbon .............. — de chlorate de potasse..... — de chlorure de chaux...... — de chocolat au fer réduit... — de citrate de fer.......... — — de magnésie ..... — de citron à la goutte ....... — de coquelicot............ — d'épon'gebrûl. contre le goitre. — ferrugineuses du Codex ___ — de gingembre............ — de ginseng............... — dégomme (tablettesdegom.) — — candies........ — de goudron.............. — de guimauve (p. d'althœa).. — indiennes (cachundé)..... — d'ipécacuanha à 0,01...... — — 0,025 ..... — — 0,05 ...... — de kermès............... — de lactate de fer.......... — --de soude et de magnésie ..... Quantités Jirerses Kilogramme 1000,0 ,10 100,0 1,20 1,20 1, ,90 2 1,50 I. ,90 ,75 1,50 1 1,20 1,50 2 1,20 1,20 1,50 1 ; 75 2, ,90 1,20 2, 1,75 1,20 6, ,75 ,60 1, ,75 10, ,90 l, ,20 1,50 1,75 2 - 1 y tWca- grammt 10.0 15 15 15 10 30 20 15 15 10 20 15 15 20 25 15 15 20 30 25 30 10 15 30 25 15 80 10 10 15 10 50 15 15 20 20 25 ,30 Gramme 1,0 ,30 Diali°' MS PMI gramme aux — B* B=» Soc. H 1 - 0,1 irls.C" ïétérin 17 18 17 18 16 17 16 17 19 21 18 20 16 17 16 17 15 16 18 20 16 17 16 17 18 20 19 21 15 17 16 19 17 19 19 21 19 21 19 21 16 17 17 18 19 21 19 21 17 19 26 28 14 10 15 15 16 17 14 16 30 31 16 17 16 17 17 18 17 19 19 21 19 21 93 1Î7/1 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prit d'achat ou de revient Pastilles de lactucarium ........... — de lichen ................ — demagnésie(p. absorbantes} — de manne (p. de Calabre).. — — à la goutte..... — de menthe anglaise....... — — à la goutte..... — d'oxalate depotas.(cif). — de phosphate de fer....... — de pepsine ............... — de réglisse amygdaline ..... — de rhubarbe.............. — de safran ................ — de santonine au sucre et au chocolat .............. — de soufre ................ — stimulantes (p. mogoles, de Richelieu, du sér., aphro- disiaq.) .............. — de thridace.............. — de tolu................. — de Vichy........ la boite. Patchoïïly ....................... Pâte de gomme (gomme sucrée) ..... — de guimauve ................. — de jujubes................... — de lichen.................... — de limaçons .................. — de mou de veau.............. — pectorale ou béchique ......... — de réglisse ................... — de thridace.................. — diverses candies .............. — arsenicale pour les rats(F. légale). — phosphorée pour les rats...... PourlesPâtesescharotiques.v. Caustiq. Patience (parelle), racine Padllinia {variable) ...... — pulv.....------ Quantités Jnerses Kilo- grammi 1000,0 ilîclo- grammt 100.0 Mca- gramai 10.0 1,25 2,50 9 -, 1, 1, 1,50 1,50 1,20 ,75 1,20 1,75 3, ,75 1,50 3, ,75 1,20 ,90 ,75 1,20 ,60 ,60 ,60 ,60 ,90 ,75 ,90 ,60 ,90 ,60 i, ,60 ,30 ,15 ,15 ,20 ,20 ,15 ,10 ,15 ,25 ,40 ,10 ,20 ,Û0 ,llO ,10 ,80 ,20 ,15 ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 ,15 ,10 ,15 ,15 ,10 Gramme 1,0 Diagramme 0,1 ,50 ,10 1,50 10, 11,75 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1475 Observations diverses Piis d'achat ou do revient Quantités diverse Illu- gramm 1000,1 llEClQ- gramifle 100.0 Iléca- grammi 10 0 Gramme 1 0 Déci- gramme 0 I t" ras ma aux B> B"|Soe. H 1 ' tr[5.C" [Tetérin. 32 30 29 29 31 28 29 31 30 25 29 28 1,25 2 1, 1,75 ,50 ,50 ,50 1, ,60 1, 2, 5, 2, ,60 ,50 ,75 2, ,60 ,60 ,50 ,20 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 ,15 ,40 6, 2,50 ,80 ,30 ,10 ,10 ,10 ,30 ,10 ,10 ,10 ,30 ,20 ,10 1, ,30 ,15 ,10 ,ld| ,20 ,07 12 11 12 16 12 17 21 38 32 30 28 27 27 29 26 27 29 28 23 27 26 24 20 12 11 14 19 11 12 11 ,70 1, 20 ,10 14 12 14 17 15 18 22 39 34 31 29 28 28 30 27 28 30 29 24 28 27 26 21 14 13 16 21 13 14 13 ,90 1,50 21 14 19 i Pêcher, feuilles................... $ — fleurs.................... M Pensée sauvage, la plante mondée... — fleurs mondées..... Pépins de coings...... ,.■.'.... ...... Pepsine pure ou extracti $ — amylacée acide Perles (capsules petites — d'apiol, les 24.. ou neutre— capsulines). ______ a.50. — de chloroforme, — de créosote de h — d'essence d'eucalyni — — de santal, — — de térëbenlhi — d'éther, les 30.. — x d'éthérolédecast les 30....... les 30. 2,25. Mre ......... i, les30 2,25. les 40. 4,00. ne, les 30 1,75. 2,25. oréum, ...... 3,00. — d'éthérolés autres — de goudron, les — d'huile phosphor — de mixture Je Duran — de térébenthine de Venise Permanganate de potass ,les 30 2,50. 30 ____2,00. ée .......... de.Iei 30 2,00. , les 30 1,75. amorphe .. Persil de Macédoine, fruit sec...... Pervenche, feuilles........ ....... Petit-chêne (germandré Petit-houx (fragon), raci Petit-lait clarifié, le litre — antilaiteux de A Pétrole rectif. (naphte). — noire vétérinaire Phellandrie, semences. 5) ......... ne ......... verre comp. Seiss, litre d° I ! ]i 1476 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observa- 1 P"* ,.. I d'achat > tlons I ou de diverses | revient Phellandrie, semences pulv ........ Phénate de soude (phénol sodique).. Phénol (acide phéaique) ............ Phosphate d'ammoniaque .......... — de chaux précipité....... — — acide.......... — de fer.................. — (pyro-) de fer ammoniacal ou sodique, en paillettes. — de magnésie............ — de manganèse........... — de quinine............. — de soude pur............ Phosphore ....................... — amorphe............... Phosphore de zinc ................. Phloridzine crist .................. Phyllirine ....................... PlCROTOXINE...................... Pied-de-Chat .................... Pierre calaminaire (calamine) prépar — à cautères (potasse caustique) en plaques... — — en pastilles... — divine ................... — infernale (azot. d'argent fondu) Pierre ponce porphyrisée ......... Pignons doux ................... — d'Inde vrais ou gros...... Pilocarpine et ses sels.......... Quantités diTersej Kilo— gramme 1000,0 Hectogramme 100.0 Diagramme 100 Gramme 1.0 Pilules et Eols (1) Pilules aloétiques en général ...... — ante-cibum ............... — asiatiques ................ — de Bâcher (p. toniques de B.) (I) Lorsque la dose quotidienne des pilules est portée à 6, 8, i 0 et plus, les prix peuvent être réduits et passer dans la catégorie inférieure. Public 26 28 30 30 2, i, 3, à, 1,50 2, ,50 ,90 2, 2,50 2, 1,50 ,40 ,60 ,50 ,60 ,25 ,40 ,80 1,20 i, 1,50 ,25 1, 1,50 ,15 ,30 ,40 ,60 ,30 ,20 ,20 ,25 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,15 ,25 ,20 ,30 ,20 ,30 3,50 2 2,50 4, ,10 ,10 ,15 ,10 ,60 Deci- gramme 0.1 K°i PîS Wlî aux irts.C ce Vstéria ,50 ,60 ,40 ,40 ,70 ,15 3, 19 22 21 23 17 19 24 27 26 28 4! 17 24 2G 38 39 40 44 45 15 17 17 20 20 22 20 23 18 21 34 35 13 17 14 17 20 21 53 54 22 23 24 26 26 28 26 1 28 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1477 Observations diverses Prit d'achat ou de revient Pilules de Belloste ............... — de Blaud ................. — bleues ................... — de Bontius ................ — de copahu officinales ....... — de cynoglosse ............. — de Dupuytren............. — écossaises d'Anderson ...... — de Franck (gr. de santé)___ — d'iodure de fer (Blancard)... — deMéglin................. — de Morton (p. balsamiq. de M — d'opium de 1, 2 et 3 centigr.. — — de 4 et 5 centigr..... — — deprotoioduredemerc. — de Rudius (p. de coloq. comp.) — de savon ................... — deSédillot................. — de sulfate de quininedelOceiit ; gr. — de térébenthine cuite ou non. — deVallet................. Voy. aussi Tarif des manipulations, Capsules, Dragées. Piment de Cayenne ................ — — pulv............ — de la Jamaïque ............. — — pulv ......... — des jardins (p. de Guinée)... — — — pulv. Piment Tabago ................... PlMPRENELLE, feUÎUeS.............. PlPERIN.......................... Pissenlit (dent-de-lion), feuilles___ — racine ..... Pistaches, semences.............. ^Pivoine, fleurs.................... — racine................... — — pulv............... — semences ................ Qnan- lilfj diTerses m- gramme 1000,0 30 25 30 30 25 30 30 28 28 25 30 30 29 30 30 30 26 30 34 25 25 Hecto- ;ramme 100,0 Déca- gramrae 10,0 2, 2,50 1 1,20 ,75 1,20 1 ,50 ,50 ,50 2, l, ,60 1,20 1,50 1,0 Diagramme 0,1 ,10 1,50 V" «ES PRIX aux B< B"> [Soc, I> lrts,C"|«f«rto. ,25 26 22 25 26 21 23 25 24 23 22 23 23 23 2/1 25 26 22 25 30 21 21 28 23 27 28 22 25 27 26 25 24 25 25 25 26 27 28 23 27 31 22 23 19 21 20 22 16 18 17 19 15 16 17 19 16 18 12 14 38 40 11 13 11 13 21 22 17 18 13 15 17 19 20 21 1478 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pi il d'achat on de revient ( i Plantain, feuilles ................. Platine laminé et en fil........... — en mousse ou en éponge ... — noir de Liebig............ Plombagine (mine de plomb) ....... — purifiée pour la galvanoplastie .............. Podophtlle, racine ............... PODOPHTLLIN ..................... Pois à cautères d'iris du n° Oà 9leckpel — — 10àl2 — — — 13àl5 — — — 16àl8 — — - 19à20 — — d'oranges, mêmes prix. Pois chiches, semences ............ — — pulv. (farine). velus (pois à gratter).. Poivre blanc ..................... — deCayenne(capsic.frutescens). — — — pulv. — cubèbes pulv............... * — noir..................... — — pulv............... — de Guinée (capsicum annuum) — — pulv............ — long ...................... — — pulv................. Poix blanche ou de Bourgogne..... — noire...................... POIX-RÉSINE..................... Polygala amer, racine ........... g — de Virginie ou seneka, racine (variable). — pulv— Poltpode de chêne, racine........ Polvtric commun (perce-mousse).. Pommade ammoniacale de Gondret . — antiophthalmique ........ — antipsorique d'Helmerich. Quantités dnerses Kilogramme 1000,0 liecto- fframnie 100.0 Mca- gramroc 10,0 Gramm: 1,0 Mei- gramme 0,1 lt°" (ES PRII aux B" V"> Soc. I 1 ' Arls.C" Velérin. ,50 ,10 12 14 3, ,50 43 44 3,50 44 45 5, ,80 4b 46 ,30 ,10 8 19 10 2,50 ,40 ,10 20 22 3,50 ,70 ,10 33 35 ,60 ,45 ,50 ,75 ,60 ,70 1,50 1, 1,10 1,75 1,80 2, 2,50 ,40 ,50 10 11 12 13 2,50 ,40 ,15 22 18 23 18 2 ,30 19 21 2,50 ,50 ,10 20 22 1,75 ,25 ,15 ,20 19 17 18 21 17 18 ,90 ,15 15 17 1,20 ,20 17 19 1,75 ,30 18 20 2,50 ,40 20 22 ,40 ,10 10 12 ,40 ,10 10 12 ,40 10 12 ,90 ,15 15 17 2,50 ,40 22 23 3,50 ,50 23 24 ,50 ,10 12 14 ,75 ,10 13 15 3, ,70 ,80 20 25 24 27 1,20 ,20 16 18 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1479 Observa- ! Mi tions d ' al * at Quao tilés Kilo- granm Hecto- f grarom Déca- gramm tira mm Déci- gramm !»■ tK PRIX aux on de — — _ — _ Bijcc Soc. i 1 ' divers.es j revient Pommade d'Autenrieth, ou stibiée ___ ''"™ s 1000,0 100,0 10.0 t.o 0,1 Ms,e» Yélérin. i 3 , ,70 20 24 — blanc-rhasès (bl.-rhasis)___ 1,20 ,20 16 18 3,50 ,00 21 23 — camnlirée..... ,90 ,15 16 17 an r.lilnrnfni'nip. 3,50 1,20 ,80 ,20 20 16 24 18 ; — citrine (onguent citrin)..... — de concombres. — de Dupuytren, i ,90 3,50 ,15 ,60 16 24 17 25 onlre la calvitie. 1,50 ,20 18 20 1,20 ,20 18 20 — — ver te ......... 1,20 3, 1,50 ,20 ,70 ,20 18 20 16 20 24 18 — de goudron.....,........ 3,50 ,60 22 24 — d'iodures de plomb, de potassium iodurée, de mer- 4, ,70 23 25 — de laurier.............. 1, 1,20 ,15 ,20 16 17 17 19 — de limaçons............. — mercurielle doub. (ong.nap). 2, ,30 19 21 — — simp.(ong. gris). ,90 ,15 14 16 — nervale (baume nerval)___ 4, ,60 25 26 — ophthalm. de Desault, de ,80 25 27 — oxygénée (graisse oxygénée). 1, ,20 16 18 populeum (onguent popu.). ,90 ,15 14 16 1, ,20 16 18 — — (cératrosat)p.leilè\res,6oic. I 1 ' diverses revient Potion anlihystériq. ou fétide potion. liTLTSev 1000,0 100.0 10.0 1,0 0,1 irls.C" ïeîern. 1,50 1, 1,20 — antispasmod.ou éthérée. d 0 .. 1,30 ,70 ,90 — aromatique ou cordiale. d°.. 2, 1, 1,40 1,30 ,70 ,90 â, 9 3, — diurétique ou scillitiq. d 0 .. 1,40 ,80 1, — •gommeuse(julepgom.). d 0 .. 1,20 ,90 ,50 ,60 — huileuse (looch liuil.). d 0 .. 1,30 1, ,90 i, — purgative ordinaire (Codex) (médecine noire) la potion. 1,50 1, 1,25 Pour les autres, v. le Tarif des manip. (1). Poudres composées Poudre d'algaroth (oxy. chl. d'antim.) i, ,60 ,10 23 25 i, ,20 25 27 — arsenicale du frère Cosme ... 1,50 ,40 28 31 1,20 ,20 ,60 ,10 29 19 32 20 — du Caucase (poudre de pjr'elke). .. 1,50 ,30 29 16 31 — cornachine (p. de Tribus).. . — dentifrice rouge au corail___ 3, ,50 21 23 — — noire au charbon et quinq. 3,50 ,60 22 24 — diurétique (p. des voyageurs). 1,50 ,25 18 19 — de Dower (p. d'opium comp). 1,50 ,25 26 29 1,75 1,20 ,30 ,70 ,20 ,15 19 23 19 21 26 20 — insecticide du Caucase...... — d'Iroê.... la prise de 5 gram. ,75 ,50 ,60 2, ,40 19 21 1,50 ,25 17 19 (1) Les pharmaciens du département de la Marne ont donné, dans le Tarif à leur usage, le i moyen suivant pour établir le prix des potions: 1 toutes les potions soit magistrales, soit officinales, seront cotées, savoir: potions de 30 et 60 grammes, 40 c. les 30 grammes; potions de plus de 60 grammes, 30 c. les 30 grjmmes. Les fractions au-dessous de 15 grammes ne se comptent pas, i celles de 15 grammes et au-dessus se comptent i comme 30 grammes. Les sels de morphine, qui; i nine, etc., se comptent à part, suivant le prix de j chaque substance. Par cette méthode, on arrive i au même résultat que par la notre. 1 ! TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1481 Observations diverses Prit d'achat ou de revient Poudre de Plummer .......... — deSedlitz, laboite de 10 purgat. — deSûtiJepaquetpouriObout. — sternutatoire (p. d'asaret com.) — tempérante de Stahl___ — devienne............. Pour les autres, voy. le Tarif des manip. Poudres simples/voy.àleurs noms spéc. | Pouliot, plante.................. Précipité blanc (proto-chl. de merc.). — rouge (bioxyde de merc.)... | Primevère, fleurs ................ Propylamixe .................... Prussiates, voy. Cyanures. Psyllium, semences .............. — — pulv........... Ptarmique, plante ............... ^Pulmonaire officinale, feuilles ..... — de chêne (lichen pulmon. Pulpe de casse.................. — de tamarins............... Pour les autres, voy. le Tarif des manip. | Pyrélaïne de goudron ............. Pyrèthre, racine (variable) ......... — du Caucase, fleurs ........ — — pulv........ Pyrolignite defer (acétate deferimp.). Pyrophosphate de fer citro-ammo- niacal en paillettes... — de fer et de soude... I — —et de manganèse. | — de soude pur... Pyrothonide concrète ......... — liquide ........... Pyroxyhne (coton poudre) ..... Quassia amara (b. de Surinam) en cop. — — pulv.. Quassine ..................... Quantités iliYerses Klle- glammt 1000,0 llfclo- çramnit 100.0 grammi- 10.0 Gramme 1.0 Déci- gramme 0,1 5"' BES PMI aux B> B œ |Soc. V lrls.r."|ïflfrii 1,50 ,30 26 29 2 ** * 1, 1,50 1,50 1, 1,25 ,50 ,10 22 24 ,75 ,15 21 24 1,50 ,30 24 28 ,50 ,10 12 14 4, ,70 ,15 24 26 ,70 ,15 24 26 ,90 ,15 16 17 1,50 ,30 30 31 ,75 ,10 14 16 1,50 ,25 17 19 ,60 ,10 13 15 ,50 ,10 12 14 ,60 ,10 H 14 3, ,50 22 24 1,75 ,25 18 20 3, ,50 22 24 ,90 ,15 16 17 ,90 ,15 16 17 1,20 ,20 19 20 1,75 ,25 8 10 1,20 ,25 27 29 1,20 ,25 27 2-9 1,50 ,30 28 30 4, ,70 ,15 23 25 1, ,15 34 36 2, ,40 ,10 31 33 1,50 ,25 29 31 ,90 ,15 15 17 2, ,30 19 21 2,50 ,40 40 42 1482 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Quatre fleurs, fruits, semences ou racines, voy. Espèces. Qi ercitron (bois jaune) ........... Queues de cerises (variables) ........ Quillaya (écorce de Panama) ....... Quinine pure (variable) ............ — brute (variable) ........... QUINIUM ......................... QUINOÏDINE ....................... ■^Quinquina gris, écorce ............. — — pulv............... — jaune calisaya ou royal, éc. — — pulv....... rouge, écorce........... — — pulv............. Quintefeuille (potentille) feuilles ___ $ — — racine. Racahout ........................ Racine de Jean Lopez............. Pour les autres, voy. à leurs noms spéc. Raifort, racine fraîche............ Raisins de Corinthe, fruits......... Ratanhia, racine .................. — pulv ............. Ravensara , noix .................. Realgar (sulfure rouge d'arsenic)... Réglisse, racine fraîche............ — — sèche ............. Quantités diîerses Kilo gramme 1000,0 Htclo gramme 100,0 i — — —ratissée et coupée. -- pulv.............. — — — vétérinaire.... — noire (suc de réglisse)___ — — anisée ou à la violette Reine des prés (ulmaire) sommités .. Résine commune ou poix-résine..... — élémi ..................... — de gaïac ................... — de jalap brune.............. — — blanche............ 10, ,40 ,90 ,60 1,75 3, h 4, ,50 ,50 ,20 ,30 ,50 1,20 2,50 3, ,30 ,30 ,60 l, ,60 ,75 ,60 ,40 1,75 1,50 Diagramme 100 1,0 ,10 ,)5 ,10 2,50 ,25 ,40 ,40 ,60 ,80 1, ,10 ,10 ,20 1,50 ,10 ,20 ,40 ,50 ,25 ,10 ,20 ,10 ,10 ,30 ,25 3,50 à, 2,50 1,75 ,70 ,40 ,10 fléci- tramme 0.1 ,25 ,10 ,70 ,80 ,40 ,30 ,15 ,10 ,10 ,18 !!»• t'SS HIT aux B' B-'|Soc. Il 1 irls.G cc |Ve[érm 9 11 17 18 11 14 41 42 38 40 33 35 31 33 20 21 21 23 22 24 24 26 27 28 28 29 12 14 12 14 19 19 30 31 9 11 11 12 17 19 20 22 22 24 13 15 9 11 9 11 14 15 16 18 12 14 14 16 16 12 14 10 12 17 20 16 19 34 36 35 37 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1483 Observations diverses Pi il d'achat on de revient Résine de scammonéc blanche.. — taeâmahaca.....,...... Pour les autres, voy. àleurs noms spéc. Rétinolés, v. Onguents et Emplâtres. RHAroNTic(rhubarbe indigène), racine. pulv.. — vétér.. ^Rhubarbe de Chine ........... — — pulv ........ — de Moscovie ......... — — pulv..... Rnusradicans(toxicodendron),feuilles. Ricin, semences.............. Riz .......................... — pulv., voy. Farine de riz. Robs, voy. Extraits. Rocou, matière colorante....... Romarin, feuilles ............. Ronce, feuilles ................ Roses pâles, pétales........... — rouges ou de Provins (variables). — — pulv................ Rossons (drosera rotund.), fleurs___ £Rue des jardins, feuilles ............ — — pulv ........ — des murailles (asplénion) ....... Rusma (dépilatoire des Turcs) ....... Sabadilline ...................... Sabine, feuilles ................... — pulv ............... Saccharate de chaux ............. Saccharure de fucus crispus ....... — de lichen (gelée sec. délie.) — de limaçons (sucre hélicié). — d'huile volât, (oléosacch.). — avec les plantes fraîches ou conserves pulvérulentes de belladone, d'aconit, de digitale, de stramoine, de scillc, etc..... Quantités di'erses Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100,0 Hi'ca- gramme 10.0 Gramme 1,0 Datagramme 0,1 Vo" M a B< H'» irl!,C ce S NUI IX Soc. I>» Télcnn. 4, ,80 ,15 35 37 1,50 ,25 18 20 ,75 ,10 15 16 1,20 ,20 17 19 17 3,S0 ,50 23 25 5, ,70 ,10 25 27 7, 1, 26 28 9, 1,50 ,20 28 30 1,50 ,25 18 20 ,60 ,10 13 15 1,75 ,25 9 10 1,20 ,20 18 19 ,50 ,10 12 14 ,50 ,10 12 14 1, ,15 17 18 1,75 ,25 21 21 3, ,50 2, ,10 23 32 24 33 ,75 ,10 15 16 1,50 ,20 17 19 ,90 ,15 15 17 1,50 ,25 18. 20 7, 1,25 48 49 ,75 ,10 13 15 1,50 ,20 16 18 2,50 ,40 ,10 20 22 2, ,40 20 22 2, ,40 20 22 3, ,40 22 24 1,50 ,25 ,10 17 19 2, ,40 20 22 mit TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observa' tions diverses Prix d'achat on de revient Saccharure de vanille (sucre vanillé) au 1/10 ............. Safran, stigmates (variable) ........ — pulv ..................... — de mars apéritif (sesquioxyde de fer) ................. Sagapenom, gomme-résine .......... Sagou ........................... — pulv ....................... Salep de Perse................... — pulv. ............ Salicaire ...................... Salicine (variable) .............. Salicylate de fer ............... — de soude ............ de lithine............ — de quinine........... — de zinc .............. K Salsepareille, racine coupée ..... — — pulv. — — rouge, coupée. Salseparine (smilacine) ........... Sandaraque, résine .............. — pulv .......... Sang-dragon , résine ............. — pulv ......... Sang de bouquetin ............... Sangsues ............... la pièce Sanguinaire du Canada, racine.... — — fleurs ___ Sanicle, feuilles ................. Santal blanc, bois ............... — — pulv............... g — citrin, bois............... — pulv........... — rouge, bois............___ — — moulu.......... — — pulv............ Santoline (aurone femelle) ....... Santonine ....................... Qnan- lilés JiTerses 2,50 3,50 .30 5, 1,75 2,50 ,50 ,60 2, 2,50 ,90 90 1,75 1,75 1,20 1,75 3, 2,50 4, 1,50 75 1,50 2,50 1,50 2,50 ,50 ,50 ,60 ,80 2,50 3,50 ,30 ,40 ,10 ,30 ,40 ,15 1,75 5, ,15 ,30 ,25 ,20 ,30 ,50 ,80 ,40 ,70 ,25 ,10 ,20 ,40 ,20 ,40 ,10 ,10 ,20 ,10 ,20 ,80 ,70 ,60 ,30 », 3, 15, ,10 ,20 ,10 ,10 ,10 ,15 ,50 2,50 27 I 28 32 34 34 16 20 11 13 21 22 16 31 29 36 42 35 19 22 11 13 22 23 17 33 31 38 43 ,80 ,15 17 17 20 21 20 21 52 53 18 19 20 21 22 24 24 26 21 23 ,20 ,25 25 26 18 19 14 16 18 20 20 22 18 20 20 22 9 12 9 12 16 18 12 14 34 36 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1485 Observations diverses Pi il d'achat ou de revient ^Saponaire officinale, feuilles ........ — racine .................. — d'Egypte, racine......... Saponine ........................ Sarcocolle ...................... Sariette, sommités ............... Sarracenia purpurea, plante ou racine, Sassafras, bois de la racine ........ — — en copeaux ........ Sauge, feuilles .................... — pulv ................ Saule, écorce ..................... ^Savon amygdalin ou médicinal...... — animal ..................... — arsenical de Bécœur......... — d'huile de croton............ — de Starfcey (savon de térébenth.) — vert....................... Saxifrage, racine ................ ^Scabieuse, feuilles................. — fleurs ___.............. — racine ................. Scammonée dAlep, gomme-résine... — — pulv. (diagrède).. — de Snryrne ............. — de Montpellier .......... Sceau Notre-Dame (vigne vierge) ___ — de Salomon, racine.......... Scille maritime, squammes sèches.. — — pulv ----- Scillitine brune .................. — pure. Scolopendre (langue de cerf), feuilles. Scordium (germandrée d'eau), feuilles. Scorsonère, racine ................ Scrofulaire, plante ............... — racine............... SècHE (os de sèche) pulv ........... Seigle pulvérisé (farine de seigle.)... — ergoté (ergot de seigle) (var.). Quan- Iilés diverses lil gramme 1000,0 Hectogramme 100,0 DCca- grammt 10 0 Gramme 1,0 «éci- gramme 0,1 t™ PJS PtU ___ aiix B« H" |Soe. M 1 ' ArKf. ce | Velerin 1,50 ,50 ,50 ,50 8, ,60 ,40 ,60 ,50 ï ,50 ,20 1,20 2,50 30 50 50 On 50 ,50 ,50 ,20 ,50 ,60 ,75 ,50 ,50 1,20 20 ,10 ,10 ,10 2, ,20 ,10 ,50 ,30 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 ,20 ,20 J ,60 ,40 ,10 ,10 ,10 ,15 ,10 î ,30 ,50 ,40 ,50 ,30 ,50 ,10 ,10 ,10 ,20 ,35 2, 5, ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,20 î ,20 ,35 ,35 ,80 12 12 12 40 29 12 30 10 12 12 16 12 17 17 16 35 20 8 12 12 15 12 30 31 29 21 12 12 15 18 39 45 12 12 15 12 12 16 8 22 14 14 14 41 GO 14 31 12 14 14 18 14 13 18 37 22 10 14 14 17 14 31 32 30 23 14 li 17 21 41 4G 14 14 16 14 14 18 8 25 i486 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observa- 1 lions 1 direrses I Piii d'achat ou de revient — — — vétérinaire (var.). Sel ammoniac blanc, pulv .......... Quantité diverses Kilogramme 1000,0 UKlO- gramnu 1 1000 Dècj- grjmmt 10 0 1 Deci- 1 S"' DÏS MU Gramme 1 au r IgramoK'l —^! L— — 1 — 1 B> B" Soc. H 1 ' 1.0 1 0.1 |lr(s.C« Méril. ! ,60 ,40 ,50 1, 2,25 3, 3,50 1, ,75 1, ,60 ,00 2,50 1, ,75 1,50 ,75 ,60 1,20 ,50 ,75 4, 5, ,90 1,20 ,90 ,75 1,20 1,75 2,50 1,75 2, ,15 ,10 2,50 ,20 ,10 ,10 ,40 ,20 ,15 . ,10 ,20 ,10 ,10 ,20 ,10 ,10 1,20 5, ,60 ,80 ,15 ,20 ,15 ,10 ,20 ,25 ,40 ,25 ,40 ,50 ,10 ,25 1, ,10 ,15 ,10 ,10 ,15 26 16 15 32 15 10 10 20 7 18 13 18 12 10 17 11 12 28 33 25 26 15 17 16 12 16 18 20 18 ,25 ,30 ,60 1,25 28 26 17 16 33 17 14 14 22 9 19 15 20 15 14 19 13 14 30 36 26 27 17 19 17 15 18 20 22 20 ,30 ,40 ,75 1,75 i — de Boutigny (chloroiod. de merc). — duobus (sulfate de pot.), pulv..,. — d'Epsom (sulfate de magnésie).. — de Glauber (sulfate de soude)___ — de Guindre.. le paquet de 15 gr. — de lait (sucre de lait) pulv....... — de Saturne (acétate de plomb crist). .1 — de Seignette ou de la Rochelle (tartrate de potasse et de soude). — de tartre (carbonate de potasse).. — de Vichy (bicarb. de soude) pulv.. — volatil de corne de cerf.......,. — — de succin (acide succinique Selin des marais, racine (variable) .. — — pulv. (variable) ... — autres,voy. à leurs noms spéc. $ — — mondées........ Seringue àinject. p. hommes,en verre. — en cristal. — — avec étui. — — avec étui et monture en os et en étain. TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1487 Observations diverses Prix d'achat ou de revient Seringue à inject. p. femmes, droites Quantités diïerses Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100,0 Diagramme 10,0 Gramme 1,0 Deei- gramme 0,1 v>« des rail aux B> B « [Soc. * lrli,C c « Téliria. ou courbes, ou de Ricord, en verre.. 1,50 1, 1,25 — — — en cristal. 2, 1,25 1,50 — pour le nez ou les oreilles... ,75 ,50 ,60 Serpentaire de Virginie, racine (var.). 3, ,40 23 24 4, ,70 25 26 1,20 ,60 ,10 12 ,80 14 1, Serre-bras en fer-blanc ou en gomme. 1,50 1, 1,25 Sesajie, semences ................. 2, ,30 1,50 ,10 ,25 9 19 10 20 Seseli de Marseille, semences ....... Silicate de potasse chirurgical ...... 6, ,75 12 13 — de soude, liquide.......... ,75 ,10 12 13 2,50 ,40 21 23 1, 1,50 ,20 ,20 16 18 17 19 2,50 ,40 3, ,50 20 42 22 43 • litre Denii- Itouleilk Sirops (Saccharolés liquides) compris Terre compris ,70 ,70 ,10 ,10 l/i 14 15 15 5, 5, 2, 2, — d'acide citrique (s. citrique)... — — cyanhydrique(hydrocyani.). 1,50 ,20 18 20 — — tartrique (s. tartrique)___ a,50 1,75 ,60 ,10 14 15 — — phénique (s. phénique) ... 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 5, 2,25 2, ,80 ,70 ,10 ,10 15 Ml 16 15 M — antiscorbutiq. (s. de raifort com.). 5, 2, ,70 ,10 14 15 — — de Portai........ 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 5, •2 ,70 ,10 14 15 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 — d'asperges (de racines)........ 5, 2, ,70 ,10 14 15 # — — (de pointes)........ 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 — d'aunée..................... 5, 6, 6, 2, 2,25 2,25 ,70 ,80 ,80 ,10 ,10 ,10 14 15 15 15 16 16 — de baume de Tolu......... 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 I 1488 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Piii d'achat ou de revient Sirop de benjoin.................. — de berberis.................. — de biiod. de mercure ioduré ... — de bourrache................ — de bourgeons de sapin........ — de bromure de fer ou de potass. — de cacliou ................... — de café ...................... — de cainça .................... — de calebasse ................. —• de camomille ................ — de camphre.................. — de cannelle.................. — de capillaire................. — de carottes (de suc),.......... — de cerises ................... — de chèvrefeuille .............. — de chicorée simple ............ i — — composé .......... — de chloral................... — de chlorhydrophosph. de chaux. — de chloroforme ......... ..... — de chou rouge............... — des cinq racines.............. — ue citrate de fer.............. — de cochléaria................ — de codéine ................... — de coings .................. — de colchique ................. — de consoude ................. — de coquelicot ................ — de cresson ................... — de Para......... '. — de Cuisinier (s. desalsepar. com). — de cynoglosse ................ —i de dattes.................... — dépuratif de Larrey........... — - de Desessarts (s. c. la coqueluche). — diacode ..................... — de disilale................... Demi- HectoDéca- terre bouteille Terre gramme gramnii 1 compris compris 100,0 10.0 6,50 2,50 6,50 •2,50 , 8, 3, l, 5, 0 5, 2 6,50 2,50 G, 2,25 , 7,25 2,75 , 6,50 2,50 , 1, 5, 2, 5, 2, , 6,50 2,50 , h 1,25 , 5, 2 3,50 1,50 , 6, 2,25 , 5, 2, , 8, 3, 1, 9, 3,50 1, 1, 5, 0 6, 2,25 , 8, 3, 1, 5, 2 1, 4,50 1,75 , 1, 5, 2, , 6, 2,25 , 5, 2, , 6,50 2,50 , 8, 3, 1, 5, 2, , 5, 2, , 8, 3, t, 6,50 2,50 , 6,50 2,50 , 6, 2,25 ,90 ,90 ,70 70 ,90 ,80 ,90 ,90 75 7(1 ,70 ,90 ,50 ,70 ,50 ;8o ,70 ,50 ,20 ,70 ,80 ,'0 ,50 ,60 ,70 ,80 ,70 ,90 ,70 ,70 ,90 ,90 ,80 ,15 ,15 ,15 ,10 ,10 ,15 ,10 ,15 ,15 ,25 ,10 ,10 ,15 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,15 ,20 ,15 ,20 ,10 ,10 ,15 ,10 ,20 ,10 ,15 ,10 ,10 ,10 ,15 ,15 ,10 ,10 ,15 ,15 ,15 .10 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1489 Observations diverses Piii d'achat ou de revient I Sirop de digitaline............ — de douce-amère ......... — d'écorces de grenades___ — d'orang. doue, ou amer. — d'orme pyramidal... — d'émétine .................. — d'épine-vinette (de berbéris).. — d'ergotine ................. — d'érysimumoudeVélardsimple. — — composé, d'éther................ — d'eucalyptus............ — d'extrait de stigmates de maïs. — de fleurs d'oranger...... — — de pêcher....... —■ de framboises ........... — de fumeterre........... — de gaïac ............... — de gentiane............. — — au vin de Madère. — deGibert(debiiod. demerc. iod. — de gingembre ............... — de gomme adragante ......... : — — arabique .......... — de goudron................. — de grenade avec le suc....... — (d'écorce)......... — de groseilles simple ou framb.. — de guimauve ................ — — comp.(s. deFernel). — de houblon ................. d'huile de foie de morue ...... — d'hypophosphite de soude ou de chaux, ou de magnésie. — d'hyposulflte de soude... — d'hysope ............... — iodo-tannique ........... — d'iodure d'amidon....... — — de fer.......... — — de potassium___ Litre Terre compris Demi- ! bouteille Terre compris nttio- ramnie 100,0 Dfca- îramme 10.0 Gramme 1,0 Déci- gramrae 0,1 5»' DFS reu . aux B' B™ ISoe. M 1 Irli.C" Yeléiai ' 1,20 ,20 16 18 5, 2, ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 ,50 ,20 17 19 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 ,50 ,20 17 19 5, 2, ,70 ,10 14 15 6,50 2,50 ,90 ,15 15. 16 3, , ,15 15 17 8, 3, , ,15 16 17 6, 2,25 ,80 ,10 lo 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 3,50 1,50 ,55 ,10 13 14 3, 0 •* ? ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 8, 3, , ,15 16 17 8, 3, ,15 16 17 5, 9 ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 3, 1,25 ,50 ,10 12 13 4,50 1,75 ,60 ,10 14 15 9, 3,50 i ,15 18 19 5, 2, ,70 ,10 14 15 3, 1,25 ,50 ,10 12 13 3, 1,25 ,50 ,10 12 14 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 5, 2, ,70 ,10 14 15 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 9, 3,50 1 ,15 17 18 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 5, 2, ,70 ,10 14 15 8, 3, 1 ,15 16 17 7,25 2,75 ,90 ,15 16 17 6,50 2.50 ,90 ,15 15 16 6,50 2,50 ,00 ,15 15 16 94 1490 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Pril d'achat ou de revient Smop d'ipécacuanha............. — — comp. (de Désessàrts) — de jusquiame.............. — de karabé (d'opium succiné) . — de lactate de fer........... — de lactophosphate de chaux.. — de lactucarium............. — de laitue.................. — dépuratif de Larrey, simple.. — de laurier cerise........... — de lichen................ — de lierre terrestre.......... — de limaçons ou d'escargots___ — de limons ou citrons......... — de matico .................. — de menthe................. — de mênyanthe.............. — de miel (mellite simple)...... — de monésia................. — de monosulfure de sodium ___ — de morphine (acétate, sulfate ou hydrochlorate ^)......... — de mou de veau............. — demoussedeCorse (s. vermif.) . — de mûres................... — de narcéine ................. — de navets.................. — de nénuphar ou de nymphœa.. — de nerprun................. — de noyer (feuilles) ........... — d'œillets rouges............. — d'oignons blancs............ — d'opium .................... — — succiné (s. de karabé). — d'oranges .................. — — avec le suc.......... — d'orgeat (s. amygdalin) ....... — de pavots blancs ou diacode.. — pectoral .................... — de pensée sauvage ........... Litre Terre compris Demi- bouteille Terre compris Hectogramme 1O0.0 Déca- gramme 10.0 Gramme 1,0 Diagramme 0,1 a arls,C« 5 PMI IX Soe. «'• Tétérà. 8, 3, 1, ,15 16 17 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 2,25 ,80 1, ,10 ,15 15 16 16 17 8, 3, 1,. ,15 16 17 9, 3,50 1, ,15 17 18 8, 3, 1, ,15 16 17 5, 2, ,70 ,10 14 15 8, 3, 1, ,15 16 17 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 °» 2, ,70 ,10 14 15 •J, 2, ,70 ,10 14 15 3, 2,25 ,80 ,10 15 16 3,50 1,50 ,55 ,10 13 14 8, 3, L, ,15 16 17 5, 2, ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 4,50 1,75 ,60 ,10 14 15 8, 3, 1 ,15 16 17 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 3, 1, ,15 16 17 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 4,50 1,75 ,60 ,10 14 15 1,50 ,?,0 18 20 5, 2, ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 5, 2, ,70 ,10 14 15 9, 3,50 1, ,20 17 18 5, 2, ,70 ,10 14 15 ,90 1, ,15 ,15 15 16 16 17 3,50 1,50 ,55 ,10 13 14 4,50 1,75 ,60 ,10 14 15 3,50 1,50 ,55 ,10 13 14 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 5, 2, ,70 1 ,10 14 15 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1491 Observations diverses Prii d'achat ou de revient Sirop de pepsine .................. — de perchlorure de fer........ — de phellandrie............., — phénique................... — de pivoine (fleurs) ........... — de pointes d'asperges........ — de polygàla ................ — de Portai................... — de punch.................. — de pyrophosphate de fer ...... — de quinine (de sulfate)....... — de quinium................ — dequinquinagrisoujauneàl'eau — de quinquina au vin de Madère, de Lunel ou de Malaga___ — de quinquina ferrugineux___ — deraifort comp. (s. antiscorbut) — — iodé.............. — de ratanhià................ — de réglisse................ — de rhubarbe................ — — composé ........ — de roses pales, ............. — de safran .................. — de salsepareille simple....... — — comp. (de Cuisinier) — de saponaire................ — de sassafras................ — descille................... — de seigle ergoté............. — de semen-contra............ — de séné.................... — de sève de pin.............. — de squine.................. — de stœchas composé......... — de stigmates de maïs........ — de stramonium .............. — de sucre ou simple........., — de sulfate de quinine........ —- de sulfate de strychnine.....i Litre Terre •ompris Demi- bouteill terre comjri Ueclo- '.gramme j100,0 Iléca- gramme 10.0 Gramme 1,0 Wel- gramme 0,1 S»' DES PFL» aux B> B« |Soe. »'• lrli,C«|nUrio. 9, 3,50 1,20 ,20 18 19 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 5, 2, ,70 ,10 14 15 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 8, 3, 1, ,15 16 17 1,50 ,25 19 20 7,25 2,75 ,90 ,15 16 17 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 8, 3, 1, ,15 16 17 9, 3,50 1,20 ,20 18 19 5, 2, ,70 ,10 14 15 7,25 2,75 ,90 ,10 16 17 8, 3, 1, ,15 16 17 5, 2, ,70 ,10 14 15 8, 3, 1, ,15 16 17 8, 3, 1, ,15 16 17 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 1,75 ,25 20 21 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 8, 3, 1, ,15 16 17 5, 2, ,70 ,10 14 15 5, 2, ,70 ,10 14 15 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 1,50 ,20 17 19 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 5, 2 ,70 ,10 14 15 6,50 2,50 ,90 ,15 15 16 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 2,50 1,10 ,40 ,10 10 H 1,50 ,25 19 20 1,20 ,20 18 19 1492 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE l ObservaPrit Litre Demi- Utcto- Déca- 1 Decï- I K<>« DES PRIX Gramme auX I grammel .—^_ ^. — tions d'achat Terre bouteilla gramme gramme ou de Terre — — — — l!'B">|Soe. «» diverses revient corn pris compris 100.0 100 1,0 0,1 irt!.C« Mtérta. 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 — de tartrate ferrico-potassique.. 8, 3, i, ,15 16 17 4,50 1,75 ,60 ,10 14 15 — de térébenthine............. 5, 5, 6, 2, 2, 2,25 ,70 ,70 ,80 ,10 ,10 ,10 14 14 15 15 15 16 — de thé ............... — de thridace................. 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 6, 5, 2,25 2, ,80 ,70 ,10 ,10 15 14 16 15 — de trèfle d'eau (ményanthe)... 5, 2, ,70 ,10 14 15 — de valériane................ 5, 5, 2, 2, ,70 ,70 ,10 ,10 14 14 15 15 — vermifuge, voy. Sirop de semen- contra etS.de mousse de Corse. 6, 2,25 ,80 ,10 15 16 3, 1,25 ,50 ,10 12 13 — — framboise........ 3,50 1,50 ,55 ,10 13 14 — de violettes {variable) ........ 9, 3,50 1,20 ,20 17 18 Quan- 1 Kilo- tites Y'-'\ Jiierses Kooo,0 15, 2,50 52 53 ,75 ,63 ,70 Soda-water's, la bout, verre comp.. 1,50 ,25 10, 1,75 50 15 51 17 Solution arsenicale de Boudin ...... — — de Fowler...... 1, ,20 21 25 ,75 ,15 19 23 — sulfur. {bainsaU.) labout.v.c. ,75 ,40 ,40 — mercur. de Van-Swieten___ 3,50 ,75 ,15 10 13 Solutions magistrales, v. Tarif d. man. Sondes en gomme, mêmei prii qae les bougie ^Souchet long, racine............. ,50 ,50 2, ,90 ,10 ,10 ,30 ,15 ,80 ,20 12 12 20 16 26 14 14 21 17 28 — rond, racine........ — comestible, racine........ Soude caust. à l'alcool (hydr. des. pur). — — liquide (lessive des sav.). ,50 ,10 11 14 ,30 ,30 ,10 ,10 7 8 10 10 — sublimé (fleurs de souffre) ___ TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1493 Observations diverses Prix d'achat ou de revient Quan- lilfs iiïerse Kilo- gramm 1090,( Hectogramme 100.0 Déca- gramme 10.0 Gramme 1,0 Déti- gramme 0,1 I»' M8 PP.1I aux lrts,C™|véWrl«. 1 .60 ,10 ,40 ,10 12 19 14 21 — précipité (magislère de soufre). 7 2, 1, ,70 ,15 22 ,60 26 ,80 Sparadrap de diachylon gom., le met. — — le déc. ,20 ,10 ,10 — — deshôp.,'em. 1,50 ,90 1,20 — ■— — le déc. ,30 ,20 ,25 — de diapalme, le mètre ___ 1, ,60 ,80 — — le décim.. .. ,20 ,10 ,10 — d'emplâtre de cigûe ou de — belladone, le mètre ___ 3, 1,75 2,25 — — le décimètre. ,60 ,40 ,50 — de Nuremberg, le mètre.. 3, 1,75 2,25 — — le décim.. ,60 ' ,40 ,50 — d'onguent Canet, le mètre. 2,50 1,50 1,75 — — le décim. ,50 ,30 ,40 — de poix de Bourg, le met.. 2,50 1,50 1,75 — — le décim. ,50 ,30 ,40 — des quatre-fondants, le m.. 3, 1,75 2,25 — — le décim. ,60 ,40 ,50 5, 3, 4, — — le décimètre.. 1, ,60 ,80 3, 1,75 2,25 ,60 ,40 ,50 ,60 ,10 11 14 Spigélie anthelm., feuilles (variable). 1,75 ,30 21 22 ,50 10 12 14 15 ,75 ,10 13 | ,90 ,15 6, 1, 46 16 48 17 1,20 ,20 17 19 3,50 3,50 6, ,60 ,60 1, ,10 ,10 ,20 4, 2, 70 22 22 27 44 25 25 28 45 41 — de morphine............ : . , 1 V ,35 39 1,20 2, ,20 ,30 17 21 19 22 1 i 3, i, ,50 J5 22 16 24 18 1 ! i . /. 1494 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observa tions diverses Prii d'achat on de revient KStramoine (pomme épin.), feuilles ___ — — — pulv. — — racine..... — semences.. Strontiane, pure ................. Strychnine ...................... Styrax liquide ................... — (onguent) ................. Sueérine (poudre de liège)......... Sublimé corrosif (deutochl. de merc). Suc de citron où de limons......... — d'herbes ordinaires............ — d'oranges ................... — de réglisse (réglisse noire) ...... — — ànisé ou à la violette. Soccin (karabé, ambre jaune), résine. — — pulv. . Succinate d'ammoniaque pur ........ 8 — — impur liquide (esprit vol. de corne de cerf succiné) Sucre blanc pulv ................ — candi blanc................ — — pulv............. — de lait (sel de lait, lactine) pulv. — de limaçons ou hélicié....... — orangé purgatif............. — vanillé au 1/10.............. Pour les autres, voy. Saccharolés. Scie préparée .................... Suif purifié ..................... Sulfates (Vitriols, Couperoses) Sulfate d'alumine pur ............. — — ordinaire........ — d'alum. et de pot. (alun) crist. — — pulv... — — calciné. — d'alum. et de zinc liquide du Codex ............... Qaan- tiléi liTerses Kilo. gramme 1000,0 IIîClO gramme 100.0 ,90 1,50 ,75 1,20 1,20 1,20 1,75 4 1 ,50 i, ,50 ,75 2, 2,50 3,50 ,40 ,40 ,90 1, 3, 2,50 5, Béea- grammc 10.0 1.0 ,15 ,25 ,10 ,20 ,20 ,20 ,30 ,70 ,60 1,50 ,30 ,40 ,60 1,20 2,50 ,10 ,35 ,40 3,50 ,60 ,10 ,10 ,15 ,15 ,40 ,40 ,80 ,40 ,10 ,10 ,20 ,20 ,10 ,10 ,10 ,20 ,40 ,15 ,10 ,70 ,10 ,20 ,10 Mri- gramme »•>■ dis nui aux B' B" Soc. !'• 0,1 lrts,C« lelérin. 14 16 17 19 14 16 16 18 27 28 ,50 40 43 16 18 16 18 19 21 22 25 17 18 13 14 17 18 14 14 16 16 20 22 21 23 ,15 33 35 22 24 12 13 13 14 16 17 18 19 22 24 20 22 27 28 21 22 14 15 19 20 8 10 7 11 10 14 14 17 20 22 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1495 Observations diverses Prii d'achat ou de revient Sulfate d'ammoniaque pur ......... — d'antimoine (sous-) ........ — d'argent................. — d'atropine (variable) ....... & — de baryte pur............ — naturel.......... — de bébéérine............. — de cadmium .............. — de chaux pur............. — — naturel (gypse,plàt.). — de cinchonine............ — de codéine............... m — de cuivre (vitriol bleu) pur.. — — — ordin. — — — pulv.. — —■ fondu en crayons.. — — ammoniacal ...... — d'ésérine................. $ — defer(proto-)(coup.verte)pur — — ordinaire ou vétérin... — - (per-)............... — — et de manganèse..... — d'indigo (indigo liquide).... — de manganèse ............. — de magnésie (sel d'Epsom).. — — vétérinaire___ — de mercure (proto-)....... — — (deuto-)....... — — (sous-}(turbithmin.). — de morphine.............. — de plomb pur............. — de potasse cristallisé ....... — — pulv. (sel duobus). — — (bi-) (suif, ac.de p.) — de quinine ................ — (bi-) crist ....... — de soude (sel de Glauber)... — -s- vétérinaire......... — — acide (bisulf.desoude) — de strychnine ............ Quan- Utfe dnerses lilo- grammt 1000,0 Hectogramme 100,0 Diagramme 10,0 1,50 1,10 ,25 ,25 1, ,40 ,75 ,75 ,20 1,20 3, 3,50 3, ,60 3,50 3,50 4, ,75 ,60 ,60 ,40 ,10 1,0 Mci- gramme 0,1 !î<» DES VRII aux B" B=° Hoc, * lrl«,C" HUrll ,10 1, 2, ,50 ,60 4, ,10 ,20 ,15 ,15 ,15 2,50 ,15 1,50 ,40 ,70 3, .50 ,30 ,30 ,50 15 22 35 48 20 8 39 31 22 8 32 44 15 9 12 22 24 54 12 7 17 23 23 23 10 23 23 24 40 16 14 15 13 39 39 10 9 40 17 24 37 49 22 10 41 33 24 9 34 46 17 10 14 24 28 54 14 8 19 24 25 24 14 10 25 25 26 42 18 16 17 15 41 41 14 10 H 43 1496 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE O&serva- [tions diverses Prix d'achat ou de revient Quantités Jiterses Kilogramme 1000,0 Hectogramme 1000 llta- gramme 100 Gramme 1.0 léci- grammc 0,1 1" DF.S PRII aux 4rIî.C c0 1 l'eférin. Sulfate de zinc (couper, blanche), pur. 1, ,20 14 16 — — ordinaire ou vétérin. 1,50 ,30 ,10 7 8 — — — pulv. 2,50 ,50 ,10 10 H Sulfite d — d — si ,75 ,75 ,10 ,10 13 13 15 15 ilfuré de soude (hyposulflte 1,76 ,30 16 19 ,50 ,10 10 13 SULFOCYAD 1,76 1,75 ,40 ,40 ,10 ,10 30 30 32 32 de potassium pur ..... SULFOVINA te de soude............. 3, ,40 2,50 ,40 23 40 24 42 Sulfures (hydrosulfates). Sulfure d'ammonium (hjdrosulf. d'amm :). 3, ,50 ,10 23 24 — d'antimoine (antim. cru) lavé. 1,50 ,25 ,10 17 19 — — du commerce... ,50 ,10 12 14 Sulfure d'antim.(oxysulfure)(\erre d'ant.) 1,20 ,20 17 19 — — — (foie d'ant) ,60 ,10 13 15 — — — (crocus m.) ,60 ,10 13 15 <§; — — hydraté (kermèsmin.) 2, ,40 ,10 29 31 — — — vétérinaire. 23 — — hydrosulfuré (soufre doré d'antimoine). ,70 ,15 22 26 — d'arsenic jaune (orpiment)... ,25 ,10 13 15 — — rouge (réalgar)___ ,25 ,10 13 13 2,50 ,40 20 22 — decalcium(sulf.sulfur.decalc) 1,20 ,20 17 i9 2, ,40 ,10 19 21 — — du commerce... 3,50 ,75 ,10 12 13 — d — d 4, ,75 ,10 1, ,20 13 26 14 28 'étain (per-) (or mussif)___ - d », 3, ,20 ,50 16 23 18 24 — d'iode (iodure de soufre)___ 1,75 ,30 29 31 — de merc. noir (éthiopsminér.) ,80 ,20 25 27 — — rouge (cinnàbre)... 3,50 ,50 ,10 24 25 — 4, ,60 ,10 25 26 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1497 Observa- j Fnx 4; ___ 1 d'achat lions 1 1 ou de diverses | revient SULFU re demerc. factice pulv. (vermil.) Quantités JiTerses Kilo— gramme 1000,0 Hectogramme 100.0 Mca- granion 10.0 Gramme 1,0 téei- gramme 0,1 s- us tw aux B< E e jsoc. H 1 ' Arls,C M JYeier'n. 2,b0 2, 3, ,75 ,60 ,30 ,25 50 15 10 10 10 23 15 14 10 9 24 16 15 11 10 — naturel (galène)... de potasse (foie de soufre).. — liquide à 30°___ « — M Sumac Sumbui Suppos de sodium (hydros. de soude). ,40 1,80 7, 2,b0 2, 1, ,30 ,25 4, ,75 1, 1,50 5, 13 10 10 70 10 15 2b 80 ,15 ,15 15 10 9 24 14 17 18 25 ,2b 1,20 17 11 10 25 16 18 20 27 ,30 1,50 — liquide à 30 J ... — naturel (blende). vénéneux (rlius radicans) ... itoires de beurre de cacao, lapièce — — les 6. — — à l'aloès, lapièce _ _ _ les 6. ,4o 1,80 ,25 1,20 ,30 1,50 — — à l'extrait de ra- tanhia, lapièce — — — les 6. ,80 3,60 ,50 2,40 ,60 3, — — les 6. ,30 1,2b ,20 ,90 ,25 1,20 _ — les 6. ,30 1,25 ,20 ,90 ,25 1,20 Pour le ^Sureau Suspen s autres, voy. T. des Manipulât. 1,25 1,50 1,7b 2,50 ,75 1,50 l. ,75 ,10 ,25 ,15 ,10 15 18 16 15 ,60 1, 1,25 16 20 18 16 ,90 1,25 1,50 soir ord., poche en coton, pièce. ceint, élast. — d° - — poche en fil. d° — — en soie. d° — faç. Milleretpoche encot. d° _ _ _ en fil. d a 2,2b 1,50 1,80 — — — en soie. d° — — poche de rechange, en coton. d° *., ,60 ,75 — — _ en fil. d° i — — — en soie. d° 1498 TARIF GENERAL DE PHARMACIE I Observa- 1 M* ..„_. d'achat | ou de diverses rev ient Tabac (nicotiane), feuilles mondées.. Quantités duerses Kilo- gramm 1000,0 Hectogramme 100,0 Béca- graram. 10.0 Gramme 1,0 uéci- gramme 0,1 «»• DIS flU aux B- B» 1 Soc. «!• irts,C CF Vetérin. , 1, ,20 14 17 ' 2, ,40 ,10 19 21 Tablettes, voy. Pastilles. i M, ,40 ,20 — ciré ou gommé... le mètre. 5, 3, 4, — — ledécimêt. ,60 ,40 ,50 Talc de Venise (craie de Briançon)... 1, ,20 10 15 ,75 ,10 13 15 1,75 ,25 18 20 3, ,50 22 24 4, ,70 24 26 Tan (écorce de chêne) pulv ........ ,60 ,10 12 15 Tanaisie, sommités ................ ,60 ,10 13 15 1,75 ,30 ,10 30 31 1,20 ,20 26 28 — de plomb................ 1,20 ,20 26 28 1,75 ,30 38 40 — de zinc............. 6, 1,20 1, ,20 ,20 26 24 28 27 Tahkin (acide tannique) pur........ Tapioca des Indes ................. 3, ,50 13 14 a, ,60 14 15 —■ indigène .................. Tartrates (Tartres). Tartrate d'ammoniaque ........... 1,50 ,30 28 30 — d'antimoine et de pot. (émet.) 1, ,20 22 25 — — les 5 centigr. ,10 ,05 ,05 — borico-potassique (crème de tartre soluble)......... 1,50 ,20 20 21 — de fer (proto-)........... 9 4, ,40 ,70 ,10 ,10 20 21 25 — — (sesqui-) en paillettes. 23 — — et de potasse amorphe. 2, ,40 ,io| 20 21 ■M — — — en paillettes. 4, ,70 ,10 23 25 — — et de manganèse ... 5, ,80 ,15 25 27 8, 1,50 ,30 29 30 — de magnésie............. 2, ,40 20 21 — de mercure.............. 1,50 ,30 26 30 1,75 ,30 20 21 VtfKMMtfi£0MMWM9MMMMHMMM~ TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1499 Observations diverses Prii d'achat ou de revient ^Tartrate dépotasse (neutre)(sel vég — — (bi-) (crème de tartre) — — — pulv, — —et de fer en paillettes. — — et de soude........ — de soude ................ de quinine .............. Tartre (bitartrate de pot. brut) blanc. — — — rouge. — stibié (émétique) ........... — — — tes 5 centigr. Teintures alcooliques (I) Quantité, diverses Kilo gramme Hectogramme 100,0 | Déca- grammt 10,0 1,0 tiéfi- [ gramme I 0,1 B' l=« Soc. M'» | lrts,C« Vetérin. ,10 (1) Ne pas confondre quelques-unes de ces teintures avec celles qui sont placées sous le nom d'alcoolatures, et qui sont préparées avec les plantes fraîches. (Litre____ Prii di l'tecto. X S, 6\ (2) TeintureiAi/2 litre. d° X 2 > 8 ' ™ m en IBouteille do X *> 2 (tompri, (1/2 bout. d« X 2 , *; ^Teinture d'absinthe (2) ............ — composée (élixir de Stoughton).. — acétique d'opium......... — d'aconit................. — d'aloès .................. — — comp. (élixir de longue vie) lit, — d'ambre gris (ess. d'ambre), — amère (élixir de Stougthon), — — de Dubois (élixir) ... — -- dePeyrilhe(élix.)teW. |g, — d'anis ................... — d'angélique.............. — antiscorbutique ........... — d'arnica.___...... le litre. |7, — d'asa-fétida .............. — d'aunée ................. de badiane ou d'anis étoile. — balsamiq. (b. du command.) 3,50 3,50 1,50 ,90 1, 4, 1,20 1,50 ,50 ,50 ,20 ,10 ,15 ,70 ,20 ,20 ,101 ,30 1, ,20 1,50| 2 3,50 2, i, ,90 2, l, 1, 1,50 1,50 75 i 1,20 2, 1,50 2, 2, ,25| ,40 ,60 ,40 ,201 ,15 6, ,40 ,15 ,15 ,25 ,25 ,30 ,20! ,40 ,25 ,40 ,30 ,10 «, ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 19 17 18 23 17 19 39 13 13 22 ,051 18 19 23 20 15 16 38 19 16 16 18 18 18 17 19 18 19 20 20 18 19 25 19 20 41 14 14 25 ,05| 19 21 25 22 17 16 38 21 17 17 19 19 20 19 21 19 21 22 ■ A m 1500 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observa- 1 Pjii tiens /d'achat I ou de diverses j reïient Quantités li'erses Kilogramme 1000,0 Uecto- gramme iOO.O Diagramme 10.0 Gramme 1,0 Mci- gramme 0,1 v m prii aux B< B" e Sec. H'" irts.C" Télérin. 2,50 ,40 21 23 — — de la Mecque... 4, ,70 ,15 1k 26 — — de Tolu........ 2,50 ,40 21 23 — 1,75 1,75 ,40 ,25 ,10 19 19 21 21 de Bestuchef (v. teint, éthér.) — de bourgeons de sapin____ 1,50 ,25 ,10 18 19 — 1,50 2,50 ,25 ,50 ,10 ,10 18 20 19 22 — 1,75 Q * 7 ,30 ,40 ,10 19 20 21 22 20 — vétér. Lebas. — decardamomecomp.(£,C"[velérin. Teintcre de gaïac (bois) ___ le litre. 7, ,90 ,15 16 17 1 90 ,90 17 18 1,20 1,20 ,20 ,20 17 17 18 18 — âlcal. (élixir de Peyrilhe) le lit. 6, 1, ,15 16 17 — de girofles............... 1,75 j30 19 21 — de gingembre............ 1,75 ,30 19 21 — de gomme ammoniaque... 1,75 ,30 19 21 3, ,50 ,10 22 24 — de haschisch (chanvre ind.) 2,50 ,50 ,10 20 22 2, ,40 ,10 20 22 d'iode .................. 3,50 3, ,60 ,50 ,10 23 22 25 24 d'ipécàcuanha........... <>; — d'iris ................... 1,50 1 ,25 ,30 18 20 19 22 — — comp. (eau-de-v. ail.) 2 ,30 20 22 1,75 ,40 ,10 19 21 2 - 1 ■i ,30 ,30 19 19 21 21 de lavande composée..... 2,50 ,50 ,10 20 22 3, ,50 ,10 22 24 2,50 - > ,40 ,4Q 20 20 22 22 de mars tartarisée........ — de matico............... 2, a, ,40 ,70 ,15 20 24 22 26 de métaux (lilium Paracelsi). — 2, 2,50 1,75 ,40 7, ,30 ,10 1,25 20 38 20 19 22 39 22 21 — de nicotiane ............. 1,75 1,20 ,20 ,10 19 17 21 19 rlp. noix vnmimie ... ..... ■) .40 ,10 °n 22 — — vétérinaire. 19 — d'opium brut............ h, ,70 ,15 fh 26 6, 1, ,20 26 27 _ — ' acétique......... 3 50 on 93 25 t — — ammoniacale (élix. i parégor. du Cod.j i 'i, ,70 ,15 23 25 1502 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat ou de revient Teinture d'opium camphrée (élix. pa régorique (Lond. — d'orcanette.............. — de Panama.............. — de polygala ............. — de perchlorure de fer.... — purgative (eau-de-vieallem.) — de pyrèthre............ — de quassia amara....... — de quillaya (de Panama). — de quinine (sulfate) au 100°. $ — de quinquina gris......... — — jaune....... — — rouge ....... — de ratànhia.............. — de rhubarbe............. — de rue.................. — de sabine............... — de safran au 10 e ......... — de savon................ — de sang-dragon.......... — de scammonée ........... — de scille................. — de semen-contra......... — de séné................. — de serpentaire........... — de slorax................ ^ — de stramoine (feuilles) ..... — — (semences)... — de strychnine au 200 e ..... — desuccin................ — de suie ................. — thébaïque (d'extr. d'opium) — de tormentille.......... — de tournesol............. de valériane ............. — de vanille au 10 e ......... — vitriolique de Mynsicht)... — vulnéraire (eau vuin.rouge) litre (juan- lirents Rilo- Utclo- gl'amuh' gramme 1000,0 100.0 Déca- grammi )0O ', », 2 - » 2, 1,75 2, 1,50 1,50 2 3, 1,75 2,50 3, 75 2,50 1,75 1,75 1,20 2, 1,75 2, 2, 2,50 2 1,75 2, 3, 2 1,50 6, 1,50 1,50 1,75 2,50 Déci- i.rammel Uramroe 1,0 0,1 »»' DES MI» aux B> B« Isoe. ■'- Irls.C" Mliria. 70 ,15 40 ,10 40 ,10 40 ,10 40 ,10 30 25 25 40 ,10 50 ,10 25 40 ,10 50 25 40 40 ,10 40 ,10 ,20 ,10 ,25 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,10 ,20 ,.- ....--. ■ -' -r. ... ...... ..-■■ .. .... • .*■... TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1503 OBserva- tions diverses Priz d'achat ou de revient Teintures éthérées (éthérolés) Teinture éthérée d'aconit et toutes celles de plantes indigènes. — éthérée d'ambre gris...... — — d'asa fœtida ....... — — de baume de Tolu. — — deBestuchef (chl.f.) — — de cantharides___ — — de castoreum ..... — —de ciguë ......... — — de digitale........ — — de Klaproth d'acét. de fer)....... — — de mastic...... — — de musc....... — — de phosphore... — — de pyrèthre..... — — de valériane.... tiiés liierses Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100,0 Térébenthine de Bordeaux ......... — duCanada(baumeduC.) — de Chio ............. citriodore (variable)... cuite ............... delaMecque(b.de!aM.) — de Venise (variable)... Terre sigilée(argileocreusepâleprép.) Thapsia, résine ................... Thé de Saint-Germain .............. — noir Souchong ................ — suisse (espèces vulnéraires) ...... — — — le rouleau. — Pékao ........................ — vert ou hyswen............... ^Thériaqïïe fine- ...... — vétérinaire Thlaspi, semences ___ ,40 3,50 4, ,50 7, 2, 1,50 2, L,50 a 1,50 ,75 3, 1,50 2,50 Mea- gramme 10,0 ,70 ,80 ,70 ,70 1, ,60 ,70 ,10 1, ,30 ,20 ,30 3, ,20 ,20 3, ,30 ,20 ,10 ,40 ,20 ,50 ,30 Gramme 1,0 Béei- gramme 0,1 J°- DI a B> B'« irls,C« S PB.1X Soc. M'» Télcra. ,18 23 25 1,25 38 39 ,15 24 26 ,20 25 27 ,20 25 27 ,20 26 28 ,40 30 32 ,15 23 25 ,15 23 2b ,20 25 27 ,20 25 27 1,50 39 40 ,20 25 27 ,10 22 24 ,15 23 23 12 13 ,20 26 28 20 22 18 20 20 22 ,60 ,10 32 35 18 20 12 16 ,60 34 35 ,10 20 22 20 21 12 15 ,15 ,25 24 25 20 21 ,10 21 22 17 20 22 1504 TARIF GENERAL DE PHARMACIE Observations diverses Piii d'achat ou de revient Thridace (extrait sec de tiges de laitue). Thym mondé ..................... Thymol (acide thymique) ........... s Tilleul, fleurs mondées ........... — avec bractées ............ Tisane de Feltz (apoz. de Feltz)..... — royale purgat. (apozème laxat.) — sèche des voyageurs ......... —■ de Zittmann (apozème de Z.).. Pour les autres, voy. le Tarif des man. Toile de mai. ." .......... le mètre. — ......... le décimètre. Tormentille, racine..............i — pulv .............. Tournesol en pains ............. Tournure de cuivre ............. Tourteau d'amandes, blanc ...... ToxicoDENDnoN(rhusradicans),feuilles Trèfle d'eau (ményanthe) ........ Triméthylamine ................ Tripoli ........................ Trochisques escharotiques ....... — de minium......... — odor. (clous l'um.), la p. Tube à sangsue ........... lapièce. Turbith végétal, racine .......... — — — pulv...... — miner, (s.-sulfate demercure). — nitreux ................... Turquette (herniole) .............. Tussilage (pas-d'âne) feuilles ....... $ — — fleurs........ — — racine........ Tuthie (oxyde de zinc impur) préparée •^Ulmaire (reine des prés), feuilles ___ — — fleurs ..... Urate d'ammoniaque ........:... — de quinine............... Urée .......................... Uva ursi (busserole), feuilles ..... Q Mn - Rll °- Uetl «- lités B raBinlf gramm diverses [m0 m ^ Déci- graniui 100 r.rammc 1.0 Beci- snmme 0,1 V>' DES NUI aux D< S" Isoc. I'> irts.C" J Vétérin 1,20 ,25 27 29 ,5C ,10 12 14 2,50 ,40 ,10 32 34 ,91 ,15 17 18 a, ,6C ,iC 14 la 2,2E 10 11 1,75 8 9 1,5C ,2L 18 19 2,2E 10 H 1,50 ,90 1,20 ,30 ,20 ,25 ,50 ,10 12 14 1,20 ,20 16 18 1,20 ,20 16 18 1, ,15 17 18 9 * 7 ,40 10 H 1,50 ,25 18 20 ,60 ,10 12 14 1,50 ,30 30 31 1, ,20 1, I, 7 26 26 7 28 28 ,10 2,50 ,40 22 23 ,60 ,25 ,40 2,b0 ,40 21 22 3, ,50 ,10 35 37 k, ,70 ,15 24 26 1, ,20 26 30 ,60 ,10 12 14 ,50 ,10 12 14 ,90 ,10 lo 17 ,60 ,10 13 15 1,50 ,30 ,10 17 19 ,60 ,10 12 14 ,90 ,15 1, >15 16 35 17 37 2,50 ,40 40 42 J , ,15 35 37 ,60 .10 12 14 TARIF GÉNÉRAI. DE PHARMACIE 1505 Observa- I Pm +;„„* I d'achat diverses ou de Valérianate d'aninioniaque cristal. — liquide............. — — formule de Pierlot — d'atropine .......... — de bismulli........ — de caféine......... — . de fer............... — de narcéine.......... de quinine........... de zinc.............. Valériane officinale, racine........ — —■ pulv.......... QuanKilo- tités giaïuim difuree* 1000,0 lleclo ;rjmiii 100 0 — — — vétérinaire. — phu (grande valériane) ... Vanille (variable) ................ — pulv. (sucre de vanille au 10°). Vanilline ....................... Vaseline ......................... vératrine....................... Verge d'or, sommités fleuries...... Vermillon français, pulv........... — de Chine............... Vernis au copâl................... — à la gomme laque........... — à tableaux................. Véronique, feuilles................ Verre d'antimoine................ — — pulv............ Vert de gris (acét. de cuivre) pulv... — métis fin.................... — de Scheele (arsénite de cuivre).. — de Sclivveinfurt.............. — de vessie.................... Verveine, feuilles................. — odorante, feuilles mondées. Vétiver ......................... Vigne rouge, feuilles............. — Yierge, feuilles.............. 3,50 Mo grasbi 10 0 ! 0 ,50 1,20 ,60 3,50 ,(i() 3, 3,50 1, ,90 1,20 ,50 1,20 1,75 ,75 5, 1,20 2,50 ,50 ,50 1,20 50 50 2 ,60 3, 2,50 2,30 ,10 ,20 ,10 2,50 ,80 ,60 ,10 ,50 ,60 ,20 ,15 ,20 ,10 ,20 ,30 ,30 ,10 ,80 ,20 ,4Q ,10 ,20 ,20 ,10 ,10 ,60 ,40 10 ,60 II, ,50 10, 2,50 ,50 ,40 ,20 ,10 Ileci- grjnimi 0.1 5°> DES MI aux B» l" ] Soc. H 1 ' tri*/'' [vélérl, ,10 ,10 1,75 ï ,70 ,10 1,75 ,40 ,10 ,10 ,10 ,20 ,50 1506 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE C»L;,prva- tions diverses Piiï d'achat ou de revient un Vins médicinaux (œnolés) et vins fins naturels (1). Vis d'absinthe ................ — antiscorbutique........... - aromatique............... — d'aunéc.................. — de Bagnols ............... de Bordeaux .............. — chalybé ou martial......... — de coca au Malaga ou autre analogue ............... — de colchique (bulbes) ....... — (semences)..... — de colombo au Malaga ....... — créosote (à la créosote de hêtre) avec le Malaga ou tout autre vin analogue ................. — diurétique amer de la Charité.. — — de l'Hôtel-Uieu ou de Trousseau — émétique (vin antimonial) litre Demi- lltcto- Mca- Terre kwMlbLna, Terre gramme compris compris 100.0 10.0 3,50 - ferrugineux ou chalybé......... - de gentiane................... — au Madère.......... - d'ipécacuanha................. de Lunel ..................... - de Madère .................... de Malaga .................... - d'opium, voy. Laudanum. - de pepsine .................... • de phosphate (lacto-ou chlorhydro-) de chaux, au Malaga ou tout autre vin analogue......... f Litre..... priideiOOjr. X 6 } (0 Tins \ 1/2 litre.. i° X 3 / i ii j Bouteille . s» X 5 l ( 1/2 bout.. «'• X 2,S) verre compr. 7, 5, 5, 7, 6, 3,50 6 1,50 1,50 2,50 3, 2,25 2,25' 3, 2,50 1,50 2,50, ,60 ,60 ,60 ,60 ,50 ,40 1, 1,20 1,20 1,40 1, ,20 ,80 ,80 ,20 ,60 .70 .70 ,70 1.0 Wci- 1 gramme 0.1 1,20 .20 ,15 ,13 ,20 ,15 ,40 ,30 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE 1507 Observations diverses Prii d'achat ou de revient Quan- (ilés diverses Vin de quassia amara au Madère ou tout autre vin analogue....... — de quinium................... — quinquina au vin rouge ordinaire. — — au Bordeaux ......... — — au Madère, Malaga ou tout autre vin analogue ............. — au cacao ............ — — ferrugineux.......... — de raifort comp. (v. antiscorbut).. — de rhubarbe au malaga ou tout autre vin analogue........... — de Roussillon ................. — de salsepareille (ess. de salsepar). — scillitique au malaga ........... Vinaigres (1) Vinaigre ordinaire blanc ou rouge... — anglais, v. Acide acét. arom. — antisept. (ou des 4 voleurs). — de bois (acide pyrolig. pur). — camphré................ de colchique............. distillé .................. — framboise ............... d'opium (teint, acét. d'op.). radical (acideacét.du verdet) de roses rouges (v. rosat) .. de scille ............. Kilogramme 1000,0 Hectogramme 100.0 téca- gramme 100 1,0 6, 7, 3,50 5, -', 7, 7, 3,50 7. 1,50 «, 4, 2,50 3, 1,50 2, 3, 3, 3, 1,50 3,50 o. t, 1,20 ,60 ,80 1,20 1,20 1,20 ,60 1,40 ,40 2,50 1,20 2,50 1,75 2, 1,75 1,75 2,50 (1) Lespriidu litre, du demi-litre, etc. seront calculés comme pour les vins. ,20 1, ,70 ,80 1,20 ,70 ,70 3,50 4, 1, 1,20 ,15 ,20 ,15 ,20 ,60 ,75 ,15 ,20 Séci- gramme 0,1 5»' IBS PMI aux B< B=« Isoe. W> Arls,C™ Velérà. .15 15 16 12 14 16 16 16 12 !7 11 22 16 16 17 13 15 17 17 17 13 18 11 23 17 15 16 13 14 14 15 16 18 13 14 13 14 23 25 24 26 15 16 16 18 1508 TARIF GÉNÉRAL DE PHARMACIE Observations diverses Prii d'achat on de revient Violettes, fleurs mondées {variables}. —■ racine ................. Vipères sèches pulv ............... — ■— têtes ....... la pièce. Vitriols, voy. Sulfates. Vulnéraires (espèces vuln.) ........ — — le rouleau Vllvaire (arroclie puante) ......... Winter, écorce................... — puh.................... S;Yèble, baies....'................. — feuilles ................... Yeux d'écreyisses entiers .......... — — préparés....... Zedoaire, racine ................ — — pulv ............ Zinc, métal, distillé pur......... — — en grenailles........ Zostère, algue ................. Quantités IlILTSC' ,40 Sih- gianime 1000.0 Ueclo- gramm D17 Guignet, vert 1346 Guiïlié, éjixir 475 Gnilliermond,granules 434, prép. cicut.591; sirop SS9, 907; soluté 926 Guillon, carmin 1323; vert 1346 Guillot, pommade 772 Gnindre, sel 880 Guipon, poudre 819 Guthrie, pommade 776 Guyot, liqueur 553 Guyton de M., fumigations 330 H Habert (vét.) 1219 Haden, poudre 805 Hager, papier 939 Hannemann, mercure 275; pilules 750; poudre 8)7, 819; sirop 904 Halford, pilules 759 Haller, élixir 215 Haly, poudre 816 Hamilton, cataplasmes 350; gouttes 553 Hamon, vin 1041 Handel, topique 480, 1019 Hannay, Uniment 603 Hannon, pil. 742, 719; sirop 901 Hardy, bain 285; lotion 636; pommade 763, 768, 770; sirop 898; soluté 921, 925 Harles,aeide210; liuim.029; potion 788 Harley, soluté 928 Hartmann, élixir 246; poud. 807 Harvey, pilules 737 Hasting, mixture 659 Hatfield, teinture 996 Hawkins, embrocat. 493 Hayne (VÉT.) 1240 Hébert, Uniment 628; savon 872 Hébra, glycérolé 548 Hédenus, Uniment 627 Heiin, liqueur 631; potion 792 Heinecke, liqueur 632 HeinU, poudre 806 Heister, clectuaire 469 Helgolandi, emplâtre 480 Helmerich, pommade 704 Uelvrtius, collyre 405; opiat 680; pilules 737; poudre 809 Heinel, (vét.) 1249 lléuault, pâte 716 Ilenderson, collyre 405 Heiming, poudre 806 Heurotay, pilules 739; pot. 787 Henry, lotion 637; magnésie 636 Héreau, savon ' 872 Hergt, mixture 660 Hertwig (vêt.) 1246 Hesselbach, pierre styptiq. 733 Hudebraud, mixture 658 Hill, baume 292; essence 492 Hillairet, supposit. 977 Iliriart, sirop 913 Hirschel, poudre 816 Uœfer, injection 583; pilul. 712; poinm. 768; potion 787 Hoffmann, baume 295; élix. 476, 469,471; liq. 495, pil. 754, 750, 751, 736; pom. 775 ; thér. 408 llolloway, ong. 677; pilul. 747 Holmes, potion 787 Homberg, sel 206 Home, Uniment 627 lloniolle, cérat 360; drag. 455; pot. 788; sirop 891 Hooper, mixture 059 Horn, inject. 584;"poudre 813 Hornscastle, sirop 901 Hoste, oléasterium 676; vin 1041 Houdbine, sparadrap 937 Hoidez (viIt.) 1246 Houlton, liq. 632; soluté 924 Hue, crème 418 Hudson, eau 402 Huteland, cérat 358 ; élixir 472; gouttes 556; liq. 631; pilul. 750; pot. 785, 793; poud. 813; soluté 923 Huln, pilules 735 Humann, capsules 412 Hunt, potion 787 Hunter, pilul. 731; poudre 807 Huraut-Moutillard, soluté 595 llurel, tisane 1017 Husson, vin 1037 Hustwick, ]iilules 736 Huxam, élixir 472; éthiops 974; vin 1036 Huchard, gouttes 555 Jacobi, poud. 974; teint. 993 Jacobseu, encre 1329 Jaequand, cirage 1524 Jacquot, injection 584 Jadelot, bain 284; lin. 630; pommade 775 James, pom. 773; poud. 805 James-Morgan, sirop 915 Janin, collyre 403; emplât. 484; pommade 773 Jannart, gargarisme 532 Jaser, pomm. 764; poud. 811 Jean-Marie-Farina, eau 242 Jeannel, bain285; émul.553; huile 568; liq. 632; savon 873; sirop 891; soluté 596, 901 Jeannet, crème 418 Jobard, pastilles 711 Jobert, pommade 765 Johnson; sirop 897; vinaig.1047 Jolly, pilules 745 Joubert sirop 914 Julien, insectic. 822 Julliard, sirop de st. maïs 640 Jung, liqueur 632 Jundgken, poudre 818 Justamond, foment. 324 ; poudre 807 K Kahleis, poudre 808 Kari, poudre 810 Kennedy, emplâtre 479 Kent, teinture 999 Kerkringius, poudre 202 Keup, diaphorétiq. 259 Keyser, dragées 436 Kirkland, cérat 359 ; empl. 482 Klaproth, teinture 1000 Klein, poudre 811 Knaff, colle 1325 Knaup, poudre 807 Knœrlzer, pommade 767 Knopf, poudre 804 Knox, inject. 1313; poudre 378 Kœchlin, liqueur 032 Kœmpf, poudre 805 Konuiug-Tilly, gouttes 540 Kopp, pilules 754 Kortum, élect. 466; garg. 53"2 Kourakiu, parfum 814 Kraille, poudre iusect. 822 Krauz, potion 788 Krimer, collyre 405 Kroyher, mixture 658 Kruger-Hausen, pommade 773 Kuhr, encre 1328 Kunckel, past, 706; pilul. 739 836 Idler, opiat 679 L Irroé, poudre 816 Labarraque, liqueur 378; J quinium 825 Labélonye, cubébine 512; Jack, Uniment 630 drag 435 ; pas 708 ; sir. Jackson, eau 438 894 1518 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. 292 977 898 711 789 nus 912 636 511 866 917 957 404 1000 482 741 354 Laborde, baume Labordette, suppositoires Lacassiri, sirop Lacombe, pastilles Laënnec, pilul. 746; pot. Laf'argue, sirop Lafi'ecteur, sirop Laforest, lotion La Garaye ? sel Lagasse, sirop Lagneau, cérat359; inj. 586; merc. 654; past. 711; pil. 751; sirop Lagrésie, sel Lahache, mell. 650; sirop 90Î; vin 1041 Lahorse, pilules 753 Lallier, café au séné 883; supposit. 978 Lalouette, ext. 510; vin 1043 Lamarre, hélicine 623 Lamballe (duchesse), coll. Lamothe, gouttes Lamotte, emplâtre Lamouroux, plaques métal. 228; sirop 918 Lampadius, liqueur 970 Lancelot,cigarettes390; ext, 510; pilules Landerer, teinture Landolii, caustique Laneau, eau dist. 449; sirop 899 Lanfranc, collyre 658 Lange, eau 476; pommade 769 Langellé, sirop 902 Langelot, essence 998 Langlebert, lavement 619; potion 784 ; poudre 819 ; trochisques 1021 Larnage, élixir, pâte 326 Laroche, topique 1019 Laroze, sirop 895 Larré, pilules 755 Larrey, mixt. 659 ; moxas 663; onguent 676; opiat 679; sirop 914, 915 Larroque, potion 793 Lartigues, pilules 402 Lassaigne, pommade 765 ; (vét.) 1238,1239, 1240 Latham, pilules 752 Latour, glycéré 628; pilules 739; sirop 889; soluté 926 Laulh, soluté 925 Lavagna, injection 586 Laville, liqueur, pilules 470 Lavolley, élixir 996 Leayson, poudre 407 Lebaigue, compte-gouttes 191 ; sinapismes 619,662 ; soluté 728 Lebas (vét) 1238,1240; 1242, 1243, 1245, 1246, 1248 Lebert, potion 788 Lebeuf,coaltar486;émulsion 592; teinture 992 Lebrou, sirop 913 Léchelle, eau 442; poud. 813 Lecointe, gouttes 556 Lecomte, vésic. 1031 Lectoure, baume 292 Ledoyen, eau 276 Lefebvre, rem. 203; (vét.) 1241 Lefoulon, élixir 472 ; pâte 719; poudre 810 Legrip, cons. 614; diethér. 514 ; poudre 817 Lehuby, envelop. médic. 337 Leistner, sirop 913 Lejeune, baume 291 Lelièvre, cataplasmes, 350 Lemaire, linim. 215; pomm. 776; terre coaltaive 1343 Lemazurier, pilules 738 Lemettais, épices 1330 Léinery, poudre 804 Lemort, élixir 471; pilul. 748 Lentilius, élixir 473 Lentin, élixir 471 Lepage, épithème 833 ; sirop 909 Leperdriel, collyr. secs 403; - gramiloïdes 434: pois 760; taffetas 938 Lepère, mixt. 657 ; pastil. 708; teint. 997 Lepetit, pilules 748 Lépine, sirop 898 Leras, soluté 728 Leriche, sirop 900; vin 1014 Leroy, purg. et vomi-purg. 474 Leroy-Faudig., élixir 473 Lescot, huile 575 Lescure, sirop 918 Letanneur, cigarettes 389 Lettsom, élixir 475 Leuret, pilules 738 Levacher, linim. 627; pommade 779; potion 788 Lèvent, opiat 679 Lévezey, mixture 658 Levrat, potion 787 Lewis, mixture 657 Leymarie, teinture 1000 Libavius, liqueur 379 Liebert, remède 276 Liebig, thé debœuf 315; extr. carnis 316; lait 614; rubéfiant 999 Liebreich, pot. 792; soluté P26 Liégeois, injection 584 Limousin, cachets 323 ; compte-goutt.192; chloral 433 ; perlé 370 ; crayons métachl. ; eau Lisfranc, inj. 584; sol. 927, 925 Lissonde, sparadrap 937 Lister, huile 574 ; lotion 637 Liston, sparadrap 936 Livermore, sirop 888 Lobel, sirop 915 Lobstein, électuaire 467 Locatelli, baume 292 Loches, collyre 405 Lockier, pilules 967 Lœbelius, éthérolé 499 Lœbenstein, collyre 405 Looff, eau 445, 997 Louis, potion 789 Lousteneau, sparadrap 935 Louvel, vernis 1345 Ludovic, poudre 259 Ludwig, mixture 659 Lugol, bain 283; eau 443; inj. 585; pommade 772,779; savon soufré 873; sol. 927 Lunier, soluté 925 Lutz, opiat 468 Luyues, eau 438 M Mac-Dougall, poudre 811 Mae-Ghie, papier 940 Macario, piiules 743 Macquer, sel '265 Maerker, pommade 777 Maetz, poudre 819 Magaud, injection 586 Magendie, collyre 405; hy- drocyan. 425 ; linim. 630; lot. 637; mixt. 659; pil. 754; 756; pom. 766, 780; potion 785, 792; solut. 924, 925, 927 Magitot, poudre 810 Magnes - Lahens , coaltar pulv. 554; élixir 472; pilules 749; potion 789; sirop 900 Mahon, pomm. 769; poud. 814 Maille, viuaigre 1346 Maillo, eau 442 Maisonneuve, glycérolé 547 Maître, supposit. 978 Maîtrejean, collyre 406 Majault, sirop 915 Malingié (vét.) 1244 Mallard, eau 440; sirop 890; vinaigre ' 1049 Malouet, sirop 918 Malouin, éthiops 974 Mandet, glycérocolle 545, 1331 Mandl-Gobley, pilules 752 Manfredi, pastilles 713 Mannoury, caust. 354; sicc. 1345 Marc, eau 444; pilul. 746; sirop 923 Marcellin Pouillet,poudre 819 Marcellini, gelée, 537 Marchand, bière 1321 Mariage (vét.) 1250 Mariano Liovet, cray. caust. 956 Marjolin, ceinture 852 Marletta, élix. 471; glycéré 546; h. iodo-ferrée 569; ong. 678 ; pilules 740 , papier rub. 877; sirop 913 Marmoral, moxas 663 Maroncelli, sirop 918 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. 1519 Marquardt, papier 940 Marquez, bishop 1322; eau 442; élixir473, 474; limon. 461; opiat 680; sirop 1342; soluté 1311; (VÊT.) 124), 1244 Marrotfe, potion 784 Marryat, soluté 927 Marsïi, appareil 1107 Marshall-Hall, pilules 743 Martin, cérat 358; bénios- tatiq. 380; sirop 908 Martin(Stan.), conserve 409; gelée 536; limon. 62a; sirop 891; sirop de Cal. 907 Martin de Lignae, conserv. 614 Martin-Barbet, teinture 998 Martin-Chapuis (vét.) 1247 Martin-Solon, pilules 751 ; pommade 776 Martindale, sparadrap 936 Murtineau et DelpecL sol. de cbl. 786 Martinet, opiat 680 Martins, dépilatoire 428 Mascagni, mercure 654 Mascarel, potion 787 Masdewal, électuaire 467 Mathieu, élect. 469, remède, 836 (vét.) 1248 Matice, glycérolé 548 Matthiole, élixir 476; esprit 242 Maugenest, vin 1044 Maury, poudre 810 Mauvat, fomentation 525 Mayet, gouttes 556 ; pilules 748; pomm. 769; sirop 914, vin 1041 Mayor ; marteau à moxas 664 Mazurier, poudre 814 Meased, pilules 753 Mége, copahine 411; drag. 708 Méglin, pilules 750 Méhu, huile 575; potion 791 Meibom, baume 293 Meigs, lotion 6.15 Meirieu, eau 441; poudre 815 Meitzinger, pilules 746 Méjean, vésicatoire 1031 Mélier, pommade 764 Mendaca, potion 785 Mène-Maurice, huile 290 Ménier, mouches 1031 Ménière, sucre amande 634; pommade 769; sirop 902 Menotti, savon 870 Mentel, granul. 434; soluté 924 Menzer, poudre 813 Meunier, eau 558 Mérat, pilules 751 Mésue, pilules 745 Mettemberg, eau 446 Metzel, huile 575 Meynet, dragées 568 Mézery, envelopp. médic. 337 Mialhe, baume 765 ; cérat 358; eau 462; élixir 474; émois. 487 ; limon. 462; pom.769; potion786; sirop 892,898,914; soluté 927; sparadrap 936 Michel, pommade 769 Mignot, électuaire 466 Mille, sparadrap 934 Minderer, esprit 190 Miquelard, chocolat 38S ; dragées 435; pastilles 708 Miramont (vét.) 1242 Mirandole, poudre 812 Mirus, soluté 928 Mismaque, poudre 823 Mistler, sirop 911 Mitau, pommade 765 Mithié, élixir 473 Mittié, remède 674 Moiroud (vét.) 1242 Mojon, collyre 404 Moll, lavement 621 Molsheim, boules 316 Mondière, pilules 744 Mongenot, potion 787 Monier, remède 816 Monod, pommade 770 Monsel, liq. hémostat. 957 Montein, boules 284 Monterosi, eau 442 Morand, sachet 852 Moretti, mercure 654 Morgan, sirop 915 Morison, pilules 751; poud. 817 Morrns, teinture 246 Morton, pilules 741 (vét.) 1245, 1246 Moscati, mercure 654; pil. 751 Moschati, étoupade 953 Mossart, soluté 927 Most, bain 282; pilules 738 Mothes, capsules 412; pâte 718 Motts, sirop 918 Mouchon, gel. 537; mouches 1031; sacch.874; sirop 895, 910 Mougeot, silicades 350 Moulaud, emplâtre 483 Moure, cérat 358 Mouriès, margarine 1115; semoule 230 Moxon, magnésie 640 Mulder, protéine 230 Muller, glycérats546;solut. 924 Munaret, émulsion 487 Mursinna, poudre 807 Musitanus, tisane 1014 Mutis, bière 303 Mynsicht, élixir 476; alun teint 737; tisane 1012; teint. 1012 N Nativelle, digit. crist. 431 Nauche, bouillon 314 Négrier, collyre 404; sirop 904 (vét.)' ' 1247 Neligan, Uniment 629 Neljubin, eau 442 Neuber, huile 574 Neumann, collyre 405; emplâtre 484; l'ornent. 524 Nevermann, mixture 657 Newbold, lavement 620 Nichols, vernis 1345 Nicolaï, électuaire 469 Nicolas, emplâtre 481 Niel, pommade 767 Noé, baume 293 Noel-Thiaville, saccb. 850 Nouffer, remède 737 0 Obrien, pilules 744 Odier, poudre 809 Odin, teinture 1000 Ollivier, biscuits 304 (vét.) 1241 O' Méara, eau et poudre 444 Omelin, poudre 804 Orioli, stéarate benzine 592 Orosi, vin 1044 O'Rorke, coll. 533 ; linim. 627; vin 1040 Osiander, poudre 812 Oxley, essence 492 Ozanam, eau 698 Padioleau, potion 788 Page, pommade 767 Pagliano, remède 836 Pagliari, eau 443 Pajot, opiat 679 Palme, poudre 341 Palmien. gouttes 556 Papillaud, granules 265 Paracelse, élixir 474; lilium 997 spécifique, 1042; teint. 995 Parent du Châtelet, gargarisme 532; pilul. 745; teinture 995 Parisel, abiétine 441; pommade 780; potion 785 Parmentier, pilules 754 Passerini, tisane 1017 Patterson, past.706; pilules 748 Paul (Gonst.), suppos. 977 Pavesi, sirop 916; topique 1019 Payan, caustique 355 Payen, extracteur 129, 503 Pearson, liqueur 631 Pecten, lotion 636 Pelletan, pommade 777 Pelletier, baume 290; odon- tine 680; poudre 810 Pelouze, alliage 1319 Pennés, bain 282; dragées 435; liqueur antiseptiq. 215 Péraire, vin 1039 Pérard, poudre 804 Percy, moxas 663 Pereboom, baume 290 Pereira, poudre 805 Perrens, sirop 899 1520 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. Perret, pommade 780; sirop 914 Perry, encre 1327 Personne, huile 574: sacch. 852; sirop 903 Pesehier, oléorésine 367 ; pilules 756 Pessiua, mouehe3 1031 Peter, pilules 752 Petit, pilules 738; remède 838 Pétrequin, linim. 630; past. 710 Pevrilhe, élixir 471; sirop 917; teinture 996 Peysson, pomm. 776; pot. 792 Pfeiffer, savon 873 Piderit, looeh 635; ong. 678; pastilles 712; pilules _ 739 Pidoux cigarettes 391; sirop 899, 917 Pie, tooeh 635 Pierlot, valérianate 1025 Pierquin, apozème 260; chocolat 388; li([. 631; tablettes 710; teinture 991; vin 1044 Pietra Sauta 892 Pihorel, poudre 805 Pinel, pommade 769 Pipon, onguent 676 Pirwitz, papier 939 Pissier, emplâtre 480 Pittschaft, poudre 808 Planche, lait 615 Pleneiz, poudre 817 Plenck, bain 284; baume 292, 295; bougies 313; catapl. 351, 353; caustique 421; dépilat. 429; eau 439; lait merc. 615; merc. 654; pil. 751; poudre 808 Plisson, mixture 657 Plummer, pilules 753; poud. 803 Plunkett, caustique 353 Podrecca, pilules 738 Poisson, poudre 810 Pollau, caustique 355 Pollmi, tisane 1616 Polya, poudre 80(1 Poma, vésicat. 1031 Pope, gouttes 556 Popper, soluté 925 Portai, sirop 920 Porter, liqueur 632, 1042 Portland, poudre 812 Polard, pastilles 713 Pothier, antihectique 259 Pott, cérat 359 ; linim. 629 pom. 766 (vêt.) 1242 Pottier, pommade 767; sirop 896 Pcupier, papier 938 Powel, cérat 359 Pradel, potion 791 Pradier, catapl. 351; teint. 993 Prangé (VÊT.) 1241 Pravaz, liqueur hémosiat. 380 Premier, eau 445 Pressavin, eau 985 Prestat, emplâtre 479 Preston, sel 338 Preziozi, looeh 635 Price, glycérine 544 Pringle, injec. 43S, 586; pom. 764 Prodhomme, eau 440 Puche, ext. 312; pilules 744, 718; sirop 888, 901, 912; soluté 926; teint. 996 Purdon, soluté 921 Purmann, liqueur 632 Puscher, encre 1327; vernis 1316 Pyrlas, crayons dermogr. 1325 Q Quarin, éleetuaire 466; gargarisme 533; opiat U79; pil. 740; potion 784 Quercetan, eau 4S0, 445; pauchymagogue 381; pilules 736 Quesueville, bain 282; crème 278; poudre 815; vinaigre 1048 Questionan, embrocation 477 Quevenne, choc. 388; drag. 435; past. 709; pot. 788; sirop 894 R Rabel, eau 213; sirop 888 Racreti, poudre 806 Radcliffe, élixir 475 Radeniai lier, eau dist. 450; emplâtre 707 Radius, gelée 536; pastilles 707; poudre 804 Ragolo, poudre 804 Raiueelain, moxas 663 Ramberg, teinture 998 Ranque, eau, 438; empl. 484 Raphanel, siccatif 1345 Raquin, capsules 337, 410 Rasori, pilul. 738; pot. 789 Raspail, alcool 246; bain 281; boug. 312; catapl. 353; cigarettes 390; eau 445; huile 573; lavem. 621; liq. 1341; pommade 766; sparadrap 935; vinaigre 1047 (vkt.) 1211 Raulin, élixir 475 Rayer, mixt., 658, 660; pot. 791 Real, fdtre-presse 503 Récamier, caustique 384, 925; collyre 407; élixir 469; looeh 635; opiat 680; pilul. 740; pomm. 766; poud. 806; vin 1041 Régent, pommade 775 Regnard, poudre 810 Regnauld, pâte 718 Reil, élixir 645; linim. 630; poudre 813 ReimoneBq, remède 835 Reiniger, collyre 405 Reis, teinture 989 Reitz, remède 837 Renaudot, pilules 750 Renault, albumine iodée 229 Renou, pilules 750 Reuss, catapl. 351; élect. 465; esprit 952; supp. 976 Réveil, sirop 917; soluté 925 Réveillé-Parise, collyre 406; Uniment 628 Reynal, bougies 313 (vêt.) 1243 Reynold, gouttes 402; spécifique 1037 Rhazès, pomm. 766; tro- chisq. 1021 Ribes, pilules 744 Ricci, élixir 473 Richard, baume 291 ; élect. 405; lotion 636; opiat 680 Richardin, Uniment 629 Richelieu, pastilles 709 Richter, coll. 406; élect. 466; poudre 812; tisane 1016; vin 1044 Ricker, huile 568 Ricord , caustique 355; emplâtre 481; fument. 524; gargar. 532, 533; injection 584, 585, 586 ; lav. 620 ; Uniment 627 ; pil. 744, 764, 749; pomm. 764 ; potion 783 ; sirop 901, 908, 915, 916, 923; soluté 928; sparadrap 935; tisane 1016 Ricourt, onguent 678 Rieeke, pommade 772 Righiiii, émuls.486;lav. (il9; pil. /44; potion 783, 793; soluté 928 Rigollot, sinapismes 352 Rillet, pilules 751 Ringelmann, élixir 473 Rittman, pilules 742 Rivet, sirop 918 Rivière, arcane 805; esprit 440; potion 789; sel 957 Rizet, pommade 771 Robert, sirop 908 Robert-Latour, collod. 4ti2 Robinet (vit.) 1242 Robiquet, caustique 354; dragées 436 ; pyrophosphate 728; sirop 906; vin 1043 Roccamore, opiat 6S0 Rochard, pilules 749; pom. 773 Roche, embrocation 477 Rochoux, cérat 359 Roderburg, emplâtre 483 Rodier, pommade (vét.) 1247 Rodolti, poudre 809 Rodriguez, pastilles 707 Rogé, purgatif 396; limon. 624 Rohn, pilules 752 Roland, baume 294 ; mast. 647 Romershausen, appareil 503 Rosen, Uniment 629 Rosenstein, eau 444; poudre 815; solution 555 Rostan, lavement 020 Roth, essence 470; pyro- léines 576; pilules 752 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. 1521 Rotrou, fondant 259 Schneider, pilules 742; pom. Stewart, alliages 1319 Roumier, troehisques 1022 768 ; potion 788 Stoll, tisane 1014 Rousseau, laudanum 1042 ; Schœnbein, topique 1019 Storck, extraits 508; pilul. opium 1042; vin 1038 Schroederj acide cvanhyd. 739; poudre 811 Rousselot, poudre 306 211; nitre 952; pilules 755 Storey, biscuits 304 Roussin, saccharolé 830 Schrœter, pommade 779 Stoug'hton, élixir 475 Roux, cérat 358; Paraguay Schubarth, bière 303; linim. Stratin, gelée 537 ; lotion 636 420, 993 629 ; potion- 789 ; poud. 804 Strauss (vét.) 1246 Roydor (vêt.) 1243 Schuiz, eau 443 Streatfleld, papier 954 Rozenweig, essence 473 Schuster, Uniment 627 Strogonoff, gouttes 555 Rudius, pilules 737 Schweisteigre (vét.) 1247 Strohl, cinnabre d'antim. 376 Rufus, pilules 754 Scott, pédiluve 285 Sulot, biscuits 30 4, 305 Rulhand, fondant 239; eau 1036 Scudamore, mixt. 65S ; pi); Sundelin, poudre 804 Runge, encre 1328 739; soluté 924 Swann, panacée 921; verni. 998 Ruspini. gelée de clilorof. 374 Sédillot, pilules 751 Swédiaur, inject. 585 ; liq. Russel, tisane 1017 Segond, pilules 738 532, 630; pilul. 754, 746; Rust, caustique 335 ; masse Séguin, vin 1044 potion 783 ; vinaigre 1047 480 ; mixt. 659 ; pomni. Seiguette, sel 987 Svviton, sel 880 678, 776 ; poudre 803 Selle, cons. 409; pil. 739; Sydenham, apozème 260 ; Rustaing, emplâtre 482 pot. 787 ; poud. 812 bière 3j4; laudan. 1052; Rymer, teinture 995 Selmi, soluté 926 mixt. 657; pil. 750; pot. Selvay, essence 492 791 793 Sémauas, pommade 779 Sylva, sirop 904 s Sénac, électuaire 467 Sylvius, alcoolat. 241 ; sel 385 Sévenet, sirop 905 Szerlecki, poudre 812 Severin, sirop 913 Sachs, pilules 746 Sevin, sparadrap 931 Saint-Ange, poudre 818 Sézéric, Uniment 629 T Saint-Germain, sachet 852; Shampoo, soluté 923 thé 491, 817 Sicard, pastilles 707; pom. 767 Sain t-lldefont, sirop 912 Sichel, collyre 4116 ; fom. Taborel, sirop 915 Saint-Jean, eau 445; linim. 100 4 524; glyconine 675; UniTaddei, esp. 191; poudre 804 Saint-Jerneron, collyre 437 ment 628 ; pil. 746; pom. Taillotte, élixir 326 Saint-Victor, haume 994 769, 776; poud. 805, 818 Talbot, teinture 994 Saint-Yves, pomni. 778 Siebold, Uniment 630 Tanchou, sachet 832 Sainte-Marie, électuaire 463; Siemerling, cosmétique 637 Tanjore, pilules 740 liqueur 627; poudre 804; Signoret, élixir 474 Taveau, ciment oblitériq. 647 pilules 7il ; tisane ' 1014 Simon, glycérolé 547; 548 Tavignot, collyre 406; émul- Salazar, baume 293 Simonin, "sirop 905 sion 487; Uniment 629; Salle, moxas 663 Singleton, pommade 778 pilules 752 Salomon, baume 291 Siret, poudre 1337 Taylor, remède 290 ; bout. Salvadori, tisane 1017 Smith, bain 282; eau 443; rouge 993; potion 786 Sanchez, baume 290; pom. 775 esp. 491; ext. 513; fumi- Teichmeyer, baume 295 Sancy, poudre 803, 809 gat.530; garg.532; poudre Temple, poudré 809 Sandras, pilules 739; pom950; tisane, 1018; vin 104 i Tennant, poudre 378 made 779 ; sirop 909 Socquet, pilules 751 Terrât, topique (vi'.t.) 1250 Sanson, soluté 927 Solaji, injection 585 Terrier, goutt. 555, pomm. Santinelli, poudre 341 Solleysel, Uniment (vét.) 1242 780; soluté 928 Sard, marmelade 645 Soubeiran, sirop 900; soluté Tessier (vét.) 1846, 1237, 1250 Sarradin, coues antiasth. 529 926; vernis 1344 Testelin, Uniment 628 Sarzeau, eau 462 Speediman, pilules 754 Théden, eau 438 Saunders, élect. 465; pilul. 740 Spieluiaun, bouill. 314 ; Thermes, élixir 471 Savaresi, sirop 911 élect. 469 ; pilules 747 Thérouin, pastilles 707 Savory, poudre 816 Spiller, encre 1327 Thirault, pomm. 772 Scarpa, coll. 404, 406; pom. 776 Spilsbury, gouttes 555 Thivaud, injection 588 Schaack (VÊT.) 1247 Spinelli, pommade 764 Thomas, opiat 679 Schaeuffèle, baume 291; spar.934 Spitzla3 r , pastilles 714 Thompson,élect. 468; tisane 1013 Schatch, liqueur 395 Spruce, bière 303; essence 867 Thomson, pilules 740, 748 Schauer, baume 244 Stafford, supposit 977 Thorel, sparadrap 937 S'cherrer, pommade 777 Stahl, mixt. 993; nitre 259; Thweat, pilules 752 Scherzer, baume 290 pd. 741; pot. 788; poudre 819 Tichborne, collod. 403 Schlippe, sel , 969 Standert, mixture 659 Tisserand, eau 4 43 Schlœsing, extracteur 503 Standish, tisane 1015 Tissot, opiat 679; pastilles Schmalz, liqueur 632 Starck, encre 1327 714; poudre 817 Schmidt, linim. 629; poudre Starkey, savon 873 Todd, embroc. 996; potion S 3 817; rem. 836 Stearns, infus. 792; tisane 1017 Toirac, poudre SI l Schmitt, app. à déni. 129; Stèege, pap. 939; pomm. 768 Tommasi, glycérolé 348 capsules 575; limm. 629 Steel, pastilles 706 Tornamira,'haume 294; pom 766 Schinuker, fomentation 524 Stephens, pilules 730 Tortelle, sirop 913 06 gM| 1522 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS. Tourasse, potion 787 Tower, solution 328 Trasbot (vét.) 1237,1241, 1242 Treffenscheidt, essence 473 Trerez, eau ' 441 Trideau, sirop 894 Tripier, savon 871 Triquet, injection 384 Trommsdorff, boules 1323; élixir 471 Tronchin, crème 418; marmelade 645; past. 706 Trotter, cataplasme 352 Trousseau, bain 282; catap. 363 ; cigar. 390 ; eau, 465 ; électuaire 470; élixir 470; fom. 524; injection 585; lavement 619; lini- ments 628, 630; looch 634; marmelade 645: pilul.738, 743, 751, 758,' pot. 789; 803,809,813 ; poudre,sirop 892,899,908,914,917,909; suppos. 977; topique 1020; vésic.; vin 1041 Trusen, fomentation 524 Tulp gouttes 556 Turck, remède 837 Turnbull, pommade 763 Turner, cérat 358 "Valangin, soluté 631 Valdajou, onguent 678 Yalentini, poudre 341 Valérius, lavement 619 Yallet, pilules 742 Valiez, pommade 763 Valsava, écusson 469 Van de Walle, copahu gél. 533 Yan-Mons, électuaire 465, émuls. 786; poudre 80G Van-Swiéten, émuls. 488 ; liqueur 632 ; mixture 657 petit-lait 724 Vandamme, past. 706 Vanier, sirop 911 Vasse, eau 1342 Vatel (vét ) 1242 Vatrin (vét.) 1248 Vaume, dragées 436 Vée, looch 63 i; magnésie hydratée 639; mixt. 659; pil. 731; papier 940 Velar, sirop 915 Velno, sirop 923 Velpeau, caust. 355; collyre 406, 408; émulsion 487; lavem. 620; onguent 677; pilules 738, 743; pomm. 775, 776 Venables, potion • 787 Veret, mixture 657 Verneuil, sirop 911 Vernix, poudre 820 Vézu, glycér. 548; huile 568, 574; pilules 741; sirop 901 Vicat, eau 438; insect. 823 Vichot, trochisques 1021 Vicq-d'Azyr, pilules 738 Vidal, poudre 808 Viol, caps. 336; pil. 734; sirop 902 Vigaroux ; tisane 1018 Vigier, pil. 747 ; épith. arg. 488 Vignard, pilules 740 Vigo, emplâtre 483; sparad. 935 Villate, mixt. (vét.) 1242 Villette, élixir 470; opiat 679 Vinache, tisane 1018 Viricel, poudre 808 Vivien, dragées 568 Vogel, encre 1326;teinture 1021 Vogler, élixir 469 ; empl. 480 Vogt, mject. 584; lin. 629, opiat 679; poud. 804, 811 Voisin, emplâtre 484 Vrillière (de la), eau 243 Vulpian, pilules 751 Vigier p. 548, 637, 790 w Wacker, baume 294 Wade, gouttes 291 Wagner, écume artif. 1325; ferr. oxyd. dial. 694 Walch, pilules 740 Walker, gouttes 47] Want, antigout. 402, 990, 1037 Warburg, teinture 995 Ward, élect. 467; essence 493 Wardelevrorth, potion 784 Ware, pomm. 764 Warlomont, eau 439 Warner, goût. 555, 997; liq. 632 Warren, baume 293 Warton, ervalenta 517 Warwich, poudre 809 Wauters, vésicatoire 1031 Weber, eau 445; poudre 809 Wedel, élixir 474 Weikard, soluté 924 Weill, pot. 786 Weiss, esp. 490 ; petit lait 724; laine du pin 866 Wenher. supposit. 977 Wentworth-Lascelles,charb.363 Werlhof, élect. 467 ; élixir 471 West-Walker, mixture 657 Westendorf, sel 202 Wetzler, poudre 808 White (vét.) 1238, 1240, 1243, 1245, 1247 Whitehead, essence 492 Whitla, vin 1038 Whytt, élixir 475 ; mixt. 660 Wilkinson, linim. 631 Wiggers, cristaux 1003 Willan, pommade 765 Williams, pil. 742; vin 1037 Willis, élixir 475 ; sirop 896 Wilson, pilules 740; teint. 993 Wislin, pois 760 Woillez,' pilules 755 Wood, alliages 1319; sirop 898 Woodstock, emplâtre 937 Woronejé, élixir 476 Wright, élixir 471 ; potion 787 Wutzer, pilules 744 Yott, pomm. 779,981 Voung, inject. 585 Yvel, collyre, eau et poud. 406 Yvo-Gaukes, tisane 1018 Yvon, purgatif 958 Zanetti, marmelade 645 Zeisst, espèces 490 Zell, poudre 819 Zeller, pomm. 780 Zenneck, appareil 503 Ziimnermann, tisane 1017 Zittniann, tisane 1018 Zuccarello Patti, sirop 922 Zundel (vét.) 1243 Zwelfer, teinture 997 Zwinger, poudre 341 1 I TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES (Pour la manière de consulter /'Officine, V. p. 31). Abéeédaire 103 Abeille 193 Abélésie 929 Abelmosch 253 Abies div. 303, 866 867, 1002, 'lOOl Abiétine 441 Abortifs (médic.) 158 Abréviat. alchiuaiq . 189 anglaises 190 homœopathiq. 1258 1259, 1200 médicinales 189 Abrotanum 270 Abrotine 270 Abrus precatorius 835 Absinthe commune 193, 1337 des Alpes 539 grande 193 maritime 194 petite 194 pou tique 194 romaine 194 suisse 194, 539, 1337 Absiuthine -194 Absinthium niar. 194 ponticirm 194 vulgare 193 Absinthol 194 Abstraits 852 Acacia, suc 194 angico 551 catechu 324 cochleoc. et div. 660 farnesiana 195 824 nilotica 550 senegal., etc. 550 vera 198 550 Acajou à bois 195 gomme (d') 195 noix (d') 195 à pommes 195 Acajouyagedubois 1356 Acamelt 227 Acanthe 195 fausse 302, 365 Acanthus mollis 195 Acarus 333 Accipenser div. 535 Acénaphtène 553 Acer, saccharinus 948 Aceras antroph. 687 Acétanilide 195 Acétates 195 d'alumine 196 d'ammoniaque 196 Acétate d'argent 196 de baryte 200 de bismuth 196 de brucine 200 de chaux 196 de cinchonine 200 de codéine 400 de cuivre neutre 196 — (basiq.) 197 — amm. 197 d'éthyle 493 de fer (proto-) 197 — (sesqui-) ' 197 — et d'amm. 197 de lithine 200 de magnésie 197 de merc. (proto-) 198 — (deuto-) 198 do méthylamine 325 île méthylène 552 demorp.jess. 1130)1 de nickel 200 normal 201 d'oxyde d'éthyle 493 de plomb ci'ist. (ess. 1130) 198 — liq. (ess. 1131) 198 de pot. (ess. 113l) 199 — liq. 199 de quinine 199 de soude (ess. 1131)199 de strychnine 200 d'urane 200 de vératrine 200 de zinc 199 Acétène mono-iodé 493 Acètes 190 Acétimètre, acéti- métrie 1235 Acétites 196 Acétite d'argile 196 Acéto-arsénite de cuivre 1113 Acétol normal 247 Acétolat de moutarde 1047 Àcétolats 1047 Acétolatures 1046 Acétolés 1046 Acétomel 651 Acétomellés 649 Acétone 200, 552 Arrtone.métliylnon.847 Acétonitr. d'argent 272, 1317 Acetum 199, 1045 antisepticum 1048 britannicum 202 latronum 1048 Acetum prophylac- ticum 1048 rosatum 1048 Acétyleugéuol 1028 Ache 200 des chiens 393 des montagnes 633 des rochers 723 Acbillea div. 655 Achilléine 656 Achote 845 Achras sapota 613 Acides 200 (médic.) 134, 156, 158 abiétique 942, 1005 acéteux 1046 acétique anhydre 201 — aromat. ' 202 — du bois 201 — camphré 202 — concentr. (ess. 1131) 201 — cristallis. 201 aconitique 224 aérien 206 agaricique 226 aidéhydique 247 alizarique 531 aloétique 250 alorcinique 250 d'ambre 218 amer 216 anacardique 193 anchusique 687 anémonique 256 angélicique 257, 566 anthémique 327 antimonicux 202 antimonique hyd. 202 antirrhinique 431,558 apocrénique 1276 arabique arsénié ux 1132) — liquide arsé nique artanthique atractyliqu ( es 550 202 203 203 647 366 azotiq. (ess. 1132) 204 — anhydre 204 — dilué 203 — fumant 204 — inerc. 274 — monohyd. 204 — officinal 204 — quadrihydr. 204 bénique 566 beuzoïq.(ess. 1133) 205, 287, 757 Acide binitronaph- tylique 668 bohéique 1007 bolé tique 226 boracique 206 borique 206 borussique 2C9 brassique 663 bromhydrique 205 bromhyd. dissous 206 — gazeux 206 — officinal 206 brunolique 553 butyrique 213,613 cachoutannique 220 324, 609 cachutique 324 cafétannique 220 caïncique 326 calcitrapique 366 campholique 328 camphorique 206, 328 caprique 400, 847 caproïque 400 caprylique 400 caramélique 949 carbazotique 216, 250 carbolique 214, 553 carboneux 213 carbonique 206 carboxycinchoniq.393 carmimque 399 catéchique 577 cathartique 882 cathartogénique 882 cathécucique 1147 cérotique 394 cétrarique 622 chélidonique 366 chiococcique 829 chlorhydrique(ess. 1133) 207 — dil. 208 — officinal 207 chloro-azotique 208 — nitreux 208 chloroxycarbon. 1155 ahromique 208 chrysammique 250 chrysinique 724 chrysolépique 216 chrysoph. 208,843,882 chyazique 209 cicérique 760 cinchonique 829 cinchotannique 220, 830 cinnamique 297, 944 citridique 224 1524 Acide citrique (ess. 1134) 209, 7S0 coccotannique 220 colomhique 407 coménique 082 comp. de Reitz 838 copahuvique 411 crayeux 206 crénique 1270 crésylq. 214, 553 crotomque 420 cyanhydrique (essai U34) 209 — alcool. 210 — extemp. 210 — deHarl. 210 — médic. 209 — végétal 211 — officinal 209, 210 cubébique 420 dammarique 840 dextroracémique 221 digitalique 430 digitoléique 430 ellagique 221 équisétique 224 ergotique 879 érucique 663 érythrique 222 érythroléique 623 érythrophénique 214 esculique 646 éthyisulfurique 245 évonique 501 ficarique 522 filicique 525 fllitaunique 220 fluorhydrique 211 fluorique 211 formique 211, 526 frangulique 670 galactique 212 gallique 211 gallotannique220,672 gaulthérique 702 gayacique 533 geisémique 538 glycéridique 543 glycérique 513 guadinique 568 gurnmique 550 gurjunique 288 hennotannique 562 hippurique 295, 1025 hydriodique 211 hydrochlorique 207 bydrochloroui- trique 208 hydrocoumarique 522 hydrocyanique 209 hydroouorique 211 hydromuriatique 207 hydrosulfurique 218 hydrothionique 218 igasurique 1030 iodhydrique 212 iodique 212 ipécacuauhique 602, 1038 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Acide jalapique 605 jerviqui' 477 karabique 218 kraméTique Ï34 laccique 616 lactique 212 laurique 400 lécanorique 623 lédumique 621 lichenostéarique 622 lithique 222, 1025 lobélique 033 lutéogallique 672 malalique 665 malique 215 marin 207 mar.phlogist. 372 méconique 682 médullique 557 mélilotique 522 mt'tacopahuvique 411 métagallique 221 métagummïqne 550 métaphéii) lsulfu- riquo 214 métaphosphoriq. 216 métastamiique 696 métatartrique 222,625 mimotannique 220 monothionique 219 moringique 566 niormtauuiq. 220,563 morique 665 moroxylique 665 mucique 519 muriatique 208 muriat. alcoolisé 243 muriat. oxygéné 372 myristique 400, 667 myronique 662 nancéique 212 naucléique 608, 829 nitreux blanc 204 nitrique 204 — alcoolisé 245 — mercuriel 214 nitroferricyauhyd. 12 1 nitro-muriatique 208 nitro-phénisiqùe 216 nitro-picrique 216 nitroxaathique 216 normal 1150 omicholique 1296 orthophosphoriq. 216 osmique 213 oxalique(ess.H35)2I3 oxynitrique 204 oxyphénylsulfu- reux 214 oxyseptonique 204 palmique 570 palmitique 400,557 paratartrique 222 parilliuique 856 paroxyben^oïque 250 pectique "213 perchromique 208 persulfurique 220 phanolique 214 cide phéneux 214 Acide sclérotiniqui 879 phénique ( ess sébacique 570 1135) 214, 299 sélinique 881 553, 1310 sennatannique 882 — alcool. 215 séricique 667 — glycérine 215 sinapique 663 — liquide 215 sorbiuique 928 — trmitré 216 sorbique 213 ,928 phénylsulfurique 214 sozolique 216 phlorylique 553 spiréique 1021 phospbo-antimo spiroïleux 1024 nique 1098, 1122 spiryleux 1024 phosphomolyb- stanuique 692 dique 1120 succiniq.(ess.H36) phosplioriq. (ess 218 , 947 1135) 216 sucre (de ou du) 213 — glacial 216 sulfbydrique 218 — médic. 216 sulfocarbolique 211 phospbor. offic. 216 sulfocarbonique 970 photosantonique 865 sulfophéuiq. 211 phtorique 211 sulfo-purpurique 583 phytolacique 732 sulfovinique 245 498 picrique ( essai 965 1133)216 250 , sulfureux 218 pimarique 1003 - liq. 219 pinique 1003 sulfurique (ess. pinitannique 220 1136) 219 picropodophylliq .759 — alcoolisé 245 plombique 697 — d'Allemagne 219 polycbromatiq. 250 — anhydre 219 polygalique 762 — anglais 219 polygonique 722 — aromatique 476 prussiqua 209 — dilué 220 — médicinal 209 — dulcilié 245 pyroacétique 201 — fumant 219 pyrocitrique 209 — glacial 219 pyrogallique 212 221 — monohydraté 219 pyroligneux 201 — deNordhausen219 pyrotartrique 222 — offic. 219 pyrotritartrique 222 — de Saxe 219 quercitanniq. 22C ,672 sumbulique 976 quercitrique 310 sumbulolique 976 qninique 228 830 surchrornique 208 quinopierique 217 sylvique 1003 quinotanniq. 220 tâmpicique 606 609, 1208 tampicolique 606 quinovatique 829 tanacétique 980 quinovique 829 tauaisique 980 racémique 222 tannique(ess.l 137)220 ratanbiatanniquc 834 tartareux 221 rhubarbarique 208 tartarique 221 rhéique 208 843 tartralique 222 l'héotannique 843 tartre (du) 221 rheumique 843 tartrélique 222 roccellique 623 tartriq. (ess. 1187) roséique 1296 221 068 rosolique 214 553 — anhydre 222 rufîquinotanniq. 1208 — gauche 222 rutinique ou ru- — inactif 222 tique 847 thannique 222 saccharin 213 thébolactique 682 salicyleux 1024 thymiq.216,328, 1007 salicyliq. 217 toncique 522 santalique 865 pour touchau 1306 santonuiique 865 toxicodendrique 975 santonique 865 trinitrophénique 216 saponique 646 tropique 269 scammonique 875 turpéthique 1023 scammonolique 8731 turpétholique 1023 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Acide ureux 1300 urinilique 222 urique 222, 102b urobenzoïque 205 uroérythriq. 1296 uvique 222, 1024 valérianique (ess. 1137) 222, 1027 valérique 222 vanillique 1028 xanthique 1119 ziziphique 607 ziziphotanniq.220,607 zumique 212 Acidulés (médic.) 155 Acidum (V. Acides) 200 Acier 520; aimanté 228 223 Actuelle Acolyctine Aconelline Aeonine Aconit anthore féroce à grandes fleurs liétérophylle Aconit napel salutifére tue-loup 193 224 224 22 i 223 223 223 223 223 223 223 Aconitine (ess.1138) 224 amorphe 225 cristallisée '224 Aconitum anthora 223 cammarum 223 ferox 223 heterophyllum 223 lycoctonum 223 riapellus 223 neomontanum -223 paniculatum 223 stœrckianum 223 Acor aceticus 201 boracicus 206 succinicus 218 Acore faux 603; odorant 225; vrai 225 Acorus calamus 223 Acqua Binelli 419 Acquelta di napoli 1104 Acres (méd.) 157 Acroléine 1160 Actoea brachypetala 225 racemosa 225 spicata 225 Actée en épis 225 à grappes 225 Action intime des médic. 170 Adansonia digitata 286 Adausonine 286 Additions de sirops aux préparations magistrales 783 Adeps suillus 557 myristic. 667 Adhatoda 226 Adhésifs 159 Adianthumdiv.335,1149 Adipocire 309 Adjuvant 161 Administration des médicam. 170 Adonides, adon.div. 839 Adonidine 839 Ador 516 Adoxa mosch. 606 Adragantine 549 JEgle inarmel. 296, 400 /Erugo 197 /Es 121; .-Es ustum 692 /Esculus div. 645 /Ether 496 /Etite 69 i •lEthiops(V.Ethiops) /Ethusa cynapium 393 Affinité de solution 128 Affium 682 A (fusion 27 Au'ar-agar 528 Agaric blanc 226 deehène(ess.H38)226 des chirurgiens 226 minéral 339 mouche 226 purgatif 226 des médecins 226 non salpêtre 226 Agaricine 226 Agaricus muscarius 226 Agathodes 510 Agathophyllum 673 Agave am. 227,363, 1302 cubensis 857 fœtida 227 mexicana 227 Agédoïte 268 Agglutinatifs 159 Agneau de Scythie 762 Agnus-castus 533 Agrimonia eupat. 227 Agriou 563 Agripaume 227 Agrostemmagithago 867 867 668 227 689 227 976 228 228 228 697 581 206 218 697 698 1214 Agrostemmine Aiault Aigremoine Aigrette Ail Ailanthus glandul. Aimant arsenical artificiel Air dépldogistiqué inflammable méphitique puant vital Airs factices Airelle 228, Aja-aja 528 Aïowan rapbul 580 Ajuga iva 511 Ajuga pyramidalis et reptans 321 Akéomine 997 Alabastrum 339 Alambic 135,505 Alambic Salleron 1231 à vide, d'Ortlieb 506 Alan-gilan Alantine Alaterne All)ane Albastrum Albâtre 757 270 670 333 339 339, 934 229 229 229 Albizzia anthelmint. 417 Albolithe 1335 Album ceti 309 grœcum 141, 725 Album nigrum 114 Albumen 228 All)uminate de fer et de potasse Albuminate de foi dialyse de mercure Albumine animale (ess. 1138) et végétale 228, 674, 1272, 1333 desséchée 229 insoluble 228 iodée 229 soluble 228 Albumineux (méd.) 154 Albuniinimètre 1301 Albuminoîdes 230 Albuminose 723 Alcalis (généralités) 230 ammoniacum 254 — acetatum 196 — spirit. 245 Alcalis animal 230, 254 extemporané 343 de l'ipécacuanha 280 minéral 230, 344 delà noix vomiq. 230 de l'opium 230 organique 230 du quinquina 230 végétal 230, 343 volatil 254 — concret 338 Alcali volatil fluor 254 Alcalides 230 Alcalimétrie 1150 Alcalins (médic.) 158 Alcaloïdes (généralités) 230 artific. 232 de l'ec. de grenadier 558 Alcaloïmétrie 232 Alcarsine 1143 Alcea rosea 561 Alcedo hispida 339 Alchemilla vulgaris 232 AlchimiUe 232 Alcolèneoualkolène403 Alcool (ess. 1138) 232 absolu ammoniacal — ambré — anisé — gaiaciné — lavandulé — romarin é — succiné 233 245 245 246 993 246 246 246 1525 Alcool amylique 234 anhydre' 233 aromatique 632 arsénié 1311 de betterave 233 de bois 234 bon goût 234 de brucine 246 camphré 246 — de Uaspail 246 — safrané 246 caprylique 570 caustique 233, 923 cétylique 309 de cinchonine 216 coniférylique 1028 crésylique 553 déshydrogénê 247 d'épreuve 238 éthalique 309 d'éther 495 éthylique 232 de fécule 233 de fer 519 formique 234 de grains 233, 234 hydrochlorique 245 mésitique 200 methylé 300 méthylique 234 de Montpellier 233 de morphine 247 naphtaline 247 du Nord 233 nitrique 245 phénique 214 pheniqué 215 phénytique 214,553 pblorylique 553 phosphore 247 de p. de terre 233,234 potassé 233, 247 de quinine 247 rectifia 233 de savon 247 sinapique 999 sodé 233 de soufre 970 de strychnine 247 de suif, de quinine247 de Sylvius 241 de vératrine 247 de vinaigre 201 vinique 232 (V. Alcoolés, Alcoolats et Teintures.) Alcoolats (généra- lités).(ess.H39) 238 d'absinthe 239 — comp. 240 d'acore 240 ammoniac, arom. 246 — fétide 241 d'angélique 240 d'anis 239, 240 — comp. 240 antiscorbutique 241 d'arbouses 322 aromatiq. amm. 241 I fl 1526 Alcoolat aromatique de Sylvius 241 d'aimée comp. 241 de basilic 239 de badiane 240 de bergamote 240 de bois de Rhodes 240 de bryone comp. 241 de cannelle 240 de cannel. comp. 242 de carvi 239 de castoréum 240 de cédrat 240 de cerises noires 234 de citrons 240 de citr. comp. 242 de cochl. 240, 243 de concombres 768 de coriandre 239 de cresson 240 — comp. 243 — de Para 240 d'ess. de térébent. 240 de fenouil 239 de Fioravanti 244 de fl. d'oranger 240 de fourmis 240 — comp. 243 de fraises 240 de framboises 240 de Garus 243 général 244 de genièvre 240 — comp. 243 de girofles 240 d'hysope 239 de labiées comp. 244 de lavande 239 de macis 240, 239 de marjolaine 239 de mélisse 239 — comp. 243 de menthe 240, 239 — comp. ,. 243 de miel composé 243 de muscade 240 de néroli 240, 242 d'oranges 240 de piment 239 polyaromatique 244 depyrèthre 240 de raifort 240 de romarin 240 de roses 240 de safran 240 sans-pareil 42 de sassafras 240 de sauge 239 de téréb. comp. 244 de thériaque composé 244 de thym 239 de vanille 240 vulnéraire 244 Alcoolate de bromal 317 de chloral 369, 1154 Alcoolatures fess. 1139) 244 Alcoolature d'aco- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES. nit, d'anémone pulsatille, d'arnica, de belladone, de bryone, de ci- guë,de colchique, de cresson de Para, de digitale, d'eucalyptus, de jusquiame, de lai- tuevireuse, deni- cotiane, de rhus radie, de seigle ergoté, de stra- moine, de thuya, zestes frais de citron et d'orange 245 Alcoolés, Alcools 243 d'acide azotique 243 — chlorhydr. 245 — sulfurique 245 d'aloès et de thériaque comp. 472 d'amanite 227 d'ambre et de musc 492 d'ammoniaque 245 — ambré 246 — anisé 246 — gaïaciné 99o — lavandulé 246 — romariné 246 — succiné 246 d'atropine 246 de brucine 240 de camphre faible 246 — fort 246 — Raspail 246 de cannabine 991 de cannelle ambré musq. 492 ■— et de saut. 470 de castoréum saf. 473 de chlor. de fer éthéré 1000 de cinchon. 246 de digitaline 246 d'élatérine 246 de gent. et d'abs. 475 de haschisch. 991 dejal.etdeturbith996 de lupuline 991 de morphine 247 de naphtaline 247 de néroli 242 nitrique 245 d'opium et d'asa- sarum 555 de phosphore 247 de potasse 247 de pot. antimonié 997 — carbon. 247 de quinine 2 dequina et de serpentaire comp. 472 — et de gentiane 476 de résinoïd. d'iris 003 sans pareil 242 de savon 247 de sav. anim. éth. 290 — arom. 492 Alcoolé de scille et de benjoin comp. 474 sinapique 999 de strychnine 247 de suif, de quinine 247 sulfuriq. aromatiq.476 tannique 997 de vanille et de pyrèthre 993 de vératrine. 247 Alcoolés sucrés. 1337 Pour les autres voy Teintures. Alcooliques (méd.) 156 Alcoolisme 234 Alcoomètres 235-238 Alcoomèt.œnomèt.1232 Alcoométrie 235, 1227-1232 Alcornoque 247 Alcyon, Alcyonium 339 Aldéhyde ' 247 acétique 247 éthalique 309 méthylprotoca- chétique œnanthylique salycilique trichloree vanillique vinique Aie (bière) Aletris Àleurites div. Aleurone Alfa Algarobia losa Algine 1028 570 1024 368 1028 247 303 248 2S8, 016 251 1053 glandu- 531 328 Algues div. 327,528,1053 des verriers 1053 Alhenna 562 Alicate pointue 1356 Aliment, définition 164 antiscorb. 645 Alisma plautago 738 Alismine 758 Alizari, Alizarine 531 Alkanna 562 Alkanna tinctoria 687 Alkekenge 248 Alkermès 464 aurifmin. 968 liquide 469 Alkofol 232 AUatalm du harem 518 Alléluia 248 Alliage bl. p.eouss.1319 descaract. d'imp. 1270 decuiv. etd'alum. 1319 Alliages fusibl. div. 1319 métalloïd. de sûreté Alliaire Allium cepa escalonicum porrum sativum schœnoprasum 600 1319 248 227 227 227 227 227 Allium scorodopra- sum ' 227 victoriale 227 Alloxane 222, 360 Allumettes chimiques div. 731, 1051, 1319, 1320, 1321 Alnus serratula 270 Aloe 249 Aloès(ess. 1139) div. 248-249 pitte 227 purifié 251 rosé 736 Aloésine, Aloétine 250 Aloexylum agal 309 Aloinë 250 Alontine 270 Aloysia citriodora 1030 Alpmia galanga 530 Alquifoux 759 Alsine média 662 Alstonia scolaris 250 constricta 251 Alstonine 251 Altérants (méd.) 152 Althœa offic. et div. 561 Althéine 268 Alumen 953 exsiccatum 953 seissille 954 ustian 933 Aluminadou 1021 Alumine 690 en gelée 690 Aluminium 690 Alun 953 brûlé, calciné 953 cubique 953 desséché 953 dragonisé 733 de fer 957 de glace 953 de plume 253 de roche 953 de Rome 953 teint de Mynsicht 737 Alunite 953 Aluyne 193 Amadou 226 nitré 389 Amalgame de cuiv. 421 électrique 1321 d'étain 493 — et de cadmium 493 Amandes 252 du Brésil 252 de terre 929 Amandier 231 Amandine 252 Faguer 719 A manda muscaria 226 Amanite 226 Amanitine 226 Amarantus 276 Amarythrine 623 Ambarum 252 Ambaville 883 Amblotiques (méd.) 158 Ambra cinerea 252 Ambre gris(ess. 1139)252 blanc 309 jaune 947 liquide 944 Ambréiue 253 Ambrette 253 Ambroisie (Ansé- rine) 367 Amer d'absinthe 194 des Allem. 1338 de bœuf 522 de chinova 829 cinchonique 829 d'érythrine 623 d'indigo 216 au maximum 216 quinovique 829 de rhubarbe 843 du rôti 134 de scille 877 de séné 882 de Welter 210 Amers (médic.) 153 Améthystine 320 Amiante 253, 638 Amide phénique 299 Amidide d'hydrog. 254 Amidobenzine 299 Amidochlorure de mercure 383 Amidon (essai 1139) 253, 516 azotique 517 grillé 429 nitrique 517 soluble 253 tungstaté 1359 Amidonnière 554 Amiduline253, 430, 517 Aminés 232 Ammi 253 Ammonia liquida 254 muriatica 376 Ammoniacum 255 Ammoniaque (gomme-résine) (ess. 1140) 255 Ammoniaque alcoolisée 245 anisée 246 diluée 254 liquide (ess. 1440) 254, 553 succinée 246 uratée 560 Ammoniaques composées 232 Ammonimètre 128 4 Ammonium carbo- nicum 338 causticum 23 4 muriaticum 376 sulfuricum 95! tartaricum 986 Ammoniure de cuiv. 956, 1303 de fer 381 de mercure 696 ' TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Androsaemum offi. 236 Androsème 256 Anémone des bois 256 hépatique 256 nemorosa 256 des prés 256 pulsatille 256 Anémonine 256 Anesthésiques(méd.)152 Aneth 256 Anethum dulce 519 fœnicul. 518 graveolens 256 Angelica archangel div. 257, 1140 sylvestris 257 Angélicine 257 Angelim .262, 540 Angélin, angéline 540 Angélique (ess. 1140) 257 confite 257 sauvage 257 Angogo 417 Angrœcum fragrans 516 Auguilla pekinensis 535 Angusture vraie 257 fausse (ess. 1140) 257 Angusturine 320 Anhydrite 954 Aniléine 300 Aniline 299, 414, 553 Animale, spermat. 1290 Ammoniure d'or 686 Amomes div. 345 Amomum cardam 345 curcuma 422 grana paradisi 346 racemosum 345 zeodaria 1052 zingiber 1032 , 541 Ampelodesmos ten . 886 Ampélopsis 980 Amygdaline 252 Amygdalus comm. 251 persica 720 Auiykos, amykosa septine 542 Amylacés (médic] 154 Amylamine 232 Amyle 365 Amylène 235 Amylopsine 1290 Amylum 253 marantas 264 Amyris caranna 840 elemifera 840 opobalsamum 1001 Anacarde occidenl . 193 orient. 195, 1260 Anacyclus 822 Anagallis 662 Anagyrine 360 Anagyris fœtida 360 Analeptiques (méd.) 134 Analgésine 259 Analysât, chrom. 1284 Analyses chimiques 1261 -1287 des alliages 1270 des calculs 1299 des cendres 1272 des eaux miner. 1275 des engrais 1283, 1284 des gaz 1269 inorganique 1261 des matières or ganiq. azotées 1282 des minerais et minéraux 1272 minérale 1261 organique 1281 Analyse des oxydes 1270 du sang 12S7 des sels 1270 des sols ou terres 1273 spectrale 1285 des urines 1291 volumétrique 1266 Anamirta cocculus 412 Ananas (textile) 1302 Anatron 960 Anchusa italioa 321 j tinctoria, etc 686 Anchusine 687! Ancolie 250 Anda 673 Andira'araroba 262 Andira div. 540 Andirine 540 Andropog. div. 225,8765 muricatus 1032 123 257 277 , 436 277 436 257 436 257 1338 237 228 1314 152 Animaux classif. Anis (ess. 1141) de la Chine couvert 257. étoile sucre' de Verdun vermifuge vert Anisette de Bord. Anisum Anneaux aimantés Anodes Anodins (médic.) Anona odoratissima 757 Ansérines div. 367 Antacides (méd.) 158 Antalcalins (méd.) 158 Antennaria diolca 692 Anthelmint. (méd.) 158 Anthénuue 326 Anthémis arvensis 327 cotula nobilis pyrethrum Anthos Anthracène Anthracite Anthrakokali 326 327 1140 822 845 531, 553 363 2: soufré ou sulfuré 258 Aulhraquinone 531 Anthrènes 333 Anthriscus cerefol. 360 Anthropomorphon 641 Anthyllide 258 Anthyllis vulneraria 238 Antiarine 1051 1527 Antiaris toxicaria 1051 Antichlore, 373, 379,965 Antidartreux (méd.) 136 Antidotesgénérauxl094 Antigoutt. deWant 1037, 402 Antihectiq. Pothier 259 Antihydropine 193 Antihystér. (méd.) 153 Antilithiq.(méd.)158,159 Antimoine(ess.ll41) 258 ciré 967 cru 966 diaphorétiq. lavé 259 — non lavé 259 — martial 259 — rouge diaphor. 967 Antimoine sulfuré 966 Antimoniate de pot. (essai 1141) 259 de quinine 259 Antimoniaux (méd.) 155 Antimonium 258 muriaticum 376 salitum 376 tartarisatum 985 Antiphlogist. (méd.) 154 Antipsoriq. (méd.) 159 Antipunaise 823 Antiputrid. (méd.) 159 Antipyrine 259 Antiquartium .,381 Antirhinum div. 626 Antiscorb. (méd.) 153 Antiscrof. (méd.) 155 Antiseptiq. (médic.) 159 Antispasmod.(méd.) 153 Antisyphil. (méd.) • 155, 156 Antofles 542 Antozone 700 Antozonides 700 Apalachine 563 Apatite 725 Apéritifs (médic.) 156 Aphis 673 Aphrodisiaq. (méd.) 153 Apiine 723 Apiol 723 Apios tuberosa 821 Apis div. 655 Apis mellifica 193, 393, 655 Apium dulce 200 graveolens 200 petroselinum 722 Apocodéine 682 Apocrénate de cuivre 1276 Apocynéine 363 Apocynine 363 Apocynum div. 363, 644 Apomorphine 259, 400, 682 Apoplappus discoï- deus 426 Apothème 250, 504 Apozèmes 260 anlidiarrhéiq. 260 1528 Apozème antiicté- rique 260 antipsorique 1010 antiscorbutique 263 apéritif 260, 1014 astringent 1014 blanc 260 de Copland 1017 de cousso 261 de grenadier 261 laxatif ion de mie de pain 260 d'oseille comp. 314 purgatif 791 à la rhub. et au Colombo 261 de salsepareille comp. 1015 sudoritique 1018 suisse 261 vermifuge 261 (Pour les autresj voy. Tisanes.) Appareil de Barruel 458 de Beiudorff 1370 Béral 503 de Berjot 129 de Bertbemot et Corriol 129 de Bramah 458 de liriaumont 461 Briet 460 Carré 1354 Cazaubon 458 à déplac. div. 129, 130, 503 Donné p. cors 782 Durafort 461 à étber 496 Favrot 886 de Flandin et Danger 1109 de François 458 rigorifiques 1553 de Gadda 135 gazo-injecteur 207 gazogène div. 459, 460, 461 de Genève 458 Grandval 505 de Greffier 458 de Guyton-Mor- veau 373, 530 de Henry 461 d'Hermann-La- cbapelle 450 Huraut-Moutil- lard 505 de l'institut 1109 de Kipp 218 Limousin p. l'oxygène de Lhote de Liebig de Marsh de Mitseherlich de Mondollot omnium Ozouf 099 789 1282 1107 1116 459 1352 458 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 458 458 458 129S 503 1237 437 462 462 438 448 792 232 241 439 242 Appareil de la Pharmacie Centrale 336 382, 505, 511, 705, 734, 735, 797 de Riouffe 131 de Romershaus. 503 à sangsues 859,860 de Savaresse 438 de Schœffer 1232 de Schwaerzler 129 de Stévenaux de Vernaut de Viel-CazaJ Yvon 1293, de Zenneck Append. phar. Aijua acidulo-salsa alcalina efï'erv. aluni, bat. amygd. amar. angel. vienn. ardens asœ fœtidœ c. camphorata colon iensis cristallina distillata magnesio efferv. marf.ia effervesc. metallorum naphœ nati'o-effervesc. picea regia, s. regalis stillatitia sulfurata toffana zinci sulph. i (Voy. aussi Eaux.) Aqueux (méd.) 154, 155, 156 Aquila alba 381 Aquilegia vulgaris 256 Aquillariaagallocha 309 Arabine 550, 549 Arabinose 350 Arachide, Aracb.565,738 Arach 233 Araignée médicin. 333 de mer 878 Aralia midicaulis 857 Aranea diadema Araroba Arbouses, Arbousier 322 Arbre à chapelet 271 Arbre aux dents Arbre à la vache de Diane à la fièvre delà sagesse de Saturne à suif Arcaimm tartari Archangelica ofiic. Arctium lappa Arctostaphyllos Areca catechu 324, A ré kiane 109 251 281 322 (.73 673 Aréométrie 45, 235-238 Arenga saccharifera 948 Arenaria rubra 262 A rénation 280 Argania eleodend. 572 Argémone 262 Aigent (essai 1141) 263 blanc, argentan 1306 corné détonant fulminant petit 758; vif Argenterie nettoy. 1336 Argentine 782 Argenture, arg. div. 1314 Argile? Argile ocreuse Arguel Argyritis 1015 Aricine 829 447 Arillode 462 Aristoloches div. 462 652 419 463 441 208 447 463 1104 1260 262 398 614 1351 499 316 1351 394 de vie 1007 Arbutus 322 Arbutine 322, 608, 823 Arcanson 1004 Arcane fébrifuge 805 Areanum duphcat. 959 372 271 271 632 1348 690 311 882 696 1208 667 263 Aristolochiadiv.559, 263, 883, 1214 Armadille Armoise amère — blanche de Barbarie Armoracia Arnica montana Arnicine 231, Arnique Aroba Aroma philosoph. Aromates Aromatiques (méd.) 154, 157 Arôme des vins Arrack Arragonite Arrangem. pharm Arrète-bœuf Arroche 367,368 Arrow-root(ess.l 141)264 398 2(>3 193 883 264 832 263 264 264 262 381 152 1034 399 339 1367 321 du Brésil 982 Arséniate d'ammon. 265 d'antimoine de caféine de fer de potasse de quinine de soude de strychnine Arsenic blanc jaune noir normal rouge Arsenicaux (vét.; 263 325 265 265 265 265 265 266 202 969 266 1111 969 Arsenicophages 180,203 Arsenicmn 266 crudum 202 Arsenite de cuivre 266 de potasse 266 de quinine 266 de strychnine266 1245 Art de formuler 156-15 Artanthe 617 Artemisia abrotan. 270 abshithium 193 aragonensis 264 cœrulescens 866 chinensis 263 cina 264 881 contra 881 dracunculus 264 judaïca 881 inaritima 194 pontica 194 rupestris 539, 656 vulgaris 263 Arthanite 426 Artichaut 266 Arum div. 606,883, 554 Arûndo div. 846, 930 A sa disgunensis 1006 dulcis 297 fœtida (ess. 1142) 267, 552, 1006 Asagrœa Asaret du Canada Asarine, asarite Asarone Asarum canadense Europœum Asbeste Asboline Asclépiade div. Ase fétide Aselline Aseptol 253 267 360 266 267 267 267 267 266 638 952 267 665 267 568 216 Asparagine268,703,834 Asparagus officinal. 268 Asparamide Asperge de Cosaques Asperula div. Aspérules div. Asphaltène Asphaltes div. Asphaltum Asphodèle 268 268 1023 268, 269 268 306 306 306 269 1230, 1231 Asphyxies div. 1123-1125 Aspic 618 Aspidium div. 525 Aspidosperma 824 Aspidospermine 824 Aspidospermatine 824 Aspidosamine 824 Asplenium div. 335 Assacou, assacu 848 Assamare 134 Associât, des méd. 174 Astacus fluviatilis 1052 Aster argophyllus 666 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Astragale velue 2G9 Astragalus div. 549 anunod. 834 exseapus 209 Astring. (méd.) 153, 159 Athamauta cretensis 428 Athanase 980 Atis 223 Atisine 223 Atractylate de pot. 306 Atractylis gummif. 36(1 Atripléx hortensis 368 Atrociue 296 Atropa bellad. 296 inandragora 641 Atropidine 269 Atropine, atropi- uin 268, 269, 296 Attaques au creuset 1267, 1271 Attrape mouches 847, SC8 Atus 223 Aubergine 780 Aube-vigne 398 Aubifoiu 309 Aulnt'e 279 Aumure 703 Aune 269 blanc 316 noir 670 Aunée div. 270 Aurantianiue 686 Aurantium 686 Aurate d'ammoniaque 686 Auricula Judae 687 Auripigmentum 969 Aurone femelle 270, 865 des jardins 270 mâle 270 Aurum 685 musivum 972 Aurum sophisficum ] 317 Autoclave de Papin 128 Auxiliaire 161 Ava 761 Aveloz milk 500 Avena sativa 270 Avénéine 1028 Aviculaire 839 Avocatier 617 Avoine 270 Axonge (ess. 1142) 557 balsamique 762 benzoïnée 762 lavée ou purif. 557 populinée 762 Axungia 557 Aya-pana 270, 516 Azadirine 271 Azaléine 300 Azédarach 271 Azocarbide hydriq. 209 Azocarbures 422 Azolitmine 1021 Azotas v. azot. et nitr. Azotates 271 d'aconitine crist. 271 Azotate d'ammon. 271 d'argent crist. 271 Azotate d'argent fondu (essai 1142) 272 de baryte 273 (sous)de bismuth. (ess. 1143) 273 de cobalt 273 de cuivre 273 de cuivre ammon. 274 de fer 274 hydrargyroso-am. 275 hydrique 204 de magnésie 274 de mercure 274 mercureux biba- sique 274 —acide 274 — et d'am. 275 — ration. 274 de pilocarpine 275 de plomb 275 dépôt, (ess. 1144), 276 de quinine 277 de soude 277 de strontiane 697 de strychnine 277 de vératrine 277 de zinc 386 Azote carboné 422 Azotide hydrique 254 Azutite d'ammon. 277 d'amyle 493 d'ox. d'éthyle 494 de plomb 277 de potasse 277 de soude 277 Azoture d'hydrog. 254 d'or 686 Azoxybenzine 1185 Azulène 577 Azuline 214, 577 Azur 692 Azurine 300 Azurite 300, 339 B Babeurre 613 Bablahs 195, 551 Baccharoïdes ascar. 411 Bacille 420 Badiane 287 Bael 400 Baffine 1342 Bagasse 948 Baguenaudier 278, 882, 1214 Bagues aimantées 228 Balcuru 719 Baies (V. noms spécif.) Bain-marie 136 Bains (généralités) 278 Egyptiens 278 Russes 278 de vapeurs 280 Bains (vét.) 1237 Bain acide 281 alcalin 281 alcalino-ferrugin. 281 ammoniaté 281 ammon.-l'errug. 2ti2 antipsor. de Jadel. 284 antirhumatismal 2S2 antisyphilitique 282 aromatique 282 arsenical (vkt.) 1237, 1250 astringent de.Most 282 de Balaruc 282 balsamique 282 de Barèges 282 de Bar. du Codex 282 de Bar. de Quesu. 282 de Bourbonne 282 d'eau de vaisselle 283 élect. de Pennes 282 avec l'émétique 283 émollient 283 de fauteuil 280 fortifiant 283 galvanoplastique 1315 gazeux 281 gélatineux 283 glycérines 281 huileux 283 hygiénique 282 ioduré 283 — de Lugol 283 d'iod. de fer 283 — de potassium 283 — de pot. ioduré 283 de mains 280 de mer artificiel 283 mercuriel 282 mous 280 phéniqué (VÊT.) 1237 photographiq. 1318 de pieds 280, 285 — acide 285 — alcalin 285 — irrit. de Scott 285 — mercuriel 285 — av. le sel 285 — sinapisé 285 de Plombières 284 de résineux 281 résolutif 284 salino-gélatineux 284 avec le savon 284 secs 280 de sel marin 284 de siège 280" avec le son 284 stimulant 284 de sublimé corr. 282 au sulfhydr. ou 282 suif, de sod. 284 au suif, de pot. 282,284 sulfuré 284 — liquide 284 sulfureux 284 — liquide 284 sulfuro-alcalin 285 sulfuro-gélatin. 285 de tilleul 282 1529 * Bain de tripes 283 de Vichy 285 ziuco - arsenical (vêt.) 1237 Baisonge 869 Balances pharm. div. 34 Balaue 367 Balanus myrepsic. 566 Balatas 335 Balaustes 558 Balaustier 558 Balihaholahs 195 Balisier 846 Balistique des méd. 179 Ballons-filtres 1350 Ballotes div. 285 Balneum 278 Balsamines div. 286 Balsumites div. 283, 847 Balsamod. ehren- bergian. 667 myrrha 667 opobalsam. 295, 1001 Balsamum beniviv. 297 — Gurjunae 287 Libani 1002 peruvianum 288 sulfuris 574 tolutanum 289 tranquillans 294 Bamia moschata 253 Bananes, Bananier 846 Bandel. en caoutc. 935 Bandolme 347, 400, 1321 Banksia 417 Baobab 286 Baptisia div. 583 Baptisin 583 Baratte 613 Barbaloïne 250 Barbarea vulgaris 489 Barbatimao (écorce) 660 Barbe de capucin 368 Barbeau 309 Barbotine 881 Bardane 286 (petite) 615 Barégine 451 Barille 344 Barosma crenata 321 Barras 1005 Baryte 691 càrbonatée 338 muriatée 377 Bases végétales 230 Basilic 287 Basilicum 676 Bassia div. 572 Bassinet 838 blanc 256 Bassorine 549 Bastin 400 Bâtardes 950 Bathna 367 Batiator 286 Bâtiments de graduation 135 Bâtons de réglisse 715 aromatiq. russes 1021 H 1530 « Battitures de cuiv. 692 de fer 694 Baudruche gommée 937 Baumes 287 factices 290 naturels 287, 8 40 acétiq. camp. 290 d'acier 290 acoustique 290, 526 — créosote 290 — av. la rue 290 d'aiguilles 290 d'Amérique 289 d'angélique 257 anodin de Bath 290 antiart. de Sanch. 290 antihystérique 290 antiphlog. Com- pingt 143 antipsorique 765 apoplectique 290 d'Arcaîus, 676 — camphré 676 — liquide 676 ardent 290 aromatique div. 290 arthrit. camphré 290 astring. de Gherli 291 — de Richard 291 de Basville 291 du Brésil 411 de Calaba 841 du Canada 1001 des Carpathes 1002 de Carthagène 289 catholique 99 4 céphal. saxon 291 de cheval 1030 du chev. Laborde 292 — de St-Victor 994 Chiron 291 cicuté 392 du Commandeur 294, 994 de Condom 292 de conicine 392 deConstantinoplelOOl c. les engelur. 271,873 — Fouquerolle 291 — Lejeune 291, 873 de copahu 411 Copalme 914 de coq 847 de Diptérocarpe 287 divin 298; d'eau 6S2 égyptien 1001 des embryons 242 de Feuillet 295 de Fioravanti 244 — téréb. 241 Focot 791, 841 de fougère 567 de Fourcroy 292 de Frahm 291 de Friard 291 de Fritz 295 des funérailles 306 de gayac 29! de Geneviève 291 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Baume de Giléad Baume stomacal de 291, 1001 Wack. 294 de Goulard 291 stomachique 294 (grand) 285 de succin 294 de Gurgum 2S7 sulfuro-alcalin 765 de Hollande 295 sympathique 294 de Hongrie 1(02 térébent. 294, 10u4 huileux 244 de thymiame 944 hydriodaté 291 de To'lu(ess. 1144 ) 2S9 des Indes 288 tranquil.(ess.H4 0294 des innocents 991 — de Chomel 295 ioduré 291 — à la glycér. 295 irlandais 292 des Turcs 994 d'Italie 292 universel 295 , 630 du Japon 296 de vanille 1038 des jardins 285 vert 293, 652 , 841 de Judée 1001 de vie, ext. 290 , 630 de Lausanne 291 — ext., de Plenck 295 de lavande 292 — de Gaubius 295 de Lectoure 292 — d'Hoffm. 295 de Locatelli 292 — de Roland 294 Marie 811 — Teichmeyer 295 de marjolaine 292 de Yinceguère 292 de marrub. Fore 292 vulnéraire 295 de la .Mecque 295, 1001 — anglais 994 mercuriel 776 — végétal 1049 — de Plenck 292 vulnér. (vét.) 1237 de Metz 295 de Warren 295 de miel, de Hill 292 (Voy. aussi AlcooMinjaklabam 288 lats, Goût., Teint., de momie 300 Onguents.) de myrrhe 669 Baumier 295 nerval 292 Bauracon 311 — (VET.) 1243 Bavaroises div. 1007 de Noè 293 Baycuru 560 noir 244 Bazrequatana 604 ophthalmiq. 293 , 776 Bdella 857 — rouge 777 Bdellium div. 296 d'ormeau 688 Bdellomètre 863 Opodeldoch 293 Beauharnaise 864 — chloroformisé 233 Bébéerine 296,412 581 - liq. 293 Bébéeru 295 , 581 — opiacé 293 Bec de grue 541 oriental 1001 d'oie 782 pect. de Meibom 293 Beccabunga 1030 du Pérou (essa Becbion 1024 1144) 288 Béconquille 602 — faux, 648 Bédéguar 847 persique 994 Behen div. 912 de pin 867 Bêla (fruit de) 296 de Riga 99i, 10(12 Belladone 296 de rue 292 du Japon 297 de Saint-Thomas 289 opiacée 296 Saint-Yves 293 Belladonine 296 de Salazar 293 Belle-dame 296 Samaritain 291 Bellis perennis 4 1 0 de San-Salvador 289 Belvédère 368 de Saturne 29'i Ben 566 de savon 287, 29ï ,630 Benjoin (essai 1114 de Schauer 244 div. 297 somnifère 291 Benoite 298 de Sonsonate 289 Benzène 298 de soufre 294, 571 Benzidam 299 — aie. 928 Benzine, benzoh — anisé 291 (ess. 1114) 298, 307, — éth. 291 552, 553, 1201, 1310 — simple 574 Collas 299 — succiné 291 cristallisable 299 - téréb. 294, 574 Benzoates 301 Bonzoate d'ammoniaque 301 de caféine 325 de chaux 301 de lithine 301, 695 de soude 301 Benzoe 297 Berbéride 301 Berberine 302.310, 407, 412, 581,703 Berberis vulgaris 301, 310 Berce 302 Berceau de la Vierge 398 Bergamotier 397 Bertholletia excelsa 250 Beta cicla 368 Bète à bon Dieu 333 Bétel 761 Bétoine 302 d'eau 877 des Savoyards 26i Betonica omeinalis 302 Bette 368 Betteraves (cons.) 1363 Betula alba 316; al- nus 269 Bétuline 316 Beurres (ess. 1144) 556, 613 d'amandes 464 d'antim. concret 376 — liquide 376 artificiel 1145 de Bambara 572 de bambouc 572 de cacao (ess. 1182) 322, 571 de Canara, 572 de carapa 337 de cire 398, 576 de coco 400 de dika 323 de Galam 572 de Gale 572, 757 ioduré 599 de Kokum 561 de mahwah 572 de muscade (ess. -1182) 572, 667 de palme 400, 572 rosat 778 de rue 778 de saturne 630, 676 de terre 309 de zinc 3S6 Beurres métalliques, voy. Chlorches 375 Bévilacque 606, 582 Bézoard anim. 339, 1298 minéral 202 Biantimon. de pot. 259 Bicarbured'hydrog. 298 Bichlorure de mère. (Emp.) 1101 Bicolorine 645 Bidens div. 302 Bières médicin. 302 d'absinthe 303 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. 1531 Bière arrière 303 Bixine 845 Bois d'absinthe 310 antiscorbutique 303 Black draught 791 d'agalloche 309 apéritive 303 Black drops 556 d'aigle 309 de betteraves 1321 Blanc d'Allemagne 342 d'aloès 309 blanche 303 d'argent 342 amers 823, 310 céphalique 303 de baleine ( es 3. d'anacahuita 310 diurétique 303 1145) 309 d'anis 868 double 302 de baryte 1162 d'aspakthe 309 de gingembre 303 de bismuth 273 de Brésil 310 de gingemb. sèche 791 de ccruse 342 de Calambac 309 hydragogue 303 de Clichy 342 de Californie 310 de ménage div. 1321 d'Espagne 339 de Campèche 310 purgative 303 de fard 273, 9" de cerf 413 — de Sydenh. 304 de Hollande 342 de chien 757 de quinquina 303 de Krems 342 de Chypre 310 simple 302 de Lille 342 de Colombie 310 de Spruce 303 manger 536 da corail 310 stomachique 304 de Aleudon 339 de couleuvre 310 tonique ferrug. 304 d'œuf C74 de crabe 331 Bigarade 686 d'œufs alum. 404 doux 834 Bigeon 1002 de Paris 339 d'ébène 311 Bignonia catalpa 346 de perle 273 à enivrer 757 copaïa 346 de plomb 342 de fer 311 Bikh 223 raisin 766 de Fernambouc 310 Bile de bœuf S22 rhazis 766 franc 563 (rech.analyt.) 1290 de Troyes 339 d e fustet 310 Bilifulvine, biline 1290 de zinc 697, 1053 de gaïac 533 Biliphœine 1290 Blanchet 130 de Garo 309 Bilirubine 1133 Blanchiment des de garou 426 Bilis bubula spiss. 323 éponges 1322 gentil 426 Biliverdine 1290 de l'i'-oire 1323 de girofle 331 Bimalva 361 des os 1323 des Iles 310 Binitronaphtol 668 Blanehinine 829 immortel 489 Binitrosulf. de fer 976 Blanquerie 1021 d'Inde 310 Biole 316 Blanquinine 829 ivrant 757 Bi-sels (voy. aux genres. Blatta oricntalis 493 de la Jamaïque 310 Ex. : BlCABBOXATES, Blavette 309 du Japon 310 voy. Cabbonates.) Blé cornu 878 jaune 310 Biscuits médicin. 304 Blechon 820 de Kilam 309 antisyph. d'Olliv. 304 Blende 1033 à lardoire 301 au calomel 303 Bleu anglais 1323 des Moluques 420 dépurât. d'Olliv. 304 d'aniline 300 néphrét. (ess. 114 6)310 ferrugineux 304 d'azur 692 de Nicaragua 310 d'iod. de potass. 30i de Berlin 423 de pavane 420 iodurés 304 de cobalt 692 piquant 398 de mer 878 decomposit.583 ; 1323 puant 360 purgat. au jalap 30 4 en liqueur 583, 1323 de quassia 823 — à la rés. de de Lyon 300 de réglisse 834 scam. 304 de montagne 339 de Rhodes 310 — à la scam. 304 de Mulhouse 301 de rose 310 vermif. au calom. 304 de Paris 301 rouge 310 — à la santonine 303 de Prusse 423 saint 534 — au semen c. 304 — soluble 423, 1190 de Saint-Martin 305 r— de Storey 304 de rosaniline 300 de Sainte-Lucie 640 Bish 223 de rose 1323 de Sainte-Marthe 310 Bishop améric. 1322 de Saxe 583, 1323 de sang 310 Bismuth (ess. 1145) 303 Bleuet,Bluet 228,309 de sapan 310 Bistorte 305 Bleuine 300 sudorifiques 491 Bistortier 762 Blodrot 1020 de Surinam 823 BitterdesHolland. 1338 Blue pills 750 de vie 534 Bittera - 303 Bltlmea balsamiflua 329 Pour les autres, v. à Bitterin, Bittérine 305 Bocard, bocardage 127 leurs noms spécifiques. Bitumes 303-306 Bocco, bocho, boc Bois impénétrables de Cuba 306 choe 321 à l'eau 1359 glutineux 306 Bochet 1014 Boisson antimiasde Judée 306 Bœnesct 1123 matique 215 414 du Mexique 306 Boghaditz 685 antinarcot. 1047 de la Trinité 306 Boghead 360, 553 économique,etc. 1322 Bixa orellana 815 Bois 309 hygiénique 1322 Boisson iodée 1036 laxative 1016 p. ouvriers agric. 1322 pectorale 1016 de Russel 1017 Boissons fermentées (asphyxie) 1125 frelatées 1233 rafraîchissante 1322 médicinales (V. aussi Tisanes.) 1008 Boissons (vêt.) 1237 Boite à réactifs 53 Boites à coulisses 1346 à goudron 553 demédicam.ho- mœopath. 1260 de sec. p. noyés 1372 — p. blessés 1372 Bokool 553 Bolbida 417 Boldea fragrans 311 Boldine 311 Boldo 311 Boldoa fragrans 311 Boldoglucine 311 Bolet amadouvier 226 des Kamchadales 227 du mélèze 226 Boletus cyanescens 299 fomentarius 226 igniarius 226 laricis 226 luridus 299 sulfureus 213 versicolor 687 Boli martis ou martiales 316 Bols 735 d'Arménie 311, 740 blanc 311 de Bohème 311 calmant 1115 de copahu div. 744 decub.ettér.-ferr. 744 de Hongrie 311 oriental 311 rouae 311, 743 Bols (vét.) 1245 Bolus ad quart. 746 orientalis 311 Bombax 414 Bombiloza 670 Bombyx cynthia 976 Bonbons de .Malte 707 Bonduc 311 Bonducine 311 Bonferme 994 Bon Henry 367 homme 660 Bonne dame 367 Bonnet de chasseur 868 de prêtre 501 Bonnette 410 Booko 321 Boracitrate de magnésie et de soude 397 , Borassus 948 Borates 311 1532 Borate d'ainmon. 312 Bouillon de limaçons 314 de mercure 312 de mou de veau 314 de potasse 312 de Nauche 314 de quinoïdine 828 noir 197 de quinine 824 pectoral 314 desoude{ess.il46)31i — de Bailly 314 —et de chaux 20b de pénis de cerf 535 312 — de taureau 535 Borax prismatique de poulet 314 et octaèdr. 311 purgatif 314 Bornéène 329 de renard 535 Bornéol 329 de scinque 535 Bornésite 334 de Spielmann 314 Borocalcite 312 en tablettes 315 Boronatrocaleite 312 de tortue 314 Borolartrates ( Voy de veau 314 ÏAKTRATES.) — émétisé 314 depot.etde magn.987 de viande 314 Borrago officinalis 310 de vipère 535 , 314 Boswelia carterii 075 Bouleau 310 Botrycliium 325 Boules d'acier 310 Botrys 367 barèg.de Montera 284 Botryt s 691 à détacher 1323 Boucages 312 d'ext. de viande 310 Boucanage 1810 de gomme (ess Bouchons imperm. 1317 712) 949 ,' 951 Boues minerai. 453, 1276 de Mars 316 Bougies médicin. 312 de Molsheim 316 d'aeét. plomb. 313 de Nancy 310 à l'alun 313 pyrogènes 1006 au ealomel 312, 313 Boulette 542 camphrées 312 Bouquet du lait 014 chandelles 313' magique 1331 de cire et de verdu vinaigre 1045 millon 313 des vins 1034 de Daran 313 Bouquetin 312 élastiques 313 Bouquets 140 emplastiques 312 Bourane 1051 en gélatine 313 — des Floupes 040 de Goulard 313 Bourdaine 670 d'iodure de fer, 313 Bourgèue 670 — de mercure 313 Bourg, d'asperges 268 — de plomb. 313 de cassia 331 iodurées 312 de peuplier 724 médic. à brûler 313 de pin 860 merc. dissolubl. 313 de sapin 806 — de Falk, de Bourguépiue 670 Plenck 313 Bourrache (ess. 114 5)316 à l'opium 313 Bourse à pasteur 317 parfumées 805 Bouteil. roug. Tay . 995 porte-remèdes 313 siphoide 460 à la potas. caust. 313 Bouton d'argent 838 saturnines 313 d'or 838 au sublimé 313 Bowdiehia virgil. 247 au tannin 313 Brai gras 1005 Bougrane 321 sec 1005 Bouillie d'opium 6Si Brairette 820 Bouillons méd. 313 Branc 195 blanc 600 Branche-ursine 195 de cloportes 314 Brassica divers 669 de corne de cerl 314 Brayera divers 417 — de rhinocéros 535 Brayère anthehn. 417 de crapauds 535 Brembelle 228 d'écrevisses 314 Brésiline 310 éméto-carthartiq 314 Brésillet 310 gommeux 314 Breuvages (vét.) 1238 de grenouilles 314 Brillantine 1321 aux herbes 314 Brinbelle 228 de lézards 535 Brinvillière 941 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES. Briquets phosphoriq.253 Bromal 317 Brome (essai 1140) Brométhéride 317 Bromhydr. d'amm. 318 de caféine 325 de cicutine 317 basique de cineho- nidiue 317 neutre de cincho- nidine 318 d'éserine 318 de morphine 318 basique de quin. 318 neutre de quin. 318 Brominium 317 Brornoforme 317 Bromures d'amm. 318 de bismuth 318 d'arsenic 594 de baryum 318 de cadmium 319 de calcium 319 de camphre 329 d'éthyle 49-4 de fer 319 forinique 317 de formyle 317 de lithium 319 de mercure 319 de plomb 319 de potas. (ess. 1140) 319 de sodium 320 de zinc 320 Bronzages div.1317, 1347 Bronze 421 d'aluminium 1319 des peintres 972 Brou de noix 674 Broussonettia tiuc. 310 Brucia 320 Brucine 320 Brucite 638 Brucium 320 Brucœa 237 Brun d'aniline 300 Brunelle 410 Bruscus 520 Brutolés 302 Bryone 321 d'Amérique 648 noire 605, 980 Bryonia div. 321 Bryonia Tayuia 987 Bryonine " 321 Brvtolatures 302 Brytolés 302 Bubon macedoni- cum 724 Bucco, Bucko 321 Buena hexandra 829 Buchu 321 Bugle 321 Buglosse 321 Bugrane 321 Buis 321 Bulbes, voy. à leurs noms spécifiques. Bulburus thrasus 929 Bunias 669, 758 Bunium 758 Buplèvre 322 Buprestes 332 Buranham, Buran- hem 660 Buranhé 660 Burettes grad. div. 1150, 1266, 1267,1349 Bursa pastoris 317 Bursera gummifera 841 Busgunscb 673 Busha 1332 Busseïole (ess. 1147) 322 Butea frondosa 609 l!!ilylainine231,41i,:»iiS Butyle 303 Butyle-chloral 371 Butyrated'ox.d'éth.iS4 Butyroléine 1145 Butyromètre 1195 ButyrunrfV.Beurres) 376, 013 Buxéine 322 lluxiue 296,322, 412,703 Buxussempervirens 321 Bvttera 305 Byttérine 305 c Caa-roba Caapeba Cabaret Cabillaud Cacaos div. Cacaotier 346 703 264 567 322 322 Cachets médicam. 323 Cachet-cuillère 323 Cachibou 841 Cachou (ess. 1147) 321 du Bengale 324 de Bologne 714 de Bombay 324 en grains 714 du Pégu 324 Cachundé 707 Cacie 824 Cacothéline 320 Cactier 523 Cactus opuntia 523 Cade 539 Cadis 666 Cadmie 697 Cadmium 324 Caféier 325 Café (ess. 4147) 325 chicorée (ess.l 148)368 de figues 523 français 760 de glands 1015, 367 nègre 325 purgatif 793 quinine 793 au séné lacté 883, 922 du Soudan 673 Caféine325, 360, 673, Camphre de Chine 328 1007 de dryobalanops 288 Cahinça 326 d'essence 576 Cahucliu 33 4 dibroiné 329 C aïeux 227 du Japon 328 Cail-cedra 195 de lédum 621 Cail-cedrin. 195 liquide 329, 1004 Caillé 613 de menthe 327 631 Caille lait div. 326 minéral des goud 553 Caillette liquide 613 monobromé 329 Caïnça 326 de Nghaï 329 Cainito chrysopli. 660 de patehouly 327 715 Caire 399 de tabac 638 Cajeput 499 , 580 Camphrée de Montp .330 Caju-puti 580 Camphrène 273 Calabarine 322 Camphrone 328 Caladittm 53 i Cancanum 840 Calagnala 326 Cancergam. 339, 1052 Calament 326 Canchalagua 337 Calamine 345, 1033 Candis 330 Calammtlia officin 326 Candissoires 330 Calamus arom. 225 540 Caniramine 320 draco 857 Canis ponticus 349 Calcaria carbonica 338 Canna coccinea265 1142 Calciuatiou 134 indica 846 Calcitrapa 366 Cannabéno 362 Calcium muriatic. 377 Cannabine 362 Calculs div. 1299 Cannabis div. 361 analyse 1299, 1300 Canne de Prov. etc .846 Calebasse ou calao 326 à sucre 394 930 Calebassier 326 de la Chine 9iS Caléfacients (méd. 152 de l'Inde 846 Caléfactiou 795 Canneberge des mar.228 Calendrier pharm. 143 ponctuée 228 Calendula 929 Cannetic ici- 348 Calenduline 929 Cannel-coal 553 Calladium 264 Cannelle (ess. 1148)330 Callicocca ipécac. 601 blanche 331 Calmie 608 de Cayenne 331 Calomel 381 de Ceylan de Chine 330 Caloinelas 381 331 Calophyllumdiv.791,840 giroflée 331 Calotropis gigantea 267 de Java 331 Calotte (méth. de la) 677 de Magellan 1051 665 du Malabar 331 Caltha palustris 929 mate 331 Calx 691 Cantarelle 332 antimonié 967 Cantharidates 332, 1031 Cambogia gutta 561 Cantharides div. Caméléon min. 641 (ess. 1148) 331 Camions 638 de Chine 332 Camomille 326 noire 333 d'Allemagne 327, 648 Cantharidine 332-333 des champs 327 Cantharidisme 1031 commune 327, 648 Cantharis div. 331 maroute 327 Caouteliène 334 du Nord 327 Caoutchine 334 de Paris 327 Caoutchouc 334 puante 327 d'huile de lin 568 romaine (ess. 1148)327 térébenthine 334 Campèche 310 vulcanisé ou vulCamphora 327 canisé 334 Camphorosma 330 Caoutchoucine 334 Camphre (ess. 1148 327 Caphopicrite 843 artificiel329,1003,1004 Capillaire du Can. d'asarum 267 (ess. 1149) 335 d'année 270 d'Italie 333 de Bornéo 329 du Mexique 1149 brome 329 de Montpellier 335 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES. Capillaire noir ou coimn. 333 rouge 335 Capillarimètie 1233 Capnombre 552 Capparis sàtiva 336 Câpres 336 Câprier 336 Caproyle 365 Capsaicine 756 Capsicine 756 Capsicum annuuiiij etc. 756 Capsique 756 Capsulateur 336 Capsulation 336 Capsul. au casëum 337 gélatineuses 336 d'acide oléique 568 d'h. phosphorée 575 de llumann 412 de Lehuby 337 deMothes 336,412 de pain azyme 323 de lîaquin 337, Thévenot Viel Capuchon Capucine Capuli Caquenlit Caquiller Caractère 412 337 336 223 419 248 654 669 chimiq des métaux usuels 53 des sels 56, 57, 62 1053 Caragate Caragne, Caraigne Caraïba Caramel Caranne Carapa Carapin, carapine Carapucha, carapul. 2i8 Cailiainati'dV'lliyle 1023 Carbide de soufré 970 Carbo Carbolale de glycé cérine Carbonates d'aunnon. (ess. 1119) d'ainm. huil. de baryte (ess. 1149) de bismuth calcaire bitumi neux de chaux — et de magné sie de cuivre — amm. de fer (prot.) 339, 742 — (sous-) (essai 1149) 339, 692 — effervesc. 340 de lithine ( ess. 1149) 340 — efferv. 340 840 346 941 840 337 337 363 215 337 338 414 338 338 339 338 958 339 339 1533 Carbonate de magn. (ess. 1149) 341 — et de pot. 342 — et de soude 3 42 de manganèse 342 de mercure 342 deplomb(ess.H49)342 dépotasse neutre (ess. 1150) 343 — (bi-) (ess. 1131)343 — et d'anmi. 344 — etde soude 344 de quinine 344 de soude (ess. 1151) 344 — (bi-) (ess. 1152)344 — (sesqui) (ess. 1152) 344 de zinc 345 Carbone 363 azoté 422 Carbonifères (produits) 1330 Carbure de chlore 373 de fer 365, 520 de potassium 258 de soufre 970 Carb urine 972 Cardainina prat. 343 Cardamindum 419 Cardamine 345 Cardamomes div. 345 Cardamommn div. 345 Cardes 368 Cardiaire 227 Cardiaque 227 Cardinale bleue 633 Cardiospermum 760 Cardol 193 Carduus mariauus 365 Carexareuaria 612,1212 brizoïdes 1053 Carica 528, 345 digitata 345 papaya 345 Carlina, carline 366 Carmantine 225 Carmin (ess. 1152) 399 bleu 1323 des confiseurs 1323 liquide 347, 1323 de safranum 347 Carminatifs (méd.) 136 Carminoid. d'orcan. 687 naroha 346 Carotine 346 Carotte 346 Caroubier, caroubes 3 47 Carougcs 347 Carpobalsamum 296 Carpomel 948 Carragaheen 347,527 Carragahéine 528 Carrageen 347 Carrigiole 839 Carlhagine 830 Carthame, cartha- ' mine 347 Carthamus tinctor. 347 lanatus 365 1534 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Cartesdoubl. d'ét. 13S0 Cataplasme antisepCaustic. (homœop.) 126C Carton antiasthm. 390 tique camphbré 351 Caustic. antimonii 376 fuinigatoire 390 — charbon 351 Caustiques (méd.) 159 de montagne 253 — au quinq. 351 353 phonique 213 — de Reuss 351 ammon. 771 Cartons cataplasm. 330 antispasmodiq. 351 antimonial 353 Carum carvf 347 astringent 351 anticancéreux 333 Carvène 318 calmant 351 arsenical 806 Carvi 347 au charbon 351 de chlor. de zinc 354 Carvol 348 de ciguë 331 dentaire 355 Caryophyllée d'Alcommun 330 escharoti. mercur. 354 gérie ' 262 c. l'anthrax 331 de Filhos 355, 781 Caryophylline 342 diurétique 351 du frère Cosme 806 Caryophyllus arom. 312 émétisé 331 à la gutta-percha 334 Caryota urens 918 émollient 331 de Landolli 354 Casaripe 983 contre les épidi- lunaire 271 Casca, Cascarin 348 dymites 351 moxa au charb. 354 Casca doee 660 de farine de lin 350 noir 355, (vét.) 1239 Cascara sagrada 670 — d'orge 352 odontalgique 354 Cascarilla 829 — de riz 352 au papier 355 Cascarille 348 — de seigle 332 de Payan 355 Cascarilleros 826 de fée. de pomme de Pollau 355 Cascarilline 348 de terre 331 de pot. et de ch. 355 Caséum 337, 613 au fucus crispus 352 de Récamier384, 925 Casse 348 dehoub. deïrott. 352 de Rousselot '806 (petite) d'Amériq. 348 galvanique 350 de Rust 355 en bâtons 348 llaniilton 330 sulfo-earbonique 353 des boutigues ou instant, de Le- sulfo-safrané 355 officines 348 liévre 350 sulfurique au safr. 335 cuite 3 48, 409 ischiadique 353 de Velpeau 355 mondée 348 de levure de bière 352 de Vienne 355, 781 en noyaux 348 maturatif 352 Cautères 353 odorante 330 — de Boyer 352 potentiel 781 Casse-gomme 1330 mercuriel 352 Caviar 635 Casse-lunette 309, 301 de mie de pain 352 Cayapona 356 Casse-pierre 420 de moutarde 352 Cayaoonine 356 Cassia China, etdiv. — animée 352 Céanothe 356 331, 881, 882 narcotique 353 Céanothus améric. 356 flstula 348 — de Corput 353 cœruleus 356 lignea 331,348 opiacé 353 Cédratier 397 moschala 348 — belladone 351 Cèdre de Virginie 84S Cassia senna, etc. 881 résolutif 353 Cédrine 356, 644 Cassie 193, 824 — de Plenck 353 Cédrirète 552 Cassine 363 rubéfiant352,353,1019 Cedrium 202, 1310 Cassis 559 — des compagn. 1019 Cédron 356 Cassonnade 948, 950 — poivré 332 Cédronelle C48 Cassou 673 des Russes 352 Ceinture antirhum. Cassuniuniar 1052 de semoule 352 de Marjolin 849 Cassuvium oecid. 193 simple 350 de Saint-Jean 263 Castanea div. 645, 646 sinapisé 353 Célandine (grande) 864 Castilles 559 vermifuge 353 Celastrus edulis 364 Castor fiber 319 vinaigré 350 Céleri 200, desmar. 200 Castoréum div.(ess. Cataplasmes (vét.) 1239 Céleri sauvage 290 1152) 349 Catapoces 733 Célestine 697 Castorine 349 Catapuces 500, 844 Céline 648 Casuarinas 310 Cataputia major 844 Celluloïde 403, 1303 Cataire 349 Catéchine 324, 608 Cellulose trinitrée 415 Cataleptique 431 Catechu 324 Celosia 417 Cataplasmes 349 Catgut 1361 Cendres d'Alcyon 339 acéteux 352 Cath-sé 669 d'animaux 339 alumineux 330, 953 Cathartine 882 d'antimoine 202 d'amidon pulv. 352 Cathartiques(méd.) 157 bleues 339 anodin 350 Cathartocarp. flstula 348 clavelées 343 anthelminthique 331 Cathartomamùte 882 d'épongés 488 autiarthritiq. 351 Cathérétiques 159 d'étain 692 anticancér. 331 Catholicum 465 gravelées 343, 1037 antigout.de Prad. 351 double 465 nerlées 343 antiopli.de Plenck 351 Caulophyllin 353 île plomb 696 antipleurétique 353 Caulophyllum thaï. 353 vertes 339,1113' I Centaurées div. 356 I bleue 878 Centaurea behen 942 bened. 365 calcitrapa 366 centaurium 356 cyanus 309, 356 jacea 356, 720 sulfurœa 356 Centaurelle 356 Centinode 839 Cephselis ipéca. 601 Cera 394 Cérasine 549,551 Cerasus div. 360 lauro-cerasus 617 Cérats (ess. 1152) 357 d'acét. de plomb 359 amidonné 357 ammoniacal 339 amygdalin 358 antiseptique 357 de baryte 358 belladone 357 au beurre de cac. 357 blanc 358 de bl. de baleine 357 calam. de Gibert 358 de calam. de Turn. 358 calmant de Roux 358 au calomel 766 camphré 348 de concombres 358 cosmétique 348 c. crevasses et eng.348 doré 358 émulso-mercuriel 358 épulotique 776 d'extrait dejusq. 357 de Galien 358 de Goulard 359 de Hufeland 358 jaune 338, 359 de Kirkland 359 labial 359, 778 laudanisé 359 mercuriel 339 — composé 359 — de Falk. 359 de minium 359 noir de Powel 359 ophthalmique 359 opiacé 359 — de Lagneau . 359 de plomb comp. 360 de Pott 359 de quinquina 357 de résine angl. 359 de Rochoux 359 à la rose ou rosat 359, 778 rouge 359 de sabine 359 sans eau 360 de satur. ou sat. 359 saturnéetcamph. 360 de savon 485 simple 360 soufré 300 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Cérat de stéarine 338 de suif, d'aluin. et de zinc 360 pour le toucher 360 Cérats (vét.) 1239 Ceratonia siliqua 347 Cercifis 877 Céréaline 516 Cérébro-spin.(méd.) 153 Céréolés 357 Cérésine 394 Cerevisia 303 Cerfeuils div. 360, 393 Cérine 394 Cerises 360 confites 1324 à I'eau-de-vie 1323 d'hiver 248 de Juif 248 Cerisiers div. 360 Cerneaux 674 Cerocoma 333 Céroène 481 Céroléine 394 Céromel 394 Céro-résine 500 Cérosie 394 Céroxyline 394 Céroxylon andicola 394 Céruse div. 342, 696 d'antimoine 202 jaune 696 Cervus aie. 413 Cervus elaphus 413 Cespitine 553 Cetaceum 309 Cétérach 336 Cétine 309 Cétoine dorée 837 Cétonia 837 Cetraria islandiea 622 Cétrarin, cétrarine 622 Cévadille 360 Chacrille 348 Chair coulante 1288 Chaise de pharmac. 1355 Chalcantum 963, 956 Chalcitis 695 Chalumeau (ess.au) 1262 à gaz et div. 1263 Chalybs 519 Chamaecissus 623 Cham&ocyparissus 865 Chamœdrys 341 Chamoeleon végétal 366 Chamœmelurn 326 Chamœpitys 541 Chamœropshumilisl033 Chandelle d'eau 1023 Chanvre 361, 1302 des Américains 363 aquatique 302 bâtard 531 du Canada 363 de Crète 363 indien 361 de la Nouv.-Hol. 363 Chanvres de l'Inde 1053 Charbon 363 Charbon albuminé 229 animal (ess. 1154) 364 de Belloc 3C3 de bouleau 363 brun 363 caustique 354 de coudrier 363 d'épongé 488 fossile 364 de fucus 528 granulé 363 de houille 363 de liège 363 minéral 315 de pelotes de mer 1053 de peuplier 363 platiné 1045 poreux et désin fectanta 1350 de quinquina 363 Chaux hydrat. éteinte phosphatée préparée sodée Cheiranthus Chelapa 691 725 339 1283 542 606 de saule du seigle de sucre de terre de tilleul végétal 363 878, 1214 951 364 363 363 Chardon aux ânes 363 bénit 365 — des Parisiens 365 à bonnetier doré étoile à foulon hémorrhoïdal Marie Notre-Dame 366 366 366 366 366 365 365 Roland ou roulant 366 Chardonnette 366 Charges (vét.) 1239 Charpie coaltée 486 noire 271 Charqui 1308 Charrées 965 Charta arsenicalis 390 ad cautères 939 fumifera 390 picata 939 Chartreuse 476 Chasse-bosse 638 diable 656 fièvre 541 taupe 942 Chat musqué 397 Châtaigne 646 d'acajou 195 du Brésil 252 de cheval 646 d'eau «673 d'Inde 645 Chataire 349 Chauhnoogra 355, 360 Chauffage des vins 1035 Chausse d'Hipp. 130,885 trappe 366 Chaux 691 d'antim. souf. 967 d'arsenic 202 carbonatée 339 carburée 1324 Chélérythrine 366, 864 Chélidoine 366 petite 522 Chélidonine 366 Chelidonium niajus 366 Chêne div. 366,367 de Jérusalem 367 marin 527 Chénette 541 Chènevis 361 Chenopodes div. 367,368 Chénopodine 367 Chenopodium div. 234, 367, 368 Cherris 362 Chervi 368 Cheveux du diable 422 de Vénus 672 Chèvrefeuille 368 Chia 869 Chibou 841 Chicorée 368 Chiendent 368 aquatique 368 émulsionné 1013 des Indes 1032 officinal ou petit chiendent 368 pied de poule 368 rouge 612 Chimaphylle 823 Chim. pathol. 1287-1362 pharmaceutique 1261-1287 China cassia 331 689, 1302 Chincapin Chiniua Chinoïdine Chinois (liqueur) Chiococca div. Chiococciue Chirette Chironia div. Chironie Chloracétisation 646 824 825 686 326 326 540 356 356 375 Chloral (ess. 1153) 368 anhydre 368 camphré 369 concret 370 crotonique 371 insoluble 370 perlé 370, 435 sulfuré 369 Chloralhydrate 370 Chloralide 371 Chloralisme 370 Chloralum 379 Chloramidure de merc. 383 Chlorate de potasse (essai 1154) 371 1535 Chlorate de soude (ess. 1154) 372 Chloraurates 230 Chlorazol 372 Chlore (ess. 1154) 372 en boules 373 Chloréthéride 373 Chlorhydrargyrates 230 d'albumine 383 de morphine 384 de quinine 384 Chlorhydrate d'am. 376 d'apomorpbine 373 de camphène 1004 de cocaïne 399 de codéine 400 de dadyle 1004 de kainne 608 de méthyl. mo- nochl. 375 de morphine(ess. 1158) 384 de morph. et de codéine 400, 661 de peucyle 1004 de piloearp. 373, 275 de quinine (ess. 1158) 385 de strychnine 386,943 Chlorhydrophos- phate de chaux 725 Chlorides. (V.Chlo- rures.) Chloride de carb. 373 hydriq. 207 Chlorine 372 Chloris calcicus 378 Chlorites 378 Chloro-albumin. de merc. 383 aurates 231 de sodium 384 carbone 375 Chlorodyne 374 Chloroforme (essai 1154) 373 anglais 1155 dulcif. ou alcool. 374 gélatinisé 374 phosphore 375 Chloroformé de camphre 1031 Chloroformisalion 1123 Chloroginate de pot. et de caféine 325 Chloro-iod.de mercure 383, 897 Chloromercurates 230 Chlorométrie 1156 Chloroplatinates 230 de sodium 385 Chloroxyde ferrique 380 Chlorozone 725 Chlorum 372 Chlorures 375 d'alumine 379 d'ammonium (essai 1155) 376, 1312 d'antim. 376 1536 Chlorure d'argent 317 — ammon. 377 d'azote 344 de baryum (essai 1156) 377 de bismuth 377 de brome 377 de calcium (essai 1156) 377 de carbone 374 de chaux(ess.l 156) 378 de chaux liquide 378 de cuivre 378 — ammon. 378 décolorants 378 désinfectants 378 d'étain 379, 1305 d'éthyle 494 de fer 370-380 — ammon. (essai 1157) 381 — et baryum 381 — liquide ou hé- inoslatique 3S0 — et de soude 380 de formyle 373 d'hydrargir. 381, 382 d'iode 377 d'iod. merc. 382 de magnésium 381 de manganèse 381 de merc. fproto-) (ess. 1157) 381 — précipité (ess. 1158) 382 — (deuto) (ess. 1158) 382 — et d'ammon. (essai 11-58) 383 de mercure et de morph. 384 — et de quinine 38 4 de méthyle 375 — mouochloré 375 — bichloré 373 (bi) de méthylène 375 de morphium 384 d'or (ess. 1158) 384 — ef-d'amm. 384 — et de sodium 384, 1158 d'oxydes(ess. 1156)378 — de calcium 378 — de sodium 378 de platine 385 de plomb 385 de potassium 385 de potasse ( ess. 1156) 379 de quinine 385 de sodium (essai 1158) 385 de soude (essai 1156) 378 de soufre 386 stanneux 379 stannique 379 de strontium 697 de strychnine 386 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Chlorure sulfureux 3S6 de zinc 386,1303 Chloruretum (Voyez Chlorures) Chocolats(es3.I159)387 analeptique antivenérien à l'arrow-root blanc au cachou 388 387 388 387 388 au café-châtaigne 388 de gland au fer réduit ferrugineux — de Colmet au guarana à l'iodure de fer au kermès au lactate de fer au lait d'amandes — d'ânesse au lichen à la magnésie à l'osmazome des pauvres purgatif — de Charl 388 388 387 387 388 388 388 388 388 388 388 388 388 323 388 3SS de .Montpellier 388 au sasou 388 au saiep 388 de sanlé 387 à la scammonée divers 388 au tapioca 388 à la vanille 387 Chœrophyllum 360 Choix des médic.140,168 Cholagogues(médic.)156 Cholate de soude 1290 "Choléate de soude 523, 1290 Cholépyr., choline 1290 Choléra stibié 986 Cholestérine 1290,1299 Chondrus polymorp.347 Chorœfacients(méd) 132 Chou caraïbe 554 marin 633 rave 669 rouge 669 Choucroute 669 Chrême d'absinthe 194 Chrêmes div. 1337 Christophoriane 223 Chromate d'ammon. 388 de plomb (ess. 1139) 388 de pot. (ess. 1160) 388 Chromographe 1350 Chrozophora tinct. 1020 Chrysauiline 300 Chrysarobiue 262 Chrysène 553 Chrysine 724 Chrvsitis 696 Chrysocolle 311,312 Chrysophanine 882 Chrysophyllum 660 Chrysopicrine 623 Chrysolithe 725 Chrysorhanmiine 670 Chrysotohudine 300 Chulariose 948 Churrus 362, 609 Chymosine 720 Cibus deorum 268 Cicada orni 643 Cicatrisants (méd.) 159 Cicer arietinum 760 Cichorium intybus 368 Cicuta div. 391 Cicutaria 392 Gicutène 392 Cicutine 391 Cidres iodés 591 Cierge-Notre-Dame 660 Cigares médicinaux 389 aromatiques de belladone de digitale eucalyptus de fucus de jusquiame de nicotiane opiacés de stramoine de varechs Cigarettes antiasth. aromatiques arsenicales balsamiques 389, 993 de camphre, Rasp. 390 de Dioscoride 390 indiennes 390 iodées antiplitliis. 389 iodiques de Char- troule iodo-cainplirées iodoformisées mercurielles de naphtaline narcotiques pector. d'Espic Cigarilles Cigaritotype Ciguë (ess. 1160) aquatique 392 des jardins vireuse Ciment oblit. deTa- veau 647 odont. d'Ost. 1334 — de Bernoth 719 et mastics divers 1333-1333 Cimifuga raceinosa 225 CinrWite 871 Cinabre vert 1346 Cinchogénine 830 Cinchona div. 827, 828, 829, 832 Cinchonamine 829 390 389 389 389 389 389 389 3S9 389 389 389 390 390 591 5111 593 391 390 389 390 390 389 391 72 i 393 392 Cinchonicine Cinchonidine Cinchonin Cinchonine Cinchoténine Cinchovatine 830 829, 830 829 393, 829 393 829 Cinco' Folhas 393 Cinéraire 883 Ciueraria folium 823 marit. 883 Cinnabaris 973 Cinnabre div. 973 d'antimoine 376 Cinuamodendron 331 Cinnamomine 331 Cinnamomum div. 330, 331 Cinq rac. apérit. 490 Cipipa 9S2 Cirages div. 1321 Cire (ess. 1160) 192,394 des andaquies 394 de bicuiba 394 blanche 394 à cacheter div. 1321 de Carnauba 394 de la Chine 394 de la cochenille du figuier 394 fossile 394 de Calé 757 à giberne 1323 p. graveurs 1355 du Japon 391 molle 1324 verte 479 jaune 394 du myrica 571, 372 de myrte 394 d'ocu'ba 394 de palmier 394 de pétrole 307 végétale 39* punique 1344 vierge 394 Cissampéline 703 Cissampelos 703 Cissus quinquef. 980 Cistus creticus 609 Citrates 394 d'ammoniaque 393 de bismuth 395 — et d'ammoniaque 395 de caféine 325, 397 de chaux 392 de fer 393 de fer efferv. 341 — ammon. 395 — et de caféine 397 — de magnésie 395 — et de quin. 395 de lithine 395 — elferv. 311 de magnésie (ess. 1161) 396 — bi et trimétal- lique 396 de morphine 397 normal 209 de potasse 397 de quinine 397 de soude 397 Citroborate de magnésie 397 | TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Citromel d'iodure ferreux 901 Citron 397 Citronade 397, 62i Citronnelle 270,649,1339 Citrophosphate de chaux 725 Citrouille 409 Citrus div. 397, 686 aurantium . 686 Civette (ess. 1161) 227, 397, 606 Cladonia rangif. 622 Clairçage, clairce 133, 948 Clairet 1338 Clandestine 688 Clarification 133 des sirops 885 Classiflcat. botaniq. métb. de Candolle 124 syst. de Larnarck 122 — Linné 121 géologique 84, 85 pharmaceutique 139 des médicaments 151 des métaux par propr. phys. 49 minéralogique 83, 84 des poisons 1093 de zoologie 125 Clavalier 398 Clavieeps purpurea 878 Clématine 398 Clematis div. 398 Clématites div. 398 Cloportes 398 Clous aromatiques 542 fumants 529,1022,712 de girofles 542 matrices 542 Clyso-pompe 618 Clystères 618 Cnicin 365 Cnicus bencdietus 365 Coak 305 Coaltar 553,1005 gypseux 811 pulvérulent 554 saponifié 486 saponiué 486, 554 Coatli 310 Cobalt à mouches 266 Coca 398 Cocaïne 398 Coccine 1195 Coccinelles 338 Coccognidium 426 Coccoloba uvifera 609 Cocculine 412 Cocculus . 407, 703 Coccus div. 394, 399, 644, 979 Cochène 928 Gochenilles div. (essai 1162) 399 Cochléaria 399 armoracia 832 de Bretagne 832 Coco 399,929 purgatif 673 Cocos nucifera 399,948 Cocotier 399 Codagen 582 Codamine 682 Codéine (ess. 1162) 400,682 Cœruleum borussic. 423 Cœsalpinia div. 310,311 Cœsium 1286 Coffea arabica 325 Coffres de marine 1371 Cognac 233 Cognassier 400 Cohate 876 Cohobation 136 Cohosh bleu 353 Coing 400 Coix lacryma 616 Coke 365 Cola acuminata 673 Colature 131 Colchicine, Colchi- céine 401 Colchicum autumn. 400 variegatum 562 Colchique 400 Colcothar 692 Cold-cream 348 clerinatophile 546 Colette 534 Colimaçon 623 Colique des peintres 342 de plomb 342 Collapiscium 535 Colle à bouche 535 de Bouxwiller 534 de Chine 528 à étiquettes 1325 de Flandre 53 forte 534 de Givet 534 de gluten 543 du Japon 528 liquide 534, 1325 médicamenteus. 1020 marine 334, 1331 de Mayence 535 de poisson 535 de Paris 534 p. la porcelaine et le verre 1333 de riz 845 de Rouen 534 végétale 542 Colle-colle 1030 Collidine 553 Colliers anodins 402 Collier de Morand 852 Collinsonia 1030 Collodion 402 à l'ac. phénique 403 à l'aconit 403 à l'arnica 403 à la belladone 403 cantharidé 403 créosote 419 élastique 402, 403 Collodion élastique iodé 403 à l'iodoforme 403 humide, sec 1318 à l'iod. de merc. 403 parchemin 1362 auperchlor. de fer 403 photograph. 403..1318 rose 402 styptique 403 au sufophén. de zinc 403 au thapsia 403 vésieant 403 Colloïdes 1284 Collutoires 531 aluné 533 antiodontalgique 533 antiseptique 533 borate 533 au chlorate de potasse 533 au chlorate de soude 533 chlorhydrique 533 glvcéro-boraté 533 sa'licylé 533 Collyres 403 aluiiiineux 404 alumino-plombiq. 40 i amm. de Leayson 407 antiscrof. Baude- locque 404 — Négrier 404 aiitisyphilitique 405 astringent 404, 406, 438 — opiacé 406 — camphré 406 d'atropine 404 azuré de Scarpa 404 baryt. de Mojon 404 bellad. de Sichel 404 des bénédictins 404 borate 404 — de Sichel 404 de Bridault 400 de Brun 404 cathérétique 406 c. les bléph. Sich. 404 contre les conj. de Sich. 404 c. l'oph. purif., de Réveillé-Parise 406 — purul., de Vel- peau 405 c. les taies, de Richter 406 — de Maitrejean 406 cuivriq., Guépin 404 détersif. d'Helvét. 405 excit, de Grœffe 405 — Lœbenstein 405 de Fernandez 405 gazeux 405 de Gimbernat 405 d'Henderson 405 iodé, de Boinet 405 d'iod. de potass. 405 1537 Collyre ioduré, de Desmares 405 — deMagend. 405 — delieiuiger 405 de Janin 405 de Krimer 405 de Lan franc 658 de Loches 405 mercuriel 405 — de Conrad 405 narcotique ■ 405 de Newmann 392, 405 au nitr. d'arg. 405 — —de Desmares 405 -------glycérine 406 -------de Velpeau 405 opiacé 406 de pierre divine 406 résolutif 406 — des hôpiL 406 de St-Jerneun 437 rouge 406 de Scarpa 406 secaloétique 407 — de Béer 407 — de Boerhaave 407 — au calomel 407 — de Dupuytren 407 — gradué, de Le- perdriel 403 — de Grœffe 407 — de Récamier 407 — de Velpeau 407 de sels fondus 732 styptique 404 — (VÊT.) 1240 de suie, de Carron 406 de suif, d'atrop. 404 au sulfate de zinc 406 — camphré 406 au tannate de zinc 982 au tannin 406 d'Yvel 406 Colocase 554 Colocynthine, colo- cynthitine 407 Colombine 231,407 Colombo (ess. 1162) 407 de Mariette 407 d'Amérique 407 Colophane , colo - phone 1004 Coloquinte 407,408 Colorimétre 1189 Colorine 531 Colutea arborescens 278, 882, 1214 Colza 669 Comm. de ropiumJ685 Composit. des boites homœpathiques 1260 — pourcérémon. funèbres 1330 Compost 1284 Composteur 1350 Compressesauchar- "S bon 10S1 chloro-vinaigr. 1124 chlorurées 1031 97 I m 1638 Compresses en papier 1031 Comptabij. pharm. 1301 Compte-fils 1303 Domptê-goutt. 191 pipette 1233 Concassation 127 Concombre cultivé 408 sauvage ou purgat. 408 Concordance des aréomètres 236 de l'aréomèt. Baume avec la densité des liquides 46 des thermomètres 48 des nomenclatures pharm. 139 Concrétions morb. 1298 Condensateurs div. 133, 136 Gondits 409 d'ache 410 d'acore 410 d'angélique 410 de c{idjtl 410 de fruits 410 de gingembre 410 de guimauve 410 d'jranges 410 Condurango 409 Cônes antiasthm. 529 fumigatoues 529 iodés 529 de menthol 651 médicament, div. 529 opiacés 529 Conessine 617 Confect. d'am. 464, 849 d'hyacinth. 467 (V.'Elecicaires) 464 Confits 410 Confitures 410, 645 Congélateur 1353 Congelât, des vins 1035 Conhydrine 392 Conicine 391, 392 Coniférine 867, 1028 Conine, conéine 392 Conium macuîatum 391 Connigelliue 672 Conquinine 829 Contenance des cachets 223 Conservatine 1310 Conservât, des bois 1313 des corps div.1308-1314 de la couleur des plantes séchées 1342 das drogues 145 des fruits 147,1313 des insectes 1311 des médic. ho- mceop. 1257 des œufs 673, 1313 •les pièces anat. 1309 des pi. grasses 1314 des poissons 1309 des préparations microscopiq. 1309 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Conservation des Convallamarétine 665 Cori-sen 342 sangsues 858 Convallamarine 605 Corne d'animaux dides subàt. altér. Convallarétine 665 vers 413, 725 parlalum. 1350 Convallarine 665 artificielle (vét.) des sucs 946 Convolvuline 605 1242, 1364 des végétaux 1313 Convolvulus arv. 633 de cerf calcinée des viandes 1308, batatas 633, 780 414, 725 1309,1310 floridus 310 — râpée 414 Conserves 409 mechoacan 648, 1214 d'élan 414 pulvérulentes 851 officinalis 605 (trav. color.) 1364 d'absinthe 409 panduratus 633 Corneille 638 d'ache 409 scammouia 874 Cornes (fruits) 414 d'acore 409 scoparius 310 Cornichons 408 d'airelle 409 soldanella 633 de cerf 413 d'alléluia 409 sepium 633, 1214 Cornine 414 d'amandes 464 turpethum 1023 Cornouille 414 d'angélique 409 Convulsifs (méd.) 151 Cornouillers div. 414 antiscorbutique 409 Conyse 411 Cornus div. 414, 757 d'armoise 409 Conyza anthelmin. 411 Coronope 414 d'aunée 109 squarrosa 411, 1164 Corps gras 556 de casse 348, 409 Copahine Mège 411 Correctif 161 de cerises 1323 Copahivates 411 Correct, des degrés de citron 409 Copahu (ess. 1162) 411 alcoom. 235, 236 de cloportes 10!) cuit 412 Correspond, des de cochléaria 409 gélatiniforme 536 , nomencl. pharm. 140 de coquelicots 109 magistral 412 Corroborants (méd.) 153 de cresson 409 maraeaïbo 412 Corroyère 973 de cyiiorrhodon 109 officinal 412 Cortex astring. bras. 660 de Damas 645 du Para 412 thuris 348 d'écorce d'orang. 409 solid. par chaux 412 pseudo-angusturœ 257 de feuilles d'orang.409 solid. par niagn. 412 Pour les autres, v. leurs noms spécifiques. de fleurs de pèch. 409 Copaïfera offic. div. 411 de fumeterre 409 Copal 810 Corvisartia helen. 270 de genièvre 409 Copalchi 348 Corydaline 529 d'hysopo 409 Copalme 944 Corydalis bulb., etc. 529 d'iris 409 Copie des ordonn. 186 Corypha 837 de lait 614 Coporistiques(méd.) 139 Cosmétiq. d'Alibert 636 de laurier-cerise 409 Coprolithes 725 de Siemerling 637 de lierre terrest. 409 Coptide 412 Cosmétiques (méd.) 160 de mauve 409 Coptine 412 Cosmoline 308, 763 de mélisse 409 Coptis tecta 412 Cosso 417 d'œillets 409 Coq 847 Costus div. 414 d'oranger 4 09 Coq des jardins 285 des jardins 285 pectorale 680 Coque du Levant 412 Cotarnine 682 de pivoine 109 Coquelicots 413 Coto 414 de pruneaux 409 Coquelourde 256 Cotoïne 414 de roses astring. 465 Coqueluehon 223 Coton 414 — rouges 410 Coqueret 248 azotique 415 de rue 409 Coques de cacao 322 borate 416 de sabine 409 Coquilles diverses fulminant 415 de tamarins 410 339, 674 Coton iodé 413 ténifuge 409 Cora apya 44 iodoformé 416 de trèfle d'eau 409 Corail blanc, rose, minéral 416 de tussilage 409 rouge 413 phéniqué 416 de violettes 409 des jardins 756 ^poudre 415 (V. aussi Electuaires.) de mer 368 "salicylé 416 Consolida major 410 Corallina officinalis 413 de verre 416 Consoudes div. 410 Coralline 214 Cotonnier 414 Contentifs 159 blanche 413 Cotylédon umbilic. 606 Contre-étiquet. Bar- de Corse 662 Cotylet 606 bot 1358 noire 662 Cotzou cabotz 417 Cont.-poisons 1091 Corallium 413 Couffes 683 Contrayerve div.411,821 Coraux 413 Cougourde 326 Contro-stimul. (méCorchoriusdiv. 416,990 Couleur d'or 1347 dic.) 155 Coriamyrtine 1214 Coriandre 413 Couleuvrée 32r Controxyd.dePâris 1357 Couleuv. de Virginie 883 Contusion 794 Coriaria myrtif .882,1214 CouJeuvrine 303 Convallaria maïalis 663 Coridine 553 Coumarine 263, 428, multiil. et polyg. 876 Corindons div. 690 516, 522, 648 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Coumarouna 322 Crème de soufre 931 Crotonine 420 Coupage du verre 1358 de tartre 985 Crotonol 566 Coupe du chasseur 868 — soluble 985 Crozophora tinctor.l 021 indienne 868 ustiocure deDet . 628 Cruche indienne 868 Coupellation 1141 J à la vanille 418 Cryptidine 553 1262, 1270, 1306 Crémomètre 614, 1194 Cryptopianine 692 Couperose blanche 963 Cremor 613 Cryptopine 682 bleue 935 Cremor tartari 985 Cubèbes 420 verte 956 Crénate de cuivre 1276 Cubébine, cubébin Couperoses 952 de fer 454 421 , 512 Courbaril (résine) 840 Crénates 1276 Cubilose 528 Courge 409 Créosote (ess. 1163) Cucumis eolocyn- Couri 673 418, 352, 1310 this 407 Couronne de St-Jean 263 Billard 419 sativus 408 de moine 757 Crescentia cujete 320 Cucuphes 852 Coussin e 417 Cresson 419 Cucurbita pepo 40E ,836 Coussinet 228 alénois 419 Cuir 220 Cousso 417 élégant 345 artificiel 1362 Couvain 655 de fontaine 419 Cuir imperméable 1359 Craie 339 des Indes 19S , 419 de montagne 253 barotique 338 des jardins 419 Cuir de pommes Cnit-œuf à therm. 558 blanche 339 du Mexique 419 1355 de Briançon 638 , 978 de Para 420 Cuite du sucre 885 camphrée 810 des prés 345 Cuivrage div. 1348 magnésienne 341 Cressonnée 1029 Cuivre 421 de plomb 342 Crésylol 214 Cuivre ammoniacal 956 précipitée 329 Creta 339 blanc 1306 de soude 344 Creta umbria 695 carbonate bleu Cran 832 Creusets de platine, et vert 339 Cranson 832 emploi 1272 Cuivre jaune 421 Crapaudine 622 , 941 Crève-chien 661 réduit 421 Crassule 606 Cri de l'étain 493, 1169 Culilaban ou culila Crayon caustiq. Toi ,936 Cri du soufre 931 wan 331 antimigraine 651 Criblage, cribration 794 Cullen jaune 821 de charbon 664 Crin végétal 1053 Cumène, cumol 553 dermograph. 1325 Cristal minéral 277 Cumin 422 d'iodoforme 592 Cristalbane 335 Cumin faux 671 médicam. 517 Cristalline 299, 5 des prés 347 de métachloral 417 Cristallméine 300 Cuminaldéhyde 422 de nitrate d'arg . 272 Cristallisât, p. de Cuminol 422 — mitigé 272 vantures Cuminum cymin. 422 noir 365 Cristallisoirs 951 Cundurango 409 rouge 694 Cristalloïdes 1284 Cupressus 426 de suif, de cuivre 418 Cristaux d'hémine 1289 Cupricum sulphuri au tannin 417 de lune 271 cum 955 Créatine 723 du sang 1289 vitriolatum 955 Crémaillère 422 de soude 344 Cuprocyauures 423 Crèmes médicin. 418 de Vénus 196 Cuprum 421 Crème 613 Wiggers 1003 aceticum 197 d'absinthe 1338 Criste marine 420 subaceticum 197 aux amandes 418 Crithumm maritim . 420 Curaçao (liq. 1339- d'amidon 546 Crocine 853 1340) 686 de bismuth 273 Crocoïsife 388 Curage 722 au chocolat 41S Crocus div. 853 Curanga 878 de cinabre 974 Crocus ferris. marti s 692 Curare 1050 à la fleur d'orang metallorum 967 animal 1051 418, 'l340 solis 696 Curarine 1050 froide 338 Veneris 692 Curcuma div. 264, 422 de glycérine 546 Crocus vernus 1212 Curcumine 422 du Liban 1336 Croisette 420 Cure par le petit lait 613 de lys 1332 Crotalaria juncea 1053 Cururu-ape 560 de mauve 1321 Crotoeva religiosa 296 Cusconine 829 pector. prussiq. 418 Croton cascarilla 348 Cuscute 422 — de Cottereau 418 chloral 371 Cusparée 257 — d'Huc 418 eluteria 348 Cusparin 257 — deJeannet 418 pseudo-china 348 Cusso 417 — deTronchin 418 tiglium 420 Cutbear 623 de riz 845 tinctorium 623 Cuttcuries 324 simple 418 Crotonarine 367 Cuvettes de Vénus 366 1539 Cyanate d'ammon. auoni. 1025 Cyanine 846 Cyaniques (méd.) 151 Cyanoferrate ferriq. 423 Cyanoferrures 424 Cyanogène 422 Cyanole 299 Cyanourine 1296 Cyanures 422 Cyanure d'argent (ess. 1163) 422 Cyanure de bismuth 422 de cuivre et de potassium 423 de fer (ess. 1163) 423 ferroso-ferrique 423 de fer et de pot. (ess. 1163) 423 — et quinine 424 — et zinc 425 ferrico-potassiq. 424 ferroso-potassiq. 423 jaune 423 de mercure (ess. 1164) 425 — basique 425 d'or 425 de potassium (ess. 1164) 425 rouge 424 de zinc 426 Cyanuretum(V. Cyanures) Cyclaine 426 Cyclamen Europ. 426 Cyclamine 426 Cydonia vulgaris 400 Cydonium 946 Cymbalaire 626 Cymène 328, 422, 553 Cymol 422, 553 Cynanchum div. 267 837, 874, 882 Cynaracardunculus 366 Cynara scolymus 266, 366 Cynarine, cynarin 393 Cynips ' 672 Cynocrambe 65 4 Cynoglosse 426 Cynorrhodon 846 Cynosbati 846 Cyperus div. 929 Cyphoïdes galli 1023 Cyphomandra 780 Cyprès 426 Cypripedium pub. 883,1027 Cystine 1299 Cytinus hypocistis 582 Cytise, cytisine 264 Cytisus làburnum 264 D Dactylène 533 ' Daguerréotypie 1299 15i0 Dahline 270 Dalléochine 824 Dambonite 334 Damiana 42(i Dainniar 647 Daonriarane 840 Damocrate 469 Daphné tarton-raire 427 Daplméine, Daph- nine 427 Daphnés div. 426, 427 Daphiiétine 427 Darlingtonia 346 Dastica cannabina 363 Dasytes 333 Datiscine 270 Dattes 427 Datura stramonium, etc. 942 métel 942 Daturine 943 Daucus oarota 346 Daucus de Crète (ess. 1164) 428 Dauphinelle 941 Dawamesk 362 Débilitants (méd.) 153 Débouchage des flacons 1353 Décantation 131 Décbets par dessic. 148 Decipium 1286 Décoctés (V. Tisanes). Décoction 128, 1009 d'aloès comp. 1014 anthelminthiq. 444 blanche de Syd. 260 de brou de noix 10K' d'écorce de grenadier 261 de feuill. de noyer 674 de genêt c. 1013 d'orge pectoral 1016 de mercure 443 mercur. comp. 444 de salsepar.comptOlS de Zittmann 1018 Decoctum, décoctél009 helicum 1016 parturiens 1018 Décolorimètre 1153 Décortication 126 Décrépitation 134 Défécation 133 Defrutum 502 Degré bydrotimétr. 1166 Degrés alcooliques correspond, aux températures ob- observées 233-236 Deïamba 943 Délirants (méd.) 152 Delphine 941 Delphinium div. 941 Demi^polychrestes 1260 Démuleents (méd.) 154 Densité des corps 45-47 Densité des solut. d acide acétique 201 TABLE ALPHABÉTIQUE.DES MATIÈRES. Densité des solut. d'acide bromhyd. 206 — chlorhydrique 207 — phosphorique 216 — sulfurique 220 Dentales 339 Dent de lion 757 Dentelaire 428 Dentifrices (méd.) 160 Dentifriciumc.carb.810 Dépilatoires 428 de Boettger 428 de Boudet 428 de Colley 428 de Delcroix 428 Dépitât, de Gélis 428 de Martins 428 de Plenk 429 des Turcs 429 Déplacem. (mkth.) 128 Dépuratif réparât. 835 Dépuratifs (médic.) 156 Dermestres 333 Dermophylla pend. 321 Désinfectants div. 1337 Désinfectants (méd. J 59 Desman 349, 066 Désodoration des mortiers, etc. 1350 Désoxydation 1263 Dessiccation 126 des drogues simp. 145 des précipités 1350 Dessiccants (médic.) 159 Destruct.desinsect.1313 Ûestruct. des mites 1343 Désulfurants ehim. 1262 Détergents (médic.) 159 Deutocarbole 553 Deutosels (V. à leur; genres. E\ : Deutochlo- rures, v. Chlorures.) Deutoxydes (Y. Oxyoes Dextriue 429, 644 Dextrose 950 Diabétomètre 1296 Diablotins stimul. 712 Diacaryon 67 Diachylon 482 Diachylon sur toile 933 Diacrvdium 876 Diagrède 876 Diallage 638 Dialyse 171, 1098, 1284 Dialyseur 1285 Dialytiques 301 Diamant 363 Diamorum 650 Diane 263 Dianthus caryopbyl. 674 Diaphœnix 465 Diapborétique de Keup 259 Diaphor. (méd. )155,156 Diapnoïques(méd.) 155 Diaprum 466 Diaromaton 811 Diarrhodon 811 Diascordium 466 Diastase (essai 687) 302, 687 Diastase animale 1290 Diastase pancréatiq. 702 Diastase salivaire 1290 Diatessaron 469 Diatrion 659 Dicentra formosa 529 Diconchonine 825 Dictame blanc 414, 526 Dictame de Crète 430 Dictamia 518 Dictamnus albus 526 Dicvpellium caryop.331 Dietïenbachia Diervilla Diéthéralyte Diffusibles (méd. Diffusion liquide Digesteurs Digestifs 55 430 514 152 1284 129, 130 139,67 Dividivi 310 Diviseur des corps liquéfiés 127 Diviseur mercuriel 774 Division 127 Documents chim. 51-55 Documents pliysico- techn Dogue Doigt d'hermès Doigtier Doliarine Doliclios Dolomie 45-50 286 562 430 346 pruriens 760 330, 638, 958 267 336 336 255 433 264 Digestion 129, 1009 Digestum, digeste 1009 Digitale (ess. 1 164) 430 (fausse) 431 Digitale (petite) 431 Digitaléine 430 Digitaline (ess. 1161) 231, 430 allemande ou solu- ble 433 amorphe 431 cristallisée 430, 433 française ou insoluble 433 de llomolle 430, 431 Digitalirétine 433 Digitalose, digita- lide. etc. 430 Digitino 430 Digitonine 430 Digitoxine 430, 433 Dika 323 Dilatât, des corps 49 Dilatomètre 1230 Dilution 795, 1254, 1255 Dimétliyloxyquini- sine 259 Dimoipbisme 799 Dinotherium 1308 Dionea S17 Dioscorea 780 Diosma crenata 321 Diosmine 321 Diospyrps ebenum 311 Diphénviamine 1137 Diplolepis 672 Dipsacus div. 366 Dipterocarpus div. 287 Dispensât, des médic. homœop. 1257 Diss 880, 1053 Dissolution 128 Distillation 135 Distillation fract. 1282 Distillation sèche 136 Dita, Ditaïne 251 Ditamine 251 Diurétiques (méd.) 156 Dompte-venin Dorade Doradille Dorema ammoniac. Doronic d'Allemagne Dorstenia contray. 411 Dorure div. 1314, 1349 au trempé Dose des médicam. Doses maxima des médicaments Doucc-amère Douche sulfureuse Doundaké Doundakine 1349 178 188 433 279 285 832 832 Douve (gr. et petite) 838 Dracaena draco 857 Dracocephal. div. 649 virgiuianum 431 Dracontia 554 Braeuntium 782 Dragées (ess. 1164) 434 d'auis ■ 436 antichl. de Penn. 435 antileucorrhéenn. 435 antisyphilitiques 436 arabiques 706 balsam. de Fortin 435 de chloral 433 de copahu et cub. de Labélonye 435 Vie cubébine, de Label. 433 de digitaline 435 — cristallisée 435 de fer réduit 435 au fer et à l'erg. de seigle 435 ferrugineuses de Ed. Robiquet 436 — man.-bismuth 436 de foie de morue 568 Dragées de lact. de Gélis 436, 610 de Keyser 436 minérales deMège 708 de semen-contra 436 de Vaume 436 vermifuges au ca- lomel 436 — à la santonine 436 (V. Granules et Pastilles.) TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 15ÛI Dragon 382 mitigé 381 Draps (ess.) 1305 Drastiques (médic.) 158 Drêche 302, 687 Drogue amère 226, 472 Drogue musquée 362 Drosera 346 rotundifolia 847 Dryabalanops camp. 329 DrymisWinteri331,1051 Dualine 544 Dualisme 52 Duboisia div. 436 Duboisine 437 Dulcamarine 433 Dulcichinum 929 Dulcine, dulcite 643 Dulcose 645 Dynamite 543 E Eaux diverses 437 Eau 437 d'absinthe 194 albumineuse 229, 437 d'Alibour 437 alumineuse 437 — composée 438 d'alun de Bâte 438 — composée 138 ammoniacale 353 ammon. camph. 445 d'ammoniaque 254 d'ange 669 angélique 438 d'Anhalt 438 anilinée 299, 373 anod. de Vicat 438 antiapoplectiq. 470 antiasthmatique 242 antidart. de Luyne 438 antiopht.de Loch. 405 — d'Yvel 406 antipestilent. 246 antipédiculaire 438 antipsorique 438 antiput. de Beauf. 438 apoplectique 470 ardente 232 d'arnica 264 d'arquebusade 244 — Theden 438 arthritique 4 il athénienne 1321 azotée 690 azurée 439 balsam.deJacks. 438 — de Rivière 440 de Bargasse 1325 de baryte 691 de Bâte 438 de Beaumont 997 de beauté 1325 de Belloste 438 bénite 438 Eau bénite de la Eau éthiopique 272 Eau de Meunier 558 Charité 438 des fées 1342 de miel odor. 243 — de Ruland 1036 ferrée 441 min. de Marc 444 de Binelli 442 fébrib. de Meirieulil de M. le premier 445 blanche 199, 442 ferrug. gom. 441 pour nett. bronze — simple 442 fétide antihystér. 241 doré 1325 de Bonferme 994 de la floride 1342 nitrobenzinée 926 de Botot 438 fond, de Switon 880 deN. D. desneig. 264 pour la bouche 995 fond, de Trevez 441 d'O'Méara 419, 444 de boule 439, 316 forte 204 ophthalmique 439 de bouquet 242 de Freppel 443 — de Crespy 406 de Brocchieri 442 gazeuse oxygénée 696 — de Loches 405 bromée 317 générale * 244 — mercurielle 405 brune 439 de gomme 550, 1013 — d'Yvel 406 de bryone 321 de Gondran 441 d'or 444, 665 de bryone comp. 241 degoudr 441,553 djorge 1013 callidore 637 de Goulard 442 d'orge miellée 1013 camphrée 439 — camphrée 442 orientale de Del. 444 — gazeuse 439 grise 442 d'orme 688 des carmes 243 d'Ilébé 442 oxyazot. lithinée 690 de Carrare 439 d'héliotrope 442 d'oxyde nitreux 690 de casse 439, 1012 hémost.deBrocch.442 oxygénatée 698 de casse-lunettes 309 — de Léchelle 442 oxygénée(ess.H68)700 cathér. de Plenek 439 — de Monterosi 442 oxygénée d'Alyon 444 céleste 439, 956 — de Naples 442 ozonisée 642 chalybée 439 — de Neljubin 442 panée 444 de chaux 439,691 — de Pagliari 443 phagédénique 444 — composée 439 — au seigle erg. 443 — de Grindel 444 — gazeuse 439 — de Schulz 443 — noire 444 — seconde 439 — de Tisserand 443 phéniq. 215, 441 chlorée 372 — vulnéraire 443 — composée 444 chloroformiee 439 hydrogénée 581 — dentifrice 444 chloroform. 440 hydrosulfurée 218 — pour la toilette 445 de chlorure de calhyg. de Memphis 442 phéniq. sat. 215 cium 378 hystérique 448 de pin gemmée 442 Clémentine 1049 impériale 1016 pontificale 1049 de clous 440 inod. de Ledoyen 276 de potasse 781 de Cologne 242 iodurée 443, 1118 de Prague 445 de Provence 406 c. la gonorrhée 440 de Javelle 379, c. la migraine 440 1100, 1156 quadruple 445 c. les rousseurs 442 Juvénile 1342 de quinine 1321 de Corne et De- de lavande anal. 443 de Rabel 245 meaux 811 — de Smith 443 régale ou royale 208 cosmétique 440, 636 de La Vrillière 243 de la reine de de couleur pour laxative de Corvi- Hongrie 239 devant. 1351 sart 443 de renaissance 1342 de crème de tart.1015 — de Vienne 443 résineuse balsam. 867 créosotée 440 de lithine 340 romaine 1321 de cuivre divers. de Loches 405 rouge 999 213, 1325 de Luce 246 — d'Alibert 445 de Dardel 243 de lys 1332 de Saint-Jean 445 dentif. chlor. 440, 680 demagnanim.526,243 sans pareille 242 — de Mallard 440 magnésienne 341, 463 saphirine 445 — de Prodh. 440 de Mars 443 de Saturne 442 seconde 204 — au quillaya 440 de Matte la faveur 441 — savonneuse 440 médic. de Hudson Sédative napht. 445 de Dippel 446 402, 1037, 928 — de Raspail 445 diurétiq. gaz. 440 de mélis. des C. 243 de senteur 445 — camph. 441 — de Dardel 243 stagnotique 442 — de Quercétan 443 — jaune 243 styptique 445, 438 divine 403, 1340 de mél. spirit. 243 — de Looff — de Fernel 444 mercurielle 443 380, 445, 997 — d'Helvétius 403 — caustique 274 — de Weber 445 duchesse d'Ang. 406 merc. composée 444 de suie de Clauder445 — de Lamballe 404 — de Pressavin 985 sulfocarbonée 971 Egyptienne 272 — de Rosenst. 444 p. teind. leschev. de l'épicier 406 merveilleuse veren noir 1342 éthérée 441 mifuge 274 — les os en rouge 1328 — camphrée 441 de Mettemberg 444 térébenthinée 445 1542 Eau de thé 1341 thériaeale 244 de toilette 242 végéto-niin. 442 — merc. 983 de-vie 234 — allemande 996 — alletn. aromat. 996 — camphrée 246 — campa. (v£t.) 1240 — de gaïac 991 — de genièvre 539 — de gentiane 539 — de grains 234 — de lavande 239 — de pom. de t. 234 —vésicante(vÉT.)1250 de laVrillière 243 vulnéraire spirit. 244 — romaine 1049 — rouge 999 zincée camphrée 446 Eaux distillées (ess. 1166) 446 Eau d'absinthe 449 d'acore 450 d'amandier 449 d'amand. am. 44S d'angélique 450 d'anis 448,450 d'armoise 450 aromatique de pin 86" d'ase fétide comp. 448 de badiane 450 de b. de tolu 448 de bluet 449 de boldo 450 de bourg, de sap. 450 de bourrache 449 de bourg, de pin 450 de bryone comp. 448 de camomille 450 de cannelle 450 — orgée 450 — spiritueuse 450 dist. de cannelle vineuse 450 de cascarille 450 de castoréum 448 de cerfeuil 449 de cerises noires 448 de chèvrefeuille 450 de citron laiteuse 448 de cochenille 448 de cochléaria 450 de copahu 412, 449 de cresson 450 distillée(ess.1166) 447 d'eucalvptus 450 de fenouil 448, 450 de fèves 450 de fleurs d'orang. (ess. 1167) 686 de fraises 526 de genièvre 450 de girofle 450 d'hysope 450 de laitue 449 — alcoolique 449 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Eau de laurier-cerise (ess. 1167) 449 de lavande 449 de lierre terr. 449 de lis 450 de marjolaine 450 de matico 450 de matricaire 449 de mélilot 450 de mélisse 450 de menthe crép. 450 de menthe p. 450 de moutarde 448 de muguet 450 de myrrhe 448 de naphe 449, 686 de nénuphar 450 de nicotiane 450 d'opium brut 450 d'origan 450 de pariétaire 4 49 de pêcher 449 de persil 450 de piment 450 de pivoine 450 de plantain 449 de pourpier 449 de raifort 450 de roses (ess. 1168)450 — factice 702 de rue 449 de sabine 449 de santal citrin 450 de sassafras 450 de sauge 449 de serpolet 450 de sureau 450 de tanaisie 449 thériacale aqu. 450 de tilleul 450 des trois noix 674 de valériane 450 quadruple 445 vulnéraire aq. 450 de zestes d'orang. 448 Eaux essentielles 446 Eau essentielle d'éc. de citron, etc. 448 Eaux médic. natur. 450 minérale artif. 457 acidulé saline 462 d'Aix-la-Chapelle 461 alcaline gaz. 462 de Baden 402 de Bagnères 464 de Balaruc 462 de Barèges 464 Bonnes 462, 464 de Bourbonne 462 de Bussang 462 de Carlsbad 462 de Cauterets 464 de Cheltenham 462 — ferrugineuse ' 462 de Condillac 462 de Contrexéville 462 ferrée gaz. 462 ferro-mangan. de Reipertsweiler 4.54 Eau ferrugineuse ac. r 462 ferrug. mang.de Ripervillé 454 de Forges 462 gazeuse azotée 461 gazeuse édulcor. 461 gazeuse oxygénée 698 simple gazo-ferrug. hydrosulfurée iodoferrée gaz. iodurée gaz. magnésienne — gazeuse martiale gaz. de nier artif. — gazeuse 386. d'Orezza de Passy de Plombières de Fougues au protox. d'azote 461 oxvgénatée oxygénée de Provins de Pullna purgative gaz. de Pyrmont de Renaison Saint-Alban de Saint-Galmier 462 de Saint-Sauveur 464 saline purgative 463 de Schwaliieim 462 de Sedlitz 463 de Seltz 4G2, 463 de soude carbon. gaz. 463 de Soultzmatt 462 de Spa 462 sulfurée 463 de Vais 452, 462 de Vichy 462, 464 miner, nat., 450 analyse 1275 liste des eaux 454-456 acidulés 453, 1277 alcalines 452 alcalino-acidules 452 calcaires, crues, 461 462 463 462 462 462 463 463 463 463 462 462 463 463 700 462 463 463 462 462 462 dures 1165 chalybées 453 minérales ferrugineuses 1279 hépatiques 452 hydrosulfureuses 452 incrustantes 1165 manganésiennes 454 martiales 453 potables, essai 1165 salines 453, 12S0 Eau séléniteuses 1165 sulfureuses, sulfurées 452, 1278 Ebène 311 Ebulus 1052 Ebullioscope 1232 Ebullitiondesliquid. 48 Ebur 725 Ecailles d'huîtres 339 Ecbalium 408 Ecboliques (médic.) 158 Ecgonine 398 Echalotte 227 Echicérine 251 Echites scolaris 251 Echitéine 251 Echitine 251 Echelle métrique 41 Echinops 950 Echium div. 687, 1146 Eclaire grande 366 petite 522 Economie pharmaceutique 1365-1370 Ecorce d'arica 829 de Barbatimao 660 du Brésil 660 caryocostine 1051 de cornouiller 414 coto 414 de curaçao 681 •des écorces 827 éleuthérienne 348 de gayac 533 de jeunesse 660 d'orme fauve ou d'Amérique 688 d'orme pyramid. 688 de Malambo 1052 de Panama 867 du Pérou 825 sacrée 670 de sureau 978 de virginité 660 de Wodumpar 412 Pour les autres, voy. à leurs noms spécifiques. Ecrevisse 1052 Ecrevisse de mer 1052 Ecritures, essai 1307 Ecume de mer 638 — artif. et viennoise 1325 F.cussons 469, 478 Ecussons antihém. Valsava 469 antispasm. de Fou- quet 469 — et tonique 469 de poix de Bourgogne, stibiée 484 Edredon végétal 1023 Edulcoration 1011 Egagropiles 1298 Egg-flipp 656 Eglantier 846 Eglegmes 633 Egrappage 1033 Egyptiac 649, 1244 Elalomètre 1180 Elaïs div. 572 Elatérine 408 Elatérium 408 Elatine 408, 441 Election des drogues simples 141 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Electron 947 Electrotyp.de Srnéel314 Electuaires 46 simples 409 absorb. et arom. 467 alkermès 464 d'aloès comp. 466 aloét. amm. fer. 467 d'amandes 464 anlhelmintliiq. 836 antiacide 464 antiblennorrhag. 464 anticachectiq. 467 antidart. de Fouq. 464 antihém. Reuss 465 antinéplirét. 465 antirhumatismal 465 antiscorbutique 465 antiscrofuleux 405 antisyph. Carnero 346 aromatique 464 astringent div. 465 de Bouclier 467 Bénédict 468 de beurre de cacao et d'am. 418 de cachou comp. 466 caryocostiu 808 de casse 465 catholicum 465 chalybé 465 de cire 465 de copahu comp. 465 — ferré 465 — et de matico 465 de craie opiacé 810 c. le croup 465 dentifrice 679 dépur. de Werlh. 467 de Desportes 467 diaphœnix 465 diaprum solutif 466 diascordium 466 diurétique 466 expectorant 466 fébrifuge 466 — de Sénac 467 ferrugineux 466 de fougère mâle 466 de gaïac comp. 466 gengival 679 de goudron 466 hamech 466 de haschisch 362 hiera picra 466 d'hyacinthe 467 hydragogue 466 — de Quarin 466 contre l'incontinence d'urine 465 japonais 466 de kortum 466 laxatif 467 lénitif 468 de Lobstein 467 de magnésie 464 de manne et de casse kerm. 645 de Masdewal 467 I Electuaire mésen- térique 467 mondiflcatif 467 opiacé 468 opiacé astringent 406 d'opium, 467 de poivre 467 polyamique 468 polypharmarque 468 de prunes 467 purgatif 467 de quinquina 467 de raisins 467 derhubarb. comp. 465 de rue 467 de safran comp. 467 de, scammonée 468 de scammonée c. 465 de séné comp. 468 — et de mercur. 468 — et de pulpes 468 de séné et de rhubarbe 465 solides 704 de soufre 468 — tart. 468 de Spielmann 469 tœnifuge 469, 836 téréb.deThomps. 468 thériaque 468 — des pauvres 469 vermifuge 469, 835 — de Heister 469 — de Mathieu 469 v. Opiats. Electuaires (vét.) 1240 Elèmi 840 Elémine 840 Eléolés 572 Eléphantine 1341 Elettaiia 345 Elixirs 238, 469, 988 d'absinthe 993 d'acét. de maga. 469 ac. arom. 469, 476 acide de Dippel 245 acide de Haller 245 acide de Vogler 469 alkermès 469 aloético-fébrif. 469,995 amer 469, 473, 993 — de Coureelles 241 — antiscroful. de Peyrilhe 471, 996 — de Dubois 470 — fébrif.deWbytt476 améric. de Coure. 226 anthelminthiquo 470 antiapopl. Jacob. 470 antiarthritique 470 ant. de l'lle-de-Fr. 470 antiasthmatique 242 — d'Aubrée 470 Elixir antiasthmat. de Boerh. 242, 470 — de Trousseau 470 Elixir antibilieux 470 anticholériq. russ. 476 antidyspepsique 470 El'xir antiépilepti- que 326 antifébrile d'Evan- gélista 470 antiglaireux 475, 996 antigout. Villette 470 antiodontalg. 471 — d'Ancelot 471 antipestilentiel 473 antiscorbutique 241 antiscrofuleux 471 — de F. Marletta 471 antiseptique 471 antivénér. de Lem. 471 — de Wright 471 aromatique 471 balsam. d'Hoffm. 471 — de Werlh. 471 calmant (vét.) 1240 'camphré d'Hart. 246 carminat. Dalby 471 chloroformique 471 cholagogue 471 au citrolactate de fer 471 de coca 471 de Daffy 471 dentifrice 472 dent. Désirabode 472,995 — de Lefoulon 472 de drogues amer. 724 expectorant fébrifuge — d'Huxam — de Reil fétide de Fulde de Garus 243. — illico de gentiane Deschamps de goudron 472 de Harlem iodiq. des hôpit. de longue vie merveilleux de Mithié odont. de Leroy — Desforges d'orang. comp. parégorique div. pect. de Daneni. — de Wedel de pepsine de pepsine, Cor- visart — Mialhe de peptone philodontique polych. de Lentil. de propriété — div. purgatif 474, de quinquina Elixir de quinquina et safran de Badcliffe de raifort comp. de Raulin 472 472 472 645 472 472 472 472 553 472 472 472 473 473 473 473 471 473 473 474 474 474 474 474 474 473 474 474 996 475 474 475 241 475 1543 Elixir de Ringel- mann 473 sacré 998 de salsepareille et quina 469 de salut 472,475,1044 de santé 476 spiua 473 stomachique 475 — amer 995 — de Lentin 471 — Trommsdorff 471 de Stoughton 475 sudor.de Lettsom 475 — de Willis 475 suédois 472 de terpine 475 toni-purgatif 747 tonique 475 — antiglair. de Guillié 475, 996 — de Gendrin 475 de Taillotte 326 traumatique 994 utérin de Crollius 475 vég. de la Chartr. 476 vermifuge 476 de vie de Matthiole476 viscéral d'Hoffmann 476 vitœ muliebrum 242 vitrioliq. de Myns. 476 vulnéraire 994 de Whytt 476 de Woronejé 476 (V. aussi Alcoolés. Teintures, Gouttes.) Ellébore blanc 476 faux 225 fétide 477 noir 226, 477 d'Orient 477 vert 477 Elléborine 477 Elœocérolés 357 Elœococeavernicia 572 Eloeolé d'acét. de cuivre 295 de léréb. comp. 292 Elceolés, v. Huiles, Baumes. Elœoptène 576,846 Elceo-saccharum 848 Emanateurshygién. 553 Emballage des alcal. caustiq. 1351 Embaumements 1310,1311 Emblica offic. 667 Embrocations 477 ammoniacale 493 c. la coqueluche 478 de Questionan ■ 477 révulsive de Todd 996 de Roche 477 Embrocat. (vét.) 1240 Embryon 674 Eméraldine 300 Emeril 690 15ii Emétine 225, 602 Emétiquedesallem. 969 Emétique 986 (médic.) 157 Eméfo-cathartique 314 Einilia rigidula 613 Emménagog. (méd.) 158 Emodine 843 Emollients(méd)154,155 Emondation 126 Ernplastrum 478 fuscuni 677 Emplâtres 478 d'acét. de cuiv. 479 adhésif 479, 484, 937 — fluide 479 agglutinatif de Bavière 480 ammoniac, camp. 480 d'And. Delacroix 479 anglo-saxon 480 anodin calmant 480 antiarthritique 480 anticanc. de Piss. 480 antihystérique 480 antimonial de Neumann 484 antiodontalgique 480 — de Vogler 480 antispasmodique 480 d'ase fétide 480 de Bailleul 482 de belladone 481 de bétoine 483 de bl. de baleine 480 blanc cuit 481 de Braille 936 brun ou brûlé 677 calaminaire 401 calmant 484 de Canet 480 de cantharides 480 au caoutchouc 934 de carb. de plomb 481 catagmatique 482 céphalique 484 céroène 471 de céruse 481 — brûlé 481 chloro-mercur. 481 de ciguë (ess. 1168) 481 — et de g. amm. 481 de ciguë av.l'ext. 481 decig. etd'iod.de pi., de Ricord 481 de cire 481 commun 479 confortant 482 c. les cors 481 c. le mal de mer 480 contre la rupture 482 défensif 480 diabotanum 482 diachalciteos 482 diachyl.(ess. 1168)481 — ziucique 482 diapalme 482 diaphœnix 482 diapompholigos 485 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 483 483 483 4SI 481 47!) 479 228 Emplâtre de digitale 481 divin, rouge, vert 479 des douze Apôt. 479 émétisé ou stibié 484 épispastique 480 d'extrait d'opium 481 fétide 480 fondant de Boinet 482 — de Kirkland 482 — de Lamotte 482 — de Rustaing 482 fortifiant 480 de frai de grenouil. 480 de galbanum 483 — camphré 480 — safrané 48 de gommes rés. 481 — ammoniaque 483 de goudron 483 d'huile de croton 483 iodé de Roderburg 483 d'iodure d'antim d'iod. de fer — pot. comp. ioduré de Janin de jusquiame de Kennedy de litharge magnétique de la main de Dieu 479 de mandragore 481 maure contre les brûlures 483 de mélilot 483 mercur. (ess. 1168) 483 — gommé 483 de mercure et de gomme ammon. de minium camp, miraculeux — de Rademacher 485 de mucilage de Nicolas de nicotiane de Nuremberg odontalgique d'opium — composé Opodeldoch oxycrocéum d'oxyde rouge de fer d'oxyde de plomb 479 — camphré 483 du pauv. homme 479, perpét. de Janin de pétrole phénique de plomb — composé de poix de Bourg — émétisée du prieur de Cab. des 4 fondants de quinine ranarum vigonis de Ranque 483 483 48o 4SI 4SI 4S3 484 4SI 481 482 484 480 939 484 484 574 479 481 .484 484 482 484 484 483 Emplâtre résineux 484 résolutif 483, 484 révulsif au thapsia 484 roborant 480 de sabine 485 de savon , 485 — camphré 483 savonneux de Barbette 485 de sel ammon. 482 simple 479 stéarates 869 stomachique 485 de stramoine 481 styptique 480 — de Crollius 482 temporal 484 vermifuge 483 vésicatoire 480, 483 — anglais 485 — par incorp. 485 pour vieilles foulures (vét.) 1239 de Vigo cum merc. 483 volatil 482 deWoodstock 937 zincico-plomb. 485 Empois 253,517 Empoisonnements 177, 1091 par les acides 1098 — arsénieux 1103 — arsénique 1113 — azotique 1099 — chlorhydriq. 1099 — cyanhydrique 1118 — fluorhydriquel099 — oxalique 1099 — phénique 1100 — phosphoriquel099 — picrique 1100 — sulfurique 1099 — trinitrophén. 1100 par les alcalis 1100 l'alun 1101 les allum. chim. 1115 l'ammoniaque 1101 l'aniline 1120 les arséniates 1113 l'arsénite de cuiv. 1113 les arsénites l'azotate d'arg. — de merc. — de potasse par la baryte le brome le bromure de mercure la brucine les cantharides le carbonate de baryte — de potasse — de soude les champign. la chaux le chlorure d'antimoine 1113 1115 1103 1100 1101 1115 1103 1121 1117 1101 1100 1101 1121 1101 1H3 1101,1102 Empoisonnem. par le chlore et les chlor. d'oxyd. 1115 le chloroforme 1122 la codéine 1120 par les couleurs d'aniline 1120 le cyan. de merc. 1103 — de potass. 1119 la digitaline 1122 l'eau d'amandes amères 1119 — de feuilles de pécher 1119 — de javelle 1100 — de laur.-cer. 1119 — régale 1099 l'émail 1117 l'émétique 1113 les gaz délétères 1123 l'iode 1115 l'iod. de mercure 1103 le laudanum 1119 . laliq.Labarraque 110; les monn. aval. 1117 la morphine 1120 les morsures d'a- nim. enragés 1123 les moules et les viandes gâtées 1123 les narcotiques 1117 la nitrobenzine U20 l'opium et ses prépar. 1119 l'oxalate de pot. 1100 l'oxyde de merc. 1103 le phosphore 1115 les piqûres des insect. venim. 1122 les poisons végétaux 1117 la pot. caustiq. 1100 les préparations antim. 1113 — d'argent 1114 — arsenicales 1103 — de bismuth 1114 — de cuivre 1114 — d'étain 1114 — de fer 1114 — mercurielles 1101 — d'opium 1119 — d'or 1114 — phosphore es 1115 — de plomb 1115 — de zinc 1114 les sels ammon. 1101 la soude caust. 1101 la strychnine 1127 le sublimé 1101 le suc de manioc 1119 lesulfatedemerc.1103 le sulfocyanure de mercure 1103 les suif, d'ars. 1113 le sulfure de pot. 1101 les venins 1122 le verre pilé 1117 les verts arsenic. 1113 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Empoisonneur», par les viandes gâtées 1123 les viandes tri- chinées 1123 Emulsine 252, 581 Émulsions 485 d'amand. arnèrcs 486 arabique 659 de baume de cop. — deTolu 486 de benzine (vét.) 1243 cannante 486 de cantharides 786 de chènevis 486 au chloroforme 486 de cire 486 de coaltar 486 de copahu 486 — de Righini 486 cosmétique 636 diacodée 483 de gom. ammon. 487 gommée 486 de goudron 486, 553 de Gowlaud 636 d'huile de Cade 486 d'huile de foie de morue 487 d'iodoforme sapon. 592, 993 laxative 487 mercurielle 637 mère 992 nitrée 486 — camphrée 487 phéniquée (vét.) 1240 phosphorée 487 de pignons doux 486 de pistaches 486 purgative 487 purg.àl'h.dericin 487 purg. magn. 487 — àlarés.dejalap 487 — à la scam. 487 de résine de gaïac 487 — de scammouée 487 — de sapin 487 de sem. froides 486 simple. 486 taenifuge 488 tempérante 487 térébenthinée487, 1004 térébenthinée de Carinichael 487 téiéb.éthérée 488 — de Muuaret 487 de Van-Swiéten 488 vermifuge 488 Encaustique 870, 1325, 1344 Encens 675, 1325 des américains 675 de Demerari . 675 d'eau 880 de Thuringe 1005 Encensier 845 Encéph.(méd.)151, 152 Encre de l'Acad. 1327; blanche, 1325; bleues div., 1386; de Chine, 878,1326; à décalquer, 1328 ; d'horticulture, 1326 ; d'imprimerie div., 569, 1326; in- corrodible, 1326; indélébile div., 1327; jaune, 1327; à marquer les emballages, 1328 ; à marquer le linge div. 197, 1328, 1329; noires div. 1227, 1228,1325; d'or, d'argent, d'Orient, 1328; portative, 1329; rouge , verte , 1328 ; solide de voyage 1329; de symp., 1329; de transport, 1328; typographique, 1327; pour le ziuc 1326 Encres div. avec couleurs d'aniline 1329 Encrivore 213,689,1330 Endermiq. (méth.) 167 Endormie 942 Enduit deDondeine 1355 Enegmes 618 Enema 618 Ens martis 381 veneris 378 Entonnoir spiralif. 131 Enula campana 270 Euvelop.p.formul. 1331 médicam. 337 Epanille 313 Epeautre 517 Epépinage 1033 Epervière 733 Epicarpes 349 Epices 151, 1330 d'Auvergne 1206 Epices solubles 1330 Epidendrum vanillal028 Epilatoires 160, 428 Epinard des Indes ou de Cayenne 732 Epinard sauvage 367 Epine de cerf 070 — du Christ 670 Epine-vinette 301, 310 Epinette 303 Epistation 127 Epithèmes 488 antigoutteux 488 antiseptiques 1020 argileux 488 rubéfiant 833 vermifuge 488 Epithyme 422 Eponge 488 (blanchi nient) 1322 brûlée 488 , 590 d'églantier 847 de fer 1333 de platine 759 prép. à la cire 488 Eponge préparée à la ficelle 488 végétale 637 Epreuves photogr. 1318 Epsomite 958 Epulotiques (médic.) 159 Epurge 500 Epyrèle de succin 246 Equation chimiq. 52 Equisetum arvense 820 Equivalents chimiq. 74-82 thérapeutiques 148 Eranthine 477 Erget 878 Ergot d'avoine 880 de blé ou de from.880 de diss 880 Ergotine 511, 878, 879 Ergotinine 879 Ergotisme 879 Ericinol 621 Erigeron 883 Erithalis fruticosa 310 Erorateur 137 Erreurs 1129 moy.deleséviter 1357 Errhin hémost. 813 (médic.) 156 Ers 688 Eruca 669 Ervalenta 517 Ervum 517, 698 Eryngium camp. 366 Erysimum 489 alliaria 248 Barbarea 489 Erylhiina corallo- dendron 489 Erythrée 356 Erythrine 489,623 Erythrobenzine 300 Erythrobenzol 300 Erythrocentaurine 357 Erythrœa div. 356 Erythroléine, éry- throlitmiue 1021 Erythrophénate de soude 215 Erythrophléine 641 Erythrophleum coumingo 040 Erythrophlueum guin. 640 Erythrosates 844 Erythrose 844 Erythroxylon coca 398 Escargot 623 Escharotiq. (méd.) 159 Escubac 1340 Esculine 538, 645 Esenbeckia febrif. 1441 Eseré 522 Esérine 522, 488 Espargoutte 648 Espèces 489 amères 489 anthelminthiques 490 anticatar.deZeisst 490 1545 Espèces d'antilait de Weiss 490 antispasmodiques 491 antirachitiques 490 apéritives 490 aromatiques 490 astringentes 490 béchiques 490 carminatives 491 caryocostines 808 céphaliques 490 chaudes 491 diairreos 816 diatragacanth. 816 diaturbith 818 diurétiques 490 emménagogues 490 émollientes 490 p. enfants 490 froides 491 pour fumer 490 fumigatoires 490, 814 narcotiques 490 odoriférantes 490 pectorales 491 pector.d'Augustin 491 — etsudorifiq. 491 pulvérulentes 803 purg.de St-G. 491,817 des quatre semen. 491 sudorifiques 491 — de Smith 491 — de Taddei 491 des trois santaux 819 vulnéraires 491 vermifuges 490, 491 Esprits ' 238 d'absinthe 239 d'alun 953 d'ammon. arom. 240 ammon. fétide 241 — succiné 246 d'angélique comp. 244 d'anis 239 antiietérique 240 ard. de cochl. 243 artbrit. de Pott 629 bals, de Rivière 440 de bois 234 de camphre 246 de cannelle 240 carm. de Sylvius 241 de castoréum 240 de cochléaiia 240 de c. de cerf suce. 948 d'écorce de citron 240 d'éther aromat. 1000 — nitrique 245, 495 — sulfurique 496 — suif. comp. 495 de fourmis 240 de framboises 240 de gaïac 534 de Garus 243 de genièvre 240, 243 d'iva 656 d'ivoire 414 de lombrics 414 de miel 243 \k 15/i6 Esprit de Mindere- rus 196 de Montpellier 232 nervin 293 de nitre 204 — dulcifié 245 de pin 867 preuve 238 de pyrèthre 240 — comp. 995 pyroacétique 200 pyroligneux 200, 234 pyroxylique 234 de raifort comp. 241 recteur 576,919 de roses 240 de safran 240 de savon 247 deselammon. 245 — anisé 246 — aromatiq. 240 — dulcifié 245 — fumant 207 — succiné 246 — vineux 494 de soie 414 de soufre 218 de suie 932 sulfur. Béguin 966 de Sylvius 241 de tartre 222 thériacal 244 traumatique 244 de Vénus 201 de-vie de Mathiole 24 2 de-vin 232 de vinaigre 201 de vipères 414 de vitriol 219 — dulc. 245, 495 — des phil. 376 vol. de c. de cerf 414 vol. huil. et arom. 241 volatil de suecin 947 (V. Alcoolats.) Esrar 361 Esquine 941 Essais div. 1303-1308 au chalumeau 1262 des draps 1303 des écritures 1307 des médic. 1128 mélassimétrique 1304 des monnaies 1305 des papiers 1307 des sucres 1304, 1305 des tissus 1305 des urines 1291 (V. aussi Analyse.) Essences 491,576 artificielles 491, 579 de fruits 491, 579 sèches 848 d'absinthe 1338 d'aloès 990 d'am. amer. 580 — artificielle 299 d'ambre liq. 491 — sèche 491 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Essence amère 993 d'ananas art. 494, 579 d'andropogon 1188 auod. de Langelot 998 antihystérique 241 arom. laxat. 996 balsamique 993 — canad. 994 de hard. de Hill 492 de bouleau 316 de bois de rose femelle 846 de Boulogne 725 catholiq. de Roth 470 céphalique 994 de citronelle 876 de clavalier 398 de cognac 579 de coings 579, 847 de cubèbes 492 de cymbopogon 1188 de dôuce-amère 492 éthérée bals. 492 de garance 531 de Gaultheria 217 de genièvre 539 — iodée 539 de géranium 1188 de géranium ind. 876 de ging. d'Oxley 492 d'héliotrope 442 de houille 298 d'Italie 492 de jasmin 606 de lédum 621 légère 1204 de malt 687 de mars 997 de mélisse ind. 876 de menthe angl. 492 minérale 307 de mirbane 299 pour mouchoir 492 de moutarde 492 de musc 991 noire anglaise 556 de noyau 580 odorante 472 d'opium 992 d'orangette 579 de pavots 1042 de petit grain 579 de pétrole 307, 1204 de poires 579, 1139 de pom. artif. 498,579 de Portugal 580, 686 de plychotis 580 de qumq.de Batley 832 — comp. 472 de raifort artif. 592 de reine des prés 1024 Royale 492 de salsepareil.492,1044 de santal 865 de sapinoupin 994 de savon 247, 492 de séné, de Selvay472 de Spic 618 de spirœaulmarial024 Essence de Spruce 867 de suie,de Clauder 493 de térébenthine 1003 — anglaise 1003 de térébenthine française 1003 — minérale 1343 de tussilage 493 d'ulmaire 1024 de vanille 991 de vie 473 — de Rozenweig 473 — du chev. Treff. 473 de verveine de Nimâr 876, 1030 de violettes 991 volatile 493 de Ward 493 de Winter-Green 217,702 (V. Huil. vol., Teint.) Essentia dulcis 199 odorata 492 Essorage, essoreuse 126 Estimation d'une pharmacie 1367 Estragon 264 Esturgeons div. 535 Esule 500 Etain (ess. 1168) 493 de glace 307 Etamagesdiv. 1349 Etamine 130 Ethal 309 Kthalate d'élhal 309 Ethérisation 497,1125 Ethérisme 497 Ethers 493 acéteux 493 acétique(ess.l 169) 493 acétique alcool. 493 — martial 1000 acétylacétique 260 amylacétique 1139 amylnitreux 493 azoteux (ess. 1169) 494 — alcoolisé 494 bromhydrique 494 butyrique 494 camphré 499 chlorhydrique 494 — alcoolisé 495 — chloré 493 — monochl. de l'esprit de bois 375 chlorique 374 cicuté 391 cyanhydrique 495 formique 495 hydratique 496 hydrique 496 hydrochlorique 494 hypo-nitreux dilué 245, 494 iodhydrique 493 marin 494 méthyl-iodhydr. 592 muriâtique 494 nitreux 494 Ether nitrique 494 œnanthique 1034 officinal 496 — alcoolisé 495 ozonique ou ozonisé 700 de pétrole 307 phéniqué 215 phosphore 499 pyroacétique 200 quinique 495 soufré 499 sulfurique (essai 1169) 496 — alcoolisé 495 térébenthine 660 triéthylique 375 valérâmylique 579 valérianique 579 valérique 498 vinique 496 vitriolique 496 zincé 499 Ethérats 498 Ethérisation 497 Ethérisme 497 Ethérodine 896 Ethérolats 498, 399 Ethérolatures 498 Ethérolés ' 498, 999 acét. savonn. camphré 290 d'ammoniaque 498 de camphre 499 — ammon. 927 de chlor. de zinc 499 d'essence de térébenthine 479, 660 d'iodure de merc. 926 d'oléo-résines 499 de phosphore 499 — de Lœbelius 499 saturé de camphre 499 de soufre 499 (V. Teintures éthér.) Ethiops antimon. 974 — d'Iluxam 974 calcaire 653 gommeux 654 graphitique 653 magnésien 654 de Malouin 974 martial 694 minéral 974 min. stib. 974 narcotique SU per se 653 saccharin 654 végétal 527 Ethuse 393 Ethylamine 232, 414 Ethylaniline 301 Ethvlate de potasse 233 de potassium 782 de sodium 782, 925 de soude 233 Elhvlène 222 Ethylsulf. de soude 965 Ethyleugénol 1028 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Etiquet. d'une pli. 1368 Etiq. pharm. 1351, 13S8 Ethoxycaféine 326 Etoffes imperméab. 1358 ininflammables 1359 Etonnées (pierres) 79'i Etoupades 953 Etrangle-chien 267 Etrangle-loup 703 Etuve de G. Lussac 1268 Etuves à eour. d'air 146 Euealyne 950 Eucalyptène 499 Eucalyptol 499 Eucalyptolène 499 Eucalyptus div. 499, 609 Eugénate de soude 1188 Eugenia caryopliyl. 542 Eugénine 542 Eupatoire 499 d'Avicenne 500 des Grées 227 de Mesué 656 Eupatorine 500 Eupatorium div. 270, 499,500, 1123, 559 aya-pana 270 Euphorbe 500 Euphorbia div. 500, 845 pilulifcra 500 Euphorbion 500 Euphorbium 500 Euphraise 500 Eupbrasia offic. 500 Eupione 552 Euribali 195 Evacuants (médic.) 155 Evaluât, de q. div. 190 Evaporation 134 Evodia 673 Evonymine, évonyniile 501 Evouymite 501 Evonymus 501 atropurpureus 501 Exalbumine 723 Exanthalose 962 Excipient 161 Excitants (médic.) 152 Excréments, recli. 1298 Excrétine ' 1298 Exécution des form. 186 Exhumations jurid. 1127 Exidias auricula 687 Exogonium purga 605 Exostema div. 829 Expectorants (méd.) 157 Expertises 1127 Experts 1127 Expression 133 Extempor. (prépar.) 161 Extinction 795 Extracteur à distil. continue 129,503,1352 Extractif 501 oxygéné 250, 504 Extraction de l'iode des bains iodur. 1352 Extractum carnis 315 digitalis 509 Extractum fellis bovini 523 lactucœ 508 pampinor. vitis 1033 laraxaci 758 Extraits (ess. 1169) 501 (tableau de rendement) 515, 510 acétalcooliq. 502 d'alcoolatur. 513 chloroformiques 514 liquides ou fluides 507 suifo-carboniques 514, 572 EXTR. ALCOOLIQUES 502, 512 d'aconit 512 d'agarie 513 d'anémone 512 d'arnica 512 de belladone 512 de buis 512 de caïnca 512 decantharid. 512,515 de cascariUe 512 de chanvre indien 512 de ciguë 512 de colchique 312, 513 de Colombo 513 de coloquinte 513 de cubèbes 512 de digitale 512 d'ellébore noir 512 d'eucalyptus 512 de fèves de Calab. 513 de fucus vésicul. 513 de garou 512 de gelsem. semp. 512 de grenadier 512 de houblon 513 d'ipécacuanha 512 de jalap 512 de jusquiame 512 de lactucariurn 513 de matico 5)2 de myrrhe 513 de narcisse 512 de noix vomique 513 d'orme 512 de pavots (caps.) 513 de phellandre 512 de podophvllum pelt. 759 de polygala 512 de polypode 512 de quina par la chaux 825 de quinquina gris 512 — jaune ou calis512 — normal 907 — rouge 512 de rue 512 de sabine 512 de safran 513 de salsepareille 512 de scille 513 de semen-contra 512 de sem. de bellad. 513 — de ciguë 513 — de colchique 513 Extrait de sem. de jusquuiame 513 — destram. 513 de stram. (feuil.) 512 sudor. de Smith 513 de suie 952 de valériane 512 Extr. aqueux 502, 509 d'absinthe 509, 1338 d'aconit 509 d'agaric blanc 511 d'anémone 509 d'armoise 509 d'aunée 509 de bardane 509 de belladone 509 de bistorte 509 de bois de jujub. 607 de bourg, de sapin 509 de bourrache de camomille de cascariUe de casse 3 de centaurée de chamcedrys 509 509 509 509 509 509 de chardon bénit 509 de chicorée 509 de chiendent 509 de ciguë 509 de coca 512 de coloquinte 511 de digitale 509 de douce-amère 509 d'écorce de chêne 509 d'éc. de grenad. 509 d'écorce de marron. 509 d'écorce de saule 509 408 509 509 509 509 509 509 511 512 509 509 509 509 688 509 509 509 673 509 510 509 509 509 509 509 509 d'élaterium d'ellébore de fumeterre de gaiac de garance de genièvre de gentiane hémostatique de jaborandi de jalap de pisquiame de légumes de lichen demalt 509, de monésia de muguet de noix je galle de noix verte de noyer d'opium de pareira-brava de patience de persil de pensée sauv. de pissenlit de quassie de quinquina gris 510 — sec 511 de ratanhia 509 de réglisse 509 de rhubarbe 511 1547 Extrait ds rhubarbe comp. 511 de salsepareille 509 — sec 511 de sang 511 de saponaire 509 de seigle ergoté 511 de séné 509 de stramoine 509 thébaïque 510 1 de trèfle d'eau 509 de vigne 1033 Extraits comp.pour sirops 507 Ext. avec les sucs DE FRUITS (Robs) 502, 508 de baies d'airelle 508 — de belladone 508 de berberis 508 de brou de noix 508 d'élaterium 408, 408 de genièvre 509 de groseilles 508 de limons 508 de mûres 508 de nerprun 508 de raisins 508 de sureau 508 Ext. avec les sucs DÉPUR. 502, 508 d'aconit 508 d'anémone puis. 508 d'artichaut 508 d'asperges (p.) 508 de belladone 508 de bourrache 508 de brou de noix 508 de carottes (rac.) 508 de chélidoine 508 de chicorée 508 de ciguë 508 de cochléaria 508 de cresson 508 de fumeterre 508 de jusquiame 508 de laitue vireuse 508 de ményanthe 508 d'ortie 508 de pissenlit 508 de rhus radicans 508 de stramoine 508 de tiges de laitue 508 de vigne 508 Ext. avec sucs non dépur. ou avec fécule 508 d'aconit, avec fécule 508 d'anémone d° 508 de belladone d° 508 de ciguë d° 308 de jusquiame d° 508 de laitue vir. d° 508 de rhus d° 508 de stramoine d° 508 Ext. acétiques 502,513 de cantharides 513 de colchique 513 ïH 1548 Extrait d'opium 105 EXTR. ÉTHERÉS OU ÉTHÉRIQ. 502, 514 de cantharides 514 de ciguë (sémin.) 514 de digitale 514 de foug. mâle 514,567 de garou 514 de phellandrie (séminoïdes) 514 de semen-contra 514 EXTR. FLUIDES AM. 507 — pour sirops 507 Ext. hydro-alcooliques 512 Ext. hydralcoolico- TÀBLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. ETHKRIQUES d'absinthe de camomille de cubèbes de fougère mâle de genièvre de menthe 514 515 515 515 515 509 515 d'oranger (feuilles et fleurs) 515 d'orange (écoree) 515 de «lie 515 d_e sabine 515 de setnen-conlra 515 de tanaisie 515 de valériane 515 Ext. hydroliques 502 fluides 507 liquides 507 Ext. mixtes 502 ext.œnoliques502, 513 Ext. oxalcooliq. 502 Ext. résineux (v. Résines) 514 Extraits secs 511 Ext. deStohck 502,508 Ext. vineux 502, 513 d'opium 510 Extraits divers : d'aloès 251 antiphtisique 607 aromatique de pin 866 de Bar. Quesne- ville 282 de bile de bœuf 523 de cachou 324 catholique 512 de coloquinte c. 512 de cubèbes alcoo- lico-éthérés 512 de fiel de bœuf 523 fluide de bourg, de sapin du Canada867 fluide de clavalier 398 — de salsep. 492 — de séné 998 — de spigelie 999 de foie de morue 568 gomnieux d'op. 510 de Goulard 198 gras de haschisch 361 d'héliotrope 442 hémostatique 511 de jusée 607 Extrait de kino 608 liqueur des Américains 999 de mars 197, 984, 997 — pommé 508 muqueux d'op. 510 oléorésin.defoug. 567 d'opium alcooliq. 510 — cyd. LancelotJolO — ferm. Deyeux 310 — indigène 510 — de Lalouette 510 — priv. de morph .510 — privé de narc. 510 — au vin 510 panchymag. 512 polychreste de quina 825 de quinq. de Vrij 510 de ratanhia sulfat. 834 résineux de quina 832 de salsep.œnolisé 1038 de saturne 198 savon, d'urine 1024 secs de sirops 886 de senteur 443 sulfocarbonique 572 sulfurique d'aloès 251 de viande 315 Exutoires 1030 Faam,Faham,Fahon 516 Fabiana imbricata 732 Fabianine 732 Fœculum saxoniae 518 Faltrank 491 Fard liquide 978 Fardes 330,882 Farfara 1023 Farigoule 1007 Farines (ess. 1172) 516 d'avoine 517 de blé 516 de dattes 428 émollientes 517, 813 fossile 339 de froment 516 de graine de lin 626 de lait p. enfants 613 de lentilles 517 de maïs 517 de manioc 982 mexicaine 517 de moutarde 662 d'orge 517 résolutives 517 de riz 845 de seigle 517 Faro 302 Fausse acanthe 302, 365 digitale 431 oronge 226 rhubarbe 723,843 roquette 669 salsepareille 857 Faux B. du Pérou 648 cumin 671 ébénier 264 ellébore noir 225 fenouil 1006 indigo 531 narcisse 669 nard 618 Faux B. de persil 393 quinquinas 829 sycomore 271 Fébrifuge français 540 fmédic.) 153 Febrifugum specifi- cum 967 Fecula arrow-root 264 Fécules (ess. 1174) 517 alimentaires c. 518 amylacée 253 analeptique 518 d'arum 518 azotiques 517 de belladone 518 de bryone 518 de ciguë 518 d'élatér. (ess.H75)5<8 d'iris 518 de jusquiame 518 de marrons d'Inde 518 646 médicinale 518 mexicaine 517 nitrique 517 orientale 518 de pivoine 518 de pom. de terre 518 Fel bovis s. tauri 522 Felouque 366 Fenouil 518 des Alpes 654 doux 519 d'eau 724 marin 420 d'ours 654 de porc 724 du Portugal 233 puant 256, 519 sucré 519 Fenugrec 519 Fer (essai 1173) 519 aimanté 228 alcoolisé 519 ammoniacal 381 carb. sacchar. 340 carburé 365 contre-oxydé 1357 dialyse 693 diaphorétique 381 galvanique 521 limé 462 oligiste 694 oxydulé 694 oxydé magnét. 228 porphyrisé 519 réduit par l'électr. 521 — par l'hydrog. (ess. 1175) ' 320 sulfuré magnét. 972 I Ferment 303 1 Fermentation butyrique 613 en cuve ouverte 1033 gallique 211 pectique 214 Fernambouc 310 Feronia elephan- tum 296, 551 Ferrate de chaux 454 de magnésie 454 Ferret d'Espagne 694 Ferricyan ure de pot. 423 Ferrocyanate de pot. 423 de quinine 424 Ferrocyanhydrate dequinine 424 Ferrocyanure de pot.423 — ferrique 423 Ferromanganate de fer et de zinc 1319 Ferrugo 692 Ferrum 519 borussicum 423 chloricum 379 cyanicum 423 muriaticum 379 oxydatum 692 — dialys. 694 phosphoric. 727 sulfuricum 957 tartaricum 983 vitriolatum 956 zooticum 423 Ferula asa-fœt. 255 gummosa 530 persica 853 Fe'stuca fluitans 368 Feu anglais (vêt.) 1240 belge (vét.) 1179,1240 àlabenz.(vÉT.) 1241 fénian 730 français (vêt.) 1240 grégeois 306, 730 hongrois (vét.) 1240 lorrain 730 portugais (vêt.) 1240 Feuilles d'Inde 331 (En général, voy. à leurs noms spécifiques.) Feux d'artifice de chambre 1331 de couleur 1330 liquides 1330 perpétuels 306 sacrés 306 Fève de Calabar 521 d'Egypte 670 d'Elan 609 d'épreuve 522 igasuriques 1050 de Malac 195 du Mexique 322 pichurim ou pi- churines 868 Saint-Ignace 1030 Tonka 522 de l'Yémen 325 Fibrine végétale 542 ^ Il TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 1549 Ficaire 522 (Fleurs, en général, Fomentaiion de Frontaux 523 Ficaria ranuncul. 522 voy. à leurs noms tabac 524 Fructus ficus 523 Ficarine 522 spécifiques) — alcaline 524 Fruits carminatifs 491 Ficus carica 523 Flores auri hœma- Foment. vinaigrée 524 béchiques 491 doliaria 346 titis 381 vineuse 524 de Bêla 296 indic. et div. 52C ,614 sulphuris 931 Fondant de Baume 276 pectoraux 490 Fiel de bœuf 522 viridis œris 197 délicieux 717 séminoïdes 254 épaissi 523 Fluavile 335 de Rotrou 259 Fuchsiacine 300 Fiel de terre de 528 Fluidifiants (méd.) 155 de Rulhand 259 Fuchsiamine 300 verre 960 Fluor 211 Fondants (méd.) 155 Fuchsine 300, 301 Figues div. 523 Fluids extracts 507 — (chim.) 1262 Fucine 328 de Barbarie 523 Fluorène 553 Fontaine poix d'AuFucus div. 345, 527 d'enfer 263 Fluoride hydrique 211 vergne 306 crispus 347, 527 d'Espagne 523 Fluorure cale. 211 Fontainea pancheri 500 edulis 528 Figuier 523 Flutau 758 Fontanelles 355 helminthocorton Figures de cohé Flux 1262 Fonte émaillée 1357 527, 662 siou 1180 Fœniculum div. 518 Fonticules 355 lichénoïde 527 Filaments de maïs 640 Fœx sacchari 948 Force dissolvante 128 natans 528 Filaments sperma Foie d'antimoine 967 Force apparente de saccharinus 527 tozoaires 1290 de soufre 974 l'alcool 235 serratus 317, 527 Filière 312 — antim. 967 réelle de l'alcool 235 spinosus 528 Filipendule 523 de soufre cale. 970 Formène 307 tenax 528 Filix florida 523 — liquide 974 trichloré 373 vesiculosus 317,527 Filixoline 525 — martial 974 Formène triiodé 591 Fucusine 528 Filtrage 132 — mereuriel 974 Formespharmaceut.164 Fuligine 952 Filtration 131 132 — saturé 974 Formiate d'ox. d' é- Fuligo 952 Filtre 131 — sodique 974 thyle 495 Fuligokali 528, 952 piston 298 — volatil 966 Formica rufa 520 Fuligokali sulfuré 528 presse de Real 13; ,503 Foin de chameau 876 Formobromide 317 Fuhni-coton 415, 544 prismatique 132 de mer 1053 Formoiodide 591 Fulminate d'arg. 271 Taylor 132 Foirole 654 Formule (modèle) 164 de mercure 275 Fixateur clyphique 1321 Follicul. de séné div. 882 chimiques 74-82 Funiaria omcinalis 528 Flacon à bouchon Fomentations 523 homœopath. 1258 Fumarine 529 dessicat. 79S ammon. camp. 52i magistrale 160 , 186 Fumeterre div. 529 Flacons de poche 202 antinévralgique 524 Fotus 523 Fumeurs d'opium 684 Flambard 1142 antiseptique 524 Fougère à l'aigle 525 Fumigateur pectoral 390 Flambe 603 — de Trusen 524 douce 762 Fumigations 529 Flammole 398, 838 aromatique 524 femelle 525 à l'acide sulfureux 529 Flanelle végétale 867 astringente 438, 524 fleurie 523 de benjoin 529 Flèches caustiques 334 — alunée 524 impériale 525 de chlore 529 Fleurs ammoniacal — de Ricord 524 mâle 525 de cinnabre 530 cuivrées 377 — tonique 52 ï royale Foudre de salon 525 de Gaubius 530 martiales 381 belladonée 524, 580 1331 de genièvre 530 arg. d'antim. 690 calmante 524 Fourmis 526 de goudron 530 d'arsenic 202 de cigué 524, 586 Fragaria vesca 526 guytonnienne 373,529 béchiques 491 contre l'érysipèle Fragon 526 des Kabyles 529 de benjoin 205 524, 925 Fraises 526 mercurielle 530 de borax 206 c. la gangrène 524 en arbre 322 nitrique de Bou- de cannelle 331 diurétique 524 Fraisier 526 tigny 530 de coucou 820 d'espèces arom. 586 Framboisier 846 de Smith 530 des dames 256 — astringentes 580 Frangipane 612 de soufre 530 de g d chandelier 660 émolliente 524 Franguline G70 stimulante 530 de Margraff 731 excitante 524 Frankliiiite 1319 Fuminella 539, 1212 de muscades 667 hypnotique 524 Frasera Walteri 407 Fungine 226 de Pâques 236 , de jusquiame 524, 586 Fraxétine 645 Fungus cynobasti 847 pectorales 491 mereuriel. de Ba- Fraxine 526,645 sambuci 687, 950 ae printemps 820 temann 524 Fraxinelle 526 Furfur 516 Sainte-Catherine 671 de morelle 524, 586 Fraxiuine 526 Furfuramide 516 de sel ammon. narcotique 524, 586 Fraxinus excelsior 526 Furfurol 516 martiales 381 de noyer 586 ornus et rotundif. Fusain d'Europe 501 de soufre 931 ophthâlmique à 526 643 Fusel-œl 234 — lavée 931 la strychnine 524 Frêne 526 Fusion aqueuse 134 de sureau 978 réfrigérante 524 amer 305 des corps 48, 134 de tan 367 résolutive 524 épineux ou piq. 398 ignée 134 de thé 1007 — de Jùstamond 524 sauvage 928 Fustet, Fustine 310 de tous les mois 929 — de Schmucker 524 Frictions (V. Liniments) du vent 256 savonneuse 524 Froid (asphyxie) 1124 G du vinaigre 1045 de stramoine 524,586 Fromageon 648 de zinc 697 de sureau 524 Frontal hypnotique 525 Gaduine 568 1550 Gadus morrhua 567 Gaïac(ess. 1175) 533 Gaïacène, gaïacine 533, 534 Gaïacol 418, 534 Galactine 723 Galactomètre H 95 Galactose 723, 950 Galactodendron utile 614 Galanga div. 530 Galazyme 1332 Galbanuni (ess. 1176) 530, 552 Galbules 420 Gale odorant, à cire 757 Galega div. 531 Galène 759 Galeopside div. 531, 689 Galiote 298 Galipea offieinalis 237 Galipéine 257 Galipot 1005 Galium div. 326, 420 Galla div. 672 G allait 326 Galles div. 672 de pistachier 347 de Chine 673 Gallitriehus 868 Gallium 652 Gallon div. 42, 672 Gallons 798 Gallo-tann. de fer 1327 Galvano-cérames 1357 Galvanoplastie 1314 Gambir cubique 324,609 Ganja 362 Gantéine 1342 Gantelée 430 Gants Notre-Dame 250, 430 Ganzar 362 Garance (ess. 1176) 531 Garancin, Garancine531 Garcinia camb. 561,1179 morella 536 Garde-robe 270, 865 Gargarismes 531 d'ac. salicylique 531 acidulé 532 adoucissant 531 alumineux 532 aluné 532 — à la glycérine 532 antiscorbutique 532 — de Kortum 532 antiseptique 532 antisyphilitique 532 — de Smith 532 astringent 532 — Benatti 532 — Jannart 532 — vineux 532 auborate de soude 532 de borax à la glyc. 532 au chlorate de pot. 532 — de soude 532 ehlorur. de Cul- lerier 532 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Gargarisme contre la paralysie de la langue 533 c. le ptyalisme 533 créosote 532 de cyan. de nierc. 532 détersif — borate — de Corput émollient excitant hémostatique 532 532 532 532 532 532 ioduré de Ricord 533 à la mercuriel de Quarin de tannin glycérine tonique G arou Garvance Gastérase Gatillier Gaultheria, Gaulthé rie 217, Gaulthérylène Gayac Gayacine 533 533 531 532 426 760 720 533 702 702 533 533 Gaz des ballons 581 délétères (asphyx. 235, par hépatique hilarant liquide oxygenium phosgène de schiste silvestre Gaze iodoformée phéniquée Gazéification Gazéol Gazogène continu portatif Gazo-injecteur Gazoline Géine Geissosperm. Vell Gélatine d'agar-agar pour bains de carragaheen de Chine pour Collyres 298 1123 218 691 1004 697 1155 306 206 534 534 134 454 460 459 461 207 1204 297 703 534 33/ 534 849 528 404 de corne de cerf 850 ésérinisée du Japon médicinale des os végétale Gélatineux (méd.) Gélatinisation Gelées adoucissant d'amidon analeptique animale d'asa fsetida 214 522 528 337 534 528 155 735 535 338 533 S35 535 537 de b. de copahu, 536 Gelée de baume de copahu (Stanisl. Martin c au baume de Tolu E de carragaheen — au lait de chloroforme de chou rouge de coings de colle de poiss. contre le goitre de corne de cerf — amygd. d'éther 497, de fécule Gelée de framboises de glycérine de g. ammoniaq. de goudron de groseilles ,36 135 536 536 374 536 536 536 291 536 536 537 535 537 537 537 537 537 d'huile de morue 537 laxative 537 de lichen 537 — amère (537 — au quinquina 537, — sèche 851 de lupuh'n 852 de mousse de C. 537 — sèche 850 de pain 537 pectorale 533 — de Choulant 538 — de fruits 718 de pommes 537 de salep 538 de sagou 538 de table 538 — alcoolique 538 — au citron 538 — à l'orange 538 de térébenthine 538 tonique 536 de veau médicin. 538 végétale 212, 535, 945 verm. de Marcel- lini Gelidium 537 corneum 352, 528 1311 Céline Gélose Gelsémine Gelsemium senip. G elseminum Gelu Gemmes de pin, d sapin 866, 1002 Gemmœ populi 724 Génépis div. 539, 656 Genessée Génestrolle Genêts div. Genévrier div. 539, Genièvre de Hollande Genipis div. Genista scop., etc. Genouillet Gentianadiv. 540, centaurium 528 538 538 538 534 306 539 539 848 539 1340 539 539 876 1176 356 Gentiana lutea, etc. 540 Gentiane (ess. 1176) 540 blanche 616 Gentianin 540 Gentianine 540 Gentiogénin 540 Gentiopicrin 540 Gentisin 540 Geoffrée div. 540 Geoffrœa div. 540 Géologie (class.) 84, 85 Géophages 311 Géraniine, Géranine541 Géranin, Géraniol 541 Géranion, Géranium tliv. 541, 864 Germandrées div. 541 GéroOe 542 Getae lahœ 335 Geuin div. 298 Ghindzir ghidzic 335 Ghuidjir 335 Gibbies 333 Giclet 408 Gigartina helminth. 662 Gigot 603 Gilla vitrioli 963 Gillenia trifollata 541 Gillénie 541 Gillon 560 Gin 233, 1340 Gingembre 541 blanc (ess. 1176} 541 gris 541 noir 541 perlé 715 sauvage 267, 1052 Ginseng 541 Girasol . 562 Girofle (ess. 1177) 542 Giroflée 542 Girole 368 Giron 554 Githagine 867 Givre 1028 Glaçage des dragées 434 Glace artificielle 1353 Glaciale 542 Glacière des famill. 1353 Gladiolus corn. 603 Glairidme 431 Glairine 451 Glaïadine 542 Glaïeul div. 603 Gland 367 Glans unguentaria 566 Glass-wool 416 Glaubérite 962 Giaucie, Glaucium 720 Glecoma hederacea 623 Gliadine 542 Globulaire turf), etc. 542 Globulariaalypum 542 Globules 337 homœop. 1252, 1255, 1258 Globuli martis 316 Globularine 542 Glonoïne 544 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 1551 Gloriade 1322 Glycéroborate d( Glycérolé de qui Glouteron 286 calcium 545 uine 548 petit 615 de sodium 543 de ratanhia 54'i Glu 334 , 560 Glycérocolle 545, 1331 rosat 549 marine 616, 1331 Glycéro-extraits 507 de sulfate d'atrop . 547 translucide 1331 Glycérolés 545 — de brucine 547 transparente 1334 d'acét. demorph 547 — de cuivre 549 Glucose 429, 948, 950 de s. acét. de pi. 549 — de fer 549 lactique 950 d'ac. arsénieux 547 — de morphine 513 Glucosides 232 — arsénique 547 — de quinine 547 Gluten 494. 542 — phénique 547 — de strychnine 517 Glutier 563 d'aloès 547 — de vératrine 547 Glutine 542 d'alun 549 — de zinc 549 Glycelœum 547 — et de précipité de sulfure de chaux545 Glycërats 545 blanc 547 — de potassium 549 à l'acét. de plomb 546 d'amandes 547 — (mono) de sod .549 d'amidon 546 d'amidon 545 516 de tannin 549 astringent 546 d'arséniate de pot . 547 de tannate de quide calomel 546 — de soude 547 nine 545 de camphre 546 d'atropine 547 de tartrate de pod'extrait d'opiuir 546 d'azotate d'argent 549 tasse et d'antim .545 d'ox. de zinc 547 des. azot.de bisni 549 de teinture de bel de précip. blanc 546 dp belladone 547 ladone 548 — rouge 546 de borax B47 — de ciguë 548 au sel de Boutigny 347 brômé 547 — de digitale 548 simple 546 bromo-ioduré 548 — d'opium 548 de soufre 546 de brom. dépôt. 548 Glycocholate de de sulfate d'atrop 546 de cachou 547 soude 1290 — de cuivre 546 calcaire 547 Glycocolle 950 — do morphine 546 camphré 547 Glycouine 544, 675 — de quinine 546 de chlorate de po .547 Glycose 948, 950 — de zinc 546 de chloroforme 547 Glycosurie 1294 de tannin 547 de chlor. d'antim. 547 Glyeirrhétine 834 Glycérés 545 — mercuriq. 547 Glycirrhizine amm 835 d'amidon 546 — de zinc 547 Glyzine 834 antipsorique 546 de cigué 547 Glycyrrhétine 834 de calomel 547 de coaltar 548 Gl/cyrrhiza div. 834 de céruse 547 de coliodion 548 Glycyrrhizine 834 désinfectant 546 de créosote 548 Griaphaliumdiv. 732 d'extr. de ciguë 546 de cyanure de pot 347 Gnoscopine 682 Gou 684 de belladone 546 de digitale 547 262 —defèv.decalab. 522 d'ext. de bellad. 548 Gobelet de Vénus 616 — d'extrait de jus — de cachou 548 Gobilles 797 quiame 546 d'extrait de cigué 348 Goémine 347 — d'opium 546 — d'opium 348 Goémons 527 — de ratanhia 546 — de quinquina 548 Gornnaeline 526 — de saturne 519 — de ratanhia 548 Gommes 549 de goudron 546 de goudron 523, 548 d'acajou 195 d'iod. de chlor. d'hypochlor. de adragante(ess.ll78) mercur. 547 soude 548 549 d'iod. de pot. 547 iodé 548 ammoniaque 255 552 laudanist; 547 d'iode caustique 548 angico 551 mercuriel 774 iodo-ioduré 548 animée 840 d'oxyde de zinc 547 d'iod. de fer 548 arabique (ess. 1178) de savon 547 — mercuriq. 545 550 de soufre 547 — de plomb 548 arabiq. saturnine 5J de sous-nitr. de — de potassium 548 artificielle 531, 1178 bismuth 347 — de pot. ioduré 548 de Barbarie 551 de suer, de chaux 028 — de pot. solide 772 de Bassora 550 de tannin 547 -------et de merc. 548 blanc d'argent 551 Glyeérides 557 — de soufre 545 de Bondore 530 Glycérin. de chaux 545 de jusquiame 547 du Cap 551 Glycérine (ess. 1177) 543 laudauisé 548 caragne 840 anglaise, de Priée 54-i de nitrobenzine 548 de Caramanie 550 chloroformée 547 de perchlor. de fer 549 de Cayenne 334 créosotée 548 phosphore 548 copal 840 fulminante 543 de plantes narcot. 295 cowdie du pin 840 phéniquée 215, 547 de pot. caustique 547 dammar 840 tannique 549 c. le prurit 518 élastique 334 Gomme érnulsionn.1014 d'euphorbe 500 Galam 530 Gedda 350 de genévrier 857 gettania 334 gon.ikié 550 gutte div. 561, 669 kauri 840 kino 608 Imtera ' 550 de l'Inde 551, 1178 laque 616 lecca 676 de lierre 623 de Mesquite 551 nostras 551 d'olivier 676 de pays 551 pseudo-adragante 550, 1177 rouge fétide 551 sadrabeida 551 salabreda 551 sapote 551 sassa 550 du Sénégal 550 séraphique 853 sucrée 330 de Sumatra 334 turique 550 Gommes-résines 551 d'angelique 257 V. à leurs noms spécifiq.) Gommeline 551, 1178 Gommier bleu de Tasmanie 499 Gommose 549 Gondaga pala 617 Gonolobus cundur. 409 Gossypium 416 Goudron 552 à bouteilles 1324 calcaire 332 de cannel-coal 553 de houille 553 des Landes 352 minéral 306, 553 du Nord 552 de Norvège 552 officinal 552 pulvérulent 553 sulfuré 554 végétal 552, 850 Goudronnage des bouteilles 1354 Goudronnières 553 Gouet 554 Gourde 326 Gousses 227 Gouttes 238, 554 (poids) 192 acides toniq. 245 d'aconitine 555 alcal. d'Hamilton 555 amèros 555 anodines angl. 555 apéritives 555 anthelminthiques 555 1552 Gouttes antiarthritiques 555 — de Grseffe 555 — de Terrier 555 anticholériques 555 — russes 476, 555 antiscorbutiques Spilsbury 555 antispasmodiques 631 antivénérionnes 555 d'atropine 246 blanches 555,940,1001) calmantes allein. 555 — de Grindle 555 céphal. anglaises 555 cord. de Warner 555 de delphine 555 emméuagogues 555 excitantes 556 fébrifuges 556 — acides 659 de Fowler perl. 435 de Harlem 540 de Hollande 294 d'Iéna 473 japonaises 651 desJés.de\Valker471 de jusée 6fc7 de Lancastre 556 lithontriptiq.TuIp 556 — de Palmieri 556 noires angl. 556 — ordin. 556 odout. Dobberan 556 d'or de Lamothe 1000 pect. Bateman 556 perlées 434 purg. de Pope 556 âesQuakers 556 de Ileynold 402 roses de Magend. 925 rougesdeLecointe556 de Rousseau 1042 de Sydenhaxn 1042 utérines 556 de vératrine 555 de Wade 291 de Warner 997 Gracillaria lichen. 527 Graines d'Ajawa 254 d'Alger ' 881 d'Andrinople 670 d'Angora 670 d'Avignon 670 de capucins 941 de castor 844 d'écarlate 399 d'isckilipp 670 d'Ispaghula 603 de Kéfir 1332 du Mexique 844 des Moluques 420 de Morée 670 de musc 253 de paradis 347 de perroquet 347 de Perse 670 de puces 758 de Tilly 420 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Graines de tokat 670 de Turquie 670 aux vers 367 de zédoaire 881 Grains de cachou et aromat. div. 714 de gingembre 714 de piment 714 de santé de Franck 747 sédat. deDumont 745 sulfur. d'Enghien 755 de vie de Mesué 737 — deClérambourg737 Graisses 556 ammoniac. 771 balsamique 762 benzoïnée 762 de blaireau 557 de bœuf 557 de bouc 557 cantharidée 940 de cerf 557 de chien 557 de hérisson 557 d'homme 557 de lièvre 557 de loup 557 minérale 308 de mouton 557 neutre 763 d'ours 557 oxygénée 765 de pétrole 307 phosphorée 777 de poissons 557 populinée 762 de porc 557 de renard 557 de reptiles 557 de veau 557 Gramen 368 Grana actes 978 Granat guano 560 Granatine 558 Granats 560 Grand basilic 285 baume 285 boucage 312 cardamome 345 galanga 530 haricot du Pérou 668 liseron 633 plantain 758 raifort 832 roseau 846 soleil 276 Grande absinthe 193 célandine 864 centaurée 357 cigué 391 consoude 410 digitale 430 douve 838 éclaire 366 gentiane 540 joubarbe 606 lavande 618 mauve 648 ortie 689 Grande passerage 703 pervenche 723 sauge 868 saxifrage 312 scrofulaire 877 valériane 1027 Granulat. par fus. 127 Granules div. 435, 735 (V. Dragées.) d'aconitinecrist. 225 antimon. de Papiilaud 265 de digitaline cris. 435 de Dioscoride 756 perlés 434 effervescents 340 Granuloïdes 434 Graphite 363, 365 Gras (médic.) 154 Grassette 606 Gratte-cul 846 Grateron 326 Gratia Dei 558 Gratiole 558 Gratiolacrine 558, Gratiolin, Gratioline 558 Gratiosoline 558 Gravelles div. 1296,1299 Gravure électro-ch. 1317 héliographique 1318 Gravure sur verre 1354 Gremil 558 Grenades 558 Grenadier(ess. 1178) 558 Grenadine 1216 Grenétine 534 Grenouillette 838 Green heart 297 Griffe de girofle 542 de loup 638 Grignard 954 Grillage 134 Grindelia robusta 559 Griot 253 Griottier 360 Gris d'aniline 300 Grogs 1322 Gros chiendent 368 mil 948 pignon d'Inde 648 raisins secs 1033 rotombel 427 Groseillier div. 559 Grosse rave 669 Grotte du chien 1123 Gruaux div. 270 Grutellum 270 Guacine 559 Guaco 559 Guad 287,288 Guaiacine 533 Guaiacum div. 533 Guanine 222, 560 Guano (ess. 1179) 559 d'Amérique 559 ammoniacal 559 artificiel 560 d'écrevisses 560 de Patagonie 560 Guano du Pérou 559 de poisson 560 terreux 559 Guarana 560 Guaranhem 660 Guarauine 325,560 Guaycuru 560 Gucde 583 Guérit-tout 780, 1030 -vite 228, 1030 Guêtres de grenouil.868 Gueule de lion 626 de loup 626 Gui 560 Guide-paquets 1347 Guignes de Cote 297 Guimauve(ess. 1179)561 veloutée 253 Gummate de chaux 550 de sesqui-oxyde de fer 1215 Gummi (V. Gommes.) anime 844 gutta 561 Gurjum balsamum 287 Gutta 561 percha de Guyane 334 tuban 334 Guttediv.(ess.H16)561 Gynocardia odor. 366 Gypse 954 Gypsophylla div. 867 H Habbi 417 Hœmatoxylumcanrp.310 Hagenia abyssin. 417 Halicacabum 248 Haloxyline 544 Hannebanne 607 Haofach 278 Hardwickia pinnata 288, 1163 Haricot du Pérou 648 Hamialine 300 Haschisch, plante 361, 398 électuaire (Dawa- îuesk) 361 extrait gras 361 desMexicains363,398 des Péruviens 363,398 Hachischine 362 Hachischis 361 Harnamelis virgin. 562 Hannebane 607 Haustus T82 Hayésine 312 Hedera hélix 623 terrestris 623 Hédérme 623 Hedysarum alliagi 644 Hélénine, hélénol 270 Helianthus aunuus 276 Hélicine 623 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 1553 Héliciue de Lamarre 624 Herbe à éternuer 656 Herbe de Ste-Barbe 483 Huanuco 827 Héliographie 1318 d'eupatoire 227 de Ste-Croix 671 Huèchys sanguinea 332 Hélioplastie 1319 aux fakirs 361 Ste-Cunégonde 499 Huilesdistillées 576 Héliotrope 562 de feu 47 7, 838 de Ste-Marie 367 essentielles 576 Héliotropium div. 562 à la fièvre 356, 500 Ste-Rose 738 éthérées 576 Hélix pomatiaetdiv. 623 à fromages 648 des Sts-Innocents 839 fixes (ess. 1179) Helléborésine 477 de grâce 847 sardonique 838 556, 564 Hellébores (V. Eldu grand-prieur 671 au scorbut 399 grasses concrètes 571 lébores. ) à la gravelle 500 sicilienne 256 — fluides 565 Hellébore tine,HeIlé- aux gueux 398 du siège 877 du soldat 647 — naturelles 564 borine 477 aux hémorrhoïd. 522 liquoreuses 1337 Helleuia chinensis 530 à l'hirondelle 366 aux sorciers 942 médicinales 572 Helminthocorton 662 aux Juifs 1029 au taon 563 non siccatives 564 Helxine 703 de lacque 1030 aux teigneux 286 ozonisées 564 Hématies 1288 aux Jadres 1029 aux tonneliers 227 pyrogénées 576 Hématine 310 au lait 761 à tous les maux siccatives 564 Hématite 694 — de Notre-Dame 821 671, 1030 d'abricot 565 Hemidesmus 267 à la laque 732 à la trompette 500 d'abrignon 563 Hémoglobine 520 du lion 688 turque 562, 649 d'absinthe 572 Hémostatique de à la lune 525 aux verrues 562 — térébent. 572 trousse 380 des magiciens 942 aux vers 980 d'aconit 573 (méd.) 153 aux mamelles 615 aux voituriers 655 acoustique 572 — Mène-Maurice 290 d'ail 227 Henné 562 aux militaires 655 Herbes aromatiques 490 H«par sulfuris 970, 974 moldavique 649 Herinodactes 562 Hepatica triloba 562 au mort 941 Herniaria glabra 562 d'aloès pyrog. 576 Hépatique blanche 703 aux mouches 411 Herniole 562 aloétique batave 576 des bois 268 aux murailles 703 Herpestes div. 604 des Alpes 565 des fontaines 562 aux nonnes 703 Hespéridine 397, 686 d'amandes d. (ess. des jardins 562 Notre-Dame 703 Hevea guyanensis 334 (1181) 565 Heptaphyllum 1020 aux oies 782 Hévéène 334 d'ambre gris 573 Heracîeum 302 à la ouate 267 Heucbère 562 anim. de Dippel 414 Hérapathite 961, 1209 au pain 554 Hexylamine 568 — ompyreumatiq. 414 Berba britaiiniea 719 au panaris 870 Hibiscus 233, 648 d'auis 1338 Herba costa 781 du Paraguay 652 Ilièble 1052 antbelminthique 576 cotvledonia 582 à la paralysie 820 Hiera 464 d'antimoine 376 doria 883 parfaite 500 picra 466 antique 572 sacra 868 à Paris 703 Ilieracium div. 733, 823 d'arachide 565, 758 sideritis 941 à pauvre homme 558 Hiérobotane 1030 d'argan 572 Herbe aux abeilles 1023 aux perles 538 Hilau-hilan 757 d'asphalte 306 aux aulx 248 à pisser 823 Hippocastanum 645 d'aspic 618 bénite 298 à la pleurésie 357 Hippocolle 534 de bassia 572 britannique 719 pommelée 477 Hippocras 333, rie baume 280 de bouc 368 aux porcs 638 1037, 1041 de belladone (ess. aux bœufs 477 aux poumons 622,821 Hirondelle salang. 339 1184) 573 aux cancers 428 aux poux 941 Hirudiculture 864 de lien 565, 566 à cent nœuds 839 des prairies 500 Hirudo 857 de benjoin pyro- aux cent yeux 638 aux prêcheurs 264 Hirundinaria 267 génée "298, 576 au centaure 356 à printemps 367 Hirundo esculenta 339 bézoardique 572 aux chantres 489 aux puces 758 Hispidula 732 blanche 565, 720 auxcharpent.606,655 aux punaises 226 Roang-nan 563 de bois 287 chaste 758 à la reins 671 Hokiàk 534 de bouleau 316 aux chats 349, 1027 à Hubert 541 Holcus saccharatus 948 du Brésil 411 à Chiron 356 à la rosée 847 Homard 1052 de Briançon 565 aux chutes 264 Royale 287 Somatropine 269 de brique' 576 au citron 449 sacrée 582, 868, 1030 Homœopathie (tné- de bryone comp. 572 aux corneilles 638 St-lîarthélemy 563 dicam.) 1259 de cade vraie 539 à la coupure 410 St-Benoît 298 Homopterocarpine 865 — fausse 552 aux coupures 655 St-Christophe 225 Hordeum vulgare 687 de camomille 572 aux cuillers 399 du St-Esprit 257 Hormin 868 — camphrée 573 de la dame des St-Fiacre 660 Houblon 563 — térébent. 573 forets 656 St-Jacques 883 Souille 364 de camphre 328, 329 au diable ' 428, 942 St-Jean 263, 623 louque saccharine 948 camphrée 573 divine 1030 St-Marc 980 ioussoirs 276 — de Raspail 573 dorée 336 St-Paul 820 Mousson 526 de cantharides 573 aux écrouelles 877 St-Pierre 420, 820 Houx 563 de castor 349, 570, 844 aux écus 638 St-Quirin 1023 petit ou frelon 526 de castoréum 573 égyptienne 648 I St-Roch 270 Juaco 559 des Célèbes 573 aux engelures 607 1 Sainte 193 Huanokine 830 de Chabert 576, 835 à l'esquin. 269, 541 ' Ste-Ànne 7031 fiuanoquine 830 de cbanv. indien 573 98 là « 1554 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. [uile de charbon 307 Huile d'illipé 572 Huile de phoque 569 chaude (vêt.) 1241 iodée 574 phosphorée 575 de chaulmoogra 355 — de Personne 574 — aromatiq. 575 de chaux 376 iodo-phosphorée 574 — camphrée 575 de chénopode 367 d'iodure de fer 574 — de Metzel • 575 de eigué(ess. 118 i)573 — de soufre 574 photogène 1204 de cire 394 576 d'iris 575 de pieds de bœuf 569 de civette 573 de jasmin 575 606 de pierre 306 de coco 400 de jusquiame 573 de pignons d'iude 565 de colza 669 de Lamantin 569 de pistaches 565 de concombres 573 de Kérosolène 307 de poix 1005 de copahu 411 de laurier (ess de p. de terre 234 copain ie 944 1182) 616 purgative 575 de corne de cer] 414 de lézards 574 de raze 1005 de coton 415 de lin (ess. 1182 ) de résine pyrogé - de crapauds 574 563 569 née 1005 créosotée 573 — lithargyrée 569 de ricin (ess. 1183) decroton(ess,118 ^) de lin maugané 563 , 570 563 566 sée 569 artificielle 571 cuite 569 — soufrée 51 i de ricin de Munich 571 douce de vin 49C ,498 de lis 575 rosat 572 , 575 douce de vitriol 496 lourde 1005, 1204 de roses 1341 d'élatériurn 573 de llacassar 574 de roses pâles 572, 575 d'épurge 565 567 de mandragore 573 de rue 572 d'éther 498 de marjolaine 573 — composée 290 éthérée de pin 867 lourde minérale 308 russe 316 d'euphorbe 573 de marmotte 565, 846 de safran conrp. 573 d'euphorbia lathy- de marrons d'Inde 646 sainte 669 ris 567 de Mars 389 de sapin 1001 de faînes 565 de marsouin 569 de saturne 291 de fenugrec 572 de mélilot 572 de savon pyrog. 576 de fer 997 de menth. téréb. 573 de schistes 576 de foie de morue de millepertuis 572 de scorpions 5/4 (ess. 1182) div. 567 minérale 306, 1204 de seigle ergoté 571 de foie de morue de Mirbane 299 de sem. froides 565 comp. 573 de morelle 573 seneca 306 — — désinfectée 568 de morphine 574 de sésame 883 -------ferrugineuse 568 de morue 567 de son 516 -------iodo-ferrée de moutarde 505 629 soufrée 294 569, 573 de mucilage 574 de stramoine (ess -------médic.(E.U.)573 de musc 573 1184) '573 de foie de raie 569 musquée de Tad. 573 de suie 573 — de squale 569 de myrrhe 669 de sureau 572 de fontainea pan- — pyrogénée 576 de tartre p. défai .343 cheri 561 de myrte 573 de Templin 1002 de foug. mâle 567 de naphte 306 de térébent. souf. 294 de fourmis 574 de narcotiques 294 de terre 309 de frai de grenoui .574 de nicotiane (ess. de Thymiame 944 de fusain 501 1184) 573 de tourbe 553 de Gabian 306 de noisettes 5t.5 de vanille 1341 de gaïae 534 de noix 565, 674 de Vénus 1341 de garou 574 d'œillette 563, 720 de vératrine 575 genessée 306 d'œufs (ess. 1183 674 de vers 574 de giroflée 575 d'olives(ess. 1183, 369 verte 293 de Glaucie 720 d'opium 574 de vin pesante 498 dégomme ammo- d'os 553 de violettes 575 niaq. pyrogénét 576 de palma-christi 570 de vitriol 219 de goudron 552 de palme (essai de vitr. dulc. 245 — légère 553 1183) 400, 571 Huiles (vkt.) 1241 — lourde 553 de papier 823 Huiles volatiles de grain 234 à paraffine 365 (ess. 1184) 576 de graines de Tilly 666 parégorique 574 artificielles 579 de grand soleil 565 de pavots 563 hydrocarbonées 577 grise 774 de petits chiens 574 oxygénées 577 de Harlem 539 de petits pignons sulfurées 577 d'horlogers 570 d'Inde 566 vol. (tableau de de houille lég. 293 365 de pétrole 306 rendement) 579 — lourdes 365 phéniquée 213, 574 d'absinthe 579 — ect. 299 philocome 573 d'ache 579 1 Huile d'amandes amer. (ess. 1183) 580 — artif. 299 d'ammi 579 d'aneth 579 d'anis (ess. 1185) 579 d'aunée 579 d'aurone 379 de badiane (ess. 1186) ■ 278, 579 de balsamite 579 de basilic 579 de bergamote (ess. 1186) 579 de bigarades 579 de bois 867 de bois de Rhodes 580 de bois de rose femelle 847 volât, de cajeput (ess. 1180) 580 de camom. 579 decannel.(ess.H86) 580 de carvi 579 de cédrat 580 de chénopode 367 de citron 580 de copahu (ess. 1186) 411 de coriandre 579 . de corne de cerf 414 de cresson de Para 579 de cubèbes (ess. 1186) 580 de cumin 579 de Dryabalanops 577 éthérée 498 d'eucalyptus(ess. 1187) 5S0 de fenouil 579 de fl. d'oranger 579 de Gaultherie 702 de genièvre 539, 580 de géranium 541 de girofles (ess. 1187) 580 d'hysope 579 d'ilang-ilang 580, 757 de laurier-cerise 580 de laurier de la Guyane 577 de lavande (ess. 1187) 579 de ledum 621 de limette 380 de marjolaine S79 de maroute 579 de marrube 579 de matricaire 579 de melaleuca 580 de mélisse 579 de menthe p. (ess. 1187) 651 — crépue 579 de metrosideros 499 de moût. 580 d'orange 686 d'orauge (écorce) 580 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Huile d'orangette 579 d'origan 579 de Palmarosa 541 de pôlargonium li88 de petits grains 579 de poullot 579 de ptycholisajowan 580 de remèdes prés 1024 de romarin 579 deroses(ess. 1188) 580, 846 de rue (oss. 1188) 580, 847 de sabine 580 de santal 580 desariette 579 de sassafras (ess. 1188) . 580, 868 de sauge 579 de semen-contra 579 volatile de sem. d'abricots, de pèches 580 de serpolet 579 de spirœa ulmaria 1024 de succin 947 vol. de sumbul 976 de tanaisie 579 de térébenthine (ess. 1188) 1003 — lourde 1005 de thym 579 d'ulmaire 1024 de valériane 580,1027 Huitres (écailles) 339 Hutnulus lupulus 5U3 Humuline 1322 Hura crep. et bras. 848 Il Lit chinsia atrorub. 590 Hybiscus div. G'i8 Hydracides 200 Hydragogues (méd.) 158 HydragogumBoylei 271 Hydralcool 233 Hydralcoofats 447 Hydramide 254 Hydrargyre 652 Hydrargyri ammoii. chlôrid, 384 précipit. alb. 384 Hydrargyrum 652 acetatiun 198 borussicum 425 cum cretà 653 muriaiicum 381, 383 nitratum rub. 696 nitricum 274 oxydatura nigr. 273 sulfuret.nig.rubr. ■ 973, 974 Hydrastin, Hvdras- tine 581 Hydrastis canad.412,581 Hydratation 793 Hydrate d'alumine 691 de bicarbure d'hydrogène 496 Hydrate d'amylène 256 Hydrate de bismuth 691 de brotnal 317 de chaux 691 de chloral, 369 d'essence de féré- Hydrolé de gomme et decorne de cerf 260 benthine d'éthérine gélatineux de magnésie de méthylène 1003 496 649 639 234 d'oxyde d'acétyle 201 — damyle. 234 — de benzoïle 205 — de fer gélat. 693 — de fer sec 692 — de fer sol. 693 — de glycéryle 543 — de lipyle 543 de phényle 214 de potasse 781 de quinine 824 de terpilène 1006 de vinyle 247 Hydriodates (Y. lo- DURES) 592 Hydriodure de carb. 591 Hydrobromates (V. Bromures) 318 d'ammon. 318 llvilroeai'otiue 346 Uydi'ocarhonate de cuivre 339 de magnésie 341 de zinc 345 Hydrocarbure 553 Hydrochlorates (V. Chlorures) 375 Hydrochlbre 372 Hydrocinchonine 393 Hydroeotarnine 682 Hydrocotoïne 414 Hydrocotyle asiatiq. 582 gummifera 582 vulgaire 582, 606 Hydroeyanates (V. Cyanures) 422 de potasse ferrugineux 423 — méd. 425,925 — et d'urée 42'. Hydro-extracteur 126 Hydrofère 279 Hydroferrocyanate de potasse de quinine Hydrogala 423 424 614 581, 1004 1124 Hydrogène arsénié liquide 235 phénylé 298 sulfuré 218 Hvdrogénium 582 Hydrolats 446 "alcooliq. 417 d'am. amères 1168 simple 447 de fleurs d'orang. 449 Hydrolés 1008 animaux 312 merc. calcaire Hydrolutidine Hydromel anticatarrhal composé ferin. Rousseau 444 568 1013 1014 1014 1042 vineux 633, 1013 Hydromellés 649 Hvdromètre 238 Hydronaphtol 668 Hydrophobie 1123 Hydroquehrachine 824 Hydroquinine 830 Hydroquinoue 322 Hydrosuif, de chaux 428 de soude 966 Hydrosulfates (V. Sulfures) Hydrothérapie 279 Hydrotimètre 1165 Hydrotimétrie 1165,1275 Hydroxyde de fer 692 Hydrure d'acétyle 247 d'amide 23 i d'amvle 307 de benzoïle 205, 252 de bromal 317 de eannabène 362 de caproyle 307 de capryle 307 de cinnamyle 331 de gaiacylê 534 d'heptyle 307 d'hexyle 307 de naphtaline 553 de naphtyle 658 de nonyle 307 d'octyle 307 d'œnanthyle 307 de pélargonyle 307 de phényle 298 de rutyle 307, 847 de salicyle 1024 de soufre 931 de spiroîle 1024 de trichloracétyle 368,371 de trichlorocroto- nyle 371 d'undéeyle 307 Hygate 839 Hygrine 398 llygrocrocis 447 Hygrocrocis arsen.1103 Hymenoeadiv. 810 Hyoscyamine 231, 607 Hyoscyamus div. 607 008 Hyoscyne 608 Hyperieum 656, 1179 androsœmum 256 bacciferum 561 Hypermanganate de potasse 641 Ilypersthèue 638 Hypnotiques (méd.) 152 Hypnone 582 1555 Hypochlorites (ess. 1092) 378 d'alumine 379 de chaux 378 de magnésie 379 do soude 378 de zinc 379 Hypochœris macul. 781 Hypociste 582 Hypophosphites 729 d'ammoniaque 729 de baryte 729 de chaux 729 de fer 730 de plomb 730 de potasse 729 de quinine 730 de soude 729 Hyposthénisants (méd.) 155 Hyposullite d'am. et merc. 965 de chaux 964 de magnésie 964 de mercure et de pot. 965 d'or et de soude 965 de potasse 965 de soude 965, 1311 — et de merc. 905 Hyraceum 349, 582 Hyrax capensis 349, 582, 666 Hysope 382 Hyssopine 582 Hyssopus officinalis 582 laborandi 604 latraleptie 166 Iba 323 haja 1051 Ichthyocolle div. (essai 1189) 535 rchtyol 582 [cica caranna 841 Icica heptaphylla 675 [cica icicariba 840 Idiosyncrasies 841 If commun 1007 Igasuriue 1050 Igname 780 Ignatia amara 1030 Hang-llang 757 Ilex div. 563, 1052 Ilicine 231,563 lllecebra 606 Illicium anisatum 277 religiosum 278 [mages photochromatiques 1318 Imbricaria parietina 623 Immortelle 732 Impatiens div. 286 Impatiine 286 Impératoire 583 1556 Impér. ostruthium 5S3, 1140 Impératorine 583 Incinération 134 Incisifs (médic.) 157 Incitants (médic.) 152 Incompatibilité 175 des gaz 1268 Indicus color. 583 Indigo (ess. 1189) div. 583 faux 531 en liqueur 583 sauvage 583 vert 670 Indigofera div. 583 Indigotine 583 Indisine 300 Indium 1286 Inébriants (médic.) 152 Inée 641, 1051 Inéine 943 Inflatine 633 Infumation 1310 Infusés 1009 Infusion 128,1009 de cachou angl. 1015 de gentian. angl.1015 de menthe angî. 1016 d'orange angl. 1015 de quina av. l'eau de chaux 1017 de séné angl. 1018 — et de café 793 de Stearns 792,1017 de suie 492 Infusum 1009 Inga 660 Inhalations d'oxyg. 698 Injections 583 àl'acét. de plomb 584 -------myrrhée 584 acétique saturn. 585 à l'ac. salicylique 584 alcaline 584 d'aloès 585 alumin. fuliginée 584 alunée 584 — de Jacquot 584 anatomiques 1313 anod. Girtanner 584 antiblennorhagiq. 584 anticatarrhale 584 antisyphilitique de Horn 584 — de Liégeois 584 — Vogt 584 astringente 438, 584 — d'Ammon 584 — camph. 584 — ferrug. 585 — au kino 585 — de Lisfranc 584 — de noix de galle 585 — de Ricord 584 — de Solari 585 — au tannin 585 — Young 585 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES Injection auriculaire 585 de belladone 524,586 calmante 585 — et ast. Gall 585 — Trousseau 585 c. les catarrh. de la vessie 585 caust. de Ricord 585 chlorique 585 de chloroplatinat. 584 de chlorure de zinc 585 chlor. Cullerier 584 de ciguë 524, 586 de conicine 392 c. la leucorrhée 586 au cubèbe 586 déters. de Gaub. 585 d'ergotine 585 d'espèces aromat. 586 — astringentes 586 excit. Swédiaur 586 d'ext. de Saturne 584 de Franchina 1311 hypodermiques 587 — d'aconitine .''"" — d'atropine 587 — de curare 385 — de duhoisine 587 — de morphine 588 — de narcéine 588 — de strychnine 588 —deselsdeqiiin. 588 — du sulfov. de quin. 588 (V. Inj. s.-cutanées) Injection intestinal. 618 intraveineuses 587 iodo-tannique 585 d'iod.defer,Ricord586 — de potass. ioduré 585 iodurée 585 — de Lugol 585 irritante 584 de jusquiame 524,586 de Lavagna 586 lithontriptique 586 de Magaud 586 au merc. doux 586 merc. de Lagneau 586 merc. opiacée 586 de morelle 524, 586 narcotique 586 au nit. d'argent 586 au s.nitr. de bism. 586 de noyer 586 au perchlor. de fer 586 de Pringle 438,586 prophyl.Girtanner586 rectales 618 av. les roses roug. 586 sédative 586 de s.-acét.plomb 584 sous-cutanées 587 — d'ac. cyanhyd. 589 — d'ac. valérian. 388 — de bromhydr. de quin. 588 Injection sous-cu Iodo-mercurate de tanée de caféine 589 potassium 597 — de colchicine 588 lodo-sulfate de — de conicine 588 quin. 962, 1209 sous-cutanées de Iodol 592 daturine 588 Iodotannate de — de digitaline 589 plomb 591 — d'ergotine 589 Iodum 589 — fébrifuge 588 Iodures 592 — de nicotine 588 d'amid. insol. 592 — de pilocarpine 588 — soluble 592 — de seigle erg. 589 d'ammonium 593 — de teint, de d'antimoine 593 haschich 588 d'argent 593 — de vératrine 588 d'arsenic 594 (V. Inj. hypoderm. ) — et de merc. 594 stimul. ÎJuchanan 586 de baryum 594 de stramoine 524,586 de bismuth et de styptique 586 potassium 1098 au suif, de zinc 586 de cadmium 594 ------- Laudan. — et de potass. 1098 tannique au vin 586 1120 téréb. benzoïq. de de calcium 594 Detharding 586 de chlorure merc de Thivaud 586 382 *597 vagin, d'ac. salide cinchonine 600 cylique 386 d'éthyle 495 Inosine, inosite 950 de fer 594 Insecticide 823 de fer (proto-) (ess. Instruments div. 1346 1191) 595 Intermède 160, 795 — citro-potas. 596 Intybe 368 — liquide 593 [nula antidyssent. 270 — et de quin. 596 Imila conyza 1164 de formyle ; for- Inula helenium 270 miq. 591 luule 270 d'iodhydrate de I nuUne 270 morph. 597 Inventaire phar'm. 1367 — de quinine 600 lod-albumine 229 — de strychnine 600 Iodal 592 de lithium 596 Iodates 589 de manganèse 596 de potasse 589 de merc. (proto- de soude 589 (ess. 1191) 596 Iode (ess. 1190) 589 de merc. (deuto-) (extr. des bains) 1351 (ess. 1191) 596 Iodéthéride 591 de merc. et de Iodhydrargyr. d'iomorph. 597 dure de fer 597 — et de plomb 597 d'iodure de potas— et de pot. 597, sium 597 1098, 1120 d'iodure de so— et de sodium 600 dium 600 de méthyle de morphine 592 Iodhydrate d'am597 moniaque 593 d'or 598 lodhydrate basiq. de plomb (ess. d'antimoine 593 1191) 598 de méthylène 592 de potassium (ess Iodhydrates (Voy. 1191) 598 Iodures) 592 — ioduré 599, 1118 Iodisme 591 — et d'amid. 599 lodoars. de merc. 594 — et de plomb. 599 lodo-calomel 382, 597 de quinine 599 lodochlor. mereu- de sodium 600 riq. 380 de soufre 600 lodocyan. de merc — soluble 6Û0 et de potassium 599 de zinc 600 lodoforme 591 — et de morphine 600 ïodo-mercurate cui — et de strych. 600 vreux 597 1 lonidium parviflor. 602 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Ipé-tabaco 533 Ipécacuanha 601 Jpéc. annelé div. 601,602 blanc, amylacé 602 du Brésil 601 carthagène 602 des Côtes-d'Or 602 gris cendré glyc. 602 de la N.-Grenade 602 ondulé 602 du pays 267 de Rio 601 Ste-Marthe 602 sauvage 665 strié div. 602 violet 602 lpomœa div. 605, 1193 batatas 633 orizab. 605 turpethum 1023 Iriarta 601 Iris div. 603 Irvingia Barteri 323 Isatis tinctoria 583 Ishpingo 331 lsis nobilis 413 Isohesperidine 686 Isonandra gutta 334 lsopelletiérine 558, 981 Ispagliula (graines de) 603 Iva 656 Ivaine, ivaol 656 Ivette, iv. musquée 541 Ivoire brûlé 725 végétal 673 Ivraie 879 Ivresse (asphyxie) 4125 Ivrogne 270 Ixora dandxuca 604 Jaborandi, jabo- randy 604 Jaborandine 605 Jacaranda div. 346 Jaeea, jacée 357, 720 Jacobée 883 Jaggery 399 Jaguarandy 604 Jalap (essai 1193) div. 605 blanc 648 digité 606 Jalapine 605 Jamalca dogwood 757 Jamborandi, jam- . guarandy 604 Jarosse 688 Jasmin div. 538, 806 d'Afrique 533 odorant 538 Jasminum div. 606 florib. 417 Jatrophacurcas648, 844 elastica 334 manihot 982 Jaune amer d'aniline de Cassel de chrome cinchonique 216 300 696 388 830 de Manchester 669 minéral 696 mussif 972 de Naples 696, 972 de Nicholson 300 d'oeuf 674 d'or 668 de rhubarbe 843 de Turner 696 Jauneau 838 Jayet 363 Jeannette 669 Jequirity 835 Jéquirityzimase 835 Jervine 477 Johannesia 673 Jonc d'Espagne 1053 Jonc odorant 876 Joubarbes div. 606 Jugeoline 883 Juglans div. 673, 674 Jujubes 607 Julep antihémorrb. 783 béchique 786 calmant 786 contre le croup 784 diaphoré tique 792 gommeux 789 musqué 790 vitriolé 783 (Voy. Potions.) Juleps 783 Julep simple 792 J olienne 248 Junipérine 539 Juniperus div. 848 Juniper, communia 539 major 539 oxycedrus 539 phenicœa 848 sabina 847 virgiuiana 848 Juniperus vulgaris 539 Jupiter 493 Juribali 195 Jus de réglisse 835 Jusculum 314 Jusée 607 Jute 1053, 1302 Jute salicylé 416 Jusquiamesdiv.607, 608 Justicia adhatoda 226 paniculata 226, 472 pectoralis 226 K Kœmpferiarotunda 1052 Kaïffa 518 Kairine 608 Kairoline 608 Kakerlaes 193 Kali 230 Kalium (potassium) 782 acetatum 199 carbonicum 343 causticam 781 chloridum 385 fer.-borussic. 423 iodidum 598 muriaticum 385 nitricum 276 purum 781 stibicum 259 sulfuricum 959 sulphuratum 974 tartaricum 985 tart. martiaium 983 vitriolatum 959 Kalmie 608 Kaloxylin 276 Kalvaggi 867 Kam 639 Kamala 608 Kamiri 673 Kampféridr 530 Kassu 673 Karabé 947 liquide 944 de Sodome 306 Karsténite 954 Katran 942 Kauri 840 Kawa 761 Kawa-Kawa 761 Kawa-mesk 360 Kawine 761 Kaya senegalensis 195 Kelr 1332 Kératine 735 Kermès des Allem. 969 animal 399 caballin 968 minéral (ess. 1162)967 végétal 399 Kérosène, kérosine 307, 1204 Kérosoforme 307 Kérosolène 307 Ketmie odorante 253 Kiésérite 958 Kina-Kina 827 Kiuates(V. Quinates) Kino(es. 1193) div. 608 d'Australie 499 Kirsch-wasser (ess.1193) 234, 300 Kobolt 266 Koheul 542 Kokum 536 Kola acuminata 673 Kordelestris 346 Kosine 402 Koumiss, Komnys J Kumys 1332 Koussine 417 Kousso 417 Krameria div. 833 Kreosotum 418, 1260 Kus-kus 1032 Kwas 1332 Kwoso 417 Kyanole 1557 299 Labdanum Lac sulfuris Lacca ccerulea Laccine Lacate Lacets Lac-Dye Lachesis Lac-lacque Lacmus Lactalbumine Lactates 609 612 931 616 1021 616 1028 228 616 1260 616 1021 723 609 Lactate de bismuth 609 de caféine 609 de chaux 609 de fer (ess. 1194) 610 — et de mang. 610 de magnésie 610 de manganèse 610 normal 212 de potasse 610 de quinine 610 de soude 610 — et de magnésie 610 de zinc 611 Lactéine 614 Lactine 613 Lacto-butyromètre 1195 Lacto-densimètre 1195 Lactophosphate de chaux 611 Lactopeptine 722 Lactoline 614 Lactomètre 614, 1194 Lactoprotéine 723 Lactoscope 1194 Lactose 613 Lactuca div. 611, 615 Lactucarium div. 611, 612 Lactucérine 612 Lactucin 615 Lactucine . 612, 615 Lactucone 612, 615 Ladanum 609 Lagenaria vulgaris 326 Laîchedessabl. 612, 857 Laine 1302 de bois 866 des forêts 866 fossile 253 minérale 416 du pin 866 de scories 417 végétale 866 de verre 416 Laits div. (ess. 1194)612 1332 d'amandes 486, 1332 ammoniacal 487 analeptique 614 1558 Lait analeptique au chocolat 614 d'ânesseartif.614, 1010 antéphélique 1332 artif. pour enfant 614 d'ase fétide 487 d'Aveloz 500 de beurre 613 de carragaheen 614 de Champagne 1332 de cire 486 de coco 400 diurétique 487 écrémé 613 d'enfant 614 de gaïac 487 de magnésie 614 mercuriel 383 — de Plenck 615 de montagne 339 nitré 614 de pistache 1332 de plomb cosmét. 615 de poule 615 purgat. de Planche615 de roses 1332 sodaté 614 de soufre 931 de sureau 1332 térébenthine 487 de terre 341 végétal 614 vanillé 614 de viande 615 virginal 615 Laitier 761 Laiton J21;analyse 1270 Laitonnage 1348 Laitues div. 611-615 marine 527 papavéracée 615 vireuse 615 Lake-lake 616 Lakhbi 428 Lamier 689 Laminaires diy. 345, 528 Laminaria digitata 528 saccharina 527 Lamium album 689 Lampe de Berzél. 1271 photograph. 1319 Lampourde 615 Lampsane 615 Lana philosophica 699 Langue de bœuf 554, 877 de cerf 877 de cheval 526 de chien 426 de serpent 525 de vache 410 Lanoline 615 Lanthopine 682 Lapathine 719, 843 Lapathum aqu. 719 Lapides cancr. 1052 Lapis heraclius 228 infernalis 272 nauticus 228 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Lapis pumicis 780 septicus 781 sideritis 228 smyris 690 Lappa major 286 Lapsana communis. 615 Laque (résine) (ess. 1195) div. 616 bleue 1021 d'Inde 616 Laricine 1028 Lariuus nidificans 950 Larme de Job 616 Larix europasa, etc 644, 1002, 1028 Laser 1L00 Laserpithium div 616, 1006 Lasers div. 616 Lathrœa clandest. 688 Lathyris 500 Lato 280 Laudanine, Lauda nosine 682 Laudanum de La louette 1043 Laudan. liquid. de Sydenh. (ess. 1105) 1042 minéral corrosif 382 opiatum 510 de Rousseau (ess. 1196) 1012 solide 510 de Warner 997 Lauréole 426 427 Lauriers div. 616 alexandrin 520 amandier 617 d'Apollon 616 avocatier 617 cerise 617 des cuisines 616 franc 610 des montagnes 608 rose 617 , 840 royal 017 sauce 616 thym 618 de Trébizonde 617 Laurine 868 Laurose 617 Laurostéarine 868 Laurus div. 616, 617 camphora 327, 329 cassia 331 cinnamomum319 331 malabathrum 331 nobilis 329, 616 persea 617 sassafras 868 Lavandes div. 618 de mer 941 triste 941 Lavandula div. 618 Lavanèse 531 Lavements 618 acétiq de Franck 618 adoucissant 118 avement albumin- Lavement purgatil argent. 618 à la gratiole 621 aloétiq. de Clarck 61 — des peintres 621 d'amidon 618 — salin 621 — laudanisé 620 de quinquina 621 analeptique 618 de savon 621 anodin 620 de seigle ergoté 621 anthelminthique 618 avec le son 621 — de Duncan 619 de suif, de quinine 621 antidiarrhéique 619 de tabac 621 antidysentérique 019 — d Abercombr . 621 antiseptique 619 — et crot. Moll 621 antispasmodique 619 au tannin 621 — alcalin 619 térébenthine 621 — de Righini 619 _ v ermitage camph. 621 — (VÉT.) 1241 — de Raspail 621 antisyphilit. 619 — au sein. c. 621 arsen. de Boudin 6 Lawsonia inermis 562 d'ase fétide 019 spinosa 562 astringent 619 Laxatif polycrest 638 — au cachou 619 — (médic.) 157 — au kino 619 Lecauora div. 623 — au tannin 019 Lécanorine 623 à l'azot. d'argent 019 Léejthine 674, 1290 calcaire de Freer 439 Ledon 621 calmant 620 Ledum div. 621 camphré 619 Législ. pharm. 1054 au calomélas 619 (V, Table spéc. 1452) de camomille 619 Légumine 1165 camphré 6<9 Léiocomme 429 , 517 de céruse 619 Lémolithe 341 au chloral 619 Lénilif 468 chloreux 619 1 Lénitifs (roédic.llS6,lS7 de chloroforme 619 Lentille à pulr. 797 chloroformisé Léo metallorum 685 d'Aran 620 Leonina herba 688 chloruré 620 Leonorus cardiaca 227 au cop. de Ricord 620 lauatus 285 — de Velpeau 620 Leontodon 757 au cub. de Velpeau 620 Lépidine 553 c. la diarr. Bostan 620 Lepidium div. 703 diurétique 630 sativurn 419 émétisé 6Î0 Lépidolithe 695 émollient 620 Leptandra virgin. 622 d'ergotine 620 Leptandrin 622 fébrifuge 620 Lei'p 644 gélatineux 620 Lessive alsacienne avec la graine de et américaine 1332 lin 620 caustique 781 à l'huile de ricin 620 des savonniers 929 huileux 620 Leucaniline 300 iodé de Delioux 620 Leucine 367 ioduré 620 Leucocytes 1288 au jaune d'œuf 618 Leucol, Leucoline laudanisé 620 Leukol 553^ 825 laxatif 620 Leucotine 414 mercuriel 619 Lévigation 79S au miel 620 Levisticumoff. 633,11' — mercurial 620 Lévulose 368, 950 minéral 619 Levure de bière 303 au musc 620 1332 musqué camphré 620 viennoise 1333 de Newbold 620 Liane arabique 398 nourrissant 620 de Condor 409 obstétrical 621 à réglisse 835 opiacé camphré 620 Libanotis 845 au pavot 620 Libidibi 310 phéniqué 621 Licaria guianensis 846 purgatif 621 ' Lichen 622 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES. Lichen amylacé 527 blanc de neige 622 de Ceylan 527 c. la rage 622 en entonnoir 6:2 entrelacé 622 esculentus 623, 644 étoile 56-> fagiuus 622 des hêtres 622 d'Islande 622 des murs 623 pulmonaire 622 pyxidé 622 des rennes 622 Liehénine 622 Lie de vin 1033 Liège 367 Lierre grimpant 623 terrestre 623 Lignite 363 Lifjnum sanct. 534 vitoc 534 Liguline 1052, 1276 Ligusticum 633 Ligustrine 1022 Liguôtrum vulgare 1022 Lilas desAntil., delà Chine et de l'Inde 271 Lilium album 632 candidum 632 Lilium convallitun 665 de Paracelse 997 Limaçon 623 Limaille d'acier 519 d'étain 493 de fer préparée et porphyrisée 519 Limatura ferri 519 — stanni 493 Limes chimiq. 956 Limite de sensibil. de q. q. réactifs 54 Limnéine 850 Limon 397 Limonades 397, 624 acétique 624 alcoolique 624 au cit. de magn. 624 citrique 625 au cognac 461 commune 62 i de crème de tart. 1015 crue 624 cuite 624 éméiisée 625 gazeuse 461,625 — iodurée 461 hémostatique 625 hydro-chlorique 625 de fruits 625 au kirsch 461 lactique 625 laxative 6': 5 magnésienne 625 martiale 625 minérale 625 nitrique 625 à l'orange 624 Limonade oxalique sèche phosphorique purgative magn. au pyrotartr. de magn. au rhum sèche — au citrate de magnésie — gazeuse avec sir. div. au sulfovinate de soude sulfurique tartrique végétaie vineuse Limonum 6.-5 625 625 397 Linfess. 1196) 626,1302 cathartique maudit purgatif Linaires div. Linaria div. Linctus. V. Looch Linge coalté Liniments 6L6 425 6S6 625 625 .633 484 626 627 1179 627 627 627 627 627 627 ammon. — (VÉT.) amm. angl. — camphré — cantliaridé — pétrole — térébent. anodin anthelminthique 627 antiarth. de Home 627 antigoutteux de Boubée 627 antihémorrh. 627 antinévralgique 627 antipériodique 627 autipsorique 627 antirh. Réveillé 628 arsenical 627 Boyer (vét.) 1241 calcaire 627 — deshôpit. ail. 627 — laudanisé 627 — opiacé 627 calmant 628, 629 camphré 628 — comp. 628 — op. du Cod. 6" 8 — op.de Levacher6£8 au chloroforme 628 c. l'acné rosac. 628 c. l'amaurose 628 c. la chorée 628 c. leseng.,Berton 628 — Fiévée 628 — TesteliD 6?8 c. l'enrouement 628 c. la gale 628 c. la goutte 628 c. l'otite 628 c. la sciatique 788 Liniment c. le zona 628 digestif 291 diurétique 628 — de Schmitt 629 — de Schub. 629 excitant 627, 629 fébrif. de Debout 629 — de Sézeric 629 Géneau (vet.) U40 de Hannay 603 hongrois 629 ioduré vésicant 6^9 irritant 215, 6ï9 — de Vogt 629 des Juifs 629 mamil. de Harles 629 mercuriel — ammon. narcotique oléoso-calcaire phéniqué 629 629 629 627 6:;9 phosphore 575, 629 — de Tavignot résolutif — de Pott de Richardin de Rosen rubéfiant 627 — purg- saccharo-calcaire 628 de Saint-Jean 1004 saturné de savon comp. savonneux savon, camphré — de Jadelot — opiacé — térébent. scytodepsique séd. Trousseau de Siébold spirit. anod. camp.290 stimulant anglais 630 — de Magendie 630 — de Reil — rubéfiant de strychnine de suif, de carb. térébenthine — opiacé vermif. Pétrequin 630 vésicant 630 volatil 627 — camphré 627 de Wilkinson 631 Linim. (vét.) 1141, 1142 Linine 626 Linum 626 Liparo'idés 357 Liparolés 762 d'ammouiaq. 771 d'azot.demercure 767 Lipanine 568 Liporétinolés 676 Lippia citriodora 1030 Liquamen myrrhae 668 Liquéfacients(méd.)155 Liquéfaction 133 Liqueurs 631,1337 629 629 629 629 629 629 630 630 630 630 630 630 630 630 630 6.30 630 630 630 630 630 630 630 1559 Liqueur d'abricots 1337 d'absinthe 194, 1338 d'acét. d'ammon. 196 acétimétrique 1150 de s. acét. de pi. 442 acide de Haller 245 alcalimétr. 1150, 1235 aie. de c. de cerf 414 d'alum. comp. 438 d'alun comp. 438 ammon. anisée 246 — camphrée 445 — de Dzondi 246 — merc. 444 d'ammoniaq. 254 — vin. 245 d'Amphoux 1339 d'angélique 1338 anod. d'Hoffm. 493 — minérale 493 — nitreuse 493 — végétale 493 antiarthr. d'EUer 631 — Ste-Marie 631 antigoutteuse 470 d'antim. tart. 1037 antinévralgique 832 antipodagriq. 966 antirhumatism. 631 antiscrofuleuse 631 antiseptique 215 antisyplnlitique 631 antivénérienne 631 antivénérien, de Rouen 631 pour l'argenterie 1333 arsenic, anglaise 631 — de Bréra 631 — de Devergie 631 — de Fowler 631 — de tleini 631 — de Heiuecke 632 — hydrochlor. 631 — de Pearson 631 à l'arsen. debrom. de potas. 632 arthritiq. de Pott 629 deBarreswiH200, 1221, 1236 de Belloste 274 de bichlor. d'hyd. 632 de bismuth 273, 395 du boh. (vét.) 1242 bromomé trique 1146 de café 1339 des cailloux 781 de carb. d'amm. 925 — de pot. 343, 925 de la Chartreuse 476 caust. de Plenck 439 cérométrique 1160 de Clémens 632 de Clément 594 de chaux 439 de Chevallier et Réveil 1195 de chlorh.de morphine 384 de chlorof.comp. 375 1560 Liqueur de chl. de baryum 631 de chlor. de cale. 378 de Condy 642 c. les aphthes 532 de c. de cerf 948 de cuivre ammon. 632 cupropotassique, cuprosodique, cuprotartriq. 1221 dépur.deFrançois 999 désinfectante 275 de Donc-van 920 dorée 474 d'éther 896 éthérée vineuse 498 exutoire de Swéd. 630 deFehling 1194, 1221 de Fronimherz 1138, 12iM pour fourbissage 1333 fumante de Bovlo 966 — de Cadet " 1143 — de Libavius 379 de Gannal 1311 de Goadby 1312 de goudron conc. de Guyot 5S3 de Gowland 036 hémost. deMonsel 957 hydrotimétrique 1165 hygiéniq. sucrée 1341 ignée (vét.) 1241 de Houlton 632 de Kœchlin 632 de Jung 632 de Labarraque 378 de Lagrange 1221 de Lampadius 970 de Lavitle 470 de Ledoven 275 lithont. Palmieri 956 de Lœwenthal 1221 de Magn .-Lahens 1220 de mercure 444 merc. norm. 927 mercuriq. camphrée 414 miner, de Fowler 631 — de Pressavin 985 de Monnier 1221 de muriatedebar.631 nervine 291, 493 pour nettoyer les cheveux 867 de nitrate de fer 927 nitromercuriq. 1300 normales 1266 opht. détersive 406 d'opium acét. &2ù d'oxym. de merc. 632 c. lepiétin (vét.) 1242 de Poggiale 1194,1221 au polysulfure de sodium 284 de Porter 632,1042 de potasse 781 — de Brandish. 924 de Pravaz 380 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Liqueur prophylac tique c. syphilis tinctorum 687 632 Littorine 624 , 850 de Purmann 63â Littorine au sucr( pyrotartrique 632 de lait 624 de quinquina 475 Livèche 633 de Raspail 1341 Livre-cop.desordon.18l de Rosenthal 1194 Lixiviation 128 ,502 sacchariniétriques Lobaria puhnonar. 622 div. 1221 Lobélacrine 633 de savon stib. 993 Lobélies div. 633 des savonniers 929 Lobéline oulolié]iine63; de Sclrweitzer 1305 Loganine 1050 sédative d'op. 993 Lokaétine, Lokaïnc 670 des teigneux 996 Lolium temulentum 879 de terre fol.de tart.199 Lonicera caprifol. 368 titrées 1266 Loochs 633 de Yan-Swieten 632 d'amidon 634 — réformer 927 amygdalin 634 vég.-merc. Près - anglais 634 savin 985 antim. Trousseau 6; de Villate (vét.) 1242 blanc 634 vulnéraire 632 — kermétisé 634 de Warner 632 calmant 634 (V. aussi Solutés contro-stimulant 634 Ratafia^ Eli- diacodé 634 xirs, etc.) expectorant 790 Liqueurs de table 949 de Gordon 634 Liquidambar 944 lmileux(ess. 1196)634 altingiana 944 jaune 635 Liquide ammonia- laxatif 635 co-cuivrique, de manne 633 ammonio - cunaphtaline 634 prique 1303 d'oeuf 635 cupro ammoniaàl'oxyiod. d'antical 1305 moine 635 Liquiritia 834 de pas-d'âne 1023 Liquomètre 1233 pectoral gomm. 634 Liquor acet. plumb 198 pect. de Preziozi 635 aluni, comp. 438 de pistaches 635 ammonii acetici 196 sanum et expert. 635 amm. caust. 254 sec 816 antipodagricus 966 solide d'AlbinDefl.635 pot. Brandishii 924 solide de Gallot 635 sodœ arseniatis 631 téréb. de Carniic. 635 stibii muriat. 376 — de Récam. 635 (V. Liqueurs.) vermifuge 635 Liriodendrinc 1023 vert 635 Liriodendrum tul. 1023 Look album 634 Lis 632 Loque 433 des étangs 670 Losanges d'opium 714 de la St-Jean 603 Lotier odorant 648 Liserons div. 633 Lotions 635 Liset 633 avec l'acétate de Liste des eaux mi- plomb 442 néralesnaturelles à l'ac. thymique 635 454-4: alcaline 635 des médicament: alcaline aluni. 837 homœopathiq. 1259 anmion. camph. 427 des réactifs 53, 54 anticanc. Cheston 635 Litharge 696 antigoutteuse 837 Litharge d'argent 697 antiprurigin. 633 d'or 697 antipsorique 635 Lithine 695 — arom. 636 Lithium'carbonicum340 — sulfur. 636 Lithofracteur 5*4 astringente 438 Lithomarge 699 — alunée 636 Lithontriptiq.(méd )159 deBârlow 636 Lithophotographie 1319 de bor. de soude 6c Lithospermum offic. 558 calmante cyanur. 636 Lotion c. l'acné 636 c. l'eczéma 636 c. les éphélides 636 c. l'érysipèle 925 c. la gale (VÊT.) 1180 c. le lupus 636 c. la mentagre 636 c.lepiétiu (Vét.) 1242 c. le pityriasis 636 c. la teigne 636 cosmét. d'Alibert 636 — de Laforest 636 de créosote 636 excitante 636 excit. anglaise 636 de glycérine 636 de glycérine canth. 636 de Gowland 232, 358, 636 de Guerlain 636 hydrocyanique 637 iodo-sulfureuse 637 à l'iod. de pot.iod. 637 mercurielle 637 merc. d'Adams 637 — d'Alibert 435 — de Cazenave 637 — de Henry 637 phénique 637 résol. iodurée 637 rubéfiante 637 savonneuse 637 au soufre et au camphre 637 sulfo-savonneuse 637 sulfurée 637 de Tessier (vét.) 1251 vinaigrée 637 Lotions (vét.) 1242 Lotos sacré 670 Loxoptérigine 824 Lucets 228 Luciline 309 Luffa œgyptiaca 637 Lumière "de Drum. 1263 Lumps 930 Lunaire 523 Lunaria 523 Lune 263,377 cornée 377 d'eau 670 Lupin 637 Lupinus albus 637 Lupulin, lupuline, lupulite 563 Lupulus 563 Lupus 966 Lutidine 414, 553 Luts divers 1333-1335 Lycoctoniiie 223 Lycopersicon 780 Lycopode (ess.H96)638 Lycopodine 638 Lycopodium div. 638 Lycopus 646 Lydine 1216 Lyperia crocea 1212 Lysimachia div. 638,854 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Lysirnaque 638 1 Maillechort 1306 Marcassite blanche 305 Lythrum saliearia 854 Maïs 640 d'or 1033 Lytta syriaca 1148 Mala insania 780 Marchanda polym. 562 vesicàtoria 331 Mala punica 558 Marche à suiv. d. les Malabathruni 331 rech. toxicolog. 1126 M Malachite 339 Marchepied pharm.1291 Malaguette 346 Margarate d éthal 309 Malamide 268 Margarates alealoïd. 871 Macarons médicin. 304 Malate de fer imp . 508 Margarine 557,564 Macène 667 Malherbe 428 Margarine-Mouriès 1145 Macération 128, 1009 Malicorium 558 Margousier 271 Maceratum, macéré 1009 Malle-glacière 1353 Marguerite 410 Mâche-bouchon 1355 Malt 302 , 687 Mari de la punaise 413 Macis 667 Malthe 306 Marjolaine 645 Mackintosh 1361 M altine 688 bâtarde ou sanv. 688 Maclou 223 M aluni cydonium 296 Marmelades méd. 0 45 Macre 673 Malva div. 648 ,666 de fruits 410 Macropiper méth. 761 Manaca 640 antiscorbutique 645 Madhunca butvr. 572 Manchet, de la vierg.63! expect. benz. 6 45 Mador 665 Mancône " 640 kermétisée 645 Magdaléons 478 Mandragore 641 pectorale 645 Magenta 300 Manga 643 purgative 645 Magistère d'antim. 202 Manganates 641 de tamarin 468 de bismuth 273 de baryte 642 de Tronchin 645 de camphre 328 de chaux 642 de viande 645 de chaux 339 de potasse 641 de Zanetti 645 de corail 339 de soude 642 Marmite de Papin 128 de nacre 339 Mangeurs d'arsenic 203 Maroute 327 de plomb 342, 385 d'opium 684 Marron d'Inde 646 de quinquina 832 Mangifera ind. 643 ordinaire 646 de saturne 385 Maniguette 346 de gomme 550 de soufre 931 Manihot util. 982 Marronnier 645 de sulfate de fer 692 Manioc 982 Marrons d'aniline 300 d'yeux d'écrevis. 339 doux 982 Marrube noire 285,1336 Magnes 228 Manipul. homœop. 1253 Marrubes div. 285, 646 afsenicalis 228 Marina div. 643 Marrubiiic, iiuutu- Magnesia opalina 967 Mannate ferreux 643 biine 646 usta 638 Mannes div.(ess. 1197) Mars 519 Magnésie (ess. 1197)638 643 solubilis 983 anglaise 341, 640 d'Agul 644 Marteau de Mayor 664 blanche 341 d'Alhagi 644 à moxas 664 calcinée t>38 de Briançon 644 Marum 541 — anglaise 640 capacy 643 Maruta cotula 327 carbonatée 341 d'encens 675 Masclou 562 caustique . 639 geracy 643 Masquiqui 707 décarbonafée 638 des Hébreux 623 ,644 Massa (voy. Pâte) efferv. de Moxon 640 du Kurdistan 644 Masse 1022 éteinte 639 du Liban 644 Masse antiodontalg. 480 en gelée 639 de Madagascar 645 de Rust 480 de Henry 638 de métaux 381 Massepains méd. 304 hydratée 639 du mont Sinaï 644 Maaseite 1023 liquide 462, 463 de la N.-Hollande 644 .Massicot 696 liquide de Barruel 341 de Perse 644 Massov 331 — deDinneford 341 tartarisée 713 Mastic (ess. 1197) 646 noire 640, 693 tombée du ciel 623 (vét.) 1242 officinale 638 Mannitane 823 p. les dents 719, opaline 967 Mannite 643, 644 1001, 1334 soluble 342 1197 des fontainiers 1334 vive 639 Manteau de dames 232 à la gutta-percha 335 Magnésite 341, 638 Manuluves 280 hydrofuge 1343 Magnésium 381, 640 Manutention 138 Maissiat 1334 sulfuricum. 938 Marais à sangsues, Mastics métall. div. Magnolia div. 640,1023 portatifs 860 421, 1333-1333 Magnolier 640 Marantaarund. 264,1142 Masticatoire aroma- Maguey 227 Mahaleb 360 galanga 530 . tique de Roland 647 indica 264 Égyptien 1022 Mahatita 226 Marasquin 233, 1340 Indien 647 Mahogon 195 Marbre artificiel 1333 irrit. de Butler 647 Maïaline 663 Marbres 339 de niast. et ging. 647 1561 Masticatoires 647 Masticatoires (méd.) 157 Masticine 647 Mastigadours (vèt.)1242 Mate S63 Mateca 647 Matéine 325 Matézite 334 Maticine 647 Matico 647 Matière opalisante 645 — perlée de Ker- kringius 202, 259 Matricair. div. 226, 648 Matu 398 Maurelle 623 Maures 845 Maurets 228 Mauritia 601 Mauvaniline 300 Mauve div. 648 d'aniline 300 arborée 561 musquée 648, 666 visqueuse 561 Mauvéine 300 Mavenne 780 M'boundou 1051 Méchoacan 648 noir 605 Méconatedemorph. 510 Méconide 615 Méconidine 682 Méconine 682 Mécouium 681 Médecine blanche 790 au café 791 du curé de Deuil 1016 Leroy 474 de magnésie 790 de Napoléon 443 noire 791 Médecines en génér. 783 Médicam. ( action intime) 170 analogues 148 (associât, des) 174 balsamiques 894 chimiques 161 (choix des) 168 chronizoïqui'n 139 classification 151 définis 160, 164 (emploi des) 164 externes 166 galéniques 161 gratiâ probatum 540 homœopathiques 1259 internes 165 magistraux 161 (mode d'administration) 170 officinaux 161 polypharmaques 161 d'urgence 1371 Médicinier 648 Mel 654 acetatum 651 arundinibus 950 il 1562 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Melaleuca div. 499,580 Menthe poivrée 613 Méth. de la calotte 677 Milleîeuille div. 655 Mélaleucine 668 pouliot 82C de de Candolle 124 aquatique 724 Melampodium 477 romaine 2S 3, 65: de déplacement 502 Mille-fleurs 317 Mélang. calorifiques 30 verte 652 des dissolut, sucMillepertuis 656 pour dégr. 1335 Menthène 651 cessives 1281 Millet de la Cafrerie 948 frigorifiques 49, 1353 Menthol 651 dualistique 52 Milligrane 562 pour lotions 637 Ményanthestrifolat. 63: endermique 167 Millos 974 restaurant 1335 Ményanthine 652 éthérométrique 1169 Mimosa catechu 324 Mélanourine 12!>0 Méphitis putorius 1200 hydrotimétrique 1275 cochléocarpa 660 Mélasse 948 Mercurate arum. 696 hypodermiq. 166 Mimulus mosch. 666 Mélétine, méline 847 Mercure (ess. 1198) iatraleptique 166 Minargent 1319 Mélézitose 644, 930 albumineux 653 des inhalations 168 Mine anglaise 697 Melia azadirachta 271 alcalisô 65 i des inoculations 167 d'or ' 002 Mélichroïne 053 auimalisé 653 de Marsh 1107 orange 697 Mélilotine 522, 648 charbonneux 653 de Murray 1275 de plomb noire 365 Méiilota div. 648 corallin 696 photochimique 1286 Minium 697, 974 Meliolés 649 corné 381 des recherches des Minoratifs (méd.) 157 Melissa Calamintha 326 cosmétique 383 poisons 1097 Miroir d'âne 954 Mélisse 648 avec la craie 653 des volumes 1266 Miscellanées 1308 des bois 649 cru 052 Méthylacétyle 200 Mithridate 469 des Canaries 649 doux 381 Méthylal ' 051 Mixtion 138 de Moldavie 649 éteint 653 Méthylamine 232, 325 Mixtures 656 de Turquie 649 fulminant 275 Méthylaniline 301 d'acacia 659 Mélitates 702 gommeux 654 Méthylconicine 392 d'acide acétique 636 Mélitose 950 — de Lagneau 654 Méthylhydrure d'ac. sulfurique 245 Mélitte 649 — de Plenck 6541 d'oxyquinoline 608 alcaline 656, 1014 Mellago 506, 758 avec la magn.- 634 de quinoline 608 alcoolique 656 Mellites 642 de mort 384 Méthylpelletiérine d'amandes 164 d'aloès (vêt.) 1242 muriaté 381 558, 981 d'ammon. suce. 246 de borax 649 précip. blanc 383 Méthylthéobromine 325 analep. de Lewis 657 de ehélidoine 649 saccharin 651 Méthysticin, méthys- antiast. deBruner 057 de colchiq. (bulb.) 631 soluble de Hahn . 275 ticine 701 — de Green 657 de cuivre 649 — de Mascagni 654 Meum div. 654 — de Van Sw. 657 d'élatériuni 649 — de Moretli 654 Mézéréon 426 antiblennorrhag. 637 escharotique 649 — de Moscati 654 Mica rose 695 anticatarrhale 657 de mercuriale 649 sulfuré stibié 974 Miel (ess. 1198)193, 654 anticholérique 555 de mercuriale c. 650 tartarisé 984 de l'air G14 antidiarraêique 486 mercuriel 650 terrestre 722 d'aloès (VÊT.) 1242 antidiphtliériliq. 657 de mûres 650 végétal 640 anthosat 650 autiguitreuse 657 de nénuphar 651 de vie 383 borate 649 antigoutteuse 658 de raifort 650 Mercuriales div. 654 de Bretagne 054 antihémoptys. 784 de ratanhia 630 Mercurialine 634 au carb. de fer 4G0 antihystérique 657 de romarin 030 Mercurius aceticus 197 du Chili 655 antinévralgique 657 deroses(ess.H97)630 emeticus 959 de dattes 428 antinévropathiq. 657 de safran 651 terrestris 722 despumé ou dép. 019 antiodontâlgiq. 657 de scille 651 vitriolât. 959 egyptiac 049 antirhuuiatism. 657 de scille comp. 651 Mères de girofle 542 escharotique 049 antispasmodiq. 657 simple 649 du vinaigre 1015 de fougère 507 antipasmodiq. de de sureau 650 Méréniabin 1197 du Gâtmais 055 Sydenham 657 de violettes 651 Merisier, merises 360 de la Havane 055 an tisyphili tique Méloé vésicat. etc. Mésembryanthe- hydrargyrisé 650 Cazeneuve 657 331, 332 mum 542 de maguey 227 — Cirillo 657 Mélongène 780 Mesures div. 41-44 inercurial ou de — Piisson 657 Mémorial thér.1373-1384 de capacité mercuriale 049 d'ase fétide 487 Ménispermine 412 étrangères 42 de Narbonne 655 astringente 784 Menisperm. cocc. 412 Métachloral 370 de pierre 653 balsam. de Fuller 657 palmatum 407 Métagumniate de rosat 650 barytique 925 Mentastre 652 chaux 550 rosat solutif 651 benzoïque 637 Mentba, div. 326, Métal d'Alger 1270, 1300 de roseau 950 de Bodenius 788 051, 652, 820 des cloches 421 de rosée 644 brésilienne 657 Menthes 651 du pr. Robert 421 scilli tique 651 — de Lepère 637 aquatique 652 Métalhsations div. 1317 vierge 655 camphrée 657 blanche 652 Metallum album 202 violât 651 camph. magné - de chats 349 Métaphosphate 729 (V. Miels médic, sienne 058 de cheval 652 Métate 793 Mellites) canth.op.de Rayer 658 coq 285 Methel 912 Vliélat, miellée 644 de carb. d'anmi. 788 crépue 652 Méthode d'Appert Mikania guaco 539 cathartique arabe 658 Notre-Dame 285 940, 1309 Uil-homens 539 cathérétique 658 perlée 715 ' atmia trique 108 llilium solis ■ 357 de Clarus 658 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Mixture contre la calvitie 658 c. les col. hépat. 638 c. le croup 463 c. les engelures 658 c. la goutte, Fiévée 63S c. le hch.des mains658 c. les uévralg. fac. 658 c. le vomissement 658 avec la craie 658 de créosote 658 diaphorétique 792 diurét. Hildeb. 658 — de Rayer 658 — Scudamore 658 de fer aromatiq. 659 ferrugineuse 1019 — de Griffith 658 de gaiac 659 gommeuse 659 de gom. ammon. 487 hydragogue 659 à l'hyposulfite de soude 659 d'ipéca et de craie 659 de jusée 607 litli. de Durande 660 de magn. hydr. 659 de myrrhe 658 de naphte 659 narcotique à la glycérine 659 odont. anglaise 659 oléo-balsauiique 295 d'orge 1016 pour pansements anti-sepliques 659 pect. de Magend. 659 phosphorique 783 purgative 659 pyrotartrique 659 de réglisse 659 résolutive p. app. inamov. 659 rouge de Standert 659 salicylée 659 de scammonce 487 de strych. Dieff. 659 térébenthinée de Rayer 660 tonico-nervine 993 tonique d'Hergt 660 de Whytt 660 Mixtures (vét.) 1242 Mochlique 967 Moelle de bœuf 557 de pierre 690 Mœsa picta, etc. 417 Mœstika kelapa 400 Mohica 660 Moines 1253 Moisissures du pain 1203 Mojusck 361 Moka-kina 1043 Molène 660 Molette 317 Molleteur 1355 Momeea 362 Momies 306 Momordica balsair .409 élatérium 408 Monarda div. 652 Mondation 126 Monésia 660 Monésine 660 Monnaies (ess. 130 5) 42-44 Monnayère 638 Monnicra trif. 604 Monninea polysta chia 867 Monobrom. de camphre 329 Monohydrate de bi- carbure d'hydrog. 496 Mordant de rouille 197 Morelle 661 furieuse 296 en grappes 732 grimpante 433 inanimée 661 noire 661 Morets 228 Morgeline 662 Moringa div. 566 Morphil 673 Morphina 661 Morphine (ess. 1198) 66 ,682 Morphinisme 682 Morphium 661 Morrhua vulg. 567 Morrhuine 568 Morrhuol 568 Hors du diable 874 Morsuli 704 .Morsures d'animaux * 1122-H23 Morsus galiina 662 Mort aux mouches 266, 1336 aux panthères 433 aux poules 607 aux rats 202, 1336 aux vaches 838 Mort-chien 400 Morto-insecto 823 Morue franche 567 Morus alba 665 nigra 665 Moschatine 656 Moschus moschifer .665 Moscouade 948 ,950 Mouches d'Espagne 331 de Milan 1031 d'opium 936 Mouillage 237 Moule-écussons 478 Moule-fdtre 1355 Moules galvanopl. 1314 Mourons div. 662 Moussage 826 Mousse de Ceylan 527 de Chine 528 de Corse 527, 662 d'Irlande 347 d'Islande 622 de Jafna 527 ' Mousse de mer perlée de platine Mousselines- emplâtres Mousselines - on - guents Moussoirs 662 347 759 1020 1020 387 Moutarde (ess. 1199) 662 des Allemands 832 anglaise 603 blanche 663 des capucins 832 du diable 227 en feuilles 352 des moines 832 noire ou grise 662 de table 1335 Moût de raisin 1033 Mouture 795 Moxas 663 de charbon 664 chinois 633 japonais 663 de Marmoral 663 nankins 663 de velours 663 Moyen de déb. les " flacons 1355 div. p. détruire les punaises 1356 de donner au noyer l'apparren. d'acajou 1356 p. coup, et perc. le verre 1358 p. enl. div. taches 1357 p. éviter la casse des caps. 1337 p. éviter les err. en pharm. 1357 de rend, les étoff. imperméables 1358 — ininflammabl. 1359 de reconnaître les poisons 1094 Mozambrum 250 Mucago 664 Mucilages 549, 664 adragant 664 d'amidon 664 arabique 66 4 de carragaheen 664 contro-stimulant 664 de gomme adrag. 664 — arabique 664 à l'hydrate de bismuth 664 de limaçons 664 de liu 664 mercuriel 654 depsyllium (sem.) 664 de rac. de guim. 664 de sem. de coings, 664 Mucilagineux(méd.) 154 Mucuna pruriens. 760 Mudar 267,663 Muflier 626 Mufle de veau Muguet (petit) de serpent Mulungu Mungo, Mûres des haies sauvages Murex purp. 1563 626 665 268 876 489 760 665 845 845 1260 Murexide 222, 560, 1024, 1179, 1296 Muriate amm. merc. 383 d'antimoine préc. 376 de fer ammoniacal 381 — liquide 997 sous-oxyg. merc. 381 suroxyg. merc. 382 suroxyg. de pot. 371 Muriates en génér., V. Chlorures 371 Muride 317 Mûriers div. 665 Murigène 372 Murungu 482 Musa sapientia 846 M use(essai 1199)div. 665, 666 artificiel 666 Musca 878 Muscades 666 Muscarine 227 Muscatelline 666 Musculine 917 Muscus islandicus 622 Muscus marinus 622 Musénine 417 Musenna, Moucena 417 Mutelline 654 Mutisme 946 Mycoderma aceti 1045 Mycoderma atra- menta 933 Mycose 879,950 Mylabre div. 332, 837 Myopsine 1290 Myrica cerifera 394, 757 gale 757 Myricine 394 Myristica div. 394 Myristica mosebata 666 otoba 667 sebifera 394 Myristine 667 Myrobalans, Myro- bolans div. 667 Myrolés de soufre anisé, suce, térébenthine ' 294 Myronate de potasse 062 Myrosine 662 Myrospermum div. 289 Myroxylum div.288,289 Myrrhe (ess. 1199) 667 de l'Inde 296 liquide 668 onguiculée 607 Myrsina africana 417 Myrte bâtard 737 1564 Myrte commun 667 sauvage 526 Myrtille 228 Myrtol 499, 668 Myrtus commuais 668 pimenta 756 N TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Napel Napelline Naphœ Naphta vini Naphtalène 223 224 686 307 498 668 Naphtaline 553,6fi Naphte 298, 306, 307 acétique 493 nitrique 494 vitriolique 496 Naphtol camphré 668 Naphtols 668 Naphtole 553 Naphtoinètre 1201 Naphtylamine 668 Napolier 286 Narcéine 682, 68 i Narcisse 068 d'automne 400 des prés 668 sauvage 668 Narcissine 069 Narcitine 609 Narcotine 082 Narcotiques (méd.) 152 Nard celtique 009 de Crète 1027 indien 635 s'auvage 266 Narthen asa fœtida 1000 Nasitor 419, 704 Nasturtium 419 Nataloïne 250 Natrium 923 Natromètre 1151 Natron 276,344,1312 Natrum aceticum 199 boracicum 311 carbonicum 344 chloridum 385 iodidum 600 muriaticum 385 nitricum 277 phosphoric. 729 sulfuricum 962 sulph. stib. 969 sulphurat. 975 tartarisat. 987 vitriolatum 962 Nauclea gambir. 324 Naucléine 608 Nauséeux (méd.) 152,157 Navet 669 du diable 321 galant 321 Navette 669 N'dambo 334 Nitre d'éther 494 Nécessaire acétimé d'oxyde d'éthyle 494 trique 1234 Nitrobênzine, nilro - Nectandra Rodiœi 296 benzol 297 Nectandrine 296 Nitrocryptopine 683 Neige d'antimoine 090 Nitroferricyanure le Nelumbo 670 sod. 424 Nénuphar 670 Nitroglycérine 543 Népenthès 346 , 361 Nitrolignine 415 Nepeta cataria 349 Nitronaphtaline 668 Néphogène 452 Nitroprussiate de Néphrine 1024 cuivre 1185 Néphrode, néphro Nitropr. de potasse .1302 (tium 525 Nitroprussiate de Néréine 617 soude 424, 1302 Nérion 617 Nitroprusside 42 i Nérium div. 617 Nitrosulfures 976 Néroli 684 Nitrum iixum 343 Nerprun 070 Nitruni tabulatum 277 Nervins (médic.) 153 Noir d'Allemagne 1327 Nettoyage des bou Noir d'aniline 301 teilles 1360 animal 364 Neufaline 1342 de Brunswick 1344 Nghai 329 de Cassel 364 Niaouli 580 668 de Cologne 364 Nickelage div. 1349 de fer 1347 Nicotiane 671 de Francfort 1033 Nicotianine 671 1327 Nicotine 671 de fumée 1006 Nids d'alcyon, d'hid'ivoire 364 rondelles 339 du Japon 1345 Niella 671, 867 d'os 364 Nigelle, Nigella div. de platine 759 671, 672 revivifié 36i Nigelline 672 Noirprun 670 Nihil album 697, 1053 Noisetier de la sorgriseum 697 cière 562 Niin 399 Noisette purgative 648 Nindsin, Ninsi, Nin- Noix div. 673 zin 541 d'acajou 195 Nitrate de mercure d'anda 673 rouge 690 aquatique 673 d'ox. de glycéryle 54 d'arec 673 d'urée 1024 de Bancoul 673 Nitrates, V. Azode Banda 666 tates. 271 de Ben 566 Nitre 276 du Brésil 252 ammoniacal 271 chandelle 673 antim. de Stahl 259 de coco 400 barotique 273 de cyprès 426 du Chili 277 d'eau 673 cubique 277 d'enfer 673 fixe de Schrced. 959 de galle (ess. 1199) fixé par le charbon 34 div. ' 672 fixé par le tartre 342 de girofle 673 inflammable 271 de Gourou 673 lunaire 271 de guillandina 673 Nitre magnésien 274 de Kola 673 mercuriel 274 de niéthel 942 prismatique 276 des Moluques 673 quadrangulaire 277 de muscades 666 rhomboïdal 277 de palmier 673 saturnin 275 de Para 868 de terre pesante 273 purgat. améric. 648 Pour les aulres nitres, de ravendsara 673 voy. Azotates. de sassafras 868 Nitrières 276 du Soudan 673 Nitrites, V. Azotites. du Tanghin 1051 d'amyle 493 de terre 758 Noix vomique 1051 Noli tangere 286 Nombril marin 339 de Vénus 606 Nomencl. paarmac. 139 Nonpareilles 713, 1253 Notation chimique 51 Notoxus 333 Nouveau-nés (asphyxie) 1125 Noyer 673 de Ceylan 226 des Indes 226 Noyés (asphyxie) 1124 Nucine 674 Nufar, Nuphar 670 Nummulaire 638 Nyaouli 668 Nymphœa div. 670 0 Oakuin ■ 361 Oba 323 Ocbra venons 339 Ocimum basilicum 287 Ocotea picburim 868 Ocres jaune et rouge 695 Oculi cancrorum 1052 populi 724 Odontalgiq. (médic.) 160 Odontine Pelletier 680 Odontoïde Billard 647 Odorateur atmosphérique 1360 Odorateur Richards. 49S OE^aaropiles 1053 OEil de cheval 270 OEillère 404 Œillet 674 OEnanthe crocata 393 phelland. 724 OEnauthol 570 OEnocyanine 1034 OEnolâture scilli- tique de Fuller 1044 OEnolé d'op. et de saf. comp. 1042 — sudoritiquede Smith 104 i OEnolés 1035 OEnoline 1034 OEnomellito de saf. 907 QEnomètre 1229 OEnotherme 1035 OEnylamine 232 OEsculiue 645 OEufs 674 Officine normale 1368 Ogkert 417 Oignon 227 marin 876 Olea europœa 568,675 fragrans 676 Oléandre 617 Oléandrine 617 Oleaster 676 i TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Oleastérium 676 Oléate d'Ethal 309 de mercure 774 Oléates alcaloïdi- ques 871 Oléés 572 Oléine 557,564 Oléo-cérolés 357, 676 Oléolats 576 Oléolés 572 Oléols 564 Oléomargarate nier- curiel 873 Oléomargarates 869 Oléomètre 1179 Oléoptène 576 Oléorés. de foug. m. 567 de copahu 411 Oléorésines 1001 |fc d'Hardwich 288 Oléosaccharum 848 Oléosaccharuresdiv.848 Oleostéarate merc. 873 de quinine 871 Oléostéarates 869 alcaloïdiques 871 Oléosucre de térébenthine 850 Oléosucres 848 Oléosulfure tanniq. (vét.) 1241 Oléules 576 Oleum antimonii 376 bufonutn 574 calcis 377 camphoraturn 573 catellorum 574 chartœ 823 cinereum 774 gadui 567 gaultherioe 702 hepatis morrhuse 567 iecoris aselli 567 kervinurn 570 lacertarum 574 lateritium 576 lumbricormn 574 morrhuum 567 palmœ liquidum 570 petroe 306 phosphoratuni 575 rajœ 569 ricini 570 scorpionum 574 spermatis ranae 574 spicae 1003 sulphuratum 294 templinum 1002 Olonm terebenth. 1003 vitrioli dulce 496 (Voy. aussi Huiles.) Olfaction (homœop.) 1257 01ibandeFrance675, 1005 Olivette 720 Olivier 675 sauvage 676 Olivile 676 Olivine, olivite 676 Ombelliférone 427 Omicholine 1296 Omnium 1352 Omphacium 1033 Onaye 641,1051 Ondatra 666 Ongle d'élan 414 Onguents 676 de l'abbaye duBec676 de l'abbé Pipon 676 d'acét. de plomb 676 /Eayptiac 649 d'althœa 676 anthelm.Valdajou678 antipsor.d'Ediuib.676 — de Zeller 780 d'Arcœus 676 arsenical 765 astr. de Fernel 765 basilicum 676 blanc 546 — camphré 766 blanc-Rhazis 766 bleu 546 de bourg, de peupliers comp. 777 du bouvier (vét.) 1243 brun, de Larrey 676 debryone,d'Agrip.678 de Caen 771 calmant 546 Canet 480 de cantharides 770 de céruse 766 citrin 767 clysmatique 677 du cocher (vét.) 1243 c. eaux auxjambes (vét.) 1243 c. la gale 767 c. les hémorrh. 677 c. le piétin (vét.) 1243 c. les poux 677 c. la teigne 677 — de la Charité 677 dépilatoire digestif animé — mercuriel opiacé — simple diurétique du Duc égyptiac emplâtre éthiopique de garou de Geneviève de glycérine gris d'Holloway jaune, de Delort de laurier de marjolaine martial matur. de Canq. mercuriel — soufré de la mère Thècle 677 677 677 677 677 677 '770 677 649 478 677 770 291 546 774 677 676 773 645 677 677 773 677 Onguent de Montpellier napolitain nerval (vét.) nervin noir nutritum d'Oldenb'S (vét.) 1243 ophthalmique 776 d'ox. rouge merc. 777 pédiculaire 774 de Pidérit 678 de pied (vét.) 1244 de poix et résine populéum de réglisse de Ricourt rosat rouge royal de rue de sainbois de saturne savon. 778 scarabé (vét.) 1244 de styrax sulfurique suppuratif de sureau de térébenthine — camphré de Tornamira triapharmacum de tuthie vermifuge (V. aussi Pommades.) Onguents (vét.) 1243 677 773 1243 291 677 677 676 777 677 678 777 546 676 778 770 678 678 676 779 291 231 766 677 779 678 1244 398 320 321 365 687 321 Oniscus asellus Ononine Ononis spinosa Onopordon acanth Onosma échioides Onospine Opegrapha serpen- tina 1178 Opérations pharm. 126 Ophelia chirayta 540 Opbioglosse, Ophio- glossum 525 Ophiorrhiza mungos 760 Opiacés (médic.) 151,155 Opianine 682 Opianyl 682 Opiats 446,678 antiblennorrhag. Beyran 678 — Caby 678 — Clerc 678 — Diday 678 antidyssentériq. 678 — balsamique 678 — Quarin 679 antiépil. d'Idler 679 antiaon. de Berton 679 de Pajot antigoutteux antileucorrhéen — Tissot antirhumatismal 679 679 679 679 679 1565 Opiat aphrodisiaque 680 arabique 679 astringent Larrey 679 — Vogt 679 balsamique 679 — Guérin 679 — Bodart 679 au carbon. de fer 466 c. les pâles coul. 679 de copahu 679 — comp. 465 — et cub. 679 dentifrice 679 — au charbon 680 — — Barbier 679 — au corail 679 — à la corne de cerf calcinée 679 fébrifuge, Bourgeois 680 fébrif. de Richard 680 de Guerrero 680 inésentérique 467 napolitain 680 pectoral 680 de Roccamore 680 de Salomon 469 de soufre 468, 932 stomach. d'Helvét.680 sulfuro-magnés. 680 téréb.deRécamier680 vermif. de Chirac 680 (V. Electuaires) 464 Opiats (vét.) 1244 Opium(ess.l200)div. 680, 681 indigène 682, 720 de Chaussier 924 de la laitue 612 de Lalouette 510 de Rousseau 1042 Opobalsamum 295 Opodeldoch 293 Opopanax,opoponax (ess. 1201) 685 Opopyénolés 507 Or (ess. 1201) 685 blanc 758 fulminant 686 de Judée 972 de Manheim 421 mussif ou musif 972 mosaïque 972 (nettoyage) 1337 potable 998 vert 1316 Orangeade 624, 686 sèche 625 Oranger 686 Oranges 686 Orangettes 686 Orate d'ammon. 686 Orbicules 712 Orcanette 686 Orcanettine 687 Orcéîne 623 Orchis div. 687 Orcine 250, 623 Ordonnance 166 _ 1566 Ordonnancement d'une pharm. 1368 Oreas canna 609 OreilJe d'âne 410 d'homme 266 de Judas 687 de lièvre 322 d'ours 820 de rat 733 de souris 322, 733 de vache 410 Oreiller médicament 852 Oreillette 266 Oreillons 479 Orge émulsionnée 1013 mondé, perlé 687 Orgeade, orgeat 603 Orientale 647 Origan 688 aquatique 499 de Crète 688 des marais 499 Origanuni div. 688 dictamnus 430 majorana 645 Orleana 845 Orme div. 688 Ormeau 688 Ornithogallurn 877 Ornus div. 643 Orobanche 688 Orobe , 688 Oronge fausse 220 Orpailleurs 685 Orpiment 969 Orpin (herb.) 606 brûlant 606 confit 606 doré 969 (min.) 969 rose 606 rouge 969 de Saxe 969 Orseilles div. 623 Orties div. 688,689,941 Orvale 868 Orviétan 469 Oryza sativa 845 Os calcinés 725 de sèche 878 Oseille 689 aquatique 719 de bûcheron 248 de Pâques 218 rouge 7 I 9 Osier 869 Osmazôme 315 Osmogène 949 Osmomètre 1285 Osmonde 525 Osmose 172, 949 Osmunda div. 525 Ossa sepium 878 usta 725 Ostéine de Mouriès 230 Oitéoeolle 339 Ostrantia 583 Otoba, otobit 667 Ouabaïo 1051 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Ouabaïne 1051 Oxyde ferroso-fer. 694 Ouate 415 d'hydrog. 43 de kakodyle i,697 phéniquée 416 1143 de pin 867 de lithium 695 salicylée 416 de maanésium 638 Oued-allah (liqueur) 322 de manganèse(ess. Ovum gallinaceun 674 1201) 695 Oxacides 200 de mercure (ess Oxalate de cériutt 689 1201) ' 695 ferreux 689 — gris 275,654 de mercure 689 ■— jaune 696 normal 213 — noir 275 de potasse (ess. nitreux 690 1201) 689 noir de fer (ess Oxalis div. 248 1201) ' 69 i anthelminthica 417 d'or 696 Oxalium 689 — par l'étain 696 Oxéolats 1046 d'oxygène de phène ou phé 700 Oxéolés 1046 Oxodes 689 nique 214 Oxures 689 de plomb 696 Oxyacanthine 302 — fondu (ess. Oxyeèdre 51-9 1202) 696 Oxychlor. d'antim 376 — vitreux 696 Oxycblorures, voy plomboso-plomb .697 Chlorures. ' 373 de potassium 781 Oxycinclionine 393 puce de plomb 697 Oxycrat 624, tOiO rouge de plomb Oxydation 1263 (ess. 1202) 697 Oxydants 1262 de sodium 929 Oxydes 689 de strontium 69? d'acétyle 201 xanthique 1299. 1300 d'aluminium 690 de zinc (ess. 1202J 697 d'ammonium 254 Oxydocyanure de d'antim. (ess.120 )690 mercure 425 — brun 968 Oxydosulf. d'ant. 968 — maj. 202 Oxygène 697 — mineur 690 actif 701 — avec phosph. allotropique 701 de chaux 805 électrisé 701 — précipité 690 inactif 700 — suif, orang. 969 naissant 701 — (deut-) 202 négatif 700 — (per-) 202 ozone, ozonisé 701 — sulfuré demi- positif 700 vitr. 967 Oxyiod. d'antim. 593 d'argent 690 Oxyleucotine 414 d'arsenic (deut-) 202 Oxyniels 649 d'azote 690 (VÉI.) 1244 de baryum 691 simple 651 des battitures 692 Oxvinellites 649 de bismuth 273 ,691 d'afl 651 blanc d'antim. 259 de belladone 651 — d'arsenic 202 de colchique de cuivre (vÉT.j 651 — de plomb 342 124 4 décale, (ess. 1201)691 dessiccatif (vét.) 1243 de chrome 1346 d'ellébore noir 651 de cobalt 692 de narcisse 651 de cuivre G92 pect. d'Edimb. 651 — ammon. 1303 scillitique 651 cystique 1299 simple 651 Oxyde d'étain 692 Oxymuriate de pot. 371 d'étbyle 496 Oxymuriates 371 d'éthylidène 247 (Voy. Chlorates de fer dialyse 693 et Chlorures.) — allemand 694 Oxyphényl suif. 214 de fer div. (essa Oxysacch. dedigit. S94 1201) 692 693 Oxysulfure d'antim. — magn. artif. 694 suif. hydr. 968 ' Oxysulf. de calcium 970 Oxysulhires ( V. S OX- FURES) Oxytoluyttropéine 269 Ozokérite 394 Ozone 700, 701 hydrogéné 700 liquide 642 Ozonides 700 Ozonomètre, ozo- noscope 701 Pabiloza 670 Pacfon" Padus div. 1306 617 Pahong 297 Paillassons 950 Pain (ess. 1202) 516 anglais 1202 d'anis 702 azyme capsulé 323 au bicarbon. de soude 702 de cassave 985 de coucou 248 de crapauds 758 de dika 323 d'épices 702 — à vers 702 ferrugineux 702 de gluten 543 de grenouilles 758 au s. nilr. de bism. 702 d'oiseaux 606 à l'ox. de zinc 702 de pourceau 426 de singes 286 Pains (vi'.t.) 1244 médicinaux 702 Palamoud 322, 367 , 518 Palampissa 1005 Palétuvier 660 Palicurea densi - flora 414 Palma-Christi 844 Palmier-dattier 428 Palmiers 42S Pal mine 570 Palmitate de cétyle 309 Palmitine 394, 557 Palmyrène 518 Paliure 670 Palonmiier .702 Paltochine 830 Paludéine, paludine 850 Pampehnousse, pair - plemousse 397 Panacea duplicata 960 lapsoruni 264 Panacée anglaise 341 antimoniale 967 des chutes 264 double 960 de Holstein 959 mercurielle 381 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. 1567 Panacée de Swann 921 universelle 968 Panade des Anglais 587 Panama 867 Panaquilon 542 Pauax qninquef. 541 Pancaga 582 Panchymag.Quercet.381 PancréaUne 702 Panicaut 366 Panne du porc 557 Pansem. antisept. 1360 Pansements ouatés 415 Pao Peroira 703 Papaïue 346 Papaver rhœas. err. 413 somniferum, etc. 680, 719 spinosum 263 Papavérine 682 Papavérosine 682 Papayer 346 Papier Berzélius ou Suédois 1307 de gaiac 1134 Papiers réactifs 53,1021 Papiers sparadra- piques 938 antiarth. 940 antiasthmatique 389,939 antigoutteux 910 antirhumatique 939 — de Berg 939 — de Stèege 939 arsenical 390 atropine 954, 404 calabariné 404 calabariaé 522 à cautères 939 — anglais 939,700,701 chimique 938 à compresses 1031 dérivatif 939 — antirhumatismal 939 épispastique 939, 940 — d'Albesp. 940 — de Vée 940 filtre 783, 1362 — increvable 1362 goudronné 939 huilé pour pansements 940 hygién. iodoform. 592 imperm. 1362 ioduro-amidomié 701 moutarde 352 nitré 389 — aromatique 390 — de Fruneau 389 paraffiné 1351 parchemin ' 1362 Papiers pharmaceutiques divers 933 phéniqué 215 poudre 402 réactifs 1021 rubéfiant 877 1 Papier sulfurique 1362 antiacides 710 thallique 701 anticat. Deslaude tournesol vin. riers 706 mi-iod. 701 —Yandamme 706 transparent 1302 — Tronchin 706 tue-mouches 824,13; antichlorotiques 708 à vésicatoireaux antim. de Kunckol 706 c'antharides 939 antistrumeuses 708 — au garou 940 aphrodisiaques 712 Papyrine 1362 aromatiques 706 Pâquerette 410 aromatiq. de Steel 706 Parabonzole 553 d'azotate de bism 706 Parabuxine 322 balsamo-ammon. 706 Paracary 703 — sodiques 706 Paracotoïne 414 de b. de Tolu 706 Paracyanogène Paraffine 307 210 de berberis 712 , 552 de bicarb. de soude706 Paraguay-Roux 995 bismutho-magn. 706 Paraldéhyde 248 bleues de Rodrig. 707 Paramorphine 682 de borate de soud '707 Paranaphtaline S53 de cachou 707 Parasites du pain 1203 — arom. 714 Parchemin végétal 1362 cachundé 707 Parégoriques (méd.) 152 au café 713 Pareira brava 703 de Calabre 64 i, 713 Parelle 719 623 — de Potard 713 Parfait-amour 1339 de calomel 707 Parfums 578 à la cannelle 713 de fruits 579 au carb. de chaux 712 de Kourakin 814 de carragaheen 707 du lait 614 chalybées de charbon 708 Paricine 703 830 707 Pariétahe 703 — animal 707 Pariétine 645 de Ghaussier 708 Parigline 850 de chlorate de Parilliiie 856 potasse 707 Pariparoba 78! de chlorure d'or 708 Paris quadrifolia 703 de chocolat 387 Parisette 703 de choc, au chlor. Païkia biglobosa 673 d'argent 707 Parmeliapariel. 623 — au fer réduit 708 Parmentière 780 de citrate de fer 708 Parnassie 703 -------à la goutte 712 Paronique 864 -------et mag. 708 Paronychia 86 i — magn. 708 Parvoline 553 de citro 712 Pas-d'âne 1023 au citron 713 Paspalum dactyl. 368 de cochléaria 713 Passe-pierre 420 c. le croup 707 Passe-rose 561 c.lamauv.haleine708 Passerage 703 c. la soif 705, 712 Passerina tarton- c. la toux, de Le- raira 427 père 708 Passuke 1033 de coquelicot 708 Pastel 5S3 de crème de tart. 708 Pastilles (ess. 1203) 704 par la cuite du suc .712 absorbantes 710 de d'Arcet 706 d'acide citrique 712 de Daubenton 710 — lactique 703 de Dethan 372, 707 — oxalique 705 diacarthami 712 — tannique 705 digestives 706 — tartrique 712 de digit. de La- d'albumine iodée 705 bélonye 70S alcalines 706 divines 708 alumineuses 705 effervescentes 708 à l'ambre 713 d'émétine pect. 708 américaines 706 — vom. 708 amygdalines 705 d'épongés torréf. 708 à l'anis 713 d'escargots 850 Pastilles de Fayard 706 de fer 708 — réduit 709 ferrugineuses 709 àla fleurd'oranger713 fumigatoires 1022 de gélatine de c. de cerf 709 de Gélis 713 de gingembre 709 de ginseng 709 au girolle 713 de gomme arab. 709 — liq.' 712 gommeuses ker- métisées 706 de goudron 709 à la goutte 704 de guarana 709 de guimauve 709 d'huile de croton 709 impériales 706 d'iodoforme 709 d'iodured'amidon709 — de fer 709, 713 — de potass. 709 d'ipécacuanha 709 — comp. 710 — au chocolat 710 d'iris 710 du Japon 710 de kermès 710 — comp. 706 de lactate de fer 710 -------à la goutte 713 — ferro-mang. 713 de soude et de magn. 710 -------à la pepsine 710 de lait 614 laxatives 710 de lichen 710 de limaçons 710 de magnésie 710 — et de cachou 710 — au choc. 710 de Manfredi 713 de manne 644,710 — comp. 713 — et cr. de tartre 713 martiales 708 — au choc. 711 de menthe angl. 711 — à la goutte 713 de mère, doux 707 — sacch. 711 de ministres 713 mogoles 711 au moka 709 de Mudar 711 de nitr. de bism. 706 nitrées 711 d'opium 714 d'ox. n. de fer 711 d'oxviod. d'an tim. 711 de Patte rson 706 peet.incis. (>'runn 711 ------- ,1 )!iard 711 — de Tissot 714 1568 Pastilles de pepsine 711 de phosph. de 1er 711 de pipér. de ging. 711 de poivre comp. 714 purgatives 711 de pyrèthre 711 de quinquina 711 de réglisse 714 — opiacées 714 de rhubarbe 711 de Richelieu 709 à la rose 713 de safran 711, 713 de santonine 711 de scammonée c. 711 au sel de Berthol- let, de Dethan 707 du sérail 712 — fumig. 1022 de soufre 712 — comp. 712 de Spitzlay 714 stibio-arsenic. 712 stimulantes 712 de suif, de quin. 712 de suroxal. dépôt. 712 de tari, de fer 712 — ammon. 710 de thridace 712 à la vanille 713 vermifuges 712 vermif. au calomel 7 07 — àlam.deCorse 712 — au sem. cont. 712 de Vichy 706 d'yeux d'écrev. 712 Pastilles-tablettes 705 Pastilleuse 386, 703 Pastilli 712 Pastinaca opopanax 685 Patate 633, 780 Patchouly 715 Pâtes 715 d'ache 715 d'abricots 410 alum. Lefoulon 719 amygdaline 715 d'amand. cosmét. 252, 719, 809 — su miel 719 anticachectique 467 anticancéreuse 353 antiépilep. de Lar- nage 326 antim. Canquoin 353 arsén. destruct. 1335 — pour conserver les peaux 1336 de biiod. de mercure 1019 de Calabre 717 calcico-potassiq. 355 deCanquoin glyc.354 de carragaheen 716 caust. de Payan 354 — de Pollau 354 — de Rust 354 — de Velpeau 354 — de Vienne 354 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Pâte circassienne 1336 de citrouille 835 c. les épididymit. 351 c. les engelures 719 de coings 410 de coquelicots 717 de courges 409 de dattes 716 émétisée 351 d'encens 675 d'escarg., Figuier 717 eschar.,Canquoin 354 Faguer de figues de fruits de gélat'ne de c de cerf de gomme arab. — candie — opaque ou battue — sucrée — transparente de guimauve — souffl. Héu. de jujubes — avec la pulpe de lactucarium de lichen de limaçons p.looeh de manne de mou de veau p. noire, les chev. d'orgeat pect. du Codex — de Baudry — de Dégénetais — de fruits — de Gage — de George — de réglisse de Saint-Quentin — de Regnauld 719 716 4U 710 716 717 716 717 717 716 716 716 717 717 717 717 634 717 717 719 717 717 717 718 718 718 717 718 718 phosphorées div. 1336 de pommes 410 de régi, blanche 718 — de Blois 718 — brune 718 — noire 718 de thridace 717 de tussilage 717, 718 de viande 917 de violettes 717 de Ward 467 Pâtes (vét.) 1244 Patience div. 719 Patine antique 339 Patte d'araignée 671 de loup 638, 687, 838 d'ours 477 de sorcier 227 Pauchontée 335 Paullinia pinnata 560 Paullinia sorbilis 560 Pavanne 868 Paviine 645 Pavot 719 blanc 680, 719 Pavot cornu 682 à huile 682 noir 682 œillette 682 officinal 719 pourpre 682 rouge Pays des dattes 413 428 Paytine 830 Peau divine 936 de Goulard 936 Peccari 666 Pêcher 720 Pectine 214 , 945 Pectoral suisse 713 Pectose 1165 Pédane 365 Pédicularia 941 Pédiluve chlorhyd 285 irritant de Scott 285 nitromuriatiq. 285 sinapisé 285 Pédiluves 280 ,285 Peganum 847 Pelargouium 541. Pelletiérine 558 981 Pélosine 296, 703 Pelotes de mer 1053 Peltigera canina 622 Peltodon radicans 703 Pendus (asphyxie) 1124 Penides 951 Penœa sarcocolla 868 Pensée sauvage 720 Penlachlor. d'antim.377 Pentaphyllum 782 Pentylène 255 Péoiilne 214 Pépites 685 Pepsine (ess. 721) 720 acidifiée 722 amylacée 722 extractive 721 liquide 721 médicinale 721 nutrimentive 722 officinale 721 végétale 346 Peptouate de fer animonique 722 de mercure 722 Peptone 722 mereurique 722 Percaline adhésive 937 Perce-feuille 322 Perce-mousse 336 muraille 703 pierre 420 Perchlorate de pot 371 Perchlorure d'antimoine 376 Perchlor.de formyle 373 Percolateur 129 Pereira, péréirine 703 Periclase 638 Periparoba 761 Periploca indica 857 mauritania 1213 secamone 874 Perlasse 313 Permangan. de pot. 641 de soude 642 Perles 337, 339 d'éther 337 de la noix de coco 400 Permentan 296 Peroxyd. V. Oxvdes. Peroxyde d'hydrog. 700 Perphosphate dcfer727 Perséite 618 Persels. (V. aux genres; ex., Persulfa- TES, Y. SCLFATES.) Persica vulgaris 720 Persicaires div. 722 Persicot 1341 Persil 393, 722 de bouc 312 faux 393 laiteux 880 de Macédoine 723 des marais 200, 880 des rochers 723 Persio 623 Persoonia loulouc. 337 Pervenches 723 Pesanteurs spécif. 46, 47 Pes cati 732 Pesequinus 582 Pèse-acides 4» Pèse-alcools 45; esp. 45 — Lejeune 233 essences 1185 étliers 45 liqueur div. 45 sels 45 sirops 43, 885 vin 1227 vinaigre 1234 Pesette 760 Pessaires emménag. 978 Pessaires méd. 977 Pesse 1005 Pétalite 695 Pétasite 1023 Pétinine 414 Petit argent 758 boucage 312 cardamome 345 chêne 541 chiendent 368 galanga 530 glouteron 615 grain 686 houx 526 muguet 268 pignon d'Inde 420,618 plantain 758 poivre 533 Petits-laits 723 Petit-lait (ess. 1203) 613, 723 acidulé 723 alumiueux 724 antiscorbutique 724 apéritif 724 carbonique 723 chalybé 724 Petit-lait émétisé 724 factice 723 gazeux 723 nitré 724 en poudre 723 purgatif 721 sinapisé 724 famariué 724 "vineux 724 de Weiss 490 , 724 Petite absinthe 194 bardane 615 bière 302 casse d'Amériq. 348 centaurée 356 chélidoine 522 ciguë 393 consoude 321 digitale 558 douve 838 éclaire 522 garance 269 joubarbe 606 mauve 648 ortie 689 passerage 703 pervenche 723 sanguinaire 864 sauge 868 valériane 1027 Pétréoline 308 Pétroles (ess. 1201) div. 305, 306 Pétroléine 235, 307 Pétrolèue 307 Petroleum 306 Petroselinum 722 Petun 671 Peucédan, peucé- , dane 255, 724 Peucédanine 724 Peucedauum div. 724 Peumus Boldus 311 Peupliers div. 724 Peziza auricula 687 Phallus impudicus 309 Pharni. de campag. 1372 — homœop. 1251-1261 légale 1054 normale 1368 portative 1372 vétérinaire 1237-1J51 Phaseolus 760 Phellandrie 724 Phellandrine 725 Phénacétine 725 Phénaméine 300 Phénate trinitrique 216 Phénates divers 215 Phène 298 Phénol 214 camphré 668 crésylique 403 sodique 215 Phénorésorcine 841 Phénylamine 299 Phényl-ammon. 299 Pbénylaniline 1137 Phénylhydrazine 260 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES. Physale 248 Physaline 248 Physalis alkekengi 248 Physalis pubescens 248 Physcia islandica 622 nivalis 622 Physeter macroc. 252, 309 Physostigma venen. 521 Physostigmine 522 Phvtelephas 673 Phytolaque- 673,732 Phytoméline 847 Picamare 552 Pichi 732 Picoline 414, 553 Picotiane 821 Picotin 554 Picrates divers 217 Picricomètre, Pi- cromètre 1136 Picroacouitine 225 Picroballotine 285 Picrœnaexcelsa 305,823 Picroglycion 434 Picrolichénine 622, 995 Picropodophyllin 759 Picrosclérotine 879 Picrotoxiue 412 Pièces de mon. aval. 1117 Pied d'alouette 941 de chat 732 de coq 838 de corbin 838 de corneille 541 de griffon 477 de lièvre 554 de lion 232 de loup 638 de milan 733 de poule 838 de veau 554 Pierre d'aigle 694 d'aimaut 228 d'alun 953 d'argent 697 d'Arménie 339 calaminaire 345 de carpe 339 à cautères 781 divine 732 d'écrevisses 339, 1052 étonnées 794 de fougère 747 hématite 694 infernale 272 à Jésus 954 de lynx 339 médicament. 732, 807 miraculeuse 732 ollaire 638 ophthalmique 732 ponce 780 de porc 339 de salut 733 à savon 871 spéculaire 954 styp. d'Hesselbach732 stypt de Knaup 807 Phényliaque 299 Pbéorétine 843 Philantr. muoph. 1336 Philippium 1286 Philonium roman. 469 Phlorétine 8(J9 Phloridziue(ess.l204)869 Phloroglucine-va- nillinu 1290 Phœuix dactylifera 427 farinifera 853 Phorm. tenax 363, 1302 Phoroglucine 609 Phosphate d'ammoniaque 725 de bismuth 725 du blé 517 dechaux(ess.l205) 725 , 726 — acide 727 — bibasique 726 — bicalcique 726 — gélatineux 726 — hydraté 726 — monocalciquc 726 — monobasique 727 — neutre 726 — calciq. des os 726 de fer 727 — officinal 727 — citro-magn. 728 fcrroso-ferrique 727 de magnésie 728 — et de fer 728 de manganèse 728 de mercure 728 de quinine 729 desoude(ess.l20t )729 — et d'ammon. 729 de zinc 730 Phosphomolybdate de soude 1098 Phosphore 730 amorphe 731 eu poudre 731 rouge 731 Phosphorite 725 Phosphure de calcium 731 de chaux 731 de zinc 731 Photogène 307 Photographie 1317 Photohthographie 1319 Photophore 732 Phtarmique 656 (médic.) 156 Phtore 211 Phu 1027 Phycie, phycite 528 Phycotis fœn. 253 ajowan 253 Phyllantus emblica 667 Phyllobates bicolor 1051 Phylloxéra vasta- trix 971 Phyllygénine 732 Phyllyrée 732 Phyllyrine 732 1569 Pierre de touche 1306 urinaires 1299 de la vessie 1299 de vin 985 vulnéraire 733 Pierres hydrofuges 1336 Pigamon 733 Pigmeutuni indic. 583 urucu 845 Pigna 1302 Pignerole 366 Pignon des Barbades 648 don? 866 d'Inde (gros) 648 — (petit) 648 Pila marina 1053 PiledeSmiths. 1102 Piligan 638 Piliganine 638 Pilingre 722 Pilocarpine 275, 604 Pilocarpus pinnat. 604 Piloselle 733 Pilules (ess. 1205) 733 argentées 734 dragéifiées 735 gélatinisées 337, 735 kératinisées 735 toluisées 748 d'acét. de niorpb.736 — de plomb 736 d'acide phénique 736 — phosphoriq. 736 d'aconit de Biett 736 — mère, de Double 736 d'aconitine 736 adouc. de Mesué 745 alcal. myrrbo-ell. 755 algériennes 647, 736 d'aloès et de col. 736 — et de fer 737 — et de g. gutte 737 — martiale»" 737 — et de myrrhe 736, 754 — myrrho-safr. 754 — et de quina 737 — et de savon 736 aloétiqnes 736 — composées 737 — camBogiéea 737 — fétides 741 — rhéo-agar. 737 — — savon. 739 — scamm. col. 743 altérantes comp. 753 — Pluinmer 753 alun. d'Helvétius 737 d'amandes amer. 737 amer, et cathartiq. 741 amères de G ail 737 américaines 737 d'Anderson 737 angéliques 737 anodines 745 ante cibum 737 anthelm. purg. 737 — Bories 737 1570 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Pilules anthemint. Pilules d'opop. Bremser 738 comp. 739 — Chaussier 737 asiatiques 740 antiarth. de Gall 738 astring. Capuron 740 — de Graeffe 738 — Cavarra 740 — de V. d'Azyr 738 — Quarin 740 antiastlimatiq ues 738 — Récamier 740 — Quarin 744 — de Ste-Marie 741 anlibil. Barelay 738 — toniques 740 — de Dixon 738 d'atropine 741 — d'Harvey 737 aurifères 743 antiblerm. Most 738 balsamiq. Delioux 74 anticatarrh. Petil 738 — de Morton 741 — Trousseau 738 — de Stahl 741 tmtich. Debreyne 738 de Barberousse 750 — Rasori 738 de Barbier 737 antidartreuses 753 de Barton 741 antidiarrhéiques 738 de baume du Caantidys. Boudin 738 nada 741 — Segond 738 de belladone 741 antiépileptiq. 751 de Belloste 750 — cuiv. 745 bénites, de Fuller 74 — Leuret 738 au beurre de cac. 741 — Podreeca 738 — iodo-ferré 741 . antigast. Corput 738 de Blancard 748 — Trousseau 738 bleues (eœrulea;) 750 antigonor. Berton 73 — allemandes 743 antigoutteuses 738 de bol d'Arm. 311 — Becquerel 738 de Bontius 748 — Halford 739 de bromure de fer 741 — Henrotay 739 au bromure de — Lartigues 738 plomb 741 — Laville 470 de brucine 741 — Lemazurier 738 calmantes 752 — Scudamore 739 — de Bell 741 antihémoptoïques 739 — de Davaine 746 antiherp. Kunckel 739 camp. op. Ricord 742 antihystériq. 739 de calomel 741 — de Selle 739 — comp. 741 antiictér. Buchan 739 — et jal. sav. 742 — de Cœroly 739 — et souf. doré 753 — de Storck 739 de Camboge 737 antilaiteuses 739 de capsiq. ferrug. 742 antimoniales 739 de carbon. d'am. 742 — merc.deCheyn 3 739 — de fer 742 antinévralgiq. 739 aux carb. ferr. et — Sandras 739 mang. 742 — Trousseau 739 — ferro-mang. 742 antiplithisiques 736 catholiques 736 — Latour 739 chalybées 742 antiscrofuleuses 739 de chlorhydrate de morphine — Bailly 739 742 — Baudelocque 739 — de propylam. 742 — Saunders 740 chloroargeutiq. 742 — Thomson 740 chloromercuriq. 742 antispasmodiq. 740 chloroplatiniq. 742 — Piderit 739 chloroplombiq. 742 antisyphilit. 745 de chlorure ferr. 743 — Cullerier 754 dechl. d'oretsod 743 apéritives 737 de Chrestien 743 arabiques 740 cicutées 391 d'arenaria r. 262 de ciguë 743 arméniennes 740 de cinnabre 743 d'arséniate de fer 740 de citrate de fer 733 — Yignard 740 de Clérambourg 737 arsenic. Bazin 740 cochées 736 arsenic. Boudin 740 — mineures 743 arsenic, comp. 740 de codéine 743, 755 d'asa fœtida el colchitiques 743 Pilules de coloquint. comp. 736 c. la bronchite chronique 743 c. le cancer 743 'c. cat.vésie.Gall 743 e. la chlorose, Cho- mel 743 — Delioux 743 — Marshall 743 c. la constipation, Macario 743 — Trousseau 743 c. le diabète 743 c. l'épil., Forget 744 c. la gon., Deferm. 744 c. l'hydrothorax, Dupuis 744 c. l'incontin. d'urine, Ribes 744 c. la migraine 744 c.la pierre 750 c. la polyblennie 744 c. la spermatorrh. 744 c. les tumeurs bl. 744 de Cooper 744 de copahu 744 — cub. ettér. fer. 744 — cub. et téréb. Puche 744 — au goudron 744 — au matico 744 — peps. et bism. 744 — de Righini 744 de Cronier 749 de croton-tiglium 744 de cubèbe 744 de cuivre ammon. 745 cuivreuses 745 de cyan. de fer, comp. de Jolly 745 — de mère. op. de Parent 745 — pot. de Bailly 745 de cynoglosse 745 de Dehaut 737 dépurât, de Du- chesne-Dupare 745 — de Marletta 745 de deutochlomre de mercure 750 dialytiques 745 de digitaline 435 — composées 745 diur. de Cruveil. 745 — de Debreyne 745 — hydragogues 745 de Duchesne 737 de Dupuytren 745 Ecossaises 737 ecphractiques 741 d'émétique 746 emménagog. 745, 737 — sabinées 740 — de Sichel 740 d'erg, de Bonjean 746 d'étain, Swédiaur 746 éthiopiques 746 expector. Corput. 752 Pilules d'extr. d'arenaria rub. 262 d'extait de foie de morue 568 — de noix de cyprès 746 -------vomiq.Dun- can 746 — Fouquier 746 — d'olivier 746 — d'opium et de belladone 746 de famille 736 fébrif. de Desbois 746 — de Laënnec 746 — de .Marc 746 — de Meitzinger 746 — de Sachs " 746 de fer aloétiques 737 de fer et myrrhe 747 ferrugineuses 746 — d'Andral 746 — de Blaud 746 — de Guéneaude Mussy 747 — de Yallet 742 de foie de morue 568 fondantes 739 — de Burdach 747 — Danoises 747 de Fothergill 747 de fougère 747 de Francfort 737 de Franck 747 de galban. comp. 739 gélatinisées 337, 735 au gluten 754 de gom. am. sav. 747 —r gutte comp. 747 de goudron 744, 747 gourmandes 737 de Griffitb 747 de Habnemann 750 de Holloway 747 de Hufeland 750 d'huile de croton 744 — essent. de thym 747 hydragogues 747 — Bontius 748 — Spielmann 747 hydrargyr. Lepetit 748 immortelles 748 impériales 748 incis. expector. 748 d'iodhyd. Puche 748 iodo-argentiq. 748 d'iodo-chlor.merc.749 d'iodoforme 748 d'iod. arg. Pat- terson 748 — arsen. Thoms. 748 — de chlor. mer- cureux 749 — deferdeBlanc.748 -------Denique 749 -------Dupasquier 749 -------et quin. 749 — ferro-mang. 749 — de mang. 749 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Pilules d'iod. (proto) de mercure 749 — (bi) de merc. 749 — dernerc, Biett749 -------Ricord 749 -------op., Ricord 749 — de plomb 750 — de potassium 750 — de soufre 750 d'ipéca comp. 730 — et d'opium 750 de jusq.et dévaler. comp. 750 de Kopp 754 de lact. de fer 750 de lactucarium 750 de Laudolfl 354 de Lartigues 402, 738 laxatives 750 de Lemort 747 de Lockier 967 de longue vie 478, 737 lunaires 751 deM me Crespiguy 737 de M"" Stephens 750 maj.d'Holîm.750, 754 mart. deSydenb. 750 de Matico 750 de Méglin 75o de mercure 750 — albuminé 750 — animalisé 730 — doux 741 -------et jalap 742 — et de fiel deb. 436 — cicutées 751 — gaïacées 743 — de Habnemann750 — de Lagneau 751 — Moseati 7S1 — opiacées 745 — purgatives 750 — savon. "42, 731 — scamm. aloét. 750 — Sédillot 751 — simples 750 — suif, antimon. 746 mineures 751 de Morison 751 de Mondière 744 de monésia 751 niusq. de Hunter 731 napolitaines 750 — Martin-Solon 751 narcot.de Bartbez 751 de népenthès op. 743 de nitr. d'argent 751 — Cbarcot 751 — comp. 751 — et de phosphore 752 — Socquet 751 — Trousseau 751 -*A. Vée 751 nitrées camph. 752 d'Obrien 744 d'oug. merc. 751 d'opium 752 — arom. 752 — balsain. 752 Pilules d'opium camph. 752 — comp. 745,752 — glycyrrhizées 752 op.myrrho-cynog. 745 d'opopan. comp. 739 orientales 752 d'oxyde d'argent 752 — d'or 743 d'oxyiod.d'antim. 752 panchymag. 736, 743 pectorales 752 de perchl. de fer 752 perpétuelles 259 de Peter 752 de phellaudrie 752 phéniquées 752 de phosph. de fer citro-magn. 752 au phosphore 752 phosphorées 752 de phosphure de zinc 753 physagogues 752 de pipérme 755 de Plummer 753 — comp. 753 de podophylline, Blondeau 753 — Corput 753 pour la nuit 745 de protocarbon. de fer 742 de protochlor. de fer 743 de protochlor. de mercure, 741 — et de souf. doré 753 purgatives 742 — Chassaigne 753 — Dehaen 753 — de la Horse 753 — à la résine dejal. 753 — vermifuges 753 de quinium 825 de quiuq. antim. 753 de Renou de Renaudot de rhubarbe — comp. — et de fer 750 750 753 753 753 753 753 742 743 — maguesiees — savonneuses de Rittman rouges de Rudius 743, 736 de Rufus 734 de savon simples 754 — nitrées 754 — composées 742 scam. colocynth. 736, 743 de scam. comp. 754 de scille am. 754 — amm. sav. 754 — comp. 754 — et d'ipéca 750 sédatives 754 de seigle ergoté 734 Pilules de soufre doré mercur. 753 spé cif.de Conrad 754 de Speedimann 754 stimul. de Swéd. 754 stomachiques 737 — de Delacroix 737 — Parmentier 754 de storax 752 — opiacées 752 de strychnine 754 de styrax 754 de sublimé 754 sudorifiques 754 Suédoises 754 de sulf.ac.de quin. 755 — de quinine 755 de suif, demorpb.755 de sulfure de merc.74 3 — de potasse 755 sulfuro-alcalines 755 de Tanjore 740 de tannin 755 tart. de Schrœder756 de tartrate fer- rico-pot. 755 de tartre stibié 746 tempérantes 752 de térébenthine, 755 du Codex 744 — Fauré 755 de téréb. cuite 755 thébaîques 752 de thridace 755 toni-purgativ. 754,733 toniq. anti-spasm. 755 — Formey 755 — de Bâcher 755 — de Moscou 755 des trois extraits 755 universelles 736 de valér. de zinc 736 de Vallet 742 Vaticanes 756 de Vaume 436 de vératrine 736 vermifuges 756 — av. éc. de greu. 730 — av. la foug. 756 — de Peschier 756 — stanniques 756 vespérides ind. 737 de vie 756 de Vienne 748 Pilules (vêt.) 1243, 42*6 Pilulier . 734 Piméléine 308 Piment des Anglais 756 de Cayenne 756 d'eau 722 enragé 756 Jamaïq.(ess. 1205) 756 des jardins rouge royal Ta'bago Pimpinella anisum 756 756 757 756 757 257 312 1571 Pimpinella saxifr. 312 Pimprenelle div. 757 Pince de Mohr 218 Ping-war-har-jamby 762 Pinna 1332 Pine, Pinus div. 552, 866,947,1002 Piper angustifolium 761 anisatum 420 bétel 761 caudatum 420 cubeba 420 elongatum 647 longum 761 methysticum 604,761 nigrum 764 oethiopieum 757 parthenium 761 reticulatum 604 Pipérin ou Pipérine 761 Pipéroide de ging. 541 Pipette 579 Piqûres d'anim. ve- nim. 1122 Pisalphalte 306 Piscidia erythrina 757 Piscidie 757 Piscidine 757 Pissa 552 Pissat de Blaireau 349 Piss-bols (vêt.) 1246 Pisselœou 1005 Pissenlit 757 Pisse-sang 528 Pistaches 758 de terre 565, 758 Pistacia lentiscus 646 terebinthus 347, 1001 vera 738 Pistation 127 Pistolet 223 Pisum sativam 760 Pita, pitte 227, 1302 Pitchéré 437 Pitchery 437 Pitoxine 829 Pittacale 552 Pituri 437 Piturine 437 Pivoine 758 Pix abietina 1005 alba s. arida 1005 atra 1005 burgundica 1005 grseca 1004 liquida 552 nigra 1005 résina 1005 sicca 1005 Plan d'une pharm. 1370 Plautago div. 663, 758, 864 Plantain div. 758 des Alpes 264 d'eau 758 des sables 758 Plantes, classificat. 86-124 aromatiques 490 1572 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. I Plantes carnivores 841 Pois narcotiques 760 Polyporus oflicin. 226 nitreuses 216 d'oranges 686 Polysulfure d'hydr 931 Plaques métalliques 228 de terre 565 de potassium 974 Plaquemiiners 311 velus 760 Polytric div. 335 Plasma 1288 de Wislin 760 Pomatum, Poinata 762 Platinage galvan. 1316 Poison p.mouches i Pommades (ess. 1200) — des glaces 1349 punaises 1336 676 702 — par immers. 1326 spécif. p. cuirs 1330 àl'ac. chrysoph. 262 Platine 738 végétal 1051 à l'ac. salicyliq. 778 Plâtrage des vins Poisons 163, 1-091 d'aconit 763 1033, 1227 div. pour les an. d'aconitine 763 Plâtre 954 maux 1336 d'Albano 728 Plâtre aluné, durci 1333 indiens 1050 alcaline de Biett 763 Plâtre coalté 811 organiques (mé - — composée 763 Pleurs de la vigne 1033 tbodederecb.)1097 — de Devergie 703 Plocaria div. 527 Poivre (ess. 1205) 760 d'aloèa 763 Plomb (ess. 1205) 759 anglais 761 ammoniacale 771 brûlé 696 blanc 760 d'anthrakokali, carbonate 342 de Cayenne 750 Gilbert 763 cendré 303 d'eau 722 anticroupale 778 corné 385 enivrant 761 antidartreuse 763 laminé 759 d'Espagne 756 antihémorrhoïd. 763 d'oeuvre 759 d'Ethiopie 757 — à la chaux 763 pauvre 759 de Guinée 756 — Boyer 703 îles vidangeurs 218 d'Inde 756 — au liège 763 Plombage par ira de la Jamaïque 756 — Valiez 763 mers. 1349 long 760 — de Ware 763 Plonibagin 428 de moine 533 antiherpét. Biett 764 Plombagine 363, 303 des murailles 606 — Cullerier 7C4 Plombâtes 759 noir 760 — Dupuytren 764 Plombiérine 451 petit 533 — Fontaine 764 Plombitea 307 759 à queue 420 — Gibert 764 Pluuibago div. 363 ,428 sauvage 533 — Lassaigne 763 Plumbum 759 de singe 73'i — Ricord 764 Plumbum aceticum 198 de Turquie 756 antinév. Bourdon 764 carbonicum 342 Poivrette 671 — Debreyne 704 nigrum 365 Poix blanche 1005 — Florent 764 oxydât, rubrum 697 de Bourgogne 1005 antiophtbalmique 764 Pneumus boldo 311 émétisée 484 — des hôpitaux Poaya, Poayeros 601 jaune 945 Allemands 76 i Podophylle 759 liquide 552 — Pelletan 777 Podophyllin ou Po- minérale 306 — St-André de dophylline 759 navale 1005 Bordeaux 764 Podophyllotoxine 759 noire 1005 antipériodique 764 Podopbyllum pel- résine 1005 antiprurigineuse 764 tatum 759 scoriacée 306 antipsoriq. 764 Pœonia 753 Pplarimètre 1195 — anglaise 764 Pogostemon patch. 715 Policuivre 1325 — Bailey 764 Poids des gouttes 192 Polinm 541 — Bajard 765 Poids et mesures 33-44 Polychrestes (ho- — Helmerich 764 Point d'ébullit. des mœop.) 1260 — de Jaser 764 corps 48 Polyehroïte 434*, 85 3 — de Jlélier 764 de fusion 48 1196 — Mitau 765 Pointes d'asperges 268 Polygales div. 761 — Pringle 764 Poire d'avocat 617 Polygaline 762 — Willan 765 Poiree 368 P< ilygonum'avicul. 839 antirhumatis. 765 Poirés iodés 591 bistorta 305 antiscrofuleuse 765 Poirier de montahydropiper 722 arom. Cazenave 765 gne 829 persicaria 722 arsenicale 765 Pois à caut. (ess.l2C 3) tinctorium 583 d'arsen. de soude 765 603 760 Polynemus 535 astringente 765 — élastiques 760 Polypode div. 762 d'atropine 765 chicbes 760 Polypodium 762 d'Autenrieth 779 commua 760 barometz 762 à l'azot. d'arg. 765 Frigerio 700 calaguala 326 — de merc. 775 à gratter 760 iilix mas 523 azotique ' 765 Leperdriel 760 Polypore 226 de Banver 765 de merveule 760 Polyporus igniarius 226 de Barèges 765 mungo 760 fomentarius 226 de belladone 763, 765 Pommade bellado- née 769 de borax 765 de Bordeaux 764,776 de Boucheron p. les cheveux 770 de b. de peupl. 766 — comp. 776 de brom. bromure 766 bromurée 766 calmante 724 — de Pott 766 de calomélas 766 — camphr. 766 camphrée 766 — de Raspail 766 de cantharidine 766 de carb. de plomb 766 — de pot. et chaux 763 cathérétiq. (vêt.) 1251 caust. de Baumes 766 de céruse 766 au charbon 766 de chaux opiacée 763 au chloral 766 au chloroforme 766 — et au cyan. de potassium 766 au chloroiod. mer. 766 chloromercuriq. 766 chloroplatinique 766 chloroplombique 767 de eblor. d'argent 767 — de chaux 767 au chlorure d'or 767 de chlor. d'or et de sodium 767 chrvsochrôme 773 de eiguë 763, 767 de Cirillo 707 au citr. de quin. 767 citrine 767 de la comtesse 765 aux concombres 767 c. l'alopécie, Hardy768 — Schneider 768 — Stéege 768 c. l'amaur., Sichel769 c. la calvitie 768 c. la chute des cheveux 768 c. les engelures 769 — aux oreilles 769 c. l'eczéma 769 c. l'esthiomène 769 c. la gale 764 c. les gerçures, Cruveilhiér 769 — Bertet 769 c. l'otorrh., Me- nière 769 c. la photophobie 769 c. les poux 709, 777 c. le pytiriasis 769 c. la sciatique 778 — Oppolzer 778 c. les taches 769 c. la teigne 769, 779 — Biett 769 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIERES. Pommade contre la teigne, Bories 769 — Cazenave 769 — Mahon 769,814 — Michel 769 — Petel 769 — Pinel 769 — Sydenham 814 cosmét. de Lange 769 en crème pour le teint 770 créosotée 770 p. faire croître les cheveux 770 au cyan. d'argent 770 — de merc. 770 — de potassium 770 désinfect.deRust 678 dessiccative 770 de deutox. merc. camph. 770 de digitale 763 diurétique 770 divine 766 de Dupuytren 768 d'elléhore noir 770 d'émétique 779 épispat. angl. 770 — de Caen 771 — au garou 770 — de Grandjean 771 — jaune 770 — de Rizet 771 — ve'gét. Buchner770 — verte 771 à l'éther chlorhyd. chloré 766 excitante 773 exutoire 770 fébrifuge 771 à lafleur d'oranger 778 fondante de Fournier de Giacomini de Goa de Gondret de goudron — camph. — d'Emery — de N. Guillot — soufrée grise d'Helmérich d'huile 08 Rotules 704 Rouge anglais 692, 1336 d'Angleterre 692 d'aniline 300 de chinova 829 de chrome 388 cinchonique 830 de fougère 525 indien 864 kramérique 834 liquide 1341 de montagne 694 de Prusse 692, 1336 végétal 978 Rouille 692 Roure 975 Rubéfiant de Liebig 999 Rubéfiants (médic.) 159 Rubia cynanchica 269 manjista 531 tinctorum 531 Rubiane 531 Rubidine S53 Rubidium 1286 Rubigo 692 Rubine 300 d'antimoine 967 impériale 1216 Rubiole 269 Rubis 690 Rubis d'arsenic 969 Rubrésérine 489 Rubus div. 845 Rue 847 de chèvre 531 des jardins 847 des murailles 336 des prés 733 sauvage 847 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Ruizia fragrans 311 Rumex div. 719 acetosa 248, 689 alpinus 843 aquaticus 719 patientia 719 sanguineus 719 Rumicine 719, 843 Rumphii 854 Ruscus div. 526 Rusma des Turcs 429 Ruta graveolens 847 Rutiline 869 Rutine 847 Sabadille 360 Sabadillin 1029 Sabadilline 361, 1029 Sabatrine 361 Sabbatia angularis 357 Sabine 848 Sables bitumin. div. 306 Sablier 847 Sabline 262 Sabot d'élan 414 Saccharates 949 de chaux 949, 1235 de chlor. de sod. 949 de fer 658, 951 Saccharhydrolés 884 Saccharimètre 1195,129 5 Saccharine 848 Saccharins (médic.) 154 Saccharo-alcoolés 1337 — condit de iuj. 717 — kali, Blondeau 811 Saccharolés liquid. 649, 884 mous 409, 466 pulvér. 848 solides 701 alimentaire 517 d'alun 849 d'amand.ouamyg.849 de carragaheen 849 de citrate de fer 849 de coq. d'huîtres 850 de corne de cerf 850 de cubèbe 850 de digit. fraîche 851 d'ergot 879 d'essence de téréb.850 gommo-cireux 850 de goudron 553, 850 d'hippocolle 850 de jalap composé 850 de lichen 850 de limaçons 850 — Figuier 850 de magnésie 851 de mousse de Corse851 oléuliques 848 d'or 851 de plantes fraîches851 de vanille 851 vermifuge merc. 851 Saccharose 948 Saccharum lactis 613 officinale 950 tostum 949 Saccharures avec les teintures 851 av. les plantes fr. 851 d'aconit 851 amygdalin 849 de belladone 851 de cannelle 851 de carbon. de fer 340 de carragaheen 849 de caséine 849 de castoréum 851 de cigué 851 de citr. de fer et de magnésie 852 decolchi'q. (bulb.)851 de corne de cerf 850 de cubèbe de digitale d'escargots de girofle d'hippocolle d'ipécacuanha de jalap de j'usquiame de lichen de lupulin de macis de muscades de myrrhe de protocarbon. de fer de quinquina de raifort de rhubarbe de rue de sabine de safran de scille de seigle ergoté de stramoine de tolu de vanille Sachets antirhumatism. antistrumeux de Bellanger de Duchâtel de Guichard d'iodoi'orme iod. de Breslau de Morand 850 851 850 851 8,50 851 851 851 850 852 851 85! 851 340 851 833 851 851 851 851 851 851 851 851 851 852 852 852 852 852 852 592 852 152 parfumés divers 1341 résolutif ammon. 852 — de Corput 852 — de Tanchou 852 stomachiques 853 c. les ulcérations du col utérin 853 Safran (ess.l212)div. 853 bâtard 347,400 d'Allemagne 347 des Indes 422 marron - 846 de mars apéritif 6S2 — astringent 692 Safran de mars Lèmery 694 — à la rosée 694 des métaux 969 des prés 400 de Vénus 692 Safranum 347 Safre 692 Safrène, Safrol 868 Sagapenum 853 Sagesse des chirurg. 669 Sagou 518,854 Sagus div. 400, 854 Sainbois 426 Saindoux 557 Sal ammon. mart. 381 auri philosophie. 960 cinerum clavellat. 343 énixum 960 martis mur. 379 schlippianum 969 (V. aussi Sels.) Salces 306 Salep, salap 687 des Indes occid. 264 Salicaire 834 Salicine 869 Salicone 214 Salicornes 368 Salicornia div. 334, 368 Salicylate d'atrop. 855 de bismuth 855 d'ésérine 855 de fer 855 de lithine 854 magnésie 854 d'oxyde de mé- thyle 702 de pilocarpine 275 de potasse 702 — de quinine bas. 854 — — neutre 855 — de soude 854 — de zinc 855 Salicylitedepotassel024 de soude 1024 Salinaphtol 855 Salins (méd.) 135, 156, 157 Salirétine Salivaire Salive, rech. Salix alba Salol Salpêtre du Chili cru de houssage des mers du Sud du Pérou Salsepar. div. d'Allemagne Bristol Salseparine Salsifis Salsola Salvia div. Sambucus ebulus 869 822 1290 869 855 276 277 276 276 277 277 855, 856 612 857 856 877 345 868 1052 978 i TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Samolus 757 Sampsucus 645 Sandal rouge 865 Sandaracha 837,909 Sandaraque 857 Sang, recherch. 1287 Sang-dragon (essai 1212) 857 Sangsues div. 857 niécaniq. 863 Sanguenitte 194 Sanguinaire 864 Sanguinaria 864 Sanguinarin 864 Sanguinarine 864 Sanguine 694 Sanguisorbe 737 Sanguisuga 857 Sanicle 864 Sanicula europaea 864 Santaléine 865 Santalin, santaline 865 Santalum div. 865 Santaux 864 Santolina chamœe. 865 Santoline 865 Santonates 865 Santonieuni, santo- nique 194, 863, 881 Santonin 865 Santoniue (ess. 1213) 865 marine 866 Saoria 417 Sapa 502, 1033 Saphir 690 Sapindus 867 Sapinette 304 Sapins div. 866 Sapium aucup. 673 Sapo 871, 873 Saponaire 867 d'Orient ou d'Egjpte 867 Saponaria offlcin. 807 Saponé de camphre, de Béral 871 d'hydriod. de pot.872 d'iod. de pot. au sav. d'h. def.de morue 872 Saponés div. 869, 870 Saponiiication 869 globulaire 869 sulmrique 869 Saponine 646, 867 à gants 1342 Saponite 871 Saponule ammoniacale de Steers 293 de camphre 294, 650 Saponulés 870 Saponures 870 de ciguë, de Béral 872 de pyroléule de succin 873 de sabine 873 de térébenthine 873 Sarcocolle 868 Sarcocolline 868 8:i2 528 366 Sarcocephalus culentus Sargassum Sarracenia 847, Sarracénie Sarracénine Sarrète Sarriette Sassafras div. 868 Satureia hortensis 868 Saturne 139 Satyrion 687 Sauges div. 868 de Jérusalem 821 Saule 869 Saumure 1309 Sauve-vie 336 Savignon 414 Savinier 847 Savons div. (ess. 1213) 869 acétiq. camphré 290 acide d'Achard 678 d'alcaloïdes 871 d'Alicante 870 ammoniacal 627 — camphré 293 amygdalin 871 animal 873 — aromat. 871 antimonial 873 antiphlogistique 630 arsenic, de Bécœur 872,1311 arthritiq. de Pott 629 de Barèges 872 de belladone 872 blanc de Marseille 870 bleu 870 des bottiers 978 de cacao 872 calcaire 627 — à l'huile de foie de morue 872 camphré 872 — de ladv Derby 872 de Castiile 870 de ciguë 872 de cire 870, 1341 de cuivre 870 de Drapier 1342 d'Espagne 870 de 1er 870 de gaïac 872 de g. ammoniaq. 872 — gutte 872 de graisse de porc 873 — de veau 873 d'h. de croton 872 d'h. de f.de morue 8 i2 — ioduré 872 d'huiles volatiles 873 hydrofuge 870,1359 d'iod. de potass. 872 ioduré 872 de jalap 872 marbre 870 médicinal 871 mercuriel 872 Savon mercuriel Hébert 872 — ammoniac. 629 métalliques 870 de moelle de bœuf 873 de Naples 873 noir 870 de plomb 470 prophvl., Pfeiffer 873 de résine 839, 870 résolutif — c.lesengel. de sabine de scammonée sodaïque de soude soufré de Lugol de Starkey stibié de stramoine 630 873 873 872 871 1290 873 869,873 873 872 succiné 294, 873 sulfur. de Franck 873 detérébenth. 873 — Béral 873 Jo unlette 870, 874 — à laglyc. et au b. de cacao végétal de Venise des verriers vert de Windsor Savonnière Savonules Saxifrage marin Scabieuse div. Scabiosa div. Scammonées div. 874 816 870 695 870 870 867 869 874 420 874 874 ess. 1213) d'Allemagne d'Amérique de Bourbon en coquilles en galettes de Montpellier de Smyrne Scammonine 74, 875 1213 1213 1213 874 874 874 874 873 Scandix eerefolium 360 Scaphium scaphig. 979 Scarabée 332 Scarole 368 Sceau de N.-Dame 980 d'or 581 de Salomon 876 Scepticisme thérap. 180 Schistes bitumin. div. 306 Schœnanthe 876 Srhn'iioj.aulonoffic.360 Science des chirurg.669 Scille maritime div. 876 Scilline 877 Scillitine 231, 877 Sclarée 868 Scléromucine 879 Sclerotium clavus 878 Scolopendre 877 Scoparine 539 1581 Scopoléine 297 Scopolia japonica 297 Scordium 541 Scories d'antim. 967 Scorodosma fœtid.1006 Scorsonères 877 Scrofulaires 877 Scrofularia minor 522 Scrofuline 878 Scrotum de chien 687 Scubac 1340 Scutellaire 878 Seutellarià div. 878 Scutellarine 878 Scyphophorus pyx. 622 Sébestier 666 Sébilation, sébou- lation 797 Sébum ovillum 557 Secale céréale 878 clavatum 878 cornutum 878 Se câline 879 Séchoir à air chaud 146 Secours aux asphyxiés 1123 Secours d'urgence 1371 Section 127 Sédatifs (médic.) 158 Sédhiientsderurinel296 Sedon 606 Sedum div. 606 Seiche ou sèche 878 Seigle 878 Seigle ergoté (ess. 1213) 878 noir 878 Sels 880 d'absinthe 194 acéteux 196 acéteux merc. 198 admirable 962 admirable perlé 729 alembroth 383 alexitère 202 d'algues 345 d'ambre 218 amer 938 ammoniac 376 aminon. mart. 381 ainmon. nitreux. 271 anglais 338, 958 d'Angleterre 338,880 arméniac 381 arsen. de Macq. 265 de Barnit 982 de benjoin 205 de Berthollet 371 de Boutigny 382, 597 de Garlsbad 880 cathartiq. 958,962 — perlé 729 de Chelteuham 808 de Chrestien 384 commun 385 de cuisine 385 désopilant 880 — d'Audin-R. 880 à détacher 689 I 1 1582 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Sel digestif de Syl- Sel volatil aromaSérum 723 vius 385 tique de Sylv. 880 Sésame 883 — de Vichy 344 — de c. de cerf. 414 Séséli div. 883 duobus 959 — de succin 218, 947 de montagne 616 d'Egra 958 — de tartre 41 i Sesqui-oxyde, v. Ox. d'Epsom 958 — de l'urine 414 Sesqui-sels, v. leurs d'Epsom de Lorde Westendorf 202 genres. raine 962 Sélagine, selago 638 Sève de pin 866 essent. de citron 880 Sélénite 954 Sherry 1038 — de La Garaye 511 Selin des marais 880 Sialagogues (médi— de succin 218 Selinuin palustre 880 caments) 157 — de tartre 221 Semecarpus anacar- Siccatif brillant 1345 essentiels 506 dium 195 Sief album 808 d'étain 379 Senien agni-casti 533 des Arabes 1021 fébrif. de Sylv. 385 Semen-c. div. (ess. Siegesbeckia 1030 de Fordos et Gélis 965 1214) 881 Sigillum Salom. 876 fusible de l'urine 960 Semen couvert 436,88) Signature (thérade gabelle 385 Semence sainte 881 peutique) 141 gemme 385 Semences carm. 491 Signes abréviatifs des de Glauber 9 .2 chaudes min. 347 mes. anglaises. 190 granulé efferves. 397 froides min. 820 alchimiques 189 434 Pour les autres, V. botaniques, zool. 190 de Grégory 400, 661 à leurs noms spéc. * delà mort 1125 de Guindre 880 Semencine 881 posologiques 192 indien 948, 950 Semi-homo 641 Siler montanuin 616 de lait 613 Séminoïdes 254 Silène behen 942 lixiviels div. 343 Semoules indigènes 518 macrosolen 417 marin 385 de protéine 230 Silicudes 350, 782 — barotique 377 Sempervivum tec- Silicate de magnésie 978 — décrépite 886 torum 606 de plomb 1359 de mars 957 Séné div. (ess. de potasse (ess. martial de Lagré- 1214) 881,882 1214) 782 sie 951 indigène 278 — chirurg. 782 microcosmique 960 mondé 882 de soude 782, 1359 narcotique de des prés 558 Silicatisation 782, 1363 Homberg 206 Senebiera 414 Siliqua hirsuta 760 natif de l'urine 960 Sénéca, sénéka 761 Silphium 1006 de nitre 276 Senecio div. 883 Silurus felis 533 — fixé p. le charb. 343 Séneçon 883 Simaba cedron 356 d'oseille 248, 689 Senega • 761 waldivia 356 de Pennés 282 Sénégine, séné- Simarouba, sima- de Perse 311 guine 762 ruba 883 de phosphore 729 Sénégrain 519 Similor 421 poignant 202 Sénevé 663 Sinalbine 663 polychreste 959, 987 de Preston 338 Senuacrine 882 Siuapis div. 662, 660 Sennacrol 882 Sinapine 663 de Prunelle 277 Sennapicrine 882 Sinapisme 349, 352 de Rivière 957 Sennarétine 8S2 Boggio 352 de la Rochelle 987 Sépia 878 en feuilles 352 de la sagesse 383 Sepia officinalis 878 à la glycérine 352 de saturne 198 Sépirine 296 Lebaigue 353 de Schlippe 969 Septum 1284 Sinapisme plastique 352 de la science 383 Sequamelt 227 portatif 662 secret, de Glaub. 933 Serène 613 Rieollot 352 sédatif de Homb- Sericum anglicum 937 Shicaline 663 berg 206 Serine 229 Sinodendrum pusil- de Sedlitz 938 Seringue 618 lum 843 de Seidchutz 958 Seringueàinjection 583 Sipeeri 296 de Seignette 987 Serpent indien 975 Siphonia cahuchu 334 de soude 344 de Pharaon 975 Sirops (ess. 1217) 884 de Switon 880 Serpentaire (ess. d'absinthe 890 de tartre 343 1214) 883 d'acétate de fer 887 de Tisy 329 noire 22fi — de magn. 887 végétal 985 rouge 305 — de morphine 891 de verre 960 Serpentaria phylla 226 d'ache 899 de Vichy 344 Serpentarine 883 d'acide azotique 887 de vinaigre 202 Serpentine 525, 638 — camph. 887 vitrifiable 311 Serpolet 883 — chlorh. 887 volât. d'Angl. 338, 880 Serratula div. 366 — citrique 888 Acide cyanhyd. (ess. 1218) 887 — phosphor. 888 — sulhmque 888 ------- alcool. 888 — tartrique 888 d'aconit 888 — Ferrand 888 d'acore 906 d'affium 905 d'airelle 893 — comp. 910 d'ail 888 albumineux 904 alcalin 888 alcalin, Bazin 888 d'alcoolatures 890 alexandrin 896 d'alleluia 897 d'amandes 905 — gom. van. 910 ammoniacal 888 dammoniaq. 888 — comp. 915 amygdalin 905 d'ananas 893 d'anémone 888 d'anis 896 antiarthritique 910, 922 antiasthmatiq. 897 — Debreyne 910 anticat. Mouchon 910 antidartreux 910 antigoutteux 911 — de Boubée 911 antiherpét. de Du- chesne-Duparc 911 antinerveux, Le- hrou 913 antiphlogistique de Briant 911 antirachitique de Vanier 911 antiscorbut, (ess. 1214) 919 — à froid 919 — de Portai 920 antiscroful. 911 — Goliin 911 — Verneuil 911 antispasmodique 911 antristrum. Bres- chet 911 antisyphilitique Giraudeau 912 — Laffecteur 912 — de Mitsler 911 — de Puche 912 — de Savaresi 911 antivén. merc. 912 apéritif 914 d'arenaria rubr. 262 d'armoise 890 — comp. 912 — de Fernel 912 — et de rue c. 912 aromatique 912 d'arseniate de soude 912 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Sirop arsenical Sirop de carottes 891 Sirop la diarrhée 914 composé 917 de carouges 894 c. l'enrouement 914 d'asperges 897 de carragaheen 891 de copahu 894 astringent'deJou- de castoreum c. 913 — gom. 894 bert 910 de cassis 893 — Trideau 894 d'atropine 888 de centaurée 891 de coquelicots 890 d'Aubenas 84S de cerfeuil 906 de créosote 894 d'amiée 897 de cerises 893 de cresson 906 d'azotate de fer 888 chalybé de Willis 922 — iodé 900 de baies de bellad. 889 de chamœdrys 890 de cubèbe 894 balsamique 889 des chantres 915 — de Labélonye 894 — d'aig. de pin 867 de chaux 891 de Cuisinier 921 au B. du Brésil 894 de chèvrefeuille 890 de cyanure de de b. de Tolu 889 de chicorée 897, 921 potassium 894 — de la Mecque 889 — comp. 921 de cynoglosse 898 — du Pérou 889 — et rhub. 921 — comp. 914 bécbique 891, 912 de chloral 891 de daphné 894 de belladone 889 — de Follet 891 — mézér., Cazen. 894 de Bellet réf. 912 de chlorhydr. de de dattes 894 de benjoin 889 morphine 891 dentition,Dela- de berbéride (ess. de chlorhydro- barre 907 1218) 893 phosphate de de Déodat 921 de beurre de cachaux 903 dépuratif 921 cao iodoferré 912 — de peroxvde — de Devergie 915 de bicarbonate de de fer 891 — de Larrey 914 soude 891 — de ehlorhydro- — comp. de Larbisédatif 913 phosph. depro- rey 915 de blé 1217 tox. de fer 891 — de Majault 915 de Bochet iodé 912 de chloroforme 891 — de Montpellier 913 de bourg, de pin 895 — de Bouchut 891 — de Pagliano 836 de bourgeons de de chloroxyde — de Ricord 915 sapin 890 ferrique ' 892 — de Ricord et -------Dannecy 890 de chlorure de Duval 915 de bourrache 897 calcium 892 de Uesessartz 916 de bromure de fer 901 — de for 892 de dextrine 429 de brom. de pot. 890 — d'or et de sod. 892 diacode (ess. 1215) 894 bromure c. la co— de sodium 892 852 queluche 913 de chou rouge (ess. dialytique 915 de brou de noix 890 1218) 906 diaphorétique de" — iodé 900 de Chrestien 911 Cazenave 915 -------iodoferré 913 de cigué 906 dictame 899 de bryone 897 des cinq racines 914 de digitale (ess. de bucco 321 de citr. de fer 892 1218) 894 de busserolle 890 -------ammon. 892 — de Labélonye 894 byzantin 913 -----------Trouss. 892 de digitale au de cachou (ess. -------et magn. 892 vinaigre 894 1218) 907 -------et maug. 892 de digitaline 894 de café 890 — de quinine 892 diurétique 914 — comp. 913, 914 de citrons 888 de douce-amère 894 — Ferrari 890 de cloportes c. 914 d'éc. de citrons 895 — ioduré 890 de coca 890, 892 — de grenade 895 — Mallard 890 de cochléaria 906 — de rac. de gre— Severin 913 de codéine 892 nadier 895 de caïnca 890 — de Berthé 892 — d'oranges 895 de Calabre 650, 907 de coings (essai -------am. Cod. 895 de Calamus 906 1218) 892 ----------- Bord. 895 de calcar 908 — comp. 914 ----------- iodé 895, 900 calmant atropo- de colchique 893 -------ferrugin. 915 théb. 913 de Colombo 898 ------- Laroze 895 de camomille 890 de la compassion 917 — d'orme 895 de camphre aq. 890 de condurango 906 d'émétine 895 de canuelle 896 de conicine 391 émétique 895 de can. comp. 913 de consoude (ess. — d'Ange-Sala 895 — vineux 890 1216) 898 — Charas 915 de capillaire (ess. c. la coqueluche 914 — JamesMorgan 915 1214) 890 — Boullay 914 — vineux 895 de carb. d'amm. 915 — Deharambure 916 émulsif 905 — de fer 891, 913 — Delahaye 914 d'ergotine 895 carminatif 913 — Trousseau 914 d'érysimum c. 915 1583 Sirop d'érysimum simple 89b d'escargots 916 d'esculine 646, 895 d'espèces béchi- ques 912 — pectorales 912 d'éther 896 — acétique 896 — alcool. 896 — de Boullay 896 — chlorhyd. 896 d'eucalyptus 890 d'extrait de feuill. de noyer 904 —de foie de morue 568 — d'opium 904 de fécule 1217 fébrifuge laxatif 916 de Fernel 916 ferreux, Dusourd 520 ferrugineux 896 de fenouil 896 de feuil. de noyer iodé 900 — de pêcher 905 de fl. d'oranger 896 de Flon 891 de foie de soufre 896 -------Chaussier 896 -------Willis 896 de fraises 896 de framboises 893 de frêne 890 de froment 1217 de fucus vesiculo- sus 896 de fuligokah 896 de fumeterre 896 de gaïac (ess. 1218)897 de gélatine de c. de cerf 897 de gentiane (ess. 1218) 890, 897 — iodé 900 ------- Ricord 916 de gentiane au vin 897 de gentianin 897 de gingembre 897 de glucose 1217 de gomme (ess. 1215) 897 — adrag. 897 — ammon. 897 de goudron 897 — iodé 900 de grenades 893 de grenadine 1216 de grog 1342 de groseilles (ess. 1216 893 de guaco 895 de guano 898 de guarana 898 de guimauve (es.- 1216) 898 — comp. 916 -------Fernel 916 d'hélix 903 il 1584 Sirop de houblon 890 — iodé 900 d'huile de foie de morue 898 — Duclou 898 — de raie 898 d'huile iodée 898 d'hydrate de chloral 891 d'hydrocotyle 898 d'hydrocyan. de pot. 894 hydrocyaniq. 887 d'hydrosulfate de soude 909 hypnoptique 916 d'hypophosphite d'ammon. 898 — de chaux 898 — de fer.de Caries 898 -------de Hardy 898 -------de Wood 898 ------et de quinine 898 — de potasse 898 — de soude 899 d'hvposuliite de chaux 899 — de soude 899 d'hysope 890, 899 d'ichthyocolle 899 d'inga 899 d'iodhydrargy- rate d'iodure de potassium Puche 901 — d'iod. de pot., Ricord 901 iodo-tanniq. 899 — Guilliennond 899 — Perreus 899 d'iodure d'amidon 900 — de fer 900 -------Dupasquier900 -------glycérine 901 -------et de quinine 901 — ferro-mang. 901 — ioduré de mercure 901 — manganeux 901 — de potass. 901 — de potass. et de fer 901 d'iodure de pot. ioduré aie. 901 — de zinc 902 ioduré ferré 900 d'ipéeacuauha (es. 1216) 902 ioduré anglais 902 — comp. 916 de jaborandi 890 de jalap 902 — comp. 916 de joubarbe 897 de jujubes 894 de jusée 607 de jusquiame 889 de karabé 905 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Sirop de kermès 902 Sirop de naphtaSirop de pistaches 905 de kino 909 line 904 de pivoine 890 de lactate de fei 902 de narcéine 904 de pointes d'asde lactate de fer de narcisse 890 perges 897 et de mangade navets 904 — Johnson 897 nèse 902 de nénufar 890 de polygala 890, 906 — de quinine 902 de nerprun (ess de pommes 893 de lacto-phosphate 1218) 904 — composé 917 de chaux 902 de Neprun com— ellébore 917 — av. le phosph posé 917 de primevère 890 tricalc. 903 nitrique 887 de propylamine 906 de lactucarium 903 de noix de cyprè 3 904 de protochlor. de — opiacé 903 — de galle 904 fer 892 de lait 903 de noyer (ess. 1218) depulmonaire 897 — d'ânesse 903 904, 906 de punch au rhum 917 de laitue 896 d'oeillets (ess. de pyrophosph. de de laurier-cerise 896 1218) 890 fer, Robiquet 906 laxatif d'Amussat 910 d'oeufs 904 — — Soubeiran 906 laxatif de Dufresn .916 d'oignons blancs 888 — et de soude 906 lénitif de Flou 891 d'olivier 904 des quatre fruits 919 de lichen 903 opio-belladoné 913 de Quesneville 900 de lierre terrestre d'opium (ess. de quinine 909 890 , 899 1218) 904 de quinium et de de limaçons (ess — faible 894 quinquina 919 1217) 903 — de pavot pourde quinquina (es — Figuier 916 pre 905 1217) ' 906 de limons(ess.l217) — succiné 905 — ferrugineux 918 397, 888, 893 d'or 905 — gris huanuco 906 de iithine 903 d'oranges 888 893 — iodé 900 de Lobel 915 d'orgeat (ess. 1218) 905 — ioduré 906 de longue vie 650 — au lait 905 — à l'iod. de fer 919 de lupulin 903 — nitré 905 — au vin 907 de lupuline 903 d'ortie blanche 897 — dosé au vin 907 magistral astrind'oseille 897 — gris au vin 907 gent 917 de Pagliano 835 de Rabel 888 — toni-pnrgatif 922 de pariétaire 897. 906 de raifort comp. 919 de magnésie 903 de paullinia 898 — à froid 918 de Malt 1215 de pavots blancs 905 — et gentiane c. 920 de manne 903 de pécher 905 — iodé 919 920 — et séné comp 922 pectoral 917 — iodoferré 920 de marrube 899 — anglais 910 — ioduré 920 martial astrin— de Bouvard 917 de raisins 907, 1033 gent 917 — de Charles 917 — de Corinthe 894 de matico 904 — de Courti 917 de ratanhia (ess de mélisse 899 — Desessartz 916 1218) 907 de ményanthe 897 — de Deslaurier; 917 de réglisse 921 — composé 917 — de Gardanne 917 réparât, du sang 835 de menthe crép. 899 — incisif de De- résino-balsamiq. 889 — poivrée 896 harambure 916 de rhubarbe (ess , de merc, d'Hahne- — de Lamourous 917 1217) 907 mann 903 — de Lescure 917 — aromatique 916 — éthéré 912 — de Malouet 917 — comp. 921 — et de gomme 654 — de Maroncelli 917 — iodé 900 — de Lagneau 917 — de Motts 917 — et de roses de mézéréon 894 — de Rivet 917 composé 917 de miel 649 de pensées sauv. de rhubarbe et de minéral comp. 917 (ess. 1218) 890 séné 921 de monésia (ess. de pepsine 906 de ricin 907 1218) 904, 907 — Besson 906 de riz 845 — comp. 917 — Boudault 906 rosat 896 de morphine (ess. de peptone 906 de roses pâles 896, 906 1217) 891 de persil 897 — rouges 907 de mou de veau 917 de Peyrilhe 917 — solutif 897 de mousse de de phellandrie de rue 899 Corse 904 comp. 917 de saccharate de de mûres (ess. de phellandrium 890 chaux 891 1218) 893 phéniqué 906 de saccharure d'ide musculine 917 de phosphate 903' péca 902 de myrte 899 ae. de chaux de safran 907 Sirop de safran aqueux 907 de St-Ildefont 912 de salicine 908 salicylique 908 de salsepareille (ess. 1217J 908 — comp. 921 — iodé 900 — à l'iod. de pot. 908 — ioduré 908 — et séné 921 de salsepareille vineux 922 de santé de Berlin 922 de santonate de soude 908 de santonine 908 de saponaire 890 de sassafras 890, 908 de scabieuse 890 de seammonée 922 de seille 908 — acéteux 908 — des Améric. 922 — comp. 922 de scordium 899 de seigle ergoté 908 — Martin 908 de semen contra 908 de séné 908 — au café 922 — et de manne 922 — et semencine comp. 923 de sève de pin 86G simple 881 de sorbes 893 de sorgho 948 de spigélie 908 de squine 908 de staechas 899 — comp. 922 stauné 1217 de stigm. de maïs GiO de stramoine 889 de strychnine 908 de styrax 889 de suc d'acacia 909 de sucre 887 — incolore 887 sudoriflque 921 de sulfate de fer 922 — de morphine 891 — de quinine 909 de sulfure de fer 909 — de potasse 890 --------Willis 896 — de sodium 909 sulfurique ' 888 de sureau 909 de tamarin 909 de tannate de fer 922 de tannin, deFiard909 tannique iodo- ferreux 922 tartareux 888 de tartrate de fer ammon. 909 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Sirop de tart. de fer et de pot. 909 tartrique 888 tempérant 923 — de Ricord 923 de térébenthine 909 dit thé Tank» 923 thébaïque 901 de thridace 909 — amygdalin 923 toni-puraatif magistral 923 toniq.antinerv.,de Laroze 895 de Tortelle 915 de tortue 917 de trèfle d'eau 897 de triméthylam. 906 de tussilage 890 de valériane 909 ,1c vanille 909 de Yélar 893, 915 végét. de Velno 923 de verjus 893 verm. purg. 923 — Boullay 923 — Cruvei'lhier 923 — de mousse de Corse '90 i de viande 917 p. vin de Champ.1342 de vinaigre 909 — framboise 910 vineux toni-sto- maehique 923 de violettes 'ess. 1217) 910 vitriolique 88S Sison ammi 253 Sisymliritiin nast. 419 officinale 489 sophia 669 tenuifolium 669 Sium, ninsi 541 gisaram 368 Skuléine 877 Smalt 092 Smilacine 85 990 — et gentiane c. 476 volât, de gaïac 995 d'Eucalj plus 990 de lactucarium 992 — et serpent, c. 472 vulnéraire 999 d'euphorbe 990 de Landerer pour de raifort comp. 998 — acéteuse 999 d'extrait d'opium 990 les cheveux 994 de ratanhia 991 ,992 de Want 1037 de Falk 994 de laque c. 996 de rhubarbe ' 991 de Williams 1037 fébrifuge 472 993 de lavande c. 996 — et aloès 998 de Wilson 993 — acide 659 de lobélie enflée 992 — aqueuse 998 de Winter 990 — de Warburg 995 de lupuliue 991 — aromatique 998 de zédoaire 990 de fer amm. 99,'i île maeis 990 — comp. 998 de zestes fr.de cit. de fèves de Calab. 990 de mars tart. 990 — de Darel 1044 245, 990 — de St-Ignace 992 — Jlynsicht 995 — vin. e. 998, 10 44 ------d'orange 245,990 de fleurs de géran .978 — l'aracelse 995 de ricin 990 P. les autres, v. AlcoO- de foie de souf. 928 — saline 997 roborante 470 lls, Baumes. Française 472 — Zwelfer 997 de roses r. 991 Teint, alcooliq. avec les de gaïac (bois) (ess de mastic 990 rubéfiante 998 plantes fraîches, voy. 1226) '991 de matico 990 de rue 990 Alcoolatubes. 245 — (résine) 990 des métaux 997 de Sabine 990 Teint, (vi'.t.) 1247, 1250 — ammon. 995 de morphine 247 sacrée 998 Teintureséthérées 999 — eomp. 995 de monésia 991 de safran 991 d'aconit 1000 de galanga 990 de musc 991 de salsepareille 991 d'ambre gris 1000 de galbanum 990 de muscade 990 de sang-dragon 990 d'arnica 1000 de gentiane 990 de myrrhe 990 de sapin comp. 99 4 aromatique 1000 — alcaline 171, 996 — alcaline 997 de saponine 992 d'ase-fétide 1000 — annnon. 471 — et de borax 997 de savon 247 de baume de Tolu 1000 — comp. 995 — comp. 997 — arom. 492 de belladone 1000. — comp. angl. 996 de naphtaline 247 — camphr. 630 deBestuchef 1000 de gentiane et de de noix de galle 991 de scammonée 990 de camphre 499 de genièv. eomp. 1322 -------comp. 997 de scille 991 de cantharides 1000 germanique 996 — vom. (ess. 1226)992 — et benj. c. 474 de castoréum 1000 de gingembre 990 d'oliban 990 de seigle ergoté 991 de chlor. de fer 1000 gingivale 996 d'opium 992 de sel de tartre 247 de ciguë 1000 de girofle 992 — ammoniac. 473 de séné 992 de digitale 1000 de gomme am. 990 — amm. Warner 997 de séné aromat. 475 deferacét. 1000 — gutte 990 — anisée 473 — comp. 998 de fougère mâle 1000 — laque 990 — et d'asar. c. 551 — et rhubarbe 998 d'iodoforme 1000 de gratiole 991 — balsam. 473 de serpentaire 990 de jusquiame 1000 de Grenough 990 — caniph. 473 , 997 sinapique 999 de Klaproth 1000 de guaco 991 — cinnamomée 99S de spig. et de séné 9 de mastic 1001 de guarana 991 ------- Eccard 998 stomachique 476 de musc 1000 de haschischine — cydonié 998 — amère 995 de nicùliane 1000 363. 991 — déodorisée 992 — d'Ernsting 998 de phosphore 499 de Hatfleld 996 — sav. camphrée 290 — de Leipsick 999 de pyrèthre 1000 de houblon 991 — succinée 997 de storax 990 de succin 1000 — alcaline 996 — et suie, Garron 998 de stramoine 992 de valériane 1000 hydragogue 996 — vineuse 1038 — (sem.) 993 Voy. Ethvrolés. d'hydrocotyle 991 — vin. safr. 1042 de strychnine 247 Teintures mères 244, d'hyraceuin 1226 d'opobalsam. c. 993 styp. d'Eaton 999 1253, 1254 d'iode 991 d'opoponax 990 de styrax 990 Tel 239 d'iode (solut.iod d'or 998 de succin 993 Télérythrine 623 caust. p' rem d'oranges 990 sudorifique 999 Teli 640 placer la) 991 de Panama 990 de suie 993 Tempérants (méd.) 155 i — décolorée 991 de paracary 703 — fétide 999 Tempérât, de cong. 49 — rnorphinée 991 de pareira brava 991 de suif, de quin 247 Tenon 321 d'iode rnorphinée de paullinia 991 sulfurique arom 476 Tension de la vap. 49 Mackensie 991 de phellandrie 990 de sumbul 990 Tephrosia 882 iodiq. comp. 996 de phosphore 247 thébalque 990 Térabdelles 863 d'iodoforme Sap . 993 de pin comp. 994 — de Ramberg 998 Térébène 1006 d'iodure de fer 991 de poiv. comp. 998 thériacale 999 Térébenthines 790, — de pot. ioduré de polygala 990 de thuya 990 1001 Puche 996 purgative 996 tonico-nervine 993 d'Allemagne 1002 d'ipécacuanha 991 de pyrèthre 990 tonique de Why i 474 d'Alsace 1002 d'iris 990 pyrotartrique 059 de tormentille 991 d'Amérique 1002 de jaborandi 990 de quassia amara 991 de tournesol 991, 1021 de Bordeaux 1002 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Téréb. de Boston 1002 de Briançon 1002 du Canada 1001 de la Caroline 1002 de cheval 1002 de Chio 1001 de Chypre 1001 citriodore 1002 au citron 1002 commune 1002 de copahu 411 cuite 1002 empyreumatique 552 de la Mecque (ess. 1226) 1001 du mélèze 1002 officinale 1002 du pin maritime 1002 pise 1002 du sapin balsainif.1001 de Strasbourg 1002 de Suisse 1002 du térébinthe 1001 de Venise 1002 des Vosges 1002 Terebinthina chia 1001 pistacice 1001 venefca 1002 vera 1001 vulgaris 1002 Terminalia div. 067 Terniabin 014,1107 Terpine, 1003 Terpinol 1003 Terra damnata 902 mérita 422,1211 ossium 723 Terre alcaline 230 amère 341 animale 725 bolaire 600 calcaire 338 cimolée 311 coaltée 1343 douce de vitriol 692 foliée calcaire 196 — mercurielle 198 — minérale 199 — de tartre 199 — végétale 199 à foulon 871 glaise 690 du Japon 324 de Lemnos 286 magnésienne 341 de la N.-Orléans 845 des os 725 d'ombre 694 des palmiers 428 pesante 338, 377, 691 sigillée 311 talqueuse 341 verte 339 Terre-noix 758 Terres foliées 190 Tertianaria 878 Test de homard, d'écrev. de mer 339 Testa; ostreae 339 Tétaniq. (médic.) 131 Têtatocannabine 362 Tétanos gelsémiq. 539 Tète de mort 626 Tétrahydroparamé- thyloxyquino - line 1006 Tétrahvdroparaqui- nisol '1006 Teucrium div. 541 Thalassomeli 385 Thalictrum flavum 733 Thalléioquine 393, 824 Thalline 1006 Thallium 1286 Thalloclilore 622 Thapsiagargan. 1006 Thapsia silphium 1006 Thé 1006 d'abeilles 193 desAméric.duSud821 des Apalaches 563 de Blankenheim 531 de bœuf 314 de Bourbon 516 en briques 1006 de café 325 du Canada 702 des Canaries 649 de la Caroline 1052 d'Espagne 367 d'Europe 867, 1029 de fenouil 1007 de framboise 846 de la Grèce 868 de James 021 de Jersey 336 des jésuites 367, 563 du Labrador 621 de Lielùg 314 de Madagascar 516 de mélisse 1007 de la mer du Sud 563 du Mexique 367 noir 1006 noisei 1017 de laNouvelle Jersey 356 du Paraguay 563 de Pensylvanie 652 purgatif 491, 1007 rouge 702 de St-Germain 491 de santé 491, 817 de Sicile 1007 de Sinyrne 491 Suisse 491 de Terre-Neuve 702 tuuka 923 vert 1006 vin 1322 Thea bohea 1000 chinensis 1006 helvetica 491 viridis 1006 Thébalcine 682 Thebame 682 Théine 325, 1007 Thénardite 902 Theobroma cacao 322 Théobrome 322 Théobromine 322, 323, 325 Théorie binaire 52 Théorie des types 53 Thériacade 469 Thériakis 179,687 Thériaque, thériaca 468 des Allemands 509,539 d'Andromaq. 468 céleste 468 diatessaron 469 des pauvres 469 des paysans 509 de Venise 468 vétérinaire 1256 Thermomètre alcoo- métrique 1230 Thermomètres 47, 278 de Celsius 47 Thermopode 280 Thés composés 489 divers 1006 Thlaspi bursa past. 317 Thridace, thridax 508,011 Taora 223 Thuong son 195 Thus 675 fœmininum 1005 Judœorum 962 Thuya articulata 837, 1007 occidentalis 1007 Thym 1007 Thymélée 427 Tlnmène 1007 Thymol 216,254,328,580 Thymus serpyllum 883 vulgaris 1007 Tigline 566 Tiha div. 1008 Tillandsia usneoïdes 1033 Tilleul 1008 Timbo ■ 560 Tinibonine 560 Tinettes 1005 Tinkal 311 Tiokalzite 206 Tisanes 1008 Tisane d'absinthe 1012 d'ache 1012 alcaline 1014 d'aloès comp. 1014 amère 1012 analeptique 1014 d'anis 1012 antiherpétique 1014 antiietérique 200 antiphlogistique 1014 aiitirachilique 1014 antiscorbutique 260 antiscrofuleuse 1014 antisyp. d'Arnoud 1014 apéritive 1012 arabique 1014 1591 Tisane d'arenaria 262 d'armoise 1012 d'arnica 1012 d'asperges 1012 astringente 1014 — Ste-Marie 1014 d'As truc 1014 d'aunée 1012 — comp. 1014 de badiane 1012 de bardane 1012 de Bochet 1014 de bouillon blanc 1012 de b. de sapin 1012 de bourrache 1012 de buchu 1012 de cachou 1012 — comp. 1015 de calament 1012 de Callac 1015 de camomille 1012 de canne deProv.1012 de capillaire 1012 de carragaheen 1012 de casse 1012 de centaurée 1012 de chamœdrys 1012 de chardon bénitl012 de chicorée 1012 de chiendent 1012 — iodurée 1015 chlor. deChomell015 de citrons 1012 du coca 1012 commune 1012 de consoude 1012 de coquelicot 1012 de crème de tart. 1015 de Datisbius 1015 de dattes 1013 diaph.de Gimelle 1015 — de Standish 1015 diurétique 1015 de douce-amère 1012 d'cc. d'oranges 1012 — comp. 1015 émulsionnées 1014 d'eucalyptus 1012 fébrifuge laxat. 1017 av. la fécule 1013 de Feltz 1015 de figues 1013 île fougère 1012 de fraisier 1012 de fruits pector. 1013 de fumeterre 1012 de gaiac 1013 — comp. 1015 de genêt c. 1015 de genièvre 1012 de gentiane 1013 — comp. 1016 de glands torréf. 1015 de gomme 1013 de gruau 1013 de guimauve 1012 d'Hippocrate 1013 des hôpitaux 1012 de houblon 1(M2 1592 Tis.ine d'hysope iod. de Kicord impériale de jaborandi de jujubes laxative de lichen — comp. de lierre terr. de limaçons c. de lin — cantharidée de Lisbonne lusitanienne de marrube de matico de matrieaire de mauve de mélisse de menthe — comp. de mézéréon miellée de mousse d Cor^e 1012 1016 1016 1012 1013 1816 1013 1016 1012 1010 1012 1016 1016 1016 1012 1012 1012 10)2 1012 1012 1016 1016 1013 1013 de mousse perléel012 de Musitanus 1014 de noyer 1012 d'oranger 1012 d'orge 1013 d'orge comp. 1010 — perlé 1013 d'origan 1012 d'oseille comp. 31 4 oxycrat 1013 de panicaut 1012 de pariétaire 1012 de patience 1012 de Passerini 1017 pectorale 1013 dépenséesauvageloI2 de phellandrie 1012 de phosph. d'am.1010 de pied de chat 1012 de Pollini 674, 1016 de polygala 1013 de pruneaux in 13 purgative 1016 — de Zimmerm. 1017 de quassie amèrel 013 de quinquina 1012 — calcaire 1017 — et de séné 1017 de raifort 1012 de ralanhia 1012 de réglisse 1012 de rhubarbe 1013 de Richter loio de riz 1013 — et cachou 1013 de roses rouges 1012 — comp. 1017 royale 1017 de lîussel 1017 de safran 1013 de salep 1013 de salsepareille 1013 — comp. 1015 — iodurée 1017 ' TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES. Tisane de salsepar. etdemézéréon 1017 de salsepareille portât. 1038 deSalvadori 1017 de saponaire 1012 de sassafras 1013 de sauge 1012 de scabieuse 1012 de scille comp. 1017 de scolopendre 1012 de scordium 1012 sèche 8 11 de seigle opiacé 1017 de se lié 1012 de séné comp. 1018 de serpentaire 1013 de shnarouba 1013 de stigmates de mais 1012 sudorifique 101S — amène. 1018 — de Caméra 1018 — laxative 1018 — de Smith 1018 de sureau 1012 de tamarins [013 tempérante 1014 de llié 1012 de tilleul 1012 — et orange 1014 de turquette 1012 de tussilage 1012 d'uva ursi 1013 de valériane 1013 de Venise 791 de véronique 1012 de Vigaroux 101S de Viiiache 1018 de violettes 1012 des voyageurs 811 d'Yvo-Gaukes 1018 de Zittmann 1018 Tissu-cataplasme S5Û électro-magn. 335 sinapisé 352 Tithvniales 500 Tjiutiow 528 Toddalia aculeata 310 Tœniafuges(médic) 158 Toile Gauthier 932 d'hôpital 334 déniai et Dieu 935 sédative résino- belladonée 936 souveraine 935 vcsic,Leperdriel 938 Toiles emplastiques 933 Tôle vitrifiée 1357 Tolérance pour les médicaments 180 Tolomaue 265, 1142 Toluène, toluidine 553 Toluifera balsamum 289 Toluisation 733 Toluol 553 Tomates 780 Toni-purgalif 747 Toniques (méd.) 153,154 Topiques 1019 (médic.) 159 d'amidon amm. 1020 d'amid. camp. 1020 antinévralgique 1019 antiodontalgique, Handel 1019 de biiod.demerc.1019 calmant 1020 des compagnons 1019 c. les cors 1019 c. les engelures 1019 — de Chabrely 1020 c. le panaris 1019 dessiccatif 1020 de digitale camph. 1020 ferrugineux 1019 Géneau (vét.) 1240 iodé 1019 mercur. bellad. 1019 d'oxyde de zinc 1020 p.lepans.d.plaiesl019 portugais (vét.) 1240 pulvérulents 1019, 1020 pulvérulent iodj, Boinet 1020 pulvérulent iodé, Chabrely 1020 purgatif " 1020 stupéfiant 1020 Terrât c. le farcin 1250 d'L'nnu Toque Tordylluni officin. Tormentille Torréfaction Tortelle Touchau Touloucounin Touraille Tourmaline Tournesol 276, en coton en drapeaux de Hollande en pains de Provence Tous-les-mois 265, Toute-bonne 868, Toute-épice Toute-saine Toxicodendrum Toxicologie Trachylob. verr. Tragaëantha Trageœ aromaticas Trages Tragopogon Traînasse Traitements arabique de la Charité Trame Trapa natans Trasca lan Traumaticine 1020 878 883 1020 134 489 1306 337 115 695 1021 1021 1021 1021 1021 1021 1142 1022 756 256 975 1091 840 549 706 434 877 839 835 740 1115 839 673 656 335 Trèfle de castor 652 d'eau 052 maigre 248 de marais 652 musqué 648 Tféhala, tréhalose 950 Treniella auric. 687 Trempe de l'acier 1343 Triacétylène 298 Triage 126 Trianosperma tayuya 987 Triastase 729 Tribulus 673 Trichines 1123 Trichloraldéhyde 368 Trichlor.d'aldéhyt e368 de carbone 374 de formyle 373 Tril'oliuni 834 Trigouella 519 Trigonelline 519 Triioduredeformyle591 Triméthylamine 368. 820 Trinilrine 543 Triuitrocellulose 415 Trmlaiielle nialherb. 427 Triolet jaune 258 Tripalmitine 1161 Triphane 695 Triphényl-rosaniline300 Triphera magna 469 Triphosjih ure bili vc ,730 Triphylle 1030 Trisulfure de potass 975 Triticine 308 542 Triticum repens 368 spelta 318 vulgare s. sativ. 516 Trituration 795 homœop. 1255 Trocbiscation 126 Troohisquest26,704, 1021 d'agaric. 1021 Alhandal 1021 antisyphilitiques 1021 aromatiques 1021 blancs 808 c. la coqueluche 1022 Travail de la corne 1364 cvpheos 1022 désinfectants 1022 de Damocrates 1022 esebarotiques 1022 hélichrôon 1022 iodés simples 1022 de minium 1022 odorants 1022 d'opium 714 pectoraux danois 714 de plomb blanc 1021 de réglisse 744 de réglisse op. 744 résino-iodés 1022 de Rhazis 808,1021 (Voy. Pastilles. 704) Troène 1022 Trois-six 233 Trôna 344 Tropéine 269 Tropine 269 Tropidine 269 Tropœolum majus 419 Trousse du chirurg. de marine 1306 Tube acétimètre 1235 essayeur 1219 de Liebig 1282 ozoniseur 701 Tubes antiasthmat. 389 Tue-chien 400 Tulipier 1023 Tun 72 Tungstate de soudel359 Turbinage, Turbine 126, 94 Turbith bâtard 616 blanc 542 Turbith minéral 959 noir 275 nitreux 274 végétal 1023 Turfol 553 Turions d'asperges 268 de sapin 866 Turméric 864 Turnera species 426 Turpétbhïe 1023 Turquette 562 Tussilage 1023 à l'anis de Lille 718 Tussilago div. 1023 Tutbie, tutia 697 Tylophorà 267 asthm. 665 Type chimique 53 Typha 1023 Tyraline 300 u Olexite 312 L'hnaire 1023 Ulmine 688 Ulmus div. 688 Uncaria gambir 324 L'ncomoconio 525 L'nguentum areoei 676 cœruleum 774 fuscum 617 gynocordiee 3G6 hydrargyri 773 nervinum 777 sulfuris compo- situm 764 tetrapharmaeum G76 (V. aussi Onguent.) Ungula caballina 1023 TJnona div. 757 Upas antiar 346 tieuté 943, 1051 U l'albumine 1294 Urate d'amm. 1024 de quinine 1024 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. Uréc(ess. 1226)1024,1292 Uréomètre 1292 Urétbsne 1025 Urinalis 626 Urine d'éléphant 1341 Urines, anal. 1291,1291 Urochronie 1291 Urocyanine 1296 Uroeyanose 1296 liroérythrlne 1296 Croglaucine 1296 Uromélanine 1296 Uromètre, Urinô - mètre 1292, 1297 Uropittine 1296 Urorhodine 1296 Cro-stéalite 1299 Uroxauthine 1296 Urtica div. 689 Urticin 689 Urucu 845 Usnea plicata 622 Usnée de crâne huui.!i23 L'stion 135 Uva 1033 crispa 559 grœcula 1033 ursi 322 Uvaria div. 757 Yaccinium div. 228 Valautia cruciata 421 Valérate normal 222 A'alérates 1025 Valérène 255,1027 Valeriana celtica 669 Jatamansi 669 ot'ticinalis 1027 phu 1027 sambucifolia 1027 V alérianate d'amm. 1023 — liquide, Pier- lot 1025 d'atropine 1026 de bismuth 1026 de caféine 321 extraetif d'amm. 1026 de fer 1026 d'oxvde d'éthvle 498 deqùin.(es.l227)1026 de zinc (ess.1227)1026 Valérianes div. 1227, Valérol 1027 Van, Vannage 127 Vandellia diffusa 652 Vanilla div. 1028 Vanille 1028 givrée 1028 Vanilline 1028 Vanillon 1028 Vapor aceticus 202 Vaporisation 134 Vaquette 554 Varaire 477 1593 Varechs div.527,528,662 Vernis Hollandais 1344 Varengeane 780 à l'huile 1343 Variolaire 622 unperm.p.tonn Variolaria div.622,1021 à bière 1345 Variolarine 623 inaltérable 1345 Vase siphoide 460 isochrome 1345 Vaseline 308 du Japon 976 1345 Vaseline liquide 30S noir 1345 Vateria indica 572 noir, Puscher 1346 Végét. classif. 121-124 d'or 1345 Véhicule (choix du) 169 à panneaux 840 Véhicule 161 à parquets 1345 — homœopath. 1251 pour peintres 1345 Vélanède 672 photographique i Vélar 489 div. 1251 1345 Vellarine 582 à tableaux 1343 Velvote 026 au tampon 1343 Venin 1050 1051 p. toiles métallii .1345 Ventilateur 127 des sabotiers. 134 Vénus 421 sec 837 Ver de niai 332 siccatif 1345 Vératre 477 pour le zinc 1346 Vératrin 1227 1029 Vernonia anthelm 411 Vératrine (ess. 1227)1027 Veronica div. 1030 361, 477 1029 Véroniques div. 1030 Veratrum 360, 477 Verre d'antimoine 967 Verbascum 660 liquide 781 Verbena div. 1030 durci 1364 Verdet lirut ou gris 197 soluble 781 1339 cristallisé 196 trempé 1364 Verge d'or 1029 Verrucaria div. 929,1178 de pasteur 366 Vers spermatiques 1290 Vergeoise 950 Vert à l'aldéhyde 300 Vergue 269 anglais 1113, 1316 Verjus 1033 d'aniline 300 Vermeil voltaîqae 13i6 Arnaudon 1346 Verni iculaire 606 de Brunsvick 1114 Vermifuges (médic.) 158 de Casselmann 1114 Garbillon ' 820 de Chine 583,6 Vermillon 973 pour confiserie "1346 d'antimoine 316 en giains 1346 de Chine 973 de gris 19" , 339 factice 973 Guignet 1346 Français 973 à l'iode 300 Vermouthj Vesmuth à l'iodure d'éth. et 1343 de méthyle 300 Vernis 5G9, 1343 Milory 1346 à l'alcool 1313 minéral 267, 1113 blanc 1311 de montagne 339 p. bougies élastiq.313 Pannetier 1346 de Brunswick "1341 Plessy 1346 au caoutchouc 1344 de quinine 824 changeant 1344 de Rinmann 273 de Chine 1344 de Scheele 266 à la cire 1344 de Schweinfurt à cirer les meu266, 1113 bles 1344 turquoise 1346 au copal 1344 végétal 670 pour corroyeurs 1345 de. vessie 670 p. embaumem. 812 Verts arsenic, div. 1113 à l'essence 1343, 1345 de chrome div. 1346 d'été 1327 Verveines div. 1030 pour le fer 1344 Vesce 268 p. fixer le fusain 1S Vésicants (médic.) 159 au galipot 1344 Vésicatoires 1030 de goudron 1345 Vésicatoire ammo gras 840, 1313 niacal 771, 1032 pour gravure 1344 de Beauvoisin 201 d'hiver 1327' de Bretonneau 1031 1594 Vésicatoire capmh. 484 extemporané 1032 eu feuille 1032 de Gondret 771 de Janin 484 de Lecomte 1031 magistral 1031 de Méjean 1031 ùlapiècedemoiin. 1032 de Trousseau 1031 a» verre démontre 1032 deWauters 1031 Vesou 948 Vespetro 1338 Vétiver ou V é I y ver 1032 Viburnum div. 618 pruuifoliuui 1032 Vieia sativa 208 Victoriale 227, 603 Vieirinâ 833 Viellotte 400 Vif-argent 652 Vigne 1032 blanche 321, 398 de Judée 433 noire 980 du Nord 563 de Salomon 398 vierge 980 Vignette 1023 Vignoble 654 Vinage 1033, 1228 Vin (ess. 1227) 1033 Vins de Bussang 1030 de Champagne 1034 champanisés 1034 généreux 1034 iodés 391, 1030 de liqueur 1034 minéraux 1036 mousseux 461, 1034 normal 1030 secs 1034 de seltz 1936 sucrés 1031 Vins médicinaux 1035 d'absinthe 1030 — coin]). 10*0 d'acét. de fer 1030 d'acore comp. 1043 d'affiuin 1030 d'aloès comp. 1039 -------de Beasley 1040 amer alcoolisé 471,476 — diurétique 1040 — de Dubois 1040 — scillitique 1040 analeptique phosph.-ferr. 1040 anthelminthiq. 1030 antigoutteux 1040 anUIeucorrhéiq. 1040 antilygphatique loto d'antimoine tait. 1037 antiiuonié 1030 antim. d'Huxam 1030 antipériodique 1043 antirhuaiatismal 1040 antiscorbutique 1040 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES. < r in aromatique 1040 Vinhydragog. ma; . 15-42 — amer 1041 — mineur 1042 --------Récamiei 1041 iodé 591, ! — onctueux loin d'iodure de fer 1038 — opiacé 1041 ioduré 1038 aroniat. tannin î 1041 d'ipéca 1038 , 1039 arsenical cuiv. 058 de Lafayetle 1321 astringent 10S1 de mai 1322 d'aunee 1030 martial 1037 de Beauoe 1322 de moutarde 1038 (le boldo 1038 d'opium 1038 de bucbu 1038 — comp. 1042 de cachou 1037 — par ferm. 1042 camphré 1037 — de Lalouette 1013 de cannelle 1037 — parégorique 1042 — comp. 1041 — depav.pourp .1036 de cantharides 1037 — safrano-glyc. 1012 de cascarille 1037 de palmier 128 chalybé 1037 de pepsine 1038 de citrate de fer 1037 de peptone 1038 de cloportes 1037 de phellandrium 1039 de coca 1039 de Portugal art. 1346 de coings 1037 de poule 1039 de colch. (bulb.) 1037 de présure 1039 — (sem.) 1039 de pulque 227 — Husson 1037 purgatif 10i3 — opiacé 1041 de réglisse 1322 — Reynold 1037 de quassie 1038 1039 — Williams 1037 de quina et de de coloniho 10371 gentiane 1042 de coloquinte 1037 de quinium 825 cordial 1037, 1041 de quinquina 1039 — de Mayet loi! — comp. 1043 créosote 1041 — ferré 1043 digestif, de Chas 1038 — ferrugineux 1043 de digitale 1030 — feiTug.au café 1043 — composé Kl il dequinquinaferr. diurétique amer Robiquet 1043 de la Charité 1040 — au vin de Ma - — anglais 104-1 dère 1039 — Hamon 1041 --------de Malaga 1039 — de l'Hôtel-Diet 1041 de raifort comp. ni lo — Lahache 1041 de reine des bois 1322 d'éc. d'oranges 1039 de rhubarbe 1039 d'ellébore blanc 1038 du Rhin 1346 émétique 1030 — arom. 10 44 — trouble 1037 — et d'année 1015 emniénagogue 1042 rosat 1039 d'eucalyptus 1038 aux roses iodé 1044 d'extr. de salsep salieylique 1039 conc. 1038 de salsep. conc. 492 fébrifuge 1 0 i i — comp. 1014 — d'oleasterium 1042 de scille aromat 1044 — do quinquina 1042 de scille comp. 1044 de fer 1037 de scille et quina 1040 ferrugineux 1037 scillitique 1039 — de Draper et — comp. 1044 Whitla 1038 de seigle ergoté 1039 de Fismes 1228 de Séguin 1044 fortifiant 1010 desénéetagar. c 1043 de genévrier 539 — comp. 1044 de genièvre 1037 — et ellébore 1043 de gentiane 1038 stibié 1036 — comp. 1042 stoinachiq. 1042, 1043 de gingembre 1037 de stram. (sem.) 1030 de gratiole 1038 de teinte 1228 de guaco 1)30 de suif, de quin. 1039 hippocratique 1041 thériacal 1044 dehoux,deRouss 1038 toni-nutritif 1044 Vin toni-purgatif 1044 toniquel042, 1043 — fébrifuge 1044 de tulipier 1039 d'urate de quin. 1039 de valériane 1036 Vins (vêt.) 1234 Vinaigre (ess. 1234) 1043 de Mollerat 1045 Vinaigres médic. 1046 d'ail 1047 ammoniacal de Boerhaave 196 d'angélique c. 1048 anglais 202 antihystérique 1048 antiseptique 1048 aromatique 1048 — à l'ail 1048 — Anglais 202 — et antiputr. 1048 — et antiseptiq. 1049 — de Bully ! 0 48 ■— des hôpitaux 10 48 de belladone 10-47 bézoardique 1018 de bois 201 de café, Swédiaur 1047 camphré 1047 — Raspail 1047 cantharidé 1047 de capsicum 1047 de cerises J047 chalybé 197 de citrons dist. 1047 de colchiq. (bulli) 1048 — (sem.) . 1048 de concombres U47 cosmétique 1049 de cresson 1047 dentifrice 1049 de digitale 1047 distillé 1047 d'échalottes 1047 d'écorce d'orang. 10 47 d'estragon 1047 de fraises 1047 framboise 1047 de gingembre 1047 glacial 201 hygiénique 1049 dipécacuanha 1047 de Lagmi 1045 de lavande 1048 de Maille 1346 martial 197 de millefeuille 1049 de moutarde dist. 1047 d'oeillets 1048 d'oignons 1047 d'opium 993, 1047 phéniqué 213, 1048 de plomb 198 de poivre 1047 pontifical 1049 des u 202 Sittver 1052 Sium ninsi 541 Sivet 397 Sjœlœk 876 Sjarank 361 Skammonium 874 Skamonia 874 Skaratyde 391 Skarolek 347 Skedœrt 399 Skeeurt Skiersoda Skilip Skimini somo Skorbutkraut Skorupy Skukketrold Skvilla Slak Slaked lime Slangenwortel Slangeurt Sleutelblœm Slinkende laktuk Slippery elm Sloke Smala Small barnett sax. — bonewort — burdock — garden fen. flow. Smalœrt Smaltron Smeerwortel Smelling-salts Smindzaca Smoczakrew Smœr Smokovnista Smollage Smorodina krasuaj. Su ail Snakerout Snake weed Snapping kazcl nutz Sneezewort Snegl Snekewood Snigel Soap Soapwort 399 540 873 277 399 339 398 870 623 691 303 883 821 615 688 257 556 312 253 615 671 366 526 410 338 327 857 613 323 200 359 623 267 210 562 656 623 310 623 869 867 Soda 344,929;powd.815 Sodbonne 607 Sodé 540 — mandlsr 252 Sodrod 340 Sœber 661 Sœfwenbom 848 Soelang 847 Sœlverglœd 696 Soerds lijà 003 Sofan 226 Sohaga 3H Sok katecho-wy 321 Sol 880, 978 — gorzka 938 Solano nero 661 Soleimanie 383 Solekisloi ammiak 376 Solekisloi morphin 381 Solfati .^^^^^^ Solfato di chinina Solfato di rame Solfo Solfuri Solnaïa kiposta Solotko Solsaparilha 952 960 955 929 966 207 834 854 Solucion 923 Soluzione 923 Solv 263 Som 880 Somatatat 847 Somboo 257 Sommacco 976 Sommak 976 Sommarhyll 1059 Sompu 257 Sonali 348 Sonnenthau 847 Sont 541 Sonti 541 Sontejo 878 Soodbrod 347 Soom 227 Soot 952 Sorbo 928 Sorf 518 Soroutz 618 Sorrel 689 Sort zimgfruhœr 335 Sorte haarurt 335 Sosa 929 Sossan 665 Sou 437 Sou roumi tchiche- ghi 724 Soudlou tchesad 761 Souela 263 Soulouk 857 Soungher 488 — tasci 780 Sourat 723 Southernwood 270 Sovero 366 So-wa 256 Spaansche kers 419 — peper 756 — vliegen 331 Spanische fliegen 331 —weidenblaetterl022 Spanischer pfeffer 756 Spanish fly 331 Spansgrœnt 197 Spansk 866 — beber 736 Spansk humle 688 Spansk peppar 736 Spanska flugor 331 Spanske fluer 331 Spanskgrœna 197 Sparagio 268 Spargel 268 Spearmint 652,848 Speatleav'd spilamh. 419 Species 489 Speckstein 978 Speed-well 1029 Speenkruid 522, 877 Speichetwurz 822 Spengrod 392 Sperage 268 Spermazet 309 Sperzie 268 Spetsborre 615 Spetsglans 258, 966 Spezie 489 102 1618 TABLE POLYGLOTTE. Spiagter 1053 ' Spidsglands 258, 966 Spiesglas 258 Spiessglanz 258 Spignel 653 Spikklubba 942 Spinnendistel 365 Spino cervino 670 Spirit 232, 988 Spirit of Lavender 996 Spirit of uitr. eth. 494 Spirit of sait 207 Spirits 238 Spisglane 238 Spiskuimnin 422 Spleenwort 336 Spondilio 302 Spongo 488 Spons 488 Spoor 880 Sporinia 878 Sporyz trzeci 562 Spottet persicaria 722 Sprengort 392 Springsurke 408 Springkraut 500 Sprit-tincturer 988 Sproklig odort 391 Spruce béer 303 — fir 867 Spugna 488 Spunk 226 Spurge-laurel 426 Spurge-olive 426 Spurred rye 878 Spytteurt 822 Square stalked binil. 1023 Squill, squilla 876 Squirting eucumb. 408 Sqvatlrani 621 St. Janskruid 256 St. Katharinensam. 671 Stacchi 941 Stachliche hauhec. 321 Stachlicher 523 Stadkœi mindal 252 Staerke 253 StaerkemtU 253 Staffansfr» 941 Stafisagria 941 Stagno 493 Stanca cavallo 558 Stangenlack 616 Stangenschwefel 931 Stangsvafvel 931 Stariinise 277 Starch 253 Stargrass 248 Starskelse 253 Starthistle 366 Stawort 248 Steanveren 336 Steeade 618 Stechapfel 942 Stechpalme 563 Stedmodersblomst 720 Steekpalmen 563 Steenhrekke 312 Steenklinte 558 Steenolie 306 Su 880 Steenraket 489 Sucarum 391 Steinbibernelle 312 Succino, sucino 947 Steineiche 366 Suco 944 Steinfarren 336 877 Sudad al hedeed 691 Steinflachs 252 Suero 613 , 723 Steinklee 648 Suet 557 Steimnoos 562 Suffiab 342 Steinoel 306 Sugandha marichu 420 Steinsalz 385 Sugar 948 Steinsame 558 Sugar of lead 198 Stenarach 1053 Sugar milk 613 Stenbrœeka 874 Sugar-plums 432 Stenklaser 648 Sugna 556 Stenklewer 648 Sugna di majale 557 Stenœrt 883 Sugo 944 Stensœta 762 Suib 759 Stephaflskraut 941 Suiker 9i8 Steranys 277 Suitschaitschawl 248 Sterkwater 204 Sukhiang 309 Sternanis 277 Sukkar 948 Sterndistel 365 Sukku 541 Sterneanys 277 Sukmunia 874 Sternleberkraut 268 Sulacon 697 Sternolie 306 Sull'at 952 Sterredistel 366 Sulfatos 932 StiefmiiUerchen 720 Sulfît 903 Stijfsel 253 Sulfuros 965 Stinkende latuw 615 Sulphate of eopper 953 Slinkend nieskruid 477 Sulpliate of iron 956 Stinkende nieswurz 47 Sulphates 952 Stinkende Bchwert Sulphur 929 Mie 603 Sulphur wort 724 Stinkender assand 267 Sulpburie acid 219 Stinkender lattich 615 Sulphuric etlier 496 Stinkind camomille 327 Suin ulfar 202 Stinking assa 267 Sumach 976 Stinkmg gladw. 603 Sumak 976 Stinknessel 941 Sumagro 976 Stivilse 253 Sumbubkar 202 Stjernanis 277 Surnbul-hindi 976 Stockiischleber- Sumchou 233 tbran 567 Suinfandorn 941 Stockvolve 264 Sumpfolsnitz 880 Stœchas arabisch. 618 Sump franun kel 929 Stoekra 724 Suna 683 , 881 Stœrgrœsrod 612 Suna mukki 881 Stouog 398 Sundal 864 Storace 942 Sundel 804 Storeswateurt 366 Sundul 864 Stormhatt 223 Sungar 197 Stormhot 223 Sungbusrie 1053 Storskreppe 286 Suntlii 541 Stortidse 563 Supositorio 976 Stotterblomma 703 Suppository 976 Stratusaria 941 Sura 929 Strainonio 942 Suramper 689 Strandlœg 876 Surenia 383 Strawberry 526 Surmah 966 Streupulvèrsamen 638 Surmeh 258 Strikawa aneb plané 408 Susar 321 Strongscented let- Susse mandeln 252 tuce 015 Sùsser assand 297 Stroybobrowy 348 Sûssfarren 762 Sludentenroeslen 703 Sùssholz 834 Stuhlzœpfchen 976 Sut 612 Stuurklover 24 S Su tan 652 Styfmorsblomster 720 Suun 1055 Styrax 942 Suvarna 685 Suvarnaka .368 Svafla 966 Svaflighet 960 Svàfvel 929 Svafvslantirnon 966 Svafvel calcium 970 Sval'veljern 973 Svafveliefver 974 Svafvelnatrium 975 Svafvelsyrad jer- noxidnl 956 Svafvelsyrad kali 960 Svafvelsyrad kop- paroxid 955 Svafvelsyrad ler- jord 952 Svafvelsyrad natron 963 — qùinin 960 — talk 938 — zinkoxid 963 Svafvelsyradt sait 952 Svalerod 267 Svart kummin 671 *- poppel 724 Svenskt marum 194 Sverdlilie 603 Svinelidt 557 Svinekenkel 724 Svineutt 661 Svinlînkel 724 Svintsovya belila 342 Svolv 929 Svolvsyre 219 Svufveisyradt sait 963 Swagum 422 Swallow wort 267 Swarna 685 Swavelzuur 219 Sweet almonds 232 Sweet flag 225 Sweet rush " 876 Sweet spirit ofnitre 494 Sweet violet 1047 Sweetsented 268 Swefwalsyra 219 Swietojanski chleb 317 Swini iniecz 757 Swinia welz 391 Swiuister 557 Swmets 759 Swœras liljà 603 Swœrdlilie 603 Sy 493 Syre 697 Syrup of Buckthorn 917 Szafran 853 Szakarilla 348 Szaklack krewia 670 Szaley laked 607 Szalwia 868 Szanta biala 646 Szczawik 248 Szebro 263 Szezaw 689 Szlaz ziele 648 Szluz wloska 561 Szmer wloski 1007 Szmulec 557 Szparog 268 TABLE POLYGLOTTE. 1619 Tarw 516 Thee 100 Torongil 648 Taschenkraut 31" Theer 552 Tossilagem 1023 T Tassajo 130S Thierische koble 364 Tost 688 Ta=sia 1023 Thorn apple 942 Toù-fou-lin 911 Tabaco, tabaoco «71 Tà-tchang-yé 673 Thornedre3tharrow321 Touche wood 226 Taback, tabak 671 Tateri moukayi 986 Three coloure( vio- Tourabi tartari 199 Tacamahac 287 Taubnessel 68£ let 720 Toutelige zwam 226 Ta-fan 936 TausenguldenenzianSS' Thusez wiepirzwy 557 Toutia 1033 Taflan 617 Tausendguldenkraut35" Thym, thyme 1007 Touwdruit 703 Tàg und Nachtkraut Tawing 134- Tbymian 1007 Touz 38 3, 880 Tagarum 493 Tay-huam 841 Tibast 426 Touz-rouhou 207 Taï-hoâng 841 Tayn, Taynia 653 Tibr 685 Tower's solut. of Taï-tsoûa 227 Tayuia 987 Ticharo dotscbnaja. 558 camphor 328 Talco 978 Tayuya 987 Ticunas 1051 Toz 794 Tali 640 Tcha 1006 Tidiose 400 Tozebula tryluba 360 Ta-lien-tzé 277 Tchaï 1006 Tié 519 Trœgardsncjlika 674 Talk 55 6, 978 Tchàlampan 605 Tienmaunige lack Tragacanth 549 Talkerde 978 Tchang-hoân 868 plant 732 Tragant, traganth 549 Talkjord 638 Tchang-me-tzé 271 Tienté 1051 Trangabil 539 Tallow 537 Tchang-nâo 327 Tiglio 1008 Tranku 264 Talzuffur 667 Teharsi kiafîri 327 Tikhur 204 Trapuranga 493 Tamaetans 759 Tchavdar 878 Tikura 1023 Trasta wala 1023 Tamar henné 562 Tcliavsir zamk 685 Tilaparni 864 Traub en form iges Tainarhendi 97!) Tché-tchong 413 Tilerti 525 schwarzkraut 226 Tamari indi 979 Tchemeritschnik Tilfll siah 760 — chiokocke 326 Tamarind, tama- vshemornoi 360 Tilla 685 Traubenkraut 367 rinde 979 Tchesnok 227 Tilo 1008 Traveller's joy 398 Tamarinden 979 Tchesnosk dikoi 606 Timbo 560 Treacle 948 Tamarindo 979 Tchilek 526 Timjan 1007 Treibwurzel 1023 Tamariskenriude 979 Tchim-ir 321 Timmer 422 Trementina 1001 Tâ-ma-tzé 844 Tchin-hian 864 Timo 10(17 — di cipro 1001 Ta-ma-tzé-yeoû 370 Tchiravendi 263 Tin 311, 473 Trovo d'agua 652 Tamba 421 Tchiris 269 Tinctur 988 Trewoazedo 248 Tambracu 671 Tchivit 583 Tinglass 305 Trifogho 652 Tambran 421 Tchoptchini 941 Tintai 311 Trifolio 652 Tamer 671 Tchou 1033 Tinlili 979 Trigo 516 Tamme 237 ïchoù-foù-lioà 978 Tintuia 988 Triknitz 685 Tanime heul 719 Te 1006 Tioere 552 Trilistnik 652 Tamme viool 1049 — de Espana 367 Tiolion 671 Trinitaria 720 Tamneslarey 868 Té-fan 933 Tirnut patcbie verie 287 Tripolitanische sen Tampai-jang 979 Tea 1006 Tï-ting 528 nesblaetter 882 Tamraka 421 Teer 552 Tizne 1006 Troches 703 Tanaceto 980 Tefné 616 Tjao 1006 Trœgardskerss 419 Tanasia 980 Tegengiftige mon- Tjeha 1006 Trœjon 525 Tanchagem 758 nikskap 223 Tuntiow 528 Troldbaer 421 Tand'wortel 822 Tegengiftige zydc- Tjœra 552 Trollbœr 661 , 703 Tang-tsé-nay 1033 vrugt 267 Tniin 347 Tropfen 554 Tan-hiau 864 Tekenlood 565 Toadflax 625 Troylist 632 Tanjore pills 740 Telefio 606 Tobacco 671 Trungium 61S Tannât 980 Telephio batardo 606 Toback, tobak 671 Tsadir suzaisamki 255 Taimear 437 Teli 640 Tochem keweb 325 Tsan-lan 412 Tansy 979 Ténékiar 311 Toddy 400 Tsâo-ho-tché 305 Tfto-yâ 687 Tenn 493 Todteunessel 689 Tsâo-kiào 979 Taouscian tchili 269 Teori 1023 Tokhemkuten 626 Tscbernaia tsche- Tar 532 Téoii-liô-tzé 343 Tollkirsche 296 meritza 477 Tar oil 552 Ti'ou-pan-biang 665 Tollkraut 942 Tschernilnoie ora- Tarab 301 Téoû-tzé-yeou 566 Tolombo 408 chi 672 Taraskie ziele 225 Téré oton 256 Tolubalsam 289 Tschillie 756 Tarfa 979 Terebenthina 1001 Tuiuilho 1007 Tsee-houang 9H9 Tameirinha 8S3 Teriaki 361 Tomillo 1007 Tsem-pi-kiù 397 Taro 1028 Teriujebin 643 Tondera 942 Tshemeritza 477 Tartar-emetic 986 Terpéntin, terpen Tonderswamp 226 Tsi-choui-mia 853 Tartaro emetico 986 tyn 1001, 1002 Tong-kong 421 Tsi-chu 976 Tartcbin 330 Terpentinol 1003 Tonkobohnen 522 Tsin-pé-tzé 665 Tarti 985 Terpentinolja •1003 Tooriskoo 955 Tsin-y 640 Tartir mokai 9Sr, Tesak 296 Tooth a»h tree 398 Tsoân-Tsian 248 Tartrat 983 Teufelsdreck 267 Tootoonagum 1053 Tson-tzé 227 Tartric acid 221 Thach xuog bo 225 Tormentil 1020 Tsu-tsào 32) Tarum 583 The 100S Tornasole 1021 Ttixochitl 1028 1620 ITABLE POLYGLOTTE. Tuckir 267 Tuinkers 419 Tuinkervel 360 Tui Tukim 331 674 Tulaert 267 Tulipero 1023 Tulipifero 1023 Tulpantra* 1023 Tulpboom 1023 Tulpenbaum 1023 Tumbaku 671 Tumble boau 608 Tumbroco 671 Tumeric 422 Tumiri hindi 979 Tung 421 Tûng-guli 348 - lin 197 Tung-tsé-nay 1053 Tunkana 311 Tunkar 311 Turad ul halic 202 Turalla 296 Turbit 1022 Turecka bylica 223 Turecki czuhek 365 Turkische mélisse 649 Turksch-heulsap 680 Turmeric 864 Turnep, turnip 669 Turpentine 1001 — substitute 307 Turpeth root 1023 Turpetlvwinde 1023 Turpout 1023 Turps 1003 Tusengyllen 357 Tusilago 1023 Tusindgilden 357 Tussilagine 1023 Tute franchi 516 Tuloun 671 Tutsan 256 Tuya 1007 Tvafallt vins, kali 985 Tval 869 Tweebladig dalkruid 665 Twehuisige 732 Tydloozen 400 Tvk bertram 656 Tvrnian 1007 Tyn abyaz 338 Tysiacznik 357, 655 u Uard gori 846 Ubas de zorro 703 Ubis 853 Ubkir 276 Udcark 822 Udindi 309 Udruck 541 Udumvara 523 Uehuad 400 Uflm 680 Ufiun 680 Uglekisloi 337 — ammoniac 338 — isvest Midi 338 — kali 343 — magnesia 341 — natr. 344 — svinets 342 Uijn 227 Uksus 1045 Uksusnokistœ svin. 198 Uksusnoskisloi 195 — kali 199 — natr 199 — okismedi 197 Ukti 978 Ulekota 607 Ulme 688 Ulowaton 248 Ultum 541 Ulvefod 638 Uma atasi 626 Umbuli 248 Umhlie 979 Unaechte baeren- klaue 302 Unaechte rhabarber 733 Uncomocomo 526 Underibsforsvrligt sait 729 Undertraed 844 Undum 864 Unguento 676 Unguento de tomate780 Unguzeh 267 Unifoglio 665 Unjir 523 Unœchte kalmulsch- wertel 603 Unter phosphorig- saures salz 729 Unzerut 368 Unzione 626 Uovo 674 Upas 1031 Urari 1050 Urat mani> 83 Urhan 562 Urinkraut 562 Urma'nikuu 607 Urmeena 376 Ussacù 848 Ussel ulnehl 653 Ussul 603 Ussulsus 834 Usululrasum 270 Usteruk 942 Ustrang 641 Uva orsina 322 — passola 1033 Uva de urso 322 — di volpe 703 Uvas passadas "1032 Uzik 1020 Uziz 493 Vadomocottay pisin 549 Vaina 1028 Vermiljoen 973 V ami Ha 1028 Veronica 1029 Valatipolum 667 Vervain, vervein 1030 Valerian, valeriana 10 Vescicaria 278 Valerianat 1025 Vescicatorio 1030 Valeriansyradt sait 1025 Vestindisk bitterlrœe 823 Vali mellaghu 420 Vet 556 Vallârai 582 Vetriolo turchino 955 Vallœrt 410 Vibora 1050 V'almue 719 Vicuiba 666 Valmode ,413 Vid 1032 Valnood 673 Vidrama prabala Vielgestallige 413 Valsambu 225 562 Vand 437 Vigtia, vite 1032 Vandfennikel 724 Viin 1033 Vandskreppe 719 Vild hiertensfryd 649 Vaniglia 1028 Vild mairan 688 Vanili Vanilla 1028 Vild torskemand 625 1028 Vildt lin 626 Variatu kaluug 841 Villey bolum 667 Varirakschira Varkensbrood 500 Vinagre 1047 426 Vincetossico 267 Varkensgras 839 Vincetoxico 265 Varkmid 422 Vindrufvor 1032 Vassla 613 Vine 1032 Vatlenklœfver 652 Vinegar 1045 Vatten peppar 722 Vingerhoedkruid 436 Vattensyra 719 Vingraen 723 Vedbende 623 Vinlio 1033 Vegetable œthiops 952 Viniebla 426 Vegetabunka 550 Vinkoorde 723 Veilihenwurzel 603 Vinnaia kilosta 221 Vejbred 758 Vinnoe spirit 232 Vejigatorios 1030 Vino 1033 Velaia magnesia 341 Vinranka 1032 Velaia osadotsehnoi Vinsyradt anlimo - rturt 384 noxid-kali 98G Velaitie channa 338 Vinsyradt kali 985 Veldcypre3 511 — natron-kali 987 Veldkomyu 347 — sait 983 Veldnigeîle 671 Vintergrout 623 Veldzuring 689 Viola 1049 Velesa 428 Viola a ciocca 542 Vellie 263 Viola gialla 542 Vellum 948 Violeta 1049 Veloi kuporos 963 Viper 1050 Velsch vygenhoom 271 Virginian snakeroot 883 Vendie 263 Virginian tuliptreel022 Venediskterpentin 1002 Virginische langen- Vengaruin 311 wortel 883 Venggayum 227 Virginische viper Venkel 518 wurz 883 Venus finger 426 Virok 675 Venushaar, venus - Vischala 407 hair 335 Vischio 560 Vepudipatsa 287 V'ischlym 535 Veratria, veratrin 1029 Visgo 560 Verbasco 660 Vismuth 305 Verbena 1030 Vitriolic acid 219 Verdauungsstotf 720 Vitriolo azul 955 Verde eterno 197 Vitriolo blanco 963 Verde rame 197 Vitriolo de cobre 93» Verdigris 197 Vitriolo verde 956 Verdoiaga 820 Vittilu 287 Verga de oro 1029 Vlas 626 Vergiftboom 975 Vlieg dood. kam - Vergissmeinnicht 1029 pern. 226 Vermiglione 973 Vlier 978 ~t.«ï f. VerrmT, Ver-million 973 I Vloeibareammoniak254 TABLE POLYGLOTTE. 1621 Vluggeolien 576 Was 393 Weisser enziaii 616 Voda 437 Wasehkraut 867 — ge"ip 539 Vodda cykuta 392 Waschung 635 — senf 663 Vodraia okis gelezo 692 Washing 618 , 635 — vitriol 963 Vœgrartrord 368 Wassawasie 667 Weisser zimmt 331 Vogelbeerbaum 928 Wasser 437 Weisses bilsenkraut 608 Vogelkers 360 Wasserbungen 1029 Weissgebrentes liir s- Vogelkirsche 360 Wasserdorn 646 chhorn 414 Vogelknœterich 838 Wasserfarrnwurze' 523 Weisswurz 876 Vola 667 Wasserfenchel 724 Weizen 516 Volatile essence for Wasserhanfkraut 499 Weizenmebl 516 smell. bottlea 493 Wasserig. ammon 254 Welligudda 227 Volatile oils 576 Wasseriges cblor 372 Wellmie 834 Volkruid 264 Wasserklee 652 Welriekend raw- Voltschetskudravoi 365 Wasserkolbeu 1023 kruid 268 Volverley 264 Wasserkresse 419 Welriekende kal- Voniiting nut 1050 Wasserlilie 670 mus 225 Vox 393 Wassermûnze 652 Wermuth 193 Vrietorn 670 Wasserschierliog 392 Wermuthbeifuss 193 Vrihi 845 Wassersenf ne de - Wetterklee 499 Vsemornoi 360 rich 489 Wezownik wirgi Vudge 225 Wassersternkraut 302 nianski 883 Vullam pisin 550 Wasserstolf 581 Wezowuik 305 Vullay 342 Water 437 Wheat 516 Vyfvingerkruid 782 — hemloch 392 ,724 Wheat Flour 516 Vyg 523 — pepper 722 Wheat phosphate 517 — scherling 392 Whey of milk 61J ,723 W Watercress 419 White arsenic 202 Waterdoch 719 — canel 331 Wachholderharz 857 Waterkers 419 — chalk 338 Wacholder 539 Walerkervel 724 — deadnettle 689 Wachs £93 Waterkruit 733 — dittanny 526 Wachssalbe 357 Waterlily 670 — ellébore 477 Wadda kalia 225 Waterpatich Watraf 719 — horehound 646 Wœndelrot 1027 309 — lead 342 Wahre angustura Watrobnik ziele 562 — pareira brava 703 riude 257 Watten 437 — precipitate 384 Wahre Kleckblume 193 Wawrzynu wisnio — stachys's 941 Wahrer akaciensaft 194 wego 617 — vitriol 963 Wake robin 55 i Wax 393 Wicken 688 Waldandorn 941 Wdowki 720 Widergift 411 Waldfichte kienfi Wedegambre blanco 477 Widero pail 310 chte 860 Wegblad 758 Wielki 606 Waldglocke 430 Wegdorn 670 Wieprzniec 724 Waldlausekraut .603 Wegerich 758 Wierook 675 Waldmangold 823 Wegwartwurzel 368 Wieseugùnzel 321 Waldmeister 268 Weswood 263 Wiesenkardamine 345 Wald mélisse 649 Weide 869 Wiesenknoeterich 305 Waidreben 398 Weiderich 638 , 854 Wiesenkœniginn 1023 Waldwolle 866 Weilirauch 675, 1005 Wiesenkresse 345 Walflower 542 Weilligudda 227 Wiesennarcisse 668 Wallnuss 673 Wein 1033 Wiesenraute 733 Wallrath 309 Weinessig 1045 Wiinœdike 1045 Walmo 719 Weingeist 232 Wijn 10.33 Walnaetrœd 673 Weinranke 1032 Wijnsteen-zuur 221 Walnut tree 673 Weinrebe 1032 Wildclimber 398 "Walschot 309 Weinstein 985 Wild cucumber 408 Walsgummeris 420 Weinsteinsaeui'e 221 Wild cyprès 194 Wanderboom 844 Weinsteinsauressalz983 Wild glnger 267 Wandkresse 419 Weisse gichtwurz 321 Wild marjoram 688 Wandmerke 880 Weisse korallen 413 Wild rue 847 Wandpastinak 392 — magnesia 311 Wild scurvy grass 414 Wanillia 1028 Weisse nieswurz. 477 Wild senep 489 Wanzendille 413 — rhabarbar 648 Wild succory 368 Wapno 691 — seerose 670 Wild thyine 883 Wargbaer 296 — quecksilberpi .384 Wild th'vmian 889 Warrala 542 Weisser andorn 646 Wilde affodil 269 Warserschwerd. 603 — arsenic 202 Wilde bertram 656 Warzedrwa 399 — diktam 526 Wilde eppe 880 Wilde rozmaryn 621 Wilde thym 883 Wilde vher 1052 Wilde wingad 321 Wilder galgant 929 Wilder mohn 413 Wilder rosmarin 621 Wildes geisblatt 368 Wildfraûlein kraut 656 Wileza wisnia 296 Wilg 869 Willon herb 854 Willow 869 Wilzyny 321 Winbœr 559 Winde 633 Wine 1033 Wine-stone 985 Winkel 321 Winkelossetung 686 Wino 1033 Winruta 847 Wintercherry 248 Wintergreen 702, 823 Wiutergrun harn- kraut 823 Winterkereen 248 Winter's gewûrz- rinde 1051 Winter's Zimmt 1051 Wirak 675 Wirginianski 761 Wismuth 305 Wismuth weiss 273 Wisnie 360 Witbloemige 477 Witch hazel 562 Withy-weed 633 Witte andoorn 646 Witte krijt 338 Witte maluwe 561 Witte vitriool 963 Witte wegdistel 365 Wloski 327 Wodna lilia 670 Wodumpar 413 Wœggkressa 489 Wœggœrt 703 Wohkaya lawang 542 Wohlgeinuth 688 Wohlriechendes ce- drela gummi 195 Wohlverleih 264 Wobpala 666 Wolfsbane 223 Wolfsbeere 703 Wolfsbezie 703 Wolfskirsche 296 Wolfstrappkraut 285 Wolfsturmhut 223 Wolkraut 660 Wollekruid 660 Wollige Ballotte 285 Wolowe oczy 757 Wonmm 254 Wondkruid 1029 Wood 309 Wood anémone 250 Wood apple 296 1622 Wood betony 302 Wood-bine " 368 Wood-chareoal 363 Wood oil 287 Wood sorrel 248 Woodbine 368 Wooddroof 268 Wood-oil 287 Woody nightshade 431 Woorara 1050 Workenzwam 226 Wormbark 540 Wormdryv. ganz. 307 Worm-seed Wormseed 8S1 Wormwood 193 Wosk 393 Wourali 1050 Wronie masla 606 Wronie oko 703 Wrotycz 980 Wukak unnay 844 Wullarai kilauga 780 Wullay poondoo 227 Wunderbaum 844 Wundkraut 606 Wurmbrayerenbl. 417 Wurmkraut 980 Wurmrinde 540 Wurm-Rundkopf 662 Wurmsamen 881 Wurmtod 866 Wumtreibend.gâns. 367 Wûtherich 392 Wyczka 761 Wylcze Lyko 426 Wyskok gorzalka 232 TABLE POLYGLOTTE. Xarope Xochi copalli Xo-vo Y 883 1030 758 Ya-pien 6S0 Yan-tin-clié 253 Yasmyn ,. . 606 Yasti madlmka ôi'f S*S Yatschmen Ii87 Yay dersie 345 Yavlakulu 315 Yeart 303 Yedra arborea 623 Yedra terrestre 623 Yeh-ruj (iil Yellow arsenic 969 Yellow bark 828 Yellow flower'd upr. 430 Yellow helmet flow. 223 Yellow iris 003 Yellow ladiesbedst. 321 Yellowwood sorrel 248 Yen 385 Yen-fou-tzé 673 Yen-tchi-hoâ 605 Yen-yé 671 Yerba 563 — de ballestero 477 — cana 883 — carmen 732 — de feridura 941 — luisa 1030 — mate 821 — piojera 941 — puntera 606 — romana 285 — turca 562 Yerbabuena de pimienta 651 Yerly 6S5 Yerumya 268 Yesca 226 Yeso 954 Yettie cottay 1050 Yezgo 1052 Yuan boutchaghi 554 Yn 263 Yn-chou 973 Yn-tsin-ché 978 Yng-choù-hoà 719 Yo-hoântzé 666 Yosciamo 607 Youksuk otou 430 Youmourta 674 Young-tsâo 815 Yskruid 542 Yslandsclie mos 622 Ysop 582 Ytzé-gin 845 Yu-che 202 Y'û-lan 641 Yuen-min-len 962 Y'ûen-tan 697 Yun-hiâng 675 Yun-mô-ché 338 Yuyubas 607 Yzer 519 Yzerhart " 1030 Yzopeck 582 Zabad Zaetar Za'fferano Zafran Zafrani ahim Zafron Zagh el hadid Zagh el nahas Zalimes scharlach- kraut Zabnwebholz Zahnwm-zel Zahrzezat'on 397 688 853 853 692 853 956 955 868 398 428 1008 Zaïbelur Zalf 676 Zamba di gatto Zanahoria Zandelhout Zandige cyperbies Zangater Zankiel Zankteufel Zarkat brussika Zarnick Zarorikh Zarskie skipeta Zarzamora Zarzaparilla Zarzyeka Zatch jaghi Zaunrûbe Zebak helu Zebdet Zebeeb Zebib el gabal Zebne ziele Zedaracb 953 762 732 316 864 612 973 864 607 423 266.969 331 660 298 219 9S0 381 613 1033 941 822 271 Zedoaria, Zedoary 1052 Zee alsem Zeeajum Zeeleli Zeep Zeepkruid Zeewier Zegal cbobie Zeheb Zehikraut Zeitoun aghadji — jagb-i Zekerkruid Zelazo Zelenoi kaporos Zeleznik Zeloo Zeme zluc menssj Zemk — arabi — kitre — tcUini Zemlianoe maslo Zenebladen Zentzephil Zenzero Zepterwurz Zerdé djavé Zereh Zernek Zet Zet ether Zevenboom Zevjaznik Zibàkk Zibeth Zibetto Zidchoobeli Zidibasi Ziele bonadynskie Ziemne jabilco Zigeunerkraut 194 876 669 869 867 1053 363 685 302 675 509 980 519 956 1030 857 357 549 549 549 608 309 881 541 541 1052 422 422 969 564 576 847 1020 652 397 397 422 368 305 780 646 Ziis Zilver Zimbelkraut Zimbro Zimmt Zimmtcassie Zinco Zingabil Zink — spath Zinkvitriol Zinn Zinnober Zipolle Zir Zira Zirueik zird Zirnik Zirsood Zistensaft Zittwersamen 845 263 522 539 330 331 1053 541 1053 345 963 493 973 227 685 422 909 266 422 582 881 Zittwerwurzel 1052 Zmeewek virginskie 883 Zoete amandelen 252 Zoethout 834 Zofa 582 Zoladz 367 Zolc wolowa 522 Zolfo 929 Zonnedaauw S17 Zorret el ma 419 Zouroumbase 1032 Zout 385, 880 Zoutzuur 207 Zucca selvatica 321 Zucchero 948 — di latte 613 — di saturno 198 Zucker 948 Zuckerbrode 304 Zuckerkoerner 432 Zuckerwurzel 368 Zuiskruid 360 Zukker 948 Zulfa 582 Zumaque 973 Zumboul 669 — indi 669 Zumo 944 Zungbar 955 Zungbarie 1002 Zungebil 541 Zunjar 197 Zunkar madenu 956 Zuren 200 Zuurboom 301 Zwarelatlier 496 Zwart venushair 335 Zwarte nachschade 001 Zwavel 929 Zwergbalsdorn 209 Zwergeberwurz 306 ZwerglKillunder 1052 Zwiebel 227 Zwinenkers 414 Zywokost 410 1623 Librairie ASSELIN et HOUZEAU, place de l'Ecole-de-Médecine. DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE SCIENCES MÉDICALES DIRECTEURS : A. DECHAMBRE L. LEREBOULLET DE 186i A 1885 depuis 1888 DIRECTEUR-ADJOINT : L. HAHN COLLABORATEURS MM. LES DOCTEURS : ARCHAMBAULT, ARNOULD (j ), AXENFELD, BAILLARGER, BAILLON, BALBIANI, BALL, BARTH, BAZIN, BEAUGRAND, BECLARD, BEHIER. VAN-BENEDEN, RERGER, BERNHEIM, BERTILLON, BERTIN, ERNEST BESNIER, BLACHE, BLACHEZ, BOINET, BOISSEAU, BORDIER, BORIUS, BOUCHACODRT (CH.)t BOUCHARD, BOUISSON, BOULAND (P.l, BOULEY (h,), BOUREL-RONCIÈRE, BOUVIER, BOYER, BROCA, BROCHIN, BROUARDEL, BRO"WN-SÉQUARD , BURCKER, CALMEIL, CAMPANA, CARLET (G.), CERISE, CHARCOT, CHARVOT, CKASSAIGNAC, CHAUVEAU, CHAUVEL, CHÉREAU, CHOUPFE, CHRÉTIEN, COLIN (L.), CORNIL, CCTARD , COURLIER, COURTY, COYNE, DALLY, DAVAINE, DECHAMBRE (A.), DELENS, DELIOOX DE SAVIGNAC, DELORE, DELPECH, DENONVILLIERS, DEPAUL, DIDAY, DOLBEAU, DUCLAUX, DUGUET, DOPLAY (s.), DUREAU, DOTROULAU, BUWEZ, ÉLY, FALRET (j.), FARABEUF, FELIZET, FERRAND, FOLLIN, FONSSAGRIVES, FR ^ÇOIS FRANCK, GALTIER-BOISSIÈRE, GARIEL, GAYET, GAVARRET, GERVA1S (p.), GILLETTE, GIRADD-TEBLON, GOBLEY, GODELIER, GREENHILL, GRISOLLE, GUBLER, GUÉNIOT, GUÉRARD, GUILLARD, GUILLAUME, GUILLEMIN, GUYON (F.), HAHN, HAMELIN, HAYEM, HECHT, HÉNOCQUE, ISAMBERT, JACQUEMIER, KELSCH, KRISHABER , LABBÉ (LÉON), LABBÉE, LABORDE, LABOOLBÈNE , LACASSAGNE, LAGNEAD (GUSTAVE), LANCEREAUX, LARCHER (0.), LaVERAN, LAVERAS (A.), LAYET, LECLERC (L.), LECORCHÉ, LEFÈVRE (ÉD.), LE FORT (LÉON), LEGOUEST, LEGROS, LEGROUX, LEREBODLLET, LEROY DE MERICOURT, LETOURNEAU, LEVEN, LÉVY (MICHEL), LIÉGEOIS, LIÉTARD, LINAS, LIOUVILLE, LITTRÉ, LDTZ, MAGITOT (E.), MAHÉ, MAI.AGUTI, MARCHAND, MAREY, MARTINS, MICHEL (DE NANCY), MILLARD, DANIEL-MOLLIÈRE, MONOD (CH.), MONTANIER, MORACHE, MOREL (B.-A.), NICAISE, NUEL, OLLIER, ONIMUS, ORFILA (L.), PAJOT, PARCHAPPE, PARROT, PASTEUR, PAULET, PERRIN (MAURICE), PETER (M.), PINARD, PINGAUD, PLANCHON, POLAILLON, POTAIN, POZZI, RAYMOND, REGNARD, REGNAULT, RENAUD (J.), RENDO, REYNAL, ROBIN (CH.), DE ROCHAS, ROGER (H.) , ROLLET, ROTUREAU, ROUGET, SAINTE-CLAIRE DEVILLE, SANNÉ (H.), SCHDTZENBERGER (CH.), SCHUTZEN- BERGER (P.), SÉBILLOT, SEE (MARC), SERVIER, DE SEYNES, SOUBEIRAN (L.), E. SPILLMANN, TARTIVEL, TESTELIN, TILLAUX (P.), TODRDES, TRÉLAT (U.), TRIPIER (LEON), TROISIER, VALLIN, VELPEAU, VERNEUIL. VIDAL (EH.), YIDAD, VILLEM1N, VOILLEMIER, VULPIAN, WARLOMONT, W1DAL, WILLM, WORMS (J.), WCRTZ, ZUBER. 1" série, Tomes I à XXXVI, 2' série, — I à XXVII, 3' série, - I à XVIII, A' série, I à XVI, 5 e série, — là III, OUVKAGE COIWPIiEX lettres... A à EXTRÉMITÉS. L à PYXIS. Q à TYROSINE. F à KYTHNOS. U à ZYPHUS. LE DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE DES SCIENCES MÉDICALES comprend 100 volumes se composant chacun de deux fascicules de 400 pages grand in-8° compacte, avec figures, et publiés en 5 séries : lai" commence par la lettre A ; la 2 e par la lettre L ; la 3 e par la lettre Q ; la k* par la lettre F ; la 5 e par la lettre U. Prix du volume................................. 12 francs. — du demi-volume............................ 6 francs. Chaque Fascicule se vend et se vendra toujours séparément. PRIX DE L'OIVRAGE COMPLET : 1,200 francs. f — 1624 PHARMACIE CENTRALE DIfRAM Em. GENEVOIX & C IE Successetus de nVCexiiez- et cie 3Dox--v-a-u.lt et C ie SOCIÉTÉ EN COMMANDITE AU CAPITAL DE DIX MILLIONS DE FRANCS PARIS *, rue de Joii.y. 7 — PARIS USINE MODÈLE A SAINT-DENIS Pour la fabrication des Produits chimiques et pharmaceutiques Succursales à, Lyon, et à Marseille MAISONS A NANTES, BORDEAUX ET TOULOUSE RÉCOMPENSES A TOUTES LES EXPOSITIONS Produits chimiques pour la Pharmacie, l'Industrie et les Arts Produits pharmaceutiques — Alcaloïdes Confiserie pharmaceutique — Accessoires de Pharmacie Tissus emplastiques Articles de pansement de la Méthode Lister Envoi franco dn PHIX COVHAXT « «M. les Pharmaciens t/ui en feront lu demande Parmi les Produits préparés en grand à l'usine de Saint-Denis, nous citerons : le Bromure de potassium, le Chloral, le Bi-Carbonate de soude, la Magnésie calcinée et tous les Sels magnésiens, les composés à base de Mercure (Calomel, Précipité rouge, etc.), et, parmi les produits pharmaceutiques : les Dragées, les Granules et les Pilules, préparés avec un soin tout spécial et exactement dosés, les Extraits obtenus dans le \ide au moyen d'appareils perfectionnés, les Tablettes et les Poudres; enfin les Pâtes pectorales de toutes sortes et toutes formes. 1623 — Le numéro : 60 centimes. 30 e VOLUME 30" Année N° 6 30 e VOLUME Juin 1889 '^DROG^ L'UNION PHARMACEUTIQUE JOURNAL DE LA PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE (V' 15 des Journaux réunis). Organe des Intérêts Scientifiques, Pratiques et Moraux de la Profession Dorvault, fondateur. ÉMUE GENEVOIX, DIRECTEUR. REVUE MEDICALE ET D'HYGIÈNE Far BOUCHARDAT, Professeur d'hygiène à la Faculté de Médecine de Pins, etc., etc L'UNION paraît le 15 de chaque mois et son annexe le BULLETIN COMMERCIAL le 30. ABONNEMENTS l 6 fr, par an pour toute la France y compris le Blli.eti\ commercial. f Étranger, selon les tarifs postaux. Les années précédentes se vendent séparément 5 fr. Pnne. ADMINISTRATION, A LA PHARMACIE CENTRALE DE FRANCE 7, Rue de Jouy, 7 PARIS I — 1626 — CHOCOLATS Pliarmacie Centrale de IF'rotm.ce La grande extension qu'a prise la consommation de notre Chocolat nous a permis de monter une installation nouvelle avec appareils perfectionnés. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que nous garantissons la pureté absolue de ce produit. 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On trouve tout préparer à la Pharmat^l LIMOUSIN,, ainsi que dan-, les principale! Pharmacies, les médicaments pouvant s'administrer bous cette forme. capsules""t]enifuges Extrait éthërë de Fougère mâle et Calomel Ces rapsules, préparées selon la formule du docteur Créquy (0,50 d'extrait et 0,05 de calomel par capsule;, se prennent habituellement le matin a. jeun, une à une, tontes les :> minutes. Dose, 16 capsules pour un adulte. Il est bon de ne faire qu'un repas léger le jour qui précède l'administration du médicament. — Le Taenia est presque toujours expulsé avec la tête une ou deux heures après l'ingestion de la dernière capsule. ' Le Flacon «le 16 Capsules. 6 Francs CJJXOItAIi PERLÉ MMOUSIM HYDRATE DE CHLORAL EN CAPSULES DRAGÉIFIÉES. Sous cette forme, pas do constriction à la gorge, pus de mauvais goût. Contrôle facile de la pureté du produit. Dragées de 0,2j centigr., le flacon. 3 fr. 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LÉGIO" T D'HONNEUR Médaille à l'Exposition universelle de Philadelphie, 1876 (RÉCOMPENSE UNIQUE) CES CACHETS sont constitués par deux petites rondelles concaves de pain azyme, que l'on soude ensemble à l'aide d'un appareil spécial, après y avoir introduit les poudres médicamenteuses. Le maniement de cet appareil est des plus simples. (Voir Rapport à l'Académie de Médecine, Séance du 20 mai (873.) CE PROCÉDÉ supprime la manipulation délicate et ennuyeuse qui^consiste à disposer le médicament sur le pain azyme ordinaire et à l'enrober -de manière a le soustraire au contact direct de la muqueuse de la bouche. MODE D'EMPLOI : Il suffit de mettre le Cachet dans une cuillère contenant un peu de liquide pour l'avaler dès qu'il est suffisamment humecté. APPAREILS brevetés LIMOUSIN pour mettre les Poudres en Cachets MÉDICAMENTEUX CACHETEUR BREVETÉ a3planchettes pour préparer simultanément 4 2 Cachets pe chaque n° 1, 2, 3 12 fr. CACHETEUR BREVETÉ A 3 PLANCHETTES pour préparer simultanément 12 Cachets de chaque n° 1» 2, 3 12 fr. CACHETS N» 1 .................................... La Boite de 1,000 5 francs. N° 2 .................................... — 6 — N-3,4,5.............................. — 4 — > N. B. — Le Nom et l'Adresse du Pharmacien sont appliqués sur les Cachets moyennant une Hivense une fois faite de 3 fr. 50 par format et de 10 fr. par série de 3 formats.—Pour demandes importantes, cette gravure sera faite sans frais. , « cachets-cuIllèrb limousin Poar l'administration des Huiles Médicinalesde RICIN, de FOIE de MORUE, desOPIATS, ELECTDAIRES,etc. BOITES de 25 Cacuets-Cuilléres complets.. — de 50 — — .. — de 100) — — ., — de 250 — — — de 500 — — Avec Cacheteur et Accessoires. Sans Cacheteur ni Accessoires. ».70 1.05 1.40 3 15 5.25 D.35 ii.70 1.05 2.80 4.90 Pourrenselgnements et demandes, s'adresser à LIMOUSIN et G e , 4, rue des Hauèrietles, Paris *■—i—in ..... iwm ....... iwwiiiiiiwiiimiiiiwwwiiiiii ............ mi ........ iiimW Vienne 1873, Médaille dp mérite — Sydney 1879, Médaille cl or — Melbourne 1880, Médaille d'OR. Amstîrdam 1883, Médaille d'oa. — ^nvers 1885, Médaille d'où. ™»w2«PWi — 1630 LE PERDRIEL & C IE Fournisseurs des Hôpitaux PARIS Maison fondée en 1823 Maison fondée en 1823 MARQUE DE FABRIQUE JJEPuSEE Récompenses à toutes les Expositions où nos Produits ont figuré 1 Véritable Emplâtre de Thapsia Le Perdriel-R eboulleau contre les rhumes, toux, bronchites, rhumatismes, etc. Exiger les signatures pour éviter les accidents reprochés, avec raison, aux similaires. Sels de Lithine effervescents de Gh. Le Perdriel, seuls dissolvants des calculs et concrétions uriques, contre la goutte, les rhumatismes, la gravelle, les calculs, les catarrhes chroniques de la vessie ou de l'estomac et toutes les affections de la diathèse urique. L'acide carbonique qui se dégage en excès, au moment de l'effervescence rend la Lithine parfaitement soluble, condition sans laquelle elle ne saurait être ni assimilable ni active. Taffetas vulnéraire Marinier, véritable épiderme factice, souple, imperméable, élastique, il guérit sans cicatrice les coupures, brûlures, écorchures. Taffetas Berthault neutre, aseptique, transparent et imperméable. Mouches hypnotiques du D r Ricard pour calmer instantanément les douleurs, sans laisser ni marques, ni cicatrices à la peau. Fucoglycine du D 1 ' Gressy. Ce sirop composé de plantes marines contient les principes reconstituants de l'huile de foie de morue sans inspirer le même dégoût. Convient particulièrement aux enfants. Inhalateur H. Le Fort contre les maladies des voies respiratoires. JYola. — Tous les produits qu'exploite la maison Le Perdriel ont été créés par elle ou sont devenus sa propriété par cession régulière des inventeurs. Par jugement du Tribunal de Commerce de Paris, confirmé par arrêt de la Cour d'appel, la division métrique au dos des emplâtres a été reconnue la propriété exclusive de la maison Le Perdriel, ainsi que la couhur ronge pour sa toile vésicante. Les copistes de ces marques seront poursuivis conformément à la loi. 1631 LE PERORIEL & C IE IF 1 o"u.rxiisseiJL3?s des IEîô;pi-ta,"u.:5r PARIS Maison fondée en 1823 Maison fondée en 1S23 MARQUE DE FABRIQUE DEPOSEE Récompenses à toutes les Expositions où nos produits ont figuré Toile vésicante adhérente Le Perdriel (vésicatoire rouge) pour établir un vésicatoire en quelques heures sans faire souffrir le malade ni irriter la vessie. Cette toile est noire du côté actif, rouge de l'autre, avec la division centésimale noire (propriété de l'auteur) affirmée par jugement du tribunal et confirmée en cour d'appel. Taffetas épispastique et rafraîchissant pour le pansement parfait des vésicatoires et des cautères: ne contenant pas de matières grasses, ils ne sont pas exposés à rancir comme les papiers et les pommades. Pois élastiques Le Perdriel (les seuls admis dans les hôpitaux); à la Guimauve (émollienls) ; au Garou (suppuratifs). Ils se gonflent uniformément et dilatent doucement les parois de la plaie sans faire saigner les chairs. Bas élastiques Le Perdriel contre les Varices ; Ceintures en fil de caoutchouc et à jour. Exiger la patte tissée dans chaque appareil et portant notre nom ainsi qu'un numéro d'ordre. Compresses Le Perdriel en papier lavé pour remplacer le linge dans le pansement des plaies. Plus propres, plus économiques. Pharmacies de poche. — Coffres de secours. Capsules vides Le Huby emeloppes à médicaments pour prendre, sans dégoût, les substances d'odeur ou de saveur désagréables. La Dentose Maillet calme les douleurs dentaires et obture les dents cariées que leur sensibilité empêche de plomber. Vola. — Tous les produits qu'exploite la maison Le Perdriel ont été créés par elle ou sont devenus sa propriété par cession régulière des inventeurs. Par jugement du Tribunal de Commerce de Paris, confirmé par arrêt de la Cour d'appel, la division métrique au dos des emplâtres a été reconnue la propriété exclusive de la maison Le Perdriel, ainsi que la couleur rouge pour sa toile vésicante. Les copistes de ces marques seront poursuivis conformément à la loi. 1632 — Appareils et Poudres pour Eau de Seltz VERITABLE SELTZOGÈNE D. FÊVRE MOINS CHER QUE LES DOTATInV MAISON Fondée en 1835 398, RUE SAINT-HONORE PARIS SELTZOGÈNE D. FÈVRE Breveté S. G. D. a. 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RIGOLLOT en trouvant le moyen l*"* tou ^ cs ^ es imi ~ de fixer la Moutarde sur le papier fa ^r^ À étions qui en sans en altérer les principes a rendu un immense, service à l'art de guérir. Ses Sinapismes sont supérieurs à DÉPÔT GÉNÉRAL : 24, Avenue Victoria - PARIS ont été faites. Chaque feuille porte sa SIGNATURE à l'ENCRE ROUGE. Réclamer celle marque pour é\iler la contrefaçon SE VEND DANS TOUTES LES PHARMACIES J COMPAGNIE DES VASELINES FRANÇAISES Marque TTÉTRÉOUNE Diplôme d'honneur, paris 1885 — Lauréats de l'Académie nationale, Paris 1887 LANCELOT Frères & C E riURMACIE.VCIII.MISTE, DOCTESR-MÉDBCEt DE U FACULTÉ DE PARIS l'IËtlS, IS, rue 75 55 » — de Valériane......... 30 2 » ■ 75 18 . A-*a irptida.................. 30 1 50 » 00 20 » Eucalyptol................... 50 3 > 1 » 28 . Balsamiques crêosotées........ 00 2 » 1 » 20 • Eucalyptol iodoformé .......•... 60 3 5« 1 50 45 » Iiauinp do durgun................ 100 2 50 » 80 10 ■ Fer réduit.................... 100 2 5 0 . 90 18 » — rie Copabo pur.............. 100 3 » » 00 13 » Goudron de Norwfege .......... 60 1 2 0 . 50 4 » — — ft Goudron ......... 100 3 • . 00 12 ■ — ferrugineux.......... 50 1 7 5 . 80 14 > — ft Essence dp Santal. .. 50 3 » 1 50 45 ■ — créosote ............. 50 2 • . 75 12 » — — ri Oléo-res. Cnbébe .. . 50 3 » 1 » 55 » — — et Tolu....... 60 2 » » 90 20 » — — et Citrate de fer..... 100 3 » 1 10 20 • Huile de Ricin................ 30 1 oO » 55 11 » — — et Lubebe.......... 100 3 50 1 25 22 ■ — phosphorée............. 60 2 gO 1 > 30 — — — et Alun..... 100 3 » 1 » 18 • — de Gabian.............. 50 i' 5 . 80 12 . — — — ft Ess. Santal 100 4 50 2 50 50 » — de Cade Traie ........... 50 2 » » 80 15 . — — Cvbebf et Carb. de Eer. 100 3 » 1 » 20 . ■— de Faine eréosotéo ....... 50 2 » 1 > 18 . — — — et Ratanhia.... 100 3 • 1 . 25 » -— de foie de morue blonde.. 100 2 » . 80 12 . — _— — Ratanhia et Fer. 101 3 » 1 > 25 » — — brune.. 100 2 i » 80 10 . — — Fer et Esse née de Santal. 100 4 50 2 25 40 » Huile de foie de morue crëosotèe. 50 2 . » 70 14 . — — et Ratanhia......... 100 3 » 1 25 25 » Iodoformé (éther iodoformé).... 50 2 5 0 1 20 30 . — — et Tannin.......... 100 3 50 1 75 25 » Iodoformé pulvérisé........... 50 4 > 2 i 55 - - dn Pérou, noir.............. 50 3 » 1 20 28 • Iodnre de potassium........... 100 5 . 3 25 45 » — de Tolu.................. 50 3 • 1 25 20 ■ Iodure de sodium.............. 100 6 . 3 50 55. Bromhydrate de Qainine....... 30 5 - 2 50 Cours Kousso pulvérisé.............. 100 4 » 2 - 25 » Bromure de Camphre.......... 50 3 » 1 50 40 » tfatico pulvérisé.............. 30 2 50 1 10 20 . — do po1 assitini ......... 100 5 » 3 25 20 • Nitrite d'amylc............... 30 3 50 1 50 40 . Capsules Martiales (Tartnte de [en. 100 3 . 1 (8 » Oléo-mine de Fougère mile .......... 50 4 » 2 . 50 . — porgat. {form. d'Anderson'). 30 2 » » 80 25 » — — et Calorafl .. 50 4 i 2 » 50 Carbonate de fer.............. 100 2 50 1 . 18 . — de Cubebe .............. 50 3 r 1 50 100 . — et Rhubarbe.. . 100 2 50 1 . 20 i — — et Ess. de Santal. . 50 3 50 1 75 80 . Cascara sagrada.............. 50 2 » 1 > 30 ■ Opiat balsamique............. 100 3 , 1 » 20 » Chloral hydraté............... 00 3 50 1 50 25 i Pepsine...................... 30 3 » 1 20 50 • Chlorhydrate de (Quinine....... 30 5 . 2 50 Cours Phosphate de fer.............. 50 2 50 1 20 30 . Chloroforme pur.............. 30 2 50 • 80 18 . Podophyllin.................. 50 2 50 1 » 35 . Copahivate do sonde........... 100 3 50 1 . 20 . Poivre ôubèbe................ 100 2 50 » 80 3(1 Créosote de hêtre ............ 50 2 » . 80 16 » Poudre vermifuge............. 30 1 50 » 60 24 Créosote iodoformée.......... 60 2 50 1 25 40 . Qnassia amara................ 00 3 50 1 50 18 Cubi'b'- et Térébenthine........ 100 3 • 1 . 20 . Rhubarbe.................... 00 2 ■ » 80 20 Digitale pulvérisée............ 30 2 » » 80 20 . Salicylate de soude............ 50 3 ■ 1 • 35 . Essence de Genévrier.......... 50 3 . 1 50 00 . Seammouée................... 30 2 « 1 » 90 » — d'Eucalyptus.......... 30 3 . Ml 28 . Seigle ergoté................. 30 2 50 1 . 30 — de ïérébenthijne....... 58 1 20 » 00 H - Sel de Vichy................. 50 1 50 » 00 15 » — — et Iodoformé.. 50 2 i » 90 22 . Sulfate de quinine............. 30 4 - 2 > Cours — de Cubebe pur........ 50 3 . 1 50 150 » Térébenthine de Venise....... 50 1 50 ■ 65 13 . — de Santal citrïn....... 50 1 . 2 « 55 . — suisse........... 50 1 20 s 55 Il » Etlier pur.................... — Indhydrique ............ 30 1 50 r oo 14 » Terpine...................... m 2 50 1 25 35 . 30 4 » 2 » 75 » Terpinol..................... Yalerianate de quinine......... 60 2 50 1 25 45 . Ethérolé d'Essence de Téréb... . 00 2 D 1 . 15 » 30 5 » 2 50 Cour. CAF-SULES THEVE NOT LIVRÉES EN FLACON SPÉCIALITÉ Ces flacons, confectionné* avec soin, indiquant les prix au public, se présentent sous des conditions bien connues et appréciées des'pharm.ic'eni, entre «ut es colles d'offrir aux malades une f.-rme qu'ils recherchent, de n'exiger q ue les simples soucis de l'achat et de la ii\raison, cl de profiter de l'écart qui, Ion en contiendra, est des plus rémunérateurs. CAPSULES LIVRÉES EN VRAC Pour celles-ci j'ai fait au prli courant ci-contre les bonifications compatibles arec la lionne préparation et les rxigenees du commerce. Les Capsules par pression en vrac sont livrées par flacons de «O gr., l»5 gr., «50 gr., SOO gr. et l kilog., des quantités plus grandes dans un seul contenant pouvant présenter des inconvénients. Chaque flacon est coiffé d'une capsule d'étan (Marque déposée portant : Fabrique de Capsules 'J'hevenot, Dijon, procédé approuvé par l'Âcadt mie de M-decine. Une bande de garantie, recouverte de ma signature, est collée moitié sur la capsule t*i moitié sur le flacon. AO'I'A. — La majeure partie des médicaments c intenus dan» la liste des capsules Thc/enot par pression peut èlre également livrée eu Capsules-Thoenot flexibles et en C'p--uies-Thevenot demi-fleiihles. • — 1635 — CAPSULES THEVENOT AU TREMPÉ 1° Capsules â enveloppe flexible. Le procède dit au trempe, avec lequel sont obtenue» ces capsules, n'a certaine««nt pas toule la souplesse du procédé par pression dont je suis l'inventeur. Mais s'il ne possède pas tous les avantages de ce dernier, il eu est un, toutefois, qui mérite une attention particulière; c'est celui de permettre l'absorption des médicaments qui doivent être pris de préférence à forte dose, tels que l'huile de ricin, l'huile de foie de morne, etc. Par ce nuyen, toute personne que le volume relativement exagéré du véhicule n'effraye pas, peut en faire usage. On trouvera au tarif ci-dessous certains médicaments qui, administrés avec succès à l'aide des capiules par pression, peuvent l'être également au moyen de capsules flexibles. En agissant de la sorte, j'ai cru répondre à toutes les exigences, pensant que quelques praticiens, suivant le cas, préféreraient les prescrire ainsi. DÉSIGNATION PB de la IX boite Le Mil de Public Ph. capsules Huile de Ricin. La boite de 4 capsules no \ t pour i » 1 » 1 30 1 30 » 50 » 50 » 60 » 60 PO » La boite de 6 capsules no 2, pour 60 » La boite de 8 capsules no 3, pour 55 » La boite de 8 capsules no 4, pour 40 « Huile de foie de Morne blanche, blonde et brune. La boite de 24 capsules no 3..... _ 48 _ no 5..... 3 » 3 50 1 50 2 . 45 » 30 ■ Huile de foie de Morue créosotée La boîte de 24 capsules no 4..... — 48 — no«..... 3 . 3 50 1 50 2 » 45 » 30 » DÉSIGNATION Baume de Copahu pur. La boîte de 18 capsules no 3 ..... — 24 — no 0..... — 32 — no S..... Copahu et Cubèbe, Opiat balsamique La boîte de 18 capsules no 3..... — 24 — no 3 ..... Olëo-résine de Fougère mâle. Oléo-rësiue de Fougère mile et Calomel. La boîte de 8 capsules no 6..... — 12 — n«C... , Essence de Santal citrin pure. La boîte de 18 capsules no 0..... Apiol. La boite de 18 capsules no s..... PRIX de la boite ■------^_- v^■-------- Public Pli. 3 . 3 . 1 » 1 » 1 » 3 . 3 » 1 '25 I 25 4 50 6 . 2 » ) 3 » s i . 2 . 3 50 1 50 Le IILLB KIV MOOfcKKS ET PK«I'OUTIO\M> VI V tUlOSSKIKS Pour éviter les substitutions involontaires avec des produits similaires qui pourraient ne pas offrir les mêmes garanties avoir bien soin de spécifier la Marque THEVK\OT, Expédition de la Fabrique franco de port, d'emballage sur foule ta France, la Belgique et la Suisse, sur commission de 29 fr. au moins. Au-dessous de celle somme franco d'emballage seulement. — 1B3B — FABRIQUE DE BOUCHONS à MEZIN (Lot-et-Garonne) SPÉCIALITÉ POUR PHARMACIE ET PARFUMERIE LIÈGES ~~ PLANCHES, CONSERVES ni BOCAUX Pianchti à insectes et à bains AHTICL.RS «le CAVE ENCRIERS MÉDAILLE D'OR — ARCACHON 1886 -.£,- \iieieniie Mttiffoii -ï. !*oubiran H TE T| "T Bousquet MAISON DE VENTE Mit, rue 'ÉCHAXTIM.M,OXS~tiUR IHU \ \IH: L. REYNAL, Pharmacien, 13, rue de Rougemont, PARIS — 1637 PRODUITS PHARMACEUTIQUES SPÉCIAUX UE LA MAISON CROSNIER E. NITOT, Pharmacien, Succ« . M»AHMS - 9i, Rue VieWe-aw-Tetnpte, Si — t'Ht/S Sirop minéral-sulfureux CROSNIER (*)............... prix. 5 fr. Granules minéral-sulfureux CROSNIER.............. — 3 fr. Pommade Crosnier................................... — *i fr- Bain sulfureux Crosnier.............................. • — I fr. Élixir biodotique Nitot.............................. — 5 fr. Pilules biodotiques Nitot............................ — 4 fr. REMISE D'USAGE (*] NOTA. — #e méfier des imitations, contrefaçons et substitutions frauduleuses Exiger la Signature CROSNIER et le Timbre de jarantie de ITXÏOX des Fabricants pour la répression de la contrefaçon (sur la première enveloppe) ? » Salicylate de Soude cristallisé en prises dosées à 50 centigr. — Sous cette forme, la pureté du salicylate est facile à constater; il se dissout rapidement dans tous les liquides, ce qui permet de varier le véhicule suivant le goût du malade , eau gazeuse, eau rougie ou alcoolisée légèrement, limonade, thé ou tisane au choix. — Boîte de 30 prises : 3 francs. — 3 boîtes : 8 francs. Le Salicylate de Lithine, en pilules dosées à 30 centigr.; particuliè- ment efficace contre la gravelle et la goutte chronique. — Flacon : â francs. (Prendre 8 à 10 pilules par jour). Le Salicylate de Bismuth arrête les diarrhées les plus rebelles (Rapport de V Académie de Médecine: indiqué contre le typhus, cholérine). EXIGER MARQUE DE GARANTIE SCHL11BKRGER et CERCHEL, Compagnie JE - rie ProMls antiseptiques, r. Bergère, U DEPOT : A. CHEYRIER, Pharmacien de 1" Classe, 21, Faubourg-Montmartre PARIS — 1638 — Librairie ASSELIN et HOUZEAD, place de l'Ecole-de-Médecine. BAUDRIMONT DIRECTEUR DK LA PHARMACIE CENTRALE DES HOPITAUX, MEMBRE DE I. ACADEMIE DE MEDECINE PROFESSEUR A LÉCOI.E DE PHARMACIE DICTIONNAIRE ALTÉRATIONS et lALSlIIGATIONS DES SUBSTANCES ALIMENTAIRES MÉDICAMENTEUSES ET COMMERCIALES AVEC L'INDICATION DES MOYENS DE LES RECONNAITRE SIXIÈME EDITION Revue, corrigée et considérablement augmentée Un très i'ort volume grand in-8 doxvi-l ,51)0 page», avec'3<0'figures, de nombreuxtableaiix intercalés dans le texte et deux planches chromolithographiques hors texte. 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