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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
Le laboratoire destiné à la préparation jour-nalière des médicaments officinaux serait vaste,et pourvu de presses de différentes sortes, d'é-tuves, d'un réservoir à eau, la distribuant pardes robinets dans toutes ses parties ainsi quedans le laboratoire de chimie, dans la laverieet dans l'officine ; au centre des fourneauxserait placé un générateur de vapeur, qui ser-virait, au moyen d'un tube de distribution gé-nérale, aux distillations, à l'évaporation desextraits, et même à la cuite des sirops, desemplâtres, etc. (1.)
De vastes caves régneraient sous toutes lesparties du bâtiment; dans la première, cellequi par un escalier commode et constammentéclairé serait en communication presque directeavec l'officine, on placerait les sirops et leseaux distillées d'un usage journalier; plus loin,une autre division servirait à conserver lesautres préparations officinales, les approvision-nements de graisses, de miels, etc., ainsi quela cave au combustible qui communiqueraitpar un escalier spécial avec le laboratoire;enfin un caveau bien fermé, et dont le provi-seur aurait seul la clef, renfermerait les al-cools , les liqueurs, les vins destinés à l'usageofficinal.
Au premier étage se trouveraient les maga-sins, divisés en plusieurs sections destinées àla droguerie, l'herboristerie, les papier? d'en-veloppe et cartonnages : une pièce fermant àclef servirait de magasin pour les sucres et lesobjets d'une certaine valeur, ou qu'il pourraitêtre dangereux d'abandonner à la dispositionde tous.
Enfin, dans une partie séparée du magasin,se placerait convenablement aussi une boite desecours pour les asphyxiés, des compresses,bandes, attelles et autres objets nécessairesaux cas chirurgicaux les plus communs et lesplus urgents, et même un brancard pliant, dontchaque pharmacie devrait être pourvue.
(1) L'Appareil de Beinporff, qui parait <'fre adoptedans les pharmacies de l'Allemagne, et qui nous sembleavoir quelque rapport avec la cuisine bistillatoireadoptée à bord des navires, consiste en un système defourneaux sur leque 1 reposent de grands et de petits ap-pareils en étain qu'un seul feu chauffe (feu de bois) endonnant constamment pour le train d'une pharmacie oc-cupée, et de manière à ne pas l'épargner, de l'eau bouil-lante et de l'eau distillée.
Le dessin ci-dessous (fig. 181) donnera d'uneautre manière l'idée de la distribution d'unepharmacie normale comme nous l'entendons.
A pièce d'attente pour le public, B officine,C cabinet du proviseur, D caisse, E arrière-pharmacie, F cabinet du chef, G cabinet dephysique et des collections, H laboratoire dechimie, I laboratoire de pharmacie, x balus-trade de séparation, a comptoir de distribu-tion, b comptoir de service, c escalier de lacave, d escalier du magasin , e e e e e e e por-tes, f f f f f f f f f croisées.
L'excellent article qu'on vient de lire est deVée père, liais nous devons dire que notrehonorable et savant confrère AI. Scbaeuffèlenous a, le premier, signalé l'utilité d'un pareilarticle dans notre ouvrage. Notre confrère
(Fig.
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nous a même donné sur cette matière quelquesidées éparses, dont quelques-unes concordentavec celles émises par Vée, mais dontquelques autres, empruntées aux habitudesallemandes, s'éloignent peut-être par trop desnôtres pour qu'elles puissent jamais être adop-tées. Ainsi il l'ait attendre le public dans unepièce tout à fait séparée de l'officine propre-ment dite, et il exclut complètement les fem-mes du service de la pharmacie, quelque passifque soit leur rôle.