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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

Les questions de recettes, de ventes, de dé-penses, en pharmacie, sont longuement trai-tées par M. Miramont, dans sa brochure inti-tulée : le Passé, le Présent et l'Avenir de laPharmacie, en France, 1865.

ORDONNANCEMENT D'UNE PHARMACIE.

L'arrangement ou classement de médica-ments peut s'établir d'après différentes consi-dérations. Généralement ceux-ci sont classespar formes pharmaceutiques, savoir : les tein-tures avec les teintures, les poudres avec lespoudres, etc. ; nous ne voyons même pas qu'onpuisse convenablement procéder d'une autremanière pour ce premier classement. Mais iln'en est plus de même pour le classemententre eux des médicaments appartenant à lamême forme pharmaceutique. En effet, on peutles classer : 1° d'après leurs propriétés médi-cinales; 2° selon qu'ils proviennent de raci-nes, de feuilles, de produits chimiques; 3° parfamilles de plantes et par genre de sels; 4° se-lon l'ordre alphabétique; 5° selon la plus oumoins grande fréquence de leur emploi, etc.Celte dernière classification, bien qu'elle soitla moins digne d'être appelée ainsi, est, ànotre avis, la meilleure, et, après elle, cellepar ordre alphabétique.

Le numérotage des flacons, bocaux, boîteset pots est un soin que nous recommandonspour le maintien de l'ordre et pour faciliterles recherches dans la classification adoptée ;et afin qu'ils ne soient point distraits des vasesauxquels ils appartiennent, nous recomman-dons encore de répéter ce numérotage sur lesbouchons et couvercles de ces contenants.

Une liste collée sur un des côtés du casierindique par numéros tous les médicaments quiy sont contenus. (V. Yavis en tête du Tarif.)

L'étiquetage d'une pharmacie mérite consi-dération. En France, chacun suit la nomen-clature latine ou française qui lui convient.Dans les Etats du Nord, il n'en est pas ainsi ;les pharmaciens sont à peu près obligés desuivre tous la même. Nous ne discuterons passur les avantages et les inconvénients de cesdiverses manières de procéder, cela nous en-traînerait trop loin ; seulement, nous conseil-lerons, quelle que soit la nomenclature chi-mique, botanique ou zoologique adoptée, del'interpréter en latin.

PLAN D'UNE PHARMACIE NORMALE.

En demandant pour la pharmacie, auxgrands pouvoirs de l'Etat, des améliorationset un changement d'organisation considéra-bles, il faut surtout, pour les obtenir, leurmontrer comment l'intérêt public est engagé

dans la question, par l'aspect aussi nouveauqu'utile que pourraient prendre nos établisse-ments sous l'égide d'une loi protectrice, maissévère et intelligente, des besoins spéciaux denctre profession. Dans cette condition, et ensupposant la limitation du nombre des offi-cines accordée et effectuée, j'ai cru utile dedécrire le plan d'une pharmacie normale, t&i-table utopie que chacun pourra modifier à songré, selon les données de son expérience et desa position, et dans laquelle je désire surtoutqu'on ne recherche aucune espèce de compa-raison à établir ou de critique à faire de cequi existe aujourd'hui, dans d'autres condi-tions.

Mais avant de tracer le plan matériel d'uneofficine normale, il semble convenable de direquelques n ois de celui qui la (litige. Je souli-gne à dessein ce dernier mot pour caractériserla différence de la position faite au pharma-cien dans la pharmacie regénérée, à la tèted'un établissement considérable et d'un per-sonnel nombreux et exercé, avec le servageil est actuellement retenu, obligé le plus sou-vent de manipuler lui-même , et ne trouvantautour de lui qu'une assistance insuffisante et.qui peut souvent compromettre gravement saresponsabilité.

Un tel rôle n'est pas en harmonie avec cequ'on exige actuellement du pharmacien, ensavoir et en capacité ; les garanties de touteespèce dont on a voulu entourer sa réception,le placent dans une sphère élevée ; il faut qu'ily reste pour le bien du public et pour le sien.Le pharmacien aura donc la direction d'ungrand établissement, l'impulsion morale à.donner à un personnel nombreux qu'il élèveraaux saines maximes de probité et de rigou-reuse exactitude, qui sont les véritables basesde la pharmacie; mais, en même temps, ilconservera assez de liberté pour remplir, sansdanger pour sa responsabilité, ses droits et sesdc\oirs d'homme et de citoyen ; pour s'enfer-mer à loisir dans son cabinet ou dans son la-boratoire afin de cultiver ou perfectionner lesconnaissances acquises; pour suivre les séan-ces des réunions ou sociétés savantes, des con-seils de salubrité dont il doit être appelé àfaire partie, remplir la mission d'inspection oud'expertise qu'il peut recevoir de l'adminis-tration ou des tribunaux.

Du proviseur. Nous nous servons de cettequalification parce qu'elle est déjà consacrée,en Allemagne, pour le même emploi. Le pro-viseur est celui qui remplace le pharmacienen toutes circonstances ; à lui les manipula-tions difficiles et la surveillance immédiate etincessante de toutes celles qui sont exécutéespar les autres employés de la pharmacie ; il