ECONOMIE PHARMACEUTIQUE.
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2° Une feuille volante formant tableau, etrésumant les opérations du mois, jour par joui',conformément au registre ci-dessus.
Douze de ces feuilles forment l'année. Ellesse font suite Tune a l'autre, et les opérationsdu mois qui précède viennent s'ajouter som-mairement à celles du mois courant, de ma-nière a ce qu'à toute époque de l'année onpuisse voir l'état de ses affaires : vente, re-cette et dépense. La feuille du mois de dé-cembre donne le résumé total de l'année.
Ce résumé, en forme de récapitulation,donne les résultats suivants :
De la vente on défalque la recette pour con-naître ce qui reste dû.
De la recette on défalque la dépense pourconnaître le bénéfice.
La dépense elle-même, par nature, est ac-cumulée de mois en mois, de manière a ceque le dernier tableau (celui de décembre)présente non-seulement le total de la dépensede l'année, mais aussi celui de chaque espèce,afin de pouvoir, en cas d'augmentation extra-ordinaire de dépenses générales, reconnaîtreà quel article particulier elle s'applique et surquoi doit porter l'économie.
Ces tableaux sur feuilles détachées ont pouravantage de rendre la comparaison facile entreles diverses époques de l'année, ou bien entreles années elles-mêmes.
Nous devons faire remarquer, et on s'en estsans doute aperçu, que ces deux éléments nesuffisent pas pour la comptabilité. En effet, ilsne dispensent pas du livre pour l'inscriptiondétaillée de la vente journalière au comptant,ni du brouillon ou livre de vente journalièreau crédit, ni enfin du grand-livre où l'on éta-blit les comptes détaillés des clients à l'annéeet au mois.
INVENTAIRE.
L'inventaire est le relevé, ordinairement an-nuel, de la \aleur d'un fonds en marchandiseset ustensiles.
Cette mesure d'ordre, que l'on prend dansbeaucoup de professions, n'est guère en usagedans les pharmacies; cependant elle nous pa-raît bonne à prendre, surtout dans les maisonsd'une certaine importance.
Ce travail n'a rien de bien particulier. Onrelève la quantité de chaque substance, onajoute au bout son prix d'achat et l'on fait letotal. Ensuite on fait le relevé du matériel, onmet le prix également au bout du nom dechaque objet, et l'on additionne comme ci-dessus; seulement, sur ce dernier chiffre, onfait une diminution annuelle (ordinairementd'un dixième) pour usure ou détérioration. Laréunion des deux totaux indique l'état, la va-eur du matériel et des marchandises.
Les substances et objets étant à peu prèstoujours les mêmes, le même cahier peut ser-vir à plusieurs inventaires : il n'y a que denouveaux chiffres à mettre à côté des anciens.
ESTIMATION D'UNE PHARMACIE.
Il y a deux modes ordinaires d'apprécier lavaleur d'une pharmacie : l'un consiste aprendre pour base deux fois et demie, troisfois le chiffre de la vente brute pendant uneannée; l'autre à établir la proportion de1000 fr. par franc de la vente journalière,calculée sur la moyenne de toute une année.
Soit, par exemple, une pharmacie dont larecette annuelle s'élève à 20000 fr. : suivantle premier mode d'appréciation, sa valeur va-rierait de 50 à 60000 fr.; d'après le secondmode, cette vente de 20000 fr., divisée par365, donne pour chaque jour un chiffre de5/i fr. 79 c. ; par conséquent la valeur de l'of-ficine serait d'environ 55000 fr. {Cap).
Mais cette évaluation varie nécessairementselon les localités, selon la nature, le genre depharmacie et une foule de circonstances ac-cessoires ; d'un autre côté, il est admis avecraison que les frais de maison n'augmentantpas en même proportion que la recette, unemaison qui f.dt moins que 20000 fr. ne vautpas deux fois et demie ou 3 fois la recelte,tandis que celle qui fait davantage supportehardiment et plus la première évaluation.
Nous devons faire remarquer que, depuisquelques années, l'évaluation des officines abaissé de nouveau, les frais généraux d'unepart, et les bénéfices sur la vente de l'autre,n'étant plus les mêmes qu'autrefois.
En général, on évalue que les frais d'un éta-blissement de moyenne importance absorbentla moitié du produit de la vente brute. Parconséquent, une officine dont la recette est de20000 fr. aurait 10000 fr. à prélever pourachat de matières premières, loyer, imposi-tions, appointements et frais généraux de toutenature. Sur cette somme, il faut encore reti-rer les dépenses de la famille ; l'excédent estle bénéfice net.
M. Feret propose, pour l'évaluation raison-née d'une otfieine, l'intervention des élémentssuivants :
Recette brute............................... 000
Dépenses : Droguerie................... 00
Divers (alcool, vins, sucre, etc.). 00
Loyer, impôts, etc........... 00
Eclairage, chauffage, etc..... 00
Elèves ....................... 00
Domestiques ................. 00
Entretien du matériel........ 00
Intérêt du capital............ 00
Dépenses de table......... u .. 00
Dépenses personnelles........ 00
Total des dépenses..................... 000
Reste net.
000