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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

au lieu de provoquer un travail d'éliminationayant pour résultat la chute du iil, n'irrite enaucune manière les parties elle se trouve.Au lieu de les couper, elle les soutient ; elleles soutient au premier moment de la ligature,et les soutiendra encore après un assez long-temps écoulé. Ce résultat est obtenu, que laligature ait été posée à l'extrémité d'une ar-tère coupée, comme clans un moignon, qu'elleait été placée sur la continuité de l'artère, ouabandonnée dans la ca\ité péritoniale, commele font les ovariotomistes qui divisent lepédicule en plusieurs parties, lient avec lecatgut chacune de ces parties, puis les rédui-sent dans l'abdomen. Les uns referaient l'ab-domen par une suture complète, les autres ledrainent comme dans toutes les opérations parla méthode de Lister. On le voit, le catgutpermet d'enserrer des parties molles par uneligature sans les mortifier.

Le calgut devait nécessairement être em-ployé pour les sutures ; il rend encore la desservices précieux quand il est appliqué dansde certaines conditions. Mais l'opportunité deson emploi peut être discutée dans ces cas, àcause du manque de solidité et aussi à causedu gonflement du fil.

Le meilleur calgut est donc, comme il vientd'être indiqué, fabriqué avec les cordes aboyaux des luthiers ; cependant, en Amériqueet ailleurs, on a essayé l'emploi de tendon*grêles et longs, vermiformes, que l'on trouvedans la queue des chats et des autres félins ;certains tendons analogues, très-résistants, dela queue des Kangourous, ont été égalementvantés ; mais l'expérience est encore insuffi-sante pour permettre de se prononcer surleur valeur comparative.

Papier-filtre. M. Carré, l'inventeur dumoule-filtre, a fait fabriquer un papier exclusi-vement destiné ci la fîltration des liquides. Il estcoupé en îond, de différentes dimensions cor-respondant à des numéros, de telle sorte qu'enchoisissant ce papier de la grandpur nécessaire,on ne perd point de papier en rognures. Le pa-pier-filtre donne des liquides très-clairs, et dé-bite beaucoup. Les pharmaciens peuvent main-tenant filtrer une foule de préparations ma-gistrales, qu'auparavant ils étaient obligés dedélivrer avec une limpidité douteuse, à causedu temps et de la difficulté qu'offraient les an-ciens papiers.

Le papier à filtre increvable, de Malapeft,est aussi un grand progrès.

Papier-parchemin (appelé aussi parcheminvégéta!, papyrme, papier siilfitrique). C'estune modification isomérique du ligneux, ob-tenue, décrite et analysée, en 1846, parMM. Figuier et Poumarède, en plongeant le

papier non collé dans l'acide sulfurique mono-hydraté, étendu de son volume d'eau (Gaine),ou dans 1000 d'acide étendu de 125 d'eau (P.Maigne). Ce papier-parchemin se conservetrès-bien dans un air humide et n'est pasaltéré par son ébullition dans l'eau; il a uneténacité cinq fois plus forte que celle du pa-pier ordinaire, et les 3//i de celle du par-chemin animal. Sa souplesse et son imper-méabilité le rendent utile en chimie pour re-lier ensemble les diverses parties des appareilsdistillatoires, il remplace avec avantage leparchemin et les vessies. On l'emploie, en Al-lemagne, pour garantir la literie des malades,pour faire des bandages. Il peut servir à faireles septa des appareils dialyseurs, etc. (V. Un.ph. 1868); pour la transcription de diplômes,de documents à conserver, pour l'exécutionde plans et dessins de tout genre; on l'uliliseen chirurgie pour le pansement des plaies àsuppuration fétide. Si l'on traite à 15°,pendant quelques secondes, par l'acide sul-furique étendu de son poids d'eau, des plaquessèches de collodion, on aura un c(Âhd4ûn-par-chemin qui est lavé dans l'eau ammoniacale,puis dans l'eau pure. Ces plaques de collodionparcheminé, annualisées par des dissolutionsde colle ou de blanc d'œuf, puis superposéeset réunies par une pression énergique, tannéesavec le tannin et une forte dissolution d'alun,donnent une matière, désignée sous le nom decuir artificiel, imperméable à l'air et suscep-tible de recevoir diverses colorations (A. Rabe). Le papier rendu imperméable, par le pro-cédé de M. Neuscharop, c'est-à-dire trempédans une solution d'alun (250) et de savonblanc (125) pour 1000 d'eau, puis dans unsecond bain composé de gomme (00) et decolle (180) pour 1000 d'eau, pressé, séché etégalisé au fer chaud, peut remplacer le par-chemin dans beaucoup de ses applications,notamment pour coiffer les bouteilles. Entrempant le papier dans une dissolution con-centrée et neutre de chlorure de zinc, le la-vant, pressant et séchant, M. Th. Taylor ob-tient un papier qui peut acquérir les qualitésdu parchemin ; il a augmenté de volume, estplus fort, plus dense, moins poreux. Dans quel-ques cas, le chlorure de zinc est additionné,soit d'amidon, de dextrine ou de gomme, soitde chlorures d'étain, de calcium ou de ma-gnésium (V. Un. ph. 1860). On prépare unpapier transparent, à calquer, en saturant debenzine du papier à écrire ordinaire, soit parimmersion, soit au moyen d'un pinceau oud'une éponge, on le recouvre d'un vernisspécial qui se sèche rapidement avant que labenzine ait eu le temps de s'évaporer. Cevernis se prépare en faisant bouillir pendant8 heures un mélange de : huile de lin bouillie