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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLANÉES.

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sition à l'air, germes qu'il est nécessaire dedétruire immédiatement. Pour la même rai-son, on mouille légèrement dans la mêmesolution la surface du pansement qui s'appli-quera sur la peau.

La dernière pièce principale du pansemen t se,compose en général de 8 feuilles de gaze super-posées. Entrela 7°etS e feuille, on place le Mae-Âùitos/i,quiestuneétofledecoton revêtue d'unemince couche de caoutchouc. Le pansementdevra couvrir une élendue assez considérableau delà de la plaie et la dépasser de qq. centim.Le pansement sera ensuite fixé à l'aide debandes de gaze antiseptique qui sont d'uneextrême commodité, ne glissent pas, sonttrès-solides et très-résistantes. Telle est lamanœuvre générale du pansement, sans qu'ilnous soit possible d'indiquer ici les modifica-tions qu'il devra subir pour chaque cas particu-lier. Dans certains points, le pansement devraêtre plus épais, dans d'autres, il faudra comblerles vides par l'air pourrait pénélrer, elc.

Le pansement devra être renouvelé au boutde vingt-quatre heures, plus rarement de qua-rante-huit heures. Pour ce second pansementet les suivant»,il faut prendre,bien entendu, lesmêmes précautions que pour le premier, pourl'atmosphère, les mains, les instruments, etc.Dans lesovariotomiesriiystérolomie.elc, sui-vant M. Spencer Wells, la réduction du pédicule,embrassé fortement par le calgut, est la règle.

Catgut. Un des points les plus remar-quables de la pratique de M. Lister est l'em-ploi du catgut (corde à boyau) pbéniqué. Cesera certainement une des conquêtes impor-tantes de la chirurgie. M. Lister chercha unesubstance qui pût s'unir avec les tissus, con-tracter avec eux une sorte d'intimité, ou mêmeêtre résorbée au milieu d'eux. Il songea dèslors à employer la corde à boyau (corde desinstruments de musique), qui aurait subi unepréparation anti-fermentinde, et voici cellequ'il a déterminée après de nombreux essais.Elle donne à cette ligature certaines propriétésprécieuses ; il est doue nécessaire d'insister surson mode de préparation.

Le catgut, vulgairement boyau dechat, cordeà boyau, corde à violon, est fabriqué, commel'on sait, avec des intestins de mouton. Onprend les cordes telles qu'on les trouve dansle commerce, on les choisit de diverses gros-seurs ; toutefois, celui qui les prépare doitsavoir qu'il ne faut pas qu'elles aient trop vieilliet desséché, et que les cordes fabriquées encertains pays sont beaucoup meilleures qued'autres. A l'état on la trouve, la corde nepourrait supporter la formation du nœud, ellecasserait souvent. Ainsi la préparation qu'ellesubit lui donnera de la force et la privera degermes en mêmes temps.

Pour avoir un fil solide et bien aseptiquesuffisamment résistant, il faut suivre très-exac-tement la formule suivante :

Acide phénique cristallisé.

Eau.....................

Huile d'olive ............

20 grammes

Jeter l'eau sur les cristaux d'acide phonique,puisfaire émulsionner les cristaux fondus dansl'huile en agitant vigoureusement. Mettre dansun flacon ; placer quelques cailloux ou unebaguette de, verre au fond pour empêcher lacorde de toucher à l'eau qui s'y rassemble.Mettre les cordes à boyau enroulées dans leflacon, boucher hermétiquement.

On doit les faire séjourner cinq à six mois.Avant ce terme la corde est rarement solide,et plus le séjour se prolonge, meilleure elleest pour l'usage sous tous les rapports.

Mais que l'on n'oublie pas que la nature dela corde est de très-grande importance. Lescordes employées dans le commerce sont gé-néralement de très-mauvaise qualité.

Elles sont trop fines, ce qui est absolumentinutile, sauf pour quelques cas particuliers desuture.

Les cordes françaises sont les meilleures,les plus résistantes ; sur les conseils d'un lu-thier bien connu, M. Lucas Championnière achoisi pour les préparer, les cordes non blan-chies que l'on utilise comme squelette descordes filées. Ce sont d'excellentes cordes,de beaucoup les plus résistantes. Il en a pré-paré de très-volumineuses, parfaitement suffi-santes pour attacher le pédicule dans l'ofrario-tomie. Le nœud que l'on fait alors est très-solide et résistant, il ne casse pas comme celuid'une corde qui a séjourné dans l'huile simple.

Il est très-curieux de voir que si, au lieud'ajouter de l'eau à l'acide phénique, on lefaisait dissoudre pur dans l'huile, on obtien-drait des ell'ets tout différents sur la corde àboyau qui y serait immergée; celle-ci devien-drait molle et glissante aussitôt qu'elle seraitmouillée ; elle ne pourrait être d'aucun usage.Un temps considérable est nécessaire pourcette préparation, plusieurs mois. En revanche,un bon lil se conserve indéfiniment, si oncontinue l'immersion, on peut même direqu'il s'améliore.

Le fil ainsi préparé est absolument propre àêtre placé, à rester au milieu des tissus. Cellesubstance possède en effet la propriété, soit deséjourner sans accidents, soit de disparaître peuà peu. Il semble qu'elle s'identifie avec le tissuconjonctif, ou puisse même être résorbée. Desexpériences sur des animaux ont fait savoir qu'aubout d'un certain temps le nœud seul pouvaitêtre perçu et bien distingué de l'artère el desparties périphériques la ligature avait étéabandonnée. Il en résulte que celte ligature,

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