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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

nairemoitié de son poids d'un mélange à P. E.de sulfate de zinc, de sulfate de magnésie etde sel ammoniac, bien broyés, auquel on ajoutetrois fois son poids d'alun ammoniacal. M.Patera introduit dans l'empois un mélange pâ-teux de sel ammoniac et de plâtre ; il recom-mande aussi le mélange de k p. de borax etde 3 p. de sulfate de magnésie, dissous dans20 à 30 p. d'eau chaude; l'étoffe sèche estplongée dans cette solution (V. Un. pli., 1872).

Nettoyage des bouteilles.Les bouteillesgrasses se rincent ordinairement avec de l'eauet de la potasse, de la soude, chaux, cendre debois, papier non gommé. Un moyen moinsdispendieux, suivant M. Stanislas Martin, con-siste dans l'emploi de plusieurs cuillerées desciure de bois de chêne par bouteille, qu'onagite pendant quelques secondes avec un peud'eau, la plus chaude possible ; l'opération estréitérée une ou deux fois, puis on passe à l'eauordinaire. L'eau avec la grenaille de plomb oule plomb de chasse est avantageusement rem-placée, au point de vue hygiénique, par lafonte granulée, la grenaille de fer ou par lenoir animal en grains, très-convenable pour net-toyer les bouteilles qui ont contenu une matièrerésineuse ou une huile empyreumatique ; les pa-rois internes du vase sont préalablement mouil-lées d'un peu d'alcool (Harms). Pour les bou-teilles destinées à recevoir du vin blanc, M.For-dos conseille l'emploi de la grenaille d'étain.

Odorateur atmosphérique pour parfumerles appartements. Application des appa-reils à pulvériser les liquides, par laquelle onconvertit quelques gouttes d'un liquide parfu-, volatil ou éthéré, en brouillard qui im-prègne l'atmosphère ambiante d'une odeuragréable. L'appareil se compose de deux tubes,de longueur inégale, d'un diamètre intérieurassez petit, et maintenus dans une positionperpendiculaire, l'un par rapport à l'autre,dans le même plan vertical. On place le pluslong tube dans le flacon de liquide parfumé eton insuffle vivement, par le plus petit. L'extré-mité du long tube doit couvrir la moitié en-viron de l'orifice du petit. (V. Un. ph. 1865.)

Pansement antiseptique de Lister.Depuis longtemps les chirurgiens émus de laléthalité qui frappait leurs malheureux ampu-tés, ont imaginé des méthodes de pansementdiverses qui, dans leur esprit, devaient lesconduire à un résultat moin^ désastreux.

M. le professeur Lister d'Edimbourg, s'inspi-rant des travaux de M. Pasteur, sur les germeset les fermentations, imagina la méthode anti-septique qui, après avoir rencontré d'abordl'incrédulité, puis une opposition plus ou moinsvive, a fini par être adoptée, dans tous les pays,par les maîtres les plus autorisés de la chirurgie

moderne; cette méthode,pratiquée comme elledoit l'être, donne des résultats tellement satis-faisants, qu'elle m''rite d'être placée au rangdes importantes découvertes de la chirurgie.

Pour M. Lister, la cause principale d'aggra-vation des plaies et des blessures, produitessoit par le scalpel, soit par accident, devaitrésider dans les éléments extérieurs; l'air, lesinstruments, les linges, les aides, l'opérateurlui-même, pourraient bien être les véhicules detransmission des corpuscules fermentescibles àl'intérieur des plaies, et tous les efforts doiventtendie à supprimer cette cause si redoutable.

En quoi consiste cette méthode? M. LucasChampionnière l'a décrite ex professa dansla deuxième édition (1880) de sa Chirurgieantiseptique.

Pratique du pansement. Deux solutionsaqueuses jouent un grand rôle dans le panse-ment : la solution d'acide phénique à 5 gr. pour100 d'eau, ou la solution forte, et la solution à2 gr. 50 pour 100 d'eau ou la solution faible

Les instruments, les éponges sont mainte-nus assez longtemps dans la solution forte,les éponges doivent être exprimées a\ec soinavant d'être remises à l'opérateur. Tout objetdevant être mis en contact avec les plaies ouses environs, devra être purifiée de la mêmefaçon ; la solution faible suffira pour laveret purifier les mains. A ces soins de propretéminutieuse il faut ajouter une autre précau-tion très-importante : créer autour de la plaieet du champ opératoire une atmosphère anti-septique. Ce résultat est obtenu par la pulvé-risation, à l'aide d'un appareil spécial, del'eau phéniquée en un jet puissant au-dessusdu champ opératoire, et qui doit l'envelopperpendant tout le temps que dure l'opération.

Ceci fait, le pansement consiste dans la liga-ture des vaisseaux à l'aide du catgut. Le catgut,fabriqué à l'aide de boyaux, a l'apparence d'unfil, et est d'une solidité parfaite ; il est de sixgrosseurs différentes indiquées par les n os 0,1,2, 3, 4, 5 (chez Desnoix et C ie ), et doit servirtant à la ligature des vaisseaux qu'a la suturedes plaies. Il ne doit pas être enlevé et doitdemeurer dans la plaie, sa nature animale faitqu'il est facilement assimilable et qu'il est eneffet résorbé au bout de très-peu de temps.

Le pansement con iste ensuite'dans l'appli-cation sur la plaie d'un morceau de protective(silk protectif) taillé et mouillé préalablementdans la solution faible d'acide phénique.Puis on applique directement sur le protectivequelques fragments de gaze antiseptique, éga-lement trempés dans la solution faible. Cetteprécaution est nécessaire, bien que la subs-tance soit antiseptique, parce que la gaze necède l'acide phénique que lentement et desgermes peuvent s'être déposés pendant l'expo-