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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLANÉES.

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indiqué pour imperméabiliser les tissus de lesplonger, à plusieurs reprises, dans des solu-tions d'alun et de savon ; il se forme alors unsavon d'alumine, insoluble très-divisé, quibouche les pores des tissus et empêche l'eaude s'y introduire. D'autres ont proposé l'im-mersion dans l'acétate d'alumine, formé par lemélange de deux dissolutions d'alun ou desulfate d'alumine à (100-300 p. et ti à 5000 p,d'eau) et d'acétate neutre de plomb (300 p. et5000 p. d'eau). En 1859, MM. Murmann etKrakowizer ont indiqué de faire dissoudre 500de gélatine, 500 de savon de suif bien neutreet 75 d'alun dans 17 litres d'eau, de porter àFébuilition ; puis, quand la température s'estabaissée à 50°, de plonger le tissu à imper-méabiliser; il est ensuite séché, lavé, séchéde nouveau et calandre. Ce procédé rappellecelui de M. Menotti qui interposait dans uneétoffe de l'alun en poudre délayé dans lagélatine , et appelait cet enduit savon hydro-fuge, quoique ce ne fût pas un savon, puisqu'ilne renfermait ni corps gras, ni alcalis.M. Stenhouse a conseillé l'emploi de la paraf-fine fondue ou préalablement dissoute dansdes essences, des liuiles minérales ou dans lesulfure de carbone, pour rendre imperméablesle drap, le cuir, le feutre, la soie, le calicot.M. Forlier a proposé, dans le même but, lasolution de blanc de baleine ou de paraffinedans l'alcool ou la benzine. M. Wagnerrend imperméables les étoffes de laine etde coton en les imprégnant d'une solutionde caséine dans le borax ou le silicate desoude, et les traitant ensuite par le tanninou l'acétate d'alumine. M. Puscher rendimperméables les tissus de toute sorte, enappliquant à leur surface une solution de savond'alumine, bien privé d'eau, dans l'essencede térébenthine. Ce savon s'obtient par doubledécomposition, au moyen d'une solution desavon d'huile végétale et d'une solution d'alunou de sulfate d'alumine. Enfin, les tissuss'imperméabilisent avec le caoutchouc réduiten pâte ou en feuilles très-minces étirées àchaud. On rend le cwt'r complètement im-perméable en le recouvrant, par couches, d'unenduit composé de : Huile de lin 950, essencede térébenthine 60, cire jaune 60, poix deBourgogne 30 (Mabré). On rend le papierimperméable en enduisant au pinceau d'unesolution alcoolique de cire végétale du Japon(cire 1, alcool 5 à 6) le papier préalablementrecouvert d'une couche d'empois formé deP. E. d'amidon et de glycérine, l'on intro-duit Q. S. de suie ou de toute autre matièrecolorante. On a proposé, pour rendre lesétoffes et le papier imperméables, de les en-duire de colle rendue insoluble par l'additionde 2 °/ 0 de bichromate de potasse. Le papier

est aussi rendu imperméable à l'eau par sonimmersion dans une solution ammoniacale decuivre ou liqueur de Sehweitzer (V. p. 1241) ;plusieurs feuilles ainsi préparées et associéesensemble par compression, donnent des car-tons épais et solides. Les Chinois rendent lecarton et le bois impénétrables à l'eau, par l'ap-plication d'un vernis qu'ils nomment chio liaoet qui est formé par un mélange de sang récem-ment défibriné (3 p.), chaux pulv. (I\ p.), et unepetite quantité d'alun pulv. (V. Un. ph., 1873).

* Moyens de rendre les étoffes ininflamma-bles. Depuis longtemps on a employé dessubstances minérales pour rendre les tissusnon inflammables. Dès 1735, Obadiah Wy'ldproposa d'appliquer, sous forme de solution,sur le papier, un mélange (Ta/un, de borax etde vitriol. En 178G, un Saxon, Arfird, proposale phosphate d'ammoniaque, mais ce sel pré-sente l'inconvénient grave d'être décomposé àla chaleur rouge par le charbon et de fournirdu phosphore. En 1820, Von Fuchs, chimistebavarois, proposa le verre soluble ou silicate depotasse en dissolution concentrée; ce sel n'aété appliqué, ainsi que le silicate de soud", quepour diminuer l'inflammabilité des bois. En1821, Gay-Lussac proposa un mélange, a par-ties égales, de sel ammoniac, et de phosphated'ammoniaque ou de sel ammoniac et de borax.En 18il, M. de Brcza a indiqué l'emploi d'unmélange Cl alun (60), de sulfate d'ammoniaque(60) et d'acide borique (dans 1000 d'eau), ad-ditionné de 19 de gélatine et de 6 A'empois.Les objets imprégnés de cette solution sontininflammables, et, en outre, préservés del'attaque des insectes. Le chlorure de calciuma été aussi conseillé, mais son extrême déli-quescence a en faire rejeter l'emploi. M. Abels'est servi, dans le même but, du silicate deplomb, en passant l'étoffe dans une solutionchaude d'acétate de plomb basique, puis, aubout de 12 h. d'exposition à l'air, dans unesolution chaude et moyennement concentréede silicate de soude. Des àO sels environ es-sayes jusqu'à ce jour pour rendre les tissusnon inflammables, les deux à préférer, d'aprèsles expériences de MM. Versmann et Oppen-heim, seraient : le sulfate d'ammoniaque, pourl'usage des fabriques, et le tungstate de soude,le seul applicable dans la blanchisserie. Lesulfate en solution au 1/10 convient pour lestissus ordinaires; les tissus légers, comme lagaze, exigent des dissolutions plus concen-trées. Quant au tungstate, on doit le mélangeravec une certaine proportion de stéatite, etl'appliquer pendant l'amidonnage des tissus(amidon tungstate). Il faut en renouveler l'ap-plication après chaque lessivage du tissu.M. Kletzinsky incorpore dans l'empois ordi-