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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE

fond noir, et celles des substances non véné-neuses à fond blanc. Deleschamps a proposéles moyens suivants pour éviter les erreurs enpharmacie : pour les bocaux contenant dessubstances vénéneuses et pouvant recevoir uncouvercle de liège, on colle autour du goulotun ruban noir et mince, auquel on attache larondelle de liège, sur laquelle on colle unecarte portant le nom de la substance, les dosesauxquelles on l'administre le plus souvent, etrecommandation de ne la délivrer que sur or-donnance de médecin. Vient ensuite la capsuledu bocal. Pour les flacons bouchés à l'émeri,contenant des substances vénéneuses, on im-plante le bouchon dans une capsule carrée àmoitié pleine de cire à cacheter fondue, oncolle sur la face supérieure de la capsule unecarte portant l'inscription citée plus haut.Cette capsule est elle-même recouverte par lacapsule ordinaire. Pour les extraits vénéneux,on place immédiatement sur l'ouverture dupot une rondelle métallique, retenue par unfil fort; on met l'inscription sur celte ron-delle, que l'on recouvre d'un couvercle oud'un parchemin. Comme moyen de précaution,nous indiquerons encore une mesure prise dansles hôpitaux de Paris, et adoptée par quelquespharmaciens de la ville : c'est l'emploi de /lofesde verre bleu pour tous les médicaments liqui-des destinés à l'usage externe, sans préjudicedes précautions indiquées page 187.

Les pharmaciens anglais ont adopté l'usage(un peu funèbre) d'apposer sur chaque flaconou paquet, contenant un poison, un papiernoir portant une tète de mort et deux fémursen croix au-dessus du mol poison, au lieu del'étiquette usitée en France, en papier de cou-leur jaune-orange, portant ces mots : pourVusage externe. Les pharmaciens allemands en-veloppent ou mettent le poison ficelé et ca-cheté dans une boîte; sur l'enveloppe estinscrit le mol poison, au-dessus duquel onajoute 3 croix, ou bien l'on appose une éti-quette sur laquelle est figurée une tête demort. Dans quelques Etats de l'Allemagne, onexige, en outre, un reçu très-explicite donnépar celui qui reçoit le poison et sur lequel cedernier est tenu d'apposer son cachet (V. lesobservations de M. Busquet, sur les étiquettesà usage externe, Un. ph. 1861). Signalonsles contre-étiquettes pharmaceutiques de M. Bar-bot, de Saintes, comme un moyen de rappelerà l'élève, dans un cadre aussi succinct quepossible, les notions et les renseignements lesplus indispensables sur chaque substance, dele prémunir contre les erreurs et de le guiderdans la partie commerciale. Ces contre-éti-quettes donnent, en effet, pour chaque subs-tance : l'origine, la provenance, les propriétéstoxiques, les conditions de vente, l'emploi, le

prix de revient, le prix de vente, et, au besoin,quelques observations particulières ; pour unesubstance médicamenteuse, comme une tein-ture, la formule est indiquée en tête.

La question des erreurs en pharmacie a ététraitée in extenso au concours ouvert par laPharmacie centrale sur ce sujet. (Y. Compterendu de l'assemblée générale du 14 août 1866 ;Un. ph. 1873).

Moyen pour percer et pour couper le verre.

Essence de térébenthine. 60,0 Gousses d'ail... a» 5Sel d'oseille............ 125,0

On met le sel d'oseille dans l'essence; on yajoute le suc ou l'ail lui-même, coupé, et onlaisse en macération pendant 8 jours, en agi-tant de temps en temps.

Lorsqu'on veut percer du verre, on verse unegoutte de ce mélange sur l'endroit désigné, etl'on perce à l'aide d'un trocart (sorte de burin)plus ou moins gros, selon la grandeur du trouque l'on veul obtenir. Ce moyen, qui peut pa-raître empirique, est cependant celui que l'onemploie dans les industries le perçage duverre est fréquent. Du reste, nous ferons re-marquer que l'essence de térébenthine seule oucamphrée, aidebeaucouplepercementduverre.

On coupe les tubes de verre soit à l'aided'une lime triangulaire trempée dans de l'es-sence de térébenthine ou du suc d'ail, soit enfaisant tourner vivement, à l'aide d'un archet,une corde autour du point l'on veut cou-per les pièces, de manière à développer leplus de chaleur possible, et les plongeantbrusquement dans l'eau froide : l'effet du froidsubit fait rompre le verre sur la ligne frottéepar la corde ; soit a l'aide de l'appareilIfiq. 179), en usage chez les Allemands.

(Fig. 179.;

Moyens de rendre les étoffes imperméa-bles. En I8/1O MM. Girardin et Bidard ont