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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
de principes gras, résineux, gommeux ou su-crés , alors le concours de plusieurs moyensréunis devient nécessaire. Ainsi, entretenirassez longtemps au point de contact du colavec le bouchon une couche d'alcool, ou d'eau,ou d'eau acidulée, ou d'essence, ou d'huiled'olive, ou de forte lessive, ou de glycérine ;après suffisante immersion de ces menstrues,communiquer au col une chaleur assez forte,mais graduée; après cela, souvent le moindreeffort de la main ou quelques coups frappés debas en haut, pourront suffire pour enlever lebouclion. Comme, à l'aide de ces moyens con-nus, il nous est encore trop souvent arrivé dene pouvoir déboucher un flacon, tant l'adhé-rence du col au bouchon était grande, nousavons adopté un moyen qui nous a toujoursréussi; le voici : lorsque l'adhérence se trouveaccrue par l'attraction qu'exercent des matièresencrassantes, nous commençons par l'emploid'un menstrue approprié et capable de com-mencer la dissolution des matières desséebées,puis de la chaleur, si nous la croyons néces-saire pour dilater le col; ensuite, entourant latête du bouchon tout près du col avec un peude linge, nous le saisissons à l'aide d'une pincedite alicate pointue (1), et serrant modéré-ment les deux brandies de la pince, nous fou-lons avec ménagement. Cet eifet de levier n'ajamais manqué de succès ; tout bouchon ayantrésisté à tous les moyens proposés jusqu'àprésent a toujours cédé à celui-ci. Nous pou-vons même dire que c'est très-rarement que,avec l'alicate, nous avons pris les soins quenous indiquons devoir prudemment faire pré-céder, et jamais il ne nous est arrivé de casserun seul bouclion. On comprend qu'il faut me-surer l'effet à la résistance du verre : si, parexemple, pour un faible bouclion on se servaitd'une alicate de 22 à 24 centim. une peséequ'on croirait peu puissante pourrait romprela tête du bouchon et ne pas l'enlever. Il con-viendra donc de n'employer pour les petitsbouclions qu'une pince de 11 à 16 centim.;celles de 16 à 1h centim. ne devront servirque pour les bouchons de gros volume , 18 àZh millim. de diamètre, par exemple. On nedevra jamais négliger l'interposition du lingeentre, le fer et le verre. A ces divers moyens,M. Chariot, pharmacien à Saint-Aignan, pro-pose d'en ajouter un autre qui a quelque ana-logie avec le dernier dont nous venons deparler, bien que l'instrument soit différentCe moyen consiste à se servir d'un petit levierconstitué par un morceau de bois plat, dur, de30 à 35 centimètres de long sur h de large, unpeu courbé en sabre et percé de trois à quatre
(11 On trouve ces sortes de pinces dans tons les maga-sins de quincaillerie, sous le nom d'ALicATE eonde
TOINTUE (ou BEC DE COHBIN).
trous ovales, de grandeurs proportionnées à lagrosseur des bouchons les plus usités. Lesgrands trous doivent être faits de préférenceaux extrémités. Pour se servir de cette clef,on commence, comme pour les autres moyens,par détruire l'adhérence du bouchon ; onprend celui-ci dans une des ouvertures del'instrument, et l'on tourne en proportionnantla force à la résistance. Nous ajouterons en-core un procédé mis en usage par les flacon-niers. Il consiste à chauffer le col des flaconsà la flamme de la lampe à alcool ou à celled'une bougie pour le dilater, à saisir le bou-chon avec les dents, et appuyant les lèvres àl'extrémité du col, à faire subir à celui-là unmouvement de torsion et de traction à la fois.
Moyens divers pour détruire les punaises.— Sans compter la pyrèthre du Caucase(V. p. 822), plusieurs matières ont été in-diquées dans ce but ; telles sont : la décoctionde tabac, les dissolutions mercurielles et parti-culièrement de sublime, l'essence de térében-thine. Thénard a préconisé l'eau de savon(2 p. de savon vert pour 100 p. d'eau) ; on laveles boiseries, les murs, etc., avec une épongeimprégnée de la dissolution bouillante de sa-von attachée à l'extrémité d'un bâton deZiO centim. de long. Pour agir efficacement, laliqueur savonneuse doit être employée bouil-lante. Suivant Despretz, le gaz acide sulfureuxproduit en brûlant des canons de soufre dansplusieurs têts à rôtir, et pénétrant dans lesfentes, les crevasses, etc., présente l'avantagede détruire non-seulement les punaises, maisaussi les œufs. Le gaz acide est ensuite saturépar un dégagement de gaz ammoniac obtenu enchauffaot légèrement dans 2 ou 3 creusets unmélange de chaux et de sel ammoniac (V. J.p/i.1855). On détruit instantanément les punaisesainsi que leurs œufs par une seule applicationd'eau pliéniquée à 5 %• On introduit aussi 5 %d'acide phénique dans la colle qui sert à fixerles papiers de tentures pour détruire les punai-ses qui existent dans les vieux murs (Lemairë).
Moyen de donner au bois de noyer l'appa-rence du bois d'acajou. On frotte le bois avecde l'acide nitrique étendu, et on laisse sécher ;on dissout ho p. de sang-dragon dans 750 p.d'alcool, on enduit le bois mordancé avec cefoluté, jusqu'à ce qu'il en soit bien imprégné,et on laisse sécher. Enfin, on dissout /i5p. delaque dans 750 d'alcool, en y ajoutant 8 p. decarb. de soude, et on vernit le bois. Aprèsdessiccation, on polit avec la ponce, puis avecun morceau de hêtre bouilli dans l'huile de lin,qui donne au bois le brillant de l'acajou verni.
Pour donner aux meubles ou aux planchersen sapin et en bois blanc l'aspect du bois depalissandre ou du noyer, il suffit de les recou-