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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

sont d'aucune utilité sous le rapport médical ;mais il n'en est pas de même pour les petitesvilles, les bourgs, l'on n'a de glace que l'hi-ver, quandil gelé, ainsi que dans les pays chauds l'hiv er ne se l'ait pas sentir., dans lescas de congestions cérébrales, d'hémorrhagie,de dysenterie, on a besoin d'applicationsde glace ou de compresses d'eau glacée, lamédecine est privée de ce précieux agent. C'estdonc dans ces localités que les pharmaciensreconnaîtront l'utilité d'avoir chez eux un ap-pareil congélateur économique, pouvant pro-duire 1 ou 2 kilog. de glace par heure. Parexemple, on pourra prendre deux pots, l'un,extérieur en fer émaillé, l'autre, entrant dans lepremier, pourra être en terre ou en bois; cesdeux vases laissant entre eux un espace inter-médiaire de 8 cent, environ, dans lequel onintroduira un mélange réfrigérant (P. E. dechlorure de calcium et d'azotate d'ammoniaqueet eau en poids égal à celui des deux sels); levase en terre recevra l'eau à congeler, qui lesera dans l'espace de trois quarts d'heure.

La glace se conserve bien en petite quantitédans des pots bien couverts, entourés de plumes.

En 1859, M. Carré a produit artificiellementde la g!ace par la vaporisation des liquidesvolatils et notamment de l'éther (V. lier.pliai m., 1839-60), que, depuis, il a rem-placé avantageusement par l'ammoniaque li-quide (alcali volatil). Son appareil, considéréd'une manière générale, consiste en un tubeen U (en fer, fonte ou cuivre, avec rivures àl'étain) renversé, fermé par les deux bouts.Dans une branche est l'alcali volatil; en chauf-fant, le gaz se dégage et se condense, se li-quéfie dans l'autre branche ; on retire le feu :le gaz liquéfié s'échappe vivement pour revenirdans la première branche ; cette évaporationproduit un froid très-vif (qui peut aller jusqu'à 50", au delà du point de congélation du mer-cure) dans le milieu ambiant; si ce dernier estdel'eau. elle se congèle rapidement. MM. Mignonet Houart construisent ainsi des appareilsCarré, qui peuvent donner à l'heure depuis 1jusqu'à 200 kilog. de glace. Cette productionde froid est susceptible de nombreuses appli-cations dans les industries chimiques, pour lerefroidissement de l'air; la concentration deseaux minérales, des dissolutions salines, su-crées, et autres; la cristallisation de certainsproduits, comme la benzine, l'acide acétique; laprécipitation du suif, de soude des eaux-mèresdu sel marin, etc., etc. (V. XJn. ph., 1861).

M. Carré a aussi imaginé de nouveaux gé-nérateurs de froid, qui sont une application del'expérience de Leslie. Au-dessus de l'eau àcongeler, le vide est fait au moyen d'unepompe pneumatique ; l'air et la vapeur d'eau,avant d'arriver à cette pompe, sont obligés de

traverser un cylindre en alliage de plomb etd'antimoine, contenant soit de l'acide sulfuri-que à 66°, soit un autre agent hygrométriquepuissant (potasse ou soude caustique, chlorurede calcium desséché), qui absorbe instantané-ment la vapeur au fur et à mesure de sa for-mation ; d' refroidissement de l'eau, puisproduction de glace. (V. Un. ph. 1867.)

Goudronnage des bouteilles. On estdans l'habitude de goudronner les bouteillesde sirops, vins, sucs, etc., que l'on fait enprovision et que l'on conserve à la cave. Maiscette pratique a un inconvénient ; c'est d'ex-poser, lors du débouchage des bouteilles, àlaisser tomber dans le liquide, que contiennentces dernières, des parcelles du goudron à ca-cheter, qu'on ne parvient que très-difficilementà enlever complètement. On obviera à cet in-convénient en coiflànt d'abord les bouteillesd'un papier commun et plongeant ensuite cettecoiffure dans le goudron fondu. Quand on veutse servir du liquide, on met facilement et pro-prement le bouchon à du en enlevant le papier.

Dans quelques pharmacies, depuis long-temps on délivre au public des flacons cache-tés d'une manière analogue : on commencepar coiffer soigneusement les flacons avec dela baudruche ou du parchemin mouillé et qu'ona essuyé, ensuite on plonge cette coiffe à demiou jusqu'au tournant du col, et on applique lecachet de la pharmacie au centre. Cette mé-thode de cachetage, qui, toutefois, n'est appli-cable qu'aux médicaments préparés d'avance,est à la fois très-élégante et très-convenable.'M. Berjot, de Caen, a imaginé un obturateuren caoutchouc, qui empêche l'air de pénétrerdans les flacons qui en sont munis.

On bouche aussi les bouteilles en plongeantleur col, fermé par un I ouclion, dans un mé-lange chaud de gélatine et de glycérine, qui peutêtre, au besoin, coloré et aromatisé.

Gravure sur verre (Simonin).Pour graverd'une manière facile sur le verre, des divisions,lettres et caractères inaltérables, on étend,avee,un pinceau doux, du vernis de graveur (ou unecouche de cire molle) sur les tubes, flacons,etc. Quand il est sec, on trace ou on écrit àla pointe, en enlevant le vernis; et sur cesplaces on étend une couche peu épaisse d'unepâte molle, faite à l'instant même avec dufluorure de calcium en poudre et de l'acidesulfurique concentré. Après quelques heures decontact, on lave, et le verre est suffisammentrongé et creusé. Pour marquer d'une marqueindélébile les lignes, étiquettes, etc., on peut,pour rendre l'action plus énergique, couvrircette pâte d'une feuilledeplomb laminée mince.

On écrit aussi sur le verre, en traçant descaractères sur le vernis ou sur la cire avec