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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
donl. quelque temps après, Scott Archer fît labase du procédé suivi pour obtenir des né-gatifs. Une couche de collodion est étendue surune glace ou une plaque de verre, nettoyéepréalablement avec beaucoup de soin. Celteglacecollectionnée est ensuite sensibilihée par l'im-mersion dans un bain d'azotate d'argent neutreou légèrement acide. Au sortir de la chambrenoire, l'image est développée dans un bain ré-vélateur, puis, après un lavage convenable,fixée par un bain fixateur et conservée ensuitepar l'application d'une couche d'un vernis ap-proprié.
D'une manière générale, on peut dire que lecollodion photographique est une solution decoton-poudre, préalablement bien lavé, dansl'étlier alcoolisé, additionnée d'une solutionsensibilisatrice ou solution alcoolique à based'iodui'cs et bromures d'ammonium, de cad-mium, de potassium, etc., avec traces d'iode.Nous renvoyons -aux ouvrages spéciaux poul-ie détail des nombreuses formules de collodionqui ont été proposées. Le collodion dit humideest celui qui doit être employé a l'instant mêmequand on en a recouvert la plaque de verre ;par opposition, on appelle collodion sec (autannin),celui qui présente, par sa composition,l'avantage de conserver aux plaques leur sen-sibilité pendant longtemps (plusieurs mois). Onle préfère pour prendre des vues, des paysa-ges, etc.
Les bains révélateurs se composent de solu-tions d'azotate d'argent et de sulfate ferreux oude sulfate de fer et d'ammoniaque avec l'acideacétique ou formique, ou citrique, ou pyrogal-liquc.
Les bains fixateurs sont des solutions d'hy-posulfite de soude ou de cyanure de potassiumou de sulfocyanure d'ammonium. Ce dernierest à proférer, à cause du danger que présentele maniement du cyanure.
Pour le vernissage des plaques, les vernisphotographiques sont : ou une solution degomme arabique, ou un vernis alcoolique à lagomme laque, un vernis au succin avec P. E.de chloroforme et d'éther à 65", ou un vernis àla benzine et au copal tendre, ou à la gommelaque et au benjoin.
Les manipulations précédentes donnent desépreuves négatives ou des négatifs dans les-quels les parties éclairées du modèle sont noireset les parties dans l'ombre sont blanches. Cesépreuves, appelées clichés, peuvent fournir surpapier un nombre presque indéterminé d'é-preuves positives ou positifs. Ce tirage de po-sitifs se fait en exposant au soleil ou à la lu-mière diffuse un papier sensibilisé appliquécontre la surface du négatif. L'épreuve estpassée ensuite dans un bain de virage, composé,par exemple, d'une solution à P. E.. de phos-
phate de soude et de chlorure double d'or etde potassium, puis dans un bain fixateur.
Les taches que l'on se fait aux mains, dansles opérations photographiques, peuvent s'en-lever par un lavage avec la solution suivante :bichrom. dépotasse 2, ac. sulfuriqueft, eau30.Les taches de nitrate d'argent s'enlèvent aussicomme nous l'avons dit, p. 266 et 1293.
On a fait de nombreuses tentatives pourfixer les couleurs de l'image; pour obtenir desimages photo-chromatiques. M. Ed. Becquerelest parvenu à reproduire les teintes du spec-tre solaire, mais ces impressions qui se con-servent indéfiniment à l'obscurité, s'altèrentpar une exposition à la lumière. Depuis,Niepce de Saint-Victor a obtenu des imagescoloriées, plus vigoureuses et plus stables, surfond blanc préparé à l'aide d'un vernis protec-teur, de chlorure de plomb mélangé de dex-trine.
Applications. On a essayé, par divers procé-dés, de graver directement la plaque qui a reçul'image; ce qui constitue la gravure hcliogra-phique ou l' MHographie. MM. Donné et Fi-zeau s'en sont d'abord occupés. Talbot soumità l'action de la lumière une plaque d'acier lé-gèrement dépoli, recouverte d'une couche degélatine tenant en dissolution du bichromatede potasse, sur laquelle était appliquée uneépreuve photographique sur papier ; JSïepcede St-Victor exposait à l'action de la lumièreune plaque d'acier recouverte d'un vernis debitume de Judée, à l'essence de lavande; dansces deux cas les parties impressionnées par lalumière devenaient insolubles ; on enlevait lesparties intactes par l'eau; pour le bichromate,sur le métal resté à découvert on taisait agirune dissolution de chlorure de platine; pour lebitume de Judée, les parties non altérées parlalumière étaient enlevées au moyen d'un mélanged'huile de naphte rectifiée et de benzine ; laplaque était ensuite mordue par l'acide azo-tique, étendu, mêlé d'alcool. Dans le pro-cédé de M. Ch. Nègre, la plaque après l'expo-sition à la lumière, est soumise à la doruregalvanique, puis à l'action des acides quin'attaquent que la portion où l'acier est à nu;les parties dorées préservées de l'action desacides constituent les reliefs qui doivent for-mer les blancs de la gravure.— Le procédé deM. Poitevin, désigné par lui sous le nom d'/ié-lioplastie, consiste dans le tirage de l'épreuvesur gélatine bichromatée ; mises dans l'eaufroide, les parties non insolées se dessinenten relief sur le fond formé par la gélatineinsolubilisée. L'épreuve est moulée en plâtre,on en prend une autre épreuve par la galva-noplastie et on tire par le procédé typogiaphi-que ordinaire.—Revenant au point de départ deNiepce, MM. Lerebours, Lemercier, Barreswil