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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLANÉES.

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du galvanoplaste, 2 e édit.).M. George Peppe aopéré Yétamage électrique du plomb, à T'aide d'unbain de stannate alcalin, ou de cyanure de potas-sium et d'étain, chauffé vers 55°.MM. Personet Sire ont opéré le lincage électrique du fer, àl'aide d'une dissolution d'oxyde de zinc (1 p.)et d'alun (10 p.) dans 100 p. d'eau. Lenickelarje électro-chimique du fer et du cuivre,créé en 1869, par M. Isaac Adam, de Boston,se fait avec un bain de sulfate double de nickelet d'ammoniaque bien neutre. Mais jus-qu'ici on n'est pas encore parvenu à déposer,par les courants électriques, des métaux commel'aluminium, le magnésium, non plus que desalliages ; dans ce dernier cas, les proportionsdes métaux déposés varient en même tempsque celles des composés salins dissous, autourdes lames décomposantes. Dès lS/il, cependant,M. de Ruolz a fait connaître un procédé de bron-zage électro-chimique, par dépôt, au moyen de lapile, de couches de laiton ou de bronze, en em-ployant des cyanures doubles alcalins de cuivreet de zinc ou de cuivre et d'étain, auxquels MM.Brunel, Bisson et Gaugain ont substitué une so-lution aqueuse de carbonate de potasse (500 p.),de chlorure de cuivre (20 p.), d'azotate d'am-moniaque (250 p.) et de sulfate de zinc ou desel d'étain (UO p.) pour recouvrir de laiton oude bronze, après un décapage préalable, lefer, la fonte, l'acier, le plomb, le zinc, rétain,et les alliages de ces métaux, soit entre eux,soit avec le bismuth et l'antimoine. Nousdevons ici, en terminant, mentionner le pro-cédé de gravure électro-chimique que l'on doità M. Vial, pharmacien, et qui est fondé sur lesprécipitations métalliques et quelques phéno-mènes nouveaux d'électrochimie. Ainsi uneplaque d'acier sur laquelle est tracé un dessin àl'encre grasse, est-elle plongée dans un bain sa-turé de sulfate de cuivre aiguisé d'acide azotique,le cuivre se précipite sur l'acier qui n'a pasreçu d'encre; mais en même temps, et c'estle fait nouveau, la dissolution métallique pé-nètre peu à peu au travers de la matière grasseet mord aussi l'acier sous le dessin ; l'actionest d'autant plus lente à s'effectuer et l'acierest attaqué d'autant plus profondément que lacouche d'encre est plus épaisse. En retirant avecl'ammoniaque le cuivre déposé, les traits dudessin paraissent en creux (V. TJn. ph. 1863,1864). Par suite, M. Vial a imaginé un nou-veau moyen d'impression sur étoffes au moyendes précipitations métalliques (V. Un.ph. 1872)(V. Dict. Ch. W. art. Galvanoplastie).

DAGUERRÉOTYPIE ET PHOTOGRAPHIE.

Les premiers essais tentés pour fixer l'imagede la chambre noire sont dus à Charles, enFrance, à Wedgwood et à Davy en Angleterre,qui bientôt se découragèrent. De 1813 à 1826,

Nïcéphore Niepce, qui habitait les environs deChalons, était parvenu, à l'aide du bitume deJudée et de l'essence de lavande, à reproduiredes gravures, et, imparfaitement, l'image de lachambre noire, lorsque apprenant que, de soncôté, Daguerre se livrait à des recherches dumême genre, il entra en relations avec lui etils poursuivirent de concert leurs travaux(1829). Cependant Daguerre abandonna bientôtle bitume de Judée pour les sels d'argent, et 6ans après la mort de Niepce, le 7 janvier 1839,livra son procédé à l'Etat, en échange d'unepension viagère do 6000 fr. Une fois publié,le procédé de Daguerre ou daguerréotypiemarcha rapidement de progrès en progrès,mais les découvertes simultanées de Tal-bot, en Angleterre, Vérignon (V. p. 28), Blan-quart-Evrard à Lille, Bavard à Paris, qui par-vinrent à fixer l'image sur le papier, firentnégliger un peu la plaque; et leurs travauxservirent de point de départ aux procédés ulté-rieurs de la photographie.

La Daguerréotypie ou photographie sur plaquede cuivre, argentée au trentième, étant au-jourd'hui complètement abandonnée, nous nouscontenterons de la mentionner.

Dès 1847, la photographie sur papier com-mença par supplanter le daguerréotype, auquelon pouvait reprocher le miroitement de l'imageet la nécessité d'une exposition spéciale à lachambre noire pour obtenir chaque épreuve.Blanquart-Evrard simplifia le procédé pri-mitif de Talbot. M. Humbert de Molard (1850)employa le papier rendu transparent par l'ad-dition de résines dissoutes dans les essences;ensuite Legray eut l'idée d'incorporer la cired'abeilles à la feuille de papier. A ce papier cirésec, Baldus, en 1852, substitua le papiergélatine.

Vers 1847, Niepce de St-Victor remplaça lepapier préparé, par le verre. Une plaque deverre ou une glace, bien nettoyée avec unepâle de blanc d'Espagne et d'eau, est albumini-sée, c'est-à-dire recouverte d'une couche d'al-bumine (blanc d'œui) additionnée d'iodure depotassium et séchée à l'abri des poussières del'air. On procède ensuite au nitratage ou im-mersion dans un bain d'aecto-uitrate d'argent(eaudist. 100, azot. d'arg. 10, ac. acétique 10).Au sortir de la chambre noire, le développe-ment de l'image, qui existe sur la plaque àl'état latent, se fait à l'aide d'une solution d'ac.gallique et d'azolate d'argent. L'image, lavéeensuite à grande eau, est fixée par l'hyposulfitede soude.M. Humbert de Molard a modifié ceprocédé en iodurant l'albumine avec l'iodured'amidon.

A l'albumine (peu employée à cause des dif-ficultés du procédé), Legray, MM. Binghamet Cundell, substituèrent, en 1850, le collodion,