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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLAXEES.

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et Davanne, ont pu, à l'aide d'une couche debitume de Judée, se servir d'une pierre li-thographique pour recevoir l'image négative;on l'expose à la lumière, puis l'épreuve néga-tive étant retirée, on lave la pierre à l'étherqui ne dissout que la partie du bitume nonimpressionnée par la lumière. Ils en tirent en-suite, comme d'une lithographie ordinaire, desépreuves fort belles. Ils ont nommé ce procédé :lithophotographie ou photolithographie. Sonprincipe est le même que celui de la reproduc-tion des images sur les plaques d'acier. Le pro-cédé de MAI. Lerebours et Lemercier est remplacéaujourd'hui par le procédé plus pratique deM. Poitevin, qui repose sur î'insolubilisation,par la lumière, de la gélatine (gomme ou albu-mine) bichromatée.

Mais la photographie est surtout importantepour la reproduction des pièces d'histoire na-turelle : le microscope peut retrouver dans lacopie tous les détails de l'original, et nous es-pérons qu'un jour les ouvrages qui traitent desciences naturelles* n'auront plus d'autresplanches. D'un autre côté, la photographie cons-tituera peut-être une ressource importante dephysiquelégale dans les constatations judiciaires.

Pour obtenir les épreuves photographiques,on remplace, dans certains cas, la lumièrepar certaines lumières artificielles données parl'électricité ., la combustion du magnésium.Récemment, MM. Delachanal et Mermet ontimaginé dans ce but une lampe photographi-que, à sulfure de carbone et à bioxyde d'azote,donnant une flamme d'une belle teinte bleu-violacé, riche en rayons chimiques.

(V. p. plus de détails : Mohckhoven, Traitégén. de Photog., 6 e édit. ; E. Robiquet, Manuelde Photog., 1859 ; Barreswil et Davanne, Chim.photog., k a édit., 1864; Rêp, de Chim. appl.,1859-186;!, et Soc. oh, 1864-68, 1871-73; Pe-louze et Frémt, TV. de Chimie, 3 B édit., t. 3;Cordter, Tr. desi/isuecës en photog., 1866; Ro-bertson, La photog. mine à ht portée de tout lemonde, 1867; Dict. ch. \V. art. photographie ;etc.).

RECETTES DIVERSES.

Alliages fusibles de D'Arcet.

lo Bismuth...... 8 Plomb ....... 5 Etain........ 3

Il fond de 80 à 94 oc . On le connaît aussisous le nom S alliage de Newton. En lui ajou-tant 1/16 de mercure, il devient fusible à65 oc .

2o Bismuth... 2 Plomb.... 1 Etain..... 1

Fusible à 93°°. L'alliage de Pelouze,composé de : bismuth 5, plomb 3, étain 2,fond à 91 oc , 6 ; celui qui est fait avec : bis-muth 5, plomb 2, étain 3, fond à 100 oc ; addi-tionné de 1 de mercure, il devient fusible à 70 oc ;l'alliage formé de : bismuth 5, plomb 5, étain 3,mercure 2, fond à 53 oc (Roseleur).

Alliages fusibles de Wood.

Bismuth. ]ài Plomb. 4 Etain. 2 Cadmium, t 4 2

Il fond entre 65 et 71 oc . On abaisse en-core le point de fusion par l'addition du mer-cure (V. Un. pharm., 1860) ; il a été proposépour remplacer les amalgames employés auplombage des dents. M. Wood a indiquéun autre alliage fusible à 72 oc , en faisant fon-dre ensemble : bismuth 7, plomb 6, cad-mium 1 ; sa couleur rappelle le platine ; on peutle forger, sa dureté égale celle du bismuth.L'alliage dit de Stcwart, destiné à prendredes moules pour la galvanoplastie, se composede : bismuth 7, 5 ; plomb 4 ; étain 2 ; cadmium1, 5 et fond à 66°''. (V. Un. ph., 1869.)

Alliage de sûreté.

Alliage de franklinite (ferro-manganate defer et de zinc) avec le fer forgé et l'acier ; ilest d'une grande résistance (V. Un. ph., 1865).

Alliage de cuivre et d'aluminium.

Bronze d'aluminium.

Cet alliage a reçu de très-nombreuses appli-cations dans les arts, l'orfèvrerie, etc. On con-naît 3 bronzes principaux d aluminium : lebronze à 5 O/o d'aluminium, couleur d'or; lebronze à 7 0 o d'alumin., couleur d'or vert; lebronze à 10 O/o d'alumin., c'est celui que l'onemploie pour les machines, pour la confectiond'instruments de précision, de coussinets pourarbres à grande vitesse, etc., etc.

Alliage blanc pour coussinets.Employé pour les coussinets d'arbres à rota-tion très-rapide ; se compose, d'après l'analysede M. Becker, de : zinc 76,11; étain 17,47 ;cuivre 5,60. Il est assez fusible pour pouvoirêtre coulé directement autour des collets desarbres de transmission.

Alliage dit Minargent.

Cet alliage américain, qui a, suivant sonauteur, la blancheur, la malléabilité, la duc-tilité et la ténacité de l'argent, et, de plus,l'avantage de ne pas être attaquable par lesoufre et ses composés, se compose de : cuivre1000, nickel 700, tungstène 50, aluminium 10.Allumettes chimiques.

Depuis l'apparition, en 1832 ou 1834, des pre-mières allumettes chimiques, à friction, dontl'inventeur est un Wurtembergeois, Jean-Fré-déric Kammerer, on a donné un grand nombrede formules ou recettes pour la composition dela pâte, que l'on peut considérer, d'une manièregénérale, comme une association d'agents in-flammables (phosphore) et d'agents combu-rants (chlorate de potasse, azotate de po-tasse, etc.). Voici quelques formules de pâtesd'allumettes chimiques au phosphore blanc :