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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
nom de prussiate de potasse ; 3° cyanure d'ordans le cyanure rouge ; h" chlorure d'or dansles mêmes cyanures ; 5° chlorure double d'oret de sodium dans la soude ; 7° enfin , lesulfure d'or dans le sulfure de potassium neu-tre. M. Roseleur dora le cuivre et d'autresmétaux, au moyen des pyrophosphates et dessulfites alcalins. Tous ces procédés, basés surl'emploi de liqueurs alcalines', réussissent bien ;mais celui qui repose sur l'emploi des sulfuresparaît être le plus convenable. Les trois dernierspermettent de dorer, non-seulement tous lesmétaux employés dans le commerce et les usa-ges sociaux, tels que l'argent, le cuivre, lelaiton, le fer, le platine, mais encore ceux quijusqu'à présent sont restés inusités. Une ap-plication des plus heureuses de ce mode dedorure a été faite au fer et à l'acier; les cou-teaux de dessert, des instruments de labora-toire, de chirurgie, les armes, etc., reçoiventce vernis d'or avec facilité et presque sansfrais. Dans tous les cas, on plonge dans ladissolution les deux pôles d'une pile à cou-rant constant, l'objet à dorer étant suspenduau pôle négatif où le métal de la dissolutionest transporté. On se sert toujours d'appareilsvoltaïques composés, c'est-à-dire que la pileest hors du bain, au lieu d'être dans le bainmême, comme dans la plupart des appareilsqui servent à la galvanoplastie. — En opérant,par exemple, sur une cuiller d'argent avec laliqueur portée à 50 degrés environ, on obtientune dorure rapide et régulière. A peine immer-gée, la cuiller est déjà couverte d'or ; il s'endépose environ 5 centigrammes par minute.On peut donc augmenter à volonté la couchedéposée et se rendre compte de son épaisseurpar la durée de l'immersion. Les objets de cui-vre, de bronze, de maillechort, de fer ou d'a-cier que l'on veut dorer, sont préalablementrecuits, dérochés ou dégraissés, et décapés avecsoin par des procédés chimiques ou mécanises,avant la mise au bain. On augmente l'adhé-rence de la dorure voltaïquc en déposant surelle une couche de mercure, par la décompo-sition du cyanure de mercure, au moyen de laile. L'amalgame d'or pénétrant dans l'épais-seur du cuivre y adhère fortement ; par la cha-leur, le mercure s'évapore et l'or demeure,ayant contracté avec le cuivre une adhé-rence aussi forte que celle qui résultait del'ancien procédé de dorure par l'amalgame. —Pour la dorure des bronzes, on trouve del'avantage à opérer à 70 oc environ. La com-position des bains peut être variée d'ungrand nombre de manières, en remplaçantle cyanure de potassium par le cyanoler-rure, le chlorure de sodium ou de potassiumavec addition de potasse, par l'iodure de po-tassium rendu alcalin, par l'byposulfite ou le
sulfite de soude, etc. — Les applications del'argent ne diffèrent pas de celles de l'or. Onest également parvenu, au moyen de cyanured'argent dissous dans le cyanure de potas-sium, à appliquer l'argent avec la plus grandefacilité sur l'or et sur le platine pour obtenircertains effets d'ornement, sur le laiton, lebronze, le cuivre, l'étain, le fer, l'acier, cequi remplace avantageusement le plaqué. Ondore l'argent pour obtenir le vermeil voltaique :on obtient l'or vert en mélangeant 10 p. debain d'or à 1 p. de bain d'argent, ou en faisantfonctionner quelque temps le bain d'or avecun anode d'argent.
M. Burot obtient la dorure électro-chimiquedes fils, des tissus, des étoiles, en les ar-gentant préalablement par une immersion dedeux heures dans une dissolution d'azotate d'ar-gèntarnmoniacal, puis en les soumettant, aprèsdessiccation, à l'action du gaz hydrogène pur,qui réduit le sel d'argent à l'état métallique.
L'argenture électro-chimique ou galvanique,voltaique ou par la pile, à laquelle ont con-couru d'abord Richard Ehongton, en 18i0,puis M. de Ruolz et M. Becquerel, est égale-ment fondée sur l'emploi de dissolutions froi-des et alcalines d'argent (cyanure d'argentdans le cyanoferrure de potassium pu dansle cyanure simple de potassium ; chlorure,iodure, oxalate, carbonate, etc., d'argentdans le cyanure simple de potassium ou desodium, ou dans l'hyposulfite de soude, oudans le sulfite de soude), où plonge l'objetà argenter mis en communication avec lepôle négatif d'une pile, tandis qu'au pôle posi-tif est attaché un anode ou lame d'argent.
Brugnatelli, élève et collaborateur de Volta,avait réussi, dès l'année 180*2, à dorer l'argenten décomposant l'ammoniure d'or par la pile:il conservait à l'or tout son brillant métallique.En 1825, puis en 1840, de La Rive cherchaà dorer par la pile au moyen du chlorure d'or.Mais c'est en 1838 que," II. Jacobi en Rus-sie, et, peu après, M. Spencer en Angleterre,firent de la galvanoplastie un art pratique(V. Rev. ph., 1857-58), qui permît de graversur cuivre ; de cuivrer la fonte recouvertepréalablement d'un vernis isolant, séché et en-duit de plombagine (Oadry); d'obtenir desplanches de cuivre reproduisant à l'impressionles contours des objets d'un relief peu pro-noncé, comme la dentelle. — On peut aussifaire un platinaije galvanique, c'est-à dire fixerle platine, par les procédés électro-chimiques,à la surface du fer, de l'acier, du cuivre,du laiton, en mélangeant du chlorure de pla-tine avec une dissolution alcaline de cyanurede potassium. De son côté, M. Roseieur a obtenudes dépôts de platine en couches épaisses (V.Roseleur, Guideprat. dudor.,de V argent.,et