MISCELLANEES.
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fusible que Ton emploie ordinairement pourla reproduction des médailles est celui ded'Arcet, fusible de 80 à 90°, formé de 8 p. debismuth, 5 p. de plomb et 3 p. d'étain (V. p.1255). On se sert plus souvent de moules enplâtre, que l'on commence par rendre imper-méables à l'humidité par une immersion, soitdans la cire ou la stéarine en fusion, soit dansun mélange d'acide stéarique et d'un peu decire blanche fondue ou de cire et de colo-phane; quand tout l'air contenu dans les poresdu moule est chassé, on laisse refroidir lemoule et on étend uniformément sur sa surface,à l'aide d'un pinceau, de la poudre de plom-bagine. Pour établir la communication entrele pôle négatif de la pile et le moule, on en-toure celui-ci d'une bande de cuivre, ou s'ilest métallique, on le soude sur ses bords àcette même bande avec de la soudure à 1'étain.Le procédé de galvanoplastie d'argent employédans les ateliers de M. Christofle, pour obtenirdes bas-reliefs d'orfèvrerie d'argent propres àorner des coffres, des vases, etc., est le sui-vant : On commence par faire un moule élas-tique en prenant 20 p. de colle de poisson deRussie, et 2 p. de caramel dissous dans assez.d'eau chaude pour faire une pâte qui, par lerefroidissement, devient solide. On verse cettecomposition chaude sur le modèle ; on laisserefroidir et on sépare celui-ci du moule, ainsiformé. À l'aide du moule élastique, on fait unmoule en cire en y versant la composition sui-vante : 24 p. de cire jaune, 12 p. de graissede mouton et h p. de résine ; cette cire estemployée tiède. Après le refroidissement, ondétache le moule en cire du moule élastique,et on le trempe rapidement dans du sulfure decarbone saturé de phosphore ; on laisse égout-ler et on souffle en môme temps sur la cire pouraccélérer la volatilisation du sulfure de carbone.On le plonge alors dans une dissolution d'azo-tate d'argent contenant 10 gram. d'argent parlitre ; au moyen d'un pinceau de blaireau, onfait pénétrer cette dissolulion dans l'intérieurdu moule. Le phosphore réduit l'argent, et lemoule, devenu conducteur de l'électricité, peutêtre recouvert galvaniquement d'une couched'argent de l'épaisseur voulue. —Aujourd'hui,on emploie avec avantage, et presque exclu-sivement, la gutta-percha pour fabriquer lesmoules galvanoplastiques, soit par pression decette matière préalablement ramollie dans l'eauchaude, soit par fusion et pétrissage d'un mé-lange de gutta-percha (7 p.) et d'huile de lin(1 p. ). On se sert aussi de gélatines composées pourobtenir des empreintes délicates, lorsque la na-ture des modèles à reproduire rend impossibletoute espèce de moulage. — Si l'on veut obtenirdes médailles au moyen de la galvanoplastieon peut opérer de trois manières différentes:
1° On agit directement sur la médaille quel'on veut reproduire en la recouviant d'unecou-che très-mince de corps gras qui empêche l'ad-hérence; on obtient ainsi une image en creux surlaquelle on opère de nouveau pour la repro-duction en relief ; 2° on prend l'empreinte dela pièce avec un alliage fusible qui donne lecreux, l'épreuve galvanoplastique produit lerelief; 3° on prend l'empreinte avec du plâtreque l'on métallisé par les procédés indiquésprécédement. On peut, au moj en de la galva-noplastie, recouvrir de cuivre des statuettes,des objets d'art, des cachets de cire, desfruits, des végétaux, etc., après avoir renduleur surface conductrice. Pour obtenir desstatues en cuivre, on fait un moule en plâtreque l'on revêt intérieurement avec de la poudrede plombagine ; on plonge le moule dansla dissolution de cuivre, et l'on fait passer lecourant électrique ; lorsque la couche est assezépaisse, on enlève le moule qui laisse le cuivreen relief. Les statues de cuivre obtenues parcette méthode s'altèrent plus facilement quecelles qui sont faites en cuivre fondu, parceque le métal déposé par les procédés électro-chimiques est toujours poreux et s'oxyde rapi-dement. Le cuivre déposé par la voie gal-vanique reproduit avec une telle exactitudeles saillies et les creux qui se trouvent à lasurface d'un objet, que l'on emploie lagalvanoplastie pour reproduire des planchesmétalliques unies et gravées, des planchesgravées sur bois, et même des épreuves da-guerriennes. — M. Becquerel a proposé d'ap-pliquer la galvanoplastie à l'extraction desmétaux précieux (Pelouze et Fremy, Traitéde chim., 3 e édit. t. 3). Les dissolutions mé-talliques employées dans la galvanoplastie, soitpour la reproduction dont nous venons deparler ci-dessus, soit pour la dorure, l'argen-ture, etc., portent le nom de bains. Ce n'estqu'à» force de tâtonnements et d'essais que l'onest parvenu à trouver les bains les plus conve-nables pour les différents métaux. Nous allonspasser rapidement en revue les différents bainsdont on se sert ordinairement :
Pour la dorure électro-chimique, galvaniqueou voltaique, due en premier lieu à HenriElkington, en 18i0, on emploie le sulfure d'ordissous dans le sulfure de potassium neutre,l'oxyde d'or dissous dans la potasse ou lasoude ; l'anode soluble est une lame d'or.Elkington employait d'abord le cyanure depotassium. Mais ce procédé avait l'inconvénientd'être assez coûteux, à cause de la difficilepréparation du cyanure de potassium simple.A la même époque, M. de Huolz essayait lesdissolutions suivantes : 1" cyanure d'or dansle cyanure simple de potassium; 2° cyanured'or dans le cyanoferrure, sel connu sous le