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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
blement garnis de poussier de charbon de bois.M. Cornelis a conseillé un procédé analoguepour conserver les plantes ou parties de plantesmédicinales.
Le salycitate de soude est actuellement très-employé pour la conservation des fruits, desboissons, etc.
M. Uegrip conserve les plantes grasses, enles immergeant dans un bain d'eau aciduléeparl'200 à 1/58 d'acide sulfurique ou oxalique.Galvanoplastie, Dorure, Argenture.
La galvanoplastie, découverte en 1838, parJacobi, de Saint-Pétersbourg, a reçu égale-ment, en Russie, ses perfectionnements et sespremières applications.
Son but est de précipiter sur un objetdonné, par l'action d'un courant électrique, unmétal de sa dissolution saline, en couche con-tinue, mais non adhérente. Cette couche doitreprésenter intérieurement tous les détails dumodèle, et peut alors servir de moule. On sepropose également, dans la galvanoplastie, deprécipiter sur le moule d'un objet une couchemétallique continue, qui, séparée du moule,soit la représentation extérieure de l'objet lui-même. Pour engendrer le courant électrique,on peut employer soit un appareil simple ou àeffet direct, soit un appareil composé ou àtransmission. Dans l'appareil simple, l'objet surlequel le métal doit se déposer fait partie ducircuit galvanique ; dans l'appareil composé,la pile se trouve en dehors du bain [fig. 172);le moule est attaché au pôle négatif, et le pôlepositif est mis en communication avec le bain.Lorsqu'on se sert d'an appareil composé, onpeut attacher au
pôle positif, com- (Mg.
me pour la dorureet l'argenture,des anodes solu-bles, c'est-à-diredes lames du mê-me métal que ce-lui qui se préci-pite, et qui entreen dissolution enquantité à peuprès égale à cellequi se dépose aupôle négatif. Onobtient ainsi unedissolution constante, et, de plus, on propor-tionne la surface positive à la surface néga-tive, de manière à mieux répartir l'action élec-trique. La pile qu'il convient d'employer dansce cas est généralement celle de Daniell. Onpeut aussi se servir des piles de Bunsen mo-difiées. Parmi les appareils simples, celui quifut employé d'abord, et que l'on a aujourd'huiabandonné, est YElectrotype de Smée, qui se
compose d'un vase de \erre contenant unedissolution du métal que l'on veut déposer, dusulfate de cuivre, par exemple. Au centre dece premier vase, on en place un autre qui doitêtre poreux, fermé par une membrane, ou leplus ordinairement fabriqué en porcelaine dé-gourdie ; il contient de l'ac. sulfurique étendude 12 ou 15 fois son poids d'eau; on plongedans cette liqueur acide une lame ou un dis-que de zinc, amalgamé pour résister plus long-temps à l'action de l'acide. Les moules setrouvent dans la dissolution métallique, etsont en communication avec le zinc au moyend'un iil de cuivre ou de laiton. La dissolutiondu sulfate de cuivre s'épuise à mesure quele dépôt métallique s'opère à la surface dumoule. On l'entretient à un degré constant desaturation, en ajoutant de temps à autre descristaux de sulfate de cuivre dans la dissolutionmétallique ou en laissant plongé dans celle-ciun nouet de linge contenant des cristaux desulfate de cuivre. Ce sel offrant une certainerésistance au passage du courant électrique, onaugmente son pouvoir conducteur en ajoutantdans sa dissolution une petite quantité d'acidesulturique ou d'acide azotique. D'après des ob-servations que l'on doit principalement à Boc-quillon, pour obtenir de bons résultats dansles opérations galvanoplastiques, il faut tenircompte : 1° de l'intensité du courant électrique;2° du degré de concentration et de la compo-sition chimique de la dissolution ; 3° de la tem-pérature à laquelle on opère ; 4° de la dispo-sition et de la surface relatives des deux élec-trodes. Ces conditions doivent être entre ellesdans certaines re-172.) lalions que l'ha-
bitude seule peutindiquer. Pourprendre une em-preinte galvano-plastique, on n'a-git pas en géné-ral sur l'objet' lui-même queg | Ion tient le plussouvent à conser-ver et à ne pasdétériorerparsonimmersion dansdiverses liqueurscorrosives; on opère presque toujours sur desmoules. Ces moules sont laits soit en alliagesfusibles, soit en matières plastiques ou en ma-tières gélatineuses et élastiques, rendues,? àleur surface, conductrices de l'électricité parune couche de plombagine ou de poudre mé-tallique, en un mot, de toute substance pou-vant conduire le courant galvanique : c'est cequ'on appelle mètalliser les moules. L'alliage