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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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MISCELLANËES.

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matières animales ; mais, ainsi que l'a fait re-marquer Lecanu, outre qu'ils sont plus oumoins dispendieux, d'une exécution plus oumoins longue, etc., etc., ils ne sont pas appli-cables avec un égal succès à la conservationde toutes. Le tannin conserve admirablementla peau, et très-mal la chair musculaire. L'al-cool concentré contracte les matières essen-tiellement cartilagineuses, d' la nécessitéd'employer en premier lieu de l'alcool faibleet de le* remplacer par de l'alcool concentréquand on tient à prévenir leur racornissementet par suite leur déformation. L'addition d'unpeu d'ammoniaque à l'alcool combat, à cequ'il paraît, ce fâcheux effet. Mais, d'un autrecôté, quoi qu'on fasse, il jaunit les substancesqu'on y laisse longtemps plongées et détruitleurs couleurs naturelles. Si l'addition dequelques gouttes d'acide hydrochlorique em-pêche souvent cet effet, d'un autre côté, ellechange quelquefois l'aspect des pièces. Le bi-chlorure de mercure les racornit, les renddures et brunes, à l'exception des musclesqu'il blanchit. Excellent moyen de conservationpour les substances dont on ne tient pas àconserver l'aspect naturel, il ne convient doncque médiocrement danslecas contraire; on luiassocie la glycérine qui conserve la souplesse.L'alun conserve bien les parties membraneu-ses; mais il les décolore et laisse déposer, à lalongue, un sédiment blanc a la surface despièces et sur les parois des vases. Le persul-fate de fer les recouvre, à la longue, d'unecouche ocracée de sous-sulfate. D'après lesauteurs anglais, ce sel attaquerait les os. Leprotochlorure cl'étain, qui décompose les selscalcaires des os, ne convient bien que poui'les matières fibreuses et cartilagineuses. Lesacides ne conservent bien que les matièreschargées de graisse; ils altèrent la couleur destissus et les corrodent; ils détruisent la par-lie calcaire des os. L'acide sulfureux convertitles parties tendineuses et le tissu cellulaire enune sorte de bouillie transparente; il n'altèreen rien les parties fibreuses. L'acide acétiqueramollit les muscles et les décolore. Les alcalisne sont, à proprement parler, que des moyenspréparatoires à la conservation, et non desagents mêmes de conservation. Les huiles es-sentielles sont de bons préservatifs , maiscomme elles dissolvent les parties grasses quel'on peut avoir intérêt à conserver, il ne fautles employer que pour les pièces cette actionn'est pas à craindre. Avec le temps, elles dé-posent et se troublent, il est vrai; mais rienn'empêche, lorsqu'on s'aperçoit de cet effet,de les renouveler, ou, plus économiquement,de les filtrer. Si l'on fait sécher les substancesqui y ont séjourné, celles-ci deviennent quel-quefois transparentes.

Injections anatomiques.

1. Suif, 375 grammes; cire, 15 grammes;huile d'olive, 90 gr.; faites fondre ensemble.

2. Cire, 375 grammes ; térébenthine com-mune, 180 grammes; suif, 90 grammes; es-sence de térébenthine, 30 gram. faites fondre.

3. Blanc de baleine, 60 grammes; cire, kgrammes ; térébenthine commune, 30 gram-mes. Faites fondre. Injection très-pénétrante.

II. Gélatine, 375 grammes; eau, 5 litres;faites fondre. En hiver, seulement 220 gram-mes de gélatine.

5. Baume du Canada, vermillon Q. S. ; faitesfondre.

Ces deux dernières injections sont plus parti-culièrement destinées aux vaisseaux capillaires.

6. Résine, 250 gram. cire, 300 gram.térében-thine commune, 375 grammes ; faites fondre.

7. Cire, 500 grammes; résine, 250 gram-mes; térébenthine fine, 180 grammes; ver-millon, 90 grammes ; faites fondre (Knox).

Pour conserver les œufs, outre les procédésindiqués p. 641, on a recommandé de les en-duire d'une couche de collodion ; de les placer,le petit bout en bas, dans une solution refroi-die, faite avec : chaux vive, sel marin as,500 «', nitre 90 « T , eau 25 litres; ou dansune solution décantée, faite avec : crème detartre 30 e r , cau 25 litres, chaux éteinte60 s p . L'âge des œid's se reconnaît, suivantqu'ils descendent au fond, flottent ou surna-gent une solution de 12â gr. de sel marin dansun litre d'eau; les œufs les plus frais descen-dant au fond (V. Bull, de Vlïn. ph. 1873).

Quant à la conservation des végétaux, V. p.1Z|5, et Rev. ph., 1856-57; des fruits, X. Rev.ph. 1859-60; Un. ph. 1861, 1873; J. ph.,187/i, p. 318. Ajoutons seulement que pourconserver les bois tendres, on emploie le sul-fate de cuivre, la créosote, le chlorure dezinc ou de manganèse, le phénol sodique (ouphénate de soude), l'acide phéniqiie, le gou-dron de houille sulfuré; pour les bois durs,on a tenté avec succès la carbonisation su-perficielle à l'aide d'un jet de gaz (gaz d'é-clairage, hydrogène ou oxyde de carbone) au-quel on mélange un courant d'air forcé (deLap-purent) ; on a proposé aussi le tannate acidede proloxyde de fer (Hatzfeld). On a conseillél'eau phéniquée au millième, pour conserverles racines, tiges, feuilles, fruits et graines enles introduisant avec un peu de ce liquide dansun bocal fermé par une lame de verre dépolie. Un procédé russe pour conserver les fruits,légumes, consiste à les placer sur des couchessuperposées de chaux créosotée ou phéniquée(c'est-à-dire chaux éteinte dans de l'eau créo-sotée ou phéniquée) et recouvertes d'une feuillede papier, dans des boîtes bien closes, dont lesinterstices et la partie supérieure sont préala-

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