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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

n° 1

Sel gris...... 125,0

Alun........ 60,0

Sublimé corr. 0,1

Acide arsén.. 0,0Eau......... 1000,0

no 3

n o 4

no 5

250,0

250,0

250,0

0,0

0,0

0,0

0,1

0,0

1,0

0,0

1,0

1,0

1000,0

1000,0

1000,0

son nom, réunir les différents agents de conser-vation employés jusqu'alors séparément. Voicises formules :

n° 2

125,0

60,0

0,2

0,0

2000,0

Faites bouillir jusqu'à dissolution.

Le soluté n° 1 est celui que M. Goadby em-ploie le plus ordinairement. Il se sert du n° 2dans les cas de tissus délicats qui pourraientêtre altérés par un soluté concentré. Le n° 3est employé dans les cas les matières ani-males contiennent du carbonate de chaux (os),que l'alun décompose. Le n° k est convenablepour les vieilles préparations anatomiques, oucelles qui ont une grande tendance au ramol-lissement et à la moisissure. Le professeurOwen a trouvé ces solutés beaucoup plusavantageux que l'alcool pour la conservationdes matières nerveuses, et les a employéspresque exclusivement pour la conservationdes pièces du musée de chirurgie de Londres.

Les naturalistes de Paris et les hongroyeurs,pour la préparation des peaux d'animaux etnotamment de celles des mammifères, se ser-vent du bain suivant :Eau....... 10000 Alun .....500 Sel marin... 250

On y laisse séjourner les peaux de 1 à 15jours, selon leur épaisseur. Ce procédé dif-fère, comme on le verra bientôt, de celui qu'em-ploient les naturalistes anglais sous le nom detawing. Le sulfate de zinc paraît être employépar ces derniers à la conservation des muscles,des téguments et de la substance cérébraledes vertébrés. Il possède la singulière propriétéde détruire les larves d'insectes.

Nous venons de parler de l'emploi du chlo-rure de zinc clans l'embaumement des cada-vres. Un industriel anglais, William Burnett,a pris une patente, en I8/1O, pour une disso-lution de 500 grammes de chlorure de zincdans ftOOO grammes d'eau, destinée à la con-servation des matières animales et végétales.Ces substances sont immergées pendant troisou quatre jours dans la solution , puis séchéesà l'air. Les sels de fer, notamment le persul-fate ont été reconnus comme des antiputridesefficaces. Le docteur Dusourd, de Saintes, estparvenu à conserver parfaitement les viandesen les pénétrant avec le sirop ferreux dont ilest l'inventeur, ou avec du sirop simple, biencuit, et qu'il a même proposé comme moyencertain d'embaumement des corps. Le solutéde chlorure d'ammonium a été reconnu commepréservant efficacement la substance muscu-laire des mamelles.

Le sulfate d'alumine est quelquefois employécomme moyen d'injection pour la conservation

des substances animales. Ce sel présentantl'inconvénient d'être toujours acide, AI. le doc-teur Homolle le sature par l'oxyde de zinc, etle remplace ainsi par le sulfate d'alumine etde zinc pouvant servir avec avantage dans lesembaumements par injection (Un. pft., 1861).Le chloral a été proposé par M. Personne{Un. ph. 187/i) dans le même but.

Les acides sont quelquefois employés à laconservation des matières animales chargéesde graisses. On sait que l'acide acétique faibleou vinaigre est un moyen de conservation desmatières animales alimentaires, fort ancienne-ment et fort communément employé. Les a!-calis servent, dans certains cas spéciaux, àconvertir la graisse des matières animales ensavon, et à permettre ainsi leur dessiccation.Ils servent aussi au nettoyage de ces matières.L'emploi du natron, antérieur à celui de l'as-phalte dans les embaumements chez les Guan-ches et les anciens Egyptiens, ne devait pasavoir d'autre but La préparation des peauxd'animaux que les Anglais nomment tawing( tannage ), consiste à tremper d'abord lespeaux dans un lait de chaux, pendant plusieurssemaines, en changeant le lait de chaux deuxou trois fois dans ce laps de temps. Alors lespeaux sont retirées et rincées à l'eau simple,puis avec de l'eau de son. On prépare ensuiteune pâte comme suit : On dissout k kilog.d'alun et 1 kilog. 1 '2 de sel gris dans de l'eauchaude ; on y ajoute 10 kilog. de farine defroment, les jaunes de 100 œufs et Q. S. d'eaupour former une pâte claire. Une partie decette pâte est encore étendue d'eau. On yplonge les peaux que l'on retire et replongéalternativement, et que finalement on fait sé-cher. Voici une composition pour blanchirles os d'animaux, que nous trouvons dans lesouvrages anglais sous le nom de solution :

Soluté faible. Soluté fort.

Carbonate de soucie....... 125 125

Chaui \he............... 30 30

Eau bouillante............ 2500 1250

Dissolvez le carbonate dans l'eau; ajoutez lachaux, agitez et décantez, après repos, le liquidesurnageant.

Les os, débarrassés autant que possible dela graisse et de la moelle, sont mis à macérerdans cette liqueur pendant une semaine oudeux. Lorsqu'ils commencent à blanchir, onles met à bouillir pendant un quart d'heuredans la même liqueur ; puis on les lave bienet on les fait sécher. Les os ne doivent pasrester trop longtemps dans la liqueur, cruifinirait par attaquer la partie gélatineuse.

L'essence de pétrole dégraisse et blanchitles os du squelette.

Les différents procédés que nous venons depasser brièvement en revue sont tous pro-pres à prévenir la décomposition putride des