MISCELLANÉES.
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donner ce mode d'embaumement. Suivantle procédé de Chaussier, très-habilementmodifié par M. Boudet, après avoir en-levé rapidement tous les viscères et le cerveau,que l'on abandonnerait ou que l'on conser-verait à part, on remplirait immédiatement lescavités d'étoupes sèches et assez fortementtassées pour qu'elles puissent empêcher lesparois de s'affaisser; on fermerait les incisionspar des sutures, en ayant soin, pendant ladurée, des opérations, de plonger de temps àautre le corps dans un bain d'alcool pur, puisdans un bain d'alcool chargé de sublimé. Celafait, on le placerait dans une baignoire debois assez remplie d'eau distillée, saturée debichlorure pour qu'il en fût complètement re-couvert, en y tenant plongés des sachets rem-plis de ce chlorure en poudre, afin d'entrete-nir la saturation du liquide ; on l'y laisseraitséjourner pendant environ trois mois, et, aubout de ce temps, on le suspendrait sur desbandes en toile, jusqu'à dessiccation com-plète, dans un lieu aéré. Au besoin, on relè-verait les parois des cavités, au moyen denouvelle étoupe, de manière à éviter toute dé-formation. Ce procédé a sur les précédents,entre autres avantages, ceux d'assurer mieuxla conservation du corps, et de le débarrasserdetoutes les matières qui le cacheraient à la vue.Mais il offre les inconvénients d'exiger l'em-ploi d'une substance d'un prix élevé, dange-reuse à manier, d'être d'une exécution longueet difficile; surtout, en rendant'inévitable en-core la mutilation, de blesser profondément lesentiment religieux, qui porte à conserver in-tacts les restes de ceux qui furent l'objet denotre admiration ou de notre amour. Le pro-cédé de Gannul repose sur la propriété quepossède l'alumine de former une combinaisonimputrescible avec la matière préexistante danstous les tissus animaux, et que ce chimistenomme géline, parce que c'est elle qui, sousl'influence prolongée de l'eau bouillante, seconvertit en gélatine. Non-seulement ce procédés'exécute au moyen d'une substance sans dangerpour l'opérateur, d'un prix très-modique, dansun espace de temps très-court, en substituantaux incisions profondes, à l'enlèvement -desviscères, une simple injection, une simple ma-cération ; mais encore il conserve presque in-définiment la couleur et la souplesse propresà chaque tissu. Pour le mettre en pratique,on injecte par l'une des carotides, au moyend'une seringue ( à injection, un soluté aqueuxd'acétate d'alumine, préparé en décomposantle soluté de 1000 gram. de sulfate d'aluminepar celui de 250 gr. d'acétate de plomb cris-tallisé ; puis à cette injection on fait succéder,pendant deux à trois jours, une macérationdans un soluté salin analogue. Des ouvrages
donnent lacomp. suivante au liquide de Gannal :
Sel commun. 1000 Alun. 1000 Nitre. S00 Eau. 20000
Dans les expériences comparatives qui fu-rent faites, il y a environ vingt-cinq ans, sousles yeux d'une commission, Gannal sembleavoir employé une autre liqueur conservatrice,puisqu'en effet, d'après les publications faitesà ce sujet, le liquide employé par lui était unsoluté, à parties égales, de sulfate et de chlo-rure d'aluminium, marquant 31° B é . Lescompétiteurs de Gannal avaient employé :1° M. Duprê, l'introduction, dans le systèmesanguin, d'acides carbonique et sulfureux pro-venant de l'action h chaud de l'acide sulfuri-que sur le charbon ; 2° Sucquet, un solutéde chlorure de zinc, marquant 4° B é , et in-jecté de la même manière que le liquide Gan-nal. On se rappelle que ce fut Sucquet quiobtint la palme. Pour la simple conserva-tion des pièces anatomiques, Sucquet injectedans les vaisseaux une dissolution concentréecV hyposulpie de soude. Ce moyen facilite beau-coup les dissections. Dans le cas où l'on tientà les conserver pour collections, les piècesainsi injectées sont immergées dans le solutéde chlorure de zinc dont nous avons parlé plushaut pour la conservation des cadavres entiers.On avait avancé que les liquides de Gannal con-tenaient originairement de l'arsenic , et quec'était par la présence de ce corps que ce chi-miste avait obtenu ses plus beaux succès. Onsait qu'aujourd'hui, en France, il est défendude faire entrer l'arsenic dans l'embaumementdes cadavres. Mais on peut s'en servir pour laconservation des animaux ; c'est, en effet, àl'aide du savon arsenical de Bécœur que lesnaturalistes conservent les dépouilles d'ani-maux ; c'est à l'aide d'immersions dans Ycdcoolarsénié (alcool à 85° macéré pendant plusieursmois avec un excès d'acide arsénieux) qu'on aproposé de conserver les insectes (Leprieur).Le procédé d'embaumement du docteurFrmtrltiiia, de Naples, consiste à injecter unsoluté de 1 kilog. d'arsenic blanc dans 10 kil.d'eau de fontaine, ou mieux d'eau-de-vie. Ilfaut, sans doute, injecter une partie de l'ar-senic en simple suspension dans le liquide ;car, dans les proportions ci-dessus, il ne peuts'y dissoudre entièrement. Par ce procédé, lescadavres se conservent parfaitement ; mais,selon Gannal, ils se dessécheraient assez promp-tement. — M. Marquez emploie comme solu-tion pour embaumement, à injecter par la caro-tide, un mélange des k solutions suivantes :n° 1 bichlor. de mercure pulv., 500; alcoolà 36°, 2000; n°2 ac. arsénieux, 25; eau bouil-lante, 300 gr.; n° 3 eau de Cologne, 2000; n 0 ûcarmin, 1; ammoniaque, 4.—Un chimiste an-glais, M. Goadby, semble avoir voulu, dans lacomposition du liquide conservateur qui porte