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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

parfaites. M. lourdes a proposé pour la con-servation des matières animales le borate desoude et les borates en général (V. Bail, un ph.1879). M. Delignac conserve les viandesen y faisant pénétrer, sous pression, la saumure(eau saturée de sel marin, additionnée de di-vers aromates et condiments).Le procédé deconservation des viandes, de M. Morgan, quirappelle un peu le précédent et celui deGannal, consiste en une injection pratiquée surl'animal entier et privé de tout son sang, avecde la saumure additionnée d'azotate de potasse(V. Un. ph., 1865 et 1866). M. Slialer con-serve lesviandes (ainsi que les fruits) dans l'acidesec carbonique et pur, a 0 OC . On a conservéles viandes par des immersions successivesdans des dissolutions d'acétate d'alumine, degomme adragante et de gélatine, ou d'acétatede soude, d'acétate de chaux (Sacc) ; avec l'ac.sulfureux (Braaonaat); avec l'oxyde de car-bone (E. Pelouse); en les enduisant de géla-tine (sous le nom de Conservatine), associée àdu sucre et à de la gomme, contenant 1 %de fuchsine (Laujorrois)'-, en les renfermantdans des vases de fer-blanc de 35 litres decapacité, au fond desquels est un sac. de toilecontenant 500 gr. de cbaux délitée (Youwj).M. Alv. Reynoso conserve les \iandes parl'emploi de l'air ou des gaz comprimés (Un.ph. 1870).

Ajoutons (pie la viande coupée en morceauxde 1 à 2 kil., placée dans des vases en terreou en bois, saupoudrée et recouverte de pous-sier de charbon sous une épaisseur de 2 à 3centim., peut être conservée très-fraîche envi-ron deux semaines, pendant les grandes cha-leurs de l'été.

Récemment, M. Rcdwood, de Londres., aimaginé de conserver les viandes à l'état Irais,pour un terme indéfini, en les plongeant dansde la paraffine fondue. Pour se débarrasser decelle-ci, on plonge les viandes dans l'eau chaude;laparaffîne fond; elle est recueillie et peut servirindéfiniment (V. Un. ph., 1866).

La quatrième méthode de conservation con-siste dans l'emploi de substances capables deformer a\ec les matières animales des com-binaisons imputrescibles. La créosote, l'alcool,le tannin, le bichlorure de mercure, les selsde fer, le protochlorure d'étain, l'arsenic, lessels d'alumine, de zinc, sont au nombre desplus fréquemment employés. La créosote estun des meilleurs moyens de conservation desmatières animales ; il est peut-être le plus an-cien. Le cédrium, dont quelques peuples del'antiquité se servaient dans leurs embau-mements, était un liquide pyrogéné, analogueà l'huile de cade, qui, comme on sait, con-tient de la créosote. C'est donc à celte sub-stance bien plus qu'aux autres produits du

cédrium qu'il faut rapporter l'action conserva-trice de ce dernier. Vinfumatin/i des viandesest aussi fort ancienne : c'est aussi par lacréosote qu'elle agit. Elle se pratique enplongeant les matières animales à l'état fraisdans la saumure, puis en les suspendant àl'intérieur de vastes cheminées, dans lesquellesla combustion du bois donne beaucoup defumée et entretient un courant d'air chaud.Le boucanage des viandes est un moyen [gros-sier d'intonation pratiqué surtout par leschasseurs dans les forêts du Nouveau-Monde.Des branches d'arbres fourchues sont fixéesen terre; d'autres branches, mais droites,s'appuient horizontalement sur les premièresde manière à former un gril, sur lequel onplace les pièces à boucaner; au-dessous onbrûle du bois. L'infumation comporte doncen elle-même deux moyens de conservation :la dessiccation partielle des matières animaleset leur imprégnation par les produits pyrogé-nés de Ja fumée. La créosote elle-même, dé-pouillée des autres produits pjrogénés, pos-sède au plus haut degré les propriétés anti-putrides. Un mélange de 1 partie de créosoteet de 50 parties d'eau distillée a été proposécomme moyen avantageux de conservation despièces anatomiques. La benzine, Yhuile dehouille, ou simplement leurs émanations, sontde bons conservateurs des substances anima-les et végétales. lien est demêmefle l'acidephéniqite; Y eau phéniquée à 1/100 peut rem-placer l'alcool pour la conservation des ani-maux, des pièces anatomiques, par immer-sion. Veau chloroformisée paraît avoir donnéde bons résultats dans le même cas. Valcoolest le moyen le plus fréquemment employédans les muséums pour la conservation despièces anatomiques, d'animaux entiers, etc.Une dissolution de sucre dans l'eau-dc-vieest vantée comme conservant parfaitementla matière encéphalique et lui donnant unedensité remarquable. Le tannin, en raisonde ce qu'il produit avec la peau une com-binaison à peu près imputrescible, sert dansles arts à la transformation des peaux d'ani-maux en cuir. Le tannage consiste en effet àsuperposer, dans des fosses pratiquées enterre, des couches alternatives de tan et depeaux fraîches, préalablement dépilées en lesfaisant macérer dans de l'eau chargée de chaux\ ive, puis dépouillées de leur graisse.

V embaumement des cadavres, te) qu'il étaitpratiqué il y a quelques années et l'est encorequelquefois, est principalement fondé sur celtepropriété que possède le tannin de formeravec les matières animales des composés in-solubles et imputresicbles. ifeis les obser-vations de Chaussier, et celles non moinsimportantes de Gannal, doivent faire ahan-