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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

grand nombre de traces incolores. On présenteavec précaution, au-dessus d'un brasier, lapièce à examiner, ou bien on la place dans undouble de papier Joseph, et on applique dessusun fer chaud qui détermine l'apparition del'écriture. On a recours aussi à l'emploi depoudre de charbon, de noir d'ivoire, de cin-nabre et d'autres poudres colorées très-fines,dans le cas on soupçonnerait que des sub-stances glutineuses, hygrométriques, auraientété mises en usage pour tracer un corpsd'écriture. On place sur une table la feuille depapier suspecte, et, à l'aide d'un tamis de soietrès-fin, on y répand la poudre colorée, on re-couvre d'une feuille et on presse; on secoue

ensuite la feuille : la poudre reste ordinaire-ment sur les tracés qu'elle colore, et permetde les apercevoir et de lire ce qui a été écrit.Lorsqu'on a lieu de supposer que le produitemployé comme encre sjmphatique est suscep-tible de se ramollir par la chaleur, on placele papier couvert de poudre dans un doublede papier Joseph, et on promène à sa surfaceun fer à repasser chauffé convenablement. L'hy-drogène sulfuré, le gaz ammoniac, le chlore,peuvent quelquefois être employés pour faireparaître des écritures d'abord invisibles (V. A.Chevallier et Baudrimont, Dict. des falsif.,6 e édit., 1882).

MISCELLANEES

CONSERVATION DES ANIMAUX OU DE LEURS PARTIES.

La conservation des substances animalesintéresse à un assez haut degré le praticien ;et comme les moyens employés à cet effet luisont généralement peu connus, nous avonscru utile de les lui présenter à peu près touscondensés dans un même article. L'excellentouvrage de Lecanu, et quelques ouvragesétrangers, publiés depuis plusieurs années,nous ont fourni de précieux éléments.

Moyens généraux. La dessiccation pour-rait indistinctement s'appliquer à la conserva-tions de toutes les matières animales suscep-tibles d'éprouver la décomposition putride,mais il en est un assez grand nombre d'entreelles que l'on conserve sans les dessécher, etpar quatre méthodes très-différentes : soit enles soumettant à la congélation ; soit en lessoustrayant à Faction de l'air; soit en les en-tourant de substances capables, sans toutefoiss'y combiner, de prévenir leur putréfaction ;soit en les mettant en contact avec des sub-stances capables, en se combinant avec elles,de donner naissance à des composés imputres-cibles.

Dessiccation. Elle s'opère en plein air, àl'étuve, ou au four. Dans ces deux dernierscas, la température doit être suffisante pourdissiper l'humidité, sans brûler aucunementles substances et sans occasionner la sortie dessucs propres. Le charqui est une méthodesuivie dans quelques pays chauds pour la con-servation des viandes. Elle consiste à couper lesparties maigres en tranches minces et à les

exposer à l'action du soleil, en ayant soin detourner de temps en temps les pièces jusqu'àparfaite dessiccation. Alors on les pile dansun mortier, et on conserve la poudre dans despots.

Congélation. Elle est appliquée chez quel-ques peuples du Nord à la conservation desviandes et des poissons. Comme exempte dela puissance conservatrice du froid, on cite lefait d'un dinotherium, animal gigantesque despremiers âges, qui, surpris vivant sans douteau milieu de la glace, y est resté emprisonné,selon les calculs des géologues, des milliersd'années ; lorsqu'il fut mis à l'eau, en 1802,époque on le trouva aux bords de la Lena(fleuve de la Sibérie qui se jette dans l'océanglacial Arctique), les chairs devinrent dela part des Lapons l'objet d'une véritablecurée. Depuis, les explorations des côtes de lamer glaciale, entre la Lena et la Kolyma, ontfait découvrir des milliers d'éléphants, de rhi-nocéros, de buffles ensevelis dans le terrainglacé de ces contrées. Dans ces dernierstemps, M. Tellier a proposé un procédé deconservation des viandes par le froid, sansaddition de substances étrangères, en utilisantFévaporation et la condensation de Fétlier-thylique (Y. J. ph. 1874).

Conservation à l'abri de l'air. Elle s'exé-cute de deux manières. Suivant l'une, on en-veloppe la matière animale de substances quila défendent du contact de l'air ; suivant l'au-tre, on l'introduit dans des vases dont l'air, en